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1 juin 2015 1 01 /06 /juin /2015 21:49

Dans les temps de tromperie universelle, dire la vérité devient un acte révolutionnaire.

Georges Orwell

Georges Orwell

La ripoublique condamne Boris Le Lay à six mois de prison ferme pour avoir dit : "il n'existe pas de Celtes noirs".

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1 juin 2015 1 01 /06 /juin /2015 14:13

En mars 2014, l'élection municipale du Pontet avait été remportée de justesse par le FN (7 voix d'avance). Les candidats battus socialiste, Miliani Makhechouche, et Ump, Claude Toutain, mauvais perdants, avaient déposé un recours devant le Conseil d'Etat qui annula l'élection du FN Joris Hébrard, le 25 février 2014 "pour des signatures litigieuses sur les listes d'émargement" [1] Ceux qui avaient avait pourtant organisé le scrutin portèrent l’affaire en justice… Hier, Joris Hébrard a été réélu non pas par 7 voix d'avance mais, par 59,43% des suffrages exprimés dès le premier tour, soit une progression de près de 25 points par rapport à son score de mars 2014 (34,65%). Une élection passée sous silence dans les grands media.

Le score de la liste soutenue par M. Estrosi a été de 12%. En quelque sorte, le premier résultat électoral de ce nouveau parti qui s’appelle Les Républicains. [2]

La République de l'entre-soi a fini par lasser les Vauclusiens du Pontet.

Savourant une victoire des militants frontistes, au lendemain du congrès inaugural des Républicains (ex-UMP), le vice-président du Front national Florian Phillipot a aussitôt évoqué la «déconfiture du RPS» (nouveau nom qu'il a donné à l'UMPS) sur twitter.

Aussitôt comme une traînée virale, l'expression a fait florès et les commentateurs se gaussent du résultat de l'"HERPES" :

"Maintenant ce n'est plus l'UMPS mais le RPS ce qui fait "herpès" ! A diffuser dans les réseaux sociaux !"

"l'Herpès" ! R(Républicains=UMP)+PS=RPS=Herpès !
MDR !!!!!!!!!!!

"12% pour l'HERPES (Républicains + PS)"

"Le RPS (l'herpès) vient de mordre la poussière",

"c'est vrai qu'il fallait dignement rebaptiser l'UMPS. Vous l'avez tres joliment fait. L'Herpes c'est le terme qui convient.", etc.

ou encore :

"12% de républicains au Pontet, 88% de royalistes ?"

"Ce résultat est sans doute représentatif de l'attente des citoyens qui seront bientôt prêts au grand coup de balai."

Quoiqu'il en soit, le nouveau nom du "front républicain" (HERPES) a bien été trouvé !

 

Il ne serait pas étonnant que l'on apprenne bientôt que les "Républicains" reviennent finalement sur leur nouveau nom, l'abandonnent pour en prendre un autre pour d'obscures raisons...

Notes

 

[1] Le FN remporte l'élection municipale du Pontet au premier tour avec 59,43% des voix, Home ACTUALITE Politique, Par lefigaro.fr , AFP, AP, Reuters Agences Publié le 31/05/2015 à 21:27

[2] Victoire du Front national au Pontet (Vaucluse), Boulevard Voltaire, 01/06/2015

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Publié par Ingomer - dans Politique
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31 mai 2015 7 31 /05 /mai /2015 22:11
Visite de Louis XX en Bretagne (29, 30 et 31 mai 2015)

Dimanche 31 mai 2015

Discours prononcé par Monseigneur le Prince Louis de Bourbon, duc d’Anjou Cérémonie de mémoire et de fidélité devant le monument du Comte de Chambord à Sainte-Anne d’Auray

 

Messieurs les Présidents

 

Mesdames, Mesdemoiselles et Messieurs

 

Chers Amis,

 

Sur cette terre bretonne, une nouvelle fois se retrouvent les Bourbons et ceux qui leurs demeurent fidèles ; ceux qui continuent à mettre leur espoir dans le modèle de société qu’avaient su créer les mille ans de royauté française.

 

Cent douze ans après la mort du Comte de Chambord nous voici réunis pour lui rendre l’hommage qui lui revient. Je suis heureux de pouvoir remercier en premier à travers son Président, l’association Saint-Henry qui, depuis un siècle, entretient ce monument. Ainsi, année après année, des pèlerinages placés notamment sous l’égide de l’Union des Cercles Légitimistes, peuvent s’y tenir pour honorer celui que l’histoire reconnaît comme Henri V. Plusieurs fois invité, je n’avais encore pu m’y rendre. Je suis très heureux que ce puisse être le cas aujourd’hui et que la Princesse Marie-Marguerite puisse être à mes côtés. Il s’agit en effet d’un lieu important du souvenir.

Mais le souvenir ne se suffit pas à lui seul.
Nous connaissons tous les mérites du Comte de Chambord, roi de l’exil, qui fut une des personnalités incontournable de son siècle, tant en France que sur la scène internationale.

Sa mémoire est importante aussi pour notre époque. Les qualités de l’homme et les idées qu’il ne cessa de défendre peuvent nous aider, aussi et toujours, à préparer l’avenir. Le Comte de Chambord n’était pas un homme du passé. Ses écrits montrent combien il avait le sens des événements et comme il voyait les problèmes de son temps. Il a su ainsi encourager ceux qui se préoccupaient des questions sociales dans un monde en pleine mutation institutionnel et économique. N’est-ce pas là un appel pour nous-mêmes. Notre génération est confrontée également à des transformations de grande ampleur. La mondialisation des échanges modifie les rapports de force, comme au XIXe siècle la centralisation remettait en cause les libertés locales. À l’exemple du Comte de Chambord, il nous appartient, à tous, de voir comment nous pouvons réfléchir et agir en fonction des nouveaux enjeux. Ne pas rester figés sur la nostalgie d’un monde passé mais créer le monde de demain sur les principes de la tradition.

Tel est bien, en effet le message du Comte de Chambord. Être ouvert à son temps, ce n’est pas en accepter benoîtement les dérives et les propositions contre nature. Au contraire il s’agit de prolonger la mission de progrès qui a toujours été celle de la royauté française. Il y a cent cinquante ans l’héritier de la Couronne était confronté à la société industrielle et à ses dérives. Ce sont ces dernières qu’il refusa et notamment les conditions faites aux ouvriers, mais pas les progrès économiques. Ce qu’il rejetait c’était une économie perdant ses repères et la naissance des premiers désordres qui se traduisaient par des atteintes à la dignité de l’homme.

De nos jours nous sommes confrontés à une grave crise éthique. Notre société acceptera-t-elle des débordements contre nature qui remettent en cause les fondements de la vie ? La famille est attaquée et peine à maintenir son rôle d’éducatrice et de protectrice de la vie. De la naissance à la mort, l’homme est actuellement confronté à des multiples assauts.

 

Redonner du sens à la vie. Être des porteurs d’espoir. Ré-enchanter la société, tel est notre devoir. Il s’impose à l’égard de notre pays et à tous les Français. N’ayons pas peur ! Ne soyons pas découragés,

C’est tout un symbole que de pouvoir le rappeler ici, à Sainte-Anne d’Auray. Nous sommes ici dans un lieu de pèlerinage parmi les plus importants de France. Un lieu qui a été honoré de la visite du saint Pape Jean-Paul II, en 1996. Ce Pape fut celui d’un combat qui paraissait bien improbable, la chute du communisme. Le Comte de Chambord fut aussi l’homme des combats qui paraissent impossibles. Il n’est pas remonté sur le trône de ses ancêtres mais il a conservé intact le principe de la royauté sans l’affadir, ni le compromettre.

Il nous appartient de continuer son œuvre de fidélité et d’espoir, et de lui rendre l’hommage qui lui revient.

Devant ce monument, souvenons-nous que nous sommes les veilleurs de la mémoire, en charge de transmettre des valeurs dans lesquelles nos enfants puiseront pour continuer à écrire l’histoire de France.

 

Merci de m’avoir écouté.

Louis duc d’Anjou

 

Visite de Louis de Bourbon au Champ des Martyrs à Brec’h, en hommage aux combattants de la chouannerie

 

Monsieur le Maire,

 

Mesdames et Messieurs,

 

Chers Amis,

 

Chers Amis de la fidélité et du souvenir,

 

Nous voici réunis en un lieu qui marque le souvenir de bien des sacrifices survenus après beaucoup d’espoirs, mais aussi un lieu qui symbolise bien des regrets. Pourtant, le succès semblait à portée de mains ; la présence d’un Prince à proximité était un évènement considérable et si attendu ; l’aide des anglais était susceptible de contribuer à la victoire de façon décisive. Le drapeau blanc pouvait, leur semblait-il, retrouver le chemin de Paris depuis la Bretagne fidèle !

 

L’histoire ne s’est pourtant pas déroulée ainsi et la terre a rougi du sang des victimes sacrifiées à leur conviction pour une société dans laquelle Dieu devait avoir la première place, à la défense de leurs prêtres et de leur foi, à leur sens de l’honneur et à la conception qu’ils avaient des libertés provinciales, jamais remises en cause depuis l’union de la Bretagne à la France.

 

Épisode tragique de la guerre menée par les Chouans qui avaient mis tous leurs espoirs dans le débarquement de Quiberon, première étape vers le retour de l’héritier des lys sur son trône. Cela aurait épargné bien des souffrances et des vicissitudes au peuple français et en particulier une guerre civile, prémisse de toutes celles que les dix-neuvième, vingtième et début de vingt et unième siècles devaient connaître[...]

 

Je me permets de paraphraser l’illustre Chateaubriand pour dire que le sang de vos aïeux teinte pour l’éternité la bannière de France. Il faut leur rendre hommage. Le souvenir du sacrifice de ces milliers de victime demeure présent et leur mort, il y a deux cent vingt ans, n’a pas été vaine. Le fait même que, plus de deux siècles après, cet épisode tragique soit encore si présent dans les mémoires, atteste de son poids pour notre époque pourtant si chargée en génocides de toutes sortes.

 

À plusieurs reprises ce « Champ des Martyrs » a été honoré par des visites princières et cela dès la Restauration. La Duchesse de Berry est venue inaugurer ce monument. Je me souviens encore que ma Grand-Mère qui, lorsque j’étais jeune, présidait à ma place de nombreuses cérémonies, est venue s’y recueillir. Elle aimait cette région et où elle passa de longs séjours d’été dans une maison amie. Lors de mes précédents voyages en Bretagne je n’avais encore pu y venir. Je suis heureux de le faire, aujourd’hui, en compagnie de la Princesse Marie-Marguerite. Après nous, nos enfants viendront et ainsi le pacte qui lie les Bourbons à la si fidèle Bretagne sera maintenu.

 

Le souvenir du passé doit nous aider à affronter les malheurs des temps présents. Nous ne devons pas avoir peur de nous engager pour nos familles et nos enfants. En étant les gardiens de la tradition, nous sommes les précurseurs du monde meilleur que nous souhaitons à nos héritiers.

 

Notre société est aussi confrontée à de nombreuses tourmentes. Certes elles ne mettent pas nos vies en danger comme ce fut le cas il y a deux siècles, mais en attaquant les fondements de la famille, de l’éducation et de la vie, elles sont tout aussi dramatiques pour l’avenir. Mais gardons l’espérance ! « N’ayons pas peur », comme le répétait le saint Pape Jean-Paul II qui est venu en pèlerin lui aussi à Sainte-Anne-d’Auray il y a presque vingt ans.

 

Placé dans une région dynamique qui accueille chaque année de très nombreux visiteurs et touristes, ce lieu doit demeurer un repère visible, offert à notre société contemporaine en quête de sens. Je ne peux qu’encourager tous les travaux de restauration entrepris par la Municipalité pour que vive ce lieu de mémoire. Les jeunes y puiseront ce qui manque souvent le plus, la gratuité de l’action humaine ; savoir donner de son temps ; risquer sa vie pour des exigences qui dépassent l’individu et ses égoïsmes. Voilà ce que nous apprend ce « Champ des martyrs ». La religion catholique nous enseigne que le sang des martyrs est le terreau dans lequel s’ensemence l’avenir. Ceux qui maintiennent leur souvenir année après année avec dévouement et persévérance doivent aussi être remerciés.

 

En restant fidèles au sacrifice des anciens, nous sommes aussi les artisans de l’avenir ! Les morts qui reposent ici sont les sentinelles qui protègent notre société

 

Merci de m’avoir écouté.

Louis duc d’Anjou

 

 

Samedi 30 mai 2015

Discours de Monseigneur le Prince Louis de Bourbon, duc d’Anjou prononcé lors du dîner

 

Dîner offert à Vannes offert par le Cercle Jean-Pierre Calloc’h et l’Institut de la Maison de Bourbon

 

Messieurs les Présidents

 

Mon cousin

 

Mesdames, Mesdemoiselles et Messieurs,

 

Cher Amis,

 

Mon épouse, la Princesse Marie-Marguerite et moi-même, sommes vraiment très heureux de nous trouver ce soir parmi vous sur cette terre bretonne où se mêlent si bien modernité et fidélité aux traditions.

 

La visite que nous y effectuons durant ces trois journées le montre bien. Le tricentenaire de la mort de Louis XIV en fut le prétexte avec les rencontres et réceptions par les différentes autorités durant cette journée passée à Port-Louis et Lorient, et demain notre étape à Sainte-Anne-d’Auray. Son sanctuaire est marqué à tout jamais par les prières que la Reine Anne d’Autriche y adressa pour la naissance tant attendue de l’héritier du royaume. Cela prend tout son sens en cette veille de fête des Mères, occasion pour moi, de saluer toutes les mères ici présentes, à commencer par ma chère épouse.

 

Mais, comme dans tous nos déplacements, nous avons aussi voulu y associer une approche des aspects les plus modernes de votre région notamment en matière de Défense et d’économie. La royauté, en effet, n’a pas à être une nostalgie mais, au contraire, doit aider à préparer l’avenir. C’est ainsi que nous sommes dignes de l’héritage reçu. Merci donc au Cercle Jean-Pierre Caloc’h d’avoir su organiser ces trois jours qui illustrent tous les aspects de la Bretagne à la fois fidèle à son histoire et si contemporaine.

 

Tradition et modernité. Il me semble que depuis que je suis devenu chef de la Maison Capétienne, héritier des rois de France, c’est le message que je veux faire passer. Les traditions sont peu de choses lorsqu’elles ne sont que conservatisme. Elles sont beaucoup lorsqu’elles permettent d’ouvrir sur le présent et le progrès. Elles sont peu lorsqu’elles ne sont que regrets du passé. Elles sont beaucoup, en étant espoir et encouragement à la jeunesse et à l’innovation.

 

Ainsi, sur cette terre bretonne qui a su donner lorsqu’il le fallait, son sang pour défendre ses prêtres, son roi et ses libertés provinciale, j’apprécie le travail effectué par toutes les associations qui entretiennent ce souvenir. Elles continuent à être fidèles aux principes qu’incarne la royauté. Ainsi, en plus de votre cercle Jean-Pierre Calloc’h, je veux saluer toutes celles réunies sous l’égide de la Fédération bretonne légitimiste, importante composante de l’Union des Cercles Légitimistes de France. Je veux citer aussi le Cercle Chateaubriand et les différentes associations Chouannes. Ces dernières maintiennent le souvenir de ces épisodes si douloureux souvent occultés alors que toute une province paya un lourd impôt du sang pour être fidèle à Dieu et à son Roi. Mais je sais aussi que cette mémoire est défendue par d’autres que je ne veux pas manquer d’évoquer, à commencer par les municipalités comme celle de Brech qui s’engage dans un important programme de restauration. Ainsi, je suis heureux de confirmer que l’Institut de la Maison de Bourbon, l’organisme culturel, voulu par mon Grand-Père, engagera pour ce chantier une partie des fonds qu’il consacre au mécénat. Tous ensembles nous devons œuvrer pour cette mémoire qui est due à la Bretagne mais aussi à toute la France. L’unité est gage de succès.

 

Doivent s’unir et se conforter toutes les associations, les bonnes volontés publiques et privées, les autorités religieuses et civiles, les forces vives de l’économie et des sciences, les chercheurs et les enseignants.

 

Nous sommes des héritiers mais nous ne devons pas cacher notre trésor. Nous devons au contraire le faire fructifier. Tel est notre devoir. Nous avons un héritage à transmettre. Nous devons faire vivre et croître ce que nous avons reçu, par respect pour ceux qui nous ont précédés et pour préparer l’avenir de nos enfants.

 

Merci de m’avoir écouté.

Louis duc d’Anjou

 

Réception par la municipalité de Lorient au musée de la Compagnie des Indes

 

Madame et Messieurs les Maires et Adjoints,

 

Colonel,

 

Mesdames, Mesdemoiselles et Messieurs,

 

Le Comité des célébrations nationales a inscrit cette année Louis XIV au rang des grands anniversaires à commémorer pour le tricentenaire de sa mort en 1715. Il y aura de multiples occasions de rappeler, en de nombreux endroits, la gloire du grand roi… le Roi-Soleil.

 

Mon épouse, la princesse Marguerite Marie, et moi-même, sommes heureux d’être ici, sur cette terre où l’esprit du roi, et celui de son père, Louis XIII, sont encore présents. Ainsi nous pouvons y évoquer un des aspects si actuels du grand règne bien que pourtant moins souvent mis en avant que d’autres : celui de l’ouverture au monde et du développement urbain et économique qu’elle suscita.

 

La Compagnie des Indes, le développement des routes d’Orient, voulues par le Roi, font preuve d’une extraordinaire vision d’avenir. Dans un État qui était en train de stabiliser définitivement ses frontières, porter ses regards outre-mer, était faire preuve d’un sens politique d’une rare acuité.

Le roi a voulu engager son pays vers de nouveaux horizons. Précurseur, il a souhaité que l’économie trouve de nouvelles voies.

 

La grandeur des politiques se perçoit aux fruits qu’elles portent sur le moment et dans la durée. En ce sens ou Louis XIV est un grand monarque car, en bien des domaines, son œuvre est pérenne.

 

À court terme, ce fut la création de la ville de Lorient qui supplanta progressivement la citadelle et le mouillage de Port-Louis ; à long terme les conséquences sont nombreuses. La création de grandes compagnies comme celle des Indes Orientales ouvrait la voie à de nouvelles formes de commerce et d’échanges, et a permis de développer la construction navale toujours présente ici. La France entrait ainsi dans le concert des grandes nations maritimes, en renforçant sa présence sur toutes les mers. On imagine les efforts de persuasion du roi et de son Ministre Colbert, pour faire admettre cela à notre vieille nation terrienne et continentale. Histoire nous apprend combien il est souvent difficile de faire bouger les choses. Pourtant ce sont ces nouveautés qui font les grandes nations. Ce sont elles qui font les grands règnes !

 

De cette volonté naquit une nouvelle cité, et se développèrent de nouvelles activités liées notamment à la présence toujours importante de la Marine nationale. J’ai beaucoup apprécié d’être reçu ce matin par un des corps d’élite des armées françaises qui a pu me présenter son action si décisive pour le maintien de la place de la France dans le concert des grandes nations. La présence des forces navales renforce les activités de construction navale et au-delà de celle du port. Elles complètent celles liées à la pêche et, de plus en plus, celle du nautisme. Derrière il y la capacité de toujours savoir s’adapter aux besoins qui changent d’une époque à l’autre.

 

Quant à la Compagnie des Indes puisque nous sommes, dans l’ancien arsenal, dans des locaux qui l’exaltent, si elle n’existe plus en tant que telle, elle demeure bien présente dans le domaine de l’art et du savoir-faire français. Ce Musée en atteste. Les objets créés grâce à la Compagnie des Indes, rappellent s’il en était besoin, le développement des arts sous Louis XIV.

 

Oui, les grandes politiques se jugent à leurs fruits, et les grands souverains à la pérennité de leurs actions.

Je suis heureux de pouvoir le rappeler en évoquant ici, Louis XIV mon grand-père. Cette année du tricentenaire de la mort du monarque préfigure l’anniversaire de la ville de Lorient l’an prochain, qui sera, Monsieur le Maire, j’en suis sûr, un grand succès.

 

Merci de m’avoir écouté.

Louis duc d’Anjou

 

Vendredi 29 mai 2015

Réception à la Chambre de commerce et d’industrie du Morbihan

 

Monsieur le Président [M. Jean-François Le Tallec]

 

Mesdames et Messieurs,

 

Chers Amis,

 

Tout d’abord, merci, Monsieur le président de ces mots chaleureux qui nous touchent mon épouse, la Princesse Marie-Marguerite, et moi-même.

 

Merci à vous tous de me permettre de mieux appréhender la vie économique de votre région. Ayant moi-même des responsabilités de chef d’entreprise, je sais combien il est difficile de dégager du temps pour recevoir, mais je sais aussi combien, un entrepreneur est heureux de pouvoir faire connaître son métier et partager ses réussites.

 

Sur ce point le Morbihan et la Bretagne en général, sont assez exemplaires.

Innover, se remettre en cause, chercher des voies nouvelles, croire plus en la responsabilité individuelle qu’en l’État providence, sont parmi les qualités qui vous animent. Vos entreprises représentent un large éventail de la vie économique française depuis la petite PME jusqu’aux équipements lourds que sont le Port de Lorient ou encore l’Aéroport. Vous œuvrez en permanence pour maintenir la diversité et la complémentarité entre les diverses activités ce qui fait le dynamisme d’une économie vivante. De l’industrie à la pêche, du tourisme à la recherche, votre région est forte de sa diversité.

 

Le taux d’emploi pour la Bretagne est supérieur au taux national. Cela n’est pas le fruit du hasard, mais celui d’un travail quotidien, de vous tous qui êtes la tête des entreprises et qui dirigez également la Chambre de Commerce qui insuffle et maintient le contact avec les pouvoirs publics. Il faut concilier la vie locale aux impératifs des marchés toujours plus larges puisque soumis à la mondialisation. Une entreprise, en effet,

 

ce sont d’abord ceux qui travaillent ;

un territoire qui en attend son développement ;

ce sont des familles qui trouvent les moyens de leur subsistance de leur épanouissement et, enfin,

des clients qu’il faut sans cesse satisfaire et fidéliser.

 

En première ligne, il y a le chef d’entreprise, un homme souvent seul face à l’immense responsabilité qu’il a acceptée d’assumer car elles font partie de sa conception de la vie. De l’éthique qu’il s’est donnée.

 

Les Bretons, issus d’une terre qui a montré sa vigueur, sa ténacité, son courage dans bien des épreuves au cours de l’histoire, sont par nature des entrepreneurs et des responsables. Liés à la mer depuis toujours, le commerce international ne fait pas peur et vous savez vous ouvrir aux nouveaux marchés. Votre esprit d’innovation d’adaptation sont les meilleurs atouts pour préparer l’avenir et affronter l’actuelle crise ; pour recréer la confiance des marchés économiques et sortir d’une spirale négative.

 

Je suis heureux de l’occasion qui nous est donnée de pouvoir demain voir sur place différentes facettes de vos activités et je remercie les organisateurs de ce déplacement, d’avoir pu assurer ses visites. Ce sera pour nous un moyen de mieux comprendre en particulier tout ce qui se fait en matière de filière de la construction navale, la pêche et d’adaptations des installations aux nouveaux besoins du sport et de la compétition nautiques.

 

Merci donc Monsieur le président et vous tous, d’être présents ce soir et j’espère que nous pourrons au cours de la soirée poursuivre le dialogue science sur vos projets, vos espoirs qui sont aussi ceux du Morbihan et plus largement de la Bretagne et de la France dont vous êtes une des forces vives.

 

Merci de m’avoir écouté.

Louis duc d’Anjou

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29 mai 2015 5 29 /05 /mai /2015 19:35
Louis de Bourbon. L'héritier des rois en Bretagne

Louis de Bourbon. L'héritier des rois en Bretagne

 

Letelegramme

29 mai 2015 à 11h28 / Propos recueillis par Bertrand Le Bagousse /

 

Le prince Louis de Bourbon, duc d'Anjou, est en visite officielle dans le Morbihan ce week-end. Chef de la maison de Bourbon et prétendant au trône de France, sous le nom de Louis XX, il répond en exclusivité aux questions du Télégramme.

 

Vous avez la double nationalité française et espagnole. Vous avez vécu à Caracas, New York et maintenant Madrid... Vous sentez-vous encore Français ?

"Il y a certainement pour moi une sorte d’atavisme. Les dynasties européennes ont constitué d’une certaine manière une préfiguration de l’Europe. Il n’y a pour s’en souvenir qu’à consulter leur arbre généalogique. Henri III, fils du roi de France, a été roi de Pologne avant de succéder à son frère sur le trône de France. Philippe V, roi d’Espagne, s’est toujours souvenu qu’il était prince français. Par ailleurs, du fait des mesures d’exil qui ont frappé les familles royales, la vie d’expatrié est devenue courante dans nos familles. Depuis un siècle et demi, les Bourbons ont souvent été amenés à vivre au loin. Mon père était né à Rome et a fait une partie de ses études en Suisse. Mes enfants sont nés aux USA, ma fille a été baptisée à Paris et mes garçons au Vatican. Enfin, Je suis comme beaucoup de nos contemporains pour qui le monde s’est ouvert. La vie moderne amène à beaucoup se déplacer. Tel est mon cas. Ce qui est certain, c’est que nous restons tous fidèles aux origines des Bourbons, famille française depuis plus de 1.000 ans".

 

Pour les légitimistes, vous êtes l'héritier de la couronne de France sous le nom de Louis XX. Quelles sont vos relations avec la branche orléaniste, notamment Henri d'Orléans, comte de Paris, qui revendique également le titre de chef de la maison royale de France ?

"Il peut, en effet, y avoir confusion, puisque Henri d’Orléans, comte de Paris, est le descendant direct de Louis-Philippe d’Orléans devenu roi des Français lorsqu’il a usurpé, en 1830, le trône de son cousin Charles X, roi de France. Louis-Philippe a créé une nouvelle dynastie, comme Napoléon 1er en avait aussi créée une autre à l’ombre de la Révolution française. Pour moi, je descends de la branche aînée des Bourbons, celle des rois de France depuis Louis XIV. Avec mon cousin Henri d’Orléans, nous nous rencontrons régulièrement dans des cérémonies. Nous représentons deux traditions différentes. Je suis le seul héritier des rois qui ont régné sur notre pays, de Clovis à Charles X".

 

Vous sentez-vous investi d'une mission ? Quels sont vos devoirs envers vos aïeux ?

"On ne peut être le descendant direct d’une dynastie dont la destinée se confond avec l’Histoire de France sans se sentir investi d’une mission. La première est, bien évidemment, celle du souvenir et de la mémoire dont il faut toujours témoigner. Mais il me semble que par rapport aux souverains passés, j’ai aussi le devoir de montrer que leur œuvre se poursuit et que les principes qui ont fait que ce régime a tenu 800 ans, ont toujours leur place : la justice, le respect du droit naturel, l’harmonie sociale…"

 

Où en est le dossier de la réinhumation de la tête d'Henri IV ?

"Il s’agit d’un dossier auquel je suis très attaché comme sans doute beaucoup de Français pour qui Henri IV est un modèle de roi. Depuis plusieurs années, je suis dépositaire de cette précieuse relique. Une première étude accompagnée d’analyses scientifiques menées par une équipe internationale, a permis de l’authentifier. Je m’étais donc rapproché des autorités pour qu’elle soit replacée à Saint-Denis. Par la suite, certains ont mis en doute les premiers résultats. Or, en cette matière, le doute n’est pas permis. Il doit être levé. Je prends des dispositions pour qu’il en soit ainsi et que le projet de retour dans la nécropole royale puisse aboutir".

 

Vous travaillez pour gagner votre vie. Pensez-vous qu'un descendant des rois de France a sa place dans les milieux financiers ?

"Travailler pour gagner sa vie me paraît être naturel. Nous ne sommes plus au temps des listes civiles, ni à l’ère des rentiers comme au XIXe siècle. Quant à moi, je me considère plus comme chef d’entreprise que comme financier".

 

Avez-vous des relations avec les hommes politiques français ? Les trouvez-vous, dans leur ensemble, soucieux du bien commun des Français ?

"J’ai, bien évidemment, des relations avec les hommes politiques français, des élus souvent, soit à leur demande, soit à la mienne pour m’informer des problèmes actuels. Je rencontre aussi d’autres personnalités de tous les milieux, notamment économique et culturel. Ceux que je rencontre sont habituellement soucieux du bien commun. C’est d’ailleurs sans doute ce qui nous réunit, car ce souci qui était un des fondements de la royauté, vient d’une vision encore plus ancienne de la vie politique – le fameux héritage romano-chrétien – et est heureusement partagé encore de nos jours par de nombreux gouvernants. Il est à la base de la vie sociale, hier comme demain".

 

Trouvez-vous que les présidents de la République ont, par certains côtés, une conception monarchique du pouvoir ?

"L’expression est effectivement employée, mais c’est souvent ironique lorsqu’il est reproché à un président d’avoir sa cour, ou plutôt péjoratif lorsqu’on reproche à un président d’être autoritaire. Cela est donc du domaine de la polémique où je ne veux pas me placer. En revanche, je constate que certains présidents sont plus que d’autres attachés à l’Histoire de France, dans sa durée, sa grandeur et à l’œuvre millénaire de la royauté".

 

Quel regard portez-vous sur la société française d'aujourd'hui ?

"Il est double. J’observe à travers les rencontres que je fais, le courrier que je reçois, les contacts avec les uns et les autres, qu’il y a une grande inquiétude. La crise économique, avec ses conséquences en matière d’emplois, de précarité, d’investissements, est durement ressentie. La crise morale ne l’est pas moins. Les attaques contre la vie, contre la famille inquiètent. Cette crise morale se double d’une autre, identitaire, et le communautarisme est mal ressenti dans un pays qui a toujours reconnu les diversités dès lors qu’il y avait un fond commun unitaire. En revanche, il y a et, ce qui est encourageant, surtout chez les jeunes, une grande espérance. Les jeunes ne baissent pas les bras. Ils ont envie de bâtir un monde meilleur et plus harmonieux. Ils ont souvent une conscience du bien commun que n’ont pas eue les deux générations précédentes plus tournées vers le bien-être personnel et un certain égoïsme. Je ne peux qu’encourager cette espoir, car je me sens proche de cette nouvelle génération qui vit complètement au présent, mais qui reprend à sa manière ce que mon père avait qualifié un jour de « vieilles recettes » qui ont fait leur preuve…"

 

De quelles valeurs êtes-vous le garant ?

"La question est d’autant plus intéressante qu’elle n’aurait sans doute pas été posée il y a 10 ou 20 ans. La question des valeurs n’y était pas ressentie avec la même force qu’actuellement. En effet, on assiste actuellement à la perte des valeurs. La vie humaine, par exemple, n’est plus un impératif. On tue pour quelques euros, on assassine par confort. Le droit des enfants n’est plus garanti. Ainsi, face à un pouvoir qui ne défend plus l’ordre naturel, comme héritier de la dynastie capétienne, je demeure le garant des valeurs morales".

 

Le "royal baby" a fait la Une des journaux en France ces derniers temps... Existe-t-il encore une nostalgie de la monarchie parmi les Français ?

"Cette nostalgie est certaine. La rupture a été faite dans la violence et, en conséquence, dans l’inconscient de tous, elle n’est pas acceptée. Elle est vécue comme un traumatisme qui entraîne soit le déni, soit un profond attachement qui se marque de manières multiples. Pour certains, c’est l’évocation de souvenirs; pour d’autres, l’étude et la recherche, et, pour beaucoup, c’est regarder vers les autres pays qui ont conservé leur monarchie avec ce que cela sous-entend d’unité et de partage. Le roi ou la reine appartient à chacun de ses sujets. Il y a un lien charnel. C’est ainsi que se forme une communauté. Les Français le ressentent et ils ont la nostalgie de cette grande famille".

 

Selon vous, le retour d'un roi de France est-il possible un jour, ou cela relève-t-il de l'utopie ?

"En politique, tout est possible et l’utopie n’existe pas. L’histoire de la royauté nous le montre. A tous les siècles, la question aurait pu se poser. J’aime bien évoquer ce qui s’est passé au XIVe siècle avec Charles VII. Sans doute, beaucoup pouvaient alors voir une utopie dans la mission de Jeanne d’Arc …Et le roi a finalement été sacré à Reims !"

 

Quels sont vos liens avec la Bretagne et quel sens donnez-vous à votre visite dans le Morbihan ?

"Je tiens à conserver des liens avec toute la France, à travers toutes ses provinces. En Bretagne, je suis déjà venu plusieurs fois, notamment à Brest pour le lancement du porte-avions Charles-de Gaulle, et dans les départements d’Ille-et-Vilaine et des Côtes-d’Armor, où j’ai été reçu par plusieurs municipalités et entreprises. Ces voyages sont importants pour moi pour voir sur place les problèmes qui se posent. Cette fois, je viens dans le Morbihan à l’occasion de l’évocation du roi Louis XIV, fondateur de Lorient et dont la France commémore cette année le tricentenaire de la mort. Mais au souvenir du grand roi, j’ai souhaité associer celui de l’épopée chouanne et le souvenir de tous les morts de toutes les guerres. Enfin, comme j’avais pu le faire à Brest, je viens aussi voir la base navale de Lorient, siège d’un corps d’élite, les fusiliers marins et commandos de Marine. Je n’oublie pas que je fais partie de la réserve de la Marine".

 

Vous allez rendre hommage aux combattants chouans à Brec'h. Rejoignez-vous certains historiens qui n'hésitent pas à parler de "génocide vendéen" lorsqu'ils évoquent les "guerres de l'Ouest" au sud de la Loire ?

"Ma réponse à votre question est d’autant plus claire que, malheureusement, l’actualité, avec ce que subissent les chrétiens d’Orient, permet de bien comprendre ce qui s’est passé alors. Quand deux armées s’affrontent, c’est une guerre. Quand des femmes et des enfants sont sciemment et systématiquement tués, quand des villages sont rasés, quand des monuments sont détruits, c’est un génocide".

 

Le programme de la visite du prince Louis de Bourbon dans le Morbihan

 

Samedi : le matin, réception au port de pêche, puis par la Marine nationale; l'après-midi, visite du Musée de la Compagnie des Indes à Port-Louis et réception par la municipalité de Lorient à la citadelle de Port-Louis; le soir, dîner de gala à Vannes.

Dimanche : à 9 h15, hommage aux combattants de la chouannerie au Champ des Martyrs à Brec’h; à 10 h 15, hommage à tous les morts pour la France au Mémorial de Sainte-Anne-d’Auray; à 11 h, grand-messe pontificale à la basilique de Sainte-Anne-d’Auray; à 15 h, cérémonie de mémoire et de fidélité au monument du comte de Chambord.

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28 mai 2015 4 28 /05 /mai /2015 12:39

"L'Église catholique se retire du processus électoral" au Burundi... On peut toujours attendre pour voir l'Eglise-qui-est-en-France se retirer des processus électoraux dans la république illégitime et totalitaire de France... et dans l'ensemble de l'Europe apostate:

L'Église catholique se retire du processus électoral au Burundi

Burundi : l'Église catholique se retire du processus électoral

Pierre Nkurunziza - présidentielle burundi 2015

28/05/2015 à 11:49 Par Jeune Afrique

 

L'Église catholique du Burundi ne souhaite plus s'associer au processus électoral en cours.

 

L'Église catholique se retire du processus électoral au Burundi, à une semaine de la date prévue des élections législatives et alors que le pays est plongé dans une grave crise politique, a annoncé jeudi le président de la conférence des évêques.

 

"Après avoir considéré la manière dont ces élections sont organisées et leur évolution actuelle (...), nous, évêques de l'Église catholique, avons estimé qu'il convenait que les prêtres démissionnent et cèdent leur place à ceux qui peuvent continuer le travail au sein des commission électorales où le clergé occupe des fonctions importantes", a déclaré le 28 mai Mgr Gervais Bashimiyubusa sur la radio catholique Radio Maria.

 

L'Église catholique, importante force morale au Burundi, avait pris position en mars contre un troisième mandat de M. Nkurunziza. "Il y a quelques jours, nous avons sorti un communiqué qui contenait nos souhaits pour que le processus électoral en cours réponde aux conditions requises pour de bonnes élections crédibles", a indiqué Mgr Bashimiyubusa, lisant un communiqué de la conférence des évêques.

 

Cette annonce est un coup très dur pour la crédibilité du processus électoral, a jugé un analyste local. Des prêtres sont à la tête d'au moins cinq des 17 commissions électorales provinciales, d'autres sont vice-présidents, beaucoup dirigent également ces structures au niveau des communes.

 

>> Lire aussi Processus électoral au Burundi : l'Église et l'Uprona dénoncent des irrégularités

 

"Nous en avons profité pour déclarer que l'Église pourrait se retirer du groupe des intervenants qui organisent ces élections vu que l'Église ne peut pas cautionner des élections pleines de lacunes", a expliqué le prélat, rappelant que le clergé avait dû donner aux prêtres une permission spéciale pour qu'ils puissent participer aux commissions électorales dans les provinces et les communes.

 

Des législatives et des communales sont prévues le 5 juin, avant la présidentielle du 26 juin. Le Burundi est plongé dans une crise politique depuis l'annonce fin avril de la candidature du président Pierre Nkurunziza à un troisième mandat, avec des manifestations quotidiennes à Bujumbura, sévèrement réprimées par la police. Les violences ont fait plus d'une trentaine de morts en un mois.

 

Les prélats appellent toutefois les fidèles à accomplir leur devoir de citoyen, en souhaitant que le vote se fasse sans "menace ou intimidation de quelque nature que ce soit".

 

La conférence des évêques a enfin appelé les forces de l'ordre et les manifestants anti-Nkurunziza, qui s'affrontent quotidiennement dans les rues depuis plus d'un mois, à ne pas tuer, car c'est un mal absolu.

 

>> Lire aussi Burundi : l'Église catholique s'oppose à la candidature de Pierre Nkurunziza à la présidentielle

 

(Avec AFP)

 

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28 mai 2015 4 28 /05 /mai /2015 12:29
L'histoire vraie de l'Ukraine par un prince russe et catholique

L'histoire vraie de l'Ukraine par un prince russe et catholique

 

Sputniknews

19:18 27.05.2015(mis à jour 20:05 27.05.2015)

 

Dimitri de Kochko

 

On entend souvent qu'il est bien difficile de s'y retrouver dans la crise ukrainienne actuelle. C'est à la fois une des causes et une conséquence des mensonges et dissimu lations massifs véhiculés par la presse dominante.

 

Dans le cas de l'Ukraine, un ouvrage d'histoire paru récemment en français, permet d'aller aux racines du mal.

 

Le livre est paru en 1920, donc en aucun cas pour surfer sur la vague du «Maidan» actuel. Intitulé: «Ukraine, la vérité historique», il est d'une surprenante actualité. Par son existence même, la date de sa publication et la polèmique historique qu'il entame au moment même où se créent les mythes et thématiques qui aujourd'hui sont invoqués, sur fond de guerre civile, dont ils sont une des causes.

 

L'auteur Alexandre Volkonski, est un prince de la lignée des Rurik, premiers souverains russes à Kiev. Mais il est devenu à la fin de sa vie prêtre greco-catholique («uniate» — catholique de rite oriental), qui le rend pour le moins compréhensif et sensible aux Ukrainiens de l'ouest, devenus catholiques sous la domination polonaise. Ils sont aujourd'hui les plus influencés par un nationalisme exacerbé, hostiles à leurs concitoyens russes ou même russophones. Ce n'est pas le cas de Volkonski.

 

UN SEUL PEUPLE

 

Il montre en effet par son rappel historique détaillé et documenté que les peuples russes et ukrainiens ne sont en fait qu'un seul et même peuple. Que leurs territoires ont été morcelés et divisés par l'histoire et que les conquérants successifs ont cherché à les diviser. Souvent en tentant de réécrire l'histoire, parfois contre toute évidence.

 

Comme chacun sait aujourd'hui, la Rus' urbaine, c'est à dire la Russie, est née à Kiev et Novgorod, environ au IX ème siècle. Le grand Prince, premier entre ses pairs (et frères) qui règnaient sur les autres cités russes était à Kiev. Cela provoquait des guerres interminables au moment des successions.

 

C'est là que le Grand Prince Vladimir a «baptisé» la Russie en 988 au rite chrétien byzantin. Celà reste une référence commune fondatrice pour tous les Russes, y compris ceux d'Ukraine. La langue d'alors, le vieux russe, était commune à tous. L'ukrainien, issus d'au moins trois dialectes essentiellement galiciens, et qui fut un élément identitaire lors de la domination autrichienne ou polonaise, n'a été fixé qu'au XIXème siècle.

 

Mais Kiev fut détruite en 1240 par les Tatares. Et la steppe vers l'est resta quasi déserte durant près de 300 ans. Elle se repeupla peu à peu de cosaques, composés essentiellement de fugitifs (servage, persécutions religieuses, évasions…) de diverses nationalités. Quant à l'autre partie, celle de l'ouest, elle fut conquise par les Lituaniens unis ensuite aux Polonais dans le royaume «unissant les deux mers» (de la mer Baltique à la mer Noire). Ce royaume historique hante encore aujourd'hui l'esprit nostalgique de nombreux nationalistes polonais. ET il est l'un des objectifs de géopoliticiens américains.

 

Jamais avant 1918, écrit Volkonski, l'Ukraine n'a été un état indépendant, contrairement à ce que prétend la propagande ukrainophile. Cette dernière se réfère à un «état cosaque» aux XVI ème et XVII ème siècle. Or, écrit Volkonski, «durant ces siècles, l'Ukraine n'était qu'une partie de l'état polonais…. C'est lui qui fixe le nombre des cosaques: 60,000 hommes en 1575, 6.000 en 1627, 1.200 en 1638. Il introduit le servage et y soumet une partie des cosaques, la liberté de conscience octroyée à la population petite-russe (nom d'une partie de l'Ukraine) est telle que le métropolite orthodoxe de Kiev prie (en 1625) le tsar de Moscou de prendre l'Ukraine sous sa souveraineté….. Les Ukrainiens de l'époque ne se considéraient pas comme libres et, durant tout un siècle, ils ont avec ténacité sacrifié leurs vies dans le vain espoir de secouer le joug étranger». En 1654, sous le commandement du hetman Bogdan Hmelnitski, l'Ukraine et la Russie unissent à nouveau leurs destins. C'est la célébration du tricentenaire de ce Traité de Pereïslav qui servit de pretexte à Nikita Khrouchtchev pour offrir la Crimée (sans Sébastopol) à l'Ukraine soviétique en 1954.

 

UNE CREATION AUTRICHIENNE APPLIQUEE PAR LES BOLCHEVIKS

 

L'ouvrage de Volkonski est œuvre d'historien. Très précis et détaillé, il vise à répondre aux thèses et aux contre-vérités historiques véhiculées par une des pères fondateurs du nationalisme ukrainien, Mikhail Hrouszewski, historien et homme politique qui fut le premier président de la Rada (parlement) fondée à Kiev après la révolution bolchévique, avant de devenir sous le pouvoir stalinien, membre de l'Académie des sciences de l'URSS pour favoriser «l'ukrainisation» de l'Ukraine… Car cette dernière n'allait pas du tout de soi. Et Volkonski démonte les nombreux subterfuges de Hrouszewski pour tenter de créer une Ukraine historique qui n'existe guère. Hrouszewski décrit par exemple une dynastie de princes ukrainiens d'avant les Tatares, en oubliant tout simplement ceux qui ont régné par rotation dans les autres villes russes. Il recourt à la création autrichienne des Ruthènes, en fait des Russes pour la plupart, pour tenter de justifier l'existence d'un peuple différent des autres Russes…

 

Pour résumer, on peut dire que ce sont les bolcheviks communistes qui ont appliqué sur le terrain une création austro-allemande, reprise par les polonais en s'appuyant sur quelques intellectuels galiciens (Région de Lvov dominée par l'Autriche jusqu'en 1918, puis polonaise avant de devenir soviétique en 1939 puis en 1945). Pour les Autrichiens et les Prussiens ensuite (Volkonski cite des cartes trouvées au début de la première guerre mondiale sur des officiers allemands montrant une petite Pologne et une grande Ukraine), il s'agissait bien sûr d'affaiblir la Russie en la divisant. Comme c'est ce que visent aujourd'hui les USA, ils ont repris l'idée avec tous leurs moyens. Pour l'Allemagne, les choses ont changé mais le poids de ses choix historiques en diplomatie explique en partie ses positions ambigües sur la question ukrainienne et vis-àvis de la Russie.

 

Il est pour le moins paradoxal que les nationalistes ukrainiens au pouvoir aujourd'hui à Kiev, qui ont il est vrai ajouté à leur Panthéon, où figure Hrouszewski, des collaborateurs des Allemands durant la deuxième guerre mondiale, accusent les communistes de tous les maux de l'Ukraine, alors que ces derniers sont eux qui ont créé l'Ukraine et tenté de la rendre viable.

Aujourd'hui encore, la diversité du pays et le refus d'en tenir compte, font que la partie n'est toujours pas gagnée. Et même si aujourd'hui, après tant de décennies, une nationalité ukrainienne s'est formée, est-il vraiment dans l'intérêt des autres européens d'encourager les discours de haine pour continuer à jouer la division entre peuples russes historiques? Elle fut imaginée à Vienne, Berlin et Varsovie en des temps qui ont mené à la catastrophe européenne de la première guerre mondiale. Veut-on à ce point que l'histoire se répète?

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27 mai 2015 3 27 /05 /mai /2015 13:04
Sergueï Glaziev : La guerre hybride et le contrôle sur la Russie

Les 15 et 16 mai 2015, le Magazine Realnoe Vremia a publié en deux parties le compte rendu de l’intervention-fleuve de Sergueï Glaziev [conseillier économique de Vladimir Poutine, NDLR.] lors d’une vidéoconférence à l’occasion d’un séminaire de cadres du parti Russie Unie, sur les «Perspectives de développement économique de la Russie sous le régime des sanctions». Le texte ci-dessous est la traduction d’un extrait de cette intervention. Il porte sur la guerre menée actuellement contre la Russie et indique la ressource qui peut permettre de remporter cette guerre.

 

Aujourd’hui, la forme même des activités militaires entre pays, que les spécialistes ont déjà baptisée guerre hybride, diffère radicalement de celle des guerres que nous avons menées jusqu’ici, en ce que la force militaire n’intervient qu’en dernière instance, lorsque l’adversaire est déjà vaincu et qu’il reste à le punir. Mais pour vaincre l’adversaire, il est indispensable de créer le chaos.

Ainsi, cette technologie des révolutions oranges, technologie de manipulation de la conscience est une manifestation contemporaine de la démarche technologique liée au nouvel environnement technologique et à sa capacité d’agir au moyen de l’information sur la conscience collective. Sous nos yeux, elle a plongé le Proche Orient dans le chaos et est ensuite arrivée jusqu’à nous.

S’appuyant sur une base élaborée pendant deux décennies, les Américains sont parvenus, littéralement en deux ans, grâce aux méthodes de la guerre psychologique et informationnelle, à une manipulation massive de la conscience collective, imposant dans celle-ci des images cognitives destructrices, poussant non seulement l’Ukraine dans le chaos, mais transformant également le peuple ukrainien en quelque chose de tout à fait inhabituel pour nous et à tout le moins stupéfiant de point de vue de la mythologie qui a jeté son emprise sur les esprits.

Ici, nous sommes confrontés à une manifestation complètement archaïque de la conscience, dans le cadre de laquelle les gens sont prêts à recourir à la violence et à commettre des crimes. Ces formes archaïques de la conscience collective sont engendrées par le système qui a manipulé celle-ci, en vue de créer un chaos duquel émergera un ordre nécessaire au commanditaire, en l’occurrence, les Américains.

Ceux-ci ont besoin d’un poste avancé leur permettant de poursuivre leur agression contre la Russie. Concrètement, ils transforment une partie du Monde russe en un monde anti-Russie, c’est-à-dire ce que ne parvinrent pas à réaliser les Allemands à la fin du XIXe siècle, les Autrichiens lors de la Première Guerre Mondiale, et de nouveau les Allemands ensuite. Et cela, malgré que le nazisme en Ukraine a toujours été un phénomène marginal et qu’à l’époque du pouvoir soviétique, personne ne voulait parler l’Ukrainien, être ukrainien. Et même pendant les années de guerre, les hitlériens ne purent prendre appui que sur un groupe marginal de gens, constitué de «déclassés» louant leur supériorité idéologique sur les Russes, mais s’agenouillant devant les Européens de façon de façon à affirmer leur autonomie vis-à-vis de la force même qui s’opposait à eux.

Aujourd’hui, cette technologie de manipulation des masses constitue un exemple d’application du nouvel environnement technologique en politique, dans la lutte pour diriger le monde, pour préserver une hégémonie dans le monde globalisé, qui se déroule aujourd’hui entre l’Amérique et l’Asie. Il s’agit également d’une lutte pour le contrôle de la périphérie car la lutte directe entre deux hégémons est très risquée. Dès lors, ceux-ci commencent par une lutte pour la périphérie : l’ancien leader essaie de renforcer sa puissance en prenant le contrôle de sa périphérie. Et depuis le début des années ’90, nous faisons partie de la périphérie du système financier américain. Ils ne veulent pas que nous sortions de cette situation et utilisent toutes les possibilités de manipulation de notre système financier et économique, afin de servir leurs intérêts. Et dans une situation de tension politique et militaire de niveau moyen, cette manipulation augmente radicalement : les américains ont absolument besoin de prendre le contrôle de la Russie, pas tant pour y engranger des bénéfices que pour priver la Chine de la possibilité d’avoir à sa disposition les richesses naturelles de la Russie. Le contrôle sur la Russie garantit automatiquement le contrôle sur l’Asie Centrale, qui revêt également une importance stratégique dans la lutte entre Américains et Chinois. Et le déclenchement d’une guerre en Europe représente un moyen de renforcer le contrôle sur celle-ci. La lutte se déroule sur de nombreux fronts.

Aujourd’hui, le capital humain est essentiel.

(…) En principe notre situation n’est pas aussi mauvaise qu’elle puisse paraître. La Russie demeure le pays le plus riche au monde en termes de richesse nationale par habitant. Nous dépassons tous les autres, y compris les États-Unis. Notre problème consiste en ce que la base de cette richesse, c’est notre potentiel de ressources naturelles. Dans les autres pays, sa part s’élève à 4% environ, et dans notre économie, elle atteint 40%. Mais ce qui s’appelle capital fixe, fonds d’exploitation, et appareil de production, garantissant le développement économique, cela représente chez nous au plus 10% de la structure de la richesse nationale. Dans les pays avancés, cela d’élève à 20%.

Mais aujourd’hui, l’essentiel est le capital humain. Au début des années ’60 du siècle dernier, les investissements dans la personne, dans l’enseignement, les sciences et la culture commencèrent à dépasser en valeur absolue les investissements dans le «matériel». Et après la transition vers le régime technologique de l’information et des communications, de «l’économie du savoir», cette tendance se renforça nettement. Voici 60 ou 70 ans, après la guerre, nous sommes passés sur une voie de développement nouvelle ; le progrès technique devint le facteur principal de croissance économique. Aujourd’hui, environ 90% de l’augmentation du revenu national et du produit intérieur brut proviennent du progrès technique et des nouvelles technologies, augmentant l’efficacité et permettant de s’approprier de nouvelles possibilités. On débouche ainsi sur la constatation selon laquelle la richesse nationale essentielle, c’est le capital humain. Et de ce point de vue, nous sommes moyens, notre situation n’est pas désespérée, néanmoins, les autres pays disposent d’une part de développement du capital humain supérieure à la nôtre. La raison principale réside en ce que notre capital humain ne croît pas suite à la vive diminution du financement des sciences et de l’enseignement opérée dès le début des années ’90. Si on examine la structure des dépenses budgétaires, on constate que nous portons ces «taches de naissance» issues de la dégradation des années ’90. Notre part des dépenses consacrées à l’enseignement est 1,5 fois inférieure à la moyenne mondiale, et le tableau est identique en matière de soins de santé. Si l’on compare avec les pays développés, notre part des dépenses consacrées à la croissance de notre capital humain est de deux fois inférieure. C’est la raison pour laquelle nous ne pouvons plus nous permettre d’essayer de réaliser des économies sur le compte de notre capital humain. Sa croissance est essentielle.

Source via russiesujetgeopolitique.ru

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27 mai 2015 3 27 /05 /mai /2015 08:37
Benoît Hamon propose la reconnaissance du "burn-out" comme maladie professionnelle

Le socialistes se rappellent soudainement qu'il y a un monde du travail et des travailleurs qui les ont élu. Le premier véritable texte du gouvernement sur le travail en trois ans... a été présenté hier dans le cadre du projet de loi sur le "dialogue social" du ministre du Travail François Rebsamen.

Benoît Hamon a présenté une proposition de loi pour améliorer la vie des travailleurs dont l'examen a débuté hier après-midi à l'Assemblée. Il s'agit d'inscrire le "burn-out", cet "effondrement au travail" dans la loi comme une maladie professionnelle [1], en faisant "basculer le financement" de ce syndrome d'épuisement professionnel "sur la branche Accident du travail et maladies professionnelles" financée par les cotisations patronales. [2]

L'un de ses amendements, soutenu par une "trentaine de députés" et cosigné avec des "frondeurs" mais aussi quelques députés socialistes "légitimistes" et des écologistes vise à ce que les "affections psychiques" puissent faire l'objet d'un traitement particulier pour leur reconnaissance comme d'origine professionnelle.[3]

"Si ces phénomènes apparaissent avec tant de force aujourd’hui, c’est parce qu’ils sont à la croisée de plusieurs bouleversements: l’irruption des nouvelles technologies, la prise de pouvoir des actionnaires et les exigences court-termistes qui en découlent. Désormais, les salariés sont principalement jugés à l’aune de leur contribution à la performance globale. Cela touche les cadres, mais par ruissellement tous les salariés sont concernés. Ces nouvelles conditions de travail épuisent et parfois broient des milliers de salariés", expliquait hier le député PS des Yvelines. [4]

"Les protections aux nouvelles menaces", "est même une exigence naturelle. Elle s’inscrit dans la grande histoire des conquêtes sociales, de l’interdiction du travail des enfants à la réduction du temps de travail, en passant par la représentation des salariés. C’est aussi une nécessité économique. Aujourd’hui, cela coûte plus cher de soigner ces pathologies que de les prévenir. C’est pourquoi j’ai déposé trois amendements au projet de loi sur le dialogue social en faveur de la reconnaissance professionnelle du burn-out", poursuivait le député.

"Reconnaître la cause professionnelle de ce mal, c’est obliger les entreprises à payer pour les dégâts qu’elles engendrent sur la santé des salariés", ajoutait Benoît Hamon.

"L’idée qu’il suffirait de baisser leurs droits (des employés NDLR.) pour relancer les embauches. C’est une fable, une formule magique des libéraux et du patronat d’ailleurs contredite dans les faits. En Allemagne, par exemple, où les salariés sont plus protégés, le chômage est trois points en dessous de la France. Et puis, plus les salariés sont protégés, plus ils sont en confiance et productifs".

Des cadres aux employés, environ 3,2 millions d’actifs risquent un épuisement nerveux au travail. [5] L’exploitation des hommes, des femmes et des enfants au travail est une réalité de la république destructrice ... qui a dominé le XIXe siècle et le XXème siècle. (Cf. Marion Sigaut : Comprendre les Lumières : aux sources de la prolétarisation du monde ouvrier)

Ministre délégué à l'"Économie sociale et solidaire et à la Consommation" dans le gouvernement Jean-Marc Ayrault I et II, puis Ministre de l"’Éducation nationale, de l'Enseignement supérieur et de la Recherche" sous le gouvernement Manuel Valls I, Benoît Hamon avait dénoncé le 22 octobre 2014 une politique menée par François Hollande et manuel Valls qui "menace la république" et prépare un "désastre démocratique".

Notes

 

[1] Le burn-out bientôt reconnu comme maladie professionnelle? 20Minutes, Publié le 26.05.2015 à 08:10 Mis à jour le 26.05.2015 à 17:46

[2] Des députés demandent la reconnaissance du burn out comme maladie professionnelle, 20 Minutes avec AFP Publié le 07.12.2014 à 12:53 Mis à jour le 07.12.2014 à 12:53

[3] Burn-out. "Une maladie professionnelle" pour Benoît Hamon, Ouest-France, 26 mai

[4] Le burn-out, «un défi social auquel nous devons répondre», Libération, 25 mai 2015 à 19:46

[5] L’appel des députés pour la reconnaissance du burn out, Le JDD, 6 décembre 2014 | Mise à jour le 8 décembre 2014

 

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27 mai 2015 3 27 /05 /mai /2015 05:34
Diptyque de l’Ange Gardien: www.traditions-monastiques.com

Diptyque de l’Ange Gardien: www.traditions-monastiques.com

Litanie de l'Ange gardien (pour la récitation privée)

 

Seigneur, ayez pitié de nous.

Jésus-Christ, ayez pitié de nous.

Seigneur, ayez pitié de nous.

Jésus-Christ, écoutez-nous.

Jésus-Christ, exaucez-nous.

Père céleste, qui êtes Dieu, ayez pitié de nous.

Fils, Rédempteur du monde, qui êtes Dieu, ayez pitié de nous.

Esprit-Saint, qui êtes Dieu, ayez pitié de nous,

Trinité Sainte, qui êtes un seul Dieu, ayez pitié de nous.

Sainte Marie, Reine des Anges, priez pour nous.

Saint Joseph, Epoux virginal de la Reine des Anges. Priez pour nous

Saint Ange, qui êtes mon gardien,

Saint Ange, que je révère comme mon prince,

Saint Ange, qui m'avertissez si charitablement,

Saint Ange, qui me donnez de sages conseils,

Saint Ange, mon zélé protecteur,

Saint Ange, qui pourvoyez à mes besoins,

Saint Ange, qui m'aimez tendrement,

Saint Ange, mon consolateur,

Saint Ange, qui m'instruisez de mes devoirs,

Saint Ange, mon bon pasteur,

Saint Ange, témoin de toutes mes actions,

Saint Ange, qui me secourez en toute rencontre,

Saint Ange, qui veillez continuellement à ma garde,

Saint Ange, qui me secondez dans toutes mes entreprises,

Saint Ange, qui intercédez pour moi,

Saint Ange, qui me portez dans vos mains,

Saint Ange, qui me dirigez dans toutes mes voies,

Saint Ange, qui présidez à toutes mes actions,

Saint Ange, mon charitable défenseur,

Saint Ange, qui me conduisez avec sagesse,

Saint Ange, qui me mettez à l'abri des dangers,

Saint Ange, qui m'enseignez les vérités du Salut,

Agneau de Dieu, qui effacez les péchés du monde, pardonnez-nous Jésus.

Agneau de Dieu, qui effacez les péchés du monde, exaucez-nous Jésus.

Agneau de Dieu, qui effacez les péchés du monde, ayez pitié de nous Jésus.

Priez pour nous, Saints Anges gardiens,

Afin que nous devenions dignes des promesses de Jésus-Christ.

Prions : Dieu tout-puissant et éternel, qui par un effet de votre ineffable bonté, nous avez donné à tous un Ange gardien, faites que j'aie pour celui que vous m'avez accordé dans votre miséricorde tant de respect et d'amour que, aidé par les dons de votre grâce et par son secours, je mérite d'aller dans la céleste patrie vous contempler avec lui dans l'éclat de votre gloire. Par Notre Seigneur Jésus-Christ. Ainsi soit-il.

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26 mai 2015 2 26 /05 /mai /2015 19:32
Charlie Hebdo: Yahia Gouasmi, porte plainte pour injure

Dans un communiqué paru la semaine dernière sur son site internet et intitulé «Pourquoi Charlie Hebdo ne dessinera plus le Prohète», le Parti Antisioniste annonce que son président, Yahia Gouasmi, attaque le journal "Charlie Hebdo" et son directeur de publication Laurent Sourisseau en justice.

Yahia Gouasmi porte plainte pour injure, contre le journal qui a fait de l'insulte gratuite sa ligne éditoriale. La première audience de procédure aura donc lieu le Jeudi 28 mai à 13h30 à la 17ème chambre correctionelle du Tribunal de grande instance de Paris.  

On a vu que de même que la vraie réponse contre l'Idéologie est la Résistance passive, parce que toute réponse - même avec les armes mises en place par le système lui-même (ici le dépôt de plainte) -, ne fait que nourrir l'idéologie, renforcer l'Anti-société, les divisions et les antagonismes, la vraie réponse à la grossièreté et la médiocrité est l'appel au boycott.

Au nom de la Raison et de la Civilisation, je pense donc je ne suis pas Charlie... La liberté d'expression ne comporte pas le droit d'injurier gratuitement.

Je pense donc je ne suis pas Charlie
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26 mai 2015 2 26 /05 /mai /2015 16:50

Sur son blog, Bruno Gollnisch (Front national) s'adresse "aux catholiques qui seraient réticents à l’engagement politique" à ses côtés:

Pour être tout-à-fait clair sur ce sujet, je rencontre souvent des catholiques qui ont été formés, voire très bien formés. Ils ont suivi des cursus de formation doctrinale, puis ils ont formé d’autres formateurs, etc. Mais ce que je constate avec regret, c’est que cette excellente formation, bien souvent, ne se traduit par aucun engagement concret, et ce au motif que les engagements concrets peuvent être des occasions de compromis, voire de compromissions, d’erreurs, de chutes, etc. C’est Péguy qui a dit : « ils ont les mains propres, mais ils n’ont pas de mains ». Il disait cela des moralistes Kantiens. Mais il a dit aussi de certains chrétiens « Parce qu’ils n’ont pas la force d’être de la nature ils croient qu’ils sont de la grâce. Parce qu’ils n’ont pas le courage d’être du monde ils croient qu’ils sont de Dieu. »

Gollnisch: « j’appelle volontiers à une clarification », 26 mai 2015

Bruno Gollisch, citant Péguy, inverse la prière de Notre Seigneur Jésus-Christ à son Père qui précise au contraire que ses disciples ne sont PAS "du monde"... mais "dans le monde" :

 

[L]e monde les a haïs, parce qu'ils ne sont PAS DU MONDE, comme moi-même je ne suis pas du monde. Je ne vous demande pas de les ôter du monde, mais de les garder du mal. Ils ne sont PAS DU MONDE, comme moi-même je ne suis pas du monde. Sanctifiez-les dans la vérité. Comme vous m'avez envoyé dans le monde, je les ai aussi envoyés DANS LE MONDE.

Evangile de Jésus-Christ selon saint Jean 17, 14-18

Quand Bruno Gollnisch inverse une parole du Christ

Contrairement donc à ce que laisse entendre Bruno Gollnisch, on est bien avant tout et d'abord de Dieu, et cela dès notre baptême (ce sacrement protège le baptisé des attaques de Satan). Ce n'est qu'ensuite que l'on est "dans le monde" et que l'on peut y être une lumière pour nos prochains, précisément parce que nous sommes d'abord de Dieu, et que nous nous sanctifions dans la vérité.

Il n'y a aucun courage à se dire "du monde". Au contraire, la pente qui conduit au monde est rapidement prise, elle est droite et facile, tandis que la route qui mène au Ciel est plus difficile, longue et sinueuse. Au point que "ce sont les violents" qui "s'emparent du Royaume des Cieux" (Mt. 11, 12). C'est-à-dire qu'il faut se faire violence, faire violence à notre nature pour gagner le Ciel.

N'oublions pas non plus le précepte de saint Jacques :

La religion pure et sans tache devant notre Dieu et Père, [est]... se préserver pur des souillures DE CE MONDE.

Epître de saint Jacques 1, 27

Quiconque veut être ami du monde se rend ennemi de Dieu.

Epître de saint Jacques 4, 4

Si cette explication devait sur-interpréter la pensée de Bruno Gollnisch, au motif que celui-ci aurait voulu dire qu'il y a des catholiques qui "n'ont pas le courage" non pas d'être "du monde" mais de faire de la politique tout simplement, il faut préciser alors qu'il est dangereux d'employer des termes tirés de la Bible en les inversant afin de les faire correspondre à sa pensée. Ce qui induit totalement en erreur sur le sens de l'Ecriture...

 

J'aurais plutôt tendance à penser que le catholique national qui, pour reprendre la pensée de Bruno Gollnisch, aurait "le courage" de faire de la politique - dans le cadre des institutions républicaines qui ont remplacé la Souveraineté de Dieu par la Souveraineté de l'homme (Souveraineté nationale - article 3 DDH 1789 - et Volonté générale - art. 6 DDH 1789 -) est soit un inconscient et un aveugle qui dirige d'autres aveugles dans l'abîme..., soit une personne consciente mais qui, malgré tout, et en dépit de tout, continue de faire et d'enseigner aux autres à faire comme lui, "comme si Dieu n'existait pas"... (auquel cas nous le laissons seul juge de ses actes):

À la racine de la perte de l'espérance se trouve la tentative de faire prévaloir UNE ANTHROPOLOGIE SANS DIEU ET SANS LE CHRIST. Cette manière de penser a conduit à considérer L'HOMME comme « le CENTRE ABSOLU DE LA REALITE, lui faisant occuper faussement la place de Dieu. On oublie alors que ce n'est pas l'homme qui fait Dieu, mais Dieu qui fait l'homme. L'oubli de Dieu a conduit à l'abandon de l'homme », et c'est pourquoi, « dans ce contexte, il n'est pas surprenant que se soient largement développés le nihilisme en philosophie, le relativisme en gnoséologie et en morale, et le pragmatisme, voire un hédonisme cynique, dans la manière d'aborder la vie quotidienne ». La culture européenne donne l'impression d'une « apostasie silencieuse » de la part de l'homme comblé qui vit comme si Dieu n'existait pas.

Saint Jean-Paul II, Ecclesia in Europa, 9, 28 juin 2003

Les catholiques qui veulent investir la politique républicaine sans Dieu (article 3 et 6 DDH de 1789) - mais en apportant la pierre angulaire du Christ - aident en fait les "bâtisseurs" à construire la société antichrétienne. On en serait pas là depuis longtemps s'ils s'étaient retirés. Ils pensent investir le système alors que c'est le système qui les investit et les corrompt.

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25 mai 2015 1 25 /05 /mai /2015 22:06
Pèlerinage du Saint-Nom-de-Jésus-de Fanjeaux à Rome

La congrégation des dominicaines du Saint Nom de Jésus de Fanjeaux a organisé du 9 au 14 février 2015 un pèlerinage d'action de grâces, à Rome.

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25 mai 2015 1 25 /05 /mai /2015 17:43

Le suffrage universel, nous en sommes certains, ne ramènera pas le Bien commun. Nous affrontons non un régime mais une idéologie. Si on affrontait un régime politique, on pourrait se soulever contre un régime. Mais contre une idéologie ce n'est pas la même chose.

Jean de Viguerie

Comment donc résister à une idéologie, avons-nous vu s'interroger l'historien Jean de Viguerie ?

De la Résistance passive à la liberté

Le plus illustre pamphlet politique de tous les temps, le discours intitulé "De la Servitude Volontaire ou le Contr’un" écrit par Étienne de la Boétie au XVIe siècle alors qu’il n’avait que 18 ans, est très intéressant à découvrir car il s’applique au pouvoir mis en place dans les républiques contemporaines quelles qu’elles soient...

Il n’y a plus un tyran élu ou non ou un roi héréditaire à la tête de la nation mais une caste de politiciens qui sont élus par un peuple ayant abandonné toute idée de liberté en se laissant tyranniser par des politiciens dont ils sont en définitive les complices puisqu’ils les ont mis au pouvoir et en sont devenus les victimes consentantes. [1]

 

Les systèmes électoraux eux-mêmes ont été peaufinés par les politiciens pour servir les intérêts de ces mêmes politiciens selon une mécanique qu’on peut ne qualifier que de machiavélique [Machiavel était l'ancêtre du républicanisme et de la politique moderne] car les minorités non inféodées aux groupes d’intérêt n’y ont aucune chance de représentativité. Les libertés individuelles disparaissent les unes après les autres, la propriété privée est menacée, l’intimité de la personne est surveillée et les agents du fisc, tels les fermiers généraux de l’Ancien Régime, se sont arrogé un droit de regard sur nos achats, nos revenus et nos dépenses, nous sommes écoutés, espionnés à la minute près, l’éducation de nos enfants depuis l’école maternelle jusqu’à l’université est prise en charge par le tyran, notre santé dépend du bon vouloir du tyran, en un mot nous sommes totalement asservis par le pouvoir en place qui dispose d’une police agressive et aux ordres et éventuellement de l’armée pour asseoir son pouvoir indéfectible.

 

Il reste encore quelques monarchies en Europe dont les rois ou reines n’ont plus aucun pouvoir mais ce pouvoir est détenu par le monde politique sous les ordres d’un tyran d’un autre genre, président ou premier ministre selon les pays, qui détient même le triste pouvoir d’envoyer à la guerre les citoyens assujettis à sa tyrannie et y compris d’engager son pays dans une guerre dont la majorité des citoyens ne veulent viscéralement pas.

 

Tout est décrit par La Boétie, scrupuleusement, et il y a 441 ans de cela ! La Boétie était un libertarien avant l’heure. Ce jeune homme prônait la désobéissance civile (et civique), le refus de payer l’impôt, l’objection de conscience et la non-violence, même s’il n’utilisait pas dans son discours ces termes aussi précisément, pour faire échec à la tyrannie du politique sur le citoyen, au sens grec du terme c’est-à-dire habitant de la cité.

Mais il faut avant tout que les citoyens, dix, cent, mille, des cités entières, des millions (selon La Boétie), prennent conscience qu’ils sont tyrannisés par le monde politique qu’ils ont eux-mêmes mis au pouvoir. Ce que La Boétie n’a pas mentionné dans son Discours est la collusion entre le monde de la finance et le monde politique, et souvent certains milieux industriels comme l’industrie de l’armement, de l’énergie ou plus récemment des télécommunications et ces rapprochements naturels, aux yeux du citoyen moyen, y compris l’éducation et la santé pour mieux parachever cette œuvre de domination, sont contre nature et tout au contraire organisés pour mieux asservir ce citoyen déjà réduit à l’état de serf (au sens du XVIe siècle) alors entièrement soumis à ce système tyrannique à qui il a pourtant attribué ce pouvoir.

En ce qui concerne le monde politique français en particulier, mais le pamphlet de La Boétie s’applique à n’importe quel régime politique de n’importe quel pays sur cette planète, il n’y a aucune distinction de couleur ou d’idéologie entre la gauche et la droite, entre l’extrême gauche, le centre ou l’extrême droite, entre républicains ou démocrates, entre chrétiens-démocrates et partis populaires – des dénominations usurpées et vides de sens – entre travaillistes ou conservateurs, ce sont des classifications sans fondement car tous les partis politiques n’ont qu’un seul objectif : se faire élire avec l’appui de la haute finance puis asservir leur électorat, le tyranniser et l’appauvrir. Les riches ne votent même pas, ils achètent les politiciens, c’est beaucoup plus efficace

La servitude moderne comme toute servitude est proprement démoniaque. Elle dégrade et corrompt l'homme afin de maintenir sur lui sa domination spirituelle. Sur le plan strictement politique, c'est la raison pour laquelle la Tyrannie moderne a marqué sa différence avec la pensée politique traditionnelle dans son refus catégorique de considérer la morale comme actrice et fondement de la politique. Cette autonomie radicale de la politique - totalement étrangère à la pensée des Anciens comme à celle des grands docteurs scolastiques - ne fait que traduire l’apparition avec Machiavel d’une nouvelle conception de l’État, conçu comme comme une valeur en soi, indépendante des fins poursuivies, et une valeur absolue.

Ainsi, les Révolutionnaires de 1789 avec leur république absolue ont-ils constitutionnalisé le principe d'un "régime" politique amoral où la source de toute légitimité politique n'est plus ni Dieu ni le droit naturel même, mais la Volonté générale (article 6) combiné à la Souveraineté nationale (article 3) tout en déclarant à côté dans le même temps .... l'existence de "droits naturels et imprescriptibles" (sic) (article 2), mais qui ne reposent absolument sur rien.

Comment sortir de cette servitude ?

 

C’est le principe de la Résistance passive combinée à la désobéissance civile (technique reprise d’Henry David Thoreau à Gandhi).

La révolte classique oppose la violence à la violence. La Résistance passive refuse d'être complice d'un pouvoir illégitime et de nourrir ce pouvoir par sa propre coopération. Elle combine la désobéissance civile théorisée par La Boétie, à l'action passive (Exemple: le boycott autant que possible des media-menteurs, le refus de consommer tel ou tel produit, le refus de participer à l'inversion des souverainetés, des fins, le refus de participer à la soit-disant "vie" politique, etc.)

La Boétie est un des premiers théoriciens de ce mode d’action qu’il faut distinguer de la rébellion, qui elle est active.

Or, dans un régime politique qui n'en est pas un comme la république, la révolte nourrit l'idéologie dominante qui, tel un parasite, se nourrit de chaque réaction du peuple pour ressouder ce qu'elle nomme l'"unité républicaine".

Pour se défaire donc de cette malédiction qui agit tel un envoûtement collectif et qui fait que les gens pensent avoir un quelconque pouvoir grâce à un bulletin de vote, il s'agit d'abord pour chacun à son niveau, de refuser de nourrir le parasite. C'est un combat intérieur contre les Principautés et les puissances du mal, qui a ses répercussions sur notre environnement proche. Combat intérieur dans lequel les conseils de sainte Jeanne d'Arc, Patronne secondaire de la France, prennent tous leurs sens. Nous combattons "en nom Dieu".

La non-violence ou le principe de la Résistance passive s'impose alors comme un mode d'action politique nouveau qui combine les effets de la désobéissance civile à l'action passive dans chaque geste de notre vie quotidienne, animé de la grâce surnaturelle.

Sans le soutien actif du peuple en effet, les tyrans n’auraient aucun pouvoir. C'est la grande leçon de La Boétie.

La Résistance passive, dirais-je, suffit à briser les chaînes des dominations supérieures par intervention des Puissances supérieures d'abord en nous, qui ensuite, se communiquent à notre environnement immédiat. Puissances supérieures, dont nous sommes en définitive, les seuls convocateurs.

Cette sagesse chrétienne était aussi celle des Chinois :

 

Depuis l’homme le plus élevé en dignité, jusqu’au plus humble et plus obscur, devoir égal pour tous : corriger et améliorer sa personne ; ou le perfectionnement de soi-même est la base fondamentale de tout progrès et de tout développement moral.

Confucius, Doctrine de Confucius ou les quatre livres de philosophie morale et politique de la Chine, Traduit du Chinois par M.G. Pauthier, Librairie Garnier Frères, 1921, p.73.

Les intentions étant rendues pures et sincères, l’âme se pénètre ensuite de probité et de droiture ; l’âme étant pénétrée de probité et de droiture, la personne est ensuite corrigée et améliorée ; la personne étant corrigée et améliorée, la famille est ensuite bien dirigée ; la famille étant bien dirigée, le royaume est ensuite bien gouverné ; le royaume étant bien gouverné, le monde ensuite jouit de la paix et de la bonne harmonie.

Doctrine de Confucius ou les quatre livres de philosophie morale et politique de la Chine, Traduit du Chinois par M.G. Pauthier, Librairie Garnier Frères, 1921, p.73

En nom Dieu, les gens d'armes combattront, et Dieu donnera la victoire.

Sainte Jeanne d'Arc

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24 mai 2015 7 24 /05 /mai /2015 22:54

Les oligarques criminels atlantistes ont eu la peau d'Alexei Mozgovoi:

Repose en paix Alexei Mozgovoi

Posted on 24. May 2015

Rest in peace, Alexey Mozgovoi

Article original

 

Traduction Christ-Roi

Posté le 24 mai 2015

Repose en paix Alexey Mozgovoi

 

Alexei Mozgovoi était l'un des symboles de Nouvelle-Russie, il a combattu pour la justice et pour le peuple de l'Ukraine, il a combattu contre les oligarques ukrainiens criminels et contre la dictature corrompue, diabolique et meurtrière à Kiev. Alexei Mozgovoi a lutté pour un monde meilleur pour toutes les personnes de la société ukrainienne.

Le Bureau du Procureur général de la République populaire de Lougansk a rapporté qu'Alexei Mozgovoy a été assassiné à la suite d'une attaque armée. Alexei Mozgovoy avec six autres personnes ont été tués le 23 mai, comme il est rapporté. Leur voiture a sauté sur une mine terrestre, puis a été abattu d'un tir de mitrailleuse.

Dans sa vidéo du 2 Février, 2015, Alexei Mozgovoi expliquait les vraies raisons du conflit et expliquait ce pour quoi les gens de Nouvelle-Russie se battent, appelant les Ukrainiens et les gens de tous les pays à joindre la lutte contre les soi-disant "élites", qui sont , en fait, de simples criminels.

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24 mai 2015 7 24 /05 /mai /2015 13:41
Referendum irlandais : quand les catholiques lâches rejouent Ponce Pilate

On nous explique au lendemain du referendum positif irlandais ouvrant le mariage civil aux homosexuels, qu'il s'agirait-là d'une "brillante" démonstration des catholiques d'Irlande qui aurait montré que l'isoloir et l'encensoir ne vont pas de concert (sic)... La blague du jour !... Sans doute une illumination franc-maçonnique qui leur tombe dessus le jour de la Pentecôte !

Une blague reprise - sans rire - sur un certain nombre de sites soit-disants "catholiques"...

Il va de soi que malgré l'argument de la "séparation" du mariage civil et du mariage religieux en Irlande où le prêtre irlandais est un officier public qui tient les registres d’état civil, les Irlandais pouvaient et devaient voter non à ce referendum. Ne serait-ce que pour la simple raison que dans le cadre de la guerre de subversion du langage (novlangue) et la guerre médiatique qui nous est faite depuis deux siècles, on n'abandonne pas le vocabulaire à l'ennemi (le mot "mariage" signifie l'union entre un homme et une femme. POINT.) Dieu premier servi, le "oui" n'a aucune excuse. Surtout pas celle de Pilate qui se lave les mains !

Rejeter après coup la faute sur César est une attitude irresponsable venant de la part de catholiques "engagés dans la cité" qui d'ordinaire nous bassinent tous les jours pour voter et participer, mais rejettent la faute sur les autres et sur César quand les catholiques votent mal... Un peu trop facile ! Et même dangereux. Le vote "oui" des catholiques mériteraient même une analyse psychologique de fond pour comprendre ce qui s'est passé dans leur tête. Cet esprit de Ponce Pilate est très grave venant de la part de sites soit-disant "catholiques", que nous ne citerons pas. C'est indigne et lâche, surtout un jour de Pentecôte.

De toutes façons, le vote était biaisé compte tenu du fait qu'il y avait une seconde question dans le même referendum : "Que l’on abaisse les limites d’âge électorales". Dans ce cas-là, où deux questions demandent une seule réponse..., il fallait bien évidemment répondre non.

Malgré ce résultat catastrophique, les partisans du referendum sur ce sujet en France, concluent sans en démordre, qu"il faut "poser la question par referendum" ! Comme si on pouvait mettre Dieu et Satan en balance !... Sachant qu'en Irlande, Satan a gagné.

Alors, de deux choses l'une : soit ces gens sont sourds et aveugles et nous envoient tous à l'abîme, soit ils sont parfaitement conscients de ce qu'ils font, mais franc-maçonnisés et laïcistes cachés, il occupent la sphère catholique pour mieux nous tromper.

On n'a pas assez de se défendre contre les francs-maçons, il faut en plus qu'on se tape les mauvais catholiques qui nous poignardent dans le dos.

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23 mai 2015 6 23 /05 /mai /2015 22:34
Israël : "Toute cette terre est à nous", dit Tzipi Hotovely, la nouvelle ministre adjointe des Affaires étrangères

La nouvelle ministre israélienne adjointe des Affaires étrangères Tzipi Hotovely évoque l'autorité des écrits religieux juifs pour justifier l'annexion de tous les territoires compris entre Jourdain et Méditerranée. Qu'en disent les partisans de la "laïcité" républicaine en France ?

Israël : "Toute cette terre est à nous", dit Tzipi Hotovely, la nouvelle ministre adjointe des Affaires étrangères

Israël : "Toute cette terre est à nous", dit Tzipi Hotovely, la nouvelle ministre adjointe des Affaires étrangères

 

L'Indépendant

Le 22 mai à 14h03 | Mis à jour le 22 mai

 

La nouvelle ministre adjointe des Affaires étrangères israélienne a affirmé que toute la terre entre Jourdain et Méditerranée appartenait à Israël et a invoqué les écrits juifs sur la création du monde à l'appui de ses dires, selon une vidéo consultée vendredi.

 

"Il est important de dire que cette terre est la nôtre, toute cette terre. Nous n'avons pas à nous excuser d'être venus ici", a dit Tzipi Hotovely jeudi aux diplomates et aux employés du ministère. Ces propos couvrent en particulier le territoire palestinien de Cisjordanie occupée. Ils vont à l'encontre des grands projets internationaux de résolution du conflit israélo-palestinien, qui prévoient la création d'un Etat palestinien constitué de la Cisjordanie et de la bande de Gaza.

 

Mme Hotovely, 36 ans, est ministre adjointe des Affaires étrangères. Il n'y a pas à proprement parler de ministre des Affaires étrangères, le Premier ministre Benjamin Netanyahu ayant conservé le portefeuille. Elle appartient à une nouvelle génération de membres très à droite du Likoud, le parti de M. Netanyahu. Ils rejettent la création d'un Etat palestinien et défendent l'idée d'un "grand Israël" couvrant à la fois Israël et les Territoires palestiniens.

 

Mme Hotovely appartient au nouveau gouvernement très à droite qui a prêté serment la semaine passée et qui suscite une vive circonspection internationale. Un participant à l'évènement de jeudi a raconté à l'AFP le choc ressenti par un certain nombre de diplomates présents dans l'audiorium du ministère quand ils ont entendu pour la première fois un aussi haut responsable de la diplomatie ériger des écrits religieux en principes conducteurs de la politique étrangère israélienne.

 

Mme Hotovely a cité Rashi, un rabbin français du Moyen-Age, selon lequel la Torah s'ouvre sur la création du monde "pour que, si les peuples du monde viennent vous dire que vous êtes des voleurs et que vous occupez la terre des autres, vous leur disiez que toute cette terre appartient au créateur de ce monde et que, quand il l'a décidé, il l'a leur a prise et nous l'a donnée".

 

Source

 

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23 mai 2015 6 23 /05 /mai /2015 16:08

Alors, commençons par nous-mêmes. Respectons en nous-mêmes notre nature.

Jean de Viguerie

L’histoire du citoyen (Jean de Viguerie)

Conférence donnée par Jean de Viguerie à l'école Saint-Bernard de Bailly le samedi 9 mai 2015. Jean de Viguerie est un historien et essayiste français, spécialiste du XVIIIe siècle et de l'histoire du catholicisme français. Il est professeur honoraire de l'Université Lille III.

Extrait :

 

Image illustrative de l'article Pie VI(A partir de 31:06) "La république n'est pas un régime politique comme le croient certaines personnes. C'est un régime étrange qui ne veut connaitre le français que tel que le définit la déclaration des droits de l'homme, qui n'a ni famille ni propriété ni profession, et surtout, qui n'a pas de raison. C'est le Pape Pie VI qui l'a dit, dans son Bref "Quod Aliquantum" du 10 mars 1791. C'est le meilleur lecteur de la déclaration des droits de l'homme et du citoyen. Le meilleur, et j'allais dire, le seul Pape qui ait bien défini cette déclaration. Il a dit :

 

"Qu'est-ce que c'est que cette liberté et cette égalité insensée qui méconnaît la raison humaine, le plus grand privilège que Dieu ait accordé à l'être humain." [1]

Elle (la déclaration des droits de l'homme de 1789) méconnaît la nature humaine, elle méconnaît surtout la Raison.

 

[...] (A partir de 1:17:44) Jean de Viguerie termine magnifiquement sa conférence par ces quelques remarques :

"L'histoire montre que la vraie Patrie des Français ne consistent pas dans la déclaration des droits de l'homme, mais qu'elle a été pour nos ancêtres - non seulement la terre et les morts comme disait Barrès -, mais les vertus, les vertus chrétiennes, la monarchie sacrée.

L'histoire montre que les droits de l'homme et du citoyen sont une illusion, un mensonge, que l'être nouveau qui n'a pas de métier ni de famille est un mythe et que ce mythe a engendré la mort des Français et le déclin de la France.

[...] Seulement ces mensonges ont la vie dure. Alors commençons par nous-mêmes. Moi c'est le conseil que je donne. Commençons par nous-mêmes, dévoilons les mensonges, cessons d'agir en 'citoyen'. Et pensons au respect. Pensons au respect de notre propre nature, nature d'être raisonnable créé par Dieu. [2]

Rappelons-nous l'Antiquité grecque, rappelons-nous Antigone, qui voulait enterrer la dépouille mortelle de son frère. Créon ne voulait pas. Elle va mourir à cause de cela. Mais elle va le faire quand même, non pas par devoir, mais par respect pour son frère.

S'agissant de l'avenir de la France, le suffrage universel, nous en sommes certains, ne ramènera pas le Bien commun. Jusqu'ici en tout cas il ne l'a pas fait. On peut même dire qu'il a agravé la situation. Tous les ans, on fait des progrès, on descend. On descend jusqu'au fond. Alors des gens me disent : 'Quand on sera au fond, on remontera.' Mais non, il n'y a pas de fond.

Le 'politique d'abord', vous savez le fameux axiome de Charles Maurras, vaut-il encore ? Je ne sais pas, j'en doute. Je sais seulement que nous affrontons non un régime mais une idéologie.

Si on affrontait un régime politique, on pourrait se soulever contre un régime. Mais contre une idéologie ce n'est pas la même chose.

Alors, commençons par nous-mêmes. Respectons en nous-mêmes notre nature, la nature de nos enfants, dans notre prochain l'homme créé à l'image de Dieu.

Et ce sera un petit commencement. Nous serons peu nombreux et la république peut durer encore longtemps grâce à ce qu'elle appelle la défense républicaine, c'est-à-dire des alliances imprévues, grâce à des fortes mobilisations.

On ne peut pas dire que nous serons sauvés par les électeurs. Je suis même convaincu du contraire.

Je mets dans ma conclusion qu'il faudra pour mettre fin à la fausse trinité ('Liberté, égalité, fraternité, NDLR.), une intervention des puissances supérieures. [...] - mon éditeur était intrigué -. Mais si mêmes peu nombreux nous dénonçons le mensonge et nous le démasquons, la république révolutionnaire, la république de l'idéologie perdra peu à peu de sa force, et nous la verrons disparaître.

Ainsi, je l'espère, si nous chassons le mensonge, la vraie cité revivra. Et elle puisera, comme elle l'a toujours fait, à la source grecque, c'est-à-dire à la justice et à l'amitié, dont Aristote dans son Ethique à Nicomaque, vante les vertus. Elle puisera aussi et biensûr à la source chrétienne, animée par la charité."

Un exemple frappant de ce citoyen déraisonnable façonné par la Déclaration des droits de l'homme de 1789 se trouve dans une déclaration contradictoire située dans le texte même de la Déclaration, et qui a bien été observée par Philippe Pichot-Bravard, docteur en droit, maître de conférences en histoire du droit, pour Monde & Vie (numéro 908) :

 

"Il y a une triple ambiguïté dans la déclaration des droits de l’homme.

Premièrement, il existe dans la déclaration une tension entre l’article 2 qui proclame l’existence de droits naturels de l’homme et l’article 6 qui définit la loi comme l’expression de la volonté générale : l’article 6 fait de la volonté de la nation souveraine la source de toute norme juridique; ce faisant, il escamote l’existence d’un ordre naturel supérieur à la volonté du législateur. Or les constituants, de manière volontaire, ont refusé d’établir un organe et une procédure juridique permettant de vérifier que les textes adoptés par le législateur soient réellement respectueux des droits naturels proclamés dans la déclaration. Avec la déclaration des droits de l’homme, la volonté du législateur ne rencontre plus aucune limite, ce qui était l’une des conditions de la régénération révolutionnaire.

Deuxièmement, comme l’a montré Edmund Burke, le caractère abstrait des droits de l’homme n’offre aucune garantie. Tout au contraire, la Liberté abstraite s’avérera très rapidement redoutablement dangereuse pour les libertés concrètes. Un exemple, parmi d’autres ? L’article premier proclame que « les hommes naissent et demeurent libres et égaux en droit ». Or, quelques mois plus tard, l’Assemblée constituante ventile les citoyens en quatre catégories censitaires; les citoyens passifs, les citoyens actifs, les citoyens actifs éligibles et les citoyens actifs éligibles à la députation. Les deux-cinquièmes des hommes se voient ainsi privés du droit de vote et les trois-quarts sont exclus de l’éligibilité.

Troisièmement, la déclaration des droits de l’homme passe pour porter une conception élevée de l’homme; en réalité, elle exalte l’homme comme individu, mais, en escamotant la nature spirituelle et sociale de cet homme, elle l’appauvrit considérablement. J’invite ici le lecteur à consulter les ouvrages du Pr. Xavier Martin qui a mis en lumière le réductionnisme anthropologique qui découle du matérialisme et de l’individualisme des Lumières.

Aujourd’hui, notre système occidental insiste beaucoup sur la promotion de droits de l’homme, abstraits, qui restent soumis à la définition qu’en donnent les institutions, et notamment les cours suprêmes de justice, nationales et supranationales, définition qu’adopte une opinion publique changeante et partiellement mondialisée, que des campagnes de presse peuvent guider aisément.

De là d’inévitables inflexions qui permettent de concilier ces droits de l’homme avec de puissants intérêts économiques et idéologiques. Ainsi, la promotion des droits de l’homme coexiste harmonieusement avec le refus catégorique des sociétés contemporaines de protéger la vie des êtres humains depuis la conception jusqu’à la mort naturelle. Comment accorder du crédit à l’idée de droits de l’homme lorsque le premier droit, celui de vivre, est non seulement nié mais combattu afin de satisfaire tout à la fois les revendications idéologiques du féminisme révolutionnaire, les préoccupations malthusiennes des organisations supranationales et les calculs financiers des laboratoires de recherches ?" (Philippe Pichot-Bravard, Monde et Vie, numéro 908.)

 

Les thèmes développés par Jean de Viguerie (méconnaissance par la déclaration des droits de l'homme de 1789 de la raison humaine et de la nature humaine) m'amènent à rappeler comme je l'écrivais le 6 novembre 2008, dans l'article "Contre-Lumières. Ebauche d'un programme politique fédérateur", ce qui se voulait être "un programme politique écologique et anthropologique véritablement fondé sur l'homme" :

 

"En réduisant l'homme à sa bouche et à son ventre" ... la vision républicaine de l'homme et des droits de l'homme "en présente une vision déformée et amputée réduite à la dimension matérielle".

"[C]ette vision de l'homme pèche par son défaut essentiel: elle est incomplète..." "Elle divise la double nature de l'homme matérielle et spirituelle, pour ne retenir que la première."

 

Ce qui en 2008 m'avait amené à cette réflexion fut une réflexion du Pape Saint Jean-Paul II en 2003, dans son livre Mémoire et identité, qui avait déjà noté que :

"Le refus du Christ et en particulier de son mystère pascal - de la Croix et de la Résurrection - se dessina à l'horyzon de la pensée européenne à cheval sur le XVIIe et le XVIIIe s., dans la période des 'Lumières'... Les 'illuministes' repoussaient la vérité sur le Christ... De ce Dieu-homme, mort et ressuscité, la pensée européenne des Lumières voulait se défaire, et elle fit de nombreux efforts pour l'exclure du continent. Il s'agit d'un effort auquel de nombreux penseurs et hommes politiques actuels continuent de rester obstinément fidèles. [...] Le Christ affirme: 'Moi, Je suis la vigne, et vous, les sarments' (Jean XV, 5). [...] C'est seulement en acceptant d'être greffé sur la vie divine du Christ que l'homme peut se réaliser pleinement lui-même. En refusant d'y être greffé, il se condamne de fait à une humanité incomplète." (Jean-Paul II, Mémoire et identité, Le testament politique et spirituel du pape, Flammarion, Mayenne 2005, p. 119-120).

 

Ainsi, la "vision catholique" des droits de l'homme intègre "la totalité des dimensions constitutives de la personne humaine" et notamment "sa relation à Dieu"...

C'est ce qu'avait expliqué le 10 décembre 2008, le cardinal Renato Martino, Président du Conseil pontifical Justice et Paix qui s'exprimait lors d'une soirée présidée par le pape Benoît XVI, salle Paul VI, en l'honneur du 60e anniversaire de la déclaration universelle des droits de l'homme.

Selon le prélat,

il existe une conception "individualiste" où "la revendication des droits de l'homme s'est transformée en affirmation des droits de l'individu plus que de la personne, c'est-à-dire de l'être humain amputé de sa dimension sociale et privé de transcendance"...

 

Le cardinal Tarcisio Bertone, secrétaire d'Etat du Vatican, qui s'exprimait après le cardinal Martino, avait jugé que les droits de l'homme ne devaient pas être confondus "avec de simples besoins contingents souvent limités". Il estima que la Déclaration définit les droits de l'homme à partir de "la dignité commune à tout être humain", et "sans faire partir la demande de droits dans toutes les directions". Il ajouta que l'Eglise catholique "a toujours défendu le principe de l'indivisibilité des droits de l'homme" :

"Il ne semble plus possible de garantir les droits, si l’on oublie leur caractère indivisible."

"Il est toujours plus difficile, a rappelé le cardinal Bertone, de prévoir une protection des droits, efficace et universelle, sans un lien avec cette loi naturelle qui féconde les droits eux-mêmes et est l’antithèse de cette dégradation qui, dans nombre de nos sociétés, a intérêt à mettre en discussion l’éthique de la vie et de la procréation, du mariage et de la vie de la famille, mais aussi de l’éducation et de la formation des jeunes générations, en introduisant uniquement une vision individualiste sur laquelle construire arbitrairement de nouveaux droits plus ou moins bien précisés dans leur contenu et dans la logique juridique".

Il a conclu que "seule une vision faible des droits de l’homme peut considérer que l’être humain est la résultante de ses droits, en ne reconnaissant pas que ces droits restent un instrument créé par l’homme pour donner sa pleine réalisation à sa dignité innée".

 

Le pape Benoît XVI confirma les propos du cardinal Renato Martino sur les "droits de l'homme" indivisibles, dont l'approche 'individualiste' ampute la nature de l'homme, le prive de sa dimension de transcendance... Il expliqua que les droits de l'homme trouvent leur fondement en Dieu créateur. Privés de cette base éthique, ils demeurent fragiles.

Le 4 mai 2009, enfin, recevant les membres de l'Académie des sciences sociales au terme de leur XV session plénière, Benoît XVI expliqua que "l'Eglise a toujours affirmé que les droits fondamentaux, ... sont intrinsèques à la nature de l'être humain créé à l'image et à la ressemblance de Dieu"... et "partagent ainsi une caractéristique commune qui les unit et qui exige un respect universel". De même, l'Eglise a toujours enseigné que "l'ordre éthique et politique qui gouverne les relations entre les personnes trouve ses racines dans la structure même de l'être humain".

 

Afin que la pleine nature de l'homme dans toutes ses dimensions, matérielle, spirituelle et sociale soit reconnue, il est donc temps pour les politiciens et députés catholiques, à la suite de l'appel de Benoît XVI en 2008 et de l'historien Jean de Viguerie dans cette conférence, de produire une réflexion qui conduise à corriger les déclarations erronées de la déclaration des droits de l'homme de 1789.

Notes

 

[1] Le texte exact de la citation est : "que pouvoit-il y avoir de plus insensé, que d'établir parmi les hommes cette égalité et cette liberté effrénée qui semble étouffer la raison, le don le plus précieux que la nature ait fait à l'homme, et le seul qui le distingue des animaux ?" (Pie VI, Bref Quod aliquantum, 1791.)

[2] Ce conseil de Jean de Viguerie rejoint celui donné vers 500 av. J.C. par le philosophe chinois Confucius dans sa Grande étude ou Ta Hio, pour qui il fallait insister sur la nécessité universelle d’appliquer sa raison à la connaissance de la morale et de s’y conformer. Depuis l’homme le plus élevé en dignité, jusqu’au plus humble et plus obscur, il y a un devoir égal pour tous : corriger et améliorer sa personne ; ... le perfectionnement de soi-même est la base fondamentale de tout progrès et de tout développement moral. Et le Sage d’établir le programme politique du prince pour bien gouverner son royaume : les connaissances morales étant parvenues à leur dernier degré de perfection, les intentions sont ensuite rendues pures et sincères ; les intentions étant rendues pures et sincères, l’âme se pénètre ensuite de probité et de droiture ; l’âme étant pénétrée de probité et de droiture, la personne est ensuite corrigée et améliorée ; la personne étant corrigée et améliorée, la famille est ensuite bien dirigée ; la famille étant bien dirigée, le royaume est ensuite bien gouverné ; le royaume étant bien gouverné, le monde ensuite jouit de la paix et de la bonne harmonie. (Doctrine de Confucius ou les quatre livres de philosophie morale et politique de la Chine, Traduit du Chinois par M.G. Pauthier, Librairie Garnier Frères, 1921, p.73. in "Autorité et Pouvoir chez les classiques et les modernes".)

 

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23 mai 2015 6 23 /05 /mai /2015 13:12

"De Deus non irredetur." De Dieu on ne se moque pas.

Galates VI, 7.

Le referendum irlandais sur le "mariage" homosexuel : une preuve qu'on ne met pas Dieu en balance avec Satan

Les résultats définitifs ne sont pas encore connus, cependant la victoire du oui est reconnue par tous les camps, partisans comme opposants.

L'un des principaux responsables de la campagne du non au mariage homosexuel en Irlande a concédé samedi la défaite de son camp après le référendum historique sur la légalisation de ces unions organisé la veille dans le pays. Hier, plus de 3,2 millions d'Irlandais ont été appelés à se prononcer [1] en faveur de la phrase suivante : « Le mariage peut être contracté suivant la loi entre deux personnes sans distinction de sexe. » [2]

Le ton a été donné en milieu de matinée, quand l'un des principaux responsables de la campagne du «non», David Quinn, a concédé la défaite de son camp. «C'est une claire victoire pour le camp du oui», a déclaré le directeur de l'Institut Iona, un groupe défendant les intérêts de la communauté catholique. Selon ce responsable, le «oui» aurait remporté environ deux bulletins sur trois. «C'est objectivement une victoire impressionnante pour le oui», a ajouté David Quinn, adressant ses «félicitations» aux partisans du mariage homosexuel. [3]

Nous avons dans ce résultat deux preuves.

La première : le referendum n'est pas une solution pour la défense du droit divin ni du droit naturel parce qu'une question volontairement posée positivement comme ici ("Le mariage peut être contracté suivant la loi entre deux personnes sans distinction de sexe") entraîne majoritairement une réponse positive. Les rédacteurs des questions référendaires le savent très bien. C'est pourquoi ils n'ont pas demandé au peuple irlandais : "Êtes-vous pour la défense du mariage naturel et sa constitutionnalisation ?", question où les gens auraient répondu oui à une écrasante majorité. Ce referendum est donc biaisé.

Cette preuve entraîne la seconde : les droits de Dieu et le droit naturel ne vont pas ensemble avec le suffrage universel et la souvaineté dite "nationale" (article 3 de la déclaration des droits de l'homme de 1789). C'est l'une ou l'autre souveraineté. Entre la "souveraineté de la nation" et la souveraineté de Dieu, il faut choisir. Il faudra bien que les défenseurs du vote au sein du système démoncratique et de la "participation politique" "comme si Dieu n'existait pas"... [4] nous expliquent les fondements de leur positionnement politique.

Imaginez-vous la représentation suivante :


La "démocratie" libérale moderne fait descendre Notre Seigneur dans l'arène des fauves durant les persécutions romaines ... et demande aux spectateurs de choisir : "choisissez, votez", êtes-vous pour le bien ou êtes-vous pour le mal, êtes-vous pour la vie ou pour la mort ? Qu'est-ce que le vote lorsqu'il met en balance Jésus et le monde, la vérité et le mensonge, Dieu et Satan et demande que l'on choisisse entre les deux ?  Une scène satanique.

 

Notes

 

[1] Mariage homosexuel en Irlande : le "oui" l'emporte, Le Figaro, Home ACTUALITE Flash Actu, Par Lefigaro.fr avec AFPMis à jour le 23/05/2015 à 13:12 Publié le 23/05/2015 à 12:06

[2] Les Irlandais approuvent le mariage homosexuel, Le Monde.fr | 23.05.2015 à 11h47 • Mis à jour le 23.05.2015 à 13h03 | Par Eric Albert (Londres, correspondance)

[3] Les Irlandais votent pour l'ouverture du mariage aux homosexuels, Le Figaro Home ACTUALITE International, Par Blandine Le Cain Mis à jour le 23/05/2015 à 13:53 Publié le 22/05/2015 à 06:00

[4] "À la racine de la perte de l'espérance se trouve la tentative de faire prévaloir une anthropologie sans Dieu et sans le Christ. Cette manière de penser a conduit à considérer l'homme comme « le centre absolu de la réalité, lui faisant occuper faussement la place de Dieu. On oublie alors que ce n'est pas l'homme qui fait Dieu, mais Dieu qui fait l'homme. L'oubli de Dieu a conduit à l'abandon de l'homme », et c'est pourquoi, « dans ce contexte, il n'est pas surprenant que se soient largement développés le nihilisme en philosophie, le relativisme en gnoséologie et en morale, et le pragmatisme, voire un hédonisme cynique, dans la manière d'aborder la vie quotidienne ». La culture européenne donne l'impression d'une « apostasie silencieuse » de la part de l'homme comblé qui vit comme si Dieu n'existait pas." (Saint Jean-Paul II, Ecclesia in Europa, 9, 28 juin 2003.)

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Publié par Ingomer - dans Irlande
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23 mai 2015 6 23 /05 /mai /2015 09:46
Cardinal Koch: trilogue entre les catholiques, les juifs, les musulmans?

Cardinal Koch: Trialogue among Catholics, Jews, Muslims?

 

En.radiovaticana.va

22/05/2015 08:28

 

Traduction Christ-Roi

 

Cardinal Koch: trilogue entre les catholiques, les juifs, les musulmans?

 

(Radio Vatican) La conférence de 3 jours «Nostra Aetate - Célébration de 50 années de dialogue de l'Eglise catholique avec les juifs et les musulmans a été conclue hier à l'Université catholique d'Amérique à Washington DC. Le président du Conseil pontifical pour l'unité des chrétiens - et également responsable pour le dialogue de l'Eglise avec le peuple juif - le cardinal Kurt Koch, était présent. Il a dit que la déclaration Nostra Aetate a marqué un tournant dans les relations entre l'Eglise catholique et les autres religions.

Mais, il a noté que si l'Eglise a des discussions bilatérales en cours avec les chefs religieux juifs et musulmans, il est peut être trop tôt pour se livrer à un "trilogue" entre les trois religions monothéistes.

"Nous ne disposons pas de trilogue et pour nous, il est trop tôt pour faire cela parce que, parfois, nous parlons un œcuménisme abrahamique - c'est très clair - c'est une bonne question. Mais d'autre part, nous avons une interprétation très, très différente d'Abraham, et nous ne pouvons pas nier ce problème. Et dans le débat interreligieux, il est très important de traiter également cette différence que nous avons dans l'interprétation d'Abraham ".

Prié de dire si leaders religieux musulmans et juifs seraient ouverts à un tel dialogue et si il pourrait ouvrir la voie à une amélioration des relations entre les trois religions, le cardinal Koch a répondu:

"Nous espérons que nous pouvons aller dans cette direction, à l'avenir, mais nous avons dans chaque religion, une opposition. Nous avons des dirigeants ouverts, nous avons des leaders musulmans ouverts, nous avons des leaders chrétiens ouverts, mais nous avons l'opposition dans les trois religions. Nous avons aussi l'opposition de l'Eglise catholique contre Nostra Aetate. Les mêmes groupes sont contre l'œcuménisme, contre le dialogue interreligieux, contre la déclaration de la liberté religieuse. Et je pense que ce sont des minorités. Nous devons aller sur la base du Concile Vatican II avec la haute autorité de l'Église catholique et nous ne pouvons pas nier cette influence très importante. "

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Publié par Ingomer - dans Vatican II
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22 mai 2015 5 22 /05 /mai /2015 11:47

Vexilla-Galliae,

Publié dans Editoriaux, le jeudi 21 mai 2015 par Charles de Bourbon-Parme

 

D'après les statistiques du ministère des affaires étrangères il y aurait un peu plus de 1,6 million de Français à l'étranger. Les chiffres 2014 n'étant pas encore publiés, nous nous rapprochons sans doute des 1,7 million en réalité désormais. En effet, depuis dix ans, la diaspora française est en augmentation permanente, au rythme de 3 % par an en moyenne. Ces données ne comptabilisent que les Français inscrits dans les registres consulaires. D'après l'Union des Français de l'étranger, ils seraient en fait un peu plus de 2 millions. 38 % sont partis dans un autre pays de l'Union européenne, 13 % en Amérique du Nord, 12 % dans un pays européen extérieur à l'Union européenne, 8 % au Moyen orient, 7 % en Asie et en Océanie, 7 % en Afrique francophone, 6 % en Afrique du Nord et 6 % en Amérique centrale.

Il est évident que les statistiques sont faussées concernant l'Afrique à cause des migrants issus de ces pays et ayant choisi de s'y établir de nouveau, de façon temporaire ou permanente, et concernant le Moyen-Orient, où la communauté juive francophone est importante en Israël, mais où il existe également de nombreux Français d'origine libanaise.

Les données sont plus éloquentes pour les autres destinations, où il s'agit cette fois avec une plus grande certitude d'expatriés de vieille souche française, sans autre attache originelle que notre territoire national.

Quel est le profil de l'expatrié ? Tous les milieux, toutes les régions, tous les âges sont concernés, mais le groupe dominant reste celui des jeunes diplômés, promis à de brillantes carrières de cadres d'entreprise ou de chercheurs et commençant leur carrière à l'étranger, soit par facilité, ayant trouvé là-bas un contrat avantageux, soit par goût de l'aventure et de l'exotisme, soit par dégoût de notre pays où il est si difficile d'espérer en l'avenir quand on est un jeune homme ou une jeune femme entreprenant. Le résultat final est le même, plus le nombre d'années d'expatriation augmente, moins la probabilité d'un retour en France est grande. Avec le temps, l'expatrié fonde une famille à l'étranger, soit avec un compatriote, soit avec un natif. Dès lors, la France devient le lieu des vacances d'été ou de Noël, éventuellement d'un retour épisodique pour un contrat de quelques années dans une filiale d'entreprise étrangère, ou d'un groupe français pour lequel l'intéressé a commencé sa carrière au-delà de la mer.

On le sait, la qualité de nos grandes écoles, de nos universités font que l'on s'arrache nos chercheurs et nos cadres commerciaux ou financiers dans le monde anglo-saxon ou asiatique.

Mais ce phénomène, déjà ancien, de départ des jeunes diplômés, et souligné en 2012 lors de l'élection de François Hollande, s'est doublé récemment d'un phénomène d'une nature nouvelle, celui de la délocalisation de sièges d'entreprises françaises. On avait vu jusque-là les usines ou les services annexes prendre la poudre d'escampette pour des Etats où la main d'œuvre était supposée tout aussi compétente et meilleur marché qu'en France. L'expatriation du siège de l'entreprise, ce qui signifie son changement de nationalité à brève échéance, est quelque chose de nouveau et de bien plus inquiétant car diminuant d'autant les possibilités de relocalisation. Les ciments Lafarge sont désormais à Zürich, le groupe pharmaceutique Eurofins a quitté Nantes pour Luxembourg, tout comme la société informatique Sword. On pourrait en citer d'autres, comme Publicis parti aux Pays-Bas, Solvay en Belgique, etc. Sans délocaliser les sièges sociaux, de nombreuses banques ont installé leurs centres de décisions financières les plus stratégiques à Londres.

Enfin, un phénomène moins médiatisé est celui, tout aussi inquiétant, des frontaliers. Ils n'émigrent pas à proprement parler, mais trouvent un emploi plus attrayant de l'autre côté de la frontière, soulignant un peu plus l'incapacité de leur région à leur fournir du travail, là où, il y a quelques décennies, c'étaient les étrangers qui venaient en frontaliers quotidiennement en France. Ils sont plus de 350 000 à franchir la frontière chaque jour, résidant en France, travaillant au Luxembourg, en Allemagne ou en Suisse principalement. Ils étaient 250 000 en l'an 2000… Ici, le genre de travailleurs change. Certes, ce sont toujours des personnels qualifiés, mais il ne s'agit pas de cadres supérieurs. Ce sont des employés, des ouvriers, reconnus pour leurs qualités professionnelles et leur endurance qui trouvent un emploi dans l'industrie ou des services. En Allemagne, par exemple, dans la Sarre, des ouvriers venus de Lorraine ou des Ardennes suivent des cours intensifs d'allemand et travaillent en usine pour l'industrie allemande, souvent après de longues périodes de chômage en France.

Le silence de nos politiques sur cette grave question de l'émigration est éclairant en lui-même. Que révèle-t-il ?

Il est la preuve éclatante de tous nos freins à l'embauche, de notre fiscalité des entreprises écrasante, de notre coût du travail trop élevé, de notre absence de politique d'aménagement du territoire pour reconvertir les régions en crise. En somme, il fait la démonstration que si notre pays est admirablement administré, il n'est pas gouverné, et c'est pourtant bien de cela dont nous aurions besoin, si nous ne voulons pas voir partir ainsi goutte à goutte une partie de nos forces vives, avenir de la nation.

 

Source

 

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21 mai 2015 4 21 /05 /mai /2015 11:55

Robert Ménard, maire de Béziers avance que "la république ne doit plus cacher les chiffres" puisque -selon son raisonnement appuyé d'exemples - alors que c'est interdit, elle pratique elle-même ces statistiques ethniques quand cela l'arrange. Le raisonnement est juste.

Personnellement je suis d'accord pour autoriser les "statistiques ethniques" à des fins d'études spécifiques (en géographie, sociologie, démographie, religion, etc.). Ce n'est pas le problème. Les laisser interdites ou les autoriser ne changera strictement rien à un autre problème beaucoup plus grave qui est celui du fichage et de l'écoute généralisée à des fins de contrôle de la population par la domination cachée d'une caste politico-médiatique qui n'accepte pas l'expression de la moindre opposition idéologique... C'est ça le problème. Ce qui est problématique ce n'est pas l'usage en lui-même des statistiques sur la base de données et donc de fiches, ce qui est grave c'est l'utilisation qui en est faite - autorisée ou non -, en vue de maintenir un pouvoir dit "démocratique" sur les populations alors que ce pouvoir n'est qu'oligarchique et occulte. Ce que j'ai appelé la "république absolue" au soir de l'élection de François Hollande le 6 mai 2012 où, écrivais-je, "les "citoyens" seront classés par catégories, mis dans des cases, classés par chiffres, lettres et numéros, selon la race, l'origine ethnique, sociale, le sexe, la religion..."

Pour faire tourner leurs affaires, et maintenir leur contrôle sur les populations, aujourd'hui cette écume au-dessus de la vague ne doit pas cacher le fait que les oligarques continueront de faire ce qu'ils veulent, loi ou pas, statistiques ethniques autorisées ou non. Ils continueront - au niveau européen - de ficher et d'écouter les 300 millions, tout en se disant être de grands démocrates... Ainsi l'un, François Hollande, l'emportera aux élections présidentielle de 2012 grâce aux manipulations permises par un "logiciel employé pour cibler les zones à plus à forte densité de musulmans afin de les cibler par une propagande spécifique" (Source: Journal de Béziers, 13-15 mai 2015), l'autre, Martine Aubry, se félicitera de la part sans cesse croissante de musulmans dans une ville : "35% de Maghrébins à Lille : c’est génial" (Martine Aubry à Lille en 2012).

Ci-dessous, extrait d'un article publié sur Medias-presse.info qui montre bien le deux poids deux mesures des statistiques ethniques :

[L]e Journal de Béziers, organe de la municipalité [de Robert Ménard NDLR.], consacre l’essentiel de son dernier numéro aux statistiques. Et principalement aux statistiques ethniques. Il fait le tour de tous ceux qui s’en sont servi, des instituts de sondage qui ont révélé comment, « François Hollande a obtenu 86% des voix [des musulmans] contre seulement 14% à Nicolas Sarkozy », à Martine, Aubry,  qui ne cesse de citer des statistiques pour se féliciter de la part sans cesse croissante des musulmans qui peuplent sa ville de Lille.  « Ce qui est son droit le plus strict. En revanche, quand elle affirme en public qu’il y a 35% de Maghrébins à Lille et que «c’est génial», elle s’appuie sur un comptage ethnique, elle s’en sert, elle le crédibilise. En toute impunité. » (Vidéo ci-dessous).

Un logiciel pour cibler les électeurs musulmans…

Ce journal de Béziers révèle même l’utilisation la plus révélatrice, dans sa fourberie, de l’usage des statistiques qu’en a fait François Hollande pour gagner les élections en 2012. Il aurait utilisé un logiciel à partir des listes électorales pour cibler les zones à plus à forte densité de musulmans afin de les cibler par une propagande spécifique… Ce qui expliquerait le plébiscite inouï des 86% de votes musulmans en sa faveur, qui lui ont permis d’imposer sa politique pro-musulmane, avec promesse du doublement des mosquées d’ici 2017 ainsi que les subsides versés aux cités par Manuel Valls en réaction… aux attentats islamistes de janvier!..

Et comment ce logiciel a-t-il fait le décompte des musulmans sur les listes électorales? Sinon à partir de leurs prénoms… musulmans? Une fois de plus l’utilisation sournoise des statistiques par les socialistes et les journalistes des gros médias du système démontrent leur tartufferie. D’autant plus que ce puits de statistiques nous révèle également que les journalistes, eux aussi ont voté à 90% pour François Hollande!

Compter les étrangers c’est mal, mais les blancs, c’est bien…

C’est ainsi que les journalistes de Libération avait comptabilisé par couleur de peau les membres des cabinets ministériels en 2012 pour en conclure qu’il y avait trop de blancs. Que dans un pays d’origine blanche, il y ait plus de blancs au gouvernement que de personnes issues de l’immigration récente, quel scandale! Il est vrai que « Compter les étrangers pour éventuellement dire qu’il y en a trop, c’est mal. Compter les Blancs et exiger que certains soient remplacés par des Africains ou des Maghrébins, c’est bien. »

 

République absolue : replacer les statistiques ethniques dans le cadre de la domination oligarchique
République absolue : replacer les statistiques ethniques dans le cadre de la domination oligarchique
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21 mai 2015 4 21 /05 /mai /2015 10:33

Etonnant article de l'AFP sur l"église souterraine" catholique au Tibet où "ici les catholiques sont de plus en plus nombreux", en Chine communiste athée :

Des paroissiens prient le 18 mars 2015 dans une église catholique de Nidadang, près de Bingzhongluo, une région tibétaine de la province chinoise de Yunnan, dans le sud-est du pays (Photo GREG BAKER. AFP)

Des paroissiens prient le 18 mars 2015 dans une église catholique de Nidadang, près de Bingzhongluo, une région tibétaine de la province chinoise de Yunnan, dans le sud-est du pays (Photo GREG BAKER. AFP)

Photographie prise le 18 mars 2015 - portrait du pape François sur une colonne de l'église de Baihanluo, région tibétaine de la province chinoise de Yunnan, sud-est du Tibet ( http://www.larepubliquedespyrenees.fr/2015/05/21/les-tibetains-catholiques-fous-de-dieu-en-chine-communiste,1252499.php )

Photographie prise le 18 mars 2015 - portrait du pape François sur une colonne de l'église de Baihanluo, région tibétaine de la province chinoise de Yunnan, sud-est du Tibet ( http://www.larepubliquedespyrenees.fr/2015/05/21/les-tibetains-catholiques-fous-de-dieu-en-chine-communiste,1252499.php )

Quand on pousse la porte de l’église chinoise de Baihanluo, on est accueilli par un grand portrait du pape François: un sacré paradoxe dans ces montagnes peuplées de Tibétains, gouvernés par un Parti communiste, donc athée.

 

Eglise de Baihanluo, près de Bingzhongluo, une région tibétaine de la province chinoise de Yunna. Vue prise le 18 mars 2015 ( http://www.larepubliquedespyrenees.fr/2015/05/21/les-tibetains-catholiques-fous-de-dieu-en-chine-communiste,1252499.php )

Eglise de Baihanluo, près de Bingzhongluo, une région tibétaine de la province chinoise de Yunna. Vue prise le 18 mars 2015 ( http://www.larepubliquedespyrenees.fr/2015/05/21/les-tibetains-catholiques-fous-de-dieu-en-chine-communiste,1252499.php )

 

Adossé au massif himalayen, le village de Baihanluo n’est accessible qu’à pied ou à cheval, par un sentier muletier que l’on gravit en cherchant son souffle, les yeux rivés sur les sommets enneigés.

Son église en bois, au toit aux pans courbés, fut fondée à la fin du XIXe siècle par des envoyés de la Société des missions étrangères de Paris.

Le pape Grégoire XVI (1831-1846) avait confié à ces prêtres français l’évangélisation du Thibet --comme on l’écrivait alors--, juste après l’ouverture manu militari de la Chine par la première guerre de l’Opium.

Baroudeurs à l’ardeur apostolique incomparable, ces missionnaires ont vécu une épopée parfois sanglante, martyrisés par des lamas hostiles à l’arrivée du Christ au pays de Bouddha
.

Mais, rudes à la tâche et prêts à tous les sacrifices, les Pères aventuriers ont creusé leur sillon évangélisateur, remontant les vallées du fleuve Salouen (appelé «Nu» en mandarin) et du Mékong, jusqu’au Haut plateau.

Coupés du monde par l’hiver verrouillant les cols, ils ont établi des «missions perdues» sur des pentes où les lamaseries conservaient un fonctionnement féodal.

«C’était l’extrême western de la Chine. En chinois, la rivière Nu était surnommée la vallée de la mort. Un adage disait qu’il fallait vendre sa femme avant d’y partir, parce qu’on ne savait pas si on pourrait en revenir», explique à l’AFP Constantin de Slizewicz, auteur de l’ouvrage «Les peuples oubliés du Tibet».

Après l’arrivée au pouvoir des communistes en 1949, ces missionnaires étrangers, «suppôts de l’impérialisme», ont été arrêtés, maltraités puis expulsés.

- Décennies sans prêtres -

«Les églises ont été fermées ou transformées en écoles ou en granges. Les chrétiens n’avaient plus le droit d’avoir d’objets religieux, sous peine d’emprisonnement, et ceux qui avaient des rôles importants ont été persécutés, menés au laogai» (goulag chinois), précise M. de Slizewicz.

Et pourtant, la religion catholique a subsisté clandestinement chez ces populations rurales, dont la ferveur n’a d’égale que la pauvreté.

«Le Tibétain est un fou de Dieu. Ils ont leur vie dédiée à la foi. Ces Tibétains convertis au catholicisme ne le font pas à moitié», poursuit Constantin de Slizewicz. «Pendant quasiment 50 années d’absence de prêtres et de sacrements, ils n’ont pas perdu une parole de l’enseignement d’un siècle de ces Pères».

Entretenant les tombes des missionnaires français, les Tibétains ont continué à prier avec des catéchistes, à célébrer Pâques et Noël, remplaçant le boeuf et l’âne de la crèche par un yack et un mulet. Certains n’ont jamais oublié leur latin ou comment réciter Frère Jacques...

A Baihanluo, ermitage juché sur un promontoire, 400 à 500 paroissiens se rassemblent aux fêtes du calendrier. Ils gardent un souvenir vivace du patriarche Zacharie, mort centenaire il y a une dizaine d’années.

Ce catéchiste de l’ethnie loutse survécut aux purges communistes en fuyant à Taïwan. Après 30 ans d’exil, il participa au renouveau catholique local.

«Zacharie avait déposé dans chaque église du voisinage de l’eau sainte de Lourdes diluée dans de l’eau claire. On en donna une goutte à un fidèle tombé malade. Trois jours après, il était rétabli», relate Zha Xi, 32 ans, baptisé «Joseph».

Cet enfant du pays incarne la relève pastorale à Baihanluo, après avoir conclu son séminaire à Kunming et Chengdu.

Près du Toit du monde --et donc des cieux-- le futur prêtre semble réaliser un autre miracle: il extirpe d’un recoin sombre du presbytère un vieux coffre, apparemment là depuis des lustres.

- Malle aux reliques -

A l’intérieur se trouvent des livres rongés par l’humidité, abandonnés lors du départ précipité des prêtres français: une collection du journal L’Illustration de 1930 et des missels en tibétain publiés en 1897 par l’Imprimerie de la Société des missions étrangères de Hong Kong.

La malle aux reliques recèle également un gros bol estampillé «Creil et Montereau», une manufacture de faïence française qui connut son apogée dans la deuxième moitié du XIXe siècle.

Ces objets ont échappé aux saccages du maoïsme. [saccage révolutionnaire maoïste qui n'est pas sans rappeler l'iconoclasme des révolutionnaires de 1789... NDLR.]

Mais pas l’église de Zhongding, dans la vallée voisine, qui dut être totalement rénovée après l’ouverture de la Chine sous Deng Xiaoping.

Là est enterré Annet Génestier, un missionnaire natif du Puy-de-Dôme (centre de la France). Ce grand chasseur devant l’Eternel s’est éteint en 1937, en tirant sur sa pipe, après un demi-siècle à arpenter les montagnes tibétaines.

Son lointain successeur est le Père François, Han Sheng de son nom chinois. «Les missionnaires français ont introduit dans la région les connaissances scientifiques modernes», souligne ce prêtre de 39 ans. «Les grands arbres ont été plantés par les Français. Les cloches des églises ont aussi été apportées de France, tout comme les outils agricoles

Parce qu’en Chine les autorités imposent aux croyants de rejoindre une organisation affiliée au Parti communiste, une «Eglise souterraine» s’est développée. Selon Han Sheng, la grande région tibétaine compte plus de 10.000 catholiques.

Lui-même se partage entre 16 églises du district de Gongshan. «Nous manquons de prêtres», insiste-t-il.

Yu Xiulian, paysanne de 75 ans qui reçut Madeleine pour nom de baptême, confirme: «Ici les catholiques sont de plus en plus nombreux. Nous, les gens du peuple, on voudrait agrandir les églises, mais l’argent manque.»

La nuit tombée, on retrouve le Père François à Nidadang, un village proche. Dans l’église traversée par un courant d’air glacé, les femmes sont assises à gauche avec les enfants, les hommes à droite. Ce sont des agriculteurs de tous âges, vêtus simplement, la peau tannée par l’altitude et le travail des champs.

A côté de l’autel, le prêtre entend les confessions. Un par un, les fidèles viennent s’agenouiller pour lui confier leurs péchés dans le creux de l’oreille.

«Si on suit Ta Parole, on monte au paradis», chante inlassablement l’assemblée.

 

AFP

 

http://www.liberation.fr/monde/2015/05/21/les-tibetains-catholiques-fous-de-dieu-en-chine-communiste_1313589

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21 mai 2015 4 21 /05 /mai /2015 08:52
Véronique Lévy - entretien à Vox Libri

Véronique Lévy a été invitée de Vox Libri (Radio Notre Dame) le 26 mars 2015 pour témoigner à propos de son livre "Montre Moi Ton Visage" aux éditions du CERF (Préface de Mgr de Moulins-Beaufort).

Véronique Lévy raconte ses premières rencontres avec le Seigneur, quand elle était enfant, après qu'une petite fille (Coralie à qui Véronique Lévy rend hommage) lui ait appris le Notre Père et le Je vous salue Marie. Extrait :

 

(A partir de 08:35) "Déjà, j'ai aimé cet homme (Jésus). Les bras ouverts à l'infini sur la Croix. Et avant de voir la souffrance, je voyais un amour qui s'offre, qui se propose, qui accueille, et qui m'appelait, complètement. Et donc, très vite je suis rentrée en relation. Il était là, je sentais son regard sur moi. Et j'ai commencé à sauver tous les petits animaux qui n'avaient pas la parole, les fourmis, jusqu'aux cafards parfois.Tous ceux qui étaient les mal aimés, les pires. Et je sentais Jésus qui me disait : 'C'est bien'.

[...] Les parents de Coralie m'avaient invité au Havre. Et j'étais allée dans l'église. Et je crois que j'avais assisté à une messe et je pense que j'avais communié. Je ne savais pas que ce n'était pas possible.

[...] Et puis, souvent, j'aimais bien les cimetières parce qu'il y avait des chats, et il y avait des églises, et je rentrais dans l'église et je restais souvent à regarder la Croix. Et je sentais, au-delà de Jésus, la présence du Père.

[...] Et J'ai envie de dire à tous les gens qui se sentent inutiles, abandonnés, que Dieu les aime en fait, et que tous ils ont été désirés et choisis", a expliqué Véronique Lévy.

Image pieuse donnée en souvenir de fidèles décédés (1928)

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20 mai 2015 3 20 /05 /mai /2015 11:07
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20 mai 2015 3 20 /05 /mai /2015 10:59
Décapitations pour viol, meurtre, apostasie, vol à main armée et trafic de drogue, amputations pour vol: l'Arabie Saoudite recrute de nouveaux fonctionnaires

Décapitations pour viol, meurtre, apostasie, vol à main armée et trafic de drogue, amputations pour vol: l'Arabie Saoudite recrute de nouveaux fonctionnaires

 

Le gouvernement saoudien a publié mardi 19 mai une offre d'emploi assez particulière. En effet, l'Etat souhaiterait recruter huit bourreaux pour exécuter, par décapitation, le grand nombre de condamnés à mort dans le royaume. Aucune qualification particulière ni expérience ne sont requises pour ces emplois de bourreaux, dont la fonction sera d'»exécuter les condamnés à mort», selon l'offre d'emploi mise en ligne sur le site du ministère du Service public.

Les futurs bourreaux seront aussi appelés à pratiquer «des amputations» sur des personnes condamnées pour vol. L'annonce de ce recrutement coïncide avec une augmentation du nombre des exécutions dans le royaume, où viol, meurtre, apostasie, vol à main armée et trafic de drogue sont passibles de la peine capitale en vertu d'une version rigoriste de la charia. La sentence est souvent pratiquée par décapitation et sur la place publique.

L'offre d'emploi intervient quatre mois après l'accession au trône du roi Salman. [1]

 

Notes

 

[1] Arabie Saoudite : le gouvernement recrute des bourreaux, Le Figaro, Home ACTUALITE International, Par William Plummer. Publié le 20/05/2015 à 08:10

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