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Christ Roi

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29 mars 2015 7 29 /03 /mars /2015 00:00

Le dimanche des Rameaux rappelle l'entrée triomphale de Jésus-Christ à Jérusalem (Evangile selon saint Jean 12, 12 - 15). L’entrée de Jésus à Jérusalem manifeste la venue du Royaume que le Roi-Messie va accomplir par la Pâque de sa Mort et de sa Résurrection.

L'Evangile (Mt 21,1 - 9, Mc 11,1 - 10, Lc 19, 28 - 40) raconte qu'à proximité de la fête de la Pâque juive, Jésus décide de faire une entrée solennelle à Jérusalem. Il organise son entrée en envoyant deux disciples chercher un ânon. Il entre à Jérusalem sur une monture pour se manifester publiquement comme le messie que les juifs attendaient. C'est une monture modeste comme l'avait annoncé le prophète pour montrer le caractère humble et pacifique de son règne. Une foule nombreuse venue à Jérusalem pour la fête l'accueille en déposant des vêtements sur son chemin et en agitant des branches coupées aux arbres.

Le "Roi de Gloire" entre dans sa Ville "monté sur un ânon" : il ne conquiert pas la Fille de Sion, figure de son Église, par la ruse ni par la violence, mais par l’humilité qui témoigne de la Vérité. C’est pourquoi les sujets de son Royaume, ce jour-là, sont les enfants et les "pauvres de Dieu", qui l’acclament comme les anges l’annonçaient aux bergers. Leur acclamation, "Béni soit celui qui vient au nom du Seigneur", est reprise par l’Église dans le "Sanctus" de la liturgie eucharistique pour ouvrir le mémorial de la Pâque du Seigneur.

(Catéchisme de l'Eglise catholique, n° 560 et 559)


Ce dimanche commémore à la fois deux événements, l'entrée solennelle de Jésus-Christ à Jérusalem où il fut acclamé par une foule agitant des palmes, la Passion du Christ et sa mort sur la croix. Ce dimanche des Rameaux, est le début de la "Semaine sainte", dernière semaine du Carême, s'achevant les trois derniers jours (jeudi, vendredi et samedi) par le "triduum pascal". Le Jeudi saint célébrera l'institution par le Christ de la Cène, ou Eucharistie lors du dernier repas pris avec ses disciples avant son arrestation, le Vendredi saint, la Passion et la mort du Christ, le Samedi saint célébrera la veillée pascale précédant la Résurrection le dimanche de Pâques.

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Publié par Ingomer - dans Saints du jour
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28 mars 2015 6 28 /03 /mars /2015 11:28

Élevés par des homosexuels, ils confient leur souffrance à la communauté gay

Des témoignages qui ne seront pas diffusés dans les media : Élevés par des homosexuels, ils confient leur souffrance à la communauté gay

 

Il y a quelques jours, les homosexuels Dolce & Gabbana affirmaient que « la famille n’est pas une mode passagère, c’est un sens de l’appartenance. […] La seule famille, c’est la famille traditionnelle. » Tollé immédiat et appel au boycott dans les milieux LGBT.

Quelques jours plus tard, six adultes américains élevés par des homosexuels écrivaient pourtant aux deux stylistes pour les remercier d’avoir « donné voix à une chose que nous avons apprise par l’expérience : chaque être humain a un père et une mère, et couper l’un ou l’autre de la vie d’un enfant, c’est priver l’enfant de dignité, d’humanité et d’égalité ».

Les signataires poursuivent : « Nous savons que vous allez subir une immense pression, spécialement en ce moment où l’Italie et les États-Unis sont poussés à nier ce que nous réclamons, à savoir le droit d’avoir un père et une mère, dans le seul but de satisfaire un puissant lobby gay. ».
 Les six confient avoir trouvé dans les propos de Dolce & Gabbana « l’inspiration » et le « courage » d’aller dénoncer le mariage gay auprès de la Cour suprême des États-Unis, et leur lettre s’achève par une supplication : « C’est important pour notre bien […] que vous ne vous excusiez ni ne capituliez. S’il vous plaît, continuez à soutenir l’idée qu’un enfant a besoin d’un père et d’une mère. C’est un droit de l’homme. » Un cri de souffrance bien peu relayé par les promoteurs de l’égalité.

Plus récemment encore, Heather Barwick, Américaine également, écrivait à sa « chère communauté gay » pour lui confier sa souffrance. Élevée par deux lesbiennes, la jeune femme a longtemps milité pour le mariage homosexuel. Elle écrit « pour sortir du placard » : « Je ne soutiens plus le mariage homosexuel », confie-t-elle, en précisant : « Non pas parce que vous êtes gay, je vous aime tant, mais en raison de la nature même de la relation homosexuelle. »

Pourquoi ? Parce que « cela promeut et normalise une structure familiale qui nous prive de quelque chose de précieux et de fondamental. On nous répète que nous n’avons pas besoin de ce que nous désirons naturellement et profondément. On nous répète que ça va aller. Mais ce n’est pas vrai, nous souffrons », explique-t-elle.


C’est après s’être mariée que la jeune femme a réalisé combien l’absence d’un père était douloureuse, « en voyant mes enfants aimer et être aimés par leur père ». « J’aime la partenaire de ma mère, précise la jeune femme, mais une autre femme ne remplacera jamais le père que j’ai perdu (…] C’est une chose étrange et troublante de vivre avec cette douleur profonde de rechercher un père, un homme, dans une communauté qui prétend que les hommes sont inutiles. »

Heather Barwick sait que les homosexuels peuvent être de bons parents. Elle sait aussi que « tant de causes peuvent faire souffrir les enfants dans une famille : divorce, abandon, infidélité, viol, mort… » mais « la meilleure et la plus belle structure familiale est celle dans laquelle les enfants grandissent avec un père et une mère », écrit celle qui refuse désormais que l’on impose sa souffrance à d’autres enfants.

Elle supplie cette communauté gay qu’elle « aime tant » et qui lui a « tant appris » d’entendre cette souffrance, dans un message poignant :

Un grand nombre d’entre nous a peur de parler et de vous dire sa peine et sa souffrance parce que quelles que soient les raisons, vous n’avez jamais l’air de nous écouter. Vous ne voulez pas entendre. Si nous disons que nous souffrons d’avoir été élevés par des parents homosexuels, nous sommes ignorés ou catalogués comme haineux. Cela n’a rien à voir avec la haine du tout […] Je sais que vous avez vraiment été haïs et que vous avez réellement souffert […] J’étais là. J’ai pleuré et j’ai ressenti la colère directement dans la rue avec vous. Mais ce n’est pas moi. Ce n’est pas nous.


Un témoignage désarmant pour des activistes LGBT souvent tentés par la violence et l’agressivité lorsque certains, et même leurs propres enfants, leur rappellent ces évidences, et la souffrance immense qu’impose leur négation.

 

Source: http://www.bvoltaire.fr/charlottedornellas/eleves-par-des-homosexuels-ils-confient-leur-souffrance-la-communaute-gay,167253

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28 mars 2015 6 28 /03 /mars /2015 10:05
« Il faut être d’une naïveté confondante pour tenir le système capitaliste pour conservateur ! » (Alain de Benoist)

Dans un entretien réalisé par Nicolas Gauthier pour Boulevard Voltaire, Alain de Benoist explique "l’inconséquence tragique de ces conservateurs ou « nationaux-libéraux » qui veulent à la fois défendre le système du marché et des « valeurs traditionnelles » que ce système ne cesse de laminer". Extrait :

 

On se souvient de la déclaration de François Hollande quand il était en campagne électorale : « Mon ennemi, c’est la finance ! » Aujourd’hui, elle est apparemment devenue son amie, comme en témoigne l’arrivée aux manettes du banquier Emmanuel Macron. Quant à la loi portant le nom de ce dernier, le MEDEF devait en rêver, le PS l’a faite. Cela vous surprend ?

 

"Pas du tout. Depuis qu’il s’est officiellement rallié, sinon à la société de marché, du moins au principe du marché, en 1983, le PS n’a fait que dériver toujours plus loin vers un libéralisme social… de moins en moins social. Cela confirme et illustre le propos de Jean-Claude Michéa, selon qui le libéralisme économique et le libéralisme « sociétal » ou culturel sont voués à se rejoindre, puisqu’ils procèdent tous deux d’une même matrice idéologique, à commencer par une conception de la société perçue comme une simple addition d’individus qui ne seraient liés entre eux que par le contrat juridique ou l’échange marchand, c’est-à-dire le seul jeu de leurs désirs et de leurs intérêts.

 

« Le libéralisme économique intégral (officiellement défendu par la droite) porte en lui la révolution permanente des mœurs (officiellement défendue par la gauche), tout comme cette dernière exige, à son tour, la libération totale du marché », écrit encore Michéa. Inversement, la transgression systématique de toutes les normes sociales, morales ou culturelles devient synonyme d’« émancipation ». Des slogans de Mai 68 comme « Jouir sans entraves » ou « Il est interdit d’interdire » étaient des slogans typiquement libéraux, interdisant de penser la vie humaine selon son bien ou selon sa fin. La gauche, aujourd’hui, donne d’autant mieux dans le libéralisme sociétal qu’elle s’est entièrement convertie au libéralisme économique mondialisé. [Le libéralisme économique n'est pas partout, il est dans les échanges commerciaux, la libre circulation des marchandises, de moins en moins dans la liberté d'entrependre compte tenu du niveau d'imposition des entreprises, et surtout pas dans l'interventions de la banque centrale dans l'économie digne de l'époque soviétique. NDLR]

 

Le néo-capitalisme financiarisé et mondialisé, que certains s’entêtent à considérer comme « patriarcal et conservateur », ne serait-il pas finalement plus révolutionnaire que notre « socialisme » français, manifestement à bout de souffle ?

 

Il faut être d’une naïveté confondante pour voir dans le système capitaliste un système « patriarcal » ou « conservateur ». Le capitalisme libéral repose sur un modèle anthropologique, qui est celui de l’Homo œconomicus, un être producteur et consommateur, égoïste et calculateur, censé toujours chercher à maximiser rationnellement son utilité, c’est-à-dire son meilleur intérêt matériel et son profit privé, et sur un principe ontologique qui est celui de l’illimitation, c’est-à-dire du « toujours plus » (toujours plus d’échanges, toujours plus de marché, de profits, etc.). Cette propension intrinsèque à la démesure le conduit à considérer tout ce qui peut entraver l’extension indéfinie du marché, la libre circulation des hommes ou la marchandisation des biens comme autant d’obstacles à supprimer, qu’il s’agisse de la décision politique, de la frontière territoriale, du jugement moral incitant à la mesure ou de la tradition qui rend sceptique vis-à-vis de la nouveauté.

 

N’est-ce pas en cela que le système capitaliste rejoint l’idéologie du progrès ?

 

Marx avait déjà constaté que l’avènement du capitalisme avait mis un terme à la société féodale traditionnelle, dont il avait noyé toutes les valeurs de solidarité communautaire « dans les eaux glacées du calcul égoïste ». Observant que la montée des valeurs bourgeoises s’était opérée au détriment des valeurs populaires comme des valeurs aristocratiques (« tout ce qui avait solidité et permanence s’en va en fumée, tout ce qui était sacré est profané »), il écrivait que « la bourgeoisie ne peut exister sans révolutionner en permanence les instruments de production, donc les conditions de production, donc l’ensemble des rapports sociaux ».

C’est à ce titre qu’il parlait du « rôle éminemment révolutionnaire »» joué au cours de l’Histoire par le capitalisme, à commencer par l’expulsion des paysans des sociétés rurales par un processus de dépossession de masse qui a vu la destruction du lien immédiat entre le travail et la propriété, afin de créer un vaste marché où, transformés en salariés, ils achèteraient désormais les produits de leur propre travail.

 

Plus proche de nous, Pier Paolo Pasolini disait que, du point de vue anthropologique, « la révolution capitaliste exige des hommes dépourvus de liens avec le passé […] Elle exige que ces hommes vivent, du point de vue de la qualité de la vie, du comportement et des valeurs, dans un état, pour ainsi dire, d’impondérabilité – ce qui leur permet d’élire comme le seul acte existentiel possible la consommation et la satisfaction de ses exigences hédonistes. » Le capitalisme libéral exige en effet des hommes hors-sol, des hommes interchangeables, flexibles et mobilisables à l’infini, dont la liberté (à commencer par la liberté d’acquérir, d’échanger et de consommer) exige qu’ils soient déliés de leurs héritages, de leurs appartenances et de tout ce qui pourrait, en amont d’eux-mêmes, les empêcher d’exercer leur « libre choix ». Dans cette perspective, rompre avec les traditions héritées du passé, rompre avec l’humanité antérieure équivaut nécessairement à un bien. D’où l’inconséquence tragique de ces conservateurs ou « nationaux-libéraux » qui veulent à la fois défendre le système du marché et des « valeurs traditionnelles » que ce système ne cesse de laminer.

 

Outre cette inconséquence au plan économique et sociétal, une autre inconséquence, fatale, des "nationaux-libéraux" au plan moral et spirituel cette fois-ci est celle qui consiste à contester mai 68, à déplorer la "crise de l'autorité", mais à ne jamais remettre en question la source et la cause de cette crise : la "Souveraineté nationale" [1] à la place de la Souveraineté de Dieu. Concrètement donc, ils vivent "comme si Dieu n'existait pas", comme dans une "apostasie silencieuse", pour reprendre l'expression de St Jean-Paul II (Ecclesia in Europa, 9). C'est-à-dire, pour beaucoup, ils veulent organiser catholiquement la société tout en en sapant le fondement (le Christ "pierre angulaire". Cf. Actes des Apôtres, 4, 8-12.)

 

Un exemple concret de cette inconséquence des "nationaux-libéraux" au plan moral et spirituel concerne l'encouragement au vote et à la participation. L'abstention tend pourtant à être revendiquée - et cela depuis le Comte de Chambord - comme un acte politique de résistance civique libre par excellence, une "affirmation et une protestation éclatante", l'étendard raisonné de la résistance au Nouvel ordre mondial antichrist. Il est encore temps pour eux de jeter leur force dans cette grande bataille civique. Par exemple s'agissant de l'abstention en en expliquant les ressorts moraux et intellectuels.

 

Quoiqu'il en soit, s'il y a bien une chose que le système redoute c'est la convergence trans-courants, la "coagulation", la fédération, la réunion, la solidarité en dehors des balises et des clivages partisans communautaristes et victimaires que contient la virtualité abstentionniste, et donc l'organisation de la vie sociale et politique en dehors des cadres définis par les maîtres Jacobins. Il y a une vie en-dehors de la plantation esclavagiste.

Notes

 

[1] La "souveraineté nationale" est cette monstruosité antidivine inscrite dans l'article 3 de la Déclaration des droits de l'homme: "Le principe de toute Souveraineté réside essentiellement dans la Nation". Ce qui revient à supprimer le principe d'autorité et à placer l'inférieur au-dessus du supérieur (à placer l'homme au-dessus de Dieu). D'où par effet domino la crise de l'autorité partout.

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28 mars 2015 6 28 /03 /mars /2015 00:00

Petit-fils de Clovis et de Sainte Clotilde. Gontran est, à 16 ans, roi d'Orléans, de Bourgogne, du Berry. Il connut cette époque féroce et cruelle où la reine Frédégonde fit assassiner sa sœur, son beau-frère, son mari et l'évêque Prétextat. Clotaire II fit périr Brunehaut, reine d'Austrasie, en l'attachant à un cheval au galop. Gontran lui-même fit quelques écarts dans la fidélité conjugale, répudia sa femme, crime qu'il ajoutait à bien d'autres.

Et puis, il se convertit, pleura ses péchés pendant le reste de sa vie, racheta ses fautes par ses grandes libéralités envers les pauvres, qui le surnommèrent "le bon roi Gontran". Il essaya toujours de réconcilier ses frères et fit fonder de nombreux monastères. 

Vers la fin de sa vie, il entra au monastère Saint Marcel de Chalon sur Saône.

Peu après sa mort, il fut proclamé saint par son peuple.

 

Sources:

 

1; 2

 

http://upload.wikimedia.org/wikipedia/commons/6/6d/Entretien_entre_saint_Gontran_et_Childebert_II.jpg

Entretien entre saint Gontran et Childebert II (par Jean Fouquet, vers 1455)

 

 

. La conversion de Clovis, les fleurs de lys, l'origine de notre histoire

. "Francia" : les origines de la France

. Clovis, La France et la chrétienté

 

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Publié par Ingomer - dans Saints du jour
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26 mars 2015 4 26 /03 /mars /2015 14:08
Le gouvernement annonce recruter 11.000 militaires pour sécuriser synagogues et écoles confessionnelles (opération Sentinelle)

Dans la France Charlie, tout le monde s'entendra pour dire qu'un peu plus de dette pour sécuriser des lieux de cultes et des écoles n'est pas un sujet de campagne et qu'il s'agit là de quelque chose de tout à fait normal... pour un président "normal".

 

Le gouvernement a donc annoncé hier (dépêche Afp pubiée à 22:30 pendant que tout le monde dormait) recruter 11.000 militaires pour sécuriser synagogues et écoles confessionnelles dans le cadre de l'"opération Sentinelle", "dans la durée" annoncée le 11 mars par François Hollande pour assurer la protection du territoire national. [1]

Suite aux attentats islamistes de janvier 2015, plus de 10.000 militaires avaient été déployés sur le territoire national dans le cadre de l’opération Sentinelle, afin de surveiller et de protéger les lieux sensibles. [2]

 

Le financement de cette opération intérieure (OPINT) s'est pourtant rapidement posée...

 

Lors d’une audition à l’Assemblée nationale, le 3 mars dernier, le ministre de la Défense, Jean-Yves Le Drian, a une nouvelle fois indiqué que le coût de cette opération intérieure (OPINT) est d'1 million d’euros par jour. 180 millions d’euros sur 6 mois, au minimum.

« Je vous confirme que son coût est bien d’environ un million par jour, compte tenu des dépenses liées aux primes, à l’alimentation, à l’hébergement et au MCO », a affirmé M. Le Drian aux députés.

 

« Son statut d’opération militaire intérieure, OPINT, l’a fait rentrer dans la catégorie des OPEX + (opérations extérieures. NDLR.). Elle constitue selon moi une forme d’OPEX », a-t-il continué.

 

« Je serai amené à mettre ces questions sur la table à la faveur de l’actualisation de la LPM [ndlr, Loi de programmation militaire]« , a-t-il conclu.

 

Notes

 

[1] Info Le Figaro: l'armée va recruter 11.000 hommes sur trois ans, le Figaro, Home ACTUALITE Flash Actu Par Le Figaro.fr Mis à jour le 25/03/2015 à 22:36 Publié le 25/03/2015 à 22:30

[2] Bras de fer en vue entre Bercy et la Défense au sujet du financement de l’opération Sentinelle

 

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26 mars 2015 4 26 /03 /mars /2015 10:38
Bilan de la présidence de Nicolas Sarkozy (2007-2012)

Puisqu'en cet entre-deux tours d'"élection" cantonale, aussi bien à droite (Sarkozy refuse de débattre avec Marine Le Pen) qu'à gauche (Valls choisit de "stigmatiser" pour "mobiliser") le "débat politique" a complètement disparu dans l'anathème et la stigmatisation, et qu'il est vain d'attendre des media subventionnés qu'ils fassent leur travail d'éclairage et d'information, quel bilan de la présidence Sarkozy peut-on faire pour éclairer les "électeurs" qui souhaitent encore participer au cirque ?

- Introduction de la théorie du genre à l'école par Luc Chatel (film "le Baiser la Lune" imposé aux enfants de CM1 et CM2 en avril 2012)

- le "défi du métissage : une obligation", et les "méthodes plus contraignantes encore" (sic) pour y parvenir

- la "discrimination positive" des Français ou la priorité donnée aux étrangers

- "on ira ensemble vers ce Nouvel Ordre mondial et personne ne pourra s'y opposer"

- explosion de l'immigration

- explosion de l'insécurité et perte du mode d'emploi du "karcher"

- explosion du chômage

- explosion de la dette : Sarkozy, président de la dette

- explosion de l'impôt qui atteint 50% du PIB !

- dette grecque : "saut qualitatif dans la gouvernance de la zone euro"...

- vente de la France, vente de l'or de la France, France à vendre...

- création du CFCM ("Conseil français du Culte Muslman), par Nicolas Sarkozy, ministre de l'Intérieur en 2003, c'est-à-dire l'organisation par l'état Léviathan de l'islamisation et de l'"islam de France" sous le prétexte de lutte contre l'islamisme. On a vu le résultat avec les attentats de Paris de janvier 2015.

- Vol du siècle : 360 milliards d'euros alloués aux banques

- dépassement de 20 millions des frais de campagne 2012

- Bygmalion

- vol du référendum de 2005 qui refusé par le peuple a quand même été voté par le parlement dit "national"

- 67 nouvelles taxes en 2011-2012 (Canard enchaîné du 11/09/13)

- Intervention militaire en Libye sur les instances de BHL : la charia, socle de la nouvelle démocratie libyenne ..., création des islamistes dont il faudra bien que Sarkozy, Bhl et consorts rendent des comptes.

- etc., etc.

Bilan de la présidence de Nicolas Sarkozy (2007-2012)

Quant au bilan de François Hollande à deux ans de la fin de son mandat présidentiel, c'est simple, tous les records sont battus  !

 

- une délinquance et une insécurité qui gagnent et "frappent au coeur de nos territoires, dans la ruralité profonde" (Général Soubelet) 

- 90 milliards de hausse d'impôts,

- aucune baisse d'impôt prévue avant 2017,

- record de chômage,

- record de dette à 2037,8 milliards d'euros, chaque français a une dette de 30.727 euros (la dette atteint 95% du PIB contre 92,3. fin 2013)

- ... et... record de guerre !...

 

 

L'UMPS ou l'explosion de tous les records en cours de mandats !

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25 mars 2015 3 25 /03 /mars /2015 09:18

Entretien d'Hervé Pinoteau pour Vexilla Galliae. Hervé Pinoteau est spécialiste de l'héraldique, de la vexillologie et un grand connaisseur de l'étude de la symbolique de l'État français à travers ses divers régimes et dynasties.

Entretien d'Hervé Pinoteau à Vexilla Galliae : Hervé Pinoteau présente ses "Nouvelles Etudes Dynastiques"

S'il est un transmetteur de la connaissance et de la mémoire légitimiste, c'est bien le baron Pinoteau, que j'avais un jour entendu résumé en quatre mots par Daniel de Montplaisir : "(il) est la conscience du légitimisme". En 2011, le biographe du prince Louis l'avait encore défini ainsi dans son Louis XX, petit-fils du Roi Soleil :

 

"Au milieu des années cinquante, le frémissement légitimiste devint bouillonnement. D’abord avec l’entrée en scène d’un personnage nouveau, à la forte personnalité, suscitant aussi bien l’admiration par son immense culture, sa religion de la fidélité, son désintéressement absolu et sa formidable capacité de travail, que l’irritation par sa tendance à détenir seul toute la vérité sur les questions dont il traite. Pendant plus d’un tiers de siècle, la légitimité française allait respirer par la bouche du baron Pinoteau."

 

Mais cet auteur, qui aurait voulu devenir astronome, est aussi un expert des signes et de leurs sens, qui a non seulement analysé mais aussi dessiné lui-même une quantité vertigineuse de documents provenant de toutes les galaxies dynastiques. Cela tombe bien, car le chancelier (depuis le 11 mars 1969) de trois chefs successifs de la maison de Bourbon (Jacques-Henri VI, Alphonse II et Louis XX), présente aujourd'hui aux lecteurs de Vexilla Galliae son dernier ouvrage paru en novembre : Nouvelles Etudes Dynastiques, Héraldique - Vexillologie - Phaléristique (Le Léopard d'or).

 

Quelques 1083 grammes de finesse dans un monde de brutes...

 

Alphée Prisme

 

Vexilla Galliae : En 1995, dans la préface générale de votre ouvrage Les pleines armes de France de Clovis au duc d'Anjou (Le Léopard d'or), vous définissez votre style comme "celui du souvenir et du décryptement de ses éléments utiles pour aider à l'indispensable renouveau de toutes choses en ce royaume perdu". Vos Nouvelles Etudes Dynastiques - Héraldique - Vexillologie - Phaléristique, parues en novembre dernier chez le même éditeur, et qui compilent trente et un articles écrits entre 1982 et 2010, sont-elles une bonne illustration de votre style?

 

Hervé Pinoteau : Pour moi ce n’est pas une question de "style" mais bien une enquête fouillée sur la symbolique de l’Etat français de Clovis à nos jours, essayant d’expliquer les raisons de tous ces signes et tous ces insignes du pouvoir qui voulaient bien dire des choses. J'ai au fond fait durant soixante et un ans ce que de nombreux historiens ont fait dans de nombreux pays. et je me suis parfois corrigé durant tout ce temps. Je remercie les amis de nombreux pays qui m’ont aidé dans cette quête. Et bien entendu je me suis attaché à ce qu’ont fait nos rois. Ce qui ne m’a pas empêché de disserter longuement sur la naissance des armes de Portugal, sur Napoléon roi d’Italie ou Notre-Dame de la Belle-Verrière de Chartres qui est coiffée d’une couronne carolingienne que j’ai identifiée.

 

V. G. : Presque 600 pages pour une trentaine d'articles, soit une moyenne de vingt pages par article, que l'on peut choisir à sa guise, c'est une idée très actuelle pour connaitre un peu plus l'origine et l'évolution graphique de ces drapeaux, sceaux, décorations, regalia et autres emblèmes qui accompagnent l'Histoire alors que nous sommes aujourd'hui submergés de marques, de logos, de cross-branding idéologiques et autres partis politiques en quête d'image, d'identité?

 

H. P. : Oui, nous sommes environnés d'une foule de logotypes plus ou moins explicites, certains hostiles à notre religion catholique, même dans des torchons imprimés par des gens encensés par notre société en déroute. Cette mode est le signe du diable dans notre société qui nie la loi naturelle et la loi divine.

 

V. G. : Il y en a pour tous les goûts, des lecteurs du Sire de Jean Raspail avec l'article De Clovis à Pharamond, coup d'œil sur l'héraldique mérovingienne, aux passionnés de reconstitutions historiques qui s'alimenteront de précieux détails dans Les drapeaux des ordres militaires, en passant par Les ordres de chevalerie du roi de France et l'héraldique que l'on peut proposer à ceux pour qui l'honneur a encore un sens, pour repartir ensuite à la découverte d'Une coupe héraldique trouvée en Syrie avant de parcourir Le globe dans la symbolique royale et impériale française...

 

Pour en arriver à un tel spectre de connaissances sur l'imagerie dynastique au sens large, quel a été votre cheminement dans le temps? Vous êtes-vous intéressé aux différentes familles de symboles - héraldique, vexillologie, phaléristique - les unes après les autres ou fut-ce plutôt un perpétuel bondissement de l'une à l'autre?

 

H. P. : J'ai depuis l'âge de huit ans été fasciné par les armoiries, les drapeaux et les décorations. Mes premiers textes imprimés ont commencé par l'héraldique et je dévoile un fait inconnu de mes amis. En 1942, l'hebdomadaire L'Illustration publiait des articles de Joseph Coudurier de Chassaigne sur les armoiries de la France et ce que l'on pouvait imaginer pour la France de cette époque. Des gens envoyèrent leurs idées sur la question et je fis de même. Dans le numéro du 15 août, page 119 il fut écrit que "M. Pinoteau, de Royan", avait envoyé un projet assez beau mais trop compliqué. J'avais 15 ans et je n'en possède aucune copie, le calque ayant été perdu dans l'anéantissement de la ville en 1945. Il n'y avait alors pas de photocopieuses. J'appris bien des années après que le Maréchal n'avait aucun intérêt pour cette question et qu'il ne voulait pas que la francisque apparaisse dans la symbolique de la république qu'il laisserait à la Nation car elle lui était propre, ce que j'ai publié dans Le Chaos français et ses signes.

 

V. G. : Vous rappelez-vous votre premier choc esthétique avec un objet qui enclenchera cette quête de sens? Et la trouvaille ou analyse qui vous occupe en ce moment et que nous lirons prochainement?

 

H. P. : Dans ma famille paternelle et maternelle il y avait des objets avec les armoiries que je dessinais. Tableaux, argenteries étaient à ma portée. Des dizaines d'années après je termine mon trente-deuxième livre, sans doute le dernier (?) qui sera l'histoire de l'ordre du Saint-Esprit depuis 1789, et croyez bien que la description des armoiries des chevaliers russes, napolitains, britanniques, espagnols, autrichiens et prussiens est très difficile, avec pour chacun quand elles existent, les grandes, moyennes et petites armoiries! Un cauchemar...

 

V. G. : Enfin, vous déclarez dans vos Préliminaires être "un peu déconcerté que l'on disserte à loisir de certains sujets comme si je n'avais rien écrit dessus... De plus certains de mes textes sont très non-conformistes, et bien sûr teintés de blanc étant donné mon attachement à d'antiques traditions, ce qui peut fâcher dans l'ambiance, qui est la nôtre, celle de l'apostasie des nations". Face à l'inculture républicaine qui règne - presque - partout, cette somme n'est-elle pas le meilleur outil pour mieux comprendre ce qui fut, et donc ce qui nous attend?

 

H. P. : L'inculture républicaine est affligeante et des livres qui ont paru sur le drapeau tricolore et certains emblèmes sont assez lamentables. J'ai donc éclairci bien des choses et donné quelques leçons de symboliques aux républicains.

 

Quoi qu'il en soit j'ai réfléchi sur la question de la royauté très rapidement et cherché la bonne solution royaliste. Mais Dieu qui aime certainement la Fille aînée de l'Eglise fera ce qu'il faut quand on aura atteint le fond probablement dans un climat de ruines car ce sera pire qu'en 1940, l'ennemi étant déjà sur place. Qui viendra? Un dynaste de chez nous (et pourquoi pas le chef de la Maison de Bourbon qui est la Maison de France) ou un autre. Dieu seul le sait et c'est donc bien ainsi.

 

Quant à la "somme" que vous évoquez, ce sont avant tout trois gros volumes de format A4 : La Symbolique royale française, Le Chaos français et ses signes et Clefs pour une somme ; soit environ 1700 pages.

 

J'espère avoir répondu à vos questions.

 

Propos recueillis par Alphée Prisme

 

En fin des "Nouvelles Etudes Dynastiques", des illustrations en couleurs enrichissent les nombreuses photographies et dessins en noir et blanc reproduits dans le corps des articles.

 

Source: http://www.vexilla-galliae.fr/civilisation/litterature-cinema/1289-exclusif-herve-pinoteau-presente-ses-nouvelles-etudes-dynastiques

 

 

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25 mars 2015 3 25 /03 /mars /2015 00:00

Célébré le 25 mars par la tradition chrétienne, l'annonciation est un des mystères centraux du culte chrétien. C'est en effet le moment où le divin s'incarne en homme.  

 

L'archange Gabriel annonce à Marie son nouveau statut de mère du Fils de Dieu, et lui explique qu'elle portera un enfant en son sein tout en restant vierge. C'est l'origine de la croyance en une conception virginale qu'il ne faut pas confondre avec le dogme de l'Immaculée conception qui est propre au catholicisme (pour les orthodoxes et les protestants le seul être humain conçu hors du péché originel est Jésus-Christ).

Autrement dit, comme l'ont expliqué les théologiens, une femme juive vivant sous la loi de Moïse accepte d'introduire dans le monde celui qui mourra pour les péchés des hommes, c’est-à-dire que la loi, tout en restant valide, cesse d'être le principe théologique essentiel, et laisse la place au salut.


Source

L'Annonciation racontée par les chefs-d'œuvre de l'Art - kewego
Une sonate d'images pour raconter la Vie de la Vierge Marie d'après les évangiles, illustrée par les chefs-d'œuvre de l'ART.
Réalisé à l'Atelier Audiovisuel de Barbizon par Jean-Michel Mahenc pour le Musée du Centre International Marie de Nazareth.

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24 mars 2015 2 24 /03 /mars /2015 00:00

Sainte-Catherine-de-Suede---1381-.jpgElle appartenait à la famille royale de Suède, par sa mère, sainte Brigitte et par son père Ulf Gudmarson.

Elevée dans un couvent, Catherine en sortit pour épouser sagement le jeune noble qu'on lui destinait, Edgar Lydersson qui était un invalide et qu'elle soigna avec un grand dévouement.

D'accord avec lui, en 1350, pour le jubilé, elle rejoignit à Rome sa mère qui y avait fait sa demeure depuis son veuvage. Catherine, pendant son séjour, apprit la mort de son jeune époux. Elle décida à son tour de rester à Rome. Son extraordinaire beauté blonde lui causa bien des complications en Italie. À plusieurs reprises, des prétendants enthousiastes tentèrent de l'enlever.

Quand sa mère mourut, Catherine revint en Suède pour l'ensevelir au couvent de Vadstena, où elle entra et dont elle sera bientôt l'abbesse.

Elle retourna une fois encore à Rome pour obtenir la reconnaissance des Religieuses de l'Ordre du Très-Saint-Sauveur, les brigittines et pour la canonisation de sa mère qui n'aura lieu qu'en 1384, trois ans après la mort de sainte Catherine.

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23 mars 2015 1 23 /03 /mars /2015 09:37
Où est passée la "campagne électorale" ?

Curieuse "campagne électorale" où durant ces dernières semaines précédant le premier tour des "Cantonales", aucun sujet important concernant notre avenir n'a été abordé : chômage, crise économique, endettement massif-escroquerie en bandes organisée, pouvoir d'achat en baisse, creusement des inégalités, développement de l'illétrisme..., introduction de la théorie du genre à l'école, aucun de ces sujets n'a été abordé. Mais où est donc passé la "campagne" ?

 

Les socialistes au gouvernement n'abordent jamais ces sujets. Pourquoi ? Tout simplement parce que la consigne a été donnée par Manuel Quand même lui-même de ne pas parler des sujets importants comme l'économie où les résultats sont mauvais, mais de dévier le "débat" sur d'autres sujets pour "mobiliser" les électeurs, comme "la République en danger", la "laïcité".[1] Cette stratégie a-t-elle payé ?

 

Dans un article du Figaro, on apprend que le 4 mars, selon les experts socialistes de Solférino, le PS craignait "d'être éliminé dès le premier tour 'dans 500 à 700 cantons' sur les 1995 qui existent en métropole".

 

Or, hier soir, après le dépouillement des résultats du premier tour du scrutin, le secrétaire d'Etat chargé des Relations avec le Parlement, Jean-Marie Le Guen a annoncé que sur les 1995 cantons, les candidats de gauche seraient absents dans 500 au second tour des élections.[2] Il s'agit donc d'un échec de la stratégie Valls qui s'était impliqué lui-même dans la "campagne" et a enchaîné une quinzaine de déplacements électoraux, partout en France et en région parisienne.

 

Pour le Premier ministre cité dans le Monde du 27 février, il s'agissait de "politiser" le scrutin "pour mobiliser" :

 

"Il faut politiser pour mobiliser notre électorat", explique-t-il, s'appuyant sur l'exemple de la législative partielle dans le Doubs, les 1er et 8 février, au cours de laquelle il s'est rendu lui-même sur place à deux reprises en neuf jours. "L'élection de Frédéric Barbier face au FN a pu avoir lieu parce que les électeurs socialistes se sont mobilisés lors des deux tours. Il faut absolument mobiliser notre électorat dès le premier tour, car l'extrême droite, elle, le fait", précise le premier ministre.

 

"[...] Je vais beaucoup cibler le FN et le danger qu'il représente,[...] Contre l'extrême droite, l'UMP avec sa position incompréhensible du ni ni n'est pas crédible. Les socialistes sont généralement les seuls à gauche capables d'être présents au second tour et de l'emporter.

[...] L'extrême droite est notre adversaire principal, non seulement de la gauche, mais de la République." Dénonçant "un parti qui exploite les frustrations, le racisme et la violence", il a attaqué la formation de Marine Le Pen. "Le Front national n'aime pas la France, il n'aime pas la démocratie, il verse de l'huile sur le feu, il mène à la ruine du pays, à la sortie de l'Europe et de l'histoire", a déclaré le Premier ministre jeudi 26 février lors d'un meeting salle polyvalente de Palaja dans l'Aude. [3]

 

N'est-ce pas pourtant, Manuel Quand même, qui a déclaré : "Historiquement, c'est la gauche qui a inventé la nation, en 1789", comme si la France n'existait pas avant 1789. Alors qui n'aime pas la France ?

 

Outre le fait que durant la "campagne" fantôme, Valls s'est pris lui-même pour l'Etat (propos repris par la journaliste Apolline de Malherbe), et qu'au paroxysme de sa mégalomanie, il a pu laissé entendre qu'il était, lui, "la France" [4], au vu des résultats où le PS est éliminé de 500 cantons, la stratégie Valls de "politiser" - entendez diaboliser au maximum le Front national - est un échec. La diabolisation marche de moins en moins. Les électeurs sont de moins en moins sensibles à cette agitation permanente du chiffon rouge. A force de crier au loup, on finit par ne plus y croire. Le danger finalement pour la gauche c'est de dédiaboliser elle-même le FN à force de le diaboliser.

 

Enfin, les socialistes donnent en permanence des leçons de morale à la terre entière, tant et si bien qu'ils finissent par réfléchir d'eux-mêmes une image de religieux doctrinaires fanatiques, une image en complet décalage avec les valeurs qu'ils prétendent incarner.

 

Ce matin encore, Manuel Valls a qualifié de "faute morale et politique" la position de l'UMP, qui n'appellera à voter ni pour le FN ni pour le PS en cas de duel entre les deux partis dimanche prochain au second tour des élections départementales (position du ni-ni de Nicolas Sarkozy). [5]

 

Pourtant à aucun moment on n'entend des personnalités de "droite" parler de "faute politique et morale" lorsque les socialistes acceptent les voix communistes et d'extrême-gauche. Ce qui serait pourtant beaucoup plus pertinent et juste. Jusqu'à présent, le FN n'a encore tué personne, il n'en va pas de même du parti aux 100 millions de morts et ses affiliés.

 

La gauche n'a pas de projet d'avenir, pas de programme, hormis la défense du projet mondialiste, la défense de l'Europe technocratique et non démocratique, la loi Macron Rothschild applaudie par toute la droite d'affaires, c'est-à-dire la mise en esclavage du maximum de personnes, le projet de traité transatlantique dont personne ne parle et qui démantèlera nos barrières douanières, tarifaires et sanitaires, l'explosion de la dette, le chômage, l'immigration, le plan de peuplement et de remplacement.

 

Notes

 

[1] Départementales : Valls conseille aux candidats PS de ne pas parler d'économie, Home LE SCAN Les coulisses Par Tristan Quinault Maupoil Mis à jour le 06/03/2015 à 11:20 Publié le 04/03/2015 à 11:22

[2] Départementales 2015 : la gauche absente «dans 500 cantons» au second tour, Home ACTUALITE Flash Actu, Mis à jour le 22/03/2015 à 21:43 Publié le 22/03/2015 à 21:40

[3] Départementales : Manuel Valls bat la campagne dans l’Aude, LE MONDE | 27.02.2015 à 08h08 • Mis à jour le 27.02.2015 à 11h23 | Par Bastien Bonnefous

[4] Mardi 10 mars à l'Assemblée "nationale", répondant à la députée du Front national Marion Maréchal-Le Pen, Manuel Valls a déclaré : "Jusqu’au bout je mènerai campagne pour vous stigmatiser et pour dire que vous n’êtes ni la République ni la France", laissant entendre qu'il était, lui, la France.

[5] VIDÉO - Départementales 2015: le "ni-ni est une faute morale et politique" (Valls) Home ACTUALITE Flash Actu Par Lefigaro.fr avec AFP Mis à jour le 23/03/2015 à 09:36 Publié le 23/03/2015 à 08:01

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23 mars 2015 1 23 /03 /mars /2015 00:00

Saints Victorien et Frumence, martyrs à Carthage en 484, sous le roi arien des Vandales d'Afrique, Hunéric.

 

Image

 Saint Victorien de Carthage. Vitrail de l'église Saint-Joseph. Jatibonico y Arroyo Blanco. Île de Cuba. XIXe.

 

 

Victorien, natif d'Adrumète, en Afrique, était proconsul de Carthage (Tunisie).

 

Le roi, Hunéric, homme barbare, employa tous ses efforts pour détourner Victorien de la religion et lui fit les plus magnifiques promesses.

Hunéric demanda à Victorien d'emprisonner les chrétiens qui n'embrassaient pas l'arianisme (hérésie), à commencer par Victorien lui-même. Il refusa. La réponse de Hunéric fut de le mettre à mort, ainsi que 4 riches commerçants : deux frères de la ville d’Aquarège et deux autres marchands nommés Frumence. Ils souffrirent les plus cruelles tortures pour avoir confessé avec constance la foi catholique.

On commença par suspendre les deux frères avec de gros poids attachés à leurs pieds. Au bout d'un jour passé dans cette douloureuse situation, l'un d'eux, succombant à la douleur, demanda quelque répit. Son frère, craignant qu'il n'eût la faiblesse de renoncer à sa foi, lui cria du haut de sa potence:


«Gardez-vous bien de faiblir, mon frère; est-ce là ce que nous avons promis ensemble à Jésus-Christ? Si vous trahissez votre foi et votre serment, je serai moi-même votre accusateur au tribunal de Dieu.»


Le pauvre martyr chancelant reprit alors courage et s'écria d'une voix forte: «Ajoutez les supplices aux supplices, je suis prêt à souffrir tout ce que souffrira mon frère.»

Les bourreaux emploient alors contre ces deux héroïques martyrs les lames de fer rougies au feu, les ongles de fer et d'autres tortures non moins affreuses. Chose étonnante, on ne voyait sur eux aucune meurtrissure ni aucune trace des tourments qu'on leur faisait endurer.

À la fin, voyant que le courage des martyrs et les merveilles que Dieu opérait en leur faveur semblaient fortifier dans la foi ou convertir ceux qui en étaient les témoins, les bourreaux se hâtèrent d'achever leurs victimes, et les deux frères allèrent recevoir, avec Victorien, la palme due aux généreux soldats du Christ.

 

«Quiconque M'aura confessé devant les hommes, Je le confesserai Moi aussi devant Mon Père qui est dans les cieuxMt. 10, 32

 

Dicton du jour: «S'il pleut à la Saint Victorien, tu peux sûrement compter sur du bon foin».

  

Sources: 1 ; 2 ; 3 

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22 mars 2015 7 22 /03 /mars /2015 10:04

Les informations contenues ci-dessous peuvent compléter l'article "Que répondre à un Témoin de Jéhovah ?"

Que répondre aux Témoins de Jéhovah sur le Christ cloué "à un poteau" ?

"C'est là qu'ils le crucifièrent, ainsi que deux autres avec lui, un de chaque côté et Jésus au milieu." JEAN 19:18 (Osty)

 

"Alors sont crucifiés avec lui deux brigands, un à droite et un à gauche." (Matthieu 27:38 Osty)

 

"Les passants l'insultaient, hochant la tête et disant : 'Toi qui détruis le Sanctuaire et le rebâtis en trois jours, sauve-toi toi même, si tu es le Fils de Dieu, et descends de la Croix !'" (Matthieu, 27:39 - Traduction oecuménique biblique)

 

"[I]l (Thomas) leur répondit : 'Si je ne vois pas dans ses mains la marque des clous et si je n'enfonce pas ma main dans son côté, je ne croirai pas!'" (Jean, 20, 25 - T.O.B.)

 

"Porte ton doigt ici : voici mes mains ; avance ta main et mets-la dans mon côté" (Jean, 20, 27)

 

"Ils placèrent au-dessus de sa tête le motif de sa condamnation ainsi libellé :''Celui-ci est Jésus, le Roi des Juifs'." (Matthieu, 27, 37 - Bible de Jérusalem)

 

D'après les Témoins de Jéhovah, Jésus ne serait pas mort sur une croix mais cloué à un poteau comme le montre la représentation ci-dessus.

D'après les Témoins de Jéhovah, Jésus ne serait pas mort sur une croix mais cloué à un poteau comme le montre la représentation ci-dessus.

Voici ce que vous pouvez lire dans la brochure des témoins de Jéhovah "Ce que Dieu attend de nous" (1996) à la page 23:

 

"La Croix: Jésus n'est pas mort sur une croix. Il est mort sur un poteau, un pieu. Le mot grec traduit par "croix" dans beaucoup de bibles désigne une seule pièce de bois. Le symbole de la croix vient des fausses religions du passé; les premiers chrétiens ne se servaient pas de la croix et ne l'adoraient pas. pour cette raison, croyez-vous qu'il serait bien de se servir d'une croix pour adorer Dieu? -deutéronome 7:26; 1 cor. 10:14". [1]

 

La Watch Tower cite Tite-Live, un historien romain

 

"Dans les écrits de Tite-Live, historien romain du 1er siècle de n. è., crux désigne un simple poteau. Ce n'est que plus tard que le terme a pris le sens de croix." (Appendice TMN -page 1703).

 

Où sont les références de cette citation ? Bizarrement ils n'en donnent pas ! Tite-Live est mort en l'an 17 de notre ère, donc bien avant la mort de Jésus. Par conséquent, il est impossible qu'il y ait un lien entre cette citation (soit disant de Tite-Live) et la crucifiction du Christ.

 

Témoins de Jéhovah: croix ou poteau? [2]

 

La question de savoir si Jésus a été mis sur une croix ou un poteau montre la puissance de séduction de "l'esclave fidèle et avisé" : selon l'enseignement des "Témoins de Jéhovah" les chrétiens sont dans l'erreur car ils disent que Jésus est mort sur une croix, or il est mort sur un poteau, disent-ils. Que répondre à cette assertion ?

 

Tout d'abord disons que la manière dont Jésus est mort n'est pas le plus important dans l'Evangile. Seul son sacrifice l'est : c'est grâce à lui que nous entrons dans le royaume de Dieu.

 

C'est contre une connaissance historique élémentaire qu'ils disent que la croix serait un "symbole chrétien", mettant de côté le fait qu'avant de devenir le signe du salut, la Croix était un symbole païen et non chrétien. Jésus a été crucifié par des Romains qui étaient païens. (Matthieu 27, 27-38,54). Des dizaines de milliers de personnes ont été crucifiées par les romains. C'est donc faire preuve d'une singulière ignorance historique que d'affirmer le contraire.

L'assertion va contre une connaissance élémentaire du grec : les Témoins de Jéhovah disent que le mot "stauros" veut dire pieu et non croix. Cela est vrai comme sens premier mais les dictionnaires mettent le mot croix comme sens secondaire du mot "stauros". Ainsi, ce que les Témoins de Jéhovah ne disent pas c'est que si vous prenez un dictionnaire français-grec et que vous y cherchez le mot "croix", vous trouverez le mot "stauros". Pourquoi ? Parce que les grecs n'ont qu'un seul terme pour croix et poteau (comme les français n'ont qu'un seul terme pour aimer la nourriture et aimer une personne (alors que l'anglais a "like" et "love" par exemple.)

L'assertion va contre les preuves linguistiques: S'il peut y avoir une équivoque en grec il n'y en a plus en latin; En effet, les documents latins de l'époque romaine emploient le mot "crux". Les Romains avaient même un terme précis pour mentionner la poûtre transversale sur les épaules attachée aux bras : le patibulum. Les récits anciens du monde romain sont nombreux et clairs sur ce patibulum, qui pouvait déjà faire de 37 à 55 Kg (Dr. Andreas Lambrianides, The Cross of Christ, William Edwards, Wesley Gabel, Floyd Hosmer, On the Physical Death of Jesus Christ, Journal of the American Medical Association, vol. 255, no 11,‎ mars 1986, p. 1455-1463.)

Si le poteau d’exécution des Romains était un simple poteau vertical, pourquoi parler du “patibulum” ?

L'assertion va contre les découvertes archéologiques de 1968 près de Jérusalem, à Giv’at mivtar, qui démontrent que les crucifiés contemporains du Christ étaient exécutés sur une croix. (Source: Les Dossiers de l'Archéologie n°10 page 107. Article du professeur N. Haas de l'Université Hébraïque de Jérusalem.) Les crucifiés avaient les bras étendus à l’horizontale et non comme l’affirme sans preuve l’organisation des témoins de Jéhovah, à la verticale, au-dessus de la tête. (Cf. Voir un peu plus bas le paragraphe "Découvertes archéologiques")

"Les dossiers de l’archéologie", n°10, page 107, mai-juin 1975

"Les dossiers de l’archéologie", n°10, page 107, mai-juin 1975

L'assertion va contre l'enseignement biblique qui parle de la marque "des" clous dans les mains de Jésus et non de la marque "du" clou, comme se plaisent à le montrer les Témoins de Jéhovah (Jean 20, 25.) [Cf. Voir un peu plus loin pour une analyse plus poussée de cet argument]

 

Les Témoins de Jéhovah croient que le corps de Jésus a disparu et qu'il n'est pas ressuscité corporellement! (Matthieu 27.64; 28.6; Luc 24.36-40). Pour le chrétien la croix ou le poteau sont vides, le sépulcre est vide, l'oeuvre de la rédemption est terminée, Jésus est ressuscité corporellement. Il s'est assis à la droite de la majesté dans les hauts lieux. Jésus ressuscité a dit: Voyez mes mains et mes pieds; -que c'est moi-même: touchez-moi, et voyez; car un esprit n'a pas de la chair et des os, comme vous voyez que j'ai. (Luc 24:39)

 

Et, lorsque je [Jean] le vis, je tombai à ses pieds comme mort; et il mit sa droite sur moi, disant: Ne crains point; moi, je suis le premier et le dernier, et le vivant; et j'ai été mort; et voici, je suis vivant aux siècles des siècles; et je tiens les clefs de la mort et du hadès. (Apocalypse 1:17-18).

 

Suggérons le livre: La crucifixion de M. Hengel (Lectio divina n° 105, editions du Cerf), ou plus simplement le livre de Christian Piette Lumière sur les Témoins de Jéhovah, p. 157 à 162. Les Témoins de Jéhovah érudits savent qu'ils ont dit des bêtises et on peut même trouver cette déclaration sous leur plume: "Les dessins représentant la mise à mort de Jésus .... ne sont pas destinés à fournir des indications anatomiques péremptoires" (Tour de Garde, Mai 1969 page 304) et pour cause!

 

Les données scientifiques et médicales [3]

 

Poids et taille de l'instrument

 

Il apparaît qu'il était impossible pour un condamné à mort de porter un poteau de supplice jusqu'au lieu de l'exécution. En effet, le poteau devait être imposant au niveau de ses dimensions et de son poids pour pouvoir soutenir le corps entier. Il est possible de définir approximativement sa longueur comme suit, en imaginant des longueurs les plus petites possibles :

 

1 m: longueur enfouie en terre pour qu'il tienne au sol et soit capable de soutenir un corps d'environ 80 kg;

10 cm: entre le sol et les pieds du supplicié;

1,80 m: taille du supplicié;

30 cm: longueur des bras étendus;

10 cm: entre les mains du supplicié et l'écriteau;

20 cm: hauteur de l'écriteau comportant une inscription en trois langues qui puisse être lisible par les passants.

 

Cela fait donc un total de 3,50 m pour la longueur minimum du poteau. À ceci s'ajoute le fait qu'un supplicié devait pouvoir être fixé dessus, autrement dit que le poteau ait une circonférence telle qu'il offre une surface suffisante pour que les clous puissent s'enfoncer et maintenir le supplicié, ce qui indique un diamètre du poteau d'environ 30 cm. Ainsi, on arrive à un volume équivalent à 0,247275 m3 (volume d'un cylindre: hauteur x rayon² x π = 3,50 x 0,15² x 3,14).

 

Pour calculer la masse du poteau, il faudrait savoir quel bois fut utilisé pour l'exécution, sachant que la masse volumique varie aussi en fonction de l'essence, de la partie du bois utilisée et de la teneur en eau qui peut aller de 0 à 50% suivant les espèces. Il est raisonnable de penser que le bois utilisé pour mettre à mort Jésus était un bois commun en Israël à l'époque, tels que le chêne ou le pin. On arrive donc facilement à une masse de plus de cent kilos pour le poteau de supplice:

 

Bois

masse volumique
kg/m3

masse en kg pour 0,247275 m3

cèdre

490

121

chêne

610 - 980

150 (min)

Frêne

840

207

Hêtre

800

197

Pin

500

123

Platane

650

160

Sapin

450

111

Dès lors se pose la question: comment un condamné à mort aurait-il pu transporter un rondin de bois aussi gigantesque et lourd, affaibli après une flagellation, sur les dizaines de mètres de dénivellement menant au Golgotha, à travers les ruelles étroites de la ville, parmi la foule de personnes qui se rendait à l'exécution ? Même les champions d'haltérophilie, qui arrivent à soulever des poids très lourds, n'y parviennent que pendant quelques secondes et grâce à un entrainement intensif pendant des années; ce n'était bien sûr pas le cas des malheureux condamnés à mort à l'époque du Christ.

 

De plus, au niveau physique, il est impossible de tirer un poteau posé sur l'épaule, car celui-ci aura tendance, à cause du poids, à repousser en arrière la personne qui le porte, et rapidement il deviendra nécessaire de se retourner et, pour pouvoir déplacer le poteau, abaisser la hauteur de celui-ci afin de réduire au maximum l'angle formé au sol par le poteau, à moins carrément de ramper à terre. Mais cela sera impossible en station debout.

 

C'est donc là l'aporie devant laquelle la Watch Tower est confrontée: selon sa doctrine, il fallait que le poteau soit suffisamment léger pour avoir été transporté sur une bonne distance par un seul homme adulte déjà affaibli, et en même temps qu'il soit suffisamment lourd et imposant pour pouvoir supporter le poids de cet homme pendu en l'air. Voilà pourquoi les publications jéhovistes ne contiennent généralement pas d'illustrations du portage du poteau: tout simplement parce que cela donnerait une idée de la taille de celui-ci et mettrait à mal leur théorie.

 

Selon le site "tj-encyclopedie.org, encyclopédie libre, collaborative et critique sur les Témoins de Jéhovah", "concrètement, le portage de l'instrument de torture par le condamné ne concernait pas la croix dans son intégralité, car la masse et les dimensions de celle-ci constituaient des facteurs rédhibitoires; seule la barre transversale faisait l'objet du portage, après quoi celle-ci était fixée au pieu se trouvant déjà sur le lieu de l'exécution. Or, selon le récit des Évangiles synoptiques (Luc:23:26; Marc:15:21), Jésus n'a pas été capable de transporter cette barre transversale puisqu'il a fallu réquisitionner Simon de Cyrène.

 

Temps d'agonie [4]

 

Deux expériences à caractère scientifique et médicale intitulées "Les cinq plaies du Christ: étude anatomique et expérimentale" et "La Passion de Notre-Seigneur Jésus-Christ selon le chirurgien" ont été dirigées par le docteur chirurgien honoraire de l'Hôpital Saint-Joseph de Paris, Pierre Barbet. Ces expériences démontrèrent que, dans le cas d'un clouage sur un poteau, il était impossible de survivre au-delà de quelques minutes en étant attaché avec les bras à la verticale car l'asphyxie gagnait très rapidement le supplicié. En effet, le poids de corps entier étant soutenu par les bras étirés, cela occasionnait une hyper-expansion des poumons qui n'arrivaient plus à se remplir, d'où une rapide carence en oxygène dans le sang suivie d'une crampe des muscles respiratoires et d'une transpiration intense. Il aurait fallu, pour qu'il puisse reprendre son souffle, que le condamné parvienne à contracter ses poumons en levant les jambes, ce qui était déjà particulièrement difficile dans le cas d'une pendaison par les mains uniquement, mais quasiment impossible dans le cas où les pieds étaient également cloués au poteau. Voilà pourquoi le fait de briser les jambes des condamnés, pratique évoquée en Jean 19:31,32, accélérait la mort: une fois privé d'un appui et étant incapable de se soulever, le condamné finissait de s'asphyxier en quelques minutes.[5]

 

Frederick T. Zugibe, professeur de pathologie à l'Université de Colombia et médecin légiste dans l'État de New York, a effectué de nombreuses recherches afin d'expliquer les causes de la mort par crucifixion. Bien qu'il ait contredit les arguments de Barbet [6] - selon lui, la mort ne résultait pas de l'asphyxie, mais d'un choc hypovolémique et traumatique -, il démontra 1/ que la personne clouée avec ses bras ouverts dans un angle d'environ 60 à 70° par rapport au tronc pouvait survivre pendant plusieurs heures; [7][8] 2/ qu'il était possible de clouer quelqu'un à une croix par les mains, et pas forcément par les poignets.[9]

 

Ainsi, que la mort soit due à l'asphyxie, aux conséquences de la flagellation, au clouage, à la déshydratation, à l'épuisement ou à quoi que ce soit d'autre, le fait est que, dans le cas d'une mise à mort telle qu'elle est dépeinte dans les publications jéhovistes, le supplicié ne survivait que quelques minutes, tandis que la mise en croix permettait de prolonger l'agonie de plusieurs heures.

 

Or, selon le récit biblique, Jésus avait non seulement la force de pouvoir parler à plusieurs reprises alors qu'il ne bénéficiait d'aucune aide divine (Matthieu 27:46; Marc 15:34), mais en plus il décéda après une agonie d'environ trois heures (Luc 23:44-46. Toujours selon la Bible, ce temps parut assez court à Ponce Pilate puisqu'il s'étonna qu'il soit déjà mort (Marc 15:44). Cela signifiait donc que les condamnés qui mourraient dans sa position avaient l'habitude de résister plus de trois heures, ce qui aurait été impossible dans le cas d'un clouage tel que défini par la Watch Tower.

 

Autres éléments de réflexion

 

Si chaque supplicié devait transporter son poteau sur le lieu de l'exécution, alors il faudrait en déduire qu'un nombre impressionnant d'arbres était utilisé lors de chaque mise à mort collective. Les Romains se seraient-ils à ce point compliqué la tâche en abattant un arbre pour chaque condamné à mort, alors qu'ils procédaient parfois à des mises à mort de plus de 2000 personnes ? Par ailleurs, que devenaient les poteaux après l'exécution: étaient-ils enlevés de terre et redescendus du Golgotha pour les réutiliser suivant le même protocole lors d'une prochaine exécution, ou attendait-on qu'ils se désintègrent naturellement sur le lieu où ils étaient plantés? Là encore, ces hypothèses contreviennent au bon sens: il est plus raisonnable de penser que des poteaux verticaux (appelés stipes) - toujours les mêmes - attendaient les suppliciés sur le lieu de l'exécution et que ces derniers ne portaient que la barre transversale (patibulum) beaucoup plus légère, barre qui était ensuite fixée au pieu droit, ce qui formait une croix. Après quoi on ne détachait que cette barre transversale, et les mêmes poteaux déjà en terre étaient ensuite réutilisés.

 

 

Il n'y a jamais eu de débat lors des premiers siècles de notre ère quant à savoir sur quel instrument le Christ était mort. Si les auteurs anciens ne s'accordaient sur la forme précise de la croix, il n'empêche qu'aucun d'eux n'optait pour le poteau comme le font les Témoins de Jéhovah aujourd'hui.

 

Lorsque Jésus annonce sa passion et sa résurrection il parle de croix et non de poteau : "Alors Jésus dit à ses disciples : 'Si quelqu'un veut venir à ma suite, qu'il se renie lui-même et prenne sa croix, et qu'il me suive." (Mt, 16 ,24.). Dans l'annonce des persécutions pour les missionnaires, Jésus parle de croix : "Qui ne se charge pas de sa croix et ne me suit pas n'est pas digne de moi" (Mt, 10, 37.) Il ne dit pas "qui ne se charge pas de son poteau".

 

http://upload.wikimedia.org/wikipedia/commons/thumb/b/b5/Labarum.svg/117px-Labarum.svg.pngEn 312 lors de la bataille du Pont Milvius, les armées gauloises et chrétiennes de Constantin l'emportèrent sur les armées païennes de Maxence après que Constantin ait vu le chrisme dans le ciel [monogramme du Christ : un X traversé d’un P, (chi) et Ρ (rhô), la première apposée sur la seconde. Les deux premières lettres du mot Χριστός (Christ)], avec ce message : "Par ce signe tu vaincras". Ce signe fut frappé ensuite sur tous les boucliers des soldats romains (labarum).

Labarum de Constantin I, surmonté du chrisme remplaçant l'aigle de Jupiter. Le Chrisme forme une croix, pas un poteau.

Labarum de Constantin I, surmonté du chrisme remplaçant l'aigle de Jupiter. Le Chrisme forme une croix, pas un poteau.

Depuis 1936,[10] les Témoins de Jéhovah considèrent que Jésus Christ est mort sur un poteau et non sur une croix. Ce point de vue a été officialisé dans le livre Richesses, un livre de Joseph Rutherford, deuxième président des Témoins de Jéovah.[11] Partant du principe que la croix est un symbole païen, ils considèrent avoir purifié leur mouvement d'une erreur doctrinale et d'une idolâtrie contraire aux Saintes Écritures.[12][13][14]

 

Le premier argument des Témoins de Jéhovah pour ce changement est d'ordre étymologique; le terme grec σταυροσ, traduit dans nos bibles par "croix" aurait comme signification principale "poteau". Le second vient du fait que les Romains auraient bien utilisé ce mode d'exécution, et ce aux temps de Jésus. Les sources qu'ils utilisent datent néanmoins du XIXème siècle ou du début du XXème. Il s'agit notamment du dictionnaire de William Edwy (Edwin) Vine (1940), d'un ouvrage de Hermann Fulda (1878), d'un ouvrage du spirite John Denham Parsons (1898) et du dictionnaire The Companion Bible de Ethelbert William Bullinger (1909-1922) qui est la première source citée par le mouvement dans la revue L'Age d'Or en novembre 1935.

 

Lorsque Joseph Rutherford fit le revirement à propos de l'instrument de torture du Christ, déclarant qu'il s'agissait d'un poteau et non d'une croix, avait-il soudainement disposé de nouvelles preuves irréfutables sur les plans archéologique, scientifique, étymologique, etc., qui aurait justifié la remise en cause d'une conviction partagée par tous les chrétiens depuis 1900 ans ? L'examen des écrits du mouvement de cette époque fait répondre par la négative : il ne s'agissait que d'une lubie du dirigeant. [15]

Des symboles francs-maçons dans les publications des Témoins de Jéhovah

 

Que fait donc ce symbole bizarre (croix penchée insérée dans une couronne) sur la couverture de ce volume ancien de la Tour de Garde (magazine des témoins de Jéhovah) :

 

De 1891 à 1931, Le symbole maçonnique des chevaliers templiers figura sur la couverture de la Tour de Garde.

De 1891 à 1931, Le symbole maçonnique des chevaliers templiers figura sur la couverture de la Tour de Garde.

Vue en gros plan du symbole (en haut à gauche de la page).

Vue en gros plan du symbole (en haut à gauche de la page).

Exemple d'utilisation de ce même symbole dans la littérature des franc-maçons

Exemple d'utilisation de ce même symbole dans la littérature des franc-maçons

Cliquez ici pour voir ce même symbole de l'ordre des Chevaliers Templiers (la croix dans la couronne), tout au sommet (en haut à gauche) sur l'échelle des différents degrés d'une loge franc-maçonne..

Hasard? Coïncidence? ou signification occulte?

 

Si les Témoins de Jéhovah dénoncent dans leurs publications l'occultisme et la franc-maçonnerie, certains faits concernant Charles Taze Russell - le fondateur des Témoins de Jéhovah - sont troublants :

 

Des réunions dans des temples maçonniques

Lancer une nouvelle religion demande de la logistique. Il est étonnant de constater que la plupart des réunions des premiers Témoins de Jéhovah se tenaient dans des temples franc-maçons ou sociétés secrètes apparentées. Voici quelques exemples tirés de leurs propres publications:

 

8 mars 1903 Fort Wayne

Une réunion pour les amis intéressés se tiendra au Hall des "Maccabées"*, 917 Calhoun St. à 10h. Les réunions de l'après midi ... se tiendront au Temple Maçonnique, cor. Wayne and Clinton Sts.

(Speakers Itinaries, Watchtower Bible & Tract Society 1901-1916, page 96)

 

1903 Convention générale à Atlanta

Toutes les autres réunions se tiendront au Hall des "Knights of Pythias"*, cor. Pryor and Unter Sts.

(Speakers Itinaries, Watchtower Bible & Tract Society 1901-1916, page 96)

 

1904, Convention de Washington

La convention de Washington se tiendra au Hall des "Odd Fellows"*.

(Speakers Itinaries, Watchtower Bible & Tract Society 1901-1916, page 240)

 

9 février 1908, Paterson

La session du matin se tiendra au Hall maçonnique.

(Speakers Itinaries, Watchtower Bible & Tract Society 1901-1916, page 383)

 

Source: http://www.info-sectes.org/tj/russel.htm

Le "motif de la condamnation" "celui-ci est Jésus, le roi des Juifs" a été placé "au-dessus de sa tête" (Matthieu, 27, 37).

La "Watch Tower" représente Jésus sur un poteau, avec les mains au-dessus de la tête

La "Watch Tower" représente Jésus sur un poteau, avec les mains au-dessus de la tête

Or, si l'écriteau avait dû être placé au-dessus des mains de Jésus, comme le représentent les Témoins de Jéhovah, les Saintes Ecritures auraient précisé que l'écriteau a été placé au-dessus des mains et non "au-dessus de sa tête".

Rubens, la Crucifixion (Musée de Bruxelles)

Rubens, la Crucifixion (Musée de Bruxelles)

Images sorties de leur contexte

Poteau selon Justus Lupsius, illustration souvent reprise par les Témoins de Jéhovah

Poteau selon Justus Lupsius, illustration souvent reprise par les Témoins de Jéhovah

Une autre technique similaire de la part de la Watch Tower consiste à se servir d'images totalement sorties de leur contexte.

Un cas évident est l'illustration du livre De cruce liber de Justus Lipsius présentant un homme cloué à un poteau, et qui figure dans l'Appendice de la Bible à références de 1995 et dans La Tour de Garde du 1er mars 2011, page 18 (voir image ci-dessus), ce qui laisse à penser que l'auteur pensait que le Christ était mort de cette manière. Toutefois, certaines informations essentielles ne sont pas fournies au lecteur, notamment que...:

 

En réalité, le livre de Justus Lipsius présentait 16 illustrations dépeignant des hommes cloués à différentes formes de croix, et que c'est uniquement celle-là qui a été choisie par la Watch Tower que parce qu'elle semble corroborer sa doctrine du poteau;

Sous l'image dépeignant un homme mort sur une croix, il est dit dans le livre de Justus Lipsius: "Dans la croix du seigneur il y avait quatre pièces de bois: le poteau droit, la barre transversale, un morceau de bois placé en dessous et le titre placé au-dessus", preuve que l'auteur pensait que Jésus était mort sur une croix;

Dans The Kingdom Interlinear Translation of the Greek Scriptures de 1969, il était précisé sous l'image: "C'est de cette manière que Jésus a été empalé", mais que ces mots ont été supprimés dans l'Appendice de la Bible de 1995, probablement parce qu'entre temps, des personnes avaient procédé à une vérification dans le livre original et s'étaient rendu compte de la présentation trompeuse faite par la Watch Tower.

 

Sources douteuses

 

Afin de soutenir leur point de vue sur la croix, les Témoins de Jéhovah citent souvent plusieurs vieux livres à leur appui: The Companion Bible, publié à titre posthume en 1922 de Bullinger (qui inspira aussi Rutherford sur le nom "Jéhovah"), un livre de 1898 attribué à Parsons The Non-christian Cross, le livre de 1853 d'A. Hislop The Two Babylons et des passages de Vine. Outre l'ancienneté des sources, on peut relever le parti-pris de ces auteurs, entaché par leurs convictions personnelles:

 

John Denham Parsons (né en 1861), qui publia en 1896 le livre The Non-Christian Cross, n'était pas compétent sur le sujet de l'historique de la croix: il n'avait aucune formation pour les questions théologiques qu'il abordait, et n'était ni linguiste ni historien. De plus, Parsons n'était pas chrétien; il fut influencé par les idées théosophiques et avait un net penchant pour le spiritisme [qui n'est "ni plus ni moins, le commerce avec les démons" (Mgr Gaume, Le Traité du Saint-Esprit, 1865, troisième édition, Gaume et Cie Editeurs, 3 rue de l'Abbaye, tome 1, Paris 1890, p. 51.], étant lui-même membre de la Society for Psychical Research, société s'occupant d'études et pratiques du paranormal. En 1906, il publia The Nature and the Purpose of the Universe dans lequel il spéculait, entre autres, sur la température dans le monde des esprits. Parsons adopta son point de vue sur la croix, non pour un motif religieux, à savoir retirer les éléments païens du christianisme, mais parce qu'il croyait que le christianisme n'était rien d'autre que la continuité du paganisme: il voulait prouver que la croix était un symbole millénaire, qui avait servi dans toutes les civilisations préchrétiennes et qu'elle avait été adoptée par les premiers chrétiens en guise d'hommage à ce paganisme ancestral. Autrement dit, son rejet de la croix en tant qu'instrument de torture du Christ était motivé par ses conceptions d'ordre spirite, et non par une recherche de vérité historique. De façon similaire, Parsons croyait aussi que Jésus n'avait jamais existé, mais que le Christ des Évangiles était inspiré par d'autres divinités païennes et représentait le Dieu-Soleil des païens adoré avant son arrivée sur terre, comme il l'écrivit dans son livre de 1895 Our Sun-God: Or Christianity Before Christ. Ces derniers temps, le livre de Parsons est devenue une "autorité" parmi ceux qui pensent que Jésus était un mythe. À la lumière de ces éléments, on comprend mieux pourquoi la Watch Tower se garde bien de préciser en quoi cet homme, qui contredisait le conscensus général sur cette question, pouvait bien faire autorité sur ce sujet.

E.W. Bullinger (1837–1913) était un pasteur anglican qui fut étroitement associé avec le mouvement des Frères de Plymouth en Grande-Bretagne. Or, ce mouvement cherchait à éviter le plus possible les symboles traditionnels du christianisme, puisqu'ordinairement, leurs lieux de culte ne comportaient aucun symbole religieux. Nelson Darby, qui innova le concept d'ultradispensationalisme, était également membre des Frères de Plymouth, de sorte que le mouvement en vinn à mettre l'accent sur le dispensationalisme et millénarisme. Bullinger fut donc influencé par le dispensationalisme de Darby et fut un proche collaborateur de Charles W. Welch, un autre adepte du ultradispensationalisme ayant des vues similaires, y compris à propos de l'annihilationisme. En fait, son travail pour The Companion Bible fut achevé à titre posthume par Welch. Bullinger, qui adopta le point de vue selon lequel la croix était païenne, fut influencé notamment par le spirite Parsons: d'ailleurs, le passage sur la croix dans The Companion Bible constitue presque la reprise mot pour mot du livre de Parsons. Il est possible que Bullinger n'en fut pas l'auteur mais que ce soit Welch qui copia les écrits de Parsons afin d'achever les travaux de Bullinger à titre posthume. Les avis similaires dans Critical Lexicon and Concordance to the English and Greek New Testament montrent cependant que Bullinger avait lui-même adopté ces points de vue. Ainsi, la Watch Tower cite Bullinger comme un chercheur indépendant afin de soutenir sa doctrine, alors que celui-ci avait été clairement influencé par le spirite Parsons et que ce dernier n'était pas un spécialiste de la Bible.

Alexander Hislop (1807-1865) était un ministre de l'Église libre d'Écosse et publia en 1853 The Two Babylons, livre qui exprimait l'idée que presque tout ce qui était en lien avec le catholicisme, notamment la croix, était d'origine païenne, et que le T ou Tau était le symbole du dieu Tammouz. Cet auteur n'était probablement pas membre des Frères de Plymouth, mais ses vues étaient très en phase avec les leurs, et son livre fut réimprimé par la suite par une presse appartenant à ce mouvement, les éditions Loizeaux Brothers. Il est à noter que ce livre fut tout autant sévèrement critiqué lors de sa parution [16] qu'à l'époque contemporaine, présenté comme étant un "hommage à l'inexactitude historique", de mauvaise qualité, avec une malhonnêteté flagrante et défendant une thèse absurde.[17] Longtemps cité par la Watch Tower parce qu'il semblait soutenir ses propres vues (on trouve 22 occurrences dans la littérature jéhoviste entre 1950 et 1978), ce livre n'est même plus mentionné dans ses publications depuis 1989 tant il n'a plus aucune crédibilité, bien qu'il reste célèbre chez les fondamentalistes cherchant à discréditer le catholicisme.

W.E. Vine (1873-1949) était un théologien qui reçut le baptême au sein des Frères de Plymouth et ses opinions étaient très semblables à Bullinger, y compris sur l'annihilationisme, l'idée que l'enfer était "la fosse commune", le dispensationalisme, etc. Vine, en réitérant le point de vue que la croix était le symbole de Tammouz, fut clairement influencée par Alexander Hislop.

 

Ainsi, tous les auteurs cités correctement par la Watch Tower sur la question de la croix étaient soit des membres de Frères de Plymouth ou qui étaient étroitement associés à eux (Vine, Bullinger, Welch, Hislop), soit un spirite (Parsons) qui a directement influencé les premiers. Le point de vue de ces auteurs qui s'influençaient mutuellement relevait donc de conceptions théologiques particulières, et non d'un examen impartial de la question.

 

Conclusion

 

Le principal, voire l'unique argument des Témoins de Jéhovah est celui de l'étymologie des termes grecs du Nouveau Testament, ainsi que certains termes latins. Après étude, il ressort que la plupart des mots en présence ne s'occupent pas de la forme de l'instrument de supplice qu'ils décrivent: Stauros, tout comme crux, peut très bien signifier un pieu, un poteau, une croix, la partie transversale d'une croix. Xylon est un terme générique pour gibet (en bois) qui n'indique rien sur la forme de celui-ci. Patibulum définit quelquefois la partie transversale d'une croix, mais parfois la totalité du gibet. Afin de cacher cette complexité à leurs lecteurs, les dirigeants Témoins de Jéhovah ont décidé de ne fournir qu'une partie des indications des dictionnaires qu'ils citent. Ils tentent de faire croire que les mots crux en latin et stauros en grec ne signifiaient au temps de Jésus que le terme "poteau". En fait, ces mots pouvaient déjà désigner un gibet en forme de croix.

 

Découvertes archéologiques [18]

 

L’organisation des témoins de Jéhovah assure catégoriquement que Jésus fut pendu sur un simple poteau vertical et pourtant rien ne le confirme : que du contraire.

 

Les découvertes archéologiques démontrent que des crucifiés contemporains du Christ furent exécutés sur une croix. En 1968, on a découvert en effet près de Jérusalem à Giv’at mivtar, 15 sarcophages remplis de squelettes humains dont certains avaient subi le supplice de la crucifixion. Le travail d’étude fut rédigé par le Département d’anatomie de la « Hebrew University Hassadah School » sous la direction de Madame C. Salomon et les restes en question furent confiés au « Israël Museum » à la section Rockfeller.

 

Les crucifiés avaient les bras étendus à l’horizontale et non comme l’affirme sans preuve l’organisation des témoins de Jéhovah, à la verticale, au-dessus de la tête. Un long article éclairant sur cette importante découverte a été rédigé par le Professeur N. Haas de l’Université hébraïque de Jérusalem et ce, dans la revue française bien connue "Les dossiers de l’archéologie", n°10, page 107, mai-juin 1975.

 

Position des crucifiés de Giv’at mivtar

 

L’organisation des Témoins de Jéhovah va tenter lamentablement de s’attaquer et de réfuter les conclusions du Professeur Haas en assurant que trois autres chercheurs israéliens, à savoir Messieurs Yadin, Zias et Sekeles ont démonté les travaux de Haas. Or la controverse ne se situe qu’au niveau des jambes et surtout pas à celui des bras. Les quatre savants sont unanimes quant à la croix.

 

Les preuves sont fournies par l’organisation des témoins de Jéhovah elle-même !

 

 

Tour de Garde, 15 août 1987, page 28, point de vue du Professeur Haas

Tour de Garde, 15 août 1987, page 28, point de vue du Professeur Haas

Tour de Garde, 15 août 1987, page 29, point de vue des trois autres savants

Tour de Garde, 15 août 1987, page 29, point de vue des trois autres savants

Comme nous pouvons le constater immédiatement, la controverse ne se situe qu’au niveau des jambes et non sur la forme de l’instrument du supplice !

Un ou deux clous ?

 

Dans un ouvrage édité par les bons soins de l’organisation des Témoins de Jéhovah, nous découvrons la gravure suivante :

(Recueil d’histoires bibliques, 1980, page 100).

(Recueil d’histoires bibliques, 1980, page 100).

Cette illustration représente le Christ pendu avec un seul clou unique traversant les deux mains. Or la Bible contredit cette présentation mensongère :

 

"Les autres disciples lui dirent donc : Nous avons vu le Seigneur. Mais il leur dit (Thomas) : Si je ne vois pas dans ses mains la marque DES CLOUS". (Jean 20 :25). "Clou" est au puriel dans l'original grec. [19] Il apparaît que ce mot conformément au mot "elon" (ἥλων) dans le texte grec d'origine est au pluriel (ἥλων : noun pl masc gen). [20]

 

On remarque directement que Thomas demande à voir la marque des clous (au pluriel) et ce, uniquement dans les mains du Seigneur : aucune mention n’est faite des pieds dans sa demande (pour suivre la thèse des Témoins de Jéhovah, Thomas aurait dû dire "si je ne vois pas dans ses mains la marque DU CLOU" ou "si je ne vois pas dans ses mains ET DANS SES PIEDS la marque des clous". C'est l'un ou l'autre, or Thomas a dit uniquement "si je ne vois pas dans ses mains la marque DES CLOUS); pas plus que dans la réponse très précise de Jésus, il n'est fait mention des pieds : "Voici mes mains ; avance ta main et mets-la dans mon côté (Jean, 20, 27.)

 

Que va répondre l’organisation à cet argument ?

 

« Quelques-uns ont déduit de ce passage que deux clous ont été employés à cette fin, et qu’on lui a planté un dans chaque main. Toutefois, en parlant des clous au pluriel, Thomas faisait-il une description précise du supplice de Christ ? Voulait-il nécessairement dire qu’on lui avait cloué séparément les deux mains ? En Luc 24:39, Jésus, ressuscité, déclare : Voyez mes mains et mes pieds, c’est moi en personne ! Cela donne à penser que ses pieds avaient été également percés de clous. Puisque Thomas n’a pas mentionné les marques des pieds, il a peut-être utilisé le pluriel d’une manière générale, en PENSANT à tous les clous dont on s’était servi pour mettre Jésus au poteau ». (La Tour de Garde, 1er juillet 1984, page 31).

 

L’organisation des Témoins de Jéhovah a bien du mal avec Thomas. Pour elle, il est imprécis et on ne peut pas se baser sur lui pour déterminer la position du crucifié. Non seulement les Témoins de Jéhovah mettent en doute l’affirmation de foi concernant la pleine Divinité de Jésus (Jean 20,28 "Mon Seigneur et mon Dieu"), mais elle l’accuse d’imprécision aussi au niveau des clous. Nous croyons tout au contraire que l’apôtre Thomas est très clair et très précis sur ces deux points et que les Témoins de Jéhovah falsifient les Ecritures. En plus, dans sa fausse vision des choses avec Thomas, elle met en doute la pleine inspiration des Ecritures. Remarquons également au passage dans la citation de la Tour de Garde que vous avons citée cette reconnaissance de leur pauvre argument :

 

"Puisque Thomas n’a pas mentionné les marques des pieds, IL A PEUT-ÊTRE utilisé le pluriel d’une manière générale…"

 

Autrement dit, confrontée avec une évidence de plus en plus dévastatrice, l’organisation des Témoins de Jéhovah n’est plus du tout sûre de sa théorie et parle au conditionnel.

 

"Les dessins représentant la mise à mort de Jésus qui apparaissent dans nos publications, comme celui de la page 24, ont donc simplement pour but d’illustrer cet événement. Ils ne sont pas destinés à fournir des indications anatomiques péremptoires". (La Tour de Garde, 15 août 1987, page 29).

 

En un mot, l’organisation des Témoins de Jéhovah ne sait plus sur quel pied danser.

La plus ancienne représentation du Christ représente Jésus sur une Croix et non sur un poteau

 

La plus ancienne représentation du Christ connue est probablement ce graphiti injurieux, vers 150 ( https://oratoiredulouvre.fr/documents/paleochretien.php )

La plus ancienne représentation du Christ connue est probablement ce graphiti injurieux, vers 150 ( https://oratoiredulouvre.fr/documents/paleochretien.php )

Ce graphiti a été fait au 2e siècle sur un mur de Rome (colline Palatin). [21] La légende signifie "d'Alexamenos rend un culte à son Dieu". Alexamos est représenté à gauche, levant les bras en signe de prière, de louange, selon l'habitude des premiers chrétiens. L'homme crucifié avec une tête d'âne représente le Christ.

 

L'auteur du graphiti trouve donc complètement ridicule qu'Alexamenos puisse reconnaître comme sauveur un homme crucifié.

 

À cette époque, et en encore pour plusieurs siècles, un chrétien ne représentait jamais Jésus en croix. La croix était une réalité trop affreuse, trop diffamante (elle représentait encore un instrument de supplice). Ce n'est qu'à partir du IVe siècle, à la fin des persécutions, que se diffusera l'image du Christ en croix.

"Alexamenos adore son dieu", fac-similé d'un graffiti du Palatin, première représentation connue de « croix chrétienne », IIe ou IIIe siècle (Martin Wallraff, « La Croix chrétienne dans la propagande impériale du IVe siècle », in La croix : représentations théologiques et symboliques , éd. Labor et Fides, 2004, p. 67 ; certains auteurs donnent également le IIe siècle, par exemple Everett Ferguson, Backgrounds of Early Christianity, éd. Wm. B. Eerdmans Publishing, 2003, p. 596.) ( http://fr.wikipedia.org/wiki/Patibulum#/media/File:AlexGraffito.svg )

"Alexamenos adore son dieu", fac-similé d'un graffiti du Palatin, première représentation connue de « croix chrétienne », IIe ou IIIe siècle (Martin Wallraff, « La Croix chrétienne dans la propagande impériale du IVe siècle », in La croix : représentations théologiques et symboliques , éd. Labor et Fides, 2004, p. 67 ; certains auteurs donnent également le IIe siècle, par exemple Everett Ferguson, Backgrounds of Early Christianity, éd. Wm. B. Eerdmans Publishing, 2003, p. 596.) ( http://fr.wikipedia.org/wiki/Patibulum#/media/File:AlexGraffito.svg )

Graffiti d'Alexamenos. Sur cette image, on voit une figure de forme humaine crucifiée et affublée d'une tête d'âne, envers laquelle un autre personnage fait un geste qui peut ressembler à un salut ou à une prière, interprétation qui correspond à l'inscription Αλεξαμενος ϲεβετε θεον qui, dans un grec approximatif (ϲεβετε devrait en fait être compris comme ϲεβεται - adore), signifie sans doute Alexamenos adore son dieu ou Alexamenos adore dieu. ( http://fr.wikipedia.org/wiki/Graffiti_d%27Alexamenos )

Graffiti d'Alexamenos. Sur cette image, on voit une figure de forme humaine crucifiée et affublée d'une tête d'âne, envers laquelle un autre personnage fait un geste qui peut ressembler à un salut ou à une prière, interprétation qui correspond à l'inscription Αλεξαμενος ϲεβετε θεον qui, dans un grec approximatif (ϲεβετε devrait en fait être compris comme ϲεβεται - adore), signifie sans doute Alexamenos adore son dieu ou Alexamenos adore dieu. ( http://fr.wikipedia.org/wiki/Graffiti_d%27Alexamenos )

Le graffiti d'Alexamenos a été découvert en 1857, parmi de nombreux autres, lors de la mise au jour des vestiges de la domus Gelotiana, bâtiment liée au complexe palatial. Michael Gough, dans La Grèce et Rome (éd. Imprimerie des arts et manufactures, 1974, direction Marcel Brion, p. 364), suppose que "Alexamenos était sans doute un esclave, que ses compagnons raillaient parce qu'il était chrétien".

Sarcophage de la Passion Rome fin IVe s - Croix surmontée d'un Labarum ( http://artbiblique.hautetfort.com/archive/2015/02/index.html )

Sarcophage de la Passion Rome fin IVe s - Croix surmontée d'un Labarum ( http://artbiblique.hautetfort.com/archive/2015/02/index.html )

La croix est victorieuse : couronne, elle est devant le tombeau vide, c’est le signe de la résurrection. Très tôt, la croix prend sa signification de "Salus Mundi" (Salut du monde)

Mosaïque du Bon Pasteur - Mausolée de Galla Placidia (Ve s) v. 430ap.J.-C. ( http://fr.wikipedia.org/wiki/Mausol%C3%A9e_de_Galla_Placidia )

Mosaïque du Bon Pasteur - Mausolée de Galla Placidia (Ve s) v. 430ap.J.-C. ( http://fr.wikipedia.org/wiki/Mausol%C3%A9e_de_Galla_Placidia )

Église Sainte-Sabine de Rome (Ve siècle), représentation de la Crucifixion ( http://artbiblique.hautetfort.com/archive/2015/02/index.html )

Église Sainte-Sabine de Rome (Ve siècle), représentation de la Crucifixion ( http://artbiblique.hautetfort.com/archive/2015/02/index.html )

Crux Salus Mundi ( http://artbiblique.hautetfort.com/archive/2015/02/index.html ) Mosaïque de l'abside de la Basilique St Apollinaire in classe, Ravenne (Italie) - VIe siècle

Crux Salus Mundi ( http://artbiblique.hautetfort.com/archive/2015/02/index.html ) Mosaïque de l'abside de la Basilique St Apollinaire in classe, Ravenne (Italie) - VIe siècle

L’Eglise reprend à son compte celle que Constantin a eue en vision lors de la bataille du pont Milvius. C’est cette croix triomphale qui sera reproduite, embellie, ornée de pierres précieuses dans tous les monuments chrétiens de l’époque byzantine pour signifier la victoire glorieuse du Christ sur le mal. Basilique St Apollinaire in classe (Ravenne).

Les origines historiques de la croix [22]

 

La crucifixion était un moyen d'exécution courant dans le monde antique. Il semble qu'elle ait été d'abord pratiquée en Perse. Les condamnés étaient crucifiés sur des arbres. [23]

Elle fut en usage chez les "barbares" qui l'utilisaient comme un châtiment politique et militaire pour des personnes de haut rang. Les Grecs, les Carthaginois et les Romains l'adoptèrent.

Il semble bien pourtant que les Grecs, qui avaient la crucifixion en horreur, n'en aient pas usé chez eux. Il faut, en effet, en arriver aux conquêtes d'Alexandre le Grand (IVe s. av.J.-C.), qui l'emprunta aux Perses, pour la voir entrer dans l'histoire hellénique. Elle continue à y être infligée sous les Diadoques (successeurs d'Alexandre), en Syrie sous les Séleucides, comme Antiochus Epiphane, en Egypte sous les Ptolémées. A Syracuse, ville grecque, Denis le Tyran l'avait peut-être empruntée aux Carthaginois.[24]

Elle était pratiquée à Rome dès le VIe siècle av.J.-C. pour les criminels qui n'avaient pas la citoyenneté romaine, mais il y eut des exceptions.

La crucifxion sur la croix fut supprimée par l'empereur Constantin, le premier empereur chrétien, vers 320, et remplacée par un autre instrument de mort, la furca, ou pendaison à un gibet en forme de fourche en Y. Ceci probablement pour ne pas utiliser la croix devenue le symbole des chrétiens. La furca était un pieu assez haut, terminé en fourche, en Y. On y accrochait par le cou (la tête l'empêchant de retomber) le condamné, qui se trouvait rapidement étranglé. Cette punition plus humaine car la mort était rapide n'avait donc plus rien de commun avec la lente mort de la croix. 

Le terme crux (croix), disparaît même de la littérature juridique de l'époque. En 392 ap.J.-C., la mort par crucifixion fut abolie définitivement par l'empereur chrétien Théodose Ier. [25]

 

Témoignages d'auteurs chrétiens

 

Saint Ignace d'Antioche, disciple de saint Jean l'Evangéliste, mort martyr dévoré par les lions v. 110 ap.J.-C., dans sa Lettre aux Ephésiens (IX, 1.) écrit : 

 

"J’ai appris que certains venant de là-bas sont passés , porteurs d’une mauvaise doctrine, mais vous ne les avez pas laissés semer chez vous, vous bouchant les oreilles, pour ne pas recevoir ce qu’ils sèment, que vous êtes les pierres du temple du Père, préparés pour la construction de Dieu le Père, élevés jusqu’en haut par la machine deJésus-Christ, qui est la croix, vous servant comme câble de l’Esprit-Saint ; votre foi vous tire en haut, et la charité est le chemin qui vous élève vers Dieu."

 

Dans sa Lettre aux Tralliens (XI, 1), Ignace écrit :

 

"Fuyez donc ces mauvaises plantes parasites : elles portent un fruit qui donne la mort, et si quelqu’un en goûte, il meurt sur le champ. Ceux-là ne sont pas la plantation du Père (cf. Mt 15, 13 ; Jn 15, 1 ; 1 Co 3, 9). 2. S’ils l’étaient, ils apparaîtraient comme des rameaux de la croix, et leur fruit serait incorruptible. Par sa croix, le Christ en sa passion vous appelle, vous qui êtes ses membres ; c’est Dieu qui nous promet cette union, qu’il est lui-même."

 

Dans sa Lettre aux Romains, Ignace écrit :

 

"3. Pardonnez-moi ; ce qu’il me faut, je le sais, moi. C’est maintenant que je commence à être un disciple. Que rien, des êtres visibles et invisibles, ne m’empêche par jalousie, de trouver le Christ. Feu et croix, troupeaux de bêtes, lacérations, écartèlements, dislocation des os, mutilation des membres, mouture de tout le corps, que les pires fléaux du diable tombent sur moi, pourvu seulement que je trouve Jésus-Christ."

 

Dans sa Lettre aux Smyrniotes (I, 1), Ignace écrit :

 

"Je rends grâces à Jésus-Christ Dieu, qui vous a rendus si sages. Je me suis aperçu, en effet, que vous êtes achevés dans une foi inébranlable, comme si vous étiez doués de chair et d’esprit à la croix de Jésus-Christ, et solidement établis dans la charité par le sang du Christ, fermement convaincus au sujet de notre Seigneur qui est véritablement de la race 'de David selon la chair' (cf. Rm 1, 3), Fils de Dieu selon la volonté et la puissance de Dieu, véritablement né d’une vierge, baptisé par Jean pour que, par lui, 'fût accomplie toute justice'." (Mt 3, 15).

 

Saint Polycarpe, établi évêque de Smyrne par saint Jean l'Evangéliste, martyr livré au flammes v. 155 ap.J.-C. sur un poteau parce qu'il refusa d'être cloué, dans sa Lettre de Smyrne aux Philippiens (VII, 1), écrit :

 

"Quiconque, en effet, ne confesse pas que Jésus-Christ est venu dans la chair, est un antéchrist (cf. 1 Jn 4, 2-3), et celui qui ne confesse pas le témoignage de la croix est du diable, et celui qui détourne les dits du Seigneur selon ses propres désirs, et qui nie la résurrection et le jugement, est le premier-né de Satan."

 

"Celui qui me donne la force d’affronter le feu me donnera aussi celle de rester immobile sur le bûcher sans qu’il soit besoin de VOS CLOUS" (Lettre de Smyrne XIII, 3) Notez là aussi l'emploi du pluriel "vos clous". Martyrologe: "Polycarpe fut livré aux flammes; mais le feu ne lui ayant porté aucune atteinte, on le frappa du glaive et il reçut ainsi la couronne du martyre. Avec lui et dans la même ville de Smyrne, subirent aussi le martyre douze autres chrétiens venus de Philadelphie".

"Celui qui me donne la force d’affronter le feu me donnera aussi celle de rester immobile sur le bûcher sans qu’il soit besoin de VOS CLOUS" (Lettre de Smyrne XIII, 3) Notez là aussi l'emploi du pluriel "vos clous". Martyrologe: "Polycarpe fut livré aux flammes; mais le feu ne lui ayant porté aucune atteinte, on le frappa du glaive et il reçut ainsi la couronne du martyre. Avec lui et dans la même ville de Smyrne, subirent aussi le martyre douze autres chrétiens venus de Philadelphie".

 

Saint Polycarpe fut le premier à parler d'Eglise "catholique" pour défénir l'Eglise "universelle" de Jésus-Christ :

 

"Partout où est le Christ Jésus, là est l’Église catholique" (Smyrn. 8, 2).

Saint Irénée, évêque de Lyon et Martyr (120-202 ap.J.-C.) dans Contre les hérésiescote II, 24,4, daté d'entre 175 et 189 ap. J.-C., explique que la croix a cinq extrémités ; sur la cinquième se repose le crucifié :

 

"La structure de la croix présente cinq extrémités, deux en longueur, deux en largeur, une cinquième sur laquelle s’appuie le crucifié."

 

Saint Justin, v. 150 après JC , dans son Dialogue avec Tryphon (cote 40 et 90) explique que le sens salvateur du Christ en Croix était déjà contenu dans la prière de Moïse combattant Amalek, en priant Dieu les mains étendues de chaque côté :

 

"De même la prescription de faire rôtir l’agneau tout entier : c’était un symbole de la souffrance de la Croix dont le Christ devait souffrir. L’agneau, lorsqu’il est rôti, est disposé de manière à figurer la croix : l’une des broches dressées le transperce depuis les membres inférieurs jusqu’à la tête, l’autre au travers du dos, et on y attache les pattes de l’agneau.

[...] Lorsque le peuple combattait Amalek, Moïse lui-même priait Dieu les mains étendues de chaque coté ; celui qui l’emportait, l’emportait par la croix. Ce n’est pas parce que Moïse priait ainsi que le peuple gagnait l’avantage, mais parce qu’en tête de combat était le nom de Jésus (= Josué) et que Moïse représentait la croix."

 

Tertullien, en 197 ap.J.-C., dans Ad Nationes (Aux nations), écrit :

 

"Le morceau de bois qui est fixé dans la terre en position droite est une partie de la croix, et la partie la plus grande de sa masse. Mais une croix entière nous est attribuée, avec sa poutre transversale, naturellement."

 

Le signe de la croix est très vite devenu le signe emblématique des chrétiens.

 

A la fin du IIe siècle, Tertullien écrit :

 

"Dans toutes nos démarches et nos actions, quoi que nous fassions, nous imprimons le signe de la croix sur nos fronts."

 

L'Epître de Barnabé, d'environ 130 ap.J.-C., cote 9.8 :

 

"La croix en forme de T devait apporter la grâce."

 

Témoignages d'auteurs romains

 

Pline l'Ancien, Histoire Naturelle, XXXVI, 106-107.

 

"Et n'oublions pas de mentionner une particularité même plus mémorable, car les plus célèbres historiens l'ont omise. Tarquin l'Ancien (5° roi de Rome, mort en 579 av. J.-C.) faisait exécuter cet ouvrage (construction d'un aqueduc) par les mains de la plèbe et, ne sachant ce qui l'emportait de la grandeur du travail ou de sa durée, de toutes parts, pour échapper à la lassitude, les citoyens se donnaient la mort. A cela, le roi trouva un remède nouveau et que nul n'imagina avant lui ni ne reprit : il fit clouer sur une croix le corps de tous ceux qui s'étaient donné la mort, pour en faire à la fois un spectacle pour les citoyens et une proie à déchirer pour les bêtes sauvages et les oiseaux." (Notes de l'historien : pour Tarquin, c'est la privation de sépulture et le corps donné en proie aux animaux qui sont une dissuasion au suicide. Il ne s'agit donc pas ici de supplice mais de l'infamie liée à la crucifixion).

 

La crucifixion fait alors partie de l’arsenal répressif de la justice romaine à côté du carcan, du pal ou de la potence. Cicéron en parle comme d'un supplice "extrémement cruel et abject".[26]

 

Cicéron, dans Pro Rabirio, 16, plaidant pour Rabinius, accusé de haute trahison, s'élèva violemment contre la crucifixion dont était menacé son client, un citoyen romain en 63 av. J.-C.

 

"C'est un malheur que la flétrissure d'une poursuite criminelle, un malheur que la confiscation des biens, un malheur que l'exil, mais dans tous ces malheurs on conserve toujours quelque apparence de liberté. Enfin si c'est de mort qu'on nous menace, mourons du moins en hommes libres. Oui, que le bourreau, que le voile qui enveloppe la tête (allusion aux modalités de l'exécution), que le nom même de croix soient écartés non seulement de la personne des citoyens romains, mais de leurs pensées, de leurs yeux, de leurs oreilles. Car pour de tels supplices, ce n'est pas seulement l'effet et l'exécution, c'est le caractère, l'attente, le nom seul qui sont indignes d'un citoyen romain et d'un homme libre. "

 

Sénèque, philosophe romain vivant du temps de l'empereur Néron, fait allusion à la variété des crucifixions dépendant de l'humeur des bourraux :

 

"victimes pendues la tête en bas, ou empalées, ou bras étendus sur une potence".

 

Ce type de mise à mort était réservé aux esclaves, aux étrangers, aux révolutionnaires et aux comploteurs contre l'Etat à la condition qu'ils ne fussent pas citoyens romains, sauf en cas de parricide ou de crime de haute trahison. 

Voulant justifier la possibilité du suicide, Sénèque décrit l'horreur de la mort progressive du crucifié.

 

Sénèque, Lettres à Lucilius, 101, 14.

 

"Se trouve-t-il donc un homme qui aime mieux fondre dans les tourments, périr membre à membre et répandre autant de fois sa vie goutte à goutte, que de l'exhaler d'un seul coup? Oui, qui attaché au gibet maudit, déjà infirme, déjà informe, les épaules et la poitrine remontée en deux bosses affreuses, ayant ainsi, même avant la croix, mille motifs de mourir, veut prolonger une existence qui prolongera tant de tortures ? "

 

À la cruauté propre du supplice de la crucifixion - supplice de la mort lente qui donnait libre cours à nombre de gestes sadiques -, correspondait son caractère infamant (Celse), scandaleux et même "obscène". Le crucifié était normalement privé de sépulcre et abandonné aux bêtes sauvages ou aux oiseaux de proie. La croix était "un signe de honte", un "infâme poteau", "un bois criminel" (Sénèque), "le supplice le plus cruel et le plus repoussant" (Cicéron). "La mort en croix, suprême infamie", dit Origène. [27]

 

Tacite (58 ap.J.-C.-120 ap.J.-C.), historien romain alors âgé de quelque 12 ou 13 ans au moment des faits, et étudiant à Rome, est probablement témoin oculaire de ce qui s’est passé. Il raconte la crucifixion des chrétiens accusés de l'incendie de Rome par Néron.

 

Tacite, Annales, Livre quinzième, XLIV.

 

"Pour mettre fin à ces rumeurs, Néron supposa des coupables et fit souffrir les tortures les plus raffinées à ces hommes détestés pour leurs abominations et que le vulgaire appelait chrétiens. Ce nom leur vient de Christ, qui, sous (l'empereur) Tibère, fut livré au supplice par le procurateur Pontius Pilatus.. [...] beaucoup, mis en croix, étaient, lorsque le jour avait disparu, brûlés pour éclairer la nuit."

 

Les Romains introduisirent le crucifiement en Palestine au 1er siècle av.J-C

 

Le gouverneur romain de Syrie, Quintilius Varus, fit ainsi crucifier 2000 juifs, après la mort d'Hérode le Grand en 4 av.J-C.

 

Lors du siège de Jérusalem en 70 ap.J.-C., les Romains crucifiaient jusqu'à 500 juifs par jour, selon le témoignage de Flavius Josèphe, historien juif, mais favorables aux Romains.

On sait d'après les Manuscrits de la mer Morte, que certains juifs crucifiaient leurs condamnés à mort. Le rouleau du Temple (11 QT) en fait une partie de la législation d'alliance de Moïse [...] Pour les Juifs, le crucifiement était particulièrement horrible: 'Le pendu est une malédiction de Dieu' (Dt 21,23). Ce passage faisait initialement allusion aux criminels pendus à un arbre, mais, au 1er siècle ap. J.-C., il fut aussi appliqué aux crucifiés, comme Paul en témoigne dans sa lettre aux Galates 3,13.

L'historien juif romanisé, Flavius Josèphe (37-100 ap.J.-C.) raconte qu'Alexandre Jonathan (Jannée en grec, ou Yannaï en hébreu), roi hasmonéen de Judée et grand prêtre de Jérusalem (103–76 av. J.-C.) [notez que les deux pouvoirs temporel et spirituel était encore confondus sur une même tête avec la dernière dynastie juive de l'histoire des Hasmonéens (Maccabées)... Ce n'est qu'avec Jésus que viendra dans l'histoire cette révolution d'une distinction des deux pouvoirs dans son "Rendez à César ce qui appartient à César et à Dieu ce qui appartient à Dieu" (Lc, 20, 25.)] fit “crucifier 800 Juifs devant ses yeux et égorger en leur présence du temps qu’ils vivaient encore, leurs femmes et leurs enfants” (F. Josephe, Histoire ancienne, L XII, 5, 4)

Toujours d’après Flavius Josephe, Florus, gouverneur de Judée l'an 66 ap.J.-C., tourmenta les Juifs au point d’allumer une véritable rébellion qu’il mâta cruellement "en faisant crucifier 3630 hommes, femmes et enfants". Peu de temps plus tard, en 70, Titus entra dans Jérusalem et fit crucifier les assiégés qui tentaient de s’enfuir. Flavius Josephe en a dénombré jusqu’à 500 en une journée. "À peine pouvait-on suffire à faire des croix et trouver de la place pour les planter" (Guerre des Juifs, LV, 11, 1). Flavius Josephe parle de croix, pas de poteaux.

 

Il existait plusieurs types de crucifiement. Les condamnés pouvaient être empalés ou pendus à un poteau de bois; en cas d'exécution en masse, on fixait des poutres sur un échafaudage de planches de bois. Les suppliciés étaient liés et cloués avec leurs mains étendues au-dessus de la tête; ils étaient parfois crucifiés la tête en bas. Lorsqu'ils étaient crucifiés en position debout, la poutre était fixée sur le haut du poteau formant un T, ou bien plus bas, formant une croix classique. Les pieds des condamnés crucifiés ne s'élevaient pas à plus de 30 cm du sol [...] Parfois une petite barre de bois était fixée sur le poteau pour que le crucifié puisse s'y asseoir et mieux respirer [...] En 1968 (une découverte d'ossements) suggère que [les] pieds étaient cloués de chaque côté du poteau vertical." [28]

 

Les formes historiques des croix sont tellement variées que de nombreuses possibilités s'offrent à nous. Poteau, croix en T, croix classique, échafaudage, arbre, croix en x (dite croix de Saint-André)...

 

Scientifiquement, il est vain de trouver de manière certaine une forme à la croix de Jésus-Christ. La forme de l'instrument de ce supplice a trop varié au fil des siècles et au gré de l'imagination des bourreaux.

 

"Ce supplice de la croix, que la caste sacerdotale a suggéré à Pilate, ce sont les Romains qui en ont généralisé l'usage. D'autres l'avaient inventé, les Perses et les Carthaginois. L'empire en a fait la peine réservée aux révoltés ayant raté leur coup, à condition qu'ils ne fussent pas citoyens romains: elle eût été trop infamante pour eux.

Au 1er siècle av.J.-C., six mille esclaves parmi ceux qui s'étaient révoltés sous les ordres de Spartacus (100 av.J.-C.- 71 av.J.C.) et avaient plusieurs fois vaincu les légions romaines furent crucifiés, formant une immense haie de douleur et d'opprobre sur la route de Capoue à Rome.

 

L'ordre de crucifixion est du général romain Crassus (115 av. J.-C. - 53 av. J.-C.) qui remporta la victoire contre l'armée de Spartacus en Appulie en 72. Plus tard, les propriétaires reçurent le droit de vie et de mort sans appel sur leurs esclaves considérés comme un bétail.

 

Les esclaves de Spartacus crucifiés

Les esclaves de Spartacus crucifiés

Que répondre aux Témoins de Jéhovah sur le Christ cloué "à un poteau" ?

La mort par crucifixion était atroce, le plus terrible et le plus cruel des châtiments, dit Cicéron. On plantait un pieu dans le sol et quand le supplicié arrivait, portant une autre pièce de bois, le patibulum, on la fixait avec lui sur le pieu, pour former le plus souvent un T. Les condamnés étaient d'ordinaire attachés avec des cordes. Mais on utilisait aussi des clous. On a retrouvé près de Jérusalem les ossements d'un homme crucifié à l'époque de Jésus dont les pieds, posés l'un sur l'autre étaient attachés au bois (au pieu, car il n'exista pas de support pour les pieds avant le IIIe siècle) d'un seul clou.

La victime était ainsi maintenue au bord de la suffocation, tentait de reprendre souffle en s'appuyant sur les pieds - ce qui la blessait un peu plus - ou sur une sorte de sellette inclinée qui soutenait un peu les fesses et en même temps les coupait, la sedula. Elle mourait, non en raison des hémorragies causées par les clous plantés dans les avant-bras et les pieds, mais d'étouffement et d'épuisement. Et si elle survivait trop longtemps, les Romains lui brisaient les tibias, ce qui lui interdisait définitivement de prendre appui sur les pieds.

Les croix, contrairement à ce que l'on pense d'ordinaire, sont assez basses. Elles émergent à peine d'une foule disparate où se mêlent badauds et adversaires acharnés, pèlerins arrivant de la côte (le Golgotha est au bord de la route qui y mène) et une poignée de fidèles. Des femmes seulement semblent avoir eu ce courage. Aucun des textes ne cite un seul disciple. Sauf Jean, lequel indique la présence de "celui que Jésus aimait " et de Marie, mère de Jésus." [29]

Conclusion générale

 

La doctrine des Témoins de Jéhovah du Christ cloué "à un poteau", a chez eux valeur de dogme de foi. Elle serait le fruit d'une "purification" de la doctrine de ses éléments païens. Pourtant, certains Témoins de Jéhovah affirment qu'il ne s'agit pas d'"un dogme" et la Watch Tower elle-même se contredit. Suite à la controverse liée à la découverte archéologique de 1968, elle a tenté lamentablement de s’attaquer et de réfuter les conclusions du Professeur Haas pour finalement reconnaître elle-même que la controverse ne se situait qu’au niveau des jambes et surtout pas à celui des bras. Les quatre savants Yadin, Zias, Sekeles, et Haas, sont unanimes quant à la croix, barre transversale. (Tour de Garde, 15 août 1987, page 29, schémas à l'appui.) Les Témoins de Jéhovah érudits savent qu'ils ont dit des bêtises et on peut même trouver cette déclaration sous leur plume : "Les dessins représentant la mise à mort de Jésus .... ne sont pas destinés à fournir des indications anatomiques péremptoires" (Tour de Garde, Mai 1969, page 304.

Le graffiti d'Alexamenos, graffiti injurieux et moqueur réalisé entre le Ier le IIIe siècle ap.J.-C., soit bien avant la conversion de Constantin et la diffusion des croix stylisées au IVe siècle, représentant un Christ en âne crucifié, est la preuve irréfutable que la croix n'est pas une "invention des catholiques", et contredit complètement la doctrine jéhoviste.

Cette doctrine n'est fondée sur aucune source scripturaire, elle n'a par conséquent pour seul but que de détourner les gens de la vérité biblique de la Croix.

Les sources de cette fausse doctrine remontent à la fin du XIXe siècles. Les sources elles-mêmes sont plus que douteuses, elles doivent être rejetées par tout chrétien conséquent. Ces sources proviennent en effet, essentiellement, du livre de John Denham Parsons, The Non-Christian Cross (1896), qui était un spirite et a inspiré presque mot pour mot le passage sur la "croix" du dictionnaire The Companion Bible de Ethelbert William Bullinger (1909-1922), qui est la première source citée par le mouvement des Témoins de Jéhovah dans la revue L'Age d'Or en novembre 1935. John Denham Parsons a directement influencé les membres de Frères de Plymouth ou certains des auteurs cités par la Watch Tower qui étaient étroitement associés à eux (Vine, Bullinger, Welch, Hislop).

Or le spiritisme pratiqué par ce doctrinaire des Témoins de Jéhovah est interdit par Dieu ("Vous ne pratiquerez ni divination ni incantation. […] Vous ne vous tournerez pas vers les spectres et ne rechercherez pas les devins, ils vous souilleraient. Je suis Yahvé votre Dieu" (Lévitique, XIX, 26-31. Bible de Jérusalem).

De plus, Parsons n'était pas compétent sur le sujet de l'historique de la croix : il n'avait aucune formation pour les questions théologiques qu'il abordait, n'était ni linguiste ni historien... Et c'est pourtant lui qui a inspiré presque mot pour mot le passage sur la "croix" du dictionnaire The Companion Bible de Ethelbert William Bullinger (1909-1922), qui est la première source citée par le mouvement des Témoins de Jéhovah dans la revue L'Age d'Or en novembre 1935...

Tous les auteurs cités par la Watch Tower sur la question de la croix étaient soit des membres de Frères de Plymouth ou qui étaient étroitement associés à eux (Vine, Bullinger, Welch, Hislop), soit un spirite (Parsons) qui a directement influencé les premiers.

Le point de vue de ces auteurs qui s'influençaient mutuellement relevait donc de conceptions théologiques particulières, et non d'un examen impartial de la question.

Le spiritisme du doctrinaire des Témoins de Jéhovah suffit à discréditer totalement la doctrine du "poteau".

Notes

 

[1] http://chretien-biblique.clicforum.fr/t65-La-croix-ou-le-poteau.htm

[2] http://www.info-sectes.org/tj/poteau.htm

[3] http://www.tj-encyclopedie.org/Croix#Donn.C3.A9es_scientifiques_et_m.C3.A9dicales

[4] http://www.tj-encyclopedie.org/Croix

[5] Pierre Barbet, "The corporal passion of Jesus Christ, (1997).

[6]  Zugibe, Frederick T., "Pierre Barbet revisited", Sindon N. S., Quad. No. 8, sur e-forensicmedicine.net. (novembre 1995).

[7] Zugibe, Frederick T (1988) (anglais), The Cross and the Shroud: a Medical Inquiry into the Crucifixion, New York: Paragon House (ISBN 0913729752)

[8] Zugibe, Frederick T. (2005) (anglais), The Crucifixion of Jesus: A Forensic Inquiry, New York: M. Evans and Company (ISBN 1-59077-070-6)

[9] Zugibe, Frederick T. (avril 1989) (anglais), "Two questions about crucifixion", Bible Review

[10] La Tour de Garde, 15 février 2006, p. 29, § 14, article "Marchons dans la lumière qui va croissant": « L'année suivante, une autre vérité doctrinale a été expliquée, à savoir que Christ n'est pas mort sur une croix, mais sur un poteau. — Actes 10:39. »

[11] La Tour de Garde, 15 mai 1995, p. 20, article "Éclaircissements progressifs": « Le livre Richesses, publié en anglais en 1936, démontra que Jésus Christ avait été exécuté non sur une croix mais sur un bois vertical, ou poteau. »

[12] La Tour de Garde, 1er janvier 2000, p. 9, § 15, article "Servons Dieu au côté du guetteur": « Par exemple, dans les années 20 de nombreux Étudiants de la Bible arboraient une épinglette représentant une croix et une couronne, et ils célébraient Noël ainsi que d’autres fêtes païennes. Or, pour être pur, leur culte devait être débarrassé de tout vestige d’idolâtrie. »

[13] La Tour de Garde, 1er avril 1996, p. 24, article autobiographique de David Lunstrum intitulé "Travaillez, non pour la nourriture qui périt": « Il fut un temps, par exemple, où les Témoins de Jéhovah portaient une épinglette représentant une croix et une couronne. Quand nous avons compris que Jésus avait été exécuté sur un poteau et non sur une croix, nous nous sommes débarrassés de cet insigne (Actes 5:30). C'est moi qui ai été chargé de démonter les fermoirs, et plus tard l'or a été refondu et vendu. »

[14] La Tour de Garde, 1er juin 1996, pp. 18,19, article "La fuite vers un lieu sûr avant la grande tribulation": « Mais ils ont compris progressivement qu'ils étaient restés attachés à certaines de leurs coutumes et pratiques, comme l'utilisation de la croix et la célébration de Noël et d'autres fêtes païennes. Lorsqu'ils ont appris la vérité sur ces questions, ils ont agi rapidement. Ils ont pris à cœur le conseil consigné en Isaïe 52:11 : "Éloignez-vous, éloignez-vous, sortez de là, ne touchez rien d'impur ; sortez du milieu d'elle, gardez-vous purs, vous qui portez les ustensiles de Jéhovah !" »

[15] http://www.tj-encyclopedie.org/Croix#Autres_.C3.A9l.C3.A9ments_de_r.C3.A9flexion

[16] The Saturday Review, 17 septembre 1859, p. 340, cité dans "Origin of the Cross".

[17] Woodrow, Ralph (2000) (anglais), "A case study in poor research methodology", Christian Research Journal, volume 22. Consulté le 2 avril 2011.

[18] http://christianisme.skynetblogs.be/archive/2008/04/13/temoins-de-jehovah-croix-ou-poteau.html

[19] http://m.katabiblon.com/lexicon.php?search=%CE%B7%CE%BB%CF%89%CE%BD

[20] http://www.perseus.tufts.edu/hopper/morph?l=h%28%2Flwn&la=greek

[21] https://oratoiredulouvre.fr/documents/paleochretien.php

[22] http://www.ac-emmerich.fr/FORME%20DE%20LA%20CROIX.htm

[23] Jacques de Landsberg, L'art en croix: le thème de la crucifixion dans l'histoire de l'art, p. 11

[24] http://mondieuetmontout.com/Pierre-Barbet-Docteur-Archeologie-Crucifixion.htm

[25] Jacques de Landsberg, ibid.

[26] Cicéron, cité dans La croix, une puissance oubliée, Philippe Decorvet & Thierry Juvet, éditions Emmaüs, 2009, p 11.

[27] http://christianisme.homily-service.net/passion_histoire.html

[28] Le grand livre de la Bible" John Bowker Larousse-Bordas / Cerf 1999

[29] Jacques Duquesne, Jésus, Ed. Flammarion / Desclée de Brouwer 1994.

 

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Publié par Ingomer - dans Religion
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22 mars 2015 7 22 /03 /mars /2015 00:00
Sainte Léa, veuve romaine († v. 383)

Léa faisait partie de ces nobles dames admiratrices de saint Jérôme. A la mort de son mari, elle se retira dans un monastère de Rome.

Devenue, par la suite, mère supérieure de son couvent, elle passait ses nuits en oraisons et tous l'admiraient pour sa foi et son humilité.

Saint Jérôme lui consacrera une lettre dithyrambique.


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Publié par Ingomer - dans Saints du jour
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21 mars 2015 6 21 /03 /mars /2015 09:19

Il y a comme une malédiction dans l'évolution du monde moderne. On peut en retracer l'origine, avec un détour immanquable par la mythologie.

Le blason des Anglo-Saxons reprend le lion (ou dragon) ailé des celtes Gallois conquis au V et VIe siècles par les Saxons et progressivement soumis avec les deux autres nations celtes constitutives (Irlandais et écossais) jusqu'au XIIIe siècle où le roi Plantagenêt Henri II, descendant des Normands, reprit à son compte la mythologie celtique du Roi Arthur, fils illégitime d'Uther Pendragon - ("tête de dragon" en gallois), fruit de la magie de Merlin et du dragon qui fit prendre à Uther les traits du mari d'Ygraine -, en rattachant sa généalogie à cette prestigieuse histoire. Une mythologie de combat qui avait été écrite contre l'envahisseur et qui devait servir aux celtes à se libérer du joug saxon. Nul n'a mieux exprimé l'"origine démoniaque des Plantagenêts" [1] et de l'actuelle monarchie britannique que Giraud de Barri, l'un des promoteurs de l'idée d'une malédiction pesant sur les Plantagenêts. Il attribue en effet à Geoffroy de Bretagne (fils d'Aliénor d'Aquitaine et d'Henri II) - dont le fils Arthur sera assassiné un jour par son frère Jean - la réponse faite à Geoffroy de Lucy, futur évêque de Winchester (1189-1204), émissaire de son père qui le prie de se réconcilier avec lui : "Vous ne devez pas ignorer qu'il nous a été donnés par nature, et pour ainsi dire par droit d'héritage de nos ancêtres, qui nous l'ont légué et inculqué, qu'aucun de nous n'aime l'autre, et que toujours le frère combattra le frère et le fils le père de toutes les forces dont il sera capable. Ne tâchez donc pas de nous priver de nos droits héréditaires, en vous efforçant en vain de chasser le naturel". A en croire Pierre de Blois, Henri II ne dit rien d'autre : "Je suis par nature le fils de la colère, comment pourrais-je ne pas me mettre en colère?" » [2] Richard Coeur de Lion dira lui-même : "Nous qui provenons du diable, reviendrons au diable." [3].

Le blason des Anglo-Saxons reprend le lion (ou dragon) ailé des celtes Gallois conquis au V et VIe siècles par les Saxons et progressivement soumis avec les deux autres nations celtes constitutives (Irlandais et écossais) jusqu'au XIIIe siècle où le roi Plantagenêt Henri II, descendant des Normands, reprit à son compte la mythologie celtique du Roi Arthur, fils illégitime d'Uther Pendragon - ("tête de dragon" en gallois), fruit de la magie de Merlin et du dragon qui fit prendre à Uther les traits du mari d'Ygraine -, en rattachant sa généalogie à cette prestigieuse histoire. Une mythologie de combat qui avait été écrite contre l'envahisseur et qui devait servir aux celtes à se libérer du joug saxon. Nul n'a mieux exprimé l'"origine démoniaque des Plantagenêts" [1] et de l'actuelle monarchie britannique que Giraud de Barri, l'un des promoteurs de l'idée d'une malédiction pesant sur les Plantagenêts. Il attribue en effet à Geoffroy de Bretagne (fils d'Aliénor d'Aquitaine et d'Henri II) - dont le fils Arthur sera assassiné un jour par son frère Jean - la réponse faite à Geoffroy de Lucy, futur évêque de Winchester (1189-1204), émissaire de son père qui le prie de se réconcilier avec lui : "Vous ne devez pas ignorer qu'il nous a été donnés par nature, et pour ainsi dire par droit d'héritage de nos ancêtres, qui nous l'ont légué et inculqué, qu'aucun de nous n'aime l'autre, et que toujours le frère combattra le frère et le fils le père de toutes les forces dont il sera capable. Ne tâchez donc pas de nous priver de nos droits héréditaires, en vous efforçant en vain de chasser le naturel". A en croire Pierre de Blois, Henri II ne dit rien d'autre : "Je suis par nature le fils de la colère, comment pourrais-je ne pas me mettre en colère?" » [2] Richard Coeur de Lion dira lui-même : "Nous qui provenons du diable, reviendrons au diable." [3].

"Ce que la France perd, l'Angleterre le gagne. Plus encore sur le plan commercial que sur tout autre plan, elle (l'Angleterre) est la grande bénéficiaire de la Révolution et de ses suites."[4].

 

Pourquoi ce sont l'Angleterre et la Prusse (ces fameux Anglo-Saxons que nos rois ont repoussés tout au long des siècles - Dagobert, Charlemagne, Philippe-Auguste, Charles VII et sainte Jeanne d'Arc, Louis XIV) qui ont dominé le XIXème siècle ?

 

Voici quelques-unes des principales causes du mal qui ronge notre pays depuis 1789.

 

Outre l'oubli de son histoire et la fréquentation d'une autre narrative qui n'est pas française, la France en ce début de XXIe siècle continue de souffrir de maux apparus essentiellement à partir de 1789. Ces maux sont :

- Le mythe du grand homme charismatique, le sauveur en politique (homme providentiel, césarisme millénariste, messianisme idéologique, sécularisation du salut chrétien) associé au mépris de la vie des hommes sacrifiés pour un régime sans scrupule (bonapartisme, gaullisme pour la droite, socialisme dogmatique, communisme totalitaire pour la gauche);

- le mythe de la table rase et des lendemains radieux (permet tous les saccages iconoclastes);

- la souveraineté soit-disant nationale quand elle n'est jamais qu'oligarchie dès le départ; une "oligarchie (qui) trie les problèmes et définit les termes dans lesquels ils peuvent être résolus, ... dictature d'une minorité prétendant énoncer la Volonté générale au nom du peuple mais à la place du peuple" [5].

- le primat de l'individu, des droits de l'homme autonomes et extensifs contre commandements de Dieu et loi naturelle;

- l'illusion des catholiques imaginant changer quelque chose en politique comme si Dieu n'existait pas (Souveraineté nationale - article 3 de la Déclaration des droits de l'homme de 1789 - contre Souveraineté de Dieu). Cette manière de faire qui a été identifiée comme une "apostasie silencieuse." (St Jean-Paul II, Ecclesia in Europa, 9) est inhérente à la crise de l'autorité.

- le tout dans un "système de brigandage" [6] créé par et pour une oligarchie jacobine en 1789, animé d'un esprit permanent de guerre civile, de lutte, de désignation d'un ennemi politique à combattre et à vaincre lors des élections ou lors d'épurations (1793, 1945), de stigmatisation, de désignation de boucs émissaires, d'instrumentalisation des peurs et de rejet de l'autre (celui qui ne pense pas bien, celui qui est déviant);

- l'utilisation du diviser pour régner (instrumentalisation des clivages raciaux, ethniques, culturels, sexuels) comme leviers électoraux et clientélistes;

- l'utopie de la bonté naturelle des hommes contre la doctrine chrétienne du Péché originel (engendre l'aporie communiste);

- la nation-contrat, nation qui se crée contre la nation-héritage qui, elle, se reçoit et se respecte;

- l'esprit de système contre l'empirisme organisateur, le constructivisme et le volontarisme engendrant le totalitarisme (tout ce que veut l'Assemblée elle le peut) [7];

- la perversion des principes monarchiques;

- la subversion du langage (novlangue),

- un système de destruction et de déconstruction, "incroyable système de perversité et de vices" [8],

- une "école de meurtres et de barbarie établie à Paris, ayant détruit autant qu'il lui a été possible les principes et les moeurs sur lesquels reposait la civilisation de l'Europe...", qui "ne tardera pas à détruire aussi ces lois des nations..., qui ont adouci la pratique de la guerre, et qui plus que toute autre institution honorent les siècles du christianisme" [9].

 

Cet Etat moderne qui s'occupe de tout et veut organiser les religions pratique lui-même la confusion de tous les pouvoirs (temporel et spirituel, législatif, exécutif et judiciaire). Tout en affirmant pratiquer la "séparation des pouvoirs" et la "laïcité", il détruit totalement la laïcité, empêche la décentralisation parlementaire au sein des "assemblées représentatives des corps (intermédiaires) et des communautés (professionnelles)" [10] et empêche donc toute authentique démocratie et toute réelle décentralisation.

 

Etat-Leviathan qui se mêle de créer "l'islam de France" (alors qu'en Gaule le christianisme s'est implanté naturellement avant la construction de l'état mérovingien et la conversion de Clovis); Etat Leviathan qui se propose de former les imams et impose à l'école la théorie du genre dont personne ne veut; Etat Leviathan qui s'occupe du moindre détail, et, en conséquence, fait tout infiniment mal. [11].

 

Ce spectacle ignoble est "un genre de tyrannie que l'espèce humaine n'a pas encore connue", a pu écrire un commentateur de la Révolution en 1790. [12]

 

Il est vain d'imaginer changer quoique ce soit en restant dans ce système conçu, dès le départ, par et pour une "oligarchie aussi malfaisante que vile" [13]. Un système aussi détestable par ses moyens, qu'atroce dans son objet [14], engendrant une "grande crise non seulement dans les affaires de la France, mais dans celles de l'Europe tout entière", "peut-être (cette grande crise) dépasse-t-elle même les frontières de l'Europe." [15]

 

Conclusion

 

Pour en finir avec ces causes du mal qui ronge notre société, il faut commencer par retrouver chez nous cet esprit national français, retrouver l'esprit qui a fait notre force et notre rayonnement dans le monde pendant des siècles, sous Louis XV encore, par exemple, un esprit qui protégeait les Indiens d'Amérique du nord qui étaient alors assimilés par les Puritains britanniques à des sous-hommes bons à être dépouillés et essorés... dans la monarchie universelle britannique.

 

Le mondialisme impérialiste anglo-saxon ne date pas d'hier. Ce mondialisme capitaliste agressif n'avait comme contre-modèle que le modèle protecteur français. Il s'agit de le retrouver.

 

Vive Dieu, vive le Roi, vive la France !

 

Bataille de Tolbiac, fresque du Panthéon (Paris) de Paul-Joseph Blanc vers 1881

Bataille de Tolbiac, fresque du Panthéon (Paris) de Paul-Joseph Blanc vers 1881

Notes

 

[1] Jean Favier, Les Plantagenêts, Origines et destin d'un empire, XIe-XIVe siècles, Fayard, Poitiers 2004, p. 649.

[2] Martin Aurell, L'Empire des Plantagenêts 1154-1224, Edition Le Grand Livre du Mois, Paris 2002, p. 49.

[3] Martin Aurell, ibid., p. 7.

[4] René Sédillot, Le coût de la Révolution française, Vérités et Légendes, Perrin, Mesnil-sur-l'Estrée 1987, p. 220.

[5] Patrice Gueniffey, La Politique de la Terreur, Essai sur la violence révolutionnaire, Fayard 2000, réed. Tel Gallimard, Mesnil-sur-l'Estrée 2003, p. 206-207.

[6] Edmund Burke, Réflexions sur la Révolution de France, Pluriel Histoire, Paris 2004, p. 599.

[7] "L'association du volontarisme et du constructivisme constitue ainsi la première racine de la Terreur révolutionnaire. L'histoire de la Terreur [...] ne commence de ce point de vue ni en 1793 ni même en 1791 ni en 1792 : elle est consubstantielle à la Révolution qui, dès 1789, se présente comme une pure aventure de la volonté." (P. Gueniffey, La Politique de la Terreur, Essai sur la violence révolutionnaire, Fayard 2000, réed. Tel Gallimard, Mesnil-sur-l'Estrée 2003, p. 50.)

[8] Edmund Burke, Première et deuxième lettres sur la paix régicide, 1797, in Réflexions sur la Révolution de France, ibid., p. 557.

[9] Edmund Burke, Lettre à un membre de l'Assemblée nationale de France, publiée en janvier 1791, ibid., p. 359.

[10] Charles Maurras, Kiel et Tanger, La République française devant l'Europe 1895-1921, Bibliothèque des Œuvres Politiques Versailles, Évreux 1928, p. 236.

[11] Cf. Variation d'une phrase de Charles Maurras in La Dentelle du rempart, Choix de pages civiques en prose et en vers (1886-1936), Préface de Bernard Grasset, Editions Bernard Grasset, Mayenne 1937, p. 131 : "Etat français qui se mêle de tout aujourd'hui, même de faire des écoles et de vendre des allumettes, et qui, en conséquence, fait tout infiniment mal, vendant des allumettes ininflammables et distribuant un enseignement insensé, l'Etat est lui-même impuissant à remplir sa fonction d'Etat. Il est abandonné aux représentants du pouvoir législatif."

[12] Discours de M. Burke, sur la situation actuelle de la France, cité in E. Burke, Réflexions sur la Révolution de France, Pluriel Histoire, Paris 2004, p. 329.

[13] Edmund Burke, ibid, p. 157.

[14] Cf. Variation d'une phrase d'Edmund Burke in Discours de M. Burke sur la situation de la France le 9 février 1790, ibid., p. 327 : "Tant que je vivrai, j'opposerai mes efforts à l'introduction d'une démocratie détestable dans ses moyens, atroce dans son objet. Et je déclare que, quelque soit mon respect pour les grands talents, et quelque besoin qu'ait mon âme de l'amitié, je romprai, s'il le faut, avec mes meilleurs amis, et me réunirai à mes plus grands ennemis pour repousser cette peste d'une innovation destructive de tout principe d'une saine et sûre réformation. ... La régénération dont on s'entretient dans ce pays est la destruction et non la réformation des Etats: il y a plus, elle rend impossible toute bonne réformation".

[15] Edmund Burke, Réflexions sur la Révolution de France, ibid., p. 13.

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21 mars 2015 6 21 /03 /mars /2015 00:00

http://www.mariedenazareth.com/sites/default/files/athanase01_0.jpgMartyrologe Romain : Commémoraison des saints martyrs d’Alexandrie, qui en 346, sous l’empereur Constance et le préfet Philagre, furent massacrés dans les églises, le vendredi de la Passion du Seigneur, par des bandes d’ariens et de païens.

 

Saint Athanase, qui échappa à cette violence, en a laissé une description dans sa « deuxième apologie ».

 

Date de fête : 21 mars.

 

Sources:

 

1, 2

 

 

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20 mars 2015 5 20 /03 /mars /2015 21:25
“L’Etat c’est moi” : La déclaration choc de l’espagnol rouge Manuel Valls

 

BREIZATAO – NEVEZINTIOU (21/03/2015) Manuel Valls n’hésiterait pas à reprendre devant ses proches une citation de Louis XIV, comme le rapporte Apolline De Malherbe, journaliste à BFMTV.

Pour se définir, Manuel Valls n’hésite pas à emprunter des citations à l’histoire de France. Le premier ministre aurait ainsi récemment déclaré “L’Etat, c’est moi”, cette même phrase qui a été autrefois prononcée par Louis XIV, comme le rapporte une journaliste de BFMTV. Sur son compte Twitter, Apolline de Malherbe a en effet déclaré que Manuel Valls avait employé cette citation devant ses proches. “Valls à ses proches : “L’Etat, c’est moi”. Tiens tiens… Comme Louis XIV, en 1655, face aux députés frondeurs qui osaient le défier,” a ainsi écrit la journaliste.

(source)

via http://breizatao.com/2015/03/20/letat-cest-moi-la-declaration-choc-de-lespagnol-rouge-manuel-valls/

 

 

Si Manuel Valls se prend pour Louis XIV, le Roi-Soleil, lui, ne s'est jamais pris pour l'Etat. La phrase "l'Etat c'est moi" attribuée à Louis XIV, en effet, est apocryphe. Louis XIV ne l'a jamais prononcée.

“L’Etat c’est moi” : La déclaration choc de l’espagnol rouge Manuel Valls

"[I]l eût été impossible à louis XIV de s'écrier : - L'Etat c'est moi; par la raison même qu'il ne le pensera jamais, fût-ce au sommet de sa puissance et de sa gloire. Il se dira serviteur de l'Etat, il se vouera à l'Etat, il se considérera comme la clef de voûte peut-être de l'Etat. Il ne croira nullement incarner l'Etat. Il lui suffit d'incarner la royauté, ce qui n'est pas vocation ni tâche de tout repros."

 

(François BLUCHE, Louis XIV, Fayard, Paris 2002, p. 122-123.)

 

En 1655, Louis XIV avait seize ans, le gouvernement était celui de Mazarin. La Fronde parlementaire a eu lieu quelques années auparavant en 1648-1649. "La Fronde, qui devait perdre la monarchie, l'a émancipée!" (Alexandre Dumas cité in F. Bluche, ibid., p. 81). En 1655 en revanche eut lieu un célèbre lit de justice du Roi. Les parlementaires délibérant encore sur des édits fiscaux pourtant déjà enregistrés par lit de justice (notre 49-3 actuel dont s'est servi Manuel Valls pour faire passer sa loi Macron-Rothschild), Louis XIV encore en tenue de chasse, un fouet à la main, exprima aux parlementaires ahuris tout son mécontentement !

 

Louis XIV était "tenu au respect de la loi naturelle, cette force mystérieuse, immuable, qui rend l'homme capable de raison, de justice et d'équité. ... La loi naturelle représente ce qui est tacitement commun aux chrétiens et aux non-chrétiens. Il résulte de l'obligation de s'y soumettre que le Roi, quand il fait les lois, doit légiférer conformément à la raison et à la justice. Une loi de déraison ou d'iniquité n'engage pas en conscience les sujets" (F. Bluche, ibid., p. 191.) Vous l'aurez remarqué, il n'en va plus du tout de la même chose aujourd'hui où un gouvernement fou, déraisonnable, inique, et injuste, impose malgré des manifestations d'opposition gigantesques et 700.000 pétitions mises à la poubelle, une Loi Taubira dite du "mariage" homosexuel et de l'adoption des homosexuels. Une loi qui n'a pas été votée par un monarque "absolu" mais bien par une république absolue et qui n'engage pas en conscience.

 

Dernière remarque, on consignera la phrase de Manuel Valls mardi 10 mars à l'Assemblée dite "nationale" répondant à la députée du Front national Marion Maréchal-Le Pen "Jusqu’au bout je mènerai campagne pour vous stigmatiser et pour dire que vous n’êtes ni la République ni la France")" laissant entendre que lui, l'Espagnol rouge, incarne la France.

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20 mars 2015 5 20 /03 /mars /2015 18:30

Le Congrès de Vienne de 1814 avait restauré les Bourbons sur le trône (Louis XVIII, frère cadet de Louis XVI), mais Napoléon tenta de revenir par un coup d'Etat, le 19 mars 1815. Voici l'histoire méconnue des raisons de la tranquillité de l'armée ("émoluments gargantuesques" versés par l'empereur), la diffusion d'une légende édifiée par la presse de l'époque "remise sous sa coupe après le 20 mars" . Par Daniel de Montplaisir :

 

Il y a deux cents ans, Napoléon réussissait le coup d’État parfait

Il y a deux cents ans, Napoléon réussissait le coup d’État parfait

 

Le 20 mars 1815, Napoléon réussissait le coup d’État parfait

 

Chacun sait que, malgré la mythologie des romans policiers, le crime parfait existe : chaque année un nombre substantiel de meurtres vient grossir le stock de ceux qu’on n’a jamais élucidés. Il en va différemment des coups d’État : ceux qui jalonnent l’Histoire depuis la plus haute Antiquité connue ont tous laissé leur lot de morts, de fractures politiques, de divisions des hommes, de frustrations et de plaies qui mirent souvent bien du temps à cicatriser. Sauf dans un cas, celui du 20 mars 1815. Louis-Joseph Marchand, valet de chambre de Napoléon, qu’il avait suivi à l’île d’Elbe et revenait avec lui aux Tuileries, a justement noté dans ses Mémoires : « la reprise du pouvoir sans qu’un coup de feu ait été tiré, une goutte de sang répandue et sans aucune conspiration intérieure, sera toujours au nombre des évènements merveilleux dont l’histoire des nations n’offre point d’exemple. » Faisant écho à la fameuse formule de Chateaubriand : « la conquête de la France par un seul homme. »

 

Bonaparte, le haï, le conspué tout au long de sa route un an plus tôt, et toujours très impopulaire selon la doctrine officielle, avait en vingt jours totalement inversé la situation, étrange phénomène que résuma parfaitement un pamphlet anonyme de l’époque : « Le Monstre a quitté l’île d’Elbe ; le Brigand a débarqué dans le golfe de Cannes ; l’Usurpateur est entré à Grenoble ; le Corse a reçu les autorités à Lyon ; Bonaparte a reçu le concours du maréchal Ney ; le Rival des Bourbons a revu Fontainebleau ; Sa Majesté impériale couchera ce soir aux Tuileries. »

 

Voilà deux cents ans que publicistes puis historiens se cassent le nez sur l’impossibilité de trouver une explication satisfaisante au phénomène. D’autant que bonapartistes et royalistes sont allés, chacun de leur côté, rechercher leur propre explication : l’appel du peuple pour les premiers, le sombre complot pour les seconds. On sait aujourd’hui qu’aucune des deux ne tient la route.

 

La légende d’un appel du peuple fut entièrement forgée par Napoléon lui-même et, bien sûr, a posteriori. D’abord édifiée par la presse remise sous sa coupe après le 20 mars, elle fut amplifiée par le Mémorial de Sainte-Hélène et reprise par les historiens bonapartistes dont le dernier fut Dominique de Villepin dans son ouvrage halluciné consacré aux Cent-Jours. Tous les témoins, tous les rapports administratifs de l’époque, attestent au contraire soit d’une hostilité populaire, notamment dans les régions du nord, de l’ouest et du sud-est (en dépit du débarquement surprise à Golfe Juan), soit d’une indifférence et d’un attentisme, souvent alimentés par la passivité royale, soit enfin d’une ignorance des évènements ayant précédé le 20 mars. Certes, des acclamations plus ou moins nourries fusèrent sur le passage de l’aventurier mais devant quelle puissance empanachée une foule ne se prosterne-t-elle pas ? Il suffit de revoir le film d’André Harris produit en 1972, Français si vous saviez pour s’en convaincre.

 

Même l’entrée aux Tuileries, le soir du 19 mars, ne fut guère triomphale. La ville était « amorphe » nous dit Louis Madelin ; « sans regret, sans espoir mais non sans inquiétude » ajoute le duc de Broglie ; « morne, inquiète et très peu bienveillante » confirme La Fayette ; observation confortée par le pourtant bonapartiste Lavalette : « l’indifférence semblait dominer tous les esprits. »

 

Emmanuel de Waresquiel a donc parfaitement résumé les choses en écrivant que le 20 mars 1815 fut « une révolution très particulière, sans le peuple, par le vide et par l’effondrement plus que par l’insurrection ».

 

C’est précisément pour camoufler ou pour justifier cet inexplicable effondrement du gouvernement de Louis XVIII que les royalistes forgèrent de leur côté la thèse du complot. Or les très nombreux historiens qui, depuis lors, se sont penchés sur la question n’ont trouvé aucune preuve, non de tentatives de complot – elle furent même très nombreuses à cette époque encore troublée - mais de complot ourdi en liaison le départ de l’île d’Elbe tel que décidé par Napoléon. Comme l’a sagement fait remarquer le toujours lucide François Guizot, « la fatuité des faiseurs de conspirations est infinie ». Et Dieu sait que tout au long de l’Histoire, cette manie explicative ne s’est jamais relâchée, ses tenants trouvant trop de bénéfices personnels à jouer les grands initiés. La thèse du complot fut, par exemple, soutenue par la comtesse de Boigne dans ses Mémoires d’une tante, tissu de fariboles sur la Restauration, hélas parfois utilisé par des historiens, et rédigé, non par l’auteur apparent mais par Alfred Cuvillier-Fleury, le précepteur du duc d’Aumale. La négritude en littérature ne date pas d’hier.

 

Comme souvent, ce sont des historiens anglo-saxons qui ont le plus fouillé les évènements et leurs conclusions concordent toutes. Ainsi le professeur de Cambridge John Cam Hobhouse, en outre alors présent à Paris, a écrit : « J’ai pris beaucoup de peine à m’assurer des faits et je suis persuadé, avec la généralité de ceux qui ont la réputation d’être les mieux informés, qu’il n’y eut aucun plan concerté (…) et que tout le projet et son exécution ne doivent être attribués qu’à la résolution hardie de Napoléon de retrouver sa couronne. » Rejoignant l’observation de Mme de Staël : « une des plus grandes conceptions de l’audace que l’on puisse citer dans l’histoire. »

 

Est-ce suffisant ? Encore aujourd’hui, on reste sceptique devant la facilité avec laquelle Louis XVIII abandonna son trône et celle avec laquelle Napoléon s’en empara.

 

Après avoir retourné les évènements comme les témoignages et les archives, on en arrive à la conclusion, partiellement satisfaisante, que si la Restauration, en mars 1815, n’avait pas vraiment d’ennemis, elle n’avait surtout pas vraiment de défenseurs, notamment dans l’armée.

 

A la différence des pronunciamientos, ce n’est pas l’armée qui, en 1815, renversa le gouvernement royal mais ce fut bien l’armée qui assura le succès du coup d’État. Non seulement sans tirer un seul coup de feu mais, par dessus-tout, sans avoir eu besoin de menacer personne, simplement en accompagnant le mouvement et provoquant son effet « boule de neige ».

 

Ce fut certainement la plus grande erreur de Louis XVIII et de son gouvernement d’avoir mal traité l’armée de Napoléon, non pas psychologiquement – car les discours de confiance ne lui manquèrent pas et les maréchaux d’empire furent bien mieux traités que les nobles campagnards demeurés fidèles à la légitimité pendant la période révolutionnaire - mais, tout bêtement, sur le plan matériel : les maréchaux conservèrent leurs titres mais leurs émoluments gargantuesques furent ramenés à un niveau plus décent ; quant aux demi-soldes, ils ne purent jamais comprendre que les finances publiques ne permettaient plus d’en assumer la charge. Toutes mesures parfaitement raisonnables mais frappant des esprits qui avaient désappris à l’être.

 

S’était ainsi formé un foyer de mécontentement, foyer éteint mais plein de braises et qu’un rien pourrait rallumer. Ce rien, ce fut un homme débarquant presque seul d’un bateau. Thierry Lentz a bien analysé le problème : « à tort ou à raison, la majorité des militaires considérait que celui qui les avait (…) portés si haut dans le respect de leurs concitoyens et dans les honneurs sauraient restaurer leurs « droits » dans une société en paix. » Dès lors, ils ne complotèrent pas en sa faveur, ils ne s’attaquèrent pas au pouvoir en place, ils ne braquèrent aucun canon contre quiconque ; ils se contentèrent simplement d’être là, quand personne n’y était plus.

 

Daniel de Montplaisir

 

Source: http://www.vexilla-galliae.fr/civilisation/histoire/1282-il-y-a-deux-cents-ans-napoleon-reussissait-le-coup-d-etat-parfait

 

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20 mars 2015 5 20 /03 /mars /2015 14:12
Prix de l'eau : «Les usagers sont victimes d'une escroquerie à grande échelle»

 

Prix de l'eau : «Les usagers sont victimes d'une escroquerie à grande échelle»

 

INTERVIEW - Selon Jacques Margalef, fondateur de l'association France Assainissement Eau, la facture d'eau contient plusieurs irrégularités qui passent inaperçues aux yeux des Français en raison de la complexité de leurs factures.

 

Cela fait 25 ans que Jacques Margalef mène la lutte à travers son association France Assainissement Eau. Son combat: dénoncer des factures d'eau injustement élevées pour l'ensemble des Français en raison de taxes et autres prélèvements qu'il juge illégaux. Aujourd'hui retraité, ce dernier n'a pas hésité à reprendre des études de droit à l'âge de 46 ans pour appuyer son argumentaire qu'il juge «imparable».

 

LE FIGARO - Pourquoi dites-vous que les factures d'eau des Français sont incorrectes?

 

Jacques Margalef dénonce le «faux prix de l'eau» depuis 25 ans.

 

Jacques MARGALEF - Le prix de l'eau doit être la contrepartie d'un service. Or, on constate sur la facture qu'un prélèvement est effectué par la commune alors qu'il ne correspond à aucun service rendu. Ce prélèvement, qui apparaît à la ligne «part syndicale», sert à financer la création d'ouvrages publics d'intérêt général, normalement pris en charge par la fiscalité de la commune. Toutes les communes le font et tout peut être prouvé. Cette omertà est installée depuis la loi de 1992 sur l'eau.

 

Que représente ce prélèvement dans la facture globale?

 

C'est énorme. La part syndicale représente 15 à 40% de la facture selon la commune, que la gestion de l'eau soit faite en régie ou en délégation. La somme injustement récoltée chaque année est de l'ordre de 4,5 milliards d'euros. Les usagers sont tous victimes de cette escroquerie à grande échelle. Ils sont pris en otage.

 

Y'a-t-il d'autres anomalies dans les factures d'eau?

 

Oui. L'autre problème concerne les redevances versées aux agences de l'eau. Depuis 2006, ces agences sont devenues des établissements publics administratifs de l'État. Les prélèvements effectués pour leur compte (lutte contre la pollution, modernisation des réseaux...) ne doivent donc en aucun cas être assujettis à la TVA, comme le précise la loi. Or, sur les factures, une TVA est appliquée sur les redevances des agences de l'eau à un taux pouvant aller jusqu'à 10%! Le montant global de TVA ainsi récolté s'élève chaque année à 100 millions d'euros. Autre chose anormale: les prélèvements imposés aux propriétaires qui utilisent un assainissement non collectif. Pour ces derniers, la commune a l'obligation légale de faire un diagnostic de pollution et de le prendre à sa charge. Or, elle le fait payer aux propriétaires. La note varie de 50 à 350 euros selon les villes! Il n'existe pourtant aucun texte de loi qui permet d'imposer une facture de redevance d'assainissement non collectif à un propriétaire. En France, 5,2 millions de personnes sont concernées.

 

Ces anomalies n'ont jamais été contestées par des usagers?

Une facture d'eau «corrigée» par Jacques Margalef . La note finale passe de 599 euros à 364 euros.

 

Non! Personne n'y fait attention tout simplement parce que 99% des usagers de l'eau et de l'assainissement ne savent pas lire leur facture. Quand c'est un syndic qui gère un immeuble, c'est encore pire: les gens ne reçoivent pas de facture individuelle et le prix de l'eau est dilué dans les charges. Il faudrait donc déjà que tous les Français reçoivent une facture détaillée et qu'ils puissent la décrypter. Ensuite, même s'ils ont la volonté, les usagers n'ont pas la capacité juridique de contester. C'est compliqué.

 

Pourquoi ces anomalies perdurent?

 

Je pense que si les collectivités respectaient la législation comme il se doit, elles seraient en liquidation.

 

Quelle est donc la solution?

 

Il faudrait d'abord que les collectivités locales reconnaissent qu'elles ont trompé les usagers durant toutes ces années. Ça serait une première victoire. Demander des remboursements n'est pas possible mais il faudrait au moins qu'elles rectifient le tir et fasse disparaître ces éléments qui ne sont pas légaux.

 

Les collectivités en ont-elles les moyens à l'heure où l'État baisse ses dotations?

 

Le contexte était déjà compliqué il y a 25 ans. Il l'est encore aujourd'hui…C'est à elles de gérer différemment leurs budgets. Elles n'ont pas à transformer les usagers de l'eau en contribuables indolores.

 

Les communes ont-elles réagi à vos sollicitations?

 

Les communes ne veulent pas aborder le problème. J'ai donc aussi écrit des courriers à la Cour des comptes, à la ministre de l'Écologie Ségolène Royal, au ministère du Budget, j'ai envoyé 90 lettres par mail aux directions départementales des Finances publiques... Après toutes ces années, j'ai enfin réussi à obtenir un rendez-vous, le 31 mars prochain, avec Jacques Toubon, le défenseur des Droits. J'espère qu'il acceptera de faire un état des lieux et de lancer la réflexion. Je suis optimiste!

 

Source: Prix de l'eau : «Les usagers sont victimes d'une escroquerie à grande échelle» , Le Figaro Par Hayat Gazzane Mis à jour le 20/03/2015 à 12:46 Publié le 20/03/2015 à 11:52

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20 mars 2015 5 20 /03 /mars /2015 13:44
Un choc de simplification pour l'administration, un casse-tête identique pour les usagers

Le gouvernement avait promis un "choc de simplification" pour les usagers. En fait, l'administration se simplifie la tâche en passant au traitement en ligne tandis que les tracasseries administratives pour les usagers continuent, les tas de réglementations et obligations déclaratives restent les mêmes.

 

 

Il (le gouvernement) avait annoncé un choc de simplification en mars 2013. Le plan annoncé en novembre dernier est effectivement choquant. Le gouvernement a triomphalement annoncé 200 mesures pour les entreprises et les particuliers. Déjà lire ces 200 mesures n'est pas simple, mais ce qui ressort c'est qu'une grande partie de ces mesures consistent à basculer les myriades de déclarations au traitement en ligne. C'est bien, mais rien, ou presque, sur les réglementations qui pourrissent la vie des citoyens et des entreprises. Les obligations déclaratives restent à peu près les mêmes, tout juste réduit-on le nombre de fois où le même renseignement doit être fourni. En bref, l'administration se simplifie la vie en passant au traitement en ligne, mais elle ne relâche pas sa pression.

 

Ce qui est navrant, c'est que les simplifications administratives sont (presque) des mesures gagnant-gagnant. Elles ne coûtent rien à l'État, au contraire, et elles peuvent aider les entreprises plus que les montagnes de subventions distribuées de ci, de là. Les PME, qui font l'objet de tous les éloges dans les discours publics, seraient les premiers bénéficiaires. Les grandes entreprises ont toutes de vastes départements juridiques, un luxe que les PME ne peuvent pas s'offrir. Les patrons des PME expliquent qu'ils passent une très grande partie de leur temps, non pas à essayer de développer leur entreprise, mais à faire ce qu'ils appellent tous de la paperasse. Que la paperasse soit désormais dématérialisée ne va pas changer grand chose.

La question est de savoir pourquoi le choc de simplification a fait pschitt. Comme toujours lorsque l'État échoue dans une mission, la raison est que trop d'intérêts puissants sont en jeu. Petite revue des suspects.

 

Le premier suspect est le monde politique. Supprimer des règlementations étouffantes n'est pas très visible. On s'habitue vite à mieux respirer, et on oublie alors qui nous a sauvé de l'asphyxie. Pour aider les entreprises, les politiques préfèrent distribuer des subventions. Ces chèques qui arrivent par le courrier (électronique!) invitent à la gratitude, surtout qu'ils risquent d'être supprimés par les rivaux du parti d'en face. Les remises et les exemptions de ceci ou de cela doivent être quémandées et renouvelées. Le rêve est d'imposer une nouvelle mesure et d'en exempter tout le monde ou, mieux encore, de fermer les yeux quand elle n'est pas respectée.

Le deuxième suspect, c'est l'administration. Pour elles, les règlementations, c'est le pouvoir et des emplois supplémentaires. Inventer encore et toujours des règles (merci le principe de précaution!), envoyer des inspecteurs, imposer des pénalités et accorder des dérogations par définition temporaires donc renouvelables, c'est le bonheur suprême, et ça emploie beaucoup de monde. Rayer d'un coup de crayon des règlementations, ça permet de relancer durablement l'activité et de faire des économies de fonctionnaires. Tout les monde y gagne, sauf les fonctionnaires bien sûr. Qui osera s'attaquer à cette forteresse? On imagine déjà les mille et une raisons qui rendent chaque réglementation absolument indispensable. À se demander comment on survivait avant que le maquis réglementaire ne devienne aussi épais.

Le troisième suspect, ce sont toutes les professions qui vivent de la réglementation. On ose à peine mentionner les avocats spécialisés, les experts-comptables, les cabinets de conseil, ou les tribunaux administratifs. Voilà toute une population qui prolifère et qui prospère grâce à la complexité toujours accrue des réglementations.

Un vrai choc de simplification est tout bonnement trop coûteux politiquement. Peut-être pouvons-nous demander, très humblement, un moratoire sur les nouvelles réglementations?

 

Source: Du choc de simplification à la folie réglementaire, Home FIGARO VOX Vox Economie Par Charles Wyplosz Publié le 17/03/2015 à 11:42


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19 mars 2015 4 19 /03 /mars /2015 18:42

Il était temps!

Le bourdon terrestre Bombus terrestris appartient à la famille des abeilles, les apidés. Il établit chaque année de nouveaux nids sous terre. Végétarien, cet animal se nourrit exclusivement de pollen et de nectar. Selon une étude récente, il pollinise tout aussi bien les cultures que les abeilles domestiques ( http://www.futura-sciences.com/magazines/nature/infos/actu/d/zoologie-perte-abeilles-pollinisatrices-menace-agriculture-europeenne-51517/ )

Le bourdon terrestre Bombus terrestris appartient à la famille des abeilles, les apidés. Il établit chaque année de nouveaux nids sous terre. Végétarien, cet animal se nourrit exclusivement de pollen et de nectar. Selon une étude récente, il pollinise tout aussi bien les cultures que les abeilles domestiques ( http://www.futura-sciences.com/magazines/nature/infos/actu/d/zoologie-perte-abeilles-pollinisatrices-menace-agriculture-europeenne-51517/ )

Le gouvernement était contre, l'Assemblée nationale n'en a pas tenu compte. Elle a voté jeudi l'interdiction à compter de janvier 2016 des produits phytosanitaires de la famille des néonicotinoïdes, réputés toxiques pour les abeilles, via un amendement des socialistes Delphine Batho et Gérard Bapt, député de Haute-Garonne. [1]

Pour protéger la santé humaine et la biodiversité, et particulièrement les abeilles, l'environnement et la santé, il est proposé de prolonger l'action de la France en interdisant ces substances. L'interdiction vise toute la famille des néocotinoïdes pour éviter que l'industrie ne substitue des produits cousins après le retrait d'un produit précis, selon Gérard Bapt.

Malgré ces avancées, cinq molécules restent actuellement autorisées en France (imidaclopride, thiaclopride, clothianidine, thiaméthoxame et acétamipride) et présentent une toxicité aigüe, notamment pour les abeilles.

Pour protéger la santé humaine et la biodiversité, et particulièrement les abeilles, l'environnement et la santé, il est proposé de prolonger l'action de la France en interdisant ces substances. L'interdiction vise toute la famille des néocotinoïdes pour éviter que l'industrie ne substitue des produits cousins après le retrait d'un produit précis, selon Gérard Bapt.

Appelant à "entendre le cri d'alarme des apiculteurs" vu la mortalité actuelle massive des abeilles, par exemple dans le département des Deux-Sèvres, l'ancienne ministre de l'Ecologie Mme Batho a souhaité que la France, qui a été pionnière avec le Cruiser, fasse avec tous les néonicotinoïdes "un moratoire" du même type qu'avec le maïs OGM.

L'élu socialiste de Haute-Garonne Gérard Bapt, médecin de profession, a longuement plaidé pour l'interdiction de produits au "succès commercial mondial" mais aux effets toxiques scientifiquement prouvés, selon lui, à la fois sur les insectes pollinisateurs mais aussi sur les sols, l'eau, et sur la santé humaine. Ces néonicotinoïdes sont "neurotoxiques de 500 à 10.000 fois plus que le DDT, qui est interdit" et "il n'y a pas un seul repas où nous n'en consommons pas tous les jours", a-t-il lancé. "Au Moyen-Age, on aurait appelé ça un nouveau fléau de Dieu", a dit Gérard Bapt.

Défavorable à la mesure, au motif notamment que "le cadre européen ne permet pas une interdiction stricte", la ministre de l'Ecologie Ségolène Royal a souligné le travail engagé par le gouvernement en matière de pesticides, y compris le plan sur la sauvegarde des pollinisateurs sauvages et des abeilles, et les discussions au niveau européen.
Mais le pesticide Poncho n'était pas interdit dans tous les pays européens lorsque la France l'a interdit, idem lorsque la France a été "en avance sur l'interdiction des biberons contenant du bisphénol", a argumenté Gérard Bapt. "L'urgence de l'interdiction s'impose" devant "un fléau durant depuis trop d'années", a appuyé l'écologiste Laurence Abeille.
Sur ces néonicotinoïdes "dévastateurs pour un certain nombre d'espèces et faisant courir un risque de santé publique", la rapporteure Geneviève Gaillard (PS) s'était montrée défavorable à "une interdiction brute", par souci d'"efficacité" et de "ne pas gêner les avancées du gouvernement", disant craindre que ces produits ne restent utilisés dans le cadre de dérogations, en l'absence d'"alternative" chimique jusqu'alors.

Cette interdiction était réclamée depuis longtemps par les apiculteurs qui luttent contre une mortalité accrue de leurs colonies. La production de miel en France en 2014 a baissé d'un tiers par rapport à 2013 pour tomber à environ 10.000 tonnes, le niveau le plus bas depuis 20 ans, indiquait ce jeudi l'Union nationale des apiculteurs français (Unaf) qui pointe encore du doigt les insecticides.
En 1995, plus de 32.000 tonnes avaient été récoltées mais depuis la production annuelle ne cesse de baisser, les colonies enregistrant des mortalités très élevées causées par certains pesticides et parasites comme le frelon asiatique, ainsi que par la perte d'une partie de leur habitat provoquée par la monoculture intensive.
En 2014, des conditions météorologiques "catastrophiques pour les abeilles", selon l'Unaf, ont encore aggravé la mortalité qui a atteint 50 à 80% dans les grandes régions de production comme Provence-Alpes Côte d'Azur, Rhône-Alpes, Midi-Pyrénées et Languedoc-Roussillon.

A la suite de l'action menée par la France pour que l'Union européenne interdise le Cruiser OSR sur le colza, la Commission européenne a restreint l'utilisation de trois substances actives de la famille des néonicotinoïdes, rappelle l'exposé de l'amendement. [2]

Les pays industrialisés sont les plus touchés et rien qu'en France, la population des abeilles a diminué de 20% entre 2005 et 2010 [3], et près de 10 % des quelque 2 000 espèces sauvages d'abeilles européennes sont menacées d'extinction. Si aucune mesure n'est prise, 5 % supplémentaires le seront dans un futur proche, selon une enquête de la Commission européenne rendue publique aujourd'hui.[4]

S'il est possible de vivre sans miel, la vie sans abeilles serait, elle, beaucoup plus complexe. La santé des abeilles, souvent qualifiées de "sentinelles de la nature", est le reflet de celui de la biodiversité. En tant qu'insecte pollinisateur, elle a un rôle crucial dans l'équilibre naturel et notamment la survie de nombreuses plantes.

Des recherches ont été menées sous la direction de Simon Potts de l’université de Reading (Royaume-Uni) pour mieux caractériser cette problématique à l’échelle européenne, mais aussi dans 41 pays se trouvant sur ce continent. Les résultats viennent d’être présentés dans la revue Plos One. Entre 2005 et 2010, les besoins en pollinisation ont augmenté cinq fois plus rapidement que le nombre de colonies d’insectes disponible. Par conséquent, l’Europe manque cruellement d’abeilles. Nous ne posséderions que deux tiers des abeilles domestiques requises pour polliniser les cultures, ce qui représente un déficit d’environ 13,4 millions de colonies. comme l’a souligné Simon Potts dans un communiqué : « nous nous dirigeons vers une catastrophe dans les années à venir, sauf si nous agissons dès maintenant. Les pollinisateurs sauvages ont besoin d’une meilleure protection. » [5]

 

Notes

 

[1] http://france3-regions.francetvinfo.fr/midi-pyrenees/2015/03/19/abeilles-sur-proposition-de-gerard-bapt-l-assemblee-nationale-vote-l-interdiction-des-neonicotinoides-en-2016-678733.html

[2] http://www.ouest-france.fr/abeilles-lassemblee-vote-linterdiction-des-neonicotinoides-en-2016-3266070

[3] http://www.francesoir.fr/societe-environnement/abeilles-les-pesticides-neonicotinoides-interdits-par-lassemblee-nationale

[4] http://www.lemonde.fr/planete/article/2015/03/19/abeilles-l-assemblee-vote-l-interdiction-des-insecticides-neonicotinoides-en-2016_4597273_3244.html#xtor=RSS-3208

[5] http://www.futura-sciences.com/magazines/nature/infos/actu/d/zoologie-perte-abeilles-pollinisatrices-menace-agriculture-europeenne-51517/

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19 mars 2015 4 19 /03 /mars /2015 00:00

Joseph, issu en ligne directe du roi David, était, selon l'expression de l'Evangile, un "juste", c'est-à-dire un homme accompli, dans toutes les vertus. Il exerçait à Nazareth, dans la Galilée (nord d'Israël), la profession de charpentier. Il épousa Marie, la plus humble et la plus sainte des vierges: ce mariage, dit saint Ambroise, fut saint et parfait, le type d'union de Jésus-Christ avec l'Eglise. Les deux époux vivaient dans la virginité, lorsque Joseph fut averti par un ange de l'accomplissement du mystère de l'Incarnation, dont Dieu, si l'on peut parler ainsi, lui confiait la garde.

 

Il eut le privilège d'être le premier homme qui se prosterna devant la crèche, berceau de l'Enfant-Dieu, pour lui offir ses adorations. Comme chef de la Sainte Famille, il présida aux principaux évènements de l'enfance de Notre-Seigneur, tels que l'adoration des Mages, la Circoncision, la Présentation de Jésus au temple.

 

Par un nouvel avis de l'ange, il emmena Jésus avec Marie en Egypte pour l'arracher à la fureur d'Hérode.

 

A la mort d'Hérode il revint à Nazareth.

Chaque année, Joseph et Marie se rendaient à Jérusalem pour célébrer la Pâque; dans un de ces voyages, lorsque Jésus avait douze ans, ils le perdirent en route et le retrouvèrent dans le temple prêchant aux docteurs, surpris de sa science divine. Sa mère lui dit: "Nous vous cherchions, fort affligés, votre père et moi". Il lui répondit: "Pourquoi me cherchiez-vous? Ne savez-vous pas qu'il faut que je sois aux choses qui regardent le service de mon père?" Elle parle du père fictif de Jésus, il parle de son père réel; elle parle de Joseph, il parle de Dieu.

 

Mais après avoir manifesté sa nature divine, l'Enfant Jésus reprit aussitôt l'Obsertvation des devoirs qui convenaient à sa nature humaine et à sa vie cachée. "Il s'en alla ensuite avec eux, dit l'Evangéliste, et vint à Nazareth, et il leur était soumis".

 

Selon la tradition, saint Joseph mourut pendant les commencements de la mission publique du Sauveur. Il expira entre les bras de Jésus et de Marie. Son nom est inséparable de ces deux augustes noms, et tous trois, ils désignent la Trinité terrestre, dont Joseph fut le chef. "Jésus, Marie, Joseph! gravez dans votre coeur ces trois noms célestes, dit saint Léonard de Port-Maurice; répétez-les souvent, écrivez-les partout. Que ce soient les premières paroles que vous enseigniez à vos enfants, et les dernières que prononcent vos lèvres expirantes".

 

Sources: Mgr Paul Guérin, Vie des Saints pour tous les jours de l'année, Editions D.F.T., Argentré-du-Plessis 2003, p. 169-170.

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18 mars 2015 3 18 /03 /mars /2015 07:05
DONBASS- Paulina, 2007-2015. Tuée avec sa mère le 16 mars 2015 par l'armée ukrainienne à Konstantinovka ( https://www.facebook.com/photo.php?fbid=10152750161816476&set=a.382048076475.163461.600466475&type=1&theater# )

DONBASS- Paulina, 2007-2015. Tuée avec sa mère le 16 mars 2015 par l'armée ukrainienne à Konstantinovka ( https://www.facebook.com/photo.php?fbid=10152750161816476&set=a.382048076475.163461.600466475&type=1&theater# )

Selon un message de la députée au Parlement ukrainien Viktoria Shilova sur facebook avant-hier, 16 mars, des soldats ukrainiens souls au volant d’un BMP (il s'agirait d'un un MTLB et non d'un BMP. NDLR.) ont écrasé à mort à Konstantinovka (ville industrielle à 30 km au nord de Donetsk) une gamine de cinq ans [Cf. Photo du journal facebook de Claire Langoulant]. Sa mère est décédée une heure après à l’hôpital. Un nourrisson resté en vie par miracle est devenu orphelin.

Depuis plusieurs mois Konstantinovka vit dans un état de peur et de terreur permanents. Les sois disant « chevaliers » ukrainiens maltraitent la population locale, tabassent et kidnappent les gens. Ceux qui se font appeler des « patriotes » y commettent des pires atrocités.

Cet incident a été la dernière goutte faisant déborder le vase et se transformant en une émeute de la population locale contre ceux qui la tuent, c’est-à dire contre l’armée ukrainienne. Plus de quatre-vingt personnes sont sorties dans la rue à mains nues contre les chars, les fusils automatiques, les mortiers et les BMP. Ce détail ne les a pas arrêtés. Les émeutiers ont brulé le foyer appartenant au Pravy Sector et quelques véhicules.

Hier, on entendait des tirs, des fusillades, des cris. Les civils désarmés de Konstantinovka n’ont pas eu d’autre choix. Ils ont été poussés à bout. [1]

Hier soir, Konstantinovka était sous couvre-feu. La ville était quadrillée et on a tiré sur une foule désarmée dans la soirée et la nuit. Le blindé qui a foncé dans la foule hier après-midi a été la goutte d'eau qui a fait déborder le vase. En réponse, les forces de Kiev tirent à vue sur les civils [2], en violation directe des Accords de Minsk 2... Silence radio dans les media occidentaux.

 

Le point de la situation en Ukraine par Xavier Moreau, au 7 mars 2015. "Le but de Washington est de maintenir en Ukraine le plus longtemps possible la guerre, même s'il n'y a aucun espoir pour Kiev de l'emporter militairement et même si Kiev risque, en cas de nouvelle offensive de perdre Mariupol."

Le respect du cessez-le feu et des Accords de Minsk 2 sur le terrain n'est pas de l'intérêt de Kiev qui serait de facto obligée de lancer des réformes constitutionnelles permettant de reconnaître une large autonomie du Donbass, une fédéralisation qui pourrait rapidement s'étendre à d'autres régions comme Kharkov, Dniepropetrovsk ou Odessa.

Il n'est pas non plus du goût des Etats-Unis de voir se réaliser une fédéralisation même partielle du pays, ce qui serait un obstacle à l'atlantisation de l'Ukraine et à son assujettisement à l'hyperpuissance US.

Pour le géopolitologue Slobodan Despot, invité de France 2 dans l'émission Ce soir ou jamais vendredi 13 mars :

"Les bruits de botte - on le voit dans votre reportage -, toutes les bottes qui font du bruit (en Ukraine) sont occidentales. Les menaces de guerre, le mot de guerre - au sens de guerre entre des blocs - est prononcé en occident, il n'est pas prononcé en Russie.

Lorsque dans votre reportage on voit par exemple des chars avec des drapeaux des séparatistes du Donbass, on dit les chars des séparatistes sont en Ukraine. Biensûr qu'ils sont en Ukraine, ils y ont toujours été ! Cela fait encore partie de l'Ukraine ce territoire. Or cela est présenté comme s'il y avait une armée qui était en train d'envahir l'Ukraine. Donc tout cela contribue à cette psychose, y compris dans votre émission."

Par ce moyen subliminal entretenant la psychose, les media occidentaux relaient en fait la propagande atlantiste mensongère des chars et de l'invasion de l'armée russe en Ukraine, alors que jamais aucune photo d'un seul de ces chars russes en Ukraine n'a été montrée.

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18 mars 2015 3 18 /03 /mars /2015 07:01
Elise Humbert, "Cotignac et la mission divine de la France"

Les Editions de Chiré nous informent de la sortie du livre d'Elise Humbert, "Cotignac et la mission divine de la France", un ouvrage historique empreint d'esprit chrétien, retraçant l'histoire de Cotignac et de tout ce qui s'y rapporte de près et de loin : cette belle histoire, avec plusieurs apparitions (de la Très Sainte Vierge Marie et de saint Joseph notamment) est intimement liée à la dynastie royale de France, Louis XIII et Louis XIV ayant des rapports particuliers avec les événements de Cotignac, si riches de conséquences bénéfiques pour notre patrie.

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18 mars 2015 3 18 /03 /mars /2015 00:00

 Saint Cyrille de Jérusalem, Evêque et docteur de l'Eglise (+386)     Saint Cyrille naquit en 315 ap. J.-C. à Jérusalem, au sein d’une famille chrétienne d’artisans de souche paysanne. Il reçut une éducation solide où entrèrent l’astronomie, l’anatomie et la géographie dont il fera référence dans ses « Catéchèses » ; il reçut aussi une bonne initiation aux Ecritures et aux Pères de l’Eglise dont il fera la base de son enseignement. Il reçut l'onction sacerdotale vers l'an 345, et dès lors il se dévoua tout entier, corps et âme, à la conversion des païens et à l'instruction des catéchumènes. On accourait à ses catéchismes, de Jérusalem et de toutes les villes voisines.

         Il nous reste de lui vingt-trois instructions familières sur l'ensemble des vérités chrétiennes, le symbole de la foi et les sacrements. Ces instructions sont une de ses gloires les plus pures, car c'est un arsenal où l'apologiste chrétien trouve, même aujourd'hui, des armes puissantes et invincibles. Nous y voyons en particulier, que l'usage de faire le signe de la Croix était connu dès les premiers siècles.

         "Ne rougissez pas, disait-il, de la Croix de Jésus-Christ; imprimez-la sur votre front, afin que les démons, apercevant l'étendard du Roi, s'enfuient en tremblant. Faites ce signe, et quand vous mangez, et quand vous buvez, et quand vous êtes debout ou assis, quand vous vous couchez, quand vous vous levez et quand vous marchez; en un mot, faites-le dans toutes vos actions."

         La gloire de saint Cyrille est d'avoir été l'ami et le défenseur de saint Athanase (
373) et du dogme chrétien contre les hérétiques. Trois fois exilé de Jérusalem, dont il était devenu évêque, trois fois rétabli sur son siège, il restera comme l'un des beaux modèles de la fermeté pastorale.

         Plusieurs faits merveilleux favorisèrent son apostolat et l'aidèrent à convertir les païens.

La première année de son épiscopat fut marquée par l’apparition de la Croix glorieuse à Jérusalem : « En ces jours mêmes de la sainte Pentecôte (7 mai 351), aux nones de mai, vers la troisième heure, une croix lumineuse gigantesque apparut dans le ciel, au-dessus du saint Golgotha (calvaire), s'étendant jusqu'à la montagne des Oliviers. Elle ne fut pas seulement aperçue par une ou deux personnes mais se montra, fort nettement, à la population entière de la cité. Elle ne disparut pas rapidement comme on pourrait le supposer, à la façon d'un rêve fugace. Elle demeura visible pendant plusieurs heures, estompant par son éclat, les rayons du soleil. Assurément, elle aurait été éclipsée et dissimulée par eux, si elle n'avait offert aux spectateurs un éclat plus puissant que celui du soleil. Ainsi, tous les habitants de Jérusalem se précipitèrent brusquement dans la sainte église, saisis d'une crainte mêlée de joie au spectacle de cette vision céleste. Ils se jetèrent tous dans notre église, non seulement les chrétiens mais les païens étrangers, de passage à Jérusalem. Tous, d'une seule voix, firent monter des louanges sonores vers le Christ Jésus, notre Seigneur, le Fils unique engendré de Dieu, auteur de ces merveilles (Lettre de saint Cyrille de Jérusalem à l’em­pe­reur Constance, 351). »


         Dix ans plus tard, Julien l'Apostat, voulait faire mentir la prophétie évangélique qui annonçait la destruction du Temple, il entreprit de le rebâtir ; mais Cyrille prédit les châtiments de Dieu ; il ne se firent pas attendre, des tourbillons de flammes sortirent de terre et dévorèrent les ouvriers. Une multitude d'infidèles se convertirent.
 

Cyrille est révéré comme saint tant par les orthodoxes que par les catholiques.

En 1883, il est proclamé Docteur de l'Eglise par le pape Léon XIII.



Sources : 1, 2

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Publié par Ingomer - dans Saints du jour
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17 mars 2015 2 17 /03 /mars /2015 19:42

Suite du documentaire Les Rois de France (Merapi productions, AB productions, La Bibliothèque nationale de France)

(6) Les Rois de France - Philippe Auguste

Les Capétiens qui se succèdent sur le trône de France depuis 987 anticipe le sacre de leur fils aîné (de leur vivant) afin d'assurer leur succession. Le sacre légitime l'intronisation en la faisant correspondre à la concrétisation projet divin.

 

Philippe Auguste, la première Guerre de Cent Ans

 

Depuis le partage de l'empire de Charlemagne, la puissance publique ne cesse de s'émietter en France. Uen multitude de petits seigneurs contrôlent d'infîmes territoires, affaiblissant l'autorité centrale. Certains grands féodaux arrivent à canaliser ces forces centrifuges menaçant le pouvoir du Capétien, mais la logique de la pyramide féodale donne la possibilité au roi des Francs de fiefs en fiefs, de grands vassaux en grands vassaux, de faire remonter la réalité du pouvoir jusqu'à lui.

Pyramide féodale

Pyramide féodale

Deux évènements majeurs dans la deuxième moitié du XIe siècle changent la donne. La Première Croisade voit de Grands féodaux français créer des Etats latins en Terre sainte.

États latins d’Orient au XIIe siècle

États latins d’Orient au XIIe siècle

Et en 1066, le duc de Normandie, Guillaume le Conquérant, descendant des Vikings installés en Normandie, envahit l'Angleterre et déplace du même coup Outre-Manche la pyramide féodale en cours d'élaboration. C'est important parce que les héritiers de Guillaume vont s'associer aux fameux Plantagenêts. Cet évènement est à l'origine des deux guerres de Cent Ans, dont la première débute au milieu du XIIe siècle, et dont les hérauts s'appellent Aliénor d'Aquitaine, Louis VII le Pieux, Henri II Plantagenêt, son fils Richard Coeur de Lion, et Philippe II de France, dit Philippe Auguste.

Associé au trône dès 1101, le règne de Louis VI le Gros (1108-1137) ne débute réellement qu'en 1108, à la mort de son père Philippe Ier.

 

L'invasion germanique (1124) repousée par Louis VI est la "preuve la plus convaincante de l'existence du sentiment national" (Régine Pernoud).

 

Louis VI s'appuie sur un conseiller prudent et habile, l'abbé de Saint-Denis, Suger.

 

En 1124, Louis VI résiste à une coalition anglo-germanique: tous ses vassaux se mobilisent pour sauvegarder le pouvoir du Roi. Le duc de Bourgogne, le Comte de Champagne, le Comte de Flandre, le Comte d'Anjou, le duc de Bretagne, et le duc d'Aquitaine réponde à l'appel du Capétien. Et cela pour la première fois depuis l'avènement de la dynastie.

[En juillet 1124, l'invasion de l'empereur germanique Henri V (qui voulant aider son beau-père Henri Ier d'Angleterre, plus jeune fils de Guillaume le Conquérant, dans le conflit qui l'opposait au roi de France Louis VI pour la succession dans le duché de Normandie, envahit la France et avança jusqu'à Reims avec une puissante armée), vit  le capétien Louis VI faire appel à l’ost, lever en hâte une armée et convoquer les grands vassaux du royaume, qui tous envoyèrent des contingents.

 

Pour l'historienne Régine Pernoud, cette levée en masse est « la preuve la plus convaincante de l'existence du sentiment national. [O]n assiste alors à une levée d'armes générale dans tout le royaume; les barons les plus turbulents, parmi lesquels un Thibaut de Chartres, alors en pleine révolte, oublient leurs querelles pour venir se ranger sous l'étendard royal, le célèbre oriflamme rouge frangé de vert que Louis VI avait pris sur l'autel de Saint-Denis. La notion de patrie était donc, dès cette époque, assez ancrée pour provoquer une coalition générale, et l'on avait, à travers la diversité et l'émiettement des fiefs, conscience de faire partie d'un tout. Cette notion devait s'affirmer encore avec éclat, un siècles plus tard, à Bouvines. »

 

Source: Régine. Pernoud, Lumière du Moyen Âge, Grasset, Poitiers 1981, p. 29; et Régine Pernoud, Pour en finir avec le Moyen Âge, 1977, Points Histoire, Mayenne 2001, p. 97.]

C'est vers le duché d'Aquitaine, et l'héritière la plus puissante d'Europe - Aliénor d'Aquitaine - que se tourne Louis VI à la fin de son règne. En effet, le duc d'Aquitaine est mort sans héritier mâle. Il laisse le duché à Aliénor (il n'y a pas de loi salique en Aquitaine comme chez les Francs saliens où c'est l'homme qui hérite). Toujours animé par la clairvoyance de l'abbé Suger, le roi de France Louis VI scelle pour plus de Cent Ans le destin de son royaume en mariant son fils aîné à Aliénor le 25 juillet 1137. Aliénor n'a encore que treize ans et devient Reine de France à la mort de Louis VI le 1er août 1137.

 

Louis VII n'était pas destiné à régner. La mort de son frère aîné six ans plus tôt l'a sorti du cloître Notre-Dame où il a été élevé. Il en gardera le surnom de Louis VII le Pieux ou "le Jeune" (Roi de France 1137-1180), ainsi qu'un état d'esprit tourné vers la sobriété.

La Seconde Croisade

 

Elle est prêchée par saint Bernard de Clervaux, premier unificateur de l'Europe, à Vézelay en 1146. Les Turcs ont pros possession d'un état latin en possession des Chrétiens depuis 1098.

(6) Les Rois de France - Philippe Auguste

Louis VII part en Croisade, accompagné de son épouse, Aliénor. Vindicative, prompte, courageuse, Aliénor n'a pas le même tempérament que Louis, qui lui est plus prudent, et souhaite aller à Jérusalem avant tout. La Croisade qu'ils entrepennent ensemble va maquer un tournant dans

Deuxième Croisade - Itinéraire de Louis VII et Aliénor

Deuxième Croisade - Itinéraire de Louis VII et Aliénor

Or le couple s'est arrêté à Antioche en mars 1148, hébergé par un oncle d'Aliénor, jeune prince franc du royaume d'Antioche, Raymond de Poitiers.

 

Après avoir séjourné à Constantinople, une autre Cour d'Orient offre à Aliénor une vision plus proche de ses idéaux que celle de Paris, moins austère et plus ambitieuse aussi. Raymond compte sur l'aide de Louis pour regagner du terrain face aux Infidèles. Echaudé par des déboires subis plus au Nord, Louis veut éviter l'affrontement pour l'instant et donne la priorité à un pélerinage à Jérusalem. Les rumeurs et les railleries vont bon train quand on évoque le temps que passe ensemble Louis et Aliénor. Le départ pour Jérusalem est avancé mais Aliénor refuse de suivre Louis. Devant son insistance et le rappel des devoirs d'une femme, Aliénor demande l'annulation du mariage pour cause de consanguinité, menace reposant effectivement sur des éléments avérés tant les relations de la pyramide féodale sont étroites. Louis est tenté d'accepter par dignité, mais par stratégie politique il suit les conseils de ses barons et enlève Aliénor afin de l'emmener avec lui à Jérusalem. Le pélerinage est effectué mais les tentatives de reconquête en Terre sainte ont échoué. Le couple rentre de Croisade dans deux navires différents (juin 1148). Leur route passe par Rome où semble-t-il le Pape Eugène III réussit à les réconclier. Si réconciliation il y a eu, elle dura deux ans, le temps d'un autre enfant, une fille encore.

Le bilan de la Croisade est catastrophique : Louis a perdu beaucoup d'hommes, de l'argent, et sentimentalement parlant il a perdu son épouse. Et territorialement, comme elle garde l'Aquitaine qu'elle ne veut pas lui donner, il n'a plus rien à gagner.

 

En mars 1152 Louis répudie Aliénor qui est contrainte de laisser ses deux filles sous la protection de leur père. En mai, elle épouse dans la cathédrale de Poitiers Henri Plantagenêt, fils de Geoffroy le Bel, duc d'Anjou, du Maine et de Normandie qui portait toujours un brin de genêt à son chapeau (d'où son surnom "Plantagenêt") et de Mathilde, fille d'Henri Ier d'Angleterre, dit Beaucler (plus jeune fils de Guillaume le Conquérant) et qui deviendra roi d'Angleterre sous le nom d'Henri II Plantagenêt à la mort d'Etienne de Blois en 1154 (fils d'Adèle, soeur d'Henri Ier).

 

Généalogie des Plantagenêts

Généalogie des Plantagenêts

(6) Les Rois de France - Philippe Auguste

Aliénor est donc une deuxième fois reine, mais cette fois-ci Reine d'Angleterre.  Elle a quatre fils avec Henri, dont deux meurent, Henri le Jeune (en 1183) et Geoffroy (1186). Les deux autres deviendront Richard Coeur de Lion (1189-1199) et Jean sans Terre (1199-1216).

Empire angevin ou Plantagenêt suite au mariage d'Henri Plantagenêt et d'Aliénor d'Aquitaine (1152)

Empire angevin ou Plantagenêt suite au mariage d'Henri Plantagenêt et d'Aliénor d'Aquitaine (1152)

Les fils d'Aliénor grandissent et la Reine est une épouse délaissée, Henri vivant une liaison adultère au grand jour. Henri est puissant, si puissant qu'il pense alors pouvoir se passer de l'aide de Dieu et surtout du pouvoir spirituel qu'il représente sur terre. Si puissant qu'il ne consent qu'à ne déléguer que de manière fictive le pouvoir à ses fils. Si puissant qu'il pense pouvoir se passer de l'aide d'Aliénor.

 

Or, Aliénor d'Aquitaine va prendre position pour ses enfants. En 1173, après avoir obtenu l'alliance de son premier époux (Louis VII), Aliénor et ses fils déclenchent une insurrection qui se propage dans tout l'empire. La ripose d'Henri est foudroyante, il repousse les français, mate la rebellion et tandis qu'il choisit de pardonner à ses fils il capture Aliénor qu'il emprisonne en Angleterre dans la Tour de Salisbury pendant près de quinze ans (1174-1189). 

 

La pacification de l'Aquitaine est menée par Richard lui-même qui est pourtant à l'origine du soulèvement.

Richard pacifie l'Aquitaine (1173). Il y gagne le surnom de "Coeur de Lion"

Richard pacifie l'Aquitaine (1173). Il y gagne le surnom de "Coeur de Lion"

Une prophétie faite par Merlin inquiète pourtant Henri. Elle évoque la libération d'un aigle à deux têtes par sa troisième nichée.

Entre 1164 et 1185 est écrite une série d'ouvrages qui est considérée comme la génèse de la littérature française. L'auteur s'appelle Chrétien et est originaire de Troyes. Il est le protégé de la comtesse de Champagne, Marie, fille aînée d'Aliénor d'Aquitaine et de Louis VII.

Sceau de Marie de Champagne

Sceau de Marie de Champagne

L'oeuvre de Chrétien s'articule essentiellement autour de la légende d'Arthur et les Chevaliers de la Table ronde, qu'il va participer à transformer en mythe.

Arthur et les Chevaliers de la Table ronde

Arthur et les Chevaliers de la Table ronde

(6) Les Rois de France - Philippe Auguste

L'influence de l'Amour courtois, en remontant vers le Nord, rencontre le modèle du Roi-Chevalier. Et Chrétien invente le Roman de chevalerie.

 

Influencé par les aventures d'Arthur et de ses chevaliers (guerriers celtes des Îles britanniques qui fin Ve - début VIe siècle luttèrent contre les envahisseurs Saxons en Angleterre NDLR.), ironie de l'histoire, les Plantagenêts (descendants des vikings normands par Guillaume le Conquérant, NDLR.) vont influencer les romans des siècles à venir en reprenant à leur compte la légende celtique. Tout comme les Capétiens se réclament les descendants de Charlemagne, les Plantagenêts se disent - d'une manière tout à fait mythique - prolonger la ligne d'Arthur (Cf. Les Plantagenêt et l'influence française en Angleterre). Chevalier aussi émérite que Lancelot du Lac, Richard punit ses barons rebelles avec la même brutalité que s'il s'agissait d'envoyés de Satan.

Lancelot du Lac et Guenièvre

Lancelot du Lac et Guenièvre

(6) Les Rois de France - Philippe Auguste
(6) Les Rois de France - Philippe Auguste
(6) Les Rois de France - Philippe Auguste
Lancelot et Arthur (Film Excalibur de John Boorman, 1981)

Lancelot et Arthur (Film Excalibur de John Boorman, 1981)

Tandis que les naissances se succèdent chez les Plantagenêts, le Capétien Louis attend toujours un fils. Après la mort de sa seconde épouse Constance de Castille (en 1160) en mettant au monde sa quatrième fille, Louis se ramarie le 13 novembre 1160 avec Adèle de Champagne (Reine des Francs 1160-1180, morte à Paris en 1206). En 1165, Louis vit en rêve le fils tant attendu. Il tient un calice rempli de sang qu'il donne à boire aux Grands du royaume. Le miracle a bien lieu. Louis a enfin un fils le 21 août 1165, qu'il prénomme Philippe, que l'on surnomme "Dieudonné et qui deviendra plus tard "Philippe Auguste". Louis s'éteint en 1180.

Philippe Dieudonné offert par le Ciel à ses parents (Grandes Chroniques de France, v.1270), Paris, Bibliothèque Sainte-Geneviève.

Philippe Dieudonné offert par le Ciel à ses parents (Grandes Chroniques de France, v.1270), Paris, Bibliothèque Sainte-Geneviève.

Philippe II Auguste

Philippe II Auguste

(6) Les Rois de France - Philippe Auguste

Dès sa première entrevue avec le nouveau roi de France, le vieux Plantagenêt (Henri) est impressionné par sa prudence et son assurance, qualités que doit avoir un Roi-Chevalier, mais qu'il ne retrouve pas chez ses fils. Après la mort brutale de deux d'entre eux, Richard n'a plus qu'un frère, le Prince Jean.

Mais on apprend en 1187 une terrible nouvelle venue d'Orient. Le Sultan d'Egypte Saladin s'est emparé de Jérusalem.

 

Alors que tous nos héros vont voeu de croisade à l'exception de Jean, pendant ses préparatifs les combats reprennent et la prophétie de Merlin de s'accomplir. Parce qu'à l'origine, Philippe et Richard étaient très liés et amis, le roi Philippe Auguste va l'aider dans sa lutte contre son père et faciliter son accession au pouvoir. C'est le Traité d'Azay-le-Rideau qui a précédé de quelques jours la mort d'Henri II Plantagenêt, pourchassé par le Philippe et Rcihard. On dit que ce traité est une "paix honteuse" pour Henri qui prend connaissance de la trahison de son dernier fils, Jean sans Terre. Et ce traité prévoit un certain nombre de territoires au roi de France (Henri prête hommage à son suzerain le roi de France pour tous ses fiefs sur le continent), ainsi que le mariage de Richard avec la demi-soeur du roi de France, Alix. Vaincu, Henri se soumet pour la première fois de son existence qui s'achève. Il meurt seul à Chinon, le 6 juillet 1189.

 

Aliénor est libre (6 juillet 1189), Ricard est Roi d'Angleterre et interdit à son frère Jean d'y retourner jusqu'à son retour de Croisade.

Définition de la fonction d'Etat comme oeuvrant pour le Bien public

 

Philippe lance la construction de l'enceinte du Louvre à Paris. Il rédige un testament où pour la première fois est définie la fonction monarchique comme la fonction d'état, c'est-à-dire oeuvrant pour le Bien public. Il délègue ses pouvoirs non pas à des Grands du royaume mais à des représentants de l'Etat, eux-mêmes contrôlés par un Conseil de notables. C'est cette organisation qui finira par faire la différence.

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La Troisième croisade. Les Armes de France sont rouges (l'oriflamme hissé sur le champ de bataille était rouge frangé de vert), celles d'Angleterre, blanches

 

Après la défaite d'Hattin (4 juillet 1187) et la prise de Jérusalem, de leurs vastes territoires du début du XIIe s., les Francs ne conservent plus en Terre-Sainte que tyr, Tripoli, Antioche et quelques forteresses isolées comme le krak des chevaliers.

 

Le 21 janvier 1188, une réunion solennelle entre Gisors et Trie de Richard et Philippe décide de lever une dîme spéciale dans toutes les églises de France et d'Angleterre (la "Dîme saladine") pour une prise d'arme générale. Rois et barons prirent la croix avec des couleurs différentes selon les régions: celles de France étaient rouges, celles d'Angleterre, blanches, et vertes celles de Flandre. Tous étaient solennellement exhortés à faire cesser leurs querelles afin d'avoir pour première préoccupation le bien de la Chrétienté, c'est-à-dire, la reconquête de Jérusalem.

(Source: Régine Pernoud, Richard Cœur de Lion, Fayard, Mesnil-sur-l'Estrée 1988, p. 68-69).

 

Les deux rois Richard et Philippe partent pour la Troisième Croisade ensemble le 4 juillet 1190. Alors que Philippe est partisan de la négociation afin de stabiliser la situation, Richard en fait un problème personnel qu'il faut régler avec panache. Il décide de ramener l'ordre à sa manière en mettant à sac Méssine (Italie) (4 octobre 1190), mais surtout en plantant sur la ville ses étendards. La fierté du Roi de France est éprouvée. Tandis que Philippe traverse la Méditerranée pour rejoindre Saint Jean d'Acre, Richard passe par Chypre, île dépendant de l'empire bizantin et dont le prince, Tancrède de Lecce, à la recherche d'autonomie collabore avec Saladin. L'occasion est belle pour Richard de rajouter une ligne à la liste de ses exploits. Chypre est conquise. Et le 21 mai 1191, Richard fait prisonnier Isaac Doukas Comnène, empereur usurpateur de de Chypre (1184 à 1191). Il peut maintenant rejoindre Saint Jean d'Acre où Philippe peine à prendre la ville. Le 7 juin 1191, nouvel éclat, Richard s'empare d'un vaisseau transportant 1500 Sarrasins envoyés au secours d'Acre assiégée et défendue par le Sultan Saladin lui-même. Avec Richard, la ville tombe (12 juillet 1191). 

 

"On vit les croix et les drapeaux se dresser sur les murs de la ville", écrit un chroniqueur arabe, Abou-Shama. De son côté, le chroniqueur Ambroise rappelle triomphalement ce qui s'est passé quand les Sarrasins avaient fait la conquête d'Acre: "Il y avait quatre ans que les Sarrasins avaient conquis Acre, et je me rappelle nettement qu'elle nous fut rendue le lendemain de la fête de saint Benoît malgré leur race maudite. Il fallait voir alors les églises qui étaient restées dans la ville, comme ils avaient mutilé et effacé les peintures, renversé les autels, massacré les croix et les crucifix par mépris de notre foi pour satisfaire leur incroyance et faire place à leurs mahomeries (mosquées)…" Les troupes de Saladin s'éloignèrent, non sans transformer la région en désert sur leurs passages. Jusqu'à Caïpha, les vignes, les arbres fruitiers furent coupés, les forteresses ou cités, petites ou grandes, détruites… Parcourant les anciennes églises d'Acre qui avaient été converties en mosquées, l'évêque de Vérone, Alard, l'archevêque de Tyr, les autres évêques, de Chartres, de Beauvais, de Pise, et généralement tous ceux qui avaient été présents, se mettaient en devoir de purifier les sanctuaires et de rétablir partout le culte chrétien. Des messes solennelles furent célébrées dans les églises réconciliées, tandis que l'armée s'employait à réparer les murs et à relever les maisons détruites. Il fut décidé que tous ceux qui pouvaient prouver que telle ou telle maison leur avait appartenu se la verrait restituer; d'autre part ils y hébergeraient les chevaliers qui avaient combattu pendant tout le temps où ceux-ci demeureraient au service de la Terre sainte" (Source: Régine Pernoud, Richard Cœur de Lion, Fayard, Mesnil-sur-l'Estrée 1988, p. 147-149).

L'historien Joshua Prawer a bien mis l'accent sur l'importance de la prise d'Acre qui allait rester la capitale de ce qu'on a persisté à appeler le Royaume de Jérusalem pendant un siècle exactement: de 1191 à la chute définitive en 1291.

 

Les deux bannières française et anglaise flottent cette fois-ci ensemble. Le duc d'Autriche, Leopold V, veut aussi planter son étendard. Richard lui refuse ce droit et traîne sa bannière dans la boue. Très rapidement on va s'apercevoir de la mésentente entre Richard et son "ami" Philippe Auguste, une amitié dont il faut se méfier. Parce que Philippe Auguste veut, lui, combattre absolument Saladin, gagner Saint Jean d'Acre, et Richard arrive en retard, on sent que si l'un est conquérant, l'autre est hésitant. Et Philippe Auguste va dire que dans ces conditions il rentre. La prochaine étape est Jérusalem. Cela sera sans Philippe, malade, préoccupé par les affaires de son Royaume. Il décide de rentrer en France le 31 juillet 1191. Il s'arrête à Rome pour obtenir du Pape l'absolution, en disant qu'il quitte la Croisade. Et pendant ce temps-là Richard va rester et se battre, parfois même comme un soudard, parce qu'il massacre à tours de bras.

 

Le 20 août 1191, Richard massacre 2.700 prisonniers Sarrasins, qu'il fit décapiter, suite à l'échec des négociations avec Saladin.

"On attendait la remise des prisonniers pour le 9 août suivant, selon les accords passés avec l'armée assiégée au moment de sa reddition… On attendait que soit rendue la Vraie Croix (perdue à Hâttin en 1187) et effectuée l'échange des prisonniers. Mais ce jour-là, Saladin manda aux Chrétiens qu'ils lui donnassent un autre jour, car il n'avait pas encore préparé ce qu'il devait. Nos gens qui avaient grand désir d'avoir la sainte Croix et de voir délivrer les prisonniers, le lui accordèrent. Qaund vint au jour qui fut désigné entre eux, les rois et la chevalerie et toutes les gens d'armes furent préparés… Les prêtres et les clercs et les gens de religion furent revêtus et tous déchaux [pieds nus] sortirent de la cité en grande dévotion et vinrent au lieu que Saladin avait désigné. Qaund ils furent là et crurent que Saladin allait leur rendre la Sainte Croix, il revint sur la promesse qu'il leur avait faite. Ceux qui virent cela se tinrent moult engignés [se considérèrent comme dupés]. Grande douleur il y eut entre les chrétiens et maintes larmes y furent ce jour répandues. Une seconde date, le 20 août, avait été fixée pour l'échange des prisonniers et la reddition de la Vraie Croix. Une rencontre avait été projetée entre Richard et le frère de Saladin. Or, le roi, ce jour-là, avec quelques compagnons, sortit sur les fossés, mais attendit inutilement le porte-parole annoncé. La tension et l'impatience de Richard avaient atteint leur limite; sans parler de la charge que représentaient la nourriture et la surveillance des prisonniers… "Il commanda qu'on lui amenât les Sarrasins qu'il avait pris en sa partie dit le Continuateur de Guilluame de Tyr. Comme on les lui amenait, il les fit mener entre les deux armées des chrétiens et des sarrasins. Et ils étaient si près que les sarrasins les pouvaient bien voir. Le roi commanda aussitôt qu'on leur dût couper les têtes hardiment. Ils y mirent mains et les occirent à la vue des sarrasins. Un affreux massacre. Benoît de Peterborough raconte que Saladin en avait fait autant aux esclaves chrétiens et il est certain, au témoignage des chroniqueurs arabes, qu'il avait assisté en personne au massacre des prisonniers chrétiens après Hâttin, notamment des templiers, tous décapités. On évalue à 2700 le nombre de prisonniers ainsi exécutés.

(Source: Régine Pernoud, Richard Cœur de Lion, Fayard, Mesnil-sur-l'Estrée 1988, p. 160-161).

 

Le 7 septembre 1191, Richard défait Saladin dans la Palmeraie d'Arsouf. Il dirige alors son armée sur Jaffa. dont "la place et le port avaient été complètement démantelées sur l'ordre de Saladin". "Jaffa devait être, par la suite, le port d'embarquement le plus utilisé par les Croisés, et l'on sait comment Tel-Aviv, qui fait suite immédiatement à la vieille ville, reste aujourd'hui, le point par lequel on aborde normalement en Israël, à proximité de Lod, où a été établie l'aéroport, qui se trouve donc proche de l'antique cité de Lydda: un point d'accès qui semble redevenu traditionnel aujourd'hui comme aux XIIe et XIIIe s. Les travaux de reconstruction allaient être lents et occuper l'armée plus de deux mois. Il est vrai que les ouvriers qui y travaillaient demeuraient sur le qui-vive, et que la surveillance devait être incessante. Vers la fin d'octobre 1191, Jaffa était à peu près reconstruite. Une partie de cette cité des Croisés subsiste aujourd'hui encore. Il est vrai qu'elle allait être à nouveau fortifiée par Saint-Louis, un demi-siècle plus tard."

 

(Source: Régine Pernoud, Richard Cœur de Lion, Fayard, Mesnil-sur-l'Estrée 1988, p. 174-175).

 

Richard réussit à arbitrer les conflits politiques qui divisaient les Francs en reconnaissant Henri de Champagne comme roi de Jérusalem et en donnant, en compensation, Chypre au roi déchu Guy de Lusignan (qui avait été défait à Hattin en 1187). Richard réussit à reprendre la quasi-totalité du littoral mais il lui fallut renoncer à Jérusalem. Une trêve fut conclue avec Saladin.

 

Chronologie :

 

Le 28 avril 1192, Conrad de Montferrat, roi consort de Jérusalem, était assassiné par deux membres de la secte des Assassins. Le 5 mai 1192, Henri de Champagne épousa Isabelle, veuve de Conrad de Montferrat, et prit la couronne de Jérusalem. En Mai 1192 Guy de Lusignan rachèta à Richard l'île de Chypre et s'y installa, désigné comme roi de l'île. Le 4 juillet 1192, Richard renonça à marcher sur Jérusalem. Le 6 juillet, Saladin attaqua Jaffa, le 5 août 1192, il y était défait.

 

"Sachant que Richard n'avait guère avec lui que deux milles hommes, dont seulement une cinquantaine de chevaliers – sans chevaux, puisqu'en se portant sur Jaffa, on n'avait pas pris le temps de les faire embarquer – , il résolut de prendre sa revanche… Au petit matin, un Génois de la flotte de secours, s'étant un peu éloigné du campement, vit au loin, à la lueur indécise de l'aube, briller des armures; il donna l'alarme. Richard, réveillé en sursaut, disposa en hâte sa petite troupe, tout en jurant de décapiter de ses mains le premier qu'il verrait céder; il les fit placer en alternant piquiers et arbalétriers, chacun de ceux-ci aidé d'un sergent qui rechargeait une seconde arbalète tandis qu'on tirait la première. La charge des cavaliers ennemis se brisait sur les piques; tandis qu'ils se repliaient pour une seconde charge, la pluie de traits d'arbalètes s'abattait dru, tuant les chevaux et les hommes. "La bravoure des Francs était telle que nos troupes, découragées par leur résistance, se contentaient de les tenir cernés, mais distance". En vain Saladin lui-même tentait-il de les encourager. Richard lui-même se lança alors à l'attaque, frappant tant, et de tels coups, déclara Ambroise, que la peau des mains lui creva… Lorsqu'il en revint, "sa personne, son cheval et son caparaçon étaient si couverts de flèches qu'il ressemblait à un hérisson"… Au soir de ce 5 août, Saladin et les restes de son armée se replièrent sur Yazour, puis sur Latroun, plus que jamais découragés; ils avaient été battus à plus de dix contre un" (Source: Régine Pernoud, Richard Cœur de Lion, Fayard, Mesnil-sur-l'Estrée 1988, p. 191)

 

Le 2 septembre 1192 est conclue la Paix de Jaffa entre Saladin et Richard. Cette paix scelle une trêve de trois ans; elle 

- accorde aux chrétiens la possession de la bande côtière, depuis le nord de Tyr jusqu'au sud de Jaffa; cette cité si vaillamment défendue allait demeurer à travers le temps le lieu normal de débarquement des pèlerins: encore aux XIVe et XVe s., quand la Terre sainte aura été perdue, on y voyait arriver des pèlerinages dont les membres s'abritaient dans les grottes de la côte en attendant d'obtenir les sauf-conduits nécessaires pour pouvoir s'engager sur la route de Ramla, puis de Jérusalem.

- autorise dorénavant les Francs et tous les Chrétiens à rendre librement visite aux Lieux saints sans avoir à payer taxes ou droits de douanes quelconques. (Source: Régine Pernoud, Richard Cœur de Lion, Fayard, Mesnil-sur-l'Estrée 1988, p. 192) Mais Jérusalem est laissée aux musulmans.

- "La capitale du 'royaume de Jérusalem' était désormais Acre, tandis qu'un autre royaume franc était établi à Chypre, conquise sur les Byzantins par Richard Cœur de Lion. Successivement, Henri de Champagne (1192-1197), Amaury de Lusignan (1197-1205), Jean de Brienne (1210-1225), portèrent le titre de Roi de Jérusalem, que prit ensuite Frédéric II, roi de Sicile, lui-même débarqué à Acre en 1228, qui réussit par le traité de Jaffa de 1229, à se faire restituer les trois villes saintes de Jérusalem, Bethléem et Nazareth, mais sa présence en Terre sainte avait aussi été un ferment de guerre civile qui éclata aussitôt après son départ: entre 1229 et 1243 l'histoire de la Syrie franque est celle des luttes entre Francs et Impériaux. En 1244, Jérusalem était définitivement reprise par les Turcs.

De 1260 à 1277 le sultan Baïbars devait finir d'enlever les principales places fortes: Césarée (1265), Jaffa (1268), Antioche (1268), puis le krak des chevaliers (1271). Après lui, le sultan Qalaoun, en 1289, s'emparait de Tripoli, et son fils et successeur, Al-Ashraf, d'Acre (28 mai 1291), mettant fin, définitivement, au royaume franc de Syrie." (Source:Régine Pernoud, Les hommes de la Croisade, Taillandier, Mayenne 1977, p. 13-14).

"Il semble certain que, n'eût été la défection du roi de France, la Ville sainte de Jérusalem fût retombée entre les mains des chrétiens, et le sort du monde en eût été changé. On peut, au moins en partie, attribuer l'hésitation du roi d'Angleterre, au fait qu'il s'est senti seul. Pour agir, il lui fallait être sûr de la victoire. Pour agir, mais non pour combattre, puisque dans toutes les rencontres, ses forces étaient inférieures à celles de Saladin – largement inférieures même, lors de la dernière bataille, celle qui sauva Jaffa, laquelle à peine reconquise, allait être perdue. En cette circonstance d'ailleurs, sa tactique avait tenu du génie, non seulement en raison du sang-froid dont elle témoigna, mais aussi parce qu'elle présentait une parade parfaite aux escadrons turcs dont il connaissait à fond les méthodes. Mais – et Richard en était conscient – la prise de Jérusalem représentait un exploit si exceptionnel qu'il fallait être sûr du succès, et d'un succès durable; ce qui impliquait des forces d'occupation nombreuses, dont il se trouva privé par suite de la défection des Français.

La reconquête d'Acre et de Jaffa était inestimable; si le royaume franc de Terre sainte a pu survivre à lui-même pendant un siècle exactement – de 1191 à 1291 – , c'est bien grâce aux exploits qui l'ont permise. Certes, ces cent ans de survie ne comportent pas que des pages glorieuses; du moins voit-on s'esquisser une Méditerranée chrétienne, permettant les voyages et les échanges, prolongeant les capacités de résistance des populations menacées par l'avance turque et retardant ainsi les grandes destructions". Que l'on songe à la grande basilique Sainte-Sophie de Constantinople, "parmi les nombreux touristes qui la visitent aujourd'hui, très peu ont la curiosité d'emprunter la longue rampe en plan incliné qui conduit jusque sous la coupole; là, on s'arrête, stupéfait, devant la soudaine apparition de Saint Michel, ou plutôt de la mosaïque qui le représente: c'est la seule demeurée intacte ou à peu près. Les envahisseurs ottomans l'ont respectée: l'archange était nommé dans le Coran, il e eu le droit de survivre. [...] et l'on pense à ces tonnes de smaltes d'or et d'émaux, à ce morceaux de 'tesselles', martelés avec opiniâtreté pour être déversés Dieu sait où ! Deux siècles et demi de survie pour une telle merveille, c'est déjà beaucoup dans l'histoire de l'humanité…

La geste de Richard Cœur de Lion aura permis cette survie et beaucoup d'autres. En fait ni lui ni les croisés qui marchaient à sa suite ne sont les vrais responsables des troubles qui durant le XIIIe s., allaient affaiblir et parfois même ensanglanter le précaire royaume franc. Les fauteurs de désordres ont été les négociants dont les rivalités mercantiles ont allumé des discordes, voire des guerres, en cette même cité de Saint-Jean d'Acre si durement conquise et où les chevaliers de l'Hôpital élevèrent un splendide château qui n'aura été dégagé qu'en notre temps. "Guerre, commerce et piraterie / Font une trinité indivisible", disait Goethe. Et c'est cette néfaste trinité-là qui devait épuiser les restes du royaume, proie facile pour les Mamlouks à la fin du XIIIe s. L'action de Richard, reprise et consolidée par Saint-Louis aura valu ce répit aux arabes chrétiens, aux Libanais, aux Arméniens, aux Grecs eux-mêmes, en dépit de la prise de Constantinople par les latins en 1204."

(Source: Régine Pernoud, Richard Cœur de Lion, Fayard, Mesnil-sur-l'Estrée 1988, p. 193-195).

 

De 1192 à 1291, "on pourrait croire que l'existence de la Syrie franque, minuscule royaume enchâssé dans l'immense territoire musulman qui va de l'Iran au Maroc, des bords de la Caspienne à ceux de l'Atlantique, s'est déroulée dans des combats incessants; pourtant Jean Richard a fait remarquer qu'en près d'un siècle (1192-1291) le royaume de Syrie compta quatre-vingt ans de paix (Le royaume latin de Jérusalem, p. 161, cité in Régine Pernoud, Les hommes de la Croisade, Taillandier, Mayenne 1977, p. 246).

Le 9 octobre 1192, Richard rembarque à Chypre.

Le 28 février 1193, Saladin meurt à Damas.

 

 

 

Richard Coeur de Lyon rembarque à Chypre en octobre 1192. Une tempête l'oblige à changer d'itinéraire. Il doit traverser le duché d'Autrice où le duc ne l'a pas oublié. Malgré son déguisement, Richard est capturé et vendu à l'empereur germanique que Philippe a eu tout loisir de ranger de son côté.

Richard Coeur de Lyon rembarque à Chypre en octobre 1192. Une tempête l'oblige à changer d'itinéraire. Il doit traverser le duché d'Autrice où le duc ne l'a pas oublié. Malgré son déguisement, Richard est capturé et vendu à l'empereur germanique que Philippe a eu tout loisir de ranger de son côté.

Maintenant que Richard n'est plus croisé mais toujours absent, Philippe complote avec le Prince Jean qui se proclame Roi. Mais Jean ne peut atteindre son nouveau royaume: l'île est défendue par les Barons fidèles à Richard. C'est Aliénor qui veille. Le projet d'un débarquement en Angleterre est repoussé.

 

Aliénor obtient en février 1194 la libération de Richard. Déchaîné, il l'est dans tous les sens du terme. Jean demande immédiatement pardon et fait massacrer la garde française protégeant Evreux en signe de repentance. Sitôt débarqué en Angleterre où il est accueilli par les acclamations de la foule qui chante et danse, Richard punit les partisans de Jean. C'est le lendemain de la prise de Nottingham qu'il découvre la forêt de Sherwood,

 

 

(6) Les Rois de France - Philippe Auguste
Bouleaux de la Forêt de Sherwood

Bouleaux de la Forêt de Sherwood

Quand Richard est libéré grâce à la rançon versée par Aliénor d'Aquitaine, il constate immédiatement le comportement de son frère Jean sans Terre, Jean Lackland comme on l'appelait à Londres, qui a failli lui usurper la Couronne. Donc évidemment il va le punir en l'emprisonnant mais il lui pardonnera très rapidement.

 

Mais les affaires l'appellent sur le continent. Le 12 mai 1194 Richard quitte l'Angleterre qu'il ne reverra jamais. Le premier affontement entre Philippe et Richard a lieu entre Normandie et Anjou à Freteval et voit la déroute de l'armée française, la perte du Trésor royal ainsi que de nombreux documents indispensables à l'organisation du royaume. Philippe décide de mettre fin à cette tradition d'une administration itinérante et fonde la même année les Archives royales qui seront désormais conservées dans le Donjon du Louvre. Il est le premier à redécouvrir le rôle fondamental de l'écrit dans la gestion d'un Etat afin de mettre chacun devant ses responsabilités.

 

Pour asseoir son autorité, Richard préfère la pierre au papier et érige en vallée de Seine afin de protéger la Normandie un chateau qu'il veut imprenable Château Gaillard.

(6) Les Rois de France - Philippe Auguste
(6) Les Rois de France - Philippe Auguste

Philippe Auguste n'a qu'une idée en tête, récupérer la Normandie. Il va lancer quelques attaques sur la frontière de l'Île de France et de la Normandie. Richard va couvrir la frontière de fortifications (Verneuil-sur-Avre, Ivry-la-Bataille, Gisors, et surtout Château-Gaillard les Andelys). En un an de temps, Château-Gaillard a jailli de la falaise et constatant cette réalisation, Richard eut cette expression : "Quel est belle ma fille d'un an, quel château gaillard !"

 

Le 26 mars 1199, Richard assiège le château de Châlus Chabrol16,17 possession du vicomte Adémar de Limoges, dit Boson. Il est atteint par un carreau d'arbalète tiré par un chevalier de petite noblesse limousine, Pierre Basile. La flèche est retirée mais la gangrène s'installe. Richard meurt le 6 avril 1199, onze jours après sa blessure. Son corps est enterré en l’abbaye de Fontevraud (située non loin de Saumur), son cœur embaumé est enfermé dans un reliquaire et enterré dans un tombeau surmonté d'un gisant à son effigie en la cathédrale de Rouen. C'est en « remembrance d'amour pour la Normandie » qu'il en avait fait don à cette ville, et ses entrailles sont déposées en l'église (actuellement ruinée) du château de Châlus Chabrol. Jean succède à Richard sur le trône d’Angleterre. Cependant les territoires continentaux le rejettent, au début, lui préférant leur neveu Arthur de Bretagne, fils de leur frère Geoffroy, dont les droits sont techniquement meilleurs que les siens.

Gisant de Richard, à l’abbaye de Fontevraud (Anjou)

Gisant de Richard, à l’abbaye de Fontevraud (Anjou)

Gisants exposés dans l'abbatiale. Au premier plan, Isabelle d'Angoulême et Richard Cœur de Lion, au second plan, Aliénor d'Aquitaine et Henri II

Gisants exposés dans l'abbatiale. Au premier plan, Isabelle d'Angoulême et Richard Cœur de Lion, au second plan, Aliénor d'Aquitaine et Henri II

Jean se déclare vassal de Philippe.

 

Le Pape frappe le royaume de France d'interdit en excommuniant Philippe pour faire respecter les droits d'épouse d'Isambour (Ingeburge de Danemark) que Philippe a répudié. Plus aucun sacrement ne pouvait être célébré sur le territoire, ni messe ni baptême. Le royaume était paralysé.

Relevé de la plaque en bronze d'Isambour qui a été fondu sous la Révolution

Relevé de la plaque en bronze d'Isambour qui a été fondu sous la Révolution

Si consciencieux dans la structuration d'un Etat, Philippe l'a mit en péril en oubliant la raison. Il feint alors de reprendre Ingeburge comme épouse légitime.

Le mariage de Jean avec Isabelle, comtesse d'Angoulême alors que celle-ci était promise au comte de la Marche. Ce rapt d'une fiancée entraîne la convocation de Jean devant la Cour du Roi de France dans un procès féodal entre les deux féodaux. Mais le roi d'Angleterre n'honore pas le procès de sa présence. Il se voit confisqué de tous ses fiefs de France pour rupture du lien féodal en 1202. Il devient Jean sans Terre. Seule la justice de Dieu est au-dessus de la justice du Roi. C'est aussi une déclaration de guerre et Jean n'est pas Richard. Pendant six mois, Philippe assiège Château-Gaillard qui finti par céder le 6 mars 1204. La porte de la Normandie est grande ouverte et le Capétien prend possession de tous les territoires Plantagenêt au Nord de la Loire.

Seule l'Aquitaine reste encore hors de contrôle, mais Aliénor, elle, a tout donné, elle meurt à 80 ans le 1er avril 1204.

 

Quant à Philippe, il lui reste une dernière bataille pour qu'il prenne le nom du premier César et devienne Philippe Auguste.

Après avoir renversé le rapport de force avec le Plantagenêt, l'ambition de Philippe fait peur. Certains ont pris l'habitude de l'autonomie et voient d'un mauvais oeil le projet du Capétien, faire respecter la justice et le droit, créer un état monarchique et agrandir son territoire.

Malgré les efforts de l'Eglise et d'hommes comme Bernard de Clervaux, malgré les romans de Chrétien de Troyes, les Grands du Royaume n'agissent pas tous en fonction du Bien commun mais bien par ambition.

Philippe avait fait en sorte que son ami d'enfance, Renaud, soit à la tête du comté de Boulogne, fief stratégique. Pourtant celui-ci se range au côté du Plantagenêt. Jean sans Terre va aussi pouvoir compter sur le nouvel empereur germanique, Otton IV, son neveu.

Philippe Auguste envisage en 1204 d'envahir l'Angleterre comme l'avait fait Guillaume le Conquérant, l'ancêtre des Plantagenêt, Jules César au Ier s. av. J.-C. [et les Saxons au Ve]. Mais cela ne plaît pas aux Européens. Il va y avoir une coalition entre l'empereur germanique, le roi d'Angleterre et le comte de Flandre. Leur stratégie est de prendre l'armée française en tenaille. Jean débarque à la Rochelle et remonte vers le Nord tandis que des Flandres descendent les effectifs coalisés.

 

(6) Les Rois de France - Philippe Auguste

Philippe envoie son fils Louis VIII à la rencontre du roi d'Angleterre qui choisit la fuite à La Roche-Aux-Moines le 2 juillet 1214 (d'où l'expression il "file à l'anglaise"). L'important était de diviser les troupes royales. L'armée de Philippe est composée des fidèles, mais ils sont à un contre trois.

Le dimanche 27 juillet 1214, à Bouvines, malgré l'interdiction de combattre un dimanche, l'empereur décide d'engager le combat. Philippe décide de ne pas refuser le combat. La bataille s'engage à midi. Au centre du front, le roi s'expose. Un coup mortel est paré grâce au sacrifice d'un chevalier. Le flanc gauche de l'empereur cède en premier. Les Français se regroupent alors au centre. Otton échappe à la capture de justesse et réussit à fuir en laissant sa bannière à terre. Renaud reste le dernier, enchaînant sorties et replis derrière ses piétons armés de piques. Il veut combattre jusqu'à la mort mais son cheval est abattu. Grâce à un noyau dur de fidèles, la victoire du roi de France est totale, alors qu'il avait moins de soldats que l'ennemi. Renaud mourra treize ans plus tard dans la prison dans laquelle il fut jeté le lendemain de Bouvines.

(6) Les Rois de France - Philippe Auguste

Le Capétien incarne une notion qui est en train de naître : la Patrie. L’annonce de la victoire provoqua un tel "mouvement d’enthousiasme populaire", une si grande allégresse, qu’on y pourra lire la "naissance d’une nation" (Jacques Bainville, Histoire de France), la "naissance de la nation et de la royauté réunies" (Georges Duby, Le dimanche de Bouvines), "le premier sentiment de la nation France" (Max Gallo).  C'est après sa mort que, grâce aux romans de chevalerie, Richard exercera le même pouvoir en Angleterre.

 

[En juillet dernier, la célébration du 800e anniversaire de Bouvines a embarassé l'Oligarchie à tel point que le Premier ministre Manuel Valls s'est désisté au dernier moment, alors que plusieurs descendants de Philippe Auguste ont été réunis pour l'occasion.]

Philippe Auguste est le dernier "roi des Francs" et le premier "Roi de Fance".

 

Sous bien des aspects, ce n'est plus un roi féodal mais un roi moderne.

 

Il a fallu attendre des travaux assez poussés notamment au XXe siècle avec l'historien américain Baldwin, pour découvrir la personnalité de Philippe Auguste, qui était quelqu'un d'assez angoissé, d'assez émotif, ce qui ne l'a pas empêché d'être un grand roi. C'est une personnalité un peu paradoxale. C'est-à-dire que c'est quelqu'un qui n'est jamais serein et qui est quand même un bon gouvernant, un très bon chef, un chef militaire. Et c'est aussi quelqu'un qui a une vision administrative, ce qui fera la force des rois de France. Grâce à sa clairvoyance et à son formidable sens de l'organisation, il a renforcé les finances royales, et a pu superposer au réseau administratif féodal un réseau administratif d'Etat qui s'appuie sur le développement de l'écrit, face aux traditions orales. C'est tout le symbolisme du sacre et de l'hommage qui se concrétise sur le papier. Le Capétien représente la puissance publique.

 

[La mission de maintenir la paix et la justice

 

Philippe Auguste a doté le royaume d'instruments de compatabilité. Ceux-ci concernent essentiellement le domaine. Et s'il n'existe pas d'institution spécialisée - le Trésor est confié au temple -, la nécessité d'une administration raisonnée des finances publiques est reconnue et admise par tout l'entourage royal.

Philippe Auguste aurait donné d'autres conseils à ses fils. Ils ont pour mission de maintenir la paix et la justice, sans considération de rang, de statut ou de position. La justice a précisément été une des forces du souverain mourant. [...] Son jugement personnel se révélait rapide et droit, ce qui était, pour un seigneur justicier, une qualité hautement appréciée et faisait que les parties s'en rapportaient volontiers à lui.

L'institution des baillis, qu'il créa afin d'assurer les jugements en appel, et le succès qu'elle rencontra du fait de son efficacité renforcèrent le prestige du roi, en mesure d'exercer effectivement ses prérogatives souveraines sur une partie très importante du royaume.

Source: Les Derniers Jours des Rois, Sous la Direction de Patrice Gueniffey, Perrin, Le Figaro Histoire, Paris 2014, p. 75)]

 

Philippe Auguste meurt le 14 juillet 1223 après 43 ans de règne.

 

Philippe canalise les passions autour de la Patrie et l'amour de celle-ci. Il est le dernier roi à être sacré du vivant de son père. Sans Philippe, Saint-Louis, sont petit-fils, n'aurait sans doute pas pu rentrer de la manière dont il est rentré dans ces mêmes livres d'histoire.

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Publié par Ingomer - dans Histoire
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