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28 février 2015 6 28 /02 /février /2015 10:49
Manuel Valls l'extrémiste bipolaire, l'homme aux deux visages

Vous trouverez ci-dessous une analyse à contre-courant de Natacha Polony pour Le Figaro, intitulée « Natacha Polony : François de souche? », sur l'emploi « pas très rigoureux  » par Manuel Valls, des termes tirant dans deux sens opposés - et visant deux publics différents - d'apartheid et d'islamo-fascisme.

 

Nous compléterons ensuite cette analyse intéressante par une autre.

 

Natacha Polony : François de souche?

 

La Figaro, Par Natacha Polony     Publié le 27/02/2015 à 19:24

 

 

Natacha Polony revient sur la «surréaliste guerre des mots» qui secoue la classe politique française depuis un mois et tout particulièrement sur son dernier épisode: l'emploi de l'expression «français de souche» par François Hollande lors du dîner du CRIF.

 

On nous a dit que c'était la guerre. On a prononcé de grandes phrases: «plus rien ne sera jamais comme avant», «il ne faut plus avoir peur de nommer»… Très bien! Sauf que depuis un mois, nous n'avons fait que nous écharper sur des mots. Ceux qu'on prononçait, ceux que l'on ne prononçait pas et ceux qu'il eût fallu prononcer. Et depuis ce moment, plus personne ne sait exactement quelle est cette guerre et contre qui un «nous», que l'on se garde bien de définir, devrait organiser une défense dont on ne connaît pas la nature.

 

Il y a la catégorie des escamoteurs. Un président de la République publiant un communiqué sur le massacre atroce de vingt et un coptes en Égypte d'où sont absents les mots «chrétiens» et «musulmans». Un président qui proclame que des gens prétendant «venger le Prophète» et crient «Allah Akbar» n'ont «rien à voir avec l'islam». Et vive le déni de réalité!

 

Il y a la catégorie des spécialistes de l'accent martial et de la communication politique. Un Premier ministre qui n'hésite pas à flatter les uns et les autres par des mots brandis comme des étendards et qui ne sont que des slogans publicitaires. Apartheid: ou comment faire plaisir aux adeptes du discours victimaire en leur lâchant en pâture l'idée d'un racisme d'État [apartheid, politique venant théoriquement d'un état ségrégationniste, ou comment continuer de victimiser les autres communautés par l'emploi de termes inappropriés renvoyant à des politiques qui n'ont jamais été celle de la France vu que les Francais et les européens sont - pour le moment - les seuls au monde à accepter leur propre remplacement. NDLR.], d'une ségrégation institutionnalisée par la République. Certes, il est des mauvaises langues pour expliquer que dans sa belle ville d'Évry, Monsieur le Maire avait tendance à se satisfaire, comme tant d'autres élus, d'attributions de logements sociaux regroupant les populations suivant leurs origines, mais cela ne répond en rien aux critères précis de ce que l'on appelle un régime d'apartheid. Qu'importe, le mot a ravi ceux qui pensent que la France est coupable, forcément coupable, envers les populations qu'elle accueille. Et puis, comme il en faut pour tout le monde, il y eut «islamo-fascisme»: ou comment se poser comme celui qui n'a pas peur de nommer. Le terme est un peu aléatoire, pas très rigoureux, mais il bouscule la «bien-pensance»

 

Natacha Polony est chroniqueuse au Figaro. Son dernier livre, «Ce Pays qu'on Abat», est paru en 2014 aux éditions Plon.

 

Source: http://www.lefigaro.fr/vox/politique/2015/02/27/31001-20150227ARTFIG00371-natacha-polony-francois-de-souche.php

 

On peut faire une autre analyse : le bipolaire Manuel Valls a frappé à nouveau.

 

Le Premier Ministre Manuel Valls est un pompier pyromane. Il allume le feu des deux côtés. Il cherche à ratisser large en attirant les voix des musulmans et des immigrés (emploi du mot apartheid, annonce d'un plan de réforme de l'islam de France voyant en réalité Leviathan absorber l'islam), tout en cherchant à attirer les voix des républicains laïques islamophobes (emploi du mot islamo-fascisme). Dans ce dernier cas, si les islamophobes n'existaient pas, le système les aurait inventés. Pourquoi ?

 

Le système divise pour mieux régner, clive à l'extrême (essence même de la république absolue). Ici, les immigrés sont entretenus dans leur victimisation, ils ne peuvent que regarder d'un mauvais oeil ces méchants blancs de souche qui pratiqueraient l'apartheid. D'un autre côté, Manuel Valls  encourage le réflexe primaire des islamophobes (craintifs de l'islam) dans leur lutte contre l'« islamo-fascisme ».

 

Alors que Manuel Valls est le chef d'orchestre de cette immense mise en scène, le Grand sorcier qui envoûte et extrémise de tous les côtés, le Grand diviseur, il s'érige en arbitre au-dessus de la mêlée.

 

L'ordre républicain passe ainsi par cette orchestration du chaos (ordo ab chao, vieille technique maçonnique). Le peuple est secoué avant d'être utilisé.

 

Dans ces conditions de ce qui est un véritable ensorcellement et un envoûtement collectif, comment faire face ?

 

Il faut d'abord recourir aux grâces de notre sainte religion pour ne pas tomber dans le piège tendu par l'Ennemi, être « prudents commes les serpents et simples comme les colombes » (Mt, 10, 16.)

 

Le conducteur du courant révolutionnaire étant le suffrage universel, et le vote étant cloisonné dans un système de partis politiques, pour que la machine républi-haine avance (Cf. « Principe du moteur de la Révolution ») il est nécessaire qu'elle utilise, encourage, voire crée un différentiel de pôles (DDP) (culture de la haine dans l'inégalité). Le système utilisera ainsi tous les clivages possibles et inimaginables pour prospérer tel un tique sur son hôte. Il utilisera les clivages « français de souche vs immigrés», « racistes vs antiracistes » (antiracisme), « hommes vs femmes », « hétérosexuels vs homosexuels », (féminisme, genrisme), voire créera au besoin de nouveaux clivages (« mariage naturel vs "mariage" homosexuel ») et s'érigera au-dessus de la mêlée pour régner.

 

 

 

 

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Nous l'avons vu, pour que tout cela s'arrête, il faut commencer par faire caler la machine satanique. Comment fait-on caler la machine ? Il faut simplement cesser d'alimenter la haine (ici la victimisation encouragée par Manuel Valls et l'extrémisation dans l'autre sens). Il faut détruire l'Anneau de Sauron, anneau de pouvoir, qui dans la trilogie du Seigneur des Anneaux est la source du Mal. Pour être détruit, cet anneau devait être jeté dans le lac de feu de la « Montagne du Destin » qui l'a vu naître. Couper le courant, jeter l'Anneau dans le feu même qui l'a vu naître (s'abstenir aux élections est à la fois un acte politique libérateur et émancipateur et un acte éclatant de protestation et d'affirmation), et la machine révolutionnaire s'arrêtera toute seule, faute de participants. Vidée de l'intérieur, la puissante machine ensorcelante tombera en panne, calera et s'arrêtera. Ce jour-jà, nous aurons gagné notre liberté.

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27 février 2015 5 27 /02 /février /2015 18:34
Des républicains et des révolutionnaires mal placés pour donner des leçons de morale culturelle aux djihadistes


Les djihadistes ont détruit des reliques archéologiques en Irak. La destruction de joyaux de l'art préislamique en Irak, filmée dans une vidéo diffusée par les djihadistes, suscite l'indignation à travers le monde.[1] Pourtant, les républicains et les "révolutionnaires" sont mal placés pour donner des leçons de morale culturelle aux djihadistes:

 

 

Qu’ils soient de droite ou de gauche, thuriféraires des « grands ancêtres » ou promoteurs du bonnet phrygien, tous ces politiciens qui condamnent, avec une si belle unanimité, les « barbares » qui détruisent les sculptures du musée de Mossoul (dont beaucoup sont manifestement des reproductions en plâtre), oublient une fois de plus (ils avaient déjà fait le coup pour les Bouddhas de Banyan), que les jihadistes qui, conformément à la doctrine islamique, détruisent tout ce qui n’est pas musulman, et de toute façon toute représentation humaine, n’ont jusqu’à présent pas détruit un millionième de ce qui fut détruit pendant la Révolution française.

 

Ce sont des milliers de statues, de hauts et bas-reliefs, des milliers de fresques, qui furent détruites par les héros de la révolution et de la république. Des milliers et des milliers de chef-d’œuvre de l’art chrétien roman, gothique, de la Renaissance, de l’art classique.

 

En l’occurrence, en matière de barbarie, messieurs les politiciens, vos ancêtres et modèles sont de nombreux crans au-dessus des jihadistes. Et la France est hélas la plus mal placée pour faire la leçon.

 

Source: http://yvesdaoudal.hautetfort.com/archive/2015/02/27/amnesiques-impenitents-5568089.html

 

Ci-dessous voici un inventaire du saccage culturel irrémédiable commis par les Révolutionnaires de 1789 :

 

« L'inventaire du vandalisme révolutionnaire sera dressé par Louis Réau, dans un solide ouvrage dont on reprend ici les données essentielles (Les Monuments détruits de l'art français). A bas le roi, à bas les rois! [1] C'est alors le premier des mots d'ordre, qui sont des mots de désordre. Un patriote ne doit rien laisser subsister de ce qui peut évoquer la monarchie: à commencer par les restes mortels des souverains, dans leurs tombeaux de Saint-Denis, devenu Franciade.

 

Du 6 au 8 août 1793, sont profanés et abattus cinquante et un sépulcres: tandis que la basilique perd ses vitraux et sa couverture de plomb, les corps sont jetés à la fosse commune, les gisants en bronze ou en cuivre sont fondus, y compris le tombeau de Charles VIII qui était le chef d'œuvre de Guido Mazzoni. Le parement en or de Charles le Chauve disparaît. Le calice de Suger échoue à Washington. "En trois jours, on a détruit l'ouvrage de douze siècles", dira le procès-verbal de l'architecte dom Poirier. Sept ans plus tard, Chateaubriand, de retour d'exil, contemple encore un spectacle de désolation: "Saint-Denis était découvert, les fenêtres en étaient brisées, la pluie pénétrait dans ses nefs verdies, et il n'y avait plus de tombeaux". » [2]

 

« Sont également profanés, au Val-de-Grâce et à l'église Saint-Paul, les cœurs embaumés de Louis XIII et de louis XIV. Réduits en poudre, ils servent d'ingrédient à un peintre sans préjugés.

 

Sur la façade de Notre-Dame, la Commune prescrit de décapiter la galerie des Rois. Avec une corde passée au cou de chacune d'elles, les vingt-huit statues datant du XIIIe siècle sont abattues et abandonnées sur le parvis, transformé en décharge publique. L'entrepreneur Palloy, qui s'est déjà distingué à la Bastille, cherche à les monnayer. Un autre entrepreneur, nommé Bertrand, se les fait adjuger dans une vente publique, pour les remployer comme matériau dans l'hôtel que Jean-Baptiste Lakanal (le frère du Conventionnel) se fait construire à la chaussée d'Antin. Royaliste fervent, Lakanal sauve les têtes des Rois : pour les soustraire aux iconoclastes, il les fait enterrer dans sa cour. Vingt et une d'entre elles seront retrouvées cent soixante-dix ans plus tard. Encore saura-t-on que la Commune s'est trompée : il s'agissait non pas des rois de France, mais des rois de Juda et d'Israël.

 

Les vrais rois de France, authentiquement statufiés à Paris et en province, sont du moins les victimes du grand nettoyage urbain. Louis XII, à Blois et à Gaillon, Henri IV à l'Hôtel de Ville et au pont-Neuf, Louis XIII sur la place Royale et à Richelieu, Louis XIV, place des Victoires (la statue équestre que Bouchardon a réussi à faire tenir en équilibre), mais aussi place Vendôme, et à Dijon, à Rennes, à Montpellier, à Poitiers, à Pau, à Lyon, Louis XV sur la place de la Révolution, et à Bordeaux, à Rennes, à Reims, à Valenciennes, à Nancy, sont renversés sans façon : à pied ou à cheval, en marbre ou en bronze, ils payent les fautes qu'ils ont assurément commises, et que la Révolution ne leur pardonne pas.

 

Par comparaison, on admirera combien les révolutionnaires du XXe s., dans la Russie de Lénine et de Staline, seront plus respectueux (et plus fiers) de leur passé impérial: Pierre le Grand continuera de caracoler au cœur de Léningrad, et le tombeau de Catherine II sera pieusement protégé des fureurs de la populace.

 

Sur toile, les rois de France n'ont guère plus de chance que dans le bronze. A Fontainebleau, on brûle le Louis XIII de Philippe de Champaigne; à Strasbourg, on dresse un bûcher en place publique avec les portraits de Louis XIV et de Louis XV. A Paris, on brûle les tapisseries du Garde-Meuble royal qui portent l'image du souverain. [3]

 

A défaut de rois, les démolisseurs s'en prennent aux fleurs de lis, que condamne un arrêté de la Commune du 19 juin 1790. Elle fait recruter des gratteurs professionnels, pour expurger du symbole le Louvre et les Tuileries. Partout, les verrières fleurdelisées sont abattues. A Chambord, est détruite l'immense fleur de lis qui orne la lanterne centrale.

 

Et puis, ne faut-il pas en finir avec les arcs triomphaux qui commémorent les victoires de la monarchie ? La Commune, en 1792, ordonne la démolition des portes Saint-Denis et Saint-Martin, sans que sa décision soit suivie d'effet. Les gazetiers, dans un même élan, demandent que disparaisse Versailles. "Il faut de ce jour faire disparaître tous les monuments de la royauté; il faut raser le château où la louve autrichienne avait juré la perte de la France; il ne faut pas laisser pierre sur pierre à Versailles, à Trianon, à Rambouillet, à Saint-Cloud, à Fontainebleau, à Chantilly". Ce morceau de bravoure est signé Hébert, dans "la grande colère du père Duchesne". Le château de Versailles "doit être rasé sans délai", répètent les Révolutions de Paris. La république n'en trouvera pas le temps, ou n'en aura pas le courage. Il est vrai que Versailles a la chance de n'être pas de style gothique, et c'est peut-être ce qui l'immunise, tout comme Trianon, le Louvre, les Invalides, la place Vendôme ou l'Ecole militaire.

 

Mais d'autre châteaux, royaux ou féodaux, sont sacrifiés. A Neuilly, un entrepreneur abat le château de Madrid, qui avait abrité les amours de François Ier et de la duchesse d'Etampes. Il écrase les faïences des hautes cheminées pour en faire du ciment.

A Marly, le château construit par Mansart et ses douze pavillons sont abattus, après pillage, lacération des soieries des boudoirs et arrachage des boiseries. Un entrepreneur auvergnat vend le plomb des conduites d'eau, les carrelages de faïence, les marbres incrustés dans les murs. Un artisan zélé sculpte l'empreinte d'une semelle sur le postérieur de la vénus de Médicis. Reste l'abreuvoir.

 

A Meudon , le château Vieux du Grand Dauphin est incendié. Comme les conduites d'eau ont été arrachées pour être fondues, il est impossible de maîtriser le sinistre. Ne subsistent que des colonnes de marbre rose, qui seront apposées sur l'arc de triomphe du Carrousel. [4]

 

A Sceaux, le château de Colbert, construit par Perrault, est rasé. Restent, dans le parc, quelques dépendances. A Rambouillet, le domaine est dépecé, vendu, les grilles sont arrachées. Compiègne est sauvé par l'installation du prytanée militaire, Fontainebleau par l'installation d'une École centrale, en attendant l'École spéciale militaire sous le Consulat. Le Grand Trianon, d'abord à l'abandon, est mis en location par le Directoire. Le Petit Trianon devient une auberge entre les mains du traiteur Langlois, avant d'échoir à Pauline Bonaparte. Le pavillon du Jardin français de Versailles est repris par un limonadier. La ferme de l'ancienne ménagerie est achetée par Sieyès, qui la revend à l'Etat pour 586220 francs. Mais Amboise, dont Napoléon a fait don à Roger Ducis, son collègue du Consulat, perd son Logis de la Reine, ses bâtiments de Louis XI er sa collégiale Saint-Florentin.

 

Le patrimoine français subit ailleurs des atteintes sans recours: à Nérac, le château de Henri IV est détruit; une aile échappe au désastre.

Chantilly est d'abord pillé, la statue du Grand Condé est déboulonnée et décapitée, le château est finalement adjugé en 1799 à deux entrepreneurs, Boulée et Damoye, pour 11 123 000 francs en assignats, puis démoli de façon à monnayer les matériaux. Subsistent le petit château et les Grandes Ecuries.

Saint-Maur, qu'a construit Philibert Delorme, est vendu et abattu.

Anet, dû encore à Philibert Delorme, est confisqué, livré à des spéculateurs qui le détruisent; reste l'aile gauche.

De l'Isle-Adam, aux Bourbons-Conti, ne demeure que la terrasse avec quelques balustres. Chaumont perd l'aile qui fait face à la Loire.

Chanteloup, qu'a édifié Robert de Cotte en Touraine, ne conserve que sa pagode.

Au château de Maismont, en Picardie, des bestiaux sont parqués dans les salons.

Dans le Vaucluse, la Tour d'Aigues brûle.

Grignan, dans la Drôme est en partie ruiné. La Vaugyon, dans le Limousin, l'est en totalité.

En Gironde, le château de la Bellue, pillé en 1792, est vendu en 1796; il n'a plus ni serrures, ni gonds, ni vitres, ni contrevents.

Dans le Lot-et-Garonne, le château de Montpezat est acheté "pour presque rien par un officier municipal qui croit à l'existence d'un trésor caché et qui le démolit systématiquement pour le trouver" (Marcel Marion). [5]

 

Autant ou plus que les résidences, les tombes sont saccagées; celles des Condé, celles des Montmorency.

 

A L'ASSAUT DE L'ART CHRETIEN [6]

 

Abbaye du Lys, Dammarie-lès-Lys (77), fondée par Blanche de Castille, démantelée sous la Révolution

Abbaye du Lys, Dammarie-lès-Lys (77), fondée par Blanche de Castille, démantelée sous la Révolution

Envers les monuments de l'art religieux, les sans-culottes sont impitoyables. On ne peut que retenir quelques échantillons de leurs hauts faits. A Paris et dans la région parisienne, rasée l'abbaye de Longchamp qu'a fondée Isabelle, sœur de Saint-Louis; on en restaurera deux tours et le pignon d'une grange. Abattue, l'église de Royaumont, auprès de l'abbaye transformée en filature à coton. Démantelée, l'abbaye du Lys fondé par Blanche de Castille à Dammarie.

 

Incendiée, l'abbaye de Saint-Germain-des-Prés, avec son prestigieux réfectoire (40 mètres de longueur, 16 m de hauteur), et avec la bibliothèque des moines, dont quelques livres échoueront à Saint-Petersbourg.

 

Dépouillée de ses vitraux, la Sainte-Chapelle de Vincennes.

 

Rayée de la carte, à ce point qu'on en oubliera l'emplacement, l'abbaye de Notre-Dame de Montmartre; Rayée également, l'abbaye de Longjumeau. Dans Paris même, dix-huit églises sont condamnées. Pour 13 500 francs, un citoyen se fait adjuger les matériaux de Saint-Magloire.

 

Il s'en faut de peu que ne soient perpétrés de véritables attentats. Devenue propriété nationale, la Sainte-Chapelle manque d'être jetée à bas. De Notre-Dame, qui a perdu la flèche de son transept et les statues de ses portails avec sa galerie des Rois, le comte de Saint-Simon, future gloire du socialisme aristocratique, se porte acquéreur des toits.

A Saint-Denis, les patriotes prétendent détruire la basilique, après en avoir éventré les tombeaux.

A Chartres, ils se borneront à décapiter et à brûler la statue miraculeuse de Notre-Dame de sous-Terre [dont l'histoire merveilleuse remonterait au temps antique des druides, et dont l'image était dédiée à la Vierge qui devait enfanter, Virgini pariturae. NDLR.]

 

Toutes les provinces de France sont le théâtre de semblables agressions. Mutilées, l'abbaye de Saint-Benoît-sur-Loire.

 

Vendues et détruites, l'abbaye de Marmoutiers, la collégiale de Crépy-en-Valois.

 

Tronquée l'église de Corbie (dont la longueur est ramenée de 117 mètres à 36), et violés ses reliquaires.

 

Réduites presque à néant, l'abbaye Saint-Martial de Limoges [un important foyer de l'art, de la science et de la technologie qui rayonne, au Moyen Âge, sur l'ensemble du monde médio-latin. NDLR.], la cathédrale Saint-Vincent de Mâcon (dont subsiste un porche du XIIe s.) [transformée en Temple de la Raison en 1793 sous Robespierre, avant d'être démolie en 1799. NDLR.], l'église Saint-Thibault de Provins, la demeure des Templiers à Montmorency, la Sainte-Chapelle du palais des Ducs à Dijon, l'église Notre-Dame-le-Grand de Valenciennes, et, encore à Valenciennes, l'abbatiale Saint-Armand (à l'exception de son clocher-porche), l'église de Pontoise, la Collégiale de Mantes, l'église de Luzarches, la Sainte-Chandelle d'Arras, qu'on abat avec des câbles, la cathédrale de Noulogne-sur-Mer, qui ne garde que sa crypte romane. Loti, l'ensemble prestigieux de Cîteaux, dont on vend séparément l'abbaye, l'église et l'hôtellerie.

 

A Tours [...], un fanatique fait sauter la basilique Saint-Martin le jour de la fête du saint [Apôtre des Gaules mort en 396, dont Clovis se plaça sous le patronnage avec son armée, et dont le tombeau devint après 460 le principal relai du christianisme dans la Gaule du Nord. NDLR].

 

Un cas banal parmi des centaines: l'abbaye d'Aiguerive, près de Montrichard, fondée au XIIe s. par des Augustins, est mise aux enchères comme bien national. Son acquéreur émigre. Un second acheteur, en 1795, démolit le cloître, dépèce la charpente de l'église, vend les matériaux. C'est le coup de grâce.

 

Beauvais perd douze églises. Arras sept, Châlons sept, Amiens deux, Troyes une quinzaine. Saint-Bénigne de Dijon perd sa rotonde, Vézelay son jubé, Conques son cloître. Au chevet de la cathédrale d'Angers, la maison d'Adam du XVe siècle, perd les effigies d'Adam et d'Eve, sculptées sur sa façade.

 

A la cathédrale saint-André de Bordeaux, pour faciliter sous le porche le passage des charrettes, on entaille le tympan, on démolit trumeau et linteau.

 

A l'abbaye de Jumièges, adjugée à un marchand de bois et transformée en carrière, on mine la lanterne de l'église.

 

A Sarlat, dans l'église Sainte-Marien transformée à la fin de 1793 en atelier de réparation d'armes, les boiseries sont brûlées, les sculptures mutilées, les vitraux brisés, les chapelles abattues, les tombeaux profanés. Du portail de Corbeil, ne subsistent que deux statues du XIIe siècle - Salomon et la reine de Saba.

 

En juillet 1794, juste après Thermidor, l'abbé Grégoire, chargé par la Convention d'un rapport sur ces destructions, invente le mot "vandalisme". Encore les Vandales n'avaient-ils pas commis autant de méfaits. "Il y a de quoi verser des larmes de sang sur la perte de tant de chef-d'œuvre", s'exclame l'abbé, qui a pourtant sa part de responsabilités dans la mise en œuvre de la Révolution. » [7]

 

Le vandalisme révolutionnaire nié par Stanley Idzerta (Iconoclasm during the french Revolution, The American historical Review, 1954, p. 13-26), dont les effets néfastes ont été mis en lumière par G. Gautherot (Le vandalisme jacobin, Destruction administrative d'archives, d'objets d'art, de monuments religieux à l'époque révolutionnaire, 1914) a conduit à « un ralentissement du progrès scientifique est incontestable » (J. Fayet, La Révolution française et la science, 1960) par suite de désorganisation des académies et des éliminations.

 

La littérature révolutionnaire fut médiocre, le théâtre, si vivant au XVIIIe siècle, sombre dans la niaiserie (H. Welschinger, Le théâtre de la Révolution, 1897; Marvin Carlton, Le théâtre de la révolution française, 1970; D. Hamiche, Le théâtre et la révolution).

 

Un excès de sensiblerie coexiste avec les désordres les plus sanguinaires (P. Trahard, La sensibilité révolutionnaire, 1789-1794, 1936).

 

Enfin il faut mettre au passif de la révolution un enseignement primaire désorganisé (Gontard, L'enseignement primaire en France de la Révolution à la loi Guizot, 1958; Rigault, Histoire générale de l'Institut des Frères des Ecoles chrétiennes, t. III,, 1940). [8]

 

Notes

 

[1] Daech s'acharne sur les trésors du musée de Mossoul, Le Figaro, Par Alain Barluet, Mis à jour le 27/02/2015 à 18:54 Publié le 27/02/2015 à 18:45

[2] René Sédillot, Le coût de la Révolution française, Vérités et Légendes, Perrin Mesnil-sur-l'Estrée 1987, p. 134.

[2] René Sédillot, ibid., p, 135.

[3] René Sédillot, ibid., p. 135-136.

[4] René Sédillot, ibid., p. 137.

[5] René Sédillot, ibid., p. 137.

[6] René Sédillot, ibid., p. 138.

[7] René Sédillot, ibid., p. 139.

[8] Pierre Gaxotte, La Révolution française, Nouvelle édition établie par Jean Tulard, Éditions Complexe, Bruxelles 1988, p. 432.

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27 février 2015 5 27 /02 /février /2015 08:15
Non, le chômage n’a pas baissé, il a augmenté !

 

Enfumage gouvernemental : non, le chômage n’a pas baissé, il a augmenté !

 

Manuel Valls triomphal l’a annoncé : le chômage a baissé au mois de janvier. Enfin, il paraît ; car lorsque l’on regarde les chiffres de plus près, le chômage n’a pas baissé, il a tout au contraire continué d’augmenter.

Le nombre de chômeurs commenté dans la presse concerne les demandeurs d’emploi de la catégorie A. Celle-ci, selon la définition donnée par Pôle emploi, comprend les « demandeurs d’emploi tenus de faire des actes positifs de recherche d’emploi, sans emploi ». Pourtant, il existe d’autres catégories de demandeurs d’emploi, lesquelles ne semblent pas intéresser le gouvernement. Le nombre des inscrits à Pôle emploi comprend quatre autres catégories de demandeurs à la recherche d’un emploi. La catégorie B concerne les « demandeurs d’emploi tenus de faire des actes positifs de recherche d’emploi, ayant exercé une activité réduite courte » (c’est-à-dire de 78 heures ou moins au cours du mois), et la catégorie C concerne les « demandeurs d’emploi tenus de faire des actes positifs de recherche d’emploi, ayant exercé une activité réduite longue » (c’est-à-dire de plus de 78 heures au cours du mois). Les deux autres catégories, D et E, concernent des demandeurs d’emploi qui ne sont pas tenus de faire des actes positifs, soit en raison de maladies ou de formations, soit parce qu’ils bénéficient d’un contrat aidé ; je ne commenterai donc pas ces chiffres.

Lire aussi : L’idée forte de Thierry Mariani

On constate, pour le mois de janvier de l’année 2015, une réduction des demandeurs d’emploi de la catégorie A de l’ordre de 0,5 % des concernés, soit 19.100 personnes. Selon l’économiste Jacques Sapir, le nombre de bénéficiaires du RSA-socle en catégorie A « a augmenté de 21.800 de décembre 2014 à janvier, et les radiations pour différents motifs (cessation d’inscription et radiations administratives) ont progressé en un mois de plus de 5.000 personnes ». Par ailleurs, les catégories B et C ont augmenté pour le mois de janvier 2014, notamment la catégorie C qui comprend désormais 35.000 demandeurs d’emplois supplémentaires. Au total, le nombre de demandeurs d’emploi s’est accru de 16.000 personnes entre décembre 2014 et janvier 2015.

Manuel Valls et le gouvernement ont un comportement indécent en cherchant à faire croire aux Français, en période de campagne électorale (et en prévision d’une fessée dans les urnes), à une diminution du nombre de demandeurs d’emploi qui signifierait que la politique menée est la bonne. Le procédé est malhonnête, voire mensonger.

Quand, au cours d’une conférence de presse du 5 février dernier, François Hollande déclarait : « Il n’y a pas de montée inexorable du chômage », il mentait sciemment, ou faisait montre de son incompétence. Car la montée du chômage est inexorable avec la politique d’austérité du gouvernement : euro trop cher, fiscalité excessive sur les TPE et PME, contraintes légales à l’embauche… Sans rupture avec ces politiques néfastes, le chômage de masse sera endémique et le phénomène ira s’intensifiant.

Gabriel Robin

 

Source: http://www.bvoltaire.fr/gabrielrobin/enfumage-gouvernemental-non-le-chomage-na-pas-baisse-il-augmente,161399

 

Exemple de cette désinformation gouvernementale relayée par Le Figaro (il faut aller chercher la véritable information de la hausse du chômage en fin d'article - mis en gras-, alors que le titre annonce le contraire):

 

 

Baisse record du chômage en janvier

 

Home ECONOMIE Emploi

Par Marc Landré

Mis à jour le 26/02/2015 à 11:53

Publié le 25/02/2015 à 18:06

 

Le nombre d'inscrits en catégorie A à Pôle emploi a reculé de 19 100 le mois dernier. Du jamais vu depuis sept ans.

 

Pour la quatrième fois depuis l'élection de François Hollande, en mai 2012, le nombre de chômeurs en catégorie A (sans emploi) a baissé sur un mois en France métropolitaine. Et de manière significative: de 19.100, portant à un peu plus de 3,84 millions le total de chômeurs inscrits à Pôle emploi à la fin du premier mois de l'année. Mieux, il s'agit même de la plus forte diminution recensée depuis… décembre 2007 (exception faite de celle d'août 2013, liée au bug SFR et qui avait entraîné une explosion des radiations temporaires). Soit le plus fort repli enregistré depuis sept ans!

 

«Il faut toutefois rester prudent et observer dans la durée les évolutions mensuelles» a minimisé François Rebsamen. À raison, car jamais les chiffres du chômage n'ont reculé deux mois d'affilée depuis avril 2011. Le ministre du Travail s'est toutefois réjoui du recul des inscriptions pour les jeunes en janvier (- 7600), agrégat très suivi par le gouvernement «qui n'avait pas connu une telle diminution depuis plus d'un an». François Rebsamen, qui a été plus habitué depuis son arrivée Rue de Grenelle à commenter des hausses, assure néanmoins que «la lutte contre le chômage ne faiblira pas et sera poursuivie avec détermination». Et demande en passant aux partenaires sociaux d'accélérer les négociations dans les branches en faveur de l'emploi et de l'insertion des jeunes.

 

Car le satisfecit s'arrête là. Malgré cette baisse surprise de début d'année, le nombre de chômeurs a explosé de 587.700 depuis l'élection de François Hollande, dont 193.400 sur la seule année 2014 (un total en hausse par rapport à celui affiché le mois dernier, suite à la révision intervenue sur l'ensemble des séries de l'année dernière). Par ailleurs, si on intègre les demandeurs d'emploi en activité réduite, inscrits dans les catégories B et C, le nombre de chômeurs a encore progressé en janvier. Et à un niveau quasiment symétrique à celui de la baisse de catégorie A: 16.100. Portant ainsi à 5,232 millions le nombre total d'inscrits en métropole sur les trois principales catégories de Pôle emploi.

 

Source: http://www.lefigaro.fr/emploi/2015/02/25/09005-20150225ARTFIG00325-le-nombre-des-demandeurs-d-emploi-a-baisse-en-janvier.php

 

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Publié par Ingomer - dans Economie
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26 février 2015 4 26 /02 /février /2015 23:52

 

Hollande "condamne" la rencontre entre Bachar al-Assad et 4 élus français

 

BFMTV A.S. avec AFP Publié le 26/02/2015 à 12h20 Mis à jour le 26/02/2015 à 15h23

 

Depuis Manille, aux Philippines, le chef de l'Etat a réagi au déplacement de quatre parlementaires français en Syrie, pour aller rencontrer Bachar al-Assad.

 

Le président de la République François Hollande a "condamné", ce jeudi, depuis Manille, aux Philippines, le déplacement de quatre parlementaires français en Syrie, auprès du "dictateur" Bachar al-Assad.

 

"Cette initiative, je la condamne. Je la condamne parce qu'il s'agit d'une rencontre entre des parlementaires français qui n'ont été mandatés que par eux-mêmes avec un dictateur qui est à l'origine d'une des plus graves guerres civiles de ces dernières années, qui a fait 200.000 morts. 200.000 !", a ainsi déclaré le chef de l'Etat lors d'une conférence de presse à Manille.

 

François Hollande a dénoncé cette rencontre -à laquelle ont participé trois des quatre parlementaires, le député PS Gérard Bapt n'y ayant pas assisté- "avec un dictateur qui a bombardé son propre peuple et qui a utilisé l'arme chimique pour détruire des vies humaines, des vies syriennes, des enfants, des femmes, des vieillards".

François Hollande a dénoncé cette rencontre -à laquelle ont participé trois des quatre parlementaires, le député PS Gérard Bapt n'y ayant pas assisté- "avec un dictateur qui a bombardé son propre peuple et qui a utilisé l'arme chimique pour détruire des vies humaines, des vies syriennes, des enfants, des femmes, des vieillards".

 

"La France a toujours dit qu'il ne pouvait pas y avoir de dialogue avec un dictateur qui utilise de telles armes et est à l'origine d'une telle guerre. Il y a d'autres façons d'aider la Syrie que d'aller rencontrer celui qui est responsable de cette désolation et ce n'est pas parce qu'il y a un groupe terroriste en Syrie, qui lui aussi commet le pire, massacre, tue, viole (...) que l'on pourrait faire je ne sais quel changement dans notre diplomatie", a-t-il ajouté. "Nous devons condamner ces deux forces, hélas, du mal, celle qui a provoqué la guerre et celle qui fait la guerre", a insisté François Hollande.

 

Le voyage de parlementaires français en Syrie, où ils se sont entretenus avec Bachar al-Assad, a continué de faire des vagues jeudi, le Premier ministre Manuel Valls condamnant une rencontre avec "un boucher", et le patron du PS Jean-Christophe Cambadélis voulant sanctionner le député socialiste membre de la délégation.

 

Source: http://www.bfmtv.com/politique/hollande-condamne-l-initiative-des-parlementaires-francais-aupres-du-dictateur-assad-866076.html

 

Que ne dit François Hollande alors du président ukrainien soutenu par l'UE, Porochenko, le boucher de Kiev qui a bombardé son propre peuple dans le Donbass, et au phosphore blanc ? Pourquoi ce silence ?

 

Pourquoi continuer de relayer le mensonge de l'utilisation d'arme chimique par Bachar al-Assad, alors que l'on sait maintenant qu'il s'agissait d'une forgerie du ministre des Affaires étrangères Laurent Fabius qui avait - sans apporter aucune preuve - parlé du « massacre de Damas » pour justifier une intervention contre la Syrie, manoeuvre diabolique qui échoua grâce à la fermeté de Vladimir Poutine au G20 à St Petersbourg les 5 et 6 septembre 2013 ?

 

Ces menteurs, faussaires va-t-en guerre devront rendre des comptes.

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26 février 2015 4 26 /02 /février /2015 21:41
"Religion de la république"™ : Vincent Peillon plus fort que Robespierre !!

 

Plus fort que Robespierre !!

Vincent Peillon ancien ministre de l’Education nationale est l’auteur d’un livre : « La révolution n’est pas terminée » paru au Seuil. J’ai évoqué cet ouvrage lors du discours prononcé le 21 janvier place de la Concorde et l’on m’a pressée de développer cette allusion. Alors voici :

Morceaux choisis :

« Née de la révolution, la République doit fonder une légitimité sur une insurrection, un ordre sur un désordre, une tradition sur une rupture, une autorité sur une hubris » p 17

« C’est bien une nouvelle naissance, une transsubstantiation qui opère dans l’école et par l’école, cette nouvelle Eglise avec son nouveau clergé, sa nouvelle liturgie, ses nouvelles tables de la Loi. » p 18

« Le socialisme se présente, en tant que socialisme républicain et démocratique, comme l’accomplissement même du libéralisme, celui-ci étant incarné par ce nouvel évangile que constitue la Déclaration des Droits de l’Homme et du Citoyen » p.82

« La synthèse républicaine se trouve obligée d’inventer une métaphysique nouvelle et une religion nouvelle où c’est l’homme qui va apparaitre comme un infini. Cette religion n’est pas une religion du Dieu qui se fait homme. Elle est une religion de l’homme qui a à se faire homme dans un mouvement sans repos. Mais elle conduit la démocratie républicaine à chercher une part essentielle de sa ressource dans l’idée d’une religion nouvelle, non révélée et même laïque. » p 141

« Ce qui manque au socialisme pour s’accomplir comme la pensée des temps nouveaux, c’est une religion nouvelle : ‘donc un nouveau dogme, un nouveau régime, un nouveau culte doivent surgir afin qu’une nouvelle société prenne la place de l’ancienne.’ Littré » p 149

« Cette religion de l’Humanité serait donc une religion de l’individu, les droits de l’individu sont donc portés au plus haut et sacrés. »

« Cette religion peut, en effet, prétendre à l’universel : cette idée de la personne humaine, nuancée différemment selon la diversité des tempéraments nationaux, est donc la seule qui se maintienne, immuable et impersonnelle.(…) La religion de l’Humanité n’est pas seulement une religion nationale. Elle est une religion pour l’humanité tout entière dans le respect de tous les individus, elle conjugue l’universalité et la différence.

Et cela est plus vrai en France que partout ailleurs, car c’est la France qui a donné au monde ces principes et formulé cette religion de l’Humanité. » p 160

« Il y a dans la république une autre dimension que celle des simples faits, et comme une profondeur spirituelle, voire religieuse. » p. 161

« Non seulement le temps qui suit la Révolution est un temps de formidable renouveau religieux mais la révolution va être présentée elle-même comme une religion nouvelle »p 162

« Mais le sens de ce que signifie alors la religion, la foi, le divin n’a pas le même que dans les religions révélées et les Eglises d’autorité. « p 164

« Nous sommes bien loin on le voit de la Vulgate républicaine qui identifie république et positivisme croyant chasser par là toute référence à une transcendance. C’est une surprise pour beaucoup de jeunes gens d’aujourd’hui d’apprendre que les devoirs envers Dieu sont demeurés aux instructions officielles jusqu’en 1923 et que les théoriciens de l’école de Jules Ferry se flattaient non pas d’avoir mis en place l’école sans Dieu mais l’école où le sentiment religieux est partout, d’avoir surtout brisé le monopole de l’Eglise sur la religion et la transcendance. Cela étant, il ne faudrait pas se tromper sur le sens de ce spirituel républicain, de cette profondeur de la république, et faire comme si cette alliance du théologique et du politique n’était que la reproduction de ce qu’on connaissait déjà avant la révolution

Car la seconde erreur consiste à prétendre, l’inverse, que la préoccupation religieuse est la même sous la république que sous la monarchie » p 167

«La religion républicaine ne peut être celle de l’Ancien régime, la religion catholique, parce que celle-ci est une religion de servitude, inadaptée à la liberté. Pour des raisons liées à l’histoire de France elle ne peut non plus être liée à la religion réformée. (…) Cela n’empêche pas la république de penser qu’il faut une religion pour la république, puisque les échecs de cette dernière, et de la révolution elle-même sont liés à l’incapacité où elles furent de se doter d’une religion. » p 171

« Lorsque nous disons que la république n’est pas terminée, c’est aussi cela que nous voulons dire. La révolution ouvre une ère nouvelle, elle fait époque et non événement selon l’expression de Joseph de Maistre, parce qu’elle change jusqu’à la modalité du religieux lui-même. » p 175

« Cette religion recherchée ne peut se contenter de reproduire la religion ancienne et de fabriquer un nouveau dogme. La religion des temps modernes ne saurait être une religion au sens du catholicisme pontifical. La démocratie a besoin d’une religion. Mais elle change la nature même de la religion, et son concept.
Pour déraciner l’ancienne religion, il faut donc trouver une religion qui soit compatible avec l’âme des temps nouveaux, c’est-à-dire avec la liberté. Sur la nature de cette religion, sans dogme, sans Eglise, sans rite, où non seulement chaque homme est prêtre mais ou aussi chaque homme est philosophe il convient d’être prudent » p 183

« L’école républicaine apparait ainsi comme le creuset du corps politique, celle qui assure les fonctions jusque-là dévolues à la religion » p 184

« L’école sans Dieu est l’instrument de cette religion »p 191

« C’est ce travail qui est commencé, c’est la révolution qui se continue » p 210

 

Ces citations ne donnent qu’un faible aperçu des développements de l’auteur mais elles sont suffisamment explicites pour donner à voir les arrière-pensées de ce qui prône la laïcité républicaine. Robespierre et son Etre suprême peuvent aller se rhabiller. Il apparait de plus en plus clairement que la République est elle-même une religion. Le président socialiste de l’Assemblée nationale, Claude Bartolone le déclarait le 18 janvier sur RTL :

 

« Regardez le temps qu’il a fallu pour faire accepter à la religion catholique le fait qu’il y a une religion suprême pour chacun d’entre nous : c’est la religion de la république ».

 

Les Français sont donc pris en tenaille entre une double ligne de feu : les menaces d’un Islam conquérant et l’oppression d’une religion qui ne dit pas son nom, qui ne montre pas encore son visage mais qui entre en phase offensive. La France survivra car n’en déplaise à Zemmour, le génie de la France est immortel mais le combat sera rude. Ce sera le roi ou le chaos

 

Sandrine Pico-Deprez

 

Source: http://www.allianceroyale.fr/plus-fort-que-robespierre/

 

. Claude Bartolone (PS) veut imposer "la religion de la république"

. Vincent Peillon : "On ne pourra jamais construire un pays de liberté avec la religion catholique" (Entretien aux Editions du Seuil pour la publication du livre "la Révolution n'est pas terminée")

. Vincent Peillon : « Toute l'opération consiste bien, avec la foi laïque, à changer la nature même de la religion et à terrasser définitivement l'Eglise »

. Franc-maçonnerie "religion de la république" : Vincent Peillon jette le masque

. "Le gouvernement s'est engagé à s'appuyer sur la jeunesse pour changer les mentalités" (Vincent Peillon)

. Vincent Peillon présente la "charte de la laïcité" au moment où une partie du gouvernement fête le Nouvel an juif

. La "laïcité" version Vincent Peillon "est une usurpation absolue du terme" (Adrien Mexis)

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26 février 2015 4 26 /02 /février /2015 20:31
Des jihadistes de Daesh détruisent des reliques archéologiques en Irak

 

Des jihadistes de Daesh détruisent des reliques archéologiques en Irak

 

Publié , modifié par SudOuest.fr, avec AFP

 

Les jihadistes ont détruit en miettes des statues, frises et autres objets pré-islamiques du musée de Mossoul, dans le nord de l'Irak, selon une vidéo mise en ligne ce jeudi par le groupe Daesh

Le petit film de cinq minutes montre des activistes de Daesh en train de faire tomber des statues de leur piédestal et de détruire à coups de masse. Dans une autre scène, ils ont également recours à un perforateur pour défigurer un imposant taureau ailé assyrien, sur un site archéologique de Mossoul, ville contrôlée par les jihadistes depuis l'été. 

"Fidèles musulmans, ces artéfacts derrière moi sont des idoles pour les peuples d'autrefois qui les adoraient au lieu d'adorer Dieu", déclare un jihadiste en s'adressant à la caméra.
"Le soi-disant Assyriens, Akkadiens et d'autres peuples avaient des dieux pour la pluie, pour les cultures, pour la guerre", poursuit-il, avant de rappeler que "le prophète (Mahomet NDLR) a ôté et enterré les idoles à la Mecque". 

 

Des pièces datant de plusieurs siècles

 

Selon des experts, les pièces dont on voit la destruction sur la vidéo comprennent des originaux, des reconstitutions autour de fragments et des copies. Beaucoup proviennent des ères assyriennes et parthiennes, datant de plusieurs siècles avant l'ère chrétienne.
Les Assyriens d'Irak sont désormais une minorité ayant embrassé la foi chrétienne et se considérant comme les habitants autochtones de la région. 

Plusieurs villages assyriens ont été conquis par Daesh en Syrie voisine ces derniers jours, et au moins 220 Assyriens capturés lors de cette offensive

Les jihadistes contrôlent Mossoul, la deuxième ville d'Irak, depuis une offensive lancée début juin [2014 ndlr] au cours de laquelle ils ont conquis de large pans du territoire irakien.
Ils ont systématiquement pris pour cibles les minorités dans la ville et ses alentours, et détruit le patrimoine archéologique, déclenchant une vague d'indignation internationale.

 

 

 

 

Revente au marché noir

 

Armés de masses et d’un esprit qui ne laisse pas la place au doute au moment de briser de tels artefacts, ces hommes brisent de nombreuses statues de cette antique communauté chrétienne d’Orient.

Une des statues détruites date du septième siècle avant notre ère. Selon les experts, ces images –et les statues détruites- sont authentiques. Hors champ, on soupçonne l’EI de conserver certaines de ces statues pour les revendre au marché noir dans le but de financer ses opérations.

 

 

Source: http://www.20minutes.fr/monde/1550531-20150226-irak-daesh-detruit-reliques-archeologiques-coups-masse

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26 février 2015 4 26 /02 /février /2015 19:55

 

Pour France 3 Sud Ouest les quartiers sensibles sont une zone de guerre

 

le 26 février 2015 dans Médias

Télécharger en PDF

 

Pour le béotien, une zone de guerre c’est la Syrie, l’Irak, la Libye ou le Donbass. Mais ça peut aussi être à quelques kilomètres du centre de Bordeaux, Poitiers, Béziers, Montpellier ou Toulouse.

Dans une lettre à l’attention des rédacteurs en chef du pôle France 3 Sud Ouest, le directeur de pôle Gérard Vallès interdit aux équipes de se faire filmer pendant les reportages mais surtout limite les reportages dans les quartiers sensibles. La lettre fait beaucoup jaser les syndiqués de la chaîne TV régionale.

Le pôle sud-ouest concerne les régions Aquitaine, Midi-Pyrenées, Languedoc-Roussillon, Limousin et Poitou-Charentes. Dans la lettre le directeur régional déclare “les reportages dans les quartiers sensibles sont limités au strict nécessaire. Ils sont de toute façon déconseillés“. Lorsqu’il faut quand même monter au front, le directeur impose la discrétion, “ces reportages doivent être réalisés avec des véhicules non siglés” et le nombre “toujours en équipe (deux ou trois personnes“). Mais surtout il impose à mots couverts l’utilisation d’un fixeur, comme dans les pays en guerre ou instables : “ils doivent être préparés en utilisant les services d’un ”contact” qui sur le terrain accompagnera l’équipe de tournage“.

Une douce expression qui ne laisse pas dupes les syndicats. FO s’interroge : “faire appel à un ”fixeur” c’est reconnaître la dangerosité de l’exercice de la profession dans certains endroits de la métropole. Des zones de non-droit auxquelles les journalistes auraient les plus grandes difficultés d’accès“. Avec ses no-go zone qui ont tant fait polémique à Paris, Fox News n’aura finalement été en avance que de deux semaines sur le directeur régional Sud-Ouest de France 3

 

Source: http://www.ojim.fr/pour-france-3-sud-ouest-les-quartiers-sensibles-sont-une-zone-de-guerre/

 

 

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26 février 2015 4 26 /02 /février /2015 19:45
Le plus vieil évêque de Chine présumé mort, sa dépouille introuvable

 

Le plus vieil évêque de Chine présumé mort, sa dépouille introuvable

 

Radiovaticana.va

26/02/2015 16:36

 

(RV) La famille de Mgr Shi Enxiang, le plus vieil évêque de l’Eglise catholique de Chine, l’Eglise dite souterraine car non reconnue par les autorités politiques chinoises, attend toujours la dépouille du vieil homme. Pourtant sa mort a été annoncée fin janvier par l’agence catholique UCA News. Aucune confirmation officielle n’a cependant été donnée. Mgr Shi aurait eu 94 ans en février. Une messe d’hommage en sa mémoire et en celle d’un autre évêque disparu depuis 1997, Mgr Su Zhimin, a été donnée ce jeudi à Hong Kong.

Le 11 février, le diocèse de Hong Kong a réagi par une lettre ouverte aux autorités chinoises, puis par une manifestation menée par le cardinal Joseph Zen, évêque émérite de Hong Kong, pour demander que la lumière soit faite sur le sort de Mgr Shi.

Mgr Shi Enxiang a disparu en 2001 à l’âge de 80 ans à Pékin où il se trouvait entre deux séjours en prison. Ses proches étaient sans nouvelles de lui depuis quatorze ans jusqu’à ce que le chef du village de Shizhuang, à une centaine de kilomètres de la capitale demande à la famille de l’évêque si elle avait reçu le corps de son oncle.

Mgr Shi Enxiang avait été ordonné prêtre en 1947. Après l’arrivée au pouvoir des communistes de Mao Zedong deux ans plus tard, il a refusé d’adhérer à l’Association patriotique des catholiques chinois, soit l’Eglise officielle sous contrôle du Parti communiste chinois et qui ne reconnait pas l’autorité du Saint-Siège. Le prêtre a alors exercé son ministère clandestinement.

Cette résistance lui vaudra de passer 54 ans entre prisons et camps de travail. Il sera malgré tout ordonné évêque de Yixian en 1982 par le Saint-Siège. Pour sa famille, il est un martyr. Son petit neveu espère que « la vie de notre évêque sera reconnue par le Pape. (Avec AFP)

 

Source: http://fr.radiovaticana.va/news/2015/02/26/le_plus_vieil_%C3%A9v%C3%AAque_de_chine_pr%C3%A9sum%C3%A9_mort,_sa_d%C3%A9pouille_introuvable/1125891

 

. Les dernières statistiques de l’Église catholique montrent une plus forte augmentation du pourcentage des catholiques en Afrique (+0,35%), en Océanie (+0,1%) et en Asie (+0,03%) (Agence Fides)

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Publié par Ingomer - dans Religion
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26 février 2015 4 26 /02 /février /2015 09:13

Un Conseil des ministres « particulier ». On pourrait dire historique. Nous assistons en direct à la mise à mort de la loi de 1905, sans le dire.

 

Dans les faits, les mesures annoncées par le gouvernement - et dont on n'a pas fini d'entendre parler -, dans le cadre de la « réforme de l'islam de France » aboutissent à une remise en question de la loi de 1905, sur la laïcité, concernant la « séparation des Eglises et de l'Etat », et notamment la disposition stipulant (article 2) « La République ne reconnaît, ne salarie ni ne subventionne aucun culte. » Il s'agissait en 1905 de mettre fin à la rémunération du Clergé et le financement du culte catholique. Aujourd'hui, marche arrière toute, il est question, selon les propres mots de Manuel Valls, de « financements pour construire des mosquées ». Mais qui dit financement des mosquées dira aussi financement des églises et cathédrales, à égalité. Et financement des autres édifices pour les bouddhistes, les hindouïstes, les shintoïstes, et tous les autres cultes possibles et inimaginables, au nom de l'égalité. Cela va immanquablement devenir compliqué et intenable pour le gouvernement Leviathan de financer des édifices des cultes du monde entier.

 

« Les attentats ont précipité le mouvement », nous dit-on ce matin sur la radio RMC.

 

Ces attentats mettent à mal en effet la narrative républicaine du Vivre ensemble.

 

« Le gouvernement vient de lancer la réforme de l'islam de France. [...] Officiellement, pas de reprise en main. On n'est pas là pour dire qui sont les gentils musulmans, nous précise-t-on au ministère de l'intérieur », selon RMC (à partir de 36:25 dans le podcast de l'émission).

 

A la question - juste et pertinente - du journaliste (et pour laquelle j'ai consacré hier un article sur l'Etat Leviathan « Religion de la république »™ ou l'absorption de l'islam par le politique ) : « Enfin il y a tout de même une volonté affichée de fixer de nouveaux cadres. Est-ce que ce c'est à l'Etat français de faire cela ? », nous avons eu deux réponses, ce matin sur RMC. La première réponse est venue de Mohammed Chirani, imam des prisons, auteur de « Réconciliation française: notre défi du Vivre ensemble » (2014), et la seconde du Premier ministre Manuel Valls, en concordance, sur cette même radio quelques minutes plus tard :

 

« Normalement dans un monde idéal, c'était aux responsables du CFCM de prendre les devants, d'agir, de réformer. Mais ils en ont été incapables en raison de guerres politico-politiciennes à l'intérieur du CFCM, en raison aussi de l'"islam des consulats", c'est-à-dire dirigé par des pays étrangers, ... et aussi en raison d'une certaine déconnection entre ce que l'on appelle la première vague d'immigration, les darons, les parents, les chibani, qui, eux, aujourd'hui représentent l'islam de France, et une jeunesse avec laquelle ils n'arrivent plus à parler, ou discuter, ou ils ne trouvent plus les mots. Et donc, ayant perdu la prise sur cette jeunesse-là, c'est sur ce vide, idéologique, qu'avance le salafisme radical et djihadiste », a déclaré ce matin sur RMC, Mohammed Chirani.

 

- « L'Etat reprend en main le dialogue, ce sont peut-être les imams qui peuvent le rétablir, sur le terrain. Ce sont eux qui sont au plus près des croyants. L'idée de Bernard Cazeneuve, c'est de réformer la formation. En réalité, le gouvernement veut inciter - ce sera facultatif - les imams à suivre des formations, un diplôme universitaire, formation civique et civile. Il y a six universités qui proposent déjà des cours. L'idée serait de doubler ce chiffre. Arriver à douze d'ici septembre prochain. [...] C'est facultatif, ce n'est pas religieux. Est-ce que c'est utile, ou n'est-ce pas un peu de la poudre aux yeux », a demandé le journaliste. 

 

- M.C. : «Biensûr que c'est utile. [...] Les radicaux, ou cette secte hérétique, aujourd'hui, qui se propage ou avance comme un rouleau compresseur, - les néo-salafistes (c'est-à-dire une idéologie importée qui quand elle vient, exportée à l'étranger, est porteuse de germes de radicalisation et de violence. En Arabie Saoudite, c'est l'environnement naturel, c'est conservateur, mais ce n'est pas exportable en France -. Cela veut dire, qu'exporté à l'extérieur, c'est juste pas possible parce que c'est ultra-conservateur et même porteur de germes de radicalisations et de violence. Ils (les néo-salafistes) ont certains arguments. Ils se basent sur certains versets du coran, sur ses hâdiths, dits du Prophète. Il faut des formations qu'il faut faire à notre niveau, nous musulmans, de démanteler leurs argumentaires théologiques. Il faut couper l'herbe sous le pied de ces intégristes. Je vous donne un exemple. Le ministre de la justice a décidé, dans les prisons, d'isoler les idéologues radicaux. Les prisionniers qui se sont autoproclamés imams, on les bloque. Alors que cela, c'est une mauvaise solution parce qu'ils vont apparaître aux yeux des autres prisonniers comme des héros, des martyrs: regardez ils ont raison, c'est pour ça qu'on les cache. Ces prisonniers, ces idéologues, n'ont pas d'argumentaires. Il faut démanteler leurs argumentaire idéologique, [...] théologique. » indique Mohammed Chirani.

 

- « Faut-il plus insérer l'islam dans la république aujourd'hui ? », demande le journaliste.

 

- M.C. : «Mais biensûr », répond Mohammed Chirani.

 

- « Alors ces formations serviront-elles à cela, seront-elles utiles à cela ? »

 

- « Alors il y a les formations sur laïcité. Sans laïcité, il n'y a pas de liberté de culte. Cela il faut l'expliquer. La laïcité est protectrice des religions; c'est toute une notion à apprendre. [...] Il y a plein de réformes à aborder. La guerre, elle est aussi idéologique. Quand on a le ministère de l'intérieur qui dit on bloque les videos youtube, on bloque les sites internet, cela veut dire que nous abdiquons face à des argumentaires primaires, cela veut dire que l'on n'a pas assez d'arguments, et de valeurs pour pouvoir contrer ce pseudo djihad, perverti de haine. Parce que face à cette perversion, il faut brandir un djihad citoyen, du Vivre ensemble et de la fraternité. C'est sur le terrain idéologique qu'il faut mener ce combat.

[...] Moi, quand je vais dans les mosquées que je ne connais pas, au bout de deux-trois minutes, je sais de quelle tendance est l'imam. Et des fois, quand c'est un néo-salafiste, au bout de deux minutes, par son langage, par sa façon de parler, par les versets ou hâdiths, dits du Prophète, qu'il choisit, je comprends directement qu'il est un radical salafiste. Et quand je regarde autour de moi et que je vois des jeunes, je me dis ho mon Dieu, de futurs radicalisés avec de mauvaises compréhensions de l'islam », explique M. Chirani.

 

- « Et face à ces imams-là on fait quoi ? » [1]

 

- « Face à ces imams-là, il faut les combattre idéologiquement. C'est vrai que le mieux, ce serait aussi de fermer ces lieux de culte quand on sait, que c'est avéré, que c'est des néo-salafistes. » termine M. Chirani.

 

Si ils ferment une mosquée pour enseignements déviants, ils pourront aussi fermer la liberté religieuse, la liberté de culte et la liberté de conscience. Autant fermer tout de suite la république « française » et revenir à une société accordant à la religion toute sa place dans la sphère publique et non plus l'enfermer dans la « sphère privée », comme c'est encore - théoriquement - le cas aujourd'hui.

 

Or, la pratique d'une laïcité visant à enfermer la religion dans la sphère privée, rappelons-le, n'est pas de laïcité, c'est du laïcisme. La laïcité étant la distinction des deux pouvoirs temporel et spirituel, avec une vie autonome propre, sans ingérence du temporel dans les affaires religieuses ni ingérence du spirituel dans les affaires laïques temporelles. De même, comme a pu l'expliqué l'historienne Marion Sigaut, la pratique des rapports de la religion catholique et de l'état de 1801 à 1905 (régime concordataire) n'était pas de la laïcité puisque le clergé était soumis à l'état et était financé par l'état :

 

« On n'a pas séparé l'Eglise de l'Etat à la Révolution française : on a soumis l'Eglise à l'Etat... Avant la Révolution l'Eglise était autonome. Par le biais de la dîme qu'elle percevait et dont elle restituait les bénéfices en terme de tous les services qu'elle rendait à la population, elle était indépendante de l'Etat. À la Révolution française on a fait la Constitution civile du Clergé : on a soumis l'Eglise à l'Etat. Donc on n'a pas séparé les pouvoirs (temporel et spirituel), on a lié les pouvoirs à la Révolution, on a fait l'inverse.

 

[...] Comme il y a eu la guerre civile (la Guerre de Vendée, il y a eu des soulèvements partout) Napoléon a dit on va arrêté le truc (la déchristianisation forcenée, le calendrier révolutionnaire, le decadi, le génocide en Vendée) on va faire un Concordat, c'est-à-dire qu'il est allé chercher le pape, on lui a mis un fusil sur la tempe et on lui a dit vous allez signer là. On ne vous rendra pas tout ce qu'on vous a volé, mais en échange on vous laisse l'éducation. Et pour le reste, toute l'Eglise est soumise à l'Etat : le choix des prélats, la rémunération des prêtres, c'est l'Etat qui s'en charge. Ce n'était pas comme ça avant ! Donc avant la Révolution française il y a séparation de l'Eglise et de l'Etat et après la Révolution française il y a soumission de l'Eglise à l'Etat ! Et en 1905 on arrive et on dit 'on va venir à bout de siècles et de siècles de domination de l'Eglise' ! Mais de rien du tout... D'un siècle de Concordat obtenu par la violence... Il faut le dire. »

 

Marion Sigaut, Video sur le 18e siècle, On nous cache tout, mars 2013

 

Paradoxalement, sur ce point du non financement de la religion, 1905 est bien une oeuvre de « laïcité », dans ce sens où l'état a laissé plus ou moins à la religion le soin de s'organiser et de se financer par ses propres moyens. [2]

Or, c'est cette pratique-là qui, virtuellement, avec cette « réforme de l'islam de France », fera retourner le pays à une pratique d'avant 1905, de concordat et donc de subordination de la religion à l'état Leviathan. Tout serait finalement plus simple si on revenait à l'édit de Milan de Constantin, dont on a fêté en 2013 le 17e centenaire, qui accordait à tous les croyants la liberté de culte, réelle, sans intervention aucune de l'état. Ce qui n'empêcherait pas non plus de reconnaître à l'église catholique qui a façonné nos moeurs et notre histoire - ce qu'on fâcheusement tendance à nier les négationnistes du fait religieux -, d'avoir une place privilégiée.

 

Manuel Valls, était invité ce matin sur RMC. « Le Premier ministre Bernard Cazeneuve a lancé hier les pistes pour lancer un islam, je cite, "compatible avec la république",» a expliqué la journaliste, ce matin sur RMC. [3]

 

« Est-ce que c'est à l'état de trier entre les bons musulmans et les mauvais musulmans? » , a demandé à Manuel Valls Apolline de Malherbe.

 

« C'est à l'état d'assumer ses responsabilités. Le président de la république, à l'occasion de sa dernière conférence de presse, moi-même dans mon discours du 13 janvier à l'Assemblée nationale, nous l'avions dit. Nous ne pouvons pas laissé les musulmans de France qui, dans leur immense majorité, vivent tranquillement et de manière apaisée leur culte, leur religion, dans la situation qu'ils connaissent. Donc, c'est à l'état de prendre ses responsabilités. [Il y a bien ici une volonté du temporel de s'immiscer dans les affaires doctrinales internes à une religion, en l'occurence la religion musulmane. NDLR.]

 

- « Y compris en faisant cette espèce de tri qui paraît pas forcément des responsabilités laïques de l'état ? », s'est interrogée justement la journaliste.

 

- M. Valls: « Mais que demande les imams de France ? Ils demandent tout simplement que l'on forme des imams, que l'on forme des aumôniers, qui parlent français, qui soient français, qui ne viennent pas de l'étranger, qui demandent des financements pour construire des mosquées, qui soient transparents et ne viennent pas de l'étranger.

C'est cela que demande les français de confession ou de culture musulmane.

Mais c'est cela au fond que demande l'ensemble de nos compatriotes. [Ah bon, les Franças ont été consultés sur ce sujet du financement public des mosquées ? Où, quand ? NDLR]

[...] Et nous allons en effet, pour cela, instaurer une instance de dialogue où il y aura non seulement le culte français musulman mais il y aura aussi des intellectuels, des chercheurs, qui permettent, au fond, aux musulmans de France de faire leur propre exament de conscience, et de les aider, eux-mêmes, à faire le tri par rapport à ceux qui prônent un islam radical aux antipodes non seulement des valeurs de la république, mais de ce qu'est aussi profondément l'islam de France.

C'est un défi considérable. Et c'est vrai qu'hier, cétait un Conseil des ministres particulier. Car il est rare dans un Conseil des ministres de la république on parle d'une religion. Mais laisser les musulmans dans cette situation n'aurait pas été responsable. », a répondu Manuel Valls.

 

Ne doutons pas une seconde que ce « défi considérable » a été longuement et mûrement débattu en loges, avant d'être présenté au public... Mais ne doutons pas non plus une seconde que ces bâtisseurs de ruines échoueront lamentablement dans la construction, incohérente et intenable d'une maison où la pierre d'angle a été ôtée... et en dehors de laquelle tout s'écroule.

 

Notes

 

[1] http://direct-radio.fr/popup_podcast?nid=2699

[2] Après 1905, il reste que le Clergé est soumis à l'impôt, la nomination des évêques est soumise à l'approbation du gouvernement qui intervient donc dans le choix des pasteurs, en ce qui touche leur profil politique et non spirituel, nous dit-on.

Depuis 1921 le Vatican consulte le gouvernement français sur les nominations d'évêques. (Sébastien Gué « La France et ses relations avec le Saint-Siège, 1958-1969 », Relations internationales 2/2005, n° 122, p. 33-46). Le nonce apostolique à Paris soumet donc les nominations d'évêques de plein droit, et d'évêques coadjuteurs au ministère des affaires étrangères. Les objections du gouvernement ne peuvent avoir qu'un caractère politique et non religieux.

Fonctionnaire rémunéré par l'État en tant qu'« aumônier en chef du culte catholique placé auprès du chef d'état-major des armées » (Arrêté de nomination de Mgr Luc Ravel, 10 novembre 2009), l'évêque aux armées est « nommé par le Saint-Siège en accord avec le gouvernement français » (Statuts canoniques du diocèse aux armées françaises).

Les évêques d'Alsace-Moselle sont nommés par le gouvernement en vertu du régime concordataire français.

[3] Podcast Bourdin RMC : 26/02 - L'invité de Bourdin Direct : Manuel Valls http://direct-radio.fr/popup_podcast?nid=2699

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26 février 2015 4 26 /02 /février /2015 08:19
L’imam d’Al-Azhar, le roi d’Arabie Saoudite et Al-Sissi appellent à réformer l’islam

 

L’imam d’Al-Azhar, le roi d’Arabie Saoudite et Al-Sissi appellent à réformer l’islam

 

25 février 2015 3:40

 

 

Le discours de l’imam de l’université sunnite d’Al-Azhar, le cheikh Ahmed al-Tayeb, lors d’une conférence donnée à la Mecque dimanche dernier est l’un des textes les plus importants adressés au monde musulman aujourd’hui. Il a, comme nous l’avons évoqué hier, parlé d’un besoin urgent de réformer l’enseignement de l’islam dans les écoles et dans les universités pour corriger les interprétations extrémistes du Coran et de la Sunna.

 

Cette volonté de trouver une nouvelle manière d’interpréter le Coran et la Sunna avait déjà été exprimée auparavant par des enseignants musulmans, mais cette fois-ci, c’est une autorité sunnite incontestable qui l’affirme.

 

L’imam d’Al-Azhar veut désormais réformer l’islam à tous les niveaux de la société et commençant par la base, à travers l’éducation mais également dans le cadre des enseignements religieux.

 

Al-Tayeb appelle à cesser la guerre entre chiites et sunnites pour l’unité du monde musulman

 

 

C’est d’abord à la guerre entre sunnites et chiites que l’imam s’est attaqué, appelant les musulmans à cesser d’appeler « mécréant » un autre musulman : il a appelé à la fin de l’ « excommunication » des musulmans entre eux. Pour les sunnites, les chiites sont des mécréants. Il ne passe guère de mois au Pakistan sans qu’une bombe vise une mosquée chiite ; parfois c’est l’inverse, et un lieu sunnite est visé. Même chose en Irak, au Yémen, au Bahreïn ou parfois en Iran. Beaucoup de musulmans pensent que ceux qui ne partagent pas leur interprétation de l’islam doivent être éliminés. La situation est paradoxale : c’est une autorité sunnite qui condamne ces accusations et ces actes alors même que les sunnites sont plus prompts à attaquer les chiites que l’inverse.

 

Mais l’imam s’adressait aux intellectuels religieux sunnites et chiites pour qu’ils trouvent les valeurs communes capables d’unir le monde musulman.

 

Bannir les interprétations littérales des textes musulmans pour réformer l’islam

 

 

Le cheikh Ahmed al-Tayeb s’est ensuite attaqué aux interprétations littérales des textes musulmans, qu’il a accusé d’être sources de division au sein du monde musulman. Une première révolutionnaire.

 

Il s’est contenté d’évoquer des « groupes extrémistes » qui font de « mauvaises interprétations du Coran ou de la Sunna : difficile d’en dire plus devant des autorités qataries, saoudiennes ou malaysiennes qui en font exactement cette lecture… Mais le message est passé.

 

L’imam Tayeb n’a pas nommé l’Etat islamique mais « des groupes extrémistes », manière sans doute d’y inclure salafistes, Frères musulmans ou wahhabites.

 

Se visait-il aussi lui-même, puisqu’il avait appelé quelques jours plus tôt à « tuer, crucifier et couper les membres » des combattants de l’Etat Islamique, « conformément au Coran »…

 

L’imam d’al-Azhar insiste également sur l’ « image négative » de l’islam renvoyée dans le monde

 

 

Pour une fois, ce n’est pas l’« islamophobie occidentale » qui a été pointée du doigt, mais bien la responsabilité d’un grand nombre de musulmans dans cette image négative.

 

Cela n’a pas empêché l’imam d’al-Azhar de dénoncer ensuite « le colonialisme mondial allié au monde sioniste » comme responsable des tensions internes dans le monde musulman.

 

Selon lui, les Etats-Unis, Israël et les pays occidentaux se servent indéniablement des horreurs dont sont capables certains musulmans pour leurs intérêts mais cela n’enlève rien au caractère intrinsèquement violent de l’islam.

 

De son côté, le président égyptien Al-Sissi a ordonné des raids aériens contre l’Etat islamique après l’assassinat de 21 Coptes. Il aurait pu le faire à de multiples occasions ; il a choisi la mort de chrétiens pour affirmer qu’il défendrait tous les citoyens égyptiens.

 

L’égyptien Al-Sissi et le roi d’Arabie Saoudite Salman montrent des volontés de changement

 

 

C’est peut-être un premier pas vers une reconnaissance de l’égalité entre les citoyens musulmans et chrétiens en Egypte, qui est pour l’heure loin d’être effective.

 

Même le roi Salmane d’Arabie Saoudite a parlé en ce sens, dans une lettre lue lors de la conférence donnée à la Mecque : « Le terrorisme est un fléau, produit de l’idéologie extrémiste » a-t-il affirmé. Il y voit une menace pour le monde musulman et pour le monde entier.

 

Ce sont donc les principales autorités musulmanes de la région : religieuse pour Al-Azhar, politique pour le roi d’Arabie Saoudite et populaire pour Al-Sissi qui on exprimé une volonté de réformer l’islam. C’est bien une révolution qui est en marche.

 

Source: http://reinformation.tv/reformer-islam-imam-al-azhar-roi-arabie-saoudite-sissi/

 

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Publié par Ingomer - dans Religion
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25 février 2015 3 25 /02 /février /2015 23:13

Les FAN (Forces armées de la Nouvelle-Russie) craignent une contre-attaque au printemps. Pour l'heure, le régime ukrainien inventorie encore ses pertes, et les extrémistes qui le maintiennent au pouvoir commencent très sérieusement à vouloir lui demander des comptes. leurs commanditaires à Washington n'en peuvent plus des échecs répétés malgré les millions de dollars investis depuis plus d'un an. Aussi le pouvoir se durcit un peu plus et sombre de plus en plus dans la démence.

L'Otan persiste à soutenir son vassal ukrainien: après les forces US, des soldats britanniques sont annoncés pour venir en aide à ce qui reste de l'armée ukrainienne. Et des mouvements inquiétants de troupes estoniennes, hollandaises (infanterie mécanisée sur CV90) et américaines (Iron Troop du Captain James Gibbs du 3e Rd Squadron du 2nd Cavalry Regiment monté sur strykers) sont signalés depuis quelques jours (video ci-dessous), à seulement 150 km de Saint-Petersbourg (Russie).

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25 février 2015 3 25 /02 /février /2015 22:46
Importantes milices chrétiennes des « Unités de Protection de la Plaine de Ninive » en Irak, bénies par l’archevêque de Mossoul (Vidéo)
Importantes milices chrétiennes des « Unités de Protection de la Plaine de Ninive » en Irak, bénies par l’archevêque de Mossoul (Vidéo)

Les Unités de Protection de la Plaine de Ninive

 

 

Les Chrétiens d’Irak combattent pour jeter ISIS hors de chez eux

 

Les chrétiens assyriens ont pris les armes pour protéger leurs villes contre les terroristes de l’Etat Islamique qui a envahi leurs villages en Irak l’année dernière.

 

Les chrétiens assyriens, qui se considèrent comme les populations autochtones de l’Irak, veulent survivre à leurs conditions.Pour Kado et les combattants du bataillon, cela signifie rester dans leurs villages, peu importe que les combattants de l’ISIS (Etat Islamique en Irak et au Levant) tentent d’éradiquer le christianisme d’Irak.

Oghanna dit qu’il y a actuellement moins de 400 000 chrétiens vivant en Irak, contre environ 1,6 millions en 2003. La plupart ont fui. Mais lui ne fuira pas. Il remonte les racines de sa famille à Al Qosh à 400 ans en arrière.

 

L’Archevêque de Mossoul bénit et encourage les combattants chrétiens

 

Mgr Youhanna Boutros [Jean Pierre] Moshe, archevêque de l’archéparchie de Mossoul de l’Église syriaque catholique, s’est rendu, à la mi-février, dans un camp d’entraînement des Unités de protection de la Plaine de Ninive (NPU), pour féliciter et encourager ces volontaires chrétiens qui, sans solde et avec aussi peu d’armes que de nourriture, s’efforcent de protéger ce qui peut l’être et combattent l’État Islamique. Il leur a rappelé qu’ils défendaient une terre qui était déjà la leur avant le christianisme, et il leur a exprimé sa fierté de les voir prendre tant de risques et courir de graves dangers, des attitudes qui révèlent leur foi et leur volonté de rester dans leur pays. Il a appelé la bénédiction de Dieu sur eux. Nous appelons aussi la bénédiction de Dieu sur ces Unités de protection et sur cet authentique pasteur.

 

Source: http://www.medias-presse.info/importantes-milices-chretiennes-des-unites-de-protection-de-la-plaine-de-ninive-en-irak-benies-par-leveque-de-mossoul-video/26520

 

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25 février 2015 3 25 /02 /février /2015 20:28

Nouvelle video de Boris le Lay, avec quelques informations surprenantes... :

Extrait:

 

(A partir de 12:30) « le mot "français de souche" pose problème à un régime qui aujourd'hui essaie de créer de toute pièce, avec une radicalité encore plus grande que durant la Révolution, un homme nouveau dont l'incarnation est même biologique.

C'est en quelque sorte l'inversion du racisme national-socialiste, en ce sens que l'idéologie s'inscrit dans la biologie - comme dans le régime national-socialiste -, mais on a simplement changé le visage de l'homme nouveau.

Avant, (dans le national-socialisme) l'homme nouveau c'était l'homme germanique, l'homme nordique, aujourd'hui c'est le métis, qui par sa biologie, par sa constitution génétique est de nulle part et de partout, moyennant quoi lui seul peut accéder au véritable universalisme. C'est ce qui se passe aujourd'hui. C'est pourquoi il y a un tel assaut de slogans en faveur du métissage, en faveur de l'homme nomade, en faveur de l'homme indifférencié.

 

Et c'est d'une radicalité inouïe parce qu'il s'agit, à la différence du national-socialisme, non pas de cultiver l'existant, mais de faire advenir quelque chose qui n'existe pas, en l'occurence le métis. Il faut bien créer ce métis, il faut bien faire converger les sangs, faire converger les populations, les mélanger, les entrechoquer, et en espérant parvenir à cette humanité débarrassée de ses qualités particulières. Ce qui est d'une violence extrême.

 

Et c'est surtout une idéologie absolutiste. Toutes les idéologies absolues ne souffrent pas la contradiction. C'est pourquoi, ne serait-ce que mentionner qu'il y a peut-être un type de français, un français d'avant, un "français de souche", c'est déjà commettre un crime de lèse-idéologie. C'est déjà remettre en cause l'absolu de cette idéologie, et peut-être son bienfondé. Et cela, un représentant de la république française dans sa version ultime, sa version post-raciale comme on l'appelle aujourd'hui, c'est aller beaucoup trop loin. Et si jadis, ce mot était encore pris avec dédain ou avec humour, je crois que dans les années et peut-être même plus tôt, on ne va plus prendre ce mot à la légère parce que les autorités idéologiques qui dirigent la France vont comprendre que c'est d'une telle puissance en termes politique et idéologique qu'il va falloir condamner ceux qui l'utilisent.

 

[...] L'hypocrisie qui consiste à botter en touche

 

Nions le réel et les problèmes disparaîtront. Ne prononçons pas les mots et la réalité disparaîtra avec. C'est tout le débat avec (le mot) "français de souche" : ne parlons pas de français de souche, il n'y aura plus de français de souche. Ne parlons pas de races en tant que telles, et il n'y aura plus de débats sur les conflits interraciaux, etc. Et dans le même temps, ils multiplient les lois antiracistes.

 

Nous avons une cartographie qui repose sur l'analyse de cette maladie ou plutôt le dépistage de drépanocytose, cette maladie de la peau qui touche les populations africaines, noires, nord-africaines, orientales et un tout petit peu latines. Et on fait un dépistage à la naissance sur les bébés qui sont susceptibles d'avoir cette maladie. Ce qui nous permet d'avoir un échantillonnage en pourcentage des naissances allogènes extra-européenne en France, à part les quelques naissances latines.

 

Les chiffres pour l'année 2013 sont proprement apocalyptiques. Pour la seule Île-de-France qui aujourd'hui doit compter onze millions d'habitants, 68% des naissances sont d'origine extra-européenne. Plus des deux tiers. Et nous n'en sommes qu'au début puisque l'immigration continue par torrents entiers. Ces chiffres ont donc vocation à augmenter encore. Il y a d'autres territoires où l'on est à plus de 40% comme l'Alsace, la Côte d'Azur, le Nord. Et en médian, on doit être autour de 30 ou 35%. C'est considérable. L'Île de France est un territoire qui est virtuellement submergé.

 

Si bien que cette vérité migratoire qui prend la forme d'une véritable colonisation de peuplement avec une transposition pure et simple de la civilisation et de son plus petit dénominateur commun qui est l'islam dans les zones d'accueil, fait qu'il y a dans les faits un remplacement pur et simple de civilisation, de peuplement, un remplacement racial et culturel.

 

Ce remplacement intervient dans un cadre politique, idéologique, constitutionnel, qui nie explicitement le fait racial, le fait ethnique, le fait religieux, comme pouvant être un socle à la nationalité.

 

Et là nous avons une formidable arme légale fait d'une part de la conception idéologique qui motive la constitution actuelle, deuxièmement de la politique d'immigration du gouvernement, ces deux phénomènes convergeant avec la réalité et la dynamique démographique pour littéralement déposséder les populations de souche de tout droit à la résistance, et de tout droit au privilège naturel de jouir de la terre façonnée par ses ancêtres. 

 

La Révolution "française" est (donc) une expropriation de la population de souche de ses droits. A partir du moment où l'on proclame que ce n'est pas la population particulière d'un pays particulier qui jouit de droits particuliers, mais au nom des droits de l'homme et d'une idéologie universaliste toute l'humanité, ce n'est plus qu'une question de temps et de contexte pour que les conditions objectives créent le désastre auquel nous assistons. Désastre qui était donc déjà théoriquement (virtuellement) possible il y a deux siècles. [...] il y a donc une convergence de ces deux éléments, élément légal et élément démographique.

 

Il y a donc aussi, et cela fait partie des contradictions internes (du système), l'émergence de cet islam qui a ses propres conceptions, et qui est son propre ordre social.

 

Cet aveuglement des révolutionnaires français et des républicains, des tenants des droits de l'homme, des tenants de l'universalisme et de l'égalitarisme, affronte un autre Contrat social. Un contrat social qui n'est pas celui de Jean-Jacques Rousseau, qui est celui de Mahomet. Et évidemment, ils se retrouvent dans une position schizophrénique puisque abandonner l'idée que le particulier fonde la nationalité et la citoyenneté revient à abandonner le fondement même de la Révolution française, puis du socialisme, voire des avatars et des prurits du marxisme. Pour eux, qui sont des religieux [Cf. La "religion de la république" (Claude Bartolone)], c'est impossible. Donc il faut accepter l'islam, mais accepter un concurrent redoutable qui aujourd'hui manifeste son hostilité. Et là c'est toute une contradiction interne où l'on voit tous ces gens, ces intellectuels et ces élites qui sont au pouvoir, ont à faire face à cette réalité.

 

Ce qui explique la réaction de François Hollande qui cherche à démontrer que les musulmans ne sont pas coupables a priori.

 

[...] Sur ces entrefaites, sur ce régime aux abois, ils ont mis en oeuvre il y a une quarantaine d'années, très tôt pour lutter contre les nationalistes, les lois antiracistes. Ces lois ont été d'abord votées à l'O.N.U. sur pression du bloc de l'Est, c'est-à-dire des régimes totalitaires menés par l'Union soviétique. Cela s'est passé dans les années 1960. Le but était d'accélérer la décolonisation, de dresser contre le monde occidental qui était à l'époque libéral et capitaliste, les anciennes colonies, au nom du Tiers-mondisme et de l'antiracisme. Utiliser la détestation de l'homme blanc jusque dans les pays occidentaux. Et on s'est retrouvé à l'O.N.U., qui est un machin qu'il faudra démanteler, à se mettre d'accord avec des pays comme l'URSS, la  Chine maoïste, à déterminer des conventions internationales alors qu'on ne partageait absolument rien, voire pire, alors que les gens que l'on avait en face étaient des ennemis fondamentaux. Et c'est ce qui s'est passé. La logique du concensus, outre qu'elle est libérale et maçonnique (culture du débat malgré des points de vue différent, culture du relativisme) a abouti aux lois antiracistes par des gens qui n'étaient pas relativistes. Car les marxistes et les soviétiques pensaient avoir raison et voulaient imposer leur système partout dans le monde. Mais ils avaient compris qu'ils pouvaient utiliser cet outil qu'était l'ONU, par son relativisme, pour avancer des thèses qui allaient détruire de l'intérieur le bloc occidental et les peuples blancs. Cela a été fait comme cela par le KGB. Et les délégués de la Pologne communiste, de la Yougoslavie communiste, de la Roumanie, de la Bulgarie, de l'Union soviétique, mais la plupart du temps par ses pays satellites ont avancé ces lois antiracistes. [...] A partir du moment où cette convention a été ratifiée, tous les pays occidentaux ont dû la mettre en oeuvre. C'est de là que vient la loi Pleven (1972), loi idéologique qui rompt avec la conception positiviste héritée du droit libéral conçu au XVIIIe siècle, qui se voulait le plus neutre possible. D'où le fait que le concept de liberté d'expression dont l'application fidèle est toujours en vigueur aux Etats-Unis; car à la différence des pays d'Europe, les Etats-Unis ont toujours refusé de ratifier ces lois antiracistes parce qu'ils savaient qu'elles étaient utilisées et instrumentalisées par l'Union soviétique pour détruire de l'intérieur les sociétés occidentales. Donc jusqu'à ce jour, le pays qui n'a pas ratifié la Convention de l'O.N.U. en faveur des lois antiracistes, ce sont les Etats-Unis.

 

Après cette loi de 1972, un vent de lois marxistes s'est imposé en France. Et comme elles sont marxistes, elles sont subjectives. Donc, elles criminalisent un certain nombre d'idées qu'ils ont appelé racistes, antisémites, négationistes, etc. Et cette dynamique ne s'est pas arrêté, et on le voit jusqu'à aujourd'hui. C'est une espèce de golem qui est incontrôlable.

 

Et nous voyons que pour face à ces contradictions internes dont j'ai parlé, cette république "française" qui avait déjà une conception idéologique de la citoyenneté (nationalité contrat juridique) a été considérablement renforcée puisque son premier penchant crypto-communiste ou proto-communiste de la Révolution "française" a eu, grâce à ces lois antiracistes votées dans les années 1970 sur pression de l'Union soviétique, recourt à un formidable arsenal - dont on voit aujourd'hui, maintenant que les conditions objectives se rassemblent -, pour réprimer l'opposition idéologique interne.

 

[...] Si bien qu'il n'est plus possible de contester l'idée centrale des régimes culturellement marxistes, du relativisme de l'identité. Et il n'est plus possible de défendre son particularisme au nom de la tyrannie des minorités, aujourd'hui il n'est plus possible de défendre le bon sens et le droit de la majorité ! Elle est même ciblée régulièrement [Cf. "Les Français de souche, qu’on n’a même plus le droit de nommer sauf pour les dégommer" NDLR.]

 

[...] Il s'agit d'intégrer dans le projet social en cours, dans ce nouveau totalitarisme, une dimension biologique bien précise qui ne touche pas aux questions sociales et d'ordre économique. C'est un bolchévisme, un marxisme qui est biologisant. C'est la grande nouveauté de ce marxisme, c'est le stade ultime du marxisme, c'est un marxisme racialiste. C'est cela qui est nouveau. Et c'est autrement plus totalitaire. »

 

Boris le Lay souligne « le passage à une justice tribaliste ». « Car - et c'est là, la grande contradiction - la haine des Blancs et de la race blanche est telle que l'on assiste en réalité à la puissante mise en oeuvre d'une justice tribaliste et fondamentalement raciste. »

 

« [...] De même la psychiatrisation des opposants est inévitable, en plus de la censure, et de la répression et de la prison.

 

[...] Cette tyrannie crypto-bolchévique, cette oligarchie au pouvoir, cette coalition des groupes d'intérêts minoritaires qui essaient d'imposer leur désordre à la majorité, ira jusqu'au bout de sa logique. Aucun régime totalitaire n'a jamais capitulé sous le poids d'arguments. C'est parce que la dynamique interne de ces régimes reposaient sur des contradictions intenables que ces régimes totalitaires se sont écroulés. Cela a été le cas par exemple en Urss, ou avec les Khmers rouges. Encore que les Khmers rouges ont été chassés du pouvoir par une invasion militaire vietnamienne. Mais la radicalité du régime Khmer rouge était telle que virtuellement rien n'aurait empêché ce régime d'assassiner la majorité de sa propre population. Or nous avons à faire aussi à des gens qui sont des français de souche qui sont au pouvoir et qui mettent en place une politique d'extermination par remplacement de leur propre population au nom d'une idéologie. C'est ce que l'on a vu sous le régime khmer rouge à une vitesse extrêmement plus accélérée et avec des moyens archaïques, des exécutions sommaires, des politiques radicales d'éradiction des opposants. La politique à laquelle nous assistons est plus lente mais plus radicale encore, parce que si on peut exterminer une moitié d'un peuple comme au Camboddge, l'autre moitié pourra toujours survivre et continuer la perpétuation de ce même peuple. En ce qui concerne l'idéologie à laquelle nous avons à faire, et les gens auxquels nous avons à faire, s'ils arrivent à imposer leur politique, il ne restera rien de la population qui existait auparavant sur ce territoire.

 

[...] La radicalité de ce régime est telle que l'on ne peut qu'aller à une explosion violente à terme. La violence à leur idéologie, à la dynamique intellectuelle et politique dans laquelle ils se placent, nous mènent forcément à une situation où le paroxysme de leur délire va se fracasser sur la réalité. Donc à une réaction des autochtones et aussi à une réaction des allogènes. Puisque les allogènes ne vont pas rester très longtemps sous la coupe de ces gens-là.

 

C'est face à cette situation de contradictions internes extrêmement puissantes que le gouvernement a décidé d'imposer cette batterie de mesures judiciaires visant à faire taire l'opposition. Et plus cela va aller, plus la répression sera forte. A tel point que nous allons - comme en Urss - avoir des gens qui vont devoir s'exiler ou d'autres passer dans la clandestinité pour échapper à des arrestations arbitraires. Exemple: on a arrêté le militant nationaliste contre l'immigration et l'islam, Ivan Benedetti de l'Oeuvre française, qui a été mis en examen pour "apologie de terrorisme" parce qu'il avait formulé une vision différente des attentats contre Charlie Hebdo, comme s'il soutenait les djihadistes ! On a même trouver des policiers pour arrêter un enfant de 8 ans - maghrébin ou pas, ce n'est pas la question -, l'auditionner pendant des heures, le traîner devant le Procureur qui n'en a pas fait moins, et ensuite de faire venir le père. On a trouvé des magistrats et des policiers pour le faire ! Je vous le dis, ces gens-là, quand nous instaurerons un régime véritablement nationaliste, il y aura indubitablement une politique de lustration à mener. Ce genre d'individus qui auront cautionné cette fuite en avant du régime en refusant de s'opposer à de tels délires répressifs qui violent les bases les plus fondamentales de la morale, ces gens devront répondre sur leurs têtes. Rien ne permet d'arrêter des enfants de 8 ans pour leur demander des comptes politiques.

 

[...] Il va se passer beaucoup de choses. La population, elle-même, va réclamer des comptes quand la situation deviendra explosive et parfaitement hors de contrôle. C'est inévitable, car de pareilles saloperies ne resteront pas impunies. [...] Et d'ailleurs ceux qui ont fait la Libération en 1944 nous expliquent à quel point les collaborateurs ont eu à répondre de leurs actes. Soit, de la même façon ces gens devront répondre de leurs actes. Toute injustice nécessitera que des mesures soient prises afin que la justice s'exerce.

 

Qu'ils lancent la chasse, qu'ils pérorent, cela ne va pas durer. »

 

. République absolue : "La gauche a adopté la vision nazie de la biologie" (Gilad Atzmon)

. "Je suis Charlie" : Retournement de la mobilisation populaire et inversion des responsabilités

. « Il n'y a pas de Français de souche », a déclaré l'UMP Henri Guaino

. Français de souche très résistante ! (Eloïse Gloria)

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25 février 2015 3 25 /02 /février /2015 19:19

Ce 24 février nous apprenons par Porochenko l’achat d’armes modernes au salon de l’armement des Emirats arabes unis, qu’une parade militaire de l’OTAN a eu lieu devant le poste frontière de la Russie dans la ville de Narva en Estonie et que, comme l’indique The Gardian, David Cameron annonce l’envoi de troupes britanniques (conseillers militaires comme il le dit…) en Ukraine cette semaine.

Soldats britanniques en Ukraine. David Cameron a expliqué que l’envoi de soldats britanniques en Ukraine est un signal envoyé à la Russie pour dire « que nous refusons d’autres annexions de villes en Ukraine » tout en annonçant d’autres sanctions contre la Russie si les défenseurs du Donbass n’appliquent pas, selon ses dires, le cessez-le-feu. David Cameron dit que dès cette semaine des soldats britanniques vont partir en Ukraine « dans le cadre d’une mission chargée d’entraîner l’armée ukrainienne ». Des unités médicales, logistiques, de renseignement et d’infanterie, vont rejoindre l’Ukraine. Selon des sources officielles venant de l’OTAN les troupes britanniques ne devraient pas être envoyées dans les zones de conflit en Ukraine.

 

Source: http://novorossia.vision/fr/le-royaume-uni-envoie-des-troupes-en-ukraine/

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25 février 2015 3 25 /02 /février /2015 19:02

 

Kiev coupe le gaz au Donbass: "des relents de génocide", selon Poutine

 

Sputnik

15:34 25.02.2015(mis à jour 15:48 25.02.2015)

 

La décision de Kiev de couper le gaz aux habitants du Donbass "a des relents de génocide", estime Vladimir Poutine.

 

La décision de Kiev de suspendre les livraisons de gaz au Donbass "a des relents de génocide", a déclaré mercredi le président russe Vladimir Poutine.

 

"Non seulement la famine règne à Donetsk et Lougansk, et nous savons que l'OSCE y constate une catastrophe humanitaire, mais on a encore coupé le gaz à ces régions. Qu'est-ce que c'est? Ça a des relents de génocide", a déclaré le chef de l'Etat russe à l'issue d'un entretien avec son homologue chypriote Nikos Anastasiadis.

 

"On a l'impression que certains responsables ukrainiens n'ont aucune notion des questions humanitaires et de l'humanisme en général", a indiqué Vladimir Poutine.

 

Le groupe Naftogaz Ukraine

© Sputnik. Grigory Vasilenko

Kiev reprend les livraisons de gaz au Donbass

Selon lui, chaque fois qu'il évoque ces questions avec les dirigeants ukrainiens, ces derniers lui répondent: "Ils font la guerre, et nous n'allons rien leur payer".

 

Le président russe a dans le même temps souligné qu'outre les "personnes armées qui défendent leurs droits", on trouve dans le Donbass des couches vulnérables de la population qui souffrent de la situation actuelle.

 

Source: http://fr.sputniknews.com/international/20150225/1014900632.html

 

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25 février 2015 3 25 /02 /février /2015 18:55
Français de souche très résistante ! (Eloïse Gloria)

Eloïse Gloria :

 

La gauche maîtrise l’art de soigner des cancers en répandant des métastases. Parlez-lui des problèmes d’immigration, d’insécurité, de terrorisme, elle vous répondra « politique de peuplement », « mixité sociale », « vivre ensemble », « lutte contre le racisme ». Au lieu de s’attaquer à la source du mal, on lui substitue d’autres causes, on biaise le diagnostic et on propage le virus.

Les Français de souche, qu’on n’a même plus le droit de nommer sauf pour les dégommer, comme le fit Hollande lors du dîner du CRIF le 23 février, devraient tout accepter sans broncher : destruction d’églises, construction de mosquées ; abattoirs convertis au halal ; abaya, niqab, burqa ; zones de non-droit ; cimetières vandalisés dont tout le monde se fout dès lors qu’il s’agit de sépultures chrétiennes ; crèches interdites à Noël, fêtes catholiques remplacées outre-mer par celles d’autres cultes (à quand, en métropole ?)…

Qu’ils osent protester et les voilà accusés d’être des monstres xénophobes. À longueur de temps, politiques et médias leur pilonnent des grand coups de « pas d’amalgame » dans le cerveau. Car ils ont interdiction absolue de « stigmatiser » l’Autre mais doivent accepter de l’être eux-mêmes, de voir leur religion fondatrice moquée, dénigrée, leurs autels souillés par des bécasses hystériques, leurs banlieues ghettoïsées.

Après les attentats de Charlie, la France bien-pensante s’est réveillée en sursaut : l’intégration était un échec, nombre de jeunes légitimaient les méfaits des terroristes. Loin de faire leur aggiornamento, les socialistes en rajoutent une couche. Valls a même ressorti de derrière les fagots un petit joyau de novlangue bushiste, « l’islamo-fascisme », pour entériner la théorie fumeuse selon laquelle ces actes n’ont « rien à voir » avec l’islam. La preuve : les musulmans seraient les principales victimes. Est-il au courant que le christianisme est la religion la plus persécutée dans le monde ? Que 21 coptes ont été décapités au couteau il y a quelques jours en Libye par l’État islamique ? Que 90 chrétiens viennent d’être enlevés en Syrie ?

Combien de « déséquilibrés », de « loups solitaires », dont on a confisqué bêtement les passeports pour prévenir leurs tentations djihadistes, seront incités par la propagande des chebabs somaliens à faire sauter nos centres commerciaux ? Refusant de tirer les conclusions de cette politique désastreuse d’immigration de masse à l’œuvre depuis quarante ans et de la radicalisation idéologique qu’elle inocule, le gouvernement a estimé qu’il suffisait de mieux répartir les populations. En somme, gangrener les quartiers qui sont encore préservés.

Invitée au sommet contre la violence extrémiste à Washington, Anne Hidalgo s’est déclarée pour « promouvoir une ville plus inclusive » et, pour ce faire, à s’inspirer directement du modèle new-yorkais. Madame le maire semble ignorer que la Big Apple était un véritable coupe-gorge dans les années 80 et qu’il fallut la poigne d’un Giuliani pour éradiquer la criminalité. Elle préconise toujours plus de HLM et de mixité sociale qui exacerbent l’insécurité et font décaniller les classes moyennes.

Face à cette entreprise de démolition progressive de notre identité, de notre généalogie, de notre essence, nous devons opposer une fin de non-consentement sans équivoque. Nous sommes d’une souche très résistante, nous l’avons déjà démontré par le passé.

 

Source: http://www.bvoltaire.fr/eloisegloria/francais-de-souche-tres-resistante,160945

 

. « Il n'y a pas de Français de souche », a déclaré l'UMP Henri Guaino

. CFCM : "Un plan pour réorganiser l'islam"

 

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25 février 2015 3 25 /02 /février /2015 13:12
Frontispice du livre « Leviathan » de Thomas Hobbes (1651) décrivant l'état moderne. Leviathan - Rex Mundi (Roi de la Terre), le Démiurge, Satan - porte une couronne, il brandit une épée (le symbole du pouvoir temporel), et une crosse (le symbole de l'autorité religieuse). C'est l'essence de la règle de Satan, religieuse, militaire et tyrannique. Au-dessus de Leviathan est une inscription latine du livre de Job (41, 24-25): Non est potestas super-terram quae comparetur ei: "Il n'est sur terre aucune puissance qui lui soit comparable"

Frontispice du livre « Leviathan » de Thomas Hobbes (1651) décrivant l'état moderne. Leviathan - Rex Mundi (Roi de la Terre), le Démiurge, Satan - porte une couronne, il brandit une épée (le symbole du pouvoir temporel), et une crosse (le symbole de l'autorité religieuse). C'est l'essence de la règle de Satan, religieuse, militaire et tyrannique. Au-dessus de Leviathan est une inscription latine du livre de Job (41, 24-25): Non est potestas super-terram quae comparetur ei: "Il n'est sur terre aucune puissance qui lui soit comparable"

Après la "religion de la république" (Claude Bartolone), voici venu le temps de l'absorption de l'islam.

« Le gouvernement va lancer une grande consultation visant à réformer le Conseil français du culte musulman (CFCM). » Un mois et demi après les attentats de Paris, « ll s'agit d'un élément clé du plan destiné à favoriser le dialogue avec l'islam, la sécurité des musulmans et la formation de leurs représentants qui a été présenté mercredi en conseil des ministres. » L'entourage du ministre de l'Intérieur, Bernard Cazeneuve précise que « des propositions visant à élargir et diversifier la composition du CFCM devront émerger de cette consultation avant le ramadan, autour du 17 juin. »

« Le CFCM intervient dans les relations avec le pouvoir politique français, dans la construction des mosquées, dans le marché des aliments halal, dans la formation de certains imams et dans le développement de représentations musulmanes dans les prisons et dans l'armée française. »

Cette instance a été « créée par Nicolas Sarkozy lorsqu'il était ministre de l'Intérieur. »

« Il n'est cependant pas question de toucher à la loi de 1905 qui sépare l'État et la religion. Cette formation sera donc facultative, sur la base du volontariat, et n'abordera pas les questions théologiques de la deuxième religion de France. »

Le gouvernement veut « inciter plus d'établissements d'enseignement musulmans à être sous le régime du contrat avec l'Etat. Parallèlement, la trentaine d'écoles confessionnelles musulmanes hors contrats verront leurs contrôles renforcés. » [1]

« Pour ce qui est de la formation des imams, l'Etat souhaite doubler d'ici à la fin de l'année les six centres universitaires délivrant actuellement des «formations civiles et civiques» sous la forme de diplômes universitaires (DU) afin que des imams, déjà formés sur le plan religieux, puissent y compléter leur formation à la laïcité. » [2]

La république totalitaire qui fait « en sorte que l'islam s'organise » (Henri Guaino) et, par petites touches, absorbe le spirituel.

 

Notes

 

[1] Un plan pour réorganiser l'islam de France, ACTUALITE Flash Actu Par Lefigaro.fr avec Reuters Mis à jour le 25/02/2015 à 12:11 Publié le 25/02/2015 à 12:07 )

[2] Le gouvernement crée une «instance de dialogue» avec l'islam, Le Figaro, Par Jean-Marie Guénois, Mis à jour le 25/02/2015 à 13:00 Publié le 25/02/2015 à 12:48

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25 février 2015 3 25 /02 /février /2015 11:14

A propos de l'emploi par François Hollande de l'expression « Français de souche » pour désigner les jeunes qui ont profané le cimetière juif de Sarre-Union (Bas-Rhin), l'UMP Henri Guaino, en opération télécommandée (?), ce matin sur RMC, a expliqué qu'« il n'y a pas de Français de souche ». [1]

 

Cette négation des Français autochtones qui fait partie du projet maçonnique de génocide par substitution, est une manière de nier le peuple autochtone en France depuis deux mille ans, un peuple blanc, européen, d'ethnie celtique et germanique (peuples cousins), de religion catholique depuis au moins le Ve siècle avant même la conversion de Clovis, et de culture grecque et romaine.

 

« Je trouve cette expression (Français de souche) détestable. D'abord, les Français de souche, cela n'existe pas. Je le dis tranquillement, mais dans une société dont je sais qu'elle est à fleur de peau, cela m'est arrivé de dire que je ne comprends pas pourquoi le président fait commencer l'immigration au XIXe siècle.

De l'immigration, il y en a toujours eu en France. Avant les Gaulois, il y avait d'autres peuples, puis ensuite il y a eu les Goths, les Francs, les Arabes dans le Sud, sans parler des Romains. Cette expression ne veut rien dire », a déclaré Henri Guaino, ce matin sur RMC.

 

Relevons toute de suite que s'agissant des Wisigoths en Aquitaine, ceux-ci, ariens (les Gaulois étaient catholiques trinitaires), ont été vaincus par Clovis (bataille de Vouillé en 507).

Les Arabes, après qu'ils aient conquis l'Espagne fin VIIe siècle, ont fait des raids et des pillages jusqu'au territoire du Regnum francorum. Ils ont été repoussés au VIIIe siècle par Charles Martel, le presque-roi, grand-père de Charlemagne.

En 732, « les Francs, conduits par le maire du palais Charles Martel, reçoivent l'aide des renforts d'Auvergne qui s'alignent derrière les insignes pieusement conservés d'une légion romaine. » (Pierre Chaunu, Eric Mension-Rigau, Baptême de Clovis, baptême de la France, De la religion d'Etat à la laïcité d'Etat, Ed. Balland, Paris 1996, p. 117.)

En 793, sous Charlemagne, les Arabes attaquèrent Narbonne. Les expéditions contre les Sarrasins reprirent et Charlemagne réussit à les repousser hors du Regnum.

En 846, les musulmans venus d'Espagne reprirent leurs incursions pénétrant jusqu'au coeur de l'Italie (pillage de Rome en 846) s'établirent dans le Massif des Maures (à la Garde Freinet), lieu depuis lequel ils menèrent des raids dans la vallée du Rhône. Ils furent définitivement délogés et chassés à la fin du Xe siècle. Ces invasions ont accéléré le processus de désintégration de l'empire carolingien en favorisant la montée en puissance des grands de l'aristocratie, alors défenseurs des populations locales contre les envahisseurs.

 

Un peu plus loin dans l'entretien, Henri Guaino a révélé le fond de sa pensée :

 

« [...] Il faut arriver à se débarrasser de toute idée de communautarisme, parce que les communautés organisées, qui vivent séparément les unes à côté des autres, finiront par engendrer la guerre des communautés. »

 

Et pour faire face à cette « guerre des communautés » (sic), Henri Guaino a trouvé la solution du césarisme totalitaire :

 

« [...] Maintenant, la république a un devoir absolu d'organiser l'islam. C'est à la république de faire en sorte que l'islam s'organise », a indiqué Henri Guaino.

 

A la question de la journaliste : « C'est compatible avec la laïcité cela ? », Henri Guaino a répondu :

 

« Mais si ce n'était pas compatible avec la laïcité, il n'y aurait pas de ministre des cultes, si ce n'était pas compatible avec la laïcité, il n'y aurait pas d'autres religions organisées qui dialoguent de façon structurée avec l'état. »

 

Le fait qu'il y ait un ministre des cultes qui organise les cultes, ce n'est pas de la laïcité, c'est une absorption du spirituel par le temporel, ce qui s'appelle césarisme, un monisme qui fait retourner la France à l'état antique où les deux pouvoirs reposant sur une même tête (César, empereur, pharaon, etc.), n'étaient pas distingués et n'avaient pas leur autonomie propre. Est-ce un progrès ? Le recul de l'innovation, le déclin des arts, des sciences et des lettres, la suppression des libertés de penser, d'expression et de conscience, tout indique que ce nouveau césarisme, cet étouffement du spirituel, entraîne une incroyable régression dont sont responsables les républicains depuis 1792 et dont il faudra bien un jour qu'ils rendent des comptes.

Comparons maintenant ce que dit Henri Guaino au sujet de l'immigration avec ce qu'écrit l'historien Jean Sévillia dans son livre Le Terrorisme intellectuel :

« Selon le discours en vogue, la France aurait toujours été un creuset de population. Du point de vue historique, cette assertion est fausse (Jacques Dupâquier, Histoire de la population française, PUF, 1995).

 

Du VIe au XIXe siècle, le fond du peuple français est demeuré le même.

 

Au XIXe siècle apparaît une immigration saisonnière, les travailleurs retournant dans leur pays après leur labeur.

 

La première grande vague migratoire a lieu après la Iere Guerre mondiale. Elle est constituée d'Italiens, d'Espagnols, de Polonais et de ressortissants d'autres nations de l'Est. Ceux-ci s'assimilent peu à peu par le biais de l'école, du service militaire et de la guerre - certaines institutions exerçant une force intégratrice : l'Eglise catholique, les syndicats, et même le parti communiste.

 

A partir de 1946, la seconde vague migratoire vient d'Algérie. Sous la IVe république, contrairement à ce qui se répète, ce n'est pas le patronat qui fait venir cette main d'oeuvre : ce sont les pouvoirs publics.

 

... Si l'immigration est officiellement interrompue en 1974, le regroupement familial autorisé en 1975, accroît dans les faits le nombre d'arrivants. D'autres courants migratoires apparaissent, issus d'Afrique noire ou d'Asie. Et en vertu de la loi, tout enfant né en France de parents étrangers peut, à sa majorité, accéder à la nationalité française. »

 

(Jean Sévillia, Le Terrorisme intellectuel, Collection Tempus Perrin, Paris 2004, p. 141).

Le modèle républicain jacobin assimilationiste, négateur du fait ethnique et spirituel depuis 1792 - on peut le dire totalitaire - (modèle ici représenté par Henri Guaino), après cinquante ans d'immigration forcenée pour dissoudre l'identité européenne et chrétienne de la France, butte à présent sur son défaut majeur, celui de n'avoir pas pris en compte les réalités identitaires, régionales, ethniques, religieuses, culturelles et nationales.

 

Conclusion

 

L'assimilation au modèle républicain laïque ne fonctionne plus parce que ce modèle est basé sur une double erreur anthropologique et civilisationnelle, celle, d'abord, d'avoir nié et amputé la double nature de l'homme, matérielle et spirituelle (humanisme amputé) et celle d'avoir oublié que toute nation, depuis le commencement de l'humanité a toujours reposé sur l'alliance des deux pouvoirs temporel et spirituel, sans que jamais le spirituel n'ait été relégué à la « sphère privée ».

Ceci est une nouveauté unique dans l'histoire de l'humanité et n'a été porté que par les révolutionnaires de 1789 et les communistes d'Union soviétique en 1917.

A terme, la "religion de la république" ne suffira pas à empêcher que la nature retrouve ses droits, et donc à endiguer le retour en force « du fait religieux ».

Notes

 

[1] Podcast Bourdin RMC, RMC : 25/02 - L'invité de Bourdin Direct : Henri Guaino.

 

 

Add. 12:42. Henri Guaino en opération télécommandée, écrivais-je. Il semble bien en effet qu'il soit venu dire sur RMC ce qui allait être annoncé dans la matinée par le gouvernement socialiste et donc devenir le programme UMPS sur l'islam : « Le gouvernement va lancer une grande consultation visant à réformer le Conseil français du culte musulman (CFCM). » Un mois et demi après les attentats de Paris, « ll s'agit d'un élément clé du plan destiné à favoriser le dialogue avec l'islam, la sécurité des musulmans et la formation de leurs représentants qui a été présenté mercredi en conseil des ministres. » L'entourage du ministre de l'Intérieur, Bernard Cazeneuve précise que « des propositions visant à élargir et diversifier la composition du CFCM devront émerger de cette consultation avant le ramadan, autour du 17 juin. »

« Le CFCM intervient dans les relations avec le pouvoir politique français, dans la construction des mosquées, dans le marché des aliments halal, dans la formation de certains imams et dans le développement de représentations musulmanes dans les prisons et dans l'armée française. »

Cette instance a été « créée par Nicolas Sarkozy lorsqu'il était ministre de l'Intérieur. »

« Il n'est cependant pas question de toucher à la loi de 1905 qui sépare l'État et la religion. Cette formation sera donc facultative, sur la base du volontariat, et n'abordera pas les questions théologiques de la deuxième religion de France. »

Le gouvernement veut « inciter plus d'établissements d'enseignement musulmans à être sous le régime du contrat avec l'Etat. Parallèlement, la trentaine d'écoles confessionnelles musulmanes hors contrats verront leurs contrôles renforcés. »

(Source : Un plan pour réorganiser l'islam de France, ACTUALITE Flash Actu Par Lefigaro.fr avec Reuters Mis à jour le 25/02/2015 à 12:11 Publié le 25/02/2015 à 12:07 )

 

La république totalitaire qui fait « en sorte que l'islam s'organise » (Henri Guaino) et, par petites touches, absorbe le spirituel.

 

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25 février 2015 3 25 /02 /février /2015 10:31

Suite du documentaire Les Rois de France (Merapi productions, AB productions, La Bibliothèque nationale de France)

(3) Les Rois de France - Charles Martel et Pépin le Bref

Les Carolingiens qui doivent leur nom à Charles, Carolus, Charles Martel, grand-père de Charlemagne, gouvernèrent l'Europe de 750 jusqu'au 10e siècle.

 

 

Francie vers 600 - Début VIIe siècle

Francie vers 600 - Début VIIe siècle

Raids saxons

 

En 627, sous Dagobert, les Saxons menaçèrent la frontière nord du royaume.

 

Incursions de Saxons à la frontière nord du royaume en 627

Incursions de Saxons à la frontière nord du royaume en 627

Dagobert lança ses troupes à leur rencontre. Pendant la bataille, le chef des Saxons parvint à couper la chevelure du roi mérovingien. Mais la frontière orientale est maintenant pacifiée. Saxons, Thuringiens, Alémans et Bavarois, toute une Germanie potentielle est fédérée à un royaume dont le centre de gravité se situe beaucoup plus à l'est que les cités de Neustrie.

 

Dagobert favorisa le développement d'une abbaye construite autour du culte de Saint-Denis, Premier évêque de Paris, décapité par les Romains sur le Mont des Martyrs en 258. On raconte qu'il prit sa tête et marcha ainsi en direction du nord, jusqu'à Saint-Denis où il dit c'est ici que je veux me faire enterrer. C'est au temps de Clovis que l'on construit une basilique à l'endroit où il s'est arrêté. Puis, une abbaye se développe sur ce lieu de pélerinage. Dagobert donne des terres à l'abbaye et surtout le droit d'organiser des foires. C'est une grande première qu'un roi accorde ce tel privilège à un centre religieux. En janvier 629, Dagobert inaugure une pratique qui va encore davantage marquer les esprits. Il est enseveli dans cette basilique qui est devenue la nécropole de tous ceux qui se succéderont sur le trône de France. Quelques Mérovingiens seront enterrés à cet endroit, mais à partir de Louis VI (1108-1137), tous les rois de France seront enterrés à Saint-Denis, jusqu'à la Révolution, et jusqu'à Charles X (1824-1830).

 

En 639, Dagobert laisse deux fils.

Clovis II, cinq ans, hérite de la Neustrie et de la Burgondie.

Sigebert III, dix ans, hérite de l'Austrasie. Il ne peut s'appuyer sur Pépin Ier que durant une seule année.

 

Le premier pipinnide meurt en 640, laissant la mairie à son fils, Grimoald. Ainsi, la mairie du Palais d'austrasie devient une charge héréditaire.

A la mort de Sigebert, en 656, il est alors tentant pour Grimoald de se débarasser du fils du Mérovingien, Dagobert II, alors âgé de quelques années. Grimoald le fait tonsurer et l'envoie dans un monastère irlandais, aux confins de l'Occident. Grimoald met son fils sur le trône d'Austrasie. Tous deux sont aussitôt assassinés sur ordre de Clovis II, après peut-être avoir été soutenu par ce même Clovis II pour pouvoir se débarasser de Dagobert II. C'est le premier coup d'état carolongien, alors même que cette dynastie est encore appelée pippinide. Les descendants de Grimoald retiendront la leçon et apprendront la prudence.

 

Les rois enfants de Dagobert Dagobert sont en train de perdre la réalité du pouvoir au profit des Grands. Ils inaugurèrent le règne des Rois fainéants.

Rois fainéants (650-750)

Rois fainéants (650-750)

Les Rois fainéants ne font pas grand chose pour plusieurs raisons. Ils règnent brièvement, cependant que la réalité du pouvoir à ces moments-là étaient détenue par les Maires du Palais, comme le sera Charles Martel. Et au XIXe siècle, sous la IIIe république, sous Jules Ferry, on les caricaturera, en les représentant dans des lourds chars couverts de coussins, traînés lentement par des boeufs, s'acheminant de ci de là.

 

Les Rois fainéants restaient sur le trône parce que l'on ne pouvait pas supprimer les descendants de Mérovée du jour au lendemain.

 

Les chefs des grandes familles règnent au nom des descendants de Clovis.

 

En 687, Pépin II de Herstal réunit entre ses mains les mairies du Palais d'Austrasie et de Neustrie, dont les transmissions deviennent héréditaires.

 

Pépin II est appellé Princeps, c'est-à-dire qu'il est prince des Francs.

 

Généalogie

 

 
 
Arnoul
(v. 582 † 641)
évêque de Metz
 
Dode
 
Pépin de Landen
(v.580 † 640)
maire du palais d'Austrasie
 
Itte
(† 652)
abbesse de Nivelles
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
Ansegisel
(† entre 648 et 669)
domestique
 
 
 
 
 
Begge
(v.620† 693)
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
Plectrude
 
 
 
 
 
Pépin de Herstal
(v.645 † 714)
maire de palais
 
 
 
 
 
Alpaïde
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
Drogon
(† 708)
duc de Champagne
 
Grimoald II
(† 714)
maire du palais
 
Charles Martel
(v.688 † 741)
maire du palais
 
Childebrand
(† 751)
 

La famille de Pépin II s'est enrichie, pendant que les rois se ruinaient. C'est de ce transfert du Trésor royal que la dynastie mérovingienne meurt.

 

 

(3) Les Rois de France - Charles Martel et Pépin le Bref

Pépin meurt le 7 décembre 714. Une famille neustrienne s'empare de la Mairie du Palais d'Austrasie et utilise un prince mérovingien pour en faire un roi, Chilpéric II (719-721).

 

Charles Martel, le presque-roi, grand-père de Charlemagne

 

Charles a 30 ans en 714. C'est déjà un homme aguerri. Il réussit à repousser l'avancée des neustriens en Austrasie, mais il a besoin d'argent et d'un roi. Maire du Palais d'Austrasie, il fait proclamer roi d'austrasie un autre mérovingien, Clotaire IV (717-719). Il se prépare à donner la riposte aux Neustriens. Ceux-ci s'allient aux Aquitains et aux redoutables guerriers basques.

 

 

(3) Les Rois de France - Charles Martel et Pépin le Bref

Charles donne un premier exemple de sa maîtrise de l'art de la guerre en l'année 720. Il fait mieux que mettre en déroute Aquitains et Basques, il se rend maître du Palais de Neustrie. Il récupère au passage le roi mérovingien des Neustriens, Chilpéric II (719-721), le sien ayant rendu l'âme. A la tête des deux royaumes, Charles est appelé Princeps, comme son père. Le pape va même jusqu'à l'appeler "vice-roi".

 

Comme son père, Charles favorise l'expansion et la cohésion de la Chrétienté, en protégeant les missionnaires. Le duc d'Aquitaine fait appel à lui pour stopper la progression des cavaliers musulmans qui font des raids en Aquitaine et de plus en plus loin jusqu'au royaume des Francs.

 

(3) Les Rois de France - Charles Martel et Pépin le Bref

Invasions arabes

 

Les Mahométans, comme on disait à l'époque ou les Sarrasins, après avoir pillé la Basilique Saint-Hilaire de Poitiers, se dirigent vers le sanctuaire le plus populaire des Francs, Saint Martin de Tours.

 

Il y a dans cette invasion une revendication spirituelle : les gens conquis changent de religion, ils adoptent les préceptes de Mahomet. C'est à ce moment-là qu'il y a une prise de conscience d'un péril de la Chrétienté. L'Eglise latine met tout son poids dans la balance. Il y a une mobilisation énorme des royaumes francs et l'homme qui symbolise cette mobilisation, c'est Charles.

 

C'est sur la voix romaine entre Poitiers et Tours qu'après sept jours d'escarmouches et d'observations entre les deux armées, le 25 octobre 732, qu'un affrontement inédit voit les cavaliers de l'émir se heurter à la discipline de fer du guerrier du Prince des Francs. Des guerriers soudés par des liens d'hommes à hommes et qui défendent leur territoire. La bataille est violente.

Charles Martel bat les Arabes à Poitiers en 732

Charles Martel bat les Arabes à Poitiers en 732

Les troupes musulmanes qui faisaient des razzias depuis des mois sont écrasées. On pense que cela a été une guerre extrêmement meurtière, avec de très grands pillages de part et d'autre.

 

Les conséquences à court terme de ce triomphe sont de l'ordre de la politique intérieure. L'Aquitaine est assujettie au Royaume des Francs.

 

Sur le plan religieux, l'islam est alors considéré par les Chrétiens comme une hérésie parmi d'autres. Il est possible en revanche que sur le plan culturel Charles et ses contemporains aient eu conscience d'un choc des civilisations. La bataille de Poitiers est un message de Dieu.

(3) Les Rois de France - Charles Martel et Pépin le Bref

Charles Martel devient le défenseur de la Chrétienté et le garant de la civilisation, ou plutôt d'une civilisation, celle de l'Occident, celle de l'Europe. Il devient par la même occasion le premier chevalier. Charles ne fut jamais roi de France, mais quand il décède en 741, il est inhumé dans l'abbatiale de Saint-Denis. La basilique n'est pas encore la nécropole des rois de France. Mais l'histoire finit donc par donner à Charles une sépulture digne de lui.

 

Pépin le Bref, le roi sacré

 

Ami des moines de l'Abbaye de Saint-Denis, Charles leur a confié l'éducation de son fils, Pépin le Bref. Pépin doit son surnom de sa petite taille. Il va épouser Berthe au grand pied, et il va avoir un fils, Charlemagne. Et on sait, grâce à un tibia que l'on a retrouvé, que Charlemagne mesurait entre 1m85 et 1m88.

 

En 743, deux ans après la mort de Charles, Carloman et Pépin sont contreints de s'entendre pour mettre un mérovingien sur le trône. Le temps n'est pas venu de s'approprier le trône. Mais on est toujours dans la monarchie élective, on choisit celui qui va être roi. [La monarchie deviendra héréditaire à partir du sacre de Philippe Auguste en 1179, puis statutaire ou constitutionnelle au XVe siècle, suite au désastreux traité de Troyes qui en 1420 déshérita le roi de France au profit du roi d'Angleterre. La couronne de France n’est point une propriété particulière du roi, mais un véritable fidéicommis dévolu à l’aîné de la race capétienne : fidéicommis intangible et que nulle loi ni volonté souveraine ne peut modifier. C'est la base du royalisme légitimiste. Source].

 

Les Mérovigiens étant dans une phase de perte de puissance depuis le début du VIIIe siècle, Pépin le Bref considère dans les années 740 qu'il est temps désormais de changer la dynastie royale. Il envoie au pape une lettre pour obtenir l'autorisation de déposer le dernier Mérovingien. La réponse lui parvient, l'autorisant à éliminer ce Mérovingien [Le pape Zacharie répondit que devait "être roi celui qui exerçait la réalité du pouvoir"]. En 751, avec l'aval du pape, Pépin le Bref fait couper la chevelure du dernier descendant de Mérovée, Childéric III, qui finit sa vie dans un monastère. Acclamé par les guerriers, les évêques et les grandes familles, Pépin le Bref est couronné roi des Francs dans l'abbatiale Sant Médard de Soissons. C'est un coup d'état.

 

Pépin le Bref ne se contente pas d'être couronné. Il se fait sacrer roi, comme les rois d'Ancien Testament. Il reçut l'onction sainte des mains de Saint Boniface, l'Apôtre des Germains. Jamais un Mérovingien n'avait été sacré. Comme Clovis ils avait été baptisé, puis couronné. Ils (les Marovingiens) tenaient leur légitimité de Dieu. Mais Pépin fait mieux, il est l'élu. Il ne se contente pas d'être en accord avec le projet divin, il est censé le concrétiser.

 

 

 

 

(3) Les Rois de France - Charles Martel et Pépin le Bref
(3) Les Rois de France - Charles Martel et Pépin le Bref

Le pape Etienne II, menacé par les Lombards, avait besoin d'un allié en Europe, qu'il trouva en Pépin.

 

 

(3) Les Rois de France - Charles Martel et Pépin le Bref

En 754, le pape nomme Pépin "Protecteur des Romains". Pépin en profite pour donner plus de crédit à sa Couronne en se faisant sacrer une seconde fois par le pape, en l'abbatiale de Saint-Denis. Et cette fois, c'est toute une famille qui est sacrée, les deux fils de Pépin, Carloman et Charles reçoivent aussi l'onction papale. C'est l'acte de naissance d'une dynastie qui amènera Charles jusqu'au couronnement impérial. Mais c'est bien son père qui assure non seulement la transition entre les rois de la première race et ceux de la seconde, mais aussi une transition institutionnelle. La moralisation de la société s'accompagne d'une modernisation du droit qui va de pair avec la centralisation du pouvoir. Le projet est bien de gouverner une communauté unie par une même foi, à partir d'un point central, tout autant pôle idéologique et politique que pôle économique. Vers ce point central convergent les ressources économiques. Le Trésor royal, de patrimoine privé devient budget d'état. Ce point central n'est pas encore Paris. Pépin, comme les Mérovingiens, n'a pas de résidence fixe et la capitale de Charlemagne sera Aix-la-Chapelle. En effet, les Carolingiens, c'est plus que la France, c'est l'Allemagne et bientôt l'italie.

 

La mutation que cette famille a opéré est à l'origine de l'organisation politique de l'Europe, une même foi sous l'autorité de Rome, une même logique de fonctionnement tant que culturelle et juridique et administrative pour des peuples d'une grande diversité.

 

Se sentant malade, Pépin le Bref se fait transporter à Saint-Denis. Le 23 septembre 768, il sacrifie à la coutume franque en divisant son royaume entre ses deux fils, il meurt le lendemain à l'âge de 54 ans.

 

Au IXe siècle, on inventa des filles à Dagobert afin qu'elles épousassent des Pipinnides. Quand les Carolingiens finiront par céder la place, des quatre coins de l'Europe, d'autres familles grefferont des ramifications dans leur arbre généalogique afin de se rattacher à la matrice carolingienne. Une matrice définie par l'association de deux pouvoirs, le pouvoir politique et le pouvoir spirituel.

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24 février 2015 2 24 /02 /février /2015 22:56

 

L'État islamique enlève au moins 90 chrétiens en Syrie

 

Home ACTUALITE International

Par lefigaro.fr

Mis à jour le 24/02/2015 à 13:54

Publié le 24/02/2015 à 13:39

 

Des milliers de personnes ont dû fuir leurs villages, des maisons ont été brûlées et beaucoup de femmes et d'enfants ont été kidnappés, selon plusieurs sources locales.

 

Très tôt lundi, aux alentours de 5h00 du matin, des djihadistes du groupe État islamique (EI) arrivés dans des véhicules lourds ont attaqué plusieurs villages chrétiens sous contrôle des forces kurdes dans le nord-est de la Syrie et ont enlevé au moins 90 habitants, a affirmé mardi l'Observatoire syrien des droits de l'Homme (OSDH). D'autres sources locales ont indiqué que des civils avaient été tués, des maisons incendiées et que des centaines de personnes avaient fui la région de Khabur vers les villes d'Hassaké et de Kameshli, principalement détenues par les Kurdes. La plus ancienne église du pays à Tal Hermez aurait même été ravagée par les flammes, selon l'agence de presse catholique Misna.

 

«3000 personnes ont dû quitter leurs villages», a indiqué Nuri Kono, responsable de l'ONG «A demand for action» (ADFA), qui s'occupe des populations assyro-chaldéennes. Parmi les otages, il y aurait beaucoup de femmes et d'enfants. Toujours selon l'ONG interrogée par l'International Business Times, ils auraient été séparés des hommes, qui ont été emmenés dans les montagnes d'Abd al-Aziz.

 

Déjà massacrés en 1933

 

Ces derniers jours, les Unités de protection du peuple kurde (YPG), la principale milice kurde syrienne, mènent l'offensive dans la région. Elles se sont emparées de 24 villages et hameaux avec pour objectif de prendre la localité de Tal Hamis, aujourd'hui aux mains des djihadistes et visée par des raids de la coalition, conduite par les Etats-Unis, qui ont tué 14 membres de l'EI. L'YPG a également lancé une offensive dans la province de Raqa, fief de l'EI plus à l'ouest, et s'est emparée de 19 villages après avoir réussi à repousser les djihadistes de la ville frontalière de Kobané et des environs.

 

Très présents en Irak et en Syrie, les Assyriens sont les chrétiens nestoriens, un courant du christianisme condamné par le Concile d'Éphèse en 431 en raison de divergences sur la nature du Christ. Les chrétiens assyriens de cette région, où il y a environ 35 villages, sont les survivants du Massacre de Simele commis en août 1933 par le gouvernement irakien. A cette époque, entre 600 et 3000 personnes ont été tuées par les troupes irakiennes. Aujourd'hui, les Assyriens ayant pris la fuite ont notamment trouvé refuge à Hassaké, capitale de la province éponyme.

 

Source: http://www.lefigaro.fr/international/2015/02/24/01003-20150224ARTFIG00158-l-etat-islamique-enleve-au-moins-90-chretiens-en-syrie.php

 

. La naissance de l'Etat islamique

. Libye: l'État islamique revendique l'assassinat de 21 coptes égyptiens, décapités au couteau

. L’Egypte copte pleure ses 21 martyrs, l’Iran accuse l’Occident et les pays arabes

. Les drapeaux de l’État islamique ont fait leur apparition en Bosnie

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24 février 2015 2 24 /02 /février /2015 13:12

Les Brigandes nous communiquent "Le retour des Brigandes". Il s'agit d'une chanson parodique sur le thème des Antifas traitant de fachos tous ceux qui ne pensent pas comme eux, et que l'on a pu voir récemment profaner le cimetière juif de Sarre Union (Bas-Rhin) dans un silence médiatique pesant :

Le retour des Brigandes

 
Chers amis,
 

Pour redresser le moral de la France abattu par l'hiver et la Guépéou trotskiste au pouvoir,
Les Brigandes ont la joie de vous présenter leur dernière production hivernale
:



L'ANTIFA


https://www.youtube.com/watch?v=GPzvcBFHnI0



- Le Comité de Salut Public -

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24 février 2015 2 24 /02 /février /2015 12:40
L’Egypte copte pleure ses 21 martyrs, l’Iran accuse l’Occident et les pays arabes

 

L’Egypte copte pleure ses 21 martyrs, l’Iran accuse l’Occident et les pays arabes

 

Reinformation.tv

23 février 2015 2:05 ·

 

L’égorgement de 21 Coptes par l’Etat islamique a secoué l’Egypte et notamment l’Egypte chrétienne. Mais ils sont morts en prononçant le nom du Christ, comme en atteste la terrible vidéo relayée par l’Etat Islamique lui-même, signant là leur martyre. Un martyre que l’Iran relie directement à la complaisance dont les groupes islamistes ont bénéficié de la part de l’Occident et des pays arabes.

 

Monseigneur Antonios Aziz Mina, évêque copte catholique de Gizeh est formel : « Le nom de Jésus a été le dernier mot qui est venu sur leurs lèvres. Comme dans la passion des premiers martyrs, ils s’en sont remis à Celui qui, peu après, allait les accueillir. Ils ont ainsi célébré leur victoire, une victoire qu’aucun bourreau ne pourra leur enlever. Ce nom murmuré au dernier instant a été comme le sceau de leur martyre ».

 

Le président égyptien ordonne la construction d’une église dédiée aux martyrs coptes

 

 

Le sang des martyrs aura déjà permis l’envoi de quelques signes aux chrétiens locaux, inquiets de la présence islamiste dans le pays. Le gouvernement a commencé par proclamer sept jours de deuil national pour ces martyrs avant que le Premier ministre égyptien, Ibrahim Mahlab, n’annonce que le Président Abdel Fattah al-Sisi avait donné l’ordre de construire une église dédiée aux martyrs dans la ville de Minya, dont étaient originaire la majeure partie d’entre eux. Al-Sisi a également ordonné, par décret présidentiel, que les familles de ces victimes du terrorisme islamiste reçoivent un dédommagement financier et deviennent titulaires d’une pension mensuelle. Une aide précieuse pour ces familles dont la majeure partie était entretenue par ces fils, frères ou maris égorgés, partis travailler au loin pour assurer leur subsistance. « L’Eglise d’Egypte a été renforcée par le meurtre de nos frères en Lybie » commente ainsi l’évêque copte catholique de Sohag, monseigneur Youssef Aboul-Kheir.

 

Le jour du meurtre des 21 Coptes, la première église du Sinaï était consacrée

 

 

Le jour même de la publication de la terrible vidéo par l’Etat Islamique, l’église catholique copte célébrait la consécration de sa première église dans le Sinaï, Notre-Dame de la Paix, un nom choisi par Suzanne, la femme de l’ancien président égyptien Hosni Mubarak. « C’est un grand jour de joie pour les catholiques d’Egypte » avait alors déclaré l’évêque copte catholique d’Ismailia, monseigneur Makarios Tewfik.

 

Le sang des martyrs a déjà engendré des grâces en Egypte, mais les Coptes y sont néanmoins inquiets pour leur avenir. « J’ai peur des salafistes dans le pays » confie honnêtement monseigneur Aboul-Kheir. Les Frères musulmans sont hostiles à la société et le danger existe donc « pour l’Egypte » tout entière, précise-t-il. Les chrétiens craignent de voir de nombreux musulmans choisir des islamistes aux prochaines élections parlementaires.

 

Des Coptes inquiets de la montée de l’islamisme en Egypte

 

 

Le nouveau parlement devrait pourtant assurer enfin que « les chrétiens doivent pouvoir vivre comme tous les autres citoyens » précise l’évêque. Il espère que les chrétiens auront un jour la liberté religieuse et la liberté de construire de nouvelles églises dans le pays. Il a supplié les musulmans de choisir des représentants « modérés », précisant toutefois que l’Université Al-Azhar, considérée comme une force « modérée », ne l’était pas du tout « sous plusieurs aspects », et notamment « l’interdiction pour un musulman de se convertir au christianisme ».

 

L’Iran pointe la responsabilité de l’Occident et des pays arabes dans ce massacre

 

 

De son côté, l’Iran a condamné à plusieurs reprises l’assassinat des 21 Coptes égyptiens. Le président Hassan Rouhani a parlé d’« acte inhumain et sauvage » tout en évoquant la responsabilité de « ceux qui, depuis le début, ont soutenu ces terroristes et les ont financés et qui pour cela devraient demander pardon aux peuples et à l’histoire de leurs actions alors que la majorité d’entre eux soutient encore ces terroristes et qui ne manquent donc pas d’appui ».

 

Le ministère des Affaires étrangères et le Parlement iraniens ont également condamné le massacre ; le Parlement en particulier a mis en cause « les gouvernements occidentaux et les émirats régionaux » qui ont « renforcé ce groupe criminel et sur le compte desquels doit également être mis ce massacre ».

 

Source: http://reinformation.tv/egypte-coptes-21-martyrs-iran-accuse-occident-pays-arabes/

 

. La naissance de l'Etat islamique

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. Le soutien occidental aux rebelles syriens ressuscite le califat islamique en Syrie et en Irak - huit rebelles syriens modérés crucifiés (29 juin 2014)

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Publié par Ingomer - dans Religion
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24 février 2015 2 24 /02 /février /2015 08:44

Roger Cukierman, président du Crif, dans une interview à Europe 1 lundi matin, a affirmé :

 

« le FN est un parti pour lequel je ne voterai jamais, mais c'est un parti qui aujourd'hui ne commet pas de violences ». « Toutes les violences, et il faut dire les choses, toutes les violences aujourd'hui sont commises par des jeunes musulmans, et bien sûr c'est une tout petite minorité de la communauté musulmane et les musulmans en sont les premières victimes », avait-il ajouté. [1]

 

Critiqué hier par Serge Klarsfeld et Nicolas Sarkozy, pour avoir estimé lundi matin que « Marine Le Pen est irréprochable personnellement » (sur l'antisémitisme), le président du Crif Roger Cukierman est revenu sur ses propos un peu plus tard, il voulait dire « irréprochable pénalement ». Puis lors du 30e dîner du Crif lundi soir:

 

Elle (Marine Le Pen) « n'est pas une personne fréquentable, ni irréprochable, aussi longtemps qu'elle continuera à ne pas se désolidariser des propos de son père pour lesquels il a été condamné par la justice ». Une volte-face en forme de  « petit rétropédalage » ou de « petit remontage de bretelles politicien », estime Florian Philippot au micro de RTL. [2]

 

Dans la journée d'hier, Serge Klarsfeld et Nicolas Sarkozy avaient vivement critiqué le mot de Roger Cukierman, Marine Le Pen « irréprochable ». S'adressant à Arno Klarsfeld, qui a critiqué ces propos, l'ancien chef de l'Etat Nicolas Sarkozy a déclaré : «Heureusement qu'il y a des gens dans la communauté qui tiennent des propos censés». [3]

 

Le Conseil français du Culte musulman (CFCM) a boycotté hier soir le diner du Crif en raison des déclarations jugées « irresponsables » de son président Roger Cukierman sur les « jeunes musulmans ».

 

« Le CFCM ne peut accepter que la composante musulmane de France soit aujourd'hui l'objet d'attaques aussi graves qu'infondées » et « compte-tenu des déclarations du président du Crif, le CFCM juge inopportun de participer au dîner du Crif ce soir », a précisé le communiqué, signé du président du CFCM Dalil Boubakeur.

 

Interrogé sur le mot de Roger Cukierman selon lequel Marine Le Pen n'est « pas fréquentable », « ni irréprochable » tant qu'elle ne s'est pas désolidarisée des propos et « dérapages » de son père, Florian Philippot, vice-président du Front national, invité sur RMC ce matin, a invité discrètement Roger Cukierman à se regarder dans une glace :

 

(A partir de la 13e minute dans le podcast) « Monsieur Cukierman fait oublier son propre dérapage hier, islamophobe, donc si vous voulez, je ne suis pas sûr qu'il soit le mieux placé pour donner des leçons de morale après ce qu'il a dit. Donc que chacun se regarde dans un miroir avant de juger les autres et de donner des leçons de morale aux Français. » [4]

 

La réponse, cinglante, de Florian Philippot, invite chacun à se regarder dans une glace avant d'accuser les autres est profondément chrétienne. Elle renvoie à la parabole de la paille et de la poutre prononcée par Notre Seigneur Jésus-Christ dans son Sermon sur la Montagne. [5]

 

Florian Philippot s'est également interrogé sur le « silence médiatique pesant des media quand Le Monde a révélé que les responsables de la profanation du cimetière juif de Sarre-Union (dans le Bas-Rhin) étaient des militants antifas d'extrême-gauche anti Front national » [6], et sur le fait que le PS ne se soit alors « pas désolidarisé alors que ce sont leurs copains de manifestation et que c'est la milice du pouvoir aujourd'hui - les antifas -, or ce sont eux qui ont profané le cimetière de Sarre-Union. »

 

On peut en effet se demander pourquoi les media ne demande pas au PS avec autant d'insistance qu'ils le font systématiquement contre Marine Le Pen, de se désolidariser des militants d'extrême-gauche antifas, soutiens et milice du pouvoir PS ? A ce jour, aucun militant nationaliste, ni Jean-Mrie Le Pen lui-même n'a pour le moment encore profané de cimetière ! Dieu fasse qu'il n'en soit jamais ainsi ! Mais ne serait-ce pas là le rôle des media d'interroger systématiquement le PS sur son accointance avec des profanateurs de cimetières juifs ? Le deux poids deux mesures dans le traitement politico-médiatique, entre d'un côté des « propos » (de Jean-Marie Le Pen) et de l'autre des actes concrets, graves, de profanations de cimetière, est à nouveau insupportable et va finir par décrédibiliser totalement ce qui reste de confiance dans les institutions républic-haines.

 

 

Notes

 

[1] Le CFCM boycotte le dîner du Crif, Cukierman dénonce un «mauvais procès»

[2] Florian Philippot raille "le rétropédalage politique" de Roger Cukierman

[3] Sarkozy réagit aux propos de Cukierman, Par LeFigaro.fr, Mis à jour le 23/02/2015 à 22:08 Publié le 23/02/2015 à 21:50

[4] http://direct-radio.fr/popup_podcast?nid=767

[5] "Qu'as-tu à regarder la paille qui est dans l'oeil de ton frère? Et la poutre qui est dans ton oeil à toi, tu ne la remarques pas !" (Évangile de Jésus-Christ selon saint Matthieu, chapitre 7, versets 3 à 5, Bible de Jérusalem)

[6] L’antisémitisme impulsif de cinq gars « sans problème », Le Monde | 19.02.2015 à 11h48 • Mis à jour le 19.02.2015 à 18h59

 

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23 février 2015 1 23 /02 /février /2015 00:00

http://magnificat.ca/cal/fr/saints/images/saint_polycarpe.jpg

Polycarpe, né vers 69 ou 89, fut un personnage d'une éminente sainteté et d'une très profonde doctrine. Il avait eu le bonheur de connaître plusieurs disciples du Sauveur, et de les entretenir familièrement, surtout l'apôtre saint Jean, par l'autorité duquel il fut établi évêque de Smyrne, aujourd'hui Izmir en Turquie.

Polycarpe est mort martyr pour la foi, brûlé vif vers 155.

 

Né à Smyrne de parents chrétiens, Polycarpe est un disciple de l'apôtre Jean qui, vers la fin de sa vie, s'était établi à Éphèse (d'après la tradition) après avoir été exilé sur l'île de Patmos, puis libéré après la mort de Domitien. Nommé évêque de Smyrne au tournant du siècle (vers 100), Polycarpe remplit les fonctions de son ministère durant une cinquantaine d'années.

En 154 il se rend à Rome pour discuter avec l'évêque de Rome, Anicet, de la date de Pâques.

http://www.introibo.fr/IMG/jpg/0126polycarpe2.jpgPolycarpe combat de nombreuses sectes qu'il juge hérétiques, en particulier certains gnostiques et notamment Marcion qui rejette l'Ancien Testament, ne garde qu’une sélection des nouveaux écrits et ne croit pas que Jésus est le Messie attendu des Juifs. Exclu de l’église de Rome en 144, Marcion se lance dans des campagnes missionnaires, fonde de nombreuses églises où l’on pratique une morale très austère, comportant la renonciation à la sexualité et à la vie de famille, tout en se préparant au martyre. Marcion, ayant été à la rencontre de saint Polycarpe lui dit : «Me reconnaissez-vous? — Oui, répondit Polycarpe, je vous reconnais pour le fils aîné de Satan.» Dès le milieu du IIIe siècle, le marcionisme est en déclin et disparut en moins de 100 ans.

 

Polycarpe accueille en sa ville de Smyrne l'évêque d'Antioche, Ignace, condamné ad bestias dans les arènes de Rome. Les deux évêques deviennent amis et Ignace d'Antioche lui écrit de Troas une lettre le remerciant de son accueil et lui demandant d'envoyer des missionnaires affermir sa communauté dans la foi chrétienne. C'est vraisemblablement grâce à Polycarpe que l'on a conservé le corpus des sept lettres d'Ignace, car il les fit circuler dans les communautés d'Asie mineure.

Lorsqu'éclate la persécution commandée par l'empereur et philosophe Marc Aurèle, Polycarpe est très âgé. Il tient tête au proconsul qui l'interroge. Il est brûlé vif à une date inconnue située vers 155, "comme un pain dans le four" selon son expression.
 

Dans sa Lettre à Florinus, Irénée de Lyon le reconnait comme étant celui dont il a reçu la foi ; de lui il a reçu la tradition johannique.

 

"Je me souviens, écrit Irénée à Florinus, que quand j’étais encore enfant, dans l’Asie inférieure, où tu brillais alors par ton emploi à la cour [2], je t’ai vu près de Polycarpe, cherchant à acquérir son estime. Je me souviens mieux des choses d’alors que de ce qui est arrivé depuis, car ce que nous avons appris dans l’enfance croît dans l’âme, s’identifie avec elle : si bien que je pourrais dire l’endroit où le bienheureux Polycarpe s’asseyait pour causer, sa démarche, sa physionomie, sa façon de vivre, les traits de son corps, sa manière d’entretenir l’assistance, comment il racontait la familiarité qu’il avait eue avec Jean et les autres qui avaient vu le Seigneur. Et ce qu’il leur avait entendu dire sur le Seigneur et sur ses miracles et sur sa doctrine. Polycarpe le rapportait comme l’ayant reçu des témoins oculaires du Verbe de Vie, le tout conforme aux Écritures."

 

Irénée de Lyon, Lettre à Florinus, citée par EUSEBE, H.E. V, 20, 4-6.

 

Selon Régine Pernoud, le culte des saints débute avec saint Polycarpe :

 

"Si dans un louable désir de pureté nous nous retrouvons à la primitive Église, que voyons-nous? Au IIe siècle déjà les corps des martyrs, ceux qui ont affirmé leur foi au prix même de leur vie, sont l'objet d'une vénération particulière… Non pas, comme l'écrit tel auteur, que l'on considérât désormais Polycarpe comme une sorte de 'divinité inférieure' ni son corps comme un 'talisman précieux', mais parce que lui et ses semblables avaient réalisé dans toute sa plénitude la remarque évangélique : 'Pas de plus grand amour que de donner sa vie pour ceux qu'on aime', et que leur martyre avait fait de chacun d'eux, à jamais, un autre Christ" (Régine Pernoud, Les saints au Moyen Age, la sainteté d'hier est-elle pour aujourd'hui? Plon, Mesnil-sur-l'Estrée 1984, p. 239-240).

 

http://livres-mystiques.com/partieTEXTES/Jaud_Saints/calendrier/gifs/0126.jpg

 

Martyrologe: "Polycarpe fut livré aux flammes; mais le feu ne lui ayant porté aucune atteinte, on le frappa du glaive et il reçut ainsi la couronne du martyre. Avec lui et dans la même ville de Smyrne, subirent aussi le martyre douze autres chrétiens venus de Philadelphie".


Comme les bourreaux se préparaient à l'attacher sur le bûcher, il leur dit : "C'est inutile, laissez-moi libre, le Ciel m'aidera." Le Saint lève les yeux au Ciel et prie. Tout à coup la flamme l'environne et s'élève par-dessus sa tête, mais sans lui faire aucun mal, pendant qu'un parfum délicieux embaume les spectateurs. À cette vue, les bourreaux lui percent le cœur avec une épée. Selon l'abbé L. Jaud, c'était le 25 avril 167. (Abbé L. Jaud, Vie des Saints pour tous les jours de l'année, Mame, Tours, 1950.)


Le martyre de Polycarpe nous est raconté en détail dans une lettre que l’Église de Smyrne adresse à l’Église de Philomélium et à toutes les chrétientés du monde appartenant à l’Église catholique.


La lettre de l’Église de Smyrne a une valeur historique certaine. Nous citerons simplement les avis du Père Delehaye, bollandiste, et du Père Lebreton : "C’est le plus ancien document hagiographique que nous possédions et il n’y a qu’une voix pour dire qu’il n’en existe pas de plus beau. Il suffit de le relire et de peser chaque phrase pour se persuader que ce récit est ce qu’il prétend être, la relation d’ un contemporain qui a connu le martyr, l’a vu au milieu des flammes, a touché de ses mains les restes du saint corps." (DELEHAYE, Les Passions des Martyrs, p. 12-13, cité par FLICHE et MARTIN, Histoire de l’Église, Paris 1935, 1, p. 342.)

 

Citons les trois passages de la lettre de Smyrne où le terme catholique est encore employé :

• Polycarpe acheva enfin sa prière dans laquelle il avait fait la mention de tous ceux qu’il avait jamais connus, petits ou grands, illustres ou obscurs, et de toute l’Église catholique répandue sur la surface de la terre.
8, 1

• Au nombre de ceux-ci (= des élus), doit être rangé Polycarpe, ce très glorieux martyr, qui, à notre époque, fut, par ses enseignements, un apôtre et un prophète et l’évêque de l’Église catholique de Smyrne.
16, 2

• Maintenant, Polycarpe glorifie Dieu le Père tout-puissant et il bénit notre Seigneur Jésus-Christ, le Sauveur de nos âmes, le pilote de nos corps, le pasteur de l’Église catholique répandue sur toute la terre.
19, 2

On se souvient du texte le plus ancien où est employé le terme "catholique". Il est de saint Ignace d’Antioche : "Partout où est le Christ Jésus, là est l’Église catholique" (Smyrn. 8, 2). Il signifie "universelle".

Dans le texte cité ci-dessus (16, 2), nous pouvons constater que le mot a pris une deuxième acception : "orthodoxe" par opposition à hérétique ou schismatique, puisqu’il ne serait pas possible de parler de "l’Église universelle de Smyrne" ! Dans ce sens, le terme se retrouve dans le Canon de Muratori (Canon de Muratori : "Il circule sous le nom de Paul une autre épître qui favorise l’hérésie de Marcion, et un certain nombre d’autres qui ne peuvent être reçues dans l’Église catholique, car il ne convient pas de mêler le fiel et le miel.")  puis dans les œuvres de Clément d’Alexandrie, etc.

Ce sens nouveau est né le jour où l’Église chrétienne dut distinguer la véritable Église des sectes chrétiennes qui s’en détachaient. Or nous savons qu’à Smyrne existaient, au milieu du second siècle, des sectes gnostiques : Marcionites, Valentiniens, etc.


Deux sources indépendantes - l’une est incomplète - nous transmettent le récit du martyre de saint Polycarpe :
• Eusèbe, dans son Histoire ecclésiastique IV, 15, résume la lettre (chap. 2 à 7), après quoi il en cite heureusement la plus grande partie (chap. 8 à 19).
• Une soixantaine d’années plus tard, vers 400, l’auteur inconnu qui se fait faussement passer pour le prêtre Pionius de Smyrne (mort martyr en 250), insère dans sa Vie de Polycarpe légendaire le texte complet de la lettre de l’Église de Smyrne appelée Martyre de saint Polycarpe.

 

 

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Au chapitre 5 de la Lettre de l'Église de Smyrne commence le récit circonstancié du martyre de Polycarpe. Sur les instances de ses conseillers, l’évêque de Smyrne se retire dans une petite maison de campagne :
• Nuit et jour, il ne faisait que prier pour tous les hommes et pour les Églises du monde entier (l’oikoumenè) selon son habitude. Trois jours avant son arrestation pendant qu’il priait, il eut une vision : il vit son oreiller consumé par le feu. Se tournant vers ses compagnons, il leur dit : « Je dois être brûlé vif ».
5, 1-2

Devant l’insistance des recherches, Polycarpe se retire dans une autre villa. Mais « associé du Christ » (ch. 6), il fut trahi par l’un des siens : jeune esclave mis à la torture.
L’arrestation eut lieu.
• C’était un vendredi, vers l’heure du souper… Il eût pu encore s’échapper… mais il ne le voulut pas et dit : « Que la volonté de Dieu soit faite ».
7, 1

• Il leur (aux policiers) fit servir à manger et à boire à volonté, il leur demanda de lui accorder une heure pour prier librement. Ils y consentirent ; alors, se tenant debout, Polycarpe se mit en prière, tellement rempli de la grâce de Dieu que, deux heures durant, il ne put s’interrompre…
7, 2-3

Dans cette longue prière, il avait fait mention de tous ceux qu’il avait jamais connus, petits ou grands… et de toute l’Église catholique répandue sur la surface de la terre.
On l’emmena, monté sur un âne, à la ville. Deux magistrats - Hérode et son père Nicète - le prirent ensuite dans leur voiture et s’efforcèrent de le persuader :
• Quel mal y a-t-il donc à dire : César est le Seigneur
8

De tels mots, pour un chrétien, étaient la négation directe de la Seigneurie de Jésus, de sa divinité : « Jésus est Seigneur » (1 Co 12, 3).
Outrés du refus du vieillard, les magistrats le chassèrent brutalement de la voiture. Polycarpe tomba et s’écorcha la jambe.
• Sans même se retourner, et comme s’il ne lui était rien arrivé, Polycarpe reprit la route à pied, allègrement et d’un pas rapide.
8, 3

On le conduisit vers le stade où régnait un grand tumulte. Les chrétiens entendaient une voix venue du ciel qui disait : « Sois fort, Polycarpe, et agis en homme » (Voir Josué 1, 6, 7 et 9. Cf. Dt 31, 6, 7 23 et Ps 26, 14 ; Ps 30, 25.). Engagé à renier et à crier ensuite : « Plus d’athées », Polycarpe, très grave, montrant la foule, les yeux levés au ciel, dit avec un profond soupir : « Plus d’athées » (Αἶρε τοὺς ἀθέους signifie littéralement : enlève les athées. Les athées qui, pour le proconsul, sont les chrétiens, sont, dans la pensée de Polycarpe, les païens. Ce n’est nullement une malédiction qu’il prononce, mais une instante prière, comme le prouve son attitude). Sommé alors de maudire le Christ, Polycarpe répond :
• Il y a quatre-vingt-six ans que je le sers et il ne m’a jamais fait aucun mal. Comment pourrais-je blasphémer mon Roi et mon Sauveur ?
9, 3

Le dialogue se poursuit et il semble certain qu’il ait été pris sur le vif. Polycarpe propose de discuter avec le proconsul, mais se refuse à le faire devant le peuple : « Quant à ceux-là, je ne les juge pas dignes (ἀξίους) d’entendre ma défense. » On traduirait peut-être mieux l’idée en disant qu’ils ne sont pas désignés pour cela : Polycarpe se refuse à un procédé qui ne convient pas.
• Polycarpe donna ces réponses avec joie et assurance. Son visage rayonnait de la grâce divine. Ce n’était pas lui que l’interrogatoire avait troublé, mais le proconsul.
12, 1

À l’accusation de christianisme, la foule vociféra :
• Le voilà, le docteur de l’Asie, le père des chrétiens, le destructeur de nos dieux, celui qui, par ses enseignements, détourne tant de gens de sacrifier et d’adorer.
12, 2

Les combats des bêtes étaient terminés, aussi Polycarpe fut-il condamné à être brûlé vif [Le souvenir de la vision de Polycarpe (ch. 5) est alors mentionné.]. La foule prépara le bûcher. L’hostilité des Juifs est soulignée :
• Selon leur habitude, les Juifs se distinguèrent par leur ardeur à cette besogne.
13, 1

Polycarpe s’applique à se déchausser : il n’y était pas accoutumé :
• En toute occasion, les fidèles se disputaient l’honneur de toucher son corps, tant était grand le prestige dont l’avait entouré, même avant son martyre, la sainteté de sa vie.
13, 2

Polycarpe refuse d’être cloué :
• Celui qui me donne la force d’affronter le feu me donnera aussi celle de rester immobile sur le bûcher sans qu’il soit besoin de vos clous.
13, 3

Lié au poteau, il semblait « un bélier de choix pris dans un grand troupeau, pour le sacrifice », levant les yeux au ciel, il dit :
• Seigneur, Dieu tout-puissant, père de Jésus-Christ, ton enfant bien-aimé et béni, qui nous a appris à te connaître, Dieu des Anges, des Puissances et de toute la création, Dieu de toute la famille des justes qui vivent en ta présence, je te bénis pour m’avoir jugé digne de ce jour et de cette heure, digne d’être compté au nombre de tes martyrs et d’avoir part avec eux au calice de ton Christ, pour ressusciter à la vie éternelle de l’âme et du corps dans l’incorruptibilité de l’Esprit Saint ! Puissé-je, aujourd’hui, être admis en ta présence, avec eux, comme une victime grasse et agréable, de même que le sort que tu m’avais préparé, que tu m’avais fait voir d’avance, tu le réalises maintenant, Dieu de vérité, Dieu exempt de mensonge ! Pour cette grâce et pour toute chose, je te loue, je te bénis, je te glorifie par l’éternel grand-prêtre du ciel, Jésus-Christ, ton enfant bien-aimé, par qui, à toi, avec lui, dans l’Esprit Saint, soit gloire maintenant et dans les siècles à venir. Amen.
14

Merveilleuse prière d’action de grâces et de louange qui, à la suite de celle de Clément de Rome, nous remet sous les yeux le type même de la prière ancienne [On remarquera le trait johannique : « Ce jour et cette heure » - et aussi la formule liturgique si proche de celle du Gloria : « Je te loue, je te bénis, je te glorifie ». Il y a intérêt à analyser tous les termes de cette prière ; voir à ce sujet J. LEBRETON, Histoire du dogme de la Trinité, Paris 1928, tome 2, p. 196-199.].
Le feu ne s’attaquant pas à la victime, le bourreau l’acheva en le frappant du glaive.
« À l’instigation et sur les instances des Juifs », on voulut refuser le corps aux fidèles de Smyrne :
• Ils seraient capables d’abandonner le crucifié pour rendre un culte à Polycarpe.



Saint Polycarpe est liturgiquement commémoré le 23 février.

 

Sources: 1; 2; 3; 4; 5; 6; 7

 

 

. Les prophéties messianiques I

. Les prophéties messianiques II

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Publié par Ingomer - dans Saints du jour
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22 février 2015 7 22 /02 /février /2015 20:31

Cambadélis fait le lien entre les attentats de Paris de janvier 2015 et le vote socialiste ! Ah, non, cela ne marche pas dans ce sens-là ! De plus en plus grotesque, les oligarques ne savent plus quoi inventer : Cambadélis fait le lien entre la profanation d'un cimetière juif de Sarre-Union et le vote FN.

 

Cambadélis fait le lien entre la profanation de Sarre-Union et le vote FN

 

Par , Publié

 

LE SCAN POLITIQUE - Après le député Philippe Bies, le patron de PS n'hésite pas à faire un rapprochement entre la profanation du cimetière juif de Sarre-Union et le haut score du FN dans la région.

 

C'est un rapprochement qui risque d'agacer le FN. Dans le Supplément de Canal +, ce dimanche à midi, Jean-Christophe Cambadélis n'a pas hésité à faire le lien entre la profanation du cimetière juif de Sarre-Union (Bas-Rhin) et la puissance du vote Front national dans la région.

 

«Je pense qu'à partir du moment où on a un mouvement d'extrême droite qui fait 45% et qui professe la haine de l'autre, ce n'est pas indifférent à ce qui a dû se passer dans les familles», a-t-il fait valoir. Selon le patron du PS, «il faut bien comprendre qu'à partir du moment où l'on stigmatise tel ou tel dans la vie, dans la société, eh bien, ça se termine comme ça».

 

Source: Cambadélis fait le lien entre la profanation de Sarre-Union et le vote FN, Le Figaro, Par , Publié

 

En vertu de ce raisonnement, Jean-Christophe Cambadélis fera donc un autre rapprochement et admettra que la politique occidentale consistant depuis 30 ans à bombarder des pays musulmans, à y apporter la démocratie et la liberté sous les bombes, politique soutenue par François Hollande, élu à 51,64% et incarnée à Paris par le maire socialiste Anne Hidalgo, aura légitimement pu susciter en retour de cette politique de « haine de l'autre » les attentats de Paris de janvier 2015 ? Ha non, cela ne marche pas dans ce sens-là !

 

Autre élément montrant le grotesque du raisonnement de Cambadélis :

 

"les premières révélations de l'enquête: selon le Monde, [...] semblent indiquer que le meneur de la bande d'adolescents responsables de la profanation est un militant antifasciste.."

 

Add. 23.02.2015 8:54

 

 

La France engage le Charles-de-Gaulle contre Daech

 

Le Figaro, Par Alain Barluet Mis à jour le 23/02/2015 à 08:13 Publié le 23/02/2015 à 08:00

 

Le ministre de la Défense Jean-Yves Le Drian doit annoncer le début des opérations aériennes contre l'État islamique, lundi, lors d'une visite surprise à bord du porte-avions présent dans le Golfe arabo-persique. Dès le début de matinée, les avions français ont effectué leurs premières missions vers l'Irak depuis le fleuron de la Marine nationale.

 

Envoyé spécial à bord du Charles-de-Gaulle dans le Golfe arabo-persique

 

 

Les socialistes responsables de l'augmentation des attentats islamistes en France ?

 

 

. Obama, Cameron, Hollande : les djihadistes occidentaux en action

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