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Christ Roi

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22 août 2025 5 22 /08 /août /2025 00:03
Fête de la Vierge Marie Reine Mémoire (Pie XII)

Le 22 août est la mémoire liturgique de la Bienheureuse Vierge Marie invoquée sous le titre de "Reine".(1)

Si le Fils est roi, sa Mère doit nécessairement être considérée et appelée reine.

Saint Athanase

Dans la tradition catholique, la Vierge Marie est honorée comme Reine du Ciel, une vérité soutenue par plusieurs sources bibliques.

 

L'Ancien Testament met en lumière le rôle central de la Reine-Mère dans la monarchie davidique. En 1 Rois 2,19-20, le roi Salomon accueille sa mère Bethsabée avec honneur, lui accorde une place à sa droite et écoute ses requêtes :

 

"Bethsabée se rendit chez le roi Salomon pour lui parler en faveur d’Adonias. Le roi se leva, vint à sa rencontre et se prosterna devant elle. Puis il prit place sur son trône. Il fit installer également un trône pour la mère du roi, et elle prit place à sa droite."

 

Elle dit : "Je n’ai qu’une petite demande à te faire : ne me repousse pas !" Le roi lui dit : "Demande, ma mère, je ne te repousserai pas !"

 

Chaque roi de Juda – le royaume davidique – figure aux côtés de sa reine, qui a toujours été sa mère (Cf. 1 S 22,3). Le Christ, Fils de David et dernier Roi davidique, ne fait pas exception. Il a aussi une reine, et c’est aussi sa mère.

 

Dans ce même esprit, Marie, en tant que Mère de Jésus, le Roi messianique, assume ce rôle de Gebirah (hébreu pour "grande dame", la Reine Mère d'Israël et de Juda), dans le Royaume céleste. 

 

Dans l’ancien royaume de Juda, lorsqu’un nouveau roi montait sur le trône, ce n’était pas sa femme qui recevait le titre de reine, car les rois avaient souvent plusieurs épouses ou concubines. Au lieu de cela, c’est la mère du roi qui a pris la place d’honneur. La "reine" n’était pas l’épouse du roi, mais sa mère, et s'il était courant qu’un roi ait plus d’une épouse, mais il n’avait qu’une seule mère. Le peuple apportait ses requêtes à la reine mère et elle les apportait à son tour à son fils, le roi, comme on le voit avec Bethsabée en 1 Rois 2,19-20. Elle occupait une position privilégiée à la cour, siégeait à la droite du roi et était souvent considérée comme un intercesseur ou une conseillère.

 

Le Psaume 44,10 renforce cette vision en annonçant : "Parmi tes bien-aimées sont des filles de roi ; à ta droite (la Reine Mère), la préférée, sous les ors d'Ophir.'' Ce psaume, souvent interprété comme prophétique, préfigure la royauté de Marie, comme mère du Roi des rois, Jésus-Christ.

 

C’est ce que font les catholiques. Nous nous tournons vers notre reine, la mère de notre Seigneur, et nous lui demandons de prier et d'intercéder pour nous.

 

Selon cette tradition biblique, si Jésus est le Roi éternel de l’univers, sa mère, la Vierge Marie, est la Reine non pas parce qu’elle a le pouvoir pour elle-même, mais à cause de sa relation unique avec le Roi : elle est la Mère du Seigneur, la Mère de Dieu, qui a porté en son sein le Roi des rois.


Pour cette raison, l’Église la reconnaît comme Reine du Ciel et de la Terre, et sa royauté est le reflet de la gloire de son Fils.



C’est un titre qui a non seulement des racines théologiques, mais aussi des racines profondément bibliques et traditionnelles.

Fête de la Vierge Marie Reine Mémoire (Pie XII)

Luc 1,43 nous révèle l'émerveillement d'Elisabeth : "D’où m’est-il donné que la mère de mon Seigneur vienne jusqu’à moi ?"

 

Elisabeth reconnait Marie comme la Mère du Seigneur, une expression royale car Jésus est le Roi éternel.

L'indication biblique la plus claire que Marie de Nazareth est une reine se trouve dans un passage remarquable du chapitre 12 de l'Apocalypse.

 

Le couronnement de la Vierge, dont la fête a été instituée par Pie XII en 1954, ne présente pas le même éclat que l’Assomption, car il n’est pas un dogme, même s’il figure comme l’un des cinq mystères glorieux de la prière du Rosaire. Il n’est d’ailleurs pas cité dans les Écritures si ce n’est dans le Livre de l’Apocalypse, lu justement le jour de l’Assomption, dans lequel il est mentionné (Ap 12, 1) :

 

Un signe grandiose apparut dans le ciel ; une Femme, ayant le soleil pour manteau, la lune sous les pieds et, sur la tête, une couronne de douze étoiles. (2)

 

Cette femme interprétée comme Israël, l'Eglise et Marie, est couronnée, symbolisant ainsi sa royauté céleste. Pris ensemble, ces passages montrent que la royauté de Marie découle directement de sa maternité et de son rôle unique dans l'histoire du salut. En tant que Mère du Ciel, elle intercède pour nous auprès du Roi des rois.

L'auteur visionnaire d’Ap 12 voit un signe extraordinaire dans le ciel : une femme revêtue du soleil, la lune à ses pieds et une couronne de douze étoiles sur la tête.

 

Le nombre douze désigne les tribus d'Israël. La couronne indique (sans ambiguïté) qu'il s'agit d'un personnage royal. Il devient évident que cette femme n'est pas seulement une reine, mais plus précisément une reine mère, car on apprend qu'elle accouche d'un un roi, "destiné à gouverner les nations avec une verge de fer".

 

La reine mère et le jeune roi sont tous deux engagés dans une terrible lutte.

 

Le visionnaire nous apprend qu'un dragon redoutable est prêt à dévorer le bébé dès sa naissance.

 

Mais Dieu emporte l'enfant et le conduit en sécurité sur le trône divin, tandis que la mère s'enfuit dans le désert où elle trouve refuge.

 

Sur ces entrefaites, une guerre éclate entre "Michel et ses anges" et le dragon et ses anges. Cette image est certes riche et multiforme en symboles, mais elle indique au moins que la reine et son fils royal sont les protagonistes d'un combat spirituel d'une certaine ampleur. En un mot, ce sont des guerriers.


Juste avant ce passage, à la toute fin du chapitre 11 de l'Apocalypse, nous trouvons la vision du temple céleste. Au milieu d'éclairs, de coups de tonnerre et d'une violente grêle, le voyant aperçoit l'Arche d'Alliance à l'intérieur du temple. L'arche, rappelons-le, contenait les vestiges des Dix Commandements et, par conséquent, était l'objet le plus sacré de l'ancien Israël. Placée dans le Saint des Saints du Temple de Jérusalem, elle était considérée comme le lien entre le ciel et la terre, le porteur absolu de la présence divine.

 

Lorsque le roi David fit entrer l'arche dans la Ville sainte, il dansa devant elle avec une insouciance téméraire.

 

De plus, à plusieurs reprises au cours de son histoire, Israël l'amena au combat, notamment lorsque les prêtres firent sept fois le tour des remparts de Jéricho avec elle, avant que ces remparts ne s'écroulent.

 

Or, la juxtaposition de la vision de l'arche dans le temple céleste et de celle de la reine mère revêtue du soleil ne peut être fortuite. L'auteur de l'Apocalypse nous dit que Marie, porteuse du Verbe de Dieu fait chair, était l'Arche d'Alliance par excellence.

 

En effet, lorsqu'elle rendit visite à sa cousine Élisabeth, enceinte de Jean-Baptiste, celui-ci tressaillit de joie dans le ventre de sa mère, imitant magnifiquement la danse de David devant la véritable arche.

 

L'arche et la reine sont toutes deux associées au combat spirituel.

Le Couronnement de la Vierge par Diego Vélasquez, XVIIe siècle

Le Couronnement de la Vierge par Diego Vélasquez, XVIIe siècle

L'argument principal sur lequel se fonde la dignité royale de Marie, déjà évident dans les textes de la tradition antique et dans la sainte Liturgie, est sans aucun doute sa maternité divine divine.

 

Dans les Livres Saints, en effet, on affirme du Fils qui sera engendré par la Vierge : "Il sera appelé Fils du Très-Haut et le Seigneur Dieu lui donnera le trône de David, son père, et il régnera dans la maison de Jacob éternellement et son règne n'aura pas de fin" (Luc. 1, 32, 33) ; en outre, Marie est proclamée "Mère du Seigneur" (Luc 1,43). Il s'en suit logiquement qu'elle-même est Reine, puisqu'elle a donné la vie à un Fils qui, dès l'instant de sa conception, même comme homme, était, à cause de l'union hypostatique de la nature humaine avec le Verbe, Roi et Seigneur de toutes choses. St Jean Damascène a donc raison d'écrire : "Elle est vraiment devenue la Souveraine de toute la création au moment où elle devint Mère du Créateur" (St. Jean Damascène, De fide orthodoxa), et l'Archange Gabriel lui-même peut être appelé le premier héraut de la dignité royale de Marie.

 

Cependant la Bienheureuse Vierge doit être proclamée Reine non seulement à cause de sa maternité divine mais aussi parce que selon la volonté de Dieu, elle joua dans l'œuvre de notre salut éternel, un rôle des plus éminents.

Fête de la Vierge Marie Reine Mémoire (Pie XII)

Dans l'accomplissement de la Rédemption, la Très Sainte Vierge fut certes étroitement associée au Christ ; aussi chante-t-on à bon droit dans la Sainte Liturgie : "Sainte Marie, Reine du ciel et maîtresse du monde, brisée de douleur (Lc 2,35), était debout près de la Croix de Notre-Seigneur Jésus-Christ".

 

Et un pieux disciple de saint Anselme pouvait écrire au Moyen-âge : "Comme... Dieu, en créant toutes choses par sa puissance, est Père et Seigneur de tout, ainsi Marie, en restaurant toutes choses par ses mérites, est la Mère et la Souveraine de tout : Dieu est Seigneur de toutes choses parce qu'il les a établies dans leur nature propre par son ordre, et Marie est Souveraine de toutes choses en les restaurant dans leur dignité originelle par la grâce qu'elle mérita".

 

En effet, "Comme le Christ pour nous avoir rachetés est notre Seigneur et notre Roi à un titre particulier, ainsi la Bienheureuse Vierge est aussi notre Reine et Souveraine à cause de la manière unique dont elle contribua à notre Rédemption, en donnant sa chair à son Fils et en l'offrant volontairement pour nous, désirant, demandant et procurant notre salut d'une manière toute spéciale".

 

De ces prémisses, on peut tirer l'argument suivant : dans l'œuvre du salut spirituel, Marie fut, par la volonté de Dieu, associée au Christ Jésus, principe de salut, et cela d'une manière semblable à celle dont Eve fut associée à Adam, principe de mort, si "ce fut elle qui, exempte de toute faute personnelle ou héréditaire, bien que l'on peut dire de notre Rédemption qu'elle s'effectua selon une certaine "récapitulation" en vertu de laquelle le genre humain, assujetti à la mort par une vierge, se sauve aussi par l'intermédiaire d'une vierge ; en outre on peut dire que cette glorieuse Souveraine fut choisie comme Mère de Dieu précisément "pour être associée à lui dans la rédemption du genre humain" ; réellement toujours étroitement unie à son Fils, l'a offert sur le Golgotha au Père Eternel, sacrifiant en même temps son amour et ses droits maternels, comme une nouvelle Eve, pour toute la postérité d'Adam, souillée par sa chute misérable" ; on pourra donc légitimement en conclure que, comme le Christ, nouvel Adam, est notre Roi parce qu'il est non seulement Fils de Dieu, mais aussi notre Rédempteur, il est également permis d'affirmer, par une certaine analogie, que la Sainte Vierge est Reine, et parce qu'elle est Mère de Dieu et parce que comme une nouvelle Eve, elle fut associée au nouvel Adam.

 

Sans doute, seul Jésus-Christ, Dieu et homme est Roi, au sens plein, propre et absolu du mot ; Marie, toutefois, participe aussi à sa dignité royale, bien que d'une manière limitée et analogique parce qu'elle est la Mère du Christ Dieu et qu'elle est associée à l'œuvre du Divin Rédempteur dans sa lutte contre les ennemis et au triomphe qu'il a obtenu sur eux tous. En effet par cette union avec le Christ Roi, elle atteint une gloire tellement sublime qu'elle dépasse l'excellence de toutes les choses créées : de cette même union avec le Christ, découle la puissance royale qui l'autorise à distribuer les trésors du Royaume du Divin Rédempteur ; enfin cette même union avec le Christ est source de l'efficacité inépuisable de son intercession maternelle auprès du Fils et du Père.

 

Que tous s'efforcent selon leur condition de reproduire dans leur cœur et dans leur vie, avec un zèle vigilant et attentif, les grandes vertus de la Reine du Ciel, Notre Mère très aimante. Il s'ensuivra en effet que les chrétiens, en honorant et imitant une si grande Reine, se sentiront enfin vraiment frères et, bannissant l'envie et les désirs immodérés des richesses, développeront la charité sociale, respecteront les droits des pauvres et aimeront la paix. Que personne, donc, ne se croie fils de Marie, digne d'être accueilli sous sa puissante protection, si, à son exemple, il ne se montre doux, juste et chaste, et ne contribue avec amour à la vraie fraternité, soucieuse non de blesser et de nuire, mais d'aider et de consoler.

 

Vivement désireux que la Reine et Mère du peuple chrétien accueille ces vœux et réjouisse de sa paix la terre secouée par la haine et, après cet exil, nous montre à tous Jésus qui sera notre paix et notre joie pour l'éternité, à vous Vénérables Frères et à vos fidèles, Nous accordons de tout cœur, comme gage du secours du Dieu tout-puissant et comme preuve de notre affection, la Bénédiction Apostolique.(3)

 

 

Dans sa prière du Magnificat, rapportée dans l’Évangile de Luc, Marie parle du Dieu "qui a renversé les puissants de leurs trônes et élevé les humbles". Comme son Fils, Marie ne combat pas avec les armes mesquines du monde, mais avec celles de l’amour, du pardon, de la compassion et de la non-violence provocatrice.

 

La fête de la Reine Marie est liée à ce choix : où vous situez-vous dans la grande lutte spirituelle ?

 

Avec quelle armée combattez-vous ?

 

Marcherez-vous sous la bannière de la Reine Mère et de son Fils, ou avec leurs ennemis ?

 

Partirez-vous avec l’Arche d’Alliance ou contre elle ? (4)

Le couronnement de la Vierge, Jean Fouquet, xve siècle

Le couronnement de la Vierge, Jean Fouquet, xve siècle

Fête de la Vierge Marie Reine Mémoire (Pie XII)

Sources:

 

(1) https://notredamedeclermont.fr/2025/fete-de-la-vierge-marie-reine-le-vendredi-22-aout-2025/

(2) https://fr.aleteia.org/2023/08/21/pourquoi-dit-on-que-marie-est-couronnee-detoiles/

(3) Pie XII - Encyclique Ad Coeli Reginam, 1954, §22-26, §36, §39, Les saints du jour

(4) https://www.catholicnewsagency.com/news/255124/what-is-the-queenship-of-mary-and-why-does-it-matter

 

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commentaires

M
O Marie, Reine du Ciel et de la Terre, Vous qui avez été sacrée Reine de France, protégez tous Vos enfants, accordez-leur sans cesse Votre soutien maternel, Votre secours en toutes circonstances. Mettez en déroute, avec les Légions Célestes à  Vos côtés, les ennemis de la Sainte Eglise, tous ceux qui se moquent des Lois Divines et qui veulent mettre en échec le plan de Salut de Dieu à travers la France. Vierge Marie et Saint Joseph, accordez à tous les Français la force de réagir devant une telle situation d'incroyance et d'impiété. Que la Foi brille à nouveau en France et soit un flambeau de vie et de vérité pour toutes les nations. Reine de France, soyez désormais victorieuse avec les Légions Célestes, avec Saint Joseph et tous les Saints et Saintes de France.<br />  <br /> Que la France, Votre Fille, retrouve grâce aux yeux de Votre Divin Fils, que ses péchés, nombreux, lui soient pardonnés et que la Paix, l'Amour et la vraie Liberté, celle qui vient de Dieu et non des hommes, soient à nouveau un modèle pour tous. Reine de France, priez pour nous et venez au secours de tant d'âmes en péril. Reine de France, soyez victorieuse en France et dans le monde entier.<br />  <br /> Sacré Cœur de Jésus, venez au secours de la France. Amen
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