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9 octobre 2017 1 09 /10 /octobre /2017 19:59
Le drapeau de la monarchie à l'Assemblée nationale "dans un souci de concorde nationale"

La députée du Vaucluse et membre de la Ligue du Sud, Marie-France Lorho, a réclamé jeudi 5 octobre que le drapeau blanc de l'ancienne monarchie de la Restauration soit installé au sein de l'Assemblée nationale.

La Ligue du Sud, dirigée par l'ancien député Jacques Bompard, proche de l'Action française, mouvement monarchiste bien connu, n'en est pas à sa première tentative crypto-royaliste. Déjà en janvier 2013, le maire d'Orange (depuis 2001) avait réclamé, au côté de divers députés, que soit reconnu officiellement comme "génocide" les crimes commis en Vendée sous la révolution française par les troupes républicaines. Une information qui avait été relayée par tous les sites monarchistes, toutes obédiences dynastiques comprises, alors que le débat continue encore d'agiter la société française et divise les historiens comme les politiques.

Et bien qu'il ait peu de chances d'aboutir, un amendement devrait être déposé afin que le drapeau blanc de la monarchie française puisse de nouveau siéger au sein de l'assemblée nationale. "Dans un souci de concorde nationale" a précisé toutefois la députée Marie-France Lorho sur son compte Twitter.

C'est le 12 mai 1814 que le pavillon blanc de la monarchie des Bourbons, orné de l'écusson de France (l'écu avec la couronne), fut reconnu comme drapeau officiel du royaume de France sur décret du roi Louis XVIII. Avant d'être remplacé par le drapeau tricolore, bleu-blanc-rouge, lors de la révolution de 1830 qui célébra l'avènement de la monarchie de Juillet.

Un drapeau tricolore qui trouve autant ses origines sous la monarchie capétienne ( les rois Charles V , Charles VII , Charles IX ou encore Henri IV l' arborèrent à de nombreuses reprises. Ce dernier associant même ces deux couleurs, représentant la France et la Navarre, sur les armoiries officielles du royaume de France) qu'il fut un symbole de la révolution française (dès 1789) puis du Premier empire.

Il faudra attendre le baptême du duc de Bordeaux, Henri d'Artois, en 1821 et le sacre de Charles X en 1825 pour que des drapeaux blancs frappés des Lys ou des armoiries de France ne soient hissés sur des mats afin de palier à une vacuité, difficilement admise par la population française de cette époque. Néanmoins, le régime de la Restauration, si il laissait fleurir ces drapeaux à travers la France avec bienveillance, ne lui reconnu aucune fonction officielle.

Un drapeau que l'on devait encore retrouver lors de l'insurrection royaliste, vaine tentative, déclenchée par la duchesse de Berry en 1832 et à qui le prince Charles de Bourbon ( brièvement roi d'Espagne sous le nom de Carlos VII entre 1874 et 1873) devait proclamer son attachement fidèle et sincère lors d'un discours en France, en juin 1889.

Frederic De Natal

 

Vexilla-Galliae

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Publié par Ingomer - dans Royalisme Histoire
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9 octobre 2017 1 09 /10 /octobre /2017 19:53
Marie-Antoinette - Portrait de SM la reine Marie-Antoinette, par Joseph Hickel

Marie-Antoinette - Portrait de SM la reine Marie-Antoinette, par Joseph Hickel

Messe en hommage à Marie-Antoinette d'Autriche

La Légitimité, représentant les droits au trône de France du prince Louis de Bourbon, duc d'Anjou, appelée à se rassembler le 16 octobre prochain autour du mémorial de Saint-Denis afin de commémorer l'assassinat de l'infortunée reine Marie-Antoinette d'Autriche et épouses de Louis XVI, tous deux victimes d'un tribunal révolutionnaire en 1793.

Dirigé par le prince Henri de Bauffremont-Courtenay né en 1982), le mémorial a été fondé en 1914 par le prince Xavier de Bourbon-Parme lors du 700ème anniversaire de la bataille de Bouvines, considérée par certains monarchistes comme l'acte fondateur du royaume capétien.

Le prince Henri de Bauffremont-Courtenay est un un descendant de Charles IV, roi d'Espagne (1788-1808) en ligne féminine.
Lors de la dernière messe organisée le 21 janvier dernier en collaboration avec le secrétariat du prince et l'institut de la Maison de Bourbon, plus de 700 personnes s'étaient réunies autour du prince et de la princesse Louis et Marie-marguerite de Bourbon, présents à cette occasion.

Frederic De Natal

 

Source: Vexilla-Galliae

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10 septembre 2017 7 10 /09 /septembre /2017 18:38

L’édition de l’Université d’été Saint-Louis 2017 est maintenant téléchargeable.

 

Au sommaire :

- Qu'est-ce que la légitimité ?
- Boniface VIII et Philippe le Bel, retour sur les rapports Église/État
- La formation des coutumes d'hérédité et de masculinité
- Des principes de la société parmi les hommes, par BOSSUET
- De l'autorité : que la royale et héréditaire est la plus propre au gouvernement, par BOSSUET
- La légitimité selon Joseph de MAISTRE
- Nietzsche, ou l'esprit de subversion, par Jacques GALY (1976)
- Portrait du révolutionnaire, par Richard HOOKER (1554-1600) et Éric VOEGELIN (1901-1985)
- Inventaire des techniques de subversion des forums
- Voter : du moindre mal au vote utile

 

Source: Vive le Roy

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27 août 2017 7 27 /08 /août /2017 13:47
Pourquoi le Prince n’habite-t-il pas en France ?

Aux célébrations liturgiques du 24 août, s’ajoute l’anniversaire de la sainte mort de Sa Majesté le Roi Henri V, couramment appelé par le titre de courtoisie qu’il prit en exil : « comte de Chambord ».

 

A cette occasion, je souhaite attirer votre attention, chers Amis, sur un point particulier pour lequel la noble et exemplaire attitude de ce Prince, qui n’a jamais sacrifié les principes de la royauté capétienne traditionnelle, demeure une forte leçon en nos temps, et nous permet de répondre aujourd’hui de manière particulièrement claire et juste à la question qui nous est tant de fois opposée, à propos de Monseigneur le Prince Louis de Bourbon, duc d’Anjou, de jure Sa Majesté le Roi Louis XX, à la manière d’un reproche ou comme un pseudo argument contre la validité de son caractère dynaste : « Et d’abord, votre Prince, pourquoi n’habite-t-il pas en France ? »

 

Dans son journal, Monseigneur le comte de Chambord, à la date du 30 octobre 1849, note ceci : « Berryer, par un discours très adroit fait repousser à une g[ran]de majorité la proposition de rappel de nos familles ».

 

De quoi s’agit-il ?

Tout simplement de ce que l’on appelle du terme générique « lois d’exil » ; et à ce propos, il n’est pas inutile de faire ici un petit rappel historique.

 

- Loi d’exil contre la branche aînée des Bourbons (1832) :

Le 10 avril 1832, la « monarchie de juillet » promulgua une loi condamnant à un bannissement perpétuel et à la déchéance de leurs droits civils, Sa Majesté le Roi Charles X et tous les membres de la branche aînée des Bourbons.

 

- Loi d’exil contre les Orléans (1848) :

Le 26 mai 1848, la deuxième république adopte une loi qui interdit à perpétuité au roi Louis-Philippe et à sa famille l’entrée sur le territoire français ; ce texte ne leur ôte cependant pas leurs droits civils, comme cela avait été fait en 1832 pour les Princes de la branche aînée.

 

A la séance du 24 octobre 1849, le parlement de la deuxième république, où siégeaient de nombreux députés légitimistes et orléanistes, examina une proposition d’abrogation des lois d’exil de 1832 et 1848.

C’est à cette occasion que l’avocat et député légitimiste Pierre-Antoine Berryer (1790-1868) argumenta contre l’abrogation de ces lois d’exil en ces termes :

 

« [...] Dans tout gouvernement un principe doit dominer : le principe électif ou le principe héréditaire. L’un exclut l’autre. Y a-t-il un membre de cette Assemblée qui puisse croire que, sous le principe qui régit la France, il y ait un seul membre de la famille des Bourbons qui consente à rentrer en France ! [...]

« Messieurs, vous républicains, vous pouvez bien regarder les princes de la Maison de Bourbon comme de simples citoyens, comme des hommes ordinaires ; mais vous ne pouvez pas faire qu’il restent eux-mêmes fidèles à leur principe.

« Les révolutions peuvent bien déshériter l’avenir, elles n’ont pas la puissance d’anéantir le passé. Vous ne pouvez pas faire que la Maison de Bourbon ne soit pas la plus ancienne et la plus illustre représentation du principe héréditaire, et qu’elle ne s’honore d’avoir régné tant de siècles sur cette grande nation qu’on appelle la France » (cité dans « Henri, comte de Chambord – Journal (1846 – 1883) Carnets inédits ». Ed. François-Xavier de Guibert 2009 p. 133 note 106).

 

Dans son diaire, à la date du 30 octobre (puisque les journaux de France qu’il lit avec attention mettent quelques jours pour lui parvenir à Frosdhorf ou à Venise, ses principaux lieux de résidence à l’époque), Monseigneur le comte de Chambord montre donc qu’il est au courant du débat qui a eu lieu à la chambre des députés 6 jours plus tôt ; il note la teneur de l’intervention de Berryer, et… il ne la blâme pas ni ne la regrette.

 

Au contraire.

En effet, sur le fond, Henri V est en plein accord avec l’argumentation de Berryer : puisque la France renie les principes incarnés par l’aîné des Capétiens, il est préférable que l’aîné des Capétiens soit officiellement exilé.

La cohabitation des principes de la révolution et des principes de la monarchie traditionnelle incarnés par le Prince est impossible.

 

Pourtant, à première vue, beaucoup de royalistes seraient enclins à penser que l’abrogation de ces lois d’exil est une bonne chose, et qu’un prince français – surtout s’il veut reprendre la place qui est la sienne à la tête du Royaume – , se devrait de résider en France plutôt que de demeurer dans un exil qui le tient éloigné de ses fidèles sujets et de ceux qui, en France, se battent pour lui dans la sphère politique.

Or, vraiment, il n’en est rien !

Au contraire, une présence continue de l’aîné des Capétiens sur le territoire français dans le temps où les pseudo institutions qui régissent la France sont l’exacte négation des principes de la royauté traditionnelle qu’incarne le Prince, se révèlerait à la longue plus néfaste et plus destructrice que l’exil.

 

En juin 1871, sur proposition de Monsieur Alfred Giraud, député de la Vendée, les deux lois d’exil de 1832 et 1848 furent abrogées.

Cela permit aux princes Henri d’Orléans, « duc d’Aumale », et François-Ferdinand d’Orléans, « prince de Joinville », tous deux fils de Louis-Philippe, de siéger à la chambre des députés.

Toutefois, Monseigneur le comte de Chambord, s’il fit un rapide et très discret voyage en France, ne revint pas s’y installer.

Pourquoi ?

Parce que l’aîné des Capétiens, successeur légitime de tous nos Rois, depuis Clovis jusqu’à Charles X, ne peut résider durablement en France qu’en étant officiellement le Roi de France, dans un Royaume de France pleinement restauré en toutes ses traditions.

 

Le 26 juin 1886, la troisième république adopta une nouvelle loi d’exil à l’encontre de tous les chefs des familles royales et impériales ayant régné en France, et à l’encontre de leurs fils aînés. Cette même loi interdisait à tous les hommes de ces familles de servir dans l’armée française.

Cette loi du 26 juin 1886 fut abrogée par la loi du 24 juin 1950 sur proposition du député MRP du Morbihan Paul Hutin-Desgrées, fondateur de Ouest-France.

 

Aux termes des lois républicaines actuelles, rien ne s’oppose donc à ce que Monseigneur le Prince Louis de Bourbon, de jure Sa Majesté le Roi Louis XX, et sa famille s’installent en France, ainsi que l’ont d’ailleurs fait les princes de la maison d’Orléans depuis 1950.

Cependant, même s’il vient fréquemment en France, à l’occasion de commémorations ou de visites officielles, ou pour des réunions de travail avec ses collaborateurs français, Monseigneur le Prince Louis, tout comme feu son père Monseigneur le Prince Alphonse, et comme son grand’père avant eux, tout en affirmant de manière claire et ferme ses droits à la Couronne de France, s’en tient aussi fidèlement à la ligne directrice initiée par Monseigneur le comte de Chambord.

 

De fait, si l’aîné des Capétiens, Roi de droit, choisissait de résider en permanence en France avec sa famille, cela signifierait par le fait même qu’il consentirait à devenir un « citoyen de la république » et à se soumettre dans la vie quotidienne à toutes les lois de la république.

Or, si le Prince Louis, son épouse et ses enfants, possèdent la nationalité française (quoi que prétendent un certain nombres d’ignorants), il leur est, par principe, impossible de vivre dans une sujétion continue au régime républicain.

Il est, au contraire, de leur devoir le plus strict de continuer à montrer que, même si l’exil ne leur est pas à proprement parler imposé par la loi, il leur est cependant imposé par les faits : il ne peut y avoir de cohabitation entre les principes de la royauté traditionnelle incarnés par le Prince, et les faux principes de la république maçonnique.

 

Certains diront : mais les princes de la maison d’Orléans vivent bien en France, eux !

Mais c’est que, justement, les princes de la maison d’Orléans n’incarnent en rien les principes de la royauté traditionnelle !

Les princes de la maison d’Orléans sont sans doute les successeurs de Louis-Philippe, ils ne sont cependant en aucune manière les successeurs légitimes de Charles X et de tous les Rois de France qui avaient précédé.

Les princes de la maison d’Orléans tiennent pour une forme de royauté qui n’est pas la monarchie traditionnelle, mais une royauté constitutionnelle qui a intégré une bonne partie des faux principes de la révolution. Il n’y a donc aucun antagonisme avec les pseudo principes de l’actuelle république et les idées des princes de la maison d’Orléans concernant le gouvernement. D’ailleurs on connaît leurs liens « traditionnels » avec la maçonnerie, depuis « Philippe Egalité » jusqu’à nos jours.

 

Par ailleurs, les faits corroborent la justesse de l’attitude maintenue par Monseigneur le comte de Chambord et par tous les princes de la branche aînée jusqu’à nos jours.

En effet, lors de ses déplacements en France, Monseigneur le Prince Louis de Bourbon, lorsqu’il est reçu par les autorités républicaines, est malgré tout toujours reçu en tant qu’aîné des Capétiens, descendant direct de Hugues Capet, de Saint Louis, d’Henri IV et de Louis XIV ; et les représentants de la république eux-mêmes, quand ils s’adressent à lui, l’appelent : « Monseigneur ».

S’il vivait ordinairement en France et y exerçait sa profession, nous verrions bientôt ce « Monseigneur » remplacé par un ordinaire « Monsieur », utilisé dans la vie courante.

C’est ce qui est arrivé à Sa Majesté le Roi Siméon II des Bulgares : roi à 6 ans, en 1943, il fut exilé de son pays en 1946. Lorsque, au terme de 50 années d’exil, il revint dans son pays en 1996, il y fut accueilli et acclamé en souverain, bien que le pays soit officiellement une république : les hommes politiques et les membres du gouvernement le saluaient en l’appelant « Sire ». Mais à partir du moment où le Roi Siméon II décida de s’installer de manière stable en Bulgarie et de s’engager dans la vie politique de son pays, jusqu’à devenir premier ministre de la république bulgare (!), il fut dès lors officiellement appelé « Monsieur ».

 

Nous ne pouvons souhaiter cela pour l’actuel aîné des Capétiens, de jure Sa Majesté le Roi Louis XX, et nous lui savons un gré infini de maintenir, envers et contre tout, et malgré les pressions de certains royalistes opportunistes qui tablent sur des combinaisons politiques très humaines et sur pas mal de compromissions avec les idées de la révolution, les principes pérennes qu’ont toujours incarnés les Princes de la branche aînée des Bourbons depuis Monseigneur le comte de Chambord, de jure Sa Majesté le Roi Henri V.

 

Frère Maximilien-Marie du Sacré-Coeur.

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19 août 2017 6 19 /08 /août /2017 07:02
https://www.sz-online.de/nachrichten/bin-kein-monarchist-sondern-ein-demokrat-3750845.html

https://www.sz-online.de/nachrichten/bin-kein-monarchist-sondern-ein-demokrat-3750845.html

Le 23 juillet dernier, La Conférence monarchiste internationale vous révélait sur sa page Facebook (https://www.facebook.com/groups/monarchiste/ ) que le bimensuel catholique "Polonia Christiana" avait publié un long article critique sur les limites de la république polonaise et appelé publiquement à la restauration d’une monarchie catholique en Pologne. Information qui avait été reprise par Vexilla Galliae puis le blog "Royalcentral.co.uk" et désormais par la presse allemande qui s'est interrogée sur les possibilités de restauration de la monarchie en Pologne.

Dans une interview au journal "Nowy Dziennik", Adrian Nikiel leader de l’Organisation Monarchiste Polonaise (Organizacja Monarchistów Polskich), dont le mouvement a fait élire un de ses membres au parlement européen en 2014, a lui même réclamé que soit posé le choix des institutions au polonais devant l'importance de la crise politique que traverse le pays. Si Adrian Nikiel réclame l'aide de l'union européenne, lors de cette interview, il a tenu à préciser que le prochain souverain de Pologne devrait être impérativement catholique et traditionaliste.

Interrogé sur les possibilités de monter sur un trône polonais par le Sächsische Zeitung, l'arrière-arrière petit fils du dernier roi de Saxe, le prince Daniel , âgé de 42 ans, s'est toutefois montré prudent sur les réelles chances d'une restauration de la monarchie en Pologne. Se déclarant néanmoins peu "monarchiste dans l'âme mais assurément démocrate", le double hériter à la couronne de Saxe et Pologne, le prince Daniel de Saxe se considère aujourd'hui uniquement comme "un gardien de la mémoire historique de sa famille". Peu connu des médias, il est depuis 2004 conseiller municipal de la CDU à Moritzburg et Meissen Kreis.

Si la maison de Saxe a occupé 3 fois le trône de Pologne entre le XVIIème et XIXème siècle, Il existe divers prétendants au trône de Pologne dont la maison de Bourbon (la quasi majorité des mouvements monarchistes plébiscitant d'ailleurs le prince Louis de Bourbon, duc d'Anjou) , les Romanov ou encore une branche des Habsbourg-Lorraine.

Frederic De Natal

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Publié par Ingomer - dans Pologne Royalisme
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1 juillet 2017 6 01 /07 /juillet /2017 06:30

A l'occasion de l'exposition Saint-Louis à Moscou organisée par le ministre russe de la culture, Mgr le prince Louis de Bourbon, duc d'Anjou, Aîné des Capétiens, invité durant deux jours de ces festivités qui coïncidaient avec sa date anniversaire, le 25 avril, a donné un entretien à Stratpol, Centre d'analyses politico-stratégique. 

Lors de ce premier voyage au pays des tsars pour le duc et la duchesse d'Anjou qui ont visité le palais du Kremlin et quelques monastères, le prince Louis de Bourbon, descendant direct d'Anne de Kiev, s'est félicité que les russes aient su préserver leurs valeurs morales et religieuses. "Un modèle" "du point de vue des questions de valeurs", dont devrait s’inspirer la France selon le chef de la maison capétienne. 

Le prince Louis de Bourbon s'est dit impressionné par la Russie et espère revenir rapidement dans ce qui fut une fois, une monarchie puissante qui entretenait des liens privilégiés avec le royaume de France dont il est actuellement le représentant légitime.

 

Vexilla-Galliae

Extrait :

 

"Je pense que la Chrétienté a deux faces, l'une c'est le catholicisme qui est plutôt vers l'Ouest de l'Europe et l'autre, qui est l'orthodoxie qui est dans l'Est de l'Europe. Deux religions très proches l'une de l'autre à part quelques petites nuances, mais c'est très important pour que la Chrétienté puisse continuer et faire force", a déclaré Mgr le prince Louis de Bourbon.

 

[...] Saint Louis défendait déjà les chrétiens d'Orient et la Terre sainte. Et je pense que de nos jours la Russie porte plutôt ce flambeau de cette défense des chrétiens d'Orient. Je pense qu'il faut prier pour eux et les aider autant que possible", a-t-il ajouté.

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Publié par Ingomer - dans Royalisme Russie
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28 mai 2017 7 28 /05 /mai /2017 13:33
Draža Mihailović (1943)

Draža Mihailović (1943)

Il y a quelques jours après 5 ans de procédure entamée par son arrière-petite-fille, la cour de justice de Valjevo a réhabilité officiellement le commandant d'une unité tchetnik de montagne, le royaliste Nikola Kalabic, probablement exécuté en janvier 1946 par les communistes de Tito. Après un long débat de 2 ans au parlement sur le projet de loi de réhabilitation des anciens résistants royalistes, commencé en 2004 sous l’impulsion du leader monarchiste Vuk Drašković et dont les derniers articles ont été adoptés officiellement en 2011, plus de 700 tchetniks ont fait l'objet d'une réhabilitation officielle par des cours de justices de Serbie.

 

Ces "membres d'une compagnie militaire" ou "combattants armés" avaient été réunis sous le drapeau de la royauté par le colonel Dragoljub (dit Draža) Mihailović au lendemain de l'invasion nazie, en avril 1941. Les allemands n’avaient que peu apprécié ce coup d'état qui avait fait rompre le pacte de collaboration germano-yougoslave et conforté les droits du jeune roi Pierre II Karađorđević., à peine âgé de 11 ans. Mihailović et plusieurs ex-officiers de l'armée royale avaient alors efficacement constitué de petits groupes de royalistes armés, l'Armée yougoslave de la patrie composée de 46000 hommes, harcelant quotidiennement les troupes du chancelier Hitler. Ce dernier avait d’ailleurs rapidement mis sa tête à prix pour 100 000 reichsmarks chacun. Avec la petite rébellion communiste du Conseil antifasciste de Libération nationale de Yougoslavie dirigé par Joseph Tito, Mihailović passe un accord en octobre 1941. Mais des dissensions éclatent rapidement entre les deux hommes quant aux actions à mener contre la Wehrmacht. Tito ignore les ordres qui lui sont donnés. En représailles, les nazis massacreront et exécuteront sommairement 7 000 habitants de Valjevo et des environs. Furieux, Mihailović rompt avec Tito; les deux groupes seront désormais des ennemis irréconciliables.

Mihailović était un piètre politique et n'exercera tout au long de son combat qu'une autorité minime sur ses troupes. Certains groupes n'hésitant à passer des accords avec les fascistes dans les montagnes noires du Monténégro, les Croates oustachis et autres bosniaques SS quand ce ne furent pas avec les nazis eux-mêmes (comme Nikola Kalabic en 1943 ou Konstantin Milovanović Pećanac qui mettra finalement ses hommes au service du régime de collaboration de l'ancien ministre de la guerre, Milan Nedić) afin de combattre conjointement les partisans communistes de Joseph Tito.

 

A l'extérieur, ils reçoivent très peu d'aide des britanniques et les actions du gouvernement royal en exil ont très peu d'effet sur le premier ministre Winston Churchill qui répond plus facilement aux demandes du dirigeant soviétique Staline. Les anglais n'hésitant pas à s'attribuer pour la gloire de l'empire britannique des faits d'armes des royalistes serbes. Et bien qu'il soit nommé ministre de la guerre en janvier 1942 par le roi Pierre II, Mihailović est progressivement abandonné par les alliés qui ont choisi finalement de soutenir les communistes de Tito dont le Foreign Office a déjà compris qu'il pouvait être un grain de sable, à court terme, dans l'appareil soviétique. Les multiples actions de sabotages et destruction de convois militaires nazis par les tchetniks empêcheront l'acheminement d'armement aux troupes de l'Afrika Korps, en Afrique du Nord, et permettront la réussite de l'Opération Torch décidée par les Alliés. Mihailović reçoit le soutien appuyé du général Charles de Gaulle qui réclame à Churchill que ce dernier accentue l'aide aux royalistes mais le Foreign Office (qui décidément n'aimait pas cette "Jeanne d'Arc", comme le surnommait Churchill) manœuvre en coulisse et inonde le bureau du Premier ministre de fausses dépêches montrant une collusion entre les tchetniks et les nazis (oubliant de mentionner certaines actions communes des titistes avec les oustachis). Fin 1943, tout est bouclé. La défaite des allemands à Stalingrad vient de changer le cours de la seconde guerre mondiale et Churchill (comme le président américain Franklin Delano Roosevelt) a décidé du futur destin du royaume Yougoslave. Il tente même d’empêcher le roi Pierre II, assez agacé par le double-jeu des britanniques qui épient le moindre de ses gestes et pensent déjà à ne pas reconstituer la Yougoslavie du traité de Versailles, de se faire parachuter au milieu de ses troupes avant de le pousser à renoncer à son audacieux projet.

 

En juin 1944, à la demande expresse de Londres, le roi Pierre II relève à contrecœur Mihailović de sa fonction de ministre de la Guerre, puis le destitue en août suivant de son titre de commandant en chef des armées, nommant ...Tito à sa place. Seuls face aux communistes qui ont désormais l'avantage du terrain, les royalistes serbes doivent quitter le royaume, défaits ou massacrés par les Oustachis croates. Pourtant un mois plus tard, 500 pilotes alliés abattus sur le sol yougoslave (Opération Halyard) devront encore leurs vies aux royalistes serbes. Et si Pierre II accepte malgré lui l’accord de formation d’un gouvernement royal pro titiste et la constitution d’une régence avant que le système de gouvernement ne soit soumis à référendum, il ne comprend pas tout de suite qu’il a été berné par le Premier ministre Churchill. Tito se refusera à tout contact direct avec le roi des Yougoslaves, le conseil de régence ne devant avoir aucun pouvoir réel.

 

La fin de la guerre se profile. Tito qui promet l'amnistie aux tchetniks en profite pour faire arrêter, juger sans preuves formelles et faire exécuter les officiers de l'armée royale avant d'abolir la monarchie et mettre fin au royaume yougoslave (Kraljevina Jugoslavija) le 29 novembre 1945 (Pierre II s’exilera aux Etats-Unis où il y meurt en 1970). Les Partisans pourchassent les royalistes, les abattants inlassablement dans une vaste quête de revanche. Draža Mihailović sera arrêté le 12 mars 1946 après des mois de traque dans les montagnes bosniaques. Après un procès d'un mois, accusé d'être un criminel de guerre et reconnu coupable, il est fusillé le 17 juillet 1946. Il n'avait que 53 ans.

 

La guerre aura coûté la vie à plus de 166000 royalistes dont 140 000 uniquement dus aux combats contre les communistes ou morts dans les camps de déportations créés à cet effet par le régime titiste. Après la seconde guerre mondiale, des maquis royalistes subsistèrent jusqu’en 1957. Vladimir Šipčić avait vu la totale destruction de son bataillon et avec ses deux derniers hommes continuèrent des actions de sabotage au nom du roi Pierre II. Officiellement tué par les communistes, son corps n’a jamais été montré et diverses thèses ont affirmé que « Vlado », devenu un héros populaire, s’était réfugié en Amérique du Sud. Le mystère demeure encore à ce sujet.

 

Avec la chute du régime communiste, le mouvement monarchiste du Renouveau Serbe (SPO) va tenir le rôle de premier opposant au régime socialiste de Slobodan Milošević durant une décennie. Parmi ses cadres, le petit-fils de Draža Mihailović, Vojislav. Ce dernier maire de Belgrade (1999-2000) et éphémère Président de Serbie en 2004 entame alors une longue procédure de réhabilitation de son grand-père en 2006. Il a alors rompu avec le SPO et fondé un autre mouvement monarchiste, le Mouvement démocratique serbe du renouveau (2005) et dont l’existence ne dépassera pas les 5 ans. Bien que sa figure divise encore les serbes, il faudra attendre 2015 à son petit-fils pour que la cour de justice de Belgrade ne décide de réhabiliter (non sans controverses) l’ancien chef de guerre royaliste aux côtés de 13 autres tchetniks. Une victoire qui allait être le prélude à des centaines d’autres par la suite. La Serbie redécouvrait son histoire, celle des héros à la résistance au nazisme que les soviétiques avaient contribué durant un demi-siècle à grimer en collaborateurs (un point de vue que l’on retrouve allègrement dans le film de 1978 intitulé les « Canons de Navarone »).

 

Aujourd’hui de nombreux films historiques basés sur leurs faits d’armes, parfois bien romancés, ont été depuis retransmis sur les ondes de la télévision serbe et les groupes nationalistes ou paramilitaires serbes (comme celui du royaliste Vojislav Šešelj, leader du Parti radical serbe et accusé d’avoir orchestré une purification ethnique durant la guerre civile de 1991 à 1995) ont encouragé le gouvernement à procéder à des réhabilitations de masse, prônant le retour à la doctrine des tchetniks tout en chantant leurs exploits lors de manifestations d’hommages organisées en leur honneur, bannière noire flottant dans les vents, ornée d’une tête de mort et de deux humérus entrecroisés sur laquelle reposait cette devise : « La liberté ou la mort» .

 

Le 26 mai 2013, la république de Serbie enterre lors de funérailles nationales publiques le roi Pierre II dont le corps a été rapatrié. La chapelle royale d'Oplenac se couvre de chants orthodoxes, tout l'appareil d'état accompagné des membres de la famille royale de Serbie assistent à l'office qui rend hommage au souverain destitué. A l'extérieur, les royalistes s'agenouillent. Les tchetniks venaient de prendre leur revanche sur l'histoire. Le roi était enfin de retour.

 

Frederic de Natal

Draža Mihailović (1943)

Draža Mihailović (1943)

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28 mai 2017 7 28 /05 /mai /2017 13:07
Cristeros

Cristeros

Interdiction du parti monarchiste au Mexique !

 

Lors d'une réunion de la Hermandad Nacional Monárquica de España (Fraternité nationale monarchique d'Espagne) aux Baléares le week end dernier, le délégué du mouvement monarchiste au Mexique, don Arturo Santoyo et Medina, a affirmé que les partis monarchistes mexicains seraient interdits au sein de la république fédérale et actuellement en quasi état de clandestinité

 

Selon le représentant monarchiste, "les règles démocratiques de la République du Mexique ne permettent pas aux monarchistes mexicains d'organiser des manifestations publiques car interdites"...

 

Après 3 siècles de monarchie impériale aztèque (1200-1521) tombée entre les mains des conquistadores espagnols, d'Hernan Cortès, il faudra attendre la lutte pour l'indépendance (1810) pour que l'idée monarchique refasse surface. Une fois mis en place, le parlement mexicain avait alors proposé une union personnelle au royaume d'Espagne et invité le roi Ferdinand VII (alors exilé par Napoléon Ier) à venir se faire couronner à Mexico. Devant le refus du roi Bourbon, qui ne reconnaissait pas cette indépendance, la loi prévoyait qu'un prince européen occupe alors le trône vacant. Ferdinand VII s'empressa d'y mettre son véto. Adopté en février 1821, le plan d'Iguala transformera le Mexique en une monarchie constitutionnelle catholique et d'offrir la couronne au général Agustín de Iturbide, ancien commandant des forces royalistes devenu héros de la révolution mexicaine.

 

Son règne absolu durera moins d'un an (mars 1823-mai 1824) et il devra se résigner à renoncer au trône après une conspiration d'officiers militaires , parmi lesquels le général Antonio Lopez de Santa -Anna, futur vainqueur d'Alamo en 1836 sur les indépendantistes texans américains . Tentant vainement de reprendre son trône, il sera arrêté et fusillé en juillet 1824.

Interdiction du parti monarchiste au Mexique !

Bien que devenue république, les présidents qui se succèdent gardent toute la pompe monarchique du pouvoir notamment durant les nombreuses dictatures de Santa Anna (entre 1833 et 1855), surnommé le "Napoléon de l'Ouest" qui n'hésita pas à se parer du prédicat d'Altesse royale et porter manteau royal.

 

Caressant l'espoir de voir se fonder un empire catholique en Amérique du Sud, l'Empereur Napoléon III accepte de recevoir une délégation de conservateurs mexicains en 1863. Poussé par son épouse Eugénie de Montijo,il cautionnera financièrement et militairement la création de ce nouvel empire, bientôt pris dans la tourmente de la guerre de Sécession. Après avoir refusé le trône de Grèce, converti à cette idée par son épouse ambitieuse, Charlotte de Belgique et berné par les promesses des délégués, le frère de l'empereur d'Autriche, Maximilien de Habsbourg-Lorraine accepte de ceindre cette nouvelle couronne. A peine arrivé au Mexique en 1864, le nouveau souverain doit faire face à une rébellion conduite par l'indien et Président Bénito Juarez et faire face à peu de soutiens de la population qui se méfie de cet étranger. 3 ans plus tard, l'empire de Maximilien s'effondrait, défait par la rébellion. Abandonné par ses alliés, un peloton d'exécution à Querétaro mettra définitivement à cette nouvelle tentative de monarchie.

 

Le parti monarchiste désagrégé, se réfugie dans la clandestinité et progressivement se reconstitue apportant un soutien au coup d'état conservateur du général Porfirio Díaz. Installé sous les dorures du palais royal, il ré-instaure toutes les institutions monarchiques sans pour autant appeler sur le trône le prince Agustín de Iturbide y Green (1863-1925), prétendant à la couronne. Fils du premier empereur et que le second avait adopté, ce dernier reste très critique à l'égard du régime et prend contact avec les monarchistes. Un complot tente alors de l'installer sur le trône en 1890 mais il est arrêté par les autorités mexicaines pour sédition et emprisonné pour 14 mois . Craignant d'être empoisonné, il s'exilera au Etats-Unis où il travaillera comme traducteur et professeur d'espagnol.

 

De nouveau décapité, le mouvement monarchiste rejoindra le mouvement des Cristeros (1926-1929) , ces mexicains catholiques révoltés après que la république ait décidé de promulguer de violentes mesures anti-cléricales. Bannières du Christ-roi se mêlent à celles de l'empire, menées par le général Enrique Gorostieta Velarde. Croyants et monarchistes côte à côté dans cette vendée mexicaine qui fera des centaines de milliers de morts. Bien que l'héritière au trône, la princesse María Josepha Sophia de Iturbide (1872-1949) apporte son soutien à la rébellion, nul ne songe à rétablir la monarchie. Le principe de la foi catholique primera tout au long du conflit sur celui de la monarchie. Battus, le mouvement des Cristeros force les monarchistes à s'exiler et avec eux l'idéal monarchique qui entre dans une longue période de léthargie.

 

Ce n'est qu'au début des années 2000, que le mouvement monarchiste mexicain refait surface. Face aux multiples affaires de corruption, à une criminalité en augmentation et à l'omniprésence des partis traditionnels qui se partagent la présidence à tour de rôle, ces néo-monarchistes tentent de réintroduire l'idée monarchique comme alternative. En juillet 2013, timidement, les groupes monarchistes comme "Viva el III Imperio Mexicano" et le "Partido Monárquico Mexicano", ont tenté d'organiser un rassemblement afin de réclamer le retour de la monarchie constitutionnelle avant d'être dispersés par la police.

 

Il est difficile d'évaluer aujourd'hui le nombre de monarchistes , tout au plus quelques milliers de nostalgiques, qui sont principalement actif sur les réseaux sociaux. Des monarchistes qui restent très divisés sur la question du prétendant et qui ont lancé une campagne afin que l'empereur Maximilien Ier et son épouse soient de nouveau inhumés au Mexique. En cas de restauration, ils auront le choix entre le prince Juan José Marcilla de Teruel-Moctezuma y Jiménez, 5ème duc de Moctezuma de Tultengo (descendant de Moctezuma II et vivant en Espagne), le prince Maximiliano II von Götzen - Iturbide (petit fils de la princesse Maria et vivant en Australie, n'ayant jamais revendiqué ses droits sur le Mexique en dépit d'une reconnaissance comme tel par le pape Benoit XVI en 2011) et le prince Charles-Philippe de Habsbourg-Lorraine (petit-fils d'Otto de Habsbourg-Lorraine, résidant au Mexique).

 

Frederic De Natal

 

Source: Vexilla-Galliae

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18 mai 2017 4 18 /05 /mai /2017 11:32

Je veux un roi parce qu'il est le portier du royaume, parce qu'il incarne ce que je trouve beau et grand chez l'homme, et que l'ordre qu'il met dans la société, simplement en étant là, me paraît harmonieux, glorieux, lumineux, et non pas parce qu'on m'aurait prouvé qu'il serait à la tête d'un régime supérieur à la république.

M'expliquerait-on à l'aide d'un raisonnement imparable que la monarchie est une erreur et la république une vérité, je préférerais vivre dans cette erreur.

Mon esprit philosophique s'arrête là où est mon coeur, de la même manière qu'une jeune fille charmante m'intéresse beaucoup plus qu'un raisonnement et me le fait abandonner dès qu'elle apparaît, la monarchie m'intéresse beaucoup plus que la philosophie politique.

Marin de VIRY, Un roi immédiatement

Tv-Libertés, entretien exclusif Marin de VIRY, auteur de "Un roi immédiatement" :

Extraits:

 

"Le mépris des communicants est une nécessité de l'hygiène contemporaine de l'esprit."

 

"La droite sans Dieu et la gauche sans idéal ont vécu."

 

"Si on veut faire communauté, il faut que celui qui fait ou le mécanisme qui fait communauté reflète ce que nous sommes totalement, c'est-à-dire des personnes, des membres de la nation qui correspondent à un temps, à un moment de l'histoire de cette communauté et donc que nous allons disparaître. Et la question de cette disparition et de la transformation de cette disparition en espoir ou en rien est une question essentielle qui n'est pas résolue par la république, puisque la république est laïque et elle ne se prononce pas sur l'au-delà. (En revanche) le roi, lui se prononce sur l'au-delà, puisque le roi est chrétien, et en tant que chef symbolique de la communauté, il ouvre la perspective dans laquelle la communauté a construit quelque chose dans l'invisible.

Et cette idée que la communauté construise quelque chose dans l'invisible et que chaque génération est en quelque sorte redevable de la pierre qu'elle apporte à l'invisible (pour les catholiques c'est la Jérusalem céleste) est une dimension qui manque... Elle était particulièrement atteinte dans le sacre, ce moment où le roi devient le portier de l'invisible, cette espèce de charnière entre le visible et l'invisible et où la collectivité peut se reconnaître comme une génération et l'homme comme une personne qui va mourir.... Alors, on peut vivre sans, mais on vit avec moins d'humour, on vit avec moins de hauteur de vue, avec moins d'ironie. On vit avec moins d'idées qu'il faut aller chercher les principes dans le ciel. C'est au fond 'Les Racines du Ciel' (titre du livre de Romain GARY). La monarchie c'est les racines du Ciel."

 

"Le roi, c'est le chevalier supérieur qui n'utilise la force que pour la justice. A ce titre-là il est émancipateur parce qu'il transforme la violence, en utilisant la force au profit de la justice. C'est l'idée que la force ne sera utilisée qu'à cette fin." (Lire: "La justice du roi" d'Arlette LEBIGRE)"

 

"Stendhal, écrivain français (1783-1842), avait annoncé la haine impuissante qui deviendra la passion dominante du siècle à venir."

 

"Au XIXe siècle, Stendhal voit la compétition. Il voit que l'argent permet de fluidifier toutes les situations. Il voit la dissolution de l'ordre d'Ancien Régime. D'une certaine façon il y adhère à travers son jacobinisme et son jacobinisme est un jacobinisme d'ordre napoléonien, impérial. Et ce qu'il redoute par dessus-tout, c'est qu'à côté de ce jacobinisme d'ordre et de gloire se créée cette espèce de compétition mimétique orchestrée au moyen de l'argent.

 

La haine mimétique est généralisée, elle est inscrite dans l'idée même de la modernité libérale qui consiste à dire que nous avons des opportunités, des 'capacités' dirait John RAWLS, et ce qu'il faut pour que les gens deviennent épanouis et heureux, c'est de profiter des opportunités et jouir des capacités.Et pour cela la fluidité doit être la plus importante possible. Il y a beaucoup de gens qui trouvent cela formidable : Emmanuel MACRON, par exemple. Les grands facteurs de stabilisation sont considérés comme l'ennemi de ce monde-là. De GAULLE avait cette citation célèbre "la sourde angoisse des déracinés et l'antique sérénité d'un peuple de paysans'. Là c'est l'inverse, c'est la sourde angoisse du paysan et la sérénité des gens déracinés."

 

"La supériorité de la monarchie vient d'une sensibilité et d'une esthétique, et d'une morale personnelle. Il y a un très beau texte de Romain GARY sur de Gaulle, "Ode à l'homme qui fut la France", écrit le jour de la mort de de Gaulle. Et il a cette phrase : "Le monarchie c'est une certaine idée de la grandeur de l'homme".

 

Lire : "Ce qu'il faudrait à ce pays, c'est un roi" (Charles de Gaulle).

 

"C'est cela la monarchie, c'est une certaine idée de la grandeur de l'homme. C'est une affaire sensible."

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29 avril 2017 6 29 /04 /avril /2017 10:34

Un nouveau régime à écrire mais fidèle à la tradition, faire la part des choses entre le collectif et l’individuel, entre le commun et le privé, entre le matériel et le spirituel, retrouver la part du gratuit, la primauté donnée au principe héréditaire plutôt qu'à l'élection dans la dévolution de la Couronne, voici quelques idées et solutions proposées par le duc d'Anjou pour Vexilla Galliae, mardi 25 avril :

Quelques idées et solutions préconisées par Monseigneur le Prince Louis de Bourbon, duc d’Anjou

Vexilla Galliae : Il y a 224 ans, sur la place Louis XV, actuelle place de la Concorde, le Roi Louis XVI était la victime malheureuse de la révolution française. Chaque année depuis, et par devoir de mémoire, les royalistes se rassemblent en la Basilique royale de Saint-Denis afin de commémorer le triste anniversaire de cette exécution qui est à l’origine d’une fracture profonde au sein de la société française. Monseigneur, quelle analyse faites-vous des conséquences actuelles de cet événement ?

 

Monseigneur, le prince Louis de Bourbon : Effectivement cet acte monstrueux a créé une rupture dans l’histoire de France. Elle est d’ailleurs telle que même les républicains ne s’en vantent pas. Pour la Révolution cette mort reste aussi une tragédie. Elle ne peut plus être présentée comme « le bon régime » puisqu’elle a permis la Terreur, l’assassinat du Roi et de sa famille, dans des conditions terribles comme ce fut le cas pour Louis XVII, enfant de 10 ans que l’on a laissé mourir. Au-delà de cet aspect historique, la mort du roi, inaugure le processus de désacralisation du pouvoir dont on voit actuellement l’aboutissement avec le désintérêt de plus en plus grand pour la vie politique. Il y a un nombre très important d’abstentionnistes aux élections et une grande coupure entre les citoyens et ceux qui les gouvernent.

 

Vexilla Galliae : En août dernier, un sondage BVA, largement commenté dans les médias, affirmait que près d’un Français sur cinq (17%, ce qui représenterait 11 millions de personnes !) se disaient favorables à ce que la fonction de Chef de l’Etat soit occupée par un Roi. En outre, le Figaro vous avait réservé une première de couverture et une double-page intérieure en juillet 2015, Paris-Match un article en septembre dernier et l’Obs du 2 mars 2017 vient de vous consacrer un (petit) article mentionnant votre rôle de « sauveur » dans le cas où les Français le désireraient. A l’heure où notre pays traverse une grave crise institutionnelle, économique, identitaire et sociale, à quelles conditions envisageriez-vous, Monseigneur, d’assumer cette charge pour laquelle vous avez été préparé par votre père, Monseigneur le prince Alphonse, duc de Cadix et duc d’Anjou, si les Français vous appelaient sur le Trône ?

 

Monseigneur, le prince Louis de Bourbon : Ma première réponse à votre question est qu’il faut être toujours très prudent avec les sondages. Je préfère y voir des tendances que des chiffres. Sachons raison garder et cela s’applique aussi aux articles. Cette prudence était déjà celle de mon Père et je conserve totalement cette approche. Quant à la seconde partie de votre question et aux conclusions que vous voudriez que j’en tire ce n’est pas à moi de fixer des conditions. L’histoire nous enseigne que les restaurations répondent à des critères qui ne sont pas toujours rationnels. Elles viennent de la conjugaison de facteurs tant internes qu’externes. Souvenons-nous de ce qui s’est passé en 1814 et qui aurait été impossible à envisager quatre ou cinq ans auparavant. Pareillement qui aurait pu dire, après 25 ans de guerre froide, que le mur de Berlin s’écroulerait sans qu’une goutte de sang ne vienne ternir cet événement ? Il convient donc de demeurer dans la ligne de conduite qui est celle de ma famille depuis l’exil de 1830. Comme nous l’avons toujours dit, nous sommes les successeurs légitimes d’une tradition qui puise ses racines avec Clovis et s’est poursuivie jusqu’à Charles X. Il appartient aux Français de savoir s’ils veulent renouer avec leur histoire pour affronter l’avenir.

 

Vexilla Galliae : A chacun de vos déplacements ceux qui viennent afin de vous apercevoir, ou de pouvoir vous parler, sont toujours plus nombreux. Aux yeux des royalistes mais aussi des Français, vous incarnez une immense espérance. Monseigneur, en cas de restauration de la monarchie, quel type de royauté souhaiteriez-vous incarner ? Une monarchie constitutionnelle, parlementaire, un modèle plus proche de l’héritage du passé ? Ou pensez-vous qu’il sera nécessaire de « réinventer » les institutions pour fonder la monarchie du futur ?

 

Monseigneur, le prince Louis de Bourbon : Cette question m’est souvent posée, mais elle n’a pas vraiment de sens. La monarchie, en France, n’a jamais été régime de la nostalgie et les règnes ne se ressemblent pas, et heureusement ! Elle s’adapte et se renouvelle pour répondre aux besoins de son temps. Elle a connu plusieurs formes. La monarchie constitutionnelle est celle qui a été la moins longue, une quinzaine d’années. Elle a eu son rôle au lendemain de l’Empire, après la Révolution. Nous ne sommes plus dans le même contexte. La royauté restaurée serait celle qui convient au XXIe siècle. Un nouveau régime à écrire mais fidèle à la tradition, ne serait-ce que sur le point fondamental de l’hérédité. J’imagine mal une royauté élective.

 

Vexilla Galliae : En 2013, au plus fort des manifestations contre le « mariage pour tous », vous avez rappelé avec force l’importance du « respect des droits fondamentaux de la Famille, cellule de base de toute société constituée selon l’ordre naturel et chrétien ». La Famille est effectivement sacrée et la Famille Royale en est, naturellement, l’étendard. Vous êtes, Monseigneur, avec Madame la duchesse d’Anjou, les heureux parents de trois beaux enfants. Voudriez-vous, Monseigneur, partager avec nous quelques éléments relatifs aux personnalités de la princesse Eugénie, aînée des Enfants de France, du prince Louis, Dauphin de France, duc de Bourgogne et du prince Alphonse, duc de Berry ?

 

Monseigneur, le prince Louis de Bourbon : Comme vous le savez je ne veux pas que mes enfants soient surexposés. Ma femme et moi donnons une place importante à leur éducation et à leur formation. Pour pouvoir être un adulte responsable il faut avoir eu, enfant, de bonnes bases. Nous voulons aussi qu’ils aient une éducation équilibrée d’enfants de leur âge. Ils pratiquent des sports car c’est une bonne école de responsabilité et de solidarité. Chaque fois que je rentre d’une cérémonie je leur explique pourquoi j’y suis allé. Mais tout cela doit se faire en tenant compte de leur âge, de leur développement. Ce sont encore des enfants.

 

Vexilla Galliae : Monseigneur, vous êtes l’Aîné des Capétiens, le Chef de la Maison de Bourbon et dès lors, le légitime successeur de vos ancêtres les rois de France au Trône de France. Votre parole porte forcément en elle la charge historique de votre héritage. Quel message souhaiteriez-vous adresser personnellement aux Français en cette tumultueuse période où l’avenir de la France se joue ?

 

Monseigneur, le prince Louis de Bourbon : Déjà depuis un certain temps la France est confrontée à une crise notamment morale. La période électorale accentue sans doute une prise de conscience en particulier sur l’avenir mais le phénomène est plus profond et vient de plus loin. Que veut faire la France de son futur ? Telle est bien la question qui se pose. La France veut-elle renouer avec son histoire prestigieuse qui en a fait durant des siècles et des siècles le miroir et le modèle des nations? La France s’est construite sur des principes hérités à la fois de l’antiquité gréco-romaine et du christianisme. Ainsi elle a su faire la part des choses entre le collectif et l’individuel, entre le commun et le privé et par-dessus tout entre le matériel et le spirituel. Ce dernier lui a toujours permis de s’élever et de donner un sens à la mission civilisatrice qu’elle a portée sur les cinq continents. Actuellement le monde est malade de vision trop matérielle. Il faut savoir retrouver la part du gratuit sans laquelle rien de grand ne s’écrit. La France doit le retrouver pour elle-même d’abord et, ensuite, pour le montrer en exemple aux autres peuples. Nous en revenons toujours à la même interrogation rappelée il y a 20 ans par Saint Jean-Paul II à propos du baptême de Clovis, la France est-elle encore capable de vivre selon les principes qui ont façonné son histoire et ont fait d’elle une grande nation.

 

Merci, Monseigneur, de nous avoir accordé ces quelques minutes d’entretien.

 

Nous remercions également le Secrétariat du duc d’Anjou.

 

Frederic de Natal

 

Stéphane Piolenc

 

Franz de Burgos

 

Vexilla-Galliae

NdCR. Ajoutons à nos "principes hérités à la fois de l’antiquité gréco-romaine et du christianisme", nos principes hérités de cette si riche culture et cette civilisation gauloise, de mieux en mieux connue, dont la monarchie française n'a fait que recueillir l'héritage, au Ve siècle ap.J.-C. . La place de la femme dans la société, l'hospitalité, l'équité, le sens de la justice, l'altruïsme, une religion commune propre et spécifique, un clergé distinct du reste de la société, fonctionnarisé et pris en charge par la collectivité, et déjà la distinction des pouvoirs temporel du roi et spirituel du clergé qui n'existait pas dans le monde gallo-romain où l'empereur était le "Souverain pontife", sont autant de principes que nous ont légués nos ancêtres les Gaulois.

 

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6 avril 2017 4 06 /04 /avril /2017 07:12

Les partis sont des organisme publiquement officiellement constitués de manière à tuer dans les âmes le sens de la vérité et de la justice.

Simone Weil (1909-1943), philosophe humaniste

Entretien avec Jean-Philippe Chauvin

 

Que Penser des présidentielles en général ? N'y a-t-il pas mieux en matière de démocratie ?

 

L'élection présidentielle est devenue, au fil des décennies, un vaste champ de foire des partis, le choc des ambitieux et des ambitions. Et en définitive, la crédibilité de l'Etat, et de la magistrature suprême de l'Etat, en sort très largement amoindrie, affaiblie.

 

Aujourd'hui, l'élection présidentielle ne représente rien d'autre qu'un tournoi en démagogie et, parfois, en hypocrisie. Et je dirais que 2017 atteint le summum, à la fois de l'hypocrisie, mais des affaires, des scandales. C'est une élection crapoteuse et je ne suis pas sûr que le débat d'idées, je ne suis pas sûr que les grands thèmes comme la question ouvrière, la question environnementale, qui semble avoir disparue, l'aménagement du territoire, l'organisation des métiers, etc., trouvent leur place dans ce grand tohubohu, ce grand charivari présidentiel, où chacun montre sa bobine à la télévision, fait le beau, mais oublie qu'il faudrait d'abord penser à la France, à ses intérêts et à ses compatriotes.

 

Quant à la deuxième question sur la démocratie, rappelons que les royalistes ne sont pas contre le suffrage universel, ils sont contre la mauvaise application de celui-ci, et vouloir désigner par le suffrage universel le magistrat suprême, celui qui doit être un arbitre, fausse un petit peu, d'une certaine manière, cet arbitrage qu'il est censé de rendre plus tard. Donc, la démocratie, oui, mais pas pour désigner la magistrature suprême du chef de l'Etat.

D'ailleurs, on constatera que certains pays ont des pouvoirs monarchiques, des Etats monarchiques, qui ne sont pas certes ceux que nous souhaitons, mais ces pouvoirs permettent des formes d'expressions de démocratie plus diverses, dans les étages inférieurs de la pyramide de l'Etat et ce n'est pas forcément une si mauvaise chose. Et, dans certains de ces pays, l'usage du referendum, qu'il soit d'usage local ou national est aussi quelque chose de fréquemment utilisée. Donc, là encore, replaçons la démocratie à sa juste place.

 

Et en république, malheureusement on a fait l'inverse : on a mis la démocratie en haut quand il aurait fallu la mettre à la base. Et du coup, on obtient cet affaiblissement de l'Etat, ou plutôt cette soumission aux féodalités de l'argent, des partis politiques, de l'Opinion avec un grand O dont on sait qu'elle ne s'appartient pas à elle-même, mais qu'elle appartient à ceux qui la manœuvrent.

 

[...] Les royalistes proposent donc l'Etat monarchique, l'Etat royal, ce recours, cet arbitrage qui ne dépend pas de l'élection. Et ce, d'autant plus qu'on voit aujourd'hui cette foire d'empoigne, et que la campagne 2017 est un véritable argumentaire contre l'élection même du président de la république au suffrage universel. Mais c'est le principe même d'un président de la république qu'il faut remettre en question avec un quinquennat de promesses avant, les désillusions après, mais un temps long que le philosophe Michel Serres estimait lui aussi nécessaire pour l'application, la mise en pratiques des politiques nécessaires pour un Etat.

 

[...] Ce qu'il faut c'est plus qu'un représentant. C'est un chef de l'Etat. Or, en république, nous constatons souvent qu'il y a de moins en moins d'Etat et que les chefs sont plus des chefs de factions qui parfois n'ont même pas la volonté de s'imposer à leur propre camp.

 

L'expérience de 2012 et 2017 est de ce point-de vue là éclairante. Doit-on continuer éternellement cette expérience ? L'élection du président de la république au suffrage universel tourne, désormais, à une farce, une sinistre farce, parce que désormais l'on vote contre et celui qui est élu ne l'est jamais plus que par défaut.

 

[...] En définitive, alors que la présidentielle c'est la soustraction des énergies, la monarchie peut jouer l'addition des énergies et des qualités.

Note de Christroi. La monarchie, en France, depuis nos ancêtres les Gaulois, est effectivement le meilleur régime politique, car il préserve le bien commun au sens des scolastiques, avec le principe de l'autorité maintenue dans le peuple, et un Etat conçu comme un collectif et non comme le résultat d'un concours de volontés. (Cf. Georges de Lagarde, La Naissance de l'esprit laïque au déclin du Moyen Âge). Sous l'Ancien Régime, les deux tendances, démocratiques (hérité de la féodalité) et monarchiques (hérité du droit romain) se complétaient et concouraient à assurer le bien commun.

Au Moyen Âge et sous l'Ancien Régime, il n'y avait ainsi pas d'opposition entre le peuple et le roi, ni d'opposition entre la souveraineté du peuple et celle du roi : ces deux souverainetés étaient unies dans la personne du roi, symbole de la nation. Ce sont les révolutionnaires qui ont divisé le peuple et la personne du roi, pour prendre le pouvoir à la place du peuple, et aboutir à l'oligarchie que nous connaissons, soumise aux féodalités des riches et des puissants.

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4 avril 2017 2 04 /04 /avril /2017 07:29

Le mot république est indépendant du mot monarchie, il ne lui est pas opposé. Louis XVI lui-même parlait de la république quand il parlait de la chose publique, la res publica.

Marin de Viry

Marin de Viry : "Un Roi immédiatement !" "Cela n'est pas un désir d'autorité, c'est un désir d'aspiration vers le haut"

Critique littéraire à la célèbre « Revue des Deux Mondes », chargé d’enseignement à Sciences-Pô, Marin de Viry est l’auteur de plusieurs essais parmi lesquels « le Matin des abrutis » et « Mémoires d’un snobé » . Il vient de publier un ouvrage intitulé « Un Roi, immédiatement ». Considérant que la République a atteint son stade terminal, l’auteur-narrateur veut nous faire prendre conscience de la nécessité impérieuse d’un monarchie catholique pour la France : « J’associe la monarchie à l’idée d’une alliance entre la loyauté et l’indépendance ou la liberté . Le Roi est garant d’une harmonie transcendante ».


Marin de Viry, ami de Houellebecq et de Frederic Beigbeder manie un style vif et mordant et pratique l’auto-dérision sans concession. Celui qui fut le conseiller en communication de Dominique de Villepin pour l’élection présidentielle de 2012 s’attaque dorénavant au monde politique et fait une peinture acerbe des communicants et de leur agitation frénétique. Cependant, la charge la plus vigoureuse est réservée à François Hollande « obscène de normalité » et à la tête d’un quinquennat pathétique.


Il ne fait aucun doute que, pour l’écrivain, seul l’idéal chevaleresque, l'« esprit chevaleresque (« défendre la justice, défendre les plus faibles, et défendre le sacré ») est le moyen de nous sauver du narcissisme contemporain. « Un roi, le désir de roi est plutôt de la nécessité anthropologique que de la nécessité idéologique. Ce n'est pas un désir d'autorité, c'est un désir d'aspiration vers le haut. »

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22 février 2017 3 22 /02 /février /2017 11:35

A l'issue d'une visite au monastère franciscain de Kostanjevica à Nova Gorica (Slovénie), sanctuaire ancien et un centre de pèlerinage près de la frontière italienne où repose Charles X, le prince Louis Alphonse de Bourbon a indiqué son opposition au rapatriement des cendres du dernier roi de France :

Je pense que Charles X voulait être enterré ici. Donc je ne pense pas que nous devrions changer ses souhaits.

Visite de Monseigneur le duc d'Anjou au couvent franciscain de Kostanjevica (Slovénie)

Visite officielle du Prince Louis de Bourbon au couvent franciscain de Kostanjevica (Slovénie), le 19 Février 2017.

 

Le couvent abrite la sépulture des derniers membres de la famille royale des Bourbons de France exilés après la révolution de 1830 : Charles X, roi de France et de Navarre (1824-1830), dernier petit-fils de Louis XV ; Louis-Antoine, dauphin de France puis prétendant au trône de France sous le nom de "Louis XIX", fils de Charles X et de Marie-Thérèse de Savoie ; Marie-Thérèse de France, dauphine de France, épouse du précédent ; Louise d'Artois, duchesse consort puis régente de Parme et de Plaisance (1819 - 1864), petite-fille de Charles X et de Marie-Thérèse de Savoie ; Henri d'Artois, prétendant au trône de France sous le nom de "Henri V", "comte de Chambord" (1820 – 1883), fils de Charles-Ferdinand d'Artois, duc de Berry, et de Caroline de Bourbon-Siciles, petit-fils de Charles X et de Marie-Thérèse de Savoie ; Marie-Thérèse de Modène, "comtesse de Chambord", épouse du précédent.

Couvent de Kostanjevica (Castagnevizza en italien). Vue de la Crypte royale

Couvent de Kostanjevica (Castagnevizza en italien). Vue de la Crypte royale

France 3-île de France a répercuté lundi la prise de position du prince Louis de Bourbon de ne pas soutenir le retour des corps des derniers Bourbons reposant au monastère franciscain de Kostanjevica :

Visite de Monseigneur le duc d'Anjou au couvent franciscain de Kostanjevica (Slovénie)

France 3-île de France rapporte :

 

Avec Napoléon, Charles X est le seul monarque français à reposer en exil. Et les cendres du dernier roi de France pourraient ne pas être rapatriées, malgré l'initiative lancée l'an dernier par une association "Pour le retour à Saint-Denis de Charles X et des derniers Bourbons". L'un des prétendants au trône de France, le prince Louis Alphonse de Bourbon a en tout cas indiqué son opposition a une telle initiative.

 

"Je crois que Charles X voulait être enterré ici, je crois que les choses doivent rester ainsi", a-t-il affirmé, à l'issue d'une visite au monastère franciscain de Kostanjevica à Nova Gorica, près de la frontière avec l'Italie, où repose Charles X.

 

 

[...] Exilé en Bohême, Charles X s'était réfugié en Slovénie pour tenter d'échapper à une épidémie de choléra, mais avait succombé à cette maladie peu après son arrivée à Görz, en 1836, une ville devenue par la suite Nova Gorica.

 

L'an dernier, l'association "Pour le retour à Saint-Denis de Charles X et des derniers Bourbons" avait appelé le gouvernement français à engager des négociations avec la Slovénie en vue d'un transfert des cendres des Bourbons à la nécropole royale de Saint-Denis, en Seine-Saint-Denis. Mais l'idée d'un tel transfert avait suscité la désapprobation des autorités locales, qui invoquent les "dernières volontés" de Charles X."

 

En exil en 1830, Charles X se retira d'abord au palais de Holyrood (Écosse). Puis, grâce à ses bonnes relations avec les Habsbourg-Lorraine, il s'installa au château de Prague, où il reçut des visites de Chateaubriand. Il partit ensuite à Budweis (actuelle České Budějovice), d'où il dut fuir une épidémie de choléra. Il arriva enfin à Görz (alors en Autriche), actuelle Gorizia en Italie et Nova Gorica en Slovénie, où il repose actuellement.

On peut trouver le Communiqué officiel du prince Louis de Bourbon sur l'éventuel rapatriement des restes des derniers Bourbons enterrés en Slovénie sur le site Vexilla Galliae facebook.

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28 janvier 2017 6 28 /01 /janvier /2017 20:04
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20 janvier 2017 5 20 /01 /janvier /2017 12:33
Le 21 janvier 1793, la France révolutionnaire a coupé la tête du corps charnel du roi mais n'a pas touché à son corps mystique, dépositaire de la fonction de souveraineté

La France Royale existe, la monarchie nous a laissé un héritage tant spirituel que matériel formant toujours notre quotidien : le savoir-vivre à la française, les cathédrales, des entreprises prospères comme Saint-Gobain ou la cristallerie Saint-Louis, le code maritime utilisé actuellement par les navigateurs du Vendée Globe...

 

Louis XVI aimait la Royale, au pied de l'échafaud, il se préoccupa même du sort de La Pérouse. Grâce à la Marine le royaume s'était agrandi. Lors de l'opération de sauvetage des esclaves abandonnés sur une petite île aux larges de l'île Bourbon (île de la Réunion) et de l'île-de-France (île Maurice), le Chevalier de Tromelin, lieutenant des vaisseaux du Roi, y avait dressé le pavillon français. Ce 29 novembre 1776, la France prenait possession de l'île Tromelin au nom du Roi de France Louis XVI, De retour à l’île-de-France, les 8 survivants étaient déclarés libres. L’intendant donnait asile à l’enfant, à Eve, sa mère et à Dauphine, sa grand-mère. Le nourrisson était baptisé.

 

Ce 18 janvier 2017, l'héritage de Louis XVI aurait pu être bradé législativement à l'île Maurice sans la vigilance de 4 ou 5 députés "d'union sacrée" (LR, UDI, PS et FN) qui refusèrent avec le MEDEF l'abandon de notre souveraineté sur un territoire maritime aussi grand que l'Allemagne.

 

Le 21 janvier 1793, la France révolutionnaire a coupé la tête du corps charnel du roi mais n'a pas touché à son corps mystique, dépositaire de la fonction de souveraineté. Cet esprit issu de la culture royale demeure vivant chez certains de nos contemporains pourtant non "labellisés" royalistes.

 

Nicolas Chotard,

 

Président des Lys de France

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14 janvier 2017 6 14 /01 /janvier /2017 23:31

Le prince Louis de Bourbon, duc d´Anjou et prétendant légitimiste aux trônes de France et de Navarre, était l'invité de KTO ce soir.

Louis XX sur Kto - 14 janvier 2017

Je pense que la laïcité de nos jours, au lieu de faire une sorte de respect pour toutes les religions, est devenue plutôt une attaque contre la religion. Et je pense qu'il faudrait plutôt, justement, respecter que tout le monde puisse avoir sa propre religion, et respecter les autres biensûr.

Celui que certains appellent de leurs vœux pour monter sur le trône de France, sous le nom de Louis XX, se laisse peu à peu découvrir, lui qui est plus familier des messes anniversaires, cérémonies officielles et surtout des réunions de la Banco Occidental de Descuento (BOD), dont il est vice-président international.

L'héritier des Bourbons, franco-espagnol né en 1974 d'Alphonse de Bourbon et de Carmen Martínez-Bordiú y Franco, s'exprime sur plusieurs épreuves de son enfance, notamment les décès tragiques de son frère aîné François de Bourbon dans un accident de voiture en 1984, puis de son père lors d'un accident de ski en 1989. Tragédies qui expliquent pourquoi il a grandi sous les cieux hispaniques plutôt que français.

Aujourd'hui marié à la Vénézuélienne María Margarita Vargas Santaella, il vit à Madrid. Très sportif, ce père de famille pratique notamment le hockey sur glace, l'équitation et la course à pied. Malgré son statut, c'est un homme d'une grande humilité comme le révèle cette émission qui fait découvrir un prince attachant.

 

Source : V.I.P. à voir sur KTO ce samedi 14 janvier 2017, Kto, Télévision catholique

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5 janvier 2017 4 05 /01 /janvier /2017 11:53

Charles-Emmanuel de Bourbon-Parme a créé en 2005 l'association "Nouveau Dialogue", une association qui organise des débats sur tous les sujets devant un public élargi, avec des experts des questions en jeu, sur la base de la "liberté d'expression", "afin de préserver cette liberté, si rare aujourd'hui".

 

En fin d'entretien, il condamne ce manichéisme qui avait été en son temps combattu par S. Augustin, et dont Daniel-Rops nous dit qu'aujourd'hui, "il n'est pas sûr qu'on ne puisse repérer encore, jusque dans certains traits de l'âme moderne, des traces de la vieille tentation dualiste" [1]  :

"Quelle que soit la situation, il faut toujours essayer de voir le caractère positif de la chose. Rien n'est jamais perdu, et même lorsqu'il n'y a que de la noirceur devant nous, on doit encore utiliser celle-ci pour grandir en pensant à d'autres voies possibles pour y échapper. Pour cela il ne faut pas hésiter à regarder toutes les solutions, sans a priori, y compris les chemins de traverse." (Charles-Emmanuel de Bourbon-Parme, Entretien à Vexilla-Galliae) [2]

"Il faut toujours essayer de voir le caractère positif de la chose. Rien n'est jamais perdu" (Charles-Emmanuel de Bourbon-Parme)

Sources

 

[1] DANIEL-ROPS, Histoire de l'Eglise du Christ, tome II Les Apôtres et les Martyrs, Librairie Arthème Fayard, Paris 1965, p. 404

[2] Entretien avec le prince Charles-Emmanuel de Bourbon-Parme Publié dans Vie des royalistes, le jeudi 5 janvier 2017 par Gabriel Privat

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30 décembre 2016 5 30 /12 /décembre /2016 10:32

Le Samedi 21 janvier 2017, plus que jamais, Paris, 10 heures, Place de la Concorde.

Devant la statue de ROUEN et l'Hôtel CRILLON.

Le jour, à l'heure et sur le lieu du sacrifice, nous invitons les royalistes à rendre hommage au Roi martyr mort pour Dieu, la France et son peuple.

Par une même prière nous demanderons à Louis XVI d'intercéder auprès de Notre-Seigneur afin que la France se souvienne des promesses de son baptême et mérite ainsi le roi que nous espérons.

 

Avec la participation du Choeur Montjoie Saint Denis.

 

org. France Royaliste

 

Venez très nombreux, prier et chanter avec nous pour la résurrection de la France.

Hommage à Louis XVI - 21 janvier 2017 Paris Place de la Concorde 10H
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28 décembre 2016 3 28 /12 /décembre /2016 16:35

"Dès que j'ai eu l'honneur et le bonheur de faire la connaissance de Mgr le duc d'Anjou, puis de l'approcher et de m'entretenir longuement avec lui en différentes circonstances, j'ai immédiatement su et compris qu'il existait quelque chose de sacré dans sa personne, toute de lumineuse simplicité. Il y avait en lui ce qui relève de l'origine divine du pouvoir, et si, l'on veut ne pas me suivre là-dessus, au moins cette élévation religieuse de la pensée et du sens moral qui peut seule autoriser un être humain à régir le destin de ses semblables. (...) En France, malheureusement, il n'existe plus la moindre once de sacré dans l'exercice du pouvoir actuel de la république.

C'est vrai que le duc d'Anjou n'avait pas le pouvoir. Mais j'ai la conviction qu'il était dépositaire d'une parcelle de divin. Ce n'est que cela, et rien de plus, la légitimité."

Jean Raspail, interview à Bourbons Magazine, nov-déc 1998 à propos du duc d'Anjou et de Cadix, Alphonse II de Bourbon.

Jean Raspail : la légitimité
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24 octobre 2016 1 24 /10 /octobre /2016 09:57
Louis XX en visite au Mont Athos

Relation de la visite du prince Louis de Bourbon, duc d’Anjou, au monastère serbe de Hilandar, sur le Mont Athos, le 19 septembre 2016.

Le 19 septembre 2016, nous avons débarqué sur le Mont Athos, en compagnie de son altesse royale Louis de Bourbon, duc d'Anjou et héritier de la Couronne de France. Etait-ce un signe ? Alors que la région n'avait plus vu de pluie depuis trois mois au moins, nous avons été trempés jusqu'à l'os par un orage épique qu'aucun bulletin météo n'avait annoncé.

 

Depuis plus de mille ans, les monastères et ermitages du Mont Athos perpétuent contre vents et marées la flamme de la prière et de la spiritualité orthodoxe. Cette république monastique, unique au monde, compte aujourd'hui environ mille moines.

 

C'est vers le haut lieu de la tradition serbe que le prince Louis s'est dirigé. Cent ans après les terribles combats de la Première Guerre mondiale qui ont définitivement scellé l'amitié franco-serbe par le sang versé, il s'agissait en effet pour le prince d'honorer tout particulièrement cette amitié dont les fondements sont séculaires.

 

Le monastère de Hilandar a été construit au XIIe siècle par saint Sava lui-même, le fondateur de l'église orthodoxe serbe. La vie de Sava Nemanjić a été une suite de prodiges. Fils de roi, il s'est réfugié à la sainte montagne encore enfant. Il y a fondé son monastère. Il a évangélisé son peuple et obtenu l'indépendance pour son église. Il a réconcilié ses frères, obnubilé par les luttes de pouvoir. Mais surtout, il a accueilli dans sa retraite le roi Stefan Nemanja, devenu simple moine, sous le nom de Syméon. Le fils est ainsi devenu le père spirituel de son propre père, qui a été enterré en état de sainteté dans l'église du monastère. De sa tombe, un cep de vigne a jailli, qui a traversé le mur en pierre et qui donne du fruit depuis lors. Ces raisins sont envoyés aux femmes qui ne peuvent enfanter. La science sourit peut-être de ces croyances, mais elle n'explique pas la vivacité d'un seul cep de vigne sur près de huit siècles.

 

Grâce à l'exemple de Sava et de Syméon, toute la lignée royale Nemanjić a été canonisée. C'est ainsi que par de mystérieux cheminements du destin, une femme de sang royal français devint elle-même sainte. Hélène d'Anjou, reine de Serbie, et épouse du sage roi Uros, est vénérée pour ses oeuvres, ses fondations et sa vie exemplaire.

 

Il existe une étonnante affinité de destin et de caractère entre la France éternelle et la Serbie. Elle a été illustrée de manière éclatante durant la Grande guerre, mais elle repose, peut-être, sur des bases plus profondes encore. D'un côté comme de l'autre, c'est la longue continuité d'une identité et d'une passion pour la liberté et la souveraineté. Et puis aussi une relation directe et filiale avec le divin. Hilandar a assuré cette continuité pour les Serbes. Il a fourni une capitale hors sol en des temps où toute la Serbie brûlait. Malgré l'invasion ottomane, malgré l'islamisation forcée, des migrations et exterminations, malgré l'occupation allemande et l'oppression communiste, le monastère de Saint Sava a conservé la mémoire du royaume, les vieux chants et les précieuses chartes, et les manuscrits médiévaux. Il a résisté à l'arbitraire turc comme aux incursions pirates, à la désaffection comme aux tentatives d'assimilation culturelle. Jamais en huit siècles, les chants de louanges ne se sont arrêtés. Jamais les veilleuses ne se sont éteintes. Pas un seul jour en huit cents ans. L'histoire de France fut tout aussi tourmentée. Si elle n'a pas disposé d'une métropole extra-territoriale semblable à Hilandar, elle a joui d'un autre garant. A travers les guerres, les révolutions, les chamboulements culturels, le fil rouge de l'âme française est racé par la lignée des Capétiens. Descendant direct de Louis XIV, enfant de Saint-Louis, le prince Louis de Bourbon pouvait reconnaître dans les fresques et les veilleuses de ce saint lieu datant de Philippe Auguste, une allégorie de sa propre histoire. Le prince a été chaleureusement reçu par la communauté des moines et leur jeune père supérieur. Il a pu découvrir les chefs d'oeuvre de l'art orthodoxe serbe et byzantin, mais également la profonde mystique des lieux, l'incomparable paix de cette citadelle de la foi et puis aussi la qualité de son vin, tiré de cépages bordelais. Le prince Louis et l'archimandrite Méthode sont de même génération. Ils sont les héritiers d'un monde ancien, aujourd'hui menacé et ils ont une même mission, montrer que le christianisme européen demeure une force de vie et de paix. Montrer que cette civilisation et son élan, sa foi, sont hors d'âge, qu'ils rayonnent encore malgré les tentatives d'annihilation continuelle dont ils font l'objet.

 

Au terme cette rencontre, l'archimandrite Méthode a offert au prince Louis un exemplaire richement relié du code de loi de l'empereur Dusan, datant du XIVe siècle. Et le prince a offert au supérieur du monastère une médaille de Saint-Louis frappé par la Monnaie de Paris.

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17 octobre 2016 1 17 /10 /octobre /2016 10:35

La Conférence monarchiste internationale et la Maison royale du Rwanda a annoncé le décès aux Etats-Unis du Mwami (Roi) Kigeli V, à l'âge de 80 ans.

 

Né Jean-Baptiste Ndahindurwa, ce catholique fervent et dernier souverain régnant du Rwanda n'avait pas hésité à signer ouvertement une lettre, avec d'autres princes et membres de l'aristocratie européenne, critiquant l'acceptation du mariage pour tous et la communion des divorcés par le pape François (février 2015)

 

C'est le 28 juillet 1959 qu'il avait accédé au trône du Rwanda, alors encore possession belge, dans des circonstances troubles, et non préparé à cette charge dont il avait été investi par le conseil royal en total opposition avec le choix des belges. (1)

 

Kigeli V était un tutsi, mais la tradition voulait que l’institution royale représente tous les Rwandais et transcende les clivages ethniques. (2)

 

Les tensions ethniques entre hutus et tutsis avaient fragilisé la monarchie rwandaise qui sera finalement renversée en juillet 1960 alors que le souverain était en visite au Congo-Kinshasa avec le secrétaire-général des Nations Unies, Dag Hammarskjöld.

 

En juin 1960, il avait demandé aux Nations unies de l’aider à obtenir l’indépendance du Rwanda, ce qui provoqua son expulsion du pays par les autorités belges.

 

En 1961, la Belgique lança un processus d'autonomie interne. La monarchie fut finalement abolie en janvier 1961 après un référendum organisé (80% de non, 20% de oui) et remplacée par une république qui présenta dès sa naissance un caractère racial; source de divisions profondes dans le pays. Le Rwanda acquit son indépendance l'année suivante.

 

Tentant de récupérer son trône, Kigeli V fut arrêté par les belges, mis en résidence surveillée et renvoyé vers la Tanzanie. S'en suivra un long exil dans diverses capitales africaines avant que les Etats-Unis ne lui accordent un visa d'exilé politique en juillet 1992. Le roi se réfugia alors dans un long et profond mutisme, soutenant du bout des lèvres, les mouvements qui se réclamaient de lui (en 2001, un petit mouvement royaliste tentera vainement un coup d'état)

 

Lors du génocide rwandais (1994), le roi appellera à l'unité du pays mais son message ne sera pas entendu (la reine douairière Rosalie Gicanda sera assassinée dans sa maison tout comme l'avait été son mari Mutara III en 1959), perdu dans le cliquetis des machettes et les hurlements de frayeur de ses sujets. Opposant au régime du président Kagamé, plusieurs négociations avait été entamées pour autoriser son retour en 2007. En vain. Le roi exigeant de revenir comme monarque et non comme simple citoyen. En juillet dernier, le Parti vert rwandais avait proposé qu'un référendum sur le retour de la monarchie soit mis en place pour trancher la question.

 

Plusieurs fois décoré par des maisons royales d'Europe (dont le Portugal ) et par l'Eglise pour son engagement humanitaire, le Mwami vivait exclusivement de dons de la part de ses soutiens. La succession n'étant pas héréditaire au sens strict européen, le conseil royal va se réunir afin de trouver un nouveau souverain parmi les membres de la maison royale.

 

Kigeli V n'aura que très brièvement et très symboliquement régné. (3)

Décès du dernier monarque du Rwanda, Kigeli V

Sources

 

(1) VexillaGalliae facebook

(2) Kigeli V, dernier roi du Rwanda, est décédé, Le Monde.fr avec AFP Le 17.10.2016 à 10h18

(3) Mort de Kigeli V, dernier roi du Rwanda, Par RFI Publié le 17-10-2016 Modifié le 17-10-2016 à 00:36

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13 octobre 2016 4 13 /10 /octobre /2016 11:05
Inauguration de la plaque commémorative des rois sacrés à Reims par Monseigneur Thierry Jordan, archevêque de Reims et Monseigneur le prince Louis de Bourbon, duc d’Anjou. Source Vexilla Galliae facebook

Inauguration de la plaque commémorative des rois sacrés à Reims par Monseigneur Thierry Jordan, archevêque de Reims et Monseigneur le prince Louis de Bourbon, duc d’Anjou. Source Vexilla Galliae facebook

En compagnie de ses partisans, le duc d'Anjou Louis-Alphonse de Bourbon, chef de la maison royale des Bourbons, a dévoilé samedi 8 octobre dans la cathédrale de Reims une plaque mentionnant "les 31 sacres qui, depuis celui de Louis le Pieux, il y a 1200 ans (816), y ont été célébrés et notamment ceux des capétiens." (1)

 

A 11h30, Son Excellence Monseigneur Thierry Jordan, archevêque de Reims, suivi de Monseigneur le prince Louis de Bourbon, duc d’Anjou, Chef de la Maison Royale de France, de Monsieur Arnaud Robinet, député-maire de Reims, du prince de Bauffremont, Président de l’Institut de la Maison de Bourbon et de Monsieur Bernard Poret, Président de la Société des Amis de la Cathédrale, est entré et a traversé aisément le chemin qui s’ouvrait instantanément au milieu des 400 personnes entourant déjà la plaque commémorative. Monseigneur Jordan et le duc d’Anjou se positionné de chaque côté de la plaque et ont tiré ensemble les cordons qui retenaient le drap fleurdelisé. Apparut alors une grande plaque de marbre de comblanchien au teint légèrement rosé, gravée des noms et dates des sacres des trente-et-un rois (un empereur carolingien et trente rois capétiens) sacrés en cette cathédrale depuis 1200 ans ! (2)

 

Monseigneur Jordan a prononcé une petite allocution soulignant la relation particulière existant, depuis bientôt mille ans, entre cette cathédrale et la famille Capétienne dont le duc d’Anjou est le premier représentant en tant qu’Aîné actuel de cette famille.

 

 

A l'occasion de cet événement, le duc d'Anjou a prononcé un discours qui rappelle que le sacre marque la conjugaison du divin et de l’humain "pour permettre au roi d’exercer sa mission au service du bien commun" :

 

"Plusieurs fois par siècle cette cathédrale retrouvait la solennité des sacres, véritable colonne vertébrale de la royauté.

 

En effet si le règne du roi commençait à la mort de son prédécesseur, seul, le sacre lui conférait cette dimension supérieure qui faisait de la royauté française un pouvoir différent des autres.

 

Par le sacre, le divin et l’humain, se conjuguaient pour permettre au roi d’exercer sa mission au service du bien commun. La dureté du pouvoir des hommes se trouvait compensée par la charité du prince chrétien. Les promesses du sacre obligeaient le roi à tendre aussi vers la sainteté. Si Saint Louis en fut le modèle, tous les rois savaient qu’ils devaient se rapprocher de cet exemple."

 

Le Prince a terminé son rapide discours par cette prière:

 

"Puissent Notre Dame, Saint-Louis et tous les saints, à travers toutes les prières qui durant des siècles et des siècles, ont accompagné les sacres, protéger la France et la maintenir dans sa tradition."

Plaque des rois sacrés à Reims, inaugurée samedi 8 octobre 2016. Source : Vexilla Galliae facebook https://www.facebook.com/VexillaGalliae/posts/698942763594734

Plaque des rois sacrés à Reims, inaugurée samedi 8 octobre 2016. Source : Vexilla Galliae facebook https://www.facebook.com/VexillaGalliae/posts/698942763594734

Sources: (1) Discours de Louis XX à Reims et reportage photo, Vexilla Galliae; (2) 8.10.2016 : Louis XX à la Cathédrale des Sacres à Reims ! Vexilla Galliae; (3) Reportage photo Vexilla Galliae facebook

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30 août 2016 2 30 /08 /août /2016 11:45

Vive le Roi ! Un sondage réalisé par BVA et publié ce lundi 30 août indique qu'une partie non négligeable de l’opinion serait favorable à ce que la fonction de chef de l’Etat soit assumée par un roi, comme c’est le cas dans de nombreux pays européens. (1)

 

"[D]e nombreux Français pensent que la présence d’un roi au sommet de l’Etat serait bénéfique pour le pays".

 

"[P]rès d’un Français sur trois" est "prêt à voter pour un candidat royaliste".

 

Près d’un Français sur quatre estime par exemple que cela aurait des conséquences positives sur l’unité nationale (39%) et la stabilité du gouvernement (37%).  Ils étaient à peine 23% en 2007, année où un sondage similaire avait été réalisé.

 

Suite aux évènements de l'été qui ont vu un djihadiste tuer des Français à Nice un 14 juillet, le duc d'Anjou, Aîné des Capétiens, qui n'avait pas voulu s'exprimer jusque-là a dénommé le 25 août en la fête de la Saint-Louis, le "double" "mal" qui atteint la France : une guerre de civilisation et une crise morale et d'identité à la source de laquelle se trouve la "laïcité républicaine", un "leurre" qui nous coupe de nos racines et établit "un vide idéologique" dans lequel s'engouffrent les idéologies mortifères.

Les récents évènements poussent les Français à s’ouvrir à un remplacement du président par un roi (Sondage BVA)

Add. 01/09/2016. Il y a deux erreurs dans l'article de LCI.

 

Le sondage réalisé par BVA, du 22 au 23 août 2016, sur commande de l’Alliance royale, montre que pour 31 % des Français, remplacer le président de la République par un monarque donnerait une meilleure image de la France dans le monde. Ce chiffre est en progression par rapport au précédent sondage, datant de 2012 (et non 2007, comme l’indique LCI qui a relayé l’information), où ils n’étaient que 24 %.

 

Autre erreur dans l’annonce de LCI : « Près d’un Français sur quatre estime, par exemple, que cela aurait des conséquences positives sur l’unité nationale (39 %) et la stabilité du gouvernement (37 %). » 39 % ou 37 % font « plus d’un sur trois » et non « près d’un sur quatre ». Nuance.

 

Pour ceux qui n’ont pas suivi la poussée royaliste, on pouvait lire sur la Toile, le 21 janvier dernier à l’occasion de la commémoration de la mort de Louis XVI, des messages de ce genre : « Est-ce que François Hollande a l’intention de prendre part aux commémorations du jour ? » ou encore, de la part de royalistes de longue date, « Que se passe-t-il ? Il y a 10 ans, la messe de requiem pour Louis XVI rassemblait un pelé trois tondus, et cette année, tout le monde en parle comme si c’était l’événement de l’année ! »

 

Quoi qu’il en soit, le royalisme fait encore peur au système. Ainsi, en 2012, l’Alliance royale souhaitait présenter un candidat royaliste à l’élection présidentielle. Cependant, elle n’obtint pas les 500 parrainages. Certains maires expliquèrent qu’ils renonçaient à donner leur parrainage suite à des appels de leur préfet ou d’autres autorités qui les menaçaient de leur couper les subventions (pour la rénovation d’école, salle de sports, etc.) s’ils ne retiraient pas leur parrainage. Cette situation pourrait bien changer puisque, désormais, il y a des élus Alliance royale dans plusieurs conseils municipaux.

 

Parmi les raisons de ce retour en grâce de la monarchie, il y a certes le rejet du système en place, et le spectacle qui se déroule quotidiennement sous nos yeux ne peut qu’alimenter ce rejet. Mais il faut bien voir aussi que les institutions françaises coûtent deux fois plus cher que la couronne britannique ou quatre fois plus que celle d’Espagne. Une Restauration accompagnée d’une véritable simplification du mille-feuille administratif, mais dans le respect de nos réalités provinciales et régionales, permettrait sans nul doute des économies non négligeables et une baisse substantielle des impôts. Notons aussi – même si l’argument mercantile n’est pas le plus important – que la famille royale est génératrice de richesses, ne serait-ce qu’à travers les événements majeurs, à la fois familiaux et nationaux : couronnement, mariage, etc. Alors qu’en France, allongement de la durée de vie aidant, nous continuons à entretenir grassement les « maisons » des anciens présidents de la République, sans pour autant qu’ils nous rapportent un seul centime d’euro !

 

Mais surtout, une monarchie héréditaire permettrait de libérer la France du régime des partis et de lui donner un véritable arbitre suprême, garant de l’unité nationale et de sa continuité historique, là où la République ne crée que divisions, fractures et haine de soi. Dans la situation actuelle du pays, un roi n’aurait eu aucun scrupule à dissoudre l’Assemblée nationale, permettant de mettre fin à l’état de manifestation permanent dans lequel vit notre pays depuis fin 2012.

 

Depuis saint Rémi, de nombreuses prophéties ont évoqué ce grand monarque qui sauvera la France, accompagné par un grand pontife qui sauvera la foi, les deux étant des jumeaux issus de la maison de France. Certes, une prophétie n’engage personne, mais la naissance des fils jumeaux de Louis XX, duc d’Anjou, peuvent donner à réfléchir…

 

Et puis, en guise de clin d’œil à l’actualité, la monarchie n’a peut-être jamais été aussi moderne : n’est-ce pas Emmanuel Macron qui déclarait, il y a peu, qu’il manquait un roi à la France ?

 

Source: Le Retour du Roi, Benjamin Leduc, Boulevard Voltaire, 01/09/2016

Les récents évènements poussent les Français à s’ouvrir à un remplacement du président par un roi (Sondage BVA)
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25 août 2016 4 25 /08 /août /2016 08:04

En cette fête de la Saint-Louis, suite aux dramatiques évènements de l'été pour lesquels le duc d'Anjou, le Prince Louis de Bourbon, Aîné des Capétiens, explique ne pas avoir voulu s'exprimer "sur le moment", désigne le "double" mal qui "atteint la France" une "guerre de civilisation" et une "grave crise morale et d'identité", à la source de laquelle il situe "la laïcité républicaine" qui est "un leurre", qui "nous coupe en réalité de nos racines séculaires et le vide idéologique laisse la place à toutes les idéologies mortifères."

Difficile en effet de se défendre lorsque on a baissé la garde, enlevé casque et bouclier !

Mes chers compatriotes,

 

La date du 25 août, fête de la Saint-Louis, mon aïeul et mon saint patron et aussi le modèle largement reconnu de la sagesse en politique, m’offre l’occasion de m’exprimer. Je n’ai pas voulu le faire au moment où les dramatiques événements de l’été se sont produits car ma voix aurait peu apporté à ce qui fut dit alors. La compassion devant les victimes s’imposait et continue à s’imposer car les conséquences de ces attaques barbares sont loin d’être terminées ; les encouragements aux forces de sécurité et de secours ou aux équipes de soins s’imposaient elles-aussi et s’imposent encore devant l’ampleur du mal. Mais au-delà ? Que pouvait-on dire devant l’horreur des actes commis ? Les assassinats aussi monstrueux que lâches, d’êtres innocents, n’ont jamais aucune justification et les commettre au nom d’une religion encore moins. Fanatisme et politique n’ont jamais fait bon ménage. L’histoire nous le rappelle.

 

Or c’est justement au nom de l’histoire, mais sans nostalgie et dans un souci d’avenir meilleur, que je peux apporter quelque chose, au moment où la France, mon pays, subit une grave crise. Il me semble que les seuls remèdes politiques habituels ne suffiront pas à conjurer les dégâts et la profondeur du mal. Vu avec le recul des siècles et surtout l’expérience que cela donne, le mal qui atteint la France me parait double. Il y a d’abord une guerre de civilisation, déclarée par un ennemi plus ou moins visible et insidieux, et que désormais les gouvernants semblent enfin désigner par son nom mais, surtout, une très profonde et grave crise morale ou d’identité, sorte de cancer de l’intérieur qui nous affaiblit tout autant, peut-être même davantage, que l’ ennemi désigné.

 

De la guerre qui est menée à la France, à l’Europe, à la Chrétienté, que dire ? Accepter de mettre un nom sur les choses et donc les qualifier est déjà le meilleur moyen pour combattre. L’ennemi identifié, il s’agit de concevoir et de mettre en œuvre une politique étrangère et une politique intérieure qui répondent aux intérêts de la France et de l’Europe chrétienne dont nous sommes solidaires. Il s’agit ensuite d’avoir une stratégie et une tactique. Je ne doute pas que l’une et l’autre soient à la portée de nos gouvernants quels qu’ils fussent, s’ils acceptent de se remettre en cause, de se donner les moyens de la lutte et de faire confiance aux spécialistes. Faire parler la raison plus que le sentiment et l’idéologie. La France a toujours su mener les combats, ses forces armées sont reconnues par tous et partout, et le pays entier trouvera l’énergie nécessaire pour les soutenir. Déjà, force est de constater que de saines réactions ont commencé à apparaître.

 

La crise morale est plus grave. Les causes internes sont toujours plus complexes à combattre que les ennemis déclarés. Elles le sont notamment parce qu'elles ont souvent des origines plus profondes, plus lointaines. Mais l’histoire dont par ma naissance je suis en quelque sorte le représentant comme héritier et successeur des souverains qui, patiemment, siècle après siècle, ont façonné la France, l’histoire montre que les crises de conscience ne sont pas insurmontables. C’est même souvent de l’épreuve et de la rupture avec des habitudes passées qui endorment plus qu’elles ne font progresser, que la France s’est constituée. Dès l’origine ! Epreuves et rupture, avec Clovis qui fait passer la Gaule du rang de province romaine à celui de royaume libre et autonome ; épreuves et rupture avec la renaissance carolingienne ; puis avec le renouveau de la souveraineté au XIIIe siècle, celui de Bouvines et de Saint Louis ; et je continue avec le renouveau d’après la guerre de Cent ans qui avait pourtant laissé la France exsangue et quasi à la merci d’une dynastie étrangère. Que dire de la Renaissance qui a suivi le désastre de Pavie, de celle d’après les Guerres de Religion ou encore du sursaut admirable de tout le pays dans les premières années du XVIIIe siècle alors que Louis XIV devait faire face à une Europe une nouvelle fois coalisée. Oui, il y a un ressort très français qui veut que notre pays même malmené, même quasiment abattu, ne capitule pas.

 

Ces sursauts proviennent de la nature très particulière de la France. Ce n’est pas un état comme les autres. Le pouvoir ne s’y confond pas avec la force. La France a toujours reposé sur ses familles, sur des communautés d’intérêt, sur un état de droit mis en place alors que l’Europe connaissait encore régime féodal et droit du plus fort. Si la France présente cette spécificité cela lui vient de ses origines. Clovis, ne fut pas seulement le premier des rois, mais ce fut surtout le premier des rois chrétiens. Ainsi dès l’aube de la civilisation française il y avait, venant couronner au sens propre comme figuré le pouvoir, une transcendance. Politique et mystique allaient de pair. Jamais le roi ne fut un monarque tout puissant. La royauté française a toujours été vécue comme un service, imposant des devoirs garantis par Dieu. Au-dessus du roi il y avait toujours la nécessité de conserver les préceptes de l’évangile qui sont aussi ceux du droit naturel : respect de la personne humaine, respect de la famille. La France a mérité le titre de « Fille aînée de l’Eglise », parce que plus que toute autre nation, elle a su mettre ses devoirs avant ses droits. Elle a puisé dans la religion une éthique qui donnait à la politique une autre dimension. Ainsi, elle devint un modèle.

 

Certes cela a pris des contours bien différents selon les âges, mais le principe a toujours subsisté ; certes il y a eu parfois de mauvaises politiques mais justement reconnues comme telles. Mais l’histoire nous enseigne aussi qu’il y a des limites à ne pas franchir, des principes non négociables : la souveraineté de l’état, le primat du bien commun contre les intérêts particuliers, les libertés notamment collectives pour garantir les particularismes hérités de l’histoire des lieux, etc.

 

L’histoire nous apprend aussi et surtout qu’un peuple est grand quand il a des motifs de partager une vision commune de sa destinée c’est-à-dire de son avenir ; de donner de lui-même pour des causes qui le dépassent mais qui le font entrer dans l’histoire. Tel est bien ce qui a produit les grands artistes, les grands savants, les grands capitaines et les conquérants ; les gloires nationales que nos livres, nos mémoires, nos chansons exaltaient. Durant longtemps, de l’épopée des grognards de l’Empire au « debout les morts ! » de la Guerre de 14-18, les régimes nouveaux ont continué à évoquer ce récit national. La mystique de la Patrie avait su remplacer l’amour pour le Roi et la Couronne. Mais qu’en est-il actuellement ? Quelle « mystique » est-elle offerte aux jeunes depuis deux ou trois générations ? Celle du consumérisme et du matérialisme; celle de la culture de la mort ; celle du jeu et du moindre effort, celle de la toute-puissance de l’argent. Depuis des décennies ont été élevés au rang de nouvelles valeurs l’individualisme, l’abandon de la notion de service et de sacrifice, le relativisme, l’immanence et, comble, la négation des épisodes glorieux de notre histoire dont il faudrait s’excuser ! Tout cela a détruit peu à peu les fondements de la société qui n’a plus su intégrer ceux qui frappaient à sa porte et qui, surtout, a ôté tout souhait et désir de s’intégrer à la France devenue plus un contre-modèle qu’un modèle.

 

Il me semble que la cause première de ce triste état des lieux est avant tout l’abandon des repères notamment religieux par notre pays c’est-à-dire ces limites sans lesquelles les libertés ne sont plus que des licences dangereuses tant pour l’homme que pour la société. Ainsi, en un peu plus de deux siècles a été porté profondément atteinte à notre identité, française et chrétienne. Les repères perdus, l’avenir est difficile à construire ! Aussi, nourrie de bonnes intentions comme le prétendent ses partisans, la laïcité républicaine n’en est pas moins un leurre. Elle nous coupe en réalité de nos racines séculaires et le vide idéologique laisse la place à toutes les idéologies mortifères.

 

Les jeunes ont besoin de grandeur, besoin d’espérance. Une société qui désespère et désenchante sa jeunesse n’a plus sa place. Il faut revenir de cet esprit d’abandon. Il faut retrouver enthousiasme, désir de se dépasser et, surtout, volonté. Retrouver la ferveur de Bouvines et de Patay, celle que montrent les champions sportifs prenant exemple sur les saints ou les militaires. Offrir des perspectives qui présentent leur part de gratuité et de grandeur. Ces occasions ne manquent pourtant pas aujourd’hui où les combats à mener sont nombreux : ceux pour redonner à la vie humaine sa place avec ses multiples facettes depuis l’éthique oubliée dans les états riches jusqu’aux problèmes de malnutrition dans les pays pauvres ; ceux pour rendre notre planète plus durable après qu’elle a été souvent saccagée par l’inconscience de plusieurs générations ; ceux pour faire accéder le plus grand nombre à l’instruction sans laquelle il n’y a pas d’échanges possibles entre les hommes. Savoir se parler et pouvoir se comprendre !

 

Redonner le goût du bien commun et se souvenir que la France est d’abord une communauté forte de son identité façonnée par ses racines gréco-latines et chrétiennes.

 

Heureusement, bon nombre de jeunes l’ont retrouvé d’eux-mêmes dépassant les faux maîtres qui les trompaient plus qu’ils ne les formaient. Depuis plusieurs années on les voit veiller sur leur pays ; retrouver les fondamentaux de la philosophie notamment politique, renouer avec les valeurs du don, de la gratuité sans lesquelles il n’y pas de bien commun possible. On les voit surtout retrouver le sens de la famille et de la vie sur lequel ils assoient leurs perspectives d’avenir. Le monde appartient aux jeunes et à ceux qui donnent du sens à leur vie. L’histoire de France nous l’enseigne.

 

J’ai voulu le rappeler car, en invoquant l’aide de Saint-Louis, mon aïeul, mais aussi celle de tous les saints et saintes de France, si nombreux, et en n’oubliant pas le dernier d’entre eux, le père Hamel, mort en martyr pour sa Foi, je crois plus que jamais en mon pays et en son avenir.

 

Louis de Bourbon, duc d’Anjou

 

Source: Déclaration du duc d'Anjou, Louis XX facebook, 25 août 2016

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18 juillet 2016 1 18 /07 /juillet /2016 16:46
L'aigle roumain retrouve sa couronne

"Un homme grand vêtu de sombre, revient sur sa terre natale. Il est accompagné de sa femme, leur fille et leur gendre les accueillent à l'aéroport. Michel et Anne sont des exilés. Comme tous ceux qui ont connu ce malheur, ils sont bouleversés. L'homme au visage austère verse des larmes. La foule le presse, et l'acclame. Elle le tient pour roi. De fait, c'est Michel Ier de Roumanie, roi légitime selon l'histoire et le droit, qui revient dans sa patrie en compagnie de la reine Anne, après cinquante ans d'une vie de proscrit..." (La vertu du Roi Michel par Bertrand Renouvin - décembre 1997).

 

 

 

L'aigle roumain retrouve sa couronne

Aujourd'hui le roi et la reine doivent être fiers que leur pays retrouve enfin son identité royale. Il y a un an, la Commission de la Chambre parlementaire roumaine avait donné son accord pour que soit étudié par les députés roumains un projet de loi qui remplacerait le blason actuel de la République par celui de l'ancienne monarchie roumaine qui était surmonté d'une couronne. Le député Grégore Craciunescu, à l'origine du projet, entendait rendre hommage au message politique du roi Michel.

Le 16 février 2016, le Sénat approuve le projet de loi modifiant les armoiries nationales (110 voix sur 176). Le projet de loi est adopté le 8 juin 2016 par la Chambre des députés (262 voix sur 412). Les nouvelles armoiries prévoient de placer une couronne royale sur la tête de l'aigle et de remplacer le blason au centre d'un manteau héraldique, symbolisant ainsi "la souveraineté nationale de l'Etat roumain, indépendant, unitaire et indivisible". Les autorités publiques ont jusqu'au 31 décembre 2018 pour changer les drapeaux et les tampons.

Présent sur le blason des pays roumains depuis le XIVe siècle, l'aigle d'or avait été coiffé d'une couronne au début du XXe siècle pour symboliser la royauté. Le régime communiste avait banni ces armoiries pour les remplacer par un blason mélangeant l'étoile rouge, des épis de blé entourant un paysage montagneux et boisé au milieu duquel se dressait un puits de pétrole. En 1992, le retour aux anciennes armoiries avait été décidé par le Parlement, sans toutefois que l'on ne retrouve la couronne sur la tête de l'aigle. Ce retour au blason de la royauté a été décidé à l'occasion du centième anniversaire de la Grande Union. C'était en 1918 et la Transylvanie était officiellement rattachée aux deux autres principautés roumaines : la Valachie et la Moldavie.

Eric Muth

 

 

 

 

 

Source: Armoiries de la Roumanie : l'aigle roumain retrouve sa couronne, Vexilla Galliae, Publié dans Europe / international, le lundi 18 juillet 2016 par Eric Muth

 

 

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