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29 juin 2016 3 29 /06 /juin /2016 11:44
Vladimir Poutine à Cameron sur la Syrie : "Est-ce le genre de gens que vous voulez soutenir et armer ?"

Vladimir Poutine à David Cameron, le Premier ministre britannique sur la Syrie, à Londres le 16 juin 2013 :

 

"Je pense que vous n'allez pas nier que l'on ne devrait pas soutenir ceux qui, non seulement tuent leurs ennemis, mais qui les dépècent, mangent leurs entrailles en public et devant les caméras. (1) Est-ce ces gens-là que vous voulez soutenir? Est-ce ceux-là que vous voulez armer? Si c'est le cas, alors cela n'a guère de rapports avec les valeurs humanitaires qui sont prêchées en Europe depuis des siècles."

Notes

 

(1 ) Un rebelle syrien mange le coeur d'un soldat, images d'une barbarie qui se systématise, RFI, Par Romain Mielcarek Publié le 14-05-2013 Modifié le 15-05-2013 à 12:18

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Publié par Ingomer - dans Russie
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28 juin 2016 2 28 /06 /juin /2016 13:43

L'histoire est un enseignant merveilleux. Voici donc cette histoire peu connue des invasions des Sarrasins en Provence (889-975) à l'avènement des Capétiens; une histoire jamais enseignée parce qu'elle met à mal la narrative sur l'entente historique avec l'islam chez nous.

 

Les Sarrasins en Provence (889-975)

 

Selon Reinaud, Invasions des Sarrasins en France, p. 158 - en lecture libre sur Gallica, le site de la Bibliothèque nationale de France - in L'Histoire de France racontée par les contemporains, Extraits des chroniques, des mémoires et des documents originaux, L. DUSSIEUX, Firmin Didiot Frères, Fils et Cie Libraires, tome second, Paris 1861, p., 71-78.

 

Vingt pirates partis d'Espagne sur un frêle bâtiment, et se dirigeant sur les côtes de Provence, furent poussés par la tempête dans le golfe de Grimaud, autrement appelé le golfe de Saint-Tropez, et débarquèrent au fond du golfe sans être aperçus. Autour de ce bras de mer s'étendait au loin une forêt qui subsiste en partie, et qui était tellement épaisse que les hommes les plus hardis avaient de la peine à y pénétrer. Vers le nord était une suite de montagnes s'élevant les unes au-dessus des autres, et qui, arrivées à une distance de quelques lieues, dominaient une grande partie de la basse Provence.

Les Sarrasins en Provence (889-975)

Les Sarrasins envahirent pendant la nuit le village le plus rapproché de la côte, et, massacrant les habitants, se répandirent dans les environs. Quand ils furent arrivés sur les hauteurs qui couronnent le golfe du côté du nord, et que de là, leur regard s'étendit d'un côté vers la mer et de l'autre vers les Alpes, ils comprirent tout de suite la facilité qu'un tel tel lieu devait leur offrir pour un établissement fixe. La mer leur ouvrait son sein pour recevoir tous les secours dont ils auraient besoin; la terre leur livrait passage dans des contrées qui n'avaient pas encore été pillées et où il n'avait été pris aucune mesure de défense. L'immense forêt qui environnait les hauteurs et le golfe leur assurait une retraite au besoin.

 

Les pirates firent un appel à tous leurs compagnons qui parcouraient les parages voisins; ils envoyèrent demander du secours en Espagne et en Afrique; en même temps ils se mirent à l'ouvrage, et en peu d'années les hauteurs furent couvertes de châteaux et de forteresses. Le principal de ces châteaux est nommé par les écrivains du temps Fraxinetum, du nom des frênes qui probablement occupaient les environs. On croit que Fraxinetum répond au village actuel de la Garde-Frainet, qui est situé au pied de la montagne la plus avancée du côtée des Alpes... Quand les travaux furent terminés, les Sarrasins commencèrent à faire des courses dans le voisinage. Ils n'eurent garde d'abord de s'éloigner du centre de leurs forces; mais bientôt les seigneurs les associèrent à leurs querelles particulières. Ils aidèrent à abattre les hommes puissants; ensuite, se débarrassant de ceux qui les avaient appelés, ils se déclarèrent les maîtres du pays; en peu de temps une grande partie de la Provence se trouva exposée à leurs ravages. La terreur devint bientôt générale; le plat pays étant dévasté, les Sarrasins s'avancèrent vers le chaîne des Alpes.

 

Les Sarrasins occupèrent le mont Cenis et le mont Saint-Bernard, devinrent les maîtres de tous les passages des Alppes, et de là pillèrent le Dauphiné, le Piémont, le Montferrat, le Valais, la Suisse, les Grisons, la Savoie, la Maurienne, la Ligurie. Ils prirent et saccagèrent Turin, Marseille, Aix, Sisteron, Gap, Embrun, Gênes, Fréjus, Toulon, Grenoble, etc., égorgeant vifs les habitants, et dévastant tellement le pays, que les loups en devinrent à peu près les maîtres.

 

Hugues, devenu comte de Provence, s'était rendu en Italie pour y disputer la couronne du royaume de Lombardie. Les cris de ses sujets l'ayant enfin rappelé de côté des Alpes, il annonça l'intention de chasser entièrement les Sarrasins. Il s'agissait de s'emparer d'abord du château Fraxinet, à l'aide duquel les Sarrasins se maintenaient en relation avec l'Espagne et l'Afrique et d'où ils dirigeaient leurs expéditions dans l'intérieur des terres. Comme il fallait que ce château fut attaqué par la mer et par terre, Hugues envoya demander une flotte à l'empereur de Constantinople, son beau-frère; il demandait aussi du feu grégeois, l'arme alors la plus efficace pour combattre les flottes sarrasines.

 

En 942, la flotte grecque jeta l'ancre dans le golfe de Saint-Tropez; en même temps Hugues accourut avec une armée. Les Sarrasins furent attaqués avec la plus grande vigueur; leurs navires et tous leurs ouvrages du côté de la mer furent détruits par les Grecs. De son côté, Hugues força l'entrée du château et obligea les barbares à se retirer sur les hauteurs voisines. C'en était fait de la puissance des Sarrasins en France; mais tout à coup Hugues apprit que Béranger, son rival à la couronne d'Italie, qui s'était enfui en Allemagne, se disposait à lui disputer le trône. Alors, ne songeant plus aux maux qui pesaient sur ses malheureux sujets, il renvoya la flotte grecque, et maintint les Sarrasins dans toutes les positions qu'ils occupaient, à la seule condition que, s'établissant au haut du grand Saint-Bernard et sur les principaux sommets des Alpes, ils fermeraient le passage de l'Italie à son rival... Dès ce moment les Sarrasins montrèrent encore plus de hardiesse qu'auparavant, et l'on dut croire qu'ils étaient établis pour toujours dans le coeur de l'Europe. Non seulement ils épousèrent les femmes du pays, mais ils commencèrent à s'adonner à la culture des terres. Les princes de la contrée se contentèrent d'exiger d'eux un léger tribut; ils les recherchaient même quelquefois. Quant à ceux qui occupaient les hauteurs, ils donnaient la mort aux voyageurs qui leur déplaisaient, et exigeaient des autres une forte rançon. "Le nombre des chrétiens qu'ils tuèrent fut si grand, dit Liutprand, que celui-là seul peut s'en faire une idée, qui a inscrit leurs noms dans le livre de vie."...

 

Vers l'an 960, les Sarrasins furent chassés du mont Saint-Bernard. L'histoire ne nous a pas conservé les détails de cet évènement... En 965, ils furent chassé du diocèse de Grenoble. Les évêques de cette ville s'étaient retirés à Saint-Donat, du côté de Valence. Cette année, Isarn, impatient de reprendre possession de son siège, fit appel aux nobles, aux guerriers et aux paysans de la contrée; et, comme les Sarrasins occupaient les cantons les plus fertiles et les plus riches, il fut convenu que chaque guerrier aurait sa part des terres conquises, à proportion de sa bravoure et de ses services. Après l'expulsion des Sarrasins de Grenoble et de la vallée du Graisivaudan, le partage eut lieu, et certaines familles du Dauphiné, telles que celle des Aynard ou Montaynard, font remonter l'origine de leur fortune à cette espèce de croisade....

 

Tous ces succès annonçaient que les affaires des Sarrasins allaient en déclinant, et ne faisaient que qu'irriter davantage le désir qui se manifestait de tous les côtés d'en être tout à fait délivré.

 

En 936, l'empereur Othon annonça l'intention de se dévouer à une entreprise si patriotique; mais il mourut sans avoir rempli sa promesse, et il fallut que les Sarrasins se portassent à un nouvel attentat, pour que les peuples se décidassent à en faire eux-mêmes justice.

 

Un homme s'était rencontré, qui jouissait d'une considération universelle; il suffisait de le nomme pour attirer le respect des nations et des rois. C'est saint Mayeul, abbé de Cluny, en Bourgogne. Telle était la réputation qu'il avait acquise par ses vertus, qu'on songea un moment à le faire pape. Mayeul s'était rendu à Rome pour satisfaire sa dévotion aux églises des saints et pour visiter quelques couvents de son ordre. A son retour, il s'avança par le Piémont et résolut de rentrer dans son monastère par le mont Genèvre et les vallées du Dauphiné. En ce moment, les Sarrasins étaient établis entre Gap et Embrun, sur une hauteur qui domine la vallée du Drac, en face du pont d'Orcières. A l'arrivée du saint au pied de la chaîne des Alpes, un grand nombre de pélerins et de voyageurs, qui depuis longtemps attendaient une occasion favorable pour franchir le passage, curent qu'il ne pouvait pas s'en présenter de plus heureuse. La caravane se met donc en route; mais, parvenue sur les bords du Drac, dans un lieu resserré entre la rivière et les montagnes, les barbares, au nombre de mille, qui occupaient les hauteurs, lui lance une grêle de traits. En vain les chrétiens, pressés de toutes parts, essaient de fuir; la plupart sont pris, entre autres le saint; celui-ci est même blessé à la main en voulant garantir la personne d'un de ses compagnons. Les prisonniers furent conduits dans un lieu écarté; la plupart étant de pauvres pélerins, les barbares s'adressèrent au saint, comme au personnage le plus important, et lui demandèrent quels étaient ses moyens de fortune. Le saint répondit ingénument que, bien que né de parents forts riches, il ne possédait rien en propre, parce qu'il avait abandonné toutes ses possessions pour se vouer au service de Dieu; mais qu'il était abbé d'un monastère qui avait dans sa dépendance des terres et des biens considérables. Là-dessus, les Sarrasins, qui voulaient avoir chacun leur part, fixèrent la rançon de lui et du reste des prisonniers à 1 000 livres d'argent, ce qui faisait environ 80 000 francs de notre monnaie actuelle. En même temps, le saint fut invité à envoyer le moine qui l'accompagnait à Cluny, pour apporter la somme convenue. Ils fixèrent un terme passé lequel tous les prisonniers seraient mis à mort.

 

Au départ du moine, le saint lui remit une lettre commençant par ces mots :

 

"Aux Seigneurs et aux frères de Cluny, Mayeul, malheureusement captif et chargé de chaînes; les torrents de Bélial m'ont entouré, et les lacets de la mort m'ont saisi." (Rois, 22, 5.)

 

A la lecture de cette lettre, toute l'abbaye fondit en larmes. On se hâta de recueillir l'argent qui se trouvait dans le monastère; on dépouilla l'église du couvent de ses ornements; enfin l'on fit un appel à la générosité des personnes pieuses du pays, et on parvint à réunir la somme exigée. Elle fut remise aux barbares un peu avant le terme fixé, et tous les prisonniers furent mis en liberté.... La prise de saint Mayeul a eu lieu en 972. Cet évènement causa une sensation extaordinaire; de toutes parts les chrétiens, grands et petits, se levèrent pour demander vengeance d'un pareil attentat.

 

Il y avait alors aux environs de Sisteron, dans le village des Noyers, un gentihomme appelé Bobon ou Beuvon, qui déjà plus d'une fois avait signalé son zèle pour l'affranchissement du pays. Profitant de l'enthousiasme général, et ralliant à lui les paysans, les bourgeois, en un mot tous les hommes amis de la religion et de la patrie, qui voulaient prendre part à la gloire de l'entreprise, il fit construire non loin de Sisteron, un château situé en face d'une forteresse occupée par les Sarrasins. Son intention était d'observer de là leurs mouvements et de profiter de la première occasion pour les exterminer. Dans l'ardeur de son zèle pieux, il avait fait voeu à Dieu, s'il venait à bout de chasser les barbares, de consacrer le reste de sa vie  àla défense des veuves et des orphelins. En vain les Sarrasins essayèrent de le troubler dans ses efforts; toutes leurs tentatives furent inutiles. La montagne où s'élevait le château occupé par les Sarrasins se nommait Petra impia, et s'appelle encore dans le langage du pays Peyro impio. Peu de temps après, le chef des Sarrasins de la forteresse ayant enlevé la femme de l'homme préposé à la garde de la porte, celui-ci, pour se venger, offrit à Bobon de leui en faciliter l'entrée. Une nuit, Bobon se présenta avec ses guerriers et entra sans obstacle. Tous les Sarrasins qui voulurent résister, furent passés au fil de l'épée; les autres, y compris le chef, demandèrent le baptême....

 

De provence guillaume le lib.jpg

Le Dauphiné était libre; la Provence ne pouvait tarder de l'être aussi. Il est bien à regretter que l'histoire ne nous ait presque rien transmis sur un évènement aussi intéressant. On sait seulement qu'à la tête de l'entreprise était Guillaume, comte de Provence....

 

Guillaume se faisait chérir de ses sujets par son amour de la justice et de la religion. Faisant un appel aux guerriers de la Provence, du Bas-Dauphiné et du Comté de Nice, il se disposa à attaquer les Sarrasins qui se voyaient poursuivis dans leurs derniers retranchements, réunirent toutes leurs forces et descendirent de leurs montagnes en bataillons serrés.

 

Il paraît qu'un premier combat fut livré aux environs de Draguignan, dans le lieu appelé Tourtour (en 973 Ndlr.) là où il existe encore une tour qu'on dit avoir été élevée en mémoire de la bataille. Les Sarrasins ayant été battus, se réfugièrent dans le château fort. Les chrétiens se mirent à leur poursuite. En vain les barbares opposèrent la plus vive résistance; les chrétiens renversèrent tous les obstacles. A la fin, les barbares, étant pressés de toutes parts, sortirent du château pendant la nuit et essayèrent de se sauver dans la forêt voisine. Poursuivis avec vigueur, la plupart furent tués ou faits prisonniers, le reste mit bas les armes.

Les Sarrasins en Provence (889-975)
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Publié par Ingomer - dans Histoire
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27 juin 2016 1 27 /06 /juin /2016 14:50

A Clairefontaine, Olivier Giroud se ressource avec Jésus

 

LE SCAN SPORT - Très croyant, l'attaquant de l'équipe de France se ressource régulièrement durant l'Euro en lisant le best-seller de Sarah Young, «Un moment avec Jésus.»

Olivier Giroud ne s'en est jamais caché, il est un fervent croyant. Dans l'ouvrage écrit par Baptiste Chaumier et Damien Degorre, «Les Bleus par les Bleus (Ed. Hugo Sport),» l'attaquant d'Arsenal confiait notamment que la Bible était son livre préféré, comme son compère en attaque André-Pierre Gignac qui considère aussi Jésus-Christ comme son personnage historique préféré.

 

Dans une vidéo publiée cette semaine par la Fédération française de football, le buteur a accepté de dévoiler une partie de son intimité. «Une journée avec Olivier Giroud à Clairefontaine» propose ainsi de suivre quelques tranches du quotidien du joueur en pleine immersion pendant l'Euro 2016. On suit le buteur lors d'une séance avec l'ostéopathe des Bleus, au déjeuner, après l'entraînement mais aussi dans sa chambre.

 

Sur son lit, Olivier Giroud explique notamment qu'il se relaxe en regardant des séries TV sur son ordinateur portable mais aussi qu'il se ressource en lisant régulièrement «Un moment avec Jésus», le best-seller écrit par Sarah Young. «De temps en temps je passe un petit moment avec Jésus, c'est un petit bouquin que j'aime bien. Je suis très croyant», confie-t-il à propos de cet agenda chrétien.

 

«A chaque fois tu as un petit texte. Je ne vais pas te le lire mais en tout cas, ça met de bonne humeur avec le smile pour la journée», poursuit-il allongé sur son lit. «Je suis quelqu'un de très positif donc tu relativises beaucoup de choses avec ça», conclut l'international qui est même allé jusqu'à se faire tatouer sur son bras un psaume de la Bible stylisé en écriture gothique.

 

Source: http://sport24.lefigaro.fr/le-scan-sport/2016/06/26/27001-20160626ARTFIG00083-a-clairefontaine-olivier-giroud-se-ressource-aupres-de-dieu.php

 

Sur le bras d’Olivier Giroud est inscrit en latin « Dominus Regit Me Et Nihil Mihi Deerit », extrait du psaume 23 : « le Seigneur est mon berger, je ne manque de rien ».

 

Giroud : « Je suis très croyant. Ma mère m’a initié à la religion et j’ai choisi de me faire baptiser catholique. A 21 ans, je me suis fait tatouer sur le bras droit un psaume tiré de la bible latine qui signifie : L’éternel est mon berger, je ne manquerai de rien. Ça m’apaise. En rentrant sur le terrain, je ne me signe pas mais je fais tout de même une petite prière. »

 

A lire aussi dans cet article de Ndf.fr :

 

Footballeurs, français, blancs et catholiques : le surprenant avènement

 

Antoine Griezmann embrasse l’image de la Vierge Marie qu’il porte sur son avant-bras (Real Sociedad)

 

On n’aura jamais autant vu de tatouages religieux en Equipe de France. Chez Rémy Cabella, l’inscription « Dio vi salvi Regina » au bras gauche.

 

Chez Antoine Griezmann, le Christ Rédempteur du Corcovado, un chapelet et la Vierge Marie.

 

Chez Mathieu Debuchy, un chapelet, le Christ Rédempteur, des mains en prières enlaçant une croix.

 

Sur le bras d’Olivier Giroud est inscrit en latin « Dominus Regit Me Et Nihil Mihi Deerit », extrait du psaume 23 : « le Seigneur est mon berger, je ne manque de rien ».

Bon Pasteur - Fresque de la catacombe de San Callisto

Bon Pasteur - Fresque de la catacombe de San Callisto

A Clairefontaine, Olivier Giroud se ressource avec Jésus

Pour Yohan Cabaye, le plus pieux, le nom « Jésus » en grandes lettres gothiques recouvre le bras, entrelacé d’un chapelet.

 

Même le capricieux Florian Thauvin porte une croix autour du cou.

 

Debuchy : « Je suis catholique et pratiquant, même si ce n’est pas évident pour moi d’aller régulièrement à l’église. Mais je prie tous les soirs pour les miens. Je crois profondément en Dieu, à ce qu’il peut apporter à ma famille. C’est ce que je demande dans mes prières. » Cabaye : « Ma foi occupe une très grande place dans ma vie. J’ai la chance de vivre une très belle vie, sportive, humaine et familiale aussi. J’ai tout ce dont j’ai envie, mais je sais que, du jour au lendemain, tout peut s’arrêter. Je remercie Dieu pour la vie qu’il me donne et lui demande de rester croyant et d’être épargné par le Mauvais. J’ai toujours été plus ou moins croyant, mais plus je grandis et plus ma foi grandit aussi. Aujourd’hui, je ne peux pas faire sans. » « Ma grand-mère est croyante. Chez elle, j’ai toujours vu des croix, des vierges, des bibles, mais elle ne nous a jamais obligés. ».

 

Cabaye, qui lit la Bible durant les déplacements avec l’Equipe de France, ajoute : « Je prie chez moi matin, midi, soir. Je lis aussi des ouvrages pour développer ma foi. Même s’il y a des choses trop intelligentes pour nous, c’est bien d’acquérir certaines bases. »

 

Thauvin : « Je suis baptisé, mais nous n’étions pas spécialement des catholiques pratiquants dans ma famille. A 13 ans, avant un match, j’ai ressenti une douleur. J’ai prié, et le lendemain, je ne sentais plus rien, je pouvais jouer normalement. Depuis ce moment, je prie. J’essaie d’aller le plus souvent à l’église, au moins pour les dates majeures. Le religieux, c’est personnel, j’échange peu avec mes coéquipiers sur ce thème. »

 

Griezmann, parlant de ses tatouages chrétiens : « Je les porte car dans ma famille nous sommes tous très croyants. » « Je suis religieux ».

 

Cabella, croyant non pratiquant, parlant du pensionnat de l’Enfant Jésus de Montpellier : « Je n’oublie pas d’où je viens. »

 

Expliquer un phénomène nouveau

Le nombre important de conversions laissait pourtant présager d’un triomphe de l’Islam dans le football français. Le sociologue Stéphane Béaud écrivait en 2011 (en jargonnant) : « Dans un contexte où s’est accru le poids des Maghrébins dans certains quartiers, le groupe des enfants d’Algériens ou de Marocains, qui devient le groupe majoritaire sur le plan de la morphologie sociale, parvient davantage à imposer ses normes sociales et religieuses, notamment à ce moment de flottement des identités qu’est l’adolescence. Dans des quartiers à forte (et durable) surreprésentation de Maghrébins, correspondent dans la durée une visibilité plus grande de l’islam (mosquées, boucheries halal, etc.), une pratique dominante de cette religion, un contrôle social étendu du respect des interdits et une conversion croissante des groupes minoritaires (les Antillais, ceux qu’on appelle “les Gaulois”, etc.). »

 

Quelques années plus tard, un phénomène contraire apparait : « Aujourd’hui, les joueurs catholiques français s’intéressent eux aussi de plus en plus à Dieu et ne s’en cachent pas. Ils prennent exemple sur les musulmans et les joueurs d’Amérique du Sud. », confirme un dirigeant de club qui souhaite rester anonyme.

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Publié par Ingomer - dans Religion
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27 juin 2016 1 27 /06 /juin /2016 08:12

L'écrivain cinéaste Alexandre Jardin continue d'éreinter les politiques grands diseux, petits faiseux dans Le Monde. Il explique que le mot "populisme" "est la dernière ligne de défense des élites parisiennes, qui, elles, font du populisme avec toutes leurs promesses non tenues..."

 

En 2015, il s'était déjà distingué en demandant que les politiques qu'il qualifiait de "Diseux" confient les "contrats de mission de service public" à la société civile (les "Faizeux") : "Laissez nous faire! On a déjà commencé", écrivait-il. Ce en quoi il parlait vrai, tant les politiques républicains sont comparables à ces pharisiens dont le Christ nous conseille de pratiquer et d'observer ce qu'ils disent, mais de ne pas agir d'après leurs actes "car ils disent et ne font pas." (Matthieu 23,1-12) 

 

Extrait:

 

Vous défendez l’action plutôt que la loi, les citoyens agissant contre les élites politiques, les régions contre un Paris centralisateur… N’est-ce pas du populisme ?

 

Ce mot, « populisme », c’est la dernière ligne de défense des élites parisiennes qui, elles, font du populisme avec toutes leurs promesses non tenues… La vérité, c’est que le système est en train de disjoncter. Une caste administrativo-politique hors-sol confisque le pouvoir. Il faut mettre fin au jacobinisme, à ce pouvoir vertical, descendant et condescendant. Inefficace.

 

Après trente ans de réformes de l’éducation nationale, 20 % d’une classe d’âge ne sait pas lire ! Si l’on ne parie pas sur les territoires, sur une classe politique locale très au-dessus du lot, on ne s’en sortira pas.

 

Il faut raisonner à partir du terrain, du réel, de ceux qui font déjà leur part. En finir avec l’approche administrative, normative, centralisatrice. Quel sens est-ce que cela a, par exemple, de définir la politique du logement ou de l’éducation à Paris ? Il faut parier sur les régions, leur confier l’effectivité des grandes politiques.

 

Le mot "populisme", dernière ligne de défense des grands diseux

L'initiative d'Alexandre Jardin de laisser faire les Faiseux rejoint la proposition royaliste "l'autorité en haut, les libertés en bas", quand le pays réel prend le pouvoir.

 

Un peu plus loin dans l'article du Monde, Alexandre Jardin dresse un tableau terrible de l'état réel de la France : 

 

"Je vois le délabrement de pans entiers de la République. Les juges qui prononcent des peines jamais exécutées. L’Ile-de-France est un point de croissance au-dessus de la moyenne nationale. Mais 80 % du territoire est en récession depuis des années. C’est cela, l’explosion du FN. Des territoires entiers de pauvreté. Pas des îlots ! Neuf millions de personnes… J’ai cette sensation bizarre que le pays hésite entre renaissance et chaos. Je vois une inventivité locale prodigieuse et des pères de jeunes agriculteurs qui ont du mal à calmer leurs fils armés."

 

Source: Alexandre Jardin : « Je ne laisserai pas la France à l’extrême droite »

LE MONDE | 26.06.2016 à 07h36 • Mis à jour le 26.06.2016 à 14h43 | Propos recueillis par Pascale Krémer

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27 juin 2016 1 27 /06 /juin /2016 00:00
Saint Cyrille d'Alexandrie, Evêque et docteur de l'Eglise (370-344)

Cyrille naît probablement dans la métropole égyptienne entre 370 et 380. On sait très peu de choses sur la vie de Cyrille avant son élection sur l'important siège d'Alexandrie. Neveu de Théophile, qui en tant qu'Évêque, dirigea d'une main ferme et avec prestige le diocèse alexandrin à partir de 385, il fut très tôt dirigé vers la vie ecclésiastique et reçut une bonne éducation, tant culturelle que théologique.

 

En 403, il se trouvait à Constantinople à la suite de son puissant oncle et il participa dans cette même ville au Synode appelé du « Chêne », qui déposa l'Évêque de la ville, Jean (appelé plus tard Chrysostome), marquant ainsi le triomphe du siège alexandrin sur celui, traditionnellement rival, de Constantinople, où résidait l'empereur. A la mort de son oncle Théophile, Cyrille encore jeune fut élu Évêque de l'influente Église d'Alexandrie en 412, qu'il gouverna avec une grande énergie jusqu’à sa mort, en 444, visant toujours à en affirmer le primat dans tout l'Orient, également fort des liens traditionnels avec Rome. (1)

 

On peut dire de saint Cyrille qu'il fut suscité de Dieu pour défendre le mystère de l'Incarnation dans un temps où l'hérésie s'était déchainée pour l'anéantir. (2) Il se battit contre la théorie voulant que Jésus ne soit pas homme (nestorianisme), et contre son contraire niant la divinité du Christ (arianisme). Il luttait d'autant plus que les deux théories niaient la virginité et la maternité de Marie. Par ses efforts, il réussit à faire accepter le dogme de la double nature du Christ et permettra que la Vierge Marie soit appelée "Mère de Dieu", Théotokos (du grec Θεοτόκος, "qui a enfanté Dieu"). (3)

Mère de Dieu (ΜΡ ΘΥ), mosaïque dans Hagia Sophia, Sainte Sophie à Constantinople.

Mère de Dieu (ΜΡ ΘΥ), mosaïque dans Hagia Sophia, Sainte Sophie à Constantinople.

Pour couronner ses efforts, en 1883 le pape Léon XIII le déclara docteur de l'Église en 1883.

 

Pratique. Ayez, comme saint Cyrille, un grand zèle pour honorer et faire honorer la très-sainte Vierge Marie, Mère de Dieu.

 

Sources:

(1); (2) Vie des Saints pour tous les jours de l'année avec une pratique de piété pour chaque jour et des instructions sur les fêtes mobiles, Alfred Mame et Fils éditeurs, Tours 1867, p. 28; (3)

 

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Publié par Ingomer - dans Saints du jour
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25 juin 2016 6 25 /06 /juin /2016 10:27
Brexit: l'effondrement du jacobinisme

Merci aux sujets de Sa gracieuse Majesté, la Reine d'Angleterre, qui, consultés sur le maintien ou la sortie de leur pays ont décidé la sortie de l'Union européenne (Brexit) à 51,9% (contre 48,1%), lors du référendum qui était organisé le 23 juin, et dont les résultats n'ont été connus qu'au lendemain matin, dans un véritable feu de joie de la Saint Jean Baptiste, saint précurseur du Christ "lumière du monde", jour du solstice d'été, évènement comme annonciateur d'un renouveau prochain.

 

Il faut savoir que l'"Europe continent" est le projet jacobin hérité de 1789, le projet pour lequel les Conventionnels girondins avaient décidé d'"incendier les quatre coins de l'Europe..." (Brissot). Rien n'arrête ces gens-là, sauf un jour peut-être la volonté des peuples.

 

En Europe, à la crise du système politique et économique devraient s'ajouter la crise de l'euro,  des défauts sur les dettes souveraines, une crise bancaire, de graves troubles sociaux à l'intérieur des états, des séparatismes territoriaux liés au développement et au terrorisme de l'islam.

 

Ces évènements tragiques facilement prévisibles ne sont que le fruit de quarante ans d'utopie et d'idéologie jacobine. Ce sont ces politiques qui devront être jugés responsables et non ceux qui les contestent.

 

Dès lors, la sortie de ce modèle ne sera pas pardonné aux Britanniques qui pourraient souffrir de représailles énormes de la part des totalitaires. L'on peut voir dors et déjà les pro-européens les désigner comme responsables de tous les maux, responsables de leur propre échec et de la faillite de leur modèle. Tous les coups sont à envisager de la part des totalitaires : référendum renouvelé (1) jusqu'à ce que le peuple vote bien comme en Irlande en 2008 (2), référendum détourné comme en France par Nicolas Sarkozy en 2007, séparatismes pro UE, voire création d'une république londonienne pro UE, dont le maire musulman Sadiq Khan serait le "président". (3)

 

Ce devrait être néanmoins au tour des Pays-Bas (4), du Danemark, de la Suède, des pays plus libéraux, et plus proches de la Grande-Bretagne, de demander à leur tour leur sortie. Le Brexit va probablement jouer le rôle qu'a pu jouer la chute du Mur de Berlin en 1989.

 

L'effondrement de l'union soviétique des états européens n'est qu'une question de temps, car cette union n'est pas bâtie sur la volonté des peuples, mais sur l'idéologie. Il s'agira alors pour les peuples non pas de repartir sur un "nouveau traité européen" (5), mais de redécouvrir la souveraineté et la liberté, sur la base de principes politiques éprouvés.

Notes

 

(1) Plus d'un million de personnes signent la pétition qui réclame un nouveau référendum sur le Brexit, 25 juin 2016, 09:56

(2) Les Irlandais rejetèrent à 53,2 % la ratification du traité de Lisbonne lors du referendum du 12 juin 2008. Les Irlandais votèrent à nouveau le 2 octobre 2009 et acceptèrent la ratification du traité à 67,1 %. Des critiques ont été émises quant à la décision de faire voter une nouvelle fois les Irlandais sur la base de quelques déclarations. La principale opposition dans l'Union européenne provenait du Parti pour l'indépendance du Royaume-Uni (UKIP de Nigel Farage) qui considérait que le choix de la population irlandaise lors du premier vote avait été ignoré et qu'ils avaient été forcés de revoter.

(3) Brexit: Près de 60.000 signataires demandent l'indépendance de Londres, 20 Minutes, Publié le 24.06.2016 à 16:52, Mis à jour le 24.06.2016 à 18:33

(4) Brexit: un député néerlandais réclame aussi un référendum, Par Lefigaro.fr avec AFPMis à jour le 24/06/2016 à 07:22 Publié le 24/06/2016 à 07:20

(5) Sarkozy réclame un nouveau traité européen, Par Lefigaro.fr avec AFPMis à jour le 24/06/2016 à 16:43 Publié le 24/06/2016 à 15:26

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22 juin 2016 3 22 /06 /juin /2016 19:52
Oligarchie vs peuple

Oligarchie vs peuple

Le changement de régime envisagé comme un mélange entre aristocratie et démocratie à la base, et monarchie au sommet, la chaine de réinformation Tv-Libertés a proposé aujourd'hui un débat de haut vol sur le changement de régime, qui complète notre article d'avant-hier, "L'autorité en haut, les libertés en bas".

 

Les invités philosophe Eric Guéguen, auteur de l’ouvrage “Le miroir des peuples : enquête sur l’avenir de la République” et l’historien belge Christophe Buffin de Chosal, auteur de “La fin de la démocratie”, ont évoqué la démocratie moderne comme un totalitarisme qui a remis les clés de la souveraineté entre les mains d'une oligarchie cachée et a annulé toute représentation sincère.

 

Lire: Changer les institutions pour une vraie alternative politique

 

Tout deux partagent l’idée selon laquelle la démocratie est un régime moribond incapable d’assurer le bien commun. A travers le prisme du libéralisme, qui a débouché sur la démocratie parlementaire moderne, ils reviennent sur la notion d’opinion publique travaillée par les media traditionnels qui n'organiseront jamais ce type débat, proposent une critique des mouvements populistes en Europe et tentent de donner des pistes pour élaborer un régime taillé pour la France.

Extrait:

 

Christophe Buffin de Chosal : (à partir de la 20e minute) : "On arrive maintenant aux derniers soubresauts de la démocratie parlementaire. Je complèterai la pensée d'Eric Guéguen. Oui il y a l'aristocratie et il y a la démocratie dans le sens que la population doit être représentée, mais il manque encore un élément à ce régime politique idéal, c'est la monarchie.

 

Le meilleur régime politique c'est celui qui fait un équilibre le meilleur possible entre ses trois composantes, démocratie, aristocratie et monarchie. Et alors ce qu'il faut c'est une monarchie traditionnelle, représentative, héréditaire, de droit divin, qui soit indépendante, un véritable arbitre du bien commun. Une monarchie qui soit au-dessus des intérêts particuliers, et l'arbitre du bien commun. Il faut donc un roi qui règne et gouverne. Il ne faut pas (lui donner) un simple rôle de protocole, il faut un véritable monarque héréditaire pour que son pouvoir ne soit pas contesté, qu'il puisse assurer sa politique sur la durée de sa vie, et pas par période de quatre ans, parce que cela ne sert à rien.

 

Note de Christroi. La monarchie, en France, est effectivement le meilleur régime politique car il préserve le bien commun au sens des scolastiques, avec le principe de l'autorité maintenue dans le peuple, et un Etat conçu comme un collectif et non comme le résultat d'un concours de volontés. (Cf. Georges de Lagarde, La Naissance de l'esprit laïque au déclin du Moyen Âge).

 

Sous l'Ancien Régime, les deux tendances démocratiques (hérité de la féodalité) et monarchiques (hérité du droit romain) se complétaient et concouraient à assurer le bien commun.

 

 

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21 juin 2016 2 21 /06 /juin /2016 00:00
Saint Rodolphe (ou Raoul), évêque de Bourges († 866)

Martyrologe Romain : À Bourges, en 866, saint Raoul, évêque. Soucieux de la vie de ses prêtres, il prit soin de composer avec eux une Institution pastorale recueillant en quarante-cinq chapitres des sentences des Pères et des canons conciliaires. (1) Cette remarquable Instruction pastorale invitait à la Messe quotidienne et il recommandait aux bons chrétiens de communier tous les jours, ce qui était une innovation à son époque. (2) Ce recueil servit jusqu'au XXe siècle à la formation du clergé.

 

Diplomate avisé, Rodolphe aida à régler des problèmes politiques difficiles. Il mérita d'être surnommé père de la Patrie. Il meurt à Bourges le 21 juin 866. Ainsi en 845, il participa aux négociations entre Charles le Chauve et Pépin II d'Aquitaine qui eurent lieu à l'Abbaye de Saint-Benoît-sur-Loire dont il est l' abbé de ce monastère jusqu'en 859. (3)

 

Mgr Raoul fonda plusieurs autres monastères, dont celui de Dèvres. Son influence spirituelle est attestée par le Pape Nicolas Ier, qui lui donna le titre de patriarche des Aquitaines et de la Narbonnaise. (4)

 

Rodolphe est un prénom d'origine germanique qui signifie conseil et loup. Les prénoms dérivés de Rodolphe et Raoul sont Rudolf, Rudy, Ralph. On fête un saint Raoul français le 21 juin et un saint Raoul anglais le 7 juillet. (5)

 

Sources: (1), (2), (3), (4), (5)

 

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20 juin 2016 1 20 /06 /juin /2016 14:30

Dans sa chronique régulière pour MPI-TV, Maître Elie Hatem, avocat international, évoque cette semaine l'exemple italien du mouvement "Cinque Stelle", dont les succès commencent à inquiéter sérieusement les partis politiques installés. Il y voit l'accession du pays réel souhaitée par le monarchiste Charles Maurras avec sa solution des libertés en bas et de l'autorité en haut, une solution qui commence à gagner les peuples européens qui se rendent compte de l'impasse de la démocratie moderne, sur le modèle notamment de la IIIe république et de ses partis politiques.

 

En haut, une autorité fédérative, qui serait représentative au plan international des forces vives de la nation et en bas, les libertés, libertés dans les communes, les régions, les corps professionnels permettrait d'en finir avec la démagogie exercée par les partis politiques pour prendre et garder le pouvoir, en dehors de toute efficacité politique.

Note de Christroi. Mais comment sortir de l'absolutisme parlementaire ?

 
 
La séparation de la franc-maçonnerie et de l'Etat est déjà une première étape nécessaire si l'on veut courcircuiter la menace d'une direction occulte de la "représentation". Cette séparation permettra de retrouver une juste délibération sans qu'une oligarchie cachée y mette son nez. Le souci de transparence démocratique doit être mis en avant, contre le despotisme de l'oligarchie.
 
Dans un deuxième temps on réfléchira à la manière de doter les députés, comme sous l'Ancien Régime, de mandats impératifs. Il s'agit de supprimer les mandats indirects organisés par l'arrêté du 17 juin 1789 qui transformait les Etats généraux composés de mandataires des trois ordres dotés de mandats impératifs, en une assemblée 'représentant' soit-disant la nation et de députés dotés de mandats non-impératifs.
 
Dans cette étape, il s'agit de réfléchir à la manière de revenir à une représentation organique, plus réelle et concrète des Français, réalisée non plus par têtes (représentation individualiste) mais par poids des corps dans la société (poids des cadres, employés, ouvriers, familles, fonctionnaires, artisans, professions libérales, étudiants, etc.). De la sorte la puissance de nuisance des partis politiques, sera circonscrite, la justice et le droit rétablis.
 
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18 juin 2016 6 18 /06 /juin /2016 00:00
Saint Léonce de Tripoli, martyr (Ier siècle)

Soldat phénicien engagé dans une des légions romaines basées à Tripoli (Liban), Léonce fut arrêté à cause de sa foi. Reniant les dieux romains et s'en moquant, il fut condamné à être décapité.

D'après la tradition, il aurait été martyrisé avec deux autres compagnons, Hypace et Théodule, non cités dans le nouveau Martyrologe Romain.

 

Saint Léonce était un soldat qui avait été dénoncé comme chrétien auprès du gouverneur de Phénicie Adrien, lequel envoya pour le saisir un tribun nommé Hypate et deux soldats, dont l’un s’appelait Théodule. Mais Hypate & Théodule, favorisés d’une apparition, crurent au Christ et reçurent le saint baptême. Averti de ce qui s’était passé, le gouverneur, après les avoir soumis à de multiples tourments, les fit décapiter. Quand à saint Léonce, il mourut sous les coups au milieu des tortures.

 

Leur martyre eut lieu à Tripoli en Phénicie, mais la date en est incertaine ; certains la situent sous l’empereur Vespasien (69-79), d’autres la placent au commencement du IVème siècle.

 

La mémoire de saint Léonce de Tripoli fut rapidement honorée par les différentes églises d’Orient & d’Occident. Sa fête est célébrée au même jour par les rits syriaque, byzantin & romain. Voici du reste ce que dit le Martyrologe romain au 18 juin :

 

A Tripoli, en Phénicie, saint Léonce soldat. Sous le préfet Adrien, il parvint, après de très cruels tourments, à la couronne du martyre, avec le tribun Hypace et Théodule, convertis par lui au Christ.

 

 

Sources: (1), (2)

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17 juin 2016 5 17 /06 /juin /2016 14:20
L'usure. Par Marion Sigaut

En France, au "Moyen-Âge" et sous l'"Ancien Régime", le droit canonique de l'Eglise catholique interdisait formellement de prêter de l'argent avec intérêt. Ce concept avait déjà été édicté par Aristote et fut repris et développé par saint Thomas d'Aquin. Depuis le Concile de Nicée en 325 ap. J.-C. (canon 17) jusqu'à la révolution de 1789, en passant par l'Admonitio generalis d'Aix-la-Chapelle de 789, le capitulaire de Nimègue de Charlemagne (806) et le capitulaire d'Olonne de Lothaire (825), le décret de Gratien vers 1140, le "droit divin" avait donc été le rempart aux maîtres de la monnaie.

En accord avec les règles de l'Eglise, l'Europe a interdit les intérêts sur prêts de monnaie en qualifant ce délit d'"usure". Les textes scripturaires fondant ce délit se trouvent dans l'Ancien Testament (Deutéronome 23-20 "Tu ne prêteras pas à intérêt à ton frère, qu'il s'agisse d'un prêt d'argent, ou de vivres, ou de quoi que ce soit dont on exige intérêt"; Psaumes 14-2,5; Ézéchiel) comme dans le Nouveau (Luc 6. 34,35 "Et si vous prêtez à ceux dont vous espérez recevoir, quel gré vous en saura-t-on? Même des pécheurs prêtent à des pécheurs afin de recevoir l'équivalent. Au contraire, aimez vos ennemis, faites du bien et prêtez sans rien attendre en retour").

 

L'intérêt était contraire à la raison et à la justice. Cette condamnation et cette interdiction du prêt à intérêt fonda l'économie française jusqu'à la Révolution française où les banques prirent le pouvoir. Ainsi, à propos de Napoléon et du bourgeois du début du XIXe siècle, Régine Pernoud précise :

 

"Même s'il n'appartient pas nommément à la haute banque, alors tout entière juive ou protestante, même s'il ne fait pas partie de ces dynasties de Brumairiens qui, une quarantaine d'années auparavant ont installé Napoléon, lequel en retour a aussitôt installé la Banque de France, la fortune de notre bourgeois repose avant tout sur son activité financière." (Régine Pernoud, La Bourgeoisie, Que Sais-je ?, p. 8-9.)

 

Dans le cadre de ses chroniques pour MPI-TV, l'historienne Marion Sigaut a abordé cette question de l'usure. Elle explique que la France a été le dernier pays à interdire le prêt à intérêt, autorisé à partir de la Révolution de 1789.

 

Dans l'Antiquité on parlait d'esclavage pour dette. L'Eglise, dès ses débuts avait pris position contre l'usure. Dans le monde romain, le prêt à intérêt était d'usage constant; on sait par Cicéron qu'en un temps il atteignait 12%. (Daniel-Rops, Histoire de l'Eglise du Christ, tome IV La cathédrale et le Croisade, Librairie Arthème Fayard, Editions Bernard Grasset, Paris 1965, p. 246) et que les empereurs chrétiens luttèrent contre l'usure (Michel de Jaeghere, Les Derniers jours, La fin de l'Empire romain d'Occident, Perrin Collection Tempus, Malesherbes 2016, p. 89).

 

Or il faut savoir que le prêt à intérêt est une de ces grandes conquêtes des Encyclopédistes et des "Lumières", qui font le malheur des peuples depuis et nous ont mis en esclavage.

 

Le Moyen Âge entier reçut le sublime enseignement de la Cité de Dieu de Saint Augustin, qui condamne formellement le prêt à intérêt, selon les vues habituelles des Pères de l'Eglise, qui s'expliquent pour beaucoup par l'extension affreuse qu'avait prise l'usure dans le Bas Empire. (Cf. Daniel-Rops, Histoire de l'Eglise du Christ, tome III L'Eglise des temps barbares, Librairie Arthème Fayard, Editions Bernard Grasset, Paris 1965, p. 52.)

 

D'une façon générale, l'influence de l'Eglise contribua à faire respecter et à protéger tout ce qui était faible et menacé par principe : les veuves et les orphelins; les débiteurs pour lesquels il était interdit aux créancier d'abuser de leurs droits et de les exploiter (nombreuses furent les décisions des conciles qui condamnèrent le prêt à intérêt comme une exploitation du pauvre); les femmes,  trop souvent laissée sans défense devant la brutalité des hommes, les esclaves, peu à peu affranchis du fait des canons de l'Eglise les concernant.

 

La condamnation de l'usure : une idée fondamentale de la chrétienté médiévale

 

"Nous condamnons cette détestable et approprieuse , mauvaise, déloyale rapacité des prêteurs d'argent, condamnés par les lois divines et humaines, dans l'Ecriture, le Vieux et le Nouveau Testament, et nous en retranchons les adeptes de toute consolation ecclésiastique, pour que nul archevêque, nul évêque, nul abbé de quelque ordre que ce soit, ou quiconque dans les ordres ou le clergé, ne les reconnaisse, à moins d'infamie perpétuelle, et ils seront privés de sépulture chrétienne, à moins qu'ils ne se repentent."

(Acte du Concile de Latran, in Daniel-Rops, Histoire de l'Eglise du Christ, tome IV La cathédrale et le Croisade, Librairie Arthème Fayard, Editions Bernard Grasset, Paris 1965, p. 244.)

 

Marion Sigaut évoque deux conciles qui ont confirmé la position de l'Eglise contre le prêt à intérêt et l'usure. Le concile de Latran en 1315 et celui de Paris en 1532 ont condamné le prêt à intérêt comme usure. Dès que vous prêtez de l'argent et que vous récupérez plus que vous avez prêté, il y a usure. Ceci, explique-t-elle, est propre à la société catholique.

 

"Calvin a légitimité le prêt à intérêt. Les protestants font ce qu'ils veulent avec leur argent. Et (à partir du XVIe siècle) en Europe, seuls les rois de France ont continué à appliquer la doctrine de l'Eglise. La France a été le dernier pays à interdire l'usure et le prêt à intérêt.

 

Les jansénistes français qui ont fait beaucoup de protestantisme sans y avoir l'air d'y toucher, sur ce point-là, sont restés fidèles à l'Eglise, et ont continué de condamner le prêt à intérêt.

 

En France, à partir des Encyclopédistes (1745), les "Lumières" ont commencé à attaquer la position de l'Eglise. Refuser le prêt à intérêt, c'est être archaïque, c'est être obscurantiste. Turgot a publié en 1769 un mémoire sur les prêts d'argent. Il disait que "l'intérêt représente le gain que l'on aurait pu faire, si l'on ne s'était pas dessaisi de cette somme." LEncyclopédie définit que "le taux à intérêt est un loyer parfaitement légitime". Les Encylopédistes dénoncent l'interdiction totale par l'Eglise, mais ce qu'ils demandent c'est la liberté totale (du prêt à intérêt). Ils disent que le commerce de l'argent doit être libre et le taux d'intérêt fixé uniquement par l'offre et la demande." Cela s'appelle le renard libre dans le poulailler libre. Laissons faire les marchands, laissons faire ceux qui ont de l'argent.

 

Et qu'est-ce qui a légitimé définitivement le prêt à intérêt ? C'est la Révolution française, qui le 2 octobre 1789 la législation du prêt à intérêt fixe abolissait ce que les rois de France avaient défendu depuis toujours. Et le 25 avril 1794 la Convention nationale décrète que l'argent est une marchandise comme les autres et que l'on peut en faire ce que l'on veut. La suite c'est le monde dans lequel nous vivons et l'esclavage est la conséquence de la dette, comme dans l'Antiquité. L'usure va simplement devenir un prêt à intérêt abusif et le prêt à intérêt est devenu normal.

 

Pourtant la résistance à cela, remonte à loin. Au IIe siècle avant Jésus-Christ, Caton avait écrit un traité d'agriculture dans lequel il fait parler deux personnages. Le premier demande: 'Que dis-tu de l'usure?', le second répond : 'Et toi, que penses-tu de l'assassinat ?'"

 

La dernière condamnation de l'usure par l'Eglise remonte à 1837 où le pape a renouvelé ses antiques prescriptions contre le prêt à intérêt. Le pape fut alors traité de réactionnaire par les bourgeois et les anticléricaux : "Une Eglise qui se trompe de siècle ! Des prohibitions remontant à ces temps obscurs du Moyen Âge pendant lesquels le commerçant était brimé et la manipulation de l'argent interdite !" (R. Pernoud, La Bourgeoisie, Que Sais-je ?, Paris 1985, p. 19.)

 

"Cette législation, précisée dans le Code de droit canon de 1917, qui maintient à l'adresse des clercs l'interdiction de la pratique de l'usure, entend ce mot dans le sens de 'prêt à intérêt', autrement dit : profit tiré d'un prêt d'argent." (R. Pernoud, La Bourgeoisie, ibid., p. 94.)

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17 juin 2016 5 17 /06 /juin /2016 08:00
Brexit: la Banque d'Angleterre sort de sa "neutralité"

La Banque d'Angleterre qui défend le maintien de l'Angleterre dans l'Europe de Bruxelles tient un discours apocalyptique sur le même ton que celui des mondialistes dès qu'un vote sur l'utopie mondialiste est organisé. La fin du monde menace. L'argument est ridicule vu que rien n'empêchera l'Angleterre de continuer de commercer avec les autres pays européens comme elle l'a toujours fait jusqu'à la création de l'Union européenne. Elle a déclaré jeudi qu'un vote favorable à la sortie du Royaume-Uni de l'Union européenne la semaine prochaine pourrait pénaliser l'économie britannique et aussi l'économie mondiale.

 

Le compte-rendu de la réunion des neuf membres du comité de politique monétaire souligne que le référendum est le plus important risque auquel sont confrontés dans l'immédiat les marchés financiers britanniques, et peut-être aussi les marchés mondiaux.

 

"Par le biais des canaux des marchés financiers et de la confiance, il y a aussi des risques de répercussions défavorables pour l'économie mondiale", explique le compte-rendu.

 

Il ajoute qu'il est "de plus en plus probable" que la livre sterling se déprécierait davantage, et peut-être fortement, en cas de vote favorable à la sortie du pays de l'UE. [1]

 

L'institution a abordé une nouvelle fois le sujet du référendum sur la sortie du Royaume-Uni de l'Union européenn. [2]

 

A une semaine du référendum sur le maintien de la Grande-Bretagne dans l’Union européenne, le gouverneur de la Banque dite d'Angleterre, Mark Carney a de nouveau mis en garde contre les effets dévastateurs d’un Brexit sur l‘économie britannique, mondiale, et sur la livre sterling.

 

Des propos qualifiés d’inappropriés par les pro-Brexit, qui ont attaqué de front l'institution jusqu'ici respectée pour son indépendance.

 

L’un d’eux, le parlementaire Patrick Jenkin, a même écrit à Mark Carney pour lui intimer de se garder de tout commentaire en période pré-électorale.

 

La réponse du gouverneur ne s’est pas faite attendre : “Votre lettre démontre une incompréhension fondamentale de l’indépendance de la banque centrale. (…) Il est du devoir de la banque de communiquer ses appréciations argumentées au parlement et au public.“ [3]

 

La guerre qui oppose eurosceptiques et europhiles au sein de la majorité conservatrice fait rage au Royaume-Uni depuis plusieurs mois. Jeudi, à une semaine du référendum, elle a atteint de nouveaux sommets, rendant presque impensable toute réconciliation entre les deux factions après le scrutin. Signe de la violence du débat, les partisans du Brexit ont ouvertement attaqué la Banque d'Angleterre, une institution dont l'indépendance vis-à-vis du pouvoir politique, gravée dans la loi, était hautement respectée jusqu'à présent et jamais remise en question. [4]

 

Sources:

 

[1] La Banque d'Angleterre souligne les risques d'un Brexit, Challenges, Publié le 16-06-2016 à 13h31

[2] La Banque d'Angleterre met à nouveau en garde contre le Brexit, Boursier.com, Publié le 16/06/2016 à 23h30

[3] Brexit : la Banque d’Angleterre durcit le ton, Euronews, Par Anne Glémarec | Avec REUTERS, AFP, 16/06 16:23 | mis à jour le 16/06 - 19:14

[4] Brexit : la Banque d’Angleterre fustigée pour son dernier avertissement avant le scrutin, Les Echos, Par Vincent Collen Le 16/06 à 16:10Mis à jour à 18:40

 

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Publié par Ingomer - dans Economie
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15 juin 2016 3 15 /06 /juin /2016 13:59

Dans une émission du 29 octobre 2015, la journaliste de RMC info demande au député Véronique Besse une preuve du soutien de la France à l'état islamique Daech, puis deux minutes plus tard déclare que c'est "gênant" que la Russie envoie son armée sur place tuer l'état islamique Daech, compte tenu que la France soutient officiellement des rebelles en Syrie... La logique se perd !

Source video : http://rmc.bfmtv.com/mediaplayer/video/pour-la-deputee-veronique-besse-la-france-aide-l-etat-islamique-675142.html

Pour rappel, Laurent Fabius, sinistre des Affaires étrangères avait déclaré dans Le Monde du 13 décembre 2012 qu'Al Nostra en Syrie faisait "du bon boulot"... Si c'est pas une preuve !

 Pour la députée Véronique Besse, "la France soutient indirectement l’Etat islamique"
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15 juin 2016 3 15 /06 /juin /2016 12:47

Aucune nation, aucune démocratie ne peut écrire sa propre histoire sans reconnaître à la France une dette ou une influence directe.

Théodore Zeldin, Histoire des passions françaises, 1848-1945, tome 5, Points Histoire, Paris-Mesnil 1981, p. 446

L'hymne anglais est français

La France a donné à l'Angleterre sa monarchie, ses symboles nationaux et même son hymne !

 

Stéphane Bern a écrit un article pour Rtl au sujet du fameux "God save the queen", symbole patriotique du Royaume-Uni.

 

Cet hymne, écrit-il, a pourtant été écrit par une Française, composé par un Italien et popularisé par un Allemand. (1) Il doit sa naissance à une blessure au postérieur de Louis XIV.

 

En janvier 1686, Louis XIV tombe brusquement malade en raison d'une plume de son carrosse qui lui a causé un abcès particulièrement mal placé. Pendant des semaines le traitement se révèle inefficace. Un mois plus tard, on lui diagnostique une fistule anale et doit subir une opération risquée pour l'inciser.

 

Le roi est sauvé en novembre 1686. Pour fêter sa guérison un cantique est composé par les élèves du pensionnat de jeunes filles de Saint-Cyr. "Que Dieu protège notre Roi, longue vie à notre Roi". Des années plus tard, le compositeur allemand G.F. Haendel est frappé par la beauté du cantique, note les paroles et la mélodie et revient à Londres où il vit.

 

Le succès est immédiat outre-Manche et le souverain Georges Ier, qui ignore les origines du cantique, le fait dans toutes les cérémonies officielles. (1)

 

"Grand Dieu sauve le Roy" est une mélodie composée en 1686 pour le roi de France Louis XIV par Lully, compositeur d'origine italienne, sur un texte écrit par Madame de Brinon, supérieure des Demoiselles de Saint-Cyr. Vingt-huit ans plus tard, frappé par la beauté du cantique, Georg Friedrich Haendel ayant entendu la mélodie à la Cour de France en 1714 la retranscrit, et de retour en Angleterre la joua à Georges Ier (1714-1727) qui, ignorant ses origines, fit jouer le cantique à chaque cérémonie officielle. Pendant que la France adopte la "Marseillaise", fin XVIIIe siècle, début XIXe siècle, l'air est repris et adapté par les principales puissances européennes. Petit tour des adaptations :

 

En Russie de 1833 à 1917 ("God save the tsar", Боже, Царя храни) :

En Allemagne en 1797, le "Gott erhalte Franz den Kaiser", "Dieu sauve l'Empereur Franz" de Joseph Haydn devient l'hymne de l'empereur du saint Empire romain germanique jusqu'en 1804 dans la version originale "Gott, schütze Unser Kaiser !"

Lorsque François II devient l'empereur François Ier d'Autriche en 1804, le chant est adopté comme hymne impérial de l'Empire autrichien avec les paroles "Gott erhalte, Gott beschütze/ unsern Kaiser, unser Land […]" ("Dieu conserve, Dieu protège/ notre Empereur, notre pays").

 

Le cantique devient l'hymne prussien de l'"empire allemand", également dénommé "deuxième Reich" (1871-1918) :

Dans l'Empire d'Autriche-Hongrie, il est chanté quotidiennement par tous les écoliers jusqu'en 1918 :

Das Deutschlandlied (Le Chant de l'Allemagne) ou Das Lied der Deutschen (Le Chant des Allemands) dans sa version de 1841 est surtout connu pour la première ligne de son premier couplet "Deutschland, Deutschland über alles", "l'Allemagne au-dessus de tout"...

 

Le troisième couplet défini en 1952 comme l'hymne national allemand par un échange de courriers entre le chancelier Konrad Adenauer et le président fédéral Theodor Heuss est l'actuel hymne national de l'Allemagne. Les paroles en ont été composées par l'écrivain August Heinrich Hoffmann von Fallersleben en 1841 sur l'île de Heligoland, sur la partition du quatuor à cordes de Joseph Haydn datant de 1797.

 

 

Il est temps de redécouvrir nos trésors nationaux et de redonner à la France son véritable hymne ! Dieu sauve le Roi à nouveau !

L'hymne anglais est français

Notes

 

(1) Pourquoi l'hymne anglais a été composé pour Louis XIV, RTL, par Stéphane Bern publié le 07/08/2015 à 09:20 mis à jour le 07/08/2015 à 10:37

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15 juin 2016 3 15 /06 /juin /2016 09:19

Publié par Wikileaks, un email envoyé par l’ex-secrétaire d’Etat apporte des détails sur les motivations qui ont poussé Washington à «aider le peuple syrien à renverser le régime de Bachar el-Assad».

 

«La meilleure manière d’aider Israël à gérer la capacité nucléaire grandissante de l’Iran est d’aider le peuple syrien à renverser le régime de Bachar el-Assad», annonce d’emblée Hillary Clinton dans le document, révélé par l’ONG de Julian Assange, WikiLeaks, sur son site internet.

 

L’email fait partie de nombreux documents déclassifiés par le Département d’État américain, suite à la découverte du serveur email privé que Clinton utilisait chez elle alors qu’elle occupait, entre 2009 et 2013, le poste de secrétaire d’État de l’administration Obama.

 

Si l’organisation WikiLeaks date le courriel au 31 décembre 2000, il semble que ce soit une erreur de sa part, à en juger par le contenu du message, dans lequel on peut notamment lire que «la rébellion en Syrie dure maintenant depuis plus d’un an». L’email daterait donc vraisemblablement du 31 décembre 2012, lorsqu’elle était en poste.

 

Quoi qu’il en soit, l’actuelle candidate démocrate à l’élection présidentielle américaine y détaille sa stratégie à l’égard de la crise syrienne : «Le programme nucléaire iranien et la guerre civile syrienne peuvent sembler déconnectés, mais ils ne le sont pas. Ce dont les chefs militaires israéliens s’inquiètent – mais dont ils ne peuvent pas parler – est de perdre leur monopole nucléaire».

 

En effet, poursuit-elle, un Iran disposant de l’arme nucléaire permettrait à «d’autres adversaires [d’Israël], comme l’Arabie Saoudite ou l’Égypte, de se mettre aussi au nucléaire».

 

Mais surtout, ce qui préoccupe l’ancienne secrétaire d’Etat, c’est un axe Téhéran-Damas-Hezbollah tourné contre Israël. «Le résultat [d’un Iran disposant de l’arme nucléaire] serait un équilibre nucléaire fragile dans lequel Israël ne pourrait pas répondre aux provocations par des frappes militaires conventionnelles en Syrie ou au Liban, telles qu’elles sont pratiquées aujourd’hui. Si l’Iran devient un Etat doté d’armes nucléaires, Téhéran trouvera bien plus simple d’appeler ses alliés en Syrie et le Hezbollah à frapper Israël, sachant que ses armes nucléaires dissuaderont Israël de lui répondre».

 

Après avoir dressé ce constat, Hillary Clinton conclut en exposant sa solution : «La fin du régime Assad entraînerait la fin de cette alliance dangereuse. Le commandement d’Israël comprend bien pourquoi vaincre Assad est maintenant dans son intérêt (…). Ensuite, Israël et les États-Unis pourraient alors développer une approche commune une fois le programme iranien si dangereux qu’une action militaire devra être garantie».

Hillary Clinton confie dans un email avoir voulu renverser Bachar el-Assad, pour «aider Israël»

Source: RT en français

 

L'Agence Info Livre a également publié un article sur le sujet. Extrait :

 

« La meilleure manière d’aider Israël à gérer la capacité nucléaire grandissante de l’Iran est d’aider le peuple syrien à renverser le régime de Bashar Assad », annonce franchement Hillary Clinton.

Bien que les rapports des services secrets américains aient depuis longtemps abandonné l’idée que le programme nucléaire iranien se met en place aux fins d’obtenir la bombe atomique (cette conclusion est aussi soutenue par l’Agence Internationale de l’Energie Atomique), Clinton continue de manier ces mensonges pour « justifier » la destruction de la Syrie au nom d’Israël.

Elle relie spécifiquement le programme légendaire de la bombe atomique iranienne à la Syrie parce que, dit-elle, le programme de « bombe atomique » menace le « monopole » d’Israël sur les armes nucléaires au Moyen-Orient.

Si l’Iran devait acquérir l’arme nucléaire, assure Clinton, cela permettrait à la Syrie (et à d’autres « adversaires d’Israël » comme l’Arabie Saoudite et l’Égypte) de « se mettre aussi au nucléaire », ce qui menacerait les intérêts d’Israël. Aussi, d’après elle, la Syrie doit être détruite.

 

 

Hillary Clinton confie dans un email avoir voulu renverser Bachar el-Assad, pour «aider Israël»
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15 juin 2016 3 15 /06 /juin /2016 08:42
"Nous sommes ce grain de sable qui enraye la machine du diable"

Mohammed était étudiant au Liban, issu d’une famille musulmane chiite, il avait commencé à prier la Vierge Marie seul, clandestinement. À la fin d’un cours, il est allé voir un professeur de macro-économie qu’il appréciait. La conversation basculait de l’économie à la métaphysique et Mohammed demandait : « Pourquoi la haine règne-t-elle ici, entre toutes les communautés ? Pourquoi les musulmans et les chrétiens sont-ils au bord de la guerre ? ». La réponse, énigmatique : « Nous sommes ce grain de sable qui enraye la machine du diable » est restée gravée en lui. En tant que chrétien élevé dans l’islam, il se sentait investit d’une mission. « Je dois dire la vérité sur l’islam, aider à accueillir ceux qui ont fait le même chemin que moi. »

« L’Esprit Saint souffle discrètement »

Mohammed doit sa conversion à un autre professeur, Pierre, qui venait lui donner des cours particuliers alors qu’il était encore enfant et grandissait en Afrique, avec ses frères et sœurs. C’était un professeur très compétent et, grâce à son aide, Mohammed est devenu un bon élève, mais il avait un comportement étrange. Il priait à heure fixe, prosterné à genoux. Lorsqu’il mangeait sur place, il bénissait son repas… « Nous étions de culture musulmane, mais non-pratiquants. Nous n’avions jamais vu de chrétien comme celui-là et nous nous demandions s’il appartenait à une secte ! »

Le refuge de la prière

À la même époque, les choses se gâtaient dans la famille. Des disputes éclataient entre les parents, le père se montrait violent… « Je ne savais pas quoi faire pour que cela cesse, et je demandais à Pierre. Il me répondit qu’il allait m’apprendre à prier. » Le « Au nom du Père et du Fils et du Saint Esprit », le Notre Père, puis les prières à Marie, le grand amour de Mohammed. « Plus je priais, plus je sentais l’amour grandir dans mon cœur, comme une fleur qu’on arrose », assure-t-il.

Il priait clandestinement, d’autant plus que sa mère s’est mise à pratiquer l’islam. « Nous étions une famille très ouverte et accueillante, nous avions des amis chrétiens, et même juifs. » Mais le père de famille prit une deuxième épouse, ce qui fit terriblement souffrir sa femme. Des voisins lui dirent qu’elle avait été punie par Dieu parce qu’elle était une mauvaise musulmane, et des pratiques jusqu’alors ignorées firent leur apparition : elle se mit à porter le voile, à dire les prières… « Mais je voyais qu’elle sombrait dans la tristesse », se souvient Mohammed.

« Est-ce que tu m’as dit la vérité ? »

Le jeune garçon est devenu un jeune homme brillant, qui s’apprêtait à se rendre à Beyrouth pour poursuivre ses études. Il vint voir Pierre une dernière fois, et lui demanda : « Monsieur Pierre, dites-moi la vérité, m’avez-vous menti ? ». Et Pierre a répondu : « Jamais ». La séparation d’avec ce professeur l’a blessé, ainsi que l’arrivé dans un Liban marqué par les divisions religieuses. De là-bas, il obtint son inscription dans une grande école française… « Avec l’aide de Dieu et l’intercession de la Vierge Marie », assure-t-il. « À chaque étape de ma vie, Dieu a posé des jalons, m’a permis de rencontrer des personnes qui m’ont mis sur le bon chemin. Il agit discrètement mais efficacement ! » C’est encore grâce à Dieu, affirme-t-il, qu’il a trouvé une place dans une entreprise française, où il continue – encore aujourd’hui – à cacher sa conversion. Certains de ses collègues sont musulmans, et il craint leur réaction.

Internet, une invention de Dieu

Malgré sa réussite professionnelle, il ne se sentait pas pleinement heureux. Il récitait seul le chapelet, comme un chrétien des catacombes. Et il a eu un soir l’idée d’utiliser ce qu’il appelle « une invention de Dieu » qui, précise-t-il, « comme toutes les inventions, peut être détournée » : Internet. Il chercha sur Google « musulmans convertis », et découvrit des centaines de vidéos. Toujours méfiant, il créa une fausse adresse mail, et entra en contact avec l’un d’entre eux.

Contacts clandestins avec les chrétiens

Lors de sa première rencontre, il avait prévenu un ami qu’il serait de retour à 20 h, « pour que quelqu’un me cherche, si j’étais enlevé »… Mais sur place, il rencontra un prêtre en soutane, ce qui le rassura. Et on lui confia un Évangile selon saint Marc. « Je l’ai bouffé », se souvient-il. À partir de là, commence pour le jeune homme une nouvelle initiation au christianisme, lui qui n’en connaissait que quelques prières. Il s’intéressait aussi au Coran, qu’il ne connaissait pas vraiment. Découvrant la vie de Mohammed par les Hadiths, il concluait : « Moi qui suis pêcheur, je suis meilleur que cet homme-là, je ne veux pas de lui, je veux le Christ ! ». Il entra dans une association consacrée aux convertis, Notre-Dame de l’Accueil, anciennement Notre-Dame de Kabylie.

« Ils ne comprennent pas que je veuille quitter l’islam »

Il se mit à fréquenter sa paroisse, et se dit bien accueilli, mais la réaction de certains chrétiens l’a surpris. Il se souvient : « Certains d’entre eux me disaient que l’islam est une belle religion, ils ne comprenaient pas que je veuille la quitter… Cela me mettait en colère, je connais l’islam, l’islam est une hérésie, une partie de ma famille vit dedans ». Il différencie le dogme et les personnes, et constate qu’il existe des musulmans qui sont plus chrétiens que des chrétiens… « Ce sont de bonnes personnes, mais ce sont de mauvais musulmans, et heureusement », assure-t-il.

Accueillir les convertis

De simple converti, il fait désormais partie de ceux qui accueillent les convertis. Il a eu la joie d’apprendre que l’une de ses sœurs, en partie grâce à l’annonce de sa conversion, s’est elle aussi rapprochée du Christ. Il reçoit désormais des musulmans attirés par Jésus et conseille : « Si cela vous arrive, sachez que vous êtes l’instrument de l’Esprit Saint. Laissez-Le faire son travail. Écoutez beaucoup et si celui qui veut se convertir est en colère contre l’islam, ne rentrez pas dans sa colère, soyez des artisans de paix et cheminez avec lui ».

 

Source: Aleteia.org

"Nous sommes ce grain de sable qui enraye la machine du diable"
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13 juin 2016 1 13 /06 /juin /2016 08:48

Pendant que quatre religieux (un catholique, un protestant, un rabbin, et un imam) bénissaient l'inauguration du tunnel du Saint-Gothard dans une galerie annexe à deux kilomètres sous la montagne, le 1er juin, au-dessus, c'était la fête, sans laïcité... Le saint évêque d'Hildesheim absent, le diable devenait en effet le maître de cérémonie d'une étrange chorégraphie. Assistèrent sans broncher à cette pantomime, François Hollande et Angela Merkel.

Image extraite de la video youtube https://www.youtube.com/watch?v=JVw_mPvYcDM

Image extraite de la video youtube https://www.youtube.com/watch?v=JVw_mPvYcDM

Le tunnel du Saint-Gothard : 11 milliards d’euros pour 57 kilomètres de tunnel ferroviaire, le plus grand ouvrage suisse de tous les temps ! Inauguré ce 1er juin, il va beaucoup simplifier la vie des voyageurs, mais il a posé une série de problèmes insurmontables à ceux qui ont souhaité organiser une cérémonie à la hauteur de l’évènement. Au début, ça paraissait assez simple, on avait eu l’idée d’une bénédiction interreligieuse avec des représentants des trois grandes religions présentes en Suisse : il y aurait donc un prêtre, un rabbin et un imam.

 

Et les protestants ?

 

Mais la Conseillère fédérale, Doris Leuthard ne tarda pas être inondée de lettres indignées : comment expliquer que la communauté réformée ne possède aucun représentant ? À cela s’ajoutait une polémique autour de la présence d’un imam, soupçonné de connections avec d’autres imams aux discours extrémistes… Pour clore la polémique, il fut décidé d’ajouter au trio un pasteur protestant. L’imam controversé, Bekim Alimi, quant à lui, resterait.

 

Les non-croyants représentés

 

Puisque la cérémonie religieuse devait en fin de compte représenter les différentes communautés suisses, il semblait inconvenant que les sans religions ne soient pas, eux aussi, représentés. Une solution raisonnable – étant donnée les termes du débat – fut trouvé en invitant un « représentant des sans religion et des athées ». C’est le chef de la division Sécurité de l’Office fédéral des transports Pieter Zeilstra qui s’y colla.

 

Les monothéismes aux catacombes

 

Le 1er juin, à 7h30 du matin, sans la presse, et avec une poignée d’ouvriers pour tout public les cinq représentants ont officié. Non pas dans le tunnel, pour des raisons de sécurité, mais dans une galerie annexe, à deux kilomètres sous la montagne. Il n’y avait ni musique ni fanfare, mais les bénédictions successives des quatre religieux et le discours de l’agnostique, qui parla de « rapprochement entre les peuples » à la lumière blafarde des projecteurs. Mais plus haut, c’était la fête.

 

François Hollande, Angela Merkel, le Premier ministre italien Matteo Renzi et le nouveau chancelier autrichien Christian Kern assistaient à une chorégraphie d’ouverture, aux « accents contemporains ». Preuve en est avec une scénographie des plus bizarres, où l’influence dominante semble être le film d’horreur. Que l’on juge plutôt : des ouvriers ouvrent le spectacle en marchant comme des zombies, puis certains d’entre eux s’effondrent comme terrassés, tandis qu’un « ange », portant un masque de bébé démoniaque plane au-dessus d’eux Outre la faute de goût, il y a une faute morale grave à singer ainsi la mort, dans un ouvrage qui coûta la vie à neuf ouvriers.

Tunnel du Saint-Gothard: pas de laïcité, le saint évêque d'Hildesheim absent, le diable devient maître de cérémonie

On recherche toujours saint Gothard

 

Parmi les différents symboles étranges exhibés lors de cette représentation artistique, des crânes d’animaux, portés comme des trophées, et une représentation médiévale de Satan : un acteur doté d’un déguisement de bouc et d’un rictus proprement démoniaque. Cette référence étrange pourrait s’expliquer par la légende du Pont du diable. Un pont, qui permettait d’accéder au col du Saint-Gothard fut nommé ainsi, selon la légende, car il fut bâti par le diable. En échange de cette construction, le diable demanda l’âme du premier qui le passerait. Les habitants, plus malins que le Malin, firent passer un bouc, ce qui rendit le diable furieux… Représenter le diable aurait pu se défendre, à condition, bien sûr de l’assumer comme tel, et de présenter sa défaite, mais rien de tel dans la bizarre inauguration du 1er juin, il semble au contraire devenir le maître de cérémonie. Et l’on déplore surtout un grand absent : saint Gothard. Mais peut être la présence de l’ancien évêque de Hildesheim aurait-elle été perçue comme une surreprésentation de la communauté catholique ? Il aurait fallu alors repartir à zéro, et trouver des personnages de chaque religion ou des agnostiques. Le diable, lui, a fait consensus.

 

Source: Aleteia.org

Commentaire de Christroi.over-blog.com : Ces gens qui donnent au diable le rôle de maître de cérémonie ne savent pas que, dans ce monde, bien que vivants ils sont déjà morts.

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11 juin 2016 6 11 /06 /juin /2016 00:00

Saint-Barnabe--Apotre.jpgSaint Barnabé est qualifié du nom d'Apôtre, quoiqu'il ne fût pas du nombre des douze que Jésus avait choisis ; on lui a donné ce titre glorieux parce que le Saint-Esprit l'avait appelé d'une manière toute spéciale et qu'il eut une grande part, de concert avec les Apôtres, dans l'établissement du christianisme.

Il était Juif, de la tribu de Lévi, et natif de l'île de Chypre ; son nom de Joseph lui fut changé par les Apôtres contre celui de Barnabé, qui signifie fils de consolation. Il avait été ami d'enfance de saint Paul et c'est lui qui, après l'étonnante conversion de cet Apôtre, le présenta à Pierre, le chef de l'Église.

La première mission de Barnabé fut d'aller diriger l'Église d'Antioche, où la foi prenait de grands accroissements ; il vit tant de bien à faire, qu'il appela Paul à son secours, et les efforts des deux Apôtres réunis opérèrent des merveilles. Sur l'inspiration de l'Esprit-Saint, le Prince des Apôtres leur donne l'onction épiscopale, et ils s'élancent, au souffle d'en haut, vers les peuples gentils, pour les convertir. Salamine, Lystre, la Lycaonie et d'autres pays encore, entendent leur parole éloquente, sont témoins de leurs miracles et, sous leurs pas, la foi se répand avec une rapidité prodigieuse. Paul et Barnabé se séparent ensuite, pour donner plus d'extension à leur ministère. 

L'île de Chypre, d'où il est originaire, était particulièrement chère à Barnabé ; c'est là qu'il devait sceller de son sang la foi qu'il avait prêchée.

 

Source

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10 juin 2016 5 10 /06 /juin /2016 12:20
La Révolution de 1830, ou le triomphe du capitalisme contre le bien commun, par Bonald. De l’immoralité du pouvoir libéral

La Révolution de 1830, ou le triomphe du capitalisme contre le bien commun, par Bonald

 

De l’immoralité du pouvoir libéral

dimanche 24 avril 2016 par ISH Enregistrer au format PDF

Lors de la révolution de 1830, la haute bourgeoisie et sa prostituée de toujours — la presse —, couronnent l’usurpation d’une famille cadette d’Orléans avide de pouvoir. Bonald présente, avec une rare clairvoyance, les conséquences toujours actuelles de l’argent-roi :

  • Le grand commerce, non contrôlé par l’État, réduit les personnes à l’état de consommateurs. L’argent des actionnaires prime désormais sur la politique et le bonheur des peuples.
  • La grande industrie, non contrôlée par l’État, se nourrit de l’esclavage d’une population miséreuse (le prolétariat) pour produire ce que le consommateur achète. Ainsi importe-t-elle des cohortes d’étrangers, corvéables à merci et jetables, sans se soucier que ces malheureux, sans racines et hétérogènes, constituent une source d’instabilité pour le pays, proies choisies de tous les fanatismes idéologiques ou religieux.

Est-ce donc un hasard si les gouvernement libéraux-socialistes s’acharnent à exterminer la population enracinée des agriculteurs au nom du libre-échangisme ? Les paysans étant les seuls — nous dit Bonald — a être indispensables au Pays, parce qu’ils le nourrissent...

 

Table des matières

 

Avertissement de viveleroy.fr

 

Ce texte est tiré du livre Louis de Bonald, Réflexions sur la révolution de 1830 et autres inédits, présentés et annotés par Jean Bastier, Éditions Duc/Albatros, Paris, 1988, p.83-86.

AVERTISSEMENT : tous les titres ont été ajoutés par VLR pour faciliter la lecture en ligne.

 

La presse, instrument de domination de la bourgeoisie révolutionnaire

 

Le commerce et l’industrie ont fait la révolution de Juillet, la presse sans doute y a puissamment contribué, mais la presse aussi est une spéculation d’industrie et un objet de commerce, et c’est uniquement pour soutenir cette industrie et son commerce qu’elle a fait la révolution. Il est donc permis d’examiner les titres du commerce à une si haute mission que celle d’une révolution de gouvernement, et les droits qu’il a de prendre le pas sur les institutions publiques et politiques.

 

Quand la bourgeoisie proclame la liberté

 

Le commerce, affranchi de l’autorité politique, perçoit un impôt direct en profitant de la détresse publique

Le commerce, quelque étendu qu’il soit, n’a affaire qu’aux particuliers, et n’est l’affaire que de particuliers. Que le détaillant vende à livres et onces [1] le sucre et le café aux consommateurs, que le négociant fasse venir des bâtiments chargés de sucre et de café pour les détaillants, l’un et l’autre sont au service des particuliers, commandés et payés par eux, et ne servent pas l’État qui ne consomme ni sucre ni café. Les droits que payent ces objets à leur entrée sont un impôt payé par les consommateurs et se confondent avec les autres subsides.

Ceux qui se livrent à ces spéculations sont assurément des hommes très estimables s’ils les font avec bonne foi sans trop profiter de la détresse publique ; mais la profession en elle-même n’a rien d’honorable ; car il n’y a de service honorable en politique que le service du pouvoir public, politique ou religieux ; aussi les Romains, justes appréciateurs de tout ce qu’il y a de noble et d’honorable dans les diverses professions, abandonnaient le négoce à leurs affranchis et l’industrie à leurs esclaves.

Le libéralisme, ou la mort de l’autorité politique, ou le fort libre d’asservir le faible

On se plaint avec raison de la ruine du commerce ; mais peut-être faut-il en chercher la cause dans le commerce lui-même, ce ne sont pas quelques fortunes colossales — qui écrasent et humilient le petit commerce — qui font pour l’État la prospérité du commerce, c’est un grand nombre de fortunes médiocres qui répandent une aisance générale.

 

Autrefois un commerçant enrichi s’empressait de quitter le commerce pour acheter une charge et passer dans l’État public, il faisait ainsi place à d’autres commerçants qui, délivrés de cette concurrence, travaillaient avec plus de succès à faire leur fortune pour quitter à leur tour le commerce et faire place à d’autres.

 

Les 1 % les plus riches du monde possèdent plus que les 99 % restantsAujourd’hui le commerçant enrichi veut s’enrichir encore et ne voit point de terme aux progrès de sa fortune. Il y a telle ville où un riche négociant est le tyran des plus petits commerçants qui ne peuvent faire aucune spéculation qu’ils ne soient devancés par un homme à qui une immense fortune et des relations étendues donnent les plus grands avantages ; et si par la constitution de l’État, ces mêmes hommes sont revêtus de fonctions publiques avec lesquelles et même à la faveur desquelles ils continuent leur commerce, s’ils peuvent être députés ou pairs et rester banquiers ou fabricants, on sent qu’il n’est plus possible de lutter contre une si redoutable concurrence.

 

 

 

Cet empressement à quitter le commerce lorsqu’on avait fait une fortune honnête et suffisante avait un grand avantage en morale et en politique.

 

Source et suite: Vive le Roy

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10 juin 2016 5 10 /06 /juin /2016 10:00

Parole d'un petit patron aux abois :

Il est dans l'intérêt d'un tyran de garder son peuple pauvre pour qu'il soit si occupé à ses tâches quotidiennes qu'il n'ait pas le temps pour la rébellion (Aristote).

Je pense que c'est voulu tout cela, je pense que c'est voulu pour nous museler. Pour moi, tout est calculé, ils veulent nous appauvrir.

La taxe sur la publicité extérieure met les PME/PMI en détresse

Plus de 30 milliards de hausse fiscale sous Sarkozy, au moins 80 milliards depuis que François Hollande est arrivé au pouvoir (1), la France a créé 41 nouvelles taxes depuis 2010, se faisaint ainsi la championne du monde de la créativité fiscale. Jamais aucun système politique n'a à ce point matraqué ses administrés.

 

Voici un reportage de Reinformation.Tv de juin 2016 en Bretagne sud, "TLPE : la taxe locale sur la publicité extérieure met les PME / PMI à genoux".

Les gouvernements qui se succèdent au pouvoir de la France depuis 40 ans ont-ils décidé de mettre à genoux les petites sociétés, les PME, les PMI ? La question est légitime à l’heure où l’on assiste à une avalanche de taxes et d’impôts de toutes sortes. La France compterait paraît-il près de 400 taxes et impôts divers. 41 nouvelles taxes ont été votées depuis 2010, ce qu’explique dans son livre « On va dans le mur », Agnès Verdier-Molinié, la directrice de l’Ifrap, la Fondation pour la recherche sur les administrations et les politiques publiques.

 

La TLPE, une taxe passée inaperçue

 

Votée en France en 2008, la TLPE, taxe locale sur la publicité extérieure, applicable à la discrétion des collectivités locales, a été « pensée » par les politiques pour soi-disant lutter contre la pollution visuelle à l’entrée des villes. En fait, la taxe sur les milliers de pancartes, panneaux ou affiches présentes aux entrées des agglomérations, vient surtout combler l’effondrement des dotations de l’Etat aux communes de France. Elle aurait par exemple permis à la mairie de Quimper de récolter près de 500.000 euros… Taxer les sociétés permet donc de palier en partie à la baisse des dotations, l’argent de l’Etat se faisant de plus en plus rare. Mais il s’agit aussi d’un « cadeau » empoisonné de l’Etat aux mairies, qui entrent souvent en conflit avec les entreprises locales.

 

Des petits patrons en rébellion contre la municipalité et contre la taxe locale sur la publicité extérieure

 

A Pont l’Abbé en Bretagne, le conflit dure depuis des semaines. Depuis le début de l’année en effet, plusieurs dizaines de petites entreprises françaises sont entrées en opposition contre la mairie qui a choisi de leur infliger la TLPE. Récemment, plusieurs petits patrons ont investi le conseil municipal de la commune.

 

Réponse du maire contacté par les petits patrons et de ses collaborateurs sur place (à partir de 7:38) :

 

"Vous avez une chance extraordinaires dans vos entreprises privées, de pouvoir licencier en cas de difficulté." Le petit patron qui rapporte le propos du maire ajoute : "Ce jour-là, j'ai cru qu'il allait se faire lyncher."

 

D’autres actions sont prévues dans les prochaines semaines.

 

Notes

 

(1)  François Hollande a augmenté les impôts de 90 milliards d'euros depuis son élection, Le Figaro, Service infographie du Figaro, Mis à jour le 03/03/2015 à 22:26, Publié le 03/03/2015 à 20:50

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9 juin 2016 4 09 /06 /juin /2016 13:31
François Hollande veut supprimer le poste de Premier ministre
François Hollande, en prise à des mouvements de contestations depuis le début de son quinquennat, se prenant pour un nouveau Louis XIV (1), veut supprimer le poste de Premier ministre, car, dit-il, "tout remonte au président.Mardi matin 7 juin sur Europe 1, il s'est dit prêt à supprimer le poste de Premier ministre. En privé, il aurait dit : "réformer sous le quinquennat, c'est long et c'est double". [D]ans le but de clarifier et faciliter les réformes, il souhaiterait que seule l'Assemblée nationale soit utilisée pour le vote d'une loi. Le Sénat serait transformé en "une assemblée des collectivités locales". (1)

 

Il faut savoir que le projet de François Hollande n'est pas nouveau, il a même trois siècles.

 

Sous l'"Ancien Régime", le principal ministre d'État était le principal conseiller et chef du gouvernement du roi de France. Le titre et la fonction étaient officieux, le roi étant le détenteur de tous les pouvoirs. Or, en 1661, à la mort de Mazarin, le roi-Soleil Louis XIV à vingt-trois ans, inaugurait son règne personnel en supprimant la fonction de principal ministre. C'était la fin du "ministériat" et le début de la "révolution 1661", selon le mot de l'historien Marc Antoine. La fonction ne sera rétablie que sous Louis XV en 1726, avec le ministériat du Cardinal Fleury (1726-1743), ancien précepteur de Louis XIV. La suppression du principal ministre se retrouve à trois siècles de distance dans une déclaration d'un "président de la république".

 

Il faut savoir également que le 26 août 1786, sous Louis XVI, une création d'une assemblée des collectivités locales était l'idée d'un rapport d'une douzaine de pages intitulé Précis d'un plan d'amélioration des finances, remis par le contrôleur général Calonne à Louis XVI... L'assemblée des collectivités locales avait alors pour nom les "Assemblées provinciales". Le plan visait un transfert progressif de certaines responsabilités administratives des parlements provinciaux vers les assemblées provinciales, dont les membres, organes consultatifs, étaient élus par les propriétaires terriens disposant d'au moins 600 francs de revenu. La distinction des trois ordres était supprimée, ceux n'atteignant pas ce seuil pouvaient se regrouper en vue d'un suffrage collectif. Ces organes devaient avoir, parmi leurs attributions, la répartition des impôts (clergé et noblesse ne pouvaient plus s'exempter eux-mêmes), les questions de corvées, de voirie locale (chemins et canaux), et pouvaient faire au roi des propositions. Le plan de Calonne établissait l'égalité des Français devant l'impôt... (2)

 

Aujourd'hui, à nouveau, "tout remonte au président", argumente François Hollande, qui semble considérer que les allers-retours entre Matignon et l'Elysée font perdre du temps et de l'efficacité.

 

Rendre le pays plus gouvernable. François Hollande n'est pas le premier à formuler cette idée.

 

Alors qu'il était à Matignon, François Fillon avait également suggéré une suppression du Premier ministre, pour laisser le président gouverner face à une Assemblée nationale au pouvoir renforcé, qui ne pourrait plus être dissoute. (3) C'était en 2007, le locataire de Matignon disait alors :

 

"La logique des institutions que je souhaite, si on la pousse jusqu'au bout, c'est le vrai régime présidentiel. On [aurait] un président de la République qui dirige le gouvernement lui-même mais en face on [aurait] une Assemblée beaucoup plus puissante, beaucoup plus forte qui ne [pourrait] pas être dissoute par le président de la République." (4)

 

Lundi 2 mai dernier dans Le Parisien, Nathalie Kosciusko-Morizet (LR) annonçait elle aussi vouloir supprimer le poste de Premier ministre en ces termes :

 

"Avec le temps, notre régime s'est présidentialisé. Autant en prendre acte en supprimant la fonction de Premier ministre. Le président de la République deviendrait ainsi le chef du gouvernement, avec une équipe resserrée de dix grands ministres." (5)

 

Dans la constitution de 1958, rédigée pour le général de Gaulle, le président de la république est la clé de voûte des institutions. C'est lui qui fixe et détermine la politique. Vouloir supprimer le poste de Premier ministre revient donc à revenir à l'esprit de la Ve république et à l'esprit présidentialiste des institutions dont on sait que le général de Gaulle en 1947 avait songé à restaurer la royauté. (6)

 

 

Nos ancêtres les Gaulois - La Gaule, les origines de la FranceAujourd'hui, face à l'échec de toutes les réformes présentées par les divers gouvernement depuis 40 ans, devant la mascarade parlementaire voyant des gouvernements recourir à des 49-3 pour faire passer leur projets de loi sans vote, les politiques confrontés à la réalité rêvent d'institutions plus efficaces dont l'esprit n'est pas très éloigné de celui de l'ancienne monarchie française et qui permit de ranger notre pays au rang de première puissance mondiale à la veille de la Révolution dite "française". Ces principes sont la durée dans le temps et la concentration du pouvoir. Autrement dit, la monarchie, qui quoiqu'en disent les commentateurs officiels restent le régime politique naturel de la France et de la Gaule depuis 3000 ans.
 
Le seul problème est que dans une telle "république" en 2017, ce ne sera plus ni l'Evangile ni le droit divin qui fondera la politique, mais le droit libéral de quelques-uns contre la majorité, dont on sait combien l'homme, dans cette vision "moderne" de la politique des "droits de l'homme", est devenu une simple variable d'ajustement du marché.
 
Deux millions de mort (7), un génocide, et quelques deux siècles plus tard un président de la république se prenant pour Louis XIV, on se demande bien pourquoi ils ont guillotiné Louis XVI !
 

 

Notes

 

(1) http://actu.orange.fr/politique/francois-hollande-veut-supprimer-le-poste-de-premier-ministre-magic-CNT000000pILpA.html

(2) Jean-Christian Petitfils, Louis XVI, Perrin, Lonrai 2012, p. 533-534, 544.

(3) François Hollande réfléchit à la suppression du poste de Premier ministre, Europe 1, 07h48, le 07 juin 2016, modifié à 11h11, le 08 juin 2016

(4) François Hollande songe à supprimer le poste de Premier ministre car "tout remonte au président", Lelab.europe1.fr, Publié à 09h23, le 07 juin 2016 , Modifié à 09h25, le 07 juin 2016

(5) NKM veut supprimer la fonction de Premier ministre, Publié à 07h19, le 02 mai 2016 , Modifié à 10h15, le 02 mai 2016

(6) "Ce qu'il faudrait à ce pays, c'est un roi." Charles de Gaulle in J.-R. Tournoux, Pétain et de Gaulle, p. 495, cité in Georgette Elgey, La République des Illusions 1945-1951 ou la Vie secrète de la IVe république, Les Grandes Etudes contemporaines, Fayard, Rennes 1965, p. 92.

(7) René Sédillot, Le coût de la Révolution française, Vérités et Légendes, Perrin Mesnil-sur-l'Estrée 1987, p. 24-28.

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Publié par Ingomer - dans Politique
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5 juin 2016 7 05 /06 /juin /2016 00:00

Saint-Igor-de-Moscovie.jpgPrince de Kiev et Tchernigov, il dut abandonner ses droits dynastiques sous la pression des habitants.

Devenu moine au monastère de Saint Théodore de Kiev, il n'en fut pas moins poursuivi par la haine du peuple contre la dynastie des Olgovitch et il fut sauvagement assassiné un jour qu'il priait devant l'icône de la Mère de Dieu.

 

Source

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4 juin 2016 6 04 /06 /juin /2016 22:09

Message de Louis XX à la Confrérie royale et à l’UCLF à l’occasion du pèlerinage jubilaire au Puy en Velay (4 et 5 juin 2016)

 

Chers Amis,

 

Vous m’aviez invité à votre pèlerinage jubilaire au Puy et je vous en remercie. À défaut de pouvoir être présent parmi vous, je suis là par la pensée et mes prières accompagnent tous ceux qui accomplissent ce geste immémorial de dévotion.

 

En cette année 2016, alors qu’un tel Jubilé ne se reproduira que dans 141 ans, je mesure toute l’importance de cet acte.

Je la mesure d’autant plus que pour tous mes prédécesseurs, les rois de France au souvenir desquels votre association est si attachée, venir ici, au Puy, a toujours été la marque d’un renouveau profitable à tout le royaume.

La venue de Charles VII, par exemple, implorant le secours de Notre-Dame pour sauver son royaume, demeure en ce sens un symbole marquant. Il est encore plus parlant en cette année où la présence de Jeanne d’Arc est si manifeste. Elle-même envoya sa mère la représenter au jubilé de 1429, convaincue que sa mission de renaissance du pays, alors, presque tout abandonné aux mains étrangères, passait par l’intercession miraculeuse de la Vierge du Puy.

Or ce renouveau n’est-il pas toujours d’actualité dans notre société si déchirée et inquiète ? Un vieux monde né à la fin du XVIIIe siècle disparaît et un monde nouveau retrouvant le sens de la transcendance et de l’unité est en train de se mettre en place. Le Saint-Père l’appelle de ses vœux dans tous ces récents écrits. Les jeunes y contribuent grandement par leur action et leur engagement pour une société redonnant au bien commun toute sa réalité. Beaucoup ont, justement, placé leur espérance dans le pèlerinage jubilaire du Puy.

Vous prierez durant le vôtre pour qu’un monde renaissant aux valeurs de la tradition de nos pères puisse redonner à la France et le sens de sa grandeur, et l’esprit de sa mission civilisatrice pour l’ensemble des nations et la puissance des grâces de son baptême.

 

Pour tout cela soyez remerciés

Et que la ferveur de vos prières contribue à protéger la France.

Louis, duc d’Anjou

 

Source : Confrérie royale (organisatrice du pélerinage)

Vive le Roy

 

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4 juin 2016 6 04 /06 /juin /2016 00:00

 

                             Sainte Clothilde, Reine de France (476-545), Jardin du Luxembourg, Paris, France. 

 

Sainte Clotilde était fille de Chilpéric, roi catholique d'une partie de la Bourgogne, et nièce du prince arien Gondebaud. Appelée par Dieu à la grande mission du salut de la France, elle fut élevée au palais de son oncle, assassin de sa famille. Mais elle eut le bonheur de se préserver de l'hérésie. La mère de Clotilde avait déposé dans son coeur, avec la foi, les germes de la piété; aussi, sut-elle résister à toutes les sollicitations de Gondebaud et conserver la foi de son baptême.

Clovis, roi des Francs, entendit parler de la beauté, des vertus et de toutes les grandes qualités de la jeune princesse et la fit demander en mariage à Gondebaud, qui n'osa la refuser. Le mariage eut lieu en 493. Clotilde comprit qu'elle n'avait été appelée à partager le trône d'un roi païen que pour remplir les vues de Dieu sur un peuple généreux mais non éclairé de la lumière de l'Évangile.

Elle eut soin de gagner les bonnes grâces d'un époux magnanime, mais violent et barbare; elle usa de son influence pour lui parler de Jésus-Christ. Clovis l'écoutait avec intérêt; toutefois, il ne se hâtait pas; il lui permit cependant de faire célébrer le culte catholique dans le palais et consentit au baptême de son premier-né. Clotilde mettait sur la tête de cet enfant toutes ses espérances pour la conversion de son peuple, quand Dieu, dont les desseins sont impénétrables, le ravit à la terre. A la colère du roi, à ses reproches, la douce reine répondit: "Je remercie Dieu de ce qu'Il m'a jugée digne de mettre au monde un fils qui est maintenant dans le Ciel." Un second enfant fut baptisé encore et tomba malade. Nouvelle et plus terrible colère de Clovis; mais les prières de Clotilde furent entendues, et Dieu envoya des Anges guérir tout à coup le petit agonisant. Le moment de la grâce était venu.

A la bataille de Tolbiac, après un choc terrible, les Francs pliaient, quand Clovis, dans une illumination soudaine, s'écria: "Dieu de Clotilde, donne-moi la victoire et Tu seras mon Dieu!" Le courage renaît à ses soldats et bientôt la victoire des Francs est complète. Peu après, Clovis était baptisé par saint Rémi, à Reims; ce fut le signal du baptême de la nation entière.

Clovis mourut en 511, à l'âge de quarante-cinq ans. Les divisions qui s'élevèrent dans sa famille et surtout le meurtre des deux fils aînés de Clodomir, commis par Childebert et Clotaire, achevèrent de rendre le monde insupportable à notre sainte.

Clotilde, dégoûtée du monde, éprouvée dans ses enfants, quitta bientôt la cour pour aller finir sa vie dans les larmes, les prières les aumônes, au fond d'un couvent à Tours, auprès du tombeau de saint Martin. Prévenue du jour de sa mort, elle fit venir ses enfants, leur adressa ses dernières recommandations, et alla recevoir au Ciel sa récompense, le 3 juin 545.

 

PRATIQUE. Assurez votre salut par la pratique des bonnes oeuvres. 

 

Sources:

 

(1) Per Ipsum, service de calendrier liturgique tridentin (de 1962)

 (2) Vie des Saints pour tous les jours de l'année avec une pratique de piété pour chaque jour et des instructions sur les fêtes mobiles, Alfred Mame et Fils éditeurs, Tours 1867, p. 154. 

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30 mai 2016 1 30 /05 /mai /2016 00:00

Fêtée le 30 mai ou le dernier dimanche de mai dans le calendrier liturgique catholique

 

C'est pour redonner un roi à la France occupée par les Anglais que la bergère de Domrémy, dans les Vosges, se met en marche et conduit le jeune Charles VII à son sacre à Reims en 1429.

 

Née en 1412, elle n'a pas dix-sept ans quand, à l'écoute des voix de Saint Michel et des saintes Catherine et Marguerite, commence son aventure. De Chinon à Orléans, de Paris à Reims puis à Rouen, Jeanne d'Arc, la Pucelle d'Orléans, respectant toujours l'adversaire, boute l'envahisseur anglais de 1429 à 1430.

 

"Dieu aime-t-il les Anglais?" demandera sournoisement son juge à son procès en 1431. "Oui, mais chez eux!" répondra-t-elle. (1)

 

Jeanne a une foi capable de déplacer les montagnes. Elle communie chaque jour. D'ailleurs, après avoir été privée de l'eucharistie pendant ses six mois de prison à Rouen, elle reçoit le viatique le matin de sa mort et s'exclame : "Il y a si longtemps que je l'attends!"

 

A son procès, elle est seule face à 113 évêques, abbés, chanoines et clercs, 20 docteurs en théologie et 22 hommes de loi. Pourtant personne ne la prend en défaut. Répondant aux juges qui lui demandent : "Coyez-vous être en état de grâce?", elle répond avec finesse : "Si je n'y suis, Dieu m'y mette, si j'y suis Dieu m'y garde!"

 

Nul ne la sauvera du bûcher le 30 mai 1431. Condamnée à être brûlée vive pour hérésie.

 

Dans les flammes, on l'entendait répéter, au moins six fois, le nom de Jésus. Et au moment de mourir, elle cria d'une voix très forte : "Jésus!" (2)

 

Son âme s'échappa de son corps sous la forme d'une colombe, et son cœur ne fut pas touché par les flammes. (3)

 

L'Église a réhabilité sa mémoire et l'a élevée au rang des Saintes. Jeanne d'Arc demeure la gloire de la France, sa Protectrice puissante et bien-aimée. Elle a été déclarée sa Patronne secondaire par un Bref du Pape Pie XI, le 2 mars 1922.

 

Sources :

 

(1) Le Petit Livre des Saints, tome 2, Editions du Chêne, 2011, p. 120.

(2) Robert Brasillach, Le Procès de Jeanne d'Arc, Nrf Gallimard, dix-neuvième édition, Lagny-sur-Marne 1950, p. 154.

(3)

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