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28 mai 2026 4 28 /05 /mai /2026 00:00

Saint-Germain-dans-l-eglise-de-Saint-Germain-en-L-copie-1.JPG

Statue de Saint Germain dans l'église de Saint-Germain-en-Laye

 

Saint Germain de Paris, surnommé la "lumière des Gaules", naquit vers l'an 500 près d'Autun en Bourgogne, d'une noble famille gallo-romaine.

 

Tout jeune, Germain faillit être victime d'une mère dénaturée et d'une grand-mère criminelle ; mais Dieu veillait sur cet enfant de bénédiction et le réservait à de grandes choses. Germain se réfugia près d'un ermite, son oncle, dont il partagea la vie austère, et dont il s'étudia chaque jour à imiter la piété et les vertus.

 

L'évêque d'Autun, ayant fait sa connaissance, conçut pour lui une très haute estime, et lui donna, malgré les réclamations de son humilité, l'onction sacerdotale, puis le nomma bientôt abbé du monastère de Saint-Symphorien d'Autun. Il se distingua par ses abstinences, ses veilles, ses aumônes. Avec le signe de la croix, il éteignit un incendie qui menaçait de détruire le monastère. Il opéra plusieurs guérisons miraculeuses. (1)

 

Par ces temps de guerre et de dévastation, les pauvres affluent. Germain, toujours ému à la vue d'un homme dans la souffrance, ne renvoie personne sans lui faire l'aumône, au point qu'un jour il donne jusqu'au dernier pain de la communauté. Les moines murmurent d'abord, puis se révoltent ouvertement. Germain, pleurant amèrement sur le défaut de foi de ses disciples, se retire dans sa cellule et prie Dieu de les confondre et de les corriger. Il priait encore, lorsqu'une dame charitable amène au monastère deux chevaux chargés de vivres, et annonce que le lendemain elle enverra un chariot de blé. La leçon profita aux religieux, qui se repentirent de leur réaction.

 

Mandé à Paris par le roi des Francs Childebert, fils de Clovis, il s'y rendit avec cinq religieux. Un jour qu'il était en prière, il voit apparaître un vieillard éblouissant de lumière, qui lui présente les clefs de la ville de Paris : "Que signifie cela ? demande l'abbé. - C'est, répond la vision, que vous serez bientôt le pasteur de cette ville." Quatre ans plus tard, Germain, devient évêque, malgré sa résistance. Il n'en resta pas moins moine toute sa vie, et il ajouta même de nouvelles austérités à celles qu'il avait pratiquées dans le cloître. Après les fatigues d'une journée tout apostolique, son bonheur, même par les temps rigoureux, était de passer les nuits entières au pied de l'autel.

Sa nouvelle dignité n'apporta aucun changement dans sa manière de vivre: on le vit simple, frugal, mortifié et pénitent. Il avait toujours plusieurs pauvres à sa table.

 

Le roi Childebert, qui jusque-là avait mené une vie peu chrétienne, ne put résister à l'onction des discours du saint : il se convertit, et bannit de sa cour tous les désordres (2).

 

Un jour Childebert lui envoya six mille solidi d'or. Germain alla immédiatement au palais pour remercier le prince, et durant le trajet il en distribua trois mille aux pauvres qui se présentèrent à lui. "Vous reste-t-il encore de l'argent ? demanda le roi.  - J'ai encore la moitié de ce que vous venez de m'envoyer, répondit Germain : il ne s'est point trouvé assez de pauvres sur ma route pour épuiser la somme entière. - Seigneur, reprit le roi, distribuez tout ce qui reste : avec la faveur du Christ, nous aurons toujours de quoi donner." Et, brisant les vases d'or et d'argent qu'il trouva sous sa main, Childebert en remit les précieux fragments à l'évêque. Le saint employait la plus grande partie des nombreuses ressources dont il disposait à payer le rachat des captifs, la rançon des prisonniers, la mise en liberté des esclaves.

 

Germain eut la plus grande et la plus heureuse influence auprès des rois et des reines qui se succédèrent sur le trône de France pendant son épiscopat ; on ne saurait dire le nombre de pauvres qu'il secourut, de prisonniers qu'il délivra, avec l'or des largesses royales. Dans plusieurs conciles, il fut regardé comme la lumière des Gaules.

 

Saint Germain intervint dans la vie du roi Caribert qui succéda à Clotaire quand il l'excommunia après ses noces avec Marofève, une religieuse. Sous le règne de Chilpéric Ier, il se montra un homme de paix au milieu des terribles querelles qui opposèrent les reines Frédégonde et Brunehaut.

 

Il mourut le 28 mai 576, plein de mérites, vers l'âge de quatre-vingts ans. On l'enterra dans son abbaye à côté de deux rois qu'il a connus, Childebert et Caribert. (3)

 

On lui doit la construction de la célèbre abbaye de Saint-Germain-des-Prés, du nom de la tunique du martyr espagnol qu'elle renfermait, qui deviendra plus tard Saint-Germain-des-Près. Ruinée par les Normands, elle fut reconstruite au XIIe siècle. (4)

 

 

Sources (1); (2) Vie des Saints pour tous les jours de l'année avec une pratique de piété pour chaque jour et des instructions sur les fêtes mobiles, Alfred Mame et Fils éditeurs, Tours 1867, p. 148; (3) Saints et Saintes de France, Des premiers martyrs à nos jours, Hatier, Renens 1988, p. 29; (4) Mgr Paul Guérin, Vie des saints pour tous les jours de l'année, Editions D.F.T., Saint-Etienne 2003, p. 321-322.

 

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27 mai 2026 3 27 /05 /mai /2026 16:39

Lorsque  Mgr Vitus Huonder, évêque émérite de Coire, s'est éteint le mercredi de Pâques 2024, la nouvelle qui a surpris une partie du monde catholique n'était pas tant sa mort – il avait 81 ans et sa santé déclinait – que le lieu choisi pour sa sépulture : la crypte du séminaire international Saint-Pie-X d'Écône, dans le canton suisse du Valais. Non pas le panthéon épiscopal de Coire, où reposent ses prédécesseurs, mais les sous-sols du séminaire fondé par Mgr Marcel Lefebvre. Cette décision, communiquée par écrit au diocèse dès 2022 et réitérée oralement à Mgr Joseph Bonnemain et au supérieur général de la Fraternité, le père Davide Pagliarani, quelques jours avant son décès, s'expliquait, selon les termes sobres de Mgr Huonder lui-même : il souhaitait être enterré auprès de l'évêque qui avait tant souffert pour l'Église.

Ce geste posthume a clôturé un parcours personnel qui, replacé dans son contexte, révèle une tendance qu'il convient d'examiner. Car Huonder n'est pas un cas isolé. Un phénomène récurrent, observé avec une certaine appréhension dans les couloirs romains et une satisfaction discrète dans les milieux traditionalistes, se manifeste : les prélats auxquels le Saint-Siège a confié ces dernières années la mission d'entrer en contact avec la Fraternité sacerdotale Saint-Pie-X reviennent de cette mission profondément transformés. Pas toujours au même degré ni avec les mêmes conséquences, mais avec une constante : une proximité croissante avec les thèses, la sensibilité liturgique et, dans certains cas, les positions doctrinales que la Fraternité défend depuis 1970.

 

Le mandat de 2015 et la trajectoire Huonder

 

Huonder a lui-même relaté la genèse de son rapprochement. Dans l'interview accordée à la chaîne Certamen, il explique avoir reçu, le 9 janvier 2015, une lettre du cardinal Gerhard Müller, alors préfet de la Congrégation pour la Doctrine de la Foi, lui demandant d'entamer un dialogue avec des représentants de la Fraternité. L'objectif, selon la lettre, était double : d'une part, établir une relation amicale et humaine ; d'autre part, aborder les questions doctrinales en suspens depuis le concile Vatican II, notamment celles relatives à la liturgie, à l'œcuménisme, aux relations entre l'Église et l'État, au dialogue interreligieux et à la liberté religieuse.

 

Quatre ans après cette lettre, Huonder présenta sa démission de son poste d'évêque diocésain de Coire, ayant atteint l'âge canonique. Au lieu de se retirer dans une résidence pour prêtres âgés de son diocèse, il demanda – et obtint, avec l'autorisation expresse de la Commission Ecclesia Dei – l'autorisation de rejoindre l'Institut Sancta Maria de Wangs, maison de la Fraternité. Il y passa ses cinq dernières années, célébrant quotidiennement la messe traditionnelle, étudiant l'œuvre de Lefebvre et prêchant sur un ton de plus en plus éloigné de la prudence diplomatique habituelle des évêques émérites.

 

Il s'exprima en des termes qui méritent d'être cités : il déclara que l'abolition délibérée du rite traditionnel après Vatican II était « une injustice, un abus de pouvoir », et qualifia les dispositions de Traditionis custodes de « chasse aux fidèles ». Dans son célèbre appel au Pontife, il demanda : « Pourquoi retirez-vous le pain aux enfants ? Qu'est-ce qui vous pousse à les laisser mourir de faim ? » Et il conclut son témoignage par une demande formelle : « Je demande justice pour la Fraternité sacerdotale Saint-Pie-X. L'Église devrait présenter ses excuses à cette Fraternité, comme elle l'a fait en d'autres circonstances. »

 

L'affaire Schneider

 

L’exemple le plus connu de ce phénomène est celui de Mgr Athanasius Schneider, évêque auxiliaire de l’archidiocèse Sainte-Marie d’Astana. En 2015, il fut nommé par la Commission Ecclesia Dei pour participer à une visite apostolique des séminaires de la Fraternité, notamment celui de La Reja en Argentine. Mgr Schneider, déjà reconnu à l’époque pour son attachement à la liturgie traditionnelle, revint de ces visites en étant devenu l’un des interlocuteurs les plus respectueux et les plus compréhensifs de la Fraternité au sein de l’épiscopat en pleine communion.

 

Ce qui a suivi est public. Schneider a publié, en collaboration avec Angelico Press et dans des entretiens avec des publications telles que The Remnant , des évaluations de plus en plus nuancées des consécrations épiscopales de 1988, a défendu sans ambiguïté le droit des fidèles à la liturgie traditionnelle, a ouvertement remis en question la formulation conciliaire sur la liberté religieuse et a critiqué Traditionis custodes en des termes qui, hormis l'appartenance canonique, ne se distinguent guère des arguments de la Maison générale à Menzingen.

 

Schneider demeure un évêque en pleine communion avec Rome ; pourtant, son programme doctrinal coïncide essentiellement avec celui de ceux qu'il a été envoyé examiner.

 

Autre cas

 

Ce phénomène présente des nuances et ne doit pas être exagéré. Tous les prélats ayant eu des relations avec la Fraternité n'ont pas fini à Écône ou à Wangs. Le cardinal Müller lui-même, signataire de la lettre de 2015, défend des positions doctrinales proches de la tradition, tout en maintenant une nette distance institutionnelle avec la Fraternité.

 

Mgr Guido Pozzo, ancien secrétaire d'Ecclesia Dei et protagoniste des négociations dans la seconde moitié du pontificat de Benoît XVI et les premières années de celui de François, a défendu à plusieurs reprises la possibilité d'une prélature personnelle pour la Fraternité et a publiquement reconnu son « travail positif dans l'Église », sans toutefois aller jusqu'aux déclarations de Huonder.

 

À l’opposé, les visiteurs apostoliques de la première période, les années qui ont immédiatement suivi 1988, n’ont pas suivi cette même tendance. La différence semble provenir des contacts systématiques initiés sous Benoît XVI et, surtout, des dialogues doctrinaux de 2009-2011 entre la Congrégation pour la Doctrine de la Foi et la Fraternité.

 

Une hypothèse explicative

 

Qu’est-ce que la Fraternité possède qui produit cet effet sur certains de ses interlocuteurs institutionnels ? L’hypothèse la plus simple, formulée par Huonder lui-même dans son témoignage, est que le contact direct avec l’institution et les écrits de son fondateur réfute l’image médiatique qui s’en est construite.

 

« Ces contacts m’ont permis de connaître la Fraternité de l’intérieur et non selon l’image véhiculée par les médias », a-t-il déclaré.

 

La seconde partie de l'explication concerne le contenu doctrinal : quiconque aborde avec un minimum d'honnêteté intellectuelle la question liturgique, la critique de l'œcuménisme post-conciliaire ou l'analyse de la liberté religieuse telle que formulée dans Dignitatis humanae, se heurte à des arguments qui ne sont pas facilement réfutables à partir de la théologie classique que les évêques catholiques eux-mêmes ont étudiée au séminaire.

 

À cela s'ajoute un facteur moins doctrinal et plus existentiel. Les évêques envoyés au dialogue découvrent, non sans surprise, une vie sacerdotale rigoureuse, une liturgie célébrée avec soin, des séminaires pleins et une pratique sacramentelle qui contraste avec la réalité de nombreux diocèses. L'argument des fruits, souvent invoqué par Lefebvre, opère avec force sur quiconque le constate de visu.

 

La peur d'un charisme

 

Certains ont suggéré, non sans fondement, que la véritable raison pour laquelle le pontificat actuel a durci sa politique concernant la liturgie traditionnelle et, par extension, concernant la Fraternité, n’est pas tant doctrinale que prudentielle : la crainte qu’un charisme qui démontre une capacité d’attraction — vocations, familles, conversions, fidélité sacramentelle — puisse finir par se révéler gênant précisément en raison de son efficacité.

 

Le modèle Huonder-Schneider, ainsi que la tendance similaire de nombreux prêtres diocésains qui se rapprochent du rite traditionnel, confortent cette interprétation.

 

L’inhumation de Huonder à Écône est, en ce sens, un événement symbolique qui dépasse la simple biographie de l’évêque émérite de Coire. Elle clôt un parcours et soulève une question : si ceux qui sont envoyés pour corriger finissent par être corrigés, si ceux qui viennent pour persuader finissent par être persuadés, le problème ne réside peut-être pas chez ceux qui sont envoyés, mais dans ce qu’ils découvrent à leur arrivée.

 

Source : Info Vaticana 

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27 mai 2026 3 27 /05 /mai /2026 16:19

La question liturgique demeure l’un des sujets les plus sensibles de la vie ecclésiale contemporaine. Depuis plusieurs décennies, elle nourrit débats, tensions et parfois divisions entre différentes sensibilités catholiques. C’est dans ce contexte que le pape Léon XIV a consacré une part importante de son audience générale du 27 mai 2026 à rappeler les principes fondamentaux qui doivent guider la vie liturgique de l’Église. Loin des caricatures et des affrontements idéologiques, le Saint-Père a proposé une lecture profondément enracinée dans le magistère de l’Église, en s’appuyant successivement sur Pie XII, le Concile Vatican II, saint Jean-Paul II et Benoît XVI.

 

Dès le début de son enseignement, Léon XIV rappelle les paroles du pape Pie XII dans l’encyclique Mediator Dei, selon lesquelles « l’Église est un organisme vivant et, en tant que tel, y compris en matière de liturgie sacrée, tout en préservant l’intégrité de son enseignement, elle grandit et se développe ». Cette référence n’est pas anodine. Elle souligne que la liturgie n’est pas un musée figé ni une création perpétuellement réinventée, mais une réalité vivante qui transmet à travers les siècles le même mystère du salut. Le pape souligne ensuite que le Concile Vatican II n’a jamais eu pour objectif de rompre avec la tradition liturgique de l’Église. Au contraire, la Constitution Sacrosanctum Concilium visait à favoriser un authentique renouveau spirituel afin de « faire progresser la vie chrétienne de jour en jour chez les fidèles ».

 

Cette précision est importante. Dans les débats contemporains, Vatican II est souvent présenté soit comme une rupture radicale avec le passé, soit comme l’origine de tous les maux liturgiques. Léon XIV refuse manifestement ces deux lectures simplistes.

 

Le cœur de son intervention se trouve sans doute dans la citation qu’il reprend de Benoît XVI : « Bien souvent, on oppose maladroitement tradition et progrès », alors qu’« en réalité, les deux concepts s’intègrent : la tradition inclut en quelque sorte le progrès. » Cette phrase résume toute la vision catholique de la liturgie. Pour l’Église, la tradition n’est pas une conservation mécanique du passé. Elle est la transmission vivante d’un trésor reçu des apôtres. Parce qu’elle est vivante, elle peut connaître un développement organique. Mais parce qu’elle est tradition, elle ne peut être transformée selon les modes du moment ou les préférences personnelles. Cette insistance du pape apparaît encore plus clairement lorsqu’il rappelle l’enseignement du Concile selon lequel la liturgie comporte « une partie immuable, car d’institution divine » et des « parties sujettes au changement qui peuvent varier au cours des âges ».

Autrement dit, tout n’est pas modifiable. Certaines réalités appartiennent à l’essence même du culte chrétien et ne dépendent ni des époques ni des sensibilités pastorales. D’autres éléments peuvent évoluer, mais seulement dans la mesure où ils servent davantage la transmission du mystère chrétien. Léon XIV insiste alors sur une notion essentielle souvent oubliée aujourd’hui : celle du développement organique. Reprenant directement Sacrosanctum Concilium, il rappelle que toute évolution liturgique doit être entreprise seulement après une étude « théologique, historique et pastorale » approfondie et que « les formes nouvelles sortent des formes déjà existantes par un développement en quelque sorte organique ». Cette formule est capitale. Elle exclut les innovations arbitraires comme les reconstructions artificielles. Une réforme authentiquement catholique ne surgit jamais de nulle part. Elle naît du patrimoine vivant de l’Église et demeure reconnaissable comme son prolongement naturel.


Source : Tribune chrétienne

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Add. 28 mai 2026

Lors de l'audience générale d'aujourd'hui, le pape Léon XIV a médité sur Sacrosanctum Concilium, la constitution du Concile Vatican II sur la sainte liturgie, et a exhorté les prêtres à respecter les textes et les normes de la messe. Le Saint-Père a rappelé aux prêtres de ne pas modifier la liturgie "de leur propre initiative", avertissant que de tels changements peuvent créer de la confusion parmi les fidèles.

 

Cf. EWTN Vatican sur X

 

Le Pape Léon XIV exhorte les prêtres à respecter le texte et les rubriques de la Sainte Messe : "J'exhorte donc tous ceux qui sont appelés à préparer la célébration des mystères divins, en particulier les prêtres qui exercent le ministère de la présidence liturgique, à toujours respecter les textes et les règles de la liturgie qui découlent d'une attitude intérieure d'ouverture et de confiance en Dieu, en manifestant l'humilité devant sa grandeur et sa fidélité sincère à la communion ecclésiale".

 

Cf. Catholic Sat sur  X

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Lors de la catéchèse prononcée par Léon XIV lors de l’audience générale du 3 juin consacrée à la Constitution conciliaire Sacrosanctum Concilium, le pape Léon XIV a redit avec force que la liturgie n’appartient ni au célébrant ni à l’assemblée et demande que la liturgie soit davantage soignée ( texte intégral )

 

Cf. https://tribunechretienne.com/le-pape-leon-xiv-demande-que-la-liturgie-soit-davantage-soignee-nous-avons-besoin-de-nous-laisser-eduquer-par-les-rites-de-la-liturgie/

 

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27 mai 2026 3 27 /05 /mai /2026 00:00
Saint Augustin de Cantorbéry, archevêque, fondateur de l'église anglo-saxonne (+ 605)

Aux Vème et VIème siècles, l'île de la Grande-Bretagne évangélisée dès les premiers siècles du christianisme, était retombée dans le paganisme à la suite de l'invasion des Saxons.

 

Le jeune roi de ce temps, Ethelbert, roi de Kent (le plus proche royaume du continent) épousa Berthe, princesse chrétienne, fille de Caribert Ier, roi de Paris et petit-fils de Clovis. Berthe consentit à ce mariage à la condition d'avoir sa chapelle et de pouvoir observer librement les préceptes et les pratiques de sa foi avec l'aide et l'appui d'un évêque gallo-franc. L'âme du roi de Kent subissait la salutaire influence de sa pieuse épouse qui le préparait sans le savoir à recevoir le don de la foi.

Saint Augustin de Cantorbéry, archevêque, fondateur de l'église anglo-saxonne (+ 605)

Le pape Grégoire le Grand choisit le moine Augustin alors prieur du monastère de St-André à Rome pour réaliser l'évangélisation de l'Angleterre qu'il souhaitait depuis longtemps.

On ne sait absolument rien de la vie de saint Augustin de Cantorbéry avant le jour solennel du printemps 596, où pour obéir aux ordres du pape saint Grégoire le Grand qui avait été son abbé dans le passé, il dut s'arracher à la vie paisible de son abbaye avec quarante de ses moines pour devenir missionnaire.

À Lérins, première étape des moines missionnaires, ce qu'on leur rapporta de la cruauté des Saxons effraya tellement les compagnons d'Augustin, qu'ils le prièrent de solliciter leur rappel du pape. Augustin dut retourner à Rome pour supplier saint Grégoire de dispenser ses moines d'un voyage si pénible, si périlleux et si inutile. Le souverain pontife renvoya Augustin avec une lettre où il prescrivait aux missionnaires de reconnaître désormais le prieur de St-André pour leur abbé et de lui obéir en tout. Il leur recommanda surtout de ne pas se laisser terrifier par tous les racontars et les encouragea à souffrir généreusement pour la gloire de Dieu et le salut des âmes.

Début Ve siècle, l'Île de Bretagne secoua le joug romain et se proclama indépendante. Mais ce fut aussi le moment où d'autres Barbares venus de Germanie détruisant la Gaule romanisée (Strasbourg, Spire, Reims, Tournai, Arras, Amiens), l'Angleterre connut l'arrivée des premiers Saxons. Jusqu'en 449, et la Descente des Saxons, elle se gouverna sous l'autorité du clergé, du roi gaulois Vortigern (Gwrtheyrn en gallois moderne), des nobles et des villes municipales. La Bretagne, soutint longtemps avec vigueur la guerre, seule et sans recours. L'Angleterre n'avait jamais été complètement romanisée. Les chefs des tribus bretonnes continuèrent toujours de régner, quoique avec un pouvoir subordonné, depuis le règne de l'empereur Claude jusqu'à celui d'Honorius. (Cf. Histoire de Manchester, par Whitaker, vol. 1, p. 247-257.)

C'est dans ce contexte qu'Augustin arriva dans le Kent en 597 à la tête de la mission grégorienne dont le but était de convertir les Anglo-Saxons au christianisme.

Les peuples anglo-saxons en Angleterre au début du VIIe siècle

Les peuples anglo-saxons en Angleterre au début du VIIe siècle

Ainsi stimulés, les religieux reprirent courage, se remirent en route et débarquèrent sur la plage méridionale de la Grande-Bretagne. Le roi anglo-saxon Ethelbert n'autorisa pas les moines romains à venir le rencontrer dans la cité de Cantorbéry qui lui servait de résidence, mais au bout de quelques jours, il s'en alla lui-même visiter les nouveaux venus. Au bruit de son approche, les missionnaires, avec saint Augustin à leur tête, s'avancèrent processionnellement au-devant du roi, en chantant des litanies.

 

Ethelbert n'abandonna pas tout de suite les croyances de ses ancêtres. Cependant, il établit libéralement les missionnaires à Cantorbéry, capitale de son royaume, leur assignant une demeure qui s'appelle encore Stable Gate : la porte de l'Hôtellerie, et ordonna qu'on leur fournit toutes les choses nécessaires à la vie.

 

Vivant de la vie des Apôtres dans la primitive Eglise, Augustin et ses compagnons étaient assidus à l'oraison, aux vigiles et aux jeûnes. Ils prêchaient la parole de vie à tous ceux qu'ils abordaient, se comportant en tout selon la sainte doctrine qu'ils propageaient, prêts à tout souffrir et à mourir pour la vérité. L'innocence et la simplicité de leur vie, la céleste douceur de leur enseignement, parurent des arguments invincibles aux Saxons qui embrassèrent le christianisme en grand nombre.

 

Charmé comme tant d'autres par la pureté de la vie de ces hommes, séduit par les promesses dont plus d'un miracle attestait la vérité, le noble et vaillant Ethelbert demanda lui aussi le baptême qu'il reçut des mains de saint Augustin. La conversion d'Ethelbert, premier roi anglo-saxon à se convertir, amena celle d'une grande partie de ses sujets. Comme le saint pape Grégoire le Grand lui recommanda de le faire, Ethelbert proscrivit le culte des idoles, renversa leurs temples et établit de bonnes mœurs par ses exhortations, mais encore plus par son propre exemple.

Ethelbert. Statue à la cathédrale de Cantorbéry

Ethelbert. Statue à la cathédrale de Cantorbéry

En 597, étant désormais à la tête d'une chrétienté florissante, Augustin se rendit à Arles, afin d'y recevoir la consécration épiscopale, selon le désir du pape saint Grégoire. De retour parmi ses ouailles, à la Noël de la même année, dix mille Saxons se présentèrent pour recevoir le baptême.

De plus en plus pénétré de respect et de dévouement pour la sainte foi, le roi abandonna son propre palais de Cantorbéry au nouvel archevêque. À côté de cette royale demeure, on construisit une basilique destinée à devenir la métropole de l'Angleterre. Augustin en devint le premier archevêque et le premier abbé.

Saint Augustin de Cantorbéry, détail seconde moitié du XVIe siècle, Pier Francesco Foschi, Florence Santo Spirito, dans Rosa Giorgi, Le Petit Livre des Saints, Larousse, Tolède 2006, p. 316-317.

Saint Augustin de Cantorbéry, détail seconde moitié du XVIe siècle, Pier Francesco Foschi, Florence Santo Spirito, dans Rosa Giorgi, Le Petit Livre des Saints, Larousse, Tolède 2006, p. 316-317.

En le nommant primat d'Angleterre, le pape saint Grégoire le Grand lui envoya douze nouveaux auxiliaires, porteurs de reliques et de vases sacrés, de vêtements sacerdotaux, de parements d'autels et de livres destinés à former une bibliothèque ecclésiastique. Le souverain pontife conféra aussi au nouveau prélat le droit de porter le pallium en célébrant la messe, pour le récompenser d'avoir formé la nouvelle église d'Angleterre par ses inlassables travaux apostoliques. Cet honneur insigne devait passer à tous ses successeurs sur le siège archiépiscopal d'Angleterre. Le pape lui donna également le pouvoir d'ordonner d'autres évêques afin de constituer une hiérarchie régulière dans ce nouveau pays catholique. Il le constitua aussi métropolitain des douze évêchés qu'il lui ordonna d'ériger dans l'Angleterre méridionale.

Les sept dernières années de sa vie furent employées à parcourir le pays des Saxons de l'Ouest. Même après sa consécration archiépiscopale, Augustin voyageait en véritable missionnaire, toujours à pied et sans bagage, entremêlant les bienfaits et les prodiges à ses prédications. Rebelles à la grâce, les Saxons de l'Ouest refusèrent d'entendre Augustin et ses compagnons, les accablèrent d'avanies et d'outrages et allèrent jusqu'à attenter à leur vie afin de les éloigner.

Au début de l'an 605, deux mois après la mort de saint Grégoire le Grand, son ami et son père, saint Augustin, fondateur de l'église anglo-saxonne, alla recueillir le fruit de ses multiples travaux. Avant de mourir, il nomma son successeur sur le siège de Cantorbéry.

Selon la coutume de Rome, le grand missionnaire fut enterré sur le bord de la voie publique, près du grand chemin romain qui conduisait de Cantorbéry à la mer, dans l'église inachevée du célèbre monastère qui allait prendre et garder son nom.

Canterbury, Canterbury cathedral

Sources : (1) ; (2) ; (3) Le Petit Livre des Saints, Éditions du Chêne, tome 2, 2011, p. 18 ; (4) Rosa Giorgi, Le Petit Livre des Saints, Larousse, Tolède 2006.

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26 mai 2026 2 26 /05 /mai /2026 09:01
Encyclique Magnifica Humanitas de Léon XIV : quelques domaines problématiques

L’encyclique Magnifica humanitas (en français Humanité magnifique) est une encyclique du pape Léon XIV signée le 15 mai 2026. Elle porte sur "la protection de la personne humaine à l’ère de l'intelligence artificielle". 

 

Les deux premiers chapitres précisent les principes de cette doctrine — la dignité inaliénable de la personne. Le chapitre 3 dénonce les risques liés à l'intelligence artificielle, notamment son absence de neutralité morale (§ 104), sa gouvernance confisquée par une poignée de personnes (§ 107), la confiscation des données par le secteur privé (§ 108), les monopoles et l'"asymétrie épistémique" qu'ils créent.

Au regard de la "dignité sans limites" de l’homme, dans les paragraphes 175 et 176, le pape affirme que "nous ne pouvons nier, ni minimiser le retard avec lequel l’Église et la société ont condamné le fléau de l’esclavage". Et il déclare solennellement: "pour cela, au nom de l'Église, je demande sincèrement pardon" (Tv5 Monde Info) alors que l’Église est la première institution au monde à avoir historiquement condamné et interdit l'esclavage !

Les références de Léon XIV à la responsabilité ecclésiale dans l'esclavage contrastent avec les faits historiques. Saint Patrick, lui-même ancien esclave, est considéré par les historiens comme la première personnalité publique à condamner l'institution. En 1537, Paul III interdit l'esclavage des peuples indigènes du Nouveau Monde par la bulle Sublimis Deus sous peine d'excommunication. Grégoire XVI a dénoncé la traite transatlantique des esclaves dans son encyclique In Supremo Apostolatus de 1839, près de trois décennies avant son abolition aux États-Unis. Ces précédents magistériels, systématiquement omis dans le discours actuel du Vatican, nuancent considérablement le récit d'une Église complice qui doit maintenant demander pardon.

Cf. InfoVaticana
https://infovaticana.com/2026/05/30/leon-xiv-recibe-al-alcalde-proabortista-de-chicago-y-reza-con-el-en-un-encuentro-multirreligioso/

 

L’exaltation répétée de la démocratie suit le même schéma. Faisant écho à Jean-Paul II, l’encyclique loue la démocratie car elle permet la participation et empêche la monopolisation du pouvoir (39). On y trouve presque totalement absente la mise en garde catholique traditionnelle contre la tendance de la démocratie libérale au relativisme, à la manipulation des masses et à la sécularisation. La démocratie est plutôt considérée comme essentiellement normative, pourvu qu’elle serve le "bien commun". 

Approuve l’ère moderne et le mondialisme : Une autre préoccupation majeure réside dans la vision politique mondialiste et autoritaire du document. L'encyclique appelle à plusieurs reprises à des institutions internationales renforcées et à une coopération transnationale accrue. Léon XIII se prononce favorablement en faveur d'"institutions internationales plus efficaces" pour préserver le "bien commun mondial" (64). Les infrastructures technologiques, les données, les algorithmes et les plateformes numériques sont tous présentés comme des sujets nécessitant une gouvernance et une réglementation internationales (67).Integrity Magazine

[

La véritable charité exigeant la clarté, l'évêque Strickland, qui a rédigé une critique très respectueuse de l’encyclique résume ainsi ce document : l’encyclique "contient de nombreuses affirmations résolument catholiques, voire admirables : elle rejette le transhumanisme, met en garde contre la technocratie, condamne l'exploitation et la traite des êtres humains, défend la dignité de la personne humaine, affirme l'Incarnation, parle de la grâce, fait référence à l'Eucharistie et insiste sur le fait que l'homme ne doit jamais être réduit à une machine ou à des données." Mais elle met davantage l'accent sur l'humanisme que sur le péché et le Rédempteur.

"[L]'insistance répétée sur ce point [de la dignité humaine] donne l'impression que la crise première du monde moderne est la "déshumanisation", plutôt que le péché contre Dieu... Cela donne l'impression d'une théologie anthropocentrique, où la personne humaine devient le centre de l'interprétation... De ce fait, les racines du mal apparaissent avant tout structurelles plutôt que spirituelles. La doctrine catholique enseigne que le désordre de la société découle en fin de compte du désordre du cœur humain blessé par le péché originel... Le problème réside dans le fait que la dimension surnaturelle du salut paraît moins centrale que la construction d’un ordre social humain..." 

Le document "réorganise la hiérarchie des vérités en plaçant l'humanité, l'épanouissement humain, la dignité humaine et les relations humaines au centre, d'une manière qui risque d'éclipser la primauté de Dieu, du péché, de la rédemption, du culte et du salut. ... La dignité humaine est affirmée précisément parce que l'homme est créé par Dieu, racheté par le Christ et ordonné à la communion éternelle avec Lui. La dignité humaine émane de Dieu et lui demeure subordonnée." 

 

"C’est pourquoi de nombreux catholiques fidèles trouveront ce document profondément troublant. La crainte n’est pas seulement que la doctrine soit niée d’emblée, mais que tout le cadre de référence se modifie subtilement : d’un théocentrisme à un anthropocentrisme, du salut à l’épanouissement humain, du péché aux systèmes, de la rédemption à la relation, du culte à l’humanitarisme... Au cœur de ce débat se trouve une question bien plus importante que l'intelligence artificielle, la technologie, l'économie, voire même la politique mondiale. La véritable question est la suivante : qui est au centre ? "

 

La théologie catholique traditionnelle commence non pas avec l’homme mais avec Dieu. Sa gloire, sa vérité, sa justice et la nécessité de la conversion personnelle avant la Rédemption. Il y a largement la place dans l’Église pour ce type de debat. Le pape saint Pie X a mis en garde contre la création d'une fausse "dignité humaine". 

 

L’aspect général anthropocentrique ancré dans l'optimisme philosophique du siècle des ténèbres, laisse de côté l'appel à la conversion et à la repentance.

La repentance du péché est la principale exigence de l'Évangile. La repentance n'est pas mentionnée une seule fois.

Deacon Nick Donnelly sur X

Encyclique Magnifica Humanitas [texte] de Léon XIV : quelques domaines problématiques

 

1 - Doctrine sociale " dynamique " et adaptation historique


L'encyclique souligne le "caractère dynamique" de la doctrine sociale catholique et la présente moins comme un ensemble stable de principes et plus comme une "théologie de la communion dans l'histoire". C'est le modernisme typique post-Vatican II.

Ce type de langage suggère que la doctrine évolue selon la conscience historique et les circonstances contemporaines plutôt que de rester ancrée en permanence dans des vérités immuables.

Le souci est que "l'adaptation pastorale" devienne progressivement une fluidité doctrinale.

 

2- L'exaltation répétée de "l'humanité"


Même le titre, Magnifica Humanitas ("Humanité magnifique"), signale déjà une forte emphase anthropocentrique.

Tout au long du texte, des expressions sur la "dignité humaine", l'"épanouissement humain", la "responsabilité partagée" et le fait de rester humain" apparaissent constamment. C'est une continuation du passage postconciliaire de la théologie centrée sur Dieu au discours centré sur l'homme, où l'humanité elle-même devient de plus en plus le centre émotionnel et rhétorique du langage ecclésial.


3-Le langage de la communion universelle et de l'inclusivité


L'encyclique met l'accent sur la "communion", la "solidarité" et la large coopération entre les dirigeants politiques, les scientifiques, les éducateurs et les institutions mondiales. C'est une autre expression de la tendance post-Vatican II vers un langage humain universel qui semble moins préoccupé par la distinction entre vérité et erreur, Église et monde, conversion et coexistence. [Ainsi qu'une tendance à prôner une fraternité humaine horizontale sans la paternité du Père... Ndlr]

 

4- La relativisation de la théorie de la guerre juste


Il y a des passages qui impliquent que la théorie catholique traditionnelle de la guerre juste est "dépassée" ou insuffisante à l"ère de la guerre contre l'IA. Ceci est extrêmement sensible parce que la théorie de la guerre juste n'est pas considérée comme un cadre politique temporaire, mais comme faisant partie de la tradition morale catholique plus large développée au cours des siècles.

[La référence apparaît dans le numéro 192 de Magnifica Humanitas, dans un chapitre consacré à la normalisation croissante de la guerre dans la culture contemporaine. Après avoir dénoncé le réarmement de nombreux pays, la perte de la mémoire historique des tragédies du XXe siècle et le rôle des médias sociaux et des algorithmes dans la polarisation des sociétés, Léon XIV écrit : "Aujourd’hui plus que jamais, il est important de réaffirmer le dépassement de la théorie de la “guerre juste” trop souvent invoquée pour justifier n’importe quelle guerre, sous réserve du droit à la légitime défense dans son sens le plus strict." La formulation est importante. Le pape n'écrit pas qu'"il n'existe pas de guerre juste". Il ne prétend pas non plus que toutes les formes de défense armée soient immorales. Il affirme que la théorie de la guerre juste a été trop souvent utilisée pour légitimer les conflits et que l'humanité dispose aujourd'hui d'outils plus adaptés pour gérer les crises internationales, tels que la diplomatie, le dialogue et le pardon.

 

La doctrine de la guerre juste n'a pas été conçue pour justifier les guerres, mais pour les limiter. De saint Augustin à saint Thomas d'Aquin, la pensée chrétienne s'est efforcée d'établir des critères moraux capables d'empêcher que le recours à la force ne soit laissé à la seule loi du plus fort.

Cette tradition figure toujours dans le Catéchisme de l'Église catholique.

Le paragraphe 2265 nous rappelle que ceux qui sont responsables de la vie d'autrui ont non seulement le droit, mais aussi le devoir de la protéger. "En plus d’un droit, la légitime défense peut être un devoir grave, pour qui est responsable de la vie d’autrui. La défense du bien commun exige que l’on mette l’injuste agresseur hors d’état de nuire. A ce titre, les détenteurs légitimes de l’autorité ont le droit de recourir même aux armes pour repousser les agresseurs de la communauté civile confiée à leur responsabilité."

 

Le paragraphe 2309 établit les conditions qui doivent être réunies pour que la légitime défense armée soit considérée comme moralement légitime : l'existence d'un dommage grave, durable et certain ; l'échec des moyens pacifiques ; Que soient réunies les conditions sérieuses de succès ; et le fait que l’emploi des armes n’entraîne pas des maux et des désordres plus graves que le mal à éliminer.

L’Église n’a jamais enseigné un pacifisme absolu qui contraindrait des innocents à subir l’extermination. Elle a enseigné que la guerre est toujours un mal grave et que la défense armée ne peut être envisagée que dans des conditions extrêmement restrictives.

C’est pourquoi il est difficile d’affirmer que Léon XIV ait expressément voulu abolir toute cette tradition alors que le texte lui-même conserve explicitement la référence au droit à la légitime défense.

Cf. https://infovaticana.com/2026/05/29/la-frase-que-leon-xiv-nunca-escribio-no-existe-guerra-justa-y-los-titulares-de-cope/  ]


5- L'accent mis sur le "discernement partagé"


Le texte décrit la doctrine sociale comme un "discernement partagé". Ce vocabulaire ressemble fortement au langage synodal : dialogue, écoute, processus collectifs et accompagnement historique. Cela affaiblit la compréhension catholique classique de l'enseignement faisant autorité qui découle de l'Apocalypse et du Magistère.

 

6- Le ton vers une gouvernance mondiale moderne


L'encyclique favorise la coopération internationale, les cadres réglementaires, les organismes de surveillance et la coordination éthique mondiale en matière d'IA. C'est une autre manifestation de l'optimisme postconciliaire envers les structures supranationales et la gouvernance technocratique, associée aux tendances mondialistes modernes.


7- Le ton émotionnel-humanitaire lui-même


Une question plus large est stylistique. La rhétorique est hautement émotionnelle, humanitaire et civilisationnelle plutôt qu'ascétique, doctrinale ou surnaturelle.

On rencontre à plusieurs reprises des thèmes tels que la vulnérabilité, la fraternité, la souffrance humaine, le dialogue, la dignité et la coexistence. Cela apparaît comme le christianisme traduit dans le langage de l'éthique humanitaire moderne plutôt que comme le langage du péché, de la rédemption, du sacrifice, du jugement, de la sainteté et du salut.

 

Source : Catholic christendom sur X

Le ton suggère une réconciliation cosmique si universelle que la tragédie de la damnation, des fausses religions, de l'apostasie, du sacrilège et de la corruption morale commence à disparaître.  Le résultat est un christianisme de plus en plus centré sur l'humanité qui se contemple égoïstement à travers le langage spirituel, plutôt que sur l'humanité qui s'agenouille devant Dieu dans la crainte, la repentance, l'adoration et l'obéissance à la Révélation divine." 

Cf. Catholic Christendom https://x.com/i/status/2058972399824249212

Cf. Catholic Christendom https://x.com/i/status/2058972399824249212

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26 mai 2026 2 26 /05 /mai /2026 00:00
Saint Bérenger († 1093)

Moine bénédictin, Bérenger naquit à Toulouse vers 1005 de parents appartenant à la noblesse. Précocement vertueux, il prit l'habit dès l’adolescence à l'abbaye de Saint-Papoul.

Il y mena la vie d'ascète que suppose la stricte observance de la règle de Saint Benoît.

Modèle pour ces congénères, il fut nommé maître des novices puis aumônier.

Ses reliques furent conservées à l'abbaye et suscitèrent de nombreux miracles.

 

"Au XIe siècle, l’abbaye, régie par la Règle de saint Benoît, connaît une période prospère grâce au moine Bérenger. Modèle de vertus, des miracles se seraient accomplis de son vivant et sur sa tombe entraînant un pèlerinage." (commune de Saint-Papoul)

 

Au monastère de Saint-Papoul, en 1093, saint Bérenger, moine.

 

Martyrologe romain

 

Sources: 1, 2, 3

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25 mai 2026 1 25 /05 /mai /2026 00:00
Marie, Mère de l’Église

Le lundi de Pentecôte nous fêtons Marie, Mère de l'Église.(1)

 

Mère de l'Église (en latin : Mater Ecclesiae) est un des titres sous lesquels l’Église vénère la Vierge Marie, Mère de Dieu. Depuis 2018, c'est aussi le nom de la fête mariale célébrée le lundi après la Pentecôte. Son titre complet est fête de la bienheureuse Vierge Marie, Mère de l’Église.

 

L’Église a traditionnellement dépeint la bienheureuse Vierge Marie avec les Apôtres et les disciples réunis à la première Pentecôte et unis dans la prière avec les premiers membres de l’Église. L'utilisation du titre Mater Ecclesiae à la Vierge Marie remonte à S. Ambroise de Milan au IVe siècle. Le concile Vatican II et le pape Paul VI, citant Ambroise, ont déclaré "Marie Mère de l'Église".

 

Paul VI a utilisé cette expression dans la promulgation de l'encyclique Lumen Gentium : "C'est donc à la gloire de la bienheureuse Vierge et à notre réconfort que Nous proclamons Marie très sainte, Mère de l'Église, c'est-à-dire de tout le peuple de Dieu, aussi bien des fidèles que des pasteurs, qui l'appellent Mère très aimante, et Nous voulons que, dorénavant, avec un tel titre très doux la Vierge soit encore plus honorée et invoquée par tout le peuple chrétien."

 

Dans son Credo du peuple de Dieu, le 30 juin 1968, il dit : "Nous croyons que la Très Sainte Mère de Dieu, nouvelle Ève, mère de l’Église, continue au ciel son rôle maternel à l’égard des membres du Christ, en coopérant à la naissance et au développement de la vie divine dans les âmes des rachetés."

 

Dans l'encyclique Redemptoris Mater de 1987 et lors de l'audience générale du 17 septembre 1997, Jean-Paul II confirme le titre de "Marie, Mère de l'Église".

 

En 2018, le pape François a institué la Mémoire obligatoire de la Vierge Marie, Mère de l'Église le lundi après la Pentecôte, par le décret Laetitia plena. Le décret fut signé au , au 160e anniversaire des apparitions de la Sainte Vierge à Lourdes.

Marie, Mère de l’Église

Sources

(1) https://x.com/infoscathos/status/1931775278369628227?t=yB20aERDdbZH_vwisvspUw&s=19

(2) https://fr.wikipedia.org/wiki/M%C3%A8re_de_l'%C3%89glise

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24 mai 2026 7 24 /05 /mai /2026 00:00

Moi, je prierai le Père, et il vous donnera un autre Défenseur qui sera pour toujours avec vous :

l’Esprit de vérité, lui que le monde ne peut recevoir, car il ne le voit pas et ne le connaît pas ; vous, vous le connaissez, car il demeure auprès de vous, et il sera en vous.

Évangile de Jésus-Christ selon saint Jean 14, 16-17

En effet, tous ceux qui se laissent conduire par l’Esprit de Dieu, ceux-là sont fils de Dieu.

Vous n’avez pas reçu un esprit qui fait de vous des esclaves et vous ramène à la peur ; mais vous avez reçu un Esprit qui fait de vous des fils ; et c’est en lui que nous crions « Abba ! », c’est-à-dire : Père !

C’est donc l’Esprit Saint lui-même qui atteste à notre esprit que nous sommes enfants de Dieu.

Romains 8,14-16

Pentecôte

Quand viendra le Défenseur, que je vous enverrai d’auprès du Père, lui, l’Esprit de vérité qui procède du Père, il rendra témoignage en ma faveur.

Evangile selon S. Jean 15 : 26

Dix jours après l'Ascension de Notre Seigneur, la Pentecôte, en grec pentêkostề hêméra, (le cinquantième jour), correspond à l'envoi de l'Esprit-Saint aux Apôtres réunis au Cénacle de Jérusalem pour la Pentecôte juive de Chavouot (au cours de laquelle on célébrait le don de la Torah sur le Mont Sinaï qui se situait cinquante jour après la Pâque), cinquante jours donc après sa résurrection (Pâques).

 

Le Cénacle est le lieu de l'effusion de l'Esprit lors de la Pentecôte, quand "apparurent comme des langues de feu qui se posèrent sur chacun d'eux"  (Ac 2:2-3) C'est au Cénacle qu'eut lieu le premier concile, dit "concile de Jérusalem" (Ac 15:4-19)

 

Le Cénacle est aussi le nom de la pièce où Notre Seigneur institua le sacrement de l'Eucharistie (la sainte Cène), le Jeudi saint, la veille de sa Passion.

pentecote.jpg

Sur cette gravure, en haut de l'image, on remarque des triangles entremêlés, tête en haut ou tête en bas. Les triangles tête en bas ont à leur base deux points, ce qui dans les Ecritures correspond à l'envoi de l'Esprit-Saint par les deux autres personnes de la Sainte Trinité : le Père et le Fils qui ne font qu'UN, et dans les triangles têtes dirigées vers le haut, l'assemblée de Dieu, qui sur terre est en perpétuelle recherche de Dieu et donc en relation permanente avec le Créateur par la grâce de l'Esprit-Saint.

 

À leur arrivée, ils montèrent dans la chambre haute où ils se tenaient habituellement ; c’était Pierre, Jean, Jacques et André, Philippe et Thomas, Barthélemy et Matthieu, Jacques fils d’Alphée, Simon le Zélote, et Jude fils de Jacques.

Tous, d’un même cœur, étaient assidus à la prière, avec des femmes, avec Marie la mère de Jésus, et avec ses frères.

En ces jours-là, Pierre se leva au milieu des frères qui étaient réunis au nombre d’environ cent vingt personnes...

Actes des Apôtres 1, 13-15

Pentecôte
Pentecôte, Descente du Saint-Esprit (Titien)

Pentecôte, Descente du Saint-Esprit (Titien)

Le soir venu, en ce premier jour de la semaine, alors que les portes du lieu où se trouvaient les disciples étaient verrouillées par crainte des Juifs, Jésus vint, et il était là au milieu d’eux. Il leur dit : « La paix soit avec vous ! »

20 Après cette parole, il leur montra ses mains et son côté. Les disciples furent remplis de joie en voyant le Seigneur.

21 Jésus leur dit de nouveau : « La paix soit avec vous ! De même que le Père m’a envoyé, moi aussi, je vous envoie. »

22 Ayant ainsi parlé, il souffla sur eux et il leur dit : « Recevez l’Esprit Saint.

23 À qui vous remettrez ses péchés, ils seront remis ; à qui vous maintiendrez ses péchés, ils seront maintenus. »

Évangile de Jésus-Christ selon saint Jean 20,19-23

"Le miracle de la Pentecôte, où les Apôtres, cinquante jours après la Résurrection reçoivent l'Esprit Saint, et sont appelés à prêcher dans le monde entier en parlant une multitude de langues, marque la fondation de l'Église.

 

C'est le Christ qui fonde ici Son Église: « La paix soit avec vous ! De même que le Père m’a envoyé, moi aussi, je vous envoie. » 

 

Et "c'est Pierre qui prend la parole pour annoncer le premier cette bonne nouvelle (Actes 2, 1-36)." (Thomas TANASE, Histoire de la papauté d'Occident, Gallimard, Folio Inédit Histoire 2019, p. 24-25). Quand arriva le jour de la Pentecôte, au terme des cinquante jours :

Alors Pierre, debout avec les onze autres Apôtres, éleva la voix et leur fit cette déclaration : « Vous, Juifs, et vous tous qui résidez à Jérusalem, sachez bien ceci, prêtez l’oreille à mes paroles.

[...] Il s’agit de Jésus le Nazaréen, homme que Dieu a accrédité auprès de vous en accomplissant par lui des miracles, des prodiges et des signes au milieu de vous, comme vous le savez vous-mêmes.

Cet homme, livré selon le dessein bien arrêté et la prescience de Dieu, vous l’avez supprimé en le clouant sur le bois par la main des impies. Mais Dieu l’a ressuscité en le délivrant des douleurs de la mort.

[...] Ce Jésus, Dieu l’a ressuscité ; nous tous, nous en sommes témoins.

[...] Que toute la maison d’Israël le sache donc avec certitude : Dieu l’a fait Seigneur et Christ.

Actes des Apôtres 2,1-36

"Suivant deux illustres Pères de l'Église orientale, saint Hésychius, patriarche de Jérusalem, et saint Proclus, patriarche de Constantinople, le Saint-Esprit descendit au moment même où saint Pierre célébrait, au milieu des disciples, l'auguste sacrifice de la messe." (Mgr Gaume, Traité du Saint-Esprit, 1865, troisième édition, Gaume et Cie Editeurs, 3 rue de l'Abbaye, tome II, Paris 1890, p. 192).

La Cène, Fra Angelico, 1452

La Cène, Fra Angelico, 1452

"La vie communautaire et la vie de prière étaient ordonnées à l’annonce de l’Evangile. C’est exactement ce qui a été vécu par les premiers chrétiens dans ce temps entre Ascension et Pentecôte : sur ordre de Jésus, les disciples font communauté, écoutent la Parole, reçoivent l’Esprit, et deviennent messagers de la Bonne Nouvelle. Vivre au Cénacle c'est vivre avec Ma­rie, c'est se laisser comme elle conduire par l'Esprit pour communiquer le Christ aux autres." (Congrégation Notre Dame du Cénacle, n° 37)

C'est comme une précieuse indication : pas de Pentecôte sans cénacle. En un mot, l'Esprit est donné à des êtres qui, déjà, essayent de vivre en communion, unis dans leur diversité et surtout persévérants dans la prière avec Marie, la Mère de Jésus. (Cathedrale du Puy)

Au cours de la prière au Cénacle, dans une attitude de profonde communion avec les Apôtres, quelques femmes et les « frères » de Jésus, la Mère du Seigneur invoque le don de l'Esprit pour elle-même et pour la communauté.

Marie désire une effusion de l'Esprit en vue de sa propre fécondité spirituelle.

Il était bon que la première effusion de l'Esprit sur elle, qui avait eu lieu en vue de sa maternité divine, fût renouvelée et renforcée. En effet, au pied de la Croix, une nouvelle maternité avait été confiée à Marie, qui concernait les disciples de Jésus. Cette mission exigeait précisément un renouvellement du don de l'Esprit. La Vierge le désirait donc, en vue de la fécondité de sa maternité spirituelle.

Alors qu'au moment de l'Incarnation l'Esprit était descendu sur elle en tant que personne appelée à participer dignement au grand mystère, maintenant tout s'accomplit en fonction de l'Église, dont Marie est appelée à être la figure, le modèle et la mère.

Marie désire une effusion de l'Esprit sur les disciples et sur le monde.

Dans l'Église et pour l'Église, la Vierge, se souvenant de la promesse de Jésus, attend la Pentecôte et implore pour tous la multiplicité des dons, selon la personnalité et la mission de chacun.

Dans la communauté chrétienne, la prière de Marie revêt une signification particulière : elle favorise l'avènement de l'Esprit en sollicitant son action dans le cœur des disciples et dans le monde.

Tout comme, lors de l'Incarnation, l'Esprit avait formé en son sein virginal le corps physique du Christ, de même, au Cénacle, le même Esprit descend pour animer son Corps mystique.

La Pentecôte est donc aussi le fruit de l'incessante prière de la Vierge, que le Paraclet accepte avec une faveur toute particulière parce qu'elle est l'expression de son amour maternel à l'égard des disciples du Seigneur. En contemplant la puissante intercession de Marie qui attend l'Esprit Saint, les chrétiens de tous les temps, dans leur long et difficile cheminement vers le salut, recourent souvent à son intercession pour recevoir avec plus d'abondance les dons du Paraclet.

Répondant à la prière de Marie et de la communauté rassemblée au Cénacle le jour de la Pentecôte, l'Esprit Saint comble la Vierge et ceux qui sont présents de la plénitude de ses dons, opérant en eux une profonde transformation en vue de la diffusion de la Bonne Nouvelle.
À la Mère du Christ et aux disciples, sont donnés une force nouvelle et un dynamisme apostolique nouveau, pour la croissance de l'Église.
Éclairée et conduite par l'Esprit, elle a exercé une influence profonde sur la communauté des disciples du Seigneur
En particulier, l'effusion de l'Esprit conduit Marie à exercer sa maternité spirituelle d'une manière singulière, par sa présence toute imprégnée de charité et par le témoignage de sa foi. Dans l'Église naissante, elle transmet aux disciples, comme un trésor inestimable, ses souvenirs sur l'Incarnation, l'enfance, la vie cachée et la mission de son divin Fils, contribuant à le faire connaître et à affermir la foi des croyants.

Nous ne disposons d'aucune information sur l'activité de Marie dans l'Église primitive, mais il est permis de supposer que, même après la Pentecôte, elle a continué à vivre une existence cachée et discrète, attentive et efficace.

Éclairée et conduite par l'Esprit, elle a exercé une influence profonde sur la communauté des disciples du Seigneur.

(Extraits de l'Audience de Jean-Paul II du 28 mai 1997)

Le Veni Creator Spiritus est une hymne composée au IXe siècle, considérée comme la plus célèbre de toutes les hymnes grégoriennes, elle signifie Viens Saint Esprit Créateur et commémore la Pentecôte.
Cette hymne fut entonnée par Sainte Jeanne D'Arc et son armée lorsque la Pucelle de Domrémy, menait ses soldats vers une de ses plus grandes victoires sur les Anglais à Patay.
 
Veni, creator Spiritus,
Mentes tuorum visita,
Imple superna gratia
Quae tu creasti pectora.
Qui diceris Paraclitus,
Altissimi donum Dei,
Fons vivus, ignis, caritas
Et spiritalis unctio.
Tu septiformis munere,
Digitus paternae dexterae,
Tu rite promissum Patris,
Sermone ditans guttura.
Accende lumen sensibus,
Infunde amorem cordibus,
Infirma nostri corporis
Virtute firmans perpeti.
Hostem repellas longius
Pacemque dones protinus;
Ductore sic te praevio
Vitemus omne noxium.
Per te sciamus da Patrem,
Noscamus atque Filium;
Teque utriusque Spiritum
Credamus omni tempore.
Deo Patri sit gloria,
Et Filio, qui a mortuis
Surrexit, ac Paraclito
In saeculorum saecula.
Amen.
Viens, Esprit Créateur,
Visite la pensée de tes fidèles,
Emplis de la grâce d'En-Haut
Les cœurs que tu as créés.
Toi qu'on nomme le Consolateur,
Le don du Dieu très-Haut,
La source vivante, le Feu, la Charité,
L'Onction spirituelle.
Tu es l'Esprit à la septuple forme,
Le doigt de la droite du Père,
Tu es sa solennelle promesse,
Enrichissant notre gorge par la parole.
Fais jaillir la lumière dans notre intelligence,
Répands l'amour dans notre coeur,
Soutiens la faiblesse de notre corps
Par ton éternelle vigueur !
Repousse au loin l'Ennemi,
Donne-nous la paix sans délai ;
Que sous ta conduite qui nous ouvre la voie,
nous évitions toute nuisance.
Fais que par toi nous connaissions le Père
Et découvrions le Fils,
Et qu'en toi, leur commun Esprit,
Nous croyions en tout temps.
Gloire soit à Dieu le Père,
Au Fils ressuscité des morts,
À l'Esprit Saint Consolateur,
Dans les siècles des siècles.
Amen.
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23 mai 2026 6 23 /05 /mai /2026 00:00
Saint Didier de Vienne (†  v. 607)

Evêque de Vienne à partir de 595, né à Autun vers 540, il s'éleva contre la reine Brunehaut (ou "Brunehilde") pour critiquer la vie dissolue de la cour.


Pour le faire taire, la reine convoqua un concile à Châlon-en-Bourgogne et y fit comparaître une certaine Justa qui se plaignit d'avoir été violée par saint Didier en présence d'un témoin, domestique de la cour royale. Les évêques de la province de Lyon déposèrent leur collègue.

Mais il fut rappelé par la reine lorsque trois ans plus tard les faux témoins moururent tous deux de manières inexplicables. La reine troublée par la mort des deux accusateurs, fit revenir Didier qui n'en continua pas moins à admonester la vieille criminelle qui n'arrêtait ni ses débauches ni ses tueries.

Pour en finir, Brunehaut envoya ses soldats l'arrêter en pleine messe et le fit lapider en 608 à Saint-Didier-sur-Chalaronne près de Lyon.


Sur le territoire de Lyon, en 606 ou 607, la passion de saint Didier, évêque de Vienne. Ayant reproché à la reine Brunehaut un mariage incestueux et d’autres dépravations, il fut d’abord envoyé par elle en exil, puis, sur son ordre, arrêté dans sa cathédrale, et enfin lapidé par les soldats et achevé à coups de bâton, recevant ainsi la couronne du martyre.

Martyrologe romain

 

Sources: (1), (2), (3)

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21 mai 2026 4 21 /05 /mai /2026 14:12

« La liturgie ancienne ne cherche pas à plaire à l’époque, et c’est pourquoi l’époque y revient »

À la veille du pèlerinage de Chartres organisé par Notre-Dame-de-Chrétienté, le président de l’association revient sur l’attrait de la jeune génération de catholiques pour la liturgie traditionnelle. Pour Philippe Darantière, dans un monde saturé d’horizontalité, la verticalité des rites ancestraux tranche et libère.

Écrivant le 18 mars 2026 de la part du pape Léon XIV aux évêques de France réunis à Lourdes, le cardinal Parolin a souligné « la croissance des communautés liées au Vetus Ordo ». Le fait est là : la liturgie traditionnelle attire, et attire les jeunes. Cette Pentecôte encore, 20 000 personnes vont participer au pèlerinage traditionaliste de Paris à Chartres, avec une moyenne d’âge de 22 ans et une hausse de fréquentation de 8 % en moyenne sur dix ans. Comment comprendre ?

La première réponse, et la plus commode, est celle de la « sensibilité » : le latin, l’encens, le grégorien, la beauté des ornements. Mais cela existe aussi ailleurs… On dira alors que c’est une affaire d’identité, un besoin de racines, la résistance à un monde liquide qui ne sait plus d’où il vient. Cet argument contient une part de vérité, mais ne suffit pas. Si la liturgie traditionnelle n’était qu’un conservatoire culturel, elle serait un musée, or elle est manifestement vivante. Elle fait passer du culturel au cultuel.

 

L'homme s’efface devant le rite

 

Voici le premier paradoxe : une liturgie qui, de l’extérieur, semble se dérouler « sans nous » attire profondément. Le prêtre est tourné vers l’Orient, vers le Christ dont il n’est que l’instrument visible. Il n’anime pas, il n’explique pas en temps réel. Les gestes sont ceux qui ont été accomplis invariablement et minutieusement depuis la nuit des temps. L’espace du sanctuaire sépare le sacré du profane. Tout parle d’un autre royaume, celui de Dieu.


Cette « mise à distance » n’est pas un archaïsme. Elle dit que l’on ne vient pas à la messe d’abord pour soi. On vient parce que l’on a envers Dieu une dette insolvable, que nulle générosité humaine ne saurait acquitter. On vient rendre à Dieu ce qui lui est dû. Et c’est précisément parce qu’on vient pour Dieu que l’on repart enrichi. La vertu de religion, ce devoir de culte envers le Créateur, est inscrite dans chaque geste de cette liturgie. L’homme s’efface devant le rite. Et loin de l’humilier, cet effacement l’élève. Dans une époque saturée d’horizontalité et de retour permanent sur soi, cette verticalité tranche et libère.

On objecte que cette liturgie serait hermétique. C’est méconnaître son rapport au corps et aux sens. Elle est au contraire extraordinairement incarnée. Les gestes ritualisés, les ornements, le latin, le silence, l’encens, les génuflexions, le chant grégorien : autant de signes concrets qui « ouvrent vers l’invisible », selon Benoît XVI. L’âme ne s’élève pas malgré le corps ; elle s’élève avec lui. Cette pédagogie sacramentelle répond à quelque chose de très profond que, depuis Abel, Noé, Abraham et Moïse, la Bible nous enseigne : l’homme est une créature, la seule de la nature, qui prie, qui offre, qui consacre.

 

La marque de la permanence

 

Certains ont affirmé que le sacré correspondait à un stade archaïque de l’humanité en voie de dépassement. La réalité du XXIe siècle est plus entêtée : le sacré attire toujours. Non pas malgré la modernité, mais peut-être à cause d’elle : ce que celle-ci essaye de détruire, la liturgie le garde et le redonne.

 

Dans un monde où tout change, où chaque institution, même dans l’Église, cherche à « se réinventer », cette liturgie porte la marque de la permanence. Les lectures sont les mêmes depuis des siècles. Le grégorien chante depuis plus d’un millénaire. Le canon romain murmure les mêmes mots qu’au temps de Grégoire le Grand. Et celui qui découvre cette messe pour la première fois comprend d’instinct qu’il entre dans quelque chose qui le dépasse, qui l’a précédé, qui lui survivra : il devient l’espace d’un moment participant d’une liturgie qui nous relie au ciel.

 

Cela ne signifie pas que la liturgie serait figée par essence. Elle évolue lentement, organiquement, mais toujours avec cette « infinie délicatesse » dont a témoigné le Concile de Trente, qui eut la sagesse de garder inchangés les rites ayant plus de deux siècles d’histoire. Et c’est cette permanence voulue, assumée, qui lui confère son autorité. La liturgie ne cherche pas à plaire à l’époque. Et c’est pourquoi l’époque y revient.

 

Le mystère rendu présent

 

Il reste un dernier paradoxe, peut-être le plus décisif. La liturgie traditionnelle est aussi, et peut-être surtout, une expression extraordinairement dense du mystère qu’elle célèbre. La messe, « trésor de la foi », est le mémorial de la Passion du Seigneur, non pas son souvenir mais son renouvellement non sanglant, le sacrifice rédempteur du Christ rendu présent sur l’autel. L’offertoire, la double consécration, les prières du Canon récitées en silence, la communion reçue à genoux : tout cela ne raconte pas la mort et la résurrection du Seigneur, tout cela les actualise.

 

La liturgie ancienne est ainsi un catéchisme vécu : elle enseigne non seulement qui est Dieu, mais qui est l’homme face à Dieu. Une anthropologie religieuse que nos contemporains n’ont pas désapprise, même quand ils ont cessé de la formuler. C’est peut-être cela, le secret de son attractivité : elle dit une vérité sur l’homme que l’homme porte en lui sans le savoir.

 

Liturgie missionnaire ? Assurément. Et pour un nombre croissant de baptisés et de convertis, elle est devenue la langue maternelle pour parler à Dieu et pour L’écouter. Elle est une richesse de l’Église, trésor de son passé, de son présent et de son avenir. Un trésor que 30 % des pèlerins de Chartres découvrent chaque année pour la première fois. Ce chiffre, à lui seul, montre que la liturgie tridentine célébrée au pèlerinage n’est pas un obstacle à la communion dans l’Église, mais un de ses joyaux.


Source : La Croix.com

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Add. 23 mai 20256

 

"Ces cathos de gauche qui préfèrent la messe tradi" ! passionnante enquête de Timothée de Rauglaudre dans l'hebdo La Vie de cette semaine

 

 

Anarchistes ou anticapitalistes, ils apprécient le rite tridentin, composant avec un milieu traditionaliste souvent aux antipodes de leurs valeurs. La Vie Media sur X

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21 mai 2026 4 21 /05 /mai /2026 00:00
Saint Constantin, empereur (272-337)

Né en Serbie, fils de l'empereur Constance Chlore et de sainte Hélène, Constantin fut élevé à la cour de Dioclétien et proclamé empereur en Gaule après la mort de son père, en 306.

 

Son génie fut de reconnaître la force morale des chrétiens et de gouverner avec eux et non plus contre eux, comme l'avaient fait ses prédécesseurs. Son règne marque la fin des persécutions contre les chrétiens.

 

"De l'avis de tous, Constantin joua certainement le rôle d'accélérateur de l'histoire. [...] Mais le christianisme était déjà une présence sociale avant Constantin, et il continua à s'enraciner en Europe après lui, dans un milieu différent qui devint celui des royaumes barbares. [...] Le christianisme a survécu à la chute de l'Empire et a gagné les Barbares, qui ont [...] adopté la religion des vaincus." (Marie-Françoise Baslez, Comment notre monde est devenu chrétien, CLD Éditions, Points Histoire, Lonrai 2015, p. 202.)

"S'il faut identifier le christianisme populaire par le culte des saints, les miracles et les exorcismes, son acte de naissance est bien antérieur au IVe siècle." (Marie-Françoise Baslez, Comment notre monde est devenu chrétien, ibid., p. 132-133.)

 

Saint-Constantin--empereur--272-337-.png

Le Chrisme: image que vit Constantin dans le ciel avant la bataille du Pont Milvius, correspondant aux lettres grecques X Chi et P Rho (XP), les deux premières lettres du mot Christ.

 

Constantin Ier, et toute son armée avec lui, vit apparaître dans le ciel une croix. 

Saint Constantin, empereur (272-337)

Jésus, dans un rêve prémonitoire, lui promit aussi de vaincre Maxence par le chrisme, symbole formé des deux lettres grecques Khi (X) et rho (P), les deux premières lettres de Christ. Constantin les fit apposer sur les étendards de son armée et les boucliers de ses hommes.

Saint Constantin, empereur (272-337)

Le 28 octobre 312, au Pont Milvius, à quelques kilomètres au nord-est de Rome, deux empires, deux mondes s'affrontaient devant les siècles : l'empire des Césars et la monarchie chrétienne, le monde païen et le monde chrétien.

 

Combattant sous le drapeau marqué de la croix, l'armée de Constantin était composée de Germains, de Gaulois, de nombreux auxiliaires Francs, de chrétiens au nombre de 98.000 fantassins et cavaliers, celle de Maxence de Romains, Italiens, Carthaginois, Tyrrhéniens et Siciliens au nombre de 188.000 fantassins et cavaliers, sous les murs de Rome. 

Bataille du Pont Milvius, fragment d'une fresque de Raphaël au Vatican, in La Gaule chrétienne, D'après les écrivains et les monuments anciens, Paris Librairie Hachette et Cie, Paris 1879, p. 43

Bataille du Pont Milvius, fragment d'une fresque de Raphaël au Vatican, in La Gaule chrétienne, D'après les écrivains et les monuments anciens, Paris Librairie Hachette et Cie, Paris 1879, p. 43

Constantin, frappé par le feu divin, ordonna à ses soldats de peindre le symbole du Christ, le Chi-Rho, sur leurs boucliers.

 

Ils ne se battraient plus seulement pour l'empire. Ils se battraient pour le Dieu vivant.

 

Maxence, gonflé d'orgueil, avait détruit des ponts pour piéger Constantin, mais il en avait maintenant bêtement construit un provisoire, se fiant aux présages et aux devins.

 

L'armée de Constantin, dont les boucliers portaient la Croix du Christ, s'avançait avec une puissance intrépide.

 

Au fur et à mesure qu'elles chargeaient, les forces de Maxence vacillèrent. La panique s'empara d'eux.

 

Le pont provisoire s'effondra sous leur retraite. Maxence lui-même, paré de ses robes impériales et de ses charmes païens, plongea dans le fleuve. Sa lourde armure l'entraîna dans les profondeurs. Le tyran se noya et Rome fut libérée.

Saint Constantin, empereur (272-337)

Constantin entra dans Rome.

 

En entrant dans la Ville éternelle, Constantin ne se glorifia pas de lui-même, mais du Dieu des chrétiens. Il refusa d'offrir des sacrifices dans les temples païens. Au lieu de cela, il commença à protéger l'Église, à légaliser la foi chrétienne et à élever la Croix, non pas comme un symbole de mort, mais comme un symbole de victoire.

 

Une statue le représente tenant la croix à la main, avec cette inscription qu'il dicte lui-même :

 

"C'est avec ce signe salutaire, vrai symbole de force, que j'ai délivré votre ville du joug de la tyrannie, et que, rendant la liberté au sénat et au peuple romain, je les ai rétablis, dans leur ancienne majesté et leur ancienne splendeur." (EusebVit. Constant., lib. C., c. XXXIII.)

 

Il a vu la Croix et l'a suivie.

 

Il s'est fié à la promesse : "Dans ce signe, tu vaincras." Et par la foi, il a donné raison aux paroles de saint Paul :

 

" Si Dieu est pour nous, qui peut être contre nous ? ". - Romains 8,31

 

Constantin se fit chrétien, concluant ainsi la paix avec l'Église. Il se convertit et édifia à Rome une basilique sur le tombeau de saint Pierre, premier pape. Il ordonna également la construction de la basilique du Latran, la première grande cathédrale de la chrétienté. Il convoqua le concile de Nicée, où la vérité de la divinité du Christ sera défendue.

 

Constantin est devenu le marteau de l'idolâtrie et le bouclier de l'Église, non pas par sa propre force, mais en faisant confiance au signe du Ciel.

 

"Au début de 313, Constantin est obligé de revenir en personne à Trèves. Les Alamans et les Francs s'inclineront finalement devant l'empereur, devenu chrétien. Pour célébrer son triomphe, Constantin institue des Jeux franciques, où des prisonniers barbares sont sacrifiés. Il décrète aussi l'émission de monnaies commémoratives. Quelques-uns de ces sous d'or, admirablement conservés, représentent une femme prostrée, gémissant sur sa défaite. La légende désigne l'infortunée : Francia." (Philippe DELORME, Préface de Jean TULARD de l'Institut, Contre-Histoire de France, Ni romance, ni repentance, Via Romana, Le Chesnay 2024, p. 35)

 

 

Constantin attribue à la protection de Saint Michel Archange de nombreuses victoires obtenues contre ses ennemis et, en reconnaissance, il fit construire un magnifique sanctuaire à Constantinople : le célèbre Michaelion. Ce sanctuaire devint un lieu de pèlerinage : un grand nombre de malades y obtinrent la guérison par l'intercession de l'archange Michel. (Père Gilles Jeanguenin, Le Prince des Anges Saint Michel, Pierre Téqui éditeur, Paris 2002, p. 12.)


         
Il proclama l'édit de Milan (312) qui donna la liberté aux chrétiens de pratiquer leur culte et de propager leur foi. Il restitua les biens ecclésiastiques confisqués par Maxence. Légalement, depuis 313, les cultes officiels n'étaient plus obligatoires pour personne, mais leur statut n'était pas aboli. La conversion de Constantin ne donna pas le signal d'une revanche contre le paganisme. Il interdit seulement la divination par consultation des entrailles des victimes (haruspicine), la magie, les cultes païens immoraux (viols de sépultures, infanticides), les coutumes païennes immorales (Constantin fait détruire un sanctuaire d'Asclépios à Agaï en Cilicie, fermer un temple d'Astarté à Baalbek en Phénicie où se pratiquait la prostitution sacrée) et les sacrifices, mais ne ferma pas les temples :

 

"Vous qui estimez que cela vous est utile, rendez-vous aux autels publics, aux temples, et célébrez les rites auxquels vous êtes habitués: nous n'empêchons pas en effet de célébrer en plein jour les rites de cet ancien usage illicite" (15 mai 319.)

 

"Il est manifeste, écrit Constantin, que la négligence de la religion, dans laquelle est conservée le respect souverain de la très-sainte et très-haute puissance, est cause de grands dangers pour les affaires de l'Etat; en revanche, lorsque la religion est reçue et gardée conformément aux lois, elle apporte, procurée par les bienfaits divins, une très grande prospérité au nom romain et une réussite notable à toutes les entreprises humaines" (Lettre III, 1.)

 

En 329, Constantin interdit aux juifs de molester ou de lapider les juifs qui passent aux christianisme.

 

Le 25 juillet 336, lorsque Constantin fête ses trente ans de règne à Constantinople, la paix règne aux frontières comme à l'intérieur de l'empire. Les Barbares et les Perses sont tenus en respect, le pouvoir de l'empereur s'étend sur l'Orient et sur l'Occident. La nouvelle capitale, Constantinople, est en plein développement. Avec une position stratégique exceptionnelle, elle se révélera imprenable, et sera pendant des siècles, le verrou qui interdira le passage des Barbares venus du nord vers les provinces de l'Orient puis des musulmans vers l'Europe, jusqu'en 1453.

 

L'empereur Constantin fit reconstruire les églises et en les honorant par des offrandes de grand prix. En Cilicie, il chassa le démon Pythonicos, en ayant ordonné l'ordre que la maison dans laquelle il se cachait soit renversée de fond en comble. (Socrate, Histoire ecclésiatique, I, III, 1; XVIII, 7-11.)

 

Se rendant en Orient en 324, il constata le grand nombre de dissensions du fait de l'hérésie arienne du prêtre alexandrin Arius (niant la pleine divinité du Christ). Afin de rétablir la paix religieuse, fort de son titre traditionnel de Pontifex Maximus (Grand Pontife) titre des empereurs romains, et bien qu'il ne fût baptisé que peu de temps avant sa mort, il réunit un concile oecuménique en 325 à Nicée et essaya de résoudre les conflits internes et externes de l'Église. Le nombre des évêques qui participèrent au concile varie selon les sources, entre 250 (Eusèbe de Césarée), entre 270 et 300 (Eustathe d'Antioche et Athanase d'Alexandrie) et 318 (Hilaire de Poitiers). Les évêques venus de tout l'empire, personne ne pouvait en prévoir l'issue. Les évêques donnèrent finalement raison à Alexandre, patriarche d'Alexandrie, et tort au prêtre Arius. Ils proclamèrent le Fils, "consubstantiel" (homoousios) au Père, c'est-à-dire de la même substance ou essence (ousia) divine que le Père; un Fils "engendré, non pas créé". Un Fils tout aussi Dieu, tout aussi éternel que le Père. Ce qui était en jeu c'était la Sainte Trinité - le Père, le Fils et le Saint-Esprit -, c'est-à-dire l'idée spécifiquement chrétienne de Dieu : le Père n'est pas le Fils, la consubstantialité n'est pas l'identité tout court, mais l'identité de substance ou l'égale majesté des Trois. Ce n'étaient pas là les idées de Constantin (qui ne sera baptisé que sur son lit de mort en 337 par un évêque arien), mais celles des évêques, successeurs des apôtres.

 

Le concile condamna la doctrine d'Arius et Constantin fit exiler Arius. Ce concile inaugura le césaropapisme (système de gouvernement temporel de césar qui, dans une volonté de domination universelle, cherche à exercer son pouvoir sur les affaires religieuses), pratique de confusion du temporel et du spirituel entre les mains du souverain, qui était déjà celle des empereurs romains et de tous les anciens empires, mais qui ne correspondait pas à l'essence du christianisme, qui distinguait les deux pouvoirs ("Rendez à césar ce qui est à césar et à Dieu ce qui est à Dieu." Mc 12:17; Mt 22:21, Lc 20:25.)

 

Constantin séjourna plusieurs fois dans les Gaules et prit des mesures de révision du cens pour y alléger les impôts. Ses lois et sa politique se basaient sur les principes chrétiens. Il était un grand constructeur d'édifices chrétiens. Il semble que dès cet hiver de 312-313, le trésor public ait aidé à des reconstructions de bâtiments chrétiens et que le pape Miltiade (311-314) ait obtenu de l'impératrice Fausta le somptueux palais du Latran. Le Liber Pontificalis, dans sa biographie du pape Silvestre (314-335) attribue ainsi à Constantin la construction de :

 

- la basilique Constantinienne St Jean de Latran, première église à être publiquement consacrée le 9 novembre 324 sous le titre de Basilique du Très Saint Sauveur par le pape Sylvestre Ier (son nom de basilique Saint-Jean est progressivement adopté par association à son important baptistère voisin, dédié à saint Jean-Baptiste, le plus ancien de Rome. Pendant plus de dix siècles, les papes, évêques de Rome, résidèrent dans le palais du Latran voisin)

- celles de St Pierre au Vatican, où les premiers pèlerins venaient rendre un culte à Saint Pierre à l'emplacement du cirque de Néron;

- à Rome, de Saint-Paul hors les murs, de Sainte Croix de Jérusalem, de Saint-Sébastien, des Saints-Pierre-et-Marcellin, de Saint-Laurent et de Sainte-Agnès (ces deux derniers édifices seraient dus à d'autres membres de la dynastie).

 

"C'est ... Constantin qui le premier a aboli le marquage des esclaves sur le front comme du bétail, car, disait-il, cela va à l'encontre de la dignité de l'homme créé, comme nous l'enseigne la Bible, à l'image et à la ressemblance de Dieu." (Mgr Athanasius Schneider, Christus vincit, Le Triomphe du Christ sur les ténèbres de notre temps, Contretemps, Versailles 2020, p. 90)

 

Par décret du 7 mars 321, Constantin fait du dimanche le "jour du Seigneur", jour de repos hebdomadaire obligatoire au sein de l’Empire (Code Justinien 3.12.2 ; Marie-Françoise Baslez, Comment notre monde est devenu chrétien, ibid., p. 185.) 

Mais le premier à opposer le respect du "Jour du Seigneur" (dimanche, jour de la Résurrection de Jésus) à l'observance du sabbat fut saint Ignace d'Antioche, martyr vers 115 ap. J.-C., dans son épître aux Magnésiens 9,1. (Pierre MARAVAL, Simon Claude MIMOUNI, Le Christianisme, des Origines à Constantin, Nouvelle Clio, l'Histoire et ses problèmes, PUF, Clamecy 2018, p. 248, 254 et 260.)

Le dimanche, "jour du Seigneur" marqué par le culte eucharistique communautaire, propre aux chrétiens, est attesté dès les origines. (Pierre MARAVAL, Simon Claude MIMOUNI, Le Christianisme, des Origines à Constantin, ibid., p. 446.) Au IIe siècle, le culte eucharistique, décrit par saint Justin - lectures, prières, consécration du pain, de l'eau et du vin, distribution et partage des choses consacrées (Apologie 65 et 67) - se réalise suite au baptême et le dimanche. Il a lieu le matin, ce qui indique qu'il est séparé du repas qui l'accompagnait aux origines et qu'il s'est davantage ritualisé. (Pierre MARAVAL, Simon Claude MIMOUNI, Le Christianisme, des Origines à Constantin, ibid., p. 438.)

 

Si Constantin n'évite pas la guerre civile qui éclate entre ses fils (Constantin II à Trèves, Constant à Sirmium et Constance II à Antioche), il en limite les conséquences et permet, in fine, la réunification du monde romain entre les mains de Constance II (353), puis de son neveu Julien (361).

 

Le principe héréditaire l'emportait sur l'élection par les légions, ce fléau qui vit des coup d'Etat permanent caractériser l'Anarchie militaire du IIIe siècle, où 18 empereurs se succédèrent en 49 ans (235-284), cinquante années marquées de guerres, de ravages, d'invasions (particulièrement en Occident qui vit les premières invasions germaniques). "Être élu empereur dans la période d'un demi-siècle qui suit la mort de Sévère Alexandre, est une destinée tragique. Les élus acceptent le principat comme un arrêt de mort" (Ferdinant Lot, La Fin du monde antique et le début du Moyen Âge, 1927, Albin Michel, Paris 1989, p. 21).

 

La victoire du principe héréditaire correspondait à une tendance latente depuis le Haut-empire : les Césars s'étaient succédé dans la famille d'Auguste, les Julio-Claudiens, puis les Flaviens, les Antonins eux-mêmes, et enfin les Sévères. Le principe héréditaire répondait à l'évolution des mentalités et à une reconnaissance d'un pouvoir transcendant, qui ne doit rien au consentement des administrés, tout au caractère divin que lui a imprimé son investiture. C'était proprement l'héritage grec de la croyance en un Dieu ordonnateur du monde (Cf. Platon, Gorgias). L'empereur devint l'instrument choisi par la divinité pour faire régner l'ordre sur la création. Et là aussi, la tendance remonte plus loin. (Cf. L'Arc de Bénévent représentant Jupiter tendant le foudre à l'empereur Trajan).

 

Saint Constantin et sainte Hélène (détail), 1520-1528, Palma le Vieux, Milan, Brera, dans Rosa Giorgi, Le Petit Livre des Saints, Larousse, Tolède 2006, p. 304-305.

 

"La politique de Constantin, même lorsqu'il est devenu seul empereur en 324, a voulu [...] créer un véritable consensus entre chrétiens et païens en faveur d'un espace public religieusement neutre, même si lui-même a opté publiquement pour le christianisme." (Simon Claude MIMOUNI, Pierre MARAVAL, Le Christianisme, des Origines à Constantin, Nouvelle Clio, l'Histoire et ses problèmes, PUF, Clamecy 2018, p.  503.)

 

"Les racines chrétiennes de l'Europe ont poussé lentement et tout n'était pas acquis en 337, mais le modèle du souverain chrétien, l'établissement d'une dynastie chrétienne et le développement institutionnel de l'Église sont bien des fondations constantiniennes, gages d'une expansion future du christianisme." (Marie-Françoise Baslez, Comment notre monde est devenu chrétien, CLD Éditions, Points Histoire, Lonrai 2015, p. 195.)

Sources: (1) La Véritable histoire de Constantin, Textes réunis et commentés par Pierre MARAVAL, Les Belles Lettres, Clamecy 2010, p. 455, 458 ; (2) DANIEL-ROPS, Histoire de l'Eglise du Christ, tome II Les Apôtres et les Martyrs, Librairie Arthème Fayard, Paris 1965, p. 455 ; (3) Calendrier perpétuel, Les Saints en 365 jours, Chêne ; (4) L'Evangile au quotidien ; (5) Nominis; (6) Wikipedia ; (7) Michel de JAEGHERE, Les Derniers jours, La fin de l'Empire romain d'Occident, Perrin Collection Tempus, Malesherbes 2016 ; (8) Jean-Marie SALAMITO, Monsieur Onfray, Au Pays des Mythes, Réponses sur Jésus et le christianisme, éd. Salvator, Paris 2017 ; (9) Joël SCHMIDT, Les Gaulois contre les Romains, Perrin Collection Tempus, Millau 2017, p. 385 ; (10) Rosa Giorgi, Le Petit Livre des Saints, Larousse, Tolède 2006, p. 304-305.

 

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6 octobre 2013 - Commémorations du 17e centenaire de l'édit de Milan

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20 mai 2026 3 20 /05 /mai /2026 00:00
Saint Bernardin de Sienne, dans Le Petit Livre des Saints, Éditions du Chêne, tome 2, 2011, p. 25.

Saint Bernardin de Sienne, dans Le Petit Livre des Saints, Éditions du Chêne, tome 2, 2011, p. 25.

Le principal caractère de la vie de ce grand saint, c'est son amour extraordinaire pour la très Sainte Vierge.

 

L’Italie le considère comme son plus grand prédicateur. Dès sa canonisation, les peintres et les sculpteurs les plus illustres le représentèrent très fréquemment. (1)

Saint Bernardin de Sienne, Confesseur

Saint Bernardin de Sienne, Confesseur

Né le 8 septembre 1380, jour de la Nativité de Marie (2), Bernardin fut privé, tout jeune, de ses nobles et pieux parents ; mais il trouva dans une de ses tantes une véritable mère. Voyant un jour cette femme refuser de donner à un pauvre, il lui dit : "Pour l'amour de Dieu, donnez à ce pauvre ; autrement je ne prendrai rien aujourd'hui.

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Saint Bernardin de Sienne, Franciscain.

On le représente tenant à la main un soleil avec le monogramme de Jésus. "IHS" [abréviation et translittération du nom de "Jésus" en grec : Ι = J, Η = E et Σ = S (JES = Jesus/Ιησους), et en latin : Iesus Humani Salvator, Jésus sauveur des hommes]

 

Sa pureté était si grande, que le moindre mot inconvenant l'affligeait profondément : "Silence, disaient les étudiants quand ils le voyaient apparaître au milieu de leurs conversations trop libres, silence, voici Bernardin !"

 

À dix-sept ans, il entra dans une confrérie de garde-malades, et soigna pendant quatre ans, dans un hôpital, avec un dévouement et une douceur rares, toutes les infirmités humaines. Se traitant lui-même avec la dernière dureté, il ne songeait qu'aux besoins des autres ; il parut surtout héroïque dans une peste affreuse (peste de Sienne en 1400), où au service des malades, il s'imposa mille fatigues et brava mille fois la mort. 

 

L'inspiration du Ciel le conduisit alors chez les Franciscains, qui le lancèrent bientôt dans la prédication. Grâce à la bonté de sa Mère céleste, sa voix, faible et presque éteinte, devint inopinément claire et sonore ; Bernardin fut un apôtre aussi brillant par son éloquence que par sa science, et opéra en Italie de merveilleux fruits de salut.

 

Il y avait à cette époque un débordement de crimes en Italie, et de sanglantes factions y foulaient aux pieds toutes les lois divines et humaines. Bernardin parcourut les villes et les villages au nom de Jésus, qu’il avait toujours à la bouche et dans le cœur, et rétablit presque entièrement la piété et les bonnes mœurs qui avaient disparu. Sa réputation fit que plusieurs villes considérables le demandèrent au Pape en qualité d’Évêque ; mais il refusa constamment cette charge avec une humilité invincible. (3)

 

La tradition populaire du Moyen Âge lui attribue plus de 2000 guérisons miraculeuses (Source : Jansen Philippe, Un exemple de sainteté thaumaturgique à la fin du Moyen Âge : les miracles de saint Bernardin de Sienne. In: Mélanges de l'Ecole française de Rome. Moyen-Âge, Temps modernes T. 96, N°1. 1984. pp. 129-151).

 

Faisant un jour l'éloge de la Sainte Vierge, il lui appliqua cette parole de l'Apocalypse : "Un grand signe est apparu au Ciel." Au même instant, une étoile brillante parut au-dessus de sa tête. Une autre fois, parlant en italien, il fut parfaitement compris par des auditeurs grecs qui ne connaissaient que leur langue maternelle.

 

Un jour, un pauvre lépreux lui demanda l'aumône ; Bernardin, qui ne portait jamais d'argent, lui donna ses souliers ; mais à peine le malheureux les eut-il chaussés, qu'il se senti soulagé et vit disparaître toute trace de lèpre.

 

Bernardin, allant prêcher, devait traverser une rivière et ne pouvait obtenir le passage de la part d'un batelier cupide auquel il n'avait rien à donner. Confiant en Dieu il étendit son manteau sur les eaux, et, montant sur ce frêle esquif, passa la rivière.

 

C'est à Bernardin que remonte la dévotion au Saint Nom de Jésus, dont il recommandait la dévotion.

 

Il prêchait en montrant aux foules un panneau portant le monogramme du Christ "IHS", peint en lettres (gothiques) d'or dans un disque solaire symbolique.

 

Parfois, le disque qu'il tient contre sa poitrine porte le mot 'Caritas' (charité). Source: Eglise Saint-Eleusippe de Quinçay.

 

Il a été aussi un des apôtres les plus zélés du culte de S. Joseph et de celui de la Vierge Marie.

Dans ses Sermons sur la Salutation angélique (De Salutatione angelica), notamment dans le Sermon 52, partie 1, chap. 1 et le sermon 61, partie 1, chap. 8 il développe la doctrine de la corédemption mariale où il affirme que la Vierge Marie, en offrant son Fils au Père éternel pour le salut du monde, est associée à l'œuvre rédemptrice du Christ :

 

Depuis le moment où elle est devenue la Mère du Fils de Dieu qui est celui qui donne l'Esprit Saint, tous les dons, les vertus et les grâces du même Esprit Saint sont accorés à travers ses mains, elle les donne à qui elle veut, quand elle veut et dans la mesure qu'elle veut.

De Salutation angélique, Sermon 52, a 1 c 1

Quelques religieux, jaloux de ses succès, le dénoncèrent à Rome, l’accusant de déviation doctrinale. Saint Jean de Capistran prit sa défense auprès du pape Martin V. Celui-ci approuva la dévotion au Nom de Jésus et voulut faire de Bernardin l’évêque de Sienne. Mais Bernardin refusa, préférant continuer ses prédications en Italie.

 

 

Le 7 janvier 1432, malgré de nouvelles attaques contre Bernardin, le pape Eugène IV imposa le silence à ses détracteurs.

 

Il attrapa une fièvre maligne, à Aquila où il mourut, le 20 mai 1444, dans le couvent de cette ville, tandis que les frères chantaient l’antienne : "Père, j’ai manifesté ton nom aux hommes… Je viens vers Toi." Il fut inhumé dans l’église du couvent.

 

Son corps "est exhumé en 1472, puis une seconde fois au XVIIe siècle. Les observations récoltées à plus de deux siècles de distance, sont unanimes : corps complètement préservé d'une quelconque dégradation naturelle." (4)

 

Le pape Nicolas V le canonisa le 24 mai 1450.

 

 

En 1530, la fête du Saint Nom de Jésus fut accordée aux Frères mineurs, et étendue à l’Église universelle en 1722.

Saint Bernardin de Sienne, Franciscain († 1444)

Sources : (1) ; (2) Le Petit Livre des Saints, Éditions du Chêne, tome 2, 2011, p. 24; (3) ;  (4) Patrick SBALCHIERO, Enquête sur les miracles dans l'Église catholique, Artège, Paris 2019, p. 159.

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19 mai 2026 2 19 /05 /mai /2026 00:00
Saint Yves, dans Le Petit Livre des Saints, Éditions du Chêne, tome 1, 2011, p. 187.

Saint Yves, dans Le Petit Livre des Saints, Éditions du Chêne, tome 1, 2011, p. 187.

Yves est né en Bretagne, au manoir de Kermartin près de Tréguier, en 1250, d'une famille de petite noblesse. Dans les instructions que lui donnaient sa mère, elle lui répétait souvent qu'il devait vivre de façon qu'il pût devenir un saint. "C'est bien le but où je tends", répondait-il.

Le jeune Yves fut envoyé à Paris, vers 14 ans, pour étudier la philosophie et la théologie : il recevra des enseignements de Thomas d’Aquin. Finalement, c’est le droit qui l’attira. Il étudiera à la faculté d’Orléans le droit laïc et ecclésiastique.

Cette pensée, je dois devenir un saint, le portait puissamment à la vertu, et l'éloignait de tout ce qui avait l'apprence du mal. Son temps était partagé entre l'étude et la prière. Dans ses heures de récréation, il visitait les hôpitaux, servait les malades avec charité, et les consolait dans leurs peines.

Saint Yves, l'avocat des Pauvres, Prêtre

Saint Yves, l'avocat des Pauvres, Prêtre

Puis Yves retourna en Bretagne où il fut nommé juge ecclésiastique à Rennes en 1280. On lui proposa plusieurs partis avantageux, qu'il refusa parce qu'il avait fait voeu de virginité, et que son intention était d'entrer dans l'état ecclésiastique. L’évêque de Tréguier l’appela auprès de lui et le décida à devenir prêtre en 1283. Il se prépara au sacerdoce par une vie toute remplie de bonne soeuvres, et surtout par une inviolable pureté d'âme et de corps. Il fut nommé curé de Trédrez en 1285, puis de Louannec, de 1292 à 1298. Dans toutes ces places successivement, il fut constamment la ressource de tous les malheureux, et mérita, par le soin qu'il prenait de la veuve et de l'orphelin, le titre gloreux d'avocat des pauvres.

 

Entre temps, Yves a mené une vie exemplaire. De nombreux témoins de son procès en béatification parleront d’un chrétien et d’un juge doux, équitable, attentif et compatissant aux sort des pauvres et plaidant leur cause. Mais en 1291, Yves ressortit transformé d'une visite au mouroir de l’hôpital de Tréguier qui le décida à devenir un pauvre parmi les plus pauvres.

Saint Yves Hélory, prêtre par Rogier van der Weyden (XVe siècle)

Saint Yves Hélory, prêtre par Rogier van der Weyden (XVe siècle)

Il se retira dans son manoir familial de Kermartin où il vécut dans la misère et accueillit les indigents, devenant leur avocat. Restant aussi prêtre et évangélisateur, il traversa la Bretagne à pied pour prêcher et apporter la Bonne nouvelle contre vents et marées.

Yves Hélory mourut dans son manoir familial à Kermartin le 19 mai 1303, épuisé par le travail et la pénitence. Sa dépouille mortelle fut alors portée à la Cathédrale de Tréguier en un long cortège empruntant l'itinéraire dont les processions actuelles perpétuent le souvenir. Son corps sera transféré à la cathédrale de Tréguier. Et son tombeau devint un lieu de pèlerinage.

Il fut canonisé en 1347, devenant ainsi le second saint breton et sans doute le premier prêtre diocésain élevé à ce rang. "En ce temps où le monde vieillissant accélère son déclin vers le dernier des soirs, a surgi de l'extrémité de l'Occident, de la Bretagne, une étoile matinale qui ne s'éteindra pas" : c'est en ces termes d'un beau lyrisme que le Pape Clément VI proclama la sainteté d'Yves Hélory, ce 19 mai 1347.

 

Yves est le saint patron des avocats, des avoués, des assureurs et des notaires, ainsi que de la Bretagne.

   

Une procession réunissant plus de 5.000 personnes pour le traditionnel "Pardon de Saint-Yves" dans les rues de Tréguier, prit le dimanche 16 mai 2010 la forme d'un vibrant hommage au saint-patron des Bretons et à tous les chrétiens qui de par le monde ne peuvent vivre librement leur foi. Pour qu'enfin, justice leur soit rendue. Cette justice si chère au coeur de saint Yves. "Un grand événement marquant le Trégor et la Bretagne tout entière", déclara Mgr Fruchaud, évêque de Saint-Brieuc et Tréguier.

 

PRATIQUE. A l'exemple de saint Yves, dites: Je veux devenir un saint.

Sources: (1) Vie des Saints pour tous les jours de l'année avec une pratique de piété pour chaque jour et des instructions sur les fêtes mobiles, Alfred Mame et Fils éditeurs, Tours 1867, p. 143; (2); (3); (4); (5); (6) Le Petit Livre des Saints, Éditions du Chêne, tome 1, 2011, p. 186.

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18 mai 2026 1 18 /05 /mai /2026 00:00
Saint Eric, roi de Suède, Martyr († 1161)

Roi de Suède de 1150 à 1160, Eric IX était également appelé Erik le Saint (den Helige) ou saint Eric. Il fut tué en 1160 par un prince danois.  

Fort pieux, Eric usa de toute son influence pour évangéliser ses sujets par la codification des lois de son royaume qu'il rédigea dans un esprit chrétien, sans vouloir les forcer à la conversion. Eric améliora aussi le sort des femmes.

Il décida de conquérir la Finlande, autant pour l'expansion de son domaine que pour y porter l'Évangile.

Il est le fondateur de la "dynastie d'Erik" qui alternera avec la dynastie de Sverker sur le trône de Suède jusqu'au début du XIIIe siècle.

 

Selon wikipedia, "son règne est marqué par la première tentative peut-être légendaire de conversion des Finlandais païens. Selon la Vita Santi Erici rédigée par l'évêque Israël Erlandsen de Västeras (Suède) (1328/1329†), il aurait organisé une croisade en Finlande au cours de laquelle l'évêque Henri d'Uppsala aurait trouvé la mort tué d'un coup de hache par un nouveau converti."

 

Eric fut assassiné le 18 mai 1160 à la sortie de la messe de l'Ascension à Turku (port situé au sud-est de la Finlande) par un prince danois, Magnus Henriksson. Une fontaine a jailli de la terre où la tête du roi est tombée après avoir été coupée au loin, et des miracles ont été déclarés après sa mort. Considéré comme martyr, il devint ainsi le saint patron de la Suède : Erik den Helige. Ses restes ont été conservés dans un reliquaire, dans la cathédrale d'Uppsala où les gens ont fait des pèlerinages pour près de mille ans.

 

Chasse de saint Éric à la cathédrale d'Uppsala

Chasse de saint Éric à la cathédrale d'Uppsala

 

 

Lors de l'ouverture de son tombeau le 10 avril 2014, l'ancienne couronne royale de Suède fut découverte dans le tombeau de saint Eric.

 

Erik le Saint assassiné par l'adversaire Sverker, plus tard roi de Suède. Karl Sverkersson (fils de Sverker) a été assassiné plus tard par le fils d'Erik, Knut, qui montera sur le trône en 1168 sous le nom de Knut Ier de Suède.

 

Sources: (1), (2), (3)

 

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17 mai 2026 7 17 /05 /mai /2026 00:00
Saint Pascal, dans Le Petit Livre des Saints, Éditions du Chêne, tome 2, 2011, p. 159.

Saint Pascal, dans Le Petit Livre des Saints, Éditions du Chêne, tome 2, 2011, p. 159.

Saint Pascal Baylon naquit en Espagne, en Aragon, le 17 mai 1540, d'humbles cultivateurs, riches des vertus chrétiennes. Occupé dès l'âge de sept ans, à la garde des troupeaux, il passait son temps en prières et en lectures; on dit que les Anges eux-mêmes lui donnèrent des leçons.

Le petit Pascal se plaisait surtout à réciter le Pater. Quoique pauvre, il trouvait le moyen de faire l'aumône en donnant une partie de sa nourriture à ceux qui en avaient besoin. Il était le modèle aimé et respecté de tous les bergers de la contrée. Dans un âge si tendre, il connaissait l'usage assidu des cilices, des jeûnes, des disciplines sanglantes; on le voyait marcher pieds nus à travers les ronces et les épines, en expiation de ses péchés.

"Dès l'âge de douze ans, il aimait s'isoler pour prier : 'Tout en gardant ses brebis, il sculpta un jour un crucifix très bien réalisé et y accola une image de la Vierge. Il le plantait dans le sol en guise d'oratoire ambulant. S'il n'abandonna jamais son troupeau pour se rendre à l'Église, il n'en participait pas moins par la pensée et par le coeur à la messe qui se célébrait dans l'église voisine.

Les anges favorisaient de façon étonnante sa piété eucharistique : un jour où la cloche de la paroisse annonçait l'élévation, un ange lui apparut, qui représentait l'hostie à son adoration. Une autre fois, il vit des anges soutenir un ostensoir renfermant une hostie éblouissante de blancheur. Signes précurseurs de sa profonde dévotion eucharistique, et de sa vocation particulière d'adorateur et d'apôtre du Saint Sacrement." (1) 

Le maître chez qui ses parents l'avaient placé voulait le faire héritier de tous ses biens; mais lui, craignant que les biens de la terre ne fussent un obstacle à sa félicité, refusa avec modestie cette faveur, voulant acquérir plus de conformité avec le Sauveur qui était venu sur la terre, non pour être servi, mais pour servir.

Pascal ne convoitait que l'héritage de l'amour de Dieu et la pauvreté religieuse.

Saint Pascal Baylon, Confesseur, Patron des Oeuvres eucharistiques (1592)

À vingt ans, malgré les sollicitations de ses camarades, auxquels il prouva la réalité de l'appel divin en frappant trois fois la terre avec sa houlette et en faisant jaillir trois fontaines dans un lieu sec et aride, il entra chez les Franciscains comme frère convers et il y remplit la tâche de portier. (2) 

Il étonna ses contemporains par les manifestations extraordinaires de sa vie intérieure - lévitations spectaculaires, accompagnées parfois de phénomènes lumineux -, par ses charismes de lecture des coeurs, de prophétie et de guérison, mais plus encore par ses éminentes vertus, qui lui valurent d'être canonisé en 1691. (3)

Il rayonnait par son amabilité et sa douceur envers tous ceux qui se présentaient à la porte du couvent. Beaucoup de gens pour cette raison venaient lui demander conseil, même des prédicateurs qui estimaient que sa théologie était celle du cœur et non pas celle d'un intellectuel.

Les vertus de l'enfant, déjà si extraordinaires, devinrent dans le religieux, des vertus véritablement merveilleuses. Son obéissance était aussi parfaite que possible. Traité rigoureusement par son supérieur, il disait à ceux qui le plaignaient: "Taisez-vous: le Saint-Esprit a parlé par la bouche de notre supérieur." Quand on lui proposait de faire quelque chose, il disait souvent: "Je ferai comme l'obéissance dira."

Sa mortification était effrayante et ne le cédait en rien à celle des anciens solitaires. Sa charité pour les pauvres, quand il était portier, dépassait les limites; du moins ses supérieurs le blâmaient à ce sujet; mais il leur répondait naïvement: "S'il se présente douze pauvres et que je donne à dix, il est bien à craindre que l'un de ceux que je renvoie ne soit précisément Jésus-Christ."

Maltraité par les Huguenots au cours d'une mission dans la France déchirée par les guerres de religion, il leur pardonna en disant que c'est pour servir Dieu qu'ils l'avaient ainsi traité !

Pascal est célèbre par sa dévotion à la Sainte Eucharistie; il passait des heures entières, souvent ravi en Dieu, devant le Tabernacle, et parfois on le voyait suspendu en l'air par l'effet du divin amour. Quand il ne pouvait être de corps devant le Très Saint-Sacrement, il y était ordinairement en esprit.

Saint Pascal Baylon, Confesseur, Patron des Oeuvres eucharistiques (1592)

 

http://upload.wikimedia.org/wikipedia/commons/thumb/c/c0/LienzoS_Pascual.jpg/200px-LienzoS_Pascual.jpg

 

Il honorait aussi spécialement la Mère de Dieu, et ne cessait de demander, par son intercession, la grâce d'être préservé des souillures du péché.(4)

Pascal Baylon fut canonisé en 1690 par le Pape Alexandre VIII. (5)

En 1897, Léon XIII l'a déclaré Patron des Oeuvres eucharistiques.(6)

 

Saint-Pascal-Baylon.jpg

 

À Rome, deux églises portent le nom de cet humble frère lai, que le Saint-Siège a déclaré céleste Patron de tous les congrès et assemblées eucharistiques. La première de ces églises s’élève près du titulus Callisti ; elle avait été primitivement dédiée aux Quarante Martyrs de Sébaste, mais vers 1735, les Alcantarins espagnols y unirent, en lui donnant la préséance, le nom de leur célèbre compatriote. La seconde se trouve près de la basilique de Sainte-Cécile, et une maison religieuse y est annexée.

 

Prière. — « O Dieu qui avez orné votre confesseur Pascal d’un tendre amour envers les saints mystères de votre Corps et de votre Sang ; accordez-nous de retirer de ce divin banquet cette même ferveur spirituelle qu’il en rapportait. Par notre Seigneur Jésus-Christ, qui vit et règne dans les siècles et des siècles. Amen. »(7)

***

 

Sources: (1) Gilles JEANGUENIN, Les Anges existent !, Éditions Savator, Paris 2008, p. 191-192 ; (2) http://nominis.cef.fr/contenus/saint/1175/Saint-Pascal-Baylon.html ; (3) (P. Ramala, San Pascal Baylon, hermano y amigo de todos, Éd. Provincia Franciscana de Cataluna, Barcelona 1980, p. 28, cité dans Gilles JEANGUENIN, Les Anges existent !, Éditions Savator, Paris 2008, p. 192 ; (4)  Vie des Saints pour tous les jours de l'année avec une pratique de piété pour chaque jour et des instructions sur les fêtes mobiles, Alfred Mame et Fils éditeurs, Tours 1867, p. 137; (5) ; (6) ; (7) ; (8) Le Petit Livre des Saints, Éditions du Chêne, tome 2, 2011, p. 158.

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16 mai 2026 6 16 /05 /mai /2026 14:32

 

Le pape Léon XIV cherche à relancer les pourparlers avec les coptes orthodoxes après la rupture due à "Fiducia Supplicans". Mais les efforts visant à rétablir le dialogue pourraient dépendre de la réponse du Saint-Père au rapport final du groupe d'étude n° 9 du Synode sur l'homosexualité.

 

Le pape Léon XIV a appelé aujourd’hui à la reprise du dialogue avec l’Église copte orthodoxe, après une rupture survenue en mars 2024 à la suite de la publication de "Fiducia Supplicans", la déclaration du Vatican autorisant la bénédiction ("non liturgique") des couples de même sexe.

Cf. https://gloria.tv/post/3yM1hDtjrVdfDvCVVU1YiZXPC

 

 

Pourtant, dans les communiqués publiés vendredi, ni le pape ni le Vatican n’ont reconnu que ce document avait poussé les Coptes à suspendre les pourparlers œcuméniques avec Rome.

Lors d’un entretien téléphonique avec Sa Sainteté Tawadros II d’Alexandrie, patriarche du siège de Saint-Marc, le pape Léon s’est exprimé en des termes conciliants. Selon le Vatican, la discussion s’est déroulée dans une "atmosphère cordiale et fraternelle", les deux parties ayant exprimé leur volonté de donner un "nouvel élan" à la Journée annuelle de l’amitié entre coptes et catholiques et de surmonter "tout obstacle au dialogue fondé sur la foi et la charité". Cet appel reflétait également la conscience d’une responsabilité partagée dans la proclamation de l’Évangile et la promotion de la paix et de la réconciliation, en particulier au Moyen-Orient.

Le communiqué du Vatican ne faisait aucune référence à Fiducia Supplicans — le décret de décembre 2023 qui a conduit le Saint-Synode copte orthodoxe, en mars 2024, à suspendre le dialogue théologique avec le Saint-Siège.

Dès sa publication, le décret a suscité de vives critiques de la part du monde orthodoxe. Trois jours après sa publication, le métropolite Hilarion de Budapest et de Hongrie a déclaré que sa première réaction avait été la "stupéfaction". Il a décrit l’Église catholique romaine comme ayant longtemps été considérée comme un "phare du christianisme traditionnel" et a averti que de tels documents risquaient de créer de "nouvelles divisions" et de rendre un dialogue fructueux "plus difficile".
 

En janvier 2024, le cardinal Kurt Koch, qui dirige le Dicastère pour la promotion de l’unité des chrétiens, a reconnu que le document *Fiducia Supplicans* avait suscité des "réactions négatives" parmi les orthodoxes. Il a également révélé qu’il avait écrit au cardinal Víctor Manuel Fernández, préfet du Dicastère pour la doctrine de la foi, afin de demander des éclaircissements face à l’inquiétude grandissante.

Lorsque le Saint-Synode copte a officiellement annoncé la suspension du dialogue deux mois plus tard, sa déclaration s’est abstenue de mentionner explicitement le décret. Mais les évêques ont simultanément réaffirmé le rejet par l’Église des relations homosexuelles et condamné toute bénédiction de telles unions comme "une bénédiction du péché". Dans une déclaration vidéo ultérieure, le porte-parole copte, le père Moussa Ibrahim, a levé toute ambiguïté restante, décrivant la suspension comme une réponse au "changement de position de Rome sur la question de l’homosexualité".

En réponse à ces retombées, le cardinal Fernández s’est rendu au Caire en mai 2024 pour rencontrer Tawadros II, où il a cherché à clarifier la position du Vatican, soulignant que Fiducia Supplicans n’autorisait pas la bénédiction des unions en tant que telles, mais celle des personnes en quête d’un accompagnement pastoral. Cette rencontre s’inscrivait dans le cadre d’efforts plus larges du Vatican visant à préserver les liens œcuméniques fragiles et à limiter les critiques orthodoxes.

 

Aujourd’hui, moins d’un an après le début de son pontificat, le pape Léon XIV tend la main en vue d’une reprise des discussions, sans pour autant raviver la controverse sur la place publique.

"Ce pèlerinage d’amitié a permis à nos Églises, séparées par des siècles d’incompréhension, d’engager un dialogue théologique extrêmement fructueux", a écrit le pape à Tawadros II dans une lettre publiée vendredi (15 mai Ndlr.) à l’occasion de la Journée annuelle de l’amitié. Faisant référence à la Commission mixte internationale pour le dialogue théologique entre l’Église catholique et les Églises orthodoxes orientales, il a ajouté : "J’espère que cette Commission […] pourra reprendre ses travaux dès que possible avec toutes les Églises de la famille orthodoxe orientale."

Sans surprise, compte tenu de l’occasion qu’elle commémorait, la lettre ne faisait aucune référence aux raisons de la rupture des relations, ni ne comportait de nouvelle défense de Fiducia Supplicans.



La suspension des pourparlers entre Rome et les Églises coptes orthodoxes a marqué un revers significatif dans des relations qui s’étaient développées régulièrement depuis les années 1970, lorsque le dialogue officiel avait été établi pour la première fois sous le pape Paul VI et le pape Shenouda III. En 2023 encore, les relations semblaient s’améliorer sensiblement : le Saint-Siège avait autorisé les coptes orthodoxes à célébrer la Divine Liturgie à la basilique Saint-Jean-de-Latran à Rome, et le pape François avait ajouté au Martyrologe romain vingt-et-un martyrs coptes tués par l’État islamique en Libye.

 

La Journée annuelle de l’amitié entre coptes et catholiques, instaurée sous le pontificat du pape François à l’initiative de Tawadros II, est depuis devenue un symbole récurrent des relations entre les deux Églises. Le cardinal Koch a assisté à la rencontre de cette année, qui s’est tenue à Rome le 10 mai.



Dans sa lettre, le pape Léon a exprimé son espoir que, alors que les deux Églises célèbrent la fête liturgique de la Pentecôte, "le Saint-Esprit, source et dispensateur de tous les dons, guide les Coptes et les catholiques dans notre pèlerinage commun, dans la vérité et la charité, vers la pleine communion".



Mais l’ouverture œcuménique du pape Léon envers les coptes orthodoxes pourrait se heurter à de nouveaux défis, suite à la publication, au début du mois, du rapport final sur les "questions doctrinales, pastorales et éthiques émergentes" par le groupe d’étude n° 9 du Synode sur la synodalité.



Ce rapport — qui appelle à un "changement de paradigme" dans l’approche de l’Église vis-à-vis de l’homosexualité — a suscité de vives critiques de la part de prélats et de commentateurs catholiques, et comprend des témoignages d’hommes engagés dans des relations civiles entre personnes du même sexe qui considèrent l’homosexualité comme un "don de Dieu" et qui critiquent Courage, apostolat canoniquement approuvé pour les personnes ayant une attirance pour le même sexe.

 

La polémique s'est intensifiée cette semaine après qu'il a été révélé que le père jésuite James Martin, figure de proue de la défense des droits des personnes "LGBT", aurait joué un rôle central dans la coordination des témoignages présentés dans le rapport.

 

Bien que le Secrétariat général du Synode cherche à prendre ses distances par rapport au rapport à la suite de ces révélations, son secrétaire général, le cardinal Mario Grech, avait initialement salué ce document comme "la méthode synodale appliquée aux situations les plus exigeantes".

 

Les efforts du pape Léon XIV pour rétablir le dialogue œcuménique avec l’Église copte orthodoxe pourraient donc dépendre de sa réponse au rapport final du groupe d’étude n° 9.

 

Source: Diane Montagna

Add. 21 mai 2026

 

Le chef de l'Église arménienne exhorte le pape Léon XIV à convoquer le troisième concile du Vatican.

 

Le chef de l'Église arménienne exhorte le pape Léon XIV à convoquer le troisième concile du Vatican.


Léon XIV a exprimé sa « compréhension et son soutien » à la proposition, qui comprenait également une date de Pâques unifiée et une journée commémorative commune pour les martyrs, selon une déclaration de l'Église arménienne.

Le pape Léon XIV et le chef de l'Église apostolique arménienne, Aram Ier, ont discuté de la convocation d'un « troisième concile du Vatican » lors d'une réunion privée au Vatican le 18 mai.

 

Le pape Léon XIV a reçu Aram Ier en audience privée au Vatican lundi. Les deux chefs religieux ont abordé plusieurs questions œcuméniques et géopolitiques, notamment la proposition de convoquer un troisième concile Vatican II. Selon un communiqué publié le lendemain par le Saint-Siège de Cilicie, l'Église apostolique arménienne, Aram Ier a soulevé la question directement auprès du pape, la qualifiant d'urgence pour l'Église chrétienne universelle.

 

« L’établissement d’une date unifiée pour Pâques, la désignation d’une journée de commémoration pour tous les martyrs et la convocation d’un troisième concile du Vatican » figuraient parmi les principales questions soulevées par Aram Ier lors de la réunion, selon un communiqué de l’Église apostolique arménienne.

 

Le même communiqué arménien indiquait que « en réponse aux points susmentionnés, Sa Sainteté le pape Léon XIV a exprimé sa compréhension et son soutien, tout en apportant les clarifications nécessaires de son point de vue. »

 

 

Le bulletin officiel du Vatican ne mentionnait pas explicitement la proposition d'un troisième concile Vatican II, mais il confirmait que le pape et Aram Ier s'étaient entretenus en privé, avaient échangé des adresses et des présents, et avaient ensuite participé à une prière commune dans la chapelle Urbain VIII du palais apostolique. Dans son discours, Léon XIV soulignait l'histoire du dialogue théologique entre Rome et les Églises orthodoxes orientales et exprimait l'espoir que les discussions œcuméniques en cours se poursuivraient « avec une vigueur renouvelée ».

 

Le pape a également salué l'engagement de longue date d'Aram Ier dans les initiatives œcuméniques, évoquant son travail au sein du Conseil œcuménique des Églises et du Conseil des Églises du Moyen-Orient. Léon XIV a souligné que le dialogue théologique entre l'Église catholique et les Églises orthodoxes orientales se poursuit depuis 2003 grâce à une commission internationale conjointe qui a déjà publié des documents concernant l'Église, les sacrements et la communion dans le christianisme primitif.

 

Le communiqué arménien ajoutait : « Il convient également de noter qu’à la suite de la rencontre, le Catholicos [chef de l’Église arménienne] et le pape ont eu un entretien privé plus approfondi, au cours duquel ils ont échangé leurs points de vue et leurs préoccupations sur ces questions et d’autres sujets connexes. » Le contenu de cette seconde rencontre privée demeure inconnu.

 

Cette rencontre s'inscrit dans un contexte d'efforts plus larges du Vatican pour restaurer et approfondir ses relations avec les Églises orientales et orthodoxes, suite aux tensions liées à la déclaration vaticane de 2023, Fiducia Supplicans , qui autorisait les bénédictions non liturgiques pour les couples en « unions irrégulières », y compris les « couples » de même sexe. Quelques jours avant de recevoir Aram Ier, le 15 mai, Léon XIV s'était entretenu par téléphone avec Tawadros II de l'Église copte orthodoxe et, auparavant, le 4 mai, il lui avait adressé une lettre ouverte appelant à un dialogue théologique renouvelé entre Rome et les Coptes.

 

Dans son discours du 18 mai à Aram Ier, Léon XIV a reconnu que le dialogue œcuménique avait rencontré des « difficultés récentes », mais il a déclaré qu’« il ne peut y avoir de rétablissement de la communion entre nos Églises sans unité dans la foi ».


Cf. Sign of the Cross Media

Add. 22 mai 2026 L'Église copte reprend le dialogue avec Rome après avoir reçu des garanties de Léon XIV contre les bénédictions LGBT.

 

Le Saint-Synode de l'Église copte orthodoxe a annoncé la reprise du dialogue théologique avec l'Église catholique, gelé depuis la publication de Fiducia Supplicans, après que le pape Léon XIV a donné des assurances quant à la non-bénédiction des couples de même sexe lors d'une conversation téléphonique avec le pape Tawadros II le 15 mai 2026.

La décision a été adoptée lors de la session plénière annuelle du Synode copte, qui s'est tenue ce vendredi 22 mai en Égypte, sous la présidence de Tawadros II et en présence de 119 évêques. Le communiqué officiel, publié sur le site internet du Patriarcat d'Alexandrie, indique que les membres du Synode ont convenu de "reprendre le dialogue théologique avec l'Église catholique suite aux assurances données par Léon XIV concernant la non-bénédiction des couples de même sexe".

 

Cette mention est significative : elle constitue la première confirmation publique que le nouveau pontife a offert des clarifications doctrinales concrètes à une Église orientale qui avait suspendu ses relations œcuméniques précisément en raison de l'ambiguïté du document du Vatican de décembre 2023. L'Église copte, ainsi que d'autres Églises orthodoxes orientales et l'Église orthodoxe russe elle-même, avaient alors exprimé un rejet catégorique de Fiducia Supplicans, la considérant incompatible avec la doctrine chrétienne sur le mariage et la sexualité.

 

Un geste qui marque une rupture avec le pontificat précédent

Le fait que Léon XIV ait lancé un appel au patriarche copte pour le rassurer – et que ce dernier ait jugé les garanties suffisantes pour reprendre le dialogue – laisse entrevoir un changement de ton dans l’approche de François vis-à-vis de l’œcuménisme oriental. Durant les derniers mois du précédent pontificat, les relations avec les Églises orthodoxes étaient plus tendues que jamais depuis des décennies, non seulement à cause de Fiducia Supplicans, mais aussi en raison des tensions liées au conflit ukrainien et à la reconnaissance de l’Église orthodoxe d’Ukraine.

 

La déclaration copte ne précise pas le contenu exact des "garanties" offertes par Léon XIV, laissant ainsi planer le doute : s’agit-il d’une interprétation restrictive du document actuel ou d’un engagement en faveur d’une révision future ? Quoi qu’il en soit, l’Église copte a jugé la parole du pape suffisante pour relancer un dialogue entamé en 1973, lorsque Paul VI et le pape Chenouda III ont signé une déclaration christologique commune.

 

"Les membres du Saint-Synode ont décidé de reprendre le dialogue théologique avec l'Église catholique suite aux assurances concernant la non-bénédiction des couples de même sexe, exprimées lors de la conversation téléphonique entre Sa Sainteté le pape Tawadros II et Sa Sainteté le pape Léon XIV le vendredi 15 mai de cette année."

 

Autres questions du Synode

La session plénière a également abordé l'examen d'une nouvelle loi sur le statut personnel des familles chrétiennes en Égypte, actuellement en cours d'approbation parlementaire, ainsi que la mise à jour du règlement synodal, en vigueur depuis 41 ans. Le Synode s'est par ailleurs félicité de la conférence des diocèses coptes d'Europe, d'Amérique et d'Australie, qui s'est tenue à Venise et qui visait à planifier la pastorale de la diaspora jusqu'en 2050.

 

Info Vaticana / Catholic Sat sur X / Apostolic Orthodoxy sur X / Michael Haynes sur X / The Catholic Herald

 

En fin de compte, Rome devra choisir entre la communion avec l'Orient ou la communion avec les hérétiques allemands. Rome ne peut pas avoir les deux.

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Lire aussi:

>Fiducia Supplicans - Léon XIV : La fin de l'approche pragmatique. Eclaircissements nécessaires concernant l'impossibilité de la "bénédiction même de manière informelle"

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16 mai 2026 6 16 /05 /mai /2026 00:00
Saint Honoré, dans Le Petit Livre des Saints, Éditions du Chêne, tome 2, 2011, p. 93.

Saint Honoré, dans Le Petit Livre des Saints, Éditions du Chêne, tome 2, 2011, p. 93.

Évêque d'Amiens très populaire au VIe siècle, il le fut encore plus après sa mort.  

 

Quand, jeune homme, il annonça à sa nourrice qu'il voulait devenir prêtre, elle était en train de faire cuire son pain. "Et quand ma pelle aura des feuilles, tu seras évêque !" se moqua la brave femme. Sous ses yeux ébahis, la pelle se mit à reverdir. En souvenir de ce miracle, en 1202, un boulanger parisien offrit 9 arpents de terre pour construire une chapelle à saint Honoré qui devint ainsi le saint patron des boulangers.

 

Un jour, en pleine Messe, Honoré vit le Christ venir consacrer lui-même le pain eucharistique.

Lupicin, prêtre du diocèse d'Amiens, reçut un jour la révélation du lieu où étaient enterrés les martyrs Firmin, Victoric et Gentien, morts en l'an 303. Il creusa le sol et découvrit leurs corps. Dans sa joie, il entonna un hymne d'allégresse dont les accents atteignirent Honoré qui se trouvait à plus de deux lieues de là. L'évêque, accompagné du clergé et d'un grand concours de fidèles, arriva bientôt et procéda à l'Invention des reliques.

 

Saint Honoré évangélisa des contrées où la foi chrétienne était encore mal connue et il obtint d'innombrables conversions. Au cours d'une de ses visites épiscopales, il mourut à Port-le-Grand, le 16 mai 600, et fut enterré dans son village natal. Son corps fut placé sous le maître-autel d'une église bientôt bâtie en son honneur.

Une procession avec la châsse contenant ses reliques fit venir la pluie en temps de sécheresse. 

Saint Honoré, évêque d'Amiens, saint Patron des Boulangers (VIe siècle)

Saint Honoré est vénéré au XIesiècle tant et si bien que sa renommée s'étendit à Paris où des picards émigrés lui construisirent une église. La rue Saint-Honoré et le faubourg Saint-Honoré l'ont rendu célèbre dans le monde entier. On a donné son nom à une pâtisserie, le Saint-Honoré.

 

Depuis qu'au XVème siècle, à Paris, des boulangers et pâtissiers de Paris décidèrent de créer une confrérie qui se retrouverait dans une chapelle lui étant dédiée, il est leur saint patron.

 

Il est fêté le 16 mai chez beaucoup de boulangers à travers toute la France : c'est la "Fête du pain". L'occasion de célébrer une fois l'an sur le lieu des moissons, au moulin et au fournil, le travail des céréaliers, des meuniers et des boulangers qui maintiennent la tradition du bon pain français.

Sources : (1) ; (2) ; (3) ; (4) ; (5) Le Petit Livre des Saints, Éditions du Chêne, tome 2, 2011, p. 92.

 

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15 mai 2026 5 15 /05 /mai /2026 00:00
Sainte Denise, Vierge, martyre († 251)

J’ai un ami plus puissant que toi qui m’assistera dans les tortures.

Sainte Denise à son juge

En Asie Mineure (Anatolie) pendant la persécution de Dèce (1), voyant des chrétiens, les saints Pierre, André et Paul à Lampsaque dans l’Hellespont (détroit des Dardanelles) (peut-être en 251 d'après le martyrologe romain) se faire lapider pour leur foi, Denyse (Denise) se jeta sur leurs corps pour souffrir le martyre avec eux. Elle fut séparée de ses compagnons, puis fut torturée et décapitée. Elle n'avait que seize ans.

 

Panorama sur le Détroit des Dardanelles 

 

Au proconsul (gouverneur) Optimus qui l'invitait à sacrifier à la déesse Vénus, Pierre répliqua:

 "Je suis étonné que vous me proposiez de sacrifier à une femme dont les actions seraient punissables suivant vos propres lois. (1) ... Il est plus nécessaire et plus glorieux pour moi d'offrir le sacrifice de l'adoration au Dieu vivant et véritable." (2) Optimus le fit étendre sur une roue, entre des pièces de bois attachées à son corps avec des chaînes de fer, tellement disposées, que la roue, en tournant, devait lui briser peu à peu tous les os. Le martyr, levant les yeux au ciel, disait avec une tranquilité mêlée de joie : "Je vous rends grâces, seigneur Jésus, de ce que vous me donnez le courage de vaincre le tyran". Optimus, voyant qu'il était inébranlable, lui fit couper la tête.

 

Optimus condamna André et Paul à être fouettés, puis il les livra au peuple pour être lapidés. Denyse apprenant que l'un des accusés, Nicomaque, venait d'apostasier, s'écria: "Il s'est perdu à jamais dans l'autre monde." Les gardes s'aperçurent ainsi que cette jeune fille de 16 ans était chrétienne. Le tyran donna des ordres pour qu'on la décapitât à quelque distance, ce qui fut aussitôt exécuté. 

 

PRATIQUE. Mourons au monde, et nous aurons part au bonheur des saints. 

 

 Sources:

 

(1) Vie des Saints pour tous les jours de l'année avec une pratique de piété pour chaque jour et des instructions sur les fêtes mobiles, Alfred Mame et Fils éditeurs, Tours 1867, p. 135.

(2) L'Evangile au quotidien; Nominis

(3) Conférences des Evêques de France

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14 mai 2026 4 14 /05 /mai /2026 19:23

 

New York Post 11 mai 

 

WASHINGTON — La directrice du renseignement national, Tulsi Gabbard, enquête sur plus de 120 laboratoires biologiques à l'étranger qui ont été financés par l'argent des contribuables américains pendant des décennies, dans le cadre d'un effort visant à mettre fin aux expériences potentiellement risquées sur les virus, conformément au décret du président Trump sur la recherche dite de "gain de fonction".

 

Gabbard a déclaré lundi au Washington Post dans un communiqué, que son équipe allait "identifier l'emplacement de ces laboratoires, les agents pathogènes qu'ils contiennent et les 'recherches' qui y sont menées afin de mettre fin aux dangereuses recherches sur le gain de fonction qui menacent la santé et le bien-être du peuple américain et du monde entier."

 

"La pandémie de COVID-19 a révélé l’impact mondial catastrophique que peuvent avoir les recherches sur les agents pathogènes dangereux menées dans les laboratoires de biologie", a également déclaré le chef des services de renseignement.

 

La directrice du renseignement national, Tulsi Gabbard, enquête sur plus de 120 laboratoires biologiques à l'étranger qui ont été financés par l'argent des contribuables américains pendant des décennies.

 

"Pourtant, malgré ces dangers évidents, des politiciens, de prétendus professionnels de la santé, comme le Dr Fauci, et des entités au sein de l'équipe de sécurité nationale de l'administration Biden ont menti au peuple américain sur l'existence de ces laboratoires biologiques financés et soutenus par les États-Unis et ont menacé ceux qui tentaient de révéler la vérité."

 

Conformément aux nouvelles directives de Gabbard, la communauté du renseignement américaine examinera les recherches menées dans tous les laboratoires de biologie financés par les États-Unis, y compris les installations menant des expériences de gain de fonction susceptibles d'accroître la transmissibilité des virus, ainsi que les travaux à des fins défensives contre les agents pathogènes dangereux.

Des responsables du Bureau du directeur du renseignement national ont noté que ces laboratoires étrangers s'étendent sur plus de 30 pays et que plusieurs d'entre eux avaient bénéficié de financements par le passé dans le cadre d'un programme du ministère de la Défense visant à éliminer les armes de destruction massive après la fin de la guerre froide.

Plus de 40 des laboratoires de biologie faisant l'objet d'un examen sont situés en Ukraine et pourraient "être menacés de compromission" en raison de la guerre menée par la Russie, ont noté des responsables de l'ODNI.

Ces recherches, qui s'inscrivent dans le cadre du programme de réduction coopérative des menaces (CTR) du ministère de la Défense, visent à étudier les agents pathogènes afin de prévenir de futures épidémies et de renforcer la biosécurité aux États-Unis.

Des critiques ont fait valoir que le manque de contrôle sur le financement de la recherche, qui transite souvent par des agences américaines pour aboutir à des subventions et des sous-subventions, empêche les Américains de savoir si des expériences potentiellement dangereuses sont menées.

Les essais cliniques actuellement menés dans les laboratoires de biologie soulèvent désormais "d’importantes préoccupations d’ordre éthique, financier et sécuritaire", ont déclaré des responsables de l’ODNI.

L’administration Biden a nié l’existence de "laboratoires chimiques ou biologiques en Ukraine" appartenant à des Américains ou exploités par eux, rejetant ces allégations comme étant de la propagande chinoise et russe dans une déclaration du 9 mars 2022, soit un mois après l’invasion par les forces du Kremlin.

 

 

Cette clarification faisait suite au témoignage de la sous-secrétaire d'État aux Affaires politiques, Victoria Nuland, devant le Congrès la veille, au cours duquel elle avait déclaré : "L'Ukraine possède des installations de recherche biologique dont nous craignons fort que les troupes russes, les forces russes, ne cherchent à prendre le contrôle."

 

Sous Trump, les responsables de l'ODNI ont déclaré que ces démentis hâtifs faisaient partie d'une stratégie de "résilience de l'information" visant à "façonner le récit public" pour "atténuer et contrer l'influence malveillante étrangère", tout en minimisant les liens des États-Unis avec la recherche.

 

En mai dernier, Trump a signé un décret interdisant tout financement fédéral pour la recherche sur le gain de fonction en Chine, en Iran ou dans d'autres pays qui n'exercent pas de surveillance adéquate, affirmant que le SARS-CoV-2 avait prouvé que des agents pathogènes dangereux "peuvent s'échapper innocemment, stupidement et incompétemment, mais aussi innocemment et à moitié détruire le monde".

L'organisme de surveillance du ministère de la Défense n'avait jusqu'alors pas été en mesure de déterminer combien d' agents pathogènes potentiellement pandémiques améliorés faisaient l'objet de recherches en Chine ou dans d'autres pays, malgré les plus de 1,4 milliard de dollars dépensés pour de telles expériences en dehors des États-Unis entre 2014 et 2023.

 

Entre 2014 et 2021, des expériences financées par les États-Unis sur des coronavirus de chauve-souris au sein du désormais tristement célèbre Institut de virologie de Wuhan ont également été jugées par les Instituts nationaux de la santé (NIH) comme ayant violé les conditions de la subvention en rendant les virus 10 000 fois plus infectieux, bien que les responsables aient nié que la recherche avait causé la pandémie de COVID-19.

 

Dans le passé, l’ancien directeur de l’Institut national des allergies et des maladies infectieuses (NIAID), le Dr Anthony Fauci, et d’autres responsables de la santé publique ont soutenu la recherche sur le gain de fonction des agents pathogènes pandémiques potentiels, à condition que les avantages l’emportent sur les risques.

 

"Laissant de côté pour le moment le spectre du bioterrorisme, considérons ce scénario hypothétique : une importante expérience de gain de fonction impliquant un virus à fort potentiel pandémique est réalisée dans un laboratoire de classe mondiale bien réglementé par des chercheurs expérimentés, mais les informations issues de l'expérience sont ensuite utilisées par un autre scientifique qui ne dispose pas de la même formation ni des mêmes installations et qui n'est pas soumis aux mêmes réglementations", a écrit Fauci dans un article scientifique de 2012 intitulé "Recherche sur le virus de la grippe H5N1 hautement pathogène : la voie à suivre".

 

"Dans un scénario improbable, mais envisageable, que se passerait-il si ce scientifique était infecté par le virus, ce qui entraînerait une épidémie et, finalement, une pandémie ?" a demandé Fauci. "Nombreux sont ceux qui posent des questions légitimes : compte tenu de la possibilité d'un tel scénario – aussi improbable soit-il –, ces expériences initiales auraient-elles dû être réalisées et/ou publiées, et quelles ont été les procédures ayant conduit à cette décision ?"

 

"Les scientifiques travaillant dans ce domaine pourraient dire — comme je l’ai d’ailleurs dit moi-même — que les avantages de telles expériences et les connaissances qui en découlent l’emportent sur les risques", a-t-il écrit.

 

Le secrétaire à la Guerre, Pete Hegseth, a déclaré que l'administration Trump corrigeait les erreurs de l'administration Biden.

"L’administration précédente a financé des recherches dangereuses sur le gain de fonction et des laboratoires de biologie étrangers avec l’argent des contribuables américains, puis l’a délibérément caché au peuple américain", a déclaré Hegseth dans un communiqué.

 

"La déclassification de cette découverte révèle le manque flagrant de contrôle dont ces travaux ont fait l'objet. Sous la direction du président Trump, la directrice du renseignement national Tulsi Gabbard et l'ensemble du Cabinet s'emploient à réparer ces injustices historiques et à rendre justice à nos soldats et à ceux qu'ils protègent. L'ère du mensonge et de la trahison est révolue."

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14 mai 2026 4 14 /05 /mai /2026 00:00

 

 

 

Le quarantième jour depuis sa résurrection, Jésus-Christ apparut à ses disciples, et, après leur avoir donné ses dernières instructions, et commandé de prêcher l'Évangile à toutes les nations, les baptisant au nom du Père, et du Fils, et du Saint-Esprit, il leur promit qu'il serait avec eux et avec son Eglise jusqu'à la consommation des siècles, pour la soutenir, la gouverner et la faire triompher de l'enfer et du monde.

 

Il les mena ensuite sur le mont des oliviers, et, étant arrivé à la sommité, il les bénit de sa main adorable, et il quitta la terre en s'élevant au ciel, porté majestueusement sur une nuée lumineuse qui le déroba à leurs yeux.

 

Il n'est pas possible au langage humain d'exprimer ici la gloire ineffable du Sauveur en entrant dans la Jérusalem céleste, où il alla s'asseoir à la droite de Dieu son Père.

 

Les heureux témoins de son ascension tenaient encore leurs yeux levés vers le ciel, quand deux anges leur apparut et leur dirent : "Galiléens, pourquoi vous arrêtez-vous à regarder le ciel ? Ce Jésus, qui, en vous quittant, s'est élevé dans le ciel, viendra de la même manière que vous l'y avez vu monter", annonçant ainsi son retour à la fin du monde.

Bonne et sainte fête de l'Ascension à tous !

Jésus s'approcha d'eux et leur adressa ces paroles : "Tout pouvoir m'a été donné au ciel et sur la terre.

Allez donc: de toutes les nations faites des disciples, les baptisant au nom du Père et du Fils et du Saint-Esprit, leur apprenant à garder tout ce que je vous ai prescrit.

Et moi, je suis avec vous tous les jours jusqu'à la fin des temps."

Évangile selon Saint Matthieu, XXVIII, 18-19

Les disciples rentrèrent avec joie à Jérusalem, pour se disposer, par la retraite et la prière, à recevoir le Saint-Esprit, comme le divin Maître le leur avait prescrit, en les assurant que cet Esprit-Dieu répandrait sur eux, dix jours après, ses dons les plus excellents et l'abondance de ses grâces. (1)

D'après l'Évangile selon Luc, l'Ascension se produit à Béthanie, le village où vivaient les amis de Jésus, Marthe, Marie et Lazare, et où Jésus a ressuscité Lazare, à 2 km en bas de côte du mont des Oliviers. C'est également dans ce village qu'aurait été baptisé Jésus. (2)

 

Une tradition situe l'Ascension au sommet du Mont des Oliviers où une église a été édifiée autour de la pierre qui recèlerait la dernière empreinte du pied de Jésus sur terre avant son ascension vers les cieux. L'"église de la Sainte Ascension" (Dôme de l'Ascension) fut prise par Saladin en 1187 et convertie en la mosquée que l'on voit aujourd'hui; elle contient la dernière empreinte traditionnelle du pied de Jésus sur terre avant son ascension vers les cieux. Les Écritures indiquent que Jésus monta vers les cieux aux alentours de Béthanie. Ce village est à 2 km en bas de côte du mont des Oliviers. Du coup, aucun des sites traditionnels de l’ascension n’est correct. (3)

 

Deux autres locations préservent l'emplacement de l'Ascension.

Ste Hélène, la mère de Constantin, construisit une église sous l'église moderne de Pater noster afin de commémorer l'événement.

Une tradition plus récente relie l'ascension à l'église orthodoxe de l'Ascension.

La célébration de l’Ascension est attestée à la fin du IVe siècle, parfois fêtée simultanément avec la Pentecôte jusqu’au Ve siècle. (4)

 

Bonne et sainte fête de l'Ascension à tous !
L'Ascension de Notre Seigneur Jésus-Christ, par Piotr Basin

L'Ascension de Notre Seigneur Jésus-Christ, par Piotr Basin

L'Ascension, John Singleton Copley, 1775

L'Ascension, John Singleton Copley, 1775

Le Christ ne nous a pas laissé de livre lors de son Ascension. Il nous a laissé l’autorité enseignante de l’Église dans la personne des Apôtres.

 

La seule raison pour laquelle certains livres ont été reconnus plus tard comme Écritures est que ces hommes les ont écrits, ou qu'ils ont approuvé les écrits d'autres qui l'ont fait, et cette connaissance a été transmise par leurs successeurs (les évêques) aux générations futures.

 

Lorsque certaines des listes ne correspondaient pas (il y a de nombreuses raisons possibles à cela), ces mêmes successeurs ont utilisé leur autorité pour établir définitivement ce qu'était le canon de l'Écriture, non pas en tant que seigneurs de l'Écriture, mais en tant que témoins ordonnés et publics de Dieu de son contenu authentique.

 

"L’Église" (c’est-à-dire ses autorités vivantes) a été établie par le Christ avec l’autorité d’enseigner oralement avant l’Écriture (d’ailleurs, la même chose s’est produite dans l’Ancien Testament, par exemple, lorsque Dieu a nommé Moïse avant qu’il n’écrive quoi que ce soit). 

 

Contrairement à ce que disent les protestants, la Bible n'a PAS créé l’Église, c'est l’Église qui A CREE la Bible.

 

L'Ancien Testament lui-même issu de la plume de ceux que Dieu a établis en premier lieu avec autorité, et alors qu'il n'y avait AUCUN écrit. Moïse n'a pas écrit un seul mot de l'Écriture avant que Dieu ne le désigne comme son représentant, et beaucoup des choses qu'il a écrites se sont produites des siècles, voire des millénaires, avant lui.

 

L’Église a transmis l’Écriture aux générations futures à travers une succession historique et documentée d’évêques.

 

Les Églises locales transmettaient parfois des listes de livres quelque peu différentes. Mais cela ne posait pas de problème à l’Église antique, dont la "règle de foi" ne se résumait jamais à l’Écriture seule.

L’Église a finalement déclaré le canon biblique en 382 avec le Pape Damase au concile de Rome en définissant quels livres faisaient authentiquement partie de l’Écriture lorsque cela était nécessaire pour éviter que la règle de foi ne soit déformée par les hérétiques.(6)

Et qu’a réellement établi Jésus ?

 

Il a établi des hommes dotés de sa propre autorité. Comme le Père l’a envoyé, a-t-il dit, ainsi il les envoyait. Quiconque les entendait l’entendait. Les Apôtres avaient l’autorité d’enseigner, de lier et de délier, de pardonner ou de retenir les péchés, de baptiser, etc. Tout cela avant qu’un seul mot du "Nouveau Testament" ne soit écrit.

Sources:

 

(1) Vie des Saints pour tous les jours de l'année avec une pratique de piété pour chaque jour et des instructions sur les fêtes mobiles, Alfred Mame et Fils éditeurs, Tours 1867, p. XIX., (2Frère Antoine Tingba, L'Ascension du seigneur, 2013, Site des Dominicains de Bordeaux ; (3); (4); (5); (6) Joshua Charles  

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13 mai 2026 3 13 /05 /mai /2026 21:35
Cf. https://ostiarius.hu/2026/04/20/xvi-benedek-papa-lemondasanak-ervenyessege-kapcsan-folytat-vizsgalatot-a-vatikani-birosag/

Cf. https://ostiarius.hu/2026/04/20/xvi-benedek-papa-lemondasanak-ervenyessege-kapcsan-folytat-vizsgalatot-a-vatikani-birosag/

Le Tribunal de la Cité du Vatican a confirmé officiellement et par écrit, pour la première fois, qu'une enquête est en cours concernant la validité de la démission du pape. Si le pape n'a pas démissionné de son plein gré, sa démission pourrait être invalidée au regard du droit canonique. Pour la première fois, l'instance judiciaire du Vatican a reconnu que cette affaire n'est ni un simple débat journalistique ni une "théorie du complot", mais qu'elle fait l'objet d'une enquête officielle.

Ceci est particulièrement significatif car, depuis de nombreuses années, de nombreux canonistes, théologiens et penseurs catholiques traditionnels ont suggéré que la démission du pape Benoît XVI ne répondait pas pleinement aux exigences du droit canonique, et le pape lui-même a utilisé un langage qui pouvait laisser entendre que sa démission n'était pas entièrement de son plein gré.

La question n’est donc pas seulement de savoir si la démission était valable d’un point de vue formel, mais aussi si le pape Benoît XVI a véritablement démissionné librement ou s’il a agi sous l’influence de pressions extérieures, de coercition ou d’une influence sérieuse.

Selon des documents obtenus et vérifiés par LifeSiteNews, le professeur Alessandro Diddi, promoteur de la justice du Bureau de justice de l'État de la Cité du Vatican – chef du pouvoir judiciaire responsable des poursuites pénales – a clairement déclaré dans une lettre officielle datée du 30 mars 2026 : "Le Bureau mène des enquêtes et il n'est pas possible à ce stade de prévoir la date de leur conclusion."

Cette formulation démontre clairement que le tribunal du Vatican n'a pas rejeté les requêtes soumises, mais les examine dans le cadre d'une enquête approfondie. L'accès aux éléments de l'enquête a également été officiellement refusé, non pas parce que la requête a été déclarée non fondée, mais précisément parce que l'"istruttoria", ou phase d'enquête, est toujours en cours.

Démission ou signal ? – Nombreux sont ceux qui affirment que le choix des mots de Benoît XVI n’est pas fortuit.

L'un des points les plus importants de cette affaire est la déclaration latine de Benoît XVI, publiée le 11 février 2013, qu'il a écrite de sa propre main.

Selon le droit canonique, un pape ne peut démissionner valablement que s'il renonce librement, clairement et convenablement à la charge pétrinienne (munus Petrinum). Or, Benoît XVI n'a pas utilisé cette formule classique. Dans le document, il n'a pas parlé d'abandonner le munus – c'est-à-dire la charge papale elle-même – mais d'abandonner le ministerium, c'est-à-dire l'exercice du ministère.

Cette différence peut à première vue sembler une subtilité linguistique, mais elle revêt en réalité une importance capitale en matière de droit canonique.

D'après de nombreux analystes, Benoît XVI, excellent latiniste et théologien d'une grande rigueur, n'a pas tenu ces propos par inadvertance. Le choix délibéré de certains mots pourrait indiquer qu'il ne souhaitait pas – ou n'était pas en mesure – de renoncer complètement à la papauté. En réalité, selon certaines interprétations, il pourrait s'agir d'un signe conscient que sa démission a été imposée sous la pression extérieure.

En d'autres termes, il a formellement rempli ses obligations, mais il a introduit dans le texte une distinction canonique qui pouvait ultérieurement indiquer que sa démission n'était pas entièrement libre. C'est pourquoi de nombreux catholiques pensent que Benoît XVI n'a pas simplement démissionné, mais a agi sous la contrainte, et que la Declaratio peut également être interprétée comme un avertissement implicite.

Ce soupçon est renforcé par le dernier discours public de Benoît XVI. Lors de sa dernière audience générale, le 27 février 2013, il ne s'est pas exprimé comme s'il abandonnait totalement le ministère pétrinien. Il a déclaré qu'il ne retournerait pas à la vie privée, qu'il ne renoncerait pas à la croix, mais qu'il demeurerait "d'une manière nouvelle" avec le Seigneur crucifié, toujours dans le cercle de saint Pierre. Il a également affirmé qu'il continuerait d'"exercer le ministère de la prière" et qu'il entendait continuer à vivre pour le bien de l'Église. Pour beaucoup, ce discours ne correspond pas à une renonciation complète.

L’archevêque Georg Gänswein, secrétaire particulier de Benoît XVI, a décrit plus tard cela comme un "ministère pétrinien élargi", comportant une dimension à la fois active et contemplative. Ceci a conforté l’interprétation selon laquelle Benoît XVI n’avait pas complètement renoncé à la mission pétrinienne.

Bien que Benoît XVI et Gänswein aient par la suite cherché à réfuter la conclusion selon laquelle cela constituerait une démission invalide, la formulation soulève néanmoins de sérieuses questions.

Qui est à l'origine de cette enquête ?

L'un des chercheurs les plus importants dans cette affaire est le journaliste italien Andrea Cionci, auteur du best-seller "Le Code Ratzinger", qui enquête en détail sur les circonstances de la démission depuis 2020.

Avec la collaboration de latinistes, de canonistes, d'avocats et d'historiens de l'Église, il a produit environ : 1 500 articles, 2 800 podcasts, 185 conférences et 55 pétitions officielles.

En juin 2024, il a déposé une plainte pénale de 100 pages auprès du Tribunal de l'État de la Cité du Vatican, suivie de pièces complémentaires officielles. Cionci a également été interrogé personnellement pendant quatre heures par le professeur Alessandro Diddi, ce qui témoigne du sérieux avec lequel l'affaire est prise.

Cionci et LifeSiteNews suggèrent que si la démission de Benoît XVI était effectivement invalide — que ce soit en raison d'une erreur formelle ou d'une démission forcée — alors de sérieuses questions se posent quant à la légitimité des élections papales ultérieures.

Dans ce cas, l'élection du pape François pourrait également poser problème, car un conclave valide ne peut avoir lieu que si le siège pontifical est véritablement vacant. Cela aurait aussi des répercussions sur les cardinaux nommés par François et sur la dernière élection papale.

Selon Cionci, la légitimité de Léon XIV est également sérieusement contestable, car :

  • Élus par les cardinaux nommés par Bergoglio,
  • 133 électeurs éligibles ont participé à l'élection, alors que la constitution apostolique Universi Dominici Gregis fixe le nombre maximum à 120.
  • De plus, après Extra Omnes, un smartphone a été trouvé sur un cardinal, ce qui pourrait constituer une violation des règles du conclave.

Selon Cionci, si la démission du pape Benoît XVI n'était effectivement pas libre, il ne s'agit pas d'une simple erreur administrative, mais d'une crise extraordinaire touchant la plus haute autorité de l'Église. Ceci pourrait compromettre la continuité juridique de plus d'une décennie, de nombreuses nominations, consistoires, conclaves, ainsi que des décisions magistérielles et disciplinaires. Cette hypothèse, auparavant qualifiée par beaucoup de théorie du complot, fait désormais l'objet d'un examen sérieux au sein des instances judiciaires du Vatican. La date de clôture de l'affaire n'est pas encore connue. Cependant, une chose est sûre : la question de la démission de Benoît XVI est loin d'être close.

 

*Note de la rédaction : Les points soulevés par Cionci et LifeSiteNews — qui figurent dans les derniers paragraphes — nous rapprochent dangereusement du sédévacantisme, et nous mettons en garde nos lecteurs contre des conclusions radicales qui sont, en fin de compte, contraires à l’esprit catholique.

Guido

 

Source: Ostiarius.hu via Andrea Cionci sur X

 

Cf. https://www.lifesitenews.com/blogs/exclusive-vatican-court-confirms-ongoing-investigation-into-validity-of-pope-benedicts-resignation/

 

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13 mai 2026 3 13 /05 /mai /2026 00:00
Sainte Rolende (sur une bannière de la jeunesse de Gerpinnes)

Sainte Rolende (sur une bannière de la jeunesse de Gerpinnes)

Rolende plutôt que Rolande car ce nom n’est pas le féminin de Roland, était la fille du roi des Lombards (Italie) Didier.

 

Elle était bonne, instruite et très belle et son père la donna en mariage au roi d’Ecosse alors qu'elle se destinait à être religieuse. Elle s'échappa de la surveillance des seigneurs qui l'emmenait en Ecosse et voulut rejoindre le monastère de Sainte Ursule pour se mettre sous la protection de l'archevêque de Cologne (Allemagne). Mais épuisée, elle se réfugia au château de Villers-Poterie sur l'actuelle commune de Gerpinnes en Belgique. Rolende y mourut et fut enterrée dans l'église qui lui est dédiée. Ce tombeau devint si célèbre par les miracles éclatants de tout genre qui s'y opérèrent qu'on y vit affluer une foule innombrable avide d'obtenir la délivrance, soit des infirmités corporelles, soit de l'aveuglement spirituel.

 

On disait que "du corps virginal de Rolende, suintait en grande abondance une huile sacrée dont l'onction guérissait  les plaies".

 

 

Son corps fut transféré dans une châsse au XVIème s.

 

 

Saints de glace
 
Sainte Rolande († 774) et Saints de glaces
Traditionnellement fêtés les 11, 12 et 13 mai de chaque année, ces saints sont invoqués par les agriculteurs pour éviter l'effet sur les cultures d'une baisse de la température qui s'observerait à cette période et qui peut amener du gel (phénomène de la lune rousse, période où, lors de nuits sans nuages, il y a des risques de gelées qui font roussir les jeunes pousses des plantes). Une fois cette période passée, le gel ne serait plus à craindre.
 
Ce sont S. Georges (23 avril), S. Marc (25 avril), saint Eutrope (30 avril), S. Philippe ou fête de la Sainte Croix (3 mai), S. Jean Porte Latine (6 mai), Saint Mamert (le 11 mai), Saint Pancrace (le 12 mai), Saint Servais (le 13 mai) et S. Yves (le 19 mai).
 
. Leurs noms ont des diminutifs en langue d'Oc : Jorget, Marquet, Tropet, Philippet, Crozet et Joanet.
 
 

La période des Saints cavaliers va généralement du 23 avril au 6 mai alors que la lune rousse va généralement du 5 avril au 6 mai.

 
A cette occasion les agriculteurs se retrouvaient et récitaient des prières au cours de processions paroissiales pour protéger les cultures durant ces jours critiques. Le patronage de ces saints ne se révélant pas toujours favorable, ils ont fini par incarner le retour du froid.
 

Le 11 mai, saint Mamert introduisait les trois jours des Rogations qui précédaient immédiatement le jeudi de l'Ascension. Lors de ces fêtes religieuses, les paysans se retrouvaient et récitaient, au cours de processions paroissiales, des prières pour protéger les cultures et les plantations et mettre fin aux calamités naturelles.

 

Dans certaines régions se rajoutent d'autres saints de glace, comme S. Boniface, célébré le 14 mai en Lorraine, Alsace ou encore en Ligurie (Italie du Nord), S.  Yves, le 19 mai et Saint Bernardin, le 20 mai.

 

Le bon saint Boniface, entre en brisant la glace.

Dicton populaire

 

Dans les régions plus méridionales, les dernières gelées printanières ont lieu en avril, d'où les dictons d'autres saints météorologiques appelés déjà par Rabelais "saints gresleurs, geleurs et gasteurs de bourgeons".

 

Dans le Midi de la France, on invoque les Saints cavaliers ou Saints Chevaliers :

 

Le dicton "Marquet, Georget et Philippet sont trois casseurs de gobelets" signifie que la grêle ces jours–là est néfaste pour la vigne, donc aux gobelets de vin.

 

À Béziers, on craint plus particulièrement saint Georges (23 avril), saint Marc (25 avril) et saint Aphrodise (28 avril). Un dicton concerne deux d'entre eux : "Saint-Georges et Saint-Marc sont réputés saints grêleurs ou saints vendangeurs."

 

Dans les Landes, Marc, Vital (28 avril) et la sainte Croix sont appelés "les trois marchands de vin" car ils correspondent à une période critique pour la vigne.

 

Dans le Gard, les quatre cavaliers (correspondant au dicton dialectal "Jorget, Marquet, Croset e Tropet son de maissants garçonets") sont souvent confondus avec les saints de glace.

 

La plupart des calendriers mentionnent actuellement d'autres saints à fêter ou invoquer ces jours-là : Estelle, Achille et Rolande. Le changement date de 1960. L'Église décida alors de "remplacer" les saints associés aux inquiétudes agricoles (réminiscence de paganisme) par d'autres saints et saintes qui n'auraient aucun lien avec ces croyances populaires.

Dicton du jour :
Avant Saint-Servais, point d´été, après Saint-Servais, plus de gelée.

Sources: (1); (2); (3); (4); (5); (6)

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12 mai 2026 2 12 /05 /mai /2026 00:00
Saint Achille de Larissa, Évêque († 330)

Nous le trouvons pèlerin à Jérusalem au tombeau du Christ et à Rome aux tombeaux des Apôtres. C'est dans la Ville éternelle qu'il reçut la grâce de la prédication apostolique.

De retour dans son pays, il fut un évêque très attentif aux pauvres, aux malades et aux étrangers.

Il administra son diocèse avec un grand soin pastoral. 

À Larissa en Thessalie, au IVe siècle, saint Achille, surnommé le Thaumaturge, évêque, qui participa au premier Concile œcuménique de Nicée et, avec un zèle admirable signalé par toutes les vertus, évangélisa la population païenne.

 

Martyrologe romain

 

Source: Nominis

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11 mai 2026 1 11 /05 /mai /2026 08:28
Le cardinal Robert Sarah a appelé à des "clarifications" de certaines parties de l'interprétation de Vatican II

Le cardinal Robert Sarah a appelé à des "clarifications" de certaines parties de l'interprétation de Vatican II afin d'empêcher des lectures qui représentent "une rupture avec la foi". L'ancien préfet de la Congrégation pour le Culte Divin et la Discipline des Sacrements a également mis en garde contre le fait que la liturgie ne devienne qu'un " simple divertissement " et a déclaré que l'Église devait résister aux pressions visant à la conformer au monde moderne.

 

Le cardinal Sarah affirme que la liturgie a été réduite à un simple divertissement.

 

Dans un long entretien publié le 4 mai par le magazine catholique français La Nef , l'ancien préfet de la Congrégation pour le Culte Divin et la Discipline des Sacrements a déclaré que certains textes conciliaires avaient donné lieu à des "interprétations divergentes, voire opposées", notamment en ce qui concerne la liberté religieuse, l'œcuménisme, la collégialité et les relations entre l'Église et le monde moderne.

 

"Un concile doit être lu dans la continuité de la foi telle qu’elle a toujours été", a déclaré le cardinal Sarah. "Lorsque certains textes ont donné lieu à des interprétations divergentes, voire opposées, il est légitime d’appeler à un examen plus approfondi afin d’éviter des lectures qui marqueraient une rupture avec la foi." Son Éminence a ajouté : "L’Église n’a rien à craindre de la clarté."

 

Le cardinal guinéen a déclaré privilégier "des clarifications plutôt que des corrections", arguant que l’interprétation du Concile relevait du Magistère et avait déjà été "largement initiée" par les papes saint Jean-Paul II et Benoît XVI. Il a également mis en garde contre le risque de traiter le Concile "comme on juge un programme politique".

 

S’exprimant au sujet du pape François, le cardinal Sarah a déclaré qu’il était "parfois nécessaire" pour les cardinaux de faire preuve de "discernement quant à une période de la vie de l’Église", tout en insistant sur le fait que la critique d’un pontificat devait toujours être menée "dans la crainte de Dieu, avec amour pour l’Église et sans jamais tomber dans l’irrévérence".

 

"Un cardinal n’est pas un courtisan", a déclaré Son Éminence. "Devant Dieu, il est un serviteur de la vérité et un collaborateur du Siège apostolique."

Sans critiquer directement le pape François, le cardinal Sarah a suggéré que certains aspects du pontificat précédent avaient suscité des incertitudes chez les catholiques. "Un pontificat laisse toujours un héritage mitigé : des intuitions pastorales, des accents spirituels, mais aussi parfois des zones d’ombre ou de confusio", a-t-il déclaré, ajoutant qu’il s’était entretenu en privé avec le pape François pour lui faire part de ses craintes 'qu’une ambiguïté pratique n’obscurcisse la clarté doctrinale".

 

Le cardinal a déclaré qu’"une époque peut laisser des blessures de confusion" et a soutenu que le devoir des pasteurs était "d’aider à restaurer dans l’Église un message plus clair, plus paisible et plus théologique".

 

Le cardinal Sarah est revenu à plusieurs reprises sur le thème de la sécularisation au sein même de l'Église, décrivant la propagation de ce qu'il appelait une "forme moderne de paganisme".

 

"Lorsque la foi se réduit à un langage sociologique, la liturgie à un simple divertissement, la morale à une négociation perpétuelle et l’Église à une institution qui doit s’adapter aux désirs de l’époque, alors quelque chose du paganisme refait surface", a déclaré Son Éminence.

 

Le cardinal Sarah a identifié "l’effacement du sens du péché", "le malaise face à l’affirmation de la vérité révélée" et "la banalisation de la liturgie" comme signes d’une crise spirituelle intérieure. "Quand Dieu n’est plus à la première place, même dans l’Église, tout le reste est corrompu", a-t-il déclaré.

 

Le cardinal Sarah a également mis en garde contre ce qu'il a décrit comme la crainte croissante, au sein de l'Église, de déplaire au monde, affirmant que l'ambiguïté était de plus en plus préférée à la clarté et la communication à la contemplation. Il a ajouté : "Le monde n'attend pas de l'Église qu'elle répète ses paroles ; il attend d'elle qu'elle lui ouvre les portes du Ciel."

 

Concernant la question de la liturgie, le cardinal Sarah a rejeté ce qu'il a qualifié de "guerre des sensibilités", insistant sur le fait que le problème ne pouvait se réduire à des factions rivalisant au sein de l'Église. "La liturgie appartient à l'Église, non aux partis politiques', a-t-il déclaré. "La véritable question est : comment redonner à toute la liturgie catholique sa dignité sacrée, sa continuité, son orientation vers Dieu ?'

 

Le cardinal, âgé de 80 ans et longtemps associé au courant traditionaliste de l'Église, doit entendre ses propos à la lumière des restrictions imposées à la messe traditionnelle en latin et des consécrations épiscopales imminentes de la Fraternité Saint-Pie-X. Il a qualifié ces consécrations, prévues pour le 1er juillet, de "très sérieuses", avertissant qu'elles porteraient davantage atteinte à l'unité de l'Église. "La fidélité à la Tradition est indissociable de la communion hiérarchique", a-t-il déclaré.

 

Le cardinal a toutefois reconnu que des "questions doctrinales" et des tensions s’étaient accumulées au fil des décennies, ajoutant que "la vérité et la charité doivent aller de pair".

 

Le cardinal Sarah a également évoqué la crise plus large qui frappe la civilisation occidentale, décrivant l'Europe comme "profondément blessée" et de plus en plus détachée du christianisme et même des "vérités anthropologiques les plus fondamentales". Il a toutefois affirmé que l'effondrement des certitudes culturelles ramenait certaines personnes vers la religion. "En Europe, nous constatons une augmentation des baptêmes d'adultes et des retours à la foi", a déclaré le cardinal. "Lorsque les repères culturels s'écroulent, certaines âmes redécouvrent que Dieu seul demeure."

 

Interrogé sur les priorités de Léon XIV, le cardinal Sarah a refusé de parler directement au nom du pape, mais a déclaré que le nouveau pontificat semblait axé sur "a paix, l'unité, la mission' et "la responsabilité doctrinale de l'Église".

 

Ayant atteint l'âge de 80 ans peu après le conclave de 2025, le cardinal Sarah n'est plus cardinal électeur et il est désormais extrêmement improbable qu'il puisse un jour devenir pape. Cependant, comme l'a peut-être illustré le mieux ces dernières années le cas du cardinal Zen de Hong Kong, âgé de 94 ans, les cardinaux peuvent continuer d'exercer une influence bien au-delà de 80 ans. Le cardinal Zen s'est rendu à Rome avant le conclave qui a élu le pape Léon XIV afin de participer aux Congrégations générales, réunions préparatoires au conclave où s'expriment les points de vue sur l'orientation de l'Église, et où il a mis en garde contre les réformes qu'il jugeait néfastes. Si le cardinal Sarah demeure en bonne santé, il est probable qu'il continuera à défendre l'aile traditionaliste de l'Église pendant encore de nombreuses années.

 

Source : Ad Vaticanum / Ad Vaticanum sur X

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11 mai 2026 1 11 /05 /mai /2026 06:44
Cf. https://cardinalnewmansociety.org/lgbtq-affirming-lavender-graduations-persist-at-prominent-catholic-colleges/

Cf. https://cardinalnewmansociety.org/lgbtq-affirming-lavender-graduations-persist-at-prominent-catholic-colleges/

7 mai 2026/ par Adam Cassandra

 

Au moins 16 universités catholiques à travers les États-Unis organisent ce printemps des "remises de diplômes lavande" — des cérémonies distinctes de remise de diplômes destinées à célébrer les étudiants qui "s’identifient" comme lesbiennes, gays, bisexuels, transgenres, queers ou appartenant à la communauté LGBTQ+.

 

Dans un établissement catholique, de telles cérémonies soulèvent de sérieuses inquiétudes. Les "remises de diplômes en lavande" confortent les étudiants dans une identité fondée sur des désirs sexuels désordonnés ou une confusion quant à la nature humaine, plutôt que sur leur identité profonde de fils et filles de Dieu.

 

Les "remises de diplômes en lavande" sont malheureusement devenues une tradition annuelle sur de nombreux campus d'universités catholiques qui refusent d'embrasser pleinement la vérité de notre foi catholique. Des cérémonies ont récemment été annoncées à :

 

Université de Georgetown , Washington, D.C.

Université Gonzaga , Spokane, Washington

Université de San Francisco , San Francisco, Californie

Boston College , Chestnut Hill, Massachusetts

Université Fordham , Bronx, New York

Université Marquette , Milwaukee, Wisconsin

Université Xavier , Cincinnati, Ohio

Université de Seattle , Seattle, Washington

Université Saint-Louis , Saint-Louis, Missouri

Université Loyola Marymount , Los Angeles, Californie

Université de Santa Clara , Santa Clara, Californie

Université St. John's , Queens, New York

Collège de la Sainte-Croix , Worcester, Massachusetts

Collège Albertus Magnus , New Haven, Connecticut

Collège Saint Mary's de Californie , Moraga, Californie

L'université Siena Heights , à Adrian, dans le Michigan, fermera ses portes à la fin de l'année universitaire 2025-2026.

 

Bien que conçues comme un geste de compassion envers les étudiants, ces cérémonies renforcent des idéologies néfastes sur la sexualité et le genre qui contredisent l'enseignement catholique.

 

Elles risquent d'entraîner les étudiants dans des activités pécheresses et de saper la prétention d'un établissement d'enseignement supérieur catholique à enseigner les vérités de la foi catholique.

 

L’Église est claire dans son enseignement : l’attirance sexuelle pour les personnes du même sexe n’est pas en soi un péché, mais de telles attirances sont "objectivement désordonnées". Toute activité sexuelle qui en résulte est pécheresse.

 

Comme l'explique la Congrégation pour la Doctrine de la Foi du Vatican :

 

"Bien que l'inclination particulière de la personne homosexuelle ne soit pas un péché, il s'agit d'une tendance plus ou moins forte orientée vers un mal moral intrinsèque ; et donc cette inclination elle-même doit être considérée comme un désordre objectif."

 

La congrégation a poursuivi :

 

"Il convient donc d'accorder une attention particulière et un accompagnement pastoral aux personnes concernées, afin d'éviter qu'elles ne croient que vivre cette orientation par des relations homosexuelles soit moralement acceptable. Ce n'est pas le cas."

 

Les évêques américains ont fourni des orientations supplémentaires dans leur document de 2006 intitulé "Ministère auprès des personnes ayant des inclinations homosexuelles" :

 

Tout accompagnement spirituel des personnes homosexuelles doit être guidé par l’enseignement de l’Église sur la sexualité. Pour être efficace, cet accompagnement doit reposer sur une véritable compréhension de la personne humaine et de la place de la sexualité dans la vie humaine. "S’écarter de l’enseignement de l’Église, ou garder le silence à son sujet, dans le but d’assurer un accompagnement pastoral, n’est ni bienveillant ni pastoral." Amour et vérité sont indissociables.

 

Les évêques ont ensuite lancé un avertissement explicite, demandant à ceux qui exercent le ministère de l'Église de ne pas utiliser leur position de direction pour défendre des positions ou des comportements non conformes aux enseignements de l'Église.

 

Aucune des descriptions des cérémonies de remise de diplômes "lavande" recensées par la Cardinal Newman Society ne fait référence, de quelque manière que ce soit, à l'enseignement catholique sur la sexualité humaine.

 

La plupart sont génériques, parlant d'honorer et de célébrer les "étudiants LGBTQ+". La description de l'événement à l'Université de Seattle mentionne "une performance spéciale de Sativa la drag queen" — soulignant à quel point ces célébrations peuvent s'éloigner d'une conception catholique de la personne humaine.

 

Et bien qu'aucune de ces descriptions n'approuve explicitement la participation des élèves à des comportements immoraux, le langage utilisé célèbre clairement l'adoption d'attirances et de modes de vie désordonnés, envoyant ainsi un message dangereux aux élèves.

 

Dans Ex corde Ecclesiae , saint Jean-Paul II affirmait qu'un collège catholique, en tant que "témoin institutionnel vivant du Christ et de son message", est appelé à jouer un rôle important et à contribuer à l'œuvre d'évangélisation de l'Église.

 

Dans la culture actuelle, cela devrait inclure le fait de clairement indiquer ce que l'Église enseigne concernant la sexualité humaine et l'activité sexuelle — surtout si l'établissement souhaite apporter une aide réelle aux étudiants qui peuvent avoir des difficultés avec leur identité sexuelle ou leur attirance pour les personnes du même sexe.

 

Nombre de ces événements sont présentés comme des actions favorisant "l’acceptation" et "l’inclusion". Le Catéchisme enseigne que les personnes attirées par le même sexe "doivent être accueillies avec respect, compassion et délicatesse". Mais comme l’explique Courage International, un apostolat pour les catholiques attirés par le même sexe :

 

"Accepter une personne signifie l'aimer et l'accueillir avec toutes ses forces et ses faiblesses. … Accepter un autre être humain ne signifie pas nécessairement approuver toutes ses décisions et tous ses choix. Parfois, l'amour nous demande d'exprimer notre désaccord."

 

Lorsque les universités catholiques autorisent et cautionnent des activités sur le campus qui rejettent ouvertement l'enseignement de l'Église ou qui pourraient engendrer la confusion, ces institutions ne font pas preuve de la préoccupation nécessaire pour le salut des étudiants, comme cela fait partie de leur mission éducative.

 

Les familles catholiques devraient exiger que les écoles et les universités qui professent la foi catholique évitent les pratiques scandaleuses susceptibles de mettre en péril le salut éternel de leurs élèves.

 

Cette demande pourrait prendre la forme d’un plaidoyer public, du retrait des dons par les anciens élèves ou du choix de dépenser leurs frais de scolarité dans des écoles et des collèges reconnus pour leur fidélité, tels que ceux recommandés dans le Guide Newman.

 

Alors que des établissements comme l'université Siena Heights ferment leurs portes, invoquant des difficultés financières et une baisse des inscriptions, les universités recommandées par le guide Newman prospèrent, car les familles recherchent une éducation qui va au-delà de la simple formation professionnelle et qui contribue à former les jeunes dans la vérité, la vertu et la fidélité au Christ.

 

Les élèves méritent des écoles et des collèges catholiques qui accueillent chaque élève avec une charité sincère, tout en enseignant clairement la vérité sur la personne humaine, la sexualité, la chasteté, le mariage et la sainteté. Ils méritent des éducateurs qui comprennent que la compassion sans la vérité n'est pas un témoignage chrétien.

 

Les familles catholiques ne devraient pas se contenter de moins.

 

Source: Cardinal Newman Society via Père V sur X

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