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22 mai 2015 5 22 /05 /mai /2015 12:47

Vexilla-Galliae,

Publié dans Editoriaux, le jeudi 21 mai 2015 par Charles de Bourbon-Parme

 

D'après les statistiques du ministère des affaires étrangères il y aurait un peu plus de 1,6 million de Français à l'étranger. Les chiffres 2014 n'étant pas encore publiés, nous nous rapprochons sans doute des 1,7 million en réalité désormais. En effet, depuis dix ans, la diaspora française est en augmentation permanente, au rythme de 3 % par an en moyenne. Ces données ne comptabilisent que les Français inscrits dans les registres consulaires. D'après l'Union des Français de l'étranger, ils seraient en fait un peu plus de 2 millions. 38 % sont partis dans un autre pays de l'Union européenne, 13 % en Amérique du Nord, 12 % dans un pays européen extérieur à l'Union européenne, 8 % au Moyen orient, 7 % en Asie et en Océanie, 7 % en Afrique francophone, 6 % en Afrique du Nord et 6 % en Amérique centrale.

Il est évident que les statistiques sont faussées concernant l'Afrique à cause des migrants issus de ces pays et ayant choisi de s'y établir de nouveau, de façon temporaire ou permanente, et concernant le Moyen-Orient, où la communauté juive francophone est importante en Israël, mais où il existe également de nombreux Français d'origine libanaise.

Les données sont plus éloquentes pour les autres destinations, où il s'agit cette fois avec une plus grande certitude d'expatriés de vieille souche française, sans autre attache originelle que notre territoire national.

Quel est le profil de l'expatrié ? Tous les milieux, toutes les régions, tous les âges sont concernés, mais le groupe dominant reste celui des jeunes diplômés, promis à de brillantes carrières de cadres d'entreprise ou de chercheurs et commençant leur carrière à l'étranger, soit par facilité, ayant trouvé là-bas un contrat avantageux, soit par goût de l'aventure et de l'exotisme, soit par dégoût de notre pays où il est si difficile d'espérer en l'avenir quand on est un jeune homme ou une jeune femme entreprenant. Le résultat final est le même, plus le nombre d'années d'expatriation augmente, moins la probabilité d'un retour en France est grande. Avec le temps, l'expatrié fonde une famille à l'étranger, soit avec un compatriote, soit avec un natif. Dès lors, la France devient le lieu des vacances d'été ou de Noël, éventuellement d'un retour épisodique pour un contrat de quelques années dans une filiale d'entreprise étrangère, ou d'un groupe français pour lequel l'intéressé a commencé sa carrière au-delà de la mer.

On le sait, la qualité de nos grandes écoles, de nos universités font que l'on s'arrache nos chercheurs et nos cadres commerciaux ou financiers dans le monde anglo-saxon ou asiatique.

Mais ce phénomène, déjà ancien, de départ des jeunes diplômés, et souligné en 2012 lors de l'élection de François Hollande, s'est doublé récemment d'un phénomène d'une nature nouvelle, celui de la délocalisation de sièges d'entreprises françaises. On avait vu jusque-là les usines ou les services annexes prendre la poudre d'escampette pour des Etats où la main d'œuvre était supposée tout aussi compétente et meilleur marché qu'en France. L'expatriation du siège de l'entreprise, ce qui signifie son changement de nationalité à brève échéance, est quelque chose de nouveau et de bien plus inquiétant car diminuant d'autant les possibilités de relocalisation. Les ciments Lafarge sont désormais à Zürich, le groupe pharmaceutique Eurofins a quitté Nantes pour Luxembourg, tout comme la société informatique Sword. On pourrait en citer d'autres, comme Publicis parti aux Pays-Bas, Solvay en Belgique, etc. Sans délocaliser les sièges sociaux, de nombreuses banques ont installé leurs centres de décisions financières les plus stratégiques à Londres.

Enfin, un phénomène moins médiatisé est celui, tout aussi inquiétant, des frontaliers. Ils n'émigrent pas à proprement parler, mais trouvent un emploi plus attrayant de l'autre côté de la frontière, soulignant un peu plus l'incapacité de leur région à leur fournir du travail, là où, il y a quelques décennies, c'étaient les étrangers qui venaient en frontaliers quotidiennement en France. Ils sont plus de 350 000 à franchir la frontière chaque jour, résidant en France, travaillant au Luxembourg, en Allemagne ou en Suisse principalement. Ils étaient 250 000 en l'an 2000… Ici, le genre de travailleurs change. Certes, ce sont toujours des personnels qualifiés, mais il ne s'agit pas de cadres supérieurs. Ce sont des employés, des ouvriers, reconnus pour leurs qualités professionnelles et leur endurance qui trouvent un emploi dans l'industrie ou des services. En Allemagne, par exemple, dans la Sarre, des ouvriers venus de Lorraine ou des Ardennes suivent des cours intensifs d'allemand et travaillent en usine pour l'industrie allemande, souvent après de longues périodes de chômage en France.

Le silence de nos politiques sur cette grave question de l'émigration est éclairant en lui-même. Que révèle-t-il ?

Il est la preuve éclatante de tous nos freins à l'embauche, de notre fiscalité des entreprises écrasante, de notre coût du travail trop élevé, de notre absence de politique d'aménagement du territoire pour reconvertir les régions en crise. En somme, il fait la démonstration que si notre pays est admirablement administré, il n'est pas gouverné, et c'est pourtant bien de cela dont nous aurions besoin, si nous ne voulons pas voir partir ainsi goutte à goutte une partie de nos forces vives, avenir de la nation.

 

Source

 

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22 mai 2015 5 22 /05 /mai /2015 11:44

Conférence donnée par Jean de Viguerie à l'école Saint-Bernard de Bailly le samedi 9 mai 2015.

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Publié par Ingomer - dans Histoire
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22 mai 2015 5 22 /05 /mai /2015 00:00

 http://p2.storage.canalblog.com/20/53/249840/65567922_p.jpgSaint Émile, martyr à Carthage (IIIème siècle)

 

En Afrique du Nord vers 250, pendant la persécution de Dèce contre les chrétiens, Émile, arrêté pour sa foi, après avoir faibli devant la torture, apostasia et fut relâché. Se reprenant aussitôt, il alla voir le magistrat qui l'avait jugé et lui redit sa foi. Il fut condamné à être brûlé vif.

 


Saint Émile, fut d'abord emprisonné, battu avec des verges et soumis à différentes tortures pour l'inciter à renier la vraie Foi et à sacrifier aux faux Dieux. Saint Cyprien , son contemporain, évêque de Carthage, puis Martyr comme lui, raconte que les deux Saints, Émile et Chaste (ou Vaste), après les premiers tourments, crurent ne pas pouvoir résister aux intentions, puis, après avoir prié le Seigneur, reçurent la force de vaincre leurs persécuteurs, qui les firent mourir par le feu.

 

Sources : 1, 2, 3, 4

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Publié par Ingomer - dans Saints du jour
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21 mai 2015 4 21 /05 /mai /2015 12:55

Robert Ménard, maire de Béziers avance que "la république ne doit plus cacher les chiffres" puisque -selon son raisonnement appuyé d'exemples - alors que c'est interdit, elle pratique elle-même ces statistiques ethniques quand cela l'arrange. Le raisonnement est juste.

Personnellement je suis d'accord pour autoriser les "statistiques ethniques" à des fins d'études spécifiques (en géographie, sociologie, démographie, religion, etc.). Ce n'est pas le problème. Les laisser interdites ou les autoriser ne changera strictement rien à un autre problème beaucoup plus grave qui est celui du fichage et de l'écoute généralisée à des fins de contrôle de la population par la domination cachée d'une caste politico-médiatique qui n'accepte pas l'expression de la moindre opposition idéologique... C'est ça le problème. Ce qui est problématique ce n'est pas l'usage en lui-même des statistiques sur la base de données et donc de fiches, ce qui est grave c'est l'utilisation qui en est faite - autorisée ou non -, en vue de maintenir un pouvoir dit "démocratique" sur les populations alors que ce pouvoir n'est qu'oligarchique et occulte. Ce que j'ai appelé la "république absolue" au soir de l'élection de François Hollande le 6 mai 2012 où, écrivais-je, "les "citoyens" seront classés par catégories, mis dans des cases, classés par chiffres, lettres et numéros, selon la race, l'origine ethnique, sociale, le sexe, la religion..."

Pour faire tourner leurs affaires, et maintenir leur contrôle sur les populations, aujourd'hui cette écume au-dessus de la vague ne doit pas cacher le fait que les oligarques continueront de faire ce qu'ils veulent, loi ou pas, statistiques ethniques autorisées ou non. Ils continueront - au niveau européen - de ficher et d'écouter les 300 millions, tout en se disant être de grands démocrates... Ainsi l'un, François Hollande, l'emportera aux élections présidentielle de 2012 grâce aux manipulations permises par un "logiciel employé pour cibler les zones à plus à forte densité de musulmans afin de les cibler par une propagande spécifique" (Source: Journal de Béziers, 13-15 mai 2015), l'autre, Martine Aubry, se félicitera de la part sans cesse croissante de musulmans dans une ville : "35% de Maghrébins à Lille : c’est génial" (Martine Aubry à Lille en 2012).

Ci-dessous, extrait d'un article publié sur Medias-presse.info qui montre bien le deux poids deux mesures des statistiques ethniques :

[L]e Journal de Béziers, organe de la municipalité [de Robert Ménard NDLR.], consacre l’essentiel de son dernier numéro aux statistiques. Et principalement aux statistiques ethniques. Il fait le tour de tous ceux qui s’en sont servi, des instituts de sondage qui ont révélé comment, « François Hollande a obtenu 86% des voix [des musulmans] contre seulement 14% à Nicolas Sarkozy », à Martine, Aubry,  qui ne cesse de citer des statistiques pour se féliciter de la part sans cesse croissante des musulmans qui peuplent sa ville de Lille.  « Ce qui est son droit le plus strict. En revanche, quand elle affirme en public qu’il y a 35% de Maghrébins à Lille et que «c’est génial», elle s’appuie sur un comptage ethnique, elle s’en sert, elle le crédibilise. En toute impunité. » (Vidéo ci-dessous).

Un logiciel pour cibler les électeurs musulmans…

Ce journal de Béziers révèle même l’utilisation la plus révélatrice, dans sa fourberie, de l’usage des statistiques qu’en a fait François Hollande pour gagner les élections en 2012. Il aurait utilisé un logiciel à partir des listes électorales pour cibler les zones à plus à forte densité de musulmans afin de les cibler par une propagande spécifique… Ce qui expliquerait le plébiscite inouï des 86% de votes musulmans en sa faveur, qui lui ont permis d’imposer sa politique pro-musulmane, avec promesse du doublement des mosquées d’ici 2017 ainsi que les subsides versés aux cités par Manuel Valls en réaction… aux attentats islamistes de janvier!..

Et comment ce logiciel a-t-il fait le décompte des musulmans sur les listes électorales? Sinon à partir de leurs prénoms… musulmans? Une fois de plus l’utilisation sournoise des statistiques par les socialistes et les journalistes des gros médias du système démontrent leur tartufferie. D’autant plus que ce puits de statistiques nous révèle également que les journalistes, eux aussi ont voté à 90% pour François Hollande!

Compter les étrangers c’est mal, mais les blancs, c’est bien…

C’est ainsi que les journalistes de Libération avait comptabilisé par couleur de peau les membres des cabinets ministériels en 2012 pour en conclure qu’il y avait trop de blancs. Que dans un pays d’origine blanche, il y ait plus de blancs au gouvernement que de personnes issues de l’immigration récente, quel scandale! Il est vrai que « Compter les étrangers pour éventuellement dire qu’il y en a trop, c’est mal. Compter les Blancs et exiger que certains soient remplacés par des Africains ou des Maghrébins, c’est bien. »

 

République absolue : replacer les statistiques ethniques dans le cadre de la domination oligarchique
République absolue : replacer les statistiques ethniques dans le cadre de la domination oligarchique

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21 mai 2015 4 21 /05 /mai /2015 11:33

Etonnant article de l'AFP sur l"église souterraine" catholique au Tibet où "ici les catholiques sont de plus en plus nombreux", en Chine communiste athée :

Des paroissiens prient le 18 mars 2015 dans une église catholique de Nidadang, près de Bingzhongluo, une région tibétaine de la province chinoise de Yunnan, dans le sud-est du pays (Photo GREG BAKER. AFP)

Des paroissiens prient le 18 mars 2015 dans une église catholique de Nidadang, près de Bingzhongluo, une région tibétaine de la province chinoise de Yunnan, dans le sud-est du pays (Photo GREG BAKER. AFP)

Photographie prise le 18 mars 2015 - portrait du pape François sur une colonne de l'église de Baihanluo, région tibétaine de la province chinoise de Yunnan, sud-est du Tibet ( http://www.larepubliquedespyrenees.fr/2015/05/21/les-tibetains-catholiques-fous-de-dieu-en-chine-communiste,1252499.php )

Photographie prise le 18 mars 2015 - portrait du pape François sur une colonne de l'église de Baihanluo, région tibétaine de la province chinoise de Yunnan, sud-est du Tibet ( http://www.larepubliquedespyrenees.fr/2015/05/21/les-tibetains-catholiques-fous-de-dieu-en-chine-communiste,1252499.php )

Quand on pousse la porte de l’église chinoise de Baihanluo, on est accueilli par un grand portrait du pape François: un sacré paradoxe dans ces montagnes peuplées de Tibétains, gouvernés par un Parti communiste, donc athée.

 

Eglise de Baihanluo, près de Bingzhongluo, une région tibétaine de la province chinoise de Yunna. Vue prise le 18 mars 2015 ( http://www.larepubliquedespyrenees.fr/2015/05/21/les-tibetains-catholiques-fous-de-dieu-en-chine-communiste,1252499.php )

Eglise de Baihanluo, près de Bingzhongluo, une région tibétaine de la province chinoise de Yunna. Vue prise le 18 mars 2015 ( http://www.larepubliquedespyrenees.fr/2015/05/21/les-tibetains-catholiques-fous-de-dieu-en-chine-communiste,1252499.php )

 

Adossé au massif himalayen, le village de Baihanluo n’est accessible qu’à pied ou à cheval, par un sentier muletier que l’on gravit en cherchant son souffle, les yeux rivés sur les sommets enneigés.

Son église en bois, au toit aux pans courbés, fut fondée à la fin du XIXe siècle par des envoyés de la Société des missions étrangères de Paris.

Le pape Grégoire XVI (1831-1846) avait confié à ces prêtres français l’évangélisation du Thibet --comme on l’écrivait alors--, juste après l’ouverture manu militari de la Chine par la première guerre de l’Opium.

Baroudeurs à l’ardeur apostolique incomparable, ces missionnaires ont vécu une épopée parfois sanglante, martyrisés par des lamas hostiles à l’arrivée du Christ au pays de Bouddha
.

Mais, rudes à la tâche et prêts à tous les sacrifices, les Pères aventuriers ont creusé leur sillon évangélisateur, remontant les vallées du fleuve Salouen (appelé «Nu» en mandarin) et du Mékong, jusqu’au Haut plateau.

Coupés du monde par l’hiver verrouillant les cols, ils ont établi des «missions perdues» sur des pentes où les lamaseries conservaient un fonctionnement féodal.

«C’était l’extrême western de la Chine. En chinois, la rivière Nu était surnommée la vallée de la mort. Un adage disait qu’il fallait vendre sa femme avant d’y partir, parce qu’on ne savait pas si on pourrait en revenir», explique à l’AFP Constantin de Slizewicz, auteur de l’ouvrage «Les peuples oubliés du Tibet».

Après l’arrivée au pouvoir des communistes en 1949, ces missionnaires étrangers, «suppôts de l’impérialisme», ont été arrêtés, maltraités puis expulsés.

- Décennies sans prêtres -

«Les églises ont été fermées ou transformées en écoles ou en granges. Les chrétiens n’avaient plus le droit d’avoir d’objets religieux, sous peine d’emprisonnement, et ceux qui avaient des rôles importants ont été persécutés, menés au laogai» (goulag chinois), précise M. de Slizewicz.

Et pourtant, la religion catholique a subsisté clandestinement chez ces populations rurales, dont la ferveur n’a d’égale que la pauvreté.

«Le Tibétain est un fou de Dieu. Ils ont leur vie dédiée à la foi. Ces Tibétains convertis au catholicisme ne le font pas à moitié», poursuit Constantin de Slizewicz. «Pendant quasiment 50 années d’absence de prêtres et de sacrements, ils n’ont pas perdu une parole de l’enseignement d’un siècle de ces Pères».

Entretenant les tombes des missionnaires français, les Tibétains ont continué à prier avec des catéchistes, à célébrer Pâques et Noël, remplaçant le boeuf et l’âne de la crèche par un yack et un mulet. Certains n’ont jamais oublié leur latin ou comment réciter Frère Jacques...

A Baihanluo, ermitage juché sur un promontoire, 400 à 500 paroissiens se rassemblent aux fêtes du calendrier. Ils gardent un souvenir vivace du patriarche Zacharie, mort centenaire il y a une dizaine d’années.

Ce catéchiste de l’ethnie loutse survécut aux purges communistes en fuyant à Taïwan. Après 30 ans d’exil, il participa au renouveau catholique local.

«Zacharie avait déposé dans chaque église du voisinage de l’eau sainte de Lourdes diluée dans de l’eau claire. On en donna une goutte à un fidèle tombé malade. Trois jours après, il était rétabli», relate Zha Xi, 32 ans, baptisé «Joseph».

Cet enfant du pays incarne la relève pastorale à Baihanluo, après avoir conclu son séminaire à Kunming et Chengdu.

Près du Toit du monde --et donc des cieux-- le futur prêtre semble réaliser un autre miracle: il extirpe d’un recoin sombre du presbytère un vieux coffre, apparemment là depuis des lustres.

- Malle aux reliques -

A l’intérieur se trouvent des livres rongés par l’humidité, abandonnés lors du départ précipité des prêtres français: une collection du journal L’Illustration de 1930 et des missels en tibétain publiés en 1897 par l’Imprimerie de la Société des missions étrangères de Hong Kong.

La malle aux reliques recèle également un gros bol estampillé «Creil et Montereau», une manufacture de faïence française qui connut son apogée dans la deuxième moitié du XIXe siècle.

Ces objets ont échappé aux saccages du maoïsme. [saccage révolutionnaire maoïste qui n'est pas sans rappeler l'iconoclasme des révolutionnaires de 1789... NDLR.]

Mais pas l’église de Zhongding, dans la vallée voisine, qui dut être totalement rénovée après l’ouverture de la Chine sous Deng Xiaoping.

Là est enterré Annet Génestier, un missionnaire natif du Puy-de-Dôme (centre de la France). Ce grand chasseur devant l’Eternel s’est éteint en 1937, en tirant sur sa pipe, après un demi-siècle à arpenter les montagnes tibétaines.

Son lointain successeur est le Père François, Han Sheng de son nom chinois. «Les missionnaires français ont introduit dans la région les connaissances scientifiques modernes», souligne ce prêtre de 39 ans. «Les grands arbres ont été plantés par les Français. Les cloches des églises ont aussi été apportées de France, tout comme les outils agricoles

Parce qu’en Chine les autorités imposent aux croyants de rejoindre une organisation affiliée au Parti communiste, une «Eglise souterraine» s’est développée. Selon Han Sheng, la grande région tibétaine compte plus de 10.000 catholiques.

Lui-même se partage entre 16 églises du district de Gongshan. «Nous manquons de prêtres», insiste-t-il.

Yu Xiulian, paysanne de 75 ans qui reçut Madeleine pour nom de baptême, confirme: «Ici les catholiques sont de plus en plus nombreux. Nous, les gens du peuple, on voudrait agrandir les églises, mais l’argent manque.»

La nuit tombée, on retrouve le Père François à Nidadang, un village proche. Dans l’église traversée par un courant d’air glacé, les femmes sont assises à gauche avec les enfants, les hommes à droite. Ce sont des agriculteurs de tous âges, vêtus simplement, la peau tannée par l’altitude et le travail des champs.

A côté de l’autel, le prêtre entend les confessions. Un par un, les fidèles viennent s’agenouiller pour lui confier leurs péchés dans le creux de l’oreille.

«Si on suit Ta Parole, on monte au paradis», chante inlassablement l’assemblée.

 

AFP

 

http://www.liberation.fr/monde/2015/05/21/les-tibetains-catholiques-fous-de-dieu-en-chine-communiste_1313589

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Publié par Ingomer - dans Religion
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21 mai 2015 4 21 /05 /mai /2015 09:52
Véronique Lévy - entretien à Vox Libri

Véronique Lévy a été invitée de Vox Libri (Radio Notre Dame) le 26 mars 2015 pour témoigner à propos de son livre "Montre Moi Ton Visage" aux éditions du CERF (Préface de Mgr de Moulins-Beaufort).

Véronique Lévy raconte ses premières rencontres avec le Seigneur, quand elle était enfant, après qu'une petite fille (Coralie à qui Véronique Lévy rend hommage) lui ait appris le Notre Père et le Je vous salue Marie. Extrait :

 

(A partir de 08:35) "Déjà, j'ai aimé cet homme (Jésus). Les bras ouverts à l'infini sur la Croix. Et avant de voir la souffrance, je voyais un amour qui s'offre, qui se propose, qui accueille, et qui m'appelait, complètement. Et donc, très vite je suis rentrée en relation. Il était là, je sentais son regard sur moi. Et j'ai commencé à sauver tous les petits animaux qui n'avaient pas la parole, les fourmis, jusqu'aux cafards parfois.Tous ceux qui étaient les mal aimés, les pires. Et je sentais Jésus qui me disait : 'C'est bien'.

[...] Les parents de Coralie m'avaient invité au Havre. Et j'étais allée dans l'église. Et je crois que j'avais assisté à une messe et je pense que j'avais communié. Je ne savais pas que ce n'était pas possible.

[...] Et puis, souvent, j'aimais bien les cimetières parce qu'il y avait des chats, et il y avait des églises, et je rentrais dans l'église et je restais souvent à regarder la Croix. Et je sentais, au-delà de Jésus, la présence du Père.

[...] Et J'ai envie de dire à tous les gens qui se sentent inutiles, abandonnés, que Dieu les aime en fait, et que tous ils ont été désirés et choisis", a expliqué Véronique Lévy.

Image pieuse donnée en souvenir de fidèles décédés (1928)

Image pieuse donnée en souvenir de fidèles décédés (1928)

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Publié par Ingomer - dans Religion
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21 mai 2015 4 21 /05 /mai /2015 00:00

Né en Serbie, fils de l'empereur Constance Chlore et de sainte Hélène, Constantin fut élevé à la cour de Dioclétien et proclamé empereur après la mort de son père, en 306.

 

Son règne marque la fin des persécutions contre les chrétiens

Constantin Ier, et toute son armée avec lui, vit apparaître dans le ciel une croix. Jésus, dans un rêve prémonitoire, lui promit aussi de vaincre Maxence par le chrisme, formé des deux lettres grecques Khi (X) et rho (P): ce sont les deux premières lettres de Christ. Constantin les fit apposer sur les étendards de son armée et les boucliers de ses hommes.

 

Au Pont Milvius, à quelques kilomètres au nord-est de Rome, deux empires, deux mondes s'affrontaient devant les siècles : l'empire des Césars et la monarchie chrétienne, le monde païen et le monde chrétien. Combattant sous le drapeau marqué de la croix, son armée composée de Gaulois et de chrétiens, vainquit les Francs et les Goths, ainsi que Maxence, sous les murs de Rome. Constantin se fit chrétien, concluant ainsi la paix avec l'Église. Il se convertit et édifia à Rome une basilique sur le tombeau de saint Pierre, premier pape. 
         
Il proclama l'édit de Milan qui donna la liberté aux chrétiens de propager leur foi, et restitua les biens ecclésiastiques confisqués par Maxence. Il instaura le christianisme comme religion d'Etat.

 

Bien qu'il ne fût baptisé que peu de temps avant sa mort, Constantin présida des conciles, tels que celui de Nicée et essaya de résoudre les conflits internes et externes de l'Église. Ses lois et sa politique se basaient sur les principes chrétiens. Il était un grand constructeur d'édifices chrétiens.

 

Saint-Constantin--empereur--272-337-.png

Le Chrisme: image que vit Constantin dans le ciel avant la bataille du Pont Milvius, correspondant aux lettres grecques X Chi et P Rho (XP), les deux premières lettres du mot Christ.

 

http://upload.wikimedia.org/wikipedia/commons/thumb/e/e4/Chrisme_PARIS_Saint_Fran%C3%A7ois-Xavier.jpg/800px-Chrisme_PARIS_Saint_Fran%C3%A7ois-Xavier.jpg

Chrisme surplombant une chapelle de l'Eglise Saint-François-Xavier, Paris

 

"Constantin Le Grand, aux racines de l'Europe", tel est le titre du congrès international qui s'est tenu au Vatican du 18 au 21 avril 2012, organisé par le Conseil pontifical des sciences historiques à l'occasion du 1.700 anniversaire de la bataille du Ponte Milvio (Pont Milivus) et de la conversion de l'empereur Constantin. (VIS) ... Cette conversion est à l’origine de la géographie européenne telle qu’on la connaît aujourd’hui. Constantin, empereur chrétien (Radio Vatican) - RealAudio - MP3

 

Sources:

 

(1) Calendrier perpétuel, Les Saints en 365 jours, Chêne

(2) http://www.levangileauquotidien.org/main.php?language=FR&module=saintfeast&localdate=20120521&id=13444&fd=0

(3) http://nominis.cef.fr/contenus/saint/1190/Saint-Constantin-Ier-le-Grand.html

 

 

. 6 octobre 2013 - Commémorations du 17e centenaire de l'édit de Milan

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Publié par Ingomer - dans Saints du jour
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20 mai 2015 3 20 /05 /mai /2015 12:07

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Publié par Ingomer - dans Occupation
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20 mai 2015 3 20 /05 /mai /2015 11:59
Décapitations pour viol, meurtre, apostasie, vol à main armée et trafic de drogue, amputations pour vol: l'Arabie Saoudite recrute de nouveaux fonctionnaires

Décapitations pour viol, meurtre, apostasie, vol à main armée et trafic de drogue, amputations pour vol: l'Arabie Saoudite recrute de nouveaux fonctionnaires

 

Le gouvernement saoudien a publié mardi 19 mai une offre d'emploi assez particulière. En effet, l'Etat souhaiterait recruter huit bourreaux pour exécuter, par décapitation, le grand nombre de condamnés à mort dans le royaume. Aucune qualification particulière ni expérience ne sont requises pour ces emplois de bourreaux, dont la fonction sera d'»exécuter les condamnés à mort», selon l'offre d'emploi mise en ligne sur le site du ministère du Service public.

Les futurs bourreaux seront aussi appelés à pratiquer «des amputations» sur des personnes condamnées pour vol. L'annonce de ce recrutement coïncide avec une augmentation du nombre des exécutions dans le royaume, où viol, meurtre, apostasie, vol à main armée et trafic de drogue sont passibles de la peine capitale en vertu d'une version rigoriste de la charia. La sentence est souvent pratiquée par décapitation et sur la place publique.

L'offre d'emploi intervient quatre mois après l'accession au trône du roi Salman. [1]

 

Notes

 

[1] Arabie Saoudite : le gouvernement recrute des bourreaux, Le Figaro, Home ACTUALITE International, Par William Plummer. Publié le 20/05/2015 à 08:10

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20 mai 2015 3 20 /05 /mai /2015 10:38

Etonnante déclaration venant de la part de celui qui a moins heureusement déclaré en 2013 que "la démocratie, c'est la déconstruction des repères traditionnels" (et donc la loi morale)... pour se féliciter (dans le débat sur la soit-disant loi sur le "mariage" gay) que beaucoup de gens soient laissés en manque de repères les plus élémentaires, dont la filiation qui ne représentait plus rien pour le Législateur.

Le 18 mai 2015 sur iTELE, Luc Ferry a dénoncé "la guerre de Vendée" comme "le premier grand génocide dans l'Histoire de l'Europe". 

Précisons tout de suite que ce génocide a précisément permis aux génocideurs de mettre en place sa "démocratie-déconstruction des repères traditionnels". Comme quoi on en revient toujours à la nécessité de la loi naturelle et du droit divin transcendant pour ne pas tomber dans la tyrannie.

 

"Quand nous avons fait nous, notre Révolution française, vous savez la guerre de Vendée, cela n'a pas été beau, c'est le premier grand génocide dans l'histoire de l'Europe. Il y a eu 500.000 morts", a déclaré Luc Ferry.

Luc Ferry dénonce "la guerre de Vendée" comme "le premier grand génocide dans l'Histoire de l'Europe"

Interrompu par le journaliste sur le terme employé de "génocide", le philosophe a répondu:

 

"Génocide, bien sûr. Bien évidemment, Pierre Chaunu avait bien évidemment raison. D'ailleurs plus aucun historien ne le conteste aujourd'hui. On prenait les gamins par les bras et les jambes et on leur cassait la tête sur les murs des chateaux. On jetait les gens sur des hallebardes. Enfin, tout cela a été absolument abominable, sans compter le vandalisme dont on parlait tout à l'heure."

Les bourreaux républicains faisaient mourir les Vendéens de la façon la plus horrible possible que les pires islamistes de l’État islamique n’ont même pas imitée. Outre les têtes fracassées contre des murs, les républicains enfermaient les gens dans des églises et les faisaient brûler vifs comme le 28 février 1794 aux Lucs ; ils faisaient brûler vifs femmes et enfants dans les "fours de la république"... L'un des chefs républicains, Amey, s'esclaffait : "C'est ainsi que la 'République' doit faire cuire son pain!"

 

 

Source: http://www.minute-hebdo.fr/tout-minute/actualites/730-brules-vifs-dans-les-fours-de-la-republique

Source: http://www.minute-hebdo.fr/tout-minute/actualites/730-brules-vifs-dans-les-fours-de-la-republique

Luc Ferry dénonce "la guerre de Vendée" comme "le premier grand génocide dans l'Histoire de l'Europe"

Les républicains éventraient des femmes enceintes et jouaient au ballon avec les corps des enfants à naître. Ils jetaient dans les puits des enfants vivants, achevaient au sabre les rares survivants de la sinistre virée de Galerne, liaient entre eux prêtres et religieuses avant de les jeter dans la Loire alourdis de pierre... Source: Le génocide arménien, bravo M. le Président ! Mais le vendéen ? Par Floris de Bonneville.

Près de 80% des personnes guillotinées sous la Révolution étaient des petites gens. Les ouvriers ont été envoyés par charrettes entières à la guillotine.

Video (âmes sensibles s'abstenir), bon voyage dans le temps :

 

Génocide arménien : Hollande demande à la Turquie d'utiliser le mot "génocide", mais oublie le génocide vendéen

Refaisons l'addition des pertes dues à la Révolution et à l'Empire:

 

400 000 morts pour les guerres jusqu'en 1800; un million pour les guerres napoléoniennes, 600 000 pour les guerres intestines et l'échafaud pour mémoire. Voilà nos deux millions de morts

(René Sédillot, Le coût de la Révolution française, Vérités et Légendes, Perrin Mesnil-sur-l'Estrée 1987, p. 24-28).

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20 mai 2015 3 20 /05 /mai /2015 10:29
Enseignement: Najat Vallaud-Belkacem laisse "sa porte ouverte" "pour mieux la claquer à la figure des enseignants"

"La réforme se fera" avait assuré Najat Vallaud-Belkacem, soutenue par Manuel Valls. Leur détermination n'a pas faibli. Au lendemain de la grève, qui a mobilisé entre 30 et 50% des enseignants , le décret ainsi que l'arrêté portant sur la réforme contestée du collège sont parus mercredi au Journal officiel.

L'arrêté paru au JO détaille aussi les enseignements pratiques interdisciplinaires (EPI), prévus à partir de la cinquième pour favoriser notamment le travail en groupe. Parmi les huit thèmes des EPI on peut trouver "Corps, santé, bien-être et sécurité", "Transition écologique et développement durable" ou "Sciences, technologie et société.". Les élèves en suivront deux par an et au moins six des huit thématiques entre la cinquième et la troisième. L'un de ces "enseignements interdisciplinaires" portant sur "langues et cultures de l'Antiquité" remplace les anciennes options de grec et de latin. 2,5 heures de langue vivante 2 sont prévues désormais dès la cinquième.

Pour Jean-Rémi Girard, secrétaire national à la pédagogie du SNALC-FGAF (Syndicat National des Lycées et Collèges), il s'agit d'un "scandaleux passage en force". "Les textes signés le jour même de la grève, je n'ai jamais vu ça.", déclare-t-il, joint par Le Figaro. "La ministre avait dit qu'elle laissait sa porte ouverte, c'était pour mieux la claquer à la figure des enseignants." Il dénonce "une réforme bouclée en moins d'un mois, un déni de dialogue social." [1]

Un bel exemple de mise en pratique des "valeurs de la république"...

 

Notes

 

[1] Le décret sur la réforme du collège paru au Journal officiel, Home ACTUALITE Société, Par Eugénie Bastié Mis à jour le 20/05/2015 à 08:40 Publié le 20/05/2015 à 07:55

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20 mai 2015 3 20 /05 /mai /2015 07:34

En 1923, Joseph Barthélemy, député du Gers, remit à l'ordre du jour la question du vote des femmes devant le "Parlement". Il égréna les "objections fantaisistes" des bonnes consciences républicaines qui freinaient des quatre fers pour ne pas voter cette avancée égalitaire et les contredit :

D'après « L'Intransigeant », paru en 1923

 

De 1919 à 1940, des propositions de loi en faveur du vote des femmes sont adoptées, mais refusées par le Sénat. Le 22 novembre 1922, ce dernier avait, sur cette question du vote des femmes, refusé par 156 voix contre 134, de passer à la discussion des articles, les intentions de la Haute Assemblée étant nettes : l'enterrement.

 

Quelques mois plus tard, Joseph Barthélemy, député du Gers qui en est rapporteur, remet à l'ordre du jour la question devant le Parlement. Ne pouvant soumettre de nouveau, en vertu de l'article 110 de la Chambre, des propositions identiques rejetées quelques mois plus tôt par le Sénat, il suggéra de fixer à trente ans l'âge de l'accession des femmes aux droits politiques.

 

Vote-Femmes.jpgIl rétorqua en outre aux détracteurs du projet : « Voyons maintenant les objections qui ont été formulées. On a dit que les femmes ne désiraient pas le vote et qu'elles en négligeraient l'exercice Mais, en 1848, les hommes non plus ne désiraient par le vote, on le leur a donné par justice.

 

« On dit encore que la femme serait inférieure. La femme n'est pas inférieure, elle est seulement différente et complémentaire. La vérité, qu'il faut bien reconnaître, c'est que le génie, dans ses manifestations les plus sublimes, est le privilège du sexe masculin. Mais le génie n'est pas nécessaire pour voter, ni même pour être élu ! Tout cela ne tient pas. Toutes ces objections sont fantaisistes. Il en est de même quand on dit que la femme admise aux droits politiques émettrait des votes extrémistes ou réactionnaires. C'est là une pure affirmation contredite par l'expérience.

 

« On objecte aussi : La femme ne fait pas de service militaire. Sans doute, elle n'est pas soldat, mais elle fait des soldats, et pour celles qui n'ont pas d'enfant, combien parmi les électeurs et même les élus n'ont pas fait de service militaire !

Enfin, le grand argument, c'est : la femme est faite pour le foyer ! C'est bien notre avis, mais ce n'est pas la participation aux comices qui éloignera la femme de son foyer, elle n'en sera pas plus éloignée que par sa participation à un marché ou à une foire, et puis enfin les conditions actuelles ont jeté dans la lutte pour la vie des milliers de femmes, il est juste qu'elles puissent défendre leurs intérêts tant par leurs bulletins de vote qu'au sein des assemblées politiques. »

 

Le député Barthélemy songea un instant, puis reprit : « Ce qu'il faut surtout que l'on sache, c'est le fait que la France tend à devenir une exception en restant masculine. » Et de rappeler qu' « en Europe, les pays masculins sont une exception qui se rétrécit chaque année davantage. Les femmes votent en Suède, en Norvège, au Danemark, en Finlande, en Estonie, en Lituanie, en Lettonie, en Tchécoslovaquie, en Pologne, en Autriche, en Allemagne, en Hongrie, en Belgique ; elles participent aux élections locales et un certain nombre d'entre elles aux élections législatives. »

 

En France, le droit de vote sera accordé aux femmes le 21 avril 1944 par le Comité français de la Libération nationale, et mis en oeuvre pour la première fois le 29 avril 1945 lors d'élections municipales, puis en octobre 1945 lors des élections à l’Assemblée constituante.

 

Source: http://www.france-pittoresque.org/article-droit-de-vote-des-femmes-le-senat-freine-des-quatre-fers-90908614.html

 

Pour rappel, au Moyen Âge et sous l'Ancien Régime, les femmes votaient... L'exclusion des femmes ne date pas des "siècles obscurs" mais vient plus tard, de la modernité.

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20 mai 2015 3 20 /05 /mai /2015 06:57
Litanies de la Très Sainte Vierge

Seigneur, ayez pitié de nous.

Jésus-Christ, ayez pitié de nous.

Seigneur, ayez pitié de nous.

Jésus-Christ, écoutez-nous.

Jésus-Christ, exaucez-nous.

Père céleste, qui êtes Dieu, ayez pitié de nous.

Fils rédempteur du monde, qui êtes Dieu, ayez pitié de nous.

Trinité sainte, qui êtes un seul Dieu, ayez pitié de nous.

Sainte Marie, priez pour nous.

Sainte Mère de Dieu,

Sainte Vierge des vierges,

Mère du Christ,

Mère de la divine grâce,

Mère très pure,

Mère très chaste,

Mère toujours Vierge,

Mère sans tache,

Mère aimable,

Mère admirable,

Mère du bon conseil,

Mère du Créateur,

Mère du Sauveur,

Vierge très prudente,

Vierge vénérable,

Vierge digne de louange,

Vierge puissante,

Vierge clémente,

Vierge fidèle,

Miroir de justice,

Trône de la Sagesse, Cause de notre joie,

Vase spirituel,

Vase d'honneur,

Vase insigne de la dévotion,

Rose mystique,

Tour de David,

Tour d'ivoire,

Maison d'Or,

Arche d'alliance,

Porte du ciel,

Etoile du matin,

Salut des infirmes,

Refuge des pécheurs,

Consolatrice des affligés

Secours des Chrétiens,

Reine des Anges,

Reine des Patriarches,

Reine des Prophètes,

Reine des Apôtres,

Reine des Martyrs,

Reine des Confesseurs

Reine des Vierges,

Reine de tous les Saints,

Reine conçue sans péché,

Reine élevée aux Cieux,

Reine du très saint Rosaire,

Reine de paix,

Agneau de Dieu, qui effacez les péchés du monde, pardonnez-nous Seigneur.

Agneau de Dieu, qui effacez les péchés du monde, exaucez-nous Seigneur,

Agneau de Dieu, qui effacez les péchés du monde, ayez pitié de nous.

Priez pour nous, sainte Mère de Dieu. - Afin que nous devenions dignes des promesses de Jésus-Christ.

PRIONS. Seigneur, daignez nous accorder, à nous vos serviteurs, de jouir toujours de la santé de l'âme et du corps ; et par la glorieuse intercession de la bienheureuse Marie toujours Vierge, délivrez nous des tristesses de la vie présente, et donnez-nous d'avoir part aux joies éternelles. Par Jésus-Christ Notre Seigneur. Ainsi soit-il.

 

 

 

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20 mai 2015 3 20 /05 /mai /2015 00:00

Saint-Bernardin-de-Sienne--Franciscain----1444-.jpg

Saint Bernardin de Sienne, Franciscain. On le représente tenant à la main un soleil avec le monogramme de Jésus. "IHS" [abréviation et translittération du nom de "Jésus" en grec : Ι = J, Η = E et Σ = S (JES = Jesus/Ιησους), et en latin : Iesus Humani Salvator, Jésus sauveur des hommes]

 

Le principal caractère de la vie de ce grand Saint, c'est son amour extraordinaire pour la très Sainte Vierge.

L’Italie le considère comme son plus grand prédicateur. Dès sa canonisation, les peintres et les sculpteurs les plus illustres le représentèrent très fréquemment.

Né le 8 septembre 1380, jour de la Nativité de Marie, Bernardin fut privé, tout jeune, de ses nobles et pieux parents ; mais il trouva dans une de ses tantes une éritable mère. Voyant un jour cette femme refuser de donner à un pauvre, il lui dit : "Pour l'amour de Dieu, donnez à ce pauvre ; autrement je ne prendrai rien aujourd'hui." 

Sa pureté était si grande, que le moindre mot inconvenant l'affligeait profondément : "Silence, disaient les étudiants quand ils le voyaient apparaître au milieu de leurs conversations trop libres, silence, voici Bernardin !" 

À dix-sept ans, il entra dans une confrérie de garde-malades, et soigna pendant quatre ans, dans un hôpital, avec un dévouement et une douceur rares, toutes les infirmités humaines. Se traitant lui-même avec la dernière dureté, il ne songeait qu'aux besoins des autres ; il parut surtout héroïque dans une peste affreuse (peste de Sienne en 1400), où au service des malades, il s'imposa mille fatigues et brava mille fois la mort. 

L'inspiration du Ciel le conduisit alors chez les Franciscains, qui le lancèrent bientôt dans la prédication. Grâce à la bonté de sa Mère céleste, sa voix, faible et presque éteinte, devint inopinément claire et sonore ; Bernardin fut un apôtre aussi brillant par son éloquence que par sa science, et opéra en Italie de merveilleux fruits de salut.

La tradition populaire du Moyen Âge lui attribue plus de 2000 guérisons miraculeuses (Source : Jansen Philippe. Un exemple de sainteté thaumaturgique à la fin du Moyen Âge : les miracles de saint Bernardin de Sienne. In: Mélanges de l'Ecole française de Rome. Moyen-Âge, Temps modernes T. 96, N°1. 1984. pp. 129-151).

Faisant un jour l'éloge de la Sainte Vierge, il lui appliqua cette parole de l'Apocalypse : "Un grand signe est apparu au Ciel." Au même instant, une étoile brillante parut au-dessus de sa tête. Une autre fois, parlant en italien, il fut parfaitement compris par des auditeurs grecs qui ne connaissaient que leur langue maternelle.

Un jour, un pauvre lépreux lui demanda l'aumône ; Bernardin, qui ne portait jamais d'argent, lui donna ses souliers ; mais à peine le malheureux les eut-il chaussés, qu'il se senti soulagé et vit disparaître toute trace de lèpre.

Bernardin, allant prêcher, devait traverser une rivière et ne pouvait obtenir le passage de la part d'un batelier cupide auquel il n'avait rien à donner. Confiant en Dieu il étendit son manteau sur les eaux, et, montant sur ce frêle esquif, passa la rivière.


 

C'est à Bernardin que remonte la dévotion au Saint Nom de Jésus, dont il recommandait la dévotion.

Il prêchait en montrant aux foules un panneau portant le monogramme du Christ "IHS", peint en lettres (gothiques) d'or dans un disque solaire symbolique.

Parfois, le disque qu'il tient contre sa poitrine porte le mot 'Caritas' (charité). Source: Eglise Saint-Eleusippe de Quinçay.

Il a été aussi un des apôtres les plus zélés du culte de saint Joseph.

Quelques religieux, jaloux de ses succès, le dénoncèrent à Rome, l’accusant de déviation doctrinale. Saint Jean de Capistran prit sa défense auprès du pape Martin V. Celui-ci approuva la dévotion au Nom de Jésus et voulut faire de Bernardin l’évêque de Sienne. Mais Bernardin refusa, préférant continuer ses prédications en Italie.

Le 7 janvier 1432, malgré de nouvelles attaques contre Bernardin, le pape Eugène IV imposa le silence à ses détracteurs.

En 1530, la fête du Saint Nom de Jésus fut accordée aux Frères mineurs, et étendue à l’Église universelle en 1722.

Il attrapa une fièvre maligne, à Aquila où il mourut, le 20 mai 1444, dans le couvent de cette ville, tandis que les frères chantaient l’antienne : « Père, j’ai manifesté ton nom aux hommes… Je viens vers Toi. ». Il fut inhumé dans l’église du couvent.

Le pape Nicolas V le canonisa le 24 mai 1450.

 

 

Sources : 12 , 3

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19 mai 2015 2 19 /05 /mai /2015 22:17
Russie isolée ???

Russie isolée ???

Succès russes selon Jacques Sapir

 

RT en français, 19 mai 2015 13:09

 

D’un point de vue diplomatique, la récente visite du Secrétaire d’Etat américain, John Kerry à Sotchi le 12 mai a signifié qu’Obama avait pris acte de l’échec de sa politique d’isolement de la Russie. Non seulement cette politique n’a ni freiné ni déstabilisé la politique Russe, mais elle a même renforcé les liens entre ce pays, la Chine et l’Inde. En Europe aussi, la présence de chefs d’Etat européens aux cérémonies du 9 mai a été importante. La présence à Moscou pour ces cérémonies du 70ème anniversaire de la victoire sur le nazisme, des présidents de la Bosnie, de la Macédoine mais aussi de la Serbie (dont les troupes ont défilé sur la Place Rouge) et de la République Tchèque ainsi que de la Slovaquie, montre que dans les Balkans, et pas seulement dans les Balkans, les amis de la Russie sont nombreux.

 

Il convient de noter, d’ailleurs, qu’en juillet que les pays de l’Union européenne devront revoter sur les « sanctions » vis-à-vis de la Russie. Une opposition de la Grèce et de Chypre, opposition qui pourrait être soutenue par la Hongrie et la Slovaquie, aboutirait en effet à la fin de ces sanctions qui doivent être votées à l’unanimité des membres de l’UE. Notons, enfin, que les gouvernements russes et chinois se sont payés le luxe de faire des manœuvres navales communes en Mer Noire et en Mer Egée dans les premiers jours de mai 2015. Histoire, visiblement, d’enfoncer le clou et de rappeler qu’il n’y a pas que les Etats-Unis et l’OTAN qui peuvent «montrer leurs muscles» dans la région.

 

Source : russeurope.hypotheses.org

via http://francais.rt.com/opinions/2468-sapir-obama-%C3%A9chec-politique-isolement-russie

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19 mai 2015 2 19 /05 /mai /2015 20:49
Ecroulement brutal du nombre des visiteurs internet des media-menteurs

Signe de l’entrée croissante en dissidence, le suivi du nombre de visiteurs internet de plusieurs quotidiens a décroché très brutalement en novembre 2014 : 10,6 millions perdus par Le Monde, 3,3 millions par Le Figaro, etc. Les milliards de subvention étatique versés au Gestell de propagande ne suffisent plus.

 MPI - 54 - 01 - le Monde 10,6 millions de visiteurs perdus -

Ecroulement des visiteurs du site internet Le Monde

MPI - 54 - 02 - LeFigaro 3,3 millions de visiteurs perdus -

Ecroulement des visiteurs du site internet Le Figaro

MPI - 54 - 03 - LEXPRESS 2,6 millions de visiteurs perdus -

Ecroulement des visiteurs du site internet L’Express

 

Source

On continue... pour ne plus laisser qu'une coquille vide..

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19 mai 2015 2 19 /05 /mai /2015 11:08
La Convention a repoussé la mort du Roi Louis XVI par 13 voix de majorité, c'est un pouvoir occulte qui l'a condamné à mort par falsification du scrutin (Maurice Talmeyr)

Le site Royalistes.net a enregistré en livre audio l'ouvrage de Maurice Talmeyr, La franc-maçonnerie et la Révolution française (1904), disponible gratuitement.

 

La mise à mort de Louis XVI a été décidée, dix ans d’avance, dans la tenue illuministe de Wilhelmsbad.

La trahison, elle était partout à la Cour de Louis XVI. Dans cet ordre d’idées, M. Maurice Talmeyr établit sur des documents irrécusables que le Roi n’a jamais donné, au 10 août 1792 cet ordre de cesser le feu, qui perdit la monarchie et qui fut donné cependant au nom du Roi.

Il prouve de même que ni l’assemblée législative n’a voté l’emprisonnement de Louis XVI au Temple, ni la Convention n’a voté la mort du Roi. L’assemblée législative a voté que le Roi logerait au palais du Temple, mais non pas dans la Tour du Temple, qui était une prison.

Et quant à la Convention, elle a réellement repoussé la mort du Roi par 13 voix de majorité. C’est un pouvoir occulte qui a emprisonné le Roi et qui l’a condamné à mort par falsification de scrutin. Et ce pouvoir occulte, c’est la franc-maçonnerie. Ce n’est pas là, évidemment, ce que nous ont appris les historiens de la Révolution..., et M. Maurice Talmeyr semble conclure à bon droit :

Si la Révolution, que personne ne confond avec l’évolution, n’est pas le grand mouvement humain auquel beaucoup d’honnêtes gens ont cru et croient encore, si elle n’est pas ce grand fait social provenant naturellement d’intérêts et de besoins profonds, et si, au contraire, elle n’a jamais été qu’un bluff immense, dirigé et lancé contre le Christianisme universel, tous nos malaises moraux, toutes nos perturbations, se comprennent et s’expliquent. Sinon, ils ne se comprennent pas, et ne peuvent sérieusement se déduire de rien.

 

Source

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19 mai 2015 2 19 /05 /mai /2015 10:23
"C'est Donbass" : chanson de contre-révolutionnaires du Donbass

Pour préserver leur mode de vie et leur vie, les contre-révolutionnaires du Donbass luttent contre l'Empire :

"C'est Donbass" : chanson de contre-révolutionnaires du Donbass
"C'est Donbass" : chanson de contre-révolutionnaires du Donbass
"C'est Donbass" : chanson de contre-révolutionnaires du Donbass
Drapeaux du Tsar Nicolas II et de Saint Georges

Drapeaux du Tsar Nicolas II et de Saint Georges

"C'est Donbass" : chanson de contre-révolutionnaires du Donbass
"C'est Donbass" : chanson de contre-révolutionnaires du Donbass

L'alliance du droit divin et du pouvoir temporel contre les forces du Mal, l'Argent-Roi et le Nouvel Ordre mondial :

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19 mai 2015 2 19 /05 /mai /2015 10:05

 

Sur le site internet de la Communauté interparoissiale “Au Cœur du Sundgau” (dioc. de Strasbourg), on trouve une page intitulée “La messe expliquée aux enfants”.

Et voici ce qu’on lit - une fois de plus - au sujet de la Communion :

 

“Voici ce que disait St Cyrille (4° siècle) :

“Lorsque tu t’avances, ne t’approche pas les mains grandes ouvertes ni les doigts écartés, fais un trône pour ta main qui va recevoir le Roi.

Reçois le corps du Christ dans le creux de ta main et réponds : AMEN”

 

On mesure le peu de formation liturgique de ceux qui ont cité ce texte pour justifier la communion dans la main. N’auraient-ils par eu tout intérêt à poursuivre la lecture du document qu’ils prennent comme argument.

Voici en effet ce qu’il dit :

 

“Sanctifiez votre œil par le contact avec le Corps Sacré (...) Alors que vos lèvres sont encore humides, touchez vos lèvres et passez votre main sur vos yeux, votre front et vos autres sens pour les sanctifier.”

 

Ces recommandations relevant plus de la superstition que de la foi chrétienne ont poussé les théologiens et les historiens à s'interroger sur l’authenticité de ce texte. Et il apparaît qu’il n’est pas de S. Cyrille mais d’un de ses successeurs, le Patriarche Jean, dont l’orthodoxie a paru très tôt suspecte. Nous le savons grâce à la correspondance échangée entre S. Epiphane, S. Jérôme et S. Augustin.

 

Par contre, d’autres témoignages des premiers siècles attestent que si la communion pouvait être reçue dans la main, c’était dans des cas exceptionnels relevant de circonstances très particulières (persécutions, nécessité de mettre le Pain consacré à l’abri... etc.)

Mais il est désormais convenu que dans les paroisses, il ne faut surtout pas hésiter à induire les fidèles en erreur...

 

Source : Pro liturgia, Lundi 30/3/2015

 

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19 mai 2015 2 19 /05 /mai /2015 09:58

Amorth

Pour le père Amorth, « les chrétiens ne savent pas se défendre contre Satan, qui avance avec le califat ».

« L'État islamique est Satan. » Parole d'exorciste.

Dans une interview accordée au journal italien Il Giorno, le père Gabriele Amorth, chef exorciste de la cité du Vatican et du diocèse de Rome depuis 1986, revient sur la fureur des djihadistes contre les chrétiens. « Les choses arrivent tout d'abord dans les sphères spirituelles et, ensuite, se concrétisent sur cette terre. Les royaumes spirituels sont seulement au nombre de deux.
L'Esprit Saint et l'esprit démoniaque. Le mal déguisé sous diverses formes – politique, religieuse, culturelle... – a une unique source d'inspiration : le diable. Comme chrétien, je lutte spirituellement contre la Bête. »

Et encore :

« La politique mondiale, qui aujourd'hui n'apporte pas de réponse au massacre des chrétiens, devra aussi combattre l’État islamique et le combattre sous une forme différente ».

L'exorciste parle de la perte de terrain du christianisme dans le monde actuel :

« Interrogeons-nous sur ce que l'Occident a fait au cours des dernières décennies. Il a envoyé Dieu au diable. Il a fini avec les bénédictions d'écoles, il a fini avec les croix, il a tout envoyé promener ».
 

Le père Amorth conclut en parlant de Satan :

« Il me répond seulement lorsque je lui pose une question. Il répète que le monde est en son pouvoir, et en cela il dit la vérité. Bibliquement parlant, nous sommes dans les derniers temps et la Bête travaille frénétiquement ».

Source

via http://www.leforumcatholique.org/message.php?num=775720

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19 mai 2015 2 19 /05 /mai /2015 08:02
Que penser des révélations privées ?

Extrait d'un prudent et fort instructif article de Vive le Roy, intitulé "Petit catéchisme des révélations privées, La position de l’Église sur les apparitions" :

 

Qui peut déterminer l’authenticité d’une révélation privée ?

 

L’Église seule est maîtresse en cette matière : elle est seul guide en matière de foi, seule interprète authentique de ce qui est conforme ou non au dépôt de la foi. C’est donc l’Église seule qui approuve ou réprouve les révélations privées. Or, il est clairement spécifié par saint Pie X, reprenant un décret de 1877, que les révélations privées ne sont pas approuvées en elles-mêmes par l’Église, mais autorisées.

 

Y a-t-il une différence entre autoriser simplement une révélation privée et l’approuver ?

 

Approuver une révélation signifie que l’Église reconnaît publiquement l’origine divine de la révélation, en encourage la divulgation et en fait une référence en matière de foi et de morale.

Autoriser une révélation signifie que l’Église constate simplement qu’elle ne contient rien de contraire à la Révélation publique et au Magistère constant de l’Église.

 

Que dit le Droit Canon à propos des révélations privées ?

 

Le code de droit canonique dit formellement que :

 

sont prohibés de plein droit […] les livres et opuscules qui racontent de nouvelles apparitions, révélations, prophéties ou miracles, ou qui suggèrent de nouvelles dévotions, même sous le prétexte qu’elles sont privées, si ces publications sont faites sans qu’on ait observé les prescriptions canoniques [2].

 

Qu’ont enseigné les Papes à propos des révélations privées ?

 

Quand il y a autorisation, c’est ordinairement une simple permission de publier des révélations où l’on n’a rien trouvé de répréhensible ou d’inopportun. Telle est la règle que l’ensemble des souverains pontifes et particulièrement Benoît XIV [3] et saint Pie X ont voulu imposer à l’attention des fidèles. Quand il voudra donner des normes générales en matière de culte, de reliques et de traditions pieuses, saint Pie X se contentera de citer les décisions de ses prédécesseurs en les commentant sommairement :

 

En ce qui regarde le jugement à porter sur les pieuses traditions, voici ce qu’il faut avoir sous les yeux : l’Église use d’une telle prudence en cette matière qu’elle ne permet point que l’on relate ces traditions dans des écrits publics, si ce n’est qu’on le fasse avec de grandes précautions et après insertion de la déclaration imposée par Urbain VIII (décret Sanstissimus Dominus noster, 13 mars 1625) ; encore ne se porte-t-elle pas garante, même dans ce cas, de la vérité du fait ; simplement elle n’empêche pas de croire des choses auxquelles les motifs de foi humaine ne font pas défaut. C’est ainsi qu’en a décrété, il y a trente ans, la Sacrée Congrégation des Rites (décret du 2 mai 1877) :

 

Ces apparitions ou révélations n’ont été ni approuvées ni condamnées par le Saint-Siège qui a simplement permis qu’on les crût de foi purement humaine, sur les traditions qui les relatent, corroborées par des témoignages et des monuments dignes de foi.

 

Qui tient cette doctrine est en sûreté. Car le culte qui a pour objet quelqu’une de ces apparitions, en tant qu’il regarde le fait même, c’est à dire en tant qu’il est relatif, implique toujours comme condition la vérité du fait ; en tant qu’absolu, il ne peut jamais s’appuyer que sur la vérité, attendu qu’il s’adresse à la personne même des saints que l’on veut honorer [4].

 

Est-on obligé d’adhérer à une révélation privée ?

 

L’enseignement de l’Église et de ses Papes est clair : on est libre d’adhérer à une révélation privée reconnue, mais on ne peut y être obligé. En effet, les Papes enseignent que croire à une révélation privée est un acte de foi humaine, qui n’a donc aucune comparaison avec la Foi théologale. Il y a cependant une certaine obligation de respect et une obligation morale à accepter ce que l’Église permet : les révélations privées autorisées font partie intégrante de la vie de l’Église et sont des manifestations de sa sainteté qui ne peuvent être négligées.

 

Pourquoi l’Église ne fait-elle qu’autoriser les révélations privées ?

 

Si l’Église autorise sans réellement approuver les révélations privées, c’est qu’elle procède ainsi pour de graves raisons. En effet, l’Église est la gardienne de la Foi ; elle veut que ses fidèles fondent leur piété sur la Foi révélée. Les révélations privées peuvent y contribuer et c’est la raison pour laquelle elles sont parfois autorisées. En revanche, l’origine divine d’une révélation privée ne lui garantit pas l’infaillibilité.

 

Une révélation privée peut-elle contenir des erreurs ?

 

Nombreux sont les exemples dans l’histoire de l’Église qui nous montrent une certaine contradiction ou incompréhension relativement aux révélations privées.

 

UNE RÉVÉLATION PRIVÉE PEUT ÊTRE ERRONÉE

 

Elle est mal interprétée par celui qui la reçoit : saint Vincent Ferrier annonce la fin du monde pour la génération de son temps et appuie cette prophétie sur un miracle.

Elle renferme des faits historiques qui ne sont pas essentiels et qui sont donc donnés de façon approximative (détails de la vie du Christ chez sainte Françoise Romaine).

Diverses révélations peuvent se contredirent (celles de sainte Brigitte et celles de sainte Gertrude).

L’esprit humain du voyant peut mêler de façon plus ou moins consciente ses propres idées à ce qui vient de Dieu (idées préconçues de l’époque ou de l’entourage). Sainte Françoise Romaine parle du ciel de cristal selon la cosmologie héritée d’Aristote ; sainte Catherine de Ricci prône un culte à Jérôme Savonarole qui lui apparaît souvent, qui fait des miracles en sa faveur et qu’elle considère comme un prophète et un martyr, mais Benoît XIV juge que la sœur a péché en invoquant un homme que l’Église avait livré au bras séculier (Benoît XIV, op.cit. L.3, ch.25, § 17-20).

Une révélation véritable peut être altérée après coup : par le voyant lui-même ou par ses secrétaires : en 1377, extase de sainte Catherine de Sienne où la Sainte Vierge dit qu’elle n’est pas immaculée (Benoît XIV, op.cit. L.3, ch.53, § 16) ; cas de Catherine Emmerich ; ou encore Johannes Grossi rapporte plus de 160 ans après la mort de saint Simon Stock qu’il prêchait que tous ceux qui porteraient le scapulaire seraient assurés d’éviter l’enfer (Catholic Encyclopedia, article « Saint Simon Stock »).

 

UNE RÉVÉLATION PEUT ÊTRE FAUSSE :

 

Mensonge ou simulation du voyant, avec mauvaise foi.

Bonne foi du voyant, victime de son imagination ou de son déséquilibre psychologique (le bienheureux Alain de La Roche a eu d’authentiques visions mais aussi des hallucinations).

Œuvre du démon : Madeleine de La Croix, Nicole Tavernier [5].

Falsifications opérées aux époques de grands troubles politiques ou religieux (l’An Mil, le Grand Schisme, les Guerres de religion. Et on pourrait ajouter la crise de l’Église après Vatican II). Pour plus de détails sur cette question et ces exemples, consulter les ouvrages du RP Auguste Poulain [6], de Mgr Auguste Saudreau [7] et du RP Ovila Melançon [8]

 

Pouvez-vous citer un exemple d’une apparition privée autorisée mais dont le message est condamné ?

 

L’exemple le plus frappant est l’autorisation des apparitions de La Salette alors que le message de La Salette est lui-même condamné !

 

Il est parvenu à la connaissance de cette suprême Congrégation qu’il ne manque pas de gens, même appartenant à l’ordre ecclésiastique, qui, en dépit des réponses et décisions de la Sacrée Congrégation elle-même, continuent — par des livres, brochures et articles publiés dans des revues périodiques, soit signés soit anonymes — à traiter et discuter la question dite du Secret de La Salette, de ses différents textes et de son adaptation aux temps présents ou aux temps à venir, et cela, non seulement sans l’autorisation des Ordinaires, mais même contrairement à leur défense. Pour que ces abus, qui nuisent à la vraie piété et portent une grave atteinte à l’autorité ecclésiastique, soient réprimés, la même Sacrée Congrégation ordonna à tous les fidèles, à quelque pays qu’ils appartiennent, de s’abstenir de traiter et de discuter le sujet dont il s’agit, sous quelque prétexte et sous quelque forme que ce soit, tels que livres, brochures ou articles signés ou anonymes, ou de toute autre manière. Que tous ceux qui viendraient à transgresser cet ordre su Saint-Office soient privés, s’il sont prêtres, de toute dignité qu’ils pourraient avoir, et frappés de suspense par l’Ordinaire du lieu, soit pour entendre les confessions, soit pour célébrer la Messe ; et s’ils sont laïques, qu’ils ne soient pas admis aux sacrements, avant d’être venus à résipiscence. En outre, que les uns et les autres se soumettent aux sanctions portées, soit par Léon XIII dans la Constitution Officiorum et munerum contre ceux qui publient, sans l’autorisation régulière des supérieurs, des livres traitant de choses religieuses, soit par Urbain VIII dans le décret Sanctissimus Dominus noster, rendu le 13 mars 1625, contre ceux qui répandent dans le public, sans la permission de l’Ordinaire, ce qui est présenté comme révélations. Au reste, ce décret n’est pas contraire à la dévotion envers la Très Sainte Vierge, invoquée et connue sous le titre de Réconciliatrice de La Salette [9]. [10]

 

Quelle est donc l’attitude recommandée aux fidèles par l’Église par rapport aux révélations privées ?

 

Les quelques exemples cités dans les questions précédentes révèlent l’extrême prudence requise lorsque l’on traite de révélations privées : l’autorisation donnée n’embrasse pas forcément la totalité du message.

Concernant la promotion de ces révélations et messages, l’Église, comme il est clairement exprimé dans le texte de saint Pie X cité plus haut, préfère la discrétion et la réserve.

 

Comment se fait-il alors que l’Église ait institué des fêtes liturgiques universelles à partir de révélations privées ? N’est-ce pas les prendre comme critères de la Foi ?

 

L’Église n’engage jamais directement son autorité pour dire que les faits des révélations sont vrais ni que les messages sont d’origine divine ; elle ne fait que prendre en compte et signaler à ses fidèles des témoignages historiques qui fondent une crédibilité humaine. Et c’est pourquoi sa déclaration ne nous donne pas de certitude mais une simple probabilité en faveur des faits invoqués.

En ce qui concerne le culte, il y a l’objet relatif ou occasionnel : c’est un fait quelconque de l’histoire humaine que l’Église n’entend pas canoniser du simple fait qu’elle l’évoque dans sa liturgie. Ce fait pourra être : une apparition, ou un miracle (translation de la maison de la Très Sainte Vierge Marie à Lorette, le 10 décembre ; stigmatisation de saint François d’Assise, le 17 septembre ; le miracle qui valut l’édification de la basilique Sainte-Marie-Majeure, le 5 août), ou encore tel ou tel épisode de la vie d’un saint (fondation d’une congrégation religieuse, martyre, etc.), mais dans tous les cas il ne jouera que le rôle d’une circonstance accidentelle, c’est une occasion à la faveur de laquelle l’Église entend rendre l’honneur dû à la sainteté d’une personne. On veut rendre adoration à la divinité et vénération à la sainteté, divinité et sainteté qui restent ce qu’elles sont indépendamment de toutes circonstances contingentes, au nombre desquelles se trouvent les apparitions et les miracles.

Il y a aussi l’objet absolu du culte, c’est celui qui a pour objet la personne même de Notre-Seigneur, de la Très-Sainte Vierge ou de l’un des saints ou encore tel ou tel mystère de foi divinement révélé. On veut ici professer la foi en un fait qui n’est pas seulement un épisode historique de la vie du Christ ou de la Sainte Vierge, mais qui est, aussi et plus, un mystère dont la reconnaissance est nécessaire au salut.

 

Y a-t-il un danger pour un catholique à ne pas suivre les indications de l’Église quant aux révélations privées ?

 

Le plus raisonnable est de s’en tenir aux préceptes si sensés de l’Église et à l’exemple de sa pratique : en l’absence de toute appréciation autorisée émanant de la hiérarchie ecclésiastique, on aura toujours avantage à se montrer prudent et réservé vis-à-vis de ce genre de manifestations, et ce d’autant plus que la crédulité populaire se montre davantage portée à l’excès dans ce domaine aventureux.

 

Saint Bonaventure se plaignait déjà au XIIIe siècle d’entendre à satiété des prophéties sur les malheurs de l’Église et la fin du monde.

Cajetan fera preuve de la même prudence (sur Ia IIae, q. 80, art. 2 ; sur IIa IIae, q. 178, art. 2 ; sur IIIa, q. 27, art. 6, § 4).

À l’issue du Grand Schisme d’Occident, le concile de Latran V dans sa session 11 du 19 décembre 1516 engagera son autorité à l’appui de cette juste sévérité.

 

N’oublions pas non plus quel est le sens du jugement ecclésiastique qui autorise ces manifestations : ce n’est certes pas l’intention des autorités que de donner licence à un engouement intempestif. On pourra par exemple tenir compte à ce sujet des sages avertissements prodigués par le cardinal Ottaviani, secrétaire Saint Office sous Pie XII, face à la crédulité superstitieuse des temps modernes (« Chrétiens, ne vous excitez pas si vite », traduction française de la D.C. du 25/03/1951 (col. 353-6) d’un article paru dans l’Osservatore romano du 4/02/1951).

 

Il y a donc un réel danger pour la foi ; le fait d’adhérer à une révélation privée avec un manque de discernement ou un enthousiasme déplacé peut conduire le catholique, parfois malgré lui, à une piété sentimentale, à une morale formaliste dénuée de principes, à la superstition, voire même à l’hérésie ou au schisme, plaçant un message privé au-dessus de l’enseignement du magistère. Il faut cependant noter que ce que l’Église autorise doit être reçu avec respect et ne peut être dénigré. Un rejet systématique de la révélation privée serait téméraire.

 

[...]

 

Le cas de Nicole Tavernier : même les plus hautes autorités religieuses peuvent être trompées

 

Dans son Histoire littéraire du sentiment religieux en France l’abbé Brémond rappelle l’affaire Nicole Tavernier pour illustrer les cas de fausse apparition :

 

Voici un exemple que j’emprunte à l’historien de Mme Acarie :

 

Nicole Tavernier, native de Reims, vivait à Paris pendant les troubles de la Ligue, et elle avait la réputation d’être une très sainte fille et d’opérer des miracles. Elle expliquait les passages difficiles de l’Écriture de manière à étonner les plus fameux docteurs. Elle avait des extases, des visions et des révélations ; elle prédisait les choses figures, et avertissait les moribonds des péchés qu’ils n’avaient pas confessés ; et ce qu’elle avait dit se trouvait véritable [...] Un prêtre qui avait eu intention de consacrer un pain pour la communion, ne trouva pas l’hostie qu’il lui destinait, quand le moment de la communion fut venu ; elle assura qu’un ange la lui avait apportée. Étant à côté de Mme Acarie, dans l’église des capucins de Meudon, elle disparut pendant plus d’une heure. Lorsqu’elle revint, cette sainte femme lui demanda ce qu’elle était devenue ; elle répondit qu’elle était allée à Tours pour détourner quelques grands seigneurs d’exécuter un projet qui devait nuire à la religion.

 

On la consultait de toutes parts ; les grands du royaume se recommandaient à ses prières ; les ecclésiastiques et les religieux l’estimaient beaucoup ; et personne n’avait encore remarqué en elle [...] aucune imperfection [...] Elle annonçait que, si on se repentait de ses péchés, bientôt on verrait cesser les calamités publiques. Sur sa parole, le peuple se confessait et communiait […] ; on ordonna même des processions dans plusieurs villes de France. Elle en fit faire une à Paris, à laquelle assista le Parlement, accompagné des autres cours souveraines et d’une grande multitude de citoyens ; elle avait osé dire à l’évêque que, si cette procession ne se faisait pas, il mourrait avant la fin de l’année.

 

Malgré l’estime générale dont jouissait cette fille, Mme Acarie et M. de Bérulle n’avaient aucune confiance en elle. La bienheureuse avait dit dès le commencement que cette âme était dans l’illusion ; que le démon était l’auteur de tout ce qui se voyait en elle et qu’il savait perdre un peu pour gagner beaucoup ; que l’extase et les ravissements pouvaient avoir lieu dans une pécheresse ; que l’esprit de ténèbres avait pu enlever l’hostie qui avait disparu de dessus l’autel ; que le prétendu voyage à Tours n’était nullement prouvé et que d’ailleurs il ne surpassait pas le pouvoir du malin esprit ; enfin que cette personne paraissait absolument dépourvue de l’esprit de Dieu (J. B. A. Boucher, Vie de la B. Marie de l’Incarnation, Édition Bouix, Paris, 1873, p. 187-189.)

 

Laissons de côté les explications qu’elle donne de ces faits étranges. Au surplus, la raison foncière et décisive, c’est la dernière : en cette personne excentrique, elle n’a pas reconnu l’esprit de Dieu.

 

Mme Acarie persistait à dire cela avec tant d’assurance qu’on commença d’avoir des doutes sur la vertu de cette fille ; et ses doutes se changèrent en une entière certitude, lorsque la bienheureuse qui l’avait reçue dans sa maison, l’eut mise à différentes épreuves, et convaincue de plusieurs mensonges (J. B. A. Boucher, Vie de la B. Marie de l’Incarnation, Édition Bouix, Paris, 1873, p. 187-189.) [16]

 

Le frère Michel de la Trinité souligne de son coté :

 

Nicole Tavernier, femme laïque douée de dons préternaturels, vécut en France au début du XVIIe siècle. Tous les théologiens qui l’examinèrent la tinrent pour dirigée par l’esprit de Dieu. Seule la bienheureuse Marie de l’Incarnation (Madame Acarie) avait vu, par une grâce spéciale, que cette fille était vide de Dieu et animée par Satan . Madame Acarie mit Nicole Tavernier à l’épreuve et la convainquit de curiosité et de mensonge. Satan, furieux d’être ainsi démasqué, pris congé de Nicole Tavernier qui perdit aussitôt son esprit relevé et ses apparences de hautes vertus, pour redevenir ce qu’elle était : fort grossière, rude et imparfaite [17].

 

Saint François de Sales ne s’exprime pas autrement sur cette affaire :

 

Il y eut du temps de la bienheureuse sœur Marie de l’Incarnation, une fille de bas lieu qui fut trompée d’une tromperie la plus extraordinaire qu’il est possible d’imaginer. L’ennemi, en figure de Notre Seigneur, dit fort longtemps ses Heures avec elle, avec un chant si mélodieux qu’il la ravissait perpétuellement. Il la communiait fort souvent sous l’apparence d’une nuée argentée et resplendissante, dedans laquelle il faisait venir une fausse hostie dedans sa bouche. Il la faisait vivre sans manger chose quelconque [...] Cette fille avait tant de révélations qu’enfin cela la rendit suspecte envers les gens d’esprit. Elle en eut une extrêmement dangereuse, pour laquelle il fut trouvé bon de faire faire essai de la sainteté de cette créature ; et pour cela on la mit avec la bienheureuse sœur Marie de l’Incarnation, lors encore mariée, où étant chambrière et traitée un peu durement par feu M. Acarie, on découvrit que cette fille n’était nullement sainte et qu’il n’y avait chose du monde en elle qu’un amas de visions fausses. Et quant à elle, on connut bien que non seulement elle ne trompait pas malicieusement le monde, mais qu’elle était la première trompée, n’y ayant de son côté aucune autre sorte de faute, sinon la complaisance qu’elle prenait à s’imaginer qu’elle était sainte et la contribution qu’elle faisait de quelque simulation et duplicité pour maintenir la réputation de sa vaine sainteté. Et tout ceci m’a été raconté par la bienheureuse Marie de l’Incarnation [18].

 

Le cas de Madeleine de la Croix

 

Le frère Michel de la Trinité — déjà cité — rappelle à propos de cette affaire :

 

Madeleine de la Croix, religieuse franciscaine espagnole, née en 1487, bénéficiait depuis l’âge de cinq ans de nombreuses apparitions de Notre-Seigneur et des saints. Élue abbesse des franciscaines de Cordoue, elle fut vénérée par l’Espagne tout entière à cause de ses extases, stigmates, guérisons miraculeuses etc. Au comble de sa gloire, en 1542, des religieuses de son couvent découvrirent qu’elle utilisait à son gré les dons qui étaient faits au couvent. Madeleine de la Croix persuadait aussi que plusieurs prêtres et moines entretenaient des concubines sans offenser Dieu, parce que ce n’était pas un péché d’en avoir, etc. Ces dénonciations furent repoussées comme étant des calomnies. Ce n’est qu’au moment de mourir que Madeleine de la Croix fit ses aveux : à l’âge de cinq ans le démon lui était apparu sous la forme d’un ange de lumière, lui annonçant qu’elle serait une grande sainte. À l’âge de 13 ans le diable lui révéla sa véritable identité, et elle accepta alors de le prendre pour conseil et se lia à lui en toute connaissance de cause [...] Le cas de Madeleine de la Croix est un des plus monstrueux de toute l’histoire de l’Église : cinquante ans de tromperies diaboliques et de supercherie qui abusèrent les plus grands théologiens d’Espagne, les inquisiteurs et les cardinaux [19].

 

Manfred Hauke enseigne la dogmatique et la patristique à Lugano ; il est président de l’Association allemande de mariologie et montre combien sont fragiles les convictions personnelles fondées sur une révélation privée, y compris la conviction des plus hauts dignitaires de l’Église.

 

Un exemple connu de l’œuvre du démon dans les phénomènes pseudo-mystiques, dans l’Espagne du XVIe siècle, c’est le cas de la religieuse Madeleine de la Croix (1487-1560). Depuis l’âge de cinq ans, elle avait de très nombreuses extases et visions. Elle racontait que saint Dominique et saint François l’avaient préparée à recevoir la première communion. Trois mois avant d’être admise à la communion eucharistique, elle recevait quotidiennement la communion « d’une manière mystique », et à cette occasion, elle poussait chaque fois un cri. Elle est entrée à 17 ans dans le couvent des clarisses de Cordoue. Elle reçoit des stigmates et sait retrouver par clairvoyance des objets cachés. Lors de sa profession solennelle, les religieuses s’étonnent de la présence d’une colombe qui s’attarde et qui est interprétée comme un signe du Saint-Esprit. Charles 1er, roi d’Espagne, fait bénir par Madeleine, entre autres, les insignes royaux et l’habit de son fils Philippe. Le Cardinal Cisneros et de nombreux autres responsables d’église sont également enchantés de la charismatique religieuse. Même le Saint Père en personne se recommande aux prières de la clarisse espagnole. Des sceptiques, il ne reste que quelques contemporains pensifs, comme Saint Ignace de Loyola ou Saint Jean d’Avila. Leurs doutes sont confirmés lorsqu’en 1542, les clarisses de Cordoue s’étonnent de la conduite laxiste de leur supérieure et en élisent une autre pour lui succéder. La « nonne-miracle » souffre alors d’attaques de convulsions. Après qu’un exorcisme pratiqué à ce sujet eut mis en évidence une présence démoniaque, l’Inquisition a intenté un procès à Madeleine. Elle a avoué avoir conclu en 1504 un pacte avec le diable pour 40 ans, qui a pris fin en 1544. Ses pouvoirs paranormaux ont cessé. Après avoir renoncé à ses erreurs, elle a fait pénitence pendant plusieurs années, n’a pu être élue à aucune charge dans l’ordre, et a terminé sa vie de façon exemplaire. En d’autres termes, le démon peut berner pendant des décennies même les plus hauts dignitaires de l’Église. Un tel exemple appelle à la prudence en ce qui concerne les événements contemporains [20].

 

Avertissement du Saint-Office concernant les révélations de sainte Brigitte

 

On répand en diverses régions un opuscule traduit en plusieurs langues qui a pour titre : « Le secret du bonheur. Les quinze oraisons révélées par Notre-Seigneur à sainte Brigitte dans l’église Saint-Paul à Rome » et est édité à Nice ou ailleurs. Comme cette brochure affirme que Dieu aurait fait à sainte Brigitte certaines promesses dont l’origine surnaturelle n’est nullement prouvée, les Ordinaires des lieux doivent veiller à ce que ne soit pas accordé le permis d’éditer des opuscules qui contiendraient ces promesses [21].

 

Réprobation pontificale des « prétendus faits de Loublande » (révélations de Claire Ferchaud)

 

Décret touchant « les faits de Loublande »

 

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Décret de Réprobation des faits de Loublande

Dans l’assemblée plénière du mercredi 10 mars 1920, relation faite des prétendues visions, révélations, prophéties, etc., vulgairement connues sous les noms de faits de Loublande, et les écrits qui s’y rapportent ayant été examinés, les Éminentissimes et Révérendissimes Cardinaux Inquisiteurs Généraux en matière de foi et de mœurs, après le vote préalable des Consulteurs, ont décrété : Toutes choses mûrement pesées, la S. Congrégation déclare que les prétendues visions, révélations, prophéties, etc., vulgairement comprises sous le nom de faits de Loublande, ainsi que les écrits qui s’y rapportent, ne peuvent être approuvés.

 

Et le jeudi suivant, 11 du même mois, Notre Très Saint Père le Pape Benoît XV, dans l’audience ordinaire accordée au Révérendissime Assesseur du S.O., a approuvé et confirmé la résolution des Éminentissimes et Révérendissimes Pères, et en a ordonné la publication dans les Acta Apostolicae Sedis.

 

Donné à Rome, du Palais du Saint-Office, le 12 mars 1920.

L.Castellano, notaire de la Sup. Congr. du Saint-Office. [22]

 

Précision de la S. Congrégation sur la traduction française précédente

 

Après la promulgation, dans les Acta Apostolicae Sedis, du décret du Saint-Office du 12 mars dernier, touchant les prétendues visions, révélations, prophéties, etc., connues vulgairement sous l’appellation de « faits de Loublande », ainsi que les écrits s’y rapportant — décret porté le 10 du même mois et, le jour suivant 11, approuvé et confirmé par le Saint-Père, — certains journaux et périodiques français ont publié des traductions, interprétations et explications de ce décret, qui s’efforcent d’exclure absolument un sens de réprobation de ces faits et écrits, sens énoncé et expressément voulu par la S. Congrégation, ou tâchent de le restreindre au simple défaut d’approbation juridique de la suprême autorité ecclésiastique.

 

Afin que les traductions, interprétations, explications arbitraires et fausses de ce genre ne risquent point d’induire en erreur les fidèles sur le véritable sentiment de la S. Congrégation, les Éminentissimes Cardinaux inquisiteurs en matière de, foi et de mœurs ont, avec l’approbation du Saint-Père, ordonné de publier la traduction française authentique suivante du susdit décret. [23]

 

[Note de Christ-Roi. Le décret de désapprobation du Saint-Office de 1920, qui a déclaré que les prétendus faits de Loublande "ne peuvent être approuvés" a été confirmé à nouveau trois fois, sous Pie XI en 1929, et Pie XII en 1939 et 1940, selon l'Histoire du Diocèse de Poitiers.

 

C'est Paul VI, le pape de la clôture du Concile Vatican II qui a fait rouvrir au public la petite chapelle où Claire Ferchaud venait se recueillir.]

 

Notes

 

[1] IIa IIæ, q.174, art. 6.

[2] CIC1917, c1399, §5.

[3] Benoît XIV, De Servorum Dei beatificatione et Beatorum canonizatione, livre 2, ch 32, § 11.

[4] Pie X, Pascendi, § 6 « Des mesures à prendre contre le modernisme ».

[5] Fr Michel de la Trinité, Medjugorje en toute vérité, selon le discernement des esprits, 1991, p. 164-192.

[6] Auguste Poulain, Des Grâces d’oraison, Traité de théologie mystique, partie 4, 21-23, p. 334-418.

[7] Mgr Auguste Saudreau, Les faits extraordinaires de la vie spirituelle, § 8-10, p. 240-340.

[8] RP Ovila Melançon, Jésus appelle Sa Messagère, F.-X. de Guibert, p. 21-34.

[9] Donné à Rome, au palais du Saint-Office, le 21 décembre 1915, Acta Apostolicae Sedis, 1915 p. 594.

[10] Acta Apostolicae Sedis, 1915, p. 594.

[11] Concile de Trente, Session 25, 2e décret.

[12] Cardinal Billot, « Lettre au Père Lebrun » sur son livre Le bienheureux Jean Eudes et le culte public du Sacré-Cœur de Jésus, lettre citée par l’abbé Henri Brémond, Histoire littéraire du sentiment religieux en France, tome III, Paris, 1923, p. 588, en note.

[13] Cardinal Ottaviani, « Chrétiens, ne vous excitez pas si vite », Osservatore romano, 4 février 1951.

[14] IIa IIæ, q. 174, art.6, ad tertium.

[15] Cardinal Pie, « Homélie prononcée dans la solennité du couronnement de Notre-Dame de Lourdes par Mgr le nonce apostolique, délégué de Pie IX », Œuvres Épiscopales, T. IX, p. 330.

[16] Henri Brémond, Histoire littéraire du sentiment religieux en France, tome II, Editeur Bloud et Gay, Paris, 1916, p. 69-71.

[17] Fr. Michel de la Trinité, ibid.

[18] Saint François de Sales, Œuvres, « Lettre à la mère de Chastel », T. XVII, p. 325.

[19] Fr. Michel de la Trinité, ibid.

[20] « Le phénomène de Medjugorje et le discernement des esprits : une entrevue avec le dogmaticien Manfred Hauke », article traduit du journal catholique allemand Die Tagespost.

[21] Avertissement du Saint-Office concernant les révélations de sainte Brigitte, Acta Apostolicae Sedis, 1954, p. 64.

[22] Actes de Benoit XV, Encycliques, Motu-Proprio, Brefs, Allocutions, Actes des dicastères, etc... , Maison de la Bonne Presse, Tome 2, Paris, 1918-Septembre 1920, (Traduction française officielle), p. 234.

[23] Actes de Benoit XV, Encycliques, Motu-Proprio, Brefs, Allocutions, Actes des dicastères, etc... , Maison de la Bonne Presse, Tome 2, Paris, 1918-Septembre 1920, (Traduction française officielle), p. 234.

 

Source: http://www.viveleroy.fr/Petit-catechisme-des-revelations

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Publié par Ingomer - dans Religion
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19 mai 2015 2 19 /05 /mai /2015 00:00

Saint Yves Hélory, avocat puis prêtre (1250-1303)

 

Statue de saint-Yves dans la cathédrale de TreguierYves Hélory, dit l'Avocat des Pauvres, est né en Bretagne, au manoir de Kermartin près de Tréguier, en 1250, d'une famille de petite noblesse.

Le jeune Yves est envoyé à Paris, vers 14 ans, pour étudier la philosophie et la théologie : il recevra des enseignements de Thomas d’Aquin. Finalement, c’est le droit qui l’attire. Il étudiera à la faculté d’Orléans le droit laïc et ecclésiastique. Puis il retourne en Bretagne où il est nommé juge ecclésiastique à Rennes en 1280. L’évêque de Tréguier l’appelle auprès de lui et le décide à devenir prêtre en 1283. Il est nommé curé de Trédrez en 1285, puis de Louannec, de 1292 à 1298.

Entre temps, Yves a mené une vie exemplaire. De nombreux témoins de son procès en béatification parleront d’un chrétien et d’un juge doux, équitable, attentif et compatissant aux sort des pauvres et plaidant leur cause. Mais en 1291, Yves ressort transformé d'une visite au mouroir de l’hôpital de Tréguier qui le décide à devenir un pauvre parmi les plus pauvres.

Il se retira dans son manoir familial de Kermartin où il vécut dans la misère et accueillit les indigents, devenant leur avocat. Restant aussi prêtre et évangélisateur, il traverse la Bretagne à pied pour prêcher et apporter la Bonne nouvelle contre vents et marées.

Yves Hélory mourut dans son manoir familial à Kermartin le 19 mai 1303, épuisé par le travail et la pénitence. Sa dépouille mortelle fut alors portée à la Cathédrale de Tréguier en un long cortège empruntant l'itinéraire dont les processions actuelles perpétuent le souvenir. Son corps sera transféré à la cathédrale de Tréguier. Et son tombeau devint un lieu de pèlerinage.

Il est canonisé en 1347, devenant ainsi le second saint breton et sans doute le premier prêtre diocésain élevé à ce rang. « En ce temps où le monde vieillissant accélère son déclin vers le dernier des soirs, a surgi de l'extrémité de l'Occident, de la Bretagne, une étoile matinale qui ne s'éteindra pas » : c'est en ces termes d'un beau lyrisme que le Pape Clément VI proclame la sainteté d'Yves Hélory, ce 19 mai 1347.

Il est le saint patron des avocats, des avoués, des assureurs et des notaires, ainsi que de la Bretagne.

   

Une procession réunissant plus de 5.000 personnes pour le traditionnel "Pardon de Saint-Yves" dans les rues de Tréguier, prit le dimanche 16 mai 2010 la forme d'un vibrant hommage au saint-patron des Bretons et à tous les chrétiens qui de par le monde ne peuvent vivre librement leur foi. Pour qu'enfin, justice leur soit rendue. Cette justice si chère au coeur de saint Yves. 

"Un grand événement marquant le Trégor et la Bretagne tout entière", déclara Mgr Fruchaud, évêque de Saint-Brieuc et Tréguier.

     

Saint-Yves--Vitrail-Cathedrale-de-Treguier.jpg

Saint Yves rendant la justice, Vitrail Cathédrale de Tréguier

 

Sources : 1, 2, 3 , 4

 

- Les Sept saints fondateurs de la Bretagne

- Les saints bretons

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18 mai 2015 1 18 /05 /mai /2015 23:03

Yves Daoudal résume l'évolution des protestants calvinistes et luthériens de France ("Eglise protestante unie de France" née en 2013) qui viennent hier d'accepter de "bénir" les "couples gays": avant c'était "sola scriptura" (l'Ecriture seule), maintenant c'est "sine scriptura" (sans l'Ecriture) et même "contra scripturam" (Contre les Ecritures) :

Sine scriptura

Chez nous, hier, l’ « Eglise protestante unie de France », qui regroupe depuis 2012 la principale secte calviniste (« Eglise réformée ») et la principale secte luthérienne (mais ils sont aujourd’hui tellement débordés par les divers « évangéliques » que même en se regroupant ils sont minoritaires) a voté hier la possibilité d'« offrir une bénédiction religieuse aux couples homosexuels qui le souhaitent ». Par 94 voix contre 3.

 

Avant, le principe des protestants était « sola scriptura » : la sainte Ecriture est la seule norme de la foi.

 

Mais tant le Nouveau Testament que l’Ancien condamnent explicitement et de la façon la plus vigoureuse les actes homosexuels.

 

Aujourd’hui, chez les protestants, c’est « sine scriptura », et même « contra scripturam ».

 

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18 mai 2015 1 18 /05 /mai /2015 19:54
Découverte du Père Filas sur le Saint Suaire

...l’une des plus intéressantes parmi les découvertes récentes reste celle du R.P. Francis Filas, professeur à l’Université Loyola de Chicago († 1985) :
 

Le R.P. Filas part de l’observation minutieuse d’une image tridimensionneile du Corps qu’enveloppa le Suaire de Turin. Cette image, obtenue au moyen d’instruments électroniques perfectionnés permettant la mesure précise, au densitomètre, de l’intensité du brunissement du Linge en chacun de ses points micrométriques, révèle, comme l’a dit un des chercheurs américains ayant participé à ces travaux « l’extraordinaire beauté du Crucifié ».

Sa taille impressionnante se laisse aisément mesurer : 1 m 81 ; le corps est robuste et bien proportionné. Mais le plus fascinant reste le visage. Et c’est sur ce visage que le R.P. Filas se penche avec une extrême attention. Il y fait une découverte absolument décisive : il distingue, posé sur chaque paupière, une sorte de disque. Un agrandissement de cette empreinte sur la paupière droite a permis au R.P. Filas de reconnaître l’empreinte d’une pièce de monnaie portant une inscription : « TYBERIOY CAICAPOC », « de Tibère César ». Or chacun sait que l’usage romain, lors de l’ensevelissement d’un défunt était de maintenir les paupières fermées en y déposant une pièce de monnaie. De plus, une comparaison minutieuse de cette empreinte, effectuée par des spécialistes de la numismatique avec des pièces de collection a permis de la dater et d’y reconnaître une pièce de monnaie frappée sous Ponce Pilate : même dimension, même découpe, même effigie, même exergue qu’une certaine piécette dûment cataloguée pour les années 16, 17 et 18 de Tibère César, soit 29, 30 et 31 de notre ère. Comme par une volonté expresse de Celui qui fut l’Artisan de cette image imprimée sur le tissu, voilà le document daté, et voilà confirmées les paroles du Credo : Il a souffert sous Ponce Pilate. Il est mort et a été enseveli. Il est ressuscité le troisième jour !


Source : Victor Bioul, Le Saint Suaire est authentique, revue “Pour qu’Il Règne”, n° 24, mars 1998, p. 6.

 

via http://www.leforumcatholique.org/message.php?num=778679

Le cercle numismatique liégeois, dans un article bien documenté, donne raison à l'analyse du père Filas et de Bruno-Aymard, tout en restant assez neutre et donc impartial. ICI.

 

http://www.leforumcatholique.org/message.php?num=778712

Barrie Schwortz, juif orthodoxe, en faveur de l'authenticité du Saint-Suaire :

 

C’est également aux Etats-Unis que l’authenticité du Saint Suaire, sur laquelle le Vatican n’a jamais souhaité se prononcer, est encore débattue. Le site internet catholique américain cruxnow présente depuis le mois d’avril les positions antagonistes de plusieurs experts sur l’origine du linceul. Parmi ses plus farouches défenseurs, on remarque Barrie Schwortz, un juif orthodoxe de Los Angeles. Photographe professionnel, il a été responsable de la photographie scientifique et documentaire lors des premières recherches sur l’étoffe, en 1978. Il note que la science moderne est toujours incapable d’expliquer comment l’image s’est formée sur le tissu. Pour lui, plusieurs facteurs soutiennent l’authenticité.

En sa qualité de photographe, il estime que l’image elle-même est l’élément le plus convaincant. « Elle possède des propriétés que je n’ai jamais retrouvées sur d’autres images », souligne-t-il, rappelant que, durant les quatre dernières décennies, personne n’a été capable de la dupliquer ou de créer une empreinte ayant les mêmes propriétés chimiques ou physiques.

Il relève également que les artistes faussaires du Moyen Age étaient loin d’avoir les connaissances nécessaires pour reproduire les éléments anatomiques révélés par l’étude médico-légale de l’image. C’est notamment le cas de l’écoulement du sang, qui est en parfaite conformité avec l’anatomie, la physiologie de la circulation et de la coagulation sanguines.

Barrie Schwortz souligne enfin que les débats scientifiques ne seront « probablement jamais résolus », en partie « parce que les recherches sont biaisées par d’énormes enjeux idéologiques. »

(Sources : apic/cruxnow – DICI n°315 du 15/05/15)

 

3 Barrie Schwortz

Barrie Schwortz (sur la droite), en 1978.

 

via http://www.leforumcatholique.org/message.php?num=778678

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18 mai 2015 1 18 /05 /mai /2015 00:00

Saint-Eric--roi-de-Suede--Martyr----1161-.jpgRoi de Suède de 1150 à 1160, Eric IX était également appelé Erik le Saint (den Helige) ou saint Eric. Il fut tué en 1160 par un prince danois.  

Fort pieux, Eric usa de toute son influence pour évangéliser ses sujets par la codification des lois de son royaume qu'il rédigea dans un esprit chrétien, sans vouloir les forcer à la conversion. Eric améliora aussi le sort des femmes.

 Il décida de conquérir la Finlande, autant pour l'expansion de son domaine que pour y porter l'Évangile.

Il est le fondateur de la « dynastie d'Erik » qui alternera avec la dynastie de Sverker sur le trône de Suède jusqu'au début du XIIIe siècle.

 

Erik-den-Helige.jpg

Selon wikipedia, "son règne est marqué par la première tentative peut-être légendaire de conversion des Finlandais païens. Selon la Vita Santi Erici rédigée par l'évêque Israël Erlandsen de Västeras (Suède) (1328/1329†), il aurait organisé une croisade en Finlande au cours de laquelle l'évêque Henri d'Uppsala aurait trouvé la mort tué d'un coup de hache par un nouveau converti."

Eric fut assassiné le 18 mai 1160 à la sortie de la messe de l'Ascension à Turku, port situé au sud-est de la Finlande, par un prince danois, Magnus Henriksson.  Une fontaine a jailli de la terre où la tête du roi est tombée après avoir été coupée au loin, et des miracles ont été déclarés après sa mort.   Considéré comme martyr, il devint ainsi le saint patron de la Suède : Erik den Helige. Ses restes ont été conservés dans un reliquaire, dans la cathédrale d'Uppsala où les gens ont fait des pèlerinages pour près de mille ans.

 

Chasse de saint Éric à la cathédrale d'Uppsala

Chasse de saint Éric à la cathédrale d'Uppsala

 

 

Couronne-royale-de-saint-Eric--Erik-den-Heliges--1161-.jpg

L'ancienne couronne royale de Suède découverte dans le tombeau de saint Eric lors de l'ouverture de son tombeau le 10 avril 2014. Les médias ont été invités à assister à l'évènement afin que le public ait la une chance de suivre l'événement. Il y avait beaucoup d'intérêt et la nouvelle s'est propagée dans le monde entier.

 

La couronne de saint Eric doit être présentée au public à l'exposition de l'église suédoise "Le ciel est ici", du 18 juin au 16 novembre prochain, quand Uppsala (au nord de Stockholm) célébrera les 850 ans de l'archevêché. Plus d'informations : http://www.himlenarhar.se/ 

 

Erik-Jedvardsson--roi-de-Suede-a-la-fin-des-annees-1150.jpgErik Jedvardsson, roi de Suède.

 

Cathedrale-d-Uppsala.JPG

Cathédrale d'Uppsala


cathedrale-d-Uppsala--Suede-.jpg

 

 

 

Video en suédois : Mordet på Kung Erik den Helige. L'assassinat du roi Eric le Saint.

 

Erik le Saint assassiné par l'adversaire Sverker, plus tard roi de Suède.

Karl Sverkersson (fils de Sverker) a été assassiné plus tard par le fils d'Erik, Knut, qui montera sur le trône en 1168 sous le nom de Knut Ier de Suède.

 

Sources:

 

(1) http://www.levangileauquotidien.org/main.php?language=FR&module=saintfeast&localdate=20110518&id=4148&fd=0

(2) http://fr.wikipedia.org/wiki/%C3%89ric_IX_de_Su%C3%A8de

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