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Christ Roi

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Horloge

17 septembre 2015 4 17 /09 /septembre /2015 11:13

Les coupeurs de têtes de l'Etat islamique ont de glorieux ancêtres :

Devoir de mémoire: 17 septembre 1793, Promulgation de la loi des suspects

17 septembre 1793, Promulgation de la loi des suspects qui inspirera les lois staliniennes.

Durant l'année qu'à durée la Terreur, 500 000 suspects ont été arrêtés et 300 000 de plus furent placés en résidence surveillée. [1]

 

Source: Louis XX facebook

(En 1793) Quand le peuple s'est soulevé pour secouer le joug de ceux qui avaient mis à bas le roi et l'Eglise, on les a massacrés.

Marion Sigaut, Auxerre, mars 2013

Notes

 

[1] Jean Tulard, in Histoire et Dictionnaire de la Révolution française.

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17 septembre 2015 4 17 /09 /septembre /2015 10:19

Pendant qu'Israël construit des murs contre les réfugiés, l'agent Valls "lié de manière éternelle à la communauté juive et à Israël, quand même" (sic) annonce chez nous le déblocage de 613 millions d'euros pour les accueillir : cette politique d'accueil, assure-t-il, ne pénalisera pas les précaires. Combien a-t-il débloqué pour les SDF français depuis qu'il est Premier sinistre de la France ? Zéro euro.

Lors du "débat" sur l'accueil des réfugiés à l'Assemblée nationale hier, Manuel Valls a donc annoncé le déblocage de 613 millions d'euros pour 2016 et 2017, pour financer l'accueil des réfugiés et des demandeurs d'asile en France. [1]

 

Le premier ministre Manuel Valls a annoncé le déblocage de 279 millions d'euros supplémentaires en 2016 pour financer l'accueil des réfugiés et des demandeurs d'asile en France, après l'engagement de François Hollande d'accueillir 24.000 personnes de plus en deux ans. Pour 2017, ces crédits supplémentaires dédiés notamment au premier accueil, à l'hébergement d'urgence, à l'aide aux communes et à des renforts d'effectifs, doivent atteindre 334 millions, a par ailleurs indiqué l'entourage du chef du gouvernement, soit un total dépassant les 600 millions d'euros d'ici la fin 2017. [2]

600 millions d'euros pour les migrants réfugiés, zéro pour les SDF français
600 millions d'euros pour les migrants réfugiés, zéro pour les SDF français

Notes

 

[1] Les aides dont bénéficient les migrants en France, Le Figaro, Par Marine Rabreau Mis à jour le 17/09/2015 à 10:33 Publié le 16/09/2015 à 18:44

[2] VIDÉOS - Réfugiés: les principales déclarations de Manuel Valls, Par LeFigaro.fr , Mis à jour le 16/09/2015 à 17:48, Publié le 16/09/2015 à 16:51

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17 septembre 2015 4 17 /09 /septembre /2015 09:44

Le patron du magazine Challenges, Vincent Beaufils, a abordé le sujet sensible des impôts lors de sa chronique économique sur LCI ce jeudi.

"L'impôt sur le revenu, celui qu'on paye en ce moment, a progressé de plus de 50% en cinq ans, alors que l'impôt sur les sociétés est resté, lui, à peu près au même niveau. Alors quand François Hollande promet deux milliards de baisse d'impôt, cela ne représente que 10% de cette hausse d'impôt, sans compter les nouvelles taxes partout. Alors il n'est pas étonnant que trois français sur quatre ne croit pas à cette notion de baisse d'impôt," a expliqué Vincent Beaufils.

L'impôt sur le revenu a progressé de plus de 50% en cinq ans

Source:

 

[1] Impôts : "L'impôt sur le revenu a progressé de plus de 50%", Lci.tf1, 17 septembre 2015

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16 septembre 2015 3 16 /09 /septembre /2015 21:35

Selon le Premier ministre, Manuel Valls, ce soir sur TF1, l'accueil en France de milliers de réfugiés en provenance du Moyen-Orient ne pénalisera pas les personnes déjà en situation de précarité dans le pays.

 

Il a dit comprendre "parfaitement les inquiétudes (...) face au désordre du monde" et à l'afflux de réfugiés et assuré que le gouvernement entendait maîtriser la situation. 

 

"Il ne faut pas que ceux qui sont en difficulté dans notre pays, qui ont du mal à trouver un logement, qui sont au chômage, qui sont dans la précarité, aient le sentiment qu'on fait tout pour les demandeurs d'asile et qu'on ne fait rien pour eux", a-t-il déclaré.

 

Source: Valls: l'accueil des réfugiés ne pénalisera pas les précaires, Par Mis à jour , Publié

 

Valls: l'accueil des réfugiés ne pénalisera pas les précaires

Un discours qui n'est pas sans nous rappeler le "sauf accident majeur, cette opération n'aura pas de coût pour le contribuable" de François Fillon en octobre 2008 lors du refinancement des banques avec de l'argent public.

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16 septembre 2015 3 16 /09 /septembre /2015 08:35
Comment mettre le diable KO ? les conseils du Père Amorth, exorciste du Vatican

Dans son testament spirituel, le célèbre exorciste du diocèse de Rome nous dit comment mettre Satan hors d'état de nuire : en accourant vers "Dieu, plus beau que le diable".

 

Trop de chrétiens ne croient plus au diable, tel ce cardinal qui glaça un jour le père Gabriele Amorth, le célèbre exorciste et expert en mariologie, en lui disant : « Rien que de la superstition ! » D’autres voient le diable partout, jusqu’à lui porter un intérêt malsain. Le père Amorth rétablit la juste perspective dans ce « testament spirituel » au soir de sa vie (il a 90 ans). La vérité, c’est que Dieu est infiniment « plus beau que le diable » et beaucoup plus attrayant, confie-t-il dans ce livre d’entretien avec son confrère Angelo De Simone. Dommage que trop de catholiques rendent ce Dieu Amour rebutant… ce qui fait bien entendu le jeu du diable.

 

Nous sommes enfants de Dieu : voilà la bonne nouvelle dont tout chrétien devrait rayonner. Comment évangéliser sans irradier l’Amour de Dieu ? Comment transmettre un tel feu sans être non simplement « religieux » (tout le monde, même l’athée le plus endurci, l’est d’une façon ou d’une autre !) mais blotti contre le cœur de Jésus ?

 

Se mettre sous la protection de Marie

 

Certes, le diable existe et « possède » certaines personnes, au demeurant peu nombreuses. Le père Amorth aura passé une grande partie de sa vie à les en délivrer. Il est aussi bien placé pour débusquer « les empreintes et les œuvres dévastatrices du diable » dans notre société. Pourtant, cet « expert » de Lucifer se garde d’en faire une obsession, et donne ce conseil de vie face aux inévitables tentations et chutes qui jalonnent la vie d’un chrétien : « S’il existe un moyen de détacher le diable de nous, c’est celui qui consiste à se laisser attirer par la bonté et la beauté qui émanent du bien et de notre Dieu-et-Père ». Se mettre à l’école et sous la protection de Marie est la voie royale que lui-même a adoptée.

 

Rien d’irénique chez ce disciple du Padre Pio : il ne minimise en rien le mal, le péché, l’Enfer. Mais il sait comme la « petite » Thérèse que nous serons jugés sur l’amour. Or, depuis la chute d’Adam et Eve, « la raison profonde qui empêche la communion avec Dieu est, encore et toujours, la peur de Dieu ; peur qui empêche de se sentir aimé comme un enfant ». Tel est le mensonge mortel de l’ange des ténèbres : « Dieu ne t’aime pas ». C’est là « le pire des maux » et la source de tous les autres : « Ne pas avoir connu le Père ». Sans l’Amour du Père, « la loi n’est qu’un pesant fardeau ».

 

 

Source (et suite): Comment mettre le diable KO ? les conseils du Père Amorth, exorciste du Vatican, Aleteia, 15 septembre 2015

 

Dieu plus beau que le diable, testament spirituel, Père Gabriele Amorth, Éditions Bénédictines, 160 pages, 15 euros

 

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Publié par Ingomer - dans Religion
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15 septembre 2015 2 15 /09 /septembre /2015 22:48
La Chine communiste répond à la crise financière par un renforcement de sa dictature

Pour faire face à l’écroulement spectaculaire de son marché boursier ces derniers mois, la dictature communiste chinoise a choisi la réponse la plus classique : la terreur. Le gouvernement central a terrorisé les opérateurs en bourse, censuré l’information et manipulé la couverture médiatique de l’état de l’économie du pays. La crise économique aura permis, en définitive, le renforcement de la dictature.

Les conséquences d’un tel déni annoncent des catastrophes à venir, mais pour l’instant le mensonge tente de faire illusion. Un expert a récemment comparé le marché boursier chinois à un « hôtel miteux » – reste à savoir pour combien de temps il restera debout. Car les manipulations ne suffisent pas : les actions chinoises ne cessent de baisser malgré tous les efforts gouvernementaux pour le cacher.

En moins d’un mois, entre mi-juin et début juillet, les deux premiers marchés du pays ont chuté de 30 %, et perdu plus de 2.000 milliards de dollars de valeur. En août et septembre, la chute s’est accélérée… En quelques mois, les actions du marché chinois ont perdu 40 % de leur valeur et les experts affirment que le cauchemar n’est pas terminé.

 

Malgré les mensonges de la dictature communiste, le marché boursier de la Chine traverse une crise financière


« Nous ne sommes certainement pas tirés d’affaire », a commenté Fraser Howie, co-auteur de Red Capitalism: The Fragile Financial Foundation of China’s Extraordinary Rise. Il insiste : « L’index ne chute plus, mais ce n’est qu’une partie de l’histoire. L’histoire réelle concerne la réponse gouvernementale et l’intégrité du marché. »

Une chose est certaine : le mythe communiste selon lequel la Chine est devenue une sorte d’économie de marché grâce à des « réformes économiques » a été brisé dans la conscience collective. Les acteurs économiques du monde entier risquent de se tenir bien loin du marché chinois, et probablement pour longtemps.

La méthode chinoise est un étrange mélange de manipulation du marché et de franche contrainte. En juillet dernier, par exemple, les régulateurs de Pékin ont imposé une interdiction de vendre des parts pour ceux qui détenaient plus de 5 % d’une entreprise, qu’ils soient Chinois ou étrangers. Pour de nombreuses sociétés – près de la moitié de celles qui agissent sur les deux plus gros marchés chinois – les échanges ont été totalement arrêtés. D’un autre côté, la Chine a pris exemple sur les banques centrales occidentales en injectant de la monnaie créée ex nihilo dans le système.

 

La dictature communiste chinoise use d’une intense propagande pour masquer l’effondrement de son marché boursier


La propagande a également été un outil fort utilisé par le gouvernement communiste : interdiction de couvrir la déroute du marché chinois d’une part, et invention d’ennemis étrangers « hostiles » d’autre part, pour laisser croire aux Chinois ruinés que l’attaque venait des ennemis de la brillante Chine communiste.

Seul 1 % de la valeur du marché domestique chinois est détenu par des étrangers, mais les autorités ne semblent pas avoir peur du ridicule.

Le système ne serait pas parfait si la terreur ne s’exerçait pas sur ceux qui oseraient commenter la réalité plutôt que la fiction. Le Times commente : les décisions du gouvernement chinois ont été appuyées par « tout le poids d’un appareil sécuritaire qui se concentre davantage, d’habitude, plus sur les dissidents politiques que sur les capitaux propres ». Des journalistes ont été sommés de s’excuser publiquement, des centaines de personnes ont été arrêtées pour avoir « répandu des rumeurs ».

Ces mesures et agissement auront des conséquences dramatiques dès demain et pour de nombreuses années. Mais la « croissance économique » est le seul objectif affiché par la dictature communiste chinoise, sa seule légitimité auprès d’un peuple opprimé.

L’année dernière, le parti communiste chinois a encouragé, par tous les canaux de propagande possibles, chaque Chinois à investir sur le marché boursier pour devenir riche et prendre part au « rêve chinois ».

La bulle financière n’a cessé de gonfler puisqu’elle reposait d’une part sur un mensonge et d’autre part sur de l’argent virtuel. Mais pendant ce temps-là, le gouvernement communiste pouvait célébrer l’avènement d’un « marché haussier » ! Des dizaines de millions de Chinois ont perdu toutes leurs économies mais les autorités ont pu durcir, un peu plus encore, la tyrannie en place. Pour elles en tout cas, tout n’est pas perdu.

 

Béatrice Romée

 

Source: La Chine communiste répond à la crise financière par un renforcement de sa dictature, Reinformation.Tv, 15 septembre 2015 13 h 45

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15 septembre 2015 2 15 /09 /septembre /2015 13:27
Poutine: les civils fuient la Syrie à cause du conflit «apporté en grande partie de l’extérieur par des livraisons d’armes et autres équipements spéciaux» à l’opposition syrienne

Lors de la réunion de l’Organisation du traité de sécurité collective à Douchanbé, le chef d’Etat russe a noté que les civils fuient la Syrie, avant tout à cause du conflit «apporté en grande partie de l’extérieur par des livraisons d’armes et autres équipements spéciaux» à l’opposition syrienne, ainsi qu’à cause des atrocités des terroristes.

 

«Et si la Russie n’avait pas soutenu la Syrie, la situation dans ce pays aurait été pire encore qu’en Libye et l’afflux de migrants serait encore plus grand», a-il ajouté.

 

(A propos de la Libye, le Yémen, l’Afghanistan, l’Irak et d’autres encore),... tentant de définir les causes de la crise migratoire qui submerge l’UE, Vladimir Poutine a jugé :

 

«Nous n’avons pas déstabilisé la situation de ces pays, de ces régions entières. Ce ne sont pas nous qui y détruisons les institutions du pouvoir en créant un vide que s’approprient immédiatement les terroristes», a expliqué le président russe.

 

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14 septembre 2015 1 14 /09 /septembre /2015 11:47
"Etrange impression": bien que ‪Washington‬ sait l’emplacement exact des positions de l'EI‬, il ne donne pas toujours l'ordre de les frapper
 
Moscou a des doutes sur les vrais objectifs de la coalition anti-EI
 
Les Etats-Unis savent où se trouvent les positions des djihadistes de l'Etat islamique (EI), mais ne donnent pas toujours l'ordre de les frapper, selon le chef de la diplomatie russe.

 
Moscou a l'impression que ses partenaires américains ont créé leur coalition anti-EI sans plan réfléchi, voire que cette coalition avait dès le départ des objectifs autres que ceux invoqués, a indiqué le ministre russe des Affaires étrangères Sergueï Lavrov. 

"L'analyse des frappes effectuées par l'aviation des pays faisant partie de la coalition dirigée par les Etats-Unis donne une étrange impression. On a parfois la sensation qu’outre l'objectif déclaré, la lutte contre l'EI, il y a quelque chose d'autre dans les tâches de cette coalition", a déclaré M.Lavrov.

Et d'ajouter que Moscou disposait de certaines informations selon lesquelles bien que les Américains connaissent l’emplacement exact des positions de l'EI, ils ne donnent pas toujours l'ordre de les frapper. 

"Certains de nos collègues des pays faisant partie de la coalition disent avoir parfois des informations précises sur les positions de l'EI, alors que le commandant de la coalition (naturellement, les Etats-Unis) ne donne pas son feu vert pour porter une frappe", a expliqué le chef de la diplomatie russe. 

M. Lavrov s'est abstenu de toute conclusion, se contentant d’indiquer que de telles informations parvenaient à Moscou.

 

via La Voix de la Russie facebook

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14 septembre 2015 1 14 /09 /septembre /2015 11:11
Kadhafi en 2011 avait prévenu les européens des conséquences d'une déstabilisation en Libye : une immigration de "milliers de gens" qui envahiront l'Europe

Envahisseurs ? Réfugiés ? Faut-il repousser les uns ? Accueillir les autres ? Au risque de repousser des réfugiés ou d’accueillir des envahisseurs ? Qu’allons-nous faire d’eux ? Que vont-ils faire de nous ? Crise humanitaire ou vive poussée d’expansionnisme islamique ? Parmi toutes les questions, plus ou moins bien inspirées, plus ou moins pertinentes, d’ordre sémantique, politique, idéologique, juridique, logistique, etc., que la réalité vient en tambourinant poser à la porte de notre vieille société engourdie, menaçant de tout casser, il en est une qui, à mon sens, se distingue par son absence… une qui, pourtant, me semble prioritaire, pour ne pas dire primordiale : nos « migranvahisseurs », quel que soit le nom qu’on leur donne, nous arrivent-ils en bonne part à cause de la guerre ou grâce à la guerre ?

 

J’ai une petite idée sur la question ; manière de dire, comme chacun sait, que j’ai une petite idée de la réponse. Cette idée, c’est Kadhafi qui me l’a soufflée en dernier, peu avant d’être éliminé, sous forme d’une menace, menace non voilée celle-là, menace en forme de prédiction. C’était en mars 2011, dans l’entretien que le colonel-dictateur aux abois avait accordé à un journaliste du JDD. Rappelez-vous, Français, ce n’est pas si vieux… Oh ! Je sais bien que vous avez – oh pardon : que nous avons ! – la mémoire courte, mais peut-être qu’avec un petit effort… Tenez ! Je crois bien qu’en tendant l’oreille… oui, c’est cela : simplement en tendant un peu l’oreille, des mots de celui qui allait mourir quelques semaines plus tard, l’air vibre encore :

 

"Si on déstabilise […] Voilà ce qui va arriver. Vous aurez l’immigration, des milliers de gens qui iront envahir l’Europe depuis la Libye. Et il n’y aura plus personne pour les arrêter. […] Ce que je veux vous faire comprendre, c’est que la situation est grave pour l’Occident tout entier et toute la Méditerranée… Comment les dirigeants européens ne voient-ils pas cela ? Le risque que le terrorisme s’étende à l’échelle planétaire est évident."

 

« Comment les dirigeants ne voient-ils pas cela ? » Ah ça ! mon cher Mouammar, voilà bien une chose que, moi aussi, je voudrais savoir !

 

Alors, si quelqu’un a une idée…

 

En attendant, est-ce qu’on pourrait faire taire ce rire, s’il vous plaît ?

 

Source: Le rire de Kadhafi, Maxime Sentence, 14 septembre 2015

 

Depuis la Libye, un million de migrants prêts à franchir la Méditerranée, Le Point, 13 septembre 2015 http://www.lepoint.fr/editos-du-point/jean-guisnel/depuis-la-libye-un-million-de-migrants-prets-a-franchir-la-mediterranee-13-09-2015-1964400_53.php

Depuis la Libye, un million de migrants prêts à franchir la Méditerranée, Le Point, 13 septembre 2015 http://www.lepoint.fr/editos-du-point/jean-guisnel/depuis-la-libye-un-million-de-migrants-prets-a-franchir-la-mediterranee-13-09-2015-1964400_53.php

30% des migrants aux frontières européennes viennent de Libye, 70% de Syrie.

François Hollande a décidé d'engager la France dans des "vols de reconnaissance en lien avec la coalition" (en Syrie). Il continue ainsi la politique de déstabilisation de ces régions initiée par Sarkozy.

 

A la catastrophe politique succède une catastrophe humanitaire. Qui présentera la facture de la crise des réfugiés à Sarko, Juppé, BHl, François Hollande et consorts pour les milliers de déplacés venus de Syrie et de Libye qui s'entassent actuellement aux frontières européennes ? C'est toute la politique de l'Union européenne et cette institution elle-même qui devrait être jugée responsable et coupable.

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13 septembre 2015 7 13 /09 /septembre /2015 22:12

Le côté épique, chevaleresque marqua encore Marignan comme le dernier épisode d'une chanson de geste.

Louis Fontaine, Le Sang et la Gloire, Des hommes et des batailles qui ont fait la France, Editions de Paris 2003, p. 199.

La Bataille de Marignan, Fragonard

La Bataille de Marignan, Fragonard

La bataille de Marignan, les 13 et 14 septembre 1515 marque une victoire de l'artillerie française supérieure qui commence à jouer un rôle déterminant dans la conduite des guerres. Décrite par les contemporains comme une victoire du Chevalier de la Croix, un nouveau Constantin, grâce au Maréchal de La Palice (qui donnera naissance, bien malgré lui, aux lapalissades) [1] et du Chevalier Bayard qui adoube chevalier François, à 20 ans, sur le champ de bataille.

 

Les Suisses étaient de rudes soldats et François Ier put être fier de les avoir mis en fuite, après une bataille de 2 jours. Il y gagna une ré-annexion éphémère du Milanais (jusqu'en 1522), et une réconciliation avec le pape à Bologne : le premier Concordat (1516) qui durera jusqu’à la Révolution de 1789. Le roi seul a autorité pour désigner les évêques et les abbés dans son royaume. Charge au pape ensuite de les confirmer. Ceci constituait une infraction au principe de la liberté religieuse de l'Eglise et, de ce point de vue, plaçait l'Eglise de France sous la tutelle du roi, dans une situation guère différente de celle d'aujourd'hui. [2] Les évêques ne dépendaient désormais que d'eux-mêmes et se montraient très solidaires. C'est le début de l'esprit gallican de l'Eglise-qui-est-en-France, qui reconnaît le pape mais n'applique pas son magistère.

 

Le roi de France gagna aussi l’estime de ceux qu’il avait battus avec une Paix perpétuelle qui fut signée à Fribourg avec les cantons suisses en 1516. De part et d’autre, exemple presque unique dans l’histoire, le pacte a été observé, jamais cette paix ne s'est trouvée rompue. Les Suisses se mêleront même au service des rois de France jusqu'à la Révolution française. Marignan est l'acte fondateur de la légendaire neutralité suisse.

François Ier armé chevalier par Bayard, par Louis Ducis, 1817

François Ier armé chevalier par Bayard, par Louis Ducis, 1817

Le roi-chevalier

 

Avant de l'adouber Bayard proteste !

 

- Sire, celui qui est couronnée et oint de l'huile sainte, Roi d'un tel royaume et Fils aîné de l'Eglise est par lui-même le premier des chevaliers !

 

Mais sur l'insistance de François, il sort son épée et, alors que le roi porte encore sa cotte de fer, Bayard l'adoube en le frappant à l'épaule droite du plat de son arme :

 

- Pour quels motifs désirez-vous entrer dans l'ordre ?

- Pour le service de Dieu, la défense de la veuve et de l'orphelin.

 

Le relevant, Bayard alors embrasse son souverain. Désormais pour l'Histoire et jusqu'à nos jours, François Ier restera le roi-chevalier.

 

La bataille

 

En quelques jours, il lui fait franchir les Alpes au col de Larches. Exploit remarquable pour l'époque avec une telle armée équipée d’une formidable artillerie de 120 pièces. L’artillerie est l’atout numéro un, c’est la première d’Europe. Il arrive devant Milan avec toute son armée, ses adversaires négocient. Le roi pense avoir satisfaction sans combattre. Brusquement le 13 septembre, les Milanais sortent de la ville et enfoncent l’armée royale. Le plus gros de leurs troupes est formé de la meilleure infanterie du monde, celle des Suisses, qui louent leurs services comme mercenaires. Ces derniers attaquent les lansquenets bavarois qui protègent l'artillerie. Les trois carrés de piquiers (7 000 à 8 000 hommes par carré) les font plier mais le roi vient les soutenir. Le chevalier Bayard, se bat avec une grande bravoure. Son cheval est tué sous lui. Il se remet en selle aussitôt ; les brides sectionnées, sa seconde monture s'emballe et l'entraîne vers les rangs suisses. Mais il se sauve à temps et regagne son camp à travers les vignes. Les troupes tiennent jusqu'à minuit, puis le combat s'arrête. Au petit matin du 14, le combat reprend. L'artillerie française commandée par le sénéchal d'Armagnac fait des ravages mais l'aile gauche de l'armée du roi commandée par le duc d'Alençon, fléchit. L'arrivée des renforts vénitiens alliés des Français ont raison des Suisses. Ils quittent le champ de bataille de Marignan, abandonnant 20 000 morts et prisonniers. François Ier est fait chevalier sur le champ de bataille par Pierre du Terrail, seigneur de Bayard. Le Milanais est reconquis. La ligue des princes italiens se défait.

 

La bataille de Marignan, à l'aube du règne de François Ier, est devenue un symbole de la gloire du roi. [4]

François Ier est ce monarque emblématique de la Renaissance française qui est le fil conducteur de cette création, qui porte le nom donné par les italiens aux troupes françaises durant les guerres d’Italie : « Furia Francese ».

Louis XII et Anne de Bretagne laissèrent un héritage musical très riche à François Ier. En 1515, la Cour de France possèdait de solides institutions musicales qui seront renforcées par ce nouveau roi qui y vit un outil politique indispensable pour présenter au monde la grandeur et la puissance de sa cour.

 

Par sa victoire à la bataille de Marignan François va acquérir renommée et gloire dès le début de son règne, et impulser à la cour de France un nouvel élan artistique et intellectuel. [5]

 

Sous François Ier, la France échapera à l'hégémonie de l'Empire germanique. [6]

Notes

 

[1] http://www.herodote.net/13_septembre_1515-evenement-15150913.php

[2] Depuis 1921 le Vatican consulte le gouvernement français sur les nominations d'évêques. (Sébastien Gué, La France et ses relations avec le Saint-Siège, 1958-1969, Relations internationales 2/2005, n° 122, p. 33-46). Le nonce apostolique à Paris soumet les nominations d'évêques de plein droit, et d'évêques coadjuteurs au ministère des affaires étrangères... Toutefois, les objections du gouvernement ne peuvent avoir qu'un caractère politique et non religieux.

[3] Louis Fontaine, Le Sang et la Gloire, Des hommes et des batailles qui ont fait la France, Editions de Paris 2003, p. 198-199.

[4] http://www.histoire-france.net/batailles/marignan

[5] http://lebanquetduroy.com/programmes/...

[6] Jacques Bainville, Histoire de France.

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11 septembre 2015 5 11 /09 /septembre /2015 11:47

Une bonne nouvelle pour les employés, un arrêt de la Cour de Justice de l'Union européenne d'hier jeudi 10 septembre, a jugé que les trajets aller et retour des employés "qui «n'ont pas de lieu de travail fixe ou habituel»" pour se rendre sur leur lieu de travail devaient bien être comptés comme du temps de travail. Les spécialistes avancent que la décision de cet arrêt, qui s'inscrit dans une évolution très favorable aux salariés, devrait pouvoir être étendue aux employés "sédentaires" parce que le "préjudice de fatigue est le même" et que dans le cas contraire il y aurait une discrimination.

 

La Cour de Justice de l'Union européenne veille à l'application du droit de l'Union et à l'uniformité de son interprétation sur le territoire de l'Union.

 

Le trajet «domicile-bureau» bientôt considéré comme du temps de travail ?

Les déplacements en début et fin de journée d'un employé itinérant constituent du temps de travail, a tranché la Cour européenne de justice. Une décision qui pourrait chambouler très concrètement le droit du travail français.

L'arrêt est inédit. La Cour de justice de l'Union européenne a jugé ce jeudi que les déplacements des employés itinérants depuis et vers leur domicile devaient bien être comptés comme du temps de travail. Quelles conséquences pour les salariés français?

 

Le droit européen prévaut sur le droit français

 

Si une décision de l'Union européenne peut avoir un impact sur la législation française, c'est parce que le droit européen se substitue à la loi française. Dès lors qu'elle est plus favorable que la loi nationale, elle va être invoquée devant les tribunaux dans l'intérêt des personnes, tant pour les itinérants que pour les travailleurs sédentaires. «Ça prendra des années avant que cette décision puisse réellement être appliquée, nuance Géraldine Boitieux, avocate à Rouen. Les conseils des prud'hommes ne sont pas des juges professionnels et donc peu sensibilisés aux décisions prises par la justice européenne. Il faudra ensuite passer par la cour d'appel puis par la Cassation, seule cour habilitée à trancher les questions juridiques, avant de se référer au droit européen», assure-t-elle. À moins que les législateurs ne décident de se pencher sur la question d'ici-là. La loi française doit de toute façon se mettre en conformité avec le droit européen, tel que le dicte la Cour européenne.

 

Que dit le droit français?

 

C'est une «avancée importante pour les employés», estime un juriste. En effet, «la loi française ne prévoit pas de disposition particulière pour les employés dits ‘itinérants'. Elle prévoit des dispositions pour les travailleurs sédentaires et considère que le trajet domicile-lieu de travail n'est pas du temps de travail effectif», rappelle Éric Rocheblave, spécialiste du droit du travail. Toutefois, lorsqu'un employé part directement de son domicile sur un lieu de mission dont la distance est plus importante que le trajet habituel, il doit bénéficier de contreparties financières ou du temps de repos, selon l'article 3121-4 du code du travail. Les conventions collectives fixent le montant de ces contreparties, qui ne sont pas forcément équivalentes au salaire horaire.

«Ça va faire grincer des dents un grand nombre d'employeurs»

Géraldine Boitieux, avocate

«Difficile pour un employeur de maîtriser le temps que prend un employé pour rejoindre son lieu de travail», ajoute l'avocate au barreau de Rouen. «En plus de la contrepartie financière qui doit être équivalente au salaire, se pose la question de la comptabilisation du temps de travail effectif qui ne peut excéder onze heures par jour et 35 heures par semaine», lance-t-elle. Une décision juridique qu'Éric Rocheblave considère comme «une avancée très favorable aux salariés et très préjudiciable économiquement aux entreprises pour qui ça va coûter une fortune». «Ça va faire grincer des dents un grand nombre d'employeurs, notamment dans le BTP ainsi que pour les commerciaux», prévient Géraldine Boitieux.

Une décision de justice de 2006, concernant un formateur appelé à se rendre sur différents lieux, fait office de jurisprudence pour les employés sans lieu de travail fixe. «Il appartient aux juges d'apprécier si leur temps de trajet pour se rendre de leur domicile à leurs différents lieux de travail dépasse le temps normal de trajet d'un travailleur pour se rendre de son domicile à son lieu habituel de travail», note l'avocat au barreau de Montpellier.

 

La création d'une discrimination dans le code du travail

 

Difficile de définir précisément ce qu'est un employé itinérant. «On appelle communément ‘itinérant' toute personne qui ne passe pas chaque jour par le site de son entreprise», affirme Éric Rocheblave. Dans les textes, rien ne distingue des salariés selon qu'ils aient ou non un lieu habituel de travail. À partir de quelle fréquence de déplacements «exceptionnels», un employé peut-il être considéré comme itinérant? C'est la question qui risque de se poser très rapidement. «Il faut attendre de voir comment les juridictions françaises vont appliquer cette évolution, si elles vont la restreindre à certaines catégories d'employés ou à tous», tempère Géraldine Boitieux.

Cette décision de justice crée une discrimination, assurent des spécialistes. «Pourquoi est-ce qu'un employé itinérant va, par principe, être payé 100% de son salaire - que son trajet depuis son domicile fasse dix minutes ou dix heures - alors qu'il n'en est rien pour un employé sédentaire? Le préjudice de fatigue est le même», lance Me Rocheblave. Dès lors, n'importe quel employé pourrait se rendre devant les tribunaux pour demander que son temps de trajet lui soit dû comme du temps de travail effectif en se basant sur cette décision qui ôte toute distinction entre ce qui est habituel et ce qui ne l'est pas. L'arrêt considèrant que tout trajet depuis ou vers le domicile de l'employé itinérant est de facto du temps de traval. Ce qui est actuellement... l'inverse de notre droit national.

 

Pourquoi cette décision?

 

La Cour européenne de justice était amenée à se prononcer ce jeudi sur le cas de salariés de la société espagnole Tyco. Ses techniciens chargés de l'installation de dispositifs de sécurité n'ont plus de lieu de travail fixe depuis que l'entreprise a fermé ses bureaux en régions en 2011. De ce fait, les employés, désormais rattachés au seul bureau de Madrid, n'ont d'autre choix que de passer leur journée sur la route. La société Tyco estimait jusque là que leurs premiers et derniers déplacement pour rejoindre leur domicile était du temps de repos. Des trajets qui peuvent parfois pourtant excéder les 100 kilomètres et durer jusqu'à trois heures. Un fait aberrant pour les salariés. Ils avaient saisi la justice de leur pays mais l'entreprise a sollicité la Cour européenne. La justice de l'UE a finalement conclu que pour les travailleurs qui «n'ont pas de lieu de travail fixe ou habituel, le temps de déplacements que ces travailleurs consacrent aux déplacements quotidiens entre leur domicile et les sites du premier et du dernier client désignés par leur employeur constitue du temps de travail».

Le temps de travail est défini, au sein de l'Union européenne, comme toute période durant laquelle l'employé est au travail, à la disposition de l'employeur et dans l'exercice de ses fonctions.

 

Source: Le trajet «domicile-bureau» bientôt considéré comme du temps de travail ?, Le Figaro, Home ECONOMIE Vie de bureau, Par Loïc Besson Mis à jour le 11/09/2015 à 09:37 Publié le 10/09/2015 à 19:58

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Publié par Ingomer - dans Société
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11 septembre 2015 5 11 /09 /septembre /2015 08:57

Une violente rixe a éclaté hier soir entre réfufiés d'origines différentes ("Afghans" et "Soudanais" nous dit la dépêche Afp) à Calais pour "des vols de vélos apportés à la « jungle » ces derniers jours sous forme de dons"... Un réfugié déclare : "Je viens de fuir un pays en guerre et je me retrouve, à Calais, de nouveau dans un état de guerre" !

Des vols de vélos provoquent une violente rixe entre réfugiés

Source : Une violente rixe éclate à Calais, Le Figaro, Home ACTUALITE Flash Actu Par LeFigaro.fr Mis à jour le 11/09/2015 à 07:49 Publié le 11/09/2015 à 07:40

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11 septembre 2015 5 11 /09 /septembre /2015 07:58

Mgr Aillet, Évêque de Bayonne, Lescar et Oloron, dans un article sur la crise migratoire, dénonce les interventions occidentales qui ne font que provoquer le chaos au Moyen-Orient, avec des "intérêts économiques, stratégiques, géopolitiques" "dans une région où les richesses pétrolières sont convoitées".

 

Toutefois, pour "secourir les chrétiens d'Orient et autre minorités religieuses", il évoque la possibilité de "stopper l'avancée de l'Etat islamique et de détruire cette organisation" par le moyen d'une "coalition associant les Pays occidentaux et les pays arabes, la Russie et l'Iran", sans que cette intervention ne puisse faire "l'économie d'une opération terrestre".

 

Il précise que l'appel du pape François du 6 septembre 2015 à accueillir les réfugiés s'adressait à la sphère religieuse de la société (paroisses, communautés religieuses, monastères, sanctuaires), pas à l'Etat.

 

Extraits :

 

Mgr Aillet évoque la possibilité de créer une "coalition" pour "détruire" l'Etat islamique

1. L’appel du Pape François :

 

Après la prière de l’Angélus du dimanche 6 septembre, le Pape François a évoqué le drame « des dizaines de milliers de réfugiés fuyant la mort, à cause de la guerre et de la faim, et qui sont en marche vers une espérance de vie » ; et il a appelé les paroisses, les communautés religieuses, les monastères et les sanctuaires de toute l’Europe « à manifester l’aspect concret de l’Evangile et à accueillir une famille de réfugiés ». Il a demandé à ses frères évêques d’Europe, que dans leurs diocèses « ils soutiennent son appel, rappelant que la miséricorde est le deuxième nom de l’amour : ‘Chaque fois que vous l’avez fait à l’un de ces plus petits de mes frères, c’est à moi que vous l’avez fait’ » (Mt 25,40).

 

[...] Dans son appel du 6 septembre, le Pape François se situe dans le registre du précepte évangélique de la charité, en se référant explicitement à la parabole du Jugement dernier : « J’avais faim et vous m’avez donné à manger, j’avais soif et vous m’avez donné à boire … j’étais un étranger et vous m’avez accueilli » (Mt 25). On reconnaît ici ce que la tradition de l’Eglise appelle les œuvres corporelles de miséricorde. Jésus n’a pas l’intention ici de promouvoir un programme politique qui s’imposerait tel quel aux Etats, mais exhorte les fidèles à l’exercice de la charité dans une situation concrète.

 

[...] On notera en effet qu’ici, le Pape ne s’adresse pas aux Etats et se garde bien de préconiser des solutions politiques au problème des migrants.

 

[...] Le Pape demande aux paroisses catholiques d’Europe d’accueillir une famille de réfugiés « fuyant la mort, à cause de la guerre ou de la faim ». Dans un discours circonstancié, il ne parle pas des « migrants » en général mais des « réfugiés ». Certes il ne précise pas comment discerner s’il s’agit effectivement de réfugiés, même si son propos le suggère.

 

[...] De même, l’accueil des étrangers, en particulier ceux qui ne sont pas chrétiens, ne nous dispense pas, sans prosélytisme et dans le respect de la liberté, de leur partager le trésor de la foi (cf. Règle de Saint Benoît à propos de l’hospitalité ; Instruction du Conseil pontifical pour la pastorale des migrants et des personnes en déplacement, Erga migrantes Caritas Christi, du 3 mai 2004, nn. 59-68).

 

[...] Nous ne pouvons donc pas rester insensibles à l’appel du Saint-Père et nous continuerons à accueillir les réfugiés d’Irak et de Syrie, en lien avec l’association chaldéenne de Pau. L’Oeuvre d’Orient, se tient à la disposition des diocèses, des paroisses et des familles qui souhaitent répondre positivement à l’appel du Pape pour accueillir une famille de réfugiés (contact@oeuvre-orient.fr)

 

2. Pour aller plus loin

 

[...] L’accueil exprimé par l’Allemagne, à grands renforts de campagnes médiatiques, pour généreux qu’il soit, pourrait cacher des intentions moins altruistes qu’il n’y paraît : l’Economie-locomotive de l’Europe n’a-t-elle pas un besoin urgent de main d’œuvre pour faire fonctionner ses usines et ses entreprises, en raison du cruel déficit démographique ?

 

[...] Les Etats occidentaux ne devraient-ils pas reconnaître, dans un beau geste de repentance, leurs erreurs de ces dernières années, en intervenant dans plusieurs pays et en y provoquant plus ou moins directement le chaos qui règne aujourd’hui dans ces pays (Irak, Libye, Syrie…) ?

 

N’est-il est pas permis de douter de l’entière générosité des motifs avancés alors pour justifier ces interventions désastreuses : faire avancer la cause de la démocratie et des droits de l’homme, certes en s’attaquant à des Régimes forts, mais pour défendre des intérêts économiques, stratégiques, géopolitiques occidentaux, dans une région où les richesses pétrolières sont convoitées…

 

[...] Dans son message du 12 octobre 2012 pour la journée mondiale des migrants de 2013, le pape émérite Benoît XVI soulignait en effet qu'"avant même le droit d'émigrer, il faut réaffirmer le droit de ne pas émigrer, c'est-à-dire d'être en condition de demeurer sur sa propre terre, répétant avec le Bienheureux Jean-Paul II que le droit primordial de l'homme est de vivre dans sa patrie".

 

[...] Quelle solution concrète pour secourir les chrétiens d’Orient et autre minorités religieuses, et nourrir leur espérance de recouvrer leurs maisons et leurs terres, injustement confisquées ?

 

Une bonne part de la réponse à ces questions passe par la volonté de stopper l’avancée de l’Etat Islamique et de détruire cette organisation. Ce qui supposerait une coalition associant les Pays occidentaux et les pays arabes, la Russie et l’Iran, et qui ne semble pas pouvoir faire l’économie d’une opération terrestre.

 

Source: Crise migratoire : justice et charité sont indissociables, Mgr Aillet, Évêque de Bayonne, Lescar et Oloron, 10 septembre 2015

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Publié par Ingomer - dans Religion
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10 septembre 2015 4 10 /09 /septembre /2015 07:48
Source image : des milliers d'islamistes dissimulés parmi les innocents réfugiés http://www.express.co.uk/news/world/555434/Islamic-State-ISIS-Smuggler-THOUSANDS-Extremists-into-Europe-Refugees

Source image : des milliers d'islamistes dissimulés parmi les innocents réfugiés http://www.express.co.uk/news/world/555434/Islamic-State-ISIS-Smuggler-THOUSANDS-Extremists-into-Europe-Refugees

Alors que le conflit syrien semble entrer dans un Endspiel apocalyptique, la chancelière Merkel qui traite à la schlague les peuples d’Europe (cf. la Grèce pour un début) entreprend d’organiser dans la bonne humeur la submersion démographique de notre continent par des populations extra-européennes.

Elle vient ainsi d’adopter une série de mesures – 10 milliards d’euros supplémentaires pour l’année 2015 selon le magazine Challenges – accordant aux armées de clandestins d’Afrique et du Proche-Orient un droit d’installation assorti d’avantages en nature qui sont refusés aux nationaux ainsi qu’aux migrants européens – balkaniques, notamment.

Le porte-serviette de l’Élysée glapit à sa suite pour exiger un « mécanisme permanent et obligatoire ». Les pays européens récalcitrants seront à l’amende avant de se voir imposer leur quota de migrants par la force.

Les ex-clandestins seront, quant à eux, assignés à résidence dans leur pays d’affectation pendant un minimum de cinq ans : nous sommes en présence d’un plan orwellien de remplacement de la population européenne imposé par la technostructure européenne.

[...] Le Sunday Express révèle, d’ailleurs, que des milliers de combattants de Daech ont été infiltrés en Europe à la faveur du chaos migratoire de ces dernières semaines.

Les Etats-Unis, architectes du chaos qui frappe le monde arabe, se gardent bien, au nom d’impératifs de sécurité nationale, d’accueillir chez eux le moindre migrant syrien. Mieux encore : selon le magazine Info Direkt qui cite des sources du renseignement autrichien, ils organiseraient le passage des « réfugiés » en Europe.

 

 

Source: L’Allemagne, épicentre de la névrose européenne, Thierry Thodinor, Boulevard Voltaire, 10 septembre 2015

 

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Publié par Ingomer - dans Allemagne
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10 septembre 2015 4 10 /09 /septembre /2015 07:42
Arrestation de 5 combattants de l’Etat islamique infiltrés parmi des migrants

Cinq hommes se faisant passer pour des réfugiés qui tentaient de franchir la frontière entre la Bulgarie et la Macédoine ont été arrêtés. Leurs smartphones contenaient des vidéos de décapitations (auxquelles ils ont peut-être particité), ainsi que des documents de propagande pour l’Etat islamique.

 

Cinq combattants arrêtés par hasard, pour combien de centaines, de milliers, déjà entrés sur le sol européen ?

 

Source et suite: Arrestation de 5 combattants de l’Etat islamique infiltrés parmi des migrants, Dreuz info, 3 septembre

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9 septembre 2015 3 09 /09 /septembre /2015 20:38
Réfugiés: Hollande n'a pas de résidence secondaire disponible

François Hollande, interrogé le 7 septembre 2015 par un journaliste s'il était lui-même prêt à titre personnel à accuellir des migrants chez lui, a répondu :

C'est ici si je puis dire. Je n'ai pas de résidence secondaire aujourd'hui disponible.

L'exemple vient d'en haut...

 

Une vidéo choc, pas du tout complaisante à l'égard des dirigeants de l'OTAN et de l'UE qui détruisent à la fois des pays tiers et leurs propres pays.

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9 septembre 2015 3 09 /09 /septembre /2015 20:30

Une info que les grands donneurs de leçon démocratique à la terre entière ne débattront pas : la transparence et l'exigence démocratique rattrapent peu à peu les oligarques francs-maçons. Nos amis suisses reprennent l'idée que j'avais lancée ici et d'obliger la société secrète franc-maçonnique à se déclarer devant la représentation nationale (Parlement). Une exigence qu'il s'agit de reprendre ici en France pour 2017 !

 

Suisse : Le parlement du Valais envisage d'obliger les francs-maçons à se déclarer devant lui

Le Parlement du canton du Valais envisage d'obliger les élus membres d'une loge maçonnique à "annoncer une telle appartenance".

 

Le bureau du Grand Conseil (Parlement) du canton du Valais doit proposer une modification de son règlement introduisant une obligation pour tout élu franc-maçon de se dévoiler. L'information, publiée la semaine dernière dans Le Nouvelliste, le quotidien de Sion, révèle que cette initiative a été prise par les démocrates-chrétiens, la principale formation du canton, et l'Union démocratique du centre, un parti d'extrême droite comme son nom ne l'indique pas. Canton bilingue de 330 000 habitants, le Valais est l'une des régions les plus catholiques de Suisse. Dans les écoles, un crucifix est accroché au-dessus du bureau de l'enseignant.

 

C'est d'ailleurs en Valais que monseigneur Marcel Lefebvre, fondateur de la Fraternité Saint-Pie X, a installé le séminaire international d'Écône. En 1988, il y sacrait quatre évêques traditionalistes sans l'aval de Rome. Ce qui lui avait valu une excommunication [depuis levée par Benoît XVI. NdCR.]. Cette proposition du bureau du Grand Conseil valaisan vise tout particulièrement la Grande Loge suisse Alpina, reconnue par la Grande Loge d'Angleterre, la principale obédience helvétique, dont les effectifs sont estimés entre 4 000 et 5 000 membres.

 

« Si cette loge maçonnique était vraiment sans danger, pourquoi est-elle si secrète ? » interroge un lecteur du Nouvelliste, tandis qu'un autre imagine des connexions entre la maçonnerie et des « managers de vin du Valais ». Le canton, réputé pour son vin blanc, a été éclaboussé récemment par un scandale touchant un très important vigneron.

 

D'autres, en revanche, ironisent en réclamant que les homosexuels soient également obligés de se dévoiler [sauf que les homosexuels n'échangent pas de serment de secret et d'entraide. Cf. Sophie Coignard: "un Etat dans l'Etat". NdCR.]. « Ils se tiennent certainement les coudes entre eux, non ? » « Et pourquoi pas les députés qui trompent leur conjoint ? » s'amuse un autre lecteur. Si les obédiences maçonniques, traditionnellement très discrètes en Suisse, n'ont pas réagi, en revanche, Jean-Noël Cuénod, journaliste et franc-maçon, est monté au créneau. « C'est dans les régions où les étrangers sont les moins nombreux que l'on vote le plus xénophobe. [...] C'est dans un canton où il y a peu de francs-maçons, le Valais, que l'on s'apprête à prendre contre eux des mesures discriminatoires », s'étonne-t-il.

 

Rédacteur en chef du mensuel La Cité (et ancien correspondant de La Tribune de Genève à Paris), Jean-Noël Cuénod ne cache pas son appartenance à la loge La Constance à Aubonne, en Suisse, et à La Pensée écossaise, au Grand Orient de France, à Paris. Sur son blog, intitulé « Un plouc chez les bobos », le journaliste écrit le 7 septembre que la proposition valaisanne constitue une « violation de la Convention européenne des droits de l'homme, signée et paraphée par la Suisse »

 

Source: Suisse : les députés francs-maçons devront-ils se dévoiler ? , Le Point, Publié le 09/09/2015 à 08:00 | Le Point.fr

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8 septembre 2015 2 08 /09 /septembre /2015 08:43
Réfugiés : "Cette crise était absolument prévue" (Poutine)

En ouverture du Forum économique oriental, qui s'est tenu à Vladivostok du 3 au 5 septembre 2015, le Président de la Fédération de Russie a donné une conférence de presse.

Vous trouverez ci-dessous, des extraits de la traduction de la seconde partie de l'entretien.

 

La situation en Ukraine

 

Question : Que pensez-vous qui va se passer d'ici là ?

 

Vladimir Poutine : Cela ne dépendra pas de nous mais de l'Ukraine elle-même, du peuple ukrainien et de combien de temps ils sont prêts à s'accommoder de cette bacchanale. Je l'ai déjà dit, le fait que l'Ukraine a été placée sous la gouvernance d'étrangers venus de l'extérieur qui détiennent tous les postes clés dans le gouvernement et maintenant en plus dans des régions clés est je pense, une insulte de trop vis-à-vis du peuple ukrainien.

 

N'y a-t-il vraiment aucun gestionnaire décent, honnête et compétent en Ukraine ? Bien sûr qu'il y en a. Je le répète ; cela ne dépend pas de nous. La façon dont les événements se développent en Ukraine dépendent de l'Ukraine elle-même et du peuple ukrainien.

 

Crise de l'immigration en Union européenne

 

Question : Au cours des derniers jours, la crise des réfugiés a atteint un point critique en Europe. La situation est très tendue. Quelle est votre appréciation de cette situation, pourquoi pensez-vous qu'elle a lieu ? Que pensez-vous qu'il va se passer ensuite ?

 

Vladimir Poutine: Nous avons parlé de cela à de nombreuses reprises depuis longtemps. Je crois que cette crise était absolument prévue. Si vous vous souvenez, ou le recherchez dans vos archives, nous en Russie, - votre serviteur en particulier -, avons déclaré depuis quelques années que nous courrions vers des problèmes à grande échelle si nos partenaires occidentaux continuaient avec leur politique étrangère erronée, de laquelle je me suis toujours inquiété, en particulier dans les régions musulmanes, au Moyen-Orient, en Afrique du Nord - c'est la politique qu'ils mènent effectivement actuellement encore.

 

Quelle est cette politique ? Celle d'imposer leurs normes sans prendre en considération l'Histoire, la religion, la culture ou les caractéristiques nationales de ces régions. Ceci est, particulièrement, la politique menée par nos partenaires américains; l'Europe suit aveuglément son leadership, docile à respecter ses engagements de soi-disant alliée, et par conséquens elle en porte le poids.

 

Source: Conférence de presse de Poutine : Ukraine, submersion migratoire de l'UE et Syrie, Sott.net, Emilie Defresne, kremlin, lun., 07 sept. 2015 04:20 UTC, Traduction : Emilie Defresne

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Publié par Ingomer - dans Russie
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8 septembre 2015 2 08 /09 /septembre /2015 06:43

Un hasard sans doute.. Faut quand même pas être "complotiste" tout le temps !

Syrie / Réfugiés: mur d'Israël et élimination des chrétiens de la région
Syrie / Réfugiés: mur d'Israël et élimination des chrétiens de la région

Que n'entend pas François Hollande faire la leçon de démocratie à Israël comme il l'a fait à la Hongrie parce qu'elle érige un mur anti-immigration le long de sa frontière avec la Serbie?

 

Le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu a en effet prévenu dimanche que son pays ne se laisserait pas "submerger" par des réfugiés syriens et africains et annoncé le lancement de la construction d'une clôture à la frontière avec la Jordanie.

 

"Nous ne laisserons pas Israël être submergé par une vague de migrants illégaux et d'activistes terroristes", a affirmé M. Netanyahu lors du conseil hebdomadaire des ministres, au lendemain d'un appel du chef de l'opposition, Isaac Herzog, à accueillir des Syriens fuyant la guerre civile.

 

[L]e gouvernement israélien est une coalition entre la droite et l'extrême droite. Elle est composée du parti de Benjamin Netanyahu, le Likoud; du petit parti de centre-droit Koulanou; du parti d'extrême-droite nationaliste-religieux Foyer Juif et deux parti ultraorthodoxes également extrêmement à droite du spectre politique israélien.

 

"Israël n'est pas indifférent à la tragédie humaine des réfugies syriens et africains (...) mais Israël est un petit État, très petit qui ne dispose pas d'une profondeur démographique et géographique, c'est pourquoi nous devons contrôler nos frontières", a-t-il ajouté, selon un communiqué de son bureau. Pour y parvenir, le Premier ministre a annoncé qu'Israël "commence aujourd'hui à construire une clôture à la frontière avec la Jordanie", le quatrième "mur" érigé par l'Etat hébreu.

 

Israël a déjà achevé d'ériger en 2013 une clôture électronique de 240 kilomètres le long de sa frontière avec l'Egypte. Cet ouvrage a réduit quasiment à zéro le nombre de migrants africains entrant illégalement en Israël. Plus de 50 000 d'entre eux venus essentiellement d'Érythrée et du Soudan avaient auparavant réussi à passer en Israël par le Sinaï égyptien.

 

Officiellement, Israël et la Syrie sont toujours en état de guerre et l'Etat hébreu interdit par la loi à ses ressortissants de se rendre en Syrie. Depuis le début du conflit en Syrie il y a quatre ans, plus de quatre millions de réfugiés ont fui vers les pays voisins comme la Jordanie, le Liban et la Turquie, mais aucun n'a tenté de rejoindre Israël. [1]

 

Aucun n'a tenté de rejoindre Israël, l'Europe, oui. D'où le flot ininterrompu des réfugiés fabriqués plus vite que son ombre par François Hollande. Comme je le disais le 27 août 2013 en pleine crise d'irresponsabilité de François Hollande et de son gouvernement gouverné pour faire la guerre à la Syrie, la guerre dans ce pays a pour but d'éliminer les chrétiens de la région, des chrétiens qui deviennent pour les islamistes des "cibles privilégiées". Vous êtes-vous engagés dans l'armée dite "française" à cette fin ? Lire : Syrie : Une nouvelle guerre qui a pour but d'éliminer les chrétiens de la région.

Notes

 

[1] Réfugiés: plutôt que de les accueillir, Israël va construire une clôture, Ju. Vl. avec agences, Publié le dimanche 06 septembre 2015 à 14h42

 

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7 septembre 2015 1 07 /09 /septembre /2015 08:24
François Hollande, le président irresponsable qui fabrique des réfugiés plus vite que son ombre

Le président de guerre Français Hollande, qui en 2013 avait voulu faire la guerre au président syrien Bachar el Assad, et s'était retrouvé lâché en rase campagne par Obama pris dans un piège diplomatique, continue sur sa folle lancée imigrantogène en Europe.

"Depuis le début de l'année 350.000 personnes ont franchi la Méditerranée pour rejoindre nos frontières" , a déclaré ce matin François Hollande devant les media, évoquant les "réfugiés", les "déplacés".

 

à 11:27

VIDÉO - "Il serait inconséquent et irréaliste d'envoyer des troupes au sol"

"Face au terrorisme la France a toujours pris ses responsabilités. On l'a montré au Mali, plus largement au Sahel pour lutter contre Boko Haram. Nous l'avons montré dans d'autres circonstances en Centrafrique pour éviter un bain de sang. Et lorsqu'il s'est agi de faire des frappes en Syrie la France était prête. Pour l'Irak quand il fallait faire une coalition nous l'avons fait, aujourd'hui en Syrie nous voulons savoir ce qui se prépare contre nous et ce qui fait contre la population syrienne aussi ai-je décidé qu'il y aura dès demain des vols de reconnaissance en lien avec la coalition." [1]

 

"Ensuite selon les informations, les renseignements, la reconnaissance, nous serons prêt à faire des frappes, certains nous disent qu'il faudrait attaquer au sol. Ceux-là qui étaient hostiles à toute intervention. Mais laissons ça, la question est posée. Je considère qu'il serait inconséquent et irréaliste d'envoyer des troupes au sol puisque nous serions les seuls. Inconséquent parce que cela transformerait une opération en force d'occupation, nous ne ferons pas d'opérations au sol."

 

Après avoir placé la France à côté de la "coalition" contre l'Etat Islamique en Irak, qui dira à François Hollande que les interventions militaires dans ces zones déjà affaiblies économiquement ne font que générer des migrations nouvelles vers l'Europe ? Une Europe perçue par les populations locales comme forcément pourvoyeuse de richesses.. ? Les actuels migrants et réfugiés qui envahissent nos frontières sont les enfants de la politique occidentale de ces dernières années.

 

Jusqu'ici toutes les interventions occidentales dans ces pays (Irak, Libye) n'ont fait que fabriquer du terrorisme et des migrations. Une castrophe humanitaire s'ajoute à une catastrophe politique. Quel succès dans la politique occidentale des François Hollande et consorts !...

 

Et les partisans de l'intervention militaire de la France en Syrie contre l'Etat islamique aux côtés de la coalition "internationale" , qui sont-ils ? Qui sont ces irresponsables qui multiplient les foyers de terrorisme et d'immigration chez nous en Europe ?

 

Comme par hasard, on retrouve dans cet assemblage hétéroclite de socialistes francs-maçons leurs tristes faire-valoir et supplétifs de l'Agenda occulte que sont les "catholiques" nationaux "engagés dans la politique" (maçonnique) qui poussent à l'intervention militaire contre l'Etat islamisue (EI) en Syrie et en Irak (et partout dans le monde) pour bien destabiliser sous le commandement US toutes ces régions, y mettre le levain de la démocratie... Ordo ab chao et agenda occulte nouvel ordre mondialiste oblige ! "Que vous le vouliez ou non".

Source image: http://www.napoleon-empire.net/franc-macon.php

Source image: http://www.napoleon-empire.net/franc-macon.php

Notes

 

[1] EN DIRECT - François Hollande annonce des vols de reconnaissance en Syrie, Le Figaro, Home ACTUALITE Politique, Par Roland Gauron , William Plummer. Mis à jour le 07/09/2015 à 12:22 Publié le 07/09/2015 à 09:19

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2 septembre 2015 3 02 /09 /septembre /2015 11:45
Les mensonges de Hollande sur les chiffres du chômage

Une fois de plus, ce gouvernement n’est que duperie, mensonge, mirage, bobard, contre-vérité, fourberie, etc.

 

Ces mensonges nous apportent en tous cas la preuve que notre mal-aimé Président veut à tout prix se représenter en 2017 puisque, concernant le chômage, tout est fait pour en truquer les chiffres et conduire petit à petit à sa vérité sur la réduction du nombre de demandeurs d’emploi.

 

La presse aux ordres l’y encourage puisque peu de journalistes osent annoncer les vrais chiffres et contredire la version officielle qui est « le chômage diminue, il se stabilise, il a même accusé un bon chiffre de -0,1 % en juillet ».

 

Il suffirait pourtant de lire les 20 pages du rapport complet de la DARES (Direction de l’animation de la recherche, des études et des statistiques)… (http://travail-emploi.gouv.fr/IMG/pdf/PI-Mensuelle-PDGB25-2.pdf ) Et là, grosse surprise. Tous les chiffres annoncés sont faux, enfin, ces chiffres sont une interprétation pro-gouvernementale des vrais chiffres. Bon, il faut admettre que rien n’est plus enfantin que de manipuler les chiffres, mais lorsque l’on est grassement payé par nos impôts comme ministre ou comme haut fonctionnaire, il serait décent de nous dire la vérité, rien que la vérité. Eh bien, la voici, cette vérité des chiffres…

 

Il y a plus de 10 millions de Français qui sont à la recherche d’un emploi, et non pas 3 millions et des poussières (poussières dont personne ne voudrait faire partie). Dans les six premiers mois de l’année, c’est une moyenne de 34.866 personnes qui sont devenues chômeurs. Le blog Citoyens et Français a détaillé ce rapport pour arriver à la conclusion de 6.432.200 privés d’emploi et travailleurs occasionnels officieux, toutes catégories confondues, auxquels il faut rajouter 3.945.000 « invisibles », ceux que les statistiques officieuses font semblant d’ignorer… mais que François Hollande doit connaître par le détail mensuellement.

 

Alors, qui sont ces « invisibles » ? Les bénéficiaires du RSA non inscrits à Pôle emploi (1.445.400). 1.100.000 bénéficiaires de l’AAH ou d’une pension d’invalidité non inscrits à Pôle emploi. Les sans-droits, soit 1.400.000 jeunes de moins de 25 ans, membres d’un foyer ayant dépassé des plafonds de ressources, ceux à qui sont versées des pensions de reversion qui dépassent les 452 € du RSA, les bénéficiaires de pensions alimentaires qui, là aussi, dépassent les plafonds du RSA, des étudiants à la recherche d’un job d’appoint, des auto-entrepreneurs écrasés par des charges imbéciles et qui aimeraient bien trouver un boulot. Citoyens et Français cite aussi, et avec raison, les retraités qui aimeraient bien trouver un emploi pour survivre..

 

Quant aux chiffres officiels dont la presse s’est contentée de nous donner un résumé, en voici la teneur, pour le mois de juillet 2015. 212.700 ont été sortis des listes pour défaut d’actualisation. 38.900 ont fait l’objet d’une radiation administrative. 51.500 ont été radiés pour cause de décès, de départ à la retraite… de prison. 50.500, soit 10,3 % des sorties, sont en « stages parking », 35.900 sont en arrêt maladie, en congé de maternité, etc.

 

Source : Les vrais (et non pieux) mensonges du gouvernement sur le chômage, Floris de Bonneville, Boulevard Voltaire, 1er septembre 2015

 

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Publié par Ingomer - dans Economie
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2 septembre 2015 3 02 /09 /septembre /2015 06:26
Le "ministère de la Justice" fait travailler 40 000 personnes au noir

Ils sont 48 650 au total et 40 500 rien qu'au ministère de la Justice. Selon France Inter, un rapport daté du 21 janvier 2014 pointe la situation illégale des ces "COSP", les collaborateurs occasionnels du service public. Ils sont traducteurs, experts, médiateurs ou délégués du procureur et sont missionnés sur différents dossiers.

Les collaborations de ces spécialistes n'étant pas déclarées, l'État ne paie pas de charges patronales et les personnes employées ne versent pas de TVA. Si des poursuites judiciaires sont lancées, les finances publiques risquent un redressement "de l'ordre du demi-milliard d'euros". 

Le rapport, rendu conjointement par les inspections générales des Finances, des Services judiciaires et des Affaires sociales, épingle des pratiques "clairement irrespectueuses de la loi", s'interrogeant sur "la cohérence et l'image d'une justice" qui "sanctionne sans indulgence les manquements à la législation du travail".

Ce système, défini comme "nébuleux", a toujours existé mais a pris de l'ampleur, notamment depuis 1999. Il était déjà pointé du doigt par France 2 en mars dernier.

 

Source: Le ministère de la Justice fait travailler 40 000 personnes au noir, Le Dauphine, Publié le 01/09/2015 à 21:10

Le "ministère de la Justice" fait travailler 40 000 personnes au noir

Add. 2 septembre 2015, 12h59. Un article du Figaro en parle :

Le "ministère de la Justice" fait travailler 40 000 personnes au noir

«La ministre, Christiane Taubira, a la volonté d'agir et de s'emparer du sujet», a assuré à l'AFP le porte-parole adjoint du ministère, précisant qu'»un plan d'action a été décidé», avec notamment le recrutement rapide de 45 interprètes. «Un décret est prévu pour début 2016 pour clarifier leur statut (celui de tous les collaborateurs occasionnels)» et «il y aura un versement progressif des cotisations sociales», a-t-il expliqué.

 

Cette régularisation aura un coût élevé pour l'État, mais aussi pour ces collaborateurs, dont les salaires étaient majorés d'environ 30 % en l'absence de tout prélèvement, relève le rapport.

 

Source: L'État emploie près de 50.000 personnes «au noir», Le Figaro, Home ECONOMIE Emploi, Par AFP agence , lefigaro.fr Mis à jour le 01/09/2015 à 22:23 Publié le 01/09/2015 à 21:58

 

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1 septembre 2015 2 01 /09 /septembre /2015 09:32

En 2014, la Congrégation pour le Culte divin, à la demande du Pape Benoît XVI, avait publié un document demandant aux évêques de corriger les façons de faire le “geste de la paix” au cours des messes. Il s’agissait de viser “une meilleure expression du signe de la paix et d’en modérer les excès”.

Or depuis la diffusion de ce document, on constate que dans nos cathédrales et nos églises paroissiale, rien n’a été corrigé, rien n’a été expliqué, rien n’a changé.

Pourtant on nous dit et on nous répète que la liturgie est respectée ; que les évêques veillent à ce qu’elle le soit...

Se pose alors la question non plus de la volonté, mais de la capacité des clercs à comprendre de quoi on parle quand on parle de liturgie.

 

Congrégation pour le Culte divin et la discipline des Sacrements. Lettre circulaire : La signification rituelle du don de la paix pendant la messe. Source : http://catholique-savoie.cef.fr/diocese-de-savoie/services-et-mouvements/sinitier-a-la-foi/pastorale-liturgique-et-sacramentelle/lettre-circulaire-don-de-la-paix-pendant-la-messe

Congrégation pour le Culte divin et la discipline des Sacrements. Lettre circulaire : La signification rituelle du don de la paix pendant la messe. Source : http://catholique-savoie.cef.fr/diocese-de-savoie/services-et-mouvements/sinitier-a-la-foi/pastorale-liturgique-et-sacramentelle/lettre-circulaire-don-de-la-paix-pendant-la-messe

Modérer les "excès" du "geste de la paix"
Modérer les "excès" du "geste de la paix"
Modérer les "excès" du "geste de la paix"

Source : Pro liturgia, Lundi 31/8/2015

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1 septembre 2015 2 01 /09 /septembre /2015 08:59
Impôts : Le "cadeau" de François Hollande aux ménages est une hausse de 88 milliards d'euros

Depuis le mois de juin 2012, François Hollande a augmenté les impôts de 90 milliards d'euros depuis son élection. [1] Cela n'empêche pas les media ce matin de parler de "cadeau" ou de "coup de pouce" de deux milliards d'euros d'impôts de François Hollande aux Français [2] : il reste une augmentation de 88 milliards que les dits media d'"information" n'évoquent pas.

 

Impôts : Le "cadeau" de François Hollande aux ménages est une hausse de 88 milliards d'euros

Toutefois certains journalistes rapportent qu'en 2016, la baisse de l'impôt sera financée par la danse de la pluie". Pour la financer, on va utiliser une méthode bien française : croiser les doigts en espérant le retour de la croissance. La baisse de l'impôt n'est financée par rien. [3] Entre les baisses de recettes cette année et les dépenses supplémentaires, la marge est étroite.

 

Notes

 

[1] François Hollande a augmenté les impôts de 90 milliards d'euros depuis son élection, Le Figaro, Service infographie du Figaro, Mis à jour le 03/03/2015 à 22:26, Publié le 03/03/2015 à 20:50

[2] Impôts : Hollande donnerait un coup de pouce de deux milliards aux ménages, Le Figaro, Mis à jour le 31/08/2015 à 19:05 Publié le 31/08/2015 à 07:23

[3] Les baisses d'impôts annoncées par Hollande ne sont pas financées, Le Figaro, Par Cyrille Pluyette Mis à jour le 31/08/2015 à 20:54 Publié le 31/08/2015 à 20:35

 

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31 août 2015 1 31 /08 /août /2015 13:19

Mis à jour le 5 octobre 2015.

300e anniversaire de la mort de Louis XIV

Louis XIV, Roi de France et de Navarre, Louis le Grand, roi guerrier, le Roi-Soleil, protecteur des Arts, est né le 5 septembre 1638 à Saint-Germain-en-Laye et est mort le 1er septembre 1715 à Versailles. Son règne de 72 ans est le plus long de l’Histoire de France. Il est l'un des plus longs d’Europe, avec celui de François-Joseph de Habsbourg et, peut-être, si Dieu lui prête vie, avec celui d’Élisabeth II.

Nous commémorons cette année le tricentenaire de la mort du Grand Roi.

Comme l'explique Georges Michel,

 

"Louis XIV n’avait que cinq ans lorsqu’il devint roi, mais il assuma en outre le pouvoir personnellement durant 54 années, presque onze quinquennats… Osons un anachronisme et imaginons un souverain qui serait monté sur le trône en 1943 et mourrait cette année après avoir dirigé d’une main ferme le pays de 1961 à nos jours. Cela est évidemment inconcevable. Réalise-t-on, par exemple, que durant ces 72 ans, de 1943 à 2015, une petite cinquantaine de ministres de la Justice se sont relayés place Vendôme quand Louis XIV, au cours de son règne, ne connut que cinq chanceliers de France ?" [1]

Cette comparaison montre un des avantages principaux de la monarchie : la continuité dans une politique à long terme (hormis les plans maçonniques qui sont, eux, prévus sans concertation et sans association, à long terme, la république change de politique à chaque nouvelle mandature...) et donc les économies budgétaires substantielles que permet la monarchie. Aujourd'hui par exemple, il a été calculé que sur dix ans, la Couronne britannique coûte 390 millions d'euros, soit moins d’un tiers du coût d'un président en France. Un rapport confidentiel de l'Inspection Générale de l'Administration (IGA) a même révélé, selon Le Parisien, que la "démocratie" a "un coût important" pour une efficacité politique "limitée" et que le "dispositif d'organisation des élections" "ne facilite pas la participation à la vie démocratique". [2]

 

 

 

 

La démocratie a un coût important pour une efficacité politique limitée (Le Parisien, 20 novembre 2014) Source : http://www.leparisien.fr/flash-actualite-politique/presidentielle-et-legislatives-de-2012-l-organisation-a-coute-604-millios-d-euros-20-11-2014-4307443.php

La démocratie a un coût important pour une efficacité politique limitée (Le Parisien, 20 novembre 2014) Source : http://www.leparisien.fr/flash-actualite-politique/presidentielle-et-legislatives-de-2012-l-organisation-a-coute-604-millios-d-euros-20-11-2014-4307443.php

Le pouvoir sous la monarchie française est conçu du haut en bas de la société [3], comme un service dont le détenteur (le roi) est le gérant, cependant que dans la république, la toute puissance théorisée du pouvoir du peuple n'est jamais qu'un transfert de pouvoir à une une oligarchie dont le but est de se servir.. Voilà, notamment, pourquoi je suis royaliste !

 

«  Cette façon louis-quatorzienne de sans cesse inviter à servir, suivre le détail des services, honorer les bons serviteurs, permet de tenir en haleine ou faire rivaliser de zèle tous ceux dont l'Etat a besoin. Les souverains étrangers admirent et envient le résultat obtenu, qui fait de Louis XIV le monarque le mieux obéi (le plus bravement et le plus intelligemment) de l'Europe. » [4]

300e anniversaire de la mort de Louis XIV

Le roi est "facile d'accès".

 

 

"S'il est un caractère singulier de cette monarchie, écrit Louis XIV lui-même, c'est l'accès libre et facile des sujets au prince"; et, dans ses célèbres Instructions pour le Dauphin: "Je donnai à tous mes sujets sans distinction la liberté de s'adresser à moi, à toute heure, de vive voix et par placets." (Louis XIV, cité in F. Funck-Brentano, Membre de l'Institut, Ce qu'était un Roi de France, Librairie Hachette 1940, p. 110)

 

"Le roi de France - écrit en 1603, l'ambassadeur vénitien Angelo Badoer, - quand il est en représentation, donne une plus haute idée de sa grandeur que ne le fait le roi d'Espagne; mais, hors d'apparat, il est le monarque le plus affable du monde." 

"Cette grande familiarité, note Michel Suriano, rend, il est vrai, les sujets insolents, mais aussi fidèles que dévoués..." Opinion que confirme Robert Dallington, Secrétaire de l'Ambassadeur anglais auprès de Henri IV :

 

"Les rois de France sont affables et familiers - plus qu'il ne convient, écrit le diplomate anglais; mais c'est la coutume du pays." (F. Funck-Brentano, Membre de l'Institut, Ce qu'était un Roi de France, Librairie Hachette 1940, p. 109.)

 

L'historien Funck-Brentano écrit encore dans L'Ancien Régime, qu'"on entrait dans le palais du roi comme dans un moulin" :

 

"En leurs célèbres dépêches, les ambassadeurs vénitiens constatent que nulle personne n'est exclue de la présence des monarques français et que les gens de la classe la plus vile pénètrent à leur gré dans les pièces du caractère le plus intime, au point dit l'Italien, que quand on veut traiter avec le prince d'une question importante, il faut parler à voix basse pour ne pas être entendu.

 

"C'est ainsi que s'exprime, en 1561, Michel Suriano. Il ajoute: "Les Français ne désignent pas d'autre gouvernement que leur Roi. De là vient l'intimité qui règne entre le monarque et ses sujets. Il les traite en compagnons".

 

"En 1577, un autre ministre vénitien Jérôme Lippoùano: "Pendant le dîner du roi de France, presque tout le monde peut s'approcher de lui, et lui parler comme il le ferait à un simple particulier".

 

"On entrait dans le palais du roi comme dans un moulin. Les étrangers ne cessent pas d'en exprimer leur surprise...

 

"J'allais au Louvre, écrit Locatelli en 1665, 'Je m'y promenai en toute liberté, et traversant les divers corps de garde, je parvins enfin à cette porte qui est ouverte dès qu'on y touche, et le plus souvent par le roi lui-même. Il vous suffit d'y gratter et l'on vous introduit aussitôt. Le roi veut que tous ses sujets entrent librement'. [5]

 

Une cohue turbulente et bruyante de gens de toutes sortes de conditions

 

"La maison du roi devenait une place publique. Le premier venu s'y comportait librement. Un chacun y était chez lui... C'était, du matin au soir, une cohue turbulente et bruyante de gens de toutes sortes de conditions" (Frantz Funck-Brentano, L'Ancien Régime, Les Grandes études Historiques, Librairie Arthème Fayard, Paris 1926, p. 239).

 

La demeure royale reste ouverte à tout venant

 

"Il en fut d'ailleurs au palais de Versailles comme à Paris. La demeure royale reste ouverte à tout venant.

 

"'Nous passâmes, écrit Arthur Young qui en est tout surpris, à travers une foule de peuple et il y en avait plusieurs qui n'étaient pas trop bien habillés'" (Frantz Funck-Brentano, L'Ancien Régime, Les Grandes études Historiques, Librairie Arthème Fayard, Paris 1926, p. 240).

 

Versailles finissait par être envahi par des mendiants

 

"[...] le palais de Versailles finissait par être envahi par des mendiants qui y accrochaient le monde et tendaient la main comme dans la rue" (Frantz Funck-Brentano, ibid., p. 240).

 

Il était facile de souper avec Sa Majesté

 

"Un Allemand, le docteur Nemeitz, écrit de son côté: 'Il était facile de voir souper Sa Majesté. Elle recevait à table toute sa famille et, à moins qu'il n'y eût déjà trop de monde, ce qui arrivait parfois, on était admis... D'ailleurs on pouvait toujours être admis quand on arrivait de bonne heure ' Fréquemment, entre le roi et les assistants, les gens du peuple, la conversation s'engageait, toute familière. On en trouve trace dans les lettres de Mme de Sévigné] et dans les Mémoires de Saint-Simon.

 

"Le public était plus particulièrement admis au "grand couvert" qui avait lieu régulièrement tous les dimanches et - ce qui est à noter - les jours de fêtes dans la famille royale. Celle-ci se trouvait alors réunie tout entière, y compris les princes du sang. Louis XIV s'astreignit à dîner en public jusqu'aux derniers jours de sa vie, jusqu'au 24 août 1715 - il devait mourir le 1er septembre..." (Frantz Funck-Brentano, ibid., p. 241).

 

"Sous Louis XV, les Parisiens, les provinciaux viendront assister au repas du roi pour admirer sa prestance, son élégance, mais plus encore son adresse à faire sauter le haut de la coque d'un oeuf, prestement du revers de sa fourchette!

 

"Attention! le roi va manger son oeuf!"

 

"[...] Au dessert, le roi offrait à toutes les dames présentes des fruits et des glaces. En 1772, une jeune Genevoise, Rosalie de Constant, vient assister au grand couvert. 'On offrit écrit-elle, les glaces du dessert aux dames qui étaient là pour voir. Je les trouvai bien bonnes' (Frantz Funck-Brentano, ibid., p. 241).

On avait organisé des manières d'omnibus pour transporter à Versailles les Parisiens qui désiraient aller voir le monarque

 

"Pour transporter à Versailles les Parisiens qui désiraient aller voir le monarque, on avait organisé des manières d'omnibus, appelés, les uns, des "carabas" et les autres "des pots de chambre" (Frantz Funck-Brentano, ibid., p. 241).

 

"Chacun, dit Retif de la Bretonne, - ceux mêmes qui ne l'avaient jamais vu - considérait le roi comme une connaissance intime.

 

"Les évènements qui concernent le roi et la reine, sont pour la France entière des évènements de famille. La maison du roi est au propre la 'maison de France'" (Frantz Funck-Brentano, ibid., p. 241).

 

Le roi était demeuré dans la pensée populaire, instinctivement, le père auprès duquel on cherche soutien et abri

 

"Issu du père de famille, le roi était demeuré dans la pensée populaire, instinctivement, et sans qu'elle s'en rendît compte, le père auprès duquel on cherche soutien et abri. Vers lui, à travers les siècles, les regards s'étaient portés en cas de besoin. Et voici que, brusquement, cette autorité patronale est renversée. Et c'est parmi le peuple de France, un malaise, un effroi, vague, irréfléchi. Oh! les rumeurs effrayantes: les brigands!... et le père n'est plus là! La 'Grande peur' est la dernière page de l'histoire de la royauté en France. Il n'en est peut-être pas de plus touchante, de plus glorieuse pour elle; il n'en est pas où apparaisse mieux le caractère des relations qui, traditionnellement, s'étaient établies entre elle et le pays" (Frantz Funck-Brentano, L'Ancien Régime, Les Grandes études Historiques, Librairie Arthème Fayard, Paris 1926, p. 255).

 

Alors que sous l' "absolutisme", tout Français pouvait aller souper chez le Roi, discuter avec lui, manger et boire si l'envie l'en prenait, aujourd'hui il faut une demande écrite, dans les plus belles formes, et avec les plus belles circonlocutions, pour avoir une "chance" d'obtenir un rendez-vous avec Sa Majesté le Président de la République... et encore pas pour manger avec lui, et dans un rendez-vous vite expédié. Comme quoi, la vraie "démocratie" n'est peut-être pas celle qu'on dit, ni là où on pense... La Révolution a sévi; un autre monde a vu le jour.

 

ImpotsLa France sous Louis XIV a une administration moderne, un régime d'impôts bien rodé (aujourd'hui, selon une étude de l'Institut Coppet, les impôts sont dix fois supérieurs à ceux qu'ils étaient en 1789), une politique économique sobre et rationnelle qui interdit la pratique de l'usure au plan particulier mais aussi au plan national, et qui ne permet donc pas l'endettement indéfini des comptes publics, enfin un système de recrutement militaire efficace :

 

«  En ce pays et en ce temps où nul homme - même le paysan pauvre - n'est corvéable à merci, en ce temps et ce pays où personne n'accepterait l'idée d'un service national obligatoire, les meilleurs sont censés répondre présent à toute réquisition, voire devancer l'appel du Roi et de l'Etat. » [6]

 

« L'absolutisme se révèle, par nature, un régime limité et tempéré, certainement pas la matrice d'un pouvoir totalitaire. Ce n'est pas lui qui parviendra à imposer la fiscalisation généralisée de la population, la conscription obligatoire, la levée en masse et le concept de guerre totale. » [7]

 

Pour l'historien Jean-Christian Petitfils « l'image du paysan français écrasé d'impôts par un pouvoir tyrannique » ne tient pas, il s'agit d'

« une légende inventée par l'historiographie du XIXe siècle à partir des stéréotypes révolutionnaires. En 1715, le contribuable français payait en moyenne deux fois et demie moins d'impôts que son homologue britannique. A cette date, en effet, la pression fiscale représentait un équivalent de 0,70 hectolitre de grain de froment pour la France contre 1,62 de l'autre côté de la Manche. La monarchie absolue, par conséquent, fut moins oppressive fiscalement que la monarchie représentative et tempérée à l'anglaise." [8]

 

« [L]a fiscalité de l’Ancien Régime n’était [donc] pas si atroce qu’on le croit, et, à tout prendre, si nous le croyons, des comparaisons avec notre époque devraient nous faire frémir. Mais voyons plutôt les mots de François Hincker, qui nous aide à faire cette comparaison dans son livre sur l’impôt sous l’Ancien Régime : Utilisons un étalon artificiel mais qui a l’avantage d’être parlant. Les 25 millions d’habitants que compte probablement la France ont donc à payer 470 millions d’impôts, soit chacun entre 18 ou 19 livres. À ce moment, le salaire journalier d’un compagnon maçon à Paris se situe à un peu moins d’une livre. Ainsi un salarié moyen travaillerait un peu plus de sept jours pour payer tailles, capitations et vingtièmes, un peu plus de deux pour payer la gabelle, et un peu plus de neuf pour payer les autres impôts indirects. Dix-huit jours de travail : c’était la contribution que la fiscalité française de l’Ancien Régime réclamait au travailleur.

Les salariés français travaillent jusqu'au 26 juillet pour financer les dépenses publiques, Le Figaro, Home ECONOMIE Impôts, Par Marie Visot Mis à jour le 26/07/2013 à 13:20 Publié le 24/07/2013 à 20:05 Source : http://www.lefigaro.fr/impots/2013/07/24/05003-20130724ARTFIG00498-les-salaries-francais-travaillent-jusqu-au-26juillet-pour-financer-les-depenses-publiques.php

Les salariés français travaillent jusqu'au 26 juillet pour financer les dépenses publiques, Le Figaro, Home ECONOMIE Impôts, Par Marie Visot Mis à jour le 26/07/2013 à 13:20 Publié le 24/07/2013 à 20:05 Source : http://www.lefigaro.fr/impots/2013/07/24/05003-20130724ARTFIG00498-les-salaries-francais-travaillent-jusqu-au-26juillet-pour-financer-les-depenses-publiques.php

Qu’en est-il aujourd’hui ? Avec un taux moyen d’imposition de 56,9 % (chiffre 2013), il faut pas moins de 208 jours de travail pour payer en moyenne ses impôts de l’année. De quoi se demander si la Révolution française a servi à améliorer notre condition, et s’il ne serait pas temps d’en produire une nouvelle. » [9] [Voir notre article du 25 juillet 2013 : Les salariés français travaillent jusqu'au 26 juillet, "jour de libération fiscale et sociale", pour financer les dépenses publiques. Ce qui n'est rien d'autre qu'un retour à l'esclavage!]

 

S'agissant de l'ascenseur social, la promotion au mérite, à la vertu et au service rendu était de mise. Chacun des textes d'anoblissement par Louis XIV « comporte un préambule, qui sonne comme un concert de trompettes. Au début des lettres de février 1677, anoblissant Charles Guillot de la Motte, maréchal de camp, trente-six ans de service, se trouve la formule exemplaire suivante :

 

"Comme les récompenses que nous accordons au mérite et à la vertu sont d'autant plus considérables qu'outre qu'elles rendent un témoignage public de notre justice et de la satisfaction que nous avons des services de ceux que nous en gratifions...."

 

... Elle contient, derrière un style quelque peu emphatique, toute la doctrine louis-quatorzienne de l'émulation au service, de la récompense du mérite, des conditions d'accès à l'élite officielle. » [10]

Louis XIV, le créateur de l'école obligatoire

 

« Théoriquement "l'école date de Louis XIV et non de Jules Ferry [11]; à cette réserve près que nombre de paroises n'ont toujours pas leur classe, et que les sanctions prévues par le roi contre les parents non coopératifs restent lettre morte.

Les mesures de Louis XIV en faveur des petites écoles ont cependant porté leurs fruits: dans le diocèse de Montpellier, certains archipresbyérats comptent en 1715 80% de paroisses dotées d'école. Deux doyennés seulement (Cournonterral et Brissac) sont à moins de 60%. » [12]

L'enseignement secondaire est de haut niveau. L'usage du latin, d'un latin parlé comme une langue vivante, et la compétition des grands instituts (jésuites, oratoriens, doctrinaires) - facteur d'émulation - y sont pour beaucoup. Dans les grands collèges, on enseigne les humanités, mais on forme aussi les futurs serviteurs du Roi. Les mathématiques appliquées, l'art des fortifications, l'escrime, l'équitation, la danse, l'héraldique parfois, vous font un gentilhomme préparé à la vie nobles et aux contraintes de l'état militaire.

Les frères des écoles chrétiennes de Jean-Baptiste de la Salle, dont les premières écoles fonctionnent vers 1680, portent à la perfection une pédagogie simplifiée. La Salle déclasse d'autorité le latin. Dans les classes des frères, on apprend d'abord à prier puis à lire en français. Le latin ne fait son apparition que lorsque l'élève prononce et ponctue très bien son français.

L'édit d'avril 1695 et la déclaration du 13 décembre 1698, interviennent, qui portent obligation d'établir au moins une école élémentaire par paroisse. Cette instruction est liée au catéchisme catholique, imposé d'autorité aux enfants des "nouveaux convertis". C'est donc un règlement religieux, et plus précisément antiprotestant, qui fonde l'école généralisée, cent quatre-vingt trois ans avant que Jules Ferry n'impose l'école obligatoire, gratuite et laïque.

La création de l'institution de l'école elle-même remonte à la Réforme carolingienne de Charlemagne.

Louis XIV, Roi-Soleil, Protecteur des Arts

 

Poursuis, Ô Grand Colbert, à vouloir dans la France des Arts que tu régis établir l'excellence.

Molière, cité in François Bluche, Louis XIV, Fayard, Paris 2002, p. 232.

Lorsque, vingt ans avant l'installation de sa cour à Versailles, un roi de vingt-trois ans prend un soleil pour emblème, il n'imagine évidemment pas que le surnom ambigu de Roi-Soleil lui sera toujours attaché et toujours reproché.

Loin d'être symbole païen, le soleil royal est d'abord l'image du droit divin, de la délégation divine des pouvoirs.

Fortement amarré au catholicisme de la Contre-Réforme, immunisé contre toute déviation païenne, le thème solaire monarchique n'en annonce pas moins, comme les Mémoires de Louis XIV, ce qu'on appellera cent ans plus tard le despotisme éclairé.

Si le roi ne se prend en aucune façon pour Dieu [13], ses artistes le représentent sous ses vêtements et dans les attitudes que l'on prête aux héros antique ou aux dieux de l'ancien Panthéon. Ici, le souverain Thésée, Hercule ou Persée; là, il est Apollon. ... Encenser le nouvel Apollon, c'est en même temps féliciter Huygens et Cassini, Perrault et Mansart, Le Nôtre et Jean Racine. [14]

Le fameux style français, en général baptisé classique, semble à bien des auteurs n'être qu'un cas particulier de cette obsession de l'ordre qui, vers 1660, après les remous de la Fronde, a saisi presque tout le royaume. C'est un style régulier, sans monotonie, noble sans sécheresse, logique sans abstraction, royal sans inhumanité, humain sans vulgarité, et dont Versailles demeure l'exemple le plus spectaculaire. [15]

Selon l'excellente formule de M. Pierre Verlet,

 

« on s'accordera à penser que Louis XIV, en nous donnant Versailles, a enrichi la France... Les dépenses du Grand Roi ont valu à l'univers un château que personne n'oserait ne pas admirer. » [16]

image: Versailles,_Le_château_de_Versailles_en_1668.jpg

Versailles, Le château de Versailles en 1668

Philippe Erlanger (haut-fonctionnaire et écrivain) a calculé, à savoir qu’en comptant les deux Trianons, sur un demi-siècle, Versailles n’a pas coûté plus cher qu’un porte-avion moderne, qu’il a coûté le prix du déficit de l’exposition universelle de Léon Blum en 1936 ou encore à peu près le prix d’une campagne électorale d’un Président de la République. (Lettre ouverte à Louis XIV. Marie-Françoise Ousset)

 

Louis XIV et l'indépendance économique

 

 

Alors que pendant des siècles l’Ancien Régime avait préservé jalousement le droit de l’Etat de battre monnaie et le privilège exclusif d’en garder le bénéfice, la République démocratique a abandonné pour une grande part ce droit et ce privilège à des intérêts privés. Ce n’est pas là le moindre paradoxe de notre époque.

Maurice Allais, Prix Nobel d'Economie in L'impôt sur le capital et la réforme monétaire, p. 187

Le "droit divin" a longtemps été le rempart à l'Oligarchie et aux maîtres de la monnaie. Au "Moyen Âge", le droit canonique de l'Eglise catholique interdisait formellement de prêter de l'argent avec intérêt. Ce concept avait déjà été édicté par Aristote et saint Thomas d'Aquin. L'intérêt était contraire à la raison et à la justice. En accord avec les règles de l'Eglise au "Moyen Âge", l'Europe a interdit les intérêts sur prêts de monnaie et qualifait ce délit d'"usure". Ce délit et cette interdiction "de droit divin" fondait l'économie française jusqu'à la Révolution française où les banques prirent le pouvoir et l'Empire de Napoléon où la Banque dite "de France" fut créée en 1800 sur injonction des banquiers.

 

En comparaison, on sait que de nos jours, nos gouvernants ne sont en général que des hommes de paille derrière lesquels se tiennent les vrais tireurs de ficelles, eux-mêmes manipulés par d’autres personnages occupant des échelons supérieurs:

 

« Il y a dans tout pouvoir démocratique (…) une oligarchie cachée, à la fois contraire à ses principes et indispensable à son fonctionnement », relevait le célèbre historien François Furet dans Penser la Révolution française (p. 241).

 

En 1889, déjà, René de la Tour du Pin écrivait :

 

 « Le siècle actuel porte la marque de l’usure et mérite d’en conserver le nom. » (R. de la Tour du Pin, Vers un Ordre social chrétien, p. 71.)

 

Et dans l'encyclique Quadragesimo Anno (1931), Pie XI avertissait le monde des deux conséquences du pouvoir discrétionnaire des maîtres de l’argent sur l’économie :
 

- la « déchéance du pouvoir politique (…) tombé au rang d’esclave et devenu le docile instrument (…) de toutes les ambitions de l’intérêt ».

- l’ « internationalisme ou impérialisme international de l’argent, funeste et exécrable, pour lequel là où est la fortune, là est la patrie ».

 

Cette double caractéristique des temps modernes (développement de l’usure, domination de l’économie et de la politique par la dette et donc les puissances d'argent) a été reconnue aussi bien par des hommes de finance et des hommes politiques que par des doctrinaires de ces deux disciplines. Elle tranche avec la saine pratique dite pourtant de "droit divin" qui, précisément, évitait de soumettre le politique à l'Argent..

Louis le Grand, Roi conquérant, roi guerrier

Un prince a autant besoin de conquérir les coeurs de ses sujets que les villes

Furetière

Nous devons considérer le bien de nos sujets bien plus que le nôtre propre.

Louis XIV

Si le royaume de Louis XIV est déjà - notamment grâce à Henri IV, Richelieu, Mazarin - beaucoup plus homogène, plus uni, mieux gouvernable que les autres pays européns, il n'est, bien entendu, ni étatisé, ni vraiment encore centralisé. Nos pères ne l'auraient pas supporté. Le roi ne l'a pas véritablement voulu. Ses intendants y eussent perdu beaucoup de leur pouvoir. [17]

 

« Le même roi Louis XIV, qui n'a jamais dit : "L'Etat, c'est moi", a écrit : "L'intérêt de l'Etat doit marcher le premier" (1679), puis dit, sur son lit d'agonisant : "Je m'en vais, mais l'Etat demeurera toujours." » [18]

 

De Munster (1645) à Nimègue (1678), le royaume s'est agrandi, provisoirement (le Trournaisis, la Lorraine, Philippsbourg, Brisach, Pignerol) ou définitivement (Artois, Alsace, Flandre, Franche-Comté, Hainaut français, Roussilon)

 

Nouvelle-France sous Louis XIV

Nouvelle-France sous Louis XIV

Outre-Mer, Louis XIV dirige la Nouvelle-France, ce territoire aujourd'hui devenu anglo-saxon aux Etats-Unis : Canada, Louisiane.

L'explorateur Samuel de Champlain (1567-1635) poursuit la cartographie de l'Amérique du Nord que Jacques Cartier (1491-1557) avait explorée et cartographiée le premier, baptisant le vaste territoire du Golfe du Saint Laurent le Canada. Il fut le premier à naviguer sur les Grands Lacs. Etablissant des relations de confiance avec les Hurons, les Montagnais et Algonquins, il fut le Père de la "Nouvelle-France", le fondateur de la ville de Québec.

René-Robert Cavelier de la Salle (1643-1687) descendit le Mississipi en 1682, du Lac Michigan jusqu'au Golfe du Mexique..., découvrant ainsi tous les territoires situés entre la vallée du Saint-Laurent et le delta du Mississipi, nommant cet immense territoire "Louisiane" en l'honneur du Roi de France Louis XIV.

Depuis notre plus tendre enfance, on interdit aux francophones de se souvenir que la découverte des grands espaces, les aventures et les grands exploits ont été aussi réalisés en français.

Charles-Xavier DURAND, "La Nouvelle Guerre contre l'intelligence III. Un nouveau Programme pour la conscience", éditions François-Xavier de Guibert (2002)

Le roi recherche l'unité. De cette unité, la religion catholique est alors le ciment. La fierté d'être devenu Français reste un phénomène rare. [19]

 

"Les guerres de Louis XIV ont coûté cinq cent mille hommes. Elles ont rapporté dix provinces et un empire. Celles de la Révolution et de l'Empire feront tuer, du seul côté français, quelque quinze cent mille soldats sans modifier véritablement nos frontières. ... Entre 1914 et 1917, nous échangerons douze cent mille soldats tués contre un nombre égal d'Alsaciens et de Lorrains. Ces comparaisons sont cruelles; mais sans elles on ne saurait juger équitablement l'actif et le passif du Grand siècle." [20]

 

A sa mort, Louis XIV laisse une France agrandie : La France de 1715 est plus grande, plus forte : avant la révolution aucun pays étranger ne s’enhardira à l’envahir. Voici les acquisitions définitives :

Lorraine avec ses trois évêchés Metz, Toul, Verdun. 1648

Alsace 1648-1681-1697

Roussillon 1659

Cerdagne 1659

Franche-Comté 1674-1678

Artois 1659

Dunkerque 1662

Flandre wallonne avec Lille 1668

Principauté d’Orange (1713)

Comté de Nice (1713)

 

En dépit des concessions faites à Utrecht (1713), la France détient outre-mer la Nouvelle-France, un domaine beaucoup plus vaste que l’ensemble des possessions coloniales anglaises à la même époque. Philippe d'Anjou, petit-fils de Louis XIV, est reconnu roi d'Espagne. Il sera à l'origine de l'actuelle monarchie espagnole des Bourbons d'Espagne dont un des représentants, le duc d'Anjou, Louis Alphonse de Bourbon, chef de la Maison aînée des Bourbons, est le permier successible à la couronne de France

 

A quelque distance la France possède ou commence de posséder deux escales importantes sur la route de l’extrême-Orient : les Mascareignes – île Bourbon (1649) et île de France (1715) – facilitent la liaison avec les Indes orientales ; là s’activent nos premiers comptoirs : Pondichéry (1660-1697), Chandernagor, Mazulipatam, Calicut (1701).

 

Napoléon Bonaparte visitant un jour le tombeau de Jean-Jacques Rousseau à Ermenonville, — alors propriété du comte Stanislas de Girardin, qui rapporte la chose dans son Journal et Souvenirs [21], fit soudain cette remarque :

 

Napoleon-copie-3.jpg« Il aurait mieux valu, pour le repos de la France, que cet homme-là [Jean-Jacques Rousseau Ndlr.] n'eût jamais existé.

 

— Et pourquoi, citoyen consul ? lui dis-je.

 

— C'est lui qui a préparé la Révolution française.

 

— Je croyais, citoyen consul, que ce n'était pas à vous à vous plaindre de la Révolution.

 

— Eh bien, répliqua-t-il, l'avenir apprendra s'il n'eût pas mieux valu, pour le repos de la terre, que ni Rousseau ni moi n'eussions jamais existé.

 

...Et il reprit d'un air rêveur sa promenade. »

 

Comme une chandelle qui s'éteint

 

« La gangrène continuait sa progression inexorable. Fallait-il amputer ? Le roi consentant, mais il était bien tard.

 

"Mareschal, n'avez-vous pas là des rasoirs ? Coupez! Et ne craignez rien." Les chirurgiens venus de Paris avaient les larmes aux yeux.

"Me sauvera-t-on la vie? demanda Louis.

"Il y a peu d'apparence", soupira Mareschal.

"Eh bien, il est inutile que vous me fassiez souffrir!" Il préférait mourir en repos.

 

Pénétré de l'imminence de sa fin, se détachant sans regret du néant de toute grandeur humaine, Louis XIV témoigna dans les trois derniers jours la plus parfaite humilité, offrant au Rédempteur ses souffrances, en expiation, disait-il, de ses péchés, dans l'unique espérance de la miséricorde divine.

Le samedi 31 août, vers onze heures, on récita la prière des agonisants. Mêlant sa voix à celles des prêtres et des moines, Louis, visage livide et yeux fermés, répéta plusieurs fois les paroles de l'Ave Maria : Nuc et in hora mortis ("Maintenant et à l'heure de notre mort"). La vie se retirait lentement.

 

"Ô mon Dieu, venez à mon aide, âtez-vous de me secourir!" Telles furent ses dernières paroles.

 

Il entra dans le coma et expira doucement le lendemain, comme une chandelle qui s'éteint.

 

Le 2 septembre, la Parlement de Paris, réuni en séance extraordinaire avec les Princes du Sang, les ducs et pairs, ... proclama Philippe d'Orléans régent de France sans aucune entrave. En remerciement, ces messieurs de la magistrature retrouvaient en plénitude leur droit de remontrance, dont ils firent un détestable usage tout au long du siècle [pour s'opposer à toute réforme d'égalité de l'impôt. Cf. Les révolutions françaises, Sous la Direction de Frédéric Bluche et Stéphane Rials, Fayard, Mesnil-sur-l'Estrée 1989, chapitre "La pré-Révolution 1788-1789, rédigé par Jean-Marie Harouel. Ndlr.], empêchant, jusqu'à l'explosion finale, la monarchie de se réformer et de se moderniser. Un monde s'achevait, un nouveau commençait à poindre... [22]
 

Le rayonnement de la France de Louis XIV a été bien défini par Victor Hugo :

 

Louis XIV, ce n'est pas le génie dans le maître, mais le génie autour du maître, ce qui fait le roi moindre peut-être, mais le règne plus grand. Quant à moi, qui aime les choses réussies et complètes, j'ai toujours eu une sympathie profonde pour ce brave et magnifique prince si bien né, si bien venu, si bien entouré, roi dès le berceau et roi dans la tombe; vrai monarque dans la plus haute acception du mot... étoile polaire de tout un siècle qui, pendant soixante-douze ans, en a vu tourner majestueusement autour d'elle toutes les constellations.

Victor Hugo cité in F. Funck-Brentano, Louis XIV, Librairie Hachette, Paris 1938, p. 3.

Notes

 

[1] George Michel, L’agonie de Louis XIV, Boulevard Voltaire, 16 août 2015

[2] Présidentielle et législatives de 2012: l'organisation a coûté 604 millios d'euros, Le Parisien, 20 Nov. 2014, 09h54

[3] A comparer avec la manière dont la démocratie était pratiquée au "Moyen Âge" en plein XIIIe siècle chez nous, "dans chaque village" (he oui Attali !...) au plus près des individus et de leur contrôle.

[4] François Bluche, Fayard, Paris 2002, p. 467.

[5] Frantz Funck-Brentano, L'Ancien Régime, Les Grandes études Historiques, Librairie Arthème Fayard, Paris 1926, p. 237-238.

[6] François Bluche, Louis XIV, ibid., p. 455.

[7] Jean-Christian Petitfils, Louis XIV, Collection Tempus, La Flèche 2006, p. 148.

[8] Jean-Christian Petitfils, Louis XIV, ibid., p. 704-705.

[9] Le « Lien légitimiste » n° 54 en 2013, Comparaisons 1675-2013

[10] François Bluche, Louis XIV, ibid., p. 470.

[11] Jean de Viguerie, L'Institution des enfants, L'éducation en France, XVIe-XVIIIe siècles, Paris 1978, cité in François Bluche, Louis XIV, Fayard, Paris 2002, p. 494.

[12] François Furet et Jacques Ozouf, Lire et écrire. L'alphabétisation des Français de Calvin à Jules Ferry, Paris 1977, cité in François Bluche, Louis XIV, Fayard, Paris 2002, p. 494.

[13] Cela change des socialistes aujourd'hui en France qui prétendent changer même de civilisation avec la loi Taubira établissant le soit-disant "mariage" homosexuel, sans concertation avec les Français ni association.

[14] François Bluche, Louis XIV, ibid., p. 236.

[15] François Bluche, Louis XIV, Fayard, Paris 2002, p. 259.

[16] Pierre Verlet, Le Château de Versailles, Paris 1985.

[17] François Bluche, Louis XIV, ibid., p. 476-477.

[18] François Bluche, Louis XIV, ibid., p. 900.

[19] François Bluche, Louis XIV, ibid., p. 484.

[20] François Bluche, Louis XIV, ibid., p. 842.

[21] Revue bleue, 8 mai 1875, p. 1075; et 26 janvier 1878, p. 711.

[22] Le grand coucher du Soleil, 1er septembre 1715, Par Jean-Christian Petitfils in Les Derniers Jours des Rois, Sous la Direction de Patrice Gueniffey, Perrin Le Figaro Histoire, p. 225-226.

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Publié par Ingomer - dans Histoire
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