Overblog Suivre ce blog
Administration Créer mon blog
7 juin 2017 3 07 /06 /juin /2017 00:00
Saint Gilbert de Neuffontaines (✝ 1152)

Né en Auvergne, il est très tôt envoyé à la cour du roi Louis VI le Gros.

Il participa à la seconde croisade prêchée par saint Bernard à Vézelay, et s'y battit vaillamment, même s'il ressentit très vite le besoin de servir son Dieu d'une manière moins meurtrière.

A son retour en France, il donna une partie de son immense fortune aux pauvres et construisit un monastère. Il arriva à convaincre sa femme et sa fille d'entrer en religion comme lui souhaitait le faire. Il entra dans l'Ordre des Prémontrés de Saint Norbert.

Fidèle au charisme de saint Norbert, il construisit un hôpital qui devint rapidement célèbre par les miracles que Gilbert y accomplissait.

Il fut ensuite envoyé dans l'Allier pour être le supérieur de l'abbaye de Neuffontaines. Celle-ci prit son nom quelques temps après sa mort.

Pénitent et charitable, il attira une foule de malades et de pécheurs, désireux de soulager leurs maux physiques et spirituels. On lui amenait de tous côtés des enfants gravement malades. Il leur imposait les mains et les rendait guéris à leurs parents. Epuisé par la pénitence et le labeur, il mourut le 5 juin 1152. Selon ses vœux, on l’enterra dans le cimetière des pauvres de l’abbaye. Comme saint Gilbert bénéficiait d’une grande dévotion populaire et à la suite de nombreux miracles, Jean Lepaige, procureur de l‘Ordre, encouragea la recherche des restes mortels du fondateur. Les ossements furent retrouvés le 26 octobre 1645. La fête de saint Gilbert rappelle la date de cette translation. En 1791, pendant le tumulte de la Révolution française, les reliques furent transférées dans l’église Sint-Didier, pour les mettre à l’abri. On ne les a jamais retrouvées. Le pape Benoît XIII reconnut son culte le 22 janvier/8 mars 1728.

 

Sources : (1), (2), (3)

Repost 0
Publié par Ingomer - dans Saints du jour
commenter cet article
6 juin 2017 2 06 /06 /juin /2017 00:00
Saint Norbert, archevêque de Magdebourg (1080-1134)

Né en 1080, près de Cologne (Allemagne), Norbert fut engagé dès son jeune âge dans la cléricature; mais il fréquentait plus la cour que l'Église et reculait devant les Ordres sacrés, afin de suivre la voie des plaisirs. 

Il avait déjà trente-trois ans, quand, traversant à cheval une belle prairie, accompagné d'un seul serviteur, il fut assailli par une soudaine et horrible tempête. La scène de saint Paul sur le chemin de Damas se renouvela; car Norbert entendit une voix céleste lui dire: "Pourquoi me fuis-tu? Je te destinais à édifier mon Église, et tu scandalises mon peuple." En même temps, la foudre éclate et le renverse par terre, où il demeure évanoui pendant une heure entière. Quand il eut recouvré ses sens, il dit à Dieu: "Seigneur, que demandez-vous de moi?" Et la réponse à sa question lui fit comprendre qu'il devait quitter le monde et vivre dans la pénitence. 

La conversion fut immédiate et complète, et bientôt l'on put voir, non sans étonnement, le brillant gentilhomme échanger ses riches vêtements contre la bure du moine. Il se prépara pendant quarante jours, dans un monastère, à offrir pour la première fois le Saint Sacrifice de la Messe. 

Norbert obtint du Pape les pouvoirs de missionnaire apostolique et commença à prêcher la pénitence. Ses œuvres étaient plus éloquentes encore que sa prédication: il marchait nu-pieds, même en plein hiver, au milieu de la neige, n'avait pour vêtement qu'un rude cilice en forme de tunique et un manteau de pénitent; il observait perpétuellement le carême selon la rigueur des premiers siècles, et y ajoutait de ne manger presque point de poisson et de ne boire du vin que très rarement: on eût dit un nouveau Jean-Baptiste, par son zèle et ses austérités. 

Cependant Dieu réservait à Norbert la gloire de fonder l'Ordre des Prémontrés, ainsi nommé parce que le Saint avait eu révélation du lieu où il devait l'établir. Saint Augustin lui ayant apparu, une Règle d'or à la main, il comprit qu'il devait adopter pour son Ordre la règle de ce grand docteur. Il fut lui-même la règle vivante de ses frères. 

 

Ordres-des-Premontres.png

Armoiries de l'Ordre des Prémontrés. Blason d'azur, semé de fleurs de lys d'or, à deux crosses du même passées en sautoir brochant sur le tout. Le semis de fleurs de lys d'or est une concession faite par le roi Saint Louis. (Source: X. Barbier de Montault, prélat de la Maison de Sa Sainteté, Annuaire du Conseil Héraldique de France, 3e année, 1890.)

 

En 1126, se réalisa une vision que sa mère avait eue avant sa naissance: Norbert fut obligé d'accepter l'archevêché de Magdebourg (Allemagne), et il eut désormais outre le souci de son Ordre, le soin de son diocèse, où son apostolat fut traversé par de grandes persécutions et couronné d'abondants fruits de salut. Rien du reste, n'avait changé dans sa vie, et jusqu'à sa mort il mena dans son palais la vie d'un moine dans sa cellule.

 

Saint-Norbert--Archeveque--Fondateur-de-l-Ordre-des-Premo.jpg

Saint Norbert, Archevêque, Fondateur de l'Ordre des Prémontrés (1080-1134), vitrail dans la Basilique Notre-Dame d'Afrique à Alger.

 

 

Sources: (1), (2), (3)

Repost 0
Publié par Ingomer - dans Saints du jour
commenter cet article
4 juin 2017 7 04 /06 /juin /2017 00:00

Et moi, je prierai le Père, et il vous donnera un autre Consolateur, pour qu'il demeure toujours avec vous; C'est l'Esprit de vérité, que le monde ne peut recevoir, parce qu'il ne le voit point et ne le connaît point: mais vous, vous le connaissez, parce qu'il demeure au milieu de vous; et il sera en vous.

Évangile de Jésus-Christ selon saint Jean 14, 16-17

Vitrail moderne représentant la Pentecôte

Vitrail moderne représentant la Pentecôte

La Pentecôte correspond à l'envoi de l'Esprit-Saint aux Apôtres réunis au Cénacle de Jérusalem, dix jours après l'Ascension de Notre Seigneur, et donc cinquante jours après sa résurrection (Pâques).

Le Cénacle est le lieu de l'effusion de l'Esprit lors de la Pentecôte, quand "apparurent comme des langues de feu qui se posèrent sur chacun d'eux"  (Ac 2:2-3C'est au Cénacle qu'eut lieu le premier concile, dit "concile de Jérusalem" (Ac 15:4-19)

Le Cénacle est aussi le nom de la pièce où Notre Seigneur institua le sacrement de l'Eucharistie (la sainte Cène), le Jeudi saint, la veille de sa Passion.

pentecote.jpg

Sur cette gravure, en haut de l'image, on remarque des triangles entremêlés, tête en haut ou tête en bas. Les triangles tête en bas ont à leur base deux points, ce qui dans les Ecritures correspond à l'envoi de l'Esprit-Saint par les deux autres personnes de la Sainte Trinité : le Père et le Fils qui ne font qu'UN, et dans les triangles têtes dirigées vers le haut, l'assemblée de Dieu, qui sur terre est en perpétuelle recherche de Dieu et donc en relation permanente avec le Créateur par la grâce de l'Esprit-Saint.

 

Et quand ils furent entrés, ils montèrent à la chambre haute où ils se tenaient: Pierre et Jean, Jacques et André, Philippe et Thomas, Barthélemy et Matthieu, Jacques (fils) d'Alphée, et Simon le Zélote, et Jude (frère) de Jacques. Tous ceux-là, d'un même coeur, persévéraient dans la prière avec des femmes et Marie, la mère de Jésus, et avec ses frères.

Actes des Apôtres 1, 13-14

C'était après la mort de Jésus, le soir du premier jour de la semaine. Les disciples avaient verrouillé les portes du lieu où ils étaient, car ils avaient peur des Juifs. Jésus vint, et il était là au milieu d'eux. Il leur dit : "La paix soit avec vous !"Après cette parole, il leur montra ses mains et son côté. Les disciples furent remplis de joie en voyant le Seigneur.Jésus leur dit de nouveau : "La paix soit avec vous ! De même que le Père m'a envoyé, moi aussi, je vous envoie."Ayant ainsi parlé, il répandit sur eux son souffle et il leur dit : "Recevez l'Esprit Saint.Tout homme à qui vous remettrez ses péchés, ils lui seront remis ; tout homme à qui vous maintiendrez ses péchés, ils lui seront maintenus."

Évangile de Jésus-Christ selon saint Jean 20,19-23

"Suivant deux illustres Pères de l'Église orientale, saint Hésychius, patriarche de Jérusalem, et saint Proclus, patriarche de Constantinople, le Saint-Esprit descendit au moment même où saint Pierre célébrait, au milieu des disciples, l'auguste sacrifice de la messe." (Mgr Gaume, Traité du Saint-Esprit, 1865, troisième édition, Gaume et Cie Editeurs, 3 rue de l'Abbaye, tome II, Paris 1890, p. 192).

La Cène, Fra Angelico, 1452

La Cène, Fra Angelico, 1452

"La vie communautaire et la vie de prière étaient ordonnées à l’annonce de l’Evangile. C’est exactement ce qui a été vécu par les premiers chrétiens dans ce temps entre Ascension et Pentecôte : sur ordre de Jésus, les disciples font communauté, écoutent la Parole, reçoivent l’Esprit, et deviennent messagers de la Bonne Nouvelle. Vivre au Cénacle c'est vivre avec Ma­rie, c'est se laisser comme elle conduire par l'Esprit pour communiquer le Christ aux autres." (Congrégation Notre Dame du Cénacle, n° 37)

C'est comme une précieuse indication : pas de Pentecôte sans cénacle. En un mot, l'Esprit est donné à des êtres qui, déjà, essayent de vivre en communion, unis dans leur diversité et surtout persévérants dans la prière avec Marie, la Mère de Jésus.  (Cathedrale du Puy)

Au cours de la prière au Cénacle, dans une attitude de profonde communion avec les Apôtres, quelques femmes et les « frères » de Jésus, la Mère du Seigneur invoque le don de l'Esprit pour elle-même et pour la communauté.

Marie désire une effusion de l'Esprit en vue de sa propre fécondité spirituelle.

Il était bon que la première effusion de l'Esprit sur elle, qui avait eu lieu en vue de sa maternité divine, fût renouvelée et renforcée. En effet, au pied de la Croix, une nouvelle maternité avait été confiée à Marie, qui concernait les disciples de Jésus. Cette mission exigeait précisément un renouvellement du don de l'Esprit. La Vierge le désirait donc, en vue de la fécondité de sa maternité spirituelle.

Alors qu'au moment de l'Incarnation l'Esprit était descendu sur elle en tant que personne appelée à participer dignement au grand mystère, maintenant tout s'accomplit en fonction de l'Église, dont Marie est appelée à être la figure, le modèle et la mère.

Marie désire une effusion de l'Esprit sur les disciples et sur le monde.

Dans l'Église et pour l'Église, la Vierge, se souvenant de la promesse de Jésus, attend la Pentecôte et implore pour tous la multiplicité des dons, selon la personnalité et la mission de chacun.

Dans la communauté chrétienne, la prière de Marie revêt une signification particulière : elle favorise l'avènement de l'Esprit en sollicitant son action dans le cœur des disciples et dans le monde.

Tout comme, lors de l'Incarnation, l'Esprit avait formé en son sein virginal le corps physique du Christ, de même, au Cénacle, le même Esprit descend pour animer son Corps mystique.

La Pentecôte est donc aussi le fruit de l'incessante prière de la Vierge, que le Paraclet accepte avec une faveur toute particulière parce qu'elle est l'expression de son amour maternel à l'égard des disciples du Seigneur. En contemplant la puissante intercession de Marie qui attend l'Esprit Saint, les chrétiens de tous les temps, dans leur long et difficile cheminement vers le salut, recourent souvent à son intercession pour recevoir avec plus d'abondance les dons du Paraclet.

Répondant à la prière de Marie et de la communauté rassemblée au Cénacle le jour de la Pentecôte, l'Esprit Saint comble la Vierge et ceux qui sont présents de la plénitude de ses dons, opérant en eux une profonde transformation en vue de la diffusion de la Bonne Nouvelle.
À la Mère du Christ et aux disciples, sont donnés une force nouvelle et un dynamisme apostolique nouveau, pour la croissance de l'Église.
Éclairée et conduite par l'Esprit, elle a exercé une influence profonde sur la communauté des disciples du Seigneur
En particulier, l'effusion de l'Esprit conduit Marie à exercer sa maternité spirituelle d'une manière singulière, par sa présence toute imprégnée de charité et par le témoignage de sa foi. Dans l'Église naissante, elle transmet aux disciples, comme un trésor inestimable, ses souvenirs sur l'Incarnation, l'enfance, la vie cachée et la mission de son divin Fils, contribuant à le faire connaître et à affermir la foi des croyants.

Nous ne disposons d'aucune information sur l'activité de Marie dans l'Église primitive, mais il est permis de supposer que, même après la Pentecôte, elle a continué à vivre une existence cachée et discrète, attentive et efficace.

Éclairée et conduite par l'Esprit, elle a exercé une influence profonde sur la communauté des disciples du Seigneur.

(Extraits de l'Audience de Jean-Paul II du 28 mai 1997)

Le Veni Creator Spiritus est une hymne composée au IXe siècle, considérée comme la plus célèbre de toutes les hymnes grégoriennes, elle signifie Viens Saint Esprit Créateur et commémore la Pentecôte.
Cette hymne fut entonnée par Sainte Jeanne D'Arc et son armée lorsque la Pucelle de Domrémy, menait ses soldats vers une de ses plus grandes victoires sur les Anglais (à Patay notamment où il y eu au minimum 2000 anglais de morts et 3 -trois- côté Français seulement!).
 
Veni, creator Spiritus,
Mentes tuorum visita,
Imple superna gratia
Quae tu creasti pectora.
Qui diceris Paraclitus,
Altissimi donum Dei,
Fons vivus, ignis, caritas
Et spiritalis unctio.
Tu septiformis munere,
Digitus paternae dexterae,
Tu rite promissum Patris,
Sermone ditans guttura.
Accende lumen sensibus,
Infunde amorem cordibus,
Infirma nostri corporis
Virtute firmans perpeti.
Hostem repellas longius
Pacemque dones protinus;
Ductore sic te praevio
Vitemus omne noxium.
Per te sciamus da Patrem,
Noscamus atque Filium;
Teque utriusque Spiritum
Credamus omni tempore.
Deo Patri sit gloria,
Et Filio, qui a mortuis
Surrexit, ac Paraclito
In saeculorum saecula.
Amen.
Viens, Esprit Créateur,
Visite la pensée de tes fidèles,
Emplis de la grâce d'En-Haut
Les cœurs que tu as créés.
Toi qu'on nomme le Consolateur,
Le don du Dieu très-Haut,
La source vivante, le Feu, la Charité,
L'Onction spirituelle.
Tu es l'Esprit à la septuple forme,
Le doigt de la droite du Père,
Tu es sa solennelle promesse,
Enrichissant notre gorge par la parole.
Fais jaillir la lumière dans notre intelligence,
Répands l'amour dans notre coeur,
Soutiens la faiblesse de notre corps
Par ton éternelle vigueur !
Repousse au loin l'Ennemi,
Donne-nous la paix sans délai ;
Que sous ta conduite qui nous ouvre la voie,
nous évitions toute nuisance.
Fais que par toi nous connaissions le Père
Et découvrions le Fils,
Et qu'en toi, leur commun Esprit,
Nous croyions en tout temps.
Gloire soit à Dieu le Père,
Au Fils ressuscité des morts,
À l'Esprit Saint Consolateur,
Dans les siècles des siècles.
Amen.
Repost 0
Publié par Ingomer - dans Saints du jour
commenter cet article
2 juin 2017 5 02 /06 /juin /2017 00:00
Sainte Blandine martyr, gouache, fin XIXe siècle, anonyme

Sainte Blandine martyr, gouache, fin XIXe siècle, anonyme

Le martyre de sainte Blandine (en 177 ap.J-C) livrée aux lions, et des autres chrétiens de Lyon et de Vienne, fut décrit par des témoins oculaires qui écrivirent une lettre à l'Eglise de Phrygie et d'Asie. Celle-ci fut retranscrite par Eusèbe (265-340) dans son Histoire ecclésiastique.

Saint Pothin fut le premier évêque de Lyon. Il venait de l'Asie, avait été formé à l'école de saint Polycarpe, évêque de Smyrne, et envoyé par lui dans les Gaules.

Après avoir gagné un grand nombre d'âmes à Jésus-Christ, Pothin fut arrêté à Lyon sous le règne de Marc-Aurèle. Il était âgé de quatre-vingt-dix ans, faible et tout infirme; son zèle et le désir du martyre soutenaient ses forces et son courage. Conduit au tribunal au milieu des injures de la populace païenne, il fut interrogé par le gouverneur, qui lui demanda quel était le Dieu des chrétiens: "Vous le connaîtrez si vous en êtes digne," répondit l'évêque. A ces mots, la multitude furieuse se précipite contre lui; ceux qui étaient plus près le frappèrent à coups de pieds et à coups de poings, sans aucun respect pour son âge. Le vieillard conservait à peine un souffle de vie quand il fut jeté en prison, avec de nombreux chrétiens dont Sainte Blandine. Là, il expira peu après, roué de coups.

 

Le récit du martyre des compagnons de saint Pothin est une des plus belles pages de l'histoire de l'Église des premiers siècles. Le diacre Sanctus supporta sans faiblir toutes les tortures, au point que son corps était devenu un amas informe d'os et de membres broyés et de chairs calcinées; au bout de quelques jours, miraculeusement guéri, il se trouva fort pour de nouveaux supplices. Il ne voulait dire à ses bourreaux ni son nom, ni sa patrie, ni sa condition; à toutes les interrogations il répondait: "Je suis chrétien!" Ce titre était tout pour lui; livré enfin aux bêtes, il fut égorgé dans l'amphithéâtre.

Maturus eut à endurer les mêmes supplices que le saint diacre; il subit les verges, la chaise de fer rougie au feu, et fut enfin dévoré par les bêtes féroces.

Le médecin Alexandre, qui, dans la foule des spectateurs, soutenait du geste le courage des martyrs, fut saisi et livré aux supplices.


Attale, pendant qu'on le grillait sur une chaise de fer, vengeait les chrétiens des odieuses imputations dont on les chargeait indignement: "Ce ne sont pas, disait-il, les chrétiens qui mangent les hommes, c'est vous; quand à nous, nous évitons tout ce qui est mal." On lui demanda comment S'appelait Dieu: "Dieu, dit-il, n'a pas de nom comme nous autres mortels."

Il restait encore le jeune Ponticus, âgé de quinze ans, et l'esclave Blandine, qui avaient été témoins de la mort cruelle de leurs frères; Ponticus alla le premier rejoindre les martyrs qui l'avaient devancé; Blandine, rayonnante de joie, fut torturée avec une cruauté particulière, puis livrée à un taureau, qui la lança plusieurs fois dans les airs; enfin elle eut la tête tranchée.


Torturée sans relâche, Blandine se contenta de dire à ses bourreaux que les chrétiens ne faisaient aucun mal. Envoyée dans l'arène avec ses compagnons, elle les exhortait à garder leur foi malgré les supplices.

 

   

Dernières prières des martyrs chrétiens, peinture de J.L. Gérôme, 1875-1885, Walters Art Gallery, Baltimore

 

"Blandine,  Sanctus, Maturus et Attale furent conduits à l'amphithéâtre. Blandine fut attachée à un poteau, exposée aux bêtes féroces lâchées dans l'amphithéâtre. Les autres chrétiens, dans leur supplice, l'entendaient prier à haute voix. Il leur semblait voir, en regardant leur sœur, celui qui a été crucifié pour nous. Celui qui souffre pour le Dieu vivant ne fait qu'un avec le Christ. Aucune bête n'attaqua Blandine. A la fin de la journée on égorgea Maturus et Sanctus, qui survivaient à peine à leurs blessures et on remit Blandine en prison.   

 

Blandine fut finalement mise dans un filet et jeté à un taureau sauvage. Blandine fut bien des fois projetée en l'air par les cornes de l'animal, mais on aurait dit qu'elle ne se rendait compte de rien. Elle ne pensait qu'à Jésus Christ. N'étant toujours pas morte, les romains décidèrent de l'achever à l'épée. Les païens eux-mêmes reconnaissaient que jamais une femme n'avait enduré de telles souffrances.

 

Le Pape Jean-Paul II lors de son voyage apostolique en 1986 à Lyon déclara : " Ils n'ont pas voulu renier Celui qui leur avait communiqué sa vie et les avait appelés à être ses témoins.
Nous savons qu' ils sont nombreux aujourd' hui encore, et dans toutes les parties du monde, ceux qui subissent les outrages, le bannissement et même la torture à cause de leur fidélité à la Foi chrétienne.
En eux le Christ manifeste sa puissance.
Les martyrs d'aujourd' hui et les martyrs d'hier nous environnent et nous soutiennent pour que nous gardions nos regards fixés sur Jésus."

 

Sources : 1, 2, 3

Repost 0
Publié par Ingomer - dans Saints du jour
commenter cet article
1 juin 2017 4 01 /06 /juin /2017 13:14

Vous avez dit liberté d'expression ?

https://www.thenewamerican.com/culture/faith-and-morals/item/26127-judge-orders-removal-of-latest-undercover-video-implicating-planned-parenthood-abortionists

https://www.thenewamerican.com/culture/faith-and-morals/item/26127-judge-orders-removal-of-latest-undercover-video-implicating-planned-parenthood-abortionists

La tragédie que constitue l’avortement de masse connaît un nouveau développement aux Etats-Unis avec la publication par le Center for Medical Progress (CMP) d’une vidéo montrant des fonctionnaires et des avorteurs de Planned Parenthood se livrant à des tractations sordides, ce qui vaut à son auteur d’être traîné en justice. Les conversations, assorties de lourdes plaisanteries, tournent autour de la vente de morceaux de corps des bébés avortés. La vidéo a été tournée en 2014 et 2015 par des enquêteurs anonymes du CMP lors de conventions, à San Francisco, de la Fédération nationale pour l’avortement (NAF) américaine, principale structure de commerce des avorteurs. Aux Etats-Unis, le nombre annuel d’avortements dépasse le million, après un pic à 1,3 million en 1990.
 
On trouve dans ce document de quoi vaciller. Deborah Nucatola, directrice des services médicaux de Planned Parenthood y détaille les moyens d’avorter en protégeant, pour qu’ils restent négociables, les organes de l’enfant. « Vous savez, parfois, elle (l’acheteuse de tissus) va me dire qu’elle veut le cerveau, donc nous laissons la boîte crânienne intacte », explique-t-elle. « Ensuite nous essayons de la prendre ou, en fait, de prendre tout, vous voyez, et même de la séparer du reste des tissus pour ne pas les perdre », dit-elle.

 

Une nouvelle vidéo du CMP laisse des membres Planning familial s’accuser eux-mêmes [1]

 
Plus généralement, et en admettant sans ciller que leur travail consiste à « tuer », les avorteurs se lamentent de la « difficulté » à découper le fœtus. « Un globe oculaire m’est tombé sur les genoux, c’était dégoûtant », s’exclame le Dr Uta Landy, fondatrice du consortium de Planned Parenthood pour les fournisseurs, lors d’un discours devant la NAF. Rires dans la salle. Le Dr Lisa Harris, directrice médicale du Planned Parenthood du Michigan ironise : « Nos histoires n’ont pas vraiment leur place dans les discours et raisonnements des pro-vie, hein ? ». Et de se plaindre de « ces têtes qui restent collées et qu’on ne parvient pas à amputer ; de ces hémorragies qu’il faut gérer… voyez-vous, tout cela fait partie de notre métier, mais on a du mal à trouver le bon endroit pour en parler ».
 
Le Dr Susan Robinson, avorteuse de Planned Parenthood de Mar Monte, qui officie en Californie et au Nevada, raconte son usage de forceps pour extraire les bébés. « Vous y allez, vous y allez : est-ce que j’ai attrapé l’utérus ou le fœtus ? Ouf, oui, le fœtus. Non ? On n’a rien attrapé ? Alors on y retourne », dit-elle devant les enquêteurs masqués du CMP : « Le fœtus est une petite chose coriace, et l’extraire, je dis bien l’extraire, d’entrée c’est vraiment difficile ».

 

Le meurtre de masse passe par le dépeçage de petits d’homme – on en rigole

 
Dans un accès de sincérité mêlée de cynisme, le Dr Lisa Harris reconnaît la validité des arguments des militants pro-vie : « Comme nous considérons le fœtus comme eux et que nous pourrions convenir qu’il s’agit d’actes de violence, je me demande comment je peux venir travailler chaque matin. Oui concédons-leur toute cette violence ; c’est une personne, c’est un meurtre, concédons-leur cela ! ».
 
Le Dr Ann Schutt-Aine, directrice des services d’avortement au Planned Parenthood de la Côte du Golfe, explique qu’elle détourne souvent ce qui peut être considéré comme un avortement tardif, interdit par la loi fédérale américaine dite Partial-Birth Abortion Ban Act de 2003. Comment ? Elle tire l’une des deux jambes du bébé. Le texte définissant l’avortement tardif comme une extraction du corps du bébé, mais à l’exception de son cerveau, l’avorteur insère des ciseaux sous la boîte crânienne, aspire le cerveau puis peut tranquillement extraire le corps sans craindre de tomber sous le coup de la loi.

 

Deb VanDerhei « ne peut pas empêcher » le trafic d’organes et de tissus foetaux

 
La dimension mercantile ajoute à l’insupportable. La vidéo montre d’autres caciques de Planned Parenthood évoquer les besoins de sociétés de négoce des tissus fœtaux. « La vérité est que certaines cliniques en demandent pour augmenter leurs revenus », dit Deb VanDerhei, directrice du Consortium de Planned Parenthood pour les fournisseurs, « et nous ne pouvons pas le leur interdire ». « Je sais que Planned Parenthood vend un paquet de ce type de matériau », ajoute son directeur médical pour le Maryland, le médecin émérite Paul Blumenthal.
 
Deborah Nucatola, objet d’une plainte pour ses propos sur l’usage à but lucratif des embryons, a été relaxée par un grand jury au motif que les images des vidéos auraient été manipulées et montées à charge. En revanche, la NAF a traîné la CMP en justice pour avoir publié ces enregistrements. Le président du CMP, David Daleiden, a été inculpé le 3 mai par le procureur de Californie pour 15 délits. Daleiden est défendu par l’ancien procureur du comté de Los Angeles, Steve Cooley, et l’ancien procureur adjoint du même comté, Brentford J. Ferreire.

 

La vidéo David Daleiden n’a fait que montrer ce que les journalistes cachent

 
Plusieurs de ces enregistrements avaient fuité sur le site conservateur Got News, mais c’est la première fois que le Center for Medical Progress les a publiés en les sous-titrant. « Chacune des vidéos, pour la publication desquelles le procureur poursuit David Daleiden, a de toute évidence et sans discussion possible été tournée dans un lieu public et donc ne peut en aucun cas être considérée comme confidentielle », argumente Me Ferreira, qui ironise : « La seule différence entre les publications de Daleiden et la couverture quotidienne des journalistes de Californie est qu’il a enregistré les propos de personnes qui soutiennent le chef du parquet de Californie ». Aux Etats-Unis, les procureurs généraux des Etats sont la plupart du temps élus. Dans la tragédie de ce meurtre de masse, c’est toute la société qui est impliquée.

 

La video est interdite [2]

 


The New American l’avait mise en ligne dans son rapport du 25 mai, mais les images furent rapidement inaccessibles.
 
Un juge fédéral a ordonné le retrait de YouTube et d’ailleurs de la dernière vidéo infiltrée du groupe Pro-Life Center for Medical Progress (CMP), montrant des avocats et des dirigeants de Planned Parenthood dans une conversation horrible sur les bébés abandonnés : commentaires financiers sur la vente des tissus et des parties du corps de leurs victimes présumées assassinées.
 
Cette publication violerait, selon le juge, une injonction préliminaire antérieure : la Fédération nationale de l’avortement avait soutenu que l’accès public aux vidéos pourrait mettre en danger ses membres…
Le procureur Brentford Ferreira dénonce, lui, une « chasse aux sorcières », car chaque enregistrement vidéo (pour lequel l’enquêteur principal David Daleiden a été à chaque fois inculpé) a été de manière évidente et incontestable fait dans un lieu public où il ne pouvait pas être considéré comme « confidentiel ».
 
Mais l’idéologie empiète inévitablement sur l’impartialité de la justice…

Repost 0
1 juin 2017 4 01 /06 /juin /2017 12:25

Introduction

 

Pour combattre efficacement le Nouvel ordre mondial promu par les élites globaliste coupées de la civilisation occidentale, nous proposons le programme catholique suivant. La double nature de l'homme matérielle et spirituelle n'est pas prise en compte par nos états modernes qui ne retiennent que la dimension matérielle, puisqu'ils sont des états "laïcs". Or, il arrive un moment où cette vision incomplète de la nature de l'homme pèche par son défaut essentiel : un vide est laissé que ne parvient pas à combler la république "laïque". Entre temps, le vide aura eu des conséquences terribles (loi du plus fort, mépris des pauvres et des faibles, nomadisme, eugénisme, pollution, nivellement culturel, appauvrissement général, sur-enrichissement des riches, règne de l'argent, totalitarismes, etc.).

 

La conception incomplète de la nature humaine dans nos états modernes est une attaque en règle de la Création et de la nature en général. C'est une conception anti-écologiste et a-humaine qui ne conçoit la nature que coupée de son Créateur, et la nature de l"homme, que comme coupée, amputée de sa dimension spirituelle, pour ne plus retenir que la dimension matérielle et ne retenir encore cette dimension que d'une manière désordonnée (l'âme doit animer la matière et non l'inverse). C'est à proprement parler un enjeu de civilisation, la guerre de la civilisation contre la barbarie.

 

On sait en effet depuis les philosophes classiques Socrate, Platon et Aristote, au moins deux choses : l'homme n'est pas qu'un animal politique, il a une âme, et au-dessus de la terre il y a un Ciel. Nos ancêtres les Gaulois n'avaient d'ailleurs qu'une crainte, c'est que le Ciel ne leur tombe sur la tête.

La deuxième chose est  que toute la civilisation occidentale a vécu sur les valeurs créées par l'hellénisme enrichi de l'apport chrétien. Et cette civilisation reconnaissait la supériorité de la pensée rationnelle sur la force de la nature, la supériorité de l'esprit sur la matière. La poésie, les lettres, la philosophie classique, l'art de persuader les sophistes (contre l'amoralisme de Calliclès, "l'homme mesure de toute chose" ou la loi du plus fort de Protagoras), le raisonnement, la logique, la recherche du Vrai, du Beau, du Bien (Platon et le monde des idées, Aristote dans le monde de la nature), la politique, conçue comme l'art de l'organisation sociale qui libère l'homme de formes de domination fondées sur la force brute pour tendre à faire de la cité le cadre d'une amitié partagée en vue du Bien commun et de la vertu (Aristote), les sciences elles-mêmes (Pythagore, Démocrite, Anaxagore, Euclide, Archimède), l'architecture, la peinture, la sculpture qui délaisse le colossal, l'écrasant pour tendre à un idéal d'équilibre (Phidias, Praxitèle, Polyclète, Lysippe), toutes ces parties de la culture européenne étaient organisées autour d'un même idéal contre le règne de la tyrannie et de l'arbitraire : le primat de la pensée était la garantie de la liberté (eleutheria), le règne de la raison, la loi commune. Toute l'histoire européenne est emprunte de cette souveraineté de l'esprit et de cette exigence.

 

Or, depuis 1789 et la "Grande Révolution", nos états sont organisés comme s'il n'y avait aucun fondement politique ultime.

 

Notre programme s'articulera donc autour d'une double exigence : un réarmement moral et spirituel afin de combler le vide laissé par la modernité.

 

Un réarmement moral

 

Une définition du fondement de la politique

 

Sous couvert de démocratie, c'est le règne de l'absurde et du vide. L'indétermination ultime de la politique comme fondement et garantie de la liberté politique est une absurdité anti-historique et anti-civilisationnelle qui transforme petit à petit nos sociétés dites "démocratiques" en états policiers totalitaires où Antigone a perdu et où Créon a gagné.

 

La France et l'Europe ont besoin de revenir aux éléments vitaux qui les ont vu naître et se développer. La France a besoin d'une constitution qui reconnaisse l'existence d'un ordre transcendantal. Il y a un bien et un mal. La constitution doit borner la volonté du prince, afin que tout ne lui soit pas permis (condamnation du volontarisme révolutionnaire). Le respect des lois naturelles données par le "roi de toutes les créatures" (Dieu), dont "ni le Sénat, ni le peuple ne peuvent nous délier de l'obéissance", "que l'homme ne peut méconnaître sans se fuir lui-même, sans renier sa nature, et par cela seul, sans subir les plus dures expiations"  (Cicéron, De republica, libri III, 17) est une exigence de la raison.

 

Antigone, héroïne de la loi naturelle, rappelle aux tyrans de la modernité qu’il existe une loi naturelle indépendante de la volonté de l’homme, une loi de notre nature, cette loi de raison qu’on ne saurait violer sans violer notre humanité.

Antigone, héroïne de la loi naturelle

Antigone, héroïne de la loi naturelle

Pour l'essentiel ce programme a pour moyen de réinscrire l'homme dans son environnement et pour finalité de lui permettre de sauver son âme.

 

Une nécessité anthropologique

 

Plus qu'une nécessité idéologique, c'est une nécessité anthropologique qui guide notre programme. Il s'agit de redécouvrir les besoins de la nature humaine, besoins matériels et spirituels, qui quoi qu'en disent les globalistes ne sont pas pas pris en compte dans leur agenda. D'où pour une grande partie le ressenti cruel d'un vide, le désintéressement et la défiance des Français vis-à-vis d'une politique absurde nous conduisant aux abysses.

 

Les fabricants du consentement ne veulent pas simplement le pouvoir, ils veulent aussi notre âme. Ils suppriment la liberté de conscience et fabriquent la parole autorisée, la maîtrise du licite et de l'illicite (exemple : "je suis Charlie"), la censure de toute idée qu'ils auront jugé illégitime.

 

Tout l'enjeu pour l'hyperclasse mondialisée consiste à créer en politique une symbolique assez puissante destinée à contrer la symbolique des peuples enracinés, ce que les publicitaires appellent une lovemark (une concept venu du marketing, introduit et popularisé par Kevin Roberts responsable de l’agence Saatchi & Saatchi dans son ouvrage éponyme en 2005. Selon l’auteur, une lovemark est une marque qui va au delà d’une relation de fidélité classique et qui génère de l’amour et du respect auprès des consommateurs et acheteurs. Toujours selon l’auteur, cette "relation amoureuse" ou affective est générée par trois composantes essentielles qui sont le mystère, la sensualité et l’intimité. La notion de lovemark ou de love brand a été ensuite reprise et élargie par d’autres auteurs dont l’objectif est le plus souvent de distinguer la notion d’attachement ou de fidélité rationnelle à une marque de celle d’amour ou de passion plus ou moins irraisonnée. Il s’agit alors de montrer comment cet "amour" peut être créé et de démontrer sa "rentabilité" pour la marque). Une marque qui joue sur les ressorts affectifs et émotionnels, et dont les consommateurs citoyens ne peuvent que s'éprendre tellement elle a de qualités..., explique Patrick Buisson dans sa conférence de Versailles.

 

 "Si depuis mai 68, les classes dirigeantes se sont employé à délégitimer la représentation transcendante des anciennes figures de l'autorité comme autant de formes surannées du contrôle social, si elles ont abjuré l'autorité comme principe, elles n'ont pas pour autant renoncer à l'autorité en tant que fonctionnalité, en tant qu'outil indispensable à l'induction du consentement, de l'obéissance, voire de la soumission des gouvernés. La dissolution de l'autorité n'as pas conduit à la liberté mais à une nouvelle forme de domination : la domination par la séduction. [...] Le pouvoir s'exerce désormais de moins en moins dans l'espace de la souveraineté et de plus en plus dans l'univers de la communication" - "coeur de la médiasphère" - via un univers de fabrication du consentement, véritable usine à manipuler des esprits, une ingénierie du "contrôle social impulsé par le pouvoir politico-médiatique, afin de dicter aux Français leur conduite et leurs pensées". Il est une nécessité de sortir de cette politique de l'avilissement de l'âme humaine. La liberté de conscience doit être réaffirmée, l'âme humaine sanctuarisée.

 

Un réarmement spirituel

 

Pas de table rase ni de construction ex nihilo : les racines du ciel

 

Le Christ s'est défini comme "le chemin, la vérité et la vie" (Jn, 14:6). Les fondamentaux spirituels sont la justice, l'amour (de Dieu et de son prochain), la vérité et la beauté. Ces absolus sont la base de toute civilisation. Ils étaient au coeur de la civilisation européenne jusqu'en 1789.

 

L'idée que la communauté construise quelque chose dans l'invisible et que chaque génération est redevable de la pierre qu'elle apporte à l'invisible est l'idée de la verticalité. La république n'apporte aucune verticalité puisque elle est "laïque" : ce laïcisme est en fait un laïcisme anti-spirituel et anti-humain qui détruit notre monde.

 

La prise en compte de la verticalité est nécessaire à toute société qui veut être pérenne, elle permet à l'homme de nourrir sa nature spirituelle, et d'élever son âme.

 

La laïcité c'est le christianisme qui l'a inventée: il y avait plus de laïcité avant 1789 qu'aujourd'hui où nous assistons symétriquement au développement de l'état moderne progressiste à l'absorption du spirituel par le temporel ("islam de France"), des états qui cherchent à produire une religion d'état ("religion de la république", religion du progrès, le "bougisme", la croyance en la promesse d'un développement durable et illimité, l'"avènement du changement perpétuel non comme un moyen pour parvenir à sa fin mais comme sa propre fin").

 

la France compte aujourd'hui six millions, soit 10% de la population, de consommateurs d'anti-dépresseurs et d'anxiolytiques. Elle détient le record mondial de consommation de médicaments psychotropes avec 65 millions de boîtes vendues par an (une par habitant). "Nos sociétés sont les premières de l'histoire à rendre les gens malheureux de ne pas être heureux" (Pascal Bruckner).

 

Face au développement de ces nouvelles religions séculières, religions qui échouent, nous devons réaffirmer la religion historique qui a fait la France.

 

Une écologie

 

Contre la destruction de la planète, notre projet replace l'homme dans son environnement.

Respecter de notre environnement, c'est respecter la Création.

Une écologie c'est créer un espace social harmonieux qui satisfasse nos besoins essentiels sans destruction de l'environnement.

 

Une identité

 

Une écologie réaliste est la prise en compte de l'environnement immédiat, la recherche et la découverte d'une histoire, d'une lignée, d'un héritage reçu, la richesse de ceux qui nous ont précédé et l'héritage que nous-mêmes nous transmettrons.

 

La promotion de l'identité locale permet de lutter contre le projet globaliste négateur des identités culturelles (la France n'a pas de culture, pas d'art selon Emmanuel Macron).

 

Conclusion

 

En 410 ap. J.-C. eut lieu de la "Sac de Rome" par les Barbares, prélude à la chute de Rome 66 ans plus tard : une "conséquence d'une rébellion à l'intérieur de l'empire" (Paul Veyne). Les Goths avaient été installés et constitués au coeur du monde romain par le foedus de 382. Le Sac de Rome de 410 marque l'échec de l'idée d'impérialisme. Les historiens allemands parlent de la "migration des peuples" (Völkerwanderung) qui commence en 360 ap. J.-C... La Chute de Rome était inscrite dans sa nature dès sa fondation par Romulus comme un empire ouvert "à tous les fugitifs..." (PLUTARQUE, Vies, Romulus et TITE-LIVE). L'ouverture fut ainsi l'élément principal de la décomposition de l'empire romain. L'idéologie de l'"ouverture" est une erreur qui conduit tout état à être conquis de l'intérieur.

 

"Aucune civilisation n’est détruite du dehors sans s’être tout d’abord ruinée elle-même, aucun empire n’est conquis de l’extérieur qu’il ne se soit préalablement suicidé" (René GROUSSET, Bilan de l’histoire, 1946).

Repost 0
1 juin 2017 4 01 /06 /juin /2017 00:00
Saint Justin de Naplouse (martyr v. 165 ap. J.-C.) Patron des philosophes

Egalement connu comme Justin Martyr ou Justin le Philosophe, apologète et martyr, Justin naquit en Samarie à Naplouse, ville de Palestine bâtie sur l'ancien site de Sichem, entre 100 et 114 ap. J.-C. 

On ne sait pas grand chose de sa jeunesse sauf que son père s'appelait Priscus, son grand père Bacchius et qu'il fut éduqué dans le culte des idoles phéniciennes (Astarté, Europa, Zeus). Ses parents étaient des païens très aisés qui lui firent faire des études très poussées. Justin était alors à la recherche de la sagesse, il cherchait Dieu à travers l'étude de la philosophie. Il découvrit les Evangiles, se convertit, et commença à évangéliser. Il fonda plusieurs écoles de philosophies dans l'Empire, à Beyrouth, à Ephèse, à Rome. Il écrivit de nombreux ouvrages sur le christianisme. Il essaya même de convertir les empereurs Romains au christianisme en leur envoyant ses ouvrages. Si l'empereur Antonin fut sensible à ses arguments et mis fin aux persécutions contre les chrétiens, son sucesseur Marc-Aurèle considéra le christianisme comme un danger pour l'Empire et ralluma la persécution qui fit périre des milliers de chrétiens. Justin, lui-même, fut arrêté v. 165 puis décapité à Rome pour ne pas avoir renié sa foi. Il est le patron des philosophes.

Justin parle de sa recherche dans ses "dialogues avec Tryphon" où il nous raconte sa longue quête

 

Justin se confia à un maître stoïcien, mais celui-ci ne lui parlait pas de Dieu. Il le quitta pour un disciple d'Aristote qui ne s'intéressait qu'à ses honoraires. Les platoniciens lui offrirent une doctrine plus solide et exaltante. Il pensait alors avoir trouvé ce qu'il cherchait. Mais sa rencontre avec un chrétien le fit aller plus loin : la vérité tant recherchée, seul le Christ pouvait la lui donner. A trente ans, devenu chrétien, il ne renia pas la philosophie qui était à ses yeux une préparation de la révélation chrétienne, chaque doctrine contenant une parcelle de la vérité totale qui se trouvait dans le Christ. Justin commença alors une carrière d'enseignant, fonda des écoles de philosophie à Ephèse puis à Rome.
 

"S’est-il trouvé un seul homme qui voulût mourir en témoignage de sa foi au soleil ?" (Dialogues avec Tryphon, 121, 2)

 

Conscients du grand horizon que la foi leur ouvrait, les chrétiens appelèrent le Christ le vrai soleil, "dont les rayons donnent la vie." (Clément d’Alexandrie, Protrepticus, IX in Lumen fidei, § 1.)

 

C'est alors que l'empereur Marc-Aurèle commença sa grande persécution. Justin refusa de sacrifier aux dieux; il fut décapité.


A lire:
-
Apologie pour les chrétiens par Justin éditions du Cerf
- Justin martyr Apologie pour les chrétiens par Charles Munier éditions du Cerf



Après celle d'Aristide, récemment publiée dans la collection (n° 470), l'"Apologie pour les chrétiens" de Justin est la plus ancienne que nous ayons conservée. Écrite peu après 150, elle poursuit un double but : obtenir de l'empereur Antonin le Pieux, auquel elle est adressée, la légalisation du christianisme et la fin des persécutions ; en même temps, montrer à cet empereur philosophe et à tous les païens que la foi chrétienne et elle seule peut combler leur soif de vérité puisque son objet est le Logos, la Raison personnifiée, que toutes les autres philosophies n'ont atteint que partiellement.

Dans II Apologétique, 12, Justin exprime une constatation qui devait convertir les premiers païens :

 

"Moi aussi, du temps où j'étais encore platonicien, j'avais entendu parler des crimes que l'on imputait aux chrétiens; mais, les voyant sans crainte devant la mort et au milieu de tous les périls, je ne pouvais croire que ces gens vécussent dans les désordres et l'amour de la volupté.

 

Comment supposer, en effet, qu'un homme qui se livre à l'intempérance des désirs, esclave de la chair et des délices de ce monde, recherche la mort qui prive de tous ces biens ?

 

Loin d'aller au-devant d'une condamnation certaine, ne devrait-il pas, au contraire, se dérober à la vigilance des magistrats afin de jouir le plus longtemps possible des plaisirs de la vie" ? (Saint Justin cité in Anne Bernet, Les chrétiens dans l'empire romain, des persécutions à la conversion Ier – IVe s., Perrin, Mesnil-sur-l'Estrée 2003, p. 113).



Dans son Dialogue avec Tryphon, 133, 3, Justin exprime la charité chrétienne envers les Juifs

 

"Mais maintenant encore, en vérité, votre main est levée pour le mal ; car, après avoir tué le Christ, vous n’en avez pas même le repentir ; vous nous haïssez, nous qui par lui croyons au Dieu et Père de l’univers, vous nous mettez à mort chaque fois que vous en obtenez le pouvoir ; sans cesse vous blasphémez contre lui et ses disciples, et cependant tous nous prions pour vous et tous les hommes sans exception comme notre Christ et Seigneur nous a appris à le faire lorsqu’il nous a ordonné de 'prier même pour nos ennemis, d’aimer ceux qui nous haïssent et de bénir ceux qui nous maudissent'." (Mt. 5,44)

 

"On nous appelle athées"

 

"On nous appelle athées.

 

Oui certes, nous l'avouons, nous sommes les athées de ces prétendus dieux, mais nous croyons au Dieu très vrai, père de la justice, de la sagesse et des autres vertus, en qui ne se mélange rien de mal. Avec lui nous vénérons, nous adorons, nous honorons en esprit et en vérité le Fils venu d'auprès de lui, qui nous a donné ces enseignements, et l'armée des autres bons anges qui l'escortent et lui ressemblent, et l'Esprit prophétique. Voilà la doctrine que nous avons apprise et que nous transmettons libéralement à quiconque veut s'instruire." (St Justin, Apologie, I, 6)

 

"Le Christ a persuadé de mourir pour ce qu'il enseignait.

 

"Socrate ne put persuader à personne de mourir pour ce qu'il enseignait. Mais le Christ, que Socrate connut en partie (car il était le Verbe présent en tout, il a prédit l'avenir par les prophètes et prit personnellement notre nature pour nous enseigner ces choses), le Christ a persuadé non seulement des philosophes et des lettrés, mais même des artisans et des ignorants, qui méprisèrent pour lui et l'opinion et la crainte de la mort; car il est la vertu du Père ineffable et non une production de la raison humaine." (St Justin, Deuxième Aplogie, 10.)

 

St Justin et les origines de la dévotion à Marie

 

La belle idée de Marie "Nouvelle Eve" se trouve déjà au IIe siècle chez St Justin.

 

"Le Christ s'est fait homme par le moyen de la Vierge, afin que la désobéissance provoquée par le serpent prit fin par la même voie qu'elle avait commencé.

 

En effet, Eve, Vierge et intacte, ayant conçu la parole du serpent, enfanta la désobéissance et la mort; la Vierge Marie, ayant conçu la foi et la joie, répondit: 'Qu'il me soit fait selon votre parole'. Il est donc né d'elle celui dont parlent les Ecritures. Par lui, Dieu ruine l'empire du serpent et de ceux, anges ou hommes qui lui sont devenus semblables, et affranchit de la mort ceux qui se repentent de leurs fautes et croient en lui".

 

Marie, en acceptant le message de l’Ange, a conçu "foi et joie" (Dialogue avec Tryphon, 100,5)

 

Sources : 1; 2 ; 3; 4; (5) DANIEL-ROPS, Histoire de l'Eglise du Christ, tome II Les Apôtres et les Martyrs, Librairie Arthème Fayard, Paris 1965

 

 

. Saint Justin (IIe siècle) sur la Vierge Marie

Repost 0
Publié par Ingomer - dans Saints du jour
commenter cet article
31 mai 2017 3 31 /05 /mai /2017 00:00

Vitrail-dans-la-cathedrale-Saint-Maclou-de-Pontoise-repre.JPG

Vitrail dans la cathédrale Saint-Maclou de Pontoise représentant la visitation

 

L'ange Gabriel, en annonçant à Marie le mystère de l'Incarnation, lui avait dit, pour confirmer sa mission, qu'Elisabeth, sa cousine, quoique d'un âge fort avancé, était enceinte d'un fils qui devait être le précurseur du Messie. La joie que la très-sainte-Vierge ressentit de cette merveille, et plus encore le motif de la charité, la déterminèrent à aller visiter sa sainte parente. Elle partit donc, et se rendit en diligence, à travers les montagnes de Juda, à la ville d'Hébron. Lorsqu'elle fut arrivée au terme de sa course, elle entra chez Zacharie, et salua Elisabeth. Quel bonheur pour cette maison d'être honorée la première de la visite du Verbe fait chair ! De quelle bénédiction sa présence ne fut-elle pas suivie !

 

La très sainte-Vierge en fut l'instrument, parce que Dieu voulait nous montrer qu'elle est le canal des grâces, et que nous pouvons avec confiance implorer son intercession.

 

A la voix de Marie, l'enfant qu'Elisabeth portait dans son sein fut rempli du Saint-Esprit, c'est-à-dire qu'il fut purifié de la tache originelle, orné de la grâce sanctifiante, élevé à une dignité supérieure à celle des prophètes. Doué même, par anticipation, de l'usage de la raison, il reconnut, par une lumière surnaturelle, celui qui venait le visiter, et marqua, par une espèce de tressaillement, l'amour et le respect dont il était saisi en la présence de son Dieu.

 

Elisabeth, de son côté, félicita Marie du choix que Dieu avait fait d'elle pour être la Mère du Désiré des nations. L'auguste Vierge répondit à ces témoignages de vénération par le beau cantique MAGNIFICAT : Mon âme glorifie le Seigneur, et mon esprit est ravi de joie en Dieu mon Sauveur... (1)

-----------------------------------------------

CÉLÉBRATION MARIALE POUR LA CONCLUSION
DU MOIS DE MAI AU VATICAN
PAROLES DU PAPE JEAN PAUL II

« Marie partit [...] vers la région montagneuse... » (Lc 1, 39)
       
        Les paroles de l'évangéliste Luc retentissent dans nos cœurs : « Dès qu'Elisabeth eut entendu le salut de Marie... [elle] fut remplie d'Esprit Saint » (1, 41).

        La rencontre entre la Madone et sa cousine Elisabeth est comme une sorte de « petite Pentecôte ».

        Dans le récit évangélique, la Visitation suit immédiatement l'Annonciation : la Sainte Vierge, qui porte en son sein le Fils conçu par l'œuvre de l'Esprit Saint, rayonne autour d'elle de grâce et de joie spirituelle. C'est la présence de l'Esprit en Elle qui fait tressaillir de joie le Fils d'Elisabeth, Jean, destiné à préparer la voie au Fils de Dieu fait homme.

        Là où se trouve Marie il y a le Christ ; et là où se trouve le Christ il y a son Esprit Saint, qui procède du Père et de Lui-même dans le saint mystère de la vie trinitaire. Les Actes des Apôtres soulignent à juste titre la présence de Marie en prière, dans le Cénacle, avec les Apôtres réunis dans l'attente de recevoir la « puissance d'En-haut ». Le « oui » de la Vierge, « fiat », attire le Don de Dieu sur l'humanité : c'est ce qui se produit à la Pentecôte, comme lors de l'Annonciation. C'est ainsi que cela continue à se produire sur le chemin de l'Église.

        Il est significatif que le dernier jour de mai soit celui de la fête de la Visitation. Avec cette conclusion, c'est comme si nous voulions dire que chaque jour de ce mois a été pour nous une sorte de visitation. Nous avons vécu au cours du mois de mai une visitation permanente, comme l'ont vécue Marie et Elisabeth. Nous sommes reconnaissants à Dieu que cet événement biblique nous soit aujourd'hui reproposé par la Liturgie.

        À vous tous, je souhaite que la grâce de la visitation mariale, vécue au cours du mois de mai, se prolonge dans les jours qui viendront. (2)  

-------------------------------------------- 
Sources: (1)  Vie des Saints pour tous les jours de l'année avec une pratique de piété pour chaque jour et des instructions sur les fêtes mobiles, Alfred Mame et Fils éditeurs, Tours 1867, p. 183 ; (2), (3)

Repost 0
Publié par Ingomer - dans Saints du jour
commenter cet article
30 mai 2017 2 30 /05 /mai /2017 19:45

Après ils feignent de s'étonner d'une chute générale du niveau d'adhésion des européens aux institutions de l'UERSS... Comme pour le referendum négatif des Français en 2005 contourné deux ans plus tard sous Sarkozy, les Pays-Bas ratifient l'accord d'association avec l'Ukraine contre la volonté du peuple néerlandais exprimée lors d'un referendum en 2016.

Contre la volonté du peuple, les Pays-Bas ratifient l'accord d'association avec l'Ukraine

En dépit du référendum qui s'est tenu en avril 2016 et lors duquel les Néerlandais se sont prononcés contre l'accord d'association entre l'Ukraine et l'UE, le Sénat des Pays-Bas l'a ratifié mardi 30 mai en présence du Premier ministre Mark Rutte et du ministre des Affaires étrangères Bert Koenders.

 

Le référendum sur l'association entre l'Ukraine et l'Union européenne a eu lieu aux Pays-Bas le 6 avril 2016. Ses résultats définitifs ont été publiés le 12 avril. 61 % des votants se sont prononcés contre l'accord d'association, soutenu par un peu plus de 38 %. Un taux de participation de 32 % a permis de considérer le référendum comme valide, bien que son résultat soit non-contraignant.

Source: Sputnik

Repost 0
30 mai 2017 2 30 /05 /mai /2017 18:27

Lors de la conférence de Versailles hier avec le président russe, Emmanuel Macron a critiqué les médias russes. Il ferait bien de se regarder dans une glace !

À en croire Emmanuel Macron, Sputnik et RT ne feraient que fabriquer à la chaîne des «fake news», alors que les médias mainstream seraient tout à fait impartiaux et objectifs. Or, plusieurs internautes ne voient pas les choses de cet œil et dénoncent ouvertement le « deux poids, deux mesures » du Président français.

 

Emmanuel Macron a expliqué lors de sa première rencontre avec Vladimir Poutine que les journalistes de Sputnik et de RT n'ont pas eu accès à son état-major électoral pendant la récente présidentielle française parce qu'il considérait que ces médias « diffusaient des contre-vérités ».

 

« J'ai toujours eu une relation excellente avec les journalistes étrangers, encore faut-il qu'ils soient journalistes. RT et Sputnik ne se sont pas comportés comme des organes de presse, mais comme des organes d'influence, de propagande », a-t-il affirmé.

 

Et si on se penchait sur l'«impartialité» des médias mainstream lors de la campagne présidentielle de 2017 en France? Les internautes n'ont pas hésité à le faire et à tourner entre-temps en dérision les allégations du Président.

 

C est l hopital qui se moque de la charité!

 

Comme les médias de tes amis milliardaires qui ont fait ta campagne électorale: Le Monde, Le Point, LObs, BFMwc

 

Oui, mais France2, France Inter… Financés 100% par l'État, organe de propulsion de Macron pendant la campagne!!!

 

Nombreux sont ceux qui lui rappellent que certains médias français n'ont eu de cesse d'épauler de façon pour le moins voyante la candidature d'Emmanuel Macron tout au long de la campagne présidentielle, d'autant plus que « ses amis milliardaires » en possèderaient le contrôle total.

 

Ainsi, les internautes se demandent si Macron considère de telles publications comme de la propagande :

Macron critique les médias russes : "L'hôpital qui se fout de la charité", selon la Twittosphère
Macron critique les médias russes : "L'hôpital qui se fout de la charité", selon la Twittosphère

Le Monde, lui aussi, n'a pas été épargné, le journal ayant fait avec beaucoup d'obséquiosité l'éloge de l'«audace» du Président.

 

"Journalisme" @ lemonde.fr : "Gloire à notre guide" !

Macron critique les médias russes : "L'hôpital qui se fout de la charité", selon la Twittosphère
Repost 0
Publié par Ingomer - dans Presse - Medias
commenter cet article
30 mai 2017 2 30 /05 /mai /2017 06:34

Conférence de Patrick Buisson le mardi 16 mai 2017 au Théâtre Montansier à Versailles. Extrait :

 

"Que s'est-il passé en France le 7 mai 2017 ? Les observateurs ont signalé un vaste mouvement de transhumance qui a affecté plus de vingt millions d'électeurs. Etaient présentes ce jour-là les trois catégories jadis recensées par le regretté Philippe Muray : les matons de panurge destinés à surveiller la chiourme, les mutés de panurge qui constituaient le gros du cheptel, et évidemment la variété urbaine et diplômée de l'espèce, les mutins de panurge, toujours assez tapageurs dans leur déplacement.

 

Les mutins, c'est-à-dire les nouveaux rebelles, et le rebelle est celui qui toujours dit oui. L'homme moderne ne se sent jamais aussi personnel que lorsqu'il fait la même chose que ses voisins. La rébellion n'est plus ce qu'elle était. Un grand écrivain, comme Emil Cioran, l'a pressenti lorsqu'il disait 'pour punir une idée, les dieux la condamnent à enthousiasmer les imbéciles.'

 

Vingt millions de marcheurs le 7 mai. Vingt millions. Ils se sont mis en marche. Vers où, vers quoi ? La question est superflue. Cela n'a aucune espèce d'importance. L'important, c'est le mouvement. En marche, n'est qu'à bien y regarder la déclinaison remise au goût du jour du slogan de François Hollande en 2012 : 'Le changement, c'est maintenant', disait-il.

 

Nous sommes ici au coeur du bougisme. Cette ultime métamorphose de l'idée de progrès. Une idée à bout de souffle, mais qui connaît un nouveau regain à travers le bougisme. C'est-à-dire le règne du mouvement devenu l'essence même de l'existence, l'avènement du changement perpétuel non comme un moyen pour parvenir à sa fin mais comme sa propre fin. Le programme c'est simple, c'est la tribulation, à pieds, en rollers, à trottinette. On ne doit plus parler de foule ni de masse, mais simplement de flux. Voilà ce qu'en disait prophétiquement un grand écrivain, Alexandre Vialatte au début des années 60 : 'L'homme est devenu fluide. Autrefois il fut granuleux, chacun des gras comptait, sa naissance et sa mort s'entourait de mille cérémonies, son mariage faisait mille histoires, on en finissait plus de chanter sur son cercueil. On imaginait pas que le bonheur de la masse fut autre chose que le bonheur de l'individu multiplié par un grand nombre. Nous avons changé tout cela. Il y a maintenant des bonheurs de groupes qui se passent parfaitement de la joie de l'individu. On ne veut plus voir cet homme. On l'enterre au galop, il ne compte plus qu'en masse pâteuse, on le travaille comme les berlingots.' En fait, ce que décrivait Vialatte, l'homme pâteux, c'était le dernier stade avant l'avènement de la société liquide, si bien décrite par le sociologue Zygmunt Bauman. Autrement dit, le règne de l'homme sans consistance, le règne de l'homme sans qualité, le règne de l'homme interchangeable. 'L'individu, disait Maritain avant guerre, c'est la personne dissoute dans la matière'. Nous y sommes. 

Conférence de Patrick Buisson du 16 mai 2017

Alors cette élection, ce flux qui s'est écoulé, il l'a faite sans encombre. Mais quand on regarde les choses de près, on peut faire quelques constats, qui ne sont pas des constats polémiques mais qui relèvent simplement de la politologie et de l'observation.

 

La présidentielle 2017 aura vu le triomphe des médiagogues. Jamais sans doute n'a-t-on pu assister à une telle opération de manipulation politico-médiatique, opération destinée à obtenir le consentement des masses. Pardon, des 'flux'. Pour la première fois, la télégouvernance a monopolisé tous ses moyens au service d'un seul candidat, d'une seule candidature. Pas un seul grand medias, qui n'ait fait peu ou prou allégeance à Emmanuel Macron. Malheur à celui qui ne présentait pas son certificat de conformité à la patrouille des idées légitimes. Quelques rares résistants ont bravé ce couvre-feu de la pensée. Je pense à Régis Debray, Emmanuel Todd, et quelques autres. La vérité est qu'on n'a jamais vu manipulation aussi efficace et à l'arrivée une docilité des masses. Vingt millions qui se sont mis en marche. Les médias ont réussi à travers cette campagne à imposer une nouvelle technologie du pouvoir. 1984, le roman de George Orwell, aura connu là, en France, à l'occasion de cette élection, sa meilleure adaptation sous la forme d'une époustouflante série de télé-réalités, dont nous avons été les otages et les victimes consentantes. Quand je dis nous, c'est une figure de style, vous le comprenez bien.

 

Car si depuis mai 68, les classes dirigeantes se sont employé à délégitimer la représentation transcendante des anciennes figures de l'autorité comme autant de formes surannées du contrôle social. Si elles ont abjuré l'autorité comme principe, elles n'ont pas pour autant renoncer à l'autorité en tant que fonctionnalité, en tant qu'outil indispensable à l'induction du consentement, de l'obéissance, voire de la soumission des gouvernés. La dissolution de l'autorité n'as pas conduit à la liberté mais à une nouvelle forme de domination : la domination par la séduction. C'est évidemment moins douloureux que l'ordre qui vous dégringolait d'en-haut.

 

A l'ère de la communication, ainsi que l'avait pressenti Antonio Gramsci, la relation de domination ne repose plus en effet sur la propriété et les moyens de production, elle dépend de l'aliénation culturelle que le pouvoir est en mesure d'imposer via la représentation de l'événement. Ils appellent cela le 'narratif du réel'. Ce narratif du réel a une fonction, un but. Il détermine ce que l'on doit ou ne doit pas savoir et penser de la réalité, les formes de manipulation et d'assujettissement, plus enveloppantes et plus insidieuses, qui trouvent leur modèle inconscient dans l'emprise maternelle, sont désormais jugées plus performantes et donc préférables aux anciens formes patriarcales de la domination. Avec la télégouvernance, nous sommes passés de l'âge des démagogues à l'ère des médiagogues. Dans l'Antiquité grecque, le démagogue est celui qui flatte et exploite les passions de la plèbe. De Philon d'Argos à Denys de Syracuse, en passant par Pisistrate, le premier geste du démagogue est de procéder au bannissement des oligarques. Le médiagogue, lui, au contraire, est l'agent exécutif de l'oligarchie, son auxiliaire patenté. Là où le premier exploite l'instinct et la flagrance du bon sens, le second instrumentalise l'émotion et les bons sentiments pour tenter d'imposer son point de vue à la majorité. Adrénaline et moraline sont les deux substances que secrète la machine médiatique afin de produire de l'hébétude et fabriquer du consentement... Alors avec une différence majeure néanmoins avec l'Antiquité grecque. Si l'ancienne tyrannie que Platon décrit dans La République, fait endosser au peuple 'la livrée de la servitude la plus rude et la plus amère', cette tyrannie s'arrêtait néanmoins au seuil de la conscience. Elle était circonscrite à l'asservissement des corps. Il en va autrement avec la dictature molle de la médiacratie, qui au-delà de la régulation des comportements et du contrôle social, vise, cherche à façonner le jugement et prétend à la maîtrise des esprits. Tout le travail des adeptes de l''émancipation' (sic) a été de convertir la transgression permanente de l'héritage en impératif catégorique. Elle aura donc consisté en vingt cinq siècles à troquer les chaînes de l'esclave (l'asservissement physique) contre les ficelles de la marionnette : la maîtrise de la pensée. Saluons comme il se soit ce progrès de la dignité humaine !

 

 

A cette manipulation des esprits, il y avait déjà eu une répétition générale, vous vous en souvenez avec la manifestation du 11 janvier 2015 contre les premiers attentats islamistes. Tout le monde a en mémoire le fameux 'pas d'amalgame'. La plus grande manifestation de contrôle social jamais impulsé par le pouvoir politico-médiatique, afin de dicter aux Français leur conduite et leurs pensées, en s'arrogeant la production de la parole autorisée, la maîtrise du licite et de l'illicite. [...] Tout l'enjeu consiste désormais à créer en politique ce que les publicitaires appellent une lovemark (Le concept de lovemark a été introduit et popularisé par Kevin Roberts responsable de l’agence Saatchi & Saatchi dans son ouvrage éponyme en 2005. Selon l’auteur, une lovemark est une marque qui va au delà d’une relation de fidélité classique et qui génère de l’amour et du respect auprès des consommateurs et acheteurs. Toujours selon l’auteur, cette « relation amoureuse » ou affective est générée par trois composantes essentielles qui sont le mystère, la sensualité et l’intimité. La notion de lovemark ou de love brand a été ensuite reprise et élargie par d’autres auteurs dont l’objectif est le plus souvent de distinguer la notion d’attachement ou de fidélité rationnelle à une marque de celle d’amour ou de passion plus ou moins irraisonnée. Il s’agit alors de montrer comment cet « amour » peut être créé et de démontrer sa « rentabilité » pour la marque. Ndlr.). Une marque qui joue sur les ressorts affectifs et dont les consommateurs citoyens ne peuvent que s'éprendre tellement elle a de qualités...

 

Le phénomène Macron se présente comme un avatar français, une rémanence de l'idée selon laquelle la politique est une opération de séduction des foules sentimentale, qui s'exerce d'abord par le corps, et avec le corps. Son élection est le point d'aboutissement d'un inexorable processus d'abaissement de la chose publique, au terme duquel les politiques ont délibérément renoncé à une stratégie de puissance au profit d'un jeu d'influence, où le pouvoir s'exerce de moins en moins dans l'espace de la souveraineté et de plus en plus dans l'univers de la communication. C'est-à-dire à l'intérieur même, au coeur de la médiasphère.

 

Vous vous êtes sans doute satisfait comme moi que le nouveau président convoque un certain ordre symbolique. Après les deux précédents, cela nous change. Fidèle en cela à l'idée française que le pouvoir s'exerce non pas par délégation mais par incarnation. Toute la question maintenant est de savoir à quoi vont servir le corps politique et le corps mystique d'Emmanuel Macron. De quoi Emmanuel Macron est-il le nom ?

 

[...] Il a bien une vision de l'homme: pas de racines, ni de lieux comme première composante du lien, pas d'appartenance à subir, le moins de passé possible, l'obsolescence programmée des anciens modes de vie légués au corps social.

Si être c'est habiter, habiter un lieu, un corps, une nature, une culture, une histoire, alors l'homo œconomicus cher à macron est un dés-habitant, un homme engagé dans un processus de mutabilité perpétuel de destruction créatrice, aux mains de Schumpeter et de démiurgisme technologique. Ce dés-habitant a néanmoins une adresse, on la connaît : Silicon Valley, Californie, USA.

 

Macron n'est pas le remède à la crise de la société française, il en est le symptôme. Il est la figure la plus aboutie et la plus chatoyante de la déliaison libérale, qui ne veut connaître que des hommes détachés, délestés, désaffiliés, désinstitués de toute appartenance et de toute obligation communautaire, et par-là même soustraits au sacré, la religion étant vous le savez étymologiquement religare, ce qui relie, ce qui relie l'homme au monde, à lui-même, aux autres, à ce qui est vrai, réel, permanent, durable, non fluctuant, non flexible, non mobile, chargé de sens, en un mot : l'être.

 

Face à lui, face à ce trou noir tapageur et désormais tentaculaire, les populismes de Le Pen et Mélenchon exprimait confusément, maladroitement, et parfois lamentablement, il faut bien le dire, la nostalgie des appartenances communautaires et des solidarités perdues. [...] En niant l'existence d'une culture française, Emmanuel Macron s'est posé en chef de file de ce que le philosophe allemand Peter Sloterdijk appelle la génération anti-généalogique, la génération de la modernité. [...] Avec Macron, c'est ce nouveau monde qui est entré à l'Elysée.

 

Ce monde, c'est aussi celui de l'économisme, c'est-dire le monde où l'économie commande l'organisation de la société, ou l'idée qui vient du monde anglo-saxon qui veut que l'économie fasse à elle seule société. Le parti de l'économie est le parti des révolutionnaires au sens où l'entendait Gorge Bernanos quand il définissait la dictature de l'économique comme la forme bourgeoise de la Révolution. En dépit de sa prétention à la scientificité, à se substituer à tous les autres savoirs (sociologie, histoire, anthropologie), en dépit des faits qui ridiculisent régulièrement les prédictions de ses prétendus 'experts', cette croyance - car c'en est une - a répandu l'illusion partagée à la fois par les marxistes et par les libéraux. A la vérité, l'économisme est la nouvelle religion moderne, celle qui aspire à combler notre soif d'infini, par la promesse d'un développement durable et illimité. Les mots même de l'économie ont insidieusement colonisé notre vocabulaire usuel (gérer, investir, plus-value, challenge)... Je ne dis pas que ce n'est pas important, je dis que ce ne sont pas les ressorts du vote. La bataille des chiffres s'est substituée à la bataille des idées. [...] D'où ces illuminés de l'économisme, un dogmatisme, un fanatisme volontiers allumeur de bûchers, qui s'emploie à subvertir le champ politique, afin d'en chasser toutes les visions non utilitaristes du monde, et de la vie en société. [...] Cette belle mécanique s'est enrayée avec la crise financière de 2008, lorsque le règne de l'économie a révélé ses limites. La crise de 2008 a en effet fait apparaître la faiblesse de l'anthropologie matérialiste qui veut que les êtres humains se comportent comme des êtres rationnels, des individus calculateurs exclusivement investis dans la poursuite de leurs intérêts matériels immédiats et en concurrence sauvage les uns avec les autres, dans la recherche du profit maximal. Avoir plus pour être plus. La quête de ce Graal désespérant a perdu une partie de son attrait. L'économisme est progressivement apparu pour ce qu'il était : le parti de l'uni-dimensionalité, le parti des grandes surfaces, qui ignore toute profondeur et toute transcendance, et inspire à substituer à tout ce qui propose un salut hors de l'économie (religion ou politique) la seule vérité de l'économie. [...] Qui peut douter aujourd'hui que la sosiété de consommation n'est rien d'autre qu'une société de consom-nations. L'homme réduit à l'économie réduit sa nation à une grande surface qui fait des soldes ou du crédit. Qui peut croire que l'identité d'un pays se ramène à son PIB et que la croissance peut opérer le réenchantement du monde ?

 

Depuis la fin des années 90, la montée en puissance de l'abstention et du vote populiste dans tous les pays anciennement  industrialisés martèle partout le même message, à savoir que la société de la consommation et de l'avoir n'est pas seulement la société du mal-être mais aussi la société qui est celle du manque à être.

 

 

[...] Nos sociétés marquées par l'idée de progrès font parfois une certaine référence à Dieu, mais jamais au diable. L'idée de péché originel est sans doute l'idée la moins acceptable aux yeux des modernes et de nos contemporains. Or le péché originel du progrès c'est de ne pas croire au péché originel. Et il s'agit bien là de la dérive qui a affecté la droite de gouvernement depuis des décennies, et du moment où le parti du mouvement auquel la gauche était depuis un siècle identifié, l'éloge mécanique du progrès et de la modernité (interdiction de regarder en arrière) se trouve frappé d'obsolescence, moment où la croyance religieuse en la rédemption par la technique, cette domination de l'esprit par ce dont l'esprit est absent, selon la merveilleuse définition de Carl Schmitt, se heurte à un scepticisme croyance.

 

C'est ce moment-là que choisit une partie de la droite dans le sillage de l'hyperclasse mondialisée pour reprendre à son profit le thème du changement, illustrant le tableau clinique que brossait déjà Mark Twain à la fin du XIXe siècle : 'Les gens de gauche inventent des idées nouvelles, quand elles sont usées, la droite les adopte !' Ce que Chesterton avait résumé par un trait encore plus fulgurant : 'Le monde est divisé entre conservateurs et progressistes. L'affaire des progressistes est de continuer à faire des erreurs, l'affaire des conservateurs est d'éviter que les erreurs ne soient encore réalisées.'

 

[...] L'invention du 'progrès' au XVIIIe siècle a fait de deux hérésies chrétiennes deux idéologies séculières. Elles ont dominé le monde pendant près de deux siècles. Première hérésie : le pélagianisme, qui rend l'homme totalement libre de faire son salut par lui-même, sans intervention de Dieu. Le véritable inspirateur de l'homme macronien, l'homme auto-entrepreneur de son salut), ce n'est ni Luther ni Calvin, c'est le moine Pélage qui vécut au IVe siècle. L'autre hérésie est le calvinisme qui lui, fait dépendre le salut de la seule grâce de Dieu, sans intervention de la liberté humaine. D'un côté plus loin dans la liberté de l'homme, de l'autre plus loin dans la toute puissance de Dieu. Ainsi, deux erreurs ont fait deux progrès : l'amour de l'homme jusqu'à la mort de Dieu (progrès marxiste), l'obéissance à Dieu jusqu'au refus du libre arbitre (progrès capitaliste). Ces deux idées-là du progrès sont mortes, ou agonisantes. Et avec elles, la religion du progrès, qui constitua également la matrice de tous les systèmes totalitaire du XXe siècle.

 

Emmanuel Macron, le candidat pro business, le candidat geek des technologies de pointe, porteur d'une promesse d'un paradis de prospérité et de croissance économique, pourvoyeuse de confort et de vie heureuse (les 'jeunes vieux' dont je parlais tout à l'heure), à peine entré en fonction, il a déjà une utopie de retard. Ces gens-là aiment se présenter comme la jeunesse du monde alors qu'il ne sont que la vieillesse de l'homme. Il a une utopie de retard car la promesse fondatrice du progrès, l'assurance absolue d'une amélioration, inéluctable, générale et universelle, cette promesse ne fait plus recette parce qu'elle a failli sur la question du bonheur.

 

L'indicateur de cet échec, on le trouve dans la croissance exponentielle de la production, de la consommation et du trafic de la drogue à l'échelle de la planète. Le chiffre d'affaires mondial du trafic des stupéfiants, faut-il le rappeler, n'est dépassé que par le commerce de l'alimentation et celui du pétrole. Il se situe devant celui des médicaments. L'explosion du trafic de la drogue au coeur du village global, au coeur du village planétaire procède du principe fondateur de la modernité : la déception, l'attente toujours insatisfaite de plaisirs croissants, immédiats, l'incompréhension et le rejet de la nature humaine lorsqu'elle amène le vieillissement et l'affaiblissement du corps. En cela, il exprime le décalage entre le bonheur promis et le bonheur réel dans nos sociétés... Comme l'écrit Pierre de La Coste, dans le livre 'L'Apocalypse du Progrès', 'le progrès est en lui-même un crack, mélange d'addictifs d'héroïne individualiste et de cocaïne déterministe qui fait de l'homme un dieu.' Ajoutons pour compléter ce bilan que la France compte aujourd'hui six millions, soit 10% de la population, de consommateurs d'anti-dépresseurs et d'anxiolytiques et qu'elle détient le record mondial de consommation de médicaments psychotropes avec 65 millions de boîtes vendues par an (une par habitant).

 

La promesse du progrès et la dictature du bonheur qui l'a suivait comme un ciel de traîne auront été le paradis artificiel par excellence du demi-siècle qui vient de s'écouler. Erigée en impératif catégorique, l'injonction au bonheur a amplifié le désarroi de ses victimes et transformé l'hédonisme en pensum. Voilà comment nos sociétés, comme le dit Pascal BRUCKNER, sont 'les premières de l'histoire à rendre les gens malheureux de ne pas être heureux'.

 

Socialisme et capitalisme, ces 'deux idées chrétiennes devenues folles' (Chesterton) sont en train d'achever leurs courses : le mystère chrétien est disponible pour une autre aventure de l'esprit. Toute la question est de savoir maintenant laquelle."

Repost 0
30 mai 2017 2 30 /05 /mai /2017 00:00
Saint Ferdinand III le Saint, Roi de Castille

Saint Ferdinand III, roi de Castille et de Léon (1198 - 1252), cousin du roi Saint Louis, procéda à la reconquête du sud de la péninsule ibérique (l'actuelle l'Andalousie) lors de la Reconquista, libéra Cordoue et Séville occupées par les Maures depuis cinq siècles et y planta la Croix du Christ.



Il reçoit de son père une sérieuse éducation chrétienne et chevaleresque.
A la mort du jeune roi Henri, héritier du trône de Castille, en 1217, sa mère le fait proclamer roi de Castille et couronner à Valladolid le 31 août 1217.
A 21 ans, en 1219, il épouse Béatrix de Souabe qui lui donnera 10 enfants.

Durant son règne, Ferdinand se soucie de lutter contre les hérésies et de faire perdre du terrain à l'Islam qui, depuis plusieurs siècles, asservit l'Espagne.

A la mort de son père et après bien des péripéties, il devient également roi de Léon, en septembre 1230. Peu à peu, il repousse vers l'extrême sud de l'Espagne les limites de l'occupation islamique par les prises successives de Cordoue, Murcie, Grenade et Séville.

La veille des batailles, il passait la nuit en prière. On ne peut douter de la pureté des motifs qui le faisaient agir dans ces guerres : "Seigneur, disait-il, vous savez que je cherche votre gloire et non la mienne".

Son principal étendard était une image de la Vierge; il portait à l'arçon de sa selle une statuette devenue célèbre sous le nom de Notre-Dame-des-Batailles, et conservée depuis à Séville.

Dans un combat acharné, on vit, dit-on, à côté de Ferdinand, l'apôtre saint Jacques, monté sur un cheval blanc. Le chef des Maures de Séville, vaincu malgré une nombreuse armée et des remparts formidables, s'écria : "Il n'y a qu'un favori de Dieu qui ait pu, avec si peu de monde, prendre une ville si forte et si peuplée".

Comme son cousin Saint Louis, roi de France, jamais il ne chargea ses sujets d'impôts : c'était dans une sévère économie qu'il trouvait de quoi subvenir aux frais de la guerre. Il aimait les lettres. On le considère comme le fondateur de l'Université de Salamanque.

Ferdinand meurt à Séville le 30 mai 1252.

Le Pape Clément X le canonise le 4 février 1671.

La fête de Saint Ferdinand est le 30 mai.

 

Sources:

Saintferdinanddesternes; Mgr Paul Guérin, Vie des Saints pour tous les jours de l'année, Editions D.F.T., Argentré-du-Plessis 2003, p. 325-326; Nominis.cef.fr; Les saints du jour
 

Repost 0
Publié par Ingomer - dans Saints du jour
commenter cet article
29 mai 2017 1 29 /05 /mai /2017 16:00
Conférence de Versailles : une revanche de la culture et de l'art français et une déclaration agressive inutile d'Emmanuel Macron

A l'occasion des 300 ans de la naissance des relations diplomatiques franco-russe, le président de la Russie Vladimir Poutine était invité aujourd'hui par Emmanuel Macron au Château de Versailles. Le président français a parlé de relancer les relations "stratégiques et économiques".

 

Il y a 300 ans, en 1717, deux ans après la mort de Louis XIV, alors que la Russie était menacée par la montée en puissance de la Suède et de la Prusse, le tsar Pierre le Grand vint à Paris, et passa plusieurs jours au château de Versailles, résidence des rois. Il rencontra le jeune roi Louis XV, âgé de 7 ans, qu'il prit dans ses bras. Cette visite du tsar en France fut organisée afin de sceller l'alliance franco-russe, mais aussi parce que Paris représentait à cette époque la Patrie de la culture et de l'art. C'est ainsi la revanche de cette "culture" française qui n'existe pas pour l'actuel président de la république et de cet art français qu'il disait n'avoir "jamais vu" !

 

Colbert, le "véritable artisan du Grand Siècle", supervisa la construction du  château de Versailles. Cette oeuvre d'art déclencha dans toute l'Europe une véritable course à la construction de répliques dans des parcs remplis de fontaines. En Russie, Pierre le Grand fit construire dans les faubourgs de Saint-Pétersbourg, ville natale de Vladimir Poutine, un ensemble de bâtiments, le complexe de Peterhof, entouré de jardins et de parcs.

 

Philippe Erlanger, haut-fonctionnaire et écrivain, calcula qu’en comptant les deux Trianon, sur un demi-siècle, Versailles n’a pas coûté plus cher qu’un porte-avion moderne : il a coûté le prix du déficit de l’exposition universelle de Léon Blum en 1936 ou encore le prix d'une campagne électorale d’un Président de la République (P. Erlanger, Louis XIV, La Table ronde 1960). Sans compter ce que continue de rapporter à la république dite française le Château de Versailles aujourd'hui, Louis XIV a enrichi la France bien plus qu'il ne l'a endettée. "On s'accordera à penser que Louis XIV, en nous donnant Versailles, a enrichi la France...  Les dépenses du Grand Roi ont valu à l'univers un château que personne n'oserait ne pas admirer." (Pierre VERLET, Le Château de Versailles, Paris 1985).

 

La question des sanctions de l'UE contre la Russie n'a pas été abordée. La Russie, accusée depuis 2014 par Obama d'avoir envahi l'Ukraine et de défendre le "dictateur" Bachar al Assad, a été lourdement pénalisée par les sanctions économiques. Elle a été contrainte à apprendre à développer une agriculture auto-suffisante. Les premiers sanctionnés sont les agriculteurs français et l'industrie automobile française.

 

Peu avant la fin de la conférence commune, et alors que l'invité Vladimir Poutine s'est abstenu de toute déclaration à connotation négative, Emmanuel Macron a qualifié les agences de presse russes "Sputnik" et "Russia today" d'"organes d'influence et de propagande mensongère", répandant "des contrevérités infamantes". Il a fait cette déclaration sans accuser directement le Kremlin d'avoir interféré dans l'élection présidentielle comme le font les grands medias français à la remorque des médias états-uniens. Ne peut-on pas dire la même chose à propos des agences de presse françaises dont la russophobie n'est plus à démontrer ? Sur le plan de l'image, ce qu'il y a de certain c'est que cette déclaration agressive ne sera d'aucune utilité pour faire grandir la position française déjà bien entamée dans l'opinion russe et ne change rien à la situation antérieure.

Add. Réponse de Russia Today à 17h49 :

"Des accusations sans preuves du camp Macron depuis le mois de mars

 

Début mars, l'équipe d'Emmanuel Macron avait déjà accusé RT France de véhiculer des «fake news» sur sa personne. «Nous accusons Russia Today et Sputnik d'être la première source de fausses informations véhiculées sur notre candidat et de travailler en symbiose avec des organisations fascistes ou d'extrême droite», avait déclaré Mounir Mahjoubi, conseiller du candidat d'En Marche! à la chaîne britannique Sky News. Il n'avait pas pour autant présenté les preuves permettant d'étayer ses accusations.

 

Le 27 avril, le mouvement En Marche! avait ensuite déclaré à l’agence Reuters que RT France et Sputnik ne seraient pas autorisés à couvrir la soirée électorale d’Emmanuel Macron, accusant les deux médias d’être «des agences de propagande de l'Etat russe» et de véhiculer de «fausses informations». La porte-parole du ministère russe des Affaires étrangères, Maria Zakharova, avait qualifié de «discrimination ciblée» ce refus d’accréditer des médias russes...

Nous conseillons à Vladimir Poutine d'appliquer la symétrique réciproque lors des prochaines élections présidentielles en Russie et interdire à son tour l'accréditation à son quartier général des médias français pour diffusion de contre-vérités et de fake news sur sa personne en Ukraine, Syrie, etc.. Les médias français auront alors l'occasion de dire leur indignation !

Repost 0
29 mai 2017 1 29 /05 /mai /2017 12:56
Source: http://www.proliturgia.org/

Source: http://www.proliturgia.org/

Le pape est très populaire. Mais pas chez les évêques

 

Avec la nomination du cardinal Gualtiero Bassetti à la présidence, après celle du secrétaire général il y a trois ans, le pape François contrôle à présent totalement la conférence épiscopale italienne dans laquelle un tiers des évêques ont été nommés par lui, y compris dans des diocèse de premier plan comme Bologne, Palerme, le vicariat de Rome et bientôt également Milan.

Les nominations sont un élément-clé de la stratégie de Jorge Mario Bergoglio. Il suffit de voir comment il est en train de remodeler à son image le collège des cardinaux, celui-là même qui élira un jour son successeur.  Après la dernière fournée de cardinaux annoncée la semaine dernière pour fin juin, l’hypothèse que le prochain pape puisse faire marche arrière s’éloigne de plus en plus.

En dehors de l’Italie, la conquête du consensus des évêques est cependant pour François loin d’être évidente.

Les seuls épiscopats nationaux sur lesquels il peut aujourd’hui compter sont ceux d’Allemagne, d’Autriche et de Belgique, c’est-à-dire les nations dans lesquelles l’Eglise catholique connait son déclin le plus dramatique.

Alors qu’à l’inverse les Eglises les plus florissante d’Afrique sont celles qui ont fait bloc, au cours des deux synodes controversés sur la famille, contre les innovations voulues par le pape.

Si on se tourne vers les Amériques, aussi bien au Nord qu’au Sud, le climat est encore davantage défavorable au pape.

 

Source (et suite) : Diakonos.be (Traduction de la note publiée dans le numéro 21 de 2017 de L’Espresso, en librairie le 28 mai dans la rubrique d’opinion intitulée « Settimo Cielo » confiée à Sandro Magister.)

Repost 0
Publié par Ingomer - dans Religion
commenter cet article
29 mai 2017 1 29 /05 /mai /2017 12:30
Beata Szydlo : est-ce que nous voulons des responsables politiques qui prétendent que nous devons nous habituer à ces attaques ?

La Pologne résiste. Beata Szydlo, Premier ministre de Pologne, à la Diète, après l’attentat de Manchester qui a fait 22 morts en Angleterre :

La Pologne ne cédera pas à aucun chantage de la part de l’Union Européenne. Nous n’allons pas participer à la folie de l’élite de Bruxelles. Nous voulons aider les gens, pas les élites politiques. J’ai le courage de dire, j’ai le courage de demander à toutes les élites politiques européennes : où allez-vous ? Où vas-tu, Europe ? Relève-toi de tes agenouillements, sors de ta léthargie, ou bien tu pleureras tes enfants tous les jours. Si vous ne voyez pas cela, si vous ne voyez pas que le danger terroriste aujourd’hui est un fait qui peut frapper tout pays d’Europe, et si vous pensez que la Pologne ne devrait pas se défendre elle-même, vous êtes main dans la mains avec ceux qui pointent cette arme contre l’Europe, contre nous tous. Et il faut le dire clairement et sans détour : c’est une attaque contre l’Europe, contre notre culture, contre notre tradition. Pourquoi est-ce que je parle de cela ? Pourquoi est-ce que je parle de cela ? Ça c’est une bonne question. Parce que nous tous dans cet hémicycle devons répondre à cette question, mais aussi tous les gens en Europe doivent répondre à la question : est-ce que nous voulons des responsables politiques qui prétendent que nous devons nous habituer à ces attaques et qui décrivent les attaques terroristes comme des « incidents », ou est-ce que nous voulons des responsables politiques forts capables de voir le danger et de le combattre de façon efficace ?

Beata Szydlo, Premier ministre de Pologne, à la Diète, après l’attentat de Manchester

Repost 0
28 mai 2017 7 28 /05 /mai /2017 14:23
L'art français n'existe pas ? Petite video dédiée au roi de l'absurde

Emmanuel Macron, roi de l'absurde, avait déclaré qu'il n'y avait "pas une culture française" et qu'il n'avait "jamais vu" l'art français. Cette petite video lui est dédiée :

Repost 0
28 mai 2017 7 28 /05 /mai /2017 13:33
Draža Mihailović (1943)

Draža Mihailović (1943)

Il y a quelques jours après 5 ans de procédure entamée par son arrière-petite-fille, la cour de justice de Valjevo a réhabilité officiellement le commandant d'une unité tchetnik de montagne, le royaliste Nikola Kalabic, probablement exécuté en janvier 1946 par les communistes de Tito. Après un long débat de 2 ans au parlement sur le projet de loi de réhabilitation des anciens résistants royalistes, commencé en 2004 sous l’impulsion du leader monarchiste Vuk Drašković et dont les derniers articles ont été adoptés officiellement en 2011, plus de 700 tchetniks ont fait l'objet d'une réhabilitation officielle par des cours de justices de Serbie.

 

Ces "membres d'une compagnie militaire" ou "combattants armés" avaient été réunis sous le drapeau de la royauté par le colonel Dragoljub (dit Draža) Mihailović au lendemain de l'invasion nazie, en avril 1941. Les allemands n’avaient que peu apprécié ce coup d'état qui avait fait rompre le pacte de collaboration germano-yougoslave et conforté les droits du jeune roi Pierre II Karađorđević., à peine âgé de 11 ans. Mihailović et plusieurs ex-officiers de l'armée royale avaient alors efficacement constitué de petits groupes de royalistes armés, l'Armée yougoslave de la patrie composée de 46000 hommes, harcelant quotidiennement les troupes du chancelier Hitler. Ce dernier avait d’ailleurs rapidement mis sa tête à prix pour 100 000 reichsmarks chacun. Avec la petite rébellion communiste du Conseil antifasciste de Libération nationale de Yougoslavie dirigé par Joseph Tito, Mihailović passe un accord en octobre 1941. Mais des dissensions éclatent rapidement entre les deux hommes quant aux actions à mener contre la Wehrmacht. Tito ignore les ordres qui lui sont donnés. En représailles, les nazis massacreront et exécuteront sommairement 7 000 habitants de Valjevo et des environs. Furieux, Mihailović rompt avec Tito; les deux groupes seront désormais des ennemis irréconciliables.

Mihailović était un piètre politique et n'exercera tout au long de son combat qu'une autorité minime sur ses troupes. Certains groupes n'hésitant à passer des accords avec les fascistes dans les montagnes noires du Monténégro, les Croates oustachis et autres bosniaques SS quand ce ne furent pas avec les nazis eux-mêmes (comme Nikola Kalabic en 1943 ou Konstantin Milovanović Pećanac qui mettra finalement ses hommes au service du régime de collaboration de l'ancien ministre de la guerre, Milan Nedić) afin de combattre conjointement les partisans communistes de Joseph Tito.

 

A l'extérieur, ils reçoivent très peu d'aide des britanniques et les actions du gouvernement royal en exil ont très peu d'effet sur le premier ministre Winston Churchill qui répond plus facilement aux demandes du dirigeant soviétique Staline. Les anglais n'hésitant pas à s'attribuer pour la gloire de l'empire britannique des faits d'armes des royalistes serbes. Et bien qu'il soit nommé ministre de la guerre en janvier 1942 par le roi Pierre II, Mihailović est progressivement abandonné par les alliés qui ont choisi finalement de soutenir les communistes de Tito dont le Foreign Office a déjà compris qu'il pouvait être un grain de sable, à court terme, dans l'appareil soviétique. Les multiples actions de sabotages et destruction de convois militaires nazis par les tchetniks empêcheront l'acheminement d'armement aux troupes de l'Afrika Korps, en Afrique du Nord, et permettront la réussite de l'Opération Torch décidée par les Alliés. Mihailović reçoit le soutien appuyé du général Charles de Gaulle qui réclame à Churchill que ce dernier accentue l'aide aux royalistes mais le Foreign Office (qui décidément n'aimait pas cette "Jeanne d'Arc", comme le surnommait Churchill) manœuvre en coulisse et inonde le bureau du Premier ministre de fausses dépêches montrant une collusion entre les tchetniks et les nazis (oubliant de mentionner certaines actions communes des titistes avec les oustachis). Fin 1943, tout est bouclé. La défaite des allemands à Stalingrad vient de changer le cours de la seconde guerre mondiale et Churchill (comme le président américain Franklin Delano Roosevelt) a décidé du futur destin du royaume Yougoslave. Il tente même d’empêcher le roi Pierre II, assez agacé par le double-jeu des britanniques qui épient le moindre de ses gestes et pensent déjà à ne pas reconstituer la Yougoslavie du traité de Versailles, de se faire parachuter au milieu de ses troupes avant de le pousser à renoncer à son audacieux projet.

 

En juin 1944, à la demande expresse de Londres, le roi Pierre II relève à contrecœur Mihailović de sa fonction de ministre de la Guerre, puis le destitue en août suivant de son titre de commandant en chef des armées, nommant ...Tito à sa place. Seuls face aux communistes qui ont désormais l'avantage du terrain, les royalistes serbes doivent quitter le royaume, défaits ou massacrés par les Oustachis croates. Pourtant un mois plus tard, 500 pilotes alliés abattus sur le sol yougoslave (Opération Halyard) devront encore leurs vies aux royalistes serbes. Et si Pierre II accepte malgré lui l’accord de formation d’un gouvernement royal pro titiste et la constitution d’une régence avant que le système de gouvernement ne soit soumis à référendum, il ne comprend pas tout de suite qu’il a été berné par le Premier ministre Churchill. Tito se refusera à tout contact direct avec le roi des Yougoslaves, le conseil de régence ne devant avoir aucun pouvoir réel.

 

La fin de la guerre se profile. Tito qui promet l'amnistie aux tchetniks en profite pour faire arrêter, juger sans preuves formelles et faire exécuter les officiers de l'armée royale avant d'abolir la monarchie et mettre fin au royaume yougoslave (Kraljevina Jugoslavija) le 29 novembre 1945 (Pierre II s’exilera aux Etats-Unis où il y meurt en 1970). Les Partisans pourchassent les royalistes, les abattants inlassablement dans une vaste quête de revanche. Draža Mihailović sera arrêté le 12 mars 1946 après des mois de traque dans les montagnes bosniaques. Après un procès d'un mois, accusé d'être un criminel de guerre et reconnu coupable, il est fusillé le 17 juillet 1946. Il n'avait que 53 ans.

 

La guerre aura coûté la vie à plus de 166000 royalistes dont 140 000 uniquement dus aux combats contre les communistes ou morts dans les camps de déportations créés à cet effet par le régime titiste. Après la seconde guerre mondiale, des maquis royalistes subsistèrent jusqu’en 1957. Vladimir Šipčić avait vu la totale destruction de son bataillon et avec ses deux derniers hommes continuèrent des actions de sabotage au nom du roi Pierre II. Officiellement tué par les communistes, son corps n’a jamais été montré et diverses thèses ont affirmé que « Vlado », devenu un héros populaire, s’était réfugié en Amérique du Sud. Le mystère demeure encore à ce sujet.

 

Avec la chute du régime communiste, le mouvement monarchiste du Renouveau Serbe (SPO) va tenir le rôle de premier opposant au régime socialiste de Slobodan Milošević durant une décennie. Parmi ses cadres, le petit-fils de Draža Mihailović, Vojislav. Ce dernier maire de Belgrade (1999-2000) et éphémère Président de Serbie en 2004 entame alors une longue procédure de réhabilitation de son grand-père en 2006. Il a alors rompu avec le SPO et fondé un autre mouvement monarchiste, le Mouvement démocratique serbe du renouveau (2005) et dont l’existence ne dépassera pas les 5 ans. Bien que sa figure divise encore les serbes, il faudra attendre 2015 à son petit-fils pour que la cour de justice de Belgrade ne décide de réhabiliter (non sans controverses) l’ancien chef de guerre royaliste aux côtés de 13 autres tchetniks. Une victoire qui allait être le prélude à des centaines d’autres par la suite. La Serbie redécouvrait son histoire, celle des héros à la résistance au nazisme que les soviétiques avaient contribué durant un demi-siècle à grimer en collaborateurs (un point de vue que l’on retrouve allègrement dans le film de 1978 intitulé les « Canons de Navarone »).

 

Aujourd’hui de nombreux films historiques basés sur leurs faits d’armes, parfois bien romancés, ont été depuis retransmis sur les ondes de la télévision serbe et les groupes nationalistes ou paramilitaires serbes (comme celui du royaliste Vojislav Šešelj, leader du Parti radical serbe et accusé d’avoir orchestré une purification ethnique durant la guerre civile de 1991 à 1995) ont encouragé le gouvernement à procéder à des réhabilitations de masse, prônant le retour à la doctrine des tchetniks tout en chantant leurs exploits lors de manifestations d’hommages organisées en leur honneur, bannière noire flottant dans les vents, ornée d’une tête de mort et de deux humérus entrecroisés sur laquelle reposait cette devise : « La liberté ou la mort» .

 

Le 26 mai 2013, la république de Serbie enterre lors de funérailles nationales publiques le roi Pierre II dont le corps a été rapatrié. La chapelle royale d'Oplenac se couvre de chants orthodoxes, tout l'appareil d'état accompagné des membres de la famille royale de Serbie assistent à l'office qui rend hommage au souverain destitué. A l'extérieur, les royalistes s'agenouillent. Les tchetniks venaient de prendre leur revanche sur l'histoire. Le roi était enfin de retour.

 

Frederic de Natal

Draža Mihailović (1943)

Draža Mihailović (1943)

Repost 0
28 mai 2017 7 28 /05 /mai /2017 13:07
Cristeros

Cristeros

Interdiction du parti monarchiste au Mexique !

 

Lors d'une réunion de la Hermandad Nacional Monárquica de España (Fraternité nationale monarchique d'Espagne) aux Baléares le week end dernier, le délégué du mouvement monarchiste au Mexique, don Arturo Santoyo et Medina, a affirmé que les partis monarchistes mexicains seraient interdits au sein de la république fédérale et actuellement en quasi état de clandestinité

 

Selon le représentant monarchiste, "les règles démocratiques de la République du Mexique ne permettent pas aux monarchistes mexicains d'organiser des manifestations publiques car interdites"...

 

Après 3 siècles de monarchie impériale aztèque (1200-1521) tombée entre les mains des conquistadores espagnols, d'Hernan Cortès, il faudra attendre la lutte pour l'indépendance (1810) pour que l'idée monarchique refasse surface. Une fois mis en place, le parlement mexicain avait alors proposé une union personnelle au royaume d'Espagne et invité le roi Ferdinand VII (alors exilé par Napoléon Ier) à venir se faire couronner à Mexico. Devant le refus du roi Bourbon, qui ne reconnaissait pas cette indépendance, la loi prévoyait qu'un prince européen occupe alors le trône vacant. Ferdinand VII s'empressa d'y mettre son véto. Adopté en février 1821, le plan d'Iguala transformera le Mexique en une monarchie constitutionnelle catholique et d'offrir la couronne au général Agustín de Iturbide, ancien commandant des forces royalistes devenu héros de la révolution mexicaine.

 

Son règne absolu durera moins d'un an (mars 1823-mai 1824) et il devra se résigner à renoncer au trône après une conspiration d'officiers militaires , parmi lesquels le général Antonio Lopez de Santa -Anna, futur vainqueur d'Alamo en 1836 sur les indépendantistes texans américains . Tentant vainement de reprendre son trône, il sera arrêté et fusillé en juillet 1824.

Interdiction du parti monarchiste au Mexique !

Bien que devenue république, les présidents qui se succèdent gardent toute la pompe monarchique du pouvoir notamment durant les nombreuses dictatures de Santa Anna (entre 1833 et 1855), surnommé le "Napoléon de l'Ouest" qui n'hésita pas à se parer du prédicat d'Altesse royale et porter manteau royal.

 

Caressant l'espoir de voir se fonder un empire catholique en Amérique du Sud, l'Empereur Napoléon III accepte de recevoir une délégation de conservateurs mexicains en 1863. Poussé par son épouse Eugénie de Montijo,il cautionnera financièrement et militairement la création de ce nouvel empire, bientôt pris dans la tourmente de la guerre de Sécession. Après avoir refusé le trône de Grèce, converti à cette idée par son épouse ambitieuse, Charlotte de Belgique et berné par les promesses des délégués, le frère de l'empereur d'Autriche, Maximilien de Habsbourg-Lorraine accepte de ceindre cette nouvelle couronne. A peine arrivé au Mexique en 1864, le nouveau souverain doit faire face à une rébellion conduite par l'indien et Président Bénito Juarez et faire face à peu de soutiens de la population qui se méfie de cet étranger. 3 ans plus tard, l'empire de Maximilien s'effondrait, défait par la rébellion. Abandonné par ses alliés, un peloton d'exécution à Querétaro mettra définitivement à cette nouvelle tentative de monarchie.

 

Le parti monarchiste désagrégé, se réfugie dans la clandestinité et progressivement se reconstitue apportant un soutien au coup d'état conservateur du général Porfirio Díaz. Installé sous les dorures du palais royal, il ré-instaure toutes les institutions monarchiques sans pour autant appeler sur le trône le prince Agustín de Iturbide y Green (1863-1925), prétendant à la couronne. Fils du premier empereur et que le second avait adopté, ce dernier reste très critique à l'égard du régime et prend contact avec les monarchistes. Un complot tente alors de l'installer sur le trône en 1890 mais il est arrêté par les autorités mexicaines pour sédition et emprisonné pour 14 mois . Craignant d'être empoisonné, il s'exilera au Etats-Unis où il travaillera comme traducteur et professeur d'espagnol.

 

De nouveau décapité, le mouvement monarchiste rejoindra le mouvement des Cristeros (1926-1929) , ces mexicains catholiques révoltés après que la république ait décidé de promulguer de violentes mesures anti-cléricales. Bannières du Christ-roi se mêlent à celles de l'empire, menées par le général Enrique Gorostieta Velarde. Croyants et monarchistes côte à côté dans cette vendée mexicaine qui fera des centaines de milliers de morts. Bien que l'héritière au trône, la princesse María Josepha Sophia de Iturbide (1872-1949) apporte son soutien à la rébellion, nul ne songe à rétablir la monarchie. Le principe de la foi catholique primera tout au long du conflit sur celui de la monarchie. Battus, le mouvement des Cristeros force les monarchistes à s'exiler et avec eux l'idéal monarchique qui entre dans une longue période de léthargie.

 

Ce n'est qu'au début des années 2000, que le mouvement monarchiste mexicain refait surface. Face aux multiples affaires de corruption, à une criminalité en augmentation et à l'omniprésence des partis traditionnels qui se partagent la présidence à tour de rôle, ces néo-monarchistes tentent de réintroduire l'idée monarchique comme alternative. En juillet 2013, timidement, les groupes monarchistes comme "Viva el III Imperio Mexicano" et le "Partido Monárquico Mexicano", ont tenté d'organiser un rassemblement afin de réclamer le retour de la monarchie constitutionnelle avant d'être dispersés par la police.

 

Il est difficile d'évaluer aujourd'hui le nombre de monarchistes , tout au plus quelques milliers de nostalgiques, qui sont principalement actif sur les réseaux sociaux. Des monarchistes qui restent très divisés sur la question du prétendant et qui ont lancé une campagne afin que l'empereur Maximilien Ier et son épouse soient de nouveau inhumés au Mexique. En cas de restauration, ils auront le choix entre le prince Juan José Marcilla de Teruel-Moctezuma y Jiménez, 5ème duc de Moctezuma de Tultengo (descendant de Moctezuma II et vivant en Espagne), le prince Maximiliano II von Götzen - Iturbide (petit fils de la princesse Maria et vivant en Australie, n'ayant jamais revendiqué ses droits sur le Mexique en dépit d'une reconnaissance comme tel par le pape Benoit XVI en 2011) et le prince Charles-Philippe de Habsbourg-Lorraine (petit-fils d'Otto de Habsbourg-Lorraine, résidant au Mexique).

 

Frederic De Natal

 

Source: Vexilla-Galliae

Repost 0
Publié par Ingomer - dans Royalisme
commenter cet article
28 mai 2017 7 28 /05 /mai /2017 11:18

Quand des "grands hommes" se prennent pour le Messie... Cela donne "levez-vous et en marche" :

Le Règne de l'Absurde - Emmanuel Macron, roi de l'Absurde

La démocratie libérale organisant la politique sans raison morale ultime est le Règne de l'absurde où des gourous, des guides, des sauveurs se succèdent les uns après les autres sans jamais parvenir à réaliser leur programme (Valéry Giscard d’Estaing, François Mitterand, Jacques Chirac, Nicolas Sarkozy, François Hollande).

 

L'illogisme, l'absurdité étant le moyen et le fondement ultime du "libéralisme", "valeur de la gauche" depuis 1789, il n'est pas étonnant qu'un tel système court tout seul à sa ruine.

Le Règne de l'Absurde - Emmanuel Macron, roi de l'Absurde
Repost 0
27 mai 2017 6 27 /05 /mai /2017 00:00
Saint Augustin de Cantorbéry, archevêque, fondateur de l'église anglo-saxonne (+ 605)

Aux Vème et VIème siècles, l'île de la Grande-Bretagne évangélisée dès les premiers siècles du christianisme, était retombée dans le paganisme à la suite de l'invasion des Saxons.

 

Le jeune roi de ce temps, Ethelbert, roi de Kent (le plus proche royaume du continent) épousa Berthe, princesse chrétienne, fille de Caribert Ier, roi de Paris et petit-fils de Clovis. Berthe consentit à ce mariage à la condition d'avoir sa chapelle et de pouvoir observer librement les préceptes et les pratiques de sa foi avec l'aide et l'appui d'un évêque gallo-franc. L'âme du roi de Kent subissait la salutaire influence de sa pieuse épouse qui le préparait sans le savoir à recevoir le don de la foi.

 

Le pape Grégoire le Grand choisit le moine Augustin alors prieur du monastère de St-André à Rome pour réaliser l'évangélisation de l'Angleterre qu'il souhaitait depuis longtemps.

On ne sait absolument rien de la vie de saint Augustin de Cantorbéry avant le jour solennel du printemps 596, où pour obéir aux ordres du pape saint Grégoire le Grand qui avait été son abbé dans le passé, il dut s'arracher à la vie paisible de son abbaye avec quarante de ses moines pour devenir missionnaire.

 

À Lérins, première étape des moines missionnaires, ce qu'on leur rapporta de la cruauté des Saxons effraya tellement les compagnons d'Augustin, qu'ils le prièrent de solliciter leur rappel du pape. Augustin dut retourner à Rome pour supplier saint Grégoire de dispenser ses moines d'un voyage si pénible, si périlleux et si inutile. Le souverain pontife renvoya Augustin avec une lettre où il prescrivait aux missionnaires de reconnaître désormais le prieur de St-André pour leur abbé et de lui obéir en tout. Il leur recommanda surtout de ne pas se laisser terrifier par tous les racontars et les encouragea à souffrir généreusement pour la gloire de Dieu et le salut des âmes.

 

Début Ve siècle, l'Île de Bretagne secoua le joug romain et se proclama indépendante. Mais ce fut aussi le moment où d'autres Barbares venus de Germanie détruisant la Gaule romanisée (Strasbourg, Spire, Reims, Tournai, Arras, Amiens), l'Angleterre connut l'arrivée des premiers Saxons. Jusqu'en 449, et la Descente des Saxons, elle se gouverna sous l'autorité du clergé, du roi gaulois Vortigern (Gwrtheyrn en gallois moderne), des nobles et des villes municipales. La Bretagne, soutint longtemps avec vigueur la guerre, seule et sans recours. L'Angleterre n'avait jamais été complètement romanisée. Les chefs des tribus bretonnes continuèrent toujours de régner, quoique avec un pouvoir subordonné, depuis le règne de l'empereur Claude jusqu'à celui d'Honorius. (Cf. Histoire de Manchester, par Whitaker, vol. 1, p. 247-257.)

 

C'est dans ce contexte qu'Augustin arriva dans le Kent en 597 à la tête de la mission grégorienne dont le but était de convertir les Anglo-Saxons au christianisme.

Les peuples anglo-saxons en Angleterre au début du VIIe siècle

Les peuples anglo-saxons en Angleterre au début du VIIe siècle

Ainsi stimulés, les religieux reprirent courage, se remirent en route et débarquèrent sur la plage méridionale de la Grande-Bretagne. Le roi anglo-saxon Ethelbert n'autorisa pas les moines romains à venir le rencontrer dans la cité de Cantorbéry qui lui servait de résidence, mais au bout de quelques jours, il s'en alla lui-même visiter les nouveaux venus. Au bruit de son approche, les missionnaires, avec saint Augustin à leur tête, s'avancèrent processionnellement au-devant du roi, en chantant des litanies.

 

Ethelbert n'abandonna pas tout de suite les croyances de ses ancêtres. Cependant, il établit libéralement les missionnaires à Cantorbéry, capitale de son royaume, leur assignant une demeure qui s'appelle encore Stable Gate : la porte de l'Hôtellerie, et ordonna qu'on leur fournit toutes les choses nécessaires à la vie.

 

Vivant de la vie des Apôtres dans la primitive Eglise, Augustin et ses compagnons étaient assidus à l'oraison, aux vigiles et aux jeûnes. Ils prêchaient la parole de vie à tous ceux qu'ils abordaient, se comportant en tout selon la sainte doctrine qu'ils propageaient, prêts à tout souffrir et à mourir pour la vérité. L'innocence et la simplicité de leur vie, la céleste douceur de leur enseignement, parurent des arguments invincibles aux Saxons qui embrassèrent le christianisme en grand nombre.

 

Charmé comme tant d'autres par la pureté de la vie de ces hommes, séduit par les promesses dont plus d'un miracle attestait la vérité, le noble et vaillant Ethelbert demanda lui aussi le baptême qu'il reçut des mains de saint Augustin. La conversion d'Ethelbert, premier roi anglo-saxon à se convertir, amena celle d'une grande partie de ses sujets. Comme le saint pape Grégoire le Grand lui recommanda de le faire, Ethelbert proscrivit le culte des idoles, renversa leurs temples et établit de bonnes mœurs par ses exhortations, mais encore plus par son propre exemple.

Ethelbert. Statue à la cathédrale de Cantorbéry

Ethelbert. Statue à la cathédrale de Cantorbéry

En 597, étant désormais à la tête d'une chrétienté florissante, Augustin se rendit à Arles, afin d'y recevoir la consécration épiscopale, selon le désir du pape saint Grégoire. De retour parmi ses ouailles, à la Noël de la même année, dix mille Saxons se présentèrent pour recevoir le baptême.

 

 

De plus en plus pénétré de respect et de dévouement pour la sainte foi, le roi abandonna son propre palais de Cantorbéry au nouvel archevêque. À côté de cette royale demeure, on construisit une basilique destinée à devenir la métropole de l'Angleterre. Augustin en devint le premier archevêque et le premier abbé.

 

En le nommant primat d'Angleterre, le pape saint Grégoire le Grand lui envoya douze nouveaux auxiliaires, porteurs de reliques et de vases sacrés, de vêtements sacerdotaux, de parements d'autels et de livres destinés à former une bibliothèque ecclésiastique. Le souverain pontife conféra aussi au nouveau prélat le droit de porter le pallium en célébrant la messe, pour le récompenser d'avoir formé la nouvelle église d'Angleterre par ses inlassables travaux apostoliques. Cet honneur insigne devait passer à tous ses successeurs sur le siège archiépiscopal d'Angleterre. Le pape lui donna également le pouvoir d'ordonner d'autres évêques afin de constituer une hiérarchie régulière dans ce nouveau pays catholique. Il le constitua aussi métropolitain des douze évêchés qu'il lui ordonna d'ériger dans l'Angleterre méridionale.

 

Les sept dernières années de sa vie furent employées à parcourir le pays des Saxons de l'Ouest. Même après sa consécration archiépiscopale, Augustin voyageait en véritable missionnaire, toujours à pied et sans bagage, entremêlant les bienfaits et les prodiges à ses prédications. Rebelles à la grâce, les Saxons de l'Ouest refusèrent d'entendre Augustin et ses compagnons, les accablèrent d'avanies et d'outrages et allèrent jusqu'à attenter à leur vie afin de les éloigner.

 

Au début de l'an 605, deux mois après la mort de saint Grégoire le Grand, son ami et son père, saint Augustin, fondateur de l'église anglo-saxonne, alla recueillir le fruit de ses multiples travaux. Avant de mourir, il nomma son successeur sur le siège de Cantorbéry.

 

Selon la coutume de Rome, le grand missionnaire fut enterré sur le bord de la voie publique, près du grand chemin romain qui conduisait de Cantorbéry à la mer, dans l'église inachevée du célèbre monastère qui allait prendre et garder son nom.

 

Sources : (1), (2)

 

La Cathédrale de Cantorbéry

Saint Augustin de Cantorbéry, archevêque, fondateur de l'église anglo-saxonne (+ 605)
Repost 0
Publié par Ingomer - dans Saints du jour
commenter cet article
26 mai 2017 5 26 /05 /mai /2017 12:12

Soyez donc prudents comme les serpents, et simples comme les colombes.

Evangile selon S. Matthieu, 10:16

Pour gagner la bataille métaphysique et symbolique face à un croyant de la foi dans le néant, il faut être un saint. Et sinon, du moins, faut-il avoir une connaissance claire des techniques de communication qu'il emploie, afin de ne pas tomber dans les pièges grossiers tendus et perdre la bataille de l'image.

 

Ainsi, à propos du départ de la politique de Marion Maréchal Le Pen, nous avions pensé que "dans les débats télévisés, ce qui compte c'est l'image que retiennent les téléspectateurs, non le fond. C'est triste, mais c'est ainsi. Dans ce débat de l'entre-deux tours, il fallait simplement dérouler l'argumentaire logique, exposer le programme, être dans le positif sans chercher à s'opposer ou à contrer le vide argumentaire de Macron : contrer le vide c'est déjà lui donner une existence et une réalité. Macron manquait d'oxygène, Marine Le Pen le lui a apporté." De ce point de vue, par l'aspect lisse, consensuel, positif et enthousiaste de son discours, Marion Maréchal Le Pen eut fait une candidate beaucoup plus efficace.

 

Symétriquement, nous avons vu que même s'il commence à entrevoir un manque au fondement ultime de la politique... (" la démocratie comporte toujours une forme d’incomplétude, car elle ne se suffit pas à elle-même… il y a un processus démocratique et dans son fonctionnement un absent. Dans la politique française, cet absent est la figure du roi". Entretien à Valeurs actuelles, 8 juillet 2015), c'est Emmanuel Macron, gourou de la foi dans le néant, capable de dire tout et son contraire, qui a employé le langage positif, et a réussi à vendre sa camelote. Le 8 mai, au lendemain de l'élection, nous écrivions que sa victoire était "la victoire d'un technicien de la communication sur la sincérité, la victoire du vide et du mensonge sur la vérité."

 

Il y a deux jours, nous avons découvert la video suivante de Charles Robin, un youtubeur venu de l'extrême-gauche mais qui a parfaitement compris la "totale connivence entre la droite et de la gauche, qui est une véritable connivence philosophique, puisque la gauche et la droite ne sont que les deux faces complémentaires d'une même logique, la logique libérale qui a contaminé tout l'Occident" [1]. Le terme de "logique libérale" est un oxymore : la logique n'est pas libérale et l'illogisme, l'absurdité même est le moyen et le fondement ultime de la démocratie libérale dont le processus aboutit à l'abolition de l'homme. C'est la raison pour laquelle nous parlons plutôt de "méta-hérésie" qui a envahi toute la vie sociale et religieuse, et qui donne à l'homme la faculté de définir le bien et le mal selon l'idée qu'il s'en fait comme si Dieu n'existait pas, comme si la vérité n'existait pas, c'est-à-dire comme s'il n'y avait pas de norme morale supérieure universelle.

 

Charles Robin voit également dans la victoire d'Emmanuel Macron le résultat d'une "technique de communication". Il explique un phénomène qui a été "effleuré mais sans jamais être parfaitement analysé dans les médias, ... quelque chose que l'on a un peu sous-évalué, qui est sa technique de communication... Et lorsqu'on l'écoute bien, on s'aperçoit que toute la communication de Macron est basée sur le langage positif, sur la communication positive. C'est-à-dire que contrairement aux autres candidats, il ne va jamais être dans l'attaque, dans l'hostilité de ses opposants, il va toujours trouver le moyen d'avoir un langage fédérateur, un langage positif. Et cela, c'est quelque chose d'extrêmement efficace.

 

Alors, cela a été beaucoup reproché à Marine Le Pen d'avoir été durant ce débat très offensive, très agressive, tandis que Macron, lui, est resté dans une attitude positive et fédératrice. Cela explique en grande partie l'attraction, la séduction qu'il a réussi à opérer sur tout le paysage politique, y compris chez ceux qui le critiquaient la veille et qui se sont ralliés à lui. Et on ne peut pas s'empêcher de voir en Macron une sorte de sorcier, une sorte d'ensorceleur, parce qu'il a réussi à envoûter les gens. Le terme n'est pas excessif. D'ailleurs quand il allait faire les visites d'usine où il était accueilli et reçu par des insultes (comme à Whirlpool. NdCR.), il allait quand même parlé aux ouvriers, et par son langage positif il arrivait malgré tout à apaiser les tensions et presque à se faire respecter. Donc c'est quelque chose quand même d'assez puissant, et on peut lui reconnaître cette habileté."

 

"Et d'ailleurs, ajoute Charles Robin, cela m'a été confirmé parce que le dimanche 7 mai, au soir, à l'annonce des résultats, j'ai passé une partie de ma soirée dans un rassemblement de macroniens. Et j'ai parlé avec un jeune homme qui s'occupait de la communication numérique de Macron, dans ma région. Et il m'a dit : 'effectivement, on était les seuls à envisager la campagne et la conquête du pouvoir dans une attitude positive.' Et c'est cela qui a fait la différence.

 

Cela ne m'étonnerait pas que Macron ait étudié ce que l'on appelle la PNL, la programmation neuro-linguistique. C'est un mot un petit peu barbare, mais assez simple finalement à comprendre, c'est l'art de la communication positive. Et on apprend beaucoup cela dans les études de commerce, dans l'apprentissage des techniques de vente... On nous explique que pour faire consentir le client, pour le faire adhérer au produit qu'on lui propose, il faut peser chacun de ses mots et n'employer que le langage positif:

 

'On apprend vraiment l'art de la négociation, on est amené aussi beaucoup aussi et cela c'est aussi heureusement ou malheureusement utile en politique, communiquer, c'est-à-dire à raconter des histoires, raconter une histoire. Donc on y apprend d'une certaine façon aussi des techniques de... pas de manipulation de l'opinion,... mais un petit peu'. (François Henrot, Directeur à la banque Rothschild)

 

"Par exemple, continue Charles Robin, on va éviter les tournures de phrases négatives, on va éviter d'employer des mots qui ont une connotation négative et qui risquent de produire un blocage mental, un blocage psychologique. Cela c'est une technique vielle comme le monde, mais qui fonctionne. Et pour certains, la PNL c'est la forme contemporaine de la magie." (Fin de citation)

 

La video de Charles Robin :

Notes

 

[1] S'il y a effectivement une totale connivence philosophique entre la gauche et la droite (la foi dans une politique sans raison morale ultime), il faut préciser néanmoins qu'il existe une "droite hors les murs" qui précisément n'a pas la foi dans le néant héritée de 1789, c'est la droite légitimiste, une droite qui reconnaît qu'il y a un ordre moral supérieur ultime qu'il s'agit de découvrir et de respecter, condition de la liberté politique... (Cf. Aussi : Antigone contre Créon).

Repost 0
25 mai 2017 4 25 /05 /mai /2017 09:07

L'Ascension est la la fête qui condamne la foi démocratique dans le néant (l'indifférenciation quant au fondement de la politique) :

L'Ascension : la fête qui condamne la démocratie relativiste

Dès 1976, Karol Wojtyla, futur Jean-Paul II, déclarait que « nous sommes aujourd’hui face au plus grand combat que l’humanité ait jamais vu. Je ne pense pas que la communauté chrétienne l’ait compris totalement. Nous sommes aujourd’hui devant la lutte […] entre l’Eglise et l’anti-Eglise, entre l’Evangile et l’anti-Evangile. ».

Et lors de sa visite au Portugal, en 2010, Benoît XVI, qui avait longtemps été aux côtés de Jean-Paul II avant d’être pape lui-même, avait précisé : « Nous voyons aujourd’hui de façon beaucoup plus terrifiante que la plus grande persécution de l’Eglise ne vient pas d’ennemis extérieurs mais naît du péché de l’Eglise ». Au moment de son élection, le même Benoît XVI avait d’ailleurs averti : « Priez pour moi, afin que je ne me dérobe pas, par peur, devant les loups. » Il était très réaliste : il savait que les “loups” en question n’allaient pas tous venir de l’extérieur de l’Eglise mais que certains étaient déjà dans l’Eglise. Des loups déguisés en gentilles brebis bêlant toutes en chœur : « Pastorââââle, pastorââââle ! »

[...] Le jour de l’Ascension, lorsque Jésus retourne chez son Père, il donne un ultime commandement à ses disciples : « Allez donc, de toutes les nations faites des disciples : baptisez-les au Nom du Père, et du Fils, et du Saint-Esprit, apprenez-leur à observer tout ce que je vous ai commandé » (Mt 28, 19-20).

Jésus n’invite pas, au nom d’une “bienveillante pastorale”, à relativiser ce qu’il nous a commandé. Non : il nous demande d’ “apprendre à observer” TOUT ce qu’il nous a commandé.

L’apprentissage ne se fait pas par la dilution de la vérité ou par la mise de côté de ce qui dérange. Il faut TOUT apprendre ! Or, pour TOUT apprendre, il faut que ce sur quoi porte l’apprentissage soit clairement énoncé et clairement présenté à l’aide d’un langage qui ne soit pas une sorte de “novlangue” pastorale.

 

Source : Pro Liturgia, Actualités du jeudi 25 mai en la fête de l'Ascension.

Rappelons que le relativisme éthique et religieux consiste à organiser la vie sans raison ultime, comme si Dieu n'existait pas. Cette manière de faire qui n'explique pas les fins dernières, revient aussi à organiser la vie comme si le diable n'existait pas. Or, "la plus grande astuce du démon " n'est-elle pas "de faire croire qu'il n'existe pas" ?

 

"Pauvres enfants de la société qui ne reconnaît pas le mal"

 

Homélie de Mgr Negri, Archevêque de Ferrare (Italie)

 

« Mes très chers enfants,
J’ai envie de vous appeler ainsi même si je ne vous connais pas. Mais dans les longues heures d’insomnie qui ont suivi l’annonce de ce terrible attentat (attentat de Manchester. NdCR.), où beaucoup d’entre vous ont perdu la vie et beaucoup ont été blessés, je vous ai sentis liés à moi d’une manière particulière.

Vous êtes venus au monde, souvent même pas désirés, et personne ne vous a donné de “raisons appropriées pour vivre”, comme le demandait le grand Bernanos à la génération de ses adultes. Ils vous ont mis dans la société avec deux grands principes : que vous pouvez faire ce que vous voulez parce que chacun de vos désirs est un droit ; et l’importance d’avoir le plus grand nombre de biens de consommation.

Vous avez grandi ainsi, considérant comme évident que vous ayez tout. Et quand vous aviez un quelconque problème existentiel - autrefois, c’est comme cela qu’on disait - et le communiquiez à vos parents, à vos adultes, la séance de psychanalyse était déjà prête pour résoudre ce problème.

Ils ont juste oublié de vous dire qu’il y a le Mal. Et le Mal est une personne, pas une série de forces ou d’énergies. C’est une personne. Cette personne s’est tapie là, pendant votre concert. Et l’aile terrible de la mort qu’elle porte avec elle vous a saisis.

Mes enfants, vous êtes morts ainsi, presque sans raison, comme vous aviez vécu. » Source

Repost 0
Publié par Ingomer - dans Religion
commenter cet article
25 mai 2017 4 25 /05 /mai /2017 00:00

Ascension.jpg

« Jésus s'approcha d'eux et leur adressa ces paroles : "Tout pouvoir m'a été donné au ciel et sur la terre.

Allez donc: de toutes les nations faites des disciples, les baptisant au nom du Père et du Fils et du Saint-Esprit, leur apprenant à garder tout ce que je vous ai prescrit.

Et moi, je suis avec vous tous les jours jusqu'à la fin des temps." »

(Evangile selon Saint Matthieu, XXVIII, 18-19).

Le quarantième jour depuis sa résurrection, Jésus-Christ apparut à ses disciples, et, après leur avoir donné ses dernières instructions, et commandé de prêcher l'Evangile à toutes les nations, les baptisant au nom du Père, et du Fils, et du Saint-Esprit, il leur promit qu'il serait avec eux et avec son Eglise jusqu'à la consommation des siècles, pour la soutenir, la gouverner et la faire triompher de l'enfer et du monde. Il les mena ensuite sur le mont des oliviers, et, étant arrivé à la sommité, il les bénit de sa main adorable, et il quitta la terre en s'élevant au ciel, porté majestueusement sur une nuée lumineuse qui le déroba à leurs yeux.

 

Il n'est pas possible au langage humain d'exprimer ici la gloire ineffable du Sauveur en entrant dans la Jérusalem céleste, où il alla s'asseoir à la droite de Dieu son Père.

 

Les heureux témoins de son ascension tenaient encore leurs yeux levés vers le ciel, quand deux anges leur apparut et leur dirent : "Galiléens, pourquoi vous arrêtez-vous à regarder le ciel ? Ce Jésus, qui, en vous quittant, s'est élevé dans le ciel, viendra de la même manière que vous l'y avez vu monter", annonçant ainsi son retour à la fin du monde. Les disciples rentrèrent avec joie à Jérusalem, pour se disposer, par la retraite et la prière, à recevoir le Saint-Esprit, comme le divin Maître le leur avait prescrit, en les assurant que cet Esprit-Dieu répandrait sur eux, dix jours après, ses dons les plus excellents et l'abondance de ses grâces. (1)

 

D'après l'Evangile selon Luc, l'Ascension se produit à Béthanie, le village où vivaient les amis de Jésus, Marthe, Marie et Lazare, et où Jésus a ressuscité Lazare, à 2 km en bas de côte du mont des Oliviers. C'est également dans ce village qu'aurait été baptisé Jésus. (2)

 

Une tradition la situe au sommet du Mont des Oliviers où une église a été édifiée autour de la pierre qui recèlerait la dernière empreinte du pied de Jésus sur terre avant son ascension vers les cieux.

 

L'"église de la Sainte Ascension" fut prise par Saladin en 1187 et convertie en la mosquée que l'on voit aujourd'hui. Elle contient la dernière empreinte traditionnelle du pied de Jésus sur terre avant son ascension vers les cieux. (3)

 

Dôme de l'Ascension sur le Mt. des Oliviers

 

Deux autres locations préservent l'emplacement de l'ascension. La mère de Constantin construisit une église sous l'église moderne de Pater noster afin de commémorer l'évènement. Une tradition plus récente relie l'ascension à l'église orthodoxe de l'Ascension.

 

La célébration de l’Ascension est attestée à la fin du IVe siècle, parfois fêtée simultanément avec la Pentecôte jusqu’au Ve siècle. (4)

Ascension

Sources:

 

(1) Vie des Saints pour tous les jours de l'année avec une pratique de piété pour chaque jour et des instructions sur les fêtes mobiles, Alfred Mame et Fils éditeurs, Tours 1867, p. XIX., (2Frère Antoine Tingba, L'Ascension du seigneur, 2013, Site des Dominicains de Bordeaux ; (3); (4); (5)

Repost 0
Publié par Ingomer - dans Saints du jour
commenter cet article
24 mai 2017 3 24 /05 /mai /2017 15:21

Conférence organisée au Parlement européen de Strasbourg le 17 mai 2017 autour du député français Marie Christine Arnautu, avec la journaliste Gabrielle Cluzel et le Président de la "Fondation Jérôme Lejeune" Jean-Marie Le Méné. Extraits :

 

Marie Christine Arnautu : "Les féministes n'ont rien de mieux à faire que de faire interdire la mention 'mademoiselle'. C'est extrêmement important, pendant qu'à deux pas de là, des fillettes se font excisées. Les estimations font état actuellement de 60.000 femmes excisées en France, et plus de 500.000 au sein de l'Union européenne. Là encore, il y a un ordre des priorités."

 

Gabrielle Cluzel : "La maltraitance de l'enfant et du jeune adolescent dans le milieu scolaire.

 

Selon les chiffres officiels, le harcèlement à l'école touche entre 10 et 12% des enfants en milieu scolaire. La pornographie: selon un sondage opinion way début 2017, l'âge moyen de primo-exposition à la pornographie est de onze ans.

 

Ces trois sujets sont souvent intiment liés : harcèlements, pornographie, prostitution. Parce qu'ils sont la conséquence d'un grand laxisme en milieu scolaire, au prétexte de bienveillance, le professeur n'ayant plus à sa disposition plus aucun outil de coercition pour assurer son autorité, cela induit un retour à la loi de la jungle, la loi du plus fort, à celui des mini caïds.

Et puis ils sont aussi la conséquence de la banalisation de l'acte sexuel abordé à l'école de façon très triviale, technique et hygiéniste; également la conséquence de la concomitance contradictoire et pourtant complémentaire d'une hypersexualisation des fillettes et de l'indifférenciation des sexes prôné par un féminisme militant. Et tout cela s'articule. [...] Et depuis l'indifférenciation des sexes, la jeune fille ne bénéficie plus de la galanterie...

La Manif pour tous sur le site ecole et sexe . fr revient sur la façon dont les parents sont floués dans ce domaine. L'Education nationale, poussée en cela - il faut bien le dire - par l'O.M.S. distille dès l'âge de 4 à 6 ans jusqu'au lycée une vision de la sexualité qui échappe au contrôle des parents, avec des contenus frisant parfois la pornographie.

 

Il y a quelque temps l'association Agir contre la prostitution s'est alarmée de certaines pratiques dès le collège, dans les toilettes scolaires notamment. Selon cette association, entre 6000 et 8000 mineurs seraient concernés par la prostitution en France, une prostitution tabou qui se passe à l'école (Sources: 1, 2)

 

Ne faudrait-il pas repenser toute cette 'éducation sexuelle' à l'école qui outrepasse ces droits et redonner aux parents les moyens d'éduquer leurs enfants, puisque l'école les en a peu à peu dépossédés, quand ils étaient les premiers concernés pour les éduquer à une sexualité vraie, respectueuse de l'autre, et en particulier des femmes, procédant de l'identité, de l'art d'aimer et d'être aimé, de l'inscription dans une lignée, et pas seulement de la froide injonction prophylactique 'Sortez protégés', qui ne fait que violenter le corps et l'esprit de nos enfants et procède, de ce fait, de la maltraitance".

 

Marie Christine Arnautu : "Selon des chiffres officiels et différentes associations dont l''Innocence en danger', 'Enfant bleu', 'Enfance et partage', en France, deux enfants par jour meurent de maltraitance chaque jour (bébés dans des machines à laver, enfants tasés au taseur parce qu'ils pleurent, le nourrisson secoué parce qu'on ne veut plus entendre ses cris). C'est des centaines de cas tous les jours d'enfants torturés.

 

A l'inverse du projet présidentiel de Marine Le Pen, je n'ai pas trouvé dans le programme d'Emmanuel Macron, le nouveau président de la république, la moindre intention de protéger l'enfant. Et en revanche, il l'a dit, ouvrez les guillemets, il est "très ouvert à toutes les formes de parentalité", défenseur du droit à l'enfant bien plus que du droit de l'enfant.

 

J'ai vu, moi, je suis originaire d'un pays communiste, comment la destruction de la famille et la prise en charge de l'enfant par l'état était un préalable à son embrigadement par le parti. Or l'état n'a aucune légitimité pour s'immiscer dans les familles. [...] Sauf en cas de maltraitance avérée qui doit être traitée immédiatement, il faut autant que faire se peut laisser l'enfant dans son environnement familial.

 

Il y a des cas de maltraitance abominables dans des familles aisées et riches. Et une situation familiale modeste n'est pas nécessairement synonyme d'enfants malheureux. Loin s'en faut. Il faut en cela évidemment avoir une politique familiale extrêmement volontariste.

 

L'école primaire : son rôle est d'apprendre à nos enfants à lire, à compter, à écrire. Et certainement pas de leur bourrer le crâne avec la théorie du genre, car cela aussi c'est une forme de maltraitance morale que de perturber des petits avec une idéologie qui est totalement néfaste à leur équilibre".

Repost 0
24 mai 2017 3 24 /05 /mai /2017 14:19

La religion catholique reconnaît le droit de propriété et elle conseille aux possédants de donner librement aux pauvres. Pour les globalistes, il faut aller plus loin et abolir la propriété, parce que "la terre n'appartient à personne"... Vieille lune de l'illuminisme du XVIIIe siècle, qui continue d'agiter apparemment nos gourous, "En Marche" s'attaque à la propriété foncière :

"En Marche" contre la propriété foncière

Deux mesures du programme d'Emmanuel Macron touchent directement les Français dans leur rapport au logement, en tant que propriétaires ou locataires. La première, le remplacement de l'impôt sur la fortune (ISF) par un impôt sur la fortune immobilière (IFI) illustre la volonté du chef de l'État de détourner les épargnants de la pierre (maisons, appartements) pour promouvoir les investissements qu'il juge plus utiles à l'économie, comme les actions ou les obligations.

Source: Le Figaro

 

Les actions et les obligations, au moins, font tourner le business des financiers et des gourous ! Ingrats que vous êtes !

Repost 0