Overblog Suivre ce blog
Administration Créer mon blog
24 avril 2016 7 24 /04 /avril /2016 12:22

Méfions-nous du phénomène Macron qui souhaite réactiver le clivage "entre progressistes et conservateurs" :

 

"A mes yeux, le vrai clivage dans notre pays (...) est entre progressistes et conservateurs, c'est ce clivage que je veux rebâtir maintenant et je ne veux pas attendre 2017" pour cela, déclare le ministre de l'Economie dans une interview qui doit être diffusée dimanche sur Arte. (1)

 

Emmanuel Macron conclut :

 

"Je veux pouvoir construire une action commune avec toutes les bonnes volontés qui croient à ce progressisme pour le pays."

 

Seul hic, plus personne ne croit dans ce "progressisme" car précisément la Révolution est morte. C'est ce qu'explique dans une conférence le 3 octobre 2011 au CUM de Nice l'historien Patrice Gueniffey, analysant la vie politique française :

 

"La chute du communisme en 1989-1991 a entraîné celle du mythe de la Révolution française en tant qu'annonciation d'une future révolution. 

 

... [C]haque année ou presque nous avons droit à une sorte de mise en scène de la Révolution, mais à laquelle en réalité les acteurs ne croient pas ou croient de moins en moins. ...

 

 

[C]e qui s'est effondré surtout avec le communisme c'est la croyance à un sens de l'histoire, la croyance que l'histoire aurait un sens (le "progressisme" de Macron. NdCR.), croyance qui avait occupé une place centrale dans la culture occidentale et pas seulement communiste, depuis plus de deux cents ans, puisqu'elle était née au XVIIIe siècle.

 

Cette croyance avait pris des formes très différentes. Pour les uns, c'était le mouvement irrésistible de la civilisation. Demain serait forcément meilleur qu'hier. C'était pour les autres l'inéluctable triomphe de la Raison, l'ignorance, la bêtise, les préjugés finiraient par disparaître de la surface de la terre... D'autres voyaient ce sens de l'histoire dans le progrès moral et scientifique (pensons à Pasteur, par exemple). Et puis d'autres le concevaient sous la forme de l'espoir de l'avènement d'une société sans classes, et sans différences de fortune. Mais partout, et chez tous, des Lumières aux libéraux, des libéraux à Marx et de Marx à ses rejetons, c'était chez tous la même foi dans l'histoire et dans une histoire qui était ordonnée, au moins tendanciellement, au progrès. L'Occident était porté par cette croyance que demain serait meilleure qu'hier. Et la philosophie libérale de l'histoire et son rejeton matérialiste, marxiste, se sont écroulés en même temps, il y a une vingtaine d'années.

 

 

Aujourd'hui, chacun se rend compte, chacun d'entre vous se rend compte, que l'histoire continue, qu'elle va continuer d'une manière indéfinie, mais personne ne peut lui donner un sens ou personne ne peut dire dans quelle direction elle va.

 

... Cette crise est aussi une crise politique. Si les classes moyennes ont été jusqu'à une époque assez récente aussi bien traitées qu'elles l'ont été dans les pays occidentaux, c'était pour des motifs essentiellement politiques, puisqu'il s'agissait avant tout de les empêcher de basculer du côté des Rouges. Et la conséquence quasi immédiate de la fin de la Guerre froide, a été précisément que l'économie s'est émancipée par rapport à toute possibilité de contrôle politique. Et cet affranchissement de l'économie (qui est nouveau dans l'histoire) a fait naître à son tour un sentiment aujourd'hui dominant dans nos sociétés occidentales, l'idée que l'Etat, et que la volonté politique sont absolument impuissants face aux intérêts. Et aussi bien, le sentiment que les individus sont aliénés à l'économie, sans aucun moyen de peser sur la réalité des choses, et a fortiori de la transformer. Bref, ce qui domine, ce sont des sentiments de fatalité. Et ce qui a disparu c'est la croyance à l'efficacité de l'action politique qui se trouvait au coeur du message délivré par la Révolution française. Et plus généralement par l'histoire de l'avènements de nos Etats démocratiques. En effet, la Révolution française avait porté cette croyance à l'efficacité de la politique à un point de paroxysme. Elle avait cru que la volonté humaine a une efficacité illimitée, c'est-à-dire que l'on pouvait absolument tout changer (le volontarisme en politique. NdCR.) Les évènements se sont alors chargés de montrer qu'en réalité en politique on ne peut pas tout faire, que les choses résistent, ne se laissent pas faire sans limites." (Fin de citation)

 

Pour résumer, le "en marche" d'Emmanuel Macron signifie en marche vers quelque chose qui est mort, le "progrès". Chacun en effet peut voir le résultat de deux siècles de progrès et de progressisme en France :  un tonneau des danaïdes de la dette qui ne cesse de se remplir, pendant que des écarts de richesses jamais atteints dans l'histoire de l'humanité atteignent des records, une classe de riches de plus en plus riches et une classe de pauvres de plus en plus pauvres, des écarts de richesses de plus en plus importants, une mortalité au plus haut depuis l'après-guerre, une France tiers-mondisée dont le PIB est dépassé par d'anciens pays en développement comme l'Inde ou le Brésil. Et chacun voyant le résultat de deux siècles de "progressisme" ne croit plus dans l'efficacité de la politique et dans le volontarisme en politique.

 

Enfin, quelle différence entre le projet Macron "rebâtir le clivage progressistes conservateurs" et la volonté d'une certaine frange de la droite "nationale" qui souhaite elle aussi réactiver le clivage droite gauche ? Derrière c'est toujours le révolutionnaire diviser pour régner contre le peuple, toujours au profit d'une Oligarchie protégée par des armées de policiers.

Emmanuel Macron veut rebâtir le clivage entre progressistes et conservateurs

Notes

 

(1) Macron : "La gauche aujourd'hui ne me satisfait pas", Francetv info avec AFP, Mis à jour le 23/04/2016 | 23:36, publié le 23/04/2016 | 20:43

 

Repost 0
Publié par Ingomer - dans Politique
commenter cet article
23 avril 2016 6 23 /04 /avril /2016 18:50

Bien que l'"Action française" soit une organisation royaliste orléaniste, nous informons nos lecteurs que, selon un article du Point, Robert Ménard et Marion Maréchal-Le Pen se rendront à un colloque de l'Action française le 7 mai, sur le thème "Je suis royaliste. Pourquoi pas vous ?". Emmanuel Macron a été invité.

"Ce qu'il faudrait à ce pays, c'est un roi" (Charles de Gaulle). Ils nous ont volé notre Souveraineté, reprenons-la ! Démissionnant du "Gouvernement provisoire de la République française" en 1947, le général de Gaulle déclarait :

 

"Ce qu'il faudrait à ce pays, c'est un Roi." (1)

Marion Maréchal-Le Pen va rendre visite à l'Action française

 

La députée du Vaucluse n'est pas la seule élue invitée. Emmanuel Macron a lui aussi été convié, notamment en raison de ses propos sur "la figure du roi".

 

Voilà une visite qui devrait faire des vagues au sein du Front national. Marion Maréchal-Le Pen, députée frontiste du Vaucluse, rendra visite à l'Action française, le mouvement royaliste et nationaliste de Charles Maurras. Elle participera effectivement à l'un de ses colloques le 7 mai prochain. Thématique de l'événement : « Je suis royaliste. Pourquoi pas vous ? »

Le programme détaille les nombreuses questions qui seront posées aux intervenants et donc à la nièce de Marine Le Pen : « Quel régime politique pour redresser la France ? », « Le peuple est-il vraiment souverain ? », « Que sont devenues les promesses de 1789 ? » et « La France n'aurait-elle pas besoin d'un roi ? ».

 

« La République ne prime pas sur la France »

 

Sur le site du colloque, on peut lire des citations de l'élue, et notamment une qui explique sa présence. « Qui n'a pas vibré au sacre de Reims et à la Fête de la Fédération n'est pas vraiment français », avait-elle dit lors d'un meeting à Toulon en décembre dernier pendant les régionales. Mais c'est une autre de ses phrases qui attire l'attention et qui a dû rendre fou de rage son très gaulliste et républicain collègue Florian Philippot. « Il y a des monarchies qui sont plus démocratiques que certaines républiques. Je ne comprends pas cette obsession pour la République. Pour moi, la République ne prime pas sur la France », lançait Marion Maréchal-Le Pen dans un entretien en juin 2015 à la revue Charles .

Elle ne sera, en tout cas, pas la seule à prendre la parole dans cette conférence organisée par l'Action française. Robert Ménard, le maire de Béziers, sera présent. L'Action française précise par ailleurs que le colloque ne sera pas composé que de royalistes. Ces derniers seront confrontés lors des débats à des républicains aussi.

 

Emmanuel Macron invité

 

Plus curieux encore, dans sa présentation du colloque, l'Action française cite Emmanuel Macron. À l'hebdomadaire Le 1 , le ministre de l'Économie s'avouait en juillet dernier presque plus royaliste que socialiste. « La démocratie comporte toujours une forme d'incomplétude, car elle ne se suffit pas à elle-même. Il y a dans le processus démocratique et dans son fonctionnement un absent. Dans la politique française, cet absent est la figure du roi, dont je pense fondamentalement que le peuple français n'a pas voulu la mort. La Terreur a creusé un vide émotionnel, imaginaire, collectif : le roi n'est plus là ! » expliquait le locataire de Bercy.

... L'Action française... a fait savoir sur Twitter que l'intéressé n'a pas encore répondu à l'invitation.

Robert Ménard et Marion Maréchal-Le Pen à un colloque de l'Action française le 7 mai

Robert Ménard et Marion Maréchal-Le Pen à un colloque de l'Action française le 7 mai

Repost 0
Publié par Ingomer - dans Royalisme
commenter cet article
21 avril 2016 4 21 /04 /avril /2016 06:01

Lors du Banquet Camelot du 25 juin 2015, Jean-Philippe Chauvin fait un bilan global du caractère antisocial de la république depuis son avènement.

Repost 0
Publié par Ingomer - dans Histoire
commenter cet article
17 avril 2016 7 17 /04 /avril /2016 08:17

Réveil tardif pour Alain Finkielkraut au sujet de la "république" : "J'ai été expulsé d'une place où doivent régner la démocratie et le pluralisme, donc cette démocratie c'est du bobard, ce pluralisme c'est un mensonge", a-t-il déclaré à propos du mouvement "Nuit debout" largement popularisé par la classe politico-médiatique et qui occupe la Place de la République.

L'expédition aura été de courte durée. Alors qu'il venait d'arriver place de la République à Paris "pour écouter" les revendications des participants au mouvement "Nuit debout", qui dure depuis maintenant plus de deux semaines, Alain Finkielkraut a rapidement été pris à partie

Des vidéos postées sur les réseaux sociaux montrent que le philosophe polémique a notamment été accueilli samedi 16 avril par des manifestants qui lui ont lancé "casse-toi" ou encore "facho". "Saloperies", "fascistes", "pauvre conne" peut on entendre Alain Finkielkraut répondre avant de quitter les lieux (voir les vidéos ci-dessous).

Interrogé par le "Cercle des Volontaires" alors qu'il quittait la place de la République, Alain Finkielkraut a expliqué qu'il ne venait "même pas pour intervenir ou faire valoir [ses] idées" mais seulement pour "écouter". "On a voulu purifier la place de la République de ma présence", a-t-il estimé en présence de sa femme. "Je pense que s'il n'y avait pas eu de service d'ordre, je me faisais lyncher".

 

"J'ai été expulsé d'une place où doivent régner la démocratie et le pluralisme, donc cette démocratie c'est du bobard, ce pluralisme c'est un mensonge", a encore regretté le philosophe (voir la vidéo ci-dessous).

Source: VIDÉOS. Alain Finkielkraut a fait un tour à "Nuit debout" mais ça ne s'est pas bien passé, Rédaction du HuffPost, Publication: 17/04/2016 08h42 CEST Mis à jour

Repost 0
17 avril 2016 7 17 /04 /avril /2016 00:00

http://upload.wikimedia.org/wikipedia/commons/thumb/4/4f/Papa_Aniceto_cropped.jpg/180px-Papa_Aniceto_cropped.jpg

Saint Anicet était originaire de la Syrie.  Il gouverna l'Église sous Marc-Aurèle, et succéda, sur le trône pontifical, à Pie Ier. Il était le dixième pape depuis saint Pierre.

Il arrivait à la tête de l'Église en des temps difficiles. C'était le moment du Gnosticisme dont les chefs étaient Valentin et Marcion. Cette hérésie avait été apportée à Rome par une femme nommée Marcelline, qui fut cause de la perte d'un grand nombre d'âmes. Outre les pernicieuses doctrines qu'ils enseignaient, en se donnant pour chrétiens, ils rendirent la religion odieuse par leur vie désordonnée et leurs actions infâmes.

Saint Anicet s'opposa aux progrès de l'hérésie de toute la force de son autorité et de sa doctrine et Dieu, en même temps, le consolait par l'arrivée de plusieurs saints personnages. 

C'est sous son pontificat que saint Justin vint passer quelque temps à Rome et y composa cette seconde apologie de la religion chrétienne qui lui valut le martyre.

La cinquième année du règne de Marc-Aurèle, Anicet reçut la visite de saint Polycarpe, évêque de Smyrne, en Asie, et ancien disciple de saint Jean l'Évangéliste, qui venait le consulter sur la question de la célébration de la fête de Pâques, question qui ne fut décidée que sous le pape Victor.

Saint Anicet et saint Polycarpe ne purent s'entendre, mais cela ne troubla en rien leur bonne harmonie, et ils se séparèrent après s'être donné le baiser de paix ; ils ne devaient plus se revoir qu'au ciel où le martyre les conduisit tous deux. Avant le départ de saint Polycarpe, Anicet lui ayant fait célébrer les saints Mystères, il avait parlé au peuple assemblé : sa parole avait converti grand nombre d'hérétiques, et l'insolence de Marcion avait été confondue par cette parole si connue de saint Polycarpe : "Je te connais pour le fils aîné de Satan."

 

C'est aussi vers l'an 157 qu'Hégésippe, juif converti, vint à Rome, et sur les ordres d'Anicet, composa une histoire de l'Église, dont il ne reste aujourd'hui que des fragments conservés dans Eusèbe. Cette histoire avait pour titre "Commentaire sur les Actes des Apôtres", et s'étendait depuis la Passion jusqu'au pontificat d'Anicet.

 

On attribue à ce pape un décret adressé aux évêques de France qui défendait aux clercs de porter les cheveux longs. Il ordonna aussi qu'un prêtre ne pourrait être sacré évêque que par trois autres prélats, comme le Concile de Nicée l'a aussi défini plus tard, et que pour le Métropolitain, tous les évêques de sa province assisteraient au sacre. Saint Anicet fit cinq fois les ordres au mois de décembre, et ordonna dix-sept prêtres, quatre diacres et neuf évêques pour divers lieux. Il vécut dans le pontificat huit ans, huit mois et vingt-quatre jours. Il reçut la couronne du martyre pour la foi du Christ, et fut enseveli sur la voie Appienne, dans le cimetière qui fut depuis appelé de Calliste.

 

Comme on le voit, on sait peu de chose des actions de saint Anicet. Nous vénérons en lui, aujourd'hui, une des glorieuses assises de la maison de Dieu. Il a gouverné l'Église de Jésus-Christ au milieu des tempêtes : nous le prions pour qu'il demande à Dieu de se lever et de commander à l'orage qui gronde toujours.

Père Giry, Vie des Saints, Paris, Victor Palmé, 1875.

 

Sources : (1), (2)

Repost 0
Publié par Ingomer - dans Saints du jour
commenter cet article
16 avril 2016 6 16 /04 /avril /2016 00:00

http://upload.wikimedia.org/wikipedia/commons/thumb/b/b1/BJLABRE1.jpg/260px-BJLABRE1.jpg

 

Saint Benoît-Joseph Labre (1748-1783)

 

Benoît-Joseph Labre naquit à Amettes, diocèse d'Arras, et fut l'aîné d'une famille de quinze enfants. Âgé de douze ans, il fut reçu chez son oncle paternel, curé d'Érin, pour faire ses études en vue du sacerdoce. 

 

Après la mort de son oncle, Benoît-Joseph passa chez son oncle maternel, vicaire de Conteville, où il ne fit que grandir dans la mortification et la prière. Son attrait était toujours vers le Saint-Sacrement devant lequel il s'abîmait des heures entières en contemplation. 

 

Il y avait longtemps que Benoît-Joseph aspirait à une vie plus parfaite : "Être prêtre est bien beau, disait-il ; mais j'ai peur de me perdre en sauvant les autres." 

 

Il finit par vaincre les résistances de ses parents et entre chez les Chartreux, espérant y trouver sa voie définitive. Il se trompait, car la Providence permet qu'il soit bientôt renvoyé par ses supérieurs, comme n'ayant pas la vocation de cet Ordre. La pensée de la Trappe, qu'il avait eue d'abord, lui revient ; on ne l'y accepte pas. 

 

Ballotté de nouveau entre la Chartreuse et la Trappe, il est forcé de s'adresser enfin à Sept-Fonts.

Ses scrupules, ses peines d'esprit et une maladie sérieuse donnent bientôt lieu à son renvoi; son aspect inquiétant le fait prendre pour un voleur... Libéré de prison, il part à Saint-Jacques de Compostelle puis va vivre dans une caverne d'Aix-en-Provence.

 

Toute sa réponse à tant d'épreuves était : "Que la Volonté de Dieu soit faite !" C'est alors que Dieu lui inspire cette vocation de pèlerin-mendiant qui devait le mener droit, par les chemins les plus ardus de la pénitence, à une éminente sainteté. 

 

Il n'aura plus de relations suivies avec personne, vivra en solitaire au milieu du monde, ira toujours à pied, cherchera tous les lieux consacrés par la dévotion. Il sera revêtu d'un habit pauvre et déchiré, qu'il ne changera point.

 

Un chapelet à la main, un autre au cou, un crucifix sur la poitrine, sur les épaules un petit sac contenant tout son avoir, c'est-à-dire son Nouveau Testament, l'Imitation de Jésus-Christ et le Bréviaire : tel on verra Benoît-Joseph dans ses continuels pèlerinages. 

 

La pluie, le froid, la neige, la chaleur, rien ne l'arrête ; il couche le plus souvent en plein air, il vit de charité, au jour le jour, sans rien réserver pour le lendemain ; il ne prend que la plus misérable et la plus indispensable nourriture, et se fait lui-même pourvoyeur des pauvres. Souvent il est le jouet des enfants et de la populace ; il est regardé comme un insensé ; il souffre tout avec patience et amour.

 

 Rome, Lorette, Assise et une multitude d'autres lieux saints sont l'objet de sa dévotion. A Rome, dans les ruines du Colisée, il s'installe une cabane. Ses visites quotidiennes à l'église Notre-Dame de Lorette attirent l'attention du sacristain qui lui trouve un emploi chez un marchands d'objets de piété. Il meurt et devient le plus populaire saint de France en Italie.

 

 

Sources: (1), (2) Saints et Saintes de France, Des premiers martyrs à nos jours, Hatier, Renens (Suisse) 1988, p. 88, (3)

 

Repost 0
Publié par Ingomer - dans Saints du jour
commenter cet article
15 avril 2016 5 15 /04 /avril /2016 09:59

La campagne officielle du référendum sur la place du Royaume-Uni dans l'Union européenne commence aujourd'hui. Les principaux partis politiques et plusieurs des plus importants employeurs du pays se sont prononcés en faveur du maintien dans l'UE.

 

Le Premier ministre David Cameron mène le camp du maintien dans le bloc des 28 en défendant le "statut spécial" du Royaume-Uni au sein de l'UE qu'il a négocié en février avec ses partenaires européens. Cameron répète depuis que le pays sera plus riche et plus fort en demeurant au sein de l'UE. 

 

En matière d'immigration, il a obtenu une clause de sauvegarde de sept ans sur certaines aides sociales pour les nouveaux migrants, qui permet de limiter les versements selon une échelle graduelle. Un système sera également mis en place pour indexer les allocations familiales au niveau de vie du pays où vivent les enfants. Cela s'applique aux nouveaux demandeurs mais peut être étendu aux bénéficiaires actuels à partir de 2020. En matière de souveraineté, il s'est assuré d'une exemption pour le Royaume-Uni sur "l'Union toujours plus étroite", qui doit être inscrite dans les traités si l'opportunité de leur remaniement se présentait. Le "carton rouge" est présent sous condition d'une alliance de 55% des votes alloués aux parlements nationaux, ce qui le rend compliqué en pratique. Sur le principe de subsidiarité, Cameron a indiqué qu'il prévoyait de prendre de nouvelles mesures pour protéger la souveraineté britannique. En matière de gouvernance économique, Cameron revendique avoir obtenu des protections pour la City contre toute discrimination des pays utilisant la monnaie unique, estimant que l'UE reconnaissait "pour la première fois" qu'elle avait plusieurs monnaies. Mais le vocabulaire du texte reste vague: les institutions de l'Union "faciliteront la coexistence entre plusieurs perspectives". Le président de la Commission européenne Jean-Claude Juncker a de son côté insisté que l'accord n'accordait aucun veto à Londres en matière de décision. En matière de compétitivité et de libre-échange, Cameron s'est vu accordé moins de charges administratives, la libre-circulation du capital, des biens et des services: une partie qui n'a jamais été problématique, la "compétitivité" étant une priorité de la Commission Juncker... (1)

 

Le gouvernement Cameron a envoyé un livret pro-UE aux Anglais, qui le détourne en papier toilette ou brûlé, en le commentant. (2)

 

Brexit, ou pas ? Le Royaume-Uni doit-il quitter l'Europe ? David Cameron, pro-UE, a envoyé dans les foyers anglais un livret intitulé "L'Union européenne est la meilleure décision pour le Royaume-Uni". 16 pages… une petite facture de neuf millions de livres, et un contenu qui va dans le sens de celui du gouvernement, selon MetroNews.

 

Les eurosceptiques accusent David Cameron de financer cette "propagande" avec de l'argent public. Et s'en donnent à cœur joie, en postant des photos montrant le livret utilisé comme papier toilette, en le brûlant, en le commentant.

 

Toujours sur Twitter, d'autres internautes incitent à renvoyer le livret à l'envoyeur, via le hashtag #postitback. Sans timbre, histoire que David Cameron paie la facture.

 

Une pétition, intitulée "Empêcher David Cameron de dépenser l'argent du contribuable pour financer des dépliants pro-UE" a déjà dépassé la barre des 200.000 signataires.

 

La commission électorale britannique a désigné ce mercredi les deux campagnes officielles qui vont s'opposer jusqu'au 23 juin: "Vote Leave", le camp officiel en faveur du Brexit, face à "The In Campaign" pro-UE. Une désignation officielle qui leurs donne le droit de dépenser chacun un maximum de 7 millions de livres (8,7 millions d'euros), tandis que les autres groupes n'auront le droit de dépenser qu'un maximum de 700.000 livres chacun.

 

Dans le camp favorable à une sortie du pays de l'UE, emmené par le très populaire maire conservateur de Londres Boris Johnson, on compte persuader les Britanniques qu'ils pourraient avoir un avenir radieux en s'épargnant les formalités administratives européennes.

Sources

 

(1) Ce que David Cameron voulait et ce qu'il a obtenu dans l'accord avec l'UE, AFP, Publication: 20/02/2016 09h06 CET Mis à jour: 20/02/2016 09h53)

David Cameron envoie un livret pro-UE aux Anglais qui le détournent

(2) Brexit au Royaume-Uni : David Cameron édite un livret pro-UE et se fait lyncher par les internautes, MetroNews, Mis à jour : 15-04-2016 10:30 - Créé : 15-04-2016 10:27

Repost 0
Publié par Ingomer - dans Europe
commenter cet article
15 avril 2016 5 15 /04 /avril /2016 09:50

La Croix des 26-28 mars consacre ses premières pages aux dix-neuf évêques, religieux et religieuses assassinés en Algérie entre 1994 et 1996, dont la cause a été introduite à Rome. Il y a eu d’autres victimes religieuses en Algérie avant cette période. Ségolène de Dainville-Barbiche pour La Croix en évoque deux rencontrées dans son adolescence.

 

- Gaston-Marie Jacquier, évêque auxiliaire d’Alger auprès de Mgr Duval, sacré évêque de Sufasar le 6 mars 1961. Il fut poignardé en juillet 1976, par un déséquilibré selon la version officielle, parce qu’il persistait à porter sa croix pectorale de manière visible selon certains sites Internet.

 

- L’abbé Émile-Vincent Thérer, curé de la paroisse des Sources à Alger et professeur d’instruction religieuse de sa classe dans l’institution Sainte-Élisabeth. Exprimant avec force des convictions courageuses, dans la spirale de haine et de violence qui enveloppait alors l’Algérie, il fut abattu de plusieurs coups de pistolet devant son presbytère le 16 mai 1962. Ce témoignage ne suffit pas pour introduire leur cause ; il répond seulement à un devoir de mémoire, explique Ségolène de Dainville-Barbiche.

 

Victimes religieuses en Algérie

Victimes religieuses en Algérie, La Croix, le 15/04/2016 à 10h20

Repost 0
Publié par Ingomer - dans Religion
commenter cet article
15 avril 2016 5 15 /04 /avril /2016 00:00
Saint Paterne de Vannes, Évêque d’Avranches († v. 565)

Saint Paterne de Vannes, Évêque d’Avranches († v. 565)

 

Surnommé aussi Paterne l'Ancien, pour le distinguer de celui de Coutances en Normandie.

 

On connaît peu de choses de lui, mais l'auteur imaginatif de l'aimable roman hagiographique connu sous le nom de « Vita Paterni » supplée largement à ces lacunes.

 

Ce Breton d'Armorique émigre en Bretagne insulaire (actuellement Pays de Galles) au rebours du mouvement habituel des Bretons à cette époque.

 

Il va fonder, au comté de Cardigan, un monastère qui prendra le nom de « Lhan-Paderne-Vaur » - église du grand Paterne.

 

On dit qu'il bâtit d'autres monastères au Pays de Galles et convertit des rois en Irlande.

 

Au cours d'un pèlerinage en Terre Sainte, il reçoit la consécration épiscopale à Jérusalem. De retour en Armorique, le roi Caradoc lui confie l'évêché de Vannes.

 

Le nouveau venu se lie d'amitié avec son voisin, saint Samson, évêque de Dol.

Vilipendé par de faux frères, il prend une retraite anticipée.

 

Sources : (1), (2), (3)

 

 

Repost 0
Publié par Ingomer - dans Saints du jour
commenter cet article
14 avril 2016 4 14 /04 /avril /2016 21:54
François Hollande, l'audacieux : "ca va mieux" !

A quoi fallait-il s'attendre du "rendez-vous du président avec les Français" à la télévision ce soir sur France 2 si ce n'est aux éternelles auto-satisfactions et aux mensonges débités les uns après les autres ? C'est ce que l'on entend à chaque fois. Mais ce soir François Hollande l'audacieux, président des records, ne manquait pas de toupet.

 

Il a estimé dans l'émission "Dialogues citoyens" que la situation économique de la France était meilleure que lors de son élection en 2012 et qu'il poursuivrait son action "jusqu'au bout" !

 

"Oui, ça va mieux : il y a plus de croissance, moins de déficit, moins d'impôts, plus de compétitivité, plus de marges pour les entreprises, plus de pouvoir d'achat pour les salariés", a-t-il déclaré sur France 2. (1) (2)

 

Seul hic, il n'y a jamais eu autant d'impôts ni autant de chômage.

 

Le chômage a battu un record en décembre 2015. (3) (4)

 

Depuis son élection, François Hollande a augmenté les impôts de 90 milliards d'euros ! (5)

 

Et en décembre 2015, le taux de chômage en France était au plus haut depuis... 1997 ! (6)

 

Notes

 

(1) François Hollande estime que la situation économique va mieux, Reuters 14/04/16 à 20:44

(2) Pour François Hollande, en France "ça va mieux", Bfm-Tv, Mis à jour le 14/04/2016 à 22h49

(3) Le chômage bat un nouveau record en décembre, Sud-Ouest, Publié le 27/01/2016 . Mis à jour à 18h49 par Sudouest.fr avec Afp

(4) Le chômage a atteint un nouveau record fin 2015, L'Express, Par AFP , publié le 27/01/2016 à 18:12 , mis à jour à 18:12

(5) François Hollande a augmenté les impôts de 90 milliards d'euros depuis son élection, Le Figaro, Service infographie du Figaro, Mis à jour le 03/03/2015 à 22:26, Publié le 03/03/2015 à 20:50

(6) Le taux de chômage en France au plus haut depuis… 1997, Le Figaro, Par Marc Landré Mis à jour le 03/12/2015 à 17:33 Publié le 03/12/2015 à 09:24

Repost 0
Publié par Ingomer - dans Economie
commenter cet article
14 avril 2016 4 14 /04 /avril /2016 00:00
Saint Maxime Martyr à Rome (✝ 260)

Valérien et Tiburce donnaient une sépulture aux chrétiens massacrés ce qui leur valut d'être condamnés à mort.

 

Maxime, chargé de les exécuter se convertit et subit lui aussi le martyr.

 

Martyrologe Romain : À Rome, au cimetière de Prétextat sur la voie Appienne, les saints martyrs Tiburce, Valérien et Maxime.

 

Sources: (1), (2)

Repost 0
Publié par Ingomer - dans Saints du jour
commenter cet article
12 avril 2016 2 12 /04 /avril /2016 18:45

La France passe de la première place en 1789 à la neuvième en 2016. Jusqu'où et jusqu'à quand cette descente ?

La France, 9e puissance économique mondiale, selon le FMI

 

Calculé en «parité de pouvoir d'achat», le PIB de la Chine arrive en tête suivi des États-Unis, de l'Inde et du Japon. Avec cette méthode de calcul chère au Fonds monétaire international, la France arrive en neuvième position.

 

C'est sur cette base que le FMI recalcule les PIB nationaux en «PIB corrigés des parités de pouvoir d'achat (PPA)». Il ne s'agit pas de raffinements d'experts mais d'un exercice très concret. Cela permet en effet de donner une image plus réaliste de l'économie mondiale: en PPA le PIB mondial atteint 155.752 milliards de dollars, au lieu de 96.387 milliards de dollars quand on se contente de convertir les PIB nationaux aux taux de change des marchés. Le PIB en PPA donne une vue plus réaliste des conditions de vie et de richesse de l'ensemble des citoyens du monde.

 

Le FMI accorde tellement de signification au PIB en PPA qu'il établit sa prévision de croissance mondiale, prévue à 3,2% en 2016, sur cette base. C'est le chiffre «officiel» auquel il accorde le plus d'importance, et le seul qui est discuté dans les réunions internationales et dont on parle dans la presse.

 

Si la pondération des PIB nationaux se faisait sur la base des taux de change des marchés, la croissance mondiale ne serait que de 2,5%. Et pour une raison toute simple: les pays émergents pèseraient moins lourd, or ils continuent d'avoir des taux de croissance relativement plus élevés malgré leurs difficultés récentes.

 

La France derrière le Brésil et la Russie

 

Le classement de PIB en «parité de pouvoir d'achat» donne également un classement sensiblement différent. La Chine arrive donc en tête, pesant pour 17,1% du PIB mondial, suivie des États-Unis (15,8%), puis de l'Inde, troisième, avec 7% (du PIB mondial), le Japon est quatrième (4,3%), l'Allemagne cinquième (3,4%), juste devant la Russie, sixième avec 3,3%, puis le Brésil, qui malgré tous ses malheurs actuels est septième (2,8%), le Royaume-Uni venant en huitième rang (2,4%), la France neuvième (2,3%), le Mexique clôturant le top ten, pesant 2% du PIB mondial.

 

Rappelons que dans le classement des PIB calculés avec les taux de change des marchés des monnaies, la France vient au sixième rang derrière les États-Unis et la Chine, pratiquement ex æquo, suivis du Japon, de l'Allemagne et du Royaume-Uni, qui nous a ravi la cinquième place depuis 2014. Et l'Inde talonne désormais l'Hexagone.

La France, 9e puissance économique mondiale, selon le FMI

Source: La France, 9e puissance économique mondiale, selon le FMI, Le Figaro, Par Jean-Pierre Robin , Service infographie du Figaro Mis à jour le 12/04/2016 à 17:58 Publié le 12/04/2016 à 15:00

Repost 0
12 avril 2016 2 12 /04 /avril /2016 09:03

Un évènement inattendu comme une vague réminiscence des Français vient perturber la belle unanimité de la classe politico-médiatique à propos des manifestants d'extrême-gauche "Nuit debout".

 

Les manifestants qui depuis onze jours se retrouvaient pour des "nuits debout" afin de contester entre autres le projet de loi travail ont été évacués lundi 11 avril au matin de la place de la République à Paris. L’évacuation par la police de la centaine de personnes encore sur place a commencé vers 5 h 30 et s’est déroulée sans incident. (1) (Le Monde)

 

Tout comme lundi matin, l'occupation de la place de la République a pris fin mardi matin 12 avril après intervention des forces de l'ordre. (2) (Europe 1)

 

Cette subite évacuation ordonnée par la Puissance publique intervient alors que des incidents ont émaillé la "Nuit debout" de Paris dans la nuit de samedi à dimanche, lorsque quelques centaines de personnes ont voulu se rendre au domicile du premier ministre, Manuel Valls, dans l’Est parisien. Huit personnes ont été interpellées et des dégradations ont été déplorées par les autorités, indique Le Monde.

 

"Tant que c’était bon enfant on pouvait tolérer, même si l’occupation ou la privatisation d’une place n’est pas totalement possible. Et puis nous sommes quand même dans une période pour le moins troublée du point de vue des risques de terrorisme. Mais là, depuis quelques jours, la violence s’est invitée (…) donc la difficulté est là. C’est-à-dire que l’on peut discuter, dialoguer (…), mais si ça tourne à la violence, on ne peut pas tolérer", a déclaré le premier secrétaire du Parti socialiste, Jean-Christophe Cambadélis sur France Info lundi.

 

Le maire socialiste de Paris Anne Hidalgo a averti :

 

"S’il est légitime de rêver d’un autre monde, il ne l’est pas de dégrader celui-ci", a déclaré dans un communiqué, lundi 11 avril, Anne Hidalgo à propos au mouvement Nuit debout.

 

Après les échauffourées dans la nuit de samedi et dimanche, et les dégradations de commerces et de mobilier urbain, en marge du mouvement, le maire socialiste du 3e arrondissement, Pierre Aidenbaum avait appelé à revenir "à un Etat de droit sur cette place de la République". François Vauglin (PS), le maire du 11e avait souhaité l’évacuation de la place. Rémi Féraud, maire (PS) du 10e avait estimé que "la place ne peut pas devenir une fête permanente la nuit".

 

Lundi en début de soirée, les CRS ont ainsi non seulement coupé la sono des manifestants mais vidé leur soupe dans le caniveau : les forces de l'ordre avaient en effet reçu pour ordre d'empêcher le ravitaillement des participants. (3) (L'Obs)

 

"La soupe des sans dents"

 

D'autres contempteurs des méthodes policières usent de l'humour pour dénoncer le #MarmiteGate :

 

"Nuit debout": un évènement inattendu vient perturber la belle mise en scène
"Nuit debout": un évènement inattendu vient perturber la belle mise en scène

Plusieurs dizaines de personnes s'amassait en début de soirée, hier 11 avril : "Ils ont voulu nous enterrer, mais ils ont oublié que nous étions des graines et que nous allons repousser!", a lancé à la foule Fanny, de la commission écologie lors d'une Assemblée générale. "Ils veulent nous casser, on veut juste continuer", commente Seven, 28 ans. (MetroNews)

 

Selon Le Point, le mouvement rassemblait hier soir "plusieurs centaines de personnes dans la soirée."

 

"Des centaines de personnes avaient convergé en fin d'après-midi sur la place de la République, où étaient aussi présents de nombreux policiers. ... Mais leur autorisation de se réunir a expiré dimanche soir." (4)

Que nous vaut ce soudain durcissement envers les "Nuit debout" ?

 

 

Anne Hidalgo réaffirme sa ligne initiale : oui aux rassemblements nocturnes, non à l’occupation de la place dans la journée.

 

"De la même manière que rien ne s’oppose à ce que des citoyens débattent une partie de la nuit, indique le communiqué, rien ne doit s’opposer à ce qu’ils libèrent la place une fois qu’ils ont terminé leurs discussions."

 

"nous resterons intransigeants face aux débordements et aux violences qui contredisent les aspirations telles qu’exprimées par l’immense majorité des participants", prévient la maire de Paris. (5) (Le Monde)

 

La nuit, les citoyens peuvent débattre, le jour, non ? Qu'est-ce que cela veut dire ?

 

En fait, un évènement inattendu est intervenu samedi soir 9 avril, des manifestants ont voulu aller prendre l'apéro chez Manuel Valls. Quelle idée ?

 

Samedi soir, dans un autre élan de protestation, des centaines de personnes ont convergé vers le domicile du Premier ministre, qui était alors en visite officielle en Algérie. Leur idée: aller "prendre l'apéro chez Valls !

 

Selon Bfm-Tv, qui rapporte l'information, en route vers le domicile parisien du chef du gouvernement, les manifestants ont été bloqués par les forces de l'ordre qui ont utilisé des gaz lacrymogènes. Puis des projectiles ont été jetés sur le commissariat du XIe arrondissement par un petit groupe. Après la dispersion, une dizaine de vitrines de banques ou d'assureurs ont été brisées à coups de pied ou de barre de fer par des casseurs au visage masqué. A la suite de ces violences, huit personnes ont été interpellées pour "jets de projectiles, port d'arme prohibé, vol par effraction, dégradations et dégradations par incendie" puis placées en garde à vue dans la nuit.

 

Place de la République à Paris, des manifestants prenant part au mouvement "Nuit debout" ont pendu un mannequin à l'effigie du Premier ministre Manuel Valls, le dimanche 10 avril. [E]n haut de la statue qui trône au milieu de la célèbre place parisienne, un mannequin à l'effigie de Manuel a été pendu. Un autre mannequin de Manuel Valls a été pendu sur un lampadaire. (6)

(BFM-TV)

 

Les français pouvaient aller dîner chaque soir avec le Roi et la famille royale, à Versailles comme à Paris. La demeure royale restait ouverte à tout venant. Quelle idée aujourd'hui d'aller prendre l'apéro chez Valls ? Désormais ils sont en "république" !

"Nuit debout": un évènement inattendu vient perturber la belle mise en scène

Notes

 

(1) Nuit debout : évacuation lundi matin de la place de la République, Le Monde.fr avec AFP | 11.04.2016 à 08h10 • Mis à jour le 12.04.2016 à 07h48

(2) "Nuit debout": nouvelle évaucation de la place de la République, Europe1, 06h42, le 12 avril 2016, modifié à 06h57, le 12 avril 2016

(3) La police jette la soupe des Nuit Debout dans le caniveau : c'est le MarmiteGate, L'ObsL'ObsPublié le 12 avril 2016 à 08h31

(4) Nuit debout : après l'évacuation matinale, le mouvement reprend à Paris, Le Point, Publié le 11/04/2016 à 22:14 - Modifié le 12/04/2016 à 10:49 | Le Point.fr

(5) L’avertissement d’Anne Hidalgo à la Nuit debout, LE MONDE | 11.04.2016 à 23h53 • Mis à jour le 12.04.2016 à 06h51

(6) Mannequin pendu et apéro: Valls, la cible privilégiée de "Nuit debout", BfmTv, Mis à jour le 11/04/2016 à 19h06

 

Repost 0
12 avril 2016 2 12 /04 /avril /2016 07:59

Nous écrivions le 4 avril :

 

"Les véritables initiateurs du mouvement des manifestants "Debout", les "Veilleurs debout" ou "Sentinelles" étaient Place Vendôme hier dimanche 3 avril. Ils en ont été chassés pendant que leurs copieurs, les "Nuit debout", manifestants d'extrême gauche sans-frontiéristes pro-immigration, sont libres de manifester debout Place de la République "depuis trois jours maintenant" (BFM-TV).

Deux poids deux mesures.

... Le Figaro rédige chaque jour un article complaisant avec pleines pages de photos vantant les "Nuit debout" "anti-système". Les medias cherchent de toute force à populariser un mouvement de quelques dizaines d'extrémistes communistes mondialistes."

 

Hier, Ivan Rioufol du Figaro reprenait cet argument qu'il appliquait aux médias en général sans nommer le Figaro, et notre expression favorite du "deux poids deux mesures" à dénoncer systématiquement :

 

"Le barnum est soutenu à bout de bras par les médias énamourés", écrit-il. Un "deux poids deux mesures" qui "résume les pratiques détestables de cette gauche qui s’accroche au pouvoir et à ses médias".

"Veilleurs Debout" contre "Nuit debout" : un deux poids deux mesures dans les medias repéré

Source: Quand la gauche naufragée mime sa renaissance, Par Ivan Rioufol le 11 avril 2016 12h31 | 78 Commentaires

Repost 0
11 avril 2016 1 11 /04 /avril /2016 16:08
L'histoire de France racontée à tous, Les Origines. Frantz Funck-Brentano

L'histoire de France racontée à tous, Les Origines. Frantz Funck-Brentano

Jean-Christophe Plot  a publié sur "France Tv Info" un article où il se définit comme un ""amateur d'histoire" et qui se voulait être une réponse à un texte d'un député (LR) du Loiret, Serge Grouard sur l'islam et qui reproche à ce dernier d'avoir écrit que notre pays avait "deux mille" ans d'histoire.

 

Sans rentrer dans la défense de certaines positions laïcistes du député du Loiret, nous souhaitions faire ici une réponse à la réponse de Jean-Christophe Plot, véritable kapo de la pensée unique et du terrorisme intellectuel.

 

Si l'auteur ne fait pas naître la France en 1789, pour lui, elle ne remonte pas bien haut, mais démarre avec la Guerre de Cent Ans, il y a six cents ans. Cet "amateur d'histoire" doit donc bien peu aimer l'histoire de son pays pour ne pas savoir qu'il remonte aux origines gauloises et mérovingiennes. (Cf. L'ouvrage remarquable de Frantz Funck-Brentano sur les origines plus proprement gauloises de la France.)

 

Nous relèverons donc ici quelqu'unes de ses affirmations péremptoires (en bleu marine et italique) et y apporterons notre réponse :

 

"revenons 2000 ans en arrière donc, soit en 16 après Jésus-Christ. Et cherchons donc cette France mythologique, cette France originelle, cette France d’avant la France, si chère au député Grouard.

La « France » en 16 : des tas de Gaules

 

En 16 de notre ère, le territoire qui correspond aujourd’hui aux frontières françaises est entièrement placé sous l’autorité de Tibère, deuxième chef d’un Empire romain fondé par son prédécesseur Auguste.

 

Le nom même de France n’existe pas. Elle n’est pas un pays, ni une ambition politique, pas même une pensée et encore moins un État indépendant.

 

Ce que nous avons en 16, c’est une série de provinces de statuts différents :

 

La Narbonnaise, province romaine déjà ancienne, menée par un proconsul de Rome ;

Les provinces alpestres, qui appartiennent personnellement à Tibère, lequel les fait gérer par un procurateur ;

La Gallia Comata, ou Gaule chevelue, dirigée par un légat basé à Lyon. Elle englobe elle-même trois provinces – la Gaule Lyonnaise, la Gaule Aquitaine et la Gaule Belgique, elles-mêmes divisés en 60 cités qui correspondent peu ou prou aux territoires des anciennes tribus gauloises conquises par César."

 

Pour illustrer cette réponse grossière qui se voulait ironique, le journaliste "historien" reproduit la carte suivante avec la légende "Notons la remarquable absence de France sur cette carte des provinces romaines en 14 de notre ère."

Un "historien" pour qui la France a 600 ans

Notons à notre tour au passage que certaines de nos provinces géographiques actuelles existaient déjà, comme l'Aquitaine. Et que la Gaule existait bien déjà, mention sur la carte, comme l'Aquitaine. Et que la Gaule de César avait déjà les mêmes frontières que notre France d'aujourd'hui.

 

On pourrait ironiser en plus en disant de l'Italie et des Italiens qu'ils n'existaient pas avant l'unification italienne au XIXe siècle (ce qui ne dérange pas l'auteur vu la mention en gros en noir sous fond jaune "Italie" en plein empire romain ! Du coup là l'Italie existe il y a deux mille ans et les Italiens avec !) ou que l'Allemagne qui étaient divisée en centaines de principautés jusqu'à l'unification au XIXe siècle n'existait pas non plus ni les Allemands sous le prétexte que l'entité politique n'existait pas.

 

Si au premier siècle, sous l'empereur Tibère le terme "France" (Francia), effectivement, n'existait pas, il n'en demeure pas moins que le terme existera trois siècles plus tard dans les cartes romaines :

 

Table de Peutinger, avec la mention "FRANCIA". Source : http://www.paris.culture.fr/fr/ville_he_pont.htm

Table de Peutinger, avec la mention "FRANCIA". Source : http://www.paris.culture.fr/fr/ville_he_pont.htm

 

La "Francia" (nom latin de la France), plus tard également nommé l'empire franc (imperium francorum), royaume des francs (regnum francorum), royaume franc ou occasionnellement terre franque, était le territoire habité et gouverné par les Francs du IIIe au Xe siècle.

 

Entre 253 et 260, en effet, des Francs et des Alamans firent des incursions en Gaule romaine. Les Francs participèrent à un raid qui les conduisit jusqu'en Espagne et en Afrique. Après avoir été refoulés et cantonnés dans un territoire par Aurélien (qui sera empereur de 270 à 275), Francs et Alamans franchirent une seconde fois, massivement, le Rhin et ravagèrent la Gaule de fond en comble.

 

Incapables de les vaincre, Rome en fit ses alliés. Les Francs reçurent des territoires à administrer, des ressources à exploiter, essentiellement des terres et devinrent des alliés de Rome, au point que lorsque des rois barbares frappèrent monnaie, ce ne fut pas leur propre effigie qu'ils mirent sur leur monnaie mais celle de l'empreur romain.

La Table de Peutinger dessinée dans la réédition de Bergier en 1728. Source : http://www.reims-histoire-archeologie.com/notice38-voies-antiques.html

La Table de Peutinger dessinée dans la réédition de Bergier en 1728. Source : http://www.reims-histoire-archeologie.com/notice38-voies-antiques.html

 

L'auteur poursuit :

 

"Décembre 496, qui marque le baptême du roi franc, c’est LA date fondatrice pour les tenants d’une France qui serait à leurs yeux indissociables du christianisme."

 

C'est pourtant le cas ! Le christianisme en France, c'est deux mille ans d'histoire.

 

C'est sainte Madeleine abordant au Ier siècle aux Saintes-Maries-de-la-Mer (en région Provence-Alpes-Côte d'Azur, NdCR.) avec sa soeur  Marthe, son frère Lazare et sa servante Sarah, et se fixant la première à la Sainte-Baume, la seconde à Tarascon, Lazare le ressuscité à Marseille, tandis que sainte Sarah demeurait au rivage où l'avait portée la barque miraculeuse.

 

 

[Sous le vocable de saintes Maries  ou Trois Maries, la tradition catholique désigne trois femmes disciples de Jésus : Marie-Madeleine, Marie Salomé et Marie Jacobé, qui serait les trois femmes au pied de la croix dans les évangiles synoptiques. Elles étaient accompagnées de Marthe, son frère Lazare le ressuscité, Maximin, l'un des soixante-douze disciples de Jésus, Sidoine l'aveugle qui deviendra saint Restitut et Joseph d'Arimathie, porteur du Saint Graal : chassés de Palestine et placés dans une barque sans voile ni rame, la Providence les poussa par les courants vers le delta du Rhône où ils échouèrent.]

 

Ce serait saint Martial , l'un des disciples fixé à Limoges, Zachée, celui que sa taille trop exiguë empêchait de voir passer le Christ et qui pour l'apercevoir grimpa sur un sycomore, qui aurait évangélisé Rocamadour (en région Midi-Pyrénées) et, fixée à Soulac, sainte Véronique qui essuya la face du Christ.

 

En Gaule, ce sont ces mêmes centres officiels dans lequels étaient entretenu le culte païen de l'Etat qui voient se propager les premiers la religion nouvelle : Lyon en particulier, Autun, Bordeaux, etc....

 

Souvent les nouvelles églises s'élèvent dans des lieux où se trouvaient des sources ou des arbres sacrés; or l'on sait que le culte des sources et des arbres était essentiellement celtique. Du vivant même de saint Martin (IVe siècle), certains arbres reçurent des autels, et, de nos jours encore, on a signalé de nombreuses sources auprès des sanctuaires et dans quelques cas comme à Nohanent, dans l'église elle-même.

 

Ainsi la nouvelle religion s'insérait dans les coutumes ancestrales du peuple celte qui continuait à revenir aux endroits jadis honorés, mais pour un culte purifé et d'une tout autre essence.

 

Dans la suite des temps, l'histoire du christianisme en Gaule se confond avec l'histoire même du peuple français. Quelques îlots du paganisme subsistaient aux Ve et VIe siècles, mais on peut considérer que toute trace en avait disparu définitivement à la fin du VIIe siècle. (Régine Pernoud, Histoire du peuple français, Des origines au Moyen Âge, Nouvelle Librairie de France, Paris 1951.)

 

"Lorsque en 371 ap. J.-C., l'abbé Martin est élu au siège de Tours, le christianisme a pénétré depuis deux siècles dans les Gaules; on y trouve, dès le IIIe siècle, de nombreux diocèses." (Ivan Gobry, Saint Martin, Perrin, Mesnil-sur-l'Estrée 1996, p. 9). Il n'y a que ceux qui n'aiment pas la France pour nier ce fait et ne pas vouloir faire remonter notre pays au baptême de Clovis ou même avant !

 

Pour tout peuple, toute civilisation, d'ailleurs, la religion est d'abord un élément de la civilisation, y compris pour la république soit-disant "laïque" qui prône sa "religion" laïque... (Cf. Voir Claude Bartolone (PS) veut imposer "la religion de la république"; Franc-maçonnerie "religion de la république" : Vincent Peillon jette le masque)

 

L'aspiration à la transcendance des Francs, peuple païen ayant une forte religiosité se conjuguait à merveilles avec celle que l'on rencontrait chez les Gaulois, ayant lui-même à sa tête un clergé de druides qui se convertirent naturellement au IIe et IIIe siècle à la religion trinitaire catholique (Anne Bernet: "Toutatis, Hésus et Taranis, la triade celtique, une ébauche de conception trinitaire"). Cette conjugaison a donné naissance à la nation française, dite "Fille aînée de l'Eglise", issue du baptême du roi des Francs Clovis. 

 

Le sanctuaire de Saint Martin de Tours, l'Apôtre des gaules au IVe siècle, devient après 460 le principal relai du christianisme dans la Gaule du Nord (Basilique Saint Martin de Tours), avant donc même la conversion et la baptême de Clovis. L'Eglise parle au peuple, elle nourrit les pauvres et pousse au respect de la personne humaine que l'Antiquité ignorait. 

 

On situe traditionnellement la date du baptême de Clovis à Reims avec 3000 guerriers par Saint Rémi, évêque de Reims, le 25 décembre 496 ou 498, voire 506" (Pierre Chaunu, Éric Mension-Rigau, Baptême de Clovis, baptême de la France, De la religion d'État à la laïcité d'État, Éditions Balland, Mayenne 1996, p. 23). L'estimation la plus prudente situe l'évènement entre 496 et 498. (Régine Pernoud, La femme au temps des cathédrales, Stock, Évreux 1980, p. 16).

 

Par la sainte Ampoule qui aurait servi au baptême de Clovis se trouve symbolisée la doctrine chrétienne, selon laquelle tous les hommes étant égaux, aucun d'eux ne peut exercer l'autorité sur ses semblables si ce n'est par une délégation de Dieu, à qui il devra des comptes. D'ailleurs, l'expression, par la grâce de Dieu roi de France, telle qu'on l'employait aux temps féodaux, n'est pas autre chose qu'une forme d'humilité. (Georges et Régine Pernoud, Le tour de France médiévale, Stock, Évreux 1982, p. 63).

 

Clovis placera sa conversion sous le patronage de St Martin et publia un décret imposant à son armée la même dévotion. "Comment espérer la victoire si nous offensons saint Martin?", commentait-il. Après la victoire de Vouillé (contre les Wisigoths en 507), il combla de présents la basilique de Tours. Puis, après avoir pris Bordeaux, il fonda à Auch l'abbaye Saint-Martin. (Ivan Gobry, Saint Martin, Perrin, Mesnil-sur-l'Estrée 1996, p. 10-11)

 

"D’un point de vue plus politique, sa conversion est surtout pour Clovis une manière de s’assurer le précieux soutien de l’Église"

 

Cet argument constamment répété par la propagande du Régime tendant à laisser entendre que la conversion de Clovis relevait du calcul politique est faux. Au contraire, du point de vue politique, le choix de Clovis du catholicisme associé à l'Empire romain faible et lointain, plutôt que celui de l'arianisme (peuplades barbares voisines) n'était pas logique, le plus facile ni le plus sûr pour son royaume. A ce moment-là, à la fin du Ve s., l'Eglise et les fidèles sont opprimés de tous côtés par des princes hérétiques (Burgondie, Espagne, Allemagne, Italie). L'empereur Anastase, en Orient, est livré aux Eutychiens; Theodorick, roi d'Italie, Alarik, roi des Wisigoths en Espagne et en Aquitaine, Gondebald, roi des Burgondes, Trasamond, roi des Vandales en Afrique, professent les erreurs d'Arius. Il restait encore à Clovis à convertir ses 3000 guerriers, dont la majorité étaient païens ! Clovis devait s'assurer que son armée et les peuples barbares environnants ne bougeraient pas. Par son baptême, il se mettait tout ce monde à dos. Tous les peuples vaincus de l'Empire romain étaient catholiques, mais toutes les nations barbares et victorieuses étaient ariennes (Gaule, Espagne, Italie, Afrique.) Il lui fallait donc se séparer de tous ses peuples amis, issus de la même origine germanique, pour adopter la religion de peuples vaincus de race étrangère et ennemie ! L'argument du calclul politique ne tient pas.

 

"et de ce qui reste des élites gallo-romaines,"

 

 

En 496, les élites gallo-romaines étaient effectivement déjà chrétiennes depuis plus d'un siècle...

 

"Ajoutons que baptisé ou non, Clovis n’est pas de roi de France mais rex francorum, roi des Francs."

 

Si Clovis n'a pas le titre de "roi de France", la "France" (Francia) déjà connue sous ce nom dans les cartes romaines est une réalité géopolitique incontournable.

 

"843 : c’est l’année du traité de Verdun, qui résout le problème posé par la mort de Charlemagne – un empereur dont les Allemands revendiquent autant l’héritage que les Français."

 

Oui, quel est le rapport avec l'ancienneté de notre "France" ?

 

"La partie occidentale, qui couvre les deux-tiers environ de l’Hexagone actuel, désignée comme Francia occidentalis, est dirigée par Charles le Chauve."

 

Et alors ?

 

"987 : la dynastie capétienne s’installe sur le trône pour les 8 siècles qui suivent. Mais pendant belle lurette encore, les Capétiens successifs ne règnent en réalité que sur leurs propres terres."

 

Tout historien sait que l'autorité du roi ne s'étendait pas simplement à son domaine propre, tel un simple prince féodal, mais à l'ensemble du Regnum francorum, conquis depuis Clovis, dont les frontières étaient déjà grosso modo celles que l'on connaît aujourd'hui. De Clovis à Charlemagne, ces frontières ne cesseront pas de s'étendre. Les Capétiens recentreront leur royaume sur le pré-carré national. (Cf. Les fortifications de Vauban)

Francie et domaine royal sous Hugues Capet en 987

Francie et domaine royal sous Hugues Capet en 987

Si sous Hugues Capet, les domaines du roi (ensemble des terres et droits sur lesquels il exerce son pouvoir directement) se limitent à l'Île de France, son autorité s'étend sur le Regnum francorum. On n'a pas perdu la mémoire de l'unité franque mérovingienne et carolingienne.

 

Comme chef féodal et duc de France, Hugues Capet, par exemple, avait pour vassaux directs les comtes de Blois, Anjou, Maine, et les comtes bretons du Mans et de Rennes pour arrière-vassaux. Huit grands fiefs relevant nominalement de la Couronne, indépendants en fait se partageaient le reste du territoire : Flandre, Normandie, Bourgogne, Guyenne, Gascogne, Toulouse, Gothie (Narbonne et Nîmes) et Barcelone : la suzeraineté capétienne sur ces duchés et ces marches venait de l’héritage de Charlemagne.

 

On sait également  que c'est dès le dernier quart du IVe siècle que s'ébauche sans conteste de 350 à 450 la frontière linguisitique majeure de l'Europe entre les parlers germaniques et romans, sur des frontières voisines de celles que nous connaissons encore aujourd'hui..

 

"Certains de leurs vassaux sont plus puissants qu’eux, à commencer par les Plantagenêts."

 

Oui, et alors ? Quel rapport avec la suzeraineté du roi sur ses vassaux ? L'Angleterre des Plantagenêt est un territoire qui adoptera petit à petit les traditions gallo-romaines mâtinées de culture franque. "Aucune nation, aucune démocratie ne peut écrire sa propre histoire sans reconnaître à la France une dette ou une influence directe", explique Théodore Zeldin dans son Histoire des passions françaises, 1848-1945 (tome 5, Points Histoire, Paris-Mesnil 1981, p. 446.)

 

"1124 : Louis VI le Gros en appelle avec succès à ses vassaux contre les troupes de l’empereur germanique Henri V, qui entre en Champagne. C’est souvent à cette mobilisation qu’on associe la naissance d’un sentiment national commun chez les grands seigneurs féodaux, à nouveau sensible à Bouvines en 1214 quand Philippe Auguste colle une tatouille aux troupes d’Othon IV."

 

La résistance gauloise à l'envahisseur romain est aussi une preuve d'un premier sentiment national chez nous, bien avant 1124. Les Gaulois connaissaient eux-mêmes la monarchie depuis mille ans lorsque César est arrivé en Gaule. On pourrait aussi citer la bataille de Tolbiac contre les Alamans en 496 où Clovis s'est converti.

 

"1190 : le même Philippe Auguste est le premier à faire graver sur son sceau la mention Rex Franciae (roi de France) au lieu de Rex Francorum (roi des Francs). A partir de Louis IX (Saint Louis), l’expression est définitivement retenue."

 

Redisons ici que la "France" est une réalité géopolitique depuis le IIIe dans les cartes militaires romaines...

 

"La guerre de Cent Ans : la stratégie de pillage des armées anglaises fait beaucoup pour entretenir la haine des populations des campagnes, bien plus prononcée que dans les villes. c’est sans doute là, au cœur de ce conflit qui s’étend de 1337 à 1453, que se cristallise ce fameux sentiment national – entre le XIVe et le XVe siècle donc. Contre les Anglais qu’il s’agit de « bouter » donc mais aussi contre leurs alliés… Bourguignons."

 

L'auteur focalise sur la Guerre de Cent Ans et oublie les chansons de geste carolingiennes qui chantaient déjà la "dulce France" (Chanson de Roland).

 

"Alors, avant la guerre de Cent Ans, il y a bien une France, mais y a-t-il des Français ?"

 

S'il y avait une "Francia" au IIIe siècle pour les Romains c'est qu'il y avait des Français. S'il y avait une "dulce France" pour les Carolingiens, c'est qu'il y avait des Français !

 

"Les sujets du roi savent depuis longtemps qu’ils vivent dans le royaume de France mais il n’existe pas encore de conscience nationale, de patrie commune avant le début du conflit."

 

Non biensûr, il n'y avait pas de conscience nationale à Bouvines (1214), pas non plus en 1124 devant l'invasion de l'empereur germanique contenue par Louis VI le Gros. Encore moins sous Charles Martel contre les Musulmans à Poitiers ou lors des invasions vikings ! Tout le monde sait très bien qu'il n'y avait pas de français à cette époque-là et que les gens qui résistèrent n'existaient pas non plus !

 

Eudes, Comte de Paris, Fils de Robert le Fort, sauve Paris des Vikings en 885Pourtant, les Arabes furent bien repoussés par les Francs aux VIII et IXe siècles, les invasions vikings connurent la résistance de tout le pays, y compris Paris qui n'a pas été prise grâce à la résistance de l'ancêtre d'Hugues Capet, Eudes, Compte de Paris en 885.

 

Lorsque les Vikings arrivèrent sur nos côtes, ils s'enfoncènt dans les cours d'eau, les fleuves, les rivières, ils détruisirent les abbayes, ruinèrent le commerce, tuèrent, violèrent, et semèrent la panique. S'érigèrent alors des forteresses de bois et de terres un peu partout. Les responsables de ces initiatives locales prirent le nom de seigneur. Ce fut l'amorce de la mise en place du système féodal. Les hommes resserèrent les liens de proche en proche par des serments de fidélité. Aucune résistance n'eut été envisageable sans sentiment national, sans Français pour résister.

 

Si àl a fin du Xe siècle, la centralisation carolingienne a disparu, le Regnum francorum, éclaté en principautés ne sera jamais morcelé, il gardera toujours ses frontières et un unique souverain jusqu'en 1848... 

 

"Une chose est certaine : on peut bien tordre les mots dans tous les sens pour le plaisir d’un discours électoral de circonstance,"

 

Non, c'est sûr, par contre on peut nier et tordre l'histoire de France dans tous les sens pour la faire rentrer dans sa propre vision politique.

 

"la France n’a pas deux millénaires, député Grouard."

 

Non elle en a trois !

Repost 0
11 avril 2016 1 11 /04 /avril /2016 13:25
Le pari d'"Amoris Laetitia"

Le synode sur la famille débouche sur une exhortation apostolique "Amoris Laetitia" (La joie de l'amour) qui laisse une impression de flou et d'ambiguité concernant les personnes divorcées remariées, pouvant laisser entendre une reconnaissance de fait de situations irrégulières. De sorte que les premiers analystes évoquent un "risque", un "pari".

 

Ouverture charitable aux concubins et personnes divorcées remariées dans la voie de la "gradualité" (1), "l’accent n’est plus mis d’abord sur la conversion et l’arrachement au péché mais sur la croissance des semences présentes dans ces situations irrégulières." (Thibaud Collin).

 

Tout se passe comme si dans une pastorale antérieure (pastorale de l'objectivité), la miséricorde suivait la conversion. Dans la pastorale bergoglienne (pastorale de la subjectivité et de la conscience), le pari est que la miséricorde anticipe la conversion, l'inclut et l'accompagne.

 

Au paragraphe 305, le Pape écrit:

 

305. Par conséquent, un Pasteur ne peut se sentir satisfait en appliquant seulement les lois morales à ceux qui vivent des situations ‘‘irrégulières’’, comme si elles étaient des pierres qui sont lancées à la vie des personnes. C’est le cas des cœurs fermés, qui se cachent ordinairement derrière les enseignements de l’Église « pour s’asseoir sur la cathèdre de Moïse et juger, quelquefois avec supériorité et superficialité, les cas difficiles et les familles blessées ».[349] Dans cette même ligne, s’est exprimée la Commission Théologique Internationale : « La loi naturelle ne saurait donc être présentée comme un ensemble déjà constitué de règles qui s’imposent a priori au sujet moral, mais elle est une source d’inspiration objective pour sa démarche, éminemment personnelle, de prise de décision ».[350] À cause des conditionnements ou des facteurs atténuants, il est possible que, dans une situation objective de péché – qui n’est pas subjectivement imputable ou qui ne l’est pas pleinement – l’on puisse vivre dans la grâce de Dieu, qu’on puisse aimer, et qu’on puisse également grandir dans la vie de la grâce et dans la charité, en recevant à cet effet l’aide de l’Église.[351]

 

“A plusieurs reprises, le pape François s’est élevé, à partir de sa propre expérience de Pasteur, contre ceux qui faisaient passer le légalisme avant le pardon et la charité. Mais ses réactions ne permettent pas toujours de clarifier les enseignements de l’Eglise. Ainsi, si l’on lit attentivement la note 351, on voit que pour le Pape, la pastorale doit nécessairement induire des changements dans la pratique sacramentelle : “Dans certains cas, il peut s’agir aussi de l’aide des sacrements. Voilà pourquoi, (...) je souligne également que l’Eucharistie n’est pas un prix destiné aux parfaits, mais un généreux remède et un aliment pour les faibles.”

 

“Amoris laetitia” laisse entendre qu’un regret sincère est suffisant. Du reste, l’exhortation ne parle plus tant d’ “adultère”, mais simplement de situations “imparfaites” ou “irrégulières”. (2)

 

Pour justifier l'ouverture aux personnes divorcées remariées, le Pape François explique : « il n’est plus possible de dire que tous ceux qui se trouvent dans une certaine situation dite ‘‘irrégulière’’ vivent dans une situation de péché mortel » (n. 298).

 

Or on ne peut communier avec un péché grave sur la conscience (Catéchisme 1384, 1415). Donc si l’on n’a pas de péché grave en conscience, ne faut-il pas en conclure que l’on peut communier ? demande  le père Thomas Michelet, dominicain chargé de cours de sacramentaire à l’Angelicum, sur le site Famille Chrétienne :

 

"Que penser de la note 351, qui semble introduire une forme d’ambiguïté ?

 

C’est la suite de la distinction précédente entre les deux plans, dont on tire la conclusion. Dans une « situation objective de péché – qui n’est pas subjectivement imputable ou qui ne l’est pas pleinement » (n. 302), la note 351 évoque « l’aide des sacrements » ; alors que le point de vue objectif dans Familiaris consortio et le Canon 915 s’y oppose.

 

Les deux plans (objectif et subjectif) ne sont pas suffisamment intégrés. On risque alors d’aboutir à la « double morale » que dénonçait Veritatis Splendor (n. 56) et que veut éviter Amoris laetitia (n. 297) : d’un côté une morale de l’objectivité qui parle de péché grave et interdit l’accès au sacrement ; de l’autre une morale de la conscience qui le nie.

 

Si l’on veut que « Amour et Vérité se rencontrent » (Amoris laetitia et Veritatis Splendor), il faut articuler les deux plans en rappelant que le « discernement selon l’enseignement de l’Église » (AL 297) doit viser la réception de la norme au for interne, la prise de conscience de la contradiction objective, et ainsi la décision mûre de ne plus communier tant que cette contradiction ne sera pas pleinement résolue en vérité." (3)

 

Une des premières réactions critiques à l'exhortation papale est celle du théologien allemand de grande renommée, le cardinal Brandmüller, qui alerte :

 

"ce document peut conduire à une dilution de la doctrine de l’Eglise qui aurait de très graves conséquences pour l’unité de l’Eglise." (4)

 

Le philosophe Thibaud Collin dans le journal "Le Monde" évoque le "pari" de "Amoris laetitia" :

 

"C’est peu dire que la publication de l’exhortation apostolique Amoris laetitia (La joie de l’amour) était attendue. Avec ce texte prend fin un processus commencé en février 2014 par lequel le pape François voulait mettre fin à une crise ayant éclaté dans l’Eglise en juillet 1968, avec la publication de l’encyclique Humanae vitae sur la régulation des naissances. Depuis cette date, le débat pastorale et moral n’a pas cessé et l’hémorragie des fidèles non plus, au moins dans les pays de vieille chrétienté.

 « L’affrontement entre les plus hauts cardinaux de l’Eglise porte depuis deux ans sur la possibilité de donner la communion, voire la réconciliation, aux divorcés remariés civilement. Rappelons que Jean-Paul II avait déjà répondu à cette question ; mais c’était il y a 35 ans dans sa propre exhortation suite au synode de 1980 sur la famille. Il avait affirmé dans Familiaris consortio que ces fidèles vivant dans une contradiction objective avec ce que signifie la communion eucharistique ne pouvaient pas y accéder ; sauf à se séparer, ou à vivre dans la continence parfaite s’ils ne pouvaient pas se séparer pour de graves raisons (l’éducation de leurs enfants). Cette règle directement liée à la doctrine sur trois sacrements (mariage, eucharistie et réconciliation) est apparue à un nombre toujours plus important de fidèles et de pasteurs comme trop dure et comme un repoussoir, analogue à ce que l’interdit de la contraception avait produit en termes d’incompréhension et de défection. Chargé par le pape François lui-même d’étudier cette question, le dernier synode d’octobre 2015 n’a pas tranché et lui a adressé un texte final consultatif suffisamment indéterminé pour que chacune des positions puisse y lire ce qu’elle juge pertinent.

Le pape François publie aujourd’hui un long texte de plus de 200 pages dans lequel un chapitre entier (le 8e) est consacré à « Accompagner, discerner et intégrer la fragilité » les personnes en situation « irrégulières ». La lecture attentive de ce chapitre permet d’affirmer que le pape François ne tranche pas, lui non plus. Il reste dans l’indétermination, et il prend ainsi le grand risque d’une polémique interprétative, mais décuplée cette fois-ci en raison de l’autorité de ce document.

 

A aucun moment il n’écrit qu’il est licite qu’un fidèle divorcé vivant maritalement puisse communier. Il rappelle même à plusieurs reprises la doctrine sur l’indissolubilité du mariage en exhortant les conjoints à la fidélité. Mais il faut aussi noter que l’ensemble de ce chapitre est écrit selon une méthode et un ton radicalement nouveaux. « Il s’agit d’intégrer tout le monde » (§297), et de « valoriser les éléments constructifs dans des situations qui ne correspondent pas encore ou qui ne correspondent plus à son enseignement sur le mariage » (§292). Le pape François valide une pastorale où le pasteur doit accompagner son fidèle en soulignant la continuité de ce qu’ils vivent aujourd’hui avec ce qu’il est appelé à vivre, à savoir « l’idéal » du mariage chrétien (le mot est omniprésent). L’idée est bien sûr que par la valorisation de ce qui est vécu de positif le fidèle soit amené à découvrir la profondeur et la vérité de ce que l’Eglise lui « propose » de vivre. L’accent n’est plus mis d’abord sur la conversion et l’arrachement au péché mais sur la croissance des semences présentes dans ces situations irrégulières. 

 

Bref, le pape François fait un pari osé. En effet, il espère que par un tel changement de perspective pastorale, il va remettre en chemin vers « l’idéal » de la vie chrétienne les fidèles jusqu’alors en souffrance en raison de leur « situation irrégulière ». On peut aussi faire l’hypothèse que ce texte sera reçu par nombre de fidèles et de pasteurs comme la reconnaissance « mezza voce » de leur situation. Auquel cas, le pape François loin de les mettre en route les aura confortés dans leur statu quo et aura reconnu face à tous que la doctrine catholique du mariage est décidément un idéal peu accessible pour les hommes et les femmes d’aujourd’hui. Les mois et les années qui viennent permettront de constater l’échec ou la réussite de ce pari." (5)

 

Add. 12 avril 2016. Après le père Thomas Michelet le 9 avril sur Famille Chrétienne, le philosophe Thibaud Collin évoque lui aussi le risque d'une "double morale" dans un entretien à Radio Notre-Dame publié dimanche 10 avril. "Amoris laetitia est plein d'ambivalence". "Il y a, dans ce texte, tous les arguments pour interpréter de deux façons". "On est dans une situation de blocage qui va perturber la conscience des fidèles." Extrait :

 

Il va donc y avoir deux lectures possibles. D'un côté, il y a ceux qui vont faire une interprétation dans la continuité, en lisant ce texte à partir des écrits de Jean-Paul II et Benoît XVI. Ceux là concluront que la doctrine n'a pas changé. De l'autre côté, il y a ceux qui auront une interprétation de la rupture. Pour eux ce sera une nouveauté, car ils y verront la ligne défendue par le cardinal Walter Kasper finalement adoptée, alors qu'elle avait été refusée par le cardinal Ratzinger sous le pontificat de Jean-Paul II.

 

Il y a quelque chose d'assez décourageant de revenir à la ligne qui existait avant le Synode, il y a deux ans. Le fait que le pape ne tranche pas, laisse les interprétations ouvertes pose la question d'une double morale. Le pape s'oppose dans l'exhortation apostolique à cette double morale, mais c'est en quelque sorte ce qu'il est entrain de créer avec ce texte. Le texte prépare à ce qu'il y est, d'une part, une morale doctrinale, c'est-à-dire un idéal à atteindre, et d'autre part, une pastorale où ce qui est interdit idéalement devient possible. Alors, on peut se dire que ce n'est pas nouveau car c'est déjà ce qui se passe avec la contraception. En novembre 1968, la lettre encyclique Humanae vitae de Paul VI (dans laquelle il disqualifie définitivement toute méthode de contraception artificielle, les estimant intrinsèquement "dishonnêtes") a été reçue de manière très différente au sein de l'épiscopat français. La contraception est dès lors devenue un non-sujet, quelque chose de totalement optionnelle. Le danger est que la question des divorcés-remariés deviennent aussi une sorte de sujet tabou, dont plus personne ne parle. Et ça, ce serait dramatique car ce serait tout à fait contraire à la vérité sur le mariage et la sexualité telle que Saint Jean-Paul II l'a développé dans ses encycliques et dans sa théologie du corps.

 

Finalement, ces deux ans de débats n'auront pas servi à grand chose. Les fidèles qui souhaitaient une ligne claire à suivre, ont attendu pour rien ?

 

On a attendu pour en rester exactement à la même situation. Sauf que désormais, les gens vont polémiquer sur un texte qui a une autorité plus importante que la Relatio Synodi. Il y a, dans ce texte, tous les arguments pour interpréter de deux façons. C'est évident que le pape veut aller dans le sens de la libéralisation, mais qu'en même temps il ne peut pas aller jusqu'au bout. Ce serait une vraie rupture doctrinale, s'il le faisait, mais il ne veut pas l'assumer, et c'est tout à son honneur. On est dans une situation de blocage qui va perturber la conscience des fidèles.

Le Pape François aborde d'une manière plus précise la question des "unions homosexuelles" au chapitre 6 esquissant "Quelques perspectives pastorales", sous le titre "Certaines situations complexes" (n°248 et suivants).

 

Le site Aleteia propose la lecture de l'exhortation apostolique post-synodale Amoris Laetitia du Pape François en intégralité. (6) Il publie également un article intitulé Que dit Amoris Laetitia au sujet de l’homosexualité ? (7)

 

251. Au cours des débats sur la dignité et la mission de la famille, les Pères synodaux ont fait remarquer qu’en ce qui concerne le « projet d’assimiler au mariage les unions entre personnes homosexuelles, il n’y a aucun fondement pour assimiler ou établir des analogies, même lointaines, entre les unions homosexuelles et le dessein de Dieu sur le mariage et la famille ». Il est inacceptable que « les Églises locales subissent des pressions en ce domaine et que les organismes internationaux conditionnent les aides financières aux pays pauvres à l’introduction de lois qui instituent le “mariage” entre des personnes de même sexe ».

Ici, l’exhortation s’appuie une fois de plus sur le n. 76 de la Relatio finalis, à l’appui des Considérations à propos des projets de reconnaissance légale des unions entre personnes homosexuelles de la Congrégation pour la Doctrine de la Foi, datées du 3 juin 2003 (n. 4) :

 

« Il n’y a aucun fondement pour assimiler ou établir des analogies, même lointaines, entre les unions homosexuelles et le dessein de Dieu sur le mariage et la famille. Le mariage est saint, alors que les relations homosexuelles contrastent avec la loi morale naturelle. Les actes homosexuels, en effet, « ferment l’acte sexuel au don de la vie. Ils ne procèdent pas d’une complémentarité affective et sexuelle véritable. Ils ne sauraient recevoir d’approbation en aucun cas ».

 

Dans l’Écriture Sainte, les relations homosexuelles «sont condamnées comme des dépravations graves… (cf. Rm 1, 24-27; 1 Cor 6, 10; 1 Tm 1, 10). Ce jugement de l’Écriture ne permet pas de conclure que tous ceux qui souffrent de cette anomalie en sont personnellement responsables, mais il confirme que les actes d’homosexualité sont intrinsèquement désordonnés». Le même jugement moral se retrouve chez beaucoup d’écrivains ecclésiastiques des premiers siècles (par exemple S. Polycarpe, Epître aux Philippiens, V, 3; S. Justin, Première Apologie, 27, 1-4 ; Athénagoras, Supplique pour les chrétiens, 34) et a unanimement été accepté par la Tradition catholique (voir point du Catéchisme de l’Église catholique, cité plus haut et suivants).

 

Néanmoins, selon l’enseignement de l’Église, les hommes et les femmes ayant des tendances homosexuelles « doivent être accueillis avec respect, compassion, délicatesse. À leur égard, on évitera toute marque de discrimination injuste ». Ces personnes sont en outre appelées comme les autres chrétiens à vivre la chasteté. Mais l’inclination homosexuelle est «objectivement désordonnée» et les pratiques homosexuelles sont des «péchés gravement contraires à la chasteté».

Notes

 

(1) Cette loi de gradualité a été explicitement développée par Jean Paul II dans l’exhortation apostolique Familiaris consortio (1981), après le synode sur la famille de 1980 : « Il faut une conversion continuelle, permanente, qui tout en exigeant de se détacher intérieurement de tout mal et d’adhérer au bien dans sa plénitude, se traduit concrètement en une démarche conduisant toujours plus loin. Ainsi se développe un processus dynamique qui va peu à peu de l’avant grâce à l’intégration progressive des dons de Dieu et des exigences de son amour définitif et absolu dans toute la vie personnelle et sociale de l’homme. C’est pourquoi un cheminement pédagogique de croissance est nécessaire » (n°9) ; « Jour après jour, [l’homme] se construit par ses choix nombreux et libres. Ainsi, il connaît, aime et accomplit le bien moral en suivant les étapes d’une croissance. […] ce qu’on appelle la ‘loi de gradualité’ ou voie graduelle ne peut s’identifier à la ‘gradualité de la loi’, comme s’il y avait dans la loi divine des degrés et des formes de préceptes différents selon les personnes et les situations diverses. » (n°34). Source

(2) Pro liturgia, Actualité du samedi 9 avril 2016

(3) Amoris laetitia ouvre-t-elle la porte de l’eucharistie aux divorcés-remariés ?, Famille Chrétienne, ARTICLE | 09/04/2016 | Par Jean-Marie Dumont

(4) Pro liturgia, Actualité du samedi 9 avril 2016

(5) Couples non mariés, divorcés remariés : le pari osé du pape François, LE MONDE | 08.04.2016 à 17h34 • Mis à jour le 11.04.2016 à 09h59 | Par Thibaud Collin (Professeur de philosophie en classes préparatoires au collège Stanislas, Paris) via Belgicatho

(6) Lisez l’exhortation apostolique « Amoris Laetitia » en intégralité. Aleteia vous offre ce texte magnifique du Saint-Père. 8 avril 2016

(7) Que dit Amoris Laetitia au sujet de l’homosexualité ?, Aleteia, 8 avril 2016

Repost 0
Publié par Ingomer - dans Religion
commenter cet article
9 avril 2016 6 09 /04 /avril /2016 12:03

Note de la rédaction de "La Porte Latine" qui rapporte l'information :

 

il est bien entendu que les commentaires repris dans la presse extérieure à la FSSPX

ne sont en aucun cas une quelconque adhésion à ce qui y est écrit par ailleurs.

 

 

Quelques jours après la rencontre entre le pape François et Mgr Fellay, le supérieur de la Fraternité sacerdotale Saint-Pie X (FSSPX), Mgr Guido Pozzo secrétaire de la commission Ecclesia Dei, a indiqué qur les « documents du Concile Vatican II (devaient) être accueillis selon le degré d'adhésion requis ».L'acceptation des textes sur les relations avec les autres religions ne constitue pas un pré-requis pour la reconnaissance juridique de la société lefebvriste et certaines questions pourront demeurer « objets de discussion et de clarification », a-t-il précisé à La Croix.

 

La rencontre, le 1er avril, entre le pape François et Mgr Bernard Fellay, chef de file des lefebvristes, s'inscrit « dans le contexte du cheminement de la FSSPX vers la pleine réconciliation, qui adviendra avec la reconnaissance canonique de l'Institut », a indiqué à La Croix Mgr Guido Pozzo, secrétaire de la commission Ecclesia Dei, qui s'occupe des relations avec la Tradition au sein de la Congrégation pour la doctrine de la foi.

 

« En ce moment, il est surtout important de contribuer à créer un climat de confiance (…) pour dépasser les raidissements et la méfiance, qui peuvent être compréhensibles après tant d'années de distance et de fracture », poursuit Mgr Pozzo, assurant vouloir les « dissiper » pour retrouver « les raisons de l'unité et de la promotion de l'intégrité de la foi catholique et de la Tradition de l'Église ».

 

 

 

Différents degrés d'adhésion requis

 

Pour le responsable des discussions avec la FSSPX, il convient de rappeler les trois points essentiels qui font d'une personne un catholique?: « l'adhésion à la profession de foi, le lien des sacrements et la communion hiérarchique avec le pape ». C'est ce que contiendra la Déclaration doctrinale « qui sera soumise à l'adhésion de la FSSPX au moment opportun ».

 

« En ce qui concerne le Concile Vatican II, le parcours mené dans les entretiens des dernières années a conduit à une clarification importante?: le Concile Vatican II ne peut être compris de façon adéquate que dans le contexte de la Tradition entière de l'Église et de son magistère constant », précise Mgr Pozzo.

 

« Les affirmations des vérités de foi et de doctrine catholique sûre contenues dans les documents du Concile Vatican II doivent être accueillies selon le degré d'adhésion requis », poursuit l'évêque italien, qui redit la distinction entre le dogme et certains décrets ou déclarations contenant des « directives pour l'action pastorale, des orientations et suggestions ou des exhortations de caractère pratico-pastoral », comme c'est le cas notamment de Nostra Aetate, ouvrant au dialogue avec les religions non chrétiennes.

 

 

 

Pas un obstacle pour la reconnaissance canonique

 

Celles-ci « constitueront, y compris après la reconnaissance canonique, un sujet de discussion et d'approfondissement en vue d'une plus grande précision, afin d'éviter les malentendus ou équivoques qui, nous le savons, sont répandus dans le monde ecclésial actuel ».

 

« Les difficultés soulevées par la FSSPX au sujet des questions de la relation Église-État et de la liberté religieuse, de la pratique de l'œcuménisme et du dialogue avec les religions non chrétiennes, de certains aspects de la réforme liturgique et de son application concrète, demeurent objet de discussion et de clarification, a ajouté Mgr Pozzo, mais ne constituent a pas un obstacle pour la reconnaissance canonique et juridique de la FSSPX ».

 

Il est demandé à la FSSPX « d'accepter que le magistère de l'Église soit le seul à qui est confié le dépôt de la foi pour être gardé, défendu et interprété ». « Je crois que cette clarification peut constituer un point fixe pour la FSSPX ».

 

Propos recueillis par Marie Malzac pour La Croix

 

Sources : La Croix/La Porte Latine du 8 avril 2016

 

 

L'article de La Croix :

Certains textes conciliaires peuvent être objet de "discussion" avec la FSSPX - La Croix - 7 avril 2016
Repost 0
Publié par Ingomer - dans Vatican II
commenter cet article
8 avril 2016 5 08 /04 /avril /2016 22:56
Le roi Arthur, star du futur plus grand parc d’attractions de Bretagne

La petite commune de Guipry-Messac pourrait accueillir, d’ici quelques années, un mix entre parc Astérix, Futuroscope et Puy du Fou, dédié aux légendes du roi Arthur.

 

Les légendes bretonnes racontent que le roi Arthur dormirait dans son château d’Avalon depuis l’an 535, attendant que sa terre natale ait besoin de lui pour sortir de son profond sommeil et dégainer Excalibur. Ce que ces légendes ne disent pas c’est qu’il pourrait ne rester que quelques années avant le réveil d’Arthur. Et que, loin d’Avalon, c’est à Guipry-Messac, petite commune entre Rennes et Redon, que le mythique roi de Bretagne pourrait faire son grand retour

 

Source et suite

Repost 0
Publié par Ingomer - dans Histoire
commenter cet article
8 avril 2016 5 08 /04 /avril /2016 20:44

L'Angleterre réclame à Philippe de Villiers l'anneau de Jeanne d'Arc.

Anneau de Jeanne d'Arc, l'Angleterre déclare la guerre à Philippe de Villiers

Anneau de Jeanne d'Arc, l'Angleterre déclare la guerre à Philippe de Villiers

 

Selon RTL, le fondateur du Puy du Fou aurait été sommé de rendre la précieuse relique de la Pucelle d'Orléans à nos meilleurs ennemis. S'il n'obtempère pas d'ici quinze jours, il pourrait être inculpé de détournement de bien national.

 

«L'anneau est en France, et il y restera!», lançait comme une provocation aux Anglais, Philippe de Villiers le 21 mars dernier. Deux semaines après le retour de la relique de Jeanne d'Arc en terres françaises, les Britanniques reviennent à la charge. Selon les informations de RTL, des démarches judiciaires auraient été lancées par le National Council of Arts (Conseil des Arts britanniques) afin de récupérer cette «pièce majeure de l'histoire de l'Angleterre».

 

Achetée à Londres en février dernier lors d'une vente aux enchères par le Puy du Fou, la relique avait été aussitôt réclamée par l'Angleterre. Deux jours avant son arrivée triomphale en Vendée, les Britanniques avaient adressé une mise en demeure au fondateur du parc vendéen, Philippe de Villiers. Aujourd'hui, deux musées anglais sont sur le point d'exiger la saisie conservatoire de l'anneau par les douanes françaises et sa mise sous séquestre avant que l'affaire ne soit réglée devant un tribunal.

 

Six ans de prison

 

Les deux institutions britanniques réclament instamment son retour Outre-Manche s'appuyant sur l'absence de licence d'exportation qui aurait dû être assujeti à l'anneau . «Ce bijou fait partie intégrante du patrimoine anglais (...). C'est un objet à haute valeur symbolique», plaident les représentants du National Council of Arts, dans une lettre adressée à l'avocat londonien du Puy du Fou, Me Alexandre Terrasse.

 

Une requête à laquelle les Vendéens n'ont aucune intention de se soumettre. Ils ont déjà lancé les démarches pour obtenir une licence d'exportation afin de conserver «ce petit bout de France revenu en France», comme l'a expliqué Philippe de Villiers au micro de RTL. Qu'importe le prix, l'ancien député européen est prêt à aller jusqu'au bout plutôt que de «livrer Jeanne d'Arc une deuxième fois».

 

Selon son avocat, Philippe de Villiers encourt jusqu'à six ans de prison et une amende d'un million d'euros pour détournement de bien national.

Source: Anneau de Jeanne d'Arc, l'Angleterre déclare la guerre à Philippe de Villiers, Le Figaro, Par Alice Develey , Marie-Amélie Blin Publié le 08/04/2016 à 19:12

 

Sélection de quelques commentaires bien sentis publiés sous l'article du Figaro qui valent mieux qu'un long discours :

 

Description de cette image, également commentée ci-aprèsAnneau volé à Jeanne d'Arc lors de son procès par l'évêque Cauchon et récupéré par les Anglais. Cet anneau que Jeanne embrassait avant chaque combat revient de droit à la France. Les Anglais devraient être accusés de recel s'Ils décident d'aller en justice même si le délit date du 15 ème siècle. Courage Monsieur de Villiers !

 

La fortune des Anglais vient essentiellement du pillage de la planète. Ils ne sont donc pas prêts de renoncer au butin acquis si difficilement en massacrant les indigènes...

 

Ils n'ont honte de rien. Faudrait juste aussi leur rappeler que la Jeanne ils l'ont brûlée vive, alors s'ils pouvaient se faire oublier.

 

Buvons un coup, buvons en deux, à la santé des amoureux, à la santé du Roi de France, et zut pour le roi d'Angleterre qui nous a déclaré la guerre !

 

Repost 0
8 avril 2016 5 08 /04 /avril /2016 00:00

http://nominis.cef.fr/images/gallerie/juliadenonza_copy1.jpg

Sainte Julie (santa Ghjulia en corse), Patronne de la Corse, vécut au début de l'ère chrétienne. Sa fête est célébrée le 8 avril.


A Nonza, on note qu'elle a été martyrisée en 303.
Patronne de la Corse avec Ste Dévote, elle est l'une de ces jeunes carthaginoises qu'un marchand d'esclaves allait vendre en Gaule. Elle fut volée dans un port de Corse, comme une vulgaire marchandise, où le bateau relâchait. Elle demeura dans l'île, mais fidèle à sa foi, elle refusa de sacrifier aux divinités païennes. Pour cela, elle fut crucifiée. D'autres récits l'accompagnent de belles légendes.
 

Vierge et martyre: un document remontant au Ve siècle évoque sa passion et le Martyrologe romain ajoute: "... en Corse, Sainte Julie, Vierge, qui, par le supplice de la Croix, obtint la couronne de la Gloire". Chrétienne d’origine carthaginoise, vendue comme esclave, le navire qui la transportait aurait échoué à Nonza, dans le Cap Corse. C’est là qu’en haine de la foi, elle aurait été torturée et crucifiée. C’est là qu’elle fut toujours vénérée avec ferveur.
 

En Corse, commémoraison de sainte Julie, vierge et martyre.

Martyrologe romain

 

Sources : 1; 2

Repost 0
Publié par Ingomer - dans Saints du jour
commenter cet article
7 avril 2016 4 07 /04 /avril /2016 19:53

La sortie des "Visiteurs 3 : La Révolution" dément la campagne de presse hystérique de la semaine passée qui annonçait un bide.

 

"Les Visiteurs 3 La Révolution" : 2e démarrage de l'année pour un film français

Box-office : "Les Visiteurs 3" réalise le 2e démarrage de l'année pour un film français
 

COME-BACK - Avec 190 271 spectateurs mercredi dans toute la France, "Les Visiteurs : La Révolution" réalise le 2e meilleur démarrage de l’année pour un film français, derrière "Les Tuche 2". La comédie de Jean-Marie Poiré, qui a séduit davantage en province qu’à Paris, atteindra-t-elle les sommets des deux premiers volets ?

 

Ce n’est pas un triomphe, mais ce n’est pas un échec non plus. Sorti mercredi dans toute la France, Les Visiteurs : La Révolution a attiré 190 271 spectateurs dans les salles où il était projeté. C’est le 6e meilleur démarrage de l’année, et le deuxième pour un film français.

 

Le retour de Jacquouille et Godefroy a visiblement davantage séduit en province qu’à Paris où il n’a attiré que 2 189 entrées aux séances de 14h. C’est mieux que le premier volet, qui avait attiré 1 920 spectateurs à la première séance en janvier 1993, avant d’atteindre le score vertigineux de 13,7 millions d’entrées. Mais c’est moins bien que le deuxième volet, en 1998, qui avait attiré 6 164 à la première semaine, avant toutefois de plafonner à 8 millions de spectateurs dans toute la France.

 

Ce troisième volet, qui voit Christian Clavier et Jean Reno être rejoints dans leurs aventures par une troupe de nouveaux comédiens – Ary Arbitan, Alex Lutz, Karin Viard – parviendra-t-il à atteindre les mêmes sommets ? Tout dépendra, sans doute, du bouche-à-oreille, et de la concurrence, des blockbusters américains notamment. Le Chasseur et la Reine des glaces, avec Charlize Theron, ne sort que le 20 avril, une semaine avant Captain America : Civil War.

 

Source: Box-office : "Les Visiteurs 3" réalise le 2e démarrage de l'année pour un film français, MetroNews, Mis à jour : 07-04-2016 19:44 - Créé : 07-04-2016 19:33

Repost 0
Publié par Ingomer - dans Films
commenter cet article
7 avril 2016 4 07 /04 /avril /2016 19:25
Description de cette image, également commentée ci-après"Triste Amérique", un pays qui s’est bâti sur le génocide des Indiens après le Grand dérangement ou déportation des Acadiens, la traite des noirs et le saccage environnemental.

 

Michel Floquet, directeur adjoint de l'information de TF1-Lci vient d'écrire un livre "Triste Amérique" qui aborde quelques-unes des origines criminelles des Etats-Unis d'Amérique.

Michel Floquet, "Triste Amérique"

Il y a deux Amérique.

 

Celle du mythe, de la liberté, de la musique, de la chance offerte à chacun. De la Silicon Valley, de Manhattan, de Google, de Facebook, de Wall Street et d’Hollywood.

 

Et l’autre Amérique…

 

Un pays qui consacre la moitié de son budget à l’armée, en perdant toutes ses guerres.

Où un enfant sur quatre mange à la soupe populaire.

Où l’on compte, proportionnellement, plus de prisonniers qu’en Chine ou en Corée du Nord.

Où des vieillards paralytiques purgent des peines de 150 ans.

Où, chaque jour, plus de 30 personnes sont abattues par arme à feu.

Où les études coûtent 40 000 dollars par an, induisant une reproduction sociale sans égale.

Où l’impôt taxe les plus riches de 15 % et les plus modestes de 25 ou 30 %.

 

Une démocratie dominée par deux partis qui dépenseront 7 milliards de dollars lors de l’élection de 2016 pour continuer à se partager le pouvoir.

 

C’est cette triste Amérique que dépeint Michel Floquet. Un pays qu’il a parcouru pendant cinq ans, saisi par son éloignement de l’Europe, son continent d’origine. Et l’on réalise qu’au xxie siècle, les États-Unis ont dévoré l’Amérique tant admirée.

 

Source

 

Repost 0
Publié par Ingomer - dans Livres
commenter cet article
7 avril 2016 4 07 /04 /avril /2016 12:27
45 % des jeunes "choisissent" Marine Le Pen : l'enquête critiquée par "Le Monde"

"45 % des jeunes « choisissent » Marine Le Pen : une étude téléphonée", titre Le Monde.

 

Sur la question des personnalités préférées des jeunes pour « relancer le pays en 2017 », une enquête publiée dans Le Figaro mercredi 6 avril place la présidente du FN Marine Le Pen (45%) loin devant Alain Juppé (21 %), Emmanuel Macron (13 %), Jean-Luc Mélenchon (10 %). Nicolas Dupont-Aignan (6 %), Martine Aubry (5 %), François Bayrou (5 %), Manuel Valls (4 %), Bruno Le Maire (3 %), Nathalie Kosciusko-Morizet (2 %) et Nicolas Hulot (2 %) complètent la liste.

 

45 % des 18-35 ans interrogés dont le revenu mensuel est compris entre 1 800 et 3 000 euros pour une personne seule et 2 400 et 5 000 euros pour un couple) la citent, loin devant le reste de la classe politique.

 

Le Monde précise qu'un sondage Ipsos/Sopra Steria réalisé avant les régionales de 2015 plaçait déjà le FN en tête des intentions de vote jeunes (35 % chez les 18-24 ans et 28 % chez les 25-34 ans).

 

Une enquête critiquée par Le Monde

 

Difficile de donner du sens à ce nouveau chiffre de 45 %". Cette étude, menée par l’entreprise Free Thinking, ne serait "pas construite comme une enquête d’opinion traditionnelle."

 

La question, d’abord, n’est pas celle de l’intention de vote (« pour qui voteriez-vous si l’élection avait lieu aujourd’hui ? ») mais de savoir quelle personnalité serait appropriée pour « relancer le pays en 2017 ». Et aucune liste de candidats n’a été proposée. C’est pour cela qu’Emmanuel Macron, Martine Aubry et Manuel Valls se côtoient dans les réponses, là où un sondage traditionnel aurait testé différents cas de figure.

 

Ensuite, la manière dont l’enquête a été faite est inhabituelle : les répondants ont été interrogés dans une plateforme fermée pendant douze jours, où ils ont partagé leur avis sur différents sujets. Et sur la question qui nous intéresse, il était possible de donner plusieurs noms. Résultat : le total des réponses atteint 116 %.

 

Enfin, l’échantillon des sondés n’est pas celui d’un sondage habituel : Il n’est pas « représentatif » de la population, puisqu’il n’a pas été construit avec la méthode des quotas.

 

Autant de biais qui, cumulés, font que les résultats chiffrés d’une telle étude ont peu de valeur, conclut Le Monde.

Repost 0
Publié par Ingomer - dans Politique
commenter cet article
7 avril 2016 4 07 /04 /avril /2016 11:46

Panama Papers : l'hypothèse de la manipulation se renforce. Un article publié hier sur le site "Boulevard Voltaire" désigne George Soros "un des commanditaires du coup d’État contre le président ukrainien Ianoukovytch en février 2014", comme l'instigateur du dit scandale des "Panama Papers" :

Panama Papers : Derrière Le Pen et Poutine, la cible de Soros est le pouvoir mondial

"En bref, cette affaire des « Panama Papers » a été initiée par des pirates informatiques dotés de moyens très puissants... La diffusion des informations contenues dans ces documents a été confiée à une organisation basée à Washington et financée, entre autres, par le milliardaire George Soros, qui fut aussi un des commanditaires du coup d’État contre le président ukrainien Ianoukovytch en février 2014. De ces documents, le public n’aura connaissance que des informations relatives à un nombre relativement réduit de décideurs politiques et de personnalités médiatiques de premier plan, au nombre desquels figurent bon nombre d’adversaires de ce qu’il est convenu d’appeler le Nouvel ordre mondial." (1)

 

Un autre article publié hier 6 avril sur l'excellent site Reinformation.tv sur ce sujet apporte des informations plus détaillées :

Panama Papers : Derrière Le Pen et Poutine, la cible de Soros est le pouvoir mondial

"George Soros finance le consortium international des journalistes d’investigation (ICIJ) qui a lancé l’affaire.

 

... [F]ait extraordinaire et peut-être significatif, le lanceur d’alerte des Panama Papers, après avoir volé les fichiers du scandale, les a donnés gracieusement à la Süddeutsche Zeitung, membre de l’ICIJ, et a tenu à rester anonyme. C’est un héros au cube. Pour les mauvais esprits que tant de beautés morales laissent dubitatifs, on notera que l’un des financiers de l’ICIJ, à côté de l’OCCRP, est l’Open Society Foundation, dont le propriétaire est le spéculateur mondial sur les monnaies George Soros.

 

... L’implacable loi du spectacle s’applique : après Poutine, méchant mondial, les médias français sont occupés par la chasse aux Le Pen père et fille, dont les Panama Papers sembleraient établir selon notre confrère le Monde qu’ils ont fraudé le fisc par l’intermédiaire de sociétés off shore. Il faut des people bien saignants pour faire saliver le populo et l’intéresser au feuilleton qu’on lui vend. Cela amuse tout le monde : imaginer Le Pen coincé dans un scandale de Panama, ça vaut un plafond peint par Michel Ange ou Boucher !

 

... Est-il donc étonnant que parmi les cibles des Panama Papers on relève le premier ministre d’un pays, l’Islande, qui s’était opposé frontalement au nouvel ordre mondial après la crise financière de 2008, un chef d’Etat qui passe à raison et à tort pour un adversaire du mondialisme américain, Poutine, et deux chefs populistes français, Marine et Jean-Marie Le Pen ?

 

... Il n’échappe à personne que Soros, qui a fait sa fortune sur la spéculation des monnaies, est un pion sur l’échiquier du nouvel ordre mondial, et qu’en particulier il dépend des Rothschild. Il ne saurait dont s’opposer à leurs intérêts fondamentaux sans disparaître. Pourquoi arrose-t-il une opération qui s’en prend à la haute finance ?

 

... [S]i l’ICIJ mène une opération qui paraît léser les Rothschild, ou même qui les lèse de façon mineure, c’est de bonne guerre. Deuxièmement, la puissance des Rothschild (combien possèdent-ils ? Cela se chiffre en tout cas en milliers de milliards de dollars), les met à l’abri de la chasse menée aujourd’hui par la maçonnerie internationale contre la hausse finance. On se souvient qu’au dix-neuvième siècle on disait qu’ils étaient les véritables rois de France et que leur pouvoir excédait celui de n’importe quel gouvernement, excepté celui de Sa Majesté Britannique, lequel avait alors l’empire du monde. Aujourd’hui, ils ont la main sur la FED après l’avoir eue sur la banque d’Angleterre. Ils maîtrisent donc l’émission de la monnaie de réserve : ils se trouvent en quelque sorte au-dessus de la haute finance. Et même s’ils doivent perdre de l’argent par l’impôt qui suivra un jour la chasse à l’évasion fiscale dont les Panama Papers ne sont pas encore l’hallali, ils garderont l’essentiel. Peut-être même y gagneront-ils, puisque leurs concurrents seront touchés, et que leur avantage concurrenciel croîtra.

 

Il faut se rappeler aussi qu’à leur niveau, comme à celui de la maçonnerie internationale, ce n’est pas l’argent qui compte, mais le pouvoir. Ou plus exactement le fait que l’argent est le moyen déterminant du pouvoir, puisque le sabre ne sert plus beaucoup et que le sacré a été détrôné. C’est la caractéristique principale de notre système politique actuel.

 

Il est significatif que l’une des victimes en soit Jean Marie Le Pen. Celui-ci a toujours été en effet lucide et courageux dans son combat contre le fiscalisme, qui est une plaie multiple, instrument de flicage et de ruine, instrument aussi de progrès du socialisme. Aujourd’hui, sous couleur de combattre les paradis fiscaux, la maçonnerie internationale vise à construire un enfer fiscal mondial, d’où aucune fuite ne sera plus possible, avec une augmentation de la fiscalité globale afin d’assurer une redistribution socialiste des revenus. En présentant Le Pen comme un délinquant (ce qu’il est peut-être, la loi étant ce qu’elle est, la justice le dira), les Panama Papers et ceux qui les exploitent discréditent en même temps toute révolte contre l’inquisition fiscale et le socialisme mondial qui lui est lié. (2)

 

Un petit traitement de ce sujet sur "BFM-TV" est attendu !

Notes

 

(1) « Panama Papers » : l’hypothèse d’une manipulation prend de l’ampleur, Christophe Servan, Boulevard Voltaire, 6 avril 2016

(2) Panama Papers : derrière Le Pen et Poutine, la cible de Soros est le pouvoir mondial, Reinformation.Tv, 6 avril 2016 18 h 05 min·

Repost 0
7 avril 2016 4 07 /04 /avril /2016 09:50

L’euroscepticisme néerlandais se confirme. Le 1er juin 2005, les Néerlandais avaient déjà rejeté le projet de constitution européenne quatre jours après le "non" français, par 61,5 %. Ce sentiment s’est maintenu. Les Néerlandais ont dit "non" hier à une association UE-Ukraine.

 

Le référendum était organisé pour ratifier le projet d'accord entre l'Union européenne et le pays de l'Est. Le "non" l'aurait emporté à 61 %. 

 

"[L]es Néerlandais ont dit non à l'élite européenne et non au traité avec l'Ukraine, le début de la fin de l'UE", a réagi le député nationaliste Geert Wilders, qui avait activement mené campagne pour le camp du non. (1)

 

Marine Le Pen a félicité son allié au Parlement européen et salué "un pas de plus vers l’Europe des Nations". (2)

 

Un tel signal est d’autant plus significatif pour l’UE qu’il vient d’un des six pays fondateurs de l’Union, connu pour ses valeurs "libérales", résolument tourné vers l’Ouest et le monde anglo-saxon.

 

"Ce nouveau vote prouve à quel point le malaise est grand, à quel point l’Union n’inspire plus confiance", déplore un diplomate européen.

 

L'article de Le Monde qui rapporte l'information, reconnaît :

 

"[L]a crise migratoire qui a mis à jour ses profondes divisions, l’Union donne l’image d’une construction politique en panne, incapable d’assurer la sécurité et la prospérité économique à ses citoyens. Et beaucoup, à Bruxelles, craignent que, dans l’état de faiblesse dans laquelle elle se trouve, elle ne résiste pas à la déflagration d’un « Brexit »."

 

Le taux de participation s'élève finalement à 32,2 %.

 

Dans une projection basée sur près de 40% des votes hier soir, l'agence de presse néerlandaise ANP a annoncé que le référendum était valide. Se fondant sur les résultats de 191 municipalités, l'agence prévoyant une victoire du non avec 61% des voix, contre presque 38% pour les partisans de cet accord, annonçait une participation dépassant le minimum de 30% nécessaire pour la validation du scrutin. (3)

 

L'accord d’association UE-Ukraine, rappelons-le, a été l’élément déclencheur de la révolution ukrainienne en novembre 2013. L’annonce de l’abandon des négociations par le président ukrainien d’alors, Viktor Ianoukovitch, le 21 novembre, une semaine avant un sommet à Vilnius où il devait être signé, avait déclenché des manifestations qui avaient abouti à la destitution et à la fuite de ce dernier en février 2014. L’accord d’association avait ensuite été conclu entre Kiev et Bruxelles en mars et juin 2014. Adopté par le parlement ukrainien, la Rada, en septembre 2014, il a été ratifié par tous les pays européens et il est entré pleinement en vigueur le 1er janvier dernier.

 

Aux Pays-Bas, cependant, la ratification n’est pas définitive. La loi de ratification a en effet été adoptée par le 28 juillet 2015 par la chambre basse du parlement néerlandais, la Deuxième Chambre des Etats Généraux (Tweede Kammer), assez largement d’ailleurs par 119 voix à 31. Mais depuis le 1er juillet 2015, une loi est entrée en vigueur dans le plat pays qui permet d’appeler à un référendum consultatif sur un texte législatif si l’on a pu recueillir 300.000 signatures. Le groupe eurosceptique Geenpeil ("aucun niveau") a lancé une campagne de collectes des signatures qui a abouti puisque, rapidement, il a obtenu 470.000 paraphes. D’où ce vote du 6 avril.

 

Sur le plan politique, les partis traditionnels ont appelé largement à voter en faveur de l’accord. C’est le cas des deux partis de la coalition au pouvoir, les Libéraux du VVD du premier ministre Mark Rutte et les Travaillistes du ministre des Finances Jeroen Dijsselbloem, mais aussi des Chrétiens-démocrates de la CDA, les Chrétiens-Sociaux de la Christenunie, les Libéraux de gauche du D66 ou encore des écologistes de gauche de la GroenLinks et les partis calvinistes SGP. En face, deux grands partis ont appelé à rejeter l’accord, les eurosceptiques du parti pour la Liberté (PVV) de Geert Wilders, allié au parlement européen du Front National, et la gauche radicale du Parti Socialiste (SP). Deux petits partis, les Libertariens du VNL et le parti animaliste du PvdD, ont aussi appelé à voter contre l’accord.

 

A travers cet accord, les Bataves veulent surtout, comme en 2005, sanctionner une Union européenne qu’ils désapprouvent de plus en plus. Du reste, un des leaders de la campagne pour le rejet de l’accord, l’historien Arjan van Dixhoorn, l‘a reconnu dans un entretien au quotidien NRC Handelsblad :

 

"l’Ukraine nous est égal".

 

Ce qui motive les opposants au référendum, c’est bien la sanction de l’UE.

 

"Un référendum sur la sortie de l’UE n’a pas été possible jusqu’à présent, c’est pourquoi nous utilisons toutes les options dont nous disposons pour mettre sous pression les relations futures entre les Pays-Bas et l’UE", a-t-il ajouté.

 

Ce référendum était donc en réalité, un référendum pour ou contre l’UE. Et c’est bien ainsi que les électeurs néerlandais l’ont entendu.

 

Avec ce rejet, officiellement, la ratification des Pays-Bas est suspendue. La loi du 28 juillet n’a donc pas force de loi. Or, sans ratification néerlandaise, l’accord ne peut entrer en vigueur entièrement. Si la Tweede Kammer décide de suivre l’avis des électeurs, la ratification de l’accord UE-Ukraine sera rejetée.

 

Ce rejet le 6 avril est un casse-tête pour les partis politiques néerlandais favorables à l’accord. à A un an des élections générales de mars 2017 et alors que les grands partis sont en recul notable, ratifier l’accord malgré un rejet de la population sera une démarche difficile mais pas imposible pour les oligarques.

 

Ce nouveau "non" néerlandais ce 6 avril apporte une nouvelle preuve de l’impopularité de l’Union européenne et des élites politiques en Europe, les deux étant souvent confondues dans le même rejet. C'est donc une poussée pour le mouvement eurosceptique dans le reste de l’UE et sans doute aussi au Royaume-Uni où les partisans du "Leave EU" pouront utiliser ce vote néerlandais dans leur campagne pro-Brexit. (4)

 

Le nabab criminel d'Ukraine, le président Petro Porochenko, quant à lui, a aussitôt déclaré que le "non" néerlandais n'était "pas un obstacle vers l'UE" ! (5)

Referendum négatif néerlandais sur l'association UE-Ukraine

Sources

 

(1) Les Néerlandais disent "non" à une association UE-Ukraine, Source AFP Publié le 07/04/2016 à 10:07 | Le Point.fr

(2) Le résultat du référendum aux Pays-Bas, nouveau signe de défiance pour l’Europe, LE MONDE | 07.04.2016 à 10h59 Mis à jour le 07.04.2016 à 11h22

(3) Pays-Bas: le référendum sur l'Ukraine valide, Par Lefigaro.fr avec AFPMis à jour le 06/04/2016 à 23:20 Publié le 06/04/2016 à 23:17

(4) Aux Pays-Bas, l'autre référendum qui inquiète l'Union européenne, La Tribune, Par Romaric Godin | 01/04/2016, 16:41

(5) Ukraine: le "non" néerlandais n'est pas un "obstacle" vers l'UE estime Porochenko, 07 Avril 2016, 10h31 | MAJ : 07 Avril 2016, 10h31

 

Repost 0
Publié par Ingomer - dans Europe
commenter cet article