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Horloge

7 mars 2015 6 07 /03 /mars /2015 23:55
Boko Haram prête allégeance à l'Etat islamique

 

Boko Haram prête allégeance à l'Etat islamique

 

Home ACTUALITE International

Par lefigaro.fr

Publié le 07/03/2015 à 22:31

 

Dans un message audio, le chef du groupe islamiste nigérian annonce son rattachement à Daech et sa volonté d'obéir sans conditions au «calife» al Baghdadi.

 

Un scénario cauchemardesque. L'alliance des deux groupes islamo-terroristes les plus meurtiers du monde est désormais officielle. Le groupe islamiste nigérian Boko Haram a prêté allégeance à l'Etat islamique (EI) qui contrôle depuis l'été dernier de vastes territoires en Irak et en Syrie, rapporte samedi le service de surveillance des sites internet islamistes SITE.

 

«Nous annonçons notre allégeance au calife (...) que nous écouterons et auquel nous obéirons dans les difficultés comme dans la prospérité», précise un message audio du chef de Boko Haram, diffusé sur internet.

 

Les militants de l'Etat islamique (EI) appellent depuis plusieurs mois tous les musulmans à se joindre à eux et à prêter allégeance à leur calife Abou Bakr al Baghdadi.

 

Le groupe insurectionnel dirigé par Abubakar Shekau sème la terreur depuis 2009 dans le Nord du Nigéria, par des attaques et des attentats. Longtemps considéré comme une secte, le groupe islamiste compterait désormais des dizaines de milliers de combattants.

 

Ce n'est pas le premier groupe à rejoindre le giron du califat autoproclamé. Récemment, l'Etat islamique a étendu sa toile en Libye où un groupe de djihadistes se réclamant de Daech a revendiqué l'assassinat de 21 coptes égyptiens.

 

Source: http://www.lefigaro.fr/international/2015/03/07/01003-20150307ARTFIG00162-boko-haram-prete-allegeance-a-l-etat-islamique.php

 

. Etat islamique - Attentats terroristes : Bernard Lugan s'interroge sur les raisons "mystérieuses" de l'assassinat de Kadhafi et demande "qui présentera "l'addition" à MM. Sarkozy, Juppé et BHL?

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7 mars 2015 6 07 /03 /mars /2015 18:43

Nouvelle video excellente de Boris le Lay : "Politique de peuplement", le génocide des Français de souche

Extrait :

 

« Je ne le sors pas de mon esprit, je l'ai lu pas plus tard qu'aujourd'hui dans la presse en prenant connaissance des dernières déclarations du Premier ministre, Manuel Valls, politique qui a été qualifiée de "politique de peuplement" par l'intéressé. [1]

 

Nous sommes à un tournant extrêmement important, puisque pour la première fois, le gouvernement français assume la planification du remplacement de population dans l'Hexagone (plan de "mixité". NDLR.) Jusqu'alors, ce n'était pas assumé. [Et ceux qui évoquaient le génocide des Français de souche comme une oeuvre franc-maçonnique -au moins depuis les années 1930 - étaient qualifiés du nom de "complotistes" "paranoïaques", alors même que les vrais auteurs du complot de remplacement étaient et sont toujours au pouvoir. NDLR] C'était une politique de facto, mais maintenant c'est assumé, et c'est planifié, avec des mesures très précises.

 

Cette fuite en avant. Rappelons-nous que tout a commencé le 8 janvier 2015 lors des attentats contre Charlie Hebdo, qui a été une véritable onde de choc pour le gouvernement socialiste et pour les tenants de l'immigrationnisme et du multiculturalisme, en ce sens que des immigrés musulmans radicaux ont frappé des gens de gauche sur leurs propres "valeurs". Ce fut un assaut frontal contre la voie officielle de tout ce que peut porter le socialisme, le marxisme tel qu'on le comprend au plan culturel en France.

 

La réponse du gouvernement socialiste, qui ne pouvait pas être une attaque sur l'immigration en tant que telle, ni sur la progression de l'islam en France - puisque ce sont ses clientèles électorales -, et aussi pour des raisons idéologiques et politiques, la gauche a donc décidé de frapper le peuple lui-même, de contrôler la réaction populaire d'indignation, de retourner cette énergie formidable en utilisant cette énergie pour façonner un nouveau message qui n'était pas le message authentiquement populaire, - qui était le rejet de l'islam violent et de ses causes -, et donc d'utiliser cette énergie et la retourner contre le peuple lui-même, à savoir ses réflexes d'auto-défense, et nous avons vu à la suite -au nom de la liberté d'expression- toute une batterie de lois visant précisément à détruire la liberté d'expression, ou plus exactement la liberté d'expression des opposants au Régime, ceux qui appellent à une réaction très forte d'ordre identitaire contre les menaces existentielles qui pèsent sur les populations autochtones. Donc retournement, et ensuite contre-offensive.

 

Maintenant, la contre-offensive se développe et nous passons à l'offensive pure et simple. Il s'agit d'imposer aux autochtones le remplacement de population avec toute la puissance des instruments de l'Etat. Chose extraordinaire: les causes deviennent les effets, et les effets deviennent les causes.

 

Donc les causes de l'attentat contre Charlie Hebdo étaient bien évidemment l'islamisation et l'immigration de masse, les effets étaient la réaction identitaire. Par le truchement de la propagande du Régime, l'effet est devenu la cause - en l'occurence la résistance identitaire -, et la cause est devenu l'effet - en l'occurence l'immigration et l'islam sont devenus les victimes, les victimes de cette résistance identitaire, qui passe maintenant pour une agression identitaire de la part des autochtones . Au plan moral, inutile de développer, cela en dit long sur ceux qui se livrent à de telles manipulations d'ampleur de cette nature. 

 

Premier point programmatique développé dans le cadre de cette politique de peuplement : obliger les communes à construire des logements sociaux. Il y a un seuil pour les communes de plus de 3500 habitants de 25% de logement social (loi SRU sur la "Solidarité et le Rénovement Urbain") et Manuel Valls s'est ému du fait qu'un tiers des communes refusaient de souscrire à cela.

Il a aussi demandé aux préfets de faire des propositions très rapides, pour mettre en oeuvre cette politique de constructions de logement sociale. Donc, de l'exécutif pur. Voire leur a proposé des méthodes pour contourner les maires pour mener cette politique de façon autoritaire (en délivrant des permis de construire à la place des maires. NDLR.) Il a aussi évoqué le fait qu'il fallait éviter la concentration des "plus pauvres" dans les mêmes espaces. Il dit "il faut favoriser la mixité sociale". Et il faut désormais que les nouveaux arrivants n'aillent plus dans les 1500 quartiers dits "sensibles" pour les placer partout ailleurs en dehors de ces 1500 quartiers. Enfin il y a la révision de la carte scolaire pour favoriser la "mixité sociale".

 

Nous avons à faire à un Régime que je qualifie de néo-communiste ou de néo-soviétique qui suit une idéologie qui amène un programme, lié à ce que j'appelle le communisme racial. Nous n'avons pas à faire à un communisme qui se mêle de la production économique en tant que tel, il s'agit de parvenir à l'égalitarisme biologique car comme je l'avais dit, leur idéologie indifférentiste qui consiste à créer une humanité uniforme suivant une espèce d'eschatologie mystique, millénariste, qui voudrait que nous parvenions à un monde unifié sans frontière, donc sans conflit [les millénarismes sont en outre indicateurs de régime totalitaires monistes confondant le temporel et le spirituel. Aujourd'hui, sous couvert de laïcité, un état Leviathan gnostico-théocratique, de droit occulte, dirige la France. NDLR.], puisque le présupposé est que s'il n'y a plus de frontières, il n'y a plus de conflits - frontières de tous ordres d'ailleurs et même biologiques -, il faut parvenir à cet homme universel qu'est le métis. Et donc il faut la mettre en oeuvre. Et j'avais dit que c'était très proche des régimes communistes d'antan, bien que la politique ne se focalise pas sur l'économique mais maintenant sur le culturel et le racial. Parce que, comme toute politique égalitariste, il s'agit de parvenir à une égalité réelle et cette égalité doit être mise en oeuvre. Parce que si vous voulez mener une politique égalitariste qui soit réelle, il faut transformer ce réel. Mais qui va le transformer ? Est-ce que cela va reposer uniquement sur les bonnes volontés ? Non. Evidemment pas. Si cela repose uniquement sur les volontés individuelles, si vous laissez la LIBERTE aux individus de faire leur choix, vous ne parviendrez jamais à faire une égalité réelle. C'est pourquoi il faut que l'état intervienne et mène cette politique égalitariste. Je vous donne un exemple: du temps de l'URSS, on a mené une politique économique radicale avec la dékoulakisation, c'est-à-dire que l'on avait saisi les biens de tous les paysans aisés, mais en fait c'était tous les petits propriétaires terriens et on les avait dépossédés. Moyennant quoi cela avait désorganisé l'économie, et avait abouti à des centaines de milliers, voire des millions de morts. Mais l'Etat était intervenu pour imposer une norme. C'est exactement ce dans quoi nous nous trouvons sur une échelle encore plus radicale puisque nous nous trouvons sur une échelle biologique.

 

Manifestation dans le cadre de la dékoulakisation. Les calicots portent : « Nous allons liquider les koulaks en tant que classe » et « Tout pour la lutte contre les saboteurs de l'économie agricole ».

Manifestation dans le cadre de la dékoulakisation. Les calicots portent : « Nous allons liquider les koulaks en tant que classe » et « Tout pour la lutte contre les saboteurs de l'économie agricole ».

Comme tous les régimes idéologiques, tout le Réel est réinterprété en fonction du prisme idéologique du régime en question. C'est ce que nous vivons. Du coup, les mots doivent être progressivement modifiés pour modifier la perception de la réalité, pour que le peuple ne parvienne plus à saisir la réalité, ou la saisisse mal. Et que s'il cherche à nommer les choses, il les nommera comme le Régime veut qu'il les nomme. C'était tout l'objet de la polémique sur le terme "français de souche" la semaine dernière.

 

Si vous écoutez la communication gouvernementale sur ce programme de "peuplement", vous avez l'impression qu'il s'agit d'aider "des pauvres". Le terme "social" revient en permanence. Or ne nous parle-t-on pas également d'apartheid ? Or, l'apartheid, sur quoi reposait-il ? Sur la race. Donc, ceci pour dire que le fond de cette "politique de peuplement", c'est bien l'apartheid, le facteur racial. Et pourtant c'est présenté comme tel. Donc on part de l'apartheid et on passe à un vocabulaire socialisant. En effet, si je vous parle de logement racial, si je vous parle de mixité raciale, si en lieu et place de "mixité scolaire", je parle de mixité raciale dans les établissements scolaires, la connotation biologisante fait terriblement peur, elle est terriblement évocatrice. Si je parle de social, ça passe. Cela passe beaucoup plus facilement. Si je parle de "pauvreté", les gens pensent à des feuilles de paye, à des revenus sociaux, mais si je parle de fracture non pas "sociale", mais de fracture "raciale", les gens comprennent autre chose. Ils comprennent la réalité. Et ils comprennent les véritables motivations du régime.

 

Or, vous le voyez, le Régime chanche à dessein les mots utilisés pour modifier la perception dans le peuple de sa propre politique. C'est fondamental: tous les régimes idéologiques totalitaires ont toujours procédé ainsi. Aucun Régime totalitaire reposant sur une idéologie biaisée ne peut procéder autrement que par le mensonge. Et vous vous rappelez sans doute de ce journal fameux qui était le plus en vue d'URSS, et qui était La Pravda, qui voulait dire "La Vérité", et c'était le journal qui mentait le plus au monde, et probablement de l'histoire. C'était un exemple caricatural.

 

C'est donc une dérive orwellienne. Ne nommons pas les choses. Ou nommons-les différemment. Comme cela nous ne percevrons plus ce dont il s'agit en réalité. Ni les tenants, ni les aboutissants.

 

Je vais citer Finkielkraut récemment avec Elisabeth Lévy, a parlé de ce sujet-là. J'étais très frappé de voir qu'il parvenait aux même conclusions auxquelles j'étais parvenue de mon côté. A savoir cette modification profonde du vocabulaire.

 

[...] "Les pauvres". Je vais citer un auteur, Guilluy, vous le connaissez certainement, c'est un géographe. Pas plus tard qu'en septembre dernier, au Figaro, d'après ses études - son dernier ouvrage -, il déclare : "85% des ménages les plus pauvres ne vivent pas dans les "quartiers sensibles". [2] Un ménage pauvre est un ménage qui touche moins de 993 euros par mois. Mais si ils ne sont pas dans les quartiers sensibles, cela veut dire que 85% des pauvres en France vivent dans les zones péri-urbaines, rurales, et il y a de fortes chances que ces ménages pauvres soient des ménages de souche européenne, des français de souche.

 

Il donnait un exemple Guilluy. Il citait le quartier des Hautes Noues à Villiers-sur-Marne (Val-de-Marne), banlieue parisienne en Île-de-France, le revenu moyen par habitant dit-il, y est supérieur de 20 % supérieur à celui de Verdun. Et il disait  "le 93 est le coeur de l'aire parisienne" complètement intégré dans cette métropole qu'est Paris. Et on le voit effectivement, les milliards d'euros déversés depuis des décennies sur ces quartiers. Ils ont des installations sportives parfaitement modernes. Des flots d'argent ont été déversés à tel point que ce ne sont pas eux qui sont lésés. C'est faux. La question de la pauvreté n'est donc pas la véritable question. 

 

Manuel Valls a dit: "il ne faut pas ajouter de la pauvreté à la pauvreté." Il ne faut pas envoyer les immigrés qui sont pauvres dans les quartiers qui sont déjà "pauvres". Il faut les envoyer vers d'autres quartiers, là où il y a des logements sociaux dans d'autres communes, c'est-à-dire des logements raciaux ou qui vont devenir des logements raciaux. Il faut les envoyer là comme cela on ne va pas ajouter de la pauvreté à de la pauvreté. Mais cela veut dire que les habitants des autres communes, qui vivent dans des logements sociaux, ils sont lésés ? Par définition, s'ils sont dans du logement social c'est qu'ils sont dans une certaine forme de précarité économique et sociale, précisément. Donc nous allons bien ajouter de la pauvreté à de la pauvreté, mais ailleurs. Nous allons donc déplacer le problème géographiquement, mais nous n'allons certainement pas changer les données fondamentales en termes économiques et sociaux. Mensonge donc là encore.

 

Il est revenu sur les méthodes. Il a cité les préfets. L'intérêt des préfets est qu'il ne sont pas élus *- c'est une anomalie -, mais peuvent s'occuper de tout (sécurité publique, contrôle d'alcolémie sur la route avec 200 gendarmes, redressement d'entreprise en difficulté, d'écologie, bref les pouvoirs du préfet sont immenses à tel point que le préfet peut annuler un referendum convoqué par un maire dans sa commune. Et c'est par ce biais que le gouvernement veut mettre en place ce contournement de la résistance des maires qui, eux, sont élus... Par la force et par la coercition on va imposer la "politique de peuplement". Nous avons là, dans la méthode, du jacobinisme racial, l'immigration à coups de chicotte. Et le peuple de souche devra plier sous les coups de chicotte des préfets qui, finalement, ressemblent maintenant à des gouverneurs de l'Afrique de l'Ouest de 1913 comme ils se comportaient avec les Africains de l'époque.

 

Je citerai d'ailleurs Attali qui avait déclaré qu'"à terme la balance raciale idéale en France serait d'une motié de population d'origine non européenne dans les grandes villes et d'un tiers dans les campagnes." Cela a l'air d'y ressembler de plus en plus. Une politique menée à coups de schlague.

 

Nous sommes dans une situation suréaliste et qui ne va pas fonctionner, contrairement à ce que pense les doctrinaire socialistes qui veulent à tout prix écraser les populations blanches, les populations françaises de souche, dont ils perçoivent qu'elles sont en train de prendre conscience du projet qu'on leur réserve, qu'on a concoté pour elles, et qu'ils veulent maintenant leur imooser une situation politique et démographique telle qu'elles ne pourront plus s'extraire du cadre prévu pour elles. Cela ne va pas fonctionner parce que - les mêmes causes produisant les mêmes effets -, il est tout à fait évident que ce qui s'est passé dans les secteurs où il y a déjà eu une forte immigration, va se reproduire partout où l'on imposera cette immigration afro-musulmane (augmentation du vote Front national, et peut-être pour d'autres formations nationalistes qui pourraient apparaître dans le futur, mais aussi division communautaire et raciale parce qu'il faut aussi que les populations confrontées à l'arrivage soient d'accord. Or dans le passé ces populations se sont séparées, elles sont partis ces quartiers qui subissaient l'immigration) Donc nous assisterons à une espèce de transhumance intérieure française où la balkanisation va s'accélérer, où la montée en puissance du sentiment identitaire qui pouvait être limité à certaines régions va se diffuser partout. Et loin de circonvenir cette montée en puissance du sentiment identiaire et d ela volonté de résistance des populations autochtones, au contraire, cela va la faire exploser en flèche.

 

Ce que nous prépare ces gens c'est une Yougoslavie, non pas au carré mais au cube. Une libanisation telle qu'on n'en a jamais vue, à l'échelle de villages, à l'échelle de villes petites et moyennes.

 

Je vais citer de Gaulle - une fois n'est pas coutume - je n'aime pas de Gaulle mais je le cite quand même. Rappelez-vous ce qu'il avait dit à ceux qui pensaient qu'on pouvait mélanger de l'huile et du vinaigre durablement avaient des cervelles de colibris." [3] Et il parlait de l'"intégration". Il a raison et avait raison: ce qui n'a pas fonctionné en Algérie, ne fonctionnera pas plus sur le territoire hexagonal. Quoique dise le Régime. Quoique dise les fanatiques du remplacement de populations. Quoique disent les illuminés de ce communisme racial, aux manettes de cette république néo-soviétique. Quoiqu'ils en disent, quel que soit la radicalité de leurs mesures, quel que soient les mouvements qu'ils feront, la résistance ne peut que s'amplifier pour des raisons d'instinct de survie.

 

Et la population de souche, population autochtone, s'en rend compte chaque jour qui passe.

 

Pour faire le point sur cette situation je veux souligner sur le point que nous avons à faire à des gens qui sont extrêmement dangereux, malgré tout.

 

De la même façon que au Cambodge, en Chine communiste et que dans tous les régimes communistes, la radicalité idéologique de ce messianisme égalitariste faisant fi des réalités biologiques, faisant fi des fossés culturells (l'Afrique noire a un qi moyen de 70, les européens de 100, 30% d'écart, jamais malgré tous les milliards déversés dans un appareil éducatif vous ne parviendrez à combler ce fossé).

 

Donc contrairement à ce qu'a dit Manuel Valls qui a dit que la France ne devrait pas "se fracasser contre le mur de l'extrême droite" [4], c'est le socialisme qui va se briser sur le mur de la réalité -. Et, malheureusement, cela va nous coûter, comme dans les régimes communistes, bien des déboires avant que nous parvenions à cette rupture du socialisme, de ce socialisme. Parce que c'est dans la douleur que les gens vont s'extirper des mirages et des mensonges sous lesquels on les aura enterrés depuis des années.

 

Et comme les régimes communistes se sont effondrés, celui-ci s'effondrera aussi du fait de sa propre radicalité. Mais il ne changera pas parce que nous aurons un argumentaire qui sera de nature à le convaincre.

 

Ces gens-là pour des raisons cyniques, d'ordre politique, iront jusqu'au bout. Mais n'oubliez pas que les mêmes qui veulent placer les fils d'ouvriers prolétaires français de souche, avec le lumpenprolétariat échoué depuis le Tiers-Monde dans chaque commune, dans chaque école, ne se mentent pas sur la réalité de ce qu'ils vendent aux autres, car tous leurs enfants sont dans des écoles pour bourgeois. Et parfois des écoles confessionnelles, des écoles catholiques. N'oubliez pas que chaque ministre met ses enfants dans des écoles strictement protégées de la fameuse immigration du tiers-Monde censée témoigner d'un enrichissement fabuleux, duquel on devrait attendre que le lait et le miel coule sur le pays !

 

Citons Barbier qui était à la télévision pas plus tard qu'hier - le rédacteur en chef de l'Express - et disait qu'il allait falloir expliquer aux gens, qu'effectivement de nouvelles populations viendraient s'installer près de leur immeuble, près de chez eux, et cela va pas aller sans difficultés. Un effort de pédagogie en somme. Est-ce que Barbier, lui, habite dans ces quartiers-là ? Non, biensûr que non. Il vit dans les quartiers pour culs en or.  Bref, exactement comme en URSS où pas un apparatchik du Régime ne croyait que l'économie planifiée, le collectivisme ne puisse fonctionner, de la même façon aucun apparatchik de ce Régime, ne croit que l'immigration de peuplement, que le remplacement de population produira les vertus dont il nous parle. Mais il en va de leur pouvoir. Ils ne peuvent pas renier 50 ans de politique migratoire et les conséquences qui vont avec. C'est donc la fuite en avant.

 

Le multiculturalisme n'a pas fonctionné ? C'est parce que nous n'avons pas fait assez de multiculturalisme ! Il y a des problèmes d'immigration ? Mais c'est parce que nous n'avons pas assez d'immigration ! Et cela continuera longtemps jusqu'à ce que le peuple se révolte.

 

Car ne l'oubliez pas. Tant que le peuple ne se révolte pas, ces gens n'arrêteront pas. Ce sont des idéologues, tenants d'une idéologie totalitaire, d'un égalitarisme radical, de dimension biologique et dont l'application passe par la coercition d'Etat. Des gens comme ça, on ne peut pas les arrêter autrement que par une insurrection, quelque soit la forme de l'insurrection. Mais à un moment donné, il faudra les stopper et les extirper de la machine étatique. Il faudra parvenir à une épuration systématique de ceux qui auront mis en place cette politique.

 

C'est pour cela, je le dis ici, Messieurs les préfets, vous qui vous apprétez à obéir à ce gouvernement de fanatiques, par conformisme, par lâcheté, par facilité, par peur, n'oubliez pas qu'avant vous, d'autres préfets ont eu à rendre des comptes de leur politique et qu'ils n'ont pas pu se cacher derrière l'autorité politique du moment pour ne pas rendre des comptes. Maurice Papon est un exemple. Et bien, regardez comme cela s'est terminé. Si vous collaborez avec cette clique, vous pourrez éventuellement tout à fait vous en sortir pendant quelques années, c'est même probable, mais quand la machine va s'emballer, quand la fracture sera consommée, quand les violences vont se généraliser, quand le grand retournement politique va s'opérer, des comptes vous seront demandés par ces mêmes populations.

 

Et de la même façon, les élus politiques qui en ce moment sermonnent le peuple au nom de l'antiracisme, qu'ils fassent eux aussi extrêmement attention, car ils auront des comptes à rendre, sous forme d'une justice épuratrice, exactement comme en 1944, il a fallu juger des collaborateurs - c'est ce que l'on nous a expliqué pendant 70 ans -, de la même façon sur ce modèle-là il faudra également juger les collaborateurs. [...] C'est une question de justice. »

 

Ce qui est certain, dans cette "politique de peuplement," c'est que ce n'est pas à l'Etat d'imposer d'en haut un changement de population ni même une "politique de peuplement". Il s'agit là d'une tyrannie absolue, une colonisation imposée d'en haut, jamais vue dans l'histoire de France. Une faute politique qui se paiera cash, le jour venu.

 

Notes

 

[1] Cf. Manuel Valls présente sa "politique de peuplement". Reuters 06/03/15 à 7:11 Mis à jour le 06/03/15 à 7:11 http://www.capital.fr/a-la-une/actualites/manuel-valls-presente-sa-politique-de-peuplement-1017759 ;

Manuel Valls veut une "politique de peuplement" contre les ghettos, Le JDD, 22 janvier 2015;

Contre la «ghettoïsation», Manuel Valls veut initier une «politique de peuplement», Le Figaro, Home LE SCAN Les verbatims, Par Tristan Quinault Maupoil, Publié le 22/01/2015 à 17:12

[2] Christophe Guilluy : «Le 93 n'est pas un espace de relégation, mais le cœur de l'aire parisienne», Le Figaro, Home FIGARO VOX Vox Societe, Par Guillaume Perrault, Publié le 11/09/2014 à 19:32;

«L'insécurité sociale conduit à une demande de protection », Le Figaro, Home ACTUALITE Politique, Par Guillaume Perrault Mis à jour le 20/02/2013 à 16:29, Publié le 20/02/2013 à 10:41

[3] La citation exacte et complète de de Gaulle est la suivante : "C’est très bien qu’il y ait des Français jaunes, des Français noirs, des Français bruns. Ils montrent que la France est ouverte à toutes les races et qu’elle a une vocation universelle. Mais à condition qu’ils restent une petite minorité. Sinon, la France ne serait plus la France. Nous sommes quand même avant tout un peuple européen de race blanche, de culture grecque et latine et de religion chrétienne. Qu'on ne se raconte pas d'histoires ! Les musulmans, vous êtes allés les voir ? Vous les avez regardés avec leurs turbans et leur djellabas ? Vous voyez bien que ce ne sont pas des Français ! Ceux qui prônent l'intégration ont une cervelle de colibri, même s'ils sont très savants. Essayez d'intégrer de l'huile et du vinaigre. Agitez la bouteille. Au bout d'un moment, ils se sépareront de nouveau. Les Arabes sont des Arabes, les Français sont des Français. Vous croyez que le corps français peut absorber dix millions de musulmans, qui demain seront vingt millions et après-demain quarante ? Si nous faisions l'intégration, si tous les Arabes et Berbères d'Algérie étaient considérés comme Français, comment les empêcherait-on de venir s'installer en métropole, alors que le niveau de vie y est tellement plus élevé ? Mon village ne s'appellerait plus Colombey-les-Deux-Églises, mais Colombey-les-Deux-Mosquées !" (Conversation entre De Gaulle et Alain Peyrefitte le 5 mars 1959 suite aux événements d'Algérie, C’était de Gaulle, tome 1, Alain Peyrefitte, éd. éditions de Fallois/Fayard, 1994, p. 52.)

[4] France: Valls dénonce un endormissement généralisé face au danger immense de l'extrême droite, Romandie.com, 5 mars 2015

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7 mars 2015 6 07 /03 /mars /2015 08:15

Qui dit plus de « mixité» dit plus de Grand remplacement, plus discriminations, plus de violences et plus d'insécurité, mais aussi plus d'instinct de survie. Explications.

« Mixité» : Manuel Valls annonce un plan d'un milliard d'euros contre les jeunes

Quelques semaines après son utilisation du mot «apartheid», Manuel Valls a annoncé hier des mesures pour plus de « mixité sociale » [1], autre nom du mélange obligatoire nouvel ordre mondialiste que Nicolas Sarkozy, en 2008, souhaitait imposer par des « moyens plus contraignants encore ». Un grand brassage des populations (sauf chez les promoteurs de cette politique destructrice, qui eux - vous l'aurez remarquez - ne se mélangent pas...)

 

Par ce nouveau plan en vue de notre remplacement, le Premier ministre, souhaite mettre fin au « sentiment de relégation dont souffrent beaucoup de nos concitoyens » (entendez immigrés).

 

Manuel Valls dénonce sans le dire les Français qui « face à ce constat » (face à l'immigration et au Grand brassage obligatoire), avancent leurs « solutions dangereuses », solutions qui seraient « en rupture totale avec nos valeurs et notre modèle social». Parmi ces « solutions dangereuses », il y aurait par exemple, après l'immigration, la remigration.

Parmi les « certains » dénoncés par Manuel Valls, il y a notamment ces jeunes français qui, eux, n'ont bien évidemment pas droit au « sentiment de relégation ». Or ces jeunes, sont un sur deux entre 25 et 34 ans (50%) à déclarer vouloir voter FN aux prochaines départementales. [2] On peut donc en conclure que Manuel Valls annonce un plan oligarchique d'une minorité contre les jeunes majoritaires. Ce qui est aussi un plan anti-démocratique, si l'on entend la démocratie comme la politique faite par la majorité.

 

Ce plan représente «autour d'un milliard d'euros» sur les trois prochaines années. Les Français vont donc une nouvelle fois devoir payer de leur poche pour leur propre remplacement et leur propre discrimination.

 

Les logements sociaux détruits devront être reconstruits en priorité en dehors des quartiers sensibles. Il s'agit d'importer les populations immigrés à la campagne, en zone péri-urbaine, dans la « France de la périphérie », la « France invisible » (Christophe Guilluy) et des invisibles, où les Blancs s'étaient réfugiés suite à l'arrivée massive de populations étrangères dans les villes et centres villes et l'explosion de l'insécurité et du « sentiment d'insécurité » qui a toujours été nié par les promoteurs de la « mixité ».

 

« 5 milliards d'euros seront affectés à de nouveaux programmes de rénovation, générant 20 milliards d'investissement et de travaux ». Les projets de rénovation en cours seront « avancés de deux ans » afin de voir le jour « dès 2015-1016 ». La « mixité » à marche forcée.

 

Le gouvernement entend imposer la « mixité » grâce aux « logements sociaux » dans les communes

 

Dès le mois de juin, les préfets, pourront délivrer les permis de construire à la place des maires résistants et récalcitrants qui jusqu'ici refusaient la «mixité» dans leur commune. Le plan Valls de «mixité» enterre la démocratie dans les communes, villes et villages. Désormais, la politique se fait depuis Paris ! La suppression des maires, cette institution médiévale, est un scandale. Le signe que nous basculons dans une dictature inouïe encore jamais vue.

 

À l'inverse, dans les 1500 « quartiers prioritaires », autrement dit dans les zones déjà fortement mixées, des instructions seront données aux préfets pour limiter la construction de logements sociaux, car « il faut arrêter d'ajouter de la pauvreté à la pauvreté », juge Manuel Valls.

 

 

Du fait de leur éloignement des centres de vie et des bassins d'emploi, on sait que les péri-urbains et les ruraux sont tout autant, voire même plus pauvres que les résidents des  « quartiers prioritaires », mais ces péri-urbains et ces ruraux n'ont, eux, aucun droit, et ne sont que des laissés pour compte de la république dite française. L'ancien ministre socialiste du gouvernement Ayrault, Thierry Repentin, sera nommé délégué interministériel en charge des quartiers en difficulté pour coordonner ce plan.

 

A l'école, le gouvernement veut encourager la « mixité » en luttant « contre les contournements réguliers de la carte scolaire », a affirmé le premier ministre.

 

« Une offre éducative par correspondance sera développée », le « périmètre de recrutement des lycées » va évoluer. Le gouvernement veut renforcer ce qu'il nomme « la formation des enseignants », c'est-à-dire « le choix d'enseigner dans les établissements relevant des conventions d'éducation prioritaire doit être valorisé ». Déjà que plus personne ne souhaite devenir enseignant (crise de l'autorité à l'école, pénurie de candidats aux concours de l' »Education dite nationale », insécurité des professeurs), on se demande où ils iront chercher leur futurs enseignants ?

 

La deuxième partie du quinquennat du totalitaire François Hollande verra l'arrivée de nouveaux programmes scolaires en 2015 pour la maternelle et 2016 pour le primaire.

 

Une «agence de la langue française» sera créée afin de lutter contre « l'inégalité majeure qui existe entre ceux qui maîtrisent le français et ceux qui ne le maîtrisent pas ».

 

Le Premier ministre a annoncé que l'accent serait mis sur l'apprentissage du français, « socle de la citoyenneté », comme si la langue à elle seule pouvait être un élément de cohésion nationale.

 

La langue n'est qu'un marqueur identitaire, pas un vecteur d'unité nationale. Par exemple, jusqu'au début XXe siècle, les Français parlaient un dialecte local, une langue régionale, parfois même il ne connaissaient pas le français avant d'aller à la grande boucherie de 1914 comme au Pays basque, et pourtant, cela n'empêchait pas un fort sentiment d'appartenance à la nation française parmi les conscrits qui allaient mourir en masse pour le vampire républicain.

 

L'accent mis sur l'apprentissage du français sera donc totalement inopérant si, dans le même, on poursuit l'accent mis sur l'enseignement d'une histoire sur mesure, à la carte, une histoire ethno sectorielle pour 40 à 50% d'élèves possédant moins de 350 mots de vocabulaires (réforme UMP Xavier Darcos 2011), en éliminant l'enseignement de l'histoire de France pour la remplacer par l'enseignement de l'histoire des royaumes africains, du Monomotapa, Dahomey. Les élèves d’origine mandé-malinké de Tremblay en France sont peut-être attentifs à l’histoire de l’empire du Mali qui fut constitué par leurs ancêtres, mais il n'en est pas de même avec les petits soninké de Garges les Gonesse, héritiers, eux, du royaume de Ghana qui fut détruit par les premiers... De plus, comment vont réagir les rejetons des nombreux autres peuples africains ? N’y a-t-il pas une forme de discrimination à leur égard ? En effet, pourquoi privilégier le Mali ou le Ghana et passer sous silence l’empire Luba et le royaume zulu ? Bref, on n'en finit plus. La « lutte contre les discriminations » c'est toujours plus de discriminations.

 

En outre, l'accent mis sur l'apprentissage du français sera totalement inopérant si le but du programme est de faire continuellement référence à la traite des esclaves, comme une sorte de fil conducteur, en tentant de faire croire aux élèves que l’histoire du monde tient dans un manichéisme primaire, celui de la confrontation entre les méchants (les Européens), et les bons (les autres). L'ethno culpabilité d'un côté et l'ethno victimisation de l'autre n'est-elle pas un racisme ?

 

Au travail, «lutter contre toutes les discriminations, c'est l'objectif de la politique de “testing” que nous mettrons en place dès cet automne», a annoncé le premier ministre. Le “testing” consiste a effectuer des tests de recrutement en proposant à des recruteurs ou à d'autres organismes un CV faisant apparaître un ou plusieurs critères de discrimination. Cette procédure juridique, qui permet à une catégorie de consommateurs ou de locataires qui se considèrent lésés par une décision d'aller ensemble en justice, pourra être sollicitée dans des affaires de discrimination. Des mesures devraient toucher le recrutement dans la fonction publique. «L'État, la fonction publique, doivent être à l'image de ce qu'est la réalité de ce pays», a déclaré Manuel Valls.

 

S'agissant de la « politique de la sécurité », « dans certains quartiers, c'est l'insécurité qui domine. Peu importe pour Manuel Valls. Pour féliciter en quelque sorte les comportements incivils dans les « quartiers en difficulté », Manuel Valls y met les « ZSP», zones de sécurité prioritaire, déjà mises en places par son prédécesseur.

Mieux, le «pack deuxième chance », jusqu'ici testé en région Rhône-Alpes, sera généralisé : cet outil de la « boîte à outils » de François Hollande, prévoit un « dispositif d'accompagnement individuel » à destination des « jeunes sans emploi, sans formation », a indiqué le chef du gouvernement. « Plus de moyens » doivent être concentrés dans ces quartiers « pour offrir une formation à tous », telle que l'apprentissage ou le parrainage.

 

L' »amélioration de la formation des enseignants » signifie en fait l'absorption de la religion par Leviathan. Pour Manuel Valls, le respect du principe de laïcité «n'est plus une question de loi» mais de «mise en œuvre » du texte de 1905. « Cela commence […] par l'école en formant mieux les enseignants. Plus largement, le chef du gouvernement estime que le statut de l'ensemble des fonctionnaires « doit rappeler que la laïcité est un principe essentiel de la fonction publique ».

 

Un « grand débat national » est annoncé « dans un maximum de quartiers » « avant l'été ». Les Français de souche seront-ils consultés ?

 

Ces annonces du gouvernement constituent « à la fois les grands axes, les valeurs, la philosophie qui vont s'appliquer à court ou moyen terme », a expliqué le Premier ministre. Pour autant, il reste « nécessaire » d'envisager des « pistes nouvelles qui correspondent aux aspirations de notre époque ».

 

«Nous voulons faire vivre cette passion de la citoyenneté et de l'égalité », a affirmé Manuel Valls. « Nous voulons aussi porter un message d'espérance».

 

Alors qu'il annonce un plan «autour d'un milliard d'euros» pour sa politique de « mixité », Manuel Valls indique que «tout ne se réglera pas à coups d'euros supplémentaires».

 

«À travers cette réunion, ces propositions, cette démarche, cette méthode, nous voulons répondre avec gravité et volontarisme à cette exigence des Français qui s'est exprimée au mois de janvier.» (lors de la manifestation des « Je suis Charlie » NDLR.)

 

Conclusion

 

Le manichéisme raciste à l'école (ethno culpabilité d'un côté et ethno victimisation de l'autre), la « mixité » obligatoire dans les villes, les communes, les villages, la « mixité » obligatoire au travail, ignorant tout sentiment de relégation des Français de souche, sont gros de réactions en chaîne encore inimaginables.

 

Malgré que tout indique que les Français sont en train de se couper totalement des institutions républicaines (fuite des ZSP et zones de mixité, records d'abstention battus à chaque élection, instinct de survie jusque dans les périphéries, mouvement de néo-féodalisation en retour par instinct de survie), les politiques au pouvoir depuis 40 ans, de droite comme de gauche, maintiennent le cap, les yeux fermés, de leur plan de Grand remplacement.

 

Notes

 

[1] «Apartheid social» : un milliard d'euros sur trois ans pour favoriser la mixité, Home ACTUALITE Société, Par lefigaro.fr, Mis à jour le 06/03/2015 à 19:58, Publié le 06/03/2015 à 19:02

[2] Départementales : un sondage donne le FN en tête avec 33% des voix, Home ACTUALITE Flash Actu Par Le Figaro.fr Mis à jour le 01/03/2015 à 23:02 Publié le 01/03/2015 à 21:43

 

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5 mars 2015 4 05 /03 /mars /2015 10:11
Recension des usurpations et inventions de titres par les Orléans

Une utile recension des usurpations et inventions de titres réalisées par les incorrigibles Orléans a été publiée sur Vexilla-Galliae.

 

Incorrigibles Orléans

 

Publié dans Vie des royalistes, le jeudi 26 février 2015 par Franz de Burgos

 

Les membres de la Maison d’Orléans, qui sont princes du Sang de France, disposent des titres attachés à l’apanage d’Orléans reçu de Gaston d’Orléans (moins les soustractions qu’en fit Louis XIV), de ceux reçus de Louis XIV lui-même, de ceux reçus de la « Grande Mademoiselle », fille de Gaston d’Orléans et héritière des Montpensier ou de ceux reçus de « Mademoiselle de Penthièvre », héritière des Penthièvre, qui, pour les plus importants, sont les suivants :

 

Duc d’Orléans, Duc de Chartres, Duc de Valois, Duc de Nemours, Duc de Montpensier, Dauphin d’Auvergne, Prince de Joinville, Sénéchal héréditaire de Champagne, Marquis de Coucy, Marquis de Folembray, Comte de Soissons, Comte de Dourdan, Comte de Romorantin, Baron de Beaujolais, et autres baronnies et seigneuries…

 

Cependant bien pourvus en titres prestigieux, leur souci constant fut toujours de chercher à usurper des titres retournés à la Couronne et provenant de la branche aînée des Bourbon ou de branches adjacentes : les Bourbon-Condé ou Bourbon-Conti.

 

Ainsi, Louis-Philippe d’Orléans, devenu « Louis-Philippe Ier des Français » après son usurpation du trône en 1830, titre-t-il son petit-fils, Ferdinand d’Orléans (1844–1910), « duc d’Alençon » (1), titre usurpé tenu en dernier lieu par Louis XVIII. Puis, Jean d’Orléans (1874–1940), grand-père du duc d’Orléans actuel, se faisait appeler « duc de Guise » (2), titre usurpé appartenant aux Bourbon-Condé et retourné à la Couronne à la mort du dernier des Condé en 1830.

 

Mais, fidèles à cette soif inextinguible d’usurpations, feu le duc Henri d’Orléans (1908-1999) et son fils aîné, l’actuel duc Henri d’Orléans (1933), se fit et se fait encore un devoir de perpétuer cette déplorable habitude familiale. Ainsi :

 

Henri d’Orléans (1933) est le chef actuel de la Maison d’Orléans, branche cadette de la Maison de Bourbon. Il se fait appeler « comte de Paris » (3) et « duc de France » (4). Un titre usurpé et un titre inventé. Sa titulature adéquate est Henri d’Orléans, duc d’Orléans. Il épouse en 1957 Marie Thérèse von Württemberg. Ils ont cinq enfants, dont trois fils :

 

François d’Orléans (1961), titré par son père « comte de Clermont » (5) et « Dauphin de France » (6) en 1999. Deux titres usurpés. Sa titulature adéquate est François d’Orléans, duc de Chartres (ou duc de Valois, de tradition plus ancienne).

 

Jean d’Orléans (1965), titré par son grand-père « duc de Vendôme » (7) en 1987, puis « Régent du Dauphin » (8) par son père en 1999. Un titre usurpé et un titre inventé. Il épouse Maria Philomena de Tormos. Ils ont trois enfants, dont un fils, non encore titré à ma connaissance : Gaston d’Orléans (2009)

 

Eudes d’Orléans (1968), titré par son grand-père « duc d’Angoulême » (9) en 1987. Titre usurpé. Il épouse Marie Liesse de Rohan-Chabot. Ils ont deux enfants, dont un fils, non encore titré à ma connaissance : Pierre d’Orléans (2003)

 

Henri d’Orléans a dix frères et sœurs dont huit sont actuellement encore vivants, comprenant deux frères ayant des fils et un neveu issu d’un frère décédé :

 

Jacques d’Orléans (1941), titré « duc d’Orléans » par son père. Titre régulier, mais inapproprié pour un cadet d’Orléans. Epouse en 1969, Gersande de Sabran-Pontevès. Ils ont trois enfants, dont deux fils :

 

Charles-Louis d’Orléans (1972), titré « duc de Chartres ». Titre régulier, mais inapproprié au premier fils d’un cadet d’Orléans. Epouse Ileana Manos. Ils ont cinq enfants, dont deux fils, un seul titré à ma connaissance :

 

Philippe d’Orléans (1998), titré « duc de Valois ». Titre régulier.

 

Constantin d’Orléans (2003)

 

Foulque d’Orléans (1974), titré « duc d’Aumale » et « comte d’Eu ». Deux titres réguliers.

 

Michel d’Orléans (1941), titré « comte d’Evreux » (10) par son père, titre usurpé. Epouse en 1967, Béatrice Pasquier de Franclieu. Ils ont quatre enfants, dont deux fils :

 

Charles Philippe d’Orléans (1973), titré « duc d’Anjou » (11), titre usurpé. Epouse Diana Alvares Pereira de Melo. Ils ont une fille : Isabelle d’Orléans (2012).

 

François d’Orléans (1982), titré « comte de Dreux », titre régulier.

 

Thibault d’Orléans (1948–1983), titré par son père « comte de la Marche », titre usurpé. Epouse en 1972, Marion Gordon-Orr. Ils ont deux fils :

 

Robert d’Orléans (1976), titré « comte de la Marche » par son grand-père à la mort de son père (12), titre usurpé.

 

Louis-Philippe d’Orléans (1979–1980).

 

Ce qui fait que, sur dix-huit titres relevés, dix sont usurpés, deux irrégulièrement portés et deux inventés !

 

Ainsi va la Maison d’Orléans, qui croit avancer dans le vent de l’Histoire en voguant d’usurpations en prétentions, sans voir qu’elle ne fait que dériver de Charybde en Sylla…..

 

Franz de Burgos

 

(1) Duc d’Alençon : Louis Stanislas Xavier de France, comte de Provence, reçoit le titre en 1774. Devenant le Roi de France Louis XVIII en 1795, le titre retourne à la Couronne. Non réattribué par Roi légitime depuis.

 

(2) Duc de Guise : Louis VI Henri de Bourbon-Condé reçoit le titre à la mort de son père Louis V Joseph de Bourbon-Condé en 1818. A sa mort subite, assassiné ?, en son château de Saint-Leu en 1830, le titre retourne à la Couronne. Non réattribué par Roi légitime depuis.

 

(3) Comte de Paris : Othon, mort en 1032, est le dernier à avoir été nommé comte de Paris par le Roi de France Robert II, fils d’Hugues Capet. Non réattribué par Roi légitime depuis.

 

(4) Duc de France : Titre inventé par le duc Henri d’Orléans. Inspiré de celui de « duc des Francs »l, porté par le deuxième personnage du Royaume des Francs après le Roi des Francs. Il fut porté sous les Mérovingiens et les Carolingiens par les Arnulfiens et les Robertiens, jusqu’à ce que ces deux lignages accèdent au Trône en créant la troisième Dynastie des Capétiens avec Hugues Capet en 987. Non réattribué par Roi légitime depuis !

 

(5) Comte de Clermont : Louis Henri de Bourbon reçoit le titre en 1672. A sa mort en 1677, le titre fait retour à la Couronne. Non réattribué par Roi légitime depuis.

 

(6) Dauphin de France : Titre attribué à l’aîné des fils du Roi de France depuis 1349, date du Traité de Romans par lequel Humbert II du Viennois vend sa seigneurie d’Albon et du Viennois (appelé Dauphiné) au Roi de France Philippe VI de Valois, à la condition que le Dauphiné soit le fief de son fils aîné. Le premier Dauphin est Charles de Valois (futur Charles V), fils de Jean II, petit-fils de Philippe VI, en 1349. Le Dauphin actuel est Louis de France (2010), fils aîné du Roi de France Louis XX, Chef de la Maison Capétienne.

 

(7 ) Duc de Vendôme : Philippe de Vendôme, « Prieur de Vendôme », reçoit le titre à la mort de son frère Louis Joseph de Vendôme, « le Grand Vendôme » en 1712. A sa mort, en 1727, le titre retourne à la Couronne. Louis XV inclut ce titre, en 1771, dans l’apanage de Provence accordé à Louis Stanislas Xavier de France. Le titre fait retour à la Couronne quand le comte de Provence devient le Roi de France Louis XVIII, en 1795. Non réattribué par Roi légitime depuis.

 

(8) Régent du Dauphin : Titre inventé par le duc Henri d’Orléans. Dénomination absurde, le Régent étant désigné par le Conseil Royal pour exercer la charge du Roi, en son nom, quand celui-ci est mineur, incapable ou empêché. Il ne saurait y avoir de « Régent du Dauphin », car « Dauphin » signifie que le Roi est vivant, dès lors, aucune Régence n’a lieu d’être. D’autant plus que le Roi, son père, en serait le tuteur naturel.

 

(9) Duc d’Angoulême : Louis Antoine d’Artois reçoit le titre à sa naissance en 1775. En 1824, à la mort de Louis XVIII, son père Charles Philippe de France, comte d’Artois, « Monsieur », frère du Roi, devient le Roi de France Charles X, et lui, le Dauphin de France. Le titre retourne à la Couronne. Non réattribué par Roi légitime depuis.

 

(10) Comte d’Evreux : Louis Henri de la Tour d’Auvergne reçoit le titre de son père à sa naissance en 1674. A sa mort en 1753, son neveu Charles Godefroy de la Tour d’Auvergne, duc de Bouillon, reçoit le titre. A sa mort en 1771, son fils Godefroy Charles Henri de la Tour d’Auvergne, duc de Bouillon, reçoit le titre. A sa mort en 1792, son fils Jacques Léopold de la Tour d’Auvergne, duc de Bouillon, reçoit le titre. A sa mort en 1802, le titre fait retour à la Couronne. Non réattribué par Roi légitime depuis.

 

(11) Duc d’Anjou : Louis Stanislas Xavier de France, comte de Provence, reçoit le titre. Devenant le Roi de France Louis XVIII en 1795, le titre retourne à la Couronne. Relevé à son profit par le Roi de France Jacques Ier en 1919. A sa mort, en 1931, le titre fait retour à la Couronne. Le titre est relevé à son profit par le Roi de France Henri VI en 1946. A sa mort en 1975, son fils aîné devient le Roi de France Alphonse II et relève le titre à son profit. A sa mort en 1989, son fils devient le Roi de France Louis XX et relève le titre à son profit. Ce titre, conservé par le Roi, n’est donc pas disponible ; qui plus est, il ne pourrait être attribué que par Louis XX.

 

(12) Comte de la Marche : Louis François Joseph de Bourbon-Conti reçoit le titre de son père Louis François de Bourbon-Conti à sa naissance en 1734. A sa mort en 1814, le titre revient à la Couronne. Non réattribué par Roi légitime depuis.

 

Source: http://www.vexilla-galliae.fr/royaute/vie-des-royalistes/1243-incorrigibles-orleans

 

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5 mars 2015 4 05 /03 /mars /2015 09:24
Chaudron à quatre anses ornées de têtes cornues du dieu grec Acheloos - Tombe princière de Lavau (Aube)

Chaudron à quatre anses ornées de têtes cornues du dieu grec Acheloos - Tombe princière de Lavau (Aube)

L'expression "la France de culture grecque et romaine" prend tout son sens. Des archéologues ont annoncé hier avoir découvert en France à Lavau (Aube) une tombe princière celte du Ve siècle av. J.-C. "exceptionnelle", dans ce qui est aujourd'hui une zone d’activité commerciale.

Sur le même site, d’autres sépultures plus anciennes ont été mises au jour, contenant des esquilles et des cendres, bien plus anciennes et qui remontent à l’âge du bronze, jusqu’à 1 400 avant J.-C. Toutes ces sépultures ont été réunies dans un même monument au Ve siècle, ce vaste tumulus d’environ 7 000 mètres carrés.

Dans la tombe princière, une surprise attendait les chercheurs : des objets de prestige [un chaudron à quatre anses ornées de têtes cornues du dieu grec Acheloos (dieu fleuve d'Etolie, fils aîné du Titan Océan), un vase à boire de fabrication grecque représentant Dionysos dans une scène de banquet, sous une vigne, face à un personnage féminin; et des éléments de vaisselle].

 

Archéologie : découverte exceptionnelle en France d’une tombe princière celte

 

Le Monde | 04.03.2015 à 19h59 • Mis à jour le 04.03.2015 à 21h04 | Par Stéphane Foucart

 

L’endroit ne paie pas vraiment de mine, en bordure d’un rond-point, à un jet de pierre des tristes préfabriqués de la zone d’activité commerciale de Lavau (Aube). C’est pourtant là, en prévision de nouvelles constructions commerciales, que les chercheurs de l’Institut national de recherches archéologiques préventives (Inrap) fouillent, depuis l’automne, une tombe princière du Ve siècle avant notre ère, qui s’annonce comme l’une des plus remarquables de la culture celte de la période dite du Hallstatt (entre 800 et 450 avant J.-C.).

 

La découverte, rendue publique mercredi 4 mars, est qualifiée d’« exceptionnelle » par les archéologues, tant par les dimensions du site que par la qualité du matériel mis au jour. Et le caveau, dont la fouille n’est pas encore achevée, recèle sans doute de nouvelles surprises.

 

Objets de prestige

 

L’équipe de fouilleurs a déjà mis au jour des objets de prestige qui font de la tombe de Lavau un analogue de celles de Hochdorf (Allemagne) ou de la célèbre tombe de Vix, découverte en 1953. Un vaste chaudron de bronze, d’environ un mètre de diamètre, finement ouvragé et dont les quatre anses sont ornées de têtes cornues du dieu grec Acheloos, forme la pièce principale du matériel exhumé. « Nous pensons que ce chaudron est de facture probablement étrusque, ou peut-être grecque », dit l’archéologue Emilie Millet, responsable du mobilier.

 

D’autres objets de prestige, la plupart en provenance du monde méditerranéen, témoignent du pouvoir économique et politique du seigneur celte inhumé là voilà quelque vingt-cinq siècles. En particulier, un vase à boire de fabrication grecque – une oenochoe – retrouvé dans le chaudron est une pièce sans équivalent. Ce vase de céramique noire, utilisé pour prélever le vin dans le chaudron au cours du banquet, est rehaussé, à son pied et à sa lèvre, d’une tôle d’or.

 

« Même dans les riches tombes grecques on ne retrouve pas de tels objets », note l’archéologue Dominique Garcia, professeur à l’université d’Aix-Marseille et président de l’Inrap, pour qui les artisans grecs ont peut-être adapté leur production aux caprices du prince barbare. L’origine de l’objet ne fait cependant aucun doute. Dionysos y est représenté dans une scène de banquet caractéristique du monde grec, allongé sous une vigne face à un personnage féminin. D’autres éléments de vaisselle liés à la consommation de vin et à la pratique grecque du banquet – le symposium – ont également été retrouvés. Notamment, une cuiller d’argent et d’or permettait de filtrer le vin des aromates avec lesquels il était, à l’époque, mélangé.

 

Monument d’environ 7 000 mètres carrés

 

Le sexe du défunt n’est pas encore connu avec certitude – certains de ses ossements affleurent dans le caveau, mais n’ont pas encore été dégagés – mais la présence d’un poignard de bronze plaide pour un prince et non, comme dans la tombe de Vix, pour une princesse. Mais, que le défunt de Lavau soit un homme ou une femme, le mobilier funéraire suggère à nouveau l’acculturation des élites celtes de cette période aux pratiques culturelles du monde méditerranéen.

 

Sur le même site, d’autres sépultures plus anciennes ont été mises au jour. Une vingtaine d’urnes funéraires contenant des esquilles et des cendres sont bien plus anciennes et remontent à l’âge du bronze, jusqu’à 1 400 avant J.-C. Toutes ces sépultures ont été réunies dans un même monument au Ve siècle, un vaste tumulus d’une emprise d’environ 7 000 mètres carrés, ceinturé par un fossé et une palissade, érigé au-dessus de la sépulture princière hallstattienne. Un monument de plusieurs mètres d’élévation qui devait, à l’époque, fortement marquer le paysage. Aussi fortement que les préfabriqués aujourd’hui construits sur la ZAC, mais sans doute d’une manière quelque peu différente…

 

 

Source: http://www.lemonde.fr/archeologie/article/2015/03/04/decouverte-exceptionnelle-en-france-d-une-tombe-princiere-celte_4587484_1650751.html

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Publié par Ingomer - dans Histoire
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5 mars 2015 4 05 /03 /mars /2015 00:00
Saint Jean-Joseph de la Croix, Franciscain (1654-1734)

Saint Jean-Joseph de la Croix naquit dans l'île d'Ischia, près de Naples, le jour de l'Assomption, 1654. Tout enfant, il aimait la retraite, le silence et la prière, et fuyait les jeux de son âge, aimant mieux consacrer le temps de ses récréations à visiter des églises et à y adorer le Sauveur.

Marie avait, après Jésus, toute sa prédilection; il dressa dans sa chambre un petit autel, récitait chaque jour les offices de la Mère de Dieu et jeûnait en Son honneur tous les samedis et aux vigiles de Ses fêtes. Dès ce temps, il aimait les pauvres au point de leur distribuer tout l'argent dont il pouvait disposer.

C'est à dix-sept ans qu'il entra chez les Frères Mineurs réformés de Saint-Pierre d'Alcantara. A dix-neuf ans, il s'acquitta avec succès des missions les plus difficiles; à vingt-quatre ans, il était maître des novices, puis gardien d'un couvent; mais il n'accepta jamais les honneurs qu'avec une humble crainte et les quitta toujours avec joie.

Il aimait Dieu d'un ardent amour :

« Quand il n'y aurait ni Ciel ni enfer, disait-il, je voudrais néanmoins aimer Dieu toujours ».

Dieu opérait de nombreuses merveilles par les mains de ce fidèle disciple de saint François d'Assise et de saint Pierre d'Alcantara. Prophéties, visions, extases, présence en deux lieux à la fois, sont des preuves étonnantes de sa sainteté.

Il fut béatifié par le pape Pie VI, le 24 mai 1789, et canonisé par le pape Grégoire XVI, le  26 mai 1839.[1]

Pauvre selon saint François, il porte une tunique toute rapiécée, qui le fait surnommer "le Père Cent-Pièces". Il meurt octogénaire, calme et joyeux, en admirant une dernière fois un portrait de la Sainte Vierge. [2]

 

Sources:

 

[1] http://nova.evangelisation.free.fr/jean_joseph_de_la_croix.htm

[2] http://nominis.cef.fr/contenus/saint/11499/Saint-Jean-Joseph-de-la-Croix.html

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Publié par Ingomer - dans Saints du jour
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4 mars 2015 3 04 /03 /mars /2015 19:25

Du vandalisme de la Terreur aux saccages des islamistes, voici un inventaire non exhaustif des iconoclasmes et notamment l'iconoclasme protestant : "Quand on détruit leurs nids, les cigognes ne reviennent plus !" (Zwingle):

 

Du vandalisme de la Terreur aux saccages de Daech : la litanie des barbares

 

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Par Franck Ferrand

Mis à jour le 03/03/2015 à 18:30

Publié le 03/03/2015 à 17:42

 

FIGAROVOX/TRIBUNE - Le musée de Mossoul a été saccagé par l'État islamique la semaine dernière. Franck Ferrand retrace les massacres patrimoniaux qui parsèment l'histoire.

 

Franck Ferrand est historien, écrivain et journaliste. Toutes les semaines il tient une chronique sur FigaroVox.

 

La sauvagerie des images diffusées, la semaine dernière, par l'État islamique et qui montraient des brutes, armées de masses et de marteaux-piqueurs, ravageant des trésors de l'art assyrien, ce vandalisme inouï, ce crime contre le patrimoine et l'histoire, ont révolté la planète. Le musée de Mossoul -après la bibliothèque de la ville et la mosquée Kheder- est devenu le symbole de ce que l'être humain peut accomplir de pire, lorsque des esprits faibles sont la proie d'idéologies destructrices. De partout, se sont élevées des voix outrées, pour condamner de telles dévastations -sans effet, hélas…

 

D'autres saccages nous sont aussitôt revenus à la mémoire; et nous repensons, quatorze ans plus tard, au dynamitage des colossaux Bouddhas de Bâmyân, en Afghanistan, par des Talibans qui, déjà, voulaient faire table rase de tout ce qui n'appartenait pas à l'ère islamique. Comme si le monde, comme si l'humanité, n'avaient pas vraiment existé avant la Révélation coranique… Face à ce genre de désastre, j'ai tendance à chercher dans la mémoire des siècles certains faits similaires qui, à défaut de me consoler des horreurs du nôtre, me permettraient du moins de les relativiser.

 

Considérons à part les destructions contingentes et qui relèvent des fameux «dommages collatéraux». On ne fait pas de guerre sans provoquer de dégâts indirects -y compris sur le patrimoine… Parmi d'innombrables exemples, citons l'incendie de la Grande bibliothèque d'Alexandrie, en 47 avant notre ère, du fait de l'offensive de César; la destruction du colosse de Rhodes par les troupes califales d'Othmân Ibn Affân, en 654 de celle-ci; l'acharnement des arbalétriers de Louis XII contre un cheval de craie conçu par Léonard pour les Sforza, en 1499; l'explosion de la toiture du Parthénon, transformé en dépôt de poudre par les Ottomans, et pris pour cible par les Vénitiens, en 1687; l'incendie des Tuileries par la Commune de Paris, en 1871; le bombardement de la cathédrale de Reims par les Allemands, en 1914, etc. Dans ces derniers cas, le départ est difficile à faire, de la conséquence fortuite et de la volonté délibérée...

 

J'aurais tendance à mettre aussi de côté les saccages, prémédités ou non, de villes ou de sites historiques: pillage de Rome par les Vandales en 455, ravage de Constantinople par les Croisés en 1204, sac du Palais d'Eté de Pékin par les troupes anglaises et françaises en 1860… De tels exemples rempliraient plusieurs pages. Restent les destructions programmées, organisées, pensées par des esprits malades et qui sont véritablement la honte du genre humain. Certains de ces massacres patrimoniaux se parent de justifications politiques: on songe évidemment au vandalisme de la Terreur, sous la Révolution française, contre ce qu'on appelait les «insignes de royauté»; on songe, plus près de nous dans le temps, aux cas épouvantables des autodafés de l'Allemagne nazie, des destructions de la Révolution culturelle, lancée par Mao en 1966, et des attaques de Khmers rouges contre des pagodes, entre 1975 et 1979…

 

Au sommet de cette litanie des barbares, viennent enfin -et ce sont peut-être les prodromes de Mossoul-les dégâts causés à l'Art par le fanatisme religieux. Comment ne pas évoquer ici les ravages de la crise iconoclaste, à Byzance, au VIIIe siècle et au IXe? Et comment oublier les stigmates de l'iconoclasme de la Réforme, en Europe, culminant en France lors des guerres de Religion? Finalement, ce à quoi nous assistons, impuissants, en ce moment même, n'est que le énième avatar d'un vieux démon de l'humanité... Je doute que cela rende la situation plus acceptable.

 

Source: http://www.lefigaro.fr/vox/monde/2015/03/03/31002-20150303ARTFIG00263-du-vandalisme-de-la-terreur-aux-saccages-de-daech-la-litanie-des-barbares.php

 

 

Michelade à Nîmes le 29 et 30 septembre 1567  La Michelade est le nom donné au massacre de quatre-vingts à quatre-vingt-dix catholiques (moines, clercs) par des émeutiers protestants le 29 septembre 1567 à Nîmes.

Michelade à Nîmes le 29 et 30 septembre 1567 La Michelade est le nom donné au massacre de quatre-vingts à quatre-vingt-dix catholiques (moines, clercs) par des émeutiers protestants le 29 septembre 1567 à Nîmes.

S'agissant de l'iconoclasme de la Réforme, après avoir présenté la "tolérance protestante" à l'oeuvre en Europe, vous trouverez un peu plus bas un inventaire (non exhaustif) du saccage protestant et des meurtres de catholiques commis par des Réformés avant le massacre de Vassy (1562) qui selon la narrative protestante déclencha les guerres de religion.

 

Parmi les préjugés qui courent le monde, il en est un en effet assez répandu, non-seulement dans les rangs du protestantisme, mais aussi chez certains catholiques. "Si la Réforme a fait du mal et démoralisé des pays entiers, du moins a-t-elle apporté au monde un bien inappréciable: la tolérance religieuse." Or, il n'y a rien de plus faux et de moins fondé que ce préjugé historique. Partout où il est le maître, le protestantisme a été intolérant et persécuteur. Sans doute, il ne l'a pas été partout au même degré; mais d'où cela vient-il? De ce qu'il n'a pas partout le même degré de puissance. Pour persécuter, il ne suffit pas de vouloir, il faut pouvoir. Le protestantisme, heureusement, ne put pas toujours ce qu'il voulait; mais toujours, qu'on lui rende cette jsutice, en fait d'intolérance, il fit ce qu'il put.

 

Partout où la Réforme s'est introduite, elle l'a fait violemment, et ses premiers fruits en Allemagne, à Genève, en Angleterre, en Suède, ont été invaribalement la guerre civile, les proscriptions et les meurtres. C'est tout simple: la Réforme est une révolution, et toute révolution est tyrannique de sa nature.

 

Une fois établi, le protestantisme s'est maintenu par les mêmes violences. Chacun sait ce qu'est le protestantisme anglais vis-à-vis des catholiques, quelles sanglantes lois il a portées et exécutées, et avec quel despotisme féroce il a écrasé la fidèle et malheureuse Irlande.

Par suite des bûchers et des échafauds, la population catholique de l'Angleterre fut décimée en moins de six ans.

 

Un célèbre historien anglais protestant, William Cobbet, a été forcé par sa conscience de rendre, contre son Eglise nationale, cet écrasant témoignage :

 

"Cette Eglise, dit-il, la plus intolérante qui ait existé, se montra au monde armée de couteaux, de haches et d'instruments de supplice; ses premiers pas furent marqués du sang de ses innombrables victimes, tandis que ses bras ployaient sous le poids de leurs dépouilles."

 

Il rapporte des actes officiels du Parlement, constatant que, par suite des bûchers et des échafauds dressés contre les catholiques, la population de l'Angleterre fut décimée en moins de six ans.

 

Angleterre : PEINE DE MORT. La peine de mort était prononcée et impitoyablement exécutée contre tout prêtre catholique qui entrait dans le royaume d'Angleterre, ou qui était convaincu d'avoir célébré la Messe. PEINE DE MORT contre quiconque refusait de reconnaître que la reine Elisabeth était le chef de l'Eglise de JESUS-CHRIST. Une forte amende était prononcée contre tout citoyen qui n'assistait pas aux offices protestants, et "la liste des personnes mises à mort pour le seul crime de catholicisme, pendant le règne d'Elisabeth, formerait, ajoute l'historien protestant, une liste dix fois plus longue que celle de notre armée et de notre marine réunies.

 

"L'Eglise d'Angleterre n'a point changé; elle a gardé le même caractère depuis le jour de son établissement jusqu'à présent; en Irlande, ses atrocités ont surpassé celles de Mahomet, et il faudrait un volume pour rapporter ses actes d'intolérance"

 

(Lettre de sir William Cobbet à Lord Tenderden, chef de la justice d'Angleterre, quia vait, en plein Parlement, vanté la tolérance du protestantisme anglais...)

 

(Source: Mgr de Ségur, Causeries sur le protestantisme d'aujourd'hui, Libraie Saint-Joseph, Tolra libraire-éditeur, Rennes 1894, rééd. Editions Saint-Rémi, p. 172-174.)

 

Le calvinisme en France: un siècle de révoltes, de séditions et de pillages commis par les Huguenots

 

"C'est de la même manière que le calvinisme a tenté de s'introduire en France. Pendant plus d'un siècle, l'histoire de notre patrie ne retentit que de révoltes, de séditions et de pillages commis par les huguenots, partout où pénétraient leurs prédicants. Toute cette période n'est qu'un tissu de désordres, de perfidies, de cruautés! Et il n'y a point lieu de s'en étonner, puisque Calvin prêchait hautement qu'il fallait jeter à bas les rois et les princes qui ne voulaient pas embrasser le protestantisme, et leur cracher au visage plutôt que de leur obéir.

 

Sous les ordres de Coligny, les calvinistes révolutionnaires formèrent le projet d'enlever dans son palais le roi de France encore enfant...; ayant manqué leur coup, ils s'emparèrent d'orléans, dévastèrent les bords de la Loire, la Normandie, l'Île de France, et particulièrement le Languedoc, où ils commirent les cruautés et profanations les plus odieuses.

 

A Montauban, à Castres, à Béziers, à Nîmes (la Michelade en 1567), à Montpellier, ces grands prôneurs de la tolérance et de la liberté de conscience interdirent, sous les peines les plus rigoureuses, tout exercice du culte catholique.

 

Tout le monde connaît ce fameux baron des Adrets, chef calviniste qui, ayant pris Montbrison, se donna l'innocent plaisir de faire sauter du haut d'une tour ce qui restait de la garnison faite prisonnière. Or tel est à peu près le traitement que les protestants firent subir à toutes les villes qui tombèrent en leur pouvoir: églises profanées, vol de vases sacrés, prêtres ou religieux chassés ou tués, atrocités les plus barbares jointes aux sacrilèges les plus abominables.

 

(Source: Mgr de Ségur, Causeries sur le protestantisme d'aujourd'hui, Librairie Saint-Joseph, Tolra libraire-éditeur, Rennes 1894, rééd. Editions Saint-Rémi, p. 172-174.)

 

Les saccages des protestants et les meurtres de catholiques durant les Guerres de Religion

 

Les persécutions et les dévastations dont les prétendus "réformés" se rendirent coupables à partir de 1560 anticipèrent sur ceux commis pendant la Révolution française.

 

Le prince de Condé avait appelé à son secours 18 000 reîtres du prince - protestant - Casimir d'Allemagne. Ils restèrent dix-huit jours dans la région de Vichy.

 

Ils ruinèrent le village d'Escolles.

La plupart des maisons avec leurs dépendances furent livrées aux flammes.

La tour sainte et le château d'Escolles furent anéantis

Dix hommes furent massacrés

Une femme indignement mise à mort

Tous les biens et les animaux furent pillés

 

Le chroniqueur qui nous décrit ce désastre signale que seules cinq maisons furent épargnées. C'était au début de l'an 1576 (Abbé Alain Delagneau, Douze siècles de tradition catholique au Pointet, Fideliter Novembre-décembre 2001, n° 144, p. 16.)

 

Les atrocités commises par les protestants aux Pays-Bas

 

On ne saurait lire, sans frissoner d'horreur, les atrocités commises par les Hollandais pour étendre le protestantisme dans les Pays-Bas, et particulièrement les tortures et les supplices auxquels eut recours le zèle religieux des envoyés du prince d'Orange, Lamark et Sonoi... Ce dernier était passé maître dans l'art de tourmenter les corps pour perdre les âmes. Voici la description qu'une plume protestante et hollandaise nous a laissée des moyens employés par ce tigre pour martyriser les catholiques fidèles à leur religion:

 

"Les procédés ordinaires de la torture la plus cruelle, écrit Kerroux, ne furent que les moindres tourments qu'on fit endurer à ces innocents. Leurs membres disloqués, leurs corps mis en lambeaux par les coups de verges, étaient ensuite enveloppés dans des linges trempés d'eau-de-vie auxquels on mettait le feu, et on les laissait dans cet état jusqu'à ce que leur chair noircie et ridée laissât voir à nu les nerfs sur toutes les parties du corps.

Souvent on employait jusqu'à une demi-livre de soufre pour leur brûler les aisselles et les plantes des pieds. Ainsi martyrisés, on les laissait plusieurs nuits de suite étendus sur la terre sans couverture, et à force de coups, on chassait loin d'eux le sommeil. Pour toute nourriture, on leur donnait des harengs et d'autres aliments de cette espèce propres à allumer dans leurs entrailles une soif dévorante, sans leur accorder seulement un verre d'eau, quelque supplice qu'on leur fit endurer. On apliquait des frelons sur leur nombril. Il n'était pas rare que Sonoi envoyât au service de cet épouvantable tribunal un certain nombre de rats qu'on plaçait sur la poitrine et sur le ventre de ces infortunés, sous un instrument de pierre ou de bois façonné pour cet usage et recouvert de combustibles. On mettait ensuite le feu à ces combustibles, et on forçait ainsi ces animaux à ronger les chairs de la victime et à se faire un passage jusqu'au coeur et aux entrailles. Puis on cautérisait ces plaies avec des charbons allumés, ou bien on faisait couler du lard fondu sur ces membres ensanglantés... D'autres horreurs plus dégoûtantes encore furent inventées et mises à exécution avec un sang-froid dont on pourrait à peine trouver des exemples parmi les cannibales; mais la décence nous interdit de continuer." (M. Kerroux, Abrégé de l'histoire de Hollande, t. II, p. 319.)

 

(Source: Mgr de Ségur, Causeries sur le protestantisme d'aujourd'hui, Libraie Saint-Joseph, Tolra libraire-éditeur, Rennes 1894, rééd. Editions Saint-Rémi, p. 175-176.)

 

Partout où il domine, le protestantisme se montre l'ennemi acharné et l'aveugle destructeur des catholiques

 

"Ce que la tolérance protestante a fait en Angleterre, ce qu'elle a voulu faire en France et en Hollande, elle le fait encore aujourd'hui (en 1894) en Suède. Là aussi, la "Réforme" s'est établie par la violence et par le sang, et les lois religieuses de ce pays ont conservé toute la barbarie que comporte l'esprit de notre siècle. En cette année même où j'écris, plusieurs familles viennent d'être condamnées à l'exil et dépouillées de tous leurs biens unqiuement pour avoir embrassé la foi catholique. En Norvège, en Danemark, en Prusse, à Genève, partout où il dommine, le protestantisme se montre l'ennemi acharnée et l'aveugle destructeur des catholiques. Ayant là ses coudées franches, il dédaigne tous ces ménagements hypocrites qui lui donnent si souvent chez nous l'apparence de la modération; il dit hautement ce qu'il veut et ce qu'il espère.

 

Au Synode protestant de Brême (Allemagne), un pasteur d'Elberfeld, M. Sangler, s'écriait, en parlant du Pape et des Religieux de la Compagnie de JESUS:

 

"Des autorités protestantes ne doivent pas souffrir qu'ils existent, encore moins doivent-elles supporter qu'ils soient libres."

 

(Source: Mgr de Ségur, Causeries sur le protestantisme d'aujourd'hui, Libraie Saint-Joseph, Tolra libraire-éditeur, Rennes 1894, rééd. Editions Saint-Rémi, p. 176-177.)

 

La persécution des catholiques à Genève

 

A Genève, les protestants, jaloux des progrès du catholicisme, ont formé, d'un commun accord, une ligue ou association dans laquelle ils prennent l'engagement:

 

de ne rien acheter des catholiques;

de ne les employer à aucun travail, et de chercher ainsi à les réduire à la plus complète indigence;

de faire en sorte que les protestants obtiennent seuls les charges et les emplois.

 

Et tout cela évidemment, se fait par des hommes qui réclament avec indignation la liberté et l'égalité des cultes dans les pays où ils forment une perceptible minorité ! par des hommes qui ne parlent que de liberté de conscience, de charité chrétienne, de religion de paix et d'amour...; par des hommes qui ne croient plus en JESUS-CHRIST, et chez qui l'on est libre d'être incrédule, panthéiste, athée, mais non point catholique !"

 

(Source: Mgr de Ségur, Causeries sur le protestantisme d'aujourd'hui, Libraie Saint-Joseph, Tolra libraire-éditeur, Rennes 1894, rééd. Editions Saint-Rémi, p. 177-178)

 

En France, le 7 janvier 1562 l'édit de tolérance de Saint Germain (ou Edit de janvier) donnait liberté de culte aux réformés. Les protestants obtenaient le droit de pratiquer publiquement leur culte : droit de se réunir à l'extérieur des villes fortifiées. La paix de Saint –Germain consacrait l’influence de Coligny et provoqua le début des guerres de religion (de 1562 à1598, à 1629- Paix d’Allès, en d’autres pays elles ne cesseront qu’en 1648) :

Paradoxalement, l’édit de tolérance attisa la haine entre les deux communautés. Le Parlement de Paris refusa de ratifier l'Édit de Janvier. Protestants et catholiques se tinrent sur le qui-vive, prêts à en découdre. On estime que plus d'un tiers de la noblesse française est à ce moment acquise au protestantisme. Les tensions entre les deux communautés ont été avivées par la rivalité entre la famille catholique des Guise et celle, protestante, des Condé.

Les protestants qui criaient à la persécution, prirent les armes en mars 1562 : la véritable guerre civile commençait, et un manifeste du prince de Condé l’ouvrit.

 

François de Guise (catholique) avait pour lui Paris qui restera jusqu’au bout catholique, et la résistance passionnée de la capitale annonçait l’échec de la nouvelle religion, car déjà la France ne pouvait plus être qu’à l’image de Paris.

 

C'est le début des guerres de religion. Elles dureront plus de trente ans.

 

L'iconoclasme réformé, "le vandalisme protestant au XVIe siècle"

 

Les informations suivantes sont tirées du livre de Jean Guiraud, Histoire partiale histoire vraie, tome II, Moyen Age – Renaissance – Réforme, 4° édition, Gabriel Beauchesne & Cie Editeurs, Paris 1911, p. 345 :

 

"L'intolérance protestante s'est attaquée aux monuments religieux, aux statues et en général aux œuvres d'art, […] la mutilation des églises, martelages au point de bas reliefs, destruction des trésors avec leurs collections artistiques ou archéologiques, statues mutilées ou décapitées, disparition ou destruction de richesses d'orfèvrerie accumulées dans les sacrisities, destruction des boiseries, stalles de chœur, salle capitulaire 'ouvréees et maniérées' (Aubeterre, mai 1562), magnifiques vitraux du XIIIe siècle, cassés et brisés à coups de bâtons, destruction d'un des plus bels orgue du royaume (Cathédrale St Germain d'Auxerre en 1567), manuscrits, parchemins précieux, riches miniatures et livres saints brûlés, destruction d'un grand nombre de châsses et reliquaires, profanations des sépulcres et des corps (cathédrale d'Angoulême en mai 1564 où les corps de messire Jean et Charles, comtes d'Angoulême, aïeul et bisaïeul du roi, furent mis à l'air et découverts, et celui dudit comte Jean, trouvé entier, ils lui avaient coupé la tête et massacré son corps en plusieurs endroits à coups de dague…), dispersion des reliques des saints Ausone, Aptone, Cybard, Groux, Fredebert, etc. (FOURGEAUD, Origine et introduction du protestantisme à Angoumois, p. 115-117.), reliques jetées au vent ou confondues avec les ossements des animaux, sépultures violées (Lyon, avril 1562, tombe au pouvoir des protestants. C 'est le sac d'une ville prise d'assaut)

 

"[…] C'est par fanatisme religieux plutôt que par de légitimes représailles que les réformés de toute confession ont multiplié les actes de vandalisme. La vraie raison de ces mutilations d'églises,[…] c'est que, au XVIe et au XVIIe siècle, tout protestant se doublait d'un iconoclaste.

 

[…] Trente ans avant les guerres de religion, les premiers huguenots français brisaient dans les rues de Paris les images vénérées de la Vierge. Leurs maîtres, les prédicateurs de la Réforme, leur en faisaient un devoir.

 

[…] Thédore de Bèze, le plus fidèle élève de Calvin, s'élevait surtout contre les crucifix qu'il avait en abomination et dont il eût voulu que les autorités chrétiennes ordonassent la destruction. Zwingle demandait encore la démolition des églises pour mieux anéantir le catholicisme. "Quand on détruit leurs nids, disait-il, les cigognes ne reviennent plus !"

 

Il est à remarquer qu'un grand nombre des excès que nous signalons ont été commis avant le fameux massacre de Vassy, au cours duquel une cinquantaine de protestants furent tués (1er mars 1562), qui aurait attiré aux catholiques les naturelles représailles des réformés.

 

Paris. Le 31 mai 1528, nuit de la Pentecôte, les huguenots abattirent la tête d'une figure de la Vierge, dans le mur de la rue des Rosiers qui faisait coin de la rue des Juifs; ils rompirent aussi la tête de l'enfant qu'elle tenait, les jetèrent toutes les deux derrière des pierres, donnèrent quelques coups de poignard dans la robe de la statue et plongèrent son couvre-chef dans la boue…. Elle fut remplacée par une image d'argent à l'issue d'une cérémonie de réparation. Celle-ci fut dérobée en 1545; on en mit une en bois, qui fut brisée en 1551; on en mit une quatrième de marbre (DOM LOBINEAU, Histoire de Paris, II, p. 983-985.)

Près de la rue Saint-Martin, une image de la Vierge et deux autres de Saint Fiacre et de Saint Roch furent défigurées dans la nuit du samedi 21 mai 1529; les protestants leur crevèrent les yeux…. (ibid., p. 988.)

La nuit du 8 au 9 septembre 1554, une image de la Sainte Vierge qui était devant l'hôtel de Châlons fut mise en pièces; une autre de Notre-Dame de Pitié, qui était auprès, fut lacérée de coups de poignard (ibid., p. 988.)

En 1562, les huguenots profanent l'église Saint-Médard (LEBOEUF, Histoire de la ville et du diocèse de Paris, ed. 1883, I, p. 257.)

Dans la nuit du 17 au 18 octobre 1534, ils affichèrent à Paris et en Province des placards violentes contre les catholiques. Ils y traitaient de menteurs et blasphémateurs "le pape et toute sa vermine de cardinaux, d'évêques et de prêtres, de moines et autres cafards,…" et annonçaient "que leur règne serait détruit à jamais" (LAVISSE, Histoire de France, V, partie I, p. 380.) Les pamphlétaires huguenots prêchaient la destruction du catholicisme et demandaient à François Ier de la proclamer ! à l'exemple des princes luthériens de l'Allemagne, ses alliés.

 

Les actes de vandalisme avant le "Massacre de Vassy" en 1562, n'étaient pas particulier à la France. Partout où "la Réforme" avait eu des succès, elle les avait multipliés : Allemagne, Pays-Bas, Flandre, Suisse, Autriche, Angleterre, etc.

 

Augsbourg. En 1528, Michel Cellarius fait briser les images. En janvier et février 1537, le Conseil abolit le catholicisme, s'emprae de force de la cathédrale, des églises, des couvents; il ordonne la destruction des autels et des tableaux…; tous les autels et statues de pierre furent enlevés. Le chapitre écrivait à Charles-Quint que "les tableaux qu'il eût fallu respecter, rien que par égard pour leur antiquité et pour l'amour de l'art," avaient été en grande partie détruits, les épitaphes et les mausolées brisés et dispersés. (JANSSEN, L'Allemagne et la Réforme, Plon, tome III, Paris 1889-1905, in 8°, p. 107, 370.)

 

Strasbourg (1528). A l'instigation du disciple de Luther, Bucer, la cathédrale est saccagée… On y brise 50 autels, des tableaux, des croix… On fait servir aux travaux de fortification les pierres tombales enelvées aux églises… JANSSEN, L'Allemagne et la Réforme, Plon, tome III, Paris 1889-1905, in 8°, p. 105.)

 

Bergerac. Le 16 janvier 1544, les huguenots entrent aux couvents des Carmes, et des Cordeliers, dont ils emportent les croix, calices, encensoirs. Le 10 juillet, ils brisent la statue de Notre-Dame du Pont particulièrement vénérée par les matelots. Plus tard, ils détruisent l'église du prieuré de Sainte-Catherine de Mercadil (NEYRAC, Les geurres de religion dans nos contrées, p. 25.)

 

Toulouse. En 1547, les huguenots troublaient les cérémonies du culte catholique; la veille de Noël 1547, ils faisaient irruption dans l'église Saint-Pierre en tenant un lièvre embroché et en criant à tue-tête : Christus natus est ! Le 29 mars suivant, ils empêchaient une procession et un sermon. Cinq ans plus tard, en 1553, les Etats du Languedoc signalaient la destruction d'un grand nombre de croix dans toute la province; et deux après, des statues de saints étaient mutilées à Toulouse (1555.) Après la mort d'Henri II (1559), l'audace des huguenots augmente en Languedoc et ils s'emparent par la force de beaucoup d'églises catholiques pour en faire des prêches protestants. (Jean Guiraud, Histoire partiale histoire vraie, tome II, Moyen Age – Renaissance – Réforme, 4° édition, Gabriel Beauchesne & Cie Editeurs, Paris 1911, p. 391.)

 

Nîmes. En 1548, les protestants brûlaient, dans la cathédrale de Nîmes, un tableau représentant la sainte Vierge (BOREL, Histoire de la réforme à Nîmes.)

Le 29 septembre 1560, le prédicant huguenot Guillaume Maugé, à la tête des huguenots, s'empare de l'église paroissiale Saint-Jacques du Capitole, brise les images, renverse les autels et en fait un temple (Histoire du Languedoc, XI, p. 330.) Le dimanche 21 décembre 1561, les huguenots au nombre de deux mille, envahissent la cathédrale pendant l'office pontifical, renversent les autels, pillent les vases sacrés, brisent les images. Ils en font autant chez les Carmes, les Jacobins, les religieuses de Saint-Sauveur et de Sainte-Claire. L'après-midi, ils allument un grand feu devant la cathérale et brûlèrent les archives, les tableaux, les reliques, les ornements, les saintes hosties. On fait de même dans toutes les églises des environs (Histoire du Languedoc, XI, p. 371.) Du 2 au 12 février 1562, le pastreur Viret préside un synode protestant de 70 ministres; ils décident qu'on démolira toutes les églises de la ville et du diocèse. Le 25, à la suite d'une nouvelle assemblée du synode, au signal de la cloche de l'Hôtel-de-Ville, on pille toutes les églises de Nîmes et on détruit les tableaux qui restent. La cathédrale était un grand monument à trois nerfs, rebâti sous Urbain II (XIe siècle). Il n'en resta que la façace (Histoire du Languedoc, XI, p. 374-375.) L'église Sainte-Eugnénie fut transformée en un magasin de poudres (Histoire du Languedoc, XI, p. 686.)

 

Bretagne. En 1558, quatre ans avant l'échauffourée de Vassy, "les catholiques bretons étaient chassés de leurs propres églises et la messe était transformée de force en prêche protestant !" (Jean Guiraud, Histoire partiale histoire vraie, tome II, Moyen Age – Renaissance – Réforme, 4° édition, Gabriel Beauchesne & Cie Editeurs, Paris 1911, p. 390.)

 

Dauphiné. En 1559, les huguenots de Valence s'emparèrent par la force de l'église des Cordeliers. "Tous ceux de leur parti s'y rendirent en foule; la plupart étaient armés…, si on leur en voulait faire, comme ils disaient (31 mars). Les seigneurs des environs, Claude de Miribel et Jean de Quintel, leur prêtèrent main forte. On opéra de la même manière à Romans et à Montélimar. Dans cette dernière ville, l'église des Cordeliers fut transformée en un prêche protestant, grâce à l'intervention armée des seigneurs de Montbrun, de Saint-Auban, de Vesc, de Compset et de Candorce. Ces nobles "avaient tellement abattu le courage des catholiques, par leur autorité et par leur nombre, que ceux-ci n'osaient même prendre la liberté de se plaindre ni de parler pour leur religion…. Ils commencèrent à exhorter leurs sujets de changer de religion comme eux, et leurs paroles n'ayant pas un assez prompt effet, ils les contraignirent de le faire par les mauvais traitements et par les menaces. Mais Montbrun fut le plus violent de tous: il avait appelé de la ville de Genève des ministres qui prêchaient dans son châterau et forçait ses sujets à coups de bâton de les venir ouïr" (Nicolas Chorier, Histoire générale de Dauphiné, 1672, p. 542-545.)

 

Bearn (Noël 1560) Jeanne d'Albret, reine de Navarre, se déclare protestante, elle fait dresser l'inventaire de tous les biens ecclésiastiques de la Navarre et du Béarn, puis les confisquent ! les églises devinrent des temples, le culte protestant est le seul permis, le culte catholique est interdit.

 

Languedoc. 1560. Le 15 décembre à Carcassonne, les calvinistes renversent et traînent dans la boue, à travers les rues de la ville, une statue de la sainte Vierge, "la corde au col"; une procession expiatoire ayant été faite à cette occasion par les catholiques, une émeute a lieu mettant aux prises les deux partis. Bientôt, des bandes protestantes armées parcourent tout le Languedoc, pillant sur leur passage les sanctuaires et les maisons des catholiques; le 13 juillet 1560, six cents huguenots de Montauban marchent sur Saint-Antonin dont ils brûlent les églises. Après une violente émeute qui éclate le 19 octobre 1561, […] le culte catholique est aboli dans toute la ville et un prêche est établi dans le palais épiscopal. Des émeutes du même genre font tomber aux mains des calvinistes les villes de Montauban, Nîmes, Lunel, Gignac, Sommières, Négrepelisse, Alais, Castres, Rabastiens, Annonay, etc. et partout ils interdisent l'exercice du culte catholique; à Castres, ils conduisent de force les religieuses clarisses aux prêches des ministres (tous ces faits sont empruntés à l'Histoire du Languedoc, note de J. Roman, tome XII, p. 71-89.)

 

Orange. En septembre 1561, avec la complicité du prince, les huguenots convertissent en temples la grande église Notre-Dame et l'église des Jacobins, après avoir renversé les autels, brûlé les crucifix et les images de la Sainte Vierge qui étaient au coin des rues, ravi les croix, les calices, les châsses d'argent des corps des saints Eutrope et Florent, évêques de la ville (BOUCHE, Histoire de Provence, II, 633.)

 

Montauban. En Juillet 1561, les huguenots s'emparent des églises des Cordeliers et de Saint-Louis; en octobre, ils ravagent toutes les autres églises excepté la cathédrale qui était bien défendue (Histoire du Languedoc, XI, p. 372.)

 

Montpellier. Le 24 septembre 1561 (six mois avant Vassy), les protestants prennent les armes, s'emparent de Notre-Dame des Tables, l'église devient le temple de "La Loge"…

Le 19 octobre suivant, ils assiègent les catholiques réfugiés dans la cathédrale Saint-Pierre. Les catholiques ayant capitulé, la cathédrale est pillée avec une fureur extrême, les autels sont renversés, les retables, tableaux, images, statues sont mis en pièces. Cette église que son fondateur, Urbain V, avait merveilleusement ornée au XIVe siècle, fut entièrement saccagée en sept heures.

"Dans ses rapports au roi, M. de Joyeuse, lieutenant général du Languedoc, décrivait la terreur que les bandes protestantes faisaient régner dans toute la province. […] Le 24 octobre (1561), il écrivait:

"A Montpellier, deux mille hommes armés sont entrés par la force dans l'église Saint-Pierre, et après l'avoir pillée, ont tuée vingt-cinq à trente personnes dans ladite église et, entre autres, quelques chanoines et deux prêcheurs qui prêchaient tous les jours, et ayant fait cela, ils sont allés piller tous les couvents, jusqu'à tirer hors de la religion les religieuses réformées…."

(Jean Guiraud, Histoire partiale histoire vraie, tome II, Moyen Age – Renaissance – Réforme, 4° édition, Gabriel Beauchesne & Cie Editeurs, Paris 1911, p. 358 et 393 sur les morts.)

"Ce n'était pas seulement en Languedoc que les huguenots essayaient de détruire par la force le catholicisme; leurs émeutes, leurs pillages, leurs profanations se répétaient, de la même manière, dans toutes les provinces du royaume." (ibid., p. 393.)

 

Toutes les églises, chapelles, de Montpellier, au nombre de soixante, furent pillées. Le 26 octobre, on recommença et on pilla les églises des Carmes, des Augustins, des Cordeliers et des Jacobins qui étaient hors la ville. "En moins de huit jours, les messes furent abolies, les prêtres chassés, les ornements, les livres d'église et les reliques brûlés, déchirés, dissipés, les images et les croix brisées." On agit de même peu de temps après,… à Lunel, Gignac, Sommières et dans plusieurs autres villes de la province (Histoire du Languedoc, XI, p. 363-364.)

En novembre (1561), les protestants, maîtres absolus de Montpellier mirent en pièces tous les anciens tombeaux qui étaient dans les églises, en déterrèrent les corps et les ossements qu'ils abandonnèrent à la merci des chiens (Histoire du Languedoc, XI, p. 365.)

 

Agen. A la fin de 1561, les huguenots pillent les couvents des Augustins, des Carmes et des Cordeliers, détruisent les autels dont les débris furent brûlés de la main du bourreau. Les jours suivants, on en fit de même aux couvents de femmes (GAULLIEUR (protestant), Histoire de la Réformation à Bordeaux, I, 337.)

 

Bourges. L'émeute le dimanche 17 août 1561 entre quatre et cinq heures du soir… En un instant, il y a plus de deux mille combattants sur les remparts, "tous armés de garrots, de pistollets, de pierres et autres ferremens." […] Forcés de battre en retraite, les catholiques se replient sur la ville. Toute la lutte se concentre autour du portail de Bourbonnoux. L'on se bat avec une telle fureur sous la voûte "qu'il s'en fût ensuivi une telle effusion de sang" si le poste n'eût réussi à fermer les portes pour séparer les combattants (De Brimont, Les XVIe siècle et les guerres de religion en Berry, t. I, chap. 3.) (p. 396.)

 

Bazas. A la fin de 1561, les protestants mettent en pièces les statues de toutes les églises, les orgues, les vases sacrés, les ornement sacerdotaux (GAULLIEUR, (protestant), Histoire de la réformation à Bordeaux, I, p. 115-117.)

 

Castres. Le 31 décembre 1561 et le 1er janvier 1562, les protestants détruisent les images et les autels de la cathédrale Saint-Benoît et de toutes les autres églises de la ville; le 2 février, on brûle tous les ornements sacerdotaux de l'église des Mathurins (Histoire du Languedoc, XI, p. 373.)

 

Saint-Paul-Trois-Châteaux. Les huguenots, en 1561, pillent l'église, prennent les croix, calices et ornements et brûlent les reliques de saint Restitut (BOUCHE, Histoire de Provence, II, 633.)

 

Vienne. En mars 1561, quarante huguenots armés brisent, la nuit, les statues du portail de la cathédrale. Ils en font autant à Saint-Pierre, Saint-Martin et Saint-André-le-Haut (NICOLAS CHORIER, Histoire du Dauphiné, I, 553.)

 

Valence. En 1562, les protestants mettent le feu aux églises, brûlent les images et battent les autels (BOUCHE, Histoire de Provence, II, p. 638.)

 

Toulouse. En mai 1562, les huguenots essaient de prendre Toulouse, ils réussissent à en occuper une grande partie. Ils s'emparent de l'église Saint-Paul qu'ils mettent au pillage, tentent d'en faire autant de la cathédrale Saint-Etienne et de la Daurade. Le 14 mai, ils visent à coups de canon les clochers des Augustins, des Cordeliers, des Jacobins, de Saint-Sernin; […] Ils prennent d'assaut les couvents de Saint-Orens, des Cordeliers, de la Merci, de Saint-Antoine, des Béguines, des Augustines, l'église paroissiale de Notre-Dame du Taur, les églises de Saint-Pantaléon et de Saint-Quentin. Ils enlèvent les objets précieux de ces églises. Le 15 mai, ils échouent devant Saint-Sernin, mais prennent et saccagent l'églises des Chanoinesses de Saint-Sernin (Histoire du Languedoc, XI, p. 387 et suiv.)

 

Vendôme. En mai 1562, Jeanne d'Albret…, reine protestante de Navarre, s'empara de vendôme et laissa ses soldats piller la collégiale de Saint-Georges, profaner les tombeaux, briser les statues et les autels… L'orgue, qui avait été construit en 1487, fut détruit et ses tuyaux d'argent enlevés. La reine fit briser les tombeaux des Bourbons, aïeux de son mari (Antoine) et même celui de son beau-père… (METAIS, Jeanne d'Albret et la spoliation de l'église Saint-Georges de Vendôme.)

En même temps, Jeanne d'Albret fit piller un grand nombre d'églises du Vendômois, celles de Saint-Sauveur, de l'Etoile, de Notre-Dame de Villethion.

 

Poitiers. En 1562, les huguenots pillent l'église et l'abbaye de Saint-Hilaire. Ils saccagent la "fameuse bibliothèque et librairie dudit lieu qui était munie de si grand nombre de bons et anciens livres, tant grecs, hébreux que latins, et où de toutes parts, les gens doctes accouraient pour en tirer quelque chose".

 

Le Puy. En 1562, le baron des Adrets avec une troupe de protestants, pille le faubourg de l'Aiguille et les autres faubourgs du puy, saccage les églises des Carmes, des Cordeliers, des Jacobins (Histoire du Languedoc, XI, p. 413.)

 

"La raison de ces troubles est facile à comprendre. Tant que François Ier avait subi l'influence de leur protectrice, Marguerite de Valois, sa sœur, les protestants avaient espéré gagner le gouvernement royal à leurs doctrines et, par le bras séculier, devenu huguenot, les imposer de force à la France. Mais, dans les dernières années de son règne, soit qu'il cédât au Parlement, gardien des traditions catholiques et gallicanes du pays, soit qu'il redoutât lui-même le triomphe du protestantisme, François Ier se montra fidèle catholique; son fils, Henri II (1547-1559), accentua encore ce zèle en faveur de la religion nationale et il le prouva en sanctionnant les mesures de rigueur prises par le Parlement contre les protestants. Ceux-ci changèrent alors de tactique ! Et, le coup de force contre les catholiques qu'ils avaient tout d'abord espéré de l'Etat, ils essayèrent de l'accomplir eux-mêmes : au lieu de la loi générale qui aurait aboli la messe (comme en Angleterre ou en Suisse), confisqué les biens du clergé, forcé les prêtres et les fidèles à l'apostasie, comme cela s'était produit en Allemagne, en Angleterre, en Suisse, en Suède, en Norvège et Danemark, ils essayèrent de supprimer en détail le culte catholique, profitant de toutes les occasions qui paraissaient s'offrir à leur fanatisme"

 

(Jean Guiraud, Histoire partiale histoire vraie, tome II, Moyen Age – Renaissance – Réforme, 4° édition, Gabriel Beauchesne & Cie Editeurs, Paris 1911, p. 388-389.)

 

1er mars 1562, : Massacre de Vassy en Champagne, (23 morts et plus de cent blessé : LAVISSE, Histoire de France, t. IV, p. I, p. 58-59, in Jean Guiraud, Histoire partiale histoire vraie, tome II, Moyen Age – Renaissance – Réforme, 4° édition, Gabriel Beauchesne & Cie Editeurs, Paris 1911, p. 402) par des soldats du duc de Guise, contre 200 Huguenots qui célèbrent leur culte dans une grange.

 

"Or, il (le massacre de Vassy) fut précédé de massacres de catholiques et d'excès de toutes sortes commis sur plusieurs points du territoires par les huguenots. Excitées par "les appels sauvages" de leurs pamphlétaires, les passions protestantes 'faisaient rage dès 1560.'

Dans les provinces du Midi surtout, il y avait des prêches en armes, des pillages, saccagements d'églises, des courses, des combats entre les bandes huguenotes et les troupes royales. […] En 1561, les huguenots avaient saccagé l'église saint-Médard et plusieurs autres.

Dans un certain nombre de villes du Languedoc, ils s'étaient emparés à main armée de plusieurs églises : à Montauban, Béziers, Castres, Nîmes, ils avaient interdit tout culte catholique, arraché les religieuses de leurs couvents et forcé ces innocentes victimes à assister aux prêches; à Montauban, il y avaient poussé le peuple à coups de fouet et de nerfs de bœufs.

Ceux qui avaient essayé de résister avaient été mis en prison et fouettés jusqu'au sang; plusieurs mêmes avaient expiré sous les coups.

Le 20 octobre 1561, à Montpellier, les huguenots avaient pris les armes, s’étaient rués à l'improviste sur les catholiques, avaient tué, avec le gardien des Cordeliers, près de quarante personnes et pillé plus de soixante églises ou chapelles…"

 

(Jean Guiraud, Histoire partiale histoire vraie, tome I Des origines à Jeanne d'Arc, neuvième édition, Gabriel Beauchesne & Cie Editeurs, Paris 1911, p. 70-71.)

 

"Il n'y eut pas à Vassy un "massacre" de protestants; mais […] une bagarre sanglante, une échauffourrée où il y eut des morts des deux côtés, Guise lui-même étant blessé par les protestants" (ibid. p. 403.)

 

"[…] Les guerres de religion étaient déjà commencées avant le massacre de Vassy. […] On vit des bandes ou plus exactement de vraies armées protestantes organisées, dès 1559, 1560, 1561, c'est-à-dire un an, deux ans, trois ans auparavant, dans toute l'étendue du territoire, occupant de force les églises, saccageant les villes, promenant la dévastation dans les campagnes. […] Qu'étaient-ce donc que ces émeutes suscitées délibérément par les protestants, ces rixes et ces batailles sinon des guerres de religion ? […] Et le tableau que Ronsard (Discours des misères de ce temps adressé à la reine régente Catherine de Médicis) et Mézeray nous ont tracé de la France en 1562, nous montre qu'elle était livrée depuis longtemps aux luttes à main armées des factions politiques et religieuses." (p. 404.)

 

En somme et pour résumer, si l'on écoute les mythographes républicains, les catholiques du XVIe siècle auraient dû se laisser égorger sans se défendre, laisser les oeuvres d'art, les églises et leurs lieux de culte se faire détruire, dépecer, incendier, saccager, les religieux assassiner.

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4 mars 2015 3 04 /03 /mars /2015 14:35
La vraie maison où Jésus a grandi a peut-être été découverte

 

La vraie maison où Jésus a grandi a peut-être été découverte

 

Repéré par Jean-Laurent Cassely

 

Histoire

03.03.2015 - 12 h 55

 

mis à jour le 03.03.2015 à 13 h 00

 

Dans un article du numéro de mars-avril 2015 de la revue Biblical Archeology Review, l’archéologue Ken Dark de l’université de Reading révèle que la maison où Jésus a passé son enfance pourrait avoir été découverte. Le site, mis au jour pour la première fois en 1880, est situé sous le couvent des Sœurs de Nazareth, mais ce n’est qu’en 2006 qu’une véritable fouille a été entreprise. Il s’agit d’une maison avec cour datant du Ier siècle de notre ère, construite en pierres. Sur le site, les archéologues ont aussi trouvé des tombes, une citerne et une église byzantine plus récente.

Or la localisation de la maison sous le couvent est décrite comme celle de l’enfance de Jésus par plusieurs sources, poursuit l’archéologue. Il est impossible d’affirmer qu’il s’agit bien de la maison de Jésus, reconnaît le chercheur, mais d’autres éléments penchent en faveur de cette hypothèse.

De gros efforts ont été déployés au cours des siècles pour préserver les restes du bâtiment et les intégrer aux constructions postérieures, précise l’archéologue dans son article, indices de l’importance qui était accordée à cette maison selon le site Live Science. Dans les siècles qui ont suivi, l’empire byzantin a pris soin de la maison, décorée de mosaïques et surmontée d’une église pour la protéger. L’église a été abandonnée au VIIIe siècle, et reconstruite au XIIe siècle par des croisés, avant d’être réduite en cendres au siècle suivant.

En 1936, le prête Henri Senès, ancien architecte, a visité le site et documenté avec précison sa structure. Ses notes n’ont pas été publiées et seules les sœurs du couvent en avaient connaissance. C’est en 2006 qu’elles ont ouvert l’accès au site et aux archives à l’équipe de Ken Dark, ce qui a permis à cette dernière de reconstituer l’évolution du site.

De la vaisselle en calcaire a été retrouvée sur le site, suggérant qu’une famille juive y a vécu, le calcaire étant considéré par les croyances juives de l’époque comme un matériau ne pouvant être impur.

D’autres publications de l’équipe menée par Ken Dark sont attendues, précise Live Science, mais il faudra encore attendre avant que des chercheurs n’étant pas affiliés au projet de fouilles puissent analyser les découvertes et juger de la crédibilité de ces conclusions.

 

Source: http://www.slate.fr/story/98625/maison-jesus-decouverte

via http://www.leforumcatholique.org/message.php?num=772354

 

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4 mars 2015 3 04 /03 /mars /2015 09:38
Bilger : Si le FN n'avait pas existé, les socialistes l'auraient inventé

Philippe Bilger, magistrat honoraire et président de l'Institut de la parole, dans un article pour le Figaro écrit ce que je disais en avril 2014 ("Si le Front national n'existait pas, l'Oligarchie l'aurait inventé !"); On peut dire que le FN fait partie intégrale de la république : il a intégré la conception erronée de l'autorité, il affirme que l'autorité vient d'en-dessous, des inférieurs, et non d'un principe supérieur (Dieu); le FN partage la monstrueuse "souveraineté nationale", expression de la "Volonté générale" qui ne pouvait finir que par vouloir changer toutes les lois, aujourd'hui la loi naturelle ("mariage homosexuel), demain peut-être les lois de la gravitation universelle (J.C. Martinez), François César Hollande, se prenant pour Dieu (P. Buisson), dans le cadre de la "religion de la république" (version Claude Bartolone) ou "religion de la république" (version Vincent Peillon).

 

Il n'est pas impossible que l'Oligarchie mise la soit-disant "alternance politique" avec le Front national comme elle le fit en 1940 en donnant les pleins pouvoirs à Pétain (sans que le coeur de la Matrice ait été détruit), pour ensuite s'en servir comme refouloir pendant 50 ans... Nous disons donc à tous les nationalistes et à ceux qui s'apprêtent à voter FN : attention, le piège est gros, ne tombez pas dedans, ne jouez  pas les esclaves de l'Oligarchie, soyez des hommes libres.

 

Il existe a une autre solution: laisser la république satanique s'effondrer sous le poids de ses propres mensonges et apories (apories qui sont la conception erronée de l'autorité; l'universalisme religieux satanique vivre ensembliste de peuples et nations aux cultures et moeurs différents dans le "creuset républicain", projet en opposition au décret divin créant des peuples et des nations distincts aux langues différentes suite à la destruction de la Tour de Babel que les mondialistes veulent aujourd'hui reconstituer dans le cadre de leur Nouvel Ordre mondial pour à la fois s'élever contre Dieu et le faire mentir).

 

"La République, même cent fois répété, est un mot qui ne changera aucune condition. N'adoucira aucune peine. C'est le vent d'un État qui, ne sachant pas comment se débarrasser des problèmes, les ignore.

Le peuple réel, qui va le voir, qui recueille son chagrin, le sert en se servant de lui? Le FN. Mais qu'on ne s'y trompe pas. Si le FN n'avait pas existé, les socialistes l'auraient inventé. Sans lui, sans cette République proclamée comme une marque de lessive, dénaturée à force, dégradée, instrumentalisée, le socialisme serait condamné à se contempler."

 

Bilger : Si le FN n'avait pas existé, les socialistes l'auraient inventé, Home FIGARO VOX Vox Politique, Par Philippe Bilger, Publié le 03/03/2015 à 20:07

 

La république est un mot qui un million de fois répété ne changera pas les décrets divins.

Tour de Sauron, allégorie du "Novus Ordo Seclorum" (Nouvel Ordre mondial) dans le "Seigneur des Anneaux" (J.R.R. Tolkien)

Tour de Sauron, allégorie du "Novus Ordo Seclorum" (Nouvel Ordre mondial) dans le "Seigneur des Anneaux" (J.R.R. Tolkien)

Pour que tout cela s'arrête, il faut commencer par faire caler la machine satanique.

 

Comment fait-on caler la machine ?

 

Il faut simplement arrêter de propager le Mal, arrêter la diffusion de la DDP (différentiel de pôles) dans la machine satanique, c'est-à-dire cesser d'alimenter la haine (ici la victimisation encouragée par Manuel Valls et l'extrémisation dans l'autre sens) dans le cadre du "suffrage universel".

 

Il faut détruire le coeur de la Matrice, l'Anneau de pouvoir maléfique, qui dans la trilogie du Seigneur des Anneaux était d'une manière allégorique la source du Mal.

 

Pour être détruit, le coeur de la Matrice doit être jeté dans le lac de feu qui l'a vu naître. Symboliquement, ce lac de feu est les "élections républicaines", et l'Anneau, le bulletin de vote qui nous enchaîne à la Matrice. Il faut s'abstenir aux "élections" créées par la Matrice, couper le courant, ne plus voter dans le cadre de partis noyautés et déjà gouvernés. Toute tentative de destruction de la Matrice par les moyens qu'elle a inventés est voué à l'échec et ne fait au contraire que renforcer la malédiction et la propagation du Mal sur terre.

 

Il faut donc s'abstenir. Lorsque l'abstention passera de 60% aujourd'hui à 70-80% d'ici 10 à 15 ans, vu le niveau de progression de l'abstention scrutin après scrutin (grande panique de la république), la réalité de la rupture majoritaire avec la Matrice entraînera l'effondrement de la nouvelle Tour de Babel, faute de participants. Vidée de l'intérieur, la machine tombera en panne, calera et s'arrêtera. Ce jour-jà, nous aurons gagné notre liberté. Et nous pourrons commencer à reconstruire.

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3 mars 2015 2 03 /03 /mars /2015 23:56

 

Escalade : les États-Unis envoient un bataillon de parachutistes en Ukraine

 

Il faut croire que ça va sérieusement mal, dans le Donbass, pour les troupes du président Porochenko. Après la Grande-Bretagne, les États-Unis viennent donc de décider officiellement l’envoi de quelques 600 parachutistes appartenant à la 173ème brigade aéroportée.

L’annonce en a été faite lundi par le colonel Michael Foster, commandant de la brigade en question, et confirmée par Ben Hodges, haut commandant des forces américaines en Europe.

L’arrivée des premiers éléments de ce bataillon formé au combat est prévu d’ici le 8 mars. Leur mission ? Non, non, pas combattre, bien sûr ! Mais former ce qui reste des troupes de Kiev aux maniements des armes américaines en voie d’expédition.

En attendant, pour meubler le silence assourdissant des bruits de bottes, le premier ministre italien, Matteo Renzi, se rend à Kiev et à Moscou « pour évoquer le règlement de la crise ukrainienne » (4 et 5 mars). La chancelière allemande, Angela Merkel, invite les principaux protagonistes à un pince-fesses berlinois "format Normandie" pour papoter des avancées du cessez-le-feu. Et pour ne pas être en reste, François Hollande déclare dans un communiqué que malgré des « progrès » dans la résolution du conflit, la situation doit encore être « améliorée ».

Nul doute que les 600 paras de la 173ème brigade US et leurs collègues britanniques vont s’y employer avec zèle sur le terrain. D’ailleurs, sur le sujet, le colonel Michael L. Foster fait dans la fine nuance (vidéo) :

« Si la Russie envahit l’Ukraine, qu’est-ce qui nous dit qu’ils n’envahiront pas les États-Unis après ? »

 

Source: http://www.politis.fr/Escalade-les-Etats-Unis-envoient,30275.html

 

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3 mars 2015 2 03 /03 /mars /2015 23:48

L'Oligarchie ploutocrate panique. Boris le Lay évoque un sondage qui donne 48% de jeunes votant FN. Si on enlève les allogènes qui votent (15 à 20%), on a 65 à 70% de jeunes qui se radicalisent.

 

 

Selon un sondage Odoxa pour Le Parisien, 50% des jeunes entre 25 et 34 votera FN aux prochaines départementales. [1]

 

Notes

 

[1] Départementales : un sondage donne le FN en tête avec 33% des voix, Home ACTUALITE Flash Actu Par Le Figaro.fr Mis à jour le 01/03/2015 à 23:02 Publié le 01/03/2015 à 21:43

http://www.lefigaro.fr/flash-actu/2015/03/01/97001-20150301FILWWW00201-departementales-le-fn-en-tete-a-33-selon-un-sondage.php

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3 mars 2015 2 03 /03 /mars /2015 23:48

 

Le poids de l'impôt sous François Hollande

 

Home ECONOMIE Impôts

Par Service infographie du Figaro

Mis à jour le 03/03/2015 à 22:26

Publié le 03/03/2015 à 20:50

 

INFOGRAPHIE - Depuis le mois de juin 2012, les hausses ou créations d'impôts ont pesé en cumulé 126,7 milliards d'euros, contre un allègement de 36,4 milliards liée aux baisses ou suppressions.

 

SOLDE : + 90,3 mds € de hausses ou créations d'impôts

 

Source: http://www.lefigaro.fr/impots/2015/03/03/05003-20150303ARTFIG00376-le-poids-de-l-impot-sous-francois-hollande.php

 

. 70 milliards d'impôts nouveaux inventés, décrétés, votés et prélevés en trois ans ! (11/07/2014)

. Des impôts dix fois supérieurs à ce qu'ils étaient avant 1789 !

. Moi président augmente les impôts en 2013 et 2014

. Impôts / Résistance passive : Les impôts augmentent, les recettes diminuent...

. Résistance passive : Ces professions qui travaillent moins pour payer moins d'impôts

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3 mars 2015 2 03 /03 /mars /2015 13:48
Messe de requiem pour la Petite Emigrée Françoise Gandriau à Lassay-les-Châteaux

Vendredi 6 mars 2015 à 20h30 en l'église paroissiale de Lassay-les-Châteaux (Mayenne), une messe de requiem sera célébrée à la mémoire du martyre de Françoise Gandriau, simple servante vendéenne, assassinée par les terroristes républicains.
 

Françoise Gandriau dite « La petite émigrée », s'enfuit à la Révolution avec sa maitresse (1794) mais fut rattrapée et guillotinée avec celle-ci et cinq de ses compagnons. Elle repose aujourd'hui à Lassay-les-Châteaux, à l'endroit où elle fut enterrée avec sa maîtresse et ses compagnons, c'est-à-dire au fond d'un champ devant un châtaignier sur la route de Thubœuf. Son lieu de sépulture est entouré d'une clôture. Au bord de la route, à proximité, se trouve une croix blanche en souvenir d'elle. ("Lassay les Châteaux, ses châteaux, son passé", S. GRARD) Sa tombe existe toujours, ainsi qu'un modeste oratoire qui borde la route de Thuboeuf, élevé par la population lasséenne qui garde le culte de l'honneur. En effet, on vient toujours en faire le tour, comme les mamans par le passé avec leurs enfants car on disait qu'ils pourraient alors marcher précocement, mais aussi pour rendre hommage à cette jeune héroïne. L'accès y a été sécurisé.

 

Cette Vendéenne de 19 ans a été guillotinée le 6 mars 1794 dans la commune, par la commission Clément, particulièrement sanguinaire. « Cette jeune fille a été héroïque non en raison de l'injustice commise par la juridiction de la Terreur révolutionnaire, mais pour son exigence morale qui l'a conduite à choisir la mort plutôt que le déshonneur et le mensonge », souligne Claude Bodin, président de l'association du Souvenir de la petite émigrée .

Elle a été exécutée le lendemain de son jugement, et sa tombe est toujours située dans la commune. Elle est toujours visitée et entretenue.

Au programme :
Autour de l'abbé Julliot, curé de Lassay,
l'ensemble du prestigieux vocal Volubillis d'Évron chantera La Messe de Requiem de Gabriel Fauré, le Cantique de Jean Racine de Faure, et le Vexilla regis de Saint-Venant.

Messe de requiem pour la Petite Emigrée Françoise Gandriau à Lassay-les-Châteaux
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3 mars 2015 2 03 /03 /mars /2015 12:12
La Crise post-moderne trouve son origine dans la crise de l'autorité

Toutes les crises que nous connaissons dans la société (crises de l'autorité à l'école, refus d'obéissance des enfants, crises éducatives, crises morales, crises culturelles et même crises économiques, etc.), toutes ces crises trouvent leur source dans une seule et même crise, qui est une conception erronée de l'autorité formulée par les Barbares révolutionnaires de 1789. Et le drame est que cette erreur fondamentale se répand lentement par métastases dans tout le corps social jusqu'à tuer la société elle-même.

 

"Il n'y a point d'autorité qui ne vienne de Dieu". Epître aux Romains, 13, 1 : Le pouvoir vient de Dieu.

 

En 1789, la Révolution détruit cet enseignement divin. Elle détruit l’autorité et prétend que l'autorité vient d'en dessous, des inférieurs :

 

"Le principe de toute souveraineté réside essentiellement dans la nation. Nul corps, nul individu ne peut exercer d’autorité qui n’en émane expressément. " (Article 3 de la Déclaration des droits de l’homme de 1789.)

 

Cette nouvelle conception de la "souveraineté" a pu conduire en 1789 des fanatiques à détruire un million de fois plus d'oeuvres d'art qu'aujourd'hui les djihadistes de l'état islamiste.

 

Cette fausse conception de l'autorité fait des "citoyens" des commandés et des commandeurs à la fois. Or, l'homme ne peut à la fois être son propre principe de commandement (conception schizophrène,) s'il n'a pas d'abord un principe supérieur. Aujourd'hui cette erreur sur l'autorité conduit des enfants à donner quasiment des ordres à leurs parents ou à leurs professeurs, sous couvert d'égalité et de recherche de l'épanouissement personnel des enfants. Ceci se fait dans le cadre d'une politique gouvernementale issue de l'"Education nationale", relayée par des "éducateurs", des conseillers d'"éducation", des pédagogues et autres professionnels de l'"éducation".

 

La conception erronée de l'autorité issue de 1789 conduit l'école républicaine dans l'impasse. Et des ministres républicains se rendant compte du problème cherche à y remédier en copiant la monarchie verticale en établissant une nouvelle religion, la "religion de la république" (version Claude Bartolone), la "religion de la république" (version Vincent Peillon), qui devient ainsi le nouveau principe supérieur nécessaire à l'équilibre de l'édifice franc-maçonnique (C. Bartolone et V.  Peillon sont deux adeptes de la franc-maçonnerie). Ce nouveau principe supérieur vient remplacer l'ancien principe supérieur qui avait été éliminé par l'école républicaine, « laïque » et obligatoire : Dieu et la religion catholique.

 

Or, qui peut aimer et croire dans un régime politique né dans un bain de sang (génocide vendéen), et perpétué par la violence, l'orchestration de la division et du chaos institutionnalisé ? Personne.

 

Si l’on veut rétablir l’ordre naturel chrétien, supprimer le désorde maçonnique, et refonder la société sur ses bases naturelles (et donc pérennes), il faut commencer par supprimer la conception erronée de l'autorité issue de 1789, et affirmer clairement que l'autorité vient de Dieu et non du peuple. Cf. "Dieu, principe et modèle de toute autorité". Il s'agit d'affirmer que la démocratie comme "religion" horizontale est une impasse qui conduit à la destruction de la société et que les droits de l'homme de 1789 dans leur article 3 conduisent à la mort de la société par un retour inévitable à la barbarie.

 

C'est la verticalité de l'autorité que l'on trouve dans la religion catholique et la société chrétienne, qui fait qu'une société tient debout et peut progresser. Cette verticalité du pouvoir se rencontre dans la monarchie classique française. La république avec sa "religion de la république" cherche à en reproduire le modèle à son profit. L'autorité vient d'en haut et non d'en dessous. Même la république en vient à le reconnaître nécessairement. L'autorité qui se trouve en-dessous, ou à côté de moi, à mon hauteur, n'est pas respectée très longtemps car elle n'a aucune force, aucun principe supérieur pour être respectée (aucune légitimité). La "Souveraineté nationale" (article 3 de la Déclaration des droits de l'homme de 1789) est une erreur qui ne peut en aucun cas fonder un ordre politique pérenne, à moins de devenir dictatoriale et totalitaire (Exemples: démocraties populaires, régimes hitlérien nazi, communiste, nouvel ordre mondial et "moyens plus contraignants encore", ce que lui permet la fiction de la "représentation" politique).

 

Une authentique résistance à la barbarie généralisée et institutionnalisée (article 3 DDH 1789) doit se concrétiser par une institutionnalisation d'une autorité fondée sur le seul roc solide : Dieu. Ce Dieu que la république a chassé et fait revenir d'une manière détournée et fausse avec sa "religion de la république".

 

Tous les partis, mouvements, et rassemblements qui se disent encore "chrétiens", doivent faire un tout autre constat qu'ils ne le font pour le moment, vu qu'ils continuent de propager le mensonge révolutionnaire de la "Souveraineté nationale", cause du mal et conséquence du cancer qui tue la société. Ils s'imaginent faire de la "politique" sur la base de la conception erronée de l'autorité. Autant vouloir vider la mer avec un dé à coudre !

 

Conclusion

 

1. Il y a une Crise de l'autorité.

2. Cette crise de l'autorité provient du modèle révolutionnaire républicain dit "laïque" fondant le pouvoir dans la "Souveraineté nationale" (humaine), conception erronée de l'autorité.

3. Cette fausse autorité a échoué. Son échec conduit des ministres de la république "laïque" à prôner une nouvelle religion comme principe supérieur, la "religion de la république". Ceci est évidemment contradictoire avec la "laïcité" de l'Etat et tous les dogmes républicains...

4. La république religieuse ne pourra pas tenir longtemps ainsi ni imposer sa "religion" dans le coeur de personne. La religion républicaine est impuissante à sauver du Mal quiconque.

5. Seul un retour à la conception verticale de l'autorité (monarchie), et à la vraie religion (la religion catholique qui était celle des Gaulois avant la conversion de Clovis) sauvera la société de la Barbarie généralisée et institutionnalisée.

 

Charles Maurras disait : "la démocratie c'est la mort", aujourd'hui nous pouvons dire : la monarchie c'est la vie !

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2 mars 2015 1 02 /03 /mars /2015 10:51
Empire carolingien

Empire carolingien

Suite du documentaire Les Rois de France (Merapi productions, AB productions, La Bibliothèque nationale de France)

Charlemagne est le plus célèbre des souverains de la dynastie carolingienne qui lui doivent son nom. Conquérant, administrateur, législateur, propagateur de la religion catholique, il agit en maître et défenseur de l'Eglise.

 

(4) Les Rois de France - Charlemagne

Protecteur des arts et des lettres, Charlemagne est à l'origine de la Renaissance carolingienne.

Charlemagne est considéré comme le Père de l'Europe puisqu'il a assuré le regroupement de l'Europe occidentale.

Il a aussi posé des principes de gouvernement dont ont hérité les grands états européens.

Charlemagne est un monarque guerrier. Il a agrandi le royaume grâce à une série de campagnes.

 

Dans les années 770, il commença ses nombreuses conquêtes. Royaume lombard en 773, conquête de la Saxe de 771 à 804, Roncevaux dans les Pyrénées (778) fut sa plus grande défaite. Cependant, ses ennemis furent continuellement repoussés.

(4) Les Rois de France - Charlemagne

Le signe éclatant de l'autorité acquise par Charlemagne fut son couronnement en tant qu'empereur par le Pape Léon III en 800.

 

[Du fait des règles successorales germaniques du partage à la mort du roi défunt. NDLR] [l]'énorme empire ne peut survivre à la disparition de son créateur. Charlemagne, soucieux de la tradition germanique avait prévu de le partager entre ses trois fils dès 806, mais l'empire ne fut en fait partagé qu'entre ses trois petits-fils, en 843, au Traité de Verdun.

La Francie au traité de Verdun en 843 et les menaces extérieures

La Francie au traité de Verdun en 843 et les menaces extérieures

Le documentaire omet d'indiquer que si Charlemagne résolut de soumettre les Saxons par la force c'est parce que ceux-ci faisaient des raids réguliers et des pillages meurtriers sur la Gaule romaine dès le IVe siècle, de même que sur le Regnum francorum au VII et VIIIe siècles.

 

En Gaule, sous l'empereur Valentinien (364-375) :

 

Histoire du déclin et de la chute de l'empire romain, Tome 1 : Rome de 96 à 582 par Gibbon "Les côtes maritimes de la Gaule et de la Grande-Bretagne étaient toujours exposées aux ravages des Saxons. Le succès de leurs premières entreprises excita naturellement l'émulation des plus braves de leurs compatriotes, qui se déplaisaient dans la triste solitude des montagnes et des forêts. ... Ils étendirent la scène de leur brigandage, et les pays les plus enfoncés dans les terres ne durent plus se croire en sûreté contre leurs invasions. ... Leurs bateaux étaient si légers qu'on les transportait sur des chariots, d'une rivière à une autre : et les pirates qui entraient dans l'embouchure de la Seine ou du Rhin pouvaient descendre sur le cours rapide du Rhône jusque dans la Mer méditerranée. Sous le règne de Valentinien, les Saxons ravagèrent les provinces maritimes de la Gaule." (Gibbon, Histoire du Déclin et de la Chute de l'Empire romain, Rome de 96 à 582, Robert Laffont, Malesherbes 1984, p. 727-729)

 

Au VIIe s., sous Dagobert , on vit les Saxons menacer la frontière nord (627), puis au VIIIe, sous Pépin le Bref (Roi des Francs 751-768) reprendre leurs raids.

 

Histoire religieuse de l'Occident médiéval par Chélini "A travers les considérants de la terrible Capitulatio de partibus Saxoniae, l'on peut évoquer quelques traits du paganisme saxon. Ces barbares adoraient les fontaines, les arbres, les bois sacrés; ils croyaient aux sorciers; ils pratiquaient des sacrifices animaux et humains et le cannibalisme rituel; ils incinéraient leurs morts.

 

A l'égard du christianisme, ils ressentaient une haine farouche et ils pourchassaient les clercs jusqu'à ce qu'ils aient quitté le pays ou qu'ils aient été mis à mort. Une manifestation de cette aversion du nom chrétien fit éclater le conflit." (Jean CHELINI, Histoire religieuse de l'Occident médiéval, Pluriel, Millau 2012, p. 153-154)

Début des années 780, les Saxons se soulèvent de nouveau, entrent en territoire franc, et provoquent des ravages jusqu'à la Moselle. Charlemagne ne pouvait rester les bras ballants. Il organise une sévère répression, mais les révoltes n'en continuent pas moins. Commandés par Widukind, les Saxons opposent une vigoureuse résistance. Le massacre de Verden (782) sur la Weser fera 4.500 victimes et 12000 femmes et enfants sont déportés car ils refusent le baptême. Charles se conduisit alors comme le fléau de Dieu, usant de la politique de la terre brûlée, renversant leurs idoles, ravageant leurs sanctuaires, massacrant et pillant tout sur son passage. Il reprit en pays saxon une méthode autrefois utilisée par son grand-père, puis par son père. Le chef des Saxons, Widukind, se réfugia chez ses voisins et se mit sous la protection de Sigfred, roi des Danois. Après cette victoire, Charles réorganise la Saxe, qui devient une province de son empire, et ordonne la conversion forcée des Saxons païens. La plupart des rebelles ont été livrés à Charlemagne par les chefs saxons, sauf Widukind, introuvable. Celui-ci obtient le soutien des Frisons et des Danois établis au nord de l'Elbe.

 

Les Francs sont battus par Widukind au mont Süntel en 782. S'ils sont victorieux l'année suivante, ils doivent hiverner dans le pays de 784 à 785 pour venir à bout du soulèvement.

 

En 785, Charlemagne instaure en Saxe le Capitulaire De partibus Saxoniae: les païens doivent se convertir sous peine de condamnation à mort. Widukind aurait accepté de se rendre contre la promesse de ne pas être tué. Voyant qu'il devait gagner son soutien, Charlemagne le persuade de se faire baptiser lors d'une cérémonie collective en 785 à Attigny dans les Ardennes françaises.

(4) Les Rois de France - Charlemagne

Dans les années 792 à 795, des Saxons se soulèvent à nouveau, refusant le Capitulaire.

 

Les rebelles saxons demandent l'aide des Frisons, leurs voisins du nord, eux aussi païens, et des Avars, déjà en lutte contre Charlemagne. Ils réhabilitent le culte des idoles, pillent les églises et traquent les catholiques. Devant la tournure des évènements, Charlemagne doit revenir en Saxe (494). Il divise son armée en deux. Une partie sous ses ordres, l'autre sous ceux de son fils, Charles le Jeune. Charlemagne entre en Thuringe et Charles en Westphalie. Les rebelles se rendent sans combat et jurent fidélité au roi.

 

L'année suivante, Charlemagne et son armée traverse la Saxe jusqu'à l'Elbe.

Si la pacification de la Saxe dura encore de nombreuses années, elle s'achève officiellement à Paderborn en 799. [Widukind ne prend plus part aux combats sporadiques - qui durent jusqu'en 804 - après cette date. Il meurt le 7 janvier 810. L'historien Pierre Bauduin explique que « la crainte inspirée par la conquête du pays et la brutale soumission de ses habitants eut sans doute sa part dans le mouvement d'expansion viking » (Élisabeth Deniaux, Claude Lorren, Pierre Bauduin, Thomas Jarry, La Normandie avant les Normands, de la conquête romaine à l'arrivée des Vikings, Ouest-France, Rennes, p. 371). Hypothèse déjà formulée par Lucien Musset (Lucien Musset, « Naissance de la Normandie », Michel de Boüard (dir.), Histoire de la Normandie, Privat, 1970, p. 93. Hypothèse que l'on peut aussi lire dans le Dictionnaire du Moyen Âge, histoire et société, Encyclopaedia Universalis, Albin Michel, 1997, p. 285 et 833).

 

Plus de mille ans après sa mort, un monument en hommage à Widukind fut érigé en 1899, à Herford dans le nord-ouest de la Westphalie, œuvre en bronze du sculpteur berlinois Heinrich Wefing. Détruit pendant la Seconde Guerre mondiale en 1942, pour récupérer le bronze, le monument a depuis été reconstruit, signe de l'attachement des Allemands aux personnages emblématiques de leur histoire, même ancienne. Widukind est un peu aux Allemands ce que Vercingétorix est aux Français.

 

Mais on n'en aura pas fini avec les Saxons puisque l'accession au trône du "Saint-Empire romain germanique" de Otton Ier (en 962), fils d'Henri Ier de Saxe, dit Henri l'Oiseleur, duc de Saxe, inaugurera le nouveau pouvoir saxon en Germanie, qui allié avec le roi d'Angleterre tentera d'envahir la France et de supprimer la monarchie française en 1154 et à Bouvines en 1214. NDLR.]

(4) Les Rois de France - Charlemagne

L'invasion des Maures

(4) Les Rois de France - Charlemagne

En 711, les Maures envahissent l'Espagne. Sous le commandement de Tariq Ibn Ziyad, ils imposent à une grande partie de l'Espagne et du Portugal le règne islamique. Ils étendent leur influence et font des incursions jusque dans le nord de la France, mais ils sont arrêtés à la bataille de Toulouse en 721 et par Charles Martel à la bataille de Poitiers en 732.

 

Dans la péninsule ibérique, seul le Nord-Ouest et les régions majoritairement basques des Pyrénées échappent à leur domination.

Pour le pape Adrien Ier, comme tous les Chrétiens, il revient à Charlemagne de se défendre contre ce danger permanent. Charlemagne n'avait pas l'intention de conquérir l'Espagne, il avait conscience du décalage économique et culturel des deux mondes. 

Sulayman Ibn Al Arabi, wali, c'est-à-dire gouverneur de Barcelone et Gérone, est menacé par par Abd ar-Rahman I, l'émir Omeyyade de Cordoue. Il envoie donc une délégation à Charlemagne afin de lui offrir sa soumission, et l'allégeance de Hussein de Saragosse, le gouverneur de la ville, en échange d'une aide militaire. L'occasion était belle pour Carolus Magnus d'affermir sa réputation en faisant une démonstration de la puissance de son armée. Intimider les Musulmans, et rasséréner les Chrétiens soumis à leur autorité, voilà deux objectifs exaltants pour le protecteur du Pape. En réponse, l'armée de Charlemagne traverse les Pyrénées vers Saragosse en 778, dans le but de tenir la ville. Il s'entoure de douze ducs, et chaque duc dispose de 3000 cavaliers. Hussein de Saragosse refuse d'ouvrir les portes de la ville, déclarant qu'il n'avait jamais promis son allégeance. Trouvant les portes closes, l'armée du roi franc décide de retourner sans son royaume, car sans machines de siège qu'il ne pouvait pas transporter à cause des Pyrénées, la cavalerie est inefficace. Sur le chemin de retour, l'armée met à sac la ville basque de Pampelune qui avait pourtant résisté à la pression musulmane.

Roland sonnant du Cor à Roncevaux

Roland sonnant du Cor à Roncevaux

Puis, en août 778, une partie de l'armée doit se replier pour rejoindre la Germanie où les Saxons s'étaient de nouveau rebellés. Ce groupe est composé de Charlemagne et de son escorte. L'armée est divisée en deux car le passage est très étroit. L'arrière-garde qui protège le repli s'engage ensuite dans les vallées pyrénéennes. Elle est commandée par Roland, gouverneur de la Marche de Bretagne, un valeureux guerrier, très aimé de Charlemagne. Il passe par le Col de Roncevaux, situé à une cinquantaine de kilomètres de Pampelune. Ce col correspond à l'ancien passage du Col d'Ibaneta à 1066 m d'altitude, voie de passage naturel utilisé depuis la préhistoire pour accéder à la péninsule ibérique. Sur les pentes escarpées de Roncevaux, les Vascons, ancêtres des Gascons et des Basques, attaquent par surprise en représaille du pillage de Pampelune, ils dévalent les montagnes et massacrent la troupe franque, surpenant l'ennemi sur les hauteurs afin de le précipiter dans le ravin. Cet évènement devint le plus connu du règne grâce à un poème épique et une chanson de geste écrite à la fin du XIe siècle, la Chanson de Roland. Alors qu'Eginhard, dans sa Vita Caroli, accuse les Vascons de ce revers, la Chanson de Roland évoque les Sarrasins, terme qui englobe tous les Musulmans, et fait de Roland un martyr chrétien.

 

[Voici comment Eginhard, l’historien de Charlemagne, raconte cet échec du grand empereur : « Charles, dit-il, ramena d’Espagne ses troupes saines et sauves. A son retour cependant, et dans les Pyrénées, il eut à souffrir un peu de la perfidie des Basques. L’armée défilait sur une ligne étroite et longue, comme l’y obligeait la conformation du terrain. Les Basques se mirent en embuscade sur la crête de la montagne, qui, par l’étendue et l’épaisseur de ses bois, favorisait leur stratagème.

« De là, se précipitant sur la queue des bagages et sur l’arrière-garde destinée à protéger ce qui la précédait, ils la culbutèrent au fond de la vallée, tuèrent, après un combat opiniâtre, tous les hommes jusqu’au dernier, pillèrent les bagages, et protégés par les ombres de la nuit, qui déjà s’épaississait, s’éparpillèrent en divers lieux avec une extrême rapidité.

« Les Basques avaient pour eux dans cet engagement la légèreté de leurs armes et l’avantage de leur position. La pesanteur des armes et la difficulté du terrain rendaient au contraire les Francs inférieurs en tout à leurs ennemis. Egghiard, maître-d’hôtel du roi ; Anselme, comte du palais ; Rotland, commandant des marches de Bretagne, et plusieurs autres, périrent dans cette occasion. »

[...] Roland est la personnification la plus brillante, la plus animée, de cette chevalerie qui née vers le milieu du XIe siècle se prolongea jusqu’aux derniers jours du XIIe dans sa réalité, et jusqu’au règne brillant de François Ier dans son apparence et dans sa forme. La chevalerie, dont la figure imaginaire de Roland est un des types les plus précis, les plus brillants, fut une institution d’une haute importance à une époque où la force semblait la seule loi, le seul droit.

[...] Fondée sur trois grandes passions : la foi, la valeur et l’amour ; prenant pour devise : Dieu et ma dame, la chevalerie, tant poétique, tant idéale malgré l’imperfection et le vague où elle demeura, fit faire de grandes choses, excita l’enthousiasme et influa heureusement sur le développement moral de la société. A la fois, pour ainsi dire, prêtre et soldat, le chevalier s’appuyait sur le courage et la religion : il faisait bénir cette épée qu’il consacrait à la défense du bon droit ; dans son noviciat, il apprenait l’obéissance et la valeur ; enfin, avant que le jeune écuyer reçût l’accolade, fût armé chevalier par son maître, il devait avoir fait preuve de vertu, de courage, de piété, et s’être lié par ses serments à protéger le faible, l’orphelin, et à ne combattre que pour la bonne cause ; puis il partait pour les grandes aventures, pour les emprises d’armes, pour les lointaines expéditions.

Ce sont ces mœurs, ces vertus héroïques, cette pureté de cœur, cette vaillante audace que célébraient les poèmes chevaleresques et, pour en rehausser sans doute l’éclat, on les mit sous le patronage des hommes qui avaient laissé dans l’histoire un nom célèbre, glorieux. C’est ainsi que Charlemagne fut le héros d’un roman, d’une épopée où le vainqueur des Saxons se transforme sous l’armure du chevalier.

Dans ces récits l’histoire et la fantaisie, la réalité et l’idéalité se confondent, se mêlent à ce point que, plus tard, l’histoire hésita longtemps sur la voie qu’elle devait suivre, ignorant où était la vérité, et qui elle devait adopter, de ces physionomies idéales, resplendissantes de dévouement, de franchise, de piété, ou de ces barbares et courageux vainqueurs des invasions saxonnes, dont les traits sont durs, sauvages, dont la politique est adroite, rusée, la foi intéressée.

[...] De tous les souvenirs chevaleresques, celui de Roland est demeuré le plus populaire ; à chaque pas, dans le Midi, on retrouve les traces de cette fabuleuse et héroïque figure : la brèche de Roland, dans les Pyrénées, vaste défilé au milieu des montagnes, atteste encore la trempe de sa puissante épée ; dans le Roussillon, le pas de Roland maintient son souvenir ; à Blaye on a longtemps conservé son cor d’ivoire, ce cor merveilleux dont les sons se faisaient entendre à sept lieues de distance et avec lequel il adressa à son oncle Charlemagne ses suprêmes adieux ; enfin souvent nos soldats, dans les guerres contre les Anglais, s’animaient au combat en chantant la romance dont les aventures de Roland forment le sujet.]

 

La plupart des historiens s'accordent maintenant pour dire qu'à la bataille de Roncevaux, les chevaliers carolingiens ont, en fait, affronté la milice vasconne (basque) et non l'armée sarrasine. En pleine période de reconquête de l'Europe, il est fort possible que le texte de la Chanson de Roland, ait été écrit pour donner un fondement historique aux Croisades.

Charlemagne se contenta alors d'occuper les places fortes en Catalogne. Les représailles sont impossibles. Comment manoeuvrer dans ce dédale de pierres et qui punir?

 

["La 'Reconquête' commence en Espagne dès lors que Charlemagne, malgré son échec de 778 et le désastre de Roncevaux, ajoute dans les premières années du IXe siècle aux principautés demeurées chrétiennes - la Galice, la Cantabrie, les Asturies - une 'marche d'Espagne' qui se mue en un comté de Catalogne et un royaume de Navarre. Dès le IXe siècle, la Reconquête donne naissance à l'Ouest au royaume de Leon. Au milieu du Xe siècle, s'ébauchent autour de Burgos un royaume de Castille et au sud de la Navarre un royaume d'Aragon. C'est de ces deux royaumes que partent les principales entreprises en direction du centre de la péninsule..." qui aboutiront en 1212 à Las Navas de Tolosa, à la défaite des Almohades qui s'effondrent sous les coups portés par les chrétiens enfin réunis. Source: Jean FAVIER, Les Grandes découvertes, d'Alexandre à Magellan, Fayard, Paris 1991, p. 132-133.]

 

La Bavière

 

Le soulèvement des Saxons encouragea par ailleurs le duc de Bavière, Tassilon III, qui en 779 refusa de reconnaître la souveraineté franque et fut sur le point de semer le trouble dans toute la partie sud de la Germanie occupée par les Francs.

(4) Les Rois de France - Charlemagne

Tassilon était le fils d'Hiltrude, fille naturelle de Charles Martel, et épouse du duc Odilon de Bavière. Ce lien de parenté avait permis à sa mère d'être régente du duché de Bavière pour son compte en 748.

En 757, Tassilon jura fidélité au roi des Francs à l'assemblée de Compiègne, devenant ainsi le vassal de Pépin le Bref. En 787, Tassilon tenta d'obtenir le soutien du Pape Adrien Ier, mais la faveur de l'Eglise allait aux Francs. Charlemagne, son cousin, leva trois armées pour soumettre le duc rebelle. Tassilon, contraint et forcé, renouvelle son serment au Lechfeld, près d'Augsbourg, le 3 octobre 787.

De retour dans sa capitale, à Ratisbonne, Tassilon reprit ses intrigues, il négocia avec les Avars, ennemis des Francs, mais le parti de l'aristocratie favorable à Charles fit prévenir ce dernier. Tassilon fut forcé d'avouer tous les crimes qu'on voulait bien lui reconnaître, et fut condamné à mort en 788. Toutefois, en raison de son lien de parenté, Charles le fit sauver, mais à condition qu'il entrât dans les ordres. Ce qu'il fit à l' l'abbaye Saint-Pierre de Jumièges. La Bavière est intégrée au royaume en 788.

 

Charlemagne confisque les biens immenses de Tassilon qui était considéré comme l'homme le plus riche de l'empire, plus que Charlemagne lui-même, qui de surcroît n'a jamais eu de fortune personnelle et fut un des premiers rois de l'époque médiévale à distinguer le Trésor royal et ses biens propres.

Les Avars

 

Après la Bavière en 791, Charles mène contre les Avars une première expédition.

 

Les Avars sont une peuplade belliqueuse d'origine turco-mongole. Ils sont établis en Pannonie, l'actuelle Hongrie. Pillards païens, les Avars constituent une menace constante pour les Francs. Ils ont multiplié les interventions dévastatrices en Bavière et dans le Frioul en 788. Ils s'attaquent aux églises, qu'ils pillent sans vergogne, et mettent à l'abri leurs trésors dans un camp fortifié fortement gardé, appelé le Ring.

 

La guerre contre les Avars est sans pitié. Charlemagne répond à la férocité de l'ennemi par une férocité égale. Pour la première campagne en 791, Charlemagne fait appel à 10.000 cavaliers, et pour faire suivre l'intendance nécéssaire, un train de bateaux progresse en même temps sur le Danube. Il divise son armée en deux afin d'avancée en même temps sur les deux rives du Danube. Charlemagne confie le commandement de celle au nord au comte Theodoric, alors qu'une troisème force composée par son fils Pépin doit attaquer à revers depuis la frontière du Frioul. L'armée franque entre en terre avare à la fin du mois de spetembre sans rencontrer de résistance. Les Avars pratiquent la politique de la terre brûlée. Ainsi à la mi-octobre, alors que Charlemagne atteint la rivière Raab, le manque de fourrage et les privations imposées aux soldats le décide à faire demi-tour sans avoir livré bataille.

 

Charlemagne ne renonce pas et en 793, il prépare de nouveau la guerre contre les Avars, il fait construire un pont de bateaux démontables sur le Danube et commence la construction d'un canal pour relier les bassins du Rhin et du Danube. Néanmoins, ce projet n'aboutira pas. Cette même année, l'armée que Charlemagne lève en Frise contre les Avars est détruite par les Saxons révoltés. Le comte Theodoric est tué et la révolte de la Saxe ajourne l'expédition contre les Avars.

 

En 795, l'affrontement se termine par la prise du camp retranché royal avar par Pépin, il envahit le pays avec des forces considérables. Le camp abrite un trésor gigantesque, fruit de plusieurs années de pillage. Le territoire avar est placé sous le contrôle des Francs, puis christianisé. La prise du butin du Ring avar, quinze chars d'or fut envoyé à Aix et joua un rôle conséquent dans la puissance de Charlemagne, lui permettant de récompenser largement ses fidèles. On estime que ce seul butin a contribué à un mouvement d'inflation sensible dans l'ensemble de l'empire carolingien.

 

Charlemagne désire créer l'empire carolingien, un empire pluri-ethnique civilisateur. Le pape Léon III va dans ce sens, mais pour lui, le pouvoir spirituel l'emporte sur le pouvoir temporel, et il saura le signifier clairement au futur empereur.

(4) Les Rois de France - Charlemagne

Le jour de Noël de l'an 800, Charlemagne est couronné empereur d'Occident par le pape Léon III à la basilique Saint-Pierre de Rome. La papauté doit énormément à Charlemagne car celui-ci a renforcé les états pontificaux créés par son père, Pépin le Bref (751-768).

 

Les rites du couronnement vont être inversés au profit du pape. Le pape pose la couronne sur la tête de l'empereur Charlemagne, en le faisant acclamer par ses troupes, mais il fait exprès de le faire acclamer après avoir déposé la Couronne sur la tête de Charlemagne. Ce qui veut dire que le pouvoir spirituel est supérieur au pouvoir temporel, et que Charlemagne ne doit pas l'empire à ses victoires - qui pourtant sont importantes -, mais qu'il le doit à une désignation particulière par Dieu. Nous sommes dans un système de Chrétienté.

 

Selon Eginhard, l'historien de Charlemagne, l'empereur est sorti furieux de la cérémonie. Il aurait préféré que l'on suive le rituel bizantin, c'est-à-dire l'acclamation d'abord, le couronnement et enfin l'adoration [système que l'on peut dire "césarien démocratique", et non chrétien, où le pouvoir trouve son fondement dans le peuple, et où les empereurs assumaient sur leur tête les deux pouvoirs temporel et spirituel, ce qui était la confusion des pouvoirs temporel et spirituel et non leur distinction selon l'enseignement de Jésus "Rendez à César ce qui appartient à César et à Dieu ce qui appartient à Dieu.")

 

Le pape Léon III eut donc une bonne raison de ne faire acclamer Charlemagne qu'après lui avoir déposé la Couronne sur la tête. Ce sera d'ailleurs plus tard de cette manière que tous les rois de France seront couronnés: sacre, couronnement, acclamation.

"Il n'y a point d'autorité qui ne vienne de Dieu". Epître aux Romains, 13, 1 : Le pouvoir du roi lui vient de Dieu et il exerce la suprême autorité temporelle en son nom. 

En 1789, la Révolution détruira l’autorité en prétendant qu'elle provient des inférieurs : « Le principe de toute souveraineté réside essentiellement dans la nation. Nul corps, nul individu ne peut exercer d’autorité qui n’en émane expressément. » (Article 3 de la Déclaration des droits de l’homme de 1789.)

Si l’on veut rétablir l’ordre naturel chrétien, il faut commencer par rétablir la vraie notion de l’autorité, et affirmer que celle-ci vient de Dieu et non du peuple. Cf. "Dieu, principe et modèle de toute autorité". NDLR].

 

 

Le "Defensor Ecclesiae"

 

"Charlemagne mit au service de l'Eglise son pouvoir en identifiant totalement la société civile et la société religieuse (ce qui était déjà la pratique de nos ancêtres les Gaulois. NdCR.).

 

A aucun moment n'existe chez Charlemagne, quelle que fut sa piété, la tentation de la théocratie sacerdotale. Il ne lui vint jamais à l'esprit de penser que le pape était son supérieur et avait un rôle politique à jouer dans l'imperium christianum. Il s'en est expliqué bien avant d'être sacré empereur dans sa lettre à Léon III de 796 :

 

"Voici quelle est notre tâche. A lextérieur, protéger, les armes à la main, avec le secours de la grâce divine, la sainte Eglise du Christ de l'invasion des païens et de la dévastation des infidèles; et à l'intérieur, défendre le contenu de la foi catholique. La vôtre, très saint Père, par la prière de vos mains levées au ciel à l'instar de Moïse, est d'aider notre armée jusqu'à ce que, par votre intercession, sous la conduite et par le don de Dieu, le peuple chrétien ait toujours la victoire sur les ennemis de son saint nom et que Notre Seigneur Jésus-Christ soit glorifié dans le monde entier."

 

Le pape est ainsi confiné dans un rôle sacerdotal, il est le grand prêtre du Regneum christianum. Il ne saurait être question qu'il en sorte.

 

(En même temps que Charles était roi choisi par la volonté divine) [j]amais en Occident, après la disparition de l'Empire, la papauté ne fut aussi soumise et de bon gré à l'autorité monarchique." (Jean CHELINI, Histoire religieuse de l'Occident médiéval, Pluriel, Millau 2012, p. 141-142.)

L'empire bizantin refuse de reconnaître le couronnement impérial de Charlemagne, le considérant comme une usurpation.

 

Charles et ses conseillers invoquent le fait que l'empire d'Orient ne peut être dirigé que par un homme, or c'est à l'époque une femme, l'impératrice Irène de Bizance (797-802) qui revendique ce titre.

 

Ce n'est qu'avec le traité de paix d'Aix-la-Chapelle en 812 que Michel Ier Rangabé, empereur d'Orient, daigne accepter vraiment de reconnaître le titre impérial de Charlemagne et de ses successeurs en utilisant toutefois des formules détournées, évitant de se prononcer sur la légitimité du titre, tel que "Charles, Roi des Francs, que l'on appelle leur empereur".

Administration et progrès de l'empire chrétien d'Occident

 

Au VIIIe siècle, les Carolingiens originaires d'Austrasie (Ancien "Royaume de Reims") déplacent vers le nord-est leur résidence.

 

Au début de son règne, Charlemagne n'a pas de lieu de résidence fixe.

Aix-la-Chapelle, capitale de l'empire franc

Aix-la-Chapelle, capitale de l'empire franc

A partir de 790, Charlemagne réside le plus souvent à Aix-la-Chapelle (Austrasie, terre des ancêtres de Charlemagne), qui à la fin du VIIIe siècle n'avait rien du capitale. C'était une station thermale antique fondée par les Romains. Selon Egihard, Charlemagne l'a découverte lors d'une partie de chasse. Il apprécie l'endroit et en fait son lieu de résidence et la capitale de l'Empire, construisant un Palais, dont la magnifique Chapelle, allait devenir la cathédrale. Le Palais de Charlemagne fut construit sous ses ordres. Son architecture s'inspire des traditions romaines et bizantines. Charlemagne y a résidé de 801 à sa mort, en 814, et y est enterré.

 

L'axe Rome-Aix-la-Chapelle est l'épine dorsale de l'Occident chrétien sous Charlemagne et Louis le Pieux.

 

Vue intérieure de la chapelle palatine d'Aix-la-Chapelle (Aquisgranum / Aachen), commencée vers 792 et achevée en 805

Vue intérieure de la chapelle palatine d'Aix-la-Chapelle (Aquisgranum / Aachen), commencée vers 792 et achevée en 805

La ville d'Aix se développe grâce au Palais. La justice royale se rend dans la salle de juridiction du Palais, il abrite aussi une caserne militaie et un atelier monétaire. Charlemagne fait d'Aix la Chapelle le siège de sa Cour. Ainsi la ville devient aussi une capitale intellectuelle, elle est considérée comme la nouvelle Athènes. Charlemagne y crée l'Académie palatine, un cercle de lettrés réservé aux beaux esprits proches de l'empereur, qui a pour mission de former la nouvelle génération de comtes, d'administrateurs, sachant lire et écrire. Elle dispose aussi d'une importante bibliothèque. La Cour, la demeure de Charlemagne était aussi le lieu de réception des ambassadeurs.

 

On sait que Charlemagne avait voulu rivaliser avec le Palais de Constantinople.

Le Mosaïque du plafond de l'entrée de la Chapelle palatine d'Aix-la-Chapelle montre des fleurs de lys, symbole de la monarchie française depuis Clovis. Les fleurs de lys, symbole de pureté virginale, furent remises à Clovis lors de la bataille de Tolbiac, par son épouse, sainte Clotilde, à qui un ermite de la forêt de Marly avait remit un bouclier où figurait trois fleurs de lys, en référence à la sainte Trinité (Père, Fils et Saint-Esprit). L'ermite affirma l'avoir reçu d'un ange pour que le roi s'en serve durant la bataille à la place de ses armes ornées de trois croissants ou de trois crapauds. Selon l'ermite, ce bouclier devait lui assurer la victoire. (Cf. La légende de Clovis recevant la fleur de lys - XVe siècle, Bedford Book of Hours, 1423)

Le Mosaïque du plafond de l'entrée de la Chapelle palatine d'Aix-la-Chapelle montre des fleurs de lys, symbole de la monarchie française depuis Clovis. Les fleurs de lys, symbole de pureté virginale, furent remises à Clovis lors de la bataille de Tolbiac, par son épouse, sainte Clotilde, à qui un ermite de la forêt de Marly avait remit un bouclier où figurait trois fleurs de lys, en référence à la sainte Trinité (Père, Fils et Saint-Esprit). L'ermite affirma l'avoir reçu d'un ange pour que le roi s'en serve durant la bataille à la place de ses armes ornées de trois croissants ou de trois crapauds. Selon l'ermite, ce bouclier devait lui assurer la victoire. (Cf. La légende de Clovis recevant la fleur de lys - XVe siècle, Bedford Book of Hours, 1423)

La Chapelle est un témoin de la Renaissance carolingienne, la salle voûtée annonce les cathédrales.

 

Au début du IXe siècle, l'état franc représente déjà un vaste empire, et ses frontières sont fortement consolidées. Après le couronnement de Charlemagne, le centre de gravité se déplace vers l'Est, c'est-à-dire au détriment de la France et au bénéfice de l'Allemagne.

 

[...] Les lettrés du temps utilisent le terme "Renovatio" pour qualifier le mouvement de renouveau en Occident après deux siècles de déclin. Dès 774, en vainquant les Lombards, Charlemagne prend le contrôle de l'Italie du Nord et de son précieux patrimoine culturel. De plus la chute du royaume wisigoth lors de l'invasion de l'Espagne par les Sarrasins, amène de nombreux intellectuels et ecclésiastiques à rejoindre la Cour des rois francs. Les Carolingiens bénéficient donc de connaissances venues du royaume qui se voulait l'héritier de l'empire romain et le conservateur de sa culture.

Depuis le VIe siècle, le monachisme est très fortement développé dans les Îles britanniques.

 

Les monstères irlandais conservent les connaissances latines et grecques et sont le siège d'une vie intellectuelle intense.

Les érudits viennent à la Cour de Charlemagne

Les érudits viennent à la Cour de Charlemagne

Les invasions conduites par les Vikings font venir des Îles britanniques des érudits [on avait déjà vu des celtes catholiques des Îles britanniques se réfugier chez nous en Armorique, lors des invasions saxonnes en Angleterre fin Ve-début VIe siècle et dont les légendes du Roi Arthur et des Chevaliers de la Table ronde sont une réminiscence. Il s'intégrèrent si bien dans cette région qu'ils lui donnèrent leur nom, la Bretagne. NDLR.] 

 

Les érudits contribuent avec l'instauration de la Règle de Saint Benoît à l'essor de la vie monastique dans le royaume carolingien. Cette poussée monastique et la facilitation de l'écriture aboutissent à un meilleur partage des connaissances. Ainsi, de nombreux érudits de toute l'Europe viennent à la Cour de Charlemagne, et en y partageant leurs connaissances, déclenchent la Renaissance carolingienne.

 

Alcuin, par exemple, est arrivé d'Angleterre en 782. Il est l'un des principaux conseillers de l'empereur. Il participe vivement au renouveau biblique: la Bible d'Alcuin est un des plus anciens manuscrits d'Occident [C'est cette Bible, dans la traduction latine de Saint Jérôme, corrigée par Alcuin (la Vulgate), qui sera choisie par le concile de Trente, au XVIe siècle, comme la référence officielle de l'Église catholique. Replié à l'abbaye de Saint-Martin de Tours, Apôtre des Gaulois, Saint Patron de la France dont on a vu les premiers Mérovingiens (Clovis et sainte Clotilde) développer le culte, Alcuin développe un atelier de copistes qui va devenir le plus important d'Occident. Source: http://www.herodote.net/Alcuin_732_804_-synthese-377.php].

 

Alcuin institue à Aix-la-Chapelle une école palatine pour former les futures élites laïques et religieuses. Il met en place un vaste programme d'éducation.

 

Le monachisme irlandais et l'instauration de la Règle de Saint Benoît conduisent à la fondation de nombreux monastères et écoles dans tout l'empire. Ces monastères, avec leurs deux écoles intérieure et extérieure, leur bibliothèque et leur scriptorium sont la base de la Renaissance carolingienne.

Folio 50 de l'Admonitio generalis de 789

Folio 50 de l'Admonitio generalis de 789

 

Charlemagne prévoit dans son Capitulaire Admonitio generalis de 789 que dans chaque évêché, dans chaque monastère, on enseigne les Psaumes, les notes, les chants, les computs, la gramaire, et que l'on ait des livres soigneusement corrigés.

 

Le nombre d'école augmente encore après le Concile de Mayence de 813, qui ordonne la création d'écoles rurales pour former de jeunes prêtres.

Vers 770, la mise au point par des scribes de l'Abbaye de Corbis, d'une nouvelle écriture, la minuscule Caroline, permet de gagner en lisibilité car les mots sont séparés les uns des autres et les lettres sont mieux formées. [Elle se diffuse ensuite dans tout l'Empire dans les codex, les capitulaires et divers textes religieux avant d'évoluer vers l'écriture gothique au XIIe siècle. Elle présente des formes rondes et régulières qui la rendent plus facile à lire et à écrire que la minuscule mérovingienne, ce qui assure sa renaissance au XVe siècle, sous la forme de l'écriture humanistique lorsque des humanistes florentins l'ont redécouverte et préférée à l'écriture gothique qu'ils jugeaient artificielle et illisible. NDLR]

 

Des ateliers de copies se développent dans les abbayes carolingiennes et les connaissances s'échangent dans toute l'Europe.

 

Pour stimuler et maintenir les valeurs chrétiennes au sein de son Empire, Charlemagne adopte une politique culturelle ambitieuse. L'art des manuscrits s'enrichit considérablement avec les enluminures mais surtout la minuscule Caroline. En effet, Charlemagne diffuse de l'utilisation de l'écrit comme moyen de diffusion de la connaissance et de l'usage de la langue latine.

 

S'appuyant sur les érudits britanniques comme Alcuin, le latin médiéval s'uniformise et incorpore des mots nouveaux avec des racines grecques ou germaniques pour servir de langue internationale. La théologie aussi se développe, et Charlemagne restaure la philosophie et l'histoire. Il fait aussi construire des cathédrales dans tout l'Empire, avec un art très aché de l'orfèvrerie, des fresques et des mosaïques inspirées de l'art bizantin.

 

Carolingian Minuscule, minuscule caroline dans un parchemin du Xe siècle

Carolingian Minuscule, minuscule caroline dans un parchemin du Xe siècle

L'homme et la fin de son règne

(4) Les Rois de France - Charlemagne

Le portrait de Charlemagne nous est connu grâce à Eginhard, son contemporain. Grand, il est dit qu'il mesurait 1m92, il était fort et vigoureux. Charlemagne inspire le respect de ses ennemis qui sur le Champ de bataille craignent davantage sa force physique que son intelligence tactique.

 

D'une réelle bonté, il aimait faire des aumônes au pauvres et vénère sa mère (Berthe au Grand pied) qu'il consulte souvent. Très attaché à sa famille, il ne se sépare jamais de ses enfants. Il fut marié à quatre reprises.

 

Charlemagne a une grande curiosité d'esprit. Il s'instruit beaucoup pour pallier ses lacunes. Il donne ainsi une éducation complète à ses enfants. Mais il est d'abord et avant tout un guerrier, bien que son but affirmé soit la paix.

 

Profondément religieux, il est convaincu que Dieu a confié au peuple franc et à son souverain la tâche de répandre et de défendre la foi chrétienne, ainsi que les coutumes qu'elle a portées avec elle.

 

Il est souvent surnommé l'empereur à la barbe fleuri. En prêtant à l'empereur une barbe alors qu'il était vraisemblablement imberbe, les représentations du souverain veulent souligner son autorité virile. Charlemagne a cependant une épaisse moustache.

 

Charlemagne apprend à écrire tardivement et n'apprend jamais à maîtriser cette difficile technique. Ce qui le motive à créer une école dans son palais afin que les hommes devant le servir soient à même de rédiger des rapports. Bien que ne sachant pas écrire, Charlemagne sait lire. Sa langue maternelle est le francique, il parle couramment le latin et le grec.

 

La figure de Charlemagne est idéalisée dans la culture médiévale, notamment au travers des Chansons de geste.

 

Avant sa mort, suivant la coutume franque, Charlemagne prépare le partage de son royaume entre ses fils, sans désigner de successeur au titre d'empereur. Il ne reste plus à ce moment-là qu'un seul fils, Louis, qui était roi d'Aquitaine. Il le nomme co-empereur en septembre 813 à Aix-la-Chapelle.

Charlemagne décède le 28 janvier 814 à Aix-la-Chapelle.

 

En 1165, à l'instigation de l'empereur Frédéric Barberousse, Charlemagne est mis au nombre des saints par l'antipape Pascal III. Cependant, cette canonisation n'a jamais été légitimée par la suite. Peut-être en raison de la conversion des Saxons par la force, il ne compte donc pas au nombre des saints. Mais son culte reste toléré et sa fête est fixée au 28 janvier.

Épée de Charlemagne, dite Joyeuse

Épée de Charlemagne, dite Joyeuse

Son épée "Joyeuse" et ses éperons d'or, étaient utilisés lors du couronnement des rois de France. Napoléon Ier utilisa lui aussi l'épée Joyeuse lors de son couronnement impérial.

 

[Cette épée, conservée dans Le Trésor de la Basilique de Saint-Denis jusqu'en 1793, est alors entrée dans les collections du musée du Louvre. L'épée a de nouveau été utilisée pour le sacre sous la Restauration. NDLR]

Empire franc en 814 à la mort de Charlemagne

Empire franc en 814 à la mort de Charlemagne

Le fils de Pépin le Bref, qui donna son propre nom à la dynastie fondée par son père, aura régner 46 ans durant les quelquels son appétit de conquêtes lui aura permis de soumettre Saxons, Bavarois, Lombards et Avars. Il aura conquis la quasi totalité du continent européen occidental. Cet immense territoire où vivaient des peuples aux cultures hétérogènes ne pouvait se fondre en son royaume. Il en fit un empire, érigeant le christianisme en religion commune. Il utilisa l'Eglise comme un outil de cette unification, mais en fut également un fidèle serviteur et le protecteur du Souverain Pontife. Organiser un si grand empire à un moment où les moyens de communication étaient très peu développés était un véritable défi auquel Charlemagne fit face avec habileté. Il répandit l'usage de la monnaie argent pour mieux contrôler les échanges

Denier argent de Charlemagne

Denier argent de Charlemagne

(4) Les Rois de France - Charlemagne

Il nomma des Missi dominici dans chaque comtés afin d'améliorer la centralisation administrative et le contrôle des territoires les plus éloignés.

 

Il fit venir dans son Palais des lettrés d'Orient et d'Occident et mit la culture au service de son pouvoir et de la religion qui devint le ciment indispensable à la cohérence de cet empire chrétien d'Occident.

 

Mais cette cohérence reposait sur la personne de l'empereur [nous ne sommes pas encore dans la monarchie héréditaire et statutaire qui - fin XIIe siècle - reposera non plus sur l'élection et la personne du roi (monarchie élective) mais sur le droit et la Constitution coutumière du Royaume, principes qui seront acquis avec l'avènement de Philippe II Auguste en 1180. NDLR.], et ce dernier ne crut pas que son oeuvre puisse lui survivre. Il organisa son partage, qui sera le prélude de son éclatement.

 

Néanmoins, on reconnaît en Charlemagne le Pater europae (Père de l'Europe), le père qui forgea le premier ensemble européen uni, il y a douze siècles.

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Publié par Ingomer - dans Histoire
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28 février 2015 6 28 /02 /février /2015 10:49
Manuel Valls l'extrémiste bipolaire, l'homme aux deux visages

Vous trouverez ci-dessous une analyse à contre-courant de Natacha Polony pour Le Figaro, intitulée « Natacha Polony : François de souche? », sur l'emploi « pas très rigoureux  » par Manuel Valls, des termes tirant dans deux sens opposés - et visant deux publics différents - d'apartheid et d'islamo-fascisme.

 

Nous compléterons ensuite cette analyse intéressante par une autre.

 

Natacha Polony : François de souche?

 

La Figaro, Par Natacha Polony     Publié le 27/02/2015 à 19:24

 

 

Natacha Polony revient sur la «surréaliste guerre des mots» qui secoue la classe politique française depuis un mois et tout particulièrement sur son dernier épisode: l'emploi de l'expression «français de souche» par François Hollande lors du dîner du CRIF.

 

On nous a dit que c'était la guerre. On a prononcé de grandes phrases: «plus rien ne sera jamais comme avant», «il ne faut plus avoir peur de nommer»… Très bien! Sauf que depuis un mois, nous n'avons fait que nous écharper sur des mots. Ceux qu'on prononçait, ceux que l'on ne prononçait pas et ceux qu'il eût fallu prononcer. Et depuis ce moment, plus personne ne sait exactement quelle est cette guerre et contre qui un «nous», que l'on se garde bien de définir, devrait organiser une défense dont on ne connaît pas la nature.

 

Il y a la catégorie des escamoteurs. Un président de la République publiant un communiqué sur le massacre atroce de vingt et un coptes en Égypte d'où sont absents les mots «chrétiens» et «musulmans». Un président qui proclame que des gens prétendant «venger le Prophète» et crient «Allah Akbar» n'ont «rien à voir avec l'islam». Et vive le déni de réalité!

 

Il y a la catégorie des spécialistes de l'accent martial et de la communication politique. Un Premier ministre qui n'hésite pas à flatter les uns et les autres par des mots brandis comme des étendards et qui ne sont que des slogans publicitaires. Apartheid: ou comment faire plaisir aux adeptes du discours victimaire en leur lâchant en pâture l'idée d'un racisme d'État [apartheid, politique venant théoriquement d'un état ségrégationniste, ou comment continuer de victimiser les autres communautés par l'emploi de termes inappropriés renvoyant à des politiques qui n'ont jamais été celle de la France vu que les Francais et les européens sont - pour le moment - les seuls au monde à accepter leur propre remplacement. NDLR.], d'une ségrégation institutionnalisée par la République. Certes, il est des mauvaises langues pour expliquer que dans sa belle ville d'Évry, Monsieur le Maire avait tendance à se satisfaire, comme tant d'autres élus, d'attributions de logements sociaux regroupant les populations suivant leurs origines, mais cela ne répond en rien aux critères précis de ce que l'on appelle un régime d'apartheid. Qu'importe, le mot a ravi ceux qui pensent que la France est coupable, forcément coupable, envers les populations qu'elle accueille. Et puis, comme il en faut pour tout le monde, il y eut «islamo-fascisme»: ou comment se poser comme celui qui n'a pas peur de nommer. Le terme est un peu aléatoire, pas très rigoureux, mais il bouscule la «bien-pensance»

 

Natacha Polony est chroniqueuse au Figaro. Son dernier livre, «Ce Pays qu'on Abat», est paru en 2014 aux éditions Plon.

 

Source: http://www.lefigaro.fr/vox/politique/2015/02/27/31001-20150227ARTFIG00371-natacha-polony-francois-de-souche.php

 

On peut faire une autre analyse : le bipolaire Manuel Valls a frappé à nouveau.

 

Le Premier Ministre Manuel Valls est un pompier pyromane. Il allume le feu des deux côtés. Il cherche à ratisser large en attirant les voix des musulmans et des immigrés (emploi du mot apartheid, annonce d'un plan de réforme de l'islam de France voyant en réalité Leviathan absorber l'islam), tout en cherchant à attirer les voix des républicains laïques islamophobes (emploi du mot islamo-fascisme). Dans ce dernier cas, si les islamophobes n'existaient pas, le système les aurait inventés. Pourquoi ?

 

Le système divise pour mieux régner, clive à l'extrême (essence même de la république absolue). Ici, les immigrés sont entretenus dans leur victimisation, ils ne peuvent que regarder d'un mauvais oeil ces méchants blancs de souche qui pratiqueraient l'apartheid. D'un autre côté, Manuel Valls  encourage le réflexe primaire des islamophobes (craintifs de l'islam) dans leur lutte contre l'« islamo-fascisme ».

 

Alors que Manuel Valls est le chef d'orchestre de cette immense mise en scène, le Grand sorcier qui envoûte et extrémise de tous les côtés, le Grand diviseur, il s'érige en arbitre au-dessus de la mêlée.

 

L'ordre républicain passe ainsi par cette orchestration du chaos (ordo ab chao, vieille technique maçonnique). Le peuple est secoué avant d'être utilisé.

 

Dans ces conditions de ce qui est un véritable ensorcellement et un envoûtement collectif, comment faire face ?

 

Il faut d'abord recourir aux grâces de notre sainte religion pour ne pas tomber dans le piège tendu par l'Ennemi, être « prudents commes les serpents et simples comme les colombes » (Mt, 10, 16.)

 

Le conducteur du courant révolutionnaire étant le suffrage universel, et le vote étant cloisonné dans un système de partis politiques, pour que la machine républi-haine avance (Cf. « Principe du moteur de la Révolution ») il est nécessaire qu'elle utilise, encourage, voire crée un différentiel de pôles (DDP) (culture de la haine dans l'inégalité). Le système utilisera ainsi tous les clivages possibles et inimaginables pour prospérer tel un tique sur son hôte. Il utilisera les clivages « français de souche vs immigrés», « racistes vs antiracistes » (antiracisme), « hommes vs femmes », « hétérosexuels vs homosexuels », (féminisme, genrisme), voire créera au besoin de nouveaux clivages (« mariage naturel vs "mariage" homosexuel ») et s'érigera au-dessus de la mêlée pour régner.

 

 

 

 

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Nous l'avons vu, pour que tout cela s'arrête, il faut commencer par faire caler la machine satanique. Comment fait-on caler la machine ? Il faut simplement cesser d'alimenter la haine (ici la victimisation encouragée par Manuel Valls et l'extrémisation dans l'autre sens). Il faut détruire l'Anneau de Sauron, anneau de pouvoir, qui dans la trilogie du Seigneur des Anneaux est la source du Mal. Pour être détruit, cet anneau devait être jeté dans le lac de feu de la « Montagne du Destin » qui l'a vu naître. Couper le courant, jeter l'Anneau dans le feu même qui l'a vu naître (s'abstenir aux élections est à la fois un acte politique libérateur et émancipateur et un acte éclatant de protestation et d'affirmation), et la machine révolutionnaire s'arrêtera toute seule, faute de participants. Vidée de l'intérieur, la puissante machine ensorcelante tombera en panne, calera et s'arrêtera. Ce jour-jà, nous aurons gagné notre liberté.

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27 février 2015 5 27 /02 /février /2015 18:34
Des républicains et des révolutionnaires mal placés pour donner des leçons de morale culturelle aux djihadistes


Les djihadistes ont détruit des reliques archéologiques en Irak. La destruction de joyaux de l'art préislamique en Irak, filmée dans une vidéo diffusée par les djihadistes, suscite l'indignation à travers le monde.[1] Pourtant, les républicains et les "révolutionnaires" sont mal placés pour donner des leçons de morale culturelle aux djihadistes:

 

 

Qu’ils soient de droite ou de gauche, thuriféraires des « grands ancêtres » ou promoteurs du bonnet phrygien, tous ces politiciens qui condamnent, avec une si belle unanimité, les « barbares » qui détruisent les sculptures du musée de Mossoul (dont beaucoup sont manifestement des reproductions en plâtre), oublient une fois de plus (ils avaient déjà fait le coup pour les Bouddhas de Banyan), que les jihadistes qui, conformément à la doctrine islamique, détruisent tout ce qui n’est pas musulman, et de toute façon toute représentation humaine, n’ont jusqu’à présent pas détruit un millionième de ce qui fut détruit pendant la Révolution française.

 

Ce sont des milliers de statues, de hauts et bas-reliefs, des milliers de fresques, qui furent détruites par les héros de la révolution et de la république. Des milliers et des milliers de chef-d’œuvre de l’art chrétien roman, gothique, de la Renaissance, de l’art classique.

 

En l’occurrence, en matière de barbarie, messieurs les politiciens, vos ancêtres et modèles sont de nombreux crans au-dessus des jihadistes. Et la France est hélas la plus mal placée pour faire la leçon.

 

Source: http://yvesdaoudal.hautetfort.com/archive/2015/02/27/amnesiques-impenitents-5568089.html

 

Ci-dessous voici un inventaire du saccage culturel irrémédiable commis par les Révolutionnaires de 1789 :

 

« L'inventaire du vandalisme révolutionnaire sera dressé par Louis Réau, dans un solide ouvrage dont on reprend ici les données essentielles (Les Monuments détruits de l'art français). A bas le roi, à bas les rois! [1] C'est alors le premier des mots d'ordre, qui sont des mots de désordre. Un patriote ne doit rien laisser subsister de ce qui peut évoquer la monarchie: à commencer par les restes mortels des souverains, dans leurs tombeaux de Saint-Denis, devenu Franciade.

 

Du 6 au 8 août 1793, sont profanés et abattus cinquante et un sépulcres: tandis que la basilique perd ses vitraux et sa couverture de plomb, les corps sont jetés à la fosse commune, les gisants en bronze ou en cuivre sont fondus, y compris le tombeau de Charles VIII qui était le chef d'œuvre de Guido Mazzoni. Le parement en or de Charles le Chauve disparaît. Le calice de Suger échoue à Washington. "En trois jours, on a détruit l'ouvrage de douze siècles", dira le procès-verbal de l'architecte dom Poirier. Sept ans plus tard, Chateaubriand, de retour d'exil, contemple encore un spectacle de désolation: "Saint-Denis était découvert, les fenêtres en étaient brisées, la pluie pénétrait dans ses nefs verdies, et il n'y avait plus de tombeaux". » [2]

 

« Sont également profanés, au Val-de-Grâce et à l'église Saint-Paul, les cœurs embaumés de Louis XIII et de louis XIV. Réduits en poudre, ils servent d'ingrédient à un peintre sans préjugés.

 

Sur la façade de Notre-Dame, la Commune prescrit de décapiter la galerie des Rois. Avec une corde passée au cou de chacune d'elles, les vingt-huit statues datant du XIIIe siècle sont abattues et abandonnées sur le parvis, transformé en décharge publique. L'entrepreneur Palloy, qui s'est déjà distingué à la Bastille, cherche à les monnayer. Un autre entrepreneur, nommé Bertrand, se les fait adjuger dans une vente publique, pour les remployer comme matériau dans l'hôtel que Jean-Baptiste Lakanal (le frère du Conventionnel) se fait construire à la chaussée d'Antin. Royaliste fervent, Lakanal sauve les têtes des Rois : pour les soustraire aux iconoclastes, il les fait enterrer dans sa cour. Vingt et une d'entre elles seront retrouvées cent soixante-dix ans plus tard. Encore saura-t-on que la Commune s'est trompée : il s'agissait non pas des rois de France, mais des rois de Juda et d'Israël.

 

Les vrais rois de France, authentiquement statufiés à Paris et en province, sont du moins les victimes du grand nettoyage urbain. Louis XII, à Blois et à Gaillon, Henri IV à l'Hôtel de Ville et au pont-Neuf, Louis XIII sur la place Royale et à Richelieu, Louis XIV, place des Victoires (la statue équestre que Bouchardon a réussi à faire tenir en équilibre), mais aussi place Vendôme, et à Dijon, à Rennes, à Montpellier, à Poitiers, à Pau, à Lyon, Louis XV sur la place de la Révolution, et à Bordeaux, à Rennes, à Reims, à Valenciennes, à Nancy, sont renversés sans façon : à pied ou à cheval, en marbre ou en bronze, ils payent les fautes qu'ils ont assurément commises, et que la Révolution ne leur pardonne pas.

 

Par comparaison, on admirera combien les révolutionnaires du XXe s., dans la Russie de Lénine et de Staline, seront plus respectueux (et plus fiers) de leur passé impérial: Pierre le Grand continuera de caracoler au cœur de Léningrad, et le tombeau de Catherine II sera pieusement protégé des fureurs de la populace.

 

Sur toile, les rois de France n'ont guère plus de chance que dans le bronze. A Fontainebleau, on brûle le Louis XIII de Philippe de Champaigne; à Strasbourg, on dresse un bûcher en place publique avec les portraits de Louis XIV et de Louis XV. A Paris, on brûle les tapisseries du Garde-Meuble royal qui portent l'image du souverain. [3]

 

A défaut de rois, les démolisseurs s'en prennent aux fleurs de lis, que condamne un arrêté de la Commune du 19 juin 1790. Elle fait recruter des gratteurs professionnels, pour expurger du symbole le Louvre et les Tuileries. Partout, les verrières fleurdelisées sont abattues. A Chambord, est détruite l'immense fleur de lis qui orne la lanterne centrale.

 

Et puis, ne faut-il pas en finir avec les arcs triomphaux qui commémorent les victoires de la monarchie ? La Commune, en 1792, ordonne la démolition des portes Saint-Denis et Saint-Martin, sans que sa décision soit suivie d'effet. Les gazetiers, dans un même élan, demandent que disparaisse Versailles. "Il faut de ce jour faire disparaître tous les monuments de la royauté; il faut raser le château où la louve autrichienne avait juré la perte de la France; il ne faut pas laisser pierre sur pierre à Versailles, à Trianon, à Rambouillet, à Saint-Cloud, à Fontainebleau, à Chantilly". Ce morceau de bravoure est signé Hébert, dans "la grande colère du père Duchesne". Le château de Versailles "doit être rasé sans délai", répètent les Révolutions de Paris. La république n'en trouvera pas le temps, ou n'en aura pas le courage. Il est vrai que Versailles a la chance de n'être pas de style gothique, et c'est peut-être ce qui l'immunise, tout comme Trianon, le Louvre, les Invalides, la place Vendôme ou l'Ecole militaire.

 

Mais d'autre châteaux, royaux ou féodaux, sont sacrifiés. A Neuilly, un entrepreneur abat le château de Madrid, qui avait abrité les amours de François Ier et de la duchesse d'Etampes. Il écrase les faïences des hautes cheminées pour en faire du ciment.

A Marly, le château construit par Mansart et ses douze pavillons sont abattus, après pillage, lacération des soieries des boudoirs et arrachage des boiseries. Un entrepreneur auvergnat vend le plomb des conduites d'eau, les carrelages de faïence, les marbres incrustés dans les murs. Un artisan zélé sculpte l'empreinte d'une semelle sur le postérieur de la vénus de Médicis. Reste l'abreuvoir.

 

A Meudon , le château Vieux du Grand Dauphin est incendié. Comme les conduites d'eau ont été arrachées pour être fondues, il est impossible de maîtriser le sinistre. Ne subsistent que des colonnes de marbre rose, qui seront apposées sur l'arc de triomphe du Carrousel. [4]

 

A Sceaux, le château de Colbert, construit par Perrault, est rasé. Restent, dans le parc, quelques dépendances. A Rambouillet, le domaine est dépecé, vendu, les grilles sont arrachées. Compiègne est sauvé par l'installation du prytanée militaire, Fontainebleau par l'installation d'une École centrale, en attendant l'École spéciale militaire sous le Consulat. Le Grand Trianon, d'abord à l'abandon, est mis en location par le Directoire. Le Petit Trianon devient une auberge entre les mains du traiteur Langlois, avant d'échoir à Pauline Bonaparte. Le pavillon du Jardin français de Versailles est repris par un limonadier. La ferme de l'ancienne ménagerie est achetée par Sieyès, qui la revend à l'Etat pour 586220 francs. Mais Amboise, dont Napoléon a fait don à Roger Ducis, son collègue du Consulat, perd son Logis de la Reine, ses bâtiments de Louis XI er sa collégiale Saint-Florentin.

 

Le patrimoine français subit ailleurs des atteintes sans recours: à Nérac, le château de Henri IV est détruit; une aile échappe au désastre.

Chantilly est d'abord pillé, la statue du Grand Condé est déboulonnée et décapitée, le château est finalement adjugé en 1799 à deux entrepreneurs, Boulée et Damoye, pour 11 123 000 francs en assignats, puis démoli de façon à monnayer les matériaux. Subsistent le petit château et les Grandes Ecuries.

Saint-Maur, qu'a construit Philibert Delorme, est vendu et abattu.

Anet, dû encore à Philibert Delorme, est confisqué, livré à des spéculateurs qui le détruisent; reste l'aile gauche.

De l'Isle-Adam, aux Bourbons-Conti, ne demeure que la terrasse avec quelques balustres. Chaumont perd l'aile qui fait face à la Loire.

Chanteloup, qu'a édifié Robert de Cotte en Touraine, ne conserve que sa pagode.

Au château de Maismont, en Picardie, des bestiaux sont parqués dans les salons.

Dans le Vaucluse, la Tour d'Aigues brûle.

Grignan, dans la Drôme est en partie ruiné. La Vaugyon, dans le Limousin, l'est en totalité.

En Gironde, le château de la Bellue, pillé en 1792, est vendu en 1796; il n'a plus ni serrures, ni gonds, ni vitres, ni contrevents.

Dans le Lot-et-Garonne, le château de Montpezat est acheté "pour presque rien par un officier municipal qui croit à l'existence d'un trésor caché et qui le démolit systématiquement pour le trouver" (Marcel Marion). [5]

 

Autant ou plus que les résidences, les tombes sont saccagées; celles des Condé, celles des Montmorency.

 

A L'ASSAUT DE L'ART CHRETIEN [6]

 

Abbaye du Lys, Dammarie-lès-Lys (77), fondée par Blanche de Castille, démantelée sous la Révolution

Abbaye du Lys, Dammarie-lès-Lys (77), fondée par Blanche de Castille, démantelée sous la Révolution

Envers les monuments de l'art religieux, les sans-culottes sont impitoyables. On ne peut que retenir quelques échantillons de leurs hauts faits. A Paris et dans la région parisienne, rasée l'abbaye de Longchamp qu'a fondée Isabelle, sœur de Saint-Louis; on en restaurera deux tours et le pignon d'une grange. Abattue, l'église de Royaumont, auprès de l'abbaye transformée en filature à coton. Démantelée, l'abbaye du Lys fondé par Blanche de Castille à Dammarie.

 

Incendiée, l'abbaye de Saint-Germain-des-Prés, avec son prestigieux réfectoire (40 mètres de longueur, 16 m de hauteur), et avec la bibliothèque des moines, dont quelques livres échoueront à Saint-Petersbourg.

 

Dépouillée de ses vitraux, la Sainte-Chapelle de Vincennes.

 

Rayée de la carte, à ce point qu'on en oubliera l'emplacement, l'abbaye de Notre-Dame de Montmartre; Rayée également, l'abbaye de Longjumeau. Dans Paris même, dix-huit églises sont condamnées. Pour 13 500 francs, un citoyen se fait adjuger les matériaux de Saint-Magloire.

 

Il s'en faut de peu que ne soient perpétrés de véritables attentats. Devenue propriété nationale, la Sainte-Chapelle manque d'être jetée à bas. De Notre-Dame, qui a perdu la flèche de son transept et les statues de ses portails avec sa galerie des Rois, le comte de Saint-Simon, future gloire du socialisme aristocratique, se porte acquéreur des toits.

A Saint-Denis, les patriotes prétendent détruire la basilique, après en avoir éventré les tombeaux.

A Chartres, ils se borneront à décapiter et à brûler la statue miraculeuse de Notre-Dame de sous-Terre [dont l'histoire merveilleuse remonterait au temps antique des druides, et dont l'image était dédiée à la Vierge qui devait enfanter, Virgini pariturae. NDLR.]

 

Toutes les provinces de France sont le théâtre de semblables agressions. Mutilées, l'abbaye de Saint-Benoît-sur-Loire.

 

Vendues et détruites, l'abbaye de Marmoutiers, la collégiale de Crépy-en-Valois.

 

Tronquée l'église de Corbie (dont la longueur est ramenée de 117 mètres à 36), et violés ses reliquaires.

 

Réduites presque à néant, l'abbaye Saint-Martial de Limoges [un important foyer de l'art, de la science et de la technologie qui rayonne, au Moyen Âge, sur l'ensemble du monde médio-latin. NDLR.], la cathédrale Saint-Vincent de Mâcon (dont subsiste un porche du XIIe s.) [transformée en Temple de la Raison en 1793 sous Robespierre, avant d'être démolie en 1799. NDLR.], l'église Saint-Thibault de Provins, la demeure des Templiers à Montmorency, la Sainte-Chapelle du palais des Ducs à Dijon, l'église Notre-Dame-le-Grand de Valenciennes, et, encore à Valenciennes, l'abbatiale Saint-Armand (à l'exception de son clocher-porche), l'église de Pontoise, la Collégiale de Mantes, l'église de Luzarches, la Sainte-Chandelle d'Arras, qu'on abat avec des câbles, la cathédrale de Noulogne-sur-Mer, qui ne garde que sa crypte romane. Loti, l'ensemble prestigieux de Cîteaux, dont on vend séparément l'abbaye, l'église et l'hôtellerie.

 

A Tours [...], un fanatique fait sauter la basilique Saint-Martin le jour de la fête du saint [Apôtre des Gaules mort en 396, dont Clovis se plaça sous le patronnage avec son armée, et dont le tombeau devint après 460 le principal relai du christianisme dans la Gaule du Nord. NDLR].

 

Un cas banal parmi des centaines: l'abbaye d'Aiguerive, près de Montrichard, fondée au XIIe s. par des Augustins, est mise aux enchères comme bien national. Son acquéreur émigre. Un second acheteur, en 1795, démolit le cloître, dépèce la charpente de l'église, vend les matériaux. C'est le coup de grâce.

 

Beauvais perd douze églises. Arras sept, Châlons sept, Amiens deux, Troyes une quinzaine. Saint-Bénigne de Dijon perd sa rotonde, Vézelay son jubé, Conques son cloître. Au chevet de la cathédrale d'Angers, la maison d'Adam du XVe siècle, perd les effigies d'Adam et d'Eve, sculptées sur sa façade.

 

A la cathédrale saint-André de Bordeaux, pour faciliter sous le porche le passage des charrettes, on entaille le tympan, on démolit trumeau et linteau.

 

A l'abbaye de Jumièges, adjugée à un marchand de bois et transformée en carrière, on mine la lanterne de l'église.

 

A Sarlat, dans l'église Sainte-Marien transformée à la fin de 1793 en atelier de réparation d'armes, les boiseries sont brûlées, les sculptures mutilées, les vitraux brisés, les chapelles abattues, les tombeaux profanés. Du portail de Corbeil, ne subsistent que deux statues du XIIe siècle - Salomon et la reine de Saba.

 

En juillet 1794, juste après Thermidor, l'abbé Grégoire, chargé par la Convention d'un rapport sur ces destructions, invente le mot "vandalisme". Encore les Vandales n'avaient-ils pas commis autant de méfaits. "Il y a de quoi verser des larmes de sang sur la perte de tant de chef-d'œuvre", s'exclame l'abbé, qui a pourtant sa part de responsabilités dans la mise en œuvre de la Révolution. » [7]

 

Le vandalisme révolutionnaire nié par Stanley Idzerta (Iconoclasm during the french Revolution, The American historical Review, 1954, p. 13-26), dont les effets néfastes ont été mis en lumière par G. Gautherot (Le vandalisme jacobin, Destruction administrative d'archives, d'objets d'art, de monuments religieux à l'époque révolutionnaire, 1914) a conduit à « un ralentissement du progrès scientifique est incontestable » (J. Fayet, La Révolution française et la science, 1960) par suite de désorganisation des académies et des éliminations.

 

La littérature révolutionnaire fut médiocre, le théâtre, si vivant au XVIIIe siècle, sombre dans la niaiserie (H. Welschinger, Le théâtre de la Révolution, 1897; Marvin Carlton, Le théâtre de la révolution française, 1970; D. Hamiche, Le théâtre et la révolution).

 

Un excès de sensiblerie coexiste avec les désordres les plus sanguinaires (P. Trahard, La sensibilité révolutionnaire, 1789-1794, 1936).

 

Enfin il faut mettre au passif de la révolution un enseignement primaire désorganisé (Gontard, L'enseignement primaire en France de la Révolution à la loi Guizot, 1958; Rigault, Histoire générale de l'Institut des Frères des Ecoles chrétiennes, t. III,, 1940). [8]

 

Notes

 

[1] Daech s'acharne sur les trésors du musée de Mossoul, Le Figaro, Par Alain Barluet, Mis à jour le 27/02/2015 à 18:54 Publié le 27/02/2015 à 18:45

[2] René Sédillot, Le coût de la Révolution française, Vérités et Légendes, Perrin Mesnil-sur-l'Estrée 1987, p. 134.

[2] René Sédillot, ibid., p, 135.

[3] René Sédillot, ibid., p. 135-136.

[4] René Sédillot, ibid., p. 137.

[5] René Sédillot, ibid., p. 137.

[6] René Sédillot, ibid., p. 138.

[7] René Sédillot, ibid., p. 139.

[8] Pierre Gaxotte, La Révolution française, Nouvelle édition établie par Jean Tulard, Éditions Complexe, Bruxelles 1988, p. 432.

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27 février 2015 5 27 /02 /février /2015 08:15
Non, le chômage n’a pas baissé, il a augmenté !

 

Enfumage gouvernemental : non, le chômage n’a pas baissé, il a augmenté !

 

Manuel Valls triomphal l’a annoncé : le chômage a baissé au mois de janvier. Enfin, il paraît ; car lorsque l’on regarde les chiffres de plus près, le chômage n’a pas baissé, il a tout au contraire continué d’augmenter.

Le nombre de chômeurs commenté dans la presse concerne les demandeurs d’emploi de la catégorie A. Celle-ci, selon la définition donnée par Pôle emploi, comprend les « demandeurs d’emploi tenus de faire des actes positifs de recherche d’emploi, sans emploi ». Pourtant, il existe d’autres catégories de demandeurs d’emploi, lesquelles ne semblent pas intéresser le gouvernement. Le nombre des inscrits à Pôle emploi comprend quatre autres catégories de demandeurs à la recherche d’un emploi. La catégorie B concerne les « demandeurs d’emploi tenus de faire des actes positifs de recherche d’emploi, ayant exercé une activité réduite courte » (c’est-à-dire de 78 heures ou moins au cours du mois), et la catégorie C concerne les « demandeurs d’emploi tenus de faire des actes positifs de recherche d’emploi, ayant exercé une activité réduite longue » (c’est-à-dire de plus de 78 heures au cours du mois). Les deux autres catégories, D et E, concernent des demandeurs d’emploi qui ne sont pas tenus de faire des actes positifs, soit en raison de maladies ou de formations, soit parce qu’ils bénéficient d’un contrat aidé ; je ne commenterai donc pas ces chiffres.

Lire aussi : L’idée forte de Thierry Mariani

On constate, pour le mois de janvier de l’année 2015, une réduction des demandeurs d’emploi de la catégorie A de l’ordre de 0,5 % des concernés, soit 19.100 personnes. Selon l’économiste Jacques Sapir, le nombre de bénéficiaires du RSA-socle en catégorie A « a augmenté de 21.800 de décembre 2014 à janvier, et les radiations pour différents motifs (cessation d’inscription et radiations administratives) ont progressé en un mois de plus de 5.000 personnes ». Par ailleurs, les catégories B et C ont augmenté pour le mois de janvier 2014, notamment la catégorie C qui comprend désormais 35.000 demandeurs d’emplois supplémentaires. Au total, le nombre de demandeurs d’emploi s’est accru de 16.000 personnes entre décembre 2014 et janvier 2015.

Manuel Valls et le gouvernement ont un comportement indécent en cherchant à faire croire aux Français, en période de campagne électorale (et en prévision d’une fessée dans les urnes), à une diminution du nombre de demandeurs d’emploi qui signifierait que la politique menée est la bonne. Le procédé est malhonnête, voire mensonger.

Quand, au cours d’une conférence de presse du 5 février dernier, François Hollande déclarait : « Il n’y a pas de montée inexorable du chômage », il mentait sciemment, ou faisait montre de son incompétence. Car la montée du chômage est inexorable avec la politique d’austérité du gouvernement : euro trop cher, fiscalité excessive sur les TPE et PME, contraintes légales à l’embauche… Sans rupture avec ces politiques néfastes, le chômage de masse sera endémique et le phénomène ira s’intensifiant.

Gabriel Robin

 

Source: http://www.bvoltaire.fr/gabrielrobin/enfumage-gouvernemental-non-le-chomage-na-pas-baisse-il-augmente,161399

 

Exemple de cette désinformation gouvernementale relayée par Le Figaro (il faut aller chercher la véritable information de la hausse du chômage en fin d'article - mis en gras-, alors que le titre annonce le contraire):

 

 

Baisse record du chômage en janvier

 

Home ECONOMIE Emploi

Par Marc Landré

Mis à jour le 26/02/2015 à 11:53

Publié le 25/02/2015 à 18:06

 

Le nombre d'inscrits en catégorie A à Pôle emploi a reculé de 19 100 le mois dernier. Du jamais vu depuis sept ans.

 

Pour la quatrième fois depuis l'élection de François Hollande, en mai 2012, le nombre de chômeurs en catégorie A (sans emploi) a baissé sur un mois en France métropolitaine. Et de manière significative: de 19.100, portant à un peu plus de 3,84 millions le total de chômeurs inscrits à Pôle emploi à la fin du premier mois de l'année. Mieux, il s'agit même de la plus forte diminution recensée depuis… décembre 2007 (exception faite de celle d'août 2013, liée au bug SFR et qui avait entraîné une explosion des radiations temporaires). Soit le plus fort repli enregistré depuis sept ans!

 

«Il faut toutefois rester prudent et observer dans la durée les évolutions mensuelles» a minimisé François Rebsamen. À raison, car jamais les chiffres du chômage n'ont reculé deux mois d'affilée depuis avril 2011. Le ministre du Travail s'est toutefois réjoui du recul des inscriptions pour les jeunes en janvier (- 7600), agrégat très suivi par le gouvernement «qui n'avait pas connu une telle diminution depuis plus d'un an». François Rebsamen, qui a été plus habitué depuis son arrivée Rue de Grenelle à commenter des hausses, assure néanmoins que «la lutte contre le chômage ne faiblira pas et sera poursuivie avec détermination». Et demande en passant aux partenaires sociaux d'accélérer les négociations dans les branches en faveur de l'emploi et de l'insertion des jeunes.

 

Car le satisfecit s'arrête là. Malgré cette baisse surprise de début d'année, le nombre de chômeurs a explosé de 587.700 depuis l'élection de François Hollande, dont 193.400 sur la seule année 2014 (un total en hausse par rapport à celui affiché le mois dernier, suite à la révision intervenue sur l'ensemble des séries de l'année dernière). Par ailleurs, si on intègre les demandeurs d'emploi en activité réduite, inscrits dans les catégories B et C, le nombre de chômeurs a encore progressé en janvier. Et à un niveau quasiment symétrique à celui de la baisse de catégorie A: 16.100. Portant ainsi à 5,232 millions le nombre total d'inscrits en métropole sur les trois principales catégories de Pôle emploi.

 

Source: http://www.lefigaro.fr/emploi/2015/02/25/09005-20150225ARTFIG00325-le-nombre-des-demandeurs-d-emploi-a-baisse-en-janvier.php

 

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Publié par Ingomer - dans Economie
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26 février 2015 4 26 /02 /février /2015 23:52

 

Hollande "condamne" la rencontre entre Bachar al-Assad et 4 élus français

 

BFMTV A.S. avec AFP Publié le 26/02/2015 à 12h20 Mis à jour le 26/02/2015 à 15h23

 

Depuis Manille, aux Philippines, le chef de l'Etat a réagi au déplacement de quatre parlementaires français en Syrie, pour aller rencontrer Bachar al-Assad.

 

Le président de la République François Hollande a "condamné", ce jeudi, depuis Manille, aux Philippines, le déplacement de quatre parlementaires français en Syrie, auprès du "dictateur" Bachar al-Assad.

 

"Cette initiative, je la condamne. Je la condamne parce qu'il s'agit d'une rencontre entre des parlementaires français qui n'ont été mandatés que par eux-mêmes avec un dictateur qui est à l'origine d'une des plus graves guerres civiles de ces dernières années, qui a fait 200.000 morts. 200.000 !", a ainsi déclaré le chef de l'Etat lors d'une conférence de presse à Manille.

 

François Hollande a dénoncé cette rencontre -à laquelle ont participé trois des quatre parlementaires, le député PS Gérard Bapt n'y ayant pas assisté- "avec un dictateur qui a bombardé son propre peuple et qui a utilisé l'arme chimique pour détruire des vies humaines, des vies syriennes, des enfants, des femmes, des vieillards".

François Hollande a dénoncé cette rencontre -à laquelle ont participé trois des quatre parlementaires, le député PS Gérard Bapt n'y ayant pas assisté- "avec un dictateur qui a bombardé son propre peuple et qui a utilisé l'arme chimique pour détruire des vies humaines, des vies syriennes, des enfants, des femmes, des vieillards".

 

"La France a toujours dit qu'il ne pouvait pas y avoir de dialogue avec un dictateur qui utilise de telles armes et est à l'origine d'une telle guerre. Il y a d'autres façons d'aider la Syrie que d'aller rencontrer celui qui est responsable de cette désolation et ce n'est pas parce qu'il y a un groupe terroriste en Syrie, qui lui aussi commet le pire, massacre, tue, viole (...) que l'on pourrait faire je ne sais quel changement dans notre diplomatie", a-t-il ajouté. "Nous devons condamner ces deux forces, hélas, du mal, celle qui a provoqué la guerre et celle qui fait la guerre", a insisté François Hollande.

 

Le voyage de parlementaires français en Syrie, où ils se sont entretenus avec Bachar al-Assad, a continué de faire des vagues jeudi, le Premier ministre Manuel Valls condamnant une rencontre avec "un boucher", et le patron du PS Jean-Christophe Cambadélis voulant sanctionner le député socialiste membre de la délégation.

 

Source: http://www.bfmtv.com/politique/hollande-condamne-l-initiative-des-parlementaires-francais-aupres-du-dictateur-assad-866076.html

 

Que ne dit François Hollande alors du président ukrainien soutenu par l'UE, Porochenko, le boucher de Kiev qui a bombardé son propre peuple dans le Donbass, et au phosphore blanc ? Pourquoi ce silence ?

 

Pourquoi continuer de relayer le mensonge de l'utilisation d'arme chimique par Bachar al-Assad, alors que l'on sait maintenant qu'il s'agissait d'une forgerie du ministre des Affaires étrangères Laurent Fabius qui avait - sans apporter aucune preuve - parlé du « massacre de Damas » pour justifier une intervention contre la Syrie, manoeuvre diabolique qui échoua grâce à la fermeté de Vladimir Poutine au G20 à St Petersbourg les 5 et 6 septembre 2013 ?

 

Ces menteurs, faussaires va-t-en guerre devront rendre des comptes.

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26 février 2015 4 26 /02 /février /2015 20:31
Des jihadistes de Daesh détruisent des reliques archéologiques en Irak

 

Des jihadistes de Daesh détruisent des reliques archéologiques en Irak

 

Publié , modifié par SudOuest.fr, avec AFP

 

Les jihadistes ont détruit en miettes des statues, frises et autres objets pré-islamiques du musée de Mossoul, dans le nord de l'Irak, selon une vidéo mise en ligne ce jeudi par le groupe Daesh

Le petit film de cinq minutes montre des activistes de Daesh en train de faire tomber des statues de leur piédestal et de détruire à coups de masse. Dans une autre scène, ils ont également recours à un perforateur pour défigurer un imposant taureau ailé assyrien, sur un site archéologique de Mossoul, ville contrôlée par les jihadistes depuis l'été. 

"Fidèles musulmans, ces artéfacts derrière moi sont des idoles pour les peuples d'autrefois qui les adoraient au lieu d'adorer Dieu", déclare un jihadiste en s'adressant à la caméra.
"Le soi-disant Assyriens, Akkadiens et d'autres peuples avaient des dieux pour la pluie, pour les cultures, pour la guerre", poursuit-il, avant de rappeler que "le prophète (Mahomet NDLR) a ôté et enterré les idoles à la Mecque". 

 

Des pièces datant de plusieurs siècles

 

Selon des experts, les pièces dont on voit la destruction sur la vidéo comprennent des originaux, des reconstitutions autour de fragments et des copies. Beaucoup proviennent des ères assyriennes et parthiennes, datant de plusieurs siècles avant l'ère chrétienne.
Les Assyriens d'Irak sont désormais une minorité ayant embrassé la foi chrétienne et se considérant comme les habitants autochtones de la région. 

Plusieurs villages assyriens ont été conquis par Daesh en Syrie voisine ces derniers jours, et au moins 220 Assyriens capturés lors de cette offensive

Les jihadistes contrôlent Mossoul, la deuxième ville d'Irak, depuis une offensive lancée début juin [2014 ndlr] au cours de laquelle ils ont conquis de large pans du territoire irakien.
Ils ont systématiquement pris pour cibles les minorités dans la ville et ses alentours, et détruit le patrimoine archéologique, déclenchant une vague d'indignation internationale.

 

 

 

 

Revente au marché noir

 

Armés de masses et d’un esprit qui ne laisse pas la place au doute au moment de briser de tels artefacts, ces hommes brisent de nombreuses statues de cette antique communauté chrétienne d’Orient.

Une des statues détruites date du septième siècle avant notre ère. Selon les experts, ces images –et les statues détruites- sont authentiques. Hors champ, on soupçonne l’EI de conserver certaines de ces statues pour les revendre au marché noir dans le but de financer ses opérations.

 

 

Source: http://www.20minutes.fr/monde/1550531-20150226-irak-daesh-detruit-reliques-archeologiques-coups-masse

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26 février 2015 4 26 /02 /février /2015 19:55

 

Pour France 3 Sud Ouest les quartiers sensibles sont une zone de guerre

 

le 26 février 2015 dans Médias

Télécharger en PDF

 

Pour le béotien, une zone de guerre c’est la Syrie, l’Irak, la Libye ou le Donbass. Mais ça peut aussi être à quelques kilomètres du centre de Bordeaux, Poitiers, Béziers, Montpellier ou Toulouse.

Dans une lettre à l’attention des rédacteurs en chef du pôle France 3 Sud Ouest, le directeur de pôle Gérard Vallès interdit aux équipes de se faire filmer pendant les reportages mais surtout limite les reportages dans les quartiers sensibles. La lettre fait beaucoup jaser les syndiqués de la chaîne TV régionale.

Le pôle sud-ouest concerne les régions Aquitaine, Midi-Pyrenées, Languedoc-Roussillon, Limousin et Poitou-Charentes. Dans la lettre le directeur régional déclare “les reportages dans les quartiers sensibles sont limités au strict nécessaire. Ils sont de toute façon déconseillés“. Lorsqu’il faut quand même monter au front, le directeur impose la discrétion, “ces reportages doivent être réalisés avec des véhicules non siglés” et le nombre “toujours en équipe (deux ou trois personnes“). Mais surtout il impose à mots couverts l’utilisation d’un fixeur, comme dans les pays en guerre ou instables : “ils doivent être préparés en utilisant les services d’un ”contact” qui sur le terrain accompagnera l’équipe de tournage“.

Une douce expression qui ne laisse pas dupes les syndicats. FO s’interroge : “faire appel à un ”fixeur” c’est reconnaître la dangerosité de l’exercice de la profession dans certains endroits de la métropole. Des zones de non-droit auxquelles les journalistes auraient les plus grandes difficultés d’accès“. Avec ses no-go zone qui ont tant fait polémique à Paris, Fox News n’aura finalement été en avance que de deux semaines sur le directeur régional Sud-Ouest de France 3

 

Source: http://www.ojim.fr/pour-france-3-sud-ouest-les-quartiers-sensibles-sont-une-zone-de-guerre/

 

 

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26 février 2015 4 26 /02 /février /2015 19:45
Le plus vieil évêque de Chine présumé mort, sa dépouille introuvable

 

Le plus vieil évêque de Chine présumé mort, sa dépouille introuvable

 

Radiovaticana.va

26/02/2015 16:36

 

(RV) La famille de Mgr Shi Enxiang, le plus vieil évêque de l’Eglise catholique de Chine, l’Eglise dite souterraine car non reconnue par les autorités politiques chinoises, attend toujours la dépouille du vieil homme. Pourtant sa mort a été annoncée fin janvier par l’agence catholique UCA News. Aucune confirmation officielle n’a cependant été donnée. Mgr Shi aurait eu 94 ans en février. Une messe d’hommage en sa mémoire et en celle d’un autre évêque disparu depuis 1997, Mgr Su Zhimin, a été donnée ce jeudi à Hong Kong.

Le 11 février, le diocèse de Hong Kong a réagi par une lettre ouverte aux autorités chinoises, puis par une manifestation menée par le cardinal Joseph Zen, évêque émérite de Hong Kong, pour demander que la lumière soit faite sur le sort de Mgr Shi.

Mgr Shi Enxiang a disparu en 2001 à l’âge de 80 ans à Pékin où il se trouvait entre deux séjours en prison. Ses proches étaient sans nouvelles de lui depuis quatorze ans jusqu’à ce que le chef du village de Shizhuang, à une centaine de kilomètres de la capitale demande à la famille de l’évêque si elle avait reçu le corps de son oncle.

Mgr Shi Enxiang avait été ordonné prêtre en 1947. Après l’arrivée au pouvoir des communistes de Mao Zedong deux ans plus tard, il a refusé d’adhérer à l’Association patriotique des catholiques chinois, soit l’Eglise officielle sous contrôle du Parti communiste chinois et qui ne reconnait pas l’autorité du Saint-Siège. Le prêtre a alors exercé son ministère clandestinement.

Cette résistance lui vaudra de passer 54 ans entre prisons et camps de travail. Il sera malgré tout ordonné évêque de Yixian en 1982 par le Saint-Siège. Pour sa famille, il est un martyr. Son petit neveu espère que « la vie de notre évêque sera reconnue par le Pape. (Avec AFP)

 

Source: http://fr.radiovaticana.va/news/2015/02/26/le_plus_vieil_%C3%A9v%C3%AAque_de_chine_pr%C3%A9sum%C3%A9_mort,_sa_d%C3%A9pouille_introuvable/1125891

 

. Les dernières statistiques de l’Église catholique montrent une plus forte augmentation du pourcentage des catholiques en Afrique (+0,35%), en Océanie (+0,1%) et en Asie (+0,03%) (Agence Fides)

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Publié par Ingomer - dans Religion
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26 février 2015 4 26 /02 /février /2015 09:13

Un Conseil des ministres « particulier ». On pourrait dire historique. Nous assistons en direct à la mise à mort de la loi de 1905, sans le dire.

 

Dans les faits, les mesures annoncées par le gouvernement - et dont on n'a pas fini d'entendre parler -, dans le cadre de la « réforme de l'islam de France » aboutissent à une remise en question de la loi de 1905, sur la laïcité, concernant la « séparation des Eglises et de l'Etat », et notamment la disposition stipulant (article 2) « La République ne reconnaît, ne salarie ni ne subventionne aucun culte. » Il s'agissait en 1905 de mettre fin à la rémunération du Clergé et le financement du culte catholique. Aujourd'hui, marche arrière toute, il est question, selon les propres mots de Manuel Valls, de « financements pour construire des mosquées ». Mais qui dit financement des mosquées dira aussi financement des églises et cathédrales, à égalité. Et financement des autres édifices pour les bouddhistes, les hindouïstes, les shintoïstes, et tous les autres cultes possibles et inimaginables, au nom de l'égalité. Cela va immanquablement devenir compliqué et intenable pour le gouvernement Leviathan de financer des édifices des cultes du monde entier.

 

« Les attentats ont précipité le mouvement », nous dit-on ce matin sur la radio RMC.

 

Ces attentats mettent à mal en effet la narrative républicaine du Vivre ensemble.

 

« Le gouvernement vient de lancer la réforme de l'islam de France. [...] Officiellement, pas de reprise en main. On n'est pas là pour dire qui sont les gentils musulmans, nous précise-t-on au ministère de l'intérieur », selon RMC (à partir de 36:25 dans le podcast de l'émission).

 

A la question - juste et pertinente - du journaliste (et pour laquelle j'ai consacré hier un article sur l'Etat Leviathan « Religion de la république »™ ou l'absorption de l'islam par le politique ) : « Enfin il y a tout de même une volonté affichée de fixer de nouveaux cadres. Est-ce que ce c'est à l'Etat français de faire cela ? », nous avons eu deux réponses, ce matin sur RMC. La première réponse est venue de Mohammed Chirani, imam des prisons, auteur de « Réconciliation française: notre défi du Vivre ensemble » (2014), et la seconde du Premier ministre Manuel Valls, en concordance, sur cette même radio quelques minutes plus tard :

 

« Normalement dans un monde idéal, c'était aux responsables du CFCM de prendre les devants, d'agir, de réformer. Mais ils en ont été incapables en raison de guerres politico-politiciennes à l'intérieur du CFCM, en raison aussi de l'"islam des consulats", c'est-à-dire dirigé par des pays étrangers, ... et aussi en raison d'une certaine déconnection entre ce que l'on appelle la première vague d'immigration, les darons, les parents, les chibani, qui, eux, aujourd'hui représentent l'islam de France, et une jeunesse avec laquelle ils n'arrivent plus à parler, ou discuter, ou ils ne trouvent plus les mots. Et donc, ayant perdu la prise sur cette jeunesse-là, c'est sur ce vide, idéologique, qu'avance le salafisme radical et djihadiste », a déclaré ce matin sur RMC, Mohammed Chirani.

 

- « L'Etat reprend en main le dialogue, ce sont peut-être les imams qui peuvent le rétablir, sur le terrain. Ce sont eux qui sont au plus près des croyants. L'idée de Bernard Cazeneuve, c'est de réformer la formation. En réalité, le gouvernement veut inciter - ce sera facultatif - les imams à suivre des formations, un diplôme universitaire, formation civique et civile. Il y a six universités qui proposent déjà des cours. L'idée serait de doubler ce chiffre. Arriver à douze d'ici septembre prochain. [...] C'est facultatif, ce n'est pas religieux. Est-ce que c'est utile, ou n'est-ce pas un peu de la poudre aux yeux », a demandé le journaliste. 

 

- M.C. : «Biensûr que c'est utile. [...] Les radicaux, ou cette secte hérétique, aujourd'hui, qui se propage ou avance comme un rouleau compresseur, - les néo-salafistes (c'est-à-dire une idéologie importée qui quand elle vient, exportée à l'étranger, est porteuse de germes de radicalisation et de violence. En Arabie Saoudite, c'est l'environnement naturel, c'est conservateur, mais ce n'est pas exportable en France -. Cela veut dire, qu'exporté à l'extérieur, c'est juste pas possible parce que c'est ultra-conservateur et même porteur de germes de radicalisations et de violence. Ils (les néo-salafistes) ont certains arguments. Ils se basent sur certains versets du coran, sur ses hâdiths, dits du Prophète. Il faut des formations qu'il faut faire à notre niveau, nous musulmans, de démanteler leurs argumentaires théologiques. Il faut couper l'herbe sous le pied de ces intégristes. Je vous donne un exemple. Le ministre de la justice a décidé, dans les prisons, d'isoler les idéologues radicaux. Les prisionniers qui se sont autoproclamés imams, on les bloque. Alors que cela, c'est une mauvaise solution parce qu'ils vont apparaître aux yeux des autres prisonniers comme des héros, des martyrs: regardez ils ont raison, c'est pour ça qu'on les cache. Ces prisonniers, ces idéologues, n'ont pas d'argumentaires. Il faut démanteler leurs argumentaire idéologique, [...] théologique. » indique Mohammed Chirani.

 

- « Faut-il plus insérer l'islam dans la république aujourd'hui ? », demande le journaliste.

 

- M.C. : «Mais biensûr », répond Mohammed Chirani.

 

- « Alors ces formations serviront-elles à cela, seront-elles utiles à cela ? »

 

- « Alors il y a les formations sur laïcité. Sans laïcité, il n'y a pas de liberté de culte. Cela il faut l'expliquer. La laïcité est protectrice des religions; c'est toute une notion à apprendre. [...] Il y a plein de réformes à aborder. La guerre, elle est aussi idéologique. Quand on a le ministère de l'intérieur qui dit on bloque les videos youtube, on bloque les sites internet, cela veut dire que nous abdiquons face à des argumentaires primaires, cela veut dire que l'on n'a pas assez d'arguments, et de valeurs pour pouvoir contrer ce pseudo djihad, perverti de haine. Parce que face à cette perversion, il faut brandir un djihad citoyen, du Vivre ensemble et de la fraternité. C'est sur le terrain idéologique qu'il faut mener ce combat.

[...] Moi, quand je vais dans les mosquées que je ne connais pas, au bout de deux-trois minutes, je sais de quelle tendance est l'imam. Et des fois, quand c'est un néo-salafiste, au bout de deux minutes, par son langage, par sa façon de parler, par les versets ou hâdiths, dits du Prophète, qu'il choisit, je comprends directement qu'il est un radical salafiste. Et quand je regarde autour de moi et que je vois des jeunes, je me dis ho mon Dieu, de futurs radicalisés avec de mauvaises compréhensions de l'islam », explique M. Chirani.

 

- « Et face à ces imams-là on fait quoi ? » [1]

 

- « Face à ces imams-là, il faut les combattre idéologiquement. C'est vrai que le mieux, ce serait aussi de fermer ces lieux de culte quand on sait, que c'est avéré, que c'est des néo-salafistes. » termine M. Chirani.

 

Si ils ferment une mosquée pour enseignements déviants, ils pourront aussi fermer la liberté religieuse, la liberté de culte et la liberté de conscience. Autant fermer tout de suite la république « française » et revenir à une société accordant à la religion toute sa place dans la sphère publique et non plus l'enfermer dans la « sphère privée », comme c'est encore - théoriquement - le cas aujourd'hui.

 

Or, la pratique d'une laïcité visant à enfermer la religion dans la sphère privée, rappelons-le, n'est pas de laïcité, c'est du laïcisme. La laïcité étant la distinction des deux pouvoirs temporel et spirituel, avec une vie autonome propre, sans ingérence du temporel dans les affaires religieuses ni ingérence du spirituel dans les affaires laïques temporelles. De même, comme a pu l'expliqué l'historienne Marion Sigaut, la pratique des rapports de la religion catholique et de l'état de 1801 à 1905 (régime concordataire) n'était pas de la laïcité puisque le clergé était soumis à l'état et était financé par l'état :

 

« On n'a pas séparé l'Eglise de l'Etat à la Révolution française : on a soumis l'Eglise à l'Etat... Avant la Révolution l'Eglise était autonome. Par le biais de la dîme qu'elle percevait et dont elle restituait les bénéfices en terme de tous les services qu'elle rendait à la population, elle était indépendante de l'Etat. À la Révolution française on a fait la Constitution civile du Clergé : on a soumis l'Eglise à l'Etat. Donc on n'a pas séparé les pouvoirs (temporel et spirituel), on a lié les pouvoirs à la Révolution, on a fait l'inverse.

 

[...] Comme il y a eu la guerre civile (la Guerre de Vendée, il y a eu des soulèvements partout) Napoléon a dit on va arrêté le truc (la déchristianisation forcenée, le calendrier révolutionnaire, le decadi, le génocide en Vendée) on va faire un Concordat, c'est-à-dire qu'il est allé chercher le pape, on lui a mis un fusil sur la tempe et on lui a dit vous allez signer là. On ne vous rendra pas tout ce qu'on vous a volé, mais en échange on vous laisse l'éducation. Et pour le reste, toute l'Eglise est soumise à l'Etat : le choix des prélats, la rémunération des prêtres, c'est l'Etat qui s'en charge. Ce n'était pas comme ça avant ! Donc avant la Révolution française il y a séparation de l'Eglise et de l'Etat et après la Révolution française il y a soumission de l'Eglise à l'Etat ! Et en 1905 on arrive et on dit 'on va venir à bout de siècles et de siècles de domination de l'Eglise' ! Mais de rien du tout... D'un siècle de Concordat obtenu par la violence... Il faut le dire. »

 

Marion Sigaut, Video sur le 18e siècle, On nous cache tout, mars 2013

 

Paradoxalement, sur ce point du non financement de la religion, 1905 est bien une oeuvre de « laïcité », dans ce sens où l'état a laissé plus ou moins à la religion le soin de s'organiser et de se financer par ses propres moyens. [2]

Or, c'est cette pratique-là qui, virtuellement, avec cette « réforme de l'islam de France », fera retourner le pays à une pratique d'avant 1905, de concordat et donc de subordination de la religion à l'état Leviathan. Tout serait finalement plus simple si on revenait à l'édit de Milan de Constantin, dont on a fêté en 2013 le 17e centenaire, qui accordait à tous les croyants la liberté de culte, réelle, sans intervention aucune de l'état. Ce qui n'empêcherait pas non plus de reconnaître à l'église catholique qui a façonné nos moeurs et notre histoire - ce qu'on fâcheusement tendance à nier les négationnistes du fait religieux -, d'avoir une place privilégiée.

 

Manuel Valls, était invité ce matin sur RMC. « Le Premier ministre Bernard Cazeneuve a lancé hier les pistes pour lancer un islam, je cite, "compatible avec la république",» a expliqué la journaliste, ce matin sur RMC. [3]

 

« Est-ce que c'est à l'état de trier entre les bons musulmans et les mauvais musulmans? » , a demandé à Manuel Valls Apolline de Malherbe.

 

« C'est à l'état d'assumer ses responsabilités. Le président de la république, à l'occasion de sa dernière conférence de presse, moi-même dans mon discours du 13 janvier à l'Assemblée nationale, nous l'avions dit. Nous ne pouvons pas laissé les musulmans de France qui, dans leur immense majorité, vivent tranquillement et de manière apaisée leur culte, leur religion, dans la situation qu'ils connaissent. Donc, c'est à l'état de prendre ses responsabilités. [Il y a bien ici une volonté du temporel de s'immiscer dans les affaires doctrinales internes à une religion, en l'occurence la religion musulmane. NDLR.]

 

- « Y compris en faisant cette espèce de tri qui paraît pas forcément des responsabilités laïques de l'état ? », s'est interrogée justement la journaliste.

 

- M. Valls: « Mais que demande les imams de France ? Ils demandent tout simplement que l'on forme des imams, que l'on forme des aumôniers, qui parlent français, qui soient français, qui ne viennent pas de l'étranger, qui demandent des financements pour construire des mosquées, qui soient transparents et ne viennent pas de l'étranger.

C'est cela que demande les français de confession ou de culture musulmane.

Mais c'est cela au fond que demande l'ensemble de nos compatriotes. [Ah bon, les Franças ont été consultés sur ce sujet du financement public des mosquées ? Où, quand ? NDLR]

[...] Et nous allons en effet, pour cela, instaurer une instance de dialogue où il y aura non seulement le culte français musulman mais il y aura aussi des intellectuels, des chercheurs, qui permettent, au fond, aux musulmans de France de faire leur propre exament de conscience, et de les aider, eux-mêmes, à faire le tri par rapport à ceux qui prônent un islam radical aux antipodes non seulement des valeurs de la république, mais de ce qu'est aussi profondément l'islam de France.

C'est un défi considérable. Et c'est vrai qu'hier, cétait un Conseil des ministres particulier. Car il est rare dans un Conseil des ministres de la république on parle d'une religion. Mais laisser les musulmans dans cette situation n'aurait pas été responsable. », a répondu Manuel Valls.

 

Ne doutons pas une seconde que ce « défi considérable » a été longuement et mûrement débattu en loges, avant d'être présenté au public... Mais ne doutons pas non plus une seconde que ces bâtisseurs de ruines échoueront lamentablement dans la construction, incohérente et intenable d'une maison où la pierre d'angle a été ôtée... et en dehors de laquelle tout s'écroule.

 

Notes

 

[1] http://direct-radio.fr/popup_podcast?nid=2699

[2] Après 1905, il reste que le Clergé est soumis à l'impôt, la nomination des évêques est soumise à l'approbation du gouvernement qui intervient donc dans le choix des pasteurs, en ce qui touche leur profil politique et non spirituel, nous dit-on.

Depuis 1921 le Vatican consulte le gouvernement français sur les nominations d'évêques. (Sébastien Gué « La France et ses relations avec le Saint-Siège, 1958-1969 », Relations internationales 2/2005, n° 122, p. 33-46). Le nonce apostolique à Paris soumet donc les nominations d'évêques de plein droit, et d'évêques coadjuteurs au ministère des affaires étrangères. Les objections du gouvernement ne peuvent avoir qu'un caractère politique et non religieux.

Fonctionnaire rémunéré par l'État en tant qu'« aumônier en chef du culte catholique placé auprès du chef d'état-major des armées » (Arrêté de nomination de Mgr Luc Ravel, 10 novembre 2009), l'évêque aux armées est « nommé par le Saint-Siège en accord avec le gouvernement français » (Statuts canoniques du diocèse aux armées françaises).

Les évêques d'Alsace-Moselle sont nommés par le gouvernement en vertu du régime concordataire français.

[3] Podcast Bourdin RMC : 26/02 - L'invité de Bourdin Direct : Manuel Valls http://direct-radio.fr/popup_podcast?nid=2699

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26 février 2015 4 26 /02 /février /2015 08:19
L’imam d’Al-Azhar, le roi d’Arabie Saoudite et Al-Sissi appellent à réformer l’islam

 

L’imam d’Al-Azhar, le roi d’Arabie Saoudite et Al-Sissi appellent à réformer l’islam

 

25 février 2015 3:40

 

 

Le discours de l’imam de l’université sunnite d’Al-Azhar, le cheikh Ahmed al-Tayeb, lors d’une conférence donnée à la Mecque dimanche dernier est l’un des textes les plus importants adressés au monde musulman aujourd’hui. Il a, comme nous l’avons évoqué hier, parlé d’un besoin urgent de réformer l’enseignement de l’islam dans les écoles et dans les universités pour corriger les interprétations extrémistes du Coran et de la Sunna.

 

Cette volonté de trouver une nouvelle manière d’interpréter le Coran et la Sunna avait déjà été exprimée auparavant par des enseignants musulmans, mais cette fois-ci, c’est une autorité sunnite incontestable qui l’affirme.

 

L’imam d’Al-Azhar veut désormais réformer l’islam à tous les niveaux de la société et commençant par la base, à travers l’éducation mais également dans le cadre des enseignements religieux.

 

Al-Tayeb appelle à cesser la guerre entre chiites et sunnites pour l’unité du monde musulman

 

 

C’est d’abord à la guerre entre sunnites et chiites que l’imam s’est attaqué, appelant les musulmans à cesser d’appeler « mécréant » un autre musulman : il a appelé à la fin de l’ « excommunication » des musulmans entre eux. Pour les sunnites, les chiites sont des mécréants. Il ne passe guère de mois au Pakistan sans qu’une bombe vise une mosquée chiite ; parfois c’est l’inverse, et un lieu sunnite est visé. Même chose en Irak, au Yémen, au Bahreïn ou parfois en Iran. Beaucoup de musulmans pensent que ceux qui ne partagent pas leur interprétation de l’islam doivent être éliminés. La situation est paradoxale : c’est une autorité sunnite qui condamne ces accusations et ces actes alors même que les sunnites sont plus prompts à attaquer les chiites que l’inverse.

 

Mais l’imam s’adressait aux intellectuels religieux sunnites et chiites pour qu’ils trouvent les valeurs communes capables d’unir le monde musulman.

 

Bannir les interprétations littérales des textes musulmans pour réformer l’islam

 

 

Le cheikh Ahmed al-Tayeb s’est ensuite attaqué aux interprétations littérales des textes musulmans, qu’il a accusé d’être sources de division au sein du monde musulman. Une première révolutionnaire.

 

Il s’est contenté d’évoquer des « groupes extrémistes » qui font de « mauvaises interprétations du Coran ou de la Sunna : difficile d’en dire plus devant des autorités qataries, saoudiennes ou malaysiennes qui en font exactement cette lecture… Mais le message est passé.

 

L’imam Tayeb n’a pas nommé l’Etat islamique mais « des groupes extrémistes », manière sans doute d’y inclure salafistes, Frères musulmans ou wahhabites.

 

Se visait-il aussi lui-même, puisqu’il avait appelé quelques jours plus tôt à « tuer, crucifier et couper les membres » des combattants de l’Etat Islamique, « conformément au Coran »…

 

L’imam d’al-Azhar insiste également sur l’ « image négative » de l’islam renvoyée dans le monde

 

 

Pour une fois, ce n’est pas l’« islamophobie occidentale » qui a été pointée du doigt, mais bien la responsabilité d’un grand nombre de musulmans dans cette image négative.

 

Cela n’a pas empêché l’imam d’al-Azhar de dénoncer ensuite « le colonialisme mondial allié au monde sioniste » comme responsable des tensions internes dans le monde musulman.

 

Selon lui, les Etats-Unis, Israël et les pays occidentaux se servent indéniablement des horreurs dont sont capables certains musulmans pour leurs intérêts mais cela n’enlève rien au caractère intrinsèquement violent de l’islam.

 

De son côté, le président égyptien Al-Sissi a ordonné des raids aériens contre l’Etat islamique après l’assassinat de 21 Coptes. Il aurait pu le faire à de multiples occasions ; il a choisi la mort de chrétiens pour affirmer qu’il défendrait tous les citoyens égyptiens.

 

L’égyptien Al-Sissi et le roi d’Arabie Saoudite Salman montrent des volontés de changement

 

 

C’est peut-être un premier pas vers une reconnaissance de l’égalité entre les citoyens musulmans et chrétiens en Egypte, qui est pour l’heure loin d’être effective.

 

Même le roi Salmane d’Arabie Saoudite a parlé en ce sens, dans une lettre lue lors de la conférence donnée à la Mecque : « Le terrorisme est un fléau, produit de l’idéologie extrémiste » a-t-il affirmé. Il y voit une menace pour le monde musulman et pour le monde entier.

 

Ce sont donc les principales autorités musulmanes de la région : religieuse pour Al-Azhar, politique pour le roi d’Arabie Saoudite et populaire pour Al-Sissi qui on exprimé une volonté de réformer l’islam. C’est bien une révolution qui est en marche.

 

Source: http://reinformation.tv/reformer-islam-imam-al-azhar-roi-arabie-saoudite-sissi/

 

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Publié par Ingomer - dans Religion
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25 février 2015 3 25 /02 /février /2015 23:13

Les FAN (Forces armées de la Nouvelle-Russie) craignent une contre-attaque au printemps. Pour l'heure, le régime ukrainien inventorie encore ses pertes, et les extrémistes qui le maintiennent au pouvoir commencent très sérieusement à vouloir lui demander des comptes. leurs commanditaires à Washington n'en peuvent plus des échecs répétés malgré les millions de dollars investis depuis plus d'un an. Aussi le pouvoir se durcit un peu plus et sombre de plus en plus dans la démence.

L'Otan persiste à soutenir son vassal ukrainien: après les forces US, des soldats britanniques sont annoncés pour venir en aide à ce qui reste de l'armée ukrainienne. Et des mouvements inquiétants de troupes estoniennes, hollandaises (infanterie mécanisée sur CV90) et américaines (Iron Troop du Captain James Gibbs du 3e Rd Squadron du 2nd Cavalry Regiment monté sur strykers) sont signalés depuis quelques jours (video ci-dessous), à seulement 150 km de Saint-Petersbourg (Russie).

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