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22 septembre 2014 1 22 /09 /septembre /2014 11:23

La civilisation espagnole a écrasé l’indien ; la civilisation anglaise l’a méprisé et négligé ; la civilisation française l’a étreint et chéri.

Francis Parkman (1823-1893), historien américain

 

 

Jean-Marc Soyez (1927-2008), historien, dans Historama (juin 1984) disait : « Car il ne faut pas oublier que de tous les étrangers qui ont abordé ou aborderont l’Amérique, les Français sont les seuls à y avoir été invités par les autochtones. »

 

Tous ces héros oubliés dont les noms sonnent encore à nos oreilles : St Castin, Beausoleil, Dumas, Magdeleine, Piskaret, d’Iberville, Cadillac, Tsohahisen, La Vérandrye, Boishébert, Kateri Tekakwitha, Langy… et toutes ces victoires, La Monongahela, Corlar, Dover, William Henry, Carillon ou Ticonderoga et Sainte Foy… Comment ne pas rappeler Pontiac, chef Ottawa, allié des Français qui faillit, en unissant les tribus amérindiennes après le Traité de Paris, mettre les anglais à la mer !!!

 

N’oublions pas les Illinois, dont toute la tribu désirait embarquer vers la France plutôt que de rester face aux Britanniques. Ils savaient leur fin proche après le départ des Français… Un vieil Ottawa dans les reportages de Kevin costner disait : « Avec les Français, nous n’avions pas de problème, nos filles se mariaient avec eux… »

 

 

Le Marquis de Montcalm fut envoyé par Louis XV en 1756 pour défendre de la Nouvelle-France de l'invasion Britannique pendant la Guerre de Sept Ans, guerre des Français et de leurs alliés Indiens contre les Anglais. Cette guerre se conclut par la signature le 10 février 1763 du Traité de Paris définitif dans lequel la France céda au Royaume-Uni le Canada et toutes les possessions à l'est du Mississipi. 

 

Pour les Amérindiens, la chute de la Nouvelle-France (1534-1763) a signifié le début du génocide de leur peuple par les anglophones protestants.

 

Lecture-de-l-ordre-de-deportation--Tableau-de-Charles-Will.jpg

Lecture de l'ordre de déportation, Tableau de Charles William Jefferys

Dans la même période, les Acadiens (francophones nord-américains), de 1755 à 1763 furent déportés, chassés des terres qu'il occupaient depuis 150 ans malgré leur pacifisme et leur neutralité.

 

Dispersés parmi les Anglophones dans le but de les assimiler, souvent séparés de leurs proches, les Acadiens s'établirent notamment en Louisiane où ils donnèrent naissance à la culture cajun.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

La déportation des Acadiens constitua une opération de nettoyage ethnique de grande envergure, compte tenu de la démographie de l'époque.

 

Acadie_1754.png

Il y avait en Acadie à l'été 1755, 12.000 Acadiens d'origine française. Cette année-là, 7.000 ont été expatriés. La déportation durera 5 ans et en tout plus de 10.000 Acadiens seront exilés.

Les Anglais purent prendre les fermes et les terres des Acadiens qui étaient généralement les plus fertiles de la Nouvelle-Écosse. 

Lorsque la déportation cessa, il ne restait plus en Acadie que 165 familles françaises. Moins de 1000 personnes.

 

Après le traité de Paris de 1763, le gouvernement britannique donna 18 mois aux Acadiens pour quitter l'Empire britannique et gagner une colonie française.

 

En 1766, les Acadiens furent officiellement autorisés à s'installer au Québec, où plusieurs s'étaient réfugiés avant 1759, mais, dans les provinces maritimes (ancienne Acadie), les droits politiques leur furent refusés jusque dans les années 1830.

 

Vers 1766, d'autres Acadiens, les Cadiens, commenceront à se regrouper en Louisiane, devenue colonie espagnole.  

 

Carte de la Nouvelle-France vers 1750 :

Nouvelle-France-vers-1750.png

 

 

Pontiac---Ce-portrait--sans-doute-imaginaire--a-ete-peint.jpg
Ce portrait de Pontiac, sans doute imaginaire, a été peint par John Mix Stanley près de cent ans après la mort du chef amérindien en 1769.

La "rébellion de Pontiac", "conspiration de Pontiac" ou "guerre de Pontiac",entre 1763 et 1766, opposa l'Empire britannique à une confédération de tribus amérindiennes de la région des Grands Lacs, du Pays des Illinois et de la vallée de l'Ohio, alliées des Français. Alors même que les Canadiens francophones s'efforçaient de demeurer neutres, la guerre est nommée du nom du chef outaouais Pontiac, de la nation alconquine, le plus prééminent des chefs amérindiens qui faillit rejeter les Anglais à la mer.

Le conflit fut causé par les politiques désavantageuses qu'imposaient les Britanniques après avoir battu les Français durant la guerre de la Conquête (1754-1760).

Après la chute de Québec et la prise de Montréal le 12 septembre 1760 par le major général Jeffrey Amherst , Commandant en chef des forces de Sa Majesté britannique en Amérique du Nord, les Carnets de Jeffrey Amherst révèlent qu'en plus de revendiquer leurs vastes territoires, les Britanniques adoptèrent une attitude radicalement différente de celle des Français envers les Amérindiens, assimilés à des "créatures désoeuvrées", des "vauriens de sauvages".

Cependant que l'édit de Richelieu sous Louis XIII stipulait que tout amérindien christianisé était sujet du roi de France, censé et réputé naturel français et que s'il venait en France il jouirait "des mêmes privilèges que ceux qui y sont nés" (Compagnie des Cent-Associés, 29 avril 1629), les Puritains anglo-saxons considéraient les catholiques comme des démons et les Indigènes comme des sous-hommes. Les Français eux-mêmes étaient assimilés à "un obstacle pour la paix et le commerce".

Jeffrey Amherst qui, fait chevalier le 25 octobre 1761 à Staten Island, dans la colonie New yorkaise - Quartier général des forces britanniques en Amérique du Nord -, accomplit un geste exceptionnel en matière de diplomatie et de conciliation offrit. Sachant qu'il devait gagner l'appui des Canadiens français, il promit aux membres de l'élite qu'ils pourraient conserver leurs propriétés et leur religion s'ils prêtaient serment d'allégeance à la Couronne britannique. Mais jamais ce même Jeffrey n'accorda les mêmes concessions aux peuples amérindiens.

Les guerriers de nombreuses tribus (Potawatomi, Wyandot, Dalaware, Kickapoo, Wea, Miami, Shawnee, Chippewa, Ottawa de la nation alconquine) rejoignirent le soulèvement indien dont le but était de chasser les troupes et les colons britanniques de la région.

Montcalm-a-la-tete-de-ses-troupes-sur-les-plaines-d-Abrah.jpg

Montcalm à la tête de ses troupes sur les plaines d'Abraham. Aquarelle de Charles William Jefferys.

La guerre débuta en mai 1763, quatre mois après la signature du Traité de Paris, lorsque les Amérindiens, offensés par les politiques du général britannique Jeffrey Amherst, attaquèrent plusieurs forts et implantations britanniques. Huit forts furent détruits et des centaines de colons furent tués ou capturés tandis qu'un nombre plus important quitta la région. Désespérés, les Britanniques se montrèrent impitoyables. Dans ce qui est peut-être l'incident le plus connu de la guerre, des officiers britanniques du Fort Pitt tentèrent d'infecter les Amérindiens assiégeant le fort avec des couvertures ayant été utilisées par des malades de la petite vérole, maladie extrêmement contagieuse et alors sans remède. C'est un crime de guerre, une des premières guerres bactériologiques connues.

Les nations amérindiennes virent alors en Pontiac, ancien allié du Marquis de Montcalm, un chef de guerre capable de faire plier un empire arrogant qui cherchait à les détruire, à voler leurs terres et à écraser leurs peuples. Pontiac qui avait été fait "Officier d'honneur" des Armées de Sa Majesté (le roi Louis XV) riposta au nom de la nation alconquine mais il défendait aussi la présence française en Amérique du Nord comme "fils de Louis" jusqu'à son dernier souffle, bien que la France ait capitulé depuis longtemps. Pour Pontiac et son peuple, la France était un bon père respectueux qui maintenait l'harmonie entre les différentes tribus, depuis deux siècles.

 

 

Après la signature du Traité de Paris, l'abbé Raynal, jésuite, conseilla :

 

« laissez aux colons assemblés le soin de vous éclairer de leurs besoins. Qu'ils forment eux-mêmes le code qu'ils penseront convenir à leur situation. ... Rien ne paraît plus conforme aux vues d'une politique judicieuse, que d'accorder à ces insulaires le droit de se gouverner eux-mêmes, mais d'une manière subordonnée à l'impulsion de la métropole. » 

(Histoire de la colonisation française, Pierre PLUCHON, ibid., p. 270.)

 

« Au lieu de cet éloignement pour la France, [...] on verrait naître dans les colonies cet attachement que la confiance paternelle inspire toujours à des enfants. [...] Le vœu des nations est maintenant pour la puissance qui saura les défendre contre la prétention d'un peuple (les Anglais) à la monarchie universelle des mers ; et il n'y a en ce moment que la France qui puisse les délivrer de cette inquiétude. »

(Abbé Raynal, cité in Histoire de la colonisation française, Pierre PLUCHON, ibid., p. 270-271.)

 

Pontiac mit tout en oeuvre pour faciliter le retour des Français. Mais, le 20 octobre 1763, alors qu'il était sur le point de réussir, le Commandant français au Mississipi lui fit parvenir une missive sous couvert diplomatique. La nouvelle fut dévastatrice : "Enfants des Français, Nations des Grands lacs, le Maître de la Vie a inspiré votre Père, le Grand Roi des Français et son frère, le Grand Roi des Anglais afin qu'ils fassent la paix. Dès aujourd'hui, chefs et guerriers doivent enterrer la hachette de guerre. Votre joie sera grande en voyant les Français et les Anglais fumant au même calumet, mangeant à la même écuelle, vivant enfin comme des frères." Les nations amérindiennes abandonnèrent progressivement Pontiac.

Les expéditions britanniques de 1764 entraînèrent des négociations de paix qui durèrent deux ans. Les Amérindiens furent incapables de chasser les Britanniques mais le soulèvement de Pontiac poussa le gouvernement britannique à modifier les politiques draconiennes à l'origine du conflit.
En disgrâce, le général Amherst  fut rappelé en Angleterre. Ses politiques draconiennes envers les nations indiennes échouèrent lamentablement. Elles visèrent à économiser de l'argent, elles coûtèrent plutôt une guerre. La vie à 400 soldats britanniques et 2000 colons, et pour en finir avec la rebellion de Pontiac, une somme fabuleuse. A Son retour chez lui, Amherst ne fut pas accueilli en héros pour avoir vaincu les Français. Au contraire, il lui fallut expliquer sa défaite aux mains d'un chef indien qu'il qualifia de "maudit sauvage".

Le 20 avril 1769, Pontiac est assassiné par un indien qu'il croyait son camarade. Entre autres choses, Pontiac avait montré aux colons que les tuniques rouges n'étaient pas invincibles.

 

 

Rappelons que vers 1750, la Nouvelle-France comprenait le Canada (actuel sud du Québec), l'Acadie (actuelle Île-du-Prince-Édouard et Île du Cap-Breton) et la Louisiane (actuel centre des États-Unis).

 

« Désormais, et pour longtemps, l'Angleterre capitaliste et impérialiste imposera sa loi à la nation, à l'Europe, au monde. »

 (Histoire de la colonisation française, Pierre PLUCHON, Fayard, tome I, Saint-Amand-Montrond 1996, p. 1008.)

 

Histoire-de-la-colonisation-francaise--Pierre-Pluchon.jpgToutes ces parties de la colonie firent l'objet à un moment ou l'autre des sarcasmes mercantiles d'un certain Voltaire... qui ne voyant dans le Canada et la Nouvelle-France aucun débouché économique, mais une terre glacée et improductive, ne cessait de railler ces régions. Ainsi écrit-il: « On plaint ce pauvre genre humain qui s'égorge dans notre continent à propos de quelques arpents de glace en Canada » (Lettre à M. de Moncrif, 1757).

« Cette véritable campagne contre le Canada – les 70000 Français d'Outre-Atlantique étant systématiquement ignorés – prend un tour public dans le Précis du Siècle de Louis XV (1763). En quelques lignes, Voltaire assassine littéralement la Nouvelle-France que voulait garder Machault (le ministre qui voulait la généralisation de l'impôt et l'égalité fiscale contre la côterie maçonnique de Choiseul, des parlementaires et des autres directeurs de la pensée nouvelle... Ndlr.), mais qui n'intéressait pas Choiseul, toujours au ministère. « Ces quinze cents lieues, dont les trois quarts sont des déserts glacés, explique le philosophe, n'étaient peut-être pas une perte réelle... » (Voltaire cité in Histoire de la colonisation française, Pierre PLUCHON, ibid., p. 228.)

 

Voltaire fut un des philosophes des "lumières" du nouveau Régime, un des responsables de la "première logique totalitaire de l'histoire" et de la grande exploitation capitaliste qui devait venir et allait faire «reculer la législation sociale de trois quarts de siècle» au XIXe siècle. (René Sédillot, Le coût de la Révolution française, Vérités et Légendes, Perrin Mesnil-sur-l'Estrée 1987, p. 82.)

 

Vingt-six années après 1763, en 1789 :

 

«... Ce que la France perd, l'Angleterre le gagne. Plus encore sur le plan commercial que sur tout autre plan, elle (l'Angleterre ) est la grande bénéficiaire de la Révolution et de ses suites. Elle est sans doute consciente, dès le début du grand bouleversement, de la chance qui s'offre à elle: comme elle a une revanche à prendre sur la monarchie française qui a aidé l'Amérique à se libérer, elle n'est pas fâchée de voir le roi contesté et diminué... "Voici, dit Fox après la 'prise de la Bastille', l'évènement le plus important de l'histoire du monde et le plus heureux...

 

... La "Cavalerie de Saint-Georges" ne manque pas l'occasion de financer discrètement les révolutionnaires les plus corruptibles...

 

Ainsi, dans tous les domaines du commerce, sur terre comme sur mer, la Révolution et l'Empire consacrent à la fois le triomphe britannique et l'éclipse de la France. Le commerce français ne retrouvera son niveau d'activité de 1789 qu'après 1825... Encore la part de la France dans le commerce mondial sera-t-elle alors loin de rejoindre le pourcentage atteint avant la révolution... Ce pourcentage-là ne sera jamais retrouvé. En chiffres absolus, trente-cinq années ont été perdues. En chiffres relatifs, à l'échelle du monde, le recul est sans appel. » 

 

(René Sédillot, Le coût de la Révolution française, Vérités et Légendes, Perrin Mesnil-sur-l'Estrée 1987, p. 220-222).

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commentaires

domremy 23/09/2014 08:02


Merci Ingomer pour ce rappel historique et cette rectification de l'Histoire. Juste un petit ajout concernant ce que la propagande ne dit jamais concernant notre histoire plus contemporaine :


c'est que ce sont les pays de culture protestante ou franc-maçonne    (USA , Allemagne Nazi , Afrique du Sud) ou
les partis avec une ascendance juive (parti bolchevik) - qui ont amené au pouvoir les tenants des doctrines raciales  génocidaires pour les premiers, le massacre des catholiques et des
orthodoxes pour les second, la combinaison des deux n’étant pas exclue de leurs doctrines.


Petit détail en passant concernant Hitler et le nazisme et pour faire pièce à la propagande laïque et maçonnique anticatholique ce mot de Jean Dumont :


"La comparaison de la carte de la répartition des catholiques et des protestants en Allemagne, avec la carte des votes nazis, dans les années
1932-1934, ne laisse place à aucun doute. C'est canton par canton, dans toute l'Allemagne, les régions à majorité protestante qui ont donné aux au nazisme ses votes majoritaires. Ces cartes
peuvent être consultées notamment dans l'ouvrage de Koenheldt-Leddihn, "Liberty and Equality" (Londres 1952). Joachin Chest, le récent biographe de "Hitler" (Paris 1973), le constate aussi :
l'Allemagne protestante du Nord a fourni au nazisme son "tronc électoral le plus fort et le plus sûr" (t. I, p. 416.) Et le spécialiste français Jean de Pange, note que, lors du plébiscite qui a
fait Hitler le Fürher (19 août 1934), si "la proportion des non est seulement de 4% au coeur de la Prusse protestante, elle s'élève à plus de 25% à Cologne, à plus de 40% à Aix-la-Chapelle",
villes catholiques ("Vues sur l'histoire de la Rhénanie", Le Rhin, Nil de l'Occident, Paris 1947, p. 48.)

Ingomer 23/09/2014 10:55



 


 


« "La comparaison de la carte de la répartition des catholiques et des protestants en Allemagne, avec la carte des votes nazis, dans les années 1932-1934, ne laisse place à aucun doute. C'est
canton par canton, dans toute l'Allemagne, les régions à majorité protestante qui ont donné aux au nazisme ses votes majoritaires. Ces cartes peuvent être consultées notamment dans l'ouvrage de
Koenheldt-Leddihn, "Liberty and Equality" (Londres 1952). Joachin Chest, le récent biographe de "Hitler" (Paris 1973), le constate aussi : l'Allemagne protestante du Nord a fourni au nazisme son
"tronc électoral le plus fort et le plus sûr" (t. I, p. 416.) Et le spécialiste français Jean de Pange, note que, lors du plébiscite qui a fait Hitler le Fürher (19 août 1934), si "la proportion
des non est seulement de 4% au coeur de la Prusse protestante, elle s'élève à plus de 25% à Cologne, à plus de 40% à Aix-la-Chapelle", villes catholiques ("Vues sur l'histoire de la Rhénanie", Le
Rhin, Nil de l'Occident, Paris 1947, p. 48.) »


 


Merci. Vous retrouverez cette citation de Jean DUMONT dans son ouvrage de
1984 "L'Eglise au risque de l'histoire", réédité avec Préface de Pierre Chaunu de l'Institut, Editions de Paris, Paris 2002, p, 84, note 1.


 


La préface de l'édition de 2002 par Pierre Chaunu, historien protestant, spécialiste de l'histoire de l'Amérique espagnole et de l’histoire sociale et religieuse de la France de l'Ancien Régime (XVIe, XVIIe et
XVIIIe siècles), est une caution supplémentaire du livre de Jean DUMONT et de cette précision sur un pays comme l'Allemagne où la majorité protestante a porté au pouvoir un régime totalitaire.


 


Pierre Chaunu fut également le directeur de thèse en 1983 avec Jean Meyer de Reynald SECHER pour sa thèse de 3e cycle en Sciences historiques et politiques à l'Université Paris Sorbonne-Paris IV,
« Anatomie d'un village vendéen : la Chapelle-Basse-Mer. Essai sur les notions de légitimité et de légalité », thèse reprise dans l'ouvrage de Reynald SECHER sur le génocide des
Vendéens, « Le Génocide franco-français, La Vendée-Vengé », publié en 1986. Ce livre établit notamment, rappelons-le ici, les moyens proto-industriels mis en œuvre par les
émissaires du Comité de Salut Public et de la Convention montagnarde pour exterminer les Vendéens :


 


four crématoire



les fours à pain sont utilisés pour brûler vif les villageois, à Les Lucs-sur-Boulogne la crémation a lieu dans l'église.


 


camp d'extermination



des camps d'extermination sont établis à Noirmoutier.


 


gazage



des essais infructueux sont réalisés par le chimiste Fourcroy, puis par le pharmacien Proust qui a mis au point un dispositif utilisant une boule de cuir.


 


noyade collective



des bateaux sont coulés dans la Loire ce sont les « noyades des galiotes », les « mariages républicains » consistent à dévêtir puis à lier par couple hommes et femmes avant de les noyer à Nantes.


 


utilisation de graisse humaine



à Clisson la graisse est extraite par carbonisation des villageois, elle est utilisée pour faire du savon.


 


tannerie de peau humaine



à Pont-de-Cé des sacs sont réalisés en peau d'homme ou de femme, des pantalons de gendarmes sont confectionnés en peau humaine.


 




sans compter les « colonnes infernales » des armées républicaines du général Turreau lors de la guerre de Vendée (1793 - 1796), pour anéantir et détruire les derniers groupes de
« brigands » Vendéens.