Mgr Schneider : "Vatican II a été un catalyseur pour faire ressortir dans l'Église tout ce qui était latent avant lui dans le mouvement moderniste".
/image%2F1400167%2F20260611%2Fob_5ea555_1000011675.jpg)
"Ils sont un nombre remarquable au cours des 60 dernières années. Ils ont une influence au sein de l'Église. […] Ils ont promu cela avec une conviction intérieure, un désir de changer véritablement la foi catholique, de l'adapter complètement au monde et d'avoir une nouvelle religion relativiste, une sorte de syncrétisme", a déclaré l'évêque.
La période qu'il a mentionnée désigne la conclusion du concile Vatican II en 1965 comme un tournant pour l'orthodoxie apparente des dirigeants catholiques. De fait, Mgr Schneider a ouvertement critiqué Vatican II et la perte d'un enseignement traditionnel clair – et de la foi – qui s'en est suivie.
Mgr Schneider a déclaré qu’il est "difficile" de déterminer quels membres du clergé ont l’attitude de "changer la foi catholique", mais que nous pouvons constater le résultat, les "fruits" : "Une confusion générale énorme, un obscurcissement, une obscurité concernant la doctrine, la morale et la liturgie."
Au cours de l'entretien, Gaspers et Schneider ont convenu que le Concile Vatican II lui-même posait problème en raison de ses déclarations ambiguës qui pouvaient être interprétées de manière hérétique.
Gaspers a demandé à Schneider pourquoi le cardinal Víctor Manuel Fernández, préfet du Dicastère pour la Doctrine de la Foi (DDF), demande à la Fraternité Saint-Pie-X (FSSPX) d’accepter sans condition Vatican II comme condition pour être considérée comme "catholique".
L’évêque a souligné que d’anciens papes avaient exigé la même chose de Mgr Marcel Lefebvre, fondateur de la FSSPX. Selon lui, même demander à quelqu’un de déclarer que Vatican II est conforme à la tradition revient à exiger "une violence envers sa raison" ou à se livrer à un "exercice d’acrobaties intellectuelles".
En fait, le pape François, tout comme le pape Léon XIV, a présenté ses innovations doctrinales "discutables" comme un "développement des enseignements de Vatican II", a souligné l'évêque.
"Mais nous constatons que c’est un désastre. Si le fruit n’est que confusion et ambiguïté, comment l’ambiguïté peut-elle être la voix du Saint-Esprit ?" a déclaré Mgr Schneider.
"Personne ne donne sa vie pour quelque chose d’ambigu", a-t-il ajouté.
-----------------------------------
Note du blog Christ Roi. Vous pouvez retrouver les thèmes abordés par Mgr Schneider dans cet entetien dans son livre : "Christus vincit, Le Triomphe du Christ sur les ténèbres de notre temps", éd. Contretemps, Versailles 2020.
/image%2F1400167%2F20260621%2Fob_04b0f5_mgr-athanasius-schneider-christus-vin.jpg)
/image%2F1400167%2F20250701%2Fob_420393_christ-roi-de-l-univers-2.jpg)