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4 août 2021 3 04 /08 /août /2021 00:00
Saint Curé d'Ars, dans Le Petit Livre des Saints, Éditions du Chêne, tome 2, 2011, p. 119.

Saint Curé d'Ars, dans Le Petit Livre des Saints, Éditions du Chêne, tome 2, 2011, p. 119.

Qu'il est beau, qu'il est grand de connaître, d'aimer et de servir Dieu, nous n'avons que cela à faire en ce monde. Tout ce que nous faisons en dehors de cela est du temps perdu

Saint Curé d'Ars Jean-Marie Vianney in A. Monnin, Esprit du Curé d'Ars, M.Vianney dans ses catéchismes, ses homélies et sa conversation, Paris, 1864, 7ème édition, 1873, p. 64-65.

On a dit de plus d'un personnage, de plus d'un Saint, qu'ils furent les prodiges de leur siècle. Ceci n'est peut-être vrai de personne autant que du curé d'Ars (Ain). Cet homme si humble vit, pendant une trentaine d'années, tout l'univers, pour ainsi dire, attentif à ses vertus et à sa gloire, et tout le monde chrétien à ses pieds; il est assurément l'une des merveilles de la sainteté et de l'apostolat.

Né à Dardilly, non loin de Lyon, trois ans avant la Révolution française, de simples cultivateurs profondément chrétiens, il fut d'abord berger et occupé aux travaux des champs. Dès ses premières années, il se distingua par sa candeur, sa piété, son amour pour la Sainte Vierge, et sa charité pour les pauvres. 

 

Il parvint au sacerdoce grâce à sa piété plus qu'à ses talents. Mais que d’obstacles à sa vocation sacerdotale ! Son père d’abord, qui avait trop besoin de bras pour la ferme familiale, la conscription dans les armées napoléoniennes, et jusqu’à l’examen final d’admission au sacerdoce : Jean-Marie Vianney ne parvenait pas à comprendre les questions, posées en latin. Mais la divine Marie veillait. Monsieur Courbon, premier grand vicaire du diocèse de Lyon à qui revenait la décision demanda simplement : « L’abbé Vianney est-il pieux ? A-t-il de la dévotion à la Sainte Vierge ? Sait-il dire son chapelet ?

– Oui, c’est un modèle de piété !

– Un modèle de piété ! Eh bien, je l’appelle ! La grâce de Dieu fera le reste ! »

 

Ainsi fut ordonné prêtre, en 1815, celui qui quelques années après, sera connu dans toute la France sous le nom de Curé d’Ars et qui fut l’apôtre ardent de l’Immaculée Conception dont il cachait jalousement les apparitions. Mais le saint Curé d’Ars voyait aussi Notre-Seigneur. Sous quels traits ? Il ne le révéla jamais, ni aucune des grâces extraordinaires dont il a bénéficié.

Après quelques années de vicariat, il fut appelé à la cure d'Ars, et, en apercevant le clocher de sa paroisse, il se mit à genoux pour prier Dieu et lui recommander son ministère. Son premier soin fut de visiter ses paroissiens; il les eut vite conquis par sa vertu, et l'on vit succéder aux abus de toutes sortes et à l'indifférence, grâce à son zèle, un esprit profondément chrétien, une parfaite observance du dimanche: la paroisse, sous l'impulsion d'un Saint, était devenue une communauté religieuse. 

 

Bientôt, des pays voisins, on accourut pour l'entendre, pour se confesser à lui et obtenir des miracles, qu'il attribuait à sainte Philomène, dont le culte tout nouveau croissait chaque jour en popularité; aussi l'appelait-il sa "chère petite Sainte".

Dix ans plus tard, la réputation du saint curé s'était étendue au-delà de la France, et l'on ne tarda pas à venir de plus loin; la paroisse d'Ars, jadis inconnue et solitaire, était devenue un centre d'attraction universelle; aux personnes pieuses se joignaient des impies, des incrédules, des débauchés; les conversions se multipliaient par milliers. Il passait régulièrement jusqu'à seize et dix-huit heures par jour au confessionnal, et le reste du temps en prédications, catéchisme et prières.

La nuit le démon lançait des assauts contre lui. Quand son lit prit feu, une nuit : "Le démon n'a pas pu brûler l'oiseau, il n'a brûlé que la cage" dit-il.

Un jour une personne corpulente lui dit : "Quand vous irez au Ciel, je tâcherai de m'accrocher à votre soutane", et le Curé d'Ars, qui n'avait que la peau sur les os à force de toujours tout donner et de refuser la nourriture un peu reconstituante que ses paroissiennes essayaient de lui prodiguer, de répondre :
"Gardez-vous-en bien ! L'entrée du Ciel est étroite, et nous resterions tous deux à la porte".

Il reçut la visite de
Lacordaire : "La plus célèbre visite qu'ait reçue le curé d'Ars est sans doute celle du père Lacordaire. Venant à Lyon en simple pèlerin, l'illustre dominicain arrive incognito dans une modeste voiture. Or, sous les plis de son manteau noir, quelqu'un aperçoit une robe blanche, et très vite les pèlerins d'Ars apprennent qui est le visiteur. Remous profond. Le lendemain, on voit le père Lacordaire écouter dans un humble recueillement le sermon du curé(...) Il ne le quitte qu'avec déchirement et va même, s'agenouillant devant lui, jusqu'à lui demander sa bénédiction. Après quoi, J.M.Vianney le prie de le bénir à son tour : et c'est bien une scène étrange et pathétique, éclairée d'un jour du Moyen-Âge, digne de saint François d'Assise et de saint Dominique". (Michel de Saint-Pierre, La vie prodigieuse du curé d'Ars).

 

On rapporte plusieurs faits extraordinaires. Par exemple son intuition des faits psychologiques ou des pensées d'autrui, ses moments de lévitation etc.

En 1929, il a été déclaré "patron de tous les curés de l'univers" par Pie XI.

Le 8 décembre 2008, Benoît XVI ouvrit une
année jubilaire 2009 pour le 150e anniversaire de saint Jean-Marie Vianney", "année sacerdotale", "pour favoriser cette tension des prêtres vers la perfection spirituelle dont dépend surtout l'efficacité de leur ministère.
Avec ce thème : "Fidélité du Christ, fidélité du prêtre". Durant toute l'Année sacerdotale, les reliques du saint-curé furent exposées dans la Basilique vaticane, amenées par Mgr. Guy Bagnard, Evêque Belley-Ars.

 

Corps incorrompu de saint Jean-Marie Vianney dans la basilique d'Ars. Diocèse de Belley. Son corps, exhumé au début du XXe siècle, est resté intact : il n'a pas subi la putréfaction.

Sources: (1) ; (2) ; (3) Le Petit Livre des Saints, Éditions du Chêne, tome 2, 2011, p. 118.

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Publié par Ingomer - dans Saints du jour
3 août 2021 2 03 /08 /août /2021 00:00
Sainte Lydie de la Pourpre (Ier s.)

D'après Saint Luc, elle serait la première Européenne à s'être convertie au Christ.

Saint Paul l'aurait rencontrée alors qu'il arrivait en Macédoine orientale. Elle était une non-juive et venait de la Grèce d'Asie (Lydie, d'où son nom) et s'était installée à Philippes, port de la mer Egée pour son commerce de tissu et de pourpre. Philippes était une ville qui avait été fondée en 356 av. J.-C. par Philippe II de Macédoine, le père d'Alexandre le Grand. C'est là qu'elle rencontra saint Paul et saint Luc (Actes des Apôtres 16. 11). 

Elle crut ce que Paul lui disait du Christ et lui offrit l'hospitalité : 

"Si vous voulez bien me considérer comme une servante de Dieu, descendez chez moi." On ne sait ce qu'elle devint.

Paul écrira plus tard :

«Vous le savez vous-mêmes, Philippiens : dans les débuts de l’Évangile, quand je quittai la Macédoine, aucune Église ne m’assista par mode de contributions pécuniaires; vous fûtes les seuls, vous qui, dès mon séjour à Thessalonique, m’avez envoyé, et par deux fois, ce dont j’avais besoin.» (Philippiens. 4, 15-16).

Elle dut mourir vers 50-55, puisque Paul écrivant aux chrétiens de Philippes ne la mentionne pas dans sa lettre.

 

Sources : 1, 2, 3, 4

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Publié par Ingomer - dans Saints du jour
1 août 2021 7 01 /08 /août /2021 23:00
Saint Julien Eymard

Fils d'un boutiquier de village dans la région de Grenoble, il fut d'abord prêtre séculier. En 1839, il entre chez les Pères maristes dont il quitte la congrégation en 1856, à la suite des apparitions qu'il reçut de la Vierge Marie, le chargeant de fonder un institut sacerdotal voué à l'adoration perpétuelle du Saint Sacrement.Le Père Eymard Ses dernières années furent remplies de souffrances venant de ses religieux qui n'avaient plus confiance en lui. "Donnez-moi la croix, Seigneur, disait-il, pourvu que vous me donniez aussi votre amour et votre grâce."

 

"Né le 4 février 1811 à La Mure (Isère) dans une famille d'artisan profondément chrétienne, Pierre-Julien, après un essai chez les Oblats à Marseille, a été ordonné prêtre de Grenoble en 1834. Pendant 5 ans, il exerce son ministère dans son diocèse d'abord comme vicaire à Chatte puis comme curé à Monteynard. En 1839, il entre chez les Maristes et, pendant 17 ans, y exerce des charges variées : directeur spirituel au collège de Belley en 1840, assistant général du P. Colin à Lyon en 1844, puis visiteur général et directeur du Tiers-Ordre de Marie en 1846, enfin supérieur du collège de La Seyne-sur-Mer en 1851.

A la suite d'une 'grâce de vocation' reçue à Fourvière le 21 janvier 1851, il se sent appelé à créer un corps religieux destiné à promouvoir le culte de l'Eucharistie. Après bien des épreuves, il quitte la Société de Marie et fonde à Paris le 13 mai 1856 la Société du Saint-Sacrement, institut contemplatif et apostolique, avec l'adoration du Saint-Sacrement et des oeuvres pour les laïcs, notamment la Première communion des adultes et l'Agrégation du Saint-Sacrement. En 1858, avec Marguerite Guillot, une tertiaire lyonnaise qu'il a accompagnée, il forme la branche féminine des Servantes du Saint-Sacrement, à laquelle Mgr Angebault, évêque d'Angers, conférera en 1864 son statut canonique. En 1865, le P. Eymard reçoit à Rome une grâce singulière, celle du don total de lui-même à Dieu - le 'voeu de la personnalité'. Adorateur et prédicateur infatigable, il révèle à Paris, en province et en Belgique la richesse de l'Eucharistie et il invite les fidèles à la communion fréquente. En réponse aux défis de son époque, il promeut une spiritualité animée par l'amour et dont l'Eucharistie est la source et le terme. Épuisé, il meurt à La Mure le 1er août 1868. - Béatifié par Pie XI en 1925, canonisé par Jean XXIII le 9 décembre 1962 à l'issue de la 1e session du concile Vatican II, saint Pierre-Julien Eymard a été inscrit en 1995 au calendrier liturgique de l'Église à la date du 2 août.

Cet 'apôtre éminent de l'Eucharistie', fondateur de deux Congrégations répandues sur tous les continents, a laissé une nombre considérable de manuscrits. Ceux-ci ont fait l'objet d'une édition électronique, accessible sur le site www.eymard.org, et d'une édition imprimée, ses OEuvres complètes en 17 vol., Centro eucaristico, Ponteranica (Italie) et Nouvelle Cité (France), 2008."

 

Saint Pierre-Julien Eymard (1811-1868) Véritable apôtre de l'Eucharistie, ce prêtre dauphinois a fondé en 1856 à Paris la Congrégation du Saint-Sacrement. Il a été canonisé par Jean XXIII en 1962.

 

Mémoire de saint Pierre-Julien Eymard, prêtre, d'abord diocésain, puis membre de la Société de Marie. Il fut un propagateur merveilleux du culte du mystère eucharistique, ce qui le conduisit à fonder deux nouvelles Congrégations, celle des Prêtres, et celle des Servantes du Saint-Sacrement pour vénérer et diffuser la piété envers le sacrement de l'Eucharistie. Il mourut, en 1868, à La Mure, près de Grenoble où il était né. Martyrologe romain (1)

 

Les Religieux du Saint-Sacrement sont environ un millier, répartis en 140 maisons à travers 29 nations. Les Servantes du Saint-Sacrement (près de 300 religieuses) ont des maisons en France, en Belgique, aux États-Unis, au Canada et au Vietnam.(2)

Sources: (1) Nominis; (2) Wikipedia 

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Publié par Ingomer - dans Saints du jour
1 août 2021 7 01 /08 /août /2021 00:00
Le Petit Livre des Saints, Éditions du Chêne, tome 1, 2011, p. 13.

Le Petit Livre des Saints, Éditions du Chêne, tome 1, 2011, p. 13.

Évêque, fondateur de la “Congregatio Sanctissimi Redemptoris”

 

Docteur de l'Église

 

Alfonso Maria de’ Liguori naît à Marianella, près de Naples, le 27 septembre 1696, dans une famille noble.

 

Après de fort brillantes études, docteur en droit civil et canonique à seize ans, il embrassa la carrière d'avocat. Pendant les dix années qu'il remplit cette charge, il fut le modèle du parfait chrétien.

 

Dévoué aux plus humbles, il est visiteur des malades dans les hôpitaux. Il entre dans la congrégation de la Misericordia, une oeuvre de laïcs chargée de pourvoir aux besoins des clercs emprisonnés dans la ville.

 

Il commençait à se relâcher, quand il échoua dans un plaidoyer superbe où il avait déployé tous ses talents ; "Ô monde ! s'écria-t-il, désormais je te connais; tu ne m'auras plus."

 

Peu après, le 28 août 1723, il visite les malades de l'hospice des incurables de Naples quand soudain une lumière mystérieuse l'entoure et il entend une voix lui disant : "Abandonne le monde et livre-toi à moi tout entier !" Aussitôt il répondit, fondant en larmes : "Ô Dieu ! Me voici, faites de moi ce qu'il Vous plaira." Aussitôt, Alphonse va déposer à l'église de la Sainte Vierge son épée de gentilhomme, prend bientôt l'habit ecclésiastique, fait ses études de théologie, et au bout de trois ans reçoit le sacerdoce. Désormais le voilà embrasé du zèle des âmes ; il se mêle au peuple des campagnes et s'éprend d'un amour spécial pour lui.

 

C'est alors que l'idée lui vint de fonder, pour exercer l'apostolat parmi cette classe si intéressante de la société, la "Congrégation des Rédemptoristes". Traité d'insensé par son père, ses proches et ses amis, persécuté et abandonné bientôt par plusieurs de ses premiers collaborateurs, délaissé et méprisé par son directeur lui-même, Alphonse endura toutes les souffrances morales qui peuvent tomber sur un homme : rien ne put l'abattre ni le décourager.

 

Dès sa jeunesse, Alphonse est thaumaturge; ses guérisons sont nombreuses : un enfant muet se met à parler, un autre en train d'agoniser se rétablit après que le futur saint eut tracé sur le signe de croix; le 27 juillet 1729, Michele Monichino Brancia retrouve l'usage de la vue à Nole.

Saint Alphonse-Marie de Liguori

Le 3 octobre 1731, soeur Marie-Céleste (+1755) voit le Christ accompagné de saint François d'Assise et d'un prêtre inconnu qu'elle identifiera plus tard comme étant Alphonse. Elle entend : "C'est lui [le prêtre] que j'ai voulu pour être la tête de mon Institut." Cette religieuse, [...] attesta observer à plusieurs reprises la silhouette de Jésus dans une hostie consacrée. Le 22 mars 1732, à Foggia, la Vierge lui apparaît ainsi qu'Alphonse.

 

Selon de tels témoignages, la fondation de l'ordre des Rédemptoristes (congrégation du Très-Saint Rédempteur) aurait donc eu une origine surnaturelle, comme nombre de congrégations ou de lieux de culte. [4]

 

Il eut plusieurs visions de la très Sainte Vierge ; une fois, pendant un sermon sur les gloires de Marie, il fut ravi, et environné d'une éblouissante lumière.

 

Un jour, son pauvre accoutrement le fit prendre pour le cocher des autres missionnaires, et, à son premier sermon, son éloquence fit dire au peuple : "Si le cocher prêche si bien, que sera-t-il des autres !" Aux travaux apostoliques, Alphonse joignait les travaux intellectuels, et il composa un grand nombre d'ouvrages de piété et de morale qui l'ont fait élever au rang des docteurs.

 

Sacré évêque, Alphonse égala par ses vertus les plus saints pontifes.

 

Mais au cours des trois dernières années de sa vie, il traversa une "nuit de l'esprit" sans pareil. Il se sentit envahi de multiples tentations et se sentit rejeté par Dieu. 

 

Il eut le temps d'écrire 111 ouvrages dont les fameuses Gloires de Marie. Les miracles ont jalonné son existence; mais il note dans l'Art d'aimer Jésus-Christ qu'ils deviennent dangereux à partir de l'instant où on les désire, rejoignant en cela toute la tradition de l'Église catholique et, en particulier, les conseils de saint Benoît et de tous ses fils spirituels à travers les siècles : "... De tels désirs doivent être repoussés, parce qu'ils sont contraires à l'humilité."

 

Alphonse passa de la terre au ciel, à l'âge de quatre-vingt-onze ans, le Ier août 1787, à Pagani, en Campanie.

 

Il a été déclaré saint en 1839 par Grégoire XVI puis Docteur de l'Église en 1871 par Pie IX. [5]

 

Congrégation du Très Saint Rédempteur. Devise : Copiosa apud Eum redemptio.

 

Sources: (1) ; (2) ; (3) ; Le Petit Livre des Saints, Éditions du Chêne, tome 1, 2011, p. 12-13; (4) Patrick SBALCHIERO, Enquête sur les miracles dans l'Église catholique, Artège, Paris 2019, p. 267-268 ; (5) Frédérick M. JONES, Alphonse de Liguori, 1696-1787, fondateur des Rédemptoristes, Gill and Macmillan Ltd 2012.

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Publié par Ingomer - dans Saints du jour
31 juillet 2021 6 31 /07 /juillet /2021 00:00
Le Petit Livre des Saints, Éditions du Chêne, tome 1, 2011, p. 85.

Le Petit Livre des Saints, Éditions du Chêne, tome 1, 2011, p. 85.

Un militaire

 Saint Ignace naquit en 1491 au château de Loyola, en Espagne. Il était le dernier de douze enfants, et il donna dès son bas âge des marques d'une grande vivacité d'esprit. Sa jeunesse fut celle d'un homme nourri des maximes du monde. Il fut d'abord page du roi Ferdinand V; puis il embrassa la carrière des armes. Il ne le céda en courage à personne, mais négligea complètement de vivre en chrétien, dirigé uniquement par l'orgueil et l'amour des plaisirs. De ce chevalier mondain, Dieu allait faire l'un des premiers chevaliers chrétiens de tous les âges. 



Au siège de Pampelune, un boulet de canon brisa la jambe droite du jeune officier, qui en peu de jours fut réduit à l'extrémité et reçut les derniers sacrements. Il s'endormit ensuite et crut voir en songe saint Pierre, qui lui rendait la santé en touchant sa blessure. A son réveil, il se trouva hors de danger, quoique perclus de sa jambe.



Pour se distraire, il demanda des livres; on lui apporta la Vie du Christ de Ludolphe le Chartreux (ou "de Saxe") et La Vie des Saints, La Légende dorée de Jacques de Voragine. Il les lut d'abord sans attention, puis avec une émotion profonde. Il se livra en lui un violent combat; mais enfin la grâce l'emporta, et comme des hommes de cette valeur ne font rien à demi, il devint, dans sa résolution, un grand Saint dès ce même jour. Il commença à traiter son corps avec la plus grande rigueur; il se levait toutes les nuits pour pleurer ses péchés. Une nuit, il se consacra à Jésus-Christ par l'entremise de la Sainte Vierge, refuge des pécheurs, et Lui jura une fidélité inviolable. Une autre nuit, Marie lui apparut environnée de lumière, tenant en Ses bras l'Enfant Jésus.

Saint Ignace de Loyola, fondateur de la Compagnie de Jésus

Rédacteur des "Exercices Spirituels"

Peu après, Ignace fit une confession générale et se retira à Manrèze dans une grotte écarlate, pour s'y livrer à des austérités qui n'ont guère d'exemple que dans la vie des plus célèbres anachorètes: vivant d'aumônes, jeûnant au pain et à l'eau, portant le cilice, il demeurait tous les jours six ou sept heures à genoux en oraison.

 

Le démon fit en vain des efforts étonnants pour le décourager. C'est dans cette solitude qu'il composa ses Exercices spirituels, l'un des livres les plus sublimes qui aient été écrits par la main des hommes. "Exercices, dit le sous-titre, pour amener l'homme à se vaincre, à se dégager de toute affection désordonnée, à se faire une vie chrétienne". Un tel programme est exactement celui que tout baptisé doit se proposer, et il est bien vrai que n'importe qui, pourvu qu'il soit croyant, trouve dans les Exercices de quoi alimenter sa vie religieuse, l'aider à se mieux connaître et à régir son âme. Saint François de Sales, dans son Traité de l'amour de Dieu (1616), conseillera aux évêques, aux prêtres et religieux de les utiliser.

"Ignace se place, dans le prolongement du Connais toi toi-même de l'Imitation de Jésus-Christ." (Pierre Chaunu, Église, Culture et Société, Essais sur Réforme et Contre-Réforme 1517-1620, S.E.D.E.S, Paris 1981, p. 390.)

Saint Ignace de Loyola, fondateur de la Compagnie de Jésus

Fondateur de la Compagnie de Jésus (Jésuites)

Passons sous silence son pèlerinage en Terre Sainte et différents faits merveilleux de sa vie, pour rappeler celui qui en est de beaucoup le plus important, la fondation de la Compagnie de Jésus (1534), que l'on pourrait appeler la chevalerie du Christ et le boulevard de la chrétienté. Cette fondation est assurément l'une des plus grandes gloires de l'Église catholique; sciences profanes et sciences sacrées, enseignement, apostolat, rien ne devait être étranger à la Compagnie d'Ignace. Les vertus du fondateur égalaient ses grandes oeuvres; elles avaient toutes pour inspiratrice cette devise digne de lui: Ad majorem Dei gloriam! "A la plus grande gloire de Dieu!".
Il s'associa neuf compagnons, qui firent avec lui le voeu de renoncer à tout pour travailler au salut des âmes. Aucune bonne oeuvre n'étrangère à cet institut. Ses membres s'occupent aux missions, à la visite des malades et des prisonniers. Ils ont pour but principal d'instruire la jeunesse dans les sciences et dans la piété, et d'aller prêcher en quelque lieu qu'il plaira au pape de les envoyer.

 

D'une grande indulgence envers les hérétiques

"Ignace de Loyola écrit dès les années 1530, ..., dans l'avis préalable de ses Exercices Spirituels, que le chrétien doit être plutôt disposé à sauver une proposition de son prochain qu'à la condamner. Vingt ans plus tard il donne aux religieux de sa Compagnie de Jésus cette directive : 'En classe comme en chaire [...], ils ne démontreront la fausseté des principes de nos adversaires que la le simple exposé de notre croyance. Que jamais, une parole d'injure ne soit sur leurs lèvres, et qu'ils ne témoignent aucune indignation envers les hérétiques.'" [6]

 

"Cet homme que si souvent, on représentera dur, rigide, impitoyable, lorsqu'il veut résumer en trois lignes toute sa doctrine - comme c'est le cas dans une lettre aux scolastiques de Coïmbre -, il ne parle ni de discipline, ni de crainte sacrée de Dieu, mais il dit simplement : "Par-dessus tout, je voudrais exciter en vous le pur amour de Jésus-Christ, le désir de son honneur et celui du salut des âmes qui furent rachetées par lui." [7] 

 

Le saint fondateur mourut en 1556.

 

PRATIQUE. Faites toutes vos actions pour la plus grande gloire de Dieu.

 

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Saint Ignace de Loyola, fondateur de la Compagnie de Jésus

Extrait des Exercices spirituels : Les Deux Etendards 
 

Quatrième jour : LES DEUX ETENDARDS

Méditation de deux étendards : l'un de Jésus-Christ, notre chef souverain et notre Seigneur ; l'autre de Lucifer, ennemi mortel de la nature humaine.

136 ‹ L'oraison préparatoire est toujours la même.

137 ‹ Le premier prélude consiste à se rappeler le fait historique de la méditation. Ici c'est, d'un côté, Jésus-Christ qui appelle tous les hommes et veut les réunir sous son étendard ; de l'autre, c'est Lucifer qui les appelle sous le sien.

138 ‹ Le second prélude est la composition de lieu. Ici, on se représentera une vaste plaine près de Jérusalem, au milieu de laquelle se trouve Notre Seigneur Jésus-Christ, chef souverain de tous les hommes vertueux, et une autre plaine près de Babylone, où est Lucifer, le chef des ennemis.

139 ‹ Le troisième prélude consiste à demander ce que je veux obtenir. Dans cet exercice ce sera, premièrement, la connaissance des ruses du chef des méchants et le secours dont j'ai besoin pour m'en défendre ; secondement, la connaissance de la véritable vie, qui nous est montrée par le chef souverain et légitime, et la grâce nécessaire pour l'imiter.

Première partie :

140 ‹ Dans le premier point, je me représenterai le chef du parti ennemi dans cette vaste campagne de Babylone, assis dans une chaire élevée, toute de feu et de fumée, sous des traits horribles et d'un aspect épouvantable.

141 ‹ Dans le second point, je considérerai comment il appelle autour de lui des démons innombrables ; comme il les répand, les uns dans une ville, les autres dans une autre, et ainsi dans tout l'univers, n'oubliant aucune province, aucune condition, aucun lieu, aucune personne en particulier.

142 ‹ Dans le troisième point, j'écouterai le discours qu'il leur adresse, comme il leur ordonne avec menaces de jeter des filets et des chaînes. Ils doivent tenter les hommes, en leur inspirant d'abord le désir des richesses, comme il fait le plus souvent lui-même, afin de les conduire plus facilement à l'amour du vain honneur du monde, et de là à un orgueil sans bornes.. Suite

 

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Expansion de la Compagnie de Jésus et conceptions

 

La Compagnie de Jésus témoigna en Europe et plus encore en Asie ou en Amérique d'un respect pour les peuples et leurs cultures qui n'avait d'égal nulle part ailleurs.

 

En 1541, saint François-Xavier s'embarquait pour les Indes.

 

En 1548, les jésuites débarquait au Maroc.

 

En 1549, ils s'installaient au Brésil.

 

En 1555, Jules III désignait plusieurs pères pour aller créer une hiérarchie catholique en Ethiopie. Ignace de Loyola leur conseillait de se faire éthiopiens avec les Ethiopiens.

 

Au Japon

 

En 1563, quinze ans après le départ de François-Xavier, la communauté catholique japonaise comptait 150 000 membres.

 

En Chine

 

Quand les jésuites pénètrent pour la première fois en Chine à la fin du XVIème siècle ils découvrent une civilisation en pointe dans l'observation du ciel et la conception de calendriers. 

 

Après une premier voyage de François-Xavier en Chine au milieu du XVIe siècle, en 1582, les pères Ruggieri et Ricci arrivaient en Chine à Macao. Ils gagnent Nankin puis Pékin, possèdent une vaste culture encyclopédique; ils sont à l'avant-garde de leur époque pour les connaissances mathématiques, astronomiques et cosmologiques. Ils parlent et écrivent le chinois. Ils se sont rendus compte de la valeur humaine du confucianisme, religion de l'empereur et de l'élite du pays. Ils s'efforcent d'intégrer au christianisme un certain nombre de concepts confucéens de telle sorte que la révélation chrétienne puisse devenir une réalité intellectuelle pour cette élite.

Étudier les étoiles nous rapproche un peu plus de Dieu.

Matteo Ricci

Portrait de Matteo Ricci par le frère chinois Emmanuel Pereira

Portrait de Matteo Ricci par le frère chinois Emmanuel Pereira

Demeuré seul Ricci s'avance très loin dans cette voie, particulièrement dans le domaine de la liturgie qui est par excellence celui des symboles. Ayant adopté un nom chinois, il s'habille à la manière des mandarins dont il respecte strictement les usages.

Lui et un de ses compagnons jésuites, Michele Ruggieri, s'habillent d'abord en moines bouddhistes, puisqu'ils sont religieux, mais adoptent plus tard le vêtement des lettrés, ayant appris que les bonzes étaient généralement incultes et mal considéré. (Philippe Oswald, Ce jésuite qui ouvrit les portes de la Chine, Famille chrétienne no 1686, 8-14 mai 2010) 

 

Pour les Chinois d'autrefois, le temps avait une signification particulière. Ils voulaient faire chaque chose au moment approprié. Ils pensaient que ce moment approprié était déterminé par le rythme de la nature. Pendant la dynastie Ming, pour asseoir, la légitimité impériale, l'empereur était proclamé "fils du ciel". Il représentait le peuple devant le ciel et le ciel devant le peuple. Il était donc l'intermédiaire entre le peuple et le ciel. Le pouvoir suprême de l'empereur provenait naturellement du pouvoir de la guerre, de la conquête d'un territoire ou d'un pays, mais une fois cela accompli, s'il voulait devenir un souverain légitime, il devait être investi du "mandat du ciel".

 

Matteo Ricci et son ami mandarin, Xu Guangqi

 

Le calcul du temps et du calendrier était la prérogative de l'empereur. Le soleil symbolisant l'empereur, la prévision des éclipses de soleil était essentielle. 

 

Matteo Ricci fut formé à Rome au Collège romain et eut comme professeur le mathématicien et astronome, le jésuite allemand Christophe Clavius, surnommé l'"Euclide du XVIe siècle", qui fut à l'origine du calendrier grégorien, nouveau calendrier qui corrigeait l'erreur du calendrier Julien (1582).

  

Au cours de son périple, Matteo Ricci découvre par hasard l'ancien observatoire de Nankin, avec ses étonnants instruments astronomiques. Dans son journal, il note : "J'ai découvert quelque chose qui dépassait tout ce que je pouvais imaginer." Les instruments chinois utilisaient un système de coordonnées équatoriales, alors qu'en Europe, depuis la Grèce antique jusqu'au XVIe siècle, les astronomes ont toujours utilisé le système de coordonnées écliptiques. "Observer le ciel au moyen de l'écliptique, c'est se référer à la trajectoire du soleil, mais les calculs sont moins précis alors qu'il est plus simple de se référer à l'Equateur pour déterminer la position des corps célestes. Je ne pouvais pas imaginer que la Chine avait un système astronomique si complet", écrit Matteo Ricci dans son journal.

 

Système de coordonnées écliptiques

Après 20 ans d'activité missionnaire, Matteo Ricci arrivait enfin aux portes de la capitale Pékin, aux portes de la Cité interdite (1601). Il se rendit compte que les Chinois étaient intéressés par tout ce qui concerne les sciences mathématiques et en particulier l'astronomie, qui était une activité officielle organisée par l'État. Les astronomes étaient des fonctionnaires qui faisaient partie intégrante de la bureaucratie. Il comprit vite que l'art de mesurer le temps et de prévoir les phénomènes célestes, notamment les éclipses lunaires et solaires, était aux sources de l'autorité impériale. Lorsqu'il y avait des erreurs de prévision dans le calcul d'une éclipse de soleil ou de lune, cela indiquait qu'il y avait un problème de gouvernement du pays. L'empereur devait faire son examen de conscience et revoir sa politique. 

Certains ne comprennent pas pourquoi nos missionnaires doivent parler de science et de mathématiques avec les Chinois, mais si nous voulons que les Chinois s'intéressent à nos enseignements religieux, le meilleur moyen est de leur donner de la science avec de la religion. Cela retient mieux leur attention que tout le reste, et ils voient que notre science est construite sur des preuves solides. C'est ce qui leur fait penser que notre religion doit être aussi bien fondée.

Matteo Ricci, cité dans le documentaire "Chine, l'empire du temps (1/2) Les jésuites à la conquête de la Cité interdite"

 

Quand Ricci est arrivé en Chine, depuis des années les calendriers officiels traversaient une crise et il y avait eu plusieurs tentatives de réforme infructueuses. Ricci, qui n'était pas lui-même un spécialiste, a donc adressé une lettre à Rome pour demander que soient envoyés en Chine des jésuites qui soient formés en astronomie : "Je répète avec insistance une requête que j'ai déjà formulée et qui est restée sans réponse. Il serait très bénéfique d'avoir à la cour de Pékin un père ou un frère qui soit astronome. Je connais suffisamment l'astronomie, l'horlogerie, et les astrolabes, et j'ai les ouvrages nécessaires. Mais les Chinois attachent moins d'importance à ces sciences qu'au mouvement des planètes, au calcul des éclipses, et en fait, au calendrier. J'espère que vous traiterez de cette question qui est de la plus haute importance pour la Chine avec le père général." (Lettre au Pape Paul V, 1607)

 

Mappemonde de Matteo Ricci

Ricci dessina des mappemondes qui firent connaître aux Chinois le reste du monde, traduisit en chinois des livres de philosophie, de mathématiques et d'astronomie. Sa rencontre avec les proches de l'empereur fut à l'origine de l'essor de l'horlogerie moderne en Chine. 

 

Le lettré mathématicien et astronome Xu Guangqi dont Ricci devint grand ami, se convertit au christianisme et fut baptisé en 1603 sous le nom de Paul. Il traduira en chinois de nombreux ouvrages scientifiques occidentaux, principalement en astronomie et mathématiques (notamment les Éléments d'Euclide). 

 

Les ouvrages de Ricci aidèrent à faire progresser la cartographie chinoise, participant à la popularisation de la représentation de la Terre comme étant une sphère. [Timothy Brook (trad. Odile Demange), Sous l’œil des dragons : La Chine des dynasties Yuan et Ming, Paris, Payot, 2012, p. 233-237]

La chaine Arte diffuse ces jours-ci un documentaire sur les Jésuites en Chine, intitulé "Chine : L'empire du temps". S'appuyant sur des reconstitutions historiques soignées, cet éclairant documentaire-fiction bénéficie d'un accès sans précédent à de nombreux laboratoires et installations astronomiques chinois comme le FAST, le plus grand radiotélescope du monde, mis en service en 2016. 

 

Ce documentaire est visible en rediffusion sur le site d'Arte du 28 juillet 2018 au 05 août.

 

Bande-annonce: 

Chine, l'empire du temps (1/2) Les jésuites à la conquête de la Cité interdite :

En 1610, année de la mort de Matteo Ricci, le Bureau astronomique impérial à Pékin échoue à prévoir convenablement une éclipse de très forte magnitude. Être capable de prévoir une éclipse était le test suprême d'un système astronomique en Chine, et le plus difficile était de prédire une éclipse de soleil. Après cet échec, il devint vital pour l'empereur de lancer une nouvelle réforme du calendrier

 

Les connaissances scientifiques et techniques en astronomie et en horlogerie de Matteo Ricci lui valurent les faveurs de l'empereur et une influence si grande à la cour que lorsqu'il mourut en 1610 à Pékin, on lui fit des funérailles nationales. Il fut inhumé avec une permission spéciale de l'empereur, à proximité de la Cité interdite (palais impérial à Pékin des dynasties Ming et Qing). 

 

Son travail et ses activités ont toujours eu une perspective d'évangélisation en profondeur, même s'il n'a pas cherché à baptiser en masse. On estime à 2 500 le nombre de chrétiens chinois à sa mort. Et 9 des 18 jésuites œuvrant en Chine étaient chinois.

 

Ricci est considéré comme le fondateur de l'Église chinoise. Aujourd'hui, au "Millennium Center" de Pékin, le bas-relief consacré à l'histoire de la Chine ne comporte que deux étrangers, tous deux italiens : Marco Polo à la cour de Kubilaï Khan et Matteo Ricci scrutant le ciel et habillé comme un mandarin confucéen.

 

Dans la religion populaire chinoise, Matteo Ricci est vénéré comme maître des horloges et protecteur des horlogers. Sa cause en béatification est maintenant étudiée à Rome par la Congrégation pour la Cause des Saints.

 

Les successeurs jésuites de Ricci en Chine eurent la même ligne de conduite. En 1626, le jésuite allemand Johann Adam Schall von Bell écrivit le premier traité chinois sur le télescope, le Yuanjingshuo.

 

Les idées de Johannes Kepler et de Galilée pénétrèrent lentement en Chine grâce au jésuite polonais Michał Piotr Boym (1612–1659) en 1627 et au traité d'Adam Schall von Bell en 1640. Les travaux de Boym incluront une traduction du texte se trouvant sur la stèle nestorienne découverte dans Sian (Xi'an) en 1625, qui témoigne de la présence du christianisme nestorien dans la Chine du VIIIe siècle. Cette traduction est publiée dans le China illustrata d'Athanasius Kircher.

 

La "méthode Ricci" se caractérisait par quatre principes directeurs : une politique d'ajustement ou d'adaptation à la culture chinoise; la propagation de la Foi et l'évangélisation par "le haut" : les jésuites s'adressent à l'élite instruite; la propagation indirecte de la Foi : l'exposé des sciences et techniques européennes doit attirer l'attention des chinois instruits et les persuader du degré d'avancement de la civilisation européenne; l'ouverture aux valeurs chinoises et la tolérance à leur égard : Ricci considère qu'il côtoie une société aux hautes valeurs morales, pour laquelle il éprouve une profonde admiration. Suivant la tradition humaniste, il estime que Confucius (552-479 av J.-C.) est tout à fait comparable à "un autre Sénèque". Il plaide pour un retour au confucianisme initial qu'il considère comme une philosophie fondée sur la loi naturelle et qui contient l'idée de Dieu. Enfin, il adopte une attitude de tolérance envers les rites confucéens tels que le culte des ancêtres ou la vénération de Confucius, considérés comme des "rites civils".

 

Pour calculer l'éclipse de 1629, Xu Guangqi collabore avec Johann Schreck, un jésuite astronome allemand envoyé par Rome et ami de Galilée. À la suite de cette éclipse, l'empereur Chongzhen (1627-1644) - dernier empereur de la dynastie Ming, renversé par une révolte qui amena au pouvoir la dynastie mandchoue Qing - approuva les résultats obtenus par Xu Guangqi grâce aux méthodes occidentales, et confia à Xu Guangqi la réforme du calendrier.

Sur le moment du calcul de l'éclipse, les Chinois étaient à une minute et les européens à quinze minutes, mais la magnitude calculée par les Européens était plus précise. Ce n'était pas la compétence des Chinois qui était en cause, mais leur système. Les Européens les aidèrent à le corriger. 

 

Xu Guangqi fit venir à Pékin deux missionnaires, l'allemand Johann Adam Schall von Bell (1592-1666) et le jésuite italien Giacomo Rho (1593-1638), qui commencèrent la rédaction du nouveau calendrier selon la méthode occidentale. Ce sont eux qui ont jouèrent le rôle le plus important dans la réforme du calendrier chinois. Après le renversement de la dynastie Ming en 1644, Adam Schall von Bell ne put se résoudre à voir réduit à néant le travail accompli depuis l'arrivée de Matteo Ricci. Il décida de rester à Pékin.

Chine, l'empire du temps (2/2) Le procès des jésuites :

Bien que les Mandchous aient eu une armée très puissante et qu'ils aient vaincu les Ming, culturellement ils étaient relativement en retard. Pour régner sur un grand pays comme la Chine, ils devaient assurer la continuité de certaines choses, comme le confucianisme et l'idée de "mandat du ciel".

 

Une éclipse du soleil fut annoncée pour le 1er septembre 1644; le nouveau pouvoir eut besoin d'une prévision fiable. Schall y vit l'occasion de relancer la mission des jésuites en Chine. Il écrivit à l'empereur : "Votre sujet, soumet à votre grandeur, des prédictions concernant une éclipse de soleil, qui aura lieu le premier jour du huitième mois, calculée selon la nouvelle méthode occidentale. [...] Les données ayant servi à cette prédiction sont dans la présente lettre. Votre sujet prie humblement votre grandeur de publier un décret pour que le ministère des rites examine publiquement la précision de cette prédiction de l'éclipse de soleil." Le régent Dorgon, durant la minorité du nouvel empereur, accorda la permission. Pour cette éclipse, comme pour toutes les autres éclipses, un fonctionnaire du Bureau astronomique impérial surveillait les observations. Von Bell fut déclaré vainqueur. La méthode chinoise fut moins précise. L'erreur maximale de la méthode occidentale était de 9 minutes, alors qu'elle se situait entre 21 et 30 minutes pour la méthode chinoise. L'observation prouva que la méthode occidentale était plus précise et que les méthodes chinoises lui étaient nettement inférieures. Schall von Bell se vit offrir la direction du Bureau impérial d'astronomie. Pour la première fois dans les missions jésuites, un missionnaire occupait un poste au sein du mandarinat chinois. Quelques années plus tard, pour obéir à l'ordre de l'empereur, Adam Schall introduisit le système selon le calendrier occidental.

 

Lorsque en 1650 à la mort du régent Dorgon, le jeune empereur mandchou Shunzhi, accéda au trône, il était très lié à Adam Schall depuis sa tendre enfance, et l'appelait grand-père.

 

Schall enseignait que la terre était sphérique, ce qui lui valut les pamphlets de Yang Guangxian, un chinois musulman confucéen, à la tête du Bureau de l'astronomie de 1665 à 1669. Il abandonna le calendrier occidental pour revenir au calendrier chinois : "Schall dit que la terre est sphérique. Ceux qui vivent dans l'hémisphère supérieur se tiendraient debout, donc à l'opposé de ceux qui vivent dans l'hémisphère inférieur. Comment des gens pourraient être la tête en bas ? Je n'ai entendu parler que de gens qui se tiennent debout, jamais de gens qui se tiendraient horizontalement ou la tête en bas.

 

Plus grave, Yang Guangxian soutint que Adam Schall était responsable de la mort du régent Dogon, en choisissant un jour défavorable pour l'enterrement de son fils en 1658. En avril 1665, Schall et sept de ses assistants chinois, accusés de sédition, furent reconnus coupables et condamnés à mort. Lors du procès, Verbiest, répondant pour Schall, alors malade, déclara: "Si nous étions des traîtres, nous aurions un appui militaire et un arsenal, mais où sont ces forces ? Où sont ces armes ? Nous avons toujours conseillé au peuple de vénérer l'empereur et de respecter la loi. C'est un non-sens absolu que de nous qualifier d'agitateurs."

 

Finalement, seulement cinq chinois chrétiens furent exécutés: tous les missionnaires chrétiens furent exilés à Macao, seulement quatre jésuites restant à Pékin. Adam Schall, mort en 1666, ne vécut pas assez longtemps pour voir l'interdiction levée en 1671. En 1668, Yang Guangxian fut démis de son poste et remplacé par le collaborateur de Schall von Bell, le jésuite flamand Ferdinand Verbiest, parce qu'il ne put pas produire un calendrier valide lors d'une compétition avec les astronomes jésuites.

 

Le Pere Ferdinand Verbiest.gifEn cette année 1668 en effet, Kangxi, fils de Shunzhi, devenu officiellement empereur à l'âge de quatorze ans, trouva des moyens pour renforcer son pouvoir: l'astronomie. Il demanda aux jésuites de vérifier le calendrier qui devait être publié l'année suivante. On alla donc chercher le collaborateur de Schall, Ferdinand Verbiest. Sa réponse fut que le calendrier était truffé d'erreurs et qu'il avait de solides éléments pour le prouver. L'empereur décida qu'il ne voulait plus jamais voir de chose aussi honteuse à sa cour dans un domaine qui avait autant de conséquences. En 1669, Kangxi nomma Ferdinand Verbiest à la tête du Bureau de l'astronomie pour garder le contrôle sur le calendrier. Verbiest devint le nouveau président du tribunal mathématique. C'est lui qui modernisa l'observatoire de Pékin et fit traduire en chinois saint Thomas d'Aquin.

 

Sur les instruments astronomiques fabriqués par Verbiest en 1673 - 1674 et conservés à Pékin, en dépit de leur caractère occidental, on relève des motifs de dragons et phénix, symboles du pouvoir impérial. On a donc une union entre l'astronomie avancée de l'Occident et le pouvoir de l'empereur Kangxi. Ces instruments symbolisent ces deux dimensions. Verbiest devint l'ami de Kangxi, à qui il enseigna la géométrie. Mort en 1688, Verbiest sera enterré près de ses prédécesseurs Matteo Ricci et Adam Schall.

 

L'affaire précédente contre les Jésuites fut réexaminée et toutes les conclusions furent inversées. 

 

Les jésuites brilleront également en médecine et obtiendront en 1692, après avoir guéri l'empereur Kang Hsi avec de l'écorce de quinquina ("l'écorce des jésuites"), l'autorisation de prêcher publiquement dans tout le pays.

 

Vers 1700, il y avait plus de 300 000 Chinois baptisés et l'embryon d'un clergé indigène. Cela marque un échange unique et sans précédent de connaissances scientifiques entre deux civilisations, unique parce qu'il s'est déroulé sur un pied d'égalité.

 

Le 29 septembre 2016, la Chine a inauguré le FAST, le plus grand radiotélescope du monde. À la différence d'un télescope traditionnel qui reçoit de la lumière visible, le radiotélescope reçoit des signaux radios de l'espace comme le rythme impulsé par un pulsar et en déduire les micro-variations de cet astre dans l'univers. Et si l'on traduit le pulsar en son, cela ressemble au battement du coeur, très régulier. C'est même plus stable qu'une horloge atomique. Ici, les Chinois ont installé une scène parfaite pour les scientifiques. Bientôt ils pourront y réaliser leur projet et montrer leur talent.

 

Aux Indes entre 1606 et 1656

Robert de Nobili, missionnaire jésuite parmi les brahmes d'Inde du Sud

Robert de Nobili, missionnaire jésuite parmi les brahmes d'Inde du Sud

Roberto de Nobili (1577-1656) était admis à Maduré dans la caste supérieure des brahmanes. Connaissant le sanskrit et le tamoul, il abandonna jusqu'à son nom pour se faire appeler Tatuva Podapar Suami, "le maître des 96 perfections du sage".

 

En 1609, 70 brahmanes de la province se convertirent au catholicisme sans avoir le sentiment d'être infidèles à l'enseignement des vedas ni renoncer à leurs pratiques rituelles (bains, encensement au santal, etc.)

 

A Lisbonne, le tribunal de l'Inquisition saisi de l'affaire par les adversaires de la Compagnie, donna raison à de Nobili.

Le pape Grégoire XV confirma le jugement et décida qu'il y aurait désormais plusieurs rites (c'est par impropriété de terme qu'on les a qualifiés de "rites malabars" au lieu de rites de Maduré).

 

Malheureusement, en 1780 en Chine, à la mort du père Martial Cibot, l'un des derniers jésuites qui survécurent quelques années en Chine après la destruction de leur ordre en 1773, la pénétration du christianisme avait été totalement interrompue dans les milieux lettrés du fait de l'interdiction par Rome en 1739 des rites locaux indiens malabars et chinois quelques années plus tard.

 

Il faudra attendre 1942 pour que Pie XII, se référant explicitement à l'autorisation de Paul V en 1615, permît à nouveau de célébrer la messe en langue littéraire chinoise !

 

Actuellement les contacts de la Compagnie de Jésus avec la Chine continentale restent sporadiques.

 

Au Paraguay et en Uruguay, entre 1600 et 1725

 

La confusion est complète entre les pouvoirs religieux et civil. La politique est en fait dirigée de Madrid par le Conseil des Indes. La confusion du spirituel et du temporel, grave dans son principe et dans ses effets, recèle néanmoins ici quelques avantages. Les jésuites, en effet, ont reçu de Madrid la charge d'administrer les régions que n'habitaient pas encore les Blancs. Ils y jouissaient d'une large autonomie à laquelle ils devraient bientôt renoncer si les colons espagnols s'installaient. Or l'expérience leur montra les conséquences fâcheuses du contact entre indigènes et colons. Ces derniers, par leur racisme et leur avidité au gain, donnaient le plus mauvais exemple et ne provoquaient que ressentiment. Tout poussa donc ces évangélisateurs à perpétuer un isolement si favorable à leur dessein. Ainsi fondent-ils en 1610 le tout premier village chrétien composé uniquement d'Indiens guaranis, la "réduction" de Saint-Ignace.

 

En 1700, il y aura trente réductions d'environ 3000 à 4000 habitants. Ces villages où les Européens n'étaient donc pas admis étaient tous constitués sur le même modèle: l'église et la résidence des pères était construite au centre; autour étaient installées l'école et les bâtiments sociaux, puis venait le cercle des habitations (une par famille), enfin, à la périphérie, il y avait les ateliers. Au-delà, les terres labourables étaient propriété collective. Le maire, indigène, était élu par les habitants. La justice était rendue par les jésuites, la peine la plus grave étant l'expulsion du village. Ces petites républiques guaranis formaient un véritable Etat jésuite, à la fois collectiviste et théocratique. Elles prospérèrent jusqu'au jour où un accord conclu entre l'Espagne et le Portugal fera passer treize des plus importantes réductions sous l'autorité fort peu libérale du gouvernement de Lisbonne. La rébellion indienne qui suivra l'emprise maladroite des fonctionnaires portugais sera imputée aux jésuites. Quant aux réductions demeurées sous la tutelle espagnole, elles tomberont après la dissolution de la Compagnie de Jésus en des mains peu scrupuleuses qui les exploiteront sans vergogne et l'aventure se terminera misérablement.

Les jésuites partirent en mission également en Turquie, au Moyen-Orient.

Au Canada et en Amérique du Nord de 1634 à 1760

 

C'est notamment les Saints Martyrs Canadiens, missionaires († 1642/1649), Jean de Brébeuf, Isaac Jogues, Gabriel Lalemant, Charles Garnier, Antoine Daniel, Noël Chabanel, René Goupil, Jean de la Lande, Patrons du Canada.

 

La Compagnie utilisait les cultures locales pour donner à l'Evangile et à la foi un support, une expression, un langage qui soient compris des populations. Cet effort pour intégrer au christianisme des civilisations exotiques (que reprend saint François-Xavier) avait été jadis celui de l'Eglise palestinienne à l'égard de Rome ou celui des premiers évangélisateurs de la Gaule, saint Martin, saint Hilaire qui firent construire des lieux de culte catholiques sur d'anciens sanctuaires druidiques.

 

Au XVIe siècle, la Compagnie de Jésus arrivait dans un contexte où les conceptions luthérienne et calvinienne du péché originel faisaient prévaloir l'idée que la faute initiale de l'humanité avait totalement détruit dans l'homme la faculté du libre arbitre et vicié toutes ses entreprises à la base.

 

Luther affirmait que nul homme ne pouvait être "juste" aux yeux de Dieu. Même baptisé et élu, disait-il, un chrétien conserve sa tare fondamentale de pécheur. Au contraire de cette position, les Jésuites (Jacques LainezAlfonso Salmeron) affirmaient que la faute du péché originel n'avait pas complétement détruit dans l'homme la faculté du libre arbitre et que les mérites du Christ et son amour pouvaient apporter cette "justification inhérente" qui permet d'espérer une pleine participation à la divinité du Fils. Sous l'influence directe de saint Ignace de Loyola, l'humanité recevait une promesse inouïe de divinisation par la voie même du Concile de Trente (1542-1563) qui proclama que tout homme, fût-il non baptisé, avait la possibilité d'agir sans déplaire à Dieu.

Jacques Lainez (1512-1565) - Jacques Lainez, deuxième Supérieur Général des Jésuites

Jacques Lainez (1512-1565) - Jacques Lainez, deuxième Supérieur Général des Jésuites

Pendant le Concile de Trente, de Lainez et Salmeron au belge Lessius en 1587, et aux espagnols Molina, Banez ou Escobar, cible préférée de Pascal, les jésuites s'efforcèrent d'affirmer la prééminence de la liberté humaine contre des doctrines, souvent défendues par l'ordre rival des Dominicains, qui tendaient à subordonner au bon vouloir divin l'exercice du libre arbitre humain. Ces débats nous font maintenant l'impression d'un dialogue de sourds car les interlocuteurs ne parlaient pas de la même chose. Les jésuites, bien entendu, ne mettaient pas en question la toute-puissance de Dieu comme on les en accusait, ni le "néant" de la créature réduite à elle-même. Ils se contentaient de reconnaître implicitement ce qu'admettent aujourd'hui la plupart des théologiens, à savoir que cette toute-puissance ne s'exerce que dans le sens de l'Amour infini. L'homme, certes, ne peut se sauver que par la grâce de Dieu, mais cette grâce ne lui est jamais refusée. Dans le mécanisme du salut, c'est donc la volonté de l'homme qui est "souveraine" : elle, seule, peut faire obstacle à un Dieu qui ne se refuse pas (en enfer, il n'y a que des volontaires, pourrait-on résumer).

 

La doctrine inverse (défendue par les protestants et les jansénistes), qui subordonnait au bon vouloir divin l'exercice du libre arbitre aurait pu être le rappel d'une vérité évidente dans l'ordre de l'ontologie. Mais elle n'avait de sens que si elle supposait un Dieu qui ne veut pas le salut de tous les hommes. La logique de cette doctrine conduira les jansénistes à défendre contre les jésuites la thèse de la prédestination.

 

Les conceptions jansénistes ne pouvaient être que méfiantes, voire hostile à l'égard des cultures locales et profanes alors que les conceptions jésuites sur le libre arbitre et la "justification" portaient la marque foncièrement prophétique, accueillante et optimiste de la Compagnie de Jésus. Cette porte ouverte sur l'humanité non chrétienne permit à la Compagnie d'adopter des coutumes, des symboles et même des liturgies que l'on considérait jusqu'alors comme païennes, c'est-à-dire foncièrement mauvaises.

 

Cette audace lui fit adopter (dans la liturgie) les langues et les coutumes exotiques de ces peuples et qu'elle appliqua à la confession pour l'appréciation des cas de conscience (casuistique) faillit lui coûter la vie. En 1773, le pape Clément XIV, cédant à la pression des Bourbons de France, d'Espagne et de Naples, décidera de suspendre ses activités pour des motifs qui n'avaient rien à voir avec la Foi (voir plus bas).

 

Pendant plus de deux siècles, le jansénisme a profondément marqué le catholicisme français. Son rigorisme a été repris et adopté par le clergé qui a écarté des sacrements une grande partie des croyants et arraché de leur esprit la figure du Christ miséricordieux au profit d'un Dieu vengeur. La confession a été le lieu de ce véritable drame qui a éloigné les uns de la religion et a stérilement culpabilisé les autres. La question du délai ou du refus de l'absolution a constitué l'enjeu de ce que l'on a appelé improprement la querelle du laxisme; des millions d'hommes et de femmes en ont été les victimes.

 

C'est l'assemblée du clergé dominée par Bossuet et réunie à Saint-Germain-en-Laye, qui, en 1700, orienta l'Eglise gallicane vers un rigorisme qui, sur le plan de la fréquentation des sacrements, n'avait rien à envier à celui de Port-Royal. Bossuet, tout en rejetant la doctrine janséniste, n'hésitait pas à en approuver la rigueur envers les pécheurs. Si le régime de l'absolution refusée, ou différée (quelques fois pendant plusieurs années) s'est implanté, c'est à lui et à l'assemblée de clergé gallican qu'on le doit. Sous leur influence, les évêques de France et les confesseurs refuseront l'absolution à des pécheurs repentants et "en progrès", parce que la sincérité de leur contrition n'est pas certaine. Le délai d'absolution était encore recommandé par les manuels des séminaires au milieu du XIXe siècle. On devra attendre 1832 et la publication par l'abbé Thomas Gousset (futur cardinal) d'une Justification de la Théologie morale de saint Alphonse de Liguori (fondateur de l'ordre des Rédemptoristes) pour que le clergé de France commence à en revenir à une tradition évangélique, qui se matérialisera plus tard dans la recommandation de la pratique fréquente de l'Eucharistie. C'est Thomas Gousset, alors prefesseur au séminaire de Besançon, qui s'attaquera d'une manière décisive aux doctrines rigoristes et permettra leur reflux. C'est aux pécheurs récidivistes les plus enfoncés dans leurs faiblesses qu'il faut rendre facile l'accès à la confession, un "aliment pour les faibles" dira le pape jésuite François dans son Exhortation évangélique Evangelii Gaudium, n°47 (sur le fondement de saint Ambroise, De sacramentis, IV, 6, 28 : PL 16, 464 ; SC 25, 87 : « Je dois toujours le recevoir pour que toujours il remette mes péchés. Moi qui pèche toujours, je dois avoir toujours un remède » ; IV, 5, 24 : PL 16, 463 ; SC 25, 116 : « Celui qui a mangé la manne est mort ; celui qui aura mangé ce corps obtiendra la rémission de ses péchés ». saint Cyrille d’Alexandrie, In Joh. Evang. IV, 2 : PG 73, 584-585 : « Je me suis examiné et je me suis reconnu indigne. À ceux qui parlent ainsi je dis : et quand serez-vous dignes ? Quand vous présenterez-vous alors devant le Christ ? Et si vos péchés vous empêchent de vous approcher et si vous ne cessez jamais de tomber – qui connaît ses délits ?, dit le psaume – demeurerez-vous sans prendre part à la sanctification qui vivifie pour l’éternité ?). Au XIXe siècle, le point de vue de saint Alphonse de Liguori et du cardinal Gousset était celui des jésuites au XVIIe. Il allait exactement à l'encontre de la morale janséniste et gallicane du clergé français. C'était la faculté pour le confesseur de tenir compte des situations; de ne pas décourager le repentir par une exigence qui serait conforme aux principes moraux, mais inapplicable. C'est faire confiance au discernement humain et à la miséricorde divine; en deux mots : à la raison et à la grâce. Cette voie était celle d'Ignace de Loyola et ce sera l'un des mérites des jésuites que d'avoir contribué à la rouvrir à la suite d'Alphonse de Liguori et contre l'école des moralistes religieux français du XVIIIe siècle.

 

Leurs adversaires au XVIIe siècle trouvèrent en Blaise Pascal un polémiste de génie qui sut faire descendre le débat du plan théologique où il se situait au niveau de la morale pratique, domaine dans lequel la Compagnie était beaucoup plus vulnérable pour avoir voulu donner forme écrite et systématiser ce qui ressortissait à la seule conscience du confesseur. Le succès des Lettres à un Provincial contribua à imposer dans l'esprit public une caricature du jésuite qui n'est pas encore totalement effacée.

 

Le rôle des jésuites dans l'éducation et l'enseignement

 

Le jésuite Pierre Canisius organisa la défense de l'Eglise par le livre et l'école. Chacun des grands collèges créés par lui devint un centre de résistance aux thèses luthériennes et calvinistes. Canisius n'avait à son arrivée en Allemagne en 1550 que deux compagnons pour le seconder. Près de mille deux cents jésuites y exerçaient leur activité trente ans plus tard. Et dans toute l'Europe, suivant une ligne stratégique qui traversait le nord de la France, la Belgique, l'Allemagne, la Hongrie et la Pologne, furent fondés les universités et les collèges de la Contre-Réforme.

 

"Le triomphe de la papauté, a estimé l'historien anglais Macaulay, a été dû principalement à un grand reflux de l'opinion publique... Cinquante ans après la séparation des luthériens, a-t-il écrit, le catholicisme pouvait à peine se maintenir sur les rives de la Méditerranée. Cinquante ans plus tard, le protestantisme pouvait à peine se maintenir sur les rives de la Baltique."

 

Ce résultat fut, en grande partie, l'oeuvre de la Compagnie de Jésus, de ses collèges, de ses prédicateurs, de ses théologiens.

 

Dès 1590, les jésuites consacraient plus des trois quarts de leur activité à la formation des jeunes. L'accent était mis sur les humanités gréco-latines parce qu'elles constituaient alors la culture de l'honnête homme. Diverses congrégations plus ou moins liées à la Compagnie permettaient à celle-ci d'étendre son influence au-delà de la sphère universitaire. Charles Borromée, auteur du fameux catéchisme connu sous le nom de Catéchisme du Concile de Trente (1566), fut un de leurs membres et contribua à l'installation des jésuites dans les cantons catholiques de Suisse. C'est sur son insistance que le pape Clément XIII ordonna à la Compagnie de fonder des collèges à Lucerne et à Fribourg (en Suisse).

 

Un tel développement et une telle influence devait fatalement inquiéter les pouvoirs régants et la Compagnie aura longtemps à souffrir de leur méfiance.

 

Pourtant, dès l'origine, elle tentera de se prémunir contre l'hostilité des princes en interdisant formellement à ses membres de se mêler de la politique intérieure des pays.. L'auteur de cette consigne, le père Claudio Aquaviva, cinquième général de l'ordre (1581), ira même plus loin en conseillant au pape de se soumettre aux injonctions de la République de Venise qui exigeait l'expulsion des jésuites comme condition de sa fidélité aux Saint-Siège.

 

En France, les jésuites, comme serviteurs de la papauté ne pouvaient qu'être suspects aux yeux du Parlement gallican et de la Sorbonne. Néanmoins, vers 1610, au nombre de 1400 environ, ils possédaient déjà trente-six collèges, l'un des plus célèbres étant celui de La Flèche où sera formé Descartes.

 

La défense de "l'unité du peuple français", la défense du pouvoir monarchique

 

On trouve dans l'ouvrage "Histoire du Peuple français, De la Régence aux trois Révolutions", de Pierre Lafue quelques développements instructifs sur le rôle positif des Jésuites dans la défense de "l'unité du peuple français et pour l'extension du pouvoir monarchique" contre les Gallicans et les Jansénistes au XVIIIe siècle.

 

Ainsi, "lors de la réaction des ordres privilégiés, ont-ils été l'objet de l'hostilité de nombreux prélats - particulièrement des 6 cardinaux jansénistes dont le Cardinal de Noailles, archevêque de Paris, est le chef relativement modéré. En outre, l'Université et le Parlement se sont prononcés contre les partisans de l'ultramontanisme (les jésuites NDLR.).

 

... La coalition formée contre eux va toutefois demeurer assez longtemps impuissante par suite de l'attitude du roi qui leur sait gré, non seulement de fournir des confesseurs à toute sa famille, mais encore de désavouer la coterie parlementaire dressée contre le trône qui a tenté d'imposer la loi commune en matière d'impôt." [8]

 

 

La Compagnie de Jésus, cible de la franc-maçonnerie

 

Le Principal ministre de Louis XV entre 1758 et 1770, le comte de Choiseul, "allié des magistrats, fera alors pression pour obtenir l'expulsion des Jésuites." [9]

 

Comme par hasard, Choiseul était franc-maçon, "Vénérable de la Loge Les Enfants de la Gloire" en 1761. [10]

 

Tout en se disant "l'artisan du renouveau français et de la revanche contre l'Angleterre" [11], cet esprit des Ténèbres qui s'illustrait dans la destruction méthodique de la Nouvelle-France (Amérique française), était lié aux "philosophes" [12], et il était le complice des Parlements dans leur obstruction au roi... [13]

 

Les jésuites subirent ainsi les attaques conjuguées des jansénistes, des gallicans, des parlementaires et des "philosophes" de l’"Encyclopédie".

 

Le 6 août 1761, le parlement de Paris ordonna que les écrits de 23 jésuites dont Bellarmin, Toledo et Lessius fussent bannis comme "contraires à la morale et nuisibles à la jeunesse". Interdiction leur fut faite de recevoir des novices. Dans les villes où existaient d’autres écoles, les collèges jésuites durent fermer le 1er octobre 1761, et ailleurs ils furent fermés en avril 1762. Louis XV, favorable aux jésuites, intervint plusieurs fois, temporisa et obtint quelques délais. Cela tourna au conflit politique entre le parlement et le roi. Des compromis successifs, tous à tendance gallicane (pratiquement une séparation vis-à-vis de Rome), furent proposés aux jésuites et furent rejetés comme inacceptables.

 

Défiant le roi, le parlement de Paris, le 6 août 1762, déclara que la Compagnie de Jésus "nuit à l’ordre civil, viole la loi naturelle, détruit la religion et la moralité, corrompt la jeunesse" et la bannit de France. Certains parlements régionaux (comme celui de Flandre) refusèrent d’emboiter le pas ; la plupart temporisèrent. Le roi, de nouveau, obtint un délai. Mais malgré l'intervention du pape Clément XIII, pape de 1758 à 1769 qui défendit vigoureusement la Compagnie de Jésus, il dut finalement s’incliner tout en mitigeant les mesures prises. En novembre 1764, Louis XV édicta ce qui devint la mesure pour toute la France : la Compagnie de Jésus était proscrite en France, et ses biens étaient confisqués. Les jésuites furent cependant autorisés à y demeurer comme "bons et fidèles sujets", sous l’autorité des évêques. Les jésuites anglais de Saint-Omer durent également partir : ils s’installèrent dans les Pays-Bas méridionaux (alors autrichiens).

 

Si l’exécution de l’édit royal se passa moins dramatiquement qu’au Portugal les conséquences en furent tout aussi graves. L’enseignement en France fut désorganisé, de nombreux jésuites ayant choisi de partir en exil. Outremer, les missions des jésuites français furent confiées aux pères de Missions étrangères de Paris, mais ils ne suffisaient pas à la tâche. De nombreux postes furent fermés.

 

L'alliance de circonstance entre jansénistes, gallicans et philosophes des Lumières eut raison des jésuites. En 1761, dans une lettre à Voltaire, D’Alembert écrivit : "Que la canaille janséniste nous débarrasse des polissons jésuites. Ne fais rien pour empêcher que ces araignées se dévorent les unes les autres". En 1763 il triompha : "Les jésuites étaient les troupes régulières et disciplinées luttant sous l’étendard de la Superstition […] Les jansénistes ne sont que des cosaques dont la Raison va vite se débarrasser maintenant qu’ils doivent se battre seuls."

 

L’"affaire Lavalette" (scandale financier à la suite de la banqueroute du prêtre jésuite Antoine Lavalette) contraint Louis XV à interdire la Compagnie et à la bannir de France en 1763-1764, en fermant ses deux cents collèges. Déjà chassés du Portugal en 1759 par le ministre portugais franc-maçon, le marquis de Pombal, ils le furent encore d'Espagne en 1767 et du duché de Parme et de Plaisance en 1768. Cependant le roi Stanislas, avant 1766, les accueillit dans son duché de Lorraine, resté théoriquement indépendant du royaume de France.

 

Supérieur des Missions Françaises de l'Amérique du Sud en 1754, mais avec un ordre explicite d'arrêter toute entreprise commerciale, le Père Antoine Lavalette ignora cet ordre et poursuivit sa compagnie commerciale. Quelque temps plus tard, il emprunta pour acheter des terres. Or une épidémie en 1756 décima les ouvriers qui devaient les défricher et les mettre en culture pour exploiter la canne à sucre puis plusieurs de ses navires furent saisis par les pirates anglais à leur retour en Europe. La guerre de Sept Ans interrompant le trafic de sa maison de commerce avec la métropole, cette dernière fit faillite qui s'élevait à deux millions quatre cent mille livres. Deux de ses créanciers, de gros négociants marseillais, Gouffre et Lionci, poursuivirent La Valette devant le parlement à Aix qui le condamna. Le provincial des Jésuites fit appel, l'affaire remonta au Parlement de Paris. Ce dernier sous prétexte de se prononcer sur cette simple faillite, ordonna aux Jésuites de déposer au greffe un exemplaire des Constitutions de leur ordre et prononça un arrêt le 6 août 1762 qui déclarait la Compagnie de Jésus "inadmissible par sa nature dans tout État policé". [14]

 

Fritz Hochwälder a popularisé leur tragédie dans sa pièce Sur la terre comme au Ciel, véritable drame de l'obéissance. Les jésuites étaient soupçonnés à juste titre de fidélité romaine. La soumission ne leur épargna pas le bannissement qui précédera de peu la dissolution de la Compagnie !

 

L'opposition des cours européennes fut si forte que le pape Clément XIV en vint, le 21 juillet 1773, à supprimer la Compagnie de Jésus partout dans le monde ; c'est le bref Dominus ac Redemptor, qui dit que la Compagnie a souvent été sévèrement critiquée (mais ne dit pas si ces critiques étaient justifiées ou pas).

 

Leur salut viendra de l'Est. En Russie, la tsarine orthodoxe Catherine II interdit la promulgation de la bulle papale, et en Prusse le roi protestant Frédéric II fit de même, heureux de marquer sa désapprobation au Pape, tout en profitant de l'aubaine que constituaient tous ces savants et ces professeurs pour organiser l'enseignement et la recherche dans ses États.

 

En France, les maisons d'éducation des Jésuites furent fermées, et cette victoire fut représentée audacieusement par les partisans de l'opposition à la monarchie comme une mesure 'libérale'... [15] Dans sa lutte pour la domination politique, l'oligarchie parlementaire s'appuyait sur la secte religieuse des Jansénistes, grâce à laquelle elle s'est emparée de l'opinion publique, qui sans cela n'eût sans doute pas été abusée par son faux libéralisme.

 

La calomnie joua son rôle. On réédita de prétendus statuts secrets, Monita Privata Societatis Jesu, imprimés à Cracovie en 1614. Ce document republié sous le titre Monita Secreta, voulait prouver les visées temporelles (pouvoir, domination) de la Compagnie de Jésus. Il s'agissait d'un faux dont l'auteur était un ex-jésuite polonais, Jérôme Zahorowski. [16]

 

Au XVIIIe siècle toute la magistrature était devenue janséniste. C'est cette secte religieuse, alliée de la franc-maçonnerie qui empêchera toute saine réforme de l'Etat royal et obstruera la volonté du roi d'établir l'égalité devant l'impôt et sera à l'origine de la Révolution dite française.

 

Lire : La guerre des juges contre l'Eglise et la monarchie au XVIIIe siècle (Marion Sigaut)

 

La politique de la Compagnie au-delà des mers fit éclater la crise. Les jésuites ayant toujours défendu les droits et valeurs des civilisations indigènes sur les territoires de leurs missions, leur attitude, combattue par les protestants et les jansénistes, provoqua la haine des colons, commerçants ou négriers des possessions d'Asie, d'Afrique et d'Amérique, et n'avait pas été complètement comprise par Rome.

 

Restauration de la Compagnie et nouveaux ennuis

 

Après les guerres napoléoniennes, le climat politique changea. Les monarques qui avaient expulsé les Jésuites n'étaient plus au pouvoir. Le pape Pie VII procèda à la restauration universelle de la Compagnie en promulguant le décret Sollicitudo omnium ecclesiarum (en français: la sollicitude pour toutes les Églises) du 7 août 1814.

 

Pie VII avait d'abord discrètement approuvé son existence en Russie (bref Catholicae fidei du 7 mars 1801) et dans le royaume de Naples en 1804.

 

Le 7 août 1814, le pape Pie VII célébra une messe solennelle dans l'église du Gesù à Rome où se trouve le tombeau de saint Ignace, le fondateur de la Compagnie de Jésus. Ensuite, il fit lire la bulle qui autorisait à nouveau l'existence de l'Ordre dans le monde entier. En même temps, il nomma le supérieur des jésuites de Russie, Tadeusz Brzozowski, "Supérieur général de la Compagnie de Jésus". La Bulle fut promulguée le lendemain, le 8 août.

 

En 1828 néanmoins, Charles X expulsa les jésuites. De 1835 à 1845, la Compagnie se développa jusqu'à ce que Louis-Philippe et la Deuxième république leur imposent de nouvelles épreuves. Le Second empire et les tout débuts de la Troisième république seront une période plus heureuse.

 

En 1880, lorsque Jules Ferry ordonna le 29 mars la "dissolution et l'évacuation" des collèges que la Compagnie de Jésus "occupe sur la surface du territoire de la République", ceux-ci étaient au nombre de 29.. Ils enseignaient près de 11 000 élèves et réunissaient 815 professeurs.

 

Le conservatisme des jésuites était l'objet des quolibets des polémistes et des attaques d'un Edgar Quinet ou d'un Jules Michelet qui dénonçaient le "jésuitisme" et s'en prenaient aux visées "secrètes" de la Compagnie.

 

Précisons simplement que les Constitutions de l'Ordre, dont le document définitif n'a été promulgué qu'en 1594, ont subi de nombreuses modifications car la souplesse est une marque de la Compagnie qui a toujours su rester maîtresse de sa règle fondamentale, notamment par des décrets qui vinrent périodiquement en corriger les archaïsmes. Les Constitutions ne devaient pas être considéres comme une loi figée. Chaque congrégation avait le pouvoir de modifier les Constitutions, de les compléter et même de les abroger... Cette charte est donc loin d'avoir le caractère sacré d'autres documents du même genre, par exemple les Constitutions d'Anderson, qui fondent les loges maçonniques.

 

Bien des adversaires de bonne foi ignorent encore, par exemple, que "les Constitutions n'obligent pas sous peine de péché." Autrement dit, leur violation par un jésuite n'est pas en soi une faute aux yeux de Dieu. Cette disposition relativise considérablement les règles de l'Ordre, y compris, évidemment, celles qui impliqueraient les visées "secrètes" de la Compagnie.

 

Aujourd'hui: les attaques et les calomnies contre les Jésuites persistent

 

La Compagnie de Jésus est accusée d'être à l'origine du Nouvel ordre mondial.., au prétexte qu'un ex-jésuite fonda l'ordre maçonnique des Illuminati.

 

Or, Adam Weishaupt, le fondateur des Illuminati, était né dans une famille juive le 6 février de 1748 à Ingolstadt. Converti, il devint jésuite. Il tomba dans la pratique de la sorcellerie et se sépara de l'Eglise. Professeur de droit à l'Université d'Ingolstadt en Allemagne, il fut accepté dans la franc-maçonnerie en 1778; mais il avait créé deux ans plus tôt l'ordre occulte des Illuminati, les Illuminés, ceux qui ont la lumière, ceux qui savent (Illuminisme) en copiant certains statuts des Jésuites. Il croyait être appelé à "régénérer" l'humanité.

 

L'Abbé Barruel, prêtre jésuite, dans ses Mémoires pour servir à l'histoire du jacobinisme (1798), indique que "dans les jours où ce conspirateur conçut ses projets (+) il ne connaissait point encore l'objet de la Franc-Maçonnerie: il savait seulement que les Francs-Maçons tenaient des assemblées secrètes: il les voyait unis par un lien mystérieux, se connaissant pour frères à certains signes, à certaines paroles, de quelque nation & de quelque religion qu'ils fussent..." (Augustin Barruel, Mémoires pour servir à l'histoire du jacobinisme, 1798, t. III, p. 13)

 

En 1785, après la découvertes des papiers de la secte illuminée par la police bavaroise, Adam Weishaupt fut destitué de sa chaire professorale, "proscrit de sa patrie comme traître à son Souverain & traître à l'Univers" (Augustin Barruel, Mémoires pour servir à l'histoire du jacobinisme, 1798, t. III, p. 2), il s'exila lui-même; se réfugia d'abord à Regensburg, puis dans l'état du prince Ernest-Louis, duc de Saxe-Gotha, "nourri de pensions sur le Trésor public, décoré du titre de conseiller honoraire."

 

Weishaupt recruta à Weimar, le duc Charles-Auguste (Eschylus), Goethe (Abaris), Herder (Damasus pontifex), Shardt (Appollonis), von Fritsh (Werner), le duc Ernest II de Saxe-Cobourg-Gotha, le baron de Dalberg, le duc Ferdinand de Brunswick, le comte (futur prince) de Metternich.

 

De nos jours, les attaques et des diffamations faites par la franc-maçonnerie contre les jésuites continuent par tous les moyens (média, musiques).

SOURCES

 

[1] Vie des Saints pour tous les jours de l'année avec une pratique de piété pour chaque jour et des instructions sur les fêtes mobiles, Alfred Mame et Fils éditeurs, Tours 1867, p. 212;

[2] www.levangileauquotidien.org/main.php?language=FR&module=saintfeast&localdate=20090731&id=5666&fd=0

[3] fr.wikipedia.org/wiki/Ignace_de_Loyola

[4] www.christ-roi.net/index.php/Exercices_spirituels

[5] sanctoral.com/fr/saints/saint_ignace_de_loyola.html

[6] Pachtler, Ratio studiorum (Mon. Germ. paed., Berlin 1887-1897, t. III, p. 470-474 cité in Jean DUMONT, L'Eglise au risque de l'Histoire, Préface de Pierre Chaunu de l'Institut, Editions de Paris, Ulis 2002, p. 325-326)

[7] Daniel-Rops, Histoire de l'Eglise du Christ, tome VI, La Réforme catholique, Librairie Arthème Fayard, Éditions Bernard Grasset, Paris 1965, p. 45

[8] Histoire du Peuple français, De la Régence aux trois Révolutions, Pierre LAFUE, Nouvelle Librairie de France, tome 3, Paris 1960, p. 36, 37

[9] Histoire du Peuple français, De la Régence aux trois Révolutions, Pierre LAFUE, ibid., p. 37

[10] Sur l'appartenance maçonnique de Choiseul : Grande Loge Suisse Alpina http://www.freimaurerei.ch/f/alpina/artikel/artikel-2006-4-01.php

[11] Choiseul avait "en réalité, par calcul personnel,[...] laissé la crise morale et institutionnelle se développer jusqu'à mettre le royaume en péril" : Pierre PLUCHON, Histoire de la colonisation française, tome 1er, Le Premier empire colonial, Des origines à la Restauration, Fayard, Saint-Amand-Montrond 1996, p. 294.

[12] Pierre GAXOTTE de l'Académie française, Le siècle de Louis XV, Texto, Paris 2015, p . 295.

[13] Choiseul "de coeur avec les Parlements et presque leur complice" in P. GAXOTTE, ibid., p. 343.

[14] François RIBADEAU THOMAS, Grandeur et misère des Jésuites, Dervy, 1994, p. 262

[15] Histoire du Peuple français, De la Régence aux trois RévolutionsPierre LAFUE, ibid., p. 37

[16] Alain GUICHARD, Les Jésuites, Club français du livre, Editions Grasset et Fesquelle, Ligugé 1974, p. 70

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30 juillet 2021 5 30 /07 /juillet /2021 16:16
Source : https://www.lemonde.fr/planete/article/2021/07/30/covid-19-de-nouvelles-donnees-suggerent-que-les-personnes-vaccinees-peuvent-transmettre-le-virus_6090012_3244.html

Source : https://www.lemonde.fr/planete/article/2021/07/30/covid-19-de-nouvelles-donnees-suggerent-que-les-personnes-vaccinees-peuvent-transmettre-le-virus_6090012_3244.html

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30 juillet 2021 5 30 /07 /juillet /2021 13:20

On a vu que dans la navette avec l'Assemblée nationale le Sénat a obtenu le retrait du licenciement dans le projet de loi sanitaire qui doit encore passer devant le Conseil constitutionnel le 5 août. Le projet ne contient plus qu'une possible suspension du contrat de travail, mais le ministre du travail Élisabeth Borne s'est montrée claire : "Il ne faut pas laisser croire aux salariés qu'il ne peut pas y avoir de licenciements. «Le droit commun du Code du travail s'appliquerait", le cas échéant. Si le projet de loi n'évoque pas le licenciement, cette solution n'est pas exclue. "Des salariés sans passe sanitaire pourront tout de même être licenciés, prévient Élisabeth Borne". (Le Figaro dans un article du 27 juillet.)

Voici que le lendemain, un article discret publié sur le site du ministère du travail, de l'emploi et de la solidarité le 25 juillet et mis à jour le 28 juillet répond à la question "Le salarié peut-il refuser d’être vacciné ?" Réponse : "Oui".

Question : Si l’Etat lui même dit qu’on ne peut pas être licencié, quelle cohérence, pourquoi toute cette agitation médiatique autour de la vaccination si ce n'est obtenir par la menace et le chantage que les gens aillent se faire vacciner ?

Source : https://twitter.com/Lilytiger777/status/1420852021394034693/photo/1

Source : https://twitter.com/Lilytiger777/status/1420852021394034693/photo/1

Le salarié peut-il refuser d’être vacciné ?

 

Oui. Le salarié peut toujours refuser et ce refus ne doit emporter aucune conséquence. Le caractère obligatoire ou simplement recommandé d’une vaccination professionnelle est défini par le ministère de la santé après avis de la Haute autorité de santé, conformément à l’article L. 3111-4 du code de la santé publique. S’agissant de la Covid-19, le caractère obligatoire n’a pas été retenu. Dès lors, le médecin ou l’infirmier du travail doit, comme le médecin traitant, obtenir le consentement éclairé du salarié avant de pratiquer l’acte vaccinal notamment par le biais d’un entretien avec celui-ci, avant la première injection (articles R. 4127-35 et 36 du code de la santé publique).

L’employeur ne peut donc exiger d’un salarié qu’il soit couvert par une vaccination recommandée. L’employeur ne peut être destinataire d’aucune information sur le statut vaccinal du salarié, ni sur son acceptation ou son refus de la vaccination.

Aucune conséquence ne peut être tirée par l’employeur du seul refus du vaccin par le salarié. À fortiori, aucune sanction ne peut être appliquée. L’employeur ne peut davantage écarter le salarié de son poste, motif pris de ce seul refus, y compris en maintenant son salaire. Aucune décision d’inaptitude ne peut être ainsi tirée du seul refus du salarié de se faire vacciner.

Source : https://travail-emploi.gouv.fr/le-ministere-en-action/coronavirus-covid-19/questions-reponses-par-theme/article/vaccination-par-les-services-de-sante-au-travail#q6

Source : https://travail-emploi.gouv.fr/le-ministere-en-action/coronavirus-covid-19/questions-reponses-par-theme/article/vaccination-par-les-services-de-sante-au-travail#q6

__________________

Add.  16h05. 

Alors donc que la Suède continue de DÉMONTRER qu’on peut se passer absolument sans danger des mesures ravageuses imposées depuis 18 mois par ces technocrates enragés, voilà-t’il pas qu’une pléthore de politiciens se piquent de se faire les porte-drapeaux de nouveaux diktats de plus en plus délirants.

 

[...]

 

Recours introduit par Me di Vizio le 3 juin 2021 auprès de la Cour de Justice de l’Union européenne pour non-respect du droit communautaire au sujet des Autorisations conditionnelles de mise sur le marché pour les injections géniques (improprement appelées « vaccins ») : pour accéder au fichier pdf, cliquer ici.

 

Je reproduis ici le message adressé par Me Virginie de Araujo-Recchia suite aux décisions liberticides de ce qui fut un temps l’Assemblée nationale et semble ne plus être qu’un déserté lupanar entérinant au petit matin les décisions glauques et putrides refusées dans un ultime sursaut de lucidité le soir.

 

Mesdames, Messieurs,

 

Je suis désolée de ne pas pouvoir répondre à l’ensemble des demandes, que je reçois actuellement.

 

Je vous prie de bien vouloir trouver ci-dessous, un ensemble d’éléments juridiques non exhaustifs susceptibles de vous aider à résoudre les problématiques rencontrées personnellement ou professionnellement concernant le pass sanitaire ou l’injection qui ne pourra être rendue obligatoire que lorsque le projet de loi en cours de discussion sera définitivement voté par le Parlement, qu’il aura éventuellement été soumis au Conseil constitutionnel et qu’il aura été publié au J.O.R.F.

 

Ces éléments peuvent être transmis aux avocats qui défendront vos droits, si nécessaire et en toute humilité bien entendu.

 

DROIT DU TRAVAIL:

– Les salariés ou agents publics du domaine de la santé:

 

Leur conseiller de garder toutes les preuves du harcèlement exercé par leur hiérarchie dans le but de les forcer à se faire injecter.

 

Leur conseiller de ne pas démissionner.

 

Leur conseiller éventuellement de transmettre le mémo ci-joint à leur hiérarchie.

 

Points 34 et 35 de l’avis du Conseil d’Etat en date du 19 juillet 2021 (à mettre en rapport avec le texte de loi une fois adopté):

 

Ma compréhension en attendant le texte définitif:

 

En l’absence de saisine préalable des instances consultatives des agents publics par le gouvernement, le régime spécifique d’interdiction d’exercer et de suspension de la rémunération, du fait de la violation de l’obligation vaccinale, ne peut être retenu pour les agents publics.

 

Ce régime ne peut être retenu uniquement pour les salariés, cela serait contraire au principe constitutionnel d’égalité.

 

Par conséquent, ni les agents publics ni les salariés ne peuvent, en l’état du texte, être soumis à ce régime d’interdiction d’exercer et de suspension de la rémunération.

 

La violation de l’obligation vaccinale peut être sanctionnée dans le cadre des procédures disciplinaires de droit commun.

 

Le gouvernement doit compléter le texte afin de tenir compte de ces observations.

 

DROIT CIVIL ET DROIT PÉNAL:

Les motifs juridiques qui pourraient être avancés sont d’ordres civil et pénal:

 

– Harcèlement d’une personne en vue de l’inciter à commettre un acte de nature à mettre sa vie en danger,

 

– Extorsion de consentement de nature à mettre en danger la vie d’autrui,

 

– Abus de pouvoir et abus de faiblesse étant donné que la campagne de manipulation et d’atteinte à l’intégrité psychologique/psychique/mentale a été massive et qu’il suffit désormais de menacer de licenciement ou autre pour que la personne en position de faiblesse s’exécute et subisse l’injection.

 

– Complicité de tentative d’empoisonnement

 

– Les personnes qui mettent en oeuvre les inoculations forcées verront leur responsabilité civile ou pénale recherchée également.

 

Source et suite

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30 juillet 2021 5 30 /07 /juillet /2021 12:52
Arrêtez le massacre, vous êtes fous ! Message du Dr Alain Bellaïche

Message du Dr Alain Bellaïche :

 

"Il (le variant delta) est plus contagieux, mais moins dangereux sur le plan de la létalité. 

 

"C'est une improvisation totale de vacciner avec un vaccin qui a eu des effets géniques, contrairement à ce qu'on nous raconte, parce que lorsque vous donnez une instruction génétique, on ne peut pas exclure des effets à plus long terme, bien sûr génétiques.

 

"Et vacciner des enfants, des femmes enceintes au nom de l'urgence nationale bien qu'il ne s'agisse ni de la peste bubonique ni du tétanos ni même de la tuberculose, me paraît extrêmement suspect. Et je ne vois pas pourquoi les gouvernants se sont exonérés eux-mêmes du passe sanitaire au nom de je ne sais quel principe constitutionnel, alors qu'ils se sont assis sur tous les autres principes non seulement constitutionnels, mais les simples droits humains.

 

"Donc vacciner avec un ARN messager des enfants, et des femmes enceintes, c'est prendre d'énormes risques vis-à-vis des générations futures. C'est une folie. Quand on est responsable on n'agit pas comme cela.

 

"Et je ne veux pas revenir sur la polémique des masques mais vous n'avez pas fait preuve toujours d'un très grand respect pour la population et encore moins pour les soignants. Et maintenant vous voulez protéger les soignants, les personnes âgées, etc. Je ne veux pas faire de polémique mais c'est lamentable. On n'a jamais vu un gouvernement aussi inique puisque vous vous passez vous-mêmes du passe sanitaire."

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30 juillet 2021 5 30 /07 /juillet /2021 12:22

Le site Coro Infos Twitter publie une video dans laquelle Laurent Muchielli du Conseil scientifique indépendant, évoque le 29 juillet "la réalité" des décès vaccinaux dans le monde et l'omerta criminelle sur les effets secondaires graves des mixtures.

Laurent Muchielli parle de "mortalité vaccinale" Covid-19 et d'une omerta "criminelle"

"La réalité que nous avons aujourd'hui sous les yeux montre que ces vaccins ont davantage d'effets secondaires graves qu'aucun autre vaccin avant eux.

"Au Pays-Bas, nous arrivons à un taux de 2,3 morts pour 100 000 vaccinés (16,5 millions de vaccinés 448 morts).

"En France et aux Etats-Unis, on monte à 3,7 morts pour 100 000 vaccinés. En Grande-Bretagne, ce taux avoisine les 4,5 morts pour 100 000 vaccinés, en raison à l'évidence de la prépondérance du vaccin AstraZeneca. Cette mortalité vaccinale - c'est comme cela qu'il faut l'appeler et c'est de cela qu'il faut désormais parler, la mortalité vaccinale - est inédite. Elle est particulièrement grave et sa dissimulation l'est plus encore.

"Je veux ce soir être très clair, c'est pour cela que je suis venu, c'est pour dire ce que je suis en train de dire, et transmettre ce message : dissimuler d'une façon ou d'une autre un tel danger, aujourd'hui, vis-à-vis de la population française, comme les populations des autres pays occidentaux, est tout simplement criminelle." (Fin de citation)

Add. 04/09/2021. La balance risques bénéfices est totalement occultée : ".. la nouvelle mortalité vaccinale qui est spécifique aux vaccins anti-covid... je parle des vaccins génétiques ARN/ADN fondamentalement le Pfizer moderna astra zenecca"

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30 juillet 2021 5 30 /07 /juillet /2021 09:27

La ségrégation est en place : 

Un confinement réservé aux non-vaccinés à la rentrée

"La question (du reconfinement) à la rentrée devrait se poser, mais pas pour tout le monde".

 

"À la rentrée la question du confinement ne devrait concerner que les personnes qui ne sont pas vaccinées dans les territoires avec des taux d’incidence extrêmement élevés" selon la porte parole BFMTV du gouvernement.

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29 juillet 2021 4 29 /07 /juillet /2021 19:49
Source : https://www.legifrance.gouv.fr/codes/section_lc/LEGITEXT000006070719/LEGISCTA000006165298/?anchor=LEGIARTI000033461473#LEGIARTI000033461473

Source : https://www.legifrance.gouv.fr/codes/section_lc/LEGITEXT000006070719/LEGISCTA000006165298/?anchor=LEGIARTI000033461473#LEGIARTI000033461473

Article 225-1 Version en vigueur depuis le 20 novembre 2016

Modifié par LOI n°2016-1547 du 18 novembre 2016 - art. 86

Constitue une discrimination toute distinction opérée entre les personnes physiques sur le fondement de leur origine, de leur sexe, de leur situation de famille, de leur grossesse, de leur apparence physique, de la particulière vulnérabilité résultant de leur situation économique, apparente ou connue de son auteur, de leur patronyme, de leur lieu de résidence, de leur état de santé, de leur perte d'autonomie, de leur handicap, de leurs caractéristiques génétiques, de leurs mœurs, de leur orientation sexuelle, de leur identité de genre, de leur âge, de leurs opinions politiques, de leurs activités syndicales, de leur capacité à s'exprimer dans une langue autre que le français, de leur appartenance ou de leur non-appartenance, vraie ou supposée, à une ethnie, une Nation, une prétendue race ou une religion déterminée.

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29 juillet 2021 4 29 /07 /juillet /2021 18:24
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29 juillet 2021 4 29 /07 /juillet /2021 18:00

Nous avons vu comment le ministre de l'éducation nationale sur France Info hier matin entendait évincer les collégiens et lycéens de l'école : Un adolescent non vacciné "ne pourra pas aller au cinéma ou à la piscine" dans le cadre de sorties scolaires, a déclaré Jean-Michel Blanquer.

 

Le porte parole du gouvernement Gabriel Attal explique aujourd'hui comment mentir dans la macronie tout en se contredisant :

 

"Il n'y aura pas d'école à deux vitesses", répond Gabriel Attal

 

[...] "C'est faux, Marine Le Pen relaie une information qui est fausse puisqu'elle dit qu'il y aurait une exclusion des élèves non-vaccinés des sorties scolaires, ce n'est absolument pas prévu. Ce qui est prévu, c'est tout simplement d'étendre à l'école les mêmes règles qu'il y a pour le reste de la population. (...) Ça veut dire qu'il n'y a pas de pass sanitaire à l'école, par contre quand vous êtes un élève, vous allez en sortie scolaire, dans une piscine, dans un musée, qui sont des établissements recevant du public qui à partir de la fin du mois de septembre demanderont le pass sanitaire aux mineurs qui s'y rendront", a détaillé le porte-parole du gouvernement."

Source : https://www.bfmtv.com/sante/en-direct-covid-19-la-martinique-se-reconfine-la-guadeloupe-reinstaure-un-couvre-feu_LN-202107290014.html

Source : https://www.bfmtv.com/sante/en-direct-covid-19-la-martinique-se-reconfine-la-guadeloupe-reinstaure-un-couvre-feu_LN-202107290014.html

Source : https://twitter.com/DarkJack999/status/1420745809667137549?s=20

Source : https://twitter.com/DarkJack999/status/1420745809667137549?s=20

Source: https://www.ledauphine.com/sante/2021/07/28/covid-19-un-francais-sur-deux-completement-vaccine-le-gouvernement-ne-relache-pas-la-pression

Source: https://www.ledauphine.com/sante/2021/07/28/covid-19-un-francais-sur-deux-completement-vaccine-le-gouvernement-ne-relache-pas-la-pression

 
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29 juillet 2021 4 29 /07 /juillet /2021 13:38

Nous en proposions l'idée pour l'organisation des présidentielles 2017, également en 2015, et 2014, le Portugal en approuve une proposition de loi :

Source : https://observador.pt/2021/07/14/aprovada-proposta-para-que-politicos-declarem-pertenca-a-associacoes-como-a-maconaria-e-a-opus-dei/

Source : https://observador.pt/2021/07/14/aprovada-proposta-para-que-politicos-declarem-pertenca-a-associacoes-como-a-maconaria-e-a-opus-dei/

La Commission de la transparence et du statut des députés a approuvé l'initiative qui oblige les titulaires politiques à déclarer leur appartenance à des associations telles que la franc-maçonnerie et l'Opus Dei. Seul le PS a voté contre. 

 

La commission de la transparence et du statut des députés a approuvé ce mercredi une initiative du PSD qui établit que les titulaires de postes politiques et de hautes fonctions publiques doivent déclarer appartenir à des associations, tant que cela n'implique pas de révéler des "données protégées par la constitution".

 

Le texte de remplacement, présenté par le PSD, amendant un projet de loi PAN qui était en discussion en commission, prévoit que les titulaires de mandats politiques et de hautes fonctions publiques doivent déclarer leur "affiliation, participation ou exercice de toutes fonctions dans toutes entités d'un groupement associatif", exercés au cours des trois dernières années ou à exercer cumulativement avec le mandat.

 

Mais "à condition que cette mention ne soit pas susceptible de révéler des données protégées par la Constitution, telles que celles relatives à la santé, à l'orientation sexuelle, à l'appartenance syndicale ou aux convictions religieuses ou politiques, auquel cas une telle mention n'est que facultative".

 

Cette proposition a été approuvée avec les votes favorables du PSD, BE, PCP, CDS-PP et PAN et les votes défavorables du PS.

 

L'initiative du PSD vise également à modifier l'article du régime d'exercice des fonctions des titulaires de mandats politiques et de hautes fonctions publiques en matière d'accès et de publicité, établissant que la consultation de ces éléments ne peut avoir lieu que sur demande motivée, comme c'est le cas des informations sur les revenus et le patrimoine.

 

Lors de la réunion de mercredi, les députés de la Commission de la transparence et du statut des députés ont rejeté une proposition de modification du PCP afin que l'accès aux informations sur l'appartenance à des associations soit "réservé aux situations dans lesquelles ces informations sont pertinentes aux fins de détermination d'infractions pénales, responsabilité civile ou disciplinaire ou pour l'application des règles prévues par le statut des députés et par le régime d'exercice des fonctions par les titulaires de charges politiques et de hautes fonctions publiques". Cette initiative a eu un vote en faveur du PCP, une abstention du PAN et un vote contre les autres.

 

Cette discussion est née à la suite d'un projet de loi PAN (entré en décembre 2019) qui prévoyait que la déclaration, qui s'applique déjà aux revenus, avoirs, intérêts, incompatibilités et empêchements, inclue "un champ facultatif à remplir" pour indiquer l'appartenance à des organisations "discrètes" telles que la franc-maçonnerie et l'Opus Dei.

 

Le PAN a renoncé à son projet de loi au détriment de la proposition alternative approuvée aujourd'hui dans la spécialité, n'ayant été votée et approuvé que la règle transitoire du parti qui établit que ces changements "s'appliquent aux titulaires de postes politiques et de hautes fonctions publiques, et équivalent en vertu de aux termes de l'alinéa 5 de l'article 13 de la loi n° 52/2019" qui "commence, renouvelle ou met fin aux fonctions dès l'entrée en vigueur", qui intervient cinq jours après la publication du diplôme.

 

Avant le vote, le député social-démocrate André Coelho Lima a expliqué que la magistrature a remplacé son initiative suite aux contributions des entités entendues par la commission dans ce domaine et a souligné qu'il ne voulait pas que le projet soit "considéré comme une persécution".

 

A son tour, la députée Isabel Moreira (PS) a mis en garde contre des problèmes de constitutionnalité des propositions et a fait valoir que le président de la République "fera bien" en envoyant le diplôme à la Cour constitutionnelle.

 

Dans le débat, le leader parlementaire de BE, Pedro Filipe Soares, a estimé qu'"il y a un atout précieux à défendre, c'est la transparence". João Oliveira, chef du caucus communiste, a déclaré que la nouvelle proposition du PSD "finit par correspondre" à des préoccupations de constitutionnalité.

 

Pour le CDS-PP, le député João Almeida a noté qu'avec l'approbation de cette proposition, l'objectif du PAN de "mettre fin au secret de certaines organisations et au secret de la connexion de certaines personnes à certaines organisations n'existe tout simplement pas".

 

Le texte approuvé ce mercredi en spécialité, devra encore être voté en plénière.

 

____________

La franc-maçonnerie portugaise a déjà déclaré son rejet de cette loi parle le biais de son Grand Maître de la Grande Loge Légale du Portugal – Grande Loge Régulière du Portugal (GLLP/GLRP) qui considère qu'"ils ont perdu leur bon sens et leur respect des droits et libertés individuels des députés." (Source)

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29 juillet 2021 4 29 /07 /juillet /2021 12:49

Nous l'écrivions hier : "L'église covidienne met en place l'école à deux vitesses, ainsi que l'injection expérimentale obligatoire déguisée des collégiens et lycéens sous peine d'éviction". Or, aujourd'hui, la fédération des parents d'élèves reprend les mêmes termes et dénonce, elle aussi, une "éviction" des enfants non vaccinés, ainsi qu'"une école à deux vitesses" :

Source : https://www.cnews.fr/france/2021-07-29/la-federation-des-parents-deleves-denonce-une-eviction-des-enfants-non-vaccines

Source : https://www.cnews.fr/france/2021-07-29/la-federation-des-parents-deleves-denonce-une-eviction-des-enfants-non-vaccines

https://twitter.com/CNEWS/status/1420690398268231682?s=20

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29 juillet 2021 4 29 /07 /juillet /2021 12:40

Deux poids deux mesures, liberté d'expression pour caricaturer Jésus ou Mahomet, mais interdiction de caricaturer le président Macronescu.

Source : https://twitter.com/JBollee/status/1420659323097735175?s=20

Source : https://twitter.com/JBollee/status/1420659323097735175?s=20

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29 juillet 2021 4 29 /07 /juillet /2021 12:32
Source : https://twitter.com/EChabriere/status/1420306498408919041?s=20

Source : https://twitter.com/EChabriere/status/1420306498408919041?s=20

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29 juillet 2021 4 29 /07 /juillet /2021 12:19
Contre le délire du pass "sanitaire", rendons privés les lieux jadis publics, pour les ouvrir à tous sans ségrégation! Un exemple

Une idée trouvée ici.

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29 juillet 2021 4 29 /07 /juillet /2021 08:39
Source: https://twitter.com/i24NEWS_FR/status/1420635478013919232?s=20

Source: https://twitter.com/i24NEWS_FR/status/1420635478013919232?s=20

Selon ce tweet de I24News, "c'est une étude qui a été réalisée par l'hôpital Sheba Tel HaShomer et publiée hier dans le New England Journal of Medecine. Elle affirme que certaines personnes vaccinées contre le Covid-19 développent moins d'anticorps que d'autres et qu'elles ont donc plus de risques d'être infectées par le virus.

 

Autre information importante, le niveau d'anticorps étant directement lié à la charge virale, ces personnes vaccinées qui développent moins d'anticorps, sont également plus susceptibles d'infecter les autres personnes."  

______________

Add. 10H05. Ce tweet de I24News venant d'être supprimé, vous pouvez encore voir la video dans cet article de I24news, tant que la page ne sera pas elle-même supprimée : https://www.i24news.tv/fr/actu/israel/1627538566-coronavirus-israel-sur-le-point-d-approuver-l-administration-d-une-troisieme-dose-de-vaccin-pour-les-plus-de-60-ans

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29 juillet 2021 4 29 /07 /juillet /2021 00:00
Sainte Marthe, dans Le Petit Livre des Saints, Éditions du Chêne, tome 2, 2011, p. 141.

Sainte Marthe, dans Le Petit Livre des Saints, Éditions du Chêne, tome 2, 2011, p. 141.

Sainte Marthe était soeur de Marie-Madeleine et de Lazare. C'est elle qui dirigeait la maison de Béthanie et s'en montrait digne par sa douceur et son amabilité envers les siens, par sa charité envers les pauvres et par l'hospitalité si dévouée qu'elle offrait au Sauveur et à Ses disciples. Un jour, Marthe était absorbée par les soins domestiques, tandis que Madeleine se tenait aux pieds de Jésus. Marthe se plaignit:

 

"Seigneur, dites donc à Marie de venir m'aider, ne voyez-Vous pas qu'elle me laisse toute la charge?

Marthe, Marthe, lui dit le Maître, vous vous agitez trop. Une seule chose est nécessaire; Marie a choisi la meilleure part, et elle ne lui sera point enlevée."


 

C'est Marthe qui fit prévenir Jésus de la maladie, puis de la mort de son frère Lazare: "Seigneur, Lui dit-elle, dès qu'elle L'aperçut, si Vous eussiez été ici, mon frère ne serait pas mort." Et Jésus lui donnant des paroles d'espérance: "Seigneur, ajouta-t-elle, je crois que Vous êtes le Christ, Fils du Dieu Vivant."

 

Après la mort de la Très Sainte Vierge, Marthe subit le sort de Lazare et de Madeleine: exposée par les Juifs endurcis sur une frêle barque, à la merci des flots irrités, elle est portée avec les siens vers les beaux rivages de la Provence. Là elle participe à l'apostolat de son frère Lazare, qui devint évêque de Marseille, et à la sainte vie de Madeleine. Après un passage à Avignon, elle va se fixer à Tarascon, en Provence, où la tradition lui attribue la mort de la Tarasque.

 

Marthe est devenue célèbre par l'enchaînement d'un dragon. Au moment où elle commençait à prêcher la foi sur les rives du Rhône, un monstre effroyable, connu sous le nom de Tarasque, jetait la terreur dans toute la contrée. Un jour que Marthe annonçait la parole divine dans la ville de Tarascon, la foule s'écria: "Si vous détruisez le dragon, nous embrasserons votre foi."

Si vous êtes disposés à croire, répondit Marthe, tout est possible à celui qui croit." Et seule, elle s'avance vers la caverne du monstre. Pour combattre cet ennemi, Marthe se munit du signe de la Croix ; le monstre baisse la tête et tremble. Elle s'avance, l'enlace avec sa ceinture et l'amène comme un trophée de victoire aux habitants, et bientôt la Tarasque tombe écrasée sous les coups vengeurs de tout le peuple. En triomphant de ce monstre, Marthe avait triomphé du dragon infernal.

 

Marthe s'établit dans la ville, devenue chrétienne, se fit la servante des pauvres, et fonda une communauté de vierges.

 

Elle affectionnait sa retraite où elle préparait son apostolat par une ascèse des plus rudes : elle était vêtue de toile grossière, pratiquait un jeûne continuel, couchait sur un amis de branches d'arbres et de sarments...; malgré son attrait pour la solitude, elle consacrait tout le temps nécessaire à la propagation de la doctrine du Christ, qui confortait son zèle en lui faisant multiplier les miracles. Ainsi elle guérissait les lépreux, les paralytiques, ressuscitait les morts; elle rendait l'usage de leurs organes aux aveugles, aux muets, aux sourds et à toutes sortes de malades. Voilà qui illustre fort bien la prophétie de l'Évangéliste : "Ceux qui croiront en lui chasseront en son nom les démons, parleront plusieurs langues, rendront aux malades la santé, détruiront les monstres." (Mc, 16, 17-18).

 

Voici la narration par Françoise Bouchard, d'un de ses plus grands miracles (in Marthe, L'hôtesse du Seigneur, Résiac, 2° éditon, Montsûrs, 2005). Un jour aux portes d'Avignon, elle haranguait une foule immense rassemblée sur le bord du Rhône. Sur l'autre rive, une jeune homme, gêné par le tumulte des flots ne parvenait pas à l'entendre; il se jeta donc à l'eau pour rejoindre l'auditoire à la nage. Emporté par le courant, il disparut dans un tourbillon d'écume. Ce fut aussitôt la consternation générale. Malgré l'intervention rapide de quelques pécheurs, il resta introuvable. Au grand désespoir de ses parents, on se résigna donc à abandonner les recherches à la tombée de la nuit. Le lendemain - trois jours plus tard affirment certains -, vers la neuvième heure, le fleuve rejeta son corps inerte sur le rivage. On accourut de toutes parts auprès de Marthe et on lui apporta le cadavre tuméfié, en la suppliant de le ramener à la vie. Celui qui avait fait sortir son frère du tombeau au bout de trois jours ne devait-il pas, en l'occurence, prouver qu'il était le seul vrai Dieu en le ressuscitant aussi ? Réalisant que la conversion de son auditoire était en jeu, elle se mit en prière; et, en s'avançant tout près du jeune homme, elle lui dit d'une voix ferme, en serrant sa main raide et glacée dans la sienne : "Au nom du Seigneur, Sauveur, Fils de Dieu, levez-vous et soyez témoin de la puissance et de la bonté du Dieu que j'annonce." L'enfant se leva, le visage aussi frais que s'il se réveillait d'un long sommeil. Un tel événement eut ses effets retentissants : tout d'abord, le baptême immédiat du jeune homme et de toute l'assistance, et ensuite le ralliement au christianisme de tous ceux qui en furent informés. Pour commémorer ce miracle, on érigea sur cet emplacement, une petite chapelle (c'est tout près de cette chapelle que S. Dominique eut à coeur de faire bâtir un couvent de son ordre) qui disparut, comme tant d'autres, sous les pics et les pioches des Révolutionnaires de 1789.

 

Après sa mort, Sainte Marthe fit encore de nombreux miracles; au V° siècle, elle obtint la guérison de Clovis venu la prier sur son tombeau à Tarascon en 500. À peine eut-il touché le tombeau de la bienheureuse qu'il fut délivré d'une maladie de reins dont il avait été jusqu'alors tourmenté. En reconnaissance, Clovis donna à Dieu par une charte scellée de son sceau la terre située autour de l'église de Sainte-Marthe, jusqu'à trois lieues de l'un et l'autre côté du Rhône.

 

Le tombeau de sainte Marthe, qui contient encore ses reliques, est un sarcophage, en marbre blanc, ayant des sujets sculptés sur l'une de ses faces, comme on en voit beaucoup dans les catacombes. Il représente Moïse faisant jaillir l'eau du rocher pour désaltérer le peuple hébreu dans le désert; Notre-Seigneur multipliant les pains et les poissons pour nourrir une grande foule dans le désert; Suzanne entre les deux vieillards figurant l'Église persécutée par les Juifs et par les païens; Notre-Seigneur changeant l'eau en vin aux noces de Cana; puis prédisant le reniement de S. Pierre, en enfin ressuscitant Lazare.

 

Dans ses Biographies évangéliques publiées en 1881, Mgr Jean-Joseph Gaume indique :

 

"depuis deux siècles le tombeau de la sainte n'est plus visible aux pélerins; ... on en a fait mouler les bas-reliefs, il y a une trentaine d'années (soit vers 1850, sans doute au moment de la Seconde république. Ndlr.) et on les a reproduits en fonte dans l'église supérieure.

... En 1793, les impies qui avaient mutilé le portail de l'église, brisé les statues des saints et les pierres sépulcrales, voulurent aussi détruire le tombeau de sainte Marthe et profaner ses reliques. Trois fois ils descendirent dans la crypte, et trois fois la puissance divine les arrêta. C'est alors qu'un ancien magistrat fit murer l'entrée de la crypte, qui fut rouverte quelques années après, et où Notre-Seigneur glorifie encore sa sainte hôtesse par des guérisons miraculeuses.

L'église de Sainte-Marthe perdit à la Révolution une croix de cuivre à deux branches superposées, celle d'en haut plus étroite que celle d'en bas, dont on croit que sainte Marthe se servit quand elle prit la Tarasque. C'est ainsi qu'elle est mentionnée dans un inventaire de 1487. Elle était représentée dans les sculptures du portail qui date du douzième siècle. Cette croix servit de modèle à celle que portaient les chevaliers, les religieux et les religieuses de l'Ordre du Saint-Esprit."

(Mgr Gaume, Biographies évangéliques, 1881-1893, tome I, Nouvelle édition ESR, 2007, p. 317-318.)

Église Sainte-Marthe de Tarascon

 

Ci-dessous, image de la Croix de l'Ordre du Saint-Esprit, "croix de cuivre à deux branches superposées, celle d'en haut plus étroite que celle d'en bas, dont on croit que sainte Marthe se servit quand elle prit la Tarasque" (Mgr Gaume) :

Croix de l'Ordre du Saint-Esprit. Supprimé en 1791 pendant la Révolution française, l’ordre du Saint-Esprit fut ensuite rétabli en 1814. Louis XVIII le conférera notamment à Alexandre Ier de Russie, à Francois Ier d'Autriche, à Frédéric-Guillaume III de Prusse et au duc de Wellington. Charles X restaura les cérémonies de l'ordre.  Comme l'ordre de Saint-Michel, l'ordre du Saint-Esprit n'est plus attribué par l'État à partir de la Révolution de juillet 1830.

Croix de l'Ordre du Saint-Esprit. Supprimé en 1791 pendant la Révolution française, l’ordre du Saint-Esprit fut ensuite rétabli en 1814. Louis XVIII le conférera notamment à Alexandre Ier de Russie, à Francois Ier d'Autriche, à Frédéric-Guillaume III de Prusse et au duc de Wellington. Charles X restaura les cérémonies de l'ordre. Comme l'ordre de Saint-Michel, l'ordre du Saint-Esprit n'est plus attribué par l'État à partir de la Révolution de juillet 1830.


Sources : (1); (2); (3) Françoise Bouchard, Marthe l'hôtesse du Seigneur, Résiac, 2° édition, Montsûrs, 2005, p. 45-46; (4) Mgr Gaume, Biographies évangéliques, 1881-1893, tome I, Nouvelle édition ESR, Cadillac 2007, p. 317-318 ; (5) Le Petit Livre des Saints, Éditions du Chêne, tome 2, 2011, p. 140.

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Publié par Ingomer - dans Saints du jour
28 juillet 2021 3 28 /07 /juillet /2021 13:25
Source : https://remnantnewspaper.com/web/index.php/articles/item/5499-global-chaos-vigano-on-man-s-war-against-god

Source : https://remnantnewspaper.com/web/index.php/articles/item/5499-global-chaos-vigano-on-man-s-war-against-god

[...]

 

1ère Partie



La tromperie de la liberté de l’information s’effondre, montrant la multitude désolante de serviteurs et de courtisans prêts à faire taire la vérité, à censurer la réalité, à subvertir les critères] du jugement objectif au nom de l’intérêt partisan, du désir de s’enrichir, l’ivresse d’une visibilité éphémère. Mais si le journaliste, le rédacteur en chef et l’essayiste n’ont plus un principe immuable qui les inspire et qui trouve dans le Dieu vivant et vrai le paramètre infaillible pour comprendre et interpréter ce qui est transitoire, la liberté devient licence, la soumission au pouvoir devient la règle et le mensonge devient la norme universelle.

 

Tout un monde de mensonges s’effondre, de tromperies, de malhonnêteté, d’horreurs et de laideurs, qui depuis plus de deux siècles nous ont imposé tout ce qui est anti-humain, anti-divin et anti-chrétien comme modèle. C’est le royaume de l’antéchrist où le transhumanisme interpelle le ciel et la nature, dans le cri éternel de l’ennemi, "Non serviam" (Je ne servirai pas). Mais ce que nous voyons aujourd’hui se dérouler sous nos yeux constitue l’essence d’un projet fou et infernal, ontologiquement voué à l’échec, et ce n’est pas seulement un déclin, comme cela s’est produit à maintes reprises au cours de l’histoire à de nombreux empires maintenant enterrés sous les cendres et les décombres du temps, c’est la fin d’une époque qui s’est rebellée contre le premier principe de l’univers, contre la nature des choses, contre le but ultime de l’homme. Un âge qui s'est rebellé contre Dieu, qui a présumé pouvoir le dominer et le renverser, qui a prétendu et exige encore aujourd'hui de pouvoir le blasphémer, l'éliminer, non seulement du présent et du futur, mais aussi du passé. Une époque façonnée par les serviteurs de l'ennemi de Dieu et de l'humanité issus des sectes maçonniques, des lobbies du pouvoir asservis au mal.

 

On pourrait penser qu'il s'agit d'une vision résolument apocalyptique du présent et de ce qui nous attend, une vision des derniers temps, dans laquelle les rares personnes qui resteront fidèles au bien seront bannies, persécutées et tuées, tout comme notre Seigneur a été persécuté et tué, ainsi que la foule innombrable des martyrs au début de l'ère chrétienne. Face à cette folie, les réponses des idéologies humaines ne suffisent pas, tout comme un regard dénué de transcendance ne suffit pas.

S’il existe une menace concrète au salut des individus et de l’humanité, la raison et la foi nous exhortent à découvrir leurs auteurs, à dénoncer leurs desseins, à empêcher leur exécution.

L’épithète de "apocalyptique" qui nous est adressée par ceux qui nous attribuent également l’étiquette de "négationniste" ou de "théoricien du complot", dénote une vision terrestre dans laquelle la rédemption représente une option parmi tant d’autres, avec le marxisme ou d’autres philosophies. Mais que dois-je prêcher en tant qu’évêque, sinon Jésus-Christ et Lui-même crucifié ?

 

Mais mes paroles en cette occasion ne veulent pas être des paroles de désespoir ni inspirer la peur de l'avenir qui semble se préparer pour nous. C'est vrai, ce monde rebelle, asservi au diable - en particulier à ceux qui le gouvernent avec le pouvoir et l'argent - nous fait la guerre et se prépare à une bataille féroce et impitoyable, tandis qu'il entend rassembler autour de lui le plus grand nombre possible d'alliés, même parmi ceux qui préfèrent ne pas combattre, par peur ou par intérêt. A chacun d'eux, il promet une récompense, il assure une récompense qui rembourse leur asservissement à la cause ou du moins l'abstention de combattre dans le camp adverse. Des promesses de succès, de richesse, de pouvoir qui ont toujours attiré et corrompu beaucoup de gens à travers l'histoire.

 

Il y a toujours 30 pièces d'argent prêtes pour le traître, et ce qui est plus significatif, c'est qu'alors que l'ennemi déclare ouvertement son hostilité, ceux qui devraient être nos alliés et même nos généraux persistent à l'ignorer, à la nier, à déposer les armes face à la menace qui se profile. Au nom d'un pacifisme insensé, ils sapent la vraie paix, qui est la tranquillité de l'ordre et non la reddition lâche et rebelle à ceux qui veulent nous détruire. C'est en cela, comme je l'ai dit plus haut, que consiste la véritable perversion de l'autorité.

Mais s'il est vrai qu'il y a indiscutablement cette menace qui pèse sur les bons, les honnêtes, les gens qui restent encore fidèles à Notre Seigneur, il est également vrai que cette menace, par sa nature même, est destinée à la défaite la plus flagrante et la plus dévastatrice parce qu'elle ne met pas en cause seulement les hommes, mais Dieu lui-même.

Permettez-moi de vous inviter à ne pas baisser les bras, à ne pas vous laisser séduire par ceux qui, animés par le désir de ne pas voir compromis leur rôle de prétendus médiateurs dans la perpétuation d'un système corrompu et corrupteur, s'obstinent à ne pas vouloir reconnaître la gravité de la situation actuelle et à délégitimer quiconque la dénonce comme un "théoricien du complot".

 

S'il existe une menace concrète pour le salut des personnes et de l'humanité, s'il y a un esprit derrière ce projet articulé et organisé, si l'action de ceux qui le mettent en pratique vise clairement à faire le mal, la raison et la foi nous poussent à en découvrir les auteurs, à en dénoncer les buts, à en empêcher l'exécution car, si face à cette menace nous restons inertes et si nous essayons de la nier, nous deviendrions complices et coopérateurs du mal et nous manquerions à notre devoir de vérité et de charité envers nos frères.
 

Mais s'il est vrai qu'il y a indiscutablement cette menace qui pèse sur les bons, les honnêtes, les gens qui restent encore fidèles à Notre Seigneur, il est également vrai que cette menace, par sa nature même, est destinée à la défaite la plus flagrante et la plus dévastatrice parce qu'elle ne met pas en cause seulement les hommes, mais Dieu lui-même, toute la cour céleste, les armées d'anges et de saints, et toute la création.

 

Dieu ne refusera pas de prendre le terrain à nos côtés en nous laissant seuls pour lutter contre un adversaire qui a osé défier nul autre que le Tout-Puissant, le Seigneur des armées aligné dans la bataille.

Oui, même la nature, l’œuvre merveilleuse de Dieu, se rebelle contre cette violence et entre la victoire finale du bien, qui est très certaine, et ce présent des ténèbres, nous nous tenons avec nos choix et permettrons à Dieu de compter ses bons serviteurs.

 

Ne pensons pas que dans ce conflit d'époque nous devons seulement nous organiser avec des moyens humains ; ne nous laissons pas convaincre que la puissance impressionnante de notre ennemi est une raison suffisante pour nous laisser vaincre et anéantir. Chers frères et sœurs, nous ne sommes pas seuls, précisément parce qu'il s'agit d'une guerre contre la majesté de Dieu, Il ne refusera pas d'entrer en campagne à nos côtés, nous laissant seuls pour lutter contre un adversaire qui a osé défier nul autre que le Tout-Puissant, le Seigneur des armées rangé en bataille, au nom duquel les fondements de l'univers tremblent.

 

Plaçons-nous plutôt à ses côtés, sous la glorieuse bannière de la croix, très sûrs d'une victoire inimaginable, d'une récompense qui fait pâlir toutes les richesses de la terre. Car le prix auquel nous avons droit est immortel et éternel, la gloire du ciel, la félicité éternelle, la vie sans fin et la présence de la Sainte Trinité. Une récompense qui, dans la réalisation du but pour lequel nous avons été créés - rendre gloire à Dieu - recompose le désordre du péché dans l'économie de la rédemption.

 

Les armes que nous devons aiguiser en ce temps pour être prêts à la bataille qui s'annonce sont la vie dans la grâce de Dieu, la fréquentation des sacrements, la fidélité à l'immuable "depositum fidei", la prière, surtout le Saint Rosaire, l'exercice constant des vertus, la pratique de la pénitence et du jeûne, les œuvres de charité corporelles et spirituelles, pour gagner à Dieu nos frères éloignés ou tièdes.

Nous devons comprendre que notre combat n'est pas contre des créatures faites de sang et de chair, mais contre les principautés et les pouvoirs, contre les dominateurs de ce monde de ténèbres, contre les esprits du mal qui vivent dans les régions célestes.

Écoutons l'admonition de l'apôtre : "Revêtez-vous de l'armure de Dieu afin de pouvoir résister au jour mauvais et rester debout après avoir passé toutes les épreuves. Tiens-toi ferme, ceins ta taille de vérité, revêts la cuirasse de la justice et ayant pour chaussures à tes pieds le zèle à répandre l'Évangile de paix. Tiens toujours dans ta main le bouclier de la foi, avec lequel tu peux éteindre tous les traits enflammés du malin. Prenez aussi le casque du salut et l'épée de l'Esprit, c'est-à-dire la parole de Dieu".

Ces paroles, que saint Paul adresse aux fidèles de la ville d'Ephèse, sont aussi et surtout valables pour nous en ce temps où nous devons comprendre que notre combat n'est pas contre des créatures faites de sang et de chair, mais contre les principautés et les pouvoirs, contre les dominateurs de ce monde de ténèbres, contre les esprits du mal qui vivent dans les régions célestes.

Cet événement de Venise a été voulu par ses organisateurs comme un moment de réflexion et un acte fondateur d'un mouvement de renaissance spirituelle et sociale. Un appel spirituel aux armes, pour ainsi dire, pour compter et apprendre à se connaître mais surtout pour témoigner courageusement de cette foi qui, seule, est une prémisse nécessaire et indispensable à la paix et à la prospérité de notre chère patrie.

Je l'ai dit, je le dis maintenant et je le répète : "Pax Christi in Regno Christi".

 

De même qu'en célébrant la victoire de Lépante sur les Turcs, le Sénat vénitien rendit des honneurs publics à la Vierge Reine des Victoires, à laquelle il reconnut le mérite de la défaite de l'ennemi de la chrétienté, de même aujourd'hui nous devons avoir le courage de redécouvrir dans l'Evangile du Christ et dans la fidélité à ses commandements l'élément fondateur de toute action, personnelle et collective, sociale et ecclésiale qui veut aspirer au succès et être bénie par Dieu.

Les ruines de la société anti-humaine et anti-christique qui a souillé les derniers siècles de l'histoire sont un avertissement sévère pour ceux qui se leurrent en construisant une maison sans la placer sous la protection du Seigneur :

 

"Nisi Dominus ædificaverit domum, in vanum laboraverunt qui ædificant eam. Nisi Dominus custodierit civitatem, frustra vigilat qui custodit eam" (Psaume 126, 1).

 

Cette maison, cette ville ne peut renaître et ressusciter que si ce Roi divin et cette Reine omnipotente y règnent par grâce, eux qui furent les vrais Souverains de la glorieuse République de Venise, devant laquelle le Doge et les Magistrats sont représentés à genoux, témoignage dévoué de l'ordre religieux et social chrétien.

Que cette conscience soit le moteur de toutes vos et de nos actions futures.

A vous tous, et à tous ceux qui sauront se rassembler sous les insignes du Christ et de la Vierge, je donne de tout cœur ma Bénédiction paternelle :

 

In nomine + Patris, et + Filii, et Spiritus + Sancti. Amen.

L'archevêque Carlo Maria Viganò

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28 juillet 2021 3 28 /07 /juillet /2021 09:27

L'église covidienne met en place l'école à deux vitesses, ainsi que l'injection expérimentale obligatoire déguisée des collégiens et lycéens sous peine d'éviction

Source: https://www.lemonde.fr/societe/article/2021/07/28/dans-les-colleges-et-lycees-les-eleves-non-vaccines-seront-evinces-s-il-y-a-un-cas-de-covid-19-dans-une-classe_6089766_3224.html

Source: https://www.lemonde.fr/societe/article/2021/07/28/dans-les-colleges-et-lycees-les-eleves-non-vaccines-seront-evinces-s-il-y-a-un-cas-de-covid-19-dans-une-classe_6089766_3224.html

Dans les collèges et lycées, les élèves non vaccinés seront évincés en cas de Covid-19 dans une classe

Le ministre de l’éducation nationale, Jean-Michel Blanquer, a annoncé mercredi un nouveau protocole sanitaire dans les établissements scolaires pour la rentrée. Dans le primaire, les classes seront fermées dès le premier cas.

 

Dans le primaire, « les classes seront fermées dès le premier cas de Covid », comme ce fut le cas au cours de l’année scolaire écoulée. 

Dans le secondaire, au collège et au lycée, « seuls les élèves non vaccinés seront évincés et devront suivre l’enseignement à distance », a détaillé M. Blanquer, les autres pouvant poursuivre en classe. « Le non-vacciné reste à la maison, le vacciné reste en cours », a-t-il ajouté.

« Ces mesures sont inspirées par l’objectif d’avoir au maximum les enfants à l’école. »

 

Pour tendre vers un taux de vaccination maximal dans le secondaire, « 6 000 à 7 000 centres de vaccination » seront déployés à partir de la rentrée « dans ou à côté » des établissements scolaires, a-t-il également annoncé.

Le chef de l’Etat, Emmanuel Macron, avait assuré le 12 juillet que des campagnes de vaccination pour collégiens, lycéens et étudiants seraient lancées « dans les établissements scolaires dès la rentrée », alors que la vaccination est ouverte à tous les enfants de 12 ans et plus depuis la mi-juin.

____________________

Un adolescent non vacciné "ne pourra pas aller au cinéma ou à la piscine" dans le cadre de sorties scolaires, a déclaré Jean-Michel Blanquer sur France Info ce 28-07-2021

 

Source: https://www.ledauphine.com/sante/2021/07/28/covid-19-un-francais-sur-deux-completement-vaccine-le-gouvernement-ne-relache-pas-la-pression

Source: https://www.ledauphine.com/sante/2021/07/28/covid-19-un-francais-sur-deux-completement-vaccine-le-gouvernement-ne-relache-pas-la-pression

Source: https://twitter.com/gillesplatret/status/1420425485792813078?s=20

Source: https://twitter.com/gillesplatret/status/1420425485792813078?s=20

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28 juillet 2021 3 28 /07 /juillet /2021 08:44

En avez-vous entendu parler dans les grands medias ?

Source: https://www.laminutedericardo.com/LMDR/exclusif-le-premier-camp-covid-en-france/

Source: https://www.laminutedericardo.com/LMDR/exclusif-le-premier-camp-covid-en-france/

Source: Exclusif: le premier camp covid en France ! 

Un reportage de Richard Boutry, ancien présentateur sur France Tv et TV5 Monde.

La Minute de Ricardo 

https://www.laminutedericardo.com/LMDR/exclusif-le-premier-camp-covid-en-france/

 

Dans ce reportage, un voisin du camp covid déclare : "C'est une zone de quarantaine. Cela a été réquisitionné par l'Etat pour faire une zone de quarantaine pour des gens qui reviennent de vacances. La zone n'est pas en libre accès à cause du covid, le site n'est pas ouvert au public. Ici, il n'y a que des positifs."

 

Un autre voisin affirme : "On le sait parce qu'on a vu le préfet et la Croix rouge. On nous a juste dit que c'était des gens qui avaient le Covid et qu'on a mis en quarantaine."

 

Des jeunes "cas positifs", des "cas contacts" aussi, sont isolés et leurs parents ne peuvent pas leur rendre visite.

Covid-19: Un camp Covid pour les cas positifs
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28 juillet 2021 3 28 /07 /juillet /2021 08:32
"Plus de cas de Covid19 depuis 6 mois, mais beaucoup de gens en médecine qui viennent après le vaccin pour des embolies pulmonaires, arrêts cardiaques". Témoignage d'une infirmière de l'hôpital Saint Claude (Jura)

Témoignage d'une infirmière de l'hôpital saint Claude dans le jura.

 

"Plus de cas de Covid19 depuis 6 mois, mais beaucoup de gens en médecine qui viennent après le vaccin pour des embolies pulmonaires, des arrêts cardiaques. On a plus de morts de gens vaccinés que de non vaccinés."

 

Source: Video Twitter 

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28 juillet 2021 3 28 /07 /juillet /2021 08:00

"Vous êtes des criminels et vous savez très bien ce que vous faites."

L'alerte d'un père en souffrance suite au décès de son fils de 22 ans quelques heures après la vaccination

Message d'un Père - Voilà le visage de Maxime Beltra mort à 22 ans sur l hôtel de la bien pensance que son visage fasse le tour du monde et qu'il soit l'étendard de la liberté de vivre, de pensée et de rébellion

facebook.com/100006710344341/videos/520084345978139/

 

Video du père du jeune homme décédé : GloriaTv

Maxime Beltra 22 ans décédé 9h après avoir reçu une injection de Pfizer : GloriaTv

Maxime Beltra 22 ans tué par le vaccin Pfeizer en quelques heures - Son père témoigne et veut que la France entière soit au courant. Odysee

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