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24 mai 2015 7 24 /05 /mai /2015 00:00

Et moi, je prierai le Père, et il vous donnera un autre Consolateur, pour qu'il demeure toujours avec vous; C'est l'Esprit de vérité, que le monde ne peut recevoir, parce qu'il ne le voit point et ne le connaît point: mais vous, vous le connaissez, parce qu'il demeure au milieu de vous; et il sera en vous.

Évangile de Jésus-Christ selon saint Jean 14, 16-17

Vitrail moderne représentant la Pentecôte

Vitrail moderne représentant la Pentecôte

La Pentecôte correspond à l'envoi de l'Esprit-Saint aux Apôtres réunis au Cénacle de Jérusalem, dix jours après l'Ascension de Notre Seigneur, et donc cinquante jours après sa résurrection (Pâques).

Le Cénacle est le lieu de l'effusion de l'Esprit lors de la Pentecôte, quand "apparurent comme des langues de feu qui se posèrent sur chacun d'eux"  (Ac 2:2-3C'est au Cénacle qu'eut lieu le premier concile, dit "concile de Jérusalem" (Ac 15:4-19)

Le Cénacle est aussi le nom de la pièce où Notre Seigneur institua le sacrement de l'Eucharistie (la sainte Cène), le Jeudi saint, la veille de sa Passion.

pentecote.jpg

Sur cette gravure, en haut de l'image, on remarque des triangles entremêlés, tête en haut ou tête en bas. Les triangles tête en bas ont à leur base deux points, ce qui dans les Ecritures correspond à l'envoi de l'Esprit-Saint par les deux autres personnes de la Sainte Trinité : le Père et le Fils qui ne font qu'UN, et dans les triangles têtes dirigées vers le haut, l'assemblée de Dieu, qui sur terre est en perpétuelle recherche de Dieu et donc en relation permanente avec le Créateur par la grâce de l'Esprit-Saint.

 

Et quand ils furent entrés, ils montèrent à la chambre haute où ils se tenaient: Pierre et Jean, Jacques et André, Philippe et Thomas, Barthélemy et Matthieu, Jacques (fils) d'Alphée, et Simon le Zélote, et Jude (frère) de Jacques. Tous ceux-là, d'un même coeur, persévéraient dans la prière avec des femmes et Marie, la mère de Jésus, et avec ses frères.

Actes des Apôtres 1, 13-14

C'était après la mort de Jésus, le soir du premier jour de la semaine. Les disciples avaient verrouillé les portes du lieu où ils étaient, car ils avaient peur des Juifs. Jésus vint, et il était là au milieu d'eux. Il leur dit : "La paix soit avec vous !"Après cette parole, il leur montra ses mains et son côté. Les disciples furent remplis de joie en voyant le Seigneur.Jésus leur dit de nouveau : "La paix soit avec vous ! De même que le Père m'a envoyé, moi aussi, je vous envoie."Ayant ainsi parlé, il répandit sur eux son souffle et il leur dit : "Recevez l'Esprit Saint.Tout homme à qui vous remettrez ses péchés, ils lui seront remis ; tout homme à qui vous maintiendrez ses péchés, ils lui seront maintenus."

Évangile de Jésus-Christ selon saint Jean 20,19-23

"Suivant deux illustres Pères de l'Église orientale, saint Hésychius, patriarche de Jérusalem, et saint Proclus, patriarche de Constantinople, le Saint-Esprit descendit au moment même où saint Pierre célébrait, au milieu des disciples, l'auguste sacrifice de la messe." (Mgr Gaume, Traité du Saint-Esprit, 1865, troisième édition, Gaume et Cie Editeurs, 3 rue de l'Abbaye, tome II, Paris 1890, p. 192).

La Cène, Fra Angelico, 1452

La Cène, Fra Angelico, 1452

"La vie communautaire et la vie de prière étaient ordonnées à l’annonce de l’Evangile. C’est exactement ce qui a été vécu par les premiers chrétiens dans ce temps entre Ascension et Pentecôte : sur ordre de Jésus, les disciples font communauté, écoutent la Parole, reçoivent l’Esprit, et deviennent messagers de la Bonne Nouvelle. Vivre au Cénacle c'est vivre avec Ma­rie, c'est se laisser comme elle conduire par l'Esprit pour communiquer le Christ aux autres." (Congrégation Notre Dame du Cénacle, n° 37)

C'est comme une précieuse indication : pas de Pentecôte sans cénacle. En un mot, l'Esprit est donné à des êtres qui, déjà, essayent de vivre en communion, unis dans leur diversité et surtout persévérants dans la prière avec Marie, la Mère de Jésus.  (Cathedrale du Puy)

Au cours de la prière au Cénacle, dans une attitude de profonde communion avec les Apôtres, quelques femmes et les « frères » de Jésus, la Mère du Seigneur invoque le don de l'Esprit pour elle-même et pour la communauté.

Marie désire une effusion de l'Esprit en vue de sa propre fécondité spirituelle.

Il était bon que la première effusion de l'Esprit sur elle, qui avait eu lieu en vue de sa maternité divine, fût renouvelée et renforcée. En effet, au pied de la Croix, une nouvelle maternité avait été confiée à Marie, qui concernait les disciples de Jésus. Cette mission exigeait précisément un renouvellement du don de l'Esprit. La Vierge le désirait donc, en vue de la fécondité de sa maternité spirituelle.

Alors qu'au moment de l'Incarnation l'Esprit était descendu sur elle en tant que personne appelée à participer dignement au grand mystère, maintenant tout s'accomplit en fonction de l'Église, dont Marie est appelée à être la figure, le modèle et la mère.

Marie désire une effusion de l'Esprit sur les disciples et sur le monde.

Dans l'Église et pour l'Église, la Vierge, se souvenant de la promesse de Jésus, attend la Pentecôte et implore pour tous la multiplicité des dons, selon la personnalité et la mission de chacun.

Dans la communauté chrétienne, la prière de Marie revêt une signification particulière : elle favorise l'avènement de l'Esprit en sollicitant son action dans le cœur des disciples et dans le monde.

Tout comme, lors de l'Incarnation, l'Esprit avait formé en son sein virginal le corps physique du Christ, de même, au Cénacle, le même Esprit descend pour animer son Corps mystique.

La Pentecôte est donc aussi le fruit de l'incessante prière de la Vierge, que le Paraclet accepte avec une faveur toute particulière parce qu'elle est l'expression de son amour maternel à l'égard des disciples du Seigneur. En contemplant la puissante intercession de Marie qui attend l'Esprit Saint, les chrétiens de tous les temps, dans leur long et difficile cheminement vers le salut, recourent souvent à son intercession pour recevoir avec plus d'abondance les dons du Paraclet.

Répondant à la prière de Marie et de la communauté rassemblée au Cénacle le jour de la Pentecôte, l'Esprit Saint comble la Vierge et ceux qui sont présents de la plénitude de ses dons, opérant en eux une profonde transformation en vue de la diffusion de la Bonne Nouvelle.
À la Mère du Christ et aux disciples, sont donnés une force nouvelle et un dynamisme apostolique nouveau, pour la croissance de l'Église.
Éclairée et conduite par l'Esprit, elle a exercé une influence profonde sur la communauté des disciples du Seigneur
En particulier, l'effusion de l'Esprit conduit Marie à exercer sa maternité spirituelle d'une manière singulière, par sa présence toute imprégnée de charité et par le témoignage de sa foi. Dans l'Église naissante, elle transmet aux disciples, comme un trésor inestimable, ses souvenirs sur l'Incarnation, l'enfance, la vie cachée et la mission de son divin Fils, contribuant à le faire connaître et à affermir la foi des croyants.

Nous ne disposons d'aucune information sur l'activité de Marie dans l'Église primitive, mais il est permis de supposer que, même après la Pentecôte, elle a continué à vivre une existence cachée et discrète, attentive et efficace.

Éclairée et conduite par l'Esprit, elle a exercé une influence profonde sur la communauté des disciples du Seigneur.

(Extraits de l'Audience de Jean-Paul II du 28 mai 1997)

Le Veni Creator Spiritus est une hymne composée au IXe siècle, considérée comme la plus célèbre de toutes les hymnes grégoriennes, elle signifie Viens Saint Esprit Créateur et commémore la Pentecôte.
Cette hymne fut entonnée par Sainte Jeanne D'Arc et son armée lorsque la Pucelle de Domrémy, menait ses soldats vers une de ses plus grandes victoires sur les Anglais (à Patay notamment où il y eu au minimum 2000 anglais de morts et 3 -trois- côté Français seulement!).
 
Veni, creator Spiritus,
Mentes tuorum visita,
Imple superna gratia
Quae tu creasti pectora.
Qui diceris Paraclitus,
Altissimi donum Dei,
Fons vivus, ignis, caritas
Et spiritalis unctio.
Tu septiformis munere,
Digitus paternae dexterae,
Tu rite promissum Patris,
Sermone ditans guttura.
Accende lumen sensibus,
Infunde amorem cordibus,
Infirma nostri corporis
Virtute firmans perpeti.
Hostem repellas longius
Pacemque dones protinus;
Ductore sic te praevio
Vitemus omne noxium.
Per te sciamus da Patrem,
Noscamus atque Filium;
Teque utriusque Spiritum
Credamus omni tempore.
Deo Patri sit gloria,
Et Filio, qui a mortuis
Surrexit, ac Paraclito
In saeculorum saecula.
Amen.
Viens, Esprit Créateur,
Visite la pensée de tes fidèles,
Emplis de la grâce d'En-Haut
Les cœurs que tu as créés.
Toi qu'on nomme le Consolateur,
Le don du Dieu très-Haut,
La source vivante, le Feu, la Charité,
L'Onction spirituelle.
Tu es l'Esprit à la septuple forme,
Le doigt de la droite du Père,
Tu es sa solennelle promesse,
Enrichissant notre gorge par la parole.
Fais jaillir la lumière dans notre intelligence,
Répands l'amour dans notre coeur,
Soutiens la faiblesse de notre corps
Par ton éternelle vigueur !
Repousse au loin l'Ennemi,
Donne-nous la paix sans délai ;
Que sous ta conduite qui nous ouvre la voie,
nous évitions toute nuisance.
Fais que par toi nous connaissions le Père
Et découvrions le Fils,
Et qu'en toi, leur commun Esprit,
Nous croyions en tout temps.
Gloire soit à Dieu le Père,
Au Fils ressuscité des morts,
À l'Esprit Saint Consolateur,
Dans les siècles des siècles.
Amen.

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Publié par Ingomer - dans Saints du jour
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23 mai 2015 6 23 /05 /mai /2015 23:34
Israël : "Toute cette terre est à nous", dit Tzipi Hotovely, la nouvelle ministre adjointe des Affaires étrangères

La nouvelle ministre israélienne adjointe des Affaires étrangères Tzipi Hotovely évoque l'autorité des écrits religieux juifs pour justifier l'annexion de tous les territoires compris entre Jourdain et Méditerranée. Qu'en disent les partisans de la "laïcité" républicaine en France ?

Israël : "Toute cette terre est à nous", dit Tzipi Hotovely, la nouvelle ministre adjointe des Affaires étrangères

Israël : "Toute cette terre est à nous", dit Tzipi Hotovely, la nouvelle ministre adjointe des Affaires étrangères

 

L'Indépendant

Le 22 mai à 14h03 | Mis à jour le 22 mai

 

La nouvelle ministre adjointe des Affaires étrangères israélienne a affirmé que toute la terre entre Jourdain et Méditerranée appartenait à Israël et a invoqué les écrits juifs sur la création du monde à l'appui de ses dires, selon une vidéo consultée vendredi.

 

"Il est important de dire que cette terre est la nôtre, toute cette terre. Nous n'avons pas à nous excuser d'être venus ici", a dit Tzipi Hotovely jeudi aux diplomates et aux employés du ministère. Ces propos couvrent en particulier le territoire palestinien de Cisjordanie occupée. Ils vont à l'encontre des grands projets internationaux de résolution du conflit israélo-palestinien, qui prévoient la création d'un Etat palestinien constitué de la Cisjordanie et de la bande de Gaza.

 

Mme Hotovely, 36 ans, est ministre adjointe des Affaires étrangères. Il n'y a pas à proprement parler de ministre des Affaires étrangères, le Premier ministre Benjamin Netanyahu ayant conservé le portefeuille. Elle appartient à une nouvelle génération de membres très à droite du Likoud, le parti de M. Netanyahu. Ils rejettent la création d'un Etat palestinien et défendent l'idée d'un "grand Israël" couvrant à la fois Israël et les Territoires palestiniens.

 

Mme Hotovely appartient au nouveau gouvernement très à droite qui a prêté serment la semaine passée et qui suscite une vive circonspection internationale. Un participant à l'évènement de jeudi a raconté à l'AFP le choc ressenti par un certain nombre de diplomates présents dans l'audiorium du ministère quand ils ont entendu pour la première fois un aussi haut responsable de la diplomatie ériger des écrits religieux en principes conducteurs de la politique étrangère israélienne.

 

Mme Hotovely a cité Rashi, un rabbin français du Moyen-Age, selon lequel la Torah s'ouvre sur la création du monde "pour que, si les peuples du monde viennent vous dire que vous êtes des voleurs et que vous occupez la terre des autres, vous leur disiez que toute cette terre appartient au créateur de ce monde et que, quand il l'a décidé, il l'a leur a prise et nous l'a donnée".

 

Source

 

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23 mai 2015 6 23 /05 /mai /2015 17:08

Alors, commençons par nous-mêmes. Respectons en nous-mêmes notre nature.

Jean de Viguerie

L’histoire du citoyen (Jean de Viguerie)

Conférence donnée par Jean de Viguerie à l'école Saint-Bernard de Bailly le samedi 9 mai 2015. Jean de Viguerie est un historien et essayiste français, spécialiste du XVIIIe siècle et de l'histoire du catholicisme français. Il est professeur honoraire de l'Université Lille III.

Extrait :

 

Image illustrative de l'article Pie VI(A partir de 31:06) "La république n'est pas un régime politique comme le croient certaines personnes. C'est un régime étrange qui ne veut connaitre le français que tel que le définit la déclaration des droits de l'homme, qui n'a ni famille ni propriété ni profession, et surtout, qui n'a pas de raison. C'est le Pape Pie VI qui l'a dit, dans son Bref "Quod Aliquantum" du 10 mars 1791. C'est le meilleur lecteur de la déclaration des droits de l'homme et du citoyen. Le meilleur, et j'allais dire, le seul Pape qui ait bien défini cette déclaration. Il a dit :

 

"Qu'est-ce que c'est que cette liberté et cette égalité insensée qui méconnaît la raison humaine, le plus grand privilège que Dieu ait accordé à l'être humain." [1]

Elle (la déclaration des droits de l'homme de 1789) méconnaît la nature humaine, elle méconnaît surtout la Raison.

 

[...] (A partir de 1:17:44) Jean de Viguerie termine magnifiquement sa conférence par ces quelques remarques :

"L'histoire montre que la vraie Patrie des Français ne consistent pas dans la déclaration des droits de l'homme, mais qu'elle a été pour nos ancêtres - non seulement la terre et les morts comme disait Barrès -, mais les vertus, les vertus chrétiennes, la monarchie sacrée.

L'histoire montre que les droits de l'homme et du citoyen sont une illusion, un mensonge, que l'être nouveau qui n'a pas de métier ni de famille est un mythe et que ce mythe a engendré la mort des Français et le déclin de la France.

[...] Seulement ces mensonges ont la vie dure. Alors commençons par nous-mêmes. Moi c'est le conseil que je donne. Commençons par nous-mêmes, dévoilons les mensonges, cessons d'agir en 'citoyen'. Et pensons au respect. Pensons au respect de notre propre nature, nature d'être raisonnable créé par Dieu. [2]

Rappelons-nous l'Antiquité grecque, rappelons-nous Antigone, qui voulait enterrer la dépouille mortelle de son frère. Créon ne voulait pas. Elle va mourir à cause de cela. Mais elle va le faire quand même, non pas par devoir, mais par respect pour son frère.

S'agissant de l'avenir de la France, le suffrage universel, nous en sommes certains, ne ramènera pas le Bien commun. Jusqu'ici en tout cas il ne l'a pas fait. On peut même dire qu'il a agravé la situation. Tous les ans, on fait des progrès, on descend. On descend jusqu'au fond. Alors des gens me disent : 'Quand on sera au fond, on remontera.' Mais non, il n'y a pas de fond.

Le 'politique d'abord', vous savez le fameux axiome de Charles Maurras, vaut-il encore ? Je ne sais pas, j'en doute. Je sais seulement que nous affrontons non un régime mais une idéologie.

Si on affrontait un régime politique, on pourrait se soulever contre un régime. Mais contre une idéologie ce n'est pas la même chose.

Alors, commençons par nous-mêmes. Respectons en nous-mêmes notre nature, la nature de nos enfants, dans notre prochain l'homme créé à l'image de Dieu.

Et ce sera un petit commencement. Nous serons peu nombreux et la république peut durer encore longtemps grâce à ce qu'elle appelle la défense républicaine, c'est-à-dire des alliances imprévues, grâce à des fortes mobilisations.

On ne peut pas dire que nous serons sauvés par les électeurs. Je suis même convaincu du contraire.

Je mets dans ma conclusion qu'il faudra pour mettre fin à la fausse trinité ('Liberté, égalité, fraternité, NDLR.), une intervention des puissances supérieures. [...] - mon éditeur était intrigué -. Mais si mêmes peu nombreux nous dénonçons le mensonge et nous le démasquons, la république révolutionnaire, la république de l'idéologie perdra peu à peu de sa force, et nous la verrons disparaître.

Ainsi, je l'espère, si nous chassons le mensonge, la vraie cité revivra. Et elle puisera, comme elle l'a toujours fait, à la source grecque, c'est-à-dire à la justice et à l'amitié, dont Aristote dans son Ethique à Nicomaque, vante les vertus. Elle puisera aussi et biensûr à la source chrétienne, animée par la charité."

Un exemple frappant de ce citoyen déraisonnable façonné par la Déclaration des droits de l'homme de 1789 se trouve dans une déclaration contradictoire située dans le texte même de la Déclaration, et qui a bien été observée par Philippe Pichot-Bravard, docteur en droit, maître de conférences en histoire du droit, pour Monde & Vie (numéro 908) :

 

"Il y a une triple ambiguïté dans la déclaration des droits de l’homme.

Premièrement, il existe dans la déclaration une tension entre l’article 2 qui proclame l’existence de droits naturels de l’homme et l’article 6 qui définit la loi comme l’expression de la volonté générale : l’article 6 fait de la volonté de la nation souveraine la source de toute norme juridique; ce faisant, il escamote l’existence d’un ordre naturel supérieur à la volonté du législateur. Or les constituants, de manière volontaire, ont refusé d’établir un organe et une procédure juridique permettant de vérifier que les textes adoptés par le législateur soient réellement respectueux des droits naturels proclamés dans la déclaration. Avec la déclaration des droits de l’homme, la volonté du législateur ne rencontre plus aucune limite, ce qui était l’une des conditions de la régénération révolutionnaire.

Deuxièmement, comme l’a montré Edmund Burke, le caractère abstrait des droits de l’homme n’offre aucune garantie. Tout au contraire, la Liberté abstraite s’avérera très rapidement redoutablement dangereuse pour les libertés concrètes. Un exemple, parmi d’autres ? L’article premier proclame que « les hommes naissent et demeurent libres et égaux en droit ». Or, quelques mois plus tard, l’Assemblée constituante ventile les citoyens en quatre catégories censitaires; les citoyens passifs, les citoyens actifs, les citoyens actifs éligibles et les citoyens actifs éligibles à la députation. Les deux-cinquièmes des hommes se voient ainsi privés du droit de vote et les trois-quarts sont exclus de l’éligibilité.

Troisièmement, la déclaration des droits de l’homme passe pour porter une conception élevée de l’homme; en réalité, elle exalte l’homme comme individu, mais, en escamotant la nature spirituelle et sociale de cet homme, elle l’appauvrit considérablement. J’invite ici le lecteur à consulter les ouvrages du Pr. Xavier Martin qui a mis en lumière le réductionnisme anthropologique qui découle du matérialisme et de l’individualisme des Lumières.

Aujourd’hui, notre système occidental insiste beaucoup sur la promotion de droits de l’homme, abstraits, qui restent soumis à la définition qu’en donnent les institutions, et notamment les cours suprêmes de justice, nationales et supranationales, définition qu’adopte une opinion publique changeante et partiellement mondialisée, que des campagnes de presse peuvent guider aisément.

De là d’inévitables inflexions qui permettent de concilier ces droits de l’homme avec de puissants intérêts économiques et idéologiques. Ainsi, la promotion des droits de l’homme coexiste harmonieusement avec le refus catégorique des sociétés contemporaines de protéger la vie des êtres humains depuis la conception jusqu’à la mort naturelle. Comment accorder du crédit à l’idée de droits de l’homme lorsque le premier droit, celui de vivre, est non seulement nié mais combattu afin de satisfaire tout à la fois les revendications idéologiques du féminisme révolutionnaire, les préoccupations malthusiennes des organisations supranationales et les calculs financiers des laboratoires de recherches ?" (Philippe Pichot-Bravard, Monde et Vie, numéro 908.)

 

Les thèmes développés par Jean de Viguerie (méconnaissance par la déclaration des droits de l'homme de 1789 de la raison humaine et de la nature humaine) m'amènent à rappeler comme je l'écrivais le 6 novembre 2008, dans l'article "Contre-Lumières. Ebauche d'un programme politique fédérateur", ce qui se voulait être "un programme politique écologique et anthropologique véritablement fondé sur l'homme" :

 

"En réduisant l'homme à sa bouche et à son ventre" ... la vision républicaine de l'homme et des droits de l'homme "en présente une vision déformée et amputée réduite à la dimension matérielle".

"[C]ette vision de l'homme pèche par son défaut essentiel: elle est incomplète..." "Elle divise la double nature de l'homme matérielle et spirituelle, pour ne retenir que la première."

 

Ce qui en 2008 m'avait amené à cette réflexion fut une réflexion du Pape Saint Jean-Paul II en 2003, dans son livre Mémoire et identité, qui avait déjà noté que :

"Le refus du Christ et en particulier de son mystère pascal - de la Croix et de la Résurrection - se dessina à l'horyzon de la pensée européenne à cheval sur le XVIIe et le XVIIIe s., dans la période des 'Lumières'... Les 'illuministes' repoussaient la vérité sur le Christ... De ce Dieu-homme, mort et ressuscité, la pensée européenne des Lumières voulait se défaire, et elle fit de nombreux efforts pour l'exclure du continent. Il s'agit d'un effort auquel de nombreux penseurs et hommes politiques actuels continuent de rester obstinément fidèles. [...] Le Christ affirme: 'Moi, Je suis la vigne, et vous, les sarments' (Jean XV, 5). [...] C'est seulement en acceptant d'être greffé sur la vie divine du Christ que l'homme peut se réaliser pleinement lui-même. En refusant d'y être greffé, il se condamne de fait à une humanité incomplète." (Jean-Paul II, Mémoire et identité, Le testament politique et spirituel du pape, Flammarion, Mayenne 2005, p. 119-120).

 

Ainsi, la "vision catholique" des droits de l'homme intègre "la totalité des dimensions constitutives de la personne humaine" et notamment "sa relation à Dieu"...

C'est ce qu'avait expliqué le 10 décembre 2008, le cardinal Renato Martino, Président du Conseil pontifical Justice et Paix qui s'exprimait lors d'une soirée présidée par le pape Benoît XVI, salle Paul VI, en l'honneur du 60e anniversaire de la déclaration universelle des droits de l'homme.

Selon le prélat,

il existe une conception "individualiste" où "la revendication des droits de l'homme s'est transformée en affirmation des droits de l'individu plus que de la personne, c'est-à-dire de l'être humain amputé de sa dimension sociale et privé de transcendance"...

 

Le cardinal Tarcisio Bertone, secrétaire d'Etat du Vatican, qui s'exprimait après le cardinal Martino, avait jugé que les droits de l'homme ne devaient pas être confondus "avec de simples besoins contingents souvent limités". Il estima que la Déclaration définit les droits de l'homme à partir de "la dignité commune à tout être humain", et "sans faire partir la demande de droits dans toutes les directions". Il ajouta que l'Eglise catholique "a toujours défendu le principe de l'indivisibilité des droits de l'homme" :

"Il ne semble plus possible de garantir les droits, si l’on oublie leur caractère indivisible."

"Il est toujours plus difficile, a rappelé le cardinal Bertone, de prévoir une protection des droits, efficace et universelle, sans un lien avec cette loi naturelle qui féconde les droits eux-mêmes et est l’antithèse de cette dégradation qui, dans nombre de nos sociétés, a intérêt à mettre en discussion l’éthique de la vie et de la procréation, du mariage et de la vie de la famille, mais aussi de l’éducation et de la formation des jeunes générations, en introduisant uniquement une vision individualiste sur laquelle construire arbitrairement de nouveaux droits plus ou moins bien précisés dans leur contenu et dans la logique juridique".

Il a conclu que "seule une vision faible des droits de l’homme peut considérer que l’être humain est la résultante de ses droits, en ne reconnaissant pas que ces droits restent un instrument créé par l’homme pour donner sa pleine réalisation à sa dignité innée".

 

Le pape Benoît XVI confirma les propos du cardinal Renato Martino sur les "droits de l'homme" indivisibles, dont l'approche 'individualiste' ampute la nature de l'homme, le prive de sa dimension de transcendance... Il expliqua que les droits de l'homme trouvent leur fondement en Dieu créateur. Privés de cette base éthique, ils demeurent fragiles.

Le 4 mai 2009, enfin, recevant les membres de l'Académie des sciences sociales au terme de leur XV session plénière, Benoît XVI expliqua que "l'Eglise a toujours affirmé que les droits fondamentaux, ... sont intrinsèques à la nature de l'être humain créé à l'image et à la ressemblance de Dieu"... et "partagent ainsi une caractéristique commune qui les unit et qui exige un respect universel". De même, l'Eglise a toujours enseigné que "l'ordre éthique et politique qui gouverne les relations entre les personnes trouve ses racines dans la structure même de l'être humain".

 

Afin que la pleine nature de l'homme dans toutes ses dimensions, matérielle, spirituelle et sociale soit reconnue, il est donc temps pour les politiciens et députés catholiques, à la suite de l'appel de Benoît XVI en 2008 et de l'historien Jean de Viguerie dans cette conférence, de produire une réflexion qui conduise à corriger les déclarations erronées de la déclaration des droits de l'homme de 1789.

Notes

 

[1] Le texte exact de la citation est : "que pouvoit-il y avoir de plus insensé, que d'établir parmi les hommes cette égalité et cette liberté effrénée qui semble étouffer la raison, le don le plus précieux que la nature ait fait à l'homme, et le seul qui le distingue des animaux ?" (Pie VI, Bref Quod aliquantum, 1791.)

[2] Ce conseil de Jean de Viguerie rejoint celui donné vers 500 av. J.C. par le philosophe chinois Confucius dans sa Grande étude ou Ta Hio, pour qui il fallait insister sur la nécessité universelle d’appliquer sa raison à la connaissance de la morale et de s’y conformer. Depuis l’homme le plus élevé en dignité, jusqu’au plus humble et plus obscur, il y a un devoir égal pour tous : corriger et améliorer sa personne ; ... le perfectionnement de soi-même est la base fondamentale de tout progrès et de tout développement moral. Et le Sage d’établir le programme politique du prince pour bien gouverner son royaume : les connaissances morales étant parvenues à leur dernier degré de perfection, les intentions sont ensuite rendues pures et sincères ; les intentions étant rendues pures et sincères, l’âme se pénètre ensuite de probité et de droiture ; l’âme étant pénétrée de probité et de droiture, la personne est ensuite corrigée et améliorée ; la personne étant corrigée et améliorée, la famille est ensuite bien dirigée ; la famille étant bien dirigée, le royaume est ensuite bien gouverné ; le royaume étant bien gouverné, le monde ensuite jouit de la paix et de la bonne harmonie. (Doctrine de Confucius ou les quatre livres de philosophie morale et politique de la Chine, Traduit du Chinois par M.G. Pauthier, Librairie Garnier Frères, 1921, p.73. in "Autorité et Pouvoir chez les classiques et les modernes".)

 

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23 mai 2015 6 23 /05 /mai /2015 14:12

"De Deus non irredetur." De Dieu on ne se moque pas.

Galates VI, 7.

Le referendum irlandais sur le "mariage" homosexuel : une preuve qu'on ne met pas Dieu en balance avec Satan

Les résultats définitifs ne sont pas encore connus, cependant la victoire du oui est reconnue par tous les camps, partisans comme opposants.

L'un des principaux responsables de la campagne du non au mariage homosexuel en Irlande a concédé samedi la défaite de son camp après le référendum historique sur la légalisation de ces unions organisé la veille dans le pays. Hier, plus de 3,2 millions d'Irlandais ont été appelés à se prononcer [1] en faveur de la phrase suivante : « Le mariage peut être contracté suivant la loi entre deux personnes sans distinction de sexe. » [2]

Le ton a été donné en milieu de matinée, quand l'un des principaux responsables de la campagne du «non», David Quinn, a concédé la défaite de son camp. «C'est une claire victoire pour le camp du oui», a déclaré le directeur de l'Institut Iona, un groupe défendant les intérêts de la communauté catholique. Selon ce responsable, le «oui» aurait remporté environ deux bulletins sur trois. «C'est objectivement une victoire impressionnante pour le oui», a ajouté David Quinn, adressant ses «félicitations» aux partisans du mariage homosexuel. [3]

Nous avons dans ce résultat deux preuves.

La première : le referendum n'est pas une solution pour la défense du droit divin ni du droit naturel parce qu'une question volontairement posée positivement comme ici ("Le mariage peut être contracté suivant la loi entre deux personnes sans distinction de sexe") entraîne majoritairement une réponse positive. Les rédacteurs des questions référendaires le savent très bien. C'est pourquoi ils n'ont pas demandé au peuple irlandais : "Êtes-vous pour la défense du mariage naturel et sa constitutionnalisation ?", question où les gens auraient répondu oui à une écrasante majorité. Ce referendum est donc biaisé.

Cette preuve entraîne la seconde : les droits de Dieu et le droit naturel ne vont pas ensemble avec le suffrage universel et la souvaineté dite "nationale" (article 3 de la déclaration des droits de l'homme de 1789). C'est l'une ou l'autre souveraineté. Entre la "souveraineté de la nation" et la souveraineté de Dieu, il faut choisir. Il faudra bien que les défenseurs du vote au sein du système démoncratique et de la "participation politique" "comme si Dieu n'existait pas"... [4] nous expliquent les fondements de leur positionnement politique.

Imaginez-vous la représentation suivante :


La "démocratie" libérale moderne fait descendre Notre Seigneur dans l'arène des fauves durant les persécutions romaines ... et demande aux spectateurs de choisir : "choisissez, votez", êtes-vous pour le bien ou êtes-vous pour le mal, êtes-vous pour la vie ou pour la mort ? Qu'est-ce que le vote lorsqu'il met en balance Jésus et le monde, la vérité et le mensonge, Dieu et Satan et demande que l'on choisisse entre les deux ?  Une scène satanique.

 

Notes

 

[1] Mariage homosexuel en Irlande : le "oui" l'emporte, Le Figaro, Home ACTUALITE Flash Actu, Par Lefigaro.fr avec AFPMis à jour le 23/05/2015 à 13:12 Publié le 23/05/2015 à 12:06

[2] Les Irlandais approuvent le mariage homosexuel, Le Monde.fr | 23.05.2015 à 11h47 • Mis à jour le 23.05.2015 à 13h03 | Par Eric Albert (Londres, correspondance)

[3] Les Irlandais votent pour l'ouverture du mariage aux homosexuels, Le Figaro Home ACTUALITE International, Par Blandine Le Cain Mis à jour le 23/05/2015 à 13:53 Publié le 22/05/2015 à 06:00

[4] "À la racine de la perte de l'espérance se trouve la tentative de faire prévaloir une anthropologie sans Dieu et sans le Christ. Cette manière de penser a conduit à considérer l'homme comme « le centre absolu de la réalité, lui faisant occuper faussement la place de Dieu. On oublie alors que ce n'est pas l'homme qui fait Dieu, mais Dieu qui fait l'homme. L'oubli de Dieu a conduit à l'abandon de l'homme », et c'est pourquoi, « dans ce contexte, il n'est pas surprenant que se soient largement développés le nihilisme en philosophie, le relativisme en gnoséologie et en morale, et le pragmatisme, voire un hédonisme cynique, dans la manière d'aborder la vie quotidienne ». La culture européenne donne l'impression d'une « apostasie silencieuse » de la part de l'homme comblé qui vit comme si Dieu n'existait pas." (Saint Jean-Paul II, Ecclesia in Europa, 9, 28 juin 2003.)

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23 mai 2015 6 23 /05 /mai /2015 10:46
Cardinal Koch: trilogue entre les catholiques, les juifs, les musulmans?

Cardinal Koch: Trialogue among Catholics, Jews, Muslims?

 

En.radiovaticana.va

22/05/2015 08:28

 

Traduction Christ-Roi

 

Cardinal Koch: trilogue entre les catholiques, les juifs, les musulmans?

 

(Radio Vatican) La conférence de 3 jours «Nostra Aetate - Célébration de 50 années de dialogue de l'Eglise catholique avec les juifs et les musulmans a été conclue hier à l'Université catholique d'Amérique à Washington DC. Le président du Conseil pontifical pour l'unité des chrétiens - et également responsable pour le dialogue de l'Eglise avec le peuple juif - le cardinal Kurt Koch, était présent. Il a dit que la déclaration Nostra Aetate a marqué un tournant dans les relations entre l'Eglise catholique et les autres religions.

Mais, il a noté que si l'Eglise a des discussions bilatérales en cours avec les chefs religieux juifs et musulmans, il est peut être trop tôt pour se livrer à un "trilogue" entre les trois religions monothéistes.

"Nous ne disposons pas de trilogue et pour nous, il est trop tôt pour faire cela parce que, parfois, nous parlons un œcuménisme abrahamique - c'est très clair - c'est une bonne question. Mais d'autre part, nous avons une interprétation très, très différente d'Abraham, et nous ne pouvons pas nier ce problème. Et dans le débat interreligieux, il est très important de traiter également cette différence que nous avons dans l'interprétation d'Abraham ".

Prié de dire si leaders religieux musulmans et juifs seraient ouverts à un tel dialogue et si il pourrait ouvrir la voie à une amélioration des relations entre les trois religions, le cardinal Koch a répondu:

"Nous espérons que nous pouvons aller dans cette direction, à l'avenir, mais nous avons dans chaque religion, une opposition. Nous avons des dirigeants ouverts, nous avons des leaders musulmans ouverts, nous avons des leaders chrétiens ouverts, mais nous avons l'opposition dans les trois religions. Nous avons aussi l'opposition de l'Eglise catholique contre Nostra Aetate. Les mêmes groupes sont contre l'œcuménisme, contre le dialogue interreligieux, contre la déclaration de la liberté religieuse. Et je pense que ce sont des minorités. Nous devons aller sur la base du Concile Vatican II avec la haute autorité de l'Église catholique et nous ne pouvons pas nier cette influence très importante. "

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23 mai 2015 6 23 /05 /mai /2015 00:00
Saint Didier de Vienne (✝ v. 607)

Evêque de Vienne à partir de 595, né à Autun vers 540, il s'éleva contre la reine Brunehaut (ou "Brunehilde") pour critiquer la vie dissolue de la cour.


Pour le faire taire, la reine convoqua un concile à Châlon-en-Bourgogne et y fit comparaître une certaine Justa qui se plaignit d'avoir été violée par saint Didier en présence d'un témoin, domestique de la cour royale. Les évêques de la province de Lyon déposèrent leur collègue.

Mais il fut rappelé par la reine lorsque trois ans plus tard les faux témoins moururent tous deux de manières inexplicables. La reine troublée par la mort des deux accusateurs, fit revenir Didier qui n'en continua pas moins à admonester la vieille criminelle qui n'arrêtait ni ses débauches ni ses tueries.

Pour en finir, Brunehaut envoya ses soldats l'arrêter en pleine messe et le fit lapider en 608 à Saint-Didier-sur-Chalaronne près de Lyon.


Sur le territoire de Lyon, en 606 ou 607, la passion de saint Didier, évêque de Vienne. Ayant reproché à la reine Brunehaut un mariage incestueux et d’autres dépravations, il fut d’abord envoyé par elle en exil, puis, sur son ordre, arrêté dans sa cathédrale, et enfin lapidé par les soldats et achevé à coups de bâton, recevant ainsi la couronne du martyre.

Martyrologe romain

 

Sources:
Les saints du jour

Nomis.cef.fr

http://fr.wikipedia.org/wiki/Didier_de_Vienne

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22 mai 2015 5 22 /05 /mai /2015 12:47

Vexilla-Galliae,

Publié dans Editoriaux, le jeudi 21 mai 2015 par Charles de Bourbon-Parme

 

D'après les statistiques du ministère des affaires étrangères il y aurait un peu plus de 1,6 million de Français à l'étranger. Les chiffres 2014 n'étant pas encore publiés, nous nous rapprochons sans doute des 1,7 million en réalité désormais. En effet, depuis dix ans, la diaspora française est en augmentation permanente, au rythme de 3 % par an en moyenne. Ces données ne comptabilisent que les Français inscrits dans les registres consulaires. D'après l'Union des Français de l'étranger, ils seraient en fait un peu plus de 2 millions. 38 % sont partis dans un autre pays de l'Union européenne, 13 % en Amérique du Nord, 12 % dans un pays européen extérieur à l'Union européenne, 8 % au Moyen orient, 7 % en Asie et en Océanie, 7 % en Afrique francophone, 6 % en Afrique du Nord et 6 % en Amérique centrale.

Il est évident que les statistiques sont faussées concernant l'Afrique à cause des migrants issus de ces pays et ayant choisi de s'y établir de nouveau, de façon temporaire ou permanente, et concernant le Moyen-Orient, où la communauté juive francophone est importante en Israël, mais où il existe également de nombreux Français d'origine libanaise.

Les données sont plus éloquentes pour les autres destinations, où il s'agit cette fois avec une plus grande certitude d'expatriés de vieille souche française, sans autre attache originelle que notre territoire national.

Quel est le profil de l'expatrié ? Tous les milieux, toutes les régions, tous les âges sont concernés, mais le groupe dominant reste celui des jeunes diplômés, promis à de brillantes carrières de cadres d'entreprise ou de chercheurs et commençant leur carrière à l'étranger, soit par facilité, ayant trouvé là-bas un contrat avantageux, soit par goût de l'aventure et de l'exotisme, soit par dégoût de notre pays où il est si difficile d'espérer en l'avenir quand on est un jeune homme ou une jeune femme entreprenant. Le résultat final est le même, plus le nombre d'années d'expatriation augmente, moins la probabilité d'un retour en France est grande. Avec le temps, l'expatrié fonde une famille à l'étranger, soit avec un compatriote, soit avec un natif. Dès lors, la France devient le lieu des vacances d'été ou de Noël, éventuellement d'un retour épisodique pour un contrat de quelques années dans une filiale d'entreprise étrangère, ou d'un groupe français pour lequel l'intéressé a commencé sa carrière au-delà de la mer.

On le sait, la qualité de nos grandes écoles, de nos universités font que l'on s'arrache nos chercheurs et nos cadres commerciaux ou financiers dans le monde anglo-saxon ou asiatique.

Mais ce phénomène, déjà ancien, de départ des jeunes diplômés, et souligné en 2012 lors de l'élection de François Hollande, s'est doublé récemment d'un phénomène d'une nature nouvelle, celui de la délocalisation de sièges d'entreprises françaises. On avait vu jusque-là les usines ou les services annexes prendre la poudre d'escampette pour des Etats où la main d'œuvre était supposée tout aussi compétente et meilleur marché qu'en France. L'expatriation du siège de l'entreprise, ce qui signifie son changement de nationalité à brève échéance, est quelque chose de nouveau et de bien plus inquiétant car diminuant d'autant les possibilités de relocalisation. Les ciments Lafarge sont désormais à Zürich, le groupe pharmaceutique Eurofins a quitté Nantes pour Luxembourg, tout comme la société informatique Sword. On pourrait en citer d'autres, comme Publicis parti aux Pays-Bas, Solvay en Belgique, etc. Sans délocaliser les sièges sociaux, de nombreuses banques ont installé leurs centres de décisions financières les plus stratégiques à Londres.

Enfin, un phénomène moins médiatisé est celui, tout aussi inquiétant, des frontaliers. Ils n'émigrent pas à proprement parler, mais trouvent un emploi plus attrayant de l'autre côté de la frontière, soulignant un peu plus l'incapacité de leur région à leur fournir du travail, là où, il y a quelques décennies, c'étaient les étrangers qui venaient en frontaliers quotidiennement en France. Ils sont plus de 350 000 à franchir la frontière chaque jour, résidant en France, travaillant au Luxembourg, en Allemagne ou en Suisse principalement. Ils étaient 250 000 en l'an 2000… Ici, le genre de travailleurs change. Certes, ce sont toujours des personnels qualifiés, mais il ne s'agit pas de cadres supérieurs. Ce sont des employés, des ouvriers, reconnus pour leurs qualités professionnelles et leur endurance qui trouvent un emploi dans l'industrie ou des services. En Allemagne, par exemple, dans la Sarre, des ouvriers venus de Lorraine ou des Ardennes suivent des cours intensifs d'allemand et travaillent en usine pour l'industrie allemande, souvent après de longues périodes de chômage en France.

Le silence de nos politiques sur cette grave question de l'émigration est éclairant en lui-même. Que révèle-t-il ?

Il est la preuve éclatante de tous nos freins à l'embauche, de notre fiscalité des entreprises écrasante, de notre coût du travail trop élevé, de notre absence de politique d'aménagement du territoire pour reconvertir les régions en crise. En somme, il fait la démonstration que si notre pays est admirablement administré, il n'est pas gouverné, et c'est pourtant bien de cela dont nous aurions besoin, si nous ne voulons pas voir partir ainsi goutte à goutte une partie de nos forces vives, avenir de la nation.

 

Source

 

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22 mai 2015 5 22 /05 /mai /2015 00:00

 http://p2.storage.canalblog.com/20/53/249840/65567922_p.jpgSaint Émile, martyr à Carthage (IIIème siècle)

 

En Afrique du Nord vers 250, pendant la persécution de Dèce contre les chrétiens, Émile, arrêté pour sa foi, après avoir faibli devant la torture, apostasia et fut relâché. Se reprenant aussitôt, il alla voir le magistrat qui l'avait jugé et lui redit sa foi. Il fut condamné à être brûlé vif.

 


Saint Émile, fut d'abord emprisonné, battu avec des verges et soumis à différentes tortures pour l'inciter à renier la vraie Foi et à sacrifier aux faux Dieux. Saint Cyprien , son contemporain, évêque de Carthage, puis Martyr comme lui, raconte que les deux Saints, Émile et Chaste (ou Vaste), après les premiers tourments, crurent ne pas pouvoir résister aux intentions, puis, après avoir prié le Seigneur, reçurent la force de vaincre leurs persécuteurs, qui les firent mourir par le feu.

 

Sources : 1, 2, 3, 4

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21 mai 2015 4 21 /05 /mai /2015 12:55

Robert Ménard, maire de Béziers avance que "la république ne doit plus cacher les chiffres" puisque -selon son raisonnement appuyé d'exemples - alors que c'est interdit, elle pratique elle-même ces statistiques ethniques quand cela l'arrange. Le raisonnement est juste.

Personnellement je suis d'accord pour autoriser les "statistiques ethniques" à des fins d'études spécifiques (en géographie, sociologie, démographie, religion, etc.). Ce n'est pas le problème. Les laisser interdites ou les autoriser ne changera strictement rien à un autre problème beaucoup plus grave qui est celui du fichage et de l'écoute généralisée à des fins de contrôle de la population par la domination cachée d'une caste politico-médiatique qui n'accepte pas l'expression de la moindre opposition idéologique... C'est ça le problème. Ce qui est problématique ce n'est pas l'usage en lui-même des statistiques sur la base de données et donc de fiches, ce qui est grave c'est l'utilisation qui en est faite - autorisée ou non -, en vue de maintenir un pouvoir dit "démocratique" sur les populations alors que ce pouvoir n'est qu'oligarchique et occulte. Ce que j'ai appelé la "république absolue" au soir de l'élection de François Hollande le 6 mai 2012 où, écrivais-je, "les "citoyens" seront classés par catégories, mis dans des cases, classés par chiffres, lettres et numéros, selon la race, l'origine ethnique, sociale, le sexe, la religion..."

Pour faire tourner leurs affaires, et maintenir leur contrôle sur les populations, aujourd'hui cette écume au-dessus de la vague ne doit pas cacher le fait que les oligarques continueront de faire ce qu'ils veulent, loi ou pas, statistiques ethniques autorisées ou non. Ils continueront - au niveau européen - de ficher et d'écouter les 300 millions, tout en se disant être de grands démocrates... Ainsi l'un, François Hollande, l'emportera aux élections présidentielle de 2012 grâce aux manipulations permises par un "logiciel employé pour cibler les zones à plus à forte densité de musulmans afin de les cibler par une propagande spécifique" (Source: Journal de Béziers, 13-15 mai 2015), l'autre, Martine Aubry, se félicitera de la part sans cesse croissante de musulmans dans une ville : "35% de Maghrébins à Lille : c’est génial" (Martine Aubry à Lille en 2012).

Ci-dessous, extrait d'un article publié sur Medias-presse.info qui montre bien le deux poids deux mesures des statistiques ethniques :

[L]e Journal de Béziers, organe de la municipalité [de Robert Ménard NDLR.], consacre l’essentiel de son dernier numéro aux statistiques. Et principalement aux statistiques ethniques. Il fait le tour de tous ceux qui s’en sont servi, des instituts de sondage qui ont révélé comment, « François Hollande a obtenu 86% des voix [des musulmans] contre seulement 14% à Nicolas Sarkozy », à Martine, Aubry,  qui ne cesse de citer des statistiques pour se féliciter de la part sans cesse croissante des musulmans qui peuplent sa ville de Lille.  « Ce qui est son droit le plus strict. En revanche, quand elle affirme en public qu’il y a 35% de Maghrébins à Lille et que «c’est génial», elle s’appuie sur un comptage ethnique, elle s’en sert, elle le crédibilise. En toute impunité. » (Vidéo ci-dessous).

Un logiciel pour cibler les électeurs musulmans…

Ce journal de Béziers révèle même l’utilisation la plus révélatrice, dans sa fourberie, de l’usage des statistiques qu’en a fait François Hollande pour gagner les élections en 2012. Il aurait utilisé un logiciel à partir des listes électorales pour cibler les zones à plus à forte densité de musulmans afin de les cibler par une propagande spécifique… Ce qui expliquerait le plébiscite inouï des 86% de votes musulmans en sa faveur, qui lui ont permis d’imposer sa politique pro-musulmane, avec promesse du doublement des mosquées d’ici 2017 ainsi que les subsides versés aux cités par Manuel Valls en réaction… aux attentats islamistes de janvier!..

Et comment ce logiciel a-t-il fait le décompte des musulmans sur les listes électorales? Sinon à partir de leurs prénoms… musulmans? Une fois de plus l’utilisation sournoise des statistiques par les socialistes et les journalistes des gros médias du système démontrent leur tartufferie. D’autant plus que ce puits de statistiques nous révèle également que les journalistes, eux aussi ont voté à 90% pour François Hollande!

Compter les étrangers c’est mal, mais les blancs, c’est bien…

C’est ainsi que les journalistes de Libération avait comptabilisé par couleur de peau les membres des cabinets ministériels en 2012 pour en conclure qu’il y avait trop de blancs. Que dans un pays d’origine blanche, il y ait plus de blancs au gouvernement que de personnes issues de l’immigration récente, quel scandale! Il est vrai que « Compter les étrangers pour éventuellement dire qu’il y en a trop, c’est mal. Compter les Blancs et exiger que certains soient remplacés par des Africains ou des Maghrébins, c’est bien. »

 

République absolue : replacer les statistiques ethniques dans le cadre de la domination oligarchique
République absolue : replacer les statistiques ethniques dans le cadre de la domination oligarchique

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21 mai 2015 4 21 /05 /mai /2015 11:33

Etonnant article de l'AFP sur l"église souterraine" catholique au Tibet où "ici les catholiques sont de plus en plus nombreux", en Chine communiste athée :

Des paroissiens prient le 18 mars 2015 dans une église catholique de Nidadang, près de Bingzhongluo, une région tibétaine de la province chinoise de Yunnan, dans le sud-est du pays (Photo GREG BAKER. AFP)

Des paroissiens prient le 18 mars 2015 dans une église catholique de Nidadang, près de Bingzhongluo, une région tibétaine de la province chinoise de Yunnan, dans le sud-est du pays (Photo GREG BAKER. AFP)

Photographie prise le 18 mars 2015 - portrait du pape François sur une colonne de l'église de Baihanluo, région tibétaine de la province chinoise de Yunnan, sud-est du Tibet ( http://www.larepubliquedespyrenees.fr/2015/05/21/les-tibetains-catholiques-fous-de-dieu-en-chine-communiste,1252499.php )

Photographie prise le 18 mars 2015 - portrait du pape François sur une colonne de l'église de Baihanluo, région tibétaine de la province chinoise de Yunnan, sud-est du Tibet ( http://www.larepubliquedespyrenees.fr/2015/05/21/les-tibetains-catholiques-fous-de-dieu-en-chine-communiste,1252499.php )

Quand on pousse la porte de l’église chinoise de Baihanluo, on est accueilli par un grand portrait du pape François: un sacré paradoxe dans ces montagnes peuplées de Tibétains, gouvernés par un Parti communiste, donc athée.

 

Eglise de Baihanluo, près de Bingzhongluo, une région tibétaine de la province chinoise de Yunna. Vue prise le 18 mars 2015 ( http://www.larepubliquedespyrenees.fr/2015/05/21/les-tibetains-catholiques-fous-de-dieu-en-chine-communiste,1252499.php )

Eglise de Baihanluo, près de Bingzhongluo, une région tibétaine de la province chinoise de Yunna. Vue prise le 18 mars 2015 ( http://www.larepubliquedespyrenees.fr/2015/05/21/les-tibetains-catholiques-fous-de-dieu-en-chine-communiste,1252499.php )

 

Adossé au massif himalayen, le village de Baihanluo n’est accessible qu’à pied ou à cheval, par un sentier muletier que l’on gravit en cherchant son souffle, les yeux rivés sur les sommets enneigés.

Son église en bois, au toit aux pans courbés, fut fondée à la fin du XIXe siècle par des envoyés de la Société des missions étrangères de Paris.

Le pape Grégoire XVI (1831-1846) avait confié à ces prêtres français l’évangélisation du Thibet --comme on l’écrivait alors--, juste après l’ouverture manu militari de la Chine par la première guerre de l’Opium.

Baroudeurs à l’ardeur apostolique incomparable, ces missionnaires ont vécu une épopée parfois sanglante, martyrisés par des lamas hostiles à l’arrivée du Christ au pays de Bouddha
.

Mais, rudes à la tâche et prêts à tous les sacrifices, les Pères aventuriers ont creusé leur sillon évangélisateur, remontant les vallées du fleuve Salouen (appelé «Nu» en mandarin) et du Mékong, jusqu’au Haut plateau.

Coupés du monde par l’hiver verrouillant les cols, ils ont établi des «missions perdues» sur des pentes où les lamaseries conservaient un fonctionnement féodal.

«C’était l’extrême western de la Chine. En chinois, la rivière Nu était surnommée la vallée de la mort. Un adage disait qu’il fallait vendre sa femme avant d’y partir, parce qu’on ne savait pas si on pourrait en revenir», explique à l’AFP Constantin de Slizewicz, auteur de l’ouvrage «Les peuples oubliés du Tibet».

Après l’arrivée au pouvoir des communistes en 1949, ces missionnaires étrangers, «suppôts de l’impérialisme», ont été arrêtés, maltraités puis expulsés.

- Décennies sans prêtres -

«Les églises ont été fermées ou transformées en écoles ou en granges. Les chrétiens n’avaient plus le droit d’avoir d’objets religieux, sous peine d’emprisonnement, et ceux qui avaient des rôles importants ont été persécutés, menés au laogai» (goulag chinois), précise M. de Slizewicz.

Et pourtant, la religion catholique a subsisté clandestinement chez ces populations rurales, dont la ferveur n’a d’égale que la pauvreté.

«Le Tibétain est un fou de Dieu. Ils ont leur vie dédiée à la foi. Ces Tibétains convertis au catholicisme ne le font pas à moitié», poursuit Constantin de Slizewicz. «Pendant quasiment 50 années d’absence de prêtres et de sacrements, ils n’ont pas perdu une parole de l’enseignement d’un siècle de ces Pères».

Entretenant les tombes des missionnaires français, les Tibétains ont continué à prier avec des catéchistes, à célébrer Pâques et Noël, remplaçant le boeuf et l’âne de la crèche par un yack et un mulet. Certains n’ont jamais oublié leur latin ou comment réciter Frère Jacques...

A Baihanluo, ermitage juché sur un promontoire, 400 à 500 paroissiens se rassemblent aux fêtes du calendrier. Ils gardent un souvenir vivace du patriarche Zacharie, mort centenaire il y a une dizaine d’années.

Ce catéchiste de l’ethnie loutse survécut aux purges communistes en fuyant à Taïwan. Après 30 ans d’exil, il participa au renouveau catholique local.

«Zacharie avait déposé dans chaque église du voisinage de l’eau sainte de Lourdes diluée dans de l’eau claire. On en donna une goutte à un fidèle tombé malade. Trois jours après, il était rétabli», relate Zha Xi, 32 ans, baptisé «Joseph».

Cet enfant du pays incarne la relève pastorale à Baihanluo, après avoir conclu son séminaire à Kunming et Chengdu.

Près du Toit du monde --et donc des cieux-- le futur prêtre semble réaliser un autre miracle: il extirpe d’un recoin sombre du presbytère un vieux coffre, apparemment là depuis des lustres.

- Malle aux reliques -

A l’intérieur se trouvent des livres rongés par l’humidité, abandonnés lors du départ précipité des prêtres français: une collection du journal L’Illustration de 1930 et des missels en tibétain publiés en 1897 par l’Imprimerie de la Société des missions étrangères de Hong Kong.

La malle aux reliques recèle également un gros bol estampillé «Creil et Montereau», une manufacture de faïence française qui connut son apogée dans la deuxième moitié du XIXe siècle.

Ces objets ont échappé aux saccages du maoïsme. [saccage révolutionnaire maoïste qui n'est pas sans rappeler l'iconoclasme des révolutionnaires de 1789... NDLR.]

Mais pas l’église de Zhongding, dans la vallée voisine, qui dut être totalement rénovée après l’ouverture de la Chine sous Deng Xiaoping.

Là est enterré Annet Génestier, un missionnaire natif du Puy-de-Dôme (centre de la France). Ce grand chasseur devant l’Eternel s’est éteint en 1937, en tirant sur sa pipe, après un demi-siècle à arpenter les montagnes tibétaines.

Son lointain successeur est le Père François, Han Sheng de son nom chinois. «Les missionnaires français ont introduit dans la région les connaissances scientifiques modernes», souligne ce prêtre de 39 ans. «Les grands arbres ont été plantés par les Français. Les cloches des églises ont aussi été apportées de France, tout comme les outils agricoles

Parce qu’en Chine les autorités imposent aux croyants de rejoindre une organisation affiliée au Parti communiste, une «Eglise souterraine» s’est développée. Selon Han Sheng, la grande région tibétaine compte plus de 10.000 catholiques.

Lui-même se partage entre 16 églises du district de Gongshan. «Nous manquons de prêtres», insiste-t-il.

Yu Xiulian, paysanne de 75 ans qui reçut Madeleine pour nom de baptême, confirme: «Ici les catholiques sont de plus en plus nombreux. Nous, les gens du peuple, on voudrait agrandir les églises, mais l’argent manque.»

La nuit tombée, on retrouve le Père François à Nidadang, un village proche. Dans l’église traversée par un courant d’air glacé, les femmes sont assises à gauche avec les enfants, les hommes à droite. Ce sont des agriculteurs de tous âges, vêtus simplement, la peau tannée par l’altitude et le travail des champs.

A côté de l’autel, le prêtre entend les confessions. Un par un, les fidèles viennent s’agenouiller pour lui confier leurs péchés dans le creux de l’oreille.

«Si on suit Ta Parole, on monte au paradis», chante inlassablement l’assemblée.

 

AFP

 

http://www.liberation.fr/monde/2015/05/21/les-tibetains-catholiques-fous-de-dieu-en-chine-communiste_1313589

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21 mai 2015 4 21 /05 /mai /2015 09:52
Véronique Lévy - entretien à Vox Libri

Véronique Lévy a été invitée de Vox Libri (Radio Notre Dame) le 26 mars 2015 pour témoigner à propos de son livre "Montre Moi Ton Visage" aux éditions du CERF (Préface de Mgr de Moulins-Beaufort).

Véronique Lévy raconte ses premières rencontres avec le Seigneur, quand elle était enfant, après qu'une petite fille (Coralie à qui Véronique Lévy rend hommage) lui ait appris le Notre Père et le Je vous salue Marie. Extrait :

 

(A partir de 08:35) "Déjà, j'ai aimé cet homme (Jésus). Les bras ouverts à l'infini sur la Croix. Et avant de voir la souffrance, je voyais un amour qui s'offre, qui se propose, qui accueille, et qui m'appelait, complètement. Et donc, très vite je suis rentrée en relation. Il était là, je sentais son regard sur moi. Et j'ai commencé à sauver tous les petits animaux qui n'avaient pas la parole, les fourmis, jusqu'aux cafards parfois.Tous ceux qui étaient les mal aimés, les pires. Et je sentais Jésus qui me disait : 'C'est bien'.

[...] Les parents de Coralie m'avaient invité au Havre. Et j'étais allée dans l'église. Et je crois que j'avais assisté à une messe et je pense que j'avais communié. Je ne savais pas que ce n'était pas possible.

[...] Et puis, souvent, j'aimais bien les cimetières parce qu'il y avait des chats, et il y avait des églises, et je rentrais dans l'église et je restais souvent à regarder la Croix. Et je sentais, au-delà de Jésus, la présence du Père.

[...] Et J'ai envie de dire à tous les gens qui se sentent inutiles, abandonnés, que Dieu les aime en fait, et que tous ils ont été désirés et choisis", a expliqué Véronique Lévy.

Image pieuse donnée en souvenir de fidèles décédés (1928)

Image pieuse donnée en souvenir de fidèles décédés (1928)

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21 mai 2015 4 21 /05 /mai /2015 00:00

Né en Serbie, fils de l'empereur Constance Chlore et de sainte Hélène, Constantin fut élevé à la cour de Dioclétien et proclamé empereur après la mort de son père, en 306.

 

Son règne marque la fin des persécutions contre les chrétiens

Constantin Ier, et toute son armée avec lui, vit apparaître dans le ciel une croix. Jésus, dans un rêve prémonitoire, lui promit aussi de vaincre Maxence par le chrisme, formé des deux lettres grecques Khi (X) et rho (P): ce sont les deux premières lettres de Christ. Constantin les fit apposer sur les étendards de son armée et les boucliers de ses hommes.

 

Au Pont Milvius, à quelques kilomètres au nord-est de Rome, deux empires, deux mondes s'affrontaient devant les siècles : l'empire des Césars et la monarchie chrétienne, le monde païen et le monde chrétien. Combattant sous le drapeau marqué de la croix, son armée composée de Gaulois et de chrétiens, vainquit les Francs et les Goths, ainsi que Maxence, sous les murs de Rome. Constantin se fit chrétien, concluant ainsi la paix avec l'Église. Il se convertit et édifia à Rome une basilique sur le tombeau de saint Pierre, premier pape. 
         
Il proclama l'édit de Milan qui donna la liberté aux chrétiens de propager leur foi, et restitua les biens ecclésiastiques confisqués par Maxence. Il instaura le christianisme comme religion d'Etat.

 

Bien qu'il ne fût baptisé que peu de temps avant sa mort, Constantin présida des conciles, tels que celui de Nicée et essaya de résoudre les conflits internes et externes de l'Église. Ses lois et sa politique se basaient sur les principes chrétiens. Il était un grand constructeur d'édifices chrétiens.

 

Saint-Constantin--empereur--272-337-.png

Le Chrisme: image que vit Constantin dans le ciel avant la bataille du Pont Milvius, correspondant aux lettres grecques X Chi et P Rho (XP), les deux premières lettres du mot Christ.

 

http://upload.wikimedia.org/wikipedia/commons/thumb/e/e4/Chrisme_PARIS_Saint_Fran%C3%A7ois-Xavier.jpg/800px-Chrisme_PARIS_Saint_Fran%C3%A7ois-Xavier.jpg

Chrisme surplombant une chapelle de l'Eglise Saint-François-Xavier, Paris

 

"Constantin Le Grand, aux racines de l'Europe", tel est le titre du congrès international qui s'est tenu au Vatican du 18 au 21 avril 2012, organisé par le Conseil pontifical des sciences historiques à l'occasion du 1.700 anniversaire de la bataille du Ponte Milvio (Pont Milivus) et de la conversion de l'empereur Constantin. (VIS) ... Cette conversion est à l’origine de la géographie européenne telle qu’on la connaît aujourd’hui. Constantin, empereur chrétien (Radio Vatican) - RealAudio - MP3

 

Sources:

 

(1) Calendrier perpétuel, Les Saints en 365 jours, Chêne

(2) http://www.levangileauquotidien.org/main.php?language=FR&module=saintfeast&localdate=20120521&id=13444&fd=0

(3) http://nominis.cef.fr/contenus/saint/1190/Saint-Constantin-Ier-le-Grand.html

 

 

. 6 octobre 2013 - Commémorations du 17e centenaire de l'édit de Milan

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20 mai 2015 3 20 /05 /mai /2015 12:07

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20 mai 2015 3 20 /05 /mai /2015 11:59
Décapitations pour viol, meurtre, apostasie, vol à main armée et trafic de drogue, amputations pour vol: l'Arabie Saoudite recrute de nouveaux fonctionnaires

Décapitations pour viol, meurtre, apostasie, vol à main armée et trafic de drogue, amputations pour vol: l'Arabie Saoudite recrute de nouveaux fonctionnaires

 

Le gouvernement saoudien a publié mardi 19 mai une offre d'emploi assez particulière. En effet, l'Etat souhaiterait recruter huit bourreaux pour exécuter, par décapitation, le grand nombre de condamnés à mort dans le royaume. Aucune qualification particulière ni expérience ne sont requises pour ces emplois de bourreaux, dont la fonction sera d'»exécuter les condamnés à mort», selon l'offre d'emploi mise en ligne sur le site du ministère du Service public.

Les futurs bourreaux seront aussi appelés à pratiquer «des amputations» sur des personnes condamnées pour vol. L'annonce de ce recrutement coïncide avec une augmentation du nombre des exécutions dans le royaume, où viol, meurtre, apostasie, vol à main armée et trafic de drogue sont passibles de la peine capitale en vertu d'une version rigoriste de la charia. La sentence est souvent pratiquée par décapitation et sur la place publique.

L'offre d'emploi intervient quatre mois après l'accession au trône du roi Salman. [1]

 

Notes

 

[1] Arabie Saoudite : le gouvernement recrute des bourreaux, Le Figaro, Home ACTUALITE International, Par William Plummer. Publié le 20/05/2015 à 08:10

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20 mai 2015 3 20 /05 /mai /2015 10:38

Etonnante déclaration venant de la part de celui qui a moins heureusement déclaré en 2013 que "la démocratie, c'est la déconstruction des repères traditionnels" (et donc la loi morale)... pour se féliciter (dans le débat sur la soit-disant loi sur le "mariage" gay) que beaucoup de gens soient laissés en manque de repères les plus élémentaires, dont la filiation qui ne représentait plus rien pour le Législateur.

Le 18 mai 2015 sur iTELE, Luc Ferry a dénoncé "la guerre de Vendée" comme "le premier grand génocide dans l'Histoire de l'Europe". 

Précisons tout de suite que ce génocide a précisément permis aux génocideurs de mettre en place sa "démocratie-déconstruction des repères traditionnels". Comme quoi on en revient toujours à la nécessité de la loi naturelle et du droit divin transcendant pour ne pas tomber dans la tyrannie.

 

"Quand nous avons fait nous, notre Révolution française, vous savez la guerre de Vendée, cela n'a pas été beau, c'est le premier grand génocide dans l'histoire de l'Europe. Il y a eu 500.000 morts", a déclaré Luc Ferry.

Luc Ferry dénonce "la guerre de Vendée" comme "le premier grand génocide dans l'Histoire de l'Europe"

Interrompu par le journaliste sur le terme employé de "génocide", le philosophe a répondu:

 

"Génocide, bien sûr. Bien évidemment, Pierre Chaunu avait bien évidemment raison. D'ailleurs plus aucun historien ne le conteste aujourd'hui. On prenait les gamins par les bras et les jambes et on leur cassait la tête sur les murs des chateaux. On jetait les gens sur des hallebardes. Enfin, tout cela a été absolument abominable, sans compter le vandalisme dont on parlait tout à l'heure."

Les bourreaux républicains faisaient mourir les Vendéens de la façon la plus horrible possible que les pires islamistes de l’État islamique n’ont même pas imitée. Outre les têtes fracassées contre des murs, les républicains enfermaient les gens dans des églises et les faisaient brûler vifs comme le 28 février 1794 aux Lucs ; ils faisaient brûler vifs femmes et enfants dans les "fours de la république"... L'un des chefs républicains, Amey, s'esclaffait : "C'est ainsi que la 'République' doit faire cuire son pain!"

 

 

Source: http://www.minute-hebdo.fr/tout-minute/actualites/730-brules-vifs-dans-les-fours-de-la-republique

Source: http://www.minute-hebdo.fr/tout-minute/actualites/730-brules-vifs-dans-les-fours-de-la-republique

Luc Ferry dénonce "la guerre de Vendée" comme "le premier grand génocide dans l'Histoire de l'Europe"

Les républicains éventraient des femmes enceintes et jouaient au ballon avec les corps des enfants à naître. Ils jetaient dans les puits des enfants vivants, achevaient au sabre les rares survivants de la sinistre virée de Galerne, liaient entre eux prêtres et religieuses avant de les jeter dans la Loire alourdis de pierre... Source: Le génocide arménien, bravo M. le Président ! Mais le vendéen ? Par Floris de Bonneville.

Près de 80% des personnes guillotinées sous la Révolution étaient des petites gens. Les ouvriers ont été envoyés par charrettes entières à la guillotine.

Video (âmes sensibles s'abstenir), bon voyage dans le temps :

 

Génocide arménien : Hollande demande à la Turquie d'utiliser le mot "génocide", mais oublie le génocide vendéen

Refaisons l'addition des pertes dues à la Révolution et à l'Empire:

 

400 000 morts pour les guerres jusqu'en 1800; un million pour les guerres napoléoniennes, 600 000 pour les guerres intestines et l'échafaud pour mémoire. Voilà nos deux millions de morts

(René Sédillot, Le coût de la Révolution française, Vérités et Légendes, Perrin Mesnil-sur-l'Estrée 1987, p. 24-28).

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20 mai 2015 3 20 /05 /mai /2015 10:29
Enseignement: Najat Vallaud-Belkacem laisse "sa porte ouverte" "pour mieux la claquer à la figure des enseignants"

"La réforme se fera" avait assuré Najat Vallaud-Belkacem, soutenue par Manuel Valls. Leur détermination n'a pas faibli. Au lendemain de la grève, qui a mobilisé entre 30 et 50% des enseignants , le décret ainsi que l'arrêté portant sur la réforme contestée du collège sont parus mercredi au Journal officiel.

L'arrêté paru au JO détaille aussi les enseignements pratiques interdisciplinaires (EPI), prévus à partir de la cinquième pour favoriser notamment le travail en groupe. Parmi les huit thèmes des EPI on peut trouver "Corps, santé, bien-être et sécurité", "Transition écologique et développement durable" ou "Sciences, technologie et société.". Les élèves en suivront deux par an et au moins six des huit thématiques entre la cinquième et la troisième. L'un de ces "enseignements interdisciplinaires" portant sur "langues et cultures de l'Antiquité" remplace les anciennes options de grec et de latin. 2,5 heures de langue vivante 2 sont prévues désormais dès la cinquième.

Pour Jean-Rémi Girard, secrétaire national à la pédagogie du SNALC-FGAF (Syndicat National des Lycées et Collèges), il s'agit d'un "scandaleux passage en force". "Les textes signés le jour même de la grève, je n'ai jamais vu ça.", déclare-t-il, joint par Le Figaro. "La ministre avait dit qu'elle laissait sa porte ouverte, c'était pour mieux la claquer à la figure des enseignants." Il dénonce "une réforme bouclée en moins d'un mois, un déni de dialogue social." [1]

Un bel exemple de mise en pratique des "valeurs de la république"...

 

Notes

 

[1] Le décret sur la réforme du collège paru au Journal officiel, Home ACTUALITE Société, Par Eugénie Bastié Mis à jour le 20/05/2015 à 08:40 Publié le 20/05/2015 à 07:55

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20 mai 2015 3 20 /05 /mai /2015 07:34

En 1923, Joseph Barthélemy, député du Gers, remit à l'ordre du jour la question du vote des femmes devant le "Parlement". Il égréna les "objections fantaisistes" des bonnes consciences républicaines qui freinaient des quatre fers pour ne pas voter cette avancée égalitaire et les contredit :

D'après « L'Intransigeant », paru en 1923

 

De 1919 à 1940, des propositions de loi en faveur du vote des femmes sont adoptées, mais refusées par le Sénat. Le 22 novembre 1922, ce dernier avait, sur cette question du vote des femmes, refusé par 156 voix contre 134, de passer à la discussion des articles, les intentions de la Haute Assemblée étant nettes : l'enterrement.

 

Quelques mois plus tard, Joseph Barthélemy, député du Gers qui en est rapporteur, remet à l'ordre du jour la question devant le Parlement. Ne pouvant soumettre de nouveau, en vertu de l'article 110 de la Chambre, des propositions identiques rejetées quelques mois plus tôt par le Sénat, il suggéra de fixer à trente ans l'âge de l'accession des femmes aux droits politiques.

 

Vote-Femmes.jpgIl rétorqua en outre aux détracteurs du projet : « Voyons maintenant les objections qui ont été formulées. On a dit que les femmes ne désiraient pas le vote et qu'elles en négligeraient l'exercice Mais, en 1848, les hommes non plus ne désiraient par le vote, on le leur a donné par justice.

 

« On dit encore que la femme serait inférieure. La femme n'est pas inférieure, elle est seulement différente et complémentaire. La vérité, qu'il faut bien reconnaître, c'est que le génie, dans ses manifestations les plus sublimes, est le privilège du sexe masculin. Mais le génie n'est pas nécessaire pour voter, ni même pour être élu ! Tout cela ne tient pas. Toutes ces objections sont fantaisistes. Il en est de même quand on dit que la femme admise aux droits politiques émettrait des votes extrémistes ou réactionnaires. C'est là une pure affirmation contredite par l'expérience.

 

« On objecte aussi : La femme ne fait pas de service militaire. Sans doute, elle n'est pas soldat, mais elle fait des soldats, et pour celles qui n'ont pas d'enfant, combien parmi les électeurs et même les élus n'ont pas fait de service militaire !

Enfin, le grand argument, c'est : la femme est faite pour le foyer ! C'est bien notre avis, mais ce n'est pas la participation aux comices qui éloignera la femme de son foyer, elle n'en sera pas plus éloignée que par sa participation à un marché ou à une foire, et puis enfin les conditions actuelles ont jeté dans la lutte pour la vie des milliers de femmes, il est juste qu'elles puissent défendre leurs intérêts tant par leurs bulletins de vote qu'au sein des assemblées politiques. »

 

Le député Barthélemy songea un instant, puis reprit : « Ce qu'il faut surtout que l'on sache, c'est le fait que la France tend à devenir une exception en restant masculine. » Et de rappeler qu' « en Europe, les pays masculins sont une exception qui se rétrécit chaque année davantage. Les femmes votent en Suède, en Norvège, au Danemark, en Finlande, en Estonie, en Lituanie, en Lettonie, en Tchécoslovaquie, en Pologne, en Autriche, en Allemagne, en Hongrie, en Belgique ; elles participent aux élections locales et un certain nombre d'entre elles aux élections législatives. »

 

En France, le droit de vote sera accordé aux femmes le 21 avril 1944 par le Comité français de la Libération nationale, et mis en oeuvre pour la première fois le 29 avril 1945 lors d'élections municipales, puis en octobre 1945 lors des élections à l’Assemblée constituante.

 

Source: http://www.france-pittoresque.org/article-droit-de-vote-des-femmes-le-senat-freine-des-quatre-fers-90908614.html

 

Pour rappel, au Moyen Âge et sous l'Ancien Régime, les femmes votaient... L'exclusion des femmes ne date pas des "siècles obscurs" mais vient plus tard, de la modernité.

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20 mai 2015 3 20 /05 /mai /2015 06:57
Litanies de la Très Sainte Vierge

Seigneur, ayez pitié de nous.

Jésus-Christ, ayez pitié de nous.

Seigneur, ayez pitié de nous.

Jésus-Christ, écoutez-nous.

Jésus-Christ, exaucez-nous.

Père céleste, qui êtes Dieu, ayez pitié de nous.

Fils rédempteur du monde, qui êtes Dieu, ayez pitié de nous.

Trinité sainte, qui êtes un seul Dieu, ayez pitié de nous.

Sainte Marie, priez pour nous.

Sainte Mère de Dieu,

Sainte Vierge des vierges,

Mère du Christ,

Mère de la divine grâce,

Mère très pure,

Mère très chaste,

Mère toujours Vierge,

Mère sans tache,

Mère aimable,

Mère admirable,

Mère du bon conseil,

Mère du Créateur,

Mère du Sauveur,

Vierge très prudente,

Vierge vénérable,

Vierge digne de louange,

Vierge puissante,

Vierge clémente,

Vierge fidèle,

Miroir de justice,

Trône de la Sagesse, Cause de notre joie,

Vase spirituel,

Vase d'honneur,

Vase insigne de la dévotion,

Rose mystique,

Tour de David,

Tour d'ivoire,

Maison d'Or,

Arche d'alliance,

Porte du ciel,

Etoile du matin,

Salut des infirmes,

Refuge des pécheurs,

Consolatrice des affligés

Secours des Chrétiens,

Reine des Anges,

Reine des Patriarches,

Reine des Prophètes,

Reine des Apôtres,

Reine des Martyrs,

Reine des Confesseurs

Reine des Vierges,

Reine de tous les Saints,

Reine conçue sans péché,

Reine élevée aux Cieux,

Reine du très saint Rosaire,

Reine de paix,

Agneau de Dieu, qui effacez les péchés du monde, pardonnez-nous Seigneur.

Agneau de Dieu, qui effacez les péchés du monde, exaucez-nous Seigneur,

Agneau de Dieu, qui effacez les péchés du monde, ayez pitié de nous.

Priez pour nous, sainte Mère de Dieu. - Afin que nous devenions dignes des promesses de Jésus-Christ.

PRIONS. Seigneur, daignez nous accorder, à nous vos serviteurs, de jouir toujours de la santé de l'âme et du corps ; et par la glorieuse intercession de la bienheureuse Marie toujours Vierge, délivrez nous des tristesses de la vie présente, et donnez-nous d'avoir part aux joies éternelles. Par Jésus-Christ Notre Seigneur. Ainsi soit-il.

 

 

 

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20 mai 2015 3 20 /05 /mai /2015 00:00

Saint-Bernardin-de-Sienne--Franciscain----1444-.jpg

Saint Bernardin de Sienne, Franciscain. On le représente tenant à la main un soleil avec le monogramme de Jésus. "IHS" [abréviation et translittération du nom de "Jésus" en grec : Ι = J, Η = E et Σ = S (JES = Jesus/Ιησους), et en latin : Iesus Humani Salvator, Jésus sauveur des hommes]

 

Le principal caractère de la vie de ce grand Saint, c'est son amour extraordinaire pour la très Sainte Vierge.

L’Italie le considère comme son plus grand prédicateur. Dès sa canonisation, les peintres et les sculpteurs les plus illustres le représentèrent très fréquemment.

Né le 8 septembre 1380, jour de la Nativité de Marie, Bernardin fut privé, tout jeune, de ses nobles et pieux parents ; mais il trouva dans une de ses tantes une éritable mère. Voyant un jour cette femme refuser de donner à un pauvre, il lui dit : "Pour l'amour de Dieu, donnez à ce pauvre ; autrement je ne prendrai rien aujourd'hui." 

Sa pureté était si grande, que le moindre mot inconvenant l'affligeait profondément : "Silence, disaient les étudiants quand ils le voyaient apparaître au milieu de leurs conversations trop libres, silence, voici Bernardin !" 

À dix-sept ans, il entra dans une confrérie de garde-malades, et soigna pendant quatre ans, dans un hôpital, avec un dévouement et une douceur rares, toutes les infirmités humaines. Se traitant lui-même avec la dernière dureté, il ne songeait qu'aux besoins des autres ; il parut surtout héroïque dans une peste affreuse (peste de Sienne en 1400), où au service des malades, il s'imposa mille fatigues et brava mille fois la mort. 

L'inspiration du Ciel le conduisit alors chez les Franciscains, qui le lancèrent bientôt dans la prédication. Grâce à la bonté de sa Mère céleste, sa voix, faible et presque éteinte, devint inopinément claire et sonore ; Bernardin fut un apôtre aussi brillant par son éloquence que par sa science, et opéra en Italie de merveilleux fruits de salut.

La tradition populaire du Moyen Âge lui attribue plus de 2000 guérisons miraculeuses (Source : Jansen Philippe. Un exemple de sainteté thaumaturgique à la fin du Moyen Âge : les miracles de saint Bernardin de Sienne. In: Mélanges de l'Ecole française de Rome. Moyen-Âge, Temps modernes T. 96, N°1. 1984. pp. 129-151).

Faisant un jour l'éloge de la Sainte Vierge, il lui appliqua cette parole de l'Apocalypse : "Un grand signe est apparu au Ciel." Au même instant, une étoile brillante parut au-dessus de sa tête. Une autre fois, parlant en italien, il fut parfaitement compris par des auditeurs grecs qui ne connaissaient que leur langue maternelle.

Un jour, un pauvre lépreux lui demanda l'aumône ; Bernardin, qui ne portait jamais d'argent, lui donna ses souliers ; mais à peine le malheureux les eut-il chaussés, qu'il se senti soulagé et vit disparaître toute trace de lèpre.

Bernardin, allant prêcher, devait traverser une rivière et ne pouvait obtenir le passage de la part d'un batelier cupide auquel il n'avait rien à donner. Confiant en Dieu il étendit son manteau sur les eaux, et, montant sur ce frêle esquif, passa la rivière.


 

C'est à Bernardin que remonte la dévotion au Saint Nom de Jésus, dont il recommandait la dévotion.

Il prêchait en montrant aux foules un panneau portant le monogramme du Christ "IHS", peint en lettres (gothiques) d'or dans un disque solaire symbolique.

Parfois, le disque qu'il tient contre sa poitrine porte le mot 'Caritas' (charité). Source: Eglise Saint-Eleusippe de Quinçay.

Il a été aussi un des apôtres les plus zélés du culte de saint Joseph.

Quelques religieux, jaloux de ses succès, le dénoncèrent à Rome, l’accusant de déviation doctrinale. Saint Jean de Capistran prit sa défense auprès du pape Martin V. Celui-ci approuva la dévotion au Nom de Jésus et voulut faire de Bernardin l’évêque de Sienne. Mais Bernardin refusa, préférant continuer ses prédications en Italie.

Le 7 janvier 1432, malgré de nouvelles attaques contre Bernardin, le pape Eugène IV imposa le silence à ses détracteurs.

En 1530, la fête du Saint Nom de Jésus fut accordée aux Frères mineurs, et étendue à l’Église universelle en 1722.

Il attrapa une fièvre maligne, à Aquila où il mourut, le 20 mai 1444, dans le couvent de cette ville, tandis que les frères chantaient l’antienne : « Père, j’ai manifesté ton nom aux hommes… Je viens vers Toi. ». Il fut inhumé dans l’église du couvent.

Le pape Nicolas V le canonisa le 24 mai 1450.

 

 

Sources : 12 , 3

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19 mai 2015 2 19 /05 /mai /2015 22:17
Russie isolée ???

Russie isolée ???

Succès russes selon Jacques Sapir

 

RT en français, 19 mai 2015 13:09

 

D’un point de vue diplomatique, la récente visite du Secrétaire d’Etat américain, John Kerry à Sotchi le 12 mai a signifié qu’Obama avait pris acte de l’échec de sa politique d’isolement de la Russie. Non seulement cette politique n’a ni freiné ni déstabilisé la politique Russe, mais elle a même renforcé les liens entre ce pays, la Chine et l’Inde. En Europe aussi, la présence de chefs d’Etat européens aux cérémonies du 9 mai a été importante. La présence à Moscou pour ces cérémonies du 70ème anniversaire de la victoire sur le nazisme, des présidents de la Bosnie, de la Macédoine mais aussi de la Serbie (dont les troupes ont défilé sur la Place Rouge) et de la République Tchèque ainsi que de la Slovaquie, montre que dans les Balkans, et pas seulement dans les Balkans, les amis de la Russie sont nombreux.

 

Il convient de noter, d’ailleurs, qu’en juillet que les pays de l’Union européenne devront revoter sur les « sanctions » vis-à-vis de la Russie. Une opposition de la Grèce et de Chypre, opposition qui pourrait être soutenue par la Hongrie et la Slovaquie, aboutirait en effet à la fin de ces sanctions qui doivent être votées à l’unanimité des membres de l’UE. Notons, enfin, que les gouvernements russes et chinois se sont payés le luxe de faire des manœuvres navales communes en Mer Noire et en Mer Egée dans les premiers jours de mai 2015. Histoire, visiblement, d’enfoncer le clou et de rappeler qu’il n’y a pas que les Etats-Unis et l’OTAN qui peuvent «montrer leurs muscles» dans la région.

 

Source : russeurope.hypotheses.org

via http://francais.rt.com/opinions/2468-sapir-obama-%C3%A9chec-politique-isolement-russie

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19 mai 2015 2 19 /05 /mai /2015 20:49
Ecroulement brutal du nombre des visiteurs internet des media-menteurs

Signe de l’entrée croissante en dissidence, le suivi du nombre de visiteurs internet de plusieurs quotidiens a décroché très brutalement en novembre 2014 : 10,6 millions perdus par Le Monde, 3,3 millions par Le Figaro, etc. Les milliards de subvention étatique versés au Gestell de propagande ne suffisent plus.

 MPI - 54 - 01 - le Monde 10,6 millions de visiteurs perdus -

Ecroulement des visiteurs du site internet Le Monde

MPI - 54 - 02 - LeFigaro 3,3 millions de visiteurs perdus -

Ecroulement des visiteurs du site internet Le Figaro

MPI - 54 - 03 - LEXPRESS 2,6 millions de visiteurs perdus -

Ecroulement des visiteurs du site internet L’Express

 

Source

On continue... pour ne plus laisser qu'une coquille vide..

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19 mai 2015 2 19 /05 /mai /2015 11:08
La Convention a repoussé la mort du Roi Louis XVI par 13 voix de majorité, c'est un pouvoir occulte qui l'a condamné à mort par falsification du scrutin (Maurice Talmeyr)

Le site Royalistes.net a enregistré en livre audio l'ouvrage de Maurice Talmeyr, La franc-maçonnerie et la Révolution française (1904), disponible gratuitement.

 

La mise à mort de Louis XVI a été décidée, dix ans d’avance, dans la tenue illuministe de Wilhelmsbad.

La trahison, elle était partout à la Cour de Louis XVI. Dans cet ordre d’idées, M. Maurice Talmeyr établit sur des documents irrécusables que le Roi n’a jamais donné, au 10 août 1792 cet ordre de cesser le feu, qui perdit la monarchie et qui fut donné cependant au nom du Roi.

Il prouve de même que ni l’assemblée législative n’a voté l’emprisonnement de Louis XVI au Temple, ni la Convention n’a voté la mort du Roi. L’assemblée législative a voté que le Roi logerait au palais du Temple, mais non pas dans la Tour du Temple, qui était une prison.

Et quant à la Convention, elle a réellement repoussé la mort du Roi par 13 voix de majorité. C’est un pouvoir occulte qui a emprisonné le Roi et qui l’a condamné à mort par falsification de scrutin. Et ce pouvoir occulte, c’est la franc-maçonnerie. Ce n’est pas là, évidemment, ce que nous ont appris les historiens de la Révolution..., et M. Maurice Talmeyr semble conclure à bon droit :

Si la Révolution, que personne ne confond avec l’évolution, n’est pas le grand mouvement humain auquel beaucoup d’honnêtes gens ont cru et croient encore, si elle n’est pas ce grand fait social provenant naturellement d’intérêts et de besoins profonds, et si, au contraire, elle n’a jamais été qu’un bluff immense, dirigé et lancé contre le Christianisme universel, tous nos malaises moraux, toutes nos perturbations, se comprennent et s’expliquent. Sinon, ils ne se comprennent pas, et ne peuvent sérieusement se déduire de rien.

 

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19 mai 2015 2 19 /05 /mai /2015 10:23
"C'est Donbass" : chanson de contre-révolutionnaires du Donbass

Pour préserver leur mode de vie et leur vie, les contre-révolutionnaires du Donbass luttent contre l'Empire :

"C'est Donbass" : chanson de contre-révolutionnaires du Donbass
"C'est Donbass" : chanson de contre-révolutionnaires du Donbass
"C'est Donbass" : chanson de contre-révolutionnaires du Donbass
Drapeaux du Tsar Nicolas II et de Saint Georges

Drapeaux du Tsar Nicolas II et de Saint Georges

"C'est Donbass" : chanson de contre-révolutionnaires du Donbass
"C'est Donbass" : chanson de contre-révolutionnaires du Donbass

L'alliance du droit divin et du pouvoir temporel contre les forces du Mal, l'Argent-Roi et le Nouvel Ordre mondial :

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19 mai 2015 2 19 /05 /mai /2015 10:05

 

Sur le site internet de la Communauté interparoissiale “Au Cœur du Sundgau” (dioc. de Strasbourg), on trouve une page intitulée “La messe expliquée aux enfants”.

Et voici ce qu’on lit - une fois de plus - au sujet de la Communion :

 

“Voici ce que disait St Cyrille (4° siècle) :

“Lorsque tu t’avances, ne t’approche pas les mains grandes ouvertes ni les doigts écartés, fais un trône pour ta main qui va recevoir le Roi.

Reçois le corps du Christ dans le creux de ta main et réponds : AMEN”

 

On mesure le peu de formation liturgique de ceux qui ont cité ce texte pour justifier la communion dans la main. N’auraient-ils par eu tout intérêt à poursuivre la lecture du document qu’ils prennent comme argument.

Voici en effet ce qu’il dit :

 

“Sanctifiez votre œil par le contact avec le Corps Sacré (...) Alors que vos lèvres sont encore humides, touchez vos lèvres et passez votre main sur vos yeux, votre front et vos autres sens pour les sanctifier.”

 

Ces recommandations relevant plus de la superstition que de la foi chrétienne ont poussé les théologiens et les historiens à s'interroger sur l’authenticité de ce texte. Et il apparaît qu’il n’est pas de S. Cyrille mais d’un de ses successeurs, le Patriarche Jean, dont l’orthodoxie a paru très tôt suspecte. Nous le savons grâce à la correspondance échangée entre S. Epiphane, S. Jérôme et S. Augustin.

 

Par contre, d’autres témoignages des premiers siècles attestent que si la communion pouvait être reçue dans la main, c’était dans des cas exceptionnels relevant de circonstances très particulières (persécutions, nécessité de mettre le Pain consacré à l’abri... etc.)

Mais il est désormais convenu que dans les paroisses, il ne faut surtout pas hésiter à induire les fidèles en erreur...

 

Source : Pro liturgia, Lundi 30/3/2015

 

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19 mai 2015 2 19 /05 /mai /2015 09:58

Amorth

Pour le père Amorth, « les chrétiens ne savent pas se défendre contre Satan, qui avance avec le califat ».

« L'État islamique est Satan. » Parole d'exorciste.

Dans une interview accordée au journal italien Il Giorno, le père Gabriele Amorth, chef exorciste de la cité du Vatican et du diocèse de Rome depuis 1986, revient sur la fureur des djihadistes contre les chrétiens. « Les choses arrivent tout d'abord dans les sphères spirituelles et, ensuite, se concrétisent sur cette terre. Les royaumes spirituels sont seulement au nombre de deux.
L'Esprit Saint et l'esprit démoniaque. Le mal déguisé sous diverses formes – politique, religieuse, culturelle... – a une unique source d'inspiration : le diable. Comme chrétien, je lutte spirituellement contre la Bête. »

Et encore :

« La politique mondiale, qui aujourd'hui n'apporte pas de réponse au massacre des chrétiens, devra aussi combattre l’État islamique et le combattre sous une forme différente ».

L'exorciste parle de la perte de terrain du christianisme dans le monde actuel :

« Interrogeons-nous sur ce que l'Occident a fait au cours des dernières décennies. Il a envoyé Dieu au diable. Il a fini avec les bénédictions d'écoles, il a fini avec les croix, il a tout envoyé promener ».
 

Le père Amorth conclut en parlant de Satan :

« Il me répond seulement lorsque je lui pose une question. Il répète que le monde est en son pouvoir, et en cela il dit la vérité. Bibliquement parlant, nous sommes dans les derniers temps et la Bête travaille frénétiquement ».

Source

via http://www.leforumcatholique.org/message.php?num=775720

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