« Je recommande à mon fils s’il avait le malheur de devenir Roi, de songer qu’il se doit tout entier au bonheur de ses concitoyens, [...] qu’il ne peut faire le bonheur des Peuples qu’en régnant suivant les Lois, mais en même temps qu’un Roi ne peut les faire respecter, et faire le bien qui est dans son cœur, qu’autant qu’il a l’autorité nécessaire, et qu’autrement étant lié dans ses opérations et n’inspirant point de respect, il est plus nuisible qu’utile. » (Testament de Louis XVI)
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Duc de Savoie, prince de Piémont, comte d'Aoste et de Maurienne,le bienheureux Amédée de Savoie (1435-1472), né à Thonon de Louis Ier et d'Anne de Lusignan. Il fut fiancé dès sa naissance à la sœur du roi Louis XI (1461-1483), Yolande de France qu'il épousa à 17 ans.
Modèle de piété et de bienfaisance, il régna sur le Piémont et la Savoie les 7 dernières années de sa vie sous le nom d'Amédée IX. Atteint de catalepsie, sa femme l'aida dans toutes ses tâches de dirigeant. Ensemble, ils évitèrent les guerres et essayèrent d'être toujours au plus juste avec leurs sujets.
Amédée est le père de 7 enfants, dont Louise qui deviendra "bienheureuse".
D'une extrême bonté, Amédée, aidé de sa femme Yolande, gouvernait saintement, mettant au premier rang de ses préoccupations le soin des pauvres et des malades. Il construisit des hôpitaux mais aussi des monastères pour faire progresser l'Évangélisation et maintint la paix avec ses voisins.
Épileptique, Amédée accepte cette humiliation avec une grande résignation. Il meurt à 37 ans, miné par la maladie, après avoir recommandé à ses enfants et à ses seigneurs de pratiquer la justice et d'aimer les pauvres.
Dans son royaume, on disait : "il fait meilleur être pauvre que riche".
A travers lui, sont honorés tous les pères de familles.
En 1612, le futur S. François de Sales écrivit une supplique au pape Paul V (1605-1621), en vue de sa béatification, ce qui fut fait en 1677.
Amédée IX de Savoie, église Saint-Dominique, Turin
Voici mon serviteur que je soutiens, mon élu qui a toute ma faveur. ... aux nations, il proclamera le droit.
Il ne criera pas, il ne haussera pas le ton, il ne fera pas entendre sa voix au-dehors.
Il ne brisera pas le roseau qui fléchit, il n’éteindra pas la mèche qui faiblit, il proclamera le droit en vérité.
Il ne faiblira pas, il ne fléchira pas, jusqu’à ce qu’il établisse le droit sur la terre, et que les îles lointaines aspirent à recevoir ses lois.
... Moi, le Seigneur, je t’ai appelé selon la justice ; je te saisis par la main, je te façonne, je fais de toi l’alliance du peuple, la lumière des nations :
07 tu ouvriras les yeux des aveugles, tu feras sortir les captifs de leur prison, et, de leur cachot, ceux qui habitent les ténèbres.
Le Lundi saint est un jour qui nous présente une scène qui peut choquer beaucoup de fidèles: Jésus, Prince de la Paix, manifeste une colère sainte en chassant les marchands du Temple. Cet épisode rapporté dans les quatre évangiles (Mt 21,12-17; Mc 11,15-19; Lc 19,45-48; Jn 2,13-22) n'est pas une simple colère, c'est un acte prophétique chargé de sens théologique et pastoral dans un contexte où le Temple de Jérusalem, centre religieux du judaïsme, le "parvis des Gentils" (où les non-juifs pouvaient prier) était devenu un marché animé où régnaient les changeurs de monnaie, exploitant les pèlerins avec des taux usuraires injustes, des vendeurs d'animaux, gonflant les prix pour les sacrifices. Jésus les apercevant les chasse en renversant leurs tables et en libérant les animaux (Mc 11,15). Son acte n'est pas une colère arbitraire, c'est un jugement divin contre la profanation du sacré et un acte prophétique. Jésus condamne l'hypocrisie d'un culte extérieur vide d'amour, et annonce le Messie nouveau Temple de Jérusalem: "Détruisez ce temple et en trois jours je le relèverai." (Jn 2,19), annonce de sa résurrection.
Après l’entrée triomphale du dimanche des Rameaux, ce jour semble plus silencieux, c'est aussi le jour de l’onction à Béthanie où une femme, Marie-Madeleine verse un parfum précieux sur les pieds de Jésus et les essuie avec ses cheveux. Ce geste surprend, choque même certains disciples. Le parfum versé représente quelque chose de précieux, presque excessif. Pour certains, c’est du gaspillage. Pour Jésus, c’est une préparation à sa Passion. Le Lundi Saint nous parle d’un amour qui ne calcule pas. Il nous interroge aussi : que sommes-nous prêts à offrir ? Donnons-nous à Dieu ce qui nous reste, ou ce qui a de la valeur ?
Dans les récits évangéliques, ce moment d’amour est mis en parallèle avec la trahison de Judas. Tandis qu’un cœur se donne généreusement, un autre se ferme.
Le Lundi Saint nous place devant ce choix intérieur. Avancer vers la lumière ou se laisser gagner par l’ombre.
Ce jour nous invite à examiner notre propre fidélité.
Au début de la Semaine Sainte, le Lundi Saint est un moment idéal pour relire nos motivations.
Pourquoi suivons-nous le Christ ?
Est-ce par habitude, par tradition, ou par amour sincère ?
Comme le parfum répandu à Béthanie, nos gestes peuvent devenir une offrande s’ils sont faits avec un cœur vrai.
Entrée de Jésus à Jérusalem, miniature romane du début du XIIe siècle
Le dimanche des Rameaux rappelle l'entrée triomphale de Jésus-Christ à Jérusalem (Évangile selon saint Jean 12, 12 - 15) et marque le début de la "Semaine sainte", dernière semaine du Carême, qui s'achève les trois derniers jours par le "triduum pascal".
Le Jeudi saint célébrera l'institution par le Christ de la Cène ou Eucharistie lors du dernier repas pris avec ses disciples avant son arrestation;
L’entrée de Jésus à Jérusalem manifestela venue du Royaume que le Roi-Messie va accomplir par la Pâque de sa Mort et de sa Résurrection.
L'Évangile raconte qu'à proximité de la fête de la Pâque juive, Jésus décide de faire une entrée solennelle à Jérusalem. Il organise son entrée en envoyant deux disciples chercher un ânon. Il entre à Jérusalem sur une monture pour se manifester publiquement comme le messie que les juifs attendaient. (Mt 21,1-9 ; Mc 11,1-10 ; Lc 19, 28 - 40)
C'est une monture modeste comme l'avait annoncé le prophète pour montrer le caractère humble et pacifique de son règne.
Alors que déjà Jésus approchait de la descente du mont des Oliviers, toute la foule des disciples, remplie de joie, se mit à louer Dieu à pleine voix pour tous les miracles qu’ils avaient vus. Une foule nombreuse venue à Jérusalem pour la fête l'accueille en déposant des vêtements sur son chemin et en agitant des branches coupées aux arbres.
Le "Roi de Gloire" entre dans sa Ville "monté sur un ânon" : il ne conquiert pas la Fille de Sion, figure de son Église, par la ruse ni par la violence, mais par l’humilité qui témoigne de la Vérité. C’est pourquoi les sujets de son Royaume, ce jour-là, sont les enfants et les "pauvres de Dieu", qui l’acclament comme les anges l’annonçaient aux bergers. Leur acclamation, "Béni soit celui qui vient au nom du Seigneur", est reprise par l’Église dans le "Sanctus" de la liturgie eucharistique pour ouvrir le mémorial de la Pâque du Seigneur.
(Catéchisme de l'Eglise catholique, n° 560 et 559)
"À Jérusalem au IVe siècle, on lisait aujourd'hui, à l'endroit même où la scène s'est passée, le passage d'évangile qui raconte l'entrée triomphale de Jésus à Jérusalem, acclamé par le peuple comme Fils de David et roi d'Israël. Un évêque, monté sur un âne, allait ensuite du sommet du Mont des Oliviers à l'église de la Résurrection, entouré de la foule portant des rameaux et chantant des hymnes et des antiennes. L'Église de Rome, en adoptant cet usage vers le IXe siècle, y a ajouté les rites de la bénédiction des rameaux. Nous refaisons donc ce que les Juifs ont fait." (1)
Cette fête est attestée pour la première fois en Gaule au IXe siècle. Elle est apparue à Jérusalem au IVe siècle, et se déroulait au mont des Oliviers, au Saint-Sépulcre, les fidèles brandissant des rameaux. À Rome, au VIe siècle, ce dimanche était appelé ''dimanche des Palmes et de la Passion du Seigneur''. Le Christ est appelé ''Rameau de Jessé'' (descendance de David et de Jessé) : ''Une rameau sortira de la souche de Jessé, un rejeton jaillira de ses racines. Sur lui reposera l'Esprit du Seigneur'' (Esaïe 11, 1-2). (2)
Wykonanie: Schola San Clemente, Kraków
L'hymne Gloria laus (IXe s.) "Gloire, louange et honneur à Toi, Christ Roi Sauveur", est une hymne écrite et composée par Théodulfe, évêque d'Orléans vers 818.
R/ Gloria, laus et honor tibi sit, Rex Christe, Redemptor,
Cui puerile decus prompsit Hosanna pium. Gloire, louange et honneur à Toi, Christ Roi Sauveur. Pour toi le cortège des enfants chanta "Hosanna !"
1.- Israel es tu rex, Davidis et inclyta proles,
Nomine qui in Domini, rex benedicte, venis. Tu es le roi d'Israël, tu es le glorieux rejeton de David, Roi béni qui viens au nom du Seigneur.
2.- Cœtus in excelsis te laudat cælicus omnis,
et mortalis homo, et cuncta creata simul. Le chœur céleste en entier te loue au plus haut des cieux ; à lui se joint l'homme mortel et toute la création.
3.- Plebs Hebræa tibi cum palmis obvia venit ;
Cum prece, voto, hymnis, adsumus ecce tibi. Le peuple hébreu vint au devant de toi avec des palmes, avec nos prières, nos vœux et nos hymnes, nous voici devant toi.
4.- Hi tibi passuro solvebant munia laudis ;
nos tibi regnanti pangimus ecce melos. Ceux-ci te payaient leur tribut de louanges, alors que tu allais souffrir ; Et nous, voici que nous te célébrons par nos chants, maintenant que tu règnes.
5.- Hi placuere tibi, placeat devotio nostra ;
rex bone, rex clemens, cui bona cuncta placent. Ils ont su te plaire, que te plaise aussi notre dévotion : bon Roi, doux Roi, à qui plaît tout ce qui est bon.
Iconographie :
Christ des Rameaux, bois polychromé, Nesselwang, Souabe, v. 1640
Entrée à Jérusalem (fresque par Giotto, Arena Chapel, Padoue, vers 1305)
Sources :
(1) Missel Vespéral Romain Quotidien, Par Dom Gaspar Lefebvre et le Chanoine Émile Osty, Biblica Bruges - Paris 1964, p. 362
(2)Dictionnaire culturel du christianisme, Le sens chrétien des mots, Pascal-Raphaël AMBROGI, Honoré Champion, Paris 2021, p. 795-796.
Tout en laissant à chacun la liberté de culte, la cité-État de Monaco est un exemple où leChrist est Roi, et où le temporel et le spirituel collaborent ensemble au bien public.
Contrairement à ce qui est rabâché, l'exemple de Monaco montre que la liberté de culte et la laïcité existent bien dans des États où le Christ règne.
Lors de sa rencontre avec le prince souverain Albert II de Monaco, le pontife a souligné la valeur unique des pays qui conservent la foi catholique comme religion d'État, insistant sur le fait que ce statut implique une responsabilité particulière dans la promotion d'une société inspirée par les principes chrétiens.
Le 28 mars, le pape Léon XIV entrera dans l'histoire en devenant le premier pape des temps modernes à effectuer une visite apostolique à Monaco.
Nichée sur la côte méditerranéenne, la principauté de Monaco – dont la langue officielle est le français – est souvent associée à la Formule 1, à la richesse, au glamour et au célèbre casino de Monte-Carlo. Pourtant, sous cette façade raffinée se cache un héritage profondément catholique qui continue d'influencer ses lois, sa culture et sa monarchie.
Voici 10 points essentiels à connaître sur Monaco et son identité catholique profondément enracinée :
1. Monaco est le dernier pays européen à être catholique de droit.
Contrairement à de nombreux pays européens modernes, Monaco reconnaît officiellement l'Église catholique comme religion d'État. Seuls quelques rares pays, dont le Vatican, Malte, le Costa Rica et le Liechtenstein, ont encore le catholicisme comme religion d'État officielle. Monaco est le dernier pays européen dont la constitution déclare "la religion catholique, apostolique et romaine" comme religion d'État, ce qui confère à la visite du pape Léon XIV un attrait particulier sur ce dernier État officiellement catholique d'Europe.
Actuellement, plus de 90 % de la population — soit environ 38 000 à 39 000 personnes — se déclare catholique.
Monaco compte également une population âgée. Environ un tiers des résidents, voire plus, ont plus de 65 ans. L'espérance de vie à Monaco est parmi les plus élevées au monde – souvent estimée à plus de 80 ans – ce qui signifie que l'Église monégasque côtoie une population très âgée.
2. Le souverain actuel a de profondes racines catholiques.
La famille régnante de Monaco, la Maison Grimaldi, est depuis longtemps étroitement liée au catholicisme. Le prince Albert II de Monaco, l'actuel souverain, a été baptisé et élevé dans la foi catholique, à l'instar de ses prédécesseurs. Le prince Albert est le fils du prince Rainier III et de l'actrice américaine Grace Kelly, elle aussi catholique.
Le prince Albert II a 68 ans et est marié depuis 2011 à Charlene Wittstock, une ancienne nageuse olympique. Ils ont deux enfants : les jumeaux Jacques et Gabriella.
Avant d'épouser Wittstock, Albert avait eu deux enfants hors mariage : Jazmin et Alexandre. Bien que tous deux soient reconnus comme les enfants du prince Albert, ils ne figurent pas dans l'ordre de succession au trône, leurs parents n'ayant jamais été mariés.
3. Monaco est le deuxième plus petit pays du monde.
Croyez-le ou non, Monaco est plus petit que Central Park à New York. Seule la Cité du Vatican est plus petite. La principauté ne couvre qu'environ 2 kilomètres carrés (moins d'un mile carré), et pourtant elle abrite une population dense et des infrastructures de pointe.
Il convient de noter que Monaco est à la fois une principauté et un pays. C’est une cité-État souveraine et indépendante, et son statut de "principauté" se rapporte à sa forme de gouvernement : une monarchie constitutionnelle dirigée par un prince.
4. Monaco ne compte qu'un seul diocèse catholique et un seul archevêque.
Ce petit pays ne compte qu'un seul diocèse, l'archidiocèse de Monaco, et le Livre Guinness des records le reconnaît comme le plus petit diocèse du monde en superficie.
Lors de sa visite, le pape Léon rencontrera l'archevêque Dominique-Marie David, prêtre français ordonné à Nantes et nommé à Monaco en 2020, le seul archevêque du pays.
5. Le catholicisme à Monaco en chiffres
Monaco possède une vie paroissiale étonnamment riche : six paroisses et une quinzaine d’églises et de chapelles desservent ce petit pays.
On compte 29 prêtres en activité, dont un exorciste officiel : le chanoine Alain Goinot, nommé en 2015, ainsi que 14 religieuses. Les quatre communautés de religieuses comprennent les Dominicaines, les Oblates de la Vierge Marie de Fátima, les Filles du Saint-Cœur de Marie et les Sœurs de Notre-Dame de l’Incarnation.
De plus, si vous regardiez une carte de Monaco, vous verriez qu'à chaque coin de la principauté se trouve une église : la cathédrale du Rocher, Saint-Charles avec les Dominicains, Saint-Martin-Sacré-Cœur, Sainte-Dévote, Saint-Nicolas dans le port, et la chapelle du Palais princier dédiée à Saint Jean-Baptiste.
6. À Monaco, un milliardaire et une femme de ménage peuvent s'asseoir sur le même banc.
Monaco possède l'un des PIB par habitant les plus élevés au monde. Son économie prospère grâce au tourisme de luxe, à la banque et à l'immobilier, attirant des millionnaires et des milliardaires du monde entier.
L'une des principales raisons pour lesquelles les personnes fortunées affluent à Monaco est l'absence d'impôt sur le revenu des personnes physiques (à quelques exceptions près). Cela a contribué à en faire un paradis fiscal mondial.
L’abbé Christian Venard, vicaire épiscopal pour la communication de l’archidiocèse de la principauté, a déclaré à EWTN News lors d’une interview : "Bien qu’il y ait des personnes très riches, les gens ordinaires, parfois même très modestes, sont également indispensables au bon fonctionnement de l’Église. Cette mixité sociale confère à notre Église diocésaine un caractère véritablement unique. Il arrive qu’à l’église, un milliardaire et une femme de ménage soient assis sur le même banc. L’Église est l’un des rares lieux de brassage social dans la principauté et doit tenir compte de cet aspect important dans son apostolat quotidien."
7. Monaco a accueilli l'un des mariages royaux catholiques les plus suivis.
La cathédrale Notre-Dame-Immaculée-Conception — anciennement la cathédrale Saint-Nicolas — est le lieu où le prince Rainier III et Grace Kelly se sont mariés en 1956 et où reposent de nombreux princes et princesses, dont Grace Kelly. Leur messe de mariage demeure l'un des mariages royaux catholiques les plus suivis de l'histoire.
8. La sainte patronne de Monaco est Sainte Dévote.
Sainte Dévote, la patronne de Monaco, est si importante que sa fête, le 27 janvier, est une solennité et un jour de précepte dans l'archidiocèse. Sa relique est même conservée dans la chapelle du palais.
Sainte Dévote est une martyre chrétienne vénérée des premiers siècles, ayant vécu probablement à la fin du IIIe ou au début du IVe siècle. Selon la tradition, elle serait née en Corse et aurait été tuée pour sa foi lors des persécutions romaines. Son corps aurait été placé sur une barque par d'autres chrétiens, et celle-ci aurait miraculeusement dérivé jusqu'à Monaco, où elle devint la sainte patronne de la principauté.
9. C'est un pays pro-vie.
L'une des manifestations les plus claires de l'identité catholique de Monaco est sa position juridique sur l'avortement. Influencé par la doctrine morale catholique, le pays a historiquement interdit l'avortement, sauf dans des circonstances très limitées. Ce cadre juridique témoigne d'un profond attachement culturel à la dignité de la vie humaine.
En novembre dernier, le prince Albert a refusé de signer un projet de loi visant à libéraliser davantage l'avortement dans la principauté, même s'il avait été adopté par le Parlement par 19 voix contre 2. Albert a déclaré comprendre "la sensibilité de cette question" mais a insisté sur le fait que la loi actuelle respecte mieux l'identité catholique de Monaco et la place particulière de l'Église tout en assurant un soutien "sûr et plus humain" aux femmes.
10. Une princesse a été retirée de la ligne de succession britannique pour s'être convertie au catholicisme.
En 2018, la princesse Alexandra de Hanovre, membre de la famille royale de Monaco, a été déclassée dans l'ordre de succession britannique après sa conversion au catholicisme.
La princesse Alexandra est née en Autriche et a été baptisée luthérienne deux mois après sa naissance. Elle est la fille de Caroline, princesse de Hanovre, et du prince Ernst August de Hanovre. Par son père, elle descend de Victoria, princesse royale, fille aînée de la reine Victoria et du prince Albert.
Alexandra est la petite-fille de Grace Kelly, devenue princesse de Monaco en 1956 lors de son mariage avec Rainier III. Elle figurait donc non seulement dans l'ordre de succession britannique, mais aussi au trône monégasque, où elle était douzième.
Étant donné que le monarque britannique est le chef de l'Église d'Angleterre, qui est l'Église établie du pays, la loi britannique interdit aux catholiques de succéder au trône.
La loi de 2013 sur la succession à la Couronne a notamment autorisé les héritiers du trône à épouser des catholiques. Cependant, la loi stipule toujours que le souverain britannique en exercice ne doit pas être catholique. Les catholiques sont exclus du trône d'Angleterre depuis l'Acte d'établissement de 1701.
Visite de Léon XIV à Monaco: pourquoi la venue du pape dans la principauté ce samedi est-elle historique?
C'est une visite qui fera date. Pour la première fois dans l'histoire contemporaine de Monaco, un pape va fouler la Principauté. "Cela montre que le Saint-Siège ne fait pas de différence entre les grands États et les petits États, et que même un petit État, et a fortiori de tradition chrétienne, mérite la visite du souverain pontife", souligne auprès de Vatican News Thomas Fouilleron, directeur des archives du Palais Princier et historien de la Principauté.
Ce samedi 28 mars, Léon XIV est attendu dès 9 heures du matin sur le Rocher pour le troisième voyage officiel de son pontificat, débuté en mai dernier après la mort du pape François.
Qui dit rendez-vous exceptionnel, dit aussi organisation exceptionnelle. À l'occasion de cette venue de Léon XIV, la Principauté "adoptera une organisation comparable à celle mise en place lors du Grand Prix de Monaco", explique Monaco Tribune, précisant que certains quartiers seront partiellement fermés à la circulation.
Inévitablement, la sécurité du pape sera la priorité. Les autorités ont d'ailleurs demandé à certains établissements présents sur le parcours du cortège papal de baisser le rideau ce samedi.
Une messe au stade Louis II
Discours depuis le balcon du Palais Princier, prière à la Cathédrale de Monaco, déambulation dans les rues monégasques à bord de la célèbre papamobile... Le programme de Léon XIV sur le Rocher est ficelé.
La visite apostolique du souverain pontife se clôturera avec une messe célébrée à 15 heures depuis le stade Louis II, dans lequel l'équipe de football de l'AS Monaco a l'habitude d'évoluer. Face à la forte affluence attendue, l'enceinte sportive ouvrira ses portes dès midi.
Les deux plus petits États au monde
"Le catholicisme est au cœur de notre histoire, de notre identité et de notre avenir", a déclaré le Prince Albert II à l'occasion de cette visite. Et pour cause, si chacun est libre à Monaco de pratiquer le culte de son choix, le catholicisme est la religion d'État dans la Principauté depuis 1962 et son inscription dans la Constitution par le Prince Rainier III.
Liés par le catholicisme, le Vatican (0,44 km²) et Monaco (2,02 km²) sont les deux plus petits États au monde. Ce samedi, le pape Léon XIV procédera donc à sa première visite de l'année 2026 à l'étranger, dans une Principauté qui partage quelques points communs avec le Saint-Siège. BFM sur X / BFM
Add. Lettre du pape Léon XIV à Son Altesse Sérénissime le Prince Albert II de Monaco :
"Vous êtes parmi les rares pays au monde à avoir la foi catholique comme religion d’État.
Cette foi nous place devant la souveraineté de Jésus, qui appelle les chrétiens à devenir dans le monde un royaume de frères et sœurs – une présence qui n’abaisse pas mais élève, qui ne sépare pas mais unit, toujours prête à protéger avec amour toute vie humaine, en tout temps et en toute circonstance, afin que personne ne soit jamais exclu de la table de la fraternité."
Dans un message adressé à la communauté catholique de Monaco, le pape Léon XIV loue l'accueil et l'hospitalité de l'Église de Monaco envers tous et affirme que cela devrait servir de modèle à l'Église universelle dans son ensemble :
"Cette communion est le signe par excellence de l’Église, appelée à être le reflet dans ce monde de l’amour de Dieu qui ne fait aucune distinction. À cet égard, je tiens à dire que votre Église, ici en Principauté de Monaco, possède une grande richesse. Car c’est véritablement un lieu où tous trouvent accueil et hospitalité, marqué par un brassage social et culturel caractéristique de votre société. En effet, bien que la Principauté de Monaco soit un petit État, elle est habitée par des Monégasques, des Français, des Italiens et des personnes de nombreuses autres nationalités.
C’est un petit État cosmopolite, où la diversité des origines se conjugue aux différences socio-économiques.
Dans l’Église, une telle variété ne doit jamais être source de divisions sociales. Au contraire, chacun est accueilli comme personne et enfant de Dieu. De plus, tous sont bénéficiaires d’un don de grâce qui favorise la communion, la fraternité et l’amour du prochain." Catholic Sat sur X
Le pape Léon XIV faisant une entrée triomphale dans la cathédrale Notre-Dame de l’Immaculée Conception, tandis que le chœur entonne majestueusement "Tu Es Petrus". Catholic Sat sur X
Pope Leo XIV making a triumphal entrance into the Cathedral of Notre-Dame de l’Immaculée Conception, with the choir magnificently chanting Tu Es Petrus pic.twitter.com/yF7wVQjnP9
Le pape Léon XIV à la Communauté catholique de Monaco :
"Apportez la lumière de l’Évangile à tous afin que la vie de chaque homme et de chaque femme soit défendue et promue de la conception à la mort naturelle. Proposez de nouvelles voies capables d’endiguer la vague de sécularisme, qui risque de réduire l’humanité à l’individualisme et de fonder la vie sociale sur la production de richesses." Catholic Sat sur X
Le pape Léon XIV invite la communauté catholique de Monaco à réfléchir aux questions suivantes :
"Défendons-nous véritablement les êtres humains ? Sauvegarde-t-on la dignité de la personne en protégeant la vie à tous ses stades ? Le modèle économique et social actuel est-il véritablement juste et empreint de solidarité ? Possède-t-il une éthique de responsabilité qui contribue à dépasser la simple logique de l’échange d’équivalents, du profit comme fin en soi [pour reprendre les termes de l’encyclique Caritas in Veritate du pape Benoît XVI], afin de construire une société plus équitable ?" Catholic Sat sur X
Léon XIV à Monaco : "C'est pour moi-même, pour la princesse Charlène, notre famille et toute la communauté monégasque un immense honneur, une grande joie et une profonde émotion de vous accueillir aujourd'hui pour cette visite historique", déclare le prince Albert II. France Info sur X
Léon XIV à Monaco : "C'est pour moi-même, pour la princesse Charlène, notre famille et toute la communauté monégasque un immense honneur, une grande joie et une profonde émotion de vous accueillir aujourd'hui pour cette visite historique", déclare le prince Albert II. #canal16pic.twitter.com/nPxoibngAq
Magnifique réflexion du pape Léon XIV à Monaco aujourd'hui, sur le complot des chefs juifs visant à tuer Jésus :
"Au lieu de reconnaître le Nazaréen comme le Messie – le Christ tant attendu –, les chefs religieux le percevaient comme une menace. En tant que maîtres de la Loi, leur vision était si déformée qu'ils transgressèrent eux-mêmes les préceptes de la Loi. Oubliant la promesse de Dieu à son peuple, ils cherchèrent à tuer l'innocent, et derrière leur peur se cachait le désir de conserver le pouvoir. Bien qu'ils aient oublié la Loi, qui commande : 'Tu ne tueras point', Dieu n'a pas oublié la promesse qui préparerait le monde au salut. Sa providence a transformé ce verdict meurtrier en un moyen de révéler un acte d'amour suprême : si pervers qu'ait été Caïphe, il 'prophétisa que Jésus allait mourir pour la nation'."
Le Pape poursuit :
"Nous sommes ainsi témoins de deux forces opposées : d’une part, la révélation de Dieu, qui se présente comme le Seigneur tout-puissant et Sauveur ; d’autre part, les desseins occultes des puissants, avides de tuer sans scrupules. Cela ne se produit-il pas encore aujourd’hui ? À la convergence de ces forces se trouve le signe de Jésus : le don de sa vie. Ce signe est préfiguré par la résurrection de Lazare, prophétie la plus proche des événements qui se dérouleront plus tard dans la passion, la mort et la résurrection du Christ. À la Pâque, le Fils accomplira l’œuvre du Père par la puissance du Saint-Esprit. De même que Dieu a fait naître la vie du néant au commencement des temps, de même, à la plénitude des temps, il rachète toute vie de la mort, source de destruction dans la création." Catholic Sat sur X
Le pape Léon XIV a prononcé aujourd'hui une déclaration poignante lors de la messe à Monaco concernant le meurtre d'innocents dans le monde :
"Aujourd'hui encore, combien de complots sont ourdis à travers le monde pour tuer des innocents ! Combien de prétextes sont invoqués pour justifier leur élimination ! Pourtant, malgré la persistance du mal, la justice éternelle de Dieu nous sauve toujours de nos tombeaux, comme elle l'a fait pour Lazare, et nous donne une vie nouvelle." Catholic Sat sur X
Depuis le balcon du Palais, le Prince Albert II souligne le rôle central du catholicisme à Monaco, religion officielle de la Principauté : ''Notre foi est notre force.'' KTOTV sur X
Dans son homélie lors de sa messe à Monaco, Leon XIV a commenté le passage de l’Évangile dans lequel les Grands Prêtres du temple de Jérusalem condamnent Jésus à mort pour avoir ressuscité Lazare. Selon le Pape, ces Grands prêtres représentent "l’action occulte d’autorités puissantes, prêtes à tuer sans scrupule", avant d’ajouter : "n’est-ce pas ce qui se passe aujourd’hui ?" Émilie Defresne sur X
Sa Sainteté le pape Léon XIV célébrant le Saint Sacrifice de la messe à Monaco:
The Apostolic Blessing of Pope Leo XIV in Latin at the conclusion of the Holy Sacrifice of the Mass in Monaco. pic.twitter.com/qqJHF9Z4iX
Salve, Regina, Mater misericordiæ, vita, dulcedo, et spes nostra, salve. Ad te clamamus exsules filii Hevæ, Ad te suspiramus, gementes et flentes in hac lacrimarum valle. Eia, ergo, advocata nostra, illos tuos misericordes oculos ad nos converte; Et Jesum, benedictum fructum… pic.twitter.com/v1oQZ8iw3r
Petit-fils de Clovis et de Sainte Clotilde, Gontran est, à 16 ans, roi d'Orléans, de Bourgogne, du Berry et de la Savoie. Il grandit dans une époque troublée par de nombreuses querelles familiales. La reine Frédégonde fit assassiner sa sœur, son beau-frère, son mari et l'évêque Prétextat. Clotaire II fit périr Brunehaut, reine d'Austrasie, en l'attachant à un cheval au galop. Gontran est cruel lui aussi, n'hésitant pas à tuer pour dominer, à tromper sa femme, et à la répudier. Et puis, il se convertit, pleura ses péchés pendant le reste de sa vie, racheta ses fautes par ses grandes libéralités envers les pauvres, qui le surnommèrent "le bon roi Gontran". Il partageait ses repas avec eux, et quand il entrait en ville, le peuple criait : "Noël, Noël! Vive le Roi!". Il donna tout ce qu'il possédait aux abbayes et ne chercha plus que la paix.
Il essaya toujours de réconcilier ses frères et fit fonder de nombreux monastères.
Vers la fin de sa vie, il entra au monastère Saint Marcel de Chalon-sur-Saône pour continuer d'implorer la miséricorde de Dieu. Grégoire de Tours lui attribue des guérisons miraculeuses.
Peu après sa mort, en 592, canonisé par la vox populi, il fut proclamé saint par son peuple.
Saint Gontran est invoqué pour apaiser les querelles familiales.
Entretien entre saint Gontran et Childebert II (par Jean Fouquet, vers 1455)
Sources: (1); (2); (3) Calendrier perpétuel, Les saints en 365 jours, Chêne; (4) Missel du Dimanche 2018, Nouvelle Traduction liturgique, Année B, Bayard Éditions, Lonrai 2017, p. 297
Sainte Larissa, martyre grecque du IVe siècle, brûlée vive vers 375 dans son église avec 26 autres chrétiens, en plein culte, par un roi goth, Athanaric, encore païen, au temps de l'empereurs Valentinien. Ils avaient eu le tort de refuser d'adorer une idole placée sur un char.
Jungerich (Winguric) apporta une idole et enjoignit au groupe de chrétiens de venir l'adorer. Certains acceptèrent et furent épargnés, mais Larissa et d'autres refusèrent. Ils périrent brulés vifs. Plus tard, la veuve d'un autre goth, Gaatha, rassembla les reliques des martyrs et les emporta en Syrie avant d'être martyrisée à son tour.
On connaît 21 des martyrs par leur nom : Larissa, Anna, Alla, Monco, Mamica, Uirko, Gaatha, Duklida, pour les femmes, et pour les hommes : Bathuse, Hiscoes, Souerilas.
Larissa ne figure plus au martyrologe romain mais reste vénérée par les chrétiens grecs et russes. (1) (2) (3)
Nous n’avons nul besoin de voyager pour trouver le Royaume de Dieu, ni de traverser les mers pour rencontrer le Seigneur. L’un et l’autre sont en nous.
Le message du Vatican aux évêques français signale un changement dans la gestion de la liturgie traditionnelle.
Le pape a exhorté les évêques français à trouver des moyens "concrets" d'inclure généreusement les catholiques qui assistent à la messe traditionnelle dans la vie plus large de l'Église.
Réuni pour leur assemblée plénière à Lourdes cette semaine, l'épiscopat catholique français est confronté à un certain nombre de questions pour la table de discussion, mais parmi elles figure la question de la liturgie. Le cardinal Jean-Marc Aveline, président de la conférence épiscopale, a décrit le sujet comme étant un sujet d'urgence, déclarant mardi à la conférence que :
"Nous connaissons tous l'urgence d'écouter la soif spirituelle de tous les baptisés, quelle que soit sa forme, tout en maintenant fermement le lien nécessaire avec la grande Tradition de l'Eglise qui se déroule en communion avec tous les Conciles, y compris le Concile Vatican II."
Mais le développement le plus notable est venu d’une lettre écrite et signée par le cardinal secrétaire d'État Pietro Parolin et au nom du pape. Parolin a parlé de l'attention de Léon à la liturgie, la qualifiant de "thème délicat" en discussion.
Selon Parolin, la liturgie est une chose à laquelle Léon XIV est particulièrement attentif, dans le contexte de la croissance des communautés liées au Vetus Ordo.
"Il est inquiétant qu'une blessure douloureuse continue à s'ouvrir dans l'Eglise concernant la célébration de la messe, sacrement de l'unité", écrit Parolin, sans développer ce qu'il considérait comme la cause ou la continuation d'une telle "blessure douloureuse".
Mais bien qu'il n'ait pas diagnostiqué l'origine, il a suggéré un remède au nom du Pape :
Pour la guérir, une nouvelle façon de se regarder les uns les autres - avec une meilleure compréhension des sensibilités des uns et des autres - est certainement nécessaire ; une perspective qui permette aux frères, riches de leur diversité, de s'accueillir les uns les autres dans la charité et l'unité de la foi.
Que l'Esprit Saint vous propose des solutions concrètes qui permettront l'inclusion généreuse de ceux qui sont sincèrement attachés au Vetus Ordo, conformément aux orientations établies par le Concile Vatican II concernant la liturgie".
La France est un centre prospère pour la messe traditionnelle, tant en termes de nombre de fidèles qui y assistent que pour la vitalité des ordres traditionnels qui ont une forte orientation française. L'Institut du Bon Pasteur y a son seul séminaire, et l'Institut du Christ Roi - bien que basé en Toscane - est largement compris comme un ordre français avec le français comme langue officielle. De même, la Fraternité Saint-Pierre est très présente en France, son séminaire dans le hameau bavarois de Wigratzbad ayant une grande section de langue française.
D'autre part, Parolin n'est pas connu comme un partisan de la messe traditionnelle, mais plutôt comme un adversaire ferme. Il est considéré comme ayant joué un rôle clé dans Traditionis Custodes. Selon The Remnant, Parolin était une figure de proue d'une réunion de la Congrégation pour la Doctrine de la Foi en 2020, qui a suscité de vives inquiétudes de la part des participants quant à la croissance de la messe traditionnelle.
The Remnant a ensuite identifié Parolin comme étant le cardinal qui, lors de cette réunion, a déclaré que la CDF devrait donc demander un signe concret de communion, de reconnaissance de la validité de la messe de Paul VI, des prêtres offrant la messe en latin, ajoutant que "nous ne pouvons pas continuer ainsi".
Parolin avait également été connu dans les rapports de 2024 pour avoir été crucial derrière les nouvelles restrictions de la messe en latin, bien qu'il ait plus tard nié toute implication de ce genre lorsqu'il a été interrogé par ce correspondant.
Ainsi, le cardinal qui demande maintenant à l'épiscopat français de travailler à l'inclusion généreuse des communautés de messe traditionnelles suggère que malgré ses sentiments personnels à ce sujet, Parolin agit sur les instructions de Léon XIV qui tient à mettre fin à la guerre liturgique relancée par son prédécesseur.
Léon est jusqu'à présent resté silencieux au sujet des restrictions de la messe en latin et des traditions par le pape François, bien qu'il ait demandé au nonce pontifical de se rendre en Grande-Bretagne pour informer les évêques que des demandes d'exemptions des restrictions seraient accordées.
Mais depuis sa prétendue ignorance sur le sujet lors d'une interview l'été dernier, Léon a rencontré un certain nombre de partisans clés de la messe traditionnelle, y compris certains qui lui ont donné des conseils et des propositions très concrètes sur la façon d'aller de l'avant et de remédier au fossé qui existe.
Mgr Athanasius Schneider a rencontré Léon, lui demandant de publier une Constitution apostolique qui ferait "une nouvelle régularisation de toute la question de la messe traditionnelle en latin, toujours indépendamment du Motu Proprios".
L'ancien préfet de la CDF, le cardinal Gerhard Müller, a également exhorté Léon à revenir à la mise en place envisagée par le pape Benoît XVI sous Summorum Pontificum, dans des commentaires faits lors d'un entretien avec ce correspondant avant Noël.
La liturgie figurait sur une liste de quatre sujets de discussion possibles pour le Consistoire extraordinaire de janvier, bien qu'elle n'ait pas été choisie par l'assemblée. Maintenant, il est prévu que la liturgie soit sur la table pendant le consistoire de juin - quelque chose que le Cdl Aveline a semblé confirmé lors de son propre discours cette semaine.
Le vaticaniste Nico Spuntoni a précédemment publié un texte rédigé par le cardinal Arthur Roche en vue du consistoire de janvier, dans lequel le responsable liturgique du Vatican lançait une nouvelle attaque contre la messe traditionnelle. Le document de Roche reprenait ses affirmations très critiquées des années précédentes, suscitant ainsi de nouvelles inquiétudes quant à l’avenir de la messe traditionnelle sous le pontificat de Léon XIV, d’autant plus que ce texte avait été transmis aux cardinaux lors du consistoire.
Cependant, l’indignation des spécialistes à la suite de la publication du texte, ainsi que les réfutations généralisées des arguments avancés par Roche, ont rapidement discrédité le texte. La position de Léon XIV, telle que Parolin l’a communiquée à l’épiscopat français, ne semble correspondre ni à celle de Roche ni à celle de Parolin; on peut donc s'attendre à un pontificat plus ouvert à l'égard de la liturgie traditionnelle.
Le texte original en français de ce message de Léon XIV se trouve sur le site eglise.catholique.fr :
"Le pape Léon XIV, par la voix de son Secrétaire d’Etat le Cardinal Pietro Parolin, a encouragé les travaux des évêques de France réunis en Assemblée plénière du 24 au 27 mars "
L'Ancien testament avait annoncé un Messie Dieu dans Jérémie 23,5-6 : ''Voici venir des jours – oracle du Seigneur–, où je susciterai pour David un Germe juste : il régnera en vrai roi, il agira avec intelligence, il exercera dans le pays le droit et la justice. En ces jours-là, Juda sera sauvé, et Israël habitera en sécurité. Voici le nom qu’on lui donnera : « Le-Seigneur-est-notre-justice. »'
Daniel 7,13-14 : ''Je regardais, au cours des visions de la nuit, et je voyais venir, avec les nuées du ciel, comme un Fils d’homme ; il parvint jusqu’au Vieillard, et on le fit avancer devant lui. Et il lui fut donné domination, gloire et royauté ; tous les peuples, toutes les nations et les gens de toutes langues le servirent. Sa domination est une domination éternelle, qui ne passera pas, et sa royauté, une royauté qui ne sera pas détruite.''
Isaïe 7,14 : "C’est pourquoi le Seigneur lui-même vous donnera un signe : Voici que la vierge est enceinte, elle enfantera un fils, qu’elle appellera Emmanuel (c’est-à-dire : Dieu-avec-nous)."
La fête de l'Annonciation se situe dans le calendrirer exactement neuf mois avant Noël. Elle rappelle la visite de l'ange Gabriel à Marie et célèbre la conception du Messie Dieu, Jésus, des oeuvres du Saint-Esprit.
Le mode de représentation le plus répandu en Occident montre la Vierge en prière devant un lutrin et accueillant l'annonce de l'ange, qui parle soit à genoux, soit debout, soit en vol; celui-ci porte souvent comme attribut un lis en fleur. La colombe, symbole du Saint-Esprit, descend du ciel.
L'archange Gabriel annonce à Marie son nouveau statut de mère du Fils de Dieu, le moment où le divin s'incarne en homme, et lui explique qu'elle portera un enfant en son sein tout en restant vierge. C'est l'origine de la croyance en une conception virginale qu'il ne faut pas confondre avec le dogme de l'Immaculée conception qui est propre au catholicisme. Autrement dit, comme l'ont expliqué les théologiens, une femme juive vivant sous la loi de Moïse accepte d'introduire dans le monde celui qui mourra pour les péchés des hommes, c’est-à-dire que la loi, tout en restant valide, cesse d'être le principe théologique essentiel, et laisse la place au salut.
Le message céleste est confié à l'Archange Gabriel. Où trouvera-t-il celle qui, d'après les plans divins, doit donner naissance au Sauveur du monde ? Sera-ce dans un grand empire ? Non, mais dans la petite province de Galilée, perdue au milieu de l'immense empire romain. Ne convient-il du moins de prendre sur un trône celle qui doit devenir la Mère de son Dieu ? Non : il y a dans la petite ville de Nazareth une humble et pauvre maison où habite une jeune vierge inconnue ; son nom est Marie ; elle est promise en mariage à un ouvrier, Joseph, homme juste.
En ce moment, elle prie à genoux, et soupire peut-être après la venue du Messie promis. L'Ange soudain paraît devant elle :
L'ange ranime aussitôt la confiance de la Vierge :
« Ne crains rien, Marie, ajoute-t-il, tu as trouvé grâce devant Dieu ; tu concevras et tu enfanteras un Fils, à qui tu donneras le nom de Jésus ; Il sera grand, et on l'appellera le Fils du Très-Haut, et son règne n'aura pas de fin. » (Lc 1,30-33)
Quelle promesse, quel honneur et quel bonheur ! Mais comment s'opérera cette merveille en celle qui a voué à Dieu sa virginité ? La réponse est facile à l'envoyé du Ciel :
« L'Esprit-Saint descendra en toi, et la vertu du Très-Haut te couvrira de Son ombre. » Marie n'a plus qu'à prononcer le Fiat qui va faire tressaillir la terre d'espérance : « Voici la servante du Seigneur, qu'il me soit fait selon ta parole. » (Lc 1,35-38)
À cet instant béni, le mystère s'accomplit. Le Verbe se fait chair (Jean 1,14), et Marie pourra entonner bientôt le cantique de la reconnaissance :
« Mon âme glorifie le Seigneur, et mon cœur exulte en Dieu mon Sauveur ! À cause des grandes choses que Dieu a opérées en moi, toutes les nations m'appelleront bienheureuse ! » (Lc 1,46-48)
Lorsque Marie se mit rendit visite à Élisabeth, celle-ci remplie d’Esprit Saint s’écria d’une voix forte : « Tu es bénie entre toutes les femmes, et le fruit de tes entrailles est béni. » (Lc 1,42)
L'Annonciation est célébrée le 25 mars, soit exactement neuf mois avant Noël, qui commémore la naissance du Christ.
La date est fixe, chaque année elle a lieu le 25 mars, sauf lorsque la fête coïncide avec les jours importants de Pâques, auquel cas la fête est décalée au lundi suivant la semaine consécutive à Pâques, celle-ci faisant partie intégrante de Pâques. (3)
Annonciation, Fra Angelico, 1433-1434, Musée diocésain (4)
C'est dans les catacombes romaines qu'est conservée l'image la plus ancienne de la Vierge, représentée en peinture dans le cimetière de Priscille, sur la Via Salaria. La fresque, datable à la première moitié du IIIème siècle, représente la Vierge avec l'Enfant Jésus sur ses genoux, face à un prophète (Balaam, ou bien Isaïe) qui indique une étoile – allusion à la prophétie messianique.
On trouve représentés dans les catacombes d'autres épisodes avec la Vierge, comme l'adoration des Rois Mages et les scènes de crèche. (5)
Une peinture de la catacombe de Priscille à Rome (IIIe siècle) représenterait l'Annonciation (Cubiculumdit de l'Annonciation). (6)
L'Annonciation et deux Saints, Simone Martini (1284-1344)
Le mode de représentation le plus répandu en Occident montre la Vierge en prière devant un lutrin et accueillant l'annonce de l'ange, qui parle soit à genoux, soit debout, soit en vol; celui-ci porte souvent comme attribut un lis en fleur. La colombe, symbole du Saint-Esprit descend du ciel. (7)
Annonciation, Antonello da Messina, v. 1430-1476
Annonciation de Pedro Berruguet, v. 1490
Annonciation, G. Vasari (1511-1574)
Annonciation - Le Greco, 1576
Annonciation, Philippe de Champaigne, 1645
L'Annonciation de Francisco de Zurbarán - Philadelphia Museum of Art
Annonciation, Philippe de Champaigne, 1644
Annonciation, G. Morozov
De Marie, nous apprenons à nous abandonner à la volonté de Dieu en toutes choses.
St Jean-Paul II
Sources : (1) ; (2) ; (3) ; (4) Rosa Giorgi, Le Petit Livre des Saints, Larousse, Tolède 2006, p. 184-185 ; (5) Vatican.va ; (6) Les peintures de la catacombe de Priscille ; deux scènes relatives à la vie intellectuelle, P.-A. Février, Mélanges de l'école française de Rome Année 1959 / 71 / pp. 301-319 (7) Rosa Giorgi, Le Petit Livre des Saints, Larousse, Tolède 2006, p. 184-185 ; (8) Icononographie: Dominique Le Tourneau, Les Mots du christianisme, Catholicisme, Orthodoxie, Protestantisme, Bibliothèque de Culture religieuse, Fayard, La Flèche 2005, p. 50.
Le pape Léon XIV vient d'appeler à l'abolition définitive des bombardements aériens – une première pour un pape.
"Les avions doivent toujours être des véhicules de paix, jamais de guerre. Personne ne devrait avoir à craindre que des menaces de mort et de destruction puissent venir du ciel."
Cette demande est intervenue alors que la guerre de Trump contre l'Iran entrait dans sa quatrième semaine.
“Aircraft should always be vehicles of peace, never of war! No one should fear that threats of death and destruction will come from the sky.
“After the tragic experiences of the twentieth century, aerial bombardment should have been banished forever! Instead, as we know, it… pic.twitter.com/TUVny53KDe
Lundi, le pape Léon XIV s'est adressé à une salle remplie de dirigeants de compagnies aériennes italiennes et a appelé à l'abolition définitive des bombardements aériens .
"Après les tragédies du XXe siècle, les bombardements aériens auraient dû être définitivement abolis", a déclaré le pape. "Pourtant, ils persistent..., ce n’est pas un progrès, c’est une régression !"
Le contexte était inhabituel. L'auditoire était composé d'employés de compagnies aériennes, réunis pour ce qui aurait pu être une simple salutation papale. Mais le pape Léon XIV transforma l'occasion en un discours moral percutant. "Nul ne devrait avoir à craindre que des menaces de mort et de destruction viennent du ciel", leur dit-il.
Le timing était troublant. La campagne militaire américano-israélienne contre l'Iran entame sa quatrième semaine. Les frappes, qui ont débuté le 28 février, se sont transformées en une guerre aérienne soutenue, Téhéran ripostant contre des bases américaines et israéliennes dans toute la région. Des civils meurent. Un prêtre maronite a été tué lors d'un bombardement israélien.
Le pape lui-même a exprimé sa "profonde tristesse" face à la mort de "nombreuses personnes innocentes, dont de nombreux enfants".
Lundi, le pape Léon XIV n'a pas nommé directement le conflit. Il n'en avait pas besoin. Les bombes qui s'abattent sur l'Iran et à travers le Moyen-Orient parlent d'elles-mêmes. Et le pape a déjà passé des semaines à construire un argumentaire sans équivoque.
Le 1er mars, lors de l'Angélus, il a appelé à ce que le "fracas des bombes" cesse et que les armes "se taisent". Le week-end dernier, il a qualifié la guerre de "scandale pour toute l'humanité" et a exhorté les dirigeants à "rechercher des solutions sans armes".
Ce qui distingue la déclaration de lundi, c'est son caractère permanent. Le pape n'appelait pas simplement à un cessez-le-feu dans un conflit particulier. Il formulait une affirmation morale fondamentale sur la nature même de la guerre aérienne.
Le XXe siècle nous a donné Dresde, Hiroshima, Guernica et le bombardement incendiaire de Tokyo. Ces tragédies étaient censées être les leçons qui devaient mettre fin à ces pratiques. Les paroles du pape Léon XIII portent le poids de cette histoire. Il affirme que l'humanité a eu l'occasion d'apprendre et qu'elle a échoué.
Le refus de Trump
La réponse du président Trump est intervenue avant l'allocution du pape lundi, mais elle s'applique avec une sinistre précision. Interrogé sur les appels précédents de Léon XIV à un cessez-le-feu, Trump a été catégorique : "Nous pouvons discuter, mais je ne veux pas de cessez-le-feu." Le raisonnement de Trump était purement stratégique. La capacité militaire de l'Iran, affirmait-il, avait été "effectivement démantelée". Sa marine, sa puissance aérienne, ses systèmes radar et son infrastructure antiaérienne avaient disparu. Un cessez-le-feu reviendrait à lui faire perdre cet avantage. Le calcul était pragmatique, dénué de toute effusion de sang, alors même que le sang continuait de couler.
C’est cette fracture qui caractérise notre époque. Le premier pape américain supplie le président américain de cesser de bombarder un pays, et le président américain refuse.
Le chef de l’Église catholique invoque la catastrophe morale des guerres aériennes du XXe siècle, et le dirigeant du monde libre répond par une analyse coûts-avantages.
Le poids moral
L’enseignement catholique sur la guerre s’est toujours inscrit dans le cadre de la théorie de la guerre juste
>Une intention droite,
>une cause juste,
>être le seul moyen,
>un espoir raisonnable de victoire,
>des moyens non intrinsèquement mauvais,
>des moyens proportionnés à la cause défendue)
qui exige la proportionnalité, la distinction entre combattants et civils, et une chance raisonnable de succès dans la poursuite d’une cause juste. Les bombardements aériens aveugles échouent presque par définition à ces critères. Les bombes larguées du ciel ne peuvent distinguer un soldat d’un enfant. Le XXe siècle l’a prouvé à un coût humain et matériel exorbitant.
Ici, le pape Léon s'inscrit dans une longue lignée.
Le pape Benoît XV qualifia la Première Guerre mondiale de "suicide de l’Europe civilisée".
Pie XII plaida pour la fin des bombardements des villes durant la Seconde Guerre mondiale.
Jean XXIII, dans Pacem in Terris, déclara que la guerre ne pouvait plus être un instrument de justice à l’ère nucléaire.
Jean-Paul II s’opposa à la guerre en Irak fermement. Au cours de son pontificat, François n’a cessé d’avertir d'une "troisième Guerre mondiale par morceaux" déjà en cours.
La contribution du pape Léon XIV est directe et concrète. Il ne s'exprime pas de manière abstraite sur la tragédie de la guerre. Il appelle à une interdiction tangible. Les bombardements aériens, dit-il, doivent être interdits. Le mot "interdit" revêt une force juridique, institutionnelle et morale. Le pape appelle à une nouvelle norme en droit international, fondée sur les preuves tangibles des conséquences des explosions qui s'abattent du ciel sur des zones habitées.
Et il l'affirme en tant que citoyen américain. Ce fait confère à ses propos un poids que les déclarations anti-guerre de François, aussi percutantes soient-elles, n’auraient jamais pu avoir à Washington. Lorsqu'un pape de Buenos Aires critique l'intervention militaire américaine, il est facile pour la Maison-Blanche de balayer ses propos d'un revers de main. Lorsqu'un pape des États-Unis fait de même, ce rejet sonne creux.
Et ensuite ?
La guerre en Iran ne faiblit pas. Trump est resté insensible aux appels du pape. Les informations quotidiennes en provenance de la région sont de plus en plus alarmantes. Le pape Léon XIV en est pleinement conscient. Sa déclaration de lundi n'était pas naïve. Il a passé tout son sacerdoce dans des régions marquées par la violence et la pauvreté, d'abord au Pérou, puis au cœur même des institutions vaticanes. Il comprend les rouages du pouvoir.
Mais il comprend aussi que les revendications morales existent en dehors de la logique de l'avantage militaire. Le rôle du pape est de dire la vérité, même lorsque les puissants refusent de l'écouter. Lundi, il a dit la vérité : bombarder des êtres humains depuis le ciel est une régression, un échec, un scandale. Le XXe siècle aurait dû régler cette question. Le XXIe siècle ne l'a pas fait.
Clotilde Micheli était une religieuse catholique romaine italienne qui fonda l'ordre des Sœurs des Anges. Elle prit le nom de Maria Serafina du Sacré-Cœur dès la fondation de l'ordre et y fit profession.
Clotilde Micheli est née à Imer, dans l'Empire autrichien, le 11 septembre 1849. Elle reçut la confirmation à l'âge de trois ans en 1852 de l' évêque de Trente Johann Nepomuk von Tschiderer zu Gleifheim.
Au cours de sa vie, elle reçut des visions. Durant son enfance, elle eut sa première apparition. Son ange gardien lui apporta une invitation de la Sainte Vierge à se consacrer à elle comme vierge. Elle fit sa première communion en 1858, à l'âge de neuf ans, et ressentit ensuite un fort attrait pour la vie religieuse ; elle passait ses nuits à s'adonner à l'adoration eucharistique.
Enfant, elle reçut son éducation de sa mère, qui lui inculqua le sens de la vertu et les principes fondamentaux de l'éthique chrétienne.
Dans la nuit du 2 août 1867, dans l'église paroissiale de sa ville natale, la Sainte Vierge apparut entourée d'anges et lui révéla que la mission de Micheli était de fonder une congrégation religieuse dont le but essentiel serait l'adoration de Dieu et de Jésus-Christ , l'Esprit, sous son patronage.
Micheli reçut la consolation d'un ami et se rendit à Venise pour suivre la direction spirituelle de Domenico Agostini, futur cardinal et patriarche de Venise , qui lui conseilla de rédiger une Règle. Effrayée par cette perspective et croyant manquer d'inspiration, elle retourna tristement dans sa ville natale, n'ayant rien écrit. Micheli s'installa à Padoue en 1867, près du prêtre Angelo Piacentini, à qui elle confia ses doutes. Elle resta sous sa direction spirituelle jusqu'à sa mort en 1876. En 1878, elle réalisa que ses parents, à son insu, étaient en train d'arranger un mariage pour elle. Sa réaction fut de fuir à Epfendorf, dans le royaume d'Allemagne . Micheli y resta jusqu'en 1885, où elle travailla comme infirmière dans une clinique dirigée par les sœurs élisabéthaines. Cependant, sa mère mourut en 1883 et son père la suivit en 1885, à l'époque où elle quitta Epfendorf pour sa ville natale et y resta seule jusqu'en 1887, date à laquelle elle décida de discerner son projet de congrégation.
le 10 novembre 1883, alors qu’elle était encore en Allemagne, dans un petit village, et qu'elle cherchait une église pour prier et réfléchir, elle vit Martin Luther en enfer. Son ange gardien s'approcha d'elle et lui dit : "Levez-vous, car c'est une église protestante. Je veux vous faire voir l'endroit où Martin Luther a été condamné et la douleur qu'il a subie en punition de son orgueil." À ce moment-là, elle vit Luther au plus profond de l’enfer. Il était à genoux, entouré d'un grand nombre de diables armés de marteaux qui lui enfonçaient de gros clous en fer dans le crâne. Il fut condamné aux feux de l'enfer pour avoir déclenché la rébellion protestante.
En mai 1887, accompagnée de sa nièce Giuditta, elle partit à pied en pèlerinage à Rome. Elle se fixa comme objectif de s'arrêter dans tous les sanctuaires mariaux du parcours afin de puiser l'inspiration pour son projet. En août, elle arriva à Rome et rejoignit l'ordre des Sœurs Immacolatines ; elle prit l'habit et reçut le nom de "Maria Annunziata". Elle resta dans cet ordre jusqu'en 1891 et servit comme supérieure d'un couvent du village de Sgurgola, dans le diocèse d'Anagni . Elle fit la connaissance du prêtre franciscain Francesco Fusco da Trani lors de son pèlerinage à Assise . Il lui écrivit pour lui conseiller de quitter son ordre et de se rendre à Piedimonte d'Alife , où l'évêque Antonio Scotti projetait de fonder son propre ordre. Cependant, après avoir rencontré Scotti, elle réalisa que leurs projets étaient totalement différents.
Micheli se rendit ensuite à Caserte et, aux côtés de la religieuse Filomena Scaringi, vécut dans une famille qui lui apporta un soutien matériel et spirituel. Elle fonda sa propre maison à Casolla avec deux femmes et obtint l'autorisation de l'évêque de Caserte, Enrico De Rossi, de fonder la petite congrégation que Micheli avait fondée sous le nom de Sœurs des Anges, le 28 juin 1891. Elle abandonna son ancien nom religieux et prit le nom de "Maria Serafina du Sacré-Cœur". De son vivant, son ordre prospéra, avec la création de quinze maisons. L'ordre s'étendit ensuite ailleurs, notamment en Indonésie et au Bénin. Une maison de formation ouvrit ses portes à Faicchio en juin 1899.
Elle tomba gravement malade en 1895, frôlant la mort, et refusa tout traitement médical. On la transféra alors ailleurs pour une période de repos afin de se remettre de sa maladie. Un jour, un séminariste, possédé par Satan, arriva dans le jardin adjacent au couvent et demanda à la voir. Les sœurs, ne voulant pas fatiguer Micheli, lui répondirent qu'elle n'était pas là. Le séminariste comprit que c'était un mensonge et commença à invectiver les sœurs d'une voix inhumaine. Micheli s'approcha alors et lui ordonna de se taire. La voix répondit : "Tu es damnée !" Les sœurs s'enquirent des démons présents. La voix inhumaine répondit : "Nous sommes sept." Micheli prit le séminariste à part pour l'écouter, puis lui appliqua de l'eau bénite et le signe de croix. Ce geste réussit à chasser les démons et à le guérir.
Micheli décède le 24 mars 1911. Ses restes sont enterrés à Faicchio.
Le 3 juillet 2009, elle a reçu le titre de Vénérable après que le pape Benoît XVI a reconnu le fait que Micheli avait pratiqué une vie chrétienne modèle de vertu héroïque - à la fois cardinale et théologique .
Elle a été béatifiée par Benoît XVI, à Bénévent, en 2011.
Née en 1330, elle appartenait à la famille royale de Suède, par sa mère, sainte Brigitte et par son père Ulf Gudmarson.
Elle est élevée dans le couvent des Cisterciennes de Risaberg (ou Bisberg) et ne souhaite pas quitter cette communauté religieuse mais dès l'âge de douze ou treize ans, son père l'accorde en mariage au chevalier Edgar von Kyren (Eggard de Kyrn ou Edgar Lydersson), seigneur d'Eggerstnæs bien plus âgé qu'elle. Elle soigne avec dévouement son mari invalide dont elle n'a aucun enfant, ayant obtenu de lui qu'il préserve sa virginité. (1)
D'accord avec lui, en 1350 pour le jubilé, elle rejoignit à Rome sa mère qui y avait fait sa demeure depuis son veuvage. Catherine, pendant son séjour, apprit la mort de son époux. Elle décida à son tour de rester à Rome. Son extraordinaire beauté blonde lui causa bien des complications en Italie. À plusieurs reprises, des prétendants enthousiastes tentèrent de l'enlever. (2)
Avec sa mère elles visitent longuement les églises et les tombeaux des martyrs, et s’adonnent à de longs exercices de mortification. Elles vont aussi soigner les malades des hôpitaux, vivent dans la pauvreté et l’austérité et accomplissent des pèlerinages en Terre sainte.
Quand sa mère mourut, Catherine revint en Suède pour l'ensevelir au couvent de Vadstena, où elle entra et dont elle sera bientôt l'abbesse.
Elle retourna une fois encore à Rome pour obtenir la reconnaissance des Religieuses de l'Ordre du Très-Saint-Sauveur, les brigittines et pour la canonisation de sa mère qui n'aura lieu qu'en 1384, trois ans après la mort de sainte Catherine.
Elle a écrit un livre de dévotion, intitulé Consolation de l'âme, dont un exemplaire daté de 1407 existe toujours.
Dans l'iconographie chrétienne, elle a généralement comme attribut un cerf ou une biche, rappelant la légende de cet animal qui la défendit contre les poursuites de jeunes débauchés. (3)
Sainte Catherine avec la biche à ses côtés
Sources: (1) J.C. Cooper, Dictionary of Christianity, Routledge, , p. 47 ; (2); (3)
Saints Victorien et Frumence, martyrs à Carthage (Tunisie) en 484, sous le roi arien des Vandales d'Afrique, Hunéric.
Saint Victorien de Carthage. Vitrail de l'église Saint-Joseph. Jatibonico y Arroyo Blanco. Île de Cuba. XIXe.
Victorien, natif d'Adrumète, en Afrique, était proconsul de Carthage (Tunisie).
On célèbre ce jour le martyre de plusieurs chrétiens victimes de Hunéric, roi arien des Vandales d'Afrique du nord, et leur admirable constance.
Hunéric employa tous ses efforts pour détourner Victorien de la religion et lui fit les plus magnifiques promesses. Victorien, proconsul de Carthage, refusa de se plier à l'hérésie arienne du roi vandale et mourut dans d'atroces supplices.
Hunéricdemanda à Victorien d'emprisonner les chrétiens qui n'embrassaient pas l'arianisme, à commencer par Victorien lui-même. Il refusa. La réponse de Hunéric fut de le mettre à mort, ainsi que 4 riches commerçants : deux frères de la ville d’Aquarège et deux autres marchands nommés tous deux Frumence(1), ainsi que douze enfants fouettés et battus à mort. (2) Ils souffrirent les plus cruelles tortures pour avoir confessé avec constance la foi catholique et reçurent la couronne de la gloire.
On commença par suspendre les deux frères avec de gros poids attachés à leurs pieds. Au bout d'un jour passé dans cette douloureuse situation, l'un d'eux, succombant à la douleur, demanda quelque répit. Son frère, craignant qu'il n'eût la faiblesse de renoncer à sa foi, lui cria du haut de sa potence:
"Gardez-vous bien de faiblir, mon frère; est-ce là ce que nous avons promis ensemble à Jésus-Christ? Si vous trahissez votre foi et votre serment, je serai moi-même votre accusateur au tribunal de Dieu."
Le pauvre martyr chancelant reprit alors courage et s'écria d'une voix forte: "Ajoutez les supplices aux supplices, je suis prêt à souffrir tout ce que souffrira mon frère."
Les bourreaux emploient alors contre ces deux héroïques martyrs les lames de fer rougies au feu, les ongles de fer et d'autres tortures non moins affreuses. Chose étonnante, on ne voyait sur eux aucune meurtrissure ni aucune trace des tourments qu'on leur faisait endurer.
À la fin, voyant que le courage des martyrs et les merveilles que Dieu opérait en leur faveur semblaient fortifier dans la foi ou convertir ceux qui en étaient les témoins, les bourreaux se hâtèrent d'achever leurs victimes, et les deux frères allèrent recevoir, avec Victorien, la palme due aux généreux soldats du Christ.
"Quiconque se déclarera pour moi devant les hommes, moi aussi je me déclarerai pour lui devant mon Père qui est aux cieux."Mt. 10, 32
Saint Victorien est devenu le Patron des commerçants.
Dicton du jour: "S'il pleut à la Saint Victorien, tu peux sûrement compter sur du bon foin."
Commémoraison des saints martyrs Victorien, proconsul de Carthage, et deux frères de la ville d’Aquarège; de plus, deux autres marchands nommés Frumence. Ces saints, à l’époque de la persécution des Vandales, sous le roi arien Hunnéric, en 484, souffrirent les plus cruelles tortures pour avoir confessé avec constance la foi catholique et reçurent la couronne de gloire. Martyrologe romain
Sa réputation de piété chrétienne était considérable. Hunéric, roi des Vandales (envahisseurs de l'Afrique du Nord) voulut le réduire, moyennant de superbes récompenses, à embrasser, semble-t-il, l'hérésie arienne en abjurant la religion catholique que ce Carthaginois avait professée jusqu'alors. Selon les historiens bénédictins, la réponse de Victorien fut négative quoique nuancée : « J'ai confiance dans le Christ, dit-il. Qu'on emploie les flammes, qu'on excite les bêtes contre moi, qu'on use contre mon corps des supplices les plus variés, jamais je ne consentirai à renier l'église chrétienne en laquelle je fus baptisé. » Et voici le passage important : « N'y aurait-il que la vie présente, et plus précisément encore si je n'espérais pas une vie éternelle, si je ne croyais pas dans l'existence de celle-ci [mais bien entendu, ici Victorien prend ses précautions, cette vie éternelle existe], même en ce cas, je ne consentirais pas à une gloire purement terrestre pour obtenir les bienfaits que me fait miroiter Hunéric en récompense de ma trahison ; je ne consentirais pas à me montrer ingrat envers le Christ qui m'a confié le précieux dépôt de la foi. » Victorien fut massacré en 484 sur ordre d'Hunéric par cruelles tortures...
Un commentateur du XIXe siècle remarque à juste titre que Victorien émettait ainsi l'hypothèse, à laquelle il ne se ralliait pas nécessairement, de l'inexistence du paradis et de l'enfer, en tant que récompense ou punition éternelle après la mort.
Méditons à notre tour sur cette brève incursion philosophique d'un « Tunisien » aujourd'hui méconnu. Elle revient à poser, quand on la développe, qu'il y a possiblement deux sortes de chrétiens : ceux qui adhèrent sans trop de complexes, à tous les dogmes essentiels de l'Église catholique, y compris aux thèses concernant la vie éternelle post mortem ; et ceux qui, éventuellement, sont parfois tentés par le scepticisme vis-à-vis de l'existence d'une survie bienheureuse ou malheureuse après la mort ; du coup, ils se rabattent sur ce qui leur paraît essentiel dans l'enseignement du Christ : les Évangiles, le sermon des Béatitudes, l'éminente dignité des pauvres, le mépris pour les biens de ce monde (même si l'autre monde en fait n'a pas lieu d'être), enfin la charité et l'amour du prochain. Ces chrétiens, en somme « périphériques », préfèrent les plus simples prières, où effectivement il n'est pas question de vie éternelle, le Pater noster, l'Ave Maria, par exemple, tout en s'intéressant à un moindre degré aux étonnantes constructions dogmatiques et symboliques du Credo, splendide architecture, mais parfois difficile à admettre en sa totalité. Disons à ce propos que le temps n'est plus des exclusions. Il y aurait donc, si l'on développe jusqu'à ses conséquences ultimes la pensée « victorienne », un centre et une périphérie dans l'Église. Avec tolérance réciproque, et nécessaire, de part et d'autre ; le centre pour les chrétiens dogmatiquement convaincus ; la périphérie pour ceux qui ne disposent pas de toutes les certitudes, mais demeurent fidèles à la prédication évangélique, celle qui parle au cœur et à la sensibilité de Tel ou Tel qu'on peut quand même appeler un bon catholique. N'est-ce pas en effet une description assez exacte de la situation dans l'Église actuelle ? Un noyau dur, une étoile ardente ; et des enveloppes planétaires ou coronaires, dont les adhérents sont séduits simplement par la fidélité aux pédagogies évangéliques les plus accessibles. Quoi qu'il en soit de telles options, qui ne sont pas crucifiantes, n'oublions pas d'allumer un cierge, le 23 mars prochain, en l'honneur de la fête annuelle du malheureux Victorien. Il méritait sans doute le Paradis, à défaut d'y croire en toute assurance.
Léa faisait partie de ces nobles dames admiratrices de S. Jérôme. À la mort de son mari, elle distribua ses biens aux pauvres et se retira dans un monastère romain.
Devenue, par la suite, mère supérieure de son couvent, elle passait ses nuits en oraisons et tous l'admiraient pour sa foi et son humilité.
Léa instruisait ses moniales davantage par l'exemple que par les discours.
Clémence de Hohenberg naquit en Rhénanie au début du XIIe siècle. Elle épousa le comte de Spanheim (Allemagne), et devenue veuve elle distribua tous ses biens aux pauvres et se retira comme simple moniale à l'abbaye d'Horrès à Trèves, où elle vécut dans l'exercice constant de la plus fervente prière et de la plus profonde charité, jusqu'à sa mort, le 21 mars 1176.
Dix ans plus tard : le pape Léon XIII revisite Amoris Laetitia
Pour marquer le dixième anniversaire d' Amoris Laetitia, Léon XIV a convoqué les présidents des conférences épiscopales nationales au Vatican plus tard cette année pour élaborer une stratégie sur la manière de "proclamer l'Évangile aux familles aujourd'hui, à la lumière d' Amoris Laetitia" et déterminer la réalité dans les églises locales.
Il y a dix ans, le 19 mars, le pape François signait et datait son exhortation apostolique Amoris Laetitia, qui allait devenir sans doute la plus grande controverse de son pontificat, car elle autorisait les divorcés remariés à recevoir la sainte communion. Interrogé plus tard sur le texte, François a confirmé qu'il n'existait "aucune autre interprétation" d' Amoris Laetitia que celle proposée par les évêques de Buenos Aires, permettant la communion aux divorcés remariés.
À l'occasion du dixième anniversaire de ce document, Léon a publié une brève réflexion décrivant le texte comme "un message lumineux d'espoir concernant l'amour conjugal et la vie de famille".
Une telle initiative est remarquable, compte tenu de l'immense controverse qui entoure le texte : elle a donné lieu aux célèbres dubia des quatre cardinaux en 2016, puis à un autre dubia en 2023, ainsi qu'à une pétition de nombreux érudits catholiques adressée à tous les cardinaux et patriarches, les avertissant qu'Amoris Laetitia contenait des "dangers pour la foi" et demandant une correction.
Ceux qui pensent que Léon laissera passer discrètement le dixième anniversaire seront déçus.
Mais son message est remarquable par le fait que, bien qu'il fasse l'éloge de nombreux passages d'Amoris, il évite délibérément de faire référence au paragraphe 305, qui a suscité la controverse. Pelican
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Le pape Léon XIV fait l'éloge d'Amoris Laetitia et demande ''le courage de persévérer sur cette voie''
''Amoris Laetitia offre des enseignements précieux que nous devons continuer d’examiner aujourd’hui'', a écrit le pape Léon XIV dans un message célébrant le dixième anniversaire du document.
Le pape Léon XIV a salué Amoris Laetitia comme un texte directeur pour l'Église.
Le 19 mars, le pape Léon XIV a publié un message marquant le dixième anniversaire d' Amoris Laetitia, dans lequel il a décrit l'exhortation apostolique post-synodale de François comme un ''message lumineux d'espérance'' et a confirmé son rôle central dans l'enseignement contemporain sur le mariage et la famille.
Il a également annoncé avoir convoqué les présidents des conférences épiscopales du monde entier pour une réunion extraordinaire en octobre 2026 afin de poursuivre un ''discernement synodal'' plus approfondi sur les questions familiales.
''Le 19 mars 2016, le pape François a offert à l’Église universelle un message lumineux d’espérance concernant l’amour conjugal et la vie familiale'', a écrit le pape Léon XIV. ''En ce dixième anniversaire, nous rendons grâce au Seigneur pour l’impulsion qui a encouragé la réflexion et la conversion pastorale au sein de l’Église, et nous demandons à Dieu le courage de persévérer sur ce chemin.''
Dans son message, le Pape a explicitement placé Amoris Laetitia aux côtés de Familiaris Consortio, exhortation promulguée par Jean-Paul II. ''Depuis le Concile, les deux exhortations apostoliques, Familiaris Consortio – promulguée par saint Jean-Paul II en 1981 – et Amoris Laetitia, ont toutes deux renforcé l’engagement doctrinal et pastoral de l’Église au service des jeunes, des couples mariés et des familles.''
Le pape Léon a rappelé l'insistance du pape François sur ''l'écoute mutuelle'' au sein du Peuple de Dieu, et notamment sur la nécessité d'un dialogue direct avec les familles. Il a également rappelé que ''le pape François a affirmé la nécessité de nouvelles méthodes pastorales, […] dépassant une conception réductrice de la norme''.
''Amoris Laetitia offre des enseignements précieux que nous devons continuer d’examiner aujourd’hui'', a écrit le pape. C’est pourquoi Léon XIV a annoncé la convocation des présidents de toutes les conférences épiscopales.
''Compte tenu des changements qui continuent d’affecter les familles'', a expliqué Leo, ''j’ai décidé de réunir les présidents des Conférences épiscopales du monde entier en octobre 2026, afin de procéder, dans un esprit d’écoute mutuelle, à un discernement synodal sur les mesures à prendre pour proclamer l’Évangile aux familles aujourd’hui, à la lumière d’Amoris Laetitia et en tenant compte de ce qui se fait actuellement dans les Églises locales.''
Le texte ne précise pas si les participants représenteront des conférences épiscopales régionales, nationales ou continentales – ou toutes ces instances.
La décision de réunir tous les évêques et de discuter avec eux de la pastorale familiale s'inscrit dans la continuité de l'approche collégiale, quasi parlementaire, du pape Léon XIV en matière de gouvernement de l'Église. Le pape Léon XIV a déjà annoncé son intention de convoquer des consistoires réguliers afin de débattre et de décider avec les cardinaux de questions telles que la liturgie, la synodalité, la mission et la nature de la juridiction.
La comparaison entre l'exhortation de Jean-Paul II et celle de François semble fortement idéologique. Dans Familiaris Consortio, Jean-Paul II a donné des orientations pastorales concernant les situations irrégulières. Évoquant les mariages civils contractés par des catholiques, le pape a enseigné que ''cette situation n'est pas acceptable pour l'Église'' et a exhorté les évêques à ''faire comprendre à ces personnes la nécessité de la cohérence entre leur choix de vie et la foi qu'elles professent''.
S’exprimant au sujet des couples séparés ou divorcés non remariés, le Pape a exhorté l’Église à ''plus que jamais soutenir ces personnes… afin qu’elles puissent préserver leur fidélité malgré leur situation difficile''. Les personnes divorcées, en particulier, ''étant pleinement conscientes de l’indissolubilité du lien du mariage, s’abstiennent de contracter une nouvelle union et se consacrent entièrement à leurs devoirs familiaux et aux responsabilités de la vie chrétienne''.
Quant aux catholiques divorcés et remariés, Jean-Paul II a parlé explicitement d’un ''mal qui touche de plus en plus de catholiques'', un problème qui ''doit être résolu et sans délai''.
''L’Église réaffirme sa pratique, fondée sur l’Écriture sainte, de ne pas admettre à la communion eucharistique les personnes divorcées qui se sont remariées'', écrivait Jean-Paul II.
Au contraire, Amoris Laetitia affirme – contredisant Jean-Paul II et bien d’autres – qu’''on ne peut plus simplement dire que tous ceux qui se trouvent dans une situation irrégulière vivent en état de péché mortel et sont privés de la grâce sanctifiante. Il s’agit de bien plus qu’une simple ignorance de la règle.''
Cette thèse est indéniablement hétérodoxe et probablement, avec Dignitas infinita, la plus problématique avancée par François. De plus, l'aveu par François de la possibilité de donner la communion aux catholiques divorcés et remariés n'était pas seulement implicite dans le document lui-même, mais explicitement confirmé par François le 5 septembre 2016, dans une lettre adressée aux évêques de la région pastorale de Buenos Aires. ''Il n'y a pas d'autres interprétations'', a-t-il déclaré.
Le 2 octobre 2023, le Dicastère pour la Doctrine de la Foi a répondu à une série de questions posées par le cardinal Dominik Duka, confirmant qu'Amoris Laetitia devait être considérée – par un rescrit du Secrétariat d'État – comme un ''magistère authentique''. Si elle était acceptée, cette exhortation apostolique remettrait en cause non seulement la doctrine pérenne de l'Église sur le mariage, mais aussi son enseignement sur l'Eucharistie et la confession.
Ami de Saint Cuthbert qui fut d'abord évêque de Lindisfarne en Angleterre et établit le rite de la liturgie romaine dans son diocèse. Cuthbert préféra reprendre la vie monastique au monastère de Melrose, de tradition irlandaise, et s'en fut solitaire dans la paix de Dieu. Et c'est là que saint Herbert, son meilleur ami, venait le rejoindre chaque année pendant plusieurs jours pour parler des choses de Dieu. (1) Ils connurent la grâce de mourir le même jour, le 20 mars 687 et à la même heure. (2) (3)
Tous les ans, la paroisse de Notre-Dame des Lacs et de Saint Charles célèbre une messe à la mémoire de l'ermite saint Herbert sur l'île du lac de Derwentwater.
Le lac Derwentwater. L'île Saint-Herbert est le petit îlot boisé à droite.
Sources: (1); (2); (3) Bède le Vénérable (trad. Philippe Delaveau), Histoire ecclésiastique du peuple anglais, Gallimard, coll. L'Aube des peuples, 1995, livre IV, chapitre 29, p. 296-297.
Le pape Léon XIV a reçu en audience privée le 13 mars Monseigneur Karel Orlita et le père Francesco Bamonte, président et vice-président de l'Association internationale des exorcistes (AIE), pour discuter de la situation actuelle d'une profession confrontée à des défis sans précédent.
Lors de la réunion d'une demi-heure au Palais apostolique du Vatican, les représentants de l'AIE ont remis au Saint-Père un rapport détaillé mettant en lumière une réalité inquiétante.
Le rapport mettait en garde contre "la situation douloureuse et de plus en plus répandue des personnes gravement affectées par l'action extraordinaire du diable en raison de leur appartenance à des sectes occultes", comme l'expliquait un communiqué publié à l'issue de la réunion.
Par conséquent, la principale demande présentée au Pape par les exorcistes était d’ordre structurel et éducatif. Compte tenu des "grandes souffrances que l’action extraordinaire du diable engendre pour ceux qui la subissent", l’AIE a souligné la nécessité pour chaque diocèse du monde de disposer d’un ou plusieurs prêtres exorcistes dûment formés.
Pour atteindre cet objectif, l’AIE propose une modification de la formation de la hiérarchie et du clergé : que les séminaires dispensent une formation sur "l’existence réelle et la nature du monde démoniaque" à la lumière de l’Évangile ; que les nouveaux évêques reçoivent un "cours bref de pastorale exorciste" lors de leur formation initiale, afin qu’ils sachent comment gérer ce ministère dans leurs diocèses ; et l’exigence que les nouveaux exorcistes aient une formation préalable adéquate, comme le recommande le rituel officiel.
Les fidèles "sans défense face aux attaques spirituelles sérieuses"
Dans un entretien avec ACI Prensa, le père Bamonte a affirmé qu'ignorer l'action extraordinaire du diable "laisse les fidèles sans défense face à de graves attaques spirituelles, provoquant des souffrances prolongées ou les conduisant à recourir à des solutions inappropriées".
"La propagation de l’occultisme, sous ses diverses formes, et du satanisme, ouvre malheureusement la porte à l’action extraordinaire du diable dans le monde d’aujourd’hui. Cela peut causer de graves souffrances à ceux qui, par imprudence, ont recours à ces pratiques, à travers d’éventuels cas de possession, de harcèlement, d’obsession ou d’infestation démoniaque", a-t-il expliqué.
À cet égard, il a jugé "raisonnable" de penser que les cas liés aux pratiques occultes ont augmenté. "La montée en puissance des pratiques ésotériques et magiques ces dernières décennies a contribué à une plus grande présence de ce type de problèmes dans la société", a-t-il expliqué.
Augmentation du péché et expansion de l'ésotérisme et de l'occultisme
Selon l'AIE, "cela serait lié à l'éloignement de nombreuses personnes de Dieu, à l'augmentation du péché et à l'expansion de l'ésotérisme et de l'occultisme."
Par conséquent, le père Bamonte explique que la présence de prêtres ayant reçu une licence spécifique pour pratiquer des exorcismes permet à l'Église de "disposer d'exorcistes qui, obéissant au commandement de Jésus d'expulser les démons, poursuivent son œuvre de miséricorde et aident à libérer ceux qui souffrent de l'action extraordinaire du Malin".
"L’Église, en tant que famille de Dieu, a pour mission de prendre soin de ses membres dans tous leurs besoins, même les plus extrêmes sur le plan spirituel ; le prêtre exorciste est un pasteur qui offre cette aide", dit-il.
L'absence d'exorcistes, "un préjudice" pour les fidèle
Il soutient donc que "l’absence de prêtres exorcistes dans un diocèse constitue un désavantage", car "elle laisse les fidèles sans aide sacramentelle spécifique et entrave leur libération spirituelle, affaiblissant encore davantage la capacité de l’Église à être véritablement la “famille de Dieu” ", affirme-t-il.
À cet égard, le père Bamonte estime qu’il est essentiel d’intégrer cette formation dans les séminaires. "Le futur prêtre doit être préparé à affronter les situations pastorales concrètes qu’il rencontrera dans son ministère. Parmi celles-ci figure le nombre croissant de fidèles qui sollicitent l’intervention d’exorcistes", souligne-t-il.
Selon lui, cela exige que les évêques et les prêtres "acquièrent le discernement nécessaire pour évaluer si certains phénomènes requièrent l’intervention d’un exorciste". "Il est souhaitable que cette formation soit dispensée au séminaire, afin que les prêtres soient préparés dès le début de leur ministère", ajoute-t-il.
L'un des principaux objectifs récents de l'AIE a été l'élaboration d'un texte offrant des orientations fiables, tant doctrinales que pratiques, pour ce ministère.
Ce document, examiné par divers dicastères du Vatican, a été publié sous le titre Directives pour le ministère de l'exorcisme, le manuel de référence pour les pasteurs en la matière, qui a été présenté au Pape lors de l'audience au Vatican, avec une image de saint Michel Archange provenant du sanctuaire du Mont Saint-Ange.
Un autre détail a marqué l'audience avec l'AIE. Le pape a confié aux personnes présentes qu'il avait "connu et apprécié par le passé" le père Gabriele Amorth, le prêtre qui a fondé l'Association internationale des exorcistes en 1994.
Un simple geste de proximité qui réaffirmait la pleine fidélité des exorcistes au Magistère et au Pape.
Joseph, issu en ligne directe du roi David, était, selon l'expression de l'Evangile, un "juste", c'est-à-dire un homme accompli, dans toutes les vertus. Il exerçait à Nazareth, dans la Galilée (nord d'Israël), la profession de charpentier. Il épousa Marie, la plus humble et la plus sainte des vierges: ce mariage, dit S. Ambroise, fut saint et parfait, le type d'union de Jésus-Christ avec l'Eglise. Les deux époux vivaient dans la virginité, lorsque Joseph fut averti par un ange de l'accomplissement du mystère de l'Incarnation, dont Dieu, si l'on peut parler ainsi, lui confiait la garde.
Il eut ainsi le privilège d'être le premier homme qui se prosterna devant la crèche à Bethléem, où il vint se faire recenser, berceau de l'Enfant-Dieu, pour lui offrir ses adorations (fête de Noël).
Par un nouvel avis de l'ange, il emmena Jésus avec Marie en Égypte pour l'arracher à la fureur d'Hérode qui condamna à mort tous les enfants mâles âgés de deux ans et au-dessous, qui étaient dans Bethléem et alentour (Saints Innocents).
A la mort d'Hérode, Joseph revint à Nazareth. Comme chef de la Sainte Famille, il présida aux principaux évènements de l'enfance de Notre-Seigneur, tels que l'adoration des Mages, la Circoncision, la Présentation de Jésus au temple. Chaque année, Joseph et Marie se rendaient à Jérusalem pour célébrer la Pâque; dans un de ces voyages, lorsque Jésus avait douze ans, ils le perdirent en route et le retrouvèrent dans le temple prêchant aux docteurs, surpris de sa science divine. Sa mère lui dit: "Nous vous cherchions, fort affligés, votre père et moi". Il lui répondit: "Pourquoi me cherchiez-vous? Ne savez-vous pas qu'il faut que je sois aux choses qui regardent le service de mon père?" Elle parle du père fictif de Jésus, il parle de son père réel; elle parle de Joseph, il parle de Dieu.
Mais après avoir manifesté sa nature divine, l'Enfant Jésus reprit aussitôt l'Observation des devoirs qui convenaient à sa nature humaine et à sa vie cachée. "Il s'en alla ensuite avec eux, dit l'Évangéliste, et vint à Nazareth, et il leur était soumis".
Selon la tradition, saint Joseph mourut pendant les commencements de la mission publique du Sauveur. Il expira entre les bras de Jésus et de Marie. Son nom est inséparable de ces deux augustes noms, et tous trois, ils désignent la Trinité terrestre, dont Joseph fut le chef. "Jésus, Marie, Joseph! gravez dans votre coeur ces trois noms célestes, dit saint Léonard de Port-Maurice; répétez-les souvent, écrivez-les partout. Que ce soient les premières paroles que vous enseigniez à vos enfants, et les dernières que prononcent vos lèvres expirantes". [1]
Au Moyen-Âge, le culte de Saint Joseph était à peu près inexistant. Si sainte Thérèse fit beaucoup pour répandre son culte dans la seconde moitié du XVIe siècle, saint François de Sales sera, au XVIIe siècle, un des plus zélés propagateurs d'une dévotion qui sera reprise par saint Vincent de Paul, Bossuet et d'autres. [2]
Cette fête est une occasion de réfléchir sur la vie de cet homme juste et humble, choisi par Dieu pour jouer un rôle crucial dans le mystère de notre rédemption. Saint Joseph est vénéré comme le patron des pères de famille, des travailleurs, de l'Église universelle, et il est un modèle de foi, d'obéissance et de confiance en Dieu.
"Ô Marie et Joseph, lys sacrés d'incomparable beauté entre lesquels le Bien-Aimé se repaît... Ô Mère bien-aimée du Bien-Aimé; Ô époux bien-aimé de la Bien-Aimée !... je vous dédie et consacre ce petit ouvrage d'amour à l'immense grandeur de votre dilection..." (S. François de Sales, Traité de l'Amour de Dieu, 1616).
Sources: (1) Mgr Paul Guérin, Vie des Saints pour tous les jours de l'année, Editions D.F.T., Argentré-du-Plessis 2003, p. 169-170 (2) Aimé RICHARDT, Saint François de Sales et la Contre-Réforme, François-Xavier de Guibert, Paris 2013, note 18, p. 200
Saint Cyrille (v. 315 - 387) naquit en 315 ap. J.-C. à Jérusalem,(1) au sein d’une famille chrétienne d’artisans de souche paysanne. Il reçut une éducation solide où entrèrent l’astronomie, l’anatomie et la géographie dont il fera référence dans ses "Catéchèses" ; il reçut aussi une bonne initiation aux Écritures et aux Pères de l’Église dont il fera la base de son enseignement.
Cyrille reçut l'onction sacerdotale vers l'an 345, et dès lors il se dévoua tout entier, corps et âme, à la conversion des païens et à l'instruction des catéchumènes. On accourait à ses catéchismes, de Jérusalem et de toutes les villes voisines.
La gloire de saint Cyrille est d'avoir été l'ami et le défenseur de S. Athanase (†373) et du dogme chrétien contre les hérétiques. Trois fois exilé de Jérusalem pour avoir défendu contre les ariens la foi en la divinité du Christ, trois fois rétabli sur son siège, il restera comme l'un des beaux modèles de la fermeté pastorale. Le concile de Constantinople (381) le confirma à la tête de l'Eglise de Jérusalem.
Plusieurs faits merveilleux favorisèrent son apostolat et l'aidèrent à convertir les païens.
La première année de son épiscopat fut marquée par l’apparition de la Croix glorieuse à Jérusalem:
"En ces jours mêmes de la sainte Pentecôte (7 mai 351), aux nones de mai, vers la troisième heure, une croix lumineuse gigantesque apparut dans le ciel, au-dessus du saint Golgotha(calvaire), s'étendant jusqu'à la montagne des Oliviers. Elle ne fut pas seulement aperçue par une ou deux personnes mais se montra, fort nettement, à la population entière de la cité. Elle ne disparut pas rapidement comme on pourrait le supposer, à la façon d'un rêve fugace. Elle demeura visible pendant plusieurs heures, estompant par son éclat, les rayons du soleil. Assurément, elle aurait été éclipsée et dissimulée par eux, si elle n'avait offert aux spectateurs un éclat plus puissant que celui du soleil. Ainsi, tous les habitants de Jérusalem se précipitèrent brusquement dans la sainte église, saisis d'une crainte mêlée de joie au spectacle de cette vision céleste. Ils se jetèrent tous dans notre église, non seulement les chrétiens mais les païens étrangers, de passage à Jérusalem. Tous, d'une seule voix, firent monter des louanges sonores vers le Christ Jésus, notre Seigneur, le Fils unique engendré de Dieu, auteur de ces merveilles." (Lettre de saint Cyrille de Jérusalem à l’empereur Constance, 351).
Dix ans plus tard,Julien l'Apostat (360-363), voulait faire mentir la prophétie évangélique qui annonçait la destruction du Temple (Mt 24,2), il entreprit de le rebâtir ; mais Cyrille prédit les châtiments de Dieu ; il ne se firent pas attendre, des tourbillons de flammes sortirent de terre et dévorèrent les ouvriers. Une multitude d'infidèles se convertirent.(2)
"Parmi les amis de l'empereur, [...] la première place était assignée par Julien lui-même au savant et vertueux Alypius. [...] Ce ministre, à qui Julien communiquait sans réserve ses fantaisies les plus légères et ses desseins les plus graves, fut chargé de rebâtir le temple de Jérusalem et de lui rendre sa beauté primitive. Alypius demanda et obtint un ordre qui enjoignait au gouverneur de la Palestine de lui donner tous les secours possibles. Au signal donné par leur puissant libérateur, les Juifs accoururent de toutes les provinces de l'Empire sur la montagne sainte et leur triomphe insolent alarma et irrita les chrétiens qui se trouvaient à Jérusalem. Le désir de reconstruire le temple a toujours été, depuis sa destruction, la passion dominante des enfants d'Israël. [...] Mais dans cette occasion, les efforts réunis du pouvoir et de l'enthousiasme demeurèrent infructueux et l'emplacement du temple juif, occupé aujourd'hui par une mosquée musulmane (la mosquée d'Omar qui couvre tout le terrain de l'ancien temple des Juifs), présenta toujours l'édifiant spectacle de la ruine et de la désolation. [...] Des contemporains dont le témoignage est d'ailleurs imposant attestent, avec quelques différences dans leur récit, que des tourbillons de vent et de feu renversèrent et dispersèrent les nouveaux fondements du temple. Cet évènement a été décrit par saint Ambroise, évêque de Milan (epist., 40), dans une lettre à l'empereur Théodose [...] ; par l'éloquent saint Chrysostome (Adversus Judaeos et Gentes, t. II), qui pouvait en appeler aux souvenirs des vieillards de son église d'Antioche; et par saint Grégoire de Naziance, qui publia une relation du miracle avant la fin de la même année. Le dernier déclare hardiment que les infidèles ne contestaient pas cet évènement surnaturel; et quelque étrange que paraisse son assertion, elle est confirmée par le témoignage irrécusable d'Ammien Marcellin (Ammien XXXIII, 1). Ce guerrier philosophe, qui aimait les vertus de son maître sans adopter ses préjugés, a raconté, dans l'histoire judicieuse et pleine de candeur qu'il nous a donnée de son temps, les obstacles extraordinaires qui arrêtèrent le rétablissement du temple de Jérusalem. 'Tandis qu'Alypius, dit-il, aidé du gouverneur de la province, pressait les travaux avec ardeur, de redoutables globes de feu sortirent du milieu des fondements; ils éclatèrent fréquemment sur les ouvriers; ils les blessèrent, ils leur rendirent quelquefois le terrain inaccessible; et ce feu vainqueur continuant à s'élancer avec opiniâtreté sur les travailleurs, comme s'il eût été résolu à les éloigner, on abandonna l'entreprise.' Une pareille autorité devrait satisfaire le croyant et étonner l''incrédule; mais le philosophe demandera de plus le témoignage authentique d'un spectateur intelligent et impartial." (3)
Le Dictionnaire des Apologistes involontaires, le Catholicisme triomphant par ses propres adversaires, de C.-F. CHEVÉ, donne cette traduction du même passage d'Ammien Marcellin sur l'événement : "D'effroyables tourbillons de flammes, qui sortaient par des élancements continuels des endroits contigus aux fondements, brûlèrent les ouvriers et rendirent la place inaccessible; enfin, cet élément persistant toujours, avec une sorte d'opiniâtreté à repousser les ouvriers, on fut obligé d'abandonner l'entreprise." (Ammien MARCELLIN, XXIII, 1.) (4)
L'édit impérial de Valens (367) prescrivit un nouveau bannissement qui dura onze ans. Lorsque Cyrille rejoignit son diocèse (378), il le retrouvera délabré. Bien que recru d'épreuves, il reprit sa tâche de réformateur souple et tenace. En 382, à la session complémentaire du premier concile œcuménique de Constantinople, les Pères, unanimes, adressèrent une "lettre au pape Damase", véritable et touchant éloge : "Nous portons à votre connaissance que l'évêque de l'église de Jérusalem est le révérend et grand ami de Dieu Cyrille, lequel fut ordonné canoniquement par les épiscopes de sa province et soutint en divers lieux de nombreux combats anti-ariens."
Quatre ans plus tard, profondément attristé par les divisions de l'Église, Cyrille mourut le 18 mars 386.
Il nous reste de lui vingt-trois instructions familières sur l'ensemble des vérités chrétiennes, le symbole de la foi et les sacrements.
Ces instructions sont une de ses gloires les plus pures, car c'est un arsenal où l'apologiste chrétien trouve, même aujourd'hui, des armes puissantes et invincibles. Nous y voyons en particulier, que l'usage de faire le signe de la Croix était connu dès les premiers siècles.
"Ne rougissez pas, disait-il, de la Croix de Jésus-Christ; imprimez-la sur votre front, afin que les démons, apercevant l'étendard du Roi, s'enfuient en tremblant. Faites ce signe, et quand vous mangez, et quand vous buvez, et quand vous êtes debout ou assis, quand vous vous couchez, quand vous vous levez et quand vous marchez; en un mot, faites-le dans toutes vos actions."
Cyrille est révéré comme saint tant par les orthodoxes que par les catholiques.
En 1883, il est proclamé Docteur de l'Église par le pape Léon XIII.(5)
Le Christ a eu Ses mains très pures, Ses pieds, percés par les clous, et Il a souffert. Et c’est à moi, sans que j’aie souffert ou peiné, qu’Il donne le Salut en me communiquant le fruit de Ses souffrances.
Les enfants sont réduits à l'état de "marchandises" et les femmes à celui de "prestataires de services".
Le Saint-Siège a appelé à l’abolition mondiale de la gestation pour autrui devant la 70e Commission de la condition de la femme des Nations Unies. Dans un communiqué, la Mission permanente du Vatican à New York a averti que la technologie et la pratique ont pris le pas sur l’éthique et le droit.
Le Saint-Siège a souligné que les difficultés économiques sont la principale raison pour laquelle les femmes deviennent mères porteuses. « Ce n’est pas un hasard si les cas de clients riches et célèbres sont fréquents, tandis que les cas de femmes aisées de mères porteuses sont rares », indique le communiqué. Il ajoute qu’il convient de se demander si le secteur de la gestation pour autrui pourrait survivre si la pauvreté était éradiquée.
La réunion, organisée conjointement avec l'Italie, la Turquie et le Paraguay, selon un article du portail en ligne "Vatican News" (samedi), a porté sur les violences et l'exploitation liées à la gestation pour autrui. Le Saint-Siège a souligné que, si cette pratique est souvent présentée comme une "solution de compassion" pour répondre au désir d'avoir des enfants, il est indispensable de considérer l'ensemble du contexte afin de préserver la dignité des femmes et des enfants.
[...] "Un enfant est toujours un don et jamais le fondement d’un contrat commercial", a déclaré le pape François (2013-2025), cité par l’instance représentative.
Le Saint-Siège a décrit la situation en des termes particulièrement alarmants lorsque des handicaps sont diagnostiqués avant la naissance. Dans de tels cas, l'enfant est souvent perçu comme un "produit défectueux" ou un problème à résoudre, plutôt que comme un don. Ceci est fondamentalement incompatible avec une société juste où les enfants peuvent s'épanouir.
Ces problèmes ne sauraient être résolus par une simple réglementation. C’est pourquoi la décision de la Conférence de La Haye de droit international privé de ne pas élaborer, pour le moment, de convention sur la filiation légale en cas de gestation pour autrui est bienvenue.
Saint Patrick, dans Le Petit Livre des Saints, Éditions du Chêne, tome 1, 2011, p. 141.
Patrice ou Patrick, apôtre de l'Irlande en 432, naquit en France en 385 sur le territoire de Boulogne-sur-Mer (Pas-de-Calais) selon l'opinion la plus probable, dans une villa que possédait son père.
À seize ans, en ce même endroit, il fut enlevé, avec des milliers d'autres captifs, par des pirates celtes, et transporté en Hibernie, Irlande (405). Ce pays était à cette époque peuplé de druides et de païens.La Providence le mit ainsi à même de connaître le pays qu'il devait évangéliser plus tard. De cet évènement, le saint Patron de l'Irlande en tire une interprétation pénitentielle: les malheurs sont les châtiments de nos péchés. "Nous étions punis comme nous le méritions car nous nous étions éloignés de Dieu et nous n'obéissions plus à nos prêtres lorsqu'ils nous instruisaient pour notre salut..." (Confession de saint Patrick, cité in Jacques LOEW et Michel MESLIN, Histoire de l'Eglise par elle-même, Fayard, Paris 1978, p. 117, note 52.)
Au cours de ses premières années sur l'île, Patrick apprit la langue et les pratiques culturelles de ses maîtres. Durant ses six années de captivité (dans une cage), près du bois de Fochoill, en Mayo, il est berger pour le compte d'un chef de clan irlandais. Peu religieux avant sa capture, il rencontre Dieu et devient un chrétien dévot.Employé à garder les troupeaux, il consolait sa captivité par la prière; il passait les journées et une partie des nuits dans ce saint exercice, agenouillé sur la neige, sur la terre gelée ou détrempée par les pluies d'hiver.
Au bout de six ans, il parvint en 411 à s'évader après que Dieu lui a dit, dans un de ses rêves, de rejoindre le rivage et de s'embarquer sur un bateau, supposé à 200 km de Waterford ou Wexford, et à rentrer dans sa patrie.
Il fut encore deux fois pris et racheté de l'esclavage. Après avoir passé quatre ans au monastère de Saint-Martin de Tours, trois ans sous la direction de saint Germain, évêque d'Auxerre, neuf ans avec les religieux de Lérins, près de Cannes en France, il accompagna dans la Grande-Bretagne saint Germain, qui allait combattre le pélagianisme (hérésie niant le péché originel et la grâce sanctifiante en prétendant que l'on peut se sauver par ses propres forces, par son seul libre arbitre) et lui parla de l'évangélisation de l'île d'Irlande. Germain l'encouragea dans ce dessein et l'envoya à Rome avec une lettre de recommandation. Ayant reçu du Saint-Siège, avec le titre d'évêque, la mission à laquelle Dieu l'appelait, Patrick aborda, avec plusieurs ecclésiastiques, ses coopérateurs, en Irlande dans le courant de l'été 432. Il se rendit aussitôt à l'assemblée générale des chefs et des guerriers de la nation, et prêcha intrépidement la foi de Jésus-Christ. Un grand nombre embrassèrent le christianisme. En quelques années, des églises, des monastères s'élevèrent comme par enchantement.
Patrick convertit aussi les bardes irlandais qui formaient une caste héréditaire et sacerdotale; c'est parmi eux qu'il recruta ses plus fidèles disciples. Les monastères qu'il fonda devinrent l'asile et le foyer de la poésie celtique; une fois bénis et transformés, dit un vieil auteur, les chants des bardes devinrent si beaux, que les anges de Dieu se penchaient au bord du ciel pour les écouter.
Au Rock de Cashel, lors d'un sermon demeuré célèbre, il montra une feuille de trèfle : voilà la figure de la Sainte Trinité.
Les figures de triades étaient familières à la religion celtique : le trèfle deviendra ainsi le symbole de l'Irlande. La légende raconte que c'est à ce moment-là que furent chassés tous les serpents du pays, action qui symbolise la conversion du peuple irlandais.Et depuis, en souvenir de saint Patrick, chaque année, les hommes d'Irlandemettent une feuille de trèfle à la boutonnière.
On pense que la plupart des druides devinrent moines, adoptant la religion chrétienne présentée avec tant de finesse et de conviction.
La religion celtique en Gaule contenait des éléments préparant à la réception naturelle du christianisme. La Mère de la très Sainte Vierge, était vénérée chez nous avant même l'apparition du christianisme. Elle est ainsi évoquée, selon les lieux et les circonstances, sous le nom d'Epona ou de Rigantona...; sous le nom d'Anna ou de Dana, aïeule des dieux et des hommes... ; et parfois sous ceux de Belisima (la 'Très Brillante') ou de Rosmerta. C'est encore sous une autre appellation, la "Vierge qui enfantera", que la connaissent les druides du collège national de la forêt desCarnutes. Encore très populaire aux premiers temps du christianisme, la déesse a été convertie. Le sanctuaire de la Virgo paritura correspond à la cathédrale deNotre-Dame de Chartres; tant la croyance des Carnutes en la Vierge-Mère était propre à annoncer le mystère de l'Incarnation. Les sanctuaires d'Anna sont devenus ceux de sainte Anne, aïeule elle aussi, mais du vrai Dieu, et que les Bretons nomment toujours Mamm Goz, grand-mère.
"Par la prédication de Patrice, dit le Bréviaire romain, l'Irlande, pays d'idolâtrie, devint l'Île des Saints."
Patrick mourut en 461 après trente années d'épiscopat, à soixante-seize ans (selon la légende en 493, à plus de cent ans.)
Àsa mort, l'Irlande est chrétienne sans avoir compté un seul martyr, et les monastères y sont très nombreux. Son culte est universel. Il est représenté en habits épiscopaux, il peut avoir le trèfle comme attribut.
On l'invoque pour la délivrance de l'enfer, pour les âmes du purgatoire et contre la rage. Protecteur des mineurs. Patron de l'Irlande.
"Les Germains ajoutent au symbole chrétien un emblème païen, la roue solaire ou roue de la fortune, cette combinaison explique bien le rapprochement des deux cultures. Les archéologues retrouvent ces croix en feuilles dans de nombreuses sépultures alamanes du Ve siècle..."
La Saint Patrick est célébrée dans le monde entier.
C'est la fête nationale en Irlande. Elle est célébrée le 17 mars à Dublin et s'étend sur 5 jours de festivités.
A cette période, tous les commerces sont fermés en Irlande et à Dublin, à l'exception des pubs, des restaurants et des églises car il s'agit, à l'origine, d'une célébration religieuse, ne l'oublions pas !
Depuis 1995, se tient le festival officiel de la Saint Patrick à Dublin (site officiel en anglais). Il donne lieu à un programme chargé, avec des parades, feux d'artifices, chasses au trésor dans la ville, musique et danses irlandaises, spectacles de rue, cirques en plein air.
Les Irlandais ainsi que les nombreux visiteurs s'habillent de vert pour l'occasion ou arborent un trèfle sur leurs vêtements. La fête a toujours lieu pendant le Carême. Dans les calendriers chrétiens, la Saint-Patrick est déplacée au lundi quand elle tombe un dimanche. Il est de tradition pour certains chrétiens observant un jeûne pour le Carême, de le rompre pendant la journée de Saint-Patrick.
Ce festival de S. Patrick de Dublin est devenu le plus grand évènement annuel du pays. Plus de 1.5 millions de personnes font la fête dans la capitale irlandaise, dont 120.000 visiteurs étrangers. La pièce maîtresse du festival est la St Patrick's Day Parade, Parade de la Saint Patrick, un événement qui a été copié dans le monde entier.
Mais ce serait encore la ville de New York qui abriterait la plus grande parade pour la Saint-Patrick, avec plus de deux millions de spectateurs sur la Cinquième Avenue, devant les tours du sanctuaire dédié à Saint-Patrick, construit au XIXe siècle dans le style flamboyant. Les premières manifestations de la Saint-Patrick à New York remontent à 1762, quand les soldats irlandais défilèrent dans la ville le 17mars.
Au Québec, un comité fut créé en 2009 pour ramener la tradition du "défilé de la Saint Patrick de Québec" dans la ville. Avec l’appui de la population, de plusieurs organisations et de l'administration de la ville de Québec, le défilé fut ramené dans les rues de Québec en mars 2010. Pour l’occasion, une partie du corps du NYPD Pipes and Drums (la fanfare du New York City Police Department) furent présents en tant qu’invités spéciaux. L’événement fut un succès et attira plus de 40 000 personnes dans les rues du Vieux-Québec. L’événement est renouvelé chaque année.
Miracle de saint Patrick, vers 1746, Giambattista Tiepolo, Padoue, Museo Civico, dans Rosa Giorgi, Le Petit Livre des Saints, Larousse, Tolède 2006, p. 168-169.
Sources:
(1); (2) Mgr Paul Guérin, Vie des saints pour tous les jours de l'année, Editions D.F.T., Argentré-du-Plessis 2003, p.165-166 ; (3) ; (4); Jacques LOEW et Michel MESLIN, Histoire de l'Eglise par elle-même, Fayard, Paris 1978 ; (5) ; (6) Saints (auteur Priya Hemenway), traduit par Thomas André, éd. Evergreen, Köln 2007, p. 128 ; (7) Le Petit Livre des Saints, Éditions du Chêne, tome 1, 2011, p. 140 ; (8) Rosa Giorgi, Le Petit Livre des Saints, Larousse, Tolède 2006, p. 168-169.
Illustration extraite du pied de la croix qui est au-dessus de l'autel de la Basilique Sainte-Claire d'Assise.
Bienheureuse Bénédicte, clarisse (+1260)
Appelée aussi Benoîte, elle était clarisse au couvent de Saint-Damien dont l'abbesse n'était autre que Sainte Claire. Elle succéda à cette dernière à sa mort en 1253, en donnant l'exemple d'une constante régularité et d'une stricte pauvreté.
Bénédicte fut tenue en grande vénération. Elle remit son âme à Dieu en 1260.
Sainte Louise de Marillac, dans Le Petit Livre des Saints, Éditions du Chêne, tome 2, 2011, p. 130.
Louise de Marillac, naquit le 12 août 1591, à Ferrières-en-Brie où elle fut baptisée avant que son père, dont elle était la fille naturelle ne s'installât à Paris. Après que son père se fut remarié, avec Antoinette La Camus (12 janvier 1595), elle fut mise, en 1602, en pension chez les Dominicaines du monastère royal Saint-Louis de Poissy où Louis de Marillac avait une tante religieuse ; elle fut ensuite confiée à un petit pensionnat, chez une bonne fille dévote, avec d’autres demoiselles, où elle fut initiée aux travaux ménagers et à la peinture.
Après la mort de son père (25 juillet 1604), Louise songea à devenir capucine, mais elle fut refusée par le provincial des Capucins, Honoré de Champigny.
Le 6 février 1613, on lui fit épouser, à la paroisse Saint-Gervais de Paris, un secrétaire des commandements de Marie de Médicis, Antoine Le Gras, écuyer, homme de bonne vie, fort craignant Dieu et exact à se rendre irréprochable, dont, le 18 octobre 1613, lui naîtra un fils, Pierre-Antoine, qu'elle élèvera à partir de 1619 avec les sept enfants d'une de ses cousines défunte.
Mélancolique, inquiète et scrupuleuse, Louise de Marillac était sans cesse agitée par le doute sur elle-même que Jean-Pierre Camus, son directeur spirituel, avait beaucoup de mal à apaiser. Son angoisse grandit encore lorsque son mari tomba malade d’un mal que l’on jugeait incurable et dont elle se croyait la cause pour n’être pas entrée en religion.
Le 4 juin 1623, jour de la Pentecôte, elle était à la messe, à Saint-Nicolas-des-Champs, lorsque, en un instant, elle fut libérée de ses doutes : "Je fus avertie que je devais demeurer avec mon mari et qu’un temps viendrait où je serai en état de faire vœu de pauvreté, chasteté et obéissance, et que ce serait avec des personnes dont quelques-unes feraient le semblable."
Vers la fin de 1624, elle se mit sous la direction de S. Vincent de Paul qui s’était fait longtemps prier pour accepter.
Après la mort de son mari, le 21 décembre 1625, elle fit vœu de viduité et mena dans le monde une vie toute religieuse où elle conjuguait, avec un règlement très strict, la prière et le secours des pauvres, sans cesser d'être attentive à l'éducation de son fils.
Elle s’installa rue Saint-Victor, tout près du collège des Bons-Enfants que Mme de Gondi venait de donner à Vincent de Paul qui l’employait dans les Charités, ces groupements de dames et de filles pour l’assistance des malades dans les paroisses et les visites à domicile.
En 1628, lorsque son fils fut entré au séminaire Saint-Nicolas-du-Chardonnet, elle disposa davantage de temps pour se consacrer aux œuvres et Vincent de Paul la chargea de surveiller les Charités, de modifier leur règlement et de visiter celles des provinces. Elle n’eut aucun mal à persuader Vincent de Paul que les Dames associées ne pouvaient rendre aux malades les services pénibles qu’exigeait leur état, et qu’il fallait songer à réunir des personnes zélées pour se dévouer entièrement à l’œuvre sans autres devoirs et préoccupations au dehors. C’est ainsi que naquirent les Filles de la Charité (1633).
Jusqu'à sa mort (15 mars 1660), elle gouverna les Filles de la Charité pour qui elle rédigea trois règlements successifs.
Tableau, dans l'église de Miniac-Morvan (35), représentant les quatre sœurs d'Arras dans la charrette qui les conduit vers la guillotine (1794).
Louise de Marillac fut béatifiée le 9 mai 1920 par Benoît XV (Giacomo della Chiesa, 1914-1922) et canonisée le 11 mars 1934 par Pie XI (Ambrogio Damiano Ratti, 1922-1939).
Le Bx Jean XXIII (1958-1963) la proclama, en 1960, Patronne de tous ceux qui s'adonnent aux œuvres sociales chrétiennes.
Sources: 1; 2; Le Petit Livre des Saints, Éditions du Chêne, tome 2, 2011, p. 130
"Lorsqu'un catholique confesse un péché particulier par lequel un démon l'influence, la force juridique contraignante de ce péché sur l'individu est absoute", a déclaré le père Ripperger.
Le père exorciste Chad Ripperger a expliqué dans sa récente interview avec l'ancien Navy SEAL américain Shawn Ryan que le sacrement de la confession pouvait libérer les gens de la possession démoniaque.
Au cours d'une discussion sur l'influence diabolique sur les personnes, dont la possession est la forme la plus extrême, Ryan a demandé à Ripperger si le fait de mettre fin à un péché grave particulier, comme la consommation de pornographie, pouvait libérer une personne de l'emprise d'un démon.
Parfois, si une personne influencée diaboliquement arrête un péché particulier, l'activité d'un démon dans sa vie est contrecarrée, selon Ripperger. Par exemple, dans les familles où la femme usurpe la direction du mari, si le mari "se relève" et exerce son autorité en tant que chef de famille pendant que la femme se soumet à sa direction, "80% du temps, cela élimine les démons", a-t-il déclaré.
Une renonciation spécifique à un démon peut également briser son influence diabolique particulière, par exemple par une prière contraignante. Ripperger a partagé plusieurs prières pour briser l'influence diabolique, y compris des prières de délivrance de base, dans son livre Deliverance Prayers for Use by the Laity, qui contient également une liste complète d'esprits démoniaques qui peuvent être enlevés par ces prières.
"Parfois aussi, si les gens développent une discipline dans ce domaine particulier, cela brisera le dos du démon", a déclaré Ripperger.
La confession sacramentelle en particulier a une puissante capacité à briser l'influence démoniaque associée aux péchés, et même à briser la possession démoniaque. Lorsqu'un catholique confesse le péché particulier par lequel le démon les influence, "la force juridique contraignante du péché sur l'individu est absoute" une fois que le prêtre absout la personne.
C'est pourquoi le Christ a dit : ''À qui vous remettrez ses péchés, ils seront remis ; à qui vous maintiendrez ses péchés, ils seront maintenus", a noté Ripperger, se référant à Jean 20:23, la base de la confession sacramentelle.
" Nous avons donc eu des gens libérés de leur possession simplement en allant à la confession et en recevant l'absolution ", a déclaré l'exorciste.
Dans certains cas où la personne possédée se confesse mais que le démon reste, l'exorciste peut éventuellement forcer le démon à révéler ce qui le garde dans la personne, et il révélera qu'il reste un péché important non confessé.
Un militaire français est mort "lors d’une attaque" dans la région d’Erbil au Kurdistan irakien, a déclaré Emmanuel Macron dans la nuit de jeudi à vendredi, annonçant ainsi le premier soldat français tué depuis le début de la guerre au Moyen-Orient.
"L’adjudant-chef Arnaud Frion du 7ème bataillon de chasseurs alpins de Varces est mort pour la France lors d’une attaque dans la région d’Erbil en Irak", a-t-il écrit, confirmant que plusieurs militaires français avaient été blessés. Il est le premier soldat français tué depuis le début de la guerre au Moyen-Orient.
"[...] Cette attaque contre nos forces engagées dansla lutte contre Daechdepuis 2015 est inacceptable", a écrit le président français, en référence à l’organisation État islamique (EI), précisant que "leur présence en Irak s’inscrit dans le strict cadre de la lutte contre le terrorisme". "La guerre en Iran ne saurait justifier de telles attaques", a-t-il souligné.
Cf. EN Direct Le Figaro 06:21 https://www.lefigaro.fr/international/en-direct-guerre-moyen-orient-iran-france-irak-macron-israel-liban-trump-netanyahou-etats-unis-20260313
La "lutte contre Daech depuis 2015". Macron a-t-il oublié l'accueil de l'islamiste syrien Al-Charaa à l'Elysée le 7 mai 2025 ?Cf. https://www.causeur.fr/ahmad-al-charaa-syrie-france-309345
Fondateur de la Congrégation des Pères du Saint-Sacrement et de celle des Servantes du Saint-Sacrement (1811-1868). Fils d'un boutiquier de village dans la région de Grenoble, il fut d'abord prêtre séculier. En 1839, il entre chez les Pères maristes dont...
Évêque, fondateur de la “Congregatio Sanctissimi Redemptoris” Docteur de l'Église Alfonso Maria de Liguori naît à Marianella, près de Naples, le 27 septembre 1696, dans une famille noble. Après de fort brillantes études, docteur en droit civil et canonique...
Le Petit Livre des Saints, Éditions du Chêne, tome 1, 2011, p. 85.
Un militaire Saint Ignace naquit en 1491 a u château de Loyola, en Espagne. Il était le dernier de douze enfants, et il donna dès son bas âge des marques d'une grande vivacité d'esprit....
Le martyre de sainte Julitte (anonyme, 2e moitié du XVIIe siècle), église Saint-Cyr-et-Sainte-Julitte de Villejuif
Julitte de Tarse ou Juliette de Césarée est une riche veuve de Césarée (aujourd'hui Kayseri en Turquie), dépouillée par un homme d'affaires...
En Chine, les prêtres sont tenus de se conformer aux directives officielles : un nouveau code de conduite a été dévoilé (en février dernier – voir le texte intégral ci-dessous), exigeant du clergé un lien étroit avec le parti au pouvoir et le socialisme....
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Sainte Marthe était soeur de Lazare . C'est elle qui dirigeait la maison de Béthanie et s'en montrait digne par sa douceur et son amabilité envers les siens, par sa...
Un synode est (était) par définition un événement : il a été convoqué, tenu et conclu. Il en a été ainsi pendant vingt siècles. Le Synode sur la synodalité s’est achevé en octobre 2024. Son document final a été remis. Affaire classée, pourrait-on penser....
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Saints Georges, Aurèle et Nathalie de Cordoue, Félix et Liliose, martyrs (+ 852) Le 27 juillet 852, deux couples, Nathalie et son mari Aurèle, Félix et sa femme Liliane, accusés d’avoir renié l’Islam sont exécutés sur ordre du calife Abderrahman II. Cette...
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Lorsqu'il s'agit d'évoquer les origines de l'attirance pour les personnes du même sexe chez les hommes, seules deux possibilités sont envisagées...