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21 juillet 2021 3 21 /07 /juillet /2021 17:33
Source: https://uncutnews.ch/in-der-zweiten-woche-in-folge-gab-es-in-den-usa-mehr-todesfaelle-nach-der-covid-impfung-als-todesfaelle-durch-das-virus-selbst/

Source: https://uncutnews.ch/in-der-zweiten-woche-in-folge-gab-es-in-den-usa-mehr-todesfaelle-nach-der-covid-impfung-als-todesfaelle-durch-das-virus-selbst/

uncut-news.ch

21 juillet 2021

Santé / méthodes de guérison / médecine alternative / nutrition

 

Le site Web du VAERS a publié ses chiffres hebdomadaires vendredi. Il y a maintenant 11 140 décès signalés dus au vaccin COVID aux États-Unis. Il s'agit d'une augmentation par rapport aux 9 125 décès signalés lors de la vaccination COVID-19 de la semaine dernière.

 

Le nombre de décès liés aux vaccins a grimpé en flèche cette année en termes absolus. Selon les propres données du CDC.

 

 

La base de données VAERS contient des informations sur les rapports d'événements indésirables non vérifiés (maladies, problèmes de santé et/ou symptômes) suite à la vaccination avec des vaccins homologués aux États-Unis. Le site Web du gouvernement du CDC est lié à la plate-forme VAERS.

 

Il y a deux semaines, le VAERS a signalé 6985 décès liés aux vaccins COVID. La semaine dernière, ce nombre est passé à 9048.

 

Ce nombre est maintenant de 11 140

 

« La base de données du Vaccine Adverse Event Reporting System (VAERS) contient des informations sur les rapports d'événements indésirables non confirmés (maladies, problèmes de santé et / ou symptômes) suite à la vaccination avec des vaccins homologués aux États-Unis. Les rapports sont acceptés par tout le monde et peuvent être soumis par voie électronique sur www.vaers.hhs.gov. »

 

Plus de 400 000 réactions indésirables au vaccin COVID ont été signalées.

 

La semaine dernière : il y a eu un total de 1 918 décès dus au COVID-19 aux États-Unis.

 

La semaine dernière: il y a eu 2 092 décès dus au vaccin COVID – selon le site Web VAERS lié au CDC.

 

Cela signifie qu'il y a eu 174 décès de plus dus aux vaccins Covid aux États-Unis que les décès de Covid au cours de la semaine dernière.

 

Pourquoi cela ne fait-il pas la une des journaux ?

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21 juillet 2021 3 21 /07 /juillet /2021 17:04

Charles Sannat publie un édito (extrait-ci-dessous) qui donne un éclairage historique sur une note des renseignements.

 

Contrairement au tweet de BfmTv, le mouvement n'est pas "anti-vaccin" mais anti-passe sanitaire tout court puisque se trouvent dans les manifestations toutes les catégories de la population, des non vaccinés aux vaccinés eux-mêmes qui ont reçu le vaccin mais qui n'acceptent pas la mise en place d'une société à deux classes, les citoyens qui conserveraient tous leurs droits (sous réserve de masques, confinements, et couvre feu) et les sous-citoyens qui n'auraient droit à plus de vie sociale du tout.

Passe sanitaire : les services de renseignements inquiets. Source: twitter.com/BFMTV/status/1417421721804709888?s=20

Passe sanitaire : les services de renseignements inquiets. Source: twitter.com/BFMTV/status/1417421721804709888?s=20

Selon la note des renseignements, elle (la contestation) se distingue tant par la diversité de ses participants (des retraités, des familles, des membres du personnel soignant, ...) que par son ampleur. (CNews)

 

Extrait de l'édito de Charles Sannat :

 

Comme vous le savez, je considère que la non-violence est un principe fondamental à suivre dans les luttes sociales, car il faut gagner le cœur de la population pour gagner la victoire finale et côté cœur, le déficit de la macronie est une évidence que même la propagande digne de la Pravda de nos grands médias ne peut pas cacher.

 

C’est pour cela que le boycott des lieux où le pass sanitaire est exigé doit être total.

 

En effet, tous les non-vaccinés peuvent accéder à ces lieux sur présentation d’un test PCR. Boycottez tous ces endroits systématiquement. Et les vaccinés et les détenteurs d’un pass, doivent faire de même et c’est aussi la présence importante de vaccinés qui inquiète le pouvoir. Tapez les au cœur, dans l’argent, les profits et les bénéfices.

 

Samedi prochain, il y aura encore de grosses manifestations, sans précédent historique lors des mois de juillet ou août. La chaleur de l’été et le climat orageux réunissent toutes les conditions pour que cela explose à la figure d’un gouvernement et d’un chef de l’Etat qui a décidé de punir sa population.

 

Si le rapport des services de renseignements est juste et si je partage l’essentiel des constat dressés, ils n’ont pas dit le pourquoi.

 

Alors je vais vous dire mon analyse en espérant qu’elle inspire un peu de compréhension à ceux qui nous gouvernent avant qu’il ne soit trop tard pour la stabilité de notre nation, et que de cette compréhension jaillisse un peu de sagesse, et pourquoi pas, un peu aussi d’instinct de survie.

 

Jamais un roi n’a déclaré qu’il allait pourrir la vie des gens !

 

Jamais un roi, jamais un empereur, jamais un président du conseil, ou un président de la république, jamais un dirigeant, dans les 2 000 ans d’histoire de la Gaule de Jules César à nos jours n’a dit ou déclaré qu’il allait pourrir la vie de son peuple et rendre la vie impossible à ses gens. Encore une fois, certains l’ont fait ou certaines politiques menées ont pu conduire à cela, mais jamais, ô jamais cela n’a été le point de départ de décisions politiques.

 

Voilà messieurs du renseignements, la raison profonde de ce qui va déferler sur le pays, voilà la cause de l’incendie terrible qui couve et que vient d’allumer le pompier pyromane de l’Elysée.

 

Il en est le seul et unique responsable et vient de créer les conditions d’un tsunami social et sociétal unissant toutes les catégories de Français ce qui rend de fait la situation considérablement plus dangereuse que lors des protestations des gilets jaunes.

 

Les renseignements sont inquiets ?

 

Ils ont raison.

 

Le pire est devant nous, et là aussi Castex à raison.

 

On ne peut pas décemment pourrir la vie des gens en croyant que tout se passera bien. Et je ne suis ni pour ni contre, j’énonce ce qui semblera une évidence dans quelques mois.

 

Espérons simplement que le gouvernement reculera à temps ce dont il ne prend pas le chemin, mais il serait bien inspiré de se faire « retoquer » volontairement par le Conseil Constitutionnel afin de sortir du cul-de-sac politique dans lequel il vient de s’engager pour notre plus grand malheur à tous.

 

Le manque de sagesse qui inspire les décisions depuis maintenant 4 ans est tel, que le pire est à redouter.

 

Il est déjà trop tard, mais tout n’est pas perdu.

 

Préparez-vous !

 

Charles SANNAT

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21 juillet 2021 3 21 /07 /juillet /2021 16:55
Tour de France : "Depuis ma seconde dose du vaccin, je n'avance plus"

Omerta dans le monde du sport.. Jusqu'à quand ?

 

Source

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21 juillet 2021 3 21 /07 /juillet /2021 16:45

Après l'ivermectine et l'hydroxychloroquine, tous ces traitements précoces devraient nous permettre d'éviter le Pass sanitaire ségrégationniste.

 

Une information CNews : 

Source: https://www.cnews.fr/monde/2021-07-21/covid-19-trois-medicaments-existants-efficaces-presque-100-identifies-en-israel

Source: https://www.cnews.fr/monde/2021-07-21/covid-19-trois-medicaments-existants-efficaces-presque-100-identifies-en-israel

Des scientifiques israéliens ont récemment indiqué avoir identifié trois médicaments existants qui pourraient s’avérer être très efficaces contre le Covid-19. Ces traitements ont en effet affiché, lors d'essais en laboratoire, une performance de l'ordre de «100 %».

 

À l’origine de cette découverte, le professeur Isaiah Arkin, biochimiste de l’université hébraïque de Jérusalem.

 

C'est en examinant plus de 3.000 médicaments existants pour déterminer s’ils étaient appropriés contre le Covid-19 - en les confrontant à des cellules infectées au SARS-CoV-2 lors de tests in vitro - qu'il s'est ainsi aperçu que trois d'entre eux sortaient du lot.

 

Il s'agit du darapladib, qui traite l’athérosclérose, du Flumatinib, un médicament contre le cancer, et d'un troisième médicament contre le VIH, dont le nom n'a pas été précisé.

 

Ces traitements «ont montré qu'ils peuvent protéger les cellules de l’attaque du virus avec une efficacité proche de 100 %, ce qui signifie que presque 100 % des cellules ont survécu malgré l’infection par le virus», a-t-il déclaré au Times of Israel.

 

L'ENVELOPPE DU VIRUS AU COEUR DES RECHERCHES MENÉES

Pour arriver à cette conclusion, le scientifique a, lors de chacune des expériences menées, eu une approche différente que celles généralement conduites jusqu'à présent.

 

Ainsi, alors que de nombreux chercheurs se sont concentrés sur la protéïne Spike du virus, en forme de pointe et qui permet d'infecter les cellules, lui s'est concentré plutôt sur la protéïne d'enveloppe, qui a la particularité de ne pas beaucoup changé d’un variant à l’autre.

 

Le professeur Arkin et son équipe ont ainsi identifié à travers elle un canal ionique, soit une protéine située dans les membranes de tous les organismes, et qui, grâce à sa structure, répond particulièrement bien aux médicaments.

 

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21 juillet 2021 3 21 /07 /juillet /2021 00:00
Saint Victor, dans Le Petit Livre des Saints, Éditions du Chêne, tome 2, 2011, p. 185

Saint Victor, dans Le Petit Livre des Saints, Éditions du Chêne, tome 2, 2011, p. 185

Le culte de ce militaire romain est très ancien puisqu'on construisit en 415, à Marseille, un monastère portant son nom. Il aurait été un brillant officier, mais il refusa de trahir le Christ. Saint Victor naquit vers le milieu du IIIè siècle, d'une noble famille de Marseille. Ses parents en firent un chrétien, et quand il fut en âge de choisir une profession, il choisit le métier des armes, où il servit les empereurs avec honneur et vaillance. Le co-empereur Maximien, les mains encore fumantes du sang de la légion thébaine, et de celui de plusieurs autres martyrs qu'il avait répandu en divers provinces des Gaules, vint à Marseille, où il y avait une église florissante. Victor ayant appris l'arrivée de l'empereur à Marseille pour persécuter les chrétiens, au lieu de cacher sa foi, il sentit s'accroître en lui son zèle pour la défendre. Il parcourait hardiment les rangs de ses compagnons chrétiens pour les encourager à ne pas faiblir. Jour et nuit il se rendait de maison en maison, exhorter les fidèles à souffrir généreusement pour Jésus-Christ; il allait même accompagner les martyrs jusque dans leurs supplices, pour les fortifier dans le combat suprême.

Saint Victor de Marseille, soldat et martyr (+ 303)

Trahi par son zèle, il fut chargé de chaînes et conduit à l'empereur lui-même. Maximien employa successivement les promesses et les menaces pour l'engager à sacrifier aux dieux; le Saint, inébranlable, confondit le tyran en démontrant la vanité des idoles et la divinité de Jésus-Christ. On lui lia les bras dans le dos et on le traîna dans la cité. L'empereur crut qu'une grande humiliation pourrait triompher de Victor; il le fit poursuivre par les coups et les huées de la populace païenne. Après ce premier tourment, Victor répondit aux nouvelles questions: "Je ne sacrifierai pas ; cela est dû au Créateur, non à une créature." Frappé à coups de gourdin et suspendu pour être flagellé, il console les frères : "Refusez d'être tristes pour moi. [...] lorsque j'étais suspendu et flagellé au fouet de cuir, je vis près de moi un homme très beau, tenant en main une croix qui me disait d'une voix lente : 'C'est moi, Jésus, qui subit les outrages et les tourments, en la personne de mes confesseurs.'" À ces mots, on l'étendit sur un chevalet, on lui trancha son pied coupable, et son corps fut affreusement déchiré. Pendant ce supplice, Jésus-Christ lui apparut la Croix à la main, en lui promettant une immortelle couronne, et cette vision adoucit le sentiment de ses douleurs.

 

La nuit suivante, dans sa prison, il fut visité par les Anges. Trois gardiens, frappés de voir le cachot resplendir d'une miraculeuse clarté, se convertirent, furent baptisés et reçurent le martyre avant Victor lui-même.

 

Trois jours après, Maximien rappela Victor devant son tribunal et lui ordonna d'adorer une idole de Jupiter. Il donna un coup de pied à l'autel et le renversa : "Je suis chrétien, je méprise vos dieux et je confesse Jésus-Christ.Le tyran, pour venger son dieu, fit couper le pied au vaillant chrétien. Victor offrit ce membre à Jésus-Christ comme les prémices de son sacrifice. Ensuite, il fut placé sous la meule d'un moulin pour être broyé, mais la machine se brisa; il fallut, pour achever la victime, lui trancher la tête. En ce moment, une voix céleste fit entendre ces paroles: "Victor, Victor, tu as vaincu!"

Les chrétiens dérobèrent son corps et le cachèrent. Au XIVe siècle, Urbain V confiera le pied de Victor à l'abbaye parisienne qui l'avait pour saint Patron. 

Le saint est représenté auprès d'une meule, avec épée et palme, attributs du soldat martyr.

Victor figure au propre du diocèse de Marseille comme fête patronale de la ville.

 

PRATIQUE. Ayons constamment les yeux fixés sur Dieu, notre souverain bien.

Sources : (1) Vie des Saints pour tous les jours de l'année avec une pratique de piété pour chaque jour et des instructions sur les fêtes mobiles, Alfred Mame et Fils éditeurs, Tours 1867, p. 202; (2); (3); (4) ; Le Petit Livre des Saints, Éditions du Chêne, tome 2, 2011, p. 184.

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Publié par Ingomer - dans Saints du jour
20 juillet 2021 2 20 /07 /juillet /2021 13:33
https://www.lifesitenews.com/news/france-on-the-brink-of-becoming-a-totalitarian-health-dictatorship-prominent-philosopher

https://www.lifesitenews.com/news/france-on-the-brink-of-becoming-a-totalitarian-health-dictatorship-prominent-philosopher

La France sur le point de devenir une dictature totalitaire de la "santé" : éminent philosophe

 

Pierre Dulau, philosophe et professeur de philosophie à l'université de Strasbourg a fait ces commentaires lors d'une récente conférence dans laquelle il a également évoqué son nouveau livre analysant l'impact des mandats de masque sur le contrat social et l'importance unique du visage humain.

 

Par Peter Levinson

PARIS, France, 19 juillet 2021 ( LifeSiteNews ) — Un éminent philosophe français a dénoncé la récente décision du gouvernement français d'imposer des passeports COVID pour de nombreuses activités de base, avertissant que la France entre maintenant dans une ère d'"hygénisme totalitaire".

 

Pierre Dulau, philosophe et professeur de philosophie à l'université de Strasbourg a fait ces commentaires lors d'un récent entretien avec le site d'information français "Aletia", au cours duquel il a également évoqué son nouveau livre analysant l'impact des mandats de masque sur le contrat social et la importance unique du visage humain.

 

Le livre de Dulau a été co-écrit par son collègue philosophe et professeur de philosophie Martin Steffens et publié le 29 Avril 2021.

 

Un résumé du livre, qui peut être trouvé sur la librairie en ligne française « La Procure », se lit comme suit :

 

Une réflexion sur le visage comme organe politique et comme fondement du contrat social, à l'heure où cet organe est masqué à cause de la crise sanitaire. Soulignant l'importance du visage humain dans les relations sociales, les deux auteurs réfléchissent aux conséquences psychologiques de la crise, dévoilant une stratégie de résistance à l'atmosphère actuelle de négativité.

 

Le livre fait partie d'un courant politique et philosophique croissant qui aborde et s'oppose au développement progressif de ce que les auteurs du livre appellent une "société hygiéniste" et de ce que certains manifestants lors de récentes manifestations à l' échelle nationale appelaient une "dictature sanitaire".

 

Au cours de l'entretien, M. Dulau a d'abord abordé la question des mandats de port de masque qui, en France, sont imposés dans les espaces publics, tant à l'intérieur qu'à l'extérieur, depuis près d'un an. Le mandat de port de masque dans les espaces extérieurs en France a été levé il y a seulement un mois.

 

Dulau a commencé l'entretien par un rappel bien nécessaire de la signification et de l'importance du visage humain :

 

Il est important avant tout de comprendre ce qu'est un visage. Le visage humain est à la fois ce qui montre notre singularité et ce qui fait de nous des êtres sociaux. D'un côté il exprime ce qui rend chacun irremplaçable et unique, de l'autre c'est aussi ce qui ne nous appartient pas : mon visage est la partie de moi que je ne peux pas voir car il est immédiatement offert aux autres.

 

Commentant les répercussions que la mesure du mandat du masque peut avoir sur la société, l'auteur a expliqué :

 

A quoi sert le masque ? Il nous dépersonnalise, car il rend invisible notre singularité, certes, mais – ce qui est sans doute pire encore – il nous exclut du regard de la communauté. Pourtant cet aspect fait partie de ce qui constitue notre être ! Littéralement parlant, on pourrait dire que le masque nous "abîme" ! Ainsi, si le masque nous protège, il le fait au prix de ce qui nous rend humains. Il ne faut pas se féliciter qu'une telle mesure puisse devenir une nouvelle norme sociale.

 

Dulau a ensuite évoqué l'idée de "distanciation sociale", un terme devenu omniprésent depuis le début de la crise. Lorsqu'on lui a demandé de partager ses réflexions sur le sens réel de ces mots, Dulau a commenté :

 

Tout d'abord, je pense que cette expression est une contradiction en soi. La promesse de la société (…) est de permettre à chacun de surmonter la distance qui le sépare des autres. Mettre la distance au cœur de la société, c'est admettre qu'il n'y a pas de société mais seulement un agrégat d'individus réunis uniquement par le destin. Deuxièmement, il faut souligner que grammaticalement parlant, le mot "distanciation" est une forme continue. Il indique un processus, un mouvement qui ne donne aucune indication de jamais s'arrêter. C'est ce qu'il faut craindre...

 

Enfin, interrogé sur le pass sanitaire, Dulau a fait part de son inquiétude face à l'érosion des libertés sous prétexte de sauvegarde de la santé :

 

Ce que je trouve alarmant au sujet des mesures prises récemment, c'est qu'elles prévoient de diviser la citoyenneté en échelons et en rangs en fonction de l'état de santé supposé des individus. Revenons sur la définition de l'esclave dans les temps anciens. Qui est l'esclave ? Celui qui préfère la vie à la liberté.

 

L'interview de Dulau a également fait l'objet d'un commentaire de l'abbé Gabin Hachette de la Société Sacerdotale Saint-Pie X (FSSPX) publié la semaine dernière sur La Porte Latine, le site Internet de la FSSPX pour le district de France. L'abbé Gabin a noté que "Martin Steffens et Pierre Dulau voient dans notre époque actuelle un tournant, celui d'une transition vers un nouveau type de société sous prétexte sanitaire : l'apparition du virus Sars-CoV-2."

 

Selon cette idée, la France semblerait être dans sa dernière étape de transition vers cette nouvelle société, le président français Emmanuel Macron ayant annoncé la semaine dernière la décision d'imposer la vaccination au personnel soignant et un passeport COVID à tout citoyen français de plus de 12 ans.

 

Non seulement des milliers de personnes se sont rassemblées dans les rues pour s'opposer aux nouvelles mesures, mais les politiciens français de tous les partis politiques, de gauche comme de droite, ont commencé à prendre la parole pour les dénoncer.

 

Lundi, suite à l'annonce des nouvelles mesures : Gilbert Collard, membre du parti souverainiste français RN (Rassemblement national), dans une interview à RT France a évoqué la mise en place d'une "dictature de la vaccination".

 

"Je ne suis pas contre le vaccin. Je ne suis ni pour ni contre le vaccin. Mais je pense que tout le monde devrait avoir des options et je considère que forcer la population à se faire vacciner (...) constitue une violation de la liberté de disposer de son propre corps, et je pense que ce n'est pas normal", a déclaré Collard.

 

Jeudi, Nicolas Dupont-Aignan, fondateur du parti gaulliste et souverainiste Debout La France, a déclaré à la chaîne de télévision française LCI que les nouveaux mandats sont "une grave violation de notre modèle de société".

 

Dans une vidéo qu'il a postée lundi sur YouTube, Dupont-Aignan a dénoncé ce qu'il a qualifié de "mesures liberticides, contraires aux principes fondamentaux de la République" et a qualifié le président Macron de "dangereux", allant jusqu'à dire : "cet homme est devenu fou." Dupont-Aignan a également lancé une pétition contre l'imposition du passeport COVID suite à l'annonce de Macron.

 

Même Jean-Luc Mélenchon, un homme politique d'extrême gauche et fondateur du parti politique français La France Insoumise, a appelé Macron à revenir sur sa décision dans un tweet qu'il a publié mardi dernier qui disait :

 

Contradictions, aberrations : les décisions de Macron sentent la discrimination sociale et l'abus de pouvoir. Exemple : le laissez-passer sanitaire obligatoire sera contrôlé par des policiers non vaccinés. Bienvenue au pays de l'absurdité.

 

Depuis lundi, le nombre d'intellectuels, d'hommes politiques et de journalistes français qui critiquent la politique de Macron augmente d'heure en heure. L'espoir de beaucoup maintenant est qu'une décision du Conseil constitutionnel, la plus haute autorité constitutionnelle de France, empêchera les propositions de devenir loi. Les députés français se réuniront mercredi en session extraordinaire du Parlement pour débattre du projet de loi qui introduirait les mandats.

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20 juillet 2021 2 20 /07 /juillet /2021 13:09

Nous l'écrivions ici le 13 juillet dernier : " le ... raisonnement (pas de droits pour les non-vaccinés) de rupture du pacte social à sens unique et contre une catégorie de la population est un jeu dangereux pour les oligarques. D'une part, cela divise les Français en deux classes montées l'une contre l'autre, ... D'autre part, au jeu de l'État défaillant, si l'État peut refuser de prendre en charge la réa de quelqu'un qui aura refusé la vaccination expérimentale, cette personne pourra tout aussi bien à titre de réciprocité refuser de payer ses impôts. Qu'est-ce qui empêchera alors cette personne de demander à verser ses cotisations sociales ailleurs qu'à la sécurité sociale, dans un organisme qui (par exemple) respectera ses engagements, les droits de la personne, bref qui respectera le contrat social ? Cette personne ne sera-t-elle pas justifiée à demander, en contre-coup, un nouveau pacte social, plus juste ?"

Une boîte de Pandore.

Interdire l’hôpital aux non-vaccinés, ou la fin du monopole de la sécurité sociale

Interdire l’hôpital aux non-vaccinés, ou la fin du monopole de la sécurité sociale

par Éric Verhaeghe.

 

La loi Macron qui se prépare devrait interdire l’accès des non-vaccinés aux hôpitaux, « sauf en cas d’urgence » affirme l’article 1 (2e alinéa). Cette mesure constitue une déflagration en termes de respect des droits humains les plus élémentaires, difficile à imaginer dans une démocratie comme la France. Concrètement, un malade du cancer, un diabétique, un porteur d’une infection de longue durée, ne pourra plus se faire soigner normalement dans son hôpital habituel, sauf à accepter d’être vacciné. Les conséquences à long terme de cette mesure inique seront immenses sur la mortalité des Français et sur l’espérance de vie moyenne, sans commune mesure avec le nombre de décès peut-être évités du fait de la vaccination générale. Surtout, cette mesure remet totalement en cause le « contrat social » de 1945 et le principe même de la sécurité sociale, dont le monopole ne survivra pas. Voici pourquoi.

 

Interdire l’hôpital aux non-vaccinés devrait avoir une conséquence douloureuse sur le monopole de la sécurité sociale. Ce point n’a pas été clairement vu par Emmanuel Macron, mais il s’agit là d’un effet boomerang redoutable qui devrait percuter de plein fouet le motif officiel de la « protection » des Français qui a servi à justifier cette mesure de ségrégation.

 

Interdire l’hôpital aux non-vaccinés : quelle mauvaise idée !

Dans l’avalanche d’éléments de langage couvrant les non-vaccinés de sarcasmes, une disposition a fait l’objet de peu de commentaires, mais elle constituera pourtant, le moment venu, si elle est maintenue dans le projet de texte qui est présenté aujourd’hui au Conseil des Ministres, un poison aussi rapide que violent pour le gouvernement et pour l’ensemble de l’édifice de la protection sociale en France. Il s’agit de l’interdiction qui sera faite aux non-vaccinés d’accéder aux hôpitaux et, plus généralement, aux établissements accueillant des personnes vulnérables, hors « cas d’urgence ».

 

On n’a pas bien mesuré encore les conséquences humaines, humanitaires, démographiques, de cette disposition dont la violence est probablement sans égale depuis une centaine d’années dans le monde, et pas seulement en France.

 

Premièrement, et c’est au fond le point le plus bénin, elle interdira aux non-vaccinés de rendre visite à leur grand-mère dans une maison de retraite, à leur enfant hospitalisé après une mauvaise chute au ski, à l’épouse, au frère, à la sœur, victime d’une crise cardiaque. Elle interdira aussi au non-vacciné de rendre un dernier hommage à un proche décédé à l’hôpital.

 

Deuxièmement, elle interdira aux non-vaccinés cancéreux, diabétiques, insuffisants de tous ordres, de se rendre à l’hôpital pour leurs soins ordinaires, pour leurs visites de contrôle, ou pour des diagnostics plus poussés. Bref, elle aura le même effet que le confinement l’an dernier. À long terme, cette mesure aura de lourdes conséquences sur la mortalité des personnes les plus faibles, dans de bien plus larges proportions que les morts du COVID prétendument évitées par la vaccination.

 

Bref, cette mesure est non seulement absurde, mais elle est cruelle et inhumaine. Il faut se demander par quelle manipulation le gouvernement en place a pu inoculer tant de haine à la majorité silencieuse des vaccinés.

 

Un problème juridique majeur pour l’assurance-maladie

Mais au-delà de ces considérations morales devenues anecdotiques dans une société dystopique, la mesure d’interdiction va soulever une difficulté juridique de premier ordre dont les apprentis sorciers au pouvoir n’ont pas encore mesuré l’ampleur.

 

Depuis la loi de financement de la sécurité sociale pour 2016, l’État a en effet instauré une « protection universelle maladie » (PUMA), contrepartie du monopole de l’assurance -maladie en France. Comme le précise très clairement le site de l’assurance-maladie :

 

« Toute personne qui travaille ou réside en France de manière stable et régulière a droit à la prise en charge de ses frais de santé à titre personnel et de manière continue tout au long de sa vie : tel est le principe de la protection universelle maladie ».

 

Ce droit, qui a mis longtemps à émerger, se fonde sur le principe de la cotisation obligatoire ou de l’imposition obligatoire des revenus pour financer la sécurité sociale. Comme tout revenu est obligé de financer cette machine monopolistique, tout imposé ou tout cotisant doit y avoir droit.

 

On voit bien ici le problème qui se pose : l’obligation légale ne pourra plus être remplie, puisque l’État interdit, par une décision administrative, l’accès aux soins et à la protection universelle. Nous sommes ici dans le même cas de figure que le contentieux entre les assureurs et les restaurateurs victimes d’une perte d’exploitation due au confinement. Du fait d’une mesure administrative, l’assureur ne peut plus exécuter le contrat de protection auquel l’assuré a souscrit.

 

Problème à venir sur les cotisations sociales

Une première conséquence de cette restriction des prestations remboursables par cet assureur monopolistique qu’est la sécurité sociale tient au montant des cotisations : peut-on réellement facturer au tarif des vaccinés qui profitent de toutes les prestations un contrat d’assurance (présenté comme « solidaire », quelle bien étrange expression) qui est amputé de la part la plus importante de ses garanties ?

 

Non, bien entendu, et c’est le principe même de l’unicité du tarif qui se trouve mise en cause par la mesure gouvernementale. Au titre de la contributivité de la sécurité sociale, aucune juridiction ne pourrait soutenir que, à contributions égales, les droits ne sont plus les mêmes.

 

Le monopole de la sécurité sociale est mort

Assez logiquement, on voit bien que ce n’est pas seulement le principe de la cotisation sociale qui va souffrir de la mesure de discrimination décidée unilatéralement par Emmanuel Macron, mais le principe du monopole de l’assurance-maladie qui est fragilisé. Si les assurés sociaux ne peuvent plus avoir accès aux mêmes prestations qu’avant, et spécialement aux prestations les plus vitales, les plus importantes, de quel droit l’État les empêcheraient-ils de changer d’assureur, et de se tourner vers un assureur qui leur permet, par exemple, de bénéficier de soins renforcés à domicile, ou de soins hospitaliers dans des contrées plus accueillantes ?

 

Sauf à plaider un droit de l’État à exclure certains assurés de l’accès aux soins, on voit mal quel motif tiendrait devant le Cour de Justice de l’Union européenne pour obliger les non-vaccinés à financer une assurance-maladie qui ne leur apporte pas de garanties de santé suffisantes.

 

Politiquement, le combat dans lequel Emmanuel Macron s’est lancé semble donc à haut risque. Et juridiquement, il pourrait avoir des conséquences systémiques majeures : en interdisant l’accès aux soins pour certains assurés, il tue l’idéal de 1945 (où il en dévoile l’imposture profonde, puisqu’il ne s’agit pas de protéger, mais de dominer), et il en ruine les fondements juridiques.

 

En ce sens, l’interdiction de l’hôpital aux non-vaccinés est une bonne mesure. Elle ouvre les yeux sur ce que signifie vraiment la sécurité sociale.

 

source : https://lecourrierdesstrateges.fr | https://reseauinternational.net/interdire-lhopital-aux-non-vaccines-ou-la-fin-du-monopole-de-la-securite-sociale-enfin/

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20 juillet 2021 2 20 /07 /juillet /2021 12:17
Dr Ochs : "En Israël il y avait zéro mort avant le vaccin, chez les enfants, il y a déjà vingt-huit morts"

Condamné ce 14 juillet à un an d'interdiction d'exercer, pour dénonciation du protocole Covid gouvernemental, le Dr. Ochs (luxembourgeois) … exerce son droit de réponse aux journalistes lors de sa sortie du Conseil de discipline. Magistral malaise

 

Source

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20 juillet 2021 2 20 /07 /juillet /2021 09:56

Suivant les traces de Néron, Macron vient de faire des non-vaccinés les boucs émissaires de l’appauvrissement express des Français provoqué par les mesures démentes, erratiques et contradictoires qu’il a prises soi-disant contre le Covid, alors même que la maladie est relativement bénigne et ne touche qu’une frange réduite de la population qu’il aurait été facile de protéger et de soigner.

Pourquoi Macon ne fait-il pas brûler vifs les non-vaccinés ?

 

 

Si Macron ne fait pas brûler vifs les non-vaccinés, ce n’est pas par bonté d’âme, non, c’est parce qu’il en a besoin pour élargir sa base électorale à l’approche des élections présidentielles. Il a compris que la menace de l’extrême-droite ne faisait plus recette. Marine le Pen s’est ralliée à l’idéologie dominante (capitalisme, mondialisme, atlantisme et européisme) comme la gauche avant elle, et il est devenu impossible de diaboliser le Rassemblement National. Macron doit donc trouver une autre menace, et les non-vaccinés, qu’on peut aisément accuser de mettre en danger toute la population par leur inconséquence et leur manque de civisme, sont l’incarnation idéale d’une menace inexistante. C’est de la même manière qu’a fonctionné la menace terroriste. Entre le 11 septembre 2001 et le début de la « pandémie » de Covid-19, les terroristes authentiques ou fabriqués ont peuplé nos cauchemars et saturé nos médias. Les populations se sont habituées à voir leurs libertés fondre comme neige au soleil, alors même que la probabilité d’être victime d’un attentat était infinitésimale. Mais à force de servir, la menace terroriste s’était usée, et on ne peut que s’émerveiller de l’à-propos avec lequel le destin a sorti de son chapeau la menace sanitaire, pour le plus grand profit de la Caste.

 

[...]



Le vaccin n’a pas de fonction médicale. Il ne protège pas du Covid. Et, soit dit en passant, heureusement pour nous que le Covid, celui des médias, celui qui décime les populations, n’existe pas, sinon nous serions tous morts, vu que le vaccin semble plutôt aggraver l’épidémie et que les médicaments traditionnels nous sont interdits… Le vaccin a une fonction politique, il sert à opposer entre elles les deux classes sociales françaises. Il a pour rôle de monter l’une contre l’autre la bourgeoisie et la classe laborieuse : les cadres, le corps enseignant, les fonctionnaires, ceux qui travaillent dans les bureaux ou à distance, les retraités aisés, contre ceux qui ont les mains dans le cambouis et que la Caste méprise ou honore suivant le besoin qu’elle a d’eux.



[…]

 

 

Voilà la définition de la dictature que donne le Larousse :
« Dans le domaine de la politique, on appelle « dictature » un régime dans lequel une personne (dictateur), ou un groupe de personnes, disposant d’un pouvoir absolu, s’y maintient de manière autoritaire et l’exerce de façon arbitraire. »

On voit que Macron coche toutes les cases sans compter qu’il prend ses ordres de la Commission européenne qui est régie par une Constitution que les Français ont rejetée par un Référendum en 2005.

Voilà les raisons que j’ai trouvées à l’apathie de la population :

Les Français croient qu’il ne peut pas y avoir de dictature en France, pays de la liberté et des droits de l’homme.


Les Français croient que les gouvernements œuvrent pour leur bien. Ils ne peuvent pas croire que ceux qu’ils ont élus soient prêts à les détruire pour s’enrichir ou faire carrière.
Les Français ne se rendent pas compte qu’ils sont désinformés à longueur de journée et qu’ils subissent une propagande de tous les instants. Ils croient les médias et le gouvernement qui leur mentent sans arrêt ouvertement ou par omission.
Les Français ne pensent par eux-mêmes. Ils se contentent de répéter ce qu’ils entendent ou lisent dans les médias, mais cela ne les empêche pas de s’accrocher à leurs idées comme si leur vie en dépendait.
Les Français ont besoin de l’estime de leurs concitoyens et penser « comme tout le monde » les rassure.
Parce qu’ils croient le gouvernement, ses médias et ses « scientifiques » qui attisent la peur, la haine et la discorde, ou parce qu’ils ne savent plus qui croire, les Français sont gagnés par une forme d’hystérie collective aveugle, mais ils ne s’en rendent pas compte.
La plupart des gens attachent plus d’importance à leurs croyances qu’à la réalité. Au lieu de voir ce qui est, ils voient ce qu’ils croient qui est ou qui devrait être.


La propagande de guerre

 

La propagande de guerre n’est pas différente de la propagande Covid, elle engendre pareillement une forme d’hystérie collective qui balaie tout sur son passage comme un raz de marée. Il est plus facile d’entraîner les foules dans la folie que de les convaincre par la raison et le bon sens. Les pacifistes sont balayés par les bellicistes et le peuple chauffé à blanc se laisse entraîner dans une guerre dont il fera les frais. Le moindre argument de bon sens ou de logique, la moindre mise en garde, réserve ou hésitation est qualifiée de trahison.

Macron, discours du 16 mars 2020 (YouTube)

 

[...]

La haine du non-vacciné inonde les plateaux TV

 

 

J’écoutais tout à l’heure des éditorialistes sur BFM TV et Cie. C’est incroyable à quel point ils suintent la haine. Plus tyranniques que le tyran, plus venimeux que le serpent à sonnettes, les chiens de garde du pouvoir, tout hérissés d’indignation vertueuse, enveloppent de la même haine rance et tripale les non-vaccinés et les Gilets jaunes qui commettent le crime inexpiable de refuser de se soumettre, pour leur bien, aux diktats de la Caste. Ces donneurs de leçons ne nous pardonneront jamais d’avoir la prétention de savoir mieux qu’eux ce qui est bon pour nous. Et on voit bien qu’ils ne nous lâcheront pas, ce sera eux ou nous.

Mais il y a de la résistance et la résistance prend des chemins mystérieux. Elle vient souvent de là où on l’attendait le moins, car le courage n’a rien à voir avec les idéologies, dont on hérite généralement. Le courage vient de l’intérieur de nous-mêmes et il se manifeste souvent à l’improviste, au détour d’une situation insupportable, qui nous pousse, presque à notre insu, à prendre des risques personnels pour sauver des valeurs et/ou d’autres personnes. Les « courageux » sont presque toujours eux-mêmes surpris de leur courage car on ne décide pas d’être courageux, ce sont les circonstances et notre degré de force intérieure qui en décident. Comme on sait, il y a très peu de courageux. C’est pourquoi, je crois qu’il faut saluer le courage, d’où qu’il vienne. Par exemple celui de Lionnel Luca, le maire de Villeneuve Loubet, lors de son discours du 14 juillet.

Néron n’était pas courageux. C’était un psychopathe narcissique et sadique, un fou malfaisant et provocateur qui, comme tous les lâches, abusait de son pouvoir. A force d’excès, d’abus et de brutalités, il s’est retrouvé isolé. Le Sénat l’a démis et, pour échapper au châtiment des Parricides*, il s’est donné la mort. « Le Sénat a voté sa damnatio memoriae, et maudit sa mémoire. En Occident, il reste le symbole de ce que la Rome antique a enfanté de plus monstrueux », selon Wikipedia.

Macron n’a pas sa dimension tragique. Bien qu’il soit tout aussi isolé, comme il l’a reconnu lui-même quand il s’est plaint que nous soyons devenus : «une nation de 66 millions de procureurs », il ne paiera pas pour le mal qu’il nous a fait. Il ne sera pas tenu responsable de ses crimes. Il n’est qu’un Néron de pacotille, un Néron de passage. Il a emprunté les habits de Néron, comme un comédien endosse un rôle qui lui va comme un gant, pour remplir la mission que la Caste lui a confiée : piller la France et soumettre les Français. La Caste l’exfiltrera lorsqu’il aura fait ton temps pour le remplacer par un autre tyranneau à ses ordres (le favori semble être pour l’heure Xavier Bertrand) qui à son tour et à sa manière mettra la France et les Français en coupe réglée… pour leur bien, évidemment !

Une note d’espoir

 

Selon Michel Maffesoli, dont la pensée iconoclaste est toujours rafraîchissante, comme l’est celle d’Emmanuel Todd, la caste occidentale sent qu’elle perd son pouvoir et cela explique son durcissement. En effet la société est en train de changer, l’ère de l’individualisme hérité des Lumières touche à sa fin, et des communautés de vie et d’intérêt se créent partout. C’est ce que le pouvoir politico-financier combat en le traitant de « communautarisme » mais il a déjà perdu la bataille. Les gens se regroupent et partagent. Ils se remettent à vivre ensemble. Et comme on le sait, l’union fait la force !



Dominique Muselet

Montreuil, le 19 juillet 2021

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20 juillet 2021 2 20 /07 /juillet /2021 09:27
Ne paniquez pas ! Il n’est pas forcément nécessaire d’être un héros pour échapper à l’injection expérimentale forcée !

Il n’est pas forcément nécessaire d’être un héros pour échapper à l’injection expérimentale forcée !

Je fais partie de celles et ceux qui pensent qu’il suffit de dire « non » pour échapper à une mesure qui nous semble totalement inacceptable. J’ai d’ailleurs refusé le confinement, le port du masque, mes enfants ont dû quitter l’école, car ils n’étaient pas acceptés sans masque malgré un certificat médical. Le problème de la vaccination obligatoire ou du pass sanitaire ne se posent donc pas pour moi. Je n’aurai pas de passeport sanitaire, je ne me ferai pas un test PCR quand bien même il serait obligatoire pour faire des courses et mes enfants ne seront pas vaccinés pour aller en fac. Et hormis sous la menace d’une arme (et encore, car si cela devait arriver j’aurais probablement la mienne), ni ma famille ni moi-même ne serons injectés par ces produits inefficaces et dangereux… Il suffit de lire la littérature scientifique et ce qu’il se passe à l’étranger pour s’en convaincre…

Oui je pense qu’il suffit d’affirmer « je suis libre de… » pour échapper aux mesures dictatoriales.
Oui, mais… je ne suis pas tout le monde !

Il suffit de voir comment l’immense majorité des enfants ont été masqués à l’école y compris l’immense majorité des enfants des « résistants ».

Dans les faits, il n’est pas si simple de dire « non » et d’autant plus dans une société qui nous a appris à tout accepter au nom de la « sécurité ».

Il est urgent d’attendre !
Rappel sur l’obligation vaccinale ou le pass vaccinal.

Il n’existe strictement aucune obligation vaccinale Covid pour qui que ce soit en France.

À ce jour le pass sanitaire n’est obligatoire que pour certains concerts ou grands événements et pour partir à l’étranger et en Corse… Et c’est tout !

J’écrirai « pass vaccinal », car dès lors que les tests deviendraient payants et valables 24 h, vous comprendrez bien que l’on ne peut pas prévoir un budget de 10 000 euros par mois pour vivre.

Coup de bluff
Macron a fait croire que l’extension des premières obligations se ferait à partir du 21 juillet !

Ce qui est présenté comme « faits » n’est que « projets ». C’est un coup de bluff formidable parce qu’il va falloir voter des lois à l’assemblée, puis passage au Sénat, puis retour à l’assemblée. Il va aussi y avoir de nombreux amendements déposés. Il va falloir aussi que l’on statue sur l’aspect constitutionnel de ces lois et si elles ne vont pas à l’encontre de règlements européens, de traités internationaux ou autres. Sans compter tous les recours lancés tous azimuts par les défenseurs des droits de l’homme…

Bref, cela va prendre des semaines pour ne pas dire des mois et rien ne dit que cela aboutisse !

Ce qui fait le plus peur, c’est l’obligation vaccinale pour travailler ou se rendre à son travail.

Les restaurants, concerts et autres cinémas n’auront qu’à mourir s’ils s’abaissent à vouloir faire respecter ces lois iniques introduisant l’apartheid en France et des citoyens de seconde zone.

En premier lieu, ATTENDRE !
Il n’y a strictement aucune raison de se précipiter pour se faire injecter ces substances expérimentales en cours de test. Les français qui se sont précipités suite à l’annonce du dictateur ont affirmé que leurs vacances aux Caraïbes ou en Corse de cette année avaient plus de valeur que leur vie. Leurs précieuses vacances valaient bien de jouer à la roulette russe, quitte à avoir un cancer provoqué par cet ARNm dans 10 ou 20 ans ou des problèmes de fertilité ! Cela me semble fou, au regard des 10 000 décès reconnus de la vaccination (donc largement minimisés) aux USA et les centaines de milliers d’effets secondaires, dont certains à vie !

Alors quelles sont les stratégies possibles ?

L’impossibilité vaccinale !
Il va bien y avoir des médecins militants et courageux qui feront honnêtement leur travail en délivrant des certificats médicaux aux personnes qui ne peuvent se vacciner pour raison de santé. Il est de plus évident que les causes psychiatriques sont à prendre en compte, comment vacciner une personne phobique qui pourrait aller jusqu’à se faire du mal si on lui imposait l’injection ?

Le « prouve-moi que ta démarche est légale ! »
Dès lors qu’une autorité ou un commerce va vous dire de présenter un pass sanitaire ou un certificat de vaccination, vous êtes en droit que lui demander sur quels textes de loi elle base son affirmation.

Je n’aborderai pas l’aspect juridique qui va être largement développé par Carlo Brusa, président de réaction 19. Vous pourrez donc soit dire que la demande est illégale si elle relève purement d’un texte qui n’est pas une loi et le menacer de plainte au pénal. Et si d’aventure une loi avait vu le jour, vous pourrez lui signifier que cette loi est en contradiction totale avec des lois et traités existants et donc qu’elle n’a pas valeur légale. À ce titre, je ferais référence à une soignante résistante italienne qui, dans l’obligation de se vacciner, s’est rendue au centre de vaccination avec son avocat. L’obligation vaccinale étant imposée au nom de la solidarité et du contrôle de l’épidémie, celle-ci a demandé au médecin de lui signer un document indiquant que l’injection permettait d’empêcher la contamination et la propagation du virus. Bien évidemment, le médecin n’a pas signé et aucun médecin ne signera jamais un tel document parce que c’est faux. Sur ce, l’avocat a fait appel à la police pour faire constater le refus de signature du document. Cette femme a ainsi réussi à gripper le système : d’un côté une obligation vaccinale au nom de la solidarité et de l’autre une preuve que le vaccin n’est pas un vaccin, mais une thérapie…

La loi
Une procédure de licenciement ne se fait pas comme ça et il faudra probablement des mois pour qu’elle aboutisse si elle devait aboutir. Il est important de se faire conseiller en fonction des situations, de son emploi, etc.. En tout état de cause, j’imagine que tout document qui n’est pas envoyé en recommandé avec accusé de réception n’existe pas… Si la tournure devient juridique, frapper un grand coup le plus tôt possible et essayer de renverser la vapeur « Je vais porter plainte contre vous » afin de refroidir quelques ardeurs.
Je vous rappelle aussi que les juges de prud’hommes sont certainement moins aux bottes de l’État.
Tout ce qui pourrait faire peur à la hiérarchie d’un point de vue juridique ET d’un point de vue médiatique pourrait donc être de nature à les faire réfléchir…

Les « NON » je ne suis pas d’accord !
Le « non » peut prendre plusieurs formes…

Un « non je ne me ferais pas vacciner et ce n’est pas négociable… ».
Un « non je ne te dirai pas si je suis vacciné ou pas, cela ne te regarde pas, tu n’es pas mon médecin » qui peut aussi être formulé comme « mon information vaccinale relève du secret médical. »
Les stratégies de l’usure
Je vous rappelle que si cette mesure voit le jour, elle prendra probablement des semaines ou des mois pour passer de la théorie au décret d’application et qu’il est fort possible, s’il reste un peu d’État de droit, que la mesure passe aux oubliettes. Il n’est pas non plus impossible que si cette mesure devient obligatoire sur le papier, que soit elle ne sera jamais appliquée, soit les textes ne prévoiront pas de sanctions.
Donc l’important est de tenir !

« Oui je vais me vacciner ! »
Laisser pourrir… Un jour vous dites que vous avez pris rendez-vous, un jour vous dites que vous hésitez entre deux vaccins, etc. Vous dites « oui », mais vous faites « non » ! Grâce à cette stratégie, vous pouvez gagner quelques semaines…

« Demain, je te passe les papiers ! »
Vous dites que vous êtes vacciné, même si c’est entièrement faux et là aussi vous faites pourrir la situation… Plusieurs formulations existent comme « Je l’ai posé hier sur ton bureau » ou « je l’ai donné à Michel » (qui est en congé pour un mois). À noter que si c’est une administration qui le demande ou qu’il y a plusieurs responsables à ce poste dans l’entreprise, pourquoi ne pas changer d’interlocuteur. Par exemple mardi je vais m’inscrire en fac, on me demande la preuve de vaccination, je reviens mercredi où une autre personne me recevra qui sera peut-être résistante et n’exigera pas le document…

« Je vais créer un groupe de réflexion ! »
Ceci n’est possible que dans les grandes entreprises qui adorent faire des réunions qui ne servent strictement à rien. Dans cette hypothèse vous allez proposer de créer un groupe de réflexion sur la vaccination, groupe qui aura pour objectif de déterminer quel est le meilleur vaccin, par exemple celui qui ne risque pas de diminuer la productivité…

La prise de conscience… « Tu veux le résultat de mon dernier frottis vaginal ? »
Mettre en place un dialogue qui permette à l’autorité qui vous fait cette demande à quel point elle est délirante, contraire aux droits de l’homme et relève de l’intime. Lui demander par exemple pourquoi il ne demande pas si vous êtes séropositif et lui demander si c’est un monde comme ça qu’il désire pour ses enfants…

Le « placard »
Si d’aventure ces lois scélérates rentraient en application, elles ne pourraient pas le rester pendant 10 ans. Autant on pourrait peut-être rendre l’obligation pendant un ou deux ans, mais pendant dix ans pour combattre un virus qui ne tue pas avec un vaccin qui ne marche pas, c’est compliqué. Sans compter que les remontées d’effets secondaires sur les personnes vaccinées de force seront obligatoirement plus efficaces, sans compter les multiples procès.
Un « mon fils est mort alors que la vaccination n’est pas obligatoire » n’aura pas le même impact judiciaire que « mon fils est mort alors que vous l’avez obligé à se vacciner ! ».
Si on vous menace de vous mettre à l’écart, prenez le placard, cela vous permettra enfin d’écrire le livre que vous rêvez d’écrire depuis dix ans. Si on vous place en télétravail, alors acceptez !

En revanche, le cadeau qu’il ne faut surtout pas leur accorder est le « je vais démissionner ! ».

Si vous deviez les provoquer, dites plutôt :

« Allez ! Virez-moi ! Vous allez voir le procès et la publicité que vous allez vous prendre dans le cul ! »



En conclusion ?
Bien malin celui qui sait ce qu’il va se passer demain. Cela va dépendre non seulement de la résistance du peuple français, mais aussi de la résistance et des politiques des pays étrangers et européens. Croyez bien que la France ne peut pas devenir plus dictatoriale que la Chine ou la Corée du Nord sans que cela pose problème.

Donc même si vous n’allez pas au conflit frontal, il est certainement possible d’adopter des stratégies d’évitement, stratégies qui seront adaptées selon l’évolution de sa situation personnelle. Les appels au boycott, les entreprises de la honte, la médiatisation sont aussi des armes redoutables.

Personnellement, je prône le boycott des entreprises ou services publics qui feront la promotion et mettront en œuvre le passeport vaccinal ou la vaccination obligatoire non seulement pour la durée de la dictature, mais aussi à vie !

Il n’est pas un secret que je ne remettrai jamais les pieds dans mon magasin Botanic, car il refuse l’accès à des personnes sans masque munies d’un certificat médical ou dans Burger King qui vient d’annoncer à ses salariés qu’ils seront virés s’ils ne sont pas vaccinés alors que ce n’est qu’un projet de loi.

Tous ces collabos adorateurs de l’apartheid doivent comprendre que leurs actes les engagent à vie !

Alain Tortosa.

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20 juillet 2021 2 20 /07 /juillet /2021 00:00
Sainte Marguerite, dans Le Petit Livre des Saints, Éditions du Chêne, tome 1, 2011.

Sainte Marguerite, dans Le Petit Livre des Saints, Éditions du Chêne, tome 1, 2011.

Martyrologe Romain : À Antioche de Pisidie, sans doute au début du IVe siècle, sainte Marine ou Marguerite, dont on rapporte qu’elle consacra son corps au Christ par sa virginité et son martyre. (1)

 

Marguerite d'Antioche de Pisidie ou sainte Marine ou sainte Marina (morte vers 305) est une vierge martyre du IVe siècle. C'est une sainte fêtée le 20 juillet.

 

Convertie au christianisme, elle fait vœu de virginité, repousse les avances du gouverneur romain Olybrius et refuse d'abjurer sa foi.

 

 

La légende veut qu'elle fut avalée par un monstre, dont elle transperça miraculeusement le ventre pour en sortir indemne au moyen d'une croix. C'est pourquoi on la représente généralement "hissée sur le dragon". Pour Jacques de Voragine dans la Légende dorée, elle l'aurait piétiné et vaincu ainsi. Le dragon symbolise le diable et le paganisme.

 

Son martyre se poursuit et elle meurt décapitée.

 

Sainte Marguerite est choisie par la dévotion populaire comme protectrice des femmes enceintes.

Sainte Marine, ou Marguerite ou Marina, vierge et martyre († début IVe s.)

 

Elle est, avec saint Michel et sainte Catherine d'Alexandrie, l'une des trois saints qui apparaissent à sainte Jeanne d'Arc et lui confient sa mission. (2)

 

C'est sainte Jeanne d'Arc qui donna une existence historique à cette martyre inconnue qui aurait été originaire d'Antioche et qui fut très populaire au Moyen Age. (3);

 

En Orient, elle est connue sous le nom de Sainte Marine. (4)

Sainte Marguerite et le dragon, peinture, Titien (v. 1565)

Sainte Marguerite et le dragon, peinture, Titien (v. 1565)

Théotime, homme érudit, a écrit sa légende. Il aurait été, dit-on, témoin oculaire des faits rapportés ici. Un bréviaire espagnol les raconte aussi sous le nom de Sainte Marine qui serait la même que Sainte Marguerite (Cf. Bivar sur Dexter). (Abbaye Saint-Benoît)

 

Marguerite, citoyenne d'Antioche, fut fille de Théodose, alias Edesius, patriarche des gentils. Elle fut confiée à une nourrice; et quand elle eut atteint l’âge de raison, elle fut Baptisée et c'est pour cela qu'elle était grandement haïe de son père.

 

Parvenue à l’âge de quinze ans, elle gardait un jour, avec d'autres jeunes vierges, les brebis de sa nourrice, quand le préfet Olibrius, passant par là et voyant une jeune personne si belle, s'éprit d'amour pour elle et lui dépêcha ses esclaves en disant:

« Allez et saisissez-vous d'elle: si elle est de condition libre, je la prendrai pour ma femme ; si elle est esclave, j'en ferai ma concubine. »

 

Quand elle eut été amenée en sa présence, il s'informa de sa famille, de son nom et de sa religion.

Or, elle répondit qu'elle était noble de naissance, Marguerite de nom, et Chrétienne de religion.

Le préfet lui dit : « Les deux premières qualités te conviennent fort bien, savoir : que tu sois noble, et que tu sois réellement une très belle marguerite; mais la troisième ne te convient; pas, savoir: qu'une jeune personne si belle et si noble ait pour Dieu un crucifié. »

 

« D'où, sais-tu, répondit Marguerite, que Le Christ a été crucifié ? » Olibrius reprit : « Je l’ai appris des livres des Chrétiens. »

Marguerite lui dit : « Puisque tu as lu le châtiment et la gloire de J.-C., pourquoi rougirais-tu de croire un point et de rejeter l’autre? »

 

Et comme Marguerite avançait que J.-C. avait été crucifié de son plein gré pour nous racheter, et qu'elle affirmait qu'il vivait maintenant dans l’éternité, ce préfet en colère la fit jeter en prison; mais le lendemain, il la fit appeler en sa présence et lui dit : « Jeune fille frivole, aie pitié de ta beauté, et adore nos Dieux pour que tu sois heureuse. »

 

Elle répondit: « J'Adore celui devant lequel la terre tremble, la mer s'agite, et toutes les créatures sont dans la crainte. »

Le préfet lui dit : « Si tu ne m’obéis pas, je ferai déchirer ton corps. »

 

Marguerite répondit : « J.-C. s'est livré à la mort pour moi; eh bien ! Je désire aussi mourir pour Lui. »

Alors le préfet la fit suspendre au chevalet; puis il la fit battre d'abord avec des verges, ensuite avec des peignes de fer, si cruellement, que ses os étaient dénudés, et que le sang ruisselait de son corps comme de la fontaine la plus limpide.

Sainte Marguerite, Charité Paradisiaque - Peinture Simon Vouet - Baroque

Sainte Marguerite, Charité Paradisiaque - Peinture Simon Vouet - Baroque

Or, ceux qui étaient là pleuraient et disaient : « O Marguerite, vraiment nous avons compassion de toi, en voyant déchirer si cruellement ton corps. Quelle beauté tu as perdue à cause de ton incrédulité! Cependant il en est temps encore, crois, et tu vivras. »

 

Elle leur répondit : « O mauvais conseillers, retirez-vous, et vous en allez ; ce tourment de la chair est le salut de l’âme », et elle dit au préfet : « Chien impudent et lion insatiable, tu as pouvoir sur le corps, mais J.-C. se réserve l’âme. »

 

Or, le préfet se couvrait la figure avec sa chlamyde, car il ne pouvait supporter la vue d'une telle effusion de sang.

Il la fit ensuite détacher et ordonna de l’enfermer dans une prison, où une clarté merveilleuse se répandit.

 

Pendant qu'elle était dans son cachot, elle pria Le Seigneur de lui montrer, sous une forme visible, l’ennemi avec lequel elle avait à combattre ; et voici qu'un dragon effroyable lui apparut ; comme il s'élançait pour la dévorer, elle fit un signe de Croix, et le monstre disparut : ou bien, d'après ce qu'on lit ailleurs, il lui mit sa gueule sur la tête et la langue sur le talon et l’avala à l’instant; mais pendant qu'il voulait l’absorber, elle se munit du signe de la Croix; ce qui fit crever le dragon, et la vierge sortit saine et sauve.

 

Mais ce qu'on rapporte du dragon qui la dévora et qui creva est regardé comme apocryphe et de peu de valeur.

Statue de Ste Maguerite d'Antioche en l'église paroissiale Saint-Pierre-et-Saint-Paul, Fouesnant. Photo de Moreau.henri

Statue de Ste Maguerite d'Antioche en l'église paroissiale Saint-Pierre-et-Saint-Paul, Fouesnant. Photo de Moreau.henri

Le diable vint encore pour tromper Marguerite, en prenant une forme humaine. A sa vue, elle se mit en Prières, et après s'être levée, le diable s'approcha d'elle et lui prenant la main : « Tout ce que tu as fait, lui dit-il, est bien suffisant : ne t'occupes plus donc de ma personne. »

 

Mais Marguerite le prit par la tête, le jeta par terre sous elle; et lui posant le pied droit sur le crâne, elle dit : « Sois écrasé, superbe démon, sous les pieds d'une femme. »

 

Le démon criait : « O bienheureuse Marguerite, je suis vaincu ! Si un jeune homme l’avait emporté sur moi, je ne m’en serais pas préoccupe ; mais me voici vaincu par une jeune fille et j'en suis d'autant plus affligé que ton père et ta mère ont été mes amis. »

 

Alors elle le força à dire pour quel motif il était venu. Il répondit qu'il était venu pour lui conseiller d'obéir aux avis du président:

Elle le força encore à dire pourquoi il employait tant de manières pour tenter les Chrétiens. Il répondit qu'il avait naturellement de la haine contre les hommes vertueux, et bien qu'il en fut souvent repoussé; il était acharné à les séduire : et comme il était jaloux, à l’égard des hommes de la félicité qu'il avait perdue, sans pouvoir la recouvrer, il n'avait cependant pour but que de la ravir aux autres.

 

Et il ajouta que Salomon renferma une multitude infinie de démons dans un vase, et qu'après sa mort ces esprits malins jetaient du feu de ce vase; les hommes, dans l’idée qu'un grand trésor y était renfermé, le brisèrent: et les démons qui en sortirent remplirent les airs.

 

Quand il eut dit ces mots, la vierge leva le pied et lui dit: « Fuis, misérable », et aussitôt le démon disparut.

Marguerite resta rassurée; car puisqu'elle avait vaincu le chef, elle aurait sans aucun doute le dessus sur le ministre.

Sainte Marguerite - église paroissiale Saint-Germain et Saint-Louis - Laz (Finistère)

Sainte Marguerite - église paroissiale Saint-Germain et Saint-Louis - Laz (Finistère)

Le lendemain, le peuple étant rassemblé, elle fut amenée en la présence du juge, et comme elle refusait avec mépris de sacrifier, elle fut dépouillée, et son corps fut brûlé avec des torches enflammées; de telle sorte que tout le monde s'étonnait qu'une fille si délicate pût supporter autant de tourments.

Ensuite il la fit lier et jeter dans un bassin plein d'eau, afin que ce changement de supplice augmentât la violence de la douleur : mais à l’instant la terre trembla et la jeune fille en sortit saine, à la vue de tous.

 

Alors cinq mille hommes crurent et furent condamnés à être décapités pour le Nom de J.-C.

Le préfet, dans la crainte que les autres ne se convertissent, fit de suite couper la tête à Sainte Marguerite.

Elle demanda alors un instant pour prier : et elle pria pour elle-même, pour ses bourreaux, et encore pour ceux qui feraient mémoire d'elle et qui l’invoqueraient avec dévotion, ajoutant que toute femme en couches qui se recommanderait à elle enfanterait heureusement : et une voix se fit entendre du Ciel qui dit qu'elle pouvait être certaine d'avoir été , exaucée dans ses demandes.

 

Elle se leva ensuite et dit au bourreau : « Frère, prends ton épée et me frappe. » D'un seul coup il abattit la tête de Marguerite, qui reçut ainsi la couronne du martyre.

 

Or, elle souffrit le 16 des calendes d'août; ainsi qu'on le trouve en son histoire. On lit ailleurs que ce fut le 3 des ides de juillet.

 

Voici comment parle un Saint de cette Sainte vierge: « La Bienheureuse Marguerite fut remplie de la crainte de Dieu, douée de justice, revêtue de religion, inondée de componction, recommandable, par son honneur, et d'une patience insigne; on ne trouvait en elle ; rien de contraire à la Religion Chrétienne; haïe par son père elle était aimée de N.-S. J.-C. »

 

Attributs: les perles, le dragon et la croix.

Sources: (1) ; (2) ; (3) ; (4) ; (5) Le Petit Livre des Saints, Éditions du Chêne, tome 1, 2011

 

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19 juillet 2021 1 19 /07 /juillet /2021 00:00
Arsène, fresque du xive siècle, mont Athos.

Arsène, fresque du xive siècle, mont Athos.

Anachorète dans le désert de Scété († 449) 

Saint de l'Église catholique et de l'Église orthodoxe, il appartenait à une famille sénatoriale de Rome. Il fut ordonné diacre par saint Damase, puis choisi par Théodose Ier pour être précepteur de son fils Arcadius. Ne pouvant vaincre le caractère opiniâtre de son élève, et dégoûté de la cour, il se retira dans le désert de Scété, en Égypte. Il y donna l'exemple des vertus monastiques. Il mourut en 445 (ou 449), à 95 ans. (1) 

Gratifié du don des larmes, on lui attribue les grands principes de la vie "hésychaste."

 

Près de Scété, montagne d'Égypte, au IVe ou Ve siècle, saint Arsène. Diacre, dit-on, de l'Église romaine, il se retira dans la solitude au temps de l'empereur Théodose, s'y montra parfait en toutes les vertus et, les yeux baignés de larmes, rendit son âme à Dieu.

 

Martyrologe romain (2)

 

 

On le fête le 8 mai (antérieurement le 19 juillet en Occident).

 

 

 

Sources: (1) Wikipedia, (2) Nominis 

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18 juillet 2021 7 18 /07 /juillet /2021 00:00
Saint Frédéric évêque et martyr († 838)

Petit-fils de Radbod, le roi des Frisons. Les uns le font naître en Frise, d'autres en Angleterre. Son éducation est confiée aux soins de Saint-Ricfrid, l’évêque d’Utrecht. Ordonné prêtre, sous-diacre puis diacre, il est surtout réputé pour s’infliger de sévères mortifications. Il avait préalablement refusé par humilité son élection par le clergé diocésain et le peuple de Frise qui le connaissait et l’aimait particulièrement pour son ardeur pastorale et ses talents de prédicateur. C’est pourquoi l'empereur Louis le Pieux dut intervenir en personne pour lui demander d’accepter la charge épiscopale qui était vacante depuis la mort de l’évêque Ricfrède (Ricfrid). En 820, il succède à Saint-Ricfrid comme évêque d’Utrecht.

À la demande de l’empereur, il tente de remettre de l’ordre dans le relâchement des mœurs qui affecte son diocèse et avec l’aide de Saint-Odulphe, il poursuit la mission d’évangélisation des païens du nord d’Utrecht. Il lutta contre les paganismes locaux (notamment ariane) et s'opposa spécialement à l'usage des mariages entre consanguins, "mariages incestueux". 

L'évêque jouait un grand rôle auprès de l'empereur jusqu'au jour où ce dernier se remaria avec la jeune
Judith de Bavière. Très impliqué dans les problèmes familiaux de la famille impériale, il s’attire la haine de l’impératrice
, à qui il reproche son immoralité et ses débauches. Judith donna un fils à Louis en 823, le futur Charles le Chauve, et intrigua pour qu'il obtienne sa part d'héritage. D'où les guerres entre les fils et leur père. 

Frédéric visita sans relâche tous les habitants de son diocèse pour prodiguer soin et réconfort matériel et spirituel, particulièrement sur l’île de Walcheren, où régnait la plus grande immoralité. Pour assurer la pérennité de son œuvre il composa une profession de foi résumant l’enseignement de l’Eglise sur la Sainte Trinité.

Il souscrit au concile de Mayence qui clarifia alors la discipline du mariage chrétien.

 

Saint-Frederic-eveque-et-martyr----838-.gif

 

Alors qu'il venait de célébrer la messe dans l'église de Maestricht, saint Frédéric a été assassiné sur ordre de l'impératrice. Le 18 juillet 838, frappé à mort, il eut le temps de pardonner à ses meurtriers.

Dicton : "A Saint Frédéric, tout est vert, tout est nids, plantes, bêtes et puis gens, tout sourit".

Représenté vêtu pontificalement. Attribut : épée plongée dans la poitrine.

 

 

Sources: (1); (2); (3)

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17 juillet 2021 6 17 /07 /juillet /2021 00:00

En 1790, il y avait 21 soeurs au Carmel de Compiègne dont la plus âgée avait 75 ans et la plus jeune 26 ans.


Chassées de leur Carmel en 1792, elles s'installèrent dans 3 maisons voisines.

Lors d'une perquisition des révolutionnaires, ceux-ci trouvèrent des images du Sacré-Coeur (emblème vendéen et royaliste) ainsi que des lettres destinées à des prêtres réfractaires. Arrêtées, elles furent escortées jusqu'à Paris et là, jugées sommairement et guillotinées sur la Place du Trône (aujourd'hui, Place de la Nation).
 

Arrivée à Paris la brutalité s'abat sur soeur Charlotte ; infirme, âgée, les mains ligotées derrière le dos depuis le début du voyage, harassée par ce trajet sous un soleil ardent, ballottée dans une mauvaise charrette, elle ne sait descendre. Deux sans-culottes montent alors dans la charrette et la projettent brutalement sur le pavé. Son visage est en sang. Elle se relève péniblement, sans une plainte, remerciant même ses bourreaux de ne pas l'avoir tuée, préférant s'offrir en martyre.
Le cachot où elle est jetée est répugnant et comble car chaque jour les exécutions laissent la place libre pour les nouveaux arrivants mais dans sa bonté, elle prodigue soins et courage à chacun et chacune. Elle suit plus que jamais la Règle, récite tous les offices et prie.

 

Le 17 juillet 1794, l'affaire, jugée grave, est portée devant le Tribunal révolutionnaire de Paris présidé ce jour-là par leur concitoyen Scellier, le frère du maire de Compiègne. (Mis en jugement le 28 mars 1795, ce dernier sera condamné à son tour le 6 mai et exécuté le lendemain, en même temps que Fouquier-Tinville !)

Le citoyen Fouquet-Tinville tient le siège d'accusateur. Après un semblant de procès factice et rapide, la condamnation est prononcée. Moins d'une heure après la levée de l'audience la sentence sera exécutée place de la Nation pour le seul motif de "machiner contre la République".

 
Lorsque les exécuteurs l’aident à monter les marches de l’échafaud, sœur Charlotte ne peut s’empêcher de leur dire d’une voix douce : « Mes amis, je vous pardonne de tout mon cœur ».

En montant sur l'échafaud, les religieuses chantaient le
Veni Creator et la mère supérieure donna la bénédiction à chacune avant d'être elle-même guillotinée. Seule une soeur en réchappa, absente le jour de l'arrestation, et publia un récit en 1836, basé sur de nombreux témoignages. Elles furent béatifiées en 1905 par Pie X.

Ces morts tragiques ont alimenté au XXe siècle toute une œuvre tant littéraire avec la pièce de Georges Bernanos appelée « le dialogue des Carmélites », cinématographique avec le film du même nom du Père Bruckberger, que musicale avec l’opéra de Francis Poulenc ou artistique avec Molineri peignant en 1906 un tableau appelé « les Carmélites montant à l’échafaud » et qui se trouve au Carmel de Compiègne.

 

Carmélites de Compiègne, Molineri, 1906

 

Hymne du Veni Creator et Séquence de la Pentecôte "Veni Sancte Spiritus", en grégorien.

Latin
Veni, creator, Spiritus,
Mentes tuorum visita,
Imple superna gratia
Quae tu creasti pectora.
Qui diceris Paraclitus,
Altissimi donum Dei.
Fons vivus, ignis, caritas
Et spiritalis unctio.
Tu septiformis munere,
Digitus paternae dexterae.
Tu rite promissum Patris,
Sermone ditans guttura.
Accende lumen sensibus
Infunde amorem cordibus,
Infirma nostri corporis
Virtute firmans perpeti.
Hostem repellas longius
Pacemque dones protinius;
Ductore sic te praevio
Vitemus omne noxium.
Per te sciamus da Patrem,
Noscamus atque Filium;
Teque utriusque Spiritum
Credamus omni tempore.
Deo Patri sit gloria,
Et Filio, qui a mortuis
Surrexit, ac Paraclito
In saeculorum saecula.
Amen.
Français
Viens, Esprit Créateur,
visite l'âme de tes fidèles,
emplis de la grâce d'En-Haut
les cœurs que tu as créés.
Toi qu'on nomme le Conseiller,
don du Dieu très-Haut,
source vive, feu, charité,
invisible consécration.
Tu es l'Esprit aux sept dons,
le doigt de la main du Père,
L'Esprit de vérité promis par le Père,
c'est toi qui inspires nos paroles.
Allume en nous ta lumière,
emplis d'amour nos cœurs,
affermis toujours de ta force
la faiblesse de notre corps.
Repousse l'ennemi loin de nous,
donne-nous ta paix sans retard,
pour que, sous ta conduite et ton conseil,
nous évitions tout mal et toute erreur.
Fais-nous connaître le Père,
révèle-nous le Fils,
et toi, leur commun Esprit,
fais-nous toujours croire en toi.
Gloire soit à Dieu le Père,
au Fils ressuscité des morts,
à l'Esprit Saint Consolateur,
maintenant et dans tous les siècles.
Amen.
 

Les 16 religieuses Carmélites guillotinées à Paris le 17 juillet 1794. 

Noms, dates et lieux de naissances : 

 

1 - Mère Thérèse de St. Augustin : Madeleine-Claudine Lidoine, 1752, Paris, St Sulpice  

2 - Sœur Saint Louis : Marie-Anne-Françoise Brideau, 1751, Belfort  

3 - Sœur de Jésus Crucifié : Marie-Amie Piedcourt,1715, Paris, St. Innocents  

4 - Sœur Charlotte de la Résurrection : Anne-Marie-Madeleine-Françoise Thouret, 1715, Mouy (Oise)  

5 - Sœur Euphrasie de l’Immaculée Conception : Marie-Claude-Cyprienne Brard, 1736, Bourth (Eure)  

6 - Mère Henriette de Jésus : Marie-Françoise de Croissy, 1745, Paris, St. Roch  

7 - Soeur Thérèse du Cœur de Marie : Marie-Anne Hanisset, 1742, Reims  

8 - Sœur Thérèse de St. Ignace : Marie-Gabrielle Trézel, 1743, Compiègne, St. Jacques  

9 - Sœur Julie-Louise de Jésus : Rose Crétien de Neuville, 1741, Évreux (Eure)  

10- Sœur Marie-Henriette de la Providence : Anne Pelras, 1760 Cajarc (Lot)  

11 - Sœur Constance de Jésus : Marie-Geneviêve Meunier, 1765, St. Denis  

12 - Sœur Marie du Saint-Ésprit : Angélique Roussel, 1742, Fresne-Mazancourt (Somme)  

13 - Sœur Ste Marthe : Marie Dufour, 1741, Bannes (Sarthe)  

14 - Sœur St. François-Xavier : Elisabeth-Juliue Verolot, 1764, Lignières (Aube)  

15 - Sœur Catherine : Marie-Anne Soiron, 1742, Compiègne, St. Jacques  

16 - Sœur Thérèse : Marie-Thérêse Soiron, 1748, Compiègne, St. Jacques

(source : site du Carmel)

 

 

Sources :  (1)(2); (3); (4

 

Autres martyrs de la Révolution dite "française"Les martyrs des Pontons de Rochefort (1794-1795)

 

 

 

 

 

 

 

LECTURES AUTOUR DES CARMELITES DE COMPIEGNE

 

Gertrud von Le Fort: La dernière à l'échafaud
Adaptation de Jean-Dominique Hamel
Lu par Nathalie Hamel

 

 

1792, la révolution gronde. Les vœux monastiques sont supprimés. Au Carmel de Compiègne, les religieuses doivent se séparer.
Absente de Compiègne lors de l'arrestation de ses soeurs, Soeur Marie de l'Incarnation sera la seule rescapée de l'exécution des carmélites de Compiègne à la barrière du Trône renversé (actuellement place des Antilles à la Nation) le 24 juillet 1794. Vers 1830, peu de temps avant sa mort, elle écrit ses mémoires qui sont un témoignage unique sur la Terreur. Ces mémoires de l'unique survivante des Carmélites de Compiègne ont inspiré à Gertrud von Le Fort sa nouvelle: la dernière à l'échafaud.

 

"La crainte est quelque chose de plus profond que le courage". Écrite en 1931, cette nouvelle raconte l'histoire des seize carmélites de Compiègne guillotinées le 17 juillet 1794. C'est sur cette nouvelle que Georges Bernanos s’appuiera pour écrire ses "Dialogues de carmélites".

Bienheureuses Charlotte et ses compagnes, carmélites de Compiègne, martyres (1794)

Préparons-nous à la victoire
Sous les drapeaux d'un Dieu mourant ;
Que chacun marche en conquérant ;
Courons tous, volons à la gloire !
Ranimons notre ardeur :
Nos corps sont au Seigneur.
Montons, montons
À l'échafaud, et Dieu sera vainqueur.

Franck Ferrand raconte l'histoire des carmélites de Compiègne sur Radio Classique, avec un extrait de l'opéra Dialogues des Carmélites de Francis Poulenc. (GloriaTv)

 

Extrait :

 

« C'est donc au printemps 1794 que la liberté déjà relative des Carmélites de Compiègne est brusquement remise en cause. Et ce, pour des raisons qui ne sont pas claires. Je cite Jacques Bernet : "Croyant avoir à se dédouaner d'accusations bien imprécises de modération et de laxisme auprès des Comités de salut public et de sûreté générale, les autorités jacobines compiégnoises apeurées inventèrent de toute pièce un complot fanatique qui aurait été ourdi par les religieuses du Carmel." [...] Les forces de l'ordre sont là qui de nouveau vont frapper aux portes des Carmélites. Des perquisitions sont organisées et les 16 religieuses qui sont encore là ne peuvent rien faire, sinon regarder ces hommes armés qui sont en train de semer un désordre total dans leurs logements. On retourne leurs maisons de fond en comble. Et que vont trouver ces fins limiers ? Quelques lettres qui critiquent la révolution, une image de Louis XVI, qui a été guillotiné un an plus tôt, des représentations du Sacré-Coeur de Jésus, trop semblables leur dit-on aux fameux symboles des insurgés vendéens. Et cependant le 24 juin, les Carmélites sont arrêtées sans jugement. [...] Celui qui se charge de l'accusation est Fouquier-Tinville. "Elles auraient, relève Jacques Bernet, formé des conciliabules de contre-révolution." Peu importe, les preuves sont très faibles, mais toutes sont condamnées à mort, et toutes vont être exécutées.

[...] Elles sont conduites en charrettes à la barrière de Vincennes où les attend la machine, la guillotine. Et sur le chemin, les religieuses que l'on reconnaît avec leur grandes capes blanches, chantent, implorent le Seigneur, et prient la Vierge marie.

De façon inhabituelle, leur arrivée va imposer à la foule qui est là et qui attend, le plus grand calme, un silence qui répond à leurs psalmodies.

Et il faut le dire. Au moment de cette exécution, ils 'est passé quelque chose. Soeur Constance et ses soeurs mettent pieds à terre, sous les yeux de la foule, et s'installent près de la guillotine. Moment d'une intensité extraordinaire, elles décident à ce moment-là de réitérer leurs voeux ! Et pour soeur Constance qui à ce moment-là était novice, c'est le moment tant attendu, celui qui lui avait été interdit cinq ans plus tôt au moment où il aurait dû avoir lieu. Les Carmélites vont à Dieu. Leurs chants reprennent, la peur s'éloigne, la foule est complètement sonnée, stupéfaite. Même le bourreau Sanson est décontenance par cette fermeté mêlée d'allégresse, presque joyeuse. Et c'est à la plus jeune maintenant d'aller affronter son sort, puisque c'est elle qui va être exécuter en premier, soeur Constance salue la prieure. Elle chante encore le Laudate Dominum, Loué le Seigneur. le choeur des religieuses l'accompagne alors qu'elle monte à l'échafaud. Et la jeune fille ne faiblit pas ! Elle paraît nous rapporte-t-on une reine allant recevoir un diadème.  

Dix jours plus tard, nous dit Jacques Bernet, c'était la chute de Robespierre, qui devait ultérieurement être interprété par les catholiques comme le miracle accompli par les Carmélites compiégnoises qui auraient versé leur sang en holocauste pour arrêter la Terreur. Le spectacle de leur mort inique et de leur courage devant l'échafaud aurait en effet retourné l'opinion populaire parisienne contre le gouvernement révolutionnaire, lui faisant prendre conscience de l'horreur et de l'absurdité de la force coactive de la Révolution comme de la nécessité urgente d'en arrêter l'emballement sans contrôle. Je crois monsieur Bernet sur parole, on aimerait tellement que le grand sacrifice n'ait pas été vain. »

 

En 1792 la république du soupçon des "Argus, Surveillants, Dénonciateurs, Sentinelles et Aveugles clairvoyants" (Patrice Gueniffey, La Politique de la Terreur, Essai sur la violence révolutionnaire, Fayard 2000, réed. Tel Gallimard, Mesnil-sur-l'Estrée 2003, p. 70) repose tout entière et seulement dans l'exercice du soupçon ! « L'idéologie révolutionnaire est à la recherche d'auteurs, de responsables, d'un ou plusieurs "individus" à désigner. » (Lucien Jaume, Le Discours jacobin et la démocratie, Fayard, Saint-Amand-Montrond 1989, note 65, p. 170.) « La recherche et la dénonciation nominale des ennemis de la Nation ou du Peuple n'a pas été le propre des Jacobins; il s'agit d'une conduite généralisée dès le début de la Révolution... » (Lucien Jaume, Le Discours jacobin, ibid., p. 192.)

 

« L'imaginaire du complot remplit une autre fonction encore. La crainte du "complot aristocratique" est en effet le vecteur par lequel la nation se constitue. [...] La nation [révolutionnaire. Ndlr.] se définit par ce qu'elle rejette; elle prend forme forme matérielle, consistance et réalité, à travers la mobilisation qu'entraînent les rumeurs sur les complots qui le menacent. » (Patrice Gueniffey, La Politique de la Terreur, Essai sur la violence révolutionnaire, Fayard 2000, réed. Tel Gallimard, Mesnil-sur-l'Estrée 2003, p. 65.)

Francis Poulenc, Dialogues des Carmélites, Finale & Salve Regina

***

Le film de 1983 "Dialogues des Carmélites de Georges Bernanos", d'après la nouvelle de Gertrud von Lefort et le scenario du R.P. Bruckberger, dominicain (Source GLORIA.TV:  

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16 juillet 2021 5 16 /07 /juillet /2021 13:05

En cette fête de Notre-Dame du Mont Carmel, François publie une Lettre apostolique en forme de motu proprio, intitulée "Traditionis custodes", sur l’usage de la liturgie romaine avant la réforme de 1970. La lettre est publiée en italien et en anglais.

Il s'agit d'une suppression du Motu Proprio de Benoît XVI libéralisant la messe latine qui n'avait jamais été interdite puisque cette messe avait été canonisée en 1570 comme valable et utilisable par tous prêtres "à perpétuité" par Saint Pie V dans la Bulle Quo Primum. Cette bulle rendait obligatoire l'utilisation de ce missel dans toute l'Église latine, en faisant exception uniquement pour les lieux et diocèses où la liturgie eucharistique était célébrée suivant un rite au moins bi-séculaire; c'est ainsi que le rite ambrosien, le rite mozarabe et le rite cartusien des monastères des Chartreux ont pu continuer légalement leurs existence. La Bulle indiquait : "Nous avons décidé et déclarons que les supérieurs, administrateurs, chapelains et autres prêtres de quelque nom qu’ils seront désignés, ou les religieux de n’importe quel ordre, ne peuvent être tenus de célébrer la messe autrement que nous l’avons fixée, et que jamais et en aucun temps qui que ce soit ne pourra les contraindre et les forcer à laisser ce missel ou à abroger la présente instruction ou la modifier, mais qu’elle demeurera toujours en vigueur et valide." La Bulle frappait en outre de l’'indignation de Dieu tout-puissant et de ses bienheureux apôtres Pierre et Paul' celui qui "se permettait une ... altération" des dispositions de la bulle, et ordonnait "que jamais rien ne soit ajouté, retranché ou modifié" au dit missel. On peut lire cette Bulle de 1570 en français ici.

Il s'agit d'autre part d'un retour au Motu Proprio de Jean-Paul II de 1984 avec une limitation drastique et un encadrement strict de tous les prêtres qui la célèbrent.

Source: https://press.vatican.va/content/salastampa/it/bollettino/pubblico/2021/07/16/0469/01015.html

Source: https://press.vatican.va/content/salastampa/it/bollettino/pubblico/2021/07/16/0469/01015.html

En voici une traduction automatique :

 

Rome, le 16 juillet 2021

 

Chers frères dans l'épiscopat,

 

Comme mon prédécesseur Benoît XVI l'a fait avec Summorum Pontificum, j'ai moi aussi l'intention d'accompagner le Motu proprio Traditionis custodes d'une lettre, pour illustrer les raisons qui m'ont conduit à cette décision. Je m'adresse à vous avec confiance et parrhésie, au nom de cette « sollicitude partagée pour toute l'Église, qui contribue suprêmement au bien de l'Église universelle », comme nous le rappelle le Concile Vatican II.[1]

 

La plupart des gens comprennent les motifs qui ont poussé saint Jean-Paul II et Benoît XVI à autoriser l'utilisation du Missel romain, promulgué par saint Pie V et édité par saint Jean XXIII en 1962, pour le sacrifice eucharistique. La faculté - accordée par l'indult de la Congrégation pour le culte divin en 1984 [2] et confirmée par saint Jean-Paul II dans le Motu Proprio Ecclesia Dei en 1988 [3] - était avant tout motivée par la volonté de favoriser la guérison du schisme avec le mouvement de Mgr Lefebvre. Dans l'intention ecclésiale de restaurer l'unité de l'Église, les Évêques sont ainsi invités à accueillir avec générosité les « justes aspirations » des fidèles qui demandent l'usage de ce Missel.

 

Beaucoup dans l'Église en sont venus à considérer cette faculté comme une opportunité d'adopter librement le Missel romain promulgué par saint Pie V et de l'utiliser d'une manière parallèle au Missel romain promulgué par saint Paul VI. Afin de régler cette situation à distance de plusieurs années, Benoît XVI est intervenu pour remédier à cet état de fait dans l'Église. De nombreux prêtres et communautés avaient « utilisé avec gratitude la possibilité offerte par le Motu proprio » de saint Jean-Paul II. Soulignant que cette évolution n'était pas prévisible en 1988, le Motu proprio Summorum Pontificum de 2007 entendait introduire « une réglementation juridique plus claire » en la matière. [4] Afin de permettre l'accès à ceux, y compris les jeunes, qui « lorsqu'ils découvrent cette forme liturgique, se sentent attirés par elle et y trouvent une forme, particulièrement adaptée à eux, pour rencontrer le mystère de la très sainte Eucharistie », [5 ] Benoît XVI a déclaré « le Missel promulgué par saint Pie V et nouvellement édité par le bienheureux Jean XXIII, comme une expression extraordinaire de la même lex orandi », accordant une « possibilité plus ample pour l'utilisation du Missel de 1962 ». [6]

 

A l'appui de son choix se trouvait la conviction que cette disposition ne remettrait pas en cause l'une des décisions essentielles du Concile Vatican II, ni ne minimiserait ainsi son autorité : le Motu proprio reconnaissait pleinement que « le Missel promulgué par Paul VI est l'expression ordinaire de la lex orandi de l'Église catholique de rite latin "[7] . La reconnaissance du Missel promulguée par saint Pie V « comme une expression extraordinaire de la lex orandi elle-même » ne voulait en aucun cas méconnaître la réforme liturgique, mais était dictée par le désir de répondre aux « prières insistantes de ces fidèles » , leur permettant de « célébrer le Sacrifice de la Messe selon l'édition typique du Missel romain promulgué par le bienheureux Jean XXIII en 1962 et jamais abrogé, comme forme extraordinaire de la Liturgie de l'Église »[8] . Il était réconforté dans son discernement par le fait que ceux qui souhaitaient « retrouver la forme, qui leur est chère, de la sainte Liturgie », « acceptaient clairement le caractère contraignant du Concile Vatican II et étaient fidèles au Pape et aux évêques »[9] . Il a également déclaré infondée la crainte de scission dans les communautés paroissiales, car « les deux formes d'usage du rite romain auraient pu s'enrichir mutuellement »[10] . C'est pourquoi il a invité les évêques à surmonter les doutes et les peurs et à recevoir les normes, "en veillant à ce que tout se passe dans la paix et la sérénité", avec la promesse que "des moyens pourraient être recherchés pour trouver un remède", si "de graves difficultés se révélaient " dans l'application de la législation après " l'entrée en vigueur du Motu proprio "[11] .

 

Treize ans plus tard, j'ai chargé la Congrégation pour la Doctrine de la Foi de vous envoyer un questionnaire sur l'application du Motu proprio Summorum Pontificum. Les réponses reçues ont révélé une situation qui m'angoisse et m'inquiète, confirmant la nécessité d'intervenir. Malheureusement, l'intention pastorale de mes prédécesseurs, qui avaient entendu « tout mettre en œuvre pour que tous ceux qui désirent vraiment l'unité puissent rester dans cette unité ou la retrouver »[12] , il a souvent été sérieusement négligé. Une possibilité offerte par saint Jean-Paul II et avec encore plus de magnanimité par Benoît XVI pour recomposer l'unité du corps ecclésial dans le respect des diverses sensibilités liturgiques a été utilisée pour augmenter les distances, durcir les différences, construire des contrastes qui blessent l'Église et ils entraver sa progression, l'exposant au risque de divisions.

 

Je suis également attristé par les abus de part et d'autre dans la célébration de la liturgie. Comme Benoît XVI, je stigmatise moi aussi que « dans de nombreux endroits les prescriptions du nouveau Missel ne sont pas célébrées fidèlement, mais il est même compris comme une autorisation voire une obligation à la créativité, ce qui conduit souvent à des déformations à la limite de ce qui est supportable "[13]. Mais je suis néanmoins attristé par une utilisation instrumentale du Missale Romanum de 1962, de plus en plus caractérisée par un rejet croissant non seulement de la réforme liturgique, mais du Concile Vatican II, avec l'affirmation infondée et insoutenable qu'il a trahi la Tradition et « la vraie Église ». S'il est vrai que le chemin de l'Église doit être compris dans le dynamisme de la Tradition, « qui vient des Apôtres et qui progresse dans l'Église avec l'assistance de l'Esprit Saint » (DV 8), le Concile Vatican II constitue le étape la plus importante de ce dynamisme, récemment, au cours de laquelle l'épiscopat catholique a écouté pour discerner le chemin que l'Esprit indiquait à l'Église. Douter du Concile, c'est douter des intentions mêmes des Pères,[14] , et, finalement, douter du Saint-Esprit lui-même qui guide l'Église.

 

Le Concile Vatican II lui-même éclaire le sens du choix de revoir la concession permise par mes prédécesseurs. Parmi les votes que les Evêques ont indiqué avec le plus d'insistance, celui de la participation pleine, consciente et active de tout le Peuple de Dieu à la liturgie se dégage[15] , dans la lignée de ce que Pie XII affirmait déjà dans l'encyclique Mediator Dei sur le renouveau de la liturgie[16] . La constitution Sacrosanctum Concilium a confirmé cette demande, en délibérant sur « la réforme et l'augmentation de la liturgie »[17] , indiquant les principes qui devaient guider la réforme[18] . En particulier, il a établi que ces principes concernaient le rite romain, tandis que pour les autres rites légitimement reconnus, il a demandé qu'ils soient « prudemment révisés de manière intégrale dans l'esprit d'une saine tradition et renforcés selon les circonstances et le temps"[19] . Sur la base de ces principes, la réforme liturgique a été réalisée, qui a sa plus haute expression dans le Missel romain, publié in editio typica par saint Paul VI.[20] et révisé par saint Jean-Paul II[21] . Il faut donc supposer que le Rite romain, adapté plusieurs fois au cours des siècles aux besoins de l'époque, a non seulement été conservé, mais renouvelé "dans le fidèle respect de la Tradition"[22] . Quiconque désire célébrer avec dévotion selon la forme liturgique antécédente n'aura aucune difficulté à trouver dans le Missel romain réformé selon l'esprit du Concile Vatican II tous les éléments du Rite romain, en particulier le canon romain, qui constitue l'un des les éléments les plus caractéristiques.

 

Une dernière raison de ma décision est la suivante : de plus en plus évident dans les paroles et les attitudes de beaucoup est le lien étroit entre le choix des célébrations selon les livres liturgiques antérieurs au Concile Vatican II et le rejet de l'Église et de ses institutions au nom de de ce qu'on appelle la « vraie Église ». C'est un comportement qui contredit la communion, nourrissant cette pulsion de division - « Je suis à Paul ; Moi, par contre, j'appartiens à Apollon ; Je suis de Céphas ; Je suis du Christ » - contre qui l'apôtre Paul a réagi fermement[23] . C'est pour défendre l'unité du Corps du Christ que je suis contraint de révoquer la faculté accordée par mes prédécesseurs. L'usage déformé qui en a été fait est contraire aux raisons qui les ont conduits à accorder la liberté de célébrer la messe avec le Missale Romanum de 1962. Puisque « les célébrations liturgiques ne sont pas des actions privées, mais des célébrations de l'Église, qui est » sacrement de l'unité ""[24] , ils doivent se faire en communion avec l'Église. Le Concile Vatican II, tout en réaffirmant les liens extérieurs d'incorporation à l'Église - la profession de foi, des sacrements, de communion -, a affirmé avec saint Augustin que c'est une condition pour que le salut demeure dans l'Église non seulement « avec le corps », mais aussi « avec le coeur »[25] .

 

Chers frères dans l'épiscopat, Sacrosanctum Concilium a expliqué que l'Église « sacrement de l'unité » est telle parce qu'elle est un « Peuple saint rassemblé et ordonné sous l'autorité des évêques »[26] . Lumen gentium, tout en rappelant à l'Évêque de Rome d'être « principe et fondement perpétuels et visibles de l'unité tant des évêques que de la multitude des fidèles », dit que vous êtes « principe visible et fondement de l'unité dans vos Églises locales, dans laquelle et à partir de laquelle il y a la seule et unique Église catholique »[27] .

 

Répondant à vos demandes, je prends la ferme décision d'abroger toutes les normes, instructions, concessions et coutumes antérieures à ce Motu Proprio, et de conserver les livres liturgiques promulgués par les Saints Pontifes Paul VI et Jean-Paul II, conformément aux décrets du Concile Vatican II, comme la seule expression de la lex orandi du rite romain. Je suis réconforté dans cette décision par le fait qu'après le Concile de Trente, saint Pie V a également abrogé tous les rites qui ne pouvaient se vanter d'une antiquité prouvée, établissant un seul Missale Romanum pour toute l'Église latine. Pendant quatre siècles, ce Missale Romanum promulgué par saint Pie V fut ainsi l'expression principale de la lex orandi du Rite romain, remplissant une fonction unificatrice dans l'Église. Pour ne pas contredire la dignité et la grandeur de ce Rite, les Evêques réunis en concile œcuménique demandent sa réforme ; leur intention était que « les fidèles ne devraient pas assister au mystère de la foi en tant qu'étrangers ou spectateurs silencieux, mais, avec une pleine compréhension des rites et des prières, participer à l'action sacrée consciemment, pieusement et activement »[28] . Saint Paul VI, rappelant que le travail d'adaptation du Missel Romain avait déjà été commencé par Pie XII, déclara que la révision du Missel Romain, effectuée à la lumière des sources liturgiques les plus anciennes, avait pour but de permettre à l'Église de élever, dans la variété des langues, « une seule et même prière » exprimant son unité[29] . J'ai l'intention de rétablir cette unité dans toute l'Église de rite romain.

 

Le Concile Vatican II, décrivant la catholicité du Peuple de Dieu, rappelle que « dans la communion ecclésiale il y a des Églises particulières, qui jouissent de leurs propres traditions, sans préjudice de la primauté de la chaire de Pierre qui préside à la communion universelle de charité, garantit les diversités légitimes et veille en même temps à ce que le particulier non seulement ne nuise pas à l'unité, mais qu'il la serve »[30] . Alors que, dans l'exercice de mon ministère au service de l'unité, je prends la décision de suspendre la faculté accordée par mes prédécesseurs, je vous demande de partager ce poids avec moi comme une forme de participation au souci de toute l'Église. Dans le Motu proprio, j'ai voulu affirmer qu'il appartient à l'évêque, en tant que modérateur, promoteur et gardien de la vie liturgique dans l'Église dont il est le principe d'unité, de régler les célébrations liturgiques. Il vous appartient donc d'autoriser dans vos Eglises, en tant qu'Ordinaires locaux, l'usage du Missel Romain de 1962, en appliquant les normes de ce Motu proprio. C'est avant tout à vous de travailler pour revenir à une forme festive unitaire, en vérifiant au cas par cas la réalité des groupes qui célèbrent avec ce Missale Romanum.

 

Les indications sur la marche à suivre dans les diocèses sont principalement dictées par deux principes : d'une part, pourvoir au bien de ceux qui sont enracinés dans la forme de célébration précédente et ont besoin de temps pour revenir au Rite romain promulgué par les saints Paul VI et Jean-Paul II ; d'autre part, interrompre l'érection de nouvelles paroisses personnelles, liées plus au désir et à la volonté des prêtres individuels qu'au besoin réel du « saint peuple fidèle de Dieu ». En même temps, je vous demande de veiller à ce que chaque liturgie soit célébrée dans le décorum et la fidélité aux livres liturgiques promulgués après le Concile Vatican II, sans excentricités qui dégénèrent facilement en abus. A cette fidélité aux prescriptions du Missel et aux livres liturgiques, qui reflètent la réforme liturgique voulue par le Concile Vatican II,

 

Pour vous, j'invoque l'Esprit du Seigneur ressuscité, afin qu'il vous rende forts et fermes dans le service du Peuple que le Seigneur vous a confié, afin que, par vos soins et votre vigilance, il exprime la communion même dans l'unité de un seul Rite, dans lequel une grande richesse de la tradition liturgique romaine. Je prie pour toi. Tu pries pour moi.

 

FRANCESCO

 

__________________

 

 

 

[1] Voir CONC. ÉCUM. T.V.A. II, Constitution dogmatique. Sur l'Église "Lumen gentium" 21 novembre 1964, n. 23 : AAS 57 (1965) 27.

 

[2] Voir CONGRÉGATION POUR LE CULTE DIVIN, Lettre aux Présidents des Conférences épiscopales « Quattuor abhinc annos », 3 octobre 1984 : AAS 76 (1984) 1088-1089.

 

[3] JEAN-PAUL II, Litt. App. Motu proprio datae « Ecclesia Dei », 2 juillet 1988 : AAS 80 (1998) 1495-1498.

 

[4] BENOÎT XVI, Epistula Episcopos Catholicae Ecclesiae Ritus Romani, 7 juillet 2007 : AAS 99 (2007) 796.

 

[5] BENOÎT XVI, Epistula Episcopos Catholicae Ecclesiae Ritus Romani, 7 juillet 2007 : AAS 99 (2007) 796.

 

[6] BENOÎT XVI, Epistula Episcopos Catholicae Ecclesiae Ritus Romani, 7 juillet 2007 : AAS 99 (2007) 797.

 

[7] BENOÎT XVI, Litt. App. Motu proprio datae « Summorum Pontificum », 7 juillet 2007 : AAS 99 (2007) 779.

 

[8] BENOÎT XVI, Litt. App. Motu proprio datae « Summorum Pontificum », 7 juillet 2007 : AAS 99 (2007) 779.

 

[9] BENOÎT XVI, Epistula Episcopos Catholicae Ecclesiae Ritus Romani, 7 juillet 2007 : AAS 99 (2007) 796.

 

[10] BENOÎT XVI, Epistula Episcopos Catholicae Ecclesiae Ritus Romani, 7 juillet 2007 : AAS 99 (2007) 797.

 

[11] BENOÎT XVI, Epistula Episcopos Catholicae Ecclesiae Ritus Romani, 7 juillet 2007 : AAS 99 (2007) 798.

 

[12] BENOÎT XVI, Epistula Episcopos Catholicae Ecclesiae Ritus Romani, 7 juillet 2007 : AAS 99 (2007) 797-798.

 

[13] BENOÎT XVI, Epistula Episcopos Catholicae Ecclesiae Ritus Romani, 7 juillet 2007 : AAS 99 (2007) 796.

 

[14] Voir CONC. ÉCUM. T.V.A. II, Constitution dogmatique. sur l'Église "Lumen gentium" 21 novembre 1964, n. 23 : AAS 57 (1965) 27.

 

[15] Voir ACTA ET DOCUMENTA VATICAN CONSEIL OCUMÉNIQUE II APPARANDO , Série I, Volume II, 1960.

 

[16] Pie XII, Litt. Encyc. "Mediator Dei et hominum", 20 novembre 1947 : AAS 39 (1949) 521-595.

 

[17] Voir CONC. ÉCUM. T.V.A. II, Constitution sur la liturgie sacrée « Sacrosanctum Concilium », 4 décembre 1963, nn. 1, 14 : AAS 56 (1964) 97.104.

 

[18] Voir CONC. ÉCUM. T.V.A. II, Constitution sur la liturgie sacrée « Sacrosanctum Concilium », 4 décembre 1963, n. 3 : AAS 56 (1964) 98.

 

[19] Voir CONC. ÉCUM. T.V.A. II, Constitution sur la liturgie sacrée « Sacrosanctum Concilium », 4 décembre 1963, n. 4 : AAS 56 (1964) 98.

 

[20] MISSALE ROMANUM ex décret Sacrosancti Oecumenici Conciles Vatican II instauratum auctoritate Pauli PP. VI promulgatum , editio typica, 1970.

 

[21] MISSALE ROMANUM ex décret Sacrosancti Oecumenici Conciles Vatican II instauratum auctoritate Pauli PP. VI promulgatum Ioannis Pauli PP. II cura recognitum , editio typica altera, 1975 ; editio typica tertia, 2002; (reimpressio emendata, 2008).

 

[22] Voir CONC. ÉCUM. T.V.A. II, Constitution sur la liturgie sacrée « Sacrosanctum Concilium », 3 décembre 1963, n. 3 : AAS 56 (1964) 98.

 

[23] 1Cor 1 : 12-13.

 

[24] Voir CONC. ÉCUM. T.V.A. II, Constitution sur la liturgie sacrée « Sacrosanctum Concilium », 3 décembre 1963, n. 26 : AAS 56 (1964) 107.

 

[25] Voir CONC. ÉCUM. T.V.A. II, Constitution dogmatique. Sur l'Église "Lumen gentium" 21 novembre 1964, n. 14 : AAS 57 (1965) 19.

 

[26] Voir CONC. ÉCUM. T.V.A. II, Constitution sur la liturgie sacrée « Sacrosanctum Concilium », 3 décembre 1963, n. 6 : AAS 56 (1964) 100.

 

[27] Voir CONC. ÉCUM. T.V.A. II, Constitution dogmatique. Sur l'Église "Lumen gentium" 21 novembre 1964, n. 23 : AAS 57 (1965) 27.

 

[28] Voir CONC. ÉCUM. T.V.A. II, Constitution sur la liturgie sacrée « Sacrosanctum Concilium », 3 décembre 1963, n. 48 : AAS 56 (1964) 113.

 

[29] PAUL VI, Constitution apostolique Missale Romanum (3 avril 1969), AAS 61 (1969) 222.

 

[30] Voir CONC. ÉCUM. T.V.A. II, Constitution dogmatique. Sur l'Église "Lumen gentium", 21 novembre 1964, n. 13 : AAS 57 (1965) 18.

Lettre apostolique en forme de Motu "Proprio" du Souverain Pontife François "Traditionis Custodes" sur l'usage de la Liturgie romaine avant la Réforme de 1970, 16.07.2021

 

Source: Vatican.va

[B0469]

 

LETTRE APOSTOLIQUE

EN FORME DE MOTU "PROPRIO"

DU SOUVERAIN PONTIFE FRANCOIS

 

"TRADITIONIS CUSTODES"

 

SUR L'USAGE DE LA LITURGIE ROMAINE AVANT LA RÉFORME DE 1970

 

Gardiens de la tradition, les évêques, en communion avec l'évêque de Rome, constituent le principe visible et le fondement de l'unité dans leurs Églises particulières. [1] Sous la conduite de l'Esprit Saint, par l'annonce de l'Évangile et par la célébration de l'Eucharistie, ils gouvernent les Églises particulières qui leur sont confiées. [2]

 

Pour promouvoir l'harmonie et l'unité de l'Église, avec une sollicitude paternelle envers ceux qui, dans certaines régions, ont adhéré aux formes liturgiques antérieures à la réforme voulue par le Concile Vatican II, mes vénérables prédécesseurs, saint Jean-Paul II et Benoît XVI, ont accordé et réglementaient la faculté d'utiliser le Missel romain publié par saint Jean XXIII en 1962. [3] De cette manière, ils entendaient « faciliter la communion ecclésiale à ces catholiques qui se sentent liés à certaines formes liturgiques antérieures » et non à d'autres. [4]

 

Suite à l'initiative de mon vénérable prédécesseur Benoît XVI d'inviter les évêques à vérifier l'application du Motu Proprio Summorum Pontificum , trois ans après sa publication, la Congrégation pour la Doctrine de la Foi a procédé en 2020 à une large consultation des évêques, la dont les résultats ont été soigneusement examinés à la lumière de l'expérience acquise ces dernières années.

 

Maintenant, après avoir considéré les vœux formulés par l'épiscopat et écouté l'avis de la Congrégation pour la Doctrine de la Foi, je souhaite, avec cette Lettre apostolique, continuer encore plus dans la recherche constante de la communion ecclésiale. Par conséquent, j'ai trouvé approprié d'établir ce qui suit :

 

Article 1. Les livres liturgiques promulgués par les Saints Pontifes Paul VI et Jean-Paul II, conformément aux décrets du Concile Vatican II, sont la seule expression de la lex orandi du Rite romain.

 

Article 2. L'évêque diocésain, en tant que modérateur, promoteur et gardien de toute la vie liturgique dans l'Église particulière qui lui est confiée, [5] est chargé de régler les célébrations liturgiques dans son propre diocèse. [6] Par conséquent, il est de sa compétence exclusive d'autoriser l'utilisation du Missale Romanum de 1962 dans le diocèse, en suivant les directives du Siège Apostolique.

 

Article 3. L'évêque, dans les diocèses où il y a jusqu'à présent la présence d'un ou plusieurs groupes célébrant selon le Missel avant la réforme de 1970 :

 

§ 1. est de veiller à ce que de tels groupes n'excluent pas la validité et la légitimité de la réforme liturgique, des préceptes du Concile Vatican II et du Magistère des Souverains Pontifes ;

 

§ 2. indique un ou plusieurs lieux où les fidèles adhérents à ces groupes peuvent se réunir pour la célébration eucharistique (mais pas dans les églises paroissiales et sans ériger de nouvelles paroisses personnelles) ;

 

§ 3. établir à l'endroit indiqué les jours où les célébrations eucharistiques sont autorisées avec l'usage du Missel romain promulgué par saint Jean XXIII en 1962. [7] Dans ces célébrations, les lectures doivent être proclamées en langue vernaculaire, en utilisant les traductions de l'Écriture sainte à usage liturgique, approuvée par les Conférences épiscopales respectives ;

 

§ 4. nommer un prêtre qui, en tant que délégué de l'évêque, est chargé des célébrations et de la pastorale de ces groupes de fidèles. Le prêtre est apte à cet office, est compétent pour utiliser le Missale Romanum antérieur à la réforme de 1970, a une connaissance de la langue latine qui lui permet de bien comprendre les rubriques et les textes liturgiques, est animé d'une vive charité pastorale, et un sens de la communion ecclésiale. Il faut en effet que le prêtre responsable ait à cœur non seulement la célébration digne de la liturgie, mais le soin pastoral et spirituel des fidèles.

 

§ 5. dans les paroisses personnelles érigées canoniquement au profit de ces fidèles, il procède à une évaluation appropriée de leur utilité réelle pour la croissance spirituelle, et évalue s'il convient ou non de les maintenir.

 

§ 6. veillera à ne pas autoriser la constitution de nouveaux groupes.

 

Article 4. Les prêtres ordonnés après la publication de ce Motu proprio, qui ont l'intention de célébrer avec le Missale Romanum de 1962, doivent en faire la demande formelle à l'Évêque diocésain qui consultera le Siège Apostolique avant d'accorder l'autorisation.

 

Article 5. Les prêtres qui célèbrent déjà selon le Missale Romanum de 1962 demanderont à l'évêque diocésain l'autorisation de continuer à faire usage de la faculté.

 

Article 6. Les Instituts de vie consacrée et les Sociétés de vie apostolique, érigés à l'époque par la Commission pontificale Ecclesia Dei, relèvent de la compétence de la Congrégation pour les Instituts de vie consacrée et les Sociétés de vie apostolique.

 

Article 7. La Congrégation pour le Culte Divin et la Discipline des Sacrements et la Congrégation pour les Instituts de Vie Consacrée et les Sociétés de Vie Apostolique, pour les matières de leur compétence, exerceront l'autorité du Saint-Siège, surveillant l'observation de ces dispositions .

 

Article 8. Les normes, instructions, concessions et usages qui ne sont pas conformes aux dispositions du présent Motu Proprio sont abrogés.

 

Tout ce que j'ai délibéré avec cette Lettre Apostolique en forme de Motu Proprio , j'ordonne qu'elle soit observée dans toutes ses parties, malgré tout contraire, même si digne de mention particulière, et j'établis qu'elle soit promulguée par la publication dans le journal "L'Osservatore Romano", entrant immédiatement en vigueur et publié par la suite dans le Commentaire officiel du Saint-Siège, Acta Apostolicae Sedis .

 

Donné à Rome, à Saint-Jean de Latran, le 16 juillet 2021 Mémoire liturgique de Notre-Dame du Mont-Carmel, neuvième de Notre Pontificat

 

FRANCESCO

 

____________________

 

[1] Voir CONC. ÉCUM. T.V.A. II, Constitution dogmatique. sur l'Église « Lumen Gentium », 21 novembre 1964, n. 23 : AAS 57 (1965) 27.

 

[2] Voir CONC. ÉCUM. T.V.A. II, Constitution dogmatique. Sur l'église « Lumen Gentium », 21 novembre 1964, n. 27 : AAS 57 (1965) 32 ; CONC. ÉCUM. T.V.A. II, décr. sur la mission pastorale des évêques dans l'Église "Christus Dominus", 28 octobre 1965, n. 11 : AAS 58 (1966) 677-678 ; Catéchisme de l' Église catholique , n. 833.

 

[3] Voir JEAN-PAUL II, Litt. App. Motu proprio datae « Ecclesia Dei », 2 juillet 1988 : AAS 80 (1998) 1495-1498 ; BENOÎT XVI, Litt. App. Motu proprio datae « Summorum Pontificum », 7 juillet 2007 : AAS 99 (2007) 777-781 ; Litt. App. Motu proprio datae « Ecclesiae unitatem », 2 juillet 2009 : AAS 101 (2009) 710-711.

 

[4] JEAN-PAUL II, Litt. App. Motu proprio datae « Ecclesia Dei », 2 juillet 1988, n. 5 : AAS 80 (1988) 1498.

 

[5] Voir CONC. ÉCUM. T.V.A. II, Constitution sur la liturgie sacrée « Sacrosanctum Concilium », 4 décembre 1963, n. 41 : AAS 56 (1964) 111 ; Caeremoniale Episcoporum , n. 9 ; CONGRÉGATION POUR LE CULTE DIVIN ET LA DISCIPLINE DES SACREMENTS, Instr. sur certaines choses qui doivent être observées et évitées concernant la Très Sainte Eucharistie « Redemptionis Sacramentum », 25 mars 2004, nn. 19-25 : AAS 96 (2004) 555-557.

 

[6] Cf. CIC , can. 375, § 1 ; pouvez. 392.

 

[7] Voir CONGRÉGATION POUR LA DOCTRINE DE LA FOI, Décret « Quo magis » sur l'approbation de sept nouvelles préfaces pour la forme extraordinaire du Rite romain, 22 février 2020, et le Décret « Cum sanctissima » sur la célébration liturgique à l'honneur des saints sous la forme extraordinaire du rite romain, 22 février 2020 : L'Osservatore Romano , 26 mars 2020, p. 6.

 

[01014-FR.01] [Texte original : italien]

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16 juillet 2021 5 16 /07 /juillet /2021 11:47

Un projet de loi, portant sur l'extension du pass sanitaire, prévoirait, selon le site Contexte repris par bfmtv, une sanction en cas de non-contrôles des pass sanitaires par les établissements concernés. Le prestataire, le responsable d'établissement ou l'opérateur pourrait écoper d'une amende de 45 000 euros et d'un an d'emprisonnement.

 

Le ministère de l'Intérieur a cependant précisé cette mesure de contrôle auprès de LCI, "les deux (commerçants et clients, NDLR) peuvent être verbalisés, mais la philosophie du contrôle, c’est avant tout le contrôle de ceux qui sont en charge d’appliquer le pass (établissements) et l’obligation vaccinale (employeurs)." Le client n'ayant pas son pass sanitaire sera verbalisé et écopera d'une amende de 135 euros.

https://www.ladepeche.fr/2021/07/14/pass-sanitaire-les-commercants-qui-ne-controleront-pas-leurs-clients-pourraient-risquer-45-000-euros-damende-et-un-an-demprisonnement-9670901.php

https://www.ladepeche.fr/2021/07/14/pass-sanitaire-les-commercants-qui-ne-controleront-pas-leurs-clients-pourraient-risquer-45-000-euros-damende-et-un-an-demprisonnement-9670901.php

Passe sanitaire partout où le peuple peut souffler, respirer, prendre du repos, par contre pas de d'obligation vaccinale ni de passe sanitaire pour la police, la gendarmerie (qui contrôleront si vous avez le vôtre !), et pas de passe sanitaire obligatoire non plus pour rentrer dans les tribunaux, pensez donc, les non porteurs de passe sanitaire doivent quand même être jugés et mis en prison !

 

Il y a des établissements d'accueil du public où la mise en danger de la vie d'autrui, et le virus lui-même n'existent soudainement plus.

 

Masques, tests, vaccins, passe "sanitaire" sélectif, bienvenue en Covidiotie-Absurdie. Le pays qui transforme les gens en automates irrationnels.

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16 juillet 2021 5 16 /07 /juillet /2021 10:55
"Les policiers municipaux ne peuvent pas contrôler les identités mais les restaurateurs devront contrôler le 'Pass Sanitaire'" ?

"Je m'interroge sur le #PassSanitaire. Les policiers municipaux ne peuvent pas contrôler les identités mais les restaurateurs devront contrôler le #PassSanitaire ? La question n'est pas "pour ou contre le vaccin" mais les incohérences du Gouv. sur les masques, les tests, le vaccin." (Valérie Boyer Twitter)

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16 juillet 2021 5 16 /07 /juillet /2021 08:59
Macron : "les vaccinés les premiers verront leurs anticorps baissés, leurs immunités diminuées"

Lors de l'allocution de Macron le 12 juillet 2021 une petite séquence est passée inaperçue, il affirme clairement que :

les "vaccinés les premiers, c'est-à-dire en janvier et février, verront prochainement leurs taux d'anticorps baissés, et leurs immunités diminuées ... Je veux ici les rassurer, dès la rentrée, une campagne de rappels sera mise en place pour vous permettre de bénéficier d'une nouvelle injection selon le même système et dans les mêmes conditions que la ou les premières."

Pour remédier à cela il faudra toujours faire des rappels d'injection.

 

Source: Twitter

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16 juillet 2021 5 16 /07 /juillet /2021 08:03
Impossible de s'occuper des fausses cartes vitales qui coûtent aux Français 14 milliards d'euros par an depuis des années, mais pour le "Passe sanitaire" ils te sortent un truc en deux semaines

Source: Twitter

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16 juillet 2021 5 16 /07 /juillet /2021 07:38
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16 juillet 2021 5 16 /07 /juillet /2021 07:33
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16 juillet 2021 5 16 /07 /juillet /2021 07:10
https://twitter.com/QuiQuichotte1/status/1415772587012022274/photo/1

https://twitter.com/QuiQuichotte1/status/1415772587012022274/photo/1

18 125 décès suite à vaccination en Europe au 10 juillet 2021

 

Source: Reaction19 Loi 1901

 

Ce chiffre de 18 125 morts déjà énorme doit être observé avec le fait qu'il n'y a pas plus de 5% de remontées d'informations: la plupart des décès ne sont pas comptabilisés car considérés comme n'ayant pas de preuve de lien avec la vaccination. 

 

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16 juillet 2021 5 16 /07 /juillet /2021 00:00
Notre-Dame du Mont Carmel et le Saint Scapulaire

L'Ordre du Carmel se donne une origine aussi ancienne que glorieuse ; on croit, non sans raisons sérieuses, que cet Ordre n'est que la continuation de l'école des prophètes établie au Mont Carmel (montagne côtière, Israël) par le prophète Élie.

 

Les disciples de cette école furent au premier rang parmi les convertis au christianisme naissant, et le Carmel devint le berceau de la vie monastique depuis Jésus-Christ. 

 

Après la dispersion des Apôtres, l'an 38, ils bâtirent une chapelle en l'honneur de Marie et se vouèrent tout spécialement à célébrer ses louanges.

 

C'est à l'occasion des épreuves subies par l'Ordre du Carmel que les Carmes vinrent en France avec le roi saint Louis. Ils y établirent plusieurs maisons et allèrent même s'implanter en Angleterre, où ils eurent le bonheur de voir saint Simon Stock embrasser leur Institut. Ce grand Saint devint, en 1245, supérieur général des Carmes, et n'oublia rien pour rallumer la dévotion à Marie dans son Ordre.

 

La fête de Notre-Dame du Mont-Carmel a pour but de rappeler une grâce insigne accordée par Marie à l'Ordre du Carmel et par lui à toute l'Église. Dans la nuit du 16 juillet, Simon Stock demandait, avec une ferveur toute spéciale, la protection de la Sainte Vierge sur son Institut. Au lever de l'aurore, Marie lui apparut, accompagnée d'une multitude d'anges, environnée de lumière et vêtue de l'habit du Carmel. Son visage était souriant ; dans ses mains elle tenait le scapulaire de l'Ordre. Devant le Saint elle s'en revêtit elle-même, en disant :


"Ceci est un privilège pour toi et pour tous les Carmes. Quiconque mourra en portant cet habit ne souffrira pas le feu éternel."

 

Le Saint fit des miracles pour confirmer la réalité de cette vision. Ce fut l'origine de la Confrérie de Notre-Dame du Mont-Carmel, pour les chrétiens qui, ne pouvant embrasser la Règle, veulent attirer sur eux les bénédictions promises au scapulaire. Le privilège le plus considérable accordé à la confrérie du Mont-Carmel après celui que Marie fit connaître à saint Simon Stock, est celui qui fut révélé au Pape Jean XXII: la délivrance du purgatoire, le samedi après leur mort, des confrères du Mont-Carmel qui auront été fidèles à l'esprit et aux règles de la Confrérie. Outre ces deux privilèges, il y a de nombreuses indulgences attachées au scapulaire.

 

Sources : 1, 2; 3

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Publié par Ingomer - dans Saints du jour
15 juillet 2021 4 15 /07 /juillet /2021 17:34
Croix de Lorraine

Croix de Lorraine

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15 juillet 2021 4 15 /07 /juillet /2021 00:00

Les oeuvres du Christ ne reculent pas, mais elles progressent.

S. Bonaventure

Saint Bonaventure, docteur de l'Église (1217-1274)

Le "second fondateur de l'ordre franciscain", surnommé "le docteur séraphique", S. Bonaventure naît Giovanni (Jean) da Fidanza probablement en 1217 à Civita de Bagnoregio (Toscane, Italie) de parents recommandables par leur piété, Giovanni Fidanza, médecin, et Maria di Ritello. Il fut le septième ministre général de l'ordre des frères mineurs (Franciscains).

 

À l’âge de quatre ans, il fut attaqué d’une maladie si dangereuse, que les médecins désespérèrent de sa vie. Sa mère alla se jeter aux pieds de saint François d’Assise  († 1226), le conjurant d’intercéder auprès de Dieu pour un enfant qui lui était si cher. Le Saint, touché de compassion, se mit en prière, et le malade se trouva parfaitement guéri. Par reconnaissance, Giovanni entrera dans l’Ordre fondé par saint François et en deviendra l’ornement et la gloire. Le saint patriarche, près de finir sa course mortelle, lui prédit toutes les grâces dont la miséricorde divine le comblerait, et s’écria tout à coup, dans un ravissement prophétique : "O buona ventura !", paroles italiennes qui signifient : Ô la bonne rencontre ! De là vint le nom de Bonaventure qui fut donné à notre Saint !

 

Durant les années 1232-1246, élève d'Alexandre de Hales († 1245), Giovanni da Fidanza, Bonaventure, est étudiant à l’Université de Paris, où il lie avec saint Thomas une amitié qui semblera faire revivre celle de saint Grégoire de Nazianze et de saint Basile. Tous deux courent plus qu’ils ne marchent dans la carrière des sciences et de la vertu, et, d’étudiants de génie, ils parviennent en peu de temps à la gloire des plus savants professeurs et des docteurs les plus illustres. Les études de Bonaventure ne sont que la prolongation de sa fervente oraison.

 

Quand les Franciscains étaient arrivés en 1219 à Paris, on avait été curieux des les voir parcourir pieds nus les rues de la cité et suivre les cours à l'université. Ne rien posséder en propre c'est imiter expressément la nudité du Christ crucifié, qui fut pauvre dans sa naissance, dans sa vie et dans sa mort et dont le premier discours fut : "Bienheureux les pauvres."

 

Dans ces années-là, à Paris, se répandait une violente polémique contre les frères mineurs de saint François et les frères prédicateurs de saint Dominique de Guzman. On leur contestait le droit d'enseigner à l'Université, et l'on allait jusqu'à mettre en doute l'authenticité de leur vie consacrée. Assurément, les changements introduits par les ordres mendiants dans la manière d'envisager la vie religieuse, étaient tellement innovateurs que tous ne parvenaient pas à les comprendre. S'ajoutaient, comme cela arrive parfois même entre des personnes sincèrement religieuses, des motifs de faiblesse humaine, comme l'envie et la jalousie. Bonaventure, même s'il était encerclé par l'opposition des autres maîtres universitaires, avait déjà commencé à enseigner à la chaire de théologie des franciscains et, pour répondre à qui contestait les ordres mendiants, il composa un écrit intitulé La perfection évangélique. Dans cet écrit, il démontra comment les ordres mendiants, spécialement les frères mineurs, en pratiquant les vœux de chasteté et d'obéissance, suivaient les conseils de l'Évangile lui-même.

Saint Bonaventure recevant la communion des mains d'un ange . F. de Herrera. XVIIe siècle

Saint Bonaventure recevant la communion des mains d'un ange . F. de Herrera. XVIIe siècle

De 1253 à 1255, Bonaventure est maître régent, titulaire de la chaire franciscaine de la faculté de théologie de l'Université de Paris. Il est surnommé le Docteur séraphique.

 

Contemporain de l'Aquinate, qui a enseigné un temps à ses côtés à Paris, Bonaventure a développé une angélologie et démonologie (Breviloquium) héritières de toute la tradition scripturaire et patristique. Il est assez fidèle aux sentences du Lombard et des oeuvres d'Hugues de Saint-Victor (surtout le De Sacramententis). Comme le fera Thomas d'Aquin, Bonaventure parle de l'exorcisme dans le cadre du baptême des enfants et des adultes (in IV Sent. sur le baptême) L'exorcisme baptismal a surtout pour effet de protéger le fidèle des maléfices des démons. Comme Thomas, Bonaventure note que l'intelligence des démons est diminuée, mais que le jugement pratique reste totalement perverti. Ils n'ont pas une connaissance certaine de l'avenir, mais peuvent parfois prédire avec justesse, en raison de l'acuité de leur esprit, de leur expérience et de leur ruse. Ces détails auront une grande importance dans la divination et la voyance.

 

Il y a quelques différences mineures entre ces saints docteurs. Le franciscain pense que les anges de tous les ordres ont pu tomber dans le péché (in Sent. Lib II, dist. VI a 1, q. II.), l'Aquinate doute que des séraphins soient tombés. La volonté des démons ne peut être rectifiée car ils ne peuvent se repentir, même si Dieu, absolument parlant, pourrait leur rendre leur intégrité, possibilité que Thomas ne semble pas envisager. (Jean-Baptiste Golfier, Tactiques du diable et délivrances, Artège-Lethielleux, 2018, p. 120-121.)

 

Bonaventure cherchait en toutes choses la gloire de Dieu et sa propre sanctification. Jamais il ne s'appliquait au travail sans invoquer les lumières de l'Esprit-Saint. Cet esprit de piété donne à ses écrits une chaleur et une onction toute divine, ce qui l'a fait appeler docteur séraphique. Saint Thomas d’Aquin vint un jour le visiter et lui demanda dans quels livres il puisait cette profonde doctrine qu’on admirait en lui. Bonaventure lui montra quelques volumes : mais, son ami faisant l’incrédule, il finit par montrer un crucifix qui était sur sa table, et lui dit :

 

"Voilà l’unique source de ma doctrine ; c’est dans ces plaies sacrées que je puise mes lumières !"

Saint Bonaventure, docteur de l'Église (1217-1274)

Élu général de l'Ordre des Franciscains en 1556 malgré ses larmes, il le mit sous la protection de la très-sainte-Vierge, et s'appliqua à y corriger les abus et à y rétablir la paix et l'harmonie. Il continua ses travaux ; mais, de tous, celui qui lui fut le plus cher fut la Vie de saint François d’Assise, qu’il écrivit avec une plume trempée dans l’amour divin, après avoir visité tous les lieux où avait passé son bienheureux père.

 

Saint Thomas vint un jour lui rendre visite, et, à travers sa porte entrouverte, l’aperçut ravi, hors de lui-même et élevé de terre, pendant qu’il travaillait à la vie du saint fondateur ; il se retira avec respect, en disant : "Laissons un Saint faire la vie d’un Saint."

 

Bonaventure avait à peu près cinquante six ans quand, le 3 juin 1273, le Bx Grégoire X (Tebaldo Visconti, 1271-1276) le nomma cardinal-évêque d’Albano. Les envoyés du Pape le trouvèrent, lui, général de l’Ordre, l'un des plus grands théologiens et philosophes du Moyen Âge occupé, avec plusieurs frères, à laver la vaisselle.

 

Ainsi Bonaventure gouverna l'ordre durant dix-sept ans, cherchant l'unité des frères dans la paix et l'amour de la pauvreté. Il visitait les provinces, écrivait pour les frères, réprimait les abus, parfois avec force, suivait de très près la vie bouillonnante de l'université parisienne.

 

Dans son Itinerarium (Itinéraire de l'Esprit vers Dieu), un de ses plus célèbres ouvrages composé au cours de l'année 1259 après une extase mystique lors d'une promenade sur le mont Alverne, il se trouve un ardent admirateur de la nature : il trouve dans la création sensible le premier palier grâce auquel l'homme monte vers Dieu. Reconnaissant comme François que toute créature est parole du Seigneur, il remonte de la créature vers Dieu dans une méditation qui va du moindre signe de la présence agissante jusqu'à Dieu lui-même dans son mystère. La "spéculation du pauvre dans le désert", comme Bonaventure appelle l'Itinerarium, rend intelligible la révélation que Dieu nous fait de lui en Jésus-Christ et, du coup, nous rend meilleurs.

 

Il meurt ministre général des Franciscains, le 15 juillet 1274. 

En apprenant cette mort le pape Grégoire X s’écria : "Cecidit co­lumna christianitatis ! Une colonne de la chrétienté s’est écroulée !"

 

Les élèves de Bonaventure défendront son esprit contre l'aristotélisme envahissant : Gauthier de Bruges, pour qui l'existence de Dieu est "la première vérité" et donc ne peut pas être prouvée a priori; John (ou Jean) Peckham, maître en théologie d’Oxford et de Paris, qui s'opposa à Thomas d'Aquin sur la nature de l'âme, Guillaume de la Mare, Maître Régent à l'Université de Paris, auteur de Correctorium Fratris Thomae, critique de l'œuvre de Thomas, et Mathieu (ou Matteo) d'Aquasparta, Maître en Théologie à Paris qui prêcha une croisade dans les États pontificaux pour défendre le pape Boniface VIII contre les attaques de Philippe le Bel.

 

Bonaventure a été inscrit dans le livre des saints le 14 avril 1482 par le pape franciscain Sixte IV (Francesco della Rovere, 1471-1484).

 

En 1562 ses restes furent brûlés par des Calvinistes fanatiques. Seule sa tête a été sauvée. (Paroisse Verneuil-sur-Havre)

 

En 1588, un autre pape franciscain, Sixte V (Felice Peretti, 1585-1590) le déclara “Docteur de l’Église”.

Saint Bonaventure, docteur de l'Église (1217-1274)
Le 3 mars 2010, Benoît XVI a tracé un portrait de Bonaventure, un personnage a dit le Pape, "qui m'est particulièrement cher pour l'avoir étudié dans ma jeunesse". Cet "homme d'action et de contemplation, de grande piété et de prudence", explique Benoît XVI, fut un des principaux promoteurs de l'harmonie entre Foi et culture au XIII siècle.
 

Benoît XVI a conclu la biographie de ce Docteur de l'Église en invitant à recueillir l'héritage de Saint Bonaventure, qui résumait le sens de sa vie ainsi:

 

"Sur terre nous pouvons contempler l'immensité Divine grâce au raisonnement et à l'admiration.

A l'inverse, au Ciel, lorsque nous serons devenus semblables à Dieu, par la vision et l'extase...nous entrerons dans la Joie de Dieu". (source: VIS 100303-540 et La conoscenza di Cristo, q. 6, conclusione, in Opere di San Bonaventura. Opuscoli Teologici/1, Roma 1993, p. 187).

 

 

PRATIQUE. Faites les choses communes d'une manière non commune.

Saint Bonaventure, docteur de l'Église (1217-1274)

Sources

 

(1) Vie des Saints pour tous les jours de l'année avec une pratique de piété pour chaque jour et des instructions sur les fêtes mobiles, Alfred Mame et Fils éditeurs, Tours 1867, p. 195; (2) Audience Générale de Benoît XVI du mercredi 3 mars 2010 sur Saint Bonaventure; (3); (4); (5); (6); (7) Ivan GOBRY, Saint-François d'Assise et l'esprit franciscain, Maîtres spirituels aux Editions du Seuil, 1957, p. 83; 110 ; (8) Dictionnaire des saints et Grands témoins du christianisme, Sous la direction de Jean-Robert ARMOGATHE et André VAUCHEZ, CNRS Éditions, Paris 2019, pp. 173-178.

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Publié par Ingomer - dans Saints du jour