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14 mai 2026 4 14 /05 /mai /2026 00:00

 

 

 

Le quarantième jour depuis sa résurrection, Jésus-Christ apparut à ses disciples, et, après leur avoir donné ses dernières instructions, et commandé de prêcher l'Évangile à toutes les nations, les baptisant au nom du Père, et du Fils, et du Saint-Esprit, il leur promit qu'il serait avec eux et avec son Eglise jusqu'à la consommation des siècles, pour la soutenir, la gouverner et la faire triompher de l'enfer et du monde.

 

Il les mena ensuite sur le mont des oliviers, et, étant arrivé à la sommité, il les bénit de sa main adorable, et il quitta la terre en s'élevant au ciel, porté majestueusement sur une nuée lumineuse qui le déroba à leurs yeux.

 

Il n'est pas possible au langage humain d'exprimer ici la gloire ineffable du Sauveur en entrant dans la Jérusalem céleste, où il alla s'asseoir à la droite de Dieu son Père.

 

Les heureux témoins de son ascension tenaient encore leurs yeux levés vers le ciel, quand deux anges leur apparut et leur dirent : "Galiléens, pourquoi vous arrêtez-vous à regarder le ciel ? Ce Jésus, qui, en vous quittant, s'est élevé dans le ciel, viendra de la même manière que vous l'y avez vu monter", annonçant ainsi son retour à la fin du monde.

Bonne et sainte fête de l'Ascension à tous !

Jésus s'approcha d'eux et leur adressa ces paroles : "Tout pouvoir m'a été donné au ciel et sur la terre.

Allez donc: de toutes les nations faites des disciples, les baptisant au nom du Père et du Fils et du Saint-Esprit, leur apprenant à garder tout ce que je vous ai prescrit.

Et moi, je suis avec vous tous les jours jusqu'à la fin des temps."

Évangile selon Saint Matthieu, XXVIII, 18-19

Les disciples rentrèrent avec joie à Jérusalem, pour se disposer, par la retraite et la prière, à recevoir le Saint-Esprit, comme le divin Maître le leur avait prescrit, en les assurant que cet Esprit-Dieu répandrait sur eux, dix jours après, ses dons les plus excellents et l'abondance de ses grâces. (1)

D'après l'Évangile selon Luc, l'Ascension se produit à Béthanie, le village où vivaient les amis de Jésus, Marthe, Marie et Lazare, et où Jésus a ressuscité Lazare, à 2 km en bas de côte du mont des Oliviers. C'est également dans ce village qu'aurait été baptisé Jésus. (2)

 

Une tradition situe l'Ascension au sommet du Mont des Oliviers où une église a été édifiée autour de la pierre qui recèlerait la dernière empreinte du pied de Jésus sur terre avant son ascension vers les cieux. L'"église de la Sainte Ascension" (Dôme de l'Ascension) fut prise par Saladin en 1187 et convertie en la mosquée que l'on voit aujourd'hui; elle contient la dernière empreinte traditionnelle du pied de Jésus sur terre avant son ascension vers les cieux. Les Écritures indiquent que Jésus monta vers les cieux aux alentours de Béthanie. Ce village est à 2 km en bas de côte du mont des Oliviers. Du coup, aucun des sites traditionnels de l’ascension n’est correct. (3)

 

Deux autres locations préservent l'emplacement de l'Ascension.

Ste Hélène, la mère de Constantin, construisit une église sous l'église moderne de Pater noster afin de commémorer l'événement.

Une tradition plus récente relie l'ascension à l'église orthodoxe de l'Ascension.

La célébration de l’Ascension est attestée à la fin du IVe siècle, parfois fêtée simultanément avec la Pentecôte jusqu’au Ve siècle. (4)

 

Bonne et sainte fête de l'Ascension à tous !
L'Ascension de Notre Seigneur Jésus-Christ, par Piotr Basin

L'Ascension de Notre Seigneur Jésus-Christ, par Piotr Basin

L'Ascension, John Singleton Copley, 1775

L'Ascension, John Singleton Copley, 1775

Le Christ ne nous a pas laissé de livre lors de son Ascension. Il nous a laissé l’autorité enseignante de l’Église dans la personne des Apôtres.

 

La seule raison pour laquelle certains livres ont été reconnus plus tard comme Écritures est que ces hommes les ont écrits, ou qu'ils ont approuvé les écrits d'autres qui l'ont fait, et cette connaissance a été transmise par leurs successeurs (les évêques) aux générations futures.

 

Lorsque certaines des listes ne correspondaient pas (il y a de nombreuses raisons possibles à cela), ces mêmes successeurs ont utilisé leur autorité pour établir définitivement ce qu'était le canon de l'Écriture, non pas en tant que seigneurs de l'Écriture, mais en tant que témoins ordonnés et publics de Dieu de son contenu authentique.

 

"L’Église" (c’est-à-dire ses autorités vivantes) a été établie par le Christ avec l’autorité d’enseigner oralement avant l’Écriture (d’ailleurs, la même chose s’est produite dans l’Ancien Testament, par exemple, lorsque Dieu a nommé Moïse avant qu’il n’écrive quoi que ce soit). 

 

Contrairement à ce que disent les protestants, la Bible n'a PAS créé l’Église, c'est l’Église qui A CREE la Bible.

 

L'Ancien Testament lui-même issu de la plume de ceux que Dieu a établis en premier lieu avec autorité, et alors qu'il n'y avait AUCUN écrit. Moïse n'a pas écrit un seul mot de l'Écriture avant que Dieu ne le désigne comme son représentant, et beaucoup des choses qu'il a écrites se sont produites des siècles, voire des millénaires, avant lui.

 

L’Église a transmis l’Écriture aux générations futures à travers une succession historique et documentée d’évêques.

 

Les Églises locales transmettaient parfois des listes de livres quelque peu différentes. Mais cela ne posait pas de problème à l’Église antique, dont la "règle de foi" ne se résumait jamais à l’Écriture seule.

L’Église a finalement déclaré le canon biblique en 382 avec le Pape Damase au concile de Rome en définissant quels livres faisaient authentiquement partie de l’Écriture lorsque cela était nécessaire pour éviter que la règle de foi ne soit déformée par les hérétiques.(6)

Et qu’a réellement établi Jésus ?

 

Il a établi des hommes dotés de sa propre autorité. Comme le Père l’a envoyé, a-t-il dit, ainsi il les envoyait. Quiconque les entendait l’entendait. Les Apôtres avaient l’autorité d’enseigner, de lier et de délier, de pardonner ou de retenir les péchés, de baptiser, etc. Tout cela avant qu’un seul mot du "Nouveau Testament" ne soit écrit.

Sources:

 

(1) Vie des Saints pour tous les jours de l'année avec une pratique de piété pour chaque jour et des instructions sur les fêtes mobiles, Alfred Mame et Fils éditeurs, Tours 1867, p. XIX., (2Frère Antoine Tingba, L'Ascension du seigneur, 2013, Site des Dominicains de Bordeaux ; (3); (4); (5); (6) Joshua Charles  

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13 mai 2026 3 13 /05 /mai /2026 21:35
Cf. https://ostiarius.hu/2026/04/20/xvi-benedek-papa-lemondasanak-ervenyessege-kapcsan-folytat-vizsgalatot-a-vatikani-birosag/

Cf. https://ostiarius.hu/2026/04/20/xvi-benedek-papa-lemondasanak-ervenyessege-kapcsan-folytat-vizsgalatot-a-vatikani-birosag/

Le Tribunal de la Cité du Vatican a confirmé officiellement et par écrit, pour la première fois, qu'une enquête est en cours concernant la validité de la démission du pape. Si le pape n'a pas démissionné de son plein gré, sa démission pourrait être invalidée au regard du droit canonique. Pour la première fois, l'instance judiciaire du Vatican a reconnu que cette affaire n'est ni un simple débat journalistique ni une "théorie du complot", mais qu'elle fait l'objet d'une enquête officielle.

Ceci est particulièrement significatif car, depuis de nombreuses années, de nombreux canonistes, théologiens et penseurs catholiques traditionnels ont suggéré que la démission du pape Benoît XVI ne répondait pas pleinement aux exigences du droit canonique, et le pape lui-même a utilisé un langage qui pouvait laisser entendre que sa démission n'était pas entièrement de son plein gré.

La question n’est donc pas seulement de savoir si la démission était valable d’un point de vue formel, mais aussi si le pape Benoît XVI a véritablement démissionné librement ou s’il a agi sous l’influence de pressions extérieures, de coercition ou d’une influence sérieuse.

Selon des documents obtenus et vérifiés par LifeSiteNews, le professeur Alessandro Diddi, promoteur de la justice du Bureau de justice de l'État de la Cité du Vatican – chef du pouvoir judiciaire responsable des poursuites pénales – a clairement déclaré dans une lettre officielle datée du 30 mars 2026 : "Le Bureau mène des enquêtes et il n'est pas possible à ce stade de prévoir la date de leur conclusion."

Cette formulation démontre clairement que le tribunal du Vatican n'a pas rejeté les requêtes soumises, mais les examine dans le cadre d'une enquête approfondie. L'accès aux éléments de l'enquête a également été officiellement refusé, non pas parce que la requête a été déclarée non fondée, mais précisément parce que l'"istruttoria", ou phase d'enquête, est toujours en cours.

Démission ou signal ? – Nombreux sont ceux qui affirment que le choix des mots de Benoît XVI n’est pas fortuit.

L'un des points les plus importants de cette affaire est la déclaration latine de Benoît XVI, publiée le 11 février 2013, qu'il a écrite de sa propre main.

Selon le droit canonique, un pape ne peut démissionner valablement que s'il renonce librement, clairement et convenablement à la charge pétrinienne (munus Petrinum). Or, Benoît XVI n'a pas utilisé cette formule classique. Dans le document, il n'a pas parlé d'abandonner le munus – c'est-à-dire la charge papale elle-même – mais d'abandonner le ministerium, c'est-à-dire l'exercice du ministère.

Cette différence peut à première vue sembler une subtilité linguistique, mais elle revêt en réalité une importance capitale en matière de droit canonique.

D'après de nombreux analystes, Benoît XVI, excellent latiniste et théologien d'une grande rigueur, n'a pas tenu ces propos par inadvertance. Le choix délibéré de certains mots pourrait indiquer qu'il ne souhaitait pas – ou n'était pas en mesure – de renoncer complètement à la papauté. En réalité, selon certaines interprétations, il pourrait s'agir d'un signe conscient que sa démission a été imposée sous la pression extérieure.

En d'autres termes, il a formellement rempli ses obligations, mais il a introduit dans le texte une distinction canonique qui pouvait ultérieurement indiquer que sa démission n'était pas entièrement libre. C'est pourquoi de nombreux catholiques pensent que Benoît XVI n'a pas simplement démissionné, mais a agi sous la contrainte, et que la Declaratio peut également être interprétée comme un avertissement implicite.

Ce soupçon est renforcé par le dernier discours public de Benoît XVI. Lors de sa dernière audience générale, le 27 février 2013, il ne s'est pas exprimé comme s'il abandonnait totalement le ministère pétrinien. Il a déclaré qu'il ne retournerait pas à la vie privée, qu'il ne renoncerait pas à la croix, mais qu'il demeurerait "d'une manière nouvelle" avec le Seigneur crucifié, toujours dans le cercle de saint Pierre. Il a également affirmé qu'il continuerait d'"exercer le ministère de la prière" et qu'il entendait continuer à vivre pour le bien de l'Église. Pour beaucoup, ce discours ne correspond pas à une renonciation complète.

L’archevêque Georg Gänswein, secrétaire particulier de Benoît XVI, a décrit plus tard cela comme un "ministère pétrinien élargi", comportant une dimension à la fois active et contemplative. Ceci a conforté l’interprétation selon laquelle Benoît XVI n’avait pas complètement renoncé à la mission pétrinienne.

Bien que Benoît XVI et Gänswein aient par la suite cherché à réfuter la conclusion selon laquelle cela constituerait une démission invalide, la formulation soulève néanmoins de sérieuses questions.

Qui est à l'origine de cette enquête ?

L'un des chercheurs les plus importants dans cette affaire est le journaliste italien Andrea Cionci, auteur du best-seller "Le Code Ratzinger", qui enquête en détail sur les circonstances de la démission depuis 2020.

Avec la collaboration de latinistes, de canonistes, d'avocats et d'historiens de l'Église, il a produit environ : 1 500 articles, 2 800 podcasts, 185 conférences et 55 pétitions officielles.

En juin 2024, il a déposé une plainte pénale de 100 pages auprès du Tribunal de l'État de la Cité du Vatican, suivie de pièces complémentaires officielles. Cionci a également été interrogé personnellement pendant quatre heures par le professeur Alessandro Diddi, ce qui témoigne du sérieux avec lequel l'affaire est prise.

Cionci et LifeSiteNews suggèrent que si la démission de Benoît XVI était effectivement invalide — que ce soit en raison d'une erreur formelle ou d'une démission forcée — alors de sérieuses questions se posent quant à la légitimité des élections papales ultérieures.

Dans ce cas, l'élection du pape François pourrait également poser problème, car un conclave valide ne peut avoir lieu que si le siège pontifical est véritablement vacant. Cela aurait aussi des répercussions sur les cardinaux nommés par François et sur la dernière élection papale.

Selon Cionci, la légitimité de Léon XIV est également sérieusement contestable, car :

  • Élus par les cardinaux nommés par Bergoglio,
  • 133 électeurs éligibles ont participé à l'élection, alors que la constitution apostolique Universi Dominici Gregis fixe le nombre maximum à 120.
  • De plus, après Extra Omnes, un smartphone a été trouvé sur un cardinal, ce qui pourrait constituer une violation des règles du conclave.

Selon Cionci, si la démission du pape Benoît XVI n'était effectivement pas libre, il ne s'agit pas d'une simple erreur administrative, mais d'une crise extraordinaire touchant la plus haute autorité de l'Église. Ceci pourrait compromettre la continuité juridique de plus d'une décennie, de nombreuses nominations, consistoires, conclaves, ainsi que des décisions magistérielles et disciplinaires. Cette hypothèse, auparavant qualifiée par beaucoup de théorie du complot, fait désormais l'objet d'un examen sérieux au sein des instances judiciaires du Vatican. La date de clôture de l'affaire n'est pas encore connue. Cependant, une chose est sûre : la question de la démission de Benoît XVI est loin d'être close.

 

*Note de la rédaction : Les points soulevés par Cionci et LifeSiteNews — qui figurent dans les derniers paragraphes — nous rapprochent dangereusement du sédévacantisme, et nous mettons en garde nos lecteurs contre des conclusions radicales qui sont, en fin de compte, contraires à l’esprit catholique.

Guido

 

Source: Ostiarius.hu via Andrea Cionci sur X

 

Cf. https://www.lifesitenews.com/blogs/exclusive-vatican-court-confirms-ongoing-investigation-into-validity-of-pope-benedicts-resignation/

 

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13 mai 2026 3 13 /05 /mai /2026 00:00
Sainte Rolende (sur une bannière de la jeunesse de Gerpinnes)

Sainte Rolende (sur une bannière de la jeunesse de Gerpinnes)

Rolende plutôt que Rolande car ce nom n’est pas le féminin de Roland, était la fille du roi des Lombards (Italie) Didier.

 

Elle était bonne, instruite et très belle et son père la donna en mariage au roi d’Ecosse alors qu'elle se destinait à être religieuse. Elle s'échappa de la surveillance des seigneurs qui l'emmenait en Ecosse et voulut rejoindre le monastère de Sainte Ursule pour se mettre sous la protection de l'archevêque de Cologne (Allemagne). Mais épuisée, elle se réfugia au château de Villers-Poterie sur l'actuelle commune de Gerpinnes en Belgique. Rolende y mourut et fut enterrée dans l'église qui lui est dédiée. Ce tombeau devint si célèbre par les miracles éclatants de tout genre qui s'y opérèrent qu'on y vit affluer une foule innombrable avide d'obtenir la délivrance, soit des infirmités corporelles, soit de l'aveuglement spirituel.

 

On disait que "du corps virginal de Rolende, suintait en grande abondance une huile sacrée dont l'onction guérissait  les plaies".

 

 

Son corps fut transféré dans une châsse au XVIème s.

 

 

Saints de glace
 
Sainte Rolande († 774) et Saints de glaces
Traditionnellement fêtés les 11, 12 et 13 mai de chaque année, ces saints sont invoqués par les agriculteurs pour éviter l'effet sur les cultures d'une baisse de la température qui s'observerait à cette période et qui peut amener du gel (phénomène de la lune rousse, période où, lors de nuits sans nuages, il y a des risques de gelées qui font roussir les jeunes pousses des plantes). Une fois cette période passée, le gel ne serait plus à craindre.
 
Ce sont S. Georges (23 avril), S. Marc (25 avril), saint Eutrope (30 avril), S. Philippe ou fête de la Sainte Croix (3 mai), S. Jean Porte Latine (6 mai), Saint Mamert (le 11 mai), Saint Pancrace (le 12 mai), Saint Servais (le 13 mai) et S. Yves (le 19 mai).
 
. Leurs noms ont des diminutifs en langue d'Oc : Jorget, Marquet, Tropet, Philippet, Crozet et Joanet.
 
 

La période des Saints cavaliers va généralement du 23 avril au 6 mai alors que la lune rousse va généralement du 5 avril au 6 mai.

 
A cette occasion les agriculteurs se retrouvaient et récitaient des prières au cours de processions paroissiales pour protéger les cultures durant ces jours critiques. Le patronage de ces saints ne se révélant pas toujours favorable, ils ont fini par incarner le retour du froid.
 

Le 11 mai, saint Mamert introduisait les trois jours des Rogations qui précédaient immédiatement le jeudi de l'Ascension. Lors de ces fêtes religieuses, les paysans se retrouvaient et récitaient, au cours de processions paroissiales, des prières pour protéger les cultures et les plantations et mettre fin aux calamités naturelles.

 

Dans certaines régions se rajoutent d'autres saints de glace, comme S. Boniface, célébré le 14 mai en Lorraine, Alsace ou encore en Ligurie (Italie du Nord), S.  Yves, le 19 mai et Saint Bernardin, le 20 mai.

 

Le bon saint Boniface, entre en brisant la glace.

Dicton populaire

 

Dans les régions plus méridionales, les dernières gelées printanières ont lieu en avril, d'où les dictons d'autres saints météorologiques appelés déjà par Rabelais "saints gresleurs, geleurs et gasteurs de bourgeons".

 

Dans le Midi de la France, on invoque les Saints cavaliers ou Saints Chevaliers :

 

Le dicton "Marquet, Georget et Philippet sont trois casseurs de gobelets" signifie que la grêle ces jours–là est néfaste pour la vigne, donc aux gobelets de vin.

 

À Béziers, on craint plus particulièrement saint Georges (23 avril), saint Marc (25 avril) et saint Aphrodise (28 avril). Un dicton concerne deux d'entre eux : "Saint-Georges et Saint-Marc sont réputés saints grêleurs ou saints vendangeurs."

 

Dans les Landes, Marc, Vital (28 avril) et la sainte Croix sont appelés "les trois marchands de vin" car ils correspondent à une période critique pour la vigne.

 

Dans le Gard, les quatre cavaliers (correspondant au dicton dialectal "Jorget, Marquet, Croset e Tropet son de maissants garçonets") sont souvent confondus avec les saints de glace.

 

La plupart des calendriers mentionnent actuellement d'autres saints à fêter ou invoquer ces jours-là : Estelle, Achille et Rolande. Le changement date de 1960. L'Église décida alors de "remplacer" les saints associés aux inquiétudes agricoles (réminiscence de paganisme) par d'autres saints et saintes qui n'auraient aucun lien avec ces croyances populaires.

Dicton du jour :
Avant Saint-Servais, point d´été, après Saint-Servais, plus de gelée.

Sources: (1); (2); (3); (4); (5); (6)

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12 mai 2026 2 12 /05 /mai /2026 00:00
Saint Achille de Larissa, Évêque († 330)

Nous le trouvons pèlerin à Jérusalem au tombeau du Christ et à Rome aux tombeaux des Apôtres. C'est dans la Ville éternelle qu'il reçut la grâce de la prédication apostolique.

De retour dans son pays, il fut un évêque très attentif aux pauvres, aux malades et aux étrangers.

Il administra son diocèse avec un grand soin pastoral. 

À Larissa en Thessalie, au IVe siècle, saint Achille, surnommé le Thaumaturge, évêque, qui participa au premier Concile œcuménique de Nicée et, avec un zèle admirable signalé par toutes les vertus, évangélisa la population païenne.

 

Martyrologe romain

 

Source: Nominis

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11 mai 2026 1 11 /05 /mai /2026 08:28
Le cardinal Robert Sarah a appelé à des "clarifications" de certaines parties de l'interprétation de Vatican II

Le cardinal Robert Sarah a appelé à des "clarifications" de certaines parties de l'interprétation de Vatican II afin d'empêcher des lectures qui représentent "une rupture avec la foi". L'ancien préfet de la Congrégation pour le Culte Divin et la Discipline des Sacrements a également mis en garde contre le fait que la liturgie ne devienne qu'un " simple divertissement " et a déclaré que l'Église devait résister aux pressions visant à la conformer au monde moderne.

 

Le cardinal Sarah affirme que la liturgie a été réduite à un simple divertissement.

 

Dans un long entretien publié le 4 mai par le magazine catholique français La Nef , l'ancien préfet de la Congrégation pour le Culte Divin et la Discipline des Sacrements a déclaré que certains textes conciliaires avaient donné lieu à des "interprétations divergentes, voire opposées", notamment en ce qui concerne la liberté religieuse, l'œcuménisme, la collégialité et les relations entre l'Église et le monde moderne.

 

"Un concile doit être lu dans la continuité de la foi telle qu’elle a toujours été", a déclaré le cardinal Sarah. "Lorsque certains textes ont donné lieu à des interprétations divergentes, voire opposées, il est légitime d’appeler à un examen plus approfondi afin d’éviter des lectures qui marqueraient une rupture avec la foi." Son Éminence a ajouté : "L’Église n’a rien à craindre de la clarté."

 

Le cardinal guinéen a déclaré privilégier "des clarifications plutôt que des corrections", arguant que l’interprétation du Concile relevait du Magistère et avait déjà été "largement initiée" par les papes saint Jean-Paul II et Benoît XVI. Il a également mis en garde contre le risque de traiter le Concile "comme on juge un programme politique".

 

S’exprimant au sujet du pape François, le cardinal Sarah a déclaré qu’il était "parfois nécessaire" pour les cardinaux de faire preuve de "discernement quant à une période de la vie de l’Église", tout en insistant sur le fait que la critique d’un pontificat devait toujours être menée "dans la crainte de Dieu, avec amour pour l’Église et sans jamais tomber dans l’irrévérence".

 

"Un cardinal n’est pas un courtisan", a déclaré Son Éminence. "Devant Dieu, il est un serviteur de la vérité et un collaborateur du Siège apostolique."

Sans critiquer directement le pape François, le cardinal Sarah a suggéré que certains aspects du pontificat précédent avaient suscité des incertitudes chez les catholiques. "Un pontificat laisse toujours un héritage mitigé : des intuitions pastorales, des accents spirituels, mais aussi parfois des zones d’ombre ou de confusio", a-t-il déclaré, ajoutant qu’il s’était entretenu en privé avec le pape François pour lui faire part de ses craintes 'qu’une ambiguïté pratique n’obscurcisse la clarté doctrinale".

 

Le cardinal a déclaré qu’"une époque peut laisser des blessures de confusion" et a soutenu que le devoir des pasteurs était "d’aider à restaurer dans l’Église un message plus clair, plus paisible et plus théologique".

 

Le cardinal Sarah est revenu à plusieurs reprises sur le thème de la sécularisation au sein même de l'Église, décrivant la propagation de ce qu'il appelait une "forme moderne de paganisme".

 

"Lorsque la foi se réduit à un langage sociologique, la liturgie à un simple divertissement, la morale à une négociation perpétuelle et l’Église à une institution qui doit s’adapter aux désirs de l’époque, alors quelque chose du paganisme refait surface", a déclaré Son Éminence.

 

Le cardinal Sarah a identifié "l’effacement du sens du péché", "le malaise face à l’affirmation de la vérité révélée" et "la banalisation de la liturgie" comme signes d’une crise spirituelle intérieure. "Quand Dieu n’est plus à la première place, même dans l’Église, tout le reste est corrompu", a-t-il déclaré.

 

Le cardinal Sarah a également mis en garde contre ce qu'il a décrit comme la crainte croissante, au sein de l'Église, de déplaire au monde, affirmant que l'ambiguïté était de plus en plus préférée à la clarté et la communication à la contemplation. Il a ajouté : "Le monde n'attend pas de l'Église qu'elle répète ses paroles ; il attend d'elle qu'elle lui ouvre les portes du Ciel."

 

Concernant la question de la liturgie, le cardinal Sarah a rejeté ce qu'il a qualifié de "guerre des sensibilités", insistant sur le fait que le problème ne pouvait se réduire à des factions rivalisant au sein de l'Église. "La liturgie appartient à l'Église, non aux partis politiques', a-t-il déclaré. "La véritable question est : comment redonner à toute la liturgie catholique sa dignité sacrée, sa continuité, son orientation vers Dieu ?'

 

Le cardinal, âgé de 80 ans et longtemps associé au courant traditionaliste de l'Église, doit entendre ses propos à la lumière des restrictions imposées à la messe traditionnelle en latin et des consécrations épiscopales imminentes de la Fraternité Saint-Pie-X. Il a qualifié ces consécrations, prévues pour le 1er juillet, de "très sérieuses", avertissant qu'elles porteraient davantage atteinte à l'unité de l'Église. "La fidélité à la Tradition est indissociable de la communion hiérarchique", a-t-il déclaré.

 

Le cardinal a toutefois reconnu que des "questions doctrinales" et des tensions s’étaient accumulées au fil des décennies, ajoutant que "la vérité et la charité doivent aller de pair".

 

Le cardinal Sarah a également évoqué la crise plus large qui frappe la civilisation occidentale, décrivant l'Europe comme "profondément blessée" et de plus en plus détachée du christianisme et même des "vérités anthropologiques les plus fondamentales". Il a toutefois affirmé que l'effondrement des certitudes culturelles ramenait certaines personnes vers la religion. "En Europe, nous constatons une augmentation des baptêmes d'adultes et des retours à la foi", a déclaré le cardinal. "Lorsque les repères culturels s'écroulent, certaines âmes redécouvrent que Dieu seul demeure."

 

Interrogé sur les priorités de Léon XIV, le cardinal Sarah a refusé de parler directement au nom du pape, mais a déclaré que le nouveau pontificat semblait axé sur "a paix, l'unité, la mission' et "la responsabilité doctrinale de l'Église".

 

Ayant atteint l'âge de 80 ans peu après le conclave de 2025, le cardinal Sarah n'est plus cardinal électeur et il est désormais extrêmement improbable qu'il puisse un jour devenir pape. Cependant, comme l'a peut-être illustré le mieux ces dernières années le cas du cardinal Zen de Hong Kong, âgé de 94 ans, les cardinaux peuvent continuer d'exercer une influence bien au-delà de 80 ans. Le cardinal Zen s'est rendu à Rome avant le conclave qui a élu le pape Léon XIV afin de participer aux Congrégations générales, réunions préparatoires au conclave où s'expriment les points de vue sur l'orientation de l'Église, et où il a mis en garde contre les réformes qu'il jugeait néfastes. Si le cardinal Sarah demeure en bonne santé, il est probable qu'il continuera à défendre l'aile traditionaliste de l'Église pendant encore de nombreuses années.

 

Source : Ad Vaticanum / Ad Vaticanum sur X

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11 mai 2026 1 11 /05 /mai /2026 06:44
Cf. https://cardinalnewmansociety.org/lgbtq-affirming-lavender-graduations-persist-at-prominent-catholic-colleges/

Cf. https://cardinalnewmansociety.org/lgbtq-affirming-lavender-graduations-persist-at-prominent-catholic-colleges/

7 mai 2026/ par Adam Cassandra

 

Au moins 16 universités catholiques à travers les États-Unis organisent ce printemps des "remises de diplômes lavande" — des cérémonies distinctes de remise de diplômes destinées à célébrer les étudiants qui "s’identifient" comme lesbiennes, gays, bisexuels, transgenres, queers ou appartenant à la communauté LGBTQ+.

 

Dans un établissement catholique, de telles cérémonies soulèvent de sérieuses inquiétudes. Les "remises de diplômes en lavande" confortent les étudiants dans une identité fondée sur des désirs sexuels désordonnés ou une confusion quant à la nature humaine, plutôt que sur leur identité profonde de fils et filles de Dieu.

 

Les "remises de diplômes en lavande" sont malheureusement devenues une tradition annuelle sur de nombreux campus d'universités catholiques qui refusent d'embrasser pleinement la vérité de notre foi catholique. Des cérémonies ont récemment été annoncées à :

 

Université de Georgetown , Washington, D.C.

Université Gonzaga , Spokane, Washington

Université de San Francisco , San Francisco, Californie

Boston College , Chestnut Hill, Massachusetts

Université Fordham , Bronx, New York

Université Marquette , Milwaukee, Wisconsin

Université Xavier , Cincinnati, Ohio

Université de Seattle , Seattle, Washington

Université Saint-Louis , Saint-Louis, Missouri

Université Loyola Marymount , Los Angeles, Californie

Université de Santa Clara , Santa Clara, Californie

Université St. John's , Queens, New York

Collège de la Sainte-Croix , Worcester, Massachusetts

Collège Albertus Magnus , New Haven, Connecticut

Collège Saint Mary's de Californie , Moraga, Californie

L'université Siena Heights , à Adrian, dans le Michigan, fermera ses portes à la fin de l'année universitaire 2025-2026.

 

Bien que conçues comme un geste de compassion envers les étudiants, ces cérémonies renforcent des idéologies néfastes sur la sexualité et le genre qui contredisent l'enseignement catholique.

 

Elles risquent d'entraîner les étudiants dans des activités pécheresses et de saper la prétention d'un établissement d'enseignement supérieur catholique à enseigner les vérités de la foi catholique.

 

L’Église est claire dans son enseignement : l’attirance sexuelle pour les personnes du même sexe n’est pas en soi un péché, mais de telles attirances sont "objectivement désordonnées". Toute activité sexuelle qui en résulte est pécheresse.

 

Comme l'explique la Congrégation pour la Doctrine de la Foi du Vatican :

 

"Bien que l'inclination particulière de la personne homosexuelle ne soit pas un péché, il s'agit d'une tendance plus ou moins forte orientée vers un mal moral intrinsèque ; et donc cette inclination elle-même doit être considérée comme un désordre objectif."

 

La congrégation a poursuivi :

 

"Il convient donc d'accorder une attention particulière et un accompagnement pastoral aux personnes concernées, afin d'éviter qu'elles ne croient que vivre cette orientation par des relations homosexuelles soit moralement acceptable. Ce n'est pas le cas."

 

Les évêques américains ont fourni des orientations supplémentaires dans leur document de 2006 intitulé "Ministère auprès des personnes ayant des inclinations homosexuelles" :

 

Tout accompagnement spirituel des personnes homosexuelles doit être guidé par l’enseignement de l’Église sur la sexualité. Pour être efficace, cet accompagnement doit reposer sur une véritable compréhension de la personne humaine et de la place de la sexualité dans la vie humaine. "S’écarter de l’enseignement de l’Église, ou garder le silence à son sujet, dans le but d’assurer un accompagnement pastoral, n’est ni bienveillant ni pastoral." Amour et vérité sont indissociables.

 

Les évêques ont ensuite lancé un avertissement explicite, demandant à ceux qui exercent le ministère de l'Église de ne pas utiliser leur position de direction pour défendre des positions ou des comportements non conformes aux enseignements de l'Église.

 

Aucune des descriptions des cérémonies de remise de diplômes "lavande" recensées par la Cardinal Newman Society ne fait référence, de quelque manière que ce soit, à l'enseignement catholique sur la sexualité humaine.

 

La plupart sont génériques, parlant d'honorer et de célébrer les "étudiants LGBTQ+". La description de l'événement à l'Université de Seattle mentionne "une performance spéciale de Sativa la drag queen" — soulignant à quel point ces célébrations peuvent s'éloigner d'une conception catholique de la personne humaine.

 

Et bien qu'aucune de ces descriptions n'approuve explicitement la participation des élèves à des comportements immoraux, le langage utilisé célèbre clairement l'adoption d'attirances et de modes de vie désordonnés, envoyant ainsi un message dangereux aux élèves.

 

Dans Ex corde Ecclesiae , saint Jean-Paul II affirmait qu'un collège catholique, en tant que "témoin institutionnel vivant du Christ et de son message", est appelé à jouer un rôle important et à contribuer à l'œuvre d'évangélisation de l'Église.

 

Dans la culture actuelle, cela devrait inclure le fait de clairement indiquer ce que l'Église enseigne concernant la sexualité humaine et l'activité sexuelle — surtout si l'établissement souhaite apporter une aide réelle aux étudiants qui peuvent avoir des difficultés avec leur identité sexuelle ou leur attirance pour les personnes du même sexe.

 

Nombre de ces événements sont présentés comme des actions favorisant "l’acceptation" et "l’inclusion". Le Catéchisme enseigne que les personnes attirées par le même sexe "doivent être accueillies avec respect, compassion et délicatesse". Mais comme l’explique Courage International, un apostolat pour les catholiques attirés par le même sexe :

 

"Accepter une personne signifie l'aimer et l'accueillir avec toutes ses forces et ses faiblesses. … Accepter un autre être humain ne signifie pas nécessairement approuver toutes ses décisions et tous ses choix. Parfois, l'amour nous demande d'exprimer notre désaccord."

 

Lorsque les universités catholiques autorisent et cautionnent des activités sur le campus qui rejettent ouvertement l'enseignement de l'Église ou qui pourraient engendrer la confusion, ces institutions ne font pas preuve de la préoccupation nécessaire pour le salut des étudiants, comme cela fait partie de leur mission éducative.

 

Les familles catholiques devraient exiger que les écoles et les universités qui professent la foi catholique évitent les pratiques scandaleuses susceptibles de mettre en péril le salut éternel de leurs élèves.

 

Cette demande pourrait prendre la forme d’un plaidoyer public, du retrait des dons par les anciens élèves ou du choix de dépenser leurs frais de scolarité dans des écoles et des collèges reconnus pour leur fidélité, tels que ceux recommandés dans le Guide Newman.

 

Alors que des établissements comme l'université Siena Heights ferment leurs portes, invoquant des difficultés financières et une baisse des inscriptions, les universités recommandées par le guide Newman prospèrent, car les familles recherchent une éducation qui va au-delà de la simple formation professionnelle et qui contribue à former les jeunes dans la vérité, la vertu et la fidélité au Christ.

 

Les élèves méritent des écoles et des collèges catholiques qui accueillent chaque élève avec une charité sincère, tout en enseignant clairement la vérité sur la personne humaine, la sexualité, la chasteté, le mariage et la sainteté. Ils méritent des éducateurs qui comprennent que la compassion sans la vérité n'est pas un témoignage chrétien.

 

Les familles catholiques ne devraient pas se contenter de moins.

 

Source: Cardinal Newman Society via Père V sur X

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11 mai 2026 1 11 /05 /mai /2026 06:19
Le baptême, le sacrement de l'entrée dans l'Église catholique

Le baptême est le sacrement d'entrée dans l'Église catholique, la porte par laquelle une personne entre dans la vie de la grâce et devient membre du Corps du Christ.

 

Institué par Jésus Lui-même lorsqu'Il commanda aux apôtres de faire des disciples de toutes les nations, en les baptisant "au nom du Père, et du Fils, et du Saint-Esprit", il marque le début du cheminement chrétien.

 

Dans l'enseignement catholique, le baptême n'est pas simplement un rituel symbolique ou une déclaration publique de foi. C'est un sacrement, un signe extérieur institué par le Christ qui transmet la réalité invisible de la grâce sanctifiante.

 

Par le versement de l'eau et les paroles de la formule trinitaire (Didache), la personne baptisée renaît spirituellement; elle est lavée du péché originel et de tout péché personnel, et est incorporée à l'Église en tant qu'enfant adopté de Dieu et héritier potentiel du Ciel.

 

Le sacrement est ordinairement célébré dans l'église paroissiale, bien qu'il puisse être administré n'importe où, même par un laïc en cas de nécessité.

 

Le rite essentiel consiste à verser de l'eau sur la tête du candidat ou à l'immerger dans l'eau pendant que le ministre prononce : "Je te baptise au nom du Père, et du Fils, et du Saint-Esprit".

 

L'eau elle-même porte une riche imagerie biblique, rappelant les eaux de la création, le déluge qui purifia la terre, le passage de la mer Rouge, et le Jourdain où Jésus fut baptisé. Le vêtement blanc placé sur le nouveau baptisé symbolise la pureté et la nouvelle vie en Christ, tandis que la bougie allumée représente la lumière de la foi qui doit désormais briller dans le monde.

 

Dans le cas des nourrissons, les parents et les parrains font des promesses en leur nom et s'engagent à élever l'enfant dans la foi catholique. Pour les adultes entrant dans l'Église, le baptême est habituellement précédé du catéchuménat, une période de formation et de prière.

 

Les effets du baptême sont profonds et permanents. Il pardonne tous les péchés, remplit l'âme de grâce sanctifiante, et imprime une marque spirituelle indélébile, ou caractère, qui configure la personne au Christ en tant que prêtre, prophète et roi. Ce caractère ne peut jamais être répété ni effacé, ce qui explique pourquoi l'Église ne rebaptise pas ceux qui ont déjà été validement baptisés.

 

Le baptême ouvre aussi la porte aux autres sacrements, en particulier aux autres sacrements d'initiation,

>la Confirmation

>et l'Eucharistie,

et unit le croyant à la communion des saints.

 

L'Église enseigne que le baptême est nécessaire au salut, mais que Dieu, dans Sa miséricorde, peut sauver ceux qui désirent le baptême sans le recevoir ou ceux qui, sans faute de leur part, n'ont jamais entendu l'Évangile mais vivent selon la lumière de leur conscience.

 

Chaque baptême est à la fois une transformation personnelle et un événement ecclésial, une célébration de l'initiative de Dieu qui appelle chaque âme à partager la vie divine. Par ce sacrement, les fidèles catholiques croient que le ciel s'ouvre, que le diable est répudié, et qu'une vocation  vers la sainteté à vie commence. Le baptême demeure la porte joyeuse vers le mystère chrétien, invitant chaque génération à mourir avec le Christ dans les eaux et à ressusciter avec Lui pour une vie nouvelle.

 

Cf. Père V sur X

Le baptême, le sacrement de l'entrée dans l'Église catholique
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11 mai 2026 1 11 /05 /mai /2026 00:00

Sainte-Estelle--3e-siecle---Vierge-et-martyre-de-l-eglise.jpg

Illustration: dans l'église de saint-Hilaire de Villefranche en Saintonge, un tableau représente Saint Eutrope bénissant Sainte Estelle.

 

Stella (étoile)Blason de Saintes honorée à Saintes (Poitou-Charentes) comme ayant subi le martyre au troisième siècle. Elle fut rendue célèbre grâce au poète Mistral (1830-1914).


Son nom était en fait Eustelle (du grec "eu"= beau, bien et "stello"= parer, orner). La forme latinisée Estelle a été donnée par Frédéric Mistral.

 

Gouverneur de la région de Saintes, son père était un Romain de naissance illustre; sa mère descendait d'une antique et puissante famille de druides. La curiosité de son esprit cultivé la plaça sur le chemin de saint Eutrope, premier évêque de la région. Après avoir entendu ses enseignements, elle demanda le baptême: elle fut baptisée par lui et consacrée à Dieu.

Comme Estelle se refusait à tous les prétendants et qu'elle s'obstinait dans sa Foi, son père la fit mettre à mort dans les arènes de Saintes.

Son corps fut enterré dans le tombeau même de saint Eutrope, à qui elle avait donné, peu de temps auparavant, la sépulture.

Le nom de sainte Eustelle était si populaire dans la région charentaise que les évêques de La Rochelle et Saintes la choisirent pour patronne de la jeunesse chrétienne.


 Sainte-Estelle--3e-siecle---Vitrail-representant-Sainte-.jpgVitrail représentant Sainte Eustelle, basilique Saint-Eutrope de Saintes, Charente-Maritime

 

Sources : Les Jeunes Saintes, par l'Abbé J. Knell, 1896 / Notice sur Sainte Eustelle, vierge et martyre de l'église de Saintes, par M. l'Abbé Briand, 1837 / Le mystère de sainte Eustelle, drame en trois actes, par le chanoine honoraire L.-M. Dubois, imprimatur de 1922)

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10 mai 2026 7 10 /05 /mai /2026 00:00
Sainte Solange, Patronne du Berry et des enfants, dans Le Petit Livre des Saints, Éditions du Chêne, tome 2, 2011, p. 179.

Sainte Solange, Patronne du Berry et des enfants, dans Le Petit Livre des Saints, Éditions du Chêne, tome 2, 2011, p. 179.

Jeune et jolie bergère près Bourges (Cher), fille d'un pauvre vigneron, Solange est d'humeur joyeuse. Solongia (ou Solange, comme on l'appelle maintenant) avait fait voeu de virginité dès son plus jeune âge. Un seigneur, la trouvant si belle, lui proposa de l'épouser. Refusant, celui-ci résolut de l'enlever mais ne put vaincre sa résistance et son voeu. Furieux, il lui trancha la tête d'un coup d'épée. La légende ajoute que la jeune fille, après avoir reçu debout le coup de la mort, ne perdit pas cette position, reçut sa propre tête dans ses mains et alla ainsi jusqu'à Saint-Martin-du-Cros où elle fut ensevelie dans le cimetière de cette église.

 

Blason du BerrySainte Solange avait voué à Dieu sa virginité et ce fut la cause de son martyre. Sainte Agnès, sainte Agathe, sainte Lucie, sainte Maria Goretti et des dizaines d'autres exemples de ces âmes d'élite qui vouèrent leur pureté au Christ, peuvent être citées... Un archevêque de Bourges l'appela la "Geneviève du Berry".

Solange est la patronne du Berry et de Bourges.

 

Solange naquit au bourg de Villemont à trois lieues environ de Bourges, au milieu du IXe siècle (peut-être en 858). Il ne reste plus rien aujourd'hui du hameau qui la vit naître.

 

Comme sainte Geneviève et plus tard sainte Bernadette, elle eut le soin d'un petit troupeau et sut rendre de précieux services aux populations au milieu desquelles elle vivait.

 

Rendue célèbre par sa beauté et ses vertus, elle excita la curiosité d'une jeune seigneur. Il devait s'agir de Bernard de la Gothie, comte de Bourges et d'Auvergne, fils de Bernard, comte de Poitiers et de Bélichilde, fille de Roricon, comte d'Anjou, et neveu de Gozelin, évêque de Paris qui, avec l'aide du fils de Robert le Fort, Eudes, défendit sa ville contre les Vikings. C'est l'opinion de la plupart des auteurs. 

 

Sainte Solange (Musée du Berry, Bourges), sainte patronne du BerryLe jeune comte est fou de rage. Il saisit Solange, remonta en selle et l'emporta au galop afin de l'enfermer au château de Brécy. Elle se débattit, arriva à s'enfuir, quand le cheval marqua un temps d'arrêt devant un ruisseau. Furieux, le fils du comte la poursuivit et la rattrapa. Jusqu'au dernier moment, elle invoqua Jésus et Marie, et supplia son bourreau de changer d'attitude. mais Bernard trancha la gorge de Solange en ce 10 mai 878. Une tradition rapporte que la jeune femme prit sa tête sous son bras et se rendit ainsi jusqu'à Saint-Martin-du-Crot, où elle est ensevelie.

 

Son culte est resté important en Berry depuis le moyen-âge jusqu'à notre époque. On exhuma les restes de la sainte «à cause des miracles qu'ils opéraient» (Guérin). D'abord recueillis dans une châsse en bois, ils furent ensuite placés dans une châsse en cuivre. La dernière translation eut lieu en 1511. En 1657, la ville de Bourges fit don d'une châsse d'argent pour y placer l'ancienne. Puis en 1793, pendant la Révolution, les reliques furent dispersées.

 

La croyance populaire attribue à la vierge de Villemont de nombreux miracles opérés par son intercession : aveugles qui recouvrent la vue, muets qui retrouvent la parole, sourds qui peuvent de nouveau entendre. Les malades «de toute espèce» guérissent, les possédés sont délivrés.

Les habitants de Bourges avaient recours à Sainte Solange "dans les calamités publiques".

On portait en procession, dans leurs murs, la châsse qui contenait les reliques de la sainte. "Le 31 mai 1637, Henri de Bourbon, prince de Condé, se rendit en pèlerinage à Sainte-Solange et voulut conduire lui-même, à la métropole, les saintes reliques que la population entière réclamait. Ce fut pour Bourges un jour de fête; on jonchait de fleurs les rues par lesquelles la châsse devait passer; le devant des maisons était tapissé; de toutes parts on n'entendait que de pieux cantiques." (Raynal)
Ces processions avaient lieu particulièrement dans les temps de sécheresse. Ainsi une chronique relate que le 6 mai 1635 (sous le règne de Louis XIII), pendant une sécheresse désolante, la procession qui amenait les précieuses reliques de la sainte arriva à la Place Gordaine, l'un des quartiers les plus commerçants de Bourges, où le peuple prononçait à haute voix les invocations : "Sainte Solange, priez pour nous, sainte Solange, donnez-nous de l'eau." Un protestant sceptique s'écria au milieu de la foule des fidèles : "A quoi bon cette procession ? Croit-on que les cataractes du ciel vont s'ouvrir parce que l'on promène cette châsse !" Le ciel lui donna tort, car la messe était à peine commencée dans l'église où s'était arrêtée la procession, qu'une pluie torrentielle vint attester l'efficacité de la protection de sainte Solange.

 

On a conservé le procès-verbal d'une autre procession, celle qui eut lieu, en 1730 sous le règne de Louis XV. Cette année-là, le Berry se trouvait désolé par une extrême sécheresse. "Le 10 mai, anniversaire de sa mort, le lundi de la Pentecôte, anniversaire de la translation de ses reliques et de la dédicace de son Eglise, une foule immense de pèlerins, de malades, de mères, tenant leurs enfants dans leurs bras, viennent invoquer son intercession et chercher autour de son église sinon la santé, au moins l'espérance. Sa châsse est portée processionnellement par des hommes revêtus d'aubes et couronnés de fleurs. Cette châsse en bois argenté, aujourd'hui vide des reliques de la Sainte, a remplacé une châsse en argent détruite pendant la Révolution et que la ville de Bourges avait offerte à la modeste église de village en 1657. Jadis, en effet, toutes les fois que régnaient de longues sécheresses, on apportait solennellement, à Bourges, les reliques de sainte Solange, et on a conservé la mémoire de plusieurs de ces processions que des pluies abondantes avaient suivies de bien près." (Raynal)

 

Au XIXème siècle (en 1874), une chapelle fut édifiée sur le lieu supposé de son martyre, à moins d'un kilomètre du village qui porte désormais son nom. Des membres de la communauté villageoise ainsi que des pèlerins, souvent nombreux, y portent toujours en procession la châsse qui contenait les reliques de la sainte, témoignage d'une religiosité populaire toujours vivace et qui a traversé les siècles.

 

***

 

Sources:

(1) Daniel Bonnin, Les Saints du Berry. Préface: Abbé Hervé Benoît, Edition A à Z Patrimoine éditions, Sury en Vaux 2006, p. 71-80; (2); (3) Le culte de sainte Solange en Berry ; Le Petit Livre des Saints, Éditions du Chêne, tome 2, 2011, p. 178.

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9 mai 2026 6 09 /05 /mai /2026 00:00
Saint Pacôme, dans Le Petit Livre des Saints, Éditions du Chêne, tome 2, 2011, p. 154

Saint Pacôme, dans Le Petit Livre des Saints, Éditions du Chêne, tome 2, 2011, p. 154

Saint Pacôme, Instituteur des Cénobites, naquit en 292 en Égypte, dans la Haute-Thébaïde, de parents idolâtres, comme une rose au milieu des épines. Ses parents l'élevèrent dans leurs superstitions.

À l'âge de vingt ans, il fut enrôlé de force dans les troupes impériales, quand l'hospitalité si charitable des moines chrétiens l'éclaira et fixa ses idées vers le christianisme et la vie religieuse.

À peine libéré du service militaire, il se fit instruire, reçut le baptême et se rendit dans un désert, où il pria un solitaire, nommé Palémon, de le prendre pour son disciple.

"Considérez, mon fils, dit le vieillard, que du pain et du sel font toute ma nourriture; l'usage du vin et de l'huile m'est inconnu. Je passe la moitié de la nuit à chanter des psaumes ou à méditer les Saintes Écritures; quelques fois il m'arrive de passer la nuit entière sans sommeil." Pacôme, étonné, mais non découragé, répondit qu'avec la grâce de Dieu, il pourrait mener ce genre de vie jusqu'à la mort. Il fut fidèle à sa parole.

Dès ce moment, il se livra généreusement à toutes les rudes pratiques de la vie érémitique.
Un jour qu'il était allé au désert de Tabenne, sur les bords du Nil, un Ange lui apporta du Ciel une règle et lui commanda, de la part de Dieu, d'élever là un monastère. C'était la première qui eût encore été écrite, et elle était digne d'un saint que Dieu avait rempli se son esprit de sagesse, et qu'il honorait du don de prophétie et de celui des miracles.

Dans sa Règle, le jeûne et le travail étaient proportionnés aux forces de chacun; on mangeait en commun et en silence; tous les instants étaient occupés; la loi du silence était rigoureuse; en allant d'un lieu à un autre, on devait méditer quelque passage de l'Écriture; on chantait des psaumes même pendant le travail.

Bientôt le monastère devint trop étroit, il fallut en bâtir six autres dans le voisinage. L'œuvre de Pacôme se développait d'une manière aussi merveilleuse que celle de S. Antoine, commencée vingt ans plus tôt.

L'obéissance était la vertu que Pacôme conseillait le plus à ses religieux; il punissait sévèrement les moindres infractions à cette vertu. Un jour, il avait commandé à un saint moine d'abattre un figuier couvert de fruits magnifiques, mais qui était pour les novices un sujet de tentation: "Comment, saint Père, lui dit celui-ci, vous voulez abattre ce figuier, qui suffit à lui tout seul à nourrir tout le couvent?" Pacôme n'insista pas; mais, le lendemain, le figuier se trouvait desséché: ainsi Dieu voulait montrer le mérite de la parfaite obéissance.

Le saint abbé semblait avoir toute puissance sur la nature: il marchait sur les serpents et foulait aux pieds les scorpions sans en recevoir aucun mal; lorsqu'il lui fallait traverser quelque bras du Nil pour la visite de ses monastères, les crocodiles se présentaient à lui et le passaient sur leur dos.

Sur le point de mourir, il vit son bon Ange près de lui.

St Pacôme le Grand d'après une icône copte

Sources: (1) Abbé L. Jaud, Vie des Saints pour tous les jours de l'année, Tours, Mame, 1950; (2) Vie des Saints pour tous les jours de l'année avec une pratique de piété pour chaque jour et des instructions sur les fêtes mobiles, Alfred Mame et Fils éditeurs, Tours 1867, p. 134.

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8 mai 2026 5 08 /05 /mai /2026 06:17

Les fruits de la Messe désignent les bienfaits spirituels et les grâces qui découlent du Sacrifice eucharistique. En tant que réprésentation non sanglante du sacrifice du Christ sur le Calvaire, la Messe possède une valeur infinie en sa source, tout en appliquant ses effets à l’humanité de manière mesurée. Cette application dépend des dispositions des destinataires et des intentions avec lesquelles l’Église et le célébrant offrent le Sacrifice. La doctrine souligne que la Messe, bien qu’enracinée dans un unique acte rédempteur, continue de produire d’abondants biens spirituels pour les vivants et les défunts.

 

Le Sacrifice de la Messe accomplit quatre fins principales. Il offre l’adoration à Dieu en tant que Créateur et Rédempteur, exprime la gratitude pour ses innombrables bienfaits, présente des supplications pour de nouvelles grâces et sert de propitiation en apaisant la justice divine et en obtenant le pardon des péchés. Les deux premières fins, dirigées vers Dieu Lui-même, atteignent une efficacité infinie. En revanche, les deux dernières, qui confèrent des bienfaits à l’humanité, constituent ce que les théologiens désignent communément par les fruits de la Messe. Ces fruits demeurent finis dans leur distribution, car ils sont reçus selon la foi, la charité et la préparation de ceux qui en bénéficient.

 

La Tradition divise ces fruits en plusieurs catégories pour en clarifier l’application. Le fruit général s’étend à l’ensemble de l’Église et à tous ses membres par la Communion des Saints. Puisque le prêtre offre la Messe au nom de l’Église universelle, chaque fidèle en reçoit une part des grâces, de même que les âmes du Purgatoire qui peuvent obtenir un soulagement de la peine temporelle. Ceux qui sont physiquement présents ou étroitement associés à une célébration particulière reçoivent généralement une portion plus grande, proportionnellement à leur dévotion et à leur attention.

 

Une deuxième catégorie, souvent appelée fruit spécial, appartient principalement au prêtre célébrant. Agissant en la personne du Christ, le prêtre offre le Sacrifice d’une manière unique et intimement personnelle, et tire ainsi des grâces particulières pour lui-même. Les participants qui contribuent activement, tels que les servants d’autel ou ceux qui pourvoient à la liturgie, partagent également ce fruit à un degré moindre mais notable, selon leur coopération et leur piété.

 

Le fruit principal ou ministériel s’applique spécifiquement à la personne ou à l’intention pour laquelle le prêtre offre la Messe. Ce fruit correspond aux intentions annoncées ou aux offrandes proposées pour un individu vivant, une âme défunte, ou un besoin spirituel ou temporel particulier. Son application repose sur l’intention explicite du célébrant. Bien que la valeur intrinsèque de chaque Messe soit infinie, le fruit alloué à une intention unique demeure déterminé. Par conséquent, une Messe ne peut satisfaire de manière exhaustive plusieurs obligations entièrement distinctes.

 

La distribution de ces fruits suit des principes importants. La source de toute grâce demeure le sacrifice du Christ sur la Croix, rendu présent dans la Messe. La réceptivité humaine limite la mesure reçue. Une plus grande dévotion, un état de grâce, une préparation minutieuse par la prière et la contrition, et une union sincère avec l’offrande augmentent les bienfaits obtenus. Même les personnes incapables d’assister à la Messe peuvent bénéficier de ses fruits généraux en s’unissant spirituellement à l’offrande eucharistique mondiale.

 

Les fruits de la Messe révèlent la générosité profonde de la grâce divine rendue disponible par l’acte central de culte de l’Église. En participant à l’Eucharistie, que ce soit par une présence physique ou une intention fervente, les fidèles s'unissent plus étroitement à l’œuvre rédemptrice du Christ et avancent dans la sainteté. Cette doctrine, enracinée dans l’Écriture et l’enseignement constant de l’Église, invite les croyants à s’approcher de l’autel avec révérence et foi, confiants que la Messe continue de porter un fruit abondant pour le salut des âmes.

 

 

 

Cf. Père V sur X

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7 mai 2026 4 07 /05 /mai /2026 12:52

Un document important, rédigé par un prêtre et un avocat canoniste, vient d'être publié sur Rorate. Pour ceux qui suivent la question de la FSSPX, c'est une lecture incontournable.

Introduction

En juillet 2026, la Fraternité Sacerdotale Saint-Pie-X (FSSPX) devrait procéder à la consécration de nouveaux évêques sans mandat pontifical ; un acte qui, selon Rome, pourrait entraîner une excommunication automatique au regard du droit canonique. Or, l'argument avancé est que, si elle était appliquée, une telle excommunication serait incohérente d'un point de vue canonique, théologique et pastoral. En s'appuyant sur la tradition juridique de l'Église, les précédents historiques et les impératifs pastoraux constamment invoqués par les pontificats actuels et précédents, on peut affirmer que l'excommunication proposée est arbitraire, incohérente et préjudiciable à l'unité et à la mission de l'Église catholique.

 

La FSSPX plaide depuis des années pour un statut canonique régularisé et une résolution négociée de la question de la succession épiscopale. Le refus manifeste du Vatican de faire des concessions à la Fraternité, tout en se montrant conciliant envers des courants théologiquement bien plus hétérodoxes, constitue un inquiétant deux poids, deux mesures qui discrédite l'autorité disciplinaire de Rome et envoie un message préjudiciable aux fidèles catholiques attachés au patrimoine traditionnel de l'Église.

 

L'argument canonique et l'état de nécessité absolue

 

Le canon 1323, 4° du Code de droit canonique de 1983 dispose que celui qui a agi "par crainte grave, même relativement grave, ou par nécessité ou en raison d’un grave désagrément" est exempté de la peine. La Fraternité Saint-Pie-X a toujours invoqué ce principe, arguant que la grave pénurie d’évêques de rite traditionnel pour servir leurs fidèles dans le monde entier constitue précisément un tel état de nécessité. Il ne s’agit pas d’un artifice rhétorique, mais d’un argument canonique raisonné qui n’a jamais été formellement réfuté par le Saint-Siège.

 

La direction de la Fraternité a longuement exposé les besoins spirituels de ses fidèles, l'absence de tout autre mécanisme canonique garantissant la succession épiscopale et l'incapacité répétée de Rome à proposer une solution viable. Dans ces conditions, le canon 1323 n'est pas seulement un moyen de défense possible ; c'est un moyen applicable que tout tribunal ecclésiastique serait tenu d'examiner sérieusement avant d'imposer ou de confirmer une sanction canonique.

 

De plus, pour qu'un acte canonique constitue un schisme, il doit y avoir une volonté positive de se séparer du Pontife romain ou de refuser de se soumettre à son autorité (cf. canon 751). Il s'agit d'un élément essentiel de l'offense, et non d'une simple circonstance aggravante. Mgr Athanase Schneider et d'autres canonistes reconnus ont démontré de manière convaincante que la FSSPX est totalement dépourvue de cette intention. La Fraternité professe une soumission totale au Pontife romain, reconnaît sa primauté doctrinale et ne cherche explicitement pas à établir une juridiction hiérarchique parallèle.

 

Dans les consécrations prévues pour 2026, comme dans celles de 1988, l’intention n’est pas de créer une Église parallèle, mais d’assurer la continuité sacramentelle d’une communauté de catholiques n’ayant jamais renié leur identité catholique. Sans l’intention schismatique requise, la qualification formelle de l’acte comme schisme est juridiquement contestable, et la sanction automatique prévue par le canon 1382 devient tout aussi discutable.

 

Il existe un autre argument canonique, souvent négligé : la consécration épiscopale illicite relève davantage de l’usurpation de fonctions ecclésiastiques que des délits contre l’unité de l’Église. Cette distinction n’est pas qu’une simple question de terminologie. Si l’acte est correctement compris comme une irrégularité disciplinaire plutôt que comme une rupture schismatique, il appelle à la correction et au dialogue, et non à l’excommunication automatique. Le droit canonique, conformément à l’ancien principe "lex odiosa sunt restringenda" (selon lequel les lois pénales doivent être interprétées de la manière la plus stricte et la plus restrictive), ne permet pas d’étendre arbitrairement les peines les plus sévères au-delà de leur portée précise.

 

En effet, l'intérêt manifesté par le Vatican pour une éventuelle extension de la sanction aux laïcs assistant à la cérémonie d'ordination constituerait une violation flagrante de ce principe. Aucune interprétation crédible des canons pertinents ne justifie une telle extension, et cette proposition même laisse penser que l'application de la loi relève ici d'une volonté politique plutôt que de la rigueur canonique.

 

Par ailleurs, les consécrations de 1988 effectuées par l’archevêque Marcel Lefebvre ont entraîné l’excommunication des évêques concernés ; une sanction que le pape Benoît XVI a formellement levée en 2009 par le décret Ecclesiae Unitatem. Cette levée reposait précisément sur le même raisonnement que la FSSPX avance aujourd’hui : l’acte, bien qu’irrégulier, ne constituait pas une véritable rupture schismatique, et le bien pastoral des fidèles exigeait un geste de réconciliation.

 

Réimposer une peine identique pour un acte accompli dans le même esprit et pour les mêmes raisons revient à suggérer que la levée de la peine en 2009 était elle-même erronée ; une position qu’aucun responsable du Vatican n’a formellement adoptée. La cohérence dans l’application du droit canonique n’est pas une simple formalité ; c’est une exigence de justice. Réimposer arbitrairement une peine pour une conduite dont la sanction antérieure a été jugée injustifiée compromet l’intégrité même du système canonique.

 

L'argument théologique : une ecclésiologie incohérente

 

D'un point de vue théologique, l'aspect le plus troublant de l'excommunication proposée réside dans l'incohérence ecclésiologique qu'elle révèle. Rome affiche actuellement une attitude d'ouverture œcuménique envers des communautés qui, non seulement ne bénéficient pas de la succession apostolique ni de sacrements valides, mais rejettent ouvertement les fondements de la doctrine catholique. L'accueil réservé à Dame Sarah Mullally, supérieure de la Communion anglicane au Vatican, en est un exemple. Malgré des positions théologiques incompatibles avec l'Évangile et l'enseignement chrétien, elle a été reçue et promue au Vatican comme une figure emblématique. Cela contraste fortement avec la rigueur disciplinaire infligée à la FSSPX, qui adhère sans réserve à tous les dogmes de l'Église catholique.

 

Cette inversion de la tolérance envers l'hétérodoxie doctrinale à l'étranger et de la sévérité envers les manquements à la discipline au sein même de l'Église ne témoigne pas d'une vision théologique cohérente. Elle suggère plutôt que les critères d'un catholicisme acceptable ont évolué, privilégiant la diplomatie à la fidélité doctrinale. Le message adressé aux catholiques traditionalistes est profondément dommageable : ceux qui acceptent tous les dogmes de l'Église mais pratiquent le culte selon l'ancien rite sont traités comme des enfants indisciplinés à discipliner, tandis que ceux qui contestent la primauté papale et ordonnent des femmes évêques sont reçus avec honneur.

 

Cependant, la situation de la FSSPX n'est ni sans précédent ni isolée historiquement. Le cardinal Josyf Slipyj, archevêque majeur de l'Église gréco-catholique ukrainienne, a a consacré des évêques sans mandat papal explicite pendant et après son emprisonnement en Union soviétique pendant et après son emprisonnement en Union soviétique ; une pratique finalement acceptée par le Saint-Siège comme un exercice légitime de son autorité d'urgence. Plus significatif encore, cette dynamique se poursuit aujourd'hui : des consécrations épiscopales illicites au sein de l'Église chinoise ont été tolérées, voire acceptées et, dans certains cas, régularisées rétroactivement, sans que les évêques concernés ni leurs fidèles ne soient excommuniés.

 

Rome a ainsi démontré, par les faits, qu'elle possède l'autorité et la volonté de passer outre les irrégularités canoniques dans les consécrations épiscopales lorsque les circonstances pastorales l'exigent. La question n'est pas de savoir si un tel accommodement est possible ; il l'est manifestement. La question est de savoir pourquoi il est refusé à la FSSPX. La seule réponse qui se dégage des faits est celle d'une application sélective ; une conclusion difficilement compatible avec les exigences de la justice et de la charité.

 

En fin de compte, il semble que cela s'inscrive dans un schéma plus large. Le retrait progressif de l'Église des méthodes traditionnelles d'évangélisation au profit du dialogue interreligieux et de la promotion du "respect mutuel" avec les communautés non catholiques représente une réorientation pastorale qui, dans les faits, a rendu de plus en plus délicate la proclamation de l'exclusivité de l'Évangile. La réticence à nommer patriarche l'archevêque majeur de l'Église ukrainienne, par crainte d'offenser le patriarcat orthodoxe russe, est emblématique d'une diplomatie qui privilégie les sensibilités de ceux qui sont en dehors de l'Église au détriment des droits légitimes de ceux qui en font partie.
 

Dans ce contexte, la sévérité envers la FSSPX semble s'inscrire dans une dynamique inverse : le groupe qui, par son existence même, crée des tensions œcuméniques, car il incarne un catholicisme résolument sûr de sa vérité, est celui qui est soumis à la rigueur du droit disciplinaire. Il ne s'agit pas d'un programme théologique cohérent ; c'est une incohérence que les fidèles sont en droit de relever et de questionner.

 

L’argument pastoral : le coût humain de la rigidité punitive

 

Quel que soit l’avis que l’on porte sur les différends canoniques en jeu, il faut reconnaître sans équivoque que les personnes qui fréquentent les chapelles de la FSSPX et dont les enfants sont baptisés, catéchisés et mariés au sein de ses structures sont catholiques. Ce ne sont ni des apostats, ni des hérétiques, ni des schismatiques. Ce sont des hommes, des femmes et des familles qui cherchent à vivre pleinement la foi catholique, à la transmettre à leurs enfants et à la pratiquer selon les rites que l’Église elle-même a utilisés pendant des siècles et qui demeurent valides aujourd’hui.

 

L'excommunication imposée à leurs évêques ne punit pas des acteurs canoniques abstraits ; elle affecte de véritables communautés de foi. Elle prive les familles d'accès aux sacrements, les prêtres de leur autorité épiscopale et toute une partie de la vie catholique des structures pastorales dont elle a besoin. Répondre à cette situation par l'instrument le plus brutal du droit canonique, alors que le dialogue, le compromis et une solution négociée sont possibles, témoigne d'un manque d'imagination pastorale que la tradition de l'Église condamne à juste titre. Cela semble en totale contradiction avec la vision de l'Église que le pape François a exprimée durant son pontificat.

 

Le pape François a fait de la pastorale des périphéries un thème central de son pontificat. Cette conviction que l'Église doit aller à la rencontre des personnes marginalisées plutôt que de se complaire dans un repli institutionnel confortable mérite d'être défendue, car l'Église n'existe pas seulement pour elle-même, mais aussi pour porter l'Évangile à ceux qui sont en dehors d'elle. Il est difficile de concilier cette vision avec une politique qui considère une importante et fervente communauté de catholiques traditionalistes comme indigne de la miséricorde et de l'accueil généreusement offerts aux autres.

 

Les fidèles de la FSSPX ne sont pas la périphérie au sens géographique ou socio-économique souvent évoqué par le Pape, mais ils sont, selon la logique actuelle, des marginaux ecclésiaux : une communauté de catholiques qui ont le sentiment, à tort ou à raison, que l’Église de leurs pères leur a été ravie. Tendre la main vers eux avec miséricorde plutôt que de les menacer de sanctions serait parfaitement cohérent avec la logique pastorale que le Pape François lui-même a exposée. Son absence ici constitue une contradiction qui nuit à la crédibilité des engagements pris par le pontificat.

 

Conclusion : Il existe une solution

 

La FSSPX n'a ​​pas recherché la confrontation. Pendant de nombreuses années et sous différentes administrations, elle a demandé un statut canonique régularisé, une définition claire de ses relations avec le Saint-Siège et, surtout, l'autorisation de consacrer des évêques, condition indispensable à la poursuite de son apostolat. Ces demandes se sont heurtées à des retards, à une ambiguïté délibérée et, aujourd'hui, à la menace d'une nouvelle excommunication.

 

La solution est simple : accorder l’autorisation, éviter l’excommunication et poursuivre le dialogue. C’est la voie de la miséricorde, du respect du droit canonique et de la sagesse pastorale. Elle n’exige pas que Rome approuve toutes les positions de la direction de la FSSPX. Elle exige seulement de reconnaître que les besoins pastoraux des fidèles de la Fraternité sont réels, que les arguments canoniques contre l’excommunication sont sérieux et que le coût d’une mesure punitive, en termes de crédibilité, de confiance et de message adressé à tous les catholiques attachés à la Tradition, est bien supérieur au coût du dialogue.

 

L'excommunication proposée des évêques de la FSSPX est invalidée pour trois raisons distinctes. Sur le plan canonique, l'invocation de la nécessité par la Fraternité, l'absence d'intention schismatique et l'interprétation stricte du droit pénal s'opposent à la nécessité et à la validité de la sanction. Sur le plan théologique, l'incohérence de la position de Rome – sévérité envers ceux qui adhèrent à l'ensemble de la doctrine catholique et souplesse envers ceux qui la rejettent – ​​révèle une incohérence ecclésiologique qui ne saurait être maintenue sans nuire à la crédibilité de l'Église. Sur le plan pastoral, l'imposition de l'excommunication abandonne de véritables communautés de foi à une sanction juridique qu'elles ne méritent pas et à laquelle elles ne peuvent facilement échapper, alors que des alternatives plus simples et plus humaines existent.

 

Les supérieurs de la FSSPX affirment depuis des années que l'Église traverse une véritable crise : une crise de foi, de liturgie, de catéchèse et d'identité ecclésiale. La réaction du Saint-Siège aux consécrations prévues par la Fraternité, loin de réfuter cette affirmation, risque de la confirmer. Quand ceux qui recherchent la fidélité à la tradition de l'Église sont traités comme ses ennemis, tandis que ceux qui contredisent son enseignement sont accueillis comme des partenaires œcuméniques, il y a un grave problème. Le remède n'est pas la répression, mais le dialogue, la miséricorde et une application pastorale authentique de la tradition canonique que l'Église confie à tous les fidèles.

 

Cf. Rorate Caeli via Peter Kwasniewski sur X

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Add. 08-05-2026

 

Don Davide Pagliarani : [...] La foi exige que l’on fasse tout son possible pour la professer, la préserver et la transmettre ; en même temps, si l’on interprète le droit à la lettre, en faisant abstraction des circonstances actuelles, une consécration d’évêques sans l’aval du pape paraît impossible.

 

[...] [D]ans l’Église, la pureté et la profession de la foi précèdent toute autre considération, car les autres éléments qui composent la vie de l’Église dépendent tous de la foi elle-même : le Magistère existe pour enseigner la foi, et non pour l’inventer ; le droit existe pour la préserver, et garantir les conditions nécessaires pour la vie chrétienne qui doit en découler.

 

Cette priorité découle du fait que Notre-Seigneur lui-même, en s’incarnant, manifeste au monde, avant tout, la Vérité éternelle ; et qu’en tant que Législateur, il indique dans l’Évangile les moyens de connaître cette même Vérité et de lui rester fidèle. Il existe une priorité logique entre le premier et le second élément.

 

En conséquence, la Providence divine n’a pas établi l’Église comme un ensemble parlementaire de ministères juxtaposés et indépendants les uns des autres. Au contraire, elle a établi une hiérarchie de priorités dans le but spécifique et premier de préserver le dépôt de la foi, de confirmer les fidèles dans cette foi, et d’organiser tout le reste en fonction de cette exigence prioritaire et fondamentale.

 

Le droit, en particulier, sert à cela et non à entraver ou à condamner ceux qui veulent rester catholiques, c’est-à-dire ceux qui veulent vivre de la foi.

 

Cf. "Qui déchire la tunique du Christ ?" - Entretien avec le Supérieur général de la Fraternité Saint-Pie X / FSSPX Actualités sur X

 

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7 mai 2026 4 07 /05 /mai /2026 11:43

L'accumulation de péchés véniels dans l'âme finit par créer une montagne obscurcissant la lumière de la grâce en nos âmes.

La confession de dévotion

Dans la tradition catholique, la confession de dévotion se réfère à la réception fréquente du sacrement de pénitence, même lorsqu'une personne n'a commis aucun péché mortel, ne confessant que des fautes ou des imperfections vénielles par désir d'une plus grande croissance spirituelle plutôt que par stricte nécessité. Cette pratique a des racines profondes dans la vie de l'Église, mais a reçu un fort encouragement papal au XXe siècle, notamment de la part du pape Pie XII.

 

Pie XII aborda directement le sujet dans son encyclique Mystici Corporis Christi Corporis Christi (Sur le Corps mystique du Christ) de 1943. Il a mis en garde contre les opinions qui minimisaient la valeur de la confession fréquente des péchés véniels, notant que si de tels péchés peuvent être pardonnés de bien d'autres manières, le sacrement offre des avantages uniques pour avancer dans la vertu. Il a écrit que cette pratique pieuse, introduite dans l'Église sous l'inspiration du Saint-Esprit, devrait être sérieusement préconisée, car elle, "augmente la vraie connaissance de soi, favorise l'humilité chrétienne, tend à déraciner les mauvaises habitudes, combat la négligence spirituelle et la tiédeur, purifie la conscience, fortifie la volonté, et prête à la direction spirituelle, et, par l’effet propre du sacrement, augmente la grâce".


Les paroles du pape répondaient à un climat dans lequel certaines voix suggéraient que la confession fréquente de fautes mineures était inutile ou même découragée en faveur d'une reconnaissance plus générale et liturgique du péché. Pie XII a rejeté ce point de vue, affirmant que la confession de dévotion sert d'aide puissante aux âmes qui luttent pour la sainteté. Il n'est pas nécessaire que tout péché véniel soit confessé en détail ; une accusation générique ou partielle suffit tant qu'il y a une contrition sincère et un but d'amendement. L'accent est moins mis sur l'énumération exhaustive que sur l'ouverture de l'âme à la miséricorde de guérison de Dieu et sur le rapprochement de Christ, la Tête du Corps mystique.

 

Cet encouragement s'inscrit dans un schéma plus large d'enseignement pontifical. Des papes antérieurs tels que saint Pie X avaient promu la communion fréquente et les sacrements comme moyens de renouveau spirituel, et des personnalités comme saint Jean-Paul II ont continué à faire écho à la valeur de la confession régulière. Pour Pie XII, la confession de dévotion n'était pas un fardeau mais un don, aidant les fidèles à surmonter les petites fautes avant de se durcir en vices, à recevoir une direction spirituelle et grandir en union avec l'Église. Les prêtres ont été invités à accueillir de tels pénitents plutôt que de les rejeter, reconnaissant cette pratique comme un signe de piété authentique.

 

Aujourd'hui, la confession de dévotion reste un chemin recommandé pour ceux qui cherchent une conversion plus profonde. Il rappelle aux catholiques que le sacrement de pénitence n'est pas seulement une salle d'audience pour de graves offenses, mais un lieu de rencontre avec la miséricorde divine qui affine l'âme jour après jour. À notre époque où la conscience du péché personnel est diminuée, l'enseignement de Pie XII est une invitation douce mais ferme : approchez-vous souvent du confessionnal, non par peur, mais par dévotion aimante, et recevez-y la grâce qui rend possible le progrès constant de la sainteté.

 

Cf. Père V sur X

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7 mai 2026 4 07 /05 /mai /2026 00:00

Sainte-Gisele--Epouse-de-St-Etienne-de-Hongroe-et-mere-de.jpgSainte Gisèle, Épouse de saint Étienne de Hongrie et mère de saint Émeric (+1060)

       

Sainte Gisèle étaient l'épouse du roi saint Étienne de Hongrie, un prince d'une grande bonté et qui, dit-on, était toujours d'humeur joyeuse. Elle participa avec lui à l'évangélisation de son pays.

 

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Passau

À la mort du roi, elle fut chassée du royaume et se retira au monastère de Niederburg de sa Bavière natale, dans la ville de Passau, dont elle devint l'abbesse.

 

Sainte Gisèle et son époux Étienne Ier de Hongrie

Sainte Gisèle et son époux Étienne Ier de Hongrie

Sources: 1, 2

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6 mai 2026 3 06 /05 /mai /2026 11:02

Mise à jour permanente

 

Nous avions vu au mois de juillet dernier que Léon XIV poursuivait la mise en oeuvre du synodalisme. Voici les dernières nouvelles de l'état de nécessité : des évêques choisis de manière ascendante par la grâce démocratique dans un processus "représentatif" formalisé plutôt que par volonté divine descendante. Pendant ce temps, ceux qui demandent le maintien de la doctrine traditionnelle ne sont ni reçus, ni écoutés, mais exclus. La solution du concile général imparfait se renforce.

 

Ce mardi 5 mai, le Vatican a publié le Rapport final du groupe d'étude du "Synode sur la Synodalité" consacré aux "questions doctrinales, pastorales et éthiques controversées", dans lequel sont valorisés deux témoignages anonymes d'hommes homosexuels ouvertement déclarés vivant en "mariages du même sexe". Le document a été immédiatement salué par le P. James Martin, comme "un grand pas en avant dans la relation de l'Église avec la communauté LGBTQ".

Cf. https://x.com/JamesMartinSJ/status/2051659330370290071

Église "synodale" : les rapports du synode du Vatican proposent un nouveau modèle pour le choix des évêques

Les rapports du synode du Vatican proposent un nouveau modèle pour le choix des évêques

 

Points forts de l’analyse des nouvelles :

 

-Les deux rapports des groupes d’étude synodaux (n° 7 et n° 9) représentent une reconfiguration délibérée de l’Église. Ils déplacent le centre de gravité d’un modèle hiérarchique, centré sur la doctrine et le droit, vers un modèle propulsé par la "synodalité" alias la consultation, et fondé sur l’égalité.

 

- Il subordonne le droit canonique à l’"esprit synodal", appelant à l’adaptation des canons pertinents pour s’adapter aux nouvelles propositions plutôt que l’inverse.

 

- Remplace le système traditionnel par un processus représentatif formalisé et multicouche : les conseils presbytéraux et pastoraux doivent produire des avis écrits sur les candidats ; cela s’étend aux conseils laïcs, aux personnes consacrées, et spécialement aux « groupes qui représentent institutionnellement la jeunesse et les pauvres ».

 

- Établit un "Comité permanent pour la Provision de l’Église locale" (2 prêtres, 2 consacrés, 2 laïcs) que le nonce doit consulter pour les nominations d’évêques, créant une structure médiatrice permanente (parallèle et propice à toutes les infiltrations ésotériques. Ndlr) entre Rome et le diocèse.

 

- Introduit de nouveaux critères de sélection axés sur les "compétences synodales" (ouverture à la complexité, innovation, adaptabilité) qui se placent aux côtés de — et risquent d’éclipser — les exigences traditionnelles de doctrine saine, bonnes mœurs, piété et prudence (canon 378).

 

- Effet global : déplace l’accent du caractère ontologique de l’évêque vers son style opérationnel au sein d’un processus continu, tout en augmentant le risque de politisation et de factionnalisme.

 

- Utilise des témoignages personnels sur l’attraction homosexuelle comme matériel concret pour le discernement, les exemples présentent les relations homosexuelles de manière positive (comme "don de Dieu" [un vocabulaire que nous retrouvons dans les livres pornos du cardinal Fernandez, préfet pour la doctrine de la foi, le plaisir sexuel étant présenté comme quelque chose de religieux : "la personne peut faire des choses qui sont objectivement des péchés, mais ne pas être coupable et ne pas perdre la grâce de Dieu ou l'expérience de son amour." (sic Cdl Fernandez, "La Passion mystique" 1998, chapitre huit). Ndlr], partenaire comme "mari", le péché étant situé dans le manque de confiance plutôt que dans la relation elle-même) et rejettent les approches centrées sur la chasteté.

 

- Positionne ces voix comme des voies à "écouter", créant une pression implicite sur l’enseignement moral sans contradiction doctrinale directe.

 

-Les deux documents reformulent l’autorité de l’Église comme facilitation d’un processus démocratique ascendant plutôt que comme garde de la doctrine et de la tradition.

 

Cf. AdVaticanum via Niwa Limbu sur X

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Le bureau Synodal du Vatican est-il devenu le bras des relation publiques du Père James Martin ?

Le rapport final du Groupe d'étude synodale n° 9 met en lumière le témoignage d'un homme présenté par le New York Times, béni avec son "mari" par le Père James Martin, un jour après la libération de Fiducia Supplicans.

Mardi, le Vatican a publié le rapport final du groupe d’étude du Synode sur la synodalité sur les "questions doctrinales, pastorales et éthiques controversées", mettant en avant deux témoignages anonymes d’hommes ouvertement homosexuels mariés à des "couples de même sexe".

Cette décision a été immédiatement saluée par le père James Martin, SJ, comme "un pas en avant significatif dans les relations de l'Église avec la communauté LGBTQ".

Le rapport souligne la "valeur indispensable" de la "conversation dans l’Esprit" pour favoriser une "culture ecclésiale de synodalité".

Conformément à cette approche, le rapport final comprend (dans les annexes A, 1 et 2) deux témoignages personnels, l’un provenant du Portugal et l’autre des États-Unis. Chaque témoignage est rédigé par un homme ouvertement homosexuel qui décrit son engagement dans un « mari » avec une personne du même sexe et parle de son « mari » comme étant au cœur de sa vie personnelle, relationnelle et spirituelle.

Le témoignage 2 commence ainsi : "Mon orientation sexuelle n’est ni une perversion, ni un trouble, ni une épreuve ; c’est un don de Dieu. Je vis un mariage heureux et épanoui et je m’épanouis en tant que catholique ouvertement homosexuel."

 

DOCUMENTS ASSOCIÉS :
 

GROUPE D'ÉTUDE N° 9 - RAPPORT FINAL COMPLET (ANGLAIS)

TÉMOIGNAGE 1 (ANGLAIS)

TÉMOIGNAGE 2 (ANGLAIS)

GROUPE D'ÉTUDE N° 9 - CRITÈRES THÉOLOGIQUES ET MÉTHODOLOGIES SYNODES POUR UN DISCERNEMENT PARTAGÉ DES QUESTIONS ÉMERGENTES DOCTRINES, PASTORALES ET ÉTHIQUES : SYNTHÈSE

 

 

 

Cf. Diane Montagna Via Diane Montagna sur X / Diane Montagna sur X

Le 5 mai, le rapport final du Groupe d'étude 9 du Synode sur la synodalité a été publié. Présidé par le cardinal péruvien Carlos Gustavo Castillo Mattasoglio, ce groupe est l'un des dix créés sur ordre direct du pape François.

 

Il s'agit du dernier rapport d'un groupe d'étude issu du synode, et il démontre pourquoi tant de prélats de renom ont exprimé leurs inquiétudes quant à cet événement, étant donné qu'il rend hommage à l'enseignement de l'Église sur l'homosexualité tout en le sapant par la nature des opinions qu'il présente et promeut.

 

Cf. The Catholic Herald

 

En donnant une plateforme à une dissidence active envers l'enseignement de l'Église sur l'homosexualité tout en rendant hommage à ce même enseignement, le dernier document d'orientation du synode est un cas d'école dans le style de toute l'affaire. Père V sur X

 

Le nouveau document synodal du Vatican vient de franchir une ligne. Il ne se contente pas d’appeler au "dialogue" — il valorise le témoignage homosexuel, redéfinit le péché et exige un "changement de paradigme" total, à l’opposé de l’enseignement catholique.

 

Bien que la plupart des catholiques sérieux éprouvent une saine aversion pour tout ce qui touche au Synode sur la synodalité, le rapport final du groupe d'étude n° 9 mérite une attention particulière car il révèle une corruption diabolique qui pourrait alarmer même les critiques les plus acharnés de l'Église synodale. Le 'changement de paradigme' (sic) exige d'abandonner des siècles de clarté morale.

L'un des messages centraux de cette nouvelle étude est que l'Église synodale doit entreprendre un changement de paradigme fondamental.

"Dans le sillage de la compréhension historique et dialogique de l’Apocalypse proposée par Vatican II dans Dei Verbum, l’engagement à vivre la dimension synodale de l’Église implique un changement de paradigme (cf. VG 3) par rapport aux paradigmes dominants des siècles passés quant à l’interprétation et à l’expression de la proclamation de l’Évangile et de la mission de l’Église. Ce changement constitue, en réalité, un retour à l’expérience libératrice de la rencontre avec la vérité salvifique de l’Évangile telle qu’elle a été originellement présentée en Jésus"

The Remnant via Michael J. Matt sur X

Le rapport final du Synode du Vatican sur la synodalité sur les "questions doctrinales, pastorales et éthiques" publié mardi a utilisé le témoignage d'un homme qui a été "béni" avec son "partenaire' homosexuel par le prêtre militant pro-LGBT, le père James Martin.

Le rapport a scandaleusement approuvé sans réserve des témoignages affirmant que "le péché, à sa racine, ne réside pas dans la relation de couple (homosexuelle)" mais dans "un manque de foi en un Dieu qui désire notre épanouissement".

Le document s'appuyait sur le "vécu" de deux personnes anonymes ayant des inclinations homosexuelles pour "favoriser le discernement pastoral". L'une de ces personnes est un homme mentionné dans un article du New York Times de 2023 , photographié recevant une "bénédiction" avec son partenaire masculin de la part de Martin, a rapporté la journaliste Diane Montagna mardi.

Son témoignage, le deuxième mentionné dans le rapport, commence ainsi : "Mon orientation sexuelle n’est ni une perversion, ni un trouble, ni une épreuve ; c’est un don de Dieu. Je vis un mariage heureux et épanoui et je m’épanouis en tant que catholique ouvertement homosexuel."

 

Cf. LifeSiteNews

Si cette idée réussit - d'accorder à chaque conférence épiscopale une autorité indépendante sur les questions doctrinales -, nous ne serons plus l'Église catholique.

Mgr Josef Zen, Prions pour le succès de la fin du synode, 18 octobre 2024

Lors du premier consistoire extraordinaire des évêques du Pape Léon XIV les 7 et 8 janvier dernuer, le cardinal Zen n’a pas mâché ses mots. Il qualifia la "synodalité bergoglienne" de "manipulation implacable" qui insulte la dignité des évêques et encourt le blasphème en attendant du Saint-Esprit qu'il contredise la Tradition bimillénaire de l'Église." Des paroles courageuses de la part d'un véritable berger." P. R. Vierling 

'Le cardinal Joseph Zen a critiqué le Synode sur la synodalité lors du Consistoire. Il a dénoncé son processus comme une "manipulation implacable" et a averti que son invocation constante du Saint-Esprit est "ridicule" et frôle le "blasphème".' Raymond Arroyo sur X

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Parmi les premières réactions :

 

"Le récent rapport publié par le Groupe d’étude 9 du Synode sur la Synodalité est profondément alarmant et se trouve en contradiction directe avec l’enseignement constant de l’Église catholique concernant la sexualité humaine, le péché, le mariage et la loi morale." Mgr Joseph Strickland sur X

Réponse de Mgr Strickland au Groupe d'étude synodale n° 9 : 

 

"La destruction de la doctrine sous le couvert des notions de 'discernement', 'd’écoute' et d’'expérience vécue' constitue l’un des dangers spirituels les plus graves de notre époque. La vérité ne se définit pas par l’expérience. La vérité est révélée par Dieu."

 

Cf. Michael Haynes sur X

 

"Satan est le 'père du mensonge'. Sa principale tentation est de convaincre les gens de croire des mensonges sur eux-mêmes, sur Dieu et sur la réalité."

 

Cf. Père V sur X 

 

Le cardinal Müller répond au texte du Groupe d'étude synodal 9 sur l'homosexualité :

 

La bénédiction privée ou même paraliturgique de couples de même sexe et de sexe opposé en relations irrégulières repose sur le déni hérétique de la vérité révélée que Dieu a créé les êtres humains homme et femme. 

 

Le cardinal Müller a averti que le texte du Synode sur l'homosexualité contribue à la "relativisation hérétique du mariage naturel et sacramentel", & qu'il témoigne d'un "mépris ou d'une ignorance de la tradition catholique".

 

Une telle mesure, ajoute l'ancien préfet de la Congrégation pour la Doctrine de la Foi, "est présentée comme un premier pas vers la reconnaissance de l'idéologie LGBT, qui ne prône rien d'autre qu'une vision matérialiste de l'humanité sans Dieu, le Créateur, le Rédempteur et le Perfectionneur de l'humanité."

 

Avec l’idéologie "woke" — issue à l’origine de la pensée athée-matérialiste — une hérésie destructrice et une force schismatique de division ont pénétré l’Église catholique, une force qui, par son opposition à la vérité révélée de Dieu, correspond au manichéisme ou au pélagianisme.

 

Cf. Per Mariam via Michael Haynes sur X

 

8 mai 2026. Cardinal Müller : "Les groupes d'étude mis en place par le pape François lors du synode sur la synodalité de 2024 publient progressivement leurs conclusions, certes très controversées.

Ils se ressemblent de façon fatale sur deux points : 1. Leur méfiance envers les principes fondamentaux de la doctrine catholique, qu'ils confondent avec un système de pensée limité dans le temps, au lieu de les reconnaître comme la transmission intégrale et complète de la révélation divine aux générations présentes et futures ; et 2. Leur tentative de s'aligner sur les idéologies dominantes par le biais d'un soi-disant « changement de paradigme, passant d'un dogmatisme rigide à une approche pastorale plus humaine », afin d'obtenir la reconnaissance de leurs partisans.

Ils ne nient pas ouvertement les vérités révélées. Mais ils les ignorent et construisent à côté d'elles leur propre édifice d'un christianisme confortable et conforme aux mœurs du monde.

Au mépris ou par ignorance de la tradition catholique, cela conduit à l'affirmation sophistiquement exagérée selon laquelle le péché ne consiste pas en des actes conscients et volontaires contre les commandements de Dieu, mais plutôt en le refus d'une miséricorde absolue envers ceux qui ne peuvent ou ne veulent pas les accomplir.

En réalité, l’Église enseigne que le Christ est mort sur la croix pour les péchés de tous les hommes et que le Saint-Esprit ne refuse la grâce de Dieu à personne qui se convertit à l’Évangile, afin qu’il puisse mener une vie nouvelle et sainte à la suite du Christ. C’est pourquoi l’Apôtre peut dire aux baptisés : « Ne vivez plus comme les païens, dans la vanité de leurs pensées… Dépouillez-vous du vieil homme, qui se corrompt par ses convoitises trompeuses ; soyez renouvelés dans l’Esprit de votre intelligence ; et revêtez-vous de l’homme nouveau, créé à l’image de Dieu, dans une justice et une sainteté véritables. » (Éphésiens 4, 17.22-24).

Dans le contexte des synodes épiscopaux et des parcours synodaux nationaux au sein des Églises locales, un sujet cher à certains évêques, théologiens et laïcs, en phase avec l'esprit du temps, revient sans cesse. Au lieu de conduire les fidèles à Jésus-Christ, Dieu-Homme, unique et véritable Médiateur entre Dieu et les hommes, ils envisagent l'avenir de l'Église – de manière monothématique et spirituellement restrictive – dans l'adoption des idéologies de genre et de l'arc-en-ciel.

Par conséquent, ils mettent même en péril l'unité visible de l'Église dans la vérité du Christ, telle que le Seigneur lui-même, en tant que Chef de l'Église, l'a confiée à l'ensemble du Collège des évêques, avec et sous l'autorité du Pape, successeur personnel de Pierre sur le Siège romain.

La bénédiction privée, voire paraliturgique, des couples de même sexe et de sexe opposé en situation irrégulière repose sur le déni hérétique de la vérité révélée selon laquelle Dieu a créé les êtres humains homme et femme.

Jésus, qui en sa personne est le Chemin, la Vérité et la Vie, a confirmé la volonté originelle du Créateur contre la casuistique des pharisiens concernant le divorce et a révélé définitivement que l'homme et la femme ne deviennent une seule chair que par le « oui » du mariage (cf. Mt 19, 3-9). Ainsi, dans le mariage, l'homme et la femme forment une unité personnelle et sexuelle à deux, unis par l'amour mutuel, la vie partagée et l'ouverture aux enfants que Dieu veut leur donner. Seuls l'homme et la femme unis par les liens du mariage sont bénis par Dieu afin qu'ils soient féconds, se multiplient, peuplent la terre et règnent (avec sagesse) sur toutes les autres créatures (cf. Gn 1, 28). Il n'est fait mention ni dans l'Écriture sainte ni dans toute la tradition de l'Église d'une bénédiction pour les personnes adultères, et rien n'indique que les évêques soient autorisés à ordonner ou à permettre des bénédictions frauduleuses et blasphématoires.

 

ll n'y a aucune mention dans l'Écriture Sainte ou dans toute la tradition de l'Église d'une bénédiction pour les personnes dans des relations adultères, et il n'y a aucune indication que les évêques sont autorisés à ordonner ou à permettre des bénédictions frauduleuses et blasphématoires".

 

Cf. Per Mariam 

 

09 mai 2026.

Le père Gerald Murray, canoniste et prêtre de l'archidiocèse de New York, a déclaré qu'il trouvait le rapport du synode "horrible" et une "tentative subversive de renverser la morale catholique sur la question de l'homosexualité". Edward Pentin sur X

 

"Le Synode est devenu l'agent officiellement mandaté par le Saint-Siège pour la destruction de la doctrine catholique, présentée et méprisée comme un ensemble de principes déductifs formulés de manière immuable et rigide : des énoncés stériles, régressifs et figés ; des doctrines "préfabriquées" qui ne seraient que de simples abstractions et théories." Père Gerald Murray, InfoVaticana 10 mai 2026

 

"Cette subversion destructrice parrainée par le Vatican doit prendre fin maintenant. Les âmes sont mises en danger par les faux enseignements scandaleux propagés par le Synode. Le pape Léon doit renforcer les frères dans la foi en mettant fin à cette trahison empoisonnée de la vérité de Dieu".

Les bergers synodaux attaquent les moutons - Père Gerald Murray sur le rapport final du Groupe d'étude n° 9 publié plus tôt cette semaine par le Secrétariat du Synode : The Catholic Thing via Diane Montagna sur X

Santiago Martín : "S’il n’y a pas de sanctions en Allemagne, il sera clair que l’Église est gouvernée par le dieu de l’argent"

 

Selon le père Santiago Martín, le défi ouvert lancé par l'épiscopat allemand au Vatican est entré dans une phase décisive qui compromet directement l'autorité du pape Léon XIV et la crédibilité du gouvernement de l'Église.

 

Dans une analyse diffusée sur Magnificat TV, le fondateur des Franciscains de Marie affirme que le refus des évêques allemands de retirer leur bénédiction aux couples homosexuels, aux personnes divorcées et remariées et aux couples vivant en concubinage constitue un acte de désobéissance publique sans précédent et que, s'il n'aboutit pas à des sanctions, il démontrera que "celui qui gouverne l'Église n'est pas le Pape, mais le dieu de l'argent".

 

L'origine immédiate du conflit remonte à novembre 2024, lorsque l'épiscopat allemand a transmis au Dicastère pour la Doctrine de la Foi un projet de bénédiction inspiré de la déclaration Fiducia supplicans. Selon Santiago Martín, le cardinal Victor Manuel Fernandez a répondu quelques jours plus tard, rejetant le texte et exigeant des modifications. Cependant, les échanges sont restés secrets et, des mois plus tard, en avril 2025, alors que le pape François venait de décéder et que le Saint-Siège était vacant, les évêques allemands ont publié la bénédiction malgré les objections de Rome.

 

Le prêtre juge particulièrement grave que cette publication ait eu lieu "alors que le corps du pape était encore présent", y voyant un acte de défiance délibéré, profitant du vide du pouvoir à Rome. Dès lors, de nombreux diocèses allemands commencèrent à administrer des bénédictions liturgiques à des couples en situation irrégulière, tandis que le Vatican gardait le silence.

 

La situation s'est définitivement envenimée lorsque le cardinal Reinhard Marx a ordonné, le 20 avril, aux prêtres de Munich d'administrer la bénédiction dans tout l'archidiocèse. Trois jours plus tard seulement, le pape Léon XIV a réagi publiquement lors de son vol de retour d'Afrique, déclarant que le Saint-Siège "n'approuve pas la bénédiction officielle des couples homosexuels ou de ceux se trouvant dans une situation irrégulière".

 

Pour Santiago Martín, le geste ultérieur du cardinal Marx a encore aggravé la crise. L'archevêque de Munich a qualifié de "réactionnaires" ceux qui critiquaient la voie synodale allemande et a affirmé que ces attaques provenaient des États-Unis. Nombreux sont ceux qui ont interprété ces propos comme une allusion indirecte au pape lui-même, un Américain qui s'était récemment prononcé contre la bénédiction (liturgique. Ndlr.).

 

Les tensions se sont exacerbées lorsque le Dicastère pour la Doctrine de la Foi a finalement publié, le 3 mai, la lettre envoyée en 2024 rejetant la bénédiction allemande. Cette publication a confirmé publiquement que Rome avait toléré une désobéissance manifeste pendant près de deux ans sans prendre de mesures disciplinaires. Le père Santiago Martín estime que cela a mis en lumière "la passivité du Vatican dans l'application de la loi qu'il promulgue lui-même".

 

Dans son analyse, il compare le traitement réservé aux évêques allemands à celui infligé à des prélats considérés comme conservateurs, tels que Joseph Strickland ou Daniel Fernández Torres, qui furent démis de leurs fonctions sans accusations doctrinales comparables. Selon lui, cette différence ne peut s'expliquer qu'à la lumière du poids économique considérable de l'Église allemande au sein des finances du Vatican.

 

Le secrétaire d'État, le cardinal Pietro Parolin, a récemment évoqué la possibilité de sanctions canoniques, tout en exprimant son souhait d'éviter toute mesure disciplinaire. Pour Santiago Martín, cette simple mention démontre que Rome a atteint ses limites. Il avertit cependant que le temps presse pour le pape : si l'Allemagne ne rectifie pas rapidement la situation et que le Vatican ne réagit pas, l'autorité papale subira un préjudice irréversible.

 

Le prêtre conclut par une déclaration particulièrement dure : "Il serait plus honnête d’enlever les crucifix et d’installer un veau d’or." Il soutient que si la désobéissance allemande reste impunie, cela démontrera que le véritable pouvoir au sein de l’Église ne réside ni à Rome ni dans la doctrine catholique, mais dans les ressources financières de l’Église allemande.

 

Cf. InfoVaticana

12 mai Mgr Schneider: "L’hérésie homosexuelle contamine de plus en plus le Corps de l’Église"

 

L’évêque Schneider : Le rapport du synode du Vatican sur l’homosexualité fait écho à "la parabole du serpent dans le jardin d’Éden".

 

Le rapport final du Groupe d’étude n° 9 propose une "exégèse du doute" dans la révélation divine et ouvre la porte au "relativisme moral total".

 

ROME, 12 MAI 2026 — L’évêque Athanasius Schneider a lancé une critique vigoureuse du nouveau rapport du Vatican sur les "questions doctrinales, pastorales et éthiques émergentes", affirmant que son traitement de l’homosexualité promeut une "exégèse du doute" dans la révélation divine qui fait écho au serpent du jardin d’Éden et ouvre la porte à un "relativisme moral total".

 

Le rapport final de 30 pages, publié le 5 mai par le Secrétariat général du Saint-Siège pour le Synode, a été préparé par le Groupe d'étude n° 9, l'un des dix groupes d'étude établis par le pape François en février 2024 pour examiner les questions qui ont émergé lors de la première session du Synode sur la synodalité en octobre 2023.

 

Le groupe d'étude, composé de sept membres, comprenait le cardinal Carlos Castillo Mattasoglio , archevêque de Lima (Pérou) ; l'archevêque Filippo Iannone, préfet du dicastère pour les évêques ; et le père Maurizio Chiodi, théologien moral italien et professeur à l'Institut pontifical Jean-Paul II pour les sciences du mariage et de la famille, qui a publiquement soutenu que les relations sexuelles au sein d'une relation homosexuelle peuvent être bénéfiques dans certaines circonstances. Le père Chiodi est considéré comme le principal auteur de ce rapport.

Le rapport a rapidement suscité des critiques de la part des commentateurs catholiques, mais a été immédiatement salué comme un "grand pas en avant" par les défenseurs des droits LGBTQ+ tels que le père James Martin, SJ.

La controverse s'est intensifiée après qu'il est apparu que l'un des deux témoignages présentés dans le rapport avait été rédigé par l'homme photographié en première page du New York Times en 2023 recevant une bénédiction avec son partenaire du même sexe du même prêtre jésuite, un jour seulement après la publication de Fiducia Supplicans.

Dans cet entretien, l’évêque Schneider évoque ce qu’il considère comme une alliance contre nature entre le Secrétariat du Synode et les partisans d’une idéologie "anti-chrétienne", la mesure dans laquelle le rapport final du Groupe d’étude n° 9 représente une "ligne rouge" et comment sa publication pourrait affecter les relations déjà tendues entre le Vatican et la Fraternité sacerdotale traditionaliste Saint-Pie-X.

Tout en reconnaissant que le rapport ne possède aucune autorité magistérielle formelle, l'évêque auxiliaire d'Astana soutient que sa publication par le Vatican n'en entraîne pas moins de graves conséquences, puisqu'il sera inévitablement présenté et interprété dans les médias du monde entier comme le signe d'un changement dans l'enseignement catholique.

Il lance également un appel direct au pape Léon XIV pour qu'il protège l'Église et les âmes de ce qu'il appelle une "doctrine gnostique effrontée", et prévient que si le Saint-Père — ainsi que les cardinaux, les évêques et les prêtres — ne "se réveillent" pas, les générations futures pourraient un jour se retourner sur cette époque et dire : "Le monde entier a soupiré et s'est demandé comment il avait pu abolir le sixième commandement."

 

Cf. Diane Montagna 

Voici l'entretien de Diane Montagna avec Mgr Schneider :

 

Cf. https://dianemontagna.substack.com/p/bishop-schneider-vaticans-synod-report

 

Voici mon entretien avec l'évêque Athanase Schneider.

 

Diane Montagna (DM) : Votre Excellence, quelle a été votre première réaction au rapport final du Groupe d'étude n° 9 et à la révélation que l'un des deux témoignages inclus avait été écrit par l'homme présenté dans le New York Times, béni avec son partenaire du même sexe par le père James Martin, SJ., un jour après la publication de Fiducia Supplicans ?

 

+Athanasius Schneider (+AS) : En publiant le rapport final du Groupe d'étude n° 9, le Secrétariat du Synode des évêques s'est abaissé à promouvoir la propagande d'une idéologie sexuelle mondiale activement diffusée dans les milieux politiques et médiatiques du monde entier. Le père James Martin n'est qu'un simple exécutant de cette idéologie antichrétienne et blasphématoire. Les partisans de cette idéologie recherchent l'approbation morale et doctrinale de l'Église pour les actes et les modes de vie homosexuels, c'est-à-dire pour une conduite contraire à la création divine et à l'ordre naturel. Le Secrétariat du Synode, organe du Saint-Siège, collabore ainsi avec ses lobbyistes dans une véritable révolte contre l'œuvre de la création, contre le bel et sage ordre des deux sexes, homme et femme.

 

(DM) : Le rapport final vise clairement à normaliser l’homosexualité au sein de l’Église. Ce processus a été amorcé en 2014 avec le rapport intermédiaire du premier Synode sur la famille du pape François, qui affirmait que « les homosexuels ont des dons et des qualités à offrir à la communauté chrétienne ». Ce texte a été largement rejeté par les Pères synodaux, mais les efforts se sont poursuivis. [1] Selon vous, que révèle le rapport final sur le « processus synodal » initié sous le pape François ?

 

(+AS) : Le rapport final révèle que la légitimation de l’homosexualité (c’est-à-dire les actes, les modes de vie et les relations homosexuelles) figurait déjà à l’ordre du jour du clergé lors du premier synode sur la famille du pape François. Cet ordre du jour a atteint son apogée avec la promulgation de la déclaration Fiducia Supplicans par le Dicastère pour la doctrine de la foi, sous l’autorité de son préfet actuel.

 

Fiducia Supplicans est une aberration. Elle évoque la possibilité de bénir des couples homosexuels, non pas officiellement et liturgiquement, mais spontanément. Selon ce document, la bénédiction porte sur le couple homosexuel lui-même, et non sur leur relation. Or, la notion de "couple" découle précisément de la relation. Fiducia Supplicans prend ainsi le monde entier pour des imbéciles.

 

Le rapport final du Groupe d'étude n° 9 va plus loin en proposant une justification doctrinale possible aux actes homosexuels et aux relations homoérotiques. Il le fait en remettant indirectement en question la validité du témoignage de la Révélation divine concernant l'homosexualité dans les Saintes Écritures, en avançant une sorte d'« exégèse du doute » à propos des passages bibliques concernés. Le rapport affirme en effet qu'« il est nécessaire d'aller au-delà d'une simple répétition de leur présentation actuelle et de prendre en compte les éclairages apportés par diverses lectures exégétiques » (2.4). Une telle exégèse usurpe de fait la place de Dieu et prétend proclamer ce qui est bien et ce qui est mal. C'est précisément ce que fit le serpent dans le jardin d'Éden.

 

(DM) : Les deux témoignages mis en avant dans le rapport ont été écrits par des hommes ouvertement homosexuels vivant en couple avec une personne du même sexe et ne souscrivant pas à l’enseignement de l’Église sur le mariage et la sexualité. Pourtant, aucun témoignage n’a été recueilli auprès de personnes attirées par les personnes du même sexe qui cherchent à vivre selon la foi catholique, qui s’engagent dans l’apostolat "Courage", etc. Qu’est-ce que cela révèle sur les « experts » qui composaient le Groupe d’étude n° 9 ?

 

(+AS) : Ce fait parle de lui-même. Il démontre clairement qu'un organe du Saint-Siège – le Secrétariat du Synode des évêques – prend parti pour un groupe néo-gnostique idéologique au sein de l'Église, une minorité qui contredit explicitement l'enseignement constant de l'Église et le sensus fidelium. Il est clair que l'objectif est d'initier un processus de réinterprétation et, à terme, d'abolition de la validité de la révélation divine – et plus précisément de la validité du sixième commandement.

 

(DM) : Les auteurs insistent sur le fait que leur rapport ne constitue pas un exercice d’autorité, mais qu’il est simplement le fruit d’un travail demandé au Groupe d’étude lors du processus synodal, visant à favoriser le discernement au sein des Églises locales. Certains pourraient y voir précisément la tactique employée par les partisans de ces idées pour faire avancer la révolution, tandis que d’autres pourraient y voir une raison suffisante pour ignorer purement et simplement le rapport. Quelle est votre position ?

 

(+AS) : Bien qu'il ne s'agisse formellement que d'un document issu d'un groupe d'étude et dépourvu d'autorité magistérielle, il est néanmoins publié par le Vatican, par l'intermédiaire d'un organe du Saint-Siège. De ce fait, un tel document laisse entendre au monde entier, et à la plupart des catholiques – qui ignorent la distinction théologique relative à la valeur de l'autorité conférée aux documents de l'Église – que l'Église catholique, et même le Vatican, s'ouvrent désormais à la possibilité de légitimer et de normaliser les actes et les modes de vie homosexuels. Il s'agit là d'une tactique manifeste visant à habituer progressivement les fidèles à considérer les actes homosexuels comme normaux, ou du moins à les tolérer dans certains cas, principalement par l'argument sophistique selon lequel un couple homosexuel pourrait posséder d'autres qualités morales ou intellectuelles. Ainsi, la porte est ouverte au relativisme moral absolu.

 

(DM) : Ce rapport final constitue-t-il une « ligne rouge » ? Et étant donné que le Secrétariat du Synode a maintenant rendu public le rapport, quelle mesure pensez-vous que le pape Léon XIV devrait prendre ?

 

(+AS) : Ce rapport final franchit sans équivoque la ligne rouge entre l'orthodoxie et l'hérésie. Il emploie l'expression trompeuse de « changement de paradigme » pour saper, par une rhétorique vide, la Révélation divine sur la dualité des sexes et son interdiction claire de tout acte sexuel hors mariage valide entre un homme et une femme. Le premier devoir du pape Léon XIV est de protéger l'Église et les âmes des fidèles de cette doctrine gnostique effrontée, qui cherche à justifier la fornication et le vice contre nature. La voix du Christ, qui a réprimandé l'Église de Pergame pour avoir toléré l'hérésie sexuelle des Nicolaïtes (cf. Ap 2, 14-15) et accusé l'Église de Thyatire d'avoir permis à Jézabel – qui « se disait prophétesse » – de répandre l'immoralité sexuelle en son sein (Ap 2, 20-21), s'adresse également aujourd'hui au pape Léon XIV.

 

(DM) : Nous écrivons sur ces questions depuis des années – d’abord avec le Synode sur la famille, puis le Synode sur les jeunes, et maintenant le Synode sur la synodalité. Pourtant, trop souvent – ​​exception faite peut-être de la réaction négative suite à l’encyclique Fiducia Supplicans – et à de rares exceptions près, les cardinaux et les évêques semblent choisir le silence et l’inaction. Le fait que nous en soyons arrivés là est-il aussi le résultat d’un échec de la hiérarchie à résister à une révolution qui s’est accélérée sous le pontificat précédent ? Et comment pensez-vous que les cardinaux peuvent désormais servir au mieux le Saint-Père à cet égard ?

 

(+AS) : La mission essentielle de la charge sacrée de cardinal et d'évêque est d'obéir au mandat solennel du Christ, qui leur a ordonné, par l'intermédiaire des Apôtres, d'enseigner tout ce qu'il a enseigné. Or, Jésus-Christ, Dieu incarné, Vérité même, a fermement condamné toute forme de déformation des commandements de Dieu, ainsi que tout compromis avec le péché. Avec une audace scandaleuse, le rapport final substitue aux commandements de Dieu – en l'occurrence, le commandement divin interdisant les relations sexuelles hors mariage – des traditions humaines qui, de fait, ouvrent la porte à l'acceptation des actes et modes de vie homosexuels.

 

L’hérésie homosexuelle contamine de plus en plus le Corps de l’Église, et si le Pape, ainsi que les cardinaux et les évêques, ne prennent pas conscience de la gravité de la situation et, en tant que médecins et pasteurs spirituels responsables, n’avertissent pas et ne protègent pas les fidèles avec clarté et courage contre cette contagion spirituelle, ils seront coupables par leur inaction et leur silence. Il est fort possible que les générations futures, en se remémorant notre époque, lui appliquent les mots prononcés au temps de l’hérésie arienne : « Le monde entier soupira et s’interrogea sur la façon dont on avait aboli le sixième commandement de Dieu. »

 

(DM) : Comme vous le soulignez plus haut, le rapport propose un « changement de paradigme » dans la manière dont l’Église aborde ses questions doctrinales, pastorales et morales les plus difficiles, et il décrit ce changement comme faisant partie d’un « processus initié par Vatican II qui remet en question les modèles qui ont prévalu dans la vie ecclésiale au cours des derniers siècles ». On entend souvent dire que le clergé et les fidèles attachés à la messe traditionnelle en latin doivent « accepter Vatican II ». Mais comment peut-on s’attendre à ce qu’ils le fassent lorsque ceux qui sont considérés comme des experts du Vatican nous disent que c’est là où cela mène ?

 

Lire : Le cardinal Robert Sarah a appelé à des "clarifications" de certaines parties de l'interprétation de Vatican II

 

(+AS) : Le rapport final, rédigé dans un style sophistique et gnostique typique, présente les vérités immuables, saintes et profondes de la Révélation divine comme de simples « modèles théoriques » (cf. 2.3). Dans ce rapport, l’enseignement clair, infaillible et bimillénaire de l’Église sur l’ordre divinement institué et voulu de la sexualité humaine est ainsi réduit à un « modèle » temporaire. Ceci prive également de leur force contraignante toute la loi morale naturelle que Dieu a inscrite dans le cœur de l’homme, ainsi que les vérités révélées dans l’Écriture sainte et la Tradition.

 

Les auteurs du rapport final sont ceux qui, selon les mots de l’apôtre Jude, abusent de la grâce de Dieu pour justifier la fornication (cf. Jude 4). Ils sont comme les « sources taries et les brumes chassées par la tempête » dont parle saint Pierre, qui « profèrent des vantardises insensées » et « séduisent par les passions dépravées de la chair ceux qui ont à peine échappé à ceux qui vivent dans l’erreur. Ils leur promettent la liberté, mais ils sont eux-mêmes esclaves de la corruption » (2 P 2, 17-19). Si le Saint-Siège ne condamne pas sans équivoque ce rapport final n° 9, tous les fidèles et le clergé catholiques authentiques perdront confiance en ceux qui occupent des fonctions au Vatican.

 

(DM) : La FSSPX a annoncé son intention de consacrer de nouveaux évêques le 1er juillet. Comment peut-il y avoir un espoir de réconciliation ou d'unité si ce genre d'attaques contre la foi catholique — émanant des structures officielles du Vatican — se poursuit ?

 

(+AS) : Le contenu scandaleux et, en vérité, blasphématoire du Rapport final n° 9 concernant la sexualité, ainsi que la validité immuable de la Révélation divine dans l’Écriture et la Tradition, constituent une preuve supplémentaire – parmi tant d’autres documents et actes alarmants émanant du Saint-Siège ou tolérés par lui – que la situation actuelle de l’Église ne peut être qualifiée que de véritable état d’urgence, ce que la FSSPX affirme à juste titre. Il faudrait être aveugle pour ne pas le voir. Quiconque, au sein de l’Église, nie encore aujourd’hui cet état d’urgence est soit spirituellement aveugle, soit considère l’empereur nu comme décent (comme dans le conte d’Andersen, « Les Habits neufs de l’empereur »), soit se comporte comme la servante qui, face au château en flammes, s’écria : « Tout va très bien, Madame la Marquise ! »

 

(DM) : La FSSPX, les évêques allemands, le Synode sur la synodalité… Le pape Léon XIV a de nombreux dossiers très importants à traiter dans les mois et l’année à venir. Que lui diriez-vous à l’aube de sa deuxième année de pontificat ?

 

(+AS) : En tant que frère dans l'épiscopat, je ne saurais lui offrir de paroles plus justes et plus pertinentes que celles prononcées par notre Seigneur à Pierre, le premier pape : « Affermis tes frères dans la foi ! » (Luc 22, 32). Que signifie concrètement « affermir dans la foi » ? Il s'agit manifestement d'éclaircir la confusion, l'ambiguïté et la perversion qui règnent dans la foi. Le pape devrait reconnaître que l'Église, tout comme au IIe siècle à l'époque de saint Irénée, est infectée par un gnosticisme qui, tel un renard, nie sournoisement la validité et la concrétude de la Révélation et des Commandements de Dieu. C'est pourquoi saint Irénée adressa l'avertissement suivant aux papes, aux évêques et aux fidèles de son temps – un passage qu'il convient de citer intégralement :

 

Tel est donc leur système, que ni les prophètes n'ont annoncé, ni le Seigneur enseigné, ni les apôtres transmis, mais dont ils se vantent d'avoir une connaissance parfaite, plus que quiconque. Ils puisent leurs opinions ailleurs que dans les Écritures ; et, pour reprendre un proverbe courant, ils s'efforcent de tisser des cordes de sable, tout en tentant d'adapter avec une apparence de vraisemblance à leurs propres affirmations les paraboles du Seigneur, les paroles des prophètes et les enseignements des apôtres, afin que leur projet ne paraisse pas totalement dénué de fondement. Ce faisant, cependant, ils négligent l'ordre et la cohérence des Écritures et, dans la mesure où ils s'y trouvent, ils démembrent et détruisent la vérité. En déplaçant des passages, en les réinterprétant, en faisant une chose d'une autre, ils parviennent à tromper beaucoup de gens par leur ruse perverse qui consiste à adapter les oracles du Seigneur à leurs opinions. Leur manière d'agir est comparable à celle de quelqu'un qui, après avoir contemplé une magnifique statue de roi réalisée par un artiste habile avec des pierres précieuses, Puis, ils démontent entièrement cette effigie, réarrangent les gemmes et les assemblent de manière à leur donner la forme d'un chien ou d'un renard, même si ce n'est que de façon mal exécutée ; et ils prétendent ensuite que c'est là la belle image du roi que l'artiste habile a réalisée, en montrant les joyaux que le premier artiste avait admirablement agencés pour former l'image du roi, mais que le second avait malencontreusement transformés en forme de chien. En exhibant ainsi les joyaux, ils trompent les ignorants qui n'ont aucune idée de l'apparence d'un roi et les persuadent que cette piètre image du renard est en réalité la belle image du roi. De la même manière, ces personnes assemblent des fables de vieilles femmes, puis s'efforcent, en déformant violemment le sens des mots, des expressions et des paraboles lorsqu'elles les trouvent, d'adapter les oracles de Dieu à leurs fictions sans fondement. (Adversus haereses , I, 8.1)

 

(DM) : Excellence, avez-vous quelque chose à ajouter ?

 

(+AS) : Par ces mots, je souhaite unir ma voix à celle d'innombrables catholiques simples et pieux que je rencontre régulièrement dans divers pays, qui aiment le Pape d'un amour véritablement surnaturel, mais qui souffrent profondément du manque d'affirmation sans équivoque des vérités divines émanant de Rome, face à la propagation impunie des hérésies et des blasphèmes au sein de l'Église par des membres du clergé – même des évêques et des cardinaux – qui sont des loups déguisés en bergers. Je plaide fraternellement pour eux :

 

Très Saint-Père, écoutez la voix de tant de catholiques fervents, de simples prêtres et religieux, d'enfants et de jeunes qui ont été marginalisés dans la vie ecclésiale par les structures synodales et même traités avec dédain simplement parce qu'ils restent attachés à la foi et à la forme de la liturgie transmises par leurs ancêtres ; à la foi et à la liturgie chéries par les saints ; à la foi et à la liturgie embrassées et offertes par l'immense majorité des papes.

 

Très Saint-Père, ne vous rangez pas principalement du côté des bureaucrates et des apparatchiks de l'Église, soutenus par les puissants de ce monde, mais écoutez et soutenez les plus humbles dans l'Église : les fidèles traditionnels et le clergé qui s'attachent fermement à la foi transmise une fois pour toutes aux saints (Jude 3).

 

Très Saint Père, soyez pour notre époque un autre saint Léon : faites une profession de foi limpide pour fortifier toute l’Église et dissiper les doutes pernicieux et les ambiguïtés toxiques, comme l’a fait jadis votre prédécesseur et homonyme. Alors les fidèles de notre temps, comme au temps de Léon le Grand, pourront dire : « Par la bouche du pape Léon XIV, Pierre a parlé ! »

 

Cf. https://dianemontagna.substack.com/p/bishop-schneider-vaticans-synod-report

15 mai 2026

 

Le cardinal Eijk accuse le rapport synodal sur l'homosexualité de saper la doctrine catholique

 

 

Le cardinal Willem Eijk a critiqué le rapport préparé par le Groupe d'étude 9 du Synode sur la synodalité et accuse ses auteurs d'affaiblir l'enseignement moral de l'Église, notamment sur les questions liées à l'homosexualité.

Dans une analyse publiée par le National Catholic Herald, l’archevêque d’Utrecht dénonce le fait que ce document introduit des "ambiguïtés dangereuses" sur la doctrine catholique et ouvre la porte à des réinterprétations incompatibles avec l’enseignement permanent de l’Église sur la sexualité, le mariage et la loi morale.

 

Le cardinal néerlandais critique tout particulièrement le rapport pour avoir reproduit sans correction des affirmations selon lesquelles le péché ne réside pas dans la relation homosexuelle elle-même, mais dans « le manque de foi en un Dieu qui désire notre épanouissement ».

Selon Eijk, cette affirmation contredit directement la doctrine catholique.

"Les actes homosexuels sont intrinsèquement mauvais ; c’est un dogme catholique établi", affirme le cardinal. Tout en reconnaissant que chaque chrétien doit s’en remettre à la grâce de Dieu pour éviter le péché, il souligne que cela n’enlève rien à la gravité objective de certains actes.

 

[...] Eijk critique l'approche globale du document, l'accusant de remplacer la doctrine morale par un modèle centré uniquement sur les expériences personnelles et les processus d'écoute.

Le cardinal rejette en particulier la remise en question, par les auteurs, de l'application des normes morales universelles et leur présentation de la doctrine comme quelque chose de "rigide" ou simplement "abstrait".

Selon le cardinal, cette approche de la pastorale finit par affaiblir la vérité morale et donne l'impression que les enseignements de l'Église peuvent être modifiés en fonction des circonstances culturelles ou des expériences subjectives.

"Les vérités concernant le mariage et la sexualité ont été établies par Dieu une fois pour toutes", affirme Eijk.

Le cardinal rappelle également que saint Jean-Paul II avait déjà condamné ce type d’approche dans l’encyclique Veritatis Splendor, où il rejetait les soi-disant "solutions pastorales" contraires au Magistère.

 

Eijk prévient que les conséquences de ce rapport dépassent largement le cadre du débat sur l'homosexualité. Selon lui, la relativisation des normes morales universelles affecte en fin de compte l'ensemble de la doctrine éthique de l'Église, y compris la défense de la vie humaine.

Il estime donc que le document doit être « fermement réfuté » et assure que plusieurs cardinaux et évêques préparent déjà des objections adressées au Magistère romain.

"L’enseignement de l’Église n’est pas sujet à révision par le biais de processus synodaux", conclut le cardinal néerlandais. "C’est la vérité qui nous libère."

 

InfoVaticana / InfoVaticana sur X

Cardinal Eijk : Le rapport du synode sur le mariage homosexuel doit être fermement réfuté

 

En donnant la parole à de tels témoignages sans commentaire doctrinal, le rapport normalise de fait les relations homosexuelles dans un contexte ecclésiastique.

 

[...] 

Le rapport affirme qu'un témoin "témoigne de la découverte que le péché, à sa racine, ne réside pas dans la relation de couple (homosexuelle), mais dans un manque de foi en un Dieu qui désire notre épanouissement". Les auteurs du rapport reproduisent cette affirmation sans la corriger ni l'éclairer.

Le raisonnement de ce témoin est fondamentalement erroné. Les actes homosexuels sont intrinsèquement mauvais – c'est un dogme catholique établi. Un chrétien croyant qui s'y adonne manque assurément de foi, dans la mesure où il ne fait pas confiance à la grâce de Dieu, qui lui permet d'éviter le péché. Mais cela ne signifie pas que le péché réside principalement dans le manque de foi plutôt que dans l'acte lui-même, comme le suggère le témoin. Le fait que les auteurs n'aient pas clarifié ce point crée une ambiguïté dangereuse.

 

Un second témoignage est encore plus problématique. Ce témoin a d'abord sollicité l'aide de Courage International, l'apostolat catholique qui enseigne aux personnes attirées par le même sexe à vivre selon les préceptes de l'Église sur la chasteté. Le rapport présente Courage sous un jour négatif, suggérant que l'organisation « sépare la foi et la sexualité » et affirmant à tort qu'elle propose des thérapies de conversion . Le témoin trouve finalement refuge auprès de communautés chrétiennes et de prêtres qui accueillent « les personnes rejetées en raison de leur appartenance à la communauté LGBT ». Il est donc clair que ce second témoin, vivant une relation homosexuelle, le fait avec le soutien et l'approbation de ces prêtres et de ces communautés.

[...] En attendant, les fidèles peuvent être assurés qu'un certain nombre de cardinaux et d'évêques feront part de leurs objections au Magistère romain. 

L’enseignement de l’Église n’est ni obscur, ni sujet à révision par des processus synodaux. C’est la vérité qui nous libère.

Cf. NC Register

16 mai

 

''Ces rapports ne peuvent pas nous être attribués'', répond le Secrétariat général du Synode des évêques concernant les rapports des groupes d'étude & en particulier le rapport du Groupe d'étude 9 sur l'homosexualité.

 

Cf. Michael Haynes sur X

https://x.com/MLJHaynes/status/2055447329394540908

via Per Mariam sur X

https://x.com/PerMariam/status/2055445946306040167

 

Le Secrétariat général du Synode s'est officiellement distancié du rapport controversé du Groupe d'étude 9.

 

''Ces rapports [de groupe d'étude] ne peuvent pas nous être attribués'', a déclaré le bureau du Synode.

 

L’instance officielle du Vatican à l’origine du Synode sur la synodalité s’est désolidarisée d’un document controversé d’un groupe d’étude – qui comprenait des témoignages de deux hommes homosexuels "mariés" et laissait entendre que les "relations" entre personnes de même sexe ne sont pas intrinsèquement pécheresses – tout en refusant ostensiblement d’aborder la question de savoir si le rapport contredit l’enseignement catholique.

 

Cf. Per Mariam

 

Le Secrétariat général du Synode se distancie du rapport mais ne le répudie pas ni ne le retire.

18 mai

 

Les évêques allemands suspendent leur synode

 

Les évêques allemands ont-ils perdu leur majorité synodale ?

 

Le président de la Conférence des évêques allemands a laissé entendre que la première réunion prévue d'un organe synodal controversé serait reportée faute d'approbation de ses statuts par le Vatican.

S'adressant aux médias vendredi , l'évêque Heiner Wilmer a déclaré que la première réunion d'un nouvel organe national permanent composé d'évêques et de laïcs, connu sous le nom de « conférence synodale », ne pourrait avoir lieu à moins que le Vatican n'approuve ses statuts, qui ont été approuvés par les participants au Chemin synodal plus tôt cette année.

 

« Personnellement, je ne m’attends pas à ce que nous nous rencontrions dès novembre en raison de la dynamique [romaine], car la [décision] passe d’un dicastère à l’autre », a déclaré Wilmer.

 

La concession du président de la conférence selon laquelle le produit phare du long processus synodal allemand ne pourrait être mis en œuvre sans l'approbation explicite du Vatican, même sous le couvert d'une session provisoire ou informelle, semble être l'indication la plus claire à ce jour que les évêques, en tant que groupe, ne sont pas prêts à défier ouvertement le pape Léon XIV.

 

Et le retard dans la création de la conférence synodale — qu'il soit temporaire ou définitif — pourrait également signaler la fracture ultime d'une majorité d'évêques allemands auparavant unie et attachée à une réforme radicale.

 

synodale proposée, des évêques qui avaient auparavant soutenu le projet commencèrent à s'opposer à des dispositions essentielles.

 

Le cardinal Reinhard Marx de Munich et Freising, par exemple, bien qu'ayant inauguré la voie synodale durant son mandat de président de la conférence épiscopale, a vivement critiqué la disposition permettant au conseil synodal de contrôler le respect par les diocèses des propositions synodales.

 

"Je prévois des difficultés importantes. Je ne souhaite pas qu’une autorité supérieure me surveille constamment en tant qu’évêque. C’est précisément ce que Rome a critiqué. Ce n’est pas souhaitable", a déclaré le cardinal, qui s’est dit "fermement opposé à cette proposition".

 

L’évêque Peter Kohlgraf de Mayence, un autre partisan auparavant enthousiaste du programme de la voie synodale, a averti que « si l’assemblée synodale se déclare souveraine, cela n’est certainement pas compatible avec l’Église universelle ».

 

 

Finalement, les statuts furent approuvés en janvier par l'instance synodale, les évêques participants ayant adopté le texte à la majorité des deux tiers requise, à une voix près. La conférence épiscopale adopta ensuite le texte de justesse en février.

 

Depuis lors, Rome a fait preuve d'une détermination accrue à réprimer les projets allemands qui vont au-delà de l'enseignement et de la pratique acceptables, dans un contexte de tensions liées aux projets de certains diocèses d'introduire des bénédictions formelles pour les couples divorcés et remariés civilement ainsi que pour les couples de même sexe, malgré l'interdiction de ces pratiques par le document du Vatican Fiducia supplicans.

 

Le cardinal Victor Manuel Fernandez, préfet du Dicastère pour la Doctrine de la Foi, a pris la décision inhabituelle de publier au début du mois une lettre de 2024 adressée à un évêque allemand, critiquant un projet de manuel pour les « Bénédictions aux couples qui s'aiment », et d'annoncer publiquement que la critique du DDF concernant ce projet de texte s'appliquait également à une version finale ultérieure.

 

Alors que des figures clés de l'Église en Allemagne ont continué à défendre les projets et les réformes synodaux — y compris les projets de bénédiction des couples — face aux critiques papales directes , l'aveu de l'évêque Wilmer selon lequel la conférence synodale n'aura pas lieu sans l'approbation spécifique de Rome suggère que le soutien parmi les évêques du pays pourrait désormais être passé sous le seuil nécessaire des deux tiers.

 

Si tel était le cas, cela pourrait constituer un changement décisif dans la dynamique des relations entre Rome et l'Allemagne, car cela empêcherait la Conférence des évêques allemands de faire avancer des propositions controversées au nom de l'ensemble de l'épiscopat allemand. Dès lors, chaque évêque serait libre de mettre en œuvre individuellement des propositions et des projets spécifiques.

 

Cela pourrait, en retour, faciliter la formulation et la communication d'une réponse canonique de Rome, si nécessaire — puisqu'elle concernerait des évêques individuels et non la conférence dans son ensemble — et pourrait ouvrir la voie à l'imposition de sanctions canoniques dans certains cas.

 

 

Les précédents cycles de dialogue entre Rome et les évêques allemands au sujet des réformes synodales proposées ont souvent donné l'impression, aux yeux de certains observateurs, d'être une sorte d'impasse chorégraphiée, Rome restant ferme dans ses critiques et les évêques allemands avançant tout en évitant autant que possible la confrontation directe.

 

Pour beaucoup d'observateurs extérieurs, cette dynamique semblait toutefois sous-tendue par le sentiment que les évêques allemands, en tant que conférence unie, étaient trop importants pour que Rome puisse les discipliner tous en même temps.

 

Toutefois, si la conférence épiscopale ne peut plus obtenir une majorité des deux tiers pour l'ordre du jour synodal, ni compter sur le soutien influent de personnalités comme le cardinal Marx, la dynamique pourrait rapidement changer.

 

Si, par exemple, un évêque diocésain décidait aujourd'hui de mettre en œuvre la bénédiction liturgique pour les couples de même sexe, il pourrait s'exposer à des avertissements canoniques aussi sévères que ceux adressés à la hiérarchie de la Fraternité Saint-Pie-X. Cela pourrait inciter davantage d'évêques à se désengager du programme synodal plutôt que d'en subir les conséquences et de voir leur soutien au niveau de la conférence ecclésiastique s'éroder davantage.

 

En effet, étant donné la faible majorité d'une voix parmi les évêques qui ont approuvé les statuts de la conférence synodale plus tôt cette année, il est possible que l'annonce de l'évêque Wilmer selon laquelle l'assemblée ne se réunira pas sans ratification romaine signifie en réalité qu'il n'est plus certain que l'assemblée dispose de la majorité nécessaire d'évêques pour continuer à fonctionner.

 

Cf. https://www.pillarcatholic.com/p/have-the-german-bishops-lost-their

Via Damian Thompson sur X

 

20 mai 2026. Le Vatican publie un nouveau rapport synodal intitulé "VERS LES ASSEMBLÉES 2027-2028 " sur la mise en œuvre d'une "Église synodale".

Cf. Sign of the Cross sur X

La phase dite de "mise en œuvre" du synode controversé "invite les communautés à expérimenter davantage de pratiques synodales et de formes de vie ecclésiale", indique le nouveau document du Vatican.

 

Le Vatican a publié mercredi 20 mai un nouveau document sur "la voie de la mise en œuvre" du très controversé Synode sur la synodalité.

 

Le texte est axé sur la préparation des "Assemblées synodales" de 2027-2028, qui, selon lui, "constituent une étape décisive dans la mise en œuvre du Synode".


Cette phase dite de mise en œuvre "invite les communautés à expérimenter davantage de pratiques synodales et de formes de vie ecclésiale, à en évaluer les fruits et à les partager", indique le document.

 

"Ce qui est en jeu, ce n’est pas simplement la continuité d’un processus, mais sa maturation", ajoute-t-il.

 

Ce document dense de 18 pages contient de nombreuses affirmations douteuses, comme celle selon laquelle "la synodalité est une dimension essentielle de la vie de l'Église", ce que des prélats éminents tels que le cardinal Raymond Burke [ou les cardinaux Müller et Zen. Ndlr] ont démenti.

 

Le document insiste également de manière notable sur l'acceptation des rapports finaux des groupes d'étude du Synode, notamment le rapport désormais tristement célèbre et pro-LGBT du Groupe d'étude synodal 9. Ce texte, qui suggérait que l'activité homosexuelle n'était pas un péché et comprenait des témoignages d'amis du prêtre militant LGBT, le père James Martin, a fait l'objet de vives critiques de la part de cardinaux, de théologiens et d'autres personnalités catholiques.

 

"Les documents finaux des groupes d’étude doivent être reçus et intégrés autant que possible aux différentes phases du parcours, non pas comme un contenu à appliquer, mais comme des pistes de réflexion pouvant éclairer le discernement en cours et aider à le situer dans un horizon plus large", indique le document de mercredi.

 

Le document précise en outre qu’il devrait y avoir un "équilibre entre hommes et femmes" parmi les participants à l’Assemblée et que ceux-ci devraient refléter la "diversité culturelle". Il suggère également que les participants incluent des "personnes vivant en situation de fragilité ou de marginalité", une allusion possible aux homosexuels, aux personnes transgenres et à d’autres personnes vivant en contradiction avec l’enseignement catholique.

 

Lors de la sélection des participants, il convient d'accorder une attention particulière à l'équilibre entre hommes et femmes et entre les différentes générations, à la diversité culturelle et ecclésiale – y compris les prêtres, les diacres, les femmes et les hommes consacrés, les membres d'associations, de mouvements et de nouvelles communautés, ainsi que les fidèles n'appartenant pas à des structures organisées – et à la présence de personnes vivant des situations de fragilité ou de marginalité.

 

"Il est également important de valoriser les voix qui ne sont pas directement rattachées aux structures ecclésiales et, le cas échéant, de prévoir la participation de représentants d’autres Églises et d’autres communions chrétiennes ou d’autres religions', précise le texte.

 

Cette histoire est en cours de développement…

 

 

Cf. Life Site

Le Vatican a déclaré que les rapports du Synode devraient être "intégrés autant que possible", malgré une réaction massive face à un récent document du Synode pro-LGBT.

Les rapports finaux des groupes d'étude du Synode "devraient être reçus et intégrés autant que possible dans les différentes phases du plan", selon un document publié mercredi.

Ce mois-ci, le Groupe d'étude synodale 9 a publié un rapport largement critiqué sur les "questions doctrinales et pastorales", suggérant faussement que l'acte homosexuel n'est pas un péché.

 

Cf. https://www.lifesitenews.com/news/breaking-vatican-releases-new-document-on-implementing-the-synod/
Via 

Sign of the Cross sur X
https://x.com/i/status/2057207332942065886

 

Mgr Vincenzo Viva, nommé par François à Rome, a exprimé l'espoir que les "catholiques LGBT" ne seront pas seulement accueillis dans l'Église, mais pleinement reconnus tels qu'ils sont, sans appeler à leur repentir et à leur conversion.

"L’évêque a explicitement appelé à ce que les soi-disant « catholiques LGBT » soient reconnus tels qu'ils sont, sans appeler à la repentance ceux qui sont dans des « relations » homosexuelles."

"L’Église catholique enseigne que les actes homosexuels sont intrinsèquement désordonnés et contraires à la loi naturelle, et que l’inclination homosexuelle, bien que non pécheresse en soi, est objectivement désordonnée. Le Catéchisme de l’Église catholique affirme clairement que l’activité homosexuelle ne peut jamais être approuvée et rappelle que les personnes homosexuelles sont appelées à la chasteté. Les actes homosexuels sont des péchés mortels ; par conséquent, quiconque commet ces péchés et ne se repent pas par le sacrement de la confession risque la damnation éternelle."

 

Cf. Sign of the Cross Media / Sign of the Cross sur X

 

Le fait qu'il y ait des évêques qui préconisent l'acceptation de la sodomie et que la majorité des évêques et des prêtres ne disent absolument rien, le fait que les évêques préconisent l'acceptation de la sodomie comme "don de Dieu" expose la profondeur de la corruption et de la lâcheté au sein de la hiérarchie.

Le Vatican a confirmé que les diocèses du monde entier passeront les deux prochaines années à préparer une grande "Assemblée ecclésiale" à Rome en 2028 dans le cadre de la prochaine phase du Synode sur la synodalité.

 

Ad Vaticanum sur X

22 mai 

 

Les évêques allemands continuent de presser Rome au sujet des diacres femmes. L’évêque Franz-Josef Jung a déclaré que le pape Léon XIV a reçu un "vote très clair en faveur" de la part de la conférence épiscopale du pays, à la suite de la rencontre du Katholikentag à Würzburg.

 

S'exprimant à l'issue du Katholikentag de Würzburg, l'un des plus grands rassemblements de laïcs et de membres du clergé catholiques d'Allemagne, l'évêque Jung a déclaré que la question des femmes diacres restait fermement inscrite à l'ordre du jour de l'Église et ne disparaîtrait pas "de sitôt".

 

La question des femmes diacres est devenue l'une des principales lignes de fracture au sein de l'Église mondiale ces dernières années, en particulier depuis le lancement de la Voie synodale allemande en 2019, où les évêques et les délégués laïcs allemands ont soutenu à plusieurs reprises les appels à un élargissement du rôle des femmes, y compris l'accès aux ministères ordonnés. 

Durant son pontificat, le pape François a institué deux commissions chargées d'étudier la question historique du diaconat féminin dans l'Église primitive, mais aucune n'a abouti à un changement définitif. Peu avant sa mort, il a autorisé la publication des conclusions d'un groupe d'étude du Vatican qui avait approfondi le sujet, sans toutefois parvenir à une conclusion quant à la possibilité pour les femmes de recevoir sacramentellement le diaconat.

Son intervention a suivi un Katholikentag largement consacré aux questions de réforme de l'Église, d'engagement politique et de rôle des catholiques dans la vie publique allemande. Organisé sous le slogan « Ayez du courage, levez-vous ! », ce rassemblement a réuni des personnalités politiques, des membres du clergé et des militants laïcs pendant cinq jours de débats, de liturgies et de manifestations publiques à Wurtzbourg.

L'événement a suscité des critiques après la diffusion d'une vidéo montrant apparemment une femme tenant un calice et récitant les paroles de la consécration tandis qu'un prêtre se tenait derrière elle

 

Ad Vaticanum sur X / Ad Vaticanum

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6 mai 2026 3 06 /05 /mai /2026 00:00
Saint Prudence († 861)

Originaire d'Espagne, il quitta le territoire des Sarrasins pour l'Empire carolingien. Il abandonna son nom de Galando pour prendre celui d'un de ses compatriotes, le poète chrétien du IVe siècle, Prudence. Comme lui, il fut un bon écrivain et un auteur fécond.

 

Chapelain de l'empereur Louis le Débonnaire, fils de Charlemagne, il publiera un recueil des plus beaux passages des Psaumes à l'intention de la deuxième femme de l'empereur. Cette anthologie sera, durant tout le Moyen Âge, le bréviaire des moines itinérants. Devenu évêque de Troyes, il publie un petit code de dogme et de morale, les "precepta" que tous ses prêtres devaient savoir par cœur.

 

S'étant placé au premier rang de l'épiscopat des Gaules, il défendit la doctrine augustinienne de la grâce, polémiquant avec l'orthodoxe Scot Erigène tout autant qu'avec les hérétiques.

 

Ce qui survit de nos jours encore, c'est sa "Chronique" des événements importants, où l'on trouve de nombreux détails sur les affaires ecclésiastiques, civiles et militaires. 

 

Il fait une apparition dans la série a succès Vikings en tant que maître enlumineur d'Ecbert du Wessex.

 

À Troyes, en 861, saint Prudence, évêque, qui composa un abrégé du psautier pour les itinérants, sélectionna un certain nombre de textes de l'Écriture sainte pour les candidats au sacerdoce et restaura la discipline dans les monastères.

Martyrologe romain

Sources: 1, 2

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5 mai 2026 2 05 /05 /mai /2026 22:22
En attente d'un état de nécessité

L’"état de nécessité" de l’Église est illustré par ceci : pour Rome, le seul péché impardonnable est de constater qu’il y a un problème.

 

Par Darrick Taylor

 

Crisis Magazine

5 mai

 

Vous avez peut-être entendu les rumeurs récentes selon lesquelles, si la Fraternité Saint-Pie-X procède à la consécration de nouveaux évêques en juillet, le Vatican envisage d'excommunier non seulement les évêques concernés, mais aussi tous les prêtres de cette Fraternité. Vous savez peut-être aussi que les dirigeants de la Fraternité Saint-Pie-X ont invoqué l'état d'e nécessité au sein de l'Église pour justifier ces consécrations, en dépit des souhaits de Rome, affirmant que le salut des âmes prime sur l'obéissance au Saint-Siège. Le Vatican réfute ces allégations, ne voyant dans ces consécrations qu'une désobéissance et, semble-t-il, la volonté de fonder une "nouvelle" Église ; c'est cette accusation de schisme, de volonté de rupture, qui constitue le motif invoqué pour l'excommunication.

Ce qui m'intrigue dans ce différend, c'est la notion même d'"état de nécessité". J'ignore si cette expression a une signification précise en droit canonique, domaine que je maîtrise mal, mais je sais qu'il s'agit essentiellement d'un terme politique technique désignant une situation où le fonctionnement normal du gouvernement, de la constitution, est suspendu ou lorsqu'une catastrophe quelconque a rendu leur application caduque. Cette expression a une histoire dans les systèmes juridiques civils, mais hélas, je les ignore également. Il existe peut-être une raison mystérieuse à cela, qui m'échappe, mais l'affirmation selon laquelle l'Église n'est manifestement pas en état de nécessité me paraît… eh bien, elle me paraît délirante, comme celle de quelqu'un en proie à une crise psychotique de rupture avec la réalité.

 

Vous pourriez trouver cela alarmiste. L'Église n'est-elle pas bien vivante ? Certes, il y a des problèmes, mais le pape voyage, nomme de nouveaux évêques, prend position sur l'actualité, s'est courageusement opposé au président des États-Unis, a apporté son soutien aux catholiques d'Afrique et a même réprimandé le cardinal émérite Gerhardt Marx pour ses déclarations en faveur de la bénédiction des couples homosexuels. Et certes, on observe un net déclin depuis les années 1960 de la fréquentation des offices, des vocations et d'autres indicateurs clés de la santé de l'Église. Certes, des théologiens et des membres du clergé progressistes exercent une influence considérable sur les institutions de l'Église, mais la situation commence à s'améliorer.

 

Des sondages récents auprès des nouveaux prêtres ordonnés montrent qu'ils sont à la fois plus orthodoxes et plus conservateurs politiquement que leurs prédécesseurs. Et n'avez-vous pas vu tous ces messages sur les réseaux sociaux et ces reportages sur les nouveaux convertis qui rejoignent l'Église à Pâques ? Comment pouvez-vous douter que les choses s'améliorent ? C'est que vous manquez de foi. La situation est peut-être mauvaise (très mauvaise) dans certains endroits, c'est vrai. Mais nous devons rester fidèles à l'essentiel ; l'essentiel tiendra bon, car le centre de la Foi est le successeur de Pierre, le roc sur lequel le Christ a bâti son Église. Vous n'envisagez pas de devenir schismatique comme la FSSPX, n'est-ce pas ?

 

Si vous êtes assez âgé et que vous connaissez bien l'histoire du catholicisme depuis le XXe siècle, ce type d'argument vous semblera familier. Il s'agit de l'argumentation du catholicisme aux États-Unis entre 1978 et 2013 environ, sous les pontificats de Jean-Paul II et de Benoît XVI. Ce genre d'arguments a été avancé, et brillamment, par des personnalités comme le regretté Père Richard Neuhaus, dont la revue phare, First Things, a constitué le cœur intellectuel de ce courant de pensée. Ce dernier interprétait certaines évolutions positives au sein de l'Église comme un "signe des temps", indiquant que la situation n'était pas aussi désespérée que le prétendaient les "prophètes de malheur", selon l'expression consacrée de Jean XXIII.

 

Le dernier pontificat aurait dû clairement indiquer combien ce genre d'affirmations sont insoutenables, mais permettez-moi d'en préciser la raison. Premièrement, la papauté comme "centre d'unité". Au cours des dix dernières années, le Pontife romain, maître infaillible et gardien de la foi apostolique, a

  • a publié un document magistériel (Amoris Laetitia) qui autorise les personnes en état de péché mortel à prendre sciemment la communion, en contradiction avec les paroles claires de Jésus-Christ dans l'Écriture,
  • Abou Dhabi a publié une déclaration affirmant que Dieu a positivement voulu la diversité des religions dans le monde, et
  • a publié un document (Fiducia Supplicans) qui autorise les bénédictions "spontanées" mais supposément non liturgiques des couples homosexuels.

Et ce ne sont là que les exemples les plus flagrants.

 

Chacun de ces documents a un caractère magistériel, et le Vatican ne les a ni révisés ni corrigés à ce jour. Ils ont été promulgués par la plus haute autorité de l'Église et constituent désormais l'enseignement officiel de l'unique, sainte, catholique et apostolique Église de Rome.

 

Ces documents contredisent ouvertement un enseignement catholique non seulement ancien, mais également contenu dans la Révélation divine (Écriture et/ou Tradition). Plus incroyable encore, l'homme chargé de discipliner la Fraternité Saint-Pie-X, le cardinal Fernández, était, de l'avis général, le nègre littéraire du premier de ces documents et le principal auteur du troisième.

On pourrait penser que de telles contradictions fondamentales et graves dans l'enseignement de l'Église — dont la mission première est d'enseigner la foi en Jésus-Christ et de convertir les gens à lui — suffiraient à elles seules à justifier un "état de nécessité". Mais n'en restons pas là. Supposons que vous ne soyez pas convaincu. Qu'en est-il alors de l'afflux des nouveaux convertis ? Le fait que tant de personnes soient attirées par l'Église malgré ces problèmes considérables (et l'on s'accorde toujours à dire qu'ils sont considérables) signifie forcément que quelque chose fonctionne encore. L'Église ne peut pas être dans un état de paralysie totale si des personnes entrent volontairement en son sein.

Je suis ravi de voir que des gens se tournent vers l'Église, espérant trouver les trésors contenus dans l'Arche de la Nouvelle Alliance. Franchement, il faut bien reconnaître que les chances qu'ils les trouvent en dehors des documents officiels de l'Église sont minces. L'autre jour, je discutais avec un paroissien âgé, et il a fait une remarque en passant à propos d'un ami presbytérien, affirmant que le catholicisme et le presbytérianisme étaient fondamentalement la même chose (ou quelque chose du genre). J'aurais peut-être objecté autrefois et tenté de réfuter son affirmation, mais soyons honnêtes : il a tout à fait raison.

Posez-vous la question : un catholique transporté de 1890 dans une paroisse américaine ordinaire d’aujourd’hui saurait-il dire s’il se trouve dans un lieu de culte catholique ? Reconnaîtrait-il la messe comme un rite catholique ? Et le contenu des homélies ? Peut-être pas dans tous les cas, mais dans la plupart, sinon la totalité, il ne le saurait pas.

Si cela vous paraît absurde, permettez-moi de préciser que si vous appartenez à une paroisse Novus Ordo d'exception, à un remarquable Centre Newman, ou à une paroisse gérée par un ordre religieux solide, vous n'êtes pas fou de penser que j'exagère. L'Église catholique est vaste et abrite de nombreux havres de paix. Vous avez raison d'insister sur l'existence de ces oasis de foi. Mais elles ne représentent qu'une goutte d'eau dans un océan de décadence, de déformation et de malaise spirituels.

Ce ne sont pas les images que la plupart des gens, croyants ou non, se font de l'Église catholique, car la foi catholique n'est pas pratiquée ainsi dans la plupart des endroits. Il est facile de s'isoler dans l'une de ces oasis (je l'ai fait moi-même) et d'imaginer qu'il n'y a rien de fondamentalement mauvais. C'est une réaction très humaine, certes, mais totalement déconnectée de la dure réalité.

Peut-être que cela ne vous suffit toujours pas. Vous pourriez dire que tous ces gens se trompent et que seule une minorité a raison. Peu importe, car avec le temps, cette minorité finira par influencer positivement l'ensemble et tout changera. Il vous suffit d'avoir foi. Pensez à cette nouvelle génération de jeunes prêtres ! Ne sont-ils pas le signe d'une vitalité fondamentale, prouvant que toutes les alarmes de ceux qui réclament un "retour à la tradition" indispensable au salut de l'Église sont exagérées ? Une telle attitude ne trahit-elle pas un manque de foi en Dieu, en l'Esprit Saint, un manque de confiance en ses promesses de ne jamais abandonner l'Église ?

Oui, parlons du sacerdoce. Les jeunes prêtres sont, dans l'ensemble, formidables ; et je suis reconnaissant pour chacun d'eux de leur vocation au service du Christ et de son Église. Le seul problème est que, dans les deux prochaines décennies, il n'en restera qu'une poignée (métaphoriquement parlant) pour poursuivre l'œuvre du Christ. On estime actuellement le ratio moyen de prêtres par catholique dans une paroisse américaine à environ 1 pour 2 500, c'est-à-dire qu'un prêtre dessert 2 500 catholiques, avec tout ce que cela implique. Une estimation du nombre de prêtres en 2060, basée sur les niveaux actuels de vocations et de départs à la retraite, le situe à un prêtre pour 10 000 catholiques. Ce chiffre pourrait être bien plus élevé, selon l'évolution des tendances.

Si ces chiffres ne vous disent pas grand-chose, un observateur avisé les a comparés à la situation dans un endroit où les catholiques sont une infime minorité — Dubaï — ce qui permet de mieux comprendre leur signification :

L'église catholique Sainte-Marie de Dubaï, aux Émirats arabes unis, offre un aperçu de ce à quoi ressemblera la vie paroissiale de demain. En raison des restrictions imposées à la foi par le gouvernement islamique, 350 000 catholiques sont desservis par seulement neuf prêtres, soit environ un prêtre pour 40 000 fidèles. Bien que sept messes soient célébrées le dimanche, le ratio extrêmement faible de prêtres par rapport aux fidèles implique des pratiques inhabituelles, comme la tenue de messes anticipées dès 7 h du matin le  samedi . Trouver un lieu de confession relève du parcours du combattant (deux prêtres devraient assurer des confessions de deux minutes simultanément, seize heures par jour, tous les jours). Il est même difficile de connaître quelqu'un qui connaît le prêtre, et encore moins de le connaître personnellement. Je ne prétends pas qu'il soit impossible de pratiquer sa foi dans ces conditions, mais tous les obstacles semblent s'y opposer.

J'en ai déjà fait l'expérience moi-même, ayant récemment déménagé d'une région où les prêtres et les vocations sont relativement nombreux (l'agglomération de Kansas City) à une autre où ils sont relativement rares (le centre de la Floride). À Kansas City, où je vivais, deux paroisses proposaient la confession quotidienne à moins de cinq minutes de chez moi. Là où je vis maintenant, les paroisses les plus proches sont à 25 et 35 minutes, et l'une propose la confession une fois par semaine, l'autre deux. Les curés des deux paroisses ont plus de 70 ans et leurs vicaires sont tous étrangers, originaires d'Inde ou d'Afrique. Dans les années à venir, ce problème va s'aggraver considérablement.

Comme vous l'aurez sans doute remarqué, l'Église catholique ne peut exister sans prêtres ; et très bientôt, il n'y en aura plus assez pour servir le peuple de Dieu dans de nombreux endroits. C'est pourquoi tant de progressistes militent depuis des années pour l'ordination de femmes prêtres et toutes sortes d'expédients douteux. Les catholiques ont tendance à percevoir l'Église dans les pays occidentaux comme une sorte d'empire spirituel disposant d'une main-d'œuvre inépuisable pour tous les peuples qu'elle gouverne. J'imagine que c'est ainsi que beaucoup de nouveaux convertis la perçoivent. La réalité est qu'elle a déjà cessé de l'être, et dans les années à venir, elle ne pourra tout simplement plus accueillir tous ceux qui souhaiteraient entrer en son sein, à moins d'un changement radical et rapide.

Je n'ai pas besoin de vous rappeler ce que vous savez probablement déjà si vous lisez cet essai : les ordres religieux traditionnels n'ont pas ces problèmes et leur ratio prêtres/catholiques est bien meilleur que celui du reste de l'Église. Je me demande parfois si l'on accuse la Fraternité Saint-Pie-X d'être schismatique parce qu'elle suscite des vocations à un rythme bien plus soutenu que le reste de l'Église occidentale, comme si refuser de décliner avec le reste de l'Église équivalait à un schisme. On pourrait faire remarquer que la Fraternité sacerdotale Saint-Pierre, en communion avec Rome, a un ratio prêtres/catholiques encore plus élevé que la FSSPX ; alors pourquoi ne pas se soumettre à Rome ?

La réponse devrait être évidente : comme toute paroisse "traditionnelle" ou "orthodoxe", elles sont à la discrétion de l’évêque et peuvent être destituées à tout moment. Depuis la promulgation de Traditionis Custodes, la FSSP a été priée de quitter plusieurs diocèses. On sait que la Doctrine de la Foi et le Dicastère pour les Affaires Religieuses avaient prévu, sous le pontificat de François, une visite de la FSSP, qui n’a jamais eu lieu, François s’étant lassé de la question. Et comme nous l’avons constaté à Détroit, Charlotte et ailleurs, le Vatican ne veut pas – ou peut-être ne peut-il pas – empêcher un évêque de supprimer de telles paroisses. La pérennité de ces "oasis" catholiques est loin d’être assurée.

Et si, malgré tout cela, vous n'êtes toujours pas convaincu de l'existence d'un quelconque état de nécessité au sein de l'Église ? Il est vrai qu'il faut souvent "espérer contre toute espérance" dans cette vie et ne pas céder trop facilement aux modes, car elles sont changeantes, ni à la tentation du désespoir, toujours présente. Le seul autre argument que je puisse avancer contre cette reconnaissance est que, certes, la situation est critique et peut être qualifiée de nécessité – mais seulement si la plus haute autorité de l'Église le déclare ainsi.

Le principe selon lequel "le souverain est celui qui décide de l’état d’exception" — c’est-à-dire celui qui décide quand l’application normale des lois ou de la constitution doit être suspendue en raison d’une situation d’urgence — s’applique aisément à la situation de la FSSPX. À défaut de se soumettre, ils usurpent de fait sa souveraineté en déclarant l’état de nécessité.

C'est vrai et cela serait convaincant si le pape était un dictateur laïc. Mais ce raisonnement réduit le contenu de la foi à un simple "le pape l'a dit", appuyé par un légalisme simpliste destiné à sauver les apparences. Je ne suis pas le premier à le souligner, mais cette conception ressemble presque aux caricatures protestantes et orthodoxes d'une Église réduite à un légalisme excessif et à une obéissance aveugle au pape. Dans l'Église d'aujourd'hui, il n'y a, en pratique, que deux péchés impardonnables : désobéir au pape et critiquer Vatican II. La FSSPX est coupable des deux. On peut s'en tirer pour presque tout le reste.

Tant de choses scandaleuses se produisent au sein de l'Église, apparemment chaque jour ; pourtant, aucune mesure n'est jamais prise contre ceux qui les commettent. À la longue, on finit par s'y habituer. Récemment, un évêque catholique a participé à la "consécration" d'un "évêque" épiscopalien en Californie. Je suis sincèrement perplexe face à cette décision, qui ne mérite pas l'excommunication, contrairement à la consécration d'évêques sans l'autorisation du pape. Peut-être est-ce parce que ce genre de manœuvres est devenu presque monnaie courante dans l'Église catholique, au point de se banaliser et d'être considéré comme une composante "normale" de son fonctionnement.

Il y a là une logique perverse. Si l'on normalise ces outrages – ce que l'Église a fait en les laissant perdurer si longtemps –, ils ne peuvent constituer un état de nécessité. Ils sont, par définition, une "norme" de l'Église romaine. Tant que les évêques, les prêtres, les théologiens et les laïcs catholiques agissent comme si tout cela était normal, cela ne peut, mutatis mutandis, être autre chose que normal.

Il ne peut y avoir d’"état d’urgence" pour une institution qui a décidé qu’il n’en est pas possible – peu importe le nombre de personnes qui s’éloignent de la foi, le faible nombre de vocations, le nombre de paroisses qui ferment, le nombre de cas d’abus révélés, le nombre de scandales. C’est la logique de bureaucrates atteints de psychose qui refusent d’être dérangés par le chaos qui les entoure. Et qui, bien sûr, permet aux responsables de l’Église de se soustraire à toute responsabilité.

Une leçon que mes réflexions sur l'histoire m'ont apprise, c'est que les gens sont très rarement, voire jamais, préparés aux grands bouleversements, même s'ils paraissent inévitables a posteriori. La raison en est facile à comprendre : personne n'aime les mauvaises nouvelles ni ceux qui les annoncent, et l'on préfère donc ignorer les problèmes jusqu'à ce qu'il soit trop tard. Je ne suis certes pas prophète, mais je crois sincèrement que l'Église latine est en train de mourir sous nos yeux.

Cela vous paraît insensé ? Pourtant, cela ne devrait pas l'être. Des Églises ont déjà disparu au cours de l'histoire chrétienne, ce n'est donc pas impensable. Et il y a eu des moments dans son histoire où l'Église latine a frôlé ce genre de cataclysme plus qu'on ne voudrait l'admettre. Pendant la Réforme au XVIe siècle, certains pensaient que l'Église pourrait s'effondrer complètement ; à la mort de Pie VI en 1799, après la conquête de l'Italie par Napoléon, certains croyaient qu'il serait le dernier pape jamais élu. L'Église de France a failli ne jamais se remettre de la Révolution.

Il est vrai que la papauté a une mission universelle et qu'elle perdurera jusqu'à la fin des temps. L'Apocalypse nous le promet. Mais ce n'est pas de cela que je parle, et ce n'est pas ce que la plupart des catholiques entendent par "l'Église catholique". Ils font référence à l'Église "occidentale" dans les pays "occidentaux" : l'Église des Pères latins, la messe en latin, le formidable élan missionnaire du christianisme occidental depuis le Moyen Âge, les grandes réalisations intellectuelles comme le thomisme, l'art et la littérature des deux derniers millénaires, autant de choses dont les catholiques sont légitimement fiers.

Le problème, c'est que tout cela est parfaitement dissociable de l'Église universelle. Rien dans l'Apocalypse ne garantit la survie d'une Église particulière jusqu'au retour du Seigneur, y compris l'Église d'Occident. Elle peut périr, et le déclin catastrophique qu'elle connaît actuellement s'enlisera dans une spirale infernale si ses dirigeants ne prennent pas de mesures radicales pour l'enrayer.

Je comprends que tant de personnes soient offensées par la Fraternité Saint-Pie X, et je ne porte aucun jugement sur les déclarations de ses dirigeants. Mais ces derniers ont au moins reconnu, ouvertement et honnêtement, la gravité de la situation à laquelle est confrontée la Sainte Église, ce que je ne peux pas dire du reste de la hiérarchie catholique. Tout espoir n'est pas perdu, mais la plupart des catholiques semblent avoir du mal à prendre la mesure de la tâche qui leur incombe et de son coût.

Au XVIe siècle, alors que l'Église semblait au bord du gouffre, une nouvelle génération de dirigeants s'est levée et a entrepris les réformes douloureuses nécessaires pour la sauver du désastre. En réalité, presque tout le monde connaissait les solutions aux problèmes de l'Église lorsque le concile de Trente s'est réuni pour la première fois. Certaines circulaient depuis près d'un siècle avant le déclenchement de la Réforme. Presque rien de ce que Trente a enseigné ou prescrit à l'Église n'était nouveau. La différence résidait dans le fait que l'Église disposait enfin de dirigeants prêts à entreprendre les changements difficiles mais nécessaires et à les mener à bien.

Et ces épreuves furent douloureuses. Nous idéalisons la vie des saints et réformateurs tridentins car nous connaissons l'issue : l'Église a survécu et prospéré. Mais il est frappant de constater combien d'entre eux furent haïs, voire attaqués, par d'autres catholiques pour leurs efforts. Les prêtres de Milan méprisaient saint Charles Borromée à son arrivée sur le siège, tandis que sainte Thérèse d'Avila et saint Jean de la Croix passèrent du temps en prison à tenter de réformer le Carmel.

L'Église d'aujourd'hui est gangrenée par des bureaucrates mesquins et des militants laïcs qui rendent la vie impossible à quiconque tente de s'attaquer au désastre qui la frappe ; et quiconque s'y essaie risque de ne plus jamais connaître la paix. Pourtant, c'est le prix à payer pour que l'Église survive à cette crise. Une chose est sûre : attendre que les autorités déclarent l'état de nécessité avant d'agir rendra la survie quasiment impossible.

Auteur

 

Darrick Taylor est titulaire d'un doctorat en histoire de l'Université du Kansas. Il vit en Floride centrale et enseigne au Santa Fe College à Gainesville, en Floride. Il produit également un podcast, "Controverses dans l'histoire de l'Église", qui traite d'épisodes controversés de l'histoire de l'Église catholique.

 

Cf. https://crisismagazine.com/opinion/waiting-for-a-state-of-emergency

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5 mai 2026 2 05 /05 /mai /2026 00:00
Sainte Judith

ou Jutta von Sangerhausen (vers 1200 - † 1260)

Originaire de Thuringe et devenue précocement veuve, elle quitta son pays et sa parenté pour rejoindre son frère qui était grand maître de l'Ordre Teutonique. Elle passa le reste de sa vie près de lui, à Kulmsee (aujourd'hui la ville polonaise de Chlemza) dans l'exercice des bonnes œuvres. Elle y fonda un hôpital et un monastère.

Elle est patronne de la Prusse.

Paroisse sainte Jutta, 06526 Sangerhausen - en allemand

 

Sources : (1); (2)

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4 mai 2026 1 04 /05 /mai /2026 10:55
Un "concile général imparfait" pour résoudre la crise dans l’Église

La crise découle d'une infiltration de longue date au sein des structures de l'Église, affirme les Fils du Très Saint Rédempteur, une communauté traditionaliste précédemment associée à la Fraternité Sacerdotale Saint-Pie X et plus tard réconciliée avec Rome.

 

Dans une lettre adressée aux fidèles, les prêtres et les frères affirment que "le problème, comme l'avait averti saint Pie X, est que les structures de l'Église catholique ont été infiltrées par des hommes d'une autre religion, non catholique", écrivent-ils. "Ils utilisent le nom catholique, occupent les bâtiments catholiques, connaissent la culture catholique. De l'extérieur, ils ont l'air catholiques, mais ils ne professent pas la foi catholique telle qu'elle a été enseignée à travers les siècles."

 

Les moines insistent sur ce point, écrivant : "Nous ne disons pas que nous devons quitter l’Église catholique. L’Église catholique est l’Arche du Salut, le Corps mystique du Christ, l’Épouse sans tache ni ride. Nous nous attachons à elle de toutes nos forces. Mais nous devons reconnaître que les structures institutionnelles qui se réclament de l’Église catholique ont été infiltrées."

 

Depuis 1999, la communauté FSSR est établie à Papa Stronsay, une petite île de l'archipel des Orcades, au large de la côte nord de l'Écosse. Elle possède également une maison aux États-Unis et en possédait auparavant une autre en Nouvelle-Zélande. Le groupe trouve ses origines dans la Fraternité Saint-Pie-X, fondée en 1970 par l'archevêque Marcel Lefebvre dans un contexte de controverses sur l'interprétation et l'application du concile Vatican II. En 2008, la communauté a recherché la réconciliation avec Rome et a été reçue en pleine communion sous le pontificat du pape émérite Benoît XVI.

 

Les Fils du Très Saint Rédempteur ont formellement rejeté la papauté actuelle et appelé à un ''concile général imparfait''.

 

Il est également cru que le groupe a reçu des ordinations conditionnelles de l’évêque Pierre Roy, un ancien prêtre de la Fraternité Sacerdotale Saint-Pie X qui est maintenant un évêque sédévacantiste. L’évêque Roy lui-même a prôné la convocation d’un "Concile général imparfait" pour résoudre ce qu’il perçoit comme une crise dans l’Église.

 

La communauté a explicitement appelé à un "Concile général imparfait", une réunion d’évêques qui, à leur avis, ont préservé la vraie foi. L’idée a été évoquée dans des entretiens externes.

 

Dans des remarques à un média néo-zélandais, le père Michael Mary a indiqué son soutien à une telle proposition, suggérant que la communauté voit cela comme un chemin pratique vers l’avant en l’absence d’autorité ecclésiale reconnue.

 

Cf. https://advaticanum.com/article/sons-of-the-most-holy-redeemer-declare-new-position-on-the-papacy/ via Niwa Limbu sur X

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4 mai 2026 1 04 /05 /mai /2026 00:00

C'était un homme doux et pacifique qui servit l'Eglise comme prêtre durant de longues années. Evêque de Gaza en Palestine, il refusa de se cacher durant les persécutions de l'empereur Dioclétien.

Parce qu'il refusait de renier sa foi, il fut soumis à de nombreuses tortures et envoyé dans les mines avec 40 autres chrétiens. Comme tous les condamnés aux mines, ils
eurent un oeil arraché et un pied brûlé avec un fer rougi. Quand ils furent jugés "inutiles", en raison de leur état physique, on s'en "débarrassa" comme on le faisait pour tous les condamnés aux mines.

Libéré plus tard, il ne tarda pas à y retourner, poursuivi par les foudres du gouverneur de la province. Celui-ci obtint ensuite qu'il soit décapité.

 

http://nominis.cef.fr/images/gallerie/sylvaindegaza.jpg

 

Sources: 1, 2, 3

 

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3 mai 2026 7 03 /05 /mai /2026 21:48

 

Le tournage de La Résurrection du Christ de Mel Gibson, la suite officielle de La Passion du Christ, a terminé e en Italie, avec la Partie 1 prévue pour une sortie le 26 mars 2027.

Cf. https://x.com/Sachinettiyil/status/2050982695165989333

 

Mel Gibson a passé 7 ans à écrire la suite de La Passion du Christ. 7 années entières. Il s'est assuré de recevoir l'aide de théologiens et d'historiens pour garantir une fidélité biblique et historique. Le tournage a commencé en août 2025 en Italie.

Le tournage est maintenant terminé. C'est le film chrétien le plus ambitieux jamais réalisé. L'engouement autour de lui est à un niveau qu'aucun autre film ne peut rivaliser.

Le film sera diffusé en deux parties en 2027.

 

Cf. https://x.com/ParousieJeanne/status/2050940421329605119?s=20

Le tournage de La Résurrection du Christ de Mel Gibson s'est terminé en Italie. Sortie en deux parties en 2027

Première image de Jaakko Ohtonen dans le rôle de Jésus-Christ, remplaçant Jim Caviezel, dans La Résurrection du Christ de Mel Gibson.

Le tournage de "La Résurrection du Christ", suite de "La Passion du Christ" réalisée par Mel Gibson, s’est achevé après 7 mois en Italie. Le film entre désormais en phase de post-production et sortira en 2 parties en 2027.

Mel Gibson : "C'est bien plus qu'un film pour moi. C'est une mission que je porte depuis plus de 20 ans pour raconter ce que je crois être l'histoire la plus importante de l'histoire humaine."

Sign of the Cross sur X

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Lire aussi:

>Mel Gibson: "La suite de La Passion du Christ ? La Résurrection"

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3 mai 2026 7 03 /05 /mai /2026 00:00
Saint Philippe, Apôtre, dans Le Petit Livre des Saints, Éditions du Chêne, tome 1, 2011, p. 147.

Saint Philippe, Apôtre, dans Le Petit Livre des Saints, Éditions du Chêne, tome 1, 2011, p. 147.

S. Philippe était de Bethsaïde, en Galilée, patrie de S. Pierre et de S. André.

Le Sauveur, dès les premiers jours de sa vie publique, le rencontra et lui dit : "Suis-Moi !

 

Saint Philippe chassant le démon (F. Lippi, 1457-1504)

 

Après la Pentecôte (fête de la descente du Saint-Esprit sur les Apôtres, cinquante jours après Pâques), il alla prêcher dans les immenses contrées de l'Asie supérieure (Turquie actuelle) ; il évangélisa longtemps les Scythes, puis les Galates, les Phrygiens, et c'est dans la ville d'Hiérapolis, en Phrygie qu'il confirma sa prédication par le témoignage de son sang.  

Saint Philippe Apôtre, Georges de La Tour, 1624

Saint Philippe Apôtre, Georges de La Tour, 1624

Philippe rencontra un eunuque, haut fonctionnaire de Candace, reine d’Éthiopie, et administrateur de tous ses trésors, qui était venu à Jérusalem pour adorer, et qui lisait le prophète Isaïe. Philippe lui demanda : "Comprends-tu ce que tu lis ?" L'eunuque lui répondit : "Et comment le pourrais-je s’il n’y a personne pour me guider ? [...] Dis-moi, je te prie : de qui le prophète parle-t-il ?". Alors Philippe prit la parole et, à partir de ce passage de l’Écriture, il lui annonça la Bonne Nouvelle de Jésus. (Actes 8,27-35) Ceci montre que selon la sainte Bible elle-même, l'interprétation privée des Écritures doit se réaliser dans la tradition apostolique. "Car vous savez cette chose primordiale : pour aucune prophétie de l’Écriture il ne peut y avoir d’interprétation individuelle," (2 P 1,20)

Saint Philippe, La Dernière Cène, Détail, 1495-1497, Léonard de Vinci, Milan, Réfectoire du Couvent de Santa Maria delle Grazie, dans Rosa Giorgi, Le Petit Livre des Saints, Larousse, Tolède 2006, p. 266-267.

 

Un jour que le peuple offrait de l'encens à un gros serpent qu'il regardait comme une de ses divinités principales, Philippe, saisi de compassion, se jette à terre et supplie Dieu de délivrer ces malheureux de la tyrannie du serpent infernal. L'affreuse bête expire aussitôt.

 

Le peuple se montrait disposé à accepter la doctrine d'un homme qui opérait de telles merveilles ; mais les magistrats et les pontifes s'emparèrent de l'Apôtre, le battirent de verges, le clouèrent à une croix et l'accablèrent de pierres. À sa mort, la terre trembla et plusieurs édifices s'écroulèrent. 

Saint Philippe Apôtre et saint Jacques "le Mineur" ou "le Juste" (Frère du Seigneur), évêque de Jérusalem, apôtres (1er s.)

Philipe fut martyrisé à Hiérapolis (Turquie actuelle), après avoir converti la femme du proconsul de la ville. Cette conversion a mis le proconsul en colère et il a fait crucifier Philippe la tête en bas.

 

Philippe a continué à prêcher pendant qu'il était crucifié jusqu'à sa mort.

Saint Philippe Apôtre et saint Jacques "le Mineur" ou "le Juste" (Frère du Seigneur), évêque de Jérusalem, apôtres (1er s.)

Il mourut dans un âge fort avancé puisque S. Polycarpe eut quelque temps le bonheur de converser avec lui.

Dans un portrait peint par Dürer en 1516 et conservé aux offices de Florence, Philippe est représenté sous les traits d'un très vieil homme. C'est ainsi que celui qui fut un des premiers à suivre le Nazaréen est le plus communément représenté. Il serait en effet mort très âgé à Hiérapolis, en Phrygie, une région située dans l'actuelle Turquie. (4)

 

Saint Philippe Apôtre, Par Albrecht Dürer, 1516

 

 

Crucifixion de St Philippe, F. Lippi, Fresco Strozzi Chapel, Santa Maria Novella, Florence

 

***

 

Jacques "le Juste" ou Jacques "Frère du Seigneur", appelé aussi Jacques le Mineur (pour le distinguer de Jacques le Majeur, frère de saint Jean), fut le premier évêque de Jérusalem (été 58) jusqu'à sa mort, exécuté en 62. 

 

Il naît à Cana, en Galilée, d'Alphée et de Marie, soeur, c'est-à-dire proche parente de la sainte Vierge.

 

L'Apôtre Jacques le Mineur, 1250-1275, Maître de saint François, Washington, National Gallery of Art, dans Rosa GIORGI, Le Petit Livre des Saints, Larousse, Tolède 2006, p. 268-269.

 

La tradition affirme qu'il ressemblait au Sauveur, et que les fidèles aimaient à regarder en lui une vivante image de leur Maître remonté dans le Ciel.

 

Jacques le Mineur eut un frère, Apôtre comme lui, nommé Jude, et ses deux autres frères, Joseph et Siméon, furent disciples de Jésus. 

 

Saint Jacques était de la tribu de Juda et "frère de Jésus", c'est-à-dire cousin de Notre-Seigneur selon la chair. "Les évangiles et Paul (Ga 1, 18-19 ; 1 Co 9,5) appellent 'frères du Seigneur' ceux qui étaient en réalité ses cousins selon l'usage extensif du lien de fraternité dans le monde sémitique (Voir en particulier les système de parenté à Iamneia, ville de la côte palestinienne, d'après Inscriptions de Délos, n° 1208)" (5)

 

Dans le texte nazoréen, dit Protévangile de Jacques, attribué à Jacques de manière pseudépigraphique, et daté de la seconde moitié du IIe siècle, Jacques est le fils de Joseph issu d'un premier mariage. (6)

 

"Jacques, le 'frère de Jésus', exécuté en 62, faisait l'admiration des pharisiens par sa piété et son assiduité au temple." (7)

 

Il eut la faveur d'une apparition particulière du Ressuscité, après Pierre et les Douze (1 Co 15,7).

 

C'est chez lui que Pierre se rendit aussitôt après être miraculeusement sorti de prison, et Paul fit de même après sa conversion. (8)

 

L'Eglise, maison de David

 

Après la Pentecôte, quand les Apôtres se partagèrent l'évangélisation du monde, Jacques se fixa à Jérusalem, pour la conversion spéciale des Juifs. Son autorité était très grande dans l'Église primitive, et, au concile de Jérusalem, c'est lui qui, le premier après saint Pierre, prit la parole et déclara que les paroles de Pierre étaient en accord avec celles des prophètes concernant la reconstruction de la demeure de David (Actes 15,15-16, citant Amos 9,11). Cette maison de David est sans aucun doute l'Église du Christ - le Fils de David - et comprend à la fois des Juifs et des Gentils. Le Psaume 122 décrit cette Maison de David comme ayant des "trônes" "sièges pour le jugement" (Ps 122 - Bible catholique Crampon 1923) : "Jérusalem, bâtie comme une ville solidement attachée, vers laquelle montent les tribus, les tribus du Seigneur, comme il a été décidé pour Israël, pour rendre grâce au nom du Seigneur. C'est là qu'ont été placés les trônes du jugement, les trônes de la maison de David" (Ps. 122, 3-5). Les trônes sont associés à l'autorité de juger. Les tribus de toutes langues et de toutes nations viennent au Dieu d'Israël pour "rendre grâce". L'acte central du culte chrétien est le sacrifice de l'"Eucharistie", qui signifie "action de grâce". C'est l'"offrande pure" dont Malachie a prophétisé qu'elle serait offerte par les païens (Ml 1,11), parce qu'elle est l'offrande du Christ. Les nations "rendent grâce au Seigneur" grâce à l'offrande pure et à l'intercession du Messie.

 

Avant son ascension, Jésus promit aux apôtres qu'il serait avec eux jusqu'à son retour (Mt 28,20).  Sa promesse s'étend à leurs successeurs qui siègent sur les trônes apostoliques de la Maison de David, les évêques. Apocalypse 20, versets 1 à 4 mentionne également ces "trônes" où s'assoient "des personnes à qui le pouvoir de juger fut donné" et décrit l'enchaînement de Satan par la croix et la résurrection du Christ, l'enchaînement de "l'homme fort" auquel Jésus a fait allusion pendant son ministère terrestre. Satan est lié afin que ses biens - les âmes asservies - puissent être pillés. Ce "jugement" fait référence à l'autorité de "lier et délier" que Jésus a conférée aux apôtres, en particulier à saint Pierre (Matthieu 16,19 ; Mt 18,18) Cette période des trônes dure "mille ans". Qu'il s'agisse d'un sens littéral ou d'une métaphore pour désigner un "temps long", il est évident qu'elle dépasse la durée de vie personnelle des apôtres. 

 

Nous avons ici la réponse au mystère de la promesse du Christ de rester avec les Apôtres jusqu'à son retour, malgré leur mort au premier siècle : il reste avec leurs successeurs, les évêques, "ceux à qui le jugement a été confié", qui siègent sur les "trônes" de la Maison de David, dont le Christ a explicitement dit que les Apôtres eux-mêmes y siégeraient pendant les "mille ans", à partir de son Ascension. Le Christ a également promis à ces mêmes apôtres que le Saint-Esprit les guiderait dans toute la vérité (Jean 16,13). Cela doit logiquement inclure l'exercice du pouvoir de lier et de délier, puisque le Christ a promis que de tels jugements seraient soutenus par le ciel (Mt 16,19 ; 18,18). Il s'agit là de la base biblique de ce que l'on appelle la succession apostolique.

 

"Se référant à Eusèbe, qui écrit que Pierre, Jacques le Majeur (frère de Jean) et Jean ne se réservèrent pas la direction de l'église locale de Jérusalem, mais choisirent Jacques le Juste (le frère du Seigneur) comme évêque (episcopos), le R.P. Daniélou dans son Histoire Ecclésiastique (II, 1, 4) suggère que Jacques le Juste ait été à la fois une sorte de président du collège local des presbytres et d'héritier des pouvoirs apostoliques (naturellement en ce qui concerne l'église locale de Jérusalem)." (9) 

Saint Philippe Apôtre et saint Jacques "le Mineur" ou "le Juste" (Frère du Seigneur), évêque de Jérusalem, apôtres (1er s.)

Les conversions nombreuses et éclatantes opérées par son ministère lui suscitèrent des ennemis parmi les judéens.

 

Jacques serait mort après l'an 60, en des circonstances incertaines parce que ne provenant que de sources apocryphes. Toutefois, Clément d'Alexandrie (150-215), un auteur de la fin du IIe siècle, mentionne qu'il a été élu premier évêque de Jérusalem et est mort martyr, battu à mort après avoir été jeté du haut du pinacle du temple (Histoire ecclésiastique 2, 1, 2-3) (10)

 

C'est en 62 que le grand prêtre Anne (Ananus), fils de celui du pontificat duquel Jésus avait été crucifié, se croyant assez fort pour briser la jeune Église, le fit arrêter, et le déféra au Sanhédrin. 

 

Sa mise à mort provoqua le renvoi d'Hanan ben Hanan, qui venait à peine d'être nommé.

 

Nous connaissons le détail du drame par Flavius Josèphe et le mémorialiste et historien chrétien Hégésippe, qui écrivait au milieu du IIe siècle. Jacques "fut non seulement attaqué par les scribes et les pharisiens, mais aussi par d'autres groupes judéens". (11) 

 

La persécution de 62 eut un caractère collectif.

 

Jacques ne fut pas condamné personnellement, puisque son groupe fut exécuté avec lui - c'est la première exécution collective de chrétiens. (Antiquités judaïques, XX, 9,1 (200).)

 

L'année 62, celle de la mort de Jacques, est marquée incontestablement par le début des tensions entre Juifs. La condamnation du groupe de Jacques illustre l'explosion du sectarisme et le replis des groupes légalistes et conservateurs du Temple. (12) Jacques devient le symbole de l'affrontement entre Judéens pharisiens et Judéens chrétiens, après l'avoir été de l'affrontement entre chrétiens d'origine judéenne et chrétiens d'origine grecque. (13)

 

Outre l'exécution de Jacques le Mineur, conséquence de l'influence exercée par la communauté chrétienne d'origine judéenne auprès de l'ensemble des Judéens, l'histoire de la communauté chrétienne de Jérusalem a été marquée par deux autres martyres : en 33, la lapidation d'Étienne, et en 43-44 la mise à mort de Jacques le Majeur. (14)

 

Les princes des Juifs (Sadducéens) firent monter Jacques sur la terrasse du temple de Jérusalem et lui dirent : "Juste, nous avons confiance en toi ; parle et dis-nous la vérité sur Jésus !"

 

Le saint Apôtre s'écria : "Pourquoi m'interrogez-vous sur le Christ ? Il siège dans les Cieux à la droite de la Majesté divine, et un jour Il reviendra sur les nuées du Ciel." La foule approuvait ces paroles ; mais les chefs, jaloux, précipitèrent le vieillard du haut du haut du temple où le démon avait naguère tenté Jésus. Comme il n'était pas mort, on se mit à le lapider, puis en dépit de quelques protestations généreuses, un foulon l'acheva à grands coups de sa lourde masse. Exécution illégale, qui valut à Anne d'être déposé du souverain pontificat (15), c'est-à-dire de sa charge de Grand prêtre par le nouveau procurateur romain entré en fonction.

 

Brisé dans sa chute, il mourut l'an 62 en priant pour ses bourreaux : "Seigneur, pardonnez-leur, ils ne savent pas ce qu'ils font."

 

Les judéens qui l'ont lapidé n'ont pu empêcher le peuple de l'enterrer sur place et de lui ériger un monument.

 

"L'exécution des deux Jacques, à l'instigation du Sanhédrin qui refusait tout messianisme, n'empêcha pas la communauté de rester sur place jusqu'en 66, sans participer aux mouvements qui agitèrent la population à partir de 60, en prélude à la guerre contre Rome." (16)

La Communion de l'apôtre Jacques le Mineur, Niccolo Bambini 1720

La Communion de l'apôtre Jacques le Mineur, Niccolo Bambini 1720

Nous avons de S. Jacques le Mineur une Épître qui a le titre de Catholique ou Universelle, parce qu'elle ne fut point adressée à une église particulière, mais à tout le corps des Juifs convertis qui étaient dispersés dans les différentes parties de l'univers.

 

On le représente en tunique et pallium, parfois avec une canne.

Il est invoqué contre les souffrances des agonisants.

Le nom Jacques vient de l'araméen et signifie "adepte de Dieu".

 

 

Saint Jacques le Mineur 1620 - Georges de La Tour

Saint Jacques le Mineur 1620 - Georges de La Tour

PRATIQUE. Pardonnez à vos ennemis, priez pour vos persécuteurs.

Sources:

 

(1) Vie des Saints pour tous les jours de l'année avec une pratique de piété pour chaque jour et des instructions sur les fêtes mobiles, Alfred Mame et Fils éditeurs, Tours 1867, p. 121 ; (2) ; (3) ; (4) Christine BARRELY, Le Petit Livre des Saints, Éditions du Chêne, tome 1, 2011, p. 146 ; (5) Marie-Françoise BASLEZ, Bible et Histoire, Judaïsme, hellénisme, chritianisme, Folio Histoire, Saint-Amand 2003, p. 160 ; (6) Pierre MARAVAL, Simon Claude MIMOUNI, Le Christianisme, des Origines à Constantin, Nouvelle Clio, l'Histoire et ses problèmes, PUF, Clamecy 2018; p. 168 ; (7) Marie-Françoise BASLEZ, Comment notre monde est devenu chrétien, CLD Éditions, Points Histoire, Lonrai 2015, p. 32 ; (8) Rosa GIORGI, Le Petit Livre des Saints, Larousse, Tolède 2006, p. 268-269 ; (9) DANIEL-ROPS, Histoire de l'Église du Christ, tome II Les Apôtres et les Martyrs, Librairie Arthème Fayard, Paris 1965, p. 22 ; (10) Pierre MARAVAL, Simon Claude MIMOUNI, Le Christianisme, des Origines à Constantin, ibid., p. 170 ; (11) Pierre MARAVAL, Simon Claude MIMOUNI, Le Christianisme, des Origines à Constantin, ibid., p. 169 ; (12) Marie-Françoise Baslez, Bible et Histoire, Judaïsme, hellénisme, chritianisme, Folio Histoire, Saint-Amand 2003, p. 264-268 ; (13) Pierre MARAVAL, Simon Claude MIMOUNI, Le Christianisme, des Origines à Constantin, ibid., p. 173 ; (14) Pierre MARAVAL, Simon Claude MIMOUNI, Le Christianisme, des Origines à Constantin, ibid., p. 171 ; (15) DANIEL-ROPS, Histoire de l'Église du Christ, ibid., p. 46 ; (16) Marie-Françoise BASLEZ, Comment notre monde est devenu chrétien, ibid., p. 32. 

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1 mai 2026 5 01 /05 /mai /2026 21:47

Les récentes scènes survenues lors de la visite à Rome de Sarah Mullally, primat de la Communion anglicane, ont suscité des réactions critiques dans les milieux théologiques. Le prêtre et théologien Monseigneur Nicola Bux,  ex-consultant de la CDF sous Benoît XVI, a mis en garde contre une possible "confusion" parmi les fidèles suite à certains gestes effectués au Vatican en présence de la dirigeante anglicane.

 

Selon le site web Stilum Curiae, Bux a notamment remis en question la cohérence entre ces actes et la doctrine catholique sur le sacerdoce et l'autorité ecclésiastique.

 

Une visite marquée par des gestes controversés

La présence de la dirigeante anglicane à divers événements — de sa visite à la chapelle Clémentine, près du tombeau de saint Pierre, à sa participation aux célébrations à l'église Saint-Ignace-de-Loyola — a été interprétée par certains comme un signe de rapprochement œcuménique croissant. Cependant, les images diffusées ces derniers jours ont montré Mullally accomplir des gestes typiques de l'autorité spirituelle, comme celui de bénir les fidèles et les prélats catholiques, ce qui a soulevé des questions quant à sa signification dans le contexte de la doctrine de l'Église.

 

L'un des moments les plus commentés s'est déroulé dans la chapelle Clémentine où, selon les images publiées, Monseigneur Flavio Pace, secrétaire du Dicastère pour la promotion de l'unité des chrétiens, a fait le signe de croix comme pour recevoir la bénédiction de la chef anglican.

 

À lire également : La "bénédiction" controversée de Sarah Mullally au Vatican avant sa rencontre avec le pape

 

Une contradiction avec la doctrine

À la lumière de ces événements, Monseigneur Bux a soulevé une objection fondamentale : la contradiction entre ces gestes et l’enseignement constant de l’Église sur le sacerdoce.

 

Le théologien souligne que l'Église catholique ne reconnaît pas l'ordination sacerdotale des femmes, ce qui signifie que les actes simulant ou évoquant ce ministère sont dépourvus de validité sacramentelle. À cet égard, il juge problématique que de tels gestes soient accomplis dans des lieux de culte catholiques et en présence d'autorités ecclésiastiques.

 

Selon son analyse, cette situation est aggravée par la situation au sein même de la Communion anglicane, où une part importante de ses membres ne reconnaît pas l'autorité de Mullally en tant que primat.

 

"Ignorance ou mauvaise foi" : une question qui nécessite des éclaircissements

 

Dans ses déclarations, Bux se demande si ceux qui ont participé à ces actes étaient conscients de la gravité des gestes accomplis ou si, au contraire, ils ont agi sans en considérer les implications.

 

Au-delà de l'intention, il prévient que ce genre de situations a des conséquences bien réelles : elles "scandalisent et sèment la confusion" chez de nombreux catholiques, surtout lorsqu'aucune explication claire n'est fournie.

 

Par conséquent, il estime nécessaire que le Saint-Siège publie une déclaration qui permette de clarifier les faits et d'éviter toute interprétation erronée de la nature du sacerdoce et de l'autorité dans l'Église.

 

Source: InfoVaticana / via Carlos Waite sur X

Cf. https://x.com/AuditeInsulae/status/2049899905456431246

Cf. https://x.com/AuditeInsulae/status/2049899905456431246

L'interdiction des femmes prêtres est une ''injustice'', a déclaré l'''archevêque'' anglicane après sa rencontre avec Léon XIV.

 

Quand vous essayez d'apaiser les modernistes, ils se retourneront toujours contre vous et vous planteront un couteau dans le dos. 

 

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Depuis la théologie, le droit canonique et la Tradition patristique, les avertissements de Mgr Nicola Bux sur les gestes envers la leader anglicane Sarah Mullally ne peuvent être écartés comme des exagérations, mais touchent un point critique : la cohérence visible de la foi. Théologiquement, l’Église a enseigné de manière constante la nature sacramentelle du sacerdoce et sa distinction essentielle par rapport à d’autres communautés chrétiennes. Permettre des gestes qui objectivement semblent reconnaître une autorité spirituelle là où l’Église ne la reconnaît pas introduit une ambiguïté dangereuse. Comme le souligne Mgr Bux lui-même, ces actes peuvent "scandaliser et confondre" les fidèles lorsqu’ils ne sont pas expliqués avec clarté.

 

Sur le plan canonique, l’Église ne réglemente pas seulement les sacrements, mais aussi les signes qui les expriment. Les gestes liturgiques ne sont pas neutres : ils ont une signification juridique et doctrinale. Si l’on accomplit des actes qui simulent des bénédictions ou une reconnaissance ministérielle en dehors de la pleine communion, on risque de générer une apparence de légitimité qui contredit la discipline ecclésiale.

 

Du point de vue patristique, ce n’est pas un sujet mineur. Les Pères de l’Église ont insisté sur l’unité visible de la foi et sur la clarté doctrinale comme condition de la communion. L’ambiguïté en matière sacramentelle n’a jamais été considérée comme de la charité, mais comme une source de confusion. La véritable charité, comme ils l’enseignaient, est inséparablement unie à la vérité.

 

L’œcuménisme authentique — comme l’a également rappelé le Pape — ne consiste pas à diluer les différences, mais à les affronter avec clarté et charité. C’est précisément pour cela que, lorsque certains gestes publics semblent contredire ce que l’Église a toujours enseigné, demander des explications n’est pas un acte de division, mais de fidélité.

 

La préoccupation de Mgr Bux ne rompt pas la communion : elle la protège. Parce que l’unité de l’Église ne se construit pas sur des symboles ambigus, mais sur la vérité qui libère.

 

 

Cf. Carlos Waite sur X

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1 mai 2026 5 01 /05 /mai /2026 00:00
Saint Joseph, travailleur (Ier siècle), et Mois de Marie

Joseph "fils de David" (Mt 1,20) descendait en droite ligne des plus grands rois de Juda, et des plus illustres d'entre les anciens patriarches; mais il tirait sa principale gloire de ses vertus, surtout de son humilité et des fonctions sublimes qu'il eut à remplir auprès du Sauveur du monde et auprès de la sainte Vierge Marie, son auguste Mère.

 

Saint Jérôme assure que saint Joseph a toujours été vierge. Le Ciel avait présidé à un mariage qui entrait dans l'accomplissement de ses desseins. Marie, en devenant mère miraculeusement, n'avait plus rien à craindre de la calomnie pour son honneur. Elle trouvait de plus dans Joseph un aide qui partageait avec elle le soin de pourvoir à la subsistance de son fils, un compagnon qui l'assistait dans ses voyages, un consolateur qui lui adoucissait le sentiment de ses peines. 

Saint Joseph, travailleur (Ier siècle), et Mois de Marie

Quelle ne dut pas être la pureté et la sainteté de celui que le ciel avait choisi pour être le gardien de la plus pure et et de la plus sainte des vierges ! L'Evangile fait son éloge en disant que c'était un homme juste, c'est-à-dire éminemment saint, orné de toutes les vertus. (1)

Saint Joseph, Lourdes

Saint Joseph, Lourdes

Un ange apparut en songe à Joseph pour lui annoncer le grand mystère qui venait de s'accomplir en Marie, son épouse: par l'opération du Saint-Esprit, le Verbe s'est incarné dans le sein de cette Vierge des vierges. C'est le Messie annoncé par les Patriarches, c'est Jésus qui racheta le monde de l'esclavage du péché.

 

L'ange apparut de nouveau à Joseph en songe et lui dit : "Lève-toi ; prends l’enfant et sa mère, et fuis en Égypte. Reste là-bas jusqu’à ce que je t’avertisse, car Hérode va rechercher l’enfant pour le faire périr." (Mt 2:13)

Hérode envoya tuer tous les enfants jusqu’à l’âge de deux ans à Bethléem et dans toute la région.

L'ange du Seigneur apparut de nouveau à Joseph et lui dit: "Prends l'Enfant et sa mère et retourne dans la terre d'Israël. Ceux qui cherchaient à faire périr l'Enfant sont morts". (Mt 2:22-23) Il revit Nazareth, retrouva sa sainte maison, y amena l'Enfant Jésus, et y demeura avec lui dans la paix. 

La présence de Jésus dans l'atelier de Nazareth enseigna à saint Joseph le prix des heures pénibles, et le dur labeur accepté comme une réparation pour le mépris de l'homme des lois de Dieu, a acquis grâce au Christ, une valeur rédemptrice. Artisan avec Dieu créateur, frère de travail de Jésus-Ouvrier, associé avec Lui au rachat du monde, saint Joseph n'attirera jamais trop les regards et la prière de notre siècle.

C'est pourquoi l'Église, s'inspirant de la Tradition qui baptisa autrefois quantité de fêtes païennes pour les doter d'un contenu chrétien tout nouveau plaça la fête civile du travail sous le puissant patronage de saint Joseph. Ouvrier toute sa vie, qui mieux que lui rendit grâces à Dieu le Père en son labeur de chaque jour ? C'est ce modeste artisan que Dieu choisit pour veiller sur l'enfance du Verbe incarné venu sauver le monde par l'humilité de la croix. (2)

http://nominis.cef.fr/images/gallerie/josephartisanpiexii.jpgOn peut raconter le mystère de l'Annonciation, celui de la Nativité du Sauveur, les premières humiliations du Dieu fait Homme? Ses trente ans de vie cachée et tous ce qu'ils contiennent de lumières pour ceux qui les méditent, sans faire apparaître Joseph. Il est comme l'ombre de Jésus, le voile de la virginité de Marie, il est inséparable de cette "Trinité de la terre", visible image de la Trinité du Ciel. Tous les saints  reconnaissent Joseph pour le premier d'entre eux, pour le plus semblable, pour le plus uni au Coeur de Jésus, après Marie. (3)

 

Au XIII° siècle déjà, le roi de Castille, Alphonse X le Sage, avait déjà associé dans un de ses chants la beauté de Marie et celle du mois de mai ; au siècle suivant, le bienheureux dominicain Henri Suso avait, durant l'époque des fleurs, l'habitude de tresser des couronnes pour les offrir, au premier jour de mai, à la Vierge.

 

En 1549, un bénédictin, Seidl, avait publié un livre intitulé "Le mois de mai spirituel", alors que saint Philippe Néri exhortait déjà les jeunes gens à manifester un culte particulier à Marie pendant le moi de mai où il réunissait les enfants autour de l'autel de la Sainte Vierge pour lui offrir, avec les fleurs du printemps.

 

Un peu plus tard, les jésuites recommandaient que, la veille du premier mai, dans chaque appartement, on dressât un autel à Marie, orné de fleurs et de lumières, devant quoi, chaque jour du mois, la famille se réunirait pour réciter quelques prières en l'honneur de la Sainte-Vierge avant de tirer au sort un billet qui indiquerait la vertu à pratiquer le lendemain.

 

Cette dévotion mariale s'est perpétuée de part le monde, jusqu'à aujourd'hui. (4)

 

La fête de saint Joseph, travailleur, a été fixée au 1er mai par le pape Pie XII en 1955.

 

Le monde du travail prend une conscience grandissante de son importance et c'est le rôle de l'Église de lui enseigner toute sa dignité. Cette fête de saint Joseph est une triple fête patronale : fête de l'Église, fête de la famille et du foyer, fête du travail.

 

Saint Joseph, travailleur (Ier siècle), et Mois de Marie

PRATIQUE. Exercez-vous, à l'exemple de saint Joseph, à vivre d'une vie intérieure.

 

Sources: (1) Vie des Saints pour tous les jours de l'année avec une pratique de piété pour chaque jour et des instructions sur les fêtes mobiles, Alfred Mame et Fils éditeurs, Tours 1867, p. 78 ; (2); (3), La Dévotion à Saint-Joseph, Mois de Saint Joseph, consécration et prières, Parvis, Hauteville 2004, p.  25-26, 28; (4)

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30 avril 2026 4 30 /04 /avril /2026 06:45

1. C’est une grande dignité que d’être chrétien.

Par le Baptême, nous devenons fils de Dieu, héritiers du Ciel, temples de l’Esprit Saint et membres du Corps mystique de Jésus, qui est l’Église.

La grâce de Dieu nous élève à l’ordre surnaturel et fait de nous, comme l’exprime saint Paul, des participants à la nature divine. Par le sacrement de la Confirmation, l’Esprit Saint fortifie notre foi et nous donne la force de résister aux tentations du diable et de combattre comme des soldats loyaux pour le triomphe en nous et chez les autres du royaume de Jésus-Christ. Le sacrement de Pénitence est notre planche de salut dans le naufrage du péché.

 

Bien que nous soyons tous de misérables pécheurs, par ce don de la miséricorde divine, nous pouvons recouvrer notre innocence perdue et retourner à la grâce et à l’amitié de Dieu. De plus, pour nous empêcher de retomber dans le péché, Jésus nous donne Lui-même dans la sainte Eucharistie, que saint Thomas appelle le plus grand miracle de son amour infini. (Opusc. 57)

Mais ce n’est pas tout. Si notre vocation est de fonder une famille, Dieu consacre notre union à l’autel et nous accorde les grâces nécessaires pour la sanctifier afin qu’elle produise une bonne famille chrétienne.

Si Dieu nous a appelés, d’autre part, à devenir pères spirituels des âmes rachetées par son Précieux Sang, Il nous élève à cette haute dignité par le sacrement de l’Ordre sacré. Enfin, lorsque nous arriverons à la fin de notre vie mortelle, le prêtre sera encore à nos côtés pour effacer, par le sacrement de l’Extrême-Onction, les dernières traces du péché et pour nous réconforter dans notre passage vers l’éternité. Toute la vie d’un chrétien est une chaîne de faveurs qui l’accompagnent du berceau à la tombe. Nous devrions être reconnaissants à Dieu pour la bonté avec laquelle Il nous a traités et continue de nous traiter. Nous devrions coopérer généreusement avec ses dons en reconnaissant l’élévation de l’honneur que c’est d’être chrétien et en vivant conformément à cette dignité.

 

2. Cette dignité exaltée comporte de graves obligations. La plus importante est d’éviter le péché. Qui oserait prendre le Crucifix et le jeter dans la boue ? "Vous êtes le corps du Christ", nous dit saint Paul, "membre pour membre." (Cf. 1 Cor. 12:27) Un homme qui se livre au péché, donc, jette le corps du Christ dans la boue et profane le temple de l’Esprit Saint.

Si nous apprécions sincèrement notre dignité de chrétiens, nous ne pouvons absolument pas céder au péché et détruire en nous l’œuvre grandiose de la Rédemption du Christ. Nous devrions, de plus, pratiquer la vertu. Nous devrions vivre en Jésus et pour Jésus, comme saint Paul, qui disait : "Pour moi, vivre c’est le Christ..." (Phil. 1:21) Chaque jour, nous devons avancer plus loin sur le difficile chemin du renoncement de soi et de l’amour. Nous devons continuer d’avancer, toujours plus haut vers le sommet de la perfection. "Vous serez donc parfaits, nous dit Jésus, comme votre Père céleste est parfait." (Mt. 5:48) Même cela ne suffit pas, cependant. Un véritable chrétien ne se contente pas d’éviter le péché et de se sanctifier lui-même, il s’efforce, par tous les moyens à sa disposition, par la parole, l’action, l’exemple et le sacrifice, de répandre le royaume du Christ parmi ses semblables.

 

3. Examinons-nous particulièrement sur les devoirs de notre état et voyons si nous les accomplissons généreusement. Non seulement nous sommes tenus d’obéir aux commandements de Dieu et aux préceptes de l’Église, mais chacun de nous doit aussi remplir les obligations attachées à sa position dans la vie. Naturellement, elles varient d’une personne à l’autre. Souvenons-nous que Dieu donne à chacun de nous les grâces nécessaires à son état et que nous devrons rendre compte de la manière dont nous les avons utilisées devant le Juge éternel. Celui qui a reçu beaucoup en rendra compte beaucoup. Peut-être avons-nous reçu une très grande part de grâces. Dans ce cas, outre les devoirs généraux attachés à la dignité d’être chrétiens, nous avons d’autres obligations importantes que, en tant que chrétiens, nous devons accomplir généreusement. (Cardinal Antonio Bacci)

 

 

SourceFather V sur X

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