Overblog Suivre ce blog
Administration Créer mon blog

Christ Roi

  • : Christ Roi
  • Christ Roi
  • : Blog d'informations royaliste, légitimiste, pour une France libre, indépendante et souveraine
  • Contact

Horloge

6 avril 2017 4 06 /04 /avril /2017 14:11
Charlotte d'Ornellas : "Donner à aimer la France"

Quatre heures de débat mardi soir à la télévision et pas un mot des candidats à la présidentielle sur la culture. Pascal Praud a animé ce matin sur C News une émission sur le sujet "E. Macron : 'Il n'y a pas de culture française'", avec ses invités Charlotte d'Ornellas et le philosophe François-Xavier Bellamy.

François-Xavier Bellamy démonte Pierre Bourdieu et les soixante huitards:

 

"La France a un problème avec la culture. Et certainement, on peut même dater la difficulté qui s'exprime dans le propos d'Emmanuel Macron. Elle vient d'un livre de 1964 de Pierre Bourdieu et Jean-Claude Passeron, intitulé "Les Héritiers", et qui était précisément une disqualification de la culture. C'est-à-dire que la culture aurait toujours été une occasion d'exclusion. Entretenir une culture, entretenir un héritage culturel serait forcément exclure ceux qui n'en font pas partie.

 

Et pourquoi Emmanuel Macron dit-il qu'il n'y a pas de culture française ? On pourrait discuter indéfiniment du sens de l'expression, mais ce qui compte ce n'est pas l'expression elle-même, c'est son intention, qui est de dire 'ne vous inquiétez pas 'il n'y a pas de culture française et la France est ouverte à tous'... Mais là repose un malentendu tragique, parce que derrière ce débat, il y a des enjeux concrets et des enjeux sérieux et notamment la question décisive de l'intégration. Ce que dit Emmanuel Macron lorsqu'il en appelle à toutes les communautés, c'est la France n'a pas de culture et vous êtes tous les bienvenus. Mais cela ne marche pas et c'est la dissolution de l'unité nationale que se joue là.

 

[...] C'est le vocabulaire de la lutte des classes qui nous a fait soupçonné 'la culture' au nom du fait qu'elle aurait des propriétaires. La culture n'a pas de propriétaires. Le propre de la culture, contrairement à tout ce que nous a dit  Pierre Bourdieu (dans son livre de 1964), c'est qu'elle n'est pas un capital. Un capital, plus vous le partagez, plus vous le divisez et il n'appartient jamais qu'à quelques propriétaires, alors que le propre de la culture est que vous pouvez la partager, sans que jamais elle ne soit divisée.

 

Le grand drame aujourd'hui, c'est justement qu'il vient du fait qu'on a regardé pendant cinquante ans la culture comme une occasion d'exclusion. Et de fait, du coup, elle l'est devenue. Cela veut dire que Pierre Bourdieu a produit la situation qu'il avait dénoncée. Pierre Bourdieu était fils d'ouvriers agricoles du Béarn. Aujourd'hui, nous ne saurions plus inventer en France l'école qui est née ici, nous ne saurions plus construire des parcours comme celui de Pierre Bourdieu a eu, nous ne saurions plus offrir à des enfants d'immigrés ce que la France savait partager à des enfants issus de milieux y compris très modestes. Ce n'est pas une conviction personnelle, c'est une certitude statistique."

 

Charlotte d'Ornellas : "Donner à aimer la France"
Repost 0
6 avril 2017 4 06 /04 /avril /2017 13:42
Les Témoins de Jéhovah bientôt bannis de Russie pour «extrémisme»

Le ministère russe de la Justice exige de qualifier d’«extrémiste» l’activité des Témoins de Jéhovah et d’interdire son activité sur le territoire russe.

 

La Cour suprême de la Russie a entamé ce mercredi l'examen des poursuites lancées contre l'organisation Témoins de Jéhovah pour activité extrémiste.

 

Les Témoins de Jéhovah ont à plusieurs reprises violé la législation russe. Près d'une centaine d'ouvrages diffusés par l'organisation ainsi que l'activité de huit de ses représentations en Russie ont récemment été jugés «extrémistes» par le ministère russe de la Justice, suite à quoi une enquête a été ouverte.

Les Témoins de Jéhovah bientôt bannis de Russie pour «extrémisme»

L'agence de presse russe "Sputnik"  qui rapporte l'information précise que :

 

Les Témoins de Jéhovah est une organisation dangereuse, dont les membres frappent d'une porte à l'autre « pour parler de Dieu », se livrant tout bonnement au prosélytisme, a déclaré à Sputnik le président de l'ONG « Urgence Jeunesse » Anton Androssov, dont la connaissance de cette secte remonte à 2010.

 

Et d'expliquer qu'il s'agissait d'une organisation dangereuse pour l'État car les Témoins de Jéhovah diffusaient de la littérature extrémiste, refusaient le service militaire, ne votaient pas et ne respectaient pas le drapeau.

 

« Mais imaginez si un jour 51 % du pays passe aux Témoins de Jéhovah ? Cela veut dire qu'on sera obligé d'abandonner l'armée et d'abandonner l'idée de construction étatique. Qu'est-ce que notre pays deviendra ? », s'est indigné Anton.

 

Il a rappelé par ailleurs que les Témoins de Jéhovah refusaient la transfusion de sang non seulement pour eux-mêmes, mais aussi pour leurs enfants même si la transfusion était le seul moyen de survie.

 

« Ils choisissent la mort pour leur enfant qui veut vivre ! […] Ils font du prosélytisme en permanence et recrutent de nouveaux adeptes, et c'est ainsi qu'ils voient leur salut, mais ce n'est pas ça "la vie selon la Bible" », a résumé l'interlocuteur de Sputnik.

 

Selon lui, les raisons ne manquent pas pour bannir les Témoins de Jéhovah de la Russie, cette secte américaine faisant tout pour diviser la population du pays et compromettre ses confessions traditionnelles.

Note de Christroi. Parmi les raisons de l'interdiction des "Témoins de Jéhovah" en Russie, l'abandon de toute construction étatique, la vie en-dehors ou à côté de la nation, l'abandon du sens civique (le manichéisme n'est pas loin), le refus du service militaire sont un danger pour la vie en société, et fait des Témoins de Jéhovah des sortes de théoriciens asociaux extrémistes. Cette base permet à l'Etat russe, d'interdire la dite association comme illicite ou contraire aux bonnes moeurs. Cette base existe aussi en droit français, où le Ministère public qui assure la défense de l'intérêt général peut exercer une action en dissolution sur cette base. C'est la dissolution "judiciaire" a posteriori de l'association. Il peut aussi y avoir une dissolution "administrative" a priori sur la base de la loi, "en vertu de dispositions législatives expresses". Héritier de l'Urss, l'Etat russe qui est l'héritier d'un Etat fort peut parfaitement établir des cas de dissolution administrative sur la base de la loi, exactement comme en France, où la loi du 10 janvier 1936 permet la dissolution par décret en Conseil des ministres des groupes de combat et milices privées provoquant des manifestations armées dans la rue, ou ayant pour but de porter atteinte à l'intégrité du territoire, ou d'attenter par la force à la forme républicaine du gouvernement. Cette loi visait à l'origine les associations d'"extrême droite", puis elle a été étendue aux cas d'associations racistes (loi du 1er juillet 1972 complétant la loi de 1936) qui prévoit la dissolution par décret en Conseil des Ministres, des groupes qui, soit provoqueraient à la haine, la discrimination ou à la violence envers une personne ou un groupe de personnes à raison de leurs origines ou leurs non-appartenance à une ethnie, une nation, une race ou une religion, soit propageraient des idées ou théories tendant à justifier ou encourager cette haine, cette discrimination ou cette violence. La loi du 9 septembre 1986, enfin, prévoit la dissolution par décret en Conseil des Ministres, des groupements qui se livrent ou provoquent des actes de terrorisme.

En Russie, l'interdiction des Témoins de Jéhovah peut donc également s'établir sur la base d'une infraction par exemple à une loi sur "l'unité de la nation".

 

Remarquons ici que les Témoins de Jéhovah se démarquent des premiers chrétiens aux premiers siècles dans l'Empire romain, qui ne se distinguaient pas des autres citoyens romains et ne vivaient pas en-dehors de la société ni des institutions romaines, et dont certains même s'étaient illustrés comme officiers dans l'armée romaine. Les premiers chrétiens respectaient l'Etat et les institutions dans lesquelles ils vivaient ("rendez à César ce qui appartient à César"), mais ils se refusaient seulement à rendre un culte à l'empereur comme à un dieu. Exemples (non exhaustif) de chrétiens ayant servi dans l'armée romain : S. Corneille, centurion baptisé par saint Pierre († Ier s.), S. Martinien (Ier. s.), S. Victor (IIIe s.), S. Sébastien (IIIe s.), S. Ferréol, tribun militaire (IIIe s.), Sts Serge et Bacchus, commandants de la Schola Gentilium (IIIe s.), S. Maurice et ses compagnons (IIIe s.), S. Théodore, soldat et martyr † 304), S. Martin de Tours (IVe s.)S. Georges (IVe s.).

 

L'Etat russe est donc fondé à légiférer et à bannir, interdire l'association dite des "Témoins de Jéhovah" sur la base d'arguments de droit qui existent aussi en Occident, et qui sont ceux de tout Etat moderne librement constitué.

En revanche, rien n'interdit non plus, ou en prime (?), l'interdiction de la dite association, non plus simplement sur la base d'arguments étatistes modernes, mais aussi sur la base d'argument religieux classiques. De sorte que la Russie qui recouvre largement la religion chrétienne orthodoxe serait légitime à bannir de Russie la dite association des "Témoins de Jéhovah", comme association illicite d'un point de vue temporel et hérétique d'un point de vue religieux. Mais cela sera-t-il peut-être pour une prochaine évolution en Russie ?

Repost 0
Publié par Ingomer - dans Russie
commenter cet article
6 avril 2017 4 06 /04 /avril /2017 07:32

Un article de "Famille Chrétienne" :

"La franc-maçonnerie est au service de Lucifer"

Franc-maçon pendant vingt-quatre ans, Serge Abad-Gallardo a raccroché son tablier en se convertissant au catholicisme. Dans son dernier ouvrage, il dévoile le caractère luciférien de la franc-maçonnerie.

Qu’y a-t-il d’attirant dans la franc-maçonnerie ?

La franc-maçonnerie est très chaleureuse. On y est accueilli à bras ouverts. Et on y entre pour trouver des réponses, car elle prétend apporter la lumière. Mais, contrairement, à l’Église où les réponses sont exotériques, c’est-à-dire compréhensibles de manière simple, la franc-maçonnerie offre des réponses alambiquées qui ont plusieurs significations parce qu’elle défend une vérité protéiforme.

Vous sous-entendez une manipulation ?

Je pense qu’on peut parler de manipulation. Et malheureusement, beaucoup de francs-maçons n’en ont pas conscience. La franc-maçonnerie utilise un langage ésotérique. Les réponses qu’elle apporte sont d’autant mieux acceptées qu’elles sont données sous le sceau du secret. Et lorsque vous ne comprenez pas quelque chose, on vous dit : « Tu comprendras mieux au grade suivant. »

Qu’est-ce qui vous permet d’affirmer qu’elle est au service de Lucifer comme l’indique le titre de votre ouvrage ?

Il y a d’une part les rituels auxquels j’ai participé, mais cela n’est pas l’essentiel. Ce qui est important, c’est ce qu’on ne voit pas ou qu’on ne lit pas, mais qui se trouve entre les lignes. Des symboles maçonniques font implicitement référence à Lucifer. Lorsqu’on cherche un peu, on finit par découvrir ce lien.

Combien de temps avez-vous mis pour vous en rendre compte ?

Je m’en suis rendu compte très rapidement, dès le grade d’apprenti, c’est-à-dire quelque temps après l’initiation lors d’une cérémonie qui glorifiait explicitement Lucifer. Mais on m’a dit que ce n’était pas le Lucifer auquel je pensais, qu’il s’agissait en réalité du porteur de lumière. Ce qui n’est pas entièrement faux d’ailleurs ! Ce n’est que bien plus tard, lorsque j’ai commencé à retrouver le chemin de la foi que je me suis posé des bonnes questions. De même lors de la cérémonie d’élévation à la maîtrise, on a murmuré à mon oreille le terme « Tubal Caïn » qui renvoie à une influence satanique et est utilisé dans la plupart des rites maçons.

Certains rites ne laissent pourtant planer aucun doute !

La franc-maçonnerie entretient le trouble. En effet, au trentième degré du rite écossais ancien, par exemple, l’intégrant doit poignarder une tiare papale. Mais s’il refuse, on va lui expliquer que ce n’est pas un geste contre l’Église, mais contre Grégoire V, le pape qui a persécuté les templiers, et que cela n’a rien à voir avec un anticléricalisme quelconque.

Un ouvrage espagnol intitulé Église et franc-maçonnerie, les deux cités  que je suis en train de traduire relate le témoignage d’un général espagnol qui a refusé au cours de cette même cérémonie de piétiner un crucifix. On lui a dit que c’était simplement pour éprouver sa valeur et son courage.

La franc-maçonnerie est donc intrinsèquement luciférienne ?

Oui, la franc-maçonnerie est par nature luciférienne au sens de l’orgueil luciférien. On n’y célèbre pas de messes noires, en tout cas pas à ma connaissance, mais son objectif est de développer une autonomie exacerbée chez le franc-maçon, à partir de laquelle il va être enclin à se croire Dieu lui-même. Contrairement à l’Église qui défend le principe d’une loi, d’une morale naturelle, la franc-maçonnerie professe qu’il n’existe qu’une morale contingente et fluctuante et prône un nouvel ordre social où prédomine la liberté individuelle, où la loi serait l’expression de la société sans référence aucune à une morale ou une loi divine. Le relativisme est la clé de voûte de sa doctrine.

Certains disent pourtant qu’il existe des loges chrétiennes…

Elles sont une imposture. Certaines loges se disent même christiques, parce que le « vénérable maître » rompt le pain et le partage. Peu importe le nom qu’elles portent, regardons les rituels qu’elles pratiquent : ils sont tous ésotériques et donc occultes. Or, tout ce qui est occulte, magique, divinatoire est condamné depuis l’Ancien Testament jusqu’à saint Paul. Rappelons que la franc-maçonnerie a été condamnée à plusieurs reprises par l’Église catholique, mais aussi l’Église presbytérienne d’Écosse, les méthodistes américains et anglais. L’Église a raison de rappeler que les deux chemins sont antinomiques :on ne peut pas servir deux maîtres.

Ces loges se disent chrétiennes pour attirer les chrétiens, mais elles visent en réalité l’apostasie des fidèles de toute religion et en particulier de la religion catholique. Quand un chrétien devient franc-maçon, il abjure son baptême sans le savoir dès la cérémonie d’initiation. L’objectif de la franc-maçonnerie, toutes obédiences confondues, est de détruire la chrétienté pour y substituer la religion maçonnique et ses dogmes.

La franc-maçonnerie est-elle toujours influente ?

Oui, son influence est très grande. Depuis le XIXe siècle, elle est à l’origine de toutes les lois sociétales sur le divorce, l’avortement, l’euthanasie, le mariage pour tous. Elles ont été préparées, écrites et portées à l’Assemblée par la franc-maçonnerie dont l’objectif est d’établir un ordre contraire à l’ordre divin. Le fait qu’elle avance de moins en moins masquée est la preuve de sa puissance. Aujourd’hui, nos sociétés nagent dans l’idéologie maçonnique, à savoir le relativisme.

Ces deux modèles qui s’affrontent font penser à l’Apocalypse de saint Jean

Nous sommes certainement entrés dans une phase apocalyptique au sens biblique du terme. Il y a bien aujourd’hui un affrontement entre deux modèles de société : celui de l’Église qui est le chemin vers Dieu et celui de la franc-maçonnerie qui en flattant à outrance l’orgueil humain conduit l’homme vers Lucifer. 

Source: "La franc-maçonnerie est au service de Lucifer", Famille Chrétienne, ARTICLE | 27/03/2017 | Numéro 2046 | Par Élisabeth Caillemer

Repost 0
6 avril 2017 4 06 /04 /avril /2017 07:12

Les partis sont des organisme publiquement officiellement constitués de manière à tuer dans les âmes le sens de la vérité et de la justice.

Simone Weil (1909-1943), philosophe humaniste

Entretien avec Jean-Philippe Chauvin

 

Que Penser des présidentielles en général ? N'y a-t-il pas mieux en matière de démocratie ?

 

L'élection présidentielle est devenue, au fil des décennies, un vaste champ de foire des partis, le choc des ambitieux et des ambitions. Et en définitive, la crédibilité de l'Etat, et de la magistrature suprême de l'Etat, en sort très largement amoindrie, affaiblie.

 

Aujourd'hui, l'élection présidentielle ne représente rien d'autre qu'un tournoi en démagogie et, parfois, en hypocrisie. Et je dirais que 2017 atteint le summum, à la fois de l'hypocrisie, mais des affaires, des scandales. C'est une élection crapoteuse et je ne suis pas sûr que le débat d'idées, je ne suis pas sûr que les grands thèmes comme la question ouvrière, la question environnementale, qui semble avoir disparue, l'aménagement du territoire, l'organisation des métiers, etc., trouvent leur place dans ce grand tohubohu, ce grand charivari présidentiel, où chacun montre sa bobine à la télévision, fait le beau, mais oublie qu'il faudrait d'abord penser à la France, à ses intérêts et à ses compatriotes.

 

Quant à la deuxième question sur la démocratie, rappelons que les royalistes ne sont pas contre le suffrage universel, ils sont contre la mauvaise application de celui-ci, et vouloir désigner par le suffrage universel le magistrat suprême, celui qui doit être un arbitre, fausse un petit peu, d'une certaine manière, cet arbitrage qu'il est censé de rendre plus tard. Donc, la démocratie, oui, mais pas pour désigner la magistrature suprême du chef de l'Etat.

D'ailleurs, on constatera que certains pays ont des pouvoirs monarchiques, des Etats monarchiques, qui ne sont pas certes ceux que nous souhaitons, mais ces pouvoirs permettent des formes d'expressions de démocratie plus diverses, dans les étages inférieurs de la pyramide de l'Etat et ce n'est pas forcément une si mauvaise chose. Et, dans certains de ces pays, l'usage du referendum, qu'il soit d'usage local ou national est aussi quelque chose de fréquemment utilisée. Donc, là encore, replaçons la démocratie à sa juste place.

 

Et en république, malheureusement on a fait l'inverse : on a mis la démocratie en haut quand il aurait fallu la mettre à la base. Et du coup, on obtient cet affaiblissement de l'Etat, ou plutôt cette soumission aux féodalités de l'argent, des partis politiques, de l'Opinion avec un grand O dont on sait qu'elle ne s'appartient pas à elle-même, mais qu'elle appartient à ceux qui la manœuvrent.

 

[...] Les royalistes proposent donc l'Etat monarchique, l'Etat royal, ce recours, cet arbitrage qui ne dépend pas de l'élection. Et ce, d'autant plus qu'on voit aujourd'hui cette foire d'empoigne, et que la campagne 2017 est un véritable argumentaire contre l'élection même du président de la république au suffrage universel. Mais c'est le principe même d'un président de la république qu'il faut remettre en question avec un quinquennat de promesses avant, les désillusions après, mais un temps long que le philosophe Michel Serres estimait lui aussi nécessaire pour l'application, la mise en pratiques des politiques nécessaires pour un Etat.

 

[...] Ce qu'il faut c'est plus qu'un représentant. C'est un chef de l'Etat. Or, en république, nous constatons souvent qu'il y a de moins en moins d'Etat et que les chefs sont plus des chefs de factions qui parfois n'ont même pas la volonté de s'imposer à leur propre camp.

 

L'expérience de 2012 et 2017 est de ce point-de vue là éclairante. Doit-on continuer éternellement cette expérience ? L'élection du président de la république au suffrage universel tourne, désormais, à une farce, une sinistre farce, parce que désormais l'on vote contre et celui qui est élu ne l'est jamais plus que par défaut.

 

[...] En définitive, alors que la présidentielle c'est la soustraction des énergies, la monarchie peut jouer l'addition des énergies et des qualités.

Note de Christroi. La monarchie, en France, depuis nos ancêtres les Gaulois, est effectivement le meilleur régime politique, car il préserve le bien commun au sens des scolastiques, avec le principe de l'autorité maintenue dans le peuple, et un Etat conçu comme un collectif et non comme le résultat d'un concours de volontés. (Cf. Georges de Lagarde, La Naissance de l'esprit laïque au déclin du Moyen Âge). Sous l'Ancien Régime, les deux tendances, démocratiques (hérité de la féodalité) et monarchiques (hérité du droit romain) se complétaient et concouraient à assurer le bien commun.

Au Moyen Âge et sous l'Ancien Régime, il n'y avait ainsi pas d'opposition entre le peuple et le roi, ni d'opposition entre la souveraineté du peuple et celle du roi : ces deux souverainetés étaient unies dans la personne du roi, symbole de la nation. Ce sont les révolutionnaires qui ont divisé le peuple et la personne du roi, pour prendre le pouvoir à la place du peuple, et aboutir à l'oligarchie que nous connaissons, soumise aux féodalités des riches et des puissants.

Repost 0
5 avril 2017 3 05 /04 /avril /2017 00:00
Sainte Irène, martyre (+ 304)

Jeune fille grecque, Irène s'enfuit dans les montagnes avec ses compagnons lors des persécutions. Se reprochant sa lâcheté, elle revint dans son village et y fut arrêtée. Ayant refusée de dénoncer ses compagnons et de sacrifier aux dieux, elle fut brûlée vive. Irène meurt avec ses deux sœurs, trois compagnes et un compagnon.

 

Sources: 1 ; 2

Repost 0
Publié par Ingomer - dans Saints du jour
commenter cet article
4 avril 2017 2 04 /04 /avril /2017 07:29

Le mot république est indépendant du mot monarchie, il ne lui est pas opposé. Louis XVI lui-même parlait de la république quand il parlait de la chose publique, la res publica.

Marin de Viry

Marin de Viry : "Un Roi immédiatement !" "Cela n'est pas un désir d'autorité, c'est un désir d'aspiration vers le haut"

Critique littéraire à la célèbre « Revue des Deux Mondes », chargé d’enseignement à Sciences-Pô, Marin de Viry est l’auteur de plusieurs essais parmi lesquels « le Matin des abrutis » et « Mémoires d’un snobé » . Il vient de publier un ouvrage intitulé « Un Roi, immédiatement ». Considérant que la République a atteint son stade terminal, l’auteur-narrateur veut nous faire prendre conscience de la nécessité impérieuse d’un monarchie catholique pour la France : « J’associe la monarchie à l’idée d’une alliance entre la loyauté et l’indépendance ou la liberté . Le Roi est garant d’une harmonie transcendante ».


Marin de Viry, ami de Houellebecq et de Frederic Beigbeder manie un style vif et mordant et pratique l’auto-dérision sans concession. Celui qui fut le conseiller en communication de Dominique de Villepin pour l’élection présidentielle de 2012 s’attaque dorénavant au monde politique et fait une peinture acerbe des communicants et de leur agitation frénétique. Cependant, la charge la plus vigoureuse est réservée à François Hollande « obscène de normalité » et à la tête d’un quinquennat pathétique.


Il ne fait aucun doute que, pour l’écrivain, seul l’idéal chevaleresque, l'« esprit chevaleresque (« défendre la justice, défendre les plus faibles, et défendre le sacré ») est le moyen de nous sauver du narcissisme contemporain. « Un roi, le désir de roi est plutôt de la nécessité anthropologique que de la nécessité idéologique. Ce n'est pas un désir d'autorité, c'est un désir d'aspiration vers le haut. »

Repost 0
4 avril 2017 2 04 /04 /avril /2017 06:57

Macron fait rire tout le monde en hurlant dans ses meetings. Différentes videos le tournent en ridicule sur internet.

Version Comique, sans trucage :

«Moi, je le porterai dans la durée. Je le porterai jusqu'au bout.»

«Mais, maintenant, votre responsabilité, c'est d'aller partout en France. Pour le porter. Et pour gagner.»

«Ce que je veux, c'est que vous, partout, vous alliez le faire gagner.»

«Parce que c'est notre projet!»

Lorsque à présent, Emmanuel Macron plagie mot pour mot François Hollande à Marseille, égrenant les nationalités, il fait fuir le public.

 

Il hurle de nouveau : "Je vois des Français!"

«Je veux porter l'optimisme de la volonté.»
«Le doute s'est installé. La promesse républicaine.»
«Je vois les Arméniens.»
«Les Comoriens.»
«Les Italiens.»
«Les Algériens.»«Les Marocains.»«Les Tunisiens.»

«Je vois les Maliens.»«Les Sénégalais.»«Les Ivoiriens.»
«J'en vois des tas d'autres que je n'ai pas cités.»
«Je vois quoi! Des Marseillais!»

«Je vois quoi! Je vois des Français!»

«Des Français!»

«Regardez-les! Ils sont là! Et ils sont fiers! Fiers d'être Français!»

«C'est ça. Regardez-les bien! Mesdames et messieurs du parti du Front national!»

«C'est ça être fiers d'être Français!»


Résultat..."Fuite massive du public!". De nombreuses personnes ont quitté le meeting dès les 15 premières minutes qu'a données Emmanuel Macron à Marseille, dimanche 2 avril 2017.

Florilège des réactions entendues :

 

«[On quitte le meeting pour voir le match]»

«Je me suis très ennuyé, je voudrais une visée pour le pays quand même !»

«Il ne va pas assez au fond des choses, c'est trop superficiel.»

«Il reste dans la banalité.»

«Beaucoup de thèmes mais pas assez d'idées concrètes. Nous on veut du changement»

«Nous, on veut un véritable changement, on ne veut pas que de belles promesses.»

«Il se met en valeur à travers d'un autre parti, n'a que le mot FN à la bouche.»

«Il n'a pas de charisme.»

«C'est du vide. C'est du vent, ce qu'il dit. Il ne joue que sur les émotions.»

Add. 12h12. Un article du Figaro de ce matin 4 avril rapporte l'information :

 

Au delà de la compétition politique, certains des spectateurs de ses meetings semblent aujourd'hui déçus par sa campagne. Une séquence cruelle a été diffusée dans l'émission C à Vous sur France 5 ce lundi: alors qu'Emmanuel Macron s'exprimait devant 6000 partisans à Marseille samedi, un certain nombre de militants avaient quitté la salle en avance. «C'est du vide, du vent», lâchait un participant, quand un autre déplorait «des banalités». Macron «ne va pas assez au fond des choses, c'est trop superficiel pour moi», avait renchéri un troisième.

 

Présent en plateau, le macroniste Richard Ferrand a proposé de présenter d'autre militants plus «enthousiastes». Mais ce ne sont pas les premières séquences du genre depuis le lancement de sa campagne. Lors de son meeting clairsemé à la Réunion le 25 mars, des images montraient aussi des gens s'en aller dans le public. Déjà en octobre 2016, à l'issue d'un meeting de Macron à Strasbourg, des spectateurs s'avouaient déçus par la profusion de «lieux communs»…

 

Source: http://www.lefigaro.fr/elections/presidentielles/2017/04/04/35003-20170404ARTFIG00055-emmanuel-macron-devoile-son-affiche-et-son-slogan-de-campagne.php

Source: http://www.lefigaro.fr/elections/presidentielles/2017/04/04/35003-20170404ARTFIG00055-emmanuel-macron-devoile-son-affiche-et-son-slogan-de-campagne.php

Repost 0
4 avril 2017 2 04 /04 /avril /2017 00:00

http://upload.wikimedia.org/wikipedia/commons/thumb/7/79/Isidor_von_Sevilla.jpeg/503px-Isidor_von_Sevilla.jpeg

Isidore de Séville par Murillo

 

En Espagne, saint Isidore contribua largement à convertir les Wisigoths, majoritairement ariens, au christianisme trinitaire catholique (le christianisme ancien issu du premier Concile de Nicée, 325).

À la mort de son frère Léandre (601) qui était l'évêque de Séville, Isidore lui succéda et il continua avec éclat l'organisation de l'Eglise d'Espagne dans le royaume wisigothique, que son frère avait entreprise. En 589, Léandre avait tenu à Tolède un important concile ; Isidore prolongea son action en de nombreux synodes et spécialement dans le célèbre IVème Concile de Tolède (633). (1)

 

Par sa formule "rex, gens, patria" (un roi, un peuple, une patrie), Isidore rassembla les Hispano-Romains et Wisigoths dans une seule et même nation, référence de la future Reconquista.

 

Il définit la qualité royale par des vertus, essentiellement par la iustitia et la pietas (bonté, miséricorde). Les rois, avant de "rendre des comptes à Dieu pour l'Église que le Christ a remis à leur défense", doivent rendre des comptes aux évêques, qui peuvent les déclarer incapables. Les mauvais rois sont des tyrans qui peuvent être renversés, et les évêques peuvent excommunier ceux qui ont enfreint les lois, y compris les lois civiles : "Reges a recte agendo vocati sunt, ideoque recte faciendo regis nomen tenetur, peccando amittitur".

 

La conversion de l'Espagne wisigothique, la "Renaissance isidorienne" et l'éclosion de l'unité nationale espagnole

 

Du temps des rois wisigoths ariens, ceux-ci faisaient lourdement peser leur joug sur les catholiques, tandis qu'ils laissaient les Juifs en possession de leurs droits civils et politiques, les admettaient aux fonctions publiques et leur permettaient de circoncire leurs esclaves païens et chétiens. 

Le frère d'Isidore, Léandre, instruisit le roi wisigoth Récarède Ier, le convertit au catholicisme et présida avec lui le III concile de Tolède, le 8 mai 589. Ce concile consacrait le triomphe de l'Eglise catholique dans la péninsule et l'abaissement de la puissance des Juifs.

 

Avec l’abjuration de l’arianisme par Récarède au Concile de Tolède s’ouvre une nouvelle période pour l’Espagne wisigothique et son Eglise, c’est ce qu’on a appelé la "renaissance isidorienne". La monarchie wisigothique se caractérise par une étroite alliance entre le roi et l’Eglise catholique : "un roi, une foi, une loi" est déjà une devise espagnole.

 

Concrètement, Isidore n’admit plus aucune célébration de fête juive, et refusa le shabbat ; toutes ces cérémonies devaient être remplacées par les fêtes chrétiennes (Noël, Pâques) et la messe dominicale. Cependant il ne demanda pas la persécution des Juifs.

 

Par sa pastorale intransigeante et charitable, on le voit, Isidore poursuivant l'action engagée par son frère Léandre et celle du roi Récarède, permit l'éclosion du sentiment national espagnol. 

 

Havre de paix dans l'Occident de cette fin du VIe siècle, l'Espagne devint le conservatoire de la culture antique ; la bibliothèque sévillane en était alors le centre le plus brillant. Tout en accordant une priorité aux grands écrivains chrétiens du IVe au VIe siècle, tels Augustin, Cassiodore, Grégoire le Grand — ce dernier fut l’ami personnel de son frère Léandre —, Isidore tenta d’assumer cet immense héritage dans toute sa diversité. C’est pourquoi il est souvent associé aux Pères de l'Eglise les plus anciens : Tertullien, Cyprien de Carthage, Hilaire de Poitiers, Ambroise...

 

Isidore mourut à Séville en 636. Il est canonisé en 1598 et déclaré docteur de l'Eglise en 1722. (2)

 

La production littéraire d'Isidore est une sorte d'inventaire de l'ensemble des connaissances humaines, auquel l'auteur fournit un apport original.

Son œuvre majeure est Étymologies (Etymologiæ) constituée de vingt livres, qui propose une analyse étymologique des mots divisée en 448 chapitres. Par cette œuvre, il essaie de rendre compte de l'ensemble du savoir antique et de transmettre à ses lecteurs une culture classique en voie de disparition.

 

Isidore joua un rôle considérable dans la constitution du bestiaire médiéval, notamment par le livre XI des Étymologies : De homine et portentis (L'homme et les monstres).

Parmi ses autres travaux, citons, dans le domaine de l'histoire : sa Chronique (une histoire universelle, qui reprend la Chronique de S. Jérôme), et son Histoire des Goths (De origine Getarum…). Il est également l'auteur de traités théologiques et d'une règle monacale (Regula monachorum). Beaucoup d'autres traités pourraient venir compléter cette liste ; les plus importants sont le De natura rerum, traité d'astronomie, de météorologie et de géographie, dédié à Sisebut, roi des wisigoths (612-621) et le Liber numerorum (théorie des nombres, inspirée principalement de S. Augustin).

 

 

Statue en marbre blanc d'Isidore de Séville, sur les marches de la bibliothèque nationale d'Espagne, à Madrid

 

Sources: (1) http://www.levangileauquotidien.org/main.php?language=FR&module=saintfeast&localdate=20120404&id=13953&fd=0 ; (2) http://fr.wikipedia.org/wiki/Isidore_de_S%C3%A9ville

Repost 0
Publié par Ingomer - dans Saints du jour
commenter cet article
3 avril 2017 1 03 /04 /avril /2017 09:54
Bérénice Levet : "Donner à connaître, et à aimer notre héritage"

Dans son dernier livre "Le crépuscule des idoles progressistes", l'essayiste philosophe Bérénice Levet dénonce la nouvelle anthropologie mise en place dans les années 70 et fondée sur un "alibi" : l'individu serait d'autant plus libre, original et créatif qu'il serait délié de tout héritage. Cette idéologie a débouché sur un désastre anthropologique et civilisationnel.

 

Nous sommes les héritiers d'un génie français : la clé de la transmission est de donner à connaître, mais aussi à aimer, cet héritage.

A l'occasion de la sortie de son dernier livre "Le Crépuscule des idoles progressistes" (Stock Collection Les Essais), la philosophe Bérénice Levet a donné un entretien à Boulevard Voltaire. Extraits :

Au cours des années 70 est mise en place l'anthropologie progressiste avec cet alibi de la désaffiliation, cet alibi selon lequel l'individu serait d'autant plus libre, original, créatif qu'on le délierait de tout héritage, qu'on le laisserait se construire lui-même... Or, cet individu, en définitive, si vous ne lui transmettez, aucun monde, si vous ne l'introduisez pas dans le monde dans lequel il va avoir à répondre, vous ne créez pas du tout un individu "d'autant plus libre", mais un individu plein de conformisme..., parce que vous l'abandonnez au présent.

La grande vertu du passé c'est de nous apprendre qu'il existe d'autres modalités d'être au monde que celles qui sont les nôtres. Et donc sur cette base vous allez arriver à une articulation, effectivement, de l'individu et de la civilisation à laquelle il va devoir prendre part.

Et je crois que nous sommes à un tournant parce que quarante cinq ans d'anthropologie progressiste et nous voyons le désastre à la fois anthropologique et le désastre civilisationnel sur lequel cette idéologie a débouché.

[...] Et en définitive, (aujourd'hui) ces idoles progressistes sont à bout de souffle. La preuve en est le succès des ouvrages d'Eric Zemmour, de Patrick Buisson, de Philippe de Villiers, ou les résultats envisagés pour Marine Le Pen, montrent bien que plus qu'un essoufflement, il y a un épuisement de ces idoles. En revanche, l'hégémonie culturelle continue d'appartenir aux progressistes, en sorte qu'ils ont une chambre d'écho tout à fait extraordinaire.

Et pareillement, par exemple, Emmanuel Macron, s'il devait remporter ces élections présidentielles (2017) me semble une façon de tirer encore un voile sur la réalité des forces qui travaillent réellement la France aujourd'hui.

L'idole progressiste par excellence, c'est cette confusion entre la liberté et la désaffiliation. L'autre chose très importante, c'est le culte de l'Autre. Ainsi, dans les années 70, et l'émergence dans les années 80 de SOS Racisme, où l'Autre va s'imposer comme une sorte de figure de rédemption d'un occident nécessairement coupable, pour ne rien dire du Français..., qui est le coupable par excellence. Quand on tient déjà ces deux éléments, on comprend ce qui fait la passion, en définitive, des progressistes, c'est de venir à bout de notre héritage civilisationnel. Que ce soit de notre héritage chrétien, qui faisait de l'individu quelqu'un qui était toujours en tension vers quelque chose de plus grand que lui. Et finalement, - et c'est cela que je ne pardonne pas à l'anthropologie progressiste - on a comme rabougri l'individu... On l'a invité à être lui-même, à se contenter de ce qu'il était par nature... Or, dans notre héritage humaniste, nous avions cette idée qu'on ne naît pas homme, on le devient. Et nous avons posé un éteignoir sur tout ce processus d'humanisation... Une humanisation qui se fait par la transmission de l'héritage.

[...] Je cite souvent cette phrase magnifique de Montesquieu qui dit qu'"un peuple défendra avec toujours plus d'ardeur ses moeurs que ses lois". Et un peuple qui se voit fragilisé dans ce qui lui est de constitutif (moeurs, coutumes, usages transmis), il y a un instinct de survie, un instinct de défense.

Je crois que nous devrions énoncer, et cela vaut aussi pour les autres peuples européens, et cela a été aussi un des ressorts de l'élection de Donald Trump, un droit des peuples à la continuité historique... Il ne s'agit pas de se considérer comme supérieurs nécessairement en tant que civilisation, mais aspirer à cultiver notre singularité. Nous sommes les héritiers d'un génie français. Et c'est ce génie français, cette langue française, cette histoire, cet héritage que je veux absolument que nous prenions en charge. Mais nous ne pouvons aspirer à continuer cet héritage que si, d'abord nous le connaissons, naturellement, et si nous l'aimons. C'est la clé de la transmission. Et c'est pourquoi j'aimerais qu'une école soit (re)fondée sur cette base-là. D'abord, donner à connaître, mais pas simplement donner à connaître, donner à aimer.

Bérénice Levet

Repost 0
3 avril 2017 1 03 /04 /avril /2017 00:00
Saint Richard, évêque (1197-1253)

Saint Richard naquit en Angleterre. Ses parents occupaient alors un rang élevé et jouissaient d'une belle fortune ; mais ils tombèrent dans une misère si profonde, qu'après leur mort, leur fils aîné fut longtemps retenu en prison pour dettes. Richard, son frère, travailla généreusement à sa délivrance ; mais il s'appauvrit lui-même au point d'être obligé de gagner sa vie comme valet de ferme. 

Bientôt il put aller à Paris continuer les bonnes études qu'il avait déjà faites dans sa jeunesse. Il se lia d'amitié avec deux amis aussi pauvres que lui ; ils n'avaient qu'un manteau à tous les trois et se voyaient obligés de n'aller prendre leurs leçons que l'un après l'autre. Leur nourriture était plus que frugale, un peu de pain et de vin leur suffisait, et ils ne mangeaient de chair ou de poisson que le dimanche. Cependant Richard assura depuis que ce fut là pour lui le beau temps, tant il était absorbé par la passion de l'étude. Ses succès furent prompts et remarquables, si bien qu'à son retour en Angleterre il professa fort brillamment à l'Université d'Oxford. 

Quelques années plus tard, sa modestie, sa chasteté, sa douceur et sa dévotion lui attirèrent le respect et l'amour de tout le monde ; il fut élu chancelier de l'Université. Nommé ensuite évêque de Chichester, il eut à subir quelques temps les vexations du roi Henri III, en guerre avec Rome, mais il rétablit la paix par ses prières et ses procédés de conciliation. 

Devenu désormais libre dans l'exercice de son ministère, il se fit remarquer par sa grande condescendance pour les petits et par sa miséricorde pour les pauvres. Comme on lui disait que ses dépenses excédaient ses revenus : "Il vaut mieux, dit-il, vendre son cheval et sa vaisselle d'argent que de laisser souffrir les pauvres, membres de Jésus-Christ." 

Un jour, distribuant du pain, il en eut assez pour contenter trois mille pauvres, et il lui en resta pour cent autres qui survinrent après. Ces multiplications merveilleuses se renouvelèrent plusieurs fois. Il honorait les religieux et les embrassait souvent : "Qu'il est bon, disait-il, de baiser les lèvres qui exhalent l'encens des saintes prières offertes au Seigneur !

Il mourut en baisant le Crucifix et en invoquant Marie contre les ennemis du salut.

Gravure murale représentant saint Richard

Gravure murale représentant saint Richard

Sources: 1; 2

Repost 0
Publié par Ingomer - dans Saints du jour
commenter cet article
2 avril 2017 7 02 /04 /avril /2017 15:23

Eric Zemmour était l'Invité de l'association "ESCP Europe". Un des porte-parole de la dite association a introduit le débat, en affirmant vouloir en appeler "en permanence au respect de la parole de chacun" et avoir "l'intime conviction que lorsque nous avons des divergences, le dialogue demeure la plus puissante de nos forces et l'aveuglement le plus grand de nos vices".

Belle parole. Pourtant, après quelques instants, un autre porte-parole a fait une présentation plus brutale du journaliste qualifié de polémiste "misogyne, homophobe, raciste et islamophobe". Avouons que l'"ESCP Europe" eut pu faire mieux en termes de "dialogue" !

Un autre porte-parole répond encore que "ce portrait n'est bien évidemment pas exhaustif et peut sûrement paraître réducteur, tout comme nombre de vos prises de positions, mais c'est ce qui fait votre singularité" !

Bref, quoiqu'il en soit de ce "dialogue" bien curieux, Eric Zemmour a donné une petite leçon d'histoire, de culture et de civilisation française à un jeune public, visiblement peu au fait de ces développements...

Préalablement au "débat", Eric Zemmour a répondu :

 

"Ce que je regrette, c'est la dégradation de ce débat. Et justement, la réduction de ce que Philippe Muray appelait la 'cage aux phobes', et qu'un de mes portraitistes a parfaitement résumé... Ca, ce n'est pas de la politique, c'est de la morale. Je ne fais pas moi-même de la morale et ne donne pas de leçon de morale à mes adversaires. Je ne suis pas un prêtre déguisé en gauchiste libéral-libertaire... Simplement, j'essaie de voir la réalité, de voir ce que je vois, comme disait Péguy. Et c'est ce que mes adversaires ne font pas."

Sur "l'incompatibilité entre l'islam et la démocratie française" :

 

"Il faut d'abord bien comprendre une chose. L'islam n'est pas le catholicisme. On nous raconte un discours lénifiant sur les 'religions du livre', qui est une expression de propagande de l'islam. Il n'y a pas de religion du livre. Le christianisme est une religion de l'Incarnation, le judaïsme est la religion de l'alliance. Seul l'islam est la religion d'un livre, le coran.

 

Seul l'islam a une religion du livre parce que seul l'islam a un texte qu'il estime dicté directement par Dieu aux hommes [Ce n'est pas le cas ni dans le judaïsme ni dans le christianisme où les livres de la Bible ont tous été écrits par des hommes. Ndlr.]. C'est ce que l'on appelle un texte incréé, qui ne passe donc par la médiation humaine et qui ne tolère pas l'interprétation. Et à partir du moment où vous ne tolérez pas l'interprétation, vous avez un texte absolument fermé, totalitaire, qui méconnaît et interdit toute individualité, et oblige tout individu à se soumettre à la loi du groupe, qui est la loi religieuse. C'est la différence fondamentale entre l'islam et le christianisme.

 

Et à partir de là, les conséquences sont absolument évidentes : c'est-à-dire que l'islam ne connaît pas la différence entre le temporel et le spirituel. Il n'y a pas d'empereur et de pape. Il n'y a pas cette rivalité entre les deux pôles du pouvoir tout au long de l'histoire. Il y a un empereur, qui est calife et qui est aussi chef religieux. Tout part de Mahomet, et Mahomet est chef de guerre, Mahomet est prophète, Mahomet est chef politique. Donc, dès le départ, il y a une fusion, et je dirais une confusion entre tous les pouvoirs [assumés sur une même tête. Ndlr.] ... qui interdit toute évolution vers un régime démocratique. D'ailleurs, vous verrez que dans tous les pays arabo-musulmans, il n'y a pas de démocratie.

 

Pourquoi c'est incompatible avec la démocratie, je viens de vous l'expliquer et pourquoi c'est incompatible avec la France, tout simplement parce que la France est un pays de culture chrétienne. Et il y a un affrontement que je crois irréductible depuis l'origine des temps, depuis l'apparition de l'islam entre le christianisme et l'islam. Et l'islam est une religion conquérante depuis l'origine, qui ne supporte de vivre avec les autres religions que lorsque celles-ci sont soumises à elle. Toute l'histoire de l'islam atteste cela.

 

On nous a inventé une cohabitation heureuse dans les années 1980 à propos de l'Espagne du Moyen-Âge islamisée. L'Espagne de Cordoue, de l'Andalousie était une Espagne conquise par l'islam où les Chrétiens et les Juifs étaient des personnages de seconde zone. Seulement l'islam a eu l'intelligence d'utiliser les compétences des personnes d'autres religions, compétences qu'il n'avait pas, et il les utilisait pour gérer son empire immense. Cela ne veut pas dire qu'il considérait ces religions comme ses égales.

 

Lire : L'Espagne musulmane et le mensonge de la cohabitation heureuse

[Quelques martyrs chrétiens victimes de l'islam Al-Andalous: les saints Olive, Euloge de Cordoue, Rodrigue et Salomon, Nathalie, Aurèle et leurs compagnons, Parfait de Cordoue, Flora et Maria, Laure de Cordoue, Fandilas. NDCR.]

 

[...] Sémantiquement, le mot 'islamisme' lui-même a été inventé au 18e siècle uniquement pour s'aligner phonétiquement sur les autres religions, christianisme, judaïsme, bouddhisme, etc. Et dans les années 1980, la distinction a été inventée, justement, pour protéger l'islam. Qu'est-ce que l'islamisme ? C'est la mise en acte politique de l'islam. Et qu'est-ce que l'islam ? L'islam est un code civil, c'est un Etat. C'est un système juridico-politique depuis sa naissance et donc qui ne peut pas ne pas être un système qui régente entièrement la vie de la société. Cela n'existe pas. L'islamisme n'étant que la mise en oeuvre de ce projet islamique. 'Un islamiste est un musulman impatient' : cette phrase n'est pas de moi, elle est de Boualem Sansal, grand écrivain, qui connait cette religion un peu mieux que les gauchistes islamophiles.

Sur "les Croisades" :

 

"Premièrement, l'Eglise a été belliqueuse et conquérante, elle l'a été en l'occurence avec l'islam, pour réagir à l'invasion islamique: les Croisades ne sont qu'une réponse à la première invasion islamique.

 

Deuxièmement, je répète, il y a une différence fondamentale essentielle entre le christianisme et l'islam. Jésus dit deux choses. 'Mon royaume n'est pas de ce monde'; et 'rendez à César ce qui appartient à César et à Dieu ce qui appartient à Dieu'. 'Mon royaume n'est pas de ce monde' : c'est-à-dire qu'il déplace le millénarisme juif en-dehors de la cité terrestre. [Le millénarisme messianique juif attendait un Messie qui assumait sur sa seule tête le pouvoir temporel et le pouvoir spirituel. Ce n'était pas dans les projets de Dieu. Mon Royaume n'est pas de ce monde ne signifie pas que la royauté de Dieu ne s'exerce pas sur ce monde, mais que sa royauté ne s'origine pas DE ce monde : "mon Royaume ne vient pas DE ce monde", "mon Royaume ne tire pas son ORIGINE DE ce monde". Voilà le vrai sens de de cette parole du Christ et que l'on retrouve dans la fête du Christ-Roi. Sinon ce serait un blasphème que de dire que la royauté de Dieu ne s'exerce pas sur le monde]. 'Rendez à César' : il fonde la laïcité. Ces deux principes n'existent pas en islam. Donc, un, l'islam voudra le messianisme ici et maintenant, d'où la guerre permanente. Et deux, il n'a pas de rendez à Dieu ce qui appartient à Dieu, donc il ne peut pas instaurer de laïcité." [Remarquons que la république dite française où le gouvernement exerce le pouvoir politique et le contrôle de la religion via le ministère des cultes tend à confondre, elle aussi, comme l'islam, pouvoir et religion, mais dans une confusion où le temporel domine le spirituel. Ndlr.]

A la question "quelle doit être la place du catholicisme aujourd'hui en France ?", Eric Zemmour répond :

 

"Je pense que le catholicisme est à l'origine de la France, et que sans l'Eglise catholique il n'y aurait pas de France. C'est l'Eglise catholique qui a désigné les premiers rois, qui les a façonnés, a façonné le paysage politico-religieux et culturel du pays. Donc, si vous voulez, il y a une espèce de prééminence intellectuelle, historique, culturelle, du catholicisme sur les autres religions, qui doit s'affirmer culturellement.

Sur la déclaration des droits de l'homme de 1789 :

 

"Les juges ont pris cette déclaration des droits de l'homme de 1789 pour l'intégrer dans le droit positif [C'est de Gaulle qui l'a fait en insérant et donc en constitutionnalisant la déclaration des droits de l'homme dans le préambule de la constitution de la IVe république du 27 octobre 1946. Ce n'est donc pas uniquement les juges, seuls, qui l'ont fait. Ndlr.]. Cela ne s'était jamais fait. Ce n'était pas fait pour cela. Quand les Constituants ont établi la déclaration de 1789 ce n'était pas pour en faire des principes de droit positif, ce n'était pas pour qu'un juge vienne décréter ce qu'il fallait faire au pouvoir politique, à partir d'un article qu'il aurait tiré de la déclaration des droits de l'homme. C'est un abus de pouvoir de la part du juge. Moi j'appelle cela un putsch de la part du juge. Et je pense que les révolutionnaires les auraient guillotinés parce qu'ils se souvenaient des abus des parlements d'Ancien régime (tenus par les juges de l'Ancien Régime Ndlr.) qui avaient fait tomber la monarchie. [1] Robespierre disait 'le juge est la bouche de la loi.'  C'est-à-dire qu'il n'a pas le droit d'interpréter. Alors imaginez donc s'il avait autorisé qu'un juge vienne prendre d'un texte éminemment politique et même philosophique, des principes de droit qu'il va inventer, en vérité. C'est ce que le grand professeur de droit Georges Lavau appelle 'la fonction prophétique' que se sont arrogée les juges.

Moi je pense que les juges sont revenus (je parlais des Parlements d'Ancien Régime, c'est exactement la même chose) à une conception religieuse des droits de l'homme. Et ils se sont fait les prêtre de cette religion... Je répète, pour moi, c'est un putsch.

 

Dernière chose, en plus, poursuit Eric Zemmour, ils (les juges) ont tiré les principes de la DDH 1789 avec un axe fondamental qui est la non-discrimination, principe fondateur de toute la jurisprudence. Et je pense que là aussi, c'est du moralisme, c'est une religion.

[...] Si l'Etat ne peut plus discriminer entre les citoyens et les étrangers il n'y a plus de nation. Parce que la nation repose précisément sur la différence entre les nationaux et les étrangers.

Le juge va plus loin. Il demande à tous, les citoyens, de ne pas discriminer. Et le principe de non-discrimination poussé à l'extrême est un principe scandaleux quand il s'adresse aux personnes. C'est de la morale. On fait de la morale aux gens.... C'est-à-dire par exemple qu'on va expliquer qu'il ne faut pas refuser d'employer une personne parce qu'elle est noire, jaune, etc., mais on ne va jamais interdire à un restaurant chinois de n'embaucher que des asiatiques. La non-discrimination, c'est très bien, mais c'est une valeur morale qui n'a pas à devenir une valeur juridique. Sinon cela signifie que nous avons établi des principes quasi-religieux. La morale a remplacé le droit. Je m'élève contre tout ça. Je ne m'élève pas contre la déclaration des droits de l'homme et du citoyen."

Sur le "burkini" :

 

"Dans les pays arabo-musulmans, le burkini a apparu il y a une dizaine d'années, maintenant elles sont toutes voilées à la plage. Vous allez en Egypte, vous allez dans tous les pays arabes c'est comme cela. Il y a dix ans, personne ne le portait. C'est un objet religieux.

 

Que disent les associations de défense du burkini ? 'C'est la liberté, c'est la liberté individuelle. C'est-à-dire qu'une religion qui ne connaît pas la liberté individuelle excipe de notre liberté pour imposer et pour dominer l'espace public."

 

[...] Je pense qu'il faut interdire tout signe religieux dans la rue. Je ferais une exception pour les prêtres et les bonnes soeurs puisque ce sont des professionnels de la religion, cela n'a rien à voir avec des gens comme vous et moi."

Sur la "décadence de la société" et les "forces obscures qui orchestreraient ces évolutions?"

 

"Incontestablement, répond Eric Zemmour, pour moi, nous sommes en décadence. Décadence littéraire, décadence artistique, décadence politique, décadence même dans la famille. J'assume très bien ce concept.

 

Forces obscures, je ne dirais pas cela. Evidemment, il y a des gens qui ont des opinions différentes des miennes et qui essayent de faire avancer leurs visions politiques et idéologiques, il y a des groupes très puissants et qui le font. Il y a des groupes, qui se réunissent, oui, et essaient d'agir sur l'organisation du monde. Il y a des gens qui financent comme Georges Soros ou Pierre Bergé, Je n'appelle pas cela des forces obscures. Il y a toujours eu des combats idéologiques dans le monde, et c'est la loi de l'histoire.

 

[...] Sur la décadence. Moi je fais le même constat pessimiste (que Michel Onfray), mais j'ai décidé de me battre, même si je crois le combat perdu. [La mentalité européenne est bien trop éloignée de la soumission de l'islam pour l'accepter. Toute l'histoire de l'Europe depuis l'apparition de l'islam le montre. Au contraire tout indique que notre continent verra un nouveau développement du christianisme conservateur. On le voit déjà dans les pays de l'Est et de l'ancienne Urss où, après 70 ans de communisme, le christianisme "orthodoxe" est en plein développement. Ndlr.]

Sur la "culture" :

 

"J'ai l'impression d'entendre Emmanuel Macron 'il n'y a pas de culture française'... Mais je pense moi qu'il y a une culture française, qu'il y a une civilisation française, qu'il y a un mode de vie français, oui, qui s'est construit, oui, à partir du christianisme, mais pas seulement, évidemment à partir aussi de la romanisation, de la disciple grecque. C'est, vous savez, la fameuse phrase de Paul Valéry : 'J'appelle européen, toute terre qui a été christianisée, romanisée et soumise à la discipline des Grecs.' Voilà, c'est cela la France.

Eric Zemmour à l'"Escp Europe" : "il y a une espèce de prééminence intellectuelle, historique, culturelle, du catholicisme sur les autres religions, qui doit s'affirmer culturellement"

Notes

 

[1] Sur les abus et les obstructions systématiques des juges des parlements d'Ancien Régime aux tentatives de réforme royale, lire sous la plume de Jean-Louis Harouel in Les révolutions françaises, Sous la Direction de Frédéric Bluche et Stéphane Rials, Fayard, Mesnil-sur-l'Estrée 1989, le chapitre "La pré-Révolution 1788-1789". Rappelons notamment ici que les juges des parlements d'Ancien Régime s'appropriaient le rôle de "représentant de la nation" au XVIIIe siècle, un rôle qu'ils n'avaient pas (ils usurpaient la souveraineté) et qu'ils étaient très loin d'avoir dans le peuple. Un rôle qu'aujourd'hui ils ne devraient toujours pas avoir, si l'on vivait réellement dans une "démocratie".

Repost 0
2 avril 2017 7 02 /04 /avril /2017 12:39

L’agglomération romaine d’Uzès (commune du Gard) n’était attestée que par le toponyme Ucetia porté sur une inscription géographique de Nîmes, et quelques rares découvertes de fragments de mosaïques signalées anciennement dans la ville.

 

Des fouilles archéologiques entreprises à l'occasion de la construction d’un internat commun aux lycées Gide et Guynemer par la région Occitanie, ont mis au jour une partie du passé d'uzès de l’Antiquité au Moyen Âge. Les archéologues de l’Inrap ont exhumé d’importantes mosaïques appartenant à deux édifices antiques.

 

L’actuel chantier de 4 000 m² révèle de nombreux vestiges datés de l’époque républicaine (Ier siècle avant notre ère) à la fin de l’Antiquité (VIIe siècle), et plus rarement du Moyen-Âge.

Découverte d’importantes mosaïques de deux édifices antiques à Uzès (Gard)

Les archéologues viennent de dégager un puissant mur et des maçonneries de peu postérieurs à la conquête romaine. Certaines pièces comportent des aménagements remarquables : l’une d’elles abrite une sole de four à pain, remplacée par la suite par un dolium – énorme jarre en céramique.

 

Faon, canard, hibou et aigle

 

Dans un autre secteur, les archéologues mettent au jour un vaste bâtiment de 250 m², ouvert au Sud, dont la colonnade évoque un édifice public.

 

Il est composé de quatre pièces en enfilade, dont deux ont des sols bétonnés et des murs décorés d’enduits peints. À une extrémité de l’édifice se trouve une pièce avec un sol de mortier incrusté de tesselles en croisettes (opus signinum). Elle donne accès à une salle spacieuse de 60 m², dont le sol est décoré d’un pavement mosaïqué complexe. Deux vastes mosaïques sont ornées de motifs géométriques (postes – motif ornemental formé d’enroulements se reliant de façon continue –, méandres, svastikas) qui encadrent deux médaillons centraux formés de couronnes, de rayons et de chevrons. Un des médaillons est entouré de quatre animaux polychromes : hibou, canard, aigle et faon.

 

Le bâtiment perdure jusqu’à la fin du Ier siècle de notre ère. Ses espaces sont en partie restructurés, les mosaïques ne sont plus entretenues, le sol en mortier, détruit, est remplacé par une surface bétonnée plus rudimentaire. Dans la rue adjacente, le niveau de circulation est rehaussé.

 

Une domus du Haut-Empire

 

Le début de notre ère a livré d’autres édifices, dont un vaste établissement de plus de 500 m², peut-être une domus (habitation urbaine). Ses maçonneries dessinent des espaces réguliers selon un axe est/ouest, sans doute influencé par le tracé d’une voie à proximité. Ici, une production vinicole est bien attestée par la présence de plusieurs dolia. Au cours du Haut-Empire, la domus connaît une importante réorganisation spatiale. Une des pièces a un décor mosaïqué formé de lignes de tesselles aux motifs géométriques, assorties, aux quatre coins, de dauphins.

 

Au sein de la demeure, une nouvelle pièce chauffée est installée. Seul son hypocauste –vide sanitaire, supporté par des piles en brique où circulait la chaleur – est conservé. La cour est dorénavant bordée d’un portique. Ce secteur semble assidument fréquenté jusqu’à la fin de l’Antiquité, entre les Ve et VIIe siècles. Les bâtiments de cette époque respectent les orientations des axes de circulations antiques. Au Sud, un profond fossé mis en place au XVIIe siècle pour participer au système défensif de la ville a détruit la totalité des structures antiques.

 

Un nouveau secteur de fouilles

 

Les archéologues viennent d’engager les fouilles d’un avant dernier secteur de 1 100 m². Elles révèlent également des occupations antiques et médiévales dont deux chaussées et un carrefour, abandonnés au début du IIe siècle de notre ère. La zone semble réinvestie au Ve siècle.

Source: Découverte de l’Uzès antique, INRAP Date de publication 28 mars 2017, Dernière modification 31 mars 2017

Repost 0
Publié par Ingomer - dans Histoire
commenter cet article
1 avril 2017 6 01 /04 /avril /2017 07:30

"Que nul, quand il est tenté, ne dise : 'Ma tentation vient de Dieu'. Car Dieu ne peut être tenté de faire le mal et ne tente personne. Chacun est tenté par sa propre convoitise, qui l'entraîne et le séduit." TOB, Jc., 1, 13-14.; "Que nul, s'il est éprouvé, ne dise : 'C'est Dieu qui m'éprouve.' Dieu en effet n'éprouve pas le mal, il n'éprouve non plus personne. Mais chacun est éprouvé par sa propre convoitise, qui l'attire et le leurre." Bible de Jérusalem, Jc., 1, 13-14. Le Vatican avait donné son autorisation, la nouvelle traduction française de la Bible devait paraître le 22 novembre 2013 avec une meilleure traduction notamment du "Notre Père"... Cela devrait être chose faite en décembre 2017.

Le "Notre Père" nouveau en vigueur en décembre

La modification du "Notre Père" devrait finalement entrer en vigueur le 3 décembre prochain, selon une décision des évêques de France réunis cette semaine à Lourdes.

 

Fini le "ne nous soumets pas à la tentation". Bientôt, les catholiques diront "ne nous laisse pas entrer en tentation". Cette nuance dans le "Notre Père" qui a fait couler beaucoup d'encre devrait finalement entrer en vigueur, après un ultime report, le 3 décembre. Ainsi en ont décidé les évêques de France réunis cette semaine à Lourdes en assemblée plénière de printemps, a annoncé la conférence épiscopale vendredi. "L'entrée en vigueur de la nouvelle traduction du 'Notre Père' dans toute forme de liturgie publique" aura lieu "le premier dimanche de l'Avent 2017", qui ouvrira le 3 décembre la nouvelle année chrétienne, précise le communiqué.

 

Les nouvelles bibles utilisées à partir du 5 mars. La première traduction intégrale en français de la Bible liturgique a été validée par le Vatican à l'été 2013. Mais ce feu vert est resté sans effet à ce jour sur la manière de réciter la plus célèbre prière chrétienne à l'église, où c'est le missel (livre de messe) qui a cours.

 

Les nouveaux livres liturgiques devaient être utilisés à partir du 5 mars dernier (1er dimanche de carême) mais cette mise en oeuvre avait subi un énième report, en raison d'ultimes divergences de vue entre les conférences épiscopales francophones et la Congrégation pour le culte divin à Rome.

 

Faire du créateur un protecteur bienveillant. Le sixième et avant-dernier verset du "Notre Père" avait suscité d'intenses débats théologiques ces dernières années. Exit, ont finalement décidé les évêques, "ne nous soumets pas à la tentation", qui laissait penser que les fidèles étaient poussés par leur dieu lui-même sur la pente glissante du péché. Place à "ne nous laisse pas entrer en tentation", qui érige plutôt leur créateur en protecteur bienveillant.

 

Un changement validé par les Protestants. L'Église protestante unie de France (EPUdF), qui réunit luthériens et réformés, a elle aussi validé ce changement, lors de son synode national du printemps 2016. Il se peut toutefois que les fidèles peinent à modifier des habitudes bien ancrées: la version actuelle est utilisée depuis un demi-siècle, à la suite d'un compromis œcuménique passé en 1966, dans la foulée du concile Vatican II.

Source: Le "Notre Père" nouveau, moins tentateur, en vigueur en décembre, Europe 1, 16h46, le 31 mars 2017, modifié à 17h29, le 31 mars 2017

Repost 0
Publié par Ingomer - dans Religion
commenter cet article
1 avril 2017 6 01 /04 /avril /2017 00:00

http://upload.wikimedia.org/wikipedia/commons/thumb/0/06/Grenoble_-_Saint-Hugues_-_vitrail.JPG/380px-Grenoble_-_Saint-Hugues_-_vitrail.JPG

Vitrail de la Cathédrale Notre-Dame de Grenoble représentant S.Hugues et S. Bruno

 

Saint Hugues naquit à Châteauneuf sur Isère, près de Valence, en Dauphiné. Pendant que sa mère le portait dans son sein, elle eut un songe où il lui semblait mettre au monde un bel enfant que S. Pierre, accompagné d'autres saints, emportait dans le Ciel et présentait devant le trône de Dieu. Cette vision fut pour ses parents un présage de hautes et saintes destinées; aussi soignèrent-ils son éducation et n'hésitèrent-ils pas à favoriser sa vocation ecclésiastique.

 

Choisi, jeune encore, par l'évêque de Valence, pour être chanoine de sa cathédrale, il se vit, à vingt-sept ans, obligé d'accepter le siège épiscopal de Grenoble, devenu vacant. Il voulut recevoir l'onction épiscopale des mains du Pape Grégoire VII, qui, connaissant à l'avance son mérite et ses vertus, lui dévoila toute son âme et lui inspira un zèle ardent pour la liberté de l'Église et pour la sanctification du clergé.

 

Hugues trouva son évêché dans le plus lamentable état; tous les abus de l'époque y régnaient en maîtres. Le nouveau Pontife fit d'incroyables efforts pour raviver la foi et relever les moeurs; ses efforts étant infructueux, il résolut de quitter sa charge et se réfugia au monastère de la Chaise-Dieu; mais bientôt le Pape, instruit de ce qui se passait, lui ordonna de retourner à son évêché et de préférer le salut des âmes à son repos personnel.

 

http://upload.wikimedia.org/wikipedia/commons/thumb/0/02/San_bruno.jpg/150px-San_bruno.jpgC'est dans les années suivantes que S. Bruno vint fonder dans son diocèse l'admirable institution de la Chartreuse. Hugues allait souvent dans cet ermitage et vivait avec les Chartreux comme le dernier d'entre eux; son attrait pour la solitude était si fort, qu'il ne pouvait se décider à quitter cette austère retraite, et Bruno se voyait obligé de lui dire: "Allez à votre troupeau; il a besoin de vous; donnez-lui ce que vous lui devez."

 

http://upload.wikimedia.org/wikipedia/commons/thumb/b/b0/La_Grande_Chartreuse.JPG/800px-La_Grande_Chartreuse.JPG

Monastère de la Grande Chartreuse

 

Cependant Hugues, par la puissance de sa sainteté, opérait un grand bien dans les âmes; ses prédications véhémentes remuaient les foules et touchaient les coeurs; au confessionnal, il pleurait souvent avec ses pénitents et les excitait à une plus grande contrition. Après quelques années d'épiscopat, son diocèse avait changé de face.

Parmi ses hautes vertus, on remarqua particulièrement sa modestie et sa charité. Dur pour lui-même, il se montrait prodigue pour les pauvres et alla jusqu'à vendre pour eux son anneau et son calice. Toujours il se montra d'une énergie indomptable pour la défense des intérêts de l'Église; il restera toujours comme l'un des beaux modèles de noble indépendance et de fier courage. Son exemple apprend aussi que si le salut des âmes est une chose inestimable, il ne s'opère souvent qu'au prix d'une longue persévérance et d'une grande abnégation.

 

http://upload.wikimedia.org/wikipedia/commons/b/b5/Charteuse_vue_cot%C3%A9_nord.JPG

Charteuse vue coté nord

 

Sources : 1; 2

Repost 0
Publié par Ingomer - dans Saints du jour
commenter cet article
31 mars 2017 5 31 /03 /mars /2017 00:00

http://nominis.cef.fr/images/gallerie/benjamindeperse.jpg

 

Diacre et martyr en Perse. À la suite d'une provocation de l'évêque de Ctésiphon en Perse qui avait perdu la raison et qui détruisit un temple païen, le roi Yezdigerd (ou Yazdgard) déclencha une cruelle persécution de trois années. Benjamin fut arrêté parce que sa prédication convertissait beaucoup de mages adeptes du dieu Soleil. Il fut soumis à la torture et condamné à mort pour avoir préféré adorer le Christ plutôt que le soleil, son éclatant symbole. [1]

 

Martyrologe Romain : À Argol en Perse, vers 422, saint Benjamin, diacre. Comme il ne cessait de prêcher la parole de Dieu, sous le roi Bahron V (Vahram ou Bahram, fils de Yezdigerd, est un roi sassanide de Perse ayant régné de 420 à 438/439, NdCR.), on lui enfonça des roseaux aigus sous les ongles et il acheva son martyre. [2]

 

Sources: 1; 2

Repost 0
Publié par Ingomer - dans Saints du jour
commenter cet article
30 mars 2017 4 30 /03 /mars /2017 18:57
L’Inquisition a évité de grandes horreurs, affirme une universitaire qui s’élève contre la Légende noire sur l’Espagne

Maria Elvira Roca Barea a beau être issue d’une famille républicaine et franc-maçonne et s’affirmer non croyante, elle n’en est pas moins fortement engagée dans la dénonciation de la « Légende noire » de l’Empire d’Espagne. Cette universitaire a travaillé depuis de longues années sur toutes les accusations lancées contre l’Eglise catholique, sur son rôle en Espagne, et sur l’Inquisition. S’il y a une accusation qui lui paraît juste, c’est celle que l’on devrait faire à l’Eglise elle-même qui n’a pas pris la peine de se défendre face à des mensonges qui relèvent essentiellement de la propagande religieuse et politique.

 

Elle vient de publier un livre sous le titre Imperiofobia y leyenda negra, « Empirophobie et légende noire », et signe d’espoir peut-être, elle a été interviewée à son propos par le portail digital du diocèse de Malaga, en Andalousie. Voir l’Eglise catholique assumer un tel discours sur l’Inquisition et la conquête de l’Amérique latine, voilà qui est revigorant.

 

Spécialiste de la littérature médiévale, Maria Elvira Roca a été au contact de l’hispanophobie pendant les années où elle a enseigné aux Etats-Unis, et à force de répondre à ce qui était avancé pour la justifier, elle a rassemblé une documentation et une argumentation très solides.

 

 

Un nouveau regard sur l’Inquisition en Espagne

 

 

Première légende : l’idée que la Réforme aurait fait de la religion une affaire privée en même temps que la Contre-Réforme aurait permis à la religion de conserver son rôle social. « Il n’y a rien de plus faux que cette affirmation. C’est précisément l’inverse. Quel est le pays d’Europe occidentale qui a aujourd’hui comme chef d’Etat le chef de l’Eglise ? La Grande-Bretagne. Dans quel pays a-t-il été impossible jusqu’à il y a peu d’occuper une charge publique sans appartenir à la religion nationale ? En Grande-Bretagne et dans d’autres pays protestants. Cela veut dire que le protestantisme s’est constitué en Eglises nationales et que de ce fait la dissidence religieuse s’est transformée, non en délit religieux mais en délit contre la nation, contre l’Etat. Il en a été ainsi au Danemark et dans les Etats luthériens du Saint Empire germanique. (…) C’est précisément dans le monde catholique que le délit religieux continue d’être religieux et n’est pas considéré comme portante atteinte à l’Etat », explique l’universitaire.

 

C’est ce qui a notamment justifié le maintien d’une loi contre le « blasphème » au Royaume-Uni jusqu’en 1976. Ce « blasphème » ne correspond pas à la notion catholique mais à l’idée d’exprimer « des opinions contraires à l’Eglise anglicane nationale, y compris des opinions papistes, c’est-à-dire catholiques ».

 

Tout l’ensemble de la Légende noire, soutient Maria Elvira Roca, aura consisté à prendre quelques vérités parcellaires et à les magnifier, en taisant tout le reste.

 

L’universitaire Maria Elvira Roca dénonce la Légende noire

 

 

« L’Inquisition a existé, évidemment qu’elle a existé, mais c’était une institution de petite envergure, qui n’a jamais eu les moyens d’influencer de manière décisive la vie des pays catholiques », souligne Mme Roca. Elle donne l’exemple du roman Lazarillo de Tormes, condamné par l’Inquisition mais qu’on pouvait acheter partout et qui 20 ans après sa parution, était étudié dans toutes les universités espagnoles.

 

Elle précise : « L’Inquisition était une institution très bien organisée, bien mieux réglementée que n’importe quel autre institution de son temps, et où la religion continuait d’être affaire de religion et non de l’Etat. On s’occupait des délits qui sont au encore aujourd’hui des délits, tels les délits contre l’honnêteté : le proxénétisme, la pédérastie, la traite des Blanches, le faux-monnayage, la falsification de documents… elle avait un champ d’action très large. Le fait de se constituer de manière très organisée, réglementée et stable sur le plan judiciaire pour traiter des dissidences religieuses, a évité les massacres que celles-ci ont provoqués du côté protestant. Nous connaissons toutes et chacune des sentences de mort qui y furent prononcées. Elles sont très bien documentées dans une étude du Pr Contreras et du Danois Henningsen. L’Inquisition a jugé 44.000 causes au total depuis 1562 jusqu’à 1700, avec au final 1.340 morts environ. Et voilà toute l’histoire. Calvin a envoyé au bûcher 500 personnes en vingt ans seulement, pour hérésie. Quand on s’intéresse aux faits barbares qui se sont produits côté protestant, il n’y a pas de comparaison, entre autres choses parce que le calcul des morts qu’a pu provoquer l’intolérance protestante ne peut se faire que de manière approximative, puisque dans la plupart des cas, il n’y eut ni jugement, ni avocat, ni droit de la défense : ce fut par le procédé barbare du lynchage, rien de plus. Cela ne s’est jamais produit dans les zones catholiques, jamais ».

 

L’intolérance, une pensée partagée mais mieux gérée par les catholiques

 

 

Elle rappelle à ce sujet qu’à l’époque, « l’intolérance » était commune à tous : « Ce qu’il faut voir, c’est comment été gérée cette intolérance religieuse dans les différents endroits. Elle fut beaucoup plus civilisée est beaucoup plus compréhensive dans la partie catholique, et donc en Espagne. En Angleterre, ainsi que dans les principautés luthériennes protestantes au nord de l’Europe, les persécutions à l’encontre de la population furent atroces. Il y eut aussi tout le phénomène de la chasse aux sorcières, absolument démentiel, qui a provoqué des milliers de morts. Cela ne s’est pas produit dans le monde catholique et cela ne s’est pas produit en Espagne parce qu’il y avait d’Inquisition qui a évité cette barbarie ».

 

[…] L’Eglise catholique, souligne-t-elle, d’après l’étude de la littérature de l’époque, ne s’est jamais autorisé la violence protestante, cherchant à dialoguer, à parler pour convaincre. « Il nous est resté cette idée que Martin Luther n’avait pas d’autre choix que de rompre avec l’Eglise parce que l’Eglise était intolérante. Non, c’étaient eux, les intolérants. Les princes protestants ont imposé des conversions forcées. S’ils ne te tuaient pas, ils te confisquaient tes biens. Si tu ne partais pas, tu devais te convertir. Les catholiques ne toléraient-ils pas les protestants ? Sans doute, mais les protestants toléraient encore moins les catholiques ».

 

Anne Dolhein

"Dans sa thèse d'Etat, Reynald Secher... affirme qu'il y en a eu 'au moins 117 257 (morts en Vendée en 1793 Ndlr.) (R. Sécher, Le Génocide franco-français, La Vendée-Vengé, Paris, PUF, 1986, 2è éd., Perrin 2006) Il s'agit d'un minimum. Le chiffre réel est sensiblement plus élevé, avoisinant les 200 000, ce qui représente le quart ou le tiers de la population des paroisses insurgées." (Philippe Pichot-Bravard, La Révolution française, Via Romana, 2014, p. 222. )

 

"La Terreur : Combien de morts ? Le bilan estimé des morts liées à la Révolution demeure toujours incertain, peut-être impossible. On s'en remet souvent aux calculs de Donald Greer en 1935 qui recense 30 000 à 40 000 victimes des procédures juridiques (fusillées et guillotinées). Il s'agit d'une base minimale à laquelle il faut ajouter environ 170 000 victimes vendéennes et sans doute 20 000 à 30 000 soldats républicains morts dans l'Ouest. " (Patrice Gueniffey in La Révolution française, Préface de Michel Winock, L'Histoire Editions, p . 119-120. )

 

Le dernier bilan des victimes de la Terreur et du génocide vendéen en un an en 1793 au nom de l'athéisme dépasse les 200 000 morts, soit vingt fois plus que le bilan des morts durant toute l'Inquisition réunie en Europe et en trois siècles ! (10 à 12000 exécutions capitales). Voilà la réalité.

 

Le professeur Chaunu concluait : "La révolution française a fait plus de morts en un mois au nom de l'athéisme que l'Inquisition au nom de Dieu pendant tout le Moyen Age et dans toute l'Europe... !"

Add. 5 avril 2017 La petite histoire : pour en finir avec l'Inquisition :

 

Repost 0
30 mars 2017 4 30 /03 /mars /2017 00:00
Bienheureux Amédée de Savoie (1435-1472)

Duc de Savoieprince de Piémont, comte d'Aoste et de Maurienne, le bienheureux Amédée de Savoie (1435-1472), né à Thonon de Louis Ier et d'Anne de Lusignan. Il fut fiancé dès sa naissance à la sœur du roi Louis XI (1461-1483), Yolande de France qu'il épousa à 17 ans.

 

Armoiries SavoieModèle de piété et de bienfaisance, il régna sur le Piémont et la Savoie les 7 dernières années de sa vie sous le nom d'Amédée IX. Atteint de catalepsie, sa femme l'aida dans toutes ses tâches de dirigeant. Ensemble, ils évitèrent les guerres et essayèrent d'être toujours au plus juste avec leurs sujets.

 

Amédée est le père de 7 enfants, dont Louise qui deviendra "bienheureuse".

 

D'une extrême bonté, Amédée, aidé de sa femme Yolande, gouvernait saintement, mettant au premier rang de ses préoccupations le soin des pauvres et des malades. Il construisit des hôpitaux mais aussi des monastères pour faire progresser l'Évangélisation et maintint la paix avec ses voisins.

 

Épileptique, Amédée accepte cette humiliation avec une grande résignation. Il meurt à 37 ans, miné par la maladie, après avoir recommandé à ses enfants et à ses seigneurs de pratiquer la justice et d'aimer les pauvres.

 

Dans son royaume, on disait : "il fait meilleur être pauvre que riche".

 

A travers lui, sont honorés tous les pères de familles.

 

En 1612, le futur S. François de Sales écrivit une supplique au pape Paul V (1605-1621), en vue de sa béatification, ce qui fut fait en 1677.

 

Sources1, 2, 3, 4

Repost 1
Publié par Ingomer - dans Saints du jour
commenter cet article
29 mars 2017 3 29 /03 /mars /2017 00:00
 Illustration: sainte Gwladus, vitrail de l'église saint-Martin de Caerphilly

Illustration: sainte Gwladus, vitrail de l'église saint-Martin de Caerphilly

Gladys, prénom toujours apprécié dans le monde anglo-saxon, était princesse du Pays de Galles.

 

Elle et son mari Gondlée étaient devenus des saints, non sans peine.

 

Gondlée, chef de clan, avait enlevé sa future épouse, dont la fidélité conjugale fut loin d'être exemplaire. Or le fils de tels parents, Cadoc, se manifesta très vite, au contraire, comme un saint authentique. Il eut assez d'influence pour amener ses parents à quitter leur existence brutale.

 

Devenue veuve, Gladys se convertit et se fit ermite, vivant dans la prière et la pénitence au bord de la rivière Ebbwé, dans l'Ouest de l'Angleterre. Elle termina sa vie dans la paix de la conversion du cœur.

 

Quant à son fils, devenu moine, il fonda un monastère dans la région de Cardiff, puis se réfugia avec ses moines en Armorique (notre Bretagne) lors de l'invasion des tribus saxonnes. Ayant rencontré S. Gildas, Cadoc portera l'Évangile dans la région de Vannes en Morbihan. Ainsi, le fils et la mère se sont retrouvés par la miséricorde du Seigneur qui "écrit droit avec les lignes courbes de nos vies".

 

De retour en Angleterre, Cadoc prend soin de ses compatriotes, les Celtes des comtés orientaux combattant les conquérants saxons, qui le livrent au martyre à Weedon. Il mena jusqu'au bout le beau combat de la foi. Le prénom Cadoc, ou encore Kadeg, a d'ailleurs le sens, en celtique, de "combattant valeureux".

 

Sources1 Dictionnaire hagiographique Dix mille saints, rédigé par les bénédictins de Ramsgate en Angleterre (Éditions Brépols), L'Evangile au quotidien;  2 

Repost 0
Publié par Ingomer - dans Saints du jour
commenter cet article
28 mars 2017 2 28 /03 /mars /2017 17:22

Gilles Kepel a dressé dans Le Figaro un tableau lucide où toutes les recettes laïques héritées de la modernité ont échoué face au terrorisme islamiste. Il évoque un "processus en cours" qu'il nomme "la sécession", qui "malheureusement", est un "sujet" "tabou aujourd'hui et largement esquivé du débat de la présidentielle".

 

"Les Britanniques se sont un peu endormis sur leurs lauriers depuis les attentats de Londres de juillet 2005. À l'époque, les terroristes étaient passés par les camps de formation du Pakistan, mais étaient nés et avaient grandi en Angleterre. Cela marquait une rupture par rapport aux attentats du 11 septembre ou de Madrid commis par des étrangers ou des immigrés de passage. C'était le début de la transition entre la phase pyramidale du djihad et la phase indigène européenne. Bien qu'Ayman al-Zawahiri, le chef d'al-Qaïda, s'était réclamé de cette opération, elle s'était produite alors qu' Abou Moussab al-Souri venait de théoriser cette année-là le djihad de troisième génération à bas coût. Dans son «appel à la résistance islamique mondiale», ce dernier prévoyait de faire de l'Europe le ventre mou de l'Occident et la cible par excellence des attaques terroristes. Depuis lors, le Royaume-Uni a mené une politique de prévention, mais aussi de dévolution de quartiers entiers aux islamistes, tolérant notamment les tribunaux islamiques, dans le but d'acheter la paix sociale. [...] Le fameux quartier de Small Heath, où près de 95% de la population est musulmane, se voulait le contraire absolu du modèle français laïque et universaliste. En confiant à des salafistes la gestion de l'ordre public et de la communauté, les autorités britanniques espéraient ne pas avoir à affronter un djihadisme qui en France serait, selon eux, exacerbé par une gestion laïque de la société. L'attentat de Wesminster sonne le glas de cette illusion. [...] Les autorités britanniques ont considéré que le fait d'avoir un maire musulman, qui de surcroît a été proche par le passé d'organisations islamistes dans la mouvance des Frères musulmans, permettrait de mieux contrôler les réseaux et d'éviter la violence. Cependant Sadiq Khan apparaît comme un traître pour les plus radicaux. De manière générale, c'est une illusion que de penser que les accommodements raisonnables peuvent apaiser une société. Au contraire, ils favorisent la fracture.

[...] Le Royaume (Royaume-Uni. Ndlr.) apparaît plus désuni que jamais comme le montrent les velléités d'indépendance de l'Écosse ou de l'Irlande du Nord, mais aussi la sécession culturelle de certains quartiers ou le sentiment d'abandon de l'Angleterre périphérique. Cet enjeu se pose aussi en France: l'effondrement social et l'échec de l'école font que le processus est en cours. Malheureusement le sujet est tabou aujourd'hui et largement esquivé du débat de la présidentielle. D'un côté le FN dénonce le communautarisme sans voir qu'il exacerbe lui-même la question identitaire. De l'autre côté, la plupart des candidats cachent la tête dans le sable sans que le problème soit analysé comme il le devrait et sans qu'aucune mesure ne soit prise pour enrayer le phénomène. Personne ne veut avouer que la situation dans un certain nombre de quartiers n'est plus maîtrisée. Pourtant, celui qui sera élu devra nécessairement se confronter à cet enjeu", écrit le professeur à l'Institut d'études politiques de Paris, Gilles Kepel.

Source: http://www.lefigaro.fr/vox/societe/2017/03/24/31003-20170324ARTFIG00328-gilles-kepel-l-attentat-de-wesminster-sonne-le-glas-du-reve-communautariste-britannique.php

Source: http://www.lefigaro.fr/vox/societe/2017/03/24/31003-20170324ARTFIG00328-gilles-kepel-l-attentat-de-wesminster-sonne-le-glas-du-reve-communautariste-britannique.php

Les attentats islamistes et la sécession en cours au Royaume-Uni ne sont que des symptômes d'un mal plus profond.

 

Quelles sont les causes de la sécession ? 

 

La sécession dont parle Gilles Kepel n'est pas le résultat d'une politique donnée, c'est la conséquence d'une absence de politique, d'un vide en dehors duquel les gens s'organisent.

En Grande-Bretagne, la politique dite des "accommodements raisonnables" avec l'islam, est en échec. Le modèle maçonnique britannique différentialiste et 'multiculturaliste' n'a pas empêché l'attentat de Westminster. En France, la laïcité d'un "islam de France" (Manuel Valls), (Bernard Cazeneuve), ou la variante particulièrement intégriste d'une "religion de la république" (Vincent Peillon) est tout aussi inefficace. Le plan anti-harcèlement à l’école de Najat Vallaud-Belkacem montre également l'augmentation des incivilités. L'augmentation des incivilités, l'insécurité, la disparition des bonnes moeurs, le terrorisme, sont autant de fruits pourris des bâtisseurs de société à la truelle, l'équerre et le compas, qui avaient prétendu fonder la société en-dehors et contre Dieu, en rendant l'homme soit-disant "libre" (sans Dieu...), alors qu'ils ne faisaient que livrer l'homme à ses bas instincts, à son appétit naturel débridé, à l'individualisme où chacun fait ce qu'il veut. Ce que les Anciens appelaient "la barbarie", le règne du plus fort. En sens contraire, la civilisation, c'était le règne de la pensée et de la raison, le primat et la souveraineté de l'esprit sur la force brute et la matière. C'est ce que n'ont pas compris nos actuels républicains qui voudraient le règne de l'esprit avec celui de la matière, comme si ce qui était en bas valait ce qui était en-Haut...

 

Le vide ne saurait engendrer quoi que ce soit hormis la sécession des populations perdues de la république. C'est l'absence d'une politique de civilisation qui fait que des pans entiers du territoire s'organisent en dehors du système. 

 

Comment (re)fait-on, (re)crée-t-on, de nouveau, une société civilisée, stable et durable ?

 

On commence par arrêter les guerres pour des motifs économiques, financiers ou de puissance stratégique. On arrête la fabrication d'une histoire falsifiée à des fins politiques, on arrête la culpabilisation et la repentance sur le dos de nos ancêtres ("la colonisation, crime contre l'humanité" de Emmanuel Macron), on respecte le libre-arbitre de chacun (la liberté de conscience n'existait pas avant le christianisme. Dans l'Empire romain, le citoyen était forcé de croire à la religion de l'empereur sous peine de mort), on arrête avec la laïcité conçue comme un totem absolu.

Pourquoi les "candidats" à la candidature à la présidentielle ne s'emparent-ils pas du sujet ? Quelle force obscure les en empêche ?

La VRAIE laïcité, inventée par le christianisme, avait été définie par S. Augustin, expliquée par Benoît XVI en 2008 : la Cité de Dieu et la cité terrestre "avancent ensemble, enchevêtrées l'une dans l'autre jusqu'à ce que le jugement dernier survienne et les sépare". Voilà la réalité qui fait qu'aujourd'hui encore, les deux cités avancent ensemble, enchevêtrées l'une dans l'autre... Tout est religieux et toute politique est nécessairement métaphysique. La modernité même, et les athées n'y échappent pas. Quand bien même ils prétendent émanciper l'homme d'un ordre supérieur, ils créent la "religion de la république" !

Chaque laïcité produit ses fruits. Autant choisir la bonne, c'est-à-dire la nôtre !

 

Add. Mercredi 29 mars 2017. Hier, dans son discours d’ouverture pour l’assemblée plénière des évêques à Lourdes du 28 au 31 mars, Mgr Georges Pontier, Archevêque de Marseille, Président de la Conférence des évêques de France, a précisément déclaré au sujet des "responsabilités politiques" : "Ce qui fonde la vie en société est remis en cause (…) La crise de la politique est d’abord une crise de confiance envers ceux qui sont chargés de veiller au bien commun et à l’intérêt général." (Nous pensons qu'il s'agit plutôt d'une crise des institutions qui montre que tout ne dépend pas de la qualité des hommes, mais aussi de la qualité des institutions..) Et au sujet de notre laïcité, il a expliqué : "La laïcité dans laquelle nous voulons vivre est celle qui promeut la liberté de conscience, celle de croire ou de ne pas croire, celle de pouvoir exprimer et vivre ses convictions d’une manière qui ne provoque pas un trouble à l’ordre public".(Source : Mgr Pontier : « sont rappelées de manière incantatoire les valeurs de la République », Riposte catholique, 28 mars 2017)

Repost 0
28 mars 2017 2 28 /03 /mars /2017 06:09

Ca nous rappelle certaines méthodes utilisées chez nous...

Des adolescents payés pour participer à la manifestation à Moscou

Le porte-parole du Kremlin Dmitri Peskov a estimé que les organisateurs ont «induit en erreur» certains participants de la manifestation non-autorisée organisée à Moscou en affirmant que celle-ci aurait été légale et en promettant à certains manifestants une contrepartie.

Au lendemain d'une marche anticorruption non-autorisée qui a eu lieu dans le centre de Moscou, le Kremlin a accusé les organisateurs de la manifestation d'avoir promis de l'argent aux adolescents en cas d'interpellation.

« Selon certaines informations, des mineurs participant à la manifestation à Moscou se sont vu promettre des récompenses financières en cas d'interpellation par les forces de l'ordre. Il existe des preuves qui le confirment », a indiqué M. Peskov. Il a ajouté que ces preuves seraient présentées si « les forces de l'ordre le jugent nécessaire ».

Soulignant que le Kremlin « respectait la position civique » des citoyens et leur droit de l'exprimer, le porte-parole de Vladimir Poutine a toutefois indiqué que cette position devait être exprimée « de la manière prévue par la législation » et dans les lieux autorisés.

[...] Près de 8 000 personnes sont sorties ce dimanche dans les rues de Moscou pour rejoindre une manifestation anti-corruption qui s'est déroulée dans le centre-ville, malgré l'interdiction imposée par les autorités de battre le pavé dans la rue Tverskaïa.Suite à des troubles, selon différentes sources, les forces de l'ordre ont interpellé entre 500 et 600 personnes dont l'un des organisateurs de l'action, Alexeï Navalny.

Alexeï Navalny a écopé d'une amende de 20 000 roubles (environ 325 euros) pour avoir organisé une manifestation non-autorisée et à 15 jours de détention pour refus d'obtempérer aux policiers lors de son arrestation, selon la décision du tribunal Tverskoï de Moscou.

Source: Kremlin: des adolescents payés pour participer à la manifestation à Moscou, Sputnik, 14:50 27.03.2017(mis à jour 16:29 27.03.2017)

Repost 0
28 mars 2017 2 28 /03 /mars /2017 00:00

Petit-fils de Clovis et de Sainte Clotilde. Gontran est, à 16 ans, roi d'Orléans, de Bourgogne, du Berry. Il connut cette époque féroce et cruelle où la reine Frédégonde fit assassiner sa sœur, son beau-frère, son mari et l'évêque Prétextat. Clotaire II fit périr Brunehaut, reine d'Austrasie, en l'attachant à un cheval au galop. Gontran lui-même fit quelques écarts dans la fidélité conjugale, répudia sa femme, crime qu'il ajoutait à bien d'autres.

Et puis, il se convertit, pleura ses péchés pendant le reste de sa vie, racheta ses fautes par ses grandes libéralités envers les pauvres, qui le surnommèrent "le bon roi Gontran". Il essaya toujours de réconcilier ses frères et fit fonder de nombreux monastères. 

Vers la fin de sa vie, il entra au monastère Saint Marcel de Chalon sur Saône.

Peu après sa mort, il fut proclamé saint par son peuple.

 

http://upload.wikimedia.org/wikipedia/commons/6/6d/Entretien_entre_saint_Gontran_et_Childebert_II.jpg

Entretien entre saint Gontran et Childebert II (par Jean Fouquet, vers 1455)

Sources: 1; 2

Repost 0
Publié par Ingomer - dans Saints du jour
commenter cet article
25 mars 2017 6 25 /03 /mars /2017 00:00

 

L'archange Gabriel annonce à Marie son nouveau statut de mère du Fils de Dieu, le moment où le divin s'incarne en homme, et lui explique qu'elle portera un enfant en son sein tout en restant vierge. C'est l'origine de la croyance en une conception virginale qu'il ne faut pas confondre avec le dogme de l'Immaculée conception qui est propre au catholicisme.

 

Autrement dit, comme l'ont expliqué les théologiens, une femme juive vivant sous la loi de Moïse accepte d'introduire dans le monde celui qui mourra pour les péchés des hommes, c’est-à-dire que la loi, tout en restant valide, cesse d'être le principe théologique essentiel, et laisse la place au salut.

 

Le message céleste est confié à l'Archange Gabriel. Où trouvera-t-il celle qui, d'après les plans divins, doit donner naissance au Sauveur du monde ? Sera-ce dans un grand empire ? Non, mais dans la petite province de Galilée, perdue au milieu de l'immense empire romain. Ne convient-il du moins de prendre sur un trône celle qui doit devenir la Mère de son Dieu ? Non : il y a dans la petite ville de Nazareth une humble et pauvre maison où habite une jeune vierge inconnue ; son nom est Marie ; elle est promise en mariage à un ouvrier, Joseph, homme juste.

En ce moment, elle prie à genoux, et soupire peut-être après la venue du Messie promis. L'Ange soudain paraît devant elle :

 

« Je te salue, pleine de grâce, dit-il, le Seigneur est avec toi, tu es bénie entre toutes les femmes ! »

 

Marie se trouble, à ces étonnantes paroles. L'ange ranime aussitôt la confiance de la timide vierge :

 

« Ne crains rien, Marie, ajoute-t-il, tu as trouvé grâce devant Dieu ; tu concevras et tu enfanteras un Fils, à qui tu donneras le nom de Jésus ; Il sera grand, et on l'appellera le Fils du Très-Haut, et son règne n'aura pas de fin. »

 

Quelle promesse, quel honneur et quel bonheur ! Mais comment s'opérera cette merveille en celle qui a voué à Dieu sa virginité ? La réponse est facile à l'envoyé du Ciel :

 

« L'Esprit-Saint descendra en toi, et la vertu du Très-Haut te couvrira de Son ombre. » Marie n'a plus qu'à prononcer le Fiat qui va faire tressaillir la terre d'espérance : « Voici la servante du Seigneur, qu'il me soit fait selon ta parole. »

 

À cet instant béni, le mystère s'accomplit, le Verbe se fait chair, et Marie pourra entonner bientôt le cantique de la reconnaissance :

 

« Mon âme glorifie le Seigneur, et mon cœur exulte en Dieu mon Sauveur ! À cause des grandes choses que Dieu a opérées en moi, toutes les nations m'appelleront bienheureuse ! »

 


Sources : (1), (2)

Repost 0
Publié par Ingomer - dans Saints du jour
commenter cet article
24 mars 2017 5 24 /03 /mars /2017 00:00

Sainte-Catherine-de-Suede---1381-.jpg

Née en 1330, elle appartenait à la famille royale de Suède, par sa mère, sainte Brigitte et par son père Ulf Gudmarson.

 

Elle est élevée dans le couvent des Cisterciennes de Risaberg (ou Bisberg) et ne souhaite pas quitter cette communauté religieuse mais dès l'âge de douze ou treize ans, son père l'accorde en mariage au chevalier Edgar von Kyren (Eggard de Kyrn ou Edgar Lydersson), seigneur d'Eggerstnæs bien plus âgé qu'elle. Elle soigne avec dévouement son mari invalide dont elle n'a aucun enfant, ayant obtenu de lui qu'il préserve sa virginité. (1) D'accord avec lui, en 1350 pour le jubilé, elle rejoignit à Rome sa mère qui y avait fait sa demeure depuis son veuvage. Catherine, pendant son séjour, apprit la mort de son époux. Elle décida à son tour de rester à Rome. Son extraordinaire beauté blonde lui causa bien des complications en Italie. À plusieurs reprises, des prétendants enthousiastes tentèrent de l'enlever. (2)

 

Avec sa mère elles visitent longuement les églises et les tombeaux des martyrs, et s’adonnent à de longs exercices de mortification. Elles vont aussi soigner les malades des hôpitaux, vivent dans la pauvreté et l’austérité et accomplissent des pèlerinages en Terre sainte.

Quand sa mère mourut, Catherine revint en Suède pour l'ensevelir au couvent de Vadstena, où elle entra et dont elle sera bientôt l'abbesse.

 

Elle retourna une fois encore à Rome pour obtenir la reconnaissance des Religieuses de l'Ordre du Très-Saint-Sauveur, les brigittines et pour la canonisation de sa mère qui n'aura lieu qu'en 1384, trois ans après la mort de sainte Catherine.

 

Elle a écrit un livre de dévotion, intitulé Consolation de l'âme (en suédois médiéval Siælinna tröst, ou Själens tröst en suédois moderne) dont un exemplaire daté de 1407 existe toujours. (3)

 

 

Sources: (1) J.C. Cooper, Dictionary of Christianity, Routledge,‎ , p. 47 ; (2); (3)
 

Repost 0
Publié par Ingomer - dans Saints du jour
commenter cet article
23 mars 2017 4 23 /03 /mars /2017 11:20

Le Déco-décodex est un outil pour vous aider à vérifier les informations qui circulent dans les grands médias !

 

Après sa piètre prestation au premier débat télévisé entre les grands candidats à la présidentielle lundi 20 mars, les médias officiels français ont rattrapé Macron par la culotte.

 

"Qui a été le plus convaincant?" Sondage Elabe Bfm-Tv, publié quelques minutes après la fin du débat télévisé du lundi 20 mars 2017 et donnant Macron à 29%, loin devant ses deux principaux concurrents, François Fillon et Marine Le Pen, également donnés à 19%.

"Qui a été le plus convaincant?" Sondage Elabe Bfm-Tv, publié quelques minutes après la fin du débat télévisé du lundi 20 mars 2017 et donnant Macron à 29%, loin devant ses deux principaux concurrents, François Fillon et Marine Le Pen, également donnés à 19%.

Extrait du Journal de Tv-Libertés du mercredi 22 mars 2017 :

 

"Sauver le soldat Macron. Voilà le défi que se sont fixé les grand médias du système.

 

Après une prestation médiocre lors du premier débat de la présidentielle, les journalistes viennent à la rescousse du produit marketing.

 

Coller des rustines sur la bulle Macron, c'est la nouvelle tache sur laquelle planchent les journalistes français. Après le débat entre les cinq principaux candidats où l'ancien ministre de l'économie a plus briller par son autodérision que par sa connaissance des dossiers et des propositions, il faut à tout prix sauver les meubles !

Porté aux cieux depuis le début de la campagne, le produit Macron a du pour la première fois affronter d'autres candidats... L’exercice est plus ardu que le meeting d’En Marche. Pour l’homme aux deux alliances, pas de chauffeurs de salle, pas de t-shirt, pas de texte écrit à grand coup d’algorithme, le débat n’était pas une sinécure. Après l’effort – passablement raté -, le réconfort : retour dans le giron des alliés : la presse !

Figure de proue du sauvetage de Macron, le groupe "Next Radio", c’est à dire RMC et BFM TV (renommé pour l’occasion Broadcast for Macron) a pris le dossier en main.

Dès l’aube, le lendemain du débat, le fiasco rhétorique du banquier était en opération camouflage ! Le meilleur outil pour cela… les sondages ! L’institut Elabe aurait interrogé les téléspectateurs pour prendre la température après la joute oratoire et là, miracle ! (http://www.bfmtv.com/politique/debat-presidentiel-macron-juge-le-plus-convaincant-devant-melenchon-1126198.html)  Macron est le plus convaincant ! 30 % des sondés pensent que son projet est le meilleur pour la France… Et là, la marmotte, elle met le chocolat dans le papier d’alu… Information à prendre content ! Si vous vous demandez comment les Français peuvent préférer le projet d’un candidat qui précisément, n’a pas de projet, et bien… arrêtez le mauvais esprit et faites preuve d’imagination ! Comme à l’accoutumée, les autres médias de Panurge ont suivi. Ainsi, "franceinfo", jamais en reste, reprend la même information et en rajoute une louche… Après tout, on ne fait jamais assez allégeance… Et hop, un sondage "Opinion Way" (bonjour les anglicismes !) consacre encore Macron :

http://www.francetvinfo.fr/politique/melenchon/presidentielle-emmanuel-macron-juge-le-plus-convaincant-apres-le-debat-selon-les-sondages_2107466.html . Cette fois, un peu de retenue, le jeune loup de la finance rafle la mise, mais avec 25 %…

La presse régionale toujours soucieuse de suivre les tendances parisiennes, ne se démarque pas. Ainsi Ouest France (http://www.ouest-france.fr/elections/presidentielle/sondage-apres-le-debat-macron-se-detache-melenchon-depasse-hamon-4873813) chante également la gloire de Macron.

 

Pourtant, tout est parti du sondage Elabe… un sondage auquel ont répondu 1 157 personnes… pas grand monde ! Pourtant, avec un panel aussi réduit, on arrive à une vague macronienne dans tous les medias !
Il faut alors rappeler que le sondage d’Elabe a été commandé par BFM. Cette chaîne info appartenant à Patrick Drahi, lequel, après avoir racheté SFR en 2014, a racheté le groupe "NEXT Radio" (BFM et RMC donc) … pour le faire fusionner avec Altice Media et ce, quand Emmanuel Macron était Ministre de l’économie, ce qui lui a permis de donner son feu vert. La transaction finale a alors été ficelée par un certain Bernard Mourad, banquier d’affaires, ancien de chez Morgan Stanley… Actuellement, Bernard Mourad est un des proches d’Emmanuel Macron… La boucle commence donc à se boucler !

Le stratagème est encore plus visible si l’on s’intéresse à la presse étrangère. En effet, au lendemain du débat, le Financial Times titrait, "Macron misses his moment", Macron loupe le coche dans le débat…

L’article du Financial Times (copie d'écran ci-dessous) développe que le jeune banquier de 39 ans n’est pas parvenu à s’imposer face à l’attrait de Marine Le Pen et au sérieux de François Fillon… Pour le journaliste, cet échec est surtout l’échec du mondialisme incarné par Emmanuel Macron, face au patriotisme…"

"Macron misses his moment", Macron a raté sa prestation. Financiel Times (21 mars 2017). "Résultats de l'élection américaine 2016: Le New York Times et le Washington Post s'excusent après la victoire de Donald Trump."Source : http://www.huffingtonpost.fr/2016/11/09/resultats-de-lelection-americaine-2016-le-new-york-times-et-le/ . Aux Etats-Unis, les grands médias sans doute échaudés devant l'élection de Donald Trump alors qu'ils avaient tout fait pour faire élire Hillary Clinton, deviennent plus neutres dans leur traitement de l'information.... On attend la même chose bientôt en France !

"Macron misses his moment", Macron a raté sa prestation. Financiel Times (21 mars 2017). "Résultats de l'élection américaine 2016: Le New York Times et le Washington Post s'excusent après la victoire de Donald Trump."Source : http://www.huffingtonpost.fr/2016/11/09/resultats-de-lelection-americaine-2016-le-new-york-times-et-le/ . Aux Etats-Unis, les grands médias sans doute échaudés devant l'élection de Donald Trump alors qu'ils avaient tout fait pour faire élire Hillary Clinton, deviennent plus neutres dans leur traitement de l'information.... On attend la même chose bientôt en France !

Repost 0
22 mars 2017 3 22 /03 /mars /2017 10:53

En France, l'affaire Alstom tourne à l'affaire d'Etat.

... Cela, c'était sur Canal+, le 9 novembre 2016 dans l'émission "Spécial Investigation", "Anti-corruption : l'arme fatale américaine". Alcatel, Alstom, Total, Technip… Ces dernières années, des fleurons de l’industrie française ont dû payer des amendes colossales à la justice américaine, accusées d’avoir versé des pots de vin à l’étranger pour remporter des marchés. En poursuivant des entreprises pour corruption, les Etats-Unis sont devenus par ce moyen les shérifs du monde. Un géant français, "Alstom", a tenté de résister à ces procédés déloyaux. Résultat : la société a finalement cédé avant de se faire racheter par son principal concurrent américain !

 

"Le comble dans cette histoire, c'est que General Electric n'a pas payé l'amende comme promis : c'est Alstom qui a réglé l'ardoise de 630 millions d'euros.

Alstom était spécialisé dans l'énergie et les transports, il avait accompagné le développement de la SNCF avec notamment les TGV, contribué à l'édification de la filière nucléaire française et produit aux Chantiers de l'Atlantique de Saint-Nazaire les plus grands paquebots du monde. Pourquoi le gouvernement n'a-t-il pas empêché la vente de ce fleuron industriel ?

 

Alstom n'était pas une entreprise comme les autres, elle vivait de la commande publique. En 2003, c'est l'Etat qui l'a sauvé de la faillite :

> Source: http://www.la-croix.com/Archives/2003-08-06/L-Etat-vole-au-secours-d-Alstom-_NP_-2003-08-06-187749

> Source: http://www.la-croix.com/Archives/2003-08-06/L-Etat-vole-au-secours-d-Alstom-_NP_-2003-08-06-187749

L'argent des contribuables versé à Alstom en 2003 est donc parti dans la poche des Américains en 2016 avec Emmanuel Macron. "Macron, rend l'argent ?"

 

Une affaire qualifiée de "scandale d’Etat" dans l'émission de Canal + en novembre 2016... Une affaire depuis étouffée, mise sous le tapis au cours de cette campagne présidentielle 2017.

Emmanuel Macron, soupçonné de haute trahison dans le scandale d’Alstom-énergie et auteur du scandale de la livraison de SFR au magnat de la presse Patrick Drahi n’a pour le moment aucun problème avec le Parquet National Financier (PNF), qui préfère s’occuper de ses concurrents directs à la course à l’Elysée, Marine Le Pen et François Fillon, pour des emplois au parlement européen (Marine Le Pen) ou à l'Assemblée nationale (F. Fillon) infiniment moins coûteux que les 300 millions d'Alstom...

 

L’ancien secrétaire général de l’Elysée et ancien ministre de l’Économie de François Hollande n’est pas non plus poursuivi pour de forts soupçons de dissimulation fiscale sur son patrimoine fabuleux de 3,5 millions d’euros acquis comme banquier de Rothschild en l’espace de deux ans et demi seulement et dont curieusement, il ne resterait plus rien à déclarer…

 

Le scandale d’Alstom, de la haute trahison

 

Emmanuel Macron n’est toujours pas poursuivi alors que comme Secrétaire Général-Adjoint de l’Elysée et ensuite ministre de l’Économie il a favorisé, ses propres intérêts, des intérêts capitalistes et des intérêts étrangers contre les intérêts nationaux. Ainsi il a cédé aux Américains un pan capital de l’indépendance énergétique de la France: Alstom-Energie.

 

« C’est une défaite catastrophique, nous avons été roulés dans la farine. Général Electric et les Américains ont eu absolument ce qu’ils voulaient, quand ils voulaient, et probablement en mettant moins d’argent et en rencontrant moins de difficultés que ce qu’ils avaient prévu. » Eric Dénécé, dans Spécial Investigation de Canal+.

 

Arnaud Montebourg avait eu le mérite comme ministre de l'Economie de faire "un choix de patriotisme économique" en bloquant la vente par un décret du 14 mai 2014 relatif aux investissements étrangers, qui devait permettre à l’'Etat de s'’opposer à la prise de contrôle d'un très grand nombre d'entreprises françaises (Le Monde). Seulement, Arnaud Montebourg n'était pas seul dans ce dossier. Face à lui, il y avait le secrétaire général adjoint de l'Elysée, Emmanuel Macron, qui ne voulait pas utiliser ce décret comme une menace et se déclara favorable à un rachat sans condition d'Alstom par General Electric.

C'est finalement Macron qui l'a emporté et, une fois devenu ministre de l'économie à la place d'Arnaud Montebourg, il a autorisé le 5 novembre 2014 la vente de la branche Energie d'Alstom qu'il a présenté comme une "alliance industrielle".

Le député LR du Pas-de-Calais Daniel Fasquelle a alors déclaré :

 

"Emmanuel Macron ment quand il dit que c'est une alliance. Ce n'est pas une alliance, c'est une absorption, c'est une disparition d'Alstom Energie au profit de General Electric".

 

Macron est clairement désigné comme celui qui a été placé à Bercy en remplacement de Montebourg pour trahir les intérêts de la France au bénéfice des intérêts américains, dans l’émission de Canal+ Spécial Investigation:

Extrait de l’émission Canal + Spécial Investigation du 9 novembre 2016 - Anti-corruption, l'arme fatale américaine . Cet extrait montre la partie qui dénonce la responsabilité d'Emmanuel Macron dans la vente d'Alstom à Général Electric alors qu'Arnaud Montebourg avait bloqué la vente par décret.

Macron, cet associé de la banque Rothschild, n’est pas davantage poursuivi pour avoir livré SFR au magnat milliardaire de la presse Patrick Drahi, faisant de ce dernier son obligé qui, depuis le début de la campagne électorale, organise la propagande du candidat d’"En Marche" sur ses chaines d’information, tout-en court-circuitant et faisant lyncher par ses journalistes les opposants de son mentor.

 

L’ancien conseiller de François Hollande et son ancien ministre n’est pas davantage poursuivi pour avoir dissimulé au fisc son fabuleux patrimoine de plus de 3 millions d’euros acquis comme banquier de Rothschild en l’espace de deux ans et demi seulement. Où est l'"égalité" ?

Repost 0