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24 août 2008 7 24 /08 /août /2008 13:46

Mes bien chers frères,


Nous sommes ici pour accomplir le vœu du roi Louis XIII. On pourrait dire que plus que jamais il nous faut essayer d’accomplir ce vœu pas seulement par une procession, pas seulement lors d’une acclamation de la T. S. Vierge Marie par laquelle nous la reconnaissons comme notre reine et notre mère, mais en la faisant entrer vraiment dans nos vies personnelles, familiales et sociales. Plus que jamais nous devons vivre dans cette intimité avec la T.S. Vierge Marie, plus que jamais nous avons besoin de son patronage, de sa protection.

Car nous vivons des temps très spéciaux. Si vous voulez, nous pouvons risquer ce mot : nous vivons des temps apocalyptiques, non pas pour nous complaire dans le fantastique, mais tout simplement parce que ce que nous vivons correspond à ce qui est décrit dans ce livre de l’Ecriture Sainte qu’est l’Apocalypse

...
ce que nous vivons - au niveau de la société humaine et de l’Eglise – n’est pas normal, sort complètement de l’habituel et de l’ordinaire. Nous sommes vraiment dans une période où tout est bouleversé, où on attaque jusqu’aux principes les plus profonds. C’est une période invraisemblable. On voudrait pouvoir dire que cela ne peut pas être, que cela ne doit pas exister. Cependant c’est ce que nous vivons, c’est une réalité ! Et on n’a pas le droit de faire jouer la foi contre la réalité. Si c’est réel, c’est réel ! Nous avons les promesses de Notre-Seigneur : « Les portes de l’enfer ne prévaudront pas contre l’Eglise » (Mat., XVI,18). Notre-Seigneur est la Vérité, cette parole est et reste vraie. Cependant lorsqu’on en regarde l’application concrète, on a vraiment envie de dire que les théologiens d’après Vatican I – le concile où a été affirmée avec une telle solennité la primauté papale, l’infaillibilité du souverain pontife -, que ces auteurs auraient certainement considéré comme impossible, inconcevable ce que nous vivons.

Le message de Notre Dame à La Salette

Il est très intéressant de se rappeler que Notre Dame, à La Salette, a annoncé une époque terrible pour l’Eglise. Ces annonces, qui ont été transmises à Rome, ont été mises à l’Index tellement elles étaient terribles ! Cette mise à l’Index ne signifie pas qu’elles étaient fausses. Pendant longtemps lorsqu’on faisait référence à Notre Dame de La Salette, on se voyait rembarrer par un mot expéditif : l’Eglise a condamné ! L’Eglise en a simplement interdit la lecture par la mise à l’Index, mais cela ne veut pas dire que cela était faux. Depuis quelques années, précisément depuis le 3 octobre 1999, on a retrouvé les manuscrits originaux de Mélanie et ceux de Maximin. Ils étaient dans les archives et ils sont encore dans les archives du Saint Office que l’on appelle aujourd’hui la Congrégation pour la doctrine de la foi. On retrouve là toutes les communications, celles de Mélanie qui envoie au pape ce que la Sainte Vierge lui a dit, le célèbre Secret de La Salette. Nous avons également les textes de Maximin qui lui aussi a reçu des secrets de la part de Notre Dame. Ils sont tous consignés, et ils ont été publiés à une période relativement récente. Eh bien ! l’on constate que les textes qui avaient circulé dans le public, étaient tout à fait fidèles et correspondaient bien à ce qui fut dit. Et que disait la Sainte Vierge à La Salette ? Elle annonçait une période terrible pour l’Eglise, jusqu’à déclarer : « Rome perdra la foi ». Elle affirmait : « L’Eglise sera éclipsée. Rome deviendra le siège de l’Antéchrist ». Des paroles extrêmement fortes ! Il y a aussi des reproches très sévères envers le clergé. Y a-t-il depuis lors une époque où ces choses se vérifient d’une manière plus précise que la nôtre ? Depuis La Salette jusqu’à aujourd’hui, ne sont-ce pas ces 40 dernières années qui sont les plus proches de cette description ? Des paroles fortes qu’on n’ose pas reprendre. Nous n’osons pas dire aujourd’hui : « Rome a perdu la foi ». Nous disons que tel ou tel cardinal a perdu la foi, ou que tel évêque se montre comme n’ayant plus la foi. Encore aujourd’hui nous n’osons pas dire que Rome a perdu la foi.

Or il me semble que ce n’est pourtant pas sans raison que nous voyons beaucoup de choses qui sont faites ou publiées à Rome et qui ne sont plus l’expression de la foi catholique. On peut aller jusqu’à dire que nous assistons à l’apparition d’une nouvelle Eglise, une Eglise qui se prétend catholique, mais qui n’a plus rien de catholique. Elle a ses rites, ses lois, sa bible, sa manière de faire, mais ce n’est plus ce que l’Eglise a enseigné depuis des siècles. Cette Eglise nouvelle nous l’appelons conciliaire, ou plutôt c’est elle-même qui se fait appeler ainsi. Toutefois il est presque impossible de la distinguer de la vraie. C’est un peu comme un cancer généralisé. Le cancer dans une personne ne s’identifie pas à cette personne, ce n’est pas sa vraie nature, c’est une maladie, mais qui est bien là en elle. Lorsque le cancer se réduit à une tumeur on peut le circonvenir pour l’exclure ; mais lorsque les métastases sont répandues dans le corps entier le médecin arrête, car il constate que le cancer est partout. Il n’ose plus prendre son bistouri pour extirper le corps étranger qui se trouve dans cette personne.

Pascendi de saint Pie X et Humani Generis de Pie XII

C’est une image qui tente d’exprimer tant bien que mal un mystère, le grand mystère où l’on voit, dans l’Eglise, ce corps étranger qui propage autre chose que la foi catholique, qui veut être l’ami de toutes les religions, qui prétend qu’on peut se sauver dans toutes les religions, que le Saint-Esprit utilise comme moyen de salut toutes les religions. Tout cela est faux, cela n’a jamais été l’enseignement de l’Eglise ! Nous avons aujourd’hui une Eglise qui promeut ce qui a été condamné il y a moins de 50 ans. Et nous voyons que cela s’est produit au cours du concile Vatican II. Un concile qui n’a pas tellement inventé lui-même des nouveautés, mais qui a consacré et qui a légalisé ce qui était condamné comme erreur 10 ans auparavant. A ce propos, je vous conseille beaucoup de relire l’encyclique de Pie XII Humani Generis sur les erreurs modernes. C’est la dernière grande condamnation des erreurs dans l’Eglise. Elle ressemble un peu à Pascendi de saint Pie X qui condamnait le modernisme, mais saint Pie X avait réussi à l’époque à neutraliser l’ennemi. Il disait bien que cet ennemi était à l’intérieur. Déjà au début du XXe siècle, il dénonçait l’ennemi de l’Eglise comme travaillant à l’intérieur de l’Eglise. Eh bien ! ce travail de sape a continué, et nous sommes aujourd’hui dans cette situation très difficile où, d’un côté, nous sommes obligés par nécessité, pour être sauvés, de maintenir notre foi dans l’Eglise – Eglise qui ne peut pas rester une abstraction, car elle est une réalité concrète, visible, c’est l’Eglise catholique -, et en même temps que nous confessons notre foi dans l’Eglise, dans tout ce qu’elle est et a été, nous devons nous détacher, nous séparer, nous opposer à un corps étranger, un corps nouveau qui se veut lui-même nouveau, qui s’est propagé pendant 40 ans, et qui porte des fruits de mort.

Cette révolution dans l’Eglise a causé plus de dommages à l’Eglise que les guerres, les persécutions. Bien plus de morts spirituelles, plus d’abandons, plus de pertes pour l’Eglise - dans les congrégations religieuses ou chez les prêtres - ont été causés par cette révolution interne que par les guerres, les persécutions… Même la persécution communiste n’a pas réussi à faire autant de morts spirituelles que cette crise inaugurée par Vatican II. Aussi nous nous battons, nous nous défendons contre ce poison qui n’est pas l’esprit de l’Eglise catholique. Le malheur est que, jusque dans les plus hautes sphères du gouvernement de l’Eglise, on trouve les propagateurs de l’erreur. Mais ils ne répandent pas ces nouveautés de manière uniforme et constante.

Paul VI parle des « fumées de Satan » dans l’Eglise

Ainsi Paul VI, qui juste après Jean XXIII a mis en place cette nouvelle religion, est capable de dire qu’il y a dans l’Eglise des forces, des idées qui ne sont pas l’Eglise. Il va même affirmer que par une fissure les fumées de Satan sont entrées dans l’Eglise. Une telle parole nous glace. Il dira à Jean Guitton qu’il se peut que cette pensée étrangère à l’Eglise triomphe. C’est bien lui qui l’a dit, mais en ajoutant que ce ne sera jamais l’Eglise, car il y aura toujours une part, aussi infinitésimale soit-elle, qui restera. C’est Paul VI qui parle, celui qui fait la nouvelle messe et qui y tient, celui qui lance l’œcuménisme ! Quel mélange !

Il y a également ce fait dont on ne parle pas beaucoup : lorsque le même Paul VI a publié la nouvelle messe, le cardinal Journet est allé le voir parce que la définition qui se trouvait dans l’introduction de cette nouvelle messe était franchement hérétique. Le cardinal Journet est donc allé voir le pape, et Paul VI a pleuré devant lui en disant qu’il avait signé sans lire. Voilà comment est passée la nouvelle messe avec un pape qui faisait confiance à son collaborateur, Bugnigni, sans même lire les textes qu’il lui présentait ! Bien sûr, on a corrigé cette définition, mais on n’a pas corrigé la messe. C’est un exemple des irrégularités qui se sont multipliées et qui ont démoli l’Eglise. Prenez la communion dans la main ! Le texte qui introduit cette pratique dans l’Eglise est en fait une condamnation. Ce document dit que cela n’est pas permis, mais que dans quelques régions l’usage s’en est introduit et que là on peut continuer. Et c’est ainsi que la communion dans la main a été répandue dans le monde entier. Au niveau de la pénitence, il y a un texte qui dit que la pénitence est une très bonne chose , qu’il faut faire pénitence - c’est le texte qui traite des indulgences -, mais on finit au terme de sa lecture par ne plus savoir ce que c’est que faire pénitence. Et ainsi de suite, on pourrait prendre les documents les uns après les autres. C’est une confusion invraisemblable !

Jean-Paul II dénonce une « apostasie silencieuse »

Le pape suivant Jean-Paul II, celui qui a fait Assise, se lamentait au début de son pontificat sur le fait que l’erreur, l’hérésie soit répandue à pleines mains dans l’Eglise, que le chrétien d’aujourd’hui soit tenté par l’agnosticisme. Ce pape à la fin de sa vie déplorera une « apostasie silencieuse ». S’il a pu ainsi se lamenter, c’est qu’il avait encore un regard catholique, et pourtant c’est lui qui a causé le désastre sans nom d’Assise.

Voyez, mes bien chers frères, je vous donne ces éléments pour vous montrer combien cette situation est difficile, combien il nous faut approcher de cette réalité avec beaucoup de prudence, en se rappelant toujours que nous touchons là à un mystère. Le mystère est une vérité qui nous dépasse, c’est une réalité que nous pouvons constater, mais dont nous n’avons pas la clef explicative. Ce mystère que nous constatons ressemble au mystère de la Passion de Notre Seigneur. Les apôtres, tous les disciples du Christ étaient obligés de croire à sa divinité, à sa toute-puissance, or ce Dieu qu’ils adoraient comme tout-puissant, ils le voyaient souffrir, meurtri, crucifié, et même ils le voyaient mort sur une croix. La raison humaine nous dit : « Mais s’il est Dieu, il ne peut pas souffrir, il ne peut pas mourir. S’il est tout-puissant d’un simple clin d’œil il va aplatir tous ces soldats, ses bourreaux ». Eh bien non ! il laisse faire. Et il reste Dieu, il est vraiment Dieu. Néanmoins il souffre, non comme Dieu mais dans son humanité. Je dirais que là aussi nous avons un exemple qui peut nous aider à comprendre ce qui se passe dans l’Eglise. Certains mystiques, certains saints, et Mgr Lefebvre lui-même, nous proposent cette vue mystérieuse selon laquelle l’Eglise, le Corps mystique de Notre Seigneur suit la même voie que son corps physique. Si Notre Seigneur a voulu subir une passion dans son corps physique, cette passion se continue, dans le temps et dans l’espace, à travers les membres de son Corps mystique.

Il y a des époques où l’on voit plus clairement cette passion, dans les persécutions par exemple. Celle que nous vivons aujourd’hui est beaucoup plus difficile à percevoir parce que c’est une persécution non physique mais spirituelle, et parce que le bras qui persécute n’est pas à l’extérieur mais à l’intérieur de l’Eglise. Cela devient presque intenable. Le Bon Dieu nous oblige à une épreuve de la foi terrible. Il exige de nous une foi héroïque, et dans des temps pareils, mes bien chers frères, il faut se tourner vers la Sainte Vierge, car s’il y a une personne dans l’histoire en qui éclate la foi, c’est la Sainte Vierge. Elle qui a fait l’objet d’une béatitude à cause de sa foi. Dans l’évangile, sa cousine Elisabeth lui déclare : « Bienheureuse êtes-vous parce que vous avez cru les choses qui vous ont été dites » (Luc, I,45). Bienheureuse à cause de cette foi. Et plus tard elle manifestera sa foi au pied de la croix. C’est bien donc vers elle qu’il faut se tourner pour lui demander une foi qui puisse passer à travers cette épreuve. Et si vous êtes ici aujourd’hui, c’est bien que le Bon Dieu vous soutient dans cette foi, il vous maintient dans la foi catholique, dans cette vie catholique qui continue malgré tout, malgré les épreuves. Mais, encore une fois, combien nous avons besoin de ce soutien.

A propos de l’ultimatum du cardinal Castrillon Hoyos

Je voudrais profiter de ces instants pour vous donner des nouvelles sur ce qui se passe maintenant à Rome par rapport à la Fraternité. Vous avez probablement entendu que l’on a parlé d’un ultimatum. Où en sommes-nous ? Tout d’abord c’est une chose bizarre que cet ultimatum, parce que lorsqu’il y a ce genre de démarche, il y a un objet. Dans le cas qui nous concerne, on se demande bien quel était l’objet. J’ai été convoqué par le cardinal Castrillon Hoyos, au début du mois de juin, parce que la dernière Lettre aux amis et bienfaiteurs de la Fraternité Saint-Pie X faisait le point en indiquant clairement que nous n’étions pas disposés à avaler le poison que l’on trouve dans le concile. C’est ce qui a déplu aux autorités romaines. Le fait de dire que nous ne changerions pas, que nous résisterions, que nous ne boirions pas ce poison, c’est cela qui leur a déplu. Donc j’ai été convoqué à Rome, et là on m’a remis une feuille écrite. Etaient présents à cette réunion qui se tenait dans les bureaux de la Commission Ecclesia Dei – c’est d’ailleurs la première et la seule fois que je me suis rendu dans ces bureaux -, étaient donc là le cardinal, le vice-président de la commission Mgr Perl, le secrétaire Mgr Marini et le secrétaire personnel du cardinal. J’étais accompagné de M. l’abbé Nély.

On nous remet une note écrite, et le cardinal me demande de la lire devant tout le monde. Dans cette lettre qui ressemble vraiment à un ultimatum, il est dit en substance : « Jusqu’ici j’ai affirmé que vous n’étiez pas schismatiques, mais désormais je ne pourrai plus le dire. Aujourd’hui il faut que vous acceptiez les conditions claires que nous allons vous imposer ». Après avoir lu, j’ai demandé au cardinal quelles étaient ces conditions claires, parce qu’elles n’étaient pas écrites. Et le cardinal ne m’a absolument rien répondu. J’ai reposé la question en lui demandant : « Qu’est-ce que vous attendez de moi ? » ; à ce moment-là, presque à voix basse, il a répondu : « Si vous pensez en conscience que vous devez dire cela à vos fidèles, faites-le ! Mais vous devez respecter la personne du pape ». Ce sur quoi je lui ai répondu que je n’avais pas de problème. Et c’est ainsi que cette réunion s’est terminée. - Comment puis-je affirmer que le motif de cette réunion était vraiment la dernière Lettre aux amis et bienfaiteurs ? C’est ce que je lui ai demandé, puisqu’il y faisait référence : « Pouvez-vous me dire ce qui ne va pas dans cette lettre ? » ; il l’a alors relue devant moi, et le seul reproche qu’il a pu formuler était le fait que j’écrive que les couvents étaient vides, ainsi que les séminaires. Il m’a dit : « Cela n’est pas vrai ». C’était le seul reproche.

Alors en quoi consiste l’ultimatum, quel est son objet ? A la sortie de cette entrevue, je disais à M. l’abbé Nély que j’étais très frustré parce que j’avais assisté à une mise en scène théâtrale, emplie d’émotion, où le cardinal déclarait : « C’est fini ! Je convoque une conférence de presse. J’arrête tout ! ». Mais ce qu’on attendait vraiment de moi, je l’ignorais. Si bien que j’ai renvoyé M. l’abbé Nély le lendemain pour qu’il pose la question encore une fois : « Qu’est-ce que vous voulez ? » ; alors on l’a fait attendre une demi-heure, le temps de rédiger les fameux cinq points qui ont été diffusés sur Internet.

Cinq points dont le premier dit ceci : « Il faut que Mgr Fellay s’engage à donner une réponse proportionnée à la générosité du pape ». Qu’est-ce que cela peut bien vouloir dire ? C’est une parole extrêmement floue qui peut dire tout et rien. On est obligé de supposer que cette générosité du pape était le Motu Proprio. Et la réponse proportionnée était de l’en remercier, tout en reconnaissant qu’il n’était pas pour nous, puisqu’il était pour tous les prêtres de l’Eglise. Sinon on ne voit pas bien.

Ensuite je devais m’engager, dans cette lettre, à respecter la personne du pape. Je suppose que cela veut dire qu’on ne doit pas l’injurier, mais si on considère comme une injure de dire qu’il est parfaitement libéral, juste après un voyage aux Etats-Unis où il n’a fait que louer l’Etat américain en déclarant que la liberté de toutes les religions était magnifique. Vraiment on ne peut pas trouver de déclaration plus libérale que celle-là. Je ne vois pas ce qu’il y a d’injurieux dans mes paroles.

Le troisième point est plus sensible, parce qu’on me demande de ne pas m’ériger « en magistère au-dessus du pape et de ne pas poser la Fraternité en contraposition à l’Eglise ». Là aussi cela veut tout dire et cela ne veut rien dire. Avec cette phrase là, chaque fois que nous poserons une objection, on nous dira : « Vous vous mettez au-dessus du pape ». C’est bien ce point qui fait comprendre que Rome n’est pas du tout d’accord avec le fait que nous osions dire quelque chose contre le concile. C’est cela qui fait problème.

Nous considérons comme essentielle cette confrontation théologique

On dit que j’ai refusé une proposition de Rome, mais il n’y avait pas de proposition de Rome. Il y avait simplement un cardinal impatient de ce que les choses, disait-il, « traînent ». Or nous avions depuis l’an 2000 dit aux autorités romaines que nous ne leur faisions pas confiance et que si elles voulaient un dialogue il fallait commencer par donner des signes qui puissent nous faire retrouver quelque confiance. Ces signes étaient au nombre de deux : la liberté de la messe traditionnelle et le retrait du décret d’excommunication des évêques. Après sept ans, on peut dire qu’un des points est réalisé. Reste le deuxième. Après cela nous sommes disposés à discuter, avions-nous dit. Et nous le disons encore car c’est très important, nous considérons vraiment comme essentielle cette confrontation théologique qui doit permettre de voir si ce qui a été dit au concile et après le concile, est fidèle à la Révélation, à l’enseignement de l’Eglise. Ce n’est pas nous qui nous érigeons au-dessus du pape, ce sont les papes du passé qui ont canonisé un certain nombre de propositions, qui les ont définies dogmatiquement. Ces propositions ne peuvent plus être changées. Un dogme est irréfragable. Donc ce n’est pas nous qui nous érigeons en juges. Nous demandons simplement au pape d’aujourd’hui de nous expliquer comment ce qu’il nous dit correspond à ce que ses prédécesseurs ont dit, ayant en tête les paroles très claires de l’apôtre saint Paul : « Si un ange, ou moi-même, vous annonce un évangile différent de celui que je vous ai enseigné, qu’il soit anathème » (Gal.,I,8-9). Cela ne peut pas être plus fort. On a l’impression que saint Paul prévoyait déjà des situations comme celle dans laquelle nous nous trouvons : Si moi-même – et il est apôtre – je commence à vous enseigner quelque chose de différent de ce que je vous ai enseigné auparavant, que je sois anathème ! Si un ange vient vous enseigner autre chose, anathème !

Nous avons 20 siècles d’enseignement de la doctrine de l’Eglise. Ce sont ces choses-là qui jugent le pape. Ce n’est pas nous. Le pape est infaillible quand il correspond aux conditions qui lui sont données. Et puisqu’il le sait, qu’il fasse usage de son infaillibilité ! Et il dira la foi, comme ses prédécesseurs. Maintenant si, comme au concile Vatican II, on ne veut pas faire usage de cette infaillibilité, il arrivera ce qui est arrivé.

Nous ne voulons pas construire sur du sable

Mais de notre côté, que l’on comprenne bien, nous n’avons absolument rien refusé de la part de Rome. Encore maintenant nous continuons à dire qu’on ne peut pas régler la situation canonique de la Fraternité, sans avoir d’abord regardé la question de fond, - ce fond qui est justement toutes les nouveautés introduites dans l’Eglise depuis Vatican II. Faire le contraire équivaudrait à accepter la proposition suivante : on vous offre une maison, mais une maison ne tient pas en l’air, elle est bâtie sur quelque chose, sur un terrain…, si cette maison est construite sur des sables mouvants, allez-vous la prendre ? Si vous savez que demain elle va s’écrouler, qu’elle va disparaître engloutie dans les marais, vous vous dites : cela ne vaut pas la peine. De même, si on vous dit qu’on vous donne une Rolls Royce, mais qu’elle ne peut que rester au garage, pourquoi vous la donne-t-on ? Ou si on vous dit qu’on vous donne un bateau, mais qu’il doit rester en cale sèche.

C’est ce qui nous arrive. Rome, en voulant passer un accord canonique ou, pour reprendre cette image, en nous proposant une voiture, un bateau, une maison, ne veut surtout pas qu’on discute de la pierre sur laquelle doit être bâtie la maison. Pour les autorités romaines, il va de soi que l’ambiance dans laquelle circulerait cette voiture ou naviguerait ce bateau, c’est l’ambiance doctrinale de Vatican II. Pour elles, il est absolument évident qu’il n’y a pas de remise en cause des nouveautés de Vatican II, et c’est précisément là le point crucial, le point sur lequel nous voulons amener Rome. Et tant que Rome ne veut pas faire cela, nous ne pouvons pas aller de l’avant. Nous sommes obligés de passer par là, parce que sinon c’est construire sur du sable. Et nous ne voulons pas construire sur du sable. C’est au nom de la foi, de l’enseignement de l’Eglise, de la pratique de l’Eglise que nous disons cela.

De Rome nous attendons la foi

On nous déclare : « Vous savez, aujourd’hui le pape vous veut du bien, mais qui viendra après lui ? On n’en sait rien ! Donc c’est maintenant le moment ou jamais où vous devez accepter ». J’ai répondu au cardinal qui me tenait ce discours : « Eminence, je crois au Saint Esprit. Si le Saint Esprit est capable d’éclairer ce pape, il pourra aussi éclairer le suivant ». Et si lui nous veut du bien, peut-être que le prochain pape nous voudra encore plus de bien. Encore une fois, on ne peut pas discuter sur la foi, on n’a pas le droit de trafiquer la foi. Quand on voit d’une manière si claire ce qui se passe dans l’Eglise - c’est le Bon Dieu qui nous donne cette grâce -, il n’y a pas de place pour une négociation. D’ailleurs je n’aime pas ce terme, il est faux. Nous ne sommes pas en négociation avec Rome. De Rome, nous attendons la foi. C’est la première chose qui s’est produite à notre baptême, cela a été la première question : « Que demandez-vous à l’Eglise ? – La foi ». « Que vous procure la foi ? – La vie éternelle ». C’est là le contrat passé au baptême. Nous demandons à l’Eglise la foi, nous savons qu’il n’y a que l’Eglise qui peut nous la donner. Eh bien ! nous maintenons cette demande première du baptême. Nous ne faisons rien d’autre. On pourrait résumer tout notre combat à cela, car nous savons que l’Eglise est la seule entité établie par Dieu qui puisse sauver - on ne peut pas être sauvé en dehors de l’Eglise : Hors de l’Eglise pas de salut  –, et nous savons que ce salut vient par la foi et par la grâce. C’est ce que nous demandons à Rome, rien de plus rien de moins. Cela prendra le temps qu’il faut.

Serons-nous encore vivants lorsque les choses se seront enfin améliorées ou pas ? Bien sûr que nous l’espérons, mais nous n’en savons rien. Il est vrai qu’humainement parlant, on voit un certain nombre d’éléments qui montrent que l’on va vers un mieux. Au niveau des principes, il y a un réveil, il y a une attente surtout dans les jeunes générations, chez celles qui n’ont rien reçu, une attente qui se tourne vers la Tradition et qui, insatisfaite par ce qu’on leur donne aujourd’hui, réclame la doctrine traditionnelle. On voit des prêtres qui se tournent vers l’ancienne messe et qui découvrent tout simplement leur religion. Si vous saviez le nombre de jeunes prêtres qui, célébrant l’ancienne messe pour la première fois, nous déclarent : « Mais ce sont deux mondes ! En célébrant cette messe, je découvre ce que c’est que le prêtre ». Cela ne veut pas dire qu’ils n’avaient aucune idée du sacerdoce, mais ils découvrent là que Notre Seigneur veut que ses prêtres lui soient unis, soient ses continuateurs, des médiateurs entre Dieu et les hommes pour arracher du cœur de Dieu le salut des âmes à travers le Sacrifice de son Fils auquel elles sont appelées à s’unir. C’est la clef de la crise d’aujourd’hui : on ne veut plus de la croix, on ne veut plus de la souffrance, on ne veut plus du péché, on ne veut plus du sacrifice. On peut dire que la solution de cette crise, elle est là ! C’est pourquoi nous insistons tellement sur la messe, parce que la messe est l’expression incarnée de cette foi : le salut passe par la croix, il passe par le Sacrifice de Notre Seigneur, il passe par le prêtre. La crise que nous vivons est une crise du sacerdoce. On a voulu dénaturer le prêtre, un prêtre qui aujourd’hui ne trouve plus son identité dans la nouvelle messe. Cela les agace à Rome lorsque nous disons cela ! Ils ne peuvent pas supporter que nous disions que la nouvelle messe est mauvaise. Pourtant il n’y a qu’à regarder, c’est une évidence. Il n’y a qu’à regarder les fruits. Notre Seigneur a dit que l’on reconnaissait aux fruits la qualité de l’arbre.

« Les fruits sont bons, donc il y a le Saint Esprit ! »

Il faut donc continuer, le temps qu’il faudra ! Est-ce que cette affaire du début de l’été va vraiment finir en déclaration de schisme, comme certains de nos ennemis le voudraient ? J’en doute, mais je n’en sais rien. Et puis qu’est-ce que cela changerait ? De toute façon, les évêques nous traitent en schismatiques, comme les pires êtres qui puissent exister sur terre. Dans leurs églises ils reçoivent tout le monde, ils font des cérémonies de prières avec tout le monde, mais avec nous c’est comme si nous étions la peste. Il faut voir cela ! En même temps qu’ils disent à Rome que nous ne sommes pas schismatiques, on nous traite comme les fléaux de l’humanité. Cela durera le temps que cela durera, mes bien chers frères. Nous avons chaque jour la consolation de la grâce, nous voyons bien le Bon Dieu à l’œuvre dans nos âmes, dans les âmes de nos enfants. Nous voyons bien que ce sont des fruits de la grâce, et Rome aussi le reconnaît. Ce même cardinal Castrillon parlant de la Fraternité me disait : « Les fruits sont bons, donc il y a le Saint Esprit ». Eh bien ! qu’il en tire les conséquences. Nous ne pouvons pas les tirer pour eux. Nous n’oserions pas nous-mêmes nous décerner ces louanges, bien que nous puissions constater aussi que les fruits sont bons.

Nous recourrons donc à la Très Sainte Vierge. Aujourd’hui dans l’une des antiennes, on la salue comme celle qui écrase toutes les hérésies. On la célèbre : « Bienheureuse êtes-vous, vous qui avez écrasé toutes les hérésies ». Il y a chez Marie, si douce d’un côté, un aspect terrible. Et cela vient de son amour. Si on aime Dieu, si on aime le bien, en même proportion on doit haïr ce qui est contre Dieu. On doit haïr le péché. Nous avons là une sorte de thermomètre pour nous même, de notre état spirituel : jusqu’à quel point haïssons-nous le péché, à commencer par nos propres péchés ? Parce que c’est dans la même proportion que nous aimons le Bon Dieu. Demandons à la Sainte Vierge d’augmenter cette proportion, cette proportion d’amour et d’aversion contre tout ce qui s’oppose à Dieu, à son règne, au salut des âmes. Demandons à Notre Dame cette protection particulière, gagnons-la cette protection par une dévotion spéciale. Essayons de grandir dans l’intimité avec le Cœur Immaculé de Marie. Que Notre Dame soit vraiment notre mère tous les jours, pas seulement le temps d’un Ave ou lors d’un passage devant sa statue. Qu’elle soit vraiment notre mère ! Cette consécration que nous allons renouveler selon le vœu de Louis XIII, doit avoir des conséquences dans notre vie. Que ce ne soient pas de simples mots. Que ce don à la Sainte Vierge soit réel, qu’il soit un don vrai. Que nous vivions ensuite vraiment comme ses enfants. Alors oui, nous assurerons notre salut et par là même la continuation de la Tradition de la foi de l’Eglise, à travers l’espace et le temps, pour les générations futures. Ainsi soit-il !

Sermon de Mgr Bernard Fellay, lors de la procession du vœu de Louis XIII, à Saint-Malo, le 15 août 2008.

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Publié par Ingomer - dans Christ-Roi
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24 août 2008 7 24 /08 /août /2008 13:44

Le cardinal est catholique, le roi est musulman. Ils se sont rencontrés à Madrid, entre le 16 et le 18 juillet, lors d’une réunion interreligieuse organisée par la Ligue musulmane mondiale.

Le roi Abdallah d’Arabie saoudite, protecteur des lieux de pèlerinage de l’islam – La Mecque et Médine -, a déclaré devant le roi Juan-Carlos d’Espagne : « Les prophètes sont comme des frères enfants de mères différentes mais d’un seul Dieu ».

Le cardinal Jean-Louis Tauran qui est le président du Conseil pontifical pour le dialogue interreligieux, a affirmé : « Le dialogue interreligieux ne doit pas se fonder sur l’ambiguïté », tout en précisant que le pape qu’il représentait, pensait qu’un « dialogue fondé sur l’amour et sur la vérité entre croyants était le meilleur moyen pour contribuer à l’harmonie, au bonheur et à la paix des peuples de la terre ».

Le roi Abdallah, dans le pays duquel toute pratique religieuse autre que celle de l’islam est interdite, a expliqué : « L’islam est une religion de modération, de pondération et de tolérance ».

Autrefois on parlait de la « Journée des Dupes », désormais on dira la « Rencontre de Madrid ».

Abbé Alain Lorans, DICI, n° 180

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Publié par Ingomer - dans Christ-Roi
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24 août 2008 7 24 /08 /août /2008 13:28

Au § 22 de sa deuxième encyclique, Spe salvi, Benoît XVI parle de la nécessité pour le christianisme "de revenir toujours de nouveau à ses racines", quitte à pratiquer "une auto-critique" de son évolution historique.

Propos d'intellectuel ? On va bien plus loin que la repentance de Jean Paul II. Il ne s'agit pas de mettre en cause tel ou tel événement malheureux, dans lequel l'Eglise aurait une forme de responsabilité. Qui diura les affres de l'historien scrupuleux lorsqu'il s'agit de mettre en lumière les causes d'un événement quel qu'il soit. Benoît XVI propose avec raison une autre démarche, celle qui consiste à distinguer le vrai modèle du christianisme "conformément aux Ecritures" et les caricatures ou les déplacements d'accents, qui, en particulier depuis trois siècles, depuis la crise de la conscience européenne dont parlait Paul Hazard (il donnait pour cette crise les années 1680 à 1715) ont fleuri dans la culture occidentale. il y a quantité d'images du Christ, mise en circulation durant ces années là qui ne concordent pas avec l'Ecriture et qui sont donc des images fausses. Un examen attentif de tout ce qu'a produit le XIXème siècle, depuis le Christ douceâtre de saint-Sulpice jusqu'au Christ révolté de Vigny, serait certainement passionnant.

Je proposerai simplement ici trois grandes catégories, à travers lesquelles historiquement le christianisme a évolué de différentes façons. Parmi ces trois catégories, qui permettraient de regrouper les diverses approches du Christ qui ont eu cours ces dernières décennies, une seule me semble viable. Une seule demeurera, celle que l'on peut nommer à juste titre catholique, parce qu'elle est vraiment universel selon le sens du mot catholique en grec.

Le modèle viable du Christ est celui que l'homme a conscience de tirer des Ecritures. Si le Christ ne vient pas des Ecritures et des Ecritures seules (sola Scriptura, dit déjà en ce sens thomas d'Aquin dans la dernière leçon de son Commentaire de l'Evangile de Jean), s'il est un produit de la conscience humaine (idea Christi) comme le pensait Fichte, il se transforme en une mythologie qui n'a pas d'autre nécessité que le fantasme de l'homme qui se croit Dieu. Sicut scriptum est. Sicut dixit. La théologie chrétienne n'a pu envisager le Christ autrement que comme l'Ecriture le présente. Et c'est cette vérité de l'Ecriture, reçue dans la foi, qui rend l'homme libre de toutes les addictions engendrées par le besoin ou par le désir. La foi provient dans l'homme de l'esprit de Dieu et là où est l'esprit de Dieu dit saint Paul, là est la liberté.

Le modèle catholique consiste à chercher la vérité du Christ en dehors de la conscience humaine, qui ne nous en dit rien, parce qu'elle n'en sait rien. C'est la parole reçue (de Dieu), c'est la parole donnée (par Dieu) qui nous installe dans la vérité. Et parce que cette vérité est surplombante, parce que, comme le dit quelque part Jean Chrysostome, elle ne vient pas de notre terre, elle représente pour nous un point fixe, le point fixe sur lequel s'appuie notre liberté. C'est le principe du levier d'Archimède : donnez moi un point fixe et je soulèverai le monde. La foi est ce point fixe dans la mesure justement où elle n'est pas une émanation de la conscience humaine.

A côté du modèle catholique (la vérité vous rendra libre Jean, VIII), il y a un modèle libéral, qui est exactement à l'inverse. Au lieu de dire que la vérité rend libre, le libéral explique que la liberté rend vrai. Laissez les libres et ils iront au vrai ! C'est le cri de tous les utopistes, de tous ceux qui voient dans l'autorité une atteinte au droit des personnes sur lesquelles elle s'exerce. C'est la tendance spontanée d'un certain humanisme chrétien : notre religion est tellement belle qu'il suffit de laisser à l'homme une authentique liberté religieuse pour qu'il finisse par y venir. Qui saura dire les ravages de l'utopie libérale. Avec les meilleures intentions du monde, en matière religieuse, un libéral de principe est un destructeur. L'Evangile nous avait prévenu : c'est la vérité qui rend libre et pas la liberté qui rend vrai.

Enfin, à côté de ce modèle utopique qu'est le modèle libéral, il y a le modèle réaliste, théorisé par Locke dans son Traité de la tolérance et reçu par la maçonnerie anglaise, celle des Constitutions d'Anderson. Dans cette perspective, il s'agit surtout de chercher les moyens d'un consensus humain sur la foi. On trouve dans cette vision des relents du vieil unitarisme socinien, né à la fin du XVIème siècle, dans la cervelle d'un Italien, Fausto Socin, comme un enfant monstrueux et non voulu de la crise protestante. Débarrassons nous des dogmes qui portent sur des mystères (comme celui de la trinité) et contentons nous de cultiver un christianisme irréfutable, le christianisme pratique, celui de l'amour du prochain et du pardon des injures.

Ce que n'ont pas vu les adeptes de cette vision, si largement répandue aujourd'hui, du christianisme, c'est que sans crier gare, à force de chercher le consensus et donc le plus petit commun dénominateur, on est sorti de la religion. La recherche du consensus accouche de ce christianisme purement moral que saura critiquer Nietzsche, un christianisme qui n'a plus la force d'une religion, un christianisme destiné à mourir.

Le monde ne voudra jamais se passer du Christ. il a cherché simplement à éviter son regard. il n'a pas voulu le regarder en face. S'il est vrai (comme Dostoievsky en a eu l'intuition fulgurante et douloureuse) que le monde ne se passera jamais du Christ (plutôt de la vérité que du Christ dit Aliocha Karamazov), alors poser ces trois modèles, c'est me semble-t-il démontrer que l'avenir est forcément à l'orthodoxie catholique. Non à ses caricatures.

Abbé G. de Tanoüarn

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23 août 2008 6 23 /08 /août /2008 21:11
Mouvement des Damnés de l'Imperialisme M.D.I

Le fait que les sionistes attendent de nous que nous nous exterminions pour voir la victoire d'Israël ne signifie pas qu'il faille faire comme si la menace islamiste n'existait pas, mais il me semble que ceux qui tirent les marrons du feu sont les vrais terroristes. Et des terroristes mille fois plus dangereux.

Malheureusement, les medias ne parlent que des "islamistes" et du terrorisme "islamique". Les attentats "islamistes" actuels ont probablement pour origine la main invisible sioniste. Des informations pourraient sortir à ce sujet... 

Devant la perspective ignoble d'une guerre mondiale
fomentée une nouvelle fois par les mêmes mondialistes, les opposants au système sont tentés de s'allier. Il me semble qu'il faille ici éviter le piège d'une alliance politique entre chrétiens et musulmans qui aurait pour but de combattre l'impérialisme. On ne fait pas un programme contre mais pour une idée.

Discernons les esprits selon la méthode de saint Ignace de Loyola. Une telle alliance, expérimentée par le
mouvement des Damnés de l'Impérialisme (M.D.I.), présidé par Kemi Seba, présente-t-elle tout entièrement des aspects bels et bons ? N' y a-t-il rien qui trouble notre esprit ? Cherchons bien. Si un tel trouble se présentait à notre esprit, une telle idée ne pourrait pas venir de Dieu, ce serait une "séduction sous manifestation de bien" (manoeuvre proprement satanique). 

Cette alliance est fort séduisante. Elle est défendue par des nationalistes comme
Boris Le Lay, le site des Intransigeants (un site "catholique" "national-socialiste", une doctrine condamnée par Pie XI et Pie XII...) on en trouve des traces dans le mouvement d'Alain Soral Egalité & Réconciliation (un mouvement ouvertement "républicain"...), avec une inflexion dans le discours nationaliste du "Front national" depuis les dernières présidentielles avec les résultats que l'on connait. 

Paradoxalement, sous manifestation de lutte contre l'impérialisme, l'initiative du M.D.I présente le danger d'aboutir au résultat inverse, c'est-à-dire d'aboutir au projet internationaliste sioniste & illuministe de fusion des peuples et des nations, et donc à la destruction définitive de la France telle qu'on l'a connue jusqu'ici... Comme on le voit, Satan attaque la France, Fille aînée de l'Eglise, de tous les côtés et par tous les bouts à la fois.

Des nationalistes se sont désolidarisés du mouvement anti-impérialiste de Kemi Seba qu'ils ne jugeaient pas rationnel. Parmi leurs arguments se trouvent les questions de savoir pour quelle(s) raison(s) Kemi Seba mène-t-il le combat pan-africain en France et pas en Afrique, pour quelle(s) raison(s) demande-t-il des dédommagements aux Français tout en prétendant que les Français sont eux aussi dans leur propre pays - ce qui est vrai - des victimes de l'occupation sioniste.

Pour ma part, une entente entre chrétiens et musulmans contre l'impéralisme sioniste démo-"libéral", pourquoi pas, mais ici en France, à nos conditions, cela va de soi. Une alliance commune sur une base politique commune, non.
 On est chrétien ou musulman, on ne peut pas être les deux à la fois, se mettre sous la même bannière et porter le même projet politique pour la France. "Nul ne peut servir deux maîtres", il faut choisir.

Donc, je résume : une entente, oui, une alliance, non.


On ne fait pas non plus un mouvement contre, sur la haine ou le ressentiment, mais sur un projet. S'il devait y avoir un programme politique chrétien nationaliste, authentiquement anti-impérialiste, ce devrait être celui de sainte Jeanne d'Arc, patronne de la France: pour une France libre, indépendante et souveraine, "vive le Christ qui est Roi de France !" avec à la clé, restauration de nos principes de gouvernement.

Malheureusement, je ne vois pour l'instant aucun parti politique défendre cette ligne...
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23 août 2008 6 23 /08 /août /2008 20:12
Redif.
Morale de l'histoire : les Juifs prophétisent une guerre entre les grandes puissances du monde pour en attendre la victoire d'Israël...

Autrement dit, si vous ne voulez pas être utilisé comme du bétail et de la chair à canons au service des sionistes et d'Israël, évitez de vous mettre sous la bannière USraélienne en rentrant dans la théorie du "choc des civilisations".
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23 août 2008 6 23 /08 /août /2008 16:56

En 1910... "Un journal américain, le Pearson's Weekly, a annoncé que les francs-maçons de Boston ont formé une 'Compagnie' dans le but de rebâtir le temple de Salomon" (Mgr Henri Delassus, La Conjuration antichrétienne, Le Temple maçonnique voulant s'élever sur les ruines de l'Eglise catholique, 1910, rééd. Expéditions Pamphiliennes, p. 644).

... En 2008 les héritiers de cette 'Compagnie' ont fondé "l'Institut du Temple" pour élever le 3ème temple :

Notez la pyramide en haut à gauche de la video... Un hasard sans doute.

Le temple de Salomon ou
temple de Jérusalem avait été détruit au VIe s. av. J.-C. par Nabuchodonosor. Il fut reconstruit vers 536 av. J.-C. au retour de la captivité des Juifs à Babylone. Détruit à nouveau en 70 ap. J-C. par l'empereur Titus, les Juifs cherchent depuis à le rebâtir dans le but de faire mentir le Christ qui leur dit : "Il ne restera pas là pierre sur pierre qui ne soit détruite" (Mat. XXIV, 2). L'empereur Julien tenta au IVe s. ap. J.-C. de rebâtir le temple (362-363) et d'y réinstaller les Juifs, mais la reconstruction fut ruinée par un tremblement de terre, et l'empereur mourut le 26 juin 363.

L'Institut du Temple veut élever - je cite - : "un lieu de prières pour toutes les nations"...

A mon sens, il ne s'agit-là que du projet antichrist luciférien mondialiste: un temple syncrétiste panthéiste, "pour toutes les nations", c'est "l'abomination de la désolation dans le lieu saint" prophétisé par
Daniel (Livre de Daniel, IX, 27) et annoncé par le Christ pour la fin des temps (Mat., XXIV, 15-21).

"Que personne ne vous séduise en aucune manière; car il ne viendra point, qu'auparavant ne soit venue l'apostasie, et que n'ait paru l'homme du péché, le fils de perdition, qui se pose en ennemi et s'élève au-dessus de tout ce qui est appelé Dieu, ou qui est adoré, jusqu'à s'asseoir dans le temple de Dieu, se faisant passer lui-même pour Dieu" (II Thes., II, 3-4).

Le Christ lui-même avertit: "Jérusalem, Jérusalem, qui tues les prophètes et lapides ceux qui te sont envoyés, ... Voilà que votre maison vous sera laissée déserte. Car, je vous le dis, vous ne me verrez plus, jusqu'à ce que vous disiez : 'Béni celui qui vient au nom du Seigneur!' (Mat., XIII, 37-39). Or le moment de son retour est aussi celui de l'Apocalypse.

Pour rebâtir le temple, certaines organisations, dont la plus connue est Le Mouvement des Fidèles du Mont du Temple et de la Terre d'Israël, souhaitent la destruction de la mosquée Al-Aqsa comme préambule à la « reconstruction » (source :
article wikipedia)... Inutile de vous expliquer ce qu'un tel projet peut engendrer. Mais c'est peut-être ce qu'ils cherchent?...

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-
"Temple de Jérusalem" : Vers une troisième intifada
- IIIe Guerre mondiale : ils envoient les autres combattre et mourir pour eux
- Jérusalem-est : annexion en cours
-
Reconstruction du temple de Jérusalem, intervention russe ?

- Ordo ab chao: "On ira ensemble vers ce Nouvel Ordre Mondial et personne ne pourra s'y opposer" (Nicolas Sarkozy)

- La République universelle

- "Complot qui n'existe pas" : Aymeric Chauprade parle de "l'architecture invisible de la mondialisation"

- Arnaud Raffard de Brienne sur le nouvel ordre mondial

- Conspiration maçonnique. Extraits de la Lettre encyclique de Grégoire XVI, Mirari vos (1832)
-
Pie IX était-il adepte du complot?

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Principaux documents publiés par les papes dénonçant le complot maçonnique
Encyclique In Eminenti de Clément XII (1738)

Encyclique Providas de Benoît XIV (1751)
Lettre apostolique Quo graviora de Léon XII (1826)
Encyclique Qui pluribus de Pie IX (1846)
Encyclique Humanum genus de Léon XIII (1884)
Encycliquer Vehementer nos (1906) et Lettre à la France "Une fois encore" de saint Pie X (1907)

Constitution apostolique Servatoris Jesu Christi de Pie XI (1925)

Constitution apostolique Per annum sacrum de Pie XII (1950)
les Actes du Synode romain promulgué par le Pape de Jean XXIII (1963)

la Déclaration de la Sacrée Congrégation pour la Doctrine de la Foi du Préfet Cardinal Joseph Ratzinger (1983)

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23 août 2008 6 23 /08 /août /2008 12:54
Novus Ordo Seclorum - Annuit Coeptis

"Nous arrivons vers l'émergence d'une transformation globale. Tout ce dont nous avons besoin, c'est de LA CRISE MAJEURE et le peuple acceptera le nouvel ordre mondial" -David Rockefeller

"Divers groupes oeuvrent dans l'ombre depuis des siecles. s'ils s'enveloppent d'un tel secret, c'est que leurs motivations ne sont pas claires." -Albert Pike-

"Dès que possible, nous devons arriver a élaborer un gouvernement mondial et une religion mondiale diriges par un leader mondial" -Robert Muller- (ancien assistant au secretaire general de l'ONU)

"Le monde est gouverné par de tout autres personnages que ne se l'imaginent ceux dont l'oeil ne plonge pas dans les coulisses."
Disraëli (1804-1881), dans Coningsby, page 183

"Il y a deux histoires: l'histoire officielle, menteuse, puis l'histoire secrète, où sont les véritables causes des évènements."
Honoré de Balzac

"Trois cents hommes, dont chacun connaît tous les autres, gouvernent les destinées du continent européen et choisissent leurs successeurs dans leur entourage."
Walter Rathenau (1867-1922), dans le journal autrichien Wiener Freie Presse,
24 décembre 1912

                                                             ****

De la société dite "libérale" née il y a maintenant deux siècles est sortie un moloch : l'Etat moderne.

Qu'en est-il réellement du "libéralisme" que les porteurs de lumières professent ?

Pour le savoir, penchons-nous sur la réalité des faits, sur nos droits et libertés aux pays des "droits de l'homme", mais aussi sur le travail d'historiens soigneusement occultés par les faiseurs d'opinion.

La conjuration antichrétienne des francs-maçons et illuminés de Bavière: 3 volumes réunis en un seul recomposé informatiquementJe citerai pour ce bref article Mgr Henri Delassus dans son ouvrage "La Conjuration antichrétienne, le Temple maçonnique voulant s'élever sur les ruines de l'Eglise catholique", un livre qui date de 1910 (recomposé informatiquement avec entrées nominatives et thématiques, un ouvrage incontournable réédité aux Expéditions Pamphiliennes, 1999).

On s'aperçoit que tout ce qui y est écrit au sujet de la subversion et de la destruction des sociétés en même temps que l'édification d'un ordre social nouveau, la "République universelle", a été réalisé mot pour mot...

Le "mythe du complot" n'est donc plus un mythe ! Des textes exposant ce complot ont été écrits en 1910, soit à un moment où personne ne connaissait les visées plantéraires des conjurés, ni surtout le moment où les grandes organisations planétariennes (S.D.N., O.N.U., U.N.E.S.C.O, etc.) sont apparues...

Je cite donc Henri Delassus en 1910 : "Le progrès (maçonnique), c'est donc la marche vers l'absorption complète de tous les droits par l'Etat; plus de droits pour l'individu, plus de droits pour la famille, plus de droits à plus forte raison pour une société quelconque qui se formerait au sein de l'Etat, ou, au-dessus de lui.

"Dans la société démocratique rêvée par la franc-maçonnerie, il n'y aura plus, ou il ne doit plus y avoir, que ces deux unités: l'individu et l'Etat. D'un côté l'Etat omnipotent, de l'autre, l'individu impuissant, désarmé, privé de toutes les libertés, puisqu'il ne peut rien sans la permission de l'Etat. [Pour une illustration de cette emprise étatique aux Etats-Unis, voir la video 
Aaron Russo. From liberty to fascism - De la liberté au fascisme]

"Que l'on cesse donc de s'étonner que dans cette société sortie de la Révolution, pétrie de l'idée révolutionnaire, l'Etat veuille tout centraliser et tout absorber, étouffer toute initiative et paralyser toute vie: il obéit au principe d'après lequel il doit être tout, tout lui ayant été livré par le contrat initial. Ce qui vit, ce qui se meut, ce qui est en dehors de lui, ne l'est et ne le fait que par usurpation, dont il doit être rendu compte pour restitution.

"Le Temple que la maçonnerie veut édifier d'après le plan que J.J. Rousseau en a tracé dans son Contrat social, c'est l'Etat souverain maître de toutes choses, absorbant en lui tous les droits, aussi bien ceux des individus que ceux de la famille, ceux des associations que ceux de l'Eglise. ... Pour les maçons, pour les révolutionnaires, c'est l'idéal. ... En toutes choses, il (l'Etat) s'applique à restreindre les droits des particuliers: son dessein est de les supprimer entièrement."

Henri Delassus examine successivement ces suppressions sur lesquelles je passe (suppression progressive des droit de propriété, à l'éducation libre des enfants via l'Education d'Etat, l'abolition de la famille (promotions systématiques du divorce et du 'mariage civil', amour libre, etc.), l'anéantissement de l'Eglise. ... Je cesse d'être propriétaire, père, chrétien, philosophe. C'est l'Etat qui se substitue à moi dans toutes ces fonctions. A la place de ma volonté, il y a la volonté publique..."

Et maintenant, nous en arrivons à la preuve du complot planétarien. Henri Delassus présente des documents de la secte des Illuminés de Bavière d'Adam Weishaupt. Il explique comment ces documents nous sont parvenus et la façon dont ils projettent d'établir un gouvernement mondial. Je répète, Henri Delassus écrit cela en 1910 :

"Dans le rituel que
Weishaupt composa pour les cérémonies de l'initiation aux divers grades de l'Illuminisme, il fait dire par l'Hiérophante à l'initié :

'Ô Frères, ô mon fils, ... nous avons contre nous les constitutions politiques des peuples. Que faire en cet état de choses?... Il faut insensiblement ... les gouverner sans paraître les dominer. En un mot, il faut établir un régime dominateur universel, sous forme de gouvernement, qui s'étende sur tout le monde. ... Il faut donc que tous nos Frères, élevés sur le même ton, étroitement unis les uns aux autres, n'aient tous qu'un même but. Autour des puissances de la terre, il faut rassembler une légion d'hommes infatigables, et dirigeant partout leurs travaux, suivant le plan de l'ordre pour le bonheur de l'humanité.'

"Et ailleurs: 'Comme l'objet de notre voeu est une révolution universelle, tous les membres de ces sociétés (secrètes) tendant au même but, s'appuyant les uns sur les autres, doivent chercher à dominer invisiblement et sans apparence de moyens violents, non pas sur la partie la plus éminente ou la moins distinguée d'un seul peuple, mais sur les hommes de tout état, de toute nation, de toute religion. ... Cet empire une fois établi, ... liez les mains à tous ceux qui résistent, subjuguez, étouffez la méchanceté dans son germe, écrasez tout ce qui reste d'hommes que vous n'aurez pu convaincre.' (Barruel, Mémoires pour servir à l'histoire du jacobinisme, t. III, ch. II et IX).

(Henri Delassus, La Conjuration antichrétienne, Le Temple maçonnique voulant s'élever sur les ruines de l'Eglise catholique, 1910, rééd. Expéditions Pamphiliennes, p. 282-288.)


Henri Delassus présente la façon dont les documents de la Secte, tombés entre les mains de la police de Bavière, nous sont parvenus. "Il fallut, dit Barruel, que le ciel s'en mêlât." Sans le concours de la Providence, nous n'aurions donc jamais connu les illuminés de Bavière ni leurs visées planétaires, 'paix & prospérité'.

"Déposé de ses fonctions, Weishaupt s'était réfugié à Ratisbonne, plus ardent que jamais à poursuivre son oeuvre. Il avait près de lui un prêtre apostat, nommé Lanz. Au moment où il lui donnait ses instructions, avant de l'envoyer porter en Silésie ses mystérieux et funestes complots, la foudre tomba sur eux et Lanz fut tué aux côtés de Weishaupt (Note 90. Barruel donne ici pour référence: Apologie des Illuminés, p. 62). ... La lecture de ces documents rappela les dépositions de Cosandey, de Benner, d'Utschneider et de Grümberger, et l'on résolut de perquisitionner chez ceux que l'on savait avoir eu des liaisons plus étroites avec Weishaupt. ... Ces visites mirent la justice en possession des statuts et des règles, des projets et des discours, en un mot, de tout ce qui constituait les archives des illuminés. ... La saisie comprit une collection de cent trente cachets de souverains, de seigneurs, de banquiers.

"... L'Electeur (de Bavière) fit déposer les documents saisis dans les archives de l'Etat. Il voulut en même temps avertir les souverains du danger qui les menaçait tous, eux et leurs peuples. pour cela, il les fit imprimer sous ce titre : ECRITS ORIGINAUX DE L'ORDRE ET DE LA SECTE DES ILLUMINES chez Ant. François, imprimeur de la cour de Munich, 1787. ... Barruel dans ses Mémoires en reproduit les pièces les plus intéressantes."

(Henri Delassus, ibid., p. 81-82.)

Bibliographie :

*
Henri Delassus, La Conjuration antichrétienne, Le Temple maçonnique voulant s'élever sur les ruines de l'Eglise catholique, 1910, rééd. Expéditions Pamphiliennes
*
Augustin Barruel, Mémoires pour servir à l'histoire du jacobinisme, 1797, rééd. Editions de Chiré 2005 (2 tomes)
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23 août 2008 6 23 /08 /août /2008 11:49
BHL n'a pas vu toutes ses "choses vues" en Géorgie, via Rue89, 22/08/2008 

Contrairement à ce qu’il a écrit dans Le Monde, le philosophe n’a pu se rendre dans la ville de Gori. Ce n’est pas la seule affabulation.

 

Qu’on l’apprécie ou non, il faut reconnaître que Bernard-Henri Lévy, qui s’est rendu la semaine dernière en Géorgie, ne manque ni de courage, ni de convictions. Mais BHL n’est pas un journaliste, et le récit qu’il a rapporté pour Le Monde, titré « Choses vues dans la Géorgie en guerre », est à prendre avec des pincettes. Ainsi, lorsque BHL déclare qu’il est arrivé à Gori mercredi 13 août et qu’il a vu une ville « brûlée », il affabule. Il n’a pas réussi à entrer dans la ville.

Rue89 a entrepris de faire ce que les confrères anglo-saxons appellent un « fact-checking », une vérification des informations livrées par un reporter. Ce que BHL n’est pas : il est présenté dans le quotidien comme « philosophe et essayiste » et son récit a été prudemment rangé sous l’étiquette de « témoignage ». Il n’en reste pas moins que ce récit occupe deux pages au centre d’un journal jouissant d’une autorité certaine en matière d’information internationale. Suite

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23 août 2008 6 23 /08 /août /2008 11:29

CATHOLICA — Dans la ligne de l’« herméneutique de la réforme » les réponses de la Congrégation pour la doctrine de la Foi de juillet 2007 ont précisé que l’enseignement du Concile n’avait pas changé la doctrine antérieure sur la nature de l’Eglise. Comment expliquer qu’une telle assertion ait été reçue avec une inégale faveur, et considérée par beaucoup comme un retour à la doctrine d’un passé que l’on croyait révolu ?

Mgr BASIL MEEKING —
"...Après sa première phase et une fois
combattu par saint Pie X, le modernisme est entré dans la clandestinité, notamment dans les séminaires et universités.

La plupart des catholiques le croyaient disparu jusqu’à ce qu’il réapparaisse grâce aux occasions offertes par Vatican II
et sa mise en œuvre. Il a alors affecté un éventail beaucoup plus large de gens dans l’Eglise, des théologiens et des enseignants, bien entendu, mais aussi plus largement des prêtres de paroisses et des paroissiens. Cela a donné naissance à un climat dans lequel l’Eglise n’est plus, en pratique, comprise comme un mystère tel que l’a décrit la Constitution sur l’Eglise Lumen Gentium, mais bien plutôt comme une constitution humaine qui doit être modelée et remodelée par ceux qui la composent pour répondre aux nécessités du temps. Peu de place reste à la Tradition, et les esprits tendent à se fermer à la Révélation, à la foi, au surnaturel et aux effets divinisants de la grâce sanctifiante."

(Mgr Basil MEEKING, extrait d'un entretien publié dans la revue, Catholica n. 100, via
le Forum catholique)

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Publié par Ingomer - dans Vatican II
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23 août 2008 6 23 /08 /août /2008 09:03
Redif

J.P. Morgan & et ses collègues Warburg, Rockfeller, et Cie, The Council on Foreign Relations (C.F.R.), Conseil des Relations Etrangères.

Le CFR est un "think tank" américain qui a pour but d'analyser la situation politique mondiale et de conseiller le gouvernement des Ets-Unis. Fondé en 1921 (Source:
article wikipédia), le CFR est composé d'environ 4 000 membres (4 254 en 2004) issus du milieu des affaires, de l'économie et de la politique.

Aussi, étant donné son influence, son opacité et sa discrétion dans les médias (video en France les faiseurs d'opinion affirment hypocritement ne pas connaître l'existence des Bilderbergs...), et bien qu'il soit aujourd'hui quelque peu relayé par le think tank
néoconservateur PNAC (Project for the New American Century - Projet pour le Nouveau Siècle Américain), certains voient en lui le véritable organe décisionnel de la politique étrangère des Etats-Unis

"Selon les 'théoriciens de la conspiration', le CFR contrôlerait également la grande presse, car la plupart des grands journalistes américains en seraient membres. 

À noter que bon nombre de membres du CFR sont également des
Bilderbergers, tandis que d'autres sont membres de la Commission Trilatérale, autant de groupes régissant l'économie et la géopolitique mondiales." (article CFR sur Wikipédia)
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22 août 2008 5 22 /08 /août /2008 09:29
... Encore une fois, derrière les "laïques" se cache en réalité la secte maçonnique, religion de la "République"...

Yves Daoudal
indique ces liens occultes entre la franc-maçonnerie et
le journal "
Riposte laïque", "journal  des esprits libres" "qui lutte contre l’obscurantisme", "pour l'égalité hommes-femmes", et "pour la République sociale" (sic).

"(Riposte laïque) Sa cheville ouvrière est Pierre Cassen, militant du Livre CGT (qui a pris sa retraite à 53 ans), ancien vice-président de l’Union des familles laïques (UFAL) et toujours président de l’UFAL des Yvelines.

Le président de l’UFAL est Bernard Teper, membre d’Attac, ancien conseiller de l’ordre du Grand Orient, et l’un des principaux responsables de "Respublica", dont "Riposte laïque" est une scission. (Riposte laïque et Respublica, qui sont donc essentiellement deux fractions de l’UFAL, s’opposent précisément sur l’affaire Truchelut, et se déchirent allègrement, comme on en a un écho saignant dans l’éditorial. Voir le détail ici, ce n’est pas triste.)

Comme le remarque un commentaire de Nations Presse Info, pour savoir à qui on a affaire, il suffit de voir que sur la page d’accueil du site "Riposte laïque" il y a une photographie du pape Benoît XVI élevant une chope de bière en guise de calice. Il s’agit toujours de l’exquise tolérance des « bouffeurs de curés » de la « Libre Pensée » athéiste et maçonnique, donc également anti-nationale."

Pour ma part, j'ai un réflexe bien pratique dès que j'entends ou que je lis les mots "république" ou "laïque", je pense aussitôt franc-maquerie. Ainsi je ne tombe pas dans leurs pièges.
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21 août 2008 4 21 /08 /août /2008 19:34
Un mot de Jeanne d'Arc que je renvoie aux "nationalistes" qui s'imaginent redresser la France sans Dieu.

"Elle me prescrivit d'avertir publiquement tous les hommes d'armes de confesser leur péchés et de rendre grâces à Dieu de la victoire obtenue; sinon, elle ne les aiderait plus et même ne resterait pas en leur compagnie.

... Elle dit encore qu'on veillât que les femmes dissolues ne fissent pas partie de sa suite, car, à cause de leurs péchés, Dieu permettait qu'on eût le dessous." (R.P. Dom H. Leclercq, Le procès de Jeanne d'Arc et son procès de réhabilitation, 1431-1456, 1906, Editions Saint-Rémi 2005, p. 93).

Qu'eut dit Jeanne d'Arc aujourd'hui que la majeure partie des Français ont apostasié et sont devenus des babyloniens dégénérés ? Faut pas vous étonner des conséquences en terme d'invasion et de colonisation.
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21 août 2008 4 21 /08 /août /2008 11:44


http://homopoliticucus.blogspot.com/

La position du candidat Sarkozy entre les deux tours des presidentielles... puis ensuite...
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21 août 2008 4 21 /08 /août /2008 11:21
L'argent, l'ostentation, les yachts, les top model...

Je poste une analyse du communiste
Alain Badiou qui rejoint les positions contre-révolutionnaires nationalistes classiques sur la critique du monde moderne matérialiste...
Seul bémol, le discours égalitaire communiste dont on sait où il a mené et qui relaie lui-même le matérialisme qu'il condamne par ailleurs... Il manque Dieu à Badiou.


Sarkozy est un barbare et un inculte, selon Alain Badiou

J'ajoute qu'un barbare contemporain a mille fois moins d'excuses qu'un barbare de l'Antiquité qui n'avait jamais entendu parlé du Christ et de l'Evangile... Les barbares d'aujourd'hui sont barbares en connaissance de cause...

  • "On ne bâtira pas la cité autrement que Dieu ne l'a bâtie; on n'édifiera pas la société, si l'Eglise n'en jette les bases et ne dirige les travaux; non, la civilisation n'est plus à inventer ni la cité nouvelle à bâtir dans les nuées. Elle a été, elle est; c'est la civilisation chrétienne, c'est la cité catholique. Il ne s'agit que de l'instaurer et de la restaurer sans cesse sur ses fondements naturels et divins contre les attaques toujours renaissantes de l'utopie malsaine, de la révolte et de l'impiété: Omnia instaurare in Christo" ("Tout restaurer en Christ", Saint Pie X, Lettre Notre charge apostolique, 1910.)

Une étude de la barbarie du point de vue de la foi catholique
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21 août 2008 4 21 /08 /août /2008 09:02

... Personne...

Hervé Ryssen semble le seul à se soucier de ce scandale (un grand merci à lui). Personnellement, je n'en savais rien jusqu'à lire ces informations sur son
blog. C'est proprement ahurrisant, jugez-en vous-mêmes. Il dresse une étude compète du phénomène, sources à l'appui.

Voici les premières pages de son chapitre consacré au rôle accablant de la mafia juive dans la traite des Blanches :

Depuis la chute du mur de Berlin, en 1989, des centaines de milliers de jeunes femmes d’Europe de l’Est avaient été happées par des réseaux de prostitution et emmenées vers des destinations lointaines. Les médiats restaient extrêmement discrets sur ce sujet. Au mois de mai 2000, pourtant, un rapport d’Amnesty International avait révélé l’ampleur du phénomène et pointé du doigt l’État d’Israël, la plaque tournante de ce trafic. (Les éditions francophones d’Amnesty International. http://efai.i-france.com. Human Rights Abuses of Women Trafficked from Countries of the Former Soviet Union into Israel’s Sex Industry).

L’effondrement de l’URSS, en 1991, avait provoqué un appauvrissement considérable de la population. Pour tenter d’échapper à la misère et de subvenir aux besoins de leurs familles, de nombreuses jeunes filles russes, ukrainiennes ou moldaves, avaient alors répondu à certaines offres alléchantes publiées dans les journaux. Malheureusement pour elles, ces offres de travail à l’étranger s’avéraient souvent être des pièges posés par des proxénètes internationaux.

Le phénomène fut si important que le très cosmopolite New York Times du 11 janvier 1998 avait été obligé d’ouvrir le dossier, avec un article de Michael Specter sur les “naïves femmes slaves”. Le journaliste relatait l’histoire poignante d’une jeune beauté ukrainienne de 21 ans qui, de son village, avait répondu à une annonce dans un journal local et s’était retrouvée en Israël, contrainte de se prostituer. Les filles, apprenait-on, étaient envoyées jusqu’au Japon et en Thaïlande par des réseaux tenus par les mafieux “russes” basés à Moscou. Rappelez-vous : à cette époque, tous les médiats parlaient de la terrible “mafia russe”.

Le Jerusalem Post du 13 janvier 1998 avait repris ces informations. Ainsi, on apprenait qu’il y avait plus de 10 000 prostituées en Israël, presque toutes russes et ukrainiennes. Les femmes, achetées et vendues par les proxénètes étaient séquestrées dans des bars et des bordels, et rapportaient chacune à leur propriétaire entre 50 et 100 000 dollars par an. Suite

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21 août 2008 4 21 /08 /août /2008 08:09

Dans sa catéchèse du mercredi (Audience générale), Benoît XVI nous rappelle la mémoire de son prédécesseur saint Pie X.

Saint Pie X, a « lutté et souffert pour la liberté de l'Eglise », a rappelé Benoît XVI lors de sa catéchèse du mercredi. Il est fêté par l'Eglise catholique latine le 21 août.

Saint Pie X, pape - (1835-1914)

Image du pape Pie XLa confusion régnait au sein de l'Eglise et de la société, la franc-maçonnerie lançait ses attaques, les hérésies modernes élevaient prétentieusement la tête. On accusa saint Pie X d'opposer une barrière désuète au progrès. Mais rien n'ébranla le courage et les convictions du chef de la chrétienté qui condamna fermement toutes les erreurs qui tentaient de détruire subtilement la foi : « Nous réprouvons ces doctrines qui n'ont de la vraie philosophie que le nom et conduisent au scepticisme universel et à l'irréligion. » Possédant à un haut degré le don du discernement des esprits, saint Pie X s'est constamment signalé comme défenseur de l'intégrité de la foi en condamnant entre autres l'hérésie moderniste qu'il a qualifiée de « carrefour de toutes les hérésies. »

En 1914, ce saint pape écrivit à l'empereur d'Autriche pour le conjurer d'empêcher la déclaration de la guerre. Devant l'inutilité de ses efforts, il s'offre généreusement à Dieu en victime d'expiation pour le peuple chrétien et l'humanité toute entière. Le soir du 19 août 1914, le bourdon de Saint-Pierre sonnait le glas... « Un Saint est mort » proclamait le peuple. En 1954, Pie XII canonisait celui dont on avait dit : « L'histoire en fera un grand pape, l'Eglise en fera un grand Saint. » Saint Pie X a été surnommé le pape de l'Eucharistie, car c'est sous son heureux pontificat que les petits enfants furent appelés à communier dès l'âge de raison. (Biographie catholique.org)

Lire l'encyclique anti-moderniste Pascendi Domini Gregis (1907)

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20 août 2008 3 20 /08 /août /2008 21:13
"Méprisé, et le dernier des hommes, homme de douleur, et connaissant l'infirmité; son visage était comme caché, et méprisé, et nous l'avons compté pour rien. ... Lui-même, il a été blessé à cause de nos iniquités, il a été brisé à cause de nos crimes; le châtiment, prix de notre paix, est tombé sur lui; et par ses meurtrissures nous avons été guéris." (Isaïe 53, 700 av. J-C.)

Emotional Scene From The Passion Of The Christ -

The Passion Of The Christ Trailer
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Publié par Ingomer - dans Films
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20 août 2008 3 20 /08 /août /2008 15:10

Musique du film The Thin Red line (1999), date : 1942-43, lieu : Pacifique, bataille de Guadalcanal

The Thin Red Line

Thin Red Line Soundtrack - The Coral Atoll

The Thin Red Line (Journey to the line) - Hans Zimmer

Thin Red Line Soundtrack - Light (Lumière)

Script choisi :
"Ils veulent que tu meures, ou que tu mentes avec eux. Il n'y a qu'une seule chose à faire, trouver quelque chose qui est à soi, se fabriquer une île; si je ne te revois pas dans cette vie, que je ressente le manque. Jette-moi un regard et ma vie sera à toi" (Une lueur dans tes yeux et ma vie t'appartiendra).
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Publié par Ingomer - dans Films
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20 août 2008 3 20 /08 /août /2008 14:57
Hervé Ryssen republie un article paru sur son ancien blog, que le lobby avait censuré, puis supprimé d’autorité en janvier 2008, sans autre forme de procès.

La liste des films ci-dessous est naturellement très loin d’être exhaustive. H. Ryssen n'y a pas intégré les analyses cinématographiques publiées dans Le Fanatisme juif et dans La Mafia juive.

On a coutume de dire qu’en démocratie, les médiats constituent le “quatrième pouvoir”, après le pouvoir exécutif (le gouvernement), le législatif (l’Assemblée) et le judiciaire. L’importance qu’a prise la télévision dans notre univers quotidien vient sans doute démentir aujourd’hui l’ordre bien établi des juristes et des politologues. La vérité est que les médiats, et notamment la télévision, occupent une place essentielle dans le formatage des esprits et la formation des opinions de nos contemporains. Point n’est besoin de s’appesantir sur ce sujet. Et sur le petit écran, le cinéma est encore le support le plus populaire pour faire passer un message dans les masses, invitées de préférence à regarder les “coups de cœur” des programmes-télés, qui vont invariablement au film le plus chargé d’humanisme et d’idéologie. Suite
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Publié par Ingomer - dans Films
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20 août 2008 3 20 /08 /août /2008 12:10

... Ou l'art de manoeuvrer les soldats Français, persuadés de lutter contre le terrorisme islamique. 

Sarkozy expliquent aux soldats Français en Afghanistan "qu'ici, se joue une partie de la liberté du monde. Ici se mène le combat contre le terrorisme". Au même moment on apprend que les amis maffieux de Sarkozy en Géorgie nouent des liens avec des terroristes du Caucause pour déstabiliser une région russe située dans cette région" (Ria Novosti, 20 août 2008). "Nous avons notamment des informations selon lesquelles ils (les services secrets géorgiens) cherchent à établir des contacts avec certains chefs de gangs opérant dans le sud de la Russie", a indiqué le responsable avant de préciser que la Géorgie cherchait à déstabiliser la situation dans une république russe du Caucase du Nord.

Algérie: onze morts dans deux attentats mercredi, semaine sanglanteDes attentats terroristes
ont fait onze morts ce mercredi 20 août en Algérie, Sarkozy va-t-il y envoyer l'armée française ?

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20 août 2008 3 20 /08 /août /2008 09:05

MOSCOU, 20 août - RIA Novosti. L'Occident veut isoler la Russie et les événements de Géorgie constituent l'apogée de ces tentatives, a annoncé mercredi le président syrien Bachar al-Assad.

Bachar al-Assad arrive mercredi en Russie pour une visite de travail de deux jours sur l'invitation du chef de l'Etat russe Dmitri Medvedev

"Nous soutenons pleinement la Russie... La guerre déclenchée en Géorgie constitue l'apogée des tentatives d'encerclement et d'isolement de la Russie. ... La Russie a agi au nom de la défense de ses intérêts légitimes", a déclaré le président syrien dans une interview au quotidien russe Kommersant.

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20 août 2008 3 20 /08 /août /2008 08:01
ImageSelon les sources de renseignements israéliens, la Russie est en train d'analyser la possibilité de fournir à l’Iran un système de missiles de défense avancé, du type  S-300. La Russie pourrait fournti également à l'armée syrienne des missiles sol-sol, du type Iskandar, avec une gamme de 200 kilomètres.
L’armée russe voudrait aussi construire des bases militaires terrestres, aériennes et maritimes sur le territoire syrien: un autre pas contre le bouclier antimissile américain.

Juste avant l’explosion du conflit avec la Géorgie, Moscoue avait promis à Washington de ne pas permettre à l’Iran et à la Syrie de disposer de cet équipement sophistiqué.

MOSCOU, 20 août - RIA Novosti. Bachar-al Assad favorable au déploiement de missiles russes en Syrie.

... les autorités syriennes sont néanmoins prêtes à envisager ce projet, a déclaré le président syrien Bachar al-Assad dans une interview au quotidien Kommersant à la veille de sa visite à Moscou.

"Notre position est la suivante : nous sommes prêts à collaborer avec la Russie dans le renforcement de sa sécurité. J'estime que la Russie doit penser à sa réponse lorsqu'elle sera encerclée", a indiqué le président syrien.

Selon les médias mondiaux de la semaine dernière, la Russie serait susceptible de répondre à l'ABM américain en Europe en déployant en Syrie ses missiles de théâtre Iskander.

Cette histoire de missiles russes fournis à la Syrie me rappelle étrangement les prophéties autour du Grand Monarque. Une armée russo-arabe qui envahit la France au sud à partir de Béziers, à l'est par la Suisse et le Jura... La France partagée, divisée, une guerre internationale et une guerre civile, Paris brûle, Paris détruit..., la "salle des enfers où se fabriquent les mauvaises lois" ... "engloutie", l'échec du "grand couronné" (roi fait par les hommes rejeté de Dieu), le retour du roi... des volontaires marchent sous son "étendard blanc" sillonnent la France, les troupes de Satan en plus grand nombre défaites... 

"Le Grand Monarque affole les mondialistes" (Serge de Beketch, Le Libre Journal, n° 158 du 8 juillet 1998)

* Les prophéties de la Fraudais, de Marie-Julie Jahenny (1878-1882).
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19 août 2008 2 19 /08 /août /2008 13:27
Via le Forum catholique


Le témoignage d'un juif converti au catholicisme moderne et devenu prêtre jésuite...

Malheureusement, ce prêtre mêlant la vérité à l'erreur, refourgue des vieilleries modernistes et révoque en doute certains récits des Evangiles devenus dit-il "problématiques du point de vue historique"..., le tout au nom de "décennies de la critique historique" et de "l'approches critique sur les Evangiles" (sic). Il oppose le "Jésus de la foi" au "Jésus de l'histoire" exactement comme si il devait y avoir une opposition... "Ils (les pèlerins) viennent ici pour trouver un Jésus de leur foi et pas forcément le Jésus de l'histoire"... On est en plein modernisme tel que défini et condamné par
saint Pie X dans l'encyclique Pascendi (1907) :

"La critique textuelle vient à la rescousse: pour confirmer cette histoire du texte sacré, ils s'évertuent à montrer que tel fait, que telle parole n'y est point à sa place, ajoutant d'autres critiques du même acabit. ... [I]ls se sont construit certains types de narrations et de discours sur lesquels ils jugent ce qui est ou ce qui n'est pas déplacé. Et combien ils sont aptes à ce genre de critique! A les entendre vous parler de leurs travaux sur les Livres Sacrés, grâce auxquels ils ont pu découvrir en ceux-ci tant de choses défectueuses, il semblerait vraiment que nul homme avant eux ne les a feuilletés, qu'il n'y a pas eu à les fouiller en tous sens une multitude de docteurs infiniment supérieurs à eux en génie, en érudition, en sainteté; lesquels docteurs, bien loin d'y trouver à redire, redoublaient au contraire, à mesure qu'ils les scrutaient plus profondément, d'actions de grâce à la bonté divine, qui avait daigné de la sorte parler aux hommes. C'est que, malheureusement, ils n'avaient pas les mêmes auxiliaires d'études que les modernistes, savoir, comme guide et règle, une philosophie venue de l'agnosticisme, et comme critérium eux-mêmes..." (
§ 45.)

"Ce qui exige surtout que Nous parlions sans délai, c'est que, les artisans d'erreurs, il n'y a pas à les chercher aujourd'hui parmi les ennemis déclarés. Ils se cachent et c'est un sujet d'appréhension et d'angoisse très vives, dans le sein même et au coeur de l'Eglise, ennemis d'autant plus redoutables qu'ils le sont moins ouvertement." (
§ 2.)

La "critique historique" commence à partir de 01:30. Ce prêtre se fera-t-il rappelé à l'ordre ?...

On sait depuis l'ouvrage de l'abbé Barruel (Mémoires pour servir à l'Histoire du jacobinisme, 1797) qu'un des moyens des Illuminatistes
était l'extinction des Jésuites et l'infiltration des corps religieux
. Y a de quoi se poser des questions là.
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Publié par Ingomer - dans Religion
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19 août 2008 2 19 /08 /août /2008 11:58

J'avais écrit le 10 août que devant la réponse fulgurante des Russes, les impérialistes abandonneraient leur instrument géorgien, "en retournant contre lui la responsabilité des évènements pour occulter la leur propre"... C'est exactement ce qui s'est passé, sauf que les impérialistes ont ajouté que la réponse russe était "disproportionnée" et "brutale"...
 
Je complète aujourd'hui en précisant que les porteurs de lumière ne lâcheront pas leur entreprise mondialiste et donc la guerre contre les nations.


Le site "la Banlieue s'exprime" relaie un
article du journal israélien Haaretz où le ministre géorgien de la Réintégration (nationale), Temur Yakobashvili explique qu''Israël nous a vendus'..., "que l’Occident aurait dû répliquer en 'déployant des forces de l’Otan afin de défendre l’infrastructure vitale de la Géorgie', et qu’ 'Israël est en train de nous trahir, avec les pays européens et les Etats-Unis. ... Aujourd’hui, nous assistons à un pogrome cosaque contre la population locale. En tant que juif, cela veut dire beaucoup de choses, pour moi.' (Haaretz, Georgian minister: Israel has sold us out, 15.08.2008).

La guerre contre la Russie est engagée depuis la chute de l'Urss (encerclement aux frontières de la Russie, révolutions "démocratiques", expansion de l'Otan, installations de bases de missiles renommés "de défense anti-missiles"). Les impérialistes ne vont pas cesser leur projet sur la sévère claque géorgienne. Je constate simplement un repli stratégique, mais déjà Va-t-en guerre Kouchner 
parle d'ultimatum à la Russie...

Add. Temur Yakobashvili est aussi celui qui a déclaré : « Nous livrons maintenant un combat contre la grande Russie », «et notre espoir c'est de recevoir de l'aide de la Maison Blanche, parce que la Géorgie ne peut pas s’en sortir toute seule. »

« C'est important que le monde entier comprenne que ce qui se passe en Géorgie  actuellement affectera tout l'ordre mondial. Ce n'est pas seulement l'affaire de la Géorgie , mais celle du monde entier. »

« Nous avons besoin de l'aide de l'ONU et de nos amis, dirigés par les USA et Israël. Aujourd'hui la Géorgie  est en danger – demain tous les pays démocratiques de la région et du monde entier le seront également. » 

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19 août 2008 2 19 /08 /août /2008 11:17

Après le "Il faut se préparer au pire et le pire c'est la guerre" du sinistre des Affaires Etrangères Bernard Kouchner, (Afp, le Grand Jury RTL/Le Figaro/LCI, 16 septembre 2007),

voici le :

"A un moment donné, nous en serons aux ultimatums, Ce mot, je le déteste. Nous n'en sommes pas là du tout", a-t-il encore dit. (
AFP, Le Figaro, Kouchner refuse de "menacer" Moscou, 18/08/2008)

Outre l'exemple d'une désinformation médiatique par le titre correspondant au contraire de l'information (parler d'"ultimatum" ce n'est pas refuser de menacer Moscou il me semble...), je me demande bien qui ira se faire trouer la peau pour les américains et pour Israël ? Surtout contre les Russes..., ils devraient se rappeler Stalingrad. Je ne pense pas non plus qu'ils parviennent ce coup-ci à soulever les européens en masse une 3e fois...

Video Rappel. "Il faut se préparer au pire et le pire c'est la guerre"

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