"Cette confiance a été ébranlée dans l’Église ; pour beaucoup, elle a été détruite." Un canoniste chevronné examine le pontificat de François et Léon.
"Le pape François a transformé l’indissolubilité du mariage en une farce par le biais d’Amoris Laetitia. Elle ne s’applique désormais qu’en théorie. En pratique, avec quelques distinctions pastorales — sur quelle base que ce soit, par qui que ce soit — on peut vivre en adultère avec une conscience tranquille."
"De plus en plus de catholiques réalisent que la doctrine de l'Église ne sert plus de limite aux actions de la hiérarchie. C'est la maladie dont l'Église souffre véritablement". Mgr Grichting met en garde que les actions papales ont "détruit" la confiance en l'Église.
Cf. Per Mariam sur X
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La confiance dans l'Église a été "détruite" pour beaucoup ces dernières années.
Telle est l’évaluation de Monseigneur Martin Grichting, professeur estimé de droit canonique, vicaire général émérite du diocèse de Coire et ancien consultant de la Congrégation pour le Clergé.
Michael Haynes
5 juin 2026
L'Église souffre d'un manque de confiance généralisé et dévastateur, dû en grande partie au pontificat du pape François, dont le règne a été marqué par des ruptures avec l'enseignement catholique sur le mariage, la nature de l'Église et son rôle dans le salut.
Telle est l’évaluation de Monseigneur Martin Grichting, professeur estimé de droit canonique, vicaire général émérite du diocèse de Coire et ancien consulteur de la Congrégation pour le Clergé au Vatican.
"Cette confiance a été ébranlée au sein de l’Église ; pour beaucoup, elle a été anéantie", écrit-il. { L’analyse de Grichting a initialement paru dans InfoVaticana, mais la traduction anglaise officielle est publiée ici avec l’autorisation de Mgr Grichting. Le texte intégral se trouve ci-dessous .}
Grichting cite des moments clés tels que Amoris Laetitia, Fiducia Supplicans, la Déclaration d'Abu Dhabi et le Synode sur la synodalité comme ayant contribué à la crise à laquelle il fait référence :
Avec son encyclique "Amoris Laetitia", le pape François a transformé l'indissolubilité du mariage en une farce. Elle n'est plus valable qu'en théorie. En pratique, grâce à quelques "distinctions pastorales" – sur n'importe quel fondement, par n'importe qui – on peut vivre dans l'adultère en toute conscience.
La bénédiction non liturgique de quelques secondes accordée par le Vatican aux couples de même sexe et aux couples non mariés ("Fiducia supplicans") constitue un éloignement supplémentaire du mariage chrétien.
Il avertit également que ces problèmes "persistent sous le pape Léon XIV", notamment avec le Synode sur la synodalité et les travaux du Secrétariat général du Synode des évêques qui a récemment publié "un texte hérétique qui relativise l’enseignement de l’Église sur le mariage et la famille (Rapport final du Groupe d’étude 9 concernant les "questions complexes") ».
Le monseigneur souligne également les restrictions importantes imposées à la liturgie traditionnelle – mises en œuvre par le pape François en 2021. "Les laïcs sont humiliés de se voir interdire de célébrer cette forme d’Eucharistie dans les églises paroissiales. Ces fidèles sont contraints à la clandestinité ou à rejoindre la Fraternité Saint-Pie-X, dont l’existence même est alors déplorée."
Il souligne la contradiction apparente : le Saint-Siège ferme les yeux sur les agissements de plus en plus hétérodoxes de l'épiscopat allemand, tout en réprimant avec vigueur et promptitude la Fraternité Saint-Pie-X pour son attachement à la tradition. Les Allemands, écrit Grichting, agissent "sans entrave", bien qu'ils s'emploient depuis des années à "saper l'ordre sacramentel de l'Église avec leur 'chemin synodal' et à institutionnaliser la bénédiction des couples de même sexe". À l'inverse, la Fraternité Saint-Pie-X "est menacée d'excommunication en vertu de l'autorité absolue du pape".
Concernant la double réponse du Saint-Siège aux Allemands et à la FSSPX, Grichting commente que le Pape ignore Lumen Gentium n° 21 "concernant le sacrement de l’Ordre et exige l’acceptation de la Constitution sur la liturgie… Ces deux poids, deux mesures détruisent la confiance de nombreux fidèles."
Soulignant un exercice déformé de l'autorité papale, Grichting note que les consécrations épiscopales prévues par la FSSPX constituent "sans aucun doute une tentative problématique de limiter l'omnipotence papale lorsque sa limite ne semble plus être la doctrine de l'Église".
Afin de réparer les dégâts au sein de l'Église, Mgr Grichting a exhorté le Pape à "panser les plaies infligées à la doctrine de l'Église", mais a averti que cela ne se ferait pas par "des diktats, des menaces et des doubles standards".
"La Fraternité Saint-Pie X n’est pas la maladie, mais un symptôme", écrivait-il. "Ce symptôme peut être combattu par l’excommunication. La suprématie papale le permet sans aucun doute légalement. Mais la maladie n’en sera pas guérie. Elle continuera de s’envenimer, de diviser et d’affaiblir le Corps du Christ, l’Église."
Pour Grichting, le pape doit se montrer plus proactif, non seulement pour sanctionner la Fraternité Saint-Pie X, mais aussi pour remédier à la crise dévastatrice de doctrine et d'autorité qui sévit actuellement au sein de l'Église.
Suite en anglais :
Une crise de confiance dans l'Église
Seule la constance papale peut panser les plaies infligées à l'unité de l'Église. Un commentaire de Martin Grichting.
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