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25 juin 2020 4 25 /06 /juin /2020 20:21
https://www.francetvinfo.fr/faits-divers/mon-pere-est-un-miracule-raconte-le-fils-d-un-randonneur-perdu-dans-la-sainte-baume-dans-le-var-pendant-5-jours_4021251.html

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Le septuagénaire, "randonneur aguerri", selon son fils, est parti sans téléphone portable. Il a passé quatre nuits réfugié sur une corniche sans pouvoir appeler à l'aide.

 

"C'est un miracle !, mon père un miraculé", Camille Trégret répète ces phrases à plusieurs reprises au cours de l'entretien qu'il a accordé à France Bleu Provence mercredi 24 juin. Camille Trégret est le fils d'André Trégret, ce randonneur de 70 ans qui a passé 5 jours et 5 nuits dans le massif de la Sainte-Baume (Var). Parti pour une randonnée d'une journée, le retraité de 70 ans s'est perdu sur un sentier le jeudi 18 juin avant de réapparaître dans la nuit de lundi à mardi à l’Hostellerie de la Sainte-Baume, sur la commune du Plan d’Aups.

 

Déshydraté et fatigué, ce retraité de 70 ans, habitant de Six-Fours, est toujours hospitalisé à Aubagne. Il n'a pas pu s'exprimer au micro de France Bleu Provence mais son fils, Camille, a souhaité raconter l'histoire incroyable de son père. "Mon père est un randonneur aguerri. Il est parti jeudi dernier pour une randonnée d'une journée avec, dans son sac, un sandwich, 2 pommes, 3 gâteaux et 2 petites bouteilles d'eau. Il n'a pas de téléphone portable, il est donc parti sans moyen de communication".

 

Il s'est perdu et s'est retrouvé sur une petite corniche d'un mètre. C'est là qu'il a dormi pendant 4 nuits.

Camille Trégret, le fils du randonneur miraculé

à France Bleu Provence

 

Le jeune homme raconte que son père "s'est retrouvé très rapidement sans nourriture et sans eau. Il a donc bu son urine pendant 4 jours pour ne pas mourir de soif. Il a aussi tenté de retrouver son chemin vers l'Hostellerie en empruntant chaque jour un sentier différent mais il atterrissait à chaque fois sur 'sa corniche'". Le retraité a retrouvé espoir au cours du week-end quand il a aperçu l'hélicoptère des gendarmes : il a agité son coupe-vent pour leur faire signe, en vain.

 

"Il a bu son urine pendant quatre jours pour ne pas mourir"

Dimanche soir, en fouillant dans son sac, André Trégret retrouve une pomme. Il pensait l'avoir mangée. "Cette pomme lui a peut-être redonné de l'énergie car lundi, il décide de repartir sur les sentiers. C'était sa dernière tentative, il était épuisé", poursuit son fils. Et ce fut la bonne ! Au milieu de la nuit, André Trégret réapparaît dans une des salles de l'Hostellerie de la Sainte-Baume, tenue par les frères dominicains qui avaient prié pour le disparu quelques heures plus tôt. "C'est un véritable miracle", a réagi un membre de "l'École de vie" hébergé chez les Dominicains.

 

"Un miracle" c'est donc aussi le terme employé par la famille d'André Trégret : "Mon père est croyant, il nous a expliqué avoir fait appel à Dieu pour s'en sortir. Ce fut pour lui un vrai chemin spirituel. Et il espère rencontrer rapidement les frères dominicains". Le randonneur pourra même leur téléphoner : sa famille va lui offrir très rapidement son premier téléphone portable.

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12 décembre 2019 4 12 /12 /décembre /2019 01:00
Notre-Dame de Guadalupe, Patronne de l'Amérique Latine (1531)

En 1531, une "Dame du ciel" apparut à un Indien à Tepeyac, une colline située au nord-ouest de l'actuelle ville de Mexico. Elle s’est identifiée comme étant la Sainte Vierge Marie toujours vierge, Mère du Vrai Dieu pour qui nous vivons, du Créateur de toutes choses, Seigneur du ciel et de la terre. Elle demanda la construction d'une église sur le site et soumit son souhait à l'évêque du lieu. Une image de la Vierge Marie fut gravée miraculeusement instantanément sur le tilma d'un indigène, un tissu de cactus de mauvaise qualité, qui aurait dû se dégrader en 20 ans mais qui ne montre aucun signe de pourriture 488 ans plus tard, et défie toujours la communauté scientifique sur son origine. L'image semble refléter dans ses yeux ce qui était devant la Vierge Marie en 1531. Les recherches scientifiques rendues possibles depuis cinquante ans environ, grâce aux progrès de nos techniques, obligent à reconnaître que l'on se trouve devant un phénomène totalement inexplicable.

 

La Vierge demande de faire construire une église où elle pourra manifester Dieu et Le donner aux hommes, écouter leurs pleurs, leur tristesse, les soigner et guérir toutes leurs peines. Son message d'amour et de compassion, ainsi que sa promesse universelle d'aide et de protection envers toute l'humanité, ainsi que l'histoire des apparitions, sont décrits dans "Nican Mopohua", un document du XVIe siècle rédigé en langue nahuatl réformé (aztèque). Voici l'histoire de Notre-Dame de Guadalupe.

 

Dans son livre « La Vierge du Mexique, ou le miracle le plus spectaculaire de Marie (Le Jardin des Livres, Référence, Paris 2008, p. 237-247), le Père François Brune a proposé une traduction du « Nican Mopohua », le « livre qui raconte » (1), texte daté entre 1540 et 1560, d'après la traduction en espagnol du Père Mario Rojas Sanchez, considérée aujourd'hui comme la plus fidèle.

 

Le texte original contient certaines formes répétitives que l'on retrouve dans beaucoup de langues anciennes, y compris chez Homère (du genre « il prit la parole et dit »), ainsi que des changements fréquents de temps, le récit passant sans transition du passé au présent.

 

L'événement a lieu dix ans après la conquête de Mexico, alors que désormais les flèches et les boucliers étaient déposés et que partout régnait la paix entre les peuples, alors que la foi croissait, avec la connaissance de Celui pour lequel nous vivons : le vrai Dieu.

 

Très tôt, samedi matin, 9 décembre 1531, un pieux indien du nom de Juan Diego, habitant de Cuauhtitlan, membre du peuple de Chichimeca, baptisé à 50 ans par un des premiers missionnaires franciscains, le P. Pierre da Gand, et relevant en tout pour les choses de Dieu, de Tlatelolco, se rendait de son village à Mexico pour y satisfaire sa dévotion, s'instruire des Pères Franciscains dans sa nouvelle foi, en quête de Dieu et de ses commandements.

On savait peu de choses de Juan Diego avant sa conversion, jusqu'à ce que lors de sa canonisation en 2002, une étude anthropologique fût entreprise à la demande de la conférence des évêques catholiques du Mexique par Asunción García, anthropologue espagnol qui a pris en compte les archives disponibles. Selon cette étude anthropologique, il faudra revoir l'idée que Juan Diego ait été un Indien d'origine pauvre. Les traditions orales laissent penser au contraire qu'il s´agissait d´un noble (2), né d'une union royale entre Netzahualpilli, empereur d'Acolhuacan-Texcoco et la princesse Azcaxochitli. D'après la date exacte de sa naissance, les prêtres auraient reconnu en lui le futur prêtre de Tontantzin, la grande déesse Mère des dieux et de Quetzalcoatl, le dieu serpent. [...] Il avait été élevé par son oncle maternel, Axoquetzin, seigneur de diverses cités, et qu'il avait donc reçu une éducation princière. Il avait eu frère jumeau, destiné à devenir prêtre de Tlacanteculli, déeesse de la pluie. On avait la liste des personnalités indiennes et espagnoles qui avaient présidé à la cérémonie très solennelle de son baptême. [...] Il avait alors renoncé à l'une de ses deux épouses, dont on nous donnait les noms ainsi que ceux des enfants qu'elles lui avaient donnés. Il avait [...], avec un autre de ses frères, combattu comme capitaine aux côtés de Cortès, lors de la prise de Mexico. (3)

"Les recherches sur la vie de Juan Diego, [...] avaient considérablement progressé. On avait pu établir une généalogie. Il n'était pas du tout un pauvre paysan, mais le fils d'un empereur; avait été lui-même prêtre de Tonantzin, la Mère des Dieux et prêtre de Quetzalcoatl. [...] Cette généalogie princière était aujourd'hui remise en cause, [...] partiellement, mais [...] de toute façon, il ne s'agissait certainement pas d'un pauvre, mais d'un homme assez fortuné, possédant plusieurs bâtiments, des exploitations agricoles et des ateliers de tissage et de poteries, comportant un personnel assez important. [...] Une ascendance princière n'était pas, par ailleurs, formellement exclue." (4)   

Juan Diego est un homme religieux et dévoué, aimant le silence et s'infligeant des pénitences fréquentes. (5) Ce samedi qui constitue pour lui et les Franciscains un jour très important, car il est dédié plus particulièrement à la Vierge Marie, comme il passait au pied du Tepeyac, la plus haute des collines qui entourent la ville, l'aube pointait déjà. (6)

Notre-Dame de Guadalupe, église d'Irapuato, Mexique.

 

Il entendit chanter comme des chants d'oiseaux merveilleux et nombreux. Quand ils se turent, la colline sembla leur faire écho, résonnant de chants doux et délicieux. (7)

Juan Diego s'arrêta et il entendit qu'on l'appelait du sommet de la colline. La voix disait : « Juanito, Juan Dieguito ».

Alors, irrésistiblement attiré vers le sommet de la colline, il en fit l'ascension, dans une lumière resplendissante bordée d'un iris aux plus vives couleurs. Toute la nature autour participe de cet enchantement. 

Il ne sentait dans son cœur aucun trouble, aucune gêne ; bien au contraire, il se sentait joyeux et tout à fait heureux.

Puis il aperçut une Dame incomparablement belle, souriante et radieuse de bonté. Il admira combien sa parfaite grandeur dépassait toute mesure : ses vêtements brillaient comme le soleil au point de rayonner tout autour, et la pierre, le rocher sur lequel elle se tenait lançait des rayons. Sa splendeur était comme de pierres précieuses, comme un bracelet, le plus beau qui soit ; la terre étincelait avec les splendeurs de l'arc-en-ciel à travers la brume ; et les arbustes, les cactus et les autres petites herbes que l'on trouve généralement là semblaient des émeraudes, leur feuillage comme des turquoises et leurs tiges, leurs épines, leurs piquants luisaient comme de l'or. 

En sa présence, Juan Diego, tout ému, se sent aimé et se prosterne; il écoute son désir, ses paroles.

 

«Juan, Mon fils bien-aimé, dit l'Apparition, où vas-tu?

 

— Ma Dame, ma Reine, ma petite fille, je vais à ta maisonnette de Mexico Tlatilolco pour apprendre les choses de Dieu que nous donnent, que nous enseignent ceux qui sont les images de Notre Seigneur, nos prêtres.

 

— Ta dévotion m'est agréable, reprit l'Inconnue; Sache et tiens pour certain, mon fils le plus petit, que je suis la parfaite et toujours Vierge Sainte Marie, Mère de Dieu très vrai, par qui tout vit, Créateur des hommes, Maître qui est auprès de toutes choses (8), Seigneur du Ciel et Seigneur de la Terre.

Je veux et désire ardemment qu'on me construise ici mon petit temple sacré. (9)

Là, je le montrerai, je L'exalterai, je Le manifesterai, je Le donnerai aux hommes par tout mon amour personnel, mon regard compatissant, mon aide et mon salut. (10)

Car je suis vraiment votre Mère compatissante, la tienne et celle de vous tous qui êtes un en cette terre (11), et de toutes les autres souches d'hommes de toutes sortes qui m'aiment, m'appellent, me cherchent et se confient à moi, car là j'écouterai leurs pleurs, leur tristesse, pour les soigner, guérir toutes leurs peines, leurs misères, leurs souffrances.

Et pour que se réalise le souhait de mon regard compatissant et miséricordieux, va au palais de l'évêque de Mexico.

Tu lui diras que c'est moi qui t'envoie pour que tu lui révèles combien je désire qu'il me procure ici une maison, qu'il m'érige dans la plaine un temple ; tu lui raconteras tout ce que tu as vu et admiré et ce que tu as entendu. »

 

Et aussitôt, il se prosterna devant Elle et lui dit :

 

— « Ma Dame, ma petite fille, oui, je vais pour réaliser ta vénérable volonté, ton vénérable désir ; pour le moment, je te quitte, moi, ton pauvre Indien. »

 

Juan Diego se hâte de transmettre le message, mais le prélat le prend pour un illuminé et le congédie. Diego retourne au Tepeyac, y retrouve la Vierge qui le renvoie une seconde fois auprès de l'évêque. Cette fois, on lui ménage meilleur accueil, mais l'ecclésiastique exige quelque témoignage certain de la volonté du ciel.

 

Le dix décembre, Juan Diego revoit la Vierge qui promet le signe demandé pour le lendemain, mais Diego passe toute cette journée là auprès de son oncle gravement malade. Le douze décembre, pressé de trouver un prêtre à Mexico pour administrer les derniers sacrements au moribond, Diego passe rapidement devant la colline, mais au détour de la route, il se trouve subitement en présence de l'Apparition.

— «Ton oncle est guéri, dit la Très Sainte Vierge, va au haut de la colline cueillir des roses que tu donneras à l'évêque de Mexico.»

 

 

Ce n'était point la saison des fleurs, le gel redoublait et jamais la roche nue du Tepeyac n'avait produit de roses. L'humble paysan obéit néanmoins sans hésiter et trouva un merveilleux parterre de roses fraîches au sommet du monticule. Il en cueillit une brassée, et les tenant cachées sous son manteau, il s'achemina vers l'évêché.

 

Lorsque Juan Diego fut introduit devant le prélat, deux miracles au lieu d'un frappèrent les yeux de l'évêque stupéfait: la gerbe de roses vermeilles et l'image de l'Apparition peinte à l'insu de Diego sur l'envers de son paletot.

Aussitôt que leurs yeux rencontrèrent l'image bénie de la Sainte Vierge, tous les témoins du prodige tombèrent à genoux, muets de joie, sans pouvoir faire autre chose que d'admirer la beauté surhumaine de leur Mère du ciel. Se relevant, l'évêque enlève le manteau des épaules du pieux Mexicain et l'expose dans sa chapelle en attendant d'élever un sanctuaire qui puisse renfermer cette relique sacrée.

Tous les habitants la ville se rassemblèrent à l'évêché pour honorer l'image miraculeuse que Marie elle-même venait de léguer si gracieusement à ses enfants de la terre.

 

Le jour suivant, treize décembre, l'évêque de Mexico se rendit sur la colline de l'Apparition suivi d'un grand concours de peuple. Il voulait voir l'endroit exact où la Très Sainte Vierge s'était montrée à son fils privilégié, Juan Diego. Ce dernier ne crut pas pouvoir le déterminer avec précision. Marie vint le tirer d'embarras par un nouveau miracle: une source jaillit soudainement, désignant le lieu précis de l'Apparition. Depuis, cette source n'a cessé de couler et d'opérer des guérisons miraculeuses.

 

La Reine du Ciel se montra une cinquième fois à son humble serviteur et lui révéla le titre sous lequel elle désirait être invoquée.

— « On m'appellera, dit-elle: Notre-Dame de Guadalupe ». Le mot, venu d'Espagne, mais d'origine arabe, signifie Fleuve de Lumière. Guad en arabe ou guadal, tout comme oued, veut dire rivière, fleuve, cours d'eau (d'où les noms de nombreuses rivières en Espagne comme Guadalquivir). (12) 

En aztèque, le mot signifie "celle qui écrase le serpent". "Il se peut [..] que la mère de Dieu ait utilisé véritablement des termes nahualt, mais assez proches des sons espagnols de Gadalupe, pour que les Espagnols aient assimilé immédiatement le  nom. [...] La Vierge se serait présenté sous le nom nahuatl de 'coatlaxopeuh'. [...] Il ne fallait donc pas forcer beaucoup les rapprochements phonétiques. [...] Coa veut dire 'serpent', tla a la valeur d'un article et xopeuh est le verbe qui signifie 'écraser, piétiner'. La Vierge du Mexique se serait donc présentée sous le nom de 'celle qui écrase le serpent'," explique le P. François Brune. (13)

 

L'ouvrage composé par un collectif d'historiens sous la direction de Jean Sévillia, "L'Eglise en procès", précise que "toute une série de signes parlent aux Aztèques, car la dame apparue sur la colline de Tepeyac a des points communs avec la déesse Tonantzin. Pourtant c'est bien Marie qui se présente comme l''Immaculée Conception, la Mère du Vrai Dieu.' Cette belle métisse est enceinte, elle porte la ceinture des femmes aztèque. Des décorations sur sa robe, ainsi que des étoiles, des reflets dans ses yeux interrogent encore les savants." (14)

La permanence de ce tissu de cactus, intact jusqu'à nos jours, est le plus grands des mystères.

C'est une Vierge qui rappelle aux Espagnols Guadalupe, le sanctuaire d'Estrémadure en Espagne, où selon la légende, une statue qui aurait été sculptée par Saint Luc, aurait été transportée, de Constantinople au 4ème siècle, à Rome et Séville au VIe s., puis à Guadalupe en Estrémadure. Christophe Colomb vénérait la "Virgen de Guadalupe" et vint la remercier pour son aide lors de la découverte du "Nouveau monde".

C'est la Vierge de l'Apocalypse (chap.12) qui combat le Dragon des derniers temps.

[...] La Vierge de Guadalupe annonce la naissance d'un nouveau peuple dans un monde nouveau.

— «No estoy aqui yo que soy tu madre ?» ('Ne suis-je pas ici moi qui suis ta mère') demande-t-elle à Juan Diego.

 

Les conflits ne manqueront pas entre le clergé régulier et séculier, l'Église espagnole et l'Église créole. La formation et l'émergence d'une Église et de son clergé autochtone prendront un siècle. (15)

 

"On pourrait croire d'après le déroulement de cette histoire extraordinaire que l'attitude de l'évêque Zumarraga aurait imposé définitivement, et dans l'allégresse, le nouveau culte de Notre-Dame de Guadalupe. En réalité, [...] [l]es réactions furent très vite négatives. [...] 

 

[Q]ue la Sainte Vierge ait eu l'idée d'apparaître à un indigène à peine catéchisé était pour les missionnaires totalement invraisemblable. [...] Ils étaient venus jusqu'au Mexique pour apporter la vraie religion, le vrai Dieu. C'était à eux d'instruire le peuple. Et voilà que la Mère de Dieu aurait court-circuité leur autorité pour s'adresser directement à un indigène ?

[...] L'évêque avait dû se laisser abuser par quelque tour de sorcellerie indigène, [...] et sous l'apparence du nouveau culte, il s'agissait bien plutôt d'un retour souterrain au paganisme.

 

En effet, jusqu'à l'arrivée des Espagnols, un culte païen était célébré sur cette même colline, celui de la déesse Cihuacoatl que tout le monde appelle 'Tonantzin', signifiant 'Notre Mère'. 

[...] Il faut bien reconnaître que, là, les sceptiques avaient une raison très sérieuse de douter de la réalité des faits.

Près des montagnes, il y avait trois ou quatre endroits où se déroulaient habituellement des sacrifices solennels pour lesquels on venait de très loin. L'un d'eux se trouve ici à Mexico, où se dresse la petite colline du nom de Tepeacac et que les Espagnols appellent Tepeaquilla. Elle s'appelle maintenant Notre-Dame de Guadalupe; à cet endroit il y avait un temple dédié à la mère des dieux qu'ils appelaient Tonantzin; [...] [I]ls (y) faisaient de nombreux sacrifices en l'honneur de cette déesse. 

 

"La forme de sacrifice la plus constante, celle qui se déroulait précisément au Grand temple de Mexico, était ce que certains appellent [...] la 'cardiectomie', l'arrachement du coeur. [...] Le sacrificateur tendait alors le coeur vers le soleil. [...] La victime était aussitôt dépecée, tête, bras et jambes coupés, le tout jeté sur les marches et roulant jusqu'au bas de l'escalier. Les morceaux étaient alors partagés en fonction des rangs sociaux des spectateurs pour être mangés!" (16) Le film Apocalypto (2006) de Mel Gibson représente cette terrible scène. Avant l'arrivée des Espagnols, cette folie meurtrière avait tendance à s'aggraver. Certains spécialistes de la démographie du Mexique avancent des chiffres de victimes effarant, jusqu'à peut-être 250.000 par an. (17)

 

"On comprend mieux, par comparaison avec cette religion de terreur, tout ce que la Vierge de Guadalupe pouvait apporter d'amour et de douceur.

"[...] Voilà qui explique pourquoi la conquête fut relativement si facile. Tous les peuples soumis accueillirent les Espagnols en libérateurs, et de même furent-ils rapidement séduits par la prédication des missionnaires" franciscains, qui tout en affirmant que leurs dieux n'étaient que des "démons" ont eux-mêmes cherché à relever les aspects les plus nobles de leur religion." (18) Les Franciscains séparaient le bon grain de l'ivraie, appliquant ce conseil du Christ, qu'alors qu'un ennemi avait semé de l'ivraie dans le champ de blé, de ne pas enlever l'ivraie tant que la moisson n'était pas prête, sinon on risquait d'arracher également le bon grain. (Mt 13,29)

Les divinités païennes indigènes d'Amérique du sud avaient une double facette, une positive, une négative. Ainsi, les déesses de la fertilité (Tonantzin, Pachamama ou "Terre Mère") avaient une personnalité ambiguë, à la fois généreuse et fertile, mais aussi vindicative lorsqu’elle ne recevait pas leur dû, comme l’explique dans un article de La Croix, l’anthropologue Céline Geffroy Komadina, qui rappelle que « la relation qui s’établit entre elle et les hommes se trouve dans un équilibre si précaire que des manquements au protocole peuvent entraîner des représailles de cette divinité ». Aujourd'hui, si en Occident, la "Pachamama" est popularisée par le développement du chamanisme dans les mouvements de développement personnel et par toute une littérature new age amalgamant à l’excès les cultes de différents panthéons, amérindiens ou grecs (Gaïa) par exemple (le best-seller du développement personnel dans les années 1990, Les Quatre Accords toltèques, en est un exemple), dans les Andes, dans le même temps, le culte de "Pachamama" est devenu l’une des références principales des mouvements indigènes, indissociable du combat de défense de la terre, des langues et des cultures. L’opposition historique à des intérêts industriels, souvent américains, explique qu’elle soit également devenue une référence de l’écologie politique. En témoigne la Déclaration universelle des droits de la Terre-Mère, formulée en 2010 par les peuples amérindiens lors de la Conférence mondiale des peuples contre le changement climatique. Le culte rendu aujourd’hui à la Pachamama comprend ainsi une part de « réinvention de la tradition », mais traduit néanmoins pour de nombreux Amérindiens un rapport sincère à la terre. (Source : La Croix, L’étonnant regain de popularité de la Pachamama, divinité inca, Mikael Corre, le 19/11/2019 à 15:01 )

 

"Que l'Eglise, finalement ait 'baptisé' la Madone indienne est une preuve non seulement de courage mais de profonde humanité et d'amour de la vérité." (19)

Les chants aztèques célébraient l'amour et l'amitié. Les chants et les fleurs symbolisaient du bonheur de Dieu. "Les Indiens comprenaient que la Mère de Dieu, la nouvelle Tonantzin, loin de leur réclamer de nouveaux sacrifices, venait leur apporter le bonheur même de Dieu. C'est l'aspiration profonde de tout un peuple depuis des siècles qu'elle venait combler. Un accomplissement et une transfiguration de toutes les anciens croyances. (20)

Conformément à la demande de la Mère de Dieu, on éleva une grandiose basilique sur la colline du Tepeyac. Partout où les frères franciscains s'installaient, ils construisaient une église, une école et un hôpital. C'était l'amour des pauvres, des plus démunis, des plus faibles qu'ils apportaient dans ce monde où seul comptait la force. Les habitants les appelaient les pauvres de Dieu et préparaient pour les accueillir des voûtes de verdure tandis que le sol était tapissé de fleurs tropicales. Aussitôt, comme partout ailleurs, les frères faisaient jeter à l'eau ou brûler les statues des idoles, avec tous leurs ornements en or. Aux franciscains allaient bientôt se joindre des dominicains et des augustins. (21) Les Franciscains arrivèrent à Hispaniola (Saint-Domingue) dès la fin du XVe siècle. Les Dominicains y envoyèrent une mission de quatre religieux en 1510. En 1526, un contingent de frères mineurs dit des "Douze Apôtres" toucha le Mexique en mai 1524, et en juin 1526, une autre mission de dominicains, eux aussi au nombre de douze, arriva à Tenochtilan-Mexico. La décision de doter cette région d'un évêque ne fut prise que l'année suivante, et l'érection du diocèse devint effective en 1530. (22)

"Les religieux furent aussi les premiers, et longtemps les seuls à s'intéresser au passé indigène, à son histoire, à l'organisation et à la rationalité de son fonctionnement, au monde de ses croyances. [...] [I]l n'est que de voir l'intérêt témoigné aujourd'hui pour leur oeuvre par les linguistes, les anthropologues et les ethno-historiens pour en saisir tout l'intérêt et surtout la nouveauté dans l'histoire de la pensée européenne." (23)

 

Tout au cours des âges, d'innombrables et éclatants miracles témoignèrent de l'inépuisable bonté de Notre-Dame de Guadalupe. 

Une liste incroyable de miracles, de remèdes et d'interventions lui est attribuée. Chaque année, on estime que 10 millions de personnes visitent sa basilique, faisant de sa ville de Mexico le sanctuaire marial le plus populaire au monde et l’église catholique la plus visitée au monde après le Vatican. (24)

 

La Vierge de Guadalupe, Colline de Tepeyac, Mexico

 

 

 

 

Un très beau montage video réalisé par FFSP Bordeaux présente les miracles de Notre-Dame de Guadalupe. Miracles que les scientifiques, malgré toute la puissance de la science au XXIe siècle, n'expliquent pas.

 


 

Extraits :

 

"Comme signe miraculeux, alors que nous sommes en hiver, la Vierge Marie fait pousser des roses de Castille sur la colline et lui demande de les cueillir.

— «Toutes ces fleurs seront le signe que tu porteras à l'évêque..., lui dit-elle !». Juan conserva les roses dans son tilma (sorte de poncho), puis alla voir l'évêque.

 

"Lorsqu'ils déplia son tilma devant l'évêque, les fleurs tombèrent par terre... et l'image miraculeuse de la Vierge apparut sur le tissu. 

 

"Tous tombent à genoux pour contempler cette image venant du Ciel.

 

"Juan revoit son oncle, maintenant guéri. Celui-ci lui annonce avoir vu la même Dame au moment de sa guérison. La Vierge lui demande alors d'être appelée 'La Parfaite Vierge, Sainte Marie de Guadalupe.'

 

"En Espagne, le sanctuaire de Guadalupe était l'un des plus vieux du monde catholique; c'était un lieu de pèlerinage très populaire durant les années de conquête. Mais l'origine du nom 'Guadalupe' a toujours été matière à controverse. Il y a néanmoins une croyance qui veut que ce nom fut retenu en raison de la traduction des paroles de la Vierge à l'oncle de Juan Diego... du nahualt (langage employé au Mexique) à l'espagnol. La croyance veut que la Vierge employa le mot aztèque nahualt 'coatlaxopeuh' qui se prononce : 'quatlasupe'... et dont le son ressemble étrangement au mot espagnol 'Guadalupe'. 'Coa' veut dire serpent, 'tla' étant une syllabe accrochée à coa et voulant dire 'le'... alors que 'xopeuh' veut dire écraser ou piétiner. Notre-Dame a voulu se nommer 'celle qui écrase le serpent'.

 

"Grâce à l'image sainte de la Vierge, les pèlerins affluent rapidement à Tepeyac. De 1531 à 1541, neuf millions d'Indiens se convertissent à la foi catholique! Le visage de Notre Dame de Guadalupe est un mélange des races indienne et espagnole. La ceinture à double pan et la large robe désignent une femme enceinte. La robe est rose ornée de motifs indigènes et d'une cape bleue étoilée d'où sortent des rayons de lumière.

"Les éléments de cette image ont de nombreuses autres significations !

"L'image mesure 1,43 m depuis la tête jusqu'aux pieds. Toutes les proportions du corps humain y sont conservées à la perfection. Le visage est parfaitement ovale; les traits des yeux, du nez et de la bouche sont parfaits. On reconnait la Vierge de l'Apocalypse : "Elle reçut les deux ailes du grand aigle pour s'envoler au désert" (Ap 12,1-14)

 

"Malgré une étoffe de qualité inférieure, l'humidité de la région, et la vénération directe du public durant 116 ans sans aucune protection..., la conservation des couleurs est la même depuis près de 500 ans.

"Un orfèvre chargé de nettoyer le cadre de l'image en 1791, laisse tomber... une goutte d'acide citrique sur l'image. Cet acide corrode le cuivre et l'acier. Mais l'image n'a pas été transpercée et les traces de la réaction chimique s'effacent peu à peu depuis ce temps...

"En 1921, durant les persécutions, on fait exploser une bombe dans la basilique pour se débarrasser de l'image. L'explosion détruisit le marbre de l'autel, mais la vitre protégeant l'image ne fut même pas fêlée.

 

Notre-Dame de Guadalupe : le tilma en fibres de cactus est intact après 500 ans. Pigments colorés du tilma inconnus.

 

Les informations sensationnelles annonçant que l'image n'adhérerait pas à la toile, mais flotterait devant elle à quelques centièmes de millimètres de distance; le médecin qui aurait posé son stéthoscope sur le ventre de la Vierge dans cette image et constaté un battement correspondant à celui du coeur d'un bébé prêt de naître; la température du tissu qui serait celle d'un corps humain vivant, sont des fausses informations selon le Père François Brune qui rapporte que lors de son voyage à Mexico, "aucun des chercheurs" qu'il a rencontrés "n'a confirmé ces 'découvertes'. Ils [...] ont au contraire mis nettement en garde contre ces amateurs de sensations." (25)

 

Les conditions d'impression de l'image sur le tissu sont absolument incompréhensibles. La toile ne comporte aucun apprêt, de colle à poisson ou de poudre de craie comme il est d'usage pour toute peinture. 

Il est impossible qu'elle ait été peinte : les couleurs utilisées ne sont ni d'origine minérale, ni végétale, ni animale. Il n'y a aucune trace de pinceau. Deux fibres colorées prises dans l'image ont été analysées en 1936 par un prix Nobel de Chimie. Sa conclusion est formelle : il n'y a pas de colorants d'origine minérale, végétale ou animale. (26)

Le poncho en fibre de cactus aurait dû tomber en poussières en moins de 20 ans. Or, il est toujours en parfait état depuis bientôt 500 ans ! Avec le temps, l'humidité s'évapore et la peinture commence à se craqueler.

 

"Plus on s'éloigne de l'image, plus les détails sont clairs et plus elle paraît grande. Par exemple, les étoiles de la robe se voient à peine lorsqu'on regarde l'image de près; de loin, elles sont éblouissantes.

 

"Même si les paupières de la Vierge sont baissées, ses yeux ne sont pas complètement fermés.

"De nombreuses observations scientifiques au cours du XXe siècle nous ont permis de découvrir le reflet de... personnages dans les yeux de la Vierge sur le Tilma. En agrandissant deux mille fois les yeux, on aperçoit treize personnes très distinctement. Ces images représentent l'hypothèse selon laquelle la Vierge Marie aurait été corporellement présente dans la pièce, mais invisible aux yeux des hommes. Dans ses yeux se reflètent tous les assistants à la scène qui sont dans son champ de vision. Les reflets donnent une impression de profondeur qui était totalement impossible à peindre en 1531 !!! Nul peintre n'aurait pu respecter les lois d'optique à la perfection. De plus, ces lois ne furent découvertes que trois siècles plus tard.

 

"Lorsqu'on envoie un rayon lumineux de différentes façons dans l'un des yeux, celui-ci reflète la lumière exactement comme le ferait un oeil physique... comme si l'oeil imprimé était matériel !!!

 

Des recherches ont abouti à des constatations fantastiques. Les planétariums actuels reconstituent le ciel tel qu'il était en n'importe quel point du globe et à n'importe quelle époque. "Il y a quelques années, l'astronome Armando Garcia a calculé la carte du ciel du solstice d'hiver de cette année-là du 12 décembre 1531, à 10h40, heure de Mexico. Puis, il a projeté cette carte sur la manteau bleu de la Vierge Marie. Les résultats sont miraculeux. Toutes les principales étoiles des constellations se superposent avec celles de son manteau. Voici la carte du ciel superposée sur l'image entière de la Vierge. La constellation brillante aux pieds de la Vierge est Orion (planétarium Spitz Junior, construit par Armonic Reed Corporation, observatoire Laplace de Mexico) :

 

Notre-Dame de Guadalupe : carte du ciel le 12 décembre 1531 à 10h40.

 

Quantité d'autres observations durent faites par les astronomes. Ils utilisèrent aussi le planisphère Bravo et celui d'Accu Star et un autre réalisé par la marine des États-unis.

D'après le récit du Nican Mopohu, c'est à peu près à ce moment-là que Juan Diego a développé son manteau devant l'évêque Zumarraga, en laissant rouler à terre toutes les fleurs.

L'astronome Daniel Flores Guttierrez, astronome UNAM, a expliqué pour une émission KTO (un peu plus loin ci-dessous) que les étoiles sur le manteau de la Vierge représentent exactement la voûte céleste au jour du miracle, mais vu de l'espace et non de la terre, le 12 décembre 1531.

Une émission KTO présente l'ensemble des connaissances actuelles sur la Vierge du Mexique, la Vierge de Guadalupe :

Sur la tête de la Mère de Dieu apparaît la Couronne Boréale; sur sa poitrine, à la hauteur de ses mains jointes, le signe de la Vierge; sur son ventre, légèrement arrondi par une grossesse proche de son terme, le signe du Lion, dont l'étoile principale s'appelle Regulus, c'est-à-dire "le petit roi"; à la hauteur des genoux le signe des Gémeaux et, sous les pieds et l'ange soutenant la lune, le géant Orion. Nous avons donc deux symboles exprimant la même idée de la naissance du maître du monde. 

Sur le côté gauche de la cape (à droite pour nous observateurs), on voit les constellations du sud, quatre étoiles qui font partie de la constellation du Verseau (les constellations du Nord figurent sur le côté droit de son manteau, à gauche pour nous); les étoiles à l'Est se trouvent sur le haut de l'Image et celles à l'Ouest sur la partie inférieure.

Au-dessous, on observe la constellation de la Balance et à la droite une des étoiles du Scorpion. À hauteur du bras on remarque deux étoiles de la constellation du Loup, et à l'extrême celle de l'Hydre. Vers le bas on observe le carré légèrement incliné du Sagittaire. Et on observe parfaitement la Croix du Sud. Dans la partie inférieure, solitaire, resplendit Sirius. Du côté droit de la cape, on note la présence des constellations du Nord. Sur l'épaule de Marie, on peut voir un fragment de la constellation du Bouvier. En suivant vers le bas, on voit parfaitement la constellation de la Grande Ourse et l'entourant à droite la constellation de la Chevelure de Bérénice, et en dessous celle du Lièvre. À gauche, Thuban, qui est l'étoile la plus brillante de la constellation du Dragon. En-dessous deux autres étoiles faisant partie de la Grande Ourse, et un peu plus bas trois étoiles de la constellation du Taureau.

 

Le nombre d'or. Les grands artistes construisent leurs oeuvres selon des lignes géométriques qui échappent au regard mais qui sont sous-jacentes à la composition, mettant en valeur tel ou tel détail particulièrement signifiant. On retrouve ce nombre dans l'organisation de la matière, la disposition des atomes dans les divers composés chimiques, dans la forme des cristaux de différents minéraux. Ce nombre d'or, inscrit au coeur de toute harmonie est lui aussi miraculeusement inscrit dans les dimensions de l'Image, avec une partie manquante au haut de la toile. 

 

Juan Diego vécut en ermite dans une hutte près de la chapelle où l'image miraculeuse fut placée. Les documents de l'époque montrent qu'une de ses fonctions fut de raconter inlassablement les apparitions à tous les pèlerins qui venaient sur sa colline.

Il mourut, à 74 ans, un 9 décembre. Exactement 17 ans après la première apparition. L'évêque de Mexico meurt à 73 ans, le 12 décembre de la même année. Exactement 17 ans après le miracle des roses et de l'apparition de l'image.

 

Les apparitions de Notre-Dame de Guadalupe ont joué un rôle capital dans la formation du Mexique. Le rôle de la Guadalupe pendant la lutte pour l'indépendance en est une illustration éclatante. Son rôle est certainement appelé encore à se développer en un siècle d'incroyance et de sécularisme. Aujourd'hui, cette image miraculeuse est appelée à jouer un rôle véritablement universel.

 

En janvier 1737, une épidémie de peste désolait la ville de Mexico. Les autorités religieuses et civiles eurent l'idée de demander l'aide de la Vierge de Guadalupe. Le clergé refusa d'abord de s'adresser à Notre-Dame de Guadalupe; il cherchait plutôt à acclimater parmi les Indiens le culte des Vierges espagnoles auxquelles il était habitué. Cependant, les Indiens, eux, se sentaient davantage attirés par la Vierge de Guadalupe. Au cours du XVIIe et du XVIIIe siècle, son culte s'était tellement développé parmi les Indiens et les métis qu'il était devenu, de fait, la manifestation religieuse la plus importante du Mexique.  Mais pour les autorités civiles, c'était un peu comme détrôner leur propre Vierge pour introniser à sa place celle des Indiens (rebeca Lopez Mora, Guadalupe de mexico, el fin de una epidemia y el inicio de un reinado, Historica, Coleccion V.) Beaucoup fuyaient la capitale et allaient s'établir sur les hauteurs de la Guadalupe. Leurs maisons étaient bientôt si nombreuses qu'elles réunissaient les deux agglomérations. Or, parmi ses habitants, on ne déplorait aucun décès dû à l'épidémie, ce qui démontrait le pouvoir de protection de l'image miraculeuse. [...] Des neuvaines étaient célébrées et l'image miraculeuse allait de paroisse en paroisse.

Le chapitre de la cathédrale entreprit alors les démarches pour que la Vierge de Guadalupe soit reconnue comme Patronne principale de la ville de Mexico. Un édit royal autorisa cette  reconnaissance le 27 avril 1737, soit 206 ans après l'apparition. Peu à peu, les autres cités du Mexique adoptèrent aussi la Vierge de Guadalupe comme Patronne et protectrice (1746). (27)

 

Benoît XIV proclame Notre-Dame de Guadalupe Patronne du Mexique le 25 avril 1754, en citant à son sujet le Psaume 147,20 : "Il (Dieu) n'en a fait autant pour aucune nation"; phrase aujourd'hui célèbre dans tout le Mexique.

En 1810, durant la guerre du Mexique pour l'Indépendance contre l'Espagne, son image précéda les Insurgés dans la bataille. (Niceto de ZAMACOIS, Historia de Mexico, Barcelona-Mexico, 1878-1882, VI, 253, cité in Eric R. WOLF, The Virgin of Guadalupe : A Mexican national symbol, p. 64 ). La bannière de la Guadalupe mène les insurgés ; et leur cause est appelée "sa loi." (Luis GONZALEZ y GONZALEZ, El Optimismo nacionalista como factor en la independancia de Mexico, Estudios de historiografia americana, Mexico 1948, p. 194, cité in Eric R. WOLF, The Virgin of Guadalupe : A Mexican national symbol, p. 68 ). Le Père Miguel Hidalgo y Costilla rejoignit les premiers groupes révolutionnaires en s'emparant de l'image de la Guadalupe pour en faire la bannière des Insurgés. "L'intuition de Hidalgo", écrit l'historien D. Luis Castillo Ledon, "d'adopter la Vierge de Guadalupe comme drapeau de l'armée libératrice, était, sans aucun doute, une grande pensée politique. Comme le mouvement qu'il venait de lancer devait s'appuyer sur les masses indigènes et métisses, il comprit que la seule idée de liberté était un peu abstraite pour entraîner les foules. Il fallait l'unir à la religion et adopter un symbole qui représentât, à la fois, les croyances de la multitude et le sentiment national." (28) Détail révélateur : à la fin de la guerre, le traité de paix fut appelé très officiellement "Traité de Guadalupe-Hidalgo".

 

En 1828, le Congrès de Mexico déclarait le 12 décembre, fête nationale.

Le 2 février 1848, c'est à la sacristie de la basilique de la Guadalupe que fut signé le traité de paix mettant fin à la guerre avec les États-Unis, et le traité porte aussi le nom de "traité de Guadalupe".

Emiliano Zapata et ses rebelles agrariens combattirent sous son emblème dans la Grande Révolution de 1910 (Antonio POMPA y POMPA, Album del IV centenario guadalupano, Mexico, 1938, p. 173, cité in Eric R. WOLF, The Virgin of Guadalupe : A Mexican national symbol, p. 64.

 

Le 4 août 1910, la Vierge de Guadalupe est proclamée Patronne de toute l'Amérique latine par Pie X. Pie XI renouvela cette proclamation.

 

En 1926, le pouvoir mexicain, alors aux mains d’un parti à la fois nationaliste, agrarien, socialiste et anticlérical, mit en œuvre, dans un pays dont l’immense majorité de la population est catholique, une législation s’attaquant à l’Église (nationalisation des lieux de culte et des biens ecclésiastiques, laïcisation forcée des écoles, interdiction du droit de vote et du droit d’être élu pour les membres du clergé, prohibition de l’habit ecclésiastique, expulsion des congrégations enseignantes, interdiction des organisations professionnelles catholiques, obligation pour les prêtres d’aller pointer dans les commissariats…) L’épiscopat se résout à suspendre le culte, sur tout le territoire mexicain, jusqu’à l’abrogation des lois antireligieuses. Mais les paysans, privés de messe et de curé, ne l’entendirent pas ainsi. Ils prirent les armes, quand ils en avaient, ou s’emparèrent de celles de l’armée gouvernementale. L’insurrection finira par toucher la moitié du pays, 50.000 hommes composèrent l’armée des Cristeros, sous le commandement du général Enrique Gorostieta Velarde et de prêtres. L’affrontement dura trois ans dans sa phase aiguë, mais se poursuivit de façon sporadique au cours des années 1930, laissant un bilan final de 250.000 victimes dans les deux camps. C’est une guerre qui, comme tous les conflits, possède ses coulisses géopolitiques et diplomatiques, de Washington – où les États-Unis veillent à la sécurité de leurs concessions pétrolières au Mexique – à Rome – où le pape souffre pour ses fidèles Cristeros mais, à la poursuite des combats, préfère un compromis permettant de rouvrir les églises. Les mexicains se battaient, derrière leurs drapeaux frappés de l’image de la Vierge de Guadalupe au cri de ¡Viva Cristo Rey! ("Vive le Christ Roi !"). (Jean Sévillia, Boulevard Voltaire, 12 mai 2014)

 

À partir de 1926, les autorités ecclésiastiques se préoccupèrent de conserver le cadre originel des apparitions. En raison des circonstances politiques, elles décidèrent de tenir secret le lieu exact où reposait la dépouille de Juan Diego. On peut cependant affirmer qu'elle se trouve dans les murs de la chapelle des Indiens ainsi que celle de Juan Bernardino.

 

En 1932, le gouvernement socialiste mexicain essaya d'interdire les pèlerinages. Les miracles dérangent ! Tout cela en vain : le régime mexicain a changé, le communisme a disparu.

 

Le 10 décembre 1933, Pie XI procédait solennellement à Rome au couronnement de l'image de la Guadalupe. Pie XII, Paul VI rendirent également hommage à la Vierge de Tepeyac.

 

Durant les terribles séismes de 1985, beaucoup vinrent se réfugier pour un temps au pied de la colline comme l'avaient fait les habitants en 1737.

 

"Béatifié le 6 mai 1990, Juan Diego est canonisé le 31 juillet 2002 par le pape Jean-Paul II. Saint Juan Diego est fêté le 9 décembre.

 

Depuis l'apparition, cinq basiliques se sont succédées sur la colline de Tepeyac.

 

"Dernier événement majeur sur la colline de Tepeyac... : le 24 avril 2007 à la basilique Notre-Dame de Guadalupe à Mexico, après la décision du conseil municipal de cette ville de légaliser l'avortement jusque-là interdit, un nouveau miracle est survenu. À la fin de la messe offerte pour les enfants avortés non-nés, l'assistance de la basilique se demandait ce qu'attendait d'elle la Très Sainte Vierge de Guadalupe. Tandis que beaucoup de fidèles prenaient des photographies de l'ayate de Tepeyac exposé et vénéré dans la Basilique, l'image de la Vierge a commencé à s'effacer pour donner place à une lumière intense qui émanait de son ventre, constituant un halo brillant ayant la forme d'un embryon.

"Avec un cadrage et un grossissement important il est possible d'apprécier la position de la lumière qui provient réellement du ventre de l'image de la Sainte Vierge et n'est ni un reflet, un artefact. L'ingénieur Luis Girault qui a étudié l'image ainsi réalisée a confirmé l'authenticité du négatif et a pu préciser qu'il n'avait été ni modifié ni altéré, par superposition d'une autre image par exemple. Il a découvert que l'image ne provient d'aucun reflet, mais sort littéralement de l'intérieur de l'image de la Vierge."

 

Le site accueille aujourd'hui 20 millions de pèlerins chaque année. C'est aujourd'hui le plus grand centre de pèlerinage catholique au monde.

La dévotion qui s'étendit à l'Amérique du Nord, Etats-Unis et Canada, commence maintenant à atteindre l'Europe.

 

Lors de son Voyage apostolique au Mexique du 12 au 18 février 2016, le Pape François s'est rendu au sanctuaire marial de Notre-dame de Guadalupe pour la prier et lui confier l'Année sainte du jubilé de la Miséricorde: 

Le long silence du Pape devant la Vierge de Guadalupe : 

Adoration perpétuelle en live, église catholique "Notre-Dame de Guadalupe", Doral, Floride.

Notes

 

(1) Document le plus ancien narrant les événements, aujourd'hui reconnu comme étant l'oeuvre d'Antonio Valeriano, un Indien cultivé qui enseignait alors au collège franciscain Santa Cruz de Tlatelolco.

(2) "La canonisation de Juan Diego, acte de justice pour les Amérindiens", Zenit,‎ 6 février 2002   

(3)  François BRUNE, La Vierge du Mexique, ou le miracle le plus spectaculaire de Marie, Le Jardin des Livres, Référence, Paris 2008, p. 114-115.

(4) François Brune, José Aste TÖNSMAN, Le Dernier miracle de la Vierge du Mexique, le Secret des Yeux, Editions du temps présent, Collection Mutation, Agnières 2011, p. 19-22.  

(5) Missel du Dimanche 2020, Nouvelle traduction liturgique, Année A, Artège Bayard Éditions, p. 89.

(6) Le Père M.R. Sanchez signale en note que cette insistance sur la nuit finissante et l'aube qui pointe signifie très clairement, dans la culture pré-hispanique, le commencement de toute choses, le salut de la civilisation, le début de quelque chose de très important pour le monde entier. On retrouverait le même symbole dans d'autres cultures, à commencer par le christianisme lui-même.

(7) La littérature ancienne nous apprend que la fondation des cités comportait toujours des chants.

(8) Littéralement "Maître du voisinage et de l'immédiateté", traduit parfois "maître du voisinage immédiat". L'idée semble Bien celle de la proximité de Dieu auprès de chacun. La mère de dieu reprend ici les termes mêmes qui étaient employés pour désigner une divinité, sans nom propre, en l'honneur de laquelle le roi de Texcoco avait érigé une tour sans statue. La Vierge marque bien ainsi que le vrai Dieu ne vient pas pour détruire mais pour réaliser ce que les Aztèques avaient pressenti. Le Père François Brune indique qu'il emprunte ces renseignements précieux au Frère Bruno Bonnet-Eymard, "La Vierge Marie au Mexique", La Contre-Réforme catholique au XXe siècle, supplément de septembre 1980, nouvelle édition en 1981, p. 3 ; "L'Étoile Notre-Dame", n° 55 de janvier 1998 ; Le Journal de la Confrérie de Notre-Dame de France, n°28, 1997.

(9) Dans son ouvrage, le P. François Brune signale que "le frère Bruno B.-E. nous précise que le terme employé ici est un diminutif du terme utilisé normalement pour désigner les deux temples qui se trouvaient au sommet du Grand temple de Mexico. La Mère de Dieu n'en demande pas tant."

(10) Les Indiens connaissaient déjà des divinités qui se présentaient comme « Mère de Dieu » ou « Mère des dieux » ou encore « Notre Mère ». Elles étaient vénérées pour elles-mêmes. La Vierge Marie, elle, ne fait que renvoyer vers le Créateur.

(11) L'appel à l'unité et l'harmonie entre les diverses ethnies composant le pays et ici extrêmement fort. Le Père François Brune y voit volontiers, « tant l'expression nahualt semble forte, une allusion à l'unité de toute l'humanité conçue comme un seul et unique être à l'image de la Sainte Trinité », la diversité dans l'unité.

(12) P. François BRUNE, La Vierge du Mexique, ou le miracle le plus spectaculaire de Marie, Le Jardin des Livres, Référence, Paris 2008, p. 123.

(13) P. François BRUNE, La Vierge du Mexique, ou le miracle le plus spectaculaire de Marie, Le Jardin des Livres, Référence, Paris 2008, p. 233-234.

(14) L'Eglise en procès, La Réponse des historiens, sous la direction de Jean SÉVILLIA, Tallandier, Le Figaro, Paris 2019, p. 223-224.

(15) Bernard LAVALLÉ, Au nom des Indiens, Une Histoire de l'évangélistion de l'Amérique espagnole, Paris, Payot 2014.

(16) François BRUNE, La Vierge du Mexique, ou le miracle le plus spectaculaire de Marie, Le Jardin des Livres, Référence, Paris 2008, p. 90-91.

(17) François BRUNE, La Vierge du Mexique, ou le miracle le plus spectaculaire de Marie, Le Jardin des Livres, Référence, Paris 2008, p. 92.

(18) François BRUNE, La Vierge du Mexique, ou le miracle le plus spectaculaire de Marie, Le Jardin des Livres, Référence, Paris 2008, p. 98-99.

(19) François BRUNE, La Vierge du Mexique, ou le miracle le plus spectaculaire de Marie, Le Jardin des Livres, Référence, Paris 2008, p. 205-207; 224.

(20) François BRUNE, La Vierge du Mexique, ou le miracle le plus spectaculaire de Marie, Le Jardin des Livres, Référence, Paris 2008, p. 131-132.

(21) François BRUNE, La Vierge du Mexique, ou le miracle le plus spectaculaire de Marie, Le Jardin des Livres, Référence, Paris 2008, p. 102-103.

(22) Bernard LAVALLÉ, Au nom des Indiens, Une Histoire de l'évangélistion de l'Amérique espagnole, Payot, Paris, 2014, p. 67.

(23) Bernard LAVALLÉ, ibid., p . 368.

(24) In Defense Of The Cross

(25) François BRUNE, José Aste TÖNSMAN, Le Dernier miracle de la Vierge du Mexique, le Secret des Yeux, Editions du temps présent, Collection Mutation, Agnières 2011, p. 30-31.

(26) François BRUNE, José Aste Tönsman, Le Dernier miracle de la Vierge du Mexique, le Secret des Yeux, ibid., p. 39.

(27) François BRUNE, La Vierge du Mexique, ou le miracle le plus spectaculaire de Marie, Le Jardin des Livres, Référence, Paris 2008, p. 111 et p. 138.

(28) D. Luis CASTILLO LEDON, cité dans  François BRUNE, La Vierge du Mexique, ou le miracle le plus spectaculaire de Marie, Le Jardin des Livres, Référence, Paris 2008, p. 138.

 

Sources générales : (1) L'Évangile au quotidien ; (2) François Brune, La Vierge du Mexique, ou le miracle le plus spectaculaire de Marie, Le Jardin des Livres, Référence, Paris 2008; (3) François BRUNE, José Aste TÖNSMAN, Le Dernier miracle de la Vierge du Mexique, le Secret des Yeux, Editions du temps présent, Collection Mutation, Agnières 2011; (4) L'Église en procès, La Réponse des historiens, sous la direction de Jean SÉVILLIA, Tallandier, Le Figaro, Paris 2019, p. 223-224; (5) Missel du Dimanche 2020, Nouvelle traduction liturgique, Année A, Artège Bayard Éditions, p. 89; (6) In Defense Of The Cross.

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15 juillet 2019 1 15 /07 /juillet /2019 16:54
Les roses de Notre-Dame, un avant-goût de la vision béatifique

Miraculeusement épargnées, les rosaces de Notre-Dame de Paris, sont d’une richesse symbolique intemporelle. Elles illustrent à merveille les qualités de la beauté définies par saint Thomas d’Aquin.

 

La beauté de la cathédrale, de même que le caractère sacré du lieu, nous touchent d’autant plus que, hommes et femmes du XXIe siècle, nous habitons un univers désenchanté par l’éclipse de la religion, que nous vivons dans un monde sans signification ultime ou transcendante, un monde qui ne parle que de lui-même, sans Dieu.

 

[...] Attirés par la lumière

Quand nous franchissons le seuil de la cathédrale, tout est sombre, ce qui nous met d’emblée dans un sentiment recueilli et silencieux, détache notre esprit des soucis quotidiens et nous appelle vers Dieu et sa miséricorde, sa providence. Nous sommes alors attirés par la lumière qui grandit au fur et à mesure que nous avançons dans la nef qui devient de plus en plus claire, lumineuse à chaque pas. Arrivés au transept, nous nous tournons vers la source de cette lumière et nous voyons devant nos yeux cette splendeur lumineuse, éclatante, que sont les rosaces de Notre-Dame. Et, comme cela arriva, dit-on, à l’architecte Viollet-le-Duc quand il n’était qu’un enfant, les rosaces chantent à nos oreilles : « Écoute maman, c’est la rosace qui chante, » aurait-il dit à sa mère. Les rosaces incarnent l’harmonie divine, nous chantent la musique ineffable des sphères célestes.

 

[...] Nous avons l’expérience d’une sorte d’enchantement, d’émerveillement, la première fois et chaque fois que nous voyons ces roses — ces rosaces. La beauté peut nous saisir parfois au-delà de ce que les mots pourraient communiquer, elle est indicible. Thomas d’Aquin les a vues en construction pendant qu’il était professeur de théologie à la Sorbonne dans les années 1250-1260. Il a pu voir l’incarnation dans ces rosaces des trois qualités de la beauté telles qu’il les a définies : integritas (l’intégrité, la complétude, l’unicité), consonantia (l’harmonie, la proportion, l’accord), et claritas (la clarté, l’éclat, le rayonnement). Les rosaces possèdent ces trois qualités en ce que rien d’essentiel ne leur manque, rien de superflu ne s’y mêle (integritas) ; elles sont en accord et en harmonie avec leur but transcendant ultime (consonantia) ; et elles manifestent la réalité essentielle qu’est Dieu par leur éclat et leur splendeur rayonnante (claritas). Leur beauté, leur pureté, leur harmonie sont dirigées vers un bien supérieur. Elles sont comme un avant-goût de la vision béatifique. Elles évoquent cette vision qui produit le bonheur absolu, la béatitude, qui est participation à la nature même de Dieu.

 

[…] Miraculeusement épargnées

Alors que notre regard s’élève pour admirer ces rosaces, nous sommes attirés vers le ciel, vers le seul espoir de voir ce désir comblé au-delà de tout désir. Ces célèbres rosaces, symboles de la vision béatifique, de cette joie sans fin des bienheureux, ont été miraculeusement épargnées. Au centre de la rosace nord se trouve Marie qui a donné naissance à Jésus-Christ, qui a donné naissance à la civilisation occidentale. La rosace, comme la cathédrale en sa totalité, est dédiée à Notre Dame : dans son sein eut lieu l’incarnation, en son cœur naquit la civilisation. Elle a survécu aux ravages de l’incendie à cause des prières mariales chantées à son chevet.

 

Source: Aleteia

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2 mai 2019 4 02 /05 /mai /2019 14:19

Le Feu Sacré (un feu qui ne brûle pas, des gens qui se passent les flammes sur le visage), est un des plus grands miracles de la Chrétienté qui se réalise chaque année au Saint Sépulcre (tombeau de Jésus à Jérusalem) depuis au moins 1000 ans, lors de la commémoration de la Résurrection du Christ et de sa victoire sur la mort. 

Regardez la cérémonie du Saint Feu qui a eu lieu Samedi Saint dans l'église du Saint Sépulcre à Jérusalem.

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17 avril 2019 3 17 /04 /avril /2019 22:37
Photo RT. Source: https://francais.rt.com/france/61133-cinq-ans-pour-rebatir-cathedrale-notre-dame-est-ce-credible

Photo RT. Source: https://francais.rt.com/france/61133-cinq-ans-pour-rebatir-cathedrale-notre-dame-est-ce-credible

À la place de la flèche qui s’est effondrée, l’incendie a laissé un trou béant à l’intérieur de la cathédrale Notre-Dame de Paris. (La Voix du Nord)

 

Mais "au milieu des ruines, le miracle de l’autel et la croix intactes" (La Voix du nord)

 

À l’intérieur de la cathédrale ravagée par les flammes toute la nuit de lundi à mardi, les pompiers ont découvert l’autel et sa croix préservés, tandis que la flèche a laissé place à un trou béant dans le toit de la cathédrale.

Source: http://lavdn.lavoixdunord.fr/569096/article/2019-04-16/au-milieu-des-ruines-le-miracle-de-l-autel-et-la-croix-intactes

Source: http://lavdn.lavoixdunord.fr/569096/article/2019-04-16/au-milieu-des-ruines-le-miracle-de-l-autel-et-la-croix-intactes

Cette photo, c’est celle de Philippe Wojazer, un photographe de l’Agence France Presse. Le photojournaliste a réussi à pénétrer à l’intérieur du monument avec les secours.

 

« Ça veut dire que c’est une intervention divine »

Un autel miraculeusement sauf qui a aussi fait réagir Philippe Marsset, le vicaire général de l’archidiocèse de Paris : « On est tous sidérés, c’est plus que miraculeux, c’est héroïque parce que miraculeux, ça veut dire que c’est une intervention divine. »

 

Le religieux a également précisé que les pompiers de Paris « sont des héros ».

 

De précieuses statues

 

Dans cette partie de la cathédrale, derrière l’autel, se trouve aussi la statue monumentale du sculpteur Nicolas Coustou, une Pieta commandée par Louis XIV selon le voeu de son père Louis XIII. Réalisée entre 1712 et 1728, la statue de la Vierge éplorée, recueillant sur ses genoux le corps du Christ descendu de la croix.

 

Sur son compte Instagram de la photographe du président de la République, Soazig de la Moissonniere a également posté une photo très similaire à celle de Philippe Wojazer :

Source: http://lavdn.lavoixdunord.fr/569096/article/2019-04-16/au-milieu-des-ruines-le-miracle-de-l-autel-et-la-croix-intactes

Source: http://lavdn.lavoixdunord.fr/569096/article/2019-04-16/au-milieu-des-ruines-le-miracle-de-l-autel-et-la-croix-intactes

Tous les trésors et les reliques ont également été sauvés

Source: https://www.lci.fr/population/incendie-de-notre-dame-de-paris-la-croix-et-l-autel-dans-l-edifice-sont-restes-intacts-2118560.html

Source: https://www.lci.fr/population/incendie-de-notre-dame-de-paris-la-croix-et-l-autel-dans-l-edifice-sont-restes-intacts-2118560.html

Alors que tout semblait partir en feu, la croix et l'autel dans le monument sont restés intacts(Pierre Pernault, Lci, Jt 13h, 16 avril)

Source: https://www.lci.fr/population/incendie-de-notre-dame-de-paris-la-croix-et-l-autel-dans-l-edifice-sont-restes-intacts-2118560.html

Source: https://www.lci.fr/population/incendie-de-notre-dame-de-paris-la-croix-et-l-autel-dans-l-edifice-sont-restes-intacts-2118560.html

Les trois immenses rosaces de la cathédrale, bien qu'exposées à la chaleur, ont semble-t-il survécu au drame. Deux reliques inestimables ont par ailleurs pu être sauvées. Des craintes subsistent néanmoins au sujet des "grands tableaux" qui ornent les lieux.

Au moment de l'incendie qui l'a partiellement détruite, la cathédrale de Notre-Dame renfermait des centaines d'œuvres à la valeur inestimable. Un "trésor" artistique, historique et patrimonial, dont une partie a malheureusement disparu.

 

Néanmoins, comme l'a confirmé le ministre de la Culture Franck Riester ce mardi après-midi, de nombreuses œuvres ont été épargnées.

 

Parmi les objets présents dans l'enceinte de la cathédrale lors du drame, il y avait des reliques. Certaines ont pu être sauvées, notamment la Couronne d'épines du Christ et la tunique du roi Saint-Louis, a indiqué durant la soirée le recteur de Notre-Dame, Mgr Patrick Chauvet.

 

Pour l'instant, aucune information n'a filtré quant à l'état des autres œuvres qu'abritait Notre-Dame. Celles-ci incluent, comme le rappelle Le Figaro, un morceau de la Croix et un clou de la Passion. 

Le coq

 

Par ailleurs, trois reliques étaient nichées dans le coq sculpté en bronze et surmontant la flèche qui s’est effondrée: une parcelle de la Sainte Couronne d’épines, une relique de Saint-Denis et une de Sainte-Geneviève, Patronne des Parisiens. Le coq qui dominait la flèche a été retrouvé entier, avec les reliques qu’il contenait, alors que beaucoup le pensaient perdu à jamais. Emporté dans la chute de la flèche, il a survécu au brasier de la cathédrale, résisté à plusieurs centaines de degrés. Sculpté en bronze, il renfermait un trésor inestimable : des reliques de Saint Denis et Sainte Geneviève, mais aussi un fragment de la couronne d'épines, elle aussi sauvée lundi. (FranceTvInfo)

Source: https://www.francetvinfo.fr/culture/patrimoine/incendie-de-notre-dame-de-paris/notre-dame-le-coq-retrouve-parmi-les-cendres_3402979.html

Source: https://www.francetvinfo.fr/culture/patrimoine/incendie-de-notre-dame-de-paris/notre-dame-le-coq-retrouve-parmi-les-cendres_3402979.html

Bien qu'en mauvais état, le coq de la flèche qui servait de paratonnerre spirituel pour les catholiques a été retrouvé sur la toiture des bas-côté. On le pensait perdu à jamais, fracassé ou brûlé. (Lci)

Les reliques — installées par le cardinal Verdier, archevêque de Paris, au moment de la dernière grande restauration de la flèche, le 25 octobre 1935 — constituaient un véritable "paratonnerre spirituel". Depuis cette date, elles ne bougèrent de leur emplacement. (Aleteia)

Source: https://www.lci.fr/police/notre-dame-le-coq-de-la-fleche-retrouve-2118732.html

Source: https://www.lci.fr/police/notre-dame-le-coq-de-la-fleche-retrouve-2118732.html

Les vitraux

D'après le ministre de la Culture, "les roses du transept-nord et du transept-sud (...) n'ont pas subi de dommages catastrophiques", tout comme "la rose ouest". Ainsi, les trois immenses et sublimes rosaces conçues, pensées et taillées avec précision au sein de la cathédrale seraient-elles intactes, malgré la chaleur qu'elles ont subie? Des incertitudes demeurent.

Source: https://www.bfmtv.com/societe/notre-dame-ce-qui-a-peri-dans-l-incendie-ce-qui-a-pu-etre-sauve-1674338.html

Source: https://www.bfmtv.com/societe/notre-dame-ce-qui-a-peri-dans-l-incendie-ce-qui-a-pu-etre-sauve-1674338.html

Sous ladite chaleur, le plomb qui lie les impressionnants vitraux de ces rosaces a pu fondre, affectant l'ensemble des œuvres, dont le verre lui-même a été exposé à des températures très élevées. D'autant que ces rosaces, rénovées à plusieurs reprises, datent du XIIIe siècle.

 

Celles des transepts nord et sud, qui font 13 mètres de diamètre, renferment des médaillons représentant des prophètes, des saints, des anges et des rois. Chaque rosace contient, à son centre, un personnage central: la Vierge, l'Enfant-Jésus et le Christ.

 

L'orgue

Selon un témoignage recueilli par Europe 1, l'orgue principal de Notre-Dame, dont certains tuyaux datent du XVe siècle, n'a pas été trop gravement endommagé durant l'incendie. Il compte au total cinq claviers, 109 jeux et près de 8.000 tuyaux.

 

"Il est très empoussiéré. Mais il n'a pas pris une seule goutte d'eau. Il a pris de la suie et de la poussière, donc il est totalement inutilisable. Mais rien n'a brûlé, rien n'a fondu", a affirmé Laurent Prades, régisseur du patrimoine intérieur de la cathédrale.

 

Le deuxième orgue, utilisé quotidiennement et installé dans le chœur, a subi le contrecoup de l'eau des pompiers. "Il a été copieusement arrosé, mais c'était pour préserver les stalles du XVIIIe siècle qui sont juste en dessous", précise Laurent Prades, faisant référence aux rangées de sièges alignés le long des murs du chœur de la cathédrale.

 

Les tableaux

Si les pièces préservées seront mises en sécurité au Louvre dans les 24 heures, d'autres devront attendre. C'est le cas notamment des "grands tableaux" ou "grands Mays" de la cathédrale, qui ne pourront être décrochés avant vendredi en raison du risque à pénétrer dans l'édifice pour le moment, selon Franck Riester.

 

"A priori il n'y a pas de dommage lié à l'incendie, mais des dommages éventuellement liés aux fumées. Et donc nous allons les transporter en sécurité dans les réserves du Louvre, où ils seront déshumidifiés et protégés, conservés puis restaurés", a déclaré le ministre de la Culture.

 

L'autel

C'est l'une des images les plus marquantes saisies durant cet événement tragique: celle de l'autel de Notre-Dame, après l'incendie, où la croix semble être restée étonnamment intacte, tout comme les statues du maître-autel, ainsi que celles de Louis XIII et Louis XIV agenouillés.

 

L'abbé Grosjean, prêtre du Diocèse de Versailles, y a vu un symbole, un signe d'une victoire sur le "mal". (Bfmtv)

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8 mai 2018 2 08 /05 /mai /2018 17:19

Déclaré cliniquement mort, un enfant se réveille juste avant d'être débranché. Il déclare qu'il n'y a "pas d'autre explication que Dieu" :

Déclaré cliniquement mort, un enfant se réveille juste avant d'être débranché

L'information a été rapportée le 7 mai par 20 Minutes : un jeune garçon cliniquement mort se réveille juste avant qu'il ne soit débranché. Interrogé par Fox 10, il déclare qu'il a eu le sentiment d’être au paradis lorsqu’il était inconscient et qu'"il n'y a pas d’autre explication que Dieu".

 

Les parents du jeune miraculé avaient déjà signé des documents pour faire don de ses organes à cinq enfants malades.

Trenton Mckinley, un jeune américain de l’Etat d’Alabama, a défié la science en se réveillant miraculeusement alors que sa mort cérébrale avait été déclarée, rapporte la chaîne Fox 10.

 

Le jeune garçon de 13 ans a été victime d’un grave accident il y a deux mois alors qu’il jouait chez un ami. La remorque tirée par un buggy dans laquelle il était installé s’était renversée après un coup de frein brutal. "J’ai heurté le béton et la remorque a atterri sur ma tête, a raconté Trenton McKinley à Fox 10. Après ça, je ne me souviens plus de rien".

 

"Tout ce que j'ai vu était une civière avec ses pieds qui pendaient. Il était mort un total de 15 minutes ", a déclaré sa mère, Jennifer Reindl, avec des larmes dans les yeux. "Quand il est revenu, ils ont dit qu'il ne serait plus jamais normal. Ils m'ont dit que les problèmes d'oxydation seraient tellement mauvais pour son cerveau, qu'il serait un légume s'il le faisait.

 

Don d’organes planifié

Lorsqu’il s’est réveillé à l’hôpital de la ville de Mobile, ses parents avaient déjà signé des documents pour faire don de ses organes à cinq enfants malades en attente de donneurs. "[Les médecins] ont dit que la prochaine fois que son cœur s’arrêterait, ils devraient le laisser mourir… C’était un [samedi]… et que je pourrais signer un papier pour faire don de ses organes pour sauver cinq autres enfants", a écrit Jennifer Reindl, la mère du garçon sur une page Facebook mise en place pour aider à récolter des fonds pour le rétablissement de son fils. Les médecins ont indiqué qu’ils continueraient à injecter de l’adrénaline au patient jusqu’à lundi. "Ses yeux étaient noirs et secs et je savais qu’il n’hésiterait pas à sauver 5 vies", a déclaré la mère.

 

Le sentiment d’être au paradis

Mais contre toutes attentes, Trenton s’est réveillé avant qu’il ne soit débranché. L’une de ses mains a bougé suivie de ses pieds. Ses iris ont repris leur couleur verte "avec de petites taches blanches comme des paillettes", a décrit sa mère. Trenton McKinley a souffert de multiples fractures crâniennes ainsi que d’une insuffisance rénale "en raison du manque d’oxygène après son arrêt cardiaque", explique sa mère sur Facebook.

 

La chaîne américaine a rapporté que le jeune garçon continue de souffrir de douleurs nerveuses et a des crises tous les jours, mais qu’il garde une attitude positive et se rétablit à la maison.

 

Trenton a déclaré à Fox 10, qu’il avait eu le sentiment d’être au paradis lorsqu’il était inconscient. "J’étais dans un champ immense et marchais droit devant moi, a-t-il raconté. Il n’y a pas d’autre explication que Dieu, même les médecins l’ont dit".

 

Lentement mais sûrement, Trenton fait des pas au-delà de ce à quoi on s'attendait, mais ce n'est pas sans peine. Il a perdu 50 livres et traite quotidiennement des douleurs nerveuses et des convulsions.

 

Malgré tout cela, cet enfant a toujours un grand sens de l'humour.  "J'ai dit que je pouvais me tourner sur le côté et mettre de la salsa et manger des frites et me délecter de la tête ... Plus de vaisselle à laver pour moi!", Se moqua Trenton alors qu'il parlait de la bosse dans sa tête. Mais je voulais vraiment voir si je pouvais.

 

Juste en parlant au jeune garçon, vous ne croiriez jamais qu'il a déjà subi trois interventions chirurgicales du cerveau. Il a encore un long chemin à parcourir avec beaucoup de frais médicaux. Trenton n'a actuellement que la moitié de son crâne. La pièce manquante est congelée à l'hôpital. Il sera bientôt opéré pour le reconnecter.  

 

Si vous voulez faire un don à sa collecte de fonds, cliquez ici! Sur cette page facebook, 18 219 dollars ont déjà été enregistrés.

Sources: (1) La Dépêche.fr ; (2) 20 Minutes ; (3) Fox 10 Tv

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28 février 2018 3 28 /02 /février /2018 14:57
Des hosties "miraculeusement" conservées trouvées au milieu de décombres d'un tremblement de terre exposées à l'adoration eucharistique

ROME, le 27 février 2018 ( LifeSiteNews ) - Le curé de la paroisse, qui a découvert quarante hosties consacrées dans un tabernacle, miraculeusement retrouvées dans les décombres 16 mois après le tremblement de terre dévastateur dans le centre de l'Italie, a déclaré que les hosties étaient à présent exposées à l'adoration.

Le prêtre, Don Angelo Ciancotti, a également déclaré que l'évêque local se prépare à présenter le cas du miracle à la Congrégation pour le culte divin du Vatican.

Don Ciancotti, curé de la Cathédrale de la Sainte Mère de Dieu du diocèse d'Ascoli-Piceno, a déclaré mardi à La Nuova Bussola Quotidiana que les 40 hosties sont gardées dans la cathédrale et que tous les dimanches à midi elles sont exposées à l'adoration eucharistique.

"La chapelle est toujours pleine", a déclaré Don Ciancotti. "Ici, dans le diocèse, où nous avons l'Adoration Eucharistique perpétuelle, nous savons que lorsqu'un signe permanent de la Présence réelle du Christ est donné, les gens sont étonnés et s'agenouillent en adoration, plaçant leur vie entière devant Lui.

Ce qui arrivera aux hosties sacrés est encore inconnu, a dit le prêtre italien, mais il a ajouté que l'évêque local, Son Excellence Giovanni D'Ercole, lui a assuré que "nous contacterons bientôt la Congrégation pour le culte divin" pour enquêter si un Le miracle eucharistique s'est effectivement produit.

"Le Seigneur est plus fort que le tremblement de terre et avec ce signe il nous donne la preuve et l'espoir", a-t-il dit. "Pour ceux qui ont la foi, c'est un miracle qui témoigne de la présence du Seigneur dans l'Hostie consacrée."

 

Un miracle au milieu des décombres

La nouvelle que les 40 hosties consacrés ont été récupérées d'un tabernacle récupéré des ruines de l'église Notre-Dame-de-l'Assomption [Santa Maria Assunta] à Arquata del Tronto, un an et demi après qu'un violent tremblement de terre ait frappé la région, a d'abord paru dans le journal officiel de l'évêque Avvenire.

Selon les rapports, après les efforts de recouvrement pour déterrer le tabernacle, celui-ci a été emmené pour être gardé au diocèse où d'autres objets sacrés et artefacts ont été gardées. Lorsque le tabernacle fut finalement ouvert plusieurs semaines plus tard, un ciboire retourné, mais non ouvert, fut trouvé à l'intérieur. À l'intérieur du ciboire se trouvaient 40 hosties dont la couleur, la forme et le parfum n'avaient pas changé

"On pouvait encore sentir leur parfum", déclara l'évêque Giovanni D'Ercole lors de la découverte des hosties. "La foi exige de la prudence", mais une telle découverte n'a besoin "d'aucun mot", dit-il.

"C'est un signe d'espoir pour tout le monde", a-t-il ajouté. "Confronté à un événement comme celui-ci, il faut sûrement garder le silence. Cela touche simplement et renforce la foi en Jésus qui reste vivant pour consoler la population d'Arquata frappée par le tremblement de terre. "

Le tremblement de terre d'une magnitude de 6,6 qui a frappé la région le 30 octobre a causé d'immenses dégâts à Arquata et aux alentours du centre de l'Italie. La basilique de Norcia, lieu de naissance de saint Benoît et foyer des moines bénédictins de Norcia, a été presque totalement détruite. Un séisme similaire survint dans la région deux mois plus tôt, le 24 août, qui tua près de 300 personnes et détruisit plusieurs villes du centre de l'Italie.

Don Ciancotti, dont le père était originaire d'Arquata, a déclaré qu'il connaissait chaque personne disparue dans les décombres et dans toutes les rues de la ville. Ainsi, avec certains résidents, il a cherché à récupérer tous les artefacts sacrés qui pouvaient être sauvés.

Beaucoup de tabernacles qui ont été récupérés étaient vides, a expliqué Ciancotti. Mais il savait que "la messe était célébrée tous les jours" dans l'église de Santa Maria Assunta "et que le tabernacle aurait contenu des hosties quand le tremblement de terre frappa."

Des mois plus tard, Don Ciancotti apprit que le tabernacle de Notre-Dame-de-l'Assomption [Santa Maria Assunta] qui avait été retrouvé avait été entreposé dans un entrepôt diocésain. C'est ainsi que le prêtre italien fit nettoyer et apporter le tabernacle à la cathédrale.

"Le problème était de l'ouvrir", dit-il, "mais ma passion pour les clés du tabernacle m'aida."

Il alla à un tiroir plein de clefs dans son bureau et en découvrit un qui était seul. "J'ai dit: 'essayons ', et ça s'est ouvert au premier essai", a-t-il dit. Mais la plus grande surprise allait suivre: "Le ciboire était horizontal, mais il ne s'était pas ouvert, et à l'intérieur, les hosties étaient parfaitement intactes."

"Il n'y avait aucune trace de bactéries ou de moisissure comme cela arrive aux hosties après plusieurs semaines", a déclaré Don Ciancotti. "Au lieu de cela, après un an et demi, elles semblaient avoir été faites ce jour-là."

Comme les hosties avaient été confectionnées par des religieuses au couvent de Sant'Onofrio, il leur demanda immédiatement si elles utilisaient des conservateurs. "Elles m'ont dit: 'Non, juste de la farine et de l'eau'", at-il dit.

 

"Voici la présence"

Don Ciancotti a avoué qu'il se sentait comme Jean Paul II, devant le miracle eucharistique de Sienne, s'était exclamé: "Voici la présence".

En 1730, à Sienne, un ciboire avec des hosties consacrées fut volé mais le nombre exact d'hosties fut miraculeusement réapparu dans la boîte d'offrande attachée à un prie-dieu. Les hosties, qui n'étaient pas consommées, ne s'étaient pas détériorées mais étaient restées fraîches et avaient même conservé un parfum agréable. Le 14 septembre 1980, le pape Jean-Paul II se rendit à Sienne pour vénérer le miracle eucharistique à l'occasion de son 250ème anniversaire.

Comment Don Ciancotti explique-t-il l'événement? "Ceux qui ont la foi l'expliquent en disant que c'est un miracle qui témoigne de la présence du Seigneur dans l'Hostie consacrée. Ceux qui n'ont pas la foi ne le croiront pas, mais ils ne peuvent pas expliquer ce qui s'est passé, parce que sous l'eau de décombres la farine se décompose."

"Nous qui avons la foi croyons en la présence de Dieu, qui fait ce qu'il veut." Il a ensuite répété les paroles de son évêque qui dit: "C'est aussi un signe d'espoir pour les personnes touchées par le tremblement de terre, parce que celui-ci nous dit que le Christ est vivant et ressurgit des décombres."

Les miracles eucharistiques ont souvent eu lieu à une époque de l'histoire où la vraie présence de Jésus-Christ dans l'Eucharistie était remise en question. Le prêtre italien a dit que "penser que le Christ n'est pas présent dans l'hostie consacrée est protestant. Après la transsubstantiation, le pain reste seul sous forme de pain, mais sa substance change, devenant le véritable Corps du Christ. C'est notre foi catholique."

"Vous n'avez pas besoin de signes miraculeux pour croire", dit-il, "mais face aux idéologies que nous poursuivons souvent, cet événement nous aide à replacer nos coeurs dans le Christ, présent et vivant parmi nous".

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3 novembre 2017 5 03 /11 /novembre /2017 19:20
Le signe étonnant qui a conduit le théologien des évêques américains à critiquer le pape François

2 novembre 2017 ( LifeSiteNews ) - Le prêtre qui vient d'être limogé par les évêques américains pour avoir publié une lettre critiquant le pape François a déclaré qu'un "signe clair" de Dieu l'avait convaincu qu'il avait un "mandat apostolique" pour l'écrire.

Le père Thomas Weinandy, ancien chef de la doctrine de la Conférence des évêques catholiques des États-Unis (USCCB), a écrit une lettre au pape François dans laquelle il dit que son pontificat est marqué par une "confusion chronique", une diminution de la doctrine et une culture de la peur.

Après avoir rendu cette lettre publique, l'USCCB a demandé à Weinandy de démissionner de son poste de consultant, et il l'a fait. Le président de l'USCCB a ensuite publié une déclaration sur le "dialogue" dans laquelle il a promis la "loyauté" des évêques américains envers le pape François.

 

CONNEXES: Les évêques américains demandent au théologien de démissionner après une lettre critiquant le pape

 

Weinandy a déclaré à Robert Royal de The Catholic Thing qu'il avait pensé à écrire la lettre alors qu'il était à Rome en mai dernier. Il avait "prié pour l'état actuel de l'Église et les angoisses que j'avais pour le pontificat actuel".

"Je suppliais Jésus et Marie, Saint Pierre et tous les saints papes qui sont enterrés là pour faire quelque chose pour rectifier la confusion et la tourmente dans l'Eglise aujourd'hui, un chaos et une incertitude que j'ai ressenti comme causé par le Pape François lui-même", a rappelé Weinandy.

Il "méditait" s'il fallait "écrire et publier quelque chose exprimant mes inquiétudes et mon anxiété", mais il n'était pas sûr de le faire.

Il n'a pas pu dormir pendant l'une de ses dernières nuits à Rome, et après 1h15 du matin, il a prié Dieu:

"Si vous voulez que j'écrive quelque chose, vous devez me donner un signe clair. C'est ce que le signe doit être. Demain matin, je vais à Sainte Marie Majeure pour prier et ensuite je vais à Saint Jean de Latran. Après cela, je reviens à Saint-Pierre pour déjeuner avec un ami du séminaire. Pendant cet intervalle, je dois rencontrer quelqu'un que je connais mais que je n'ai pas vu depuis très longtemps et que je ne m'attendais jamais à voir à Rome à ce moment. Cette personne ne peut pas provenir des États-Unis, du Canada ou de la Grande-Bretagne. De plus, cette personne doit me dire au cours de notre conversation: 'Continuez votre bonne écriture'".

Après que Weinandy ait déjeuné avec son ami de séminaire, "ce que j'avais demandé au Seigneur la nuit suivante n'était plus à l'avant-plan de mon esprit."

Ensuite, un archevêque que Weinandy n'avait pas vu depuis plus de 20 ans apparut. L'archevêque, pas américain, canadien ou britannique, que "je ne m'attendais jamais à voir à Rome ou ailleurs, si ce n'est dans son propre archidiocèse", selon Weinandy.

L'archevêque "a dit à mon ami que nous nous étions rencontrés il y a longtemps et qu'il venait, à ce moment-là, de finir de lire mon livre sur l'immuabilité de Dieu et de l'Incarnation."

Puis, "il a dit à mon ami que c'était un excellent livre, que cela l'a aidé à résoudre le problème, et que mon ami devrait lire le livre. Puis il se tourna vers moi et dit: 'Continuez la bonne écriture'."

A ce moment, "il n'y avait plus aucun doute dans mon esprit que Jésus voulait que j'écrive quelque chose", a déclaré Weinandy.

Il pensait qu'il était particulièrement significatif que le "signe" de Dieu fût donné par l'intermédiaire d'un archevêque: "Je le considérais comme un mandat apostolique".

Weinandy a donné sa "pensée significative" et a tenté "de nombreux projets".

"J'ai décidé d'écrire directement au Pape François sur mes préoccupations", a-t-il dit. "Cependant, j'ai toujours eu l'intention de le rendre public car je sentais que beaucoup de mes préoccupations étaient les mêmes que celles des autres, en particulier parmi les laïcs, et j'ai donc publiquement voulu donner une voix à leurs préoccupations."

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14 octobre 2017 6 14 /10 /octobre /2017 16:18
Une interprétation biblique du Miracle du Soleil de Fatima

Source: A biblical interpretation of Fatima’s Miracle of the Sun, LifeSiteNews, Fri Oct 13, 2017

 

 

BUCKFAST ABBEY, Angleterre, 13 octobre 2017 ( LifeSiteNews ) - Le miracle du soleil qui a eu lieu à Fatima, au Portugal, il y a exactement cent ans aujourd'hui (le 13 octobre 1917), fut l'un des événements les plus extraordinaires du 20e siècle.

 

Environ 70 000 personnes ont été témoins du Miracle du Soleil, tous deux croyants attirés par la promesse faite par la Vierge Marie aux trois enfants bergers en juillet dernier de faire un miracle en octobre et de nombreux sceptiques et incroyants attirés par des motivations moindres.

A midi, Notre-Dame est apparue aux trois enfants. Après avoir répété ses demandes pour le chapelet quotidien, elle a promis que la Première Guerre mondiale allait bientôt se terminer. Puis elle dit aux enfants: "N'offensez plus le Seigneur notre Dieu, parce qu'il est déjà tellement offensé."

Ce qui s'est ensuite déroulé a été rapporté par le journal séculier de Lisbonne O Dia , de cette façon:

Le soleil d'argent ... a été vu pour tourner et tourner dans le cercle des nuages ​​brisés. Un cri montait de chaque bouche et les gens tombaient à genoux sur le sol boueux. ... La lumière a tourné à un beau bleu comme si elle avait traversé les vitraux d'une cathédrale et s'est répandue sur les gens qui s'agenouillaient avec les mains tendues. Le bleu s'estompait lentement et la lumière semblait passer à travers le verre jaune. ... Les gens pleuraient et priaient avec des têtes découvertes en présence du miracle qu'ils avaient attendu. Les secondes semblaient comme des heures, tellement vives étaient elles.

 

L'événement a été déclaré de "caractère surnaturel" par l'Église catholique en 1930. Mais le miracle du soleil était-il une étrange démonstration du pouvoir divin ou la forme particulière du miracle était-elle symbolique ou même scripturaire?

 

LifeSiteNews a assisté à une conférence commémorant le centenaire de Fatima à Buckfast Abbey à Devon, en Angleterre. Parmi les autres intervenants, dont le Cardinal Raymond Burke, le P. John Hunwicke a offert une interprétation biblique et patristique du Miracle du Soleil.

 

Un siècle après que le soleil a dansé sur la terre, nous offrons aux lecteurs de LifeSite cette analyse importante de la signification profonde du miracle.

 

*****************

Je pense que le miracle du soleil est très intéressant sur le plan biblique, car il porte sur la manière dont le Dieu Tout-Puissant témoigne de sa propre vérité. Parfois, Dieu prend la ligne de "Heureux ceux qui n'ont pas vu et qui croient encore", comme il le disait à saint Thomas ce dimanche soir après Pâques. Parfois, d'autre part, il dit: "Père (et ensuite fait une demande), afin qu'ils puissent croire". En d'autres termes, à cause de la foule qui se trouve autour, il demande un signe merveilleux qui témoignera de la vérité du message de l'Évangile.

 

Le Miracle du Soleil est, je pense, un autre de ces miracles qui se sont produits afin que "si vous avez des oreilles pour entendre; si vous avez des yeux pour voir" - vous soyez témoins de la vérité. Les messages de Fatima ont été partagés le 13 du mois sur une période de six mois, puis eut lieu le Miracle du Soleil. Après une brève méditation sur l'Ecriture, je veux vous suggérer que le but du Miracle du Soleil était de mettre un sceau divin, pour garantir, défendre la vérité du message divin. Si 70 000 personnes voient le Miracle du Soleil, c'est une très belle garantie de la vérité de quelque chose.

 

Et je voudrais commencer par souligner la description de Notre Dame Bénie dans le chapitre 12 du Livre de l'Apocalypse, où elle est appelée la "Femme vêtue du Soleil". Le mot grec réel est un mot qui signifie "enveloppe" autour de, comme si elle avait un long manteau, et c'était le soleil, et elle l'a juste jeté autour d'elle, enveloppée dans le soleil. Elle est ceinte du soleil.

 

Mais plus particulièrement, je veux revenir au Psaume 18. Si vous regardez la vulgate de saint Jérôme, la traduction latine correcte de la Bible, mais aussi la Septante, qui est la traduction grecque de la Bible qui est utilisée dans la Bible byzantine, Églises orthodoxes et catholiques orientales. La vulgate et la Septante sont toutes deux d'accord sur le compte qu'elles donnent. Voici une traduction littérale des versets cinq et six du Psaume 18:

 

"Il a placé sa tante dans le soleil; et cet astre, comme un époux qui sort de son lit nuptial, s'est élancé comme un géant pour parcourir sa carrière : à l'extrémité du ciel est sa sortie; et le terme de sa course à l'autre extrémité; et il n'y a personne qui se cache à sa chaleur" (Ps XVIII : 6-7; Héb. XIX, dans La Sainte Bible selon la Vulgate, traduite en français avec des notes par l'Abbé J.-B. Glaire, 1902, Nouvelle édition 2002, éd. D.F.T., p. 1122.NdCR.)

 

Il entre dans les écrits patristiques et dans les hymnes et les liturgies anciennes. Nos catholiques et nos orthodoxes ont pris le soleil pour Notre Dame Bénie. Saint Sophronius, patriarche de Jérusalem à partir de 634, écrit: "Car en toi, ô Vierge, comme dans un ciel très pur et scintillant, Dieu a placé son tabernacle." Les Pères ont compris que l'Epoux était le Christ. La chambre nuptiale est le ventre de la Sainte Vierge parce que dans ce sein il a uni la Divinité à l'union hypostatique", tout comme le marié est uni à la fiancée. Et lui, notre Seigneur incarné, est un géant parce qu'il a deux natures: son être humain et sa nature divine. Sa sortie est sa génération éternelle en tant que Fils divin et unique engendré par le Père. Sa rencontre est l'égalité du Fils avec le Père. Et dans la liturgie de l'Église - prenons un hymne de l'office de l'Avent - "Tu es venu, le marié de la mariée, qui a attiré le monde à l'événement / procède du sanctuaire vierge / la victime sans tache toute divine."Et une hymne de S. Ambroise, le Veni Redemptor gentium : "De sa chambre sort de lui cette maison royale de pureté / un géant en double substance / se réjouissant maintenant de sa course à courir. De Dieu le Père il procède / à Dieu le Père il retourne / son cours il court à la mort et l'enfer / revenant sur le trône de Dieu pour habiter." Et un dernier hymne chrétien tôt patristique. "Le Fils du Père suprême est sorti du palais de la Vierge / Époux, Rédempteur, Créateur, Géant de son Église".

 

Donc ce que je voudrais vous suggérer est une interprétation biblique et patristique de pourquoi le Miracle du Soleil était un miracle du Soleil. Il y a des moments où Dieu donne un signe physique, afin qu'ils puissent croire. C'est parce que les hommes désirent être aveugles qu'ils ne voient pas. "Ils ont des oreilles et n'entendent pas; ils ont des yeux et ne voient pas". Dieu a un grand miracle dans lequel le soleil - icône, type, symbole - de Marie, le tabernacle de Dieu, est descendu sur la terre comme une évocation visible et une démonstration du miracle de l'Incarnation. Le miracle de l'Incarnation et le miracle de Fatima: les foules l'ont vu, mais les hommes croiront-ils ?

 

Donc, le miracle du Soleil ne me semble pas être une sorte de démonstration étrange du pouvoir divin qui n'a pas de véritable logique ou de symbolisme. Au contraire, il me semble que c'est quelque chose de lié à l'Écriture sainte, lié aux Écritures saintes, comme l'Église dès les premiers temps a compris les Écritures comme liées aux Écritures passées dans l'Église.

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14 octobre 2017 6 14 /10 /octobre /2017 14:58
L'espoir et la miséricorde et le "miracle du soleil"

Source : The Catholic Worl Report, Hope and mercy and the “Miracle of the Sun”,

 

"A la fin, mon Coeur Immaculé triomphera", a promis Notre-Dame à Fatima il y a 100 ans.

 

Dans un monde en proie à une guerre qui laisserait la civilisation occidentale en ruines et au début d'un siècle où la place de Dieu dans la société serait rejetée avec témérité et assurance, un message du Ciel parvint à la petite ville inconnue de Fatima . Il y a cent ans, au cœur même de la nature, trois petits enfants qui paissaient paisiblement les moutons de leur famille dans les champs, la Mère de Dieu a livré un message dont nous avions grandement besoin pour notre temps.

Le 13ème jour du mois de mai à octobre 1917, la Sainte Vierge Marie apparut à Lucie, Francisco et Jacinthe, qui avaient dix, neuf et sept ans. Grâce à ces humbles et simples enfants, le Ciel a fourni à la Terre un avertissement des dangers à venir qui pourraient conduire à la destruction du monde et à la ruine d'innombrables âmes. Dans un secret prophétique, la Vierge a donné aux enfants une vision effrayante de l'Enfer et a prédit l'avènement de la Seconde Guerre mondiale, l'avènement de la Russie communiste et la persécution de l'Église. Pour sortir le monde de cette voie ruineuse et instaurer une paix durable, elle a demandé que le chapelet soit prié chaque jour pour des actes de pénitence et pour la consécration de la Russie à son Cœur Immaculé. Avec ces avertissements terribles et ces demandes pressantes, la Mère de Dieu a également donné une promesse d'espérance: "Au bout du compte, mon Coeur Immaculé triomphera."

Tout cela a été rapporté par les enfants bergers. Le message de Fatima - sans propagande ni publicité - s'est propagé par le bouche à oreille et a franchi les frontières du Portugal. Le flux irrésistible de pèlerins a augmenté de plus en plus en réponse à ce message d'espoir. Lors de la dernière apparition, le 13 octobre 1917, une foule de 70 000 personnes se sont rassemblées à la Cova da Iria, où Notre Dame était apparue aux enfants. Elle a promis un grand miracle ce jour-là afin que tout le monde croirait. Alors que les foules levaient les yeux au ciel dans la prière, elles assistaient au miracle promis, confirmant tout ce que les enfants avaient dit. Ils ont vu le soleil danser.

Dans la Cova étaient rassemblés les dévots, les curieux et les moqueurs, ainsi que des journalistes cherchant à démasquer ce qu'ils considéraient comme un canular. La journée était terriblement sombre, une allégorie pour un monde plongé dans la guerre et perdant son chemin. Tout le monde était trempé, avait de la boue à ses pieds et était glacé à cause des torrents de pluie qui tombaient toute la nuit et jusqu'au moment de l'apparition de la Vierge.

Les enfants ont vu le flash de lumière et Notre-Dame est apparue sur le chêne vert, comme elle l'avait fait lors des précédentes apparitions. Lucie a commencé sa conversation avec la sainte Vierge avec sa question habituelle: "Que veux-tu de moi?" Notre Dame a répondu: "Je veux construire une chapelle ici en mon honneur. Je suis la Dame du Rosaire. Continuez toujours à prier le chapelet tous les jours. La guerre va se terminer et les soldats vont bientôt rentrer chez eux." Lucia a alors présenté à Notre-Dame des pétitions au nom des autres: "J'ai beaucoup de choses à vous demander : guérir des malades et convertir des pécheurs." La réponse était simple et directe: "Certains, oui; d'autres, non. Les gens doivent amender leurs vies et demander pardon pour leurs péchés." Puis, de plus en plus triste, la Madone a dit :"Ils ne doivent plus offenser Notre Seigneur, car il est déjà trop offensé." Lucie demanda enfin : "Voulez-vous quelque chose de plus ? "Rien de plus," fut la réponse.

Comme la Mère de Dieu a pris congé des enfants, elle a ouvert ses mains, libérant un flot de lumière vers le ciel, éclairant le soleil lui-même. Lucia cria à haute voix: "Là elle va; là elle va!" et a attiré l'attention de tout le monde au soleil. En ce moment, les nuages ​​se séparèrent rapidement et les enfants virent la Sainte Famille avec Saint Joseph tenant l'Enfant Jésus sur un bras. Ensemble, ils ont béni le monde en traçant le signe de la croix avec leurs mains. Cette vision a alors disparu et Marie est apparue comme la Mère des Douleurs avec le Christ souffrant qui a béni le monde en traçant le signe de la Croix. Cette vision a également disparu, et a été suivie par la Sainte Vierge comme Notre-Dame du Mont Carmel, tenant son Divin Fils.

C'est ce que les enfants ont vu. La foule cependant, ne pouvait voir que le soleil brillant perçant à travers le ciel, qui avait dégagé si brusquement. Ensuite, ils ont vu ce que le soleil a fait.

La pluie a cessé et le soleil brillant a pu être regardé directement sans aucune perturbation douloureuse pour les yeux. Un témoin du miracle, Mary Allen, a déclaré : "Soudain, les pluies ont cessé, les nuages ​​se sont séparés et j'ai vu un grand soleil, plus brillant que le soleil, mais je pouvais le regarder sans me blesser les yeux comme s'il s'agissait de la lune" (cité dans Fatima pour aujourd'hui: le message d'espoir marial urgent par le père Andrew Apostoli, CFR).

Puis le soleil se mit à danser, tourbillonnant violemment dans le ciel, projetant des courants de lumière qui coloraient les objets sur le sol. Le soleil semblait alors se détacher du ciel et s'effondrer sur la Terre. Un autre témoin, Maria Carreira, a rappelé : "Cela ressemblait à une roue de feu qui allait tomber sur les gens. Ils ont commencé à crier : "Nous serons tous tués ! D'autres ont appelé à la Vierge pour les sauver. Ils récitaient des actes de contrition. Une femme a commencé à confesser ses péchés à haute voix, annonçant qu'elle avait fait ceci et cela..." (cité dans Fatima for Today ). Le soleil a ensuite remonté à son endroit normal dans le ciel, laissant tout instantanément sec, de la saleté sur le sol aux vêtements sur le dos du peuple. Le spectacle entier a duré environ 10 minutes.

Tous les témoins n'étaient pas des croyants consentants. Beaucoup étaient sceptiques, et certains étaient même déclarés ennemis de l'Église.

 

Le livre de John M. Haffert, "Rencontrez les témoins du miracle du soleil", raconte l'histoire de Mario Godinho. Mario était un sceptique. Il était membre d'une famille portugaise distinguée qui travaillait comme ingénieur et vivait à 18 milles de Fatima. Mario a possédé l'une des rares voitures dans la région, et a succombé au harcèlement de sa pieuse mère pour la conduire à la Cova da Iria pour l'apparition de juin. Au cours des six mois, les apparitions ont eu lieu, il a rencontré les trois enfants et a pu leur poser de nombreuses questions. Il a même pris la première photo des petits visionnaires. Mais contrairement à sa mère, il ne croyait pas. Il a quitté chaque rencontre déçu (peut-être à leur simplicité) et n'a même pas pris la peine de sortir de sa voiture le 13 octobre, quand sa mère l'a harcelé pour l'amener à la Cova pour le miracle promis. Désireux d'éviter la foule immense et la pluie, il resta assis dans sa voiture sur une route éloignée de la Cova. Après avoir entendu les cris de la foule, il est sorti de sa voiture et a rendu compte du soleil dansant semblable à celui mentionné ci-dessus, concluant par les mots simples : "J'ai vu ce soleil comme je ne l'ai jamais revu." Il ajouta en note que sa mère était capable de prendre deux feuilles du chêne vert de Notre-Dame, qui avait encore des gouttes de graisse de bougie dans les bougies allumées par les trois enfants. Il envoya une de ces feuilles au Saint-Père à Rome et l'autre dans son portefeuille pour le reste de sa vie comme signe de sa foi restaurée.

 

Deux journaux importants du Portugal à l'époque étaient O Seculo ("Le siècle") et Diario de Noticias ("Le Quotidien Nouvelles"). Ils étaient pro-gouvernementaux, anticléricaux et avaient une large diffusion qui comprenait Lisbonne. Du 13 au 17 octobre 1917, ces journaux ont enregistré les récits de témoins oculaires des rédacteurs et des journalistes qui avaient été à Fatima et ont été témoins du "miracle du soleil". Les reporters envoyés à Fatima s'attendaient à être dispersés par les soldats du gouvernement anticlérical ou, mieux encore, voir les foules répudiant les trois petits enfants parce que le miracle promis ne se serait pas réalisé. Dario de Noticias fut obligé de publier le récit suivant : "... Alors le soleil argenté, encore enveloppé dans cette lumière grisâtre, commença à tourner et à errer dans le cercle des nuages ​​reculés! Les gens ont crié d'une seule voix. Des milliers, transportés par l'extase, tombèrent à genoux sur le sol boueux... " (Haffert, page 74).

 

Avelino da Almeida était le rédacteur en chef d' O Seculo. Il était aussi un franc-maçon et antagoniste envers l'Église catholique. Le matin même du miracle, il a publié un article critique sur le rassemblement à Fatima et a remis en question l'état d'esprit de nombreux qui sont venus à la Cova. Il a également suggéré que le clergé et les intérêts commerciaux favorisaient le spectacle purement pour le bénéfice financier. Le lendemain, il rapporta ceci: "... on voyait l'immense foule se tourner vers le soleil, qui semblait libre des nuages ​​et de son zénith. Il ressemblait à une plaque d'argent terne, et il était possible de la regarder sans la moindre gêne. C'était peut-être une éclipse qui se passait ... Les gens ont alors commencé à se demander ce qu'ils avaient vu. La grande majorité a admis avoir vu le tremblement et la danse du soleil" (Apostoli, page 132). Il dira plus tard que le rationalisme des non-croyants a subi un "coup redoutable" par tout ce qui s'est passé ce jour-là (Haffert, page 75).

 

Tous les témoins n'étaient pas à Fatima non plus. Le grand miracle a été vu par beaucoup de gens des villes et villages voisins jusqu'à 25 milles. Ces témoins lointains dissipent les théories de l'hallucination de masse ou de la suggestion résultant de l'émotion accrue de l'attente.

 

Et avec ce grand miracle, les apparitions de Fatima avaient pris fin.

 

Treize ans après le "miracle du soleil", le 14 avril 1930, l'Église a donné sa décision après la nomination d'une commission chargée d'enquêter sur les événements de Fatima. L'Église a déclaré les visions des trois petits enfants bergers dignes de foi. En ce qui concerne le "miracle du soleil", la commission a déclaré: "Le phénomène solaire du treize octobre 1917, décrit dans la presse de l'époque, a été très merveilleux et a donné la plus grande impression à ceux qui ont eu le bonheur de en témoigner ... Ce phénomène, qu'aucun observatoire astronomique n'a enregistré et qui n'était donc pas naturel, a été observé par des personnes de toutes les catégories et de toutes les classes sociales, des croyants et des incroyants, des journalistes des principaux journaux portugais et même par des personnes éloignées. Faits qui annulent toute explication de l'illusion collective" (Haffert, page 100).

 

En 2017, nous vivons dans une société presque totalement sécularisée, où l'homme a oublié Dieu. Mais dans sa miséricorde, Dieu a donné au monde l'espérance dans le Cœur Immaculé de Marie. En écoutant son message qui nous a été donné il y a 100 ans et qui a été remarquablement mis en évidence par le fameux "Miracle du Soleil", retournons à Dieu.

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3 novembre 2016 4 03 /11 /novembre /2016 07:23

Mis à jour le 19/11/2016

Rumeur et phénomènes anormaux ont accompagné l'ouverture du tombeau, une première depuis plus de 200 ans.

 

C'est un mystère qui laisse les scientifiques sans voix. L'histoire se déroule autour du tombeau de Jésus à Jérusalem, à l'occasion de travaux de rénovation de la chapelle qui protège le tombeau, le Saint-Sépulcre pour les chrétiens. Pour la première fois depuis deux siècles, il vient d'être ouvert. Un événement historique et scientifique titre à la une Le Parisien-Aujourd'hui en France qui y consacre une double page. L'opération a été réalisée du 26 au 29 octobre.

 

Des scientifiques en ont profité pour soulever la plaque de marbre qui recouvre le rocher considéré comme le lit funéraire du christ. Ils ont fait des prélèvements et vont étudier la surface d'origine de la pierre. C'est sans précédent.

 

Pour la première fois, grâce aux techniques modernes, la science va peut-être valider si c'est le bon endroit. Ou pas, explique Marie-Armelle Beaulieu, rédactrice en chef de Terre Sainte Magazine. Elle faisait partie des privilégiés qui ont pu voir le rocher lorsque la plaque s'est soulevée. "C'est bouleversant, dit-elle. On est dans le lieu le plus sacré du monde chrétien." Elle s'est senti comme un spationaute qui après 20 ans d'attente est enfin envoyé dans les étoiles.

 

Dans Le Figaro, la professeur de l'université d'Athènes qui dirige le projet raconte que lorsque la dalle de marbre a été retirée, les travaux des scientifiques ont été compliqués par des perturbations électromagnétiques d'une ampleur tout à fait inhabituelle. (1)

 

Des "perturbations électromagnétiques" et "une odeur suave"

 

Dans les colonnes du Figaro, le professeur Antonia Moropoulou, qui dirige les opérations, affirme que les travaux ont été rendus compliqués "par des perturbations électromagnétiques d'une ampleur tout à fait inhabituelle". Ceux-ci ce sont déclenchés lorsque la dalle de marbre a été retirée. "Certains de nos appareils ont même complètement cessé de fonctionné". La scientifique, de l'université nationale technique d'Athènes, n'explique cependant pas les raisons de cette perturbation. (2)

 

Certains des appareils ont même complètement cessé de fonctionner. Et puis le journal rapporte qu'une rumeur s'est rapidement propagée dans la vieille ville de Jérusalem. Une odeur suave aurait instantanément envahi l'espace confiné de la chapelle du Saint-Sépulcre. L'odeur suave du mystère.

La tombe de Jésus vient d'être ouverte, à la faveur de travaux de rénovation. Ces travaux sont financés par les trois principales confessions (Grecs orthodoxes, franciscains et Arméniens) qui gèrent le Saint-Sépulcre. 

En 324, quand l'évêque de Jérusalem a identifié ce tombeau comme étant celui de Jésus, aucun des témoins oculaires de l'époque n'a expliqué comment l'évêque était certain qu'il s'agissait bien du lit funéraire du Christ. Un scientifique britannique suppose qu'il y avait des graffitis dessus. Et au XVIe siècle, des religieux y auraient aperçu des morceaux de fresques. (3)

 

Cette restauration est prévue pour durer huit mois afin d'être terminée pour les fêtes de Pâques de 2017. Elle est menée par des experts grecs avec le soutien de la National Geographic Society. 

Saint Sépulcre : phénomènes anormaux à l'ouverture du tombeau de Jésus

Un cercle de nuages s'est formé dans le ciel et il y a eu dans le ciel un bruit comme des sons de trompettes. Ceci est arrivé à Jérusalem lorsque le marbre du tombeau de Notre Seigneur Jésus-Christ a été ouvert.

Sources

 

(1) Mystère autour de l'ouverture du tombeau de Jésus à Jérusalem, Rtl, publié le 31/10/2016 à 09:32 mis à jour le 01/11/2016 à 16:52

(2) Jésus : ce qu'il faut savoir sur l'ouverture de sa tombe à Jérusalem, RTL , Avec AFP publié le 01/11/2016 à 16:11

(3) Jérusalem : que recèle le tombeau du Christ ?, Le Parisien, Société|Frédéric Mouchon|31 octobre 2016, 7h00 | MAJ : 31 octobre 2016, 9h19

 

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13 mai 2015 3 13 /05 /mai /2015 14:56
Le "miracle de saint Janvier" en présence du pape François

Aucune explication naturelle n’a été trouvée par les scientifiques qui se sont penchés sur cette particularité du sang liquéfié de saint Janvier. La température extérieure, qui peut atteindre plus de 30 degrés en septembre et n’être que de 7 degrés en décembre semble n’avoir aucune influence sur la liquéfaction, qui est soit lente soit rapide. [1]

Le 21 mars 2015, le Pape François a effectué un voyage apostolique à Naples, sa première visite dans une grande ville italienne autre que Rome puisqu'il avait jusqu'à présent privilégié des cités moins peuplées comme Lampedusa, Assise ou encore Campobasso. Au cours de ce déplacement, le Saint-Père s'est rendu à la Cathédrale Notre-Dame de l'Assomption pour vénérer les reliques de saint Janvier (San Gennaro) et rencontrer le clergé local. C'est là que s'est produit un miracle entre les mains du Pape François, un fait extraordinaire constaté par toute l'Assemblée et également retransmis en direct dans le monde entier !

 

Qui est Saint Janvier ?

 

Saint Janvier est né au IIIe siècle à Naples, vers 270 ap.J.-C. Son amour pour le Christ le conduit tout naturellement vers le sacerdoce. Il devient ensuite Evêque de Benevento. Mais à cette époque, suivre le Christ est périlleux, en raison de la grande persécution des chrétiens menée par l'empereur Dioclétien. Animé d'une grande foi, Janvier multiplie les miracles pour donner courage aux chrétiens menacés. Il voit le Christ dans chaque pauvre et dans chaque malade. Ainsi, un jour après avoir célébré la Sainte Messe, il guérit une paralytique et lui offre deux burettes qui lui servaient à célébrer la Messe.

Parce qu'il est devenu trop gênant, le Préfet de la Province le fait comparaître à son tribunal et lui ordonne d'adorer des idoles. Comme Janvier refuse, il est placé sur un bûcher. Mais les flammes ne parviennent pas à le brûler, même ses habits et ses cheveux demeurent intacts. Il est alors fouetté jusqu'au sang et mis en prison avec 6 autres chrétiens. Après un jugement rapide, l'empereur ordonne de le faire tuer. Janvier est alors jeté dans l'amphithéâtre de Pouzzoles pour être donné en pâture aux fauves mais les lions, les tigres et les hyènes, bien qu'affamés, se couchent à ses pieds. Devant ce nouveau miracle, cinq mille spectateurs présents demandent à être baptisés par le saint.

 

Le "miracle de saint Janvier" en présence du pape François

Fou de rage, l'empereur ordonne qu'il soit décapité, le 19 septembre 305. Mais le boureau, un homme pourtant costaud, ne parvient pas à soulever la hâche. Janvier prie pour lui, lui pardonne par avance son geste et le bourreau, ayant retrouvé ses forces, lui coupe la tête et un doigt.

La nuit même, la paralytique guérie pa l'Evêque martyr vient avec deux fioles et les remplit du sang de Janvier. Un aveugle de Pouzzoles à qui Janvier avait rendu la vue récupère la tête et le doigt du martyr et les place dans un coffre qu'il emmène à l'Agro Marciano à Naples; le corps est placé à Pouzzoles, dans la banlieue de Naples. Plus d'un siècle plus tard, le 1er dimanche du mois de mai 432, l'Evêque décide de ramner les reliques de Saint Janvier à Naples, et c'est là que se produit pour la première fois le miracle de la liquéfaction du sang séché de Saint Janvier.

Depuis, les napolitains n'ont jamais omis de prier leur saint. En 1389, une terrible famine sévit; l'Evêque décide alors de porter en procession les reliques de saint Janvier et le sang desséché se liquéfie une fois encore.

Depuis, le miracle de la liquéfaction du sang de Saint Janvier se reproduit habituellement trois fois par an:

- le samedi précédant le premier dimanche de mai, date anniversaire du transfert de la dépouille du Saint de Fuorigrotta dans sa catacombe à Capodimonte, au début du Ve siècle, où le phénomène se produisit pour la première fois;

- le 19 septembre, date anniversaire du martyre de saint Janvier en 305, cérémonie très importante dans la cathédrale de Naples.

- et le 16 décembre, date anniversaire de l'éruption du Vésuve de 1631 qui fit 4000 morts mais épargna la ville de Naples suite à la procession faite par l'Evêque avec les reliques du sang de saint Janvier.

 

En 2015, le miracle se produit pour la première fois en présence d'un Pape

 

Ce 21 mars, le Pape François s'est rendu à la cathédrale de Notre-Dame de l'Assomption à Naples pour vénérer les reliques de saint Janvier et rencontrer le clergé local. Condamnant toute forme d'avidité et de mondanité, le Souverain Pontife a invité à "cultiver l'adoration, l'amour de l'Eglise et le zèle apostolique. L'Eglise n'est pas une ONG, elle détient le plus grand trésor: Jésus. Et sa mission est sa raison d'être est justement d'évangéliser, d'apporter Jésus."

Le "miracle de saint Janvier" en présence du pape François

Le Saint-Père a béni l'Assemblée avec la relique puis a brièvement posé un baiser sur la vitre protégeant le sang.

Extrait de l’émission publiée le 21 mars 2015 sur la chaîne KTOTV - http://www.ktotv.com Le miracle de saint Janvier se renouvelle en présence du pape - 21 mars 2015

Il a alors rendu la relique au Cardinal qui s'est aussitôt exclamé au micro:

"C'est un SIGNE! Ceci est un signe! Saint Janvier aime le Pape, parce que le sang est déjà à moitié liquéfié!"

Très humble, François a alors répondu:

"L'Evêque vient d'annoncer que le sang est à moitié liquéfié. Vous voyez que le Saint nous aime à moitié! Nous devons tous nous convertir un peu plus pour qu'il nous aime davantage."

La foule a applaudi et scandé : "Miracle, Miracle, Miracle!" Et il ne s'agit pas, comme certains l'ont écrit, d'un "demi-miracle" car cela n'existe pas: soit un fait est miraculeux, soit il ne l'est pas. Ce fait extraordinaire a été constaté en direct, non seulement par l'assemblée présente mais aussi dans le monde entier grâce aux nombreux journalistes munis de caméras, venus couvrir en direct la visite pontificale.

Alors que les précédents papes Jean-Paul II et Benoît XVI avaient eux aussi embrassé la religique, le sang ne s'était pas liquéfié. La liquéfaction du sang de Saint Janvier le 21 mars 2015 est donc "unique" et concerne directement le Pape François, puisque c'est la première fois que ce phénomène se produit en présence d'un Souverain Pontife.

Si un précédent a bien été évoqué dans les media avec le Pape Pie IX en 1848, il s'agit toutefois d'un fait non avéré.  Afin d'en avoir la certitude, nous avons directement contacté le Cardinal Sepe [archevêque de Naples, NDLR.], qui nous a mis en relation avec le Père Doriano Vincenzo de Luca, responsable de la communication du diocèse de Naples. Voici la traduction de sa réponse écrite à notre question concernant la venue à Naples du Pape Pie IX :

"En 1848, durant la république romaine, Pie IX fut contraint à l'exil et a été accueilli par les Bourbons. Il est bien venu prier devant l'ampoule contenant le sang de saint Janvier mais il n'y a pas eu de liquéfaction, même si une certaine publicité a ensuite affirmé le conrtraire dans le but de renforcer la position politique du Pape, en faisant passer le prodige présumé comme un signe de bienveillance de la part de Dieu. Le Pape Pie IX a bien offert un calice en or massif mais il s'agissait simplement d'un cadeau papal, et non pas un remerciement pour le prodige qui n'a pas eu lieu et dont on ne trouve aucune trace dans les documents officiels où sont pourtant enregistrés depuis des siècles tous les évènements ayant trait au sang de saint Janvier." [2]

Rencontre du Pape François avec le clergé et les religieux du diocèse, et vénération des reliques de saint Janvier au Duomo, la cathédrale de Naples. Visite pastorale du Pape à Naples. Direct du 21/03/2015.

Explication du miracle par le Père Doriano Vincenzo De Luca, responsable de la communication du diocèse de Naples:

"Ce miracle doit être considéré comme un SIGNE d'une portée universelle: Tout d'abord, il s'agit d'un signe qui unit tout le peuple de Naples. Mais ce signe, cet évènement, a aussi une portée mondiale qui, au-delà de sa signification religieuse concerne les croyants mais aussi les non-croyants: UN SYMBOLE FORT POUR LE MONDE. Pour celui qui a la foi, ce signe peut symboliser la Miséricorde de Dieu, comme l'a rappelé le Pape François. Et il permet de sensibiliser ceux qui n'ont pas la foi, autour d'une valeur liée au fait qu'un martyr, un jeune homme, a sacrifié sa vie pour l'amour de Dieu mais aussi des êtres humains. Aujourd'hui, dans la société sans Dieu dans laquelle nous vivons, chacun de nous ressent le besoin de se raccrocher à des signes, à des symboles, qui nous aident à avancer. Le Pape François, homme de foi, a donné une lecture chrétienne de cet évènement: si le sang ne s'est liquéfié qu'à moitié, cela signifie que nous avons encore à marcher, nous avons encore à nous convertir, nous avons encore besoin de l'aide et de la Miséricorde de Dieu. Ce signe est donc un appel à prendre un engagement et, plus que cela, une invitation individuelle offerte par Dieu à nous retrousser les manches, un appel à chaque personne, croyante ou non, à changer de vie, chacun devant nos responsabilités afin d'apporter notre contribution pour un monde meilleur."

Notes

 

[1] Le "miracle de saint Janvier" en présence du pape François, Zenit.org, 21 mars 2015.

[2] L'Appel du Ciel, N°72, mai 2015 p. 12-14

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26 novembre 2014 3 26 /11 /novembre /2014 23:39

 

 

 

En 2001, François A. tombe malade. Les médecins diagnostiquent une forme atypique de leucémie. 11 ans plus tard, le cancer se généralise. Alors âgé de 55 ans, François A. perd toute autonomie physique et mentale. Les pompes funèbres sont prévenues, il vit ses dernières heures…

 

Le P. Bernard Brien a été ordonné quelques mois plus tôt à l’âge de 65 ans. L’aumônerie de l’hôpital Albert-Chenevier de Créteil, en région parisienne, l’appelle en urgence pour donner les derniers sacrements à François A. Nous sommes le 14 septembre 2012, date anniversaire du P. Brien et du P. Jerzy Popieluszko, prêtre polonais, assassiné en 1984 par le régime communiste de Pologne. Le clerc français invoque alors ce dernier et lui demande la grâce de la guérison pour le malade.

 

Une semaine plus tard, les médecins constatent un recul des cellules cancéreuses. En janvier 2013, la rémission est complète.

 

Comment s’est déroulée cette guérison, à ce jour inexpliquée ? Et qui était le P.Jerzy Popieluszko ? En compagnie du P. Bernard Brien, de Bruno Fanucchi, spécialiste de la Pologne des années 80, et du P. Christian Gawron, recteur du séminaire polonais de Paris, ce reportage répond à ces deux questions.

 

Source: Reinformation.Tv http://reinformation.tv/popieluszko-miracle-creteil/

 

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13 novembre 2013 3 13 /11 /novembre /2013 21:13

Après le typhon Haiyan dimanche 10 novembre qui a fait 10.000 morts, un nouveau tremblement de terre a touché hier les zones sinistrées. Il s'agit d'une réplique du séisme du 15 octobre d'une magnitude de 7,2 qui a fait selon un dernier bilan 172 morts, 22 disparus, déplacé plusieurs dizaines de milliers de personnes, détruit ou endommagé environ 73.000 bâtiments. Les statues de la Vierge Marie sont restées miraculeusement intactes. Une video publiée le 7 novembre sur Gloria-Tv, sans son, apporte des images de ce miracle inexpliqué (en-dessous de l'article vous trouverez deux autres articles traitant de ce sujet de statues de la Vierge Marie retrouvées miraculeusement intactes après des catastrophes naturelles d'une rare intensité) :

 

 

 

gillespio 07/11/2013 11:13:48


Pas de son ,car c'est en tagalog et j'ai eu du mal pour trouver ces images

 

Un puissant séisme, le 15 octobre 2013 a secoué le centre des Philippines. Il a fait 172 morts et 22 disparus dont cinq enfants, selon un dernier bilan provisoire publié vendredi par les autorités.

L’île touristique de Bohol, épicentre du tremblement de terre survenu mardi (15 octobre NdCR.), a payé le plus lourd tribut avec 160 victimes, a annoncé le service de la protection civile de la région.

 

Douze autres personnes ont péri sur d’autres îles.

 

http://www.youtube.com/watch?v=mhpL5d1sQzc

 

Vingt-deux personnes sont par ailleurs portées disparues à Bohol, dont cinq enfants qui jouaient près d’une chute d’eau, a annoncé le chef de la police locale, Dennis Agustin. L’espoir de les retrouver vivants était mince, selon lui...

 

http://www.liberation.fr/monde/2013/10/18/seisme-aux-philippines-le-bilan-s-aggrave-a-172-morts_940507?xtor=rss-450

 

Il s’agit du plus important tremblement de terre dans le pays ces 20 dernières années. Les autorités ont entamé les travaux de réparation dans les zones touchées. La plupart des victimes sont recensées dans la province de Bohol, où se situe l’épicentre du tremblement d’une magnitude de 7,2. Dans la province, 185 personnes au total ont perdu la vie. Plus de 500 autres ont été blessées, selon l’agence nationale de catastrophes. Le séisme a touché plus de 3,5 millions de personnes. Environ 37.000 maisons ont été partiellement ou entièrement détruites

 

http://www.sudinfo.be/839113/article/actualite/l-info-en-continu/2013-10-20/seisme-aux-philippines-le-bilan-grimpe-a-185-morts

 

croix rouge /dons

 

http://www.redcross.org.ph/donate

 

Environ 10 églises ont été détruites, mais les statues de la Vierge Marie sont restées intactes.

 

 

Philippines Earthquake

At the isolated town of Maribojoc, she stands still and unscathed.

A la ville isolée de Maribojoc, elle est toujours debout et indemne.

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No, we are not being punished. We are just being called to rebuild our faith and rebuild stronger churches for God’s people. Mama Mary pray for us. #prayforBohol #bangonBohol

 

Non, nous ne sommes pas punis. Nous sommes simplement appelés à reconstruire notre foi et reconstruire les églises fortes pour le peuple de Dieu. Mère Marie de prier pour nous. # # PrayforBohol bangonBohol

 

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Thousands attend mass in front of church ruins.  

Des milliers assistent à la messe devant des ruines de l'église.

 

https://onrealfemininity.wordpress.com/2013/10/22/modern-miracle-after-the-earthquake/

 

 

 

 

MADONNA STATUE AMID RUBBLE A statue of the Virgin Mary and the Infant Jesus is set at a makeshift altar before a pile of stones that was the 180-year-old Our Lady of Light Church in Loon, Bohol province, a day after a 7.2-magnitude quake destroyed the church. - Inquirer News

UNE STATUE DE LA MADONNE AU MILIEU DES DEBRIS Une statue de la Vierge Marie et l'Enfant Jésus est fixé à un autel improvisé devant un tas de pierres qui était d'une    église de 180 ans Notre Dame de Lumière à Loon, Bohol Province, un jour après le séisme de magnitude 7,2 qui a détruit l'église. - Inquirer Nouvelles

 

http://mrdontmind.blogspot.fr/2013/10/earthquake-aftermath-miracles-of-two.html

 

 

 

Source : http://www.gloria.tv/?media=522704

 

 

 

. Notre-Dame, refuge intact au coeur de la tempête Sandy (31 octobre 2012)

. Séisme des Abruzzes: une statue de la Vierge miraculeusement intacte (20 avril 2009)

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1 novembre 2013 5 01 /11 /novembre /2013 16:29
Σύγχρονος γέροντας ερμηνεύει γιατί δάκρυσε ο Αρχιστράτηγος

 

Une icône de St Michel Archange pleure à Rhodes, dans l'église du cimetière de Ialyssos. Ce fait se serait déroulé samedi matin, 26 octobre 2013, à Ialyssos en Grèce. L'évêque de Rhodes aurait été appelé. A sa demande, l'icône aurait été placée à l'entrée de l'église de la Vierge Marie pour qu'elle soit vénérée.


 

 

 

Source : http://tvkosmos.gr/article.asp?newsid=2052045#.UnPIz1N_s3t via http://www.gloria.tv/?media=519432

 

 

http://upload.wikimedia.org/wikipedia/commons/thumb/9/9d/Saint_michel_terrassant_le_dragon_by_francisque_duret.jpg/400px-Saint_michel_terrassant_le_dragon_by_francisque_duret.jpg

Saint Michel terrassant le dragon (le Diable) par Francisque Duret, Fontaine Saint-Michel de Paris

 

. Les Saints Archanges Michel, Gabriel, Raphaël - Fête

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4 septembre 2013 3 04 /09 /septembre /2013 09:56

 

3/9/2013 : Alors qu’il avait à peine 17 ans, le jeune américain Peter Srsich souffrait d’un cancer agressif. La radiographie de sa poitrine montrait une tumeur de 11 cm et selon les médecins, on était en présence d’un lymphome non hodgkinien au quatrième stade.

Au cours d’une audience, en mai 2012, le jeune Peter a pu rencontrer le Pape Benoît XVI et lui raconter son histoire.

Le malade se souvient que le Souverain Pontife l’a écouté, l’a bénit et a posé sa main exactement là où était la tumeur alors que personne ne lui avait précisé à quel niveau elle se situait.

Un an plus tard, Peter Srsich est guéri.

Aujourd’hui il étudie à la « Regis University » de Denver avec l’espoir d’être ordonné prêtre.

 

Source : Katnet.

via http://www.proliturgia.org/

 

Add. Christ-Roi 4 septembre 2013, 19h14. Deux autres sources.

 

Une en italien : http://www.lastampa.it/2013/09/03/blogs/san-pietro-e-dintorni/miracolo-di-benedetto-qAa01aGgeP32G4OwepZ9lO/pagina.html

via http://www.leforumcatholique.org/message.php?num=730704

et une en anglais : http://www.ksdk.com/news/article/362557/28/Pope-Benedict-XVI-saved-boy-from-cancer-says-family-

 

 

Family credits Pope Benedict XVI with saving boy from cancer

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12 juillet 2013 5 12 /07 /juillet /2013 14:17

BrésilLe nouveau-né déclaré mort avait été laissé au pied de l’autel d’une église de Londrina, au Brésil. Il «ressuscite».

 

  • Les miracles existent. La petite Yasmin Gomes, déclarée morte mardi juste après sa naissance, est subitement revenue à la vie après trois heures passées au pied de l’autel d’une église de Londrina, au Brésil.
  • Chargée de s’occuper de la petite, une infirmière n’a pas voulu amener le petit corps directement à la morgue, explique le site globo.com. Elle a alors placé le bébé dans un cercueil, qui a été déposé devant l’autel de la chapelle de l’hôpital.
  • http://upload.wikimedia.org/wikipedia/commons/thumb/0/02/Brasao_Londrina_Parana_Brasil.svg/65px-Brasao_Londrina_Parana_Brasil.svg.pngQuand la grand-mère du nouveau-né s’y est rendue avec des employés des pompes funèbres, l'impensable a eu lieu. La petite a commencé à donner des coups de pieds et à pleurer. «Au début, on ne pouvait pas y croire, nous ne pouvions pas penser que quelque chose du genre pouvait arriver. Puis, nous avons vu que Yasmin respirait. C’était un véritable miracle», a raconté la grand-mère.
  • «Je peux vous assurer que la petite était morte, bien morte. Je l'ai vu de mes propres yeux», a précisé l’infirmière.
  • L’état de santé de Yasmin reste néanmoins grave. Elle est hospitalisée dans le département de thérapie intensive de l’hôpital de Londrina.

  • Source: http://www.20min.ch/ro/news/insolite/story/Declare-mort--un-bebe--ressuscite--19599378
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2 juillet 2013 2 02 /07 /juillet /2013 21:01

 

La Congrégation pour la cause des saints a attribué aujourd'hui un second miracle au pape Jean Paul II, décédé en avril 2005, une étape indispensable pour qu'il soit proclamé saint.

 

Selon plusieurs médias italiens, la Congrégation pour la cause des saints a attribué mardi un second miracle au pape Jean Paul II, décédé en avril 2005, une découverte qui pourrait lui permettre d'être proclamé saint. La cérémonie du canonisation du pape polonais pourrait dès lors se tenir en décembre prochain, selon l'agence de presse Ansa. Mais avant cela, la reconnaissance du second miracle attribué à Jean Paul II doit être confirmée par le pape François. Une étape importante puisque qu'une personne ne peut être canonisée - proclamée "sainte" par l'Eglise - que si deux miracles au moins lui sont attribués.

 

La Congrégation pour la cause des saints, qui rassemble des cardinaux et des évêques, a jugé que l'intercession de Jean Paul II était à l'origine de la guérison le 1er mai 2011, cinq ans et sept mois après la mort du pape, d'une Costa Ricienne atteinte d'une maladie incurable.

 

Le premier miracle attribué à Jean Paul II était la guérison d'une religieuse française, Marie Simon-Pierre Normand, atteinte de la maladie de Parkinson. Ce premier miracle a valu au défunt pape d'être béatifié - déclaré "bienheureux" - le 1er mai 2011.

 

Source: http://lci.tf1.fr/france/societe/jean-paul-ii-pourrait-etre-canonise-fin-2013-8088528.html

 

Soeur Marie-Simon-Pierre livre le récit de sa guérison miraculeuse. Le 17 janv. 2011 à 20h00 

 

 

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21 juin 2013 5 21 /06 /juin /2013 12:54

Lu ici (via) :

"En 1996, lorsque le pape François était évêque auxiliaire du Cardinal Quarracino à Buenos Aires, un miracle eucharistique notoire eut lieu. C'est le pape actuel qui demanda lui-même à ce qu'il soit photographié et qui examina ce fait. Les résultats sont stupéfiants.

Le 18 août 1996, à 19h, le père Alejandro Pezet célébrait la messe dans l'église qui se trouve dans le centre commercial de la ville. Alors qu'il finissait de donner la Sainte Communion, une femme vint lui dire qu'elle avait trouvé une hostie dont on s'était débarrassé au fond de l'église. En allant à l'endroit indiqué, le P. Alejandro vit l'hostie souillée. Comme il ne pouvait pas la consommer, il la plaça dans un petit récipient d'eau qu'il rangea dans le tabernacle de la chapelle du Saint Sacrement.

ELe lundi 26 août, ouvrant le tabernacle, il vit à sa grande stupéfaction que l'Hostie était devenue une substance sanglante. Il en informa Mgr Jorge Bergoglio qui donna des instructions afin que l'Hostie soit photographiée de façon professionnelle. Les photos, prises le 6 septembre, montrent clairement que l'Hostie, qui était devenue un fragment de chair sanglante, avait beaucoup grossi en taille. Pendant plusieurs années l'Hostie demeura dans le tabernacle, toute l'affaire étant gardée secrète. Comme l'Hostie ne souffrait d'aucune décomposition visible, Mgr Bergoglio décida de la faire analyser scientifiquement.

Le 5 octobre 1999, en la présence des représentants de Mgr Bergoglio devenu archevêque, le Dr Castanon préleva un échantillon du fragment sanglant et l'envoya à New York pour analyse. Comme il ne voulait pas influencer les résultats de l'examen, il décida de cacher à l'équipe de scientifiques l'origine de l'échantillon. L'un de ces scientifiques était le réputé cardiologue et pathologiste médico-légal, le Dr Frederic Zugiba. Il détermina que la substance analysée était de la véritable chair et du vrai sang contenant de l'ADN humain. Il déclara que :

« la matière analysée est un fragment du muscle du cœur qui se trouve dans la paroi du ventricule gauche, près des valves. Ce muscle est responsable de la contraction du cœur. On doit se rappeler que le ventricule gauche du cœur agit comme une pompe qui envoie le sang à travers tout le corps. Le muscle cardiaque est dans un état d'inflammation et contient un nombre important de globules blancs. Ceci indique que le cœur était vivant au moment où l'échantillon a été prélevé. J'affirme que le cœur était vivant étant donné que les globules blancs meurent en dehors d'un organisme vivant. Ils ont besoin d'un organisme vivant pour les maintenir. Donc, leur présence indique que le cœur était vivant quand l'échantillon a été prélevé. Par ailleurs, ces globules blancs avaient pénétré les tissus, ce qui indique d'autant plus que le cœur avait été soumis à un stress intense, comme si son propriétaire avait été battu sévèrement au niveau de la poitrine. »

Deux Australiens, le journaliste Mike Willesee et le juriste Ron Tesoriero, furent les témoins de ces tests. Connaissant l'origine de l'échantillon, ils étaient sidérés par la déclaration du Dr Zugiba. Mike Willesee demanda au scientifique combien de temps les globules blancs auraient pu rester vivants s'ils provenaient de tissus humains conservés dans de l'eau. Le Dr Zugiba lui répondit qu'ils auraient cessé d'exister au bout de quelques minutes. Le journaliste révéla alors au docteur que la substance d'où provenait l'échantillon avait d'abord été conservée dans de l'eau ordinaire pendant un mois et qu'ensuite, pendant trois ans, elle avait été conservée dans un récipient d'eau déminéralisée, et c'est seulement après ce temps qu'un échantillon avait été prélevé pour analyse. Le Dr Zugiba était très embarrassé pour prendre ce fait en considération. Il déclara qu'il n'y avait aucun moyen d'expliquer ce fait scientifiquement. Aussi le Dr Zugiba demanda-t-il :

« Vous devez m'expliquer une chose : si cet échantillon provient d'une personne morte, alors comment se peut-il que pendant que je l'examinais, les cellules de l'échantillon étaient en mouvement et pulsaient ? Si ce cœur provient de quelqu'un qui est mort en 1996, comment peut-il être toujours en vie ? »

Alors seulement Mike Willesee révéla au Dr Zugiba que l'échantillon analysé provenait d'une Hostie consacrée (du pain blanc sans levain) qui s'était mystérieusement transformée en de la chair humaine sanglante. Ahuri par cette information, le Dr Zugiba répondit :

« Comment et pourquoi une Hostie consacrée peut changer son caractère et devenir de la chair et du sang humains vivants, cela restera un inexplicable mystère pour la science - un mystère totalement au-delà de sa compétence. »

Ensuite le Dr Ricardo Castanon Gomez prit des dispositions pour que les rapports du laboratoire établis à la suite du miracle de Buenos Aires soient comparés à ceux élaborés après le miracle de Lanciano, encore une fois sans révéler l'origine des échantillons de test. Les experts qui procédèrent à cette comparaison conclurent que les deux rapports des laboratoires avaient analysé des échantillons de tests provenant de la même personne. Ils signalèrent encore que les deux échantillons révélaient un sang de type « AB » positif. Ce sang porte les caractéristiques d'un homme qui est né et qui a vécu au Moyen Orient.

Seule la foi dans l'extraordinaire action de Dieu donne la réponse raisonnable ! Dieu veut que nous soyons conscients qu'Il est vraiment présent dans le mystère de l'Eucharistie. Le miracle eucharistique de Buenos Aires est un signe extraordinaire attesté par la science. A travers lui Jésus désire réveiller en nous une foi vivante en Sa Présence Réelle dans l'Eucharistie, réelle et non pas symbolique. C'est seulement avec les yeux de la foi et non pas avec nos yeux humains, que nous Le voyons sous l'apparence du pain et du vin consacrés. Dans l'Eucharistie Jésus nous voit et nous aime et désire nous sauver."



Source: http://lesalonbeige.blogs.com/my_weblog/2013/06/miracle-eucharistique-%C3%A0-buenos-aires.html

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14 juin 2013 5 14 /06 /juin /2013 08:20

Au Sri Lanka, un groupe a attaqué l'église catholique de Saint-François-Xavier dans l'archidiocèse de Colombo. Les vandales ont détruit une statue de la Vierge, puis ils ont enlevé le tabernacle de l'autel et essayé de mettre le feu à l'Eucharistie.


Bien que le tabernacle (meuble qui abrite le ciboire contenant les hosties consacrées au cours de la messe) ait été retrouvé complètement imbibé de kérosène, les hosties consacrées n'ont pas pris feu et sont restées intact.

 

Source: http://www.avvenire.it/Mondo/Pagine/bangladesh-profanata-chiesa-cattolica.aspx via http://lesalonbeige.blogs.com/my_weblog/2013/06/ils-br%C3%BBlent-le-tabernacle-mais-les-hosties-restent-intactes.html

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11 juin 2013 2 11 /06 /juin /2013 18:57

Exhumation du corps de Padre Pio (1887-1968)

 

Mars 2008, Padre Pio est déterré à l'occasion du 40e anniversaire de sa mort : son corps est en parfait état. La décomposition et la putréfaction du corps est quelque chose qui commence immédiatement après le décès. Pour Padre Pio, aucun embaumement à sa mort n'eut lieu, c'est une conservation naturelle, on a un corps qui est non corrompu. Son corps dégage une odeur très agréable tantôt florale tantôt une odeur d'épices. Il arrive encore que ce corps ce mette à saigner lorsqu'on le pique ou lorsqu'on le coupe. Les médecins n'ont pas d'explication et ont là "quelque chose qui dépasse l'entendement et les limites" de leurs connaissances.

 

Des son vivant, le Padre Pio eut des plaies aux mains et aux pieds, stigmates rappelant la Passion et la Crucifixion du Christ.

 

Autre cas de corps de saints de l'Eglise catholique non-corrompus : celui du saint Curé d'Ars, Saint Jean-Marie Vianney († 1859), celui de Sainte Catherine Labouré ( 1876), celui de sainte Roseline ( 1329), celui de Sainte Bernadette Soubirous ( 1879).

 

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13 février 2013 3 13 /02 /février /2013 23:59

Jeanne Frétel a été guérie à Lourdes le 8 octobre 1948. Comme l'éclair, ses organes internes manquant réapparaissent.

 

 

 

La guérison miraculeuse de Jeanne Frétel a été officiellement reconnue par l'Eglise le 8 décembre 1949. Depuis sa guérison miraculeuse, elle témoigne inlassablement et conserve, à 80 ans, un souvenir intact de son miracle.
Dans l'émission "Ciel mon mardi", elle est interrogée en 1990 par Christophe Dechavanne. Le père Rogue, Dominicain, analyse la nature de son miracle : "Une matière, un organe manquant a réapparu comme l'éclair".
Jeanne Frétel, guérie miraculeusement le 8-octobre 1948 à Lourdes, a ses habitudes lorsqu'elle pose ses valises en la cité mariale. Elle séjourne à l'hôtel Saint-Savin, rue des Pyrénées. Ici, Christiane et Benoît Togni, les propriétaires, lui lancent des chaleureux «Mamie». Sur Jeanne — elle a prononcé ses voeux d'ermite bénédictine, le 15 août 1952, entre les mains de Mgr-Théas, alors évêque de Lourdes — prend goût à ce jeu de la spontanéité.
Aussi, âgée de 80 ans, lorsque les journalistes l'interrogent, elle accepte et fait participer sa «famille». «Christiane, propose-t-elle à la propriétaire de l'hôtel, asseyez-vous à côté de moi, ma chérie. Vous n'êtes pas gênante.»
Onze ans d'hôpital
Jeanne Frétel est une drôle de miraculée. Après onze ans d'hôpital, treize opérations, cette enfant de Bretagne (elle est originaire d'un petit bourg à côté du Mont-Saint-Michel) arrive à Lourdes âgée de 34-ans, dans le coma. Inconsciente depuis trois mois et huit jours, Jeanne Frétel reçoit l'hostie, après qu'un prêtre lui eut ouvert la bouche à l'aide d'une cuillère.
«En refermant la bouche, dit-elle, j'ai ouvert les yeux et j'ai demandé où j'étais. Comme j'étais dans le coma, je ne savais pas que j'étais à Lourdes. Pendant la communion, un prêtre a vu un sang noir couler de mon nez et de ma bouche. Les gens pensaient que j'étais en train de mourir. Lorsque, ensuite, le prêtre est revenu vers mois, après la communion, j'ai demandé à aller vers la grotte. On m'a emmenée tout de suite. Là, j'ai eu l'impression que quelqu'un me prenait sous les bras pour m'asseoir. Je me suis tournée, mais il n'y avait personne. Je me demandais si je n'étais pas folle.»
Boulimie
Ayant reçu, pendant son coma, une alimentation par perfusion, Jeanne Frétel a ensuite été prise d'une boulimie incontrôlable. A la grotte, on a le souvenir de ce petit bout de femme qui dévorait avec un appétit d'ogre tous les plateaux repas. «Vous pensez que je ne demandais pas si quelqu'un en voulait... non, non, tout était pour moi.»
Fardeau
Pour cette religieuse, qui vit recluse dans son appartement parisien depuis trente ans et s'efforce de ne parler avec personne sauf pour témoigner, un «miracle est un très gros fardeau».
«Qui est si difficile à porter, ajoute-t-elle. Je ne sors de chez moi que pour acheter à manger. Mais je témoigne plus que jamais, malgré ma solitude. Et je réponds toujours aux gens qui veulent me parler.» Néanmoins, depuis son miracle, un sentiment de culpabilité taraude son esprit tranquille.
«C'est encore incroyable pour moi. J'en suis encore à me demander ce qu'il m'est arrivée. Pourquoi moi plutôt qu'un autre. Vous savez, une guérison se passe tout simplement. C'est simple et c'est grand. C'est une guérison non méritée et non demandée.»
Double vie
Depuis 1948, Jeanne se dévoue invariablement pour le pèlerinage du Rosaire et vient également pendant le National, en qualité d'hospitalière. La double vie de Jeanne dépasse — croyance ou pas — l'entendement.
Quand on l'a mise dans le train, en 1948, pour venir à Lourdes, son médecin avait même prévu le cercueil, pensant qu'elle n'en reviendrait jamais.

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7 décembre 2012 5 07 /12 /décembre /2012 21:18

http://www.salve-regina.com/images/thumb/5/5f/Vierge_marie_qui_defait_les_noeuds.png/180px-Vierge_marie_qui_defait_les_noeuds.pngUne statue de la Vierge Marie pleurant des larmes de sang depuis le 3 décembre 2012 attire la foule dans la localité de Salto Grande, en Argentine.  

 

L’archevêque de Rosario, dont dépend la région, a demandé aux fidèles de garder prudence et circonspection face à ce prétendu fait extraordinaire. Selon le quotidien "La Capital" de Rosario une première analyse permet d’affirmer avec 99,6% de certitude qu’il s’agit bien de sang.

 

La statue de la Vierge "qui défait les noeuds" se trouvait depuis quelques mois dans le hall d’accueil du centre de santé de Salto Grando quand le 3 décembre vers 20 heures, un employé de l’hôpital a constaté qu’elle exsudait un liquide rouge. La statue haute d’environ 50 cm avait été offerte à l’hôpital et bénite en août dernier. Elle est restée emballée sous son plastique d’origine. Depuis le matin du 4 décembre, des centaines de fidèles font la queue pour passer devant elle.

 

"J’étais chez mes parents à Arroyo Seco, quand j’ai reçu sur mon téléphone portable une photo de la statue qui saignait", a expliqué l’abbé David Rogani, curé de la paroisse. "J’ai constaté qu’il y bien une émanation rouge, mais nous ne pouvons pas dire si c’est du sang. Et il est trop tôt pour parler d’une manifestation surnaturelle." Face à l’émerveillement et la curiosité des 2’300 habitants du village, situé à 55 kilomètres de Rosario, l’archevêque José Luis Mollaghan a appelé à la prudence.

 

Source, suite et photo : http://www.kipa-apic.ch/index.php?PHPSESSID=v8nqlap2dh7qna3rk2c1paugn3&pw=&na=0,0,0,0,f&ki=237933

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31 octobre 2012 3 31 /10 /octobre /2012 07:26

 

"Ad te suspiramus, gementes et flentes in hac lacrimarum valle."

Traduction : "Vers toi nous soupirons, gémissant et pleurant dans cette vallée de larmes"


Sandyvd

 

Alors que tout atour les maisons ont été balayées, les murs arrachés, une statue de Notre-Dame, est retrouvée intacte au coeur de Sandy, quelque part aux Etats-Unis.

 

(Source: http://lesalonbeige.blogs.com/my_weblog/2012/10/ad-te-suspiramus-gementes-et-flentes-in-hac-lacrimarum-valle.html )

 

Selon des chiffres provisoires, la tempête Sandy aux Etats-Unis a fait 50 morts dans le pays, dont 18 dans la ville de New York. Lors de son passage dans les Caraïbes, la tempête avait déjà tué 70 personnes.

 

(Source: http://www.lepoint.fr/monde/sandy-les-etats-unis-dressent-le-bilan-31-10-2012-1523212_24.php )

 

Dans l'histoire, de nombreux cas ont pu être observés de statues de la Vierge miraculeusement conservées,  suite à une catastrophe naturelle, une profanation ou une dévastation. Exemples :

 

http://www.lefigaro.fr/medias/2009/04/17/20090417PHOWWW00146.jpgEn avril 2009, après un séisme qui frappa les Abruzzes en Italie, une statue de la Vierge fut retrouvée miraculeusement intacte, cachée sous les gravats de l’église de Paganic.


Au Sri Lanka, en janvier 2005, la statue de "Notre-Dame de Matara", une Vierge à l'Enfant-Jésus a été miraculeusement épargnée par les raz-de-marée dévastateurs qui ont noyé les rivages de l'océan Indien. La statue, emportée par une vague, fut retrouvée à quelques centaines de mètres de son abri, dans l'arrière-cour d'un habitant bouddhiste qui la rendit à l'église. Depuis, les quelque 200 catholiques du village, dont 18 ont péri dans le cataclysme, croient que la statue, emportée par la première vague, a retenu les eaux dix à quinze minutes avant le deuxième assaut de l'océan, suffisamment longtemps pour que la population puisse fuir. "Son sens de la solidarité l'a poussée à rentrer dans la même lutte que menait la population, avec Jésus, puis elle est revenue parmi nous", disent-ils. La statue n’en est pas à son premier sauvetage. En 1907, elle était retrouvée par des pêcheurs sri lankais qui n'ont pas réussi à déterminer sa provenance. Elle était alors en piètre état et l'évêque de Galle, ville dont dépend Matara, l'a envoyée dans son pays, la Belgique, pour y subir des réparations. Mais le navire qui devait la transporter au retour fit naufrage. En fait, deux semaines plus tard, la Vierge était réapparue dans un colis qu'un autre bateau avait par erreur pris à son bord. Le 8 septembre de chaque année deux cent mille fidèles viennent en pèlerinage à "Notre Dame de Matara ». (source : presse - information : archevêché de Colombo, InfoCatho ).

 

 Autres cas de statues de la Vierge miraculeusement conservées.

 

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- Séisme des Abruzzes: une statue de la Vierge miraculeusement intacte

- Espagne : La statue de la Vierge de Lépante retrouvée

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24 août 2012 5 24 /08 /août /2012 15:53

Anne Bernet raconte le renouveau spirituel extraordinaire en France au XIXe siècle, le contexte politique extrêmement agité.

 

 

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