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Christ Roi

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16 mars 2015 1 16 /03 /mars /2015 11:07

Louis Chassenay démontre comment la "liberté à la française" n'est qu'une liberté relative puisque particulariste et donc non-universelle, que cette "liberté à la française" a pris comme fondement "toute rupture avec la divinité" et qu'elle conduit dans les faits à une rupture de l'égalité par l'exercice d'une liberté à double vitesse, une liberté "Janus à deux visages" :

La liberté à la française : un joli nom pour la mort de Dieu

 

Publié dans Editoriaux, le jeudi 22 janvier 2015 par Louis Chassenay

 

Rappelons d’abord que si le libertus, à Rome, désignait le statut social de l’esclave qui avait été affranchi de l’autorité de son maître, c’est en amont, en Grèce antique, que le concept d’autarkeia avait pensé cet idéal typiquement occidental de l’indépendance : était ainsi considéré comme libre tout individu singulier ou collectif dont les conditions d’existence ne dépendait que de ses propres moyens, nécessaires et suffisants au plein épanouissement de sa nature. Il faudra néanmoins tout l’effort de la doctrine libérale moderne pour fonder notre conception actuelle de la liberté sur une double fiction : celle, propre aux théoriciens du contrat social, d’un hypothétique atomisme individuel à « l’état de nature », d’abord ; celle, ensuite, d’une « dignité » désormais individuelle (tandis que seuls Dieu et le Prince, jusqu’alors, pouvaient être qualifiés de ce terme), fondée sur une tout aussi hypothétique capacité à la moralité pure, telle qu’Emmanuel Kant a pu la théoriser dans son œuvre.

[...] L’aboutissement de cette conception libérale se trouvera inscrite dans le marbre du droit naturel moderne : « La liberté consiste à pouvoir faire tout ce qui ne nuit pas à autrui » (article 4 de la Déclaration des Drotis de l’Homme et du Citoyen du 26 août 1789). La liberté, oui, mais teintée du souci essentiel de la sécurité.

 

Mais d’une tradition nationale à une autre, ce qui « nuit » à autrui est l’objet d’interprétations diverses. Tandis que le peuple et les tribunaux français sont en général favorables à l’expression de la « satire » et de la caricature envers les diverses confessions spirituelles, aux Etats-Unis, en revanche, le New-York Times, tout en s’émouvant de l’attentat commis à Paris, refusait dans le même temps de diffuser les dessins polémiques diffusés par Charlie Hebdo, par crainte de blesser son lectorat musulman. Les deux pays n’ont donc pas la même tradition, parce qu’ils n’eurent pas la même histoire : les Etats-Unis, tout en adoptant une Constitution laïque, reconnaissent officiellement l’existence d’une Transcendance divine, qui clôt seul le corps social ; Régis Debray y voit d’ailleurs l’une des raisons profondes du patriotisme états-unien qui, à l’inverse de notre pays, ne se défait pas avec le temps. Tandis que la France a fait le choix radical, profond, sans compromis, de toute rupture avec la divinité. Que l’on ne s’y trompe pas, la laïcité à la française ne dérive pas d’une pensée « universaliste », mais bien d’une idéologie anti-traditionnaliste -inutile de préciser ici ce que signifièrent véritablement la Constitution civile du clergé, ni l’éradication physique de la Vendée militaire, durant la Révolution-. La vague d’émotions soulevée dans notre pays, et au-delà, à propos de l’attentat contre les journalistes et caricaturistes de Charlie Hebdo aurait sans doute été bien amoindrie, voire absente s’il avait été perpétré dans le camp de ceux qui prient. Car si l’on pardonne, dans notre pays, les outrances vis-à-vis des traditions spirituelles, il n’en va pas de même pour ceux qui oseraient s‘attaquer aux mythes mensongers et aux valeurs maquillées de notre régime républicain. La liberté, sauf pour les ennemis de la liberté ; ou plus précisément : la liberté, sauf pour ceux qui ne partagent pas notre interprétation profane -et donc particulariste- de la liberté.

 

La liberté d’expression, en France, vaut donc pour tout ce qui contredit le pur exercice de la raison calculante et technicienne. Il est de bon ton d’attaquer les religions. Pourtant le principe de contradiction, en bonne logique, ne saurait tolérer l’exercice partiel de cette liberté d’expression : on devrait aussi bien pouvoir moquer et dénoncer le fanatisme laïcard, rationaliste et utilitaire de nos élites, que l’obscurantisme religieux, lui-même potentiellement présent, d’ailleurs, dans toutes les confessions spirituelles, sans exception. Sauf à considérer que l’un constitue la confession publique officielle, et l’autre une « option spirituelle » bonne à claquemurer dans le domaine privé. On pourrait se demander pourquoi caricaturer Mahomet ou le Pape serait le signe d’une liberté authentique, quand s’attaquer à Voltaire serait unanimement considéré comme un crime de lèse-majesté ; or Voltaire est sans doute le personnage historique auquel nos journaleux avides de liberté et d’humanité devraient s’attaquer en priorité, tant la vie et la pensée concrètes de ce personnage furent précisément contraires à tous les idéaux officiels actuels (aurions-nous ici la cruauté de rappeler la pensée intégralement utilitariste, antisémite, raciste et antipatriote de cet homme des « Lumières » ?).

 

La Liberté semble bien être un Janus à deux visages, ouvrant ses portes à l’expression libérale-libertaire, et la fermant à ceux qui, attachés à la Vérité absolue et aux vérités historiques, aimeraient aussi pouvoir exister sur la place publique. De l’indépendance authentique à la mort de Dieu, la liberté aura fait, jusqu’ici, son chemin de croix. Que la République continue donc à ne pas voir son histoire passée, pour mieux avancer en aveugle : il faut dire que son regard de Méduse la pétrifierait aussitôt.

 

Louis Chassenay

 

 

Source: http://www.vexilla-galliae.fr/points-de-vue/editoriaux/1180-la-liberte-a-la-francaise-un-joli-nom-pour-la-mort-de-dieu

 

 

Liberté d'expression versus N.O.M Charlie Hebdo

Rediff. Video "La traque républicaine" (source: http://gloria.tv/media/e8mr2bMXGT7)

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16 mars 2015 1 16 /03 /mars /2015 07:53
L’Union européenne en lutte contre la "désinformation" des médias russes sur l'Ukraine

Les dirigeants européens doivent avoir un plan pour faire quoi ? Pour contrer les "campagnes russes de désinformation" et propager les "valeurs européennes en Russie" ! Comme si les Russes avaient besoin des Occidentaux contre eux-mêmes !... Toujours cette prétention paternaliste à vouloir sauver le monde... en y mettant le feu avec de nouvelles guerres et le massacre d'innocents !...

L’Union européenne en lutte contre la "désinformation" des médias russes sur l'Ukraine

 

15 mars 2015 19:05

 

Certains politiciens et journalistes américains appellent depuis longtemps à une confrontation active avec les médias russes, et notamment avec la chaîne de télévision RT. Il semble qu’en Europe, des voix s’élèvent également dans ce sens.

 

Federica Mogherini, haute représentante de l’Union pour les Affaires étrangères, est en charge de l’élaboration d’un plan de riposte aux «campagnes de désinformation des médias russe» sur le conflit ukrainien. Anissa Nouai, dans l’émission «In the Now», entre dans le détail.

 

Source: http://francais.rt.com/lemonde/1066-lunion-europeenne-lutte-contre-desinformation

 

Il s'agit là encore d'un aveu de faiblesse de la part des oligarques occidentaux. Quand en effet face à la liberté de l'information ils ne savent répondre que par des plans de lutte, c'est le signe que les media dits d'information européens sont à courts d'arguments devant la contre-information russe.

 

La présentatrice de RT répond au Secrétaire d'Etat US John Kerry que la chaîne d'information RT "n'est pas une menace". On se demande bien effet depuis quand la liberté d'information est une menace !

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16 mars 2015 1 16 /03 /mars /2015 07:41
Nicolas Maduro, Président vénézuélien

Nicolas Maduro, Président vénézuélien

Réponse russe à l'ingérence américaine en Ukraine :

 

Le ministre de la défense vénézuélienne Vladimir Padrino Lopez a déclaré que l'armée de la nation mène des exercices massifs de défense aérienne et d'artillerie impliquant des troupes et du matériel russe.

L'armée vénézuélienne mène des exercices massifs de défense aérienne et d'artillerie impliquant les troupes et le matériel russes, a déclaré samedi le Ministre de la Défense Vladimir Padrino Lopez.

Les exercices de guerre de 10 jours ont été ordonnés par le président vénézuélien Nicolas Maduro, qui a parlé de la pression en provenance des États-Unis auparavant ce mois-ci.

Le gouvernement vénézuélien a été préoccupé par le nouvel ordre exécutif du président américain Barack Obama, publié lundi [9 mars NDLR], qui a décrit le pays sud-américain comme "une menace inhabituelle et extraordinaire" pour la sécurité nationale américaine et la politique étrangère.

Environ 10 000 soldats vénézuéliens participent aux exercices militaires massifs, qui impliquent également des équipages chinois, selon le site Web de Noticias24 Venezuela.

La Russie poursuit activement la coopération de défense avec les pays d'Amérique du Sud, qui comprend des ventes d'armes, la construction d'installations d'entretien et de ravitaillement de la marine, ainsi que l'utilisation occasionnelle de bases aériennes locales pour accueillir des bombardiers stratégiques russes sur des missions mondiales de patrouille.

 

Source: http://sputniknews.com/military/20150314/1019503447.html

 

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Publié par Ingomer - dans Russie
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16 mars 2015 1 16 /03 /mars /2015 07:22
Ukraine: les Etats-Unis, les vrais meneurs du coup d'Etat, selon Poutine

 

Ukraine: les Etats-Unis, les vrais meneurs du coup d'Etat, selon Poutine

 

Sputnik, 13:11 15.03.2015(mis à jour 13:21 15.03.2015)

 

Moscou était parfaitement au courant des menées US en Ukraine

 

La Russie a été au courant que c'étaient les Etats-Unis qui étaient les vrais meneurs du coup d'Etat en Ukraine, quoique l'opposition dans ce pays ait été formellement soutenue par l'Europe, a déclaré dimanche le président russe Vladimir Poutine.

 

"Formellement, l'opposition était soutenue avant tout par les Européens, mais nous savions, pas simplement se rendions compte, mais savions que c'étaient nos partenaires américains et nos amis qui étaient les vrais meneurs. C'étaient eux qui préparaient des unités armées", a indiqué le chef de l'Etat russe dans un commentaire au film "Crimée: la voie vers la Patrie".

 

La formation d'unités armées se déroulait notamment sur le territoire de la Pologne et de la Lituanie, selon le président russe.

 

"Comment nos partenaires ont-ils agi? Ils ont contribué à perpétrer un coup d'Etat. C'est-à-dire ils ont commencé à agir en position de force. Je ne pense pas que ce soit la meilleure solution pour les affaires", a ajouté le président russe.

 

Source: http://fr.sputniknews.com/international/20150315/1015179591.html#ixzz3UWki54kJ

 

 

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Publié par Ingomer - dans Russie
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15 mars 2015 7 15 /03 /mars /2015 17:40

La république dite "française" est un régime politique nihiliste et religieux à la fois par esprit de système (Cf. La "religion de la république"™ : Vincent Peillon plus fort que Robespierre !). Un système destructeur qui ne s'appuie pas sur l'expérience mais qui au contraire, nie ce qui a précédé, nie l'héritage, nie la nation-héritage (la remplace par la nation-contrat de Rousseau), et refuse le fait identitaire racial, ethnique, religieux et culturel du peuple français. Elle cherche à créer un monde parfait, de partout et de nulle part à la fois. Ainsi, le "français de souche n'existe pas", a pu dire l'UMP Henri Guaino.

 

Déplorant le processus qui conduit à la "haine de soi", la journaliste Elisabeth Lévy a bien identifié le défaut majeur de la république dans un entretien donné au Figaro le 13 mars. Elle identifie ce défaut comme conduisant le système à refuser aux Français de souche un "droit d'aînesse" légitime qui devrait les conduire à avoir une "différence d'héritage" :

 

"(L'expression "français de souche") est une façon de parler des autochtones, groupe aux contours flous, bien sûr (mais il est tout aussi difficile de définir ce qu'est un juif, un arabe, un musulman)Le mot même implique une marque d'ancienneté, un droit d'aînesse conféré non pas aux individus mais à leurs mœurs et à leurs usages. Si la gauche pousse des cris d'orfraies dès que le mot est prononcé, même par François Hollande et même de façon dépréciative, c'est parce qu'elle nie avec la dernière énergie l'existence de la chose. Il n'y a pas de peuple français, ni d'identité française, mais simplement des citoyens égaux, quoique certains soient structurellement par essence victimes et d'autres structurellement par essence coupables." [1]

 

Ce "droit d'aînesse" évoqué par Elisabeth Lévy, fait que :

 

si sur "le plan du droit, il n'y a aucune différence entre un «de souche» et un «issu de»", [...] l'un est un héritier en droite ligne de la culture majoritaire, l'autre doit se l'approprier. Cette différence d'héritage justifie pleinement, par exemple, que Noël soit un jour férié et que Kippour et l'Aïd ne le soient pas…."

 

Il ne manque plus donc à Elisabeth Lévy et aux républicains qu'à pousser le raisonnement jusqu'au bout et à admettre que si la république est la matrice de l'antifrancisme contemporain négateur des "Français de souche", elle est aussi la matrice de l'antisémitisme moderne [2] et le moteur de tous les génocides...

Napoléon rétablit le culte israélite, sur le modèle des deux autres religions officielles (catholique et protestante). Il nomme le grand rabbin de France.

Napoléon rétablit le culte israélite, sur le modèle des deux autres religions officielles (catholique et protestante). Il nomme le grand rabbin de France.

Nous trouvons la virtualité du totalitarisme révolutionnaire dans la réunion des deux principes de 1789, le "volontarisme" (la Volonté générale) et le "constructivisme" (tout ce que veut l'Assemblée, elle le peut). Le phénomène a été expliqué par l'historien Patrice Gueniffey. [3]

Rapporté aux Indiens d'Amérique du Nord - ces indigènes qui au 19e siècle ont été physiquement éliminés et remplacés par les Anglo-Saxons au nom de la "démocratie" et des "droits de l'homme" -, le processus "émancipateur" né en 1789 doit faire disparaître les authochtones pour qu'ils laissent la place à une humanité nouvelle, régénérée et renouvelée, l'Homme nouveau.

La république, par sa volonté messianique de créer la Paix, la Justice et le paradis sur terre, crée les conditions du pire. Par sa prétention à organiser le religieux (lois antichrétiennes de 1789, concordat napoléonien, loi de 1905, judaïsme crifisé, islam absorbé par Leviathan), elle institue la christianophobie, l'antisémitisme et l'islamophobie.

Si la République détruit l'être, c'est parce qu'elle ne supporte pas l'affirmation d'une identité qui ne soit pas la sienne. Afin de créer ce qui n'existe pas encore (l'Homme nouveau, un homme dirigé et gouverné dans tous les sens du terme), la république de partout et de nulle part à la fois, détruit l'homme qui existe. 

Bien plus donc que de détruire le passé par la Tabula rasa, elle détruit le présent par esprit de système pour créer un monde sinistre, indifférencié, sans race et sans frontière où l'humanité diversifiée aura été éliminée. Or, la nature ne se laisse pas maltraiter impunément sans réaction violente. Comme toutes les idéologies totalitaires avant elle, l'idéologie républic-haine se fracassera bientôt sur le mur du Réel. Les attentats de Paris de janvier 2015 sont déjà venus lui rappeler qu'elle ne peut pas tout faire et qu'à un moment ou un autre le Réel reprend ses droits. 

Ce n'est pas d'une idéologie dont l'humanité a besoin, mais d'un esprit de réalisme. Plus que jamais, la monarchie française, régime empirique respectueux de l'héritage reçu, est ce qu'il faut donner à la France en priorité.

Notes

 

[1] Elisabeth Lévy: «La gauche se maintient au pouvoir en désignant le camp du mal», Le Figaro, Par Alexandre Devecchio Mis à jour le 13/03/2015 à 19:49 Publié le 13/03/2015 à 19:01

[2] Le phénomène de l'antisémitisme moderne issu de 1789 a été expliqué par F. HADJADJ dans Le Livre Noir de la Révolution française (Cerf, Paris 2008, p. 743): « L'émancipation fut le prélude de l'extermination. Son effet constate Arendt, fut seulement de rendre le Juif plus "voyant" et de redoubler son statut de paria: pas entièrement assimilé à la nation française, et désormais étranger à ses propres traditions, il se trouve dans cette posture contradictoire d'avoir à "être et ne pas être un juif" (H. ARENDT, La Tradition cachée, VIII, Paris, Christian Bourgeois, 1993, p. 129). Comment ne deviendrait-il pas la figure de l'hypocrisie ? [...] L'avenir a prouvé la mortelle ambiguïté du mot lancé par Clermont-Tonnerre en 1789 : rien aux Juifs en tant que nation, tout aux Juifs en tant qu'individus. Cette émancipation fonde l'antisémitisme moderne, révolutionnaire et peut-être républicain : le Juif en tant que Juif, c'est-à-dire dans son appartenance à un peuple incompréhensible, doit disparaître. Il faut qu'il s'assimile. Et s'il n'y parvient pas (les circonstances s'arrangeront toujours pour l'empêcher), s'il persiste dans l'irrationalisme d'une surnaturelle élection, il se met lui-même hors jeu. Il devient le parasite de l'universel, et l'adversaire de l'égalité. »

[3] "L'association du volontarisme et du constructivisme constitue ainsi la première racine de la Terreur révolutionnaire. L'histoire de la Terreur [...] ne commence de ce point de vue ni en 1793 ni même en 1791 ni en 1792 : elle est consubstantielle à la Révolution qui, dès 1789, se présente comme une pure aventure de la volonté". (P. Gueniffey, La Politique de la Terreur, Essai sur la violence révolutionnaire, Fayard 2000, réed. Tel Gallimard, Mesnil-sur-l'Estrée 2003, p. 50.)

 

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15 mars 2015 7 15 /03 /mars /2015 14:11
Basilique Sagrada Familia (Barcelone), Vue panoramique du dôme

Basilique Sagrada Familia (Barcelone), Vue panoramique du dôme

"Gaudi et la Sagrada Familia", est un documentaire d'Arte de 52 minutes, diffusé le 14 mars 2015.

La Basilique de la Sainte Famille (Barcelone, Espagne), Temple Expiatori de la Sagrada Família de son nom complet en catalan, ou Templo Expiatorio de la Sagrada Familia en espagnol (en français : "temple expiatoire de la Sainte Famille"), érigée à partir de 1882, conçue comme une cathédrale des pauvres financée uniquement par l'aumône, doit être la plus grande de la chrétienté.

Composée de cinq nefs et de dix-huit tours - dont la plus haute mesure 170 mètres -, l'édifice défie les lois de la pesanteur. Pour éviter que son plan ne soit remis en cause, son architecte Antono Gaudí entame la construction des éléments extérieurs avant la partie centrale du bâtiment. Les solutions techniques qu’il utilise sont révolutionnaires (arcs paraboliques et voûtes hyperboloïdes notamment). Les calculs à la base de l’ensemble architectural se révèlent très sophistiqués. Les proportions sont établies à partir d'un carré de 7,5 mètres de côté, et toutes les mesures sont des multiples de ce quadrilatère. L’architecte n’ayant pas laissé de plan d’ensemble, ceux qui souhaiteraient achever l’édification du bâtiment sont confrontés à des difficultés titanesques. D’autant que, triste réplique de l'iconoclasme de la Révolution dite "française", l’atelier de Gaudí a été incendié pendant la guerre civile espagnole et ses maquettes ont été détruites.

Il faut avoir l’âme d’un détective pour tenter de comprendre ce que représente la Sagrada Familia. L’enquête commence avec l’étrange accident de tramway qui coûta la vie à Antonio Gaudi en 1926. Son œuvre est alors loin d’être achevée - elle ne l’est toujours pas à ce jour. Il a pris la direction du chantier en 1883, après avoir réussi à imposer son ambitieux projet, qui ne ressemblait en rien à celui de ses prédécesseurs. Son approche est marquée par l’Art nouveau, mouvement de la fin du XIXe, début XXe siècle, qui s'appuie sur l'esthétique des lignes courbes ("modernisme catalan") et ses décors végétaux, mais aussi bourrée de symboles liturgiques et bibliques.

La Sagrada Família est le monument le plus visité d’Espagne, dépassant l’Alhambra de Grenade et le musée du Prado à Madrid : en 2008, elle a attiré plus de 2,7 millions de visiteurs.

 

Détail d'un monogramme du Christ, ou "Chrisme" (en haut à gauche de l'image). Il s'agit d'un X traversé d’un P, (chi) et Ρ (rhô), la première lettre apposée sur la seconde constituent les deux premières lettres du mot Χριστός (Christ). Ce signe apparut à l'empereur Constantin affrontant les armées païennes de Maxence à la bataille du pont Milvius (312). Se détachant en Croix lumineuse dans les airs, au-dessus du soleil, une inscription en lettres grecques se lisait distinctement sur la croix : In Hoc Signo Vinces, "tu vaincras par ce signe".

Détail d'un monogramme du Christ, ou "Chrisme" (en haut à gauche de l'image). Il s'agit d'un X traversé d’un P, (chi) et Ρ (rhô), la première lettre apposée sur la seconde constituent les deux premières lettres du mot Χριστός (Christ). Ce signe apparut à l'empereur Constantin affrontant les armées païennes de Maxence à la bataille du pont Milvius (312). Se détachant en Croix lumineuse dans les airs, au-dessus du soleil, une inscription en lettres grecques se lisait distinctement sur la croix : In Hoc Signo Vinces, "tu vaincras par ce signe".

Emblème de Saint Matthieu

Emblème de Saint Matthieu

Emblème de Saint Marc

Emblème de Saint Marc

Emblème de Saint Luc

Emblème de Saint Luc

Antonio Gaudi est aujourd'hui en voix de béatification.

Recevant la commande de la Sagrada Familia à l'âge de trente et un an, jeune homme ambitieux, non croyant au début, et travaillant sur d'autres projets en contradiction avec la doctrine de l'Eglise, l'architecte se convertit au fil de ses travaux en entrant progressivement dans une nouvelle dimension. "Le temple doit donner le sentiment du divin, avec son infinité d'attributs et de qualités. Il doit traduire à la fois la grandeur et la sévérité", écrivit le jeune Antonio Gaudi.

Fiancé deux fois, Gaudi ne se marie pas. Est-ce pour lui une déception ou un signe ? Un appel à devenir l'architecte de Dieu ? Gaudi étudie la liturgie catholique tous les jours et se retire peu à peu du monde. Il s'impose des jeûnes fréquents et sévères, jusqu'à mettre sa vie en danger. Gaudi sent-il que la tâche qu'on lui a confiée dépasse les forces d'un seul homme, s'engage-t-il dans la voie de l'expiation, cherche-t-il par le jeûne à obtenir une aide divine ? Les prophètes de la Bible ont jeûné par obtenir la clairvoyance, mais quelques fois aussi pour être relvés de leur mission.

Antonio Gaudi est un authentique mystique. En tant que tel, il ne s'éloigne pas de la réalité, il veut la transformer dans une Europe bouleversée. Il y a la semaine tragique de 1909 à Barcelone, la Première Guerre mondiale, la République de Weimar, l'Entre-deux Guerres difficile. C'est à cette époque que Gaudi érige sa nouvelle Jérusalem, sa Sagrada Familia. Il la fait s'élever vers le Ciel. Elle ne descend pas parce que c'est Dieu qui fait descendre la nouvelle Jérusalem sur Terre.

La nouvelle Jérusalem est une vision de Saint Jean l'Evangéliste. C'est une ville qui descend du Ciel, envoyée par Dieu, une ville de Paix et de Justice.

Gaudi et la Sagrada Familia (documentaire d'Arte)

"Voici le Tabernacle de Dieu avec les hommes. Il habitera avec eux, il essuiera toutes larmes de leurs yeux, et la mort ne sera plus; et il n'y aura plus ni deuil ni cri." (Apocalypse selon Saint Jean, 21, 3-4.)

Gaudi et la Sagrada Familia (documentaire d'Arte)
Gaudi et la Sagrada Familia (documentaire d'Arte)
Gaudi et la Sagrada Familia (documentaire d'Arte)
Gaudi et la Sagrada Familia (documentaire d'Arte)
Gaudi et la Sagrada Familia (documentaire d'Arte)
Gaudi et la Sagrada Familia (documentaire d'Arte)

Gaudi commença à douter de ce projet ambitieux, parce qu'il connut la douleur et la souffrance dans sa chair, avec le jeûne et qu'il expérimenta la transformation spirituelle.

Progressivement, il entra dans une nouvelle dimension, celle de la pauvreté et de l'humilité. Et c'est précisément à ce moment-là qu'il accèda à une créativité magnifique. Parce que la créativité résultait d'un sacrifice, pas de la gloire ou de la vanité.

Gaudi s'absorba de plus en plus dans son travail. Il voulut transposer la catédrale du Moyen Âge dans la modernité.

Gaudi a donné à ses colonnes un sens théologique. Il a dit qu'elles étaient comme les âmes qui contemplent Dieu dans son infinité.

Les dernières années de sa vie, tous les soirs Gaudi se rendaient à l'église saint Philippe Néri. Est-ce pour prier, se confesser, se recueillir en silence ? On l'ignore. Mais c'est peut-être aussi la lumière de la Mer Méditerranée qui brille qui l'attirait par ici. Il dit qu'il avait besoin de voir la mer régulièrement. C'est le seul élément dans lequel il voyait les trois dimensions de l'espace réunies. Le Ciel se reflètait à la surface; à travers l'eau il voyait le fond de la mer et le mouvement.

Gaudi donne la priorié à l'homme sur la machine, mais cela a un inconvénient quand on marche dans la rue. Or, tous les jours, Gaudi parcourt douze kilomètres à pied. Il réfléchit à ses problèmes architecturaux sans faire attention à la circulation. Il estime que c'est aux voitures de s'arrêter quand il traverse la rue. Pas l'inverse. Et il aura plusieurs accidents jusqu'au dernier qui lui sera fatal. Un soir de juin 1926, alors qu'il se rend à l'église Saint Philippe Néri, Gaudi est renversé par un tramway. Il meurt trois jours plus tard, le 10 juin 1926, à soixante-treize ans.

Gaudi et la Sagrada Familia (documentaire d'Arte)

Aujourd'hui, le code Gaudi est enfin décrypté et les architectes peuvent s'appuyer sur les principes du maître pour poursuivre son oeuvre.

Dans ce documentaire, l'actuel sculpteur de la Sagrada Familia, Etsuro Sotoo, dit avoir découvert une vérité: Gaudi a laissé son église inachevée. Mais cette église a fait de lui un homme achevé. Il a construit cette église, et l'église l'a construit. "C'est la réponse à la question pourquoi construisons-nous ce temple ? Pour qu'il nous construise et nous donne beaucoup de satisfactions. Nous ne construisons pas juste une église, nous nous construisons nous-mêmes."

La Sagrada familia attire chaque année plus de trois millions de visiteurs. Beaucoup ne sont pas chrétiens. Certains d'entre eux n'entrent jamais dans une église, mais tous ressentent la majesté des lieux.

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Publié par Ingomer - dans Religion
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14 mars 2015 6 14 /03 /mars /2015 18:48

Petit précis du diviser pour régner s'agissant de l'immigration. Par Béatrice Ladeville :

Comment réussir à bien rater l’intégration ? (Béatrice Ladeville)

 

Comment réussir à bien rater l’intégration ?

 

Si vous disposez d’un peuple ayant réussi à bien intégrer un nombre raisonnable d’immigrés mais que vous souhaitez que l’intégration ne réussisse absolument plus et que la société se délite, il vous suffit de suivre ces quelques conseils :

 

Privilégier la venue de migrants ayant des habitudes culturelles, des croyances, des modes de vie très éloignés de ceux des autochtones.

 

Faire en sorte que l’immigration soit assez importante en nombre et rapide dans le temps pour que les nouveaux arrivants puissent rester ensemble et ne pas être tentés d’imiter le mode de vie des autochtones.

 

Dès la petite enfance, expliquer et réexpliquer sans cesse aux migrants que l’histoire de leur pays d’accueil n’est pleine que de pages sombres mais que l’histoire de leur pays d’origine n’est pleine que de pages grandioses.

 

Sur tous les supports, aussi souvent qu’il est possible, parler des conquêtes, soumissions, colonisations effectuées par les peuples autochtones dans les pays d’origine des migrants et n’en dire exclusivement que du négatif.

 

Éviter autant que cela est possible d’évoquer les conquêtes, soumissions ou colonisations effectuées par les ancêtres des migrants, et si cela est inévitable, insister sur l’apport formidable que ces conquêtes ont permis.

 

Dénigrer la religion des autochtones et valoriser celle des migrants pour s’assurer que ces derniers restent fidèles à leurs croyances d’origine.

 

En période de chômage, ne jamais dire que tout le monde est concerné mais renforcer l’idée que les victimes en sont les migrants. Dans le cas où une étude montrerait que la discrimination est bien moindre que les migrants ne le pensent, ranger cette étude au fond d’un tiroir.

 

Médiatiser tout migrant qui réussit quelque chose et dire que cette réussite n’est due qu’à ses qualités personnelles et à la richesse de sa propre culture. Dans le cas où l’échec des migrants dans n’importe quel domaine ne pourrait être caché, utiliser cet échec pour accuser les autochtones d’en être responsables.

 

Les migrants seront enfin parfaitement aigris, hostiles, pensant que les autochtones ont pillé leurs pays,les poussant à l’exil, qu’ils leur doivent tout et ne leur offrent rien. L’exécration des migrants pour les natifs sera alors bien visible, parfois bruyante et vous en légitimerez les manifestations en en rendant les natifs responsables.

 

Lorsque enfin les autochtones commenceront à se demander pourquoi ceux qui parlent du vivre ensemble utilisent toutes les méthodes qui mènent aux guerres civiles, quel est leur but, il ne vous restera plus qu’à les traiter de complotistes et à ricaner en attendant la suite.

 

 

 

Source: http://www.bvoltaire.fr/beatriceladeville/comment-reussir-bien-rater-lintegration,163930

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14 mars 2015 6 14 /03 /mars /2015 10:00
Commémorations du 19 mars 1962 - La République universelle signe son crime : ci-gît la mort de la France

La République ne célèbre pas Waterloo. Elle vient de refuser la pièce de deux euros destinée à commémorer le bicentenaire de Waterloo frappée par la Belgique [1]. Pourtant elle célèbre le 19 mars 1962 [2], ce cessez-le-feu unilatéral qui sur le papier est une défaite française contre l'Algérie alors que l'armée française était victorieuse sur le terrain, et qui a donné permission à nos ennemis d’assassiner des militaires et des civils français en toute impunité. On sait aujourd'hui que les tueries, enlèvements, assassinats et massacres ont continué avec encore plus de violence après le 19 mars 1962. Dès le jour même, le 19 mars et les suivants, 18 jeunes soldats français ont été assassinés par le FLN et 39 ont été blessés qui, pour la plupart, décèderont dans les jours qui suivent. 90 autres ont disparu et les 239 qui étaient retenus prisonniers par l’ALN ne nous ont jamais été rendus. Nous sommes toujours, 53 ans plus tard, sans aucune nouvelle de ces jeunes militaires français, morts pour qui ? Pour quoi ? Morts pour rien ! Enterrés nulle part ! Honorés par personne ! Regrettés et pleurés que par leurs proches !

Depuis ce 19 mars 1962, la France a abandonné une grande partie de son territoire et de ses richesses, trois départements, plus le Sahara, et l’armée française a [je le sais par un officier qui l'a vécu et me l'a raconté. NDLR] connu la plus ignoble forfaiture de son histoire : être restée l’arme au pied et avoir laissé assassiner sous ses yeux, et par ordre, des dizaines de milliers de pieds-noirs et de harkis.

Des rapports officiels révélés récemment apportent la preuve qu’après le 19 mars 1962, des centaines d’êtres humains ont été réduits à l’esclavage dans les mines de fer de Miliana et de nombreuses femmes livrées comme chair à soldat dans les bordels militaires. Ce samedi 14 mars, Robert Ménard, maire de Béziers, débaptise la rue du 19 mars 1962 [3] et la rebaptise rue Hélie Denoix de Saint-Marc, ce commandant qui en avril 1961, choisit de protester contre la politique algérienne du Général De Gaulle d'aller vers l'indépendance de l'Algérie et tenta de renverser la République "française" (putsch des généraux). Sorti de prison en 1966, l'homme devint un écrivain à succès, estimé par de grands intellectuels dont Jean d'Ormesson. [4]

D'un côté la République se refuse donc à célébrer la défaite de Napoléon à Waterloo qui pourtant fermait le cycle infernal des guerres de la Révolution, ouvrait "un siècle relativement pacifique" qui a duré jusqu'en 1914 (P. Gueniffey) [5], allait permettre aux Européens de souffler un peu et de se reposer du messianisme révolutionnaire, et aurait donc, à ce titre, droit à des commémorations. De l'autre, elle célèbre la défaite de 1962, qui mettait fin à la Guerre d'Algérie (1954-1962). Cette guerre d'Algérie, engagée par un gouvernement de gauche en 1954 [6] et terminée par un gouvernement de droite en 1962 [7], fermait le cycle de la colonisation initiée par la république elle-même et un gouvernement de gauche dans les années 1880 ("le droit et même le devoir à civiliser les races inférieures" selon le mot du franc-maçon Jules Ferry, auquel François Hollande élu président de la République rendit hommage en mai 2012) allait ouvrir le cycle de l'immigration "chance pour la France" et de l'"enrichissement multiculturel".

Comment expliquer le refus d'un côté à commémorer la défaite de 1815 et de l'autre l'empressement à célébrer la défaite de 1962 ?

Il n'y a qu'une seule explication envisageable : la métamorphose de la chenille révolutionnaire de 1789 en papillon sous l'influence du communisme internationaliste trotskyste dans les années 1960, a vu la république changer d'aspect en passant d'une république encore relativement "française" (en 1815) - république qu'il s'agit donc de proscrire dans l'esprit des mondialistes en l'ensevelissant dans l'oubli - à une république universelle et internationale après 1962, objet de toutes les commémorations et attentions. C'est cette métamorphose qui est célébrée et rien d'autre.

La Tabula rasa de 1789, intrinsèquement négatrice de l'identité chrétienne de la France, le renversement de la table ayant fait son oeuvre, la république pouvait laisser de côté la république encore relativement "française" de 1815, se transformer en République universelle après 1962, selon le voeu pieux de la franc-maçonnerie, et se consacrer aujourd'hui à ne célébrer que cette métamorphose.

Commémorations du 19 mars 1962 - La République universelle signe son crime : ci-gît la mort de la France

Le greffon révolutionnaire qui entretemps, tel un vampire, se sera nourri du sang et de la vie de millions de soldats non pas "morts pour la France", mais "morts pour rien" (!), comme en Algérie, se sera assez développé pour se permettre enfin de se débarrasser de son hôte et signer son crime : ci-gît la mort de la France.

 

Notes

 

 

[1] Discrètement, la diplomatie française s'est arrangée pour que la Belgique renonce à sa pièce de deux euros commémorative du bicentenaire de la bataille de Waterloo qui s'est soldée par une cuisante défaite de la République face à une coalition européenne et la mort de 55 000 personnes en une journée. Près de 180.000 pièces avaient déjà été fabriquées. En privé, un diplomate explique que Bercy a approché le ministère belge des finances pour manifester son «manque d'enthousiasme» à l'idée que soit célébrée, par le biais de la monnaie commune, l'une des plus grandes défaites militaires de la France. La Belgique, comme souvent est partagée. Le royaume n'existait pas encore en 1815. Mais à Waterloo, ses futurs citoyens ont combattu des deux côtés. La commémoration de la bataille de Waterloo y est prévue durant quatre jours à partir du 18 juin prochain et devrait attirer environ 200.000 personnes d'après les organisateurs. Le budget total pour l'organisation des évènements avoisinera 5 millions d'euros. Sources: La France refuse la pièce frappée par la Belgique pour le bicentenaire de Waterloo, 7sur7.be, 12/03/2015 ; Waterloo sur une pièce de 2 euros, la France étrille l’idée de la Belgique, L'Avenir.net, 11/03/2015 ; Comment la France a enterré la nouvelle pièce de 2 euros belge, La Tribune.fr, 13/03/2015 ; Waterloo continue de diviser les Européens, Le Figaro, 12/03/2015.

[2] La commémoration du 19 mars 1962 adoptée par le Sénat, Le Figaro, Par Guillaume Perrault, Mis à jour le 08/11/2012 à 22:08 Publié le 08/11/2012 à 20:55. La proposition de loi du PS consacre une journée nationale du souvenir «des victimes civiles et militaires de la guerre d'Algérie».

[3] La France n’a pas à célébrer le 19 mars 1962 ! Boulevard Voltaire, Par Manuel Gomez

[4] Béziers : Manuel Valls fustige «la nostalgie de l'Algérie française», Le Figaro, Publié le 14/03/2015 à 12:12

[5] Gueniffey : la France, Waterloo et les pièces de deux euros, Le Figaro, 13/03/2015

[6] Président du Conseil depuis le 18 juin 1954, le Radical-Socialiste Pierre Mendès France affirme que "l'on ne transige pas quand il s'agit de défendre la paix intérieure de la nation, l'unité et l'intégrité de la République". Son ministre de l'Intérieur, François Mitterrand, en visite en Algérie le 12 novembre 1954, juste après le début de l’insurrection armée, réagit brutalement à son arrivée: "l’Algérie, c’est la France !, la négociation avec les rebelles c'est la guerre." (La Toussaint rouge, Historia Guerre d'Algérie Magazine, 22 septembre 1972.)

[7] Gouvernement du général de Gaulle.

 

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13 mars 2015 5 13 /03 /mars /2015 09:02
Le vote obligatoire : un aveu de faiblesse

La déchristianisation inaugurée en 1789 se poursuit, la Souveraineté nationale (article 3 de la Déclaration des droits de l'homme: "Le principe de toute Souveraineté réside essentiellement dans la Nation") substituée à la Souveraineté de Dieu comme fondement de la légitimité politique pourrait bientôt devenir objet d'un culte obligatoire, et le premier commandement de la "religion républicaine" (Vincent Peillon, Claude Bartolone).

Marine Le Pen qui s'était déjà distinguée en 2010 par sa religion confinée à la "sphère privée", se dit aujourd'hui "pas choquée" par la proposition de loi écologiste prévoyant de rendre obligatoire le vote, sous peine d'amende et va "discuter" d'un éventuel vote favorable avec les députés frontistes. [1] Elle a déclaré sur Europe 1 :

"Moi ça ne me choquerait pas, parce que je pense qu'il est fondamental que chaque Français soit conscient que le vote détermine son quotidien, détermine son avenir. [...] Ca ne les oblige pas d'ailleurs à voter pour les uns ou pour les autres, ils peuvent parfaitement voter blanc. [...] Je ne suis pas choquée par cette proposition, contrairement à ce que j'ai pu entendre".

A la question "les députés Front national pourraient-ils la voter à l'Assemblée ?", elle a répondu :

"Oui, nous allons en discuter avec eux".

En 1789, les révolutionnaires parlaient de "liberté de conscience" pour instituer la Souveraineté nationale à la place de la Souveraineté divine comme fondement de la légitimité politique, (ce qui constitua une rupture avec deux mille ans de pratique de civilisation classique qui reconnaissait un ordre supérieur à la loi des hommes et inaugura le règne des Barbares iconoclastes, destructeurs et déconstructeurs), mais inversement, lorsque aujourd'hui on oblige les catholiques à participer à l'idolâtrie républicaine - sous peine d'amende - où est la liberté de conscience ? Aujourd'hui je vote avec les pieds.

Il est important de préciser que contrairement à ce disent les républicains, personne en 1789 n'était contraint de croire en Jésus-Christ. Exemple: les écrits blasphématoires de Voltaire ("Ecrasez l'infâme") ne lui ont jamais valu aucune condamnation..., au contraire, les auteurs des "Lumières" avaient leur place au sein de la haute société de l'époque ! Ce qui était interdit, en 1789, c'était de professer des hérésies publiquement comme aujourd'hui un certain nombre d'idées sont criminalisées et les personnes sont emprisonnées pour déviance idéologique.

 

Le vote obligatoire : un aveu de faiblesse

 

L'aveu de faiblesse

 

Ce vote obligatoire pour lequel Marine Le Pen se dit "pas choquée" a tout l'air d'un aveu de faiblesse venant de la part d'un régime à bout de souffle qui n'a plus d'arguments pour convaincre les électeurs de se déplacer et de voter. Car c'est quand même la crise de l'offre politique qui fait que les gens s'abstiennent de voter. Quelle utilité y-a-t-il de voter quand l'ensemble de la caste politique partage le même amour de la "plantation" comme dirait Dieudonné ? Quelle utilité y-a-t-il de voter quand l'ensemble de la caste politique partage le même nihilisme et la même foi républicaine ? Inconsciemment, il doit sans doute y avoir chez beaucoup d'abstentionnistes cette idée confuse que la république liberticide n'est finalement qu'une bouffonnerie grotesque tyrannique, une subversion et une perversion des principes monarchiques qui ont solidement façonné la France sur ses bases naturelles sans que jamais l'Etat n'intervienne pour imposer quoi que ce soit qui n'existât déjà dans le peuple français. Exemple: le baptême de Clovis en 496, faisant de la France la fille aînée de l'Eglise n'est jamais arrivé sans que la Gaule elle-même ne soit préalablement devenue chrétienne. En 371, lorsque l'abbé Martin est élu évêque de Tours, le christianisme a pénétré depuis deux siècles déjà dans les Gaules; on y trouve dès le IIIe siècle de nombreux diocèses. [2]

 

Or aujourd'hui c'est précisément au moment où la France se dérépublicanise massivement et inconsciemment se recatholicise en ne participant plus au vote républicain (l'abstention avoisine des taux de l'ordre de 50 à 60%) que la République absolue entend faire usage de la force et de la contrainte pour affermir son autorité.

 

Comme certains analystes avisés ont pu le faire remarquer hier soir sur BFM-TV, ce vote obligatoire constitue un "aveu de faiblesse". [3]

 

Une autre analyse doit être faite, le cadre républicain tend de plus en plus à être perçu par les Français comme oppressif, liberticide tandis que l'abstention pour beaucoup devient le nouveau cadre dans lequel la liberté d'expression et la liberté de conscience peuvent s'épanouir, un signe éclatant de protestation et d'affirmation politique, l'étendard de la Résistance civique et d'un renouveau du Contrat social naturel, plus respectueux des consciences et des personnes. Pour le moment, aucun analyste des media du grand courant ne s'est aventuré à faire cette analyse déviante. Cela viendra sans doute.

 

Le grain d'encens à Mammon-Roi

 

Quelle utilité y a-t-il à voter pour un catholique quand aucun parti ne propose de restaurer le Christ-Roi comme fondement de la légitimité politique à la place de Mammon-Roi (Argent-Roi), quelle morale y a-t-il à voter quand le Régime lui-même est fondé sur une négation de la Souveraineté divine ?

Il est frappant de voir combien le vote obligatoire ressemble à ce grain d'encens que les citoyens de l'empire romain devaient jeter aux dieux païens et notamment à l'empereur divinisé dans l'Empire des Césars, ce monde moniste qui ignorant la laïcité confondait alors tous les pouvoirs (temporel et spirituel) sur une même tête et réclamait des personnes qu'elles montrassent leur adhésion au pacte civil païen, sous peine de mort.

Le jet d'un grain d'encens aux idôles était considéré par les premiers chrétiens comme une apostasie. Serons-nous moins fervents qu'eux quand nous risquons moins ?

 

Notes

 

[1] Le Pen "pas choquée" par le vote obligatoire, Le Figaro, Home ACTUALITE Flash Actu, Par LeFigaro.fr avec AFP, Mis à jour le 13/03/2015 à 08:50 Publié le 13/03/2015 à 08:49

[2] Ivan Gobry, Saint Martin, Perrin, Mesnil-sur-l'Estrée 1996, p. 9.

[3] Thierry Arnaud, chef politique de la chaîne d'information a parlé d'"aveu de faiblesse" et de "crise de l'offre politique" qui engendre l'abstention.

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12 mars 2015 4 12 /03 /mars /2015 22:47
De quelle pathologie psychiatrique souffre Manuel Valls ?

Répondant violemment à Marion Maréchal-Le Pen à l'Assemblée nationale mardi 10 mars ("Jusqu’au bout je mènerai campagne pour vous stigmatiser et pour dire que vous n’êtes ni la République ni la France"), au point de laisser les socialistes décomposés et mal à l'aise sur leurs bancs (voir la tête de Ségolène Royal), l'histrion Manuel Valls n'a pu cacher le tremblement de sa main gauche. Il semble de plus en plus pour beaucoup que Manuel Valls souffre d'une pathologie psychiatrique type paranoïa difficilement compatible avec de hautes fonctions politiques. Les commentaires inquiets sur Boulevard Voltaire rappellent qu'un certain Adolf Hitler souffrait du même mal. Quelques médecins se sont essayés à faire un diagnostic, "les Français ont le droit de savoir aux mains de qui se trouve le pays" :

 

Claude-Paul Rouquet · Meilleur commentateur · Ecole de Santé Navale

C'est un colérique, l'affaire est entendue. Mais pourquoi ne tremblerait-il que d'une main? Sa colère n'affecterait-elle que le cerveau droit? Ou y-a-t-il une atteinte de l'hémisphère droit? Le parkinson et le syndrome cérébelleux sont loin d'épuiser toutes les étiologies des tremblements unilatéraux...

Dr Claude-Paul ROUQUET

 

Jean Claude Plessier · Lycée de Chantilly

c'est un tremblement emotionnel , ce n'est pas du parkinson où le tremblement est de repos et dans le parkinson c'est moins rapide on "sucre les fraises "

donc le rythme cardiaque doit etre très rapide , un deodorant sous les bras est de premiere necessité ou une bonne douche après ce genre de discours

ce monsieur est un paranoiaque dans le sens psychiatrique du terme limite psychopathe

signé un medecin

Répondre ·

· 37 · il y a 8 heures

 

Napoléon Quatre · Médecin à Profession libérale

Je vous invite à revoir le film "La Chute"(sur la vie d'Adolf Hitler NDLR.) où le personnage principal incarné par Bruno Ganz souffre du même problème.

Répondre ·

· 18 · il y a 16 heures

 

http://www.bvoltaire.fr/videos/manuel-valls-tremble-de-nouveau-devant-des-cameras,163874

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12 mars 2015 4 12 /03 /mars /2015 13:41

Selon Jean-Marie Guénois,

 

« jamais, effectivement, le pape et son entourage n’ont dit qu’ils allaient changer la doctrine. (...) La question n’est pas celle de la doctrine, mais comment, tout en la respectant, la contourner (...). Or personne ne sait mesurer aujourd’hui l’impact que pourraient avoir ces nouvelles approches pastorales sur la doctrine elle-même. Pourraient-elles, à la longue, affaiblir une doctrine qui resterait inchangée sur le papier ? (...) Il faudra donc quelques années pour réaliser si cette politique d’ouverture pastorale aura affaibli ou renforcé le rayonnement de l’Eglise catholique. »

 

Source : “Valeurs actuelles” du 12-18 mars 2015.

via PRO LITURGIA, Jeudi 12/3/2015 http://www.proliturgia.org/

 

Il se trouve qu'au contraire de ce qu'avance Jean-Marie Guénois, nombreuses sont les personnes qui savent mesurer l'impact qu'a pu avoir la nouvelle pastorale depuis Vatican II.  Bonne ou mauvaise compréhension du Concile -ce n'est pas le sujet -, la nouvelle pastorale a vidé les églises, étouffé les vocations, fermé les séminaires, fermé les ordres monastiques et les couvents. Plus personne ne connaît la doctrine de l'Eglise. Interrogez les catholiques eux-mêmes sur la signification des dogmes du Péché originel, de l'Incarnation, de la Rédemption, du Purgatoire, etc., interrogez-les sur la signification des fêtes de l'Assomption, Pâques ou la Pentecôte, et vous serez surpris de leurs réponses.

 

Comme l'écrit J.M. Guénois: "La question n’est pas celle de la doctrine, mais comment, tout en la respectant, la contourner." On sait en effet que les progressistes ne changent pas la doctrine dans les textes, ils la contournent, tout simplement. Ils en atténuent la portée, et finalement en viennent à changer la connaisance que l'on en a pour parvenir au bout de nombreuses années à autoriser des discussions pour changer la doctrine. Exemple: les discussions sur la doctrine du mariage dans le cadre du "Synode des Evêques sur les défits pastoraux de la famille".

 

Tout indique aussi que la nouvelle pastorale conduit inexorablement vers ce que saint Jean-Paul II appelait l'"apostasie silencieuse de la part de l'homme repu qui vit comme si Dieu n’existait pas". "À la racine de la perte de l'espérance se trouve la tentative de faire prévaloir une anthropologie sans Dieu et sans le Christ." (Ecclesia in Europa, 9).

 

Une nouvelle pastorale donc qui, par exemple, n'aborde jamais le sujet de l'autorité, de la Souveraineté. On en revient à ce que j'écrivais ce matin à propos de l'idolâtrie des catholiques qui utilisent le vote comme si la Souveraineté nationale pouvait remplacer la Souveraineté de Dieu..., et vivent finalement "comme si Dieu n'existait pas", sans jamais remettre en question cette monstrusoité dont ils déplorent pourtant les conséquences...

 

"Dieu se rit des prières qu'on lui fait pour détourner les malheurs publics, quand on ne s'oppose pas à ce qui se fait pour les attirer." (Bossuet) [1]

 

Notes

 

[1] Bossuet cité in P.-F. Le Play, La Réforme sociale, Bulletin de la Société d'économie sociale et des unions de la paix sociale, Paris 1897, p. 435, en lecture libre sur Gallica.bnf.fr

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12 mars 2015 4 12 /03 /mars /2015 09:46
Pourquoi l'Occident hait-il Poutine ? La raison secrète

Le 31 août 2013 au soir vit l'annulation en dernière minute d'une attaque occidentale programmée contre la Syrie. Un résumé des évènements de cette journée et de celle du 3 septembre 2013 réalisée par Philippe Hua fait apparaître une toute autre histoire que celle qui nous est desservie par les media occidentaux. Voici la raison pourquoi l'Occident hait Poutine :

 

Le conflit en Ukraine est un élément important du processus visant à séparer économiquement l’UE de la Russie. Mais il y a aussi un programme plus vaste. La Chine et la Russie dirigent les BRICS, ce groupe de pays rassemblant le Brésil, la Russie, l’Inde, la Chine et l’Afrique du Sud. Les pays des BRICS veulent développer un système économique mondial qui ne dépende pas du dollar US. Ils veulent être indépendants du Fonds monétaire international (FMI) et de la Banque mondiale. La Chine a aussi suggéré à l’Europe qu’elle se joigne à elle et à la Russie dans ce qu’elles appellent la Nouvelle route de la soie, qui s’étend dans toute l’Eurasie, de Lisbonne à Shanghai. Inutile de dire qu’il n’y a pas de place pour les Etats-Unis dans ce plan, ce qui donne une autre raison de couper les liens économiques entre la Russie et l’Union européenne.

 

Tous ces facteurs sont importants, mais il y en a encore un autre, qui n’est jamais débattu dans les médias occidentaux. L’élément déclencheur de la soudaine hostilité contre la Russie et Poutine peut être trouvé dans presque tous les événements non déclarés qui se sont déroulés entre la fin d’août et le début de septembre 2013. Ce qui est arrivé dans cette période cruciale est qu’une attaque surprise de l’Otan contre la Syrie a été stoppée par la Russie. C’était probablement la première fois depuis la Deuxième Guerre mondiale qu’une attaque militaire planifiée par l’Occident se trouvait confrontée à une force suffisante pour exiger son annulation. On n’a pas dit aux gens en Occident pourquoi leurs dirigeants bellicistes au discours martial ont fermé les yeux. Ils ont reculé et ont décidé de changer leurs plans. Le nouveau plan : démolir l’Ukraine et s’emparer de la Crimée au profit de l’Otan. Cela, à l’évidence, n’a pas marché non plus ; et le désordre qu’ils ont créé est toujours là.

Tôt le matin du samedi 31 août 2013, un officiel américain a téléphoné au cabinet du président Hollande pour lui dire d’attendre un appel d’Obama plus tard dans la journée.

« Présumant que ce téléphone du soir annoncerait le début des frappes aériennes états-uniennes (contre la Syrie), Hollande a donné l’ordre à ses officiers de mettre au point leurs propres plans d’attaque. Les avions de combat Rafale ont été chargés de missiles de croisière Scalp ; on a ordonné à leurs pilotes de lancer leurs munitions d’une portée de 250 miles quand ils se trouveraient sur la Méditerranée. » (1)

Autrement dit, à ce moment-là, les pilotes français et les troupes états-uniennes attendaient seulement l’ordre final du président Obama pour lancer leur attaque. Toutefois, plus tard le même jour, à 18h15, Obama a appelé le président français pour lui dire que l’attaque programmée le 1er septembre à 3h du matin n’aurait pas lieu comme prévu. Il devait consulter le Congrès. (2) [Ce que j'avais appelé le "volte-face" surprise d'Obama. NDLR.]

Trois jours plus tard, à 6 h 16 GMT mardi 3 septembre, deux missiles dirigés vers la côte syrienne étaient lancés « depuis la partie centrale de la Méditerranée », mais ils n’ont pas atteint la Syrie.(3) « Les deux missiles se sont écrasés en mer. » (4)

Il existe différentes versions de ce qui s’est produit. Selon Israël Shamir:

« Un journal libanais, citant des sources diplomatiques, a affirmé que les missiles étaient lancés depuis une base aérienne de l’Otan en Espagne et qu’ils ont été abattus depuis un navire par le système de défense russe mer-air.  Une autre explication proposée par Asia Times soutient que les Russes ont utilisé leurs brouilleurs GPS, puissants et bon marché, pour rendre impuissants les Tomahawks, très chers, en les désorientant et en les poussant à l’échec. Il y a encore une autre version, qui a attribué le lancement aux Israéliens ; soit qu’ils étaient prêts à abattre les missiles, soit qu’ils observaient les nuages comme ils le prétendent. » (5).

Les navires de guerre étaient prêts

Il est difficile de savoir ce qu’il y a derrière ce lancement de missile raté, mais cela n’a pas déclenché de guerre. Nous pouvons tous en être reconnaissants. Sur la carte ci-dessous, nous pouvons voir l’impressionnante collection de navires de guerre en position au large de la Syrie à l’époque. (6) Un article dans Global Research a parlé d’un « déploiement naval massif des Etats-Unis et de leurs alliés en Méditerranée orientale au large de la côte syrienne ainsi que dans la mer Rouge et dans le golfe Persique. » (7)

 

A ce moment-là, il semblait presque certain que les Etats-Unis et leurs alliés lanceraient une attaque contre la Syrie. Au lieu de quoi, l’attaque prévue a été reportée sine die. Comme le dit Israël Shamir, « les volontés de fer de l’Amérique et de l’Eurasie s’étaient croisées en Méditerranée orientale », et les Etats-Unis ont subitement décidé de reculer devant ce grave conflit militaire. Un commentateur a plaisanté en disant qu’Obama avait finalement mérité son prix Nobel de la paix, après ça.

 

Voici l’évaluation de la situation par le Saker, un opposant véhément à ce qu’il appelle l’Empire anglo-sioniste. Parce que, de par sa vie antérieure, le Saker a une connaissance intime du fonctionnement des affaires militaires de l’Otan.

« Moins remarqué, il y a eu l’envoi par la Russie d’une force navale opérationnelle, assemblée à la hâte mais compétente, sur la côte syrienne. Pas une force suffisamment importante pour battre la marine US, mais une force capable de fournir à l’armée syrienne une vision complète du ciel au-dessus et au-delà de la Syrie. Autrement dit, pour la première fois, les Etats-Unis ne pouvaient pas réaliser une attaque surprise sur la Syrie, pas avec des missiles de croisière, pas avec leur puissance aérienne. Pire, la Russie, l’Iran et le Hezbollah se sont lancés dans un programme d’assistance matérielle et technique à la Syrie, avoué, et non avoué, qui a fini par vaincre l’insurrection wahhabite. » (8)

 

Il nous est difficile de connaître toutes les manœuvres qui se sont déroulées en coulisses en août et en septembre 2013, mais le résultat final est clair. Après des années de tensions croissantes et de menaces, les Etats-Unis et leurs alliés ont décidé de ne pas attaquer la Syrie comme ils l’avaient prévu. Etant donné que la rhétorique et le déploiement militaire contre la Syrie semblaient suivre le scénario utilisé pour l’Irak et la Libye, il y a eu peu de débats en Occident sur les raisons pour lesquelles les Etats-Unis et leurs amis ont subitement changé leurs plans. Maintenant, avec le recul, nous pouvons voir que cette attaque directe ratée a mené à une attaque indirecte croissante et à la montée de ce qui est maintenant connu comme l’Etat islamique.

Deux des raisons évidentes que je peux déceler à ce changement soudain ne sont pas la sorte de choses que les dirigeants politiques occidentaux veulent débattre. L’une est le fait que ces guerres sont très impopulaires. Comme résultat des mensonges et des échecs innombrables révélés sur les guerres sauvages et inutiles en Afghanistan, en Irak et en Libye, il semble que certains politiciens écoutent leurs citoyens. Comment pouvez-vous expliquer autrement la décision inattendue du parlement britannique, le jeudi 29 août, de voter contre la participation du Royaume-Uni à toute frappe contre la Syrie?

L’autre raison est l’étendue des concentrations de troupes de la Syrie, de la Russie et même de la Chine. (9) Les Russes et les Chinois n’ont pas seulement bloqué les Etats-Unis au Conseil de sécurité. Ils ont « voté » avec leur matériel militaire. Ils ne sont pas satisfaits de ce que les Etats-Unis avaient projeté pour la Syrie et ont fait clairement savoir qu’ils recourraient à la force pour les arrêter. Quand les Chinois ont-ils envoyé pour la dernière fois des navires de guerre en Méditerranée? La Russie et la Chine n’approuvent clairement pas la manière dont les Etats-Unis décident d’envahir un pays après l’autre.

[...] [D]es commentateurs comme Israel Shamir et Pepe Escobar croient que ces événements signalent un changement important dans l’équilibre des pouvoirs dans le monde. Ce qui suit est tiré d’une présentation par Israel Shamir au Rhodes Forum le 5 octobre 2013:

« Tout d’abord, la bonne nouvelle. L’hégémonie américaine, c’est du passé. La brute a été maîtrisée.

»Nous avons franchi le cap de Bonne-Espérance, symboliquement parlant, en septembre 2013. Avec la crise syrienne, le monde a opéré un virage essentiel de l’Histoire moderne. C’était un quitte ou double presque aussi risqué que la crise des missiles cubains de 1962.

»Les risques d’une guerre totale étaient élevés, car les volontés de fer de l’Amérique et de l’Eurasie s’étaient croisées en Méditerranée orientale. Il faudra un certain temps pour que ce que nous avons vécu fasse son chemin dans les consciences: c’est normal pour des événements d’une telle ampleur. » (10)
 

Par « Eurasie », il faut entendre la Russie et la Chine. En termes crus, ces deux pays ont simplement contraint les Etats-Unis à reculer et à annuler leurs plans de guerre. Généralement, les gens ordinaires aux Etats-Unis, au Royaume-Uni et dans beaucoup d’autres pays étaient tout aussi opposés à l’attaque que le peuple syrien lui-même.

Pepe Escobar est encore plus dramatique. Dans un article du 17 octobre, après le recul du gouvernement de Washington sur la Syrie, il explique qu’il y a eu un changement de politique à Pékin. Maintenant, pour la Chine, fini de mettre des gants diplomatiques. Il est temps de construire un monde « désaméricanisé ». Le temps est venu d’une monnaie de réserve internationale qui remplace le dollar US. (11) Cette nouvelle approche est présentée dans un éditorial de Xinhua. (12) [...] Cet éditorial cite ce qui est peut-être le paragraphe le plus important:

« Au lieu de remplir ses obligations comme une puissance dirigeante responsable, un Washington égocentrique a abusé de son statut de superpuissance et a même introduit davantage de chaos dans le monde en transférant ses risques financiers à l’étranger, provoquant des tensions régionales dans des conflits territoriaux, et menant des guerres injustifiées couvertes par des mensonges. (13)

Dans sa nouvelle stratégie la Chine s’appuie sur au moins trois principes. Le premier est de stopper les aventures militaires des Etats-Unis. Toutes les nations doivent respecter le droit international et régler les conflits dans le cadre des Nations unies. Le deuxième est d’élargir l’adhésion à la Banque mondiale et au Fonds monétaire international pour inclure des pays émergents et en développement. Le troisième est de travailler à une « nouvelle monnaie de réserve internationale qui doit être créée pour remplacer la domination du dollars US ». (14)

Peut-être est-ce pour cette raison que les dirigeants à l’Occident ne célèbrent pas cette guerre qui n’a pas eu lieu. Les Russes et les Chinois ont forcé l’Occident à respecter le droit international et à éviter une guerre illégale. De plus, les Chinois voient cela comme le commencement d’une nouvelle ère dans la politique mondiale. Ils veulent « désaméricaniser » le monde. Cela signifie que les Etats-Unis et leur petit groupe d’amis en Europe de l’Ouest et au Japon devront reconnaître qu’ils ne peuvent pas prendre de leur propre chef toutes les décisions importantes dans le monde.

 

Notes:
1. Cité d’après un article de David Axe, « Les bombardiers français étaient chargés, les rebelles syriens étaient déployés – Tous attendaient le OK d’Obama pour attaquer »;https://medium.com/war-is-boring/69247c24253f (en anglais)
2. http://israelmatzav.blogspot.com.au/2013/09/france-was-ready-to-strike-syria-obama.html
3. http://beforeitsnews.com/middle-east/2013/09/two-missiles-launched-toward-syria-fall-into-the-sea-2454030.html
4. http://www.telegraph.co.uk/news/worldnews/middleeast/syria/10282788/Missiles-launched-in-Mediterranean-towards-Syrian-coast-claims-Russian-defence-ministry.html
5. http://www.globalresearch.ca/the-war-on-syria-the-september-2013-military-stand-off-between-five-us-destroyers-and-the-russian-flotilla-in-the-eastern-mediterranean/5355644
6. https://fbcdn-sphotos-b-a.akamaihd.net/hphotos-ak-ash3/1176205_566256046755921_1140583716_n.jpg
7. http://www.globalresearch.ca/massive-naval-deployment-us-and-allied-warships-deployed-to-syrian-coastline-before-the-august-21-chemical-weapons-attack/5347766
8. http://thesaker.is/submarines-in-the-desert-as-my-deepest-gratitude-to-you/
9. http://www.redflagnews.com/headlines/alert-china-sends-warships-to-syria-joining-russian-warships-in-mediterranean-sea
10. http://www.globalresearch.ca/the-war-on-syria-the-september-2013-military-stand-off-between-five-us-destroyers-and-the-russian-flotilla-in-the-eastern-mediterranean/5355644
11. http://www.alternet.org/world/de-americanized-world-and-china
12. http://news.xinhuanet.com/english/indepth/2013-10/13/c_132794246.htm. Cela semble être le même important éditorial analysé par Jeff J. Brown dans le post de Wikileaks « Baba Beijing’s Belly Laugh Felt Round the World »,http://www.wikileaksparty.org.au/baba-beijings-belly-laugh-felt-round-the-world-2/. La seule différence que je peux voir est que Jeff Brown se réfère à un auteur nommé Tang Danlu, tandis que le site web de Xinhua se réfère à Liu Chang comme l’auteur de l’article.
13. http://news.xinhuanet.com/english/indepth/2013-10/13/c_132794246.htm
14. http://www.alternet.org/world/de-americanized-world-and-china

 

Source : http://philippehua.com/2015/03/10/pourquoi-loccident-hait-il-poutine-la-raison-secrete/

 

Ci-dessous, la recension des évènements "en direct", au jour le jour, analysés sur Christ-Roi depuis le 29 août 2013, montre que le plus belliciste des Occidentaux a été François Hollande... et qu'il reçut une camouflet diplomatique monumental au G20 de St Petersbourg le 5 septembre :

. Les Occidentaux doivent-ils intervenir militairement en Syrie ? Non pour 79% des sondés (sondage le Figaro en ligne 25 août 2013)

. EN DIRECT. Syrie, le 29 août 2013. Obama se réserve le droit d'agir seul. L’attaque de la Syrie est "prévue depuis... 2001" (Général Wesley Clark). A l'étonnement général, le Parlement britannique rejette dans la soirée la motion de Cameron sur une action militaire en Syrie

. EN DIRECT. Syrie, le 30 août 2013. Paris peut agir sans Londres en Syrie : une intervention avant mercredi "pas exclue" (F. Hollande)

. EN DIRECT. Syrie, le 31 août 2013. "Volte-face d'Obama"

. EN DIRECT. Syrie, le 1er septembre 2013. Volte-face d'Obama, entêtement de Manuel Valls qui déclare qu'il ne fallait "pas laisser ce crime (le pseudo "massacre de Damas") impuni"

. EN DIRECT. Syrie, le 2 septembre 2013. François Hollande lâché en rase campagne (par le Royaume-Uni et les Etats-Unis), pris dans un piège diplomatique

. EN DIRECT. Syrie, le 3 septembre 2013. Deux missiles tirés depuis la Méditerranée, Hollande se dit « insulté » et « renforcé « par les menaces de Assad »

. Que s'est-il passé le 3 Septembre 2013 au large de la Syrie entre la marine russe et la marine US ?

. EN Direct. Syrie, le 4 septembre. Moscou soutiendra une opération si la responsabilité de Damas est avérée (Poutine)

. EN DIRECT. Syrie, le 5 septembre. G20 à St Petersbourg: "Il n'y a pas de solution militaire au conflit syrien" (Herman Van Rompuy, président de l'UE); Camouflet de la diplomatie "française" et isolation de François Hollande qui espérait un soutien moral de ses partenaires

. EN DIRECT. Syrie / G 20, le 6 septembre. Seulement sept pays de l'UE soutiennent l'opération contre Damas, volte-face d'Hollande : la France attendra le rapport des inspecteurs de l'ONU

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12 mars 2015 4 12 /03 /mars /2015 09:37

 

 

mars 11, 2015 by philippehua

ROTHSCHILD A ACHETÉ LA MAJEURE PARTIE DE LA DETTE SOUVERAINE DE L’UKRAINE

 

La plupart de la dette souveraine de l’Ukraine a été achetée par le fonds d’investissement américain Franklin Templton découlant des intérêst de la famille américaine Rothschild. Cette conclusion émane d’une information de Bloomberg.

Rothschild a acheté la majeure partie de la dette souveraine de l'Ukraine

 

Ainsi, le groupe Rothschild a proposé la création d’un groupe de détenteurs de titres de l’Ukraine. Le groupe français Rothschild & Cie a exprimé sa volonté de devenir un médiateur dans les négociations entre le ministère des Finances et les créanciers pour restructurer la dette du pays.

 

Maintenant, les prêteurs devraient faire des offres à Kiev, qui peut être seront connues à la mi-Mars, selon le directeur général de Rothschild & Cie en Russie et CEI Giovanni Salvetti. Selon lui, de nombreux négociateurs se préparent à des conditions difficiles.

 

Source: http://philippehua.com/2015/03/11/rothschild-a-achete-la-majeure-partie-de-la-dette-souveraine-de-lukraine/

 

 

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12 mars 2015 4 12 /03 /mars /2015 09:24

mars 10, 2015 by philippehua

L’Empire du Chaos s’installe en Europe – L’ État islamique en Ukraine

 

Par Justin Raimondo

 

Kiev et les djihadistes : une sombre alliance

 

Alors que nous combattons l’État islamique, l’EI, alias ISIS, en Irak et en Syrie, et que les responsables américains soulignent le prétendu danger d’une attaque sur le territoire américain, Washington et le Califat se battent du même côté en Ukraine. Dans une remarquable série d’articles dans l’Intercept, Marcin Mamon s’est penché sur un aspect du conflit en Ukraine auquel personne d’autre n’a fait attention: le rôle joué par le Bataillon Doudaïev, «une force de combat des islamistes radicaux composée de Tchétchènes, mais incluant également des combattants de tout le Caucase ainsi que quelques Ukrainiens».

 

[...] Portant le nom du premier président de la Tchétchénie séparatiste, Djokhar Doudaïev, le bataillon Doudaïev était commandé par Isa Munayev, récemment tué dans l’est de l’Ukraine. Imprégnés d’une haine fanatique des Russes, qui soutiennent les rebelles de l’Est, les hommes de Munayev estiment également qu’ils paient une dette, puisque les bataillons du Secteur Droit ultra-nationaliste qui aujourd’hui luttent pour Kiev ont apparemment aidé les Tchétchènes dans le passé. Le Secteur Droit est un groupe paramilitaireouvertement néo-fasciste qui a fourni une grande partie des forces qui ont rendu possible le coup d’État contre Viktor Ianoukovitch, l’ancien président ukrainien. Organisés en différents bataillons, dont la célèbre Brigade Azov, ils idolâtrent les collaborateurs nazis de la Seconde Guerre mondiale, qui ont combattu les troupes soviétiques: les ultra-nationalistes ont été accusés d’avoir commis des atrocités dans le Donbass, ainsi que de terroriser leurs adversaires politiques sur le front intérieur. D’après Mamon, ils ont également été impliqués dans la lutte contre les Russes dans la lointaine Tchétchénie, où l’ancien gros bonnet du Secteur Droit Oleksandr Muzychko a combattu aux côtés de Munayev et des frères contre les Russes..

 

Source: http://philippehua.com/2015/03/10/lempire-du-chaos-sinstalle-en-europe-l-etat-islamique-en-ukraine/

 

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12 mars 2015 4 12 /03 /mars /2015 07:41

Une info Les-Crises.fr :

 

[L]undi (9 mars NDLR.), en meeting électoral dans la ville de Herzliya, au nord de Tel Aviv, pour les proches élections législatives, le ministre des affaires étrangères israélien (d’extrême droite) Avigdor Liberman (ou Lieberman) a tranquillement déclaré que tous les Arabes israéliens qui ne sont pas fidèles à Israël devraient «être décapités à la hache».

 

«Ceux qui sont de notre côté méritent beaucoup, mais ceux qui sont contre nous méritent de se faire décapiter à la hache», a-t-il affirmé face à son auditoire, rapporte le site d’informationNewsweek. Le ministre a même estimé qu’il n’y a «aucune raison qu’Umm al-Fahm» (la troisième ville arabe du pays) «fasse partie d’Israël». Pour lui, la communauté arabe n’a aucunement sa place sur le territoire. «J’ai tendance à vouloir faire don au chef de l’Autorité palestinienne Mahmoud Abbas des Arabes qui brandissent le drapeau noir le jour de la nakba. Ce serait avec plaisir.»

Le jour de la «nakba» (désastre, en arabe) fait référence à l’exode de milliers de Palestiniens après l’indépendance d’Israël et leur retour en terres palestiniennes. L’événement est commémoré par des rassemblements à travers la Cisjordanie, la bande de Gaza mais aussi dans certaines villes israéliennes.

Pour Ron Gilran, vice-président du Conseil de risque géopolitique, le Levantine Group, basé à Tel Aviv, ces déclarations sont un moyen pour Lieberman et son parti nationaliste de droite, l’Israël Beiteinou, de récolter des voix avant les élections. «L’électeur instruit sait que c’est une tentative de gagner le soutien du peuple», explique-t-il à Newsweek.

Ce n’est pas la première fois que Lieberman fait parler de lui avec des propos discriminants. En novembre dernier, il faisait part de sa volonté d’offrir de l’argent aux citoyens arabes israéliens – qui représentent 20% de la population israélienne – afin qu’ils acceptent de s’installer en terres palestiniennes si un Etat est créé. Le ministre soutient une position radicale à l’encontre de tous ceux qui trahiraient son Etat. Il estime même qu’une condamnation à mort est nécessaire pour tous ceux qui dénonceraient les politiques israéliennes à l’encontre des Palestiniens.

Les élections législatives israéliennes sont prévues le 17 mars. Le Premier ministre actuel Benyamin Nétanyahou est grandement concurrencé par le parti d’opposition, l’Union sioniste, dirigé par Isaac Herzog et Tzipi Livni.

Avouez que ce n’est pas rien, surtout comparé à l’hystérie russophobe. Imaginez ce que diraient nos canards/radios si le ministre russe avait déclaré ceci pour les Tchétchènes musulmans par exemple. On serait presque en guerre…

Mais là, magie, RIEN ! (ou presque)

L’extrait précédent est tiré d’un article de Libération, du 10 mars, qui a repris l’info d’un article de la veille du quotidien israélien Haaretz :

Du coup :

L’Autorité palestinienne va demander à la Cour pénale internationale de La Haye d’émettre un mandat d’arrêt contre le ministre israélien des Affaires étrangères Avigdor Lieberman, suite à ses appels à “décapiter les Arabes qui ne sont pas fidèles à Israël”, selon la télévision palestinienne.

“Je riposterai à la requête des Palestiniens de lancer un mandat d’arrêt contre moi à la CPI lorsque je serai le prochain ministre de la Défense”, a posté Lieberman sur sa page facebook en réponse à l’annonce de l’Autorité palestinienne.

Les médias israéliens ont évidemment largement repris ces informations :

 

Les grands médias américains aussi :

Les médias russes aussi :

MAIS alors, allez savoir pourquoi, dans nos médias, c’est le silence le plus absolu :

Ca n’intéresse pas le Monde, pas de souci (pour information, j’ai testé à chaque fois les 2 orthographes)

Le Figaro ?

Non plus… Le Parisien ?

Non plus… La Croix ?

Non plus… L’Humanité ?

Non plus… Les gratuits ?

Le nouvel Obs ?

Non plus… Bon, il faut dire que l’AFP mettait le projecteur ailleurs aujourd’hui :

Aaaaah, les cadets de Lviv – tout une histoire probablement…

Les autres grandes agences ?

 

Non plus…

Bon, pour être juste, Libération en a donc parlé – et si vous avez aimé l’article, Libération vous dit d’ailleurs que vous aimerez aussi ces informations précieuses…

L’Express et le Point en ont parlé en ligne :

Europe 1 en a fait un bel article :

Mais bon, ça fait quand même bien peu…

Et ça en dit long sur l’objectivité de l’information…

Le pire étant, à mon sens, qu’il est impossible de saisir qui que ce soit pour se plaindre de ce genre de propagande, hurlante ou silencieuse…

P.S. Ah flute, oui, c’est vrai.

Comme “Le dernier numéro de Charlie Hebdo n’est disponible dans aucun point de vente en Israël. ” (Source ), Liberman a demandé à ses ouailles de le distribuer gratuitement :

Bref, il est Charlie ce brave homme !

 

Source: http://www.les-crises.fr/propagande-le-ministre-des-affaires-etrangeres-israelien-veut-decapiter-ses-citoyens-et-nos-medias-nen-parlent-pas/

 

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11 mars 2015 3 11 /03 /mars /2015 15:47
830e anniversaire de la naissance au Ciel du Roi Baudouin IV de Jérusalem (1161-1185)

 

Mars 1185 - Mars 2015 : la France honore Baudouin IV de Jérusalem

 

L'Association Oriflamme fête le 830ème anniversaire du rappel à Dieu du Roi Baudouin IV de Jérusalem (1161-1185), surnommé "le Roi lépreux", par une messe de Requiem qui aura lieu samedi 14 mars 2015 à 10h en l'église Saint Eugène à Paris, 4 rue Sainte-Cécile dans le 9ème arrondissement.

Baudouin IV est un modèle de courage et de dévouement. Roi de terre Sainte frappé par l'épreuve de la maladie, il nous rappelle, par l'exemple de sa vie, les vertus de dévouement pour le bien commun et de courage face aux épreuves. Le souvenir de son oeuvre, loin de constituer une nostalgie désuète, est un témoignage vivant d'espérance et de volonté face aux défis de notre temps.

L'association Oriflamme, née en 2012, met en place des commémorations et conférences portant sur les grands personnages qui ont fait notre histoire chrétienne, en se référant essentiellement à la période du Moyen Age. Exemple : la procession du samedi 17 mai 2014 en l'honneur de Saint Louis a ainsi réuni, de l'église Saint-Eugène à la cathédrale Notre-Dame de Paris, près de 2000 personnes. Attestant ainsi sa raison d'être.

Eric Muth

 

Source: http://www.vexilla-galliae.fr/royaute/vie-des-royalistes/1265-mars-1185-mars-2015-la-france-honore-baudouin-iv-de-jerusalem

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Publié par Ingomer - dans Histoire
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11 mars 2015 3 11 /03 /mars /2015 13:52

A-t-on encore le droit à la liberté de penser dans ce pays, par exemple être Français et monarchiste ? Apparemment non, les grands démocrates dans l'esprit bien Charlie et républicain veulent contraindre les français à voter ... sous peine d'amende, tout en s'autorisant eux-mêmes à s'abstenir quand cela les arrange.

 

Ainsi, esprit Charlie (?), François de Rugy, coprésident du groupe Europe Ecologie Les Verts à l'Assemblée nationale, qui a voté pour la loi du «mariage» homosexuel, déposera «cette semaine» une proposition de loi pour rendre le vote obligatoire, annonce aujourd'hui l'intéressé. [1]

 

«Personnellement, j'en ai un peu assez qu'à chaque élection on se lamente, on se mette à pleurer sur l'abstention et qu'on ne fasse rien», a-t-il lancé sur Sud Radio. «Je vais déposer une proposition de loi à l'Assemblée nationale avec mes collègues écologistes cette semaine, pour le vote obligatoire». L'élu regrette un suffrage «universel pour même pas la moitié des français». «Il y a une inégalité des Français devant le suffrage universel», estime le député écologiste. «Pour rétablir le suffrage universel en quelque sorte, il faut sans doute en passer par là, parce que la République, c'est des droits et des devoirs», insiste-t-il. «On a beaucoup parlé des valeurs de la République au mois de janvier, avec la terrible épreuve que nous avons subie [...] maintenant, il faut être concrets sur les valeurs de la République, et dans ces valeurs, il y a cet engagement civique autour du vote», martèle François de Rugy.

 

«Nous avons voté l'année dernière une loi qui reconnaît le vote blanc, donc évidemment, si on n'est pas content de l'offre politique des partis et des candidats qui se présentent, on a la possibilité de voter blanc. [...] Si on veut que les élections aient du sens, si on veut que les élus aient davantage de légitimité, il faut prendre des mesures et le vote obligatoire en fait partie» insiste le député. «Sinon en effet, il faut arrêter de se lamenter sur l'abstention et dire c'est quasiment un vote comme un autre», conclue-t-il. La mesure serait, selon lui, favorablement accueillie par «des députés de tout bord [...] du centre jusqu'au Front de Gauche».

 

Si cette loi était adoptée, les abstentionnistes s'exposeraient à une «amende de 35 euros. En Belgique, où ce type de loi existe, «le taux de participation est très fort», a conclu M. de Rugy soulignant le caractère dissuasif de l'amende.

 

François de Rugy veut forcer les autres à voter mais s'abstient lui même quand cela l'arrange.

 

Ainsi, dans sa réponse au discours de politique générale du Premier ministre du 3 juillet 2012 – fidèlement retranscrite par le Journal officiel édition des débats de l’Assemblée nationale du 04/07/12 – il s’était abstenu d’évoquer le sujet du projet d’aéroport de Notre-Dame-des-Landes... [2] contre lequel pourtant de nombreux écologistes de la base s'opposèrent sur le terrain et devant l'Assemblée nationale. Le zèle remarquable qu’il déploya avant la victoire de François Hollande contre le projet d’aéroport s’atténua singulièrement - au moins dans son expression médiatique – depuis qu’il devint coprésident du groupe EELV et que madame Duflot et Monsieur Canfin détinrent un portefeuille dans le gouvernement Ayrault.

De même, si François de Rugy est monté au créneau pour déplorer l’incident survenu à la centrale nucléaire de Fessenheim le 5 septembre 2012, il est demeuré toujours aussi discret – les dépêches de la presse en font foi – concernant l’aéroport cher à Jean-Marc Ayrault. François de Rugy s’est rendu le 7 septembre 2012 à Notre-Dame-des-Landes en compagnie du nouveau secrétaire national d’EELV Pascal Durand « pour rencontrer les associations et leur réaffirmer que nous sommes à leur côté dans ce juste combat. » Les militants qui se battaient sur le terrain auraient sans doute préféré qu’il montrât un peu plus d’audace face au Premier ministre en Juillet 2012.

 

Si cette loi devait être votée, il faudrait donc inclure la sanction des députés qui restent curieusement silencieux sur des sujets engageant leurs promesses de campagne ou leur programme et qui s'abstiennent ensuite sur des sujets les engageant en les contraignant à payer une amende à la hauteur de leurs responsabilités.

 

Ou bien y aurait-il d'un côté la caste des intouchables et en-dessous les autres, bons à voter ? Jusqu'à quand ce cinéma durera-t-il ?

 

Notes

 

[1] Une proposition de loi contre l'abstention, Le Figaro, Home ACTUALITE Flash Actu, Par Le Figaro.fr avec AFP, Mis à jour le 11/03/2015 à 11:45 Publié le 11/03/2015 à 11:37

[2] François de Rugy écrit à Novopress, 10/09/2012 — 12h00, NANTES (NOVOpress Breizh)

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11 mars 2015 3 11 /03 /mars /2015 08:57

Suite du documentaire Les Rois de France (Merapi productions, AB productions, La Bibliothèque nationale de France)

La passation de pouvoir entre Carolingiens et Capétiens s'est passée sur deux siècles.

 

Les Capétiens vont régner de 987 à 1848.

 

L'avènement du Capétien

 

Un nouvel empereur va succéder à Charlemagne en 814. Aux morts successives de ses fils aînés, le Grand Charles répond par la nomination de son dernier fils, Louis, au titre impérial dès 813, mais le premier Louis de l'histoire de France, va rechercher une légitimité sans délégation: il organise son sacre trois ans plus tard (5 octobre 816) en faisant venir le Pape à Reims. Il devient ainsi le premier monarque sacré à Reims.

Louis Ier dit le Pieux (parfois "le Débonnaire"), Rois des Francs et Empereur d'Occident est le premier monarque français à être sacré à Reims (816). Louis est un nom qui dérive de la latinisation du nom franc, Clovis [Chlodowig, l''Illustre guerrier", c'est la signification du nom de Cholodo-wig. (C. GUENOT, Le Fils aîné de l'Eglise, Epopées de l'histoire de France, Vve H. Casterman, Tournai 1883, p. 15.)]

Louis Ier dit le Pieux (parfois "le Débonnaire"), Rois des Francs et Empereur d'Occident est le premier monarque français à être sacré à Reims (816). Louis est un nom qui dérive de la latinisation du nom franc, Clovis [Chlodowig, l''Illustre guerrier", c'est la signification du nom de Cholodo-wig. (C. GUENOT, Le Fils aîné de l'Eglise, Epopées de l'histoire de France, Vve H. Casterman, Tournai 1883, p. 15.)]

Louis Ier le Pieux, Carolingien, est donc ainsi directement rattaché au premier mérovingien, premier roi du peuple franc unifié. 

Généalogie des Carolingiens

Généalogie des Carolingiens

Les Carolingiens du maire du Palais Pépin de Landen (640) à Louis V le Fainéant (986-987)

Les Carolingiens du maire du Palais Pépin de Landen (640) à Louis V le Fainéant (986-987)

Invasions vikings

Traité de Verdun (843), partage de l'état franc entre les trois fils survivants de Louis le Pieux, petits-fils de Charlemagne. Charles II le Chauve reçoit la Francia occidentalis, Francie occidentale (France), Lothaire la Francia media, France médiane (Frise, Lotharingie, Bourgogne, Provence, Lombardie) et le titre impérial, Louis le germanique la Francia orientalis, Francie orientale (Germanie: Saxe, Austrasie, Thuringie, Alémanie, Bavière). Le traité fut un compromis qui affaiblissait considérablement la portée de l'idée impériale. L'identité qui avait existé sous Charlemagne et Louis le Pieux entre l'Empire et l’État franc disparaissait. L'unité impériale ne subsistait plus qu'en théorie ; son universalité cessait de correspondre à la réalité puisque l'empereur ne gouvernait plus en fait que le tiers de la chrétienté occidentale.

Traité de Verdun (843), partage de l'état franc entre les trois fils survivants de Louis le Pieux, petits-fils de Charlemagne. Charles II le Chauve reçoit la Francia occidentalis, Francie occidentale (France), Lothaire la Francia media, France médiane (Frise, Lotharingie, Bourgogne, Provence, Lombardie) et le titre impérial, Louis le germanique la Francia orientalis, Francie orientale (Germanie: Saxe, Austrasie, Thuringie, Alémanie, Bavière). Le traité fut un compromis qui affaiblissait considérablement la portée de l'idée impériale. L'identité qui avait existé sous Charlemagne et Louis le Pieux entre l'Empire et l’État franc disparaissait. L'unité impériale ne subsistait plus qu'en théorie ; son universalité cessait de correspondre à la réalité puisque l'empereur ne gouvernait plus en fait que le tiers de la chrétienté occidentale.

Après l'effritement de l'empire carolingien, une nouvelle dynastie va s'installer durablement sur le trône de la partie occidentale de l'état créé par Charlemagne.

La consolidation du pouvoir des capétiens se fera durant un 11e siècle marqué par deux évènements qui vont influencer durablement la société du Moyen Âge : la conquête de l'Angleterre par Guillaume le Conquérant (1066) et la première croisade (1095).

 

L'héritage de Charlemagne ne peut s'étendre davantage, il manque de dynamisme. Tout l'Occident est chrétien, le seul défi est de défendre les acquis.

 

Invasions vikings (IXe-Xe siècle)

Invasions vikings (IXe-Xe siècle)

Défendre les acquis. Car des embarcations légères, très profilées, dont le fond permet de naviguer en eau douce comme d'affronter des lames de fonds, commencent à apparaître régulièrement sur tout le pourtour du littoral de la terre des Francs. Des monstres en guide de proues, ces navires sont manoeuvrés par des hommes qui cherchent à survivre. Ce sont les Vikings.

On va voir surgir des embarcations rapides, nerveuses, légères, que l'on va nommer à tord les "drakkars", parce que le drakkar n'est que la tête du dragon qui est à l'avant. A bord de ces bateaux il y a des géants blonds, des marchands devenus pillards, remarquables marins, des païens qui cèdent à la tentation de toutes les richesses, qui s'accumulent dans les monastères de Grande-Bretagne et de Francie. Ils adorent Odin.

Quand ils arrivent sur nos côtes, ils s'enfoncent dans les cours d'eau, les fleuves, les rivières, ils détruisent les abbayes, ils tuent, ils violent, ils fuient la misère de leur terre natale et sèment la panique.

Dans un premier temps, ils ruinent le commerce, l'essentiel étant fluvial.

Comme c'était de très fins navigateurs, tout le vocabulaire maritime leur doit beaucoup. Le babord, le tribord, le hauban, la carlingue, tout ces mots viennent des Vikings.

Ils navigueront jusqu'en Sicile où ils vont créer des royaumes, jusqu'en Russie, le mot Rutzi (voyageurs, aventuriers) qui va devenir Russie est un mot d'origine viking.

Ils provoquent un terrible exode avec son cortège de famine.

 

S'érigent alors des forteresses de bois et de terres à l'initiative de guerriers locaux, et non d'un roi. Encore moins d'un empereur qui perd tout contrôle. Le responsable de cette initiative locale prend le statut de seigneur. C'est l'amorce de la mise en place d'un nouveau système, le système féodal. Les temps deviennent troubles. Les hommes resserrent les liens de proche en proche par des serments de fidélité. Tout le monde a besoin d'un chef, ne serait-ce qu'un chef de clan.

 

C'est dans ce contexte de crise que se prépare la succession de Louis (840).

 

Les seigneurs locaux, responsables de la sécurité de la population, face aux raids vikings, se voient inféodés par des seigneurs régionaux, qui ont mis la main sur toutes les sources de revenus, comtés et abbayes.

 

C'est la constitution d'une pyramide féodale des vassaux au suzerain.

Charles II le Chauve (Roi de Francie occidentale 843-877)

Charles II le Chauve (Roi de Francie occidentale 843-877)

Dans le royaume de Charles II le Chauve, un parti d'aristocrates se forme autour de Robert le Fort, [ancêtre d'Hugues Capet] comte de Tours et d'Angers, maître d'abbaye considérable, et grand chef de guerre. En 864, en échange de sa fidélité, Charles le Chauve lui confie le comté de Paris. Robert meurt deux ans plus tard en combattant les Normands, mais Robert aura une descendance.

Raids musulmans en Méditerranée

 

Le jour de Noël 875, à Rome, 75 ans exactement après le couronnement de Charlemagne, Charles le Chauve est couronné empereur par le Pape. Ce dernier l'appelle au secours deux ans plus tard afin de défendre Rome contre la menace des Musulmans (877). Si les raids des Vikings affectent le Nord de l'Europe et tout le littoral atlantique, la Méditerranée est sous la menace permanente des raids musulmans.

 

Les Sarrasins en Provence (889-975)

 

Vingt pirates partis d'Espagne sur un frêle bâtiment, et se dirigeant sur les côtes de Provence, furent poussés par la tempête dans le golfe de Grimaud, autrement appelé le golfe de Saint-Tropez, et débarquèrent au fond du golfe sans être aperçus. Autour de ce bras de mer s'étendait au loin une forêt qui subsiste en partie, et qui était tellement épaisse que les hommes les plus hardis avaient de la peine à y pénétrer. Vers le nord était une suite de montagnes s'élevant les unes au-dessus des autres, et qui, arrivées à une distance de quelques lieues, dominaient une grande partie de la basse Provence.

Les Sarrasins envahirent pendant la nuit le village le plus rapproché de la côte, et, massacrant les habitants, se répandirent dans les environs. Quand ils furent arrivés sur les hauteurs qui couronnent le golfe du côté du nord, et que de là, leur regard s'étendit d'un côté vers la mer et de l'autre vers les Alpes, ils comprirent tout de suite la facilité qu'un tel tel lieu devait leur offrir pour un établissement fixe. La mer leur ouvrait son sein pour recevoir tous les secours dont ils auraient besoin; la terre leur livrait passage dans des contrées qui n'avaient pas encore été pillées et où il n'avait été pris aucune mesure de défense. L'immense forêt qui environnait les hauteurs et le golfe leur assurait une retraite au besoin.

Les pirates firent un appel à tous leurs compagnons qui parcouraient les parages voisins; ils envoyèrent demander du secours en Espagne et en Afrique; en même temps ils se mirent à l'ouvrage, et en peu d'années les hauteurs furent couvertes de châteaux et de forteresses. Le principal de ces châteaux est nommé par les écrivains du temps Fraxinetum, du nom des frênes qui probablement occupaient les environs. On croit que Fraxinetum répond au village actuel de la Garde-Frainet, qui est situé au pied de la montagne la plus avancée du côtée des Alpes... Quand les travaux furent terminés, les Sarrasins commencèrent à faire des courses dans le voisinage. Ils n'eurent garde d'abord de s'éloigner du centre de leurs forces; mais bientôt les seigneurs les associèrent à leurs querelles particulières. Ils aidèrent à abattre les hommes puissants; ensuite, se débarrassant de ceux qui les avaient appelés, ils se déclarèrent les maîtres du pays; en peu de temps une grande partie de la Provence se trouva exposée à leurs ravages. La terreur devint bientôt générale; le plat pays étant dévasté, les Sarrasins s'avancèrent vers le chaîne des Alpes.

Les Sarrasins occupèrent le mont Cenis et le mont Saint-Bernard, devinrent les maîtres de tous les passages des Alppes, et de là pillèrent le Dauphiné, le Piémont, le Montferrat, le Valais, la Suisse, les Grisons, la Savoie, la Maurienne, la Ligurie. Ils prirent et saccagèrent Turin, Marseille, Aix, Sisteron, Gap, Embrun, Gênes, Fréjus, Toulon, Grenoble, etc., égorgeant vifs les habitants, et dévastant tellement le pays, que les loups en devinrent à peu près les maîtres.

Hugues, devenu comte de Provence, s'était rendu en Italie pour y disputer la couronne du royaume de Lombardie. Les cris de ses sujets l'ayant enfin rappelé de côté des Alpes, il annonça l'intention de chasser entièrement les Sarrasins. Il s'agissait de s'emparer d'abord du château Fraxinet, à l'aide duquel les Sarrasins se maintenaient en relation avec l'Espagne et l'Afrique et d'où ils dirigeaient leurs expéditions dans l'intérieur des terres. Comme il fallait que ce château fut attaqué par la mer et par terre, Hugues envoya demander une flotte à l'empereur de Constantinople, son beau-frère; il demandait aussi du feu grégeois, l'arme alors la plus efficace pour combattre les flottes sarrasines.

En 942, la flotte grecque jeta l'ancre dans le golfe de Saint-Tropez; en même temps Hugues accourut avec une armée. Les Sarrasins furent attaqués avec la plus grande vigueur; leurs navires et tous leurs ouvrages du côté de la mer furent détruits par les Grecs. De son côté, Hugues força l'entrée du château et obligea les barbares à se retirer sur les hauteurs voisines. C'en était fait de la puissance des Sarrasins en France; mais tout à coup Hugues apprit que Béranger, son rival à la couronne d'Italie, qui s'était enfui en Allemagne, se disposait à lui disputer le trône. Alors, ne songeant plus aux maux qui pesaient sur ses malheureux sujets, il renvoya la flotte grecque, et maintint les Sarrasins dans toutes les positions qu'ils occupaient, à la seule condition que, s'établissant au haut du grand Saint-Bernard et sur les principaux sommets des Alpes, ils fermeraient le passage de l'Italie à son rival... Dès ce moment les Sarrasins montrèrent encore plus de hardiesse qu'auparavant, et l'on dut croire qu'ils étaient établis pour toujours dans le coeur de l'Europe. Non seulement ils épousèrent les femmes du pays, mais ils commencèrent à s'adonner à la culture des terres. Les princes de la contrée se contentèrent d'exiger d'eux un léger tribut; ils les recherchaient même quelquefois. Quant à ceux qui occupaient les hauteurs, ils donnaient la mort aux voyageurs qui leur déplaisaient, et exigeaient des autres une forte rançon. "Le nombre des chrétiens qu'ils tuèrent fut si grand, dit Liutprand, que celui-là seul peut s'en faire une idée, qui a inscrit leurs noms dans le livre de vie."...

Vers l'an 960, les Sarrasins furent chassés du mont Saint-Bernard. L'histoire ne nous a pas conservé les détails de cet évènement... En 965, ils furent chassé du diocèse de Grenoble. Les évêques de cette ville s'étaient retirés à Saint-Donat, du côté de Valence. Cette année, Isarn, impatient de reprendre possession de son siège, fit appel aux nobles, aux guerriers et aux paysans de la contrée; et, comme les Sarrasins occupaient les cantons les plus fertiles et les plus riches, il fut convenu que chaque guerrier aurait sa part des terres conquises, à proportion de sa bravoure et de ses services. Après l'expulsion des Sarrasins de Grenoble et de la vallée du Graisivaudan, le partage eut lieu, et certaines familles du Dauphiné, telles que celle des Aynard ou Montaynard, font remonter l'origine de leur fortune à cette espèce de croisade.... Tous ces succès annonçaient que les affaires des Sarrasins allaient en déclinant, et ne faisaient que qu'irriter davantage le désir qui se manifestait de tous les côtés d'en être tout à fait délivré.

En 936, l'empereur Othon annonça l'intention de se dévouer à une entreprise si patriotique; mais il mourut sans avoir rempli sa promesse, et il fallut que les Sarrasins se portassent à un nouvel attentat, pour que les peuples se décidassent à en faire eux-mêmes justice.

Un homme s'était rencontré, qui jouissait d'une considération universelle; il suffisait de le nomme pour attirer le respect des nations et des rois. C'est saint Mayeul, abbé de Cluny, en Bourgogne. Telle était la réputation qu'il avait acquise par ses vertus, qu'on songea un moment à le faire pape. Mayeul s'était rendu à Rome pour satisfaire sa dévotion aux églises des saints et pour visiter quelques couvents de son ordre. A son retour, il s'avança par le Piémont et résolut de rentrer dans son monastère par le mont Genèvre et les vallées du Dauphiné. En ce moment, les Sarrasins étaient établis entre Gap et Embrun, sur une hauteur qui domine la vallée du Drac, en face du pont d'Orcières. A l'arrivée du saint au pied de la chaîne des Alpes, un grand nombre de pélerins et de voyageurs, qui depuis longtemps attendaient une occasion favorable pour franchir le passage, curent qu'il ne pouvait pas s'en présenter de plus heureuse. La caravane se met donc en route; mais, parvenue sur les bords du Drac, dans un lieu resserré entre la rivière et les montagnes, les barbares, au nombre de mille, qui occupaient les hauteurs, lui lance une grêle de traits. En vain les chrétiens, pressés de toutes parts, essaient de fuir; la plupart sont pris, entre autres le saint; celui-ci est même blessé à la main en voulant garantir la personne d'un de ses compagnons. Les prisonniers furent conduits dans un lieu écarté; la plupart étant de pauvres pélerins, les barbares s'adressèrent au saint, comme au personnage le plus important, et lui demandèrent quels étaient ses moyens de fortune. Le saint répondit ingénument que, bien que né de parents forts riches, il ne possédait rien en propre, parce qu'il avait abandonné toutes ses possessions pour se vouer au service de Dieu; mais qu'il était abbé d'un monastère qui avait dans sa dépendance des terres et des biens considérables. Là-dessus, les Sarrasins, qui voulaient avoir chacun leur part, fixèrent la rançon de lui et du reste des prisonniers à 1 000 livres d'argent, ce qui faisait environ 80 000 francs de notre monnaie actuelle. En même temps, le saint fut invité à envoyer le moine qui l'accompagnait à Cluny, pour apporter la somme convenue. Ils fixèrent un terme passé lequel tous les prisonniers seraient mis à mort.

 

Au départ du moine, le saint lui remit une lettre commençant par ces mots :

 

"Aux Seigneurs et aux frères de Cluny, Mayeul, malheureusement captif et chargé de chaînes; les torrents de Bélial m'ont entouré, et les lacets de la mort m'ont saisi." (Rois, 22, 5.)

 

A la lecture de cette lettre, toute l'abbaye fondit en larmes. On se hâta de recueillir l'argent qui se trouvait dans le monastère; on dépouilla l'église du couvent de ses ornements; enfin l'on fit un appel à la générosité des personnes pieuses du pays, et on parvint à réunir la somme exigée. Elle fut remise aux barbares un peu avant le terme fixé, et tous les prisonniers furent mis en liberté.... La prise de saint Mayeul a eu lieu en 972. Cet évènement causa une sensation extaordinaire; de toutes parts les chrétiens, grands et petits, se levèrent pour demander vengeance d'un pareil attentat.

Il y avait alors aux environs de Sisteron, dans le village des Noyers, un gentihomme appelé Bobon ou Beuvon, qui déjà plus d'une fois avait signalé son zèle pour l'affranchissement du pays. Profitant de l'enthousiasme général, et ralliant à lui les paysans, les bourgeois, en un mot tous les hommes amis de la religion et de la patrie, qui voulaient prendre part à la gloire de l'entreprise, il fit construire non loin de Sisteron, un château situé en face d'une forteresse occupée par les Sarrasins. Son intention était d'observer de là leurs mouvements et de profiter de la première occasion pour les exterminer. Dans l'ardeur de son zèle pieux, il avait fait voeu à Dieu, s'il venait à bout de chasser les barbares, de consacrer le reste de sa vie  àla défense des veuves et des orphelins. En vain les Sarrasins essayèrent de le troubler dans ses efforts; toutes leurs tentatives furent inutiles. La montagne où s'élevait le château occupé par les Sarrasins se nommait Petra impia, et s'appelle encore dans le langage du pays Peyro impio. Peu de temps après, le chef des Sarrasins de la forteresse ayant enlevé la femme de l'homme préposé à la garde de la porte, celui-ci, pour se venger, offrit à Bobon de leui en faciliter l'entrée. Une nuit, Bobon se présenta avec ses guerriers et entra sans obstacle. Tous les Sarrasins qui voulurent résister, furent passés au fil de l'épée; les autres, y compris le chef, demandèrent le baptême....

 

Le Dauphiné était libre; la Provence ne pouvait tarder de l'être aussi. Il est bien à regretter que l'histoire ne nous ait presque rien transmis sur un évènement aussi intéressant. On sait seulement qu'à la tête de l'entreprise était Guillaume, comte de Provence.... Guillaume se faisait chérir de ses sujets par son amour de la justice et de la religion. Faisant un appel aux guerriers de la Provence, du Bas-Dauphiné et du Comté de Nice, il se disposa à attaquer les Sarrasins qui se voyaient poursuivis dans leurs derniers retranchements, réunirent toutes leurs forces et descendirent de leurs montagnes en bataillons serrés. Il paraît qu'un premier combat fut livré aux environs de Draguignan, dans le lieu appelé Tourtour, là où il existe encore une tour qu'on dit avoir été élevée en mémoire de la bataille. Les Sarrasins ayant été battus, se réfugièrent dans le château fort. Les chrétiens se mirent à leur poursuite. En vain les barbares opposèrent la plus vive résistance; les chrétiens renversèrent tous les obstacles. A la fin, les barbares, étant pressés de toutes parts, sortirent du château pendant la nuit et essayèrent de se sauver dans la forêt voisine. Poursuivis avec vigueur, la plupart furent tués ou faits prisonniers, le reste mit bas les armes.

 

(Reinaud, Invasions des Sarrasins en France, p. 158, en lecture libre sur Gallica, le site de la Bibliothèque nationale de France. In L'Histoire de France racontée par les contemporains, Extraits des chroniques, des mémoires et des documents originaux, L. DUSSIEUX, Firmin Didiot Frères, Fils et Cie Libraires, tome second, Paris 1861, p., 71-78.)

(5) Les Rois de France - Hugues Capet

Charles le Chauve est couronné empereur en 875, mais il meurt deux ans plus tard en voulant défendre un territoire qu'il ne peut plus contrôler. L'Etat auquel on donne le nom de Francie s'est réorganisé non plus autour d'Aix-la-Chapelle (l'ancienne capitale de l'empire de Charlemagne), mais autour de Reims, de Paris et de Saint-Denis : c'est là que Robert le Fort s'est implanté solidement, et que ses successeurs Capétiens sauront faire fructifier l'héritage.

Hugues Capet, c'est celui qui a été choisi, celui qui a été élu par les Grands pour devenir Roi en 987. Il est de la famille des Robertiens. Son ancêtre remonte au milieu du IXe siècle, à Robert le Fort, qui avait lutté contre les Normands, est mort victorieux (en 866), et est considéré comme un martyr. Ce Robert le Fort est le vrai fondateur de la dynastie capétienne. Ses fils ont régné sur le royaume, car la royauté était alors élective [Eudes, fils aîné de Robert, est élu roi des Francs par les Grands en 888 à Compiègne. Il comprit que tous les Grands n'étaient pas mûrs pour: il faudra encore attendre cent ans pour qu'un autre robertien, un autre duc de France, devienne roi. Une opposition légitimiste subsistait dans l'Est, un descendant de Charlemagne la ralliait (Charles III le Simple, Roi des Francs (898-922).] Robert le Fort est le premier des Robertiens (Capétiens) qui, le premier, va avoir l'idée de la supériorité des ducs "de France" - c'est-à-dire on pourrait dire d'Île-de-France -, qui sont au centre du royaume, et qui sont en quelque sorte, candidats à la création d'une monarchie française qui sera héritière à la fois de la Gaule romaine et des royaumes francs. Et tout cela va créer véritablement la "monarchie française". La Francie ne sera jamais, elle, morcellée, elle aura toujours un unique souverain

 

 

Eudes (Roi des Francs 888-898) - Couronnement du roi Eudes (enluminure des Grandes Chroniques de France)

Eudes (Roi des Francs 888-898) - Couronnement du roi Eudes (enluminure des Grandes Chroniques de France)

Denier de Toulouse sous Eudes de France

Denier de Toulouse sous Eudes de France

(5) Les Rois de France - Hugues Capet

Le sacre d'Hugues Capet

 

Les années qui suivent la mort de Charles le Chauve (877) sont celles où les Vikings lancent leur campagnes les plus dévastatrices.

 

Les descendants de Charles le Chauve se succède rapidement jusqu'à Charles le Gros (Roi de Francie, 884-888), fils de Louis le Germanique.

 

Si le Carolingien défait quelques fois les Vikings, il essaie de trouver un compromis quand ils menacent Paris.

 

 

Eudes, Comte de Paris, Fils de Robert le Fort, sauve Paris des Vikings en 885

Eudes, Comte de Paris, Fils de Robert le Fort, sauve Paris des Vikings en 885

C'est Eudes, Comte de Paris et fils de Robert le Fort qui résiste à l'envahisseur viking en 885 et sauve la ville de Paris du péril normand. Face à la menace païenne, le peuple chrétien ne semble plus pouvoir compter sur les Carolingiens. Si ces Vikings peuvent être considérés comme une punition divine, les descendants de Charlemagne ne passent pas le test avec succès. A la mort de Charles le Gros en 888, c'est Eudes, que les Grands du Royaume choisissent pour Roi, alléguant que l'héritier carolingien, Charles V, est trop jeune pour régner. Eudes est sacré roi des Francs à Compiègne, puis de nouveau couronné à Reims le 13 novembre.

(5) Les Rois de France - Hugues Capet

Eudes est enseveli à Saint-Denis en 888.

 

C'est un carolingien, Charles le Simple, qui en 911 règle le problème viking en cédant à leur chef, Rollon, une partie de son territoire: Rouen. En échange, Rollon devient Robert en se baptisant et en rendant hommage au roi de France. Les Vikings installés à Rouen deviendront les "Normands" et cette région (l'ancienne "Neustrie"), la "Normandie". Les Normands, selon la grande tradition voulant que les conquérants soient conquis, sont devenus ensuite tellement gallo-romains qu'ils envisageaient des extensions du royaume franc en Angleterre.

En 922, le carolingien Charles III le Simple est purement déposé. Ce qui permet un retour rapide sur le trône de Roi des Francs du Comte de Paris Robert Ier frère de Eudes. Dès 923, celui-ci descendant sans héritier en âge de gouverner, on préfère même faire passer la Couronne sur la tête du duc de Bourgogne, Raoul (923-936), plutôt que sur un carolingien capable d'incarner le pouvoir à l'échelle de la Francie. Finalement, la Couronne revient à un carolingien, Louis IV d'Outremer (en 936). Les trois derniers carolingiens à se succéder vont renforcer le pouvoir royal. L'ordre de Cluny prospère, apportant des réponses au chaos de ce siècle.

(5) Les Rois de France - Hugues Capet

A l'est du Rhin apparaît un empereur germanique. Otton Ier dit Otton le Grand est élu par ses troupes et couronné empereur des Romains par le pape en 962.

 

Pendant ce temps, les Normands ont appris le français et ne parlent plus que cette langue. L'administration du duché est exemplaire. Ce territoire est en paix.

 

Le dernier carolingien, Louis V, meurt à 20 ans d'une mauvaise chute de cheval, le 22 mai 987. Une dernière fois plutôt que d'élire son oncle carolingien qui aurait pu devenir puissant, les Grands se tournent vers le duc de France, Hugues, que l'on surnomme Capet, en raison de la cape qu'il aime porter.

Hugues Capet. La dynastie des Capétiens (987-1848) doit son nom à Hugues Capet élu roi des Francs en 987. Capet parce qu'il portait toujours une cape. C'était son surnom. Surnom qui restera jusqu'à la Révolution, puisque les révolutionnaires diront à Louis XVI "monsieur Capet".

Hugues Capet. La dynastie des Capétiens (987-1848) doit son nom à Hugues Capet élu roi des Francs en 987. Capet parce qu'il portait toujours une cape. C'était son surnom. Surnom qui restera jusqu'à la Révolution, puisque les révolutionnaires diront à Louis XVI "monsieur Capet".

Hugues Capet est élu roi parce qu'il semble plus facilement manipulable et moins puissant. Son royaume se cantonne à l'Île de France. Le roi est le duc de France, le chef d'une famille noble un peu plus prestigieuse que les autres, mais à peine plus prestigieuse. On est loin de la grande organisation carolingienne. Avec les Capétiens, on arrive dans cette époque de la suprématie des seigneurs, les uns par rapport aux autres.

Francie et domaine royal sous Hugues Capet en 987

Francie et domaine royal sous Hugues Capet en 987

Le roi se cantonne à ce que l'on appelle son domaine, le domaine royal, c'est-à-dire l'ensemble des terres et des droits sur lesquels il exerce son pouvoir directement. C'est sa principauté, mais autour il y en a d'autres. Autrement dit on a un royaume qui est composé d'une mosaïque de principautés, et ces principautés fonctionnent exactement de la même façon que la principauté royale, d'est-à-dire qu'on y a institué des princes qui s'y transmettent le pouvoir de façon désormais héréditaire, à partir du XI siècle. Ces princes connaissent une structure de nature féodo-vassalique. Ils concèdent une partie de leur territoire à des seigneurs qui sont inférieurs dans le rang de l'aristocratie. Ils leur concèdent des fiefs avec un droit de justice, un château.

 

 

Les principautés à l'intérieur du Royaume d'Hugues Capet en 987.

Les principautés à l'intérieur du Royaume d'Hugues Capet en 987.

Comment gouverne le roi ?

 

Le roi ne gouverne pas par des actes législatifs, mais par des chartes ponctuelles données à tel ou tel seigneur laïque ou ecclésiastique. Ces chartes sont le fruit d'une requête, le plus souvent et la charte comporte le plus souvent un don. C'est-à-dire que l'acte politique du roi est d'abord un acte de générosité, octroyé par le roi. Cela implique que la Cour du roi ait un réceptacle de demandes, de requêtes, venant de la part essentiellement des aristocrates, mais la Cour des Capétiens, des premiers Capétiens surtout, est un lieu assez libre d'accès pour la personne royale.

 

Le roi va s'entourer petit à petit d'un Chancelier pour ses écritures, d'un connétable, d'un sénéchal, de bouteillers. Ces offices mêlent intimement le privé et le public. Ce sont des offices de maison.

 

Des Capétiens directs, puis aux Valois et aux Bourbons, pendant huit siècles ce royaume allait s'agrandir en ayant à sa tête un représentant de la même famille, celle dont le représentant avait été choisi parce qu'il semblait faible. Les Capétiens vont régner jusqu'en 1848 avec Louis-Philippe (Orléans). Cette dynastie capétienne durera très longtemps. Elle est le fruit du passage de la Gaule romane à la gaule franque. C'est là que se construit la France. Et en 987, avec Hugues Capet, on peut parler de France.

 

Mais plutôt que conquérir comme Clovis et Charlemagne, Hugues avait choisi de durer. Il instaure dès Noël 987, la règle de la promogéniture mâle, en associant au trône son fils aîné, Robert II. Pendant plus de deux siècles, les successeurs d'Hugues Capet utiliseront cette stratégie afin de stabiliser le pouvoir et de pérenniser la dynastie. Ils feront sacrer de leur vivant leur fils aîné. Et ainsi vont correspondre pour les siècles à venir, deux idées, l'idée de la France et l'idée du sacre.

Hugues Capet, duc des français, désormais Rex francorum, fait sacrer à Reims, son fils Robert II, également bénéficiaire d’une élection, en qualité de Roi associé. Hugues inaugure ainsi une tradition qui perdurera 2 siècles, le principe héréditaire. Cette conquête inaperçue des contemporains allait permettre de refaire la France. Seulement il aura fallu attendre plus de 500 ans pour que l’usage absurde des partages francs à la mort du roi fût abandonné, et il fallut encore deux siècles avant que le principe héréditaire triomphât du principe électif, car en droit, à ce moment l’élection du roi ne le cédait en rien à l’hérédité. En fait, le sacre six fois répété de l’aîné (sur six générations), du vivant du roi régnant, allait affaiblir le principe électif, jusqu’au jour où la légitimité capétienne n’aurait plus d’autre fondement que le fait dynastique sous Philippe II Auguste 1180-1223, le principe de l’hérédité de la Couronne étant alors acquis.

Hugues Capet, duc des français, désormais Rex francorum, fait sacrer à Reims, son fils Robert II, également bénéficiaire d’une élection, en qualité de Roi associé. Hugues inaugure ainsi une tradition qui perdurera 2 siècles, le principe héréditaire. Cette conquête inaperçue des contemporains allait permettre de refaire la France. Seulement il aura fallu attendre plus de 500 ans pour que l’usage absurde des partages francs à la mort du roi fût abandonné, et il fallut encore deux siècles avant que le principe héréditaire triomphât du principe électif, car en droit, à ce moment l’élection du roi ne le cédait en rien à l’hérédité. En fait, le sacre six fois répété de l’aîné (sur six générations), du vivant du roi régnant, allait affaiblir le principe électif, jusqu’au jour où la légitimité capétienne n’aurait plus d’autre fondement que le fait dynastique sous Philippe II Auguste 1180-1223, le principe de l’hérédité de la Couronne étant alors acquis.

[Il semble que les Capétiens, réalistes, aient eu devant les yeux les fautes de leur prédécesseurs pour ne pas les recommencer. Les descendants de Charlemagne s’étaient épuisés à reconstituer l’empire. Ce fut également la manie des empereurs germaniques. Les Capétiens se rendirent compte de leur force exacte et se gardèrent à leurs débuts d’inquiéter personne. Car à ce stade le pouvoir du roi de France apparaît bien limité : il n’a aucun pouvoir au sud de la Loire (le domaine royal se limite à une dizaine de comtés : Paris, Etampes, Melun, Compiègne, Montreuil- sur Mer, Senlis, Orléans, Dreux…), et il est étroitement dépendant de l’Eglise et des grands féodaux qui l’ont élu; au comte de Périgord qui s’était emparé de sa ville de Tours, Hugues ayant fait demander par un héraut : « Qui t’a fait comte ? » s’entendit répondre : « Qui t’a fait roi ? ». Le territoire national morcelé, il faudra des siècles pour le reprendre aux souverainetés locales.

Comme chef féodal et duc de France, le roi avait pour vassaux directs les comtes de Blois, Anjou, Maine, et les comtes bretons du Mans et de Rennes pour arrière-vassaux. Huit grands fiefs relevant nominalement de la Couronne, indépendants en fait se partageaient le reste du territoire : Flandre, Normandie, Bourgogne, Guyenne, Gascogne, Toulouse, Gothie (Narbonne et Nîmes) et Barcelone : la suzeraineté capétienne sur ces duchés et ces marches venait de l’héritage de Charlemagne. Cette suzeraineté était un titre juridique qui rester à réaliser, les grands vassaux étant maîtres chez eux. La dignité royale et l’onction du sacre (alliance de l’Eglise) et une vague tradition d’unité personnifiée par le roi, c’était toute la supériorité des Capétiens. Ainsi, le roi comptait peu, même pour ses vassaux directs, tel la Maison d’Anjou d’où devait sortir la funeste dynastie des Plantagenêt 1154-1485 qui un jour, mettrait la France en danger.]

 

 

Vue des tombeaux de la nécropole royale de la Basilique Saint-Denis

Vue des tombeaux de la nécropole royale de la Basilique Saint-Denis

En 996, "sitôt refroidie, la dépouille du roi Hugues fut transportée à Saint-Denis dont il avait été abbé laïque. Son cercueil fut placé devant l'autel de la Trinité, tout contre celui de son grand-oncle le roi Eudes, qui le premier de la famille avait porté la Couronne.

A une exception près, tous ses descendants et successeurs le rejoignirent dans la nécropole royale.

A la Révolution, alors que Louis XVI était affublé du surnom de son ancêtre - Louis Capet -, son gisant fut détruit" (Les Derniers Jours des Rois, Sous la Direction de Patrice Gueniffey, Perrin, Le Figaro Histoire, Paris 2014, p. 61.)

Les principaux autres tombeaux de la Nécropole détruits par les Barbares iconoclastes de la Révolution furent ceux d'Arégonde épouse de Clotaire Ier, Charles II le Chauve (843-877), Eudes (888-898) que l'on a pourtant vu sauver Paris des Vikings en 885, Hugues Capet (987-996), Jeanne de Bourgogne première épouse de Philippe VI, Charles VII le Victorieux (1422-1461) et son épouse Marie d'Anjou, Charles VIII l'Affable (1483-1498), François II (1559-1560), Charles IX (1560-1574), Henri III (1574-1589) et son épouse Louise de Lorraine-Vaudémont, Henri IV le Grand (1589-1610) et ses épouses Marguerite de Valois et Marie de Médicis, Louis XIII le Juste (1610-1643) et son épouse Anne d'Autriche, Louis XIV le Grand (1643-1715) et son épouse Marie-Thérèse d'Autriche, Louis XV le Bien-Aimé (1715-1774) et son épouse Marie Leszczyńska.

 

 

La Paix de Dieu, Paix du Roi

 

Il convient, dans un premier temps, de maîtriser la violence, de cette société féodale. L'ordre de Cluny va permettre avec l'épiscopat le développement de ce que l'on appelle la Paix de Dieu, qui va devenir d'ailleurs à la fin du XIe siècle et le début du XIIe siècle, la Paix du roi.

 

C'est l'idée qu'il y a des violences qui ne doivent pas être commises quand elles sont destinées par exemple contre les clercs, contre les biens des clercs (sacrilèges), les marchands, les femmes mariées et les pucelles (défense de la femme), les maisons et les incendies.

 

Outre l'aspect religieux, c'est la mise en place d'un code de ce qui est licite et de ce qui est illicite comme délit. Et ce cela donne aux délits un caractère public.

 

Le mouvement de la Paix de Dieu s'officialise à Charroux en 989. Il propose une organisation sociale reposant sur trois ordres. Le rôle des chevaliers (bellatores ou milites) est de protéger ceux dont les rôles sociaux sont de travailler et de prier (oratores).

 

L'église s'est aperçue que cette idée d'avoir des gens élevés selon un code éthique, comme on le dirait de nos jours, qui se seraient à la fois distingués parmi les guerriers mais comme ayant un corps de règles - on dirait il faut qu'ils apprennent la détontologie de la guerre -, c'est à ce moment-là que l'on a créé les règles chevaleresques, lorsqu'on était reçu chevalier, lorsqu'on était fait chevalier, on était reconnu comme un guerrier courageux mais aussi comme quelqu'un ayant reçu une formation morale et religieuse.

 

 

Le roi Arthur fait chevalier (Film Excalibur - John Boorman 1981)

Le roi Arthur fait chevalier (Film Excalibur - John Boorman 1981)

C'est à partir du règne de Robert II que l'on commence à attribuer au Capétien des pouvoirs thaumaturgiques, des dons miraculeux capables de guérir les écrouelles, fistules purulentes dues à une maladie tuberculeuse. Ces guérisons qui se poursuivront jusqu'à la fin de la dynastie des Capétiens (jusqu'à Charles X qui guérit lui aussi les écrouelles), lui valent le surnom de Robert le Pieux. Son fils, Henri Ier, qu'il a fait sacré de son vivant lui succède en 1031.

Robert II guérit les écrouelles

Robert II guérit les écrouelles

Henri IV touchant les écrouelles, gravure de Pierre Firens extraite de l'ouvrage d'André du Laurens, De strumis earum causis et curæ, 1609.

Henri IV touchant les écrouelles, gravure de Pierre Firens extraite de l'ouvrage d'André du Laurens, De strumis earum causis et curæ, 1609.

Convertis au christianisme, sous l'impulsion des ducs, les Normands construisent églises et abbayes, et leur foi toute récente n'est pas pervertie (église Saint-Etienne de Caen, Abbaye -aux-Dames de Caen, église priorale de Saint-Fromond, Abbaye de Montivilliers). C'est en voulant effectuer un pélerinage en Terre-Sainte, qu'en 1035, meurt le duc de Normandie, Robert le Magnifique.

Statue de Robert le Magnifique, descendant du tout premier duc de Normandie Rollon, sur le socle de celle du Conquérant à Falaise

Statue de Robert le Magnifique, descendant du tout premier duc de Normandie Rollon, sur le socle de celle du Conquérant à Falaise

La conquête de l'Angleterre

 

Le fils de Robert le Magnifique, Guillaume, est né en 1028. Cet héritier de sept ans est un bâtard. Il connaît le respect et notamment celui du droit féodal. Ainsi, il ne profite pas d'une victoire sur le comte d'Anjou soutenu par le capétien Henri Ier de France pour réclamer plus que ce que la logique féodale lui permet de réclamer. Il montre l'exemple du comportement à adopter dans ce monde féodal en pleine construction. Il respecte la légitimité des autres éléments de la pyramide, et en premier lieu celle de l'élément capétien.

 

Sa puissance et son dynamisme font de l'ombre à Henri Ier et incite le roi d'Angleterre Edouard le Confesseur (très aimé de son peuple, notamment des plus pauvres à cause de sa remarquable charité et sa grande piété, NDLR.) sans successeur et ayant fait voeu de chasteté, à proposer sa couronne à Guillaume en qui il reconnaît un digne successeur afin de poursuivre la construction de l'état anglais. Guillaume le Bâtard devient roi à la mort d'Edouard le Confesseur en 1066. Un homme pourtant persiste à se dresser face au destin de Guillaume, Harold, frère de la reine, et exerçant le pouvoir réel en Angleterre à la fin du règne, s'empare de la Couronne.

 

Tout autant que la logique féodale, Guillaume tient aux valeurs qui lui sont associées. Il se doit à la promesse faite à un homme aussi vertueux qu'Edouard le Confesseur et de récupérer son héritage. D'ailleurs Guillaume a l'appui du Pape qui lui transmet non seulement sa bannière mais aussi un cheveu de saint Pierre dans un Anneau, le tout consacré de sa main.

 

C'est une croisade avant l'heure que Guillaume prépare méticuleusement avec tout son peuple (Tapisserie de Bayeux). Bûcherons et charpentiers lui construisent une flotte de 600 navires, capables de transporter des éléments préfabriqués de fortins, des machines de guerre, des chevaux, l'approvisionnement de toute une armée, 7000 hommes, parmi lesquels beaucoup de laissés-pour-compte de la pyramide féodale, les fils cadets de seigneurs de Normandie et à qui il promet un fief sur la terre d'Outre-Manche. De violents vents contraires repoussent le départ et font croire à un mauvais présage. Ces pressentiements se confirment alors que la flotte longe la côte à vide (entre Dives-sur-Mer et Saint-Valéry-sur-Somme) et que d'un second lieu d'embarquement l'appareillage est toujours impossible. Guillaume se décide à organiser avec son armée une procession la nuit. Une comète passe dans le Ciel, et le vent se met alors au Nord.

 

 

(5) Les Rois de France - Hugues Capet

Guillaume prend la tête de la flotte sur la navire battant pavillon pontifical, Croix rouge sur fond blanc. Le navire amiral est si puissant qu'il arrive seul à l'aube en vue des côtes anglaises (Baie de Pevensey). Ce n'est qu'en milieu de matinée que le reste de la flotte rejoint le bateau de Guillaume et que le débarquement peut s'effectuer le 29 septembre 1066. Harold n'y croyait plus. De Londres, il marche avec son armée à la rencontre de Guillaume le Bâtard, jusqu'à la coline de Hastings d'où il décide de repousser les vagues normandes en édifiant un triple barrage, de flèches tout d'abord, de boucliers et de javelots dans un second temps. Enfin, pour ceux qui survivent, un troisième rempart constitué de hâches de celles que les Vikings affectionnaient. Et les vagues sont effectivement repoussées. Le chaos est tel dans les rangs français que l'on croit Guillaume mort: il relève la protection nasale de son casque et avant de lancer un nouvel assaut, ordonne à ses archers d'incliner leur tir vers le haut afin de contourner la muraille de boucliers et fait abattre une pluie de flèches sur l'armée anglaise. Les flèches tombent du Ciel et l'une d'elles transpercent la tête d'Harold de part en part.

 

L'usurpateur est mort et au soir, son triple mur finit par céder. Les vagues normandes déferlent sur toute l'Angleterre. Guillaume le Bâtard devient Guillaume le Conquérant. Par la volonté de Dieu, il est couronné roi d'Angleterre le 25 décembre 1066 dans la basilique de Westminster.

 

Guillaume met en place un système féodal centralisé et donc performant. La rigueur administrative normande traverse elle aussi la Manche et lance l'Angleterre sur la voix du modernisme politique.

 

Avec la pierre de Caen on construit la Tour de Londres.

 

 

(5) Les Rois de France - Hugues Capet

Le français devient la langue officielle. L'anglais n'est plus enseigné, utilisé uniquement que par le peuple, il se simplifie.

 

L'Angleterre est alors un territoire qui adoptera petit à petit les traditions gallo-romaines mâtinées de culture franque. Ce qui faisait l'originalité du Royaume de France, cette espèce de bouillonements de traditions de droit romain, de traditions guerrières, d'héritage gaulois aussi parce qu'il y a là-dedans des traditions gauloises qui sont maintenues. Tout cela essaimera en Angleterre.

 

C'est pourtant durant le règne de Guillaume que les tensions entre le royaume d'Angleterre et celui de France apparaissent pour s'éterniser pendant plusieurs siècles. Guillaume est roi d'Angleterre et la Normandie est anglaise: il est duc de Normandie, mais c'est un bien de l'Angleterre. Et c'est une affaire qui durera des siècles, qui entraînera les guerres de Cent Ans et des conflits interminables avec l'Angleterre.

 

Philippe Ier (1060-1108), le nouveau roi de France se méfie de l'influence du Conquérant et fait tout pour la limiter en excitant la crainte de la Bretagne et de l'Anjou face à cet ambitieux voisin et en participant activement à des coalitions antinormandes. Il stimule des dissenssions à l'intérieur même de la cellule familiale de Guillaume. Vingt ans de cette politique excède le Conquérant. Guillaume prend conscience de l'impossible cohabitation entre les deux royaumes. C'est en 1087 sur la route de Paris que son cheval trébuche sur une braise ardente et qu'il trouve la mort.

La première Croisade

 

Parallèlement au Renouveau spirituel insufflé par Cluny, une réforme profonde de l'Eglise chrétienne d'Occident s'organise officiellement et vigoureusement à partir de Rome, avec à partir de 1073 le début du Pontificat de Grégoire VII. La réforme grégorienne a cherché à donner la pleine liberté aux abbayes en sortant de l'autorité des rois ou des seigneurs (comme celle des comtes de Toulouse pour l'abbaye de Moissac).

Prise de Jérusalem (1099)

Prise de Jérusalem (1099)

Un schisme avec les chrétiens d'Orient a provoqué une rupture entre Rome et Constantinople sur le plan dogmatique. Ce qui n'empêche pas les alliances militaires entre chrétiens face à une menace extérieure à la Communauté. Or l'empereur d'Orient a besoin d'aide. Cet appel au secours va converger avec la volonté farouche de l'Eglise de réformer la société de l'Occident chrétien.

 

En novembre 1095, le Pape Urbain II organise un concile à Clermont qui réunit quelques 200 prélats, les principaux hommes influents sur le plan spirituel en Occident. Ils viennent de France, d'Espagne, d'Italie, d'Angleterre, aucun ne vient de l'empire germanique.

Statue d'Urbain II, à Châtillon-sur-Marne, lieu présumé de sa naissance

Statue d'Urbain II, à Châtillon-sur-Marne, lieu présumé de sa naissance

L'autorité de cette église qui se réforme a heurté les sensibilités des empereurs germaniques. Le but est de renforcer la paix de Dieu qui n'est guère respectée.

 

A la fin du Concile, Urbain II lance dans un prêche en plein air l'idée de la première Croisade. Il s'agit de libérer la Palestine aux mains de Musulmans depuis 638, de reconquérir les lieux saints qui ont vu vivre et mourir le Christ. Mais pour les musulmans aussi Jérusalem est une ville sainte.

Première Croisade (1099)

Première Croisade (1099)

[Sous le troisième calife Omar (634-644) l'empereur romain d'Orient contient difficilement les invasions arabes de 635 à 641. Les Romains sont défaits à la bataille de Yarmouk en 636. Omar s'empare de Jérusalem en 638. C'est la première prise de Jérusalem par les musulmans. Les chrétiens sont maintenus sur le territoire contre paiement de l'impôt, mais les Juifs en sont chassés. De 639 à 645, les Arabes conquièrent l'Egypte chrétienne (prise d'Alexandrie en 642). La Syrie est conquise en 640. Les gens conquis changent de religion, ils adoptent les préceptes de Mahomet ou ont des droits amoindris (liberté de culte restreinte) et doivent payer l'impôt, la djizya.

 

En 1078, Jérusalem est prise aux Fatimides par les Turco-Mongols Seldjoukides qui vont massacrer les Juifs autant que les Chrétiens, détruisent les églises, et empêchent les pèlerins de faire leurs dévotions à Jérusalem. Urbain II rappela que les cités de Nicée, Antioche, Jérusalem, villes où avaient vécu les premiers chrétiens, étaient maintenant aux mains des Arabes, des Sarrasins, des Persans et des Turcs qui détruisaient les églises et "immolaient les chrétiens comme des agneaux".]

 

Et cela va se savoir sur le Continent, chez nous, et à ce moment-là on se dit il faut aller aider les chrétiens à Jérusalem, et profitons-en pour délivrer le Tombeau du Christ qui est maintenant aux mains des Infidèles.

 

L'idée de croisade combine le pélerinage en vue de racheter ses péchés et celle de Guerre sainte.

 

Urbain II fait remonter la logique féodale jusqu'au service de Dieu, qui aura sa rémunération, le salut de l'âme. Et puis si ce n'est les descendants des guerriers francs, des chevaliers de Charles Martel, qui pourra le faire ?

 

Jérusalem et les Lieux saints sont repris par les Croisés en 1099. Les croisades donnent naissance à une nouvelle chevalerie avec un code et un principe de base, l'honneur.

 

Le Croisé est marqué du signe de la Croix.

né vers 1058 peut-être à Baisy en Basse-Lotharingie (aujourd'hui en Belgique) ou Boulogne-sur-Mer (en France) et mort le 18 juillet 1100 à Jérusalem, est un chevalier franc. Premier souverain du royaume de Jérusalem au terme de la première croisade, il refuse le titre de roi pour celui, plus humble, d'avoué du Saint-Sépulcre.

né vers 1058 peut-être à Baisy en Basse-Lotharingie (aujourd'hui en Belgique) ou Boulogne-sur-Mer (en France) et mort le 18 juillet 1100 à Jérusalem, est un chevalier franc. Premier souverain du royaume de Jérusalem au terme de la première croisade, il refuse le titre de roi pour celui, plus humble, d'avoué du Saint-Sépulcre.

Philippe Ier (1060-1108), bigame excommunié, ne peut peut prendre part à la Croisade.

 

[On n'enregistre pas sans stupeur cet autre arrêt du concile de Clermont de 1095: le roi Philippe Ier s'étant publiquement rendu coupable d'adultère en abandonnant sa femme (il a enlevé celle de son vassal, le comte d'Anjou, Foulques le Réchin), et ayant été sommé au nom de l'autorité spirituelle de renoncer à cette union scandaleuse, fit défaut au concile. Le concile prononça contre lui l'excommunication solennelle. NDLR.]

Godefroy de Bouillon à Jérusalem en 1099

Godefroy de Bouillon à Jérusalem en 1099

L'Occident est composé de différents peuple qui n'ont en commun que le christianisme. La notion de Chrétienté naît de l'idée de Croisade, de cet ennemi d'une autre religion.

 

En passant à côté de cette croisade, le Capétien devra attendre une prochaine pour retrouver une réelle influence sur le peuple de Francie.

 

De nombreuses motivations ont pu stimuler ces milliers de croisés, de l'aventurier au mendiant. Mais tous étaient en quête de spiritualité.

Conlusion

 

A la mort de Guillaume le Conquérant (1087) viendront les problèmes de succession au royaume d'Angleterre qui ne seront véritablement réglés qu'avec l'accession au trône de la dynastie (française NDLR.) Plantagenêt (1154). Mais c'est l'héritage de Guillaume en termes d'organisation politique qui leur permettra d'asseoir leur autorité.

 

 

(5) Les Rois de France - Hugues Capet

Autre généalogie des Plantagenêt :

(5) Les Rois de France - Hugues Capet

L'idéal de croisade, lui, bercera tout le Moyen Âge et traversera les siècles.

 

L'utilisation du système féodal créé par Guillaume le Conquérant avec son organisation pratique ainsi que l'idéal de croisade et sa philosophie permettront aux futurs capétiens de fédérer et d'asseoir leur autorité sur un territoire que l'on appelle, la France.

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Publié par Ingomer - dans Histoire
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10 mars 2015 2 10 /03 /mars /2015 23:09
Résolution 758: le Congrès américain a approuvé le 4 décembre 2014 une déclaration de guerre contre la Russie

Alors que les bruits de bottes américaines se précisent, avez-vous entendu parlé de la "résolution 758" de déclaration de guerre des Etats-Unis contre la Russie adoptée le 4 décembre par la Chambre des Représentants ?

 

21 Janvier 2015. Yuthura a été prise sur le message d'alarme de la chaîne de télévision allemande "Klagemauer TV (RUS)":
«Aujourd'hui, nous allons nous concentrer sur la prise de grande échelle - la soi-disant" Résolution 758 ", adoptée le Décembre 4 US Chambre des représentants La résolution a été proposée par le Sénat américain et la Chambre des représentants, et fournit la base juridique pour la guerre contre la Russie ....."
Source: "Le Congrès américain a approuvé une déclaration de guerre contre la Russie" (voir https://www.youtube.com/watch?v=JPlFsuWJvzQ)

 

http://novorus.info/news/events/32672-kongress-ssha-odobril-obyavlenie-voyny-protiv-rossii-fakty-iz-tyla-vraga-17.html

via Google translate http://translate.google.fr/translate?hl=fr&sl=ru&u=http://novorus.info/news/events/32672-kongress-ssha-odobril-obyavlenie-voyny-protiv-rossii-fakty-iz-tyla-vraga-17.html&prev=search

 

La résolution « contient 16 pages de propagande de la guerre », écrit sur sa page Facebook le membre du Congrès, et directeur de l’Institut de pour la paix et la prospérité (Institute for Peace and Prosperity) Ron Paul. Il examine en détail les différents paragraphes du document, en expliquant, que les accusations contre la Russie qu’ils contiennent sont sans fondement et ne correspondent pas à la réalité.

Par exemple le paragraphe 3 de la résolution accuse la Russie d’envahir l’Ukraine et la condamne de violer la souveraineté de cet Etat. « Avec nos satellites sophistiqués, qui peuvent lire de l’espace une plaque immatriculation, nous aurions pu avoir des vidéos et des photos de cette invasion russe », ironise Ron Paul.

« Quant à la « violation de la souveraineté », les Etats-Unis n’ont-ils pas eu ce rôle dans le renversement du gouvernement légitimement élu de l’Ukraine ? », s’interroge-t-il. « Nous avons tous entendu comment la secrétaire d'État adjointe des Etats-Unis, Victoria Nuland, se vantait que les Etats-Unis ont dépensé 5 milliards de dollars pour un changement de régime en Ukraine »,ajoute l’expert.

Le paragraphe 14 de la résolution affirme que l’avion Boeing malaisien, qui s’est écrasé en juillet dernier en Ukraine, a été abattu par un missile tiré par des « membres de la milice pro-russe ». Cependant, le rapport officiel de l’enquête sur cette tragédie ne sera présenté que l’année prochaine. Quant au rapport d’enquête préliminaire, il ne contient pas de conclusion selon laquelle l’avion a été abattu par un missile et aucun des côtés n’est blâmé pour cette catastrophe, rappelle le directeur de l’Institut pour la paix et la prospérité.

Le paragraphe 22 fait valoir que la Russie a envahi la Géorgie en 2008. Mais l’enquête de l’Union européenne a démontré que c’est bien la Géorgie qui a entamé des opérations militaires sans fondement contre la Russie, et non pas l’inverse, souligne Ron Paul, supposant que les membres du Congrès n’ont sans doute pas lu la résolution avant de voter.

Selon Ron Paul, certains passages de la résolution semblent comiques, surtout la partie où les Etats-Unis accusent la Russie « d’acquisition illégale d’informations » sur le gouvernement américain, et ce, après les révélations d’Edward Snowden sur l’espionnage américain à l’échelle planétaire.

Le vice-président du parti politique tchèque Démocratie populaire (ND) Ladislav Zemanek estime que « la résolution contre la Russie, approuvée par le Congrès, n’est qu’un triste témoignage du point où en sont arrivés les Etats-Unis, qui, il fût un temps, auraient pu être un modèle de liberté et de démocratie. C’est une illustration supplémentaire de l'immense fardeau idéologique de la politique américaine , sous la pression duquel cette politique ne correspond plus du tout à la réalité, n’étant qu’une manifestation de l'orgueil, de l'arrogance , de l’insatiabilité et de l’agressivité des cercles dirigeants des Etats-Unis et des groupes sociaux liés avec eux ».

La résolution 758 exige de la Russie d’arrêter de s’immiscer dans les affaires intérieures de l'Ukraine. Mais pour l’instant, ce sont les Etats-Unis et l’Union européenne qui s’immiscent dans la politique intérieure de l’Ukraine, souligne l’homme politique tchèque. Les Américains exigent le désarmement des soi-disant séparatistes, posant cela comme une condition sine qua non de la paix en Ukraine. Peut-être que la paix aurait bien pu s’installer, mais elle serait précédée d’un génocide de la population locale, opposée aux autorités de Kiev, ajoute Ladislav Zemanek.
 

Source: http://fr.sputniknews.com/french.ruvr.ru/2014_12_06/Le-Congres-des-Etats-Unis-adopte-une-resolution-digne-d-une-nouvelle-Guerre-froide-8735/

 

L'adoption d'un important projet de loi par la Chambre des représentants des États-Unis le 4 décembre (H. Res. 758) donne de facto le feu vert au président et commandant en chef étasunien de lancer - sans approbation du Congrès - un processus de confrontation militaire avec la Russie.

 

La sécurité mondiale est en jeu. Ce vote historique, pouvant potentiellement affecter la vie de centaines de millions de personnes dans le monde, n'a reçu pratiquement aucune couverture médiatique. Il règne un silence médiatique total.

 

Source: http://fr.sott.net/article/24214-La-resolution-HR-758-les-Etats-Unis-sur-le-pied-de-guerre-contre-la-Russie

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10 mars 2015 2 10 /03 /mars /2015 22:39
Les Etats-Unis se préparent à attaquer la Russie par la Baltique

"Les Etats-Unis se préparent à attaquer la Russie par la Baltique", selon un article ce soir de Jacques Frère sur Nationspresse.info :

 

Les Etats-Unis se préparent à attaquer la Russie par la Baltique.

 

L'armée des Etats-Unis a commencé à déployer 3.000 soldats dans les Pays Baltes. Près de 750 véhicules et équipement sont arrivés par bateau à Riga (Lettonie) dans le cadre de ce déploiement de la 3e division d'Infanterie américaine. Un premier détachement de 300 hommes est arrivé mais au total, 3.000 GI's vont être dépêchés sur place dans les prochaines semaines.

 

Le déploiement doit durer environ 90 jours, dans un exercice multinational du 17 mai au 6 juin. Les équipement comprennent notamment des chars M1A2 Abrams, des véhicules de combat M2 et M3, et des Humvees, ainsi que des hélicoptères et une unité de reconnaissance du 1st Squadron du 91st Cavalry Regiment (173rd Airborne Brigade Combat Team).

 

Source: http://www.nationspresse.info/mondialisme/atlantisme/ukraine-donbass-les-americains-se-preparent-a-etendre-le-conflit

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10 mars 2015 2 10 /03 /mars /2015 22:06
Marion Maréchal-Le Pen fait trembler Manuel Valls à l'Assemblée nationale

Marion Maréchal-Le Pen fait trembler Manuel Valls à l'Assemblée nationale. Regardez bien sa main gauche à 5:15 : Valls tremble !

 

Sur les bancs socialistes, on dirait que certains commencent à se poser des questions sur la santé mentale du Premier ministre. Manuel Valls sombrerait-il dans la folie ?

 

video via http://www.medias-presse.info/marion-marechal-le-pen-fait-trembler-manuel-valls-a-lassemblee-nationale/27378

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10 mars 2015 2 10 /03 /mars /2015 20:06
Manuel Valls sombre-t-il dans la folie ?

Le Premier ministre Manuel Valls a répondu aujourd'hui au député du Front National, Marion Maréchal-Le Pen, que son parti (le FN) trompait les «petites gens», «les ouvriers», «les agriculteurs», «ceux qui souffrent».[1]
 

Mais qui trompe les «petites gens», qui ment sans arrêt depuis 2012 ?
 

Qui a dit «moi président je», «le changement c'est maintenant», les «mon ennemi c'est la finance», les «l'inversion de la courbe du chômage», les «la croissance, elle est là», les «président irréprochable», etc. ?

 

«Madame, jusqu'au bout je mènerai campagne pour vous stigmatiser et dire que vous n'êtes ni la République, ni la France», a déclaré Manuel Valls. Mais il est qui, lui, Valls ? Se prendrait-il pour la France ? La mégalomanie guette... On savait, grâce à Michel Onfray, qu'il était «un crétin», mais là, on le voit carrément sombrer dans la folie !

 

Notes

 

[1] Manuel Valls à Marion Maréchal-Le Pen : «Vous trompez les petites gens», Le Figaro, Par Tristan Quinault Maupoil, Mis à jour le 10/03/2015 à 17:41, Publié le 10/03/2015 à 17:23

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10 mars 2015 2 10 /03 /mars /2015 13:29
Alors, prêts à la guerre pour sauver le Système US?

 

Alors, prêts à la guerre pour sauver le Système US?

Le déploiement en Ukraine de plusieurs centaines de tueurs de la 173ème brigade aéroportée de l’US Army devrait être achevé dans quelques jours (1). C’est un développement dont la portée symbolique est énorme.  Il signifie que les USA sont désormais militairement engagés dans la guerre qu’ils ont déclenchée en Europe avec le coup d’Etat de Maïdan, en février 2014. A Washington, l’envoi d’armes à la junte de Kiev est à nouveau sur la table, réclamé aujourd’hui à cor et à cri par le Pentagone. La grande guerre contre la Russie doit avoir lieu, avec ou sans l’aval de ces foutus laquais français ou allemands qui n’en finissent plus de traîner la patte. Et vous, êtes-vous prêts à la guerre pour sauver le Système US?

Irrésistible brainwashing
Depuis 4 ans maintenant, toute la presse-Système bobo-atlantiste travaille à nourrir la haine de la Russie ; à préparer les esprits à l’inéluctabilité de l’affrontement contre le méchant Poutine. Et depuis le coup d’Etat de Kiev, c’est la curée (2). Car comme toujours; comme en Irak, comme en Libye, comme en Syrie ou en Afghanistan, «il faut bien sûr défendre nos valeurs».
Même des intellectuels pourtant parfois admirables subissent de plein fouet ce brainwashing. Dans un réflexe devenu pavlovien, ils épinglent ainsi en toute bonne conscience l’horrible «Russie de Vladimir Poutine» sans comprendre que, ce faisant, eux aussi contribuent activement à préparer l’opinion à la grande boucherie voulue par Washington pour sauver ses fesses, sa planche à billets, l’OTAN, Wall Street, son Système.

Les Européens à la niche !
Paris et Bonn traînent bien sûr un peu les pieds. Ralentis par leur médiocrité intellectuelle, les politiciens européens commencent tohttp://christroi.over-blog.com/2015/02/porochenko-et-les-accords-de-paix-de-minsk-1.htmlutefois à discerner les contours de l’arnaque US à mesure que les bruits de bottes se font plus distincts. L’organisation en catastrophe de Minsk 2 témoigne ainsi de ce début d’électrochoc. Mais la réplique du vertueux grand-frère US a été cinglante : «C’est notre guerre, pas touche !, semble avoir crié Obama, en reconduisant ses sanctions contre la Russie et en balançant sa poignée de tueurs sur Kiev.
Il est vrai qu’après tout, dans les plans US, l’Europe n’a pas voix au chapitre puisqu’elle n’aura à jouer qu’un rôle assez passif : celui de champ de bataille, puis accessoirement de champ de ruines.

Tambours de guerre
Face au déploiement US, la Russie a prévenu qu’elle était dès lors contrainte d’envisager «toutes les mesures nécessaires, y compris technico-militaires». Ces mesures devraient d’ailleurs comprendre un renforcement massif des forces navales russes cette année (50 nouveaux navires de guerre, dont un porte-avions et deux sous-marins à propulsion nucléaire) (3).
Tout bon pour Washington, où le Pentagone vient de donner un véritable ultimatum au Congrès (4) pour l’envoi d’armes «létales» en Ukraine.
Alors, prêts à la guerre pour défendre les valeurs US ?

Mis en ligne par entrefilets.com le 5 mars 2015

1 600 US Paratroopers to Arrive in Ukraine by Week End

2 Enfumage ukrainien : contre-propagande

3 Russia Warns NATO: Any Threat In Ukraine Will See Military Response

4 General Dempsey Says It’s Time To ‘Absolutely Consider’ Arming Ukraine

 

Source: http://www.entrefilets.com/prets%20a%20la%20guerre%20pour%20sauver%20le%20systeme%20US.html

 

 

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9 mars 2015 1 09 /03 /mars /2015 17:24

Vers un scenario à la Houellebecq qui dans son roman Soumission prévoit une victoire dans les urnes de l'islam en 2022 ?

 

Le Parti Égalité-Justice prône l'abolition de la loi sur l'interdiction du voile à l'école, veut imposer l'Aïd-el-Kébir comme jour férié national, et des menus halal dans les cantines scolaires. Il présente des candidats dans dix cantons de l'Est de la France. [1]

 

Le «communautarisme» est établi comme étant «une priorité» de la structure, qui prône «des accommodements raisonnables» avec la loi de 1905 sur la séparation de l'Eglise et de l'Etat pour servir «les musulmans». Les 200 sympathisants revendiqués s'opposent à la loi sur mariage pour tous, qui, assurent-ils, ne répond qu'à «un petit lobby influent d'homosexuels».

 

Pour Fatih Karakaya, un candidat à Schiltigheim (Bas-Rhin) cité par l'hebdomadaire, «il n'y a pas de différence entre Manuel Valls et le FN» quant à leur prétendue islamophobie. «Notre cœur de cible, ce sont les gens issus de la diversité. Longtemps ils ont prêté leurs voix aux partis traditionnels. Il est temps de les récupérer», insiste Mehmet Yamakoglu, candidat à Besançon, interrogé par l'Est-Républicain.

 

Pour Mine Günbay, adjointe PS au maire de Strasbourg, le PEJ est «à minima islamo-conservateur» et défend un programme «absolument abject».

 

Le Parti Égalité-Justice espère 5000 adhérents dans deux ans et une candidature à l'élection présidentielle. «On pense simplement qu'un jour, si un président d'origine musulmane est élu, ça serait bénéfique», explique Fatih Karakaya.

 

Ce qui est certain, c'est que l'état Léviathan UMPS qui jusqu'à présent a tenté de s'agréger les voix des musulmans et de contrôler l'islam en l'organisant (formation des représentants de l'islam dans le cadre du plan de réforme du CFCM), changera radicalement de discours dès que les musulmans qui se seront auto-organisés, et sortant de la plantation, mettront en danger les «valeurs républicaines» qui sont le «mariage» gay, la théorie du genre à l'école, et le Vivre ensemble dans «France apaisée». Ce jour-là, plus aucun musulman ne votera PS, parti alors moribond qui changera de fusil d'épaule au dernier moment (l'emploi du terme «programme absolument abject» est déjà un signe avant-coureur de cette évolution) tout en étant complètement discrédité auprès des Français autochtones qui eux aussi auront cessé de voter socialiste depuis un moment. Le scenario de Houellebecq deviendra possible. Et tout deviendra possible.

 

Notes

 

[1] Départementales : un parti créé pour défendre «les valeurs des musulmans», Le Figaro, Home LE SCAN Le Scan, Par Tristan Quinault Maupoil, Publié le 09/03/2015 à 15:52

 

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9 mars 2015 1 09 /03 /mars /2015 09:47

Le journaliste Jean-Jacques Bourdin sur RMC a expliqué ce matin que Michel Onfray, il y a quelques jours, accordait un entretien au magazine Le Point :

 

« Je préfère une analyse juste d'Alain de Benoist à une analyse injuste de Minc, Attali ou BHL. Les papous vont hurler, mais ils ne me feront pas dire que je préfère une analyse injuste de BHL sous prétexte qu'il est de gauche,» avait déclaré Michel Onfray.

 

Cette déclaration suscita hier matin sur Europe 1/iTELE/Le Monde, une fatwa haineuse de Manuel Valls contre Michel Onfray, qui volant au secours de BHL, accusa le philosophe de « perdre les repères » :

 

« Quand un philosophe connu comme Michel Onfray, apprécié par beaucoup de français, explique qu'Alain de Benoist, qui était le philosophe de la Nouvelle droite dans les années 70 et 80, qui d'une certaine manière a façonné la matrice idéologique du Front national, vaut mieux que Bernard-Henri Lévy, cela veut dire qu'on perd les repères. »

 

Ce matin sur RMC, Michel Onfray a remis à sa place le Premier ministre sur les « repères » du parti socialiste. C'est plutôt Manuel Valls qui « perd les pédales » !

 

- «C'est drôle qu'on me reproche à moi de perdre mes repères, alors que si vraiment le parti socialiste a perdu ses repères c'est un peu à cause de gens comme lui ou à cause de gens comme Mittérand qui en 1983 se sont ralliés au libéralisme.

 

C'est quand même Manuel Valls qui critique les 35 heures; C'est quand même Manuel Valls qui a été filmé sur son marché nous disant que cela manquait de "blancos" (1); C'est quand même Manuel Valls qui a été dragué par Sarkozy, au moment de son gouvernement d'ouverture; C'est quand même Manuel Valls qui veut en finir avec le mot "socialisme" qu'il trouve grossier et vulgaire; C'est quand même Manuel Valls qui appartient à un parti qui, avec Sarkozy, a dit au peuple qui a voté NON au referendum de 2005, on n'en a rien à faire de votre décision et on passe par-dessus vous, le Sénat et l'Assemblée nationale décideront à votre place !

 

Et voilà, tous ces gens qui rendent possible le Front national crient aujourd'hui contre le FN, et je trouve que si aujourd'hui quelqu'un brûle les repères c'est sûrement pas moi - j'ai toujours dit que j'étais dans une gauche anti-libérale -, c'est plutôt ces gens-là qui effectivement lancent les gens dans les bras de Marine Le Pen et après crient contre Marine Le Pen.», a répondu Michel Onfray.

 

Michel Onfray contre "les papous"

 

Interrogé par Jean-Jacques Bourdin : «Vous parlez de papous, qui sont ces papous qui hurlent contre vous ?», Michel Onfray a expliqué :

 

«C'est Saint Germain-des-Prés (quartier administratif de Paris dans le VIe arrondissement, NDLR.) c'est toute la petite bande des gens qui dînent ensemble, partent en vacances ensemble, se retrouvaient jadis dans le ryad de Dominique Strauss-Kahn; Des gens qui sont prétendument de gauche ou de droite mais qui ne sont ni de gauche ni de droite; Des gens qui se connaissent, qui se tutoient, etc.;  Ce n'est pas mon monde, moi je suis en Normandie, loin de tout ce monde-là. Et, oui, je dis c'est un village papou, c'est-à-dire il y a quoi, 500 personnes qui à Paris font la loi, et qui tous se connaissent, les journalistes, les intellectuels, les philosophes, les politiciens, et je savais bien qu'ils préféreraient de toutes façons bien une analyse injuste de BHL plutôt qu'une analyse juste de qui que ce soit d'autres et qui soit de droite.

 

Jean-Jacques Bourdin a répondu en rigolant : « Oui je les connais aussi, je suis un peu dans le même cas que vous!»

 

-« Je pense que les gens de droite disent des choses justes et sensées de temps en temps et c'est l'honneur d'un homme de gauche de reconnaître qu'ils disent des choses justes. Je suis athée, j'ai écrit le Traité d'Athéologie, et les choses se savent, mais je préfère un croyant intelligent à un athée débile, cela me paraît tellement sidérant que l'on soit obligé de dire que l'on préfère l'intelligence à la bêtise, que je m'étonne. C'est-à-dire qu'(aujourd'hui) c'est l'idéologie qui fait la loi. On dira que si Najat Vallaud Belkacem dit quelque chose, comme elle est " de gauche", c'est obligatoirement "de gauche", moi je demande la possibilité d'examiner, pour savoir si vraiment c'est "de gauche".

 

Quand la gauche soutient par exemple la Gestation pour autrui (GPA), et que Pierre Bergé, dont on me dit qu'il est "de gauche", nous dit que c'est à peu près la même chose que d'être caissière que de louer son uterus (!), je me dis est-ce que c'est une idée "de gauche" que d'imaginer que les pauvres peuvent louer leur uterus parce qu'ils n'ont plus que cela à faire comme travail. Est-ce vraiment une idée de gauche que cela ? Moi je persiste à croire que non. Et effectivement, quand je dis des choses comme cela, on parle du coming-out réactionnaire de Michel Onfray. Mais c'est un propos de papou. »

 

Interrogé pour savoir s'il voterait aux prochaines Départementales, Michel Onfray a annoncé qu'il ne voterait pas pour ne plus se faire avoir :

 

« Non, c'est fini. Moi je suis d'une gauche antilibérale, donc je n'ai jamais voté à droite, je n'ai même pas voté Chirac au moment où tout le monde nous disait qu'il y avait un danger fasciste (en 2002 NDLR.), alors que l'on savait très bien que Chirac serait élu entre 60 et 80%.

Donc, je me suis fait avoir pendant très longtemps. Et puis, je me dis que je n'ai pas envie de voter pour des gens qui défendent exactement la même vision des choses que Nicolas Sarkozy.

J'ai de la sympathie pour Mélenchon, sur le Parti communiste, parce que je pense que ce sont eux qui tiennent un discours juste sur la misère, le SMIC, mais je ne peux pas soutenir des gens comme Mélenchon qui défendent Robespierre, Chavez, Castro, Ahmadinejad, je ne peux pas souscrire à cette vision des choses qui est antisioniste limite antisémite. Donc je suis un peu gêné. »

 

Interrogé sur la «fameuse liberté d'expression dont on a tant parlé à l'occasion du 11 janvier 2015», ... la «pensée unique», la «police de la pensée», Michel Onfray a répondu :

 

« Oui. [...] Manuel Valls m'a prêté un propos que je n'ai jamais tenu.

Parce que vous avez eu l'honnêteté de dire que j'avais dit qu'il valait mieux une idée juste d'Alain de Benoist à une idée injuste de BHL, cela ne veut pas dire que l'on préfère Alain de Benoist à BHL, mais aurais-je même dit que je préférais Alain de Benoist à BHL - ce que je n'ai pas dit -, aurais-je même dit cette chose-là, je n'ai pas le droit de le dire, je n'ai pas le droit de le penser ?

Parce que d'un seul coup, tous ces gens qui n'ont pas lu une seule ligne d'Alain de Benoist, sont incapables de me donner un titre d'Alain de Benoist m'expliquent qu'il est "d'extrême droite", qu'il a soutenu l'O.A.S. Et oui il a soutenu l'O.A.S., mais en même temps (le PS) Cambadélis a soutenu Trotsky, et Bernard-Henri Lévy a soutenu Mao, et puis pratiquement tous les gens qui sont dans la presse de gauche aujourd'hui ont eu leur période de défense de Pol Pot, de Mao, de Trotsky, de l'Union soviétique, etc. Et ces gens-là, c'est pire que l'O.A.S. (organisation politico-militaire pour la défense de l'Algérie française créée en 1961. NDLR), pour moi cela se vaut.

L'Union soviétique et l'O.A.S., pour moi c'est exactement la même chose, donc si on commence à chercher dans le passé des gens, pour leur interdire d'écrire, de publier, et de faire partie du paysage intellectuel, - et je regrette Alain de Benoist fait partie du paysage intellectuel et on le criminalise en disant qu'il est fasciste. Il suffit de lire Eléments, ou de quelqu'uns de ses livres pour savoir que c'est un intellectuel de droite -. Ce n'est pas ma pensée, mais je me nourris de tous les intellectuels, tout comme je lis la Bible et je ne suis pas chrétien, je lis le talmud et je ne suis pas juif, je lis le coran et je ne suis pas musulman. »

 

En somme, les socialistes sont des religieux totalitaires exclusivistes et non inclusifs comme ils se plaisent pourtant parfois à le dire : ils excluent, ils interdisent que l'on lise, évoque, ou cite toute personne qui ne soit pas "de gauche", mais aurait un discours déviant. Quand bien même ce discours de cet auteur déviant serait juste, du moment qu'il émane d'un auteur mal-pensant, il doit être banni. Au royaume des aveugles illuminés, les borgnes illuminés sont rois !

 

Notes

 

[1] Podcast Bourdin RMC, RMC : 09/03 - Bourdin Direct - 8h-9h

http://direct-radio.fr/popup_podcast?nid=2699

[2] Manuel Valls à Evry, surpris en train de déplorer le nombre excessif d'étrangers dans sa ville le 7 juin 2009, voyant trop de Noirs sur le marché, déclara en ricanant - et alors qu'il était filmé - : "Belle image de la Ville d'Evry. Tu me mets quelques blancs, quelques whites, quelques blancos". (Video).

Afin donc de noyer le nombre des étrangers parmi les Blancs, Manuel Valls, par son "plan de peuplement" annoncé le 6 mars 2015 (politique dite de "mixité") cherche en fait à noyer le nombre des étrangers parmi la population blanche des français authochtones, pour que le nombre des Noirs ne se voit pas autant, et en imposant aux maires récalcitrants - avec toutes les armes et la force de l'état Leviathan (les préfets pourront se substituer aux maires pour délivrer les permis de construire des "logements sociaux") -, l'implantation de populations immigrées en zones péri-urbaines, dans les communes de plus de 3500 habitants (loi SRU) et dans la ruralité.

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