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30 juin 2015 2 30 /06 /juin /2015 15:26

Ce n’est pas le choc des civilisations que nous vivons, mais le choc de barbaries qui ne peuvent déboucher, sauf miracle, que sur une barbarie plus tyrannique encore.

(Anne Dolhein)

Guerre de civilisation… ou choc des barbaries ? (Anne Dolhein)

Et voilà Manuel Valls qui commence à s’exprimer comme Samuel Huntington, moyennement démocrate et « oligarque » autoproclamé : comme l’Américain en 1993, le Premier ministre de la France a évoqué une « guerre de civilisation ». Etait-il encore sous le choc après l’attentat islamiste de l’Isère ? Ce n’est pas si sûr. Les Renseignements français savent bien la menace islamiste à laquelle la France est exposée, et il se dit communément qu’il ne leur est pas donné le pouvoir d’agir, tant on s’attache à éviter, politiquement, la « discrimination ». Non, cette déclaration s’inscrit dans la dialectique contemporaine : méchants intégristes contre humanistes sincères. En cela, Manuel Valls joue pleinement le jeu du mondialisme.

 

[...] Guerre de civilisation… ou choc des barbaries ?

 
Ce que Manuel Valls ne dit pas, surtout pas, c’est que nous assistons à un choc des cultures chrétienne et islamique. C’est bien pour cela qu’il affirme, qu’il insiste : « Ce n’est pas une guerre entre l’Occident et l’islam. » L’Occident, peu ou prou, c’est la chrétienté, ou ce qu’il en reste. La guerre de civilisation selon Valls, c’est celle des certitudes religieuses contre les « valeurs » post-modernes. Une guerre où l’on ne se préoccupe pas de savoir si les certitudes religieuses sont vraies ou fausses.
 
Bernard Cazeneuve, ministre de l’Intérieur, a tenu lundi à préciser à sa manière le propos de Manuel Valls. Il a déclaré – sans contredire le Premier ministre au demeurant : « Il n’y a pas à faire de polémique sur ce sujet, c’est tout simplement une réalité. Ce n’est pas une guerre de civilisations au pluriel. C’est une guerre entre la civilisation humaine et la barbarie… Imaginez-vous ce que doit être le sentiment des musulmans de France, qui sont des démocrates, qui sont attachés à l’idéal humaniste qui est le nôtre et qui voient des individus dévoyer pour commettre ces crimes. Ils sont eux-mêmes blessés, ils ont eux-mêmes honte. Et bien entendu qu’ils sont dans la civilisation. »La civilisation, en un mot, c’est nous. Nous, la société post-moderne où tout se vaut et où les droits LGBT sont respectés. Où l’autorité est partagée parmi le peuple. Où le seul dogme est qu’il n’y a pas de dogme.

 

Mais est-ce une civilisation ? Nous vivons dans une autre barbarie que celle de l’islam djihadiste : une barbarie qui méprise la vie à un niveau inédit, une barbarie d’apparence douce qui s’appuie sur le refus de Dieu et de toute transcendance pour donner à chaque homme l’impression d’être son propre dieu.

 

Ce n’est pas le choc des civilisations que nous vivons, mais le choc de barbaries qui ne peuvent déboucher, sauf miracle, que sur une barbarie plus tyrannique encore.

 

Anne Dolhein

 

Source: Attentat islamiste de l’Isère : Manuel Valls dénonce une guerre de civilisation, Reinformation.Tv, 29 juin 2015 12 h 20 min·

 

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30 juin 2015 2 30 /06 /juin /2015 00:00

Saint Martial de Limoges (†v. 250), évêque des Gaules.

Dès la première moitié du IIIe siècle, Martial instaura un centre marial près de Rodez.

Les mentions écrites les plus anciennes de St Martial datent du début du Moyen Age.
Sidoine Apollinaire, évêque de Clermont mort en 488, écrit que la cité des Limousins reçut saint Martial comme évêque. Grégoire de Tours l’évoque dans son Historia Francorum (Histoire des Francs). On sait que le premier évêque fut inhumé dans le cimetière situé près de la via Agrippa.


Dans les années 1960, des fouilles furent effectuées à Limoges sous la "Place de la République", sur l'emplacement de l'ancienne abbaye Saint-Martial, le tombeau de saint Martial fut découvert ainsi qu'une mosaïque du Haut-Empire témoignant de l'importance du personnage inhumé.


Le nom de Martial sera mentionné pour la première fois dans le testament de Saint-Yrieix en 572 au sujet d'une donation faite aux clercs desservant son Tombeau.
En 848 ces clercs se firent moines. Ainsi naquit l'abbaye de Saint Martial, qui devint un grand centre de pèlerinage tout au long des XIè et XIIème siècles.

Tous les sept ans, c'est à la Grande Confrérie de Saint Martial qu'il appartient d'organiser les Ostensions à Limoges, c'est aussi elle qui a le privilège d'en arborer le drapeau qui sera fixé au clocher de l'église Saint-Michel des Lions pendant leur durée. Gardienne des Reliques du Saint, elle en perpétue la mémoire à travers les temps.

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Publié par Ingomer - dans Saints du jour
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29 juin 2015 1 29 /06 /juin /2015 19:33

L'Aide à l'Eglise en détresse (AED) avertit de l'augmentation des actes antichrétiens en Israël :

 Israël : « Que va-t-il encore arriver d’autre maintenant ? »

Israël : « Que va-t-il encore arriver d’autre maintenant ? »

 

Le 20 juin 2015

 

Après l’incendie criminel du 18 juin probablement perpétré par des extrémistes juifs contre l’Église de la Multiplication des pains, l’un des célèbres sanctuaires de Terre Sainte, les chrétiens expriment leur vive inquiétude face à une intolérance croissante.

 

Dans une interview accordée jeudi 18 juin à l’AED, Mgr William Shomali, évêque auxiliaire du Patriarcat latin de Jérusalem, s’est déclaré consterné. D’autres incidents similaires ont eu lieu au cours des dernières années, mais celui-ci est le plus violent, provoquant l’hospitalisation de deux personnes et une large destruction du sanctuaire de la multiplication des pains, l’un des lieux de pèlerinage chrétien les plus visités de Terre Sainte: « C’est une véritable escalade de la violence antichrétienne. Nous sommes en droit de nous demander ce qui va encore nous arriver d’autre maintenant »

 

Jeudi 18 juin, très tôt, des inconnus ont mis le feu au couvent de Tabgha habité par des bénédictins. L’incendie a causé des dégâts immenses dans l’atrium de l’église et dans le couvent et l’un des religieux et une collaboratrice ont dû être hospitalisés pour intoxication. Le sanctuaire, qui se situe sur la rive du lac de Tibériade, avait déjà été vandalisé en avril l’année dernière. Des extrémistes juifs y avaient endommagé et profané des croix et des autels. Jeudi, les auteurs de l’incendie ont laissé un graffiti en hébreu tagué sur l’un des murs du couvent: « Toutes les idoles seront détruites », une citation extraite d’une prière juive.

 

L’acte a été condamné dans les hautes sphères de la politique israélienne. Le président israélien Reuven Rivlin a déclaré jeudi que cette horrible profanation d’un lieu de prière ancien et sacré est une attaque contre l’essence même d’Israël. Et de réaffirmer : « En sa qualité d’État et en tant que société, Israël doit protéger et préserver les lieux saints de toutes les confessions ».

 

Le premier ministre Benjamin Netanyahou a déclaré que cet incendie criminel est une attaque « contre nous tous », rajoutant : « en Israël, la liberté de culte est l’un des principes fondamentaux et garantie par la loi. Les responsables de ce crime abject feront face à toute la force de la loi. La haine et l’intolérance n’ont pas leur place dans notre société.

 

Dans un message communiqué jeudi, l’Assemblée des ordinaires catholiques de Terre Sainte a évoqué un crime qui pèserait lourdement sur la coexistence des religions en Terre Sainte, exigeant, « vu la gravité des faits, que l’enquête soit rapide et que soient traduits en justice les auteurs de ce vandalisme. »

 

Mgr Shomali précise à l’AED que de nombreux Juifs ont immédiatement condamné cette attaque : « Comme par le passé, je continue d’avoir tendance à croire que cet acte n’a été commis que par un groupe très petit et agressif. En effet, il existe des Juifs libéraux et tolérants, des Juifs qui le sont moins, et enfin ceux qui détestent les non-Juifs. Mon inquiétude porte sur l’augmentation du nombre de personnes radicalisées et sur l’accroissement de leur degré d’intolérance. »

 

L’AED avait participé à la reconstruction du couvent, inauguré en 2012.

 

Source: Israël : « Que va-t-il encore arriver d’autre maintenant ? », Aide à l'Eglise en détresse, le 20 juin 2015

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29 juin 2015 1 29 /06 /juin /2015 15:56
Cardinal Caffarra : l'idéologie du genre est l'œuvre du diable

Lu sur le blog de Jeanne Smits :



La lucidité du cardinal Caffarra : l'idéologie du genre est l'œuvre du diable. "C'est la fin. L'Europe est en train de mourir."

Le cardinal Carlo Caffarra a longuement évoqué l'idéologie du genre, le « mariage » gay et la « glorification de l'homosexualité » qui annonce toujours la fin des civilisations, dans un entretien qu'il a accordé au journal italien Il Tempo à la veille de la marche pour la famille à Rome le 20 juin dernier. Je vous propos ici ma traduction de ce texte important, qui est un appel à ne jamais baisser les armes, quoi qu'il en coûte. – J.S.

"Plusieurs réflexions m’ont traversé l’esprit à l’occasion de la motion votée par le Parlement européen. La première est celle-ci : c’est la fin. L’Europe est en train de mourir. Et peut-être même n’a-t-elle aucune envie de vivre, car il n’y a pas de civilisation qui ait survécu à la glorification de l’homosexualité. Je ne dis pas : à l’exercice de l’homosexualité. Je parle de la glorification de l’homosexualité. Et je fais une incise : on pourrait observer qu’aucune civilisation n’est allée jusqu’à proclamer le mariage entre personnes de même sexe. En revanche, il faut rappeler que la glorification est quelque chose de plus que le mariage. Dans divers peuples l’homosexualité était un acte sacré. De fait, l’adjectif utilisé dans le Lévitique pour juger la glorification de l’homosexualité à travers le rite sacré est celui d’« abominable ». Elle avait un caractère sacré dans les temples et dans les rites païens.

C’est si vrai que les deux seules réalités civiles, appelons-les ainsi, les deux seuls peuples qui ont résisté pendant de nombreux millénaires – en ce moment je pense surtout au peuple juif – ont été ces deux peuples qui ont été les deux seuls à contester l’homosexualité : le peuple juif et le christianisme. Où sont les Assyriens ? Où sont les Babyloniens ? Et le peuple juif était une tribu, il paraissait n’être rien par rapport aux autres réalités politico-religieuses. Mais la réglementation de l’exercice de la sexualité que nous rencontrons, par exemple, dans le livre du Lévitique, est devenu un facteur de civilisation extrêmement important. Voilà ma première pensée : c’est la fin.

Ma deuxième réflexion est purement de foi. Devant de tels faits je me demande toujours : mais comment est-il possible que dans l’esprit de l’homme puissent s’obscurcir des évidences aussi originelles, comment est-ce possible ? Et je suis arrivé à cette réponse : tout cela est une œuvre diabolique. Littéralement. C’est le dernier défi que le diable lance au Dieu créateur, en lui disant : « Je vais te montrer comment je construis une création alternative à la tienne et tu verras que les hommes diront : on est mieux ainsi. Toi, tu leur promets la liberté, je leur propose d’être arbitres. Toi, tu leur donnes l’amour, moi je leur offre des émotions. Tu veux la justice, et moi, l’égalité parfaite qui annule toute différence.

J’ouvre une parenthèse. Pour quoi dis-je : « création alternative » ? Parce que si nous retournons, comme Jésus nous le demande, au Principe, au dessein originel, à la manière dont Dieu a pensé la création, nous voyons que ce grand édifice qu’est la création est érigée sur deux colonnes : la relation homme-femme (le couple) et le travail humain. Nous parlons maintenant de la première colonne, mais la deuxième aussi est en train de se détruire… Nous sommes, par conséquent, face à l’intention diabolique de construire une création alternative, qui défie Dieu dans l’intention de voir l’homme finir par penser qu’on se trouve mieux dans cette création alternative ?

Troisième réflexion: « Jusques à quand, Seigneur ? » La réponse qu’il nous donne fait référence au livre du Nouveau Testament, l’Apocalypse…

Dans ce livre on raconte que les pieds de l’autel céleste sont ceux qui sont assassinés par la justice, par les martyrs qui disent sans cesse : « Jusqu’à quand vas-tu rester sans venger notre sang ? » (Ap. 6, 9-10). Et cette réponse me vient spontanément : Jusqu’à quand Seigneur, ne défendras-tu pas ta création ? Et une nouvelle fois la réponse de l’Apocalypse résonne en moi : « Il leur fut dit qu’ils attendissent en repos encore un peu de temps, jusqu’à ce que fût rempli le nombre de ceux qui étant leurs frères et serviteurs comme eux, devaient aussi bien qu’eux souffrir la mort. » Quel grand mystère que la patience de Dieu ? Je pense à la blessure de son Cœur, qui est devenue visible, historique, lorsqu’un soldat a ouvert le côté du Christ. Parce que de chaque chose, de chaque créature créée, la Bible dit : « Et Dieu vit que cela était bon. » Pour finir, au sommet de la création, après la création de l’homme et de la femme, elle dit : « Et Dieu vit que tout cela était très bon. » La joie du grand artiste ! Aujourd’hui cette grande œuvre d’art est totalement défigurée. Et lui, Il est patient et miséricordieux. Et il dit, à celui qui lui demande « jusques à quand ? », qu’il attende. « Tant que le nombre des élus ne sera pas atteint. »

Et voici ma dernière réflexion. Un jour, lorsque j’étais archevêque de Ferrera, j’étais dans un des villages les plus éloignés du diocèse, dans le delta du Pô. Un lieu qui ressemblait au bout de la terre, au milieu d’un de ces tortueux méandres que décrit le grand fleuve, qui avant d’atteindre la mer, va là où il veut. Là j’ai rejoint un groupe de pêcheurs, des gens qui passent littéralement la plus grande partie de leur vie en mer. Un de ceux-là m’a posé cette question : « Imaginez que le monde est un de ces conteneurs cylindriques où nous mettons les poissons que nous venons de pêcher : eh bien, le monde est une espèce de baril et nous sommes comme des poissons qui viennent d’être pêchés. Ma question est celle-ci : le fond de ce baril, comment s’appelle-t-il ? Quel est son nom ? »

Imaginez-vous ce pêcheur qui pose la question qui est au principe de n’importe quelle philosophie : comment s’appelle le fond des choses ? Et moi, alors, étonné par cette question, je lui ai répondu : « Le fond ne s’appelle pas le hasard ; il se nomme gratuité et tendresse de Quelqu’un qui nous embrasse tous. » Ces jours-ci j’ai recommencé à penser à cette question et à la réponse que j’ai donnée à ce vieux pêcheur je me demande : toute cette volonté de détruire et de détruire la création a-t-elle assez de force pour pouvoir vaincre à la fin ? Non. Je pense qu’il y a une force plus puissante qui est l’acte rédempteur du Christ, Redemptor Hominis Christus, le Christ rédempteur des hommes. »

Mais j’ai eu une autre réflexion, suscitée précisément par les pensées de ces derniers jours. Mais moi, en tant que pasteur, comment puis-je aider mes gens, mon peuple, à garder dans leur esprit et dans leur conscience morale la vision originelle ? Comment puis-je empêcher l’obscurcissement des cœurs ? Je pense aux jeunes, à ceux qui ont encore le courage de se marier, aux enfants. Et alors je pense à ce que l’on fait normalement dans le monde lorsqu’il faut faire face à une pandémie. Les organismes publics responsables de la santé des citoyens, que font-ils ? Ils agissent toujours selon deux lignes directrices. La première est de soigner, en principe, celui qui est malade et d’essayer de le sauver. Le deuxième, non moins importante, et même décisive, est d’essayer de comprendre le pourquoi, les causes de la pandémie pour pouvoir ainsi définir une stratégie de la victoire.

La pandémie est là, désormais. Et en tant que pasteur, j’ai la responsabilité de guérir, et d’empêcher que les gens ne tombent malades. Mais dans le même temps j’ai l’important devoir de commencer un processus, c’est-à-dire une action d’intervention qui exigera de la patience, de l’engagement, du temps. Et la lutte sera toujours plus ardue et cela est tellement certain que je dis parfois à mes prêtres : je suis sûr que je mourrai dans mon lit, mais je ne le suis pas pour mon successeur. Il mourra probablement en prison. Par conséquent, nous parlons d’un processus qui sera long, et qui nous verra aux prises avec un dur combat. En résumé : nous sommes appelés à faire les deux choses : intervention d’urgence et lutte de longue durée, stratégie d’urgence et long processus éducatif.

Mais qui seront les acteurs d’une entreprise qui va requérir du temps et une capacité de sacrifice ? A mon avis, il y en aura, fondamentalement, deux : les pasteurs de l’Eglise et, plus concrètement, les évêques. Et les époux chrétiens. Pour moi, ce sont ceux-ci qui recommenceront à construire les évidences originelles dans le cœur des hommes.

Les pasteurs de l’Eglise, parce qu’ils sont là pour ça. Ils ont reçu une consécration dont la fin est celle-ci, la puissance du Christ est en eux ? « Cela fait deux mille ans que l’évêque constitue, en Europe, l’un des ganglions vitaux, non seulement de la vie éternelle, mais de la civilisation » ('G. De Luca). Et une civilisation, c’est aussi l’humble et magnifique vie quotidienne du peuple engendrée par l’Evangile que prêche l’évêque. Et ensuite les époux. Parce que le discours rationnel vient après la perception d’une beauté, d’un bien que tu vois devant tes yeux, le mariage chrétien.

Et pour ce qui est de l’intervention d’urgence ? Je dois admettre que j’ai moi-même des difficultés. Et cela parce qu’il n’est pas rare que l’allié me manque ; le cœur humain. Je pense à la situation parmi les jeunes. Ils viennent et ils me demandent : « Pourquoi devons-nous nous engager pour toujours, alors que nous ne sommes même pas sûrs de continuer à nous aimer, la nuit venue ? » Eh bien, face à cette question je n’ai qu’une seule réponse : recueille-toi en toi-même et pense à ton expérience quand tu as dit à une jeune fille, ou dans le cas d’une jeune fille, à un garçon : « Je t’aime, je t’aime réellement. Par hasard as-tu pensé en toi-même, en ton cœur : « Je me donne tout entier à l’autre, mais seulement pour un quart d’heure ou au plus tard jusqu’à la nuit » ? Cela ne fait pas partie de l’expérience de l’amour, qui est don. C’est l’expérience d’un prêt, qui est calcul. Mais si tu parviens à guider la personne vers cette écoute intérieure (Augustin), tu l’as sauvée. Parce que le cœur ne trompe pas. L’Eglise a toujours enseigné sa grande thèse dogmatique : le péché n’a pas radicalement corrompu l’homme. L’homme a été cause de grands désastres, mais l’image de Dieu est restée. Je vois aujourd’hui que les jeunes sont toujours moins capables de ce retour à eux-mêmes. C’est le drame même d’Augustin lorsqu’il avait leur âge.

Et au fond, à la fin, qu’est-ce qui a ému Augustin ? C’est de voir un évêque, Ambroise, et de voir une communauté qui chantait avec le cœur plus encore qu’avec les lèvres la beauté de la création, Deus creator omnium, la très belle hymne d’Ambroise. Aujourd’hui cela est très difficile avec les jeunes, mais à mon avis c’est une intervention d’urgence. Il n’y en a pas d’autre. Si nous perdons cet allié qu’est le cœur humain – le cœur humain est allié de Evangile, parce que le cœur humain a été créé dans le Christ en correspondance avec le Christ – je disais que si nous perdons cet allié je ne vois pas d’autre chemin.

Je voudrais ajouter une chose pour terminer. Plus ma vie a avancé, plus je découvre l’importance qu’ont dans la vie de l’homme, pour que sa vie soit bonne, les lois civiles. J’ai entendu ce que disait Héraclite : « Il est nécessaire que le peuple combatte pour la loi comme pour les murs de la cité. » Plus je vieillissais et plus je me rendais compte de l’importance de la loi dans la vie d’un peuple. Aujourd’hui, il semble que l’Etat ait abdiqué de sa tâche législative, qu’il ait abdiqué de sa dignité, en se réduisant à n’être qu’une bande enregistreuse des désirs des individus, dont le résultat est la création d’une société d’égoïsmes opposés, ou de fragiles convergences d’intérêts contraires. Tacite dit : « Corruptissima re publica, plurimae leges. » Les lois sont extrêmement nombreuses lorsque l’Etat est corrompu. Quand l’Etat est corrompu, les lois se multiplient. C’est la situation actuelle.

C’est un cercle vicieux parce qu’une partie des lois semblent se réduire, précisément, à n’être qu’une bande enregistreuse de désirs. C’est cela qui rend le social inévitablement conflictuel, une lutte pour la suprématie du plus puissant sur le plus faible, c’est-à-dire, la corruption de l’idée même de bien commun, de la chose publique. Alors on essaie de résoudre les choses avec des lois en oubliant qu’il n’y aura jamais de lois si parfaites que l’exercice des vertus en devienne inutile. Il n’y en aura jamais. En cela, à mon avis, nous autres pasteurs portons une grande responsabilité pour avoir permis le désengagement culturel des catholiques dans la société. Nous l’avons permis, nous l’avons même parfois justifié. Quand l’Eglise a-t-elle fait cela ? Les grands pasteurs de l’Eglise ont-ils jamais fait cela ?

[Interrogé sur la marche pour la famille qui allait avoir lieu à Rome le 20 juin, le cardinal a répondu :]

Je n’ai aucune hésitation à dire que c’est une manifestation positive parce que, comme je le disais, nous ne pouvons pas nous taire. Malheur à nous si le Seigneur devait nous reprendre avec les paroles du prophète : « Chiens qui n’avez pas aboyé ». Nous le savons, dans les systèmes démocratiques la délibération politique est fondée sur le système de la majorité. Et cela me paraît bien, car les têtes, il vaut mieux les compter que de les couper. Mais devant des faits comme ceux-ci, il n’y a pas de majorité qui puisse me faire taire. Dans le cas contraire, je serais un chien qui n’aboie pas.

Ce qui me m’encourage d’abord, et que j’ai beaucoup apprécié, c’est que cette journée ait pour objectif la défense des enfants. Le pape François a dit que les enfants ne peuvent être traités comme des cobayes. On fait des expériences pseudo-pédagogiques sur les enfants. Mais avons-nous le droit de faire cela ? La chose la plus terrible, le logos le plus sévère prononcé par Jésus avait à voir avec la défense des enfants. Par conséquent, à mon avis, l’initiative romaine est une chose qu’il fallait obligatoirement faire. Le lendemain, le Parlement votera peut-être une loi qui reconnaisse les unions entre personnes de même sexe. Qu’il le fasse, mais il doit savoir que c’est quelque chose de profondément injuste. Et c’est cela qu’il nous faut dire cet après-midi à Rome. Lorsque le Seigneur dit au prophète Ezéchiel : « Toi, recommence à appeler », il semble que le prophète réponde : « Oui, mais ils ne m’écoutent pas. » Toi, recommence à appeler et celui que tu auras appelé sera de nouveau responsable, et pas toi, car toi, tu as recommencé à l’appeler. Mais si tu ne recommençais pas à l’appeler, ce serait toi le responsable.

Si nous devions nous taire face à une telle chose, nous serions coresponsables de la grave injustice envers les enfants, qui ont été transformés de sujets de droit qu’ils étaient, comme chaque personne humaine, en objets de désir des adultes. Nous sommes revenus au paganisme, où l’enfant n’avait aucun droit. Il était seulement un objet « à la disposition de ». Et donc, je le répète, à mon avis c’est une initiative qu’il faut soutenir, on ne peut pas se taire."

Source

via Le Forum Catholique

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29 juin 2015 1 29 /06 /juin /2015 13:40

Pendant que François Hollande organise l'"islam de France" et le financement des mosquées en France, Israël assure sa sécurité en érigeant des murs. Comprenne qui pourra !

Le premier ministre Benyamin Nétanyahou a annoncé aujourd'hui que le gouvernement israélien a décidé d'établir une clôture de sécurité sur trente kilomètres le long de sa frontière avec la Jordanie, au nord du port d'Eilat.

 

Une telle clôture, haute de cinq mètres, existe déjà depuis deux ans à la frontière israélo-égyptienne, entre la bande de Gaza et Eilat, afin de prévenir les infiltrations de groupes armés et de migrants illégaux.

 

Benyamin Nétanyahou a ajouté que la clôture qui va être établie sur une partie méridionale de la frontière israélo-jordanienne contribuera à assurer la sécurité de l'aéroport qui doit ouvrir l'an prochain à Timna, à 20 kilomètres d'Eilat. "C'est une question de sécurité nationale."

 

Source: Israël clôture sa frontière avec la Jordanie, Home ACTUALITE Flash Actu, Par LeFigaro.fr avec ReutersMis à jour le 29/06/2015 à 12:44 Publié le 29/06/2015 à 12:42

 

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29 juin 2015 1 29 /06 /juin /2015 13:03
Nikolay Starikov explique la différence entre les civilisations russe et anglo-saxonne

Nikolay Starikov explique la différence entre les civilisations russe et anglo-saxonne :

 

"Les Russes considèrent tous les peuples comme égaux, pas comme des gens de seconde classe. Les Anglo-saxons se considèrent différents. Les Indiens n'étaient pour eux que des insectes qui les empêchaient d'occuper les territoires. C'est pourquoi ils les dressaient les uns contre les autres; des Indiens avec les Français, d'autres avec les Anglais, etc. Ensuite, les Français ont vendu leur colonie aux Anglais, qui ont simplement exterminé les Indiens."

 

Pour prolonger ce que dit Nikolay Starikov à propos des Indiens exterminés par les Anglais et de la différence entre Français et Anglais dans la manière de traiter les autres peuples, lire "Francophonie et frères d’Alliance" et "Des causes principales du mal qui ronge la France et le monde depuis 1789".

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Publié par Ingomer - dans Histoire
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29 juin 2015 1 29 /06 /juin /2015 08:42
Conversion brutale de Manuel Valls au réalisme: Qui dira halte au fou ?

Deux jours après l'attaque islamiste perpétrée en Isère qui a vu la première décapitation en France depuis les invasions arabes au VIIIe siècle, et alors que nous nous attentions à un accablement des résistants antimondialistes, Manuel Valls, bipolaire, vient de se convertir au réalisme ! Il a en effet parlé de "guerre de civilisation" [1] [2]. Du jamais vu chez les socialistes. C'est que, tôt ou tard, la nature reprend ses droits, la réalité rattrape les idéologues.

 

Rappelons que pas plus tard qu'il y a un peu plus de quatre mois, un Conseil des ministres bien "particulier" annonçait une "réforme de l'islam" (comme si c'était à l'état-temporel à organiser le spirituel...), le financement de la construction des mosquées et de la formation des imams.

 

Qui dira halte au fou ? Qui demandera l'arrêt du financement et de l'organisation par l'Etat de l'islam en France ?

 

Notes

 

[1] «Guerre de civilisation» : Manuel Valls adopte le vocabulaire de la droite, Le Figaro, Home LE SCAN Les verbatims, Par Marc de Boni Mis à jour le 28/06/2015 à 19:36 Publié le 28/06/2015 à 13:38

[2] Guerre de civilisation : Julien Dray (PS) fustige «l'amalgame idéologique» de Manuel Valls, Le Figaro, Home LE SCAN Les couacs, Par Marc de Boni Mis à jour le 28/06/2015 à 19:20 Publié le 28/06/2015 à 19:11

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29 juin 2015 1 29 /06 /juin /2015 00:00

 Image illustrative de l'article Pierre (apôtre)Le 29 juin, l'Église honore à la fois saint Pierre et saint Paul, ces deux incomparables Apôtres, unis dans la foi, dans la prison et dans la mort.

Toutefois, la fête du 30 juin nous donnant occasion de parler de saint Paul, bornons-nous aujourd'hui au prince des Apôtres. C'est à l'Évangile qu'il faut avoir recours pour connaître les détails de cette vie étonnante.

Fils de pêcheur et pêcheur lui-même, simple, ignorant, sans éducation, il entend le Fils de Dieu lui adresser cet appel singulier: "Suis-Moi, Je te ferai pêcheur d'hommes."

Parmi tous les Apôtres, il brille par sa foi énergique et reconnaît en Jésus le Christ, Fils de Dieu. Il ne quitte jamais le Sauveur, il est de toutes les grandes occasions de la vie du Maître.

Malgré son triple reniement au jour de la Passion, faute si noblement réparée ensuite, il est confirmé comme chef des Apôtres et chef de l'Église. Son siège renversera bientôt celui des Césars, et l'humble pêcheur aura un nom plus immortel que les plus grandes célébrités de tous les siècles.

Jésus avait dit autrefois à Ses Apôtres: "Le disciple n'est pas plus que le Maître; si on Me persécute, on vous persécutera." Saint Pierre devait avoir, en effet, le sort de Jésus-Christ et arroser de son sang l'Église naissante. Touché par les larmes des fidèles, non mû par la crainte, Pierre songea d'abord à fuir la persécution que venait de soulever l'empereur Néron; mais, comme il sortait de Rome, il vit le Christ Se présenter à lui:


"Où allez-Vous, Seigneur, Lui dit-il.
-- Je vais à Rome, dit Jésus, pour y être crucifié de nouveau."
A ces mots, le Sauveur disparut, et Pierre comprit qu'il devait revenir à Rome pour y être crucifié.

 

Le prince des Apôtres eut à endurer les souffrances d'un long emprisonnement; il eut du moins la consolation d'y être le compagnon de saint Paul et de consommer son sacrifice le même jour que lui. Pierre fut condamné au supplice de la Croix; mais, par humilité, se jugeant indigne d'être crucifié comme le divin Maître, il demanda à être crucifié la tête en bas, ce qui lui fut accordé. Arrivé au lieu du supplice, Pierre ne put contenir la joie de son coeur: "C'est ici l'arbre de vie, cria-t-il au peuple, l'arbre où a été vaincue la mort et le monde racheté. Grâces à vous, Fils du Dieu vivant!"

 

Source

 

 

À l'annonce par Marie la Magdaléenne que le tombeau de Jésus avait été trouvé vide, Pierre fut le premier à y entrer, le « disciple bien-aimé » lui ayant laissé la préséance (Jn 20,5s ; Jn 21,7). Par la suite, il bénéficia avant les douze d'une apparition du Christ ressuscité (1Co 15,5).

 

Lors de la dernière apparition du Christ à ses disciples, il est réhabilité par Jésus à la suite de sa négation et ré-instauré dans sa mission de pasteur de l'Église : « Il lui dit pour la troisième fois : Simon, fils de Jonas, m’aimes-tu ? Pierre fut attristé de ce qu’il lui avait dit pour la troisième fois : M’aimes-tu ? Et il lui répondit : Seigneur, tu sais toutes choses, tu sais que je t’aime. Jésus lui dit : Fais paître mes brebis. » (Jn 21,15-17).

 

Les Actes des Apôtres le montrent comme un des principaux dirigeants de la communauté chrétienne. Après la Pentecôte, c'est lui qui prend la parole et commence la prédication du message chrétien. Lors du concile de Jérusalem (vers l'an 50), il prend position en faveur de l'admission des païens dans l'Église sans leur imposer les prescriptions mosaïques telles que la circoncision ; cependant Paul lui reprochera de ménager le point de vue des judaïsants menés par certains chrétiens juifs de la communauté de Jacques le mineur, « frère du Seigneur », chef de la communauté de Jérusalem soit le premier évêque de la première communauté chrétienne (Ac 21,18) : « Mais quand Céphas vint à Antioche, je lui résistai en face, parce qu'il s'était donné tort. En effet, avant l'arrivée de certaines gens de l'entourage de Jacques, il prenait ses repas avec les païens ; mais quand ces gens arrivèrent, on le vit se dérober et se tenir à l'écart, par peur des circoncis.» (Ga 2,11-12).

 

Lors du premier concile de Jérusalem, Pierre reconsidère son attitude. Il ouvre le débat en défendant clairement les thèses de Paul de ne pas imposer les prescriptions mosaïques aux chrétiens païens. Jacques le mineur, chef de l'Église locale (le premier évêque de Jérusalem), clôture le conseil en approuvant Pierre et Paul. Les chrétiens d'origine païenne sont libérés de l'obligation de suivre les traditions juives.

 

Après le Concile de Jérusalem, les Actes ne disent plus rien de Pierre.

 

Cette discrétion s'explique, selon certaines hypothèses, par les poursuites dont il était l'objet. À partir de son évasion de Jérusalem (avant la mort d'Hérode-Agrippa I, au printemps 44), Pierre était presque un hors la loi aux yeux des autorités de Jérusalem. S'il était poursuivi, personne ne devait savoir où il se trouvait. C'est pourquoi le Nouveau Testament serait très discret sur ses résidences successives, même dans les Actes. Une explication plus simple consisterait à voir dans ce "silence" sur le lieu de Pierre un résultat du propos du livre des Actes (I. 8): L'évangélisation auprès des Juifs relevant de la mission pétrienne (Galates 2), celui-ci est plus présent dans l'ouvrage qui parle du témoignage apostolique en Judée, tandis qu'avec le chapitre 15, où se tient le synode sur la question des Gentils, le rôle de Pierre n'est plus mentionné parce qu'il est essentiellement question du ministère paulinien (évangéliser les païens).

 

La tradition de l'Église catholique attribue à Pierre la direction de l'Église d'Antioche. Premier évêque de cette ville, une fête de « la chaire de saint Pierre à Antioche » est célébrée le 22 février depuis le IVe siècle18. Il serait resté sept ans à Antioche.

 

Fuyant la persécution, Pierre semble avoir gagné Antioche dès le printemps 43 (au plus tard). Selon André Méhat, il se serait ensuite réfugié à Rome, où il espérait n'être pas poursuivi [1]. Mais vers 45, l'empereur Claude (41-54) expulse les juifs de Rome (Ac 18,2). Comme Priscille et Aquila, Pierre se rend alors en Achaïe, et il a l'occasion de visiter Corinthe (1 Co 1,12).

 

En 48 ou 49, il est à Jérusalem. Là, lors des réunions qui seront par la suite appelée « Concile de Jérusalem », il propose la solution qui est adoptée par Jacques le Juste en conclusion de l'assemblée, sur les obligations que doivent suivre les chrétiens venant du polythéisme. Il faut que ces derniers observent un minimum de préceptes de la Torah en s'abstenant des souillures de l’idolâtrie, de l'immoralité, de la viande étouffée et du sang [2].

 

À la mort de Claude, Pierre est de retour à Rome, au début du règne de Néron (54-68). Il est à Rome lorsque Paul rédige l'Épître aux Romains, mais toujours dans un statut de clandestinité, ce qui pourrait expliquer à la fois que Paul adresse son épître aux chrétiens de Rome, mais qu'il n'y fasse pas mention du disciple.

 

Cette chronologie est hypothétique, mais elle correspond cependant à la tradition du Liber Pontificalis (rédigé en 530, ce catalogue chronologique de tous les papes repose sur des données légendaires sans que cela ne diminue l’intérêt de ce document comme source historique [3]), selon lequel Pierre est demeuré à Antioche pendant sept ans, et s'est fixé à Rome sous le règne de Néron.

 

Dans la littérature clémentine, Pierre est décrit comme un prédicateur itinérant dans les villes de la province romaine de Syrie. Il remporte de nombreux succès contre la prédication de Simon le Mage et initie au cours de ses déplacements Clément qui l'accompagne. Il le nomme par la suite évêque de Rome où il se rend et gagne un affrontement contre Simon le Mage. La légende raconte que ce dernier a tenté de voler pour impressionner l'empereur Néron et que par la prière, Pierre est parvenu à le faire tomber.

 

De nombreux lieux à Rome gardent des traces, souvent légendaires, du séjour de l'apôtre : église Domine Quo Vadis, basilique di Santa Francesca Romana, église Santi Nereo e Achilleo, tempietto dans l'église San Pietro in Montorio (autre lieu traditionnel de son martyre), Tullianum (lieu de son emprisonnement), basilique Saint-Pierre-aux-Liens [4]. Ces lieux sont issus de traditions orales ou des récits légendaires regorgeant de prodiges fabuleux (miracles et guérisons de Pierre), tels les apocryphes Actes de Pierre, les Actes de Pierre et Paul (en), la Passion de Pierre [5].

 

Pour la tradition catholique, le séjour de Pierre à Rome semble attesté par la Première épître de Pierre : « L’Église des élus qui est à Babylone vous salue, ainsi que Marc, mon fils » (1P 5,13), sous réserve d'admettre que le mot Babylone désigne de façon péjorative Rome en tant que ville corrompue et idolâtre, une image familière aux lecteurs de la Bible. Même si certaines traditions orientales comme celle église nestorienne professent que Simon-Pierre a rédigé son épître de Babylone24, que des humanistes comme Calvin ou Érasme ont pu prendre l'indication au pied de la lettre suivis par certains savants protestants [6], pour la recherche contemporaine, il s'agit bien d'une allusion chiffrée à Rome [7], allusion que l’on retrouve chez l'auteur de l'Apocalypse.

 

Plusieurs textes antiques font allusion au martyre de Pierre, ainsi qu'à celui de Paul, qui se seraient produits lors des persécutions ordonnées par Néron, notamment dans l'enceinte du Circus Vaticanus construit par l’empereur Caligula, situé sur la colline Vaticane, à l'emplacement approximatif de l'actuelle basilique Saint-Pierre (Tacite, Annales, Livre XV.44), les suppliciés une fois morts pouvant être remis à leur famille pour être inhumés ou crématisés mais le plus souvent jetés dans le Tibre [8]. Ainsi, une tradition immémoriale place même ce martyre : inter duas metas - entre les deux bornes - de la spina (pour l'explication des termes « metas » et « spina », voir l'article : Cirque romain). Le plus ancien de ces textes, la Lettre aux Corinthiens de Clément de Rome datée de 96, ne cite pas explicitement de lieu, même s'il y a diverses raisons pour penser qu'il s'agit de Rome (Clément de Rome, Lettre aux Corinthiens, V, 3-5.). Sixte V fait transférer en 1586 l'obélisque ornant cette spina sur la place Saint-Pierre.

 

Une vingtaine d'années plus tard, une lettre d'Ignace d'Antioche aux chrétiens de Rome comporte ces mots : « Je ne vous donne pas des ordres comme Pierre et Paul » (« Lettre aux Romains » in Les écrits des pères apostoliques, éditions du Cerf, 2001, p. 185 et s.).

 

Un passage, de la fin du IIe siècle, cité par Eusèbe de Césarée, indique qu'à un certain Proclus, qui se vantait que sa patrie possédait la tombe de l'apôtre Philippe, le Romain Gaïus a répondu : « Mais moi, je puis te montrer les trophées des saints apôtres. En effet, si tu veux te rendre au Vatican ou sur la voie d'Ostie, tu trouveras les trophées de ceux qui ont fondé cette Église. » (Histoire ecclésiastique II, 25, 7) ; le mot « trophée », du grec τροπαιον, monument de victoire, dans le contexte, désignerait ici les tombes de Pierre et Paul. C'est en tout cas sur ces sites que seront édifiées au IVe siècle les basiliques Saint-Pierre et Saint-Paul-hors-les-murs qui leur sont dédiées.

 

Eusèbe rapporte aussi les témoignages de Denys de Corinthe (Histoire ecclésiastique II, 25, 8 ) et de Zéphyrin de Rome (Histoire Ecclésiastique V, 28, 3).

 

Clément de Rome affirme que son martyre serait dû à une « injuste jalousie » et à la dissension entre les membres de la communauté chrétienne (à rapprocher de ce que dit Paul en 1 Phil 1, 15) : il y eut vraisemblablement dénonciation. Selon un apocryphe, les Actes de Pierre, il aurait été crucifié la tête vers le sol (Ac Pierre 38 - d'où le nom de croix de Saint-Pierre donné à la croix latine inversée -). Selon la tradition, l'apôtre demande ce type de supplice par humilité, ne se jugeant pas digne de mourir comme le Christ, selon une autre version, il peut s'agir d'une cruauté supplémentaire de Néron.

 

Un des éléments en faveur de la « tradition romaine » de la présence de la tombe de Pierre est l'absence de toute autre revendication de sa tombe par une autre cité antique.

 

La tradition localise le tombeau de saint Pierre sur l'emplacement d'une nécropole située au nord du Circus Vaticanus, dont elle était séparée par une route secondaire : la via Cornelia [9].

 

L'empereur Constantin Ier y fit édifier une première basilique (occupant le site de l'édifice actuel) et dont l'abside fut construite autour de l'emplacement de la tombe, cela malgré les difficultés considérables du terrain, à flanc de colline, obligeant à d’énormes travaux de terrassement, et bien qu'il ait fallu modifier un cimetière.

 

Les fouilles de la nécropole du Vatican ordonnées dès 1940 par Pie XII dans les Grottes du Vatican à l'occasion de la mise en place du sarcophage de Pie XI, ont mis en évidence un cimetière païen et chrétien contenant de nombreuses tombes et, au-dessous de l'autel et à la verticale exacte du sommet de la coupole, un monument culturel au-dessus d’une de ces tombes, trouvée vide, du premier siècle (tombe thêta). Ce mémorial, qui serait le « trophée de Gaïus », est par la suite inclus dans un monument de marbre et de porphyre d'époque constantinienne puis recouvert par des autels construits sous Calixte II (1123), Clément VIII (1594) et enfin par le baldaquin de Saint-Pierre construit de 1624 à 1633.

 

Sur l'un des murs de soutien (mur rouge) a été incisé un graffito dont subsistent les quatre caractères grecs ΠΕΤR, c’est-à-dire les quatre premières lettres du nom de Pierre, et au-dessous EN(I), ce qui serait, selon Margherita Guarducci, la forme abréviative de εν εστι, mot à mot « dedans est ». Jérôme Carcopino, qui défendait l'hypothèse d'un transfert temporaire des reliques lors de la persécution de Valérien, lisait au contraire EN(Δ), ενδει « il manque ».

 

Une cachette aménagée sur un mur perpendiculaire (mur G) contenait les ossements d'un individu de sexe masculin âgé de soixante à soixante-dix ans, de robuste constitution. Une expertise menée par Margarita Guarducci avec l'anthropologue Correnti permet de penser qu'il s'agit bien des ossements qui figuraient dans la tombe, car la terre à laquelle sont mêlés les ossements est du même type que celle qui se trouve devant le trophée de Gaïus. Mais s'agit-il de Pierre ? Trois détails vont dans ce sens, sans cependant imposer une conclusion incontestable :

 

les ossements ont été conservés dans un tissu précieux de couleur pourpre, et brodé de fil d'or : un tel tissu ne peut avoir servi qu'à envelopper les restes d'un personnage illustre [10] ;

aucun os des pieds n'a été retrouvé : cela pourrait indiquer qu'on a coupé ceux du défunt (ce qui était commun aux suppliciés qui mouraient la tête en bas) [11] ;

les rotules étaient abîmées comme peuvent l'être celles de pêcheurs qui poussent leur bateau à la mer.

 

Le pape Paul VI annonce, en 1968, après avoir pris connaissance des études scientifiques réalisées, qu'il s'agit selon toute probabilité des restes du corps de saint Pierre [12].

 

Le sépulcre a depuis été aménagé de façon que chaque visiteur puisse voir les reliques de saint Pierre et le « trophée de Gaïus ».

 

Le 24 novembre 2013, pour clôturer l'Année de la foi 2012-2013, les reliques de Saint Pierre sont exposées dans un reliquaire de bronze, sur la place Saint-Pierre, en présence du pape François[13]. Il s'agit de la première ostension publique de ces reliques dans l'histoire : conservées dans la chapelle papale du palais apostolique, elles étaient uniquement montrées dans un cadre privé. Sur le reliquaire est gravé en latin « Ex ossibus quae in Arcibasilicae Vaticanae hypogeo inventa Beati Petri Apostoli esse putantur » (« Des os retrouvés dans l'hypogée de la basilique vaticane, qui sont considérés comme ceux du bienheureux apôtre Pierre »). [14]

 

Saint Pierre, Apôtre, fut crucifié le 13 octobre 64

 

Saint Pierre fut crucifié le 13 octobre 64 au cirque de Néron, sur le mont Vatican. (bulletins de l'Association Jean Carmignac, N°44 de février 2010, pages 6 et 7.)

La démonstration, au jour près, semble très convaincante. Tentons de la résumer en quelques mots, mais il vaudra mieux s'y reporter car toutes les précisions de détail sont importantes.

* Le Circus Maximus, où se faisaient habituellement les exécutions, fut, d'après Tacite, indisponible de juillet 64 à fin 64. En novembre et décembre, il n'y a pas de jeux, car le temps est trop mauvais. Saint Pierre et les chrétiens ont donc été exécutés au cirque de Néron, cirque de substitution, en septembre ou octobre 64; c'est déjà beaucoup comme précision.

*Néron est mort (suicide) le 9 juin 68.

*Le livre apocryphe L'ascension d'Isaïe nous apprend que saint Pierre a été crucifié 3 ans, sept mois et 27 jours avant la mort de Néron, donc le 13 octobre 64.

Ce texte, du Père Jacques Bombardier, curé de paroisse à Nancy, s'inspire des travaux du professeur Margherita Guarducci qui a joué un grand rôle dans les fouilles sous Saint-Pierre.

 

Source

 

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Notes

 

[1] André Méhat, Simon dit Képhas, Lethielleux, Paris, 1989, p. 137-143.

[2] Simon Claude Mimouni, Les chrétiens d'origine juive dans l'antiquité, Ed. Albin Michel, Paris, 2004, p. 134-135.

[3] Philippe Levillain, Gaius-Proxies, Routledge,‎ 2002 (lire en ligne [archive]), p. 942

[4] Roberta Bernabei, Chiese di Roma, Electa,‎ 2007, p. 242, 338

 [5] Louis Leloir, Écrits apocryphes sur les apôtres : Pierre, Paul, André, Jacques, Jean, Brepols,‎ 1986, p. 68

[6] A. W. Fortune, « Babylon in the NT », dans The International Standard Bible Encyclopedia, vol. I:A-D, Wm. B. Eerdmans Publishing,‎ 1979, p. 391

[7] Peter H. Davids, « James and Peter : The Literary Evidence », dans Bruce Chilton et Craig Evans (éds.), The Missions of James, Peter, and Paul, Brill,‎ 2005, p. 32

[8] Jocelyn Toynbee, John Bryan Ward-Perkins, The Shrine of St. Peter and the Vatican Excavations, Longmans, Green and Co,‎ 1956

[9] Jocelyn Toynbee, John Bryan Ward-Perkins, The Shrine of St. Peter and the Vatican Excavations, Longmans, Green and Co,‎ 1956

[10] VMargherita Carducci, "Le reliquie di Pietro sotto la Confessione della Basilica Vaticana : una messa a punto" dans "Rivista di Archeologia classica" 19, 1967, p. 1-97

[11] Margherita Carducci, ibid., p. 83.

[12] Paul VI, Audience Générale, Mercredi 26 juin 1968

[13] Vatican displays reputed bones of St. Peter, CBS This Morning, 25.11.2013

[14] « Les reliques de Saint-Pierre exposées pour la première fois » [archive], sur Tribune de Genève,‎ 24 novembre 2013

 

- La tombe de Saint Paul contient des restes humains qui seraient les siens

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28 juin 2015 7 28 /06 /juin /2015 00:00

http://upload.wikimedia.org/wikipedia/commons/thumb/1/13/Saint_Irenaeus.jpg/180px-Saint_Irenaeus.jpgEn grec, «le pacifique», évêque de Lyon (177), Père de l'Église et théologien catholique anti-gnostique.

Saint Irénée naquit en Asie Mineure et y passa ses premières années. Il eut le bonheur insigne d'être, jeune encore, disciple de l'admirable évêque de Smyrne, Polycarpe, qui fut lui-même le disciple de Jean l'Evangéliste
Irénée conçut une telle vénération pour son saint maître, que, non content de se pénétrer de sa doctrine et de son esprit, il modelait sur lui ses actions et jusqu'à son pas et sa démarche. Il fut bientôt fort instruit dans les Saintes Écritures et dans les traditions apostoliques, et déjà l'on pouvait prévoir en lui l'auteur futur de tant de saints ouvrages et surtout de ce travail si remarquable contre les Hérésies, où devaient puiser, comme à une source riche et sûre, tous les savants de l'avenir.

Irénée était l'enfant chéri de Polycarpe; mais il était aussi l'espoir et la joie de toute la chrétienté. Jamais diacre ne s'acquitta de toutes ses fonctions avec tant de zèle. L'ardeur du jeune apôtre s'enflammait de plus en plus à la vue des missionnaires que Polycarpe envoyait dans les Gaules; aussi bientôt il reçut de son maître l'ordre impatiemment désiré d'aller au secours du vieil évêque de Lyon, saint Pothin.

Polycarpe fit, au jour de la séparation, un grand sacrifice; mais il fit aussi une oeuvre féconde. Le bonheur du vénérable évêque des Gaules dépassa toutes ses espérances, quand il reconnut tout le mérite de son jeune auxiliaire. Avec Irénée, l'avenir de l'Église occidentale était sauvé.

Une terrible persécution fit disparaître
saint Pothin et un grand nombre de fidèles; les païens avaient cru noyer l'Église lyonnaise dans le sang de ses enfants; mais Irénée restait encore, et, par l'ordre du Pape Éleuthère (175-189), il montait bientôt sur le siège épiscopal de Lyon. Ses prières, ses prédications, ses exhortations, ses réprimandes, eurent bientôt reconstitué cette Église dévastée. La paix toutefois n'était que précaire, et la persécution fit couler de nouveau le sang des martyrs. Le temps d'Irénée n'était pas encore venu, son oeuvre n'était que commencée, et Dieu voulait lui donner le temps de l'accomplir.
 
Irénée dressa la liste de succession des papes à Rome. 
 
Quand, en 202, après la publication d'un édit de persécution par Septime Sévère, les horreurs de la persécution éclatèrent encore, l'Église de Lyon, toujours en vue, était prête à subir le choc. Irénée, plus que jamais, ranimait la foi de ses enfants et leur montrait le Ciel. Il fut au nombre des premières victimes; c'était la juste récompense due à ses longs travaux.
 
Parmi tous les éloges que lui ont donnés les Saints, citons les titres glorieux de Zélateur du Nouveau Testament, Flambeau de la foi, homme versé dans toutes les sciences.

Ses reliques sont conservées dans l'église Saint-Irénée auprès d'autres martyrs de Lyon depuis le Ve siècle.
 
 
Irénée contribua à la connaissance du gnosticisme (ce terme vient du grec gnosis, «connaissance révélée»), dont il reste peu de documents. Il défendit la vraie tradition de l'Église, transmise par les apôtres et fondée sur la «règle de vérité» qui est la foi en Dieu et en son Fils Jésus-Christ : la soit-disant "tradition" des hérétiques était sans autorité, parce qu'elle ne reposait pas sur l'institution et la transmission légitime de l'autorité; au contraire, les évêques étaient héritiers de l'autorité des Apôtres (traditio ab apostolis). Saint Irénée est le premier à parler de la "tradition".
 

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26 juin 2015 5 26 /06 /juin /2015 23:51
Un accord signé entre le Saint-Siège et la Palestine définit "le statut spécial de la Palestine comme lieu de naissance du christianisme", Israël est "contrarié"

Le Vatican et "l'Etat de Palestine" ont signé vendredi un premier traité, qui porte sur les activités de l'Eglise catholique dans les territoires palestiniens, ce qui contrarie Israël, qui estime que cet accord portera atteinte aux efforts de paix.

 

Le Saint-Siège et les Palestiniens ont signé vendredi au Vatican un accord historique sur les droits de l'Eglise catholique dans les Territoires, ce qui a mécontenté Israël qui refuse toujours de signer un traité similaire, rapporte la presse internationale.

 

Le document a été signé dans le palais pontifical par le ministre palestinien des Affaires étrangères, Riyad Al-Maliki, et son homologue au Vatican, le secrétaire pour les relations avec les Etats, Paul Richard Gallagher.

 

Bien que le Vatican parle d'"Etat de Palestine" depuis début 2013, suite à un vote de l'Assemblée générale des Nations unies, les Palestiniens estiment que cette signature équivaut à "une reconnaissance de facto" de leur Etat.

 

Le ministère israélien des Affaires étrangères a "regretté cette mesure précipitée", qui "nuit à la perspective de faire avancer un accord de paix" et "porte atteinte aux efforts internationaux visant à convaincre l'Autorité palestinienne de revenir à la table des négociations directes avec Israël".

 

Israël étudiera ses implications sur la coopération future (…) avec le Vatican", lit-on dans le communiqué.

 

Selon des sources proches du dossier à Rome, le Saint-Siège a dû résister à de fortes pressions d'Israël, visant à empêcher cette signature, qui a menacé de faire capoter les négociations en vue d'un accord similaire entre le Vatican et l'Etat hébreu.

 

Le traité a été élaboré à partir d'un accord de base conclu en 2000 entre le Vatican et l'Organisation de libération de la Palestine (OLP).

 

M.al-Maliki a qualifié la journée d'"historique", car l'accord "n'aurait pas été possible sans la bénédiction" du pape François.

 

Ce texte, a-t-il souligné, définit "le statut spécial de la Palestine comme lieu de naissance du christianisme et comme berceau des religions monothéistes" et garantit "le statut et la protection des lieux saints" des chrétiens.

 

Source: Le Saint-Siège et la Palestine signent un accord, Israël est "contrarié", Sputnik, 20:08 26.06.2015

 

Voici une synthèse de l'Accord global signé ce midi au Vatican entre l'Etat de Palestine et le Saint-Siège:

 

Dans sa construction l'Accord prend en compte les situations juridiques et politiques découlant de conflits et se superposant à des règles datant de plusieurs siècles. Faisant un fort rappel au droit international en vigueur, le Préambule définit quelques points clés tels l'auto-détermination du peuple palestinien, la finalité de deux états, la signification pas uniquement symbolique de Jérusalem, comme ville sacrée pour les juifs, les chrétiens et les musulmans et leur valeur universelle comme un trésor religieux et culturel pour toute l'humanité. Il définit aussi les intérêts du Saint-Siège en Terre Sainte. Compte tenu de leurs relations permanentes, les parties ont élaboré une méthode de travail...et convenu...de définir le statut de l'Eglise catholique en Palestine, mais aussi la position des individus et les institutions. Comme instrument tendant à favoriser une paix juste et durable, cet accord ne peut que favoriser une solution négociée entre les autorités palestiniennes et israéliennes. L'idée que l'avenir de La Terre Sainte est dans les mains des acteurs locaux est soutenue par la volonté du Saint-Siège d'exercer sa mission éducative, spirituelle et morale. En utilisant également la teneur de l'article 24 du traité du Latran, mais sans entrer dans les différents territoriaux entre pays, le Saint-Siège peut mener une mission de paix si les parties en litige ou des institutions internationales lui font appel.

 

Le chapitre II de l'Accord traite de la question de la liberté de religion et de conscience dans toutes ses dimensions, allant des effets civils du mariage canonique avec les habituelles adaptations vues les différents rites, le respect des jours fériés et le droit des chrétiens qui travaillent dans les services publics de répondre à l'obligation de la messe dominicale, l'assistance religieuse aux forces armées et détenus, le droit des parents de donner à leurs enfants une éducation religieuse et morale. On peut noter aussi noté une reconnaissance désormais explicite de l'objection de conscience, compatible avec le droit à la liberté de conscience, de croyance et de religion. La signature de l'Accord appelle à se tourner vers l'avenir sans oublier l'histoire ni minimiser les événements qui, dans la dimension politique et juridique, ont forgé la condition, le tissu social et l'ordre normatif de la Palestine et en eux l'action de l'Eglise, comme on le voit dans les chapitres suivants:

 

Le chapitre III traite de la personnalité juridique et du droit de l'Eglise à s'organiser elle même, de sa liberté de nommer aux charges ecclésiastiques, de l'exemption des clercs des services obligatoires, y compris militaires, etc. En accord avec l'ordonnancement judiciaire palestinien, les tribunaux ecclésiastiques pourront exercer en matière civile...principalement mais pas uniquement en matière de mariage, de filiation et d'adoption, selon le statut personnel des chrétiens en Terre Sainte (normes complétées au chapitre IV).

 

Le chapitre V, sur la base du régime Status Quo décline la nature et la typologie des Lieux Saints. Le concept de sainteté, qui dérive du droit religieux, induit l'obligation des autorités civiles à respecter l'autorité et la juridiction canonique de l'Eglise catholique, à moins que des interventions soient coordonnées. La question est lié à la liberté de culte et aux garanties nécessaires aux pèlerinages et aux structures d'accueil des pèlerins.

 

Le chapitre VI prévoit le droit de l'Eglise à fonctionner dans les domaines éducatif, social, caritatif et médiatique. Il règle les relations avec le système juridique palestinien. Pour cela est prévue une disposition générale sur la liberté de recevoir des fonds et sur la discrétion garantie aux institutions ecclésiastiques dans leur fonctionnement et la gestion du personnel.

 

Le chapitre VII est entièrement consacré aux propriétés de l'Eglise et au régime particulier d'imposition qui leur est applicable, inspiré par des critères fonctionnels. Une éventuelle nécessité de s'aligner directement sur la législation de l'Etat sera soumise à de nouvelles négociations et accords.

 

Le concours de la communauté catholique palestinienne à ces longues négociations entreprises en 2010, a donné une valeur ajoutée à l'Accord global Palestine Saint-Siège. L'Eglise locale a prouvé qu'elle est un protagoniste efficace capable d'apporter sa contribution non seulement à la consolidation de la réalité ecclésiale, mais à l'image de la Palestine et de la Terre Sainte tout entière.

 

Source: Accord entre la Palestine et le Saint-Siège, Cité du Vatican, 26 juin 2015 (VIS)

 

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26 juin 2015 5 26 /06 /juin /2015 23:11

Le semblant de déstabilisation généré aboutit in fine à un renforcement du pouvoir politique et gouvernemental.

Boris Le Lay

A propos de l'attentat aujourd'hui en Isère qui a vu la première décapitation en France, Boris Le Lay, perspicace et réagissant à chaud, annonce les appels à "l'unité" qui ne vont pas manquer de venir d'ici 48 à 72 heures de la part de François Hollande et Manuel Valls, appels à la soumission au régime sous le vocable de "rassemblement républicain", "défense des valeurs républicaines", etc., la dénonciation du "terrorisme" avec effacement de toute allusion à l'islam, le soutien à la "communauté musulmane", le "refus des amalgames", l'offensive contre le "populisme" et "l'extrême-droite" :

Attentat de l'Etat Islamique en Isère : Vers un renforcement du gouvernement d'occupation (Boris Le Lay)

Suite à l'attentat en Isère - dans lequel je n'écarte pas l'implication de services de renseignement - la propagande du gouvernement sera dans les prochains jours :

- dénonciation du "terrorisme" en effaçant autant que faire se peut sa dimension "islamique"

- soutien à la "communauté musulmane" et "refus des amalgames"

- offensive contre le FN, le "populisme" et "l'extrême-droite"

- appel à la soumission au régime sous le vocable de "rassemblement républicain", "défense des valeurs républicaines", etc.

En analysant les orientations, dans les 2 à 3 semaines qui viennent, du gouvernement, nous verrons de quoi il retourne :

- Possibilité d'une attaque en règle d'internet.
- Renforcement des lois sur le renseignement
- Renforcement de l'antiracisme d'état et de l'islamisation

Boris Le Lay

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26 juin 2015 5 26 /06 /juin /2015 22:57

En avez-vous entendu parlé dans les media dits "d'information" ? RSA, Allocation personnalisée d’autonomie (APA) et Prestation de compensation du handicap (PCH) risquent de ne plus être versés en janvier 2016 :

L'Assemblée des départements de France (ADF) s'est alarmée de "la croissance incontrôlée" des "allocations de solidarité", comme le RSA, versées par les départements et financées en partie seulement par l'Etat, lors de la première réunion de sa nouvelle direction.

Dans un communiqué reçu jeudi, le bureau de l’association, présidée depuis le mois d’avril par Dominique Bussereau (Les Républicains) en raison du basculement à droite de la majorité des départements aux élections de mars, « a dénoncé la croissance incontrôlée des allocations individuelles de solidarité (AIS) qui conduira à l’asphyxie mortelle des départements ».

« D’ores et déjà, plusieurs départements ont annoncé qu’ils n’auront pas la trésorerie nécessaire pour payer la totalité des allocations pour 2016″, ajoute l’ADF sans vouloir donner leurs noms. Le Nord, entre autres, serait dans ce cas, selon une source au fait du dossier.

Dans un communiqué distinct, « le groupe de gauche insiste sur l’urgence de la situation des finances départementales », sur laquelle l’ex-président PS Claudy Lebreton avait déjà alerté ces dernières années.

Les dépenses du RSA ont progressé de 9,2% en 2014, a-t-on précisé jeudi à l’ADF. Or, cette prestation représente 58% du montant total des allocations versées par les départements, rappelle-t-on de même source.

Un groupe de travail avec l’Etat avait été créé en 2014 pour tenter de trouver des solutions, sans autre résultat qu’un constat commun faisant ressortir un financement insuffisant par l’Etat (il manque 5 à 6 milliards par an) des AIS. Outre le RSA, il s’agit de l’Allocation personnalisée d’autonomie (APA) et de la Prestation de compensation du handicap (PCH).

L’ADF entend « relancer le gouvernement pour trouver ensemble des solutions structurelles à ce problème majeur pour les finances de la France », selon le communiqué.

 

Source: Inquiétude des départements devant la « croissance incontrôlée » des prestations sociales, La Gazette des Communes, Publié le 12/06/2015 • Par avec l'AFP

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26 juin 2015 5 26 /06 /juin /2015 20:27
Un terrifiant renoncement ou…. les fruits de CHARLIE

La France et le monde occidental sont entrés dans un cycle de violence qui s’est enclenché selon un mécanisme de rivalités culturelles. A l’heure où la France est de nouveau endeuillée par l’attentat en Isère, il faut bien se poser la question de la riposte.
On aurait pu croire que les attentats contre Charlie eussent pu contribuer, à chaud, dans l’émotion du moment, à poser la question existentielle: à savoir que mettons-nous en face de la violence islamiste, quel rempart pouvons-nous lui opposer?

Le gouvernement a répondu en lançant une consultation nationale sur l’influence du salafisme en France et en durcissant le plan Vigipirate; pire, il a instrumentalisé la colère des Français pour en faire une réaffirmation des “valeurs républicaines” (dont j’ai pu dire ailleurs qu’elles n’en sont pas, mais qu’il s’agit de principes) et en revendiquant “l’esprit Charlie”.

Depuis janvier la menace terroriste s’accentue et elle vient de signer un nouvel attentat.

Qui ne sera pas le dernier car pour enrayer cette mécanique de la violence il faut autre chose que du vide…. Et la république c’est précisément ce vide existentiel, ce nihilisme, cette idéologie qui s’adosse au néant et qui nous ment depuis deux cents ans en nous faisant croire qu’elle est le Progrès humain. Une république qui s’acharne à “déconstruire” notre pays en entretenant un terrifiant renoncement, un reniement de ce qui l’a construite et en l’engageant dans la voie de la dissolution dans un grand Tout mondialiste

L’enjeu est bien culturel et ce n’est pas en renforçant les services de renseignements ou en donnant plus de moyens aux services à la police qu’on endiguera le phénomène

A l’heure actuelle , la France a besoin d’un choc politique puissant qui serait un signal fort à l’adresse des terroristes. Ce choc politique ne peut pas être donné par une république exsangue et qui feint de croire que l’islamisme se dissoudra dans une logique laïciste et hédoniste (Cf. La "réforme de l'islam" d'un Conseil des ministres "particulier", visant la "réforme de l'islam" pour le rendre "compatible avec la république", le financement de la construction des mosquées et la formation des imams...NDLR.).
Ce choc salvateur ne pourra même pas être donné par un” homme providentiel”, un homme fort, qui est le recours ultime des républiques tombées à terre pour mieux perpétuer au final le système.
Non il faut rompre avec le projet subversif d’une république qui a renoncé aux principes de réalité et qui est devenue la proie d’un islamisme conquérant. Car c’est bien la république de Charlie qui est la cible des terroristes.

 

Sandrine Pico-Deprez

 

Alliance Royale

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26 juin 2015 5 26 /06 /juin /2015 18:30
Un terroriste arrêté: il projetait un attentat suicide sur le Pape

Un terroriste présumé a été arrêté à Fiumicino: un attentat suicide était planifié contre le pape François. La nouvelle a ravivé les craintes liées au terrorisme islamique, et pas seulement parce que les objectifs stratégiques présumés du citoyen immigré qui a été arrêté visaient le symbole du catholicisme mondial, mais parce qu'il a aussi joué un rôle dans l'organisation de l'attentat commus le 28 octobre 2009 près du marché de Peshawar.

L'homme - un résident pakistanais trentenaire à Rome qui faisait partie d'une cellule liée à Al-Qaïda basée en Italie - a été arrêté à l'aéroport Leonardo da Vinci à à Fiumicino près de Rome sur des accusations d'association en vue d'objectifs terroristes. Il a été identifié et arrêté à son arrivée d'un vol d'Islamabad et selon ce qui a été révélé, il semble avoir accueilli la première à Rome, puis à Olbia, un des kamikazes présumés, un adjoint qui devait exécuter une attaque sur le territoire italien. Un projet ambitieux qui est de frapper le symbole du catholicisme dans le monde, l'attention du terrorisme islamique depuis des mois réitère ses menaces et les objectifs de militants djihadistes diffusés sur le Web avec l'image troublante du drapeau noir Isis volant sur la Cité du Vatican.
 

Source: Fiumicino, fermato terrorista islamico: preparava un attentato al Vaticano, Secolo d'Italia

venerdì 26 giugno - 09:59

via Le Forum catholique

 

 

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26 juin 2015 5 26 /06 /juin /2015 15:10
Etat islamique: Première décapitation en France

Mise à jour 17h49.

Le ramadan 2015 débuté jeudi 18 juin 2015 et qui devrait se terminer aux alentours du 17 juillet 2015, s'inaugure par une première décapitation sur le sol français, à Saint-Quentin-Fallavier en Isère. D'ici la fin du Ramadan, d'autres décapitations pourraient survenir.

 

Une explosion a eu lieu vendredi matin dans l'usine de produits chimiques Air Products, à Saint-Quentin-Fallavier, en Isère. Deux individus ont foncé avec une camionnette contre le bâtiment, percutant des bouteilles de gaz.

Un corps décapité a été retrouvé près de l'usine dans une « mise en scène macabre ». Deux personnes sont blessées.

Un suspect a été arrêté et identifié. L'homme avait été fiché en 2006, mais la fiche n'a pas été renouvelée en 2008, a indiqué Bernard Cazeneuve. Un deuxième homme a été interpellé.

François Hollande évoque « une attaque de nature terroriste » et participera à un conseil restreint à l'Elysée à 15 h 30. Le parquet antiterroriste s’est saisi de l’enquête. [1]

 

La tête était accrochée à un grillage extérieur près de deux drapeaux islamistes. [2] "Un drapeau avec des inscriptions en arabe retrouvé sur place", selon une autre source.[3]

François Hollande a pris la parole depuis Bruxelles, à la mi-journée et a confirmé la nature « terroriste » de l’attaque. Il présidera, dans l’après-midi, un Conseil de défense à Paris.

 

Selon Midi Libre à 15h04, la personne décapitée identifiée est un chef d'entreprise du Rhône. [4]

 

Yassin Salhi était employé dans la société dont le gérant a été tué. "La victime lâchement assassinée avait 50 ans, il y a eu 2 blessés légers" (Hollande). [5]

 

Le chef d'entreprise décapité était l'employeur du suspect (source proche). C'est la première personne décapitée en France lors d'une attaque terroriste, une pratique fréquemment utilisée en Syrie et en Irak par le groupe Etat islamique (EI). [6]

 

L'épouse de Yassin Salhi vient de livrer ses premières réactions sur Europe 1. Elle dit ne pas croire que son mari soit capable de tels actes : "On a une vie de famille normale. Il part au travail, il rentre. Nous sommes des musulmans normaux. On fait le ramadan. On a trois enfants et une vie de famille normale" a-t-elle expliqué. [7]

 

Hormis la "politique de peuplement" (sic) selon l'expression de Valls pour imposer la mixité sociale (autrement dit la planification du génocide par substitution des Français de souche annoncée par Manuel Valls), la "réforme de l'islam" pour le rendre "compatible avec la république", le financement de la construction des mosquées et la formation des imams, que va faire le "gouverne-ment" de la république dite "française" ?

Quelques réactions sur Twitter:

Notes

 

[1] Attentat en Isère : un corps décapité, deux hommes interpellés, Le Monde.fr | 26.06.2015 à 11h11 • Mis à jour le 26.06.2015 à 14h43

[2] [Direct] Attentat en Isère: un corps décapité, plusieurs arrestations, Par RFI, Publié le 26-06-2015 Modifié le 26-06-2015 à 14:07

[3] Attentat en Isère : un mort et plusieurs blessés, Home ACTUALITE Flash Actu, Par Le Figaro.fr avec AFPMis à jour le 26/06/2015 à 11:53 Publié le 26/06/2015 à 11:03

[4] [DIRECT] Attentat en Isère : Yassin Salhi venait pour une livraison, Midi-Libre avec Afp. 26-06-2015, 15h04

[5] EN DIRECT Attentat à St-Quentin-Fallavier : le plan vigipirate placé en alerte maximum en Rhône-Alpes pendant 3 jours, Le Dauphine

[6] EN DIRECT. Attentat en Isère: un homme interpellé, un autre activement recherché, Sputnik, 11:15 26.06.2015(mis à jour 16:38 26.06.2015)

[7] Attentat Saint-Quentin-Fallavier : l'homme décapité est l'ancien employeur du terroriste présumé, L'Internaute . com, La Rédaction, Mis à jour le 26/06/15 16:45

 

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26 juin 2015 5 26 /06 /juin /2015 14:35

« La posture républicaine ne doit pas tromper, la réalité est que nos classes dirigeantes sont pour l'essentiel acquises au modèle multiculturel et mondialisé. »

Christophe Guilluy, La France périphérique, Flammarion, 2014, p. 9

Dans un entretien à BFM-TV le géographe Christophe Guilluy, classé à gauche, tient un discours réaliste sur la société multiculturelle : une société à conflits. Mais pour lui, il s'agit encore et toujours d'asséner et de ressasser les "valeurs laïques, républicaines", un "discours minimal" à tenir comme si la république contenait tout ce qu'il faut pour inverser les effets néfastes du multiculturalisme.

Vous trouverez ci-dessous une reproduction de l'entretien et mon analyse un peu plus bas.

Christophe Guilluy: L'invité de Ruth Elkrief – 29/01

Présentation de l'entretien par BFM TV:

Christophe Guilluy, géographe et auteur de "La France périphérique" (Ed. Flammarion), a répondu aux questions de Ruth Elkrief sur les propos de Manuel Valls lors de ses voeux à la presse, concernant "l'apartheid" qui sévirait en France. Pour ce géographe spécialiste des banlieues et du logement social, le mot "apartheid" employé par Manuel Valls n'est pas approprié, mais le Premier ministre "a parfaitement compris ce qui se passe dans la société française". C'est selon lui une façon, par la rhétorique, de "sortir du déni" sur la réalité des banlieues.

Ruth Elkrief:

Vous nous racontez une France qui est très divisée, et peut-être pas selon les critères habituels, ceux qu'on a dans la tête, qu'on a appris sur les bancs de l'Université. Vous nous racontez une France communautariste et inégalitaire, une France de deux poids deux mesures où je cite "une vieille dame qui vit en banlieue exprime sa crainte devant le changement de son environnement est traitée de raciste tandis que le bobo qui vit dans son loft à Belleville et tient des discours hypocrites sur le multiculturalisme tout en envoyant ses enfants dans les écoles hors secteur est porté au pinacle."

Vous nous expliquez finalement pourquoi beaucoup de français s'abstiennent ou votent Front national parce qu'ils se sentent abandonnés par les politiques et notamment par la gauche.

Depuis quelques jours, après les attentats (de janvier 2015 NDLR.), on entend les politiques parler différemment, notamment à gauche. "Apartheid", a dit Manuel Valls.

 

Christophe Guilluy :

 

Apartheid est un mot un peu outrancier. On n'est pas dans une situation d'apartheid. L'Apartheid, c'est un système politique sud-africain qu'on connaît et dont la situation n'a strictement rien à voir. Je pense simplement que Valls a essayé de dire quelque chose, que la société française est fracturée socialement. Elle est fracturée territorialement, elle est fracturée aussi à un niveau culturel. Et c'est cela qu'il veut dire aussi quand il parle de fracture ethnique.

... Pour moi l'essentiel est de savoir la place des catégories populaires dans la mondialisation. Parce que le point de départ de mon travail c'est quand même de travailler sur ces catégories et effectivement de constater qu'aujourd'hui émerge d'un côté une France périphérique (petites villes, villes moyennes et zones rurales), où vous avez l'essentiel des catégories populaires (ouvriers, employés) et puis ces grandes métropoles mondialisées de l'autre côté. Donc on a déjà cette grande fracture territoriale qui va dire beaucoup de choses politiquement. derrière, parce que là ce que je suis en train de décrire c'est la carte électorale d'aujourd'hui, mais des années à venir.

Et pour la première fois dans l'histoire, les catégories populaires ne vivent pas là où serait la richesse. Derrière on ne va pas demander à ces mêmes catégories populaires de croire aux grands partis de gouvernement puisque précisément elles ne sont plus là où cela se passe. Et c'est tout le problème de l'intégration politique aussi de ces catégories-là.

 

Christophe Guilluy: L'invité de Ruth Elkrief – 29/01

"À l'heure où les classes populaires sont régulièrement sermonnées pour leur popularisme, leur racisme, voire leur communautarisme, il apparaît que les couches supérieures (des riches aux bobos) pratiquent de plus en plus une forme de communautarisme qu'elles refusent aux plus modestes..."

Christophe Guilluy, La France périphérique, Flammarion 2014, page 133

Ruth Elkrief:

 

Oui parce que vous nous racontez que l'abstentionnisme ou le vote front national est la manière de protester contre ce sentiment d'abandon et cet éloignement géographique et du coup politique, évidemment. Mais est-ce que vous êtes un peu plus optimiste, Parce que la période des attentats a été dramatique, très tendue. Vous, vous évoquer l'idée qu'une société multiculturelle est de fait une société de tension. Il faut qu'elle soit la plus basse possible et qu'elle ne débouche pas sur de véritables conflits. Mais là, on est dans une explosion de ces tensions?

 

Christophe Guilluy :

 

Il faut sortir du monde de l'enfance et, je dirais, d'un discours infantile sur ce que l'on est en train de vivre.

Emerge aujourd'hui une société mondialisée. Donc déjà, c'est très compliqué de penser l'espace national dans une société mondialisée, et aussi multiculturelle. Alors on peut débattre à l'infini pour dire ce qu'est le multiculturalisme. Je dirais que c'est le rapport à l'autre dans une société où effectivement l'autre ne devient pas soi. C'est la définition minimale que l'on peut donner. Précisément, ce n'est plus le modèle assimilationniste républicain, auquel on est tous attaché mais qui aujourd'hui ne fonctionne plus.

... Moi j'ai été et je le suis encore un adorateur de Jean-Pierre Chevènement. On connaît tous notre catéchisme républicain, on n'est pas dans la contestation, sauf qu'aujourd'hui, puisqu'on vit l'émergence d'une société multiculturelle, ce modèle-là ne fonctionne plus. Cela ne veut pas dire que l'on a un modèle de remplacement. Parce que d'habitude quand on dit cela, très souvent on dit tu es contre la république et donc tu es pour le multiculturalisme. Déjà, un, le multiculturalisme n'est pas un modèle. C'est un état de fait. La société est multiculturelle de fait. Et la question aujourd'hui, c'est comment on va vivre ensemble.

Alors vous avez d'un côté les très optimistes et les infantiles qui nous expliquent que ce sera le United colors of benetton ou la guerre, et puis vous avez les très énervés qui vous disent qu'on va vers la guerre civile. Je pense à un entre-deux. Je pense que la société multiculturelle - mais précisément parce qu'on n'a pas le mode d'emploi, on ne sait pas comment cela fonctionne, c'est très complexe -, sera une société sous tention.

[...] C'est pour cela que cette idée que par nos discours publics on va faire que la société sera plus ou moins apaisée, je crois que c'est une..

 

Ruth Elkrief coupant le géographe :

 

Les intellectuels et les politiques n'ont aucune influence sur la société, c'est ce que vous dites. Cela veut dire que vous ne servez à rien ?

 

Christophe Guilluy:

 

Non, à notre échelle on sert à quelque chose. On va rencontrer des politiques, des décideurs, etc. Mais n'imaginons pas une seconde que l'intellectuel ou même que le discours politique va influencer la vie réelle des gens.

Les gens font un diagnostic rationnel de leur vie. Ils font un diagnostic rationnel de ce qu'ils ont vécu ces dix, vingt, trente dernières années. ... On nous dit que depuis vingt, trente, quarante ans la mondialisation va venir jusqu'à chez moi, dans une petite ville de province. Et puis que vois-je à l'extérieur de moi: des plans sociaux, des fermetures d'usine, et on me dit tu vas voir toi aussi cela va venir jusqu'à chez toi, etc. Sauf que pour lui, pour ses enfants, cela ne marche pas non plus. Donc après, ils font simplement un diagnostic politique rationnel qui est de dire que le modèle économique mondialisé ne marche pas. Ce n'est pas parce que ces gens sont dans un repli sur soi, dans le refus du monde, dans le refus de l'Europe, ils n'ont pas de discours sur le libéralisme ou la mondialisation, non, les gens veulent simplement du boulot et savoir ce qui va se passer autour de chez eux.

 

Ruth Elkrief :

 

Alors, quand vous entendez ce genre de discours de Manuel Valls qui veut une politique de peuplement pour sortir les banlieues du ghetto?

 

Christophe Guilluy:

 

Moi je ne crois pas aux mesures à chaud. Non, on essaie de trouver des solutions... [...] Je pense que l'on restera dans une société sous tension, qu'il faut au maximum faire en sorte pour qu'un commun soit préservé. Donc on est bien sur des valeurs laïques, républicaines, etc. Je dirai c'est le discours minimal.

Quand j'entends Valls tenir un discours très républicain, il a raison, il faut continuer. Il est aussi là pour cela si l'on parle de cohésion nationale, etc. Mais ne nous leurrons pas, dans une société multiculturelle l'identité est mise en étendard. C'est très triste, moi enfant, qui ai toujours vécu dans les quartiers multiculturels, jamais personne ne mettait son identité religieuse, ethnique, etc., en étendard. Ce n'est plus le cas des jeunes générations. Cela veut dire que si l'on accepte la société multiculturelle, on ne peut pas se plaindre qu'il y ait des réactions différentes à des évènements aussi tragiques que l'on a vécus, par exemple le "Je suis Charlie". Evidemment, il y a des gens qui en fonction de leur culture, leurs origines, vont dire moi non je ne suis pas Charlie. Alors de deux choses l'une, ou on l'accepte ou on ne l'accepte pas. On ne peut pas tenir les deux discours. On a un moment ou un autre, il faut sortir du monde de l'enfance, de ce monde infantile où tout irait pour le mieux dans le meilleur des mondes possibles, non on va avoir des choses très compliquées, très conflictuelles. Vous pouvez être Charlie et avoir en face de vous des gens qui vous disent non.

La question est qu'on n'arrive pas à un conflit. Et c'est pour cela que la parole publique doit enfin aborder ces sujets-là, parce qu'évidemment quand on se parle on ne se tape pas dessus. Et c'est pour cela que je trouve que Valls, même avec des mots outranciers comme apartheid aille sur ces sujets-là parce que cela veut dire que la société française est comme cela aujourd'hui. Donc c'est un point de départ, cela ne veut pas dire qu'il va trouver des solutions, mais au moins on est sur du réel.

Analayse Christ-Roi du discours du géographe Christophe Guilluy :

 

L'auteur avance que le multiculturalisme serait "le rapport à l'autre dans une société où effectivement l'autre ne devient pas soi". C'est, dit-il, "la définition minimale que l'on peut donner." "Précisément, ajoute-t-il, ce n'est plus (le multiculturalisme) le modèle assimilationniste républicain, auquel on est tous attaché mais qui aujourd'hui ne fonctionne plus."

Or, premièrement, le modèle assimilationniste républicain n'est ni un modèle auquel tout le monde est attaché depuis toujours et qui aurait toujours fonctionné (Cf. Le génocide vendéen... récemment dénoncé par Luc Ferry) ni un modèle si différent que cela du multiculturalisme anglo-saxon. Je dirai même que le modèle assimilationniste républicain "français" s'apparente davantage à la culture anglo-saxonne multiculturelle, ouverte et tolérante dans les principes (car issue du protestantisme et du libre examen) mais multiconflictuelle et intolérante dans la pratique et son rapport à l'autre (Cf. Indiens d'Amérique: un génocide tranquille et presque achevé, interventionnisme atlantiste), qu'à la culture catholique française de toujours, où c'est le contraire, la culture est plus homogène et intolérante dans les principes mais plus tolérante dans la pratique (Cf. Francophonie et frères d'alliance)...

La laïcité elle-même n'est pas un modèle qu'il suffirait d'affirmer, tel un mantra, pour que la réalité se range du côté des idéologues. La laïcité est une pratique partagée aussi bien par la monarchie médiévale que par l'Ancien Régime qui ne rémunérait pas les prêtres et le Clergé, vivait de la dîme et en redistribuait les revenus sous la forme d'aides, tel que le fait notre actuelle Sécurité sociale d'aujourd'hui qui n'a rien inventé!... Les révolutionnaires au contraire, ont assujeti la religion à l'état en rémunérant le clergé jusqu'en 1905. Ce qui est le contraire de la laïcité.

L'auteur ne voit donc pas que la société multiculturelle et multiconflictuelle qu'il décrit vient précisément de la matrice républicaine laïque, "neutre", et indifférentiste. Bien que se disant attaché au réalisme, il se contredit en critiquant d'un côté "cette idée que par nos discours publics on va faire que la société sera plus ou moins apaisée" et de l'autre l'idée que la parole publique doit "aborder ces sujets-là, parce qu'évidemment quand on se parle on ne se tape pas dessus!" Cela fait deux siècles que les républicains "dialoguent", que la république tient ce "discours minimal" des "valeurs laïques, républicaines" (sic) pour le résultat que l'on voit aujourd'hui... La république indifférentiste, relativiste et égalitaire est une impasse qui conduit à la société multiculturelle et mutliconflictuelle que l'auteur dénonce. La médecine de la société multiculturelle et multiconflictuelle n'est pas dans la république laïque, elle est dans la monarchie catholique, la société chrétienne.

La construction d'une société apaisée ne peut pas venir de l'indifférentisme d'un Etat négationniste qui refuse même de reconnaître la réalité de l'histoire de la France. Pour aimer son prochain, ne faut-il pas commencer par affirmer qui l'on est, mettre des frontières et des repères clairs là où les républicains, parlant d'universalisme laïque, ont effacé l'identité chrétienne de la France ? Comment s'étonner dans ces conditions que les étrangers ne veuillent pas s'assimiler au vide ?

Mettre dans la poche ce que l'on est au prétexte d'assimiler son prochain, ce n'est pas dialoguer, c'est génocider une part de sa population. C'est dire à autrui je vais t'assimiler en génocidant les miens. Qui s'assimilera à un modèle totalitaire ? Personne. Un "dialogue" fondé sur le génocide culturel n'est pas un dialogue, c'est de l'hypocrisie et un mensonge. Nul ne sera convaincu d'un mensonge, même érigé au plan universel.

La société apaisée implique une affirmation de notre identité chrétienne qui commande d'aimer notre prochain par amour de Dieu. L'amour de Dieu est le premier commandement, l'amour du prochain, le second. De là découle tous les bienfaits de la vérité. Le discours laïcisant de Christophe Guilluy sur les "valeurs laïques et républicaines", "discours minimal", est un poncif contredit par le Réel depuis deux siècles.

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26 juin 2015 5 26 /06 /juin /2015 00:01
Saint Anthelme de Chignin († 1178)

Saint Anthelme naquit au château de Chignin en Savoie non loin de Chambéry.

Encore jeune, il cumula les dignités ecclésiastiques à Genève et à Belley; Il préféra la solitude de la prière avec le Christ à la vie mondaine et chasseresse des grands seigneurs. Il reconstruisit la Grande-Chartreuse qu'une avalanche avait détruite et en devint le septième prieur. Ce fut lui qui fonda les premières chartreuses pour les femmes désireuses de mener une vie érémitique. Comme il avait dû punir deux de ses moines qui le méritaient, ceux-ci firent appel au pape Alexandre III, qui d'abord les soutint. Pour que règne la paix, saint Anthelme donna sa démission et rentra joyeusement dans le rang.

Le pape, mieux informé, revint sur sa décision, et le nomma évêque de Belley. Il s'était pareillement brouillé avec l'empereur Frédéric Barberousse pour avoir refusé Victor IV, un antipape de fabrication impériale. L'empereur se réconcilia avec saint Anthelme et l'éleva, lui et ses successeurs, à la dignité de prince-électeur du Saint Empire romain germanique. Il tenta en vain de servir de médiateur entre saint Thomas Beckett et le roi Henri II d'Angleterre.

Anthelme mourut le 26 juin 1178. Son culte est resté populaire à Belley.

 

Chateau et chapelle de Saint-Anthelme, en arrière-fond Chalue de Belledonne. Photos et cartes postales anciennes de Chignin (73800), Savoie, Rhône-Alpes et de la France en 1900.

 

                                               Intérieur de la chapelle de Saint Anthelme de Chignin

 

Nous savons peu de chose sur l’origine du château de Chignin. Guichenon et Albanis Beaumont pensent que le château fût bâti au début du VIIIe siècle soit entre 725 et 740. L’Europe était plongée dans la consternation et l’épouvante devant les hordes de barbares. Les sarrasins arrivaient dans les Alpes. Deux Princes Français, Charles Martel et Eudes d’Aquitaine, accablés par ces invasions et destructions réunirent leurs légions. Le 29 Octobre 732, les sarrasins furent taillés en pièces entre Poitiers et Tours. Après cette débâcle, les sarrasins se retirèrent sur les Alpes. Cette défaite les rendit furieux et ils mirent à mal tout ce qu’ils rencontrèrent sur leur passage. En arrivant en Tarentaise et en Maurienne les sarrasins s’y installèrent et fortifièrent les lieux. Pendant près de deux siècles ils occupèrent les hautes vallées savoyardes. Ce fut en 950 que Conrad, Roi de Bourgogne, leur tendit un piège près d’Argentine en Maurienne. Les savoyards ne restèrent pas inactifs en voyant les invasions périodiques et construisirent des châteaux, des tours, et des camps où la population pouvait venir s’y retrancher en cas d’attaque.

  rm-pb-chignin-chateau--forteresse-st-anthelme.jpg                 Le Château St Anthelme.

 

rm-pb-chignin-chateau-forteresse-st-anthelme.jpg                Château de St Anthelme.

 

 

 

               Paysage de Belledonne

 

                Chamrousse - Massif de Belledonne - 2000 m

 

              Chamrousse - Belledonne

 

              Panorama sur le massif de Belledonne depuis le Col de la Faîta

 

 

Sources:

http://nominis.cef.fr/contenus/saint/1392/Saint-Anthelme-de-Chignin.html ; http://www.universalis.fr/encyclopedie/anthelme-de-chignin/

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25 juin 2015 4 25 /06 /juin /2015 15:50

Incohérence théologique des messages, enrichissement des voyants (ce qui ne s'est jamais vu) qui ont investi dans les hôtels et agences de voyages..., désobéissance montrée tant envers l'évêque de Mostar qu'envers le Pape, le Cardinal Müller, Préfet de la Congrégation pour la Doctrine de la Foi, ne reconnaît pas Medjugorje comme un lieu d'apparition mariale. On se dirige vers une non reconnaissance des "apparitions" de Medjugorje.

Cardinal Müller, Préfet de la Congrégation pour la Doctrine de la Foi

Cardinal Müller, Préfet de la Congrégation pour la Doctrine de la Foi

Le "Vatican" ne reconnaît pas Medjugorje

 

Vatican - Eglise catholique: Medjugorje n'est pas reconnu comme lieu d'apparition de Marie

 

Après une session de la Congrégation de la foi et selon cette source, un vaticaniste, le préfet de l'ex Saint Office le Cardinal Müller ne reconnaît pas Medjugorje comme un lieu d'apparition mariale.

 

Seule concession: un lieu de prière, car Dieu donne des fruits même là où il n'a pas semé.

L'Eglise catholique ne reconnaît pas Medjugorje

 

Le Pape promulguera un prochain décret qui ne devrait pas aller dans un sens contraire aux conclusions de cette même Congrégation.

 

Les voyants seront également "isolés". Les fidèles devront se concentrer sur la seule fréquentation des sacrements.

 

L'aspect économique a également joué un rôle dans cette non reconnaissance, par la création d'agences de voyages et d'hôtel pour l'accueil de l'afflux de pèlerins.

 

Enfin, les messages présentaient des inconsistances théologiques et ne devront plus être diffusés.

 

----

 

Traduction ( source Bertrand Cardinne, prêtre)

 

 

L'unique concession est pour Medjugorje, reconnue comme lieu de prière, parce que Dieu sait récolter même là où Il n'a pas semé", a expliqué le Cardinal Gerhard Ludwig Müller, Préfet de la CDF, au cours de la Session plénière de la Congrégation qui s'est réunie hier pour s'exprimer sur l'authenticité des apparitions présumées de la Vierge aux six "voyants" de cette petite localité de Bosnie-Herzégovine, lesquels affirment recevoir depuis 34 ans les messages de la "Gospa". Pour le reste, le jugement de l'ex-Saint-Office est absolument négatif, sur la base de la relation finale de la "Commission Ruini" constituée par Benoît XVI pour faire la lumière sur ces phénomènes.

 

Pour la CDF, les "apparitions" ne témoignent d'aucun caractère surnaturel : il est par conséquent interdit aux fidèles de participer aux "extases" des six "voyants", et interdit à ces derniers de diffuser les textes des messages reçus de la Vierge.

A la paroisse Saint-Jacques de Medjugorje est infligé un autre NON : elle ne deviendra pas sanctuaire marial, comme le voulaient les "voyants". Cela va même plus loin : il est interdit aux Évêques d'accueillir dans leurs diocèses les "voyants" pour des rencontres ou témoignages publics comme cela s'est fait jusqu'ici. Il est juste permis d'assurer aux pèlerins qui iraient à Medjugorje l'assistance d'un prêtre. Les pèlerins eux-mêmes ne devront pas non plus reconnaître par leur présence l'authenticité des apparitions ; ils devront aussi éviter tout contact avec les "voyants", se concentrant seulement sur la prière et la fréquentation des sacrements.

 

Pourquoi une telle sévérité du Vatican ? Avant tout, à cause de l'incohérence théologique des messages ; mais aussi à cause de l'intéressementéconomique des "voyants", lesquels ont investi dans des hôtels et des agences de voyages. Autres raisons : les rivalités qui ont émergé entre eux, la désobéissance montrée tant envers l'évêque de Mostar qu'envers le Pape. Ce dernier en effet leur avait ordonné à travers la Commission Ruini de consigner par écrit les dix secrets qu'ils auraient reçus de la Gospa.

L'argent est l'un des points essentiels qui ont poussé le Vatican à user d'une poigne de fer : on n'a jamais vu de vrais voyants qui se seraient enrichis sur leurs propres apparitions.

 

On peut donc exprimer un doute, puisque les six "voyants" de Medjugorje affirment qu'ils voient la Vierge et parlent avec elle : le font-ils parce qu'il y a quelque chose de vrai dans les apparitions, ou bien simplement pour attirer le plus grand nombre de pèlerins à voyager par leurs agences et à loger dans leurs hôtels ?

 

Laissons le dernier mot au Pape François, qui publiera bientôt un décret sur cette affaire : il est cependant difficile de croire que le Pape puisse modifier les conclusions de la CDF. En effet, lui-même a déjà manifesté à plusieurs reprises, plus ou moins ouvertement, son propre scepticisme sur le bien qui se passe à Medjugorje. On va donc probablement vers une "fumée noire" qui fera du bruit.

 

Source : Le Suisse Romain via Le Forum catholique

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25 juin 2015 4 25 /06 /juin /2015 13:15
Vladimir Poutine prépare le retour de la famille des Tsars en Russie

Le 1er octobre 2008, le Tsar Nicolas II et tous les membres de la famille impériale russe étaient réhabilités par la justice russe. Aujourd'hui Vladimir Poutine prépare le retour de la famille des Tsars en Russie avec “un statut spécial” dont le rôle serait de “renforcer l’unité russe”.

 

Vladimir Poutine prépare le retour de la famille des Tsars en Russie

L’initiative prise par le député Vladimir Petrov, du parti présidentiel Russie Unie, a déclenché un vent de spéculation sur le rôle du Kremlin quant à cette dernière. De quoi s’agit-il ? Du retour de la famille impériale en Russie, avec “un statut spécial” dont le rôle serait de “renforcer l’unité russe”.

Retour de la famille impériale

Le député Petrov prépare en effet un texte de loi qui devrait entrer en vigueur à l’occasion du centenaire de la chute du Tsar Nicolas II, en 1917. Rappelons que 2017 sera l’année de l’élection présidentielle russe. Vladimir Petrov entend “donner aux membres de la famille impériale un statut spécial” et “accélérer leur retour en Russie”.

Le parlementaire russe a écrit des lettres aux héritiers de la dynastie des Romanov, qui a gouverné le pays durant deux siècles avant l’abdication du dernier Tsar, Nicolas II, avant les deux révolutions de 1917 et 1918.

Vladimir Poutine prépare le retour de la famille des Tsars en Russie

Petrov s’est adressé à la Grande Duchesse Maria Vladimirovna et au Prince Dimitri Romanovitch, les appelant à revenir rapidement en Russie pour devenir des symboles de la culture nationale afin de “faire revivre le pouvoir spirituel du peuple russe”.

Il ajoute que la Russie “traverse une étape difficile de son processus de restauration de la grandeur du pays et de son influence globale” et que “les membres de la Maison des Romanov ne peuvent pas rester éloignés des évolutions en cours en Russie à un moment historique aussi crucial”.

Alexander Zakharov, directeur de la Maison Impériale des Romanov en Russie, a indiqué que plusieurs représentants de la dynastie étaient prêts à retourner en Russie.

Pourquoi maintenant ?

Une telle initiative de la part d’un parlementaire du parti présidentiel n’est pas anodine. Le président russe sait que les USA préparent une révolution de palais en Russie et que, à tout moment, une insuffisance gouvernementale peut aboutir à un coup d’état de la part d’oligarques liés à la finance anglaise et américaine. Sur le modèle de ce que firent les Bolcheviques en 1917-1918.

 

Lire la suite sur : BREIZATAO – ETREBROADEL (25/06/2015) http://breizatao.com/2015/06/24/vladimir-poutine-prepare-le-retour-de-la-famille-des-tsars-en-russie/

 

Source (en anglais) : Vladimir Putin 'wants' to reinstate Russia's royal family and bring back the Tsars, express.co.uk, PUBLISHED: 04:00, Wed, Jun 24, 2015 | UPDATED: 21:48, Wed, Jun 24, 2015

 

via Democratie Royale

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24 juin 2015 3 24 /06 /juin /2015 16:10

Alors qu'Edward Snowden à l'origine de la révélation de l'espionnage et des écoutes gigantesques des USA en juin 2013 n'a toujours pas été accueilli en france (le 4 juillet 2013, Manuel Valls refusa l'asile d'Edward Snowden au motif que les Etats-Unis étaient "nos amis"), on apprend deux ans après que la presse serait plus efficace que nos propres organismes de renseignements et de défense de la nation... Il y a quelque chose qui cloche dans cette histoire qui n'est pas un scoop..., et dont une des sources travaillerait pour ... le compte des Américains :

Ecoutes de la NSA: La presse plus efficace que nos propres organismes de renseignements et de défense de la nation?

WikiLeaks: trois présidents français espionnés par les Etats-Unis

 

Sputniknews

07:35 24.06.2015(mis à jour 09:23 24.06.2015)

Dossier: Espionnage USA-France

 

De 2006 à 2012, Jacques Chirac, Nicolas Sarkozy et François Hollande ont été régulièrement espionnés par l'Agence nationale de sécurité US (NSA), d'après des documents publiés mardi par Libération et Mediapart en collaboration avec WikiLeaks.

 

Il s'agit de cinq rapports d'analyse provenant de la NSA, sous le titre Global SIGINT Highlights tirés du renseignement d'origine électromagnétique. Classées "Top Secret", ces interceptions de communications étaient destinées à des responsables de la NSA et des autres services de renseignement US. Seuls deux d'entre eux pouvaient être partagés au sein des dénommés "Five Eyes", alliance des services de renseignement américains, australiens, canadiens, néo-zélandais et britanniques.

 

Réaction d'Emmanuel PIQUET-PELLORCE pour Alliance Royale:

 

Ecoutes de la NSA: quelles ripostes ?

 

Les Etats-Unis sont coutumiers du fait mais quelle stupeur se s'apercevoir que le dernier étage de l’ambassade américaine, se trouvant à peine à quelques encablures de l’Élysée, n’est en fait qu’un trompe l’œil recouvert d’une bâche abritant un centre d’écoute de la NSA (et à quelques centaines de mètres des ministères de la Justice, de la Défense et de l'Intérieur.NDLR.), c’est donc Wikileaks qui participe désormais à la défense nationale française.!

Nonobstant le fait qu’il est totalement effarant que cela soit la presse qui semble être plus efficace que nos propres organismes de renseignements et de défense de la nation, il appartient au président de la République cette fois-ci de faire preuve de courage politique:

Un message fort doit être envoyé à l’Empire américain, on n'espionne pas impunément la France. L'expulsion de l’ambassadrice américaine paraît comme l’option au minimum à prendre. Certains indiquent avec légèreté que c'est l'occasion de stopper les négociations du traité transatlantique. C'est oublier un peu vite que ce traité n'est pas négocié d'Etat à Etat mais et que c'est l'Union européenne qui a la main...

Cet acte n’en reste pas moins, totalement intolérable, et insultant, qui plus est entre alliés objectifs. Même si le régime en place n’est pas foncièrement le problème dans cette histoire, il est toutefois hautement probable qu’un chef d'Etat dans le cadre d'institutions monarchiques aurait réagi avec hauteur à cette grave atteinte. Car dans son domaine régalien, le roi est maître et souverain. Quelle riposte pourra opposer notre président de la république, celui-là même qui a fait poser des écoutes sur le téléphone de son prédécesseur?

Cette triste affaire montre bien en quelle estime est tombé la France qu' on ne respecte plus et qu'on ne feint même plus de respecter...... "Il y a grande pitié au royaume de France"

 

Pour François Mitterrand, Edwy Plénel (directeur de Mediapart) est un agent américain :

« Il faudra tout de même qu’on sache qui est vraiment ce monsieur Plenel. […] Il parlera moins haut quand on saura qu’il travaille pour une puissance étrangère. » [propos de François Mitterrand rapporté par Gérard Colé à Pierre Péan, cité dans La Face cachée du Monde, 2003]

Confirmé par une autre source :

« Plenel ? Il ne m’a pas lâché pendant dix ans et j’ai fini par penser qu’il travaillait lui aussi pour les Américains. » [propos de François Mitterrand rapporté par Pierre Favier, journaliste longtemps accrédité à l'Élysée, La décennie Mitterrand, 1999]

Source: http://www.les-crises.fr/fn-ils-sont-vraiment-enormes-chez-mediapart/

 

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24 juin 2015 3 24 /06 /juin /2015 12:47
Entretien avec Charlotte d'Ornellas. La Syrie : guerre civile manipulée ou mensonge international ?

ENTRETIEN

 
Les médias l’affirment … à longueurs de journaux et d’articles : La Syrie est en guerre civile. Est-ce sûr ? Depuis le début de la guerre il y a plus de 3 ans, les médias français ne cessent de parler du régime de Bachaar Al Assad comme d’un régime tyrannique, oppressant, martyrisant sa population.

 

Le rôle de la presse dans la manipulation internationale

 
De nombreux médias ont même parlé des « prisons de l’horreur » que renfermerait le pays. Cette « campagne de communication internationale », cette campagne médiatique fonctionne à ce point qu’elle semblerait avoir acquis l’adhésion des populations étrangères. S’il est certain que le président syrien n’est pas un parangon de vertu, qu’il a mis en place un régime « fort », il n’est sûrement pas le dictateur, le tortionnaire que l’on dépeint dans la presse. Ni plus ni moins que ne l’étaient Saddam Hussein, Mouammar Kadhafi (reçu en grand apparat par le président français de l’époque faut-il le rappeler, Nicolas Sarkozy en 2011) ou l’Ayatollah Khomeiny.

 

Charlotte d’Ornellas interroge les Syriens sur la « guerre civile »

 
Pour s’en convaincre, il suffit d’interroger les Syriens eux-mêmes; ceux qui vivent sur place, et non les Syriens qui ont quitté leur pays il y a 40 ans et que l’on entend régulièrement dans les médias français. Aller à la rencontre des Syriens, c’est ce que Charlotte d’Ornellas fait régulièrement, depuis plusieurs années. Cette journaliste professionnelle âgée de 27 ans connaissait la Syrie avant la guerre ; elle y est retournée à plusieurs reprises depuis le déclenchement du conflit et doit repartir sur place au mois d’août prochain. Là-bas, elle y a noué des relations, des amitiés fortes avec des habitants de la ville d’Alep, et ceux de Maaloula notamment, la ville « martyre », prise par les combattants de l’Etat Islamique avant d’être reprise par l’armée syrienne. Charlotte d’Ornellas est également membre de l’Association SOS Chrétiens d’Orient. Un témoignage de vérité, pour la vérité.
 
Un entretien réalisé par Armel Joubert des Ouches

 

Source: Reinformation.Tv

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24 juin 2015 3 24 /06 /juin /2015 09:01
La république dite "française" ou la loi du plus fort

La Volonté générale envisagée comme la source de tout droit et de tout pouvoir implique une masse d’individus ayant des droits absolument égaux en dehors de toute hiérarchie naturelle ou sociale, en dehors du respect de leurs droits naturels ; l’État impose à tous Sa Volonté de Leviathan ; aucun organisme intermédiaire entre l’individu et l’État n'est toléré, aucune loi morale ne prime la loi républicaine émanant de la Volonté générale : c'est l’oppression en haut, la servitude en bas, l’antagonisme partout et l’union nulle part...

L'objectif ? Diviser pour régner... Supprimer les droits et garanties des faibles contre les forts, des petits contre les grands ; mettre les pauvres et les faibles à la discrétion des riches, la loi du plus fort.

L’idée fondamentale de la Révolution française en matière économique est contenue dans cette maxime économique de Turgot, tant applaudie à la fin du siècle dernier

La source du mal est dans la faculté même accordée aux artisans d’un même métier de s’assembler et de se réunir en corps.

Turgot, Édit du 12 mars 1776

On croit rêver en lisant aujourd’hui de pareilles inepties tombées de la plume d’un homme d’esprit. Ce que Turgot, fidèle interprète des opinions de son temps, appelait la source du mal n’est autre chose qu’un principe rigoureux de droit naturel. Car il est dans la nature des choses que les artisans d’un même métier et les ouvriers d’une même profession aient la faculté de s’assembler pour débattre et sauvegarder leurs intérêts ; ou bien il faut renoncer à toutes les notions de la solidarité et de la sociabilité humaines.

 

C’est ce qu’on avait parfaitement compris jusqu’à la veille de 1789. Après avoir proclamé les principes qui devaient amener graduellement l’esclavage au colonat et au servage, puis enfin à l’affranchissement complet du travailleur, l’Église avait fini par faire triompher dans la classe ouvrière, comme ailleurs, la loi si éminemment féconde de l’association.

 

Sous l’influence des idées de rapprochement et de charité fraternelle qu’elle répandait dans le monde, il s’était opéré pour chaque métier, pour chaque profession, un groupement des forces et des volontés individuelles autour d’un seul et même centre d’action. L’on avait senti que pour être fort, il fallait s’unir, et que, dans cette union morale des travailleurs d’un même ordre, il y avait une garantie et une protection pour tous : Vincit Concordia fratum, selon l’antique devise des arts et métiers de Paris. Sans absorber l’individu dans le corps social et tout en lui laissant la liberté de se mouvoir et d’agir à son gré, le travail devenait plus ou moins une chose commune à laquelle chacun apportait son énergie propre, en même temps qu’il y trouvait sa fortune et son honneur. Des hommes aussi étroitement unis par les liens professionnels ne pouvaient qu’être solidaires les uns des autres, soit que leur intérêt fût en jeu ou leur réputation.

 

Dans un tel état de choses, il y avait place pour les faibles à côté des forts ; et la richesse ou l’intelligence, au lieu d’être une cause de ruine pour personne, tournait au profit de tout le monde. Bref, le même métier était dans une même ville, pour ceux qui l’exerçaient, un signe de ralliement et le principe d’une association où tous se rencontraient, se respectaient et s’aimaient. Tel a été, six siècles durant l’aspect de cette grande et belle institution qui s’est appelée, dans l’histoire de l’économie politique et sociale, la corporation ouvrière.

 

Les corporations sacrifiées sur l’autel de l’égalité

 

À vrai dire, — et c’est la condamnation la plus formelle des doctrines économiques de la Révolution française, — ils ne pouvaient agir autrement sans renoncer à tout ce qui fait le fond du système. Appliquant avec une rigueur de logique que je suis loin de méconnaître, les idées du Contrat social de Rousseau, la Révolution française ne conçoit que deux facteurs dans l’ordre économique comme dans tout le reste : l’individu et l’État. Pas de corps intermédiaires entre l’un et l’autre, pas de groupes particuliers possédant leur autonomie, pas d’organismes sociaux vivant de leur vie propre, pas d’associations autres que celles qui émanent de la volonté générale envisagée comme la source de tout droit et de tout pouvoir, en d’autres termes, une masse d’individus ayant des droits absolument égaux, en dehors de toute hiérarchie naturelle ou sociale, et l’État leur imposant à tous sa volonté ; voilà toute la théorie imaginée et formulée en 1789 et en 1791.

 

La Révolution crée l’oppression de la classe ouvrière

 

Les conséquences allaient en découler d’elles-mêmes ; et nous les avons sous les yeux. Oubliant que le principe de la liberté du travail, appliqué d’une façon absolue, sans le complément et le correctif de l’association, dans laquelle Turgot plaçait « toute la source du mal », ne saurait avoir d’autre résultat que de mettre, les pauvres et les faibles à la discrétion des riches et des forts, les théoriciens de 1789 s’étaient absolument mépris sur les conditions du problème social.

 

Sous une apparence de liberté, c’est l’isolement qu’on apportait à l’ouvrier, et, avec l’isolement, la faiblesse. L’individu seul restait en face de lui-même, n’ayant plus aucune des ressources matérielles ou morales qu’il tirait auparavant d’un corps dont il était le membre.

 

Dès lors, plus une ombre de hiérarchie ; plus de paternité sociale ; plus de charge d’âmes ; plus de fraternité professionnelle ; plus de règles communes ; plus de solidarité d’intérêt, plus d’honneur et de réputation plus de rapprochement entre les maîtres, les ouvriers et les apprentis ; plus de garanties pour les faibles contre les forts ; plus de protection des grands à l’égard des plus petits.

 

Une concurrence effrénée, une lutte pour la vie où chacun, réduit à ses seules forces, cherche à l’emporter sur les autres, au risque d’entraîner leur ruine ; une mêlée où l’on se coudoie, où l’on s’écrase, où l’on se foule aux pieds, c’est-à-dire, en résumé, l’oppression en haut, la servitude en bas, l’antagonisme partout et l’union nulle part : telle est la situation que la Révolution française est venue créer à la classe ouvrière.

 

Des tentatives de résistance

 

Oui, malgré les anathèmes de Turgot et des autres économistes de 1789 contre le régime corporatif, nous avons vu se former successivement des sociétés de secours mutuels, des caisses de pension de retraite, des banques populaires, des associations coopératives, et même des syndicats professionnels, forçant, pour ainsi dire, la tolérance des pouvoirs publics en attendant la sanction légale. Puis, enfin, nous avons vu un parlement obligé, sous la pression de l’opinion, d’abroger la loi du 27 juin 1791 et de rétablir le principe de l’association dans la loi du 21 mars 1884.

 

Mais toutes ces réactions en faveur du principe d’association si étrangement méconnu en 1789 sont autant de conquêtes sur la Révolution française dont c’est l’erreur fondamentale de ne concevoir et de n’admettre aucun organisme intermédiaire entre l’individu et l’État.

 

Le sophisme de l’amélioration des conditions matérielles

 

[…] Voyez, nous dira-t-on, quel progrès économique s’est réalisé depuis la fin progrès du siècle dernier : l’ouvrier est mieux vêtu, mieux nourri, mieux logé que par le passé : pur bienfait de la Révolution française.

 

Pur sophisme, dirons-nous à notre tour ! Si les conditions économiques, du temps actuel sont meilleures à certains égards que celles de l’âge précédent : cela est dû à des causes toutes différentes : cela est dû au progrès des sciences naturelles, physiques et chimiques, aux inventions et aux découvertes de l’industrie, à l’application de la vapeur et de l’électricité aux diverses catégories du travail humain, à une plus grande facilité dans les moyens de communication, à la multiplication des relations commerciales, à l’amélioration des routes, à la création des chemins de fer, au mouvement général de l’art et de la pensée.

 

[…] Laissons donc là ce sophisme et disons ce qui est l’évidence même : la Révolution française n’a rien fait pour améliorer la condition des classes laborieuses ; bien au contraire, elle a jeté le trouble et la confusion dans le monde du travail ; elle a détruit, sans y rien substituer, ces corporations ouvrières, ces groupes sociaux si bien organisés, où petits et grands, faibles et forts, pauvres et riches étaient unis entre eux par les mêmes liens professionnels, dans une vaste hiérarchie de services et de fonctions ; elle n’a pas su donner à la liberté du travail, dans la liberté d’association, un correctif et un complément indispensables ; elle a désagrégé les masses ouvrières, en les soustrayant à la direction de leurs chefs naturels, pour les livrer sans défense à l’action des sociétés secrètes, de ces ligues ténébreuses où elles deviennent la proie de politiciens sans aveu et sans scrupule ; elle a créé l’antagonisme du capital et du travail, cette grande plaie des temps modernes ; et chaque fois qu’il est question de remédier à un état de choses si lamentable, on est obligé de remonter le courant de la Révolution, pour reprendre une à une les œuvres qu’elle a détruites, et pour corriger les erreurs de son symbole économique et social.

 

Source : Mgr Freppel, La Révolution française, à propos du centenaire de 1789, A.Roger et F.Chernoviz éditeurs, 7 rue des grands-augustins, Paris 1889. 23e édition. Vive le Roy

via Démocratie royale

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24 juin 2015 3 24 /06 /juin /2015 06:44
Le chapelet à la Miséricorde divine

L'origine de cette dévotion est bien particulière ; le 13 septembre 1935, Jésus-Christ aurait lui-même dicté ce chapelet à sœur Faustine Kowalska (1905-1938), surnommée l'apôtre de la Miséricorde et canonisée par Jean-Paul II en avril 2000. Le culte de la Miséricorde Divine est cependant très ancien.

 

Les promesses associées à ce chapelet par Jésus-Christ à sainte Faustine sont les suivantes :

« Ma fille, incite les âmes à dire ce chapelet que je t’ai donné. Il me plaît de leur accorder tout ce qu’elles me demanderont en disant ce chapelet.» (Petit Journal, 1541) [1]

« Les prêtres le donneront aux pécheurs comme une ultime planche de salut; même le pécheur le plus endurci, s’il récite ce chapelet une seule fois obtiendra la grâce de mon infinie miséricorde.» (Petit Journal, 687)

« Les âmes qui réciteront ce chapelet seront enveloppées par Ma miséricorde pendant leur vie et surtout à l'heure de la mort. » (Petit Journal 754).

De plus Jésus promet la grâce de la conversion à l'heure de la mort et une mort paisible, aussi bien pour les personnes qui prient ce chapelet que les personnes pour qui on le prie. Il est très recommandé de prier ce chapelet auprès des agonisants.

«À l'heure de la mort je défends comme ma propre gloire chaque âme qui récite ce chapelet elle-même, ou bien si d'autres le récitent près de l'agonisant l'indulgence est la même.» (Petit Journal 811)

LE CHAPELET A LA MISERICORDE DIVINE

(on récite les prières suivantes sur un chapelet ordinaire)

Au début:

Notre Père qui es aux cieux, que Ton Nom soit sanctifié, que Ton Règne vienne, que Ta Volonté soit faite sur la terre comme au ciel. Donne-nous aujourd’hui notre pain de ce jour, pardonne-nous nos offenses comme nous pardonnons aussi à ceux qui nous ont offensés, et ne nous soumets pas à la tentation, mais délivre-nous du Mal. Amen.

Je Vous salue, Marie, pleine de grâce, le Seigneur est avec Vous. Vous êtes bénie entre toutes les femmes et Jésus, le fruit de Vos entrailles, est béni. Sainte Marie, Mère de Dieu, priez pour nous, pauvres pécheurs, maintenant et à l’heure de notre mort. Amen.

Je crois en Dieu, le Père Tout-Puissant, Créateur du ciel et de la terre. Et en Jésus-Christ, son Fils unique, notre Seigneur, qui a été conçu du Saint-Esprit, est né de la Vierge Marie, a souffert sous Ponce Pilate, a été crucifié, est mort et a été enseveli, est descendu aux enfers. Le troisième jour est ressuscité des morts, est monté aux cieux, est assis à la droite de Dieu le Père Tout-Puissant, d’où Il viendra juger les vivants et les morts. Je crois en l’Esprit Saint, à la sainte Eglise catholique, à la communion des saints, à la rémission des péchés, à la résurrection de la chair, à la vie éternelle. Amen.

 

Sur les gros grains une fois:

Père Eternel, je T’offre le Corps et le Sang, l’Ame et la Divinité de Ton Fils bien-aimé, notre Seigneur Jésus-Christ, en réparation de nos péchés et de ceux du monde entier.

Sur les petits grains, 10 fois:

Par Sa douloureuse passion, sois miséricordieux pour nous et pour le monde entier.

Pour terminer, 3 fois:

Dieu Saint, Dieu Fort, Dieu Eternel, prends pitié de nous et du monde entier.
Imprimatur: Franciszek cardinal Macharski Cracovie, le 28 août 1998

 

Source

Notes

 

[1] Le Petit Journal est le nom donné au journal intime spirituel de sainte Faustine. Il a été publié après sa mort. Cf. Sœur Faustine Kowalska, Petit journal - La Miséricorde Divine dans mon âme, Apostolat de la miséricorde 2007.

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24 juin 2015 3 24 /06 /juin /2015 06:04
Litanies de Saint Joseph

Seigneur, ayez pitié de nous.

Jésus-Christ, ayez pitié de nous.

Seigneur, ayez pitié de nous.

Jésus-Christ, écoutez-nous.

Jésus-Christ, exaucez-nous.

Père céleste, qui êtes Dieu, ayez pitié de nous.

Fils, Rédempteur du monde, qui êtes Dieu, ayez pitié de nous.

Esprit-Saint, qui êtes Dieu, ayez pitié de nous.

Trinité sainte, qui êtes un seul Dieu, ayez pitié de nous.

Sainte Marie, priez pour nous.

Saint Joseph, priez pour nous.

Saint Joseph, Illustre descendant de David,

Saint Joseph, Lumière des Patriarches,

Saint Joseph, Epoux de la Mère de Dieu,

Saint Joseph, Chaste gardien de la Vierge,

Saint Joseph, Nourricier du Fils de Dieu,

Saint Joseph, Zélé défenseur de jésus,

Saint Joseph, Chef de la Sainte Famille,

Saint Joseph, Joseph très juste,

Saint Joseph, Joseph très chaste,

Saint Joseph, Joseph très prudent,

Saint Joseph, Joseph très courageux,

Saint Joseph, Joseph très obéissant,

Saint Joseph, Joseph très fidèle,

Saint Joseph, Miroir de patience,

Saint Joseph, Ami de la Pauvreté,

Saint Joseph, Modèle des travailleurs,

Saint Joseph, Gloire de la vie de famille,

Saint Joseph, Gardien des vierges,

Saint Joseph, Soutien des familles,

Saint Joseph, Consolation des malheureux,

Saint Joseph, Espérance des malades,

Saint Joseph, Patron des mourants,

Saint Joseph, Terreur des démons,

Saint Joseph, Protecteur de la Sainte Eglise.

Agneau de Dieu, qui effacez les péchés du monde, pardonnez-nous Seigneur.

Agneau de Dieu, qui effacez les péchés du monde, exaucez-nous Seigneur.

Agneau de Dieu, qui effacez les péchés du monde, ayez pitité de nous.

Il l'a établi le chef de sa Maison.

Et l'intendant de tous ses biens.

Prions. Ô Dieu, qui, par une providence ineffable, avez daigné choisir le bienheureux Joseph, pour être l'Epoux de votre sainte Mère, faites, nous vous en prions, que l'honorant ici-bas comme protecteur, nous méritions de l'avoir pour intercesseur dans le Ciel : Vous qui vivez et régnez dans les siècles des siècles. Amen.

 

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24 juin 2015 3 24 /06 /juin /2015 00:00

                             Saint Jean-Baptiste (1er siècle)


Cousin de Jésus, né de Zacharie et Elisabeth, il est appelé "baptiste" car il baptisait dans le Jourdain pour préparer le baptême dans l'Esprit. Il annonçait la venue du Messie (l'Oint de Dieu). Jean est donc celui qui sera la précurseur du Christ, "la lumière du monde" - d'où le lien avec le solstice et le feu de joie.  

L'Église célèbre ordinairement la vie des Saints au jour de leur mort, qui est, à proprement parler, le jour de leur naissance à la vie éternelle. La Nativité de saint Jean-Baptiste a été exemptée de cette règle générale, parce qu'il fut sanctifié avant de naître, dans le sein de sa mère, par la présence de Jésus-Christ, dans la visite que fit la très Sainte Vierge à sainte Élisabeth.

La naissance de saint Jean-Baptiste fut une grande joie pour la terre, puisqu'elle lui annonçait l'approche de sa Rédemption. La puissance divine était intervenue d'une manière extraordinaire dans la naissance de quelques prophètes, de Samuel et de Jérémie, par exemple; mais elle éclata bien davantage dans celle du saint Précurseur, que la dignité de son ministère futur et le degré éminent de grâce et de sainteté auquel il était élevé rendaient, selon la parole de Jésus-Christ Lui-même, bien supérieur à tous les patriarches et à tous les prophètes.

Le message d'un Ange à Zacharie (archange Gabriel) pour lui annoncer la naissance de Jean-Baptiste, la maternité d'Élisabeth à un âge très avancé, le mutisme subit de Zacharie depuis l'annonce de l'Ange jusqu'à la Circoncision de l'enfant, et sa guérison miraculeuse, qui lui permit d'entonner le beau cantique Benedictus: tout est merveilleux dans l'apparition du Précurseur, qui allait montrer bientôt le Sauveur promis et attendu depuis quatre mille ans.

Saint Jean-Baptiste occupe dans l'histoire de l'humanité une place incomparable : il sert de trait d'union entre les deux mondes, il résume en lui tout l'Ancien Testament et prépare le Nouveau ; il ferme la mission des prophètes et ouvre celle des Apôtres.

Jean mena une vie d'ascèse « caché dans le désert », se nourrissant frugalement de « sauterelles et de miel sauvage » (Matthieu III:4), et pratiquant le jeûne. En l'an 27, il s'installe sur les bords du Jourdain, où il commence à pratiquer le « baptême de repentir pour la rémission des péchés » par immersion dans l'eau et prophétisé par Isaïe. Il réunit autour de lui de nombreux disciples, leur annonçant la venue du Messie : « Moi, je vous baptise avec de l'eau, pour vous amener à la repentance, mais vient celui plus fort que moi, et je ne suis pas digne de porter ses sandales. Lui vous baptisera dans l'Esprit Saint et le feu » (Matthieu III:11).

Selon saint Matthieu (III, 13-17), Jésus vint voir Jean pour être baptisé. Jean lui dit « C'est moi qui ai besoin d'être baptisé par toi », et Jésus lui répondit : « Laisse faire maintenant, car il est convenable que nous accomplissions ainsi tout ce qui est juste ». Jean baptise donc Jésus et au sortir de l'eau tous virent l'Esprit Saint « descendre comme une colombe et venir sur lui », et une voix venue des cieux dit : « Tu es mon fils, moi, aujourd'hui, je t'ai engendré » (Luc III, 22; Matthieu III, 17).

Jean Baptiste demanda alors à ses disciples de suivre Jésus.

Selon Marc (VI:14-29), Hérode, excédé, fait arrêter Jean et « le fait lier en prison ». La femme Hérodiade voulait faire tuer Jean mais Hérode Antipas le protégeait, car il le « connaissait pour un homme juste et saint » et « l'écoutait avec plaisir ». Cependant lors de la fête donnée pour son anniversaire, il dit à Salomé, la fille d'Hérodiade : « Demande-moi ce que tu voudras… ce que tu me demanderas, je te le donnerai, fût-ce la moitié de mon royaume ». Salomé demanda pour sa mère la tête de Jean Baptiste présentée sur un plateau. Hérode fort attristé, envoya cependant un garde décapiter Jean dans sa prison, placer sa tête sur un plateau et la présenter à Salomé, qui l'offrit à sa mère Hérodiade.

L’Église fête sa nativité, aussi bien en Orient qu'en Occident le 24 juin, au moment du solstice d'été. Le culte de saint Jean-Baptiste a toujours joui d'une immense popularité. Sa fête a été souvent célébrée par des feux de joie et il était de tradition que les jeunes gens sautent par-dessus les flammes. Les deux d'artifices en sont une réminiscence. On prêtait aussi des vertus magiques aux «herbes de la Saint-Jean» (millepertuis, armoise, fougère,...) cueillies ce jour avant le lever du soleil.

Parmi les nombreux rites qui sont associés à cette fête, certains semblent venir directement des anciennes grandes fêtes celtes du solstice d'été, lorsque cette nuit était réputée surnaturelle, et les feux cérémoniels.

Ces feux avaient à l'origine un but essentiellement agraire. Ils préservaient de la maladie, de la vermine et des incendies. Ils avaient aussi un pouvoir fécondant. Les brandons étaient promenés à travers les champs pour demander des récoltes abondantes.

Dans la version poitevine, une roue gainée de paille enflammée, dévalait une pente et fertilisait les champs traversés. Et les jeunes couples n'hésitaient pas non plus à sauter au-dessus du feu !

La Saint-Jean (ou Nativité de Saint Jean Baptiste) était une fête chômée en France, avant le Concordat de 1801.

Sous la Révolution, les réjouissances de la Saint-Jean furent interdites ! 

Après 1905, l'anticléricalisme élimina peu à peu cette fête de nos contrées. 

Le dernier feu de la St Jean officiellement reconnu eut lieu à Nîmes le 23 juin 1905, suite à un arrêté du Maire, Gaston Crouzet (1900-1908) en date du 20 juin 1906 : "Considérant que les années précédentes les feux dits "de la St-Jean" ont causé des dégâts importants à des propriétés privées et que les citoyens de la commune de Nîmes ont eu à regretter plusieurs accidents occasionnés par l'explosion de fusées, pétards, serpenteaux, etc.., qu'on a l'habitude de tirer les jours de réjouissances populaires ; Qu'il est indispensable de prévenir le retour de semblables faits de nature à porter préjudice grave aux biens des personnes, à troubler la tranquillité publique et à compromettre la sécurité des citoyens. Article premier. Les feux dits "de la St-Jean" sont expressément défendus dans la commune de Nîmes" (Source: Extrait de l'Histoire de la ville de Nîmes. Léon Ménard, 1636-1755 - livre XXIV, page 227).

Dans certaines communes françaises, la fête survit. Au début du XXe siècle déjà, il n'y a plus guère de feux de la Saint-Jean qu'en Bretagne, en Vendée, et dans quelques cantons du Midi. A Bordeaux, on en allume alors encore sur les places publiques de certains quartiers populaires. Tel apporte un fagot, tel une vieille futaille hors d'usage, tel une caisse ou un panier défoncé. Des rondes se forment, les enfants tirent des pétards, les femmes fredonnent une chanson, quelquefois un ménétrier mène le branle. Bordeaux est vraisemblablement avec Brest la seule grande ville de France qui ait à cette époque conservé l'usage des feux de la Saint-Jean. Encore, à Brest, les bûchers sont-ils remplacés par des torches promenées sur les glacis, qu'on lance en l'air et qui retombent en secouant une poussière lumineuse.

Un bûcher de bois d'une dizaine de mètres de haut est construit pour être brûlé le soir de la fête, notamment dans le sud de l'Alsace, dans les communes de la vallée de la Thur et du pays de Thann, avec le célèbre bûcher de la région qu'est celui de Bourbach-le-Bas avec 18 mètres de haut. En Alsace le bûcher est appelé un fackel. Dans les Vosges, ainsi que dans le Sud de Meurthe-et-Moselle, cette construction est appelée une chavande.  

À Sierck-les-Bains, en Lorraine, les lumières de la ville s'éteignent à la nuit tombée et l'on fait descendre le long d'une colline une roue de feu qui termine sa course dans la Moselle. Cette tradition remonte au moins à une cinquantaine d'années, et les spectateurs sont chaque année au rendez-vous.

Dans les Pyrénées, et particulièrement en Comminges, le feu de la Saint-Jean s'appelle le brandon. Il est constitué par un tronc de conifère préparé longtemps à l'avance : il est fendu longitudinalement, sur tout le pourtour, en plaçant dans les fentes des coins de bois. Finalement il a une forme de fuseau, il est dressé et on y met le feu.

Le bûcher de la Saint-Jean se pratiquait jadis à Paris, les autorités de la ville se chargeant de son organisation... Cette tradition a été abandonnée depuis très longtemps... On peut regretter qu'en 1982, le ministre de la Culture Jack Lang ait fixé au 21 juin la fête de la Musique. Le 24 juin eut permis de renouer avec ces traditions...

De nos jours, la pratique des feux de la Saint-Jean est restée très vivace en Espagne, au Portugal et en Scandinavie; elle tend à se développer à nouveau en France 

Au Québec, où subsistent maintes lois de l'Ancien Régime, la Saint-Jean est toujours une fête chômée. Saint Jean Baptiste est patron de nombreuses paroisses, de nombreuses confréries et des Canadiens français. La Saint-Jean est devenue, dès 1834, une occasion de célébration patriotique, à l'initiative de Ludger Duvernay, fondateur de la Société Saint-Jean-Baptiste. Depuis 1977, c'est même officiellement la Fête nationale du Québec. Elle donne lieu à des concerts en plein air, à des agapes communautaires et à un défilé où les Québécois s'en donnent à coeur joie.

 

 

Lähikuva juhannuskokosta Mäntsälässä (Mäntsälä, Finland), Feu de la Saint-Jean (Finlande)

 

En France, en ce début XXI siècle, deux siècles après la Révolution dite "française", la fête de la Saint-Jean avec ses feux de joie est de retour dans une République laïque qui avait tenté d'en interdire les réjouissances ! Ainsi, dans les Pyrénées-Atlantiques (Pays Basque, Béarn), ces dernières années : 

 

En 2009, sur le sommet de Gaztelaia (Pays Basque)

 

 

Sud-Ouest du 22 juin 2010 indique : "L'allumage des feux de la Saint-Jean sur plusieurs collines est désormais devenu une tradition souletine. Grâce à quelques associations locales, cette fête qui existe depuis huit ans sera organisée cette année le mercredi 23 juin.

 

En 2010, à Oloron Sainte-Marie (Pyrénées-Atlantiques), La République des Pyrénées mentionnait : "la Pastorale samaritaine relance le feu de la Saint-Jean. Le premier feu de la Saint-Jean organisé par la Pastorale samaritaine avait rencontré un franc succès l'an dernier."... "L'an dernier, l'association a renoué avec la tradition de la Saint-Jean dans le quartier de Sainte-Marie. Un succès d'affluence qu'elle souhaite réitérer mercredi 23 juin. En apportant même quelques améliorations au feu de la Saint-Jean édition 2010. ...  Au départ, il s'agissait de créer un nouvel événement après la Pastorale de 2003 et le Mystère de Nadau (Noël) en 2004. « Nous avions toujours des sollicitations : quand est-ce que vous recommencez ? ». L'an dernier (en 2009), les organisateurs avaient presque été surpris par l'affluence au feu de la Saint-Jean, tradition remise au goût du jour par la Pastorale samaritaine. (République des Pyrénées, juin 2010) 

    

 

Sources :  

 

Les saints du jour; Wikipedia ; herodote.net ; France pittoresque ; Dernières Nouvelles d'Alsace ;  Sud-Ouest ; La République des Pyrénées

Graduel de la Messe de la Nativité de Saint Jean-Baptiste (24 juin)

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Publié par Ingomer - dans Saints du jour
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