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21 octobre 2017 6 21 /10 /octobre /2017 17:47

Dans cette 4ème partie de la conférence "Illuminati et Franc-maçonnerie" donnée le 11 décembre 2016 pour "Culture populaire", l'historien Jean-Claude Lozac'hmeur, professeur émérite médiéviste, ancien professeur de l'Université de Rennes II, a parfaitement résumé l'imposture que nous vivons :

 

"Je trouve inquiétant que dans une 'démocratie laïque' il y ait une secte religieuse, une religion cachée derrière des symboles qui intervient, et qui ensuite, impose le laïcisme ! Il y a là quand même quelque chose qui relève de l'imposture.

(...) La démocratie, si elle marchait bien, elle ferait penser à un balancier, c'est-à-dire droite, gauche, droite, gauche, et la gauche déferait ce que la droite a fait et la droite déferait ce que la gauche a fait. Or, remarquez bien, jamais la droite ne détruit totalement ce qu'a fait la gauche. [C'est le fameux mouvement sinistrogyre et le "phénomène de cliquet", décrit par Yves-Marie Adeline (La Droite piégée, 1996) et avant lui par Albert Thibaudet (Les Idées politiques de la France, Paris, Librairie Stock, 1932, p. 36) . NdCR.]. Si la gauche fait trois pas en avant dans le sens de la destruction de la société traditionnelle, la droite va revenir au pouvoir mais elle ne détruira qu'une ou deux des mesures qui ont été prises. Tant et si bien que l'on s'achemine inévitablement vers une société sans familles, une société où règnera la science (voyez mon interprétation du 'rebis'), on s'achemine vers le transhumanisme. (...) Ce type de société a été décrit par Aldous Huxley (Le Meilleur des mondes), qui était très bien avec des gens de la société fabienne."

 

Le professeur Lozac'hmeur conclut ainsi cette conférence :

 

"Le recours à la violence contre la franc-maçonnerie est une absurdité. Cela se situe dans les coeurs, dans les têtes. Et il faut persuader les francs-maçons qu'on les manipule. Et par eux, on est en train de mettre en place un régime totalitaire sur toute la surface de la planète. Il faut qu'ils le sachent et il faut qu'ils disent 'non'. Et rappelez-vous tout de même cet avertissement de 1912 de Mgr Jouin, ce que disait ce haut initié à propos du prince héritier d'Autriche-Hongrie : 'c'est dommage qu'il soit condamné, il mourra sur les marches du trône'.[1] C'est terrible cela. Et je pense que les francs-maçons qui sont honnêtes, dans leur immense majorité, devraient se poser la question."

 

A quoi, on peut également rappeler aux francs-maçons que l'assassinat de Louis XVI et du roi de Suède fut voté au convent de Wilhelmsbad proche de Francfort en 1784 par le groupe des Eclectiques.

 

"Le fait est aujourd'hui incontestable, les témoignages abondent. D'abord ceux de Mirabeau qui, à l'ouverture des Etats-généraux, dit en montrant le roi : 'Voilà la victime'; puis celui du comte Haugwitz, ministre de Prusse, au Congrès de Vérone, où il accompagna son souverain, en 1822. Il y lut un mémoire qu'il aurait pu intituler 'ma confession'. Il dit que non seulement il avait été franc-maçon, mais qu'il fut chargé de la direction supérieure des réunions maçonniques en divers pays. 'C'est en 1777 que je me chargeai de la direction des loges de Prusse, de Pologne et de Russie. J'y ai acquis la ferme conviction que tout ce qui est arrivé en France depuis 1788, la Révolution française, enfin, y compris l'assassinat du roi avec toutes ses horreurs, non seulement avait été décidé dans ce temps, mais que tout avait été préparé par des réunions, des instructions, des serments et des signaux qui ne laissent aucun doute sur l'intelligence qui a tout préparé et tout conduit. (...) Que ceux qui connaissent mon coeur et mon intelligence jugent de l'impression que ces découvertes produisirent sur moi.'[2] (Source: Mgr Henri Delassus, La Conjuration antichrétienne, Le temple maçonnique voulant s'ériger sur les ruines de l'Eglise catholique, réed. Expéditions pamphiliennes, 1999, p. 85-92).

 

Notes

 

[1] Revue Internationale des Sociétés Secrètes, Numéro du 15 septembre 1912, p. 787-78 in Jean-Claude LOZAC'HMEUR, Fils de la Veuve, éditions de Chiré, 2002, p. 253.

[2] L'écrit de cet homme d'Etat a été publié pour la première fois à Berlin en 1810 dans l'ouvrage intitulé Dorrow's Denkscrifften und Briefen zur charackteristick der Wett und litteratur, t. IV, p. 211 et 221, cité in Mgr Henri Delassus, La Conjuration antichrétienne, Le temple maçonnique voulant s'ériger sur les ruines de l'Eglise catholique, réed. Expéditions pamphiliennes, 1999, p. 92.

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