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Christ Roi

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Horloge

10 mars 2017 5 10 /03 /mars /2017 12:17

A prendre au second degré, ce texte de Mgr Giacomo Biffi dans Il quinto Evangelo :

Dans l’Evangile selon S. Mathieu, Jésus déclare : « Qui n’est pas avec moi est contre moi.”

Fort heureusement, depuis peu, l’Eglise s’est engagée sur la voie d’une exégèse de ces paroles dignes de la Contre-réforme. Désormais, il faut dire : “Qui est contre nous est pour nous.” C’est, si l’on veut, une sorte d’adaptation ecclésiale du principe qui, grâce à la “novlangue”, régissait la société heureuse décrite par Gorges Orwell dans “1984”.

Ainsi donc, pour construire l’Eglise de demain, il nous faut admettre que les artisans les plus efficaces du Royaume sont les démolisseurs de l’intérieur : ceux qui combattent et tournent en dérision la foi des simples et les forcent à devenir adultes ; ceux qui, luttant contre toute structure et tout enseignement clair, imposent à tous un état d’incertitude, d’égarement, de perplexité angoissée, bien éloignée de toute sérénité illusoire qui ne saurait être qu’anti-évangélique.

Bénie soit alors la poutre qui se trouve dans notre œil si elle nous permet de voir la plus petite paille dans l’œil de l’Eglise et de procéder sans la moindre hésitation à la correction de cette mère indocile qui protège tant de pharisiens. On le sait : chambouler l’Eglise, ses habitudes, sa Tradition, sa liturgie, ses enseignements, ses façons de concevoir les sacrements... est une œuvre hautement méritoire. C’est elle qui sera la mieux récompensée : le Christ sera sans aucun doute reconnaissant envers ceux qui auront su voir et montrer les rides qui sont sur le visage de son épouse ; et en temps voulu, il ne manquera pas de leur manifester sa gratitude.

(D’après Mgr Giacomo Biffi, Il quinto Evangelo.)

 

Source: Pro liturgia, Actualité du vendredi 10 mars 2017

La novlangue adaptée à l'Eglise
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Publié par Ingomer - dans Religion
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9 mars 2017 4 09 /03 /mars /2017 07:25
Le désastre de la troisième république - De Bismarck à la Grande Guerre

Nous devons enfin désirer le maintien de la République en France pour une deuxième raison qui est majeure : la France monarchique était et sera toujours catholique; sa politique lui donnait une grande influence en Europe, en Orient et jusqu'en Extrême-Orient. Un moyen de contrecarrer son influence au profit de la nôtre, c'est d'abaisser le catholicisme et la papauté qui en est la tête. Si nous pouvons atteindre ce but, la France est à jamais annihilée. La monarchie nous entraverait dans ces tentatives. La République nous aidera... J'entreprends contre l'Eglise catholique une guerre qui sera longue et, peut-être, terrible! On m'accusera de persécution et j'y serai peut-être conduit, mais il le faut pour achever d'abaisser la France et établir notre suprématie religieuse et diplomatique, comme notre suprématie militaire. Et bien! Je le répète : ici encore les républicains m'aideront ; ils joueront notre jeu ; ce que j'attaque par politique, ils l'attaquent par formalisme anti-religieux. Leur concours est assuré.

Entretenez dans les feuilles radicales françaises à notre dévotion la peur de l'épouventail clérical, en faisant propager les calomnies ou les préjugés qui font naître cette peur... Faites aussi parler, dans ces feuilles, des dangers de la réaction..., des crimes de l'absolutisme, des empiètements du clergé. Ces balivernes ne manquent jamais leur effet sur la masse ignorante. Oui! Mettez tous vos soins à entretenir cet échange de services mutuels entre les républicains et la Prusse! C'est la France qui paiera les frais! ...

Lettre de Bismarck au comte von Arnim sur la république l'empire et les Bourbons

La lettre de Bismarck au comte Von Arnim (ambassadeur à Paris) du 16 novembre 1871 est sans appel. Elle met en évidence ce caractère antifrançais de la Révolution de 1789 et de l'esprit républicain qui en émane.

 

Le chancelier prussien Bismarck était favorable à la république car il pensait que ce régime empêcherait la France de concocter des alliances avec les monarchies européennes. Il craignait les monarchistes parce qu'ils possédaient cet esprit revanchard qu'il répugnait. De plus, la monarchie pouvait créer un régime fort qui pourrait essayer éventuellement de reconquérir les territoires perdus.

 

Cette crainte d'un retour de la monarchie en France, Bismarck l'exprima dans une lettre qu'il fit au baron Harry von Arnim (1824-1881), ministre plénipotentiaire à Paris de 1871 à 1874, le 16 novembre 1871. Cette video de SACRVideo en cite quelques extraits et invite à lire le document traduit en français disponible sur le site des archives numérisées de la Bibliothèque nationale de France, "Gallica.fr", en tapant "opinion de Bismarck sur la république l'empire et les Bourbons" sur le moteur de recherche de ce site.

 

Voici quelques extraits de cette lettre :

"Donc la république va s'implanter en France. Vous devez, par votre parole, par vos subventions à certains journaux démocratiques et par tous les moyens en votre pouvoir travailler secrètement à en amouracher les Français....


Parce que tant que la république durera, la confiance ne pourra renaître.


... Parce que le parti républicain est en France, le moins patriote. Pendant le siège de Paris, les farouches républicains de Belleville, de Montmartre et de Ménilmontant ont été le type de la lâcheté tout en demandant à grands cris la guerre à outrance. Ils n'ont su que jeter leurs fusils dans les tranchées, hurler dans les clubs et souiller les églises de leurs ordures. C'est pour les avoir déshonorés en divulguant leur conduite dans ses ordres du jour que le général Clément Thomas a été assassiné par eux.


Ce sont des républicains du 4 septembre qui ont eu l'attention, lorsque Paris était investi par les Prussiens, d'inaugurer la statue de Voltaire, Chambellan de notre grand Frédéric, et qui avait félicité ce prince d'avoir battu les Français à Rosbach. On n'est pas plus plat, plus lâche, ou plus bête.

Proclamation de la République du 4 septembre 1870 (haut-relief en bronze de Léopold Morice, Monument à la République, Place de la République, Paris, 1883).

Proclamation de la République du 4 septembre 1870 (haut-relief en bronze de Léopold Morice, Monument à la République, Place de la République, Paris, 1883).


Quant à la Commune, son premier soin a été de faire insérer dans son Journal officiel, la recommandation de ne rien faire, autour de Paris, qui pût nous déplaire. Elle a renversé la colonne Vendôme faite avec le bronze de nos canons. Vous voyez que tous les républicains, de toutes nuances, sont plus ou moins des nôtres. Avec l'Internationale, je les mènerai où je voudrai. Ils n'ont plus rien de leur père de 1792, à qui il restait quelque chose des sentiments de patriotisme puisés sous la monarchie.

Par contre, travaillez de toutes vos forces à empêcher le rétablissement de la monarchie. Ce qu'il faut surtout empêcher, c'est leur fusion avec Henri V, c'est l'avènement de la légitimité :

1° Parce que celle-ci représente l'unité et la grandeur de la France, par la conquête progressive de ses provinces, y compris l'Alsace et la Lorraine;

2° Parce qu'elle représente les idées d'ordre, de droit et de religion, qui sont les éléments sociaux de conservation et de grandeur;

3° Parce que le principe de transmission héréditaire du pouvoir, exclut les ambitions, les mécontents, les avocats qui s'entendent si bien à jeter leur pays dans les hasards des révolutions, pour pècher en eau trouble;

[...] 6° Parce que la Monarchie des Bourbons a toujours été le symbole de l'honneur et de la fierté patriotique. Je me rappelle que lorsque l'ambassadeur d'Angleterre, vint en 1830, dire au prince de Polignac que son pays s'opposait au débarquement des troupes françaises à Alger, le prince lui répondit simplement: Milord, la flotte française appareille de Toulon tel jour; s'il vous plaît d'essayer de lui barrer le chemin, libre à vous.

Les républicains de 1871 n'eussent pas faite cette fière réponse. Ils sont et resteront toujours plus préoccupés des intérêts de leurs partis que des intérêts de la France. Leur patrie, c'est le monde, disent ces idiots, menés par l'Internationale.

7°Enfin, vous vous opposerez de toutes vos forces à l'établissement de la Monarchie des Bourbons parce qu'elle seule peut ramener des alliances à la France; notamment celle de la Russie; et que l'Allemagne, prise entre la France et la Russie comme dans un étau, avec le Danemark au  nord et l'Autriche au Midi, la Hollande, la Belgique et la Suisse à l'Ouest, serait gravement compromise. Alors vos craintes deviendraient fondées.

 

[...] Faites souvent parler, dans vos journaux, du danger de la réaction, du crime de l'absolutisme, des horreurs de la féodalité, de l'infâme droit du seigneur, de la dîme, des corvées, de l'Inquisition, comme si tout cela avait réellement existé ou pouvait revenir. Faites peur des empiètements et des captations du clergé. Dites qu'avec Henri V, la religion serait non seulement protégée, mais imposée, que chacun serait forcé d'aller à la messe et même à confesse. Ces déclarations et ces balivernes ne manquent jamais leur effet auprès des masses ignorantes et imbéciles, auxquelles le suffrage universel a remis le sort de la France.

[...] Et vous voulez mon cher ami, que je redoute dans l'avenir une revanche de la France ! Tranquillisez-vous : cette nation est condamnée à mort. Elle aura ce qu'elle mérite : c'est-à-dire la République alternant avec l'Empire ou la Commune; le despotisme.

[...] Donc la République française, malgré sa belle devise sur les murs, dès qu'elle ne sera plus entre les mains des royalistes, qui la font vivre provisoirement, tombera d'abord entre les mains des intrigants et des incapables, jusqu'à ce qu'elle retombe entre les mains des criminels d'où elle sort à peine. C'est inévitable. Quand une Nation n'a plus le frein de la religion et des moeurs, que le frein de la force est le seul qui la contienne, tout est possible, même l'avènement d'un demi-million d'Erostrates, du jour où la force tombe entre leurs mains comme au 18 mars.

 

[...] et cela, parce que la France, reniant son passé glorieux, livrée aux avocats et aux casse-cou, aura cessé d'être française pour devenir républicaine. Réjouissons-nous en. Nous avons définitivement pris sa place dans les destinées du monde. Elle ne pourra plus s'opposer au progrès de l'Allemagne. L'Empire d'Allemagne, avec Berlin pour capitale, que Thiers redoutait, est fondé. Le pangermanisme est proche, grâce à l'impuissance de la France républicaine." (Fin de citation)

Bismarck sous-entend que le "pangermanisme", à savoir le mouvement visant à regrouper sous une même autorité politique les peuples d'origine germanique n'a été possible que grâce à l'impuissance de la "France républicaine".

 

Le système républicain et l'esprit qui en émane n'a jamais été une force pour notre pays. Au contraire, ils ont été et seront toujours de bons serviteurs au service de nos ennemis.

La république clôture notre histoire et détruit tout ce qui représente la France dans sa réalité historique culturelle et religieuse, bref dans tout ce qui touche chaque Français.

Bismarck ne le savait que trop bien et en avait surtout conscience, comme l’Angleterre, qu’un retour à la Monarchie en France serait désastreux pour l’Empire Allemand, mais au combien fortifiant pour la France.
Et c’est un ennemi juré de la France qui fit cette analyse, qui nous l’espérons, fera réfléchir plus d’un républicain sincère, s’il en reste !

 

La république sera donc proclamée le 4 septembre 1870 par Léon Gambetta, au balcon de l'Hôtel-de-Ville de Paris pour le plus grand malheur de la France, alors que l'empire allemand est proclamé dans la galerie des glaces le 18 janvier 1871, à la faveur de la défaite française.

 

Et c’est cette république voulu par Bismarck qui, 40 ans après la défaite de 1871, prendra la responsabilité de diriger la guerre la plus atroce face à l’Allemagne. Pourtant, peu avant le déclenchement de la Guerre de 14-18 la faiblesse du régime républicain se faisait déjà cruellement ressentir. Un député socialiste et franc-maçon, Marcel Sembat, rédigea un pamphlet : "Faites un roi, sinon faites la paix".

A travers ce pamphlet rédigé en 1911, Marcel Sembat expliquait combien le régime républicain était trop faible et instable, mais aussi source de divisions et donc incapable de pouvoir gérer efficacement une guerre. Il disait : "Aller à la guerre sous des Jules Faure, des Poincaré des Barthou, des Trochu, des Gambetta, des Clemenceau ? Nous serions encore condamnés à cela ? Comment osez-vous, trop connus, vous qui, en paix, n’êtes déjà que des conducteurs assez médiocres, vous proposer pour chefs de guerre ? Retirez-vous, vous puez la défaite".

Manifestement il ne fut pas entendu et c’est au nom de la Liberté et des Droits de l’Homme que le français de 1914 avait perdu sa liberté d’aller ou de ne pas aller à la guerre..., liberté qui fut pourtant acquise durant des siècles sous la Monarchie. La république su alimenter durant ces 40 ans un esprit revanchard associé à un patriotisme révolutionnaire particulièrement désastreux. Raymond Poincaré, dans son message aux Assemblées du 4 août 1914, proclamera l’Union sacrée entre tous les français. Le but étant de faire disparaître les nombreuses divisions existantes entre les français, divisions politiques, syndicales, religieuses…etc. Afin de renforcer le gouvernement républicain dans sa gestion du conflit. Mais cette union sacrée ne fut qu’un leurre car le gouvernement républicain profitera bel et bien du conflit pour continuer à se débarrasser de ses adversaires politiques, à savoir les Catholiques, les Royalistes et les Nationalistes. Ces derniers malheureusement agiront avec confiance et refuseront de profiter du conflit pour abattre la république. Jean de Viguerie écrivait à ce sujet dans "Les deux Patries" :


"Car les curés doivent subir le sort commun : ils doivent tuer eux aussi, et être tués. Mais le but est surtout d’en faire tuer le plus possible. Avec le plus grand nombre possible de leurs fidèles. L’intention est avouée. Les politiciens ne s’en cachent pas. 'La jeunesse catholique, aurait déclaré l’un d’eux, nous l’enterrerons dans les tranchées.'"


Jean de Viguerie – Les deux Patries – Editions DMM - p195

La suite ? On la connaît. Ce sera plus d'un million cinq cents mille morts, en comptant les civils. Cette fausse victoire des alliés aboutira vingt ans plus tard (en 1939) à un autre conflit avec l'Allemagne, conflit qui achèvera d'affaiblir notre pays et qui permettra, malheureusement, l'hégémonie américaine dans le monde. La IIIe république née de la défait de 1870, peuplée en 1940 d'hommes politiques dont la lâcheté le dispute à l'incompétence, disparaît dans le plus grand désastre militaire que la France ait jamais connu.

Par son impéritie, la IIIe république exposa la France à deux guerres mondiales, horriblement meurtrières, dont on ne s'est toujours pas relevé.

Elle se lança également dans l'aventure inconsidérée de la colonisation, face à laquelle, la Ve république nous impose à ce jour moult repentance au nom de l'antiracisme et du droit des peuples à disposer d'eux-mêmes.

 

Bismarck qualifiait en son temps, les républicains français d'ignorants, d'incapables, de traîtres, et de criminels. En ce début de XXIe siècle, qu'est-ce qui a vraiment changé ?

La république est un système que seuls les ennemis de la France peuvent lui souhaiter, alors que penser de ceux qui nous gouvernent et qui n'ont que le mot de république à la bouche ?

 

En cette période de centenaire de la Grande Guerre, ce sont ces mêmes incapables qui nous offrirent le spectacle grotesque d'un semblant de commémoration du centenaire de la bataille de Verdun. Commémoration aux allures de profanation, plutôt qu'autre chose.

 

Le livre d'André LOEZ, "14-18. Les refus de la guerre, Une histoire des mutins", donne des extraits de lettres de poilus de la Grande Guerre qui en disent long de ce qu'ils pensaient :

 

"Si nous le voulions, tout cela cesserait ! Car si nous étions des hommes il n'y aurait qu'à nous révolter ! A Bas la république".

 

"Tas de vaches, tas de salauds, c'est vous qui faites durer la guerre, buveurs de sang, tas de richards, on vous aura après la guerre, si on a le bonheur d'en sortir".

 

"Ouvrier, fais toi tuer pour les gros et les embusqués".

 

"Vie le Roi!"

 

"A bas la Guerre, et n'oubliez pas que c'est pour démolir le petit peuple".

 

"Pauvre populo, prépare tes gosses pour la boucherie".

 

"Au chiotte les députés et au fumier les sénateurs, tas de fainéants".

Et oui! Beaucoup à cette époque étaient royalistes, ou tout simplement contre le gouvernement.. Les Français de cette époque ne se sont pas battus pour les 'valeurs de la république', mais au contraire, ont été victimes de celles-ci.

 

Que reste-t-il dans l'anniversaire de cette terrible guerre qui fut, dans notre histoire, un véritable génocide de la jeunesse ? De toute cette jeunesse exterminée sur l'autel républicain. Au nom de quoi, sacrifiés idéologiquement, ces hommes partis en guerre non pour une république fantoche, qui depuis deux cent ans traîne une ombre de mort sur notre pauvre pays exsangue, la Révolution, la Commune, les massacres d'ouvriers, la misère ouvrière. Que reste-t-il de ces messages de poilus ? De cette fleur des peuples régionaux, travailleurs et paysans venus mourir aux frontières d'un pays mal défendu ? Des ces Bretons, fils de Chouans, qui avaient déjà, au cours de la Révolution payer le prix fort ? Sans compter le Camp de Conlie, cette horreur de Gambetta (24 octobre 1870-25 janvier 1871) ?

... Que reste-t-il de ces lettres, de ceux qui laisseront leurs femme et leurs enfants, leur jeunesse, leurs rêves ? Relisons ces messages qui restent pour nous des témoignages comme la réalité de ce qu'ils pensaient, exprimant leur dégoût, comme la honte de cette maladie mortelle, nommée 'république', qui en dehors de tout système politique est celui qui ferme l'histoire et détruit tout ce qui nous est cher ?

Le désastre de la troisième république - De Bismarck à la Grande Guerre

Que reste-t-il ? Pour beaucoup, aujourd'hui, c'est du passé. C'est un grand-père, un grand oncle, plusieurs frères qui dorment sur cette terre, là-bas, balayée par le vent de l'Est. Comme tous ces volontaires étrangers, Sénégalais, Marocains, mais aussi Russes, Serbes, Anglais, Canadiens, Américains, et j'en oublie. Qu'ils me pardonnent. Mais j'en appelle à nos mémoires. Et pensons un instant à tous ceux qui restèrent à la nouvelle du décès, ou de la disparition de l'être cher, comme des êtres chers, qui continuèrent une existence, avec l'absence, ce vide, ces souvenirs, dans le sacrifice. Tous ces enfants qui grandirent sans leur père, leurs frères ou leurs oncles, ou leurs amis. Toutes ces femmes qui subirent, car les guerres touchent d'abord les jeunes, et surtout, les femmes et les enfants.

Si cette video doit servir à quelque chose ? C'est maintenir ce souvenir. Pour ne pas oublier. Car demain, d'autres guerres viendront. D'autres conflits surgiront. Et du doigt, nous pointons la responsabilité d'un état lâche, et sanguinaire. Il n'y a pas d'état idéal, mais des gouvernements moins mauvais. Il y a des gouvernements qui malgré l'autorité que nous avons en tant que citoyen à accepter, restent avares et économes du sang humain. Rappelons que la république ne désirait pas moderniser les uniformes, afin d'envoyer en première ligne notre infanterie en bleu à revers rouge, parce que c'étaient les couleurs de la révolution face aux mitrailleuses allemandes ! Nous avons fusillé des hommes sous prétexte de désertion, parce que les officiers ne respectèrent pas leurs paroles, en annulant ou décalant les permissions gagnées au prix du sang.

 

"La honte des républiques et des empires, le crime des crimes sera toujours d'avoir tirer un paysan de la paix dorée de ses champs et de ses charrues et de l'avoir enfermé entre les murs d'une caserne pour lui apprendre à tuer un homme", disait Anatole France.

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Publié par Ingomer - dans Histoire
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8 mars 2017 3 08 /03 /mars /2017 16:30

Dans une videoformation pour Notre Dame de Chrétienté, l'historienne Anne Bernet, explique que la première apparition de la Vierge Marie en France remonte au IVe siècle au Puy-en-Velay.

Extrait que l'on retrouve sur le site Nd de Chrétienté :

 

Quels sont les liens entre Notre‐Dame et la France ?

 

"Ce sont des liens extrêmement anciens. Si nous nous attachons à la première apparition de Notre-Dame en France, elle a lieu dans le courant du IVe siècle à Anicium, comme on appelait alors le Puy-en-Velay." Une femme atteinte probablement de paludisme se rend une nuit sur une pierre sacrée, une pierre druidique, un dolmen, et elle s’y couche pour implorer le secours des dieux selon un rite païen classique. Au lieu de la divinité gauloise Belisama c'est la Vierge Marie qui lui apparaît, entourée d’anges. Elle lui demande, à cette femme païenne, d’aller trouver l’évêque et de lui demander de construire en ces lieux un sanctuaire qui lui sera dédié. Comme la femme demande à la Sainte Vierge une preuve avant d'aller trouver l'évêque, la Vierge lui répond : "ce n'est pas difficile, tu reviendras avec lui et il suivra un cerf, le périmètre qu’il délimitera sera celui de mon sanctuaire." Et alors que nous sommes au mois d’août, il va neiger et les traces du cerf vont délimiter dans la neige les limites du sanctuaire sur la colline du Puy‐en‐Velay. Cette apparition, la plus ancienne en France, marque le début de la protection mariale sur notre pays. Protection qui entrera dans notre histoire quelques années plus tard sous le nom de prophétie de S. Rémi.

 

Quelle est le l'origine de l'expression « Regnum Galliae, Regnum Mariae » ?

 

C'est précisément la prophétie de saint Remi qui a amené Clovis au baptême catholique. La Gaule était alors menacée par le péril arien représenté par les Wisigoths, grande puissance européenne qui régnait sur l'Espagne et sur une grande moitié de la France jusqu'à la Loire (ils n'ont jamais réussi à s'emparer du nord de la Loire). Et voilà que Clovis va changer la donne, en prenant le parti de la foi catholique, Clovis va devenir en quelque sorte le fils privilégié de la Vierge et met définitivement la Gaulle à l'abri de la menace arienne.

 

Durant la vigile de Noël 496, juste avant le baptême de Clovis, Remi connaissant le caractère difficile de Clovis est saisi d'inquiétude ; il prie le ciel de lui envoyer un signe. Et Remi va avoir une vision où se déroule devant lui le futur glorieux de la France et de ses rois, volant de victoires en victoires, de triomphes en triomphe, bras armé de la catholicité. Il entend une voix lui dire :

 

"Il en sera ainsi tant qu'ils seront fidèles".

 

Et à ce moment-là, la vision de S. Remi sombre dans un chaos terrible, il assiste à des scènes de catastrophes et des profanations, la France se détourne de son destin. Et Remi, désespéré, se demande s'il n’a pas travaillé en vain. A ce moment-là il entend une voix féminine lui dire :

 

"Ne t'inquiète pas, je suis là, je veille."

 

C'est la promesse de Marie de ne jamais abandonner la France qui a défendu la divinité de son Fils et ses privilèges à elle. D’où vient en effet l'expression "Regnum Galliae, Regnum Mariae quod numquam peribit ", "la France est le royaume de Marie, jamais elle ne périra."

 

Pourquoi appelle‐t‐on Notre‐Dame "Reine de France" ? A quand remonte cette expression ?

 

La protection de la France par la Vierge débute au Ve siècle et s’accentue encore lorsqu'en 1637 le roi Louis XIII a décidé de consacrer sa couronne et son royaume à la Vierge Marie et de faire de la Vierge la Reine de la France.

Quels sont les liens entre Notre-Dame et la France?

Pour quelles raisons beaucoup de sanctuaires en France sont‐ils consacrés à Notre‐Dame ?

 

En général, l’usage voulait que le siège cathédrale soit consacré à Notre-Dame et porte le nom de la Vierge. A cela s'ajoutent les innombrables sanctuaires à travers le pays qui lui ont été dédiés, ainsi que certains sanctuaires bâtis sur d'anciens sanctuaires ou lieux de culte païens, qui ont été christianisés en les plaçant sous la protection de la Vierge, comme par exemple à Chartres qui n'est autre que la fameuse forêt des Carnutes de l'ancien culte à la virgo paritura, un culte pré‐marial.

 

Les apparitions constituent une des multiples raisons. Celle du Puy‐en‐Velay est la plus ancienne mais il en existe beaucoup d’autres, comme celle de Notre‐Dame du Bernet dans le Gers. Aux alentours de l'an 1000, alors qu’une famine épouvantable sévit dans la région, une jeune femme dont le lait a tari, est désespérée de ne plus pouvoir nourrir son bébé. La sécheresse ayant brûlé toute l’herbe, même ses bêtes ne peuvent lui fournir du lait pour son enfant. Elle ne veut pas voir son bébé mourir et s'apprête à l’abandonner. A ce moment‐là, la Vierge lui apparaît et lui dit : "va boire à la fontaine dont l'eau jaillit miraculeusement. Tu en nourriras ton enfant et toutes celles qui viendront ici se nourriront en abondance".

 

Les apparitions mariales ont été très nombreuses en France et toujours liées à des choses extrêmement simples de la vie quotidienne. Notre‐Dame se préoccupait des besoins quotidiens de son peuple. Des grâces de protection personnelle peuvent être accordées. C’est le cas de la basilique Notre‐Dame d'Avesnières bâtie au Moyen Âge par un Seigneur de Laval qui, voulant traverser la rivière, était tombé à l'eau avec son cheval et sur le point de se noyer, avait imploré la Vierge de le tirer de ce mauvais pas. Quelques instants plus tard il avait repris pied dans un champ d'avoine.

 

Dans d’autres places, nous avons des sanctuaires bâtis pour remercier d'une protection spéciale : c'est le cas de Notre‐Dame de Fourvière qui à l'origine est bâtie pour remercier de l'arrêt d'une épidémie de peste. Ou encore Notre‐Dame de la Garde à Marseille pour des raisons similaires d'épidémie récurrente. Dans les deux cas, la municipalité promet de rendre grâce chaque année pour la protection accordée. A Marseille à la fin du XIXe siècle, une année seulement, la municipalité, incroyante, s'est crue autorisée à se dispenser du vœu. Une effroyable épidémie de choléra s'est alors abattue sur la ville.

 

La naissance de Louis XIV, dit "Dieudonné" est aussi un cadeau du ciel : la reine Anne d'Autriche après plusieurs fausses couches ne pouvait plus avoir d'enfants. Jusqu'à ce jour de novembre 1637, où Louis XIV fut conçu, la Vierge apparaît au frère Fiacre, un des moines augustins de l’église Notre‐Dame‐des‐Victoires, fraîchement baptisée en l'honneur de la victoire de Louis XIII à la Rochelle. Le frère Fiacre se réveille en pleine nuit, ayant entendu un nouveau né pleurer dans sa cellule. Il voit alors la Vierge magnifiquement revêtue d'une robe bleue étoilée, comme elle apparaîtra à Pontmain plus de 200 ans plus tard. Elle tient un enfant dans ses bras que le frère Fiacre prend pour l'enfant Jésus. Notre‐Dame le détrompe et lui dit : "L'enfant que vous me voyez dans les bras n'est pas mon Fils, il est le dauphin que Dieu veut donner à la France. Vous irez trouver la reine Anne d'Autriche et vous lui demanderez de réciter trois neuvaines :

‐ l'une à Notre‐Dame de Cotignac

‐ la seconde à Notre‐Dame‐des‐Victoires

‐ et la troisième à Notre‐Dame de Paris."

 

Effectivement frère Fiacre alla informer la reine qui se mit à prier et la conception de Louis XIV correspondit à la fin de la troisième neuvaine.

 

Plus près de nous en septembre 1914, lors de la bataille de la Marne, nous avons une apparition, parfois contestée, de Notre‐Dame de France, qui se serait dressée en étendant ses mains sur une colonne allemande et en lui criant : "Vous n’irez pas plus loin." Les Allemands, saisis de panique, perdirent pied.

 
 Fiche résumé:

Bibliographie ‐ Pour aller plus loin :

‐ «Notre Dame en France» ‐ Anne Bernet – Editions de Paris.

‐ « Histoire Des Pèlerinages Français de La Très SainteVierge », R.P. Jean‐ Emmanuel B.Drochon ‐

Editions Plon ‐ 1890

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8 mars 2017 3 08 /03 /mars /2017 00:00
Saint Jean de Dieu

Saint Jean de Dieu

http://i44.servimg.com/u/f44/11/64/82/51/image_10.jpg

 

Saint Jean de Dieu, fondateur des Frères de la Charité (1495-1550),

Père de l'hôpital moderne 

        « C’est un fou ! », un aliéné ou un révolutionnaire. Il croit à l’accompagnement thérapeutique et aux soins palliatifs. Il a une manière de parler aux malades, de tenir la main des mourants et de calmer les malades mentaux qui inquiète les partisans des saignées et des camisoles de force. Son père vendait des melons et des olives, et lui, João Cidade, est un pauvre portugais qui se retrouve vagabond pendant 33 ans.

À huit ans, pour des raisons que l'on ignore, le petit portugais Joao Ciudad fait une fugue et se retrouve, vagabond, sur les routes. Pendant 33 ans, il va mener une vie d'errance : enfant-volé puis abandonné par un prêtre-escroc, il parcourt l'Espagne.

http://covers.openlibrary.org/b/olid/OL564577M-M.jpg        Tour à tour berger, soldat dans l'armée de Charles Quint, valet, mendiant, journalier, infirmier, libraire... Le vagabond, un moment occupé à guerroyer contre les Turcs en Hongrie, se retrouve à Gibraltar. Et c'est là qu'un sermon de saint Jean d'Avila le convertit, le 20 janvier 1539. Il en est bouleversé et confesse publiquement son égarement. Il en est si exalté qu'on l'enferme avec les fous. Là, il découvrit la misère de ceux-ci et décida d'humaniser les hôpitaux.

        Ses collaborateurs étaient des pécheurs, des assassins, tous repentis. Son action envers les plus démunis fut couronnée de succès lorsque nombre de prostituées qu'il aidait changèrent de métier. Tout ce qu'il a découvert et souffert, va le faire devenir bon et miséricordieux pour les misérables. Il collecte pour eux, ouvre un hôpital, crée un Ordre de religieux, l'Ordre de la Charité.        

L'hôpital qu'il a fondé à Grenade donnera naissance aux Frères Hospitalier de Saint Jean de Dieu. Les "Frères Hospitaliers", qui portent son nom encore aujourd’hui, sont créés. Son hôpital prend bientôt de prodigieux accroissements, des aides financières de dernière minute viennent régulièrement sauver cette oeuvre de la charité. On vit bien alors que cet homme, traité partout d'abord comme un fou, était un saint.

Pour procurer des aliments à ses nombreux malades, Jean, une hotte sur le dos et une marmite à chaque bras, parcourait les rues de Grenade en criant: "Mes frères, pour l'amour de Dieu, faites-vous du bien à vous-mêmes." Sa sollicitude s'étendait à tous les malheureux qu'il rencontrait; il se dépouillait de tout pour les couvrir et leur abandonnait tout ce qu'il avait, confiant en la Providence, qui ne lui manqua jamais.

Un jour, un pauvre qu'il soignait disparut en lui disant: "Tout ce que tu fais aux pauvres, c'est à Moi que tu le fais."

http://4.bp.blogspot.com/_ouHd8TTf3HI/ScH9uk5CbUI/AAAAAAAAA-Q/cEZ99WVPfIg/s200/aphp-grand.jpgA 55 ans, Saint Jean de Dieu (1495-1550) meurt d’épuisement. Au moment de mourir, il dira :" Il reste en moi trois sujet d'affliction : mon ingratitude envers Dieu, le dénuement où je laisse les pauvres, les dettes que j'ai contractées pour les soutenir."

Il a été proclamé par Léon XIII, patron des malades et des hôpitaux en 1886, et par Pie XI, patron des infirmiers et infirmières en 1930.
Les institutions créées par lui devinrent en France « l’Assistance Publique ».
Musée de l’Assistance Publique-Hôpitaux de Paris
Hôtel de Miramion
47, quai de la Tournelle, 5ème arr.


Sources :
12, 3, 4

-----------------------------------------------

Quelques mots sur la charité publique au dit "Moyen Âge" et sous l'"Ancien Régime"

 

La fameuse "dîme", redevance collectée en faveur de l'Eglise qui a donné lieu dans la propagande des mythographes républicains aux calomnies les plus éhontées servait à financer l'assistance publique et réellement gratuite de l'époque.

acquis-1789.jpgIl faut savoir que 
"[l]es œuvres charitables et sociales qui sont aujourd'hui à la charge de l'Etat et des communes, c'est-à-dire en réalité à la charge des contribuables, l'Eglise de l'Ancien Régime les alimentait presque uniquement de ses fondations et de ses revenus." (Jean Guiraud, Histoire partiale histoire vraie, tome III, L'Ancien Régime, 5° édition, Gabriel Beauchesne & Cie Editeurs, Paris 1914, p. 354.)

 

"Les ennemis de l'Eglise insistent sur l'établissement de la dîme ecclésiastique dès les premiers siècles de notre histoire nationale et la présente comme un ignoble impôt au clergé, nous répondons en énumérant les services que, grâce à cette dîme, le clergé rendit à la civilisation dans le haut Moyen-Âge, la dîme servait à alimenter la charité paroissiale, pendant plus de 1200 ans, le budget de l'Eglise fut en même temps celui de l'assistance et de la charité publiques:
- les aumônes, l'hospitalité (les Hospitaliers, les règles de saint Benoît, règle bénédictine, les nombreuses congrégations hospitalières),
- œuvre d'assistance et d'enseignement (scolarisation gratuite),
- œuvres de piété ou de charité,
- constructions de cathédrales,
- aumônes épiscopales,
- hospitalité monastique,
- asiles pour les pauvres,
- hospices pour les vieillards, les enfants abandonnés, les orphelins,
- l'Ordre de Saint Antoine,
- le soin des lépreux, léproseries, ordre de Saint–Lazare,
- le soin des aveugles,
- les "Maison-Dieu", les "Hôtels-Dieu", la nourriture, les soins des malades, des sans-abris, des mendiants, des étrangers (Saint Jean de Dieu), les hospices pour les voyageurs, les ordres de Saint-Jacques, de Roncevaux,
- l'excellente tenue des hôpitaux au dit "Moyen Âge", l'architecture hospitalière, les soins de propreté et d'hygiène, les distributions quotidiennes de pains aux pauvres, aux orphelins, aux veuves, aux infirmes et aux vieillards (abbaye de Cluny), la science médicale, etc., toutes choses que les ennemis de l'Eglise, et les mythographes républicains comme par hasard, oublient de signaler.

 

Les règles hospitalières du Moyen Âge appellent presque toujours les malades, "nos seigneurs les malades", vrais représentants du Christ souffrant.


C'était surtout sous la direction des évêques, protecteurs nés des faibles et des malheureux, que se développait le mouvement charitable, ils créaient ces Hôtels-Dieu que l'on retrouve à l'ombre de toutes les cathédrales. Dans la plupart des pays d'Europe, les maladreries étaient sous la juridiction directe des évêques." (Jean Guiraud, ibid., p. 210.)

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7 mars 2017 2 07 /03 /mars /2017 22:13

Dans un entretien publié en italien (et traduit en français par Benoît-et-moi), l'évêque de Ferrare - Mgr Luigi Negri - parle des Dubia, de la situation de l'Église et de la démission de Benoît XVI

Concernant la renonciation de Benoît XVI, Mgr Negri affirme :

 

"je suis certain qu'un jour émergeront de lourdes responsabilités à l'intérieur et à l'extérieur du Vatican. Benoît XVI a subi des pressions énormes. Ce n'est pas un hasard si en Amérique, également sur la base de ce qui a été publié par Wikileaks, certains groupes catholiques ont demandé au président Trump d'ouvrir une commission d'enquête afin de déterminer si l'administration de Barack Obama a fait pression sur Benoît. Cela reste pour l'instant un mystère très grave, mais je suis sûr que les responsabilités sortiront. Je m'approche de ma propre "fin du monde" et la première question que j'adresserai à saint Pierre sera justement sur cette histoire."



Concernant les Dubia, Mgr Negri affirme:

 

"Amoris Laetitia a besoin d'une clarification, malheureusement, le guide ultime de l'Église reste silencieux. Je pense que le Saint-Père doit répondre, bien qu'il semble avoir décidé du contraire. Malheureusement, il s'est déclenché une véritable hystérie contre ces quatre cardinaux qui ont été accusés de tout. Certaines personnes sont allées jusqu'à suggérer de leur enlever le chapeau de cardinal. Ce sont des épisodes répugnats. Les antipapistes d'autrefois deviennent hyperpapistes parce que cela les arrange."

Pour lire l'entretien au complet, c'est sur Benoît-et-moi

 

Source: http://www.riminiduepuntozero.it/gravi-responsabilita-dentro-e-fuori-il-vaticano-per-le-dimissioni-di-benedetto-xvi-parla-mons-negri/

Mgr Luigi Negri parle des Dubia, de la situation de l'Église et de la démission de Benoît XVI
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7 mars 2017 2 07 /03 /mars /2017 12:16

Les propos de Serge Moati vont embarrasser les élites oligarques et les francs-maçons. C'était prévisible... On a vu hier Anne Sinclair déplorer une "France blessée", constater "une entrée dans un monde nouveau", donc la fin d'une époque..., et admettre s'être trompée "tout le temps, comme tout le monde". Hier également, Serge Moati a fait une introspection de son parcours politique. C'est qu'après des décennies de positions politiques ultra-immigrationnistes, mélangistes et pro-multicultu, les Juifs de France découvrent la persistance des phénomènes identitaires, virent à l'extrême droite et quittent le navire pour Israël, en réclamant le droit pour eux d'exprimer leur "identité". C'est Serge Moati qui l'explique sur I24News" : 

Après des décennies de positions politiques de gauche, Serge Moati appelle à une Alya responsable et collective

Serge Moati, vient de sortir le livre "Juifs de France, pourquoi partir ?" (Stock)". Invité d'"I24NWS.TV" hier 6 mars, il explique dans une video :

 

"Je pense que les conditions de l''Alya' (retour en Israël. Ndlr.), on doit travailler constamment les conditions de l'Alya réussie. C'est une responsabilité collective, l'Alya. C'est une décision personnelle, mais c'est une responsabilité collective. Donc, il y a des choses qu'il faut arranger : l'équivalence des diplômes, la protection sociale évidemment, le prix des loyers, des choses comme cela. L'Alya, il faut la faire ou très jeune, ou très âgé".

 

S'agissant des Juifs de France qui restent (en France), le journaliste explique que finalement ils "finissent par se ghettoïser". Serge Moati explique alors ce qui motive le départ des Juifs de France pour Israël :

"Je connaissais un Israël plus à gauche, pour dire les choses brutalement.

 

Et là, j'ai rencontré des gens de la communauté des Juifs de France, à la fois religieux, sionistes et nationalistes. En France, on dirait 'de droite'. Donc la communauté juive de France a beaucoup changé", déclare Serge Moati.

 

"Alors, (elle a beaucoup changé) pour des raisons que je peux exprimer, poursuit Serge Moati. C'est-à-dire que c'est la grande crainte de l'immigration arabe, qui revient très souvent, et avec une brutalité qui m'a étonné. C'est-à-dire, on ne peut plus vivre en France, on n'est plus rien, on ne pèse plus rien, électoralement, etc., il faut qu'on aille dans un pays où l'on est majoritaire", conclut Serge Moati... "Et avec un grand mot qui sort tout le temps : où notre identité pourra s'exprimer".

Avant d'écrire ce livre, Serge Moati explique :

 

"Je n'en avais pas conscience. Je ne pouvais pas le savoir et le sentir à ce point.

 

Ce qui m'intéressait, c'est la netteté des propos, et de leur rendre cette netteté comme ils me l'ont donnée.

 

Ils me disent ça y est on part en Israël. On n'est plus en sécurité en France. On ne reconnaît pas la France qu'on a aimé. Et des propos qui suivent qui m'ont beaucoup troublé. Ces propos sont très clairs. Et donc j'ai décidé de faire ce bouquin... Une communauté juive de France qui ne compte plus que 470 000 êtres humains. C'est peu", ajoute Serge Moati.

Question: pourquoi ce type de propos est-il normal dans la bouche d'un juif, mais est-il taxé de "racisme", et de "fascisme" lorsqu'il est prononcé dans la bouche d'un catholique français qui voudrait lui aussi que son "identité" puisse "s'exprimer" ? Les propos de Serge Moati vont secouer le landerneau.

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7 mars 2017 2 07 /03 /mars /2017 07:15

Anne Sinclair parle d'une "France blessée" et admet s'être trompé "tout le temps, comme tout le monde".

 

Invitée d'Europe 1, Anne Sinclair a livré son analyse de l'actualité politique et internationale. La journaliste publie aussi un livre : Chronique d'une France blessée.

 

Depuis la crise grecque, en passant par les attentats de Paris, Anne Sinclair rassemble dans un livre deux ans de réflexions sur le monde. Dans Chronique d'une France blessée (Grasset), la journaliste politique n'épargne aucun sujet, à commencer par celui de la campagne présidentielle. Invitée d'Europe 1, elle évoque les bonnes feuilles de son ouvrage.

 

Une situation inédite "depuis des lustres". [...] "Avec deux présidents de la République empêchés, deux Premiers ministres écartés, avec une tourmente générale et un cirque incroyable depuis huit jours", commente-t-elle. Elle poursuit : "J'ai l'impression qu'on n'a jamais vu ça depuis des lustres".  Une entrée "dans un monde nouveau".

 

[...] Anne Sinclair a "pressenti au moment de la crise grecque qu'on était en train de rentrer dans un monde nouveau". Elle évoque "la montée des populismes, un quinquennat qui s'effondrait presque de l'intérieur". Selon elle, "on sentait bien qu'il y avait quelque chose qui se passait". Sur sa façon d'écrire, elle confie : "J'ai écrit au jour le jour, en me trompant tout le temps, comme tout le monde".

Anne Sinclair parle d'une "France blessée" et admet s'être trompée "tout le temps, comme tout le monde"
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7 mars 2017 2 07 /03 /mars /2017 00:00

http://upload.wikimedia.org/wikipedia/commons/thumb/4/49/Verri%C3%A8re_de_Sainte_Perp%C3%A9tue_%28%C3%A9glise_Notre-Dame_de_Vierson%2C_XIXe_si%C3%A8cle%29.jpg/440px-Verri%C3%A8re_de_Sainte_Perp%C3%A9tue_%28%C3%A9glise_Notre-Dame_de_Vierson%2C_XIXe_si%C3%A8cle%29.jpg

Martyre de sainte Perpétue et de ses compagnons. Vitrail de l'église Notre-Dame de Vierzon (XIXe siècle).

 

Perpétue est une jeune patricienne, Félicité une jeune esclave. Elles avaient toutes deux demandé le baptême à l'évêque de Carthage.

L'empereur Septime Sévère ayant interdit le christianisme, le groupe des catéchumènes, dont elles faisaient partie, est arrêté, avec Sature, Saturnin, Révocat et Secondule, à Thuburbo minus (Tebourba, actuelle Tunisie), au sud-ouest de Carthage (203). Pendant plusieurs mois, ils connurent la prison dans des conditions très dures, d'autant qu'ils étaient dans l'incertitude du sort exact qui les attendait. Perpétue a laissé une relation écrite de sa détention (Actes et Passions des martyrs chrétiens des premiers siècles, Cerf 2010). Il s'agit d'un témoignage de femme unique dans l'Antiquité. A plusieurs reprises, Perpétue affronte victorieusement les autorités, celles de l'Etat, celle de son père ou encore celle du tribun responsable de la prison militaire. [4]

Félicité était enceinte et Perpétue, jeune mariée, allaitait son enfant. Le père de la jeune femme tenta en vain de la faire sacrifier aux dieux au nom de l'amour maternel. Quant à Félicité, elle mit au monde une petite fille dans sa prison. Trois jours après la naissance, elle était martyrisée et l'enfant fut adoptée par une chrétienne de la ville.

Extraits de la Passion de Perpétue et Félicité :

 

"Un autre jour, pendant que nous prenions notre repas, on nous emmena subitement pour etre interrogés et nous arrivâmes au forum. Le bruit se répandit aussitôt dans les environs du forum et une foule immense se rassembla.

Nous montâmes sur l'estrade. Interrogés, les autres firent leur confession de foi. On en vint à moi, et mon père apparut soudain avec mon fils; il me tira de la marche et dit :

"Sacrifie, aie pitié de ton enfant."

Le procurateur Hilarianus, qui avait alors reçu le droit de glaive à la place du proconsul Minucius Timinianus, défunt, dit :

"Epargne les cheveux blancs de ton père, épargne l'enfance de ton fils, fais le sacrifice pour le salut des empereurs."

Je répondis :

"Je suis chrétienne."

Et comme mon père se tenait près de moi pour provoquer ma chute, Hilarianus ordonna de le repousser et on le frappa d'un coup de verge. J'eus de la peine pour ce qui arrivait à mon père, comme si j'avais été frappée moi-même, j'eus de la peine aussi pour sa vieillesse malheureuse. Alors le procurateur prononce sa sentence sur tous et nous condamne aux bêtes, et tout joyeux nous revenons à la prison.

Texte issu d'Actes et Passions des martyrs chrétiens des premiers siècles, Cerf 2010.

Comme leurs compagnons, Perpétue et Félicité furent livrées aux bêtes du cirque, enveloppées dans un filet, et livrées à une vache furieuse.

Elles attirèrent la pitié des spectateurs devant ces jeunes mères torturées. L'une des jeunes femmes était très frêle et l'autre venait d'accoucher.

Perpetue, la première, fut projetée en l'air et retomba sur le dos. Sa tunique se déchira sur le côté. Alors, elle s'assit, et l'arrangea afin de cacher ses cuisses, plus préoccupée de sa pudeur que de sa souffrance. Ensuite, elle chercha une épingle à cheveux et rattacha sa chevelure qui s'était défaite. Elle ne voulait pas endurer le martyre les cheveux dénoués et paraître porter le deuil en pleine gloire. Pour une romaine, c'est un signe d'affliction de laisser ses cheveux libres sur ses épaules. Puis elle se releva et voyant Félicité à terre, elle alla vers elle, lui tendit la main et l'aida à se relever. Toutes les deux restèrent ainsi debout. La cruauté de la foule en fut vaincue et on les reconduisit par la porte des Vivants. On les acheva en les égorgeant. C'est Perpétue qui guida la main de l'apprenti gladiateur chargé de l'égorger.

 

 

Selon les "acta" de leur martyre, des témoins disaient :

Leur visage était rayonnant et d'une grande beauté. Il était marqué non de peur mais de joie.

Le culte des deux jeunes femmes connut très vite une grande popularité : leur jeunesse, leur situation de mère de famille, leur courage, le fait qu'elles fussent des catéchumènes les font figurer en tête des martyres mentionnées dans la première prière eucharistique de la liturgie latine.

Elles sont fêtées par les Eglises d'Orient le 1er février.

 

Sources

1; 2; 3. Anne Bernet, Les Chrétiens dans l'Empire romain, des persécutions à la conversion Ier - IV° siècle, Perrin, Mesnil, sur-l'Estrée 2003; [4] Revue Codex, 2000 ans d'aventure chrétienne, Editions CLD, n° 1, Automne 2016, p. 128-129.

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6 mars 2017 1 06 /03 /mars /2017 22:17

Nous apprenons ce soir dans une dépêche afp Le Figaro qu'un obscur groupe international "We are Church" (Nous sommes l'Eglise) demande au pape François le remplacement à la tête de la Congrégation pour la doctrine de la foi du cardinal Gerhard Ludwig Müller, sous le prétexte de blocage "des réformes anti-pédophilie".

 

Dans son communiqué, ce groupe appelle le pape François au remplacement du cardinal à la tête de la Congrégation pour la doctrine de la foi, "par quelqu'un qui introduira transparence, justice et compassion" dans la Congrégation pour la Doctrine de la Foi".

 

Un hasard, sans doute... quand on sait que le Cardinal Müller a pris position le 1er février 2017 contre l'accès des divorcés-remariés à l'Eucharistie , qu'il est le seul cardinal qui a répondu aux dubia, chose que le pape n'a toujours pas fait, malgré le flou qui reste dans l'Eglise...

 

De même, le 5 octobre 2015, 13 cardinaux avaient adressé une lettre au pape (qui n'en pas tenu compte) dans laquelle ils s'étonnaient de nouvelles procédures au synode qui semblaient assurer l'obtention de résultats prédeterminés (ce qui a été appelé le "synode de l'ombre"...) et à laquelle le pape répondit en demandant de "ne pas céder à l'herméneutique de la conspiration" (sic). Le Cardinal Müller était un des treize cardinaux signataires.

 

On sait enfin que les deux Synode sur la famille 2014 et 2015 se sont finalement achevé sur un vote de statu quo et un rapport de synthèse final qui n'accordait pas la communion aux divorcés et remariés et d'où les revendications homosexualistes avaient totalement disparu. Cette demande d'un remplacement à la tête de la Congrégation pour la doctrine de la foi tombe à pic, pour se débarrasser d'un cardinal qui fait son travail.

 

"We are church" ne demande en revanche pas le renvoi de Mgr Paglia, président de l’Académie pontificale pour la Vie et Grand-Chancelier de l’Institut pontifical Jean-Paul II, qui a commandé dans sa cathédrale une fresque homosexualiste illustrant des homosexuels nus et semi-nus, des transsexuels, des prostituées et des trafiquants de drogue dans des interactions avec des enfants.

Le groupe "We are Church" demande le remplacement du cardinal Müller à la tête de la Congrégation pour la doctrine de la foi

Source: Pédophilie: le renvoi d'un cardinal demandé au pape, Par Le Figaro.fr avec AFPMis à jour le 06/03/2017 à 21:17 Publié le 06/03/2017 à 21:11

Pour ceux qui veulent trouver des réponses à leurs questions :

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6 mars 2017 1 06 /03 /mars /2017 16:47

Florian Philippot (FN) était l'invité de CNEWS le 05/03/17. La journaliste Audrey Pulvar lui a posé la même question huit fois d'affilée en huit minutes, soit une fois toute les minutes, et a fini par abandonner, en disant "je pense qu'on a entendu", devant la même réponse dite, elle aussi, huit fois d'affilée...

 

Les huit questions d'Audrey Pulvar sont numérotées dans la video-ci-dessous :

Audrey Pulvar - 1ère question : "Votre candidate fustige le gouvernement des juges et refuse de répondre aux convocations de la justice ?", demande Audrey Pulvar.

 

1ère réponse de Florian Philippot : "Non, Marine Le Pen a demandé il y a plus d'un an l'ouverture d'une information judiciaire ...  La réponse a mis treize mois pour arriver au moment de l'élection présidentielle".

 

Audrey Pulvar - 2e question : "Marine Le Pen, le Front national s'est toujours targué d'être un parti qui ne ferait pas de la politique comme les autres, la tête haute et les mains propos, cela semble surprenant que la présidente de ce parti refuse à trois reprises de répondre aux convocations de la justice ?"

 

2e réponse de Florian Philippot : "Parce que je vous ai dit qu'elle avait demandé le 18 février 2016 par courrier l'ouverture d'une information judiciaire et qu'on ne le lui a pas répondu".

 

3e question d'Audrey Pulvar : "Cela ne répond pas à ma question sur le fait que Marine Le Pen veuille dicter son propre agenda aux juges et ne répond pas aux convocations de la justice ?"

 

3e réponse de Florian Philippot : "Non, elle l'a demandé elle-même : ils ouvrent treize mois plus tard en plein pendant la campagne présidentielle à quelques jours du premier tour. Elle y répondra, elle y répondra après. Mais effectivement elle ne se plie pas à ce calendrier qui est évidemment électoral".

 

4e question d'Audrey Pulvar : "Vous réagiriez de la même façon si un délinquant mineur ou un bandit de grand chemin disait au juge là je n'ai pas le temps, je suis un peu occupé, j'ai une grosse échéance, donc vous attendrez pour que je réponde à votre question ?"

 

4e réponse de Florian Philippot : "Je vous redis Audrey Pulvar pour la 3e ou 4e fois qu'elle l'a demandé il y a treize mois l'ouverture : vous voyez, elle (Marine Le Pen) a devancé la justice".

 

(Mais la réponse ne me convient pas !!) 5e question d'Audrey Pulvar : "Cela ne change rien sur le fait que Marine Le Pen refuse de répondre aux convocations de la justice ?"

 

6e question d'Audrey Pulvar (tu vas dire ce que je veux entendre!!): "Quel rapport Florian Philippot sur le fait que Marine Le Pen refuse de répondre aux convocations de la justice ?"

 

6e réponse de Florian Philippot : "Mais elle y répondra, elle y répondra après. Je vais vous le redire, cela fait cinq minutes qu'on est là-dessus, qu'elle a demandé le 18 février 2016 l'ouverture d'une information judiciaire qui lui a été refusée".

 

(Bon je vais poser une autre question, histoire de pas faire trop insistante) : "Dans le système de l'organisation judiciaire, qu'est-ce qui changera pour ces magistrats ?"

 

Suit un développement de fond de Florian Philippot sur le scandale de la magistrature le "mur des cons", le syndicat des magistrats politisé, et les réformes à apporter.

 

7e question d'Audrey Pulvar : "On est loin de la convocation de Marine Le Pen par les juges là ?" (Zut! C'était quoi ma question juste avant?)

 

7e réponse de Florian Philippot : "Vous me posez une question de fond, donc je vous réponds. Vous m'avez demandé qu'est-ce que vous ferez pour la justice, souvenez-vous de vos questions, ou sinon je vous les rappelle ! Que ferons-nous pour la justice ? On fera tout cela, voilà. Et on donnera plus de moyens à la justice, effectivement.

 

8e question d'Audrey Pulvar: "D'accord !... (cause toujours) C'est la même justice laxiste qui poursuit Marine Le Pen aujourd'hui et à laquelle Marine Le Pen ne veut pas répondre ?"

 

8e réponse de Florian Philippot : "Elle veut tellement pas y répondre qu'il y a treize mois, le 18 février 2016, elle a demandé elle-même l'ouverture d'une information judiciaire et qui n'a pas eu de réponse."

 

Sur cette réponse, Audrey Pulvar abandonne avec un petit rire de bonne perdante (j'ai trouvé plus fort que moi sur la stratégie du disque rayé) : "Je pense qu'on a entendu, on va faire une page de pub..."

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6 mars 2017 1 06 /03 /mars /2017 07:35

La plupart des catholiques ne sont pas conscients qu'il y a eu, au cours de l’histoire de l’Eglise, des pape qui soit ont enseigné des hérésies, soit ont échoué dans leur devoir de réprimer l’hérésie. Or, ce qui est arrivé autrefois peut se produire de nouveau.

Un pape jouit de la pleine infaillibilité promise par le Christ uniquement quand il remplit chacune des conditions suivantes :

- il enseigne sur une question de foi et de morale,

- il enseigne au monde entier,

- il enseigne après une longue consultation des évêques et des théologiens,

- il proclame son enseignement d’une manière solennelle devant une grande assemblée de cardinaux, de patriarches, d’évêques, de prêtres et de laïcs.

Si ces conditions ne sont pas toutes remplies, le pape ne fait que donner une conférence de presse et ne bénéficie pas du charisme de l’infaillibilité promise par le Christ. (1)

Mgr René Henry Gracida, Evêque émérite de Corpus Christi (Texas)

Certains papes n'ont pas été de grands exemples pour l'Eglise

L’histoire nous montre que si un grand nombre de papes ont fait preuve de sainteté (plus de 80 ont été canonisés), parmi tout ceux qui ne sont pas considérés comme saints, on en trouve qui n’ont pas été de grands exemples pour l’Eglise. (2)

 

Au IVe siècle, sous la pression politico-théologique des ariens, le pape Libère (352-356) a condamné le héraut de l’orthodoxie saint Athanase d'Alexandrie. En outre, il a signé une déclaration équivoque qui pouvait être interprétée dans un sens arien aussi bien que catholique... Certes, il a ensuite enduré l’exil avec un certain courage, mais il fut tout de même le premier pape après Saint Pierre à n’être pas reconnu saint.

 

Au VIIe siècle, pour justifier un arrangement avec les hérétiques, le pape Honorius (625-638) déclara en 634 : “Nous devons faire attention de ne pas raviver les querelles anciennes.” A partir de cet argument, le pape permit la libre propagation des erreurs avec comme résultat le bannissement de la vérité et de l'orthodoxie... S. Sophrone de Jérusalem, presque seul, s’oppose à Honorius et l’accuse d’hérésie. Le pape, finalement, se repent, mais il meurt sans réparer le préjudice incommensurable qu’il a fait à l’Eglise... en cherchant toujours les compromis. Le troisième concile de Constantinople (680-681) le considèrera anathème, jugement qui sera confirmé par le pape saint Léon II.

 

Le pape Nicolas Ier (858-867) avait enseigné que le baptême était valide, qu’il soit administré au nom des trois personnes de la Sainte Trinité ou au seul nom du Christ. Il se trompait. Le baptême administré au seul nom du Christ est invalide.

 

Le pape Etienne VI (vers 896-897) : exerçant son pouvoir dans une période de troubles politiques et religieux, il fait exhumer et mettre en jugement le corps d’un de ses prédécesseurs (le pape Formose). Après condamnation du défunt (!), il fait ôter les vêtements du cadavre, fait couper deux doigts puis jette le corps dans le Tibre.

 

Le Pape saint Célestin V (1294) : ce saint moine est un administrateur totalement incompétent. Au milieu d’agitations il démissionne six mois après son élection.

 

En 1305, le pape Clément V, créature du roi de France Philippe le Bel (1285-1314) promet tout pour son élection; il se voit contraint de prononcer la dissolution de l'Ordre des Templiers... (bulles Faciens misericordiam, du 12 août 1308 et surtout Vox in excelso du 22 mars 1312 sanctionnant le Procès intenté par Philippe le Bel aux Templiers) sur la base d'accusations fantaisistes et mensongères.

Premier roi de France à enfreindre le Testament de S. Rémi, Philippe le Bel, influencé par les légistes imbus de droit romain, introduisit chez nous les erreurs de l'absolutisme et du gallicanisme. C'est un conflit fiscal qui déclencha la rupture entre le pape Boniface VIII et le roi. Le pape ne refusait pas de contribuer aux charges, mais il défendait le principe que l'impôt devait être consenti et voté avant d'être levé (bulle Clerici laïcos de 1296). En 1297, il autorisa et favorisa la levée de nouveaux décimes et renonça à un droit que jusqu'alors tous les souverains de France avaient reconnu au Saint-Siège. En 1302, il ne fit que demander le maintien de la législation en vigueur, exigeant le consentement du clergé contribuable pour la levée des décimes. Philippe refusa. Le pape l'excommunia, et le roi répliqua par l'attentat d'Agnani en 1303, un coup de main sur un pape âgé de 85 ans, giflé d'un gantelet de fer par Sciarra Colonna. Le pape en mourut de chagrin un mois plus tard, le 11 octobre 1303. Ce fut alors le premier crime contre la papauté depuis Clovis, depuis 900 ans...  Un crime national. Après le bref pontificat pacificateur de Benoît XI (1303-1304), Philippe le Bel parvint à faire élire pape le cardinal archevêque de Bordeaux, Bertrand de Got, sous le nom de Clément V. Celui-ci promit tout, notamment la condamnation de la mémoire et la suppression de tout souvenir se rapportant à Boniface VIII, et la suppression de l'Ordre du Temple.... Harcelé par Philippe le Bel, Clément V se trouva acculé, forcé de prononcer la dissolution de l'Ordre. Non contents de mettre la main sur les biens du Temple, soit en totalité, soit en partie, Philippe le Bel et Clément V s'entendirent pour mettre leurs mains sur... les libertés de l'Eglise de France et sur le droit d'élection. Clément se réserva de nommer les évêques des diocèses vacants. Le roi le laissa faire, à la condition que les choix tomberaient... sur ses créatures. Philippe le Bel méconnut ainsi l'ordonnance mémorable de son aïeul Saint Louis, qui garantissait la liberté des élections des églises cathédrales et des autres églises (Ordonnance de Saint Louis du mois de mars 1268). [Cf. Giorgio PERRINI, Aveux des Templiers, Edition Jean de Bonnot, 1992, p. 58-86; Jean GUIRAUD, Histoire partiale, Histoire vraie, I, Des Origines à Jeanne d'Arc, Neuvième édition, Gabriel Beauchesne et Cie Editeurs, Paris 1911, p. 317-325; et Régine PERNOUD, Les Templiers, Presses Universitaires de France, Que Sais-je ?, Vendôme 1974.] [Conséquences de l'infraction au Testament de S. Remi : fin des Capétiens directs et Guerre de Cent Ans...]

 

Lors de la fête de la Toussaint de 1331, le pape Jean XXII (1316-1334), alors à Avignon, enseigne que l’âme ne peut pas entrer dans la vision béatifique de Dieu tant que la résurrection des corps qui doit se faire au dernier jour n’a pas eu lieu. Les théologiens de l’Université de Paris reprennent le souverain pontife en lui montrant que son enseignement est une hérésie (Exemple: le bon larron Dismas sur la croix auquel le Christ Notre Seigneur dit: "Aujourd’hui, tu seras avec moi dans le Paradis". Lc 23:43). Ce n’est que peu de temps avant sa mort en 1334 que Jean XXII reconnaîtra son erreur et s’en rétractera.

 

Le Pape Alexandre VI (1492-1503) : le “fameux” pape Borgia, élu par l'influence d'une puissante famille italienne, est coupable à la fois de népotisme et d’avoir une maîtresse. D’autres papes élus durant la Renaissance auront une vie opulente et mèneront des guerres pour favoriser leurs intérêts. Une réforme sérieuse n’aura eu lieu que lorsque le pape Paul III engagera ce qui va devenir le Concile de Trente, dont les décisions seront mises en œuvre par le pape saint Pie V (1566-1572).

 

Le pape Jean-Paul Ier (1978) : il décède subitement après un pontificat de seulement 33 jours. Il nous a donne toutefois donné une idée assez juste de ce qu’est le travail de la Providence divine : ce qu’on a retenu de lui étaient son sourire et son goût pour les œuvres de Mark Twain... Mais sa mort a ouvert la voie à l’élection du Pape Jean-Paul II qui a eu à diriger l’Eglise durant une époque périlleuse dans l’Histoire catholique et qui a été considéré comme saint.

 

Ces exemples montrent bien que le choix d’un pape n’offre aucune garantie.

 

... Le Christ n’a jamais garanti d’avoir des cardinaux capables de choisir le meilleur d’entre eux pour être pape. Il n’empêche donc pas les électeurs membres du Collège des cardinaux de moins de 80 ans de succomber à certaines influences : l’ignorance, le mensonge, la partialité, les objectifs mal conçus et les tentations de toute nature, y compris celles qui sont d’ordres politique et financier. Personne n’ignore, d’ailleurs, qu’il y a eu dans l’histoire de l’Eglise des périodes au cours lesquelles l’office pontifical avait été acheté et vendu sous l’influence de dirigeants politiques puissants ou de familles influentes...

 

Parmi les faiblesses des cardinaux électeurs, il en est une qui est et sera toujours bien présente : l’ignorance. Des cardinaux venant du monde entier ne peuvent pas, dans la plupart des cas, bien se connaître. Donc, ils votent souvent en se fiant à des impressions incomplètes ou même inexactes concernant les forces et des faiblesses des différentes personnes susceptibles de succéder à Saint Pierre. Ils voteront parfois pour un candidat particulier auquel on attribue des capacités qui, par la suite se révèleront être inexistantes. Enfin, beaucoup de cardinaux s’appuieront sur les conseils d’autres cardinaux en qui, sagement ou imprudemment, ils placent leur confiance.

 

Heureusement, quoi qu’il advienne, l’Eglise catholique jouit des garanties divines. Toutefois, elles ne sont pas nombreuses. Le Christ n’a promis que d’être avec l’Eglise jusqu’à la fin des temps en l’assurant que les portes de l’enfer ne prévaudront pas contre elle (Mt 16:18). Cela signifie essentiellement que le Saint-Esprit ne permettra pas que soit perdue la constitution divine de l’Eglise (sa structure hiérarchique), et garantira que la plénitude de tous les moyens de salut sera toujours disponible dans l’Eglise.

 

Ainsi, les sacrements de l’Eglise seront toujours de puissantes sources de grâce, les enseignements magistraux de l’Eglise seront toujours exempts d’erreur et l’Eglise restera le Corps mystique du Christ placé sous l’autorité du Seigneur représenté sur terre par son Vicaire ; le successeur de Pierre.

 

De même, la transmission de l'office papal et des offices sacerdotaux, est assurée jusqu'à la consommation des siècles et le retour glorieux du Seigneur. Le Christ n’a pas été un vagabond, prêchant au hasard, il a constitué un noyau, les "Douze", à qui il a promis l’envoi de l’Esprit Saint. Les apôtres ont eu le souci dès le début, de ne pas laisser chaque communauté s’en aller à la dérive..., chacune suivant son penchant naturel. S. Paul repasse dans les communautés qu’il a fondées et leur envoie des lettres, les "épîtres". S. Pierre recommande aux "anciens en fonction" de paître le "troupeau de Dieu" qui leur est confié et aux "jeunes gens" d'être "soumis aux anciens" (1 P 5:1-2). A Thimothée, un converti du paganisme, S. Paul rappelle le "don spirituel que Dieu a déposé en toi par l'imposition de mes mains" (1 Tm, 4: 14; et 2 Tm 1:6), la mission principale de Timothée est de "garder le dépôt" (1 Tm 6,20 ; 2 Tm 1,14). Et ce dépôt doit être transmis à d'autres de génération en génération : "Ce que tu m’as entendu dire en présence de nombreux témoins, confie-le à des hommes dignes de foi qui seront capables de l’enseigner aux autres, à leur tour" (2 Tm 2:2). Le "dépôt" : il s'agit de l'amour de Dieu qui appelle (1 Th 1:4; 1 Th 2:12), de la foi en la Trinité de "Dieu le Père, et le Seigneur Jésus-Christ" et l'"Esprit-Saint" (1 Th 1-5; 1 Th 4:8), la foi dans la mort et la résurrection du Christ (1 Th 1-10 ; 1 Th 4:14), l'attente du retour du Christ (1 Th 3:13; 1 Th 5:23), la croyance dans la résurrection de ceux qui sont morts dans le Christ (1Th 4:16), la persévérance dans la persécution (1 Th 2:14-16), l'amour fraternel (1 Th 4:9) et le caractère collectif et solidaire des premières communautés chrétiennes (1 Th 4:6-9). Ainsi, le souci de la continuité, la transmission de la charge par les apôtres, le titre de "pasteurs" (1 P 5:2), titre qui convient d’abord au Christ et que Jésus avait donné à Pierre, sont et resteront autant de traits particuliers de l'Eglise universelle.

Sources

 

(1) Mgr René Henry Gracida, Evêque émérite de Corpus Christi (Texas), Entretien au New York Times, Matt C.  Abbott, Pro Liturgia, Actualité du Mardi, 18 octobre 2016

(2) D'après Jeffrey Mirus, docteur en philosophie, université de Princetown (EU). Trad. DC/APL. Pro Liturgia, Actualité du samedi 4 mars 2017

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6 mars 2017 1 06 /03 /mars /2017 00:00
Statue de sainte Colette : monastère des Clarisses à Poligny (Jura)

Statue de sainte Colette : monastère des Clarisses à Poligny (Jura)

Ses parents qui habitent Corbie en Picardie, ne peuvent avoir d'enfants. Mais sa mère, qui prie S. Nicolas, est un jour enceinte. Elle a soixante ans. Heureuse de cette naissance qui a eu lieu le 13 janvier 1381, elle appelle sa fille Nicolette. Elle est élevée dans la crainte de Dieu et la pratique des vertus chrétiennes.

Colette est si petite que tout le monde se moque d'elle. On l'appelle "la naine". A quatorze ans, elle se rend à Notre-Dame-de-Berbières, haut lieu de pélerinage, et prie ainsi: "Hélas, sire, s'il vous plaît-il que je demeure aussi petite!" Et, dit la narration, "incontinent, l'oraison terminée, elle trouva qu'elle était creuche (accrue) et qu'elle était plus grande au retourner qu'elle n'avait été au venir". Depuis, les petites filles de Picardie chantent : "Sainte Colette, tire-moi les jambettes, rends-moi sage et parfaite". [1]

Colette s'est fait une solitude de la maison paternelle, vivant retirée dans une petite chambre, où elle partage son temps entre la prière et le travail des mains. Alarmée du péril auquel l'exposait sa beauté, elle prie Dieu de la lui ôter; et elle devient si maigre et si pâle, qu'elle est à peine reconnaissable.

Devenue orpheline à dix-huit ans, Colette se sépare de ses biens au profit des pauvres et fait plusieurs essais de vie religieuse. Elle obtient du père Abbé d'un monastère voisin, la possibilité d'entrer chez les béguines d'Amiens malgré son âge. Elle n'y reste qu'un an jugeant leur vie trop douce. Même déception chez les bénédictines, puis chez les clarisses. Son père spirituel est franciscain et comprend son désir d'austérité. Il la fait entrer dans le Tiers-Ordre de Saint François comme recluse à Corbie où elle reste quatre ans entiers, dans une cellule étroite, chargée d'un cilice et de chaînes de fer, et s'abandonnant à toutes les austérités de la pénitence. [2]

 

Là, elle doute de ses révélations intérieures et devient aveugle jusqu'à ce qu'elle consente à répondre à un appel de Dieu à réformer le Second Ordre de Saint François, les Clarisses. Après avoir reconnu en effet, par plusieurs inspirations, que la volonté de Dieu était qu'elle travaille aussi au salut des autres, elle obtient de rencontrer le pape Benoît XIII qui réside alors en Avignon. Ce pape était un "antipape d'Avignon" du Grand Schisme qui déchirait alors l'Occident. Mais son sens spirituel était réel et profond. Il reçut la profession religieuse de sainte Colette dans la règle de Sainte Claire et la nomme abbesse de tous les monastères qu'elle sera amenée à fonder ou réformer. Si Colette s'adressa à Benoît XIII, c'est que, dans l'incertitude sur l'obédience à laquelle il fallait se rattacher, elle suivit la France entière, qui avait reconnu le pape d'Avignon ; mais dès les décisions connues du concile de Pise, elle fit ratifier par Alexandre V, l'élu du concile, les faveurs reçues précédemment de Benoît XIII. [3]

Sainte Colette de Corbie, clarisse († 1447)

Sa mission confirmée par le pape, Colette vient alors en Franche-Comté, parcourt la Bourgogne, la Savoie, l'Espagne, l'Allemagne et la Belgique, fondant dix-huit monastères très observants, dont celui de Poligny (Jura) - ses religieuses sont appelées "colettines" -et celui de Besançon, puis bien d'autres.

Grâce à elle, les Clarisses reviennent à leur idéal primitif de "pauvres dames" et les monastères se multiplient.

Elle aime dire : "La vraie sagesse se soumet à Jésus et à la Vierge sa douce Mère". [4]

Tandis qu'elle vivait recluse à Corbie, Colette reçut des visions de saint François d'Assise. Un jour, elle vit François qui la présentait à Dieu comme la réformatrice de son ordre. [5]

Colette meurt à Gand en Belgique, à 66 ans, le 6 mars 1447. Elle est invoquée contre la stérilité, et pour la guérison des maladies des yeux.

Son corps sera, par la suite, transporté à Poligny dans le Jura.

Colette est béatifiée en 1625 et canonisée le 24 mai 1807 par Pie VII.

 

PRATIQUE. Aimez à méditer la Passion de Notre-Seigneur Jésus-Christ, les vendredis surtout.  

 


Sources

 

[1] Le Petit Livre des Saints, Editions du Chêne, tome 2, 2011, p. 48; [2] Vie des Saints pour tous les jours de l'année avec une pratique de piété pour chaque jour et des instructions sur les fêtes mobiles, Alfred Mame et Fils éditeurs, Tours 1867, p. 65; [3] L'Evangile au quotidien; [4] http://saintsdefrance.canalblog.com/archives/2009/04/24/13496318.html; [5] http://nouvl.evangelisation.free.fr/leblanc_colette_de_corbie.htm

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5 mars 2017 7 05 /03 /mars /2017 18:37
Choquant : un prélat du Vatican représenté dans une fresque homosexualiste dans une cathédrale

L’été dernier, le pape François nommait Mgr Paglia président de l’Académie pontificale pour la Vie et Grand-Chancelier de l’Institut pontifical Jean-Paul II. Ce qui en fait un quelque sorte le Ministre de la Famille du Vatican.

Or, Mgr Paglia traînait déjà derrière lui une réputation sulfureuse, notamment pour avoir ruiné son diocèse de Terni avant d'être nommé au Vatican.

La semaine dernière, il avait fait scandale pour avoir fait l’éloge public de Marco Pannella, un député italien radical de gauche ouvertement bisexuel qui a milité toute sa vie pour l’avortement, le mariage gay, les unions libres et combattu la conception chrétienne de la famille.

Aujourd'hui, un journal américain révèle que Mgr Paglia a également profané sa cathédrale de Terni en commandant une gigantesque fresque érotique gay dans laquelle un Jésus à moitié nu porte des filets remplis de jeunes garçons nus engagés dans des scènes lascives. [Selon l'article du site "Life Site", la fresque, aussi, "dépeint Jésus portant des filets au ciel remplis d'homosexuels nus et semi-nus, de transsexuels, de prostituées et de trafiquants de drogue, confondus dans des interactions érotiques." NdCR.] L'artiste, Ricardo Cinalli, un homosexuel argentin spécialisé dans les nus, avait été choisi parmi dix autres artistes par Mgr Paglia. Il a précisé au cours d'une interview qu’il a travaillé main dans la main avec Mgr Paglia pendant plusieurs mois et que Mgr Paglia avait personnellement approuvé chaque détail de cette fresque dans laquelle rien n’avait été laissé au hasard.

L’artiste précise que pour peindre le Jésus de la fresque, représenté dans un vêtement transparent et moulant, il a pris pour modèle son coiffeur parce qu’il estimait que les gens avaient souvent une image “trop virile” du Christ.

 

L’artiste a également représenté Mgr Paglia lui-même, à sa demande, dans les filets, embrassant un homme barbu vêtu uniquement d'un pagne.

L’archevêque Paglia a d'ailleurs récidivé il y a peu : en 2016, le Conseil pontifical pour la famille publiait sous sa direction un programme d’éducation sexuelle contenant des images pornographique tellement scandaleuses qu’un psychologue avait suggéré qu’il soit examiné par une commission chargée de protéger les enfants contre les abus sexuels parce que ces images correspondaient à celles qu’échangeaient entre eux les prédateurs d'enfants.

L’une des premières décisions prise par Mgr Paglia après avoir été nommé à l’Institut Pontifical Jean-Paul II sur le mariage et la famille a d’ailleurs été de supprimer l’obligation faite à tous les membres de signer une déclaration de fidélité à l’enseignement de l'Eglise sur la famille. Il y a quelques jours, Mgr Paglia a licencié les 172 membres de cet organisme, ce qui signifie que lui et son entourage sont aujourd’hui seuls aux commandes d’un institut vide.

La nomination de Mgr Paglia à la tête du Conseil pontifical pour la famille avait été acclamée par le Grand Orient démocratique italien dans un communiqué daté des 27-28 juin 2012 qui disait : « Nous nous félicitons du choix d’un des rares hommes d’Eglise qui méritent véritablement l’estime, la considération et l’affection du peuple catholique. Il représente une lumière d’espérance pour ceux qui ne se résignent pas à voir totalement oubliée la grande époque réformatrice du Concile Vatican II. »

 

Contacté par les journalistes, Mgr Paglia a refusé tout commentaire.

 

Qu'on se rassure : le pontificat de Jorge Bergoglio n’a pas fini de nous étonner... et de nous faire fuir.

La cathédrale de Mgr Paglia n'est pas la première de ce genre. Il y eut en 2011 les nouveaux vitraux de la cathédrale de Rodez. Mais s'il fallait s'approcher pour y voir des images profanes de pénis et vagin, cette fois la fresque de Mgr Paglia est beaucoup plus explicite.

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5 mars 2017 7 05 /03 /mars /2017 00:00
Saint Adrien de Césarée, martyr († 309)

Martyrologe Romain : À Césarée de Palestine, en 309, saint Adrien, martyr. Durant la persécution de Dioclétien, par ordre du préfet Firmilien, le jour où l’on avait coutume de fêter le jour natal de la Fortune des Césars, il fut, à cause de la foi au Christ, exposé d’abord à un lion, puis égorgé par l’épée. (1)

Arrivé à Césarée en Palestine avec saint Eubule, pour rejoindre les confesseurs de la foi, ils y furent arrêtés, torturés et condamnés à être livrés aux bêtes. Adrien fut présenté seul à un lion, puis égorgé. Deux jours plus tard, Eubule affronta les bêtes à son tour.

L'historien Eusèbe de Césarée dira de lui dans l'Histoire ecclésiastique (v. 324) qu'il fut le "dernier des martyrs de Césarée, il mit le sceau aux combats." (2)

Sources: (1); (2)

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4 mars 2017 6 04 /03 /mars /2017 00:00
Saint Casimir, prince de Pologne († 1484)

Saint Casimir, Prince de Pologne (1458-1484)

 

Casimir est le deuxième des treize enfants du grand-duc de Lituanie, devenu roi de Pologne, Kazimierz Jagellon le Grand.

 

Il a treize ans quand son père lui commande d'aller ceindre la couronne de Hongrie. Mais il devra livrer bataille. Casimir refuse une couronne qu'il lui faudra conquérir dans un bain de sang chrétien. "J'ai en vue, écrit-il alors, une union de la Hongrie avec la Pologne, mais pas une guerre fratricide."

 

Régent de Pologne en l'absence de son père, prince intelligent et généreux, il accomplit ses fonctions avec conscience et justice. Atteint de tuberculose pulmonaire, il refuse les moyens qu'on lui propose pour sauver sa vie. Il avait fait vœu de chasteté et ses médecins lui proposaient de l'abandonner comme étant le meilleur moyen de guérir : "Plutôt mourir que de commettre le péché." Au milieu d'une cour luxueuse, il sut garder un grand amour des pauvres et de la pauvreté grâce à une vie de prière intense. (1)

 

Lors d’un voyage en Lituanie en 1484, il mourut à Grodno. Ses restes furent inhumés à Vilnius. Ses reliques sont depuis vénérées à la chapelle Saint-Casimir de la cathédrale Saint-Stanislas de Vilnius. En 1953 sous l’ère soviétique, lorsque la cathédrale devint une galerie de tableaux, ses reliques furent transférées à l'église Saints-Pierre-et-Paul. Elles ont solennellement retrouvé leur place le 4 mars 1989. (2)

 

Beaucoup de miracles lui ont été attribués. Cent vingt ans après sa mort, son corps fut trouvé sans corruption. Les riches étoffes dont on l'avait enveloppé furent aussi trouvées entières, malgré l'excessive humidité du caveau où il avait été enterré. (3)

 

Il fut canonisé en 1522 par le Pape Adrien VI et, sous le nom de saint Casimir, devint le saint patron de nombreux pays. Sa fête est le 4 mars. Il a été déclaré patron de la Lituanie en 1613 et patron de la Pologne et de la Lituanie en 1636.

 

Le 11 juin 1948 le Pape Pie XII nomma saint Casimir patron spécial de toute la jeunesse et modèle de pureté.

 

PRATIQUE. Veillez sur votre volonté, afin que vous n'ayez jamais le malheur d'offenser Dieu de propos délibéré.

Saint Casimir. Peinture de Daniel Schultz (1615–1683), peintre polonais, vers 1670

Saint Casimir. Peinture de Daniel Schultz (1615–1683), peintre polonais, vers 1670

Sources: (1); (2); (3) Vie des Saints pour tous les jours de l'année avec une pratique de piété pour chaque jour et des instructions sur les fêtes mobiles, Alfred Mame et Fils éditeurs, Tours 1867, p. 63

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3 mars 2017 5 03 /03 /mars /2017 13:40
Vatican : Des cardinaux qui ont soutenu l'élection de Jorge Bergoglio demandent à présent sa démission

Des cardinaux qui avaient vivement soutenu l’élection de Jorge Bergoglio au pontificat suprême souhaitent à présent la démission de François. Ils craignent que les réformes irréfléchies du Pape conduisent l’Eglise vers un schisme. Il faut préciser que ces cardinaux ne sont pas considérés comme des conservateurs ou des traditionalistes, bien au contraire.

 

Source : Kathnet.

 

Un article du “Times” rapporte que les cardinaux libéraux qui ont œuvré pour faire élire le Cardinal Bergoglio à la tête de l’Eglise sont à présent convaincus qu’il est entrain de conduire l’Eglise vers un schisme et se disent prêts à quitter le navire. Cela vaut la peine de s’enregistrer sur le site internet du “UK Times” pour lire cet article en entier.

[...] Quelles que soient les opinion au sujet de ce pontificat - positive, neutre ou négative - il est évident pour tous que quelque chose ne tourne pas rond à Rome. Le mot qui vient spontanément à l’esprit est “dysfonctionnement”.

La réforme des finances du Vatican est abandonnée ; les cardinaux s’attaquent les uns les autres ; les réponses à apporter aux problèmes d’abus sexuels au sein du clergé sont mises en veille ; certains évêques s’expriment de façon diamétralement opposée à d’autres... Ce n’est pas là une Eglise “en ébullition” telle que François disait la désirer : c’est une Eglise à la dérive, qui a perdu toute direction.

Si tout cela s’était passé sous le pontificat de Benoît XVI ou de Saint Jean-Paul II, les médias s’en seraient donnés à cœur joie pour pousser la Curie à un vote de non-confiance. Au lieu de cela, les médias libéraux sont trop heureux d’aider François à se tirer d’affaire ; car ces médias-là aiment la direction vers laquelle se dirige l’Eglise : elle mène vers un schisme, la discorde, la confusion et le chaos.

En tant que catholiques convaincus, nous ne pouvons pas détourner les yeux de ce qui risque d’advenir. En ce début de Carême, je nous exhorte tous à redoubler d’effort dans notre prière et notre jeûne en faveur de la papauté en général et du Pape François en particulier. Et je presse chacun d’entre nous, en privé et en public, de parler de ce qui est entrain d’arriver. Enfin, dans la mesure de vos possibilités, et toujours avec une grande charité, je vous presse d’encourager vos prêtres et vos évêques et de leur demander de défendre l’enseignement constant et éternel de l’Eglise.

 

D’après Tom Peter. Trad. MH/APL

 

Pro Liturgia, Actualité du vendredi 3 mars 2017

Vatican : Des cardinaux qui ont soutenu l'élection de Jorge Bergoglio demandent à présent sa démission

Tout au long de ce Carême, continuons nos prières pour le pape et le bon gouvernement de l'Eglise.

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3 mars 2017 5 03 /03 /mars /2017 11:39

Des forces envoyées par lui surgiront, profaneront le Lieu saint, la citadelle ; elles feront cesser le sacrifice perpétuel et établiront l’Abomination de la désolation.
Ceux qui transgressent l’Alliance, il en fera des renégats par ses intrigues, mais le peuple de ceux qui connaissent leur Dieu réagira fermement.
[...]
Le roi agira selon son bon plaisir, il s’élèvera et s’enflera d’orgueil au-dessus de tout dieu. À propos du Dieu des dieux, il dira des choses aberrantes. Il réussira jusqu’à ce que la colère soit à son comble, car ce qui a été décidé s’accomplira.
Il n’aura d’égard ni pour le dieu de ses pères, ni pour le dieu favori des femmes, il n’aura d’égard pour aucune divinité, car il s’enflera d’orgueil au-dessus de tout.
À leur place, il honorera la divinité des citadelles, une divinité inconnue de ses pères ; il l’honorera avec de l’or, de l’argent, des pierres rares et des objets précieux. Il interviendra contre les fortifications des citadelles avec l’aide d’une divinité étrangère.

Livre de Daniel, XI, 31-39

Des nouvelles inquiétantes (non encore confirmées officiellement) annoncent que le pape François préparerait dans le plus grand secret une messe sans consécration... Pour faire l'"unité" avec les protestants, les paroles de la consécration seraient supprimées.  Vers l'abolition du Saint Sacrifice annoncé en Daniel 11, 31 ?

LE VATICAN PRÉPARERAIT UNE MESSE ŒCUMÉNIQUE DANS LE PLUS GRAND SECRET AVEC UNE CONSÉCRATION SILENCIEUSE

 

Il ne s'agit encore que de rumeurs et il faut donc prendre ces informations avec un grain de sel, voire même deux ou trois. Mais le fait qu'elles circulent est déjà un signal et les antennes de ceux qui m'en ont parlé sont en général fiables.

 

Nous écrirons donc tout ceci au conditionnel. Une commission mixte composée de luthériens et d'anglicans liés par le secret travaillerait actuellement pour mettre au point une forme de messe à laquelle pourraient participer les fidèles des trois confessions chrétiennes. Il n'est pas question des orthodoxes. Il ne semble pas qu'il y ait de documents écrits et tout cela n'en serait qu'au niveau de conversations.

 

L'hypothèse prévoirait une première partie de la liturgie de la parole qui ne pose pas de problème; après la reconnaissance des péchés, la demande de pardon à Dieu et la récitation du Gloria, on poursuivrait par les lectures et l'Evangile.

 

La commission plancherait actuellement sur la problématique du Credo. Les Eglises protestantes, même si elles reconnaissent le Symbole de Nicée-Constantinople, récitent de préférence le Symbole des apôtres. L'Eglise catholique les alterne. Au fond, même ce point ne devrait pas constituer un problème majeur.

 

Tout comme la présentation des dons qui, même si elle devra être étudiée avec attention, ne semble pas présenter d'obstacles majeurs au projet.

 

Le nœud central concerne l'eucharistie. La vision catholique de l'eucharistie diverge profondément de la vision luthérienne et de celles des autres confessions protestantes. Et il va de soi qu'à ce moment aussi fondamental au cours lequel, pour les catholiques, se déroule la transsubstantiation (mais pas pour les protestants), la liturgie ne peut pas être différente pour les différents célébrants.

 

Comment célébrer une liturgie commune alors que la définition alors que les définitions de ce qui s'y passe réellement à son point culminant divergent?

 

Une des possibilités envisagées serait le silence. C'est-à-dire qu'après le Sanctus, au moment où le célébrant prononce les paroles: "Toi qui es vraiment saint, toi qui es la source de toute sainteté, Seigneur, nous te prions" les célébrants se tairaient et chacun répéterait mentalement "sa" formule.

 

La parole reviendrait dans les assemblées avec la récitation du Notre Père. La façon dont devraient se former les files pour recevoir l'eucharistie n'est pas encore très claire.

 

Voilà ce que nous avons entendu et dont nous vous informons. Une confirmation partielle du fait que ces travaux sont en cours se trouve dans cet article de Luisella Scrosati dans La Bussola Quotidiana évoque un tour de passe-passe trouvé par le Conseil pour la Promotion de l'Unité des Chrétiens, à l'époque présidé par le Cardinal Kasper, qui consisterait à recourir à l'Anaphore d'Addai et Mari qui est une prière de l'Eglise assyrienne d'Orient, plus connue comme Eglise nestorienne (Une Eglise orthodoxe des deux conciles).

 

> Le travail de sape pour une messe "œcuménique"

http://www.lanuovabq.it/…/articoli-il-lavorio-carsicoper-un…

 

Cette prière ne contient pas les paroles de la consécration sinon, comme l'affirme le document datant 2001, "non pas sous la forme d'une narration cohérente et ad litteram, mais de manière eucologique et disséminée, c'est-à-dire qu'elles sont intégrées aux prières d'action de grâce, de louange et d'intercession qui suivent."

 

> Orientations pour l'admission à l'Eucharistie entre l'Eglise chaldéenne et l'Eglise assyrienne d'Orient

http://www.vatican.va/…/rc_pc_chrstuni_doc_20011025_chiesa-…

 

Autrement dit, elle ne contient pas de façon explicite les mots 'ceci est mon corps... ceci est la coupe de mon sang' mais ceux-ci sont 'dispersés' dans les prières qui composent l'anaphore. Une véritable aubaine pour pouvoir justifier la création d'une nouvelle prière eucharistique sans les paroles de la consécration susceptibles de heurter les frères protestants.

 

Cette liturgie était uniquement réservée à l'Eglise chaldéenne et à l'Eglise assyrienne en cas de problèmes pastoraux [dus à la coexistence de ces deux communautés dans la diaspora au Kurdistan, le document mentionne explicitement qu'elles partagent la même foi eucharistique sur la présence réelle, NdT].

 

Mais naturellement, un détail aussi insignifiant n'aura aucun poids dans la fièvre œcuménique actuelle. De minimis non curat praetor.

 

Source: Marco Tosatti, journaliste et vaticaniste à La Stampa. Traduction Diakonos.be

Selon le vaticaniste Mario Tosatti, le rituel d’une “messe œcuménique” serait en préparation au Vatican. Elle pourrait être célébrée aussi bien par les catholiques que les protestants ou les anglicans puisqu’elle ne contiendrait plus rien d’explicite concernant l’aspect sacrificiel de l’Eucharistie, cette dernière n’étant plus qu’un repas fraternel célébré sur une table, comme c’est déjà le cas dans nombre de paroisses.

Dans cette nouvelle “messe”, il ne serait plus question de lien entre la “lex orandi” et la “lex credendi”, chacun étant libre de célébrer comme il veut pour croire ce qu’il veut. L’attaque contre la foi catholique viendrait donc du plus haut sommet de l’Eglise où la pratique du double langage est devenue habituelle.

Au cours d’une conférence donnée 6 mois après l’élection du successeur de Benoît XVI, le Cardinal Theodore McCarrick, Archevêque émérite de Washington (USA) révélait le plan ourdi par la “Maffia de Saint-Gall” (composée entre autres des cardinaux da Cruz Policarpo, Martini, Danneels, Murphy-O'Connor, Silvestrini, Husar, Kasper, Lehmann) pour faire élire Jorge Bergoglio.

Dans sa conférence, le Cardinal McCarrick précisait encore que cette “maffia” avait donné 5 ans au Pape François pour mettre l’Eglise sens dessus-dessous en sorte que la foi catholique puisse se dissoudre dans une vague religiosité sans consistance... La vidéo de la conférence (en anglais) est ici.

 

Ce n’est pas seulement la messe qu’une commission est chargée de démolir pour la rendre œcuménique, c’est-à-dire sans aucun rapport avec la foi professée par l’Eglise catholique. Comme si ça ne suffisait pas, c’est aussi la paroisse qui va faire l’objet d’un changement total. Selon des indiscrétions venant de Sainte-Marthe, la paroisse devrait disparaître pour être remplacée par des “communautés œcuméniques” dirigées par des “équipes de bergers” composées de “mamies bigoudis” (déjà en place), de laïcs catholiques, protestants et anglicans. Aux Pays-Bas, ce genre de paroisses existe déjà ; en Allemagne, on espère en créer. Le vénérable Hans Küng a fait savoir qu’il souhaitait encore davantage de nouveautés...

Vers une "messe" sans consécration ?
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3 mars 2017 5 03 /03 /mars /2017 10:53
Phil Lawler : Cette désastreuse papauté

Dans une homélie à propos des lectures du jour du vendredi 24 février où le Christ interdit le divorce (voir ci-dessous les paroles du Christ dans "l'Evangile au quotidien"), le pape François ne retient que le passage sur l'autorisation donnée à Moïse en raison de la dureté de coeur. François met en garde contre l'hypocrisie et la tromperie d'une foi réduite à une "logique casuistique". L'homélie a été rapportée par Christopher Wells pour Radio Vaticana :

Phil Lawler : Cette désastreuse papauté

"Est-il permis à un mari de renvoyer sa femme?", est la question que les docteurs de la loi ont posée à Jésus dans l'évangile du jour.

 

Jésus ne cède pas à une logique casuistique, mais explique toujours la vérité

 

Ils ont posé la question une fois de plus pour mettre Jésus à l'épreuve, a observé le pape. En regardant la réponse de Jésus, le Pape a expliqué ce qui importe le plus dans la foi:

 

"Jésus ne répond pas s'il est licite ou non licite; Il n'entre pas dans leur logique casuistique. Parce qu'ils ont pensé à la foi seulement en termes de 'Oui, vous pouvez', ou 'Non, vous ne pouvez pas' - aux limites de ce que vous pouvez faire, les limites de ce que vous ne pouvez pas faire. Cette logique de la casuistique. Et il pose une question: 'Mais qu'est-ce que Moïse vous a ordonné? Qu'y a-t-il dans ta Loi?' Et ils expliquèrent la permission que Moïse avait donnée de renvoyer la femme, et ils tombèrent eux-mêmes dans le piège. Parce que Jésus les qualifie de 'durs de cœur': 'A cause de la dureté de vos coeurs, il vous a écrit ce commandement', et Il dit la vérité. Sans casuistique. Sans autorisation. La vérité." 

Et si c'est la vérité et que l'adultère est sérieux, comment se fait-il que Jésus ait parlé "plusieurs fois avec une adultère, un païen?" Qu'il "buvait du verre de celle qui n'était pas purifiée?", demande le pape. Et à la fin, il lui dit: "Je ne vous condamne pas. Ne pèche plus" ? Comment expliquer cela?

"Et le chemin de Jésus - c'est tout à fait clair - est le chemin de la casuistique à la vérité et à la miséricorde. Jésus écarte la casuistique. Pas ici, mais dans d'autres passages de l'Évangile, il qualifie ceux qui veulent le mettre à l'épreuve, ceux qui pensent avec cette logique du 'Oui, vous pouvez' comme hypocrites. Même avec le quatrième commandement ces gens ont refusé d'aider leurs parents avec l'excuse qu'ils avaient donné une bonne offrande à l'Église. Hypocrites. La casuistique est hypocrite. C'est une pensée hypocrite. 'Oui, vous pouvez; Non, vous ne pouvez pas ... qui devient alors plus subtil, plus diabolique: mais quelle est la limite pour ceux qui peuvent? Mais d'ici à ici je ne peux pas. C'est la tromperie de la casuistique." (Fin de citation)

Cette méthode du pape consistant à refuser de se prononcer clairement sur des points de doctrine tranchés par Notre Seigneur, puis à tirer des conclusions opposées à l'enseignement précis du Christ commence à inquiéter très largement dans le monde catholique.

 

Phil Lawler, éditeur de "Catholic World News" (CWN) et de "Catholic culture.org", medias catholiques du grand courant, s'est ainsi fendu hier d'un article dans lequel il titre "Cette désastreuse papauté". Il explique pourquoi nous avons à présent un "sérieux problème" avec le pape François. Phil Lawler en appelle à une intervention des évêques pour sauver l'intégrité de la foi catholique :

Phil Lawler : Cette désastreuse papauté

LifeSiteNews

Jeudi 2 mars 2017

 

Cette désastreuse papauté

 

Source: Life Site News https://www.lifesitenews.com/opinion/this-disastrous-papacy

 

Quelque chose s’est cassé avec un bruit sec vendredi dernier lorsque le Pape François a utilisé la lecture évangélique du jour comme une occasion de plus pour promouvoir son propre point de vue sur le divorce et le remariage.

 

Note de Christ-Roi. La lecture du jour du vendredi 24 février 2017:

 

Phil Lawler : Cette désastreuse papauté

Condamnant l'hypocrisie et la "logique de la casuistique", le Pontife dit que Jésus rejetait l'approche des érudits légalistes.

 

Assez vrai. Mais dans sa réprimande aux Pharisiens, qu'est-ce que Jésus dit au sujet du mariage ?

 

"Ainsi, ils ne sont plus deux, mais une seule chair. Donc, ce que Dieu a uni, que l’homme ne le sépare pas !"

 

…et…

 

"Celui qui renvoie sa femme et en épouse une autre devient adultère envers elle. Si une femme qui a renvoyé son mari en épouse un autre, elle devient adultère."

 

 

Jour après jour, dans ses homélies à la Messe du matin dans la résidence Saint-Marthe du Vatican, le Pape François dénonce les "docteurs de la loi" et l'application "rigide" de la doctrine morale Catholique. Parfois son interprétation des lectures de l'Ecriture du jour est forcée ; souvent sa caractérisation des Catholiques traditionnels est insultante. Mais dans ce cas, le Pape a complètement retourné l'Évangile à l’envers. En lisant le compte rendu de cette étonnante homélie à la Radio du Vatican, je ne pouvais plus prétendre que le Pape François ne faisait que proposer une nouvelle interprétation de la doctrine Catholique. Non ; c’est plus que cela. Il est engagé dans un effort délibéré pour changer ce que l'Église enseigne.

 

Depuis plus de 20 ans maintenant, écrivant quotidiennement au sujet des nouvelles du Vatican, j'ai essayé d'être honnête dans mon évaluation des déclarations et des gestes papaux. J'ai parfois critiqué Saint Jean-Paul II et le Pape Benoît XVI quand j'ai pensé que leurs actions étaient imprudentes. Mais je n’ai jamais cru que l'un ou l'autre de ces Papes posait un danger pour l'intégrité de la foi Catholique. En repensant à l'histoire de l'Église, je me rends compte qu'il y a eu de mauvais Papes : des hommes dont les actions personnelles étaient motivées par la cupidité, la jalousie, la convoitise pour le pouvoir et la simple luxure. Mais y a-t-il jamais eu un Pontife romain qui a montré un tel dédain pour ce que l'Église a toujours enseigné, cru et pratiqué — sur des questions telles que la nature du mariage et de l'Eucharistie ?

 

Le Pape François a suscité la controverse dès le jour où il a été élu successeur de Saint Pierre. Mais au cours des derniers mois, la controverse est devenue si intense, la confusion parmi les fidèles si répandue, l'administration au Vatican si arbitraire — et les diatribes du Pape contre ses ennemis (vrais ou imaginaires) si maniaques — que l'Église universelle se précipite aujourd'hui vers une crise.

 

Dans une grande famille, comment un fils doit-il se comporter lorsqu'il réalise que le comportement pathologique de son père menace le bien-être de toute la famille ? Il devrait certainement continuer à faire preuve de respect pour son père, mais il ne peut pas nier indéfiniment le danger. Finalement, une famille dysfonctionnelle a besoin d'une intervention.

 

Dans la famille mondiale qu’est l'Église Catholique, le meilleur moyen d'intervention est toujours la prière. Une prière intense pour le Saint-Père serait un projet particulièrement approprié pour la saison du Carême. Mais l'intervention exige également l'honnêteté : une reconnaissance franche que nous avons un sérieux problème.

 

Reconnaître le problème peut également fournir une sorte de soulagement, une détente des tensions accumulées. Quand je dis à des amis que je considère cette papauté comme un désastre, je remarque que, le plus souvent, ils se sentent bizarrement rassurés. Ils peuvent se détendre un peu, sachant que leurs propres appréhensions ne sont pas irrationnelles, que d'autres partagent leurs craintes sur l'avenir de la Foi, qu'ils n'ont pas besoin de poursuivre une recherche infructueuse pour trouver des moyens de concilier les irréconciliables. En outre, après avoir donné au problème un nom propre, ils peuvent reconnaître ce que cette crise du Catholicisme n'est pas. Le Pape François n'est pas un antipape et encore moins l'antéchrist. Le Siège de Pierre n'est pas vacant et Benoît XVI n'est pas le "vrai" Pontife.

 

François est notre Pape, pour le meilleur ou pour le pire. Et si c'est pour le pire — comme je le conclus tristement — l'Église a survécu aux mauvais Papes dans le passé. Nous, les Catholiques, avons été gâtés pendant des décennies, jouissant d'une succession de dirigeants exceptionnels au Vatican : des Pontifes qui étaient des enseignants doués et des hommes saints. Nous nous sommes habitués à regarder à Rome pour nous guider. Maintenant nous ne pouvons pas.

 

(Je ne veux pas dire que le Pape François a perdu le charisme de l'infaillibilité. S'il émet une déclaration ex Cathedra, en union avec les Évêques du monde, nous pouvons être sûr qu'il accomplit son devoir de transmettre ce que le Seigneur a donné à Saint Pierre : le dépôt de la Foi. Mais ce Pape a choisi de ne pas parler avec autorité, au contraire, il a catégoriquement refusé de clarifier son document d'enseignement le plus provocateur.)

 

Mais si nous ne pouvons pas compter sur des directions claires de Rome, où pouvons-nous nous tourner ? Premièrement, les Catholiques peuvent compter sur l'enseignement constant de l'Église, sur les doctrines qui sont maintenant trop souvent remises en question. Si le Pape est confus, le Catéchisme de l'Église Catholique ne l'est pas. Deuxièmement, nous pouvons et devrions demander à nos évêques diocésains de s’avancer et de prendre leurs propres responsabilités. Les Évêques, eux aussi, ont passé des années à renvoyer les questions difficiles à Rome. Maintenant, par nécessité, ils doivent fournir leurs propres affirmations claires et décisives de la doctrine Catholique.

 

Peut-être le Pape François va-t-il prouver que je me trompe et émergera comme un grand professeur Catholique. J'espère et je prie qu'il le fasse. Peut-être que toute mon argumentation est mal conçue. Je me suis trompé auparavant et sans doute me tromperai-je à nouveau dans l’avenir ; un autre point de vue erroné n'a pas de grande conséquence. Mais si j'ai raison et que le leadership du Pape actuel est devenu un danger pour la foi, alors d'autres Catholiques, et surtout des leaders ecclésiastiques, doivent décider comment y réagir. Et si j'ai raison — comme je le crois sûrement — alors que la confusion sur les enseignements fondamentaux de l'Église s’est généralisée, les Évêques, en tant que maîtres premiers de la foi, ne peuvent négliger leur devoir d'intervenir.

Sources:

 

(1) This disastrous papacy, Phil Lawler, Life Site News, jeudi 2 mars 2016 et Catholic culture.org

(2) Dieu et moi le nul

(3) Dieu et moi le nul

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3 mars 2017 5 03 /03 /mars /2017 00:00
Vitrail de saint Guignolé abbé, église Saint-Guénolé de Batz-sur-Mer, 1886

Vitrail de saint Guignolé abbé, église Saint-Guénolé de Batz-sur-Mer, 1886

Saint Gwenole (ou Guénolé) est né vers 460 à Ploufragran (Côtes-d'Armor, France), ou à Plouguin (Finistère), troisième fils de sainte Gwenn et de saint Fracan, frère de saint Jacut et de saint Guethenoc, qui vint probablement du Pays de Galles (actuel Royaume-Uni) pour se fixer à Ploufragan (Côtes-d'Armor).

Il fut confié à saint Budoc en 470 pour être éduqué au monastère de l'île Lavret, lieu de fondation du premier monastère de la Bretagne armoricaine.

À 24 ans, saint Patrick († 461), Apôtre de l'Irlande, lui apparaît, le dissuade de s'embarquer pour l'Irlande, et le prie de fonder un nouveau monastère. Guénolé part avec onze compagnons et se fixe d'abord sur l'îlot de Tibidi au fond de la rade de Brest, puis sur la rive opposée de l'Aulne, à Lantowinnoc, Landévennec, qui devint un grand centre de la vie spirituelle de Bretagne.

Après la mort de Guénolé en 532, son culte se répand en Cornouaille bretonne et britannique. Dans l'abbaye de Landévennec, les moines ne manquent pas d'invoquer chaque soir "leur père saint Guénolé". De très nombreuses paroisses de Bretagne sont placées sous son patronage en particulier Batz-sur-Mer. (1)

L'abbaye de Landévennec fut au Moyen Âge un lieu important d'écriture de manuscrits, de parchemins et un atelier de copistes. À partir de la 2e moitié du IXe siècle, les moines lettrés de l'abbaye forment, sous l'impulsion de l'abbé Gurdisten, une véritable école hagiographique puisant son inspiration pour partie dans la tradition celtique mais s'adaptant aux idées carolingiennes et aux nouveaux standards bénédictins, maîtrisant les techniques littéraires caractérisant la renaissance des Lettres de leur époque. C'est véritablement "l'âge d'or" de l'abbaye. Les moines de Landévennec bénéficient du soutien des rois et comtes de Cornouaille et des commandes de l'Évêché de Léon, par exemple pour les Vitæ de saint Guénolé et de saint Pol. (2)

Au XIXe siècle, l'historien Arthur Le Moyne de la Borderie qualifiera l'abbaye de Landévennec de "Coeur de la Bretagne". Abandonnée en 1793 et ruinée dans les années 1810, elle sera relevée par une nouvelle communauté monastique bénédictine en 1958, qui y construit de nouveaux bâtiments. Elle est affiliée à la congrégation de Subiaco.  Les ruines de l'ancienne abbaye ainsi qu'un musée historique sont accessibles au public.

Ancienne abbaye de Landévennec

Ancienne abbaye de Landévennec

Source: (1); (2)

 

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2 mars 2017 4 02 /03 /mars /2017 13:02

Un article du Courrier de l’Ouest du 22 février 2017 servit de faire-part. "Cet arbre en aura décidément vu de toutes les couleurs. Il a été décapité à trois reprises, pour le plus grand plaisir de groupuscules d'extrême-droite qui s'en réjouissaient à chaque fois sur les réseaux sociaux" (sic).

 

Le sol angevin ne correspond décidément pas à l'"arbre de la laïcité" !

 

Le site Medias-presse info explique avec une touche d'ironie que "c’est avec une grande douleur que les loges maçonniques ont appris que l’"arbre de la laïcité" planté à Angers avait trépassé pour la quatrième fois depuis sa première plantation en 2012 !" :

La république française existe-t-elle ?

L’arbre de la laïcité qui résidait place Lorraine à Angers, a été incinéré, conformément aux opinions philosophiques de ceux qui l’avaient planté.

 

Précédemment, l’arbre de la laïcité d’Angers avait connu par trois fois l’effet de la guillotine.

 

Source: http://www.medias-presse.info/a-angers-larbre-de-la-laicite-trepasse-pour-la-quatrieme-fois/70026/

 

Qu'est-ce que "l'arbre de la laïcité" ?

 

Au cours du XIXe siècle, l'"arbre de la liberté" de 1790 (Cf. article très sérieux de wikipedia) est devenu un des symboles de la république dite "française".

 

Depuis 1789, l'"arbre de la liberté" est en réalité le symbole d'un pouvoir tutélaire immense qui commande directement à la nouvelle religiosité. Rien n'existe en dehors de ce pouvoir.

 

Tocqueville dans La Démocratie en Amérique (1835) percevait qu'un Etat sans religion devenait lui-même une religion... Nous avons donc été prévenus :

Je vois une foule innombrable d'hommes semblables et égaux qui tournent sans repos sur eux-mêmes pour se procurer de petits et vulgaires plaisirs, dont ils emplissent leur âme. Chacun d'eux, retiré à l'écart, est comme étranger à la destinée de tous les autres : ses enfants et ses amis particuliers forment pour lui toute l'espèce humane; quant au demeurant de ses concitoyens, il est à côté d'eux, mais il ne les voit pas; [...] il n'existe qu'en lui-même et pour lui seul, et s'il lui reste encore une famille, on peut dire du moins qu'il n'a plus de patrie.

Au-dessus de ceux-là s'élève un pouvoir immense et tutélaire, qui se charge seul d'assurer leur jouissance et de veilleur sur leur sort. Il est absolu, détaillé, régulier, prévoyant et doux [...]; il aime que les citoyens se réjouissent, pourvu qu'ils ne songent qu'à se réjouir. Il travaille volontiers à leur bonheur; mais il veut en être l'unique agent et le seul arbitre [...]; il ne brise pas les volontés, mais il les amollit, les plie, les dirige; il force rarement d'agir, mais il s'oppose sans cesse à ce qu'on agisse; il ne détruit point, il empêche de naître; il ne tyrannise point, il gêne, il comprime, il énerve, il étreint, il hébète, et il réduit enfin chaque nation à n'être plus qu'un troupeau d'animaux timides et industrieux, dont le gouvernement est le berger.

Tocqueville, De la Démocratie en Amérique II, éd. J.-C. Lamberti & F. Melonio, Paris, Robert Laffont, coll. Bouquins, 1986, 4e partie, chap. 6, p. 648

C'est particulièrement vrai dans la démocratie moderne dite "représentative".

 

La libre définition du bien et du mal, des valeurs collectives, y est laissée au choix d'une 'majorité'" par le jeu de la Volonté générale. La religion devait empêcher l'état démocratique "de tout concevoir", lui défendait "de tout oser"... Mais très vite, la démocratie s'est émancipée de cette exigence morale et du frein de la religion. Tout devenait possible dans la tête des "progressistes". Même les pires monstruosités, les pires négations...

 

Devenu "arbre de la laïcité" au XXe siècle, la "laïcité" version franc-maçonnique est devenue un pouvoir et une religion tout à la fois, une religion luciférienne, c'est-à-dire le culte de Satan, selon Serge Abad-Gallardo, qui montre les signes maçonniques d'inspiration luciférienne dans l'initiation maçonnique:

La république française existe-t-elle ?

L'arbre de la soit-disant "laïcité" est une épée tournée contre le catholicisme.

 

La "religion républicaine" d'un Vincent Peillon, par exemple, permet de déclarer en toute impunité que la seule religion "incompatible" avec la république est... la religion catholique. Dans cette nouvelle religion de la laïcité, les grands prêtres sont tout à la fois prêtre et roi. C'est plus pratique pour parvenir à ses fins !

 

La religion de la laïcité est un monisme préhistorique de type pré-chrétien.

 

Le "rendez à César ce qui appartient à César et à Dieu ce qui appartient à Dieu" (dualisme chrétien) disparaît dans le rendez tout à la "laïcité" (!), c'est-à-dire à Lucifer.

A cette fin, le pouvoir religieux et le pouvoir civil sont confondus... Et la "laïcité" comme principe chrétien de distinction des pouvoirs religieux et civils... disparaît corps et bien.

 

...Dans ces conditions, il est inutile d'expliquer pourquoi notre pays tombe en décadence dans tous les domaines. Le monisme comme religion a toujours été synonyme de régression, tandis que le dualisme chrétien permettait le décollage économique et le progrès authentique. (Cf. L'ouvrage de Jean-Louis HAROUEL, Le Vrai génie du Christianisme, Laïcité, Liberté, Développement, Jean-Cyrille Godefroy, Clamecy 2012)

La religion de la laïcité est un retour à des religiosités purement naturistes disparues dans nos contrées à la fin de la préhistoire.

 

Il faut savoir en effet, que dans les religions préhistoriques européennes, la religiosité reposait essentiellement sur la croyance en des forces naturelles et associait l'environnement à la divinité dans une forme de panthéisme. L'arbre y avait une place spéciale... Cette religiosité primitive a disparu peu à peu pour laisser place à des religiosités plus élaborées.

 

Ainsi, chez nos chers ancêtres les Gaulois, à la fin du IVe siècle avant J.-C., les ensembles architecturaux ont succédé aux lieux remarquables (montagnes, grottes, sources, arbres, etc.). Les arbres et les cultes purement naturistes ont disparu à l'époque de La Tène (450-25 av. J.-C.). Seuls des noms divins associés aux rivières et aux montagnes ont survécu, rapporte l'archéologue Jean-Louis BRUNAUX dans son ouvrage "Les Religions gauloises (Ve- Ier siècles av. J.-C.)".

Les arbres ne sont plus chez les Gaulois un objet de culte comme ils le sont encore à la même époque chez les Germains.

Jean-Louis BRUNAUX, Les Religions gauloises (Ve- Ier siècles av. J.-C.), Biblis Cnrs Editions, Paris 2016, p. 92-93

L'arbre sacré ("Irminsul") sera encore à la fin du VIIIe siècle un élément de la religiosité totémique de certaines tribus germaniques comme les Saxons, qui venaient ravager et piller nos contrées sous Charlemagne.

 

Aujourd'hui,  l'"arbre de la laïcité" incorpore à l'arbre de la divinité toute une série de positions philosophico-religieuses quant à la nature du pouvoir bien éloignée de la forte religiosité de nos ancêtres, une forte religiosité reconnue par Jules César et qui imbibait tous les aspects de la vie sociale. Une forte religiosité que l'"arbre de la liberté" de 1790 entend supprimer.

 

L'arbre de la "laïcité" est donc une escroquerie historico-politique.

 

Et dans ce cadre, toute atteinte à l'"arbre de la liberté" est considéré comme un sacrilège ignoble devant être sévèrement puni.

 

Maxence HECQUARD l'a montré, les fondements de l'ordre nouveau ("progrès" et "démocratie") sont totalitaires.

 

Que montre la difficulté de l'"arbres de la laïcité" à s'implanter dans le sol gaulois ?

 

Aujourd'hui, après avoir combattu la religion catholique au nom de la neutralité de l'état, la religion de la soit-disant "laïcité" républicaine tombe dans une incohérence totale.

 

La religion de la Laïcité finance la construction de mosquées...

 

...Ce n'est qu'une incohérence apparente : la logique de la religion de la laïcité était et est toujours de détruire le christianisme chez nous en imposant d'autres religions et d'autres cultures...

 

La religion de la Laïcité impose le culte à l'"arbre de la laïcité"

 

C'est la raison pour laquelle un Emmanuel MACRON, candidat à l'élection présidentielle qui n'a sans doute jamais ouvert un livre d'histoire de l'art... a déclaré qu'"il n'y a pas de culture française" :

La république française existe-t-elle ?

En 2009, les français de souche non plus n'existaient pas, selon un ancien ministre du président Nicolas Sarkozy, qui organisait un débat pour connaître quelle était l'"identité nationale" de la France... N'est réelle que leur République, celle qui veille à la sauvegarde des Libertés Fondamentales, au Bonheur des citoyens, à la Paix, au Respect des Droits de l'Homme, la Parité et l'Egalité des Chances... Et là, il n'y a pas de débat possible. N'est réel que leur "Laïcité".

 

Mais si rien n'est réel, si rien n'existe hormis leur religion de la "Laïcité"..., on peut commencer par le début : l'incendie de l'arbre de la soit-disant "laïcité", c'est quoi ?

 

La république "française", elle-même, existe-t-elle ? On le voit, on peut aller loin comme ça au petit jeu des négationnismes...

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2 mars 2017 4 02 /03 /mars /2017 07:46

"Celui qui veut marcher à ma suite, qu'il renonce à lui-même, qu'il prenne sa croix chaque jour, et qu'il me suive". Voici le commentaire du jour à propos de l'Évangile de Jésus-Christ selon saint Luc 9,22-25. Ce commentaire nous indique bien la voie unitive, le meilleur chemin qui nous unit à Dieu et nous conduit à Lui par Son Christ. 

"Celui qui veut marcher à ma suite, qu'il renonce à lui-même, qu'il prenne sa croix chaque jour, et qu'il me suive"

Jésus disait à ses disciples : " Il faut que le Fils de l'homme souffre beaucoup, qu'il soit rejeté par les anciens, les chefs de prêtres et les scribes, qu'il soit tué, et que, le troisième jour, il ressuscite. "
Il leur disait à tous : « Celui qui veut marcher à ma suite, qu'il renonce à lui-même, qu'il prenne sa croix chaque jour, et qu'il me suive.
Car celui qui veut sauver sa vie la perdra ; mais celui qui perdra sa vie pour moi la sauvera.
Quel avantage un homme aura-t-il à gagner le monde entier, si c'est en se perdant lui-même et en le payant de sa propre existence ?

 

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Commentaire du jour, jeudi après les Cendres: Lc 9,22-25

 

Saint Anastase d'Antioche, moine puis patriarche d'Antioche (549-570 et 593-599)
Homélie 4, sur la Passion ; PG 89, 1347 (trad. bréviaire)

 

 

« Voici que nous montons à Jérusalem. Le Fils de l'homme sera livré aux païens, aux grands prêtres et aux scribes pour être flagellé, tourné en dérision et crucifié » (cf Mt 20,18). En disant cela à ses disciples, le Christ annonçait ce qui s'accordait avec les prédictions des prophètes, car ils avaient prédit sa mort qui devait avoir lieu à Jérusalem...



« Il fallait que le Christ souffre » (Lc 24,26) : il était absolument impossible que la Passion n'eût pas lieu, comme lui-même l'a affirmé lorsqu'il a appelé « lents à croire » et « inintelligents » ceux qui ne savaient pas que le Christ devait souffrir ainsi pour entrer dans sa gloire (Lc 24,25). En effet, il est venu pour sauver son peuple, en renonçant à « la gloire qu'il avait auprès du Père avant le commencement du monde » (Jn 17,5).



... l'Esprit Saint n'avait pas encore été donné, parce que Jésus n'était pas encore entré dans sa gloire » (Jn 7,38-39). Ce qu'il appelle sa gloire, c'est sa mort sur la croix. C'est pourquoi le Seigneur, lorsqu'il priait, avant de subir la croix, demandait au Père de lui donner cette « gloire qu'il avait auprès de lui avant le commencement du monde ».

 

Source

  

Les prophéties messianiques, relatives à la venue du Messie indiquent un Messie souffrant, devant souffrir (notamment Isaïe 53), être crucifié et qui ressusciterait le 3e jour.

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2 mars 2017 4 02 /03 /mars /2017 00:00
Portrait de Charles le Bon - Cathédrale Saint-Sauveur de Bruges.

Portrait de Charles le Bon - Cathédrale Saint-Sauveur de Bruges.

Le Bienheureux Charles le Bon, Comte de Flandre Martyr  fut très populaire pour les mesures qu'il prit en faveur des pauvres. Il fut est assassiné en 1127 par ceux dont les intérêts étaient menacés.

Fils de Saint Canut, frère du roi du Danemark, Charles devint Comte de Flandre, Picardie et Artois en 1119. Il était très aimé de ses sujets car il avait la réputation d'être bon et juste.

On raconte que l’abbé de St-Bertin, ayant une plainte à formuler à propos d’une terre dont l’abbaye avait hérité par donation, s’étant présenté au comte le jour de l’Épiphanie, ce dernier lui fait reproche de n’être pas présent en son abbaye pour y célébrer et y chanter la messe, alors qu'un messager aurait suffi pour transmettre la plainte. Charles rend toutefois justice en sa faveur. Sa réputation est telle que le siège impérial et le trône de Jérusalem lui sont tour à tour proposés. Mais il décline ces deux offres, arguant qu’il préférait se consacrer au bonheur de ses sujets flamands.

En 1123-1124 il s'unit au roi de France Louis VI le Gros pour repousser l'empereur Henri V.

Il fut assassiné un mercredi des Cendres dans l'église Saint-Donatien de Bruges (Belgique) par un seigneur dont il avait stoppé net les complots.

Il fut béatifié officiellement en 1883 par le pape Léon XIII, alors qu'il n'avait cessé entretemps d'être vénéré comme un martyr par les Flamands.

 

Martyrologe romain

Celui qui veut ici-bas porter un amour au cœur doit s’attendre à traverser peines et joies. Il ne suffit pas de me donner une partie du jour.

Bienheureux Henri Suso - Livre de la Sagesse éternelle

 

Sources: (1), (2), (3)

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1 mars 2017 3 01 /03 /mars /2017 09:28

Le répons “Emendemus” de la liturgie du Mercredi des Cendres est chanté pour l'entrée en Carême :

- version grégorienne :

Emendemus in melius

Amendons-nous par une vie meilleure

Quae ignoranter peccavimus,

De ce que par ignorance nous avons transgressé

Ne subito praeoccupati die mortis

De Peur qu'un jour la mort nous prenne soudainement,

Quaeramus spatium poenitentiae

Nous cherchons le temps pour le repentir

Et invenire non possumus.

Et ne pouvons pas le trouver

Attende, Domine, et miserere,

Prêtez l'oreille, Ô Seigneur et ayez pitié,

Quia peccavimus tibi.

Car nous avons péché contre vous.

 

Adjuva nos, Deus salutaris noster,

Aidez-nous, Ô Dieu de notre salut,

Et propter honorem nominis tui

Et, pour la gloire de votre nom,

Libera nos.

Libérez-nous.

- version polyphonique de William Byrd (1575) :

Sources: (1) Actualité du Mercredi des Cendres 1er mars 2017, Pro Liturgia (2) Schola Sainte-Cécile

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1 mars 2017 3 01 /03 /mars /2017 00:00
Mercredi des Cendres : entrée en Carême

Voici le temps favorable,
Voici le Jour du Salut ;
Venez, adorons le Seigneur

               

«Jésus appelle à la conversion. Cet appel est une partie essentielle de l’annonce du Royaume : "Les temps sont accomplis et le Royaume de Dieu est tout proche ; repentez-vous et croyez à la Bonne Nouvelle" (Mc 1,15).

 

Dans la prédication de l’Église cet appel s’adresse d’abord à ceux qui ne connaissent pas encore le Christ et son Évangile. Aussi, le Baptême est-il le lieu principal de la conversion première et fondamentale. C’est par la foi en la Bonne Nouvelle et par le Baptême (cf. Ac 2, 38) que l’on renonce au mal et qu’on acquiert le salut, c’est-à-dire la rémission de tous les péchés et le don de la vie nouvelle.

          
Or, l’appel du Christ à la conversion continue à retentir dans la vie des chrétiens. Cette seconde conversion est une tâche ininterrompue pour toute l’Église qui "enferme des pécheurs dans son propre sein" et qui "est donc à la fois sainte et appelée à se purifier, et qui poursuit constamment son effort de pénitence et de renouvellement" (LG 8). Cet effort de conversion n’est pas seulement une œuvre humaine. Elle est le mouvement du "cœur contrit" (Ps 51, 19) attiré et mû par la grâce (cf. Jn 6, 44 ; 12, 32) à répondre à l’amour miséricordieux de Dieu qui nous a aimés le premier (cf. 1 Jn 4, 10). (…)

         
Comme déjà chez les prophètes, l’appel de Jésus à la conversion et à la pénitence ne vise pas d’abord des œuvres extérieures, "le sac et la cendre", les jeûnes et les mortifications, mais la conversion du cœur, la pénitence intérieure. Sans elle, les œuvres de pénitence restent stériles et mensongères ; par contre, la conversion intérieure pousse à l’expression de cette attitude en des signes visibles, des gestes et des œuvres de pénitence (cf. Jl 2, 12-13 ; Is 1, 16-17 ; Mt 6, 1-6. 16-18).  

       
La pénitence intérieure est une réorientation radicale de toute la vie, un retour, une conversion vers Dieu de tout notre cœur, une cessation du péché, une aversion du mal, avec une répugnance envers les mauvaises actions que nous avons commises. En même temps, elle comporte le désir et la résolution de changer de vie avec l’espérance de la miséricorde divine et la confiance en l’aide de sa grâce. Cette conversion du cœur est accompagnée d’une douleur et d’une tristesse salutaires que les Pères ont appelées animi cruciatus (affliction de l’esprit), compunctio cordis (repentir du cœur) (cf. Cc. Trente : DS 1677-1678 ; 1705 ; Catech. R. 2, 5, 4).    

       

Le cœur de l’homme est lourd et endurci. Il faut que Dieu donne à l’homme un cœur nouveau (cf. Ez 36, 26-27). La conversion est d’abord une œuvre de la grâce de Dieu qui fait revenir nos cœurs à lui : "Convertis-nous, Seigneur, et nous serons convertis" (Lm 5, 21). Dieu nous donne la force de commencer à nouveau. C’est en découvrant la grandeur de l’amour de Dieu que notre cœur est ébranlé par l’horreur et le poids du péché et qu’il commence à craindre d’offenser Dieu par le péché et d’être séparé de lui. Le cœur humain se convertit en regardant vers Celui que nos péchés ont transpercé (cf. Jn 19, 37 ; Za 12, 10) :          
      

Ayons les yeux fixés sur le sang du Christ et comprenons combien il est précieux à son Père car, répandu pour notre salut, il a ménagé au monde entier la grâce du repentir (S. Clément de Rome, Cor. 7,4). (…)         
         

La pénitence intérieure du chrétien peut avoir des expressions très variées. L’Écriture et les Pères insistent surtout sur trois formes : le jeûne, la prière, l’aumône (cf. Tb 12, 8 ; Mt 6, 1-18), qui expriment la conversion par rapport à soi-même, par rapport à Dieu et par rapport aux autres. A côté de la purification radicale opérée par le Baptême ou par le martyre, ils citent, comme moyen d’obtenir le pardon des péchés, les efforts accomplis pour se réconcilier avec son prochain, les larmes de pénitence, le souci du salut du prochain (cf. Jc 5, 20) l’intercession des saints et la pratique de la charité "qui couvre une multitude de péchés" (1 P 4, 8).  

      

La conversion se réalise dans la vie quotidienne par des gestes de réconciliation, par le souci des pauvres, l’exercice et la défense de la justice et du droit (cf. Am 5, 24 ; Is 1, 17), par l’aveu des fautes aux frères, la correction fraternelle, la révision de vie, l’examen de conscience, la direction spirituelle, l’acceptation des souffrances, l’endurance de la persécution à cause de la justice. Prendre sa croix, chaque jour, et suivre Jésus est le chemin le plus sûr de la pénitence (cf. Lc 9, 23). »

 

Catéchisme de l’Eglise catholique §1427-1428 ; 1430-1432 ; 1434-1435

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28 février 2017 2 28 /02 /février /2017 12:05

L’existence de cette Divine Providence est un enseignement formel de Notre-Seigneur Jésus-Christ. C’est un dogme de la foi catholique. Et cependant pour la plupart des gens, c’est dans la pratique une vérité à laquelle on ne croit guère. On admet certes que Dieu a tout créé, mais ensuite tout est livré au hasard et à la seule liberté de l’homme. Cette vision des choses nous conduit à l’orgueil ou au désespoir. Tout autre est l’enseignement de l’Evangile. Essayons donc de rappeler quelques vérités fondamentales sur ce sujet.

La première vérité c’est que le Bon Dieu nous aime réellement. Ce n’est pas pour rien que l’on dit « le Bon Dieu ». Son amour pour nous est sans limite. Nous sommes ses enfants et Il veut nous rendre participants de sa vie et de sa nature divines. Il nous a créés pour le connaître, l’aimer et le servir en cette vie, et pour jouir de Lui dans la vie éternelle. Il nous a créés pour sa gloire, et c’est pourquoi nous chantons : Nous te rendons grâce pour ton immense gloire.

 

Durant notre existence, Dieu nous conduit vers notre fin. Cette fin, c’est le paradis. Tout dans notre vie s’explique et prend un sens dans cette lumière. Dieu nous attire vers Lui et dans tout ce qui nous arrive, Sa main est présente, Son amour est agissant.

C’est donc une erreur de nous inquiéter, de nous dépiter ou de nous chagriner. La foi en la Providence nous remplit de joie, de sérénité et de confiance. Le Seigneur sait où Il nous mène. Il écrit droit avec des lignes brisées. Dans tout ce qui nous arrive, nous devons dire : « Seigneur, Tu me connais mieux que moi-même, Tu sais où Tu me conduis, j’ai confiance en Toi ».

Dieu a tout prévu et ce que je vis pour le moment, joie ou souffrance, est toujours une grâce que je dois recevoir les yeux fermés. A chaque instant Il est tout proche de moi. A chaque instant Il est le Père, l’Epoux, l’Ami toujours fidèle.

N'ayez pas peur face aux scandales actuels de l'eglise

Sources (et suite): La Divine Providence homélie, P. Simon Noël, Moine prêtre bénédictin à Chevetogne; Diakonos.be

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