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Christ Roi

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24 février 2015 2 24 /02 /février /2015 08:44

Roger Cukierman, président du Crif, dans une interview à Europe 1 lundi matin, a affirmé :

 

« le FN est un parti pour lequel je ne voterai jamais, mais c'est un parti qui aujourd'hui ne commet pas de violences ». « Toutes les violences, et il faut dire les choses, toutes les violences aujourd'hui sont commises par des jeunes musulmans, et bien sûr c'est une tout petite minorité de la communauté musulmane et les musulmans en sont les premières victimes », avait-il ajouté. [1]

 

Critiqué hier par Serge Klarsfeld et Nicolas Sarkozy, pour avoir estimé lundi matin que « Marine Le Pen est irréprochable personnellement » (sur l'antisémitisme), le président du Crif Roger Cukierman est revenu sur ses propos un peu plus tard, il voulait dire « irréprochable pénalement ». Puis lors du 30e dîner du Crif lundi soir:

 

Elle (Marine Le Pen) « n'est pas une personne fréquentable, ni irréprochable, aussi longtemps qu'elle continuera à ne pas se désolidariser des propos de son père pour lesquels il a été condamné par la justice ». Une volte-face en forme de  « petit rétropédalage » ou de « petit remontage de bretelles politicien », estime Florian Philippot au micro de RTL. [2]

 

Dans la journée d'hier, Serge Klarsfeld et Nicolas Sarkozy avaient vivement critiqué le mot de Roger Cukierman, Marine Le Pen « irréprochable ». S'adressant à Arno Klarsfeld, qui a critiqué ces propos, l'ancien chef de l'Etat Nicolas Sarkozy a déclaré : «Heureusement qu'il y a des gens dans la communauté qui tiennent des propos censés». [3]

 

Le Conseil français du Culte musulman (CFCM) a boycotté hier soir le diner du Crif en raison des déclarations jugées « irresponsables » de son président Roger Cukierman sur les « jeunes musulmans ».

 

« Le CFCM ne peut accepter que la composante musulmane de France soit aujourd'hui l'objet d'attaques aussi graves qu'infondées » et « compte-tenu des déclarations du président du Crif, le CFCM juge inopportun de participer au dîner du Crif ce soir », a précisé le communiqué, signé du président du CFCM Dalil Boubakeur.

 

Interrogé sur le mot de Roger Cukierman selon lequel Marine Le Pen n'est « pas fréquentable », « ni irréprochable » tant qu'elle ne s'est pas désolidarisée des propos et « dérapages » de son père, Florian Philippot, vice-président du Front national, invité sur RMC ce matin, a invité discrètement Roger Cukierman à se regarder dans une glace :

 

(A partir de la 13e minute dans le podcast) « Monsieur Cukierman fait oublier son propre dérapage hier, islamophobe, donc si vous voulez, je ne suis pas sûr qu'il soit le mieux placé pour donner des leçons de morale après ce qu'il a dit. Donc que chacun se regarde dans un miroir avant de juger les autres et de donner des leçons de morale aux Français. » [4]

 

La réponse, cinglante, de Florian Philippot, invite chacun à se regarder dans une glace avant d'accuser les autres est profondément chrétienne. Elle renvoie à la parabole de la paille et de la poutre prononcée par Notre Seigneur Jésus-Christ dans son Sermon sur la Montagne. [5]

 

Florian Philippot s'est également interrogé sur le « silence médiatique pesant des media quand Le Monde a révélé que les responsables de la profanation du cimetière juif de Sarre-Union (dans le Bas-Rhin) étaient des militants antifas d'extrême-gauche anti Front national » [6], et sur le fait que le PS ne se soit alors « pas désolidarisé alors que ce sont leurs copains de manifestation et que c'est la milice du pouvoir aujourd'hui - les antifas -, or ce sont eux qui ont profané le cimetière de Sarre-Union. »

 

On peut en effet se demander pourquoi les media ne demande pas au PS avec autant d'insistance qu'ils le font systématiquement contre Marine Le Pen, de se désolidariser des militants d'extrême-gauche antifas, soutiens et milice du pouvoir PS ? A ce jour, aucun militant nationaliste, ni Jean-Mrie Le Pen lui-même n'a pour le moment encore profané de cimetière ! Dieu fasse qu'il n'en soit jamais ainsi ! Mais ne serait-ce pas là le rôle des media d'interroger systématiquement le PS sur son accointance avec des profanateurs de cimetières juifs ? Le deux poids deux mesures dans le traitement politico-médiatique, entre d'un côté des « propos » (de Jean-Marie Le Pen) et de l'autre des actes concrets, graves, de profanations de cimetière, est à nouveau insupportable et va finir par décrédibiliser totalement ce qui reste de confiance dans les institutions républic-haines.

 

 

Notes

 

[1] Le CFCM boycotte le dîner du Crif, Cukierman dénonce un «mauvais procès»

[2] Florian Philippot raille "le rétropédalage politique" de Roger Cukierman

[3] Sarkozy réagit aux propos de Cukierman, Par LeFigaro.fr, Mis à jour le 23/02/2015 à 22:08 Publié le 23/02/2015 à 21:50

[4] http://direct-radio.fr/popup_podcast?nid=767

[5] "Qu'as-tu à regarder la paille qui est dans l'oeil de ton frère? Et la poutre qui est dans ton oeil à toi, tu ne la remarques pas !" (Évangile de Jésus-Christ selon saint Matthieu, chapitre 7, versets 3 à 5, Bible de Jérusalem)

[6] L’antisémitisme impulsif de cinq gars « sans problème », Le Monde | 19.02.2015 à 11h48 • Mis à jour le 19.02.2015 à 18h59

 

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22 février 2015 7 22 /02 /février /2015 20:31

Cambadélis fait le lien entre les attentats de Paris de janvier 2015 et le vote socialiste ! Ah, non, cela ne marche pas dans ce sens-là ! De plus en plus grotesque, les oligarques ne savent plus quoi inventer : Cambadélis fait le lien entre la profanation d'un cimetière juif de Sarre-Union et le vote FN.

 

Cambadélis fait le lien entre la profanation de Sarre-Union et le vote FN

 

Par , Publié

 

LE SCAN POLITIQUE - Après le député Philippe Bies, le patron de PS n'hésite pas à faire un rapprochement entre la profanation du cimetière juif de Sarre-Union et le haut score du FN dans la région.

 

C'est un rapprochement qui risque d'agacer le FN. Dans le Supplément de Canal +, ce dimanche à midi, Jean-Christophe Cambadélis n'a pas hésité à faire le lien entre la profanation du cimetière juif de Sarre-Union (Bas-Rhin) et la puissance du vote Front national dans la région.

 

«Je pense qu'à partir du moment où on a un mouvement d'extrême droite qui fait 45% et qui professe la haine de l'autre, ce n'est pas indifférent à ce qui a dû se passer dans les familles», a-t-il fait valoir. Selon le patron du PS, «il faut bien comprendre qu'à partir du moment où l'on stigmatise tel ou tel dans la vie, dans la société, eh bien, ça se termine comme ça».

 

Source: Cambadélis fait le lien entre la profanation de Sarre-Union et le vote FN, Le Figaro, Par , Publié

 

En vertu de ce raisonnement, Jean-Christophe Cambadélis fera donc un autre rapprochement et admettra que la politique occidentale consistant depuis 30 ans à bombarder des pays musulmans, à y apporter la démocratie et la liberté sous les bombes, politique soutenue par François Hollande, élu à 51,64% et incarnée à Paris par le maire socialiste Anne Hidalgo, aura légitimement pu susciter en retour de cette politique de « haine de l'autre » les attentats de Paris de janvier 2015 ? Ha non, cela ne marche pas dans ce sens-là !

 

Autre élément montrant le grotesque du raisonnement de Cambadélis :

 

"les premières révélations de l'enquête: selon le Monde, [...] semblent indiquer que le meneur de la bande d'adolescents responsables de la profanation est un militant antifasciste.."

 

Add. 23.02.2015 8:54

 

 

La France engage le Charles-de-Gaulle contre Daech

 

Le Figaro, Par Alain Barluet Mis à jour le 23/02/2015 à 08:13 Publié le 23/02/2015 à 08:00

 

Le ministre de la Défense Jean-Yves Le Drian doit annoncer le début des opérations aériennes contre l'État islamique, lundi, lors d'une visite surprise à bord du porte-avions présent dans le Golfe arabo-persique. Dès le début de matinée, les avions français ont effectué leurs premières missions vers l'Irak depuis le fleuron de la Marine nationale.

 

Envoyé spécial à bord du Charles-de-Gaulle dans le Golfe arabo-persique

 

 

Les socialistes responsables de l'augmentation des attentats islamistes en France ?

 

 

. Obama, Cameron, Hollande : les djihadistes occidentaux en action

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22 février 2015 7 22 /02 /février /2015 19:25
BFMTV change « cimetières chrétiens » en « cimetières municipaux »

 

 

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BFMTV change « cimetières chrétiens » en « cimetières municipaux »

 

le 22 février 2015 dans Médias

 

Jeudi 19 février, en pleine actualité médiatique sur la profanation de cimetières juifs, BFMTV publiait un tableau comparatif des profanations de cimetières en 2014.

BFMTV change « cimetières chrétiens » en « cimetières municipaux »

 

Ainsi sur le premier tableau, diffusé dès l’édition de 8h, on pouvait voir une nette disproportion entre les profanations de cimetières juifs (6 en 2014) et musulmans (4 en 2014) d’un côté, et celles visant des cimetières chrétiens (206 en 2014) de l’autre. De quoi s’interroger sur le traitement médiatique qui est donné aux attaques contre des sépultures juives par rapport à celles commises toute l’année contre des lieux de cultes et cimetières catholiques, dans l’indifférence quasi-générale.

 

Mais l’information, aussi pertinente soit-elle, n’aura pas survécu longtemps. Dès 13h09, les « cimetières chrétiens » étaient devenus, sur BFMTV, des « cimetières municipaux »

 

Les cimetières juifs et musulmans ne seraient donc pas, eux aussi, « municipaux » ? Seraient-ils en dehors de la République ? Il faut dire qu’aujourd’hui, relater les actes anti-chrétiens est devenu un tabou. Visiblement, se risquer seulement à prononcer le mot « chrétien » est également perçu comme un gros mot. Une insulte au « vivre ensemble » ?

 

Quoi qu’il en soit, la rectification de BFMTV devrait ravir l’ancienne ministre Michèle Delaunay qui, sur Twitter, avait estimé qu’« il n’y a pas de cimetières catholiques ». « Ce sont des cimetières républicains et non dédiés à une confession », avait-elle ajouté.

 

Mots-clefs : BFMTV

 

 

Source: 

http://www.ojim.fr/bfmtv-change-cimetieres-chretiens-en-cimetieres-municipaux/

 

Les seuls « cimetières républicains » que nous connaissons sont ceux des Khmers rouges de 1793 en Vendée !

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22 février 2015 7 22 /02 /février /2015 16:48
Grèce : une icône pleure des larmes d’huile à Askopambos près de Corinthe. « Miracle de Syriza », ou avertissement ?

 

Grèce : une icône pleure des larmes d’huile à Askopambos près de Corinthe. « Miracle de Syriza », ou avertissement ?

 

Reinformation.tv

21 février 2015 10:47

 

« Miracle de Syriza » ? Ou avertissement ? Depuis le 25 janvier, jour de l’élection d’Alexis Tsipras en Grèce, une icône du Christ crucifié de l’église Saint-Nicolas d’Aspokambos, petit village du Péloponnèse près de Corinthe, suinte de l’huile. Ou comme on le dit dans le village, le Christ « pleure ». C’est ce qu’a annoncé l’évêque orthodoxe métropolitain Dionysios de Corinthe, sans donner d’autres détails qu’une description du liquide : « huileux, collant et inodore ».

 

On ne sait pas, par exemple, d’où précisément suinte cette substance depuis l’icône vieille de plus d’un siècle, en forme de Christ crucifié : s’il s’agit de « larmes » coulant des yeux, comme c’est le cas dans d’autres phénomènes répertoriés de ce type, comme l’affirme la population locale, ou si c’est l’ensemble de l’icône qui présente cette « exsudation ».

 

Askopambos : un miracle authentique ?

 

L’authenticité du phénomène n’est pas établie à ce jour. Le métropolite Dionysios a indiqué avoir l’intention d’informer le Saint Synode — plus haute instance hiérarchique de l’Eglise orthodoxe grecque – et de faire appel à des spécialistes pour examiner l’icône. Mais en attendant les villageois d’Aspokambos montent la garde autour de leur église pour protéger l’icône et éviter qu’elle ne soit emportée en vue d’être analysée.

 

Le métropolite Dionysios ne veut pas donner de « publicité » à l’affaire tant que les faits n’auront pas été clairement établis. « En matière de foi il faut toujours être très prudent », a-t-il déclaré. « J’espère que le phénomène ne servira qu’à pousser les fidèles à la réflexion et à la prière, et non à faire de la publicité pour notre région ».

 

Mais le contexte politique de la Grèce est venu s’ajouter à la tendance bien naturelle de s’intéresser aux miracles. La petite église d’Aspokambos ne désemplit pas depuis près d’un mois, l’exsudation de l’icône n’ayant pas cessé – ce qui semble indiquer qu’il ne s’agit pas d’un phénomène naturel lié par exemple à la liquéfaction de la peinture. Tous veulent voir le Christ qui pleure et vénérer son image.

 

Grèce : une icône pleure des larmes d’huile à Askopambos près de Corinthe. « Miracle de Syriza », ou avertissement ?

 

L’exsudation d’huile sur l’icône, un message à la Grèce

 

 

La question de la signification de cette exsudation, si elle est authentique, est épineuse. S’agit-il, comme le disent certains, d’une sorte de confirmation ou de consécration céleste après la victoire des anti-Européens de Syriza ? On devine que ce sont les partisans du parti d’extrême gauche eurosceptique qui parlent de « miracle Tsipras » ou de « miracle de Syriza ».

 

D’autres se montrent plus inquiets. Ces manifestations de statues qui versent des larmes d’eau ou de sang, phénomène plus « occidental », ou d’icônes orientales qui « pleurent » des larmes d’huile, souvent en dégageant une odeur suave, sont liées bien souvent à des situations dramatiques ou des appels à la conversion et à la pénitence.

 

Les « larmes » du Christ crucifié d’Aspokambos, à cette aune-là, seraient le signe d’une désapprobation divine. D’autant qu’Alexis Tsipras revendique son athéisme. Il est le premier président grec a avoir rompu avec la tradition d’une inauguration en présence du chef de l’Eglise orthodoxe de Grèce, l’archevêque Ieronymos II. Qu’attendre d’un tel chef d’Etat, eût-il quelques bonnes intentions affichées ? Le message « politique » envoyé par l’icône d’Aspokambos, si tant est que son message soit politique, semble plutôt pencher du côté de la tristesse du Ciel…

 

Les icônes miraculeuses et leurs larmes de tristesse

 

 

D’autres exsudations ont reçu une forte couverture médiatique dans un passé récent : une icône de la Vierge de la Lumière à Garges-les-Gonesse a suinté de l’huile pendant tout le carême en 2010. Ses propriétaires, un couple grec orthodoxe, y a vu un appel à la conversion de l’Occident corrompu. A Soufanieh, à Damas, une petite icône appartenant à une syrienne catholique, Myrna, a suinté de l’huile d’olive pure en 1982 et 1983 tandis que sa propriétaire a présenté des phénomènes similaires, tels des stigmates, et reçu des messages jusqu’en 2001 : la Vierge y aurait demandé l’unité des chrétiens.

 

Dans l’Eglise latine, les cas de « lacrymations » sont assez fréquemment rapportés à travers les siècles. L’un des plus spectaculaires est celui de la Vierge d’Akita, au Japon. C’est l’une des rares manifestations de la Mère de Dieu officiellement reconnues par l’Eglise, qui ne donne que parcimonieusement son approbation publique aux révélations privées.

 

Notre Dame pleure à Akita : avertissement et appel à la prière

 

 

A Akita, c’est une statue de bois qui a pleuré 101 fois, au milieu des années 1970, des larmes humaines – ainsi que devaient le prouver les études auxquelles ont été soumises les gouttes suintant des yeux de la statue – tandis que sœur Agnès Sasagawa Katsuko recevait des messages appelant à la conversion et à la pénitence pour détourner la « colère de Dieu ».

 

Annonçant de terribles châtiments si les hommes ne s’amendent pas, Notre Dame d’Akita lançait un avertissement qui concerne l’humanité tout entière :

 

« Les seules armes qui vous resteront, seront le Rosaire et le Signe laissé par mon Fils. Chaque jour, récitez les prières du Rosaire. Avec le Rosaire, priez pour le Pape, les évêques et les prêtres. Le travail du diable s’infiltrera même dans l’Église de manière que l’on verra des cardinaux s’opposer à des cardinaux, et des évêques contre d’autres évêques.

 

« Les prêtres qui me vénèrent, seront méprisés et combattus par leurs Confrères. L’Église et les autels seront saccagées. L’Église sera pleine de ceux qui acceptent des compromissions et le démon pressera de nombreux prêtres et des âmes consacrées à quitter le service du Seigneur. Le démon va faire rage en particulier contre les âmes consacrées à Dieu. La pensée de la perte de tant d’âmes est la cause de ma tristesse. Si les péchés augmentent en nombre et en gravité, il ne sera plus question de pardon pour eux. »

 


Source: http://reinformation.tv/grece-icone-pleure-larmes-huile-askopambos-miracle-ou-avertissement/

 

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Publié par Ingomer - dans Religion
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22 février 2015 7 22 /02 /février /2015 14:58
Le nouveau char russe Armata

Source: Russia’s new Armata tank on Army 2015, RT, Published time: February 21, 2015 14:43, via http://translate.google.fr/translate?hl=fr&sl=en&u=http://rt.com/news/234363-armata-tracked-armored-platform/&prev=search

 

Essai de traduction Christ-Roi

 

Les troupes russes reçoivent les versions bêta de blindés à chenilles d'avenir qui pourrait ouvrir la voie dans des tanks et des armes de terre conventionnelles de 5e génération, lourd APC, l'artillerie et lance-missiles d'agression éventuellement entièrement robotisé sur véhicule blindé.

Après cinq ans de développement, la recherche et Production Corporation Uralvagonzavod a finalisé la fabrication du premier lot de chars Armata et les transporteurs de personnel lourds. Ils ont été inclus en 2015 pour la défense de la Russie, a déclaré TASS.

Selon les témoignages, 20 unités ont déjà été fabriquées et délivrées aux troupes pour la formation pratique.

Les caractéristiques exactes et l'apparence de l'arme restent classées, mais les nouveaux véhicules sont sur le point de prendre part à la fête de la Parade de la Victoire sur la Place Rouge, le 9 mai de cette année.

Une meilleure chance de voir ces véhicules de combat d'innovation du futur pourraient être donnée à des experts et au public lors de l'Expo Russie Arms 2015 (9-12 septembre Nizhniy Tagil).

Le blindé à chenilles Armata aurait combiné et assimilé tous les développements et les innovations majeures de la dernière décennie dans la conception de véhicules de combat et leur construction.

Le véhicule leader de la nouvelle version (T-14) arbore une tourelle sans pilote commandée à distance armée d'un nouveau canon 125 mm 2A82-1M de marque. Son énergie initiale est supérieure à un des chars considérés comme les meilleurs des canons de la planète: le char allemand Leopard-2 Rheinmetall au canon de 120 mm.

Le calibre de 125mm du canon améliore de 15 à 20% la précision et la dispersion angulaire du feu roulant s'est améliorée de 1,7 fois.

 

Selon les médias russes, le char Armata pourrait également voir l'arrivée d'un spécimen de canon de 152 mm, soit le canon le plus puissant jamais monté sur un char de combat.

La tourelle du char autorisera également un sous-canon de calibre de 30 mm pouvant traiter différents objectifs, y compris des cibles aériennes volant à basse altitude, comme des avions d'attaque et des hélicoptères.

Une mitrailleuse lourde 12,5 mm montée sur la tourelle serait capable de contrer des projectiles, tels que les missiles anti-chars. Elle est capable de neutraliser des projectiles allant à des vitesses jusqu'à 3000 mètres / seconde.

L'équipage du char est bien enfermé dans une capsule blindée à couches multiples séparée du conteneur à munitions. Le véhicule est entièrement informatisé et a seulement besoin de deux militaires pour le faire fonctionner. Chacun peut également déployer les systèmes d'armes du char.

La version Armata aurait une transmission électrique entièrement mécanisée, propulsée par un moteur diesel 1200 HP.

Dans son plan, le véhicule blindé Armata a le potentiel de se transformer en un véhicule de combat entièrement robotisé.

Selon des estimations préliminaires, 2300 unités sont nécessaires pour l'armée russe.

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Add. 15/05/2015, 00:14. Le char Armata recevra un nouveau canon puissant, Sputnik, 14.05.2015

Le char Armata T-14, qui a participé le 9 mai  à la Parade de la Victoire sur la place Rouge à Moscou, sera doté d'un canon de 152 mm capable de tirer des obus puissants, a annoncé Dmitri Rogozine dans une interview au quotidien Izvestia. http://fr.sputniknews.com/defense/20150514/1016079826.html#ixzz3a9b7nw8u

Le char Armata T-14, qui a participé le 9 mai à la Parade de la Victoire sur la place Rouge à Moscou, sera doté d'un canon de 152 mm capable de tirer des obus puissants, a annoncé Dmitri Rogozine dans une interview au quotidien Izvestia. http://fr.sputniknews.com/defense/20150514/1016079826.html#ixzz3a9b7nw8u

Char de nouvelle génération, le T-14 Armata possède une tourelle inhabitée qui recevra à l'avenir un puissant canon de 152 mm conçu pour des obus capables de percer un blindage d'acier d'un mètre d'épaisseur, a confié jeudi [14 mai Ndlr.] le vice-premier ministre russe Dmitri Rogozine.

 

Ce qui distingue le T-14 des véhicules similaires, ce sont une tourelle inhabitée et une capsule blindée pour l'équipage séparée des munitions. Ce schéma améliore sensiblement la protection des tankistes et augmente leurs chances de rester vivants même en cas d'explosion des munitions.

 

La structure de la tourelle constitue un autre trait distinctif du char. Cette dernière est formée de tôles blindées soudées sous différents angles. Avec un revêtement spécial, une telle structure réduit substantiellement la signature thermique et radar du véhicule.

 

La tourelle est en outre équipée de nouveaux systèmes de protection dynamique. Les chenilles et les parties latérales de la coque sont également dotées d'une puissante protection dynamique.

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Publié par Ingomer - dans Russie
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22 février 2015 7 22 /02 /février /2015 14:30
Vincent Peillon : « Toute l'opération consiste bien, avec la foi laïque, à changer la nature même de la religion et à terrasser définitivement l'Eglise »

« Toute l'opération consiste bien, avec la foi laïque, à changer la nature même de la religion, de Dieu, du Christ, et à terrasser définitivement l'Eglise »

(Vincent Peillon, « Une religion pour la République », Seuil, 2010, p. 277, cité in Marie-Pauline Deswarte, professeur émérite de droit public à l’Université d’Artois, La République organique en France, page 245.)

Vincent Peillon : « Toute l'opération consiste bien, avec la foi laïque, à changer la nature même de la religion et à terrasser définitivement l'Eglise »

Dans son livre La République organique en France (Via Romana, 2014), Marie-Pauline Deswarte s’interroge sur l’incapacité récurrente de notre droit constitutionnel contemporain à défendre une société de vie. Longtemps la France a vécu selon les principes organiques du droit naturel transmis par la Grèce et Rome, puis approfondis et défendus par l’Église catholique. Ces principes constituaient son arbre de vie ; ils avaient produit, en particulier dans le domaine juridique, des fruits de civilisation exceptionnels. Mais, depuis que la Révolution a coupé les racines de l’arbre, la vie de notre pays ne cesse, à ses yeux, de s’étioler et menace même de s’éteindre tout à fait. Désormais dénaturés, les anciens principes deviennent en effet cause de notre décadence. Tel est le défi de notre époque : retrouver l’intelligence de notre « vivre-ensemble ». Les siècles passés nous disent qu’il faut entreprendre ce combat et que nous devons le gagner. C’est ce à quoi nous convie l’auteur.

 

« Marie-Pauline Deswarte, professeur de droit constitutionnel et administratif, reconnu nationalement et internationalement, explique lumineusement le nœud de contradictions de notre modèle constitutionnel français. Dans son principe, ce modèle a pris, en effet, la suite, mais dans une rupture, d’un modèle précédent organique, royal, social, légitime de soi, historiquement et transcendentalement. Et ce que montre admirablement Marie-Pauline Deswarte, c’est que la République a constamment dans tous ses avatars cherché à trouver pour elle-même des fondements organiques, similaires, solides moralement, intellectuellement, socialement, et qui puissent la légitimer : or elle a toujours échoué, jusqu’à parodier inutilement les formes anciennes dans une sorte de religion de substitution, de représentation politique vainement dite nationale, mais en réalité parcellaire et désorganisée. Cette quête perpétuelle ne fait que prouver le manque absolu de légitimité d’un régime qui ne se tire de ses contradictions essentielles que par un mensonge sur sa nature et sur son droit. » (Hilaire de Crémiers, Politique magazine, n°128, avril 2014.)

 

« L'ancienne monarchie était un régime « organique », ce que Louis XIV a clairement exposé : « Car enfin, mon fils, nous devons considérer le bien de nos sujets plus que le nôtre propre. Il semble qu'ils fassent partie de nous-mêmes, puisque nous sommes la tête d'un corps dont ils sont les membres. » Les révolutionnaires détruisirent tous les corps intermédiaires et substituèrent à la monarchie organique une atomisation de la société : « le peuple souverain est l'universalité des citoyens français » (Constitution de 1793, article 7.)

L'auteur nous expose aussi un caractère spécifique de la République française : alors que toutes les sociétés humaines ont été fondées sur une transcendance (Cicéron ne cesse de parler des lois divines et humaines), la République française a inventé une séparation bien particulière de l'Église et de l'État qui met la première au ban des accusés ou, pour le moins, en tête de la liste des suspects. La République française détruit toute transcendance comme elle détruit tout corps social naturel, sa fondation fut d'essence révolutionnaire et elle a persisté dans son être.
   Madame Deswarte nous montre une recherche de la nécessaire création d'un corps organique dans notre pays sous le régime républicain, mais on n'y parvient jamais car la reconnaissance d'organes sociaux indépendants par le politique est absolument contraire aux principes d'une république fondée sur le Contrat social de Rousseau. Dans l'esprit du philosophe genevois, tout corps intermédiaire nuit à l'expression de la volonté générale. La république française restera jacobine. ... Les révolutionnaires ont détruit les corporations et les provinces ; tout a été remplacé par des cadres nouveaux, artificiels et porteurs d'idéologie. Le républicain Joseph Paul Boncour prétendait, à l'aube du XXe siècle, que la décentralisation était nécessaire et possible. Charles Maurras le mit, ainsi que tous les républicains, au défi de la faire. Le débat eut lieu en 1903, le livre Un débat nouveau sur la République et la décentralisation parut en 1905. Nous attendons encore la république organique.
   Mais, dira-t-on, De Gaulle en a parlé et la décentralisation fut accomplie sous Mitterrand. Oui, De Gaulle a parlé de république organique comme il a parlé de l'Algérie française, oui, la Ve République a installé des régions, mais elles sont artificielles, créées dans un cadre politique et étrangères au Pays réel. Ces régions sont des morceaux du fromage démocratique : une déconcentration des rouages politiques donne l'apparence d'une décentralisation, mais il s'agit d'une illusion. « Le département est un des pires mécanismes antiphysiques appliqués au corps de la France. » (Maurras, La République et la Décentralisation). De Gaulle, qui avait tout en main, retomba par idéologie jacobine, dans les vieilles habitudes républicaines. Au lieu de considérer la France comme un être historique, il se faisait, le mot est horrible et sent la révolution, « une certaine idée de la France ».
   A la fin de ses pertinentes analyses, Madame Deswarte souligne un nouveau danger pour la société traditionnelle qui apparaît dans la Constitution en 1992 : « Des Communautés européennes et de l'Union européenne. » « Cette “Communauté qui chasse l'autre” n'a pas de caractère organique. Bien au contraire. Elle donne au projet républicain français d'émancipation une dimension européenne : cette nouvelle Communauté serait là pour dissoudre les États et les nations européens en leur enlevant leurs pouvoirs, sans pour autant créer un véritable État européen. » (p. 240)
   Ce livre permet de bien comprendre les rouages d'un régime qui est toujours en crise car il ne s'est jamais installé : la Ve république semble moribonde et beaucoup parlent aujourd'hui d'une VIe… Quelle usure en un peu plus de deux siècles ! » (Gilles de Grépiac, Lecture et tradition, NS, n°36, avril 2014.)

 

« La Révolution balaye « les institutions vivantes naturelles, unies par des liens d’interdépendance et vivant d’une vie propre », pour les remplacer par les représentants du peuple souverain – organe supposé vouloir pour la nation. C’est alors qu’on a cherché à bâtir une théorie de l’État, dans lequel certains, comme Auguste Comte, ont vu « un individu physiologique », auquel chaque citoyen est entièrement soumis. Ainsi, dans notre démocratie, l’État peut tout et, bientôt, fera tout.

La majorité des députés de 1871 ne comprit pas la position du comte de Chambord, qui avait insisté sur la nécessité vitale de la reconstruction d’une France organique.
   Ainsi naquit la IIIe République qui, bientôt, rechercha une nouvelle spiritualité, c’est-à-dire une nouvelle religion. Nous connaissons tous l’histoire de la laïcité républicaine, qui se transforma très vite en un laïcisme conquérant, puis oppresseur et diviseur.
   Depuis lors, « la laïcité est […], aux yeux de l’ensemble de la classe politique, la seule réponse qui convienne au problème de la légitimité du pouvoir. » La République est devenue, selon Vincent Peillon, « le passage […] de la religion révélée et théocratique à la religion laïque et libérale ».

Pourtant, de plus en plus, les Français attendent un retour au réel, car la France sait qu’elle est organique. L’exemple de la nouvelle Constitution hongroise montre qu’une nation est capable de se référer à l’origine de son histoire, afin de se réapproprier les valeurs qui l’ont construite.

L’homme abstrait de l’idéologie laïciste a désormais vécu. Il est invité à céder la place à l’homme concret, celui dont Marcel de Corte écrivait, dans L’Homme contre lui-même, qu’il était « fait d’une âme incarnée dans un corps et dans les corps de surcroît que sont les communautés de vie ». » (Xavier Soleil, Les 4 vérités hebdo, n°958, vendredi 5 septembre 2014.)

 

« M.-P. Deswarte remarque que dans certaines situations, la République a dû parfois composer avec certaines formes d’organicité, notamment outre-mer, ou encore qu’elle a un temps semblé disposée à accepter le suffrage familial, comme en 1848. En réalité, tant que les principes demeurent, il est vain d’espérer le moindre changement, sauf si cela est momentanément utile, sous le poids de la nécessité – face, par exemple, à l’instauration d’États dans l’État à base ethno-religieuse. La conclusion de l’ouvrage évoque le « retour du réel » mais reste ouverte. L’auteur évoque à titre d’exemple la nouvelle constitution hongroise dont l’objectif affiché est de reconstruire après les ruines. Une question demeure, que n’aborde pas l’auteur : la République s’appuie, certes, sur la contrainte pour se survivre, mais ne repose-t-elle pas surtout sur un socle humain garant de sa durée, une base sociale faite des multiples réseaux d’intérêts idéologiques, financiers, « dynastiques » même dont l’ensemble constitue le « petit peuple » auquel s’était intéressé en son temps Augustin Cochin ? En ce sens alors, ne pourrait-on pas dire que la République est bel et bien organique ? » (Catholica, n°126, hiver 2015.)

 

CONCLUSION

 

« Toute société digne de ce nom fonctionne en résonance avec une tonalité horizontale (à laquelle se rattache le monde des « idées ») et une tonalité verticale (le monde des « valeurs »). Sans s’exclure l’une l’autre, les deux dimensions, synchronisées l’une à l’autre, donnent sa place à la personne humaine dans le champ de la société. C’est ce que l’on nomme une société organique.

 

La Révolution Française et l’idéologie des droits de l’Homme représentent incontestablement une étape importante sur le plan horizontal des idées. Mais sur le plan vertical, il en va tout autrement.

En effet, malgré les efforts consentis depuis deux siècles pour tout à la fois nier la royauté tout en mimant ces rites et ses mythes, la république ne peut parvenir à ses fins qu’à la condition de placer le sacré au-dessus du profane, le plan vertical au-dessus de l’horizontal ; autrement dit, qu’en se niant elle-même.

 

Je le répète et le souligne : la république ne peut parvenir à manifester ses idées qu’en incarnant les valeurs et donc qu’en se niant elle-même. En effet, la république est PAR DEFINITION « l’absence du roi ». Et l’absence du roi, c’est l’absence du sacré, seul principe pouvant faire contre-pied à la toute-puissance du marché et de la banque.

 

La restauration des hiérarchies vraies ne peut donc s’incarner dans la figure d’un chef d’Etat située AU-DESSUS de l’horizon des idées politiques, soit par un arbitre – et non un partisan – du débat public. C’est-à-dire un roi. Posons donc tout haut la question que se posent tout bas beaucoup de républicains patentés :

 

POUR SORTIR DU « SYSTEME », POURQUOI PAS LA ROYAUTE ?

 

[…] Pour combattre cette idéologie pernicieuse et corrosive, on doit sortir du système lui-même et ne pas essayer de solutionner nos problèmes à l’intérieur de celui-ci et avoir le courage de dire que la cause-racine des problèmes qui se pose à la France n’est en effet ni l’immigration massive, ni l’islam, ni l’islamisme, ni le terrorisme islamique qui en découle mécaniquement, mais la lâcheté et l’esprit de renoncement des politiciens de droite et de gauche, lesquels, millimètres après millimètres, ont laissé l’économique prendre le pas sur la politique, la finance sur l’économique et enfin la spéculation boursière sur la finance.» [Alliance Royale, Billet d'humeur]

 

 

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22 février 2015 7 22 /02 /février /2015 14:24

Remarque pertinente au sujet de la loi Macron dite « pour la croissance, l'activité et l'égalité des chances économiques  » qui prévoit de supprimer des jours fériés catholiques Outre-Mer et désacralise le dimanche au nom du « progrès économique »:

 

Grâce au ministre Macron, certains jours fériés liés à des fêtes chrétiennes vont disparaître. On peut s’attendre à la “suppression” du Vendredi-Saint et de la S. Etienne qui sont encore jours fériés dans les deux départements d’Alsace et en Moselle.

Par ailleurs, dans ces mêmes départements, les commerces ne sont pas ouverts les dimanches (sauf exceptions). Or on n’a jamais remarqué que, dans ces régions  [territoires allemands en 1905 au moment de la "Séparation de l'Eglise et de l'Etat", et sous régime concordataire avec l'Eglise. NDLR], l’économie était moins florissante que dans le reste de la France... Idem dans la toute proche Allemagne si souvent citée par nos illustres politiciens parisiens.

 

Source : Pro Liturgia, dimanche 22/2/2015

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21 février 2015 6 21 /02 /février /2015 22:24

Remarque pertinente de Bernard Mitjavile : la laïcité n'est pas la neutralité (Exemple: la théorie du genre imposée à l'école).

 

Tout système de valeurs est partisan. En aucun cas ce système de "valeurs" peut-il être "neutre", sinon à quoi bon des lois pour le faire tenir debout, une police et des tribunaux pour le faire respecter ?

 

 

La laïcité n’est pas la neutralité

 

Contrairement à ce qui est souvent affirmé ces derniers temps, la laïcité n’est pas une valeur en soi mais un principe de séparation entre les religions et l’État dont on peut trouver l’origine dans cette réponse du Christ à une question piège des pharisiens sur l’impôt : « Rendez à César ce qui est à César et à Dieu ce qui est à Dieu. » C’est si peu une valeur universelle qu’il n’y a pas vraiment de mot correspondant dans d’autres langues comme l’anglais ou l’allemand, langues pourtant parlées dans des pays autant, sinon plus démocratiques que le nôtre comme les USA, l’Angleterre ou l’Allemagne.

 

Historiquement, on peut voir les lois sur la laïcité de 1905 comme un moyen de calmer le jeu dans les tensions entre l’Église catholique et l’État qui ont marqué le XIXe siècle en se fondant sur un principe de la République « qui ne reconnaît aucune religion ». Or, comme en matière de journalisme où, malgré ses prétentions à l’objectivité, un éditorialiste s’efforce dans le meilleur des cas d’être honnête mais n’est jamais vraiment neutre et défend un point de vue, l’État républicain non plus n’est pas souvent neutre.

 

Si l’on prend une définition large de la religion, mot issu du latin religere, comme ce qui relie les membres d’une communauté autour d’une vision commune du monde (la Weltanschauung de Max Weber), laïcs ou pas, nous sommes tous religieux au sens où nous défendons tous une certaine vision du monde.

 

Ainsi, on pourrait dire que l’école reste neutre en matière d’enseignement de la sexualité tant qu’il s’agit de la sexualité des souris. Mais s’il s’agit de promouvoir la promiscuité sexuelle par le biais de la distribution de préservatifs et d’encouragements à l’avortement auprès d’adolescents ou d’enseigner la théorie du genre chez des enfants, c’est bien une vision spécifique de l’homme, de la sexualité et du mariage que l’on promeut et non la neutralité.

 

On pourrait parler d’histoire, de la façon dont on enseigne l’Ancien Régime, la répression en Vendée ou la Terreur révolutionnaire et l’on verra que la neutralité affichée est mise à mal dans les manuels scolaires comme dans les cours et que l’on a affaire à des opinions, allant de celles qui glorifient les « grands ancêtres » révolutionnaires à celles qui idéalisent l’Ancien Régime.

 

De même quand on enseigne l’évolution des espèces, si l’on en profite pour promouvoir une vision du monde athée, expliquant que cette théorie montre que tout est le produit du hasard et de la nécessité, pour reprendre les mots d’un prix Nobel français, alors on a quitté la neutralité scientifique et l’on défend une forme de matérialisme athée.

 

Au lieu de reconnaître simplement qu’il n’y a pas de neutralité en matière de valeurs et donc d’éducation, les tenants d’une laïcité bornée avancent masqués en promouvant leurs idées au nom d’une neutralité supposée de l’État. Le tout est de le savoir et de les démasquer en dévoilant les a priori idéologiques dissimulés derrière une laïcité aux contours mal définis.

 

 

Source: http://www.bvoltaire.fr/bernardmitjavile/la-laicite-nest-pas-la-neutralite,160189

 

Nous avons à faire en fait à l'imposition de force si je puis dire, d'un système religieux de "valeurs" antichrétiennes (Cf. Claude Bartolone "religion de la république") qui s'entend comme une "réforme de civilisation" (Christiane Taubira) : ce qu'aucun "tyran" d'Ancien Régime, même au faîte de sa puissance, ne s'est jamais permis de faire.

Les nazis voulaient créer l'homme aryen, les communistes l'homme bolchévique, les républicains de 1789 l'homme régénéré ou l'homme nouveau, aujourd'hui c'est l'homme genré. La république dite française qui n'en finit plus de vouloir changer l'homme, est donc bien un totalitarisme, et des plus pervers.

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21 février 2015 6 21 /02 /février /2015 15:50
Manif pro-Poutine et anti-Maïdan à Moscou : « Non au Maïdan, non à la guerre »

Pour exprimer leur soutien au président Vladimir Poutine et manifester leur opposition à toute velléité de soulèvement populaire sur le modèle ukrainien, des dizaines de milliers de personnes ont défilé aujourd'hui dans le centre de Moscou. Le défilé organisé par le mouvement « Anti-Maïdan » visait à marquer le premier anniversaire du soulèvement populaire du Maïdan -place au centre de Kiev- soutenu par les Occidentaux qui mena, en février 2014, à la destitution de l'ex-président ukrainien Viktor Ianoukovitch.

 

« L'exemple ukrainien nous a appris beaucoup de choses, et nous ne permettrons pas le Maïdan dans notre pays », ont déclaré les organisateurs à la veille du défilé qui a réuni environ 35.000 personnes selon la police de Moscou.

Des défilés et manifestations similaires se sont déroulés dans plusieurs villes de Russie, notamment à Saint-Pétersbourg (nord-ouest), Ekaterinbourg (Oural), Vladivostok (Extrême-Orient russe), ainsi qu'à Simféropol, la capitale de la Crimée, péninsule ukrainienne à majorité russophone rattachée en mars 2014 à la Russie par referendum.

« Non au Maïdan, non à la guerre », « Le Maïdan est une maladie. Nous allons la soigner », indiquaient les pancartes des manifestants à Moscou, dont plusieurs portaient également des drapeaux russes. Le défilé a réuni des membres du parlement, des retraités, des jeunes, des cosaques en costumes traditionnels, ainsi que des motards du club « Loups de la Nuit » qui ne cessent de prôner le patriotisme et que M. Poutine appelle ses « frères ». [1]

 

Les rassemblements de Maïdan ont commencé dans le centre de Kiev en novembre 2013 après que le président ukrainien Viktor Ianoukovytch a repoussé la signature d’un accord d’association avec l’Union européenne (UE). Les manifestations ont atteint un point culminant en février 2014 lorsque des affrontements violents entre les émeutiers et la police ont fait basculer l’histoire de l’Ukraine.

 

En septembre 2014, pendant que le président dit "ukrainien" Porochenko recevait d'Obama l'ordre de poursuivre les tactiques répressives en même temps qu'il signait la "paix de Minsk", l'Union européenne ratifiait l'accord d'association UE-Ukraine, le 16 septembre, lors de la session du parlement européen à Strasbourg. [2]

 

L'ex-président ukrainien Viktor Ianoukovitch a rejeté aujourd'hui la responsabilité du conflit en Ukraine sur les ministres européens qui avaient initié la signature d'un accord avec l'opposition à Kiev en février 2014. L'Europe doit assumer la responsabilité des événements en cours en Ukraine, a déclaré M. Ianoukovtch à la chaîne de télévision Rossia. [3]

 

Le coup d'Etat à kiev, soutenu et financé par les Occidentaux, a unilatéralement renversé l'ex président Ianoukovitch en février 2014. Le nouveau gouvernement atlantiste compatible lança l'opération dite "anti-terroristes" en avril 2014. Le 2 mai, 38 russophones étaient brûlées vifs à Odessa. Le 9 mai, des personnes étaient abattues à bout portant en pleine rue à Marioupol (région de Donetsk). L'« opération de police » engendra un conflit militaire meurtrier. L'armée ukrainienne a été coupable de crimes de guerre (tirs interdits de bombes au phosphore blanc par l'armée ukrainienne contre les populations civiles, usages de véhicules sanitaires et d'ambulances dans le cadre d'opérations militaire).

Selon les dernières informations de l'Onu, le conflit a fait plus de 5 300 victimes civiles. [4]

Près d'un million de personnes ont dû quitter leurs foyers depuis, a rapporté l'Organisation pour la sécurité et la coopération en Europe (OSCE). Au total, cinq millions de personnes ont été touchées par le conflit.

 

Vladimir Poutine reste l'homme politique le plus populaire en Russie, en dépit de la crise économique provoquée par les sanctions de l'UE et de Washington.

Le mouvement citoyen russe «Anti-Maïdan» était à l'origine d'une manifestation place de la Révolution aujourd'hui à Moscou, le mot d'ordre était «on n'oubliera pas, on ne pardonnera pas». Le groupement a été créé en janvier 2015 pour organiser la résistance à toutes les tentatives de déstabilisation de la Russie. L’action, selon le gouvernement de Moscou, a rassemblé près de dix mille personnes dans le centre de la capitale. [5]

Notes

 

[1] Ukraine: manif pro-Poutine à Moscou, Par lefigaro.fr avec AFP Mis à jour le 21/02/2015 à 15:12 Publié le 21/02/2015 à 15:10

[2] L’Ukraine et l’UE ratifient un accord d'association « historique », Le Monde | 16.09.2014 à 16h20 Mis à jour le 16.09.2014 à 16h44 | Par Claire Gatinois,

[3] Ianoukovitch: l'Europe est responsable des événements en Ukraine, Sputniknews, (mis à jour 15:25 21.02.2015)

[4] http://fr.sputniknews.com/international/20150205/1014386889.html#ixzz3QtG87Amw

[5] Les «Anti-Maïdan» ont manifesté à Moscou (VIDEO), RT en français, 21 févr. 2015 10:43

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21 février 2015 6 21 /02 /février /2015 11:23
Loi Macron-Rothschild : Dans quelques mois ou années, les républicains s’empareront de l'amendement à la loi Macron supprimant des jours fériés catholiques Outre-mer pour justifier la suppression de ces mêmes jours fériés chômés en France métropolitaine

A propos de la Loi Macron et la disparition des jours fériés catholiques en toute discrétion, on peut dors et déjà avancer que dans quelques mois ou années, les républicains s’empareront de l'amendement à la loi Macron-Rothschild [1] supprimant des jours fériés catholiques Outre-mer pour justifier la suppression de ces mêmes jours fériés chômés ... en France métropolitaine.

La loi Macron et la disparition des jours fériés catholiques

 

Publié dans Politique, le vendredi 20 février 2015 par Pierre Guillemot

 

[...] Profitant de l’impasse médiatique sur les débats, six députés des DOM-TOM en ont profité pour déposer un amendement (n° 29-92) visant à ajouter un article à la loi Macron. La fronde parlementaire ayant fait le choix de focaliser une bonne partie de son opposition sur la question du travail le dimanche, même si les raisons n’ont rien à voir avec le respect de la tradition catholique, ces députés ultramarins ont saisi l’opportunité en toute discrétion. L’objet de cet article est de permettre aux préfets de ces territoires de remplacer des jours fériés catholiques par d’autres. Comme il se doit, en bons laïcards ils ont visé le lundi de Pâques, l’Ascension, le lundi de Pentecôte, l’Assomption et la Toussaint.

 

À l’occasion des discussions concernant cet amendement, Emmanuel Macron a fait part de ses réticences, notamment quant au risque d’inconstitutionnalité, mais en définitive, le texte a été adopté via la procédure du vote à main levée. La liste des jours fériés modifiables a même été quelque peu allongée dans le but de ne plus considérer le 1er janvier et Noël comme jours fériés. Le républicain étant particulièrement précautionneux pour tout ce qui relève de son pré carré, de ses marottes, précaution a été prise afin de garantir que le texte de loi, dans son article 82 bis, précise que les dates du 1er mai, 8 mai, 14 juillet et 11 novembre ne puissent pas être remplacées par un autre jour férié local.

 

On aurait tort de considérer l’adoption de cet amendement comme une lubie ultramarine, un particularisme local qui ne remettra rien en cause. Ce serait oublier que les républicains ont pris l’habitude de recourir à la méthode des petits pas, autrement appelée « technique de la porte entrouverte ». La mécanique est simple. Plutôt que de risquer une opposition frontale, comme ce fut le cas au début des années 80 lorsque les Français descendirent pour défendre l’école privée, ils font le choix du compromis en faisant adopter un texte qui apparaît comme un compromis censé satisfaire toutes les parties. Mais eux considèrent qu’il ne s’agit que d’une étape. Lorsque le PACS fut adopté, ils avaient tous juré qu’il n’y aurait jamais de mariage homosexuel. La suite, nous la connaissons. Il faut bien avoir à l’esprit que la moindre concession consentie est prise comme une avancée, et que le combat doit continuer pour encore et toujours plus de nouveaux droits et de « progrès ».

 

Soyez assurés que les républicains dans quelques mois ou années s’empareront de cet amendement adopté pour s’attaquer à l’existence de ces mêmes jours fériés chômés en France métropolitaine.

 

Pierre Guillemot

 

 

Source: http://www.vexilla-galliae.fr/actualites/politique/1234-la-loi-macron-et-la-disparition-des-jours-feries-catholiques

 

Plutôt que de supprimer des jours fériés catholiques Outre-Mer, il a pu être avancé qu'il eut été préférable d'en créer de nouveaux. Ce qui n'est pas notre position vu que la France est chrétienne et non mondialiste et multiculturelle. Il a aussi pu être envisagé le blasphème d'entre les blasphèmes : supprimer des jours fériés laïques (1er mai, 8 mai, 14 juillet, 11 novembre) pour les remplacer par des jours fériés d'autres religions. Cette pensée blasphématoire a été dès le départ interdite, «religion de la république », oblige ! Mais ajouter de nouveaux jours fériés chômés, pour les autres communautés et traditions religieuses, eut été tout autant impensable pour les tenants du « socialisme » « pour la croissance, l'activité et l'égalité des chances économiques  » (sic) !...

 

Ce lien rapproché, ténu, quasi incestueux, entre le pouvoir et les banksters internationaux, doit être mis en perspective avec le discours de François Hollande candidat à l'élection présidentielle au Bourget le 22 janvier 2012 qui dénonçait le « monde la finance » : « Mon véritable adversaire n'a pas de nom, pas de visage, pas de parti, il ne présentera jamais sa candidature, et pourtant il gouverne (...), c'est le monde de la finance. » Un discours que François Hollande élu s'est empressé de mettre à la poubelle.

 

Notes

 

[1] Avant d'être nommé secrétaire général adjoint de la présidence de la République auprès de François Hollande de mai 2012 à juin 2014, puis ministre de l'Economie le 26 août 2014, Emmanuel Macron était banquier d'affaires chez Rothschild & Cie. Un hasard sans doute...

 

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20 février 2015 5 20 /02 /février /2015 20:05

Belle et bienvenue initiative des femmes qui demandent "la véritable égalité entre l’homme et la femme dans la complémentarité et la réciprocité" dans le cadre d'une Déclaration des femmes, "traduite en sept langues" et "déjà soutenue par une centaine d’ONG à travers le monde" :

La Déclaration des Femmes

La Déclaration des Femmes est une initiative présentée par Profesionales por la Etica en Espagne, Istituto di Studi Superiori della Donna en Italie, Woman Attitude en Belgique et Femina Europa en France.

 

Notre but est de faire savoir aux institutions internationales et aux politiques ce que veulent vraiment les femmes.

 

La Déclaration comporte 10 affirmations et 5 demandes concernant l’identité féminine, le gender et la maternité. Traduite en sept langues, elle est déjà soutenue par une centaine d’ONG à travers le monde. Vous pouvez la trouver et la signer ici : http://www.profesionalesetica.org/statement-of-the-women-of-the-world/

 

Nous avons l’intention de la présenter le 8 Mars, journée internationale de la femme, à Bruxelles.

 

Pour casser la mise en œuvre de l’idéologie du gender et les politiques qui se retournent contre la femme, nous avons besoin d’un soutien massif, nous avons besoin de votre signature. Et si vous êtes un homme, trouvez une femme qui signera ! Car le vrai féminisme c’est aussi bon pour l’identité masculine !

 

Faites entendre au monde la voix des femmes, SIGNEZ et faites passer ! Merci !

 

 

 

DECLARATION.

 

 

 

Nous, femmes de tous les pays du monde, affirmons solennellement que:

 

 

 

I. La femme et l’homme, pour leur propre bonheur, le bien de la société tout entière et la survie de l’humanité, sont faits pour une relation réciproque fondée sur la reconnaissance, le respect, et la valorisation de leurs différences.

 

 

 

II. L’identité féminine déploie son potentiel en complémentarité et en réciprocité avec celle de l’homme.

 

 

 

III. La femme contribue d’une manière unique à la stabilité de la famille, de l’entreprise, de la société et au bien commun.

 

 

 

IV. Le rôle de la femme dans la société doit être encouragé sans discrimination, violence ou exploitation et reconnu comme un enjeu pour notre temps.

 

 

 

V. La maternité possède une valeur et une dignité intrinsèques.

 

 

 

VI. En Occident les femmes sont discriminées du fait de leur dimension maternelle.

 

 

 

VII. La maternité est un atout pour la femme dans le monde du travail et un investissement pour la société tout entière.

 

 

 

VIII. La maternité et la consécration de la femme à sa famille, loin d’entraver son développement personnel, renforcent et développent son identité féminine.

 

 

 

IX. Le travail invisible et non marchand consacré à la famille possède une valeur sociale et économique.

 

 

 

X. Pour être véritable, l’émancipation de la femme est tout simplement la liberté d’être une femme, en tant que telle.

 

 

 

 

 

En conséquence, nous demandons:

 

 

 

1 - La reconnaissance universelle et le respect de l’identité féminine, de sa dignité, et de la véritable égalité entre l’homme et la femme dans la complémentarité et la réciprocité.

 

 

 

2 – La conciliation entre la vie familiale et la vie professionnelle par des mesures internationales assurant la liberté de choix des femmes.

 

 

 

3- La reconnaissance universelle par la législation internationale de la valeur du travail invisible et non marchand effectué par les femmes au sein de leur famille. Ces femmes doivent être désignées par le secteur économique comme le groupe des « gestionnaires de famille ».

 

 

 

4- Un ensemble de mesures politiques dédié à la protection des femmes salariées qui veulent avoir des enfants, ainsi que de celles qui se consacrent exclusivement ou en partie au soin de leur famille et à la prévention des discriminations à leur encontre.

 

5- L’interdiction universelle de la Gestation Pour Autrui. La GPA est une violation de la dignité de la mère et de l’enfant. C’est une nouvelle forme d’exploitation des femmes et de traite des êtres humains qui fait de l’enfant un objet de contrat.

 

 

 

 

 

Source:

 

http://femina-europa.org/actu/2015/02/17/ce-que-veulent-vraiment-les-femmes-soutenez-la-declaration/

 

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20 février 2015 5 20 /02 /février /2015 20:00
Etat islamique - Attentats terroristes : Bernard Lugan s'interroge sur les raisons "mystérieuses" de l'assassinat de Kadhafi et demande "qui présentera "l'addition" à MM. Sarkozy, Juppé et BHL?

mercredi 18 février 2015

Libye : qui présentera "l'addition" à MM. Sarkozy, Juppé et BHL?

Ce communiqué peut être reproduit à condition d'en citer la source

 

Au mois de mars 2011, à l'issue d'une campagne médiatique d'une rare intensité initiée par BHL, Nicolas Sarkozy décida d'entrer en guerre contre le colonel Kadhafi avec lequel il était encore dans les meilleurs termes quelques mois auparavant.

Le 17 mars, Alain Juppé, ministre des Affaires étrangères, arracha la résolution 1973[1] au Conseil de Sécurité de l'ONU, ce qui permit d'ouvrir les hostilités.

Le 19 mars, 19 avions français (chasseurs et ravitailleurs) lancèrent un raid de 2h30 au dessus de la Libye. L'incompréhensible guerre franco-libyenne ou otano-libyenne, venait de débuter.

 

Les raisons de ce conflit aux conséquences à ce point dramatiques qu'une intervention internationale paraît aujourd'hui indispensable sont toujours aussi mystérieuses. A l'époque, l'Elysée avança l'argument d'une action humanitaire destinée à "sauver la population de Benghazi". Le mardi 16 décembre 2014, le président tchadien Idriss Deby donna une autre explication en déclarant qu'en entrant en guerre en Libye: " l'objectif de l'OTAN était d'assassiner Kadhafi. Cet objectif a été atteint "[2].

 

Quoiqu'il en soit de ses causes officielles ou officieuses, réelles ou supposées, étayées ou fantasmées, le résultat de cette guerre "pour la démocratie et les droits de l'homme", est catastrophique :

 

- Les alliés islamistes du Qatar et de la Turquie ont pris le contrôle d'une partie des approvisionnements gaziers et pétroliers de l'Europe.

 

- Daesh a lancé une entreprise de coagulation des milices islamistes. Celles qui lui ont fait allégeance contrôlent une partie de la Cyrénaïque et à l'ouest, elles sont sur la frontière tunisienne. Partout, elles font régner la terreur.

 

- L'Egypte est directement menacée ainsi que la Tunisie et l'Algérie. Au sud, le Tchad et le Niger sont en première ligne alors qu'avec Boko Haram un second front islamiste s'est ouvert sur leurs frontières.

 

- Les gangs islamo-mafieux déversent des dizaines de milliers de migrants sur les côtes européennes. Au lieu de les refouler, la marine italienne les récupère en mer pour les installer en Europe...d'où ils ne repartiront plus. Or, tout le monde sait que des terroristes se dissimulent parmi eux et qu'ils vont créer des cellules "dormantes" au sein de l' "espace Schengen".

 

Face à ce désastre, comme s'ils étaient étrangers au chaos qu'ils provoquèrent, Nicolas Sarkozy et Alain Juppé aspirent à la plus haute charge de l'Etat français. Quant à leur inspirateur guerrier, il continue à promener sa superbe et son échancrure de col sur les plateaux des télévisions...

 

Bernard Lugan

18/02/2015

 

 

[1] Voir à ce sujet le texte de la conférence de presse d'Alain Juppé à New York (www.ambafrance-at.org).

[2] Voir mon communiqué daté du 1 janvier 2015 dont le titre est "Le but de la guerre était-il d'assassiner le colonel Kadhafi ?".

 

Source: http://bernardlugan.blogspot.fr/2015/02/libye-qui-presentera-laddition-mm.html

 

A tout hasard... je lance cette hypothèse à propos des raisons "toujours aussi mystérieuses" de l'assasinat de Kadhafi : le "despote de Tripoli" avait sa solution pour résoudre le conflit israélo-palestinien, il attendait patiemment que les Juifs sombrent démographiquement et démocratiquement. "Les Juifs finiront par sombrer", déclara-t-il. "Il ne faut pas créer un pays hébreu pur, avec sa religion et sa langue hébraïque d'antan, et avec son racisme dans cette région, au milieu des Arabes. Les Juifs finiront par sombrer... A eux de se mettre d'accord pour un pays démocratique avec leurs frères palestiniens". Cette espoir démocratique du "tyran de Tripoli" expliquerait-il la condamnation occidentale unanime à son sujet ? demandais-je en février 2011. Je me demande aujourd'hui si cette phrase ne lui pas valu la peine de mort sans jugement.

 

.Exécution de Kadhafi par les alliés islamistes aux cris d’Allah Akbar: L'OTAN et les "alliés" sont bien des démocraties

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20 février 2015 5 20 /02 /février /2015 19:51
Pour Big brother, « si le vivre-ensemble a échoué, c’est qu’il en faut davantage ! » (Laurent Obertone)

« Nul besoin pour lui (Big brother) d’inventer des faits, il convient simplement de les tourner à son avantage, c’est à dire sous l’angle de son utopie. Et surtout, interdire à Monsieur Moyen de s’interroger sur cette utopie : si le vivre-ensemble a échoué, c’est qu’il en faut davantage ! »

 

Laurent Obertone, La Nouvelle Gazette française, Entretien avec Laurent Obertone sur La France Big Brother : «Mon ouvrage se veut anti complotiste»

 

"Je suis Charlie" : Retournement de la mobilisation populaire et inversion des responsabilités

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20 février 2015 5 20 /02 /février /2015 07:39

Suite du documentaire Les Rois de France (Merapi productions, AB productions, La Bibliothèque nationale de France).

(2) Les Rois de France - Dagobert Ier
La Francie en 629 sous Dagobert

La Francie en 629 sous Dagobert

«En 511, à la mort de Clovis, le royaume fut partagé (tradition successorale germanique du partage entre les héritiers).

Les quatre fils survivants se partagent les états de leur père. Chacun reçoit essentiellement une portion des régions centrales, c'est-à-dire des espaces les plus riches (le bassin parisien, les espaces rhénans) et chacun reçoit également une frontière dangereuse à garder et éventuellement des zones de conquêtes annexées.

 

Thierry Ier, l'aîné, eut la responsabilité de la région rhénane face au peuple germain ("Royaume de Reims" s'étendant de Reims à l'ouest à la Werra à l'est, et des actuels Pays-Bas au nord à la Burgondie au sud, grosso modo Rhône-Alpes) face au royaume burgonde. Plus les terres conquises contre les Wisigoths en 507 (Massif central). Les trois autres frères héritèrent des territoires avec pour chacun d'entre eux des villes fortement symboliques.

Pour Clodomir, Tours, la cité de Saint Martin, le soldat romain qui était devenu l'Apôtre de la Gaule ("Royaume d'Orléans").

Pour Childebert Ier, Paris ("Royaume de Paris"), la ville où reposait Clovis.

Et enfin, pour Clotairer Ier, le plus jeune, Soissons et Tournai ("Royaume de Soissons"), les premières capitales des Francs saliens en Gaule.

 

Plusieurs rois, mais un seul Regnum francorum. Chaque responsable de cité était appelé comte. Il recevait des terres et la protection du roi.

 

Les serments de fidélité des guerriers à leur supérieur sont connus depuis le Ve siècle. C'est une création romaine. Toutefois, les Barbares ont adopté ces serments qui prennent des noms variables. On parlera plutôt de vasselage à partir du VIIIe siècle.

 

Après la mort de Clovis en 511, l'unité du royaume fut néanmoins assuré pendant un temps par Clotilde († 545), l'épouse de Clovis, qui dut sinon assurer une régence, au moins influencer les décisions de ses enfants. Pendant près de quinze ans, Clotilde assure la régence au nom de ses trois fils les plus jeunes.

 

Les quatre frères affrontèrent les troupes burgondes le 25 juin 524 à Vézéronce, près de Vienne, bataille qui vit la défaite des Francs, mais aussi la mort de Clodomir, dont la tête servit de trophée aux soldats burgondes. Clodomir avait trois fils (Théodebald ou Thibault, Gunthar ou Gonthaire, et Clodoald) qui trouvèrent refuge auprès de la reine Clotilde. Mais Childebert Ier et Clotaire Ier s'en emparèrent. Thibault et Gonthaire furent assassinés. Clodoald fut le nom de l'enfant qui survécut, il choisit la tonsure, et fuyant les hommes et les loups, fonda un monastère en région parisienne. ll devint Saint-Cloud.

 

Clotaire, Childebert et Thierry dépeçèrent le royaume de leur frère Clodomir en trois parts. Clotilde se retira à Tours, près du sanctuaire de Saint Martin [l'Apôtre des Gaules, NDLR.]

 

Statue de saint Cloud à l'hôpital Saint-Cloud en Minnesota, États-Unis

Statue de saint Cloud à l'hôpital Saint-Cloud en Minnesota, États-Unis

Regnum francorum en 531

Regnum francorum en 531

Après le sud-est, direction le nord-est et la Thuringe (région située à l'est de l'empire franc, dans les régions des cours d'eau Saale, affluent de l'Elbe et la Weser) où là aussi, d'autres loups se disputaient un trône. Un espace depuis longtemps guigné par des rois des Francs qui y ont des contacts et des espérances pour récupérer cette région. Thierry et Clotaire profitèrent de la guerre civile pour envahir le royaume de Thuringe probablement en 531. Le trésor de guerre fut partagé en deux lots. Dans celui de Clotaire, des terres et une princesse de onze ans, Ste Radegonde († 587).

 

A partir de 532, de nouvelles campagnes furent menées en Burgondie. En 534, elle fut enfin annexée. Les Burgondes étaient des envahisseurs germaniques venus de l'Est qui régnèrent sur les sud-est de la France et également une région qui deviendra la Suisse romande, et laisseront leur nom à ce qui deviendra la Bourgogne.

 

En 537, coincé entre le Regnum francorum et l'empire romain d'Orient (empire byzantin), le royaume ostrogoth qui en 526 avait perdu Théodoric le Grand céda la Provence au Regnum. L'unité du royaume était réalisée, à l'exception de la Septimanie qui reste wisigothique. Les fils de Clovis avait accès à la Méditerranée.

 

En 537, les grandes frontières du Regnum francorum sont dessinées après l'annexion de la Burgondie et de la Provence

En 537, les grandes frontières du Regnum francorum sont dessinées après l'annexion de la Burgondie et de la Provence

Dans les années 530, l'Alémanie, au sud de la Thuringe et du Royaume de Reims, perdit aussi son autonomie, en même temps que la protection des Ostrogoths, dont la puissance déclinait. Ces contrées fédérées prirent le nom de duchés, terme qui servait à désigner des regroupements de comtés.

 

Avec la disparition de Thierry Ier en 534 et de ses enfants en 555, puis celle de Childebert Ier en 558, Clotaire Ier, régna seul sur ce Regnum francorum, jusqu'à sa mort en 561. Comme son père avant lui, le plus jeune fils de Clovis était le maître de l'Occident, entre 558 et 561.

Regnum francorum vers 550

Regnum francorum vers 550

L'un des fils de Clotaire, Chramne, s'était une première fois allié avec son oncle Childebert Ier afin de défaire son père et de s'approprier son royaume. Le fils vaincu obtint le pardon du père. Après la mort de Childebert (558), Chramne récidiva. Une nouvelle fois vaincu, Clotaire ne refit pas la même erreur. Il enferma Chramne avec femme et enfants dans une cabane de pécheurs qu'il fit brûler.

 

Les moeurs de Clotaire Ier peuvent heurter certaines sensibilités. Aussi, Ste Radegonde († 587) que Clotaire épousa de force en 538, et qui avait persécuté son peuple et massacré sa famille, ne plia jamais à ses exigences. Lors de réceptions, Radegonde apparaissait vêtue d'une tunique blanche. Son humilité chrétienne tranchait avec le rang qu'elle devait tenir. L'union dura pourtant une quinzaine d'années. Clotaire qui ne voulait pas s'avouer vaincu face à celle qui défiait son autorité, le fut cependant et Radegonde, retrouvant sa liberté, fonda un monastère dédié à la Vierge à Poitiers, en 555 (le Monastère Sainte Croix de Poitiers, le premier grand monastère de femmes d'Occident).

Partage du Regnum francorum en 561 à la mort de Clotaire Ier

Partage du Regnum francorum en 561 à la mort de Clotaire Ier

A la mort de Clotaire Ier, en 561, la Gaule fut à nouveau partagée entre ses quatre fils restants.

L'Austrasie (ou Royaume de Reims) revenait à Sigebert Ier.

La Burgondie (ou Royaume d'Orléans (jusqu'à la Provence), fut donnée à Gontran.

Le Royaume de Paris (allant de l'actuelle Normandie à l'Aquitaine), pour Charibert (Caribert Ier)

Et le petit royaume de Soissons (Nord) pour Chilpéric Ier.

 

En 567, Charibert disparut sans fils. Son royaume, celui de Paris, fut réparti en trois et en premier lieu, Paris elle-même, dont les revenus fiscaux furent divisés en trois parts égales.

Autre conséquence majeure du nouveau morcellement, Chilpéric changeait de statut en obtenant des domaines qui rapportaient et allaient lui permettre de concurrencer ses frères en créant une troisième entité en face de l'Austrasie (Royaume de Reims) et de la Burgondie, la Neustrie (Nord-ouest, capitale Soissons, et qui recouvrira la Normandie).

 

Sigebert (Roi de Reims 561-575), lui, régnait sur la partie la plus exposée du Regnum (est de l'Austrasie). Et alors qu'il était occupé à défendre ses frontières contre les Avars, apparentés aux Huns, peuple d'Asie centrale, Chilpéric l'attaqua. Sigebert, finalement vainqueur, pardonna à son frère et fit preuve de clémence.

 

Royaume des Francs en 561

Royaume des Francs en 561

En 566, le roi des Wisigoths accorda la main de sa fille cadette Brunehaut (ou Brunehilde) († 613) au plus puissant des Mérovingiens, Sigebert. A quinze ou seize ans, la mariée était cultivée, gracieuse et très belle. Cette union est le premier acte d'une tragédie. Brunehaut va se maintenir au pouvoir pendant quarante ans, comme épouse, mère, grand-mère, puis arrière grand-mère du roi régnait, assurant pratiquement à chaque fois la régence du royaume, jusqu'en 613.

 

Jaloux, Chilpéric demanda alors au roi des Wisigoths la main de sa fille aînée, Galswinthe. Ce dernier accepta. Une double alliance avec les Francs valait mieux qu'une. La tradition voulait que la nuit de noces, l'époux qui avait reçu la virginité de sa promise, lui fasse en échange un don, qu'on appelait "don du matin" ou morgengabe. Chilpéric consentit à lui donner un tiers de son territoire (sud de l'Aquitaine). Le mariage qui eut lieu en 567 devait lui fournir un héritier. Au bout de quelques mois, le ventre de la princesse wisigothe restait plat et Chilpéric retourna dans les bras d'une ancienne épouse, Frédégonde. Or si Galswinthe retournait en Espagne, elle emmènerait avec elle le morgengabe. Mais le père de celle-ci trépassa, et sans plus craindre sa vengeance, Chilpéric fit étrangler la soeur de Brunehaut pendant son sommeil. Une nuit de 568. Il se remaria alors rapidement avec Frédégonde. Et à partir de là, pour des générations d'historiens, ce fut la haine entre Frédégonde et Brunehaut qui allait mettre à feu et à sang le royaume des Francs: le début d'une guerre civile qui allait durer 45 ans.

 

Frédégonde, femme de Chilpéric Ier, petit-fils de Clovis, est la grande ennemie de Brunehaut non par haine personnelle (les deux reines ne se sont jamais rencontrées de leur vie), simplement parce que Brunehaut favorise les personnages de ses fils et petits-fils, alors que Frédégonde tente d'imposer son propre descendant, Clotaire II (613-629), comme maître de l'ensemble du royaume franc.

 

En 575, Chilpéric envoya deux esclaves assassiner son frère. Des catastrophes naturelles ravagèrent alors le royaume de Neustrie. La même année, une épidémie de dyssentrie tuait les deux fils de Frédégonde et de Chilpéric. Et tandis que la Neustrie s'affaiblissait, Brunehaut devint une véritable Reine mère en Austrasie à partir de 584. Quelques mois plus tard, Chilpéric fut poignardé par un de ses serviteurs. Avant de mourir, il avait eu un fils avec Frédégonde, le futur Clotaire II (613-629).

 

Pour gouverner, les Mérovingiens avaient besoin du ralliement des élites locales. Les Grands monopolisaient comtés et évêchés (Reims, Toul, Mayence, Liège, Cologne, Châlons, Strasbourg, Bâle, Metz, Trèves, Spire), ainsi que des charges publiques à l'intérieur du Palais. Brunehaut fit tout pour limiter leurs pouvoirs. Pour elle, l'ordre prévalait, le modèle restait l'Empire. L'autorité impériale était encore forte. Mais une autre référence se fit de plus en plus pressante à Rome. Le pape que les Mérovingiens avaient oublié. Brunehaut était contemporaine de Grégoire Ier le Grand, élu pape en 590.

 

Brunehaut était loin d'être populaire auprès des Grands d'Austrasie et de Burgondie, que Childebert II, son fils, récupéra à la mort de Gontran en 593. Il mourut en 593. A la mort de son petit-fils, Thierry II en 613, et du fils de celui-ci, dernier héritier, Sigebert II, la même année, deux grands d'Austrasie se rapprochèrent de Clotaire II, Arnoul de Metz et Pépin de Landen. Le fils du premier épousa la fille du second. De cette union naquit Pépin de Herstal, père de Charles Martel.

 

Grâce à ces deux conspirateurs, Brunehaut fut capturée. Torturée pendant trois jours, elle fut exhibée nue entre les bosses d'un chameau au milieu des insultes, puis on l'attacha par les pieds sur le dos d'un cheval, le reste du corps traînant le long des pattes arrières. Le cheval put alors partir au galop.

Mort de Brunhilde, British Library, Londres.

Mort de Brunhilde, British Library, Londres.

Clovis avait délimité un périmètre, on attendait que quelqu'un creuse les fondations. Le fils de Clotaire II allait pouvoir le faire maintenant que Brunehaut, entre la mort de sa soeur et la sienne, avait levé les dernières hypothèques au prix de son sang. Il s'appelait Dagobert.

Dagobert Ier, roi d'Austrasie, de Neustrie et de Bourgogne (mort en 639), Portrait imaginaire par Emile Signol

Dagobert Ier, roi d'Austrasie, de Neustrie et de Bourgogne (mort en 639), Portrait imaginaire par Emile Signol

Roi unique du Regnum, Clotaire II voulait en état central puissant comme Brunehaut. Il convoqua à Paris tous les évêques et tous les seigneurs laïques du Regnum en 614. Ceux-ci lui cédèrent les trésors de Brunehaut, mais il dut maintenir les trois entités (Neustrie, Austrasie, Brugondie) indépendantes, avec pour chacune un délégué responsable de leur gestion qui reprit l'appellation déjà ancienne, de maire du Palais.

A partir des années 580 apparaît au Palais mérovingien, un personnage de haut fonctionnaire bien connu, qui est le maire du Palais. Il s'agit avant tout d'un intendant qui assure le bon fonctionnement des institutions.

A partir des années 610, ce maire du Palais devient le premier personnage de l'état mérovingien, au point qu'en cas de Régence, c'est lui qui assure la quasi totalité des pouvoirs. Il y avait maintenant un roi et trois maires. La guerre civile avait affaibli le pouvoir royal tandis que les trois composantes se construisaient une identité propre, renforcée par les Grands.

 

Dagobert naquit vers 604 et jusqu'en 613 il fut bercé par les évènements de la fin de la guerre civile. Adolescent, il apprit son futur métier de roi à l'école du Palais, institution dont Clotaire semble être à l'initiative. Dagobert rentra en contact avec un cercle de fidèles nourris par le Souverain et potentiellement davantage préoccupés par le Bien public que par l'ambition personnelle. Ils reçevaient une formation juridique de haut niveau afin de participer à la politique de centralisation du Regnum, que l'on peut commencer à appeler Francie.

Le premier de ces esprits éclairés, était Eloi de Noyon, dit saint Eloi. Il avait seize ans de plus que Dagobert. Orfèvre de formation, il était le maître royal des monnaies. Le second s'appelait Ouen de Rouen, dit saint Ouen, né en 600, repéré par Eloi, il intégra cette élite grâce à ses compétences exceptionnelles. Un troisème se nommait Amand de Maastrichtd, dit saint Amand. C'était l'homme d'église de ce noyau dur qui allait contribuer au rétablissement de l'autorité royale. Grâce à eux, Dagobert se lança à la reconquête du pouvoir.

 

Le roi Dagobert est surtout connu pour avoir eu de très grands ministres. Le plus célèbre, le trésorier du Palais, saint Eloi, mais il y eu d'autres personnages éminent comme saint Ouen. Ces personnages ont laissé une importante correspondance grâce à laquelle on peut reconstituer la vie de Cour à l'époque du roi Dagobert.

 

Saint Éloi - Vitrail église Sainte-Anne de Gassicourt, à Mantes-la-Jolie

Saint Éloi - Vitrail église Sainte-Anne de Gassicourt, à Mantes-la-Jolie

 

La rivalité entre Neustrie et Austrasie n'avait pas disparu. Cette dernière réclamait la présence d'un roi.

En 623, Dagobert fut choisi pour représenter son père Clotaire II dans le pays de Pépin de Landen où Pépin Ier est nommé à vie maire du Palais d'Austrasie. En tant que délégué du roi il était le seul à pouvoir faire la loi. Dagobert s'appuya sur cette période de paix pour uniformiser et rationaliser la justice.

 

Un calendrier fut tout d'abord défini afin de fixer régulièrement des audiences. En cela, Dagobert est véritablement le précurseur de Saint-Louis. Tout comme lui et avant lui, Dagobert rend la justice où qu'il se trouve.

A l'époque de Dagobert, la justice de modèle romain a tendance à moins bien fonctionner qu'autrefois, dans la mesure où les grandes aristocraties locales assurent le traitement de la plupart des procès. Dagobert, pour réinstaurer une autorité monarchique sur la justice, se déplace énormément à travers le royaume, et part tantôt en Burgondie, tantôt en Austrasie pour essayer d'imposer un traitement public, étatique, monarchique de la justice, en imposant très souvent la peine de mort.

 

A la mort de Clotaire II en 629, Dagobert prit en main la Francie, malgré l'existence d'un frère discret et peu instruit, qui n'avait jamais suscité beaucoup d'espoir de la part de son père. Nommé tout de même vice-roi d'Aquitaine, il mourut en 632. Dagobert s'installa rapidement en région parisienne.

 

Une équipe gouvernementale s'était structurée à partir de l'école du Palais, et Paris devint un centre administratif. Eloi, l'argentier du royaume pouvait être considéré comme un Premier ministre. Proche des humbles, en quête de justice fiscale, il précisa les devoirs des Grands en échange des honneurs qu'on leur attribuait. Tout en protégeant les petits gens, il consolidait le pouvoir central.

 

(2) Les Rois de France - Dagobert Ier

Eloi sera l'objet d'une chanson au XIXe siècle "le Bon Roi Dagobert", avec "le grand Saint Eloi" et "le cher Dagobert".

 

Ouen, référendaire et Garde du sceau, généralisa en Neustrie et en Bourgogne l'action que Dagobert avait entreprise en Austrasie, en uniformisant la loi. La justice est maintenant la même pour tous, sans abus immoraux, mais conformes aux valeurs d'une société chrétienne, qui se voulait nationale. Tout vient du roi, tout est garanti par le roi.

 

Sur la lancée de la réforme du pape Grégoire le Grand, Amand, l'aumonier de la Cours, assainit le clergé. Les hommes d'église furent de moins en moins de faux dévots. Il inaugura chez les Slaves et les Basques une nouvelle forme d'évangélisation, en représentant l'autorité royale de Dagobert. L'adhésion à la religion du roi était aussi l'intégration au nouveau système mis en place en Francie.

 

Le prestige du roi amena Héraclius Ier, empereur d'Orient, à contracter (en 631) un traité de paix éternelle.

Restait dans le domaine militaire, deux priorités. Tout d'abord pacifier les deux peuples qui n'avaient jamais été totalement soumis par les Francs : Basques et Bretons. Ce qui fut fait. Les premiers par les armes en 635. Les derniers par la négociation. Ensuite, renforcer la frontière orientale. Ce qui fut fait. Saxons, Thuringiens, Alémans et Bavarois, toute une Germanie potentielle plus que jamais fédérée à un royaume dont le centre de gravité se situait beaucoup plus à l'est que les cités de Neustrie.

Francie et régions germaniques fédérées sous Dagobert (du nord au sud, Saxe, Thuringe, Alémanie, Bavière)

Francie et régions germaniques fédérées sous Dagobert (du nord au sud, Saxe, Thuringe, Alémanie, Bavière)

La paix du roi était solidement installée en Francie, ce qui permet à l'économie de s'épanouir. La production augmentait. Les échanges et les déplacements se multipliaient entre Méditerranée et la Mer du Nord avec le Bassin parisien comme relai privilégié.

 

L'Antiquité se diluait dans ce qui allait devenir la France médiévale. La base de cette vitalité était l'influence grandissante des grands domaines agricoles contrôlés par l'aristocratie et l'Eglise. Le VIIe siècle fut le temps des évêques. Il ne participaient pas seulement au développement de l'agriculture. Bâtisseurs, et restaurateurs des édifices du culte, ils relançaient l'artisanat. Propriétaires terriens, les évêques tenaient également la ville, l'hospice, l'école, une partie de l'administration judiciaire et fiscale.

 

Dagobert a été un grand bienfaiteur de l'abbaye de Saint-Denis. Il mourut le 16 janvier 639, et fut le premier roi à être enterré à côté du tombeau de Saint-Denis dans cette basilique, qui allait devenir abbatiale et nécropole de tous ceux qui se succéderont sur le trône de France.

 

La légende du roi Dagobert

 

Le bon roi Dagobert est devenu une légende parce qu'après lui commence l'ère des Rois fainéants.

 

Dagobert avait eu deux fils de deux épouses différentes.

 

Sigebert III qui avait dix ans en 639 hérita de l'Austrasie.

Clovis II, cinq ans, hérita de la Neustrie et de la Burgondie.

 

L'unité de la Francie n'était plus et le bel mais fragile équilibre obtenue par Dagobert et ses fidèles serviteurs laissa la place de nouveau au chaos. Les rois enfants de Dagobert allaient biensûr perdre la réalité du pouvoir, au profit des Grands. Ils inaugurèrent le règne des Rois fainéants.

Les Mérovingiens restent des rois relativement puissants jusqu'à la fin du VIIe siècle. Même au début du VIIIe siècle, le roi mérovingien est assez bien assis sur le trône pour condamner son propre maire du palais pour malversations financières. Toutefois, à partir des années 710, la plupart des rois sont extrêmement jeunes, et les Maires du Palais prennent une importance telle que le roi est condamné à l'inaction, ce qui a entraîné la légende des Rois fainéants.

 

Les Rois fainéants restaient sur le trône parce qu'on ne pouvait pas supprimer comme ça les descendants de Mérovée, du jour au lendemain. La légitimité de cette dynastie était ancrée dans les moeurs.

 

Dès 687, les Pippinides, membres d'une dynastie de la noblesse d'Austrasie, permirent à Pépin II de Herstal de réunir entre ses mains les mairies d'Austrasie et de Neustrie.

 

En 751, avec l'aval du Pape, le fils de Charles Martel, Pépin le Bref, coupa la longue chevelure du descendant de Mérovée, Childéric III. Le dernier héritier de Clovis finit ses jours dans un monastère. Pépin le Bref se fait couronner roi des Francs à Soissons. Désormais on parlera de dynastie carolingienne. Acclamé roi par les guerriers, les évêques et les grandes familles, Pépin donna plus de crédit à sa nouvelle Couronne en se faisant sacré par le Pape dans l'abbatiale de Saint-Denis.

 

Le "bon roi" est une synthèse d'humanité faite roi. Il personnifie les valeurs chrétiennes de justice, de sagesse et d'humilité, tout autant que les faiblesses de l'homme. Monogame en série, il contracta cinq unions légitimes, et accumula les concubines. Ce bon vivant avait la réputation de bien se tenir à table, malgré sa maladie. Ce côté paillard le rapprochait du peuple plus que de l'excommunication. Sa distraction légendaire fut mise en chanson, au XVIIIe siècle. Il est aussi utilisé comme caricature d'un roi qui allait bientôt perdre la tête.

 

Le bon roi Dagobert - Chanson (video)

"Le roi Dagobert" - Les petits chanteurs de l'Ile de France (avec paroles) (1966) Orchestre: François Rauber - Extrait de Rondes et chansons de France Vol. 1 - Renée Caron et Les Petits chanteurs de l'Ile

 

Populaire grâce à ses actes politiques, tout autant qu'à son mode de vie, il est le modèle du bon roi comme le fut près de mille ans après, Henri IV. Cependant, sa fermeté face aux Grands et sa quête de justice n'était peut-être qu'une stratégie qui avait pour objectif, avant tout, le renforcement de l'autorité royale.

(2) Les Rois de France - Dagobert Ier

Dagobert a servi de garde-fou aux futurs rois qui devront méditer sur la leçon du bienfaiteur de Saint-Denis. Ils apprendront dès leur plus jeune âge le projet divin. Leur tuteur étant bien souvent choisi parmi les membres de l'Eglise. Dans les périodes de chaos, ceux qui de nouveau voudront restaurer l'ordre s'appuiront sur son héritage.

 

Si l'arbre mérovingien vacilla rapidement après sa mort, Dagobert avait enraciné profondément sur un terrain religieux favorable le ferment de la nation française. Un gouvernement solide, une justice équitable, une hiérarchie qui organise un territoire à partir de Paris, capitale unitaire, et surtout des principes élaborés de son vivant ou à titre posthume.

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Publié par Ingomer - dans Histoire
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18 février 2015 3 18 /02 /février /2015 23:11
Ukraine / Donbass : Bérézina kiévienne à Debaltsevo, Kiev continue de masser des moyens en artillerie lourde

Les quelques 8 à 10 000 combattants que contenait le saillant juste avant l'offensive ont été progressivement éradiqués : il n'en resterait que 4 000, dont beaucoup de blessés, la plupart étant épuisés, à courts de vivres et d'eau. C'est une faute stratégique majeure que les forces ukrainiennes et les politiciens à Kiev ont réalisé sur Debaltsevo. Une faute qui aura immanquablement des conséquences politiques. D'ailleurs Dmitri Yaroch devient de plus en plus menaçant envers la présidence...

 

Le boucher de Kiev, et tous ceux qui le soutiennent militairement et politiquement au plus haut niveau, n'ont pas eu de véritables comptes à rendre suite à la débâcle de d'Ilovaisk, fin août, parce qu'ils promettaient aux hystériques va-t-en-guerre et à leurs soutiens internationaux (américains notamment) une revanche qui devait, tôt ou tard, écraser dans le sang la rebellion du Donbass. Cette revanche n'aura donc pas lieu. Le sentiment des troupes ukrainiennes à Debaltseve d'avoir été abandonnées par leur hiérarchie et par les hommes politiques de la junte est total. Dans la ville on signale un grand nombre de soldats, déambulant sales et ivres: des rescapés du chaudron que le commandement ukrainien semble bien incapable de prendre en charge. Le chaudron contiendrait maintenant environ 3500 hommes (un peu plus de 4000 hier). Dans Debaltsevo, environ 400 chars et véhicules blindés de tous types ont été abandonnés, en panne, endommagés, à court de munition et de carburant. Une grosse partie de l'équipement des forces de Kiev avant l'offensive a été soit saboté, soit détruit lors des combats. Mais le butin, question équipements et armements lourds, semble déjà considérable. Ce sont des centaines de prisonniers que les FAN doivent désormais gérer. Pratiquement tous nécessitent une assistance médicale à divers degrés, et nombreux sont ceux qui n'avaient pas mangé depuis plusieurs jours.

 

Debaltsevo après la bataille

Hier soir, une dernière tentative de briser l'encerclement par le nord en attaquant Logvinovo avec deux compagnies d'infanterie, un groupe de chars et de l'artillerie, a échoué. Après avoir eu environ 30 tués et deux chars détruits, la colonne ukrainienne a fait demi-tour. Dans l'affrontement, ce qui restait d'une compagnie affaiblie du "bataillon Donbass" a été littéralement broyé. Le retour de "Donbass" sur le front, que cela soit sur Debaltseve ou à l'est de Mariupol, n'aura finalement duré que deux semaines. Ce fut encore plus radical et expéditif qu'à l'été dernier.

 

Les détachements ukrainiens se sont retirés de Maloorlovki, de Kamyshatki et de Bulavin, au sud de la poche, non sans avoir vidé les dernières munitions de leur artillerie contre Enakievo, et avoir fait sauter le pont de Kamyshatke. Dans Debaltseve, 10% de la ville restait ce matin entre les mains des dernières troupes kiéviennes: des forces spéciales des 3e et 8e régiments. Ce soir, la totalité de la ville est sous contrôle républicain et pacifiée.

Régiment Azov - Yevgeniy Chudnetsovym, volontaire néonazi tatouage soleil noir - symbole païen antichrétien du Reichführer SS Henrich Himmler

Régiment Azov - Yevgeniy Chudnetsovym, volontaire néonazi tatouage soleil noir - symbole païen antichrétien du Reichführer SS Henrich Himmler

Le "fameux" régiment néo-nazi d'Azov a fait une "rotation": c'est comme cela que l'on appelle un décrochage en règle dans les forces de Kiev quand on ne peut plus tenir une position face à l'adversaire. "Azov" a décroché la queue entre les jambes. Hier soir, déjà plusieurs éléménts de cette unité néonazie étaient sous les tirs de l'artillerie républicaine, obligés de quitter leurs positions à l'ouest de l'agglomération. Officiellement, selon la partie ukrainienne, les FAN n'auraient pas fait de prisonniers d'"Azov". la réalité est tout autre (voir la photo et ici dans la video, le prisonnier demande au ministre de la défense de la RPD de ne pas le remettre aux autorités kiéviennes parce qu'il craint désormais pour sa vie, il préférerait les travaux forcés...)

 

Avec 7 tués et une cinquantaine de blessés (chiffres officiels de l'unité), le bataillon renforcé n'a jamais été en mesure de contrôler ce gros village sur le bord de la mer d'Azov. Et cela malgré les moyens qui lui ont été alloués par le régime de Kiev. L'unité a été relevée par le bataillon Spetsnaz "Shtorm" sans que le village soit passé sous le contrôle ukrainien (malgré les réitérations mensongères de la propagande de la junte). Une unité de forces spéciales de la marine et le bataillon "Phoenix" de la 79e brigade appuient l'opération sur le secteur depuis deux jours.

 

Porochenko est décrédibilisé et n'a plus les moyens politiques de poursuivre sa politique aventureuse criminelle dans l'est. Il va donc falloir, très bientôt pour le président ukrainien, rendre des comptes à ceux qui sont prêts à faire la guerre à la Russie, jusqu'au dernier ukrainien.

 

Contrairement aux accords de Minsk 2, les forces de Kiev continuent de masser des moyens importants en artillerie lourde sur Artemovsk, au nord de Svetlodarsk, au nord de Lugansk, au nord-ouest de Gorlovka et surtout à l'ouest de Donetsk, sur Novobahmutovka, Krasnogorovka et Kurahovo.. Sur le secteur de Mariupol, on signale l'arrivée de convois de véhicules blindés.

Et de multiplier les provocations sur la ligne de front, en plus des frappes d'artillerie sur les grandes agglomérations. Ainsi, dans la nuit du 17 au 18 février, des missiles guidés antichars ont été tirés près du village de Staryaidar au nord-ouest de Lugansk, près de la Seversky Donets, contre des positions républicaines. La surveillance des drones kiéviens sur le secteur de Donetsk, de Debaltsevo et de Makeevka se poursuit.

Debaltsevo: l'heure de la retraite (kiévienne) a sonné

Source: Ukraine / Donbass : Bérézina kiévienne à Debaltsevo, Par Jacques Frère, Nationspresse.info, 18 février 2015

Donbass Chaudron de Débaltsévo. Les prisonniers ukrainiens. 16/02/2015 sous-titres fr

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18 février 2015 3 18 /02 /février /2015 22:45

Le 29 juin 2014, j'écrivais que le soutien occidental aux rebelles syriens avait ressuscité le califat islamique en Syrie et en Irak. Aujourd'hui c'est au tour de Noam Chomsky de dire la même chose :

Noam Chomsky: l’État islamique, fruit de la politique américaine au Moyen-Orient

 

Noam Chomsky: l’État islamique, fruit de la politique américaine au Moyen-Orient

 

Pour la revue Jacobin, le professeur Noam Chomsky évoque les origines de l'EIIL et explique pourquoi les USA et leurs alliés sont responsables de son apparition.

 

Il y a quelques jours paraissait l'interview d'un ex-agent de la CIA, Graham Fuller, l'un des meilleurs analystes du Moyen-Orient. Son titre: "Les USA ont créé l'EIIL" – aujourd'hui l'une des milliers de théories du complot qui circulent au Moyen-Orient.

 

Cette fois la source de cette théorie est complètement différente: elle vient de Noam Chomsky, c'est-à-dire directement du cœur de l'establishment américain. Ce dernier précise qu'il ne veut pas dire que les USA ont donné vie à l'EIIL avant de le financer. Il explique que les États-Unis ont créé le contexte et les conditions pour le développement du mouvement terroriste.

 

En 2003, les USA et le Royaume-Uni ont commis un grave crime en envahissant l'Irak. Les Irakiens comparent cette attaque à l'invasion de la horde mongole un millénaire plus tôt. Des centaines de milliers de personnes ont été tuées, on compte des millions de réfugiés, d'individus déplacés, sans compter que le patrimoine et la richesse archéologiques du pays depuis l'époque des Sumériens ont été anéantis.

 

Parmi les conséquences de l'invasion on notera la politique d'incitation au conflit religieux interethnique. Les forces d'invasion et leur directeur civil Paul Bremer ont élaboré un excellent plan: diviser les sunnites, les chiites et les Kurdes et les pousser à s'entretuer. Quelques années après l'invasion, le pays était déchiré par un puissant et violent conflit interethnique.

 

La dynamique naturelle des conflits de ce genre conduit à ce que les éléments les plus radicaux prennent le dessus, qui viennent du territoire d'un important allié américain: l'Arabie saoudite, ou l'Etat islamique le plus radical et le plus extrémiste du monde. Comparé à Riyad, l'Iran est un pays tolérant et moderne, sans parler des États laïques du Moyen-Orient.

 

La version radicale de l'extrémisme saoudien est la doctrine qui a été reprise par l'EIIL, qui a idéologiquement grandi à partir de la forme la plus extrémiste de l'islam, dans sa version saoudienne.

 

L'Arabie saoudite n'assure pas simplement une base idéologique à l'EIIL, mais finance aussi cette organisation. Non pas le gouvernement saoudien directement mais des Saoudiens aisés, des Koweïtiens aisés et d'autres, qui soutiennent financièrement et idéologiquement les groupes djihadistes qui font aujourd'hui leur apparition un peu partout dans le monde.

 

On peut affirmer qu'au fur et à mesure de l'évolution de ce conflit ils feront preuve d'un extrémisme de plus en plus prononcé, et que les organisations les plus cruelles et les plus irréconciliables arriveront au pouvoir. C'est exactement ce qui se produit quand la violence devient un moyen d'interaction. Voilà d'où est né l'EIIL. Si ce mouvement était éliminé, il laisserait la place à des organisations encore plus extrémistes.

 

La presse, par contre, reste docile. Dans son allocution du 10 septembre 2014, le président américain Barack Obama a pris deux pays comme exemples de réussite de la stratégie américaine de lutte contre le mouvement clandestin: la Somalie et le Yémen. Je pense que beaucoup sont restés bouche bée après ces propos, mais la presse n'a strictement rien dit à ce sujet le lendemain.

 

La situation en Somalie est particulièrement terrible et tout va relativement mal au Yémen. La Somalie est un pays très démuni. Je ne parlerai pas de son histoire. Mais parmi les plus grandes réussites de l'administration Bush dans sa politique de lutte antiterroriste, dont on s'est particulièrement vanté, figure la fermeture de l'organisation caritative Barakat, qui alimentait le terrorisme en Somalie. La presse était très excitée à l'époque. C'était un véritable succès.

 

Mais les faits ont commencé à faire surface quelques mois plus tard. Il s'avère que cette organisation caritative n'avait rien à voir avec le terrorisme en Somalie mais qu'elle était directement liée aux affaires bancaires, au commerce, à l'aide humanitaire et aux hôpitaux. Elle aidait l'économie somalienne affaiblie et complètement appauvrie à rester à flot. En fermant Barakat, l'administration Bush a mis fin à tout cela. Voici quelle a été sa contribution à la lutte contre le terrorisme. Voilà ce qu'ils ont fait avec la Somalie. Ces informations n'ont pourtant mérité quelques lignes dans la presse et on les retrouve dans les livres sur les finances internationales.

 

A une époque les prétendus "tribunaux islamiques", l'organisation islamique, avaient réussi à rétablir une certaine paix en Somalie. Ce n'était pas le meilleur des gouvernements, mais il était pacifique et les gens le reconnaissaient plus ou moins. Mais les USA n'ont pas réussi à s'y faire et ont soutenu l'invasion des troupes éthiopiennes pour détruire ce système et instaurer une fois de plus le chaos en Somalie. Quel succès! Et le Yémen a lui aussi sa propre histoire en matière d'horreurs.

 

Source: http://fr.sputniknews.com/international/20150218/1014775967.html#ixzz3S8T7QPEk

 

 

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18 février 2015 3 18 /02 /février /2015 13:46
Réaction hystérique de Ruth Elkrief à la « phrase inadmissible » de Roland Dumas (BFM TV 16/02/2015)

Liberté d'expression Charlie ?

Quelle surprise et quelle tristesse de voir la, d'ordinaire, si professionnelle Ruth Elkrief se transformer littéralement sur le plateau du 20h de BFM-TV !

 

La scène s'est déroulée le 16 février dernier dans le cadre des propos dits « antisémites » allégués à Roland Dumas, propos qu'il n'a d'ailleurs pas formellement tenus mais qui ont été prononcés par Jean-Jacques Bourdin sur RMC le 16 février "Il (Manuel Valls) est sous influence juive", pour provoquer une réponse approbative de Roland Dumas, et qui ont secoué toute la journée les media dits « français ».

 

Lors de cette émission du « 20H Politique » sur BFM-TV, au soir du 16 février, émission consacrée au sujet « Comment lutter efficacement contre le terrorisme en Europe ? », le présentateur rappelait que l'accusation d'antisémitisme portée contre Roland Dumas remontait « à une phrase de Manuel Valls prononcée sur Radio Judaïca, "Par femme, je suis lié de manière éternelle à la communauté juive et à Israël", référence à son remariage avec Anne Gravoin, violoniste d'origine juive d'Europe centrale. »

 

A quoi Ruth Elkrief, coupant son collègue, répondit :

 

«  Enfin, cela ne justifie pas les propos de Roland Dumas. Non, non, cela ne justifie pas les propos de Roland Dumas. Pardonnez-moi, mais cela ne justifie pas du tout les propos de Roland Dumas », assène trois fois Ruth Elkrief.

 

« Le problème, c'est quoi, c'est que c'est lui (Roland Dumas) qui les tient (ces propos) à ce moment-là ? », tente de demander le collègue de Ruth Elkrief.

 

« Non, il n'y a pas de problème, il n'y a pas de problème. C'est une phrase inadmissible. Point. »

 

- « Et il faudra qu'il y ait des poursuites ? », demande le journaliste.

 

- « Il n'y a pas de problème, c'est une phrase inadmissible », rétorque Ruth Elkrief en coupant son collègue à nouveau. « Ecoutons Manuel Valls », ajoute-t-elle.

 

- « Manuel Valls, qui a rappelé .. »

 

- « Ecoutons Manuel Valls », coupe Ruth Elkrief.

 

- « Manuel Valls, ... qui a rappelé que l'antisémitisme était un délit », peut terminer le journaliste.

 

La réaction hystérique de Ruth Elkrief, coupant et interdisant tout débat, montre combien la liberté d'expression en France n'est qu'une farce.

 

Cela se termine toujours par « cette phrase inadmissible est un délit » ! Et le débat est clos, la liberté d'expression a vécu.

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18 février 2015 3 18 /02 /février /2015 11:35
Ukraine : Illustration par « Le Monde » d'une défaite de l'armée ukrainienne par une image de tankistes victorieux, début du retrait des armes lourdes des deux côtés, le « nouveau Stalingrad » s'achève au coeur du Donbass
Ukraine : Illustration par « Le Monde » d'une défaite de l'armée ukrainienne par une image de tankistes victorieux, début du retrait des armes lourdes des deux côtés, le « nouveau Stalingrad » s'achève au coeur du Donbass

Nous avons vu hier soir que la ville de Debaltseve a été libérée hier par les insurgés. Ce matin, les media « français » indiquaient que les forces ukrainiennes étaient « en train de se retirer de la ville stratégique de Debaltseve où elles étaient encerclées par les séparatistes pro-russes. » [1]

Ukraine : Illustration par « Le Monde » d'une défaite de l'armée ukrainienne par une image de tankistes victorieux, début du retrait des armes lourdes des deux côtés, le « nouveau Stalingrad » s'achève au coeur du Donbass

En page d'accueil du Monde, la désinformation subventionnée par des deniers publics affiche une image de tankistes ukrainiens victorieux et l'article mentionne le contraire :

 

« Les forces ukrainiennes ont commencé leur retrait, mercredi 18 février, de la ville de Debaltseve, où les combats avec les forces pro-russes ont lieu depuis plusieurs jours. Pour la première fois, Kiev a reconnu que les séparatistes étaient entrés dans cette ville stratégique. [2]

 

« Le retrait des troupes de Debaltseve est mené d'une manière planifiée et organisée », a déclaré Semen Sementchenko selon l'agence de presse russe. Semen Sementchenko, qui dirige l'unité paramilitaire Donbass, a confirmé cette information sur Facebook. « L'ennemi essaie de couper les routes et d'empêcher la sortie des soldats », écrit-il sur le réseau social.

 

Selon le service de presse des séparatistes, DAN, un responsable rebelle pro-russe a confirmé que des centaines de soldats du gouvernement sont en train de se rendre aux séparatistes pro-russes à Debaltseve.

 

« A Debaltseve, il y a une reddition massive des armes par les forces (ukrainiennes). Ces gens se comptent par centaines », a déclaré Maksim Lechtchenko à DAN.

 

Suite à ce retrait massif de l'armée ukrainienne, on apprenait dans la matinée par l'agence Interfax reprise par Reuters Le Figaro que les insurgés avaient « commencé à retirer leurs armes des secteurs de l'est ukrainien » « où les combats ont cessé. » [3]

 

Le cessez-le-feu de Minsk2 et ses dispositions de retrait des armes lourdes des deux côtés commence donc à recevoir ce matin un début d'application par une capitulation de l'armée ukrainienne à Debaltseve. Le nouveau Stalingrad est en train de s'achever au cœur du Donbass.

 

 

Sources

 

[1] Les forces ukrainiennes se retirent de Debaltseve, Par LeFigaro.fr avec AFP Mis à jour le 18/02/2015 à 09:31 Publié le 18/02/2015 à 09:29

[2] L'armée ukrainienne commence à se retirer de la ville de Debaltseve, Le Monde | 18.02.2015 à 09h27 • Mis à jour le 18.02.2015 à 09h32

[3] Ukraine: désarmement des rebelles pro-russes, Par LeFigaro.fr avec Reuters Mis à jour le 18/02/2015 à 09:56 Publié le 18/02/2015 à 09:43

 

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17 février 2015 2 17 /02 /février /2015 23:03
Ukraine : Kiev ne retire pas ses armes lourdes, Moscou interpelle Kiev, Debaltseve libéré

Selon les media français aujourd'hui, l'accord de cessez-le-feu en Ukraine prévoyait le début du retrait des armes lourdes à partir de mardi 17 février, mais ce matin les combats se poursuivaient autour de la ville stratégique de Debaltseve ou Debaltsevo, ville stratégique de l'est de l'Ukraine que l'armée ukrainienne cherche à garder sous son contrôle. A minuit heure locale (23 heures à Paris), "le retrait des armes lourdes n'avait toujours pas débuté."

Une source séparatiste, citée par l'agence russe Interfax, a affirmé que les insurgés avaient déjà pris la plupart de la ville, qui était pratiquement encerclée depuis plusieurs semaines.

"Les combats se sont déplacés à l'intérieur de la ville (...) Les rebelles utilisent des mortiers, des lance-grenades et des armes à feu", a déclaré à Debaltseve le chef adjoint de la police régional, Olexandre Kiva, dont les propos ont été confirmés par un porte-parole militaire. [1]

Les responsables du gouvernement de Kiev et les rebelles se sont accusés mutuellement d'être à l'origine des attaques qui les empêchent de retirer chars, lance-roquettes et artillerie lourde de la ligne de front dans l'est de l'Ukraine.

Paris a indiqué que la question a été auparavant au centre d'une conversation entre le président François Hollande, M. Poutine et Mme Merkel. Les mesures annoncées par Angela Merkel, Vladimir Poutine et Petro Porochenko, non détaillées, ont été décidées lors d'un appel téléphonique de la chancelière aux présidents russe et ukrainien hier soir.

« La chancelière Angela Merkel et le président ukrainien ont appelé » leur homologue russe, Vladimir Poutine, « à exercer son influence sur les séparatistes » prorusses « afin qu'ils cessent le feu », a déclaré le porte-parole du gouvernement allemand. [2]

De son côté, Moscou indique que les trois dirigeants « ont discuté en particulier des questions relatives à la trêve, au retrait des armes lourdes par les belligérants et à la situation à Debaltseve ».

 

A Debaltseve les insurgés refusent l'arrêt des combats par « devoir moral ». Ils ne peuvent « moralement » pas cesser les combats autour de la ville assiégée de Debaltseve tenue par les forces gouvernementales ukrainiennes car cette localité fait partie de leur « territoire intérieur », a déclaré un représentant des rebelles, aujourd'hui. [3]

« Nous n'avons pas le droit [d'arrêter les combats à Debaltseve]. C'est une question morale. C'est un territoire intérieur », a déclaré, mardi, un représentant des insurgés depuis Donetsk.

« Nous devons répondre à des tirs, travailler à détruire les positions combattantes ennemies. Nous sommes prêts à tout moment (à entamer un retrait des armes lourdes), nous sommes prêts pour un retrait mutuel. Nous ne ferons rien unilatéralement, nos soldats seraient pris pour cibles », a-t-il ajouté.

 

L'Ukraine a accusé dans l'après-midi la Russie et les rebelles prorusses de "détruire" le processus de paix dans l'est de l'Ukraine. 

 

La Russie et les rebelles "ne respectent pas les accord" de Minsk 2, a déclaré à la presse le chef-adjoint de la présidence ukrainienne, Valeri Tchaly. "Ils sont en train de détruire l'espoir de paix", a-t-il ajouté. [4]

 

Le président russe Vladimir Poutine a appelé aujourd'hui les autorités de Kiev à ne pas empêcher les soldats ukrainiens, encerclés par les insurgés à Debaltseve, de déposer leurs armes, pour ne pas mettre en danger le cessez-le-feu dans ce pays.

 

Au cours d'une conférence de presse à Budapest avec Viktor Orban, le premier ministre hongrois, Vladimir Poutine a déclaré :

 

"J'espère que les autorités ukrainiennes ne vont pas empêcher les soldats ukrainiens de déposer leurs armes" et de les poursuivre en justice pour cette raison.

"Ce qui se passe actuellement à Debaltseve peut être expliqué et était prévisible", l'encerclement étant antérieur à la signature des accords de Minsk, selon le président russe. [5]

 

Alors que Donetsk connaît encore des tirs nourris de l'artillerie lourde de Kiev, que plusieurs attaques, toutes repoussées, ont été signalées contre l'aéroport, le nouveau Stalingrad est en train de s'achever au cœur du Donbass. Nous apprenons ce soir que le réduit de Debaltseve est tombé, selon des sources fiables, y compris le colonel Igor Strelkov le confirment.

 

Les troupes kiéviennes qui ne veulent pas se rendre tentent de sortir du chaudron de leur propre chef, sans équipement. La ville est dévastée. Tout est à reconstruire. C'est une victoire totale pour les forces libératrices de Nouvelle-Russie.

 

Après les encerclements de l'été dernier, et la défaite ukrainienne début septembre 2014 qui a conduit aux accords de paix de Minsk 1, le 5 septembre, c'est ce soir au tour du chaudront de Debaltseve de tomber. Kiev voulait faire de ce noeud routier et ferroviaire situé à 65 kilomètres au nord du fief séparatiste de Donetsk, et du village de Chyrokine, à une quinzaine de kilomètres du port de Marioupol, dans la partie sud de la ligne de front, un point d'encrage pour une offensive devant mettre à bas les forces de Nouvelle-Russie. Aujourd'hui ce sont ces dernières qui mettent à genoux quelque 8 à 10 000 combattants du régime kiévien. Porochenko et toute la clique "proeuropéenne" ont décidé d'abandonner leurs troupes dans cet encerclement, de les sacrifier sur l'autel du mondialisme.

 

Plus au sud, à l'est de Mariupol, l'aventure des paramilitaires néonazis d'Azov commence à sentir le sapin. Le petit bourg de Shirokino, inconnu jusqu'alors, sera vraisemblablement demain un exemple dans les écoles militaires en ce qui concerne les tactiques de combats de rue et de coup d'arrêt à la progression d'une force nettement supérieure en nombre et en moyens. A 1 contre 4, les forces de Nouvelle-Russie tiennent tête et marquent même des points face aux troupes de la junte. Après Debaltseve, c'est sur Shirokino que les attentions vont se concentrer. [6]

 

Debaltseve: la garde kiévienne se rend

Notes

 

[1] Ukraine : Combats de rue dans Debaltseve, LeFigaro.fr avec AFP, Mis à jour le 17/02/2015 à 11:18 Publié le 17/02/2015 à 11:16

[2] Ukraine : la retrait des armes lourdes menacé par la poursuite des combats, Le Monde.fr | 17.02.2015 à 09h49

[3] Rebelles ukrainiens: Debaltseve, un devoir moral, LeFigaro.fr avec AFP, Mis à jour le 17/02/2015 à 08:21, Publié le 17/02/2015 à 08:18

[4] Kiev accuse Moscou et les rebelles pro-russes, Par Le Figaro.fr avec AFP, Mis à jour le 17/02/2015 à 15:31 Publié le 17/02/2015 à 15:29

[5] Poutine interpelle Kiev sur le cessez-le-feu, Par LeFigaro.fr avec AFP Mis à jour le 17/02/2015 à 22:00 Publié le 17/02/2015 à 20:42

[6] Ukraine / Donbass : Debaltsevo est libérée ! Nations Presse Info, Par Jacques Frère, 17.02.2015

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17 février 2015 2 17 /02 /février /2015 16:52
François Hollande contre l'article 49-3 en 2006 - "une brutalité" et "un déni de démocratie" -, pour en 2015

Confronté à un risque de rejet du texte, le premier ministre Manuel Valls en rapport avec le président François Hollande, a décidé de ne prendre « aucun risque » et d'avoir recours à l'article 49-3 de la Constitution. [1]

 

En 2006, des centaines de milliers d’étudiants étaient dans la rue, furieux contre le projet du gouvernement Villepin visant à instituer le contrat première embauche (CPE) pour les jeunes, aussitôt qualifié de « smic-au rabais ».

 

Le gouvernement Villepin décida de passer en force et de faire adopter le CPE à l’Assemblée, en recourant à l’article 49-3 de la Constitution, qui permet l’adoption d’un texte sans vote du Parlement.

 

La gauche hurla avec, en tête, le premier secrétaire du PS, un certain François Hollande qui prit la parole :

 

« Malgré ce passage en force, nous poursuivrons le débat parlementaire. Le 49.3 est une brutalité, le 49.3 est un déni de démocratie, le 49.3 est une manière de freiner ou d’empêcher le débat parlementaire. » [2]

 

Au 8 avril 2014, l'article bulldozer 49.3 a été utilisé 82 fois depuis 1958. Le plus souvent, une motion de censure a été déposée en réponse à l'usage de l'article 49.3 par le gouvernement. Mais jusqu'ici, aucune motion n'a été adoptée, sauf une contre Pompidou en 1962, et l'article 49.3 s'est montré d'une redoutable efficacité pour les gouvernements.

 

Notes

 

[1] Loi Macron: Manuel Valls a recours à l'article 49-3, Par Lefigaro.fr avec AFP Mis à jour le 17/02/2015 à 16:34 Publié le 17/02/2015 à 16:29

[2] Quand Hollande fustigeait le 49-3 : "Une brutalité, un déni de démocratie", LCP.fr, le 17 février 2015 à 16h35, par Philippe Mathon

Add. 18h30. VIDEO RTL.fr Quand François Hollande dénigrait l'usage de l'article 49-3 :

Entre 1988 et 1993, la gauche des gouvernements Rocard, Cresson et Bérégovoy a eu recours à 38 reprises à l'article 49-3. Elle ne s'est pourtant pas privée d'en critiquer l'utilisation par la droite dans les années qui ont suivi.

 

(Source: Hollande en 2006 : «Le 49-3 est une brutalité, un déni de démocratie», Le Figaro, Publié le 17/02/2015 à 17:51)

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17 février 2015 2 17 /02 /février /2015 15:08

Devant le risque de rejet de la loi Macron, mise au vote mardi après-midi à l'Assemblée nationale, le gouvernement pourrait recourir à l'article 49-3 de la Constitution. [1] L'article 49.3, dit d'« engagement de responsabilité », permet au gouvernement de faire passer le texte qu'il présente sans vote, sous couvert du rejet de la motion de censure que l'opposition se doit de déposer pour la forme.

 

L'Elysée a annoncé la tenue d'un conseil des ministres extraordinaire à 14 h 30 pour discuter de cette situation de crise. Matignon affirme toujours vouloir « privilégier le vote », mais n'exclut pas un recours éventuel à l'article 49-3 de la Constitution pour faire adopter le texte.

 

Devant les députés socialistes, le premier ministre, Manuel Valls, avait affirmé en fin de matinée qu'au moment où il parlait, le projet de loi « ne passait pas ». « Je ne dramatise pas. [...] Ce serait un affaiblissement considérable », a déclaré le premier ministre. (2)

Le premier ministre peut ainsi à tout moment suspendre la discussion d'un texte – après délibération en conseil des ministres – et ouvrir un délai de vingt-quatre heures pendant lequel des députés peuvent déposer une motion de censure. Pour être recevable, cette motion doit être signée par au moins un dixième des membres de l'Assemblée nationale. Elle est ensuite discutée et votée.

Si aucune motion n'est déposée ou si une motion n'est pas adoptée, le texte est adopté. Par contre, si une motion recueille la majorité des voix des membres de l'Assemblée, elle est adoptée et le premier ministre remet la démission de son gouvernement.

 

Alors qu'une majorité de députés PS « frondeurs » pourrait voter contre, le patron du groupe, Bruno Le Roux, a appelé aussi « chacun à sa responsabilité », au début de la réunion des socialistes. « Voter contre serait rejoindre ceux qui veulent faire chuter la gauche ».

 

Selon François Loncle, un député PS favorable au texte, le vote sera « vraiment ric-rac », mais Manuel Valls a « mis le paquet » pour qu'il soit adopté.

 

Au 8 avril 2014, l'article bulldozer 49.3 a été utilisée 82 fois depuis 1958. Le plus souvent, une motion de censure a été déposée en réponse à l'usage de l'article 49.3 par le gouvernement. Mais jusqu'ici, aucune motion n'a été adoptée sauf une en 1962 contre Pompidou, et l'article 49.3 s'est montré d'une redoutable efficacité pour les gouvernements.

 

Premier ministre Mois Recours Mois Recours recours/mois
Manuel Valls       0 0
Maurice Couve de Murville 12 0     0
Pierre Messmer 23 0     0
Jacques Chirac 27 0     0
Jacques Chaban-Delmas 37 0     0
François Fillon 60 0     0
Dominique de Villepin 16 1     0,08
Édouard Balladur 26 1     0,04
Alain Juppé 25 2     0,08
Jean-Pierre Raffarin 37 2     0,05
Michel Debré 40 4     0,10
Georges Pompidou 75 6     0,08
Jacques Chirac 26 8     0,31
Raymond Barre 57 8     0,14
Jean-Marc Ayrault     22 0 0
Lionel Jospin     60 0 0
Pierre Bérégovoy     12 3 0,25
Laurent Fabius     21 4 0,19
Pierre Mauroy     38 7 0,18
Édith Cresson     11 8 0,73
Michel Rocard     37 28 0,76
Total au 8 avril 2014   32   50

 

 

Les Premiers ministres qui ont eu le plus recours au 49-3 depuis 1958 sont : Michel Rocard (28 fois), Édith Cresson (8 fois), Raymond Barre (8 fois), Jacques Chirac (8 fois), Pierre Mauroy (7 fois), Laurent Fabius (4 fois).

 

Notes

 

[1] Recours au 49-3 pour la loi Macron: "Toutes les options sont ouvertes", Par LeFigaro.fr avec AFP Mis à jour le 17/02/2015 à 14:33 Publié le 17/02/2015 à 14:30

[2] Un conseil des ministres extraordinaire organisé sur la loi Macron, Le Monde.fr avec AFP | • Mis à jour le

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17 février 2015 2 17 /02 /février /2015 10:20
Alain Finkielkraut: "Mes petits-enfants ou mes arrières petits-enfants, si l'immigration continue à ce rythme, n'auront pas d'autre choix (que de partir)"

Invité ce matin de Jean-Jacques Bourdin sur RMC, Alain Finkielkraut a déclaré qu'avec sa famille, il quitterait la France si l'immigration devait continuer « à ce rytme ».

 

Finkielkraut: "je n'aime pas le terme d'islamo-fascisme employé par Valls"

 

BFMTV A. K. Publié le 17/02/2015 à 08h53

 

Invité de BFMTV et RMC mardi matin, l'essayiste Alain Finkielkraut condamne les termes employés par Manuel Valls après la double fusillade de Copenhague. "Je n'aime pas le terme d'islamo-fascisme: l'antifascisme nous sert d'unique boussole parce que c'est le grand traumatisme de l'Europe occidentale. Le fascisme est un nationalisme exacerbé, or l'islamisme prospère sur l'effondrement du nationalisme arabe", explique Alain Finkielkraut. [l'islamisme prospère aussi sur l'effondrement de notre propre nationalisme. Ce que ne dit pas Alain Finkielkraut. NDLR.]

 

"L'emploi de ce terme révèle notre difficulté à appréhender l'extériorité et la nouveauté du phénomène." "Ce qu'il faut combattre, c'est l'islam radical, il ne faut rien lui céder", ajoute-t-il.

 

L'intellectuel fustige également l'emploi du terme "apartheid", employé par le Premier ministre après les attentats de Charlie Hebdo. "En disant cela, il assoit une République debout sur le banc des accusés. C'est elle qui se trouve coupable du mal qu'on lui fait. Il ne devrait pas céder à l'emploi de tels mots", estime-t-il.

 

Source : http://www.bfmtv.com/politique/finkielkraut-je-n-aime-pas-le-terme-d-islamo-fascisme-employe-par-manuel-valls-864122.html

 

A la question de Jean-Jacques Bourdin « Quand Benyamin Netanyahou (Premier ministre israélien NDLR.) appelle les Juifs français à partir, à faire leur "Alya", et à partir en Israël, que lui répondez-vous ? », Alain Finkielkraut a répondu :

 

« Benyamin Netanyahou a déclaré aussi que "confrontés au terrorisme islamiste, les Européens comprendraient mieux les problèmes d'Israël". Mais alors là il y a un problème chez Benyamin Netanyahou lui-même parce que si il y a une communauté de destin aujourd'hui entre Israël et l'Europe, son appel ne rime à rien : il voudrait dire quitter le terrorisme ici pour le rejoindre là-bas. Il vaut mieux lutter ensemble contre toutes ses formes. Mais, Benyamin Netanyahou obéit aussi à des considérations non seulement électorales mais démographiques. Il veut garder la majorité des territoires et il a besoin de conserver une forte majorité juive.

Par ma femme et par moi-même je suis très attaché à Israël et au sionisme. Mais je me fais une autre idée du sionisme. Je me sens français, la France est mon pays [bla bla bla... mais je me barre en Israël... NDLR], et je suis très attaché à l'identité française. Cependant, peut-être que mes petits-enfants ou mes arrières petits-enfants, si l'immigration continue à ce rythme, n'auront pas d'autre choix (que de partir NDLR.). Il faut penser à cela. »

 

(Source: RMC, 17/02 - L'invité de Bourdin Direct : Alain Finkielkraut, date Mardi 17 Fev 2015 10:00, http://direct-radio.fr/rmc/podcast/Jean-Jacques-Bourdin/Bourdin-2012)

 

Nous avons envie de demander à Alain Finkielkraut : et les Français autochtones, ils vont où ? La France est notre seule patrie. Nous n'avons pas d'autre terre où aller.

Il y a quelques années, Alain Finkielkraut faisait partie des antiracistes (SOS-racisme) qui nous reprochaient de refuser l'immigration et la « France black blanc beur » et de vouloir rester sur le respect de notre identité ethnique et culturelle, et aujourd'hui les mêmes sont prêts à quitter le navire en l'abandonnant à son naufrage.

 

Un peu plus tôt, au cours de l'entretien, le philosophe a déclaré :

 

« La montée de l'antisémitisme en Europe a à voir avec le changement de la population européenne. »

 

Le changement de population n'est pas à lui seul explicatif de la montée de l'antisémitisme qui doit surtout à la politique menée par les Occidentaux dans les pays arabes, et leur traditionnelle propension d'apporter la démocratie et la liberté sous les bombes.

 

Il est tout de même curieux de constater chez de nombreux intellectuels juifs (pas tous) cette manière de ne jamais remettre en question leur propre communauté comme la politique israélienne (la faute c'est les autres) et de ne jamais douter. Cet autisme communautaire est davantage porteur d'antisémitisme que n'importe quel « changement de population ». Dieu merci les Français n'ont pas ce défaut. Depuis les Gaulois et leur légendaires querelles, ils auraient même le défaut - ou la qualité - inverse de toujours se remettre en question, de se questionner, de douter de leur propre bien, de penser aux autres avant de penser à eux, de vouloir la justice pour les autres mais pas pour eux (les Juifs ont le droit d'avoir une terre, mais pas nous), et de s'auto-dénigrer.

 

Quand Alain Finkielkraut dit que le terrorisme est le même des deux côtés, en Israël comme en Europe, il oublie de dire que la défense contre le terrorisme n'est pas la même des deux côtés. Alors qu'en France, et en Europe en général, les populations autochtones sont amollies par des années de propagande antiraciste (on leur a enlevé leur auto-défense mentale et spirituelle qui leur permettrait de combattre le terrorisme islamiste), en Israël, rien de tout cela, les citoyens juifs sont éduqués dans le nationalisme juif le plus strict (Israël c'est la terre des Juifs, sionisme), la culture du mur (constructions de frontières murées) et la défense armée du territoire (réponses militaires à toute agression). Lorsque les européens sont en butte au terrorisme, ils répondent par des manifestations pacifistes « Je suis Charlie » et des dénonciations de tout amalgame et de toute saine réaction nationaliste, les Juifs en Israël répondent par des bombes.

Si Alain Finkiekraut déclare qu'il est prêt, avec sa famille, à partir en Israël, c'est bien parce qu'il sait qu'il y a une différence dans la réponse au terrorisme, sinon pourquoi partirait-il ?

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16 février 2015 1 16 /02 /février /2015 23:37

Ukraine Donbass FAN Nouvelle Russie SA13

Les forces de la république de Donetsk retirent leurs armes lourdes, alors que les troupes de Kiev n'ont pas cessé les pilonnages des villes du Donbass.

 

Du 13 au 16 février, les tirs massifs sur Gorlovka et Donetsk ont tué 13 personnes, dont un enfant (9 à Gorlovka, 4 à Donetsk) et blessé 27 autres (13 à Gorlovka, 14 à Donetsk). Comme on pouvait s'y attendre, Kiev a rejeté toute proposition visant à retirer ses troupes de Debaltsevo et de laisser de facto la vie sauve à des milliers de soldats et de paramilitaires ukrainiens. La junte préfère les voir mourir que de se rendre. Pire: la junte refuse catégoriquement de se conformer aux accords signés à Minsk par Porochenko.

 

« Il n'est pas question pour le moment de retirer nos armes lourdes de la ligne de front en raison des attaques persistantes des rebelles pro-russes », a lancé un porte-parole militaire ukrainien, Vladyslav Seleznev, à l'Afp.

 

« Je vous prie de prendre note qu’il n’y a pas, dans les accords de Minsk, un mot sur Debaltsevo. Cela signifie tout simplement que l’Ukraine a abandonné 5 000 hommes dans le chaudron de Debaltsevo. Je peux dire ceci, nous allons cesser le feu sur la totalité du territoire de la République populaire de Donetsk, sauf dans les zones internes. Les zones internes signifient Debaltsevo. » (Alexander Zakharchenko, Président de la république populaire de Donetsk dans une conférence de presse)

 

Source: http://www.nationspresse.info/mondialisme/atlantisme/ukraine-donbass-pendant-la-treve-la-guerre-continue

 

. Sommet de Minsk: le retrait des armes lourdes et la réforme de la constitution ukrainienne ont été actés (12 février 2015)

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16 février 2015 1 16 /02 /février /2015 21:33

 

Selon des informations communiquées par l'Assyrian International News Agency[1], les troupes de DAESH et du front Jhabhat Al Nusra, un groupe Djihadiste affilié à Al-Quaïda, se massent dans les montagnes de Qalamouns en vue de préparer une offensive sur les villes et villages du Nord-Est du Liban, peuplés majoritairement de Chiites et de Chrétiens.

Les forces massées par les Djihadistes s'élèveraient à 3000 combattants et rayonnent des monts Qalamouns vers la Syrie, le Golan et, bien sûr, le Liban. Elles se sont renforcé des défections de la fantomatique Armée Syrienne Libre (les « modérés ») qui ont apporté des forces fraîches et du matériel de provenance Américaine.

Pour maintenir leurs lignes de ravitaillement ouvertes, les forces de DAESH se sont livrées à des attaques sporadiques et des actions de guérilla contre l'armée Libanaise, toutefois les analystes s'attendent à un renforcement, au printemps, des opérations Djihadistes en direction de deux villes de la Région: Balbek et Arsal[2].

Les menaces de DAESH sur les populations Chrétiennes ont eu pour effet de réactiver les milices chrétiennes qui se tiennent sur le qui-vive tandis que les troupes Chiites du Hezbollah se déclarent « prêtes à la résistance », le Hezbollah se trouvant d'autant légitimé par son discours fort contre DAESH et son alliance de circonstance avec les Chrétiens.

L'enjeu pour le Hezbollah et pour Damas est de maintenir ouverte -et sous son contrôle- la ligne de ravitaillement Liban-Damas, de manière à soutenir le régime de Bashar Al Assad contre les Djihadistes.

Roman Ungern

 


[1] http://www.aina.org/index.html

[2] C'est à Arsal que fut arrêtée la femme et le fils d'un des chefs du Front Al Nusra vers le mois de Décembre 2014. 

 

Source: http://www.vexilla-galliae.fr/actualites/europe-international/1227-daesh-preparerait-une-offensive-au-liban

 

. La naissance de l'Etat islamique

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16 février 2015 1 16 /02 /février /2015 19:23

Plusieurs médias allemands ont écrit que lors de leur récente conversation téléphonique, le président étatsunien Barack Obama a menacé le président russe Vladimir Poutine de conséquences graves en raison de l'implication présumée de la Russie dans le conflit ukrainien.

Le président des Etats-Unis, Barack Obama, a averti Vladimir Poutine que "le prix à payer pour la Russie va augmenter" si son pays n'arrête pas son implication présumée dans la crise ukrainienne, ont écrit les médias allemands en référence à la récente conversation téléphonique entre les dirigeants des deux pays, qui a eu lieu un jour avant les pourparlers de réconciliation sur la crise ukrainienne à Minsk.

"Obama exhorte Poutine à la paix et menace" a écrit le journal allemand "Die Zeit". Selon ce journal, le président étatsunien a déclaré à Vladimir Poutine qu'il aurait à payer un prix élevé si le conflit n'était pas réglé.

Le magazine "Der Spiegel" a également noté que les appels d'Obama pour la paix contenaient un ton menaçant. Le leader étatsunien a accusé une fois de plus la Russie pour son engagement militaire dans le conflit ukrainien. Si la Russie poursuit ses "actions agressives" en Ukraine et fournit les partisans de l'indépendance avec des armes et une aide financière, "le prix à payer pour la Russie va augmenter", a averti Obama.

Moscou a nié à plusieurs reprises ces allégations et proclamé sa non-implication dans le conflit ukrainien. Le journal allemand "Die Welt" a cité la déclaration du porte-parole du président russe, Dmitri Peskov, qui a souligné l'intérêt de la Russie "dans une résolution pacifique de la crise et a déclaré que de nouvelles sanctions et des livraisons d'armes létales contribueraient uniquement à la détérioration de la situation".

Les États-Unis ont récemment annoncé qu'ils envisageaient la possibilité de fournir des armes létales aux troupes ukrainiennes.

La question de l'assistance militaire étatsunienne directe reste encore à l'ordre du jour aux États-Unis, selon le journal suisse "Blick", ajoutant, toutefois, que les pays européens tels que l'Allemagne, le Royaume-Uni, le Danemark, l'Autriche et la Suède s'opposent à l'idée de l'implication étatsunienne dans la crise ukrainienne.

Article originel : Obama Threatened Putin Before Minsk Meeting – German Media

via: http://www.cameroonvoice.com/news/article-news-17705.html

 

. Obama révèle que le changement de régime en Ukraine en février 2014 est une action des USA

. Sommet de Minsk: le retrait des armes lourdes et la réforme de la constitution ukrainienne ont été actés

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