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30 septembre 2023 6 30 /09 /septembre /2023 19:56
"Le divorce utilise les traumatismes des enfants pour le bonheur des parents"

"Une séparation indolore pour le bien des enfants est toujours une tromperie." L'affaire Esselunga brise un tabou: "Maman et papa exemplaires, mais la petite fille n'est pas contente: la publicité révèle l'homme de paille des ouvriers de l'usine du divorce, qui utilisent le traumatisme des mineurs pour le bonheur des parents". Entretien avec l'avocat de la famille Fiorin.

 

La publicité d'Esselunga (la petite fille fait des courses avec sa mère dans un supermarché d'Esselunga et lui demande de mettre une pêche dans son chariot, puis quand la petite fille doit se rendre chez son père, dont sa mère est séparée, elle prend le fruit avec elle et il dit : "Papa, maman te donne ça." Un mensonge, mais qui ravive une étincelle chez le père: "J'aime les pêches, ça voudra dire que ce soir j'appellerai maman pour la remercier". Conclusion de la publicité:" Il n'y a aucune dépense qui ne soit pas importante", pour remarquer que même l'achat d'un fruit insignifiant peut redonner de la valeur à une vie et l'élever. Ndt) est devenue l'affaire politique du moment et hier même la Première ministre Giorgia Meloni l'a commentée (positivement), méritant l'ouverture de Repubblica.it pendant quelques heures . A ce stade, les réactions des autres partis sont attendues. Il est clair que l'exploitation et les commentaires sur l'histoire d'Emma et de la pêche donnée à son père séparé de sa mère vont bien au-delà des besoins marketing exquis de la chaîne Caprotti.

 

Si tout le monde en parle, cela signifie que cette publicité ouvre un trou inhabituel et brise le mur des tabous et du politiquement correct en matière de divorce.

 

La Boussole en a parlé avec Massimiliano Fiorin, avocat familial, comme il aime se définir (ni avocat spécialisé en divorce ni avocat matrimonial), qui de son observatoire professionnel a à son actif plusieurs livres sur le divorce, dont "La fabrique du divorce - Il Diritto contro la Famiglia" (éd. San Paolo, 2008), "Jusqu'à ce que la loi vous sépare" (San Paolo, 2012), "L'amour n'abandonne pas" (éd. Ares, 2017), "Droit et désir - Se retrouver soi-même à travers les crises familiales" (Ares, 2021). En 2023 il publie également son premier roman "Le Rêve du Père", dans lequel il reprend dans une clé narrative les thèmes habituels de la crise des relations de couple et familiales.

 

Avocat, tout le monde en parle. Cette publicité est-elle vraiment si choquante ?

Oui, car elle brise un tabou, en plus d'être très bien réalisée techniquement. J'ai vu que derrière il y avait une réalisation française et une production internationale de créateurs américains, signe qu'il faudrait peut-être se détacher de nos lectures provinciales pour regarder cette histoire à travers le judas des controverses "facho-meloniennes". La question du divorce est une question sensible et à l’étranger, il y a évidemment plus de liberté pour l’aborder.

 

En Italie la lecture est exclusivement idéologique...

La lecture idéologique n'est que le premier des niveaux de lecture de cette publicité. Les lobbies bien connus qui s’opposent à la famille naturelle n’attendaient rien d’autre. J'ai vu que certains médias ont retiré l'histoire de l'affrontement d'Esselunga avec Coop, racontée dans le célèbre livre Falce & Carrello. Evidemment, pour un certain monde, Esselunga reste une entreprise "hérétique", déviante du courant dominant.

 

Pouquoi?

Il ne sert à rien de le cacher : il existe un lobby qui a promu des spots publicitaires dans lesquels il répétait jusqu'à l'épuisement que la seule famille qui soit bonne est la famille multiethnique ou monoparentale. Cette publicité a brisé ce stéréotype de la "famille" souvent promu dans de nombreuses publicités. Mais il existe un deuxième niveau de lecture qui me tient particulièrement à cœur.

 

Quel est-il?

Ceux d’entre nous, professionnels, qui font face à des séparations. Une vérité indicible est dite ici : les enfants ne voudraient jamais que leurs parents se séparent, même lorsque leurs parents se disputent, même lorsque les familles sont dysfonctionnelles ou en conflit.

 

Est-ce que c'est ce que vous voyez également dans les salles d’audience ?

Le système des séparations et des divorces devrait se fonder sur le principe de "l'intérêt prédominant du mineur", mais il cache soigneusement une réalité évidente à la vue de tous : l'intérêt prédominant du mineur est que le les parents ne se séparent pas. C'est un fait élémentaire et le spot brise le tabou car il nous le montre.

 

Pourtant, on dit généralement que si les parents ne s'entendent plus, la séparation est le seul moyen de faire du bien à leur enfant...

En est-on sûr ? Je dis NON. Ce n'est pas un hasard si tous les psychologues consultés aux tribunaux ont deux approches : soit ils s'en prennent au politiquement correct, en disant que la douleur des enfants ne peut pas être représentée parce qu'elle ravive le traumatisme des enfants, mais de cette façon ils admettent que le traumatisme est, ou ils soutiennent ce qui est contre la réalité et c'est que le problème n'est pas dans la séparation elle-même, mais dans le conflit excessif des parents.

 

Cela pourrait aussi être comme ça, ou pas ?

Suivez-moi dans mon raisonnement. L'annonce représente deux figures parentales idéales pour tous les professionnels, qu'ils soient magistrats ou avocats, médiateurs familiaux ou psychologues, qui gravitent autour des séparations dont ils tirent des revenus. Comment va maman?

 

Bienveillance?

Il n'est pas dysfonctionnel, il gronde Emma, ​​mais doucement, il joue avec elle, il la ramène à la maison, il la fait rire et quand son père vient la chercher il ne dit pas un mot, il ne commente pas. Et le papa ?

 

Je ne sais pas... est-il à sa place ?

Exact. Lorsqu'il arrive, il ne monte pas, il ne s'impose pas, même si l'on peut supposer que la maison d'où il a été expulsé est aussi la sienne. Il serre la petite fille dans ses bras avec affection, la laisse monter calmement dans la voiture - et Dieu merci, il lui reste une voiture, ce n'est pas du tout acquis - et quand elle lui donne la pêche, le père parvient à comprendre la situation et dit il appellera maman. Il agit comme un parfait parent séparé.

 

Alors, si nous sommes confrontés à deux parents parfaitement séparés, où est le problème ?

Puisqu’ils se comportent comme des parents séparés, pourquoi tout le monde se tortille-t-il ?

 

Oui pourquoi?

La réponse réside dans l’énorme non dit qu’il y a même parmi les professionnels : tout le monde se comporte bien, mais la séparation reste un traumatisme dont les enfants ne veulent pas. C’est pourquoi une séparation indolore pour le bien des enfants n’existe pas, c’est une gigantesque tromperie.

 

Mais de cette façon, les parents sont blâmés...

Non, au lieu de cela, on leur donne un beau message d'espoir, il y a une population de personnes qui ont subi directement les conséquences de la désintégration familiale et qui savent combien de souffrances provoque le divorce, tant du point de vue du la situation des enfants que de celle des parents séparés.

 

Mais vous êtes avocat, que dites-vous à vos clients ?

Je dis toujours que la séparation est mauvaise pour les enfants. Nous voyons chaque jour ce que représente la publicité. Nous voyons des jeunes qui disent "je ne me marierai jamais" parce qu'ils ne veulent pas risquer d'être expulsés de la maison, ils ont déjà la perception que se marier implique le risque de se retrouver au milieu de la rue et cela est une indication de la façon dont la situation juridique a maintenant conduit à un effondrement de la société.

 

Mais si la société est orientée vers le divorce, pourquoi blâmer les parents ?

Ce n'est pas le propos. Il faut admettre que le "divorce" a conduit à un renversement du bon sens : aujourd'hui le divorce est normal, le système le suggère et surtout, le plus odieux : on dit que se séparer est aussi dans l'intérêt des enfants. Tout le monde raconte le conte de fées dystopique sur lequel se construit une énorme souffrance, à savoir qu'il vaudrait mieux que les parents se séparent et retrouvent la sérénité, mais c'est un mensonge, c'est l'égoïsme de ceux qui veulent reconstruire leur vie sur la peau de leur enfants. C'est une altération du bon sens qui me fait dire qu'autrefois les parents se souciaient du bonheur de leurs enfants, aujourd'hui ce sont les enfants qui doivent se soucier du bonheur de leurs parents.

 

D’accord, mais qu’est-ce que ces blessures ont à voir avec une opération de marketing publicitaire ?

Si j'étais un expert en sciences de la communication, je commencerais à étudier ce phénomène. Esselunga joue involontairement le rôle du général Vannacci, elle dit à tout le monde une vérité qui est à la vue de tous.

 

Dans la vidéo, nous n'avons aucun élément permettant de dire que les deux parents étaient mariés, peut-être vivaient-ils ensemble. Pourquoi sommes-nous amenés à penser qu’ils étaient mariés ?

C'est un facteur culturel. Parfois, je reçois des clients qui craignent d'abandonner le domicile conjugal alors que cela n'est plus un crime. Il est clair que le modèle familial naturel continue d'exister dans les croyances des gens. Souvent, je vois l'étonnement dans les yeux de mes clients lorsqu'ils réalisent que ce sur quoi ils ont fondé leur projet de vie n'a en réalité plus aucune valeur au regard de la loi. Les gens éprouvent encore une nostalgie du modèle familial naturel, néanmoins les jeunes savent que s'ils se marient, ils n'auront aucune possibilité d'attendre que l'autre reste fidèle à ses promesses initiales et cela, sans être romantique, est un problème qui ne peut pas être petit car c’est un drame existentiel.

 

Source: https://lanuovabq.it/it/il-divorzio-usa-i-traumi-dei-figli-per-la-felicita-dei-genitori

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30 septembre 2023 6 30 /09 /septembre /2023 17:32
https://lanuovabq.it/it/che-succede-ai-ciclisti-bella-domanda-ma-nessuno-la-fa

https://lanuovabq.it/it/che-succede-ai-ciclisti-bella-domanda-ma-nessuno-la-fa

Les médias sont au courant d'un autre retrait inexpliqué d'un cycliste pour raison de problèmes cardiaques, mais personne ne se pose de questions: Pourtant, même l'UE a admis le risque accru de myocardite après les vaccins à ARNm sur des sujets masculins, jeunes et sportifs.

Il est vraiment curieux de voir à quel point le système médiatique est à présent complètement imperméable aux questions, pris comme il l'est dans la zone de confort du politiquement correct. Et oui, poser des questions et donner des réponses devrait être la vocation propre d'un journaliste.

 

Mais, évidemment, si les réponses se heurtent à une lecture à sens unique de la réalité, alors tant pis pour elles et à ce stade même tant pis pour les questions.

 

Écoute ça. Fanpage nous informe de la désagréable nouvelle d'un retrait de la compétition d'un champion cycliste en herbe. Son nom est Jarno Mobach, et, à seulement 25 ans, il a dû garer son vélo à cause d'une arythmie cardiaque. Le garçon néerlandais a dit adieu au professionnalisme, une catégorie dans laquelle il venait d'atterrir après avoir remporté tout ce qu'il y avait à gagner dans les groupes des jeunes, avec un message social poignant: “Avec douleur au cœur, je dois annoncer qu'en raison de troubles du rythme cardiaque, je dois arrêter de faire du vélo”.

 

La nouvelle ne serait pas grand-chose, au-delà du chagrin humain, s'il n'y avait pas un détail non négligeable. Mobach n'est en effet pas le seul cycliste contraint d'abandonner la scène en raison de problèmes cardiaques. En effet, il est vraiment en bonne compagnie dans une longue liste de cyclistes qui s’est considérablement allongée au cours des deux dernières années. Des athlètes qui ont dû faire leurs adieux en raison d'arythmies, de douleurs, de décompensation ou de maladies cardiaques.

 

On dirait presque qu’être cycliste professionnel entraîne le risque de souffrir de maladies cardiaques. Est-ce que tout cela est normal ? Évidemment que non, et c'est étrange qu'un journal ne pose pas la question.

 

La bonne nouvelle est que ceux de Fanpage ne sont pas complètement déconnectés de la réalité. Dans le même article, en effet, on lit dès le début: "Les nouvelles inquiétantes continuent concernant l'état de santé général des cyclistes qui, ces derniers temps, sont revenues avec une fréquence impressionnante à la une des journaux sportifs". Et encore: "Le monde du cyclisme vit des moments particuliers, notamment en devant gérer des nouvelles constantes de coureurs souffrant de problèmes cardiaques". Vous trouverez ci-dessous une liste de cyclistes qui ont pris leur retraite pour la même raison : De Van Hooydonk à notre Sonny Colbrelli en passant par Sep Vanmarcke et bien d'autres.

 

Bref, nous ne sommes confrontés qu'à la première étape du journalisme : reconnaître un problème ; et il ne fait aucun doute que Fanpage le reconnaît, à tel point qu'il charge son récit d'adjectifs dramatiques : "Fréquence impressionnante", "Actualités continues".

 

Mais ce qui manque, c'est la deuxième étape : essayer de donner une réponse. Parce que soit le cyclisme est aujourd'hui en proie à une mystérieuse épidémie extraterrestre qui a frappé l'organe vital qui pompe le sang des pieds vers le cerveau, soit le nez du journaliste pourrait également tenter de s'aventurer vers la recherche d'autres causes, peut-être en trouvant d'autres retours.

 

Une suggestion, en fait pas difficile : Si les journalistes se promenaient dans Bruxelles, ils découvriraient peut-être que la Commission européenne et l'EMA viennent d'inclure l'obésité, la myocardite et la péricardite parmi les effets indésirables graves les plus courants des vaccins anti-covid.

 

L'annexe 1 du nouveau registre des médicaments autorisés, mis à jour en septembre, indique qu'une augmentation du risque de périmyocardite a été observée dans les vaccins à ARNm (donc ceux de Moderna et Pzifer, les plus répandus en Europe), dans certains cas mortels.

 

Maintenant. Au-delà de la commodité politique et de l'intérêt de promouvoir le vaccin, la question intéressante est la suivante : pourquoi, face à un phénomène, à savoir une augmentation de cas suspects de maladies cardiaques dans une catégorie très spécifique - les cyclistes - personne ne se demande si les vaccins ont quelque chose à voir avec cela ??

 

Il n'y aurait même plus d'excuse pour être qualifié d'anti-vax, étant donné que tout le monde, des fabricants aux institutions, est désormais obligé d'admettre que le vaccin "entraîne un risque accru de contracter une périmyocardite". Au lieu de cela, nous préférons continuer à maintenir l’opinion publique sous contrôle, pour éviter qu’elle n’ait peur, évidemment. Ou pour éviter d’avoir à admettre que la liste des réactions indésirables aux vaccins n’était pas aussi imaginative que les gens voulaient le croire ? Bref, cela n’a plus de sens d’aborder le problème comme s’il s’agissait du troisième secret de Fatima. La myocardite est diagnostiquée sur la base de tests que n'importe quel cardiologue peut réaliser. Et les arythmies, parmi les principales causes de ces abandons aux sports de compétition, sont les premiers symptômes de la myocardite.

 

Nous ne savons évidemment pas si les cyclistes en question ont été vaccinés, mais cela pourrait être le prochain contrôle. En attendant, il suffirait cependant de se poser deux questions simples et d’essayer de relier les points. Au moins, cela démontrerait qu’ils se soucient du problème qui est vraiment gigantesque. Et à partir de là, qu'ils commenceraient à interroger les médecins et les professionnels.

 

Car voir les choses, mais ne pas se poser les bonnes questions sur les causes, n’est qu’une autre façon de cacher la poussière sous le tapis. Tapis sur lequel est ensuite montrée une réalité manquante d'une de ses parties principales, toujours avec le style des premiers de la classe et des maîtres du journalisme.

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30 septembre 2023 6 30 /09 /septembre /2023 00:00
Saint Jérôme, dans Le Petit Livre des Saints, Éditions du Chêne, tome 1, 2011.

Saint Jérôme, dans Le Petit Livre des Saints, Éditions du Chêne, tome 1, 2011.

Père de l'Église latine, né vers 340 ou 331 à Stridon, à la frontière entre la Pannonie et la Dalmatie (actuelle Croatie), Jérôme de Stridon ou S. Jérôme, en latin Eusebius Sophronius Hieronymus (vers 340 - 30 septembre 420) est connu pour ses traductions en latin de la Bible à partir du grec et de l'hébreu (la "Vulgate de S. Jérôme").

Les catholiques le considèrent comme un des Pères de l'Église et, avec les orthodoxes, le vénèrent comme saint.

Depuis le pape Boniface VIII, en 1298, il est qualifié de docteur de l'Eglise.

Jérôme fait des études à Rome, se convertit à l'âge de 25 ans suite à un rêve mystérieux lors d'une maladie, puis, après un séjour en Gaule, part pour la Terre Sainte en 373 où il vit en ermite à Chalcis de Syrie dans la "Thébaïde de Syrie" au sud-ouest d'Antioche (Asie Mineure - Turquie), où il est ensuite fait prêtre.

Saint Jérôme (340 - 420)

 

En 383, le pape Damase Ier le choisit comme secrétaire et lui demande de traduire la Bible en latin. À la mort de Damase, il doit quitter Rome et retourne en Terre Sainte en compagnie de Paula, noble romaine. Ils fondent un monastère double à Bethléem.

Durant les 34 dernières années de sa vie, Jérôme se consacre à l'écriture de l'Ancien Testament en latin à partir de sa propre traduction de l'hébreu, et à rédiger ses commentaires sur la Bible.

Ce saint docteur meurt en 420 à Bethléem.

Ses restes sont d'abord enterrés à Jérusalem puis transférés à la Basilique Sainte-Marie-Majeure, une des quatre grandes basiliques de Rome.

Sa traduction constitue la pièce maîtresse de la Vulgate, traduction de la Bible officiellement reconnue par l'Église catholique. 

Un jour, "un lion s'était introduit dans le monastère de Bethléem et par sa présence il effrayait les moines. Mais l'animal boîtait, et Jérôme, comprenant sa détresse, et voulant faire taire les cris de ses frères, s'avança et retira une épine de la patte du lion. Le lion demeura auprès de lui tout le reste de sa vie. Peut-être un animal muet s'adaptait-il mieux au tempérament fougueux du saint qu'un humain. Après la mort de Jérôme, le lion protégea les animaux domestiques du monastère." (Le Grand Livre des Saints, Les Grands Mystères de l'Histoire, numéro spécial, octobre 2015, n° 9, p. 85)

Tout est et sera vain jusqu’à ce que nous trouvions ce qui est complet et parfait.

Saint Jérôme (340 - 420)

En 379, Jérôme écrit : "la seule vraie Église a été fondée par les Apôtres et continue dans leurs successeurs jusqu'à ce jour ; Les hérétiques ne peuvent pas utiliser la Bible comme excuse pour rejeter ses enseignements. 

" Nous devons rester dans cette Église qui a été fondée par les Apôtres et qui continue jusqu’à ce jour. Si jamais vous entendez parler de ceux qui sont appelés 'chrétiens' et qui tirent leur nom non pas du Seigneur Jésus-Christ, mais de quelque autre, par exemple, des Marcionites, des Valentiniens, des Hommes de la montagne ou de la plaine, vous pouvez être sûr que vous n’avez pas là l’Église du Christ, mais la synagogue de l’Antéchrist.

"Car le fait qu’ils aient pris leur essor après la fondation de l’Église est la preuve qu’ils sont ceux dont l’Apôtre a prédit la venue.

" Et qu’ils ne se flattent pas s’ils pensent qu’ils ont l’autorité de l’Écriture pour leurs affirmations, puisque le diable lui-même a cité l’Écriture, et que l’essence des Écritures n’est pas la lettre, mais le sens.

(Saint Jérôme," Dialogue avec les lucifériens", § 28, 379 apr. J.-C.) 

Ce saint docteur meurt à Bethléem le 30 septembre 420.

Ses restes sont d'abord enterrés à Jérusalem puis transférés à la Basilique Sainte-Marie-Majeure, une des quatre grandes basiliques de Rome.

 

On le considère comme le patron des traducteurs à cause de sa révision critique du texte de la bible latine, la Vulgate, qui a été utilisée jusqu'au XXe siècle comme texte officiel de la Bible en Occident.

Saint Jérôme au désert, Giovanni Battista Cima da Conegliano, v. 1500-1510

 

Sources : 1, 2

Vie des Saints pour tous les jours de l'année avec une pratique de piété pour chaque jour et des instructions sur les fêtes mobiles, Alfred Mame et Fils éditeurs, Tours 1867, p. 274 ; Le Petit Livre des Saints, Éditions du Chêne, tome 1, 2011.

 

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. Bible : les pharisiens "hypocrites" ont falsifié les Saintes Ecritures dans la "bible massorétique" (Xe s.)

. Le Vatican tance Israël pour avoir détourné des écrits de la Bible

. Une illustration particulière d'une traduction erronée issue de la version juive médiévale de la "Bible massorétique"

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29 septembre 2023 5 29 /09 /septembre /2023 00:00

Saint Michel est vénéré comme le plus puissant défenseur contre le démon. Pour cette raison l'iconographie, tant orientale qu'occidentale, le représente comme un guerrier qui, avec l'épée ou la lance, frappe à mort le dragon sous ses pieds.

De gauche à droite : Saints Gabriel, Michel et Raphaël

De gauche à droite : Saints Gabriel, Michel et Raphaël

Avec saint Michel, l'Église, en  ce jour, honore tous les bons anges, dont il a été le chef et le modèle au jour de la révolte de Lucifer (Lucifer est l'autre nom de Satan que l'on retrouve dans les livres de Isaïe 14 12, Job, Zacharie, Ezechiel 28 2, 11 et dans l'Apocalypse de saint Jean) et des mauvais anges qui ont suivi Lucifer ("Chute des anges"). Ces mauvais anges sont ceux que l'Église appelle les "démons". Leur chef de file, Lucifer ou "Satan" n'a de cesse que de tenter les hommes, afin de les amener à le rejoindre dans sa rébellion contre Dieu en les poussant au péché. Les démons "s'enorgueillirent des dons qu'ils avaient reçus; ils s'en firent des armes contre celui de qui ils les tenaient, et refusant à Dieu le respect et l'obéissance qu'ils lui devaient, ils employèrent leur liberté et toutes leurs facultés à offenser celui qu'à tant de titres ils auraient dû servir. [...] Dieu les frappa à l'instant même, sans leur laisser le temps de faire pénitence. Pour cet unique péché, Il les dépouilla des dons de la grâce; il les lança du haut du ciel comme la foudre (Et ait illis: Videbam Satanam sicut fulgur de coelo cadentem. Luc, X, 18.) et les précipita dans les flammes éternelles de l'enfer". (1)

Les bons Anges, ayant suivi saint Michel dans sa fidélité à Dieu, sont divisés en neuf chœurs et en trois hiérarchies : les anges, les archanges et les vertus ; les puissances, les principautés et les dominations ; enfin, plus haut encore, les trônes, les chérubins et les séraphins. Leur occupation est de contempler Dieu, de L'aimer, de Le louer et d'exécuter ses volontés pour la conduite de l'univers et pour le salut des hommes. Aussi les voyons-nous chargés de différentes missions sur la terre, auprès des personnes, des familles, des paroisses, des diocèses, des royaumes, de l'Église entière.

 

Francesco Botticini: Three Archangels with Tobias

 

Ceux dont l'écriture fait une mention particulière sont (2) :

Les Saints Archanges Michel, Gabriel, Raphaël - Fête

Saint Michel archange

Prince des anges (Dn 10,13), on le prie dans les tentations et les moments de danger, mais il est aussi celui qui pèse les âmes des défunts, le prince des âmes qui doivent remplir les places demeurées vides par la chute des démons. Son nom marque sa fidélité, car il signifie : "Qui est semblable à Dieu !"

 

Saint Michel Archange, Grand-Place de Kiev (Ukraine)

Saint Michel s'est montré le plus ardent et le premier à lutter pour l'honneur de Dieu. Il a été place à la tête de toutes les armées célestes. C'est pour cela que l'Église lui donne ce titre "Praepositus paradisi quem honorificant angelorum cives !", c'est-à-dire "le premier placé dans le ciel qui est honoré de tous les autres anges". Michel est vénéré du titre de "Prince des anges". 

L'Ancien Testament décrit Michel comme le protecteur d'Israël, "intercédant toujours pour la race humaine".

En hébreu son nom se dit Mik e' El et signifie "Qui est semblable à Dieu ?" Ce fut le cri de guerre avec lequel il vainquit Lucifer et les anges rebelles. Le nom même de Michel est donc une protestation de fidélité et d'humilité, un cri d'amour, un choix inconditionnel pour le service de Dieu (Ap 12,7-9).

Michel était considéré par les Hébreux comme le prince des anges, protecteur et défenseur du peuple élu, représentant de l'assistance divine puissante à l'égard d'israël (Dn 10,21 ; 12,1(3)

 

C'est l'archange qui s'est adressé à Moïse au sommet du Mont Sinaï.

Dans le Livre de Daniel, Michel combat l'ange de la Perse avec saint Raphaël (Dn 10,13-21).

Dans l'épître de Jude, il est l'adversaire du diable. (Jude 9) Dans le livre de l'Apocalypse, il combat le "dragon". (Ap 12,7).

Les saints attribuent à saint Michel la plupart des apparitions mentionnées dans l'Ancien Testament.

C'est l'archange qui s'est adressé à Moïse au sommet du Mont Sinaï ; c'est lui qui retint la main d'Abraham prêt à immoler son fils Isaac ; c'est lui qui apparut à Josué et le rendit maître de Jéricho par la chute de ses tours et de ses murailles ; c'est lui qui dirigea l'arche de Noé par-dessus les eaux du déluge ; c'est lui qui lutta contre Jacob et le bénit ; c'est lui qui rendit David victorieux de Goliath et le préserva de la persécution de Saül, etc.

Il a été le protecteur de la synagogue ; il est le protecteur de l'Église. 

L'histoire nous rapporte tant de merveilles de cet ange sublime, qu'on ne peut douter qu'il ne soit, dans les desseins de Dieu, l'un des principaux instruments de sa puissance et de sa bonté.

L'assistance que la France a souvent reçue de lui le fait regarder comme le protecteur spécial de ce royaume.

Michel est le Patron des batailles et des soldats ainsi que des personnes qui se croient "possédées par le diable."

 

Saint Michel, est celui que l'on invoque pour s'encourager au juste combat. 

Durant la Guerre de Cent Ans, ange protecteur de la France, il parla en ce sens à sainte Jeanne d'Arc dans sa mission de libération des Anglais; le Mont-Saint-Michel ne fut jamais pris par les Anglais.

 

Durant les Guerres de religion au XVIe siècle, malgré de nombreux assauts et stratagèmes, les protestants ne parvinrent pas non plus à prendre le Mont-Saint-Michel. (4)


Prière de Léon XIII à Saint Michel Archange
Saint Michel Archange, défendez-nous dans les combats
Soyez notre protecteur contre la méchanceté et les embûches du démon.
Que Dieu lui commande, nous L'en supplions, et vous, prince de la milice céleste, par le pouvoir qui vous a été confié, précipitez au fond des enfers Satan et les autres esprits mauvais
qui parcourent le monde pour la perte des âmes. Ainsi soit-il.

Prière rédigée par le pape Léon XIII, le 13 octobre 1884. Source

Saint Michel assiste les âmes à l'heure de la mort et, selon la doctrine de saint Augustin et de saint Bonaventure, les introduit dans le ciel après la mort. Il attend les ordres de l'auguste Mère de Dieu, pour assister plus spécialement les âmes qu'elle favorise davantage; c'est le sentiment de saint Bonaventure. (5)

« La tradition attribue à saint Michel la tâche de peser les âmes des défunts. En plus de l'épée, l'iconographie place dans sa main la balance de la justice divine. Saint Michel accompagne dont les âmes qui quittent ce monde. Et tous ceux qui l'auront vénéré sur la terre pourront compter sur sa puissante intercession lorsque le Seigneur les rappellera à Lui. » (6)

 

Déjà en 709, l'évêque d'Avranches, saint Aubert, fonda une chapelle qui deviendra l'Abbaye du Mont Saint Michel où viendront en pèlerinage, entre autres, Charlemagne, Saint Louis, Louis IX, pour demander la protection pour la France.

 

Après la deuxième guerre mondiale, le 13 juin 1948 à la cathédrale d'Hanoï, les troupes aéroportées le choisirent comme saint patron, voyant dans l'âme "ailé" qui descend du ciel comme un ancêtre, certes plus agile encore, du parachutiste contemporain. (7)

Saint Michel - Lourdes, Entrée du sanctuaire

Saint Michel - Lourdes, Entrée du sanctuaire

Saint Michel est aussi le protecteur de l'Église universelle, « le patron des radiologues, ... et des escrimeurs. » (8) 

« Pie XII, en 1941, l'a proclamé patron des radiologues. » (9) 

« Origène s'appuie probablement sur l'Évangile (Lc 16,22) pour affirmer qu'"au moment de la mort, l'ange gardien, le psychopompe céleste, recueille l'âme qui quitte le corps." (Origène, in Jo, t. XIX, 4 PG, 14,554 G- 555 A). » 

« Saint Alphonse de Liguori (169-1787) va dans le même sens et dit que la sainte Église prie pour que les anges accueillent et accompagnent au paradis l'âme qui se sépare du corps. (St Alphonse de Ligori, La Voie du salut. Méditations pour la fête de Saint Michel, Oeuvres ascétiques X, 1968, p. 263-264.) »

Grotte de Monte Gargano (Italie)

« Quelques maîtres spirituels expliquent que c'est à Saint Michel que revient l'honorable charge de présenter au Christ, Juge de toutes les âmes, celles qui quittent cette terre dans la grâce de Dieu." (Saint Alphonse de Liguori, La Voie du salut. Méditations pour la fête de Saint Michel, Oeuvres ascétiques X, 1968, p. 263-264.) » (10)

Puisque saint Michel aime beaucoup nos âmes, lorsqu'il les voit tomber dans le péché et donc, courir le risque d'aller en enfer, il cherche par tous les moyens à les amener à faire pénitence, ce qui est la seule voie pour obtenir la rémission des fautes.

Saint Michel dirige lui-même les anges gardiens et leur enseigne la meilleure manière de nous garder et de nous défendre. (11)

L'archange Michel est apparu dans des visions au Mont Gargan, dans la région des Pouilles, en Italie, au Ve siècle.

Une mystérieuse ligne imaginaire unit entre eux sept sanctuaires de Saint Miche Archange, sept monastères de l’Irlande jusqu’en Israël. Simple coïncidence ? Ces sanctuaires sont très éloignés les uns des autres, mais parfaitement alignés. La ligne sacrée de saint Michel archange serait, selon la légende, le coup d’épée que le saint asséna sur le diable pour le renvoyer en enfer. Le parfait alignement de ces sanctuaires est surprenant : les trois sites les plus importants – le Mont-Saint-Michel en France, l’abbaye Saint-Michel–de-la-Cluse et le sanctuaire du Mont-Gargan en Italie – sont équidistants. Un avertissement du saint afin que les lois de Dieu soient toujours respectées et que les fidèles restent sur le droit chemin. Par ailleurs, cette ligne sacrée s’aligne parfaitement avec le soleil levant du solstice d’été. Aujourd'hui, le sanctuaire de Monte Gargano (Italie) est le site de destination de deux millions de pèlerins par an pour avoir été le lieu de quatre apparitions de Saint Michel. De nombreux pèlerins ont visité le sanctuaire de Monte Gargano, notamment les saints Thomas d'Aquin, Catherine de Sienne, Bernard et Guillaume de Vercelli. Lorsque Saint François d’Assise s'y rendit en 1221 pour se préparer au carême, la tradition veut qu’il se considéra indigne et qu’il n’entra pas, mais qu’il grava plutôt une croix dans le marbre.

 

Le martyrologe romain dit :

"Sur le mont Gargan, la vénérable mémoire du bienheureux archange, Michel, lorsqu'en ce lieu fut consacrée sous son vocable une église pauvre d'aspect, mais riche d'une vertu céleste."

 

Michel est le protecteur national de l'Allemagne, de Bruxelles, d'Iéna, d'Andernach, de Comar, de Tauste (Saragosse) et patron de plus de 60 localités en Italie. En France, 70 villes portent le nom de saint-Michel. 

 

En Espagne, on vénère saint Michel qui apparut pendant le siège de Sarragosse (XIIe siècle) et libéra la ville des Arabes (12) (En mars 1118, le roi d'Aragon Alphonse Ier, avec l'aide des croisés français et de moines-soldats des ordres militaires mit le siège devant Saragosse. Les Aragonais battirent les Maures le 18 décembre 1118, s'emparèrent de la ville et firent de Saragosse leur capitale. La récupération de Saragosse fut rapidement suivie par celle des villes de Calatayud et de Daroca après la bataille de Cutanda en 1120, ce qui mit fin à l'occupation musulmane en Aragon.)

 

Saint Gabriel Archange , Entrée du sanctuaire de Lourdes

 

Saint Gabriel archange. 

 

À Gabriel semble avoir été confié le soin de tout ce qui regarde le mystère de l'Incarnation. Gabriel signifie "Force de Dieu", ou "Dieu guérit", "Médecine de Dieu".

 

Dans la Bible, à chaque fois que l'on voit quelque chose qui se présente comme Dieu et a une forme humaine, Dieu apparaît par la médiation d'un ange. Par exemple, lorsque Dieu apparaît sous la forme de la Trinité à Abraham aux chênes de Mambré (Gn 18,1-8), pour lui annoncer sa descendance (à savoir Isaac, image du christianisme futur), "une nation grande et puissante, et toutes les nations de la terre doivent être bénies en lui" (Gn 18,18), les théologiens pensent que Dieu apparu sous la forme de trois hommes, les "anges" dont parle un peu plus loin la Bible (Gn 19,1) qui se dirigeaient vers Sodome (Gn 18,22) et où ils arrivèrent le soir, il s'agirait de saint Gabriel qui était là et sans doute aussi Michaël, et Raphaël, les trois archanges dont on connaît les noms. Michaël représentait le père ("Qui est comme Dieu ?"); Gabriel représentait le Fils, celui qui est la connaissance infinie de Dieu (le "Verbe de Dieu"); et Raphaël représentait le Saint-Esprit ("Dieu guérit").

 

Gabriel apparaît au prophète Daniel et manifeste ainsi la mission qu'il exercera par la suite, celle de messager des révélations divines. Il apparaît à Daniel sous les traits d'un jeune "homme vêtu de lin, les reins ceints d'or pur, son corps avait l'apparence de la chrysolithe, son visage, l'aspect de l'éclair, ses yeux, comme des lampes de feu, ses bras et ses jambes comme l'éclat du bronze poli, le son de ses paroles comme la rumeur d'une multitude" (Dn 10, 5-6). Gabriel est chargé d'expliquer la vision qui "est pour le temps de la fin" (Dn 8, 16-17; Dn 10,14). À la vue de l'ange Gabriel, Daniel s'évanouit, mais Gabriel le réconforta (Dn 8,18). Gabriel apparut à Daniel "d'un vol rapide au moment de l'oblation du soir" lorsqu'il confessait son péché et le péché de son peuple Israël, déposant sa supplication devant le Seigneur son Dieu. Gabriel lui dit : "je suis sorti pour te conférer l'intelligence [...] car tu es l'homme des prédilections. Comprends les paroles et aie l'intelligence de la vision !" (Dn 9,20-21). Plus loin, Gabriel lui dit encore : "Ne crains pas, homme de prédilection, paix à toi, sois fort !". Et tandis qu'il parlait, Daniel dit qu'il reprit des forces et dit : "Que mon Seigneur parle, car tu m'as rendu la force" (Dn 10,19). 

 

Bien plus tard, à Zacharie, alors que, prêtre, celui-ci a été désigné pour entrer dans le Temple et y brûler l'encens, Gabriel lui apparaît et lui annonce qu'il aura un fils de sa femme Élisabeth, bien que celle-ci soit avancée en âge, qu'il s'appellera Jean et qu'il sera le précurseur du Messie (Lc 1,11-20). Devant les doutes de Zacharie, l'archange se présente: "Je suis Gabriel et je me tiens en présence de Dieu. J’ai été envoyé pour te parler et pour t’annoncer cette bonne nouvelle" (Luc 1,19).

Gabriel est l'ange de la Bonne nouvelle : Dieu l'a choisi pour être envoyé à la Vierge Marie pour lui annoncer le grand mystère de l'Incarnation du Fils de Dieu et qu'elle sera la mère du Sauveur (Lc 1,31-32) et pour réconforter Joseph : "Joseph, fils de David, ne crains pas de prendre chez toi Marie, ton épouse, puisque l'enfant qui est engendré en elle vient de l'Esprit Saint; elle enfantera un Fils, et tu lui donneras le nom de Jésus (c'est-à-dire : Le Seigneur-sauve)." (Mt 1, 20-21)

Sa salutation à la Vierge est pleine de respect et de considération : "Je vous salue, marie, pleine de grâce. Le Seigneur est avec vous" (Lc 1,28). (13)

 

Gabriel se présente comme envoyé de Dieu pour instruire dans l'intelligence. (Dn 9,22

L'iconographie byzantine dépeint l'ange de l'Annonciation toujours dans la même pose : Gabriel se tient debout devant la Vierge Marie, portant de riches vêtements et des ailes lui sont généreusement fournies. Dans une main il tient un bâton, qui est le symbole de l'autorité de l'ambassadeur divin.

 

Saint Gabriel Archange, iconographie byzantine

 

Dans les représentations plus récentes, et dans l'art italien en particulier, le bâton d'ambassadeur que l'ange Gabriel tenait dans sa main est devenu un lys, symbole de la pureté, puis il ploie le genou devant Celle qui est la pureté même, la Vierge Marie.

L'archange Gabriel est le saint patron des télécommunications civiles et militaires. Il est aussi le saint patron des diplomates, des facteurs et des personnels de radio et de télévision. (14)

 

Prière de Don G. Alberione (1884-1971) à Saint Gabriel Archange, Patron des techniques audiovisuelles (15) :

 

Père des cieux

Je te remercie d'avoir choisi et envoyé l'archange Gabriel annoncer l'Incarnation de ton Fils et la rédemption de l'humanité. Marie a reçu l'annonce avec Foi et ton Fils s'est incarné. 

En mourant sur la croix, il nous racheta tous mais la grande majorité n'a pas encore reçu le message du salut. Saint Gabriel, protecteur des techniques audiovisuelles : cinéma, radio et télévision, intercède auprès du maître divin pour que l'Église puisse utiliser pleinement ces moyens puissants pour annoncer à tous les vérités à croire et pour indiquer la route à suivre. Que ces dons de Dieu servent à l'élévation et au salut de tous et jamais pour avilir des êtres humains. Que chacun de nous accueille docilement le message de Jésus-Christ.

Saint Gabriel, prie pour nous et pour les apôtres des techniques audiovisuelles.

Amen.

 

L’Ange aux cheveux d'or, icône russe de Gabriel Archange (XIIe siècle)

 

Saint Raphaël Archange "Dieu guérit", "Médecine de Dieu"

Saint Raphaël Archange "Dieu guérit", "Médecine de Dieu"

Saint Raphaël Archange - Lourdes, entrée du sanctuaire

Saint Raphaël Archange - Lourdes, entrée du sanctuaire

Saint Raphaël archange

Son nom "Raphaël" signifie "Dieu guérit" (Tb 12, 14-15). Il est le héros qui guérit un vieil homme aveugle. Il est un protecteur et un guérisseur.

Compagnon de route sous forme humaine, Raphaël, sous le nom d'emprunt d'Azarias (Azarée) (Tb 5,13) conduit et ramène le jeune Tobie (Livre de Tobie) parti récupérer une somme d'argent que son père avait prêtée à un certain Gabaël, habitant de la ville de Rhagès (Tb 4). De prime abord, il (Raphaël) salue le père de Tobie : "Que la joie soit toujours avec vous" (Tb 5,10). (16)

 

Tout au long du chemin, l'ange guide Tobie, le protégeant des dangers de la route, et le ramena chez son père saint et sauf. Il lui prodigue des conseils; il le protège contre un poisson monstrueux qui sortait de l'eau pour le dévorer (Tb 6,2), et l'invite à s'arrêter chez Ragouël et à demander la main de la fille de son hôte, Sarra, pour déjouer les maléfices du démon Asmodée (Tb 3,8Tb 7), dont il libère Sarra (Tb 8,1-3).

L’archange Raphaël avec Tobie, Pieter Lastman — 1. Rüdiger Klessmann; Im Detail die Welt entdecken – Adam Elsheimer 1578–1610; Ed. Minerva, Wolfratshausen 2006

L’archange Raphaël avec Tobie, Pieter Lastman — 1. Rüdiger Klessmann; Im Detail die Welt entdecken – Adam Elsheimer 1578–1610; Ed. Minerva, Wolfratshausen 2006

De retour au pays, Raphaël enseigne à Tobie la façon de guérir la cécité de son père en prenant la bile du poisson et en l'appliquant sur les yeux. Le père de Tobie fut ainsi instantanément guéri (Tb 10).

Les Saints Archanges Michel, Gabriel, Raphaël - Fête

L'ange refuse la récompense qu'on veut lui offrir, explique qu'il présente à Dieu la prière des hommes et révèle son nom : "Je suis Raphaël, l'un des sept anges qui se tiennent ou se présentent devant la gloire du Seigneur". (Tb 12,15). 

Tous se demandèrent pourquoi Dieu leur avait envoyé un ange. Raphaël répliqua :

 

"Parce que vous avez toujours loué Dieu, enterré les morts, aidé les pauvres, supporté bravement vos épreuves, Dieu m'a chargé d'aller vers vous. Louez le Seigneur qui vous a montré Sa bonté."

 

Ils bénirent Dieu, chantèrent pour lui et le célébrèrent pour la grandeur de ses œuvres, tandis que l'ange, après leur avoir donné la paix, retourna vers "Celui qui l'avait envoyé" (Tb 12,20).

 

L'évangile de Jean nous apprend qu'il y avait autrefois à Jérusalem une piscine appelée Bethesda où, chaque année, à un certain moment, "un ange" remuait l'eau. Les premières personnes à entrer dans la piscine après cette visite étaient guéries de leurs maladies et de leurs handicaps. La tradition veut qu'il s'agisse de l'archange Raphaël.

De nombreux saints et voyageurs ont fait l'expérience de l'aide efficace et charitable de l'archange Raphaël. Saint Jean de Dieu (1495-1550), fondateur d'un hospice qui vit naître l'Ordre des frères hospitaliers, bénéficia dès ses débuts de l'aide de saint Raphaël. Un jour il lui apparut et lui dit : "Jean, je suis l'archange Raphaël, envoyé par Dieu pour t'assister dans ton charitable labeur. Le Seigneur m'a confié la garde de ta personne et de tous ceux qui, avec toi, serviront le Seigneur. je tiens un compte fidèle de tes actions et des aumônes qui te sont faites. J'ai pour mission de protéger ceux qui favorisent tes oeuvres de charité." (I.-M. Magin, Un héros de la charité au XVIe siècle, saint Jean de Dieu, éd. Beauchesne, Paris 1931, p. 71-72).

Saint Antoine-Marie Claret (1807-1870) ne pouvait se passer de son "navigateur" céleste. Dans ses écrits autobiographiques, il raconte que saint Raphaël et les saints anges l'ont souvent guidé dans ses voyages : ses célestes protecteurs pensaient à lui monter la route à suivre dès qu'il s'égarait et le défendaient des embuscades tendues par les brigands de grand chemin.

Saint Raphaël est le saint Patron des médecins et des apothicaires. Les navigateurs et les voyageurs, se réclament, eux aussi de ses bons offices. (17)

 

Les anges sont des envoyés, des messagers, des ambassadeurs, des "esprits chargés d'un ministère." (Hébreux 1, 14).

 

Il y a de plus quatre autres princes du ciel "qui se tiennent ou se présentent devant la gloire du Seigneur" (Tb 12,15), et dont l'on ne sait pas les noms. Quelques-uns pourtant disent que le quatrième s'appelle Uriel, et ils prennent leur fondement du quatrième livre d'Esdras, comme saint Ambroise et saint Bonaventure. (18)

 

 

 

 

 

« D'autres noms d'anges nous sont communiqués, non par la Bible, mais par des écrits apocryphes (écrits religieux d'origine juive ou chrétienne qui ressemblent à ceux de la Bible mais n'ont pas été accueillis dans le canon des Écritures) juifs : "Uriel", par exemple, est cité dans le livre d'Hénoch, et les archanges "Barachiel", "Jehudiel" et Zeadkiel" sont nommés dans des écrits rabbiniques. (A. M. Gérard, Dictionnaire de la Bible, Robert Laffont, Paris 1989, p. 99, col. 1). Ces noms d'anges ne font pas partie du canon des Écritures et ne doivent pas être invoqués dans les prières, comme l'affirme le pape Zaccaria lors d'un synode diocésain en 745. En 789, [...] le concile d'Aix-la-Chapelle interdit d'en composer des listes. (J.P. Guetny, La Vie réelle des anges, in Actualités des Religions, Mystère & Spiritualité, Hors série n°1, 1er avril 1999, p. 39.) Peu après, une capitulaire de Charlemagne interdisait d'introduire des noms d'anges dans le culte liturgique en dehors de ceux des archanges Michel, Raphaël et Gabriel. (G. Del Ton, Verita sugli angeli e sugli arcangeli, Éd. Giardini, Pisa, 1995, p. 17). » 

« Le Directoire sur la piété populaire et la liturgie (2001) maintient cette ligne en affirmant : "Il faut réprouver l'usage de donner aux anges des noms particuliers, que la Sainte Écriture ignore, hormis ceux de Michel, Gabriel et Raphaël. (Congrégation pour le Culte divin et la discipline des Sacrements, Directoire sur la piété populaire et la liturgie, Principes et orientations, n° 217, éd. Téqui, Paris 2001, p. 182). » 

 

« Les anges ne sont nullement les laquais des hommes : les esprits célestes, bien plus élevés que nous par nature, n'obéissent qu'à Dieu, leur unique maître et souverain Seigneur. Les sites d'Internet qui vous proposent de "connaître" le nom de votre ange gardien relèvent du folklore, voire de l'escroquerie. »

 

« En feuilletant certains livres sur les anges, écrit le Père Jean Gilles Jeanguenin, il m'est arrivé de découvrir des listes complètes de noms avec prières, miracles ou guérisons spécifiques opérés par chacun d'eux. Parmi les anges cités, on y trouvait les archanges Michel, Raphaël et Gabriel, mélangés avec d'autres "anges", provenant de religions orientales, de la mythologie assyrio-babylonienne, de diverses traditions (notamment juive), ainsi que des noms farfelus et des noms de démons... » (19)

 

« Ces "anges" post-modernes, précise le père Gilles Jeanguenin, appartiennent en grande partie au New Age et aux mouvements ésotériques et donc ne font pas partie de ceux que nous connaissons par les Saintes Écritures et par l'enseignement de l'Église. Il faut le dire clairement car je connais des chrétiens de bonne foi qui se sont fait piéger par ces fausses doctrines. Ce nouvel engouement pour l'angélologie peut aussi conduire à la magie, au spiritisme et au channeling (forme moderne du spiritisme où l'on prétend pouvoir communiquer avec des entités, esprits ou anges) qui sont autant de pratiques réprouvées par la parole de Dieu (Dt 18,10-12). Ces pratiques gravement contraires à la foi, constituent une offense envers Dieu et mettent en danger ceux qui en font usage (Un jour, au cours d'un exorcisme, je demandais à Satan comment il était entré dans le corps de la personne qui était possédé. Il me répondit : "Au cours d'une séance de spiritisme"). D'autres exploitent ce regain d'intérêt pour les anges à des fins de malhonnêteté en proposant par exemple, des cures bidons, des poudres magiques et des stages de communication avec les anges [Un certain Xanath Lichy, animateur d'une société Kevala, spécialisée dans la vente de produits diététiques, se comporte, lui aussi, comme un homme d'affaires avisé. Il organise des stages de communication avec les anges : une semaine, 2 600 euros par personne. Un tarif qui ne semble pas prohibitif aux adeptes : en 1997, 152 stagiaires originaires de France, du Canada, de Suisse, y ont participé (Cf. G. Gaetner, L'Argent caché des sectes : L'Express du 19/09/2002)]. » (20)

 

« Dieu ne parle pas comme nous avec des paroles mais il communique avec les anges en les illuminant. Saint Grégoire écrit : "Dieu parle aux anges par le fait même qu'il dévoile à leurs coeurs les secrets cachés et invisibles." Et saint Thomas commente : "Or, parler ainsi, c'est illuminer. Donc toute parole divine est une illumination. Au même titre, toute parole angélique est une illumination. (I Qu. 52 a. 1 resp.) » (21)

 

Les anges sont dans un état de bonheur parfait car ils reçoivent constamment l'amour de Dieu en eux. (22)  

En retour, les saints anges manifestent leur amour pour Dieu par leur adoration et leur louange, mais aussi par l'accompagnement et la protection qu'ils assurent auprès des hommes. Sur la terre, le ministère de ces messagers de Dieu est multiple :

- Ils protègent et délivrent le peuple de Dieu (Gn 19, 11 ; Ex 23,23 ; Ex 33,2I R 19 ; Dn 3,28 ; 6,22 ; I Mc 7,41 ; II Mc 11,6 ; II Mc 15,22Ac 5,19 ; 12,10) ;

- Ils guident et encouragent les serviteurs de Dieu (I R 19,7 ; Mt 28,5-7 ; Ac 8,26 ; 27,23)

- Ils transmettent des révélations divines comme l'Apocalypse (Ap 1,1) ; 

- Ils sont les précurseurs des jugements de Dieu sur les individus et les nations (2 Th 1,7-8 ; Gn 19,12-13 ; 2 Sm 24,16 ; Ac 12,23 ; Ap 7,1 ; 8,13) ;

- Ils transportent les sauvés au ciel après leur mort (Lc 16,22) ;

- Ils accompagnent le Seigneur lorsqu'il reviendra pour juger les nations (Mt 25,31 ; 13,30).

 

Selon Origène, Père de l'Église au IIIe siècle, Dieu envoie un ange particulier pour protéger chaque pays et chaque province. (Origène, Sur saint Luc, Homélie 12, 3-4.) Pie XI, lui aussi, a témoigné que Dieu avait préposé un ange au service de chaque pays et de chaque diocèse. (C. Confalonieri, Pio XI, visto da vicino, Turin 1957, p. 308-309). (23)

 

Quelques citations de saints sur les anges

 

Le diacre Pantaléon: « Dieu qui est bon de sa nature, a donné à l'Eglise le grand Michel, prince des milices célestes, comme un bouclier impénétrable pour la mettre à couvert contre la puissance de Satan. Saint Michel, suivant l'ordre que Dieu a établi, prend soin de tous les fidèles. Saint Michel, tout en demeurant dans le ciel, parcourt toute la terre avec une extrême rapidité, pour aller fortifier les hommes contre les tentations du démon et visiter, fortifier et consoler les hommes pieux dans leurs épreuves. Il nous découvre les pièges de notre ennemi, et il déjoue ses artifices. Saint Pantaléon l'appelle le "Ministre de la Trinité, image des trois divines personnes". Saint Michel, non content d'obtenir à ses pieux serviteurs le courage et la force de résister aux tentations de l'enfer, vient combattre en personne, lorsqu'il en voit un fortement pressé par le démon qui l'expose au péril de tomber dans le péché. Lorsque nous invoquons Michel, il nous délivre des dangers. Il aide ses fidèles serviteurs à accomplir la volonté divine. Saint Michel est la plus grande et la plus radieuse étoile de l’ordre angélique; il occupe le rang le plus distingué parmi ces milliers et myriades d’Anges qui peuplent le fortuné séjour. Moïse ne pouvait le regarder en face; pendant 40 ans. Saint Michel conduisit les Hébreux à travers le désert par une nuée, le jour, et une colonne de feu, la nuit, les nourrissant de la manne. (Gloires de Marie, par Alphonse de Liguori, Saintrain p.315.) »

 

« Dans une révélation faite à l'ermite saint Eutrope ; saint Michel déclara, qu'il avait été choisi pour être l'ange gardien du saint sacrement, et que ces fonctions lui avaient été confiées dès le jeudi saint; on rapporte aussi plusieurs autre révélations faites par lui à divers saints touchant le culte du saint sacrement. (Histoire dogmatique, liturgique, et archéologique du sacrement de..., Volume 1 par Jules Corblet -.71) »

 

« Saint Bruno de Segni: Saint Michel ayant été élevé par le Seigneur à la dignité de chef de tous les anges, Dieu lui a donné cette fonction : le soin de donner à chaque âme sur la terre son ange gardien; et il nous engage à considérer combien nous lui sommes redevables a ce titre. Il aime les hommes; au point de combattre pour eux, jour et nuit, contre le dragon infernal, et même, ajoute-t-il, il appelle les anges qui sont sous ses ordres, et les fait combattre avec lui, afin que nous ne soyons pas vaincus par notre ennemi. (Gloires de Marie, par Alphonse de Liguori, Saintrain p. 321) »

 

« Jacques Massi nous apprend qu'un prêtre, en disant un jour la messe des morts, recommandait spécialement quelques âmes en prononçant les paroles citées ci-dessus : Que le Prince des anges, saint Michel, les introduise dans la sainte lumière ; — et à l'instant même, il vit le glorieux archange descendre du ciel dans le purgatoire, pour les délivrer. Le même auteur rapporte qu'un moine de Citeaux apparut après sa mort à un prêtre, son ami, et lui dit qu'il était encore en purgatoire, mais qu'il serait délivré, si, à la messe, il le recommandait à saint Michel. Le prêtre fit ce qu'il désirait, et vit, ce que d'autres virent pareillement, l'âme de son ami conduite au ciel par le saint archange. (Gloires de Marie, par Alphonse de Liguori, Saintrain p.325). »

 

« Le père Engelgrave raconte que Ferdinand, jeune prince de Portugal, avait une grande dévotion à Saint Michel : il lui faisait chaque jour une visite, à un autel dédié en son honneur, et célébrait toutes ses fêtes par des jeûnes et par la sainte communion. Aussi, le saint archange sut bien récompenser son zèle : il lui apparut un jour suppliant la Mère de Dieu de délivrer bientôt son protégé des périls du monde, et de lui obtenir la grâce d'aller droit au ciel. La bonne Mère accueillit cette prière de son céleste serviteur, et, le jour qu'elle prédit, Ferdinand quitta heureusement cette vie à l'âge de dix-sept ans, assisté par saint Michel, qui l'introduisit aussitôt en paradis. (La Semaine religieuse de Lyon et de la Province, p.125). »

 

« Le père Recupito dit que ceux qui sont dévots à ce glorieux archange, ont un signe spécial de prédestination au paradis. La raison en est que saint Michel, aimant beaucoup le salut de ses pieux serviteurs, ne souffrira pas qu'une âme qui conserve envers lui une dévotion particulière, tombe dans la disgrâce de Dieu : il lui obtiendra la force de résister aux attaques de l'enfer ; et si malheureusement cette âme est tombée par le passé dans quelque faute grave, dès qu'elle se recommande à ce puissant protecteur, il lui obtiendra facilement la grâce du pardon et de la persévérance; car l'Église atteste que, lorsqu'on honore saint Michel, on participe à ses bienfaits et aux prières qu'il ne cesse d'adresser pour ceux qui le servent, afin de pouvoir les conduire au royaume des cieux. (Oeuvres complètes de Alphonse de Liguori, Dujardin, p. 513 ) »

 

« Saint Michel est spécialement chargé par le Seigneur de nous assister au moment de la mort. Chacun sait qu'alors les attaques du démon deviennent plus terribles, tandis que nos forces diminuent, et que nous avons l'esprit accablé par d'extrêmes angoisses ; car il faut considérer que trois causes tourmentent principalement ceux qui sont près de mourir : premièrement, le souvenir des péchés commis; secondement, la crainte de la damnation éternelle; et troisièmement, les assauts de l'enfer. C'est pourquoi l'Eglise nous engage à supplier saint Michel de nous protéger dans le grand combat que nous aurons à soutenir contre le démon à l'heure de la mort, en disant : Saint Michel archange, défendez-nous dans le combat, afin que nous ne périssions pas au redoutable jugement. — Et dans la recommandation de l'âme, elle veut que tous les assistants prient le saint archange de prendre sous sa protection l'âme qui va sortir de ce monde. De plus, on lit dans l'Office ces paroles, comme dites par le Seigneur lui-même ; Michel, mon archange, je t'ai établi prince sur toutes les âmes qui doivent être reçues dans mon royaume — C'est donc à saint Michel que Dieu a confié le soin des âmes qui passent de cette vie à l'éternité. Beaucoup d'exemples constatent que saint Michel procure une mort heureuse à ses pieux serviteurs. (Gloires de Marie, par Alphonse de Liguori, Saintrain, p. 323). » 

 

« On lit dans la vie de saint Gaétan, par le père Falcone, que, dans ses derniers moments, les démons lui apparaissaient et le tourmentaient par leurs tentations, mais que saint Michel, à qui il était fort dévot, lui apparut à son tour, et le délivra de toutes les inquiétudes que lui causaient les esprits malins. Saint Michel est aussi chargé du soin de consoler les âmes du purgatoire. On lit dans son Office, que Dieu lui confie toutes les âmes qui se sauvent, afin qu'il les conduise en paradis. Et dans la messe des morts, l'Église prie le saint archange de présenter à Dieu dans le ciel les âmes des défunts. Aussi, plein d'une tendre sollicitude pour ces bonnes âmes, qui lui sont ainsi confiées et recommandées, il ne manque pas de les assister et de les secourir, en leur procurant beaucoup de soulagements dans les peines du purgatoire. Après le dernier jugement, Saint Michel réunira toutes les âmes sauvées, les introduira dans le paradis, et les présentera au trône de Dieu, afin que le Seigneur les bénisse et les admette à jouir éternellement du bonheur céleste. (Oeuvres complètes de Alphonse de Liguori, Dujardin, p.509.) (Source). »

 

« Les anges coopèrent à toutes nos bonnes actions." (Saint Thomas, Summa th., I, q. 114, art. 3, ad. 3.)

 

Saints Michel, Gabriel et Raphaël Archanges

Saints Michel, Gabriel et Raphaël Archanges

Saint Michel Archange, église saint Jacques, Pau. Photo prise le 29 septembre 2020

Saint Michel Archange, église saint Jacques, Pau. Photo prise le 29 septembre 2020

Prière à Saint Michel Archange du Pape Léon XIII :

 

Saint Michel Archange, défendez-nous dans le combat, soyez notre secours contre la malice et les embûches du démon. Que Dieu exerce sur lui son empire, nous vous le demandons en suppliant. Et vous, Prince de la Milice Céleste, repoussez en enfer par la force divine Satan et les autres esprits mauvais qui rôdent dans le monde en vue de perdre les âmes. Ainsi soit-il.

 

Léon XIII - 1884

 

https://site-catholique.fr/index.php?post/PRIERE-SAINT-MICHEL-ARCHANGE

Prière de consécration personnelle à Saint Michel Archange :

 

Ô grand Prince du ciel, gardien très fidèle de l'Eglise, 

Saint Michel Archnage, moi N ...

quoique très indigne de paraître devant toi,

confiant néanmoins en ton immense bonté,

touché de l'excellence de tes magnifiques prières et de la multitude de tes bienfaits, je me présente à toi, accompagné de mon Ange gardien; et en présence de tous les Anges du ciel que je prends à témoin de mon affection envers toi, je te choisis pour mon protecteur et mon avocat particulier, et me propose de t'honorer toujours et de te faire honorer autant qu'il me sera possible. Assiste-moi pendant toute ma vie, afin que je n'offense jamais les yeux très purs de Dieu, ni en œuvres, ni en paroles, ni en pensées. Défends-moi contre toutes les tentations du démon, et plus spécialement les tentations contre la foi et la pureté, et, à l'heure de ma mort, donne-moi la paix de l'âme et introduis-la dans l'éternelle Patrie. Amen.

Les Saints Archanges Michel, Gabriel, Raphaël - Fête

Sources : (1) Père Louis du Pont, S.J., Méditations sur les Mystères de Notre Sainte Foi, première partie, Presses de l'Imprimerie La Source d'Or, Marsat 1995, p. 70 ; (2) Gilles Jeanguenin, Les Anges existent !, Éditions Savator, Paris 2008, p. 54-55 ; (3) Gilles Jeanguenin, Les Anges existent !, ibid., p. 100 ; (4) Père J.-B.-J. Ayroles, Jeanne d'Arc sur les autels et la régénération de la France, 1885, Rééd. Éditions Saint-Rémi, Cadillac 2009, p. 335-348 ; (5) Henri-Marie Boudon, La dévotion aux saints anges, Collection Itinéraire spirituel, Clovis, Étampes 1998, p. 240 ; (6) Gilles Jeanguenin, Les Anges existent !, ibid., p. 101-102 ; (7) Monsieur-Legionnaire.org ; (8) Gilles Jeanguenin, Les Anges existent !, ibid., p. 102 ; (9) Gilles Jeanguenin, Le Prince des Anges Saint Michel, Pierre Téqui éditeur, Paris 2002, p. 13 ; (10) Père Gilles Jeanguenin, Le Prince des Anges Saint Michel, ibid., p. 13 ; (11) Gilles Jeanguenin, Les Anges existent !, ibid., p. 100 et 179 ; (12) Gilles Jeanguenin, Le Prince des Anges Saint Michel, ibid., p. 35-36 ; (13) Gilles Jeanguenin, Le Prince des Anges Saint Michel, ibid., p. 18 et 26 ; (14) Fernand Comte, Dictionnaire de la Civilisation chrétienne, In Extenso, Larousse, p. 460 ; (15) Gilles Jeanguenin, Les Anges existent !, ibid., p. 103 ; (16) Gilles Jeanguenin, Les Anges existent !, ibid., p. 346-347 ; (17) Henri-Marie Boudon, La dévotion aux saints anges, p. 242 ; (18) Gilles Jeanguenin, Les Anges existent !, ibid., p. 104-106 ; (19) Henri-Marie Boudon, La dévotion aux saints anges, p. 243 ; (20) Gilles Jeanguenin, Les Anges existent !, ibid., p. 56-57 ; (21) Gilles Jeanguenin, Les Anges existent !, ibid., p. 29-30 ; (22) Gilles Jeanguenin, Les Anges existent !, ibid., p. 96 ; (23) Gilles Jeanguenin, Les Anges existent !, ibid., p. 110-120.

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28 septembre 2023 4 28 /09 /septembre /2023 00:00

Saint Wenceslas eut pour père Wratislas, duc de Bohême, prince vertueux, et pour mère Drahomire, païenne et ennemie acharnée du nom chrétien. Drahomire eut un autre fils appelé Boleslas, qu'elle éleva dans l'idolâtrie. À la mort de son mari, elle s'empara de la régence et ne s'en servit que pour persécuter la religion chrétienne.

À cette vue, le zèle de Wenceslas le décida à prendre, avant sa majorité, les rênes du gouvernement. Il se fit le père des orphelins, le soutien et le défenseur des veuves, la providence des pauvres. Afin de n'être pas reconnu, il portait, de nuit, du bois aux pauvres honteux. Il visitait les prisonniers, rachetait les captifs, consolait et secourait les malheureux. Il fit venir des missionnaires de Souabe et de Bavière et fit construire de nombreuses églises.

Wenceslas joignait la piété aux bonnes œuvres ; il assistait à l'office divin du jour et de la nuit ; il allait souvent nu-pieds, par le froid et la neige, sans jamais se plaindre de la rigueur de l'hiver. Quelques fois celui qui l'accompagnait la nuit était transi de froid ; mais il n'avait qu'à marcher sur les pas de Wenceslas, et aussitôt il sentait une chaleur bienfaisante pénétrer tous ses membres. L'esprit de religion du pieux roi lui faisait honorer les évêques et les prêtres comme Jésus-Christ lui-même ; il les aimait comme des pères, et quand il traitait quelque affaire avec eux, c'était avec une humilité et une déférence profondes. Sa grande dévotion était la dévotion à la Sainte Eucharistie.

La piété de Wenceslas était pour lui la source d'une intrépidité surprenante. Il dut s'opposer aux armes d'un prince voisin qui avait envahi ses États. Pour épargner le sang de ses sujets, il proposa à son ennemi un combat singulier et se présenta presque sans armes devant un adversaire armé jusqu'aux dents. Wenceslas allait être percé par la lance ennemie, quand le prince usurpateur aperçoit près du saint duc deux anges pour le défendre. À cette vue, il se jette à ses pieds et lui demande pardon.

Attiré dans un guet-apens par sa mère et son frère, Wenceslas mourut d'un coup d'épée fratricide, au moment où il priait dans une église. Ce jeune martyr pardonna à son frère en mourant.

Dès le XIème siècle, il est reconnu comme le patron national de la Bohème. 

Il est le saint patron de la République tchèque.

 

Saint-Wenceslas--Duc-de-Boheme--statue-equestre-a-Prague.jpg
St Vinceslas, duc de Bohême, Statue équestre à Prague

 

Sources : 1, 2

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27 septembre 2023 3 27 /09 /septembre /2023 00:00
Saint Vincent de Paul († 1660)

Vincent de Paul ou Vincent Depaul, est né au village de Pouy près de Dax dans le département des Landes, le 24 avril 1581 et mort le 27 septembre 1660.

Depuis le XIXe siècle, Pouy est appelé "Saint-Vincent-de-Paul" en son honneur.

Renommé pour la charité, qu'il exerça notamment auprès des galériens - dont il était aumônier -, des enfants trouvés et des populations rurales, Vincent de Paul fut Aumônier de la reine Marguerite, épouse de Henri IV, puis curé de campagne à Clichy, précepteur des enfants du marquis de Belle-Isle, frère de l'archevêque de Paris.

Il fonda deux sociétés de vie apostolique : la Congrégation de la Mission (1625), dont les membres seront couramment appelés lazaristes (car demeurant dans le quartier Saint Lazare de Paris, l'enclos Saint-Lazare), et la Compagnie des Filles de la Charité (1633) sous la responsabilité de Louise de Marillac (parmi lesquelles Marguerite Naseau), souvent connues comme les Soeurs de Saint Vincent de Paul.

Son père, témoin de sa charité et devinant sa rare intelligence, résolut de s'imposer les plus durs sacrifices pour le faire étudier et le pousser au sacerdoce : "Il sera bon prêtre, disait-il, car il a le cœur tendre." À vingt ans, il étudie la théologie à Toulouse et reçoit bientôt le grade de docteur. Un an après son ordination au sacerdoce, il se rendit à Marseille pour recueillir un legs que lui laissa un de ses amis. Au retour, voyageant par mer pour se rendre à Narbonne, il fut pris par des pirates et emmené captif en Afrique (vraisemblablement en 1605). Sa captivité, d'abord très dure et accompagnée de fortes épreuves pour sa foi, se termina par la conversion de son maître, qui lui rendit la liberté.

Vincent organisa des collectes à Paris pour porter secours aux victimes des guerres de religion. Membre de la Compagnie du Saint-Sacrement, il prêcha la modération à l'égard des protestants, puis s'opposa au jansénisme.

Louis XIII voulut être assisté par lui dans ses derniers moments et mourir dans ses bras le 14 mai 1643.

Vincent fut ensuite nommé au "Conseil de Conscience" (Conseil de Régence pour les affaires ecclésiastiques) par la régente Anne d'Autriche dont il est également le confesseur.

Il fonda encore un hospice pour les personnes âgées, qui deviendra l'Hôpital de la Salpêtrière en 1657.

Vincent est béatifié par Benoît XIII, le 13 août 1729, et canonisé par Clément XII le 16 juin 1737. Actuellement son corps est exposé dans la Chapelle des Lazaristes, 95, rue de Sèvres, à Paris VIe.

Saint Vincent de Paul, dans Le Petit Livre des Saints, Éditions du Chêne, tome 1, 2011, p. 184.

Saint Vincent de Paul, dans Le Petit Livre des Saints, Éditions du Chêne, tome 1, 2011, p. 184.

 

Sources : (1) ; (2) ; (3) Christine Barelly, Le Petit Livre des Saints, Éditions du Chêne, tome 1, 2011, p. 184 ; (4) Rosa Giorgi, Le Petit Livre des Saints, Larousse, Tolède 2006, p. 568-569.

  

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26 septembre 2023 2 26 /09 /septembre /2023 00:00
Saint Côme et saint Damien, martyrs († 287), saints patrons des médecins et des chirurgiens

Saint Côme et saint Damien étaient deux frères, venus d'Arabie en Cilicie (province romaine du sud de l'Asie Mineure). Ils étaient frères jumeaux.

 

Leur profession de médecin leur fournit l'occasion d'exercer un véritable apostolat ; car à travers les corps ils savaient voir les âmes, les toucher, les convertir. La grâce divine vint relever leur science par le don des guérisons miraculeuses : de toutes parts, on accourait à eux pour obtenir la délivrance des maux les plus invétérés et les plus incurables. Le résultat ne trompait jamais leur foi et leur confiance, et il ne se passait pas de jour sans qu'ils eussent opéré quelque cure souvent désespérée.

 

Auprès d'eux, les aveugles recouvraient la vue, les boiteux marchaient droit, les sourds entendaient, les estropiés étaient guéris. Leur puissance s'étendait même au-delà de ce monde visible, et, à leur voix, les démons abandonnaient leurs victimes. Tout cela, ils le faisaient par pure charité, ne recevant jamais aucune rétribution. On les avait surnommés anargyres (sans argent).

Ils passent pour guérir les animaux comme les hommes. C'est ainsi qu'ils guérirent la patte d'un chameau blessé.

À cette gloire devait se joindre celle du martyre.

Lysias, récemment nommé gouverneur de Cilicie, commença la persécution à Aegée. Il accusa Côme et Damien de séduire le peuple et de faire déserter les temples des dieux. Le préfet leur infligea une si longue et si rude flagellation, que les bourreaux n'en pouvaient plus de fatigue ; les deux martyrs bénissaient le Seigneur. À la vue d'une foule immense, ils furent précipités du haut d'un rocher dans les flots ; mais un ange plana au-dessus des eaux et transporta les martyrs au rivage. Alors Lysias leur dit : "Je vois que vous êtes très forts dans la magie; expliquez-nous cet art. - Nous sommes chrétiens, et non pas magiciens, répondirent-ils: c'est la puissance divine de Jésus-Christ qui se manifeste en nous. Devenez chrétien, et vous en ferez vous-même l'expérience". Les deux martyrs furent jetés dans une fournaise ardente ; mais ils s'y promenèrent comme sur des fleurs. On les crucifia, on les lapida, sans pouvoir les faire mourir; il fallut leur trancher la tête. Leurs trois frères Anthime, Léonce et Euprepius meurent en martyrs avec eux. L'exécution aurait eu lieu un 27 septembre, probablement en l'an 287.


Les restes des martyrs furent enterrés à Cyr, ville épiscopale de Théodoret (en Syrie). Une autre partie des reliques des saints Côme et Damien fut transportée à Rome. Le pape Félix III éleva une église en l'honneur des deux martyrs (483-492), qu'Urbain VIII embellit au dix-septième siècle. Le pape Symmaque (498-514) leur dédia un oratoire, et Félix IV (526-530) une basilique au Forum, dont les mosaïques sont parmi les plus précieux vestiges de la cité. L'empereur Justinien (527-565) restaura somptueusement la cité en leur honneur. Ayant été guéri d'une dangereuse maladie par l'intercession de Côme et Damien, en remerciement, il reconstruisit et orna leur église à Constantinople, qui devint un lieu de pélerinage.

 

Côme et Damien sont considérés comme les saints patrons des médecins et des chirurgiens. Il sont représentés avec une robe fourrée, un chaperon ou bonnet cylindrique de médecin, une trousse et des instruments de chirurgien. Quelques exemples d'iconographie florentine de saint Côme et saint Damien.

 

 

Sources : (1) ; (2) ; (3) Mgr Paul Guérin, Vie des saints pour tous les jours de l'année, Editions D.F.T., Saint-Etienne 2003, p. 601-602 ; (4) Le Petit Livre des Saints, Éditions du Chêne, tome 2, 2011, p. 50.

 

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25 septembre 2023 1 25 /09 /septembre /2023 18:54
Le pape François s'exprime lors d'une conférence de presse à bord de l'avion papal reliant Marseille à Rome le 23 septembre 2023, à l'issue d'une visite de deux jours dans la ville portuaire du sud de la France pour participer à la Rencontre de la Méditerranée.

Le pape François s'exprime lors d'une conférence de presse à bord de l'avion papal reliant Marseille à Rome le 23 septembre 2023, à l'issue d'une visite de deux jours dans la ville portuaire du sud de la France pour participer à la Rencontre de la Méditerranée.

Le pape François a condamné l'euthanasie et l'avortement comme des actions qui ''jouent avec la vie'' et a déclaré qu'il existe une ''mauvaise compassion'' lors d'une conférence de presse à bord de l'avion papal entre Marseille et Rome samedi.

 

''On ne joue pas avec la vie, ni au début ni à la fin. On ne joue pas avec ! a-t-il déclaré aux journalistes le 23 septembre, alors qu'il revenait d'un voyage de deux jours à Marseille, dans le sud de la France, pour prendre la parole lors d'une réunion de jeunes et d'évêques appelée Rencontre Méditerranéenne.

 

''Qu'il s'agisse de la loi interdisant à l'enfant de grandir dans le ventre de sa mère ou de la loi sur l'euthanasie en cas de maladie et de vieillesse'', a-t-il déclaré, ''je ne dis pas que c'est une question de foi, mais c'est une chose humaine : là est une mauvaise compassion.''

 

À bord de l'avion, un journaliste français a demandé au pape François s'il avait parlé de l'euthanasie lors de sa conversation privée avec le président français Emmanuel Macron plus tôt dans la journée.

 

Le gouvernement français s'apprête actuellement à adopter un projet de loi controversé sur les questions de fin de vie qui pourrait légaliser le suicide assisté et l'euthanasie dans le pays. Le vote, qui a été reporté en raison de la visite du pape, aura lieu du 26 au 28 septembre.

 

François a déclaré qu'il n'avait pas abordé le sujet de l'euthanasie avec Macron samedi mais qu'il s'était exprimé ''clairement'' sur la question lors de la visite du président français au Vatican l'année dernière.

 

Macron, qui a fait du changement du cadre de la fin de vie une de ses promesses de campagne, a déclaré en avril 2022 son ''penchant'' pour le modèle belge.

 

Le pape François a déclaré qu’il ne s’agissait pas simplement d’une opinion selon laquelle la vie devait être sauvegardée et il a averti qu’il est facile de tomber dans l’idée selon laquelle la douleur doit toujours être évitée, même par ce que certains pourraient considérer comme une ''euthanasie humaniste''.

 

Au lieu de cela, la science a fait de grands progrès en aidant les gens à contrôler la douleur avec des médicaments, a-t-il noté, répétant qu'''on ne joue pas avec la vie''.

 

Dans ses commentaires, François a également recommandé, comme il l'a fait à d'autres occasions, que les gens lisent le roman de science-fiction dystopique de 1907 ''Le Seigneur du monde'' de Robert Hugh Benson.

 

L'auteur, dit-il, ''montre comment les choses vont se passer à la fin, [quand] vous enlevez toutes les différences, et aussi vous enlevez toute la douleur, et l'euthanasie est l'une de ces choses... une mort douce, sélection avant la naissance…''

 

Le pape François a condamné l’euthanasie tout au long de sa papauté, la qualifiant notamment de ''péché contre Dieu''.

 

Lors de la fête de Notre-Dame de Fátima, le 13 mai, le pape a exprimé sa tristesse face à la légalisation de l'euthanasie au Portugal, qu'il a qualifiée de ''loi pour tuer''.

 

Il a également été ferme sur la nécessité de fournir aux personnes très malades et aux mourants des soins palliatifs, qui visent à améliorer la qualité de vie des personnes souffrant de maladies graves.

 

"Il faut accompagner les gens vers la mort mais pas provoquer la mort ni faciliter le suicide assisté", disait-il en 2022 .

 

Mots clés: L'avortement , Nouvelles catholiques , Le pape François , Suicide assisté , Euthanasie , Fin de vie , Nouvelles du Vatican , Le pape François à Marseille

Source: https://www.catholicnewsagency.com/news/255459/you-don-t-play-with-life-pope-francis-condemns-euthanasia-abortion-on-papal-plane

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25 septembre 2023 1 25 /09 /septembre /2023 00:00
Hermann Contract (à droite) avec un astrolabe

Hermann Contract (à droite) avec un astrolabe

Le bienheureux Herman ou Hermann de Reichenau (18 juillet 1013 - 24 septembre 1054), surnommé Hermann le Contrefait, fils du comte d'Altshausen, paralysé depuis son enfance (d'où son surnom latin de Contractus), a passé sa vie entière dans le monastère de Reichenau comme enseignant, chercheur et aussi musicien. 

Vers l'âge de 30 ans, il prononça ses vœux monastiques.  

Il se distinguait comme compositeur et poète. Il serait le compositeur de l'Alma Redemptoris Mater, du Salve Regina et peut-être de l'Ave ReginaOn lui devrait aussi le Veni Sancte Spiritus.

Chant des Templiers - Salve Regina

 Salve, Regina, mater misericordiae,
vita, dulcedo et spes nostra, salve.
Ad te clamamus, exules filii Hevae.
Ad te suspiramus gementes
et flentes in hac lacrimarum valle.
Eia ergo, advocata nostra, illos tuos
misericordes oculos ad nos converte.
Et Jesum, benedictum fructum ventris tui,
nobis post hoc exsilium ostende.
O clemens, o pia, o dulcis Virgo Maria.

Ora pro nobis, sancta Dei Genitrix.
Ut digni efficiamur promissionibus Christi.

 

Hermann a développé sa propre notation de musique, a traité d'astronomie et de chronométrage et écrit une chronique excellente et de grande précision.

Herman de Reichenau (à droite) avec un astrolabe

 

Il inventa un astrolabe, une machine à calculer, et divers instruments de musique. C'est sans doute à Hermann qu'on doit la répartition des heures en minutes (probablement pour ses observations astronomiques). Il joua de son temps un rôle fondamental dans la transmission des connaissances mathématiques et astronomiques.

Le médiéviste Arno Borst admire l’universalité de ses connaissances, mais sa véritable importance réside surtout dans son rôle de compilateur, c'est-à-dire qu’il a rendu accessible la connaissance déjà disponible en la présentant de façon intelligente et claire.

Il mourut en 1054 et fut inhumé dans la tombe de famille à Altshausen.

On doit à son élève Berthold une courte Vita d'Hermann de Reichenau.

 

Sources : 1, 2

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Publié par Ingomer - dans Saints du jour
24 septembre 2023 7 24 /09 /septembre /2023 00:00

Image illustrative de l'article Thècle d'Iconium

 

Sainte Thècle, née à Iconium (capitale de la Lycaonie antique en Asie Mineure, actuelle Konya en Turquie) au Ier siècle, dans une riche famille païenne, est une martyre du temps des Apôtres. Les saints pères l'ont appelée avec enthousiasme la femme apostolique, la fille aînée de saint Paul, la protomartyre parmi les femmes, comme saint Étienne fut le protomartyr parmi les hommes. L'Église orthodoxe la vénère comme égale aux apôtres. Son culte se répandit dès le IVe siècle en Occident. L'Eglise catholique en a supprimé son culte en 1969.

 

Thècle, très versée dans la philosophie, dans les sciences et dans les belles-lettres, fut convertie par Saint Paul, à Iconium.

Elle voulut rester vierge et fut dénoncée comme chrétienne par le jeune homme qui aspirait à sa main. Condamnée au feu, dans l'amphithéâtre, à la demande de sa mère, elle vit Notre-Seigneur lui apparaître sous les traits de saint Paul, puis remonter au ciel comme pour lui en tracer le chemin. Pleine alors d'un courage tout nouveau, elle s'arme du signe de la croix et monte, rayonnante de joie et de beauté, sur le bûcher; bientôt les flammes l'entourent de toutes parts, mais sans la toucher, et la foule étonnée aperçoit la victime pleine de vie et priant Dieu; nouveau miracle: un nuage s'abat sur le bûcher et en éteint les flammes.

Bientôt Thècle put revoir l'apôtre saint Paul et être confirmée par lui dans la foi. L'ayant suivi à Antioche de Syrie, elle s'y livra à la propagation du christianisme. Un des premiers habitants de la ville, nommé Alexandre, conçut pour elle une violente passion. Thècle, au lieu de répondre à ses avances, l'humilia en public. Alexandre la dénonça au gouverneur. Elle fut bientôt accusée de nouveau et condamnée aux bêtes. On lâcha contre elle, une lionne furieuse et affamée; mais celle-ci, loin de dévorer sa victime, vint lui lécher les pieds; ni la rage de la faim, ni les excitations des bourreaux, ni les clameurs du peuple ne purent réveiller son instinct carnassier.  "La lionne, dit S. Ambroisevénéra sa proie et fut pénétrée d'une compassion dont les hommes s'étaient dépouillés."

Peu de jours après, la jeune martyre fut exposée au même supplice; on lança sur elle des lions et des ours; aussitôt la lionne qui l'avait épargnée une première fois courut vers elle et lui lécha les pieds. Un ours s'avança, mais la lionne le mit en pièces; un lion, voulut aussi se précipiter sur la victime; mais une lutte acharnée se livra entre la lionne et lui, et ils périrent tous les deux. Le préfet la fit alors jeter dans une fosse remplie de serpents. A peine y fut-elle précipitée, qu'un globe de feu consuma tous les reptiles, et la sainte fut délivrée. L'ordre fut donné d'attacher chacun de ses pieds à des taureaux furieux, pour l'écarteler; les bêtes, excitées par des aiguillons rougis au feu, bondirent en mugissant; mais les liens de la vierge se brisèrent, et elle resta sans blessure. Le préfet étonné, lui demanda l'explication de ces prodiges: "Je suis, dit-elle, la servante de Dieu, Maître de l'univers."

Thècle, rendue à la liberté, retourna dans sa patrie à Iconium pour y prêcher la foi.

Plus tard, elle se retira dans la solitude près de Séleucie où elle se serait construit un ermitage, convertissant par la parole et par ses vertus, les femmes qui venaient en foule la visiter. Elle mourut à l'âge de quatre-vingts ans et y serait enterrée.

On l'invoque pour les paralysés et les enfants qui marchent tardivement.
 

Un apocryphe, connu en copte, les Actes de Paul et Thècle, probablement du IIe siècle, qui fut largement diffusé en Orient est à l'origine de sa vénération. De nombreuses versions furent diffusées en grec, syriaque, arménien et latin, ce qui explique que nombre d'ouvrages des Pères de l'Église y fassent allusion.

 

http://upload.wikimedia.org/wikipedia/commons/thumb/4/4d/Maaloula-VillageView.jpg/240px-Maaloula-VillageView.jpgIl existe un monastère et un sanctuaire très connu de Sainte-Thècle à Maaloula en Syrie (à 60 km au nord de Damas), où on vénère son tombeau, qui serait la grotte-ermitage où elle acheva sa vie terrestre à l'âge de 80 ou 90 ans.


La légende de sainte Thècle, dont la plupart des versions convergent, est construite autour d’un événement central.

   

Thècle, convertie par saint Paul, dut fuir les hommes envoyés par son père, resté païen et hostile à sa conversion : arrivée à Maaloula (dont une des étymologies araméennes couramment invoquées fait opportunément référence à l’idée d’ « ouverture »), la montagne se serait ouverte sur son passage (matérialisé par le fajj, défilé étroit formé par l’érosion karstique) (Annexe 19). Elle aurait ainsi trouvé refuge dans une grotte, d’où sort une source sacrée. Taqla, appelée aussi en araméen « Berikhta » (bénédiction, baraka en arabe) est une figure de la médiation religieuse, par sa présence diffuse à Maaloula : le lieu sacré de la grotte lui appartient (les religieuses veillent à ce que les pélerins se déchaussent en entrant). ... [L]e pèlerin peut légitimement espérer obtenir la baraka de la part de la Sainte, par la déambulation dans le sanctuaire, la collecte d’un peu d’eau de la source ou l’absorbtion de morceaux de coton imbibés d’huile. On vient demander à sainte Thècle la guérison du corps, que l’on soit chrétien ou musulman, comme autrefois l’avaient noté Ferrette ou Bliss, mais surtout la résolution de ses problèmes personnels [Source: Frédéric Pichon, Maaloula (XIXe-XXIe siècles). Du vieux avec du neuf, Histoire et identité d’un village chrétien de Syrie (texte intégral), note 115].

 

Statue de Sainte-Thècle à Maaloula

Le culte de sainte Thècle s’organisa essentiellement au sud de Séleucie d’Isaurie : Hagia-Thekla devint rapidement un grand centre de pèlerinage. La translation de sainte Thècle s’est sans doute effectuée par homonymie : Maaloula est parfois identifiée comme « Séleucie de Damas » à l’époque hellénistique. Toujours est-il que le prénom Taqla est d’origine araméenne. Voir Christelle Jullien, « Thècle, un prénom araméen ? À propos de l’inscription de la grotte funéraire 38 », in M. J. Steve, L’île de Khârg, une page de l’histoire du Golfe persique et du monachisme oriental, Neuchâtel, 2003, p. 51-54. [Source: F. Pichon, ibid.  (texte intégral), note 111.]


Stephen J. Davis s'est intéressé aux lieux où le culte de sainte Thècle est attesté par l'archéologie, à Séleucie, ville méridionale de la Turquie actuelle, proche de Tarse, la patrie de l'apôtre Paul et non loin d'Iconium où celui-ci a prêché. Le sanctuaire de sainte Thècle à Séleucie est agrandi à la fin du ve siècle sous l'empereur Zénon, alors que les Actes de Thècle circulent déjà indépendamment des Actes de Paul, depuis près d'un siècle déjà. Les pèlerinages organisés autour de ce sanctuaire favorisent le développement de réécritures des Actes de Paul et Thècle et la production de la Vie et des miracles de sainte Thècle. S. Davis a relevé minutieusement les éléments qui témoignent de la puissance charismatique de la sainte dans le cadre de son culte. La stature apostolique de Thècle sert à encourager aussi bien les pratiques d'ascèse, dans le monachisme, qu'à favoriser la guérison des pèlerins. [Source: Archives de Sciences sociales des religions, Editions EHESS, 136 | octobre - décembre 2006 : Stephen J. Davis, The Cult of Saint Thecla: A Tradition of Women's Piety in Late Antiquity, Oxford University Press, coll. « Oxford Early Christian Studies », Oxford 2001.]

S. Davis repère les traces de préoccupations liées à la place des femmes dans la culture chrétienne primitive, et le portrait d'ascètes itinérants.

Les Actes de Paul et Thècle illustrent un type de christianisme où les femmes sont valorisées et participent activement à la vie des communautés.


Entre le 6 et le 8 septembre 2013, la ville de Maaloula dont les habitants chrétiens sont grecs-catholiques, est entrée tristement dans l'actualité après avoir été prise d'assaut par les égorgeurs amis de Laurent Fabius, à la solde de l'Arabie Saoudite et du Qatar, qui y ont détruit la statue de la Vierge Marie, bleu ciel et blanc, et renversé des croix aux sommets d'édifices religieux, dont la croix qui surmontait la coupole du monastère des Saints Serge et Bacchus.

 

Maaloula est resté l’un des derniers lieux où se parle encore l’araméen, la langue du Christ. Le 23 septembre 2013, l'armée syrienne annonça avoir repris le contrôle de la ville occupée par les islamistes sunnites du "front Al-Nosra".

 

En décembre 2008, le Général Michel Aoun, lors d’une visite inédite en Syrie qui avait pour thème le christianisme oriental, se rendit à Maaloula et inscrivit dans le livre d’or du couvent Saint Serge son « émotion et sa joie profonde d’avoir entendu et récité la prière du Notre Père dans la langue du Christ » (Voir l’article de Scarlett Haddad, dans le quotidien libanais L’Orient-Le Jour, « Liesse populaire : Pèlerinage religieux et accueil enthousiaste pour Aoun à Homs », 6 décembre 2008.) ... (Source: F. Pichon, ibid.)

 

L'origine mythique troyenne des Maalouliens, à peu près absente dans les sources écrites et qui ne doit son existence qu’au fait que Burton (très brièvement) et Parisot plus tard la recueilleront (fin XIXe siècle, NdCR.) auprès de certains habitants non identifiés (Jean Parisot, « Traditions maalouliennes : les émigrés de Sendjar », mars-avril 1898, NdCR.), disparaît tout à fait des écrits se rapportant à Maaloula par la suite. De nos jours, cette origine mythique est ignorée de tous et n’est jamais mise en avant dans aucun discours interne, pour des raisons évidentes dans le contexte politique actuel. Maaloula a échappé à son origine troyenne [SourceFrédéric Pichon, ibid (texte intégral), paragraphe 50, http://books.openedition.org/ifpo/1621].

 

Le mythe des origines troyennes est resté très actif dans l’Europe médiévale et moderne : on ne compte plus les peuples, régions ou cités qui ont revendiqué la filiation troyenne, évidemment mythique mais porteuse de sens politique. Le cas le plus ancien étant celui de la France : ainsi dans l’Historia Francorum de Frégédaire (vers 660) et plus tard dans les Gesta regum Francorum, œuvre anonyme datant de 727, figure cette parenté qui bénéficiera d’une grande postérité littéraire. (Source et suite: F. Pichon, Maaloula (XIXe-XXIe siècles), ibid., note 145.)

 

http://www.archaeology.org/online/news/jpegs/stpaul1.jpegLe culte de Sainte-Thècle est également présent dans la fameuse "grotte (ou cave) de saint Paul" à Ephèse (Turquie) où se trouvent des fresques qui datent environ des IVe - VIe siècles.

 

Ephèse est l'une des plus anciennes et plus importantes cités grecques d'Asie Mineure, la première de l'Ionie.

 

http://www.archaeology.org/online/news/jpegs/stpaul2.jpeg

Saint-Paul et sainte Thècle, "Grotte de Saint-Paul", Ephèse (Turquie) Source: http://archive.archaeology.org/online/news/stpaul.html

 

En Égypte, le culte de Thècle est bien plus développé, car on ne manque pas tant de témoignages littéraires que de traces iconographiques sur des ampoules de pèlerins, des peintures à Bagawat ou des stèles tombales, dans la vallée du Nil.

 

Divers appendices iconographiques, un catalogue systématique des ampoules conservées ainsi qu'une étude des attestations de l'onomastique liée à Thècle agrémentent cette étude détaillée.

 

Dès le ive siècle, la figure de Thècle est utilisée dans les controverses théologiques au sein des monastères, et Athanase, évêque d'Alexandrie, s'en servira autant que ses adversaires pour canaliser les élans de ceux et celles qui prennent la sainte pour modèle. Les traces de pèlerinages liés à la figure de Thècle dans les environs d'Alexandrie, autour du lac Maréotis, montrent l'association de la sainte avec le culte de saint Ménas, le long de la vallée du Nil jusque dans l'oasis de Kharga. Ce chapitre utilise un maximum de sources coptes directes et illustre, abondamment, comment la dévotion à la sainte a été progressivement égyptianisée. (Source: Archives de Sciences sociales des religions, Editions EHESS, 136 | octobre - décembre 2006 : Stephen J. Davis, The Cult of Saint Thecla: A Tradition of Women's Piety in Late Antiquity, Oxford University Press, coll. « Oxford Early Christian Studies », Oxford 2001. http://assr.revues.org/3908)

 

En Occident, avec la Vierge Marie et sainte Agnès, Thècle est l'une des trois saintes qui apparaissent chaque soir pendant des mois à saint Martin, l'Apôtre des Gaules, dans son ermitage tourangeau.

 

Le truc de Saint-Bonnet-de-Chirac (942 m)Une légende raconte que Thècle aurait traversé les mers pour fuir les persécutions. Arrivée en Gaule, elle aurait franchi les Cévennes pour s'installer dans ces montagnes.

Elle serait morte à Saint-Bonnet-de-Chirac, en Gévaudan et enterrée près de la fontaine qui porte son nom. Cette légende expliquerait pourquoi Thècle d'Iconium est si présente dans les vénérations du sud du Massif Central. On retrouve en effet sa présence en Lozère (crypte Sainte-Thècle à Mende, fontaine à Saint-Bonnet-de-Chirac, patronne de Rocles, ...) et en Auvergne (elle est vénérée à Chamalières où ses reliques furent conduites au VIIe siècle).

 

En Suisse, une chapelle romane lui est dédiée à Donatyre.

Sainte-Thècle est également la patrone de Tarragone en Espagne. La cathédrale lui est dédiée. À Sitges en Espagne encore, une rue porte son nom.

 

Sources:

 

(1); (2); (3) Mgr Paul Guérin, Vie des saints pour tous les jours de l'année, Editions D.F.T., Saint-Etienne 2003, p. 593; (4) Anne Bernet, Les Chrétiens dans l'Empire romain, Perrin, Mesnil-sur-l'Estrée 2003, p. 463, note 3

________________

La communauté chrétienne en Syrie

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23 septembre 2023 6 23 /09 /septembre /2023 17:12

Dans le cadre de son voyage à l'occasion des rencontres méditerranéennes (MED 2023) à Marseille, le 23 septembre 2023 , le pape François a tenu une messe au stade Vélodrome.

 

À plusieurs reprises, François avait insisté en disant qu’il venait à Marseille, pas en France. Sa visite n’avait pas, en effet, valeur d’une visite d’État. Mais le souverain pontife a commencé la célébration en disant : ''Bonjour Marseille, bonjour la France !'', avant de faire le signe de croix. C’est par ces mots que le souverain pontife a salué les 60.000 fidèles présents dans le stade marseillais. Par ces mots, il semble avoir fait un pas en avant vers les habitants de l’Hexagone.

 

Après que les textes évangéliques ont été proclamés, dans son homélie le pape François a médité sur les ''tressaillement'' du cœur de Marie, la mère de Jésus. Une sensibilité intérieure à laquelle il a appelé les fidèles en l’opposant à la dureté du cœur : ''L'expérience de foi provoque avant tout un tressaillement devant la vie. Tressaillir c'est être 'touché à l'intérieur', avoir un frémissement intérieur, sentir que quelque chose bouge dans notre cœur.''

 

 

Il a alors poursuivi : ''C'est le contraire d'un cœur plat, froid, installé dans la vie tranquille, qui se blinde dans l'indifférence et devient imperméable, qui s'endurcit, insensible à toute chose et à tout le monde, même au tragique rejet de la vie humaine qui est aujourd'hui refusée à nombre de personnes qui émigrent, à nombre d'enfants qui ne sont pas encore nés, et à nombre de personnes âgées abandonnées.''

 

François a évoqué les sociétés européennes qui seraient ''malades'' : ''Un cœur froid et plat traîne la vie de manière mécanique, sans passion, sans élan, sans désir. Et on peut tomber malade de tout cela dans notre société européenne : le cynisme, le désenchantement, la résignation, l'incertitude, un sentiment général de tristesse. Quelqu'un les a appelées “passions tristes” : c'est une vie sans tressaillement.''

 

''Celui qui est né à la foi revanche reconnaît la présence du Seigneur com    des souffrances, il perçoit quotidiennement la visite de Dieu, et se sent accompagné et soutenu par Lui. Face au mystère de la vie personnelle, aux défis de la société, celui qui croit connaît un tressaillement, une passion à cultiver, un intérêt qui pousse à s'engager personnellement. Il sait que le Seigneur est présent en toutes choses, qu'Il appelle, qu'Il invite. À travers le don et le présent, le Seigneur est présent."

 

"L'expérience de la foi, en plus d'un tressaillement devant la vie, provoque aussi un tressaillement devant le prochain, dans le mystère de la Visitation. En effet, nous voyons qu'à travers la visite de Dieu, n'a pas lieu au travers d'événements célestes extraordinaires mais dans la simplicité d'une rencontre. Dieu vient sur le seuil d'une maison de famille, dans la tendre étreinte de deux femmes, dans le croisement de deux grossesses pleines d'émerveillement et d'espérance. Et dans cette rencontre il y a la sollicitude de Marie et l'émerveillement d'Elisabeth, la joie du partage."

 

"Rappelons le toujours, même dans l'Église, Dieu est relation et souvent Il nous rend visites au travers des rencontres humaines, quand nous savons nous ouvrir à l'autre, quand il y a un tressaillement pour la vie de ceux qui passent chaque nous à nos côtés, et quand notre cœur ne reste pas insensible et insensible devant les blessures de ceux qui sont les plus fragiles."

 

"Apprenons de Jésus devant les foules fatiguées, qui ressent de la compassion et tressaille de miséricorde devant les chairs blessées de ceux qu'Il rencontre. Comme le dit votre grand saint Vincent de Paul, 'Il faut tacher d'attendrir notre cœur.'"

 

"... Il faut prier Dieu qu'Il nous donne le véritable Esprit de miséricorde, qui est le propre Esprit de Dieu, jusqu'à reconnaître que les pauvres sont nos seigneurs et maîtres."

 

François a appelé les chrétiens et tous les Européens au réenchantement : ''Nous avons besoin de retrouver passion et enthousiasme, de redécouvrir le goût de l'engagement pour la fraternité, d'oser encore le risque de l'amour dans les familles et envers les plus faibles, et de retrouver dans l'Évangile une grâce qui transforme et rend belle la vie.''

 

"Dieu est comme cela. Il nous dérange, il nous met en mouvement, il nous fait tressaillir comme avec Elisabeth."

 

Le pape François a également rendu un hommage aux victimes des attentats

 

Le pape a eu des mots en particulier pour les catholiques venus de Nice, rappelant la tragédie de l’attentat du 14 juillet 2016 sur la Promenade des Anglais, et avec eux pour toutes les victimes d’attentats en France. "Nous ne nous lassons pas de prier pour la paix".

 

"S’il vous plaît, a conclu le pape en français après s’être exprimé d’abord en italien, n’oubliez pas de prier pour moi : c’est un travail pas facile ! Merci !"

 

Sources: https://www.lefigaro.fr/en-direct-le-pape-francois-attendu-a-marseille-pour-defendre-les-migrants-20230922

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23 septembre 2023 6 23 /09 /septembre /2023 00:00
Saint Constant, Sacristain à Ancône, en Italie († Ve s.)

Sacristain à Ancône, en Italie, on ne connaît Constant qu'à travers des Dialogues laissés par S. Grégoire le Grand. Constant était un sacristain de l'église Saint-Étienne d'Ancône (Italie).

 

Homme de grande foi, prenant à la lettre "la foi peut déplacer des montagnes", un jour qu'il n'avait plus d'huile pour ses lampes d'autel, il y mit de l'eau et pria. Les mèches brûlèrent toute la journée, comme si c'eût été de l'huile.

Lampe gallo-romaine à huile chrisme - reproduction

Lampe gallo-romaine à huile chrisme - reproduction

Dans les Marches, au Ve siècle, commémoraison de saint Constance, sacristain de l’église d’Ancône, plus illustre encore par son humilité que par ses miracles. (Martyrologe romain)

Sources : 1, 2, 34 

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22 septembre 2023 5 22 /09 /septembre /2023 00:00
Le martyre de saint Maurice, Le Greco, 1580

Le martyre de saint Maurice, Le Greco, 1580

 

Le 22 septembre 286 vit un spectacle à la fois sublime et épouvantable: une légion romaine entière, général en tête, immolée par un barbare empereur pour n'avoir pas voulu renoncer à Jésus-Christ. Cette légion était la légion Thébaine; ce général, saint Maurice, et ce tyran, Maximien.

La légion Thébaine portait ce nom parce qu'elle avait été recrutée en Thébaïde. Elle fut du nombre de celles que l'empereur emmena combattre la Gaule en révolte. Après le passage des alpes, un sacrifice solennel fut ordonné. La légion chrétienne, ne voulant pas y prendre part, et apprenant qu'elle allait être employée pour persécuter des frères chrétiens, se retira près du lieu appelé aujourd'hui Saint-Maurice-d'Agaune (Valais Suisse). L'empereur les enjoignit de se réunir à l'armée pour la fête. Mais Maurice et ses compagnons coptes  venus de Thèbes (Égypte), se rappelant qu'il vaut mieux obéir à Dieu qu'aux hommes, se virent dans la triste nécessité de désobéir.

Cette désobéissance, n'était pas, pour ces braves soldats, vainqueurs sur vingt champs de bataille, un acte de félonie, mais un acte d'héroïque loyauté. Aussitôt le prince barbare donna l'ordre de décimer la légion. À voir ce bataillon de six mille hommes rangés en ordre de combat, ayant à sa tête Maurice, à cheval, avec ses brillants officiers, Exupère, Maurice et Candide, il semble qu'on eût pu craindre une résistance par la force; mais non, les disciples de Jésus-Christ ne cherchaient et n'attendaient qu'une victoire pacifique, la victoire sur le monde, et la conquête du ciel par le martyre. Les noms des soldats sont jetés dans les casques des centurions; six cents sur six mille vont périr; les victimes désignées embrassent leurs camarades, qui les encouragent; bientôt le sacrifice est consommé, et la plaine ruisselle du sang des martyrs.

 

Saint Maurice comme soldat égyptien, cathédrale de Magdebourg (Dom St. Mauritius), ca. 1250
Les survivants persistent à se déclarer chrétiens, et la boucherie recommence; six cents nouveaux élus rougissent de leur sang les rives du Rhône. Les autres sauront mourir jusqu'au dernier; mais ils envoient au tyran un message avec une lettre admirable: "Empereur, nous sommes vos soldats; nous sommes prêts à combattre les ennemis de l'empire; mais nous sommes aussi chrétiens, et nous devons fidélité au vrai Dieu. Nous ne sommes pas des révoltés, nous aimons mieux être des victimes que des bourreaux: mieux vaut pour nous mourir innocents que de vivre coupables." Maximien, désespérant d'ébranler leur constance, les fit massacrer tous en masse.

Une basilique fut élevée par Saint Théodore dès le IVème siècle, puis une abbaye y fut créée.

Son culte se répandit en Suisse, en Savoie et dans les régions voisines. Dès l'origine de leur dynastie, les comtes et les duc de Savoie ont déclaré Saint Maurice protecteur de leurs Etats. A la fin du IVème siècle, les reliques furent déplacées à Angers, il devint ainsi titulaire de la cathédrale et patron du diocèse.


Autres saints militaires engagés dans l'armée romaine (non exhaustif): Saint Victor, Saint Georges, Saint Sébastien, Saint Martin de Tours, Saint Ferréol.

 

Sources: 12

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21 septembre 2023 4 21 /09 /septembre /2023 00:00

Saint Matthieu était probablement galiléen de naissance. Il exerçait la profession de publicain ou de receveur des tributs pour les romains, profession très odieuse parmi les juifs. Son nom fut d'abord Lévi. Il était à son bureau, près du lac de Génésareth, où apparemment il recevait le droit de péage, lorsque Jésus-Christ l'aperçut et l'appela. Sa place était avantageuse; mais aucune considération ne l'arrêta, et il se mit aussitôt à la suite du sauveur. Celui qui l'appelait par sa parole le touchait en même temps par l'action intérieure de sa grâce.

Après sa conversion, Matthieu invita Jésus-Christ et ses disciples à manger chez lui; il appela même au festin ses amis, espérant sans doute que les entretiens de Jésus les attireraient aussi à Lui. C'est à cette occasion que les pharisiens dirent aux disciples du sauveur: "Pourquoi votre maître mange-t-Il avec les publicains et les pécheurs? " Et Jésus, entendant leurs murmures, répondit : "Les médecins sont pour les malades et non pour ceux qui sont en bonne santé. Sachez-le donc bien, je veux la miséricorde et non le sacrifice; car je suis venu appeler, non les justes, mais les pécheurs."

 

Après l'Ascension, saint Matthieu convertit un grand nombre d'âmes en Judée; puis il alla prêcher en Orient, où il souffrit le martyr. Il est le premier qui ait écrit l'histoire de Notre-Seigneur et sa doctrine, renfermées dans l'évangile qui porte son nom. – On remarque, dans l'évangile de saint Matthieu, qu'il se nomme le publicain, par humilité, aveu touchant, et qui nous montre bien le disciple fidèle de celui qui a dit: "Apprenez de moi que je suis doux et humble de coeur."

 

On croit qu'il évangélisa l'Éthiopie. Là, il se rendit populaire par un miracle: il fit le signe de la croix sur deux dragons très redoutés, les rendit doux comme des agneaux et leur commanda de s'enfuir dans leurs repaires.

 

Ce fut le signal de la conversion d'un grand nombre. La résurrection du fils du roi, au nom de Jésus-Christ, produisit un effet plus grand encore et fut la cause de la conversion de la maison royale et de tout le pays.

 

On attribue à saint Matthieu l'institution du premier couvent des vierges. C'est en défendant contre les atteintes d'un prince une vierge consacrée au Seigneur, que le saint apôtre reçut le coup de la mort sur les marches de l'autel.

 

 

Sources: (1 ) ; (2); (3)  Le Petit Livre des Saints, Éditions du Chêne, tome 1, 2011.

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19 septembre 2023 2 19 /09 /septembre /2023 15:43
Les révélations de Sainte Brigitte et l'Église éloignée du Christ

Cher Stilum Curiali, en lisant les Révélations de Sainte Brigitte de Suède (1302-1373), je suis tombé sur ces lignes que je propose à votre attention.

Bonne lecture et méditation.

 

§§§

"L'Église reçoit la miséricorde de Dieu par l'intercession de la Vierge Marie. Le Père éternel a adressé les paroles suivantes à toute la cour céleste qui l'écoutait : 'Devant vous je me lamente : j'ai donné ma fille (l'Église) à un homme qui l'afflige trop et la maintient misérablement enchaînée, à tel point que toute sa moelle coule à ses pieds.'

 

Le Fils lui répondit: "Est-ce celle que j'ai rachetée par mon sang, et que j'ai épousée par amour ; mais maintenant on me l'enlève avec violence?''

 

La Mère de Dieu dit alors: "Vous êtes mon Dieu et mon Seigneur, et mon corps a reçu les membres de votre Fils et de mon vrai Fils. Maintenant, je ne vous ai rien refusé quand j'étais sur terre: ayez donc pitié de votre fille à cause de mes prières".

 

[Après ceci, les anges parlaient, disant : Vous êtes notre Dieu et notre Seigneur, et nous avons en vous toute sorte de biens, et nous n'avons besoin que de vous. Quand vous vous choisîtes cette épouse, nous vous en félicitions tous ; mais maintenant, nous pouvons nous en contrister à bon droit, car elle est livrée entre les mains d'un méchant, qui l'avilit misérablement et la charge d'opprobres. Faites-lui donc miséricorde pour l'amour de votre grande miséricorde, car sa misère est immense, et il n'y a personne qui la console et l'en affranchisse, si ce n'est vous, ô Seigneur, Dieu tout-puissant ! Passage supprimé dans l'article original de Marco Tosatti. Ndlr.]

 

Alors le Père répondit au Fils: "Mon fils, vos plaintes sont les miennes, vos paroles sont les miennes [Jean 1, 01-14], vos œuvres sont à moi. Vous êtes en moi et je suis en vous inséparablement. Que votre volonté soit faite".

 

Puis, il dit à la Sainte Vierge, Mère de Dieu: "Puisque vous ne m'avez rien refusé quand vous étiez sur terre, je ne vous refuserai rien maintenant que vous êtes au ciel. Que votre volonté soit faite". Livre 1: 24

Source: Marco Tosatti 

https://www.marcotosatti.com/2023/09/16/le-rivelazioni-di-santa-brigida-e-la-chiesa-sottratta-a-cristo/

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19 septembre 2023 2 19 /09 /septembre /2023 00:00
Sainte Émilie de Rodat, fondatrice (1787-1852)

Fondatrice de la congrégation des Soeurs de la Sainte-Famille, Émilie de Rodat, première enfant de Jean-Louis de Rodat et d'Henriette de Pomayrols, est née dans une famille appartenant à la vieille noblesse rouergate.

Après l'échec de trois essais de vie religieuse, elle rejoint sa grand-mère à Villefranche-de-Rouergue (Aveyron) dans une sorte de communauté regroupant d'anciennes religieuses (nous sommes au lendemain de la Révolution) et des personnes pieuses.

En 1815, ayant entendu quelqu'un déplorer la disparition des écoles gratuites des Ursulines, elle ouvre une école dans sa chambre où s'entassent bientôt quarante élèves. Elle devra plusieurs fois émigrer dans des locaux de plus en plus vastes jusqu'à ce qu'elle puisse acquérir en 1817 l'ancien couvent des Cordeliers.

C'est là qu'elle fonde la congrégation des religieuses de la Sainte Famille en 1819. Les unes se vouaient à l'instruction des filles pauvres, les autres allaient soigner les malades à domicile.

Sainte Émilie de Rodat, fondatrice (1787-1852)

À sa mort quarante maisons avaient été fondées dans divers pays.

Elle connut de longues années, plus de vingt ans, de souffrances morales croyant avoir perdu la foi et l'espérance, s'estimant réprouvée. Son entourage ne s'en douta jamais. Ce ne fut que dans les dernières années de sa vie qu'elle recouvra la paix intérieure et que Dieu lui fit sentir à nouveau son amitié.

Elle mourut le 19 septembre 1852 à Villefranche-de-Rouergue, et fut inhumée quatre jours plus tard dans un oratoire du jardin à Notre Dame de la Salette, où des guérisons furent obtenues grâce à son intercession. Des pèlerinages ont lieu.

Son corps est conservé dans la crypte de la chapelle du couvent de la Sainte-Famille. Sa biographie fut écrite par son confesseur Pierre-Marue Fabrer, en 1858.

Elle est béatifiée le 9 juin 1940 et canonisée le 23 avril 1950, décrétée "Sainte" par le pape Pie XII.

Sainte Émilie est fêtée le 19 septembre.

Des rues, dans sa région natale, notamment à Rodez et à Villefranche-de-Rouergue portent son nom ainsi qu'une école à Toulouse et un foyer de jeunes, rue St Martin des Prés.

La Congrégation de la Sainte Famille, de droit Pontifical, siège à Villefranche-de-Rouergue et elle est présente sur tous les continents.

On compte 850 religieuses aujourd'hui à travers le monde.

Blason Congrégation des Soeurs de la Sainte Famille. Devise : Par-dessus tout la charité

Blason Congrégation des Soeurs de la Sainte Famille. Devise : Par-dessus tout la charité

Sources : (1); (2); (3) Sainte Famille Villefranche Congrégation ; (4) Le Petit Livre des Saints, Éditions du Chêne, tome 2, 2011, p. 64.

 

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Publié par Ingomer - dans Saints du jour
18 septembre 2023 1 18 /09 /septembre /2023 00:00

Vierge et martyre à Rome avec sa mère Sophie et ses deux sœurs.

Véra (= Foi), Liubbe (= Charité) seraient ses sœurs et Sophia ou Sonia (= sagesse) leur mère.

Sainte Sophie de Rome et ses trois filles, icône russe anonyme du XVIe siècle Galerie Tretiakov, Moscou

Sainte Sophie de Rome et ses trois filles, icône russe anonyme du XVIe siècle Galerie Tretiakov, Moscou

Sources1, 2

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Publié par Ingomer - dans Saints du jour
17 septembre 2023 7 17 /09 /septembre /2023 00:00
Saint Renaud, ermite dans la forêt de Craon († v. 1104)

Saint Renaud, ou Regnault vécut à la fin du XIe siècle. Chanoine régulier à Soissons, il fut le disciple de Robert d'Arbrissel, et devint ermite dans la forêt de Craon en Mayenne puis dans celle de Mélinais dans la Sarthe où il mourut en 1104.

 

À Mélinais près de La Flèche, aux confins de l’Anjou, vers 1104, saint Regnauld, ermite, qui se forma, dans la forêt de Craon, auprès du bienheureux Robert d’Arbrissel à accomplir pleinement les préceptes du Seigneur.

Martyrologe romain

Sources: 1 ,2, 3

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Publié par Ingomer - dans Saints du jour
16 septembre 2023 6 16 /09 /septembre /2023 20:55
La fête de Notre-Dame des Douleurs nous rappelle le rôle rédempteur et salvifique de la souffrance

Alors qu’une société de plus en plus sécularisée et matérialiste encourage les gens à éviter la souffrance, la fête de Notre-Dame des Douleurs offre une occasion unique de réfléchir au rôle rédempteur et salvateur que joue la souffrance dans la nature humaine.

 

La fête, célébrée le 15 septembre, nous encourage à réfléchir sur les sept douleurs de Marie, qui ont culminé avec la mort du Christ sur la croix. À travers cette réflexion, les catholiques se souviennent du rôle unique que les souffrances de Marie ont joué dans la rédemption et il leur est rappelé de "renoncer à eux-mêmes, de prendre leur croix et de suivre [le Christ]", comme le commande Matthieu 16,24.

 

"Si [la souffrance] doit arriver à la Mère de Dieu, cela va nous arriver à tous", a déclaré Joshua Benson, professeur de théologie à l'Université catholique d'Amérique, à Catholic News Agency.

 

La dévotion catholique à Notre-Dame des Douleurs est vieille de près de 1 000 ans. Elle a gagné en popularité dans toute la Méditerranée au XIe siècle et l’Ordre des Servites, fondé en 1233, a contribué à diffuser cette pratique. L'ordre reçut l'autorisation de célébrer une messe votive à la dévotion en 1668 et le pape Innocent XII institua une fête pour la dévotion en 1692.

 

Notre-Dame des Douleurs se concentre sur les sept douleurs, ou douleurs, de Marie. Ils commencent par la prophétie de saint Siméon racontée à la Sainte Mère et culminent avec les événements de la passion et de la mort du Christ.

 

Benson a déclaré à CNA que le jour de la fête nous invite à contempler les souffrances de Marie. Il a souligné l'importance de se souvenir de la grande espérance de la joie finale, que Marie voit dans l'Assomption, mais il a ajouté : "Cela ne se fait pas sans la croix".

 

"Une grande partie de la vie de disciple et de la communion avec le Christ dépendra de la manière dont nous gérons la souffrance et le chagrin", a déclaré Benson. "Et il y aura du chagrin."

 

Souffrance rédemptrice

Bien que les catholiques soient appelés à se concentrer sur les souffrances de Marie en ce jour de fête, les fidèles doivent également se rappeler que ce n'est pas seulement la Sainte Mère qui est appelée à participer aux souffrances du Christ sur la croix ; c’est plutôt un appel pour toute l’humanité.

 

"Nous éprouvons du chagrin dans notre vie… il est donc logique de trouver un moyen de nous connecter à la mère de Dieu", a déclaré Benson à CNA. "C'est important."

 

Saint Jean-Paul II a écrit dans Salvific Doloris que la Nouvelle Alliance parle de la grandeur de la rédemption, qui a été accomplie à travers la souffrance du Christ. Grâce à la croix, non seulement l’humanité est rachetée, "mais aussi la souffrance humaine elle-même a été rachetée", a-t-il déclaré. Lorsqu’un individu assume sa croix et sa souffrance, il "s’unit spirituellement à la croix du Christ, le sens salvifique de la souffrance se révèle devant lui".

 

"Le Rédempteur a souffert à la place de l'homme et pour l'homme", a enseigné saint Jean-Paul II. "Chaque homme a sa propre part dans la rédemption. Chacun est aussi appelé à partager cette souffrance par laquelle la rédemption s'est accomplie. Il est appelé à partager cette souffrance par laquelle toutes les souffrances humaines ont également été rachetées. En réalisant la rédemption par la souffrance, le Christ a aussi élevé la souffrance humaine au niveau de la Rédemption. Ainsi, chaque homme, dans sa souffrance, peut aussi devenir participant à la souffrance rédemptrice du Christ."

 

Benson a déclaré à CNA qu'à travers la souffrance, l'homme "peut être connecté au Christ lui-même et l'imiter", ajoutant que "même la souffrance a une sorte de but, a une sorte de sens" et que ces expériences peuvent être utilisées pour "réduire les choses en moi". Je n'en ai pas besoin » et que cela peut être une "plus grande dépendance à l'égard de Dieu".

 

Benson a déclaré à CNA que par la souffrance, l'homme “peut être connecté au Christ lui-même et l'imiter”, ajoutant que “même la souffrance a une sorte de but, une sorte de sens” et que ces expériences peuvent être utilisées pour “réduire les choses en moi dont je n'ai pas besoin” et que cela peut être une “plus grande dépendance de Dieu.”

 

À titre d’exemple, il a noté que la souffrance auto-imposée, comme le jeûne, peut mettre en pratique l’enseignement selon lequel "les hommes ne peuvent pas vivre uniquement de pain" et qu’une personne peut "ouvrir un espace en [elle-même] que Dieu peut remplir".

 

"La souffrance [d'un individu] a un sens en tant que partie de cet ensemble collectif, le corps mystique", a déclaré Benson.

 

Saint Josémaria Escriva, fondateur de l'Opus Dei, a souligné l'importance de la douleur et de la souffrance dans plusieurs de ses écrits : "Bénissons la douleur. La douleur de l'amour. Sanctifiez la douleur… Glorifiez la douleur ! a-t-il écrit dans "The Way".

 

"Je vais vous dire quels sont les trésors de l'homme sur terre pour que vous ne les méprisiez pas : la faim, la soif, la chaleur, le froid, la douleur, le déshonneur, la pauvreté, la solitude, la trahison, la calomnie, la prison", a également écrit Escriva dans le même ouvrage.

 

Le père Robert Gahl, professeur agrégé de gestion de l'Église et directeur des programmes de gestion de l'Église à l'Université catholique d'Amérique, a déclaré à CNA que le texte d'Escrivá "bénissons la douleur" est un texte stimulant, mais qu'il n'en parle pas pour encourager “une sorte de masochisme", mais plutôt “cela tourne vraiment autour de l’amour et de la liberté d’aimer.”

 

"La souffrance est une opportunité de s'abandonner au Bien-Aimé" en offrant ce sacrifice au Christ, a déclaré Gahl.

 

Gahl a ajouté que les gens peuvent élever toutes choses en les offrant par "une attitude de don de soi au Père", qui est "un chemin viable vers la rédemption". Il a dit qu’en "unissant notre activité et en unissant le monde à la sainte Eucharistie, nous pouvons les unir au sacrifice du Calvaire" et "toutes choses peuvent être sanctifiées.”

 

Bien que Gahl ait noté que "la souffrance est toujours négative et qu’on ne peut l’éliminer parce qu’elle est toujours le manque d’un bien", elle peut être élevée au rang de bien lorsque "l’on tourne son esprit… vers Dieu et vers son travail" et "offre ceci à Dieu… par amour dirigé vers le bénéfice de quelqu’un d’autre.”

 

La souffrance auto-imposée, comme le jeûne, a noté Gahl, est "très souvent l’occasion d’un acte de charité" car on peut renoncer à de la nourriture et l’offrir à un autre. Une personne qui jeûne peut également offrir un jeûne à ceux qui ont faim par la prière "afin que, grâce à la communion des saints… nous puissions envoyer ces grâces instantanément à travers le monde.”

 

La souffrance des autres dans le monde offre également aux gens un moyen de servir le Christ. Gahl a noté que la souffrance chez les autres est ”un appel à nous, une invocation pour que nous puissions les atteindre, prendre soin d’eux, trouver le Christ en eux et trouver le Christ dans la souffrance.”

 

"La souffrance est un appel à s'offrir comme un cadeau aux autres [et à] se dépasser et se donner pour les autres", a déclaré Gahl.

Source: https://www.catholicnewsagency.com/news/255380/feast-of-our-lady-of-sorrows-reminds-us-of-the-redemptive-and-salvific-role-of-suffering

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16 septembre 2023 6 16 /09 /septembre /2023 00:00
Sainte Édith, fille d'Edgar, roi des Angles, abbesse de Wilton (961-984)

Moniale à Wilton, à quelques kilomètres à l’ouest de Salisbury, dans le Wiltshire, fille du roi anglo-saxon S. Edgar le Pacifique (944-975) et de Ste Wilfride (Wilfrida), elle passa sa vie brève à l’abbaye de Wilton, où sa mère était abbesse. (1) Lorsqu'elle mourut, âgée de vingt-trois ans, elle fut aussitôt placée sur les autels et dans les calendriers de son pays. (2)

 

Fille naturelle d'Edgar le Pacifique, roi des Angles, Édith vint au monde en 961. Ce prince l'avait eue d'une dame illustre par sa naissance, qu'il avait enlevée, et qui se nommait Wulfride ou Wilfrith. Sa femme étant morte, il voulut épouser celle qu'il avait déshonorée; mais Wulfride ne voulut point y consentir, et alla même prendre le voile dans le monastère de Wilton, dont elle devint abbesse peu de temps après. Elle voulut se charger elle-même du soin d'élever Édith, sa fille, qui par là fut arrachée à la corruption du monde, avant d'en avoir ressenti les effets. C'est ce qui a fait dire au rédacteur du martyrologe romain, en parlant de notre Sainte, que, «s'étant consacrée à Dieu dès son enfance, elle avait moins quitté le monde qu'elle ne l'avait ignoré»: ignorance infiniment précieuse, et qui est le plus sûr moyen de vivre dans une parfaite innocence. (3)

 

La jeune princesse profita si bien des exemples et des instructions de sa mère, qu'elle se fit religieuse dans le même monastère. Elle faisait l'office de Marthe à l'égard de toutes les religieuses et des externes, et les fonctions de Marie à l'égard de Notre-Seigneur; car, sans considérer sa naissance, elle s'appliquait aux plus vils ministères de la maison, assistait les malades, et se faisait la servante des étrangers et des pauvres. Elle fonda pour eux, près de son monastère un hôpital pour en entretenir toujours treize. Secourant de ses aumônes et de ses soins ceux qu'elle savait être dans l'indigence, elle cherchait les affligés pour leur donner de la consolation, et aimait mieux converser avec les lépreux, qui sont abandonnés de tout le monde, qu'avec les premiers princes du royaume. Plus les personnes étaient rebutées des autres à cause de leurs infirmités, plus elles étaient bienvenues auprès d'elle; en un mot, Édith était incomparable dans son zèle à rendre service à son prochain. L'abstinence faisait ses plus grandes délices, et elle fuyait autant les viandes délicates que les autres les recherchent avec empressement, joignant à cette mortification celle d'un rude cilice qu'elle portait sur sa chair nue, afin de réprimer de bonne heure les mouvements de la nature. Telle fut la vie de cette jeune princesse jusqu'à l'âge de quinze ans.

 

Le roi informé de tant de belles qualités de sa fille, voulut la faire abbesse de trois monastères; mais elle le remercia, et se contenta de lui proposer pour cela des religieuses que son humilité lui faisait juger beaucoup plus capables qu'elle d'occuper ces places. Elle ne put se résoudre à quitter une maison où elle avait déjà reçu tant de grâces; elle aima mieux obéir que commander, et demeurer sous la conduite de sa mère, que d'être chargée de la conduite des autres. Mais son humilité parut bien davantage lorsqu'elle refusa la couronne d'Angleterre; car après la mort de saint Édouard II que l'Église honore comme un martyr, les seigneurs vinrent la trouver pour lui présenter le sceptre, et employèrent toutes les raisons possibles, et même tentèrent les voies de la violence pour l'obliger de l'accepter. Elle leur résista toujours généreusement, et l'on aurait plutôt transmué les métaux, dit son historien, que de la retirer de son cloître, et de lui faire quitter la résolution qu'elle avait prise d'être toute sa vie dévouée au service de Dieu.

 

Elle avait fait bâtir une église en l'honneur de saint Denis; elle pria saint Dunstan d'en faire la dédicace. Pendant la solennité de la messe, ce saint prélat eut la révélation que la mort de la jeune princesse, qui n'avait encore que vingt trois ans, arriverait au bout de quarante jours. Cette nouvelle attendrit son coeur et tira de ses yeux des torrents de larmes: «Hélas!» dit-il à son diacre qui lui demanda le sujet de sa tristesse, «nous perdrons bientôt notre bien-aimée Édith; le monde n'est plus digne de la posséder. Elle a, en peu d'années, acheté la couronne qui lui est préparée dans les cieux. Sa ferveur condamne notre lâcheté; notre vieillesse n'a pu encore mériter cette grâce; elle va jouir des clartés éternelles, et nous demeurons toujours sur la terre dans les ténèbres et les ombres de la mort». S'étant aperçu, durant la cérémonie, que la Sainte faisait souvent le signe de la croix sur le front, il dit aussi par un esprit de prophétie: «Dieu ne permettra pas que ce pouce périsse jamais».

 

L'événement vérifia l'une et l'autre de ces deux prédictions; car, au bout de quarante jours, le 16 septembre 984, elle rendit son âme dans la même église, entre les mains des anges, qui honorèrent son décès de leur présence et d'une mélodie céleste; et ce même pouce, dont elle s'était tant de fois servie pour former sur elle le signe de la croix, fut trouvé treize ans après sa mort sans aucune marque de corruption, quoique tout le reste de son corps fût presque entièrement réduit en cendres. Cette église de Saint-Denis, qu'elle avait souvent visitée et arrosée de ses larmes pendant sa vie, lui servit de sépulture. Trente jours après son décès, elle apparut à sa mère avec un visage serein et tout lumineux, lui disant que le Roi des anges, son cher Époux, l'avait mise dans Sa gloire; que Satan avait fait tout ce qu'il avait pu pour l'empêcher d'y entrer, en l'accusant devant Dieu de plusieurs fautes; mais que, par le secours des saints Apôtres, et par la vertu de la croix de son Sauveur Jésus, elle lui avait écrasé la tête, et, en triomphant de sa malice, l'avait envoyé dans les enfers.

 

Plusieurs miracles ont été opérés par ses mérites. Nous rapporterons seulement l'exemple suivant, qui montre combien pèchent ceux qui usurpent les biens de l'Église. Un homme s'étant approprié une terre de sainte Édith, tomba tout à coup malade, qu'on le crut mort sans avoir eu le temps de faire pénitence. Mais un peu après, étant revenu à lui, il dit aux assistants: «Ah! mes amis, ayez pitié de moi et secourez-moi par la ferveur de vos prières; l'indignation de sainte Édith contre moi est si grande que, pour me punir de l'usurpation que j'ai faite d'une terre qui lui appartenait, elle chasse mon âme malheureuse du ciel et de la terre. Il faut que je meure, et cependant je ne puis mourir. Je veux réparer mon injustice, et restituer à l'Église le bien que je lui ai ravi». Il n'eut pas plus tôt témoigné cette bonne volonté, qu'il expira paisiblement. On la représente tenant d'une main une bourse, et de l'autre une pièce de monnaie, pour marquer son grand amour pour les pauvres.

Sources: 1, 2, 3, 4

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15 septembre 2023 5 15 /09 /septembre /2023 00:00
Bx Roland de Médicis, anachorète en Émilie († 1386)

Martyrologe Romain : À Bargone en Émilie (Lombardie, Italie), l’an 1386, le bienheureux Roland de Médicis, anachorète, qui vécut dans des lieux sauvages et inhabités des Apennins, dans la plus austère solitude, conversant avec Dieu.

 

Il prie plusieurs heures debout sur un pied, les yeux tournés vers le ciel.

Découvert moribond dans la forêt de Borgo, par des chasseurs, il fut transporté à l'église voisine, déclara à un confesseur le pourquoi de son silence, de la bizarrerie de sa conduite et de sa volonté de solitude. Il mourut ainsi dans la paix de Dieu.

 

Sources: 1, 23

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15 septembre 2023 5 15 /09 /septembre /2023 00:00

On sait que Marie est la plus affligée des mères, qu'elle a souffert au delà de toute mesure, que sa vie s'est passée dans les larmes, que son cœur a été percé de mille glaives de douleur, que son âme est demeurée pendant plus de soixante ans sous le poids des plus grandes tribulations.

Et presque personne ne s'en souvient, ne le remarque, ne s'en affecte et en fait l'objet de son amour, ce qui ravirait assurément l'amour filial du Cœur sacré de son Fils, le Cœur de Dieu.

S.M. Ledoux, de l’ordre des servites. (1888) [1]

La "Mère Pleurante" de Warfhuizen

La "Mère Pleurante" de Warfhuizen

Notre-Dame des Douleurs (ou Notre-Dame des sept Douleurs), invoquée en latin comme Beata Maria Virgo Perdolens, ou Mater Dolorosa, est l'un des nombreux titres par lesquels l'Église catholique vénère la Vierge Marie, mère de Jésus. Le titre souligne l’association de la mère à la souffrance de son fils. Les "sept douleurs" font référence aux événements, relatés dans les évangiles, qui firent souffrir la mère de Jésus dans la mesure où elle accompagnait son fils dans sa mission de Rédempteur. [2]

 

Le 15 septembre (depuis la rénovation liturgique du pape saint Pie X en 1914), la Liturgie de l'Église nous invite à faire mémoire des douleurs de la Vierge Marie.

 

"Votre peine, Vierge sacrée, a été la plus grande qu'une pure créature ait jamais endurée ; car toutes les cruautés que nous lisons que l'on a fait subir aux martyrs, ont été légères et comme rien en comparaison de votre douleur. Elle a été si grande et si immense, qu'elle a crucifié toutes vos entrailles et a pénétré jusque dans les plus secrets replis de votre cœur. Pour moi, ma très pieuse Maîtresse, je suis persuadé que vous n'auriez jamais pu en souffrir la violence sans mourir, si l'esprit de vie de votre aimable Fils, pour lequel vous souffriez de si grands tourments, ne vous avait soutenue et fortifiée par sa puissance infinie" (Saint Anselme - "De l'exercice de la Vierge", I, 5)

 

L'Église honore les incomparables douleurs de la Vierge Marie, spécialement celles qu'elle ressentit au pied de la Croix au moment de la consommation du mystère de notre Rédemption. Après s'être concentrée sur le déchirement de l'âme de Marie au jour de la Passion de son divin Fils, jour où ses souffrances atteignirent leur maximum d'intensité, la piété des fidèles s'est étendue à d'autres douleurs que la divine Mère éprouva à différentes occasions de sa très sainte vie.

 

Notre-Dame des Douleurs

Pour illustrer les douleurs de la Vierge Mère, les peintres représentent son cœur percé de sept glaives, symbole des sept douleurs principales de la Mère de Dieu, qui la couronnèrent comme reine des Martyrs. Voici la liste de ces sept douleurs dont le souvenir est cher aux enfants de Marie :

 

1. La prophétie du saint vieillard Syméon : "Syméon les bénit, puis il dit à Marie, sa mère : Vois, ton fils qui est là provoquera la chute et le relèvement de beaucoup en Israël. Il sera un signe de division. - Et toi-même, ton cœur sera transpercé par une épée. - Ainsi seront dévoilées les pensées secrètes d'un grand nombre." (Luc, 2, 34-35)

2. La fuite de la Sainte Famille en Égypte (Matthieu, 2, 13-21)

3. La disparition de Jésus pendant trois jours au Temple (Luc, 2, 41-51)

4. La rencontre de la Vierge Marie et Jésus sur la via crucis (Luc, 23, 27-31)

5. Marie contemplant la souffrance et la mort de Jésus sur la Croix (Jean, 19, 25-27)

6. La Vierge Marie accueille son Fils mort dans ses bras lors de la déposition de la croix.

7. La Vierge Marie abandonne le corps de son divin Fils lors de la mise au tombeau.

 

Contemplons donc dans les bras de la Vierge Marie, l'Homme-Dieu crucifié à cause de nos iniquités et compatissons aux douleurs excessives de notre Mère du Ciel. Joignons nos larmes aux siennes et détestons nos péchés qui ayant provoqué la mort de son divin Fils, ont également été la cause de son intime martyre. Prions-la de nous obtenir du Sauveur les grâces nécessaires pour profiter de ses exemples et imiter ses vertus lorsqu'Il lui plaira de nous faire part de ses humiliations, de ses douleurs et de sa croix. [3]

Mater Dolorosa vue de la Croix par Jésus (tableau de Tissot)

Mater Dolorosa vue de la Croix par Jésus (tableau de Tissot)

On trouve les premières traces de la dévotion aux douleurs de la Vierge, à la fin du XI° siècle, particulièrement dans les écrits de saint Pierre Damien (+1072), de saint Anselme (+ 1109), d’Eadmer de Cantorbéry (+ 1124), de saint Bernard (+ 1153) et de moines bénédictins et cisterciens qui méditent le passage de l'Evangile qui montre Marie et Jean au pied de la Croix. [4]

 

Le culte de la Mater Dolorosa apparaît officiellement en 1221, au Monastère de Schönau, en Allemagne. En 1239, dans le diocèse de Florence en Italie, l'Ordre des Servites de Marie (Ordo Servita), dont la spiritualité est très attachée à la Sainte Vierge, fixe la fête de Notre-Dame des douleurs au 15 septembre.

 

Saint Bonaventure remarque que "les plaies qui étaient éparpillées sur le corps de Notre-Seigneur étaient toutes réunies dans l'unique cœur de Marie". Notre-Dame donc, à cause de sa compassion pour Jésus, fut flagellée, couronnée d'épines, insultée, et cloué sur la croix.

Saint Bonaventure, contemplant Marie au Calvaire à la mort de son fils, l'interroge et lui demande : "Ô Dame, dis-moi, où étais-tu au Calvaire ? Près de la croix ? Non, je dirais plutôt que tu étais réellement sur la croix, crucifiée avec ton Fils."

 

Saint Ignace de Loyola, fondateur de la Compagnie de JésusLa dévotion ne fit que croître. Saint Ignace de Loyola avait un culte particulier à l’image connue sous le nom de Notre-Dame du Cœur ; de 1603 à 1881, sans compter les traités, les panégyrique et les méditations, les Jésuites ne publièrent pas moins de quatre-vingt-douze ouvrages sur cette dévotion aux douleurs de Marie. En 1617, Antoinette d’Orléans, aidée par le P. Joseph, fonda les Bénédictines de Notre-Dame du Calvaire (les Filles du Calvaire).

 

Sous ce vocable (Notre-Dame des Douleurs), la Sainte Vierge est la patronne la Congrégation de la Sainte-Croix, de la Slovaquie, de la région italienne du Molise, de l'État du Mississippi, de plusieurs villes des Philippines et des communes italiennes d'Accumoli, Ressort di Bari, Paroldo et Villanova Mondovì. Au Québec, un petit village, Notre-Dame-des-Sept-Douleurs, porte aussi son nom. De plus, au Portugal où son culte est particulièrement répandu, un grand nombre de paroisses sont consacrées au vocable latin de la mère des douleurs (comme Poço do Canto).

 

Mater dolorosa - Icône russe (XIXe siècle) - Ymyagchenie zlix serdec

Mater dolorosa - Icône russe (XIXe siècle) - Ymyagchenie zlix serdec

Sources: 1, 2, 3, 4

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14 septembre 2023 4 14 /09 /septembre /2023 00:00
Fête de l'Exaltation de la Sainte Croix

Alors Jésus dit à ses disciples : « Si quelqu’un veut marcher à ma suite, qu’il renonce à lui-même, qu’il prenne sa croix et qu’il me suive. »

Matthieu 16:24

La Fête de l'Exaltation de la Croix célébrée dans l'Église catholique romaine et dans l'Église orthodoxe remonte à la "dédicace de Constantinople", peu après la fondation de la ville par Constantin 1er.

 

La ville de Constantinople détenait une relique de la Vraie Croix qui avait été découverte à Jérusalem par sainte Hélène, la mère de l'empereur Constantin, lors de son pélerinage de 325 sur l'emplacement du Golgotha, le lieu où le Christ fut crucifié et mis au tombeau. L'habitude fut prise par la suite chaque année d'organiser une grande procession à travers la ville, avec ostension de la relique.

 

Au IVe siècle, Saint Éphrem le Syriaque (306-373) écrit : "Gravons au-dessus de nos portes, sur le front, sur la bouche, sur la poitrine et sur toutes les autres parties de notre corps, le signe vivifiant de la croix ; revêtons-nous de cette impénétrable armure des chrétiens : car la croix est la victoire de la mort, l’espérance des fidèles, la lumière du monde, la clef du paradis, le glaive qui extermine les hérésies, le secours des âmes religieuses, le soutien de la foi, la défense, la garde et la gloire des catholiques. Porte toujours avec toi, Ô chrétien ! Cette arme de jour et de nuit, en tous lieux et à toutes les heures ; n’entreprends jamais rien sans faire le signe de la croix. Quand, tu dors, quand tu veilles, quand tu marches, quand tu travailles, quand tu manges, quand tu bois et que tu es sur mer, que tu traverses les rivières, prends cette armure de la sainte Croix : car, tant que tu en seras armé, les esprits malins s’éloigneront de toi et n’oseront en approcher." ( https://www.laviedessaints.com/invention-de-la-sainte-croix/ )

 

"A tous les pas que nous faisons, écrit Tertullien (160-220), en entrant, en sortant, quand nous nous habillons, quand nous nous levons, quand nous nous mettons à table, quand nous nous asseyons, quand on nous apporte de la lumière, quand nous nous couchons, et généralement dans toutes nos actions, nous faisons le signe de la croix sur le front."

 

"Dextra manu in nomine Christe quos crucis signo obsignandi sunt obsignamus. Nous faisons le signe de la croix de la main droite sur les catéchumènes, parce que la main droite est censée plus noble que la gauche, bien qu'elle n'en diffère que par sa position, et non par nature; ainsi, nous prions vers l'Orient, comme étant la partie la plus noble de la création. De qui l'Eglise a-t-elle reçu cette manière de prier ? De ceux-là même qui lui ont appris à prier : les Apôtres." (Quæst, 18, Saint Justin, martyr 165)

 

Saint Jean Chrysostome (344-407) écrit : "La croix est l’espérance des chrétiens, la résurrection des morts, le bâton des aveugles, l’appui des boiteux, la consolation des pauvres, le frein des riches, la con­fusion des orgueilleux, le tourment des méchants, le trophée contre l’enfer, l’instruction des jeunes, le gouvernail des pilotes, le port de ceux qui font naufrage et le mur des assiégés. Elle est la mère des orphelins, la défense des veuves, le conseil des justes, le repos des affligés, la garde des petits, la lumière de ceux qui habitent dans les ténèbres, la magnificence des rois, le secours de ceux qui sont dans l’indigence, la sagesse des simples, la liberté des esclaves et la philosophie des empereurs. La croix est la prédiction des Prophètes, la prédication des Apôtres, la gloire des Martyrs, l’abstinence des Religieux, la chasteté des Vierges et la joie des Prêtres. Elle est le fon­dement de l’Église, la destruction des idoles, le scandale des Juifs, la ruine des impies, la force des faibles, la médecine des malades, le pain de ceux qui ont faim, la fontaine de ceux qui sont altérés et le refuge de ceux qui sont dépouillés." ( http://har22201.blogspot.com/2012/05/invention-de-la-sainte-croix.html )

 

Cet exemple des chrétiens des premiers siècles de­vrait faire impression sur nos esprits, et nous devrions, à leur imitation, faire continuellement le signe sacré de la croix, puisque nous apprenons qu’il n’est point de remède plus prompt ni plus assuré contre les traverses et les tentations de la vie.

 

Plus tard, en 613 les Parthes Sassanides s’emparèrent de tout le Moyen-Orient (Syrie, Palestine, Egypte). En 614, ils avaient pris Jérusalem et emporté la relique de la Croix à Jérusalem. Maintes églises avaient flambé, parmi lesquelles, celle de la Résurrection, bâtie par Constantin. D'innombrables couvents avaient été détruits, les moines et les moniales dispersés. Trésors sacrés, étoffes rares, vases d'or et d'argent, tout avait été expédié vers les capitales iraniennes. La Sainte Croix enlevée du Saint-Sépulcre avait été envoyée en trophée à Ctésiphon. On parlait de 60.000 morts, 37000 chrétiens emmenés en esclavage, parmi lesquels le patriarche Zacharie. Les Perses n'avaient rien respecté hormis à Bethléem, la basilique de la Nativité, à cause disait-on, de la mosaïque de l'"Adoration des Mages", où ils avaient reconnu leurs costumes nationaux. Peu après, arrivèrent à Constantinople deux reliques que le préfet d'Egypte avait pu sauver, la Sainte Lance et l'Eponge de la Passion. En 619, Alexandrie tomba et l'Egypte fut abandonnée.

 

Alors que le patriarche Serge de Constantinople déclarait la guerre sainte contre les Perses, l'empereur romain d'Orient Heraclius, "le premier croisé" (Daniel-Rops), lança alors une formidable contre-offensive en 622, en Palestine, d'où il parvint à chasser les Parthes, ainsi que de toute l'Asie Mineure (Turquie actuelle), de l'Égypte et de la Syrie. 

"C'est bien à une croisade que nous assistons ici, écrit René Grousset, croisade s'il en fut jamais, puisque les armées chrétiennes s'ébranlent à la voix du chef de l'Église (de Constantinople NdCR.) et qu'elles ont pour objectif la délivrance du Saint Sépulcre et la reconquête de la Vraie Croix." "Non, dit le patriarche, tu n'as pas le droit d'accepter que la Sainte Croix du Christ soit à Ctésiphon un objet de risée !" Au même moment, l'empereur perse Chosroès II écrivait à Héraclius une lettre insultante : "Tu prétends mettre en Dieu ta confiance; alors pourquoi donc n'a-t-il pas sauvé de mes mains Césarée, Jérusalem et Alexandrie ? S'il me plaisait, ne détruirais-je point aussi bien Constantinople ? Quant à ton Christ, ne te laisse donc pas abuser par un vain espoir en lui : il n'a même pas été capable de se sauver lui-même des main des Juifs qui le crucifiaient !" (Daniel-Rops, Histoire de l'Eglise du Christ, tome III L'Eglise des temps barbares, Librairie Arthème Fayard, Editions Bernard Grasset, Paris 1965, p. 267, 269.À l'été 622, pendant que la flotte byzantine gardait le détroit du Bosphore contre les Sassanides, Héraclius commença par fondre sur la Galatie et la Cappadoce (Asie Mineure); là à Issos, près de la bataille où le grand Alexandre livra la bataille, il passa l'été en manœuvres avant de battre le général perse Shahrbaraz à l'automne. Il rejeta les Perses sur l'Euphrate, franchit d'un bond l'Arménie, se lança en plein pays perse, prit Erevan, vengea le sac de Jérusalem en incendiant le temple mazdéen de Tabriz. En 627, il prit Tiflis, traversa l'Arménie, envahit l'Assyrie, écrasa la meilleure armée perse près d'Arbèles, au lieu même où Alexandre avait vaincu le Grand Roi. Épuisée, la Perse demanda grâce. Partout des villes sacrées des Mazdéens flambaient. Enfin, le 25 février 628, la nouvelle éclata : détrôné par son propre fils Kavadh, le dernier Grand Roi, Chosroès II, venait d'être exécuté dans la "maison des ténèbres". Son fils Kavadh II, mourra de la peste six mois plus tard et son petit-fils, Yazdgard III, après avoir perdu Cstésiphon et la Perse devant les Arabes, sera assassiné à l'automne 651 par un meunier qui voulait lui voler ses bijoux (Kia, Mehrdad,, The Persian empire : a historical encyclopedia, 2016). Son corps, jeté dans une rivière sera repêché par des paysans, identifié et inhumé par Élie, l'évêque chrétien nestorien de Merv.

Heraclius ramène la Vraie Croix à Jérusalem

Heraclius ramène la Vraie Croix à Jérusalem

En 629, Héraclius ramena la relique de la Vraie Croix à Jérusalem. Avant de quitter Constantinople, il vint à l'église les pieds chaussés de noir, en esprit de pénitence ; il se prosterna devant l'autel et pria Dieu de seconder son courage ; enfin il emporta avec lui une image miraculeuse du Sauveur, bien décidé à combattre avec elle jusqu'à la mort. Le Ciel aida sensiblement le vaillant empereur : son armée courut de victoire en victoire ; une des conditions du traité de paix fut la reddition de la Croix de Notre-Seigneur dans le même état où elle avait été prise en 614. Reçu à Constantinople par les acclamations du peuple, on alla au-devant d'Heraclius avec des rameaux d'oliviers et des flambeaux. La vraie Croix fut honorée, à cette occasion, d'un magnifique triomphe. (630)

 

Pour donner plus d'éclat à cette marche triomphale, Dieu permit que plusieurs miracles fussent opérés par la vertu de ce bois sacré. À la suite de ces événements fut instituée la fête de l'"Exaltation de la Sainte Croix", pour en perpétuer le souvenir.

 

Cependant, la même année 630, Mahomet conquit La Mecque dont les habitants adoptèrent la doctrine. En 638, menés par le calife Omar, son successeur, les musulmans s'emparaient pour la première fois de Jérusalem. La cité sainte ne sera récupérée pour la Chrétienté qu'en 1099 lors de la première Croisade. Les Francs s'établiront dans ces vieilles terres chrétiennes qui avaient été enlevées aux chrétiens par les invasions armées arabes au VIIe siècle. La ville de Jérusalem sera de nouveau prise par les musulmans conduits par Saladin en 1187. Elle reviendra sous contrôle chrétien suite aux tractations de l'empereur Frédéric II de Hohenstaufen, mais le Lieu saint fut définitivement perdu en 1244 avec la prise de la ville par les musulmans Kharezmiens. Milieu XIIIe siècle, la cité sainte où le Christ fut crucifié et mis au tombeau devint définitivement musulmane et le resta jusqu'au XXe siècle, où les Juifs disputèrent aux musulmans la souveraineté sur la ville.

Entretemps, le bois de la Croix avait été partagé en trois grandes parts, elles-mêmes fractionnées, pour Jérusalem, Constantinople et Rome. Ce qui restait du morceau de Jérusalem fut caché pendant l'occupation musulmane et ne réapparut que lorsque la ville fut récupérée par les Croisés en 1099. Ceux-ci s'en servirent comme étendard, de sorte qu'il fut pris par Saladin à la bataille d'Hattin (1187) et ne fut rendu qu'après la prise de Damiette (1249) pour être partagé entre certains croisés dont Sigur de Norvège et Waldemar de Danemark.

 

Au VIIIe siècle, Saint Damascène (675-749) écrit : "La croix est notre bouclier, notre défense et notre trophée contre le prince des ténèbres. Elle est le signe dont nous sommes marqués, afin que l’ange exterminateur ne nous frappe point, et de crainte que nous ne tombions dans des filets où nous trouverions notre perte. Elle relève ceux qui sont tombés, elle soutient ceux qui sont debout, elle fortifie les faibles, elle gouverne les pasteurs ; elle est le guide de ceux qui commen­cent, et la perfection de ceux qui achèvent ; la santé de l’âme et le salut du corps, la destruction de tous les maux, la cause et l’origine de tous les biens, la mort du péché, l’arbre de la vie et la source de notre félicité."

En 1205, un crucifix (le crucifix de l'église Saint-Damien à quelques centaines de mètres d'Assise, sur le chemin de Spolète,) parla à S. François d'Assise et fut à l'origine de sa mission évangélisatrice. François, qui s'était arrêté pour prier devant le crucifix en bois peint dans la tradition byzantine, la tradition a conservé la prière que le jeune homme qui cherchait sa voie adressa à Dieu en s'agenouillant devant cette image :

 

"Ô Dieu haut et glorieux illumine les ténèbres de mon coeur. Donne-moi la foi droite, l'espérance certaine et la charité parfaite, le sens et la connaissance, Seigneur, pour que, moi, je fasse ton saint et véridique commandement. Amen.

 

Une voix l'interpella:

 

"François, va réparer ma maison, qui, tu le vois, se détruit tout entière." (Legenda major, de S. Bonaventure)

 

 

Sainte-Chapelle

Le 14 septembre 1241, le saint roi Louis IX alla solennellement au-devant des reliques de la Passion qu'il avait achetées à l'empereur de Constantinople : c'étaient un morceau de bois de la Vraie Croix, le fer de la lance, une partie de l'éponge, un morceau du roseau et un lambeau du manteau de pourpre. Elles furent déposées à la Sainte-Chapelle en 1248.

 

La Révolution de 1789 marque la disparition de la Sainte Relique. Le 25 avril 1794, la Vraie Croix était dépouillée des matières précieuses qui l’ornaient et sa trace se perd.

 

Au milieu des ruines de l'incendie de la cathédrale Notre-Dame de Paris du 15 avril 2019, le maître autel, la croix et la statue de la Vierge Marie ont été miraculeusement retrouvés intacts

Et du "trésor de Notre-Dame", la tunique du roi Saint-Louis, la Couronne d'épines du Christ, le clou de la crucifixion et un morceau de la vraie Croix, reliques de la Passion du Christ ont été sauvées, annonça lundi soir le recteur de la cathédrale, Mgr Patrick Chauvet. ( https://www.leparisien.fr/societe/incendie-a-notre-dame-que-reste-t-il-des-tresors-religieux-15-04-2019-8054091.php )

 

 

Alors Jésus dit à ses disciples: "Si quelqu'un veut venir à ma suite, qu'il renonce à soi-même, qu'il prenne sa croix et me suive.

Mt 16,24 BBC 1923

Fête de l'Exaltation de la Sainte Croix

Aujourd'hui, la fête de l'Exaltation de la Sainte Croix revêt des significations plus spirituelles.

 

Elle symbolise la présence de la Croix à l'intérieur des chrétiens. Elle figure la divine Trinité (un Dieu en trois personnes) qui s'exprime par le signe de croix, par lequel le chrétien rassemble trois doigts (pouce, index, majeur), symbole de l'indissociabilité de la Trinité, et les appose sur son front et sur son coeur, puis sur ses épaules, de droite à gauche chez les orthodoxes, ou de gauche à droite chez les catholiques romains.

Sources : [1] [2], [3], [4]; [5] Daniel-Rops, Histoire de l'Eglise du Christ, tome III L'Eglise des temps barbares, Librairie Arthème Fayard, Editions Bernard Grasset, Paris 1965, p. 267, 269.

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13 septembre 2023 3 13 /09 /septembre /2023 00:00
Saint Aimé ou Amé, à Remiremont - Premier Abbé du Saint-Mont († v. 629)

Saint Aimé ou Amé.

 

Dans les Vosges, au monastère de Remiremont, vers 629, saint Amé, prêtre et abbé. Célèbre par ses austérités, ses jeûnes et son amour de la solitude, il gouverna dignement le monastère qu’il avait construit à Habend avec saint Romaric.

 

Martyrologe romain

 

Né à Grenoble, il fut d'abord moine à Saint Maurice en Valais puis à Luxeuil. Il rencontra le comte Romaric lors d'une prédication à Metz. Celui-ci lui donna un grand domaine et, ensemble, ils y fondèrent deux abbayes, l'une d'hommes, l'autre de femmes (Remiremont - Romarici Mons) Il y établit l'office perpétuel.

 

Il passa ses dernières années dans une grotte, au fond d'une crevasse où on lui descendait la nourriture au bout d'une corde.

 

"Amé ou Aimé naît à Grenoble vers 570. Adolescent, il entre à l’abbaye de Saint-Maurice d’Agaune (Suisse). Il y vit pendant trente ans en moine exemplaire, puis se retire comme ermite dans une grotte. Saint Eustase le décide à l’accompagner à Luxeuil.

 

D’une mission prêchée à Metz, il ramène Romaric. Vers 620, Amé et Romaric gagnent le Mont Habend (futur Saint Mont). Sous la règle de Saint Colomban, ils y fondent deux monastères de moines et de moniales. 'La louange perpétuelle' est assurée par sept chœurs de religieuses. Amé en est le premier abbé.

 

Il meurt le 13 septembre 629. Romaric, devenu prêtre, lui succède. Il s’éteint à son tour le dimanche 8 décembre 653. S. Adelphe devient le 3e abbé. C’est le début de l’évangélisation du pays de Remiremont. Le 13 novembre 1049, le pape lorrain Saint Léon IX canonise les 'Corps Saints' par la translation de leurs reliques."

 

Une localité voisine conserve sa mémoire : 88120 Saint Ame.

Sources: 1, 2

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Publié par Ingomer - dans Saints du jour
12 septembre 2023 2 12 /09 /septembre /2023 00:00
Tomás de Zumárraga, Zurbaran

Tomás de Zumárraga, Zurbaran

Martyrologe Romain : À Omura au Japon, en 1622, les bienheureux martyrs Apollinaire Franco, franciscain, Thomas Zumarraga, dominicain, tous deux prêtres, et quatre compagnons, qui furent jetés en prison en haine de la foi chrétienne, puis bientôt brûlés vifs.

 

Il fut brûlé vif à Omura au Japon en 1622 pour ne pas avoir obtempéré à l'ordre donné par les shogouns aux missionnaires catholiques de quitter le pays sous peine de mort en 1614.  Y vivaient alors 500.000 catholiques à qui l'on interdit de pratiquer leur religion.

Source: 1, 2, 3, 4

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Publié par Ingomer - dans Saints du jour