Overblog
Suivre ce blog Administration + Créer mon blog

Christ Roi

  • : Christ Roi
  • : Blog d'informations royaliste, légitimiste, pour une France libre, indépendante et souveraine
  • Contact

Horloge

17 décembre 2021 5 17 /12 /décembre /2021 00:00
Saint Judicaël (Gaël), roi de Bretagne (v. 650)

Il régna sur la Bretagne à partir de 632.

En 636, S. Eloi lui fit rencontrer à Clichy, près de Paris, le roi Dagobert pour signer un traité de paix entre Bretons et Francs.

Deux ans plus tard, il laissa son trône et se retira dans une abbaye, près de Montfort (Ille-et-Vilaine) pour finir les 20 dernières années de sa vie dans la prière.

 

En Bretagne, l’an 658, saint Judicaël, roi de Domnonée, qui contribua beaucoup à établir la paix entre les Bretons et les Francs et, après avoir quitté sa charge, termina sa vie au monastère de saint Méen.

Martyrologe romain

 

Sources : 123

Partager cet article
Repost0
16 décembre 2021 4 16 /12 /décembre /2021 19:46

Dans le livre "Le Monde de la nuit", Grégory Lacroix explique comment il a échappé à la sorcellerie. 

Partager cet article
Repost0
16 décembre 2021 4 16 /12 /décembre /2021 00:00
Kaiserin Adelheid und König Otto I, La reine Adélaïde et le roi Othon Ier

Kaiserin Adelheid und König Otto I, La reine Adélaïde et le roi Othon Ier

Fille du roi Rodolphe II de Bourgogne et de Berthe de Souabe, née à Orbe, une commune suisse du canton de Vaud, située dans le district du jura-Nord vaudois, Alice ou Adélaïde, mariée une première fois, à 16 ans, à Lothaire II, roi d'Italie, se retrouva veuve 3 ans plus tard. 
 
Elle était à la fois reine d'Italie, reine d'Allemagne et elle sera la première en date des impératrices du Saint Empire-Romain Germanique à la suite de son mariage avec
Othon Ier.

Elle met son influence auprès de l'empereur au service de l'Église et des pauvres; elle favorise la
réforme clunisienne.

A la mort d'Othon Ier (+973), elle exerça la régence pendant cinq ans, durant l'enfance d'
Othon II. Puis à nouveau pendant la minorité d'Othon III. Ce fut pour elle, des périodes difficiles, pleines de souffrances et d'épreuves. Mais sa force de caractère et sa bonté, puisées dans sa foi, surmontèrent tous les obstacles.

Elle montra toutes les qualités d'un chef d'Etat dans la justice de sa charge et toutes les vertus chrétiennes dans sa charité attentive aux pauvres.


Elle meurt à Seltz, près de Strasbourg, en 999, lors d'un voyage qu'elle effectuait dans l'un des nombreux monastères qu'elle avait fondés.

 

Sources: 123

Partager cet article
Repost0
15 décembre 2021 3 15 /12 /décembre /2021 16:32

Dans cette vidéo, le président russe Vladimir Poutine demande justement : "Quels intérêts l'UE protège-t-elle, l'intérêt de certaines sociétés pharmaceutiques ou l'intérêt des citoyens ?"

Partager cet article
Repost0
15 décembre 2021 3 15 /12 /décembre /2021 10:18

Commentaire de Pascal Praud, C-News, citant le docteur Martin Blachier : " 

 

"Il (le docteur Martin Blachier) part des données danoises d'Omicron, des gens qui seraient contaminées (par le variant Covid Omicron). Omicron toucherait davantage les triples vaccinés (8%) que les non-vaccinés (1,2%). Omicron sélectionne les vaccinés car l'échappement vaccinal lui confère un avantage chez ces personnes.

"Cela c'est une étude danoise. Si l'on s'aperçoit que le virus Omicron touche plus les vaccinés que les non-vaccinés... (!) Je ne peux pas donner mon avis."

(Fin de citation) 

"Omicron toucherait davantage les triples vaccinés (8%) que les non-vaccinés (1,2%) - étude danoise - Martin Blachier - C News

Mise à jour le 25-12-2021. "Omicron sélectionne les vaccinés" avait dit Martin Blachier.

C’est vérifié dans cette étude danoise publiée le 23 décembre : avec Omicron, le risque d’infection explose pour les double-vaccinés, au point qu’ils s’infectent plus que les non-vacc avec le temps !

Protection booster : 50% max à court terme.

 

Quelles leçons tirer de cette étude ?

1) Le bénéf du booster est très faible pour les jeunes, car la protection contre l’infection est médiocre (50% // 2d) d’autant plus que les auteurs n’incluent même pas les données < 14 jours post-booster : elle est peut-être encore + basse !

2) Le booster n’arrêtera pas Omicron. Il est donc inutile de lutter contre la transmission en population générale, d’autant plus que ce nouveau variant semble beaucoup plus bénin pour les personnes saines !

Partager cet article
Repost0
15 décembre 2021 3 15 /12 /décembre /2021 00:00
Sainte Ninon, dans Le Petit Livre des Saints, Éditions du Chêne, tome 2, 2011, p. 149

Sainte Ninon, dans Le Petit Livre des Saints, Éditions du Chêne, tome 2, 2011, p. 149

Nous connaissons sa vie par l'écrivain ecclésiastique Rufin qui donna quelques détails sur la conversion de l'Ibérie, région intérieure de l'actuelle Géorgie. (1)

 

Jeune femme, nonne de Jérusalem, de la famille de S. Georges, elle avait été emmenée captive dans la capitale de la Géorgie vers 337. Comme on ne savait d'où elle venait, on la surnomma "Christiana" du nom de sa religion, ce qui devint par abréviation Nina ou Ninon.

 

Ayant appris qu'elle avait guéri un enfant, la reine Nana se fit porter chez elle pour être soigner d'un mal étrange. Recouvrant la santé, elle voulut couvrir de cadeaux sa bienfaitrice mais celle-ci refusa. La reine insistant, elle déclara que le seul cadeau qu'elle accepterait serait la conversion de ses souverains. La reine puis le roi se convertirent et demandèrent à l'empereur Constantin de leur envoyer des missionnaires.

        Dès les années 330, la Géorgie se convertit au christianisme apporté par Ninon.

 

Sainte Ninon se retira dans la région de Bobdé où, dès le 4e siècle, fut construite une cathédrale.

 

À Mzekhéta un petit oratoire rappelle aujourd'hui encore ce baptême de la Géorgie.

 

Elle est généralement représentée tenant une croix aux bras légèrement incurvés vers le bas, dite Croix de la Grappe. (2)

Sainte-Ninon-de-Georgie.jpg
Sainte Ninon de Géorgie
Sainte Nino (Église de l'Assomption à Anaouri)

Sainte Nino (Église de l'Assomption à Anaouri)

Les Églises d'Orient la fêtent le 14 janvier, l'Église en Occident en fait mémoire également ce jour et aussi le 15 décembre. (3)

 

Sources: (1); (2) ; (3); (4) Le Petit Livre des Saints, Éditions du Chêne, tome 2, 2011, p. 148

Partager cet article
Repost0
14 décembre 2021 2 14 /12 /décembre /2021 19:22

C'est fort intéressant car on voit bien que la dynamique est en direction d'un retour à une théologie plus classique.

https://www.lepelerin.com/foi-et-spiritualite/coin-spi-pratique/comprendre-la-nouvelle-traduction-du-missel/

https://www.lepelerin.com/foi-et-spiritualite/coin-spi-pratique/comprendre-la-nouvelle-traduction-du-missel/

Comprendre la nouvelle traduction du Missel

Une nouvelle traduction du missel romain est entrée en vigueur le 28 novembre. Le Pèlerin passe en revue les principales retouches avec le frère Henri Delhougne, coordinateur de la traduction.

 

 

Par Pierre Wolf-Mandroux

 

Mis à jour le 30 novembre 2021 à 1:01

 

Une nouvelle traduction du missel romain est entrée en vigueur le 28 novembre. © Corinne SIMON / Hans Lucas.

 

«Il ne s’agit pas d’une révolution théologique. J’ai prié cinquante ans avec le précédent missel et je m’en trouvais bien#! » Le frère bénédictin Henri Delhougne, de l’abbaye de Clervaux (Luxembourg), sait bien que la liturgie est un sujet toujours passionnel, notamment en France. Aussi tient-il d’emblée à désamorcer toute polémique. Celui qui fut le coordinateur de la Commission francophone de traduction du missel romain a le sentiment du devoir accompli, après des années de travail méticuleux avec des évêques francophones du monde entier. Le résultat fera-t-il consensus ? «#Il s’agit moins d’atteindre un consensus qu’une communion dans la foi, la prière et la charité#», modère le père Olivier Praud, membre du Service national de pastorale liturgique et sacramentelle. Cet immense chantier fut lancé en 2001, lorsque la Congrégation pour le culte divin et la discipline des sacrements demanda aux conférences épiscopales du monde de revoir la traduction du missel romain, parfois imprécise, à partir de l’édition « typique » en latin. Celle-ci fut publiée en 1970, puis actualisée en 2000 et 2008. La nouvelle traduction française est entrée en vigueur le premier dimanche de l’Avent (28 novembre) dans les paroisses franco-phones. Elle ne deviendra obligatoire qu’au printemps 2022 pour tenir compte des problèmes de livraison. Elle bouleversera les habitudes oratoires. Les retouches touchent à toutes les célébrations#: Avent, Pâques, messe pour les défunts… Voici les principaux changements dans l’ordinaire de la messe, expliqués par le frère Delhougne.

 

 

Rites initiaux

 

Avant : (prêtre) « La grâce de Jésus notre Seigneur, l’amour de Dieu le Père, et la communion de l’Esprit Saint, soient toujours avec vous. »

 

Maintenant : « La grâce de Jésus, le Christ, notre Seigneur, l’amour de Dieu le Père, et la communion de l’Esprit Saint soient toujours avec vous. »

 

Pourquoi ? « Christi, dans l’édition latine, n’avait pas été traduit. Nous l’avons rétabli. Nous avons choisi “Jésus, le Christ” et non “Jésus Christ” pour être sûr que l’on prononce le “t”. Sinon, on entend “Jésus crie”. C’est plus une question de sonorité que de théologie ! »

 

 

Avant : (prêtre) « Préparons-nous à la célébration de l’Eucharistie en reconnaissant que nous sommes pécheurs. »

 

Maintenant : « Frères et sœurs, préparons-nous à célébrer le mystère de l’Eucharistie, en reconnaissant que nous avons péché. »

 

Pourquoi ? « Il n’y a pas le terme “sœur”, en latin. Pour tenir compte des femmes dans les assemblées, nous l’avons ajouté. Les évêques canadiens étaient particulièrement sensibles à cet enjeu.

En latin, la traduction littérale est “préparons-nous à célébrer les saints mystères”. Cela reste difficile à saisir. Nous devions veiller à ce que le texte reste compréhensible. Qu’il ne sente pas la traduction. Le mystère a une grande importance dans la liturgie. Il ne s’agit pas de quelque chose sur quoi notre raison vient buter, mais quelque chose de positif et de fructueux dans la vie chrétienne. Nous l’avons donc gardé, ajoutant “de l’Eucharistie” pour que le fidèle sache de quoi il s’agit. »

 

 

Avant : (peuple) « Je confesse à Dieu tout-puissant, je reconnais devant mes frères, que j’ai péché. (…) C’est pourquoi je supplie la Vierge Marie, les anges et tous les saints, et vous aussi, mes frères, de prier pour moi le Seigneur notre Dieu ».

 

Maintenant : « Je confesse à Dieu tout-puissant, je reconnais devant vous, frères et sœurs, que j’ai péché. (…) C’est pourquoi je supplie la bienheureuse Vierge Marie, les anges et tous les saints, et vous aussi, frères et sœurs, de prier pour moi le Seigneur notre Dieu ».

 

Pourquoi ? « Le missel latin contient le très beau terme de bienheureuse (beatam). C’est le titre traditionnel de Marie, le plus fréquent dans le missel latin, qui emploie souvent “bienheureux” pour désigner les saints. La traduction française avait mis “saint” partout car depuis le Moyen Âge, on distingue juridiquement bienheureux et saints. Ce n’était pas le cas dans l’Antiquité, et le missel romain est en partie antérieur au Moyen Âge. Bienheureux, c’est les Béatitudes ; ce terme rattache davantage à l’Evangile. Nous avons donc mis “bienheureux” lorsqu’il s’agit d’un saint de l’Antiquité. Ceux postérieurs à la distinction bienheureux/saints restent “saints”, même si le missel les appelle “bienheureux”. »

 

 

Avant : (prêtre) « Seigneur Jésus, envoyé par le Père pour guérir et sauver les hommes, prends pitié de nous. (peuple) Prends pitié de nous. »

 

Maintenant : « Seigneur Jésus, envoyé pour guérir les cœurs qui reviennent vers toi : Seigneur, prends pitié. (peuple) Seigneur, prends pitié. »

 

Pourquoi ? « Dans cette troisième formule de l’Acte pénitentiel, les cœurs sont présents en latin. Cette nouvelle formule, sans “les hommes”, a aussi l’avantage d’être plus inclusive. Les femmes aussi peuvent être sauvées ! »

 

 

Avant : (peuple) « Toi qui enlèves le péché du monde, prends pitié de nous, toi qui enlèves le péché du monde, reçois notre prière. »

 

Maintenant : « Toi qui enlèves les péchés du monde, prends pitié de nous, toi qui enlèves les péchés du monde, reçois notre prière ».

 

Pourquoi ? « Le latin peccata est bien un pluriel. Mais il ne faut pas en faire tout un plat théologique. Le singulier français venait d’une excellente raison : il s’inspire d’une formule de Jean Baptiste dans l’Evangile : “Voici l’agneau de Dieu qui enlève le péché du monde”. Dans l’Evangile en grec, péché est au singulier. Mais des traditions ultérieures en latin le mettent en pluriel. Comme nous devions traduire le missel romain et non le texte grec, nous avons gardé le pluriel. De même, avant la communion, il faudra aussi dire “agneau de Dieu, qui enlèves les péchés du monde”. »

 

 

Avant : (prêtre) « Par Jésus Christ, ton Fils, notre Seigneur et notre Dieu, qui règne avec toi et le Saint-Esprit, maintenant et pour les siècles des siècles. »

 

Maintenant : « Par Jésus Christ, ton Fils, notre Seigneur, qui vit et règne avec toi dans l’unité du Saint-Esprit, Dieu, pour les siècles des siècles. »

 

Pourquoi ? « L’omission du verbe “vit”, présent dans le missel latin, était une vraie perte de sens théologique. On s’adresse au Christ vivant, ressuscité, et pas seulement au Christ Roi qui règne. Il avait probablement disparu pour des raisons de liaison sonore disgracieuse : “vit et” prononcé “vité”. Il est pourtant autorisé, en français, de ne pas faire la liaison avant le “et”. Nous avons aussi rétabli “vit et” à la conclusion brève de la prière sur les offrandes et après la communion. »

 

 

Liturgie de la parole

 

Avant : « Je crois en un seul Dieu, le Père tout puissant, créateur du ciel et de la terre, (…) Engendré non pas créé, de même nature que le Père ».

 

Maintenant : « Je crois en un seul Dieu, le Père tout puissant, créateur du ciel et de la terre, (…) Engendré non pas créé, consubstantiel au Père ».

 

Pourquoi ? « Pour Jacques Maritain, cette première traduction du Symbole de Nicée-Constantinople était “hérétique”. La Trinité exige une même substance. Sinon, il y a trois dieux. Mais, bien que nous ayons, vous et moi, la même nature humaine, chacun a aussi sa nature individuelle. On nous a donc demandé de revenir au mot consubstantiel, consubstantialis en latin. J’aurais aimé, comme certains évêques, l’expression “de la nature même du Père”. Consubstantiel est technique ; il ne sera pas compris par tout le monde. »

 

 

Liturgie eucharistique

 

Avant : (prêtre) « Tu es béni, Dieu de l’univers, toi qui nous donnes ce pain, fruit de la terre et du travail des hommes ; nous te le présentons : il deviendra le pain de la vie. »

 

Maintenant : « Tu es béni, Seigneur, Dieu de l’univers : nous avons reçu de ta bonté le pain que nous te présentons, fruit de la terre et du travail des hommes ; il deviendra pour nous le pain de la vie. »

 

Pourquoi ? « Les modifications traduisent plus fidèlement le latin. Le latin parle bien de largitate, largesse en français, ou encore bonté. »

 

Avant : (prêtre, à voix basse, après la préparation des dons) « Humbles et pauvres, nous te supplions, Seigneur, accueille-nous : que notre sacrifice, en ce jour, trouve grâce devant toi. »

 

Maintenant : « Le cœur humble et contrit, nous te supplions, Seigneur, accueille-nous : que notre sacrifice, en ce jour, trouve grâce devant toi ».

 

Pourquoi ? « Littéralement : “en esprit (spiritu) d’humilité et en esprit (animo) contrit”. Le latin animo se traduit aussi par esprit. Finalement, on a traduit l’ensemble par un seul mot, “coeur”, au sens riche de ce terme dans la Bible. »

 

 

Avant : (prêtre)« Prions ensemble, au moment d’offrir le sacrifice de toute l’Eglise »

(peuple) « Pour la gloire de Dieu et le salut du monde »

 

Maintenant : (optionnelle, le prêtre peut garder l’ancienne formule) « Priez, frères et sœurs : que mon sacrifice, qui est aussi le vôtre, soit agréable à Dieu le Père tout-puissant. »

(peuple) « Que le Seigneur reçoive de vos mains ce sacrifice à la louange et à la gloire de son nom, pour notre bien et celui de toute l’Eglise. »

 

Pourquoi ? « La formule que nous avons depuis quarante ans est très bien frappée, très belle. Les autres pays nous l’envient. Mais elle est très éloignée de la formule latine. Nous avons traduit cette dernière, tout en demandant que l’ancienne soit conservée. Cela s’est débloqué en 2017, quand le pape François a publié son Motu proprio qui accorde davantage de pouvoir aux conférences épiscopales.

Les instructions de 2001, contenues dans Liturgiam authenticam, précisait d’ailleurs qu’il fallait changer le moins possible les formules dites par le peuple. C’est ce que nous avons essayé de faire. »

 

 

Avant : (prêtre) « Vraiment, il est juste et bon de te rendre gloire, de t’offrir notre action de grâce, toujours et en tout lieu, à toi, Père très saint, Dieu éternel et tout-puissant »

 

Maintenant : « Vraiment il est juste et bon, pour ta gloire et notre salut, de t’offrir notre action de grâce, toujours et en tout lieu, Seigneur, Père très saint »

 

Pourquoi ? « Le latin offre quatre adjectifs : “il est digne et juste, équitable et salutaire”. On peut comprendre pourquoi deux adjectifs, peu poétiques, ont été retirés il y a 40 ans. Nous avons longtemps cherché d’autres adjectifs. Aucun n’était satisfaisant. Finalement, on propose une traduction au sens large, mais plus poétique et qui se chante facilement. Car nous chantions toutes les formules que nous proposions. Dans le nouveau missel, nous incitons à chanter davantage. Rome le demandait. Nous y avons ajouté des signes pour indiquer aux chanteurs où faire la flexe ou la médiante. »

 

 

Avant : (prêtre) « Souviens-toi aussi de nos frères qui se sont endormis dans l’espérance de la résurrection, et de tous les hommes qui ont quitté cette vie : reçois-les dans ta lumière, auprès de toi. »

 

Maintenant : « Souviens-toi aussi de nos frères et sœurs qui se sont endormis dans l’espérance de la résurrection, et souviens-toi, dans ta miséricorde, de tous les défunts : accueille-les dans la lumière de ton visage. »

 

Pourquoi ? « “Lumière de ton visage” est la traduction littérale du latin. C’est très beau. Je ne comprends pas pourquoi cette formulation n’avait pas été gardée. Dans cette prière eucharistique n°2, il n’était question que des frères et des hommes. Les sœurs ont été ajoutées, même si le mot “soeurs” est absent du texte latin. Nous avons fait remarquer que la prière eucharistique n°1 contient déjà “serviteurs et servantes”. Il y a donc de l’inclusivité dans le texte latin. »

 

 

Avant : « (prêtre) Il est grand, le mystère de la foi : (peuple) Nous proclamons ta mort, Seigneur Jésus, nous célébrons ta résurrection, nous attendons ta venue dans la gloire. »

 

Maintenant : « (prêtre) Il est grand, le mystère de la foi : (peuple) Nous annonçons ta mort, Seigneur Jésus, nous proclamons ta résurrection, nous attendons ta venue dans la gloire. » Ou (optionnel, nouvelle acclamation) (prêtre) Qu’il soit loué, le mystère de la foi : (peuple) Sauveur du monde, sauve-nous ! Par ta croix et ta résurrection, tu nous as libérés. »

 

Pourquoi ? « Le latin propose trois acclamations. Une des trois, la dernière ici, n’avait jamais été traduite dans le missel français. C’est désormais chose faite. La quatrième acclamation, qui n’existe qu’en français, est très belle : “Proclamons le mystère de la foi : Gloire à toi qui étais mort, gloire à toi qui es vivant (…)”. Rome a permis que l’on garde cette acclamation. Les pays francophones en auront donc quatre. La première acclamation cite la première lettre aux Corinthiens : “annonçons” est plus fidèle au texte de Paul que “proclamons”. Bien que l’ancienne formule soit mémorisée par les fidèles, nous avons pris le risque de la corriger pour être plus fidèle à l’Ecriture sainte. »

 

 

Avant : (prêtre) « Délivre-nous de tout mal, Seigneur, et donne la paix à notre temps ; par ta miséricorde, libère-nous du péché, rassure-nous devant les épreuves en cette vie où nous espérons le bonheur que tu promets et l’avènement de Jésus Christ, notre Sauveur »

 

Maintenant : « Délivre-nous de tout mal, Seigneur, et donne la paix à notre temps : soutenus par ta miséricorde, nous serons libérés de tout péché, à l’abri de toute épreuve ; nous qui attendons que se réalise cette bienheureuse espérance : l’avènement de Jésus Christ, notre Sauveur ».

 

Pourquoi ? « Cette traduction a été très difficile. Il y a eu une douzaine de versions. Le latin dit littéralement “attendant la bienheureuse espérance et l’avènement de notre sauveur Jésus Christ”. En français, on n’attend pas une espérance, mais l’objet d’une espérance. Nous avons donc ajouté “que se réalise”. Nous avons retiré le “et” entre “espérance” et “avènement” car il s’agit de la même chose, pas de deux choses différentes. C’est une citation de la lettre de S. Paul à Tite (2,13), où, selon les spécialistes, le “et” signifie “c’est-à-dire”. Notre espérance, c’est l’avènement de notre Sauveur. »

 

 

Avant : (prêtre) « Heureux les invités au repas du Seigneur ! Voici l’Agneau de Dieu qui enlève le péché du monde. »

 

Maintenant : « Voici l’Agneau de Dieu, voici celui qui enlève les péchés du monde. Heureux les invités au repas des noces de l’Agneau ! »

 

Pourquoi ? « Nous rétablissons l’ordre de succession des phrases de l’édition latine. La belle formule “Heureux les invités au repas du Seigneur” était empruntée à la première lettre de Paul aux Corinthiens. Mais le missel latin s’inspire de l’Apocalypse : il parle du repas des noces de l’agneau. Littéralement, il s’agit du “repas de l’agneau”. Cela faisait un peu méchoui… Pour l’éviter, on a ajouté “noces”. La disparition de l’ancienne formule sera difficile, nous en avons conscience. On a toutefois obtenu que la formule suivante reste inchangée : “Seigneur, je ne suis pas digne de te recevoir, mais dis seulement une parole et je serai guéri”. Littéralement, il fallait traduire “Je ne suis pas digne de te recevoir sous mon toit”. Cela sonnait étrangement en français. »

 

 

Rites conclusifs

 

Avant : (prêtre) « Que Dieu tout-puissant vous bénisse, le Père, le Fils, (signe de croix) et le Saint-Esprit. »

 

Maintenant : « Que Dieu tout-puissant vous bénisse, le Père, et le Fils, (signe de croix) et le Saint-Esprit. »

 

Pourquoi ? « Le rétablissement du “et”, présent dans l’édition latine, remet les personnes de la Trinité sur le même plan. »

 

 

Avant : (prêtre) « Allez dans la paix du Christ. »

 

Maintenant : « Allez dans la paix du Christ. » Ou « Allez porter l’Evangile du Seigneur. » Ou « Allez en paix, glorifiez le Seigneur par votre vie. » Ou « Allez en paix. »

 

Pourquoi ? « Le missel latin de 2008 a introduit trois nouvelles formules optionnelles. Nous les avons traduites. »

 

Source: Le Pélerin | Le Forum catholique

Partager cet article
Repost0
14 décembre 2021 2 14 /12 /décembre /2021 00:00
Sainte Odile, dans Le Petit Livre des Saints, Éditions du Chêne, tome 2, 2011, p. 151

Sainte Odile, dans Le Petit Livre des Saints, Éditions du Chêne, tome 2, 2011, p. 151

Le plus ancien document sur la vie de sainte Odile est un parchemin du X° siècle où un moine a noté ce que la tradition orale transmettait depuis près de deux cents ans, au Mont Saint Odile qui domine la plaine d'Alsace.

Au temps du roi mérovingien Childéric II, Aldaric, troisième duc d'Alsace, père de sainte Odile, tient sous son empire toute la vallée du Rhin, de Strasbourg à Bâle. Aldaric est un chrétien sincère, mais il s'arrache avec peine aux coutumes barbares, ses réactions sont impulsives et même dangereuses : pas de pardon pour qui l'offense. En 660, alors qu’il attendait avec impatience la naissance de son fils premier-né, lui naquit une petite fille aveugle... Son premier réflexe fut de vouloir la tuer, mais devant les pleurs de sa femme, Béreswinde, il accepta de lui laisser la vie à condition que le bébé disparût aussitôt. Béreswinde, bouleversée, se mit en quête d'une nourrice. Odile fut emmenée à Scherwiller, à une trentaine de kilomètres d'Obernai. Devant le beau linge du bébé et les soins particuliers dont il était entouré, les langues allaient bon train. Bientôt Odile ne fut plus en sécurité chez la nourrice et, à un an, dut reprendre la route pour Baume-les-Dames, près de Besançon, où elle franchit les portes d'un monastère.

Pendant toute son enfance, Odile était entourée du silence et de la paix des moniales qui essayaient de lui faire oublier sa cécité : elle apprit à se diriger seule dans le cloître, à reconnaître les appels de la cloche, à chanter par cœur les offices, faisant la joie de ses mères adoptives.

L'évêque Ehrhardt de Ratisbonne arriva un jour au monastère pour, dit-il, baptiser la petite aveugle. Devant la communauté, Ehrhardt prononça les paroles sacramentelles : « Odilia Je te baptise au Nom du Père, et du Fils, et du Saint-Esprit. » Odilia veut dire : soleil de Dieu. Au moment où l'eau coula sur son front, Odile ouvrit les paupières... elle voyait ! Après la guérison, l’évêque fit avertir Aldaric qui n'eut aucun geste de repentir. Il avait maintenant quatre fils et une fille, sa fille aînée était oubliée. Odile demeura donc à Palma chez les religieuses qui lui apprirent aussitôt à écrire et à lire dans les livres saints. La souffrance et la cécité l'avaient mûrie : elle faisait preuve d'une force d'âme et d'un détachement extraordinaires. Au fur et à mesure que les mois passaient, Odile sentait grandir en elle le désir de connaître sa famille. Certains voyageurs qui s'arrêtaient au monastère lui avaient déjà parlé de son frère Hugon qu’ils disaient aimable et généreux. Par l'intermédiaire d'un pèlerin, Odile lui fit parvenir une lettre qui émut Hugon au point qu’il osa affronter son père. L'heure du pardon n'avait pas encore sonné, Aldaric ne voulait pas revoir sa fille mais Hugon écrivit cependant à sa sœur de venir au château, pensant que la vue d'Odile ferait tomber la colère de son père. Hélas, à l'arrivée de sa fille aînée la colère d’Aldaric redoubla : il frappa Hugon qui mourut des suites des blessures. Ce fut le dernier accès de colère du terrible barbare qui, désespéré par la mort de son fils préféré, installa sa fille à Honenbourg et assura sa subsistance. Odile eut la patience de vivre ignorée des siens et se contente de ce que lui donnait son père qu'elle n'osait plus affronter. Elle ne vivait que pour les pauvres avec qui elle partageait ses maigres ressources. Peu à peu Aldaric se transforma et offrit à Odile le Honenbourg et toutes ses dépendances à condition qu'elle priât pour lui.

La jeune fille humiliée va devenir la célèbre Abbesse représentée par les statues et les tapisseries. Son cœur profond, son austère vertu, sa grande charité attirèrent plus de cent trente moniales et la plupart des membres de sa famille. Les travaux commencèrent rapidement pour transformer le Honenbourg en un monastère. Odile qui est une âme d'oraison, couvrit de chapelles tout le sommet de la colline dont la première fut dédiée à Notre-Dame, puis une autre à saint Jean-Baptiste qu'Odile vénérait particulièrement depuis son baptême. Un soir, la moniale chargée d'appeler ses compagnes pour l'office fut éblouie par une violente clarté : Odile conversait avec saint Jean-Baptiste. De jour, de nuit, par petits groupes qui se succédaient, les moniales chantaient sans cesse la louange de Dieu. L'Abbesse était la plus ardente à la prière ; elle aimait la mortification, mais elle était sage et prudente pour ses filles.

 

Peu de temps après la construction du monastère, Aldaric mourut. Avertie par une vision, Odile le sut en Purgatoire et se mit en prière jusqu'à ce que Notre-Seigneur lui apparût pour lui apprendre l'entrée de son père en Paradis. Une chapelle, dite des larmes, se dresse encore aujourd'hui sur la terrasse du couvent ; la tradition assure qu'une pierre creusée par les genoux de la sainte existe encore devant le maître-autel.

 

Le Honenbourg était le refuge des pauvres, des malheureux, des malchanceux et des pèlerins qui savaient y trouver bon accueil. Un vieillard tomba en montant vers le monastère. Odile le rencontra un moment plus tard et, comme pour le soulager, il fallait de l'eau, Odile implora le secours de Dieu, frappa le rocher et une source jaillit et ne tarira jamais. Mais la preuve était faite que tous ceux qui désiraient du secours ne pouvaient parvenir au sommet de la colline. Un autre monastère fut construit en bas. Aucun des deux couvents ne voulait se passer de la présence d'Odile qui allait donc du cloître du haut à celui du bas. En chemin elle aidait les éclopés et les infirmes. De toutes parts on venait la voir car on savait que ses mains étaient bénies. Parfois lorsqu'elle pansait des blessés ou des lépreux, les plaies se fermaient et les douleurs s'apaisaient. Sa préférence allait aux aveugles en souvenir de son infirmité. Elle présidait tout, elle prévoyait tout et s'intéressait à chacun en particulier.

 

Mais ses compagnes la voyaient de plus en plus lasse. Sentant la faiblesse la gagner, Odile se rendit à la chapelle Saint-Jean-Baptiste ; une dernière fois elle s'adressa à ses filles puis, à l'heure de l'office elle les envoya à l'église. Quand les moniales revinrent de l'office, Odile les avait quittées. Leur peine était grande d'autant plus que leur mère était partie sans avoir communié. Elles se mirent en prière et Odile revint à elle. Après les avoir réprimandées, l'Abbesse réclama le odileciboire, se communia et quitta définitivement la terre, le 13 décembre 720.

 

 
Le mont Sainte-Odile est une montagne vosgienne, située dans le département du Bas-Rhin, culminant à 764 mètres, surmontée par un couvent. Haut lieu de la culture alsacienne, c'est un lieu de pèlerinage très fréquenté consacré à sainte Odile, sainte patronne de l'Alsace, bien que le monastère ait été transformé en hôtel.
Le monastère a été créé vers 700 quand le père de sainte Odile lui légua le château de Hohenbourg. Sainte Odile le transforma en couvent. Très populaire, l'endroit devint un lieu de pèlerinage très fréquenté, notamment par les personnes atteintes de maladies oculaires et accueillit jusqu'à 130 moniales.
En 1789, le couvent est vendu. L'évêché de Strasbourg le rachète en 1853 et le rétablit à sa vocation monacale.
On peut encore voir le tombeau de sainte Odile dans une chapelle attenante au cloître. Les tombeaux de ses parents, y sont aussi conservés.Ces caveaux sont ornés de mosaïques remarquables.
Mont Sainte-Odile, chapelle des Larmes, détail
Mont Saint Odile en Alsace
 
Tombeau de sainte Odile , mosaïques, statuaires, chrisme qui orne le tympan d'une porte d'entrée (2:06), art roman.

 

 

Chapelle des larmes, Mont Saint Odile



Tombeau de Sainte Odile

Sources : (1) ; (2) ; (3) Le Petit Livre des Saints, Éditions du Chêne, tome 2, 2011, p. 150.

Partager cet article
Repost0
13 décembre 2021 1 13 /12 /décembre /2021 19:26

Sur la Magna Carta et le Conseil des barons de 1215 ancêtre du parlementarisme "représentatif" et de la "démocratie" moderne:

Le 800e anniversaire de la bataille de Bouvines embarrasse l'Oligarchie

Valérie Bugault : "Pourquoi le modèle britannique est-il antidémocratique?"

Partager cet article
Repost0
13 décembre 2021 1 13 /12 /décembre /2021 00:00
Le Petit Livre des Saints, Éditions du Chêne, tome 1, 2011, p. 117.

Le Petit Livre des Saints, Éditions du Chêne, tome 1, 2011, p. 117.

Elle a souffert le martyre au début du IVe siècle, lors des persécutions de Dioclétien.

 

La Sainte-Lucie marque, avec l'Avent, le début de la saison de Noël. Traditionnellement une fête importante dans toute la Chrétienté occidentale, elle est aujourd'hui célébrée en Scandinavie et en Europe méridionale, particulièrement en Suède, au Danemark, en Norvège, en Finlande, en Italie, en Islande et en Croatie.

 

Lucie, jeune fille de Syracuse, vint à Catane, au tombeau de sainte Agathe, avec sa mère qui souffrait d'un flux de sang incurable. Après avoir prié un instant, Lucie s'endormit et vit en songe sainte Agathe qui lui dit : "Lucie, ma soeur, pourquoi me demander ce que ta foi a pu obtenir par elle-même ? Ta mère est guérie. Tu seras bientôt la gloire de Syracuse comme je suis la gloire de Catane." Lucie en échange de la guérison de sa mère, lui demanda et obtint la grâce de garder sa virginité. De retour à Syracuse, elle se défit de ses bijoux, vendit tous ses biens, et ne tarda pas à être dénoncée comme chrétienne par son propre fiancé.

Le gouverneur fait venir Lucie à son tribunal et lui ordonne de sacrifier aux dieux ; Lucie demeure invincible devant toutes les menaces. Les bourreaux la saisissent pour l'entraîner en un mauvais lieu ; mais, malgré leurs efforts, elle reste inébranlable comme un rocher. On la tire avec des cordes attachées à ses pieds et à ses mains sans plus de succès. On attelle plusieurs paires de boeufs pour l'ébranler ; mais toute la vigueur de ces robustes animaux ne produit aucun effet :
"Quels maléfices emploies-tu donc ? dit à Lucie le préfet exaspéré.
– Je ne recours point aux maléfices, dit-elle, mais la puissance de Dieu est avec moi.
– Comment peux-tu, femme de rien, triompher d'un millier d'hommes ?
– Fais-en venir dix mille, et ils ne pourront lutter contre Dieu." Lucie est alors couverte d'huile, de poix et de résine, et on y met le feu ; mais la flamme respecte la vierge. Enfin elle meurt d'un coup d'épée en
prédisant la paix dans l'Église (la liberté de culte pour les chrétiens).

Sainte Lucie, Vierge et Martyre († 305)

Sainte Lucie, Vierge et Martyre († 305)

Le poète Dante, qui lui vouait une intense dévotion, la mentionne à plusieurs reprises dans sa Divine Comédie et la figure assise dans le Paradis juste à côté de saint Jean l'Evangéliste.

Sources: (1) ; (2) ; 3 ; (4) Le Petit Livre des Saints, Éditions du Chêne, tome 1, 2011, p. 116-117.

 

Partager cet article
Repost0
12 décembre 2021 7 12 /12 /décembre /2021 13:41

Alors que la voie est désormais ouverte à la vaccination des enfants, plus de 1.200 universitaires, médecins et soignants alertent dans une tribune publiée sur QG Le Média libre. (Twitter)

Une nouvelle religion vaccinale est née en Occident

Tribune: « Une nouvelle religion vaccinale est née en Occident »

12/12/2021

 

Source : Quartier Général, Le Media libre

 

L’idéologie de la vaccination intégrale et répétée des populations est une sorte de nouvelle religion, avec son dieu, ses grands maîtres argentiers, ses dévots, ses techniques de propagande de masse et ses mensonges éhontés. En ouvrant désormais la voie à la vaccination des enfants et en créant par ailleurs entre les citoyens des discriminations inédites pour des régimes réputés démocratiques, elle viole des droits humains que l’on croyait « inaliénables » et dresse les citoyens les uns contre les autres. Plus de 1.200 universitaires, médecins et soignants alertent dans une tribune sur QG, le média libre

 

 

La séquence d’appel à la vaccination des enfants par le gouvernement français ce lundi 6 décembre était écrite d’avance. L’Agence européenne du médicament (EMA) avait autorisé le 25 novembre l’usage des vaccins expérimentaux contre le Covid-19 chez les enfants âgés de 5 à 11 ans, ne faisant que suivre une nouvelle fois la Food and Drug Administration (FDA) américaine (communiqué du 29 octobre). Ceci ne concerne plus désormais que le produit de Pfizer/BioNTech, même s’il faut bien par ailleurs continuer à écouler le stock de celui de Moderna dans les vaccinodromes. En France, la Haute Autorité de Santé (HAS) lui emboîtait le pas en proposant (le 30 novembre) de vacciner tous les « enfants fragiles », à savoir « tous ceux qui présentent un risque de faire une forme grave de la maladie et de décéder et pour ceux vivant dans l’entourage de personnes immunodéprimées ou vulnérables non protégées par la vaccination ». Elle appelle cela « la stratégie du cocooning », une appellation d’apparence bienfaisante, qui masque le fait que les enfants sont bien moins contaminants que leurs parents et leurs enseignants (comme le montre une étude de l’Institut Pasteur). Et la HAS annonce déjà qu’elle « se prononcera ultérieurement sur la pertinence d’élargir cette vaccination ». Le premier groupe (les enfants « à risque ») concernerait déjà au bas mot 360.000 personnes. Mais, bizarrement, la HAS ne chiffre pas le second groupe, celui des « enfants de 5 à 11 ans vivant dans l’entourage de personnes immunodéprimées ou celui de personnes vulnérables non protégées par la vaccination ». Il faut dire que, selon le gouvernement, le taux de vaccination des personnes de plus de 65 ans dépasse les 92% en France, de sorte que l’on ne voit pas très bien combien de « personnes immunodéprimées ou vulnérables » ne seraient pas encore vaccinées. Mais peu importe en réalité, l’essentiel est de continuer la grande marche en avant vers la vaccination intégrale (et répétée tous les six mois au minimum) de toute l’humanité. Telle est la nouvelle religion qui se répand dans le monde et permet aux grands maîtres argentiers Pfizer et Moderna d’engranger 1 000 dollars de bénéfice par seconde à chaque instant de nos vies, le tout orchestré par leurs vassaux régionaux que sont devenus la plupart des gouvernements occidentaux ainsi que les agences internationales – à commencer par une Commission Européenne emmenée par une Ursula von der Leyen orchestrant la grande opération vaccinale tout en ayant un fils travaillant pour le cabinet McKinsey et un mari directeur d’une entreprise de biotechnologies orientée vers les thérapies génétiques.

 

 

En France, la Haute Autorité de Santé (HAS) propose de vacciner tous les « enfants fragiles », à savoir « tous ceux qui présentent un risque de faire une forme grave de la maladie et de décéder »

 

Les ressorts éculés de la propagande de masse

 

Pour y parvenir, ces gouvernements (et les nombreux journalistes qui les suivent au garde-à-vous) utilisent toutes les vieilles ficelles de la propagande. La logique de base est celle qu’expliquait déjà Jacques Ellul il y a 60 ans (Propagandes, 1962) : « En face de la propagande d’agitation [des révolutionnaires, des putschistes, des terroristes], nous trouvons la propagande d’intégration, qui est la propagande des nations évoluées, et caractéristique de notre civilisation. C’est une propagande de conformisation ». En effet, « dans une démocratie, il faut associer les citoyens aux décisions de l’Etat. C’est là le grand rôle de la propagande. Il faut donner aux citoyens le sentiment d’avoir voulu les actes du gouvernement, d’en être responsables, d’être engagés à les défendre et à les faire réussir ». On reconnaît là le fondement de ce qui est appelé nudge de nos jours, un mot anglais à la mode pour désigner de vieilles techniques de marketing et de publicité. C’est en effet aux années d’entre-deux-guerres que remonte cette conception moderne de la propagande. L’un de ses maîtres à penser fut Edward Bernays, dont toute l’œuvre de propagandiste et de publicitaire reposait sur l’idée que « la masse est incapable de juger correctement des affaires publiques et que les individus qui la composent sont inaptes à exercer le rôle de citoyens en puissance qu’une démocratie exige de chacun d’eux : bref, que le public, au fond, constitue pour la gouvernance de la société un obstacle à contourner et une menace à écarter », comme le résume son préfacier français.

 

Le premier socle permanent de cette propagande est la peur, qui permet de placer les sujets en état de suggestibilité. Après avoir longtemps nié l’existence des variants (sans doute parce que c’est l’IHU de Marseille qui le montrait), le gouvernement s’en est emparé pour renouveler cette stratégie de la peur. Chaque nouveau variant permet ainsi de relancer l’idée simplette des « vagues » successives censées nous submerger, et vient justifier de nouvelles étapes dans l’objectif de vaccination intégrale, tout en détournant l’attention des véritables causes de la mortalité occasionnée par ces virus. Causes qui sont essentiellement d’une part la proportion croissante de personnes atteintes de maladies chroniques environnementales (obésité, diabète, insuffisances cardiaques ou respiratoires, etc.), d’autre part la tiers-mondisation de l’hôpital public.

 

Vient ensuite la technique de propagande « blouses blanches et galons » bien décrite par Etienne Augé (Petit traité de propagande. À l’usage de ceux qui la subissent, 2007). Elle consiste à « faire appel à des individus disposant de par leur titre, grade ou mandat, d’une autorité sociale susceptible de bénéficier d’une crédibilité sans rapport avec leurs propos et de provoquer chez leur audience une adhésion à leurs idées, arguments ou actions ». Ainsi peut-on constater dans les médias « l’apparition de spécialistes-professionnels, capables d’intervenir sur des sujets dont ils n’ont parfois pas une connaissance suffisante mais sur lesquels ils parviennent à s’exprimer avec un langage convaincant. Leur discours est perçu par la plupart des non-spécialistes comme un avis valant expertise car on a pris soin de les présenter, par exemple par le biais d’un bandeau à la télévision, en mettant en valeur leurs titres, tels que docteur, professeur, général, ainsi que leur domaine d’expertise ». Bien entendu, pour que cela fonctionne, il faut soigneusement dissimuler leurs fréquents liens avec les industries pharmaceutiques.

 

En outre, les gouvernements comme celui de la France utilisent massivement un autre classique de la propagande d’Etat qu’Etienne Augé appelle « le choix truqué ». Il consiste à « proposer à un public un choix, comme s’il lui revenait de trancher et de choisir la meilleure option, tout en sachant à l’avance quel sera le résultat de cette consultation. Ainsi, le propagandiste met l’auditoire devant l’alternative entre un choix inacceptable qui sera nécessairement rejeté, et une option qui apparaîtra comme peu désirée mais inéluctable devant l’ampleur du danger qui menace ». Vaccinés ou reconfinés ? Vaccinés ou remasqués ? Vaccinés, guéris ou morts ? L’histoire était écrite d’avance pour qui sait la reconnaître: « on utilise le choix truqué principalement pour expliquer des sacrifices ou pour annoncer des mesures drastiques. Il n’est pas rare, dans ces cas-là, que l’on utilise des expressions inquiétantes, car l’objectif est de montrer qu’il n’existe qu’une solution pour prévenir une catastrophe ». Et l’auteur de conclure que le chef politique doit alors « s’imposer dans un rôle de sauveur qui sait apprécier l’altruisme de ses ‘ouailles’. Il peut demander qu’on lui sacrifie certaines libertés primaires afin de mieux garantir la sécurité de chacun dans des temps troublés. Cette technique se retrouve à l’origine de la plupart des systèmes de domination massifs qui conduisent à des dictatures ».

 

Enfin, arrive la technique de la grenouille ébouillantée dans la célèbre fable : plongez une grenouille dans de l’eau bouillante et elle bondira pour s’échapper, mais plongez-la dans de l’eau froide et portez progressivement l’eau à ébullition, la grenouille s’engourdira et finira par mourir de cette cuisson sans s’en apercevoir. Les gouvernements usent et abusent de cette technique de contrainte en passant leur temps à jurer que telle obligation n’arrivera jamais ou que telle catégorie de la population ne sera jamais concernée, afin de ne pas alarmer la population. Tout en réalisant la chose petit à petit. Ainsi la vaccination fut-elle d’abord réservée aux personnes les plus âgées et aux professionnels de soins. Ensuite, elle a été élargie progressivement aux adultes des tranches d’âge inférieures, avant de passer aux adolescents, puis aux enfants. Aujourd’hui ce sont les enfants réputés « fragiles », pour continuer à jouer le noble rôle de protecteur. Demain, ce sera en réalité la totalité.

 

La réalité n’a pas grand-chose à voir avec cette propagande

 

La réalité, elle, se moque de ces manipulations des peuples. Elle se résume en cinq constats.

 

Figure 1 : Évolution par rapport à 2019 du nombre de décès cumulé selon l’âge

Source : INSEE, état civil. Nombre de décès quotidiens transmis jusqu’au 8 novembre 2021

Note de lecture : manque l’année sur la dernière couleur (1er mars-30 avril 2020)

 

Le premier est que la prétendue « pandémie du siècle » n’a jamais menacé les personnes âgées de moins de 60 ans. S’il y a bien une catégorie de personnes qui ne risquent rien statistiquement, ce sont les enfants. Les statistiques de mortalité établies par l’INSEE montrent même que les personnes âgées de moins de 25 ans ont connu une sous-mortalité en 2020 et 2021 par rapport à 2019 (Figure 1 ci-contre). Quant à celles âgées de 25 à 49 ans, elles n’ont globalement pas vu la différence. La figure montre aussi que, sur la période actuelle (1er juin – 8 novembre 2021), il n’y a pas non plus de surmortalité chez les 50-64 ans.

 

Le deuxième constat est qu’il n’est pas justifié d’annoncer systématiquement le pire, aujourd’hui l’imminence d’une « cinquième vague ». La réalité est d’abord qu’il est fallacieux de présenter une courbe des « cas positifs » (qui dépend de nombreux facteurs, à commencer par la fréquence des tests) comme une courbe du nombre de « malades ». L’immense majorité des personnes porteuses de ce virus ont toujours été peu ou pas symptomatiques. Ensuite, les hospitalisations et les décès augmentent certes lentement, mais c’est le cas chaque année à cette période d’entrée dans l’hiver. Les données du réseau Sentinelles (un réseau français qui existe depuis 1984 et qui constitue un échantillon de plusieurs centaines de médecins généralistes faisant remonter leur activité médicale sur les maladies infectieuses) montrent même que le nombre de malades se situe actuellement très en deçà non seulement des deux principales épidémies de Covid (mars-avril 2020 et octobre-novembre 2020), mais aussi des années de plus fortes grippes saisonnières (Figure 2 ci-contre). Ceci signifie que la spécificité de l’épidémie de Covid ne réside probablement pas dans sa dangerosité intrinsèque, mais bien plutôt dans la réponse thérapeutique, ou plutôt l’absence de réponse thérapeutique, qui lui a été opposée par les médecins du fait des consignes gouvernementales qui ont privilégié d’abord des mesures non-pharmaceutiques (confinements, couvre-feux, etc.), ensuite la « solution vaccinale ».

 

Figure 2 : comparaison du nombre de malades recensés lors des épidémies de Covid (2020-2021) et des épidémies de grippes saisonnières 2019 et 2020

Source : réseau Sentinelles, mise en forme IRSAN

 

Le troisième constat est que la vaccination se dirige vers 100% de couverture de la population générale sans que cela ne change rien à la dynamique des épidémies successives provoquées par les variants. C’était déjà le cas du variant Delta (Indien) lors de l’été dernier, et c’est à nouveau le cas du variant sud-africain dit Omicron (apparemment moins dangereux que les précédents). La conclusion est fatale : le sauvetage par la vaccination générale est un mythe. Comme toutes les religions, il ne repose que sur la foi des croyants. La réalité, visible depuis plusieurs mois, est que la vaccination n’enraye nullement la propagation de l’épidémie. Et pour cause, il est bien établi que la vaccination n’empêche ni la contamination ni la transmission du virus.

 

Le quatrième constat est que, comme toutes les idéologies religieuses ou laïques, la vaccination intégrale est une structure psychorigide aveugle à tout effet pervers et sourde à toute remise en cause. En l’occurrence, il est tabou de parler d’effets indésirables graves liés à la vaccination des jeunes. Or la réalité est là, qui ne pourra pas être indéfiniment cachée sous le tapis. Les adeptes de la nouvelle religion ont déployé de grands efforts pour dénier toute pertinence aux données de pharmacovigilance qui étaient disponibles déjà l’été dernier. Ils ne pourront rien contre l’accumulation des publications scientifiques qui documentent notamment les risques inédits de problèmes cardiaques (thromboses, péricardites, myocardites) chez les adolescents vaccinés (voir par exemple ici, ici, ici, ici et ). En d’autres termes, le rapport bénéfice/risque est clairement défavorable à la vaccination des jeunes. Pour cette raison, plusieurs pays scandinaves ont déjà renoncé à injecter aux jeunes les vaccins ARNm, rejoints il y a quelques jours par le Japon. Au demeurant, lorsque le gouvernement avait saisi le Comité Consultatif National d’Ethique le 27 avril 2021, ce dernier avait conclu que « la vaccination des enfants de moins de 12 ans ne semble pas éthiquement et scientifiquement acceptable ». Mais qui se soucie encore de l’éthique ?

 

Enfin, le cinquième et dernier constat est que cette idéologie industrielle et scientiste de la vaccination intégrale fonctionne comme les religions en temps de crise par le passé. Elle a ses grands prêtres et ses dévots, qui monopolisent plus que jamais la parole sur les plateaux de télévision. Elle a son inquisition médiatique qui excommunie les penseurs déviants et rêverait de pouvoir les brûler comme jadis les sorcières. Et elle produit massivement des boucs-émissaires (les non-vaccinés) qui sont traités comme autrefois les pestiférés ou les lépreux, plus récemment les victimes du Sida que J.-M. Le Pen voulait enfermer dans des « sanatoriums ». Situation d’autant plus absurde que tout vacciné est un futur non-vacciné qui s’ignore, puisque tout sera remis en cause pour celui ou celle qui ne fera pas sa troisième dose, avant sa quatrième (déjà actée par M. Delfraissy), sa cinquième, sa sixième, etcetera. Le principe même du « pass sanitaire » a beau reposer sur un mensonge éhonté (répétons que la vaccination ne bloque ni l’infection ni la transmission), sa logique discriminatoire se déploie dramatiquement depuis plusieurs mois. Et comme si la perte d’emploi, le non-accès aux restaurants, aux lieux culturels, etc., ne suffisait pas, les gouvernements européens rivalisent à présent d’imagination contre l’espèce de nouvel ennemi public n°1 qu’est devenu le non-vacciné. A l’image de l’Autriche, il ne suffit plus d’exclure, on voudrait maintenant mettre à l’amende, punir et enfermer. Cette logique discriminatoire morbide, qui viole des droits humains que l’on croyait « inaliénables », dresse les citoyens les uns contre les autres et sera certainement décrite un jour par les historiens comme une sorte de folie collective orchestrée par des personnes ayant perdu tout sens des valeurs démocratiques et des droits de l’homme. Nous ne devons pas nous y résigner et rester muets devant un tel désastre intellectuel et moral.

 

Vous souhaitez soutenir cette tribune? Vous êtes chercheur, universitaire ou professionnel de santé? Vous pouvez signer en envoyant un mail ici: tribune.liberte.expression@gmail.com

 

Les 1 200 premiers signataires

 

QUARTIER GENERAL

Partager cet article
Repost0
12 décembre 2021 7 12 /12 /décembre /2021 00:00

La nouvelle traduction du Missel romain a été promulguée au début de l’Avent 2021. (Conférence des évêques de France).

Le Missel romain est un livre destiné à la célébration de l’Eucharistie, selon les normes en vigueur de l’Église catholique romaine. Il contient les textes de prière pour la célébration de la messe, le dimanche comme pour tous les jours de l’année. Il est organisé en plusieurs parties selon la structure de l’année liturgique et des fêtes chrétiennes (Avent, Noël, Carême, Semaine Sainte et Pâques, Temps ordinaire), ainsi que des différentes étapes de la célébration de la messe.

Cette nouvelle traduction du Missel romain "représente une opportunité pastorale pour nos églises diocésaines. Elle est l’occasion de déployer la richesse et le sens de la célébration de l’Eucharistie selon l’ordo missae de 1970 promulgué par le saint Pape Paul VI."

‘Il importe d’accompagner la réception des nouveautés de cette traduction mais peut-être surtout de l’inscrire dans un projet plus vaste au service de l’édification d’un peuple de louange et d’adoration ». (extrait de Mgr Guy de Kérimel, Président de la Commission Épiscopale pour la Liturgie et la Pastorale Sacramentelle). (Diocèse Chartres)

Dans notre marche vers Noël, ce 3e dimanche de l'Avent est marqué par la joie, comme veulent le signifier les ornements liturgiques de couleur rose. Le motif de cette joie nous est donné : la présence du Seigneur au milieu de son peuple (première lecture Sophonie 3,14-18).

La perspective de la venue du Seigneur suppose de s'y préparer. L'Avent est aussi un temps de conversion selon la prédiction même du Baptiste. Jean le précurseur appelle à agir selon la justice : se préoccuper de celui qui a faim ou qui est dévêtu, se comporter avec honnêteté et ne pas abuser de la force qui nous est accordée.

Entrons dès maintenant dans la joie de Celui qui apporte justice et miséricorde.

"Ärgre dich, o Seele, nicht", (Ne te chagrine pas, ô mon âme), (BWV 186), est une cantate religieuse de Johann Sebastian Bach composée à Weimar en 1716.

 

Partager cet article
Repost0
11 décembre 2021 6 11 /12 /décembre /2021 11:11

Quel que soit leur bénéfice, ce n'est rien d'autre qu'un détournement d'argent public comme il n'y en a jamais eu.

Partager cet article
Repost0
11 décembre 2021 6 11 /12 /décembre /2021 11:07

Parmi les 10 pays ayant la plus forte mortalité au monde en ce moment, 8 pays sur 10 sont les pays les plus vaccinés au monde !

Non seulement ces "vaccins" sont inefficaces, mais ils semblent entraver la fin de l'épidémie, déjà oubliée chez la plupart des pays les moins vaccinés.

Partager cet article
Repost0
11 décembre 2021 6 11 /12 /décembre /2021 10:56

Le Premier ministre britannique Boris Johnson annonce les restrictions pour lutter contre la propagation de la variante Omicron de Covid-19 : le travail à domicile, l'extension des masques obligatoires et l'introduction de passeports vaccinaux COVID. (SkyNews)

Les décideurs tiennent nos vies entre leurs mains alors que leurs décisions n’ont aucun fondement scientifique. Ils ont imposé la vaccination de masse contre un virus très mutant sans prévoir que des variants du virus perceraient les vaccins. Mais rien n’arrête leur train fou.

La plupart des premiers cas Omicron aux USA concernent des personnes vaccinées. Les CDC qui savent qu’Omicron perce les vaccins préconisent cependant la 3ème dose et ne songent pas à préconiser de traiter les gens pour éviter l’aggravation éventuelle de troubles plutôt légers.

Partager cet article
Repost0
11 décembre 2021 6 11 /12 /décembre /2021 10:08

Lors du "Doctothon : 300 docteurs s’expriment sur la crise sanitaire pendant 24 h", le docteur Paul Bousquet qui n'a pas de conflits d'intérêt explique que "la médecin est détournée vers des intérêts financiers contre l'intérêt des patients."

 

"Comment cela est-il possible ?, demande-il.

 

"Parce que le système est corrompu. On falsifie des études. On l'a vu au travers de certaines études comme celle du Lancet :

 

> «The Lancet Gate» : saga d'une étude corrompue (Les Echos)

 

"On camoufle les effets indésirables, ce qui a valu de multiples condamnations à des laboratoires, tels que Pfizer.

 

"Et on peut conclure que ces entreprises sont dirigées par des criminels multirécidivistes, qui ne vont jamais en prison malgré les amendes et continuent à engranger des bénéfices considérables.

 

"Et on a l'obligation de confier notre santé à ces criminels.

 

"Le professeur Fernand Turcotte de l'Université de Laval a résumé cela en une phrase qu'il faudrait que l'on grave tous dans notre mémoire : 

 

'L'industrie pharmaceutique a infiltré et corrompu toutes les décisions de santé publique dans tous les pays, à tous les niveaux.'

 

"D'autre part en gestion de crise, on enseigne en premier lieu à rassurer la population : amplifier sa peur et la nourrir relève de malveillances intentionnelles.

 

Le Préfet donne ses consignes à la directrice de l'ARS en Guadeloupe : "On adopte un ton grave et CATASTROPHIQUE !"

Christophe Barbier : "L'angoisse a été organisée par l'administration et le pouvoir politique pour que les gens se tiennent à carreaux. Et cela a marché"

Utiliser la peur lors de la crise du Covid était "totalitaire", reconnaissent les scientifiques au Royaume-Uni

 

"D'autre part encore, l'infection à Covid se traite et nous sommes nombreux à l'expérimenter chaque jour. Ces traitements diminuent la létalité et le risque d'hospitalisation en soins intensifs. Mais si un seul de ces traitements avaient été reconnus par une agence internationale, aucun 'vaccin' n'aurait pu avoir l'AMM (autorisation de mise sur le amrché. Ndlr.). Ce qui explique les attaques féroces dont ces thérapeutiques ont fait l'objet par les pantins de l'industrie pharmaceutique sur toutes les ondes.

 

"Alors s'agit-il de vaccins ou de thérapies géniques expérimentales ?

 

"Il faut dire qu'en plus de quinze ans, depuis le premier SRAS coronavirus, aucun vaccin n'a pu être mis au point contre un coronavirus parce qu'il se recombine, parce qu'il y a des anticorps facilitants qui peuvent faire qu'une infection ultérieure est plus grave. Et là, en moins d'un an on nous sort un 'vaccin'."

 

(Fin de citation)

Partager cet article
Repost0
11 décembre 2021 6 11 /12 /décembre /2021 08:03

"Ceux qui sont vaccinés pensaient que la 'vaccination' les libérerait. Et c'est le contraire. Ils sont vaccinés et ils sont dépendants de la mutation... et hop un nouveau vaccin. Donc non seulement les gens doivent avoir deux injections maintenant, mais ils doivent continuer à porter des masques, à se confiner, à respecter la distanciation. Cela n'a rien résolu. Ils pensent pouvoir voyager et ils auront un passeport vaccinal identitaire, un abonnement vaccinal... 

 

"Leur plan est prévu jusqu'en 2031dans les documents du gouvernement. Il faut les chercher, c'est déjà un plan. L'Université John Hopkins a publié un scenario pandémique SPARS pour 2025-2028. Alors ils ne s'arrêteront pas. Ils utilisent la peur. Ils sont en train de créer une pandémie perpétuelle, une pandémie éternelle. C'est le pire cauchemar que nous pouvions imaginer, être dans la peur perpétuelle, toute notre vie." (Dr Astrid Stuckelberger)

Partager cet article
Repost0
11 décembre 2021 6 11 /12 /décembre /2021 00:00
Saint Daniel le Stylite († 493)

Daniel le Stylite, né à Marathe près de Samosate en Syrie (Turquie actuelle) en 410, mort en 493, fut moine, et rencontra Siméon l'Ancien, dit le Stylite (v.390-v.459), qui vivait au sommet d'une colonne et qu'il prit pour modèle.

 

Parvenu aux abords de la ville impériale, dans un endroit appelé Anaple1, Daniel se retira d'abord pendant sept jours dans une chapelle de Saint-Michel l'Archange pour y prier; puis, à l'exemple des vaillants héros de la Foi: Antoine, Paul et tant d'autres, il pénétra avec audace dans un temple païen infesté de démons qui maltraitaient beaucoup de voyageurs, revêtu de l'armure de Dieu, du bouclier de la Foi et du glaive de la Prière (voir Ephésiens 6:14). Indifférent aux cris sauvages qui perçaient le silence de la nuit et aux jets de grosses pierres, 1'athlète du Christ persévéra dans la Prière, nuits et jours, et mit en fuite les esprits impurs par le feu de la vivifiante Croix. Enfermé dans ce temple, il ne communiquait avec les visiteurs, qui affluèrent bientôt attirés par sa réputation, que par une étroite ouverture.

Neuf années plus tard, âgé de 51 ans, Daniel tomba un jour en extase et vit Saint Syméon le Stylite debout devant lui, au sommet d'une immense colonne de nuée près de Constantinople, entouré de deux hommes à l'apparence lumineuse qui, sur l'ordre du vieillard, vinrent prendre Daniel pour l'amener auprès de lui. Celui-ci l'embrassa paternellement et disparut dans le Ciel, en laissant son fils spirituel sur la colonne, en compagnie des deux Anges.

Daniel résolut de vivre lui-même au sommet d'une colonne et y resta plus trente-trois ans et trois mois, dans la méditation et la prière, sans se laisser briser par la violence du froid, de la chaleur ou des vents. Il exhortait les fidèles qui venaient à ses pieds et laissait monter ceux qui voulaient lui parler.

Il exerça une grande influence dans la capitale de l'Empire d'Orient, y compris auprès des empereurs, et fut en théologie un adversaire du monophysisme.

Canonisé par les églises chalcédoniennes, il est fêté le 11 décembre.

Il exhortait les fidèles qui venaient à ses pieds et laissait monter ceux qui voulaient lui parler.

 

Sources: 1, 2; 3

Partager cet article
Repost0
10 décembre 2021 5 10 /12 /décembre /2021 10:57
https://exxpress.at/aufreger-pfizer-impfstoff-hat-ploetzlich-doch-ueber-100-nebenwirkungen/

https://exxpress.at/aufreger-pfizer-impfstoff-hat-ploetzlich-doch-ueber-100-nebenwirkungen/

Traduction Blog Christroi

 

9 décembre 2021 06h38

 

Pourquoi cela n'a-t-il pas été communiqué tout de suite ? Les médias néo-zélandais ont maintenant révélé que le vaccin à ARNm de BionTech / Pfizer avait beaucoup plus d'effets secondaires que ce qui avait été confirmé auparavant. Beaucoup de ces effets secondaires pourraient être graves.

 

Était-ce une erreur de communication - ou n'était-ce pas délibérément tout ? En tout état de cause, les nouvelles données désormais connues sur les effets secondaires possibles du vaccin Pfizer ne renforcent pas la confiance des sceptiques en matière de vaccination dans l'industrie pharmaceutique et dans la politique de santé.

 

Sur la base des informations officielles du fabricant, les médecins généralistes de Nouvelle-Zélande étaient officiellement au courant de 21 effets secondaires du vaccin de BionTech / Pfizer. Tous ces effets secondaires n'ont pas été classés comme graves, c'est pourquoi d'innombrables milliers de Néo-Zélandais qui se sont plaints d'effets secondaires après avoir été immunisés avec ce vaccin ont été renvoyés chez eux avec à peine des conseils sur l'alitement et des comprimés d'aspirine.

 

Se référant également aux allégations officielles de Pfizer concernant les effets secondaires officiellement reconnus du vaccin, Medsafe, l'agence néo-zélandaise de réglementation des médicaments, n'a officiellement attribué qu'un décès sur 100 au vaccin. La plupart de ces décès ont été répertoriés comme "non liés à la vaccination", "en cours d'enquête" ou comme "raisons inconnues". Cela aurait pu être une erreur, comme le suggère maintenant un nouveau document publié par Pfizer lui-même.

 

La véritable gravité des effets secondaires possibles des vaccins est restée longtemps dans l'obscurité

Le New Zealand Health Forum et d'autres groupes recueillent depuis des mois des rapports officieux sur les effets secondaires et les décès liés à la vaccination - avec des résultats explosifs. Sur les plus de 670 rapports de décès compilés par le forum, 270 ont déjà été examinés par des professionnels de la santé et associés à des effets secondaires connus.

 

Suite à la publication d'un nouveau document de Pfizer jusqu'alors inconnu, de nombreux autres devraient être liés à la vaccination. Des symptômes tels que des douleurs thoraciques, une fatigue extrême, des accidents vasculaires cérébraux ou des crises cardiaques sont survenus. Les deux tiers des cas n'ont même pas été signalés. La population néo-zélandaise n'était donc pas au courant de l'étendue réelle des effets secondaires.

 

Le rapport avec des effets secondaires ignoré par le gouvernement 

Le document Pfizer nouvellement publié peut être téléchargé sur Internet : le rapport de 38 pages a été achevé par Pfizer le 30 avril 2021. La question qui se pose maintenant est la suivante : Pfizer a-t-il transmis cette information au gouvernement néo-zélandais ? Et aussi à d'autres ministères de la santé dans le monde ? Si oui, pourquoi les résultats n'ont-ils jamais été publiés ? Les risques pour la santé à long terme sont décrits dans ce document. Jusqu'à récemment, le document a été retenu par Pfizer.

 

Le gouvernement néo-zélandais aurait ignoré ce rapport aux effets secondaires, selon le journal "The Telegraph". Au lieu de cela, le gouvernement a lancé une campagne publicitaire affirmant que le vaccin à ARNm Pfizer covid-19 était totalement sûr et exempt d'effets secondaires graves. Bien que les plus de 100 effets secondaires des vaccins qui ont maintenant été révélés puissent être dangereux pour les patients : ils peuvent provoquer des accidents vasculaires cérébraux, des maladies neurologiques, une insuffisance auto-immune, une paralysie, de l'arthrite, de l'épilepsie, des maladies respiratoires ou une insuffisance hépatique.

 

De nombreux Néo-Zélandais sont maintenant indignés : ceux qui n'ont subi aucun effet secondaire du vaccin ont déterminé la direction du gouvernement néo-zélandais. Cependant, il y a aussi ceux qui ont fortement réagi à la vaccination et dont les cas n'ont pas été traités. Cette situation et la méfiance qui en a résulté ont conduit à une division de la société.

 

Source : Pfizer | Exxpress.at 

_______________________

Add. Le document publié par Pfizer apparemment à la suite d'une ordonnance du tribunal de l'accès à l'information aux États-Unis révèle une vaste gamme d'effets indésirables des vaccins auparavant inconnus, compilés à partir de sources officielles du monde entier.

Pfizer admet qu'il s'agit d'une « grande augmentation » des rapports d'événements indésirables et que même cet énorme volume est sous-déclaré.

Plus de 100 maladies sont répertoriées, dont beaucoup sont très graves.

Ce document a été compilé par Pfizer au tout début du déploiement du vaccin en Nouvelle-Zélande, mais n'a probablement pas été fourni à notre gouvernement...

Le document Pfizer qui vient d'être publié, qui est largement diffusé dans le domaine public et peut être téléchargé à partir de sites Web, s'intitule :

 

5.3.6 ANALYSE CUMULÉE DES RAPPORTS D'ÉVÈNEMENT INDÉSIRABLE POST-AUTORISATION DE PF-07302048 (BNT162B2) REÇUS JUSQU'AU 28-FEB-2021

 

Par conséquent, les effets secondaires signalés sont antérieurs au déploiement du vaccin en Nouvelle-Zélande. Le rapport lui-même a été finalisé par Pfizer le 30 avril 2021.

 

Bon nombre des plus de 100 nouveaux types d'événements indésirables répertoriés et publiés par Pfizer dans ce document de 38 pages présentent des risques à long terme pour la santé. Jusqu'à très récemment, le document était retenu par Pfizer qui soutenait qu'il devait rester confidentiel.

 

Le gouvernement a institué une campagne de relations publiques, promotionnelle et médiatique informant le public que le vaccin à ARNm Pfizer covid-19 était totalement sûr et exempt d'effets secondaires graves, donnant l'impression qu'il n'y avait pas d'effets secondaires, pas même les effets graves connus de une inflammation cardiaque que Pfizer avait déjà admise.

 

Inexplicablement, les conditions imposées par le contrat que notre gouvernement a signé avec Pfizer pour la fourniture de vaccins n'ont pas été rendues publiques.

 

Quels sont les nouveaux risques de la vaccination ?

Toute personne lisant la nouvelle compilation de rapports sur les événements indésirables de Pfizer sera stupéfaite. La densité des termes médicaux techniques et des noms de maladies sont néanmoins divisés en catégories reconnaissables et graves de maladies : insuffisance rénale, accident vasculaire cérébral, événements cardiaques, complications de la grossesse, inflammation, maladie neurologique, insuffisance auto-immune, paralysie, insuffisance hépatique, troubles sanguins, maladie de la peau, problèmes musculo-squelettiques, arthrite, maladie respiratoire, TVP, caillots sanguins, maladie vasculaire, hémorragie, perte de la vue, paralysie de Bell et épilepsie.

 

... 

Comment un seul vaccin peut-il avoir un si large éventail d'effets ?

Les raisons techniques pour lesquelles les vaccins à ARNm peuvent avoir des effets aussi étendus sur la santé humaine sont comprises par ceux qui travaillent en thérapie génique. Une fonction parfaitement stable de l'ADN est essentielle à la vie. À son tour, l'intégrité de la fonction cellulaire est essentielle au maintien de l'ADN. Les cellules individuelles contiennent des mécanismes pour réparer leur propre ADN jusqu'à 70 000 fois par jour. De ce point de vue, l'étude de laboratoire in vitro récemment publiée dans Virus 2021, 13 2056, est indicative. Il suggère un mécanisme possible pour les dommages du vaccin. L'étude a révélé que la protéine de pointe se localise dans le noyau et inhibe la réparation des dommages à l'ADN en empêchant l'accès aux principales protéines de réparation de l'ADN. Les résultats révèlent une voie moléculaire potentielle par laquelle la protéine de pointe covid pourrait entraver l'immunité adaptative. Ils soulignent les effets secondaires potentiels des vaccins à ARNm à pointes pleine longueur.

 

(Telegraph)

Partager cet article
Repost0
10 décembre 2021 5 10 /12 /décembre /2021 00:00

 

Père de famille, ancien courtisan du roi d’Austrasie Théodebert (VIIe siècle) il était leude (haute aristocratie dans la région de Toul).

Convaincu de l’instabilité des choses humaines, Romarcic fut converti à la vie monastique par Amé, disciple de Colomban, venu de Grenoble. Devenu moine à Luxeuil, dans les Vosges, il fonda avec lui à Saint-Mont un monastère double (moines au bas de la montagne, religieuses au sommet, monastère fondé par deux de ses filles) qui s’appellera Romarici Mons (Abbaye du Saint-Mont), sur le site de l’actuel canton de Remiremont. C’est là qu'il mourra en 653 avant d’être canonisé.

 

La saint Romaric se fête le 10 décembre.

 

Sources : 12

Partager cet article
Repost0
9 décembre 2021 4 09 /12 /décembre /2021 17:05

Jean-François Delfraissy, président du conseil "scientifique" reconnait que le passe sanitaire ne protège pas réellement pour arrêter le virus puisque, déclare-t-il "on peut être vacciné et porteur du virus", mais il justifie l'utilisation d'un outil liberticide inefficace, sa prolongation, par la nécessité de "pousser à la vaccination. C'est pour cela qu'on l'avait recommandé." 

 

Ou l''éradication impossible d'un virus... 

"Le totalitarisme fonctionne à l'idéologie, c'est-à-dire à la création d'un récit ou d'une croyance fausse qui se substitut à la réalité et auquel l'on est prié d'adhérer.

Un délire en psychopathologie est la création d'un nouvelle réalité dans un récit pour remplacer la réalité existante. Et nous sommes donc dans un délire collectif.

La paranoïa fonctionne au délire de persécution. Il s'agit de désigner un ennemi qui peut être extérieur ou intérieur. Ici il est important de remarquer que l'ennemi désigné est un virus.

Et la nuisance à l'autre est considérée comme nécessaire au nom d'un idéal délirant ou inatteignable..." (Ariane Bilheran, psychologue clinicienne sur la mise en place du totalitarisme)

Add. 11 décembre 2021. Le docteur Martin Blachier sur C-News pointe toute l'incohérence de Jean-François Delfraissy :

 

"C'est quoi la stratégie du professeur Delfraissy ? C'est de stopper la circulation du virus avec un vaccin dont il affirme lui-même qu'il ne permet pas de stopper la circulation du virus !

"Donc en gros, à chaque fois que les cas vont remonter un peu il va appeler à fermer le pays..."

Partager cet article
Repost0
9 décembre 2021 4 09 /12 /décembre /2021 00:00

 

C´est à Mirecourt, en Lorraine indépendante, que naquit le 30 novembre 1565, Pierre Fourier, de parents foncièrement chrétiens. Ceux-ci voulurent nommer leurs trois fils, Pierre, Jacques et Jean, "afin qu´autant de fois ils se souviendraient d'eux-mêmes, ils fussent poussés à ne pas se contenter d'une vertu médiocre".

 

Pierre mit généreusement à profit ces leçons : ferveur dans la prière, obéissance prompte et affectueuse, douceur inaltérable, fuite des plus innocentes familiarités et des moindres mensonges. À quinze ans son père le conduisit à l´Université de Pont-à-Mousson. Son séjour se résume dans cet éloge décerné par ses maîtres : "Ou il prie, ou il étudie."

 

Pierre Fourier entra ensuite chez les Chanoines Réguliers de Saint-Augustin : il était appelé à travailler à la réforme de cet Ordre alors fort relâché. Après six ans d´études théologiques à Pont-à-Mousson, il rentra au monastère. Sa ferveur fit scandale parmi ses confrères ; il dut se retirer, et accepta la petite paroisse de Mattaincourt, aussi indifférente que dépravée.

 

Le premier sermon du nouveau curé de Mattaincourt fut si pathétique qu'après quarante ans on s'en souvenait encore. Mais personne ne le retint autant que Pierre Fourier lui-même, pour le réaliser dans sa conduite. Brûlant d'amour pour Dieu et le prochain, il se met à l´œuvre avec un courage et une persévérance qui ne se démentent jamais. Il ménage le temps comme un baume précieux dont il ne faut pas, dit-il perdre une seule goutte à escient.

 

Attentif au bien des âmes, il l'est aussi à celui des corps : il secourt ses paroissiens dans leurs nécessités, leurs embarras, leurs discordes, leurs intérêts, il leur évite d'avoir à emprunter de l'argent aux usuriers, il crée une caisse mutuelle: la bourse Saint-Èvre.

 

Il passe des nuits entières auprès des malades.

Un jour il prête à l´un ses couvertures, à l´autre ses draps, à un autre la paillasse et le bois du lit. Un pauvre soldat, auquel, le jour de Pâques, il a donné un repas, lui dit : "Je suis content. Je prie Dieu de bon cœur, pour l´honneur de son Église, que tous les curés vous ressemblent !"

 

Mais c´est surtout pour les enfants qu'il déploie son affectueuse sollicitude. Il crée pour eux une Congrégation de maîtresses, qui, aux exercices de la vie religieuse, à la clôture même, joignent l'enseignement. Quelques jeunes filles, à la tête desquelles est Alix Le Clerc, forment le noyau de l'Ordre des Chanoinesses de Saint-Augustin Notre-Dame. 

 

On lui doit l'invention du "tableau noir" et son introduction dans les classes. (Jean Vartier, Histoire de la Lorraine, Editions France-Empire, 1994, p.11.)

 

La fidélité de Pierre Fourier aux Princes lorrains sauva pour un siècle la nationalité de la Lorraine (le duché de Lorraine est issu du partage de l'ancienne Lotharingie en 959. Ancien état du Saint Empire romain germanique, souverain dès 1542, le duché perdurera jusqu'en 1766, date de son intégration dans le Royaume de France. On utilise également l'expression "Duchés de Lorraine" et de "Bar"), mais empoisonna ses derniers jours ; car Richelieu ne put lui pardonner cet échec à sa politique. Traqué de maison en maison, le curé de Mattaincourt en fut réduit à s'exiler à Gray en Franche-Comté (1636), alors possession espagnole, et à y passer les quatre dernières années de sa vie. Pendant ce temps, Mattaincourt était pillé à plusieurs reprises.

 

Pierre Fourier, âgé de 71 ans fit ce qu'il avait toujours fait ; il employa ses dernières forces à secourir et à consoler le prochain.

 

Même dans l'adversité, Pierre Fourier restait un patriote lorrain. Depuis trois ans à Gray, dans une lettre adressée à la duchesse Nicole de Lorraine, il l'assura de sa fidélité et de son attachement à la famille ducale en ces termes : "comme très humbles et très fidèles et très obéissants sujets, portent en tout temps à leurs bons princes, et encore à leurs bonnes princesses. C'est le cœur des lorrains" (Pierre Fourier, Sa Correspondance 1598-1640 recueillie par Sœur Hélène Derréal, Presses Universitaires de Nancy 1989, tome 4, page 576).

 

En octobre 1639, il tomba malade, et après deux mois de maladie, il exhala son âme avec ces paroles qu'il avait tant de fois répétées : "Nous avons un bon Maître et une bonne Souveraine !" C'était le 9 décembre 1640.

 

Ses portraits (vitraux, statues) sont le plus souvent auréolés de sa devise, qu'il a repris à saint Ambroise : Obesse nemini, omnibus prodesse, "être utile à tous, ne nuire à personne." (Saint Pierre Fourier en son temps, Études réunies par René Taveneaux, Presses Universitaires de Nancy, 1992, p. 22).

 

Béatifié le 29 janvier 1730 par Benoît XIII, il sera canonisé le 27 mai 1897 par Léon XIII. 

       

Sources :1; 2

Statue en bois polychrome du XVIIIe siècle à l'église abbatiale de Moyenmoutier (Vosges)
Partager cet article
Repost0
8 décembre 2021 3 08 /12 /décembre /2021 00:00
"Voici que je fais toutes choses nouvelles" (Ap 21,5)
L'immaculée conception de Marie est un dogme de l'Eglise catholique, défini le 8 décembre 1854 par le pape Pie IX dans sa bulle Ineffabilis Deus.
 
Le dogme signifie que Marie, mère de Jésus-Christ, fut conçue exempte du péché originel. Ce privilège accordé à la Sainte Vierge avait été prédit et figuré dès l'origine du monde. Prophéties universelles d'une Vierge Mère d'un Sauveur; prophéties druidiques en particulier en France, du collège national de la forêt des Carnutes sous l'appellation de "la Vierge qui enfantera". La croyance des Carnutes en la Vierge-Mère était propre à annoncer le mystère de l'Incarnation. Le sanctuaire de la "Virgo paritura" se trouve sur le site de l'actuelle cathédrale de Notre-Dame de Chartres. Les sanctuaires d'"Anna" sont devenus ceux de sainte Anne (la mère de Marie), aïeule elle aussi, mais du vrai Dieu..., et que les Bretons nomment toujours "Mamm Goz", grand-mère !
 
Par Son Immaculée Conception, Marie devait écraser la tête du serpent qui a introduit le péché originel sur la terre. La foi à l'Immaculée Conception est immémoriale dans l'Église ; toutefois la proclamation officielle, définitive et infaillible de ce dogme ne date que du 8 décembre 1854, époque où le pape Pie IX, dans une solennité incomparable, imposa cette croyance à tous les fidèles (magistère infaillible). Une immense acclamation de joie fit écho dans tout l'univers à la parole du Pontife, et le Ciel lui-même donna son témoignage quatre ans plus tard.
 
L'apparition de Lourdes eut lieu au commencement de l'année 1858; Marie venait dire au monde : "Je suis l'Immaculée Conception !"
Solennité de l'Immaculée Conception de la Vierge Marie
-----------------------
Fille digne de Dieu, beauté de la nature humaine, réhabilitation d'Ève notre première mère (Saint Jean de Damas v. 675-749, moine)

 

"Aujourd'hui le Créateur de toutes choses, Dieu le Verbe, a composé un ouvrage nouveau, jailli du coeur du Père pour être écrit, comme avec un roseau, par l'Esprit qui est la langue de Dieu... Fille toute sainte de Joachim et d'Anne, qui as échappé aux regards des Principautés et des Puissances et 'aux flèches enflammées du Mauvais' (Col 1,16; Ep 6,16), tu as vécu dans la chambre nuptiale de l'Esprit, et as été gardée intacte pour devenir épouse de Dieu et Mère de Dieu par nature...

"Fille aimée de Dieu, l'honneur de tes parents, les générations des générations te disent bienheureuse, comme tu l'as affirmé avec vérité (Lc 1,48).

"Fille digne de Dieu, beauté de la nature humaine, réhabilitation d'Ève notre première mère ! Car par ta naissance, celle qui était tombée est relevée...

"Si, par la première Eve 'la mort a fait son entrée' (Sg 2,24; Rm 5,12) parce qu'elle s'était mise au service du serpent, Marie, elle, qui s'est fait la servante de la volonté divine, a trompé le serpent trompeur et introduit dans le monde l'immortalité."

 

Saint Jean de Damas (v. 675-749), moine, théologien, docteur de l'Église, Homélie pour la Nativité de la Vierge, 7, 10 (trad. SC 80, p. 63 rev.)

 

Sainte Anne tenant dans ses bras Marie et le Christ

Statue en Albatre de la Chapèle Sur Vire

 

Icône de la Vierge Marie, Damas, Syrie

 

Le couvent s'élève au dessus de la ville comme une véritable forteresse et est dédié à la nativité de Sainte Théotokos. L'icône de la Sainte Vierge est considérée comme l'une des quatre icônes existantes qui ont été peintes par S. Luc. Il y a aussi d'autres belles icônes de la Vierge et d'autres saints qui remontent au 5ème, 6ème et 7ème siècle.

 

La naissance de l'"Immaculée", la "mère du Beau" (S. André de Crète)

 

"Aujourd'hui, Adam offre Marie à Dieu en notre nom comme les prémices de notre nature. ... Aujourd'hui l'humanité, dans tout l'éclat de sa noblesse immaculée, reçoit le don de sa première formation par les mains divines et retrouve son ancienne beauté. Les hontes du péché avaient obscurci la splendeur et les charmes de la nature humaine; mais naît la mère du Beau par excellence, cette nature recouvre en elle ses anciens privilèges et est façonnée suivant un modèle parfait et vraiment digne de Dieu... Aujourd'hui de Juda et de David est sortie une jeune vierge, portant la marque du règne et du sacerdoce de celui qui, selon l'ordre de Melchisédec, a reçu le sacerdoce d'Aaron... Pour tout dire en un mot : aujourd'hui, la réformation de notre nature commence, et le monde vieilli, soumis à une transformation toute divine, reçoit les prémices de la seconde création."

(S. André de Crète, in P. Regamey, Les plus beaux textes sur la Vierge Marie)

 

La belle idée de Marie "Nouvelle Eve" se trouve déjà au IIe siècle chez S. Justin :

 

"Le Christ s'est fait homme par le moyen de la Vierge, afin que la désobéissance provoquée par le serpent prit fin par la même voie qu'elle avait commencé.

 

"En effet, Eve, Vierge et intacte, ayant conçu la parole du serpent, enfanta la désobéissance et la mort; la Vierge Marie, ayant conçu la foi et la joie, répondit: 'Qu'il me soit fait selon votre parole'. Il est donc né d'elle celui dont parlent les Ecritures. Par lui, Dieu ruine l'empire du serpent et de ceux, anges ou hommes qui lui sont devenus semblables, et affranchit de la mort ceux qui se repentent de leurs fautes et croient en lui."

 

Marie, en acceptant le message de l’Ange, a conçu "foi et joie" (Dialogue avec Tryphon, 100,5.)

 Basilique Sainte-Marie-Majeure, Rome

Basilique Sainte-Marie-Majeure, Rome

La définition dogmatique

 

La définition du dogme  de l'Immaculée Conception par Pie IX, le 8 décembre 1854, s'exprime ainsi: "Nous déclarons, prononçons et définissons que la doctrine suivant laquelle, par une grâce et un privilège spécial de Dieu tout-puissant, et en vertu des mérites de Jésus-Christ, sauveur du genre humain, la bienheureuse Vierge Marie a été préservée de toute tache du péché originel au premier instant de sa conception, est révélée de Dieu et doit, par conséquent, être crue fermement et constamment par tous les fidèles" (Denzinger, n° 1641).

Cette définition contient surtout trois points importants:

1° la bienheureuse Vierge Marie a été préservée de toute tache du
péché originel au premier instant de sa conception. [...] L'Eglise n'a pas défini quelle est la nature intime du péché originel, mais elle a fait connaître ses effets: inimitié ou malédiction divine, souillure de l'âme, état d'injustice ou de mort spirituelle, servitude sous l'empire du démon, assujettissement à la loi de la concupiscence, de la souffrance et de la mort corporelle, considérée comme peine du péché commun (IIe Concile d'Orange, Denz., 174, 175. - Concile de Trente, Denz., 788, 789). Ces effets supposentla privation de la grâce sanctifiante qu'Adam avait reçue avec l'intégrité de nature pour lui et pour nous, et qu'il a perdue pour lui et pour nous (Concile de Trente, Denz., 789).

2° c'est en vertu des mérites de Jésus-Christ, Sauveur du genre humain que Marie a été préservée du péché originel, comme l'avait déclaré en 1661
Alexandre VII (Denz., 1100). On ne saurait donc plus admettre comme le soutinrent quelques théologiens au XIIIe siècle que Marie est immaculée en ce sens qu'elle n'a pas eu besoin de rédemption, et que la première grâce en elle est indépendante des mérites futurs de son Fils.

Selon la bulle Ineffabilis Deus, Marie a été rachetée par les mérites de son Fils, et de la façon la plus parfaite par une rédemption, non pas libératrice du péché originel déjà contracté, mais par une rédemption préservatrice

A l'idée de rédemption préservatrice se rattache celle-ci que Marie, fille d'Adam, descendant de lui par voie de génération naturelle, devait encourir la tache héréditaire et l'aurait encourue de fait, si Dieu n'avait pas décidé de toute éternité de lui accorder ce privilège singulier de la préservation en dépendance des mérites futurs de son Fils.

Ce point de doctrine était déjà affirmé par la liturgie dans l'oraison propre de l'Immaculée Conception, qui fut approuvée par
Sixte IV (1476) et où il est dit: "Ex morte ejusdem Filii tui praevisa, eam (Mariam) ab omni labe praeservasti". La Sainte Vierge a été préservée du péché originel par la mort future de son Fils, c'est-à-dire par les mérites de Jésus mourant pour nous sur la croix.

On voit dès lors que cette préservation de Marie diffère beaucoup de celle du Sauveur lui-même, car Jésus ne fut nullement racheté par les mérites d'un autre, ni par les siens; il a été préservé du péché originel et de tout péché à un double titre: premièrement par l'union personnelle ou hypostatique de son humanité au Verbe, ... et secondement de par sa conception viriginale, due à l'opération du Saint-Esprit, Jésus ne descend pas d'Adam par voie de génération naturelle (selon la parole de
S. Augustin, De Genesi ad litteram, liv. X, c. 19 et 20, le Christ fut en Adam "non secundum seminalem rationem", mais seulement "secundum corpulentam substantiam". Cela n'appartient qu'à lui seul.

3° La définition du dogme de l'Immaculée Conception propose cette doctrine comme révélée, et donc comme contenue au moins implicitement dans le dépôt de la Révélation, c'est-dire dans l'Ecriture et la
Tradition, ou dans l'une de ces deux sources.


Le témoignage de l'Écriture

La bulle Ineffabilis Deus cite deux textes de l'Ecriture: Gen., III, 15 et Luc, I 28, 42.

Dans le Genèse, ce privilège est implicetement ou confusément révélé comme en germe dans ces paroles de Dieu adressées au
serpent, figure du démon (Gen., III, 15): "Je mettrai une inimitié entre toi et la femme, entre ta postérité et sa postérité; celle-ci t'écrasera la tête et tu la mordras au talon". Celle-ci, c'est-à-dire la postérité de la femme, car dans le texte hébreu, le pronom est masculin et désigne les descendants de la femme; de même dans les Septantes et la version syriaqye. La Vulgate a mis ipsa qui se rapporte à la femme elle-même. Le sens d'ailleurs n'est pas essentiellement différent, car la femme sera associée à la victoire de celui qui représentera éminemment sa postérité en lutte avec le démon au cours des âges.

Par elles-mêmes ces paroles ne suffisent certainement pas à prouver que le privilège de l'Immaculée Conception est révélé, mais les Pères, dans leur comparaison d'Eve et Marie, y ont vu une allusion à cette grâce, c'est à ce titre que Pie IX cite cette promesse.

La
tradition chrétienne a vu dans cette promesse, qui a été appelée le protévangile, le premier trait qui sert à désigner le Messie et sa victoire sur l'esprit du mal. Jésus représente, en effet, éminemment la postérité de la femme, en lutte avec la postérité du serpent. 

La bulle Ineffabilis Deus cite aussi dans la salutation de l'ange à Marie (Luc I, 28): "Je vous salue, pleine de grâce, vous êtes bénie entre les femmes", et les mêmes paroles dites par sainte Elisabeth sous la révélation divine (Luc, I, 42). Pie IX ne dit point que ces paroles suffisent par elles-mêmes à prouver que le privilège de l'Immaculée Conception est révélé; pour qu'elles aient cette efficacité, il faut y joindre la tradition exégétique des Pères.

 

Jean Chrysostome et Grégoire de Nazianze, icône russe du XVIIIe siècle


 

Cette tradition devient explicite avec saint Ephrem le Syrien (+373) (Dict. Théol., art. Ephrem, col. 192) et chez les Pères grecs au lendemain du Concile d'Ephèse (431), en particulier chez deux évêques adversaires de Nestorius: saint Proclus, un des successeurs de S. Jean Chrysostome sur le siège de Constantinople (434-446) et Théodote, évêque d'Ancyre (430-439), puis chez S. Sophrone, patriarche de Jérusalem (634-638), André de Crète (+ 740), saint Jean Damascène, mort vers le milieu du VIIIe siècle, dont les témoignages sont assez longuement rapportés par le P. X.-M. Le Bachelet, Dict. Apol., art., Marie, col. 223-231.

A la lumière de cette tradition exégétique les paroles de l'ange à Marie:

 

"Je vous salue, pleine de grâce", ... la Sainte Vierge n'aurait pas reçu cette plénitude de grâce si son âme avait été un instant dans l'état de mort spirituelle par suite du péché originel, si elle avait été un instant privée de la grâce, détournée de Dieu, fille de colère, dans un état de servitude sous l'empire du démon. Saint Proclus dit qu'elle a été "formée d'un limon pur" (Orat. VI).

 

Théodote d'Ancyre dit que le "Fils du Très-Haut est issu de la Très-Haute" (Hom VI, in sanctam Mariam Dei genitricem, 11-12).


Jean Damascène S. Jean Damascène écrit que Marie est la fille très sainte de Joachim et d'Anne qui "a échappé aux traits enflammé du malin" (Hom. I in Nat., 7), qu'elle est un paradis nouveau "où le serpent n'a pas d'entrée furtive" (Hom. II in dormit., 2 col 725) qu'elle est exempte de la dette de la mort, qui est une des suites du péché originel (Hom. II in dormit., 3, col 728), elle doit donc être exempte de la déchéance commune.

Si Marie avait contracté le péché originel, la plénitude de la grâce aurait été restreinte en ce sens qu'elle ne se serait pas étendue à toute sa vie. L'Eglise, en lisant les paroles de la salutation angélique à la lumière de la tradition
 et avec l'assistance du Saint-Esprit, y a vu le privilège de l'Immaculée Conception, implicitement révélé, non pas comme l'effet dans la cause qui peut exister sans lui, mais comme une partie dans le tout; la partie est actuellement dans le tout au moins implicitement énoncée.


Le témoignage de la Tradition

 Justin, Les Vrais Pourtraits et Vies Hommes Illustres, 1584 Saint Irénée
 

Matthieu et Luc écrivent que Marie a conçu Jésus sans l'intervention d'aucun père humain, et qu'elle est demeurée vierge après la conception.

La Tradition, elle-même, affirme de plus en plus explicitement cette vérité. S. Justin  (Dial. cum Tryphone, 100), S. Irénée (Ad. Haereses, III, XXII, 3, 4; V, XIX), Tertullien (De Carne Christi, XVII) opposent Eve cause de la mort et Marie cause de la vie et du salut. Cette antithèse est constamment rééditée par les Pères (par exemple saint Cyrille de Jérusalem, saint Ephrem, saint Epiphane, saint Ambroise, saint Jérôme, saint Augustin, saint Jean Chrysostome, etc.).

 

Au IVe siècle, il devient commun de considérer que Marie était, comme le disait saint Augustin, restée vierge "avant la naissance de Jésus, pendant sa naissance et pour toujours après sa naissance." (Source: Les grandes figures de L'Histoire, Jésus, Hors-série, n° 20, Oracom Éditions, Paru le 26-11-2021, p. 52.)

 

Les Pères disent souvent de Marie qu'elle est immaculée, qu'elle a toujours été bénie de Dieu pour l'honneur de son Fils, qu'elle est intemerata, intacta, impolluta, illibata, entièrement sans souillure. 

 

Elle trouve place dans les documents les plus personnels du magistère suprême, en particulier dans la bulle Ineffabilis Deus de Pie IX. 

 

Mosaïque de la Basilique de Saint Ambroise de MilanSaint AugustinS. Ambroise dit de même de Marie qu'elle est exempte de toute souillure du péché "per gratiam ab omni integra labe peccati" (in Ps. CXVIII, 22, 30; P. L., XV, 1521), et S. Augustin que "au sujet seulement de la Sainte Vierge Marie, l'honneur du Seigneur ne permet pas de soulever la question du péché." (De natura et gratia XXXVI, 42; P. L. XLIV, 267).

 

Depuis le VIIe et le VIIIe siècle, on célèbre dans l'Église, surtout dans l'Église grecque, la fête de la Conception de la Bienheureuse Vierge Marie: en Sicile au IXe, en Irlande au Xe, presque dans toute l'Europe au XIIIe.

Le Concile de Latran de 649 (Denz., 256) appelle Marie, "immaculée".

En 1476 et 1483, Sixte IV
parle en faveur du privilège à propos de la Conception de Marie (Denz. 734 s.)

Le Concile de Trente (Denz., 792) déclare lorsqu'il parle du péché originel qui atteint tous les hommes, qu'il n'est pas de son intention d'y inclure la bienheureuse et immaculée Vierge Marie.

En 1567, Baius est condamné pour avoir enseigné le contraire (Denz., 1073). En 1661, Alexandre VII affirme le privilège en disant que presque tous les catholiques l'admettent, quoiqu'il ne soit pas défini (Denz., 1100). Enfin, le 8 décembre 1854 est promulgué la définition solennelle (Denz., 1641). (P. Reginald Garrigou-Lagrange O. P., La Mère du Sauveur et notre vie intérieure, Les Editions du Cerf, Imprimatur 1941, rééd. Editions Saint-Rémi, p. 36-45).

 

En 1531, lors de l'apparition de la Vierge du Mexique sur la colline de Tepeyac près de Mexico, Notre-Dame de Guadalupe se présenta ainsi à un Indien : "Je suis la parfaite et toujours Vierge Sainte Marie, la Mère du vrai Dieu."

 

En 1858, quatre ans après la définition dogmatique, lorsque la Vierge apparaît la première fois à Lourdes à Bernadette Soubirous, celle-ci n’a pas encore fréquenté le catéchisme, les campagnes n'étaient pas encore au courant de cette définition. Elle lui déclare : "Je suis l'Immaculée conception."

Partager cet article
Repost0
7 décembre 2021 2 07 /12 /décembre /2021 16:35

Partager cet article
Repost0
7 décembre 2021 2 07 /12 /décembre /2021 00:00
Ambroise convertissant Théodose, Par Pierre Subleyras, 1745

Ambroise convertissant Théodose, Par Pierre Subleyras, 1745

Ambroise, fils d'un préfet des Gaules et d'Occident, était gouverneur de Milan.

Sa grand-tante, la belle Aurelia Sotheris, vierge chrétienne, fut suppliciée le 10 février 305, flagellée puis décapitée sur la Via Appia. Baptisé à 35 ans, il devint prêtre et évêque par acclamation (à la demande de la foule) ; il combattit avec succès l'arianisme, et fut l'inventeur de nombreuses reliques de saints.

Afin de pouvoir poursuivre leur cursus honorum, beaucoup d'hommes de l'aristocratie romaine, quoique chrétiens de coeur, repoussaient leur baptême jusqu'à leur vieillesse. Ils considéraient que le sacrement laverait les fautes qu'ils auraient dû commettre dans l'exercice des magistratures. Cette attitude perdurera longtemps après la conversion de l'empire puisque dans les années 350 le père de saint Ambroise, préfet du prétoire d'Occident, mourra sans avoir été baptisé en dépit de sa réelle ferveur. Ses deux fils, qui commencèrent par suivre à leur tour la carrière administrative, en avaient fait autant. Ambroise fut baptisé en catastrophe, à trente-cinq ans, puis aussitôt ordonné prêtre et sacré évêque de Milan, ce qui d'ailleurs, n'était pas une procédure canoniquement valable et autorisée.

 

Ambroise a une conception de l'État originale pour l'époque

 

C'est en effet aux idées républicaines qu'il fait appel, n'hésitant pas à mobiliser le peuple contre le pouvoir impérial, comme il le fait pour éviter l'installation d'un prêtre arien à Milan.

Il a aussi une haute conception de l'Église et pour lui, l'empereur n'est qu'un chrétien parmi d'autres. Aussi oblige-t-il Théodose Ier à une expiation publique pour avoir massacré le peuple de Thessalonique.

 

Le fléau des ariens

 

L'évêque de Milan, Auxence, qui était arien, venait de mourir. Les évêques de la province, le clergé, les fidèles, assemblés pour élire son successeur, ne pouvaient s'entendre. La lutte électorale était vive entre catholiques et hérétiques ariens (négateurs de l'unité du Père et du Fils et donc de la Trinité). Le peuple, réuni à l'église, semblait prêt à faire une sédition pour obtenir un évêque, dont il était privé depuis vingt ans par la faute des ariens; le magistrat Ambroise, gouverneur de la Province, accourut, se rendit à l'église pour calmer la foule ; mais voici qu'un enfant l'interrompit et cria : "Ambroise évêque !" C'était la voix du Ciel ; celle du peuple y répondit, et le temple retentit de ce cri répété avec enthousiasme : "Ambroise évêque ! Ambroise évêque !" La multitude saisit ce mot avec enthousiasme; tous, ariens et catholiques, répétaient ce mot. Ambroise protesta ; il objecta qu'il n'était que catéchumène, il se fraya un passage à travers la foule et s'esquiva en son palais ; mais la foule le suivit, déjoua tous ses stratagèmes et répéta cent fois le même cri. Il s'enfuit à cheval pendant la nuit, mais il perdit son chemin, et à son grand étonnement se retrouva le matin à son point de départ (374). 

Ambroise fut le fléau des ariens, et le vaillant défenseur de la vraie foi. Dans plusieurs conciles, il confondit Priscillien, Jovinien et d'autres hérétiques.

Il défendit courageusement le christianisme contre les païens et le préfet Symmaque.

À la fin du IVe siècle, sous Théodose, le gouvernement de l'Empire était en effet toujours assumé par des païens : avec le sénateur païen Symmaque, Préfet (384), puis consul (391), et son collège Prétextat, "tout le Sénat tenait encore pour le paganisme"; Les Vestales habitaient toujours le "Temple de la Mère des dieux"... Ambroise, dut combattre pour s'opposer aux initiatives de Symmaque en faveur du culte païen; dans la polémique qui s'ensuivit, il nota que les païens devaient être satisfaits de voir les places publiques, les portiques et les bains toujours remplis des statures de leurs dieux...

Parmi toutes ses vertus, l'énergie, une fermeté tout apostolique, semble avoir été la principale. Un jour on vint lui apporter un ordre injuste signé par l'empereur Valentinien : "Allez dire à votre maître, répondit Ambroise, qu'un évêque ne livrera jamais le temple de Dieu."

Bientôt il apprit que les hérétiques ariens, soutenus par l'autorité, allaient s'emparer de deux basiliques : "Allez, s'écria Ambroise du haut de la chaire sacrée, dire aux violateurs des temples saints que l'évêque de Milan excommunie tous ceux qui prendront part au sacrilège."

 

Le fait le plus célèbre : le châtiment qu'il osa imposer à l'empereur Théodose Ier

 

Van Dyck, Ambroise et l'empereur Théodose, xviie siècle.

 

En 390, la population de Thessalonique en Grèce se révolta contre l'impôt et tua le gouverneur, ainsi que plusieurs magistrats. L'empereur chrétien Thédodose Ier fit alors massacrer autour de 7 000 personnes qu'il avait fait rassembler dans l'hippodrome. Ce prince, dont les mains étaient encore souillées du sang versé au massacre de Thessalonique, se présenta alors au seuil du temple. Ambroise était là, menaçant de l'excommunier : "Arrêtez, lui dit-il ; imitateur de David dans son crime, imitez-le dans sa pénitence." Théodose, craigant cette dernière peine, accepta la pénitence publique et resta pendant huit jours à la porte de l'église (Seignobos, Histoire de la civilisation ancienne, Masson et Cie éditeurs, 1900, vol. 1, p. 343), marquant ainsi la subordination du pouvoir temporel au pouvoir spirituel.

Saint Ambroise fut un grand évêque, un savant docteur, un orateur éloquent. Il a l'éloquence de Cicéron et enthousiasme son auditoire.

Parmi les saints qu'il priait et affectionnait, Ambroise vouait une grande dévotion à saint LaurentÀ Milan, pour récupérer les reliques des martyrs, il se fia aux inspirations divines, qui lui permirent à plusieurs reprises d'inventer des reliques, terme qui ne signifie pas qu'il les a supposées mais qu'il les a découvertes... Il retrouva ainsi Celse et Nazaire, Vital et Agricola, Gervais et Protais, qui avaient été martyrisés à la fin du IIIe siècle.

 

Ambroise consacra une partie de son traité De virginibus à sainte Agnès de Rome, Vierge et Martyre (304) dont il raconta la vie en s'appuyant sur des témoignages de témoins oculaires du procès, encore vivants et très âgés à la fin du IVe siècle.

 

Avec sainte Monique, il travailla efficacement à la conversion du grand saint Augustin.

Il organisa la liturgie de son diocèse, qui est restée sous son nom jusqu'à ce jour (rite ambrosien). C'est lui qui, d'après la tradition, a le premier réglé la forme du chant ecclésiastique (cantus ambrosianus, seu firmus). Ce n'est qu'à la fin du IVe siècle que saint Ambroise imposa, pour parler de l'assemblée dominicale (dominicum), le mot missa, messe.

 

Dans sa charité sans bornes, il ne craignit pas de vendre les vases sacrés de l'Église pour le rachat des captifs. Il mourut la veille de Pâques, en 397.

 

Saint Ambroise convertissant Théodose, toile de Pierre Subleyras, 1745.

 

On lui doit doit quelques hymnes appelée précisément "ambroisiennes".

 

Sources

(1) L'Evangile au Quotidien ; (2) Anne Bernet, Les Chrétiens dans l'Empire romain, des persécutions à la conversion Ier - IVe siècle, Perrin, Mesnil-sur-l'Estrée 2003, p. 298, 372, 442, 453, 461, 464 ; (3) Wikipedia ; (4) Mgr Paul Guérin, Vie des saints pour tous les jours de l'année, Editions D.F.T., Saint-Etienne 2003, p. 753-754 ; (5) Fernand COMTE, Dictionnaire de la Civilisation chrétienne, Larousse In Extenso, Manchecourt 1999, p. 184-185.

 

. Les évêques, derniers défenseurs authentiques de la "Romanitas" : saint Léon le Grand, pape et docteur de l'Église († 461)

 

Partager cet article
Repost0

Articles Récents