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24 mai 2016 2 24 /05 /mai /2016 00:00

SAINT DONATIEN et SAINT ROGATIEN, Martyrs (287 ou 288)

Cathédrales de Nantes

            

Au temps de la persécution deDioclétien, il y avait à Nantes un jeune homme nommé  Donatien, d'une haute naissance, mais recommandable surtout par ses vertus. Plus heureux que son frère Rogatien, il avait embrassé la foi chrétienne et travaillait à faire connaître Jésus-Christ autour de lui. Il eut le bonheur d'éclairer son frère et de lui donner le courage de professer une religion dont les disciples étaient voués à la souffrance et à la mort. Le zèle de Donatien l'avait mis en vue: il fut le premier de tous, conduit devant le gouverneur:

"J'apprends, Donatien, lui dit celui-ci, que non content de refuser à Jupiter et à Apollon les honneurs qui leur sont dus, vous cherchez à répandre la religion d'un crucifié.

-- On ne vous a dit que la vérité, répond Donatien; j'adore Celui qui seul doit être adoré.

-- Cessez de propager cette doctrine; sinon, la mort vous attend.

-- La mort, je ne la crains pas pour moi, mais pour vous."

Pendant que Donatien était livré aux tortures et jeté dans un cachot, Rogatien parut à son tour:

"J'ai été informé, lui dit le gouverneur, de votre résolution de professer la religion des chrétiens. Prenez bien garde d'encourir la colère de l'empereur !" La réponse du jeune homme ne fut pas moins ferme que celle de son frère, et le juge décida que le lendemain les deux prisonniers auraient la tête tranchée, pour avoir outragé les dieux et les empereurs.

Une seule chose chagrinait Rogatien: il n'était encore que catéchumène et n'avait pas reçu le baptême; mais Donatien et lui prièrent ensemble toute la nuit, afin que Dieu fît que l'effusion du sang produisît dans le martyr l'effet du saint Baptême.

Le lendemain, le juge, assis à son tribunal, se fit amener les deux confesseurs de la foi et chercha encore à les épouvanter par la menace des supplices.

"Nous sommes prêts, répondirent-ils, à souffrir pour Jésus-Christ tout ce que pourra inventer la cruauté des bourreaux."

Les généreux enfants, à la suite de cette belle réponse, sont placés sur le chevalet et tourmentés cruellement; mais leur courage surpasse la fureur des bourreaux, et ils soutiennent sans faiblir ce douloureux supplice. On les achève ensuite en leur tranchant la tête. La ville et le diocèse de Nantes ont conservé une dévotion traditionnelle à ces deux illustres martyrs, populaires en ce pays sous le nom des deux Enfants Nantais.

Abbé L. Jaud, Vie des Saints pour tous les jours de l'année, Tours, Mame, 1950.
Les saints du jour

Cathédrale de Nantes
Publié par Ingomer - dans Saints du jour
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23 mai 2016 1 23 /05 /mai /2016 22:00

Depuis plusieurs mois, une polémique oppose Manuel Valls à Clémentine Autain, porte-parole du mouvement de gauche radicale Ensemble, à propos de l’islamologue suisse Tariq Ramadan. Actuellement en visite en Israël et dans les territoires palestiniens, le premier ministre est revenu dimanche 22 mai sur le sujet, dénonçant, dans une interview à Radio J, « l’islamo-gauchisme », « ces capitulations, ces ambiguïtés avec les Indigènes de la République, les discussions avec Mme Clémentine Autain et Tariq Ramadan, ambiguïtés entretenues qui forment le terreau de la violence et de la radicalisation ». A la suite de ces propos, la conseillère régionale d’Ile-de-France a menacé, «sans excuse » de la part de M. Valls, de porter plainte . Elle s’explique dans un entretien au Monde. (1) Extrait :

 

"S’il y a bien une « capitulation » intellectuelle à gauche, elle est au gouvernement, et s’il y a bien des « ambiguïtés », elles sont du côté de l’Etat. Ce dernier tient un prétendu « discours de fermeté » et dans le même temps nourrit Daech [l’organisation Etat islamique] dans ses choix de politique internationale. Le premier ministre prétend chercher la voie de la paix dans le conflit israélo-palestinien en affirmant que la reconnaissance d’un Etat palestinien n’est pas automatique. Il soutient Benyamin Nétanyahou [premier ministre israélien] au moment où un ministre pourtant de droite quitte son gouvernement parce qu’un représentant d’extrême droite, raciste patenté, y entre.

Je lui pose la question : qui renforce le wahhabisme saoudien et qatari aujourd’hui ? Qui arme les dictateurs du Moyen-Orient ? Qui verse de l’huile sur le feu en menant une guerre secrète en Libye ? Qui préfère soutenir Erdogan [président turc] que les kurdes laïques ? Ce n’est pas moi. Qui protège les exonérations exorbitantes des capitalistes qataris ? Qui a remis la Légion d’honneur à un prince héritier d’Arabie saoudite ? Recevoir des leçons de morale de responsables politiques qui participent à ces politiques, ça ne m’impressionne pas.

 

... Manuel Valls a perdu son sang-froid et tente une opération qui est assez claire : il veut substituer la question de l’identité à la question sociale. C’est une manière pour lui d’essayer de masquer l’inanité de sa politique par un tour de passe-passe qui consiste à cliver à l’intérieur de la gauche sur cette question. Se rend-il compte, ce faisant, qu’il épouse l’agenda de l’extrême droite ? Polariser le débat autour de la question de l’identité, c’est un piège inouï pour la gauche." (Fin de citation)

 

Clémentine Autain répond bien au Premier ministre. Le seul problème c'est que ce dernier pourra toujours lui répliquer que s'il clive à l'intérieur de la gauche, c'est bien moins grave que de cliver la France entière ! En réduisant le réel à une seule idée, un seul slogan (l'économique ou le "social" marxiste), Clémentine Autain clive non plus la gauche "à l'intérieur" mais la France entière en refusant de prendre en compte le fait identitaire ou culturel. Ce qu'a compris Manuel Valls (dans une tactique purement électoraliste, ne soyons pas naïfs...)

 

Notes

 

(1) Autain : « Valls veut substituer la question de l’identité à la question sociale », Blog Le Monde, 23 mai 2016, par Rouges et Verts

23 mai 2016 1 23 /05 /mai /2016 00:00
Saint Didier de Vienne (✝ v. 607)

Evêque de Vienne à partir de 595, né à Autun vers 540, il s'éleva contre la reine Brunehaut (ou "Brunehilde") pour critiquer la vie dissolue de la cour.


Pour le faire taire, la reine convoqua un concile à Châlon-en-Bourgogne et y fit comparaître une certaine Justa qui se plaignit d'avoir été violée par saint Didier en présence d'un témoin, domestique de la cour royale. Les évêques de la province de Lyon déposèrent leur collègue.

Mais il fut rappelé par la reine lorsque trois ans plus tard les faux témoins moururent tous deux de manières inexplicables. La reine troublée par la mort des deux accusateurs, fit revenir Didier qui n'en continua pas moins à admonester la vieille criminelle qui n'arrêtait ni ses débauches ni ses tueries.

Pour en finir, Brunehaut envoya ses soldats l'arrêter en pleine messe et le fit lapider en 608 à Saint-Didier-sur-Chalaronne près de Lyon.


Sur le territoire de Lyon, en 606 ou 607, la passion de saint Didier, évêque de Vienne. Ayant reproché à la reine Brunehaut un mariage incestueux et d’autres dépravations, il fut d’abord envoyé par elle en exil, puis, sur son ordre, arrêté dans sa cathédrale, et enfin lapidé par les soldats et achevé à coups de bâton, recevant ainsi la couronne du martyre.

Martyrologe romain

 

Sources: (1), (2), (3)

Publié par Ingomer - dans Saints du jour
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22 mai 2016 7 22 /05 /mai /2016 12:15
Pélerinage légitimiste à Notre-Dame du Puy-en-Velay les 4 et 5 juin 2016

"La révolution a commencé par la déclaration des droits de l'Homme : elle ne finira que par la déclaration des droits de Dieu."

 

Cette phrase de Louis de Bonald est d'une actualité brûlante, quoi faire sans Dieu ? Quoi faire sans l'aide de la Vierge Marie ? 2016 est une année particulière pour les catholiques, au Puy-en-Velay. C'est l'année du jubilé de Notre-Dame du Puy-en-Velay, également appelé "Jubilé du Grand Pardon", car cette année l'Annonciation coïncide avec le Vendredi Saint. Un évènement qui n'aura plus lieu avant 2157.

 

35000 pèlerins attendus du 23 mars au 15 août, pour l'Assomption, la Fête de la Vierge Marie, avec des processions, des prières et des célébrations liturgiques. 35000 personnes avaient fait le déplacement en 2005 et on en attend autant cette année. 250 bénévoles ont d'ores et déjà participé à une réunion de préparation fin novembre.

 

Chaque weekend ou presque des pèlerinages sont organisés, cette fête de l'une des plus attachantes figures de sainteté de la Maison capétienne, est l'occasion providentiellement d'annoncer le pèlerinage légitimiste programmé au Puy-en-Velay, les samedi 4 et dimanche 5 juin prochains pour le Jubilé du Puy : un pèlerinage de "Grand Pardon" aux pieds de Notre-Dame, organisé conjointement par la Confrérie Royale et par l'Union des Cercles légitimistes de France, dans les pas de nos Rois. Afin d'implorer la miséricorde et le secours de Dieu sur chacun de nous et sur la France.

 

Les anciennes traditions nous apprennent que le premier des Jubilés du Puy aurait eu lieu en l'an 992, ce qui en fait le plus ancien des jubilés de la Chrétienté après celui de Rome. Et les catholiques du XXIe siècle ont un peu de peine à imaginer que le pèlerinage du Puy-en-Velay a été pendant des siècles au moins aussi important que ne l'est de nos jours le pèlerinage de Lourdes. Ainsi, la cathédrale Notre-Dame de l'Annonciation du Puy figure parmi les plus anciens et les plus illustres de nos sanctuaires nationaux.

 

Depuis le Roi Raoul Ier (922-936) et jusqu'à la fin de l'Ancien régime, on peut attester d'une sollicitude particulière et continue de nos souverains pour le sanctuaire du Puy. Une vingtaine de nos rois sont venues en pèlerinage au Puy : parmi les plus célèbres on peut citer Louis VII, Saint Louis, Charles VII, Louis XI, Charles VIII et François Ier. Le dernier en date fut Monseigneur le Prince Alphonse de Bourbon (+ 1989), de jure Alphonse II, le 15 août 1979. Chaque fois qu'une souveraine se trouvait enceinte, des prières particulières étaient prescrites auprès de Notre-Dame du Puy, pour que la grossesse de la Reine et sa délivrance se passent bien.

 

Il ne faut pas oublier que parmi la foule immense des pèlerins du 25 mars 1429, accourue pour implorer le secours divin sur ce Royaume où il y avait alors "grande pitié", se trouvait Isabelle Romée, mère de Sainte Jeanne-d'Arc. Qui affirmait d'ailleurs : "Les Hommes d'armes combattront et Dieu donnera la victoire." Pour que Dieu donne la victoire il faut d'abord la lui demander : prier, supplier, implorer... . Voilà pourquoi la Confrérie Royale et l'UCLF s'associe pour proposer à leurs membres, à leur adhérents, de se retrouver au Puy-En-Velay les 4 et 5 juin prochains, pour une démarche jubilaire commune. Cela doit être un moment privilégié de ferveur catholique et royale dans notre reconquête spirituelle et politique du Royaume de France. Une reconquête par l'effort de conversion et de sanctification.

 

En plus, que tous ceux qui aiment la France prennent à cœur d'y participer, même ceux qui ne pratiquent pas ou qui se croient athées... La Vierge Marie au Puy se dresse comme un roc de granit sur lequel nous pouvons amarrer notre pays, nos familles et notre âme avec confiance et sérénité.

 

L'avis d'un pèlerin : "J'ai fait le Puy en 2005 avec une amie, je n'avais plus de force physique. J'espère réunir toutes les conditions pour participer à ces moments de joie et de recueillement. Le carême sera aussi une préparation à ces cérémonies (prendre des forces spirituelles, se purifier à tous les niveaux). Alléluia !

 

Eric Muth

 

Sources: (1), (2)

Publié par Ingomer - dans Religion
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22 mai 2016 7 22 /05 /mai /2016 11:53

Dans un entretien au Figaro (1), l'essayiste Pascal Bruckner évoque la "Réac pride" comme une attitude qui "prend en compte la complexité des choses" et "se refuse à réduire le réel à une seule idée, un seul slogan." Ce que fait la gauche en anathématisant les déviants, les traitant de "réactionnaires".

 

La réduction du réel à "une seule idée, un seul slogan" (l'analyse des problèmes qu'à travers le prisme de l'économie. Ndlr.), l"alliance" de la gauche avec l'islamisme, et l'anathématisation des "déviants" sont les raisons profondes qui font que la jeune génération se détourne de l'ancien magistère "moral" de la gauche.

 

S'agissant du mouvement "Nuit debout", l'écrivain y voit "une coproduction médiatico-élyséenne", celle d'un président qui s'est félicité qu'une "jeunesse qui se rassemble, discute" et réécrit la Constitution pendant que lui-même écrit la loi Travail El Khomri. (voir ici et ).

 

Le magistère moral de la gauche est cette "toise idéologique" qui "a remplacé l'Église et les autorités morales" pour devenir l'islamo-gauchisme. L'islamo-gauchisme est une '"alliance" "théorisée par le Socialist Workers Party (des trotskistes) en Angleterre: sous certaines conditions, l'alliance avec les musulmans même rétrogrades est nécessaire pour ébranler la forteresse capitaliste." Le "seul mode de penser" de cette gauche islamisée n'est plus que l'anathème des "déviants", dont le philosophe Alain Finkielkraut a récemment fait les frais lors d'une "Nuit debout".

 

Ceux récemment qui se sont justement opposés à ce qu'un rappeur ayant tenu des propos insultants envers la France, les Français, les Juifs et les homosexuels tienne un concert lors de la commémoration du centenaire de la bataille de Verdun, ont été ostracisés par cette gauche "morale" comme un "ordre moral nauséabond". Le président François Hollande, instrumentalisant et orchestrant le diviser pour régner, a dit sa volonté de "sécuriser" le concert. "Pourquoi pas une rave party à Hiroshima ou une «teuf» à Dachau ?", rétorque Pascal Bruckner. En signe de réconciliation en effet, pourquoi pas un concert d'un groupe néo-nazi à Auschwitz ? On voit là, immédiatement, toutes les limites de la dite "pensée" socialiste.

 

L'auteur explique enfin pourquoi la gauche "est en train de perdre le magistère de la pensée", et c'est là l'essentiel qu'il s'agit de retenir à nos yeux : le projet de la gauche pour la France n'est pas un projet d'avenir, c'est un projet très simpliste fait de diviser pour régner, d'exclusion et de bannissement des hérétiques, le "bourgeois", le "flic", le "capitaliste", etc., qu'il s'agit d'éliminer pour atteindre la société socialiste parfaite. Là réside la raison profonde de l'échec de la dynamique gauchiste qui, d'outrances en surenchère dans la désignation des hérétiques à bannir, conduit la société à son auto-destruction, c'est-à-dire à la mort.

 

Ce que l'auteur nomme la "réac pride", en sens contraire, est une attitude qui "prend en compte la complexité des choses", et "se refuse à réduire le réel à une seule idée, un seul slogan". Cette attitude offre au monde incontestablement une promesse d'avenir bien meilleure et bien plus sûre que l'auto-satisfaction permanente et l'auto-destruction socialiste. Ainsi, pourrait-on dire en poursuivant la réflexion de l'auteur, la "Réac pride", c'est la vie, l'islamo-gauchisme, c'est la mort.

La Réac Pride

En cette solennité de la Sainte Trinité, la "Reac Pride", bien plus qu'une bonne compréhension du réel et qu'une simple promesse d'avenir, les saints étant des dieux (les saints participent de la divinité du Christ qui leur est communiquée et les élève par la grâce sanctifiante), est l'attitude qui pour chacun consiste à mettre sa fierté dans l'espérance de prendre part à la gloire de Dieu.

La Réac Pride

Notes

 

(1) Pascal Bruckner : «Réactionnaire! Cette injure doit devenir un titre de fierté», Le Figaro, Par Vincent Tremolet de Villers Mis à jour le 20/05/2016 à 17:59 Publié le 20/05/2016 à 17:33

 

22 mai 2016 7 22 /05 /mai /2016 00:00

Sainte-Trinite.jpgL'ENSEIGNEMENT DE L'ÉGLISE SUR LA SAINTE TRINITÉ (par Saint Augustin) :

Tous les interprètes de nos livres sacrés, tant de l'Ancien Testament que du Nouveau que j'ai lus, et qui ont écrit sur la Trinité, le Dieu unique et véritable, se sont accordés à prouver par l'enseignement des Ecritures que le Père, le Fils et l'Esprit-Saint sont un en unité de nature, ou de substance, et parfaitement égaux entre eux. Ainsi ce ne sont pas trois dieux, mais un seul et même Dieu. Ainsi encore le Père a engendré le Fils, en sorte que le Fils n'est point le Père : et de même le Père n'est point le Fils, puisqu'il l'a engendré. Quant à l'Esprit-Saint, il n'est ni le Père, ni le Fils ; mais l'Esprit du Père et du Fils, égal au Père et au Fils, et complétant l'unité de la Trinité. C'est le Fils seul, et non la Trinité entière, qui est né de la vierge Marie, a été crucifié sous Ponce-Pilate, a été enseveli, est ressuscité le troisième jour et est monté au ciel. C'est également le Saint-Esprit seul qui, au baptême de Jésus-Christ, descendit sur lui en forme de colombe, qui après l'Ascension, et le jour de la Pentecôte, s'annonça par un grand bruit venant du ciel et pareil à un vent violent, et qui se partageant en langues de feu, se reposa sur chacun des apôtres (Mt III, 16 ; Ac II, 2-4). Enfin c'est le Père seul et non la Trinité entière qui se fit entendre soit au baptême de Jésus par Jean-Baptiste, soit sur la montagne en présence des trois disciples, lorsque cette parole fut prononcée « Vous êtes mon Fils». Et également ce fut la voix du Père qui retentit dans le temple, et qui dit : « Je l'ai glorifié, et je le glorifierai encore (Mc I, 11) ». Néanmoins comme le Père, le Fils et l'Esprit-Saint sont inséparables en unité de nature, toute action extérieure leur est commune. Telle est ma croyance, parce que telle est la foi catholique.  

 

COMMENT TROIS PERSONNES NE FONT-ELLES QU'UN SEUL DIEU ?  

Mais ici quelques-uns se troublent, quand on leur dit qu'il y a trois personnes en Dieu, le Père, le Fils et le Saint-Esprit, et que ces trois personnes ne sont pas trois dieux, mais un seul et même Dieu. Aussi demandent-elles comment on peut comprendre un tel langage, surtout si vous ajoutez que toute action extérieure est commune à la Trinité entière, et que néanmoins la voix du Père qui s'est fait entendre, n'est pas la voix du Fils, que l'Incarnation n'appartient qu'au Fils qui a pris une chair, qui a souffert, qui est ressuscité et qui est monté au ciel ; et que seul l'Esprit-Saint s'est montré sous la forme d'une colombe. Ces esprits curieux veulent donc comprendre comment la Trinité entière a pu parler par cette voix qui n'est que la voix du Père, comment encore cette même Trinité a créé la chair que le Fils seul a prise dans le sein d'une Vierge, et enfin comment cette colombe sous-laquelle se montra seul l'Esprit-Saint a été l'oeuvre de toute la Trinité. Car autrement, la Trinité n'agirait pas inséparablement, et le Père serait une chose, le Fils une autre, et l'Esprit-Saint une autre. Si au contraire certaines actions sont communes aux trois personnes, et certaines autres propres seulement à chacune d'elles, l'on ne peut plus dire que la Trinité agisse inséparablement. Ils se tourmentent encore pour savoir comment l'Esprit-Saint fait partie essentielle de la Trinité, puisqu'il n'est engendré ni du Père, ni du Fils, quoiqu'il soit l'Esprit du Père et du Fils. 
Telles sont les questions dont quelques personnes me poursuivent à satiété. C'est pourquoi je vais essayer de leur répondre, autant que la grâce divine suppléera à mon impuissance, et en évitant de suivre les sentiers d'une jalouse et maligne critique (Sg VI, 25). Si je disais que jamais je ne me préoccupe de ces mystérieuses questions, je mentirais. J'avoue donc que j'y réfléchis souvent, parce que j'aime en toutes choses à découvrir la vérité, et d'un autre côté la charité me presse de communiquer à mes frères le résultat de mes réflexions. Ce n'est point que j'aie atteint le terme, ou que je sois déjà parfait, car si l'apôtre saint Paul n'osait se rendre ce témoignage, pourrais-je le faire, moi qui suis si éloigné de lui ? «Mais oubliant, selon ma faiblesse, ce qui est derrière moi, et m'avançant « vers ce qui est devant moi, je m'efforce d'atteindre le but pour remporter le prix de la céleste vocation (Ph III, 12.14) ». Quelle distance ai-je donc parcourue dans cette route? à quel point suis-je arrivé ? et quel espace me reste-t-il encore à franchir? voilà les questions auxquelles on désire une réponse nette et précise. Puis-je la refuser à ceux qui la sollicitent, et dont la charité me rend l'humble serviteur ? Mais je prie aussi le Seigneur de faire qu'en voulant instruire mes frères, je ne néglige point ma propre perfection , et qu'en répondant à leurs questions, je trouve moi-même la solution de tous mes doutes. J'entreprends donc ce traité par l'ordre et avec le secours du Seigneur notre Dieu, et je me propose bien moins d'y soutenir d'un ton magistral des vérités déjà connues, que d'approfondir ces mêmes vérités en les examinant avec une religieuse piété.  

 

CONSUBSTANTIALITÉ DES TROIS PERSONNES. 

Quelques-uns ont dit que Notre-Seigneur Jésus-Christ n'était pas Dieu, ou qu'il n'était pas vrai Dieu, ou qu'il n'était pas avec le Père un seul et même Dieu, ou qu'il n'était pas réellement immortel parce qu'il était sujet au changement. Mais il suffit pour les réfuter de leur opposer les témoignages évidents et unanimes de nos saintes Ecritures. Ainsi saint Jean nous dit « qu'au commencement était le « Verbe, que le Verbe était avec Dieu, et que le Verbe était Dieu ». Or l'on ne peut nier que nous ne reconnaissions en ce Verbe qui est Dieu, le Fils unique de Dieu, celui dont le même Evangéliste dit ensuite, « qu'il s'est fait chair, et qu'il a habité parmi nous ». Ce qui arriva lorsque par l'incarnation le Fils de Dieu naquit dans le temps de la vierge Marie. Observons aussi que dans ce passage, saint Jean ne déclare pas seulement que le Verbe est Dieu, mais encore qu'il affirme sa consubstantialité avec le Père. Car après avoir dit « que le Verbe était Dieu », il ajoute « qu'au commencement il était avec Dieu, que toutes choses ont été faites par lui, et que rien de ce qui a été fait n'a été fait sans lui » (Jn I, 14, 2.3). Or, quand l'Evangéliste dit que tout a été fait par le Verbe, il entend évidemment parler de tout ce qui a été créé; et nous en tirons cette rigoureuse conséquence que le Verbe lui-même n'a pas été fait par Celui qui a fait toutes choses. Mais s'il n'a pas été fait, il n'est donc  pas créature, et s'il n'est pas créature, il est donc de la même substance ou nature que le Père. Et en effet, tout ce qui existe est créature, s'il n'est Dieu; et tout ce qui n'est pas créature, est Dieu, De plus, si le Fils n'est pas consubstantiel au Père, il a donc été créé; mais s'il a été créé, tout n'a donc pas été fait par lui, et cependant l'Evangéliste nous assure que tout a été fait par lui. Concluons donc et que le Fils est de la même substance ou nature que le Père, et que non-seulement il est Dieu, mais le vrai Dieu. C'est ce que saint Jean nous atteste expressément dans sa première épître: « Nous savons, dit-il, que le Fils de Dieu est venu, et qu'il nous a donné l'intelligence, afin que nous connaissions le vrai Dieu, et que nous vivions en son vrai « Fils qui est Jésus-Christ. C'est lui qui est le vrai Dieu et la vie éternelle (I Jn V, 20) ». 
Nous pouvons également affirmer que l'apôtre saint Paul parlait de la Trinité entière, et non du Père exclusivement, lorsqu'il disait «que Dieu seul possède l'immortalité (I Tm VI, 16) ». Et, en effet, l'Etre éternel ne saurait être soumis ni au changement, ni à la mortalité; et par conséquent, dès là que le Fils de Dieu « est la vie éternelle », on ne doit point le séparer du Père quand on dit que celui-ci « possède seul l'immortalité ». C'est aussi parce que l'homme entre en participation de cette vie éternelle, qu'il devient lui-même immortel. Mais il y a une distance infinie entre celui qui est par essence la vie éternelle, et l'homme qui n'est immortel qu'accidentellement, et parce qu'il participe à cette vie. Bien plus, ce serait une erreur d'entendre séparément du Fils et à l'exclusion du Père, ces autres paroles du même apôtre : « Il le fera paraître en son temps, Celui qui est souverainement heureux, le seul puissant, le Roi des rois, et le Seigneur des seigneurs, qui seul possède l'immortalité ». Nous voyons, en effet, que le Fils lui-même parlant au nom de la Sagesse, car « il est la Sagesse de Dieu (I Co I, 24) », ne se sépare point du Père, quand il dit : « Seul, j'ai parcouru le cercle des cieux (Si XXIV, 8) ». A plus forte raison, il n'est point nécessaire de rapporter exclusivement au Père et en dehors du Fils, ce mot de l'Apôtre : « Qui seul possède l'immortalité ». D'ailleurs, l'ensemble du passage s'y oppose. « Je vous commande, dit saint Paul à Timothée, d'observer les préceptes que je vous donne, vous conservant sans tache et sans reproche jusqu'à l'avènement de Notre-Seigneur Jésus-Christ que doit faire paraître, en son temps, Celui qui est souverainement heureux, le seul puissant, le Roi des rois, et le Seigneur des seigneurs; qui seul possède l'immortalité, qui habite une lumière inaccessible, qu'aucun homme n'a pu ni ne peut voir, et à qui est l'honneur et la gloire aux siècles des siècles. « Amen (I Tm VI, 14.15.16) ». Remarquez bien que dans ce passage l'Apôtre ne désigne personnellement ni le Père, ni le Fils, ni l'Esprit-Saint, et qu'il caractérise le seul vrai Dieu, c'est-à-dire la Trinité tout entière par ces mots : « Celui qui est souverainement heureux, le seul puissant, le Roi des rois, le Seigneur des seigneurs ». 
Mais peut-être vous troublez-vous, parce que vous saisissez difficilement ce mot de l'Apôtre : « Qu'aucun homme n'a pu, ni ne peut voir ». Rassurez-vous : il s'agit ici de la divinité de Jésus-Christ; et en effet, les Juifs qui ne pouvaient voir en lui le Dieu, ne laissèrent pas de crucifier l'homme qu'ils voyaient. C'est qu'un oeil mortel ne saurait contempler l'essence divine, et qu'elle n'est aperçue que de l'homme qui s'est élevé au-dessus de l'humanité. Nous avons donc raison de rapporter à la sainte Trinité ces paroles « Le Dieu souverainement heureux et seul puissant, qui fera paraître en son temps Notre-Seigneur Jésus-Christ ». D'ailleurs, si l'Apôtre dit ici que ce Dieu « possède seul l'immortalité », le psalmiste n'avait-il pas dit, « que seul il opère des prodiges ? (Ps LXXI, 18) ». Et maintenant je demanderai à mes adversaires de qui ils entendent cette parole. Du Père seul ? Mais alors comment sera-t-elle véritable cette affirmation du Fils: «Tout ce que le Père fait, le Fils le fait également ? » De tous les miracles ? Le plus grand est certainement la résurrection d'un mort. Eh bien! « Comme le Père, dit Jésus-Christ, ressuscite les morts et les vivifie, ainsi le Fils vivifie ceux qu'il veut (Jn V, 19.21)». Comment donc le Père opèrerait-il seul des prodiges ? et comment pourrait-on expliquer autrement ces paroles qu'en les rapportant non au Père seul, ni au Fils, mais au seul vrai Dieu, c'est-à-dire au Père, au Fils et au Saint-Esprit ?   
L'apôtre saint Paul nous dit encore: « Il n'y a pour nous qu'un seul Dieu, le Père d'où procèdent toutes choses, et qui nous a faits pour lui; et un seul Seigneur, Jésus-Christ, par qui toutes choses ont été faites, et nous par lui ». Or, je le demande, l'apôtre, comme l'évangéliste, n'affirme-t-il pas « que toutes choses ont été faites par le Verbe ? » Et dans cet autre passage, n'est-ce pas aussi ce même Verbe qu'il désigne évidemment ? « Tout est de lui, tout est par lui, tout est en lui. A lui soit la gloire aux siècles des siècles. Amen (Rm XI,36) ». Veut-on, au contraire, reconnaître ici la distinction des personnes, et rapporter au Père ces mots: «Tout est de lui » ; au Fils, ceux-ci : « Tout est par lui » ; et au Saint-Esprit, ces autres : «Tout est en lui ? ». Il devient manifeste que le Père, le Fils et le Saint-Esprit sont un seul Dieu, puisque l'Apôtre attribue à chacune des trois personnes cette même et unique doxologie : « Honneur et gloire aux siècles des siècles. Amen ». Et en effet, si nous reprenons ce passage de plus haut, nous verrons que l'Apôtre ne dit pas « O profondeur des richesses de la sagesse et de la science », du Père, ou du Fils, ou du Saint-Esprit, mais simplement, « de la sagesse et de la science de Dieu! Que ses jugements, ajoute-t-il, sont incompréhensibles, et ses voies impénétrables ! car qui connaît les desseins de Dieu, ou qui est entré dans le secret de ses conseils ? ou qui lui a donné le premier pour en attendre la récompense ? car tout est de lui, tout est par lui, tout est en lui. A lui la gloire aux siècles des siècles. Amen (Rm XI, 33-36) ».   Mais si vous ne rapportez ces paroles qu'au Père, en soutenant que seul il a fait toutes choses, comme l'Apôtre l'affirme ici, je vous demanderai de les concilier et avec ce passage de l'épître aux Corinthiens, où, parlant du Fils, saint Paul dit : « Nous n'avons qu'un seul Seigneur, Jésus-Christ, par qui toutes choses ont été faites », et avec ce témoignage de l'évangéliste saint Jean : « Toutes choses ont été faites par le Verbe (I Co III, 6 ; Jn I, 2) ». Et, en effet, supposons que certaines choses aient été faites par le Père, et d'autres par le Fils, il faudrait en conclure que ni l'un ni l'autre n'ont fait toutes choses. Admettez-vous, au contraire, que toutes choses ont été faites ensemble par le Père et par le Fils, vous en déduirez l'égalité du Père et du Fils, et la simultanéité des opérations du Père et du Fils. Pressons encore cet argument. Si le Père a fait le Fils qui lui-même n'a pas fait le Père, il n'est plus vrai que le Fils ait fait toutes choses. Et cependant tout a été fait par le Fils donc il n'a pas été fait lui-même ; autrement il n'aurait pas fait avec le Père tout ce qui a été fait. Au reste, le mot lui-même se rencontre sous la plume de l'Apôtre; car dans l'épître aux Philippiens, il dit nettement « que le Verbe ayant la nature de Dieu, n'a point cru que ce fût pour lui une usurpation de s'égaler à Dieu (Ph II, 6) ». Ici saint Paul donne expressément au Père le nom de Dieu, ainsi que dans cet autre passage : «Dieu est le Chef de Jésus-Christ (I Co, XI, 3) ». 
Quant au Saint-Esprit, ceux qui avant moi ont écrit sur ces matières, ont également réuni d'abondants témoignages pour prouver qu'il est Dieu et non créature. Mais s'il n'est pas créature, il est non-seulement Dieu dans le même sens que quelques hommes sont appelés dieux (Ps LXXXI, 6) ; mais il est réellement le vrai Dieu. D'où je conclus qu'il est entièrement égal au Père et au Fils, consubstantiel au Père et au Fils, coéternel avec eux, et complétant l'unité de la nature dans la trinité des personnes. D'ailleurs, le texte des saintes Ecritures qui atteste le plus évidemment que le Saint-Esprit n'est pas créature, est ce passage de l'épître aux Romains, où l'Apôtre nous ordonne de servir non la créature, mais le Créateur (Rm I, 24). Et ici saint Paul n'entend pas nous prescrire ce service que la charité nous recommande envers tous nos frères, et que les Grecs nomment culte de dulie; mais il veut que ce soit ce culte qui n'est dû qu'à Dieu seul, et que les Grecs appellent culte de latrie. Aussi regardons-nous comme idolâtres tous ceux qui rendent aux idoles ce culte de latrie, car c'est à ce culte que se rapporte ce précepte du Décalogue: «Vous adorerez le Seigneur votre Dieu, et vous ne servirez que lui seul (Dt VI, 13) ». Au reste, le texte grec lève ici toute difficulté, car il porte expressément: « Et vous lui rendrez le culte de latrie ». 
Or, si nous ne pouvons rendre à une créature ce culte de latrie, parce que le Décalogue nous dit : « Vous adorerez le Seigneur, votre Dieu, et vous ne servirez que lui seul », et si l'Apôtre condamne ceux qui ont servi la créature plutôt que le Créateur», nous sommes en droit de conclure que le Saint-Esprit n'est pas une créature , puisque tous les chrétiens l'adorent et le servent. Et en effet, saint Paul dit « que nous ne sommes point soumis à la circoncision, parce que nous servons l'Esprit de Dieu », c'est-à-dire, selon le terme grec, que nous lui rendons le culte de latrie (Ph III, 3). Telle est la leçon que donnent tous ou presque tous les manuscrits grecs, et qui se trouve également dans plusieurs exemplaires latins. Quelques-uns cependant portent : nous servons Dieu en esprit, au lieu de lire : nous servons l'Esprit de Dieu. C'est pourquoi, sans me préoccuper de prouver à mes adversaires l'authenticité d'un texte dont ils récusent la valeur, je leur demanderai s'ils ont jamais rencontré la plus légère variante dans ce passage de la première épître aux Corinthiens : « Ne savez-vous pas que vos corps sont le temple du Saint-Esprit, que vous avez reçu de Dieu? » Mais ne serait-ce point un blasphème et un sacrilège que d'oser dire que le chrétien, membre de Jésus-Christ, est le temple d'une créature inférieure à Jésus-Christ ? Or, l'Apôtre nous affirme, dans un autre endroit : « que nos corps sont les membres de Jésus-Christ ». Si donc ces mêmes corps, membres de Jésus-Christ, sont également les temples de l'Esprit-Saint, celui-ci ne saurait être créature. Et, en effet, dès là que notre corps devient le temple de l'Esprit-Saint, nous devons rendre à cet Esprit le culte qui n'est dû qu'à Dieu, et que les Grecs nomment culte de latrie. Aussi saint Paul a-t-il raison d'ajouter: « Glorifiez donc Dieu dans votre corps (I Co VI, 19.1.20).



Saint Augustin  

 

Source

 

Sainte-Trinite--miniature-des-Grandes-Heures-d-Anne-de-Bre.jpg

La Sainte Trinité, miniature des Grandes Heures d'Anne de Bretagne illustrées par Jean Bourdichon, XVIe siècle.

 

 

. Saint Patrick, Apôtre de l'Irlande, et la Sainte Trinité

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21 mai 2016 6 21 /05 /mai /2016 13:38
Le silence en liturgie

Un proverbe bulgare dit que le silence irrite le diable.

Nombre de célébrations liturgiques sont si peu propices au silence que le malin pourrait s’y sentir à l’aise.

Une liturgie faite de silence est souvent le dernier refuge du croyant. Malheureusement, on trouve aujourd’hui trop peu de prêtres qui savent cela.

 

Source: Pro Liturgia - Actualité du jeudi 19/05/2016

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21 mai 2016 6 21 /05 /mai /2016 12:05
Prêche pour la Légitimité (Monsieur le chanoine Goupil - ICRSP)

A l'occasion de la fondation du Cercle légitimiste du Bourbonnais, et en action de grâce pour le 27ème anniversaire de l'avènement de S.M. Très-Chrétienne le Roi Louis XX, le 30 janvier 2016 en la prieurale de Souvigny (Allier), Monsieur le chanoine Goupil (ICRSP) a prononcé un sermon édifiant pour la pensée légitimiste lors de la Messe votive pour le Roi de France. "Ce que la science politique appelle légitimisme, l’Épouse du Christ l’appelle, dans sa nomenclature propre : la doctrine sociale de l’Église, ou encore la Chrétienté."

 

Le prédicateur nous prie de préciser qu'à 24 minutes 20 secondes, il convient d'entendre "Pontmain" au lieu de "La Salette".

Texte du sermon :

 

Au nom du Père et du Fils et du Saint-Esprit. Ainsi soit-il.

 

Monsieur le Recteur,

Monsieur le Président,

Chers Amis,

 

La tâche du prédicateur, du haut de la chaire de vérité, consiste à proclamer, « à temps et à contre-temps », ce qu’enseigne, ce qu’a toujours enseigné et enseignera toujours la Sainte Église, à savoir les principes fondamentaux, veillant à ce que les fidèles laïques les déclinent de manière juste selon leurs diverses applications concrètes.

 

Aujourd’hui se fonde le Cercle légitimiste du Bourbonnais. Je laisse à son président le soin de vous le présenter, en lieu et heure ; mais voici ce que je peux déjà vous dire, au nom de notre Sainte Mère : ce que la science politique appelle légitimisme, l’Épouse du Christ l’appelle, dans sa nomenclature propre : la doctrine sociale de l’Église, ou encore « la Chrétienté », avec cet ajout : « selon l’esprit et le caractère propres à la France ». Certes, la Chrétienté (l’Évangile vécu socialement) revêt, selon les temps et les lieux, des formes diverses, mais toujours selon les mêmes principes de base. Après saint Thomas d’Aquin, ces principes, politiques et sociaux, ont été rappelés notamment et brillamment par les papes des XIXe et XXe siècles, de Pie VI à Jean XXIII principalement, nos plus récents pontifes ayant eu, depuis Humanae Vitae, à défendre plus particulièrement la morale, la famille et la vie.

 

Non, nous ne sommes pas des voyageurs apatrides, les hôtes de passage de l’hôtel « France » : nous sommes fils de France, et à cet attachement à la Couronne de France et à la terre de nos aïeux, de nos morts, auquel nous oblige le 4e Commandement par la vertu de piété, nous pouvons, nous devons ajouter également de l’admiration : en 1300 ans d’alliance entre Dieu et la France, entre « le Trône et l’Autel », selon la belle formule consacrée, Dieu a fait et inspiré de grandes choses ! Et que pourrait-il faire d’autre ?! Lui Qui passe toujours « en faisant le bien », le beau, le vrai, qui sont les trois qualités de la Civilisation chrétienne historique, incarnée dans des peuples et des pays particuliers.

 

Fille aînée de l’Église parce que son roi a été appelé, depuis Charlemagne (célébré avant-hier), Fils aîné et patrice de l’Église Romaine, puis consacré Fils aîné du Sacré-Cœur de Jésus (je vous renvoie à Ses apparitions à sainte Marguerite-Marie Alacoque), la France, comme ses sœurs les autres royaumes, a su déployer et éliciter les puissances, les potentialités dirait-on aujourd’hui, de la Chrétienté, de la doctrine sociale de l’Église une, sainte, catholique et apostolique.

 

Si notre Mère n’est réductible à aucun régime, Pie VI, apprenant la mort de Louis XVI, appela bien « la monarchie, le meilleur des régimes », puisqu’il est celui de l’Église elle-même, que Notre-Seigneur comparait au « Royaume des Cieux ». Chez nous, seule la royauté a réellement forgé notre pays, par trois dynasties (Mérovingiens, Carolingiens, Capétiens. Ndlr.) qui sont en fait une même famille ; et je m’adresse aux généalogistes en herbe : pas une seule génération de cette triple dynastie qui n’ait donné au moins un Saint ! En outre, garants de l’ordre, les successeurs des Apôtres (le Testament de S. Remi le prouve) condamnent ceux qui renversent le pouvoir légitime : y a-t-il matière à épiloguer ? Et en 1816, il y a deux cents ans, en pleine Restauration, nos évêques multipliaient les mandements appelant à honorer la royauté légitime.

Image illustrative de l'article Pie X

Saint Pie X, disciple du vénéré cardinal Pie et fin connaisseur de la France, a ainsi pu parler de l’existence d’un « génie français ». Sans doute, chaque contrée possède son génie propre ; s’adressant en 1910, il y a 106 ans, à nos évêques, l’illustre pontife, tout en condamnant le mouvement « démocrate-chrétien » du Sillon, donnait à toute l’Église, et particulièrement à la France, une sage et profonde leçon politique au sens propre du terme, c’est-à-dire celui de l’art de gouverner et régir la Cité.

 

Sa formule péremptoire la plus mémorable demeure celle-ci, qui rappelle à l’ordre tous les amoureux de nouveautés, et qu’il faudrait graver en lettres d’or en notre intelligence :

Il faut rappeler énergiquement dans ces temps d’anarchie sociale et intellectuelle, où chacun se pose en docteur et législateur : on ne bâtira pas la cité autrement que Dieu ne l’a bâtie ; on n’édifiera pas la société, si l’Église n’en jette les bases et ne dirige les travaux ; non, la Civilisation n’est plus à inventer ni la Cité nouvelle à bâtir dans les nuées. Elle a été, elle est : c’est la Civilisation chrétienne, c’est la Cité catholique. Il ne s’agit que de l’instaurer et la restaurer sans cesse sur ses fondements naturels et divins contre les attaques toujours renaissantes de l’utopie malsaine, de la révolte et de l’impiété : omnia instaurare in Christo.

Tout restaurer dans le Christ ! Ces paroles doivent être pour vous, chers amis, la règle de votre Cercle d’étude et d’action.

 

arton178.jpgCette Civilisation chrétienne, dédaigneusement surnommée « Église constantinienne » par ses détracteurs, est la forme heureusement voulue par Dieu sur notre continent de manière générale, et en notre patrie de manière particulière. Et Il l’a prouvé non seulement par Ses saints ducs, princes et rois (dont saint Louis reste le modèle), mais aussi en intervenant directement, et ô combien surnaturellement, avec sainte Jehanne d’Arc, quand bien même la question politique théorique pouvait ne pas paraître de première importance à des observateurs non avertis. Qu’un roi anglais catholique en effet se prétendît roi de France, en quoi cela pouvait-il importer au Bon Dieu ? Bonne question. Et en voici la bonne réponse : Dieu ne toléra pas qu’un prince étranger, même catholique, usurpât le trône réservé à Son Lieutenant sur terre, choisi par hérédité et primogéniture mâle dans la famille avec laquelle saint Remi noua, « en nom Dieu », une alliance immortelle. Les principes sont causes des actions, et de mauvais principes, ou une mauvaise application des principes, entraînent des conséquences épouvantables, comme l’enseignait déjà Aristote : pour notre sujet, cela entraîna l’affreuse Guerre de Cent ans. Et la grande preuve que Dieu tenait à ces principes, c’est que Charles VII n’était ni un grand homme ni un Saint (bien que surnommé le Victorieux, il négociera avec les Bourguignons, abandonnera la Pucelle et adoptera la Pragmatique Sanction) : mais Dieu le voulait lui, que désignaient les Lois fondamentales.

 

En notre époque « ballotée à tout vent de doctrine », il nous faut toujours davantage écouter, accueillir, méditer les leçons de notre Histoire, ainsi que les profonds et sages conseils de notre Mère la Sainte Église, qui défendit durant plus d’un millénaire une alliance qui fit non seulement le bonheur de la France, mais contribua au salut de ses enfants, nos ancêtres, comme en témoigne le texte-même du Vœu de Louis XIII consacrant sa personne, son royaume et ses sujets à Notre-Dame.

 

Nos ancêtres les Gaulois - La Gaule, les origines de la France« Il faut aimer ce que Dieu aime », disait saint François de Sales, célébré hier. J’ajouterais : « Il faut aimer ce que l’Église aime » (à travers son histoire et celle de France). Face aux novateurs, Pie X s’écriait : « Nous ne pouvons, malgré Notre longanimité, Nous défendre d’un juste sentiment d’indignation. Eh quoi ! on inspire à votre jeunesse catholique la défiance envers l’Église, leur mère ; on leur apprend que depuis dix-neuf siècles, elle n’a pas encore réussi dans le monde à constituer la société sur ses vraies bases ; qu’elle n’a pas compris les notions sociales de l’autorité, de la liberté, de l’égalité, de la fraternité et de la dignité humaine ; que les grands évêques et les grands monarques, qui ont créé et si glorieusement gouverné la France, n’ont pas su donner à leur peuple ni la vraie justice, ni le vrai bonheur, parce qu’ils n’avaient pas l’idéal » de la démocratie ! « Le souffle de la Révolution a passé par là, et nous pouvons conclure que si les doctrines sociales du Sillon sont erronées, son esprit est dangereux et son éducation funeste ». Répétons encore les paroles du pape Sarto à la face de notre époque bien troublée, et dans laquelle, comme le rappelait le Souverain Pontife régnant, l’Église n’a pas pour rôle d’être une O.N.G. : « Nous n’avons pas à démontrer que l’avènement de la démocratie universelle n’importe pas à l’action de l’Église dans le monde ; Nous avons déjà rappelé que l’Église a toujours laissé aux nations le souci de se donner le gouvernement qu’elles estiment le plus avantageux pour leurs intérêts », chose qui ne s’est faite chez nous librement qu’à l’alliance baptismale de Reims entre Dieu et notre peuple gallo-romain recevant à sa tête les Francs convertis, puisque jamais la Révolution n’a demandé son avis à nos familles, imposant son régime par la force et dans le sang. Et quand nos aïeux portèrent à l’assemblée, il y a un siècle et demi, des élus royalistes, ceux-ci, trahissant leur mission, consolidèrent les bases de la république présidentielle.

 

Ne nous leurrons pas : rien n’est parfait ici-bas. Comme le dit le pape, Notre-Seigneur « n’a pas annoncé pour la société future le règne d’une félicité idéale, d’où la souffrance serait bannie ; mais, par Ses leçons et par Ses exemples, Il a tracé le chemin du bonheur possible sur terre et du bonheur parfait au Ciel : la voie royale de la Croix. Ce sont là des enseignements qu’on aurait tort d’appliquer seulement à la vie individuelle en vue du salut éternel ; ce sont des enseignements éminemment sociaux » : cela nous renvoie au sacrifice du Roi (comme celui, dans la littérature, du lion Aslan dans Narnia…).

 

Et à ce sujet, comment mieux vous manifester, s’il était besoin, le bien-fondé de cet ordre séculaire, qu’en laissant la parole au plus autorisé de nos contemporains pour cela, à savoir notre Roi lui-même, en ce 27e anniversaire de son avènement, dans la riche et profonde allocution qu’il a donnée dimanche dernier à la Chapelle expiatoire à Paris, à l’occasion de la Messe pour le Roi-Martyr ? Et ce d’autant plus que beaucoup parmi vous n’en ont peut-être pas eu vent, les prêches dominicaux ayant perdu l’habitude de publier les documents royaux…

 

« Chers Amis, disait-il, Nous voici réunis pour le 223ème anniversaire de l’assassinat du Roi Louis XVI au lendemain d’un procès dont le verdict était décidé d’avance. La France traversait alors des jours dramatiques et cette mort du monarque allait, malheureusement, être la première d’une longue liste.

 

[…] Se réunir plus de deux siècles après les événements n’est pas anodin. […] Cette Messe […] est loin d’être unique. Ce sont, en fait, des dizaines de Messes qui sont célébrées autour du 21 janvier. Cela dans toute la France et même à l’étranger […]. Ces cérémonies sont importantes et leur sens dépasse de beaucoup ce que peuvent être des commémorations. Seule la mort du Roi amène, chaque année, cet événement à se renouveler. Les générations passent et cela continue. C’est au sens propre un événement national et il n’est pas étonnant que, chaque année, alors que les médias ne sont pas très ouverts à la monarchie, il fasse l’objet de séquences à la télévision comme à la radio et d’articles dans la presse papier ou numérique.

 

Cela donne une autre dimension à cet acte. Nous ne commémorons pas seulement un événement tragique. La mort du Roi est d’une autre nature. Elle atteint, au plus profond, chacun d’entre nous, chacun d’entre vous. Non seulement parce que […] la justice a été sacrifiée aux passions humaines et partisanes, mais aussi parce qu’elle est contraire aux fondements-mêmes de l’âme française. Elle est destructrice. Elle a créé un vide dans nos vies, dans nos cœurs et dans nos familles comme dans la société. Ayant perdu son chef naturel, légitime, la société est déboussolée.

 

Or une société, un État, a besoin de savoir, comme un individu, d’où il vient et où il va. Sa quête est philosophique et spirituelle. La société ne peut pas se contenter d’errance, de vérité d’un jour, qui ne l’est plus le lendemain. Au contraire, elle a besoin de certitudes. Les jeunes [gens] encore plus. Les voir présents lors des cérémonies à la mémoire de Louis XVI confirme le besoin d’absolu et de vérité. Les jeunes [gens] n’aiment pas les idées fausses. S’ils sont prêts à se donner, ce n’est pas pour des chimères. C’est pour du vrai, du juste et du beau. C’est parce qu’ils ont la foi et que dans cette foi, ils puisent leur espérance.

 

Il faut donc voir l’assassinat du Roi qui nous réunit non pas seulement comme un tragique souvenir que nous serions quelques-uns à partager, mais comme un appel à mieux réfléchir à ce que nous souhaitons pour l’avenir. Le Roi n’est pas mort pour rien. Son sacrifice, accepté et offert, a été celui de nombreux Français ; son sacrifice, officialisé par un procès, acte dont on attend qu’il fasse ressortir la vérité, a marqué l’entrée de la France dans une spirale de déchristianisation et d’avènement du matérialisme et de l’individualisme dont nous voyons, actuellement, combien elle est dangereuse.

 

Le fait d’avoir exécuté le monarque a coupé ce lien filial si particulier, si fondamental, qui unissait le Roi et son peuple ; qui unissait le peuple à son histoire. C’est ce lien qu’évoquent ces commémorations annuelles. Ce désir de retrouver la filiation perdue ». Et là, je vois la France dans la condition de l’enfant prodigue, au beau milieu de la fange des pourceaux, s’écriant : « Je me lèverai, et j’irai vers mon père, et je lui dirai : Mon père, j’ai péché contre le ciel et contre toi ; je ne suis plus digne désormais d’être appelé ton fils, traite-moi comme l’un de tes mercenaires. Et se levant », elle ira vers son roi ; et celui-ci dit déjà « à ses serviteurs : Vite, apportez la plus belle robe, et revêtez-l’en ; et mettez un anneau à sa main, et des chaussures à ses pieds ; mangeons et faisons bonne chère ; car mon [peuple] que voici était mort, et il est revenu à la vie ; il était perdu, et il est retrouvé » (Lc XV, 18-24).

 

Mais reprenons l’allocution du prince Louis :

 

« Tous les grands pays […] vivent par et pour ce rapport au temps de leur histoire. La France en s’en privant, continue à se mutiler et à se perdre. Depuis près de deux siècles, les crises succèdent aux crises, dont certaines sanglantes, les républiques aux républiques. Cela ne change rien au vide dont un ministre, et pas des moindres [celui de l’économie], s’appuyant sur sa formation de philosophe, a reconnu l’existence il y a quelques mois !

 

Ainsi commémorer cet assassinat plus de 200 ans après qu’il a été commis, c’est affirmer que l’idée de la Royauté est toujours nécessaire et vivante. En France, le Roi ne meurt jamais selon l’adage. Il se perpétue » : voilà pourquoi en France, il ne peut y avoir de vacance du pouvoir, ni de nostalgie, puisque le principe comme le prince sont toujours d’actualité. « C’est aux Français de lui redonner vie, de retrouver leur racines », alors au travail, mes Frères !

 

« Mais ceci ne peut être simplement formel. La Royauté ce n’est pas une république couronnée. Elle est avant tout un ensemble de valeurs vécues et partagées, puisque ce sont d’elles que vient l’unité entre toutes les composantes du pays. Par le passé, ces valeurs étaient directement issues du baptême chrétien de Clovis. Actuellement elles sont à retrouver, à reconstruire et surtout pas à travestir par des slogans. La France, en renouant avec ce qui l’a animée tout au long de son histoire, pourra alors surmonter difficultés et épreuves et reprendre le cours de sa destinée.

 

Derrière le rejet de cet assassinat de Louis XVI se profile le besoin de redonner primauté à la vie, de la naissance à la mort », quand la semaine passée a vu se renforcer l’avortement d’État et la légalisation du meurtre ou suicide assisté ; « la nécessité de redonner à la famille tous ses droits, notamment dans l’éducation des enfants. Pensons à Louis XVI faisant faire, en prison, des pages d’écriture à son fils et lui enseignant la géographie. Quel exemple !

 

Derrière le rejet de la mort du Roi apparaît aussi le désir de retrouver la nécessaire souveraineté garante de toutes les libertés.

 

Tout cela ne peut rester de vains mots. Ces réalités doivent vivre. Il appartient à nous tous de le faire dans nos métiers, nos professions, dans nos familles et nos activités. Beaucoup de jeunes [gens] l’ont compris [comme les fondateurs de ce Cercle, en Bourbonnais]. Leur voix sans doute ne s’entend pas encore suffisamment, mais comme ils sont l’avenir, les veilleurs qu’ils sont actuellement, deviendront rapidement les acteurs de demain.

 

Tels sont les vœux que je forme, en ce début d’année, pour vous tous ici présents et pour tous les Français. Pour la France. […] Puisse saint Louis continuer à veiller sur la France et saint Martin dont on commémore cette année le 1700ème anniversaire, continuer à l’inspirer ».

 

Ainsi s’exprimait dimanche dernier le duc d’Anjou, qui trônait parmi nous ici-même il y a quatre mois et demi. La Messe d’aujourd’hui n’est pas une Messe du 21-janvier, même si elle fait mémoire d’un autre Roi, son propre père, mystérieusement décapité en plein bicentenaire de la Révolution, il y a aujourd’hui 27 ans…

 

Nous entendons beaucoup, ces temps-ci, appeler à prier pour la France, et il le faut. Mais avec le Verbe incarné, ne demeurons pas dans les généralités, dans l’abstrait. Notre alliance avec Lui s’incarne en un homme, que les Lois fondamentales, véritable Constitution du Royaume, désignent clairement en la personne du prince Louis. C’est pour sa personne que nous prions aujourd’hui, pour sa mission, pour sa sanctification et sa correspondance à la grâce : qu’il soit l’homme selon le Cœur de Dieu dans cette dignité unique de Fils aîné du Sacré-Cœur et de Lieutenant du Christ en terre.

 

Le comte de Chambord avait admirablement affirmé : « Il faut, pour que la France soit sauvée, que Dieu y rentre en maître pour que j’y puisse régner en roi ». Cette restauration d’institutions, de justice et de législation vraiment chrétiennes, fondées sur la loi évangélique (ou comme le disait saint Pie X : « instaurer et restaurer sans cesse la Cité catholique sur ses fondements naturels et divins »), commence, mes Frères, par votre propre vie spirituelle personnelle ; elle se poursuit dans vos foyers, dans la bonne et droite éducation de vos enfants, dans l’amour et le soutien mutuel des parents ; elle se manifeste autour de vous, dans votre métier, dans vos relations, dans vos réalisations ; comme nous le disait le Prince : « Tout cela – ce que vous verrez et étudierez dans ce Cercle – ne peut rester de vains mots. Ces réalités doivent vivre. Il appartient à nous tous de le faire dans nos métiers, nos professions, dans nos familles et nos activités ».

 

« Demandez, et vous recevrez », nous dit N.-S. J.-C. Demandons-Lui des choses précises, et de grandes choses, « hommes de peu de foi » ! « Aide-toi, le Ciel t’aidera » lançait notre héoïn nationale, ainsi que ceci : « Les gens d’armes combattront, et Dieu donnera la victoire ». A l’instar de sainte Bathilde, passée de l’esclavage au premier trône d’Occident, tout peut arriver à ceux qui ont une foi à déplacer les montagnes, car « tout concourt au bien de ceux qui aiment Dieu ».

 

Offrez donc résolument vos prières, vos bonnes actions, vos sacrifices ; offrez vos communions, vos chapelets, et surtout : priez en famille et faites prier les enfants, qui sont tout-puissants sur le Cœur de Dieu et de Sa Sainte Mère. Enfin, utilisez pleinement la prière officielle de l’Église, de l’Épouse à l’Époux : la sainte Liturgie ; faites dire des Messes pro Rege et Francia : il en est grand temps. « Mais priez, mes enfants » (Dieu vous exaucera en peu de temps, mon Fils se laisse toucher. Ndlr.), avertissait Notre-Dame à Pontmain ; nous lui répondions avec le psaume XIXe au début de cette Messe : « Seigneur sauvez le Roi, et exaucez-nous au jour où nous Vous invoquerons ». Et la Reine de France, notre vraie première Dame, de nous promettre : « Dieu vous exaucera en peu de temps : mon Fils Se laisse toucher ».

 

Le Cercle s’appliquera à former votre intelligence à la connaissance de la vérité et des bons principes ; mais avant de les appliquer en nous et autour de nous, comme nous venons de le voir, il y a l’étape intermédiaire, fondamentale, qui est l’ordonnancement de votre volonté au vrai bien. Puissiez-vous, au feu ardent de la grâce divine, vous enflammer et brûler d’amour non seulement pour la France, mais pour la personne du Roi, à l’unisson de nos ancêtres qui, sans avoir forcément étudié les Lois fondamentales en détail, les connaissaient comme par instinct : à chaque fois qu’elles s’appliquaient concrètement, par la naissance d’un Dauphin, il n’y avait pas une église en France dont les voûtes ne résonnassent de l’écho du Te Deum, et pas un village en France qui ne manifestât son allégresse.

 

La fleur de lysPuissions-nous, mes Frères, redécouvrir ce devoir de piété filiale envers le représentant de Dieu auprès de la France, et de la France auprès de Dieu ; cette garantie du droit et de la justice, qu’est le père des familles de France ; cet exemple du service de la nation, qu’est cet homme saisi par la naissance et qui ne s’appartient pas ; ce pilier de la défense de la liberté de l’Église ; cette image de l’union conjugale de notre peuple avec Dieu ; cette joie oubliée, qui se transmettait jadis de génération en génération dans nos familles, et qui se perpétue pourtant encore chez la plupart de nos voisins : celle d’avoir un roi et une reine à aimer, un couple sacré en lequel tout un peuple puisse le mieux possible discerner les traits de Notre-Seigneur le Christ-Roi et de Notre-Dame, Reine, dans l’exercice du gouvernement du Royaume des lys, figure et voie, pour nous Français, de la Patrie céleste, de même que le Souverain Pontife manifeste quant à lui le Christ Souverain-Prêtre.

 

Puissiez-vous, par le bon travail opéré dans ce Cercle, vous écrier un jour avec le roi David, en entrant au Paradis recevoir votre récompense (Dieu Lui-même) : « Vous m’avez fait connaître les voies de la vie ; Vous me comblerez de joie par Votre visage : il y a des délices sans fin à Votre droite » (Ps XV, 11), ô mon Dieu et mon Roi. Et qu’en cette cité de Souvigny, berceau de la dynastie heureusement régnante, notre âme catholique et française s’écrie dès maintenant avec le même Psalmiste : « Grand Dieu, sauvez le Roi ! » (Ps XIX). Ainsi soit-il.

 

+

Au nom du Père et du Fils et du Saint-Esprit. Ainsi soit-il.

 

Source: Action Légitimiste

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21 mai 2016 6 21 /05 /mai /2016 00:00

Né en Serbie, fils de l'empereur Constance Chlore et de sainte Hélène, Constantin fut élevé à la cour de Dioclétien et proclamé empereur après la mort de son père, en 306.

 

Son règne marque la fin des persécutions contre les chrétiens

 

Constantin Ier, et toute son armée avec lui, vit apparaître dans le ciel une croix. Jésus, dans un rêve prémonitoire, lui promit aussi de vaincre Maxence par le chrisme, formé des deux lettres grecques Khi (X) et rho (P): ce sont les deux premières lettres de Christ. Constantin les fit apposer sur les étendards de son armée et les boucliers de ses hommes.

 

Au Pont Milvius, à quelques kilomètres au nord-est de Rome, deux empires, deux mondes s'affrontaient devant les siècles : l'empire des Césars et la monarchie chrétienne, le monde païen et le monde chrétien. Combattant sous le drapeau marqué de la croix, son armée composée de Gaulois et de chrétiens, vainquit les Francs et les Goths, ainsi que Maxence, sous les murs de Rome. Constantin se fit chrétien, concluant ainsi la paix avec l'Église. Il se convertit et édifia à Rome une basilique sur le tombeau de saint Pierre, premier pape. 
         
Il proclama l'édit de Milan qui donna la liberté aux chrétiens de propager leur foi, et restitua les biens ecclésiastiques confisqués par Maxence. Il instaura le christianisme comme religion d'Etat.

 

Bien qu'il ne fût baptisé que peu de temps avant sa mort, Constantin présida des conciles, tels que celui de Nicée et essaya de résoudre les conflits internes et externes de l'Église. Ses lois et sa politique se basaient sur les principes chrétiens. Il était un grand constructeur d'édifices chrétiens.

 

Saint-Constantin--empereur--272-337-.png

Le Chrisme: image que vit Constantin dans le ciel avant la bataille du Pont Milvius, correspondant aux lettres grecques X Chi et P Rho (XP), les deux premières lettres du mot Christ.

 

http://upload.wikimedia.org/wikipedia/commons/thumb/e/e4/Chrisme_PARIS_Saint_Fran%C3%A7ois-Xavier.jpg/800px-Chrisme_PARIS_Saint_Fran%C3%A7ois-Xavier.jpg

Chrisme surplombant une chapelle de l'Eglise Saint-François-Xavier, Paris

 

"Constantin Le Grand, aux racines de l'Europe", tel est le titre du congrès international qui s'est tenu au Vatican du 18 au 21 avril 2012, organisé par le Conseil pontifical des sciences historiques à l'occasion du 1.700 anniversaire de la bataille du Ponte Milvio (Pont Milivus) et de la conversion de l'empereur Constantin. (VIS) ... Cette conversion est à l’origine de la géographie européenne telle qu’on la connaît aujourd’hui. Constantin, empereur chrétien (Radio Vatican) - RealAudio - MP3

 

Sources:

 

(1) Calendrier perpétuel, Les Saints en 365 jours, Chêne, (2), (3), (4)

 

. 6 octobre 2013 - Commémorations du 17e centenaire de l'édit de Milan

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20 mai 2016 5 20 /05 /mai /2016 00:00

Saint-Bernardin-de-Sienne--Franciscain----1444-.jpg

Saint Bernardin de Sienne, Franciscain. On le représente tenant à la main un soleil avec le monogramme de Jésus. "IHS" [abréviation et translittération du nom de "Jésus" en grec : Ι = J, Η = E et Σ = S (JES = Jesus/Ιησους), et en latin : Iesus Humani Salvator, Jésus sauveur des hommes]

 

Le principal caractère de la vie de ce grand Saint, c'est son amour extraordinaire pour la très Sainte Vierge.

L’Italie le considère comme son plus grand prédicateur. Dès sa canonisation, les peintres et les sculpteurs les plus illustres le représentèrent très fréquemment.

Né le 8 septembre 1380, jour de la Nativité de Marie, Bernardin fut privé, tout jeune, de ses nobles et pieux parents ; mais il trouva dans une de ses tantes une éritable mère. Voyant un jour cette femme refuser de donner à un pauvre, il lui dit : "Pour l'amour de Dieu, donnez à ce pauvre ; autrement je ne prendrai rien aujourd'hui." 

Sa pureté était si grande, que le moindre mot inconvenant l'affligeait profondément : "Silence, disaient les étudiants quand ils le voyaient apparaître au milieu de leurs conversations trop libres, silence, voici Bernardin !" 

À dix-sept ans, il entra dans une confrérie de garde-malades, et soigna pendant quatre ans, dans un hôpital, avec un dévouement et une douceur rares, toutes les infirmités humaines. Se traitant lui-même avec la dernière dureté, il ne songeait qu'aux besoins des autres ; il parut surtout héroïque dans une peste affreuse (peste de Sienne en 1400), où au service des malades, il s'imposa mille fatigues et brava mille fois la mort. 

L'inspiration du Ciel le conduisit alors chez les Franciscains, qui le lancèrent bientôt dans la prédication. Grâce à la bonté de sa Mère céleste, sa voix, faible et presque éteinte, devint inopinément claire et sonore ; Bernardin fut un apôtre aussi brillant par son éloquence que par sa science, et opéra en Italie de merveilleux fruits de salut.

La tradition populaire du Moyen Âge lui attribue plus de 2000 guérisons miraculeuses (Source : Jansen Philippe. Un exemple de sainteté thaumaturgique à la fin du Moyen Âge : les miracles de saint Bernardin de Sienne. In: Mélanges de l'Ecole française de Rome. Moyen-Âge, Temps modernes T. 96, N°1. 1984. pp. 129-151).

Faisant un jour l'éloge de la Sainte Vierge, il lui appliqua cette parole de l'Apocalypse : "Un grand signe est apparu au Ciel." Au même instant, une étoile brillante parut au-dessus de sa tête. Une autre fois, parlant en italien, il fut parfaitement compris par des auditeurs grecs qui ne connaissaient que leur langue maternelle.

Un jour, un pauvre lépreux lui demanda l'aumône ; Bernardin, qui ne portait jamais d'argent, lui donna ses souliers ; mais à peine le malheureux les eut-il chaussés, qu'il se senti soulagé et vit disparaître toute trace de lèpre.

Bernardin, allant prêcher, devait traverser une rivière et ne pouvait obtenir le passage de la part d'un batelier cupide auquel il n'avait rien à donner. Confiant en Dieu il étendit son manteau sur les eaux, et, montant sur ce frêle esquif, passa la rivière.

 

 

C'est à Bernardin que remonte la dévotion au Saint Nom de Jésus, dont il recommandait la dévotion.

Il prêchait en montrant aux foules un panneau portant le monogramme du Christ "IHS", peint en lettres (gothiques) d'or dans un disque solaire symbolique.

Parfois, le disque qu'il tient contre sa poitrine porte le mot 'Caritas' (charité). Source: Eglise Saint-Eleusippe de Quinçay.

Il a été aussi un des apôtres les plus zélés du culte de saint Joseph.

Quelques religieux, jaloux de ses succès, le dénoncèrent à Rome, l’accusant de déviation doctrinale. Saint Jean de Capistran prit sa défense auprès du pape Martin V. Celui-ci approuva la dévotion au Nom de Jésus et voulut faire de Bernardin l’évêque de Sienne. Mais Bernardin refusa, préférant continuer ses prédications en Italie.

Le 7 janvier 1432, malgré de nouvelles attaques contre Bernardin, le pape Eugène IV imposa le silence à ses détracteurs.

En 1530, la fête du Saint Nom de Jésus fut accordée aux Frères mineurs, et étendue à l’Église universelle en 1722.

Il attrapa une fièvre maligne, à Aquila où il mourut, le 20 mai 1444, dans le couvent de cette ville, tandis que les frères chantaient l’antienne : « Père, j’ai manifesté ton nom aux hommes… Je viens vers Toi. ». Il fut inhumé dans l’église du couvent.

Le pape Nicolas V le canonisa le 24 mai 1450.

 

 

Sources : 12 , 3

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19 mai 2016 4 19 /05 /mai /2016 00:00
Saint Yves Hélory, prêtre par Rogier van der Weyden (XVe siècle)

Saint Yves Hélory, prêtre par Rogier van der Weyden (XVe siècle)

Saint Yves Hélory, avocat puis prêtre (1250-1303)

 

Yves Hélory, dit l'Avocat des Pauvres, est né en Bretagne, au manoir de Kermartin près de Tréguier, en 1250, d'une famille de petite noblesse.

Le jeune Yves est envoyé à Paris, vers 14 ans, pour étudier la philosophie et la théologie : il recevra des enseignements de Thomas d’Aquin. Finalement, c’est le droit qui l’attire. Il étudiera à la faculté d’Orléans le droit laïc et ecclésiastique. Puis il retourne en Bretagne où il est nommé juge ecclésiastique à Rennes en 1280. L’évêque de Tréguier l’appelle auprès de lui et le décide à devenir prêtre en 1283. Il est nommé curé de Trédrez en 1285, puis de Louannec, de 1292 à 1298.

Entre temps, Yves a mené une vie exemplaire. De nombreux témoins de son procès en béatification parleront d’un chrétien et d’un juge doux, équitable, attentif et compatissant aux sort des pauvres et plaidant leur cause. Mais en 1291, Yves ressort transformé d'une visite au mouroir de l’hôpital de Tréguier qui le décide à devenir un pauvre parmi les plus pauvres.

Il se retira dans son manoir familial de Kermartin où il vécut dans la misère et accueillit les indigents, devenant leur avocat. Restant aussi prêtre et évangélisateur, il traverse la Bretagne à pied pour prêcher et apporter la Bonne nouvelle contre vents et marées.

Yves Hélory mourut dans son manoir familial à Kermartin le 19 mai 1303, épuisé par le travail et la pénitence. Sa dépouille mortelle fut alors portée à la Cathédrale de Tréguier en un long cortège empruntant l'itinéraire dont les processions actuelles perpétuent le souvenir. Son corps sera transféré à la cathédrale de Tréguier. Et son tombeau devint un lieu de pèlerinage.

Il est canonisé en 1347, devenant ainsi le second saint breton et sans doute le premier prêtre diocésain élevé à ce rang. « En ce temps où le monde vieillissant accélère son déclin vers le dernier des soirs, a surgi de l'extrémité de l'Occident, de la Bretagne, une étoile matinale qui ne s'éteindra pas » : c'est en ces termes d'un beau lyrisme que le Pape Clément VI proclame la sainteté d'Yves Hélory, ce 19 mai 1347.

Il est le saint patron des avocats, des avoués, des assureurs et des notaires, ainsi que de la Bretagne.

   

Une procession réunissant plus de 5.000 personnes pour le traditionnel "Pardon de Saint-Yves" dans les rues de Tréguier, prit le dimanche 16 mai 2010 la forme d'un vibrant hommage au saint-patron des Bretons et à tous les chrétiens qui de par le monde ne peuvent vivre librement leur foi. Pour qu'enfin, justice leur soit rendue. Cette justice si chère au coeur de saint Yves. 

"Un grand événement marquant le Trégor et la Bretagne tout entière", déclara Mgr Fruchaud, évêque de Saint-Brieuc et Tréguier.

 

Sources : 1, 2, 3 , 4

 

- Les Sept saints fondateurs de la Bretagne

- Les saints bretons

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18 mai 2016 3 18 /05 /mai /2016 00:00
Saint Eric, roi de Suède, Martyr (+ 1161)

Roi de Suède de 1150 à 1160, Eric IX était également appelé Erik le Saint (den Helige) ou saint Eric. Il fut tué en 1160 par un prince danois.  

Fort pieux, Eric usa de toute son influence pour évangéliser ses sujets par la codification des lois de son royaume qu'il rédigea dans un esprit chrétien, sans vouloir les forcer à la conversion. Eric améliora aussi le sort des femmes.

 Il décida de conquérir la Finlande, autant pour l'expansion de son domaine que pour y porter l'Évangile.

Il est le fondateur de la "dynastie d'Erik" qui alternera avec la dynastie de Sverker sur le trône de Suède jusqu'au début du XIIIe siècle.

 

Selon wikipedia, "son règne est marqué par la première tentative peut-être légendaire de conversion des Finlandais païens. Selon la Vita Santi Erici rédigée par l'évêque Israël Erlandsen de Västeras (Suède) (1328/1329†), il aurait organisé une croisade en Finlande au cours de laquelle l'évêque Henri d'Uppsala aurait trouvé la mort tué d'un coup de hache par un nouveau converti."

Eric fut assassiné le 18 mai 1160 à la sortie de la messe de l'Ascension à Turku, port situé au sud-est de la Finlande, par un prince danois, Magnus Henriksson.  Une fontaine a jailli de la terre où la tête du roi est tombée après avoir été coupée au loin, et des miracles ont été déclarés après sa mort.   Considéré comme martyr, il devint ainsi le saint patron de la Suède : Erik den Helige. Ses restes ont été conservés dans un reliquaire, dans la cathédrale d'Uppsala où les gens ont fait des pèlerinages pour près de mille ans.

 

Chasse de saint Éric à la cathédrale d'Uppsala

Chasse de saint Éric à la cathédrale d'Uppsala

 

 

Lors de l'ouverture de son tombeau le 10 avril 2014, l'ancienne couronne royale de Suède fut découverte dans le tombeau de saint Eric

 

 

Video en suédois : Mordet på Kung Erik den Helige. L'assassinat du roi Eric le Saint.

 

Erik le Saint assassiné par l'adversaire Sverker, plus tard roi de Suède.

Karl Sverkersson (fils de Sverker) a été assassiné plus tard par le fils d'Erik, Knut, qui montera sur le trône en 1168 sous le nom de Knut Ier de Suède.

 

Sources: (1), (2), (3)

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17 mai 2016 2 17 /05 /mai /2016 09:03
Une tranchée française en 1916

Une tranchée française en 1916

Nous avions dit le jour de l'élection de François Hollande qu'on verrait la république absolue dans toutes ses oeuvres de clivage et de division, on ne savait pas que "Moi président" choisirait le jour de la commémoration du centenaire de la bataille de Verdun, le 29 mai, pour diviser la France et les Français.

 

François Hollande ce matin sur Europe 1, a déclaré :

 

"Si le maire voulait - c'est à lui d'en décider - eh bien l'Etat mettrait les moyens pour sécuriser le concert. Et de toute façon, les subventions qui avaient été promise pour ce spectacle ou pour d'autres seraient de toute façon maintenues." [1]

 

Le rappeur controversé "Black M", membre du groupe "Sexion d'Assaut", qui devait se produire le 29 mai, après la cérémonie de commémoration de la bataille de Verdun, avait été déprogrammé vendredi 13 mai par le maire PS de Verdun Samuel Hazard, qui justifia cette annulation par des "risques forts de troubles à l'ordre public."

 

Le risque de trouble à l'ordre public vient de la faute initiale de programmer un personnage qui dans ses chansons insulte la France, les Français, les homosexuels et les Juifs. Elle ne vient pas de ceux qui, en réaction, s'opposent à cette agression.

 

Ce matin, François Hollande prend donc le risque de troubler l'ordre public en faisant le pari de "sécuriser" un concert qui pourrait dégénérer avec de graves affrontements le jour du centenaire de Verdun.

 

Selon Orange Actu, dans un communiqué, la députée FN du Vaucluse Marion Maréchal-le-Pen et le sénateur frontiste des Bouches-du-Rhône Stéphane Ravier avaient les premiers demandé à l'Élysée d'annuler le concert, bien que l'organisateur en soit en réalité la communauté de communes de Verdun :

 

"Il est inconcevable qu'un 'artiste' qui insulte aussi violemment la France participe à un quelconque événement officiel de commémoration de notre histoire nationale", jugent-ils. Marine Le Pen avait elle jugé que les propos de la chanson étaient "extrêmement injurieux à l'égard des Français". Jean-Marie Le Pen avait également réagi sur son compte Twitter : "Hollande veut s'entourer de rappeurs anti-français et salir la mémoire des héros de Verdun. Il faut le stopper net", a-t-il écrit mardi (10 mai Ndlr.).

 

"Je suis très heureux d'avoir contribué, avec beaucoup de citoyens français, à déprogrammer ce concert d'une très grande indécence", a déclaré le vice-président du FN, Florian Philippot en marge d'un colloque du Front national à Paris.

 

Black M "a chanté des horreurs sur la France, a parlé des +youpins+, de cette +conne de France+, des +kouffars+ (incroyants NDLR), etc. Beaucoup de citoyens se sont indignés", a-t-il ajouté.

 

A "gauche", après l'annulation du concert de "Black M", Jack Lang, Rama Yade ou encore Christiane Taubira ont condamné l'annulation du concert. Le ministre de la "Culture" Audrey Azoulay à Cannes samedi 14 mai a dénoncé un "ordre moral nauséabond". On peut simplement dire que ceux qui usent sans cesse de la morale en politique et donnent des leçons de morale à la terre entière à toutes occasions et à tout bout de champ, sont les gauchistes.

 

Ce mardi, dans un entretien publié sur le site internet du Monde, Nicolas Sarkozy est sorti de son silence en jugeant lui aussi qu'"à l'évidence, ce n'était pas une bonne idée" d'inviter le chanteur Black M, "un chanteur qui a insulté la France" et "tenu des propos homophobes et antisémites", après l'annulation de son concert prévu au soir de la cérémonie du centenaire de la bataille de Verdun. "Il y a beaucoup de Français qui ne votent pas FN et qui ont été profondément choqués qu'on invite, à une commémoration nationale, un chanteur qui a insulté la France dans ses textes, et tenu des propos homophobes et antisémites, même s'il s'en est excusé", a déclaré M. Sarkozy. [2]

 

Ce matin également, invité de Jean-Jacques Bourdin sur BFMTV et RMC, Jean-Pierre Raffarin est revenu sur l'annulation du concert de Black M à Verdun :

 

"Je pense que c'est ceux qui ont pris cette initiative au départ, qui l'ont invité, qui ont fait une erreur", a estimé l'ancien Premier ministre, qui prône "la sobriété", "le silence" plutôt que la présence de "quelqu'un de provocant" pour la cérémonie. [3]

 

Auparavant au sein des Républicains, plusieurs responsables avaient plaidé pour l'annulation du concert, telle Nadine Morano ou la députée Valérie Boyer. Nadine Morano sur RMC le 13 mai avait dénoncé "une faute", une décision inadaptée et demandé au maire de Verdun et au gouvernement de renoncer à ce concert.

 

Indépendamment de l'invité, et sans compter qu'une commémoration n'est pas un jour de fête, toute "sécurisation" d'un concert aussi controversé s'assimile à une provocation, une profanation délibérée extrêmement grave venant de la part d'un président qui a la charge de préserver la paix et l'ordre public, une décision irresponsable d'un président sourd qui jette de l'huile sur le feu, dont nul ne peut dire aujourd'hui quelles pourront en être les conséquences et dont l'auteur devra être tenu comme responsable.

 

Add. Le maire de Verdun confirme l'annulation du concert de Black M, Par Lefigaro.frMis à jour le 17/05/2016 à 13:32 Publié le 17/05/2016 à 12:59

 

En dépit de la promesse de François Hollande de "sécuriser le concert", le maire PS de Verdun, Samuel Hazard, a confirmé ce mardi qu'il ne reviendrait pas sur l'annulation du concert de Black M.

 

... [L]e maire de Verdun a décidé de ne pas revenir sur sa décision, comme il l'a confié à un journaliste de l'Est Républicain, à l'issue d'une réunion avec les présidents de la Région Grand Est, Philippe Richert, et du conseil départemental de la Meuse Claude Léonard.

 

 

Notes

 

[1] L'Etat prêt à mettre «les moyens» pour sécuriser un éventuel concert de Black M, Par Lefigaro.fr avec AFPMis à jour le 17/05/2016 à 09:08 Publié le 17/05/2016 à 08:40

[2] Black M/Verdun: pas une bonne idée (Sarkozy), Par Lefigaro.fr avec AFPMis à jour le 17/05/2016 à 09:22 Publié le 17/05/2016 à 09:19

[3] Inviter Black M à Verdun était une "erreur" pour Raffarin, BfmTv, le 17/05/2016

17 mai 2016 2 17 /05 /mai /2016 00:00

Saint Pascal Baylon, Confesseur, Patron des Oeuvres eucharistiques (1592)

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Saint Pascal Baylon naquit en Espagne, en Aragon, le 17 mai 1540, d'humbles cultivateurs, riches des vertus chrétiennes. Occupé dès l'âge de sept ans, à la garde des troupeaux, il passait son temps en prières et en lectures; on dit que les Anges eux-mêmes lui donnèrent des leçons.

 

Le petit Pascal se plaisait surtout à réciter le Pater. Quoique pauvre, il trouvait le moyen de faire l'aumône en donnant une partie de sa nourriture à ceux qui en avaient besoin. Il était le modèle aimé et respecté de tous les bergers de la contrée. Dans un âge si tendre, il connaissait l'usage assidu des cilices, des jeûnes, des disciplines sanglantes; on le voyait marcher pieds nus à travers les ronces et les épines, en expiation de ses péchés. 

 

Le maître chez qui ses parents l'avaient placé voulait le faire héritier de tous ses biens; mais lui, craignant que les biens de la terre ne fussent un obstacle à sa félicité, refusa avec modestie cette faveur, voulant acquérir plus de conformité avec le Sauveur qui était venu sur la terre, non pour être servi, mais pour servir.

Pascal ne convoitait que l'héritage de l'amour de Dieu et la pauvreté religieuse.

 

A vingt ans, malgré les sollicitations de ses camarades, auxquels il prouva la réalité de l'appel divin en frappant trois fois la terre avec sa houlette et en faisant jaillir trois fontaines dans un lieu sec et aride, il entra chez les Franciscains comme frère convers et il y remplit la tâche de portier. (1)

 

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Il rayonnait par son amabilité et sa douceur envers tous ceux qui se présentaient à la porte du couvent. Beaucoup de gens pour cette raison venaient lui demander conseil, même des prédicateurs qui estimaient que sa théologie était celle du cœur et non pas celle d'un intellectuel.

 

Les vertus de l'enfant, déjà si extraordinaires, devinrent dans le religieux, des vertus véritablement merveilleuses. Son obéissance était aussi parfaite que possible. Traité rigoureusement par son supérieur, il disait à ceux qui le plaignaient: "Taisez-vous: le Saint-Esprit a parlé par la bouche de notre supérieur." Quand on lui proposait de faire quelque chose, il disait souvent: "Je ferai comme l'obéissance dira."

http://upload.wikimedia.org/wikipedia/commons/thumb/c/c0/LienzoS_Pascual.jpg/200px-LienzoS_Pascual.jpg

 

Sa mortification était effrayante et ne le cédait en rien à celle des anciens solitaires. Sa charité pour les pauvres, quand il était portier, dépassait les limites; du moins ses supérieurs le blâmaient à ce sujet; mais il leur répondait naïvement: "S'il se présente douze pauvres et que je donne à dix, il est bien à craindre que l'un de ceux que je renvoie ne soit précisément Jésus-Christ."


Maltraité par les Huguenots au cours d'une mission dans la France déchirée par les guerres de religion, il leur pardonna en disant que c'est pour servir Dieu qu'ils l'avaient ainsi traité.

 

Pascal est célèbre par sa dévotion à la Sainte Eucharistie; il passait des heures entières, souvent ravi en Dieu, devant le Tabernacle, et parfois on le voyait suspendu en l'air par l'effet du divin amour. Quand il ne pouvait être de corps devant le Très Saint-Sacrement, il y était ordinairement en esprit.

 

Saint-Pascal-Baylon.jpg


Il honorait aussi spécialement la Mère de Dieu, et ne cessait de demander, par son intercession, la grâce d'être préservé des souillures du péché. (2)

Pascal Baylon fut canonisé en 1690 par le Pape Alexandre VIII. (3)

Pendant la Messe de ses funérailles, on vit ses yeux s'ouvrir deux fois, à l'élévation de l'hostie et du calice.

En 1897, Léon XIII l'a déclaré Patron des Oeuvres eucharistiques. (4)

 

A Rome, deux églises portent le nom de cet humble frère lai, que le Saint-Siège a déclaré céleste Patron de tous les congrès et assemblées eucharistiques. La première de ces églises s’élève près du titulus Callisti ; elle avait été primitivement dédiée aux Quarante Martyrs de Sébaste, mais vers 1735, les Alcantarins espagnols y unirent, en lui donnant la préséance, le nom de leur célèbre compatriote. La seconde se trouve près de la basilique de Sainte-Cécile, et une maison religieuse y est annexée.

Prière. — « O Dieu qui avez orné votre confesseur Pascal d’un tendre amour envers les saints mystères de votre Corps et de votre Sang ; accordez-nous de retirer de ce divin banquet cette même ferveur spirituelle qu’il en rapportait. Par notre Seigneur, etc. » (5)



Sources:

(1) http://nominis.cef.fr/contenus/saint/1175/Saint-Pascal-Baylon.html

(2)  Vie des Saints pour tous les jours de l'année avec une pratique de piété pour chaque jour et des instructions sur les fêtes mobiles, Alfred Mame et Fils éditeurs, Tours 1867, p. 137.

(3) http://www.levangileauquotidien.org/main.php?language=FR&module=saintfeast&localdate=20110517&id=4126&fd=0

(4) http://fr.wikipedia.org/wiki/Pascal_Baylon

(5) http://www.introibo.fr/17-05-St-Pascal-Baylon-confesseur

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15 mai 2016 7 15 /05 /mai /2016 00:00

Et moi, je prierai le Père, et il vous donnera un autre Consolateur, pour qu'il demeure toujours avec vous; C'est l'Esprit de vérité, que le monde ne peut recevoir, parce qu'il ne le voit point et ne le connaît point: mais vous, vous le connaissez, parce qu'il demeure au milieu de vous; et il sera en vous.

Évangile de Jésus-Christ selon saint Jean 14, 16-17

Vitrail moderne représentant la Pentecôte

Vitrail moderne représentant la Pentecôte

La Pentecôte correspond à l'envoi de l'Esprit-Saint aux Apôtres réunis au Cénacle de Jérusalem, dix jours après l'Ascension de Notre Seigneur, et donc cinquante jours après sa résurrection (Pâques).

Le Cénacle est le lieu de l'effusion de l'Esprit lors de la Pentecôte, quand "apparurent comme des langues de feu qui se posèrent sur chacun d'eux"  (Ac 2:2-3C'est au Cénacle qu'eut lieu le premier concile, dit "concile de Jérusalem" (Ac 15:4-19)

Le Cénacle est aussi le nom de la pièce où Notre Seigneur institua le sacrement de l'Eucharistie (la sainte Cène), le Jeudi saint, la veille de sa Passion.

pentecote.jpg

Sur cette gravure, en haut de l'image, on remarque des triangles entremêlés, tête en haut ou tête en bas. Les triangles tête en bas ont à leur base deux points, ce qui dans les Ecritures correspond à l'envoi de l'Esprit-Saint par les deux autres personnes de la Sainte Trinité : le Père et le Fils qui ne font qu'UN, et dans les triangles têtes dirigées vers le haut, l'assemblée de Dieu, qui sur terre est en perpétuelle recherche de Dieu et donc en relation permanente avec le Créateur par la grâce de l'Esprit-Saint.

 

Et quand ils furent entrés, ils montèrent à la chambre haute où ils se tenaient: Pierre et Jean, Jacques et André, Philippe et Thomas, Barthélemy et Matthieu, Jacques (fils) d'Alphée, et Simon le Zélote, et Jude (frère) de Jacques. Tous ceux-là, d'un même coeur, persévéraient dans la prière avec des femmes et Marie, la mère de Jésus, et avec ses frères.

Actes des Apôtres 1, 13-14

C'était après la mort de Jésus, le soir du premier jour de la semaine. Les disciples avaient verrouillé les portes du lieu où ils étaient, car ils avaient peur des Juifs. Jésus vint, et il était là au milieu d'eux. Il leur dit : "La paix soit avec vous !"Après cette parole, il leur montra ses mains et son côté. Les disciples furent remplis de joie en voyant le Seigneur.Jésus leur dit de nouveau : "La paix soit avec vous ! De même que le Père m'a envoyé, moi aussi, je vous envoie."Ayant ainsi parlé, il répandit sur eux son souffle et il leur dit : "Recevez l'Esprit Saint.Tout homme à qui vous remettrez ses péchés, ils lui seront remis ; tout homme à qui vous maintiendrez ses péchés, ils lui seront maintenus."

Évangile de Jésus-Christ selon saint Jean 20,19-23

"Suivant deux illustres Pères de l'Église orientale, saint Hésychius, patriarche de Jérusalem, et saint Proclus, patriarche de Constantinople, le Saint-Esprit descendit au moment même où saint Pierre célébrait, au milieu des disciples, l'auguste sacrifice de la messe." (Mgr Gaume, Traité du Saint-Esprit, 1865, troisième édition, Gaume et Cie Editeurs, 3 rue de l'Abbaye, tome II, Paris 1890, p. 192).

La Cène, Fra Angelico, 1452

La Cène, Fra Angelico, 1452

"La vie communautaire et la vie de prière étaient ordonnées à l’annonce de l’Evangile. C’est exactement ce qui a été vécu par les premiers chrétiens dans ce temps entre Ascension et Pentecôte : sur ordre de Jésus, les disciples font communauté, écoutent la Parole, reçoivent l’Esprit, et deviennent messagers de la Bonne Nouvelle. Vivre au Cénacle c'est vivre avec Ma­rie, c'est se laisser comme elle conduire par l'Esprit pour communiquer le Christ aux autres." (Congrégation Notre Dame du Cénacle, n° 37)

C'est comme une précieuse indication : pas de Pentecôte sans cénacle. En un mot, l'Esprit est donné à des êtres qui, déjà, essayent de vivre en communion, unis dans leur diversité et surtout persévérants dans la prière avec Marie, la Mère de Jésus.  (Cathedrale du Puy)

Au cours de la prière au Cénacle, dans une attitude de profonde communion avec les Apôtres, quelques femmes et les « frères » de Jésus, la Mère du Seigneur invoque le don de l'Esprit pour elle-même et pour la communauté.

Marie désire une effusion de l'Esprit en vue de sa propre fécondité spirituelle.

Il était bon que la première effusion de l'Esprit sur elle, qui avait eu lieu en vue de sa maternité divine, fût renouvelée et renforcée. En effet, au pied de la Croix, une nouvelle maternité avait été confiée à Marie, qui concernait les disciples de Jésus. Cette mission exigeait précisément un renouvellement du don de l'Esprit. La Vierge le désirait donc, en vue de la fécondité de sa maternité spirituelle.

Alors qu'au moment de l'Incarnation l'Esprit était descendu sur elle en tant que personne appelée à participer dignement au grand mystère, maintenant tout s'accomplit en fonction de l'Église, dont Marie est appelée à être la figure, le modèle et la mère.

Marie désire une effusion de l'Esprit sur les disciples et sur le monde.

Dans l'Église et pour l'Église, la Vierge, se souvenant de la promesse de Jésus, attend la Pentecôte et implore pour tous la multiplicité des dons, selon la personnalité et la mission de chacun.

Dans la communauté chrétienne, la prière de Marie revêt une signification particulière : elle favorise l'avènement de l'Esprit en sollicitant son action dans le cœur des disciples et dans le monde.

Tout comme, lors de l'Incarnation, l'Esprit avait formé en son sein virginal le corps physique du Christ, de même, au Cénacle, le même Esprit descend pour animer son Corps mystique.

La Pentecôte est donc aussi le fruit de l'incessante prière de la Vierge, que le Paraclet accepte avec une faveur toute particulière parce qu'elle est l'expression de son amour maternel à l'égard des disciples du Seigneur. En contemplant la puissante intercession de Marie qui attend l'Esprit Saint, les chrétiens de tous les temps, dans leur long et difficile cheminement vers le salut, recourent souvent à son intercession pour recevoir avec plus d'abondance les dons du Paraclet.

Répondant à la prière de Marie et de la communauté rassemblée au Cénacle le jour de la Pentecôte, l'Esprit Saint comble la Vierge et ceux qui sont présents de la plénitude de ses dons, opérant en eux une profonde transformation en vue de la diffusion de la Bonne Nouvelle.
À la Mère du Christ et aux disciples, sont donnés une force nouvelle et un dynamisme apostolique nouveau, pour la croissance de l'Église.
Éclairée et conduite par l'Esprit, elle a exercé une influence profonde sur la communauté des disciples du Seigneur
En particulier, l'effusion de l'Esprit conduit Marie à exercer sa maternité spirituelle d'une manière singulière, par sa présence toute imprégnée de charité et par le témoignage de sa foi. Dans l'Église naissante, elle transmet aux disciples, comme un trésor inestimable, ses souvenirs sur l'Incarnation, l'enfance, la vie cachée et la mission de son divin Fils, contribuant à le faire connaître et à affermir la foi des croyants.

Nous ne disposons d'aucune information sur l'activité de Marie dans l'Église primitive, mais il est permis de supposer que, même après la Pentecôte, elle a continué à vivre une existence cachée et discrète, attentive et efficace.

Éclairée et conduite par l'Esprit, elle a exercé une influence profonde sur la communauté des disciples du Seigneur.

(Extraits de l'Audience de Jean-Paul II du 28 mai 1997)

Le Veni Creator Spiritus est une hymne composée au IXe siècle, considérée comme la plus célèbre de toutes les hymnes grégoriennes, elle signifie Viens Saint Esprit Créateur et commémore la Pentecôte.
Cette hymne fut entonnée par Sainte Jeanne D'Arc et son armée lorsque la Pucelle de Domrémy, menait ses soldats vers une de ses plus grandes victoires sur les Anglais (à Patay notamment où il y eu au minimum 2000 anglais de morts et 3 -trois- côté Français seulement!).
 
Veni, creator Spiritus,
Mentes tuorum visita,
Imple superna gratia
Quae tu creasti pectora.
Qui diceris Paraclitus,
Altissimi donum Dei,
Fons vivus, ignis, caritas
Et spiritalis unctio.
Tu septiformis munere,
Digitus paternae dexterae,
Tu rite promissum Patris,
Sermone ditans guttura.
Accende lumen sensibus,
Infunde amorem cordibus,
Infirma nostri corporis
Virtute firmans perpeti.
Hostem repellas longius
Pacemque dones protinus;
Ductore sic te praevio
Vitemus omne noxium.
Per te sciamus da Patrem,
Noscamus atque Filium;
Teque utriusque Spiritum
Credamus omni tempore.
Deo Patri sit gloria,
Et Filio, qui a mortuis
Surrexit, ac Paraclito
In saeculorum saecula.
Amen.
Viens, Esprit Créateur,
Visite la pensée de tes fidèles,
Emplis de la grâce d'En-Haut
Les cœurs que tu as créés.
Toi qu'on nomme le Consolateur,
Le don du Dieu très-Haut,
La source vivante, le Feu, la Charité,
L'Onction spirituelle.
Tu es l'Esprit à la septuple forme,
Le doigt de la droite du Père,
Tu es sa solennelle promesse,
Enrichissant notre gorge par la parole.
Fais jaillir la lumière dans notre intelligence,
Répands l'amour dans notre coeur,
Soutiens la faiblesse de notre corps
Par ton éternelle vigueur !
Repousse au loin l'Ennemi,
Donne-nous la paix sans délai ;
Que sous ta conduite qui nous ouvre la voie,
nous évitions toute nuisance.
Fais que par toi nous connaissions le Père
Et découvrions le Fils,
Et qu'en toi, leur commun Esprit,
Nous croyions en tout temps.
Gloire soit à Dieu le Père,
Au Fils ressuscité des morts,
À l'Esprit Saint Consolateur,
Dans les siècles des siècles.
Amen.
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14 mai 2016 6 14 /05 /mai /2016 19:01
Frère Salomon Leclercq, martyr de la Révolution française, bientôt canonisé

Le ciel compte un nouveau saint, martyr de la Révolution française

 

Le miracle du bienheureux Salomon Leclercq (1745-1792) est enfin reconnu.

 

En 1792, la Révolution française fait rage dans la capitale française et l’Église catholique est en danger. Le frère Salomon est le premier martyr et bienheureux des Frères des Écoles chrétiennes. Pour avoir refusé de prêter serment à la Constitution civile du clergé, rejet passible d’exil, d’emprisonnement ou de mort, il fut arrêté le 15 août et emprisonné au couvent des Carmes, avec de nombreux évêques, prêtres et religieux. On célèbre sa fête le 2 septembre, jour où ils furent tous massacrés à l’épée. Ce mois de septembre fut particulièrement sanglant avec l’exécution de 3 000 personnes en raison de leur foi, laïcs compris. La plupart des frères résistèrent et durent abandonner leurs écoles, leurs communautés et se cacher pour vivre dans la clandestinité ; 191 personnes dont le frère Salomon furent ainsi béatifiées par le pape Pie XI le 17 octobre 1926. (1)

 

Une guérison miraculeuse au Venezuela

 

Un miracle s’est produit au Venezuela suite à une prière adressée à ce martyr français. La petite fille de 5 ans Maria Alejandra Hernandez fut mordue par un serpent venimeux et passa deux jours sans aucun soins médicaux, si bien qu’à son arrivée à l’hôpital les médecins voulaient amputer sa jambe pour la sauver. Pendant ce temps, les sœurs et les enfants du foyer de l’Hermitage dans lequel elle résidait priaient ardemment devant la statue du bienheureux Frère Salomon posée près de l’autel, encouragés par Mgr Rafael Febres Cordero. Aussitôt et de manière inattendue, elle récupéra l’usage de sa jambe et sa santé, sans aucune explication scientifique.

C’était en 2007, et il aura fallu un peu plus de cinq ans pour clore l’enquête diocésaine commencée en janvier 2011, date à laquelle l’intercession du bienheureux martyr a été attestée par le diocèse de Caracas. Le miracle est enfin reconnu et le bienheureux Salomon va être canonisé.

Le pape François a autorisé ce mardi 10 mai la Congrégation pour la cause des saints à promulguer le décret validant ce miracle.

 

Sources:

 

(1) Radio Vatican

(2) Aleteia

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14 mai 2016 6 14 /05 /mai /2016 14:47
Source : Le Figaro, Par Marc de Boni Publié le 13/05/2016 à 17:09 http://www.lefigaro.fr/politique/le-scan/citations/2016/05/13/25002-20160513ARTFIG00247-selon-jean-luc-melenchon-la-revolution-est-au-bout-de-la-rue.php http://www.lefigaro.fr/politique/le-scan/citations/2016/05/13/25002-20160513ARTFIG00247-selon-jean-luc-melenchon-la-revolution-est-au-bout-de-la-rue.php

Source : Le Figaro, Par Marc de Boni Publié le 13/05/2016 à 17:09 http://www.lefigaro.fr/politique/le-scan/citations/2016/05/13/25002-20160513ARTFIG00247-selon-jean-luc-melenchon-la-revolution-est-au-bout-de-la-rue.php http://www.lefigaro.fr/politique/le-scan/citations/2016/05/13/25002-20160513ARTFIG00247-selon-jean-luc-melenchon-la-revolution-est-au-bout-de-la-rue.php

Le fondateur du Parti de gauche juge que la France est dans une situation "surcritique" qui expose le pays à une révolte généralisée. Seul manque l'élément déclencheur d'un "effet papillon".

 

Ce dont Jean-Luc Mélenchon ne se rend pas compte c'est qu'il fait lui-même partie de l'"élite" politique détestée par les révolutionnaires, et qu'en vertu de ses propres principes révolutionnaires, il passera, comme les autres, à la casserole.

 

Rappelons en effet que "la révolution ... est une promesse vague de liberté et de bonheur qui ouvre un espace infini aux spéculations. ... Sitôt formulée, toute définition de la révolution s'expose à la concurrence d'autres définitions qui en approfondiront la nature et en radicaliseront les objectifs. Là réside le moteur de la dynamique révolutionnaire qui, d'outrances en surenchère dans la définition des fins et le choix des moyens, conduit inexorablement, à travers un processus de radicalisation cumulative du discours, à la violence." [1]

 

Depuis des années, ce personnage politique appelle tous les jours à la guerre civile, sans être inquiété par les Pouvoirs publics.

 

Pour bien moins que ça, d'autres sont mis en prison pour un article de blog...

 

L'homme appartient à la secte du grand Orient de France qui dirige la France depuis 1789. Il appelle ouvertement à la révolution, à la subversion et au renversement du gouvernement en place : que font Valls et Cazeneuve ? Où sont-ils ? Ils planchent avec lui dans l'arrière-loge.

 

Il est vrai qu'il est plus facile d'interpeller un Général ou des éditorialistes de sites internet.

 

Rappelons qu'une révolution consiste à tourner sur soi à 360°, on revient au départ, les dégâts en plus, avec violence politique et régression sociale en plus.

 

Une fois la révolution terminée, on s’aperçoit que peu de choses ont changé, sauf les dominants. Une aristocratie en chasse une autre, pas forcément dans l'intérêt du peuple. Le siècle de recul social au XIXe siècle témoigne assez de cela.

 

Dieu nous garde d'une énième révolution... pilotée depuis les arrières-loges !

Notes

 

[1] Patrice Gueniffey, La Politique de la Terreur, Essai sur la violence révolutionnaire, Gallimard, Mesnil-sur-l'Estrée 2003, p. 230.

14 mai 2016 6 14 /05 /mai /2016 14:10

29 mars 2016 - La France compte entre 4,9 et 8,5 millions de pauvres selon la définition adoptée. Entre 2004 et 2013, le nombre de personnes concernées a augmenté d’un million au seuil à 50 % du revenu médian, principalement sous l’effet de la progression du chômage.

 

La France compte 4,9 millions de pauvres au seuil à 50 % du revenu médian [1] et 8,5 millions à celui de 60 %, selon les données 2013 de l’Insee. Dans le premier cas, le taux de pauvreté est de 7,7 %, dans le second de 13,7 %. La pauvreté a fortement progressé à partir de 2008, avec l’accentuation des difficultés économiques liées à la crise financière. Entre 2008 et 2012, le nombre de pauvres, au seuil à 50 % comme à 60 %, a augmenté de 800 000. Le taux à 50 % s’est élevé de 7 à 8 %, le taux à 60 % de 13 à 14 % sur la même période. Depuis 2012, ce taux stagne selon les dernières estimations de l’Insee [2]. En 2014, le taux estimé serait de 14,2 % au seuil à 60 % [3].

 

Ce phénomène n’est pas dû à un changement de tendance. Il est dû, de façon paradoxale, à une extension de la crise aux couches moyennes. Le seuil de pauvreté, calculé en fonction du niveau de vie médian a même diminué en 2012 : des personnes pauvres en 2011 ne l’étaient plus en 2012 avec le même revenu (lire notre article). La situation des catégories les moins favorisées est très loin de s’améliorer ou de se stabiliser : ainsi, entre 2012 et 2014, le nombre de titulaires du RSA a augmenté de 200 000, soit +12,9 %.

 

La situation actuelle constitue un changement historique. La pauvreté a fortement baissé des années 1970 au milieu des années 1990. A partir de cette date, la tendance s’inverse. D’abord dans une première période, au milieu des années 1990, mais surtout à partir de la fin des années 2000. Entre 2004 et 2013, le nombre de personnes pauvres a augmenté d’un million, au seuil à 50 % comme à 60 %. Les taux sont passés respectivement de 6,6 % à 7,7 % et de 12,6 % à 13,7 %. Ce mouvement constitue un tournant dans l’histoire sociale de notre pays depuis les années 1960.

 

Attention aux changements de méthode de l’Insee.

 

L’Insee a changé deux fois de méthode pour évaluer les revenus, pour l’année 2011 et 2013. Il propose une méthode encore différente pour 2014. Il est impossible donc de mesurer l’évolution de la pauvreté de façon précise au cours des années 2010 du fait des ruptures de série. Nous avons recalculé les données pour qu’elles soient compatibles avec les années antérieures. Elles diffèrent donc légèrement de celles publiées par l’Insee, mais permettent de mesurer les évolutions dans le temps, rendues impossibles sinon.

 

Notes

 

[1] Lire notre article sur les seuils de pauvreté

[2] Les variations de 0,1 ou 0,2 point n’ont guère de signification statistique

[3] Cette donnée est une estimation avancée, non comparable avec le chiffre de 13,7 % cité plus haut.

La pauvreté progresse en France
Publié par Ingomer - dans Economie
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14 mai 2016 6 14 /05 /mai /2016 00:00
Saint Matthias, Apôtre

Les fidèles étant assemblés pour attendre la descente du Saint-Esprit, saint Pierre leur dit que, pour accomplir l'Écriture, il fallait choisir un douzième Apôtre à la place de Judas. Matthias et Joseph, appelé Barsabas, que sa piété extraordinaire avait fait aussi surnommer le Juste, furent jugés dignes de cette éminente dignité.

 

On se mit aussitôt en prières, on procéda à l'élection par la voie du sort afin de connaître la Volonté du Ciel, et Matthias fut désigné.

 

Nous n'avons rien de certain sur les actions de saint Matthias; on sait seulement qu'après avoir reçu le Saint-Esprit le jour de la Pentecôte, il alla prêcher l'Évangile de Jésus-Christ, et qu'il consacra le reste de sa vie aux travaux de l'apostolat.

 

Clément d'Alexandrie (+220) rapporte que, dans ses instructions, il insistait principalement sur la nécessité de mortifier la chair en réprimant les désirs de la sensualité; leçon importante qu'il tenait de Jésus-Christ, et qu'il mettait lui-même en pratique.

 

Les Grecs prétendent, d'après une ancienne tradition exprimée dans leurs ménologes, que saint Matthias prêcha la foi vers la Cappadoce et les côtes de la mer Caspienne; ils ajoutent qu'il fut martyrisé dans la Colchide, à laquelle ils donnent le nom d'Éthiopie.

 

Sources: (1), (2)

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13 mai 2016 5 13 /05 /mai /2016 00:00
Sainte Rolende (sur une bannière de la jeunesse de Gerpinnes)

Sainte Rolende (sur une bannière de la jeunesse de Gerpinnes)

Sainte Rolande ( 774) et Saints de glaces

 

Rolende plutôt que Rolande car ce nom n’est pas le féminin de Roland, était la fille du roi des Lombards (Italie), Didier.

 

Elle était bonne, instruite et très belle et son père la donna en mariage au roi d’Ecosse alors qu'elle se destinait à être religieuse. Elle s'échappa de la surveillance des seigneurs qui l'emmenait en Ecosse et voulut rejoindre le monastère de Sainte Ursule pour se mettre sous la protection de l'archevêque de Cologne (Allemagne). Mais épuisée, elle se réfugia au château de Villers-Poterie sur l'actuelle commune de Gerpinnes en Belgique. Rolende y mourut et fut enterrée dans l'église qui lui est dédiée. 

 Ce tombeau devint si célèbre par les miracles éclatants de tout genre qui s'y opérèrent qu'on y vit affluer une foule innombrable avide d'obtenir la délivrance, soit des infirmités corporelles, soit de l'aveuglement spirituel.

On disait que "du corps virginal de Rolende, suintait en grande abondance une huile sacrée dont l'onction guérissait  les plaies".

 

Son corps fut transféré dans une châsse au XVIème s.

BONNE FETE AUX ROLENDE, ROLANDE, RENELDE, ORLANE.

 

Dicton du jour :
Avant Saint-Servais, point d´été, après Saint-Servais, plus de gelée.
 

Saints de glace :

Traditionnellement fêtés les 11, 12 et 13 mai de chaque année, ces saints sont invoqués par les agriculteurs pour éviter l'effet sur les cultures d'une baisse de la température qui s'observerait à cette période et qui peut amener du gel (phénomène de la lune rousse, période où, lors de nuits sans nuages, il y a des risques de gelées qui font roussir les jeunes pousses des plantes). Une fois cette période passée, le gel ne serait plus à craindre. Ce sont Saint Marc (25 avril), Saint Mamert (le 11 mai), Saint Pancrace (le 12 mai), Saint Servais (le 13 mai) et Saint Yves (le 19 mai).
 
A cette occasion les agriculteurs se retrouvaient et récitaient des prières au cours de processions paroissiales pour protéger les cultures durant ces jours critiques. Le patronage de ces saints ne se révélant pas toujours favorable, ils ont fini par incarner le retour du froid.
 

Le 11 mai, saint Mamert introduisait les trois jours des Rogations qui précédaient immédiatement le jeudi de l'Ascension. Lors de ces fêtes religieuses, les paysans se retrouvaient et récitaient, au cours de processions paroissiales, des prières pour protéger les cultures et les plantations et mettre fin aux calamités naturelles.

 

Dans certaines régions se rajoutent d'autres saints de glace, comme saint Boniface, célébré le 14 mai en Lorraine, Alsace ou encore en Ligurie (Italie du Nord), saint Yves, le 19 mai et Saint Bernardin, le 20 mai.

 

Le bon saint Boniface, entre en brisant la glace.

Dicton populaire

 

Dans les régions plus méridionales, les dernières gelées printanières ont lieu en avril, d'où les dictons d'autres saints météorologiques appelés déjà par Rabelais "saints gresleurs, geleurs et gasteurs de bourgeons".

 

Dans le Midi de la France, on invoque les Saints cavaliers ou Saints Chevaliers : saint Georges (23 avril), saint Marc (25 avril), saint Eutrope (30 avril), saint Philippe ou fête de la Sainte Croix (3 mai) et saint Jean Porte Latine (6 mai). Leurs noms ont des diminutifs en langue d'Oc : Jorget, Marquet, Tropet, Philippet, Crozet et Joanet.

 

Le dicton "Marquet, Georget et Philippet sont trois casseurs de gobelets" signifie que la grêle ces jours–là est néfaste pour la vigne, donc aux gobelets de vin.

 

À Béziers, on craint plus particulièrement saint Georges (23 avril), saint Marc (25 avril) et saint Aphrodise (28 avril). Un dicton concerne deux d'entre eux : "Saint-Georges et Saint-Marc sont réputés saints grêleurs ou saints vendangeurs."

 

Dans les Landes, Marc, Vital (28 avril) et la sainte Croix sont appelés "les trois marchands de vin" car ils correspondent à une période critique pour la vigne.

 

Dans le Gard, les quatre cavaliers (correspondant au dicton dialectal "Jorget, Marquet, Croset e Tropet son de maissants garçonets") sont souvent confondus avec les saints de glace.

 

La période des Saints cavaliers va généralement du 23 avril au 6 mai alors que la lune rousse va généralement du 5 avril au 6 mai.

 
La plupart des calendriers mentionnent actuellement d'autres saints à fêter ou invoquer ces jours-là : Estelle, Achille et Rolande. Le changement date de 1960. L'Eglise a décidé alors de "remplacer" les saints associés aux inquiétudes agricoles (réminiscence de paganisme) par d'autres saints et saintes qui n'auraient aucun lien avec ces croyances populaires.

 

Sources: (1), (2), (3), (4), (5), (6), (7)

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12 mai 2016 4 12 /05 /mai /2016 12:24

Dans le même registre que la loi Travail El Khomri, ceci n'est pas un recul des droits des salariés, travailler à 70 ans est un "progrès" et "des protections repensées"...

Allemagne : Wolfgang Schäuble propose la retraite à 70 ans

Selon l'office fédéral des statistiques Destatis, en 2030, un tiers des Allemands aura plus de 65 ans, contre un cinquième aujourd'hui.

 

Ce problème démographique, a souligné récemment Destatis, ne sera pas résolu par l'arrivée du million de migrants en 2015, quand bien même ces derniers demeureraient en Allemagne. Le « déficit naturel », solde entre les naissances et les décès, devrait, en effet, dans les prochaines années, se creuser sous le double coup d'une faible fertilité (environ 1,43 enfant par femme) et d'une mortalité renforcée par le vieillissement de la population. Cette situation pose évidemment un problème pour le système de retraite allemand, compte tenu de la baisse du nombre de cotisants au regard du nombre de retraités.

 

 

Le problème qui risque de se poser est celui de la pauvreté des futurs retraités. Selon les prévisions de l'assurance retraite allemande, plus de 25 millions d'Allemands sont menacés de toucher une retraite inférieure au seuil de pauvreté en 2030. Pour passer au-delà de ce seuil, prévoit l'institution, il faudra avoir travaillé 40 ans de façon ininterrompue et toucher au moins 2.097 euros bruts par mois. Or, la flexibilisation du marché du travail outre-Rhin et l'explosion du travail partiel qui touche près de 15 millions de salariés allemands, soit 38,3 % du total, selon les chiffres de l'institut IAB, rendent de plus en plus difficile de telles conditions.

 

Bref, les retraites sont clairement une menace pour l'Allemagne et la réforme de 2005, engagée par Gerhard Schröder et mise en place par Angela Merkel, qui prévoit le passage de l'âge légal de départ à la retraite à 65 à 67 ans entre 2005 et 2030 risque de ne plus suffire. Face à ce défi, la « grande coalition » entre la CDU/CSU de la chancelière et la SPD sociale-démocrate a longtemps choisi de ne rien faire, contrairement à la légende tenace en France selon laquelle ce type de coalition « permet de réformer ». En réalité, en 2014, la CDU a accepté de permettre des départs à la retraite à 63 ans pour ceux qui ont cotisé le plus longtemps afin d'obtenir l'appui de la SPD sur la politique budgétaire restrictive du gouvernement et sur sa politique européenne. Non pas dans le cadre d'un projet réel, mais uniquement pour gérer l'équilibre interne de la grande coalition.

 

... Pour le patronat allemand, la solution est toute trouvée : il faut travailler encore plus longtemps, supprimer l'exception des 63 ans et remonter l'âge légal de départ à la retraite en 2030 à 70 ans ou, du moins, le « flexibiliser » à l'évolution démographique. L'idée est aussi défendue par la Commission européenne et l'OCDE.

 

[L]e ministre-président bavarois, chef de la CSU, sœur de la CDU dans le Land du sud du pays, Hors Seehofer, qui, en début de semaine, a réclamé le passage de la retraite à 70 ans. Et surtout Wolfgang Schäuble, le ministre fédéral des Finances, très populaire qui, mercredi, s'est également rangé parmi les partisans de la « flexibilisation » de l'âge du départ à la retraite. Immédiatement, le débat s'est rallumé en Allemagne. Sigmar Gabriel, vice-chancelier et ministre de l'Economie a rejeté cette demande comme « cynique » et un appel à « une baisse cachée des retraites. » Et de conclure : « avec la SPD, cela n'aura pas lieu. »

 

[L]'espérance de vie est un argument qui semble peu porteur. En Allemagne, celle à un an, selon Eurostat, est de 78 ans pour les hommes et 82 pour les femmes, soit une moyenne de 80,4 ans. C'est moins que la moyenne de la zone euro (81,3 ans) et bien moins que l'espérance de vie en Espagne et en Italie (82,5 ans), mais aussi en France (82,1 ans). Cette espérance de vie n'est donc pas exceptionnelle. Surtout, elle n'est pas liée à une bonne santé. Selon les données récentes de Eurohex, l'espérance de vie en bonne santé en Allemagne pour un habitant de 65 ans n'est que de 7 ans. C'était 7,6 ans en 2006. Autrement dit, cet élément se dégrade et surtout il reste très inférieur à la moyenne européenne (8 ans). En France, cet espérance de vie à 65 ans est de 9,8 ans, contre 9,6 ans en 2006. On le voit donc : la situation se dégrade dangereusement outre-Rhin. Et l'espérance de vie à la naissance pourrait donc être le mauvais indicateur. Relever l'âge de départ sans régler ces problèmes structurels est donc une solution de facilité qui ne règlera en réalité rien.

 

 

Source : Allemagne : Wolfgang Schäuble propose la retraite à 70 ans, La Tribune.fr, Par Romaric Godin | 22/04/2016, 17:12 | 1815 mots

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12 mai 2016 4 12 /05 /mai /2016 00:00
Saint Achille de Larissa (✝ 330)

Evêque de Larissa en Grèce (✝ 330)

 

Nous le trouvons pèlerin à Jérusalem au tombeau du Christ et à Rome aux tombeaux des Apôtres. C'est dans la Ville éternelle qu'il reçut la grâce de la prédication apostolique.

De retour dans son pays, il fut un évêque très attentif aux pauvres, aux malades et aux étrangers.

Il administra son diocèse avec un grand soin pastoral. Il était présent au concile de Nicée en 325.

À Larissa en Thessalie, au IVe siècle, saint Achille, surnommé le Thaumaturge, évêque, qui participa au premier Concile œcuménique de Nicée et, avec un zèle admirable signalé par toutes les vertus, évangélisa la population païenne.

 

Martyrologe romain

 

Source: Nominis

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11 mai 2016 3 11 /05 /mai /2016 07:41

Et après ces gens s'étonnent que plus personne ne vote. Que d'hypocrisies et de mensonges pour en arriver là... On se souvient en effet qu'au mois de février, dans un entretien aux Echos, le "faire avancer le pays par le dialogue social" n'a pas empêché le ministre du Travail et de l'Emploi Myriam El Khomri, dans le même temps, d'annoncer vouloir faire passer sa "réforme du code du travail" en force, en utilisant l'article 49.3 de la constitution (dispositif qui permet l'adoption d'un texte sans vote parlementaire). Pour El Khomri, entre autres, "il n’y a aucun recul des droits des salariés". Travailler jusqu'à 60 heures, la facilitation des licenciements revient à "réduire la précarité du travail et améliorer les droits des salariés", cette "réforme importante" propose "plus de souplesse, plus de flexibilité, et des protections repensées". [1]

 

Manuel Valls a donc engagé hier, comme prévu (et malgré les annonces de "dialogue social"... destinées à tromper le naïf) la responsabilité de son gouvernement pour faire adopter sans vote le projet de loi Travail.

 

Les députés LR et UDI ont aussitôt déposé une motion de censure du gouvernement. [2]

Le loupé dans le "dialogue" social sur la loi El Khomri

Ce que le peuple veut reprocher au gouvernement Valls et à Hollande depuis la bourde initiale de la ministre du Travail et les tentatives pitoyables de rattrapage dans les medias, ce n'est pas tant l'utilisation du 49.3, mais la communicatrion trompeuse et hypocrite sur cette loi. Le peuple ne demande pas au gouvernement de le mener en bateau, il demande qu'il fasse le boulot pour lequel il a été désigné.

 

Manque de professionnalisme, communication désastreuse, le gouvernement socialiste aura déçu tout le monde, y compris à gauche.

11 mai 2016 3 11 /05 /mai /2016 00:00

Sainte-Estelle--3e-siecle---Vierge-et-martyre-de-l-eglise.jpg

Illustration: dans l'église de saint-Hilaire de Villefranche en Saintonge, un tableau représente Saint Eutrope bénissant Sainte Estelle.

 

Stella (étoile)Blason de Saintes honorée à Saintes (Poitou-Charentes) comme ayant subi le martyre au troisième siècle. Elle fut rendue célèbre grâce au poète Mistral (1830-1914).


Son nom était en fait Eustelle (du grec "eu"= beau, bien et "stello"= parer, orner). La forme latinisée Estelle a été donnée par Frédéric Mistral.

 

Gouverneur de la région de Saintes, son père était un Romain de naissance illustre; sa mère descendait d'une antique et puissante famille de druides. La curiosité de son esprit cultivé la plaça sur le chemin de saint Eutrope, premier évêque de la région. Après avoir entendu ses enseignements, elle demanda le baptême: elle fut baptisée par lui et consacrée à Dieu.

Comme Estelle se refusait à tous les prétendants et qu'elle s'obstinait dans sa Foi, son père la fit mettre à mort dans les arènes de Saintes.

Son corps fut enterré dans le tombeau même de saint Eutrope, à qui elle avait donné, peu de temps auparavant, la sépulture.

Le nom de sainte Eustelle était si populaire dans la région charentaise que les évêques de La Rochelle et Saintes la choisirent pour patronne de la jeunesse chrétienne.
 


(Sources : Les Jeunes Saintes, par l'Abbé J. Knell, 1896 / Notice sur Sainte Eustelle, vierge et martyre de l'église de Saintes, par M. l'Abbé Briand, 1837 / Le mystère de sainte Eustelle, drame en trois actes, par le chanoine honoraire L.-M. Dubois, imprimatur de 1922)

 

Source 

 

Sainte-Estelle--3e-siecle---Vitrail-representant-Sainte-.jpgVitrail représentant Sainte Eustelle, basilique Saint-Eutrope de Saintes, Charente-Maritime

 

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10 mai 2016 2 10 /05 /mai /2016 00:00

Sainte SolangeBergère de moutons près de Bourges (Cher), Solongia (ou Solange, comme on l'appelle maintenant) avait fait voeu de virginité dès son plus jeune âge.

 

Un seigneur, la trouvant si belle, lui proposa de l'épouser. Refusant, celui-ci résolut de l'enlever mais ne put vaincre sa résistance et son voeu. Furieux, il lui trancha la tête d'un coup d'épée.

 

La légende ajoute que la jeune fille, après avoir reçu debout le coup de la mort, ne perdit pas cette position, reçut sa propre tête dans ses mains et alla ainsi jusqu'à Saint-Martin-du-Cros où elle fut ensevelie dans le cimetière de cette église.

 

Blason du BerrySainte Solange avait voué à Dieu sa virginité et ce fut la cause de son martyre. Sainte Agnès, sainte Agathe, sainte Lucie, sainte Maria Goretti et des dizaines d'autres exemples de ces âmes d'élite qui vouèrent leur pureté au Christ, peuvent être citées... Un archevêque de Bourges l'appela la "Geneviève du Berry".

Elle est la patronne du Berry et de Bourges.

 

Sainte Solange (Musée du Berry, Bourges), sainte patronne du BerrySolange naquit au bourg de Villemont à trois lieues environ de Bourges, au milieu du IXe siècle (peut-être en 858). Il ne reste plus rien aujourd'hui du hameau qui la vit naître.

 

Comme sainte Geneviève et plus tard sainte Bernadette, elle eut le soin d'un petit troupeau et sut rendre de précieux services aux populations au milieu desquelles elle vivait.

 

Rendue célèbre par sa beauté et ses vertus, elle excita la curiosité d'une jeune seigneur. Il devait s'agir de Bernard de la Gothie, comte de Bourges et d'Auvergne, fils de Bernard, comte de Poitiers et de Bélichilde, fille de Roricon, comte d'Anjou, et neveu de Gozelin, évêque de Paris qui, avec l'aide du fils de Robert le Fort, Eudes, défendit sa ville contre les Vikings. C'est l'opinion de la plupart des auteurs. 

 

La tradition a retenu le 10 mai 878 comme date du martyre de Solange, sous le pontificat de Frotaire, archevêque de Bourges (vers 876-890).

Son culte est resté important en Berry depuis le moyen-âge jusqu'à notre époque. Inhumée au cimetière de Saint-Martin, on exhuma les restes de la sainte «à cause des miracles qu'ils opéraient» (Guérin). D'abord recueillis dans une châsse en bois, ils furent ensuite placés dans une châsse en cuivre. La dernière translation eut lieu en 1511. En 1657, la ville de Bourges fit don d'une châsse d'argent pour y placer l'ancienne. Puis en 1793, pendant la Révolution, les reliques furent dispersées.

 

La croyance populaire attribue à la vierge de Villemont de nombreux miracles opérés par son intercession : aveugles qui recouvrent la vue, muets qui retrouvent la parole, sourds qui peuvent de nouveau entendre. Les malades «de toute espèce» guérissent, les possédés sont délivrés.

Les habitants de Bourges avaient recours à Sainte Solange "dans les calamités publiques".

On portait en procession, dans leurs murs, la châsse qui contenait les reliques de la sainte. «Le 31 mai 1637, Henri de Bourbon, prince de Condé, se rendit en pèlerinage à Sainte-Solange et voulut conduire lui-même, à la métropole, les saintes reliques que la population entière réclamait. Ce fut pour Bourges un jour de fête; on jonchait de fleurs les rues par lesquelles la châsse devait passer; le devant des maisons était tapissé; de toutes parts on n'entendait que de pieux cantiques.» (Raynal)
Ces processions avaient lieu particulièrement dans les temps de sécheresse. Ainsi une chronique relate que le 6 mai 1635 (sous le règne de Louis XIII), pendant une sécheresse désolante, al procession qui amenait les précieuses reliques de la sainte arriva à la Place Gordaine, l'un des quartiers les plus commerçants de Bourges, où le peuple prononçait à haute voix les invocations : "Sainte Solange, priez pour nous, sainte Solange, donnez-nous de l'eau". Un protestant sceptique s'écria au milieu de la foule des fidèles : "A quoi bon cette procession ? Croit-on que les cataractes du ciel vont s'ouvrir parce que l'on promène cette châsse !" Le ciel lui donna tort car la messe était à peine commencée dans l'église où s'était arrêtée la procession, qu'une pluie torrentielle vint attester l'efficacité de la protection de sainte Solange...

 

On a conservé le procès-verbal d'une autre procession, celle qui eut lieu, en 1730 sous le règne de Louis XV. Cette année-là, le Berry se trouvait désolé par une extrême sécheresse.

 

«Le 10 mai, anniversaire de sa mort, le lundi de la Pentecôte, anniversaire de la translation de ses reliques et de la dédicace de son Eglise, une foule immense de pèlerins, de malades, de mères, tenant leurs enfants dans leurs bras, viennent invoquer son intercession et chercher autour de son église sinon la santé, au moins l'espérance. Sa châsse est portée processionnellement par des hommes revêtus d'aubes et couronnés de fleurs. Cette châsse en bois argenté, aujourd'hui vide des reliques de la Sainte, a remplacé une châsse en argent détruite pendant la Révolution et que la ville de Bourges avait offerte à la modeste église de village en 1657. Jadis, en effet, toutes les fois que régnaient de longues sécheresses, on apportait solennellement, à Bourges, les reliques de sainte Solange, et on a conservé la mémoire de plusieurs de ces processions que des pluies abondantes avaient suivies de bien près.» (Raynal)

 

Au XIXème siècle (en 1874), une chapelle fut édifiée sur le lieu supposé de son martyre, à moins d'un kilomètre du village qui porte désormais son nom.

Des membres de la communauté villageoise ainsi que des pélerins, souvent nombreux, y portent toujours en procession la châsse qui contenait les reliques de la sainte, témoignage d'une religiosité populaire toujours vivace et qui a traversé les siècles.

 

Sources:

(1) Daniel Bonnin, Les Saints du Berry. Préface: Abbé Hervé Benoît, Edition A à Z Patrimoine éditions, Sury en Vaux 2006, p. 71-80; (2); (3) Le culte de sainte Solange en Berry

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