Overblog Suivre ce blog
Administration Créer mon blog

Christ Roi

  • : Christ Roi
  • Christ Roi
  • : Blog d'informations royaliste, légitimiste, pour une France libre, indépendante et souveraine
  • Contact

Horloge

23 avril 2017 7 23 /04 /avril /2017 00:00

http://upload.wikimedia.org/wikipedia/commons/thumb/b/bc/Sv_Juraj_Fernkorn_Zg_0707.JPG/645px-Sv_Juraj_Fernkorn_Zg_0707.JPG

Saint Georges et le dragon, Anton Dominik Fernkorn, Zagreb, Croatie

 

Saint Georges (IVème siècle), Soldat, martyr, saint Patron des militaires (280-303 ap. J.-C.) naquit à Lydda, en Palestine; son éducation fut toute chrétienne. A l'âge de dix-sept ans, il embrassa la profession des armes comme son père, et bientôt sa beauté, sa distinction, son courage, l'élevèrent à la dignité de tribun militaire (commandant) dans la garde impériale.

Dioclétien ayant rallumé la persécution contre les chrétiens, l'indignation de Georges éclata en face même du tyran, devant lequel il exalta la grandeur du Dieu véritable et confondit l'impuissance des fausses divinités. Sa noble audace lui mérita le reproche d'ingratitude et des menaces de mort.

Georges profita de ses derniers jours de liberté pour distribuer ses biens aux pauvres et affranchir ses esclaves. Ainsi préparé aux combats du Christ, le tribun aborde l'empereur lui-même et plaide devant lui la cause des chrétiens.

"Jeune homme, lui répond Dioclétien, songe à ton avenir!



- "Je suis chrétien, dit Georges, je n'ambitionne ni ne regrette rien dans ce monde; rien ne saurait ébranler ma foi." Il est alors battu de verges, puis il subit l'affreux supplice de la roue, on le met dans l'intérieur d'une roue armée de tous côtés de pointes d'acier, afin de le déchirer en mille pièces : au sortir de ce supplice, il est entièrement guéri. Un ange descendit du Ciel pour guérir ses blessures.

 

Quelques jours après, le martyr reparaît plein de vie en présence de l'empereur, qui le croyait mort; il lui reproche de nouveau sa cruauté et l'engage à reconnaître le vrai Dieu. Trois jours il est abandonné sur un lit de chaux vive; on lui met ensuite des chaussures de fer rougies au feu, on lui fait avaler un poison très violent, on lui passe les pieds dans des entraves, on l'étend sur le pavé, on lui roule sur la poitrine une énorme pierre; On le suspend à un poteau pour l'éventrer à coups de lance.

 

Georges, par la grâce de Dieu, subit toutes ces épreuves sans en ressentir aucun mal; plusieurs païens même se convertissent à la vue de tant de merveilles. Reconduit de nouveau dans sa prison, l'athlète invincible de la foi vit en songe Jésus-Christ descendre vers lui:



"Georges, lui dit-Il en lui présentant une couronne de pierres précieuses, voilà la récompense que Je te réserve au Ciel; ne crains rien, Je combattrai avec toi demain, et tu remporteras sur le démon une victoire définitive."

 

Le jour suivant, Dioclétien tâcha d'ébranler le martyr par des flatteries:

 

"Conduisez-moi devant vos dieux," dit Georges. On l'y conduit, croyant qu'il va enfin sacrifier.

 

Parvenu devant la statue d'Apollon, il fait le signe de la Croix et dit: "Veux-tu que je te fasse des sacrifices comme à Dieu?"

 

La voix du démon répond: "Je ne suis pas Dieu; il n'y a de Dieu que Celui que tu prêches." Et en même temps la statue tombe en poussière. Le peuple s'enfuit épouvanté, et l'empereur vaincu, humilié et furieux, fait trancher la tête au martyr.

 

 

extrait du film "The Patriot",bataille US VS Anglais
Sur l'air du "St. George's Cross" (La Croix de St Georges) cet extrait du film "The Patriot", présente la premiere bataille du film entre americains et anglais. Dans le camp américain, des éléments français emmenés par le marquis de La Fayette et le comte de Rochambeau. Attention pour les enfants, images violentes.
 
Saint George in our hearts (Saint Georges dans nos coeurs)
 
 
 

Sources : (1), (2) Mgr Paul Guérin, Vie des Saints pour tous les jours de l'année, Editions D.F.T., Saint-Etienne 2003, p. 247.

Repost 0
Publié par Ingomer - dans Saints du jour
commenter cet article
22 avril 2017 6 22 /04 /avril /2017 13:55

L'historien du droit Jean-Louis Harouel, auteur (notamment) du remarquable chapitre "La Pré-Révolution 1787-1788" présentant l'obstruction parlementaire au XVIIIe siècle comme une des causes de la Révolution de 1789 dans Les Révolutions françaises, sous la direction de Frédéric BLUCHE et Stéphane RIALS, Fayard 1989 (Cf. voir ici), présente son dernier ouvrage "Revenir à la Nation" au Cercle Aristote :

Extrait :

 

« Nous sommes dans un monde actuellement où cette disjonction du politique et du religieux, si on y regarde bien, n'existe plus tant que cela. Elle existe pour des religions traditionnelles de l'Europe. Là il y a effectivement une distinction du politique et du religieux, qui est ancienne, puisque la laïcité ne date pas de la loi de 1905. La laïcité, au sens de disjonction du politique et du religieux remonte à Aristote et S. Thomas d'Aquin, pour ce tout premier seuil de laïcité.

 

Mais alors, cette laïcité, actuellement, en Europe occidentale, elle n'existe donc, disais-je que pour les religions européennes traditionnelles, mais elle n'existe pas pour ces religions de substitution qui sont venues prendre leur place. Et donc, cette religion des droits de l'homme, là il n'y a plus du tout de distinction du politique et du religieux : nous baignons dans le religieux. Nous baignons dans une religion politique.

 

[...] Cette religion humanitaire, cette religion des droits de l'homme, cette religion de l'humanité, tout cela, et d'autres choses encore, j'ai choisi de les réunir dans ce livre sous l'appellation globale d'idéologie post-chrétienne. Ce sont des religions séculières qui se sont développées sur la base d'une implosion progressive de la religion chrétienne et corrélativement par l'envahissement du champ des valeurs de la société et du champ des règles du droit par des idées d'origine chrétienne, sorties complètement de leur contexte, ayant perdu leur sens, complètement dénaturées et capables d'avoir les effets les plus néfastes pour la société, la nation, les familles.

 

Ce terme d'"idéologie post-chrétienne", d'ailleurs, je l'ai repris au cardinal Ratzinger, qui l'employait avant d'arriver au pontificat, dans plusieurs écrits. "Nous sommes entrés dans des temps post-chrétiens", écrivait le cardinal Ratzinger. Mais ce qui est frappant c'est que ces temps post-chrétiens sont bourrés d'idées chrétiennes, dénaturées, déformées, trahies. Mais ces idées sont quand même d'origine chrétienne.

 

Et alors, l'un des aspects les plus pervers de ce post-christianisme est que ces valeurs d'origine chrétiennes, qui dans le christianisme étaient préconisées aux individus sur un mode strictement individuel, libre et volontariste dans la perspective de leur salut, elles sont proposées, imposées aux sociétés politiques, aux Etats, comme étant les normes qui doivent inspirer inconditionnellement leurs actions...

 

L'état traditionnel a toujours pratiqué - Max Weber le montre bien - l'éthique de la responsabilité. »

Repost 0
Publié par Ingomer - dans Histoire Livres
commenter cet article
21 avril 2017 5 21 /04 /avril /2017 00:00

"Je ne cherche pas à comprendre afin de croire, mais je crois afin de comprendre. Car je crois ceci - à moins que je crois, je ne comprendrai pas. "


Saint Anselme est vraiment un homme européen :

        il est né en Italie,
        il a ensuite été abbé du Bec, en France,
        et il est ensuite devenu archevêque de
Cantorbéry, en Angleterre.
Par sa culture, en tant qu'éducateur, et en tant que prêtre, c'était un Européen.

Anselme naquit à Aoste, en Piémont. Sa pieuse mère Ermengarde lui apprit de bonne heure à aimer Dieu et la Très Sainte Vierge; mais, privé du soutien maternel vers l'âge de quinze ans, poursuivi dans sa vocation religieuse par un père mondain et intraitable, il se laissa entraîner par le monde.

Las d'être la victime de son père, il s'enfuit en France, et se fixa comme étudiant à l'abbaye du Bec, en Normandie. Là il dit à Lafranc, chef de cette célèbre école: "Trois chemins me sont ouverts: être religieux au Bec, vivre en ermite, ou rester dans le monde pour soulager les pauvres avec mes richesses: parlez, je vous obéis." Lafranc se prononça pour la vie religieuse. Ce jour-là, l'abbaye du Bec fit la plus brillante de ses conquêtes. Anselme avait vingt-sept ans.

Quand bientôt Lafranc prit possession du siège archiépiscopal de Cantorbéry
, il fut élu prieur de l'abbaye, malgré toutes ses résistances; il était déjà non seulement un savant, mais un Saint. De prieur, il devint abbé, et dut encore accepter par force ce fardeau, dont lui seul se croyait indigne.

 

Sa vertu croissait avec la grandeur de ses charges. Le temps que lui laissait libre la conduite du couvent, il le passait dans l'étude de l'Écriture Sainte et la composition d'ouvrages pieux ou philosophiques. Bien qu'il n'ait jamais suffisamment personnalisé ses vues pour être chef d'école, Anselme, convaincu que la foi elle-même pousse à une compréhension rationnelle plus intelligente (fides quaerens intellectum), est le véritable fondateur de la pensée et de la méthode scolastiques défendues par Abélard et couronnées par Thomas d'Aquin.

 

On lui attribue la première formulation de la preuve ontologique de l'existence de Dieu qui sera reprise par Descartes et critiquée par Kant. Ayant défini Dieu comme "l'être tel que rien de plus grand ne peut être pensé", Anselme argumente que, si on affirmait que Dieu n'existe pas en réalité mais seulement dans notre pensée, comme idée, il serait possible de penser un être plus grand, qui aurait les mêmes caractéristiques mais qui, lui, existerait non seulement comme idée dans notre pensée, mais aussi en réalité. Et cet être serait Dieu, conformément à la définition initiale : l'être tel que rien de plus grand ne peut être pensé. Ainsi, en niant l'existence de Dieu tel que défini, on admet implicitement son existence, et donc on se contredit, on est "insensé". Et Anselme de conclure qu'il est raisonnable de croire en Dieu et que foi et raison sont compatibles. Il soutient qu'il est possible de concilier la foi et les principes de la logique et de la dialectique.

Il reprend de Platon l'idée que celui qui connaît la vérité connaît Dieu

Sa définition la plus courte de la vérité est :

« La vérité est la rectitude qui seule est compréhensible par l’esprit (veritas est rectitudo mente solo perceptibilis)».

La rectitude rapportée à l’homme signifie selon lui que l’homme tout entier - avec sa pensée, son comportement, et sa volonté - se tourne vers l’éternel fondement qui est Dieu, et qu’il s’engage dans l’être juste qui rend possible la rencontre avec la vérité.

La foi est un don et un point de départ et aucun argument rationnel ne peut la renverser et la détruire, ni lui nuire. La raison vraie conduit nécessairement aux vérités de la foi. Celui qui cherche à comprendre si Dieu existe, peut comprendre ce principe parce qu’il se trouve dans son intelligence. Si l’on admet à présent que ce qui est plus parfait n’est pas seulement pensé mais qu’en plus, il existe en réalité a priori, alors doit exister nécessairement "ce qui est tel qu’on ne peut rien penser a priori de plus parfait". Saint Anselme étend l’argument en constatant que, d’après la définition de départ de Dieu la non-existence d’un tel être est inconcevable, car ce qui existe nécessairement, est plus parfait que quelque chose dont la non-existence peut être pensée, et qui existe donc par contingence. L’argument de Saint Anselme fut âprement discuté tout au long du Moyen Age.

 

Dans le Proslogion il définit Dieu comme : « ce qui est tel qu’a priori rien de plus grand (de plus parfait) ne peut être pensé ». Selon sa théologie, la connaissance, bien que nécessaire pour croire, n’est ni l’origine ni l’achèvement de la foi, car, à son tour, elle doit se transformer en amour et en contemplation de Dieu (Monologion). Mais c’est dans le Proslogion qu’Anselme pense atteindre ce but par l’argument de la preuve ontologique. Cette « preuve » est au point de départ de la controverse sur l’existence de Dieu qui traversa la philosophie jusqu’à Hegel et la théologie jusqu’à K. Barth (Dictionnaire Encyclopédique Larousse, 1979).

 

La prière toutefois passait avant tout le reste; l'aube le retrouvait fréquemment à genoux. Un jour le frère excitateur, allant réveiller ses frères pour le chant des Matines, aperçut dans la salle du chapitre, une vive lumière; c'était le saint abbé en prière, environné d'une auréole de feu.

Forcé par la voix du Ciel, le roi d'Angleterre, Guillaume, le nomme archevêque de
Cantorbéry en 1093; Anselme refuse obstinément; mais, malgré lui, il est porté en triomphe sur le trône des Pontifes. Huit mois après, il n'était pas sacré; c'est qu'il exigeait comme condition la restitution des biens enlevés par le roi à l'Église de Cantorbéry. Le roi promit; mais il manqua à sa parole, et dès lors Anselme, inébranlable dans le maintien de ses droits, ne fut plus qu'un grand persécuté.

 

En qualité de primat d'Angleterre, il s'attaque à la corruption du clergé et à l'invasion du pouvoir laïque, au point de se trouver en conflit avec le roi Guillaume II "le Roux".

Obligé de fuir, il traversa triomphalement la France, et alla visiter le Pape, qui le proclama hautement « héros de doctrine et de vertu; intrépide dans les combats de la foi. » Quand Anselme apprit la mort tragique de Guillaume dans une partie de chasse, il s'écria en fondant en larmes: « Hélas! J'eusse donné ma vie pour lui épargner cette mort terrible! » Anselme put revenir en Angleterre, vivre quelques années en paix sur son siège, et il vit refleurir la religion dans son Église.

 

Sources : (1), (2), (3), (4), (5), (6)

Repost 0
Publié par Ingomer - dans Saints du jour
commenter cet article
20 avril 2017 4 20 /04 /avril /2017 07:26

La video ci-dessous est une enquête exclusive d’Armel Joubert des Ouches et de Jeanne Smits pour Reinformation.tv. Le scandale du sexe et de la pornographie dans les livres scolaires obligatoires s’étend dans le silence des parents d’élèves, des associations de parents et des autorités religieuses. 

 

Une enquête exclusive Réinformation.TV

 

Le scandale du sexe et de la pornographie dans les livres scolaires obligatoires s’étend dans le silence des parents d’élèves, des associations de parents et des autorités religieuses. Il touche tant les écoles publiques que l’enseignement catholique.
 
« Je sais qu’il y a deux scènes de viols, dont une sur une mineure. Je crois aussi qu’il y a une tournante dans une cave. Dès le début, ils présentent le personnage comme une bête de sexe. Il est marié mais sa femme ne lui suffit pas, alors, il a une garçonnière où il se rend pour voir d’autres femmes la nuit. Je n’ai pas tout lu ». Le personnage était « une bête de sexe ».

 

Le scandale des ouvrages scolaires

 
La jeune fille qui parle est aujourd’hui âgée de 18 ans. Mais de quoi parle-t-elle ? D’un livre dont la lecture a été imposée par l’un de ses professeurs à toute sa classe de seconde, il y a trois ans, pour « l’étudier ». Ce livre, c’est L’invention de nos vies de Karine Tuil. On y trouve de nombreuses scènes de pornographie.
 
C’est un scandale sans nom. Mais il y a plus grave : cela s’est passé dans un établissement de l’enseignement catholique de Rennes : l’Assomption. « Le sexe » abordé sous des traits nauséabonds dans une école catholique bretonne…
 
Lorsque les faits se produisent, Tiphaine n’a que 15 ans. Cette lecture imposée la choque terriblement, au point qu’elle sera victime de crises de larmes à répétition, d’insomnies fréquentes, de troubles divers.
 
A l’époque, la lettre d’excuse qu’elle reçoit de Pascal Balmand, le secrétaire général de l’enseignement catholique à Paris ne change pas grand-chose. Le mal est fait. Trois ans après, Tiphaine, que nous avons interviewée en exclusivité, reste toujours profondément choquée. « Je ne pourrai jamais oublier cela », nous a-t-elle déclaré.

 

A « Saint Vincent » aussi…

 
Toujours à Rennes, il y a peu, c’est un établissement considéré comme un fleuron de l’enseignement catholique – Saint-Vincent-la-Providence – qui a fait étudier à des élèves de 3e un livre du même acabit. Un ouvrage de Gilles Paris, Autobiographie d’une courgette… Interviewée à visage caché, la mère d’un enfant de 13 ans nous a dit être révoltée par ce que l’on a fait étudier aux élèves.

 

Livres, sexe et … réactions ?

 
« Une amie m’a raconté que dans une école de la région, on avait emmené des élèves voir une pièce de théâtre à la fin de laquelle les acteurs se sont promenés, nus, dans la salle, enjambant les fauteuils dans lesquels avaient pris place les élèves… »
 
Armel Joubert des Ouches et Jeanne Smits qui ont travaillé plusieurs semaines sur cette enquête, ont également pu obtenir le témoignage de ce professeur d’anglais d’un établissement catholique du Val-de-Marne, scandalisé par l’absence de réaction tant de la direction du lycée dans lequel elle travaille que des autorités ecclésiastiques. Notre équipe a tenté d’obtenir des explications auprès de l’évêché de Rennes et auprès des services de Mgr Pierre d’Ornellas, en vain…

 

Généralisation de la pornographie et loi du silence dans les écoles catholiques et publiques

 
Dans les établissements publics et privés sous contrat, les cas de ce genre se sont multipliés ces dernières années sans que la presse n’en fasse état.
 
Pour Pierre de Laubier, professeur et auteur du l’ouvrage « L’école privée … de liberté », il est presque « normal » que des livres comme ceux-là circulent. « L’administration de l’enseignement catholique est un mille-feuilles, tout est fait pour que l’on ne comprenne rien. Par ailleurs, l’école est pieds et poings liés avec l’Education nationale et dès qu’il y a une affaire, tout le monde est mis en cause. Il y a une loi du silence ».
 
Dans cette enquête qui a emmené Reinformation.TV de la Bretagne à la région parisienne, vous entendrez également le témoignage d’un directeur d’école qui explique comment on en est arrivé là.

 

Une enquête exclusive d’Armel Joubert des Ouches et de Jeanne Smits

 

Source: Reinformation.tv

Le 30 mars dernier, Ariane Bilheran, une psychologue clinicienne, normalienne docteure en psychopathologie, spécialisée dans la psychologie du pouvoir déviant (harcèlement, manipulation, tyrannie, totalitarisme et ses pathologies : paranoïa, perversion...), a publié une video présentant son livre "L'imposture des droits sexuels" (Broché 2017), en vente sur Amazon. Elle confirme le scandale des "droits sexuels" dénoncé en janvier 2017 par Marion Sigaut.

 

"Des standards pour l’éducation sexuelle en Europe nous sont donc imposés, en tout cas à tous les enfants de France, sans que le peuple français ait eu quelque chose à en dire", alerte-t-elle. Et dans un silence général. Avez-vous en effet entendu parler de ces choses durant la campagne présidentielle ?

 

Arianne Bilheran cite le mot "la guerre c'est la paix, la liberté c'est l'esclavage" de George Orwell (1984), "arbeit macht frei" (le travail rend libre), la devise nazie apposée sur le camp d'Auschwitz, l'appellation par Staline de sa constitution comme "la plus démocratique du monde", et fait un parallèle avec les "droits" dits "sexuels". Elle "confirme l'existence de dérives graves en France au travers de la prétention des adultes à éduquer sexuellement des mineurs." "On éduque à réprimer des pulsions et à ne pas faire tout ce qu'on veut, explique-t-elle. On n'éduque pas à une pulsion".

Dès lors parler de "droits sexuels", alors que "le droit est censé réprimer les pulsions pour préserver l'intégrité de chacun (et non pas les encourager) est "délirant". La psychologue alerte sur "un totalitarisme à nouveau visage qui va s'en prendre aux enfants". Elle conclut sa video en disant avoir dit ce qu'elle avait à dire et dit rester "disponible pour répondre à toutes les questions" :

En présentation de cette video, Anne Bilheran précise que les citations suivantes tirées de son livre sont extraites des documents suivants:
Standards pour l’éducation sexuelle en Europe :
https://www.sante-sexuelle.ch/wp-cont...
 

« La sexualité des enfants est beaucoup plus large que celle de l’adulte moyen. Elle peut être considérée comme un aspect du développement de la sensualité qui fait partie, elle, du développement psychologique, social et biologique de tout individu. » (p. 23)

« les enfants fantasment beaucoup » (p. 25) entre 7 et 9 ans, notamment « sur le fait d’être amoureux d’un enfant du même sexe » (p. 25)
à « 10 ans » les enfants « commencent à s’intéresser à la sexualité des adultes » et « fantasment sur la sexualité » des adultes (idem)

entre 16 et 18 ans, « ils savent plus clairement s’ils sont hétérosexuels ou homosexuels » et affinent leur « carrière sexuelle » (p. 26)

laquelle passe généralement par les étapes suivantes : « s’embrasser, se toucher et se caresser tout habillés, se caresser nus, rapport sexuel complet (hétérosexuel) et, finalement, sexe oral et parfois anal. » (idem)

Ce serait d’ailleurs la raison pour laquelle il faudrait absolument « commencer l’éducation sexuelle avant l’âge de quatre ans » (p. 35), où seront enseignés aux enfants de 0 à 4 ans : « la reproduction » (p. 38), « la masturbation » (idem), « le plaisir lié à un contact physique », les « identités sexuelles » (p. 39), entre autres.
 

Déclaration des droits sexuels (version longue) :
http://www.ippf.org/sites/default/fil...
 

« L’obligation de satisfaction requiert des Etats qu’ils adoptent des mesures législatives, administratives, budgétaires, judiciaires, promotionnelles, et toute autre mesure appropriée, visant au plein exercice de ces droits » (p. 20)

 

Arianne Bilheran facebook

Repost 0
19 avril 2017 3 19 /04 /avril /2017 09:33
"Islam, religion de l’épée". L’alarme d’un jésuite égyptien

Dans dix jour, le vendredi 28 avril, le pape François atterrira dans une Egypte encore marquée par les massacres du dimanche des rameaux perpétré par des musulmans dans deux églises chrétiennes bondées de fidèles.

Pourtant, le mantra des autorités vaticanes, à commencer par le pape, continue à être que « l’islam est une religion de paix ».  Il est formellement interdit de parler de « guerre de religion » ou de « terrorisme islamique ».

« Civiltà Cattolica » avait bien tenté à une occasion d’affronter la réalité en face dans un éditorial de 2014 signé par le père Luciano Larivera qui écrivait ceci à propos de l’aile la plus belliqueuse du monde musulman:

« Il s’agit d’une guerre est une guerre de religion et d’anéantissement.  Elle instrumentalise le pouvoir pour la religion et non l’inverse. »

Mais le père Antonio Spadaro était immédiatement intervenu pour démentir cette vérité simple inopinément parue dans la revue qu’il dirige.

A la veille d’un voyage de François au Caire, voici pourtant que cette vérité refait surface, bien argumentée, cette fois dans les pages de l’Osservatore Romano, et à nouveau sous la plume d’un jésuite.

Le nom de ce dernier est Henri Boulad.  Il a 86 ans et est né à Alexandrie en Egypte.  Il est issu d’une famille syrienne de rite melkite qui a fui les massacres antichrétiens de 1860.  Il vit au Caire et ce qui va suivre est une partie de l’interview qu’il a accordée au quotidien du Saint-Siège en date du 13 avril, le jour du Jeudi Saint.

*

Q. – Père Boulad, vous avez été recteur du Collège des jésuites au Caire où de nombreux musulmans et chrétiens ont étudié dans un exemple concret de vivre-ensemble. Et pourtant aujourd’hui le monde semble subir les assauts de ce même islam.

R. – Mais de quel islam parlons-nous? Voilà toute la question. On trouve dans le Coran les versets de la Mecque et ceux de Médine. Dans ceux écrits à La Mecque, Mahomet tient un discours très ouvert qui parle d’amour et dans lesquels les juifs et les chrétiens sont nos amis, il n’y a pas d’obligation en matière de religion et Dieu est plus proche de nous. La première partie de la vie de Mahomet transmet donc un message spirituel, de réconciliation et d’ouverture.

Mais quand Mahomet quitte La Mecque pour fonder Médine, il y a un changement. De chef spirituel, il devient un chef d’Etat, militaire et politique. Aujourd’hui, ces versets de Médine forment les trois quarts du Coran et sont un appel à la guerre, à la violence et à la lutte contre les chrétiens.

Les musulmans des IXe et Xe siècles ont pris acte de cette contradiction et se sont mis ensemble pour tenter de la résoudre, le résultat fut qu’ils prirent cette décision désormais célèbre d’abrogeant et d’abrogé: les versets de Médine abrogent ceux de La Mecque. Mais ce n’est pas tout. Le soufisme fut mis à l’index et des bibliothèques entières furent incendiées en Egypte et en Afrique du Nord.

Il faudrait donc reprendre les versets originaux qui sont à la source, c’est-à-dire précisément les versets de La Mecque, mais ceux-ci sont abrogés, ce qui fait de l’islam une religion de l’épée.

Q. – De nombreux observateurs et analystes parlent pourtant d’un islam modéré.

R. – L’islam modéré est une hérésie mais nous devons faire la distinction entre l’idéologie et les personnes, la majeure partie des musulmans sont des gens très ouverts, gentils et modérés. Mais l’idéologie présentée dans les manuels scolaires est quant à elle radicale. Chaque vendredi, les enfants entendent la prédication de la mosquée qui est une incitation permanente: celui qui quitte la religion musulmane doit être puni de mort, il ne faut saluer ni une femme ni un infidèle. Heureusement cela n’est pas mis en pratique mais les frères musulmans et les salafistes souhaitent en revanche appliquer cette doctrine, les musulmans modérés n’ont pas voix au chapitre et le pouvoir se trouve dans les mains de ceux qui prétendent interpréter l’orthodoxie et la vérité.

Ceux qui ont le pouvoir aujourd’hui, ce ne sont pas les musulmans qui ont pris dans l’islam ce qui était compatible avec la modernité et avec la vie commune avec d’autres populations mais bien les musulmans radicaux, ceux qui appliquent une interprétation littérale et parfois instrumentale du Coran et qui refusent tout dialogue.

Q. – Mais en agissant de la sorte, ils nient l’œuvre de tous les grands penseurs musulmans comme Avicenne ou Al-Ghazali.

R. – Oui, et c’est là le point sensible. La réforme qui s’est produite dans l’histoire de l’islam a été réfutée. par exemple, le calife abbasside El Maamoun né à Bagdad en 786 et mort à Tarse en 833, disciple des mutazilites, les rationalistes de l’islam, a bien tenté une réforme mais qui se souvient de lui aujourd’hui? Ce qui a prévalu, c’est l’islam fermé et rigoriste de Mohammed ibn Abd al Wahhab. La dernière réforme en date fut celle tentée par le cheikh Mahmoud Taha au Soudan, qui a été cependant pendu sur la place de Karthoum parce qu’il affirmait que les versets de La Mecque devaient abroger ceux de Médine.

Un article de Sandro Magister, vaticaniste à L’Espresso.

Source : (Traduction) Diakonos.be

Repost 0
Publié par Ingomer - dans Religion Histoire
commenter cet article
18 avril 2017 2 18 /04 /avril /2017 00:00

http://nominis.cef.fr/images/gallerie/perfectodecordoba.jpg

Prêtre à Cordoue (Espagne), saint Parfait ne cachait pas son engagement religieux. Les musulmans qui occupaient l'Espagne l'arrêtèrent et le décapitèrent à Cordoue, l'an 850.

 Il desservait une paroisse et, comme tous ses confrères, il savait qu'il risquait sa tête à vouloir convertir les musulmans. Il se méfia donc quand deux musulmans l'abordant dans la rue lui demandèrent ce qu'il pensait de Mahomet et de Jésus car, disaient-ils, "nous ne désirons que nous instruire". Il se mit à leur prouver que Mahomet était un faux prophète et que seul Jésus était le sauveur. Ils souhaitèrent le bonjour à saint Parfait, le laissèrent rentrer tranquillement chez lui, puis quelques jours après, ils le dénoncèrent à des amis. Traduit devant le tribunal arabe, il fut condamné à mort. Une fois encore et publiquement, il dit ce qu'il pensait de Mahomet et du Coran. La légende dit que ses derniers mots furent pour bénir le Christ et condamner Mahomet et son Coran. Plusieurs chrétiens sont massacrés en représailles par les musulmans d'Al-Andalus

Parfait est considéré comme l'un des plus grands martyrs de son époque, l'un des premiers au cours d'une période de persécution des chrétiens par les musulmans en Al-Andalus, qui commença en 850 sous Abd al-Rahman II, se poursuivit sous son successeur Muhammad Ier, et par la suite continua de façon intermittente jusqu'en 960.

Son supplice, enregistré par S. Euloge, figure dans le Memoriale sanctorum. Son culte passa en France puisque les chanoines de la cathédrale de Paris chantèrent longtemps une messe solennelle en son honneur chaque 18 avril.

Sources : 1, 2, 3

 

Autres saints martyrs de l'islam Al-Andalus :

 

- Saints Nathalie, Aurèle et leurs compagnons, martyrs (+ 852)

- Saintes Flora et Maria, martyres († 851)

Sainte Olive (ou Olivia), martyre (9ème s.)

- Saints Rodrigue et Salomon, martyrs (+ 857)

Repost 0
Publié par Ingomer - dans Saints du jour
commenter cet article
16 avril 2017 7 16 /04 /avril /2017 00:00
Bonnes et Joyeuses Fêtes de Pâques à tous

La fête de Pâques se célèbre dans l'Eglise chrétienne en mémoire de la résurrection de Jésus-Christ.

D’après les Évangiles, c’est le jour de la fête juive de Pâque (sortie d'Egypte) qu’eut lieu la résurrection du Sauveur. Les plus anciens monuments nous attestent que cette solennité est de même date que la naissance du christianisme, qu'elle a été établie du temps des apôtres.  

Aussi, dès les premiers siècles, la fête de Pâques a été regardée comme la plus grande et la plus auguste fête de notre religion; elle renfermait les huit jours que nous nommons la Semaine sainte, et l'octave entière du jour de la Résurrection; on y administrait solennellement le baptême aux catéchumènes; les fidèles y participaient aux saints mystères avec plus d'assiduité et de ferveur que dans les autres temps de l'année; on y faisait d'abondantes aumônes: la coutume s'introduisit d'y affranchir les esclaves; plusieurs empereurs ordonnèrent de rendre à cette occasion la liberté aux prisonniers détenus pour dettes ou pour des crimes qui n'intéressaient point l'ordre public.

Cette résurrection est le grand miracle devant lequel l'incrédulité est forcée de s'avouer vaincue. Les ennemis de Jésus-Christ ayant voulu le faire passer pour un imposteur, les mesures mêmes qu'ils avaient prises pour dévoiler sa prétendue imposture ne devaient servir, en rendant impossible l'enlèvement de son corps, qu'à les confondre eux-mêmes, et à donner une force irrésistible à cette preuve capitale de sa divinité.

 

Bonnes et Joyeuses Fêtes de Pâques à tous

Dès la pointe du jour, de pieuses femmes venaient au sépulcre, avec des aromates pour achever l'embaumement. Pendant cet intervalle, il se fit un grand tremblement de terre aux environs du tombeau. Le Sauveur en sortit vivant, glorieux et triomphant, et un ange descendit du ciel, renversa la pierre qui fermait le sépulcre et s'assit dessus. Les gardes demeurèrent d'abord comme morts, puis ils prirent la fuite, et allèrent rapporter aux princes des prêtres ce qu'ils avaient vu. Ceux-ci leur donnèrent de l'argent pour dire qu'on était venu enlever le corps pendant qu'ils dormaient. 

Cependant les saintes femmes pénétrèrent dans l'intérieur, et n'y trouvèrent que des linges qui avaient enveloppé le corps. Leur inquiétude fut extrême; mais des anges les rassurèrent, et leur apprirent que Jésus-Christ était ressuscité. Lui-même, il apparut à sainte Marie-Madeleine, aux deux disciples d'Emmaüs, et aux onze apôtres assemblés.

Les apparitions continuèrent; on le vit, on le toucha; on mangea et conversa avec lui. Les plus incrédules se rendirent; la conviction était portée à son comble.

Enfin l'on s'y préparait comme l'ont fait aujourd'hui par le jeûne solennel de quarante jours, que nous appelons le carême.

 

La fixation de la date de Pâques

 

S. Léon le Grand est intervenu dans la querelle qui avait repris concernant la date de la fête de Pâques.

 

Le concile de Nicée (325) avait mis fin aux anciennes controverses en condamnant définitivement les quartodecimans, qui voulaient célébrer Pâques avec les Juifs le 14 Nisan, et en fixant cette fête au dimanche qui suit la pleine lune de mars. Alexandrie avait été chargée de la notification de cette décision.

 

Au milieu du Ve siècle, on mit en doute de-ci de-là l'exactitude des calculs alexandrins. S. Léon trancha en faveur des décisions prises et des calculs faits à Alexandrie, par "souci de l'unité qu'il importe avant tout de conserver." (Source: Daniel-Rops, Histoire de l'Eglise du Christ, tome III L'Eglise des temps barbares, Librairie Arthème Fayard, Editions Bernard Grasset, Paris 1965, p. 91.)

 

De nos jours, la plupart des Églises chrétiennes célèbrent Pâques à une date indépendante du calendrier juif, selon les prescriptions du Concile de Nicée et de S. Léon au Ve siècle. Seules quelques cultes évangélistes schismatiques suivent le calendrier juif : "Église de Dieu du Septième Jour", "Baptistes du Septième Jour", "Témoins de Jéhovah", "Église de Jésus-Christ des saints des derniers jours."

 

Pourquoi le lundi de Pâques est-il jour férié?

 

C’est une tradition païenne. Après la fête du dimanche du Pâques, les employeurs donnaient un jour de repos. La coutume a été conservée sous Napoléon et par la République. (Source)

 

PRATIQUE. Si vous êtes ressuscité avec Jésus-Christ, cherchez les choses du ciel.



Sources :

- Encyclopédie théologique Nicolas Bergier 1718-1790, publié par M. l'abbé Migne, Ateliers catholiques au Petit-Montrouge, tome III, Paris 1850-1851, p. 1262.

Vie des Saints pour tous les jours de l'année avec une pratique de piété pour chaque jour et des instructions sur les fêtes mobiles, Alfred Mame et Fils éditeurs, Tours 1867, p. XVIII.

Repost 0
Publié par Ingomer - dans Saints du jour
commenter cet article
15 avril 2017 6 15 /04 /avril /2017 00:00

En ce jour, l'Eglise se prépare à célébrer, au lever de l'aurore, la glorieuse résurrection du Sauveur. C'est le "Grand et saint Sabbat".

   

Le corps de Notre Seigneur Jésus-Christ, détaché de la croix, le soir du vendredi, jour de sa mort, fut embaumé et enseveli par quelques-uns de ses disciples. Ce corps, toujours uni à la Divinité dans le tombeau, ainsi que son âme, qui descendit aux limbes pour y visiter celles des justes et leur annoncer leur entrée prochaine dans le ciel, est le sujet que l'Eglise propose aujourd'hui à notre adoration.

 

Cette célébration festive est très riche.

Elle commence par la bénédiction du feu nouveau, auquel est allumé le Cierge pascal. «Lumière du Christ ! Nous rendons grâce à Dieu !».

 Elle place dans son sanctuaire un grand cierge, portant, pour symboles des plaies glorieuses du corps de Jésus-Christ vivant, cinq grands encens, et chante ensuite les oracles des saints Prophètes qui annoncèrent son triomphe sur la mort et sur l'enfer.

Un chantre chante d'abord l' «Exultet», grand chant de joie. Puis, l'histoire du Salut est récapitulée, depuis la Création jusqu'à la Résurrection, en passant par la sortie d'Egypte, les prophètes, etc., au cours d'une grande liturgie de la Parole. On relit tout ce que Dieu a fait pour les Hommes à la lumière de la Résurrection de Jésus-Christ. Ceci amène à chanter la gloire de Dieu, en faisant sonner les cloches à toute volée. L'évangile est acclamé en chantant Alléluia (ce qui n'avait pas été fait pendant tout le carême).

Pendant la nuit du samedi saint au dimanche de Pâques, on fête la Résurrection du Christ lors de la Vigile pascale.

L'Eglise bénit aujourd'hui les fonds baptismaux et confère solennellement le baptême aux catéchumènes, en versant sur eux, au nom des trois personnes divines, les eaux vivifiantes qui, par l'institution de Jésus-Christ, et en vertu de ses mérites, nous régénèrent comme enfants de Dieu, en gravant sur nos âmes le sceau indélibile de notre adoption.

 

PRATIQUE. N'oublions pas en ce jour de remercier le Seigneur de la grâce qu'il nous a faite en nous recevant pour ses enfants, dans le saint baptême.

 

Sources:  

(1) Vie des Saints pour tous les jours de l'année avec une pratique de piété pour chaque jour et des instructions sur les fêtes mobiles, Alfred Mame et Fils éditeurs, Tours 1867, p. XVII.

(2)

Repost 0
Publié par Ingomer - dans Saints du jour
commenter cet article
14 avril 2017 5 14 /04 /avril /2017 00:00
Le Vendredi saint est le jour de la célébration liturgique du mystère de la Passion, de la mort sur la Croix et de la mise du Christ au tombeau.
C'est un jour de jeûne et d'abstinence, à l'instar du Mercredi des Cendres qui, quarante jours plus tôt, ouvre le temps du Carême.
Le Vendredi saint est marqué encore davantage par le deuil et le recueillement.
Le Vendredi saint est marqué par une liturgie particulière (vénération de la croix, communion eucharistique mais pas de célébration du sacrifice de la messe ce jour-là). Le moment culminant de la journée, dans son silence recueilli, est celui de la Crucifixion (entre 12h et 15h) et le moment même où le Christ expira, à 15 heures.
 
C'est spécialement ce jour que se fait la dévotion du Chemin de croix. Cette procession est particulièrement solennelle dans les lieux mêmes où elle eut lieu il y a près de 2000 ans, à Jérusalem, le long de la Via Dolorosa (Chemin de la souffrance, à Jérusalem) puis dans la basilique du Saint-Sépulcre, où se trouvent le rocher du Golgotha et le Tombeau du Christ. A Rome, le Chemin de Croix est traditionnellement célébré au Colisée, durant le soir du Vendredi saint.
 
Par référence au jour du Vendredi saint, tout au long de l'année et spécialement durant le Carême, les vendredis sont un jour de pénitence, en principe d'abstinence de viande. On y dit les mystères douloureux du Rosaire.

 

 

Ce mystère ineffable, prédit si souvent et si clairement dans les siècles qui le précédèrent (prophéties messianiques) est le triomphe complet de la justice divine et le chef d'oeuvre le plus glorieux de la miséricodre infinie. Il fut opété par la charité sans bornes du Verbe incarné, qui, selon les décrets divins, voulut de toute éternité s'anéantir, souffrir et mourir dans la plénitude des temps, pour réconcilier le ciel et la terre (1) suite à la première désobéissance ou Péché originel.

 

Liturgie :
        Le vendredi saint est le seul jour de l'année où on ne célèbre pas d'Eucharistie. La communion est distribuée aux fidèles au cours d'une célébration qui dégage une ambiance particulière : l'église est sombre, les autels sont dépouillés de leurs nappes, les statues et images sont voilées. Il n'y a pas de sonnerie de cloche, de jeu d'orgues, et les chants sont absents, ou très peu nombreux. La célébration commence et finit en silence. On lit l'évangile de la Passion. Il n'y a pas de prière eucharistique mais une grande prière universelle.
        C'est le jour de la célébration de la Croix : la croix est amenée en procession puis proposée à la vénération des fidèles. Dans certains pays, comme l'Espagne, il y a d'importantes processions dans les rues des villes.
        La dernière messe célébrée était celle du soir du Jeudi saint, correspondant à son institution au Cénacle, et la prochaine sera celle de la Vigile pascale, le soir du Samedi
saint.
(2)

 

 

Sources:

(1) Vie des Saints pour tous les jours de l'année avec une pratique de piété pour chaque jour et des instructions sur les fêtes mobiles, Alfred Mame et Fils éditeurs, Tours 1867, p. XVI.

(2) L'Evangile au quotidien 

 

Repost 0
Publié par Ingomer - dans Saints du jour
commenter cet article
13 avril 2017 4 13 /04 /avril /2017 00:00
Sainte Ida de Boulogne (1040-1113)

Mère de Godefroy de Bouillon et de Baudouin Ier, premiers rois de Jérusalem après la Première Croisade, on attribue une grande part du succès de cette croisade à ses prières.

Ide ou Ida de Lorraine est une figure injustement méconnue du XIe siècle français. Descendante de Charlemagne et nièce du Pape Etienne IX, elle épouse le Comte Eustache de Boulogne qui sauve la vie de Guillaume le Conquérant lors de la bataille d’Hastings. Belle-sœur de Geoffroy, évêque de Paris et chancelier du roi de France Philippe Ier, son influence politique est considérable. Ses fils, Godefroy de Bouillon et Baudouin sont les premiers rois francs de Jérusalem.

Une de ses filles devient l'épouse de l'empereur germanique Henri IV. Sa petite fille Mathilde monte sur le trône d’Angleterre. Et son dernier fils devient l'ancêtre de la lignée des rois du Portugal.

Entre la Croix et l’Epée, elle bâtit des cathédrales vénère le précieux sang du Christ et sera canonisée. Son épopée nous entraîne dans un étonnant voyage au cœur de l’Histoire médiévale.

Vers le 15 août et début septembre 1095, les Lorrains entraînés par le duc de Lorraine, Godefroy, et ses deux frères, tous trois fils d’Ide de Boulogne, se dirigent vers Pontarlier pour la vallée du Danube et la Terre Sainte, parce que les "Français" se mettent enfin en route pour la Croisade. 

Très belle femme, grande, blonde, mère de famille exemplaire, Ida était aussi une femme pieuse, elle fonda de nombreuses abbayes en Picardie, bâtit la cathédrale de Boulogne et celle de Lens, fonda des maladreries (soins des lépreux) et des hôpitaux, elle resta célèbre pour sa grande charité auprès des pauvres, ce qui lui valut de devenir sainte. Quand elle meurt elle n'a plus sur elle que sa robe de bure, elle a tout donné. Elle fit de nombreux miracles de son vivant, mais également après.

C'est à elle que l'on doit le dicton du boulonnais "à chacun son pain et son hareng". Le roi Louis XI la nomma patronne de Boulogne et de son comté en avril 1478.

Son culte a repris au début du XXe siècle. Ses reliques sont visibles chez les Bénédictines de Bayeux (Calvados).

Dans la messe, la fête de sainte Ide est le 13 avril.

Le nom de Ida est actuellement le nom qui est le plus donné dans la totalité des pays nordiques, et est extrêmement commun tant en Russie qu'en Allemagne.

 

Sources : 1, 2, 3

Repost 0
Publié par Ingomer - dans Saints du jour
commenter cet article
13 avril 2017 4 13 /04 /avril /2017 00:00

Le Jeudi saint est un des jours les plus importants de la Semaine sainte : il correspond à la commémoration de la dernière Cène (au Cénacle) suivie de la nuit d'agonie du Christ au Jardin des Oliviers (Gethsémani). 

 

Le Jeudi saint est un jour de fête, qui commémore l'institution de l'Eucharistie par Jésus-Christ lors du repas pascal au Cénacle, la veille de sa mort. Et le sacerdoce, c'est-à-dire l'ordination des prêtres.

 

Il réunit autour de lui ses chers apôtres, sans en excepter même celui qui devait le trahir, pour célébrer avec eux la dernière cène judaïque, à laquelle allait succéder le sacrifice de sa chair et de son sang, sous les symboles eucharistiques.

 

Il établit dans le même temps le sacerdoce de son église, ordonne à ses apôtres de n'offrir qu'à Dieu seul l'oblation d'un prix infini, dont il allait être volontairement l'hostie sanglante sur la croix, mais qui jusqu'à la fin des temps, serait offerte d'une manière non sanglante, toujours aussi glorieuse à Dieu que salutaire aux hommes, dans tous les sanctuaires du monde catholique.

 

Jésus-Christ daigna laver lui-même les pieds de ses apôtres, après leur avoir déjà dit :

 

"Celui qui mange ma chair et boit mon sang demeure en moi, et je demeure en lui... Je suis le pain descendu des cieux; celui qui mange de ce pain vivra éternellement.. Ceci est mon corps... Voilà la coupe de mon sang... Prenez et mangez... et faites-le toujours en mémoire de moi." (1)

 

La messe et les prêtres trouvent en ce jour leur origine et la profondeur de leur mystère. 

   

Pendant la célébration de ce jour, on lit l'évangile du lavement des pieds, et le célébrant refait le geste de Jésus en lavant les pieds de quelques personnes de l'assemblée. 

Cette messe est la dernière qui soit célébrée avant la "Veillée pascale" du Samedi saint (veille de Pâques).

 

Après le repas pascal, Jésus et ses apôtres se sont retirés à Gethsémani pour y bivouaquer, comme à l'habitude. Cette nuit fut cependant pour le Christ une nuit de prière et d'agonie - au cours de laquelle le Christ accepta le "calice" de sa Passion. 

La célébration liturgique du Jeudi saint se termine par une procession, pendant laquelle la réserve eucharistique (les hosties consacrées) est amenée dans un endroit spécialement aménagé, le reposoir. Une veillée y est souvent organisée, et les fidèles peuvent s'y recueillir et adorer le Christ dans une nuit de veille.

Le triduum pascal est un ensemble de trois jours (en latin triduum) qui marquent l'aboutissement de la Semaine Sainte et le sommet de l'année liturgique : c'est la célébration du mystère de Pâques, avec : - la mort et la mise au tombeau de Jésus-Christ (le Vendredi saint), - la descente du Christ aux Enfers durant le "Grand sabbat" du Samedi saint, - la nouvelle de la Résurrection, nouvelle Pâque, durant la nuit du samedi au dimanche (Vigile pascale), où surgit la lumière de Pâques, l'alléluia du Dimanche de Pâques, avec les messes de l'aube et du jour

Le triduum pascal est l'articulation entre les quarante jours de préparation pénitentielle du Carême et les cinquante jours du temps pascal jusqu'à la Pentecôte (dont quarante jours jusqu'à l'Ascension). 

C'est au pape Pie XII que l'on doit la restauration de la liturgie du triduum pascal dans son ancienne grandeur et à des heures et dans une atmosphère correspondant à celles du mystère, dans la liturgie latine (notamment, la vigile pascale), dans le même esprit qui avait été gardé dans les liturgies orientales.

 

Sources:

 

(1) Vie des Saints pour tous les jours de l'année avec une pratique de piété pour chaque jour et des instructions sur les fêtes mobiles, Alfred Mame et Fils éditeurs, Tours 1867, p. XV

(2) - http://www.levangileauquotidien.org/main.php?language=FR&module=saintfeast&localdate=20100401&id=11&fd=1 

Repost 0
Publié par Ingomer - dans Saints du jour
commenter cet article
12 avril 2017 3 12 /04 /avril /2017 00:00

http://upload.wikimedia.org/wikipedia/commons/5/51/Iulius_I.jpg

Jules Ier travailla à affermir la foi en combattant l'arianisme qui professait que, si le Christ était parfait, en revanche il n'était pas divin.

Son mérite fut d'avoir maintenu le mystère de la Sainte Trinité contre ceux qui tentaient de faire de la doctrine chrétienne un monothéisme à moitié rationaliste, acceptable par tous sans doute, mais éloigné des paroles du Christ lui-même dans leur interprétation fondamentale.

Il fallut six conciles pour que la doctrine trinitaire et christologique puisse exprimer et respecter le mystère essentiel de la foi. (1)

Alors que sévissaient les ariens, Jules prit la défense de S. Athanase, défenseur de la foi trinitaire, contre les attaques de ses ennemis, l’accueillit quand il fut exilé et prit soin de convoquer dans cette affaire le Concile de Sardique (actuellement Sofia en Bulgarie) (2) en 347.

 

La foi trinitaire est définie dès 325 au concile de Nicée, et complétée, après presque un siècle de discussions subtiles, au premier concile de Constantinople en 381.

 

"Nous croyons en un seul Dieu, Père Tout-Puissant, créateur de toutes choses visibles et invisibles.

Et en un seul Seigneur, Jésus Christ, le Fils de Dieu, lumière de lumière, vrai Dieu de vrai Dieu, engendré mais non pas fait (Note: Ceci est dirigé contre les théories d'Arius qui qualifiait le Fils de "créature de Dieu parfaite"), de même substance que le Père (Homoousios), par qui toutes choses ont été faites, ce qui est au ciel et sur la terre, qui pour nous les hommes et pour notre salut est descendu et s'est incarné, et s'est fait homme, a souffert et est ressuscité le troisième jour, est monté aux cieux et viendra juger les vivants et les morts.

Et au Saint-Esprit.

Quant à ceux qui disent: 'Il fut un temps où il n'était pas et avant d'être engendré il n'était pas', ou bien: 'Il a été tiré du néant' (Note: cet anathème vise Arius), ou qui prétendent que le Fils de Dieu est d'une autre substance, ou qu'il est créé, ou changeant, ou variable, ceux-là l'Eglise catholique et apostolique les déclare anthèmes" (Concile de Nicée 325). (3)

 

Jules fait élever à Rome, la Basilique des Douze Apôtres communément nommée à l'époque la Basilica Juliana ainsi que la Basilique Sainte-Marie-du-Trastevere.

Il mourut le 12 avril 352 et fut enterré au cimetière de Calepodio via Aurelia où il avait fait construire une église. Sa dépouille fut transférée par le pape Adrien Ier, en 790, en l'église Sainte-Marie-du-Trastevere où il repose désormais. (4)

 

Sources:

 

(1) L'Evangile au quotidien; (2) http://nominis.cef.fr/contenus/saint/958/Saint-Jules-Ier.html; (3) Jacques LOEW et Michel MESLIN, Histoire de l'Eglise par elle-même, Fayard, Paris 1978, p. 21, 40; (4) http://fr.wikipedia.org/wiki/Jules_Ier

Repost 0
Publié par Ingomer - dans Saints du jour
commenter cet article
11 avril 2017 2 11 /04 /avril /2017 19:12

D’où parle Jean-Luc Mélenchon ? demande Gabriel Robin aujourd'hui sur Boulevard Voltaire :

Je suis surpris par l’extrême mansuétude dont bénéficie le camarade Mélenchon sur les plateaux de télévision…

 

Jean-Luc Mélenchon est la vedette de cette fin de campagne présidentielle.

 

[…]

 

Dans les grands meetings qu’il donne en plein air, Jean-Luc Mélenchon tente de s’affranchir des clivages, réconciliant la gauche avec la nation qu’elle avait pourtant contribué à reléguer aux oubliettes. On loue sa hauteur de vue mais on reste silencieux sur son extrême démagogie. « Je serai le Président de la paix », déclare-t-il à chacune de ses interventions… N’est-ce pas un peu faible et mensonger ? Car, au fond, les grands marqueurs idéologiques du marxisme impriment toujours ses discours, y compris sur la forme.

 

Ainsi, il s’adresse à ses militants en les nommant ses « enfants ». Une formule qui renverra immanquablement au « petit père des peuples » de l’ami Joseph Staline. Quant à ses tenues, immédiatement reconnaissables, elles lui permettent d’être identifiable et de s’identifier à cette même famille de pensée. La veste de couvreur qu’il arbore fièrement aurait, par exemple, pu être portée par Mao, Castro ou Chávez.

 

Venons-en justement au Venezuela.

En 2013, Jean-Luc Mélenchon déclarait : « Le Venezuela bolivarien est une source d’inspiration pour nous, nous saluons la victoire de Maduro ! » Passons sur ce pauvre Bolivar, dont la figure est régulièrement travestie par ses héritiers autoproclamés, pour nous attarder sur Nicolás Maduro. Ce modèle politique, revendiqué par Jean-Luc Mélenchon, est un autocrate corrompu accusé d’avoir détourné des milliards de dollars à son profit.

Actuellement, la petite nation pétrolière est secouée par d’immenses manifestations populaires contre le pouvoir en place. Le Venezuela est un des pays les plus criminogènes au monde, littéralement dévasté par la violence des bandes de rue et la toxicomanie. Oh, il est vrai que ces pays ont aussi, auparavant, souffert des élites inféodées au grand frère américain. Doit-on, toutefois, les condamner à un choix qui n’en est pas un entre la tyrannie oligarchique indigéniste et celle des généraux associés à la grande finance ? J’ose espérer que non.

 

Derrière les foules bigarrées qui soutiennent Jean-Luc Mélenchon, accompagnées de chants révolutionnaires, se trouve l’utopie égalitariste qui ne peut conduire qu’à la ruine, à l’hypocrisie et à la restriction de toutes les libertés individuelles. Mais ça n’est pas tout : Jean-Luc Mélenchon est, aussi, consubstantiellement internationaliste. À Marseille, il n’en a pas fait mystère : il mènerait une politique immigrationniste. Il a, d’ailleurs, le mérite de la constance, n’ayant pas grandement évolué depuis 2012 !

 

Pour toutes ces raisons, je suis surpris par l’extrême mansuétude dont bénéficie le camarade Mélenchon sur les plateaux de télévision… Bien plus proche d’un Fidel Castro que d’un José Mujica (actuel président de l’Uruguay), il devrait inquiéter tous ceux qui, comme moi, sont attachés à nos institutions et à notre identité historique. Est-ce vraiment ce que les Français veulent comme avenir ?

Source: D'où parle Jean-Luc Mélenchon ?, Boulevard Voltaire, 11 avril 2017

En 2012 sur RMC, Jean-Luc Mélenchon répondait aux questions des auditeurs. Voici d'où il parle :

"Je suis un homme discret, explique Jean-Luc Mélenchon. Je ne veux pas que mes opinions philosophiques ou religieuses soient mises sur la table car un élu doit représenter tout le monde. Maintenant, la question qui est posée sur la franc-maçonnerie, je ne veux pas parler de mes convictions philosophiques ou religieuses personnelles. La maçonnerie, pour certains, est une philosophie. C'est une sorte de religion familiale. Je peux dire puisqu'il n’est plus là que mon père l’était, et puisqu'il n’est plus là que mon grand-père l’était également... Ce que je voudrais dire maintenant, c'est la chose suivante. Ne perdez pas de vue ce que ce courant a représenté dans l'histoire des idées et de la fraternité, de la liberté et de l'égalité dans notre pays. Voyez-vous, ce courant est le courant des Lumières, c’est lui qui a lutté contre l’obscurantisme. Monsieur, chaque fois que vous chantez la Marseillaise, le chant de notre patrie républicaine, vous chantez un chant écrit par un Franc-maçon. [D'où notre appel à contre-attaquer pour repousser et exorciser ce maléfice en priant et en récitant un Ave Maria à chaque fois qu'on entend la Marseillaise. Ndlr.] Si vous chantez l’Internationale vous chantez un chant écrit par un Franc-maçon."

 

Tout s'éclaire. Voilà donc la raison pour laquelle Jean-Luc Mélenchon, ces jours-ci, est la vedette des médias, le sauveur attendu : les "Lumières" de Lucifer...

 

Le site Medias-presse.info a rapporté cette information d'un Mélenchon franc-maçon de père en fils : "Les grandes révolutions sanguinaires qui ont sabré l’Europe depuis la Révolution de 1789 et jusqu’à la Révolution d’Octobre (1917 en Russie) sont des révolutions maçonniques. Le Système ou régime républicain qui sévit en France pratiquement sans interruption depuis 1792 est un régime maçonnique, qui se dresse contre Dieu et contre son peuple… Seule pour le moment la Russie a réussi sa contre-révolution, rien d’étonnant qu’elle soit attaquée de toutes parts par le Système…"

D'où parle Jean-Luc Mélenchon ?

 

Lors de son meeting à Marseille dimanche 9 avril Jean-Luc Mélenchon a hurlé, tel un dictateur illuminé, qu'il parlait "depuis la splendide et immense clameur de la déclaration des droits de l'homme surgissant du volcan de la Grande Révolution. Nous voici".

 

Quelles sont les banques qui financent Jean-Luc Mélenchon ? On aimerait le savoir. Il parle depuis la Révolution bourgeoisie parisienne de 1789, financée par les banques, soutenue par la franc-maçonnerie, cette association opaque où le secret permet l'entraide et l'assistance entre ses membres, à l'exclusion de tous les autres, et qui a volé les biens du clergé et de la noblesse, assassiné le petit peuple en 1789 pour prendre le pouvoir et ruiner la France avec les assignats. "La Révolution aura fait reculer la législation sociale de trois-quarts de siècle", disait René Sédillot (1906-1999), historien.

 

80% des personnes guillotinées furent des petites gens. 28% furent des paysans, 31% des artisans et des ouvriers, plus de 20% des marchands, 8 à 9% de nobles, 6 à 7% des membres du clergé. (René Sédillot, Le Coût de la Révolution française, Vérités et Légendes, Perrin, Mesnil-sur-l'Estrée 1984, p. 24.) 

 

"La révolution française a fait plus de morts en un mois au nom de l'athéisme que l'Inquisition au nom de Dieu pendant tout le Moyen Age et dans toute l'Europe..." (Pierre CHAUNU)

 

Jean-Luc Mélenchon parle depuis la Révolution bolchévique de 1917. Elle aussi est une révolution de bourgeois financés par la banque anglo-saxonne...

 

Rappelons ceci au lecteur attentif : en-dehors de quelques vérités éparses sur le bellicisme condamnable des Etats-Unis et de l'OTAN, la partie idéologique du discours de Mélenchon est totalitaire. La première logique totalitaire apparaît sous la Révolution française (Stéphane Courtois). "Il nous faut des Vendée!" avait proclamé Lénine... Il avait tenu parole en multipliant les massacres. On avait noyé les contre-révolutionnaires dans la Volga comme Carrier l'avait fait dans la Loire. La terreur jacobine tenait lieu de modèle. On n'aurait seulement pas la naïveté de Robespierre: on tuerait les apprentis thermidoriens avant qu'ils ne se manifestent. On irait, cette fois, jusqu'au bout. Et l'on réécrirait l'histoire comme on l'avait fait en France. On maquillerait crimes et châtiments. Les koulaks seraient des 'bandits', comme les Vendéens avait été des 'brigands'. On nierait les procès truqués, les déportations, les famines organisées, le goulag, comme on avait nié, on nie parfois encore, les tannages de peau humaine, le massacre des prisonniers, l'empoisonnement des puits, la déportation des femmes et des enfants, le génocide d'une population exclue de la condition humaine pour sa fidélité à l'ordre ancien, ses attachements immatériels à des réalités qu'on avait abrogées par décret." (Source: Figaro Histoire titrée "Vendée l'épopée des géants le Figaro, Juin-Juillet 2016, n°26)

 

La république dite "française" est un système qui se dit "laïc" mais qui, en réalité, est tout sauf laïc, c'est une religion totalitaire et moniste (confusion des pouvoirs temporel et spirituel). La ruine actuelle de la France depuis 1789 vient de là. (Cf. La "religion de la république"™ : Vincent Peillon plus fort que Robespierre !).

Cette religion ne s'appuie pas sur l'expérience mais nie ce qui a précédé. C'est une manière de se définir en opposition à ce qui précède, en projet négatif qui se positionne contre. Un projet, qui nie la nation-héritage (la remplace par la nation-contrat de Rousseau), et finit par massacrer tout ce qui lui est opposé afin de parvenir à sa fin.... ("Ce qui constitue une République, c'est la destruction totale de ce qui lui est opposée", disait Saint-Just, l'Archange de la Terreur et sa culotte de peau humaine...)

 

Les héritiers de Saint-Just, les partisans de Jean-Luc Mélenchon divisent la société entre les bons (les mondialistes, les internationalistes) et les autres, essentiellement mauvais (patriotes, nationalistes). Envers ces derniers, l'"Amour" qu'a proclamé dimanche dernier Jean-Luc Mélenchon à Marseille n'existe pas. Que voulez-vous ? "La fin sanctifie les moyens", "qui veut la fin, veut les moyens!", disait l'ancêtre de Jean-Luc Mélenchon, Brissot de Warville, l'anglomane "girondin" classé comme modéré... en réalité un agent de l'Angleterre, stipendié des banquiers et des hommes d'affaires (Source: René Sédillot, Le Coût de la Terreur, Vérités et Légendes, Perrin, Mesnil-sur-l'Estrée 1990, p. 213, 214). C'est la raison pour laquelle on aimerait savoir quelles sont les banques qui financent la campagne de Mélenchon. Brissot voulait "incendier les quatre coins de l'Europe", "car notre salut est là !" (Mallett du Pan, Considérations sur la nature de la Révolution, 1793, réed. Editions du Trident, Paris 2007, p. 75). C'est cela, l'impérialisme des "Lumières" de Jean-Luc Mélenchon !

 

Brandissant un rameau d'olivier à Marseille, Mélenchon déclarait : "Je suis le candidat de la paix!" Il proclamait l'"Amour" (sic) et l'ouverture... Il demandait un "chant d'amour" et une "minute de silence" pour les migrants noyés dans la Méditerranée, "sécher leurs larmes et les serrer contre nos coeurs". L'Amour pour les "peuples du Maghreb qui sont nos frères et nos soeurs", et dans le même temps, il prêchait la haine pour le prochain qui ne partageait pas ses vues politiques. Il nous semble à nous qu'avant de vouloir l'Amour et l'unité du genre humain, commencer par vouloir faire l'unité de ses proches et des Français serait déjà un bon début.... notamment à propos des victimes des attentats pour lesquelles il n'a pas eu un seul mot de compassion et d'"amour". De même, lorsque Mélenchon déclare à son meeting de Marseille : "Je me réjouis que la France soit métissée et tous les enfants sont mes enfants. Et aux monstres qui veulent autre chose, je leur demande comment ils comptent faire si jamais on leur permet de le faire ! Je vous demande, Françaises, Français, un châtiment électoral exemplaire  pour ceux qui ont voulu nous diviser". Où est l'"amour" dans le châtiment... électoral exemplaire ? Heureusement que ce n'est qu'un châtiment "électoral" ! N'est-ce pas déjà diviser les Français que de tenir ce genre de propos envers ceux qui n'ont pas le même projet politique ?

 

Cela peut finir en tyrannie. Une étonnante tribune au "Monde" de Serge Sur, professeur émérite de droit public à l’université Panthéon-Assas avertit : la VIe République voulue par M. Mélenchon débouche sur un régime d’Assemblée, voué à l’impuissance ou à la tyrannie... L’idée est toujours celle d’une assemblée unique, détentrice de tous les pouvoirs..., avertit Serge Sur.

D’où parle Jean-Luc Mélenchon ?

L'historien a analysé le mécanisme du totalitarisme : la virtualité totalitaire se trouve dans la réunion des deux principes de 1789, le "volontarisme" (la Volonté générale) et le "constructivisme" (tout ce que veut l'Assemblée, elle le peut). "L'association du volontarisme et du constructivisme constitue ainsi la première racine de la Terreur révolutionnaire. L'histoire de la Terreur [...] ne commence de ce point de vue ni en 1793 ni même en 1791 ni en 1792 : elle est consubstantielle à la Révolution qui, dès 1789, se présente comme une pure aventure de la volonté". (Patrice Gueniffey, La Politique de la Terreur, Essai sur la violence révolutionnaire, Fayard 2000, réed. Tel Gallimard, Mesnil-sur-l'Estrée 2003, p. 50.)

 

Le système totalitaire place au centre de sa vision délirante de la société l'image de "l'ennemi". On trouve une identité entre la violence du projet communiste de 1917 et celui de Jean-Luc Mélenchon dans l'utilisation d'un vocabulaire de haine envers les "ennemis du peuple" (comme en 1793). En 1917 c'était (au choix) les "contre-révolutionnaires", les "koulaks", les "capitalistes", les "ennemis intérieurs", aujourd'hui avec Jean-Luc Mélenchon ce sont les "parasites incapables inutiles" du meeting de Marseille...

 

Les ancêtres marxistes de Jean-Luc Mélenchon promettaient "la paix" et des lendemains radieux. En 1789, "les bourreaux qui coupaient le cou des enfants et des vieillards, les bénins spectateurs qui assistaient au guillotiner des femmes s'attendrissaient sur les progrès de l'humanité..." (Benjamin Constant). En 1917, la propagande marxiste promettait tout à tout le monde la terre aux paysans, le pain et les usines aux ouvriers, la paix générale entre nations, une "société sans classes"..., le bonheur parfait du peuple et le "bonheur pour tous". Cela s'est terminé par cent millions de morts. (Le Livre noir du Communisme). L'histoire ne nous a-t-elle donc rien appris ?

 

Réfléchissez-y, si vous voulez la paix, évitez de voter pour un projet qui porte en lui la virtualité totalitaire !

Repost 0
11 avril 2017 2 11 /04 /avril /2017 00:00

http://upload.wikimedia.org/wikipedia/commons/thumb/c/cb/SStanis%C5%82aw.JPG/441px-SStanis%C5%82aw.JPG

Saint Stanislas

 

Stanislas. Vient du polonais stan = mettre debout, et slava = gloire.

 

Saint Stanislas, évêque de Cracovie au XIe siècle, Patron de la Pologne, naquit en 1030 de parents fort avancés en âge, mariés depuis trente ans et encore sans postérité. Dieu, qui avait des vues élevées sur cet enfant, lui inspira dès son bas âge de grandes vertus, surtout la charité pour les pauvres, et une mortification qui le portait à jeûner souvent et à coucher sur la terre nue, même par les plus grands froids. 

La plus belle partie de la vie de Stanislas est celle où il fut en butte à la persécution du roi de Pologne, Boleslas II, prince qui menait une conduite publiquement scandaleuse. Seul l'évêque osa comparaître devant ce monstre d'iniquité, et d'une voix douce et ferme, condamner sa conduite et l'exhorter à la pénitence. Le roi, furieux, attendit l'heure de se venger. 

Le pontife avait acheté pour son évêché, devant témoins, et il avait payé une terre dont le vendeur était mort peu après. Le roi, ayant appris qu'il n'y avait pas d'acte écrit et signé, gagna les témoins par promesses et par menaces, et accusa Stanislas d'avoir usurpé ce terrain. L'évêque lui dit : "Au bout de ces trois jours, je vous amènerai comme témoin le vendeur lui-même, bien qu'il soit mort depuis trois ans." 

Le jour venu, le saint se rendit au tombeau du défunt ; en présence d'un nombreux cortège, il fit ouvrir la tombe, où on ne trouva que des ossements. Stanislas, devant cette tombe ouverte, se met en prière, puis touche de la main le cadavre : "Pierre, dit-il, au nom du Père, du Fils et du Saint-Esprit, viens rendre témoignage à la vérité outragée.

À ces mots, Pierre se lève, prend la main de l'évêque devant le peuple épouvanté, et l'accompagne au tribunal du roi. Le ressuscité convainc de calomnie le roi et les témoins, et de nouveau accompagne l'évêque jusqu'au tombeau, qu'on referme sur son corps, redevenu cadavre. Loin de se convertir, le roi impie jura la mort de Stanislas, et bientôt l'assassina lui-même pendant qu'il offrait le saint sacrifice.

 

Innocent IV canonisa Stanislas le 17 septembre 1253. Il est fêté le 11 avril.

 

 

Sources: (1); (2) Jean-Louis Beaucarnot, Les Prénoms et leurs secrets, France Loisirs, Paris 1991, p. 170; (3)

Repost 0
Publié par Ingomer - dans Saints du jour
commenter cet article
10 avril 2017 1 10 /04 /avril /2017 00:00

Fulbert. Vient du germanique fulk ou folk = le peuple, et berth = brillant.

 

Saint Fulbert, l'un des plus grands et des plus saints évêques de Chartres, fut aussi le premier savant de son époque ; l'un de ses biographes dit, en effet, qu'il surpassait facilement tous ses contemporains, tant dans la connaissance des Saintes Écritures que dans les sciences profanes. 

L'auguste Mère de Dieu se plut à récompenser sa piété par des faveurs extraordinaires. Dans une maladie très grave, Marie fit couler sur ses lèvres un baume céleste, et le mal disparut. 

Une des gloires de Fulbert, c'est la construction de la cathédrale de Chartres, qui subsiste encore. L'ancienne ayant été détruite par un effroyable incendie, il employa au temple magnifique qu'il fit construire tout ce qu'il possédait ; les largesses royales affluèrent de toutes parts. Il s'appliqua ensuite à faire honorer Dieu dans ce temple par des chants harmonieux et des cérémonies majestueuses.

C'est dans la crypte de cette cathédrale insigne qu'est honorée Notre-Dame-de-sous-terre, dont l'histoire merveilleuse remonterait au temps des Druides, et dont l'image était dédiée à la Vierge qui devait enfanter : Virgini pariturae. A l'époque des druides, les Saints Forts ne sont autres que les habitants d'un village du pays carnute. Ils reconnurent aussitôt la Virgo paritura qu'adoraient leurs ancêtres dans la Vierge Mère que leur annonçait un missionnaire. Convertis en masse, les carnutes refusèrent d'abjurer leur foi, qui renouait si bien avec les plus hautes aspirations de l'ancienne religion celte. Ils furent jetés vivants dans le puits que l'on voit toujours sous la cathédrale de Chartres.

 

 

. "Toutatis, Hésus et Taranis, la triade celtique, une ébauche de conception trinitaire" (Anne Bernet)

Repost 0
Publié par Ingomer - dans Saints du jour
commenter cet article
9 avril 2017 7 09 /04 /avril /2017 00:00
Entrée de Jésus à Jérusalem, miniature romane du début du XIIe siècle

Entrée de Jésus à Jérusalem, miniature romane du début du XIIe siècle

Le dimanche des Rameaux rappelle l'entrée triomphale de Jésus-Christ à Jérusalem (Evangile selon saint Jean 12, 12 - 15). L’entrée de Jésus à Jérusalem manifeste la venue du Royaume que le Roi-Messie va accomplir par la Pâque de sa Mort et de sa Résurrection.

L'Evangile (Mt 21,1 - 9, Mc 11,1 - 10, Lc 19, 28 - 40) raconte qu'à proximité de la fête de la Pâque juive, Jésus décide de faire une entrée solennelle à Jérusalem. Il organise son entrée en envoyant deux disciples chercher un ânon. Il entre à Jérusalem sur une monture pour se manifester publiquement comme le messie que les juifs attendaient. C'est une monture modeste comme l'avait annoncé le prophète pour montrer le caractère humble et pacifique de son règne. Une foule nombreuse venue à Jérusalem pour la fête l'accueille en déposant des vêtements sur son chemin et en agitant des branches coupées aux arbres.

Le "Roi de Gloire" entre dans sa Ville "monté sur un ânon" : il ne conquiert pas la Fille de Sion, figure de son Église, par la ruse ni par la violence, mais par l’humilité qui témoigne de la Vérité. C’est pourquoi les sujets de son Royaume, ce jour-là, sont les enfants et les "pauvres de Dieu", qui l’acclament comme les anges l’annonçaient aux bergers. Leur acclamation, "Béni soit celui qui vient au nom du Seigneur", est reprise par l’Église dans le "Sanctus" de la liturgie eucharistique pour ouvrir le mémorial de la Pâque du Seigneur.

(Catéchisme de l'Eglise catholique, n° 560 et 559)


Ce dimanche commémore à la fois deux événements, l'entrée solennelle de Jésus-Christ à Jérusalem où il fut acclamé par une foule agitant des palmes, la Passion du Christ et sa mort sur la croix. Ce dimanche des Rameaux, est le début de la "Semaine sainte", dernière semaine du Carême, s'achevant les trois derniers jours (jeudi, vendredi et samedi) par le "triduum pascal". Le Jeudi saint célébrera l'institution par le Christ de la Cène, ou Eucharistie lors du dernier repas pris avec ses disciples avant son arrestation, le Vendredi saint, la Passion et la mort du Christ, le Samedi saint célébrera la veillée pascale précédant la Résurrection le dimanche de Pâques.

La procession des rameaux, dans le jardin français, au chant de l'hymne Gloria laus (IXe s.) "Gloire, louange et honneur à Toi, Christ Roi Sauveur".

Les ornements sont rouges, couleur de la Passion.
http://www.solesmes.com/

Wykonanie: Schola San Clemente, Kraków

L'hymne, formée de distiques élégiaques, s'inspire de l'Évangile selon Matthieu XXI, 1-16, ainsi que du livre des Psaumes 117, 26.


R/ Gloria, laus et honor tibi sit, Rex Christe, Redemptor,
Cui puerile decus prompsit Hosanna pium.
Gloire, louange et honneur à Toi, Christ Roi Sauveur.
Pour toi le cortège des enfants chanta "Hosanna !"

1.- Israel es tu rex, Davidis et inclyta proles,
Nomine qui in Domini, rex benedicte, venis.
Tu es le roi d'Israël, tu es le glorieux rejeton de David,
Roi béni qui viens au nom du Seigneur.

2.- Cœtus in excelsis te laudat cælicus omnis,
et mortalis homo, et cuncta creata simul.
Le chœur céleste en entier te loue au plus haut des cieux ;
à lui se joint l'homme mortel et toute la création.

3.- Plebs Hebræa tibi cum palmis obvia venit ;
Cum prece, voto, hymnis, adsumus ecce tibi.
Le peuple hébreu vint au devant de toi avec des palmes,
avec nos prières, nos vœux et nos hymnes, nous voici devant toi.

4.- Hi tibi passuro solvebant munia laudis ;
nos tibi regnanti pangimus ecce melos.
Ceux-ci te payaient leur tribut de louanges, alors que tu allais souffrir ;
Et nous, voici que nous te célébrons par nos chants, maintenant que tu règnes.

5.- Hi placuere tibi, placeat devotio nostra ;
rex bone, rex clemens, cui bona cuncta placent.
Ils ont su te plaire, que te plaise aussi notre dévotion :
bon Roi, doux Roi, à qui plaît tout ce qui est bon.

Repost 0
Publié par Ingomer - dans Saints du jour
commenter cet article
8 avril 2017 6 08 /04 /avril /2017 08:10
Catholique ? Impossible de voter Fillon !

Benoit XVI, dans Sacramentum Caritatis, rappelle, au point 83 « […] le respect et la défense de la vie humaine, de sa conception à sa fin naturelle, la famille fondée sur le mariage entre homme et femme, la liberté d’éducation des enfants et la promotion du bien commun sous toutes ses formes. Ces valeurs ne sont pas négociables. »

 

Qu’ajouter de plus ? Ces points non négociables étaient déjà énoncés pour qui veut les chercher dans de nombreux textes papaux, que ce soit chez Paul VI, Jean-Paul II ou bien Pie XII, pour ne citer qu’eux.

 

Or, qu’avons-nous ici ? Un candidat qui, au nom du « progrès », refuse de revenir sur la recherche embryonnaire et rappelle avoir toujours été fer de lance de ce « progrès ». Un candidat qui refuse de revenir sur le mariage homosexuel (l’argument du changement des conséquences sur la filiation est un leurre : le principe d’égalité devant la loi fera sauter la filiation simple). Un candidat qui s’affirme être à titre personnel contre l’avortement mais refuse la moindre modification de la loi.

Un candidat très timide sur le délit d’entrave à l’IVG : « Si les sites sont en contradiction avec les lois républicaines, ils doivent être interdits. »

 

En somme, un candidat qui va à l’encontre de tout ce en quoi les catholiques croient.

Mais alors, comment se fait-il que des groupes comme Sens commun et le PCD soient ralliés à François Fillon, ainsi qu’un nombre important de catholiques ?

Cela s’explique par le leurre économique. L’économie est devenue, dans notre société consumériste, l’alpha et l’oméga de la politique française. Chaque personne, chaque électeur n’est plus qu’un maillon au service de l’économie française. Plus personne n’a de place particulière, chacun est remplaçable. Il est temps de remettre cet outil à sa place. Parce que c’est bien un outil, pas une finalité. La finalité, c’est le bien commun.

Source: Catholique ? Impossible de voter Fillon ! , Boulevard Voltaire, 4 avril 2017

Exhortation apostolique post-synodale Sacramentum caritatis du pape Benoît XVI aux évêques, aux prêtres, aux diacres aux personnes consacrées et aux fidèles laïcs sur l'eucharistie source et sommet de la vie et de la mission de l'église, # 83. Donné à Rome, près de Saint-Pierre, le 22 février 2007, fête de la Chaire de saint Pierre Apôtre.

Exhortation apostolique post-synodale Sacramentum caritatis du pape Benoît XVI aux évêques, aux prêtres, aux diacres aux personnes consacrées et aux fidèles laïcs sur l'eucharistie source et sommet de la vie et de la mission de l'église, # 83. Donné à Rome, près de Saint-Pierre, le 22 février 2007, fête de la Chaire de saint Pierre Apôtre.

Repost 0
8 avril 2017 6 08 /04 /avril /2017 00:00
Sainte Julie Billiart, fondatrice de l'Institut des Sœurs de Notre-Dame (✝ 1816)

Julie Billiart naquit le 12 juillet 1751 à Cuvilly (France).

A sept ans, elle transmettait déjà le catéchisme à ses camarades.

À seize ans, elle se mit à travailler aux champs pour venir en aide à ses parents.

Paralysée à 22 ans, elle fonda, malgré cela, la Congrégation des Sœurs de Notre-Dame pour l'enseignement et l'éducation des jeunes filles pauvres.

Beaucoup de personnes font le voyage pour se faire recommander dans ses prières et pour prier avec elle. Lors de la Révolution, elle est transportée de cachette en cachette pour fuir les sans-culottes qui la surnomment "la fanatique".

A Amiens, où elle s’est réfugiée avec la comtesse Baudoin, un petit groupe se forme autour d'elle, comprenant Françoise de Gizaincourt et Françoise Blin de Bourdon (38 ans) qui avaient échappé de peu à la Terreur ainsi que d’autres. Elles se réunissent dans la chambre de la sainte handicapée qui les forme à une vie intérieure plus profonde et au service de Dieu et des pauvres. Quelques exercices religieux de vie communautaire sont également pratiqués. Mais ce groupe ne se soudera pas. Seule Françoise Blin de Bourdon restera avec Julie Billiart.

Malgré la situation, elle fondera l'Institut des "Sœurs de Notre-Dame" en 1803. Cette action lui vaudra le miracle de retrouver l'usage de ses jambes l'année suivante, à la suite d’une neuvaine faite en obéissance à son confesseur le père Varin.

En 1809, des difficultés l'obligent à transférer sa communauté d'Amiens au Couvent de Namur où elle décède au milieu des sœurs le 8 avril 1816.  Son corps y repose dans la chapelle. Elle avait 65 ans.

Maurice de Broglie, évêque de Gand, dira de Julie Billiart qu'elle a sauvé plus d'âmes par sa vie intérieure d’union intense à Dieu que par son activité apostolique.

Le 12 février 2005, Dorothy Stang, née aux États-Unis d'Amérique en 1931 et membre de la congrégation des Sœurs de Notre-Dame, a été assassinée au Brésil.

En 2007, les sœurs de Notre-Dame de Namur sont 1781, et la congrégation dirige 628 couvents et institutions éducatives reparties sur tous les continents. Leur présence est surtout active en Afrique (République démocratique du Congo, Kenya, Nigéria, Afrique du Sud, Zimbabwe) et Amérique (États-Unis dans 28 États, Brésil, Mexique, Nicaragua, Pérou).

 

À Namur en Belgique, l’an 1816, sainte Julie Billiart, vierge, qui suscita l’Institut des Sœurs de Notre-Dame, pour l’éducation chrétienne des jeunes filles et propagea beaucoup la dévotion au Sacré-Cœur de Jésus.

 

Martyrologe romain

 

Béatifiée le 13 mai 1906 par le pape S. Pie X, elle est canonisée en 1969 par Paul VI. Liturgiquement elle est commémorée le 8 avril (ou, dans certains pays, le 13 juillet).

 

Citations

"Une grande foi, vivre un amour sans borne, une simplicité d'enfant".

"Je dois bien mettre ma confiance en Dieu dans mes voyages ; je vois si visiblement la Providence dans tant d'événements dont je ne saurais comment me tirer et, toutes les fois que je suis embarrassée, le Bon Dieu vient à mon secours ; aussi je ne m'inquiète de rien. Vous savez que je n'ai pas d'esprit ; il faut que le Bon Dieu fasse tout".

Sources: (1), (2), (3), (4)

Repost 0
Publié par Ingomer - dans Saints du jour
commenter cet article
7 avril 2017 5 07 /04 /avril /2017 15:02
http://www.la-croix.com/Monde/Syrie-Washington-menace-dune-action-unilaterale-en-cas-dechec-a-lONU-2017-04-05-1300837461

http://www.la-croix.com/Monde/Syrie-Washington-menace-dune-action-unilaterale-en-cas-dechec-a-lONU-2017-04-05-1300837461

Bachar el Assad est accusé par la communauté internationale d’avoir de nouveau utilisé l’arme chimique mardi 4 avril à Khan Cheikhoun, dans la province d'Idleb, une attaque qui a causé, selon différentes estimations, entre 60 et 80 morts et des centaines de blessés. Les chancelleries occidentales ont aussitôt toutes appelé à une réaction internationale (Source). Le président américain Donald Trump a imputé l'attaque au gouvernement de Bachar el-Assad, malgré l’absence de preuve. Il a menacé d'une intervention militaire unilatérale (Source). L’affaire, qui donne lieu à des manœuvres à l’ONU, est minée d’arrières pensées. (Source)

 

Notons que l'ambassadrice américaine à l'ONU Nikki Haley montrant des photos des victimes de l'attaque chimique n'est pas sans rappeler la fake news de Colin Powell brandissant des fioles prouvant l'existence d'armes de destruction massive pour justifier l'intervention US en Irak en 2003, assertions mensongères plus tard démenties. Durant la guerre d'Irak en mars 2003, l'inspecteur de l'ONU Hans Blix indique qu'il n'y avait pas d'armes de destruction massives en Irak. Les inspections américaines menées pendant la guerre s'accordent pour dire que l'Irak avait abandonné son programme nucléaire, chimique et biologique après 1991 bien que des résidus d'armes chimiques aient été trouvés en revanche au nord de Bagdad. Le dossier cité par Colin Powell avait été fourni par l'administration de Tony Blair, le Premier ministre britannique qui reconnaîtra le 7 février 2003 des "gaffes" dans le dossier. Dès le 8 février, les journaux anglais identifiènt les vrais auteurs du rapport comme étant les services de communication de Downing Street et la pauvreté des sources utilisées par ces derniers (plagiat universitaire et sources suspectes...) Jane Harman, élue démocrate de Californie, souligna que la propagande des ADM irakiens est « la plus grande manœuvre d’intoxication de tous les temps ». Paul Wolfowitz, le numéro deux du département de la défense, a reconnu le mensonge d’état, en avouant que « nous nous sommes entendus sur un point, a-t-il précisé, les armes de destruction massive, parce que c’était le seul argument sur lequel tout le monde pouvait tomber d’accord » (Source: Mensonges d'Etat, Ignacio Ramonet, Le Monde diplomatique)

Colin Powell, secrétaire d'État des États-Unis, tenant une capsule d'anthrax, prétend que l'Irak est susceptible de posséder des armes de destruction massive, 5 février 2003

Colin Powell, secrétaire d'État des États-Unis, tenant une capsule d'anthrax, prétend que l'Irak est susceptible de posséder des armes de destruction massive, 5 février 2003

Bien qu'une "attaque chimique" à la Ghouta en 2013 avait permis les Occidentaux de lancer une propagande anti-syrienne et d'être à deux doigts de lancer une nouvelle guerre dans ce pays, celle-ci fut empêchée in extremis à la suite d'un vote du parlement britannique contre la guerre le 29 septembre 2013. Le sur-lendemain, 31 septembre Obama, dans un volte-face étonnant, renonçait à sa guerre en Syrie et demandait un vote du Congrès. On ne sait toujours pas qui a utilisé le gaz Sarin en Syrie. L’affaire avait permis à l’Occident de soutenir les rebelles dits "modérés", dont Al Nosra, qui a fait depuis, selon Laurent Fabius, "du bon boulot".

 

Qu’y a-t-il donc derrière les manières de bateleur de Trump ces jours-ci?, s'interroge Pauline Mille pour Reinformation.Tv, une simple esbroufe pour montrer au peuple et aux médias qu’il n’est pas l’ami de Poutine qu’on l’accusait d’être ? Ou une aventure qui ferait plaisir à la fois aux faucons israéliens, dont il a recherché les faveurs déjà par le choix de l’ambassadeur à Jérusalem, et au complexe militaro-industriel ? Cela semble à la fois dangereux et peu conforme à ce qu’il annonçait, mais cela signifierait qu’il n’a pas d’autre moyen de se maintenir, et de faire avancer sa politique sur d’autres sujets, que de s’allier avec le diable belliciste...

 

Selon l'ambassadeur syrien à Moscou aujourd'hui, l'"attaque chimique" est une "frappe US coordonnée avec Daech et al-Nosra" (Source). "Ce prétexte (de l'attaque chimique) est tiré par les cheveux car la Syrie et son armée ne possèdent plus l'arme chimique : la Syrie a adhéré à l'OIAC et cette organisation a confirmé que la Syrie avait honoré ses engagements relatifs à l'évacuation de l'arme chimique. Je confirme une nouvelle fois que l'Amérique soutient le terrorisme dans la région. J'estime qu'à l'opposé de ce qui se passait auparavant, cette frappe est une ingérence directe réalisée sans intermédiaires", a souligné l'ambassadeur syrien.

 

Or, suite à cette hypothétique "attaque chimique", les États-Unis ont tiré dans la nuit de jeudi à vendredi 7 avril des missiles de croisière sur une base gouvernementale syrienne. Selon le Pentagone, 59 missiles ont été lancés depuis des navires de la marine américaine, tuant, selon les données actualisées, 14 personnes, dont neuf civils et des enfants trouvés morts dans l'attaque.

La frappe a visé l'aérodrome de Shayrat qui serait « directement lié » à l'attaque chimique sur Khan Cheikhoun, selon l'administration américaine.

« Des dizaines » de missiles Tomahawk ont été tirés sur la base aérienne syrienne, depuis des destroyers de l'U.S. Navy dans l'est de la Méditerranée, touchant plusieurs cibles sur la base aérienne de Shayrat. La frappe a été menée avec "59 missiles", a précisé un responsable de la Maison Blanche, indiquant que les États-Unis avaient frappé la base aérienne qui, selon Washington, est "directement liée" aux évènements "horribles" de mardi. (Source)

 

En réalisant une frappe sur la base aérienne syrienne, Washington a soutenu les terroristes, a déclaré vendredi l’administration présidentielle syrienne, citée par l’agence Sana. (Source) "L'attaque contre l'aérodrome d'un pays souverain démontre une fois de plus que le changement d'administration de ce régime [américain, ndlr] ne change pas sa politique qui se traduit par des attaques contre des États, régime qui soumet des nations et tente d'établir son hégémonie dans le monde. Si le régime américain croyait qu'avec cette attaque il pouvait soutenir ses alliés au sein des groupes terroristes […], la Syrie confirme que cette attaque n'a fait que renforcer la détermination de la république dans sa lutte contre les terroristes", stipule le communiqué.

Suite à la frappe américaine contre sa base aérienne, la Syrie pourrait entamer des consultations avec Moscou concernant une éventuelle riposte à l'attaque.

Damas ne décidera d'éventuelles représailles à la frappe US contre sa base aérienne qu'après des consultations avec Moscou, a déclaré l'ambassadeur syrien en Russie Riyad Haddad. (Source)

 

Nous apprenons dans l'après-midi que la Russie se réserve désormais le droit de réagir à des frappes US en Syrie. (Source)

 

L'agence de presse britannique Reuters avait rapporté le 4 avril que l'armée gouvernementale syrienne aurait lancé une attaque aérienne contre la ville de Khan Cheikhoun, dans la province d'Idleb, en utilisant des munitions contenant du "gaz toxique". Selon Reuters, le raid aurait été mené par des "avions appartenant à la Russie ou au gouvernement syrien". Le ministère russe de la Défense a officiellement démenti l'implication de l'aviation russe dans l'attaque. Des images prises sur les lieux ont été diffusées par les Casques blancs — qui ont vu le documentaire qui leur était consacré recevoir un Oscar — mais les preuves fournies suscitent de nombreuses questions chez les experts militaires. (Source) Tout d'abord, d'où vient l'arme chimique d'Assad? En 2014 les armes chimiques et leurs vecteurs ont été évacués de Syrie et détruits, comme l'a confirmé l'Organisation pour l'interdiction des armes chimiques (OIAC).

 

Les incohérences d'une attaque chimique de Bachar al Assad

 

Les États-Unis ont reconnu le jour de l'"attaque chimique" qu'ils ne devaient pas renverser le Président Bachar el-Assad et que c'était au peuple syrien de décider du destin de son pays. Washington n'envisage plus la possibilité d'un changement de régime syrien qu'elle considère désormais comme une "réalité politique", avait déclaré le porte-parole de la Maison-Blanche, Sean Spicer. Auparavant, le porte-parole de la Maison-Blanche avait déclaré que Washington devait "accepter la réalité" du pouvoir du Président Assad et se concentrer sur la lutte contre Daech. (Source)

 

Le changement d’attitude américaine avait été commenté pour Sputnik par Hashem Kuraim, du Parti républicain américain. « L'engagement militaire de la Russie en Syrie et les victoires de l'armée syrienne, devenues possibles grâce au concours de la Russie, constituent la principale raison du changement de la position américaine sur la Syrie. Moscou soutient la souveraineté syrienne et le pouvoir de Bachar el-Assad », a rappelé l'interlocuteur de l'agence. Et d'ajouter que tout cela n'avait pas permis la réalisation des projets américains de démembrement de la Syrie et de destitution de son président Bachar el-Assad. (Source)

 

Si l'utilisation d'armes chimiques par Bachar el Assad n'a jamais été prouvée, rappelons que les terroristes de Daech ont utilisé des obus chargés de gaz toxique au cours d'une attaque contre une base aérienne de la province syrienne de Deir ez-Zor, en avril 2016, ce qui a provoqué de graves problèmes respiratoires chez les militaires touchés.

La Russie a plusieurs fois appelé la communauté internationale à coordonner ses efforts en vue de mettre fin au terrorisme chimique. Moscou a proposé d'adopter une résolution spéciale du Conseil de sécurité de l'Onu. Malheureusement, les partis pris politiques et la position anti-Assad ont empêché d'adopter cette résolution et d'écarter cette menace. (Source)

 

On s'interroge également sur la pertinence de l'usage de l'arme chimique par Assad (s'il la possédait) aussi bien du point de vue politique que militaire.

La situation politique étrangère des dernières semaines était à l'avantage de Damas.

Les forces d'Assad progressent avec succès sans l'arme chimique et l'usage de produits toxiques contre une ville pacifique dans ce contexte est donc complètement illogique.

Dans le même temps, les médias qui ont diffusé l'information sur la frappe aérienne et l'attaque chimique n'ont pas réussi à tomber d'accord sur le nombre de victimes, qui allait de 50 à 100 personnes.

Selon l'expert militaire Mikhaïl Khodarenok, le rayon d'action dépend du calibre de la munition et de la substance qu'elle contient. Quoi qu'il en soit, il est question de plusieurs centaines de mètres carrés. Par conséquent, compte tenu de la densité des bâtiments, les victimes auraient dû se chiffrer par centaines, voire par milliers.

 

En diffusant les images de Khan Cheikhoun touchée par les produits toxiques, les Casques blancs ont négligé non seulement le bon sens mais également les moyens élémentaires de protection chimique.

Sur les images on voit des "sauveteurs" intrépides qui touchent les blessés sans gants — et sans aucune conséquence.

Leurs agissements suscitent également des interrogations: certains arrosent d'eau les victimes pour laver les produits toxiques, un autre fait du bouche à bouche à un enfant. (Source)

 

A qui profite le crime?

 

En effet, lorsqu'on regarde les dernières dates clefs du conflit syrien, on ne peut être qu'interpellé: l'attaque survient exactement une semaine après la fin d'un cinquième round de négociations entre l'opposition et le gouvernement syrien à Genève, lui-même rendu possible par la conférence Astana III, qui s'est déroulé il y a deux semaines. Les deux premières conférences dans la capitale Kazakhe ayant permis — sans le concours des occidentaux — d'établir et de consolider un fragile cessez-le-feu, en vigueur depuis la fin décembre en Syrie. Une question que semble justement s'être posée le député Gérard Bapt:

 

« Le régime n'avait aucun intérêt à provoquer ce scandale contre lui-même, la veille d'une réunion à Bruxelles, ou justement il était question d'associer des éléments du régime pour discussion. […] Dans la communauté internationale, la crainte était que le régime syrien ne se voit légitimé. » (Source)

 

En somme, alors qu'on assistait à une désescalade, pourquoi Bachar al Assad qui avait tendance à se faire oublier ces dernières semaines aurait eu-il subitement envie de refaire la Une de tous les journaux?

Autre facteur qui plaide en faveur de Damas, le gouvernement syrien a détruit ses stocks d'armes chimiques après l'attaque de la Ghouta. Une destruction assurée par des observateurs internationaux de l'OIAC. Le 18 août 2014, Barack Obama lui-même s'était félicité, dans un communiqué, de la destruction en Méditerranée par « des prof6essionnels civils et militaires en utilisant un mécanisme américain unique en son genre » des armes chimiques possédées par Damas.

 

Moscou appelle à ne pas faire confiance aux rapports des Casques blancs et de l'Observatoire syrien des droits de l'homme (OSDH), deux ONG qui ont régulièrement fabriqué de fausses informations.

Damas a pour sa part démenti toutes les accusations, invoquant leur caractère infondé.

« Il n'est pas exclu qu'ils aient eux-mêmes procédé à l'attaque, dans le but de lancer une campagne de propagande contre l'armée syrienne », a indiqué à Sputnik une source au sein des forces armées syriennes.

Moscou a aussi déclaré ne pas être concerné par les accusations. Selon le ministère russe de la Défense, « aucune frappe aérienne n'a été menée par l'aviation russe dans les environs de Khan Cheikhoun, dans la province d'Idlib.»

Damas ne détient plus d'armes chimiques depuis 2014, date à laquelle les armes chimiques syriennes ont été détruites en mer sous le contrôle d'experts américains. (Source)

 

Donald Trump oublie donc le fait que les armes chimiques possédées par la Syrie ont été détruites en 2014 par des professionnels civils et militaires sous contrôle des États-Unis eux-mêmes, rappellent des experts à Sputnik. Les États-Unis se sont félicités 18 août 2014 de la destruction en Méditerranée des armes chimiques les plus mortelles possédées par Damas. Dans un communiqué, le président Barack Obama a lui-même assuré que les armes avaient été détruites par « des professionnels civils et militaires en utilisant un mécanisme américain unique en son genre. » (Source)

 

Au lendemain d’une attaque chimique ayant coûté la vie à des dizaines de civils dans la province d’Idlib, l’aviation syrienne a frappé un entrepôt terroriste abritant des substances toxiques près de la ville de Khan Cheikhoun.

L'aviation syrienne a porté des frappes près de la ville de Khan Cheikhoun contre un entrepôt de terroristes où étaient entreposées des armes chimiques, destinées à être livrées en Irak, a déclaré le porte-parole du ministère russe de la Défense Igor Konachenkov. (Source)

 

"Il n'est pas exclu qu'ils aient eux-mêmes procédé à l'attaque, dans le but de lancer une campagne de propagande contre l'armée syrienne", a indiqué à Sputnik une source au sein des forces armées syriennes. (Source)

 

Précédemment le président syrien Bachar el-Assad avait déclaré que le gouvernement syrien n'avait utilisé aucune arme de destruction massive, arme chimique comprise, contre son peuple. Il a rappelé qu'en 2013 Damas avait donné son accord au démantèlement de ses armes chimiques et qu'à l'heure actuelle il ne disposait pas de stocks de ces armes. (Source)

 

La Syrie a adhéré à la Convention sur l'interdiction des armes chimiques après une vaste attaque chimique en août 2013 dans la Ghouta, banlieue orientale de Damas. Cette démarche résultait d'un accord entre la Russie et les États-Unis sur la destruction des armes chimiques syriennes sous le contrôle de l'OIAC et a permis d'éviter une ingérence militaire des États-Unis en Syrie.

En août 2014, la destruction en Méditerranée des armes chimiques les plus mortelles possédées par Damas avait été annoncée. Dans un communiqué, le président

Barack Obama avait lui-même assuré que les armes avaient été détruites par « des professionnels civils et militaires en utilisant un mécanisme américain unique en son genre ».

En janvier 2016, l'OIAC avait annoncé la destruction totale des arsenaux chimiques syriens.

 

 

Repost 0
7 avril 2017 5 07 /04 /avril /2017 09:37

Les Francophobes n'aiment ni la France ni les Français

Rare journaliste à décrire et expliquer le Réel, Ivan Roufiol sur son blog Le Figaro explique la haine des « francophobes », dont Emmanuel Macron, suite à son discours à Marseille, est devenu l'emblème. Les francophobes prêchent la bienveillance envers les autres nationalités qu'ils égrènent et différencient mais la haine envers les Français assimilateurs qui ne différencient pas.

Les francophobes sont les héritiers du colonialisme anglo-saxon, tandis que les assimilateurs sont proprement des héritiers du modèle français qui depuis toujours s'est opposé au colonialisme agressif anglo-saxon.

La civilisation espagnole a écrasé l’indien ; la civilisation anglaise l’a méprisé et négligé ; la civilisation française l’a étreint et chéri.

Francis Parkman (1823-1893), historien américain

Ainsi, l'historien Jean-Marc Soyez (1927-2008), dans Historama (juin 1984) a pu dire : "il ne faut pas oublier que de tous les étrangers qui ont abordé ou aborderont l’Amérique, les Français sont les seuls à y avoir été invités par les autochtones."

 

Continuons à présent. Décryptons l'antiracisme des antiracistes : l'antiracisme n'est rien d'autre qu'un racisme de racistes, habillé des oripeaux de la vertu.

« Être français de souche est une tare pour les "antiracistes". Mieux vaut être issu de la diversité. [...]. Emmanuel Macron est de ceux-là. Samedi, à Marseille, il a salué son public en ces termes :

 

"Je vois des Arméniens, des Comoriens, des Italiens, Algériens, Marocains, Tunisiens, Malais, Sénégalais ... Mais je vois quoi? Je vois des Marseillais...Je vois des Français. Regardez-les biens, messieurs et mesdames du FN, c’est ça être fier d’être français".

 

Le Français... français devient l’indésirable », résume Ivan Roufiol.

 

« "Le FN est l’ennemi de la République", assure le leader d’En Marche ! Il (Emmanuel Macron) prêche la bienveillance, mais déteste cet électorat attaché à ses origines; elles ne valent que pour l’immigré... », ironise Ivan Rioufol.

 

Autrement dit, dans l'esprit des progressistes antiracistes, l'attachement aux origines n'est valable que pour les autres. En niant les spécificités nationales, en interdisant l'amour national ils sont persuadés d'avoir trouvé un moyen de conduire à l'unité et à la paix. C'est le contraire qui arrive.

 

« Alors qu’une guerre civile menace la nation déchirée par l’islam politique, de souriants encravatés disent leur haine des Français qui s'inquiètent. Les défenseurs de la nation souveraine sont, aux yeux de ces francophobes, des nationalistes butés. Les partisans de l’assimilation sont des néocolonisateurs. Ceux qui suggèrent d’écouter les citoyens malheureux sont des populistes.

 

[...] Au prétexte de lutter contre Marine Le Pen ou François Fillon, l’élémentaire désir de conservation est criminalisé.

 

Derrière le gentil Macron au verbe creux et aux poses calculées se dissimule le tueur froid de la douce France, sacrifiée sur l’autel de la postmodernité et de son monde plat. »

 

Le führer d'En Marche Emmanuel Macron enfreint la loi et pourrait être poursuivi. Son mouvement "En Marche" pourrait faire l'objet d'une dissolution administrative en Conseil des Ministres pour illégalité. Faire en effet une différence entre les Français, selon "leurs origines, leur "ethnie", leur "nation", et égrener les nationalités comme il l'a fait à Marseille, c'est précisément essentialiser et faire du "racisme" selon la loi de la république (loi du 1er juillet 1972 relative à la lutte contre le racisme). C'est d'ailleurs sans doute, là, la raison profonde pour laquelle des citoyens, qui ont entendu et compris la tirade raciste de Macron à Marseille ont fui le meeting.

 

Il y a un double phénomène de négation progressiste et d'inversion symétrique des résultats

 

L'antiracisme négateur de la France et des Français (seuls), débouche sur du racisme institutionnel. Le même échec se retrouve malheureusement dans la culture, où le progressisme aboutit à des résultats inverses aux buts initiaux :

 

"La France a un problème avec la culture, a expliqué le philosophe François-Xavier Bellamy dans une émission de C News. Dire 'il n'y a pas de culture française et la France est ouverte à tous'... repose (sur) un malentendu tragique, parce que derrière ce débat, il y a des enjeux concrets et des enjeux sérieux et notamment la question décisive de l'intégration. Ce que dit Emmanuel Macron lorsqu'il en appelle à toutes les communautés, c'est que la France n'a pas de culture et vous êtes tous les bienvenus. Mais cela ne marche pas et c'est la dissolution de l'unité nationale que se joue là. [...] C'est le vocabulaire de la lutte des classes qui nous a fait soupçonné 'la culture' au nom du fait qu'elle aurait des propriétaires. La culture n'a pas de propriétaires. Le propre de la culture, contrairement à tout ce que nous a dit  Pierre Bourdieu (dans son livre "Les Héritiers" de 1964), c'est qu'elle n'est pas un capital. Un capital, plus vous le partagez, plus vous le divisez et il n'appartient jamais qu'à quelques propriétaires, alors que le propre de la culture est que vous pouvez la partager, sans que jamais elle ne soit divisée. Le grand drame aujourd'hui, [...] c'est justement que Pierre Bourdieu a produit la situation qu'il avait dénoncée ! Pierre Bourdieu était fils d'ouvriers agricoles du Béarn. Aujourd'hui, nous ne saurions plus inventer en France l'école qui est née ici, nous ne saurions plus construire des parcours comme celui de Pierre Bourdieu a eu, nous ne saurions plus offrir à des enfants d'immigrés ce que la France savait partager à des enfants issus de milieux y compris très modestes... Ce n'est pas une conviction personnelle, c'est une certitude statistique."

 

Verdict du temps : le progressisme appliqué à la France et aux Français a abouti sur un racisme systémique endémique. Appliqué à la culture, il a débouché sur une panne sèche de l'ascenseur social !

 

C'est sans doute pour ces raisons que les Français ne veulent plus entendre parler des vieilles recettes qui ont échoué et autres idéologies recyclées du passé. Ces expériences échouées sont en passe d'être éliminées du corps comme les toxiques radicaux libres sont éliminés de l'organisme.

Repost 0
7 avril 2017 5 07 /04 /avril /2017 00:00
Saint Jean-Baptiste de La Salle, peinture de Pierre Léger

Saint Jean-Baptiste de La Salle, peinture de Pierre Léger

Au moment où Dieu est chassé des écoles, il est plus opportun que jamais de publier les grands exemples des Saints qui se sont faits les éducateurs dévoués de l'enfance chrétienne. Parmi ces éducateurs, saint Jean-Baptiste de La Salle occupe le premier rang. Il fonda l'Institut des Frères des Écoles chrétiennes.

Jean-Baptiste, né le 30 avril 1651, appartenait à une noble maison de Reims, il est orphelin à dix-huit ans. Après l'achèvement de ses études, il veilla si bien à l'éducation de ses frères et de ses sœurs, qu'il eut deux frères prêtres et une sœur religieuse : c'était le commencement de son apostolat. 

Ordonné prêtre à l'âge de vingt-sept ans, il comprit, sous l'inspiration de Dieu, le plus grand besoin de son époque, et songea à combler une lacune regrettable dans les œuvres si belles et si multiples de la sainte Église. Recruter des jeunes gens, les installer dans sa maison de chanoine de Reims, les former à l'enseignement de l'enfance, tel fut le commencement de son entreprise. Cette entreprise subit dès l'abord des épreuves terribles.

Peu de Saints ont eu à souffrir un plus entier crucifiement, que le bienheureux de La Salle ; peu de Saints ont montré plus de désintéressement, plus de joie dans le sacrifice ; il poussait l'amour divin jusqu'à joindre à tant de Croix d'effrayantes mortifications volontaires, soutenues par un esprit de prière tout angélique. 

La bénédiction de Dieu ne pouvait manquer à son oeuvre, et, en peu d'années, l'Institut comptait seize écoles, où plus de quinze cents enfants recevaient les leçons de la vertu et de la science ; mais chaque année les développements devenaient de plus en plus merveilleux, et quand le saint fondateur, affaibli par la maladie, força ses frères à accepter sa démission, en 1717, toute la France était couverte par les légions de son armée pacifique. 

 

Jean-Baptiste de La Salle employa les deux dernières années de sa vie à sa propre sanctification : "La victime est prête à être immolée, disait-il ; il faut travailler à la purifier."

 

Il meurt un Vendredi Saint, lui dont le coeur, des années durant, avait été transpercé par les trahisons et les calomnies. Le Pape Pie XII l'a déclaré "patron de tous les éducateurs chrétiens."
Voir aussi le site Internet des Lassaliens en France et sur le site du diocèse de Reims: Jean-Baptiste de la Salle - Un saint rémois (1651-1719).

 

Sources: 1; 2; 3

Repost 0
Publié par Ingomer - dans Saints du jour
commenter cet article
6 avril 2017 4 06 /04 /avril /2017 14:11
Charlotte d'Ornellas : "Donner à aimer la France"

Quatre heures de débat mardi soir à la télévision et pas un mot des candidats à la présidentielle sur la culture. Pascal Praud a animé ce matin sur C News une émission sur le sujet "E. Macron : 'Il n'y a pas de culture française'", avec ses invités Charlotte d'Ornellas et le philosophe François-Xavier Bellamy.

François-Xavier Bellamy démonte Pierre Bourdieu et les soixante huitards:

 

"La France a un problème avec la culture. Et certainement, on peut même dater la difficulté qui s'exprime dans le propos d'Emmanuel Macron. Elle vient d'un livre de 1964 de Pierre Bourdieu et Jean-Claude Passeron, intitulé "Les Héritiers", et qui était précisément une disqualification de la culture. C'est-à-dire que la culture aurait toujours été une occasion d'exclusion. Entretenir une culture, entretenir un héritage culturel serait forcément exclure ceux qui n'en font pas partie.

 

Et pourquoi Emmanuel Macron dit-il qu'il n'y a pas de culture française ? On pourrait discuter indéfiniment du sens de l'expression, mais ce qui compte ce n'est pas l'expression elle-même, c'est son intention, qui est de dire 'ne vous inquiétez pas 'il n'y a pas de culture française et la France est ouverte à tous'... Mais là repose un malentendu tragique, parce que derrière ce débat, il y a des enjeux concrets et des enjeux sérieux et notamment la question décisive de l'intégration. Ce que dit Emmanuel Macron lorsqu'il en appelle à toutes les communautés, c'est la France n'a pas de culture et vous êtes tous les bienvenus. Mais cela ne marche pas et c'est la dissolution de l'unité nationale que se joue là.

 

[...] C'est le vocabulaire de la lutte des classes qui nous a fait soupçonné 'la culture' au nom du fait qu'elle aurait des propriétaires. La culture n'a pas de propriétaires. Le propre de la culture, contrairement à tout ce que nous a dit  Pierre Bourdieu (dans son livre de 1964), c'est qu'elle n'est pas un capital. Un capital, plus vous le partagez, plus vous le divisez et il n'appartient jamais qu'à quelques propriétaires, alors que le propre de la culture est que vous pouvez la partager, sans que jamais elle ne soit divisée.

 

Le grand drame aujourd'hui, c'est justement qu'il vient du fait qu'on a regardé pendant cinquante ans la culture comme une occasion d'exclusion. Et de fait, du coup, elle l'est devenue. Cela veut dire que Pierre Bourdieu a produit la situation qu'il avait dénoncée. Pierre Bourdieu était fils d'ouvriers agricoles du Béarn. Aujourd'hui, nous ne saurions plus inventer en France l'école qui est née ici, nous ne saurions plus construire des parcours comme celui de Pierre Bourdieu a eu, nous ne saurions plus offrir à des enfants d'immigrés ce que la France savait partager à des enfants issus de milieux y compris très modestes. Ce n'est pas une conviction personnelle, c'est une certitude statistique."

 

Charlotte d'Ornellas : "Donner à aimer la France"
Repost 0
6 avril 2017 4 06 /04 /avril /2017 13:42
Les Témoins de Jéhovah bientôt bannis de Russie pour «extrémisme»

Le ministère russe de la Justice exige de qualifier d’«extrémiste» l’activité des Témoins de Jéhovah et d’interdire son activité sur le territoire russe.

 

La Cour suprême de la Russie a entamé ce mercredi l'examen des poursuites lancées contre l'organisation Témoins de Jéhovah pour activité extrémiste.

 

Les Témoins de Jéhovah ont à plusieurs reprises violé la législation russe. Près d'une centaine d'ouvrages diffusés par l'organisation ainsi que l'activité de huit de ses représentations en Russie ont récemment été jugés «extrémistes» par le ministère russe de la Justice, suite à quoi une enquête a été ouverte.

Les Témoins de Jéhovah bientôt bannis de Russie pour «extrémisme»

L'agence de presse russe "Sputnik"  qui rapporte l'information précise que :

 

Les Témoins de Jéhovah est une organisation dangereuse, dont les membres frappent d'une porte à l'autre « pour parler de Dieu », se livrant tout bonnement au prosélytisme, a déclaré à Sputnik le président de l'ONG « Urgence Jeunesse » Anton Androssov, dont la connaissance de cette secte remonte à 2010.

 

Et d'expliquer qu'il s'agissait d'une organisation dangereuse pour l'État car les Témoins de Jéhovah diffusaient de la littérature extrémiste, refusaient le service militaire, ne votaient pas et ne respectaient pas le drapeau.

 

« Mais imaginez si un jour 51 % du pays passe aux Témoins de Jéhovah ? Cela veut dire qu'on sera obligé d'abandonner l'armée et d'abandonner l'idée de construction étatique. Qu'est-ce que notre pays deviendra ? », s'est indigné Anton.

 

Il a rappelé par ailleurs que les Témoins de Jéhovah refusaient la transfusion de sang non seulement pour eux-mêmes, mais aussi pour leurs enfants même si la transfusion était le seul moyen de survie.

 

« Ils choisissent la mort pour leur enfant qui veut vivre ! […] Ils font du prosélytisme en permanence et recrutent de nouveaux adeptes, et c'est ainsi qu'ils voient leur salut, mais ce n'est pas ça "la vie selon la Bible" », a résumé l'interlocuteur de Sputnik.

 

Selon lui, les raisons ne manquent pas pour bannir les Témoins de Jéhovah de la Russie, cette secte américaine faisant tout pour diviser la population du pays et compromettre ses confessions traditionnelles.

Note de Christroi. Parmi les raisons de l'interdiction des "Témoins de Jéhovah" en Russie, l'abandon de toute construction étatique, la vie en-dehors ou à côté de la nation, l'abandon du sens civique (le manichéisme n'est pas loin), le refus du service militaire sont un danger pour la vie en société, et fait des Témoins de Jéhovah des sortes de théoriciens asociaux extrémistes. Cette base permet à l'Etat russe, d'interdire la dite association comme illicite ou contraire aux bonnes moeurs. Cette base existe aussi en droit français, où le Ministère public qui assure la défense de l'intérêt général peut exercer une action en dissolution sur cette base. C'est la dissolution "judiciaire" a posteriori de l'association. Il peut aussi y avoir une dissolution "administrative" a priori sur la base de la loi, "en vertu de dispositions législatives expresses". Héritier de l'Urss, l'Etat russe qui est l'héritier d'un Etat fort peut parfaitement établir des cas de dissolution administrative sur la base de la loi, exactement comme en France, où la loi du 10 janvier 1936 permet la dissolution par décret en Conseil des ministres des groupes de combat et milices privées provoquant des manifestations armées dans la rue, ou ayant pour but de porter atteinte à l'intégrité du territoire, ou d'attenter par la force à la forme républicaine du gouvernement. Cette loi visait à l'origine les associations d'"extrême droite", puis elle a été étendue aux cas d'associations racistes (loi du 1er juillet 1972 complétant la loi de 1936) qui prévoit la dissolution par décret en Conseil des Ministres, des groupes qui, soit provoqueraient à la haine, la discrimination ou à la violence envers une personne ou un groupe de personnes à raison de leurs origines ou leurs non-appartenance à une ethnie, une nation, une race ou une religion, soit propageraient des idées ou théories tendant à justifier ou encourager cette haine, cette discrimination ou cette violence. La loi du 9 septembre 1986, enfin, prévoit la dissolution par décret en Conseil des Ministres, des groupements qui se livrent ou provoquent des actes de terrorisme.

En Russie, l'interdiction des Témoins de Jéhovah peut donc également s'établir sur la base d'une infraction par exemple à une loi sur "l'unité de la nation".

 

Remarquons ici que les Témoins de Jéhovah se démarquent des premiers chrétiens aux premiers siècles dans l'Empire romain, qui ne se distinguaient pas des autres citoyens romains et ne vivaient pas en-dehors de la société ni des institutions romaines, et dont certains même s'étaient illustrés comme officiers dans l'armée romaine. Les premiers chrétiens respectaient l'Etat et les institutions dans lesquelles ils vivaient ("rendez à César ce qui appartient à César"), mais ils se refusaient seulement à rendre un culte à l'empereur comme à un dieu. Exemples (non exhaustif) de chrétiens ayant servi dans l'armée romain : S. Corneille, centurion baptisé par saint Pierre († Ier s.), S. Martinien (Ier. s.), S. Victor (IIIe s.), S. Sébastien (IIIe s.), S. Ferréol, tribun militaire (IIIe s.), Sts Serge et Bacchus, commandants de la Schola Gentilium (IIIe s.), S. Maurice et ses compagnons (IIIe s.), S. Théodore, soldat et martyr † 304), S. Martin de Tours (IVe s.)S. Georges (IVe s.).

 

L'Etat russe est donc fondé à légiférer et à bannir, interdire l'association dite des "Témoins de Jéhovah" sur la base d'arguments de droit qui existent aussi en Occident, et qui sont ceux de tout Etat moderne librement constitué.

En revanche, rien n'interdit non plus, ou en prime (?), l'interdiction de la dite association, non plus simplement sur la base d'arguments étatistes modernes, mais aussi sur la base d'argument religieux classiques. De sorte que la Russie qui recouvre largement la religion chrétienne orthodoxe serait légitime à bannir de Russie la dite association des "Témoins de Jéhovah", comme association illicite d'un point de vue temporel et hérétique d'un point de vue religieux. Mais cela sera-t-il peut-être pour une prochaine évolution en Russie ?

Repost 0
Publié par Ingomer - dans Russie
commenter cet article
6 avril 2017 4 06 /04 /avril /2017 07:32

Un article de "Famille Chrétienne" :

"La franc-maçonnerie est au service de Lucifer"

Franc-maçon pendant vingt-quatre ans, Serge Abad-Gallardo a raccroché son tablier en se convertissant au catholicisme. Dans son dernier ouvrage, il dévoile le caractère luciférien de la franc-maçonnerie.

Qu’y a-t-il d’attirant dans la franc-maçonnerie ?

La franc-maçonnerie est très chaleureuse. On y est accueilli à bras ouverts. Et on y entre pour trouver des réponses, car elle prétend apporter la lumière. Mais, contrairement, à l’Église où les réponses sont exotériques, c’est-à-dire compréhensibles de manière simple, la franc-maçonnerie offre des réponses alambiquées qui ont plusieurs significations parce qu’elle défend une vérité protéiforme.

Vous sous-entendez une manipulation ?

Je pense qu’on peut parler de manipulation. Et malheureusement, beaucoup de francs-maçons n’en ont pas conscience. La franc-maçonnerie utilise un langage ésotérique. Les réponses qu’elle apporte sont d’autant mieux acceptées qu’elles sont données sous le sceau du secret. Et lorsque vous ne comprenez pas quelque chose, on vous dit : « Tu comprendras mieux au grade suivant. »

Qu’est-ce qui vous permet d’affirmer qu’elle est au service de Lucifer comme l’indique le titre de votre ouvrage ?

Il y a d’une part les rituels auxquels j’ai participé, mais cela n’est pas l’essentiel. Ce qui est important, c’est ce qu’on ne voit pas ou qu’on ne lit pas, mais qui se trouve entre les lignes. Des symboles maçonniques font implicitement référence à Lucifer. Lorsqu’on cherche un peu, on finit par découvrir ce lien.

Combien de temps avez-vous mis pour vous en rendre compte ?

Je m’en suis rendu compte très rapidement, dès le grade d’apprenti, c’est-à-dire quelque temps après l’initiation lors d’une cérémonie qui glorifiait explicitement Lucifer. Mais on m’a dit que ce n’était pas le Lucifer auquel je pensais, qu’il s’agissait en réalité du porteur de lumière. Ce qui n’est pas entièrement faux d’ailleurs ! Ce n’est que bien plus tard, lorsque j’ai commencé à retrouver le chemin de la foi que je me suis posé des bonnes questions. De même lors de la cérémonie d’élévation à la maîtrise, on a murmuré à mon oreille le terme « Tubal Caïn » qui renvoie à une influence satanique et est utilisé dans la plupart des rites maçons.

Certains rites ne laissent pourtant planer aucun doute !

La franc-maçonnerie entretient le trouble. En effet, au trentième degré du rite écossais ancien, par exemple, l’intégrant doit poignarder une tiare papale. Mais s’il refuse, on va lui expliquer que ce n’est pas un geste contre l’Église, mais contre Grégoire V, le pape qui a persécuté les templiers, et que cela n’a rien à voir avec un anticléricalisme quelconque.

Un ouvrage espagnol intitulé Église et franc-maçonnerie, les deux cités  que je suis en train de traduire relate le témoignage d’un général espagnol qui a refusé au cours de cette même cérémonie de piétiner un crucifix. On lui a dit que c’était simplement pour éprouver sa valeur et son courage.

La franc-maçonnerie est donc intrinsèquement luciférienne ?

Oui, la franc-maçonnerie est par nature luciférienne au sens de l’orgueil luciférien. On n’y célèbre pas de messes noires, en tout cas pas à ma connaissance, mais son objectif est de développer une autonomie exacerbée chez le franc-maçon, à partir de laquelle il va être enclin à se croire Dieu lui-même. Contrairement à l’Église qui défend le principe d’une loi, d’une morale naturelle, la franc-maçonnerie professe qu’il n’existe qu’une morale contingente et fluctuante et prône un nouvel ordre social où prédomine la liberté individuelle, où la loi serait l’expression de la société sans référence aucune à une morale ou une loi divine. Le relativisme est la clé de voûte de sa doctrine.

Certains disent pourtant qu’il existe des loges chrétiennes…

Elles sont une imposture. Certaines loges se disent même christiques, parce que le « vénérable maître » rompt le pain et le partage. Peu importe le nom qu’elles portent, regardons les rituels qu’elles pratiquent : ils sont tous ésotériques et donc occultes. Or, tout ce qui est occulte, magique, divinatoire est condamné depuis l’Ancien Testament jusqu’à saint Paul. Rappelons que la franc-maçonnerie a été condamnée à plusieurs reprises par l’Église catholique, mais aussi l’Église presbytérienne d’Écosse, les méthodistes américains et anglais. L’Église a raison de rappeler que les deux chemins sont antinomiques :on ne peut pas servir deux maîtres.

Ces loges se disent chrétiennes pour attirer les chrétiens, mais elles visent en réalité l’apostasie des fidèles de toute religion et en particulier de la religion catholique. Quand un chrétien devient franc-maçon, il abjure son baptême sans le savoir dès la cérémonie d’initiation. L’objectif de la franc-maçonnerie, toutes obédiences confondues, est de détruire la chrétienté pour y substituer la religion maçonnique et ses dogmes.

La franc-maçonnerie est-elle toujours influente ?

Oui, son influence est très grande. Depuis le XIXe siècle, elle est à l’origine de toutes les lois sociétales sur le divorce, l’avortement, l’euthanasie, le mariage pour tous. Elles ont été préparées, écrites et portées à l’Assemblée par la franc-maçonnerie dont l’objectif est d’établir un ordre contraire à l’ordre divin. Le fait qu’elle avance de moins en moins masquée est la preuve de sa puissance. Aujourd’hui, nos sociétés nagent dans l’idéologie maçonnique, à savoir le relativisme.

Ces deux modèles qui s’affrontent font penser à l’Apocalypse de saint Jean

Nous sommes certainement entrés dans une phase apocalyptique au sens biblique du terme. Il y a bien aujourd’hui un affrontement entre deux modèles de société : celui de l’Église qui est le chemin vers Dieu et celui de la franc-maçonnerie qui en flattant à outrance l’orgueil humain conduit l’homme vers Lucifer. 

Source: "La franc-maçonnerie est au service de Lucifer", Famille Chrétienne, ARTICLE | 27/03/2017 | Numéro 2046 | Par Élisabeth Caillemer

Repost 0
6 avril 2017 4 06 /04 /avril /2017 07:12

Les partis sont des organisme publiquement officiellement constitués de manière à tuer dans les âmes le sens de la vérité et de la justice.

Simone Weil (1909-1943), philosophe humaniste

Entretien avec Jean-Philippe Chauvin

 

Que Penser des présidentielles en général ? N'y a-t-il pas mieux en matière de démocratie ?

 

L'élection présidentielle est devenue, au fil des décennies, un vaste champ de foire des partis, le choc des ambitieux et des ambitions. Et en définitive, la crédibilité de l'Etat, et de la magistrature suprême de l'Etat, en sort très largement amoindrie, affaiblie.

 

Aujourd'hui, l'élection présidentielle ne représente rien d'autre qu'un tournoi en démagogie et, parfois, en hypocrisie. Et je dirais que 2017 atteint le summum, à la fois de l'hypocrisie, mais des affaires, des scandales. C'est une élection crapoteuse et je ne suis pas sûr que le débat d'idées, je ne suis pas sûr que les grands thèmes comme la question ouvrière, la question environnementale, qui semble avoir disparue, l'aménagement du territoire, l'organisation des métiers, etc., trouvent leur place dans ce grand tohubohu, ce grand charivari présidentiel, où chacun montre sa bobine à la télévision, fait le beau, mais oublie qu'il faudrait d'abord penser à la France, à ses intérêts et à ses compatriotes.

 

Quant à la deuxième question sur la démocratie, rappelons que les royalistes ne sont pas contre le suffrage universel, ils sont contre la mauvaise application de celui-ci, et vouloir désigner par le suffrage universel le magistrat suprême, celui qui doit être un arbitre, fausse un petit peu, d'une certaine manière, cet arbitrage qu'il est censé de rendre plus tard. Donc, la démocratie, oui, mais pas pour désigner la magistrature suprême du chef de l'Etat.

D'ailleurs, on constatera que certains pays ont des pouvoirs monarchiques, des Etats monarchiques, qui ne sont pas certes ceux que nous souhaitons, mais ces pouvoirs permettent des formes d'expressions de démocratie plus diverses, dans les étages inférieurs de la pyramide de l'Etat et ce n'est pas forcément une si mauvaise chose. Et, dans certains de ces pays, l'usage du referendum, qu'il soit d'usage local ou national est aussi quelque chose de fréquemment utilisée. Donc, là encore, replaçons la démocratie à sa juste place.

 

Et en république, malheureusement on a fait l'inverse : on a mis la démocratie en haut quand il aurait fallu la mettre à la base. Et du coup, on obtient cet affaiblissement de l'Etat, ou plutôt cette soumission aux féodalités de l'argent, des partis politiques, de l'Opinion avec un grand O dont on sait qu'elle ne s'appartient pas à elle-même, mais qu'elle appartient à ceux qui la manœuvrent.

 

[...] Les royalistes proposent donc l'Etat monarchique, l'Etat royal, ce recours, cet arbitrage qui ne dépend pas de l'élection. Et ce, d'autant plus qu'on voit aujourd'hui cette foire d'empoigne, et que la campagne 2017 est un véritable argumentaire contre l'élection même du président de la république au suffrage universel. Mais c'est le principe même d'un président de la république qu'il faut remettre en question avec un quinquennat de promesses avant, les désillusions après, mais un temps long que le philosophe Michel Serres estimait lui aussi nécessaire pour l'application, la mise en pratiques des politiques nécessaires pour un Etat.

 

[...] Ce qu'il faut c'est plus qu'un représentant. C'est un chef de l'Etat. Or, en république, nous constatons souvent qu'il y a de moins en moins d'Etat et que les chefs sont plus des chefs de factions qui parfois n'ont même pas la volonté de s'imposer à leur propre camp.

 

L'expérience de 2012 et 2017 est de ce point-de vue là éclairante. Doit-on continuer éternellement cette expérience ? L'élection du président de la république au suffrage universel tourne, désormais, à une farce, une sinistre farce, parce que désormais l'on vote contre et celui qui est élu ne l'est jamais plus que par défaut.

 

[...] En définitive, alors que la présidentielle c'est la soustraction des énergies, la monarchie peut jouer l'addition des énergies et des qualités.

Note de Christroi. La monarchie, en France, depuis nos ancêtres les Gaulois, est effectivement le meilleur régime politique, car il préserve le bien commun au sens des scolastiques, avec le principe de l'autorité maintenue dans le peuple, et un Etat conçu comme un collectif et non comme le résultat d'un concours de volontés. (Cf. Georges de Lagarde, La Naissance de l'esprit laïque au déclin du Moyen Âge). Sous l'Ancien Régime, les deux tendances, démocratiques (hérité de la féodalité) et monarchiques (hérité du droit romain) se complétaient et concouraient à assurer le bien commun.

Au Moyen Âge et sous l'Ancien Régime, il n'y avait ainsi pas d'opposition entre le peuple et le roi, ni d'opposition entre la souveraineté du peuple et celle du roi : ces deux souverainetés étaient unies dans la personne du roi, symbole de la nation. Ce sont les révolutionnaires qui ont divisé le peuple et la personne du roi, pour prendre le pouvoir à la place du peuple, et aboutir à l'oligarchie que nous connaissons, soumise aux féodalités des riches et des puissants.

Repost 0