Christ Roi

Samedi 19 mai 2012 6 19 /05 /Mai /2012 00:00

Saint Yves Hélory, avocat puis prêtre (1250-1303)

 

Statue de saint-Yves dans la cathédrale de TreguierYves Hélory, dit l'Avocat des Pauvres, est né en Bretagne, au manoir de Kermartin près de Tréguier, en 1250, d'une famille de petite noblesse.

Le jeune Yves est envoyé à Paris, vers 14 ans, pour étudier la philosophie et la théologie : il recevra des enseignements de Thomas d’Aquin. Finalement, c’est le droit qui l’attire. Il étudiera à la faculté d’Orléans le droit laïc et ecclésiastique. Puis il retourne en Bretagne où il est nommé juge ecclésiastique à Rennes en 1280. L’évêque de Tréguier l’appelle auprès de lui et le décide à devenir prêtre en 1283. Il est nommé curé de Trédrez en 1285, puis de Louannec, de 1292 à 1298.

Entre temps, Yves a mené une vie exemplaire. De nombreux témoins de son procès en béatification parleront d’un chrétien et d’un juge doux, équitable, attentif et compatissant aux sort des pauvres et plaidant leur cause. Mais en 1291, Yves ressort transformé d'une visite au mouroir de l’hôpital de Tréguier qui le décide à devenir un pauvre parmi les plus pauvres.

Il se retira dans son manoir familial de Kermartin où il vécut dans la misère et accueillit les indigents, devenant leur avocat. Restant aussi prêtre et évangélisateur, il traverse la Bretagne à pied pour prêcher et apporter la Bonne nouvelle contre vents et marées.

Yves Hélory mourut dans son manoir familial à Kermartin le 19 mai 1303, épuisé par le travail et la pénitence. Sa dépouille mortelle fut alors portée à la Cathédrale de Tréguier en un long cortège empruntant l'itinéraire dont les processions actuelles perpétuent le souvenir. Son corps sera transféré à la cathédrale de Tréguier. Et son tombeau devint un lieu de pèlerinage.

Il est canonisé en 1347, devenant ainsi le second saint breton et sans doute le premier prêtre diocésain élevé à ce rang. « En ce temps où le monde vieillissant accélère son déclin vers le dernier des soirs, a surgi de l'extrémité de l'Occident, de la Bretagne, une étoile matinale qui ne s'éteindra pas » : c'est en ces termes d'un beau lyrisme que le Pape Clément VI proclame la sainteté d'Yves Hélory, ce 19 mai 1347.

Il est le saint patron des avocats, des avoués, des assureurs et des notaires, ainsi que de la Bretagne.

   

Dimanche 16 mai 2010, une procession réunissant plus de 5.000 personnes pour le traditionnel "Pardon de Saint-Yves" dans les rues de Tréguier, a pris la forme d'un vibrant hommage au saint-patron des Bretons et à tous les chrétiens qui, de par le monde, ne peuvent vivre librement leur foi. Pour qu'enfin, justice leur soit rendue. Cette justice si chère au coeur de saint Yves. 

"Un grand événement marquant le Trégor et la Bretagne tout entière", comme le rappelle Mgr Fruchaud, évêque de Saint-Brieuc et Tréguier.

     

Sources : 1, 2, 3 , 4

 

- Les Sept saints fondateurs de la Bretagne

- Les saints bretons

Publié dans : Saints du jour - Par Ingomer
Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires
Vendredi 18 mai 2012 5 18 /05 /Mai /2012 08:09

Le "Renouveau français" nous informe de la publication sur son site d'un compte-rendu de la journée du dimanche 13 mai 2012, jour de "fête nationale de Jeanne d'Arc", "fête du patriotisme".

 

Nous nous demandions si à cette occasion, un nationaliste rappellerait enfin que "Jeanne était royaliste et non républicaine, que Jeanne plaçait Dieu et le Décalogue au-dessus de la loi et non en-dessous, comme le fait la République dans une espèce de renversement de l'ordre naturel ?" Nous avons le plaisir et la joie d'apprendre que cela a été fait dans une large mesure par Thibaut de Chassey, directeur du RF (Renouveau Français) dans un discours dissonant où l'essentiel de ce que nous reprochions au "nationalisme" contemporain (notamment la validation de l'idéologie révolutionnaire comme renversement de l'ordre naturel, l'idolâtrie de la nation placée au-dessus de Dieu) a été corrigé.

 

Dans ce compte-rendu, nous apprenons que Thibaut de Chassey a prononcé : "[u]n discours dénonçant clairement la République maçonnique, durant lequel a été rappelé que l’on ne pourrait voir de « progrès politique véritable et durable sans remonter à la source des maux que nous dénonçons ».

Thibaut de Chassey a bien sûr évoqué la figure de l’héroïne nationale, ... Il souligna qu’ «  au-delà de cette lutte de libération nationale ... elle a rétabli l’ordre politique, en rétablissant l’autorité politique légitime », «en rappelant la vocation de notre nation, la mission particulière de la France et de son chef légitime, en rappelant la nécessité pour le pouvoir politique d’être au service de la vérité transcendante »."

"La classe politicienne, ajoute ce comte-rendu, défigure et tronque trop souvent l’héritage politique (qui est pourtant un tout cohérent) et le message de Sainte Jeanne d’Arc à des fins partisanes, et cette tendance a été pointée du doigt :
« Rappelons que Jeanne d’Arc était exactement le contraire d’une laïcarde ! Rappelons qu’elle était tout sauf républicaine ! »"

 

Sur Christroi, nous remercions Thibaut de Chassey, Directeur du Renouveau Français, pour ce discours énergique qui apporte un peu d'air et de hauteur (!) parmi un marécage horizontal de sites et mouvements nationalistes tous plus croupissants, républicains et révolutionnaires les uns que les autres, et rappelle ce que doit être aujourd'hui un sain "nationalisme", ce fameux principe de transcendance trop souvent oubliés par les "nationalistes" depuis deux siècles... Et qui fut pourtant le premier message politique de l'héroïne nationale pour le salut de la France! Il y a quelque part dans cet oubli par un certain nombre de mouvements et partis dits "nationalistes", une sorte d'usurpation et de tromperie insupportable.

 

En attendant la restauration de l'"autorité politique légitime" incarnée par un principe, le duc d'Anjou, Louis XX, figure d'un Charles VII avant son sacre, figure "au service de la vérité transcendante", nous souhaitons au Renouveau Français de garder ce cap, cette verticalité, et cette espérance, sans rien y changer.

 

"Puis le chef du RF évoqua la victoire socialo-communiste à l’élection présidentielle.

Il en profita pour souligner les différences symboliques évidentes et très significatives entre nos ennemis et nous.

Eux aiment à se retrouver place de la Bastille, ainsi nommée en référence à un élément douteux de la mythologie républicaine, au milieu de symboles de l’invasion, de drapeaux étrangers, de drapeaux rouges et d’étendards du lobby dégénéré.

Ils aiment à se retrouver à cet endroit, au pied de la colonne de Juillet, elle-même surmontée par une statue représentant Lucifer… (Ce que nous n'avions pas remarqué ! Ndlr.)

« Eh bien, c’est d’autant plus fièrement que nous nous retrouvons sur une autre place, ici, au pied d’une autre statue : celle d’une véritable héroïne, merveilleuse en tous points » a affirmé Thibaut de Chassey, avant d’ajouter « et nous aussi nous proposons une diversité de drapeaux. Mais des drapeaux français et des drapeaux de nos diverses provinces ! » et de préciser que c’était là la véritable diversité française, la seule « diversité » tolérable.

 

L’allocution se conclut sur une note pleine d’espérance :

« évidemment, nous sommes moins nombreux et plus dispersés que nos ennemis, mais gardons en tête que cela peut changer rapidement, quand les circonstances seront plus favorables et si nous sommes parvenus à préparer suffisamment de consciences » et « surtout n’oublions pas que les révolutions sont l’œuvre du petit nombre, et que Sainte Jeanne d’Arc, c’est typiquement la victoire du petit nombre, par la radicalité de son engagement, par son extrême générosité, par son abnégation, par sa foi et son espérance inébranlables et bien sûr avec l’aide de la Providence, qui doit se mériter. »

Pour finir, les manifestants furent remerciés « d’être venus aujourd’hui pour témoigner que la flamme n’est pas éteinte, pour rendre hommage à sainte Jeanne d’Arc et demander son intercession et enfin – en cette période de honte, de confusion et de reniement, d’être venus poser un acte d’honneur français ».

Après quoi, une bonne partie des participants se retrouva pour un pique-nique convivial avant de rejoindre le défilé catholique de l’après-midi.

Chaque année, notre défilé parisien d’hommage à la « sainte de la Patrie » s’améliore.
Venez encore plus nombreux l’année prochaine !"

 

Fin de citation

 

Source: http://renouveau-francais.com/?p=834

Publié dans : Doctrine politique - Par Ingomer
Ecrire un commentaire - Voir les 2 commentaires
Vendredi 18 mai 2012 5 18 /05 /Mai /2012 00:00

Roi de Suède depuis 1150, Eric IX était également appelé Erik le Saint (den Helige) ou saint Eric. Il fut tué en 1160 par un prince danois.  

Fort pieux, Eric usa de toute son influence pour évangéliser ses sujets par la codification des lois de son royaume qu'il rédigea dans un esprit chrétien, sans vouloir les forcer à la conversion. Eric améliora aussi le sort des femmes.

 Il décida de conquérir la Finlande, autant pour l'expansion de son domaine que pour y porter l'Évangile.

 

 Il est le fondateur de la « dynastie d'Erik » qui alternera avec la dynastie de Sverker sur le trône de Suède jusqu'au début du XIIIe siècle.

 

 

 

 

Selon wikipedia, "son règne est marqué par la première tentative peut-être légendaire de conversion des Finlandais païens. Selon la Vita Santi Erici rédigée par l'évêque Israël Erlandsen de Västeras (Suède) (1328/1329†), il aurait organisé une croisade en Finlande au cours de laquelle l'évêque Henri d'Uppsala aurait trouvé la mort tué d'un coup de hache par un nouveau converti."

 

Il fut assassiné le 18 mai 1160 à la sortie d'une messe à Turku, port situé au sud-est de la Finlande. Considéré comme martyr, il devint ainsi le saint patron de la Suède : Erik den Helige. 

 

Chasse de saint Éric à la cathédrale d'Uppsala

Chasse de saint Éric à la cathédrale d'Uppsala

  

Sources:

 

(1) http://www.levangileauquotidien.org/main.php?language=FR&module=saintfeast&localdate=20110518&id=4148&fd=0

(2) http://fr.wikipedia.org/wiki/%C3%89ric_IX_de_Su%C3%A8de

Publié dans : Saints du jour - Par Ingomer
Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires
Jeudi 17 mai 2012 4 17 /05 /Mai /2012 00:00

"Jésus s'approcha d'eux et leur adressa ces paroles : 'Tout pouvoir m'a été donné au ciel et sur la terre. Allez donc: de toutes les nations faites des disciples, les baptisant au nom du Père et du Fils et du Saint-Esprit, leur apprenant à garder tout ce que je vous ai prescrit. Et moi, je suis avec vous tous les jours jusqu'à la fin des temps'" (Evangile selon Saint Matthieu, XXVIII, 18-19).

 

 

 

 

Le quarantième jour depuis sa résurrection, Jésus-Christ apparut à ses disciples, et, après leur avoir donné ses dernières instructions, et commandé de prêcher l'Evangile à toutes les nations, les baptisant au nom du Père, et du Fils, et du Saint-Esprit, il leur promit qu'il serait avec eux et avec son Eglise jusqu'à la consommation des siècles, pour la soutenir, la gouverner et la faire triompher de l'enfer et du monde. Il les mena ensuite sur le mont des oliviers, et, étant arrivé à la sommité, il les bénit de sa main adorable, et il quitta la terre en s'élevant au ciel, porté majestueusement sur une nuée lumineuse qui le déroba à leurs yeux.

 

Il n'est pas possible au langage humain d'exprimer ici la gloire ineffable du Sauveur en entrant dans la Jérusalem céleste, où il alla s'asseoir à la droite de Dieu son Père.

 

Les heureux témoins de son ascension tenaient encore leurs yeux levés vers le ciel, quand deux anges leur apparut et leur dirent : "Galiléens, pourquoi vous arrêtez-vous à regarder le ciel ? Ce Jésus, qui, en vous quittant, s'est élevé dans le ciel, viendra de la même manière que vous l'y avez vu monter", annonçant ainsi son retour à la fin du monde. Les disciples rentrèrent avec joie à Jérusalem, pour se disposer, par la retraite et la prière, à recevoir le Saint-Esprit, comme le divin Maître le leur avait prescrit, en les assurant que cet Esprit-Dieu répandrait sur eux, dix jours après, ses dons les plus excellents et l'abondance de ses grâces. (1)

 

Sources:

 

(1) Vie des Saints pour tous les jours de l'année avec une pratique de piété pour chaque jour et des instructions sur les fêtes mobiles, Alfred Mame et Fils éditeurs, Tours 1867, p. XIX.

 


Ascension of Jesus--Beethoven Oratorio: Christ on the Mount of Olives--Hallelujah
Publié dans : Saints du jour - Par Ingomer
Ecrire un commentaire - Voir les 3 commentaires
Mercredi 16 mai 2012 3 16 /05 /Mai /2012 23:00

Une information nous venant du Gabon montre l'état actuel de la démon-cratie dans ce pays: des sacrifices humains pour être élus, former un gouvernement, se maintenir ou accéder à des postes importants...

 

L’Eglise catholique veut endiguer le phénomène des crimes rituels.

Chaque année, le 28 décembre sera dédié aux victimes innocentes

Libreville, 16 mai 2012 (Apic) La Conférence épiscopale catholique du Gabon (CEG) a plaidé en faveur d’une accentuation de la lutte contre la recrudescence des sacrifices humains et des crimes rituels à caractère fétichiste. Selon l’Association de lutte contre les crimes rituels au Gabon (ALCR) font chaque année "pas moins de 100" victimes à travers le pays.

Les prélats ont décidé que la journée du 28 décembre de chaque année, qui est la fête des Saints Innocents, sera une journée de prière pour les victimes innocentes de toute forme de violence.

   Pour l’année 2011, l’ALCR a dénombré 62 cas de sacrifices humains dont 28 enfants, 20 femmes et 14 hommes. Selon les médias gabonais, de nombreux cas de crimes rituels impliquent des personnalités politiques.

Des personnalités politiques impliquées

 

Ces pratiques criminelles ont lieu souvent lors d’élections ou de la formation d’un gouvernement, dans le but de se maintenir ou d’accéder à des postes du gouvernement, ou encore d’être élus. C’est l’un des sujets tabous au Gabon. La société civile et la population dénoncent sans cesse cette pratique, mais la justice ne s’en est jamais saisie.

Vers la fin du mois d’avril dernier, après la diffusion d’un documentaire sur les crimes rituels au Gabon par la télévision française "Canal +", le président gabonais Ali Bongo s’est indigné du phénomène. Il a convoqué une réunion d’urgence de son gouvernement "pour ordonner la fin de cette pratique barbare".

 Pour sa part, l’Eglise catholique s’est engagée depuis février, à combattre les sacrifices humains. Dans ce cadre, sa commission "Justice et paix" organise samedi 19 mai prochain une table-ronde pour débattre de la question. Pour les responsables de l’Eglise catholique au Gabon, il est "inadmissible que les auteurs et les commanditaires de ces actes crapuleux demeurent presque toujours impunis". Ils les qualifient "pratiques contraires à toute valeur humaine et chrétienne" et exhortent les forces de sécurité à assumer pleinement leur mission "et que justice soit faite". (apic/ibc/be)

 

Source: http://www.kipa-apic.ch/index.php?&pw=&na=0,0,0,0,f&ki=231747 

------------------------------------------------------------------------------------------

Note de Christroi. Les sacrifices humains sont connus dans la tradition biblique comme étant des sacrifices rendus à Baal ou Bel, qui est Satan. C'est un dieu qui demande des sacrifices humains.

"Au temps de Daniel, son culte s'était conservé dans toute sa splendeur. Le célèbre temple de Bel, bâti au milieu de Babylone, servait de sanctuaire à un énorme serpent, que les Babyloniens entouraient de leurs adorations (Et erat draco magnus in loco illo, et colebant eum Babyloni... Tulitque Daniel picem, et adipem, et pilos, et coxit pariter : fecitque massas, et dedit in os draconis, et diruptus est draco. Dan., XIV, 22 et seq.)

 

"Baal était le principal dieu. Baal signifie le Seigneur, le Maître...

  • Dans les derniers temps, on le figura la tête entourée de rayons. C'était en effet le soleil divinisé, et aussi la nature considérée comme Dieu (panthéisme). On distingua un grand nombre de Baals, qu'on considéra peu à peu comme des dieux différents, mais qui n'était en réalité que des personnifications des attributs du Baal principal ou bien ce Baal honoré en des dieux différents.

Considéré comme présidant aux traités et aux alliances, il devint Baal-Berith, Juges IX, 4; comme roi, il prit chez les Ammonites le nom de Moloch, Milcom ou Malkom;

  • comme dieu des mouches, ces insectes si nombreux et si désagréables en Palestine, il fut appelé Béelzébub, IV Rois, I, 2.
  •  
  • Sur le mont Hermon, on l'appelait Baalhermon, Juges III, 3, et Baalgad: à Hazor, il devenait Baalhazor, II Rois XIII, 23; à Peor ou Phégor, Béelphégor;...
  •  
  • du temps du prophète Elie, sous Achab, le texte sacré nous parle de quatre cent cinquante prêtres de Baal et de quatre cents prêtres d'Aschéra, III Rois XVIII, 19-40; Jérémie, II, 28. Ses autels étaient nombreux, Jérémie XI, 13; III Rois XVI, 32; IV Rois XI, 18. On lui offrait des holocaustes et même des victimes humaines, Jérémie XIX, 5.
  •  
  • les sacrificateurs exécutaient autour de l'autel des danses frénétiques, accompagnées de cris sauvages: ils se meurtrissaient eux-mêmes et s'enlevaient avec des instruments tranchants des lambeaux de chair pour attirer l'attention du dieu, par la vue de leur corps ensanglanté, III Rois XVIII, 26-28.
  • La nature (Panthéisme) et le soleil étaient adorés par les Moabites et par les Ammonites, sous le nom de Moloch (Abbé Vigouroux, Vulgate Juges VI, 25, note 25)

Des cultes homicides

 

"Les cultes aux Baalim exigeaient de leurs adeptes de mettre à mort de jeunes enfants en les faisant passer par le feu afin d'apaiser le Baal ":

  • (Vulgate), II Paralipomènes XXVIII, 1 Achaz avait vingt ans quand il commença à régner, et il régna seize ans à Jérusalem. Il ne fit point ce qui était droit en la présence du Seigneur, comme David son père; 2. [...] il fondit même des statues aux Baalim. 3. C'est lui qui brûla de l'encens dans la vallée de Bénennom, et qui fit passer ses enfants par le feu, selon les coutumes des nations que détruisit le Seigneur à l'arrivée des enfants d'Israël.
Publié dans : Religion - Par Ingomer
Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires
Mercredi 16 mai 2012 3 16 /05 /Mai /2012 22:59

Alors qu'hier des retraits d'argent dans les banques grecques ont atteint 700 millions d'euros, et que le président de la République grecque Carolos Papoulias a estimé que "la situation" serait "pire au cours des deux prochains jours", dans la même journée du 15 mai 2012, un entretien accordé à la chaîne de télévision France 24, la directrice générale du Fonds monétaire international Christine Lagarde, bien informée de la la récalcitrance des Grecs à adopter les mesures dites "de sortie de crise", a évoqué à Paris la possibilité... d'une « sortie ordonnée » de la Grèce de la zone euro.

 

Ainsi, alors que jusqu'à présent cette option de la sortie de la Grèce de la zone euro était impensable (on ne sort pas comme ça d'une prison) car pouvant toucher par ricochée des pays endettés de la zone euro comme le Portugal, l'Italie, l'Espagne et la France... il semble que suite aux élections législatives grecques qui ont vu l'écroulement des deux grands partis de gauche et de droite et la montée des partis d'extrême gauche et droite, la levée de la tête du peuple grec déplaise en haut lieu. Les élites ont alors décidé de se débarasser le plus vite possible de ce peuple grec indocile. 

 

Christine Lagarde a expliqué hier froidement qu'une sortie de la Grèce de la zone euro "fait partie des options qu'on est obligé de regarder techniquement", ajoutant: "dans les fondamentaux, il n'y a pas 36 solutions malheureusement"...

 

Le "techniquement" doit faire partie des "valeurs" du Nouvel ordre mondial et de la démocratie dite "européenne" ! Ils ont endetté les pays européens, ils leur ont imposé des mesures d'austérité insoutenables ! Et à présent ils envisagent de sortir les peuples qui votent mal ! Ils peuvent le faire avec la Grèce, avec le Portugal et l'Espagne peut-être..., mais ils ne pourront pas le faire avec l'Italie, ou la France. A ce rythme, ils nous sortiront tous de l'euro-crature !

Publié dans : Démocrature, caste, oligarchie, empire - Par Ingomer
Ecrire un commentaire - Voir les 2 commentaires
Mercredi 16 mai 2012 3 16 /05 /Mai /2012 07:58

Un lecteur (merci à Domremy) nous informe qu'ILS essaient de liquider un film sur les Cristeros mexicains (1926-1929) partis en guerre contre la franc-maçonnerie dirigeante engagée dans l'extermination de l'Eglise catholique et du Christ au Mexique, guerre également connue sous le nom de "Cristiada", Cristeros signifiant "partisans du Christ".

CRISTIADA
Pour une présentation, voir : http://www.americatho.org/cinema-catholique/%C2%A1viva-cristo-rey-un-film-americain-sur-les-cristeros

 


ILS essaient de liquider le film de Dean Wright, celui qui parle du combat des Cristeros mexicains partis en guerres contre la franc-maçonnerie dirigeante engagée dans l’extermination de l’Eglise Catholique et du Christ au Mexique.
Qui sont ces ILS ?
Les mêmes que ceux qui ont tout fait pour couler « Passion » de Mel Gibson ou « Katyn » de Wajda en ne les distribuant pas, en liquidant toute promotion : En France ces distributeurs qui ont refusé de distribuer La « Passion » s’appellent Marin Karmitz président de la Fédération Nationale des Distributeurs de Films (Boycott : Ancien militant maoïste, Marin Karmitz, président du MK2 Group =premier distributeur indépendant français).

 
La France, par la grâce de cette mafia a failli être le seul pays d’Europe à ne pas montrer le film de Mel Gibson et c’est le producteur tunisien Tarak Ben Amar qui a relevé le défi de le distribuer après avoir affirmé : "J'ai cru que c'était mon devoir en tant que musulman qui croit en Jésus et parce que je respecte et j'ai été élevé dans les trois religions (monothéistes, ndlr) de faire voir ce film aux Français, de leur donner la possibilité de le juger par eux-mêmes".
Ne nous y trompons pas, les distributeurs félons de France, après ceux des USA qui nous abreuvent de leurs torchons pornographiques anticatholiques vont récidiver avec « Cristiada ». Cristiada n’a toujours pas de distributeur en France.
Alors à nos plumes pour le donner à connaître !
Et qu’attendent nos paroisses pour investir dans des cinémas où nous pourrions voir ces films au lieu de construire, sous prétexte de modernisme, des églises plus lugubres que des parkings de voiture : en nous donnant à connaître les plus belles pages de nos héros, martyres catholiques de ce siècle, qui ont pour nom « Cristeros » ils feraient plus pour la diffusion de notre foi qu’ils ne le font avec ces hangars aseptiques qui font fuir.

POUR « CRISTIADA » VOICI LA TRADUCTION D’UN ARTICLE POLONAIS TROUVE SUR « MARUCHA »
http://marucha.wordpress.com/
Posted by Marucha w dniu 2012-05-15 (wtorek)

« Cristiada » toujours empêché de gagner le large. Les gauchistes craignent la Contre-Révolution d'une culture populaire.


Après de multiples contretemps, la production la plus chère du cinéma mexicain accompagnée d’une distribution hollywoodienne qui raconte la contre-révolution Catholique au Mexique, arrive sur les écrans américains. Cependant le film ne jouit pas du millionième de la promotion qui nous fut assénée lors des baratins qui ont suivi la sortie du film antichrétien de Dan Brown. Nos « élites » auraient–elles peur de « Cristiada ».

 

La première du film qui nous raconte la révolte des années 1926-1929 des Catholiques mexicains, a eu lieu il y a un mois à l’Institut papal des Augustiniens Patristiques. A l’origine du film nous trouvons le producteur Pablo Jose Barroso déjà réalisateur du du célèbre film « Guadalupe ».
« Le film raconte l’histoire de 5 personnes ordinaires se levant pour la défense de leurs droits »- nous dit le réalisateur Dean Wright dans son interview pour la CNA. « A la fin elles se trouvent en plein cœur de la guerre civile, obligées de se décider et de savoir si elles sont à même de lutter pour leur liberté et jusqu’où elles peuvent aller pour cette défense »-ajoute le réalisateur, qui avait auparavant travaillé dans « Le Seigneur des Anneaux « et dans « Le monde de Narnia ».

Les personnes qui ont vu le film affirment qu’ « il est bouleversant ». Le rôle principal est tenu par l’acteur et réalisateur hollywoodien Andy Garcia connu pour son anticommunisme et son attachement au Christianisme : il incarne le chef des « Cristeros », Enrique Gorostieta Velarde. « Son but est de restituer au peuple ses droits religieux. Nous assistons à son retour à la foi et au recouvrement d’un sens à sa vie »- nous explique le réalisateur. La participation de Garcia, qui nous a prouvé déjà dans son film anticastriste « La Havane, ville perdue » qu’il pouvait s’opposer mainstream hollywoodien, nous garantit que la représentation ne sera pas une version féérique de l’insurrection catholique. Dans le film aussi l’acteur de légende qu’est Peter O’Toole incarnant le rôle du prêtre Christopher ne peut que renforcer la valeur du scenario. Cet acteur ne se commet pas dans des productions médiocres.


Le film nous raconte les persécutions subies par les Catholiques dans le Mexique gauchiste . En 1926 le président du Mexique Plutarco Elias Calles a commencé par introduire des lois contre l’Eglise Catholiques. Calles était franc-maçon et socialiste surnommé «l’ antichrist ». Sous son gouvernement les écoles et la plupart des églises catholiques furent fermées et l’enregistrement de tous les prêtres catholiques fut ordonné. Pour répondre à ces mesures fut créée la « Ligue Nationale de Défense de la Liberté Religieuse » organisant des actions de désobéissance civile consistant, entre autres, dans le boycott de toutes les entreprises et institutions gouvernementales. Deux millions de Mexicains signèrent une pétition demandant au pouvoir d’abolir les lois constitutionnelles anticatholiques. Simultanément éclatait l’insurrection connue dans l’histoire sous le nom de « Cristiada » et ses acteurs se sont couverts de gloire sous le nom de « Cristeros » , « les partisans du Christ ». En peu d’années de combat contre les socialistes 90 000 d’entre eux sont morts.


« La difficulté que j’ai à trouver une maison de distribution qui veuille s’occuper de distribuer ce film reste pour moi un mystère »- remarqua Barroso lors de la première au Vatican. Dans l’une de ses interviews le producteur a raconté ses tentatives visant à amener son film sur les écrans et l’étrange hasard qui a fait que son offre s’est vu torpillée par tous les grands entrepreneurs de spectacles du monde.



Nous nous sommes adressés à toutes les plus grandes maisons de distribution du cinéma, conformément aux pratiques en cours en ne négligeant rien. Nous étions persuadés que la qualité technique parfaite du film, son histoire convaincante, la qualité de sa distribution de par la présence d’acteurs de renommée mondiale dans les rôles principaux nous seraient favorables et malgré tout cela nous n’avons rien obtenu pendant des mois hormis des obstacles.
Le producteur a affirmé qu’aucun des distributeurs n’a pris connaissance des détails du scenario mais que tous savaient que le film serait un four et qu’il est … fait pour une petite « niche ». Le portail catholique « La Bussola quotidiano » a cependant remarqué que cette argumentation est une drôle de chose et a rappelé qu’à sa réalisation ont participé le gagnant de l’Oscar pour les effets spéciaux du film « Le Seigneur des Anneaux », et que le film est rempli de stars. De plus, qualifier le film de « fait pour une petite niche » ne peut qu’entrainer un sourire apitoyé. A moins que les distributeurs ne considèrent les catholiques que comme des habitants des catacombes.

Sur les écrans mexicains le film est apparu en Avril, distribué par la Fox. En Juin il doit finalement sortir sur les écrans U.S. Il ne semble bénéficier d’aucune publicité, ne serait–ce que la moitié de celle dont a bénéficié le torchon réalisé par Ron Howard à partir de la bafouille de Dan Brown.

« Cristiada » est un film qui exaspère l’establishment gauchiste du monde cinématographique. Il raconte enfin l’insurrection des catholiques au temps du grand chambardement athée des âmes, qui s’avère de jour en jour plus visible dans notre monde . De plus le film est un film à grand spectacle et peut amener au cinema des bataillons de jeunes gavés de pop culture. Et c’est une menace quasi mortelle. Attendons donc ce film venu du Mexique. Et espérons qu’il n’aura pas le destin de l’excellent film hollywoodien « There be dragons » sur le fondateur de l’Opus Dei dont on attend, vainement jusqu’à ce jour, la distribution en Pologne. Cristiada, ce film menaçant les "laïques" athées, subira-t-il le même sort ? Ou, peut-être deviendra–t-il dans la culture populaire la continuation de la révolution catholique qui a sauvé la foi en Christ au Mexique ?

ŁukaszAdamski http://www.fronda.pl
Note du traducteur :
Cet article de Fronda retransmis sur le site Marucha a amené chez l’administrateur de ce dernier site la remarque suivante :
Cet article est O.K. si ce n’est le verbiage concernant « l’establishment gauchiste » ou « communiste ». Chacun sait que les medias et notamment la distribution des films sont dans les mains de nos « Frères Ainés » et que ce sont eux qui se caractérisent par leur haine furieuse de tout ce qui est chrétien. Ils bloquent la sortie des films, « facilitent » toutes les critiques abjectes etc.
Admin.

------------------------------------------------

- Pour avoir interprété Jésus dans "La Passion du Christ" de Mel Gibson, l’acteur Jim Caviezel ostracisé par Hollywood

Publié dans : Films - Par Ingomer
Ecrire un commentaire - Voir les 3 commentaires
Mercredi 16 mai 2012 3 16 /05 /Mai /2012 00:00

Evêque d'Amiens très populaire au VIe siècle, il le fut encore plus après sa mort.  

 

Quand, jeune homme, il annonça à sa nourrice qu'il voulait devenir prêtre, elle était en train de faire cuire son pain. "Et quand ma pelle aura des feuilles, tu seras évêque !" se moqua la brave femme. Sous ses yeux ébahis, la pelle se mit à reverdir. En souvenir de ce miracle, en 1202, un boulanger parisien offrit 9 arpents de terre pour construire une chapelle à saint Honoré qui devint ainsi le saint patron des boulangers.

 

Un jour, en pleine Messe, Honoré vit le Christ venir consacrer lui-même le pain eucharistique.

 Lupicin, prêtre du diocèse d'Amiens, reçut un jour la révélation du lieu où étaient enterrés les martyrs Firmin, Victoric et Gentien, morts en l'an 303. Il creusa le sol et découvrit leurs corps. Dans sa joie, il entonna un hymne d'allégresse dont les accents atteignirent Honoré qui se trouvait à plus de deux lieues de là. L'évêque, accompagné du clergé et d'un grand concours de fidèles, arriva bientôt et procéda à l'Invention des reliques.

 

Saint Honoré évangélisa des contrées où la foi chrétienne était encore mal connue et il obtint d'innombrables conversions. Au cours d'une de ses visites épiscopales, il mourut à Port-le-Grand, le 16 mai 600, et fut enterré dans son village natal. Son corps fut placé sous le maître-autel d'une église bientôt bâtie en son honneur.

Une procession avec la châsse contenant ses reliques fit venir la pluie en temps de sécheresse. 

 

Saint Honoré est vénéré au XIesiècle tant et si bien que sa renommée s'étendit à Paris où des picards émigrés lui construisirent une église. La rue Saint-Honoré et le faubourg Saint-Honoré l'ont rendu célèbre dans le monde entier. On a donné son nom à une pâtisserie, le Saint-Honoré.

 

Depuis qu'au XVème siècle, à Paris, des boulangers et pâtissiers de Paris décidèrent de créer une confrérie qui se retrouverait dans une chapelle lui étant dédiée, il est leur saint patron.

 

Il est fêté le 16 mai chez beaucoup de boulangers à travers toute la France : c'est la "Fête du pain". L'occasion de célébrer une fois l'an sur le lieu des moissons, au moulin et au fournil, le travail des céréaliers, des meuniers et des boulangers qui maintiennent la tradition du bon pain français.

 

Sources : 1, 2, 3, 4

 

 

 

 

 Saint Honoré Vitrail de l'Eglise de Saint Honoré-Les-Bains de la paroisse de Chatillon en Bazois, dans le Parc naturel du Morvan

 

   

Publié dans : Saints du jour - Par Ingomer
Ecrire un commentaire - Voir les 1 commentaires
Mardi 15 mai 2012 2 15 /05 /Mai /2012 08:14

Add. 17 mai 2012. Un article du site "Ripoublik" prétend que nous reconnaitrions "enfin" nos "erreurs" pour rejoindre les analyses de Franck Abed. Rien n'est plus faux. Nous nous sommes opposés à Franck Abed, pour avoir affirmé plusieurs fois et répété dans des articles publiés sur le site "Ripoublik", qu'avant 1789 il n'y avait pas de nation française, que le terme de "nation" était une invention révolutionnaire : ce que nous avions appelé le "négationnisme de la nation française" par Franck Abed dans l'article "Philippe Ploncard d'Assac répond à Franck Abed" (lire les commentaires pour retrouver l'historique réel de ce qui nous opposa à ce personnage).

Si nous prenons nos distances avec les sites et mouvements nationalistes, nous ne prétendons pas comme Franck Abed que la "nation" est une invention révolutionnaire. Il est évident que la nation et le terme même de nation existait bien avant 1789. On en trouve la mention dans le Pseudo-Frédégaire, prologue de la Loi salique, rédigé en 763-764 à la chancellerie royale... Et dans l'Evangile où le Christ montant au ciel demandait d'aller évangéliser toutes les nations, "les baptisant au nom du Père, et du Fils, et du Saint-Esprit" (Matthieu. 28-19).

Quand nous parlons du "nationalisme" nous pensons aux mouvements, sites et partis politiques plaçant Dieu en-dessous de la nation. Le jour où un "nationalisme" replacera Dieu en valeur première, sur le principe johannique "Dieu premier servi", nous serons les premiers à nous dire "nationaliste". La monarchie en ce sens était bien nationaliste. Ce qu'ont tendance à oublier les "nationalistes" d'aujourd'hui et les négationnistes de la nation française avant 1789.

 

 -----------------------------------------------------------------

Nous souhaitons publier une mise au point : Pourquoi le "nationalisme" est une impasse pour l'avenir ? Pourquoi sur Christroi, nous prendrons désormais nos distances vis-à-vis des mouvements et sites "nationalistes" qui nous donnent l'impression de tourner en rond dans la plus parfaite incohérence ? 

 

Le nationalisme du début du XXe siècle a pu se présenter comme un système par défaut d'une Monarchie qui aux XVIII et XIXe siècles s'est compromise avec la franc-maçonnerie, avec les résultats que l'on sait (Faiblesses d'un Louis XV ou d'un Louis XVI face à la maçonnerie; Louis XVIII et Charles X "initiés" qui ont fini chassés...) La mort du comte de Chambord (1883), a laissé les monarchistes divisés entre Bourbons d'Espagne et Orléanistes. La IIIe république a pu tranquillement établir son pouvoir et déclencher la Iere Guerre mondiale. L'absence tout au long du XXe siècle d'un corpus doctrinal légitimiste étoffé, a pu laissé la droite (respectant l'ordre naturel) en déshérence pendant près d'un siècle, se divisant entre gaullistes, libéraux et "nationalistes". Mais, aujourd'hui, ce n'est plus le cas, le courant royaliste légitimiste est bien présent sur les réseaux sociaux et internet. Avec l'expérience du passé, on peut définitivement dire que le nationalisme est devenu une impasse faute de base doctrinale solide et par validation des idées de la Révolution. 

 

Ainsi si le nationalisme d'un Charles Maurras a pu être défendable lorsqu'il avançait que le "nationalisme intégral" (1) est le royalisme, le nationalisme contemporain est devenu inacceptable par son républicanisme et sa validation de l'idéologie révolutionnaire. Cette évolution négative et cette pente était d'ailleurs prévisible par la présence d'un soubassement intellectuel révolutionnaire dans la doctrine nationaliste même d'un Charles Maurras, comme nous allons le voir. Ce "nationalisme" boiteux et en béquilles était condamné dès le départ à dégénérer dans ce que nous connaissons aujourd'hui avec un Front national validant la république, des mouvements "nationalistes" ne pesant politiquement qu'1 ou 2% et validant à leur tour la république et les soubassements idéologiques de la Révolution ("Oeuvre française"), ou seulement l'idéologie révolutionnaire ("Action française"), bien qu'en feignant de la condamner.

 

Le nationalisme n'est plus ni acceptable ni défendable parce qu'il méconnaît les principes du royalisme, tels que reçus et déposés dans le Manifeste légitimiste (I), il valide l'idéologie révolutionnaire et idôlatre la nation de la même manière qu'un vulgaire barbare révolutionnaire (II). Enfin, le nationalisme continue d'encourager à la participation électorale malgré les échecs patents du vote (III). 

  

(I) Le nationalisme méconnaît les principes du royalisme, tels que reçus et déposés dans le Manifeste légitimiste

 

Sur le site nationaliste "Jeune nation", on trouve un extrait d'une intervention du fondateur de l'"Oeuvre française", Pierre Sidos, lors du "XIVème Forum de la Nation, qui s'est tenu à Lyon, le 15 octobre 2011 sur le thème : «Les nationalistes et le mouvement national»". Pierre Sidos y développe les bases du nationalisme. Nous y trouvons deux paragraphes emblématiques de ce qui nous semblent être les erreurs du "nationalisme" : 

 

"Il faut dit-il, donner constamment la priorité au national sur l'étranger, aux principes sur les princes, aux idées sur les individus" (2)

 

Dans l'expression donner la priorité "aux principes sur les princes" : de quel principes parle Pierre Sidos ? L'expression est vague, elle laisse la place à toutes les interprétations. S'il s'agit de donner la priorité aux principes républicains sur les princes et prétendants actuels (Louis XX pour la branche légitime et le comte de Paris pour les Orléans), autant dire que ce nationalisme-là est un républicanisme. Et on retournerait à la case départ 1789...

 

Au "donner la priorité des principes sur les princes", dans la même intervention, Pierre Sidos ajoute que "l'existence de la nation n'est pas liée à une forme particulière de régime". C'est déjà plus clair. Qu'est-ce si ce n'est-là une idée issue de la Révolution, idée qui prétend que peu importe si nous sommes en monarchie ou en république ? L'impasse et l'incohérence des nationalistes se révèlent ici en plein jour. D'un côté ils feignent de critiquer la "démoncratie" et la "ripoublique" et d'un autre côté ils en acceptent le régime qu'ils tenteraient seulement d'améliorer via leurs "principes nationalistes". Cela ne tient pas debout. Ce ne peut être à la fois un refus de la république et une acceptation. C'est l'un ou l'autre, mais ce ne peut être les deux à la fois.

 

Enfin, la prévalence donnée aux idées laisse la place à toute les dérives idéologiques, y compris aux idéologies totalitaires qui ont pu apparaître au XXe siècle (bolchévisme, communisme, national-socialisme, démocraties totalitaires et absolues, etc.)

 

Cette erreur du nationalisme sur la primauté des idées et l'inopportunité du choix du régime politique est reproduite, à notre grande surprise, chez un nationaliste comme Philippe Ploncard d'Assac que nous avons pu trouver mieux inspiré à d'autres occasions. Là encore, ce qui compte ce sont "les principes". 

 

 

Dans cet entretien à Johan Livernette à Toulon le 24/01/2012, Philippe Ploncard d'Assac prétend que "sur le plan des idées", "un Louis XX n'apporte rien." Et ajoute, citant son livre "Le nationalisme français, régime et institutions" que "ce qui importe c'est remettre les principes constitutifs de la nation à l'honneur ... Cela peut être n'importe quoi, dit-il, un monarque, une république, un groupe d'hommes des sages des Doges de Venise. ... Ce qui prime ce sont les principes. C'est cela qu'il faut tendre à restaurer... Tant que des braves gens se fieront à un homme, ils perdront leur temps et leur argent" (sic)... Comme si l'engagement politique royaliste était une question d'argent...

 

Là encore, de quels "principes" parle le "nationaliste" ?

 

Des "principes constitutifs de la nation" ? Mais n'est-ce pas la monarchie qui a permis l'éclosion du sentiment national en France, la monarchie qui dès le VIIe siècle, dans le Pseudo-Frédégaire incorpore dans le prologue de la Loi salique, rédigé en 763-764 à la chancellerie royale, base constitutionnelle des Lois fondamentales du royaume, la mention de l'"illustre nation des francs, fondée par Dieu le Céateur" ?

 

Qu'enseigne le royalisme légitimiste ? Que même un roi mauvais vaut mieux qu'un bon président. La qualité et les avantages à long terme des institutions monarchiques traditionnelles font que même si nous avions un mauvais roi, ce mauvais roi serait encore préférable à un bon président d'une république... Et cela a été prouvé par l'expérience de nombreuses fois. Le choix du régime politique n'est donc pas inopportun, quoiqu'en pensent les Pierre Sidos, Philippe Ploncard d'Assac et autres nationalistes, il est même capital si l'on prétend être un défenseur de la nation française...

 

D'où il ressort de ces éléments que les nationalistes ne connaissent pas les principes monarchistes tels que définis dans Le Manifeste légitimiste (3). Ils en arrivent à sortir des énormités telles que "sur le plan des idées, un Louis XX n'apporte rien", "donner la priorité aux principes sur les princes"... Un Louis XX aujourd'hui incarne tout à la fois des principes (les principes politiques légitimistes) et un prince.

 

(II) Le nationalisme idôlatre la "nation" ou la "Patrie" de la même manière qu'un barbare révolutionnaire

 

Dans son intervention, Pierre Sidos explique : "Il s'ajoute l'adhésion complète aux principes généraux du nationalisme de marque authentiquement française, qui sont : le salut de la nation est la loi suprême, la légitimité prend sa source dans la durée au service de la nation, le droit de la nation est supérieur aux droits externes." 

 

Dans la "Contre-révolution spontanée", Charles Maurras écrivait : "Fondée en 1899, en pleine crise politique, militaire et religieuse, l'Action française s'inspirait du sentiment nationaliste; son oeuvre propre fut de soumettre ce sentiment à une discipline sérieuse. 'Un vrai nationaliste', posa-t-elle en principe 'place la Patrie avant tout'".

 

Dans "La Seule France", Charles Maurras écrivait encore : "c'est la préséance absolue, la suprématie totale, décisive, incontestée, du principe national et de l'idée de nation sur toute autre idée". (4)

 

Le nationalisme était déjà condamné en germe au début du XXe siècle, lorsque Maurras affirmait que la nation se trouvait au-dessus de tout : Maurras venait de condamner le "nationalisme", c'était déjà un luciférisme et un satanisme que de renverser l'ordre naturel en plaçant ce qui est en-dessous (la nation) au-dessus de tout, et ce qui est au-dessus (Dieu) en dessous...

 

Dans ces conditions, il ne faut pas s'étonner de l'échec permanent d'une telle doctrine si on se rappelle la réplique du Cardinal Pie à Napoléon III : "Le moment n'est pas venu pour Jésus-Christ de régner ? ... le moment n'est pas venu pour les gouvernements de durer". 

 

Le principe nationaliste plaçant la nation au-dessus de tout renversait ainsi le principe politique de Jeanne d'Arc, fondement de l'ordre naturel : "Dieu premier servi". Il est dès lors vain imaginer un quelconque avenir dans une telle doctrine révolutionnaire.

 

Un renversement qui conduit aujourd'hui un Front national à renier la loi naturelle et l'ordre naturel. Et des mouvements comme "Oeuvre française" ou "Action française" à continuer d'idolâtrer la nation. 

  

(III) Le nationalisme continue d'encourager à la participation électorale

 

Sur la base du "par tous les moyens, même légaux" (5) de Charles Maurras, le nationalisme continue aujourd'hui de recommander de participer électoralement "partout où on le peut".

 

Sur Christroi, à notre tour, et empiriquement nous pouvons rejeter une tactique périmée qui conduit aujourd'hui des catholiques à voter pour le "moindre mal" ou le "moindre pire" Nicolas Sarkozy au second tour de la présidentielle 2012...

 

Pour ces trois raisons, et même si certains nationalistes" préfèrent choisir l'abstention à la participation électorale, le nationalisme par les deux premières erreurs, et l'ensemble des mouvements et sites se revendiquant de cette doctrine servent, malgré eux (?), de voies de garage pour contestataires (qui s'ils n'existaient pas auraient été inventés par le système pour fonctionner...)

Si les "nationalistes" n'existaient pas, la république les inventerait ! Les nationalistes perpétuent ainsi la république génocideuse et diviseuse, soit par le vote (électeurs, partis politiques), soit par acceptation des soubassements idéologiques de la Révolution.

 

Rappelons que la France vit sous une double invasion-occupation : règne spirituel de l'étranger par invasion intellectuelle et spirituelle satanique visant à subvertir l'ordre naturel et divin en France, et règne physique de l'étranger par immigration-invasion visant à changer le peuple via le génocide par substitution

 

Dès lors, sur Chrisroi, nous ne pouvons plus nous accomoder d'une fausse doctrine politique conduisant au satanisme (le renversement de l'ordre naturel) et à la validation des soubassements idéologiques de la Révolution ("peu importe le régime"; "les idées, les principes priment sur les princes"; "la nation au-dessus de tout et avant tout", etc.), ni soutenir en aucune manière un quelconque de ces mouvements qui par leur incohérence en deviennent suffoquants. Un peu d'air et un peu de hauteur !

    

Sources :  

(1) Sur le "nationalisme intégral": Charles Maurras, La Contre-révolution spontanée, H. Lardanchet, Macon 1943, p. 145.

(2) Extraits de l'intervention de Pierre SIDOS, fondateur de l'OEuvre française, lors du XIVème Forum de la Nation, qui s'est tenu à Lyon, le 15 octobre 2011 sur le thème : «Les nationalistes et le mouvement national». Source: http://jeune-nation.com/achat/produit_details.php?id=1127

(3) http://www.monarchiefrancaise.fr/Manifeste%202%E8me%20%E9dition%2020-07.pdf en fichier pdf; en commande sur http://beaudricourt.hautetfort.com/archive/2010/09/29/manifeste-legitmiste.html 

(4)  Sur la Patrie et le principe national placé avant tout: Charles Maurras, La Contre-révolution spontanée, H. Lardanchet, Macon 1943, p. 63; Charles Maurras, La Seule France, H. Lardanchet, Macon 1941, p. 223. 

(5) Sur le "par tous les moyens même légaux" : Charles Maurras, La Contre-révolution spontanée, H. Lardanchet, Macon 1943, p. 106.

Publié dans : Doctrine politique - Par Ingomer
Ecrire un commentaire - Voir les 1 commentaires
Mardi 15 mai 2012 2 15 /05 /Mai /2012 00:00

Statue de Vierge martyre. Date prise de vue 1995, église paroissiale, Commune: Orres (Les) (Dép.05) Mélézet (le)Statue de Vierge martyre. Date prise de vue 1995, église paroissiale, Commune:  Orres (Les)  (Dép.05) Mélézet (le)

"J’ai un ami plus puissant que toi qui m’assistera dans les tortures." (Sainte Denise à son juge)

 

En Asie Mineure (Anatloie) pendant la persécution de Dèce (1) voyant des chrétiens, les saints Pierre, André et Paul à Lampsaque dans l’Hellespont (détroit des Dardanelles) (peut-être en 251 d'après le martyrologe romain), se faire lapider pour leur foi, Denyse (Denise) se jeta sur leurs corps pour souffrir le martyre avec eux. Elle fut séparée de ses compagnons puis fut torturée et décapitée. Elle n'avait que seize ans.

 

 

Panorama sur le Détroit des Dardanelles 

 

Au proconsul (gouverneur) Optimus qui l'invitait à sacrifier à la déesse Vénus, Pierre répliqua:

 "Je suis étonné que vous me proposiez de sacrifier à une femme dont les actions seraient punissables suivant vos propres lois. (1) ... Il est plus nécessaire et plus glorieux pour moi d'offrir le sacrifice de l'adoration au Dieu vivant et véritable." (2) Optimus le fit étendre sur une roue, entre des pièces de bois attachées à son corps avec des chaînes de fer, tellement disposées, que la roue, en tournant, devait lui briser peu à peu tous les os. Le martyr, levant les yeux au ciel, disait avec une tranquilité mêlée de joie : "Je vous rends grâces, seigneur Jésus, de ce que vous me donnez le courage de vaincre le tyran". Optimus, voyant qu'il était inébranlable, lui fit couper la tête.

 

 Optimus condamna André et Paul à être fouettés, puis il les livra au peuple pour être lapidés. Denyse apprenant que l'un des accusés, Nicomaque, venait d'apostasier, s'écria: "Il s'est perdu à jamais dans l'autre monde." Les gardes s'aperçurent ainsi que cette jeune fille de 16 ans était chrétienne. Le tyran donna des ordres pour qu'on la décapitât à quelque distance, ce qui fut aussitôt exécuté. 

 

PRATIQUE. Mourons au monde, et nous aurons part au bonheur des saints. 

 

 Sources:

 

(1) Vie des Saints pour tous les jours de l'année avec une pratique de piété pour chaque jour et des instructions sur les fêtes mobiles, Alfred Mame et Fils éditeurs, Tours 1867, p. 135.

(2) http://www.levangileauquotidien.org/main.php?language=FR&module=saintfeast&localdate=20110515&id=13415&fd=0http://nominis.cef.fr/contenus/saint/1159/Sainte-Denise.html

(3)  Conférences des Evêques de France

Publié dans : Saints du jour - Par Ingomer
Ecrire un commentaire - Voir les 1 commentaires
Lundi 14 mai 2012 1 14 /05 /Mai /2012 17:18

Adam Weishaupt et les Illuminés de Bavière.

 

Partie I : Introduction.

 

 

Un jeune homme de vingt-huit ans fonde le 1er mai 1776 l’Ordre des Illuminati, que les historiens appellent les Illuminés de Bavière, dans l’atmosphère des Lumières dont les facettes occultes brouillent les pistes.

 

Adam Weishaupt (1748-1830) exerce alors en qualité de professeur de droit canon à l’université d’Ingolstadt. Personnalité à la fois exaltée et froide, précurseur de ces figures technocratiques et irrationnelles des régimes totalitaires, persuadé que son destin va changer la face du monde, il adopte dès 1770 une doctrine radicalement opposée à celle des autres Illuministes comme Martinès de Pasqually, Saint-Martin, Swedenborg, Cagliostro et Mesmer.

 

 

Adam Weishaupt (1748-1830)

 

Fasciné par la figure du démon, avide de rejoindre une conspiration luciférienne qui flatte son complexe de supériorité intellectuelle, il vit dans une instabilité spirituelle dur à l’ardente soif de recherche héritée de ses ancêtres enseignants de yetsivahs, dont il abandonne la foi en se convertissant provisoirement au catholicisme.

 

Au sein de cette vénérable université contrôlée par les Jésuites de Bavière, dans ce royaume attaché à un catholicisme baroque et traditionnel, il se pose en trublion subversif et chicaneur, en dépit de ses soigneuses précautions et de ses dissimulations.

 

S’il applique avec cynisme la restriction mentale et cette discipline digne des services de renseignement, telles que les préconise la Compagnie de Jésus, c’est pour en faire l’instrument d’une volontée extrémiste, imitée des philosophes français les plus matérialistes et athées.

 

Loin de s’attacher au culte réductionniste de la déesse Raison, il ne recule pas devant les références aux mondes intermédiaires, sans pour autant structurer un corpus de ses visions occultes.

 

Il fait partie de ce courant qui qualifie d’obscurantisme religieux les mystères de la foi, lui qui ne comprend que la voix de la raison illuminée par la démystification et débarrassée des contraintes sociales.

 

Se voulant dépourvu de préjugés religieux, il considère que le Lucifer est étymologiquement porteur de lumière, donc apte à protéger ses adeptes illumati.

 

De sa fréquentation des Jésuites, il retient la date du 1er mai, début du mois de Marie, pour fonder son ordre en 1776.

 

Pour séduire ses adeptes, il conçoit un système initiatique comprenant une hiérarchie de grades. Chaque élévation de grade passe par un rejet de plus en plus radical des dogmes politiques, sociaux et religieux.

 

Voulant transformer la nature humaine par les instincts et non de manière ontologique, il ne recule pas devant les symboles inversés des sociétés traditionnelles, quitte à faire fi de la raison cartésienne à laquelle un Allemand des Lumières ne saurait se borner.

 

Par prudence tactique, il recrute lentement. Aussi, en 1780, l’Ordre ne compte-t-il que quelques dizaines de membres, mais le ralliement d’Adolf von Knigge (1752-1796) bouleverse les plans de Weishaupt.

 

Von Knigge, Hanovrien de confession luthérienne, sujet d’un roi anglican, disciple de Rousseau, lui ouvre des perspectives inattendues.

 

Partie II : La face cachée de l’Aufklärung.

 

Cette rencontre permet d’intégrer l’Ordre des Illuminati dans le courant de l’Aufklärung, ce mouvement qui intègre le renouveau philosophique dans l’héritage religieux.

 

Ceci le différencie des Lumières, lesquelles opposent la philosophie et la religion. Pourtant, ce montage n’est qu’un leurre, pour trois raisons :

 

- Weishaupt reste profondément marqué par la rigueur ignacienne, si différente de l’austérité huguenote.

 

- L’aufklärung en vigueur depuis l’édit de tolérance de Postam possède ses propres limites, y compris la mentalité parisienne des Lumières qui caractérise Frédéric le Grand.

 

- Weishaupt porte dans sa propre mentalité les causes profondes de sa rupture future avec von Knigge.

 

 

Le Hanovrien von Knigge possède mieux que Weishaupt la capacité à organiser les rituels des hauts grades, puisqu’il est familier des cours et des protocoles auliques.

 

 

Adolph von Knigge (1752-1796)

 

 

En 1784, les Illuminés comptent 2500 membres influents, souvent maçons, dont plusieurs proches de la Hofbourg de Vienne.

 

De graves tentions se font jour entre von Knigge le mystique et le Weishaupt le sectaire. Frédéric Guillaume de Prusse, successeur de Frédéric le Grand, s’inquiète de cette sédition qui attaque la religion et la société.

 

La cour de Postdam, entièrement luthérienne et comptant de nombreux Rose+Croix, est agacée aussi des manoeuvres de Vienne, rancunière depuis les guerres de Silésie. Or, Joseph II de Hasbourg protège les Illuminati, en dépit de leur programme de démantèlement des églises et des royaumes. Ce dernier empereur romain a introduit le Joséphisme, aboli le protocole bourguignon et ses robes médiévales datant de Charles-Quint, afin de les remplacer par des tenues militaires, y compris pour les fonctionnaires. S’il faut donner au Joséphisme une définition sommaire, cela pourrait ressembler au despotisme éclairé catholique. Telle est sans doute cette forme de discipline qui séduit Weishaupt, tête de turc des Jésuites d’Ingolstadt.

 

Il veut détruire l’auctoritas et le potestas sous toutes leurs formes, tant les souverains que les églises. A ses yeux, seul un gouvernement mondial peut, après une série de cataclysmes, amener l’humanité toute entière à la félicité. Il faut pour cela précipiter dans le chaos les deux grandes puissances européennes que sont l’Angleterre et la France en usant de quatre moyens :

 

- Corrompre les proches des puissants pour les manipuler.

 

- S’introduire dans l’enseignement universitaire et chez les précepteurs des princes pour modeler les esprits de ceux qui détiennent le pouvoir.

 

- Sélectionner les plus habiles pour exalter leur sentiment de suprématie sur l’humanité ordinaire, puis les admettre dans l’Ordre.

 

- S’emparer des gazettes pour contrôler l’opinion.

 

Favorable aux menées révolutionnaires, dont il pressent le potentiel en France, Weishaupt contacte plusieurs membres du futur comité de salut public, dont Robespierre.

 

Zwack, un écrivain allemand, transcrit les directives de Weishaupt. Un de leurs courriers entre Frankfort et Paris, frappé accidentellement (ou providentiellement ?) par la foudre, examiné par la police, conduit Charles Théodore, grand électeur de Bavière, à interdire l’Ordre dès mars 1784, faire traquer ses membres et fermer les loges. Les preuves saisies montrent le projet de révolution qui doivent conduire à un gouvernement mondial.

 

La manie d’universitaire et de rat de bibliothèque occasionne à Weishaupt une deconvenue dont se repaît la police, vite encombrée par un fatras de preuves compromettantes.

 

Les interrogatoires confirment la véracité des documents, sachant que ni le chef, ni les Illuminati ne brillent par le courage physique. 

 

Se réfigiant à Vienne, Salzburg, Weimar, et Gotha, ils bénéficient de la bienveillance des Habsbourg. Trop de personnages sont impliqués ; seuls les lampistes subissent quelques tracas. Bode, l’éditeur de Lessing, prend le relais de la propagande et du recrutement après le décès de von Knigge.

 

Certes, la police bavaroise saisit les documents, mais plusieurs historiens s’illusionnent en croyant que les perquisitions ont porté un coup fatal à l’Ordre. Au contraire, les petits groupes agissent comme des cellules d’agit-prop, derrière lesquelles manoeuvrent les services secrets.

 

En 1786, le gouvernement bavarois publie Les écrits originaux de l’Ordre et la secte des Illuminati, diffusés auprès des souverains et des diocèses, sans aucun effet.

 

Prenant parti de la dispersion de son organisation, Weishaupt invite John Robison à introduire l’Ordre en Angleterre. Ce maçon de haut rang dans le rite écossais, secrétaire de la société royale d’Edimbourg, professeur de philosophie près-l’université de cette ville, est surpris par le projet des Illuminati d’établir une dictature pour aider l’humanité, mais se fait confier les plans pour les étudier.

 

Lorsque éclate la révolution à Paris, Robison se décide à publier Proof of a Conspiracy to destroy all governments and religions, ouvrage qui reste aussi ignoré que celui du gouvernement bavarois.

 

L’organisation, dont les membres sont représentés chez tous les bélligérants, traverse discrètement la période des guerres napoléoniennes.

 

Seules les banques londoniennes et de Frankfort prêtent attention aux indications qui leurs sont fournies par de jeunes recrues issues de l’Ordre, et dont le couronnement de l’oeuvre se produit avec la fameuse spéculation de Waterloo.

 

En effet, les vaguemestres et les pigeons voyageurs des banques étant plus rapides que ceux de l’armée, les financiers connaissent l’issue de la bataille avant les gouvernements et la population, ce qui leur permet de faire croire à une victoire des Français, faire s’écrouler les cotations et de réussir leur spéculation.

 

Weishaupt observe l’affaire de son vivant, mais il sait que la victoire de son plan se programme au-delà d’une vie.

 

Il note avec déplasir la rebuffade du Tsar lors du congrès de Vienne : malgré l’endettement de tous les bélligérants, celui-ci refuse de suivre l’avis des banques favorables à une organisation permanente d’union de pays.

 

L’assassinat du dernier Romanov et la création de la SDN devront attendre un siècle de plus.

 

Lorsque Weishaupt meurt en 1830, il a pris soin de transcrire ses directives pour l’avenir, préparant les Illuminati à changer de vocables, mais jamais de méthode de noyautage.

 

 

Partie III : La doctrine occulte.

 

A suivre...

 

Source: http://www.democratie-royale.org/article-societes-secretes-illuminati-illumines-de-baviere-adam-weishaupt-104910086.html

----------------------------------------------------

- Weishaupt et les sites anti-conspirationnistes

- Illuminés de Bavière : l'illuminisme au XVIIIe siècle

Publié dans : Franc-maçonnerie mondialisme soc. secrètes N.O.M. - Par Ingomer
Ecrire un commentaire - Voir les 1 commentaires
Lundi 14 mai 2012 1 14 /05 /Mai /2012 09:00

L'argent des européens va dans des constructions qu'Israël détruit.

 

En plus de voler l'argent des européens (le refus de l'Europe de Bruxelles par le referendum Français de 2005 contourné par Sarkozy et le soit-disant parlement "français" rend illégitime toute levée d'impôt par l'UE), l'Europe se moque d'eux en dilapidant leur argent dans des constructions en Palestine, constructions qu'Israël s'empresse ensuite de détruire ! Lire la dépêche Afp "Israël détruit des constructions de l'UE".

 

Selon le rapport de l'organisation Displacement Working Group (DWG), l'UE (France, Pays-Bas, Grande Bretagne, Pologne, Irlande, Commission européenne) a financé la construction de 62 structures qu'Israël a rasées en 2011. La France a protesté auprès de l'ambassadeur d'Israël à Paris en avril 2012, après la démolition de deux citernes près de Hébron (sud Cisjordanie), dont elle avait financé la construction. 

 

Selon Ocha (ONG supervisée par le Bureau de l'ONU pour la coordination des affaires humanitaires), 620 structures ont été rasées en 2011 en Cisjordanie, dont 62 financées par l'UE. Ces structures se trouvaient en quasi-totalité dans la zone C de la Cisjordanie, où Israël assume les pouvoirs civils et la sécurité. 

Publié dans : Démocrature, caste, oligarchie, empire - Par Ingomer
Ecrire un commentaire - Voir les 1 commentaires
Lundi 14 mai 2012 1 14 /05 /Mai /2012 00:00

Les fidèles étant assemblés pour attendre la descente du Saint-Esprit, saint Pierre leur dit que, pour accomplir l'Écriture, il fallait choisir un douzième Apôtre à la place de Judas. Matthias et Joseph, appelé Barsabas, que sa piété extraordinaire avait fait aussi surnommer le Juste, furent jugés dignes de cette éminente dignité.

 

On se mit aussitôt en prières, on procéda à l'élection par la voie du sort afin de connaître la Volonté du Ciel, et Matthias fut désigné.

 

Nous n'avons rien de certain sur les actions de saint Matthias; on sait seulement qu'après avoir reçu le Saint-Esprit le jour de la Pentecôte, il alla prêcher l'Évangile de Jésus-Christ, et qu'il consacra le reste de sa vie aux travaux de l'apostolat.

 

Clément d'Alexandrie (+220) rapporte que, dans ses instructions, il insistait principalement sur la nécessité de mortifier la chair en réprimant les désirs de la sensualité; leçon importante qu'il tenait de Jésus-Christ, et qu'il mettait lui-même en pratique.

 

Les Grecs prétendent, d'après une ancienne tradition exprimée dans leurs ménologes, que saint Matthias prêcha la foi vers la Cappadoce et les côtes de la mer Caspienne; ils ajoutent qu'il fut martyrisé dans la Colchide, à laquelle ils donnent le nom d'Éthiopie.

 

Source

 

Publié dans : Saints du jour - Par Ingomer
Ecrire un commentaire - Voir les 1 commentaires
Dimanche 13 mai 2012 7 13 /05 /Mai /2012 09:35

Suite à l'emballement de la cathosphère tendance libérale nationale pour une union des droites afin de faire barrage à une gauche minoritaire dans le pays et empêcher l'arrivée d'une assemblée parlementaire de gauche aux Législatives de juin 2012, nous avons dit pourquoi la "normalisation" du Front national ne se fera pas.

 

Nous pouvons ajouter pour les naïfs, que le "cordon sanitaire" et l'interdiction faite à la "droite" de faire toute alliance avec le Front national remonte à une directive de 1986 de la loge 100% juive du B'Naï B'Rith (article du Monde du 26 mars 1986, image ci-dessous). C'est là, la vraie raison, de l'impossibilité pour la "droite" de faire une "alliance" avec le Front national ou d'aboutir à une "normalisation" de ce parti. C'est là aussi, la raison des déclarations des dirigeants de l'UMP affirmant qu'il n'y a pas d'alliance, de discussion ou négociation avec le Front national, ou appelant à voter PS en cas de duels PS - Front national aux prochaines Législatives. 

 

Tous ceux qui connaissant la directive du B'Naï B'Rith de 1986 continuent de faire croire qu'une "alliance" des droites ou une "normalisation" du Front national est possible sont soit des menteurs et des manipulateurs, soit des crétins.

 

Une autre preuve de l'exclusion du Front national se trouve dans le fait que tous les candidats à l'élection présidentielle 2012, dont François Hollande, ont été auditionnés par les francs-maçons du Grand Orient de France, sauf Marine Le Pen qui n'a pas été invitée.  

Publié dans : Franc-maçonnerie mondialisme soc. secrètes N.O.M. - Par Ingomer
Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires
Samedi 12 mai 2012 6 12 /05 /Mai /2012 23:59

En Janvier 2012, la principale loge de la franc-maçonnerie française : le Grand Orient de France, ou GODF pour les intimes, a auditionné les candidats à la présidentielle. Ainsi, Jean-Luc Mélenchon, Eva Joly, François Bayrou, François Hollande, Hervé Morin et Nicolas Dupont Aignan, ont défilé à la barre du temple maçonnique du GODF pour s'exprimer devant les "frères lumière". Marine Le Pen, elle, n'a pas été invitée...

 

Rappelons que le "cordon sanitaire" et l'interdiction faite à la "droite" de faire toute alliance avec le Front national remonte à une directive de 1986 de la loge 100% juive du B'Naï B'Rith (article du Monde du 26 mars 1986). 

 

 
 
 
   
Publié dans : Franc-maçonnerie mondialisme soc. secrètes N.O.M. - Par Ingomer
Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires

Calendrier

Mai 2012
L M M J V S D
  1 2 3 4 5 6
7 8 9 10 11 12 13
14 15 16 17 18 19 20
21 22 23 24 25 26 27
28 29 30 31      
<< < > >>
Créer un blog gratuit sur over-blog.com - Contact - C.G.U. - Rémunération en droits d'auteur - Signaler un abus - Articles les plus commentés