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14 juin 2014 6 14 /06 /juin /2014 22:40

Salariat-precarisation.jpgLa précarisation du salariat (fourniture d’une prestation par une personne, contre rémunération et lien de subordination juridique avec un employeur), cette invention du monde moderne qui avait prétendu libérer l'individu, se poursuit...

 

Dans une note pour ses collègues financiers, l'économiste Nicolas Doisy, « chief economist » dans la filiale du Crédit agricole consacrée aux finances et aux investissements,  l'avait annoncé  en juillet 2012 :

 

« François Hollande va devoir déplaire soit aux marchés financiers, soit à ses électeurs, puisqu'il est certain de ne pas parvenir à réconcilier les deux... C'est regrettable pour François Hollande mais la nécessité d'une libéralisation du marché du travail est le résultat direct de l'appartenance de la France à la zone euro. Aussi ne peut-on pas avoir l'une sans avoir l'autre. » (N. Doisy)

 

Dans cette note, N. Doisy expliquait que François Hollande, pris « entre la pression de ses électeurs et la pression des marchés », finira par supprimer les CDI, et libéraliser au maximum le droit du travail français. L’expert expliquait comment Hollande allait se servir de l’Union Européenne pour « imposer plus de flexibilité sur les travailleurs français ». « Non seulement François Hollande ne va pas tenir ses promesses électorales mais en plus c’est lui qui va devoir flexibiliser le marché du travail », avertissait-il.

 

Deux ans plus tard... L'attaque contre le CDI vient de la Cour de cassation avant sans doute l'intervention du Législateur qui viendra mettre à bas ce qui reste du droit social du salarié :

 

Votre patron va pouvoir modifier votre contrat de travail

 

Par LEXPRESS.fr avec AFP, publié le 13/06/2014 à 10:52

 

La Cour de cassation considère désormais qu'un salarié ne peut plus refuser toute modification de son contrat voulue par l'employeur. Y compris une baisse de salaire, si elle reste mineure.

 

Un salarié ne peut plus refuser toute modification de son contrat de travail décidée unilatéralement par son patron. La Cour de cassation a modifié son point de vue dans un arrêt du 12 juin 2014. Alors qu'elle l'excluait formellement depuis de nombreuses années, elle juge désormais qu'un employé peut se voir imposer une modification de son contrat, à condition qu'elle n'empêche pas, objectivement, sa poursuite, et donc qu'elle soit mineure.

 

Il s'agit, de la part du juge, de l'introduction d'une certaine souplesse dans les relations employeur-employé, qui était absolument exclue jusqu'à présent.

 

La Cour jugeait invariablement que ce qui avait fait l'objet d'un contrat signé ne pouvait en aucun cas être modifié par une partie sans l'accord de l'autre. Elle admettait seulement que la modification refusée, si elle était nécessaire, puisse justifier un licenciement, mais avec indemnités.

 

Cette modification mineure, que le salarié doit désormais accepter, peut même porter sur des éléments essentiels, comme le montant de la rémunération. Ce que les juges considéraient jusque-là comme absolument intangible, sauf accord des deux parties pour la modifier. La Cour de cassation n'admettait même pas que le mode ou le montant de la rémunération prévus au contrat soient modifiés dans un sens favorable au salarié, sans l'accord exprès de celui-ci.


Le salarié ne peut plus s'estimer licencié

 

Si le changement n'est pas un obstacle à la poursuite des relations de travail dans des conditions normales, le salarié ne peut plus s'estimer licencié, ni demander aux prud'hommes de constater la résiliation de son contrat aux torts de son entreprise. Ceci lui donnait droit à des indemnités de licenciement et dommages-intérêts pour licenciement abusif.

 

"Il ne peut plus sauter sur l'occasion pour quitter l'entreprise avec indemnités", résume un magistrat. La Cour de cassation vient en l'espèce d'admettre qu'un patron impose à son salarié une baisse de son taux de rémunération, parce que cette baisse "représentait une faible partie de la rémunération".


 

Source: http://www.lexpress.fr/emploi/gestion-carriere/votre-patron-va-pouvoir-modifier-votre-contrat-de-travail_1550849.html

 

 

. Hollande va-t-il remettre en cause le CDI ?

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Publié par Ingomer - dans Economie
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14 juin 2014 6 14 /06 /juin /2014 18:17

 Dans un billet du 14 mai, nous avions évoqué la  "dé-dollarisation" du monde, comme on l'appelle en Russie. Un accord gazier du "Saint-Graal" devait se réalisé entre la Russie et la Chine, et prévoyait d'être réglé exclusivement en roubles russes RUB et en yens chinois CNY, non en dollars USD... Pierre Hillard évoque ce sujet dans un article publié sur Boulevard Voltaire hier. Le "méga-contrat gazier évalué à 400 milliards de dollars", a été signé le 20 mai 2014, entre la Russie et la Chine. Et "les représentants des deux pays se sont engagés à utiliser leurs monnaies respectives dans cet échange commercial."

 

Mise à mort du dollar

 

De-dollarisation-ss-money-burning-daily-deals.jpg

 

Les événements secouant l’Ukraine, depuis février 2014, soulignent une opposition frontale entre l’Union européenne et les États-Unis d’un côté, et la Russie de l’autre. Les volontés de Poutine d’instaurer une zone de libre-échange de Lisbonne au Pacifique – proposition du 28 janvier 2014 – ont soulevé l’ire des Anglo-Saxons. En effet, l’ambition russe aurait réduit à néant le projet du marché transatlantique cher à Londres et à Washington. Les événements à Kiev, partis de la place Maïdan, ont désormais créé un gouffre entre le monde russe et le bloc euro-atlantique. L’Ukraine étant le carrefour de rivalités entre ces deux mondes, ceux-ci se sont engagés dans une lutte où les sanctions pleuvent des deux côtés. Pour l’Occident, il est aisé d’annoncer des mesures coercitives – comme l’exclusion de la Russie du G8 devenu G7 – en oubliant, toutefois, que les mesures de rétorsion du monde russe en liaison avec Pékin risquent d’avoir des conséquences dévastatrices.

Les États-Unis, pilier du monde occidental, étouffent sous le poids de la dette. Le dollar, véritable monnaie d’échange mondiale, est de plus en plus remis en question par de nombreux pays, ce qui menace à terme la crédibilité de cette monnaie. Près de 6.000 milliards de dollars de bons du Trésor sont détenus de par le monde. La Chine et la Russie détiennent environ 23 % de ceux-ci, respectivement 1.272,1 milliards et 100,4 milliards (mars 2014). À cela, il faut ajouter que la monnaie américaine est le moyen d’échange pour les matières premières, en particulier le pétrole et le gaz. Le refus d’utiliser le dollar peut coûter très cher au pays récalcitrant. L’Irak de Saddam Hussein en sait quelque chose. Or, c’est la politique poursuivie par Poutine en liaison avec la Chine, consistant à se débarrasser du dollar dans leurs échanges, qui prend tournure depuis février/mars 2014. Les oligarques américains semblent préparés à cette révolution, voire en être les initiateurs. En effet, un véritable message pour initiés a été délivré dans le Washington Times, le 25 octobre 2012, sous la plume d’une pointure du système, Grady Means (économiste au service de Nelson Rockefeller). Rappelant que la solidité du dollar ne tient que par son utilisation dans le monde entier, et constatant un désengagement croissant de nombreux pays à l’égard de cette monnaie, cet oligarque annonçait un effondrement de l’économie américaine pour le 4 mars 2014. Bien que cet événement ne se soit pas réalisé à la date prédite, force est de constater que le processus d’effondrement du dollar et du système occidental a étrangement commencé, suite aux événements de la place Maïdan en février 2014.

En effet, sous l’égide du gouvernement russe, le vice-Premier ministre Igor Chouvalov a présidé, le 24 avril dernier, une réunion en liaison avec le chargé des finances, Alexei Moiseev, consistant à se débarrasser du dollar dans les exportations russes. La « dédollarisation » fut le maître mot de cette réunion. Depuis, cette politique s’est accélérée avec la signature d’un méga-contrat gazier évalué à 400 milliards de dollars, le 20 mai 2014, entre la Russie et la Chine. Cependant, les représentants des deux pays se sont engagés à utiliser leurs monnaies respectives dans cet échange commercial. Politique qui se renforce, au même moment, avec des accords signés entre la seconde banque russe, la VTB, et la Banque de Chine. Ces deux partenaires affichent leurs intentions d’intensifier leurs échanges en roubles et en yuans. À cela, il faut ajouter la création d’une agence de notation financière russo-chinoise. Pareil à une rafale face aux sanctions occidentales, il a été créé une « Union économique eurasiatique », le 29 mai 2014, réunissant la Russie, la Biélorussie et le Kazakhstan. Ce bloc, prélude à « l’Union eurasienne supranationale » selon les propres termes de Poutine , doit s’agencer dans le cadre d’une gouvernance mondiale où les oligarques de chaque bloc défendront âprement leur part du gâteau. Enfin, signalons que Gazprom a signé, le 6 juin, une série d’accords avec la possibilité de se passer du dollar au profit de l’euro. Au même moment, la Russie annonce sa volonté de se « dédollariser » encore plus en commerçant avec les pays asiatiques dans leurs monnaies respectives.

Face à une telle avalanche de mesures russes et chinoises, nous pouvons conclure que le compte à rebours conduisant à la mise à mort du « roi dollar » a été lancé.

 

Source: http://www.bvoltaire.fr/pierrehillard/mise-mort-du-dollar,88802


 

. "Réunion russe de dé-dollarisation" : La Chine et l'Iran prêts à abandonner le dollar USD dans le commerce bilatéral  

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14 juin 2014 6 14 /06 /juin /2014 10:51

Une dépêche Afp/Le Figaro publiée ce matin annonce qu'après son nouveau "dérapage verbal" ("affaire" de la "fournée"), Jean-Marie Le Pen est considéré comme un "handicap" pour le FN et pour une très large majorité de Français, selon un sondage publié samedi.

 

La liquidation politique par l'opinion publique instrumentalisée par les loges est une vieille méthode employée par les révolutionnaires depuis 1789.

 

Les personnes anti-système qui votent sincèrement Front national doivent être mises au courant de la systématisation en cours du Front national, autrement dit d'un Front national rendu compatible avec les élites oligarchiques déracinées et notamment d'un Front national qui a ses relais dans les médias du système. 

 

Or, après que "Valeurs actuelles" ait publié hier 13 juin un article intitulé « Exclusif. Sondage : pour 74% des sympathisants FN, le maintien de Le Pen est un "handicap" », un article publié hier sur le site "Breiz Atao, Quotidien de l'Etat national breton", intitulé "Comment l’énarque homosexuel et gaulliste Florian Philippot organise secrètement la liquidation de Le Pen" et des militants historiques, reprenant une information précédemment publiée par le journal Minute, mercredi 11 juin, indiquait qui était la tête de cette liquidation politique ténébreuse réalisée dans l'ombre avec la complaisance des médias oligarchiques, et prévenait de la manipulation sondagière qui devait la réaliser. Pour une fois, la fuite se révèle exacte...

 

Ci-dessous, nous publions donc in extenso l'article publié sur "Breiz Atao" le 13 juin, puis le passage de l'article de Minute publié le 11 juin qui prévenait de l'opération médiatique qui se réalise sous vos yeux.

 

A chacun ensuite de se faire sa propre opinion éclairée ! qui ne soit pas celle des médias...

 

Philippot--vice-president-du-FN-et-le-Secretaire-Genera.jpg

F. Philippot, vice-président du FN et S. Briois, Secrétaire Général, tout deux homosexuels revendiqués.

 

 

Comment l’énarque homosexuel et gaulliste Florian Philippot organise secrètement la liquidation de Le Pen

 

BREIZATAO – POLITIJEREZH (13/06/2014) La liquidation en cours de Jean-Marie Le Pen par la direction du Front National est en fait le fruit d’un plan soigneusement mis au point par le vice-président du parti, l’énarque homosexuel et gaulliste Florian Philippot, comme l’a révélé Minute dans un long article intitulé “Le plan secret de Florian Philippot pour se débarrasser de Jean-Marie Le Pen“.

 

Le journal indiquait que Philippot entendait lancer par un titre de presse complaisant, comme Valeurs Actuelles, un sondage assassin contre Le Pen afin de lancer la mise au ban de ce dernier et la normalisation du parti. C’est chose faite puisque ce journal publie le dit sondage, comme annoncé par Minute.

 

Voici le plan de Philippot relaté en détail par le journal Minute :

 

“L’aspect politique est bien sûr la mi­se sur la touche de Jean-Marie Le Pen, qui pourrait s’accompagner de départs de militants historiques – il en reste encore… –, sans compter la capacité de nuisance du « Vieux ». Philippot, persuadé, comme Marine, que Jean-Marie Le Pen serait moins « nuisible » à l’extérieur qu’à l’intérieur du mouvement, a sa petite idée pour résoudre le problème : s’appuyer sur l’opinion.

 

Il n’attend que le feu vert de Marine pour commander un sondage qui pourrait être confié à l’Ifop, où son frè­re, Damien – que Marine Le Pen connaît bien – travaille comme directeur des études politiques. Deux questions ont été envisagées afin de procurer à la présidente du FN le socle de « légitimité » populaire dont elle a besoin pour procéder à son coup d’Etat in­terne : « Souhaitez-vous que le Front national change de nom ? » – autre option : « Souhaitez-vous que Marine Le Pen crée un nouveau parti politique ? » –, et : « Souhaitez-vous que Jean-Marie Le Pen quitte la vie politique ? »

 

Si les résultats sont passivement favorables à cette stratégie, ce dont Florian Philippot ne doute pas, celui-ci n’aurait plus, pour forcer la décision des adhérents frontistes les plus récalcitrants, qu’à les rendre publics, accompagnés d’une analyse établissant que Marine Le Pen aurait tout à gagner à cette double mutation.

 

Le support pour cette publication est même déjà prévu : l’ensemble, assassin pour Jean-Marie Le Pen, qui en ressortirait doté de l’image de « has been », voire de « boulet », pourrait paraître dans les colonnes de l’hebdomadaire « Valeurs actuelles », déjà partenaire de l’Ifop pour les sondages qu’il publie régulièrement et tellement en phase avec l’ascension du « courant national » que Jean-Marie Le Pen se plaignait récemment (1) que les idées portées par Marine Le Pen et lui-même ne disposent que de peu de relais médiatiques, « à part quelques amis comme “Présent“, quelques hebdomadaires même, comme “Valeurs actuelles“ ».”

 

Et voici donc que “Valeurs Actuelles” publie ce jour (13 juin Ndlr.) un sondage ayant pour question :

 

“Le maintien de Jean-Marie Le Pen comme président d’honneur du Front National constitue-t-il un atout pour le parti ?”. Avec une réponse qui est présentée comme ceci :

 

Selon un sondage Pollingvox-Valeurs actuelles (*) à paraître dans son intégralité jeudi prochain dans Valeurs actuelles, « le maintien de Jean-Marie Le Pen au poste de président d’honneur du Front national » ne constitue un « atout » pour le Front national que pour 18 % des Français et 26 % des sympathisants du Front national.

 

Pour 81 % des Français et 74 % des sympathisants du Front national, le maintien à son poste de Jean-Marie Le Pen constitue un « handicap ».

 

Source : http://breizatao.com/2014/06/13/comment-lenarque-homosexuel-et-gaulliste-florian-philippot-organise-secretement-la-liquidation-de-le-pen/

 

Philippot--vice-president-du-FN.jpg

 

Le plan secret de Philippot pour se débarrasser de JMLP

 

Minute, mercredi 11 juin 2014 20:17

 

...La légitimité par l’opinion

L’aspect politique est bien sûr la mi­se sur la touche de Jean-Marie Le Pen, qui pourrait s’accompagner de départs de militants historiques – il en reste encore… –, sans compter la capacité de nuisance du « Vieux ». Philippot, persuadé, comme Marine, que Jean-Marie Le Pen serait moins « nuisible » à l’extérieur qu’à l’intérieur du mouvement, a sa petite idée pour résoudre le problème : s’appuyer sur l’opinion.

Il n’attend que le feu vert de Marine pour commander un sondage qui pourrait être confié à l’Ifop, où son frè­re, Damien – que Marine Le Pen connaît bien – travaille comme directeur des études politiques. Deux questions ont été envisagées afin de procurer à la présidente du FN le socle de « légitimité » populaire dont elle a besoin pour procéder à son coup d’Etat in­terne : « Souhaitez-vous que le Front national change de nom ? » – autre option : « Souhaitez-vous que Marine Le Pen crée un nouveau parti politique ? » –, et : « Souhaitez-vous que Jean-Marie Le Pen quitte la vie politique ? »

Si les résultats sont passivement favorables à cette stratégie, ce dont Florian Philippot ne doute pas, celui-ci n’aurait plus, pour forcer la décision des adhérents frontistes les plus récalcitrants, qu’à les rendre publics, accompagnés d’une analyse établissant que Marine Le Pen aurait tout à gagner à cette double mutation.

Le support pour cette publication est même déjà prévu : l’ensemble, assassin pour Jean-Marie Le Pen, qui en ressortirait doté de l’image de « has been », voire de « boulet », pourrait paraître dans les colonnes de l’hebdomadaire « Valeurs actuelles », déjà partenaire de l’Ifop pour les sondages qu’il publie régulièrement et tellement en phase avec l’ascension du « courant national » que Jean-Marie Le Pen se plaignait récemment (1) que les idées portées par Marine Le Pen et lui-même ne disposent que de peu de relais médiatiques, « à part quelques amis comme “Présent“, quelques hebdomadaires même, comme “Valeurs actuelles“ ».

Sauf que Yves de Kerdrel, le directeur de « Valeurs actuelles », fait, lui, une différence entre les idées de Marine Le Pen et celles de Jean-Marie Le Pen. Dimanche soir, Kerdrel a twitté : « Honte à Jean-Marie Le Pen après ses propos insupportables sur Patrick Bruel. A force de faire des dérapages, Le Pen a fait une sortie de route. »

Avec habileté, Florian Philippot a réagi avec mesure à la « fournée » de JMLP, prenant même la défense du président d’honneur du FN. Cet animal à sang froid sait qu’il n’a rien à ga­gner dans un affrontement immédiat avec lui et que, sur le plan politique, il dispose de toutes les cartes. Il suffit au vice-président chargé de la stra­tégie d’attendre que Marine Le Pen soit mûre. Cela pourrait bien être le cas.

Antoine Vouillazère

 

1. in « Présent » du 24 mai 2014.

 

Source: http://www.minute-hebdo.fr/tout-minute/actualites/726-le-plan-secret-de-philippot-pour-se-debarrasser-de-jmlp

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13 juin 2014 5 13 /06 /juin /2014 19:53
A l’occasion du 10e anniversaire de la dépose du coeur de Louis XVII à la basilique Saint-Denis hier, une messe votive de saint Louis était célébrée à 19h00 à Sainte-Elisabeth de Hongrie à Paris pour le jeune roi par S. Exc. Mgr Jean-Louis Bruguès, archiviste et bibliothécaire de la Sainte Église romaine, en présence de Mgr le Prince Louis, duc d’Anjou. À 20h30, une gerbe a été déposée à l’emplacement de la Tour du Temple où décéda Louis XVII, le 12 juin 1795. Après ce dépôt, un dîner, organisé par l’Institut Duc d'Anjou, rassemblait de nombreuses personnes autour du Prince, de Mgr Bruguès et de M. l’abbé Xavier Snoëk, curé de Sainte-Élisabeth de Hongrie. Au cours de ce dîner, Mgr le Prince Louis a prononcé le discours ci-après.

 
Allocution de Louis XX à Sainte-Elisabeth de Hongrie à Paris
jeudi 12 juin 2014.

 

Excellence,
Monsieur le Curé,
Mesdames et Messieurs,
Chers Amis,

À l’issue de ces deux cérémonies, vous avez souhaité que soit organisé un dîner pour terminer cette journée par une rencontre amicale, soyez-en remerciés. C’est une nouvelle occasion de me retrouver parmi vous tous, fidèles qui m’entourez depuis de si longues années et nous sommes très honorés que Monseigneur Bruguès ait pu se joindre à nous.

Je salue nos amis venus d’Amérique, où je serai au mois d’août pour commémorer saint Louis et la création de la ville de Saint-Louis du Missouri, il y a 250 ans par le roi Louis XV.

La soirée que nous vivons est solennelle puisque nous nous retrouvons autour du souvenir de saint Louis et de Louis XVII. Le Saint, roi à 12 ans et l’enfant roi, Martyr à 10 ans. Quel symbole ! L’un et l’autre, brutalement sortis de l’enfance et confrontés au meilleur et au pire.

Avec saint Louis, dont est commémoré cette année, un peu partout en France et dans le monde, le 8e centenaire de la naissance, nous comprenons mieux ce qu’apporte à la royauté la religion vécue jusqu’à la sainteté. Elle a permis à Louis IX d’accomplir sa tâche de souverain en mettant toujours en avant les principes évangéliques que lui avait inculqués sa mère, Blanche de Castille. Être le roi de la justice ; celui de la paix entre les grandes principautés féodales ; celui de la protection des petits et des faibles ; enfin, celui de la charité qui s’est traduite par ses préoccupations sociales en œuvrant autant pour créer des hôpitaux que pour assurer aux veuves et aux orphelins des moyens de subsistance. Son souvenir est tel que, huit siècles après, il demeure un modèle honoré dans de nombreuses villes comme j’ai pu le constater tant à Poissy qu’à Aigues-Mortes ou à Paris, alors que ce sont des dizaines de villes qui ont programmé des commémorations cette année.
Louis-XVII.jpgAvec Louis XVII, nous plongeons dans un autre versant de la nature humaine, celle de la face honteuse d’une humanité qui a perdu tout sens des valeurs au point de laisser mourir un enfant de 10 ans dont le seul crime était d’être un fils de roi et son successeur légitime.

Mais, malheureusement, si Louis XVII reste un symbole de l’enfance sacrifiée, ne faut-il pas reconnaître que son sacrifice n’a, à vue humaine, rien changé. L’actualité montre que les enfants sont toujours les innocentes victimes de la folie, de l’égoïsme ou de la perversion des adultes. Des enfants-soldats aux victimes des actes pédophiles, les enfants martyrs se comptent en milliers, en millions comme si bien souvent les adultes faisaient payer aux plus petits et aux plus faibles leur propre incapacité à agir pour le bien commun.
L’exact opposé du message multi-séculaire de saint Louis !

Alors comment ne pas être amené à réfléchir ?
Y a-t-il un lien entre ce passé et notre avenir ?
Il est dans la question des valeurs. Quelle société voulons-nous ? Cette question est celle de chacun d’entre nous. La question de la crise morale, que nos sociétés traversent, est souvent évoquée en France, mais aussi dans d’autres pays européens et notamment par le Saint-Père. Cette crise morale est celle de la perte de sens de nos sociétés. Nous avons su être à la pointe des progrès technologiques et scientifiques. Nous savons aller sur Mars ; nous pouvons voir l’infiniment petit. Les découvertes médicales nous étonnent chaque jour un peu plus. L’homme est capable de grandes choses ! C’est la face saint Louis, Bouvines, François 1er, Louis XV et Louis XVI...

Et pourtant, notre société est confrontée au doute, au désenchantement qui frappe les plus jeunes, au découragement qui frappe les plus âgés.
La différence se trouve dans le sens que nous donnons à la vie, à toute la vie. Dès qu’on la détourne du Bien commun et des devoirs que chacun a vis-à-vis de ses prochains et de ceux qui le suivront, la société tombe dans tous les pièges et dans tous les excès. Telle est la rançon des époques qui perdent le sens des valeurs. Souvenons-nous, en effet, que le martyre de Louis XVII ne fut pas un acte isolé - une erreur de l’histoire - mais qu’il accompagna le génocide des 500 000 Vendéens, les prisons de la Terreur et les nombreux guillotinés, et qu’il précéda les guerres qui firent plus d’un million de victimes et laissèrent la France exsangue. Spirale du malheur !

Que voulons-nous pour demain ?
Telle est la question que tous les rois se sont toujours posée. Quel est notre devoir, le vôtre, comme le mien ? Quelle est notre mission ? Pourquoi maintenons-nous une tradition ? En un mot, quel sens donnons-nous à la royauté en ce XXIe siècle ?
Je le dis souvent, il ne s’agit pas de regretter quelque époque passée qui, quoique nous fassions, ne reviendra pas. Il convient d’aller vers l’avenir. D’aider à le construire comme le roi Louis IX l’a fait.

C’est ce que l’on attend de toutes les royautés. En Europe, c’est le régime de nombreux états et pour certains, nous savons combien il est important. Dans les pays qui l’ont abandonné, les crises succèdent aux crises et surtout, les peuples payent un lourd tribut comme en Iran, en Lybie, en Afghanistan. En 1989, lorsqu’il s’est agi de faire la transition entre le régime communiste et le monde libéral, plusieurs états avaient pensé à restaurer les antiques maisons royales, en Hongrie, en Roumanie, en Bulgarie. Il est sans doute regrettable que cela n’ait pas été réalisé, la transition aurait sans doute été facilitée. Les rois ont l’avantage de pouvoir symboliser leur pays, à travers toutes ses diversités et chacun peut s’y rattacher comme dans une famille tous les membres partagent les mêmes ancêtres.
Mon devoir est donc de maintenir la flamme de l’espoir. Mais j’ai besoin, autour de moi, de personnes qui s’engagent, de jeunes et de moins jeunes qui ne soient pas des nostalgiques, mais qui aient envie de changer la société pour la faire progresser. C’est tous ensemble que nous réussirons.

Alors, voyez-vous, si je dis cela, aujourd’hui parmi vous, c’est parce que souvent m’est posée la question sur ce que je fais. Il est vrai qu’il n’est pas simple d’être l’héritier de la tradition royale française et l’héritier de la tradition de saint Louis. Cet héritage, je l’assume. J’essaie d’appliquer dans ma vie familiale et professionnelle ces principes fondateurs. J’aimerais faire mieux pour l’enfance malheureuse en particulier et dans d’autres domaines aussi. Avec tous et notamment ceux de ma génération, prenons des initiatives. Tel est le devoir de l’héritier des Bourbons, de l’aîné des Capétiens.
Merci.

Louis, duc d’Anjou

 

Sources:

 

(1) http://www.uclf.org/page47.html

(2) http://www.viveleroy.fr/?+Allocution-de-Louis-XX-a-Sainte+

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Publié par Ingomer - dans Royalisme
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13 juin 2014 5 13 /06 /juin /2014 18:44

Trois chars ont franchi les frontières hier. Les insurgés ont confirmé aujourd'hui avoir reçu trois chars. Dans le même temps, un APC Ukrainien est entré en Russie dans la journée.


Ukraine: les insurgés confirment avoir reçu trois chars

 

Ukraine: les insurgés confirment avoir reçu trois chars

 

Les combattants de la république populaire de Donetsk (est de l'Ukraine) ont reçu trois chars, a confirmé jeudi soir l'état-major des forces de la république autoproclamée.

"Nous confirmons avoir reçu les chars. Les blindés seront envoyés dans les secteurs les plus sensibles", a indiqué un représentant des forces de la république de Donetsk sans pour autant préciser qui a fourni les chars aux combattants.

Plusieurs personnes interrogées par RIA Novosti ont déclaré avoir vu des chars T-70 ou T-72 dans les villes de Snejnoïe et de Torez. Snejnoïe est situé non loin du village frontalier de Dmitrovka contrôlé depuis deux jours par les forces de la république populaire de Donetsk.

Le ministère ukrainien de l'Intérieur a poru sa part déclaré que plusieurs convois de blindés étaient entrés en Ukraine en provenance de Russie ces trois derniers jours. "Selon les données du renseignement, des convois de blindés pénètrent en Ukraine par les postes de contrôle frontaliers occupés par les terroristes, notamment aux environs de Diakovo", a indiqué le ministre ukrainien de l'Intérieur par intérim Arsen Avakov.

Selon le conseiller du ministre de l'Intérieur Anton Guerachtchenko, Kiev étudie la possibilité de fermer la frontière avec la Russie dans l'est du pays. Les autorités ukrainiennes estiment que des formations armées pénètrent en Ukraine depuis le territoire russe. La Russie ne confirme pas ces déclarations.

 

Source: http://fr.ria.ru/world/20140613/201520434.html

 

 

 

Blinde-APC-ukrainien.jpg

 

Un APC Ukrainien a traversé la frontière, et est rentré en Russie. Ses conducteurs ont abandonné le véhicule et sont retournés en Ukraine.


Un APC ukrainien avec des troupes viole la frontière russe

Au moins un véhicule blindé ukrainien a franchi la frontière russe avec l'Ukraine la nuit de vendredi et s'est arrêté dans la région de Rostov, selon le Service de sécurité de la Russie. Son équipage a abandonné le véhicule et est retourné en Ukraine.

Le véhicule blindé ukrainien se trouve arrêté près du village de Millerovo, a déclaré le chef du département de presse du Service fédéral de sécurité (FSB) dans la région de Rostov, Vassili Malaev.

Le président russe Vladimir Poutine a ordonné au ministère des Affaires étrangères d'émettre une protestation officielle au gouvernement de l'Ukraine, a déclaré son secrétaire de presse Dmitri Peskov.

Il existe également des rapports qu'il y avait non pas un, mais deux véhicules blindés. Une source du FSB a déclaré à la chaine LIFEnews que deux véhicules blindés ont franchi la frontière russe.

Initialement un seul APC entrée sur le territoire russe, mais il est tombé en panne, a déclaré LIFEnews. Il a été découvert par le service des frontières, cependant, les troupes russes n'ont pas pris les militaires ukrainiens en captivité comme un autre véhicule blindé venu à la rescousse de la région de Lugansk en Ukraine.

Après que les troupes ukrainiennes aient fui le territoire, de retour en Ukraine, elles ont laissé le véhicule derrière elles en Russie.

En réponse à l'incident, le Service national des frontières ukrainien a déclaré que l'armée a été encerclé par les forces d'auto-défense et qu'elles ont été forcées de passer la frontière russe pour faire atteindre de nouveaux endroits à leurs unités, selon la chaîne de télévision NTV. Les autorités frontalières a également assuré que les 26 agents des services frontaliers sont retournés en Ukraine via un autre point de contrôle.

Plus tôt vendredi, l'OTAN a averti que si les rapports que les chars russes ont violé la frontière ukrainienne sont confirmés, le fait constituerait une grave escalade du conflit.

"Nous avons vu des rapports selon lesquels des chars russes et d'autres véhicules blindés ont peut-être traversé la frontière dans l'est du pays. Si ces rapports sont confirmés, ce serait marquer une grave escalade de la crise dans l'est de l'Ukraine", a déclaré le Secrétaire général de l'OTAN Anders Fogh Rasmussen, vendredi.

 

Source: http://rt.com/news/165780-ukraine-russia-apc-border/

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Publié par Ingomer - dans Russie
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13 juin 2014 5 13 /06 /juin /2014 16:28

Snowden-Petition.jpg

 

Une pétition pour l'asile en France de Snowden reçoit 150 000 signatures

Plus de 150 000 Français ont soutenu une pétition exhortant le président François Hollande d'accorder au lanceur d'alerte dénonciateur de la NSA (vaste système de surveillance des télécommunications privées des citoyens du monde Ndlr.) l'asile en France d'Edward Snowden après  l'expiration de son statut de réfugié en Russie en Juillet.

EN SAVOIR PLUS: 'Oui, nous scannons': Graffiti, memes et T-shirts célébrer les fuites de la NSA de Snowden

Le magazine L'Express a publié un manifeste et une pétition le 3 Juin, en disant que "la France, pays des droits de l'homme et de la liberté de la presse, a une obligation particulière envers [lui]."

"La Constitution stipule que toute personne persécutée pour leurs actions en faveur de la liberté a droit d'asile sur le territoire de la République," souligne la pétition.

" 
Nous, intellectuels, philosophes, chercheurs, essayistes, journalistes, mais avant tout citoyens engagés, demandons à François Hollande, président de la République, à Manuel Valls, Premier ministre, et à Laurent Fabius, ministre des Affaires étrangères, de l'accueillir (Snowden), sans tarder, sous le statut de réfugié politique en France", explique la pétition.

La pétition a déjà été signée par des dizaines de célébrités, y compris l'ancien Premier ministre Michel Rocard, et exhorte Hollande et Valls à accueillir Snowden "sans délai, en tant que réfugié politique."

Cependant, Valls a déclaré à la télévision BFM vendredi qu'il n'était pas favorable à cette idée.
 

 

Mercredi (11 juin NdCR.), à Berlin, la nouvelle campagne a été lancée pour fournir une protection aux dénonciateurs comme Edward Snowden qui font face à la persécution des gouvernements, l'organisation du Courage.

Edward Snowden, un spécialiste en informatique qui a divulgué des milliers de documents secrets relatifs aux opérations de surveillance américains, a bénéficié de l'asile temporaire en Russie. Cependant, comme son visa arrive à son terme, il a demandé l'asile dans l'Union européenne et a également fait une demande officielle au Brésil.

Snowden est poursuivi par les Etats-Unis pour espionnage et vol de documents d'État.


Source: http://rt.com/news/165752-snowden-petition-signatures-france/

 

 

. Snowden proposé pour recevoir le prix Nobel de la Paix : comment les socialistes vont-ils s'en sortir ?

. Deux poids deux mesures : asile de la femen Inna Shevchenko mais refus d'asile pour Edward Snowden

. La France refuse d'octroyer un asile à Snowden (Ria Novosti) (4 juillet 2013)

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13 juin 2014 5 13 /06 /juin /2014 16:05

Il ne fallait pas être grand clerc... pour savoir qu'une telle "prière" ne pouvait pas apporter la paix. Et tout indique que les conséquences de cette "prière" ne sont pas encore toutes faites ressentir. Ci-dessous, vous trouverez deux analyses du scandale qui est en train de secouer le monde catholique, une de Médias-presse.info et une du Salon Beige.

Nous ferons notre commentaire à la fin de cet article. 


 

L’imam a prié dans les jardins du Vatican pour la victoire sur les infidèles – Le Vatican retire les « invocations » de la prière interreligieuse du 8 juin

 

imam-vatican-mpi

Vatican- La rencontre inter-religieuse entre le pape François, Shimon Peres et Mahmoud Abbas n’en finit pas de poser des problèmes : outre les gravissimes conséquences théologiques abordées déjà par MPI, ces invocations qui se voulaient promotrices de la paix s’enfoncent dans un scandale qui tourne à la confusion voir l’affrontement verbale.

L’Imam invité par le pape François récita ses « invocations ». Sauf que l’Imam lança pour finir une petite phrase inattendue relevée par l’écrivain égypto-allemand Hamed Abdel-Samad puis relayée en France par Bernard Antony, président de l’Agrif, et rapportée ainsi par le blog d’Yves Daoudal :

« Bernard Antony a été le premier francophone à le remarquer et à le commenter, et il est toujours le seul au moment où j’écris. Il avait été alerté par une musulmane convertie, qui a été stupéfiée d’entendre le représentant musulman, dans les jardins du Vatican, au cours de la prière pour la paix, réciter (bien sûr en arabe) les derniers mots de la deuxième sourate : « Tu es notre Maître, accorde-nous la victoire sur les peuples infidèles. »

La deuxième sourate, la plus longue, est une sorte de résumé hétéroclite du Coran et de la charia. Elle prône bien sûr le jihad, mais surtout elle est violemment anti-juive et anti-chrétienne. C’est dans cette sourate qu’on trouve (verset 191) : « Et tuez-les où que vous les rencontriez (…) l’association est plus grave que le meurtre (…) et combattez-les jusqu’à ce qu’il n’y ait plus d’association et que la religion soit entièrement à Allah seul. » (L’association, c’est la Trinité.)

Un écrivain égypto-allemand, Hamed Abdel-Samad, a lui aussi été stupéfié d’entendre cela, et il a écrit sur sa page Facebook : « Dans les jardins du Vatican, le clerc musulman conclut sa prière par le verset : “Qu’Allah nous aide à remporter la victoire contre les infidèles !” J’appelle ça une prière pour la paix ! »

[...] Il est inutile de se demander qui a laissé passer cet appel à la victoire contre les peuples kafir (ou koufar). Le texte des prières avait été publié en plusieurs langues, et naturellement ce verset n’y figurait pas. C’est le représentant musulman qui, au dernier moment, a ajouté ce qu’il devait ajouter pour être un bon musulman… »

C’est maintenant autour du grand rabbin de Rome de jeter un pavé dans la mare, jugeant cette cérémonie dangereuse et inopportune, la critiquant vivement tant sur le fond que sur la forme :

« S’agissant d’une rencontre religieuse, affirme ainsi le grand rabbin, le sens de la présence d’une figure clairement laïque comme celle de Shimon Peres m’échappe ». « Il ne me semble pas être un habitué des lieux de prière »

Et le journal très progressiste La Vie (appartenant à l’homosexualiste Pierre Berger) de relever :

Déjà dans une interview accordée le mois dernier au quotidien israélien Haaretz, il avait estimé que « du point de vue théologique », juifs et catholiques « n’ont rien à discuter », tout en se disant favorable à des «relations de bon voisinage ».

Des trois « invocations » ne reste en ligne sur le site du Vatican que celle du pape François. Les deux autres ont été retirées.

La « prière » pour la paix tourne au pugilat.


Xavier Celtillos

 

Source: http://medias-presse.info/limam-a-prie-dans-les-jardins-du-vatican-pour-la-victoire-sur-les-infideles-le-vatican-retire-les-invocations-de-la-priere-interreligieuse-du-8-juin/11265

 

 

Le grand rabbin de Rome est sceptique sur la prière pour la paix

 

Riccardo Di Segni, le grand rabbin de Rome, a exprimé son scepticisme après la prière pour la paix organisée par le pape François dimanche 8 juin au Vatican. 

« S’agissant d’une rencontre religieuse, le sens de la présence d’une figure clairement laïque comme celle de Shimon Peres m’échappe ». « Il ne me semble pas être un habitué des lieux de prière ». 

Absent de Rome ce dimanche, il a émis des doutes aussi quant à la modalité « curieuse et même dangereuse » et aux résultats de cet évènement. 

Par ailleurs, Shimon Peres est en fin de mandat. Il sera remplacé fin juillet par Reuven Rivlin, membre du Likoud, parti peu pacifiste dans le conflit israélo-palestinien...

A noter aussi que, depuis la révélation de l'ajout d'un verset prônant la guerre par l'imam, lors de cette cérémonie, ce qui n'était pas prévu au programme, le site internet du Vatican a retiré les différentes interventions. Il ne reste plus que celle du pape.

 

Michel Janva

 

Posté le 13 juin 2014 à 07h37 |

 

Source: http://lesalonbeige.blogs.com/my_weblog/2014/06/le-grand-rabbin-de-rome-est-sceptique-sur-la-pri%C3%A8re-pour-la-paix.html

 

A Bethléem dimanche 25 mai, à la fin de la messe, le pape François avait invité le président israélien Shimon Peres et son hôte palestinien Mahmoud Abbas à venir dans "sa maison" au Vatican pour prier avec lui pour la paix : "En ce lieu (de Bethléem), où est né le Prince de la paix, je désire adresser une invitation à vous, monsieur le président Mahmoud Abbas, et à monsieur le président Shimon Peres, pour faire monter ensemble avec moi une prière intense en invoquant de Dieu le don de la paix", avait-t-il déclaré, juste avant la prière à la Vierge du "Regina Coeli" qui concluait la messe. Ce message du pape n'avait pas été communiqué à la presse à l'avance. "J'offre ma maison, au Vatican, pour accueillir cette rencontre de prière. Tous nous désirons la paix. Beaucoup de personnes la construisent chaque jour par de petits gestes", avait-il ajouté.

 

Cette "prière" "ensemble" a été réalisée en la fête de la Pentecôte commémorant l'envoi du Saint-Esprit aux Apôtres et le début de l'Eglise de Jésus-Christ enseignée aux nations "au nom du Père, et du Fils, et du Saint-Esprit" (Evang. selon Saint Matthieu 28,19), Jésus-Christ, Fils de Dieu, un avec le Père, nié et par le judaïsme talmudique et par l'islam. Une telle "prière" ne s'adressant pas au même dieu ne pouvait donc logiquement pas plaire à Dieu, et encore moins amener la "paix"... Vous jugerez l'arbre à ses fruits nous enseigne le divin Maître. Et de couper l'arbre et le jeter au feu si les fruits sont mauvais ! Espérons qu'une telle "prière" ne se reproduira plus !

 

Malgré la subtilité sémantique et la prudence oratoire, "aussi ridicule qu’hypocrite", du franciscain Pierbattista Pizzaballa, pour nous rassurer : "on ne prie pas ensemble, mais on est ensemble pour prier", François a bien parlé de "faire monter ensemble avec moi une prière". Ce qui revient à prier ensemble... Ce genre de "prière" ouvre la voie au relativisme et au syncrétisme. La question est donc la suivante : cette prière pouvait-elle apporter autre chose que le scandale ? Cette prière d'un islam antichrist niant l'unité du Père et du Fils, et d'un judaïsme talmudique insultant et blasphémateur contre le nom de Jésus-Christ et de sa Sainte Mère, pouvait-elle apporter autre chose que le scandale ? Et il ne serait pas étonnant que, par la gravité même de l'attaque contre la Sainte Trinité, bien loin d'amener la paix au monde, cette "prière" nous amène la guerre.

 

Des trois "invocations" ne reste en ligne sur le site du Vatican que celle du pape François. Les deux autres ont été retirées. François serait bien avisé de supprimer aussi ce qui reste de sa "prière". Et de ne plus jamais reproduire ce qui restera dans l'histoire de son pontificat comme une bourde monumentale.

 

Un commentaire du Vatican ou une note d'explication pour les catholiques désorientés est attendue de toute urgence.

 

Eglise-de-la-Nativite--incendie-apres-depart-du-pape-de-.jpgAdd. 15 juin 2014. Vu la tournure de la "prière" pour la paix, nous nous rappelons et pensons qu'il est utile de rappeler pour le lecteur que déjà la grotte de la Nativité à Bethléem a été légèrement endommagée par un incendie accidentel mardi matin 27 mai, quelques heures après le départ du pape François de Terre sainte (voir ici et ). Une lampe à huile a mis le feu vers 01H30 GMT à des tentures murales dans la grotte où, selon la tradition chrétienne, est né le Christ, a précisé Abdel-Fatah Hamayel. Pendant son pèlerinage de trois jours, le pontife avait prié à la grotte, un des sites les plus sacrés du christianisme. Cet incident doublé du pugilat suscité par la prière pour la paix semble montrer que la Providence elle-même refuse le syncrétisme de la "prière" "ensemble" et la mise sous le boisseau de la foi chrétienne.

 

Cet incendie accidentel ne doit pas être confondu avec l'incendie criminel qui s'est déclaré lundi 26 mai dans l'une des principales églises catholiques de Jérusalem sur le mont Sion, pendant la visite du pape François. Alors qu'il venait de célébrer une messe dans le bâtiment voisin du Cénacle – un site sacré pour chrétiens, juifs et musulmans qui cristallise les tensions dans la Ville sainte –, un incendie d'origine criminelle s'est déclaré dans l'une des principales églises catholiques de Jérusalem.

 

Le pape François qui a mis le feu en Terre sainte partout où il est passé, avant même les histoires autour de la "prière" pour la paix, aurait dû être alerté par ces signes et arrêter son projet de "faire monter ensemble une prière intense".

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13 juin 2014 5 13 /06 /juin /2014 10:56
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12 juin 2014 4 12 /06 /juin /2014 21:46

Kiev-utilise-des-bombes-au-phosphore-blanc-contre-les-civil.jpg

Après l'attaque de l'aviation ukrainienne le 2 juin contre le siège de l'administration régionale de Lougansk (est de l'Ukraine), qui tua des civils, dont une jeune femme, Inna, voici un nouveau crime de guerre, une nouvelle violation flagrante du droit humanitaire international par Porochenko et la clique atantiste dans l'est de l'Ukraine. Le village de Semenovka a été bombardé hier avec des bombes incendiaires au phosphore blanc. La garde nationale d'Ukraine a pour la première fois utilisé contre la population civile du village de Semenovka, à l'est de Slaviansk, des bombes incendiaires au phosphore blanc, communiquent les miliciens. Le bombardement a provoqué plusieurs incendies. En outre, l'armée utilise des mortiers et des lance-roquettes multiples Grad.

 

 

Le phosphore blanc est une arme chimique incendiaire capable de provoquer des brûlures graves qui peuvent pénétrer jusqu'à l'os. Le phosphore blanc explose en une flamme jaune quand il est au contact de l’oxygène, produisant une mince fumée blanche. Il est utilisé comme écran de fumée ou pour des dispositifs incendiaires, mais peut aussi être déployé comme composé anti-personnel capable de causer des brûlures potentiellement mortelles.

Les brûlures au phosphore sont presque toujours au second ou troisième degré parce que les particules n’arrêtent pas de brûler au contact de la peau jusqu’à ce qu’elles aient entièrement disparu – il n’est pas rare qu’elles atteignent l’os.

Les conventions de Genève interdisent l’usage du phosphore comme arme offensive contre les civils, mais son usage comme écran de fumée n’est pas prohibé par le droit international

 

Employée pour ses capacités offensives, cette arme est interdite par le protocole III additionnel à la Convention sur certaines armes classiques de l'ONU, signé en 1980 et ratifié en 1983, qui interdit l'utilisation des armes incendiaires contre des civils ou contre des cibles militaires situées à l'intérieur de concentrations civiles.

 

L'US Army et les Marines ont utilisé le phosphore blanc lors de la Seconde Guerre mondiale, la guerre de Corée, utilisant fréquemment des obus au phosphore blanc dans des mortiers chimiques de 4,2 pouces. Le phosphore blanc fut largement crédité par les Alliés d'avoir empêché de nombreuses attaques de l'infanterie allemande et d'avoir créé de gros dégâts dans les troupes ennemies lors de la dernière partie de la Seconde Guerre mondiale. L'impact psychologique du phosphore blanc sur l'ennemi a été noté par de nombreux chefs de troupes, et les tireurs de tels mortiers furent parfois exécutés de façon sommaire par les Allemands, en représailles. Le phosphore blanc a été communément utilisé par les Américains pendant la guerre du Viêt-Nam.

 

Israël a utilisé du phosphore blanc contre les palestiniens de Gaza entre le 27 décembre 2008 et fin janvier 2009. Israël a reconnu dans un rapport le 30 juillet 2009 avoir utilisé du phosphore blanc contre les civils de Gaza sans qu'aucune sanctions ne soient venues... L’armée israélienne avait également reconnu avoir utilisé de telles munitions contre des "objectifs militaires" au cours de son offensive contre le Hezbollah au Liban en 2006.

 

Le phosphore blanc a souvent été utilisé par les forces britanniques et US dans les guerres récentes, notamment pendant l’invasion de l’Irak en 2003.

 

. Slaviansk - Donbass : Silence on tue ! Sur ordre des USA

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12 juin 2014 4 12 /06 /juin /2014 16:46

Selon la BBC sur son site, des tanks russes auraient pénétré sur le territoire ukrainien jeudi. Le ministre de l'Intérieur ukrainien, Arsen Avakov aurait confirmé l'information. Des tanks venus de la Fédération de Russie auraient pénétré sur le territoire ukrainien par les postes-frontières tombés aux mains de rebelles pro-russes dans l'est de l'Ukraine, toujours selon la BBC. M. Avakov a indiqué que les tanks seraient passés à proximité de la ville de Lougansk avant de prendre la direction de Donetsk. Les forces armées ukrainiennes auraient ouvert le feu sur les tanks russes. Les affrontements sont en cours, selon M. Avakov. Les rebelles pro-russes n'ont pas confirmé l'information.

Selon le site de la BBC, Kiev déclare que trois chars russes sont entrés dans l'est de l'Ukraine. Le ministre de l'Intérieur de l'Ukraine a déclaré que trois chars ont traversé la frontière de la Russie dans les zones rebelles de l'est et les combats sont en cours.

Les tanks sont entrés Ukraine avec d'autres blindés par un poste de contrôle contrôlé par les rebelles dans la région de Lugansk, a déclaré Arsen Avakov. Deux d'entre les forces ukrainiennes participent et les combats sont en cours, a-t-il dit. Il n'y a pas eu de confirmation de rebelles qui aient confirmé cette déclaration du gouvernement d'attaque de chars près de Lugansk.  M. Avakov a déclaré que les chars avaient traversé la frontière russe avec les transporteurs de troupes blindés dans la région de Dyakove région de Lugansk avant de passer dans la région voisine de Donetsk
(région où des civils meurent dans d'impitoyables attaques de l'armée ukrainienne Ndlr.)

 

Ukraine--Centres-des-insurges-anti-Maidan.jpg

Centres des insurgés ukrainiens anti-Maidan

 

Là, le ministre de l'Intérieur de l'Ukraine a dit, les chars se sont dirigés vers la ville de Snizhne jeudi matin. Deux ont alors passé la ville de Horlivka et ont été attaqués par des forces gouvernementales. "La lutte est en cours", a déclaré M. Avakov. "Je ne peux pas dire sur le résultat final, mais une partie de cette colonne a été détruite." Une vidéo invérifiée a été postée sur YouTube d'un char de combat roulant dans une rue, dit-on dans Snizhne. Le film a été tourné à partir d'une vue donnant sur la rue. Un second clip, également enregistré dans Snizhne, représente un tank similaire passant un rond-point. Un porte-parole des rebelles a déclaré à RIA Novosti, l'agence de nouvelles de la Russie, que les rebelles combattaient une force d'une quarantaine de chars ukrainiens au nord de la ville de Lugansk. Les tanks (ukrainiens) ont été arrêtés dans le village de Makarovo, selon le porte-parole.

 

Add. Christ-Roi 19h10. Video postée il y a 25 minutes d'un char passant le rond-point :

 

 

 

Char-ukrainien-force-un-barrage-a-Mariupol-le-9-mai.jpgLes chars ukrainiens arborent un drapeau ukrainien et forcent les barrages des habitants :

 

 

 

 

 

Les chars ukrainiens arborent un drapeau ukrainien et forcent les barrages comme ici (video ci-dessus) à Marioupol le 9 mai dernier.

 

Dans le même temps c'est la zizanie à Kiev où la foule du Maidan a donné l'assaut au QG de la police des frontières dans l'après-midi. Les manifestants dits Maidan ont pris d'assaut le QG des services de police des frontières à Kiev pour demander la démission de la tête du service, Nikolay Litvine, l'accusant de corruption et d'incapacité à protéger la frontière orientale. Comme Litvinov est venu au QG, la foule a tenté de pénétrer dans le bâtiment, mais la police a utilisé un jet d'eau pour les disperser.

 

 

 

 

 

. Slaviansk - Donbass : Silence on tue ! Sur ordre des USA

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12 juin 2014 4 12 /06 /juin /2014 15:07

http://img.over-blog.com/650x647/0/51/99/49/Mai-2014/Bretagne-en-1789.jpgAprès "des tentatives de récupération (oligarchique) du mouvement qui ont échoué", les Bretons font un pique-nique devant toutes les préfectures de Bretagne samedi 14 juin: Brest, Chateaubriand, Châteaulin, Dinan, Fougères, Guingamp, Lannion, Lorient, Morlaix, Nantes, Pontivy, Quimper, Redon, Rennes, Saint Brieuc, Saint Malo, Saint Nazaire et Vannes. Les corps de métiers qui vont se mobiliser sont les artisans, les paysans, les transporteurs, les pêcheurs, les chefs d'entreprise, les salariés, les étudiants, les retraités, les militants culturels, les citoyens, tout le monde.

Le collectif maintient les différentes revendications, dont vivre, décider et travailler en Bretagne, la gratuité des routes, la suppression de l'écotaxe collecté par Goldman Sachs..., la fin dun Etat qui collecte l'impôt pour le seul profit de la classe dirigeante... sans le consentement et sans même le contrôle du peuple..., la fin des distorsions de concurrence et du dumping social, la fin d'un Etat sourd et méprisant, la fin d'un Etat qui impose ses points de vue à tout un peuple, la fin d'une Europe de sans-drapeaux... Et l'avènement d'un état du respect, de la liberté et de l'honneur des peuples, et du peuple breton en particulier.

Cette journée du 14 juin suit une semaine chargée. Deux portiques sont tombés en cinq jours, celui de Jugon-les-Lacs le 5 juin et l'autre de Bréhat, le 10 juin. Elle est une réponse au mépris total de François Hollande et Manuel Valls qui ont annoncé le 2 juin une nouvelle carte des régions maintenant Nantes en dehors de la Bretagne.

 

 

 

brtv arzhurig ( la télé des bonnets rouges)

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12 juin 2014 4 12 /06 /juin /2014 14:11

tsar-famille-mpi 

Le gouvernement régional de Sverdlovsk a communiqué cette semaine son intention de faire inscrire le site près d’Iekaterinbourg où ont été retrouvés les restes du tsar Nicolas II et de sa famille sur la liste du patrimoine culturel national de Russie. Le service de presse des autorités de la région a effectivement communiqué que « le lieu où les restes de la famille impériale ont été retrouvés sur la route Starayïa Koptiakovskaïa allait être inscrit dans le registre des sites du patrimoine culturel grâce à quoi il sera sauvegardé pour les générations futures ». Un dossier a été envoyé en ce sens au ministère (fédéral) de la culture.

Gloire de la russie impériale

Le tsar Nicolas II et toute sa famille ont été exécutés par les bolcheviques le 17 juillet 1918 à Iekaterinbourg, dans l’Oural, après 15 mois de captivité. Les dépouilles ont été démembrées et profanées avant d’être enterrées dans la forêt Koptiaki, le long de la route Staraïa Koptiakovskaïa. Ce n’est qu’en 1970 que les restes de l’empereur Nicolas II, de l’impératrice Alexandra Fiodorovna et de leurs filles les grandes-duchesses Tatiana, Olga et Anastasia y ont été retrouvés. Il faudra attendre encore jusqu’en 2007 pour qu’y soient détectés ceux de la grande-duchesse Maria et du tsarévitch (prince héritier) Alexis.

En juillet 1998, quelques années après l’implosion du sanglant régime communiste, les cendres de la famille impériale ont été transférés et inhumés en grande pompe dans la cathédrale Pierre et Paul de Saint-Pétersbourg, en présence du président Boris Eltsine et des descendants de la famille Romanov. En 2000, le patriarcat de Moscou a canonisé Nicolas II, son épouse, ses enfants et leur personnel exécuté en 1918 et les a inscrits au calendrier liturgique comme « saints martyrs impériaux ».


Baudouin Lefranc


Source: http://medias-presse.info/russie-la-fosse-commune-des-derniers-romanov-va-faire-son-entree-dans-le-patrimoine-culturel-national/11170

 

 

Les Romanov, la dernière famille royale de Russie

 

. Gloire de la Russie impériale

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12 juin 2014 4 12 /06 /juin /2014 06:24

porochenko-obama.jpg

 

Le président de l'Ukraine Porochenko prend-il ses ordres de la CIA ?

Porochenko a rencontré la délégation américaine dirigée par le Directeur du Service national des opérations secrètes.

 
par Olga Shedrova | Fondation Culture stratégique | 11 Juin, 2014

Alors que le nombre de morts parmi les civils est de plus en plus élevé en Ukraine, les États-Unis poursuivent leur politique visant à l'escalade du conflit. Ils offrent toutes sortes de soutien à Kiev, y compris de l'aide militaire. L'ambassadeur secrétaire général adjoint Alexander Vershbow a déclaré que la coopération va avoir un nouvel élan avec l'envoi d'instructeurs pour renforcer les efforts de modernisation des forces armées de l'Ukraine.

Le Congrès américain est prêt de faire passer un projet de loi à 1 milliard de dollars en garanties de prêts à l'Ukraine. Le projet de loi autorise un montant supplémentaire de 100 millions de dollars pour renforcer la coopération de sécurité entre les Etats-Unis, l'Union européenne et les pays d'Europe centrale et orientale et autorise le Président à fournir de l'aide de la défense et de l'assistance de sécurité supplémentaire à l'Ukraine et d'autres pays de la région. Selon Igor Dolgov, ambassadeur de l'Ukraine à l'OTAN, l'alliance est prête de fournir la logistique et de former gratuitement le personnel ukrainien. L'effort de collecte de renseignement contre la Russie
 sera également intensifié, incluant des avions AWACS. Anders Fogh Rasmussen dit qu'il n'y a pas d'actions militaires contre la Russie de prévues, mais les faits disent le contraire.

Après avoir remporté l'élection présidentielle le 25 mai, le président ukrainien  Petro Porochenko a secrètement rencontré une étrange délégation américaine dirigée par le Directeur du Service national des opérations secrètes (National Clandestine Service de la CIA) Frank Archibald, qui comprenait également l'ancien chef de la CIA en Ukraine Jeffrey Egan , le courant - Raymond Mark Davidson, Mark Buggy (CIA, Istanbul), Andrzej Derlatka, un agent de la CIA dans l'Agence de renseignement polonaise et membre de la CIA Kevin Duffin qui travaille comme vice-président senior de la compagnie d'assurance Brower. Porochenko et Archibald ont signé un document intitulé un "accord de coopération militaire entre les États-Unis et l'Ukraine" ...

La composition de la délégation des États-Unis, ce qui est assez mystérieux, à première vue, s'explique par le fait que les diplomates professionnels ne comprendraient pas du tout de quoi il s'agissait, et par le fait que le Congrès américain ne devrait pas autoriser l'accord de coopération militaire habituelle qui implique l'envoi d'instructeurs militaires et la participation directe des troupes américaines dans le conflit armé en Ukraine.

Cependant, le Service national des opérations secrètes peut contourner les législateurs à travers des canaux tels que la compagnie privée d'assurance Brower, appartenant à la CIA. Il peut fournir une aide militaire à grande échelle dans d'autres pays à l'aide de ses agents et employés des entrepreneurs militaires privés. En dehors de la coopération militaire avec les Etats-Unis, le gouvernement ukrainien a signé un accord pour relancer le concept de LITPOLUKRBRIG (le lituanien - polonais - Brigade ukrainien) à faire atteindre l'état opérationnel. La brigade est une formation multinationale prévue d'être constituée d'unités de la Lituanie, de Pologne et des unités de l'armée ukrainienne. Un accord sur sa création a été signé le 16 Novembre 2009.

Dans ses remarques sur l'"opération anti-terroriste", le ministre russe des Affaires étrangères Sergueï Lavrov a déclaré dans une interview à Russia Today qu'il trouvait que les responsables américains ont été prompts à blâmer sa nation l'accusant de tout ce qui allait de travers en Ukraine et d'insister que Moscou peut unilatéralement résoudre tout cela. Lavrov a déclaré que tandis que ceux de l'est et du sud de l'Ukraine qui défient le gouvernement basé à Kiev "ne sont pas des marionnettes" du Kremlin, une telle qualification pourrait décrire la relation entre les dirigeants de l'Ukraine à Kiev et les États-Unis. "Les Américains ont, je pense, l'influence écrasante," at-il dit. "Ils agissent d'une manière beaucoup plus ouverte, sans aucun scrupule; par rapport aux Européens ... Vous ne pouvez pas éviter l'impression qu'ils donnent  beaucoup dans le spectacle, beaucoup. "Il vaut la peine de noter que Lugansk a été bombardé le même jour que le secrétaire américain adjoint à la Défense Derek Chollet s'est rendu à Kiev. Selon les sources provenant des services spéciaux ukrainiens, le responsable américain a été immédiatement impliqué dans la planification de l'opération punitive.

Le Secrétaire général de l'OTAN Anders Fogh Rasmussen a déclaré que le processus de l'élargissement de l'alliance à l'Est va se poursuivre.

"L'OTAN utilise la crise ukrainienne comme un écran de fumée pour un plan de guerre et les États-Unis ont déjà décidé de la station permanente de troupes en Europe de l'Est", explique le professeur diplômée de Harvard Francis Boyle, un expert des relations États-Unis - Russie.

Les dirigeants de l'OTAN sont prêts à rencontrer en septembre pour débattre de l'initiative de fonder des forces supplémentaires permanentes en Europe de l'Est. "C'est juste un ballon d'essai, mais en réalité il s'agit d'un plan de guerre qui se déroule ici", a déclaré Boyle à RIA Novosti le 8 mai. "La crise ukrainienne avait été prévu ainsi que la guerre. Il y avait un plan de guerre, il y avait un jeu de guerre. Ensuite, il a été révisé et mis en œuvre." "Nous voyons maintenant des mesures prises qui ont été planifiées à l'avance", a déclaré Boyle, ajoutant : "Tout cela est utilisé comme un prétexte pour amener les forces militaires de l'OTAN, comme l'a dit Rasmussen, par air, mer, et terre jusqu'aux frontières de la Fédération de Russie. Ils vont clairement de l'avant avec cela."

Boyle a vanté la Russie pour essayer d'épuiser tous les moyens diplomatiques possibles pour résoudre la crise ukrainienne, et d'avoir accusé les Etats-Unis et l'OTAN d'escalade délibérée.

"Alors, que les États-Unis ne devraient pas être autorisées à faire plus de manœuvres provocatrices hostiles, ils vont les faire dans tous les cas," a affirmé Boyle. Le professeur a souligné que le président russe Vladimir Poutine est dans une situation très difficile et dangereuse et doit être très prudent. "Les États-Unis ont déjà repris la guerre froide avec le coup d'Etat néo-nazi en Ukraine que les Etats-Unis ont parrainé, contrôlé et dirigé", a-t-il dit.

Dans son discours d'investiture le 7 Juin le président ukrainien
 Petro Porochenko  a promis d'utiliser son expérience diplomatique pour atteindre l'objectif de parvenir à un accord international de sécurité : "Je vais utiliser toute mon expérience diplomatique pour assurer la signature d'un traité international qui remplacera le protocole de Budapest. Un tel traité devrait prévoir des garanties fiables de la paix et de la sécurité, jusqu'à un soutien militaire en cas de menace pour l'intégrité territoriale [de l'Ukraine]. Tout agresseur à la frontière ukrainienne doit se rappeler cet adage biblique: celui qui vient avec une épée sera vaincu par l'épée".

Si l'objectif déclaré est vrai que la nécessité d'une adhésion formelle de l'Ukraine dans l'OTAN perdra de sa pertinence - le pays sera l'hôte de forces de l'OTAN sans adhésion formelle à l'alliance.

Rasmussen a utilisé la crise ukrainienne comme un prétexte pour demander aux membres de l'OTAN d'augmenter les dépenses militaires. La poursuite de l'objectif doit convaincre les membres de l'OTAN d'augmenter les dépenses militaires, les côtés de Washington avec la Pologne et les États baltes qui élèvent l'alarme sur la prétendue menace russe. Obama se précipita pour les rassurer. Lors de sa tournée de l'Europe de l'Est, il a fait son message clair aux pays de l'OTAN dans la région clair : "Comme alliés, nous avons le devoir solennel, une obligation contraignante de traité pour défendre votre intégrité territoriale et nous le ferons. Nous sommes ensemble maintenant et toujours, pour votre liberté et la nôtre. Pologne ne sera jamais laissée seule. Mais pas seulement la Pologne, l'Estonie ne sera jamais seule, la Lettonie ne sera jamais seule, la Lituanie ne sera jamais seule, la Roumanie ne sera jamais seule. Ce ne sont pas que des mots, ce sont d'incassables engagements."

Le président a également promis de l'aide militaire supplémentaire pour les membres de l'OTAN de l'Europe de l'Est d'une valeur de un milliard de dollars. Et il a convenu d'étendre l'aide non-létale pour le nouveau gouvernement de l'Ukraine, il comprend maintenant des objets tels que les équipements de vision nocturne et d'armure de corps. Et il est clair aussi que l'Ukraine pourrait également répondre sur le soutien moral américain: "J'ai rencontré le président élu Porochenko ce matin et je lui ai dit que les nations comme libres ont offert un soutien et une assistance à la Pologne dans votre transition vers la démocratie, nous sommes avec les Ukrainiens maintenant, l'Ukraine doit être libre de choisir son propre avenir pour elle-même et par elle-même".

Le 4 Mars l'OTAN a décidé d'intensifier ses activités militaires. Les États-Unis ont envoyé 12 avions F-16 de combat en Pologne sur la demande du gouvernement polonais. Les États-Unis ont également décidé d'envoyer quatre F-15 jets à la Lituanie. Il y a une présence de l'US Air Force dans les pays baltes en raison des responsabilités de l'OTAN responsabilités, qui tournent dans des intervalles de quatre mois entre les pays membres. Des navires de guerre américains sont déplacés vers la Baltique et en mer Noire. En juin les chefs de la défense de l'Allemagne, du Danemark et de la Pologne, qui travaillent ensemble dans des Corps multinationaux de l'OTAN, ont déclaré aux homologues de l'OTAN qu'ils avaient convenu de mettre à jour l'état de préparation du siège des corps à Szczecin en Pologne, a déclaré un responsable de l'OTAN. Le siège social est susceptible d'obtenir plus de personnel et d'équipement afin qu'il puisse prendre le commandement d'exercices et potentiellement tout effort de renforcement nécessaire en Europe de l'Est. Cependant, la Pologne, qui veut qu'un grand nombre de troupes de l'OTAN soient stationnées en permanence sur son sol, a déclaré que le renforcement du siège social ne l'était pas assez. "Nous ne voulons pas que le renforcement du centre de commande puisse être considéré comme le seul aspect de renforcement de la présence de l'OTAN dans l'est. Nous nous attendons à beaucoup plus et nous parlons de cela", a déclaré le ministre polonais de la Défense Tomasz Siemoniak aux journalistes à Bruxelles.

Le secrétaire adjoint de l'OTAN Alexander Vershbow a appelé à revoir la stratégie de l'OTAN.

Le président américain veut que le Congrès lui fasse un chèque en blanc de $ 5,000,000,000 pour financer les imprévus. Le nouveau fonds sera créé à cet effet. La somme doit être ajoutée à la demande de budget du Pentagone de l'administration pour l'exercice à venir à l'intérieur de ce qui est connu comme le Fonds des opérations de contingence à l'étranger. L'argent doit être dépensé en guerres étrangères et ne pas être inclus dans le budget de base du ministère de la Défense.

Parlant à des gradés de West Point Obama a déclaré les Etats-Unis continueraient de mener le monde pendant à nouveau cent ans. Ceci ressemble plus à un mantra sur fond de dette publique énorme et d'émergence rapide du monde multipolaire. La Russie et la Chine ont beaucoup de gaz et de possibilités prévues de commuter les devises de règlements nationaux, les paiements futurs en monnaie nationale russe pour l'approvisionnement en gaz en Europe et la tendance tangible d'un mouvement des BRICS vers l'indépendance financière, il devient évident que le dollar "statut de monnaie mondiale de réserve" est menacé. Le Japon, le fidèle allié des États-Unis, a déjà exprimé son souhait de rejoindre le boycott du dollar menaçant le système même des alliances militaires sous commandement américain et en secouant le fondement même du leadership mondial des États-Unis.

Une pure inertie fait que les États-Unis continuent d'agir comme si ils étaient les seuls chef de file mondiaux. Par exemple, Obama affirme que les forces armées des États-Unis sont inégalées dans le monde. "En fait, par la plupart des mesures, l'Amérique a rarement été aussi puissante par rapport au reste du monde. Ceux qui prétendent le contraire - qui suggèrent que l'Amérique est en déclin, ou ont vu un glissement de son leadership mondial - ont soit mal interprété l'histoire ou sont engagés dans la politique partisane. Pensez-y. Notre armée n'a pas d'égal. Les chances d'une menace directe contre nous par toute autre nation sont faibles,
et ne se rapprochent pas des dangers auxquels nous avons fait face pendant la Guerre froide."

 

La question de l'Ukraine était à l'ordre du jour du très secret groupe de Bilderberg dans sa 62e conférence annuelle au Danemark du 29 mai au 1 Juin à Copenhague. Cette année, ils ont parlé des actions concertées des États-Unis et l'Union européenne dans le cas où des troupes russes entrent dans l'Ukraine et de l'empressement de l'Ouest pour une guerre mondiale.

 

Source : http://www.infowars.com/is-ukraines-president-poroshenko-taking-orders-from-the-cia/

 

 


. En Ukraine, Washington réunit les conditions pour un bain de sang (expert), 7 avril 2014

. Le chef de la CIA John Brennan a tenu plusieurs rencontres secrètes à Kiev (médias) 13 avril 2014

. Ukraine: les USA misent sur une guerre civile (expert)

. Le FBI et la CIA conseillent le gouvernement de Kiev (Bild)

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12 juin 2014 4 12 /06 /juin /2014 06:02

 

343 enfants privés de père

 

Par Aude Mirkovic

 

Le 11 juin 2014

 

343 enfants privés de père, comme c’est triste ! Qu’est-il donc arrivé : un tremblement de terre, un tsunami, une épidémie, un naufrage, un crash aérien sur un vol transportant exclusivement des pères ?

 

Rien de tout cela. Ces 343 enfants ont été privés délibérément et volontairement de père par la décision de leur mère de se faire inséminer par un donneur anonyme, de manière à ne pas s’encombrer du père en question pour éviter de partager l’enfant avec lui.

 

À la une de Libération, 343 femmes se sont vantées d’avoir recouru à une telle insémination, en général en Belgique ou en Espagne, où les couples de femmes peuvent recourir au sperme de donneurs anonymes pour avoir un enfant.

 

Celles-là mêmes qui prétendent que « tous les enfants doivent pouvoir bénéficier des mêmes droits » ont commencé la vie de leur enfant en violation de ses droits élémentaires proclamés et garantis par la Convention de New York sur les droits de l’enfant de l’ONU ! En particulier, ce texte proclame le droit pour tout enfant, dans la mesure du possible, de connaître ses parents et d’être élevé par eux (art. 7). Or, planifier la conception d’un enfant de manière à le priver de père porte directement et délibérément atteinte à ce droit. Les malheurs de la vie et l’égoïsme des adultes privent déjà suffisamment d’enfants d’un de leurs parents ou des deux. En quoi cela justifierait-il que la loi organise, généralise et même finance un tel malheur pour d’autres enfants ?

 

Les législations des pays voisins, complices de tels mauvais traitements, ne sont en rien des modèles. Fabriquer un enfant privé d’une partie de sa filiation pour le rendre adoptable est un détournement de l’adoption. En effet, l’adoption a pour but de donner une famille à un enfant privé de la sienne et non de fabriquer un enfant sans famille pour réaliser le projet d’enfant d’autrui.

 

Heureusement, la Cour de cassation française refuse ce détournement de l’adoption, y compris lorsque l’adoption est demandée après GPA par l’épouse du père, c’est-à-dire au sein d’un couple homme/femme. Encore une fois, on essaie de nous faire croire que l’orientation sexuelle des femmes en question est en cause. Mais ce n’est pas le cas et, d’ailleurs, deux femmes hétérosexuelles qui poursuivraient ensemble un projet d’enfant sans père se rendraient coupables de la même injustice : les bonnes intentions ne suffisent pas et rien, pas même l’amour de deux « mères », ne remplacera ce père que l’enfant n’aura jamais.

 

343 enfants sans père, c’est déjà beaucoup trop. Mais il ne faut pas se résigner : le refus du fait accompli, la fermeté de la loi comme de la justice face à ces bricolages procréatifs sont la condition sine qua non pour en protéger d’autres d’être ainsi traités.

 

Oui, « tous les enfants doivent pouvoir bénéficier des mêmes droits », et cela passe par le refus de fabriquer des enfants sans père !

 

 

Source: http://www.bvoltaire.fr/audemirkovic/343-enfants-prives-pere,88384

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11 juin 2014 3 11 /06 /juin /2014 22:18

BCE---Francfort.jpgLa présidence française de la zone France a annoncé mardi un vaste remaniement du cabinet de François Hollande avec les départs d'une demi-douzaine de conseillers et l'arrivée d'une économiste, qui n'hésitait pas encore récemment à éreinter la politique du gouvernement.

 

Hollande candidat fustigeait la finance internationale, Hollande président fait l'inverse et donne tout pouvoir à la finance internationale !

 

Laurence Boone, chef économiste de Bank of America, succèdera le 15 juillet à Emmanuel Macron dans ses fonctions de conseiller économique et financier, notamment sur les dossiers d'économie internationale et du G20.

 

Agée de 45 ans, Mme Boone est une économiste venue droit du monde de la finance internationale un temps pourfendu par le candidat François Hollande, qui n'hésitait pas encore récemment à éreinter la politique du gouvernement.

 

Elle fustigeait l'"absence totale de politique économique".

Elle écrivait par exemple le 26 mai dans le journal L'Opinion que Paris s'illustrait par une "absence totale de politique économique", et assénant que "sans présentation d'une stratégie économique crédible (...) la France dans trois ans, c'est 3 millions de chômeurs, 3-4% de déficit, une dette à 100% du Produit intérieur brut (PIB), des jeunes très diplômés qui continuent de s'installer à l'étranger".

 

Dans d'autres publications, elle a pris position pour davantage d'intégration européenne, plaidant pour "une union politique, un gouvernement et un budget de l'euro", financé par un impôt sur les sociétés harmonisé, et même une "assurance-chômage de la zone euro", ainsi qu'un contrat de travail européen. Elle estime qu' "en Europe, les Etats surendettés qui ont mal géré leurs finances devraient être sanctionnés en faisant faillite".


Invité le 6 mai dernier sur RMC et BFM TV, François Hollande interrogé sur son intention de combattre la finance, avait estimé avoir tenu sa promesse.. Avec cette nomination, il aggrave son cas !

 

 

. "La finance a été maîtrisée" : Pourquoi François Hollande a menti ?

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Publié par Ingomer - dans Economie
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10 juin 2014 2 10 /06 /juin /2014 16:45

Pendant le D-DAY... Silence on tue ! Sur ordre des USA. Les nazis de Kiev assassinent les civils.

6-juin-44-La-democratie-vient-a-vous.jpg

DONBASS---Silence-on-tue-Sur-ordre-des-USA.jpg

  https://www.facebook.com/republikpopulairedudonbass

 

DONBASS---Photo-de-la-petite-fille-de-cinq-ans-tuee-par-l-.jpg

Photo de la petite fille de cinq ans tuée par l'armée ukrainienne, à Slaviansk le 8 juin 2014. Son père l'a sortie de bâtiment en flammes, après les bombardements.

 

 

. Ukraine : Bilan humain du génocide russe (actualisé)

. Une centaine de morts en Ukraine depuis le 13 avril : la Douma appelle l'Europe à condamner le "génocide" (4 mai 2014)

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5 juin 2014 4 05 /06 /juin /2014 20:42

Dans un décor chaotique berlinois, nous retrouvons Pierre Hillard, spécialiste des questions géopolitiques, qui livre à son public un décryptage des événements ukrainiens, dans le contexte du nouvel ordre mondial.

 

 

Conférence de Pierre Hillard à Berlin, mai 2014.
Nouvel ordre mondial : accélération et conséquences. Avec comme angle d'attaque la crise ukrainienne.

 

Source: http://medias-presse.info/pierre-hillard-decrypte-les-evenements-ukrainiens-dans-le-contexte-du-nouvel-ordre-mondial/10896

 

Autour de quelques développements dans cette video :

 

. Pierre Hillard, entretien 18 Juin 2010 (Analyse du succès du "nationaliste" flamand Bart de Wever qui déclara : "La Belgique finira par s'évaporer entre l'Europe et les régions")

. Otan : Les promesses non tenues de l'Occident

. L’Anglais Halford Mackinder (1861-1947) a théorisé le principe qu’aucune puissance européenne ne devait unifier l’ensemble du continent eurasiatique (Europe et Russie) car le monde anglo-saxon n’y survivrait pas économiquement (Les deux guerres mondiales menées par Londres et Washington avaient pour but d’empêcher l’Allemagne de concrétiser ce rêve. ... Dans les rivalités entre Moscou et Washington, l’Ukraine est âprement disputée. Les hostilités ont été officiellement lancées par les États-Unis, en 2002, quand le secrétaire d’État Colin Powell a rédigé un document appelant aux préparatifs d’intégration de l’Ukraine dans l’OTAN à partir de 2004, de la Serbie en 2005, de l’Albanie et de la Croatie en 2007, complété par l’entrée de la Turquie dans l’Union européenne en 2007. Le tout devrait être intégré dans les institutions euro-atlantiques pour 2010, comme l’a rapporté le Financial Times Deutschland, le 24 octobre 2002. [PDF]

Cependant, l’échec de la « révolution orange » en 2004 a déréglé et retardé ce plan de bataille. La relance d’intégration de l’Ukraine dans l’UE par la voie d’un accord de libre-échange – et en arrière-fond dans le marché transatlantique – qui devait être signé les 28 et 29 novembre 2013 à Vilnius a tourné court. Kiev ayant un besoin urgent de liquidités a refusé de signer l’accord car l’UE ne promettait que 600 millions d’euros alors que Poutine, conscient qu’une Ukraine intégrée au bloc euro-atlantique constituait un tournant fatal pour son pays, mettait le paquet en proposant 15 milliards de dollars. Face à une telle offre, le président ukrainien se jeta dans les bras de Poutine.

La situation était déjà tendue car Vladimir Poutine avait proposé à la chancelière Merkel, en novembre 2010, l’instauration d’une vaste zone de libre-échange entre l’UE et la Russie (« de Lisbonne à Vladivostok »), principe renforcé par le projet de création d’une union eurasienne, en octobre 2011, comprenant la Russie, la Biélorussie et le Kazakhstan (« une puissante union supranationale »), « servant de pont entre l’Europe et la région Asie-Pacifique », construction s’inspirant de « l’UE et non de l’URSS », comme s’est plu à l’affirmer le Premier vice-Premier ministre Igor Chouvalov. Pour les Anglo-Saxons, c’était une véritable déclaration de guerre, d’autant plus que Washington met la pression pour imposer un marché transatlantique sous son égide. Le casus belli fut officialisé lors du sommet UE-Russie à Bruxelles, le 28 janvier 2014, quand le dirigeant russe réitéra sa demande en insistant sur la nécessité de « la création d’un espace économique et humanitaire commun de Lisbonne à l’océan Pacifique ».

Le coup d’État renversant le Premier ministre ukrainien Ianoukovitch, en février 2014, fut une « réussite ». Il a permis de créer une hostilité complète entre l’UE et la Russie, cassant l’idée d’une vaste zone de libre-échange unifiée russo-européenne pour le plus grand profit de Londres et de Washington qui, désormais, savent que cette tentative d’unification continentale est passée à la trappe pour longtemps.

. Viktor Ianoukovitch a étonné tout le monde en annonçant le 21 novembre 2013, une semaine avant le sommet de Vilnius, que l’Ukraine ne signerait pas l’accord d’association avec l’Union européenne (d'où le coup d'Etat de Washington pour le renverser)

. Ukraine-UE : Catherine Ashton annonce le 12 décembre 2013 que Ianoukovitch est prêt à signer l'accord d'Association

. Au lieu d'une aide russe de 15 milliards de dollars USD et une réducation du prix du gaz, Kiev recevra quelques pitoyables dizaines de millions des Occidentaux : la "démocratie" est à ce prix ! (Ria Novosti 29 avril 2014)

. Dans le journal Welt am Sonntag, dimanche 11 mai 2014, Gerhard Schröder, ancien chancelier allemand, a estimé que l'Union européenne était la principale responsable de la crise ukrainienne en ayant obligé Kiev à choisir entre l'avenir avec l'UE ou avec la Russie. « L'erreur fondamentale vient de la politique de l'UE en faveur du traité d'association » que Bruxelles voulait signer avec l'Ukraine, a jugé M. Schröder, cité par l'AFP. « L'UE a ignoré le fait que l'Ukraine est un pays profondément divisé culturellement. Depuis toujours, les gens du sud et de l'est du pays sont plutôt tournés vers la Russie et ceux de l'ouest plutôt vers l'UE », a-t-il rappelé. « On pouvait parler de traité d'association, mais il aurait fallu le faire avec la Russie dans le même temps. L'erreur de départ a été de dire que ce serait le traité d'association avec l'UE ou l'union douanière avec la Russie », a-t-il poursuivi. Tout en assurant par ailleurs que « des erreurs ont été commises de toutes parts » , M. Schröder ne condamne pas le rattachement de la Crimée à la Russie. « Le rattachement de la Crimée est contesté sur le plan du droit international, mais c'est maintenant une réalité. La Crimée a décidé par référendum qu'elle voulait être une région russe. Et cela a été appliqué », a-t-il relevé.


 

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5 juin 2014 4 05 /06 /juin /2014 20:17

Olivier Berruyer présente le scandale des coupes et fausses traductions de TF1 dans l'interview donnée hier par Vladimir Poutine à TF1 (dont le "Il est préférable de ne pas débattre avec une femme"... repris en boucles par les médias français.)

Poutine-le-scandale-des-coupes-et-mauvaises-traductions-de-.jpg

Voici la transcription de l’interview de Poutine d’hier. C’est la traduction de la version intégrale issue du site du Kremlin (ou ici en russe, ou ).

En effet, pour faire tenir cette interview de 41 minutes en 24 minutes, TF1 a sabré largement dans certaines parties. Comme il a été décidé de couper des éléments essentiels sur la Crimée, l’opposition dans les médias français, et de laisser des propos sans intérêts genre sur la langue qu’il utilise avec Hollande, le mot censure me semble adapté – vu qu’il y a rétention d’informations importantes qui éclaireraient le public français. Et je reviendrais sur la faute inacceptable de traduction quand il parle d’Hillary Clinton.

Ceci étant, reconnaissons qu’il est salutaire que TF1 et Europe1 aient interviewé Vladimir Poutine…

Tout est donc traduit ici – les passages censurés sont en exergue – à vous de voir s’ils méritaient de l’être…

Voici la version TF1 :

 

 

 

Question – Bonsoir, M. le président. Merci beaucoup d’accueillir Europe 1 et TF1 dans cette résidence, dans votre résidence de Sotchi pour cet entretien exceptionnel. Jeudi soir, vous serez reçu à l’Élysée par le président François Hollande et le lendemain, le 6 juin, vous participerez aux commémorations du Débarquement. Ce sera la première fois pour vous que vous irez sur les plages de Normandie. Mais c’est aussi la première fois qu’un président russe participera et sera invité à ces cérémonies. Qu’est-ce que cela vous fait en tant que citoyen russe d’être invité à cette commémoration exceptionnelle ?  

Vladimir Poutine – C’est un événement important pour l’Europe et le monde entier. Nous allons rendre hommage à ceux qui ont empêché les nazis de réduire l’Europe en esclavage. Je pense que la participation de la Russie à cette commémoration est chargée de symboles. Je veux dire par là que la Russie et les autres pays de la coalition antihitlérienne, y compris la France, étaient alliés dans cette lutte pour la liberté. La participation de notre pays a été très importante, voire décisive pour vaincre le fascisme.

Mais nous n’oublierons jamais non plus les combattants français de la Résistance, notamment ces soldats français qui sont venus combattre à nos côtés sur le front de l’Est, le front germano-soviétique. Et il me semble que c’est quelque chose qui doit nous rappeler notre passé et, en même temps, nous servir à construire nos relations d’aujourd’hui et de demain.

Question – Justement, vous avez, avec la Russie, votre place sur les plages de la Normandie. Jusqu’à l’âge de quarante ans, vous viviez en Union soviétique. Vous avez vu son effondrement. Et vous participez, vous, activement à la renaissance de la Russie. Qu’est-ce que vous voulez ? Qu’est-ce que vous cherchez ? Votre stratégie est-elle une stratégie de dialogue ou d’expansionnisme et de conquête ? 

Vladimir Poutine – Non, bien sûr. Je suis persuadé que dans le monde contemporain une politique basée sur l’expansionnisme et les conquêtes n’a aucun avenir. Il est évident que la Russie, dans le monde d’aujourd’hui et de demain, peut être et doit être partenaire de ses alliés historiques dans le sens large du terme. C’est cela que nous voulons et nous allons continuer d’œuvrer en ce sens. C’est la seule manière dont nous pouvons concevoir nos relations avec nos voisins et tous les autres pays. 

Question – Mais vous voulez être l’avocat de la nation russe ou le symbole d’un nationalisme russe, d’un empire russe ? On se sait ce que vous avez dit quand l’Union soviétique s’est écroulée : « L’éclatement de l’empire soviétique a été la pire catastrophe géopolitique du XXe siècle. » Cela a été beaucoup interprété. Et vous avez dit : « Celui qui ne regrette pas l’Union soviétique n’a pas de cœur et celui qui veut la reconstituer n’a pas de tête. » Or, vous avez une tête. Qu’est-ce que vous proposez : le nationalisme russe ou un empire russe sur les frontières d’avant ?  

Vladimir Poutine – Nous n’envisageons ni de soutenir le nationalisme russe ni de reconstituer un empire. Quand je disais que la disparition de l’URSS était une des plus grandes catastrophes du XXe siècle, je parlais d’une catastrophe humanitaire avant tout. Je voulais dire qu’en URSS existait une population qui – quelle que soit son origine ethnique – vivait dans un pays uni. Par contre, après sa dissolution, 25 millions de Russes se sont soudain retrouvés dans des pays étrangers. Et cela a été une vraie catastrophe humanitaire. Ni politique, ni idéologique, mais un problème d’ordre humanitaire. Des familles ont été séparées, beaucoup de gens ont perdu leur emploi et se sont retrouvés sans ressource, sans moyen de communiquer. C’est là qu’était le problème.  

[Passage coupé]

Question – Et à l’avenir ? Voulez-vous reconstituer l’empire dans ses anciennes frontières ou voulez-vous continuer à développer votre pays à l’intérieur de ses propres frontières ?  

Vladimir Poutine – Nous souhaitons développer notre pays à l’intérieur de ses frontières, bien sûr. Mais – et ceci est très important – comme d’autres pays dans le monde, nous voulons utiliser des moyens modernes pour devenir plus compétitifs, notamment grâce à l’intégration économique. C’est ce que nous faisons dans l’espace de l’ex-URSS dans le cadre de l’Union douanière et de l’Union eurasiatique. 

Question – Président Poutine, alors que nous discutons ici un pays voisin qui n’est pas très lointain, l’Ukraine, est en état de guerre. Il n’y a pas d’autre mot. Les pro-russes affrontent ceux qui veulent garder les frontières actuelles de l’Ukraine. Qui va les arrêter et voulez-vous arrêter cette guerre ? 

Vladimir Poutine – Vous savez, personnellement, je ne parlerais pas de ces gens-là comme des pro-russes ou des pro-ukrainiens. Il y a des personnes qui ont des droits, politiques, humanitaires et ils ont besoin de pouvoir en jouir.   

Par exemple, en Ukraine, jusqu’à aujourd’hui les gouverneurs de toutes les régions sont encore nommés par le pouvoir central. Or, après le coup d’État inconstitutionnel qui a eu lieu à Kiev en février de cette année, la première chose que le nouveau pouvoir a tenté de faire était de supprimer le droit des minorités d’utiliser leur langue maternelle. Cela a provoqué une grande inquiétude chez une grande partie de la population en Ukraine orientale. 

Question –  Et cela vous ne l’avez pas accepté. Mais est-ce que vous dites, président Poutine, que nous sommes rentrés dans une nouvelle phase de la guerre froide, même glaciale entre l’Est et l’Ouest ? 

Vladimir Poutine – Premièrement, j’espère qu’il n’y aura pas une nouvelle phase d’une guerre froide. Deuxièmement, et j’insiste là-dessus, les gens, où qu’ils vivent, ont des droits et doivent avoir la possibilité de les défendre. Voilà ce qui est en jeu. 

[Passage coupé]

Question – Y a-t-il un risque de guerre ? Maintenant, alors que des chars font route depuis Kiev, de nombreuses personnes en France se posent cette question : « Avez-vous été tenté d’envoyer des troupes à l’Est de l’Ukraine ? » 

Vladimir Poutine – Il s’agit d’un entretien ce qui suppose des questions courtes et des réponses courtes. Mais si vous êtes patient et me donnez une minute, je vais vous dire comment nous voyons les choses. Voici notre position. Qu’est-ce qui s’est réellement passé là-bas ? Il existait un conflit et ce conflit est survenu parce que l’ancien président ukrainien a refusé de signer un accord d’association avec l’UE. La Russie a une certaine position sur cette question. Nous avons estimé qu’il était en effet déraisonnable de signer cet accord, car il aurait eu un grave impact sur l’économie, y compris l’économie russe. Nous avons 390 accords économiques avec l’Ukraine et l’Ukraine est un membre de la zone de libre-échange au sein de la CEI. Et nous ne serions pas en mesure de poursuivre cette relation économique avec l’Ukraine en tant que membre de la zone de libre-échange européenne.

Nous en avons discuté avec nos partenaires européens. Au lieu de poursuivre avec nous ce débat par des voies légitimes et diplomatiques, nos amis européens et américains ont soutenu une prise du pouvoir armée et anticonstitutionnelle. Voilà ce qui s’est passé. Nous n’avons pas provoqué cette crise. Nous aurions voulu que les choses se passent autrement, mais après le coup d’État anticonstitutionnel – avouons-le, après tout…

Question –  Mais on voit tant de tensions dans la vie politique. Pourtant, malgré cela, vous serez en Normandie pour parler de paix alors que Barack Obama continue d’exhorter l’Europe à s’armer.

Vladimir Poutine – Eh bien, il faut continuer de parler de paix, mais il faut comprendre les causes et la nature de cette crise. Le fait est que personne ne devrait être porté au pouvoir par un coup d’État anticonstitutionnel armé, plus particulièrement dans l’espace post-soviétique, où les institutions gouvernementales n’ont pas encore atteint leur pleine maturité. Quand cela s’est produit, certaines personnes ont accueilli avec joie ce régime tandis que d’autres, disons, dans l’Est et le Sud de l’Ukraine ne veulent tout simplement pas l’accepter. Il est essentiel de parler avec ces gens qui n’ont pas accepté cette prise de pouvoir au lieu de leur envoyer des chars, comme vous le dites vous-même, au lieu de tirer à partir d’avions des missiles sur des civils et de bombarder des cibles non militaires. 

Question –  Les États-Unis affirment détenir la preuve que, vous, la Russie, intervenez en Ukraine en laissant des combattants franchir la frontière et même en fournissant des armes à ce que les États-Unis appellent des sécessionnistes. Ils disent avoir des preuves. Vous croyez à ces preuves ?  

Vladimir Poutine – Preuves ? S’ils ont des preuves, ils n’ont qu’à les présenter. Nous avons vu, et tout le monde a vu, le secrétaire d’État des États-Unis agiter en 2003 au Conseil de sécurité de l’ONU les preuves de détention d’armes de destruction massive en Irak. Ils avaient montré une éprouvette avec une substance inconnue qui était peut-être simplement de la lessive en poudre. Finalement, les troupes américaines ont envahi l’Irak, ils ont fait pendre Saddam Hussein, suite à quoi nous avons appris qu’il n’y avait pas, qu’il n’y avait jamais eu en Irak d’armes de destruction massive. Il y a donc une grande différence entre faire des déclarations et avoir des preuves réelles. Je vous le répète : il n’y a pas de militaires russes en Ukraine. 

Question – Vous voulez dire que, là, ils sont en train de mentir les Américains ? 

Vladimir Poutine –  Ils mentent. Il n’y a pas de militaires, aucun instructeur russe dans le sud-est de l’Ukraine. Il n’y en a pas eu et il n’y en a pas. 

Question – Vous n’avez pas envie d’annexer l’Ukraine ? Et vous n’avez jamais tenté de déstabiliser l’Ukraine ?  

[Note OB : Poutine doit commencer à penser qu'il a affaire à des journalistes débiles...]

Vladimir Poutine – Non. Nous ne l’avons jamais fait et ne le faisons pas maintenant. Et le pouvoir qui est aujourd‘hui en place en Ukraine devrait établir le dialogue avec sa propre population. Et pas à l’aide d’armes, de chars, d’avions et d’hélicoptères, mais en lançant des négociations. 

[Passage coupé]

Question — Le nouveau président ukrainien a été élu le 25 mai par un vote démocratique. Considérez-vous M. Porochenko comme un président légitime ?

      [Note OB : Poutine ne va bientôt plus avoir de doutes pour les journalistes...]

Vladimir Poutine — Je vous ai déjà dit et le répète : nous respecterons le choix du peuple ukrainien et nous coopérerons avec les autorités ukrainiennes. 

Question – En d’autres termes, si vous le rencontrez le 6 juin sur les plages de Normandie, et si le président Hollande contribue à rendre possible cette rencontre, vous lui serrerez la main ? Lui parlerez-vous ?  

Vladimir Poutine – Vous savez, je n’ai pas l’intention d’éviter quiconque. Le président Hollande m’a gentiment invité à participer à cette commémoration en tant que représentant de la Russie, même si l’événement commémoré fut tragique. C’est avec joie que j’ai accepté son invitation et je suis reconnaissant au Président de m’avoir invité. Il y aura d’autres invités, et je n’en éviterai aucun. Je suis prêt à parler avec chacun d’eux. 

Question – Mais allez-vous rencontrer M. Porochenko ? Vous avez dit que vous ne travailleriez avec lui qu’à la condition qu’il ne soumette pas totalement à l’influence américaine.  

Vladimir Poutine — Je n’ai pas dit qu’il ne doit pas céder à l’influence américaine. Il est libre d’accepter l’influence qu’il désire. Les Ukrainiens l’ont élu et il est libre d’adopter une politique qui lui est propre. S’il choisit d’accepter la forte influence d’un pays tiers, libre à lui. Mais je ne le ferais pas…

Question – Mais vous acceptez la souveraineté de l’Ukraine et, peut-être, son indépendance entre la Russie et les Occidentaux ?  Sa neutralité, son indépendance ? Ça, on peut le dire ? 

      [Note OB : aïe, je crois que c'est mort pour la crédibilité de nos journalistes... Il arrive un moment où la bêtise devient insultante...] 

Vladimir Poutine – Bien sûr, nous reconnaissons la souveraineté de l’Ukraine ! En outre, nous aurions aimé qu’elle se sente elle-même comme un état souverain. 

Parce que la participation à un bloc militaire, quel qu’il soit, ou à une structure rigide d’intégration signifie une perte partielle de souveraineté pour ce pays. Maintenant, si l’Ukraine accepte cela et accepte cette perte, c’est son choix. Mais quand nous parlons de l’Ukraine et des blocs militaires, il est évident que cela nous inquiète. Parce que si, par exemple, l’Ukraine rejoint l’OTAN, les infrastructures militaires de cette organisation se retrouvent à côté de nos frontières, et nous ne pouvons y rester indifférents.

[Passage coupé] 

Question – Monsieur le Président, les troupes russes ont récemment annexé la Crimée. Allez-vous jamais la rendre ?

    [Note OB : crédibilité de nos journalistes, repose en paix...] 

Vladimir Poutine –  Il est faux de croire que les troupes russes ont annexé la Crimée. Les troupes russes n’ont rien fait de la sorte. Franchement… 

Question – Mais la Crimée a été ajoutée à la carte de la Russie, le genre de cartes utilisées à l’école. Elle fait partie de la Russie maintenant. De quoi s’agit-il ? D’une annexion ou d’une réunification ? Quel mot faut-il utiliser ?

Vladimir Poutine –  Si vous me permettez de terminer, je pense que vous verrez ce que je veux dire.

Les troupes russes étaient en Crimée en vertu du traité international sur le déploiement de la base militaire russe. Il est vrai que les troupes russes ont aidé la Crimée à organiser un référendum sur leur (a) l’indépendance et (b) son désir de rejoindre la Fédération de Russie. Personne ne peut empêcher ces personnes d’exercer un droit qui est prévu à l’article 1 de la Charte des Nations Unies, le droit des peuples à l’autodétermination. 

Question – En d’autres termes, vous ne rendrez pas la Crimée ? La Crimée fait partie de la Russie, c’est ça ?

Vladimir Poutine – Conformément à l’expression de la volonté des personnes qui y vivent, la Crimée fait partie de la Fédération de Russie et de son entité constitutive.

Je veux que chacun comprenne cela clairement. Nous avons mené un dialogue exclusivement diplomatique et pacifique – je veux le souligner – avec nos partenaires européens et américains. Nos tentatives d’organiser un tel dialogue et de négocier une solution acceptable n’ont eu pour toute réponse que leur soutien pour un coup d’État anticonstitutionnel en Ukraine. Nous ne savions donc pas si l’Ukraine ne deviendrait pas une partie de l’alliance militaire de l’Atlantique Nord. Dans ces circonstances, nous ne pouvions pas permettre qu’une partie historique du territoire russe avec une population majoritairement russe puisse être intégrée dans une alliance militaire internationale, en particulier parce que la Crimée voulait faire partie de la Russie. Je suis désolé, mais nous ne pouvions pas agir autrement. 

Question – François Hollande vous a invité en France, à Paris et en Normandie. Vous le connaissez très bien. Pouvons-nous aller plus loin et dire qu’il existe entre vous une relation de confiance ?

Vladimir Poutine – Oui, je le pense.

Question – Le pensez-vous ou en êtes-vous sûr ?

Vladimir Poutine – Je l’ai toujours pensé. Je n’ai pas de raison de penser le contraire. Nous avons de très bonnes relations interétatiques, mais nous avons encore beaucoup à faire pour promouvoir nos relations économiques. Mais nos relations personnelles ont toujours été fondées sur la confiance, ce qui aide également sur le plan professionnel. J’espère que cela continuera.

Question – Vous parlez de relations basées sur la confiance — à la fois pour ce qui est de la défense et de l’économie. 

Vous avez acheté (et même payé) plus d’un milliard d’euros deux porte-hélicoptères Mistral à la France et des marins russes doivent arriver à Saint-Nazaire dans quelques jours, quelques semaines. Est-ce que vous allez autoriser ces marins russes à aller en France dans quelques jours ? 

Vladimir Poutine – Oui, bien sûr. J’espère que nous vivons dans un monde civilisé et tout le monde respecte ses obligations contractuelles. J’ai beaucoup entendu parler de l’opinion qui a été exprimée selon laquelle la France ne devrait plus nous vendre ces bâtiments. Et à cela je peux vous dire qu’en Russie également il y a eu beaucoup d’opposants à ce contrat. Si la France décide d’annuler ce contrat – elle peut le faire – nous exigerons alors un dédommagement. Mais cela ne contribuera pas positivement au futur développement de nos relations dans le domaine de coopération technique et militaire. Mais en principe, nous sommes ouverts à la coopération, éventuellement à signer de nouvelles commandes si nos partenaires français souhaitent continuer la coopération.  

[Passage coupé]  [Note OB. : merci pour les habitants de St-Nazaire]

Question – En dépit des pressions externes, vous avez commandé à la France ces navires d’assaut – et si la France les livre, vous pourriez en commander d’autres, n’est-ce pas ?

Vladimir Poutine – Nous attendons de nos partenaires français qu’ils s’acquittent de leurs obligations contractuelles, et si tout se passe comme convenu, nous n’excluons pas la possibilité de nouvelles commandes, et pas nécessairement dans la construction navale, elles peuvent concerner d’autres secteurs. Dans l’ensemble, nos relations dans ce domaine se développent favorablement, et nous aimerions continuer à les renforcer, dans l’aviation, la construction navale et d’autres secteurs. Nous avons une expérience de coopération réussie dans l’exploration spatiale, au Centre spatial guyanais près de Kourou. 

Question – La France est-ce qu’elle est pour vous une puissance souveraine, indépendante qui est écoutée ? Il y a l’Allemagne. Vous parlez le russe et l’allemand avec Mme Merkel. François Hollande ne parle aucune des deux langues, est-ce que vous pouvez vous comprendre ? Est-ce que la France a ce statut ?  

      [Note OB : nos journalistes ne savent apparemment pas ce qu'est un interprète, que tous les chefs d'État ne parlent pas toutes les langues du monde... Bon, ben, c'est clair, à ce stade, Poutine a compris qu'il avait deux débiles devant lui...]

Vladimir Poutine – La langue n’est pas une barrière, le fait que je ne parle pas français ne nous empêche pas, François Hollande et moi, de dialoguer. Nous avons des interprètes si besoin et, en général, nous pouvons toujours très bien nous comprendre. 

Pour ce qui concerne la souveraineté, je répèterai : un pays qui rejoint une organisation militaire consent à céder une partie de sa souveraineté à une institution supranationale. Pour la Russie cela est inacceptable, pour les autres pays, à eux de décider, cela ne nous regarde pas. Mais cela me rappelle la France, la tradition gaulliste, de Gaulle qui était un défenseur de la souveraineté française et qui, selon moi, mérite du respect. Un autre exemple est celui de François Mitterrand qui parlait d’une Confédération européenne où, d’ailleurs, même la Russie pourrait participer. Je pense que rien n’est encore perdu en ce qui concerne le futur de l’Europe.  

Question – Je voudrais qu’on parle des États-Unis. Dans quelques jours vous serez à côté à quelques mètres de Barack Obama. Apparemment, il ne souhaite pas vraiment vous parler. Comment les choses vont-elles se passer entre deux des plus grandes puissances du monde ? Le pays le plus riche du monde, les États-Unis, et de très loin le pays le plus grand, le plus vaste du monde, le vôtre. On image mal que vous ne parliez pas l’un avec l’autre, d’autant plus qu’on a un besoin impérieux puisque la guerre n’est pas très loin à quelques centaines de kilomètres d’ici.  

Vladimir Poutine – D’abord, je pense que vous exagérez un peu en disant qu’une guerre approche. Vous êtes un peu agressif comme journaliste, pourquoi pensez-vous qu’une guerre approche ?  Pourquoi essayez-vous de faire peur à tout le monde ? 

Question – Parce que l’Ukraine n’est pas loin d’ici. 

Vladimir Poutine – Et alors ? 

Question –  C’est là qu’il y a la guerre. (pointant vers l’Ukraine) Et quand il (l’autre journaliste) mentionne la guerre, elle est là. 

Vladimir Poutine – Ce n’est pas une guerre, mais une opération de représailles que mène le pouvoir de Kiev contre cette partie de sa population. Il ne s’agit pas d’une guerre entre États, il y a là une grande différence. 

Question – Mais cela doit cesser ? Cette opération punitive pour vous, Vladimir Poutine, elle doit cesser, vite ? 

Vladimir Poutine – Je pense que M. Porochenko a une chance unique : pour l’instant ses mains ne sont pas tachées de sang, et il peut suspendre cette opération punitive et commencer un dialogue direct avec ses propres citoyens à l’Est et au Sud de son pays. 

Quant à mes relations avec M. Obama – je n’ai pas oublié votre question –, je n’ai aucune raison de penser qu’il ne souhaite plus du tout communiquer avec le président de la Russie. Mais c’est à lui de décider après tout. Je suis toujours prêt pour le dialogue, car le dialogue est le meilleur moyen de se comprendre. Jusque-là nous étions toujours en contact, nous avons régulièrement parlé au téléphone…

[Passage coupé]

Question –  La Russie et les États-Unis connaissent des difficultés. S’agit-il d’un différend entre deux puissances ou deux personnes, entre Barack Obama et Vladimir Poutine ? 

Vladimir Poutine –  Il existe toujours des tensions entre pays, plus particulièrement avec des pays aussi vastes que la Russie et les États-Unis. Des problèmes se posent toujours, mais je ne pense pas que nous devrions aller à l’extrême. En tout cas, ce ne serait pas notre choix. Je suis toujours prêt à parler à l’un de mes partenaires, y compris le président Obama. 

Question – Alors vous êtes prêt à discuter et vous regrettez ce qui se passe ? Mais ne pensez-vous pas que les États-Unis tentent d’encercler la Russie, pour vous affaiblir en tant que dirigeant et peut-être vous isoler du reste du monde ? Vous êtes très diplomatique maintenant, mais vous connaissez les faits.

     [Note OB : oh, une très bonne question ! Donc une bonne raison de la couper au montage...]

Vladimir Poutine – Les faits ? Vous l’avez dit vous-même : la Russie est le plus grand pays dans le monde. Il est très difficile de l’encercler et le monde change si vite que ce serait essentiellement impossible, même en théorie.

Bien sûr, nous pouvons voir les tentatives des États-Unis qui font pression sur leurs alliés en utilisant leur position dominante évidente dans la communauté occidentale, dans le but d’influer sur la politique de la Russie.

La politique de la Russie est fondée uniquement sur ses intérêts nationaux. Bien sûr, nous prenons les opinions de nos partenaires en compte, mais nous sommes guidés par les intérêts du peuple russe. 

Question – M. le président, il est heureux d’une certaine manière que vous ayez affaire le 6 juin à Barack Obama. Si vous aviez affaire à Hillary Clinton, les choses tourneraient peut-être mal : elle a dit, il y a quelques jours, que ce que faisait la Russie en ce moment en Europe centrale ressemblait à ce qu’Hitler faisait dans les années 30. Vous avez pris cela comme une injure suprême en tant que citoyen et président russe ? 

Vladimir Poutine – Vous savez, il vaut mieux de ne pas se chamailler avec une femme. [sourire - à 13'55] Quant à Mme Clinton, elle n’a jamais été trop subtile dans ses déclarations, mais cela ne nous a pas empêchés de la rencontrer lors de différents événements internationaux et discuter normalement. Je pense qu’ici également nous pourrions trouver un langage commun, mais quand les gens dépassent certaines limites de politesse, cela montre leur faiblesse, pas leur force. Mais peut-être que, pour une femme, la faiblesse n’est pas tellement un défaut. [sourire]  

[Note OB : TF1 traduit par "Il est préférable de ne pas débattre avec un femme", la presse à repris "préférable de ne pas discuter avec une femme". Le principe premier d'un traducteur est normalement de ne pas manipuler la pensée originale. Poutine emploie le terme “спорить” (sporit) qui a les sens différents de "discuter", "débattre", "contester", "contredire", "chicaner", "se disputer", "se chamailler". Il faut donc bien comprendre ce qu'il disait... Dans la version anglaise du Kremlin, il est retenu "argue", qui de même signifie "argumenter" et "se disputer". Il faut savoir qu'il y a un proverbe russe qui dit : "Il ne faut jamais contredire une femme, l’homme est la tête pensante, mais la femme est son cou, elle vous tournera là où elle le veut". Il fait allusion à ceci. Je rappelle qu'en France on a le dicton "ce que femme veut, Dieu le veut"

Donc Mme Clinton, ancienne chef de la Diplomatie américaine et candidate à la succession d'Obama, a la débilité crasse de comparer à Hitler le chef d'État du pays qui a battu Hitler, au prix de 25 millions de morts (ce qu'elle ne ferait pas du Premier Ministre israélien, j'imagine). Poutine aurait dû protester avec véhémence à ce stade (le terme "grosse conne" aurait été approprié à mon sens, mais il a dû hésiter...), mais il a choisi une pirouette d'humour russe.

Comme il semble assez logique (si, si, réfléchissez) de penser qu'il ne pense pas vraiment qu'il ne faut pas discuter avec les femmes (je rappelle que le Sénat Russe est présidé par une femme - Valentina Matvienko - prévoir un délai pour la France...), il est clair qu'il fait une boutade, et que "chamailler" est le bon terme... Que le traducteur se trompe sur le moment, cela se comprend, mais comme l'interview était enregistrée, cette erreur aurait du être corrigé, car il est évident que cette petite phrase ferait réagir... Ce qui n'a pas manqué, les médias s'étant jeté dessus comme la vérole sur le bas-clergé... Mission accomplie, on n'a presque pas parlé de ses propos - cf Libération ou ci-après... Notons que France Télévision emploie "se disputer", ce qui est bien plus correct...]

Question – Il faut respecter les femmes, bien sûr, et je suis certain que vous les respectez.


Suite : http://www.les-crises.fr/interview-poutine-scandale-des-coupes/

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5 juin 2014 4 05 /06 /juin /2014 12:21

Ci-dessous la video en hommage d'Inna, une des civiles décédées lors de l'attaque de l'aviation ukrainienne le 2 juin contre le siège de l'administration régionale de Lougansk (est de l'Ukraine). Pour que cet appel ne reste pas inentendu et sans réponses !

 

 

 

 

Still from Anna News Live Stream

 

Lundi 2 juin, huit personnes ont été tuées lors d'une frappe aérienne de l'aviation ukrainienne contre le siège de l'administration régionale de Lougansk (est de l'Ukraine), a annoncé mardi 3 juin à RIA Novosti un porte-parole de la "République populaire de Lougansk". Cette frappe a gravement endommagé le bâtiment, provoquant un violent incendie. Les blessés furent transportés hors du bâtiment endommagé. Au moins six ambulances sont arrivées sur le lieu du drame. Ceci  constitue une violation flagrante du droit humanitaire international, a déclaré lundi à RIA Novosti Konstantin Dolgov, délégué du ministère russe des Affaires étrangères pour les droits de l'homme, la démocratie et la suprématie du droit.

 

Le dernier bilan de l'opération de "police" que réalise Kiev contre sa population s'élève selon nos calculs (chiffres a minima) à 264 morts.

 

 

Videos des civils massacrés le 2 juin par l'aviation en Ukraine: Du Jamais vu depuis 1941!

 

(attention images très dures, dont la mort d'Inna, à voir sur :

 

http://zebuzzeo.blogspot.fr/2014/06/civils-massacres-par-laviation-en.html )

 

Et pendant ce temps..., pendant que des civils meurent en Ukraine, pendant que les Etats occidentaux cautionnent et soutiennent le nouveau président Porochenko responsable de ce crime de guerre, qui dès le lendemain de son élection, le 26 mai, a envoyé des blindés, de l'artillerie et des avions de combats contre des civils..., exigeant une "guerre éclair... et que l'armée et les forces de sécurité du pays "nettoient" les régions de Donetsk et de Lougansk... avant son investiture au poste de chef de l'Etat prévue samedi 7 juin à Kiev (un vocabulaire propre aux nazis !...), les médias occidentaux nous parlent du débarquement du 6 juin 1944..., de la "lutte des Alliés contre le nazisme", de la construction de l'Europe "pour que plus jamais cela ne se produise"... Une honte.

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5 juin 2014 4 05 /06 /juin /2014 09:48

« Aucune nation, aucune démocratie ne peut écrire sa propre histoire sans reconnaître à la France une dette ou une influence directe. »

(Théodore Zeldin, Histoire des passions françaises, 1848-1945, tome 5, Points Histoire, Paris-Mesnil 1981, p. 446.) 

Des nobles français ont régné durant plus de deux siècles sur l'Angleterre, influençant profondément la culture britannique et la langue anglaise. 

 

Henri-II-Plantagenet.jpgEn 1154, Henri Plantagenêt, puissant duc d'Anjou, traverse la Manche avec plus de 3000 guerriers... et revendique ses droits à la Couronne d'Angleterre. Le 19 décembre 1154, sans rencontrer aucune opposition, il se fait couronner sous le nom d'Henri II (1154-1189).

 

Son père, Geoffroy le Bel, qui était comte d'Anjou et du Maine et plus tard fut duc de Normandie (1144-1150), portait toujours un brin de genêt à son chapeau et les habitants l'avaient surnommé Plantagenêt. Son surnom donnera le nom à la prestigieuse dynastie de rois anglais. Geoffroy se maria avec Mathilde, la fille d'Henri Ier Beauclerc (plus jeune fils de Guillaume le Conquérant), roi d'Angleterre (1100-1135), avec laquelle il eut Henri.

 

Jean-Favier--La-France-feodale.jpg

 

« Il y a une même vision hiérarchique - et même monarchique - de la société. ...[L]a royauté nationale apparaît comme l'idéal de l'organisation politique. » (1)

 

Par son mariage avec Aliénor d'Aquitaine, dont le mariage avec le roi de France Louis VII fut annulé pour motif de consanguinité aux 4e et 5e degrés, Henri ajoute l'Aquitaine à ses possessions. Il règne sur un immense territoire qui s'étend des deux côtés de la Manche : l'"empire angevin" (d'après l'expression forgée en 1887 par Kate Norgate et reprise pour titre des ouvrages de James H. Ramsay (1903) et John Gillingham (1984 et 2001).

L'adjectif d'angevin adopté par Kate Norgate ... souligne les origines "étrangères" de la dynastie (2).

Henri II et son fils Richard Coeur de Lion, ont réussi, à la suite d'un effort de guerre inouï, à conserver l'intégralité de leurs domaines.

Jean sans Terre et Henri III (1216-1272) ont perdu la Normandie, le Grand Anjou et le Poitoi au profit du roi de France. L'empire Plantagenêt n'a pas su préserver son unité plus de cinquante ans, entre le couronnement d'Henri II en 1154 et la chute de la Normandie en 1204 (3).

 

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Empire angevin (1154-1204)

 

En fait, sous la domination angevine, les rois d'Angleterre passeront souvent plus de temps en France qu'en Angleterre. Ainsi Richard Coeur de Lion, fils d'Henri et d'Aliénor, n'a passé que six mois de son règne en Angleterre... et uniquement dans le but de collecter des fonds pour la Croisade. Impopulaire, il est surnommé "le roi absent" par ses sujets. Aujourd'hui, il est une icône du folklore anglais. Mais avant tout, Richard était un prince du Continent.

 

Un Continent où le roi d'Angleterre n'a jamais possédé qu'une suzeraineté virtuelle. Les princes ne reconnaissent comme seigneur supérieur que le roi de France. Ainsi, en 1173 par exemple, «contraint de prêter l'hommage à Henri II, Raymond V de Toulouse formule une réserve de fidélité en faveur du roi de France, son seigneur principal. Le Royaume de France apparaît désormais comme un espace unique aux mains du Capétien, et la Couronne comme une entité entière et indivisible.» (4)

 

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Gisant des parents de Richard Coeur de Lion (Henri II et Aliénor d'Aquitaine). Abbaye de Fontevraud (Anjou). Photo Office de tourisme des Monts de Châlus.

 

 

Richard ne parlait que le français. Et jamais il n'apprit l'anglais.  

 

«Le français de France - y compris sa prononciation - demeure... la langue élégante de l'aristocratie. ... Ce français de France fait même des progrès à la cour avec l'arrivée, après 1236, de l'entourage provençal et français de la reine Aliénor (ou Eleonore) de Provence (épouse d'Henri III). C'est du français - ou plutôt de ce français que les historiens britanniques finiront par appeler à juste titre le Law French, le bas-français, que l'on commence d'user sous Edouard Ier, en concurrence avec le latin, pour la rédaction des sentences dans les tribunaux royaux.

 

...(Au XIVe siècle) Délibérément on parle français pour conforter les droits de la dynastie sur tout ou partie du royaume de France. L'anglais demeure donc la langue des gens peu instruits, donc de ceux qui parlent mal. ...Au Parlement, on dispute en français.» (5) « Même deux siècles plus tard, les compatriotes du captal de Buch Jean de Grailly qui combattait avec ses Gascons l'armée de Charles V (1364-1380) auraient été bien étonnés si on les avait traités d'Anglais.» (6)

 

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Gisant de Richard Cœur de Lion (vers 1199, abbaye de Fontevraud, Anjou, actuel Maine-et-Loire)

 

En 1214, le 2 juillet à La Roche-Aux-Moines, « tout l'édifice politique de Jean (sans Terre) s'effondre : alors que la bataille va s'engager, les grands féodaux qui entourent le roi d'Angleterre se dérobent. Ils ne se battront pas contre leur seigneur le prince Louis, ou plutôt contre le roi de France. » (7)

 

Au XIIIe siècle, les Plantagenêts subissent des défaites successives face aux rois de France Philippe Auguste et Saint-Louis. Ils perdent alors de vastes territoires sur le continent. Ils recentrent alors leurs activités sur les îles Britanniques. L'Ecosse est conquise, l'Irlande mieux contrôlée.

 

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Edouard Ier le Sec, Roi d'Angleterre (1239-1307), fils d'Henri III, lui-même fils de Jean sans Terre.

 

Les hautes fonctions d'Etat jusqu'alors réservées aux Français, commencent à s'ouvrir aux Anglais. Néanmoins, les grands nobles du royaume sont toujours français quant à leur langue et à leur culture. Les Plantagenêts sont vassaux des rois de France pour leurs possessions continentales. « Le royaume des Francs constitué par Clovis... préexiste à la multiplicité des royaumes francs que font naître aux VIe et VIIe siècles les partages successoraux des Mérovingiens. Le morcellement politique qui résulte au IXe siècle de l'effondrement de l'autorité impériale (carolingienne) et qui caractérise ensuite l'apogée de la féodalité se superpose à l'unité, déjà six fois séculaire en 1100 du "royaume des Francs", du regnum francorum, puisque telle est et sera longtemps son appellation officielle. Ce que l'on commence seulement d'appeler le "royaume d'Angleterre", le regnum Angliae, ignore cette longue tradition unitaire. » (8)  

 

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Édouard Ier rend hommage à Philippe IV le Bel, roi de France (1285-1314) (illustration du XVe siècle).

 

« L'importance que le roi (de France) ne cesse d'accorder à l'hommage qui lui est dû laissera longtemps voir dans le Capétien le suzerain - c'est-à-dire le seigneur supérieur - d'une société contractuelle. Malgré l'affaiblissement du pouvoir qui l'exprime de manière concrète, on n'a pas complètement oublié que le roi (de France) est un souverain et que, par nature, la souveraineté n'a rien de contractuel.» (9)

 

Mais lorsque la lignée directe des Capétiens s'éteint en 1328, les Plantagenêts s'opposent aux Valois pour obtenir le trône de France. C'est la guerre de Cent Ans (1328-1453). En dépit de leurs succès initiaux, les rois d'Angleterre vont y perdre progressivement tous leurs territoires continentaux hérités d'Henri et d'Aliénor. La ville de Calais, dernier bastion anglais sur le Continent tombe en 1558.

 

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Edouard III, Roi d'Angleterre (1327-1377), fils de Jean sans Terre.

 

En 1340, quand Edouard III revendique la Couronne de France, il prend le titre de Roi d'Angeleterre et de France et fait figurer les fleurs de lys dans ses armes, en écartelé avec les léopards d'Angleterre. «Tout cela n'est qu'une suite de gesticulations. Le Plantagenêt sait fort bien qu'il n'a aucun droit sur la Couronne de Saint-Louis, et qu'il n'a aucune chance de la conquérir. » (10)

 

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Edouard III adjoint les armes de France à son blason, écartelé, en 1 et 4 d'azur semé de lys d'or, en 2 et 3, de gueules aux trois léopards d'or.

 

«En 1378, nul ne songea à une reconquête de l'Aquitaine.

Lorsqu'on avait gravé l'année précédente, le sceau du nouveau roi, on avait omis de faire figurer dans la légende le titre de duc d'Aquitaine qu'avait pourtant repris Edouard III.» (11)

 

Les Plantagenêts (1154-1399) ont donné de prestigieux rois à l'Angleterre, Henri II, Richard Coeur de Lion, Edouard Ier, Edouard III... Leurs oeuvres politiques et militaires furent déterminantes dans la formation de l'Angleterre moderne. Et la culture française déjà massivement importée par les Normands (sous Guillaume le Conquérant) a encore plus profondément influencé la Grande-Bretagne.

 

L'actuel blason de l'Angleterre (les trois lions de Richard Coeur de Lion...) est en fait le blason personnel des Plantagenêts... résultant de l'addition des deux lions de Normandie et du seul lion d'Aquitaine.

 

 

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Blason des rois d'Angleterre de 1198 à 1340.

A partir de Richard Cœur de Lion : de gueules à trois léopards d'or armés et lampassés d'azur. Au fil du temps, il se complexifie avec l'ajout des armes de France, d'Écosse et d'Irlande.

 

 

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Armes d'Édouard III et ses enfants, Trinity College Cambridge.

  

 

 

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Actuelles Armes du Royaume-Uni

En 1603, Jacques VI d'Ecosse, devenu Jacques Ier d'Angleterre, ajoute dans l'écartelé le lion d'Ecosse et la lyre d'Irlande.

George III (1760-1820) abandonnera sur les armes de la famille royale comme sur le standard de ses résidences et de ses navires, les fleurs de lys des armes de France.

 

S'agissant du drapeau de l'Angleterre, la Croix de Saint-Georges fut adoptée comme Symbole de l'Angleterre sous les Plantagenêts.

 

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Croix de Saint-Georges, utilisée comme drapeau de l'Angleterre, dont le saint est le patron.

 

Une de ses premières apparitions fut en juin 1063 à la bataille de Cerami, après que les Normands eurent entamé la libération de la Sicile (occupée par les Musulmans depuis deux siècles). Dans cet affrontement au nord-est de l'île, les Chrétiens remportèrent une victoire retentissante : selon le chroniqueur Geoffroi Malaterra, ils auraient été galvanisés par un mystérieux cavalier blanc armé d'une lance (soldat romain martyr au IVe siècle) dont l'extrémité portait un pennon blanc avec une croix.

 

Vers 1120, l'archevêque Baudri de Dol écrit une histoire de cette Croisade ; dans ce récit, il raconte comment, lors du siège d'Antioche contre les infidèles en 1098, saint Georges (soldat martyr au IVe siècle) donna la victoire aux Chrétiens en leur apparaissant en vision à la tête d'une armée céleste montée sur des chevaux blancs et portant des bannières blanches.

 

Durant la Troisième croisade (1189-1192), le chroniqueur Roger de Hovedon rapporte que les chevaliers français avaient des étendards blancs à croix rouge, les chevaliers anglais des bannières rouges à croix blanche, et les croisés flamands des étendards blancs à croix verte.

Vers 1275, l'archevêque de Gênes Jacques de Voragine écrit la Légende dorée et reprit le récit de l'apparition au siège d'Antioche en ajoutant que saint Georges portait un bouclier blanc orné d'une croix rouge.

La croix de saint Georges aurait été utilisée pour la première fois par les armées anglaises — comme emblème ou comme drapeau — en 1277 sous Édouard Ier pendant la guerre en Pays de Galles.

 

Malgré toutes ces tentatives du roi d'Angleterre, « la royauté des Plantagenêts, que soutient une éthique chevaleresque de caractère profondément laïque, ne parviendra pas à imposer la vue d'une monarchie sacralisée du type français. Elle ne saura rivaliser ni avec le charisme ni avec la légitimité spirituelle de l'oint de Reims. » (12)

 

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Union Jack, drapeau du Royaume-Uni

 

C'est Jacques Ier qui en 1603 crée pour la marine royale le pavillon dit « Union Jack » qui combine la croix de Saint Georges rouge sur fond blanc, et la croix de saint André, une croix en forme de X, blanche sur fond bleu.  George III (1760-1820) ajoutera en 1801 la croix de Saint Patrick, rouge sur fond blanc, à l'Union Jack, désormais drapeau national. (13)

 

L'architecture gothique (ou "style français") s'est largement répandue. « La Renaissance du XIIe siècle est.. marquée par le triomphe de l'art monumental comme expression de la foi, comme manifestation de la puissance, comme signe de la fortune. 

... Les premiers balbutiements d'une architecture fondée sur la croisée d'ogive - deux arcs croisés en diagonale - datent de la fin du XIe siècle. Mais c'est après 1130 que l'on tire vraiment les conséquences de ce nouveau progrès de la légèreté,... rendus possibles par la concentration de la poussée aux angles des travées, aux points de retombée où les ogives rejoignent leurs supports verticaux. ... L'art nouveau - on l'appellera plus tard "gothique" - qui va privilégier la lumière et le vitrail... essaime très rapidement dans une région aisément définissable. Cette région, c'est l'aire du dynamisme monarchique, le domaine capétien autour de Paris et de Saint-Denis aussi bien que la dynastie concurrente d'Anjou et de Normandie autour de Caen et d'Evreux.

 

 

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La Basilique Saint-Denis, 5km au nord de Paris - style gothique à partir de 1130 -, fut dénommée « basilique » dès l'époque mérovingienne. Elle s'élève sur l'emplacement d'un cimetière gallo-romain, lieu de sépulture de saint Denis, évêque de Paris, martyrisé vers 250.

Le transept de l'église abbatiale, d'une ampleur exceptionnelle, fut destiné à accueillir les tombeaux royaux. Elle est ainsi la nécropole des rois de France depuis les Robertiens et Capétiens directs, même si plusieurs rois mérovingiens puis carolingiens avaient choisi avant eux d'y reposer.

 

... Le premier jalon en est le Saint-Denis de l'abbé Suger. ... Notre-Dame de Paris et la Chapelle de la Vierge à Saint-Germain-les-Prés (6è arrondissement de Paris) suivent à partir de 1163, en attendant les rosaces de Chartres et la Sainte-Chapelle du roi Saint-Louis. Dès 1135, la catédrale de Sens commence de s'élever dans le ciel de la Bourgogne capétienne.

 

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Cathédrale de Sens, dans le style gothique dès 1135, département de l'Yonne (Champagne)

 

(En Picardie), à Noyon, à Senlis, à Laon, à Soissons, de nouvelles cathédrales entrent à la suite, avec Notre-Dame de Paris, dans cette première génération d'édifices gothiques. » (14) « Le Vexin, puis la Normandie adhèrent aux expériences plastiques du pays capétien. » (15)  

« Autant que de techniques désormais assurées, l'art nouveau apparaît bien, dans les années 1200, comme l'expression d'un nouvel esprit artistique. La verticalité l'emporte sur l'équilibre pyramidal. La lumière triomphe et se colore. Le décor n'est plus conçu qu'en étroit accord avec les structures. Comme tel, cet art rayonne bien au-delà de son berceau français, champenois et normand. A Bourges (Berry, actuel Centre) dès 1190 comme au Mans (Pays de Loire) vers 1220, on s'inspire des partis choisis à Notre-Dame de Paris. Laon (Picardie) influence Reims et Châlons-sur-Marne (Champagne). La cathédrale de Soissons est fille de celle de Noyon. » (16)

 

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Cathédrale de Bourges, style gothique dès 1190, Berry (actuelle région Centre)

 

«Le mouvement parti d'Île de France dans deux édifices proches de Paris ... la cathédrale de Sens, l'abbatiale de Saint-Denis. La première, commencée vers 1140, adopte encore les formes empruntées à l'architecture romane par leur massivité. Le choeur de la seconde, achevé dès 1143, apparaît plus novateur. Le maître de l'ouvrage, l'abbé Suger, a clairement exprimé dans différents écrits qu'il a laissés, le but poursuivi : rendre immatériel ce qui est matériel par l'introduction de la lumière, mise en rapport avec Dieu. [L]e célèbre abbé de Saint-Denis tente une aventure dont le premier acte est une prodigieuse réussite. ... Les architectes de la seconde moitié du XIIe siècle prolongent les recherches du Maître de Saint-Denis. Les recherches trouvent un point d'aboutissement à Chartres commencée en 1194 (bâtie dès 350 ap. J.-C. sur le site druidique des Saints Forts, habitants d'un village du pays carnute qui reconnurent en la Vierge Marie, Vierge Mère que leur annonçait un missionnaire, la Virgo paritura qu'adoraient leurs ancêtres, Ndlr.), ... Reims (1211), Amiens (1220), Troyes (1230), Beauvais (1235). » (17)

 

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Chapelle rayonnante, Cathédrale de Bourges, Berry

 

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Abbaye-de-Westminster (Londres).

Au XIIIe siècle, Henri III (1207-1272) décide de reconstruire l'église dans le style gothique. Il s'agit pour lui de suivre le modèle de l'abbaye de Saint-Denis et de donner un écrin splendide à la sépulture d'Édouard le Confesseur : son corps est exhumé et placé dans un nouveau tombeau en 1269.

 

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L’abbaye de Westminster fait partie des monuments qui symbolise la ville de Londres. Il s’agit d’un lieu où reposent de nombreux rois et reines, mais aussi des célébrités britanniques (Charles Dickens, William Shakespeare, Churchill, Charles Darwin, Issac Newton…).

Westminster Abbey (son nom en anglais) sert également de lieu de couronnement depuis celui de Guillaume le Conquérant en 1066 et quelques mariages royaux ont été célébrés au sein de ses murs dont celui d’Elizabeth II avec le Duc d’Edimbourg.

Ce magnifique monument, l’un de plus célèbres monuments religieux de Londres, est classé  patrimoine mondial de l’UNESCO depuis 1987.

 

Le  « style français» passe en Angleterre. « Henri II ébauche l'érection de l'abbaye de Westminster (Londres) en sanctuaire royal, à l'image de ce que sont pour les Capétiens Saint-Denis et Saint-Martin de Tours. En mourant sur le continent, Henri II, Richard et Aliénor porteront préjudice à Westminster : le Saint-Denis des premiers Plantagenêts, ce sera Fontevraud (en Anjou, actuel Maine-et-Loire... Ndlr.) Eglise du sacre, Westminster ne sera Reims que si l'on oublie la Sainte-Ampoule... » (18)

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« Tout ce qui est courtois, honorable et élégant dans la culture anglaise provient de l'invasion française. » (Walter Scott)

 

La littérature courtoise ou chevaleresque fut aussi importée de France. "Le Roman de la Rose " a fortement inspiré les premiers auteurs en langue anglaise... à la fin du XIVe siècle comme Geoffrey Chaucer (Contes de Cantorbéry) ou William Langland (La Vision de Pierre le Laboureur). «Sans récuser ce qu'il doit à Jean de Meung et même à Guillaume de Machaut», Geoffrey Chaucer ne se refuse pas « les emprunts aux procédés français de l'écriture lyrique - les décasyllabes rimés - et au vocabulaire français qui lui fournissent bien des rimes... La langue anglaise accède enfin au rang de langue noble quand le remplacement du dernier des Plantagenêts, Richard II par le Lancastre Henri IV met en 1399 sur le trône, pour la première fois depuis Edouard le Confesseur, un prince dont l'anglais est la langue maternelle. Et c'est en anglais qu'il prononce les formules de son accession au trône. » (19)

 

 

 

Douce Dame Jolie, Guillaume de Machaut (1300-1377)

Douce dame jolie,

Pour dieu ne pensés mie

Que nulle ait signorie

Seur moy fors vous seulement.

 

La courtoisie est « un code d'honneur, une sorte de rituel social, qui sont ceux de la chevalerie; une certaine aisance des manières aussi; enfin une attention pleine d'égards que la femme exige de l'homme. » (20) « L'amour courtois rejoint la prouesse du guerrier, participant d'une même morale et dessinant un même comportement. La geste du roi s'organise, avec Berthe au grand pied (mère de Charlemagne), le Pèlerinage de Charlemagne, la Chanson d'Aspremont et bien d'autres qui sont la postérité mythique et littéraire de la Chanson de Roland. » (21) « Il y a un savoir-vivre de la courtoisie.. L'aboutissement est est une délicatesse lyrique, par laquelle s'expriment les porte-parole de la société raffinée du XIIe siècle. Les vertus que l'on exalte sont, avec le désintéressement, le dévouement sans réponse, le courage physique et la dignité dans l'épreuve. » (22) Or, « [e]ntre les premières déplorations qui suivirent la défaite de Roncevaux (774) et la Chanson de Roland (vers 1100) une continuité existe, que d'ingénieux travaux d'érudition se sont attachés à mettre en lumière. L'oriflamme de Saint-Denis, le cri de Montjoie: autant d'éléments d'une symbolique profondément enracinée dans le passé (français) carolingien... » (23)

 

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« La théorie diffusionniste, qui fait partir la courtoisie d'un centre français vers une périphérie des marges européennes, prévaut parmi les meilleurs spécialistes de la cour médiévale: pour Joachim Bumke, en particulier, à partir des années 1100, les routes commerciales, les déplacements des clercs et les connexions dynastiques auraient importé en Allemagne la culture aristocratique venue de la cour royale de France. La supériorité savante du monde capétien et le succès général de ses modèles de comportement sous-tendent une telle thèse. ...  

 C'est dans ce contexte que se développent les thèmes de la fin'amors, expression qu'on traduit depuis le XIXe siècle précisément par "amour courtois", que Guillaume IX d'Aquitaine a fixés dans ses chansons pour la première fois en Occident. Civilité et courtoisie vont donc de pair. » (24)

 

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Clovis recevant la fleur de lys - XVe siècle, Bedford Book of Hours, 1423, illustrant la légende du Roi Clovis recevant les fleurs de lys de son épouse sainte Clotilde.

Au XIVe siècle, l'armorial français montre Clovis arborant des fleurs de lys. Lorsque Clovis se bat contre son ennemi et le tue près de la tour Montjoie, celui-ci confesse la Trinité et fonde l'abbaye de Joyenval qui accueille alors le bouclier comme relique.

 

 Giraud de Barri (1146-1223), prêtre issu de la haute aristocratie normande du sud du pays de Galles, « considère que la vertu par excellence des Capétiens est la douceur, alors que la race diabolique des Angevins les condamne irrémédiablement à la lutte : il compare les ours, lions et léopards, bêtes féroces choisies pour leurs emblèmes héraldiques, aux fleurs de lys (symbole virginal) de leurs ennemis; d'un côté l'orgueil, de l'autre l'humilité.» (25)


«L'origine démoniaque des Plantagenêts - l'enchanteur Merlin est à la mode - et la malédiction planant sur leur lignage sont connues jusqu'en Rhénanie.  » (26)

 

Dans le domaine administratif, la Magna Carta (Grande Charte) rédigée en 1215 sur le sol français est à l'origine du "Common Law"... encore en vigueur aujourd'hui dans la plupart des pays anglophones. Martin Aurell ne s'y trompe pas : «A sa suite, cette oligarchie laïque (la noblesse anglaise) prend même de façon institutionnelle le roi sous sa coupe.» (27) «Ce qu'elle protège ainsi de l'arbitraire royal, ce sont les intérêts de l'aristocratie...» (28)

Le Parlement d'Angleterre fut créé sous les Plantagenêts. De même que les universités de Cambridge et d'Oxford.

 

Abélard d'après une gravure du XIXe siècle

Abélard d'après une gravure du XIXe siècle.

 

L'Université de Paris reçoit ses privilèges en 1200 et ses premiers statuts en 1215.

 

«Après 1150, ... Paris rassemblait plus d'écoles et d'étudiants que tout autre centre. A l'école épiscopale de Notre-Dame (arts libéraux et Ecritures saintes) s'ajoutaient les écoles canoniales de Saint-Victor et de Sainte Geneviève et les écoles privées tenues par de nombreux maîtres sur le Petit Pont et la montagne Sainte Geneviève. Une des premières et des plus fameuses fut celle dirigée par Pierre Abélard (1079-1142) qui enseignait à la fois la grammaire, la dialectique et la théologie. ... Dès cette époque, l'enseignement des maîtres parisiens jouissait dans toute la Chrétienté d'un prestige exceptionnel,.... qu'il drainait par suite des auditeurs d'origine parfois lointaine, parmi lesquels les Anglais semblent avoir été les plus nombreux, devant les Italiens et les Allemands. Ce rayonnement des écoles parisiennes, qu'on doit évidemment rapprocher de l'affermissement de la dynastie capétienne et de l'apparition à la même époque de l'"art français", c'est-à-dire gothique, était une donnée tout à fait nouvelle et désormais fondamentale de la géographie culturelle de l'Occident. ...Dans les années suivantes, l'ensemble de la logique d'Aristote fut traduit en latin... La naissance de l'Université de Paris, au début du XIIIe siècle, a été l'aboutissement normal de la croissance scolaire du XIIe siècle.» (29)

 

Fin XIIe siècle, on entend à Oxford en Angleterre un ancien maître de l'école de droit de Paris, Giraud de Barri (30), qui ne cache pas alors sa vénération pour les Capétiens, et affirme que les rois de France sont de la race de Charlemagne, roi auquel les Bretons et Ecossais étaient jadis soumis. (31) « Au lendemain de la chute de la Normandie en 1204, Giraud de Barri rapporte les causes qui ont rendu la conquête si facile à Philippe Auguste : il met alors en avant l'amour des Français pour la connaissance, qui les rend supérieurs aux autres peuples, comme dans l'Antiquité les Grecs et les Romains.» (32)

 

Sceau de l'Université de Paris au 13e siècle, dans la nic

Sceau de l'Université de Paris au 13e siècle, dans la niche supérieure, la Vierge avec l'enfant Jésus

 

« Pour l'empire Plantagenêt, le mal est réel. Il ne semble pas que Henri II, Richard ou Jean s'en soient avisés. ... L'essor du monde universitaire (français)... apporte à la Couronne du Capétien un prestiqe auquel le pouvoir royal est assez sensible pour favoriser le mouvement. ... Une attention royale que manifestent aussi bien les privilèges accordés à partir de 1200 aux maîtres et aux étudiants. ... La situation en Angleterre n'a rien de comparable. ... Le seul studium generale qui émerge au XIIe siècle, c'est Oxford. Or, Oxford n'est pas Londres et Londres n'a encore rien d'une capitale. ... Le monde universitaire est en Angleterre embryonnaire quand il est déjà à Paris comme à Toulouse, fortement ancré dans la société et conforté par une notoriété qui tient "au nombre et à la célébrité des écoles" (J. Baldwin) (33)

 

En médecine, «le changement est si profond que l'on peut parler d'une véritable renaissance médicale.

C'est à Montpellier qu'est fondée la première faculté de médecine au début du XIIe siècle. En janvier 1180, le comte Guilhem VII proclame que l'enseignement de la physique y sera désormais libre, c'est-à-dire permis à tous les maîtres quelles que soient leur nationalité ou leur religion. Dès lors, elle acquiert, dans tout l'Occident, une grande réputation pour la qualité de son enseignement. 

... Alors que jusqu'au Xe siècle, il (l'art médical) est à peu près entièrement entre les mains des moines et des prêtres, l'Eglise va inviter ceux-ci à s'en dégager pour se consacrer à des activités plus conformes à leur état.» (34)

 

L'actuelle langue anglaise comprend 30 à 40% de mots français. Ces mots ne proviennent non pas du latin, mais directement du français parlé par la classe dirigeante angevine.

 

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Devise - « Honi soit qui mal y pense » (devise de l'ordre de la Jarretière et du souverain d'Angleterre) au Château de Windsor

 

« Dieu et mon droit » and « Honi soit qui mal y pense » sont les actuelles devises de l'Angleterre... Ces phrases furent respectivement prononcées par Richard Coeur de Lion et Edouard III. Elles nous rappellent le temps où, selon l'historien anglais Thomas Babington Macaulay, « les rois français d'Angleterre atteignirent un prestige qui faisait l'admiration de tous les peuples. »

 

Edouard III fait broder en avril 1348 les premières jarretières bleues aux lettres d'or et d'argent : "Honni soit qui mal y pense." Les chevaliers de la Jarretière sont recrutés parmi "les plus profitables à la Couronne et au royaume." Les romans de la Table ronde ont offert un modèle: celui d'un groupe de chevaliers laïcs choisis par le roi et conduits par lui. L'idéal est celui de la chevalerie la protection des faibles, la défense du bon droit.

Le roi de France Jean le Bon (1350-1364), fils de Philippe VI de Valois, voit l'Anglais réaliser ce qu'il a naguère rêvé. L'Ordre de l'Etoile sera le pendant français de la Jarretière. Les membres en sont désignés à la fin de 1351. Les statuts sont promulgués en octobre 1352. L'Etoile garantit au roi ce dont l'assurait l'ancien hommage: la loyauté à toute épreuve d'une véritable armée. Napoléon fera de même: la Garde impériale sera une armée d'élite au sein d'une grande armée passablement disparate. Les chevaliers se réunissent en "cour plénière" le 15 août de chaque année, dans la Noble Maison de Saint-Ouen. Chacun y raconte sous serment ses prouesses et ses faiblesses à la guerre. En bref, on fait le bilan des expériences. (35)
 

Plus tard, l'hymne britannique lui-même, "God save the queen " ou "king" selon les règnes (adapté par Haendel pour le roi George Ier 1714-1727, le fondateur de la dynastie britannique maçonnique de Hanovre...) sera une copie de notre Dieu sauve le Roy de Mme de Brinon (1686), mis en musique par Lully en 1687 et Charpentier en 1785.


«L'origine démoniaque des Plantagenêts - l'enchanteur Merlin est à la mode - et la malédiction planant sur leur lignage sont connues jusqu'en Rhénanie.» (36)


« Selon le témoignage de Giraud de Barri, le roi (Henri II) avait fait peindre dans son palais de Winchester une fresque qui représentait un grand aigle attaqué par ses quatre aiglons, afin d'être figuré avec sa progéniture séditieuse. ... Les Plantagenêts et leur entourage recourent spontanément aux vaticinations de Merlin pour disculper leur guerre intestine. ... Les vaticinations de Merlin, tout comme l'ancêtre féérique des comtes d'Anjou, appartiennent au registre folklorique des interventions du démon et de ses satellites (Merlin était le sorcier du roi Arthur Pendragon, roi celte légendaire de Grande-Bretagne qui repoussa les invasions saxonnes fin Ve, début VIe siècle, Ndlr.). 

 

Nul ne l'a mieux exprimé que Giraud de Barri, l'un des promoteurs de l'idée d'une malédiction pesant sur les Plantagenêts. Il attribue en effet à Geoffroy de Bretagne (fils d'Aliénor et d'Henri) - dont le fils Arthur sera assassiné un jour par son frère Jean - la réponse faite à Geoffroy de Lucy, futur évêque de Winchester (1189-1204), émissaire de son père qui le prie de se réconcilier avec lui : "Vous ne devez pas ignorer qu'il nous a été donnés par nature, et pour ainsi dire par droit d'héritage de nos ancêtres, qui nous l'ont légué et inculqué, qu'aucun de nous n'aime l'autre, et que toujours le frère combattra le frère et le fils le père de toutes les forces dont il sera capable. Ne tâchez donc pas de nous priver de nos droits héréditaires, en vous efforçant en vain de chasser le naturel". A en coire Pierre de Blois, Henri II ne dit rien d'autre : "Je suis par nature le fils de la colère, comment pourrais-je ne pas me mettre en colère?" » (37) Richard Coeur de Lion dira lui-même : "Nous qui provenons du diable, reviendrons au diable." (38).


« Richard Coeur de Lion ne récusera pas les récits qui mêleront les fées et les enchanteurs aux origines de sa famille. C'est l'entrée en scène du roi Arthur, qui passe pour avoir bénéficié de la protection de Merlin (et serait le fils illégitime d'Uther Pendragon -  "tête(s) de(s) dragon(s)" en gallois -, fruit de la magie de Merlin et du dragon qui fit prendre à Uther les traits du mari de Igerne, Ndlr.

 

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Drapeau du Pays de Galles (une des quatre nations constitutives du Royaume-Uni, et parmi celles-ci, l'une des trois celtes, au centre-ouest).

 

Les Saxons ont toujours échoué à conquérir le pays de Galles, tant en raison du terrain montagneux, que de la résistance acharnée du peuple gallois. L'un des rois saxons, Offa de Mercie finit par ériger un grand mur de terre, « Offa's Dyke », à la frontière de son pays, pour délimiter la partie de la région du Powys qu'il venait de conquérir. Certains vestiges de cette construction sont encore visibles.

 

Geoffrey de Monmouth dépeint Arthur comme un roi ayant établi un empire rassemblant toute l'île de Bretagne, ainsi que l'Irlande, l'Islande, la Norvège, le Danemark et une bonne partie de la Gaule, fin 5e, début 6e siècle.

 

Les Normands finissent par dominer le pays, mais cette domination fut plus progressive que la conquête de l'Angleterre par Guillaume le Conquérant, duc de Normandie, en 1066. Commencée par les Saxons, au VIe siècle, la conquête du pays de Galles ne s'acheva qu'en 1282 sur un champ de bataille, avec la victoire d'Édouard Ier sur Llywelyn le Dernier, le dernier prince indépendant. Pour asseoir sa domination, Édouard bâtit dans la région plusieurs grands châteaux, dont celui de Caernarfon, celui de Conwy ou celui d'Harlech.

 

Le pays est resté celtique et l'usage de la langue galloise s'est toujours perpétué, alors même qu'en Angleterre et en Écosse, l'usage des langues celtiques s'est perdu ou a largement diminué.

 

Dès le temps de Henri II, les poètes et les historiens liés aux Plantagenêts rivalisent pour magnifier la figure du héros mythique de la Table ronde et pour forger une généalogie qui convienne au dessein politique du roi d'Angleterre. La chose est pourtant malaisée : le personnage historique ayant été le héros des combats du peuple breton contre les envahisseurs saxons... Heureusement, Geoffroy de Monmouth, dans son Histoire des rois de Bretagne , a déjà intégré, en 1138, le personnage mythique d'Arthur - comme ceux de l'enchanteur Merlin et de la fée Morgane - dans une tradition et une généalogie qui conduisent d'Enée et d'Arthur à la royauté d'Etienne de Blois [petit-fils de Guillaume le Conquérant par sa mère Adèle de Blois et dernier roi normand en Angleterre avant l'accession au trône des Plantagenêts avec Henri II (1154-1189)].

 

Ce n'est pas par hasard qu'en 1191 on annonce que, sur une indication donnée avant sa mort par Henri II, on a découvert à l'abbaye de Glastonbury aux confins du Pays de Galles, la tombe du roi Arthur et de la reine Guenièvre, reconnaissables l'un à sa haute taille et l'autre à sa tresse de cheveux blonds. Arthur est le lien entre le société courtoise et la royauté. La découverte du corps vient de surcroît permettre d'intégrer Arthur dans la société chrétienne, puisqu'elle réduit à néant la légende de la survie magique du roi de la Table ronde et de son retour. Dans la lignée de Charlemagne, Arthur devient le parangon des vertus du prince chrétien et le héros du combat pour la foi... (Mais) si Arthur peut faire figure de héros national (anglais), c'est aux yeux des indociles Gallois (nation celte conquise par Edouard Ier en 1282, Ndlr.) et son retour pouvait être embarrassant puisqu'il avait pour fin de chasser définitivement les Anglais (Saxons) et de rétablir la royauté celtique...

 

Sur le continent, les Plantagenêts font grand cas de l'épée d'Arthur, Excalibur... offerte, dit-on, en 1127 par Henri Beauclerc à Geoffroy Plantagenêt, encore comme comte d'Anjou, et passée dans la chapelle de Richard Coeur de Lion. Avant la découverte du corps d'Arthur en 1191, elle fait le lien nécessaire entre le roi mythique et la dynastie angevine. On retient surtout, et Wace y insiste au milieu du siècle dans son Roman de Brut, qu'Arthur est l'ancêtre prestigieux des Plantagenêts, qu'il combat les Français comme les païens et qu'il est à la fois modèle de courage, de vertu et de sagesse politique. Mais le roi Arthur ne siège qu'au sein de sa Table ronde, autrement dit de ses vassaux. Sa royauté n'est qu'une primatie, et son pouvoir est fortement marqué par les limites qu'impose au roi la nature contractuelle du lien qui unit le seigneur et le vassal. L'origine arthurienne de la monarchie des Plantagenêt est prestigieuse. Elle est fortement réductrice. » (39)

 

Notes

 

(1) Jean Favier, La France féodale, 1984, réed. Le Grand Livre du Mois, Paris 1995, p. 52.

(2) Martin Aurell, L'Empire des Plantagenêts 1154-1224, Edition Le Grand Livre du Mois, Paris 2002, p. 15.

(3)  Jean Favier, Les Plantagenêts, Origines et destin d'un empire, XIe-XIVe siècles, Fayard, Poitiers 2004, p. 830-831.

(4) L. Mace, Les Comtes de Toulouse et leur entourage (XIIe - XIIIe siècle), Toulouse 2000, p. 213, in Martin Aurell, ibid., p. 140.

(5) Jean Favier, Les Plantagenêts, ibid., Poitiers 2004, p. 11.

(6)  Martin Aurell, ibid., p.11.

(7) Jean Favier, Les Plantagenêts, ibid., p. 709.

(8) Jean Favier, Les Plantagenêts, ibid., p. 57-58.

(9) Jean Favier, Les Plantagenêts, ibid., p. 63.

(10) Jean Favier, Les Plantagenêts, ibid., p. 850.

(11) Jean Favier, Les Plantagenêts, ibid., p. 858.

(12) Jean Favier, Les Plantagenêts, ibid., p. 774.

(13) Jean Favier, Les Plantagenêts, ibid., p. 865.

(14) Jean Favier, La France féodale, ibid., p. 122-123.

(15) Jean Favier, La France féodale, ibid., p. 187.

(16) Jean Favier, La France féodale, ibid., p. 188.

(17) La France médiévale , Sous la Direc. de Jean Favier, Fayard, Vitry-sur-Seine 1983, p. 417-418.

(18) Jean Favier, Les Plantagenêts, ibid., p. 347.

(19) Jean Favier, Les Plantagenêts, ibid., p. 832.

(20) Régine Pernoud, Pour en finir avec le Moyen Âge, 1977, Points Histoire, Mayenne 2001, p. 61.

(21) Jean Favier, La France féodale, ibid., p. 98.

(22) Jean Favier, La France féodale, ibid., p. 129.

(23) Martin Aurell, ibid., p. 90.

(24) La France médiévale , Sous la Direc. de Jean Favier, ibid., p. 268.

(25) Martin Aurell, ibid., p. 121.

(26) Jean Favier, Les Plantagenêts, ibid., p. 649.

(27) Martin Aurell, ibid., p. 183.

(28) Jean Favier, Les Plantagenêts, ibid., p. 723.

(29) La France médiévale , Sous la Direc. de Jean Favier, Fayard, Vitry-sur-Seine 1983, p. 497/8.

(30) Martin Aurell, ibid., p. 157.

(31) La France médiévale, Sous la Direc. de Jean Favier, ibid., p. 326.

(32) Martin Aurell, ibid., p. 90.

(33) La France médiévale, Sous la Direc. de Jean Favier, ibid., p. 328-331.

(34) La France médiévale , Sous la Direc. de Jean Favier, ibid., p. 441-443.

(35) Jean Favier, La Guerre de Cent Ans, Editions Fayard, Le Grand Livre du Mois, Paris 2002, p. 183-185.

(36) Jean Favier, Les Plantagenêts, ibid., p. 649.

(37) Martin Aurell, ibid., p. 49.

(38) Martin Aurell, ibid., p. 7.

(39) Jean Favier, Les Plantagenêts, ibid., p. 350-351.

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4 juin 2014 3 04 /06 /juin /2014 22:36

Bachar-al-Assad.jpgLe président syrien Bachar al-Assad a été réélu pour un mandat de sept ans avec 88,7% des voix, a annoncé le président du Parlement. Les deux autres candidats qui lui servent de faire-valoir, Hassan al-Nouri et Maher al-Hajjar, ont obtenu respectivement 4,3% et 3,2%.

 

Le taux de participation à la présidentielle a atteint 73,42% a annoncé mercredi la Cour constitutionnelle électorale.

 

Une "honte" selon Washington. L'élection présidentielle organisée en Syrie hier, dans un pays à feu et à sang, est "une honte", ont estimé les Etats-Unis.

 

"L'élection présidentielle organisée aujourd'hui en Syrie est une honte. Bachar al-Assad n'a pas plus de crédibilité aujourd'hui qu'il n'en avait hier", a déclaré hier Marie Harf, porte-parole du département d'Etat, selon qui la décision d'organiser un tel scrutin est totalement "déconnectée de la réalité".Mme Harf a aussi pointé du doigt les "photos écoeurantes du Président Assad en train de voter, se comportant comme s'il s'agissait d'une réelle élection".

 

En revanche, s'agissant de l'élection le 25 mai du criminel de guerre Porochenko, dans un pays également à feu et à sang depuis le coup d'Etat soutenu par les Occidentaux à Kiev..., qui dès le lendemain a envoyé des blindés, de l'artillerie et des avions de combats contre des civils..., exigeant une "guerre éclair... et que l'armée et les forces de sécurité du pays "nettoient" les régions de Donetsk et de Lougansk... avant son investiture au poste de chef de l'Etat prévue samedi 7 juin à Kiev, aucun commentaire... Une élection normale... Deux poids deux mesures...

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3 juin 2014 2 03 /06 /juin /2014 22:57

 

 

 

"Qui a eu cette idée folle d'un jour inventer l'école ? C'est ce sacré Charlemagne...". Au-delà de la légende connue de tous, sait-on que "l'empereur à la barbe fleurie" fut le protecteur d'une exceptionnelle floraison religieuse et intellectuelle qui eut une influence considérable sur l'histoire de l'Église en Occident ? A l'occasion des 1200 ans de la mort du célèbre empereur (mort en 814), "La foi prise au mot" propose de partir à la découverte du "vrai" Charlemagne en compagnie de deux spécialistes de la période carolingienne : Christiane Veyrard-Cosme, médiéviste, professeur à l'Université de la Sorbonne Nouvelle, Paris III, et Michel Sot, médiéviste, professeur émérite à l'Université de la Sorbonne, Paris IV. Retour sur le parcours et la foi d'un roi puis d'un empereur artisan de la " renaissance carolingienne " et sur un homme de gouvernement pieux et exemplaire.

 

. "Francia" : les origines de la France

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Publié par Ingomer - dans Histoire
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3 juin 2014 2 03 /06 /juin /2014 08:33

François Hollande, agent du mondialisme maçonnique destructeur et atomiseur des créations naturelles, ne connaît pas l’histoire et les traditions du pays.

 

Réforme territoriale, la nouvelle carte des régions

 

Au niveau national, il ne fait que diviser pour mieux régner. Il met les communautés en concurrence (concurrences victimaires), il octroie des pseudos « droits » qui n'en sont pas à des communautés ultra-minoritaires sur le reste de la société, contre les droits de la majorité. Il clive et organise un Etat de séparation et d'apartheid larvé permanent. Au niveau local, « la démocratie c'est la déconstruction » (1), l'oligarque François Hollande prépare donc l'arrivée du traité transatlantique en poursuivant les découpages administratifs issus de la Révolution dite française de 1789 qui avaient déjà pour but, à l'époque..., de supprimer toutes les cohérences identitaires, économiques et culturelles issues de l'histoire, des communautés locales qui s'étaient lentement construites et organisées sans la « main invisible » toute-puissante de l'Etat moderne libéral... François Hollande ne laisse plus sur place qu'un individu isolé, démuni face à l'Etat. Pas même la famille n'a été épargnée... Alors, les régions !... Ce n'est même pas la peine d'y songer !

 

Departements--La-proposition-geometrique-du-comite-Siey.jpg

La proposition géométrique des départements du comité Sieyès-Thouret, le 7 septembre 1789 proposa de découper la France en carrés de départements géométriques...

 

Hier, c’est donc finalement vers 21 heure que François Hollande a communiqué à la presse la carte des futures régions. Dans cette dernière version, la région Bretagne reste à quatre départements, les frontières de la région des Pays de la Loire demeurent inchangées. Nantes reste en « Pays de Loire ». Un statu quo qui devrait donner satisfaction à l’oligarchie socialiste locale. Une méconnaissance de la communauté naturelle locale qui satisfera le pouvoir centralisateur jacobin lointain.

 

Bretagne-en-1789.jpg

La Bretagne en 1789, avant... la création des départements par les révolutionnaires qui détruisirent les spécificités et les identités locales partout en France afin de mieux contrôler les populations et assurer le pouvoir oligarchique jacobin maçonnique.

 

Dans une tribune adressée à la presse régionale, François Hollande a tenu à préciser les raisons de cette réforme territoriale. Selon lui, les régions actuelles « sont à l’étroit dans des espaces qui sont hérités de découpages administratifs remontant au milieu des années soixante. » Le président de la République a donc jugé que la Bretagne n’était pas « à l’étroit » avec ses quatre départements, pas plus que la région des Pays de la Loire avec ses cinq. Les découpages administratifs issus du siècle dernier, dénués de toute cohérence historique, économique et culturelle, vont demeurer pour ces deux régions. La ligne Ayrault-Auxiette l’emporte sur toute la ligne.

 

Les militants qui oeuvrent depuis des années en faveur de la réunification bretonne parlent de « véritable déclaration de guerre ». « C’est de la pure magouille clientéliste » s’écrie Jacques, militant du collectif Bretagne Réunie. « Ils vont maintenir les départements et leurs barons, et en même temps empêcher toute possibilité de réunification bretonne. Les élus bretons ont trahi car incapables de peser sur la volonté du président de la République. Maintenant, attention à la colère bretonne ! »

 

Le député du Finistère Jean-Jacques Urvoas (PS) - qui avait pourtant clamé haut et fort sa volonté d’une Bretagne forte avec plus d’autonomie – s’est empressé d’ouvrir son parachute : il se prononce maintenant pour le maintien d’une Bretagne à quatre départements, de facto contre toute réunification. Pour sa part Paul Molac, député (UDB) du Morbihan – qui avait récemment voté sa confiance à Manuel Valls et à son gouvernement – ne désespère pas, mais ses paroles sont teintées de fatalisme : « une Bretagne réunie demeure plus que jamais notre ambition, à nous de nous mobiliser jusqu’au bout » dit-il dans un communiqué.

 

Marc le Fur et Christian Troadec, qui s’affirment désormais comme les leaders potentiels de la seule vraie opposition au Parti socialiste en Bretagne, ne mâchent pas leur colère : « Au fond, le Président de la République, parce qu’il ne connaît pas l’histoire et les traditions de son pays, ne fait que diviser ses compatriotes. Les Bretons, qui ont voté pour lui à 56.35% sauront en garder la mémoire. Aujourd’hui, encore plus qu’hier, ils savent qu’ils ne peuvent compter que sur eux-mêmes », déclare le député de Loudéac.

 

Il n’y aura donc pas de réunification. Pour l’instant. La suppression des conseils généraux est renvoyée quant à elle à l’horizon 2020. Les oligarques socialistes bretons vont pouvoir respirer. Provisoirement. (2)

 

 

Notes :

 

(1) " Je me réjouis de cette perte de repères. La démocratie, c'est la déconstruction des repères traditionnels." (Luc Ferry sur BFM-TV)

(2) http://www.breizh-info.com/13002/actualite-politique/reforme-territoriale-bretagne-pas-reunie/

 

 

. En finir avec la société individualiste qui divise et catégorise

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2 juin 2014 1 02 /06 /juin /2014 09:35

 

 

Entretien avec le père Horovitz après la conférence donnée avec Farida Belghoul (Le Pradet, 14 avril 2014)

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1 juin 2014 7 01 /06 /juin /2014 22:10

http://cdn.bvoltaire.fr/media/2013/02/diner-de-cons-565x250.jpg

 

L’arroseur arrosé : quand des « renois » attaquent les anti-FN…

 

Les « marches contre le FN » organisées jeudi 29 mai 2014 n’ont eu qu’un très faible succès, réunissant difficilement quelques milliers de protestataires à travers la France. Nous étions donc bien loin des longues files de 2002. Le gros des troupes était constitué d’adolescents boutonneux, les fameux « babtous fragiles », ainsi que les caricaturent les jeunes durs de la diversité banlieusarde. Ce « monôme de zombies » (pour paraphraser le titre d’un admirable éditorial de Louis Pauwels dans Le Figaro des années 80) était cornaqué par quelques professeurs « engagés » à l’unisson d’organisations « antifascistes ». Le cortège était pourtant censé être « apolitique ». Curieux, pour une manifestation qui appelait à protester contre un parti qui a réuni 25 % des voix au cours d’un scrutin démocratique… Mais passons.

 

Le plus amusant restait pourtant à venir. Nous avions déjà eu droit au bide « Leonarda » et aux lycéens portant des jupes sur ordre de l’académie de Nantes, ces « marches contre le FN » pouvaient donc paraître fort classiques. Mais l’époque est riche en rebondissements délicieux : pas un jour sans une nouvelle rigolade, pas un jour sans que la gauche autoproclamée progressiste ne se fracasse la tête contre le mur du réel.

 

Le « buzz » Internet du vendredi suivant la manifestation consista en la réaction d’une jeune marcheuse, que je prénommerai ici Bécassine. Notre sainte laïque, opposée aux propagateurs d’idées nauséabondes qui souhaitent réguler l’immigration et assurer la sécurité des Français, s’insurgea pourtant contre les casseurs qu’elle désigna dans son message comme étant « rebeus » et « renois ». Voici ce que Bécassine disait sur la page Facebook « Face à l’extrême droite : tous unis pour la solidarité » : « Je tiens à remercier la BAC qui est restée bien sagement le cul dans ses camions pendant que des jeunes se faisaient casser la gueule par des enfoirés de casseurs (pour la plupart renois ou rebeus, il faudrait m’expliquer là ?? Inutile de leur demander s’ils ont lu le programme du FN). »

 

Ah ben, on aurait menti à Bécassine ? Les slogans n’auraient-ils pas été entendus par les « renois » et les « rebeus », les fameux « Tous ensemble, tous ensemble, hey, hey » et autres « Nous sommes tous des enfants de bactéries, première, deuxième, troisième génération » ?

 

Il semblerait que la jeunesse de France ne joue pas la même partition. Les généreux lycéens remplis de bons sentiments et de générosité se font casser la gueule par ceux qu’ils souhaitent défendre. Ils sont, pour eux, des « babtous fragiles » portant des jupes et bons à être délestés de leurs habits de marque et des boulettes de shit qu’ils trimballent dans leurs porte-monnaie. Rien de plus que des idiots utiles et des victimes. Victimes d’associations gauchisantes qui les manipulent et de ces « damnés de la terre » qui les frappent et les ridiculisent. Peut-être y réfléchiront-ils à deux fois avant de manifester à nouveau contre les beaufs qui votent Front national.

 

 

Source: http://www.bvoltaire.fr/gabrielrobin/larroseur-arrose-renois-attaquent-les-anti-fn,86760

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Publié par Ingomer - dans Politique
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