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Christ Roi

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Horloge

17 février 2017 5 17 /02 /février /2017 09:30

"Le libéralisme est un péché" (1884) était le titre de l'ouvrage de Don Sarda y Salvany (1841-1916) qui reçut l'approbation de la Sacrée Congrégation de l'Index le 10 janvier 1887. Cet ouvrage décrivait ce que l'erreur séduisante du libéralisme a de faux aspects de générosité, de miséricorde et de charité. "Le libéralisme est l'hérésie radicale et universelle, parce qu'il comprend toutes les hérésies. [...] Il est l'infraction universelle et radicale de la loi de Dieu parce qu'il en autorise et sanctionne toutes les infractions." (1)

 

"Dès son apparition en France, lors de la première Révolution, la fameuse Déclaration des droits de l'homme, qui contient en germe toutes les folies du moderne libéralisme, fut condamnée par Pie VI." (2) Le Pape Pie IX a clairement condamné le libéralisme dans le Syllabus du 8 décembre 1884.

"Le 18 juin 1871, Pie IX, répondant à une députation de catholiques français, leur parla ainsi : ''L'athéisme dans les lois, l'indifférence en matière de religion et les maximes pernicieuses appelées catholiques-libérales, sont, oui, elles sont véritablement la cause de la ruine des Etats; elles l'ont été de la perte de la France". Dans le Bref du 6 mars 1873 adressé au président et aux membres du Cercle Saint-Ambroise de Milan, le souverain pontife s'exprime ainsi : "Il ne manque pas de gens qui prétendent former une alliance entre la lumière et les ténèbres, et associer la justice avec l'iniquité à la faveur de ces doctrines appelées catholiques-libérales qui, basées sur de très pernicieux principes, se montrent favorables aux intrusions de la puissance séculière dans les affaires spirituelles, inclinent leurs partisans à [...] tolérer des lois iniques, comme s'il n'était pas écrit que nul ne peut servir deux maîtres. Ceux qui agissent ainsi, sont en tous points plus dangereux et plus funestes que les ennemis déclarés. [...] Ils se produisent avec quelque apparences de probité et de saine doctrine, qui hallucinent les amis imprudents de la conciliation et séduisent les personnes honorables qui auraient combattu l'erreur déclarée". Dans le Bref à La Croix, journal de Bruxelles en date du 21 mai 1874, le pape s'exprime ainsi : "[...] le libéralisme catholique, acharné à concilier la lumière avec les ténèbres et la vérité avec l'erreur..." (3) Combien cette manière de faire n'est-elle pas de mise aujourd'hui dans l'ensemble de nos chapelles et églises où l'on n'entend et l'on ne voit que ça !

 

L'authentique charité est "une vertu surnaturelle qui nous incline à aimer Dieu par-dessus toute chose et le prochain comme nous-mêmes pour l'amour de Dieu". "Aimer, c'est vouloir le bien à celui qu'on aime". "Il suit de là qu'on peut aimer le prochain, bien et beaucoup, en lui déplaisant, en le contrariant". Or, la "fausse charité libérale" "est condescendante, affectueuse, tendre même, dans la forme, mais au fond elle n'est que le mépris essentiel des biens véritables de l'homme, des suprêmes intérêts de la vérité et de Dieu". (4)

 

Don Sarda y Salvany cite dans son ouvrage une "Lettre pastorale adressée à leurs diocésains par les Evêques d'Equateur réunis en concile provincial", du 15 juillet 1885. Cette lettre expose parmi les "conséquences" du libéralisme : l'amoralité, c'est-à-dire la disparition de la morale. "Le libéralisme étant la passion dominante du XIXe siècle, [...] c'est lui qui est responsable de tant d'erreurs et de délires, de tant de calamités et de désastres. [...] A notre avis, le libéralisme est en définitive la suppression de la conscience humaine [...], il aspire encore à ravir à l'individu, au moyen de l'épouvantable bouleversement de la raison dominée par les passions, un des premiers éléments naturels de la constitution humaine : la moralité"...

N'est-ce pas ce que nous constatons aujourd'hui avec l'exhortation post-synodale du Pape François "Amoris laetitia" et les "problèmes moraux de la nouvelle pastorale qui verront un torrent de solutions à base de 'for interne de la conscience', solutions à toutes les questions morales contestées" (P. Mark A. PILON) ?

 

Aujourd'hui, on en est arrivé au point que selon le théologien canadien Douglas Farrow, une exhortation papale, "Amoris laetitia", "ne remet pas seulement en cause l’ordre moral, elle met aussi en danger les sacrements."

 

"Jamais plus qu'aujourd'hui, la lecture de ce livre [Le libéralisme est un péché] est nécessaire pour tous ceux qui veulent se désintoxiquer des erreurs du libéralisme. Le virus qui détruit toutes les valeurs naturelles et surnaturelles atteint désormais, non seulement les sociétés civiles, mais l'Église elle-même. C'est en poursuivant les ramifications de ce cancer que nous restaurerons le Règne de Notre Seigneur Jésus-Christ et de sa sainte Mère ici-bas, et que nous travaillerons à l'extension de la seule arche du salut : l'Église Catholique et Romaine." (Extrait de la préface de Mgr Marcel Lefebvre pour l'édition de 1975). 

 

Le mouvement libéral, solennellement condamné par le Syllabus du 8 décembre 1864 du Pape Pie IX, est clairement identifiable dans l'histoire de l'Eglise au XXe siècle sous le nom de "libéralisme évangélique". Il faut savoir qu'appliqué au protestantisme depuis le début (doctrine luthérienne du "libre examen"), l'ultra-libéralisme a entraîné la "disparition de tous les courants protestants qui l’ont adopté".

La question qui se pose dès lors est "l’Eglise catholique doit-elle suivre ce mouvement?" :

Le libéralisme évangélique

Texte du site Pro Liturgia auquel nous avons ajouté un lien sur le mot "Tradition" :

 

Le modèle d'Eglise qu’une grande partie du clergé français, de nombreux "laics engagés", ainsi que certains membres très haut placés dans la hiérarchie catholique veulent nous imposer, sous des apparences de spontanéité, de sincérité et de “générosité”, est en fait la concrétisation d’un courant idéologique clairement identifiable dans l’Histoire, et qui porte le nom de “libéralisme évangélique (voir ici).

Ce courant, issu du protestantisme qu’admire François, prône un modèle ecclésial marqué par les caractéristiques suivantes :

 

- l’Eglise doit être uniquement horizontale et égalitaire, sans hiérarchie, sans sacerdoce. Elle n’est plus conçue comme le peuple de Dieu guidé par des pasteurs dépositaires, par la succession apostolique, d’un dépôt de la foi qu’ils auraient pour mission d’enseigner au peuple (Eglise “Mater et Magistra”), mais comme une confédération de communautés démocratiques dépourvues de doctrine clairement établie, et dont le principe réside non dans l’enseignement pérenne d’un magistère unique mais dans la conscience - par nature fluctuante et changeante - de chaque individu ou communauté ;

- l’ensemble de la doctrine chrétienne doit être passée au crible du rationalisme et de la pensée contemporaine. Lorsqu’il y a incompatibilité entre un élément de la foi chrétienne et la pensée moderne, c’est cette dernière qui doit systématiquement servir de critère de vérité ; tout ce qui dans la foi chrétienne est incompatible avec la modernité doit être rejeté ou au moins passé sous silence ;

- il n’y a pas de Tradition : seule l’Ecriture sert de texte de référence, mais uniquement dans la mesure où elle peut être interprété dans un sens libéral ;

- la notion de sacré doit être entièrement rejetée, aussi bien dans le culte, que dans le temps, l’espace, les personnes, et même l’Ecriture (voir ici).

 

C’est très clairement ce programme qui s’applique sous nos yeux dans un grand nombre de paroisses ; c’est ce programme qui est aujourd’hui prôné, plus ou moins ouvertement, le plus souvent de façon insidieuse, par nombre de clercs, de professeurs d’universités, de théologiens bien en vue aujourd’hui dans l'Eglise. A ce militantisme interne à l’Eglise s’ajoute la pression de l’opinion publique moderne, la modernité étant profondément protestante dans son essence.

 

Ce mouvement libéral pose deux problèmes fondamentaux à l’Eglise aujourd’hui :

 

- d’une part, il constitue une rupture brutale et frontale avec tout ce qu’est l’Eglise catholique depuis sa fondation et ses premiers développements ;

- d’autre part, ceux qui le promeuvent semblent oublier que cet ultra-libéralisme est en train de provoquer un profond délitement, et à terme la disparition de tous les courants protestants qui l’ont adopté, comme le reconnaissent les protestants eux-mêmes (voir ici)

 

La question qui se pose est donc la suivante : l’Eglise catholique doit-elle suivre ce mouvement, appliquer ce programme mis en place dans la majorité des diocèses et des paroisses et donc, à terme, se condamner à disparaître, ou bien doit-elle rester fidèle à sa nature originelle, quitte à assumer une certaine opposition à la modernité et à la pastorale actuelle ?

 

De la réponse à cette question dépend la survie de l’Eglise dans ce XXIe siècle qui débute.

Notes

 

(1) Don SARDA Y SALVANY, Le libéralisme est un péché, Publication du Sel de la Terre, Avrillé 1997, p. 25

(2) Don SARDA Y SALVANY, Le libéralisme est un péché, ibid., p. 44

(3) Don SARDA Y SALVANY, Le libéralisme est un péché, ibid., p. 46-47

(4) Don SARDA Y SALVANY, Le libéralisme est un péché, ibid., p. 90-91

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Publié par Ingomer - dans Religion
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16 février 2017 4 16 /02 /février /2017 23:30

Emmanuel Macron a dénoncé aujourd'hui la colonisation comme "un crime contre l'humanité". Il aurait bien fait de dénoncer le crime de l'intervention de son gouvernement en Syrie. Dans un entretien accordé mardi 14 février à Europe 1 et TF1, et diffusé aujourd'hui, le président syrien Bachar el-Assad a en effet fustigé "la politique de la France" sous François Hollande, qui "a consisté à soutenir les terroristes en Syrie" et "est directement responsable des tueries dans notre pays" (la Syrie) qui ont "des centaines de milliers" de morts..., et pour lesquels on n'a pas entendu l'ex-ministre de François Hollande dénoncer spécialement ce crime.

 

La France a peut-être apporté les droits de l'homme en Syrie, mais elle a encore une fois oublié de les lire ! (1)

 

L'entretien de Bachar Al-Assad est retranscrit en intégralité sur Europe1.fr. Voici l'extrait en question :

 

FN : Monsieur, parlons des relations entre la France et la Syrie. D’ici quelques semaines, un nouveau président sera élu en France. Et parmi les débats que nous avons chez nous, il y a celui qui concerne la reprise du dialogue avec votre gouvernement. Est-ce que vous espérez une relance des relations diplomatiques avec la France ?

 

Al-Assad : Ce qui est important, ce ne sont pas nos relations diplomatiques. Il s'agit essentiellement et en premier lieu de la ligne politique de la France. Si nous n’avons pas de relations diplomatiques, ce n’est pas un gros problème pour le moment. Même si pour le long terme, il faudrait avoir de bonnes relations avec n’importe quel pays, y compris des relations diplomatiques.

 

FN : Eh bien parlons de la ligne politique de la France !

 

Al-Assad : Exactement. La politique de la France, depuis le premier jour a consisté à soutenir les terroristes en Syrie, et est directement responsable des tueries dans notre pays.

 

FN : C’est une accusation très sérieuse contre la France ! Comment pouvez-vous dire que la France soutient le terrorisme ?

 

Al-Assad : Ce sont eux qui le disent. Je ne les accuse pas. Ils ont dit à plusieurs reprises avoir soutenu la guerre. François Hollande a même récemment déclaré que cela avait été une erreur de ne pas avoir déclenché la guerre en 2013. Ce sont eux qui ont dit qu'ils envoyaient de l’armement à ce qu’ils appellent des groupes "modérés", et qui sont en fait des terroristes. Ce sont eux qui l'ont dit, pas moi. Les Américains ont tenu les mêmes propos, les Français aussi. Alors si vous revenez aux déclarations de vos dirigeants durant ces deux, trois ou quatre dernières années, vous trouverez bien plus d’une déclaration faite par des responsables français. Ils s'accusent eux-mêmes.

 

 

MS : François Hollande est sur le point de quitter le pouvoir en France. Et vous êtes toujours là : avez-vous remporté ce bras de fer avec François Hollande ?

 

Al-Assad : Il ne s’agit pas de moi et de lui. Il n’y a rien de personnel là dedans. Je ne l’ai jamais rencontré. Pour être franc, je ne me soucie aucunement de lui avec ses 11% de popularité, ce qui je pense s’appelle toucher le fond comme jamais aucun de ses prédécesseurs dans l’histoire de France. En fait, il s’agit avant tout d’une affaire entre moi et les terroristes, et entre moi et quiconque soutient les terroristes. Jusqu’à maintenant, les terroristes n’ont pas été en mesure de gagner cette guerre. Mais ils détruisent la Syrie. Ils ont tué des centaines de milliers de syriens. Alors je ne peux pas dire que j’ai gagné la guerre. Ils n’ont pas réussi à accomplir leur projet, oui, mais pour le moment nous n’avons pas encore terminé notre guerre. Je ne peux donc pas dire que j'ai gagné cette guerre.

 

Source : Retrouvez l'interview intégrale de Bachar al-Assad, 08h31, le 16 février 2017, modifié à 21h29, le 16 février 2017

Bachar Al-Assad répond à Emmanuel Macron sur la "colonisation" "crime contre l'humanité"

Notes

 

(1) Pour condamner la colonisation comme un "crime contre l'humanité", le candidat d'"En marche" arrière(!),  Emmanuel Macron, qui commis un dérapage (le crime contre l'humanité, concept juridique strictement défini, ne s'applique pas à la colonisation) a également déclaré sur twitter: "Je ne laisserai pas mes propos être récupérés à des fins clientélistes ou électoralistes". A tout le moins pourra-t-on lui faire remarquer que c'est lui, qui dans un contexte particulièrement explosif de troubles d'attentats islamistes, et d'émeutes dans les banlieues suite à l'"affaire Théo", et de contexte de présidentielle dans deux mois..., sort soudainement ce thème de l'ombre où il était pour le mettre sur le devant de la scène, "à des fins clientélistes et électoralistes", et en instrumentalisant le vote ethnique et religieux ! Dangereux et indigne. Cette méthode oligarchique commence maintenant à être bien connue : l'inversion accusatoire ne fait que désigner son auteur, à tous points de vue.

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16 février 2017 4 16 /02 /février /2017 11:21

En octobre 2016, la reine du Danemark Margrethe II prenait position contre le multiculturalisme dans son livre  "De Dybeste Rödder" (Les racines les plus profondes), où elle déclarait : "on ne devient pas danois en vivant au Danemark".  Comme le Brexit en Angleterre, sans doute dû à la présence d'une reine incarnant la continuité historique, le Danemark doit-il lui aussi cette inflexion à la présence d'une monarchie à la tête de l'Etat.

 

Le vote danois est historique car pour la première fois depuis 1789 en Europe, un parlement national distingue nettement la nation-contrat de la nation-héritage et définit très clairement ce qu'est être danois : la détention même de papiers d’identité danois ne fait pas l’identité danoise. Le contrat et la volonté ne peuvent pas tout faire.

Etre ou ne pas être : le parlement danois définit l’identité du Danemark

Qu’est-ce qu’être danois ? Le Danemark est le premier pays d’Europe à trancher la question de l’identité par un vote du parlement, en réponse au souci croissant de la population de souche devant l’immigration galopante. Une décision de portée historique.

 

C’est le Parti du peuple danois (DF) qui a introduit cette motion capitale devant le parlement. Elle stipule que « le parlement note avec inquiétude qu’il y a aujourd’hui des endroits au Danemark où le nombre des immigrants non-occidentaux et de leurs descendants dépasse cinquante pour cent. L’opinion du parlement est que les Danois ne doivent pas être en minorité dans une zone habitée du Danemark ».

 

Le parlement définit ce que c’est de ne pas être danois

 

 

La motion a été votée de justesse, par cinquante-cinq voix contre cinquante-quatre, par la coalition gouvernementale dite libérale, qui comprend, outre le parti du peuple danois, la gauche libérale Venstre, l’alliance libérale et les conservateurs.

 

Elle signifie très clairement que le fait d’habiter le Danemark ne fait pas le Danois, et que la détention même de papiers d’identité danois ne fait pas l’identité danoise, puisque parmi les migrants « non occidentaux » et leur descendance on trouve des individus qui détiennent de tels papiers d’identité.

 

Le Danois, aux termes de la motion votée par le parlement danois, ne se définit donc ni par sa résidence ni par sa nationalité administrative. Et le parlement ajoute un élément qui définit négativement l’identité danoise : faire partie des « migrants non occidentaux » ne vous qualifie pas, au contraire, pour être danois.

 

D’après Peyrefitte, De Gaulle n’hésitait pas comme Hamlet

 

 

Hamlet était prince de Danemark, et c’est au château d’Elseneur que Shakespeare lui prête la question de l’être qui hante l’humanité depuis toujours : « Etre ou ne pas être ». Il semble que le parlement y ait donné un début de réponse qui va tout à fait dans le sens que choisissait le général De Gaulle pour la France quand il se confiait à Alain Peyrefitte pour justifier le retrait de la France d’Algérie : « Nous sommes quand même avant tout un peuple européen de race blanche, de culture grecque et latine et de religion chrétienne ».

 

La reine dit ce que n’est pas l’identité du Danemark

 

On comprend que l’alliance rouge vert (enhendlisten) ait du mal à avaler la chose. Elle flétrit cette « extrême discrimination entre eux et nous ». Et les sociaux libéraux déplorent qu’en posant « à l’avance que votre origine ethnique vous interdit d’être considéré comme danois » on empêche toute « bonne intégration ». Le tollé est tel que Venstre commence à se diviser et à faire marche arrière. Le porte-parole du parti, Jan Jörgsen a déclaré que la motion ne veut pas dire ce qu’elle semble dire et que la rédaction en est « folle ».

 

Décidément, la question de l’identité qui est tranchée par la majorité du peuple danois et par le vote du parlement ne l’est pas tout à fait parmi les princes qui gouvernent le Danemark. Ca n’a rien d’étonnant : Hamlet était hésitant. Mais, à propos de têtes couronnées, la reine Margrete a donné son avis. A l’hebdomadaire allemand Spiegel. Pour elle, le « Danemark n’est pas un pays multiculturel ». A suivre.

 

Pauline Mille

Source: Etre ou ne pas être : le parlement danois définit l’identité du Danemark, Reinformation.tv15 février 2017 16 h 30 min·

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Publié par Ingomer - dans Danemark
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16 février 2017 4 16 /02 /février /2017 00:00

Née à Nicomédie (Turquie), elle voulut rester vierge à une époque où ne pas se marier était inconcevable.

D'après la Légende dorée, Julienne était fiancée au préfet de Nicomédie, mais refusait de s'unir à lui tant qu'il resterait païen.

Son propre père la fit battre et la livra au dit préfet éconduit, qui la fit fouetter puis suspendre par les cheveux, avant de lui faire verser sur la tête du plomb en fusion, puis, comme cela était sans effet, de l'enchaîner et de la jeter en prison.

Là, elle vainc par la prière un démon qui tente de la persuader de sacrifier aux dieux.

Le préfet la fit écarteler, mais un ange la guérit, et ce prodige permit la conversion d'un grand nombre de personnes. Le préfet lui fit alors prendre un bain de plomb fondu, qui parut à la sainte être un bain d'eau tiède. Il la fit donc décapiter.

D'après la Légende dorée, le fiancé éconduit et violent serait mort peu de temps après, noyé dans une tempête.

Sainte Julienne est particulièrement honorée dans la région d'Etampes depuis le Moyen Âge.

 

Sainte Julienne, Vierge et martyre (286 - † 310)

Le tableau Le martyre de sainte Julienne, dû à Barré, figure le martyre de Julienne de Nicomédie. Invoquée contre les maladies contagieuses et les douleurs de l'accouchement, elle est représentée ici dans la scène du chaudron. Devant son refus d'unir sa vie au païen Euloge, elle est plongée dans un chaudron de plomb fondu, qu'une intervention divine fait instantanément refroidir, et ce malgré les efforts des bourreaux. Julienne, le visage impassible, a les mains enchaînées et réunies en prière.

 

Sources: (1); (2); (3); (4)

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15 février 2017 3 15 /02 /février /2017 13:24
Sécession, dérévolution et résurrection

La Révolution française a fait plus de morts en un mois au nom de l'athéisme que l'Inquisition au nom de Dieu pendant tout le Moyen Age et dans toute l'Europe.

Pierre CHAUNU

La démocratie moderne, fondamentalement manichéenne et construite sur le mythe du progrès et de l'évolution a besoin d'une opposition à combattre, d'un état sain de la société à parasiter, puis à supprimer pour réaliser le "Bien", le "sens de l'histoire", le "progrès", l'ordre (maçonnique) par le chaos...

 

"Et si la victoire de Marine était voulue par les islamo-gauchistes ?" On trouve aujourd'hui cette question sur "Boulevard Voltaire" sous la plume de J.-P. Fabre Bernadac. Et si l'arrivée au pouvoir de Marine Le Pen était voulue et recherchée par le système, pour rebondir et se perpétuer, tout simplement ?

 

Il en faut toujours plus. A chaque fois, ce système s'invente un combat supposé nous diriger vers le mythe du "progrès", et une fois le combat gagné et obtenu, il se cherche un nouveau cheval de bataille, un nouveau levier de division, sans quoi il ne peut vivre. Ce sera, au fil des "luttes", les "droits" coupés de l'ordre divin et naturel de 1789 contre les sangs impurs des rois, des clercs, et des aristocrates, les "droits" des prolétaires contre les bourgeois et les contre-révolutionnaires sous les Bolchéviques, les "droits" des Aryens contre les Juifs et les Chrétiens sous Hitler; les "droits" des immigrés, des étrangers, des homosexuels, des Lgbt, des islamistes, etc. Cela ne s'arrête pas. Cela ne s'arrête jamais. Et après les "islamistes", ce sera autre chose encore.

 

Dans ce système, il y a toujours une lutte, un combat destiné à nous conduire invariablement au "progrès" et à l'"égalité", alors qu'il n'y a jamais eu autant d'inégalités que dans ce système hérité de 1789 ! Tant qu'il y a de la vie, il y a une révolution à rééditer, et cela se solde à chaque fois par des millions de morts.

 

Au final, l'"égalité" (entendue au sens moderne messianique de l'égalitarisme), c'est la mort pour tous. Il est clair désormais que ce système parasite ne s'arrêtera pas tant qu'il ne nous aura pas tous tué et tué dans l'oeuf tous les éléments vitaux de la société. Et il est clair aussi qu'on ne l'arrêtera que tous ensemble. Comment ?

 

Même s'ils constatent que libéralisme et socialisme sont les deux faces d'une même pièce subjectiviste et individualiste, même si pour eux la Révolution est morte, et que les Français ne croient plus dans le mythe du progrès comme mouvement continu nous faisant passer de la nuit au jour, des ténèbres à la lumière, leur régime politique, lui, est toujours imprégné de mythologie progressiste. Tant qu'ils ne comprendront pas que la source de ce mal terrible se trouve dans 1789, la Tabula rasa révolutionnaire et la république des "Lumières", ils n'en sortiront pas. Le déclin se poursuivra jusqu'à la mort finale. Tout cela est d'une logique implacable. Toute tentative d'arrêter ou de freiner en l'occurrence l'évolution funeste de la machine révolutionnaire, ponctuellement ou localement (comme dans un vote au niveau national) est vain et ne fait, au contraire, qu'augmenter la force globale du système, qui ainsi se perpétue sur des champs de ruines successifs.

 

Puisque par son hérésie c'est le système qui nous a déclaré une guerre à mort où il n'y a pas de juste milieu, la seule solution, dans un premier temps, est notre retrait de toutes les institutions républicanisées. La grève de la citoyenneté, en quelque sorte. Autrement dit, la sécession. Sécession mentale, morale et culturelle. Ne plus laisser à la place du système parasite qu'une coquille vide. Sous le poids de sa propre inertie (et le principe d'entropie aidant), le système parasite s'effondrera tout seul, comme en 1989 lors de la chute du Mur de Berlin, puis deux ans plus tard l'urss. Cette méthode doit devenir comme une nouvelle culture commune, un moyen et une fin, un nouveau chemin de vie et de partage pour tous. Le lieu de notre rencontre. Une rencontre sur ce que nous avons tous en commun. Car ce que nous avons en commun est bien plus puissant que ce qui nous divise.

 

Dans un second temps, il s'agira de revenir au régime naturel qui a fait la France (la monarchie traditionnelle et qui reconnaît l'ordre naturel et divin) : sécession, dérévolution et résurrection. La sécession rompt avec le climat de guerre civile permanent entretenu par la République, elle dérévolutionne nos fondements philosophiques et nos codes culturels, elle parvient enfin à la résurrection du corps social entier.

Sécession, dérévolution et résurrection
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15 février 2017 3 15 /02 /février /2017 00:00

Image illustrative de l'article Claude La ColombièreSes écrits encouragent la dévotion au Cœur de Jésus.

 

Claude La Colombière, troisième enfant du notaire Bertrand La Colombière et Marguerite Coindat, naît le 2 février 1641 à St. Symphorien d'Ozon dans le Dauphiné.

 

Quatre des six enfants de cette famille profondément chrétienne entrent dans la vie religieuse, dont Claude. Un de ses frères, Joseph La Colombière, fut vicaire général au Canada.

 

Après des études au collège de la Sainte Trinité de Lyon, Claude entra le 25 octobre 1658 au noviciat de la Compagnie de Jésus. Après quinze ans de vie religieuse, cherchant la plus haute perfection spirituelle, il fit le vœu d'observer fidèlement la règle et les constitutions de son ordre sous peine de péché. Ceux qui vécurent avec lui purent certifier que ce vœu fut observé avec la plus grande exactitude.

 

En 1675, Claude La Colombière, arrive à Paray comme supérieur de la communauté. Confesseur des religieuses du couvent de la Visitation, il rencontre alors Marguerite-Marie Alacoque : il prend nettement position en faveur de la voyante et la soutient dans sa mission.

 

« Mon fidèle serviteur et parfait ami » : c’est par ces mots étonnants que Notre-Seigneur lui-même avait désigné Claude La Colombière à Marguerite-Marie. Et il était en effet bien préparé à comprendre le message de l’amour de Dieu. Bien avant de venir à Paray, il avait écrit dans son journal :

« Je veux que mon cœur ne soit désormais que dans celui de Jésus et de Marie, ou que celui de Jésus et de Marie soient dans le mien afin qu’ils lui communiquent leurs mouvements, et qu’il ne s’agite et qu’il ne s’émeuve que conformément à l’impression qu’il recevra de ces Cœurs ».

 

Quand la sœur Marguerite-Marie Alacoque lui ouvre sa conscience, Claude voit en elle l’œuvre de Dieu, la rassure et l’encourage.

 

Mais dès l’année suivante, il part pour Londres en qualité de  prédicateur de Marie Beatrice de Modène, duchesse d’York. Bientôt éclate en Angleterre la « Terreur papiste » : Claude est calomnieusement accusé, jeté en prison pendant trois semaines, frôle le martyre et finalement est expulsé. Il revient en France phtisique et presque mourant. Il ne retournera à Paray que pour de brefs séjours qui lui permettront de réconforter Sœur Marguerite-Marie dont la vie mystique se heurte toujours au scepticisme de son entourage. (1)

 

Il passa les deux dernières années de sa vie à Lyon, où il était le directeur spirituel de jeunes jésuites. Quand la tuberculose l’emporte, le 15 février 1682 à Paray-le-Monial,  il n’a que 41 ans mais la mission est accomplie.

 

Deux ans plus tard, paraît en librairie la Retraite spirituelle du Père Claude La Colombière : ce modeste opuscule va merveilleusement ouvrir les voies à la mission de Marguerite-Marie (canonisée le 13 mai 1920) et au message du Cœur de Jésus.

 

La « dévotion au Sacré-Cœur » va se répandre dans toute la chrétienté et en 1899, le Pape Léon XIII (Vincenzo Gioacchino Pecci, 1878-1903) instituera la fête du Sacré-Cœur.

 

Claude La Colombière a laissé de très nombreux écrits :

  • Sermons (3 vol.), Lyon, 1684.
  • Réflexions chrétiennes, Lyon, 1684.
  • Retraite spirituelle, Lyon, 1684.
  • Lettres spirituelles, Lyon, 1715.
  •  

Des éditions complètes de ses œuvres ont été publiées plusieurs fois :

  • Œuvres du R. P. Claude de la Colombière, Avignon, 1832 ; Paris, 1864.
  • Œuvres complètes (6 vol.), Grenoble, 1900-1902.
  • Écrits spirituels (éd. par André Ravier), Collection 'Christus', Paris, 1962

 

Claude La Colombière a été béatifié, le 16 juin 1929, par le Pape Pie XI (Ambrogio Damiano Achille Ratti, 1922-1939)  et canonisé, le 31 mai 1992, par Saint Jean Paul II (Karol Józef Wojtyła, 1978-2005).

 

Son charisme, aux dires de S. Marguerite Marie Alacoque, fut d'élever les âmes à Dieu, en suivant le chemin de l'amour et de la miséricorde que le Christ nous révèle dans l'Evangile.

 

Ses reliques sont conservées à Paray-le-Monial, en la chapelle de la Colombière, à proximité du couvent des sœurs de la Visitation. (2)

 

Pour un approfondissement : >>> Claude La Colombière

Sources: (1) L'Evangile au quotidien; (2) Wikipedia; (3) Jesuites.com

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Publié par Ingomer - dans Saints du jour
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14 février 2017 2 14 /02 /février /2017 18:45
Michel Houellebecq : "Les pays occidentaux étaient fiers de ce système électif"

Les pays occidentaux étaient fiers de ce système électif qui n'était guère plus que le partage du pouvoir entre deux gangs rivaux

 

 

Beaucoup d'hommes s'intéressent à la politique et à la guerre, mais j'appréciais peu ces sources de divertissement, je me sentais aussi politisé qu'une serviette de toilette, et c'est sans doute dommage. Il est vrai que, dans ma jeunesse, les élections étaient aussi peu intéressantes que possible ; la médiocrité de l'« offre politique » avait même de quoi surprendre. Un candidat de centre-gauche était élu pour un ou deux mandats, selon son charisme individuel, d’obscures raisons lui interdisant d'en accomplir un troisième ; puis la population se lassait de ce candidat et plus généralement du centre-gauche, on observait un phénomène d'alternance démocratique et les électeurs portaient au pouvoir un candidat de centre-droit, lui aussi pour un ou deux mandats, selon sa nature propre. Curieusement, les pays occidentaux étaient extrêmement fiers de ce système électif qui n'était pourtant guère plus que le partage du pouvoir entre deux gangs rivaux, ils allaient même parfois jusqu'à déclencher des guerres afin de l'imposer aux pays qui ne partageaient pas leur enthousiasme.

Michel Houellebecq, Soumission, 2015

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14 février 2017 2 14 /02 /février /2017 00:00
Saint Valentin, Évêque et martyr († v. 273)

Valentin était évêque de Terni, dans les monts Sabin (Italie) au IIIe siècle.

 

Décapité le 14 février 268 en représailles des conversions au christianisme qu’il suscita suite à la guérison d’une jeune fille aveugle, S. Valentin doit à son nom, qui signifie santé et vigueur, le fait que les fiancés, les jeunes gens à marier, ceux qui craignent les atteintes de la peste, les personnes, enfin, qui sont sujettes à l’épilepsie et aux évanouissements se sont placés sous son patronage.

 

La vertu de saint Valentin, prêtre, était si éclatante, et sa réputation si grande dans la ville de Rome, qu’elle vint à la connaissance de l’empereur Claude II, qui le fit arrêter, et, après l’avoir tenu deux jours en prison, chargé de fers, le fit amener devant son tribunal pour l’interroger. D’abord il lui dit, d’un ton de voix assez obligeant : « Pourquoi, Valentin, ne veux-tu pas jouir de notre amitié, et pourquoi veux-tu être ami de nos ennemis ? » Mais Valentin répondit généreusement : « Seigneur, si vous saviez le don de Dieu, vous seriez heureux et votre empire aussi ; vous rejetteriez le culte que vous rendez aux esprits immondes et à leurs idoles que vous adorez, et vous sauriez qu’il n’y a qu’un Dieu, qui a créé le ciel et la terre, et que Jésus-Christ est son Fils unique ».

 

Saint Valentin
Saint Valentin
Un des juges, prenant la parole, demanda au Martyr ce qu’il pensait des dieux Jupiter et Mercure. « Qu’ils ont été des misérables » répliqua Valentin, « et qu’ils ont passé toute leur vie dans les voluptés et les plaisirs du corps ». Là-dessus, celui qui l’avait interrogé s’écria que Valentin avait blasphémé contre les dieux et contre les gouverneurs de la république. Cependant le Saint entretenait l’empereur, qui l’écoutait volontiers et qui semblait avoir envie de se faire instruire de la vraie religion ; et il l’exhortait à faire pénitence pour le sang des chrétiens qu’il avait répandu, lui disant de croire en Jésus-Christ et de se faire baptiser, parce que ce serait pour lui un moyen de se sauver, d’accroître son empire et d’obtenir de grandes victoires contre ses ennemis.

L’empereur, commençant déjà à se laisser persuader, dit à ceux qui l’entouraient : « Ecoutez la sainte doctrine que cet homme nous apprend ». Mais le préfet de la ville, nommé Calpurnius, s’écria aussitôt : « Voyez-vous comment il séduit notre prince ! Quitterons-nous la religion que nos pères nous ont enseignée ? »

Claude, craignant que ces paroles n’excitassent quelque trouble ou quelque sédition dans la ville, abandonna le Martyr au préfet, qui le mit à l’heure même entre les mains du juge Astérius, pour être examiné et châtié comme un sacrilège. Celui-ci fit d’abord conduire le prisonnier en sa maison. Lorsque Valentin y entra, il éleva son coeur au ciel, et pria Dieu qu’il lui plût d’éclairer ceux qui marchaient dans les ténèbres de la gentilité, en leur faisant connaître Jésus-Christ la vraie lumière du monde.

 

Astérius, qui entendait tout cela, dit à Valentin :
« — J’admire beaucoup ta prudence ; mais comment peux-tu dire que Jésus-Christ est la vraie lumière ? »
« — Il n’est pas seulement la vraie lumière, mais l’unique lumière qui éclaire tout homme venant en ce monde », dit Valentin.
« — Si cela est ainsi, dit Astérius, j’en ferai bientôt l’épreuve : j’ai ici une petite fille adoptive qui est aveugle depuis deux ans ; si tu peux la guérir et lui rendre la vue, je croirai que Jésus-Christ est la lumière et qu’il est Dieu, et je ferai tout ce que tu voudras ». La jeune fille fut donc amenée au Martyr, qui, lui mettant la main sur les yeux, fit cette prière : « Seigneur Jésus-Christ, qui êtes la vraie lumière, éclairez votre servante ».

A ces paroles, elle reçut aussitôt la vue, et Astérius et sa femme, se jetant aux pieds de leur bienfaiteur, le supplièrent, puisqu’ils avaient obtenu par sa faveur la connaissance de Jésus-Christ, de leur dire ce qu’ils devaient faire pour se sauver. Le Saint leur commanda de briser toutes les idoles qu’ils avaient, de jeûner trois jours, de pardonner à tous ceux qui les avaient offensés, et enfin de se faire baptiser, leur assurant que, par ce moyen, ils seraient sauvés. Astérius fit tout ce qui lui avait été commandé, délivra les chrétiens qu’il tenait prisonniers, et fut baptisé avec toute sa famille, qui était composée de quarante-six personnes. (1)

L’empereur, averti de ce changement, craignit quelque sédition dans Rome, et, par raison d’Etat, il fit prendre Astérius et tous ceux qui avaient été baptisés, puis les fit mettre à mort par diverses sortes de tourments. Pour Valentin, le père et le maître de ces bienheureux enfants et disciples, après avoir été longtemps en une étroite prison, il fut battu et brisé avec des bâtons noueux ; enfin, l’an 268, le 14 février, il fut décapité sur la voie Flaminienne, où, depuis, le pape Jean Ier fit bâtir une église sous son invocation près du Ponte-Mole (VIe siècle).

Cette église ayant été ruinée, le pape Théodose en dédia une nouvelle, dont il ne reste plus de traces non plus. La porte appelée plus tard du Peuple portait anciennement le nom du saint Martyr. On garde la plus grande partie de ses reliques dans l’église de Sainte-Praxède. Les autres furent apportées en France, en l’église Saint-Pierre de Melun-sur-Seine, mais elles ne s’y trouvent plus aujourd’hui.

Saint Valentin est devenu le patron des amoureux à partir d'un proverbe du Moyen-Age : "A la saint Valentin, les oiseaux commencent à roucouler".(2)

 

Saint Valentin est nommé, avec la qualité d’illustre Martyr, dans le Sacramentaire de saint Grégoire, dans le Missel romain de Tomasi, dans les divers martyrologes et calendriers : les Anglais l’ont conservé dans le leur.

 

Saint Valentin a été représenté :

1° tenant une épée et une palme, symboles de son martyre ;

2° guérissant la fille du juge Astérius. Cette circonstance de la guérison d’une jeune fille, et plus encore son nom de Valentin, qui signifie santé et vigueur, explique pourquoi les fiancés, les jeunes gens à marier, ceux qui craignent les atteintes de la peste, les personnes, enfin, qui sont sujettes à l’épilepsie et aux évanouissements se sont placés sous son patronage.

 

Plusieurs siècles après sa mort, Valentin fut canonisé en l’honneur de son sacrifice pour l’amour. La fête de la Saint-Valentin fut instituée pour contrer la Lupercalia, fête païenne donné le jour de la fertilité et dédiée à Lupercus, dieu des troupeaux et des bergers, et Junon, protectrice des femmes et du mariage romain. L’événement le plus marquant de ces réjouissances était la course des Luperques : des hommes mi-nus poursuivaient des femmes et les frappaient avec des lanières de peau de bouc, les coups reçus assurant fécondité et grossesse heureuse à celles-ci.

 

Une autre origine est attribuée aux festivités de la Saint-Valentin. On prétendait en effet que, sous certains climats, les oiseaux s’appariaient pour la belle saison prochaine, à la Saint-Valentin, comme il est reçu qu’en d’autres pays plus froids ils s’apparient à la Saint-Joseph. Prenant exemple sur eux, les hommes auraient trouvé ce jour propice à la déclaration amoureuse. Dans les anciens calendriers, à une époque où les devoirs de la vie civile se confondaient avec ceux de la vie religieuse, chaque jour y était marqué par un signe qui parlait immédiatement aux yeux des initiés.

 

C’est ainsi que la Saint-Valentin était marquée par un soleil dans la main du saint, ou par un gaufrier : un soleil, parce qu’il était censé reprendre sa force à cette époque, qui est à peu près celle des Quatre-Temps du printemps, et que les fleurs les plus précoces (amandiers, noisetiers, etc.) commencent à se montrer dans une partie de l’Europe ; un gaufrier, pour annoncer les réjouissances de Carnaval.

 

Toute la famille de Julia se convertit au christianisme pour honorer la mémoire de Valentin. Il est dit que Julia planta près de la tombe de Valentin un amandier. L'arbre est depuis ce jour, un symbole de l'amour. Des reliques de Saint Valentin sont transférées en 1868 dans la collégiale Saint-Jean-Baptiste de Roquemaure.(3)

 

http://upload.wikimedia.org/wikipedia/commons/d/d6/St-Valentine-Kneeling-In-Supplication.jpgSaint Valentin s'agenouillant en supplication, par David Teniers III (1638-1685)

Sources: (1) La France pittoresque; (2) L'Evangile au quotidien; (3) Wikipedia; (4) Gloria.Tv

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Publié par Ingomer - dans Saints du jour
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13 février 2017 1 13 /02 /février /2017 14:29

Populisme de droite comme populisme de gauche se caractérise par le personnalisme politique issu du libéralisme politique et du régime dit "représentatif" qui prétend qu'on choisit un leader qui représente d'une certaine manière les masses populaires. Ce leader joue un rôle de 'semi-souverain' au sens où la souveraineté réside dans le peuple qui, au travers des élections, la délègue au président élu... Le personnalisme politique qui en France se décline d'une certaine manière dans le gaullisme, le mythe de l'homme providentiel et le régime semi-présidentiel, s'oppose au royalisme légitimiste notamment qui postule en sens contraire que la personne du souverain n'importe pas, mais seules la qualité des institutions.

 

Voici ci-dessous un article de Sandro Magister montrant une fois n'est pas coutume une divergence de vue entre la Civilta catholica, revue jésuite et le pape François au sujet du populisme d'Amérique latine, alors que ce dernier  porte un jugement négatif sur les populismes d'Europe et d'Amérique du Nord :

Quand la "Civiltà cattolica" et le pape François divergent sur le populisme

QUAND LA CIVILTÀ CATTOLICA ET LE PAPE DIVERGENT SUR LE POPULISME

 

Une fois n'est pas coutume, "La Civiltà Cattolica" diverge de la pensée Pape. Sur le populisme.

 

Dans le dernier numéro de "la Civiltà Cattolica" - celui qui précède le fatidique numéro 4000 sorti en grande pompe le 11 février avec force dédicaces et une énième interview du pape – on peut trouver un article intéressant concernant le Venezuela.

 

L'auteur, Arturo Peraza, 52 ans, est ce jésuite qui a remplacé son compatriote Arturo Sosa Abascal, élu supérieur général de la Compagnie de Jésus, en tant que nouveau provincial du Venezuela. Et il dresse un portrait alarmant du désastre dans lequel la "révolution" bolivarienne du président Hugo Chávez et de son successeur Nicolás Maduro a plongé son pays.

 

En effet, le P. Peraza qualifie le régime actuel du Venezuela de "populiste" comme l'ont été - ajoute-t-il – les régimes de Juan et d'Evita Perón en Argentine, de Getulio Vargas au Brésil et, plus récemment d'Alberto Fujimori au Pérou.

 

"[Au Venezuela] la révolution a voulu créer un nouveau cadre institutionnel qualifié de 'socialiste". Mais […] en réalité, le projet chaviste est un modèle qu'en politique, on peut mieux définir comme 'populisme ou personnalisme politique' et qui, en Amérique Latine a été incarné, par exemple, par Perón (et Evita) et Vargas. Aujourd'hui on parle de 'néo-populisme' pour évoquer les gouvernements comme ceux de Fujimori ou de Chávez. Dans ces cas, le critère fondamental réside dans le fait que, plutôt qu'un cadre institutionnel (formé de partis et de structures), on choisit un leader qui représente d'une certaine manière les masses populaires. Ce leader joue un rôle de 'semi-souverain' au sens où la souveraineté réside dans le peuple qui, au travers des élections, la délègue au président élu. Celui-ci, même s'il semble d'un point de vue formel se soumettre à la structure de l'Etat libéral, s'en détache radicalement dans les faits en insistant sur la nécessité d'une transformation sociale qu'il représente lui-même, qu'ils assume, promeut et met en œuvre. C'est ainsi que les autres niveaux de pouvoir de l'Etat finissent pas devenir de simples coryphées de celui qui détient le pouvoir exécutif."

 

Si nous nous référons à l'interview que le pape François a donné le 21 janvier dernier au quotidien espagnol "El País", nous constatons que le pape pose en effet un jugement négatif sur les populismes d'Europe et d'Amérique du Nord, allant jusqu'à les comparer à Hitler, mais qu'il encense les populismes et les "mouvements populaires" d'Amérique latine.

 

Voici la question et la réponse sur ce point précis:

 

"QUESTION – Autant en Europe qu'en Amérique, les conséquences d'une crise qui n'en finit plus cède le pas à des formations politiques qui profitent du mécontentement des citoyens pour construire un messages de xénophobie et de haine envers l'étranger. Le cas de Trump est emblématique mais il y a également les cas de l'Autriche et de la Suisse. Est-ce que ce phénomène vous préoccupe?

 

RÉPONSE - C'est-ce que nous appelons les populismes. Il s'agit d'un mot ambigu parce que le populisme a un tout autre sens en Amérique Latine. Là-bas cela signifie que les peuples sont les protagonistes, comme par exemple les mouvements populaires. Ils s'organisent entre eux... c'est autre chose. Quand j'ai commencé à entendre parler de populisme ici [en Europe] je ne comprenais pas, j'étais perdu jusqu'à ce qu'on m'explique que ce terme avait un sens différent en fonction des endroits. Bien sûr, les crises provoquent des peurs, des réactions alarmistes. Pour moi, le meilleur exemple des populismes européens c'est l'Allemagne en 1933. Après Hindenburg et la crise des années 30, l'Allemagne est à terre, elle cherche à se relever, elle cherche son identité, elle se cherche un leader, quelqu'un qui lui restitue son identité et il y a ce gamin appelé Adolf Hitler qui dit "moi je peux, moi je peux". Et toute l'Allemagne a voté Hitler. Hitler n'a pas volé le pouvoir, il a été élu par son peuple et ensuite il a détruit son peuple. C'est là le danger.

 

*

 

Voici une première contradiction entre le jugement positif de Jorge Mario Bergoglio sur les populismes latino-américains et le jugement négatif du provincial des jésuites du Venezuela dans la "Civiltà Cattolica".

 

Mais il existe une également une autre contradiction, toujours en ce qui concerne la perceptions des populismes latinoaméricains: entre le Bergoglio pape et celui qui en 2007 était l'auteur principal du document de conclusion de la conférence d'Aparecida entre les évêques du continent.

 

Dans ce document auquel le pape François fait souvent référence, on n'évoque qu'une seule fois le populisme latino-américain, dans le paragraphe 74. Et de façon très négative:

 

"Nous prenons acte que les différents processus électoraux représentent un certain progrès démocratique. Toutefois, nous observons avec préoccupation l'avancée rapide de différentes formes de régression autoritaire par la voie démocratique qui aboutissent dans certains dans à des régimes d'orientation néo-populiste. Cela confirme qu'une démocratie purement formelle et fondée sur la transparence des processus électoraux ne suffit pas mais qu'il faut également une démocratie participative et soutenue par la promotion et le respect des droits humains. Une démocratie qui oublierait ces valeurs fondamentales peut rapidement se transformer en dictature et finir par trahir le peuple".

 

*

 

Qui est donc le vrai Bergoglio? Celui d'Aparecida en 2007 ou celui d'aujourd'hui?

 

Il ne fait aucune doute que le fond de sa pensée sur les populismes latino-américains consiste en ce jugement positif, voire enthousiaste qu'il a exprimé dans ses "manifestes politiques" que sont les trois discours-fleuves adressés aux "mouvements populaires" qu'il a invités une première fois à Rome en 2014, une seconde fois en Bolivie à Santa Cruz de la Sierra en 2015 et une troisième fois encore à Rome en 2016:

 

> Bergoglio politique, le mythe du peuple élu.

http://chiesa.espresso.repubblica.it/articolo/1351428

 

Au niveau pratique, cette prédilection du pape François pour les populismes latino-américains se manifeste par la sympathie qu'il a témoignée à de nombreuses reprises à des personnalités comme les frères Castro à Cuba, Evo Morales en Bolivie, Rafael Correa en Équateur, José Mujica en Urugay, tout comme dans sa froideur envers les opposants de Chávez et de Maduro au Venezuela et envers l'actuel président de l'Argentine, le "libéral" Mauricio Macri.

 

Mais il y a également un arrière-plan théorique et théologique qui explique cette préférence.

 

Au cours de quelques interviews, le pape François n'a pas hésiter à définir la notion de peuple comme "une catégorie mystique" et "mythique".

 

A une occasion, il a précisé sa pensée de façon encore plus marquée, c'était lors du discours qu'il a prononcé le 13 novembre 2015 lors d'une conférence des membres de la Fondation Romano Guardini.

 

Guardini, c'est ce philosophe italo-allemand sur lequel Bergoglio a rédigé sa thèse inachevée de doctorat en théologie. Et qui, en tant que pape, lui a inspiré un "concept de peuple" qui cadre parfaitement avec la "théologie du pueblo" de son maître argentin Juan Carlos Scannone.

 

Le peuple, déclarait François dans ce discours à la Fondation Romano Guardini, signifie "le compendium de ce qui dans l’homme est authentique, profond, substantiel". Nous pouvons reconnaître dans le peuple, comme dans un miroir, le « champ de la force de l’action divine ». C'est la raison pour laquelle, a ajouté le pape, j’aime à dire — et j’en suis convaincu — que le « peuple » n’est pas une catégorie logique, c’est une catégorie mystique.

 

Il s'agit de concepts qui volent haut, très haut. Mais Bergoglio est un homme pratique. Et du peuple au populisme, il n'y a pour lui qu'un pas.

 

---

 

P.S. - La divergence décrite ci-dessus entre la pensée de François et celle de "La Civiltà Cattolica" en matière de populisme est la traditionnelle exception qui confirme la règle. Et la règle c'est le lien très étroit entre le pape et la revue.

 

C'est ce lien que ce même François a une nouvelle foi confirmé et renforcé dans le discours qu'il a adressé jeudi 9 février au collège des rédacteurs de "La Civiltà Cattolica" reçus au Vatican à l'occasion de la sortie du numéro 4000 de la revue:

 

"Dans mon travail, je vous vois, je vous suis, je vous accompagne avec affection. Votre revue est souvent sur mon bureau. Et je sais que vous, dans votre travail, vous ne me perdez jamais de vue. Vous avez accompagné fidèlement toutes les étapes importantes de mon pontificat, la publication des encycliques et des exhortations apostoliques en les interprétant fidèlement".

 

On peut donc déduire de cette déclaration que le feu vert à la communion des divorcés-remariés donné par "La Civiltà Cattolica" bien avant que ne soit publiée l'exhortation post-synodale "Amoris Laetitia" était et demeure "une interprétation fidèle" de la pensée du pape:

 

> François se tait, mais un autre jésuite parle pour lui (7.11.2015)

http://chiesa.espresso.repubblica.it/articolo/1351172

 

Dans ce même discours du 9 février, François a en outre déclaré que "depuis déjà longtemps, la Secrétairerie d'Etat envoie 'La Civiltà Cattolica' à toutes les nonciatures du monde" et il s'est félicité pour les nouvelles éditions mensuelles de la revue en espagnol, anglais, français et en coréen. Une façon de plus de propager sa pensée partout avec autorité.

Source: Sandro Magister, théologien et vaticaniste à l'Espresso., 10 février 2017. Traduit avec l'autorisation de l'auteur Diakonos.be

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12 février 2017 7 12 /02 /février /2017 17:25

Devant l'ampleur du désastre et du gouffre entre les citoyens et les institutions libérales, l'oligarchie tendance de gauche, imagine comment se perpétuer au pouvoir et nous sort du chapeau le tirage au sort :

Benoît Hamon et "Conseil citoyen" "ouvert à tous" : l'oligarchie libérale imagine comment se perpétuer avec le tirage au sort

Que faut-il penser d'un "tirage au sort" "ouvert à tous" qui se réalise dans un groupe de "volontaires" ?

 

"Ce sera peut-être l'innovation la plus forte de cette campagne, nous allons constituer un conseil citoyen" ouvert à tous, explique-t-il. En clair, tous les volontaires peuvent postuler pour constituer ce groupe de travail. Le député des Yvelines table sur un millier de personnes intéressées par ce projet. Quarante d’entre elles seront tirées au sort. Leur rôle sera d’évaluer et de juger les propositions de l’équipe de campagne, mais aussi de faire des propositions. "Ma campagne je la souhaite ouverte, horizontale, collaborative", résume-t-il.

 

Les "volontaires" devront-ils faire partie du PS ou l'ouverture ira jusqu'à tout membre de la société civile, même non membre du PS ?

 

Les "volontaires" tirés au sort devront-ils être en phase avec le programme du parti pour se déclarer volontaires ? Qu'en est-il d'une ouverture qui n'est qu'un élargissement au milieu d'une même famille politique ?

 

Quand vous voulez savoir quoi penser d'une grande pétition de principe présentée tel un sésame, prenez  son sens contraire.

 

Le rôle d'"évaluer et de juger les propositions de l’équipe de campagne" pourra-t-il être élargi à la faculté d'évaluer et de sanctionner tout candidat qui n'aura pas rempli son contrat une fois élu ? Le vrai critère qui indiquerait un début de pouvoir du peuple serait la possibilité d'évaluer et de sanctionner à intervalles réguliers et répétés, donc en cours de mandat, l'élu qui ne remplirait pas son contrat. Il y a fort à parier que cette faculté ne verra pas le jour. Ou bien l'on verra les candidats à la candidatures se faire soudainement beaucoup plus rares...

 

Quant au rôle de "faire des propositions", il reste à savoir dans quelle conditions ces propositions seront-elles prises en compte. Selon quels critères ?

 

Que doit-on penser de ce conseil citoyen de tirés au sort ? Cela sera toujours un peu mieux que le système électif dit "représentatif", tel que pratiqué depuis 1791 et qui n'a abouti qu'à la mise en place d'une oligarchie et non d'une démocratie. Il n'en demeure pas moins que dans un tel système, le premier citoyen (ici ce serait Benoît Hamon) continuera de diriger la foule et non d'être dirigé par elle, de la même manière que sous Périclès, celui-ci "contenait la multitude qu'il menait, beaucoup plus qu'elle ne le menait. [...] Ce gouvernement portant le nom de démocratie, en réalité c'était le gouvernement d'un seul homme !" Thucydide, Guerre du Péloponnèse, II, 65.

 

Rappelons toutefois que le tirage au sort version 2017 et le tirage au sort dans la "démocratie" athénienne au Ve siècle avant J.-C. ne sont pas du tout de la même nature. Le premier est passé à la moulinette du libéralisme et des "philosophes" des "Lumières", il s'est débarrassé "de l'idée d'un ordre de la nature voulu par Dieu où chaque être a sa finalité propre", le second respectait un ordre naturel, celui des dieux. Ce qui fait toute la différence entre la démocratie moderne et la démocratie antique.

 

Lire : Les fondements philosophiques de la démocratie moderne (Maxence Hecquard) - La nature totalitaire de la démocratie moderne

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12 février 2017 7 12 /02 /février /2017 12:27

A l'occasion de la sortie de son essai "Le dérèglement moral de l'Occident" (éd. Le Cerf, 2017), le philosophe et docteur en science politique Philippe Bénéton a accordé un entretien au Figaro. Dans cet entretien il s'interroge sur les causes du "dérèglement moral" de l'Occident qu'il lie bien avec la "crise des démocraties modernes", mais il ne parvient pas à établir le lien étroit entre les principes de la démocratie moderne et le dérèglement moral qu'il condamne. Au contraire, il en appelle à trouver un équilibre libéral-conservateur entre liberté et enracinement.

 

Or cette méthode a été essayée plusieurs fois depuis deux siècles, à de multiples reprises, de différentes manières dans des compromis successifs et différents régimes politiques qui tous voulaient précisément concilier libéralisme et christianisme, droits de l'homme de 1789 et ordre moral... Et à chaque fois cela cela n'a pas fonctionné, cela a été improductif et a toujours conduit au même dérèglement moral. C'est qu'il doit y avoir une contradiction entre christianisme et libéralisme politique. Et c'est un peu comme vouloir mélanger l'eau et le vinaigre : assembler deux ensembles disparates, cela ne fonctionne jamais.

 

Voici néanmoins une partie du raisonnement de Philippe Bénéton qui a une valeur pour ce qu'il désigne comme la conséquence de la crise des démocraties libérales que nous traversons : le "dérèglement moral" :

Comment expliquez-vous la crise des démocraties libérales que nous traversons? Est-elle liée à ce que vous appelez «le dérèglement moral de l'Occident»?

 

"Oui, il me semble.

 

[...] [D]'un côté notre modernité tardive se targue d'une libération morale: à chacun ses valeurs, chaque individu est souverain, vive la liberté, à bas le vieil ordre moral! Mais de l'autre, elle entend définir la bonne et la mauvaise manière de vivre et de penser. ... La faute n'a pas disparu, elle s'est déplacée. Désormais, le «Mal» est clairement circonscrit, il se concentre, il se resserre, il est tout entier dans les atteintes à l'égale liberté, c'est-à-dire dans les formes diverses que peuvent prendre les «péchés» de discrimination ou d'intolérance. Plus précisément, le «Mal» s'incarne dans les mots ou les actes convaincus, à tort ou à raison, de racisme, de sexisme, d'élitisme, de xénophobie, d'«homophobie», ou d'une quelconque attitude judgemental ou offensive . Ces nouvelles règles pointent vers une division morale de l'humanité: d'une part les représentants du nouveau monde, les hérauts d'une société ouverte ou avancée, les progressistes, les modernes, les féministes..., d'autre part, les rétrogrades du vieux monde, les partisans d'une société close ou tribale, les tenants du vieil ordre moral, les conservateurs ou ultra-conservateurs, les réactionnaires, les populistes, les xénophobes ou pire encore, bref les amis et les ennemis de l'humanité. Cette vision manichéenne ne joue certes pas en faveur de la liberté."

 

Avec le féminisme, Philippe Bénéton donne un exemple de dérèglement moral causé par le libéralisme sociétal et qui aboutit à l'inverse du but fixé au départ (on pourrait compléter la liste avec les droits de l'homme de 1789 qui aboutissent aujourd'hui au retour à la barbarie. Ndlr.) : "Le féminisme qui milite pour l'égalité des droits est parfaitement raisonnable. Ce qui est en cause est ce féminisme radical qui, en accord avec l'esprit du temps, tend à dépouiller la nature pour remplir la corbeille de la volonté." Lorsque le droit se propose de contester la nature elle-même, il est dans l'erreur et conduit à l'inverse du but qu'il s'était fixé.

 

"Ce féminisme qui nie des réalités qui crèvent les yeux aboutit de facto à des résultats contraires à ses intentions affichées, explique justement le philosophe. Puisque les femmes sont en tout ou presque semblables aux hommes, elles ne méritent nullement des égards particuliers. L'identité fictive entre les sexes lève les scrupules et les coutumes qui bornaient l'esprit prédateur des mâles. La camaraderie sexuelle où le commerce des corps est chose innocente, est présentée comme une libération. En fait, elle satisfait une immémoriale aspiration masculine et elle s'exerce sur un fonds de brutalité."

 

Les libertés individuelles et les droits de l'homme sont-ils suffisants pour résister à la menace islamiste? Philippe Bénéton répond justement que "notre monde occidental est vulnérable en raison de la crise morale qu'a entraînée la nouvelle "morale'. L'un des effets les plus frappants de cette crise est que beaucoup de jeunes gens et aussi d'adultes errent à la recherche de qui ils sont, ou pour parler le langage d'aujourd'hui qu'ils éprouvent une crise d'identité. [...] Mais quel est ce Moi insaisissable? Où s'accrocher quand les rôles traditionnels (de fils, de père, de mari...) ont perdu leur force? À quoi se dévouer, se donner quand tout se vaut? Qu'est-ce qui mérite d'être respecté quand la grossièreté et la vulgarité dégoulinent sur les écrans? Que faut-il opposer aux fanatiques de l'Islam qui dénoncent cet Occident qui n'est que débauche et faiblesse, qui exhibe des corps en rut et ne voit rien qui mérite de risquer sa vie?

 

Questionné sur le point de savoir s'il est "nostalgique" de l'Ancien Régime et du "pouvoir de l'Eglise", l'auteur répond : " voilà une question qui porte sur mes intentions ou mes sentiments et donc qui détourne des seules questions qui importent - l'interprétation proposée est-elle juste ou non? Mais puisque nous sommes entre gens de bonne compagnie, j'ajouterai ceci: je n'ai guère de nostalgie de cette sorte, je me définis comme libéral-conservateur, au sens où Tocqueville l'était. Libéral parce que rallié aux premiers principes modernes (l'égalité de droit, les libertés publiques), conservateur parce que soucieux de préserver au sein du monde moderne l'enracinement, l'attachement, les qualités morales et spirituelles. L'idéal libéral-conservateur est celui-ci: la liberté et de bonnes mœurs. Il y a de quoi faire."

 

Or, libéralisme politique moderne et libéralisme sociétal vont de paire. De sorte qu'il est utopique de vouloir conserver un ordre moral tout en prônant la démocratie moderne. Comme l'a bien montré le philosophe Maxence Hecquard, les fondements philosophiques de la démocratie moderne se débarrassent "de l'idée d'un ordre de la nature voulu par un Premier Moteur intelligent où chaque être a sa finalité propre". Ils ne vont "pas sans effets pervers qui se développent au cours de siècles : individualisme, liberté laissée à la subjectivité de chacun", etc. Et ces fondements philosophiques modernes conduisant au dérèglement moral, les dirigeants en viennent à adopter des lois totalitaires.

La démocratie moderne et le dérèglement moral de l'Occident

Source: Philippe Bénéton : «Le monde occidental ne sait plus qui il est», Par Philippe Bénéton, Le Figaro, Publié le 10/02/2017 à 18:01

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12 février 2017 7 12 /02 /février /2017 07:12
Création : "Dieu vit tout ce qu'il avait fait et voici, cela était très bon" (Genèse 1)

Dieu dit : « Que la lumière soit. » Et la lumière fut.

Genèse 1

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12 février 2017 7 12 /02 /février /2017 07:00
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12 février 2017 7 12 /02 /février /2017 00:00
Saint Félix - Commémoraison des saints martyrs d’Abitène  († 304)

Saturnin, prêtre, avec ses quatre enfants : Saturnin le jeune et Félix, tous deux lecteurs, Marie, vierge consacrée, et le petit Hilarion. Le sénateur Dativus, Félix ; un autre Félix, Émérite et Ampelius, lecteurs. Rogatien, Quintus, Maximien ou Maxime, Telica ou Tazelita, un autre Rogatien, Rogatus, Janvier, Cassien, Victorien, Vincent, Cécilien, Restitute, Prima, Éve, encore un autre Rogatien, Givalius, Rogatus, Pomponia, Secunde, Januaria, Saturnine, Martin, Clautus, Félix le jeune, Marguerite, Major, Honorata, Regiola, Victorin, Peluse, Fauste, Dacien, Matrone, Cécile, Victoire, vierge de Carthage, Berectina, Secunde, Matrone, Januaria. (Martyrologe Romain)

 

Le thème choisi "Sans le dimanche nous ne pouvons pas vivre" nous ramène à l'an 304, lorsque l'empereur Dioclétien interdit aux chrétiens, sous peine de mort, de posséder les Écritures, de se réunir le dimanche pour célébrer l'Eucharistie et de construire des lieux pour leurs assemblées.

 

A Abitène, une petite ville située dans l'actuelle Tunisie, 49 chrétiens furent surpris un dimanche alors que, réunis dans la maison d'Octave Félix, ils célébraient l'Eucharistie, bravant ainsi les interdictions impériales. Arrêtés, ils furent conduits à Carthage pour être interrogés par le Proconsul Anulinus. La réponse, parmi d'autres, qu'un certain Eméritus donna au Proconsul qui lui demandait pourquoi ils avaient transgressé l'ordre sévère de l'empereur, est significative. Il répondit : « Sine dominico non possumus » : sans nous réunir en assemblée le dimanche pour célébrer l'Eucharistie, nous ne pouvons pas vivre.

 

Les forces nous manqueraient pour affronter les difficultés quotidiennes et ne pas succomber. Après d'atroces tortures, ces 49 martyrs d'Abitène furent mis à mort. Ils confirmèrent ainsi leur foi, à travers l'effusion de leur sang. Ils moururent, mais ils vainquirent : nous les rappelons à présent dans la gloire du Christ ressuscité.

 

Les martyrs d'Abitène représentent une expérience sur laquelle nous, chrétiens du XXI siècle, nous devons réfléchir. Pour nous non plus, il n'est pas facile de vivre en chrétiens, même s'il n'y a pas ces interdictions de l'empereur. Mais, d'un point de vue spirituel, le monde dans lequel nous nous trouvons, souvent marqué par une consommation effrénée, par l'indifférence religieuse, par un sécularisme fermé à la transcendance, peut apparaître comme un désert aussi aride que celui « grand et redoutable » (Dt 8, 15) dont nous a parlé la première lecture, tirée du Livre du Deutéronome. [...]

 

« Comment pourrions-nous vivre sans Lui ? ». Nous entendons retentir dans ces paroles de saint Ignace l'affirmation des martyrs d'Abitène : « Sine dominico non possumus ». C'est précisément de là que jaillit notre prière : que nous aussi, chrétiens d'aujourd'hui, retrouvions la conscience de l'importance décisive de la Célébration dominicale et sachions tirer de la participation à l'Eucharistie l'élan nécessaire pour un nouvel engagement dans l'annonce au monde du Christ « notre paix » (Ep 2, 14). Amen ! (1)

 

 

Sources : (1) Homélie du Pape Benoît XVI à Bari pour la Clôture du XXIVe Congrès Eucharistique Italien, Dimanche 29 mai 2005, L'Evangile au quotidien; (2) wikipedia; (3) Nominis; (4) Reflexion chrétienne

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11 février 2017 6 11 /02 /février /2017 00:00
Notre-Dame de Lourdes (1858)

Proclamée Immaculée dans sa Conception le 8 décembre 1854, Marie ne devait pas tarder à montrer combien elle agréait ce nouvel hommage de l'Église. Quatre ans plus tard, en 1858, elle daigna se montre, à dix-huit reprises, du 11 février au 16 juillet, à une petite fille de Lourdes. L'enfant, ignorante et candide, s'appelait Bernadette. La Vierge paraissait dans une grotte sauvage, la grotte de Massabielle. Son visage était gracieux et vermeil ; elle était enveloppée dans les plis d'un long voile blanc ; une ceinture bleue flottait autour d'elle ; sur chacun de ses pieds brillait une rose épanouie. L'enfant regarda longtemps, elle prit son chapelet et le récita pieusement. L'apparition lui demanda de revenir. (1)

 

Grotte de Lourdes La seizième fois, le 25 mars 1858, Bernadette supplia la vision de se faire connaître. Alors, l'être mystérieux, joignant les mains devant sa poitrine, et revêtant une majesté toute divine, disparut en disant : "Que soy era immaculada councepciou" ("Je suis l'Immaculée Conception"). C'était la Sainte Vierge, patronne de l'Église et de la France, qui venait appeler son peuple à la prière et à la pénitence.

 

À partir de cette époque, la ville de Lourdes devenait immortelle. L'apparition triompha de toutes les impiétés et de toutes les persécutions. Des foules immenses sont venues, selon le désir exprimé par l'apparition, saluer la Vierge Immaculée dans sa grotte bénie et dans les splendides sanctuaires érigés à sa demande et en son honneur, sur le flanc de la montagne. De nombreux et éclatants miracles ont récompensé et récompensent toujours la foi des pieux pèlerins ; et chaque jour ce grand mouvement catholique va croissant ; c'est par centaines de milliers, chaque année, que les dévots de Marie affluent, à Lourdes, de toutes les parties du monde.

Notre-Dame de Lourdes (1858)

La mémoire de ces apparitions a été inscrite au calendrier romain en 1907.

Mémoire de Notre-Dame de Lourdes. En 1858, trois ans après la proclamation du dogme de l’Immaculée Conception, une toute jeune fille, sainte Bernadette Soubirous, contempla à plusieurs reprises la Vierge Marie dans la grotte de Massabielle au bord du Gave, près de Lourdes, devenue dès lors un lieu vénéré par des foules innombrables de fidèles. (2)

Notre-Dame de Lourdes (1858)

La piété catholique a multiplié les histoires et les notices de Notre-Dame de Lourdes ; mille et mille cantiques de toutes langues ont été chantés au pied de la grotte bénie ; partout, en France et dans toutes les parties du monde, se sont multipliées les représentations de la grotte de Lourdes et de sa basilique, les images et les statues de la Vierge Immaculée. Les féeriques processions aux flambeaux, les merveilleuses illuminations, les grandioses manifestations qui s'y renouvellent souvent, ont fait de Lourdes comme un coin du Paradis.

Sources : (1); (2); (3)

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10 février 2017 5 10 /02 /février /2017 22:57

Selon le théologien canadien Douglas Farrow, l’Exhortation “Amoris laetitia” ne remet pas seulement en cause l’ordre moral ; elle met aussi en danger les sacrements qui sont les instruments grâce auxquels Dieu nous donne de partager sa vie trinitaire.

 

Lire : Communion pour tous : disparition de l'Eglise

 

Nous ne pouvons pas disposer librement des sacrements parce que, précisément, ils sont les dons de Dieu. Ce n’est donc pas un acte de charité que de modifier les conditions de réception des sacrements, mais plutôt une occasion de sombrer dans l’erreur consistant à confondre le bien et le mal, écrit Farrow.

Les différentes façons d’interpréter “Amoris laetitia” sont une preuve évidente qu’au sein de l’Eglise, beaucoup ne savent plus ce qu’est la vraie nature des sacrements.

 

"Amoris laetitia" ne remet pas seulement en cause l’ordre moral, elle met aussi en danger les sacrements
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10 février 2017 5 10 /02 /février /2017 12:05

Dans un entretien au Remnant Newspaper, Mgr Nicola Bux, Consultant Liturgique au Vatican et Professeur de Théologie précise la notion d'"enfant de Dieu" :

 

"La pensée catholique est en crise: on obscurcit la raison pour laquelle la Parole est devenue chair dans le sein de la Vierge Marie (l'Incarnation Ndlr.) et est morte sur la croix pour sauver les hommes du péché, les appelant dans l'Église qui, comme le dit le Catéchisme (Cf. Compendium 1), est appelé à évangéliser et à baptiser pour que les créatures deviennent enfants de Dieu.

 

Si on a atteint le point d'affirmer que même ceux qui ne sont pas baptisés sont des enfants de Dieu, cela signifie que le baptême n'est pas nécessaire, et donc aussi le catéchuménat et l'initiation sacramentelle chrétienne. En retenant la vérité sur le péché et la grâce, il est conceptualisé une Église 'liquide'... pour la liquider."

 

Puis à la question : "Et à votre avis, quelles seraient les conséquences ultimes de cette situation, si elle n'est pas résolue? Mgr Bux a répondu :



"Il a été dit par un clergé bien plus autoritaire que nous sommes en présence d'un schisme rampant: une pensée non catholique est entrée dans l'Église catholique, pensée qui considère la messe seulement comme un banquet plutôt que comme un sacrifice, Le mariage en tant qu'acte humain et non comme un sacrement indissoluble, parlant du péché et de la grâce comme dépassés aujourd'hui, une pensée prêchant la morale de la miséricorde, indépendamment de la conversion et de la pénitence, etc. N'est-ce pas un moyen de liquider l'Eglise? L'œuvre de l'Église dans le monde est la victoire sur le mal et sur la mort; Nous ne devons pas craindre avant tout ceux qui tuent le corps, mais ceux qui damnent les âmes à la punition éternelle."

 

Source : On Amoris Laetitia: Interview of Vatican Liturgical Consultant and Professor of Theology, Msgr. Nicola Bux Featured, The Remnant Newspaper,Written by Alberto Carosa | Rome Reporter, Monday, February 6, 2017

Tout le monde est-il "enfant de Dieu" ?

NdCR. En obscurcissant la raison pour laquelle la Parole est devenue chair, la "crise" dont parle Mgr Bux sur le baptême, faisant de tous les hommes des "enfants de Dieu", s'attaque au dogme de l'Incarnation du Verbe, comme toutes les grandes hérésies.

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10 février 2017 5 10 /02 /février /2017 12:03

Pourquoi Amoris laetitia ne jouerait-t-elle que dans le cas des adultères ?

“Amoris laetitia” suscite une nouvelle question : pourquoi la conscience personnelle permettant de décider si l’on peu ou non communier ne joue-t-elle que dans le cas des adultères et non des autres péchés ?

En d’autres termes : n’est-il pas temps de se prévaloir d’ “Amoris laetitia” pour supprimer purement et simplement le sacrement du Pardon ? Ce serait incontestablement un grand pas de fait dans la direction des luthériens.

 

Source: Pro liturgia, Actualité du vendredi 10 février 2017

“Amoris laetitia” suscite une nouvelle question : ne joue-t-elle que dans le cas des adultères ?
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10 février 2017 5 10 /02 /février /2017 11:33

Doit-on lire Amoris laetitia du Pape François et ses ambiguïtés à la lumière d'une confidence de Paul VI à Jean Guitton dans laquelle ce Pape déplorait un "très grand trouble en ce moment dans l'Eglise" qui est un "manque" de "cohérence" dans la pensée catholique moderne, répétant  plusieurs fois ce mot de cohérence ?

Jean Guitton et la crise actuelle

 

[...] Voici ce que Paul VI confiait à son ami Jean Guitton: “Il y a un très grand trouble en ce moment dans le monde et dans l’Église, et ce qui est en question, c’est la foi. Il arrive maintenant que je me redise la phrase obscure de Jésus dans l’Évangile de saint Luc : ‘Quand le Fils de l’Homme reviendra, trouvera-t-il encore de la foi sur la terre ?’ Il arrive que paraissent des livres où la foi est diminuée sur des points importants, que l’épiscopat se taise, qu’on ne trouve pas ces livres étranges. Et c’est cela qui, à mes yeux, est étrange. Il m’arrive de relire l’Évangile de la fin des temps et de constater qu’il y a en ce moment certains signes de cette fin. Est-ce que nous sommes proches de la fin ? c’est ce que nous ne saurons jamais. Il faut toujours nous tenir prêts à la fin, mais tout peut durer très longtemps. Ce qui me frappe quand je considère le monde catholique, c’est qu’à l’intérieur du catholicisme une pensée de type non-catholique semble parfois avoir le dessus, et il se peut que cette pensée non catholique à l’intérieur du catholicisme devienne demain la plus forte. Mais elle ne représentera jamais la pensée de l’Église. Il faut que subsiste un petit troupeau, même si c’est un troupeau tout petit”. Il se tait, puis il dit : “Ce qui manque au catholicisme en ce moment, c’est la cohérence”, et il répète plusieurs fois ce mot « cohérence ». Il semble dire: “C’est au Pape qu’il appartient de redresser, de réunir, de rendre cohérent ce qui est incohérent”. Il se tait. »

 

(Jean Guitton, Paul VI secret, pp. 168-169.)

 

Source: Simon Noël OSB

"Il y a un très grand trouble en ce moment dans le monde et dans l’Église, et ce qui est en question, c’est la foi" (Paul VI à Jean Guitton)
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9 février 2017 4 09 /02 /février /2017 16:02
Agneau sans tache, mâle, âgé d'un an (Exode 12.1-28, verset 5)

Agneau sans tache, mâle, âgé d'un an (Exode 12.1-28, verset 5)

Selon la “Civilta Cattolica”, sorte de journal porte-parole du Pape François - on s’oriente doucement mais sûrement vers le mariage des prêtres dans un premier temps et vers la possibilité d’ordonner des femmes dans un second temps.

 

Certes, S. Jean-Paul II avait clairement déclaré que le sacerdoce ne pouvait pas être exercé par des femmes dans la mesure où la prêtrise est un état lié au caractère masculin de la personne humaine et non une simple fonction.

 

Mais la “Civilta Cattolica” précise : “On ne peut pas toujours recourir au passé, comme si seulement dans le passé il y avait des indications de l’Esprit. Aujourd'hui aussi, l’Esprit guide l’Eglise et suggère l’hypothèse courageuse de nouvelles perspectives. [Le pape François est le premier à] “ne pas se limiter à ce qui est déjà connu, mais à plonger dans un champ complexe et pertinent, afin que ce soit l’Esprit qui guide l’Eglise.”

 

Sources:  Sandro Magister, théologien et journaliste à L'Espresso; Pro Liturgia, Actualité du mercredi 8 février 2017; Diakonos.be; Reinformation. tv

Comme les novateurs connaissent à l'avance la résistance qui se fera, ils proposent en plus du mariage des prêtres, l'ordination des femmes, afin que des deux nouveautés on retienne la moins éloignée de la foi. Et ce sera donc le mariage des prêtres qui sortira d'une exhortation finale (pour le moment..). Cette méthode a été employée lors du "Synode sur la famille", où à la demande d'une ouverture pour les personnes divorcées civilement et remariées s'ajouta une demande d'ouverture envers les personnes homosexuelles. Une exhortation finale autoritaire du Pape François est venue proposer la seule ouverture aux divorcés et remariés (Amoris laetitia) alors même que le Synode sur la famille s'était achevé sur un vote majoritaire des évêques contre la Communion aux divorcés et remariés tandis que les revendications homosexualistes disparaissaient complètement du rapport de synthèse final du Synode.

 

L'auteur de l'article de La Civiltà Cattolica" est le P. Giancarlo Pani S.J., vice-directeur jésuite de la revue comme tous les rédacteurs de cette revue. "La Civiltà Cattolica" n'est pas une revue comme les autres. Selon ses statuts, chaque ligne est imprimée sous le contrôle du Saint-Siège. De plus, un lien confidentiel très étroit unit Jorge Mario Bergoglio et le directeur de la revue, le jésuite Antonio Spadaro, auteur sur twitter de la formule 2 + 2 = 5. "La théologie ce n’est pas les #Mathématiques. 2 + 2 en #Theologie peut faire 5. Parce qu’il s’agit de #Dieu et de la vraie #vie des #gens…" (sic).

 

Le P. Pani commence par rappeler que dans Ordinatio Sacerdotalis du 22 mai 1994, S. Jean-Paul II affirmait de manière "définitive" que l’Eglise n’a aucune autorité "pour conférer l’ordination sacerdotale aux femmes", Jésus n'ayant choisi que des hommes pour le ministère sacerdotal. Puis il demande  : "peut-on considérer que l''ordinatio sacerdotalis' fait partie du dépôt de la foi?".  La réponse a été "affirmative", écrit-t-il "et la doctrine a été qualifiée d''infallibiliter proposita', c'est-à-dire qu'elle doit 'être tenue, toujours et partout par tous les fidèles'". Il aborde alors les "difficultés de réception de cette réponse" qui auraient "créé des 'tensions' dans les rapports entre Magistère et Théologie pour des problèmes connexes", et ne tiendrait "pas compte des développements qu'ont connu, au cours du XXIè siècle, la présence et le rôle des femmes dans la famille et dans la société". On commence doucement à basculer dans le domaine de l'émotionnel et de l'irrationnel.

 

"On ne peut pas nier le fait historique de l'exclusion des femmes du sacerdoce à cause de l'"impedimentum sexus", poursuit-il. "Cependant, déjà en 1948 et donc bien avant les contestations des années Soixante, le P. Congar faisait remarquer que l'absence d'un fait ne constituait pas un critère décisif pour pouvoir conclure avec prudence et dans tous les cas que l'Eglise ne peut pas le faire et ne le fera jamais". Après avoir écrit cela, le P. Pani n'est pas gêné de conclure néanmoins que "les positions officielles du Magistère sont claires mais de nombreux catholiques peines à comprendre les 'rationes' de choix qui, plus que des expressions d'autorité, semblent être synonymes d'autoritarisme" (sic). A l'en croire, pendant des siècles, l'Eglise aurait fait preuve d'"autoritarisme" (sic).

 

Anne Dolhein pour le site Reinformation.tv remarque alors justement que : "Sans plaider ouvertement pour l’ordination des femmes, l’article de la Civilta Cattolica emploie un langage chargé : parler d’« autoritarisme » plutôt que de faire référence à tout l’enseignement profondément raisonné de l’Eglise, c’est un signe qui ne trompe pas. De même, le titre de l’article montre clairement la direction où l’on veut aller. Enfin, la remise en cause de l’infaillibilité et des certitudes théologiques montre que le bouleversé va sans doute beaucoup plus loin..." 

 

Le P. Pani ne parle donc pas ouvertement pour l'ordination des femmes. Il faut noter ici que cette méthode consistant à passer du rationnel à l'émotionnel et au non-dit ressemble furieusement à une méthode qualifiée de luciférienne où ce qui se passe est dans le non-dit : "c'est surtout par ce qui n'est pas écrit ou n'est pas dit, que l'action de Lucifer se manifestera" (Serge Abad-Gallardo à propos de la méthode maçonnique).

 

"Il y a aujourd'hui un malaise entre ceux qui ne réussissent pas à comprendre comment l'exclusion de la femme du ministère de l'Eglise peut coexister avec l'affirmation et la valorisation de son égale dignité", précise le P. Pani. Or, l'égale dignité ne signifie pas l'identité des fonctions. Dieu a créé la diversité dans un égal amour, et une égale dignité entre l'homme et la femme, qui n'ont simplement pas les mêmes fonctions. Le Christ, dès le départ, aurait choisi des femmes pour devenir ses prêtres, si telle en avait été sa volonté. Ce qu'il n'a pas fait.

"On ne peut pas sans cesse faire référence au passé comme s'il n'y avait des signes de l'Esprit que dans le passé. Aujourd'hui aussi, le Seigneur conduit l'Eglise et suggère d'adopter courageusement de nouvelles perspectives". Et François en premier "ne se limite pas à ce qu'il connaît déjà mais veut explorer un champ complexe et actuel parce que c'est l'Esprit qui guide l'Eglise", conclut la "Civilità Cattolica", naturellement avec l'imprimatur du pape", observe Sandro Magister, pour L'Espresso.

"L'Esprit" : de quel "esprit" parle-t-on ? L'esprit tout court qui guiderait le Pape dans "un champ complexe et actuel" ressemble à l'esprit de "progrès" et de "révolution", cet esprit de désobéissance aux Commandements, esprit du Serpent d'Adam et Eve qui leur dit : non, vous ne mourrez pas (Genèse III, 5) et les conduisit dans un champ "complexe" et inconnu aux conséquences incommensurables pour l'Humanité (la Chute originelle et entrée de la mort dans la vie humaine). 

 

Prenons l'exemple d'enfants ou de jeunes qui désobéissent à leurs parents, cela peut aussi être se laisser guider dans "un champ complexe et actuel" vers de "nouvelles perspectives", sous la conduite de l'esprit du serpent d'Adam et Eve qui ont décidé de désobéir à Dieu.

 

Rappelons que l'ordination sacrée des femmes est frappée d'excommunication latea sententiae (Décret de la Congrégation pour la Doctrine de la Foi du 19 décembre 2007)

Selon la “Civilta Cattolica”, on s'oriente vers le mariage des prêtres puis vers la possibilité d’ordonner des femmes

Ce sera un agneau sans défaut, mâle, âgé d'un an

Exode 12.1-28) dont le verset 5

Jésus, le Fils du Père, sur la croix sera la réalisation parfaite de cette parole: Agneau de Dieu, mâle et sans défaut enlève le péché du monde. Tout prêtre validement ordonné, incarne Jésus, devient son icône parfaite à son image et à sa ressemblance. Pouvez-vous imaginer une femme incarner "Alexandre", ou un homme incarner "Cléopâtre" dans un film historique ? Cet hermaphrodisme, de même que cette ambivalence ressemble là encore furieusement à ce qui se pratique en franc-maçonnerie.

Les novateurs oublient donc un tout petit peu les références au Christ, de même qu'ils oublient que l'Eglise n'est pas simplement une association humaine, mais est une institution surnaturelle fondée par Dieu et dans laquelle Dieu agit surnaturellement en vue de notre Salut.

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9 février 2017 4 09 /02 /février /2017 00:00
Sainte Apolline, Vierge et Martyre (✝ 249)

Sainte Apolline (ou Apollonie) était d'Alexandrie ; au milieu de la corruption générale, elle y passait pour un modèle de vertu et de modestie chrétienne. Cette héroïque jeune fille ne se contenta pas de consacrer au Seigneur ses premières années, sa jeunesse et son existence entière, elle voulut encore lui offrir le sacrifice de sa vie.

L'an 248, une persécution sanglante éclata dans la cité ; la fureur des païens contre les chrétiens ne connut point de bornes. On pilla les maisons et on exerça contre les personnes les plus horribles violences. Apolline, déjà avancée en âge, loin de prendre la fuite, demeura toujours à Alexandrie, sans craindre la perte de ses biens ni de sa vie, heureuse, au contraire, d'attendre l'occasion de couronner ses vertus par un glorieux martyre.

Un jour, elle fut arrêtée ; les bourreaux se jetèrent sur elle, la frappèrent si rudement avec des cailloux, qu'ils lui rompirent les mâchoires et lui brisèrent les dents ; puis, l'ayant entraînée hors de la ville, ils allumèrent un grand feu, résolus de l'y jeter, si elle ne renonçait pas à Jésus-Christ. La Sainte demanda quelques moments comme pour réfléchir à ce qu'elle devait faire.

Les païens espérèrent un instant qu'elle allait reculer devant l'horrible supplice du feu. Mais Apolline, profitant de cet instant de liberté, s'échappa de leurs mains, et poussée par l'ardeur de l'amour divin qui embrasait son cœur, elle s'élança elle-même impétueusement dans le feu, au grand étonnement de ses bourreaux stupéfaits de voir une fille plus hardie et plus prompte à souffrir la mort qu'eux-mêmes à la lui faire endurer.

Son corps fut bientôt dévoré par les flammes, et son âme généreuse et pure s'envola dans les Cieux, l'an 249 de Notre-Seigneur, le 9 février. L'exemple étonnant de sainte Apolline serait répréhensible si elle avait obéi à la précipitation de la nature ; mais l'Église, en l'admettant au nombre des martyrs, nous oblige à croire qu'elle obéit à l'impulsion de l'Esprit divin.

Sainte Apolline a toujours été regardée par la dévotion populaire comme secourable contre le mal de dents, sans doute à cause du premier supplice qu'elle avait enduré.(1)

C'est S. Denis d'Alexandrie, qui raconte dans une lettre à son ami Fabien, évêque d'Antioche, comment elle fut prise par les païens au cours d'une émeute. (2)

Sources : (1) L'Evangile au quotidien; (2) Nominis

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8 février 2017 3 08 /02 /février /2017 13:56
Serge Abad Gallardo : "Pourquoi j'ai quitté la franc-maçonnerie?"

Ils interviennent dans des décisions importantes sur l'avenir de notre société. Valeurs morales, contraception, dépénalisation de l'avortement, mariage pour tous et aujourd'hui et demain, euthanasie.

En 24 ans, Serge Abad Gallardo a gravi tous les échelons maçonniques du "Droit humain" pour atteindre le grade de "Vénérable Maître". Avec beaucoup de courage, et il en faut, malmené depuis sa sortie de la franc-maçonnerie, dans sa vie privée comme professionnelle, il a écrit deux livres : "J'ai frappé à la porte du Temple" et "Je servais Lucifer sans le savoir". Il témoigne aujourd'hui en invitant les chrétiens, lorsqu'ils parlent avec des francs-maçons qui leur disent qu'ils sont francs-maçons, à "expliquer quel est le chemin qu'ils prennent alors qu'ils pensent en prendre un autre".

Source: https://youtu.be/lvfc6xjL2RU

 

Extrait de la présentation de la video :

 

"Cette organisation, cette mystique du moi humain, qu'on le veuille ou non, reste très secrète. Une forme d'externalisation s'est installée : régulièrement, des articles sont publiés dans les médias, et des noms sont cités, qui souvent nous surprennent ou nous étonnent. Des hommes et des femmes politiques, de droite comme de gauche, présents en nombre dans tous les gouvernements témoignent de leurs actions et, souvent, de leur pouvoir.

 

Ils interviennent dans des décisions importantes sur l'avenir de notre société. Valeurs morales, contraception, dépénalisation de l'avortement, mariage pour tous et aujourd'hui et demain, euthanasie. Quel est donc le rôle des loges dans notre société ? Pourquoi une démarche initiatique, avec ses symboles et ses rituels ? Pourquoi le 'frère' promet-il de ne pas trahir et de révéler ? La franc-maçonnerie qui agit en réseau, est-elle un accélérateur de carrière ? Peut-on enfin être catholique et franc-maçon ?

 

[...] Le nombre de francs-maçons en France est proche de 200.000, frères ou soeurs, répartis en principalement trois obédiences : le 'Grand Orient de France', la 'Grande Loge' et la 'Grande loge nationale française'.

 

De très nombreux francs-maçons occupent des postes clés, comme l'écrit Sophie Coignard, journaliste à l'hebdomadaire Le Point : Police, magistrature, éducation nationale, banques, compagnies d'assurances mutualistes, Edf, etc., mais aussi politiques. Qui ignore à ce jour l'appartenance à la franc-maçonnerie de Gérard Larcher (LR), président du Sénat, Jean-Michel Bayley, ministre, président du Parti radical de gauche, Alain Bauer, ancien 'Grand maître', conseiller pour les questions de sécurité..., Xavier Bertrand, président LR de la région Nord ? La liste est très longue.

 

[...] 'Il pleut': cette phrase codée permet d'obtenir instantanément le silence ou un changement de sujet, lorsqu'un profane comme moi s'approche d'un franc-maçon. Ce soir il ne pleut plus !"

Extraits du discours de Serge Abad Gallardo :

 

« Marie, c'est la Nouvel Eve, c'est celle qui a écrasé la tête du Serpent.

 

Les thèmes qui vont être traités ce soir (dans cette conférence Ndlr.) vont toucher aux relations entre l'Eglise et la franc-maçonnerie, mais surtout les problèmes d'engagement en franc-maçonnerie et de confession de foi. Ils vont toucher aussi à ce que j'appelle l'aspect luciférien de la franc-maçonnerie.

 

Autant j'ai écrit le premier livre "J'ai frappé à la porte du Temple" pour les catholiques surtout, de manière à ce qu'ils connaissent la franc-maçonnerie et sachent exactement de quoi il s'agit, non pas pour les dissuader, moi je ne suis pas là pour convertir les coeurs - seul le Christ convertit les coeurs -, mais de manière à ce que chacun puisse être libre de choisir son chemin. Jésus nous a dit "Je suis le chemin, la vérité et la Vie". La franc-maçonnerie nous dit - je cite de mémoire - monsieur Meley qui était président de l'obédience maçonnique du "Droit humain", et a fait une conférence à Carcassonne intitulée "la franc-maçonnerie est ouverte à tous". Et bien moi j'ose dire que non. Elle est peut-être "ouverte" à tout le monde, mais à ce moment-là cela obligera ce "tout le monde" à laisser derrière soi un certain nombre d'éléments de sa foi. Autant le second livre a été écrit pour les francs-maçons.

Carcassonne : "La franc-maçonnerie est ouverte à tous". Source: http://www.lindependant.fr/2015/02/03/la-franc-maconnerie-est-ouverte-a-tous,1987426.php

Carcassonne : "La franc-maçonnerie est ouverte à tous". Source: http://www.lindependant.fr/2015/02/03/la-franc-maconnerie-est-ouverte-a-tous,1987426.php

[...] Dans ce deuxième ouvrage, il y a environ deux cents citations, qui proviennent soit d'écrits de livres, de déclarations publiques, parfois de ce qu'on appelle des planches (une "planche" est un exposé maçonnique qui est lu lu en loge et discuté en suite), qui démontrent le lien entre la franc-maçonnerie et ce que je pourrais appeler une doctrine luciférienne.

 

Nombre de francs-maçons n'ont pas conscience de cet aspect. Le démon est subtil. "Subtil" est un terme que j'emprunte à l'alchimie. Or, toute une branche de la franc-maçonnerie, notamment celle qui pratique le rite écossais ancien et accepté est très imbibé d'alchimie, mais également d'autres rites. Et l'action du démon est subtile.

 

Il y a trois catégories dans la franc-maçonnerie.

 

La première catégorie que je vais situer peut-être à 15%, ce sont les maçons 'affairistes'. On les trouve dans certaines loges. Je ne veux pas montrer du doigt, mais il est clair qu'au sein même de la franc-maçonnerie, la 'Grande Loge nationale de France' passe pour une loge affairiste. Cela étant la Grande Loge nationale de France est une loge qui n'est pas anticléricale ni anticatholique. Certains de ses membres sont même amis de l'Eglise, au sens qu'ils donnent de l'argent pour que les églises ne s'effondrent pas. Il y a des affairistes dans d'autres loges. Il n'y a pas que la GLNF. Mais on va dire qu'il y a donc quand même une minorité palpable de francs-maçons qui sont affairistes et qui cherchent en franc-maçonnerie à obtenir un pouvoir, politique, financier, professionnel, et une carrière. Et cela marche. La franc-maçonnerie permet un réseau.

 

La deuxième catégorie, ce sont des francs-maçons que l'on va trouver surtout dans des obédiences comme le Grand Orient de France, le Droit humain, où j'étais, la Grand Loge féminine de France, mais essentiellement le Grand Orient. Ce sont des gens qui considèrent que la Révolution française n'a pas décapiter suffisamment de prêtres et de religieuses. Tous ne sont pas comme cela au Grand Orient de France, mais je parle de majorité et de catégories, avec des expressions comme 'à bas la calotte'.  Cette seconde catégorie est importante au sein des obédiences que j'ai citées.

 

La troisième catégorie, qui est également d'importance est constituée de personnes comme j'ai pu l'être, de francs-maçons qui cherchent sincèrement et qui espèrent trouver des réponses.

 

Il est important de savoir que ce qui compte en franc-maçonnerie n'est pas forcément ce qui est dit lors des tenues maçonniques (soirées maçonniques avec un rituel) ni ce qui s'exprime clairement. Le secret maçonnique ressemble à un millefeuille. Et ce qui se dit en franc-maçonnerie se lit entre les lignes et l'action luciférienne de la franc-maçonnerie, même si je cite des francs-maçons qui glorifient Lucifer (il y a des rituels qui glorifient Lucifer, au 'Droit humain', en particulier il y a un rituel qui glorifie Lucifer), et on verra l'ambiguïté assez troublante qu'il y a derrière ce terme de "Lucifer".

 

C'est surtout par ce qui n'est pas écrit ou n'est pas dit, que l'action de Lucifer se manifestera. [On voit ici que la méthode maçonnique est un moyen pour faire apostasier. NdCR.] C'est une action qui va attirer des personnes, des profanes, qui va ensuite les conduire à s'éloigner de la foi, pour ensuite les faire apostasier. [...] Par exemple, à un instant - vous verrez que c'est là que les choses se passent dans ce qui n'est pas dit - le 'Vénérable Maître' frappe un coup de maillet et dit : "Nous ne sommes plus dans le monde profane" (sous-entendu) nous sommes maintenant dans un monde sacré. Or, la différence entre ici et une église, c'est que cette sale n'est pas sacrée. Pour qu'elle le soit, il faudrait qu'un évêque vienne et qu'il la transforme en espace sacré. Et cet évêque, lorsqu'il transformerait cette salle en un espace sacré, à la Gloire de Dieu, lui n'est pas important, c'est l'Esprit Saint qui opère à travers lui. Lui n'est qu'un instrument. Le 'Vénérable Maître' au contraire, sanctifie l'espace et le temps : 'nous ne sommes plus dans le monde profane'. Mais il n'a pas le Saint-Esprit, et il n'est pas mandaté par Dieu. [...] Je précise que les travaux sociaux sont fondés sur la doctrine ésotérique de la maçonnerie. Ce n'est pas moi qui le dit, dans toutes les loges cela se répète.

 

[...] Vous tous qui êtes chrétien, lorsque vous parlez avec des francs-maçons qui vous disent qu'ils sont francs-maçons, essayez de leur expliquer quel est le chemin qu'ils prennent alors qu'ils pensent en prendre un autre.»

 

Première chose, la franc-maçonnerie ne dérive pas directement des confréries de constructeurs de cathédrales (aux XIIe et XIIIe siècles). La franc-maçonnerie ne dérive pas non plus de l'Egypte ancienne. Je parle bien de filiations directes.

 

La franc-maçonnerie a emprunté  : ce n'est pas moi qui le dit non plus, c'est Marie-France Etchegoin dans La Saga des francs-maçons (2009) . La franc-maçonnerie est née au XVIIIe siècle, précisément le 24 juin 1717 à Londres et elle a emprunté divers symboles et divers rituels à un certain nombre de courants que nous verrons par la suite.

 

La franc-maçonnerie essaime ensuite dans toute l'Europe au XVIIIe siècle, voire dans le monde entier aux Etats-Unis, et cela continue aujourd'hui. Il y a par exemple un 'Grand Orient d'Italie', un 'Grand Orient de Belgique', un 'Grand Orient d'Espagne'.

 

La classification des obédiences

 

1. Par importance numérique en France : Le Grand Orient de France, c'est 50 000 membres. La Grande Loge de France 33 000 membres, la Grande Loge nationale de France 30 000 membres, le Droit humain 17 000 membres, la Grande Loge féminine de France 12 000 membres, la Grande Loge traditionnelle et symbolique Opéra, (exclusivement masculine), 3 700 membres et les loges Memphis-misraïm, parce qu'il y en a plusieurs, 2000 membres. Ce qui fait globalement entre 150 et 170 000 francs-maçons en France.

2. Par tendance politique. La plupart des membres du Grand Orient, sont à 80% des gens de tendance socialiste ou similaire; le Droit humain, également, centre, centre-gauche, voire gauche; et la Grande Loge féminine de France.

3. Selon les rituels. Les francs-maçons disent qu'il y a des francs-maçonneries, mais moi je persiste à dire que la franc-maçonnerie ou les francs-maçonneries ont un tronc commun. Et c'est la raison pour laquelle j'utilise le terme de "la franc-maçonnerie". Pour résumer, il y a une franc-maçonnerie divisée en plusieurs obédiences. Et ces obédiences, on va les diviser en deux. Il y a les obédiences déistes et les obédiences athées, voire agnostiques. Elles se distinguent également par le rituel. Vous avez :

 - le "Rite écossais ancien et accepté" qui caractérise le Droit humain, la Grande loge de France et la Grande loge féminine de France. Ce sont des rituels quasiment obligatoires dans ces trois obédiences.

- le "Rite français", au Grand Orient de France essentiellement, même si s'y trouvent d'autres rites, mais il y est très majoritaire.

- le "Rite écossais rectifié", que l'on trouve à la Grande Loge nationale de France, et à la Grande loge traditionnelle et symbolique opéra

- le "Rite Emulation" pour une minorité

- le "Rite Memphis-misraïm"

 

Des portes d'entrée au démon

 

L'Eglise rejette l'ésotérisme et l'occultisme sur le fondement de l'Ancien Testament et des écritures du Nouveau comme constituant des portes d'entrée au démon.

Serge Abad Gallardo : "Pourquoi j'ai quitté la franc-maçonnerie?"

Le Rite écossais ancien et accepté (R.E.A.A.) est un rite de tendance déiste. Il est fondé sur l'hermétisme égyptien, le pythagorisme grec, l'alchimie islamique, la kabbale hébraïque, le gnosticisme chrétien et la chevalerie templière. Cela devrait nous plaire parce que l'on entend "chrétien" : je vous précise alors que le courant gnostique a été condamné par l'Eglise, et notamment par S. Irénée au IIe siècle, et qu'il est considéré comme hérétique. Donc on ne peut pas être gnostique et catholique. Et il y a tout le reste : on ne peut pas être un hermétiste, on ne peut pas non plus être un pythagoricien, c'est-à-dire fonder sa vérité de foi sur l'enseignement de Pythagore ou sur celui d'Hermès Trismégiste et croire dans le Christ ressuscité. Cela n'est pas possible.

 

Le Rite français a des similitudes importantes avec le Rite écossais, mais il s'appuie sur une démarche positiviste et pour le résumer, il considère que la Bible est une série d'allégories, un ensemble de légendes, une mythologie presque, qui peut servir au développement intellectuel et moral de ceux qui pratiquent ce rite. Donc, en tant que chrétien, je ne peux pas aller dans une loge qui considère que la Bible c'est une allégorie. Il y a des allégories dans la Bible, mais il y a la parole de Dieu.

 

Le Rite écossais rectifié est le rite qui va nous intéresser le plus parce qu'il se base sur la tradition chrétienne originelle, nourri des enseignements des Pères de l'Eglise. Donc cela, ca nous plaît, sauf que ce n'est pas le Magistère de l'Eglise, ce n'est pas un enseignement de l'Eglise, c'est une interprétation à partir des écritures des Pères. Cela veut dire que quiconque peut s'intituler interprète de ces écritures. On n'est pas dans la théologie. En admettant même que c'est compatible, la deuxième source de ce rite est l'enseignement de Martinès de Pasqually, qui est un occultiste, un magicien, un hermétiste qui a vécu au XVIIIe siècle, et qui a écrit un ouvrage "Traité de la Réintégration des Êtres", qui développe une doctrine manichéiste, parfaitement gnostique également, puisqu'il sépare la matière et l'esprit et que nous serions aujourd'hui prisonnier de la matière, alors que pour nous chrétiens, et catholiques en particulier, corps et esprit font un, même si l'âme est une troisième entité.

 

C'est un rite déiste.

 

Le Rite Emulation, qui est finalement le rite qui est le plus proche de ce que pourrait recherché un catholique en franc-maçonnerie. Mais néanmoins, même si c'est un rite où il y a peu de planches, c'est un rite qui se dit religieux, qui nécessite également la croyance en Dieu. Or cela pose un problème car cette croyance est une croyance dans le Grand Architecte de l'Univers, et ce rite va accepter par exemple des gens qui croient en Allah, en Yahvé ou en Dieu. Je ne suis pas certain qu'Allah soit le Dieu que je prie, et que le Jésus, "prophète" de la religion musulmane soit le Jésus en lequel je crois. [Le coran, sourate 112 affirme que Dieu n'a pas été engendré et n'a pas de Fils, ce qui contredit totalement notre dogme de l'Incarnation du Verbe fait chair. NdCR.] Donc si le catholique va en loge pour chercher le Christ comme il va à l'église pour chercher le Christ en Croix, il ne peut pas prier Allah : c'est comme s'il priait Allah dans une église.

 

Le rite Memphis-Misraïm est un rite très hermétique fondé sur la doctrine d'un certain Cagliostro, qui s'appelait Joseph Balsamo, était un magicien.

 

Voilà les principaux rites et ils sont tous fondés sur une doctrine hermétique. Et on ne peut pas être chrétien et hermétique. Ou alors on souffre de dichotomie psychologique ou de schizophrénie spirituelle.

La franc-maçonnerie est une religion

 

Il y a des rites, des rituels, des cérémonies, un idéal ou une croyance commune (l'idéal peut être le bonheur de l'Humanité, la croyance cela peut être le Grand Architecte de l'Univers, le Progrès de l'Humanité); il y a des adeptes : Jules Boucher, franc-maçon de référence qui a beaucoup écrit, utilise le terme d'"adepte"; et il y a un lien régulier entre les adeptes.

 

Les constitutions d'Anderson en 1721 parlent de "soumettre les personnes qui entrent en franc-maçonnerie seulement à cette religion que tous les hommes acceptent". Donc ce terme de "religion", il est dans l'article premier de la constitution qui est un des fondements de la franc-maçonnerie.

 

Oswald Wirth, écrivain très connu également. C'est un petit peu comme si on citait S. Irénée ou S. Thomas d'Aquin pour nous : "Reste à savoir si la franc-maçonnerie est oui ou non une religion. Ayons le courage de nous dire religieux, de nous affirmer apôtres d'une religion plus sainte que toutes les autres, propageant la religion de la république. En nous assimilant tous les enseignements de la maçonnerie, nous sommes appelés à exercer chacun en notre sphère, une prêtrise" (sic).

 

Donc des francs-maçons reconnus considèrent la franc-maçonnerie comme une "religion".

 

Les dogmes maçonniques

 

Le dogme de l'a-dogmatisme. La franc-maçonnerie dit qu'elle est adogmatique, et que c'est pour cela qu'elle n'est pas une "religion". Or, le fait de dire que pour prendre le chemin qui mène à la vérité il faut se libérer de tout dogme, vous posez un dogme. Parce que nous catholiques, nous disons, ma vérité c'est le Credo, et tous les dogmes de l'Eglise sont contenus dans le Credo (Virginité mariale, conception virginale, l'Immaculée conception, la Résurrection du Christ, Dieu Notre Père, etc.) Et le fait de dire "j'abandonne tout cela pour chercher la vérité" c'est également un dogme.

Serge Abad Gallardo : "Pourquoi j'ai quitté la franc-maçonnerie?"

Le dogme de la "lumière" maçonnique. La franc-maçonnerie considère que la seule lumière est la lumière maçonnique. Là encore je n'invente pas. Je vous cite le rituel d'initiation :

 

"Pourquoi ce profane demande-t-il à entrer en franc-maçonnerie ?, demande le Vénérable Maître.

 

Réponse du Premier Surveillant : "Parce qu'il est libre et de bonnes moeurs, qu'il cherche la lumière et qu'il est dans les ténèbres".

 

Cela veut dire deux choses. Premièrement, que seule la lumière maçonnique vous enlèverait des "ténèbres" dans lesquelles vous êtes ou vous seriez plongé. Cela s'appelle un dogme, c'est-à-dire que je pense que la "lumière" maçonnique est la seule lumière véritable. [...] Quand je dis cela, je vais ensuite prêter serment, d'obéir aux constitutions et aux règlements. Que fais-je alors ? Je renie mon baptême, puisque la seule lumière que je vais reconnaitre c'est la lumière qui va m'être donnée lorsqu'on m'enlèvera le bandeau. C'est ce que j'explique dans mon deuxième livre. Qu'est-ce que le baptême ? C'est un sacrement par lequel l'Esprit-Saint nous amène la lumière du Christ (et nous donne une protection contre les attaques du démon). Comme le dit Maurice Caillet dans l'une de ses interviews "quelle lumière ai-je besoin de chercher en franc-maçonnerie quand j'ai la lumière du Christ ?"

 

Vous voyez que l'on ne peut pas croire au Christ et à la lumière maçonnique en même temps.

 

Le dogme d'un dieu indéfinissable, protéiforme, multiple. Dire que que Dieu ne s'appelle pas Dieu mais s'appelle le Grand Architecte de l'Univers, c'est un dogme.

 

Le dogme de l'inaccessibilité de la vérité.

Le dogme d'Hiram.

Le dogme de l'identité du microcosme et du marcrocosme.

Le dogme de la relativité (de la vérité ? on ne voit pas le reste de la phrase)

L'incompatibilité doctrinale

Serge Abad Gallardo : "Pourquoi j'ai quitté la franc-maçonnerie?"

Dix ans après la naissance de la franc-maçonnerie, le Pape Clément XII a condamné la franc-maçonnerie en tant qu'institution (Bulle In Eminenti, 1738). Tout le XVIIIe et le XIXe siècles a été émaillé de déclarations semblables. Et le Préfet pour la Doctrine de la foi en 1983, le Cardinal Ratzinger a conclu dans un décret qui a précisé le Code de droit canonique, et je le cite :

 

"On a demandé si le jugement de l’Eglise sur les associations maçonniques était changé, étant donné que dans le nouveau Code de droit canonique il n’en est pas fait mention expresse, comme dans le Code antérieur. [...]
Le jugement négatif de l’Eglise sur les associations maçonniques demeure donc inchangé, parce que leurs principes ont toujours été considérés comme inconciliables avec la doctrine de l’Eglise, et l’inscription à ces associations reste interdite par l’Eglise. Les fidèles qui appartiennent aux associations maçonniques sont en état de péché grave et ne peuvent accéder à la sainte communion." Et " Les autorités ecclésiastiques locales n’ont pas compétence pour se prononcer" sur la compatibilité.

L'influence luciférienne en franc-maçonnerie

 

Le pavé mosaïque. On le voit dans toutes les loges. En général, c'est un rectangle de deux mètres sur trois. C'est un symbole que l'on va retrouver dès le grade d'apprenti, jusqu'au 30e degré, qui est le dernier grade symbolique du "rite écossais ancien et accepté" et ensuite, les 31, 32 et 33 sont des grades administratifs, auxquels je n'ai pas accédé et donc que je ne connais pas.

Serge Abad Gallardo : "Pourquoi j'ai quitté la franc-maçonnerie?"

Saint Augustin figuré dans ses vêtements épiscopaux, tenant à la main soit un livre (il est Père de l'Eglise et Docteur), soit un coeur enflammé, éventuellement percé de flèches, symbole de sa recherche de Dieu brûlante d'amour Cette "mosaïque" est l'expression des deux forces antagonistes qui gèrent le monde et qui ont valeur de divinité [Cf. Voir S. Augustin contre l'hérésie manichéenne]. Lisez Oswald Wirth, que je cite abondamment. Lisez Jules Boucher également, des planches maçonnique sur le "pavé mosaïque" en tapant l''édifice.net' sur internet. Et alors vous verrez que la franc-maçonnerie a une croyance. Il y a un livre qui a été écrit par Richard Dupuis, qui a été "Grand Maître" de la "Grande Loge de France" et qui s'appelle "La Foi d'un franc-maçon". Ils ont une croyance. Et cette croyance est que l'univers est régi par deux puissances également fortes. Cette croyance veut dire que le bien et le mal sont équivalents. Cela veut dire que si le bien et le mal sont équivalents, Dieu n'est pas Tout-Puissant. On est dans la doctrine manichéenne. Et cela veut dire également que le mal peut être utile au bien. Je ne l'invente pas, je le tire de planches que je cite dans mon deuxième ouvrage. Et donc quelque part, le mal est nécessaire à l'humanité. Or, l'enseignement du Christ, et de l'Eglise, ce n'est pas cela. Le Christ nous dit qu'il a vaincu définitivement le monde, il a vaincu le mal, en mourant sur la Croix. Saint Michel, aussi, écrase Satan et l'a vaincu.

 

Donc vous voyez ce pavé mosaïque est important parce qu'il va amener au relativisme, à la dualité, ensuite à l'inversion entre le bien et le mal... Et à une glorification de la transgression. Là non plus je n'invente pas :

 

"Le mal est l'ombre du bien. Il en est inséparable. Donc, le mal est nécessaire à l'humanité comme le sel est indispensable à l'eau des mers. Là aussi, l'harmonie ne peut seulement dériver que de l'équilibre des contraires." (Albert Pike, Morals and Dogma, volume 6, p. 212 et 213) pour les personnes qui auraient des doutes sur la réalité de la citation.

 

Cette inversion des valeurs amènera à la transgression. Je cite une planche maçonnique : "N'a-t-on pas prétendu que le Serpent tentateur était le diable, alors que de tout temps, le Serpent primordial a symbolisé le savoir, la connaissance". Vous voyez, lorsqu'on est catholique, on aurait du mal à dire que le Serpent représente la connaissance. [NdCR. Effectivement, dans notre religion catholique, au contraire, c'est Dieu qui est Connaissance qui nous donne par son Esprit-Saint le don d'intelligence (raison spéculative) et le don de conseil (raison pratique) pour saisir la vérité, ainsi que le don de sagesse et le don de science pour bien juger (Saint Thomas d'Aquin, Somme théologique, Seconde partie, La foi q. 8 et 9). Cf. Les sept dons du Saint-Esprit.]

 

Que fait le Serpent ? Il pousse Eve et Adam à consommer le fruit défendu par Dieu et il dit -comme le fait et le dit la franc-maçonnerie d'ailleurs - Vous serez comme des dieux, connaissant le bien et le mal. Dieu vous a menti. (Genèse III, 5). La franc-maçonnerie dit exactement la même chose que le Serpent de la Genèse. D'où il ressort que la franc-maçonnerie considère que l'homme doit devenir un dieu et dieu lui-même, [en désobéissant aux commandements de Dieu... NdCR.]

 

Cette divinisation de l'individu commence par une glorification personnelle. Cela est précisé au 4e degré des hauts grades, c'est le grade qui s'appelle "maître secret" :

 

- Voici le Rituel. "Êtes-vous Maître secret ?"

- Réponse : "Je m'en glorifie".

 

A contrario, voilà ce que nous dit Saint Paul : " Où est donc le sujet de se glorifier ? Il est exclu... par la loi de la foi" (Romains, III:5) Il poursuit dans Colossiens, chapitre 12, verset 7 : "Et pour que je ne sois pas enflé d'orgueil, il m'a été mis une écharde dans la chair. Un ange de Satan pour me souffleter et m'en empêcher de m'enorgueillir. Trois fois j'ai prié Seigneur de l'éloigner de moi et Il m'a dit: Ma grâce te suffit, car ma puissance s'accomplit dans la faiblesse. Je me glorifierai donc bien plus volontiers de mes faiblesses afin que la puissance du Christ repose sur moi."

Il n'y a pas cela en franc-maçonnerie : la grâce de Dieu n'existe pas, c'est l'autonomie du maître qui s'impose. Je cite de mémoire Oswald Wirth, qui dit : "Un maître maçon ne peut être contesté. Il est libre dans une loge libre".

 

Le signe luciférien du 18e degré des hauts grades de chevalier Rose-Croix. Il y a un signe luciférien. Mais les francs-maçons n'en ont pas conscience.

 

Serge Abad Gallardo : "Pourquoi j'ai quitté la franc-maçonnerie?"

Ce signe est le signe du 18e degré. Voilà ce que dit le rituel maçonnique du 18e degré des Hauts grades "Chevalier Rose Croix" : "le signe du grade s'exécute en élevant la main droite fermée, l'index montrant verticalement le ciel, le contre-signe s'exécute en descendant la main gauche en montrant la terre avec l'index. Signe et contre-signe évoque la maxime hermétique 'Ce qui est en haut est comme ce qui est en bas et ce qui est en bas est comme ce qui est en haut'". On retrouve la dualité du pavé maçonnique. Et là on est au 18e degré quand même, on n'est plus au grade d'apprenti. Le 18e degré, c'est un petit peu au-delà de la moitié des grades.

Et bien le Christ au contraire nous dit, je cite : "Jésus leur dit : 'Vous, c'est d'en bas que vous êtes, moi c'est d'en haut que je suis. Vous, vous êtes de ce monde ; moi, je ne suis pas de ce monde." (Jn 8:23) Alors, encore cela, c'est seulement sur le plan didactique, intellectuel, philosophique. Ce qui est en haut n'est pas comme ce qui est en bas. En bas c'est le diable, en haut c'est Dieu. Cela, c'est de l'iconographie, c'est de la philosophie, et de la doctrine.

 

L'arcane XV du Tarot

Ce personnage (du 18e degré) qui est un signe, vous allez le retrouver dans l'arcane XV du Tarot.

Serge Abad Gallardo : "Pourquoi j'ai quitté la franc-maçonnerie?"

Le Tarot est un langage hermétique qui précise certaines données de la franc-maçonnerie. On le retrouve dans les hauts grades et un certain nombre de choses comme l'astrologie et d'autres sciences dites occultes.

Dans ce signe (l'arcane XV du Tarot) vous voyez que le diable a une main pointée vers le haut et une autre pointée vers le bas. Il a des attributs également masculins et féminins. Et il a une sorte de coiffe avec des cornes. Cette carte s'appelle "le diable".

 

Le Baphomet (dessin d'Eliphas Levi)

Serge Abad Gallardo : "Pourquoi j'ai quitté la franc-maçonnerie?"

Dans le "Baphomet", dessin d'Eliphas Levi (1810-1845) qui est un occultiste de haut niveau, hermétiste et magicien franc-maçon du XIXe siècle, on va avoir la même posture. Sur les bras du diable est écrit "Solve et coagula", qui pointent vers le haut et vers le bas : le haut et le bas sont identiques...

Il a un attribut masculin symbolisé par cette espèce de hampe entourée de serpent et des seins féminins. Il porte le tétragramme sur le front qui est signe maçonnique du second degré du grade de compagnon; des ailes noirs, contraire des ailes blanches des anges; et puis une sorte de poids qu'on retrouvera dans un autre dessin de franc-maçonnerie. Ce dessin ne figure pas dans un livre maçonnique mais dans le livre d'Eliphas Levi, "Traité de la haute magie".

 

Desse Hishtar (dessin Oswald Wirth).

Serge Abad Gallardo : "Pourquoi j'ai quitté la franc-maçonnerie?"

Ce dessin, par contre, figure dans un livre maçonnique qui s'appelle "Le symbolisme occulte de la franc-maçonnerie". Nous voyons le même signe que le Baphomet, la même coiffe avec une sorte de lumière. Il y a un auteur espagnol qui parle ici de satanisme, de la lumière de Lucifer, non pas au sens latin ancien (lucifero) d'ange qui porte la lumière - on sait que Lucifer a chuté -, c'est la lumière du diable. Et vous voyez en bas du dessin l'illustration du pavé maçonnique.

La déesse Ishtar est une déesse sumérienne qui symbolise l'ambivalence, la dualité, et qui a une relation assez proche, par sa soeur, avec les enfers.

En commentaire de ce dessin - je vous le cite de mémoire - Oswald Wirth nous dit que le franc-maçon doit descendre en enfer pour se réaliser.

 

J'ai lu des livres maçonniques qui disent que le Baphomet n'est pas le diable. Or, une statue qui se trouve à Détroit (USA) est intitulée "Statue Eglise de Satan" (Cf. Image ci-dessous). C'est le Baphomet : donc la preuve que oui.

Serge Abad Gallardo : "Pourquoi j'ai quitté la franc-maçonnerie?"

... Je vous rassure, je n'ai pas vu de statue de Baphomet en loge. Mais vous voyez que la philosophie est quand même relativement proche. Mais dans cette statue, c'est le même personnage que dans le dessin d'Eliphas Levi. Et il dit également que ce qui est en haut est comme ce qui est en bas.

 

Lire aussi :  Le Temple Satanique organisait à Détroit une cérémonie de « débauche » pour dévoiler la statue de Baphomet, Reinformation.Tv, 27 juillet 2015 15 h 00 min·

 

Tubalcain. C'est le mot de passe des maîtres. La franc-maçonnerie vous dira que c'est un artisan forgeron. C'est cité dans la Genèse, c'est vrai, sauf que la Genèse précise bien qu'il descend de Caïn, et non pas de Seth, qui est le fils qui est né d'Adam et Eve après la mort d'Abel. Or, un franc-maçon écrit que "Tubalcain est un forgeron, il travaille les métaux et s'inscrit spirituellement comme continuateur de la lignée caïnite." La franc-maçonnerie elle-même, à travers certains membres et de travaux maçonniques, reconnaît que Tubalcain est un arrière-petit fils spirituel de Caïn. Or, c'est spirituellement qu'on est marqué aussi par la faute originelle d'Adam et Eve.

 

 

Serge Abad Gallardo : "Pourquoi j'ai quitté la franc-maçonnerie?"

Et il y a un mot sacré du grade de maître, le mot Bo-Hamon (orthographe incertaine Ndlr.), et la racine hébraïque du mot Bo-Hamon c'est "fils du père". Donc on a un mot de passe Tubalcain et un mot sacré Bo-Hamon qui signifie que lorsqu'on devient maître, on devient le fils du père de Tubalcain. Il est donc assez troublant d'avoir comme référence spirituelle Caïn.

 

Celui qui a formalisé le Rite Ecossais qui est utilisé par la Grande Loge nationale de France, s'appelait Jean-Baptiste Willermoz (1730-1824), et à la fin du XVIIIe siècle, il abandonne le 5 février 1785 mot de passe Tubalcain. Il remplace le nom de Tubalcain par celui de Phaleg, qui dans la Bible est un descendant de Seth. Donc c'est la lignée bienfaitrice, on va dire, de l'humanité, et pas maléfique. Et voilà ce qu'il précise : "Tubalcain est qualifié d'agent diabolique portant les vices charnels. C'est un nom d'abomination. Il n'apprit l'art du travail des métaux et de la maîtrise du feu que par des voies profanatrices et sataniques". Cela n'est pas Serge Abad-Gallardo, ancien franc-maçon, récemment revenu à la foi qui vous le dit, c'est Jean-Baptiste Willermoz, fin XVIIIe, franc-maçon et créateur d'un rite maçonnique.

 

Donc vous voyez, il y a dans la doctrine maçonnique des références qui devraient nous hérisser le poil. Alors, certes si on ne croit ni en Dieu ni au diable, les références sataniques ne gênent pas, sauf que Satan n'est pas un personnage sympathique...

 

Conclusion

 

Je vais terminer en paraphrasant Léon XIII, puisque j'ai prié récemment sur la tombe de Léon XIII : "Quels sont les fruits de la franc-maçonnerie ? ... Certains ont été cités tout à l'heure : le divorce, la contraception, l'avortement, bientôt l'euthanasie.

 

Le texte qui a modifié la santé publique sous le contrôle de Jean Leonetti.(principalement connu pour avoir donné son nom à la loi Leonetti du 22 avril 2005 relative aux droits des malades et à la fin de vie. Ndlr.) comporte des mots que j'avais déjà vus et trouvés dans une planche maçonnique d'une loge du Grand Orient de Caen, en 2004. Et vous avez dans divers écrits qui ont été adressés au Premier ministre de l'époque, les mots de sédation profonde et de sédation en phase terminale dans ces écrits avant même qu'ils n'apparaissent dans le texte.

 

Vous voyez donc que sur les fruits de la franc-maçonnerie, il y a des questions à se poser.

 

En tout état de cause, il me semble que ce qu'il y a de luciférien dans la doctrine maçonnique, c'est que cette doctrine a pour objectif (c'est le Solve et coagula, dissous-reconstruit, ordo ab chao, je détruis et je reconstruis, l'ordre revient après avoir tout détruit..), la destruction de la Création divine, la destruction de l'ordre et de la loi naturelle divine, et le remplacement par une création humaine - si c'est possible -, le remplacement de la morale et de la loi naturelle par une morale et une loi contingente, humaine, fluctuante.

 

Ce que je crains, c'est que quand la loi est simplement humaine, on peut aboutir à des camps de concentration. » (Fin de citation)

 

A une question du public, Serge Abad-Gallardo répond :

 

"Ce sont deux chemins qui sont incompatibles (le chemin de la foi et celui de la franc-maçonnerie. Ndlr.) : je n'aurais pas pu croire, comme je crois au Credo que "l'esprit de l'homme est prisonnier de la matière", selon l'enseignement de Martinès de Pasqually."

 

Note de Christ-Roi. L'incompréhension vis-à-vis de la matière et de la Création était aussi l'hérésie des manichéens que S. Augustin, Docteur de l'Eglise, et ancien manichéen lui-même, affronta et détruisit au IVe siècle. On voit donc, que depuis, c'est toujours la même gnose à l'oeuvre et renouvelée au fil des siècles, qui s'attaque toujours à nous et à la Création.

Serge Abad Gallardo : "Pourquoi j'ai quitté la franc-maçonnerie?"
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8 février 2017 3 08 /02 /février /2017 07:25
Oliver Stone exhorte Washington à déclassifier les documents sur l’Ukraine et la Syrie

Le réalisateur américain Oliver Stone, auteur d’un film sur les événements de l'EuroMaïdan, a exhorté Washington à déclassifier les documents sur la participation américaine dans le conflit en Ukraine ainsi que dans le conflit syrien. Selon lui, c’est en Ukraine que la hache de la guerre froide a été déterrée.

 

« Si j’étais le président [des États-Unis, Donald] Trump, j’aurais déclassifié toutes les informations sur l’Ukraine, et sur la Syrie aussi, mais avant tout sur l’Ukraine, car la guerre froide commence ici » — a déclaré le réalisateur du film « L'Ukraine en feu » (Ukraine on fire en VO) dans un entretien à la chaîne russe « Perviy canal ».

 

M. Stone est persuadé que le monde ignore le vrai état des choses.

 

« Les États-Unis continuent de raconter leurs salades, que la Russie a envahi la Crimée en envoyant ses troupes, qu'elle est présente dans le Donbass et menace l'Ukraine, ce qui n'a aucun sens. Si la Russie voulait envahir l'Ukraine, elle l’aurait déjà fait, mais elle n’en veut pas », a expliqué le réalisateur.

 

Il estime que « l'Ukraine a été l'un des principaux objectifs de la CIA depuis le début de la guerre froide. » Le réalisateur américain est persuadé que le gouvernement ukrainien est responsable de l’escalade récente du conflit dans l'est de l'Ukraine, et compte obtenir plus d'argent de la part Donald Trump.

 

M. Stone a également déclaré que la date de sortie de son film « L'Ukraine en feu» aux États-Unis est encore inconnue. Il est prévu que le film soit présenté au festival de Seattle fin mai. En outre, il a annoncé la préparation d’un nouveau film consacré au président russe Vladimir Poutine.

 

Le film comprendra des fragments de l'interview du chef de l’État russe accordée lors d’une visite à sa résidence.

 

« Je travaille en ce moment sur ce matériel. Je comprends son point de vue », — a déclaré le cinéaste. Il est convaincu que ce film changera le regard des gens sur la situation, ainsi que le film sur l'Ukraine, car « les États-Unis s’apprêtent à entamer une guerre sous de faux prétextes. » Oliver Stone est convaincu que les États-Unis ont besoin de la peur et que cela « nécessite un ennemi, et pas qu’un. »

 

Le documentaire « L’Ukraine en feu » a été montré le 21 novembre sur la chaîne de télévision russe Ren TV. Il a été publié le jour même sur YouTube, avant d’être bloqué dans la foulée.

Source: Sputnik

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Publié par Ingomer - dans Religion
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7 février 2017 2 07 /02 /février /2017 22:49
L'erreur évolutionniste
Philippe Lauria, Le Chaînon manqué, Pourquoi la théorie de l'évolution est une croyance, éd. Tatamis, 2015

Philippe Lauria, Le Chaînon manqué, Pourquoi la théorie de l'évolution est une croyance, éd. Tatamis, 2015

Qu'est-ce que l'évolutionnisme ? Une simple conception du monde, une philosophie de la nature actuellement dépassée. Existe-t-il une alternative sérieuse à l'explication des origines de l'homme ?
Comment récuser la transformation des espèces ? Et le Big bang ? Et la génétique ? Et les dinosaures ?
Comment croire en l'existence d'Adam et Eve ou à l'Arche de Noé ?
Va-t-on abandonner la science pour revenir à des mythes ?! Cet essai rappelle les graves limites du darwinisme et les raisons sérieuses en faveur de la création.
En effet, les recherches en astrophysique, en géologie ou en paléontologie amènent à rejeter, tant la lecture littéraliste que la lecture moderniste de la Bible.
Après la lecture de ce livre, on se reconnaîtra peut-être créationniste sans passer pour un demeuré.  


L'auteur : docteur en philosophie, auditeur de l'Institut des Hautes études de Défense Nationale (IHEDN), est aussi l'auteur de Cantor et le transfini, mathématique et ontologie, L'Harmattan, 2004 ; Christ-Roi, politique et religion, Cep, 2006 ; Le Dieu caché, Michel Onfray éclairé par Blaise Pascal, Cep 2006 et La religion sans épines (éd. Tatamis, 2014).

 

Source: Présentation du livre sur Chiré.fr

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Publié par Ingomer - dans Sciences
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7 février 2017 2 07 /02 /février /2017 13:41
Deux poids deux mesures de Bfmtv sur le "catholique" François Fillon

La video :

Dimanche soir 5 février, dans un débat sur Bfmtv intitulé "Fillon peut-il tenir?", le journaliste Alexis Lacroix (à propos du "catholique" François Fillon, de l'affaire Penelope Gate et de "sondages qui dévissent") a tenus ces propos :

 

"C’est un catholique donc il n’aime pas, il y a un rapport à la vérité qui est un peu, si vous voulez, troublé, je dirais pas qu’il est dans le mensonge mais le catholicisme ne privilégie pas la vérité ; en revanche ce qu’on lui demande, c’est d’être un peu protestant".

 

Ces propos laissent entendre que le "catholique" Fillon est par nature programmé pour le mensonge parce que "le catholicisme ne privilégie pas la vérité" (sic).

 

Remplacez le mot "catholique" par "juif", "catholicisme" par judaïsme, puis invitez le "juif" à être catholique, cela donne : 

 

"C’est un 'juif' donc il n’aime pas, y a un rapport à la vérité qui est un peu, si vous voulez, troublé, je dirais pas qu’il est dans le mensonge mais le 'judaïsme' ne privilégie pas la vérité ; en revanche ce qu’on lui demande, c’est d’être un peu 'catholique".

 

Que se serait-il passé sur le plateau télé et dans les médias si ces propos avaient été tenus envers une personnalité politique de confession juive ? Imaginez-vous le scandale immédiat, les appels incessants à repentance et à excuses, le battage médiatique..., les pleurnicheries pendant des mois ? Deux poids deux mesures ?

 

Bien qu'il ne soit pas catholique, sur Twitter, un certain Mourad a signalé les propos d’Alexis Lacroix, des propos qui insultent tous les catholiques, selon lui :

 

 

Notre Seigneur nous avait prévenu : "Vous serez haïs de tous à cause de mon nom" (Mc, 13:13); "Heureux êtes-vous lorsque les hommes vous haïssent,... qu'ils insultent et proscrivent votre nom comme infâme, à cause du Fils de l'homme" (Lc 6:22). Tout cela était écrit et nous ne devons pas nous en étonner davantage.

 

Quoiqu'il en soit, les propos d'Alexis Lacroix passent sur BFMTV sans qu’un autre intervenant ne vienne corriger celui-ci.

 

Dans l'article "Rédacteur de la LICRA et directeur de L’Express, Alexis Lacroix insulte les catholiques sur le plateau de BFM TV", le site Medias Presse Info a fait une recherche pour savoir "qui est Alexis Lacroix" :

Deux poids deux mesures de Bfmtv sur le "catholique" François Fillon

Jusqu’il y a peu directeur-adjoint de la rédaction de Marianne, Alexis Lacroix – parfois conférencier pour le Grand Orient de France – est devenu en novembre 2016 le directeur délégué de la rédaction de L’Express.

Alexis Lacroix est également chroniqueur sur RCJ, radio du Fonds social juif unifié.

Alexis Lacroix est aussi co-fondateur, avec Bernard-Henri Lévy, des Séminaires de La Règle du Jeu où il a par exemple accueilli Caroline Fourest.

Alexis Lacroix est par ailleurs collaborateur régulier de L’Arche, « revue du judaïsme français ».

Alexis Lacroix est enfin membre du comité de rédaction de la revue Le Droit de Vivre éditée par la LICRA.

Que n’aurait-on entendu cette même LICRA si quelqu’un avait prononcé les mêmes propos qu’Alexis Lacroix en remplaçant les mots catholique et catholicisme par juif et judaïsme

Deux poids deux mesures de Bfmtv sur le "catholique" François Fillon
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