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Christ Roi

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  • : Blog d'informations royaliste, légitimiste, pour une France libre, indépendante et souveraine
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Horloge

12 juillet 2011 2 12 /07 /juillet /2011 19:43

"LE POUVOIR ROYAL EST UN POUVOIR NEUTRE" (Benjamin Constant)

 

Justement, précise Constant, « le pouvoir royal est un pouvoir neutre  », alors que le pouvoir des ministres est un pouvoir actif. « Le roi, dans un pays libre, est un être à part, supérieur aux diversités des opinions, n'ayant d'autre intérêt que le maintien de l'ordre, et le maintien de la liberté, ne pouvant jamais rentrer dans la condition commune, inaccessible en conséquence à toutes les passions que cette condition fait naître, et à toutes celles que la perspective de s'y retrouver nourrit nécessairement dans le coeur des agents investis d'une puissance momentanée (...] Il plane, pour ainsi dire, au-dessus des agitations humaines, et c'est le chef d'oeuvre de l'organisation politique d'avoir ainsi créé, dans le sein même des dissentiments sans lesquels nulle liberté n'existe, une sphère inviolable de sécurité, de majesté, d'impartialité, qui permet à ces dissentiments de se développer sans péril, tant qu'ils n'excèdent pas certaines limites, et qui, dès que le danger s'annonce, y met un terme par des moyens légaux, constitutionnels, et dégagés de tout arbitraire. Mais on perd cet immense avantage, soit en abaissant le pouvoir du monarque au niveau du pouvoir exécutif, soit en élevant le pouvoir exécutif au niveau du monarque » Tout semble dit. Comment mieux justifier la monarchie constitutionnelle et démontrer sa supériorité sur les autres types de régimes ? Cette longue citation permet de répondre, avec deux siècles d'avance, aux talentueux sarcasmes de Thierry Ardisson sur l'hypocrisie de l'arbitrage prétendument exercé par un chef d'Etat élu et ne servant que de voile au penchant vers l'arbitraire : « La France est un stade hexagonal (...). Au centre de ce terrain, règne l'arbître (...). Tous les sept ans [le passage au quinquennat date de la loi constitutionnelle du 2 octobre 2000, et a connu sa première application en 2002], chaque équipe essaie de faire élire son capitaine comme arbître. Avant, seuls les joueurs votaient.» Depuis 1962, tous les spectateurs assis dans le stade votent aussi. « Un président n'est roi que pour la moitié du pays.» Il s'accroche à son poste. Tandis que, « déjà riche et célèbre, débarrassé des perversions électoralistes, le jeune roi se doit de n'avoir aucune ambition que le bien de son peuple ». Quelle autre, d'ailleurs, pourrait-il avoir ?  « Sachant qu'il lèguera à son fils l'héritage reçu de son père, il n'a aucune raison de le mettre en danger (...). Son règne ne sera jamais l'aventure d'un homme seul : le roi est le maillon d'une chaîne.» La doctrine de Constant trouve aussi un écho dans les micro-trottoirs auxquels procèdent les journalistes français à l'occasion d'un événement dynastique dans un de ces royaumes qui encerclent la France. On ressent alors combien manque à celle-ci ce mélange subtil de solennité, de convivialité et de bonhomie qui n'appartient qu'à la monarchie : « Les Grimaldi sont la vengeance de Louis XVI », ricane Ardisson. Il n'empêche que la France adore les mariages princiers. Celui de William d'Angleterre, avec Kate Middleton, le 29 avril 2011, y fut suivi par trois fois plus de téléspectateurs, en moyenne, que dans les autres pays européens. Depuis les rues de Londres, des anonymes envoient des messages aux citoyens français :  « tant qu'il y a un roi, il n'y a pas de pouvoir absolu ». Sa seule existence joue comme une digue presque invisible aux débordements naturels du pouvoir. Ainsi que le disait déjà Adolphe Thiers, dans les années 1840, « le roi règne et ne gouverne pas ». Le trône, rétorquait Guizot, n'est pas un fauteuil vide. Trois principales responsabilités lui reviennent, et que lui seul peut exercer.

Le roi symbolise d'abord, non seulement l'unité nationale, ce qui est bien connu, mais aussi la continuité historique, qui fait qu'un pays demeure lui-même à travers les générations qui se succèdent. Descendant d'Hugues Capet, successeur de Clovis, le roi de France appartient à la terre et aux morts, selon le mot de Maurice Barrès, ce qu'aucun élu de passage ne peut ressentir au fond de lui. Incarnant le passé de la nation, le monarque en représente aussi l'avenir. De ce fait, sa relation au présent revêt moins d'importance : « nous n'avons pas besoin d'un roi de magazine, a dit un jour Jean Raspail, nous avons besoin d'un roi de vitrail ».


En deuxième lieu, le roi peut seul exercer ce rôle d'arbître, toujours brandi par les textes constitutionnels, mais introuvable dans la pratique courante. Parce qu'il n'est attaché à aucun parti et à aucun groupe de pression : par essence, le roi est apolitique. S'il succombe à la tentation d'intervenir dans les choix du gouvernement, il perd sa légitimité. Il doit seulement veiller à ce que l'intérêt général reste le maître et, au besoin, le rappeler à qui de droit. Le roi de Suède, exigeant la démission d'un Premier ministre soupçonné de corruption, la reine d'Angleterre choisissant un chef de gouvernement minoritaire mais exprimant, selon elle, la volonté des électeurs, le roi d'Espagne parant un coup d'Etat : les occasions d'intervenir sont rares et heureusement. La monarchie, c'est la dissuasion nucléaire au service de l'intérêt commun.


Enfin, pour reprendre le mot du pasteur hollandais de Versailles, Gaspard Wisser't Hooft, « la monarchie sert à empêcher les hommes politiques de se prendre pour des rois ». En royauté, les ministres ne travaillent pas dans le but de remplacer un jour le président de la République. Il n'est pas sain que tous les pouvoirs procèdent de la même source : l' hérédité monarchique, à la condition de respecter scrupuleusement des règles intangibles, ne constitue ni une alternative ni même une concurrence pour le suffrage universel : les deux se complètent et la première protège le second. En psychanalyse, le roi est « le père du père » En politique, la monarchie est l'assurance vie de la démocratie.




Louis XX, petit-fils du Roi Soleil, p. 446 à 449, de Daniel de Montplaisir

 



 

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Si toi aussi, tu aimes la France, alors, tu en aimes ses rois, et davantage encore NOTRE ROI légitime, Louis XX, Aîné des Capétiens, descendant par primogéniture mâle de Louis XIV.

La république nous fut imposée par le génocide d'abord, par la force maçonnique ensuite, car jamais il n'y eut de référendum pour demander au peuple de choisir entre la monarchie et la république. La république est donc doublement illégitime !

C'est l'Assemblée nationale qui a choisi à notre place, sachant parfaitement que le peuple se prononcerait, à une majorité écrasante, POUR son ROI !

Le peuple n'a jamais été souverain en république, c'est un mythe !

Souviens-toi de ce que disait le Général de Gaulle : "La République est le régime de l'étranger, inventé par les Grecs, qui n'est qu'un contrat sans aucune légitimité historique ; lequel contrat conclu entre le peuple et ses dirigeants à un moment donné peut être rompu à tout moment. La Monarchie ne peut être abolie par le seul peuple car elle prend sa légitimité dans l'histoire et l'âme éternelle de la nation, laquelle trouve par ailleurs son identité dans la monarchie."

Si tu aimes la France, envoie ce message à tous tes contacts, même républicains, en te remémorant la phrase de Jean-Paul II :"N'ayez pas peur !", après avoir fait un copier/coller de ce message !

Vive le Roi ! Vive la France royale !

A bas la république qui nous fait tous souffrir depuis 200 ans !

200 ans, ça suffit !
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Merci à Dominique

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23 avril 2011 6 23 /04 /avril /2011 21:58

La chancelière allemande Angela Merkel fait la louange de nos Rois de France et une critique de la république.

 

Angela Merkel"Je ne suis nullement fanatique de la monarchie héréditaire et automatique : la guerre de 1914 - 1918 a montré ce que cela donne quand toutes les familles régnantes sont, en même temps, fatiguées. Mais, j'ose formuler l'hypothèse que le pire des rois de France a été meilleur que le meilleur président ou chef de gouvernement français, car, depuis 1789, la France est sur une pente descendante (et l'Allemagne, démocrate depuis 1919, suit aujourd'hui...). En tous les cas, quand on a vu le gouvernement français déclarer la guerre à l'Allemagne alors que la France n'en avait pas les moyens, quand on voit aujourd'hui Nicolas Sarkozy mener la guerre à la Libye pour une protection mensongère de la population civile comme celle de Bush à l'Irak et à d'autres pays pour y établir la démocratie et les droits de l'homme, on se trouve comme aux pires époques de la monarchie. Mais avec la condition aggravante qu'un roi, lui, n'aurait jamais déclaré une guerre sans être attaqué et quand son commandant en chef lui disait que son armée n'était pas capable de la gagner et qu'elle lui ferait perdre beaucoup plus qu'il ne pouvait en retirer. [...] Et de toute manière, comme toujours quand les démocrates occidentaux font une guerre, il y a derrière eux un larron pour en recueillir les fruits..."

En vous laissant apprécier cet avis sur la qualité de n'importe quel de nos rois face à n'importe quel de nos présidents de la République, il faut nommer ce chef d'Etat lucide : il s'agit d'Angela Merkel, Chancelier de la République fédérale d'Allemagne... Sans doute, en butte à quelques problèmes électoraux dus à l'interventionnisme tous azimuts du locataire actuel de l'Elysée... Mais, sur le tas (et, malheureusement, sur le tard ?), elle a vu et compris."

 

Gérard de Villèle


Le Lien légitimiste n° 38, mars-avril 2011

Source : http://lafrancecouronnee.xooit.fr/t2072-Angela-Merkel-fait-la-louange-des-Rois-de-France-et-la-critique-de-la-republique.htm

 

Note de Christroi. Il y a fort à parier que la pertinente remarque d'Angela Merkel ne transpirera pas dans les medias français.

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- Avantages de la monarchie

Déclin, déclassement, décadence de la France : points de vue d'historiens

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23 décembre 2009 3 23 /12 /décembre /2009 11:56
Sur la démocratie.

"Le bien commun se fourvoie vers l’abolition des lois naturelles et le remplacement de celles-ci par toutes les licences. Mais si, à titre individuel, il est possible de se soustraire au surnaturel, au prix d’une damnation dans l’au-delà, il est impossible pour un peuple de ne pas respecter sur le long terme l’ordre naturel ; le pays s’enfonce plus ou moins rapidement dans la décadence et la démocratie s'essouffle."

Source : Pierre Bodin, La Gazette Royale n° 116, juillet-août-septembre 2008.
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25 novembre 2008 2 25 /11 /novembre /2008 08:37

La monarchie comme régime politique conférerait à l’état des qualités que la république ne lui permet pas : mémoire, unité (malgré la pétition de principe – toute théorique et universalisante – d'une république "une et indivisible"…), continuité, indépendance et souveraineté, responsabilité, légitimité, liberté.

- La mémoire
: Trente-six rois capétiens en huit cents ans. Trente de plus de Clovis à Hugues Capet. Quatre encore, si l'on remonte au légendaire Pharamond ancêtre de Clovis... Les Celtes nos ancêtres, eux-mêmes il y a plus de 2000 ans, se sont regroupés autour de Vercingétorix, mettant ainsi fin à leur divisions, première ébauche de notre sentiment national.
Au regard de la continuité profonde des trois races royales françaises (mérovingienne, carolingienne, capétienne), ce n'est pas des "quarante rois qui en mille ans..." dont il faudrait parler, mais des "soixante-dix rois qui en quinze siècles" ont sinon fait la France au pied de la lettre, du moins étroitement façonné notre pays, dans sa géographie, sa langue, sa religion, ses arts, ses mœurs, sa politique au sens le plus noble du terme... L'héritage de la Monarchie apparaît ainsi à tous les Français comme vieille de quinze siècles depuis Pharamond (Ve siècle). Elle appartient indivisément à nous tous.
La  mémoire , la conscience nationale est en crise.
Add. Ceux qui jettent un voile sur notre passé, veulent enfouir la monarchie française ou simplement la cacher (les candidats aux présidentielles de 2007 pour qui la France c'est 1789 et les "valeurs de la république"...), mais ceux aussi faisant oeuvre de grands résistants qui écartent systématiquement la solution royaliste avec ceux et celles qui la défendent, sont autant responsables de la situation que les premiers, voire plus en raison de la tromperie. 

Sauf  à se dissoudre et à disparaître, sans le sentiment aigu de ce passé glorieux et de ce passé commun, les Français manqueront leur avenir.

- L’unité, sans laquelle il ne saurait y avoir d‘autorité véritable et qui est indispensable pour garantir l’indépendance nationale. La démocratie au contraire divise les Français et entretient un état continuel de guerre civile. Dans une démocratie, l'intérêt général, les intérêts supérieurs du pays sont sacrifiés aux luttes partisanes et à influence des lobbys.

Cette unité française elle-même est garantie par le principe de l'hérédité. Pour démontrer la supériorité de l'hérédité sur l'élection, Bernard Faÿ mettait en avant la doctrine classique de l'origine du pouvoir : "La monarchie est héréditaire, ce qui est la meilleure transmission puisqu'elle vient de Dieu, alors que tous les autres systèmes ne reposent que sur la sagesse humaine. (N'est-il pas curieux de voir que, pour des raisons analogues, les Athéniens démocrates, tiraient leurs fonctionnaires au sort ?)" (Bernard Faÿ, Louis XVI ou la fin d'un monde, 1955, réed. La Table ronde, Paris 1981, p. 35.) On peut aussi mettre en avant l'argument de la paix favorisée par une dévolution paisible, du pouvoir; l'argument économique, les élections dites "démocratiques" coûtent une fortune, etc.

 Roland Mousnier mettant en avant l'argument historique : "L’hérédité n’a jamais produit une succession de rois aussi médiocres que celle des présidents de la IIIe République française (à une ou deux exceptions près), ce qui s’est terminé par l’effondrement de juin 1940, la plus grande catastrophe de l’histoire de France" (Roland Mousnier, Monarchies et royautés de la préhistoire à nos jours, Librairie académique Perrin, Paris, 1989.)

- La durée. La monarchie c'est la durée, pas 5 ans...

- La représentation. La monarchie représente la nation française ; elle a historiquement conduit la nation à son plus haut degré de civilisation. Elle est le trésor national que la république n'effacera pas.

- La compétence. Lorsque le pouvoir absolu est entre les mains d'un homme incompétent ou fou, une régence se met en place (cela s'est vu à une occasion). Et à l'objection élevée contre l’hérédité : "Et si le roi devient fou ?", Charles Maurras pouvait tranquillement opposer cette réponse : "si le roi devient fou, c’est en effet à très grand malheur, car la situation alors devient républicaine!"

Le fait s'est produit une fois, en quatorze siècles de monarchie française. Le roi Charles VI devint fou, Henry V (parti anglais) prit la régence en 1420. Le cas de la folie ou de l'incompétence s'est produit une fois aussi, mais en cinquante ans de République... avec le président Deschanel. Et, chose curieuse, en même temps que le président français, deux autres présidents de République avaient perdu la raison : M. Wilson aux Etats Unis et le président d'une petite république du Centre Amérique qui, dans une crise d'aberration, faisait bombarder sa propre capitale.

Plus tard, le chef de la République soviétique, Lénine, est aussi devenu fou. Un autre illustre élu de la démocratie pour sa compétence, un dénommé Adolf Hitler, a pu développer les talents de sa compétence comme il se doit...

Si ce cas de l'incompétence se produit dans une Monarchie une régence est établie, comme pour un roi mineur, et l'institution bienfaisante continue de fonctionner sans problème, alors que dans une démocratie, l'incompétent continue son mandat jusqu'au prochain...

Ce n'est donc pas la personne du chef de l'Etat qui compte, ni même au final son hypothétique "compétence", mais plutôt la bienfaisances des institutions politiques. Cette donnée explique que concrètement, le pire des rois vaut mieux que le meilleur des présidents de la république.

- La responsabilité. Les intérêts dynastiques et personnels du Roi se confondent avec les intérêts nationaux, tandis que le pouvoir démocratique dilue la responsabilité dans les majorités changeantes et les scrutins. ...

Après moi le déluge ne peut être le mode de fonctionnement du roi.

- La continuité. Des successions paisibles conséquences de l’hérédité du pouvoir. Ainsi, des objectifs précis, déterminés, peuvent-ils être atteints au long terme. Ce n'est pas le cas de la république qui change de politique à chaque nouvelle mandature. 
La continuité du pouvoir monarchique sur huit siècles, la lente et patiente ascension au sommet de notre nation est le fruit de la monarchie, non de la république. Tout ce qui existe avant 1792 nous appartient. 
Cette continuité contraste fortement avec l’instabilité institutionnelle des deux derniers siècles. La descente au rang international en est la preuve tangible.

- L’indépendance et la souveraineté. La monarchie est la qualité d’un régime qui ne repose pas sur l’élection, laquelle lie le pouvoir à l’opinion publique, mais aussi aux financiers, l’obligeant à pratiquer une démagogie éhontée pour recueillir des suffrages. Au final, notre nation se trouve enchaînée dans les liens de la haute finance libérale mondialisée.
Pour tenir la base, le régime électif est obligé de centraliser l’administration du pays. Dans les provinces, il détruit les libertés locales, municipales, régionales, professionnelles, toutes ces petites républiques à qui le roi permettait de vivre et de s’organiser librement.
Dégagé des soucis électoraux, indépendant des lobbys (sens latin de l'"absolutisme" = sans liens), le roi serait en situation d'être un arbitre.

- La légitimité, c’est à dire un pouvoir s’exerçant en vue du seul bien commun, indépendant des groupes d’intérêt et des puissances d’argent. L’Etat royal puise sa légitimité dans l’Histoire et les services qu’il a rendus au pays au cours des siècles.

Il n’y a pas de légitimité en démocratie puisque le pouvoir est le fruit des compétitions électorales et que les partis l’exercent selon les caprices de l’opinion. La corruption qui la ronge finit de lui enlever toute légitimité.

L’histoire confirme ces simples vérités politiques. La Monarchie traditionnelle, héréditaire, décentralisée et représentative a fait la France et l’a conduite à son apogée.
Le bilan des régimes démocratiques, républiques ou empire, est autrement lourd : morts par centaines de milliers, cinq invasions armées depuis 1792, une invasion sans arme depuis les années 60, instabilités constitutionnelles, luttes intestines, révolutions, affaiblissement de la France. 
Les royalistes travaillent à changer ces institutions. Ayant condamné le régime "républicain", ils s’emploient à en débarrasser la Nation. Ayant reconnu dans la Monarchie la vérité historique de la France, et son régime gouvernemental naturel, ils s’efforcent de la restaurer.

- La liberté. "La plus libérale des démocraties actuelles est bien plus absolue que la monarchie dite 'absolue'... En effet, l’autorité étatique y est beaucoup plus à même d’imposer sa volonté..." (Jean-Louis Harouel, L’esprit des institutions d’Ancien Régime, Le miracle capétien, Perrin, 1987).

C'est que "la royauté française, marquée par le christianisme (...) était fondée sur la justice, la paix et les vraies libertés qui sont les incessantes aspirations du peuple français" (Alphonse duc d'Anjou et de Cadix, Lettre aux directeurs de "Mémoire", 21 juin 1985).

"Tout bien considéré, ce concept de liberté qu'a imposé la Révolution, n'est rien d'autre que la théorisation du refus de tout ce qui peut de l'extérieur, ordonner l'action de l'homme ; c'est le rejet de toute autorité qui ne provienne pas de soi-même.
Mais si l'on admet qu'une action n'est plus libre dès lors qu'on y est poussé par une quelconque raison extérieure, ne devient-il évident que l'homme n'est plus libre du tout ? Cette fausse conception de la liberté qui débouche nécessairement sur le nihilisme, est une absurdité totale.
Mais il y a une autre conception de la liberté. Dieu a créé l'homme libre non pas libre de faire ce qui lui plaît, mais libre d'agir en fonction d'un choix ou d'un jugement. Passer de la servitude à la liberté, c'est, pour le chrétien, être délivré du joug du maître pour passer sous l'autorité du Père, c'est-à-dire de Dieu qui est "notre Père".
On mesure dans tout cela, combien la conception chrétienne traditionnelle de la liberté est opposée radicalement à l'idée révolutionnaire de liberté.
En utilisant ce concept de liberté - au singulier - nous nous plaçons sur le terrain de la philosophie ou de la théologie. Mais à l'échelon social et politique, cette liberté se manifeste concrètement au pluriel : on parle dès lors des libertés qui sont aussi nombreuses que les divers pouvoirs qu'il est donné aux hommes d'exercer en raison de leurs réelles compétences. Telle était la conception qui prévalait sous l'ancien régime. A l'Etat le soin de la direction générale des affaires, de la paix intérieure et de la sécurité extérieure de la nation - attributs régaliens conformes au domaine de compétence du roi et donc de son autorité - mais libertés partout ailleurs et dans chaque ordre en raison des compétences de chacun.

Des historiens n'ont pas craint de d'écrire que l'ancien régime était "hérissé de libertés" : libertés et autorités, en effet, des organisations professionnelles, des familles, des corps intermédiaires, des provinces, des communes, mais aussi de l'Etat et de l'Eglise. (...) Nous sommes bien éloignés, aujourd'hui, d'une telle conception de la société et des rapports entre les hommes, mais il n'est pas interdit, précisément, d'y réfléchir" (Alphonse duc d'Anjou et de Cadix dans un message du 25 janvier 1987).

"Ces libertés des français sous la monarchie 'absolue' grouillent innombrables, actives, variées, enchevêtrées et souvent confuses, en un remuant fouillis" (Frantz Funck-Brentano, L’Ancien régime, Fayard, 1926).

D'autre part, il faut savoir qu'on votait plus sous l'ancien régime qu'aujourd'hui, et les sujets étaient amenés à donner régulièrement leur avis : votes dans les communes, dans les corps de métiers, cahiers de doléance et états généraux, parlements provinciaux, etc. C'était essentiellement un vote local, provincial, parfois un vote corporatif, un vote par profession, corps de métiers, etc. Les femmes votaient dès le Moyen Âge.
"En fait, lors de la 'nuit du Moyen Âge', les femmes étaient souvent convoquées aux conseils au même titre que les hommes et, de façon toujours active, à la gestion des affaires. ... On les voyait voter lors des assemblées politiques. ... L'exclusion de la femme ne date absolument pas des 'siècles obscurs' mais vint bien plus tard, de 'la modernité'. Au moment où l'on proclamait les droits de l'homme, l'égalité de tous et la libération des opprimés, nos lois françaises ont interdit, et pour de longues années, aux femmes de prendre part aux affaires de l'Etat. Les défenseurs des trois grandes vertus inscrites aux frontons des édifices publics et des temples républicains décidèrent qu'elles devaient rester en leurs foyers. ... De bons esprits disaient tout haut que laisser voter les femmes serait apporter un nombre considérable de voix au 'parti des curés' défenseur des libertés de l'Eglise. ... La France des droits de l'homme fut ainsi le dernier pays dit 'démocratique' à accorder le droit de vote aux femmes. Ce fut une loi de 1944, plus d'un demi siècle après la Nouvelle-Zélande (1893) et l'Australie (1903)" (Jacques Heers, Un homme un vote? Editions du Rocher, 2007, p. 19-21).

Direct, local, ce vote avait beaucoup plus de puissance et d'efficacité que le vote dit "démocratique" d'aujourd'hui. Un vote sain, naturel, sans groupes financiers derrière, les gens connaissaient le sujet du vote et pouvaient donner un avis éclairé.

Une citation pour finir: 

"La Monarchie en France, c'est la Maison Royale de France, indissolublement unie à la nation. Pendant 1300 ans, seuls entre tous les peuples d'Europe, les Français ont toujours eu à leur tête des princes de leur nation et de leur sang." (Henri, Comte de Chambord, 25 octobre 1852, Manifeste de Frohsdorf.)

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24 novembre 2008 1 24 /11 /novembre /2008 00:03

En 1950, Maurice Duverger, professeur à l'université de Paris et spécialiste de l'étude des partis politiques, affirmait que « l'organisation des partis n'est certainement pas en accord avec l'orthodoxie démocratique... » et que « les parlementaires eux mêmes sont soumis à cette obéissance : la discipline du parti. » Il ajoutait : « Nous vivons avec une notion totalement irréelle de la démocratie. »

« "Gouvernement du peuple par le peuple", " gouvernement de la Nation par ses représentants" :  [...] belles formules qui ne signifient rien. On n'a jamais vu un peuple se gouverner lui même, et on ne le verra jamais. »

 

Rousseau lui même l'a dit ; (il est l'auteur du Contrat Social et le père de la démocratie 'libérale') : « En prenant le terme dans la rigueur de son acception, une véritable démocratie n'a jamais existé et n'existera jamais ».

 

                                                                                                  ****

 

Dans l'Antiquité

 

A Athènes, contrairement à la légende, la démocratie n'existait pas. Celui qui dirigeait Athènes, Périclès, le pseudo-inventeur de la "démocratie", dirigeait la foule, il ne se laissait pas diriger par elle.  Thucydide écrit: "au lieu de se laisser diriger par elle, il la dirigeait. ... Sous le nom de démocratie c’était en fait le premier citoyen qui gouvernait » (Thucydide II, 45, 5 ; 8-9).

 

 

 

 

A Rome, la "république romaine", fondée par les Etrusques, était d'abord une dictature plus oligarchique que monarchique, avec un roi. Suite au coup d'Etat de Pélopidas qui chassa les oligarches, s'instaura une démocratie populaire. La "république romaine" devenait un régime d'assemblée unique (le Sénat de Rome) que dirigeait la caste fermée des patriciens au détriment de la plèbe (le peuple). Cette assemblée se livra à de redoutables combats d'influences aboutissant à des guerres civiles et armées mobilisant les légions des généraux-sénateurs. L'empire y mit un terme.

 

 

La démocratie "moderne"

 

La démocratie se déclare "le gouvernement du peuple par le peuple". Une telle théorie est antireligieuse et antinationale.

 

* Antireligieuse: elle fait dépendre toute vérité, toute autorité, toute liberté, non plus de Dieu, non plus d'autorités politiques et sociales, mais de l'homme.

* Ou plutôt de la masse des hommes, de leur volontés arbitraires décrétées 'Volonté générale' à 'la majorité' contre les minorités nationales. D'où division nationale à chaque "élection".

 

La corruption, développement naturel de la "démocratie"

 

L'évolution naturelle de la "vie démocratique" (on devrait plutôt parler de mort démocratique) produit une hyperclasse corrompue, courtisée par des groupes de pression capitalistes, financiers, syndicalistes, aujourd'hui véritablement apatrides et mondialistes. Les soit-disant "représentants du peuple" ne représentent que des partis politiques qui les auront eux-mêmes préalablement choisis sur des critères propres distincts de ceux du peuple réel. Le peuple là-dedans ne joue le rôle que d'avaliseur de choix déjà réalisés avant lui.

 

Notre "démocratie" est un esclavage qui transforme les européens en serfs du nouvel ordre mondial.

 

Livré à la "démocratie", le peuple réel ne peut s'en délivrer! Ceux qui veillent sur la perpétuation de la "démocratie" sont ceux qui profitent du système qui périnise leurs propres intérêts de classe. Un régime qui fonctionne si bien pour eux.

 

Ce "régime de libertés et de progrès" exige un mécanisme électif. Ceux qui le détiennent sont maîtres du pouvoir apparemment "populaire" mais en réalité oligarchique. La ploutocratie achète les suffrages des maisons de presse et d'édition qu'elle s'est approprié. Elle fait élire ses candidats après des mois de matraquage médiatique. Une hypnose.

 

Au-dessus du peuple réel, muselé, nivelé, ciselé, puis décapité de ses élites naturelles, se pavane une minorité qu'on appelle à juste titre "la classe politique" ou "classe dirigeante". Cette classe jouit d'un pouvoir de droit quasi théocratique (théocratie absolue de droit occulte) qui fait qu'un Nicolas Sarkozy aujourd'hui a plus de pouvoirs qu'un  Louis XIV. L'astuce sur laquelle le système repose est la prétendue "démocratie", les prétendus "débats démocratiques", les prétendues "élections libres" par un peuple intoxiqué.

 

Comment subsiste l'instrument de l'esclavage moderne?

 

La "démocratie" dure par sa majorité centriste "de droite" ou "de gauche", à tour de rôle, union du libéralisme et du socialisme.

 

La droite conservatrice actuelle ne conserve que les forces du marché. Elle gère la société sans plus aucune préoccupation religieuse, sociale, nationale et familiale. Assujettie au marché, à la croissance continue de la production, elle est une machine infernale condamnant la morale comme anti-économique. Exemple: le travail dominical. Bientôt, à quand le retour du travail des enfants?

 

La gauche "socialiste" oppose à ce matérialisme morne un semblant d'idéalisme et d'Humanisme. Elle se fait un programme de la Justice et de la Liberté quand elle les supprime! La Justice socialiste autorise les gouverne-ments à développer le contrôle puis la confiscation des activités politiques, économiques, éducatrices et sociales entre les mains d'une administration pléthorique, paralysante et parasite dont les militants mercenaires collaborateurs fournissent le personnel.

 

La petite guerre entre patronat et syndicalistes en cache une autre, la grande guerre que ces deux monstres dévorants, en secret accord, font à ceux qui défendent authentiquement la justice et les libertés réelles, les gloires nationales, le patrimoine religieux et moral de la nation, sa diplomatie et sa sécurité, l'ordre public et la paix sociale, l'indépendance de la magistrature, la vie rurale, la vitalité des familles...

 

Comment mettre fin à l'esclavage moderne?

 

La monarchie chrétienne : une personne indépendante au-dessus des partis

 

"Le commandement de plusieurs n'est pas bon: qu'il y ait un seul chef, un Roi!" (Ulysse)

 

Le monarque absolu (sans liens en latin et nons pas sans limites), roi qui concentre en lui tous les pouvoirs, gouverne au-dessus des intérêts particuliers et des pressions partisanes et des puissances d'argent. Il n'a pas en réalité tous les pouvoirs tel un despote (les libertés françaises, les Lois fondamentales du royaume sont des contre-pouvoir que le roi ne peut enfreindre); mais il décide de toutes choses politiques en dernier appel.

 

Il y a certes un risque à s'assujettir au pouvoir d'un seul. Mais il y a moins de risque à donner sa foi à une personne, la personne royale, libre conscience de chrétien, qu'à une multitude anonyme, irresponsable, inconsciente des enjeux et indifférente aux intérêts nationaux à long terme.

 

Le pouvoir personnel du roi est le plus haut degré de raison et d'expérience, de sagesse et de conscience, de volonté, d'initiative et de décision qui puisse se rencontrer en politique. Telle est la vertu propre au pouvoir personnel royal qu'il place sa personne en dehors du jeu des factions, au-dessus des rivalités d'intérêts ou de classes, au centre de compréhension la plus large et de détermination la plus étendue qui lui permet au mieux de juger du bien commun et de le décider.

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17 mars 2007 6 17 /03 /mars /2007 16:19

"La puissance de l'argent dans nos démocraties est immense, mais toujours oblique, tortueuse, omniprésente et sourde. L'argent règne, mais sans ministres, sans appareil, sans charte. Il pénètre tout, mais comme l'humidité, comme le sel. Les groupes financiers ou du moins certains groupes financiers font les élections et ils font les partis: mais ensuite les partis gouvernent comme ils peuvent et ils ne font pas toujours, ils ne peuvent pas toujours faire la politique pour laquelle ils ont été payés. Les barons financiers autorisent et soutiennent telle idéologie et tolèrent ou combattent telle autre. ... On découvre alors que les gouvernements ne peuvent se mouvoir que dans des limites très étroites. ... (Maurice BardècheLes Temps modernes, Editions Les Sept Couleurs, Montargis 1956, p. 85-86).

"L'empire de l'argent est un empire  sans loi morale. Sa seule loi est le gain. Les hommes de l'argent n'ont pas intérêt à la puissance de nos patries. Ils ont intérêt à traiter avec un pouvoir faible et, si possible, vénal. C'est pourquoi la démocratie est leur instrument. ...

"Ils aiment diviser pour régner. Le régime des partis leur offre cette occasion" (
Maurice Bardècheibid., p. 92).

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14 mars 2007 3 14 /03 /mars /2007 16:28

Le Salon Beige

Les deux pour Bernard Antony, "partisan d’une royauté en haut et de la république en bas". "Je suis donc pour un Etat indépendant des groupes de pression, assurant la continuité nécessaire de la politique étrangère, de la défense et le respect des lois fondamentales du pays. Pour le reste je suis pour une règle du jeu démocratique permettant la libre désignation par les électeurs des responsables de la vie économique et sociale" (Bernard Antony, Royaliste? Républicain?... 13 mars 2007). [Voir aussi "Démocratie, les deux types de représentation", le type corporatif organique et le type actuel dit "démocratique"].

Edmund Burke observe également qu'"il est moins malaisé de greffer sur une monarchie une forme quelconque de république que rien de monarchique sur les régimes républicains...
L'histoire prouve qu'il en va bien ainsi dans les faits" (Edmund Burke, Réflexions sur la Révolution de France, Pluriel Histoire, paris 2004, p. 160).

"Jusqu'à présent, nous n'avons pas connu d'exemples de grandes démocraties. Les anciens les connaissaient mieux que nous... Je ne puis m'empêcher de partager leur opinion, qui est que, pas plus que la monarchie absolue, la démocratie absolue ne peut être considérée comme l'une des formes légitimes de gouvernement. Pour ces auteurs, une telle démocratie, loin de constituer une forme saine de la république, en est plutôt la dégénération et la corruption...

Aristote observe que la démocratie présente, sur beaucoup de points, une ressemblance frappante avec la tyrannie
. "L'esprit des deux régimes est le même: l'un comme l'autre exerce un pouvoir despotique sur la meilleure classe de citoyens... Le démagogue et l'homme de cour sont souvent de nature semblable ou analogue. L'un comme l'autre ont la plus grande influence auprès de leur maître respectif, le courtisan auprès du tyran et le démagogue au peuple tel que je le décris" (Aristote, Politique, 1292a, liv. IV, ch. IV, cité in Edmund Burke, ibid, p. 159).

Cette ressemblance entre la démoCratie et la tyrannie explique le courante latent d'antiparlementarisme du petit-peuple. "La Révolution n'a pas apporté l'Âge d'Or qu'elle promettait. Le peuple a faim, les assignats ont ruiné le pays. Le 12 février 1793, une députation des sections de Paris vient à la barre de la Convention et l'orateur tient ces propos remarquabales : 'Citoyens législateurs,... lorsque nous avions un Roi, nous étions moins malheureux qu'à présent que nous en avons 745 (députés)'. C'est à ce moment que nait l'antiparlementarisme foncier du petit peuple" (Jacques Ploncard d'Assac, Les Jeunes ont droit à la vérité, Société de Philosophie politique, Lisbonne 1970, p. 111-113).

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1 février 2007 4 01 /02 /février /2007 12:12

Pour démontrer la supériorité de l'hérédité sur l'élection, Bernard Faÿ mettait en avant la doctrine classique de l'origine du pouvoir : "La monarchie est héréditaire, ce qui est la meilleure transmission puisqu'elle vient de Dieu, alors que tous les autres systèmes ne reposent que sur la sagesse humaine. (N'est-il pas curieux de voir que, pour des raisons analogues, les Athéniens démocrates, tiraient leurs fonctionnaires au sort ?)" (Bernard Faÿ, Louis XVI ou la fin d'un monde, 1955, réed. La Table ronde, Paris 1981, p. 35.)

 

Roland Mousnier mettant en avant l'argument historique : "L’hérédité n’a jamais produit une succession de rois aussi médiocres que celle des présidents de la IIIe République française (à une ou deux exceptions près), ce qui s’est terminé par l’effondrement de juin 1940, la plus grande catastrophe de l’histoire de France" (Roland Mousnier, Monarchies et royautés de la préhistoire à nos jours, Librairie académique Perrin, Paris, 1989.)

Remontons la chaîne de nos Rois et voyons les souverains fous, dégénérés ou incapables.

 

Il y eut, un roi fou, le malheureux Charles VI et, naturellement, il n’était pas fou lors de son avènement au trône, sans quoi son père eût lui-même réuni un Conseil du Royaume pour le déclarer déchu de ses droits à la couronne, à raison de sa déraison. La république, quand à elle a porté à sa présidence, par l’intermédiaire de l’Assemblée Nationale réunie à Versailles en janvier 1920, un président qui dès avant les élections était atteint de troubles mentaux! (Paul DESCHANEL 1920, qui démissionna pour raison de santé....) Ainsi, l’élection ne garantit pas mieux que les « hasards » de l’hérédité contre la démence éventuelle du chef de l’état, puisque Paul Deschanel devait quitter ses fonctions pour des raisons qui relevaient pareillement des médecins psychiatres.

Surtout, BILAN comptable ACTIF / PASSIF : Un roi fou sur quarante qui ont régné pendant près d’un millénaire ; un président schizophrène sur les dix-sept qui ont gouverné pendant moins d’un siècle ; le score en faveur de la monarchie est écrasant. 

Tenons encore cet argument républicain que nombre de rois capétiens ait été fous, dégénérés incapables.... D’accord ? Et posons à côté en axiome républicain que tout président de la République, du seul fait de son élection est nécessairement un phénix. Et voyons maintenant la productivité de ces deux catégories. Rois fous contre Présidents phénix... La première, a pris la France au stade de l’embryon (987), celui d’une province qui équivalait à cinq de nos départements actuels; en huit siècles, elle l’a porté à son apogée, puisqu’à la veille de la Révolution de 1789, la France comptait 38% de la population de l’Europe et qu’à l’estimation du banquier génois Necker elle possédait 50% de l’or du continent... La seconde catégorie maintenant, celle des phénix : elle a reçu héritage la somptueuse situation patrimoniale française décrite ci-dessus et en a fait la France de 2007...., réduite au cinquième rang de l’Europe, quand au rang de ses habitants, n'en parlons pas : les inégalités ne cessent de croître, l'écart de richesse entre riches et pauvres ne cessent d'augmenter. 

Que conclure ?

Une expérience sociale étalée sur un millénaire a force de démonstration politique. Si une monarchie, ayant comme représentants des pauvres d’esprit..., peut porter un pays au faite de sa puissance par une progression lente mais constante, alors qu’une république, dirigée par des hommes d’état plus éblouissants que des phénix, mène en moins d’un siècle ce même pays aux portes du tombeau, c'est que la valeur du principe des deux systèmes de gouvernement, si différents, l’emporte de beaucoup sur la valeur des hommes qui y participent. Force est bien de constater que la monarchie héréditaire, avec tous ses soi-disant hasards, convient mieux au développement de la France, que la république démocratique.

A l’objection élevée contre l’hérédité : "Et si le roi devient fou ?", Charles Maurras opposait tranquillement cette réponse : "si le roi devient fou, c’est en effet à très grand malheur, car la situation alors devient républicaine!"

En fait, l’
hérédité assure on ne peut plus clairement la transmission de l’autorité sans que celle-ci perde son indépendance par la compétition (les guerres et les divisions) qui résulterait d’un choix plus général à chaque génération. Ce n’est plus alors un individu qui exerce le pouvoir, mais une famille. Ainsi la continuité nécessaire à la prospérité du pays est assurée.

L'hérédité du pouvoir est une conséquence nécessaire de l’indépendance de l’autorité, elle est à ce titre une expression fondamentale du droit naturel.

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