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Christ Roi

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Horloge

14 février 2016 7 14 /02 /février /2016 00:00

Valentin était évêque de Terni, dans les monts Sabin (Italie) au IIIe siècle.

 

Décapité le 14 février 268  en représailles des conversions au christianisme qu’il suscita suite à la guérison d’une jeune fille aveugle, saint Valentin doit à son nom, qui signifie santé et vigueur, le fait que les fiancés, les jeunes gens à marier, ceux qui craignent les atteintes de la peste, les personnes, enfin, qui sont sujettes à l’épilepsie et aux évanouissements se sont placés sous son patronage.

La vertu de saint Valentin, prêtre, était si éclatante, et sa réputation si grande dans la ville de Rome, qu’elle vint à la connaissance de l’empereur Claude II, qui le fit arrêter, et, après l’avoir tenu deux jours en prison, chargé de fers, le fit amener devant son tribunal pour l’interroger. D’abord il lui dit, d’un ton de voix assez obligeant : « Pourquoi, Valentin, ne veux-tu pas jouir de notre amitié, et pourquoi veux-tu être ami de nos ennemis ? » Mais Valentin répondit généreusement : « Seigneur, si vous saviez le don de Dieu, vous seriez heureux et votre empire aussi ; vous rejetteriez le culte que vous rendez aux esprits immondes et à leurs idoles que vous adorez, et vous sauriez qu’il n’y a qu’un Dieu, qui a créé le ciel et la terre, et que Jésus-Christ est son Fils unique ».

Saint Valentin
Saint Valentin
Un des juges, prenant la parole, demanda au Martyr ce qu’il pensait des dieux Jupiter et Mercure. « Qu’ils ont été des misérables » répliqua Valentin, « et qu’ils ont passé toute leur vie dans les voluptés et les plaisirs du corps ». Là-dessus, celui qui l’avait interrogé s’écria que Valentin avait blasphémé contre les dieux et contre les gouverneurs de la république. Cependant le Saint entretenait l’empereur, qui l’écoutait volontiers et qui semblait avoir envie de se faire instruire de la vraie religion ; et il l’exhortait à faire pénitence pour le sang des chrétiens qu’il avait répandu, lui disant de croire en Jésus-Christ et de se faire baptiser, parce que ce serait pour lui un moyen de se sauver, d’accroître son empire et d’obtenir de grandes victoires contre ses ennemis.

L’empereur, commençant déjà à se laisser persuader, dit à ceux qui l’entouraient : « Ecoutez la sainte doctrine que cet homme nous apprend ». Mais le préfet de la ville, nommé Calpurnius, s’écria aussitôt : « Voyez-vous comment il séduit notre prince ! Quitterons-nous la religion que nos pères nous ont enseignée ? »

Claude, craignant que ces paroles n’excitassent quelque trouble ou quelque sédition dans la ville, abandonna le Martyr au préfet, qui le mit à l’heure même entre les mains du juge Astérius, pour être examiné et châtié comme un sacrilège. Celui-ci fit d’abord conduire le prisonnier en sa maison. Lorsque Valentin y entra, il éleva son coeur au ciel, et pria Dieu qu’il lui plût d’éclairer ceux qui marchaient dans les ténèbres de la gentilité, en leur faisant connaître Jésus-Christ la vraie lumière du monde.

Astérius, qui entendait tout cela, dit à Valentin :
« — J’admire beaucoup ta prudence ; mais comment peux-tu dire que Jésus-Christ est la vraie lumière ? »
« — Il n’est pas seulement », dit Valentin, « la vraie lumière, mais l’unique lumière qui éclaire tout homme venant en ce monde »
« — Si cela est ainsi, dit Astérius, j’en ferai bientôt l’épreuve : j’ai ici une petite fille adoptive qui est aveugle depuis deux ans ; si tu peux la guérir et lui rendre la vue, je croirai que Jésus-Christ est la lumière et qu’il est Dieu, et je ferai tout ce que tu voudras ». La jeune fille fut donc amenée au Martyr, qui, lui mettant la main sur les yeux, fit cette prière : « Seigneur Jésus-Christ, qui êtes la vraie lumière, éclairez votre servante ».

A ces paroles, elle reçut aussitôt la vue, et Astérius et sa femme, se jetant aux pieds de leur bienfaiteur, le supplièrent, puisqu’ils avaient obtenu par sa faveur la connaissance de Jésus-Christ, de leur dire ce qu’ils devaient faire pour se sauver. Le Saint leur commanda de briser toutes les idoles qu’ils avaient, de jeûner trois jours, de pardonner à tous ceux qui les avaient offensés, et enfin de se faire baptiser, leur assurant que, par ce moyen, ils seraient sauvés. Astérius fit tout ce qui lui avait été commandé, délivra les chrétiens qu’il tenait prisonniers, et fut baptisé avec toute sa famille, qui était composée de quarante-six personnes.

L’empereur, averti de ce changement, craignit quelque sédition dans Rome, et, par raison d’Etat, il fit prendre Astérius et tous ceux qui avaient été baptisés, puis les fit mettre à mort par diverses sortes de tourments. Pour Valentin, le père et le maître de ces bienheureux enfants et disciples, après avoir été longtemps en une étroite prison, il fut battu et brisé avec des bâtons noueux ; enfin, l’an 268, le 14 février, il fut décapité sur la voie Flaminienne, où, depuis, le pape Jean Ier fit bâtir une église sous son invocation près du Ponte-Mole (VIe siècle).

Saint Valentin
Saint Valentin

Cette église ayant été ruinée, le pape Théodose en dédia une nouvelle, dont il ne reste plus de traces non plus. La porte appelée plus tard du Peuple portait anciennement le nom du saint Martyr. On garde la plus grande partie de ses reliques dans l’église de Sainte-Praxède. Les autres furent apportées en France, en l’église Saint-Pierre de Melun-sur-Seine, mais elles ne s’y trouvent plus aujourd’hui.

Saint Valentin est nommé, avec la qualité d’illustre Martyr, dans le Sacramentaire de saint Grégoire, dans le Missel romain de Tommasi, dans les divers martyrologes et calendriers : les Anglais l’ont conservé dans le leur.

Saint Valentin a été représenté :

1° tenant une épée et une palme, symboles de son martyre ;

2° guérissant la fille du juge Astérius. Cette circonstance de la guérison d’une jeune fille, et plus encore son nom de Valentin, qui signifie santé et vigueur, explique pourquoi les fiancés, les jeunes gens à marier, ceux qui craignent les atteintes de la peste, les personnes, enfin, qui sont sujettes à l’épilepsie et aux évanouissements se sont placés sous son patronage.

 

Plusieurs siècles après sa mort, Valentin fut canonisé en l’honneur de son sacrifice pour l’amour. La fête de la Saint-Valentin fut instituée pour contrer la Lupercalia, fête païenne donné le jour de la fertilité et dédiée à Lupercus, dieu des troupeaux et des bergers, et Junon, protectrice des femmes et du mariage romain. L’événement le plus marquant de ces réjouissances était la course des Luperques : des hommes mi-nus poursuivaient des femmes et les frappaient avec des lanières de peau de bouc, les coups reçus assurant fécondité et grossesse heureuse à celles-ci.

Une autre origine est attribuée aux festivités de la Saint-Valentin. On prétendait en effet que, sous certains climats, les oiseaux s’appariaient pour la belle saison prochaine, à la Saint-Valentin, comme il est reçu qu’en d’autres pays plus froids ils s’apparient à la Saint-Joseph. Prenant exemple sur eux, les hommes auraient trouvé ce jour propice à la déclaration amoureuse. Dans les anciens calendriers, à une époque où les devoirs de la vie civile se confondaient avec ceux de la vie religieuse, chaque jour y était marqué par un signe qui parlait immédiatement aux yeux des initiés.

C’est ainsi que la Saint-Valentin était marquée par un soleil dans la main du saint, ou par un gaufrier : un soleil, parce qu’il était censé reprendre sa force à cette époque, qui est à peu près celle des Quatre-Temps du printemps, et que les fleurs les plus précoces (amandiers, noisetiers, etc.) commencent à se montrer dans une partie de l’Europe ; un gaufrier, pour annoncer les réjouissances de Carnaval.(1)

 

 

Saint Valentin est devenu le patron des amoureux à partir d'un proverbe du Moyen-Age : "A la saint Valentin, les oiseaux commencent à roucouler".(2)

 

Toute la famille de Julia se convertit au christianisme pour honorer la mémoire de Valentin. Il est dit que Julia planta près de la tombe de Valentin un amandier. L'arbre est depuis ce jour, un symbole de l'amour. Des reliques de Saint Valentin sont transférées en 1868 dans la collégiale Saint-Jean-Baptiste de Roquemaure.(3)

 

http://upload.wikimedia.org/wikipedia/commons/d/d6/St-Valentine-Kneeling-In-Supplication.jpgSaint Valentin s'agenouillant en supplication, par David Teniers III (1638-1685)

 

Sources:

 

(1) La France pittoresque

(2) L'Evangile au quotidien

(3) Wikipedia

Publié par Ingomer - dans Saints du jour
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13 février 2016 6 13 /02 /février /2016 11:27
Hélène Carrère d'Encausse : l'Académie française, pas à l'origine de la réforme de l'orthographe

C'est une mise au point. Hélène Carrère d'Encausse, secrétaire perpétuel, s'étonne que l'on exhume une réforme de l'orthographe élaborée il y a un quart de siècle, et affirme fortement que l'Académie française, «greffier de la langue», n'est pas à l'origine de ce texte.

 

Dans le Figaro, à la question "avez-vous compris la violence des attaques que l'Académie française a subies après l'annonce de la réforme de l'orthographe?", la secrétaire perpétuelle de l'Académie répond:
 

 

"Je n'ai pas compris les raisons qui expliquent l'exhumation d'une réforme de l'orthographe élaborée il y a un quart de siècle et où l'Académie française n'a eu aucune part, à l'inverse de ce que l'on a voulu faire croire. Je rappelle qu'à l'époque on réfléchissait à l'idée de simplifier l'apprentissage de l'orthographe par les élèves. Mais en 2016, nous sommes devant une situation radicalement différente: notre système éducatif s'est écroulé." [1]

L'Académie française se dit "opposée" à la réforme de l'orthographe.

 

La secrétaire perpétuelle de l'Académie assure, samedi, au "Figaro", qu'elle "n'a eu aucune part" dans la réforme de 1990 qui fait polémique. Pas touche aux circonflexes. L'Académie française est opposée à la réforme de l'orthographe qui doit être prochainement généralisée dans les manuels scolaires, assure Hélène Carrère d'Encausse, secrétaire perpétuelle de l'Académie, samedi 13 février, sur le site du Figaro.

 

Largement méconnue, la réforme adoptée en 1990 prévoit la simplification de l'orthographe de certains mots et allège l'usage des traits d'union et des accents circonflexes. Sa généralisation prochaine dans les manuels scolaires du primaire suscite une vive polémique.

"La position de l'Académie n'a jamais varié sur ce point : une opposition à toute réforme de l'orthographe mais un accord conditionnel sur un nombre réduit de simplifications qui ne soient pas imposées par voie autoritaire et qui soient soumises à l'épreuve du temps", souligne Hélène Carrère d'Encausse, qui rappelle que la langue "est une part essentielle de notre identité".

 

"Revoir totalement notre système éducatif"

 

L'historienne précise qu'en ce qui concerne la réforme de 1990, l'Académie s'était prononcée sur des "principes généraux - un nombre limité de rectifications d'incohérences ou d'anomalies graphiques - mais non sur le projet lui-même, dont le texte était en cours d'élaboration". L'Académie a par la suite "marqué son désaccord" avec le texte.

"Le problème n'est donc plus d'offrir des facilités aux élèves, de conserver ou non l'accent circonflexe, mais de revoir totalement notre système éducatif", estime-t-elle. [2]

 

Sources:

 

[1] Hélène Carrère d'Encausse: «L'Académie s'oppose à toute réforme de l'orthographe», Le Figaro, Par Mohammed Aissaoui , Bruno Corty Mis à jour le 12/02/2016 à 23:26 Publié le 12/02/2016 à 17:11

[2] L'Académie française se dit "opposée" à la réforme de l'orthographe, France Tv Info 

13 février 2016 6 13 /02 /février /2016 11:19

Le premier ministre russe Dmitri Medvedev a estimé ce samedi que les relations russo-occidentales étaient entrées dans une "nouvelle guerre froide".

"On peut dire les choses plus clairement : nous avons glissé dans une période de nouvelle guerre froide", a-t-il déclaré à la Conférence de sécurité de Munich.

"Ce qui reste c'est une politique inamicale et fermée, selon nous, de l'Otan vis-à-vis de la Russie", a-t-il jugé.

"Les politiques européens ont cru que créer une soi-disant ceinture d'amis aux frontières de l'UE serait une garantie de sécurité. Quel est le résultat? Pas une ceinture d'amis, mais une ceinture d'exclusion", a-t-il dit.

"Créer la confiance c'est difficile (...) mais nous devons commencer. Nos positions diffèrent mais elles ne diffèrent pas autant qu'il y a 40 ans quand en Europe il y avait un mur", a souligné le premier ministre russe.

L'Otan est l'alliance militaire pilotée par les Etats-Unis depuis 1949. A l'origine conçue pour défendre l'Europe occidentale contre une invasion soviétique, l'Otan a maintenu son existence après la dissolution du bloc de l'Est. 

En 2004, l'Otan s'est étendu aux frontières de la Russie, en ajoutant l'Estonie, la Lettonie et la Lithuanie. La Bulgarie, la Roumanie, la Slovénie et la Slovaquie ont ensuite été admises. L'Otan travaille à intégrer la Géorgie et l'Ukraine, deux anciennes républiques soviétiques, suscitant les craintes de Moscou, qui accuse les Etats-Unis de vouloir encercler la Russie. 

"Ceinture d'exclusion" : Dmitri Medvedev dénonce une "nouvelle guerre froide"

Source: Medvedev: "nous sommes dans une nouvelle guerre froide", Par LeFigaro.fr, avec AFPMis à jour le 13/02/2016 à 10:57 Publié le 13/02/2016 à 10:33

Publié par Ingomer - dans Russie
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13 février 2016 6 13 /02 /février /2016 09:03
Rencontre historique entre le Patriarche de Moscou et le Pape de Rome

Un premier signe du rapprochement du Patriarchat de Moscou et de Rome avait été établi en mai 2010 avec la co-édition d'un recueil de discours du patriarche de Moscou, Cyrille Ier : "Liberté et responsabilité : à la recherche de l'harmonie. Dignité de l'homme et droits de la personne", où le patriarche Cyrille expliquait précisément ce qui rendait le christianisme désagréable aux oreilles modernes : notre conception de la dignité humaine. "Nous avons avec le pape une vision commune sur la protection de la dignité de l'homme en Europe", écrit le patriarche Kirill pour qui "l'Eglise catholique et l'Eglise orthodoxe sont aujourd'hui les seules à être naturellement liées dans le dur combat" contre "le libéralisme et le sécularisme". Une idéologie, écrit le patriarche russe, qui comme le communisme en URSS à l'époque, voudrait condamner le christianisme à l'insignifiance sociale et publique : "En Occident, on veut, de manière encore pire que le fit le régime soviétique de notre pays, relayer la foi au domaine de la vie privée."

 

Aujourd'hui, le drame des chrétiens de Terre sainte fauchés par les islamistes de Daech contribue au rapprochement entre le Patriarche russe et le Vatican.

 

Près de mille ans après le schisme entre chrétiens d'Orient et d'Occident, les chefs de file des deux Églises, le pape catholique François et le plus puissant des responsables orthodoxes, le Patriarche de Moscou, Kirill, se sont rencontrés pour la première fois, hier soir, 12 février, à Cuba. [1]

 

Abordant plusieurs thèmes, ils ont commencé par rappeler qu'ils partageaient une "commune Tradition spirituelle du premier millénaire du christianisme" et ont prié pour la "pleine unité" de tous les disciples du Seigneur "dans un monde qui attend de nous non pas seulement des paroles mais des actes."

 

Ils ont réclamé de "la communauté internationale" "des actions urgentes pour empêcher que se poursuive l'éviction des chrétiens du Proche Orient". Ils ont condamné "les tentatives de justifications d'actions criminelles par des slogans religieux" comme "absolument inacceptables", "car Dieu n'est pas un Dieu de désordre, mais de paix" (1 Co 14, 33). Ils ont prié "avec ferveur le Dieu Créateur du monde et Provident, qu'il protège sa création de la destruction et ne permette pas une nouvelle guerre mondiale", et ont dénoncé "l'inégalité croissante dans la répartition des biens terrestres." Ils se sont dits "inquiets de la crise de la famille dans de nombreux pays." La famille, "centre naturel de la vie humaine et de la société", "fondée sur le mariage, acte d'amour libre et fidèle d'un homme et d'une femme."

 

Ils ont appelé "chacun au respect du droit inaliénable à la vie." "Des millions d'enfants sont privés de la possibilité même de paraître au monde. La voix du sang des enfants non nés crie vers Dieu" (cf. Gn 4, 10).

 

Ils ont expliqué que la "mission de prêcher l'Evangile du Christ dans le monde contemporain" "implique le respect mutuel des membres des communautés chrétiennes" et "exclut toute forme de prosélytisme." Ils ont ainsi exhorté les chrétiens à ne pas "utiliser des moyens indus pour pousser des croyants à passer d'une Eglise à une autre, niant leur liberté religieuse ou leurs traditions propres. Nous sommes appelés à mettre en pratique le précepte de l'apôtre Paul: "Je me suis fait un honneur d'annoncer l'Évangile là où Christ n'avait point été nommé, afin de ne pas bâtir sur le fondement d'autrui" (Rm 15, 20).

 

Dans un des salons de l'aéroport Jose Marti de La Havane, Kirill et François se sont chaleureusement salués et embrassés. François, les traits tirés après ses douze heures de vol depuis Rome, était visiblement ravi d'être là. Kirill, d'ordinaire le visage fermé, était, lui aussi, extrêmement souriant.

 

"Finalement!" a lancé le pape François en s'approchant de Kirill qui, très bienveillant, lui a rétorqué: "Les choses seront plus faciles à présent…" Et le pape catholique d'observer, devant l'immense crucifix fixé derrière les deux fauteuils où ils devaient s'entretenir: "Nous sommes tous des hommes. Il est très clair que cette rencontre est la volonté de Dieu."

 

Ces deux éminents chrétiens ne sont toutefois pas allés jusqu'à prier ensemble, du moins en public, comme l'avaient fait François et l'autre grand patriarche de l'orthodoxie, Bartholomé de Constantinople, en mai 2014, à Jérusalem, dans la basilique du Saint-Sépulcre. De même, le Pape ne s'est pas publiquement profondément incliné devant le religieux russe, un geste de déférence très frappant qu'il avait osé devant le patriarche Bartholomée à Istanbul, en novembre 2014.

 

Déclaration commune

 

Reste que cette rencontre cubaine avec "mon frère Kirill" comme l'a qualifié le Pape en quittant Rome - a été marquée par une impressionnante empathie qui marque un dégel décisif des relations orthodoxes-catholiques même s'il faudra beaucoup de temps pour colmater des blessures encore très vives… Sur la question ukrainienne notamment, qui oppose frontalement l'Église gréco-catholique, unie à Rome, à l'Eglise orthodoxe russe.

 

Ce sujet, comme beaucoup d'autres dont l'écologie, les deux chefs d'Église devaient en parler, mais l'objet de ce rendez-vous, pensé à Cuba, en "terre neutre", entendez non catholique, sur le trajet du voyage du pape François pour le Mexique, était bien, en ce début de millénaire, sa portée historique. Jamais dans l'histoire chrétienne un patriarche russe n'avait encore rencontré le pape de Rome! Le divorce entre ces deux Églises chrétiennes date de 1054.

 

Ce qui explique que les deux hommes ont pris le temps de s'entretenir longuement - deux heures - pour faire connaissance. De mémoire de prélats jamais un pape n'a accordé une telle durée à une personnalité lors d'une visite au Vatican ou à l'étranger, sinon à titre privé. À côté de cette conversation hors norme, la "déclaration commune" que les deux responsables devaient signer avant de se séparer demeurera aussi l'acquis tangible de ce sommet.

 

À l'image d'une autre "déclaration commune" signée avec le patriarche de Constantinople en mai 2014, ce texte devait insister sur le drame des chrétiens de Terre sainte fauchés par les islamistes de Daech. C'est d'ailleurs la clé de ce rapprochement entre le patriarcat russe et le Vatican, car la Russie cherche actuellement à sortir de son isolement diplomatique lié à son soutien du régime de Damas en Syrie.

 

En novembre 2014, la déclaration commune signée avec le patriarche de Constantinople évoquait ainsi "l'œcuménisme de la souffrance". Catholiques et orthodoxes lançaient alors un appel pour réveiller "l'indifférence" face à "la terrible situation des chrétiens". Il est très probable que le ton de cette déclaration cubaine - qui a été toutefois très difficile à mettre au point jusqu'à la dernière minute - monte d'un cran dans cette dénonciation, car le sort des chrétiens de Terre sainte s'est considérablement aggravé.

 

Cette poignée de main sous les tropiques sera-t-elle suivie par une seconde à venir dans la capitale russe? Sur place, les esprits ne sont pas encore mûrs mais tout est prêt dans l'esprit de François. À Cuba, il a clairement posé les fondations d'un nouveau pont entre Rome et Moscou.

 

Déclaration commune du Pape François et du Patriarche Kirill de Moscou et de toute la Russie

 

"La grâce de Notre Seigneur Jésus Christ, l'amour de Dieu le Père et la communion du Saint-Esprit soit avec vous tous" (2 Co 13, 13).

 

1. Par la volonté de Dieu le Père de qui vient tout don, au nom de Notre Seigneur Jésus Christ et avec le secours de l'Esprit Saint Consolateur, nous, Pape François et Kirill, Patriarche de Moscou et de toute la Russie, nous sommes rencontrés aujourd'hui à La Havane. Nous rendons grâce à Dieu, glorifié en la Trinité, pour cette rencontre, la première dans l'histoire.

 

Avec joie, nous nous sommes retrouvés comme des frères dans la foi chrétienne qui se rencontrent pour se "parler de vive voix" (2 Jn 12), de coeur à coeur, et discuter des relations mutuelles entre les Eglises, des problèmes essentiels de nos fidèles et des perspectives de développement de la civilisation humaine.

 

2. Notre rencontre fraternelle a eu lieu à Cuba, à la croisée des chemins entre le Nord et le Sud, entre l'Est et l'Ouest. De cette île, symbole des espoirs du "Nouveau Monde" et des événements dramatiques de l'histoire du XXe siècle, nous adressons notre parole à tous les peuples d'Amérique latine et des autres continents.

 

Nous nous réjouissons de ce que la foi chrétienne se développe ici de façon dynamique. Le puissant potentiel religieux de l'Amérique latine, sa tradition chrétienne séculaire, réalisée dans l'expérience personnelle de millions de personnes, sont le gage d'un grand avenir pour cette région.

 

3. Nous étant rencontrés loin des vieilles querelles de l'"Ancien Monde", nous sentons avec une force particulière la nécessité d'un labeur commun des catholiques et des orthodoxes, appelés, avec douceur et respect, à rendre compte au monde de l'espérance qui est en nous (cf. 1 P 3, 15).

 

4. Nous rendons grâce à Dieu pour les dons que nous avons reçus par la venue au monde de son Fils unique. Nous partageons la commune Tradition spirituelle du premier millénaire du christianisme. Les témoins de cette Tradition sont la Très Sainte Mère de Dieu, la Vierge Marie, et les saints que nous vénérons. Parmi eux se trouvent d'innombrables martyrs qui ont manifesté leur fidélité au Christ et sont devenus "semence de chrétiens". [2]

 

5. Malgré cette Tradition commune des dix premiers siècles, catholiques et orthodoxes, depuis presque mille ans, sont privés de communion dans l'Eucharistie. Nous sommes divisés par des blessures causées par des conflits d'un passé lointain ou récent, par des divergences, héritées de nos ancêtres, dans la compréhension et l'explicitation de notre foi en Dieu, un en Trois Personnes - Père, Fils et Saint Esprit. Nous déplorons la perte de l'unité, conséquence de la faiblesse humaine et du péché, qui s'est produite malgré la Prière sacerdotale du Christ Sauveur: "Que tous soient un. Comme toi, Père, tu es en moi et moi en toi, qu'eux aussi soient un en nous" (Jn 17, 21).

 

6. Conscients que de nombreux obstacles restent à surmonter, nous espérons que notre rencontre contribue au rétablissement de cette unité voulue par Dieu, pour laquelle le Christ a prié. Puisse notre rencontre inspirer les chrétiens du monde entier à prier le Seigneur avec une ferveur renouvelée pour la pleine unité de tous ses disciples! Puisse-t-elle, dans un monde qui attend de nous non pas seulement des paroles mais des actes, être un signe d'espérance pour tous les hommes de bonne volonté!

 

7. Déterminés à entreprendre tout ce qui nécessaire pour surmonter les divergences historiques dont nous avons hérité, nous voulons unir nos efforts pour témoigner de l'Evangile du Christ et du patrimoine commun de l'Eglise du premier millénaire, répondant ensemble aux défis du monde contemporain. Orthodoxes et catholiques doivent apprendre à porter un témoignage unanime à la vérité dans les domaines où cela est possible et nécessaire. La civilisation humaine est entrée dans un moment de changement d'époque. Notre conscience chrétienne et notre responsabilité pastorale ne nous permettent pas de rester inactifs face aux défis exigeant une réponse commune.

 

8. Notre regard se porte avant tout vers les régions du monde où les chrétiens subissent la persécution. En de nombreux pays du Proche Orient et d'Afrique du Nord, nos frères et soeurs en Christ sont exterminés par familles, villes et villages entiers. Leurs églises sont détruites et pillées de façon barbare, leurs objets sacrés sont profanés, leurs monuments, détruits. En Syrie, en Irak et en d'autres pays du Proche Orient, nous observons avec douleur l'exode massif des chrétiens de la terre d'où commença à se répandre notre foi et où ils vécurent depuis les temps apostoliques ensemble avec d'autres communautés religieuses.

 

9. Nous appelons la communauté internationale à des actions urgentes pour empêcher que se poursuive l'éviction des chrétiens du Proche Orient. Elevant notre voix pour défendre les chrétiens persécutés, nous compatissons aussi aux souffrances des fidèles d'autres traditions religieuses devenus victimes de la guerre civile, du chaos et de la violence terroriste.

 

10. En Syrie et en Irak, la violence a déjà emporté des milliers de vies, laissant des millions de gens sans abri ni ressources. Nous appelons la communauté internationale à mettre fin à la violence et au terrorisme et, simultanément, à contribuer par le dialogue à un prompt rétablissement de la paix civile. Une aide humanitaire à grande échelle est indispensable aux populations souffrantes et aux nombreux réfugiés dans les pays voisins.

 

Nous demandons à tous ceux qui pourraient influer sur le destin de ceux qui ont été enlevés, en particulier des Métropolites d'Alep Paul et Jean Ibrahim, séquestrés en avril 2013, de faire tout ce qui est nécessaire pour leur libération rapide.

 

11. Nous élevons nos prières vers le Christ, le Sauveur du monde, pour le rétablissement sur la terre du Proche Orient de la paix qui est "le fruit de la justice" (Is 32, 17), pour que se renforce la coexistence fraternelle entre les diverses populations, Eglises et religions qui s'y trouvent, pour le retour des réfugiés dans leurs foyers, la guérison des blessés et le repos de l'âme des innocents tués.

 

Nous adressons un fervent appel à toutes les parties qui peuvent être impliquées dans les conflits pour qu'elles fassent preuve de bonne volonté et s'asseyent à la table des négociations. Dans le même temps, il est nécessaire que la communauté internationale fasse tous les efforts possibles pour mettre fin au terrorisme à l'aide d'actions communes, conjointes et coordonnées. Nous faisons appel à tous les pays impliqués dans la lutte contre le terrorisme pour qu'ils agissent de façon responsable et prudente. Nous exhortons tous les chrétiens et tous les croyants en Dieu à prier avec ferveur le Dieu Créateur du monde et Provident, qu'il protège sa création de la destruction et ne permette pas une nouvelle guerre mondiale. Pour que la paix soit solide et durable, des efforts spécifiques sont nécessaires afin de redécouvrir les valeurs communes qui nous unissent, fondées sur l'Evangile de Notre Seigneur Jésus Christ.

 

12. Nous nous inclinons devant le martyre de ceux qui, au prix de leur propre vie, témoignent de la vérité de l'Evangile, préférant la mort à l'apostasie du Christ. Nous croyons que ces martyrs de notre temps, issus de diverses Eglises, mais unis par une commune souffrance, sont un gage de l'unité des chrétiens. A vous qui souffrez pour le Christ s'adresse la parole de l'apôtre: "Très chers!… dans la mesure où vous participez aux souffrances du Christ, réjouissez-vous, afin que, lors de la révélation de Sa gloire, vous soyez aussi dans la joie et l'allégresse" (1 P 4, 12-13).

 

13. En cette époque préoccupante est indispensable le dialogue interreligieux. Les différences dans la compréhension des vérités religieuses ne doivent pas empêcher les gens de fois diverses de vivre dans la paix et la concorde. Dans les circonstances actuelles, les leaders religieux ont une responsabilité particulière pour éduquer leurs fidèles dans un esprit de respect pour les convictions de ceux qui appartiennent à d'autres traditions religieuses. Les tentatives de justifications d'actions criminelles par des slogans religieux sont absolument inacceptables. Aucun crime ne peut être commis au nom de Dieu, "car Dieu n'est pas un Dieu de désordre, mais de paix" (1 Co 14, 33).

 

14. Attestant de la haute valeur de la liberté religieuse, nous rendons grâce à Dieu pour le renouveau sans précédent de la foi chrétienne qui se produit actuellement en Russie et en de nombreux pays d'Europe de l'Est, où des régimes athées dominèrent pendant des décennies. Aujourd'hui les fers de l'athéisme militant sont brisés et en de nombreux endroits les chrétiens peuvent confesser librement leur foi. En un quart de siècle ont été érigés là des dizaines de milliers de nouvelles églises, ouverts des centaines de monastères et d'établissements d'enseignement théologique. Les communautés chrétiennes mènent une large activité caritative et sociale, apportant une aide diversifiée aux nécessiteux. Orthodoxes et catholiques oeuvrent souvent côte à côte. Ils attestent des fondements spirituels communs de la convivance humaine, en témoignant des valeurs évangéliques.

 

15. Dans le même temps, nous sommes préoccupés par la situation de tant de pays où les chrétiens se heurtent de plus en plus souvent à une restriction de la liberté religieuse, du droit de témoigner de leurs convictions et de vivre conformément à elles. En particulier, nous voyons que la transformation de certains pays en sociétés sécularisées, étrangère à toute référence à Dieu et à sa vérité, constitue un sérieux danger pour la liberté religieuse. Nous sommes préoccupés par la limitation actuelle des droits des chrétiens, voire de leur discrimination, lorsque certaines forces politiques, guidées par l'idéologie d'un sécularisme si souvent agressif, s'efforcent de les pousser aux marges de la vie publique.

 

16. Le processus d'intégration européenne, initié après des siècles de conflits sanglants, a été accueilli par beaucoup avec espérance, comme un gage de paix et de sécurité. Cependant, nous mettons en garde contre une intégration qui ne serait pas respectueuse des identités religieuses. Tout en demeurant ouverts à la contribution des autres religions à notre civilisation, nous sommes convaincus que l'Europe doit rester fidèle à ses racines chrétiennes. Nous appelons les chrétiens européens d'Orient et d'Occident à s'unir pour témoigner ensemble du Christ et de l'Evangile, pour que l'Europe conserve son âme formée par deux mille ans de tradition chrétienne.

 

17. Notre regard se porte sur les personnes se trouvant dans des situations de détresse, vivant dans des conditions d'extrême besoin et de pauvreté, alors même que croissent les richesses matérielles de l'humanité. Nous ne pouvons rester indifférents au sort de millions de migrants et de réfugiés qui frappent à la porte des pays riches. La consommation sans limite, que l'on constate dans certains pays plus développés, épuise progressivement les ressources de notre planète. L'inégalité croissante dans la répartition des biens terrestres fait croître le sentiment d'injustice à l'égard du système des relations internationales qui s'est institué.

 

18. Les Eglises chrétiennes sont appelées à défendre les exigences de la justice, le respect des traditions des peuples et la solidarité effective avec tous ceux qui souffrent. Nous, chrétiens, ne devons pas oublier que "ce qu'il y a de faible dans le monde, voilà ce que Dieu a choisi, pour couvrir de confusion ce qui est fort ; ce qui est d'origine modeste, méprisé dans le monde, ce qui n'est pas, voilà ce que Dieu a choisi, pour réduire à rien ce qui est ; ainsi aucun être de chair ne pourra s'enorgueillir devant Dieu" (1 Co 1, 27-29).

 

19. La famille est le centre naturel de la vie humaine et de la société. Nous sommes inquiets de la crise de la famille dans de nombreux pays. Orthodoxes et catholiques, partageant la même conception de la famille, sont appelés à témoigner que celle-ci est un chemin de sainteté, manifestant la fidélité des époux dans leurs relations mutuelles, leur ouverture à la procréation et à l'éducation des enfants, la solidarité entre les générations et le respect pour les plus faibles.

 

20. La famille est fondée sur le mariage, acte d'amour libre et fidèle d'un homme et d'une femme. L'amour scelle leur union, leur apprend à se recevoir l'un l'autre comme don. Le mariage est une école d'amour et de fidélité. Nous regrettons que d'autres formes de cohabitation soient désormais mises sur le même plan que cette union, tandis que la conception de la paternité et de la maternité comme vocation particulière de l'homme et de la femme dans le mariage, sanctifiée par la tradition biblique, est chassée de la conscience publique.

 

21. Nous appelons chacun au respect du droit inaliénable à la vie. Des millions d'enfants sont privés de la possibilité même de paraître au monde. La voix du sang des enfants non nés crie vers Dieu (cf. Gn 4, 10).

 

Le développement de la prétendue euthanasie conduit à ce que les personnes âgées et les infirmes commencent à se sentir être une charge excessive pour leur famille et la société en général.

 

Nous sommes aussi préoccupés par le développement des technologies de reproduction biomédicale, car la manipulation de la vie humaine est une atteinte aux fondements de l'existence de l'homme, créé à l'image de Dieu. Nous estimons notre devoir de rappeler l'immuabilité des principes moraux chrétiens, fondés sur le respect de la dignité de l'homme appelé à la vie, conformément au dessein de son Créateur.

 

22. Nous voulons adresser aujourd'hui une parole particulière à la jeunesse chrétienne. A vous, les jeunes, appartient de ne pas enfouir le talent dans la terre (cf. Mt 25, 25), mais d'utiliser toutes les capacités que Dieu vous a données pour confirmer dans le monde les vérités du Christ, pour incarner dans votre vie les commandements évangéliques de l'amour de Dieu et du prochain. Ne craignez pas d'aller à contre-courant, défendant la vérité divine à laquelle les normes séculières contemporaines sont loin de toujours correspondre.

 

23. Dieu vous aime et attend de chacun de vous que vous soyez ses disciples et apôtres. Soyez la lumière du monde, afin que ceux qui vous entourent, voyant vos bonnes actions, rendent gloire à votre Père céleste (cf. Mt 5, 14, 16). Eduquez vos enfants dans la foi chrétienne, transmettez-leur la perle précieuse de la foi (cf. Mt 13, 46) que vous avez reçue de vos parents et aïeux. N'oubliez pas que vous «avez été rachetés à un cher prix» (1 Co 6, 20), au prix de la mort sur la croix de l'Homme-Dieu Jésus Christ.

 

24. Orthodoxes et catholiques sont unis non seulement par la commune Tradition de l'Eglise du premier millénaire, mais aussi par la mission de prêcher l'Evangile du Christ dans le monde contemporain. Cette mission implique le respect mutuel des membres des communautés chrétiennes, exclut toute forme de prosélytisme.

 

Nous ne sommes pas concurrents, mais frères: de cette conception doivent procéder toutes nos actions les uns envers les autres et envers le monde extérieur. Nous exhortons les catholiques et les orthodoxes, dans tous les pays, à apprendre à vivre ensemble dans la paix, l'amour et à avoir «les uns pour les autres la même aspiration» (Rm 15, 5). Il ne peut donc être question d'utiliser des moyens indus pour pousser des croyants à passer d'une Eglise à une autre, niant leur liberté religieuse ou leurs traditions propres. Nous sommes appelés à mettre en pratique le précepte de l'apôtre Paul: "Je me suis fait un honneur d'annoncer l'Évangile là où Christ n'avait point été nommé, afin de ne pas bâtir sur le fondement d'autrui" (Rm 15, 20).

 

25. Nous espérons que notre rencontre contribuera aussi à la réconciliation là où des tensions existent entre gréco-catholiques et orthodoxes. Il est clair aujourd'hui que la méthode de l'"uniatisme" du passé, comprise comme la réunion d'une communauté à une autre, en la détachant de son Eglise, n'est pas un moyen pour recouvrir l'unité. Cependant, les communautés ecclésiales qui sont apparues en ces circonstances historiques ont le droit d'exister et d'entreprendre tout ce qui est nécessaire pour répondre aux besoins spirituels de leurs fidèles, recherchant la paix avec leurs voisins. Orthodoxes et gréco-catholiques ont besoin de se réconcilier et de trouver des formes de coexistence mutuellement acceptables.

 

26. Nous déplorons la confrontation en Ukraine qui a déjà emporté de nombreuses vies, provoqué d'innombrables blessures à de paisibles habitants et placé la société dans une grave crise économique et humanitaire. Nous exhortons toutes les parties du conflit à la prudence, à la solidarité sociale, et à agir pour la paix. Nous appelons nos Eglises en Ukraine à travailler pour atteindre la concorde sociale, à s'abstenir de participer à la confrontation et à ne pas soutenir un développement ultérieur du conflit.

 

27. Nous exprimons l'espoir que le schisme au sein des fidèles orthodoxes d'Ukraine sera surmonté sur le fondement des normes canoniques existantes, que tous les chrétiens orthodoxes d'Ukraine vivront dans la paix et la concorde et que les communautés catholiques du pays y contribueront, de sorte que soit toujours plus visible notre fraternité chrétienne.

 

28. Dans le monde contemporain, multiforme et en même temps uni par un même destin, catholiques et orthodoxes sont appelés à collaborer fraternellement en vue d'annoncer la Bonne Nouvelle du salut, à témoigner ensemble de la dignité morale et de la liberté authentique de la personne, "pour que le monde croie" (Jn 17, 21). Ce monde, dans lequel disparaissent progressivement les piliers spirituels de l'existence humaine, attend de nous un fort témoignage chrétien dans tous les domaines de la vie personnelle et sociale. De notre capacité à porter ensemble témoignage de l'Esprit de vérité en ces temps difficiles dépend en grande partie l'avenir de l'humanité.

 

29. Que dans le témoignage hardi de la vérité de Dieu et de la Bonne Nouvelle salutaire nous vienne en aide l'Homme-Dieu Jésus Christ, notre Seigneur et Sauveur, qui nous fortifie spirituellement par sa promesse infaillible: "Sois sans crainte, petit troupeau: votre Père a trouvé bon de vous donner le Royaume" (Lc 12, 32)!

 

Le Christ est la source de la joie et de l'espérance. La foi en Lui transfigure la vie de l'homme, la remplit de sens. De cela ont pu se convaincre par leur propre expérience tous ceux à qui peuvent s'appliquer les paroles de l'apôtre Pierre: "Vous qui jadis n'étiez pas un peuple et qui êtes maintenant le Peuple de Dieu, qui n'obteniez pas miséricorde et qui maintenant avez obtenu miséricorde" (1 P 2, 10).

 

30. Remplis de gratitude pour le don de la compréhension mutuelle manifesté lors de notre rencontre, nous nous tournons avec espérance vers la Très Sainte Mère de Dieu, en l'invoquant par les paroles de l'antique prière: "Sous l'abri de ta miséricorde, nous nous réfugions, Sainte Mère de Dieu". Puisse la Bienheureuse Vierge Marie, par son intercession, conforter la fraternité de ceux qui la vénèrent, afin qu'ils soient au temps fixé par Dieu rassemblés dans la paix et la concorde en un seul Peuple de Dieu, à la gloire de la Très Sainte et indivisible Trinité!

 

Le 12 février 2016, à La Havane (Cuba)

 

Notes

 

[1] Cuba : rencontre historique entre le patriarche russe et le Pape, Le Figaro, Par Jean-Marie Guénois Mis à jour le 12/02/2016 à 23:33 Publié le 12/02/2016 à 23:07

[2] "Le sang des martyrs est semence de chrétiens." (Tertullien, L'Apologétique, Apologie du christinianisme).

 

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12 février 2016 5 12 /02 /février /2016 16:53

Il collectionne les bides :

DE LA COMM' - L'interview du chef de l'Etat jeudi à la télévision n'a pas fait plus que l'audience traditionnelle du journal de 20 heures.

 

L’interview jeudi de François Hollande sur TF1 et France 2 a rassemblé au total 9,8 millions de téléspectateurs sur les deux chaînes, à peu près l’audience habituelle du 20-Heures. Pourquoi l’intervention du chef de l’Etat, qui est plus est le jour du remaniement du gouvernement, n’a-t-elle pas suscité plus de curiosité ?

 

"Le temps d'une explication". Pour Arnaud Champremier-Trigano, directeur de l’agence de communication Mediascop, cette opération de communication était obligée. "Au lendemain d’une grande loi sur la réforme de la Constitution et d’un remaniement, c’était normal que le temps d’une explication arrive", appuie-t-il vendredi dans le Grand direct de l’actu, sur Europe 1. Mais cet épisode télévisé, s’il semblait obligé, n’a pas connu de grand succès car les téléspectateurs n’en attendaient rien. Ils ont vu dans les événements politiques des derniers jours "de la très petite politique" et n’avaient, d’avance, aucune confiance dans l’intervention qui allait suivre.

 

Un "sommet du vide". La lassitude des citoyens de la "politique politicienne", notamment avec la montée de l’abstention, est depuis longtemps sur toutes les lèvres. Mais pour Sylvain Fort, fondateur de l’agence de communication Steele et Holt, elle a atteint un palier supplémentaire jeudi. "J’ai vu hier soir un président de la République qui a basculé dans quelque chose qu’on n’avait pas vraiment vu jusque là", lance-t-il. "Au moment même où il transforme l’Elysée en QG de campagne, il nous dit 'Je ne pense pas à 2017'. Cette contradiction-là, les Français la perçoivent immédiatement... Donc ils zappent et ils vont voir Plus belle la vie."

 

Le communiquant estime que les hommes politiques sont, de manière générale, "arrivés aux limites de l’exercice" de communication, "au sommet du vide". Arnaud Champremier-Trigano compare les liens entre les politiciens et les Français à "une relation de couple", qui fluctue habituellement au gré de l’actualité. Il craint cependant que le discrédit de la parole présidentielle ne perdure, cette fois-ci, et conclut à "une absence complète de l’effet de communication".

 

Flop de l'entretien télévisé de François Hollande

Source: Pourquoi l'interview de François Hollande a-t-elle été un flop ?, Europe 1, 12h28, le 12 février 2016, modifié à 14h14, le 12 février 2016

12 février 2016 5 12 /02 /février /2016 16:36

Après Manuel Valls, c'est au tour du Premier ministre polonais conservateur Beata Szydlo, de demander à Angela Merkel "un virage" sur les migrants.

 

Le premier ministre polonais Beata Szydlo, en visite à Berlin aujourd'hui a appelé dans un entretien au quotidien Bild à "un virage" dans la politique migratoire conduite par la chancelière Angela Merkel.

 

"Le chemin qui a été emprunté ne va pas plus loin. Nous avons besoin d'un virage", déclare Beata Szydlo, estimant que le danger représenté par l'afflux de réfugiés a été "sous-estimé".
 

"Jour après jour, nous entendons parler d'actes de violences dans lesquels des migrants sont impliqués", affirme la première ministre polonaise, citant "les attaques terroristes de Paris" et les "agressions sexuelles du Nouvel An à Cologne". 

 

Interrogée sur la peur que pouvait lui inspirer la politique d'Angela Merkel en la matière, Beata Szydlo répond: "il nous faut l'admettre, des erreurs ont été faites".
 

"La situation aux frontières extérieures de l'Union européenne est hors de contrôle... Nous avons aujourd'hui besoin de nouvelles solutions", ajoute-t-elle.

 

Le gouvernement de Beata Szydlo se dit prêt à aider les réfugiés mais à l'extérieur des frontières de l'UE alors que le précédent gouvernement, centriste, avait accepté d'accueillir en Pologne environ 7.000 réfugiés, dans le cadre d'un programme de répartition.

La Pologne veut un virage de Merkel sur les migrants

Source: Migrants: la Pologne veut un virage de Merkel, Par Lefigaro.fr avec AFPMis à jour le 12/02/2016 à 08:29 Publié le 12/02/2016 à 08:22

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12 février 2016 5 12 /02 /février /2016 15:39

Les critiques à l'égard du cap suivi à Berlin dans le dossier des réfugiés ne cessent de croîtreAlors que François Hollande avait demandé le 3 septembre un "mécanisme d'accueil permanent et obligatoire" des réfugiés, le retournement de veste attendu du président sur l'accueil des migrants était déjà arrivé une première fois trois mois plus tard le 25 novembre 2015, suite attentats du vendredi 13 novembre 2015 à Paris dans une conférence commune avec Angela Merkel à l'Elysée et retransmise en direct sur "BfmTv" où il avait estimé qu'il fallait "avoir une politique qui puisse être plus effective pour le contrôle de nos frontières", en reconnaissant que "des terroristes peuvent utiliser le cheminement des réfugiés"... Cette déclaration intervenait trop tard.

 

Le retournement de veste général se poursuit.

 

Aujourd'hui, malgré un "renforcement" des contrôles allemands sur une partie de la frontière française le 16 novembre, la politique d'accueil permanent et obligatoire qui continue d'être la ligne suivie par Angela Merkel, est critiquée par le Premier ministre Manuel Valls qui, dans un entretien au groupe de presse régional allemand à paraître demain, Funke, estime que la politique d'ouverture aux réfugiés de la chancelière Angela Merkel n'est pas "tenable dans la durée" :

 

Accueil des migrants : le retournement de veste général se poursuit

"Cette politique qui était temporairement justifiée n'est pas tenable dans la durée", a répondu Manuel Valls à la question de savoir s'il soutenait "la politique d'Angela Merkel d'ouverture des frontières ouvertes", dans l'entretien au groupe de presse régional allemand.

"Nos capacités d'accueil limitées, les tensions de ces dernières semaines - en Allemagne mais aussi ailleurs en Europe - nous obligent à dire les choses clairement: l'Europe ne peut pas accueillir tous les migrants en provenance de Syrie, d'Irak ou d'Afrique", affirme le Premier ministre français. 

 

"L'Europe doit reprendre le contrôle de ses frontières et sa politique migratoire et d'asile" a-t-il ajouté. 

Source: Valls critique la politique migratoire de Merkel, Par Lefigaro.fr avec AFPMis à jour le 12/02/2016 à 13:44 Publié le 12/02/2016 à 13:14

12 février 2016 5 12 /02 /février /2016 06:28
"Les enfants n'appartiennent pas à leurs parents" : Laurence Rossignol promue ministre de la famille

Battue deux fois aux législatives et tenue à distance du fauteuil de maire de Compiègne par son opposant de droite Philippe Marini, la socialiste compiégnoise Laurence Rossignol poursuit néanmoins son chemin sur le plan national. Elle a été nommée ce jeudi ministre de la Famille, de l’Enfance et des Droits des femmes.

 

Source: Oise : Laurence Rossignol promue ministre de la Famille et de l’Enfance, Le Parisien, Alexis Bisson (avec C.B.) | 11 Févr. 2016, 20h40 | MAJ : 11 Févr. 2016, 20h40

 

Le nouveau ministre est connu pour avoir déclaré : "Les enfants n'appartiennent pas à leurs parents. Donc la république doit leur offrir... Chaque enfant doit pouvoir accéder à des lieux qui lui permettront lui-même ensuite de faire son choix. Et c'est le cadre de l'école publique", dans l'émission Ce soir ou jamais du 5 avril 2013. Le site Arretsurimages a retrouvé l'extrait video (ci-dessous).

 

Des propos qui rappellent ceux de l'ancien ministre de l'Education nationale Vincent Peillon qui voulait "arracher l'élève à tous les déterminismes, familial, ethnique, social, intellectuel, pour après faire un choix." (JDD 2 septembre 2012)

Laurence Rossignol poursuivra en diffamation tous ceux qui lui attribueront ces propos : "Les enfants n'appartiennent pas à leurs parents. Ils appartiennent à l'État". Depuis plusieurs mois, cette citation de la sénatrice socialiste Laurence Rossignol traîne sur la toile pour alimenter plusieurs rumeurs et une pétition du collectif Civitas. Or, Rossignol assure ne pas avoir prononcé cette phrase. @si a retrouvé l'extrait vidéo.

 

Voici la citation exacte : "La laïcité, c'est ce qui protège l'enfant et garantit aux enfants les mêmes droits et l'accès aux mêmes valeurs. Les enfants n'appartiennent pas à leurs parents. Donc la République doit leur offrir... [elle est coupée]. Chaque enfant doit pouvoir accéder à des lieux qui lui permettront lui-même, ensuite, de faire son choix. C'est le cadre de l'école publique".

 

La suite sur www.arretsurimages.net

12 février 2016 5 12 /02 /février /2016 05:59
Saint Félix - Commémoraison des saints martyrs d’Abitène  († 304)

Commémoraison des saints martyrs d’Abitène († 304)

 

Saturnin, prêtre, avec ses quatre enfants : Saturnin le jeune et Félix, tous deux lecteurs, Marie, vierge consacrée, et le petit Hilarion. Le sénateur Dativus, Félix ; un autre Félix, Émérite et Ampelius, lecteurs. Rogatien, Quintus, Maximien ou Maxime, Telica ou Tazelita, un autre Rogatien, Rogatus, Janvier, Cassien, Victorien, Vincent, Cécilien, Restitute, Prima, Éve, encore un autre Rogatien, Givalius, Rogatus, Pomponia, Secunde, Januaria, Saturnine, Martin, Clautus, Félix le jeune, Marguerite, Major, Honorata, Regiola, Victorin, Peluse, Fauste, Dacien, Matrone, Cécile, Victoire, vierge de Carthage, Berectina, Secunde, Matrone, Januaria. (Martyrologe Romain)

 

 

Visite Pastorale du Pape Benoît XVI

à Bari pour la Clôture du

XXIV Congrès Eucharistique Italien

Esplanade de Marisabella

Dimanche 29 mai 2005

Extraits de l’Homélie du Pape

 

Très chers frères et sœurs,

 

[...] Ce Congrès eucharistique, qui arrive aujourd'hui à sa conclusion, a voulu présenter le dimanche comme la « Pâque hebdomadaire », expression de l'identité de la communauté chrétienne et centre de sa vie et de sa mission.

 

Le thème choisi - « Sans le dimanche nous ne pouvons pas vivre » - nous ramène à l'an 304, lorsque l'empereur Dioclétien interdit aux chrétiens, sous peine de mort, de posséder les Écritures, de se réunir le dimanche pour célébrer l'Eucharistie et de construire des lieux pour leurs assemblées.

 

A Abitène, une petite ville située dans l'actuelle Tunisie, 49 chrétiens furent surpris un dimanche alors que, réunis dans la maison d'Octave Félix, ils célébraient l'Eucharistie, bravant ainsi les interdictions impériales. Arrêtés, ils furent conduits à Carthage pour être interrogés par le Proconsul Anulinus. La réponse, parmi d'autres, qu'un certain Eméritus donna au Proconsul qui lui demandait pourquoi ils avaient transgressé l'ordre sévère de l'empereur, est significative. Il répondit : « Sine dominico non possumus » : sans nous réunir en assemblée le dimanche pour célébrer l'Eucharistie, nous ne pouvons pas vivre.

 

Les forces nous manqueraient pour affronter les difficultés quotidiennes et ne pas succomber. Après d'atroces tortures, ces 49 martyrs d'Abitène furent mis à mort. Ils confirmèrent ainsi leur foi, à travers l'effusion de leur sang. Ils moururent, mais ils vainquirent : nous les rappelons à présent dans la gloire du Christ ressuscité.

 

Les martyrs d'Abitène représentent une expérience sur laquelle nous, chrétiens du XXI siècle, nous devons réfléchir. Pour nous non plus, il n'est pas facile de vivre en chrétiens, même s'il n'y a pas ces interdictions de l'empereur. Mais, d'un point de vue spirituel, le monde dans lequel nous nous trouvons, souvent marqué par une consommation effrénée, par l'indifférence religieuse, par un sécularisme fermé à la transcendance, peut apparaître comme un désert aussi aride que celui « grand et redoutable » (Dt 8, 15) dont nous a parlé la première lecture, tirée du Livre du Deutéronome. [...]

 

« Comment pourrions-nous vivre sans Lui ? ». Nous entendons retentir dans ces paroles de saint Ignace l'affirmation des martyrs d'Abitène : « Sine dominico non possumus ». C'est précisément de là que jaillit notre prière : que nous aussi, chrétiens d'aujourd'hui, retrouvions la conscience de l'importance décisive de la Célébration dominicale et sachions tirer de la participation à l'Eucharistie l'élan nécessaire pour un nouvel engagement dans l'annonce au monde du Christ « notre paix » (Ep 2, 14). Amen !

 

 

Sources : vatican.va; L'Evangile au quotidien; wikipedia; Nominis; Reflexion chrétienne

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11 février 2016 4 11 /02 /février /2016 21:17

Avortement : ce que l’on ne vous dit pas. Des femmes témoignent

Un document exceptionnel – Une exclusivité Réinformation TV

Elle a avorté, un jour. C’était il y a 3 ans. Elle en a aujourd’hui 25. Lorsqu’elle s’est retrouvée enceinte, qu’elle l’a annoncé à son petit ami, Margaux ne s’attendait pas à une telle descente aux enfers. Très rapidement, son ami lui a demandé de ne pas garder l’enfant issu de leur union. Très rapidement, il la quittée. Elle s’est retrouvée totalement seule.

Pressions, abandon, solitude : des femmes témoignent

Subissant la pression de son entourage, qui lui indiquait que financièrement elle ne pourrait subvenir à ses besoins, Margaux a fini par avorter. C’est alors pour elle une longue traversée du désert. Sommeil troublé, crises de larmes à répétition. Mais elle a surtout des envies de suicide. « Je ne dormais plus, je mangeais plus, j’ai perdu 10 kilos. Ma mère qui avait fait pression sur moi pour que je ne garde pas mon enfant a reconnu plus tard qu’elle avait été égoïste… ».

Il y a Margaux, il y a aussi Anne-Laure. Cette jeune femme de 28 ans a subi un avortement par aspiration il y a un an et demi. Le témoignage déchirant de cette jeune femme ouvre le voile sur un tabou : la solitude, la souffrance, la très grande détresse de nombre de femmes qui, sous la pression, l’angoisse, l’inquiétude, privées des conseils dont elles auraient besoin, des soutiens financiers qui leurs seraient nécessaires, avortent, pour leur plus grand désespoir.

Souffre et tais-toi : des femmes brisent le silence autour de l’avortement

Les conséquences psychologiques sont immenses, les dégâts collatéraux souvent incalculables et la société se tait. Les femmes doivent souffrir en silence, sans se plaindre. Le sujet est tabou, mais pas sur internet. Partout sur le web, on trouve des témoignages de ce type. Certaines vont même jusqu’à poster leurs vidéos-témoignages sur YouTube. Elles ont besoin d’en parler, car personne ne veut les entendre. La souffrance post-avortement est pourtant un fait avéré. Des spécialistes commencent à l’évoquer enfin. Une étude sur 173.000 femmes californiennes à partir des remboursements de leur mutuelle médicale a révélé que le risque d'avoir recours à un traitement psychiatrique est 63% plus élevé pour les femmes ayant avorté.

Un reportage exceptionnel d’Armel Joubert des Ouches

 

Source: Reinformation.Tv

11 février 2016 4 11 /02 /février /2016 19:29
Risque de «guerre mondiale» en cas d'offensive terrestre étrangère en Syrie, selon Medvedev

Le premier ministre russe Dmitri Medvedev a estimé qu'une offensive terrestre étrangère en Syrie présenterait le risque de déclencher «une nouvelle guerre mondiale», dans un entretien au quotidien économique allemand Handelsblatt à paraître vendredi.

 

«Les offensives terrestres conduisent généralement à ce qu'une guerre devienne permanente», a averti le premier ministre, ajoutant à ce propos: «toutes les parties doivent être contraintes de s'asseoir à la table de négociations plutôt que de déclencher une nouvelle guerre mondiale».

 

Source : Risque de «guerre mondiale» en cas d'offensive terrestre étrangère en Syrie, selon Medvedev, La Presse.ca, Publié le 11 février 2016 à 13h21 | Mis à jour à 13h21

Publié par Ingomer - dans Russie
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11 février 2016 4 11 /02 /février /2016 18:04
Retour de la crise financière : le krach bancaire contraint banques en "bien meilleure situation qu'il y a quelques années" (sic) et autorités politiques à "réinventer" le modèle économique

Au moment où une information BFM Business annonce un krach bancaire en Europe, une contre-information circule selon laquelle les banques seraient en "bien meilleure situation" qu'il y a quelques années".

 

Good Morning Business, du vendredi 5 février 2016, sur BFM Business :

 

Ce début d’année est extrêmement chaotique pour les valeurs bancaires en Europe. Toutes les raisons sont bonnes pour vendre, selon Marc Fiorentino. D'abord, en Italie, les valeurs ont dégringolé de 20 à 40% en quelques semaines. Le krach italien a ensuite entraîné celui des banques françaises qui, de surcroît, risquent d'être exposées au secteur pétrolier. A ceux-là s'ajoutent les cas particuliers d'autres grandes banques européennes en difficulté, comme la Deutsche Bank et le Crédit Suisse.

C'est tout le secteur bancaire qui est sous pression. Les banques sont en pleine mutation et doivent absolument réinventer leur modèle économique. Dans cet environnement de taux nuls ou négatifs, remonter la pente risque d'être très difficile.

Source: Marc Fiorentino, Good Morning Business, du vendredi 5 février 2016, sur BFM Business.

 

L'information du krach bancaire annoncée il y a six jours est confirmée ce matin sur Le Figaro :

 

Les banques attaquées

Les banques sont de nouveau en première ligne. L’action de la Société Générale décrochait de près de 9% jeudi matin à la Bourse de Paris, souffrant fortement de la non confirmation de son objectif de rentabilité sur fonds propres à fin 2016. Toujours dans le secteur financier Axa perd 5,5% et BNP Paribas 5,7%.L’italienne Ubi Banca a été suspendue après s’être effondrée de 11,64%, BMPS (-8,15%), Mediobanca (-7,65%), l’espagnol Santader (-5,60%). En Allemagne, Deutsche Bank, la première banque allemande, qui avait été contrainte de publier un communiqué pour rassurer sur sa solvabilité et qui avait gagné 10,2% mercredi, s’enfoncait de nouveau de 7,20%. A Londres, même tendance pour Standard Chartered (-7,81%), Barclays (-5,28%) Royal Bank of Scotland (-4,85%).

 

Source: Nouveau coup de tabac sur les marchés, Paris s’enfonce sous les 4000 points, Par Herve Rousseau,AFP agence Publié le 11/02/2016 à 08:56 Mise à jour le 11/02/2016 à 10:37

 

Pourtant, une autre information diffusée à mi-journée affirme au contraire que les banques sont en "bien meilleure situation" qu'il y a quelques années.

Retour de la crise financière : le krach bancaire contraint banques en "bien meilleure situation qu'il y a quelques années" (sic) et autorités politiques à "réinventer" le modèle économique

"Le président de l'Eurogroupe, Jeroen Dijsselbloem, s'est voulu rassurant alors que la zone euro craint une nouvelle crise bancaire.

Le président de l'Eurogroupe, Jeroen Dijsselbloem, a estimé jeudi que les banques de la zone euro étaient structurellement dans une "bien meilleure situation" qu'il y a quelques années."

 

Source: Zone euro: les banques en "bien meilleure situation" qu'il y a quelques années, Par lefigaro.fr avec AFPMis à jour le 11/02/2016 à 14:52 Publié le 11/02/2016 à 14:18

 

. Le "retour" de la "crise financière" : Banques, Etats et autorités européennes, vrais responsables

 

Publié par Ingomer - dans Economie
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11 février 2016 4 11 /02 /février /2016 15:54
Des chercheurs réussissent à cryogéniser le cerveau d'un lapin. Implications

La percée a été annoncée mardi 9 février par la fondation pour la préservation du cerveau (BPF). Cette association avait lancé, il y a cinq ans, un concours à destination des chercheurs en neurosciences: arriver à cryogéniser de manière parfaite et sur le long terme un cerveau d'un petit mammifère.

 

L'équipe qui a gagné ce concours s'appelle 21CM (médecine du 21e siècle) et est dirigée par un diplômé récent du MIT, Robert McIntyre, rappelle Popular Science. Les chercheurs ont réussi à maintenir le cerveau d'un lapin à -135 degrés Celsius qui devrait donc pouvoir être préservé pendant des siècles.

 

La communauté scientifique travaille sur la cryogénisation depuis des années, mais le cerveau congelé était jusqu'alors invariablement dégradé. 21CM a utilisé un nouveau procédé bien particulier. Avant de cryogéniser l'organe, ils ont injecté un élément chimique, le glutaraldéhyde. Ce produit toxique est utilisé comme décontaminant ou encore pour le tannage du cuir. Le rapport avec le cerveau? Les chercheurs ont découvert que le glutaraldéhyde se répand très rapidement et stoppe la décomposition du cerveau. Plus exactement, il fixe les protéines dans le système vasculaire du cerveau.

 

Une fois l'organe stabilisé, il ne reste plus qu'à le cryogéniser dans une grosse cuve, qui fait penser à celle utilisée dans Star Wars.

 

Le procédé technique a été décrit dans une étude publiée récemment par la revue Science. La fondation a ensuite examiné en détail le cerveau cryogénisé, afin de voir s'il était bien préservé.

 

Grâce à un microscope électronique, l'organe a été passé en revue et les résultats sont très positifs: tous les neurones et les synapses (les connexions entre les neurones) sont intacts et visibles. 21CM a même réussi à cryogénisé un cerveau de porc, mais celui-ci n'a pas été étudié par la fondation.

 

Copier le cerveau (et avant cela, mieux le comprendre)

 

Les implications d'une telle découverte sont potentiellement nombreuses. Interrogé par Popular Science, Robert McIntyre rappelle que l'augmentation de la mémoire est égale à celle de la taille de nos synapses. Ainsi, si l'on préserve le "connectome" (le plan de nos connexions neuronales), on conserve théoriquement toute la mémoire.

 

Ainsi, même si le cerveau cryogénisé est devenu inutilisable, il serait possible, dans un futur lointain, de "copier coller" ses informations dans un nouveau cerveau. "Nous savons que le cerveau cryogénisé peut être concervé pendant des siècles en parfait état. Imaginez la technologie dont nous disposons actuellement, mais un million de fois plus puissante. Ce n'est pas absurde", assure le chercheur.

 

Derrière cet objectif de long terme fantastique et effrayant, la découverte aura d'autres implications plus concrètes dans les années à venir. Le fait d'arriver à conserver un cerveau en parfait état permettra de mieux comprendre sa structure et ses détails, comme la formation de plaques neurales, liées à la maladie d'Alzheimer, rappelle le site. Cela pourrait aussi aider les chercheurs en intelligence artificielle, qui travaillent justement à "copier" le cerveau et créer des réseaux de neurones artificiels. Qui serviront peut-être un jour d'hôte à la mémoire conservée de cerveaux cryogénisés...

 

Source: Des chercheurs ont réussi à cryogéniser le cerveau d'un lapin, Le HuffPost | Par Grégory Rozières, Publication: 11/02/2016 07h09 CET Mis à jour: 11/02/2016 07h09

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11 février 2016 4 11 /02 /février /2016 15:37
"Cette démocratie est une imposture" (Christophe Buffin de Chosal)

Christophe Buffin de Chosal, historien belge, correspondant de presse et directeur de programmes universitaires, a présenté sur TV Libertés son ouvrage "La fin de la démocratie". Le régime politique réputé le meilleur possible est une imposture dont l'humanité a été victime depuis la Révolution française.

 

Extrait:

 

"Dès le départ, la démocratie s'est conduite comme une imposture. On a promis au peuple la souveraineté et le peuple n'a jamais été souverain. C'était un prétexte pour pouvoir donner accès au pouvoir à des minorités plus puissantes, plus riches, qui ont trompé le peuple dès le départ. Aujourd'hui, comme à la Révolution française, ou comme plus tôt à la révolution britannique, cela a toujours été le peuple qui a payé les frais de la démocratie. Il n'a jamais vraiment exercé la souveraineté.

 

Dès le départ de la Révolution française, les "clubs" ont été à l'action, il y a eu des côteries et le peuple a été tenu à l'écart. On s'est toujours méfié du peuple en démocratie. On n'a jamais vraiment voulu lui donner le pouvoir.

 

C'est dans son essence que la démocratie est totalitaire, justement à cause du principe du Peuple souverain, rien ne peut arrêter le pouvoir du Peuple souverain. Puisque le Peuple souverain exerce son pouvoir par le biais du parlement, tout ce que vote le parlement doit s'exercer immanquablement. Ce qui donne à la démocratie une tendance totalitaire parce que son régime législatif s'impose malgré tous les obstacles.

 

["Aucune barrière ni droit naturel ni règle constitutionnelle" ne devait s'opposer, selon Mirabeau, à une majorité législative (en l'occurrence issue d'une minorité activiste dans le pays). Ce régime n'est en fait qu'une forme de la tyrannie. Sous l'angle de l'Etat de droit, elle marque une régression par rapport à la pratique, au XVIIIe siècle, de l'Ancien Régime. C'est ce que Hayek appelle une "démocratie illimitée", ce que Benjamin Constant avait stigmatisé comme une "souveraineté illimitée" [1] et Carré de Malberg, un "absolutisme parlementaire" ou un "parlementarisme absolu." [2]

Sur Christroi, nous appelons ce régime, république absolue de droit occulte ou maçonnique.]

 

En fait, nous sommes constamment dépouillés de notre souveraineté et nous ne l'exerçons quasiment jamais.

 

Les puissances d'argent sont en action depuis les origines de la démocratie. Le régime parlementaire - ce qu'il faut bien voir c'est que - a été mis en place pour donner accès au pouvoir aux puissances d'argent. Et elles sont entrées en action immédiatement. Dès le début des régimes parlementaires, il y a eu le suffrage censitaire et aujourd'hui quelles sont ces puissances d'argent ? Ce sont des grands groupes industriels, commerçiaux, les compagnies pétrolières, les banques naturellement, qui sont toutes plus puissantes que le régime politique parce qu'elles existent avant, pendant et après les mandats. Elles sont souvent plus riches que les Etats eux-mêmes, elles n'ont donc absolument aucun problème à exercer leur pouvoir.

 

Tout le monde est au courant qu'il existe au plus haut niveau politique des réunions dont le contenu reste secret.

Les réunions G 7, G 8, G 20, on ne sait pas exactement tout ce qui s'y discute. Par exemple le groupe Bilderberg et d'autres puissances occultes dont on ne sait pas grand chose, sauf qu'elles sont agissantes, par le simple fait qu'on cache ce que ces puissances et groupres peuvent faire.

 

Tous les régimes totalitaires sont nés de régimes électoraux

 

La toute première dictature de l'histoire moderne européenne, c'est la dictature d'Oliver Cromwell, qui est née dans la guerre parlementaire sous le règne de Charles Ier en Angleterre. C'est symptomatique que ce premier régime dictatorial et génocidaire est né dans un terreau démocratique. Après cela, ce fut toutes les dictatures bien plus absolutistes que la monarchie, que la démocratie a engendrées."

Notes

 

[1] Le Livre noir de la Révolution française, Les Editions du Cerf, Paris 2008, p. 14.

[2] Raymond Carré de Malberg, Contribution à la théorie générale de l'Etat, Editions du CNRS, Paris 1962, vol. 2, chap. 2 : le gouvernement représentatif.

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11 février 2016 4 11 /02 /février /2016 15:27
Une association de Chrétiens d'Orient porte plainte contre l'Etat islamique

Une association de Chrétiens d'Orient a décidé de porter plainte contre l'Etat islamique.

 

L'association Coordination Chrétiens d'Orient en danger (CHREDO) a porté plainte contre X, accusant le groupe Etat islamique (EI) de crimes contre l'humanité à l'encontre des minorités chrétiennes d'Irak et de Syrie.

 

Des actes de torture. "Des assassinats, des conversions religieuses forcées, des enlèvements, des réductions en esclavage, des abus sexuels et physiques, des actes de torture" ont été constatés par l'ONU, relève l'association présidée par Patrick Karam, qui met en avant "la vaste campagne de purification ethnique et religieuse" menée par l'EI. La plainte, déposée pour crime de génocide et crime contre l'humanité et dont l'AFP a eu connaissance, déplore aussi "la destruction des lieux de culte et de recueillement".

 

Les poursuites sont-elles possibles ? Ces faits impliquent des ressortissants français partis faire le djihad en Syrie ou en Irak et des personnes résidant en France, les juridictions françaises ont donc "très exactement compétence", écrit l'association. "Il ne faut plus qu'aucune personne de nationalité française ou séjournant en France n'échappe aux poursuites auxquelles l'expose sa participation aux actes de barbarie de Daech qui sont perpétrés en France comme à l'étranger", a commenté l'avocate de CHREDO, Samia Maktouf.

 

En 2014, Ban Ki-moon, secrétaire général de l'ONU, avait estimé que la persécution des chrétiens de Mossoul (Irak) par l'EI pouvait être considérée comme un crime contre l'humanité.

 

Source : Chrétiens d'Orient : une association porte plainte contre l'EI pour crimes contre l'humanité, Europe 1, 12h11, le 11 février 2016, modifié à 12h21, le 11 février 2016

 

. La naissance de l'Etat islamique

11 février 2016 4 11 /02 /février /2016 09:45

Un article de Romarci Godin pour La Tribune analyse "le retour" de la "crise financière" comme une "poursuite de la grande crise de 2007", une "crise de la dérégulation" qui va à son terme". L'angle d'analyse est celui d'un économiste interventionniste. La déficience des dogmes ultra-libéraux d'un marché dérégulé qui s'auto-gèrerait par la "main invisible", montre la nécessité d'une intervention de l'Etat dans l'économie. "Les vrais responsables, ce sont les Etats et les autorités européennes qui ont mené une politique déflationniste et ont refusé toute vraie politique active de relance." "Seule une politique de relance de l'investissement et des salaires" créerait de la croissance.

 

Le "retour" de la "crise financière" : Banques, Etats et autorités européennes, vrais responsables

L'affaire semble entendue : la baisse des marchés s'expliquerait par la générosité des banques centrales. Cette interprétation oublie cependant pourquoi cette politique monétaire très accommodante est devenue inévitable...

 

La crise financière est de retour. Près de huit ans et demi après les premiers soubresauts de la crise des subprimes, les Bourses mondiales plongent à nouveau, la santé des banques est préoccupante, l'économie réelle inquiète. Pour la plupart des observateurs, la cause est entendue : ce nouveau coup de grisou a un coupable tout désigné, les banques centrales et leurs politiques accommodantes, le « QE ». Ce sont elles, assure-t-on, qui, en déversant des milliards de dollars, d'euros, de livres et des centaines de milliards de yens ont alimenté une bulle sur les marchés qui, aujourd'hui, éclate. Ce sont elles qui, en imposant des taux négatifs, pèsent sur les résultats bancaires.

 

Cette explication n'est pas entièrement erronée. Les politiques d'assouplissement quantitatif menées par la Fed, la Banque d'Angleterre, la Banque du Japon, puis la BCE ont certes déversé d'immenses quantités de liquidités sur les marchés. Leur diffusion dans l'économie réelle a été plus lente, voire réduite. Elles ont donc alimenté un puissant courant acheteur que les difficultés chinoises et le ralentissement de la croissance européenne ont brutalement freiné. D'où cette correction qui, en réalité, a débuté en août dernier, lors de la première « dévaluation » du yuan chinois.

 

Les deux erreurs de 2008 et 2010

 

Mais cette explication n'est que partielle. Cette nouvelle secousse, rappelons-le, n'est que la poursuite de la grande crise de 2007 - crise de la dérégulation - allant à son terme. Une crise qui a connu deux relances : la faillite de Lehman Brothers le 15 septembre 2008 qui a conduit le système financier au bord de l'abîme et le « sauvetage » tardif et inefficient de la Grèce le 10 mai 2010 qui a plongé la zone euro dans une tourmente économique dont elle n'est qu'à peine sortie. Dans les deux cas, l'erreur est venue principalement de gouvernements inconscients, pressés de gérer le court terme (on se souvient de l'obsession, pendant tout le printemps 2010, d'Angela Merkel pour les élections régionales en Rhénanie du Nord Westphalie) et enfermés dans des certitudes économiques fondées sur l'efficience du marché.

 

En 2008, les Etats-Unis ont ainsi voulu « faire un exemple » avec Lehman Brothers et montrer que l'Etat ne viendrait pas en aide à ceux qui avaient pris des risques démesurés. Le marché jouait son rôle « purificateur. » En 2010, les dirigeants européens ont appliqué la théorie ricardienne : il fallait rétablir rapidement les comptes publics des Etats touchés par la crise pour rétablir la confiance des marchés et des agents économiques. Il fallait aussi « punir » ceux qui avaient dépensé trop en leur faisant sentir les conséquences des déséquilibres qu'ils étaient censés avoir créés. Dans les deux cas, ces décisions ont été des désastres immenses et les banques centrales sont intervenues alors comme des « filets de protection », sauvant ce qui pouvait l'être. La BCE a été, du reste, la moins déterminée à agir. On se souvient que Jean-Claude Trichet a remonté deux fois les taux en pleine crise, en juillet 2008 et en juillet 2011, et qu'il a fallu attendre Mario Draghi et l'été 2012 pour voir une action déterminée de l'institution contre la crise européenne. Ce n'est pas sans raison que la BCE a été la dernière à se lancer dans le QE. Et ce n'est pas sans raison que la zone euro a été la région la plus frappée par la crise depuis 2007...

 

L'erreur des autorités européennes

 

Les banques centrales ont donc été des pompiers et sans doute se sont-elles muées en partie en pyromanes, mais pourquoi cette mutation a-t-elle eu lieu ? Parce qu'elles ont échoué en réalité à relancer les perspectives de croissance, donc d'inflation. Mais cet échec n'est pas que celui des banques centrales, c'est aussi celui des gouvernements qui se sont uniquement reposés sur la politique monétaire pour faire le travail de redressement de ces perspectives, alors qu'eux, au contraire, tiraient dans le sens inverse. L'exemple de la zone euro est, de ce point de vue, très parlant. Entre 2010 et 2014, les gouvernements et les autorités européennes, y compris la BCE, ont mené et incité à une politique centrée sur la consolidation budgétaire et les « réformes structurelles » visant surtout à réduire le coût du travail. Une politique clairement déflationniste qui a ruiné la croissance potentielle européenne et détruit la confiance dans l'avenir qu'elle devait établir. Dès lors, l'inflation faible s'est installée durablement.

 

Depuis octobre 2013, l'inflation annuelle sous-jacente, hors énergie et alimentation, n'est passé qu'une fois au-dessus de 1 %, c'était 1,1 % en octobre 2015. Dans ces conditions, les anticipations d'inflation ont reculé et lorsque les anticipations d'inflation reculent, l'incitation à investir est nulle. Or, la zone euro ne pourra connaître de reprise réelle sans reprise de l'investissement.

 

Les effets mondiaux de la politique européenne

 

Du reste, cette politique déflationniste européenne a eu d'autres répercussions. En réduisant la croissance européenne de façon durable, elle a pesé sur les exportations de plusieurs pays, comme la Chine. La deuxième économie du monde a alors tenté de contenir, pour des raisons politiques, ses niveaux de production tout en accélérant son retournement vers une économie moins dépendante de l'extérieur et plus de la demande interne. Ces deux mouvements ont conduit à une surproduction industrielle chinoise et à une explosion de l'endettement dans l'Empire du milieu à partir de 2012. Mais lorsque l'économie chinoise a engagé son ajustement inévitable, sa croissance a ralenti, entraînant une baisse des prix des matières premières (déjà engagée par la baisse de la croissance européenne) et une baisse de la demande chinoise en importations. D'où deux conséquences pour la zone euro : une nouvelle baisse de l'inflation et un ralentissement des perspectives économiques. Pour l'Allemagne, par exemple, la Chambre de Commerce vient de revoir à 1,3 % (contre 1,7 % pour le gouvernement) sa perspective de croissance pour 2015.

 

L'avertissement de Mario Draghi

 

Dans ces conditions, les banques centrales ont à nouveau agi (à l'exception de la Fed qui semble néanmoins revenir sur sa politique de resserrement). Mais cette politique ne peut se substituer à l'absence de perspectives pour les agents économiques. Elle peut aider la demande, pas la créer. Or, il fallait la créer. Lorsque Mario Draghi a projeté de lancer la BCE dans le grand bain du QE, le 22 août 2014, à Jackson Hole, il a indiqué qu'il ne le ferait que s'il était aidé, que si, en complément de la BCE, il y avait une politique de croissance en zone euro, comprenant une vraie relance. L'idée était simple : en relançant la demande, les Etats auraient stimulé la demande et créé des débouchés pour les fonds libérés par le QE. Autant de liquidités qui n'auraient pas servi, alors, à alimenter des bulles spéculatives. Mais il a obtenu une fin de non-recevoir. Wolfgang Schäuble, à l'époque, avait assuré qu'on avait « mal compris Mario Draghi. » Fermez le ban. Pour satisfaire les foules, on avait lancé un « plan Juncker » qui, comme le « pacte de croissance » de François Hollande en 2012, s'est perdu dans les sables de Bruxelles. Et le QE a bel et bien trop alimenté les bulles...

 

Ce que la politique monétaire accommodante a permis d'éviter

 

Il faudrait cependant ne pas oublier que les banques centrales ont permis d'éviter la mise en place d'un cercle déflationniste. Le QE aurait apporté un point d'inflation en 2015 en zone euro. Sans lui, l'inflation aurait été de -0,8 %, ce qui aurait enclenché à coup sûr une spirale déflationniste où, non seulement, l'investissement serait à l'arrêt, mais où les salaires et l'emploi aurait dû s'ajuster. Une telle spirale est un des pires dangers économiques dont il est fort délicat de s'extirper, le cas japonais ne cesse de le prouver. Mais il est souvent trop sous-estimé par les partisans de la « destruction créatrice » de Schumpeter. L'action de la BCE en 2014-2015 a donc été essentielle, comme en 2008 et 2012.

 

Mais, comme tout remède, il a des effets secondaires. Une action déterminée d'accompagnement des Etats ou de l'UE aurait pu réduire ces effets en permettant une meilleure transmission à l'économie réelle. On a préféré ne rien faire pour sauver la façade d'une politique de réduction budgétaire soit disant efficace, mais qui se révélera absolument inutile en cas de nouvelle récession. Pire même, pendant longtemps, les Etats - singulièrement la France - ont compté sur la seule action des banques centrales pour faire revenir la croissance, ne prenant pas au sérieux les avertissements de Mario Draghi sur l'incapacité de la politique monétaire à créer de la croissance.

 

Lampistes ?

 

La responsabilité des banques centrales est donc celle d'un lampiste. Les vrais responsables, ce sont les Etats et les autorités européennes qui ont mené une politique déflationniste et ont refusé toute vraie politique active de relance. Les banques centrales, la BCE en particulier, ont contenu avec les moyens dont elles disposaient l'incendie qu'elles n'ont pas allumé, ni entretenu. Cette action, produit de la passivité et de l'aveuglement idéologique des Etats, avait un revers. On en subit aujourd'hui les conséquences. Mais, en réalité, les banques centrales ont été les seules à montrer réellement du courage, de l'initiative et de l'innovation pour faire face à une crise d'une ampleur unique.

 

Accuser les banques centrales, c'est donc se tromper de responsable en réalité. C'est aussi prétendre que le marché aurait, sans leur action, réalisé un ajustement moins douloureux, alors que les expériences de 2008 et 2010 prouvent le contraire. C'est donc se payer de mots. Et l'économie européenne - et mondiale - s'est trop longtemps payée de mots. Elle a soif de vraie inflation que seule une politique de relance de l'investissement et des salaires apportera.

 

Source: Crise financière : les banques centrales, seules responsables ?, Par Romaric Godin | 10/02/2016, 16:44

Cette analyse interventionniste intéressante me semble toutefois pécher lorsque l'auteur avance pour critiquer cette manière de faire qu'"il fallait aussi « punir » ceux qui avaient dépensé trop en leur faisant sentir les conséquences des déséquilibres qu'ils étaient censés avoir créés". Cette décision qui aurait été, selon l'auteur, avec le rétablissement rapide des comptes publics, à l'origine de "désastres immenses". En réalité, en France, laisser les banques faire faillite n'a pas été fait. L'Etat est même fortement intervenu pour rembourser leurs dettes... On se souvient qu'après nous avoir expliqué en 2008 que les caisses étaient vides, François Fillon annonça un plan de 360 milliards d'euros pour rembourser les banques en déclarant : "Sauf accident majeur, cette opération n'aura pas de coût pour le contribuable."

 

Il ressort donc que malgré l'intervention de la Banque centrale (le QE ou planche à billet) qui a "apporté un point d'inflation en 2015 en zone euro" (ce qui est largement insuffisant pour relancer la croissance et l'emploi), malgré le remboursement massif des banques en 2008 (le contraire d'une auto-correction...), malgré l'austérité et le "rétablissement rapide des comptes publics" (dogme libéral), rien ne se passe.

 

Tout a été essayé et la crise financière continue son cours...

 

Les Etats et les autorités européennes sont les vrais responsables, mais les banques aussi. Tous complices et responsables.

 

Et ceci arrive parce que le fondement libéral de l'économie moderne des Etats basée sur le financement de la vie publique par la dette (emprunts des Etats auprès des banques) est inefficient. Les Anciens le savaient, une économie assainie, libérée de la dette bancaire et de l'usure, est une nécessité. Pourquoi ne pas y réfléchir ?

Publié par Ingomer - dans Economie
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11 février 2016 4 11 /02 /février /2016 09:22

Un symposium sur les « Dommages de la pornographie sur les enfants et les jeunes » a permis de constater, mardi à l’Université de New South Wales en Asutralie, que les agressions sexuelles d’enfants sur d’autres enfants sont en forte augmentation. Les experts présents ont expliqué que la pornographie facilement accessible à tous sur Internet est responsable de cette hausse inquiétante, spécialement lorsqu’elle met en scène des actes violents et dégradants assortis de contrainte.

 

Les conséquences de la facilité d’accéder à ces « contenus » sexuellement explicites et contraires à toute dignité humaine sont multiples, au point de constituer une « crise de santé publique » : non seulement les enfants passent à l’acte très tôt, mais leur génération voit déjà le sexe violent et dégradant, dénué de toute dimension relationnelle, intime et amoureuse, comme la norme. Les conséquences sont incalculables, a prévenu Liz Walker, auteur du livre Not for Kids (« Pas pour les enfants ») lors du symposium. Tout cela prépare « les agresseurs sexuels de demain » et un monde de « violence sexuelle entre partenaires intimes », a-t-elle affirmé.

 

... Non seulement la moralité et la sécurité des enfants sont en jeu en raison de l’omniprésence de la pornographie sur Internet, mais aussi leur bonheur. « Nos enfants sont conditionnés et façonnés par ce qu’ils voient », affirme Melinda Tankard-Reist, une militante contre la « réification de la femme et la sexualisation des publicités » du groupe « Collective Shout ». « Les garçons apprennent qu’ils ont tous les droits tandis que les filles se voient comme des sortes de “station service” à la merci des garçons et des hommes », explique-t-elle dans une interview.

 

... Selon Melinda Tankard-Reist, le problème se rencontre dans la quasi totalité des écoles dans lesquelles elle se rend en tant que conférencière pour alerter les jeunes sur sa gravité. Dans l’Etat du Victoria, des enfants de quatre ans sont dirigés vers des programmes de réhabilitation en raison de leur comportement sexuel, afin de les faire de nouveau ressembler à des enfants normaux.
 
Alors que le présentateur lui rappellait que pendant longtemps, les auteurs pornographiques – tel Larry Flynt – revendiquaient la liberté artistique et la liberté de parole pour montrer « des gens qui se font du bien » comme le disait l’un d’eux, Mme Tankard-Reist a simplement répondu qu’il s’agit là d’un « abus de la liberté de parole ». Ce que voient les gamins de 10, 11 ans aujourd’hui, ce sont des viols pornographiques, du sadisme, de la violence, de la bestialité. « Ce n’est pas de la liberté d’expression ! »

 

Beaucoup d’enfants sont attirés dans ce monde malgré eux. Alors que l’industrie pornographique des seuls Etats-Unis représente 100 milliards de dollars, les marchands de « X » créent des sites avec des noms de personnages de dessins animés et étudient les fautes de frappe les plus fréquentes des jeunes pour les attirer alors qu’ils font des recherches tout à fait innocentes, accuse la jeune femme. Sans vouloir d’un « Etat Nounou », elle rappelle que les nounous sont justement chargées de veiller sur les enfants et qu’il est urgent que les pouvoirs publics aident les parents à protéger leurs garçons et leurs filles dans un monde où il devient de plus en plus difficile pour eux de le faire seuls.

 

L’un des participants au symposium a déclaré à un média Australien qu’il avait lui-même été attiré sur un site de pornographie à l’âge de 11 ans : une addiction est née qui a duré deux ans. « Je trouvais difficile de voir les femmes autrement qu’en tant qu’objets sexuels », raconte Tim Gordon, 23 ans. « Dans une certaine mesure, vous avez beau essayer de vous dire que ce sont des personnes intelligentes et complexes, votre esprit ne vous lâche pas lorsque vous êtes dans ce cadre : la pornographie a tendance à dominer votre esprit », témoigne-t-il.

 

Source (et suite): Reinformation.Tv

11 février 2016 4 11 /02 /février /2016 00:00

Lourdes-14-03-2006-photo5-537--26-.jpg

 

Proclamée Immaculée dans sa Conception, le 8 décembre 1854, Marie ne devait pas tarder à montrer combien elle agréait ce nouvel hommage de l'Église. Quatre ans plus tard, en 1858, elle daigna se montrer, à dix-huit reprises du 11 février au 16 juillet, à une petite fille de Lourdes. L'enfant, ignorante et candide, s'appelait Bernadette. La Vierge paraissait dans une grotte sauvage. Son visage était gracieux et vermeil ; elle était enveloppée dans les plis d'un long voile blanc ; une ceinture bleue flottait autour d'elle ; sur chacun de ses pieds brillait une rose épanouie. L'enfant regarda longtemps, elle prit son chapelet et le récita pieusement. L'apparition lui demanda de revenir.

 

La seizième fois, le 25 mars 1858, Bernadette supplia la vision de se faire connaître. Alors, l'être mystérieux, joignant les mains devant sa poitrine, et revêtant une majesté toute divine, disparut en disant : « Que soy era immaculada councepciou » (« Je suis l'Immaculée Conception ») C'était la Sainte Vierge, patronne de l'Église et de la France, qui venait appeler son peuple à la prière et à la pénitence.

 

À partir de cette époque, la ville de Lourdes devenait immortelle. L'apparition triompha de toutes les impiétés et de toutes les persécutions. Des foules immenses sont venues, selon le désir exprimé par l'apparition, saluer la Vierge Immaculée dans sa grotte bénie et dans les splendides sanctuaires érigés à sa demande et en son honneur, sur le flanc de la montagne.

 

De nombreux et éclatants miracles ont récompensé et récompensent toujours la foi des pieux pèlerins ; et chaque jour ce grand mouvement catholique va croissant ; c'est par centaines de milliers, chaque année, que les dévots de Marie affluent, à Lourdes, de toutes les parties du monde.

 

La piété catholique a multiplié les histoires et les notices de Notre-Dame de Lourdes ; mille et mille cantiques de toutes langues ont été chantés au pied de la grotte bénie ; partout, en France et dans toutes les parties du monde, se sont multipliées les représentations de la grotte de Lourdes et de sa basilique, les images et les statues de la Vierge Immaculée. Les féeriques processions aux flambeaux, les merveilleuses illuminations, les grandioses manifestations qui s'y renouvellent souvent, ont fait de Lourdes comme un coin du Paradis.

 

Source

Publié par Ingomer - dans Saints du jour
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10 février 2016 3 10 /02 /février /2016 23:22

L'extrême-droite sera-t-elle à la remorque de la gauche, ou l'inverse ? Gouvernement "de gauche" en France, "extrême-droite" en Suède ont la même volonté de déchéance de nationalité pour tous (mono-nationaux comme bi-nationaux). Mais pendant qu'en Suède, le parlement repousse l'amendement présenté par l'extrême-droite, la même disposition qui est recherchée en France par le gouvernement Valls (qui doit être encore examinée par le Sénat à la mi-mars) a été votée aujourd'hui par l'Assemblée.

Le Parlement suédois rejette la déchéance de nationalité pendant que le parlement français la vote

Le Parlement suédois a repoussé une proposition de l'extrême droite pour déchoir de la nationalité suédoise toute personne condamnée pour un délit ou crime en lien avec le terrorisme.
La proposition des Démocrates de Suède était un amendement au projet de loi antiterroriste du gouvernement de gauche. Ce parti anti-immigration souhaitait introduire "la possibilité de retirer la nationalité suédoise à une personne condamnée pour un délit en lien avec le terrorisme, même si cela la rend apatride".

Seuls les 45 députés de ce parti ont voté pour. Les autres parlementaires ont voté contre (236) ou se sont abstenus (16 députés du Parti de gauche). Le vote est intervenu le même jour que celui en France de l'Assemblée nationale pour adopter un projet de révision constitutionnelle qui doit introduire cette possibilité.

 

Source: Le Parlement suédois rejette la déchéance de nationalité, Par lefigaro.fr avec AFPMis à jour le 10/02/2016 à 22:40 Publié le 10/02/2016 à 22:32

Publié par Ingomer - dans Suède
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10 février 2016 3 10 /02 /février /2016 09:13

L'islam serait-il une secte secrète ?

 

Du 13 au 16 mai 2016 se tiendra la "rencontre annuelle des musulmans" au Bourget. Cet événement communautaire attire à chaque édition plus de 100 000 visiteurs. Source

"L'islam" "par étapes" "dans le secret le plus total", "jusqu'à ce qu'on mette en place le projet tout entier"

Or, Makhlouf Mameche, vice-président chargé de l'enseignement privé, membre de l'équipe de direction de l'UOIF, présent au Bourget lors de cette "réunion annuelle", a prêché en novembre 2012 le "plan d'action", le "projet d'un Etat islamique", le "programme" "par étapes", "dans le secret le plus total", "sans crier au loup", selon une video publiée sur GloriaTv. Un prêche en totale contradiction avec la parole et l'enseignement de Notre Seigneur-Jésus-Christ pour qui la Bonne nouvelle doit être annoncée ouvertement :

 

Quiconque fait le mal hait la lumière et ne vient pas à la lumière, de crainte que ses oeuvres ne soient démasquées. Celui qui fait la vérité vient à la lumière pour que ses oeuvres soient manifestées, elles qui ont été accomplies en Dieu.

Evangile selon saint Jean, chapitre III, versets 20-21

Une Bonne nouvelle annoncée ouvertement, une fois (sans insister), et si la Parole est prête à être entendue ("informez-vous qui y est honorable") :

Sur votre chemin, annoncez ceci: "Le royaume des cieux est proche..."

En quelque ville ou bourg que vous entriez, informez-vous qui y est honorable, et demeurez là jusqu'à votre départ. En entrant dans la maison, saluez-la; et si la maison en est digne, que votre paix vienne sur elle; mais si elle n'est pas digne, que votre paix vous revienne. Si l'on refuse de vous recevoir et d'écouter vos paroles, sortez de cette maison ou de cette ville en secouant la poussière de vos pieds.

Evangile selon Saint Matthieu, chapitre 10, versets 7 à 14

Dans cet enseignement de Notre Seigneur Jésus-Christ il n'y a pas de programme de guerre contre les habitants, ni de "secret". Ce qui n'est pas le cas dans l'islam, selon le prêche de Makhlouf Mameche :

"Voilà comment le Prophète a planifié dans un secret total, son plan d'action, son projet, son programme. On ne doit pas dévoiler tout ce qu'on fait aux autres, mais on doit travailler secrètement jusqu'à ce qu'on mette en place le projet entier."

 

"En tant que communauté musulmane de France, on doit travailler en douceur sans crier au loup. Nous devons suivre le Prophète, comment il a transmis son message. Un des compagnons lui dit: 'Si tu nous le permets, nous attaquons demain les habitants de Medine.' Les compagnons étaient prêts, du moment qu'ils ont passé un serment, du moment qu'ils compris leur rôle à jouer dans la société.

 

Mais le Prophète lui dit: 'Rien ne permet cette attaque pour le moment, retournez à vos campements.' Parce que les compagnons à cette époque-là étaient dans une situation de faiblesse. Et quand on est dans une situation de faiblesse, il faut attendre un peu.

 

Il leur a dit: 'Plus tard, quand toutes les conditions seront réunies, quand les Médinois seront rentrés chez eux et que l'ordre sera arrivé pour sortir.'

 

ll faut d'abord acquérir la force, explique Makhlouf Mameche, pour pouvoir réagir.

 

Le Prophète ne voulait pas livrer une bataille tout de suite, car les conditions de la victoire n'étaient pas réunies. ... Il prêche l'islam par étapes. Il ne veut pas brûler les étapes. Car le message de l'islam on doit le transmettre petit à petit.

 

...Quand on est dans une situation de faiblesse, il faut attendre un peu. Il leur a dit: 'Plus tard, quand toutes les conditions seront remplies'.

 

Il faut acquérir la force pour pouvoir réagir. Il ne faut pas livrer une batailles tout de suite."

 

- Makhlouf Mameche, UOIF

 

Source: GloriaTv

10 février 2016 3 10 /02 /février /2016 08:20

À quelques jours d'un remaniement qui pourrait intervenir ce vendredi, le ministre de l'économie Emmanuel Macron s'exprimant lors d'une conférence à Paris hier soir à la fondation France-Israël s'est de nouveau distingué en critiquant la "déchéance de nationalité" voulue par le gouvernement, en y apportant une alternative :

 

"On ne traite pas le mal en l'expulsant de la communauté nationale... Il faut prévenir et punir implacablement dans la communauté nationale". [1]

Macron critique la déchéance de nationalité

Notes

 

[1] Macron critique la déchéance de nationalité, Le Figaro, Mis à jour le 09/02/2016 à 23:44 Publié le 09/02/2016 à 22:17

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10 février 2016 3 10 /02 /février /2016 00:00

Voici le temps favorable,
Voici le Jour du Salut ;
Venez, adorons le Seigneur

               

«Jésus appelle à la conversion. Cet appel est une partie essentielle de l’annonce du Royaume : "Les temps sont accomplis et le Royaume de Dieu est tout proche ; repentez-vous et croyez à la Bonne Nouvelle" (Mc 1,15).

 

Dans la prédication de l’Église cet appel s’adresse d’abord à ceux qui ne connaissent pas encore le Christ et son Évangile. Aussi, le Baptême est-il le lieu principal de la conversion première et fondamentale. C’est par la foi en la Bonne Nouvelle et par le Baptême (cf. Ac 2, 38) que l’on renonce au mal et qu’on acquiert le salut, c’est-à-dire la rémission de tous les péchés et le don de la vie nouvelle.

          
Or, l’appel du Christ à la conversion continue à retentir dans la vie des chrétiens. Cette seconde conversion est une tâche ininterrompue pour toute l’Église qui "enferme des pécheurs dans son propre sein" et qui "est donc à la fois sainte et appelée à se purifier, et qui poursuit constamment son effort de pénitence et de renouvellement" (LG 8). Cet effort de conversion n’est pas seulement une œuvre humaine. Elle est le mouvement du "cœur contrit" (Ps 51, 19) attiré et mû par la grâce (cf. Jn 6, 44 ; 12, 32) à répondre à l’amour miséricordieux de Dieu qui nous a aimés le premier (cf. 1 Jn 4, 10). (…)

         
Comme déjà chez les prophètes, l’appel de Jésus à la conversion et à la pénitence ne vise pas d’abord des œuvres extérieures, "le sac et la cendre", les jeûnes et les mortifications, mais la conversion du cœur, la pénitence intérieure. Sans elle, les œuvres de pénitence restent stériles et mensongères ; par contre, la conversion intérieure pousse à l’expression de cette attitude en des signes visibles, des gestes et des œuvres de pénitence (cf. Jl 2, 12-13 ; Is 1, 16-17 ; Mt 6, 1-6. 16-18).  

       
La pénitence intérieure est une réorientation radicale de toute la vie, un retour, une conversion vers Dieu de tout notre cœur, une cessation du péché, une aversion du mal, avec une répugnance envers les mauvaises actions que nous avons commises. En même temps, elle comporte le désir et la résolution de changer de vie avec l’espérance de la miséricorde divine et la confiance en l’aide de sa grâce. Cette conversion du cœur est accompagnée d’une douleur et d’une tristesse salutaires que les Pères ont appelées animi cruciatus (affliction de l’esprit), compunctio cordis (repentir du cœur) (cf. Cc. Trente : DS 1677-1678 ; 1705 ; Catech. R. 2, 5, 4).    

       

Le cœur de l’homme est lourd et endurci. Il faut que Dieu donne à l’homme un cœur nouveau (cf. Ez 36, 26-27). La conversion est d’abord une œuvre de la grâce de Dieu qui fait revenir nos cœurs à lui : "Convertis-nous, Seigneur, et nous serons convertis" (Lm 5, 21). Dieu nous donne la force de commencer à nouveau. C’est en découvrant la grandeur de l’amour de Dieu que notre cœur est ébranlé par l’horreur et le poids du péché et qu’il commence à craindre d’offenser Dieu par le péché et d’être séparé de lui. Le cœur humain se convertit en regardant vers Celui que nos péchés ont transpercé (cf. Jn 19, 37 ; Za 12, 10) :          
      

Ayons les yeux fixés sur le sang du Christ et comprenons combien il est précieux à son Père car, répandu pour notre salut, il a ménagé au monde entier la grâce du repentir (S. Clément de Rome, Cor. 7,4). (…)         
         

La pénitence intérieure du chrétien peut avoir des expressions très variées. L’Écriture et les Pères insistent surtout sur trois formes : le jeûne, la prière, l’aumône (cf. Tb 12, 8 ; Mt 6, 1-18), qui expriment la conversion par rapport à soi-même, par rapport à Dieu et par rapport aux autres. A côté de la purification radicale opérée par le Baptême ou par le martyre, ils citent, comme moyen d’obtenir le pardon des péchés, les efforts accomplis pour se réconcilier avec son prochain, les larmes de pénitence, le souci du salut du prochain (cf. Jc 5, 20) l’intercession des saints et la pratique de la charité "qui couvre une multitude de péchés" (1 P 4, 8).  

      

La conversion se réalise dans la vie quotidienne par des gestes de réconciliation, par le souci des pauvres, l’exercice et la défense de la justice et du droit (cf. Am 5, 24 ; Is 1, 17), par l’aveu des fautes aux frères, la correction fraternelle, la révision de vie, l’examen de conscience, la direction spirituelle, l’acceptation des souffrances, l’endurance de la persécution à cause de la justice. Prendre sa croix, chaque jour, et suivre Jésus est le chemin le plus sûr de la pénitence (cf. Lc 9, 23). »

 

Catéchisme de l’Eglise catholique §1427-1428 ; 1430-1432 ; 1434-1435

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9 février 2016 2 09 /02 /février /2016 10:57

Depuis quand change-t-on la Constitution en état de guerre ? Des choses se prépareraient-elles dans notre dos et dans celui des députés absents ? L'information est littéralement ahurissante. Une "assemblée nationale" aux trois-quarts vide a voté la constitutionalisation de l'état d'urgence hier soir à 22 heures en l'absence de 441 députés. La disposition a été adoptée par 103 voix, contre 26, et 7 abstentions [1], "en présence notamment de Manuel Valls." [2] Seuls 136 députés sur 577 étaient présents pour voter ! 110 députés PS étaient présents contre 10 pour Les Républicains. [3] On aimerait bien savoir lesquels ?

 

100 oligarques pour l'instant anonymes décident de la Loi fondamentale liant les Français entre eux, et après ces gens vont reprocher aux Français de ne pas aller voter... Quelle misère.

 

Ce premier volet du projet de loi constitutionnelle (article 1) prévoit que l'état d'urgence sera "décrété en Conseil des ministres" soit "en cas de péril imminent résultant d'atteintes graves à l'ordre public", soit en cas de "calamité publique" (événements naturels).

 

Les députés ont ensuite engagé l'examen de l'article 2 qui prévoit la déchéance de la nationalité française pour tous, une disposition qui serait beaucoup plus contestée à la fois dans la majorité et dans l'opposition. Le député centriste de la Marne, Charles de Courson, a fondu en larmes lors des débats portant sur cet article 2 du projet de révision constitutionnelle. «La déchéance de nationalité limitée aux seules binationaux (...) était inacceptable parce qu'elle était contraire à l'unité de notre Nation», a-t-il d'abord tancé. Avant d'invoquer «la mémoire de (son) grand-père, (...) député qui avait voté contre les plein-pouvoirs au maréchal Pétain». Et de rappeler ensuite que son père, résistant, «avait été qualifié de terroriste par l'occupant nazi».

 

Les députés examineront aujourd'hui l'article 2 qui étend la déchéance de nationalité à tous les Français, mono-nationaux comme ni-nationaux, au nom de l'égalité", sans voir qu'il y a une inégalité entre les bi-nationaux qui ont des droits supplémentaires liés à leur double nationalité que n'ont pas les mono-nationaux.

 

Selon le JDD, l'inscription de l'état d'urgence dans la constitution était "contestée par certains écologistes et le Front de gauche, comme par certains députés de droite." 

 

La députée écologiste Cécile Duflot s'est émue sur LCP de cette faible affluence lors d'une réforme pourtant très importante :

 

"Je trouve d'abord que la tenue de ce débat est un peu triste. 441 parlementaires absents au moment où on constitutionnalise l'état d'urgence... C'est une décision lourde, grave, ça ne peut pas ne pas poser question", a-t-elle déploré.

 

Selon l'article du Figaro qui rapporte l'information, un amendement interdisant la dissolution de l'Assemblée nationale "pendant toute la durée de l'état d'urgence" et soit-disant "déposé contre l'avis du gouvernement par le député PS de l'Hérault, Sébastien Denaja" "a d'abord été adopté par les élus présents", "avant d'être finalement voté en même temps que l'article premier dans sa globalité."

 

On nous prend vraiment pour des imbéciles. Représentez-vous la scène suivante : un salarié non qualifié à son poste dans une entreprise, décrète la suppression de deux consignes importantres de son propre chef et contre sa propre direction et en présence de son patron. Il fait adopter la nouvelle consigne par ses collègues qui votent la suppression des deux consignes, toujours en présence du patron. Pensez-vous qu'un tel cas dans la réalité puisse se réaliser ?

 

Le député les Républicains (LR) des Alpes-Maritimes, Éric Ciotti, a immédiatement dénoncé une "faute grave" sur Twitter. Et oui, c'est "grave", mais surtout on se moque de nous.

 

Les socialistes qui n'ont pas voté la constitutionalisation de l'état d'urgence sont :

 

Une assemblée aux trois-quarts vide vote la constitutionalisation de l'état d'urgence

Les députés se prononceront mercredi après-midi par un vote solennel sur l'ensemble du projet de loi que le Sénat examinera à son tour vers la mi-mars.


Pour être définitivement adoptée, toute révision constitutionnelle doit être d'abord votée dans les mêmes termes par les deux assemblées puis soumise au Parlement réuni en Congrès à Versailles où la majorité nécessaire est des trois cinquièmes des suffrages exprimés. [4]

 

3 parlementaires sur 5 pourraient voter le texte que le texte serait considéré comme adopté... Et après ils s'étonnent que les Français n'aillent pas voter.

Une assemblée aux trois-quarts vide vote la constitutionalisation de l'état d'urgence

Add. 23h05. L'amendement interdisant la dissolution de l'Assemblée nationale "pendant toute la durée de l'état d'urgence"

 

"a été qualifié mardi de «scélérat» par le patron des députés LR, Christian Jacob, qui a obtenu du premier ministre une nouvelle délibération pour faire rejeter l'amendement en nouvelle lecture." (Source)

9 février 2016 2 09 /02 /février /2016 00:00

Le Carême est immédiatement précédé d'une "célébration" qui n'est aucunement mentionnée sur le calendrier liturgique : le Mardi gras.

 

Le Mardi gras est une période chrétienne qui marque, en apothéose, la fin de la "semaine des sept jours gras" autrefois appelés jours charnels. Cette période pendant laquelle on festoyait précède le mercredi des Cendres, marquant l'entrée dans le Carême pendant lequel le chrétien mange "maigre", en s'abstenant notamment de viande ; d'où l'étymologie du mot "carnaval" qui dérive du latin médiéval "carnelevare" signifiant "enlever, retirer la chair" (c'est-à-dire "retirer la viande" de la table, dont elle restera absente durant tout le carême).

 

De nombreux carnavals ont lieu le Mardi gras.

Mardi gras, populairement, est aussi le jour où l'on mange les fameux "beignets de carnaval". Il est aussi populaire aujourd'hui pour les enfants de se déguiser et/ou demander aux voisins dans les villages des œufs, du sucre, de la farine, etc, ceci afin de faire des gâteaux ou des crêpes qu'ils peuvent manger en fin d'après-midi.

C'était une "dernière folie" pour se préparer au jeûne sévère et à l'abstinence qui devaient commencer le lendemain avec le mercredi des Cendres. Cette tradition populaire avait probablement des motivations très pratiques. Les aliments interdits par la discipline rigoureuse de l'Eglise étaient précisément ceux qui ne se conservaient pas. Or, jusqu'au XIXe siècle, la réfrigération était inconnue, il allait donc de soi de manger tout ce qui risquait de se perdre pendant ces six semaines de Carême, et d'aider les autres familles à en faire autant dans une ambiance festive.

Le carnaval tel que nous le connaissons était déjà populaire au XIVe siècle. Il porte la marque des coutumes préchrétiennes de divertissements et de mascarades associées à la célébration païenne de l'équinoxe de printemps. Parce que l'Eglise interdisait toutes réjouissances pendant le Carême, il était normal de faire la fête juste avant.

Actuellement, le Mardi gras est associé à des coutumes alimentaires appréciées de tous, particulièrement des enfants : crêpes, beignets ou bugnes, gaufres, etc., en fonction des régions de France.

 

Sources: 1; Greg DUES, Guide des coutumes et traditions catholiques, traduit de l'anglais et adapté par Emmanuelle Billoteau, Bayard, Paris 2004, p. 137.

 

 

. 1790 : interdiction des festivités du Carnaval sous la Révolution

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8 février 2016 1 08 /02 /février /2016 20:42
Un autre million de migrants possible en 2016

Selon l'Organisation internationale pour les migrations (OIM), il est possible que, comme en 2015, cette année le nombre de migrants arrivant en Europe dépasse le chiffre d’un million de personnes.

 

L'OIM rapporte qu'environ 65.000 migrants sont arrivés en Europe uniquement pendant le mois de janvier. Si la tendance se poursuit durant les prochains mois, ce sont 780.000 réfugiés qui arriveront d'ici à la fin de l'année. De plus, il faut prendre en compte que le flux de migrants s'intensifie pendant l'été.

 

Pour comparaison, l'année dernière, selon les données publiées plus tôt par l'OIM 1.004.356 migrants et réfugiés sont arrivés en Europe. C'est quatre fois plus qu'en 2014, lorsque le nombre d'arrivées ne dépassait pas 219.000 personnes.

 

Et au cours des quatre premiers jours de février, il y avait 7.483 arrivées ce qui est plus que le nombre de migrants enregistrés durant la totalité du mois de février dernière. L'organisation a fait savoir, par ailleurs, que depuis le début de l'année 374 migrants ont été retrouvés morts.

 

La majorité (91%) est issue de pays en guerre — Syrie, Afghanistan et Irak.

 

Néanmoins, on observe désormais la tendance inverse. Fuyant la guerre et les violences, la plupart d'entre eux cherchent d'un eldorado européen, mais pas la paix et la sécurité. Déçus, certains migrants décident de rentrer chez eux.

 

La statistique de l'OIM montre cette tendance. Par exemple, le département grec de l'organisation a noté un grand intérêt parmi les migrants pour le Programme d'aide au retour volontaire et à la réintégration financé par l'UE qui les aide à rentrer chez eux s'ils le souhaitent.

 

Depuis le début de l'année, 1.600 personnes se sont inscrites au programme, 710 ont déjà quitté l'Europe et 400 autres partiront dans les deux prochaines semaines.

 

 

En outre, ce n'est qu'une goutte dans l'océan. Le nombre des arrivées augmente chaque jour en provoquant le mécontentement les populations locales.

 

Par exemple, ce samedi, le mouvement anti-immigration Pegida a organisé des manifestations dans plusieurs pays européens, les participants ont demandé de mettre fin, disent-ils, à l'"islamisation du continent".

 

Et le sondage effectué par la chaîne ARD en Allemagne, où, selon l'OIM, un total de 476.649 personnes ont demandé l'asile en 2015, montre que 81% des sondés estiment que les autorités sont complètement submergées par la situation liée aux migrants.

 

Source : Un million de migrants arriveront en Europe en 2016, SputnikNews,