Overblog Tous les blogs Top blogs Religions & Croyances
Editer l'article Suivre ce blog Administration + Créer mon blog
MENU
6 mai 2026 3 06 /05 /mai /2026 11:02

Mise à jour permanente

 

Nous avions vu au mois de juillet dernier que Léon XIV poursuivait la mise en oeuvre du synodalisme. Voici les dernières nouvelles de l'état de nécessité : des évêques choisis de manière ascendante par la grâce démocratique dans un processus "représentatif" formalisé plutôt que par volonté divine descendante. Pendant ce temps, ceux qui demandent le maintien de la doctrine traditionnelle ne sont ni reçus, ni écoutés, mais exclus. La solution du concile général imparfait se renforce.

 

Ce mardi 5 mai, le Vatican a publié le Rapport final du groupe d'étude du "Synode sur la Synodalité" consacré aux "questions doctrinales, pastorales et éthiques controversées", dans lequel sont valorisés deux témoignages anonymes d'hommes homosexuels ouvertement déclarés vivant en "mariages du même sexe". Le document a été immédiatement salué par le P. James Martin, comme "un grand pas en avant dans la relation de l'Église avec la communauté LGBTQ".

Cf. https://x.com/JamesMartinSJ/status/2051659330370290071

Église "synodale" : les rapports du synode du Vatican proposent un nouveau modèle pour le choix des évêques

Les rapports du synode du Vatican proposent un nouveau modèle pour le choix des évêques

 

Points forts de l’analyse des nouvelles :

 

-Les deux rapports des groupes d’étude synodaux (n° 7 et n° 9) représentent une reconfiguration délibérée de l’Église. Ils déplacent le centre de gravité d’un modèle hiérarchique, centré sur la doctrine et le droit, vers un modèle propulsé par la "synodalité" alias la consultation, et fondé sur l’égalité.

 

- Il subordonne le droit canonique à l’"esprit synodal", appelant à l’adaptation des canons pertinents pour s’adapter aux nouvelles propositions plutôt que l’inverse.

 

- Remplace le système traditionnel par un processus représentatif formalisé et multicouche : les conseils presbytéraux et pastoraux doivent produire des avis écrits sur les candidats ; cela s’étend aux conseils laïcs, aux personnes consacrées, et spécialement aux « groupes qui représentent institutionnellement la jeunesse et les pauvres ».

 

- Établit un "Comité permanent pour la Provision de l’Église locale" (2 prêtres, 2 consacrés, 2 laïcs) que le nonce doit consulter pour les nominations d’évêques, créant une structure médiatrice permanente (parallèle et propice à toutes les infiltrations ésotériques. Ndlr) entre Rome et le diocèse.

 

- Introduit de nouveaux critères de sélection axés sur les "compétences synodales" (ouverture à la complexité, innovation, adaptabilité) qui se placent aux côtés de — et risquent d’éclipser — les exigences traditionnelles de doctrine saine, bonnes mœurs, piété et prudence (canon 378).

 

- Effet global : déplace l’accent du caractère ontologique de l’évêque vers son style opérationnel au sein d’un processus continu, tout en augmentant le risque de politisation et de factionnalisme.

 

- Utilise des témoignages personnels sur l’attraction homosexuelle comme matériel concret pour le discernement, les exemples présentent les relations homosexuelles de manière positive (comme "don de Dieu" [un vocabulaire que nous retrouvons dans les livres pornos du cardinal Fernandez, préfet pour la doctrine de la foi, le plaisir sexuel étant présenté comme quelque chose de religieux : "la personne peut faire des choses qui sont objectivement des péchés, mais ne pas être coupable et ne pas perdre la grâce de Dieu ou l'expérience de son amour." (sic Cdl Fernandez, "La Passion mystique" 1998, chapitre huit). Ndlr], partenaire comme "mari", le péché étant situé dans le manque de confiance plutôt que dans la relation elle-même) et rejettent les approches centrées sur la chasteté.

 

- Positionne ces voix comme des voies à "écouter", créant une pression implicite sur l’enseignement moral sans contradiction doctrinale directe.

 

-Les deux documents reformulent l’autorité de l’Église comme facilitation d’un processus démocratique ascendant plutôt que comme garde de la doctrine et de la tradition.

 

Cf. AdVaticanum via Niwa Limbu sur X

-------------------------------

Le bureau Synodal du Vatican est-il devenu le bras des relation publiques du Père James Martin ?

Le rapport final du Groupe d'étude synodale n° 9 met en lumière le témoignage d'un homme présenté par le New York Times, béni avec son "mari" par le Père James Martin, un jour après la libération de Fiducia Supplicans.

Mardi, le Vatican a publié le rapport final du groupe d’étude du Synode sur la synodalité sur les "questions doctrinales, pastorales et éthiques controversées", mettant en avant deux témoignages anonymes d’hommes ouvertement homosexuels mariés à des "couples de même sexe".

Cette décision a été immédiatement saluée par le père James Martin, SJ, comme "un pas en avant significatif dans les relations de l'Église avec la communauté LGBTQ".

Le rapport souligne la "valeur indispensable" de la "conversation dans l’Esprit" pour favoriser une "culture ecclésiale de synodalité".

Conformément à cette approche, le rapport final comprend (dans les annexes A, 1 et 2) deux témoignages personnels, l’un provenant du Portugal et l’autre des États-Unis. Chaque témoignage est rédigé par un homme ouvertement homosexuel qui décrit son engagement dans un « mari » avec une personne du même sexe et parle de son « mari » comme étant au cœur de sa vie personnelle, relationnelle et spirituelle.

Le témoignage 2 commence ainsi : "Mon orientation sexuelle n’est ni une perversion, ni un trouble, ni une épreuve ; c’est un don de Dieu. Je vis un mariage heureux et épanoui et je m’épanouis en tant que catholique ouvertement homosexuel."

 

DOCUMENTS ASSOCIÉS :
 

GROUPE D'ÉTUDE N° 9 - RAPPORT FINAL COMPLET (ANGLAIS)

TÉMOIGNAGE 1 (ANGLAIS)

TÉMOIGNAGE 2 (ANGLAIS)

GROUPE D'ÉTUDE N° 9 - CRITÈRES THÉOLOGIQUES ET MÉTHODOLOGIES SYNODES POUR UN DISCERNEMENT PARTAGÉ DES QUESTIONS ÉMERGENTES DOCTRINES, PASTORALES ET ÉTHIQUES : SYNTHÈSE

 

 

 

Cf. Diane Montagna Via Diane Montagna sur X / Diane Montagna sur X

Le 5 mai, le rapport final du Groupe d'étude 9 du Synode sur la synodalité a été publié. Présidé par le cardinal péruvien Carlos Gustavo Castillo Mattasoglio, ce groupe est l'un des dix créés sur ordre direct du pape François.

 

Il s'agit du dernier rapport d'un groupe d'étude issu du synode, et il démontre pourquoi tant de prélats de renom ont exprimé leurs inquiétudes quant à cet événement, étant donné qu'il rend hommage à l'enseignement de l'Église sur l'homosexualité tout en le sapant par la nature des opinions qu'il présente et promeut.

 

Cf. The Catholic Herald

 

En donnant une plateforme à une dissidence active envers l'enseignement de l'Église sur l'homosexualité tout en rendant hommage à ce même enseignement, le dernier document d'orientation du synode est un cas d'école dans le style de toute l'affaire. Père V sur X

 

Le nouveau document synodal du Vatican vient de franchir une ligne. Il ne se contente pas d’appeler au "dialogue" — il valorise le témoignage homosexuel, redéfinit le péché et exige un "changement de paradigme" total, à l’opposé de l’enseignement catholique.

 

Bien que la plupart des catholiques sérieux éprouvent une saine aversion pour tout ce qui touche au Synode sur la synodalité, le rapport final du groupe d'étude n° 9 mérite une attention particulière car il révèle une corruption diabolique qui pourrait alarmer même les critiques les plus acharnés de l'Église synodale. Le 'changement de paradigme' (sic) exige d'abandonner des siècles de clarté morale.

L'un des messages centraux de cette nouvelle étude est que l'Église synodale doit entreprendre un changement de paradigme fondamental.

"Dans le sillage de la compréhension historique et dialogique de l’Apocalypse proposée par Vatican II dans Dei Verbum, l’engagement à vivre la dimension synodale de l’Église implique un changement de paradigme (cf. VG 3) par rapport aux paradigmes dominants des siècles passés quant à l’interprétation et à l’expression de la proclamation de l’Évangile et de la mission de l’Église. Ce changement constitue, en réalité, un retour à l’expérience libératrice de la rencontre avec la vérité salvifique de l’Évangile telle qu’elle a été originellement présentée en Jésus"

The Remnant via Michael J. Matt sur X

Le rapport final du Synode du Vatican sur la synodalité sur les "questions doctrinales, pastorales et éthiques" publié mardi a utilisé le témoignage d'un homme qui a été "béni" avec son "partenaire' homosexuel par le prêtre militant pro-LGBT, le père James Martin.

Le rapport a scandaleusement approuvé sans réserve des témoignages affirmant que "le péché, à sa racine, ne réside pas dans la relation de couple (homosexuelle)" mais dans "un manque de foi en un Dieu qui désire notre épanouissement".

Le document s'appuyait sur le "vécu" de deux personnes anonymes ayant des inclinations homosexuelles pour "favoriser le discernement pastoral". L'une de ces personnes est un homme mentionné dans un article du New York Times de 2023 , photographié recevant une "bénédiction" avec son partenaire masculin de la part de Martin, a rapporté la journaliste Diane Montagna mardi.

Son témoignage, le deuxième mentionné dans le rapport, commence ainsi : "Mon orientation sexuelle n’est ni une perversion, ni un trouble, ni une épreuve ; c’est un don de Dieu. Je vis un mariage heureux et épanoui et je m’épanouis en tant que catholique ouvertement homosexuel."

 

Cf. LifeSiteNews

Si cette idée réussit - d'accorder à chaque conférence épiscopale une autorité indépendante sur les questions doctrinales -, nous ne serons plus l'Église catholique.

Mgr Josef Zen, Prions pour le succès de la fin du synode, 18 octobre 2024

Lors du premier consistoire extraordinaire des évêques du Pape Léon XIV les 7 et 8 janvier dernuer, le cardinal Zen n’a pas mâché ses mots. Il qualifia la "synodalité bergoglienne" de "manipulation implacable" qui insulte la dignité des évêques et encourt le blasphème en attendant du Saint-Esprit qu'il contredise la Tradition bimillénaire de l'Église." Des paroles courageuses de la part d'un véritable berger." P. R. Vierling 

'Le cardinal Joseph Zen a critiqué le Synode sur la synodalité lors du Consistoire. Il a dénoncé son processus comme une "manipulation implacable" et a averti que son invocation constante du Saint-Esprit est "ridicule" et frôle le "blasphème".' Raymond Arroyo sur X

-------------------------------

Parmi les premières réactions :

 

"Le récent rapport publié par le Groupe d’étude 9 du Synode sur la Synodalité est profondément alarmant et se trouve en contradiction directe avec l’enseignement constant de l’Église catholique concernant la sexualité humaine, le péché, le mariage et la loi morale." Mgr Joseph Strickland sur X

Réponse de Mgr Strickland au Groupe d'étude synodale n° 9 : 

 

"La destruction de la doctrine sous le couvert des notions de 'discernement', 'd’écoute' et d’'expérience vécue' constitue l’un des dangers spirituels les plus graves de notre époque. La vérité ne se définit pas par l’expérience. La vérité est révélée par Dieu."

 

Cf. Michael Haynes sur X

 

"Satan est le 'père du mensonge'. Sa principale tentation est de convaincre les gens de croire des mensonges sur eux-mêmes, sur Dieu et sur la réalité."

 

Cf. Père V sur X 

 

Le cardinal Müller répond au texte du Groupe d'étude synodal 9 sur l'homosexualité :

 

La bénédiction privée ou même paraliturgique de couples de même sexe et de sexe opposé en relations irrégulières repose sur le déni hérétique de la vérité révélée que Dieu a créé les êtres humains homme et femme. 

 

Le cardinal Müller a averti que le texte du Synode sur l'homosexualité contribue à la "relativisation hérétique du mariage naturel et sacramentel", & qu'il témoigne d'un "mépris ou d'une ignorance de la tradition catholique".

 

Une telle mesure, ajoute l'ancien préfet de la Congrégation pour la Doctrine de la Foi, "est présentée comme un premier pas vers la reconnaissance de l'idéologie LGBT, qui ne prône rien d'autre qu'une vision matérialiste de l'humanité sans Dieu, le Créateur, le Rédempteur et le Perfectionneur de l'humanité."

 

Avec l’idéologie "woke" — issue à l’origine de la pensée athée-matérialiste — une hérésie destructrice et une force schismatique de division ont pénétré l’Église catholique, une force qui, par son opposition à la vérité révélée de Dieu, correspond au manichéisme ou au pélagianisme.

 

Cf. Per Mariam via Michael Haynes sur X

 

8 mai 2026. Cardinal Müller : "Les groupes d'étude mis en place par le pape François lors du synode sur la synodalité de 2024 publient progressivement leurs conclusions, certes très controversées.

Ils se ressemblent de façon fatale sur deux points : 1. Leur méfiance envers les principes fondamentaux de la doctrine catholique, qu'ils confondent avec un système de pensée limité dans le temps, au lieu de les reconnaître comme la transmission intégrale et complète de la révélation divine aux générations présentes et futures ; et 2. Leur tentative de s'aligner sur les idéologies dominantes par le biais d'un soi-disant « changement de paradigme, passant d'un dogmatisme rigide à une approche pastorale plus humaine », afin d'obtenir la reconnaissance de leurs partisans.

Ils ne nient pas ouvertement les vérités révélées. Mais ils les ignorent et construisent à côté d'elles leur propre édifice d'un christianisme confortable et conforme aux mœurs du monde.

Au mépris ou par ignorance de la tradition catholique, cela conduit à l'affirmation sophistiquement exagérée selon laquelle le péché ne consiste pas en des actes conscients et volontaires contre les commandements de Dieu, mais plutôt en le refus d'une miséricorde absolue envers ceux qui ne peuvent ou ne veulent pas les accomplir.

En réalité, l’Église enseigne que le Christ est mort sur la croix pour les péchés de tous les hommes et que le Saint-Esprit ne refuse la grâce de Dieu à personne qui se convertit à l’Évangile, afin qu’il puisse mener une vie nouvelle et sainte à la suite du Christ. C’est pourquoi l’Apôtre peut dire aux baptisés : « Ne vivez plus comme les païens, dans la vanité de leurs pensées… Dépouillez-vous du vieil homme, qui se corrompt par ses convoitises trompeuses ; soyez renouvelés dans l’Esprit de votre intelligence ; et revêtez-vous de l’homme nouveau, créé à l’image de Dieu, dans une justice et une sainteté véritables. » (Éphésiens 4, 17.22-24).

Dans le contexte des synodes épiscopaux et des parcours synodaux nationaux au sein des Églises locales, un sujet cher à certains évêques, théologiens et laïcs, en phase avec l'esprit du temps, revient sans cesse. Au lieu de conduire les fidèles à Jésus-Christ, Dieu-Homme, unique et véritable Médiateur entre Dieu et les hommes, ils envisagent l'avenir de l'Église – de manière monothématique et spirituellement restrictive – dans l'adoption des idéologies de genre et de l'arc-en-ciel.

Par conséquent, ils mettent même en péril l'unité visible de l'Église dans la vérité du Christ, telle que le Seigneur lui-même, en tant que Chef de l'Église, l'a confiée à l'ensemble du Collège des évêques, avec et sous l'autorité du Pape, successeur personnel de Pierre sur le Siège romain.

La bénédiction privée, voire paraliturgique, des couples de même sexe et de sexe opposé en situation irrégulière repose sur le déni hérétique de la vérité révélée selon laquelle Dieu a créé les êtres humains homme et femme.

Jésus, qui en sa personne est le Chemin, la Vérité et la Vie, a confirmé la volonté originelle du Créateur contre la casuistique des pharisiens concernant le divorce et a révélé définitivement que l'homme et la femme ne deviennent une seule chair que par le « oui » du mariage (cf. Mt 19, 3-9). Ainsi, dans le mariage, l'homme et la femme forment une unité personnelle et sexuelle à deux, unis par l'amour mutuel, la vie partagée et l'ouverture aux enfants que Dieu veut leur donner. Seuls l'homme et la femme unis par les liens du mariage sont bénis par Dieu afin qu'ils soient féconds, se multiplient, peuplent la terre et règnent (avec sagesse) sur toutes les autres créatures (cf. Gn 1, 28). Il n'est fait mention ni dans l'Écriture sainte ni dans toute la tradition de l'Église d'une bénédiction pour les personnes adultères, et rien n'indique que les évêques soient autorisés à ordonner ou à permettre des bénédictions frauduleuses et blasphématoires.

 

ll n'y a aucune mention dans l'Écriture Sainte ou dans toute la tradition de l'Église d'une bénédiction pour les personnes dans des relations adultères, et il n'y a aucune indication que les évêques sont autorisés à ordonner ou à permettre des bénédictions frauduleuses et blasphématoires".

 

Cf. Per Mariam 

 

09 mai 2026.

Le père Gerald Murray, canoniste et prêtre de l'archidiocèse de New York, a déclaré qu'il trouvait le rapport du synode "horrible" et une "tentative subversive de renverser la morale catholique sur la question de l'homosexualité". Edward Pentin sur X

 

"Le Synode est devenu l'agent officiellement mandaté par le Saint-Siège pour la destruction de la doctrine catholique, présentée et méprisée comme un ensemble de principes déductifs formulés de manière immuable et rigide : des énoncés stériles, régressifs et figés ; des doctrines "préfabriquées" qui ne seraient que de simples abstractions et théories." Père Gerald Murray, InfoVaticana 10 mai 2026

 

"Cette subversion destructrice parrainée par le Vatican doit prendre fin maintenant. Les âmes sont mises en danger par les faux enseignements scandaleux propagés par le Synode. Le pape Léon doit renforcer les frères dans la foi en mettant fin à cette trahison empoisonnée de la vérité de Dieu".

Les bergers synodaux attaquent les moutons - Père Gerald Murray sur le rapport final du Groupe d'étude n° 9 publié plus tôt cette semaine par le Secrétariat du Synode : The Catholic Thing via Diane Montagna sur X

Santiago Martín : "S’il n’y a pas de sanctions en Allemagne, il sera clair que l’Église est gouvernée par le dieu de l’argent"

 

Selon le père Santiago Martín, le défi ouvert lancé par l'épiscopat allemand au Vatican est entré dans une phase décisive qui compromet directement l'autorité du pape Léon XIV et la crédibilité du gouvernement de l'Église.

 

Dans une analyse diffusée sur Magnificat TV, le fondateur des Franciscains de Marie affirme que le refus des évêques allemands de retirer leur bénédiction aux couples homosexuels, aux personnes divorcées et remariées et aux couples vivant en concubinage constitue un acte de désobéissance publique sans précédent et que, s'il n'aboutit pas à des sanctions, il démontrera que "celui qui gouverne l'Église n'est pas le Pape, mais le dieu de l'argent".

 

L'origine immédiate du conflit remonte à novembre 2024, lorsque l'épiscopat allemand a transmis au Dicastère pour la Doctrine de la Foi un projet de bénédiction inspiré de la déclaration Fiducia supplicans. Selon Santiago Martín, le cardinal Victor Manuel Fernandez a répondu quelques jours plus tard, rejetant le texte et exigeant des modifications. Cependant, les échanges sont restés secrets et, des mois plus tard, en avril 2025, alors que le pape François venait de décéder et que le Saint-Siège était vacant, les évêques allemands ont publié la bénédiction malgré les objections de Rome.

 

Le prêtre juge particulièrement grave que cette publication ait eu lieu "alors que le corps du pape était encore présent", y voyant un acte de défiance délibéré, profitant du vide du pouvoir à Rome. Dès lors, de nombreux diocèses allemands commencèrent à administrer des bénédictions liturgiques à des couples en situation irrégulière, tandis que le Vatican gardait le silence.

 

La situation s'est définitivement envenimée lorsque le cardinal Reinhard Marx a ordonné, le 20 avril, aux prêtres de Munich d'administrer la bénédiction dans tout l'archidiocèse. Trois jours plus tard seulement, le pape Léon XIV a réagi publiquement lors de son vol de retour d'Afrique, déclarant que le Saint-Siège "n'approuve pas la bénédiction officielle des couples homosexuels ou de ceux se trouvant dans une situation irrégulière".

 

Pour Santiago Martín, le geste ultérieur du cardinal Marx a encore aggravé la crise. L'archevêque de Munich a qualifié de "réactionnaires" ceux qui critiquaient la voie synodale allemande et a affirmé que ces attaques provenaient des États-Unis. Nombreux sont ceux qui ont interprété ces propos comme une allusion indirecte au pape lui-même, un Américain qui s'était récemment prononcé contre la bénédiction (liturgique. Ndlr.).

 

Les tensions se sont exacerbées lorsque le Dicastère pour la Doctrine de la Foi a finalement publié, le 3 mai, la lettre envoyée en 2024 rejetant la bénédiction allemande. Cette publication a confirmé publiquement que Rome avait toléré une désobéissance manifeste pendant près de deux ans sans prendre de mesures disciplinaires. Le père Santiago Martín estime que cela a mis en lumière "la passivité du Vatican dans l'application de la loi qu'il promulgue lui-même".

 

Dans son analyse, il compare le traitement réservé aux évêques allemands à celui infligé à des prélats considérés comme conservateurs, tels que Joseph Strickland ou Daniel Fernández Torres, qui furent démis de leurs fonctions sans accusations doctrinales comparables. Selon lui, cette différence ne peut s'expliquer qu'à la lumière du poids économique considérable de l'Église allemande au sein des finances du Vatican.

 

Le secrétaire d'État, le cardinal Pietro Parolin, a récemment évoqué la possibilité de sanctions canoniques, tout en exprimant son souhait d'éviter toute mesure disciplinaire. Pour Santiago Martín, cette simple mention démontre que Rome a atteint ses limites. Il avertit cependant que le temps presse pour le pape : si l'Allemagne ne rectifie pas rapidement la situation et que le Vatican ne réagit pas, l'autorité papale subira un préjudice irréversible.

 

Le prêtre conclut par une déclaration particulièrement dure : "Il serait plus honnête d’enlever les crucifix et d’installer un veau d’or." Il soutient que si la désobéissance allemande reste impunie, cela démontrera que le véritable pouvoir au sein de l’Église ne réside ni à Rome ni dans la doctrine catholique, mais dans les ressources financières de l’Église allemande.

 

Cf. InfoVaticana

Partager cet article
Repost0

commentaires

Articles RÉCents