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19 novembre 2015 4 19 /11 /novembre /2015 18:59
Face aux attentats islamistes, il faut un roi. Un général confirme (sans le mot) : "il faut un homme d’État qui pense au-delà des échéances électorales de court terme"

A la suite des attentats de Paris, le général Vincent Desportes a accordé un entretien au journal La Croix dont le site "Medias-presse.info" publie ici les extraits les plus significatifs :

 

. « Je regrette, malgré les avertissements qui ont été donnés par nombre d’experts, qu’il ait fallu payer le prix du sang pour que la parole politique soit à la hauteur de la menace. Il n’y a plus de tergiversations possibles, il faut prendre les mesures qui correspondent à cet état de guerre dans lequel nous sommes plongés. «

 

. « (Cette prise de conscience) implique de construire ce que le général André Beaufre (NDLR  : théoricien de la guerre révolutionnaire) appelait une « stratégie intégrale » portant à la fois sur la menace intérieure et extérieure, puisqu’il y a une continuité entre les deux. Cette stratégie doit être accompagnée d’une volonté et d’une parole politique forte car elle impliquera nécessairement pour les Français des sacrifices. »

 

. « On le voit avec l’état d’urgence, qui va être probablement prolongé, il y aura un certain nombre de restrictions en matière de circulation ou de droit de réunion. »

 

Il faudra également prendre des mesures qu’on a trop tardé à prendre et qui demandent de la clarté sur le plan politique, qu’il s’agisse du contrôle aux frontières ou de la politique envers les communautés. Sur ces sujets, il convient de sortir du politiquement correct pour entrer dans le stratégiquement nécessaire. Puis il faudra faire des sacrifices budgétaires. Si ce qui est prioritaire, c’est la sécurité des Français et la protection du territoire, il faut renforcer les moyens accordés à la sécurité et à la défense. L’armée, qui avait déjà été surredéployée après les attentats de janvier dans le cadre de l’opération Sentinelle, est une fois de plus sollicitée. Or elle est très en dessous de la masse critique nécessaire pour faire tout ce qu’on lui demande. »

 

. « On n’empêchera jamais un fou d’Allah de sortir de sa voiture et de mitrailler des passants. Mais la France ne peut se permettre de baisser les bras. Sur le plan intérieur, le seul renseignement ne nous permettra pas de résoudre le problème. Il faut agir aussi sur les racines du terrorisme. Une partie de la population est en état de relégation et de désespérance. Tant que le terreau est favorable, les pousses prendront. La réponse est donc forcément longue et compliquée et nous ne serons pas à l’abri d’autres attentats importants. Il faut non pas des réponses ponctuelles mais des mesures prises par un homme d’État qui pense au-delà des échéances électorales de court terme. »

 

Source: Après les attentats de Paris – Pour le général Vincent Desportes, il est temps de sortir du politiquement correct et de contrôler les frontières, Medias-presse.info, in Politique / by Léo Kersauzie / on 18 novembre 2015 at 17 h 56 min /

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19 novembre 2015 4 19 /11 /novembre /2015 08:48

Pour Hollande et la plupart de nos politiciens nous avons été attaqué en haine des valeurs de la République ! Or cela n'apparaît aucunement dans les communiqués islamistes qui revendiquent avoir attaqué les croisés et "la ville qui porte la bannière de la croix ! " D'ailleurs petit rappel historique : la République a fait plus de victimes françaises (Terreur, génocide vendéen...) que les terroristes islamistes !

Louis XX, Facebook. 17 novembre 2015.

Source image: Les Crises.fr https://www.les-crises.fr/vos-guerres-nos-morts/

Source image: Les Crises.fr https://www.les-crises.fr/vos-guerres-nos-morts/

Dès vendredi soir sur les résaux sociaux, une phrase lapidaire était largement reprise comme un message personnel à François Hollande : "Votre guerre, nos morts. (Eric Zemmour, Rtl)

 

L'histoire se répète. François Hollande engage la France dans une guerre longue contre le terrorisme islamique. Cette guerre n'empêchera pas des religieux de se radicaliser ni des terroristes de passer à l'acte.

 

Face à l'Etat islamique et le terrorisme islamiste, nous ne pouvons pas vaincre militairement.

 

A l'intérieur, ce n'est pas en embauchant 10 000 forces de police de plus, qu'on empêchera des terroristes qui se trouvent partout de passer à l'acte et de passer à l'acte partout. A l'extérieur, une fois le siège de l'Etat islamique rasé, d'autres têtes de l'hydre pousseront un peu partout et ce sera une guerre perpétuelle contre le terrorisme islamique.

 

Le tout sécuritaire ne vaut donc rien s'il n'est accompagné d'une prévention en amont, d'une éducation et d'une vraie civilisation. Cette civilisation que Christiane Taubira voulait supprimer et changer.

 

Lire : Les libertés et l'égalité : des principes monarchiques millénaires dévoyés ou le bilan effroyable de la République "française"

 

La république est incapable d'opposer une riposte au terrorisme pour plusieurs raisons. D'abord parce que les institutions républicaines sont en elles-mêmes d'une grande fragilité, d'une grande faiblesse. Regardez en effet l'Exécutif qui est complètement controversé. Nous pensons que pour traiter ces problèmes qui relèvent de la Souveraineté, il faut un souverain, parce que la souveraineté a été bradée. Et quelle elle seule peut donner une autorité pour lutter contre le terrorisme. Un chef de parti élu pour cinq ans peut-il incarner la Souveraineté ?

 

Cette république n'a aucune ambition, ni nationale ni internationale. Et on le voit parce qu'elle se met à la remorque des Etats-Unis et qu'elle s'est mis à la botte de groupes de pression qui sont complètement acquis au mondialisme.

 

La république est idéologiquement enfermée dans un cercle vicieux d'anti-valeurs, d'anti-principes que sont l'antiracisme, la politique communautariste et évidemment le laïcisme, qui entre parenthèses est la seule religion qu'on ne peut pas blasphémer en France. Donc, il faudrait renoncer à ces principes et cela elle ne le peut pas. Parce que si la république renonçait à ces principes, elle se renoncerait elle-même, elle se renierait.

 

L'islamisme dans nos territoires progresse grâce au vide spirituel laissé par la république "laïque". C'est pourquoi nous affirmons que la république nous a désarmé moralement et spirituellement, laissant les Français sans force spirituelle capable de les protéger. Car nous avons affaire à une guerre spirituelle avant tout entre le Royaume du Christ et les enfers.

 

Il faut que la France proclame que l'Evangile doit inspirer nos lois, parce que seule la lumière du Christ pourra s'opposer efficacement à la haine et à l'obscurantisme terroriste islamiste et, précisément, vaincre le vide laissé par le laïcisme. La lumière du Christ viendra remplir ce vide dans lequel s'engouffre l'islamisme. Et les rayons de lumière sortant du coeur du Christ viendront guérir les blessures que la république a infligées à la France, fille aînée de l'Eglise.

 

La laïcité républicaine venant du même fond terroriste satanique que le califat islamique ne sera d'aucune efficacité. Satan ne se combat pas lui-même.

 

Lire: Pour l'exorciste du Vatican, le père Gabriele Amorth, « l’État islamique, c'est Satan »

 

La république c'est la guerre

 

1792, la "Patrie en danger"

 

1914, la "Patrie de l'Union sacrée"

 

1946 Indochine,

 

1954 Algérie,

 

2011 Libye,

 

2013 au Mali, en Centrafrique,

 

2014 en Irak,

 

2015 en Syrie contre l'Etat islamique.

 

La république c'est la guerre et le terrorisme dès le début.

 

La république est née dans le terrorisme révolutionnaire.

 

Lire: "Attentats du 13 novembre: communiqué de presse de l'Alliance Royale"

 

La Terreur, c'était la peur qui était institutionnalisée en 1793 et qui a été érigé en système de gouvernement. Et la décapitation a été systématiquement instrumentalisée par la Révolution française, et en a fait toute cette série de guillotinés et de victimes qui se comptaient par dizaines de milliers, en mélangeant les innocents et les coupables. Et comme l'Etat islamique, la république a transformé ces exécutions en grand spectacle à des fins de propagande. C'est Jacques Julliard qui écrit cela dans un numéro de Marianne, de cet hiver.

 

Donc nous affirmons que la république ne peut et ne pourra jamais être un rempart à la barbarie parce qu'elle est issue en fait du même fond terroriste.

 

La république est va-t-en-guerre comme d'habitude et comme d'habitude elle se met dans le siège des Américains.

 

Elle n'a d'ailleurs plus de poids diplomatique.

 

Et précisément, nous pensons qu'il faut renouer avec un esprit capétien. Il faut renouer avec la politique des Capétiens, qui était faite de réalisme et de mesure. Les rois capétiens se sont toujours méfiés des idéologies et des grands sentiments. Ils avaient pour objectif l'intérêt supérieur de la France. C'est ainsi qu'ils ont fait de notre pays un état souverain, établi dans ses frontières naturelles, en contrant les appétits de ses voisins et qui ont fait de la France cette première puissance mondiale avant que la Révolution ne démolisse tout ça.

 

Sortir de l'espace de Schengen

 

Nous proposons dans un premier temps de nous protéger de façon efficace en sortant de l'espace de Schengen et en rétablissant les frontières nationales.

 

La Suisse ne fait pas partie de l'Union européenne et la Suisse n'est pas pour autant repliée sur elle-même. La Suisse est le pays où il y a le plus d'organisations internationales.

 

Il faut se doter de moyens de contre-insurrections. Cela passe évidemment par une réforme de l'armée. Cette réforme, l'Alliance Royale l'a prévue, vous pouvez vous reporter sur ses propositions sur son site. Au niveau international il faut créer des pôles d'influence ciblés compte tenu de notre niveau d'influence restreint. Et renforcer l'influence française en Afrique sahélienne, c'est une nécessité stratégique et il faut évidemment créer dans le monde musulman des zones de stabilité. N'oublions pas que l'islamisme est fort de la faiblesse de ses adversaires et c'est comme cela que Daech et en général le terrorisme islamiste perdra pied y compris vis-à-vis des musulmans eux-mêmes qui cesseront d'être fascinés dans leur esprit par cette espèce de fondamentalisme.

Vos guerres, nos morts

La France a besoin d'un roi

 

La France a évidemment dans ce domaine un grand rôle à jouer et un roi aurait justement une stature internationale d'autant plus importante que le roi aura une dimension internationale. Ce que n'a évidemment pas un chef de parti, qui est élu pour cinq ans.

 

Général Didier Tauzin : "En temps de guerre, il faut un vrai chef"

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16 novembre 2015 1 16 /11 /novembre /2015 17:34

Il est temps pour les bisounours d'ouvrir les yeux. Mgr Ravel, évêque aux Armées, à propos des attentats du 13 novembre avertit dans Famille chrétienne : "Nous ne sommes plus en 14-18 où on comptait les morts dans les tranchées. Nos adversaires ne regardent pas s’ils ont devant eux un militaire, un gamin ou une femme enceinte..."

Pour l'évêque aux Armées, les attentats de Paris dévoilent au grand jour cette nouvelle guerre déclarée à la France qui ne touche plus des militaires loin de la capitale mais des civils innocents.

 

Est-ce la suite logique des attentats de Charlie Hebdo ?


A l’époque, on avait tendance à penser que les terroristes s’attaquaient à un journal satirique et aux « blasphémateurs ». Moi, je n’ai jamais cru à cette fable ni à cette instrumentalisation des événements. Je le répète : nous sommes en guerre et les terroristes ne choisissent pas leurs victimes ! Nous prenons conscience aujourd’hui que la France a toujours été la cible et non la liberté de la presse.

On ne peut plus croire que nous sommes
face à des gens isolés ou détraqués

[...] "La frontière entre civils et militaires a disparu. Quand les militaires sont visés dans leur uniforme, c’est à titre de symbole. Le soldat incarne la France. Mais, en réalité, la guerre est menée contre la France. Nos adversaires ne regardent pas s’ils ont devant eux un militaire, un gamin ou une femme enceinte. Nous ne sommes plus en 14-18 où on comptait les morts dans les tranchées. Cette nouvelle guerre touche n’importe qui, n’importe où, et de manière aveugle. C’est un processus lent et lourd : vous coupez une tête et dix autres surgissent.

 

Le chrétien aime la paix mais il sait vivre en état de guerre. Il ne faut pas séparer la prière et l’action. La prière pour la paix ne se substitue pas aux moyens légitimes par exemple au fait de prendre les armes. Dieu ne va pas envoyer ses légions d’anges pour éliminer nos adversaires ! Mais la prière change les cœurs. L’émotion des Français est très grande. Il y a plusieurs sentiments qui se mêlent non seulement la douleur et l’incompréhension mais aussi le désir de vengeance. La grâce de Dieu apaise les cœurs sans minimiser cette nouvelle guerre contre la France qui ne fait que commencer. La prière va purger nos émotions de la violence. Il ne faudrait pas que la violence gagne deux fois : la première avec les victimes corporelles et la seconde avec des victimes spirituelles."

Un évêque avertit : la guerre ne se fait plus entre militaires dans les tranchées comme en 14/18 mais touche des civils dans la rue

Source: Mgr Ravel : « Ce n’est pas une question de sécurité, c’est une guerre ! », Famille Chrétienne, 14/11/2015 | Par Samuel Pruvot

Un autre évêque, Mgr Lefebvre, ancien missionnaire en Afrique qui savait de quoi il parlait, nous avait averti en 1989 sur les évènements en France avec l'islam :

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12 novembre 2015 4 12 /11 /novembre /2015 07:16

Dans la version longue de son entretien à Reinformation.Tv, Philippe de Villers explique les thèmes de son ouvrage "Le moment est venu de dire ce que j'ai vu" et pourquoi il n'a pas envie de revenir en politique.

Philippe de Villiers : "C'est pour cela que je vous dis que je n'ai pas envie de revenir" (Entretien intégral à Reinformation.Tv)

Dans cet entretien, on peut dire, littéralement, que contrairement aux catholiques nationaux libéraux ou démocrates qui continuent encore, malgré toutes les preuves de leur échec depuis deux siècles... d'appeler à voter, et de s'engager dans la politique système, et souhaitent le voir revenir à leurs côtés, Philippe de Villiers, lui, a tout compris du caractère "inutile" du vote et de l'engagement politique système et leur répond ceci (nous soulignons les passages les plus importants en rouge) :

18:25 "(Dans la politique système) A force de croiser le mensonge, vous finissez par vous sentir contaminé, dans le regard des gens, et vous finissez par avoir l'âme blessée. C'est-à-dire que vous êtes une sorte de mensonge ambulant par omission.

 

Et c'est pire que cela. Parce que si les gens vous aiment bien et se disent celui-la j'ai confiance en lui, vous cautionnez le système, en fait. C'est-à-dire que vous apportez au système un peu de virginité qu'il a perdu. Et donc vous mettez au profit du système vos vertus de courage civique, dont le système a besoin pour se conforter."

 

Si bien que l'on peut dire que si l'opposant politique n'existait pas, le système l'inventerait. (Cf. le principe du moteur de la Révolution)

 

Conjuration-antichretienne.jpg50:13 Alors il y a un truc qui m'a étonné. Un jour j'apprends que François Fillon, Premier ministre de la France, et Alain Juppé un an après, ont été agréés par le groupe Bilderberg. Ils en sont membres. Alors quand j'avais dit à Fillon 'comment tu peux aller dans un truc pareil ?', il m'a dit : 'que veux-tu, c'est eux qui nous gouvernent !'

 

Après j'ai découvert au parlement européen, qu'ils ne complotent pas : ils ont le pouvoir. Vous avez la classe politique nationale et au-dessus la super-classe invisible, à laquelle la classe politique nationale obéit.

 

Alors après pour savoir quelles sont les relations d'argent entre elles, étant donné les budgets de sondages de plus en plus chers, il doit y en avoir quelques-unes.

Philippe de Villiers : "C'est pour cela que je vous dis que je n'ai pas envie de revenir" (Entretien intégral à Reinformation.Tv)

Le parlement européen, (cet être des abysses qui déteste la lumière comme l'a appelé P. de Villiers) est une illumination de l'astre noir. Ces gens se préoccupent d'eux-mêmes et décident entre eux, dans une endogamie assumée de plier le monde entier à leur volonté de puissance. Je pensais à l'hubris des Grecs (la démesure. Ndlr.).

Philippe de Villiers : "C'est pour cela que je vous dis que je n'ai pas envie de revenir" (Entretien intégral à Reinformation.Tv)

Ayant quitté la scène politique système, Philippe de Villiers n'a pas pour autant renoncé à son engagement politique. Il explique ce que doit être un engagement politique efficace, un "dissident", un "résistant" et pourquoi il a écrit son livre, répondant en cela aux catholiques libéraux démocrates qui tout en parlant de lui et de son dernier livre font semblant de ne pas le comprendre :

 

01:29:35 Je vais vous dire pourquoi j'ai écrit ce livre. J'ai observé la 'Manif pour tous', j'ai vu les jeunes, les têtes de jeunes. Je me suis dit ils ne sont pas pareils. Ils sont en train de comprendre qu'on peut être dans la vérité en étant minoritaires. Bientôt ils comprendront qu'il faut combattre au nom de la loi naturelle et de la survie de notre pays, combattre en devenant objecteurs de conscience. Il faut se révolter. Il faut être un résistant. Et c'est là que prend place cette conversation qui m'a tant marqué avec Alexandre Soljenitsyne (à Tambov en Russie) où il me dit: 'nous on va se relever mais vous, vous allez glisser dans un gouffre profond parce que vous avez la maladie du vide. Vous allez vivre une éclipse de l'intelligence, vous êtes au stade ultime de l'épuisement spirituel. Et un jour, de la grande catacombe sortiront des lucioles portées par des dissidents.' - Des dissidents ? répliquais-je, - Oui des dissidents. Je vais vous expliquer ce qu'est les dissidents. Les dissidents, sous la pélerine, ils ont des samizdat, des analyses critiques du soviétisme, ils vont en prison, au goulag, et à un moment donné les prisons sont trop petites. Et ils vont sauver l'honneur et la liberté de la Russie. Et bien je vous dis, les dissidents sont à l'Est, ils vont passer à l'Ouest.' J'ai médité cette phrase et je me suis dit un jour j'écris ce livre. Cela veut dire deux choses. Les dissidents vont sortir du lot parce qu'ils auront deux qualités originales, la première c'est le courage, la deuxième c'est la lucidité. Le courage, ils oseront franchir le périmètre sanitaire des mots interdits, au risque de la prison. Ils iront en prison, mais les prisons seront trop petites parce qu'ils donneront un tel exemple, d'une telle force que tout le monde voudra y aller en prison, pour les secourir, les supporter, s'associer à leur courage. Donc ils briseront le périmètre sanitaire. Ce que ne feront pas les politiques, ce sont les dissidents qui le feront. Et la deuxième qualité originale, la lucidité. Je le dis dans mon livre, j'ai vu les politiciens abattre les murs porteurs. Il faudra donc relever les murs porteurs. C'est ce que feront les dissidents. Les murs porteurs, c'est simple, c'est 1- le caractère sacré de la vie, 2- la filiation comme repère, 3 - la nation comme héritage, 4- la frontière comme ancrage, et 5- le rêve français comme fenêtre sur le monde. Et Lénine que Soljenitsyne citait souvent, 'donnez-moi mille hommes', disait-il. Et donc moi, si j'ai mille lecteurs parmi les 100 000 ou 200 000, qui comprennent ce livre et en font un petit guide pratique, une sorte d'indicateur pour sortir vers la lumière, j'aurais accompli ma mission.

 

...Je suis content d'avoir parlé avec vous parce que c'est un des rares moments où je peux parler de mon livre. Et pas simplement raconter des anecdotes.

 

Philippe de Villiers explique en fin d'entretien pourquoi les hommes politiques mentent :

 

01:44:45 C'est le plus important ce que je vais vous dire. Les hommes politiques mentent. Ils mentent parce qu'ils disent demain on va faire ceci, on va faire cela. Pourquoi est-ce un mensonge ? Parce qu'ils n'ont plus le pouvoir. Quand le pouvoir n'a plus le pouvoir, ce n'est pas la peine de dire qu'on l'a encore. Le pouvoir, il est à Washington, il est à Francfort (siège de la Banque centrale européenne, Ndlr.), il est à Bruxelles (siège de la Commission européenne Ndlr.).

 

Le pouvoir est décomposé, parce que selon les Anciens, il se composait de deux éléments, potestas et auctoritas. Le pouvoir, la potestas, c'est le pouvoir de gouverner, de légiférer, de diriger, de commander, de punir. Et l'auctoritas, c'est l'aura, c'est l'image, c'est le symbole, la symbolique. En écrivant mon livre sur Saint-Louis, je me suis aperçu qu'en réalité, il disait toujours à ses proches - Joinville rapporte cela - "moins j'ai besoin de gouverner, mieux je préserve mon auctoritas". Et lui, il gouvernait par l'auctoritas. Et Soljenitsyne reprend cela dans son Discours de Harvard, quand vous faites des lois, c'est qu'il n'y a plus de moeurs. Et donc, un roi, un chef qui a de l'auctoritas, il a très peu besoin, il n'a même pas besoin de potestas. La loi est toujours une faiblesse. Tout simplement parce qu'il y a toujours une loi naturelle qui précède la loi positive. Et aujourd'hui, la potestas, elle est à Bruxelles et l'auctoritas, elle est chez Ruquier.

 

"Les Français qui vont vous entendre Philippe de Villiers, vont vous dire le pouvoir n'appartient plus au politique, un scrutin ne sert plus à rien ?", demande le réalisateur de l'entretien :

 

C'est pour cela que je vous dis que je n'ai pas envie de revenir, répond Philippe de Villiers. Je n'ai pas envie de revenir, je vous dis, puisque c'est inutile et de toute façon on n'est pas dans une démocratie électorale mais on est dans une oligarchie. Et les oligarques, ils sont ailleurs. Ils (les Français) peuvent toujours se présenter à l'élection s'ils ont une préférence pour l'urne que pour la canne à pèche. Mais si on ne rapatrie pas les pouvoirs cela ne sert à rien.

 

... Je ne sais pas ce qui va se passer. Ce que je pense, c'est que la classe politique va connaître le chaos", conclut Philippe de Villiers.

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11 novembre 2015 3 11 /11 /novembre /2015 16:02
Les migrants ne passent plus en Angleterre mais passent toujours en France

Au mois d'octobre dernier, dans un silence médiatique total, des travailleurs installaient des clôtures de sept mètres de haut le long de la voie d'accès à l'Eurotunnel à Coquelles (Pas-de-Calais) pour essayer d'empêcher les migrants de tenter la traversée de la Manche vers la Grande-Bretagne.

 

Hier, la préfète du Pas-de-Calais Fabienne Buccio a expliqué sur Bfm-Tv que désormais la frontière avec l'Angleterre "est fermée":

 

"On ne passe plus en Grande-Bretagne". "C'est un dispositif important. Il faut que les migrants et les passeurs qui amènent les migrants à Calais sachent qu'on ne passe plus", a-t-elle déclaré.*

 

On a envie de demander à la préfète si les migrants passent en France ?

Les migrants ne passent plus en Angleterre mais passent toujours en France

Une quinzaine de calaisiens du collectif "Calaisiens en Colère" ont monté hier soir jusqu'à 3h du matin un groupe de soutien aux riverains. Ils ont qualifié la soirée de relativement calme comparé aux soirées de dimanche et lundi, et ont réalisé un film "au coeur de l'action" pour montrer le quotidien des riverains de la jungle" et le travail des forces de l'ordre.

Les membres du collectif de soutien aux riverains annoncent être de nouveau sur le terrain ce soir, "pour montrer la triste réalité de Calais".

 

Il semble que des individus de type européen sansfrontiéristes, les "no border", dont on voit un des membres interpellés (à partir de 6:45), encouragent la violence des migrants à Calais contre les riverains et les forces de police.

Le collectif  explique qu' "enfin les médias commencent à parler de ce que subissent nos forces de l ordre et nous les calaisiens" avec une video de BFM-TV hier soir.

 

L'article de BFM-TV sur le sujet publié ce matin :

Les migrants ne passent plus en Angleterre mais passent toujours en France

De nouveaux affrontements ont eu lieu entre les migrants et la police à Calais. Le calme est revenu dans la nuit.

 

Des heurts entre migrants et forces de l'ordre se sont produits pendant une heure environ, pour la troisième nuit consécutive, aux abords du camp de la "Jungle" à Calais, malgré un dispositif policier réorganisé pour protéger les riverains du bidonville.

 

Après un face-à-face tendu à partir de 22h30 entre les protagonistes, les forces de sécurité, séparées d'une trentaine de mètres seulement des manifestants, ont fait usage de grenades lacrymogènes pour tenter de disperser de petits groupes de migrants qui leur jetaient des projectiles et proféraient des insultes. Les CRS ont ensuite utilisé brièvement un canon à eau pour éteindre un feu allumé par des manifestants à l'aide de palettes en bois.

 

Des grenades lacrymogènes ont continué d'être tirées ensuite, jusqu'au retour à un calme précaire après 23h30. "250 policiers, dont une majorité de CRS, étaient mobilisés mardi soir" pour empêcher ou réprimer les troubles autour de la "Jungle", a rapporté le porte-parole du ministère de l'Intérieur, Pierre-Henry Brandet, présent sur les lieux.

 

Selon lui, l'étanchéification de la frontière vers l'Angleterre accentue la détresse et le désarroi des migrants. "Cette détresse est instrumentalisée par des militants 'no border' qui incitent les migrants à passer la frontière coûte que coûte. Ils les incitent à l'émeute et à s'en prendre aux policiers".

 

Mais "grâce à la présence policière massive la nuit dernière il n'y a pas eu d'incident notable, quelques échauffourées en début de soirée mais pas d'intrusion chez des riverains, aucune dégradation et aucun blessé parmi les forces de l"ordre", assure Pierre-Henry Brandet sur BFMTV. "On peut parler d'une nuit calme mais le dispositif sera maintenu le temps que le calme total revienne".

 

Source: Calais: retour au calme après des heurts entre migrants et policiers, Bfm-Tv, 11/11/2015 à 07h23

 

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23 octobre 2015 5 23 /10 /octobre /2015 14:28
"Complot contre notre civilisation" - Entretien choc de Philippe de Villiers à TVLibertés : "les élections ne servent plus à rien"

C’est à TVLibertés que Philippe de Villiers a consacré son plus long entretien après la parution de son livre best-seller intitulé "Le moment est venu de dire ce que j’ai vu".

 

Dans cet entretien mis en ligne le 22 octobre 2015, débarrassé de son statut d’homme politique, il parle sans filtre : "les élections ne servent plus à rien", "les hommes politiques sont des clowns aujourd'hui, parce qu'ils font mine, ils mentent, le mentir vrai d'Aragon". "Pendant que les gens se traînent dans la misère, les hommes politiques se pavanent dans les media, dans les instances de marketing pour construire leur profil".

Extrait (à partir de la 15e minute) :

 

"La parole politique au sens électoral, partisan, n'est plus entendue, plus écoutée. Elle est suspectée. Parce que le pouvoir n'est plus un service mais une consommation. Alors que la parole meta politique des Zemmour, Onfray, Régis Debray et tant d'autres de toutes sensibilités, elle est sollicitée, elle est accueillie, elle est guettée, elle est crue. Donc, cela veut dire qu'en fait, la politique, la vraie politique a quitté la vie politique. Tout autant que le pouvoir n'a plus le pouvoir.

 

Quand monsieur Hollande dit 'voilà ce qu'on va faire demain', il ment, il ment comme Sarkozy. Pourquoi ? Parce que depuis 30 ans, depuis le Traité de Maastricht, ils ont remis leur pouvoir un bout à Washington, un bout à Bruxelles, un bout à Francfort, un bout à Genêve. La potestas, le pouvoir de gouverner a été remis à Bruxelles, l'auctoritas est chez Ruquier. [1] Donc il ne reste rien. Le roi est nu si l'on peut dire. Il reste le casque et le scooter.

 

Par exemples :

 

- la présidentielle truquée de 1995. Il y a des candidats en face de moi qui avaient des comptes truqués. Ces comptes truqués ont été validés par le Conseil constitutionnel. C'est monstrueux.

- Je rappelle dans ce livre (Le moment est venu de dire ce que j'ai vu, Albin Michel, octobre 2015. Ndlr.) comment on achète les sondages, comment on achète les élections, comment les hommes politiques sont achetés, comment les media sont manipulés, comment la France est islamisée d'une manière volontaire. Et je crois même que sur ce sujet-là j'aurais pu aller plus loin. Je me demande si l'islamisation de la France n'est pas un projet politique voulu par haine de la France chrétienne.

 

Un peu plus loin dans l'entretien (à partir de 29:30), Philippe de Villiers explique que ce qu'il dit dans son livre est le résultat d'une conversation qu'il tint dans sa jeunesse avec un paysan vendéen qui était son voisin :

 

"Ce que je dis dans mon livre, est le résultat d'une conversation quand j'étais jeune avec un paysan vendéen qui était mon voisin et qui m'a dit 'tu sais Philippe, quand on est dans une maison qui s'effondre, au bord de l'abyme, qu'on ne voit plus rien parce que c'est la nuit, il faut chercher à tâtons les murs porteurs.'

 

Les murs porteurs (sont) : le caractère sacré de la vie, la filiation comme repère, la nation comme héritage, la frontière comme ancrage, et le rêve français comme fenêtre sur le monde."

 

Philippe de Villiers explique son rapport à la politique et le fonctionnement de la "machine" politique (31:00) en rejoignant le point de vue des royalistes qui estiment qu'on ne pourra pas changer le système de l'intérieur, la "machine" étant conçu pour détruire le réel sans rémission à l'aide d'un différentiel de pôles, la haine dans l'inégalité.

 

"Une société ne peut pas vivre sans politique. Saint Augustin disait que c'est la plus haute forme de la charité, continue Philippe de Villiers.

 

Et donc (en faisant de la politique) on endure, on pense qu'on va changer les choses. On pense toujours qu'on va les changer de l'intérieur. Et puis après on se met à la marge et on croit qu'on va les changer de l'extérieur. Mais en réalité la machine tourne, elle vous broie. [2]

 

Le Parlement européen ne pèse rien. [3] C'est une instance d'influence où ne pèse que le gauchisme, le boboïsme de Cohn-Bendit, qui est au centre de gravité. C'est (Cohn-Bendit) un des seuls quand j'ai eu un cancer qui est venu me voir pour me demander des nouvelles. Les gens qu'on appelle 'les républicains' ne se sont pas déplacés., ..., mais lui m'a dit 'j'ai besoin d'un adversaire comme toi'. [Votre absence est pour eux le seul handicap. Si bien qu'on pourrait dire ne vous prêtez pas au mensonge démocratique et les "démocrates" inventeront des adversaires ! NdCR.]

 

...L'Europe est un être des abysses, ce qu'elle craint c'est la lumière. C'est une zone grise, on ne sait pas qui achète qui. Et ce qui est certain - ce que moi j'ai vu - c'est que les commissaires sont de futurs lobbyistes, et les lobbyistes sont les futurs commissaires. Donc il y a un mélange des genres qui porte à la prise illégale d'intérêt.

 

Et lors d'une réunion qui eut lieu le 17 mars 2007 (réunion dont a déjà parlé de Villiers sur Radio Courtoisie. NdCR.), à laquelle j'ai été mêlé par le plus grand des hasards parce que j'avais des jours en retard, il fallait que j'aille pointer. Donc avec ma carte je suis rentré. Et là, il y avait des noeuds paps partout - c'était le top, la superclasse invisible -,et je reconnais Kissinger. Il y avait Brzezinski, il y avait des grands patrons, Anne Lauvergeon, il y avait des petites tables très bien achalandées. Ils parlaient entre eux. Et puis il y a eu les discours, et je suis resté jusqu'au bout. Et en fait, ce que j'ai compris c'est que c'était la Trilatérale, branche Europe. Ils étaient 400. Ils disaient : 'il faut détruire les nations'. Ils disaient (plus exactement) : 'il faut détruire l'homogénéité des nations' pour pouvoir augmenter les marchés, avoir le "marché planétaire de masse'. Et c'est eux qui ont inventé le mot 'gouvernance mondiale'. Ils parlaient du 'réchauffement climatique'. Ils disaient que dans les écoles, au lieu de dire aux enfants sauvez votre pays, sauvez votre région, sauvez l'arbre qui est en face de chez vous, non 'sauvez la planète'. Et ils parlaient de réunir dans le même combat les deux libéralismes, le libéralisme économique en faisant sauter les frontières et le libéralisme sociétal."

 

Philippe de Villiers est interrompu par le journaliste de Tv-Libertés, Martial Bild : "ils ont le droit de discuter entre eux, ce sont des chefs d'entreprises, il n'y a pas forcément un complot." La réponse de Philippe de Villiers est celle-ci (à 37:25) :

 

"Absolument. Ce n'est pas forcément un complot. Ils n'ont pas besoin de comploter, ils ont le pouvoir. Ce que m'a dit un jour François Fillon ! Je lui ai dit : mais pourquoi tu vas au groupe Bilderberg, parce qu'il y est rentré et y a été agréé, de même que son ami Alain Juppé, l'année d'après. Dans l'Evangile on dit il ne faut pas mettre la lumière sous le boisseau, cela vaut pour la franc-maçonnerie aussi. Pourquoi ils se cachent ces gens-là ? Pourquoi ils se cachent ? Et il m'a répondu - incroyable la réponse - il m'a dit : 'que veux-tu, c'est eux qui nous gouvernent !''

 

Donc, en fait, le groupe Bilderberg, la Trilatérale, cela existe. Alors la différence entre eux et moi, c'est : ah, beaucoup de gens disent, 'c'est le complot', 'la conspiration mondiale'. Non, non, ils ont le pouvoir."

 

Toute la question est donc (d'un point de vue historique) de savoir quand ces gens ont pris le pouvoir ?

 

En 1789, ces gens n'avaient pas le pouvoir, le droit divin les empêchait de faire ce qu'ils voulaient. Voyez le droit divin "rempart à l'oligarchie et aux maîtres de la monnaie". Le projet des "Illuminés de Bavière" du franc-maçon Adam Weishaupt visait à renverser l'alliance du Trône et de l'Autel en France pour créer leur "république universelle". Voir ici et .

 

Philippe de Villiers enchaine sur le Traité transatlantique (à partir de 38:25) :

 

"Ce traité transatlantique qui se prépare est un traité qui va installer un tribunal arbitral privé, permettant aux entreprises multinationales, a-nationales, de traîner les états, de faire condamner les puissances publiques. C'est un traité dans lequel les appellations contrôlées, les appellations protégées (AOC) disparaîtront. Et on nous imposera le poulet à l'eau de javel, etc.

 

 

Poulets aux hormones

Poulets aux hormones

"Le rêve européen, poursuit Philippe de Villiers, c'était de livrer un espace sans nation, sans gouvernement, sans démocratie, sans limite territoriale, et le livrer au marché planétaire de masse, sous clé américaine.

 

Et quand on disait cela, des gens comme Séguin, Pasqua, Chevènement et Le Pen, on nous disait vous êtes des menteurs, vous exagérez... En fait, on était en-dessous de la réalité."

 

Reparlant de François Fillon (à 43:45), et évoquant la défiance du peuple envers sa classe politique, Philippe de Villiers explique que Fillon est déjà "dans les abysses" et qu'"il faut savoir se détacher" parce que "le pouvoir est un sacrifice" :

 

"Fillon est déjà dans les abysses par rapport à moi. Donc cela veut dire qu'en fait les gens ne se trompent pas.entre la metapolitique et la politique. Pourquoi ? Parce que moi ce que je dis et ce que j'ai vécu, c'est la tradition de Saint-Louis, la tradition de Jeanne d'Arc, tradition capétienne, le pouvoir est un sacrifice. On m'a toujours appris cela. C'est pour cela que je suis parti. Je suis parti du jour au lendemain.Parce que tous les matins je me disais en ouvrant mes volets, aujourd'hui encore je vais boire un bol de crapauds. Et un jour je partirai. Il faut savoir partir. Il faut savoir se détacher. On n'est pas là pour le pouvoir, on est là pour servir. Le pouvoir est un sacrifice, la politique sacrificielle. Aujourd'hui, dans l'hédonisme politicien on fait carrière. Et les gens le sentent. Et c'est horrible, parce que pendant que les gens se traînent dans la misère, dans l'angoisse, dans le sentiment d'une dépossession d'eux-mêmes, avec l'islamisation de la France, les hommes politiques, eux, se pavanent dans les media, dans les instances de marketing, pour construire leur profil, dessiner leur parcours. Sarkozy et Hollande c'est le fin du fin." [4] 

 

Sarkozy, moi je n'ai pas d'acrimonie, poursuit Philippe de Villiers, mais c'est un soumis et un dhimi. Il s'est soumis à l'Amérique en faisant rentrer la France dans l'OTAN - un fait -. Il s'est soumis à l'islam en créant le "Conseil supérieur", etc. ("Conseil français du Culte musulman" créé par Nicolas Sarkozy en 2003. NdCR.), alors que l'islam sunnite ne rentrera jamais là-dedans. [5] L'islam de France c'est complètement aberrant. Il n'y a pas d'islam de France. Il y a un islam tout court, c'est l'oumma. Donc il est un ignard comme Juppé qui n'a jamais lu le coran.

"Complot contre notre civilisation" - Entretien choc de Philippe de Villiers à TVLibertés : "les élections ne servent plus à rien"

"Puis enfin, Sarkozy s'est soumis à Bruxelles, ajoute Philippe de Villiers. Il a quand même trahi les français qui ont voté non (en 2005). Il a fait le traité de Lisbonne (2007). Et puis Hollande a continué... C'est-à-dire que ces gens-là, quand ils sont à Paris ils expliquent pendant tout l'été aux agriculteurs français 'il faut acheter français' (Le Foll). Mais cela n'est pas possible : ils ont signé des traités qui interdisent cela !

 

Donc comment peut-on d'une main signer des traités qui affaiblissent la France, qui la livre aux commissaires, aux banquiers, aux prétoriens, à tous ces gens qui sont des gnomes qui veulent détruire les nations, et en même temps comment ils peuvent s'adresser aux français en leur disant on va arranger vos affaires, et mettre de l'ordre et de la sécurité dans tout cela ?

 

Philippe de Villiers se moque du discours des hommes politiques consistant à faire des "paradoxes ludiques". Exemples :

 

'Moins il y aura de frontières, plus il y aura de sécurité'.

'Plus il y aura de migrants, moins il y aura de chomeurs.'

'Plus il y aura de mosquées, moins il y aura d'islam et d'islamisme.'

 

"A force de jouer avec les paradoxes, plus personne ne les croit" !

 

Philippe de Villiers termine l'entretien (à partir de la 54e minute) en dénonçant le "complot contre notre civilisation" :

 

"Chaque matin je me disais encore une fois 'ce soir je m'en vais'. Parce que c'est un univers où à force de croiser le mensonge, vous finissez par vous sentir contaminé. Et presque, vous êtes une sorte de mensonge ambulant par omission. Vous voyez ? Donc vous avez l'âme blessée. ... J'ai quitté mes mandats. La passion de la France ne m'a pas quitté. Je souffre comme vous de voir mon pays mourir. Qu'est-ce qui se passera ? Je n'en sais rien. Je n'ai pas envie de revenir en politique. Je pense qu'aujourd'hui on a changé de système, on est passé d'une démocratie à une oligarchie et que donc les élections ne servent plus à rien. [6] ... Les hommes politiques sont des clowns aujourd'hui, parce qu'ils font mine, ils mentent, le mentir vrai d'Aragon.

 

Je pense que ce qu'il y a de plus utile à faire aujourd'hui - et c'est pour cela que j'ai fait ce livre -, c'est de s'adresser à la génération montante... Et donc à ces jeunes-là, je veux leur donner une mise en perspective. C'est cela mon livre. Un fil rouge de la trame du complot contre notre civilisation. Et donc si ce livre est une forme de samizdat qu'ils vont mettre sous la pèlerine, et qui va les déclencher pour sauver notre pays, et bien on aura oeuvrer de manière humble et féconde."

La république détruisant le réel sans rémission, cultivant les "paradoxes ludiques", et ayant perdu toute efficacité aux yeux du peuple [7], pour comprendre le fonctionnement de la "machine" évoquée par Philippe de Villiers et la manière de la combattre efficacement de l'extérieur, vous pouvez également vous reporter sur les articles :

 

- "Sortons de la Matrice... Et la machine satanique s'arrêtera toute seule",

- "Principe du moteur de la Révolution".

[1] Rappelons qu'en 2008, Michel Drucker fit cet aveu stupéfiant : "le pouvoir est sur le service public, il est entre les mains de ceux qui détiennent l'information..."
[2] On se souvient que Christine Boutin avait elle aussi fait son retour de la scène politique en expliquant pourquoi il n'était "plus possible, de l'intérieur, de pouvoir infléchir le système" : "J'ai pensé, - parce que les règles du jeu de l'Assemblée nationale sont ainsi (il faut appartenir à un groupe pour avoir la possibilité de s'exprimer) - qu'il était possible de changer (les choses) de l'intérieur (d'un grand parti politique). Et bien, avec mon expérience, je dis que c'est une erreur. Et maintenant, depuis que j'ai vu que l'UMP soutient M. Jean-Claude JUNCKER qui est le candidat de la 'droite', si elle est majoritaire en Europe, pour devenir le président de la Commission -, M. JUNCKER a fait voter le mariage homosexuel au Luxembourg, a fait voter l'euthanasie, et est favorable à l'ouverture de la Turquie à l'Europe. À partir du moment où l'UMP soutient comme candidat à la présidence de la Commission un homme qui a de telle idées, moi là je ne peux plus continuer, je ne peux plus accepter, et je dis je suis en rupture et en rupture profonde. […] Je me suis rendue compte que l'on arrivait au bout du bout et que maintenant, ce n'était plus possible, de l'intérieur, de pouvoir infléchir le système. Il faut le reconstruire", avait déclaré Christine Boutin le 2 mai 2014 sur TvLibertés.

[3] Voir notre article "Pourquoi il est inutile d'aller voter aux élections européennes".

[4] "Pour quelques dollars de plus... Nicolas Sarkozy prépare son retour en allant faire une conférence à la banque Goldman Sachs".

[5] "Islamisation Nicolas Sarkozy sera lundi soir à la Mosquée de Paris pour la rupture du jeûne"; "9 raisons de ne pas voter Sarközy (Henry de Lesquen)"

[6] Si Philippe de Villiers avait lu Patrice Gueniffey il saurait que l'oligarchie en France est née en 1791 : Les "élections" de juin 1791 se traduisirent par une forte abstention. "La participation avait atteint son étiage; elle ne devait plus remonter de façon significative, les consultations organisées les années suivantes,... n'ayant jamais mobilisé plus du cinquième des électeurs. ... En l'absence de votants, le système électif se transforme très vite en un système de cooptation, les uns accédant aux charges que les autres viennent de quitter, et réciproquement. La promotion aux responsabilités se fait en circuit fermé : les fonctionnaires peuplent les assemblées chargées d'élire les fonctionnaires. ...La réalité du système répondait à un besoin, celui de la formation d'une classe politique ... qui soit assurée de la continuité en étant délivrée de l'incertitude inséparable du suffrage universel. Mais l'oligarchie née de ces pratiques n'était pas moins un démenti des attentes. On imaginait en effet avec une certaine ingénuité que la vertu première d'un système électif consistait à assurer le renouvellement permanent du personnel dirigeant et l'élargissement constant de son recrutement. On n'imaginait pas que l'élection puisse conduire à la formation d'une 'classe' politique distincte du reste de la société" (Patrice Gueniffey, Histoire de la Révolution et de l'Empire, Perrin, Collection Tempus, Paris 2011, p. 86-88).

[7] Dans une conférence importante du 3 octobre 2011, l'historien Patrice Gueniffey avait parfaitement analysé et vu avant tout le monde quel était le regard des Français sur la politique aujourd'hui. Il expliqua que "la Révolution est morte". Elle est morte parce que les Français ne croient plus en l'efficacité politique de la République. Extrait : "la Révolution française avait porté cette croyance à l'efficacité de la politique à un point de paroxysme. Elle avait cru que la volonté humaine a une efficacité illimitée, c'est-à-dire que l'on pouvait absolument tout changer. Les évènements se sont alors chargés de montrer qu'en réalité en politique on ne peut pas tout faire, que les choses résistent, ne se laissent pas faire sans limites."

 

"Complot contre notre civilisation" - Entretien choc de Philippe de Villiers à TVLibertés : "les élections ne servent plus à rien"
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19 octobre 2015 1 19 /10 /octobre /2015 19:23

Révélations fracassantes de Philippe de Villiers à l'occasion de la sortie de son livre "Le moment est venu de dire ce que j'ai vu", dans la première partie de son intervention dans le Libre Journal de Jean-Marie Le Mené du 9 octobre 2015 sur Radio Courtoisie. En vert nos commentaires.

Balayant la mauvaise idée de son retour en politique, et faisant ainsi tomber l'espoir de beaucoup d'auditeurs..., Philippe de Villiers rejoint la position des royalistes qui pensent que la solution politique par le vote (dans le cadre des institutions partitocratiques républic-haines)  est une illusion, expliquant justement :

 

« Non, ce n'est pas cela. Je pense que ce qu'il faut faire aujourd'hui c'est former des générations de dissidents. Ca veut dire, au sens de Soljenitsyne, qui m'a expliqué à Tambov, on marchait tous les deux:

 

- 'Vous les européens, vous êtes au bord du gouffre. Vous allez tomber dans un gouffre profond. Vous vivez une éclipse de l'intelligence. Vous êtes à l'état ultime de l'épuisement spirituel. Vous avez la maladie du vide.'

 

- Je lui dis: mais alors c'est désespéré. Il me dit : - Non, parce qu'un jour les petites lucioles sortiront de la grande catacombe portées par des dissidents.'

 

Vous savez en Union Soviétique, il y a eu les premiers dissidents qui sont allés en prison. Et les premiers dissidents qui sont allés en prison, ils avaient les samizdat sous la pèlerine. Il m'a dit : cela sera pareil chez vous. Et là je me suis dit je vais écrire un samizdat. Et quand il a dit cette phrase: 'les dissidents sont à l'est, ils vont passer à l'Ouest', je lui ai dit 'mais c'est quoi un dissident, c'est comment un dissident ?'

'Un dissident c'est quelqu'un qui est réfractaire, indépendant d'esprit, libre, qui a du discernement et qui ne cède pas à la mediacaste et, en même temps, qui est capable de franchir le périmètre sanitaire, à ses risques et périls. C'est-à-dire d'aller en prison.'

 

C'est-à-dire, continue Philippe de Villiers, c'est qu'on aura constitué des petites sociétés parallèles, des écoles, des cultures parallèles. Jean Raspail appellerait cela des 'isolats de résistance'. »

 

Un peu plus loin, Philippe de Villiers a expliqué que nous étions en état de guerre :

 

« Aujourd'hui, je veux dire aux Français qui nous écoutent : il y a deux guerres. Il ne faut pas sous estimer l'une par rapport à l'autre. La première guerre c'est contre l'Amérique. C'est l'américanisation du monde. C'est le Traité transatlantique. Et je voudrai raconter la soirée du 17 mars 2007 à laquelle j'ai assisté, de la Trilatérale.

 

Puis, la deuxième guerre, parce que le traité transatlantique qui prépare un marché transatlantique, en fait c'est la fin de l'Europe. L'Europe sera absorbée par les Etats-Unis, l'Alena, dans un grand truc qui s'appellera la Transocéanie.

 

Et puis la deuxième chose, c'est l'islamisation de l'Europe puisque nous sommes devant une invasion migratoire. Et ceux qui viennent chez nous sont des envahisseurs envoyés par l'Etat islamique qui avait promis d'utiliser l'arme démographique, et aspirée par nos politiciens qui veulent en fait une immigration de remplacement. Voilà. Il faut dire les choses telles qu'elles sont.

 

[...] Nos politiciens veulent une société multiculturelle par haine du christianisme, par haine de nos racines, que Paul Valéry appelait judéo-chrétiennes et gréco-latines. Cette haine les pousse à installer l'islam [Voir ici et .] Ils veulent construire des mosquées, ils veulent en finir avec la civilisation chrétienne. »

 

Philippe de Villiers condamne les deux libéralismes qui se conjuguent :

 

« Nous sommes devant deux libéralismes qui se conjuguent: le libéralisme économique et le libéralisme sociétal.

 

(à partir de 23:00) Je vais raconter ce que j'ai vu.

 

Voilà ce que j'ai vu. J'ai vu les petits mensonges, les grands menteurs et la haute trahison. J'ai vu la conjonction formidable et inouïe de ceux qui par intérêt, suivant les firmes anationales, voulaient abattre les frontières, les états, les souverainetés, pour créer un marché planétaire de masse, le marché du désir; et ceux qui par idéologie dans le même temps voulaient fabriquer un homme nomade, désinstitué, désexué, hermaphrodite, en apesanteur, déraciné. Et tout s'est joué en 68. C'est à partir de mai 68 que les grandes entreprises américaines ont considéré que leur marché était trop étroit, qu'il fallait trouver des nouveaux marchés, des nouveaux clients, des nouveaux appétits, et créer le marché du désir. Et donc, marchandiser toute la vie intime.

 

... Et quand j'étais au parlement européen, je voyais google, microsoft, apple, disney, goldmansachs, etc., etc., et les entreprises françaises financer le LGBT, déjà à l'époque. C'était considérable. Et quand vous avez la gay pride à San Francisco vous avez toutes ces grandes entreprises.

... Et donc moi je ne comprends pas celles et ceux qui voudraient lutter contre le libéralisme économique au sens du libre-échangisme qui abat toutes les frontières et toutes les protections et qui en même temps mettent de côté le libéralisme sociétal. Parce que c'est la même chose ! »

 

Jean-Marie Le Mené confirme : « les deux face d'une même médaille. »

 

« Exactement, répond Philippe de Villiers. Une face c'est la face libérale, la face économique, et l'autre face c'est la face libertaire. Et donc en fait ce sont les mêmes entreprises anationales, c'est-à-dire qui n'ont plus aucun lien avec un quelconque territoire, qui veulent tout marchandiser. Et Pierre Bergé a très bien résumé cela quand il a dit 'il n'y a pas de différence entre louer son ventre pour faire un enfant et louer ses bras pour travailler en usine...' C'est cela qui aujourd'hui va être rejeté. Et c'est pour cela que je dis que cette classe politique va connaître le chaos.  »

 

Philippe de Villiers explique qu'il a compris ce qui se passait "de manière définitive le 17 mars 2007" (à partir de 28:00) :

 

« Ce jour-là, je suis à Bruxelles, explique-t-il. C'est un samedi soir. Et je viens pointer parce qu'on est en pleine campagne présidentielle. Et je me trouve par hasard à un endroit où je ne devrais pas être, dans le grand salon d'honneur du Parlement européen. Il y a 400 personnes, et cela m'intrigue et je me dis, tiens je reste là. J'avais mon badge avec les étoiles de la Madone. Donc je vais de tables en tables et je regarde comme si j'étais un des membres. Ils étaient tous en noeuds papillons. C'est vraiment une grande soirée. Et je vois Henry Kissinger, Brzezinski. Il y a beaucoup d'Américains, avec Goldman Sachs, il y a Peter Sutherland, Solana, évidemment Mario Draghi, la Banque centrale avec Trichet. Il y a Henri de Castries, etc. Donc, en fait, il y a des grands patrons, des journalistes, des banquiers, beaucoup d'Américains, et évidemment des grands européens. 

 

Et je me dis, mais quel est donc l'affectio societatis de ce grand cénacle ? A entendre les conversations et les discours, je comprends. C'est en fait une cité sans frontière et sans racine, donc la gouvernance mondiale. Ils expliquent comment il faut utiliser le 'réchauffement climatique', sauver la planète, etc. Et, puis ensuite, il expliquent qu'il faut créer un grand marché transatlantique pour tuer l'Europe. Et tuer les nations. [comme c'est curieux..., ce projet nous rappelle étrangement le projet des Illuminés de Bavière d'un certain Adam Weishaupt ... un peu avant 1789... Voir ici et ]

 

Et, à plusieurs reprises, Sutherland, qui est le président de la Trilatérale, section Europe, explique: 'Aidez-moi à dissoudre les nations.' Et il deviendra ensuite le délégué de l'O.N.U., pour défendre un rapport qui s'appelle "la migration de remplacement". »

 

Hollande annonce un texte faisant du racisme ou de l'antisémitisme une circonstance aggravante pour une infraction

« Et là ce soir-là ils disent tout. Ils sont entre eux, ils disent tout, poursuit Philippe de Villiers.

 

Et il y a un autre groupe qui s'appelle Bilderberg. La Trilatérale c'est 1973, c'est Jean Monnet en fait, le fondateur de l'Europe. Donc les Chrétiens il faut qu'ils ouvrent les yeux, parce que Jean Monnet a vendu à Schuman l'image de la Madone (les douze étoiles sur fond bleu Ndlr.), mais en réalité son idée c'était une Europe maçonnique, mondialiste, et délivrée de tous les attachements vitaux.

 

Et en fait à Maastricht on s'est tous trompés. Tous on a dit on ne veut pas d'un super-Etat. Mais eux non plus n'en voulaient pas d'un super-Etat ! Donc on s'est trompé parce qu'on a dit nous on ne veut pas d'un super-Etat parce qu'on veut garder la France. Alors en face ils nous parlaient d'une plus grande France avec un super-Etat, une super-puissance, une super-frontière, une super-agriculture, et ils disent même 'les Américains n'ont qu'à bien se tenir !'. Mensonges absolus. En fait, on a cru qu'ils voulaient un super-Etat, alors qu'eux, ils ne voulaient pas d'un super-Etat, ils voulaient dissoudre la politique. Ils voulaient l'anéantissement de la politique. C'est une tentative inouïe -Maastricht - d'anéantissement du politique.

 

[NdCR. Rappelez-vous le : "Il ne peut y avoir de choix démocratique contre les traités européens" du président de la Commission européenne, Jean-Claude Juncker, en janvier 2015 au Premier ministre grec Alexis Tsipras qui a fini par trahir son électorat.]

 

C'est-à-dire faire un magma, explique Philippe de Villiers, en fusion, sans gouvernement, sans géographie, et sans démocratie. »

Philippe de Villiers raconte ce qu'il a vu

« Et pourquoi ils voulaient faire cela ? Pour permettre au marché planétaire de s'installer. Parce que le groupe Bilderberg (dont font partie Juppé et Fillon, qui y sont allés dîner pour être adoubés), ces grandes entités mondiales, sont au service des grandes firmes anationales et elles ont deux buts: 1. anéantir les souverainetés, 2. couper les attachements vitaux, c'est-à-dire fabriquer l'homme nomade. D'où le soutien de la Trilatérale, du groupe Bilderberg et du Parlement européen à la Conchita Wurtz, l'homme transformés en femme, la femme à barbe, la chanteuse, qui a été reçu également à l'O.N.U., et l'idée, c'est le LGBT, le LGBT. Il y a deux tiers des députés européens qui sont membres du LGBT.

 

Et je raconte dans mon livre comment se fait la corruption à Bruxelles. Parce que pour résister à la corruption de Bruxelles il faut se lever de bonne heure. Parce que vous avez tous les quarts d'heure une jolie nana qui frappe à la porte, et qui vient au nom de l'industrie chimique, ou des industries gazières ou du tabac, etc. Alors c'est une zone grise où la corruption ne dit pas son nom. Il y a des petites récompenses. Et les gens qui résistent sont très peu nombreux. 

 

Il y a une chose extraordinaire que je raconte dans mon livre: il y a un tableau de profils. C'est-à-dire que les lobbyistes, leurs activités se déploient dans les couloirs. Ils ont le droit de venir jusque dans les bureaux des députés, et ils ont un tableau de profils. C'est-à-dire qu'en fait, ils savent tout sur les députés. Tout. Y compris ses petites faiblesses, voyez. Et donc si le gars aime le rugby pour qu'on lui offre un abonnement, évidemment. Et s'il aime le foot, on l'invite à la coupe du monde. Cela commence comma ça. Puis après on le tient, évidemment puisque on lui a fait des petits cadeaux. Et après on fait le chantage: 'maintenant tu fermes ta gueule mon vieux, parce que sinon... on diffuse !' Et, ça c'est les petits cadeaux, mais cela va beaucoup plus loin. Et ce système de corruption est institutionnel. 

 

Vous voyez, explique Philippe de Villiers, l'Europe est un être des abysses, elle ne craint que la lumière !"

 

Et comment ça marche ?, comme dirait l'autre. Et bien vous avez une super-administration dont les hauts fonctionnaires ont une immunité judiciaire A VIE... C'est inouï dans l'histoire de l'humanité.

 

Et les gens qui dirigent la Commission sont tous des gens qui, ensuite, vont aller dans les lobbys, et les gens des lobbys deviennent commissaires. Vous voyez ? Cela s'appelle la revolving door, ou le tourniquet, parfois assi les carrières essuie-glace. Par exemple, vous êtes commissaire chargé de la législation sur les banques, vous terminez à la BNP Paribas. Vous voyez ? Donc c'est aussi simple que cela. Vous êtes commissaire chargé de la législation sur le tabac, vous terminez dans une grande entreprise du tabac, ou l'inverse. Et donc ce mouvement poreux est un mouvement de corruption instituée. Tout le monde tient tout le monde. Et c'est pour cela que les media ne vont jamais au Parlement européen parce que ce n'est même pas la peine. Tout se passe dans les couloirs, c'est une institution corrompue et la classe politique française est corrompue.

 

Et là j'ai publié mon bouquin il y a huit jours et pour l'instant, personne encore ne m'a attaqué ! Héhé, ils sont gênés les mecs !

 

[...] Je pense que la classe politico-médiatique dit on va traiter tout cela par le déni : cela n'existe pas. Donc on n'en parle pas. On l'invite mais on lui parle pas des choses qui fâchent. Par contre, les lecteurs, eux, ils se précipitent, ils vont à l'essentiel », conclut Philippe de Villiers.

 

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4 octobre 2015 7 04 /10 /octobre /2015 21:13

L'eurodéputée LR, harcelée par ses amis de trente ans pour quatre mots ("France de race blanche"), a doublé les collabos en se rendant sur la tombe du général de Gaulle avant eux :

Une délégation du Congo soutient Nadine Morano

Le journal dit de "droite" Le Figaro écrit :

 

"Outre le coup de communication que cherche à s'offrir Nadine Morano avec ce déplacement, c'est une véritable provocation politique qui se cache derrière cette mise en scène. Philippe Richert, chef de file de la droite et du centre dans le Grand Est et principal artisan de la remise en cause de son investiture aux régionales, avait effectivement prévu de se rendre sur place ce dimanche, accompagné de Valérie Debord. Laquelle est pressentie pour s'emparer de la tête de liste en Meurthe-et-Moselle." [1]

 

Notons que dans le cadre d'un Congrès interparlementaire en Russie - ce que s'est bien gardé de dire Le Figaro -, une délégation du Congo a soutenu la députée. Nadine Moreno écrit sur Facebook:

Je reviens d’un congrès interparlementaire en Russie où j’ai été interpellée avec beaucoup d’humour par la délégation du Congo. Ses représentants m’ont dit en riant « vous faites le buzz chez nous. Nous, on est de race noire et ça ne nous fait pas rougir et vous vous êtes de race blanche ! Le problème de la France c’est qu’on ne peut plus parler de rien ». Comme ils ont raison ! Notre débat est soit aseptisé à outrance, soit d’une violence inouïe comme j’ai eu à le vivre.

Nadine Morano Facebook

Et à côté de ça, rappelons que chez nous, Boris le Lay a été condamné à six mois de prison ferme pour avoir dit qu'"il n'y avait pas de celte noir". Une "information" qui elle aussi aurait beaucoup amusé la délégation du Congo !

Notes

 

[1] «Je ne suis pas de la race des lâches» : Morano se rend sur la tombe du général de Gaulle, Le Figaro, Par Arthur Berdah Mis à jour le 04/10/2015 à 16:13 Publié le 04/10/2015 à 14:11

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30 septembre 2015 3 30 /09 /septembre /2015 12:17

Dire par exemple du Congo que c'est un pays de race noire est autorisé, dire encore qu'Israël est un "Etat juif" est plus que conseillé [1], mais dire de la France que c'est un pays "judéo-chrétien de race blanche" est interdit. L'emploi du mot "race" lui-même est interdit. Nadine Morano (groupe Les Républicains, ex-UMP) fait l'objet depuis quelques jours d'un acharnement politico-médiatique qui lui demande de s'excuser d'avoir dit samedi soir dans un débat sur l'immigration en France dans "On n'est pas couché" sur France 2 :

 

"Nous sommes un pays judéo-chrétien, le général De Gaulle le disait, de race blanche qui accueille des personnes étrangères, a-t-elle déclaré. [2]

 

Pour le coup, une fois n'est pas coutume pour un personnage politique, même si dire que la France est un pays judéo-chrétien est faux (le général de Gaulle cité par Morano, lui-même n'a pas dit que la France était un pays "judéo-chrétien", mais un pays "de religion chrétienne"), je rends hommage à Nadine Morano qui, effectivement, ne se couche pas devant la fatwa des Grands prêtres de la Nouvelle religion mondialiste. Elle a refusé de s'excuser hier et a refusé encore de le faire ce matin sur Europe 1 et BFMTV. [3]

Dans les temps de tromperie universelle, dire la vérité devient un acte révolutionnaire.

Georges Orwell

Grosse erreur politique de Nicolas Sarkozy qui a cédé à la pression politico-médiatique gauchiste, se couche devant la gauche et méconnaît les vastes mouvements de fond identitaires qui secouent la jeunesse française et européenne :

Grosse erreur de Sarkozy qui demande le retrait de l'investiture de Nadine Morano aux régionales

Source : Sarkozy demande le retrait de l'investiture de Morano aux régionales, Le Figaro, Par Tristan Quinault Maupoil , Judith Waintraub Mis à jour le 30/09/2015 à 12:20 Publié le 30/09/2015 à 11:28

Pour rappel aux adeptes de la Table rase gauchiste :

Grosse erreur de Sarkozy qui demande le retrait de l'investiture de Nadine Morano aux régionales

Notes

 

[1] ""La nature d’Israël est d’être un État juif", "l'Etat nation du peuple juif" (Benjamin Netanyahou dans ses meetings)

[2] On n'est pas couché : le discours de Nadine Morano sur «la France pays de race blanche» fait polémique, Le Figaro, Les polémiques, Par Damien Mercereau Mis à jour le 27/09/2015 à 10:55 Publié le 27/09/2015 à 09:48

[3] «Pays de race blanche» : Nadine Morano persiste et signe, Le Figaro, Par Arthur Berdah Mis à jour le 30/09/2015 à 12:33 Publié le 30/09/2015 à 09:55

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29 septembre 2015 2 29 /09 /septembre /2015 18:26

Si une tribu en Amazonie souhaite garder son identité on l’applaudit, si ce sont les Français on les stigmatise...

Arno Klarsfeld le 27 septembre 2015 dans Europe Israël News

Source: http://www.europe-israel.org/2015/09/arno-klarsfeld-si-une-tribu-en-amazonie-souhaite-garder-son-identite-on-lapplaudit-si-ce-sont-les-francais-on-les-stigmatise/

Source: http://www.europe-israel.org/2015/09/arno-klarsfeld-si-une-tribu-en-amazonie-souhaite-garder-son-identite-on-lapplaudit-si-ce-sont-les-francais-on-les-stigmatise/

Source: https://twitter.com/arnoklarsfeld/status/647838705080770561/photo/1

Source: https://twitter.com/arnoklarsfeld/status/647838705080770561/photo/1

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28 septembre 2015 1 28 /09 /septembre /2015 17:05

Ce que l'on peut appeler la Grande convergence avance.

 

Lu sur Sputnik cet article d'Alexandre Latsa qui s'interroge:

 

[...] ici et là, de nouvelles dynamiques apparaissent. Les Français sont visiblement de plus en plus nombreux à mesurer l'incompétence de leur classe politique et à comprendre que la solution ne viendra pas d'en haut mais d'en bas, du peuple. Nombreux sont ceux qui envisagent désormais de nouvelles figures politiques issues pourquoi pas de la société civile. De tels scénarios ont du reste déjà été envisagés, que ce soit avec Michel Onfray et Éric Zemmour.

 

L'avenir pourrait-il voir l'émergence d'un gouvernement d'union nationale issu de la société civile?

 

Source: D’Onfray à Zemmour, et si la société civile prenait le pouvoir?, Points de vue, Alexandre Latsa, 11:54 28.09.2015(mis à jour 14:43 28.09.2015) URL courte

Grande convergence: D’Onfray à Zemmour, et si la société civile prenait le pouvoir ?
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26 septembre 2015 6 26 /09 /septembre /2015 10:56

Historien des gauches, éditorialiste à Marianne, Jacques Julliard, brocarde la manie de la gauche de traquer les intellectuels "comme on poursuit des délinquants" faisant "de ces «cibles» des vedettes absolues". Analysant la réaction des Français à la traque des intellectuels dans un entretien au Figaro du 26 septembre, il reprend notre expression de résistance passive :

C'est ainsi que successivement Alain Finkielkraut (qui au départ était plutôt un homme de gauche), Éric Zemmour (qui n'a jamais été à gauche), Michel Houellebecq (qu'il est impossible de situer) et Michel Onfray (qui vient de l'extrême gauche) ont été traqués comme on poursuit des délinquants. Aujourd'hui, quand on ouvre Le Monde ou Libération, on se demande toujours avec inquiétude de quoi l'on est coupable. Ce qui est frappant, c'est que le public a répondu à cette dérive. La gauche, et ce n'était pas son intention, a fait de ces «cibles» des vedettes absolues. Prenons le cas d'Alain Finkielkraut, son espèce de damnatio s'est traduite par son élection à l'Académie française, avec le retentissement considérable qui a suivi. Michel Houellebecq, au moment du 11 janvier, a été désigné dans des éditoriaux à la vindicte des islamistes. Comment a réagi le public? En faisant de son dernier livre un succès incroyable. En moins de six mois, il a vendu 650 000 exemplaires. Et Zemmour a obtenu un énorme succès avec Le Suicide français, Onfray se vend très, très bien. Tout se déroule comme s'il y avait une sorte de résistance passive de l'opinion à cette chasse aux sorcières.

Jacques Julliard

Jacques Julliard évoque la "résistance passive"

Source: Jacques Julliard : « Des intellectuels ont été traqués comme on poursuit des délinquants», Le Figaro, Par Vincent Tremolet de Villers Mis à jour le 25/09/2015 à 23:36 Publié le 25/09/2015 à 19:34

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23 août 2015 7 23 /08 /août /2015 15:48

COMMUNIQUE DE PRESSE
Le garde des sceaux, ministre de la justice a présenté fin juillet un projet de loi constitutionnelle autorisant la ratification de la Charte européenne des langues régionales ou minoritaires.

Mais que cherche la république?

Après avoir persécuté les locuteurs de dialectes ( souvent guillotinés pour moins que cela d’ailleurs) au nom de la Révolution indivisible, voilà que l’Etat républicain encourage les langues minoritaires obligeant même à une révision constitutionnelle puisque la Charte comporte des clauses contraires à la Constitution !

Pourquoi ce renversement paradoxal? Parce qu’il s’agissait en 1789 d éradiquer toute trace d’un passé honni, de faire “table rase” alors qu’aujourd’hui l’objectif est de déconstruire la nation française dont le socle est linguistique et d’imposer une nouvelle entité politique sur des bases ethniques. En cela le gouvernement actuel comme le précédent continue à marche forcée sa politique d’abandon de souveraineté au profit de forces supra-nationales. Honte à eux!!
Un gouvernement royal au contraire autorise l’expression naturelle des identités locales qui est la richesse de la nation non pour les inféoder à une structure étrangère ( l’union européenne) mais parce qu’il est respectueux des traditions qui ont fait de la France ce qu’elle est vraiment: des provinces unies par l’Etat capétien.

 

Source: Alliance Royale

Provinces de France sous l'Ancien Régime, avec leur blasons respectifs. Source : http://etendardroyal.canalblog.com/archives/2012/09/19/25140637.html

Provinces de France sous l'Ancien Régime, avec leur blasons respectifs. Source : http://etendardroyal.canalblog.com/archives/2012/09/19/25140637.html

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3 août 2015 1 03 /08 /août /2015 12:56

« Les Echos » ont compilé des indicateurs sur la qualité de vie dans plus de 300 bassins d’emploi en France.

Méthodologie de l'infographie animée  Pour mesurer la qualité de vie en France, « Les Echos » ont utilisé un découpage par zone d’emploi. Définie par l’Insee comme pertinent pour les diagnostics locaux, chaque zone est classée selon neuf critères économiques et sociaux. Une moyenne de ces neuf indicateurs a permis d’établir un classement global qui ressort en couleur sur la carte : les zones près de la Suisse, dans le Grand Sud-ouest et en Bretagne ressortent en turquoise, avec des niveaux de qualité de vie élevés, alors que les régions du Nord, la Côte d’Azur et le Centre, en rouge, s’en sortent mal. http://www.lesechos.fr/politique-societe/regions/021154921859-ou-fait-il-bon-vivre-en-france-1137323.php

Méthodologie de l'infographie animée Pour mesurer la qualité de vie en France, « Les Echos » ont utilisé un découpage par zone d’emploi. Définie par l’Insee comme pertinent pour les diagnostics locaux, chaque zone est classée selon neuf critères économiques et sociaux. Une moyenne de ces neuf indicateurs a permis d’établir un classement global qui ressort en couleur sur la carte : les zones près de la Suisse, dans le Grand Sud-ouest et en Bretagne ressortent en turquoise, avec des niveaux de qualité de vie élevés, alors que les régions du Nord, la Côte d’Azur et le Centre, en rouge, s’en sortent mal. http://www.lesechos.fr/politique-societe/regions/021154921859-ou-fait-il-bon-vivre-en-france-1137323.php

En écho à une infographie du « New York Times » , sortie en 2014, qui titrait : « Where Are the Hardest Places to Live in the U.S.? », nous avons cherché à déterminer où la qualité de vie était la plus dégradée de ce côté-ci de l’Atlantique, mais aussi là où elle est la meilleure.

 

Pour cela « Les Echos » ont compilé les données de 300 zones d’emplois selon neuf critères comme la démographie, l’emploi, les revenus, etc. Chaque zone a été classée pour chacun des critères puis dans un classement général issu de la moyenne des neuf classements.

 

« Les Echos » ont ensuite demandé un éclairage au géographe Hervé Le Bras, auteur d’un récent « Atlas des inégalités Les Français face à la crise ». « Les zones qui vont à peu près bien en France sont non pas les régions avec une forte tradition d'intervention de l'Etat mais d'anciennes zone religieuses où le catholicisme était une résistance à l'Etat. On y trouve plus de solidarité, plus de pratique associative. Le tissu de solidarité s'est donc maintenu. » « Le sud du Massif central, la Savoie et le Grand Ouest, en turquoise sur la carte, c'est donc la religion... », explique-t-il.

 

« A l'inverse, la frontière nord-est, le Languedoc-Roussillon et un large croissant qui s’étend de la Nièvre à la Dordogne, en rouge sur la carte, ont toujours historiquement été du côté du régime républicain, que ce soit pendant la Révolution puis pendant la Troisième République. Ce sont des régions qui défendent les principes républicains d’égalité et de laïcité. A ce titre, elles attendent beaucoup de l’Etat, sans doute trop maintenant où l’on souhaite plutôt des initiatives et des innovations », appuie Hervé Le Bras. Le taux de familles monoparentales est de 18,2% à Marseille et 17,3% à Perpignan, ce qui accentue la pauvreté (34,6% des mères de famille monoparentales vivent au-dessous du seuil de pauvreté) et diminue l’espérance de vie (moins de 84 ans pour les femmes, soit un an de moins que la moyenne nationale).

 

Espérance de vie

 

Sur la carte, la forme d’un chapeau se dessine en rouge sur tout le nord, avec les séquelles de l'industrie d'un côté et l'alcoolisme dans l’ouest de l'autre. On compte six années d’espérance de vie en moins pour les hommes de Calais et d’Arras par rapport aux Parisiens, qui peuvent espérer vivre plus de 80 ans ! « En revanche, on comprend mal la mortalité extrêmement faible du sud-ouest, pays du foie gras, du cassoulet et de l'armagnac ! », s’amuse Hervé Le Bras.

 

Enseignement supérieur

 

La carte des détenteurs d’un diplôme du supérieur est plus connue : les métropoles à un bout du spectre : 32,1% à Paris, largement en tête, 18% à Strasbourg, Lyon et Grenoble, 15% à Marseille, Nantes et Rennes... les poches rurales à très fort taux d’ouvriers industriels à l’autre bout : moins de 5% au sud de l’estuaire de la Somme, le Choletais dans l’ouest et les Ardennes, à la frontière avec la Belgique.

 

 

Source: Où fait-il bon vivre en France ? Les Echos, Jean-Marie Colomb / Journaliste | Le 16/07 à 11:40, mis à jour à 13:57

 

 

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3 août 2015 1 03 /08 /août /2015 12:47
Les églises font partie de l'identité de la France

FIGAROVOX/ANALYSE - L'intellectuel québécois, Mathieu Bock-Côté réagit à la polémique sur l'avenir des églises qui seraient peu fréquentées par les fidèles.

 

Mathieu Bock-Côté est sociologue (Ph.D). Il est chargé de cours à HEC Montréal et chroniqueur au Journal de Montréal ainsi qu'à la radio de Radio-Canada. Il est l'auteur de plusieurs livres, parmi lesquels «Exercices politiques» (VLB, 2013), «Fin de cycle: aux origines du malaise politique québécois» (Boréal, 2012) et «La dénationalisation tranquille: mémoire, identité et multiculturalisme dans le Québec post-référendaire» (Boréal, 2007).

 

Vues de Montréal, où je vis, les controverses sur l'avenir d'églises catholiques qui seraient désertées par les fidèles ont l'immense mérite de poser directement une question qu'on a l'habitude d'esquiver ou de dissimuler derrière des considérations plus générales: celle des liens intimes entre l'identité de la France et son héritage chrétien. Cette question heurte de plein fouet ceux qui voudraient faire commencer la France en 1789 et qui ne lui connaissent qu'une identité républicaine. Elle oblige à reconnaître l'histoireet la mémoire sans lesquelles les sociétés sont condamnées à l'apesanteur.

 

On sait comment la question est apparue publiquement. Le recteurde la Grande Mosquée de Paris, Dalil Boubakeur, y est allé d'une proposition faussement candide: puisque des églises sont vides, pourquoi ne pas les confier aux musulmans en manque de mosquées? Une religion en vaut bien une autre. D'ailleurs ne prient-ils pas le même Dieu?

 

Sauf que c'est faire preuve ici d'un immense relativisme qui confirme le penchant postmoderne pour l'interchangeabilité de toutes choses. «Un temple est un temple: qu'importe qui on y priera», entend-on dans les cénacles parisiens. «Dans la mesure où l'État est indifférent aux religions,il ne distingue pas entre elles, pourquoi faudrait-il s'inquiéter de ce transfert d'appartenance?», estime-t-on à Saint-Germain-des-Prés.

 

Alain Finkielkraut a encore une fois trouvé les bons mots en rétorquant que ce raisonnement confortait la crainte récurrente d'une «submersion culturelle». Le transfert massif des lieux de culte confirmerait une mutation radicale de l'identité française. Elle serait vécue comme un mélange d'agression et de dépossession.

 

Il est évidemment légitime que les musulmans jouissent, en France, d'une égalité totale en matière de liberté de conscience et de culte. Toutefois, au plan symbolique, et quoi qu'on en pense, l'islam ne saurait prétendre au même statut en France que le catholicisme. L'islam est d'implantation récente dans ce pays alors que le catholicisme a façonné la France dans ses profondeurs les plus intimes. C'est un simple fait qu'il ne devrait pas être scandaleuxde rappeler.

 

Ce constat semble inacceptable pour l'égalitarisme multiculturel à la mode, qui assimile la reconnaissance du poids de l'histoire à une intolérable exclusion des nouveaux arrivés. Dans un monde remis à zéro, devant tout à l'utopie diversitaire, le passé serait dépouillé de ses privilèges. Une proposition revient souvent en France: il faudrait permettre à chaque confession d'avoir son jour férié au calendrier. Ou reconnaître un jour férié musulman valable pour l'ensemble des Français. On confirmerait ainsi l'inscription positive de l'islam dans la culture française.

 

Il est pourtant permis d'y voir autre chose: le refus de se plier aux mœurs françaises et aux repères identitaires de la société d'accueil. Ne demandait-on pas traditionnellement aux étrangers de respecter les us et coutumes de leurs hôtes? La vocation de l'immigré est de prendre le pli de la société qui l'accueille. Nul ne lui demande de sacrifierses croyances intimes, mais elles ne s'inscriront pas socialement de la même manière que dans son pays d'origine. La courtoisie voudrait même qu'on ne cherche pas à les imposer aux autres. La religion chrétienne est un marqueur de la civilisation occidentale. Les musulmans qui vivent dans les sociétés occidentales devraient savoir qu'ils sont dans des pays se définissant d'une manière ou d'une autre par leur identité chrétienne, et l'accepter.

 

On a hurlé au populisme, il y a quelques années, quand les Suisses ont voté en faveur de l'interdiction de nouveaux minarets dans leur pays. On a voulu y voir le symptôme d'une crispation identitaire ou, pire encore, d'une poussée xénophobe et islamophobe rappelant, comme il se doit, «les heures les plus sombres de l'histoire». Le refrain est connu. Le référendum suisse exprimait pourtant autre chose: un pays n'est pas qu'une entité administratrice et juridique seulement définie par son adhésion aux droits de l'homme. Un pays,c'est aussi des paysages, une physionomie culturelle, une mémoire inscrite dans mille lieux. Une identité, pour le dire ainsi.

 

Il est légitime de vouloir conserver l'héritage historique d'un pays, de rappeler son droit à la continuité.La votation suisse annonçait un réinvestissement existentiel du politique. L'État n'a pas seulement pour vocation d'administrer tranquillement, de manière gestionnaire, une société à la petite semaine. Dans les périodes de crise, quand l'histoire redevient houleuse,et c'est certainement le cas aujourd'hui,la puissance publique doit se porter à la défense des fondements de son pays, de sa part sacrée, qui ne saurait être altérée sans qu'il ne soit mortellement blessé. On pourrait dire qu'en renouant avec sa part chrétienne, la France assume une part refoulée de son identité civilisationnelle.

 

La question n'est pas seulement politique. Une France qui se couperait de son héritage chrétiense condamnerait probablement à l'assèchement spirituel. Qu'on le veuille ou non, c'est essentiellement à travers la médiation du catholicisme que la France s'est interrogée, au fil des siècles, sur les questions éternelles. Le catholicisme, à travers son héritage architecturalet culturel, connecte la France à la part la plus intime et charnelle de son identité. On voudrait aujourd'hui disqualifier moralement ce désir d'enracinement. Mais le patriotisme n'est pas une forme de maladie mentale.

 

Mathieu Bock-Côté

 

Source: Les églises font partie de l'identité de la France, Home FIGARO VOX Vox Societe, Par Mathieu Bock-Côté Publié le 30/07/2015 à 19:58

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2 août 2015 7 02 /08 /août /2015 15:50
Lors de son séjour au Nouveau-Brunswick, l’avocat a tenu deux conférences sur le 250e anniversaire de l’arrivée des Acadiens en Louisiane. - Acadie Nouvelle: Simon Delattre

Lors de son séjour au Nouveau-Brunswick, l’avocat a tenu deux conférences sur le 250e anniversaire de l’arrivée des Acadiens en Louisiane. - Acadie Nouvelle: Simon Delattre

Militant, avocat, auteur passionné d’histoire, l’infatigable Warren Perrin n’a jamais cessé d’œuvrer pour la survie du français et de revendiquer la culture acadienne en Pays Cajun.

 

Lors de sa première visite à Moncton en 1988, l’avocat de Lafayette, au sud des États-Unis, ne parlait pas un mot de français. Il ignorait même tout de ses origines acadiennes. «J’ai été interdit de parler français, raconte-t-il. À l’école on ne nous montrait rien de notre héritage.» Il se lance alors dans une vaste recherche sur ses ancêtres francophones.

 

Aujourd’hui, le drapeau des Acadiens de Louisiane ne quitte plus sa veste. Pendant une quinzaine d’années, Warren Perrin a mené campagne pour que la déportation des Acadiens soit officiellement reconnue. Grâce à de nombreux soutiens, comme Jean Chrétien ou la SNA, il obtient en 2003 une proclamation royale, signée de la main d’Élisabeth II, reconnaissant les torts causés par le Grand Dérangement.

 

«Ma plus grande réalisation, lâche-t-il avec un large sourire. Tout le monde croyait que j’étais fou. Ça m’a donné la chance de voyager partout, de faire des présentations sur l’histoire des Cadiens. À l’époque, personne ne connaissait les Acadiens…» À 68 ans, il continue avec la même énergie à parler de ceux qui ont accosté en Louisiane, il y a 250 ans.

 

Joseph Broussard en Acadia HRoe 2009.jpg

«Les Cajuns sont les seuls francophones qui ont essayé de ne pas perdre leur héritage en s’installant aux États-Unis. Les premiers arrivants étaient des militants, ils ont transplanté une culture.» Fondateur du musée acadien d’Erath, au cœur du Pays Cajun, Warren Perrin a écrit plusieurs ouvrages historiques. On lui doit notamment la biographie de Joseph Broussard, dit Beausoleil, leader acadien qui a résisté aux Anglais en 1755.

 

«On ne nous a pas tués»

 

Entre 1994 et 2010, l’avocat a présidé le CODOFIL, le Conseil pour le Développement du français en Louisiane, et a tenté de développer l’enseignement francophone. «C’est toujours une bataille, la langue est menacée par des problèmes budgétaires, on n’attire pas assez de professeurs étrangers. Ce qui est encourageant c’est que la demande est là, la fierté est là, plus que jamais!»

 

Aujourd’hui la Louisiane offre près de 5000 places en immersion française, et s’apprête à ouvrir une première école entièrement francophone à Lafayette. «Si on n’avait jamais commencé il y a 30 ans, la langue était foutue, souligne-t-il. Maintenant les jeunes musiciens ne veulent que la musique cadienne et créole.» Cette fierté, il veut désormais la transmettre à ses descendants. «On a survécu à la déportation, on ne nous a pas tués et je ne veux pas qu’ils oublient.»

 

Artisan du Congrès mondial acadien de 1999 en Louisiane, Warren Perrin a également représenté les États-Unis lors des sommets de la Francophone d’Hanoi, Moncton, Bucarest, Québec et Montreux. «Maintenant je connais des Acadiens de partout», s’amuse-t-il. «Grâce aux CMA et à internet, les relations entre la Louisiane et le Nouveau-Brunswick sont bien plus fortes.»

 

«Lâche pas la patate!»

 

Le défenseur de la langue n’a pas fini de militer, il participe actuellement à l’organisation du troisième Grand Réveil Acadien. Le festival de 9 jours commémorera l’héritage cajun au mois d’octobre 2015. Il est aussi impliqué de près dans le projet Nouvelle Acadie, une initiative archéologique qui vise à localiser le premier lieu d’établissement des Acadiens en Louisiane en 1765. «On veut trouver un lieu de mémoire, on n’a rien de la première génération.»

 

De ces années d’engagement, il affirme n’avoir aucun regret. Chaque nouvelle reconnaissance des francophones de la Louisiane le galvanise. Mais des défis les attendent encore, explique-t-il, comment transformer cette richesse culturelle en richesse économique? «Comme on dit : “lâche pas la patate!“ Nos ancêtres ont su adapter leur façon de vivre. Si on veut que notre culture survive, il ne faudra pas avoir peur d’évoluer.»

 

Source : Warren Perrin, 25 ans de combat pour les Cadiens de Louisiane, Acadie Nouvelle, Publié: 8 h 19 min, mardi 21 juillet 2015 par Simon Delattre

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2 juillet 2015 4 02 /07 /juillet /2015 10:22

L'Eglise, dernier bastion de la Résistance au Nouvel Ordre Mondial :

Le cardinal Sandoval dénonce la décision de la Cour suprême du Mexique d’imposer le « mariage » homosexuel au nom du « Nouvel Ordre »

 
Le cardinal Juan Sandoval Iñiguez, archevêque émérite de Guadalajara, au Mexique, a évoqué la décision de la Cour suprême mexicaine d’imposer le « mariage » homosexuel à tous les Etats du pays, dans son enseignement vidéo hebdomadaire diffusé par la télévision catholique en ligne Mariavision. Dans cet entretien, le cardinal Sandoval affirme que cette décision de la Cour suprême est une machination des organisations internationales qui tentent de créer un gouvernement global et d’imposer un « Nouvel Ordre ». Il a également regretté le peu de réaction des évêques catholiques, incapables selon lui d’organiser une résistance catholique pourtant nécessaire.
 
Dans sa vidéo, le cardinal Sandoval affirme que la Cour suprême mexicaine cherche à « détruire le mariage lui-même » en annulant les lois des Etats qui définissaient jusqu’alors le mariage comme l’union d’un homme et d’une femme, et associaient le mariage à la procréation.

 

Le cardinal Sandoval dénonce le « Nouvel Ordre » et la marche vers un gouvernement mondial

 
Il a répété une accusation qu’il avait déjà évoquée de nombreuses fois depuis 2011 : que la Cour suprême reçoit ses ordres d’organisations internationales.
 
« Le mariage, selon la nature, se contracte entre un homme et une femme, et cela est également en accord avec la révélation chrétienne » a affirmé le cardinal : « Toute autre définition est déviante. Et si vous demandez pourquoi la Cour suprême s’est engagée sur ce chemin, d’où viennent les pressions, d’où les juges reçoivent peut-être de grosses sommes d’argent (…) d’où viennent les influences qui poussent la Cour suprême à légaliser ces comportements, toujours opposés à la morale : eh bien, le problème fondamental est qu’il existe des organisations internationalse au service d’un projet qui s’appelle le “Nouvel Ordre”, un plan en vue d’un gouvernement mondial. »
 
Le cardinal Sandoval a ajouté : « La Russie, la Chine et le monde arabe leur ont échappé. Ils ne les dominent pas, mais ils veulent instaurer un seul gouvernement dans les pays occidentaux et s’en servir pour détruire la famille et l’Eglise catholique qui se trouvent sur leur chemin, aussi bien que les véritables gouvernements nationaux. Et l’un des moyens pour détruire la famille est de pervertir le concept de famille lui-même, de parler du mariage comme d’une union de personnes, afin que la définition s’applique à n’importe quelle relation. C’est lamentable, et très triste. »
 
Les forces mondialistes collaborent étroitement avec la Russie, la Chine et les pays arabes, contrairement aux apparences qu’elles s’emploient à déployer. Les liens économiques entre les Etats-Unis et la Chine, qui pourraient encore se renforcer avec le TPP, et la complicité de l’Arabie Saoudite, du Qatar et des pays arabes avec les Etats-Unis dans la mise à feu et à sang du Moyen-Orient, le prouvent surabondamment. La synthèse mondialiste est en cours.

 

Le Cardinal Sandoval dénonce le silence des évêques devant la légalisation du « mariage » homosexuel

 
Mais le cardinal Sandoval a également dénoncé le « silence  lamentable» d’une partie de « ceux d’entre nous qui sont des pasteurs de l’Eglise, qui ne parlent pas clairement, qui ne dénoncent pas, qui n’organisent pas nos fidèles pour entrer en résistance. » Il espère une réaffirmation claire de l’enseignement de l’Eglise lors du prochain Synode des évêques qui se tiendra en octobre au Vatican.

 

Les prodromes de la persécution

 
En réponse à ces affirmations du cardinal, une coalition d’organisations homosexuelles ont décidé de poursuivre le cardinal en justice, avec l’aide de deux agences gouvernementales, affirmant que ses propos étaient « discriminatoires » et incitaient « à la violence » contre les homosexuels.
 
« Avec ses déclarations, le cardinal fomente l’homophobie et la transphobie », a ainsi déclaré Carlos Becerra, membre de Unions Diverses, l’une des organisations plaignantes.

 

Des associations homosexualistes menacent le Cardinal Sandoval de poursuites judiciaires

 
Un autre groupe LGBT, the Cohesion of Diversities for Sustainability (CODISE), a annoncé qu’il comptait également porter plainte contre le cardinal, avec l’aide du secrétariat fédéral de la gouvernance.
 
Ce n’est pas la première fois que le cardinal Sandoval, comme d’autres prélats catholiques, sont menacés de poursuites judiciaires pour avoir proclamé l’enseignement de l’église sur l’homosexualité ou le mariage. Le porte-parole de l’archidiocèse de Mexico avait été menacé de poursuites par le chef du gouvernement de la capitale, Marcelo Ebrard, pour avoir affirmé que l’avortement faisait plus de morts que les narcotrafiquants… Ce même homme avait également poursuivi le cardinal en 2010, lorsqu’il l’avait accusé d’avoir « graissé la patte » de la Cour suprême pour faire avancer son agenda anti-vie. Le cardinal comme le porte-parole de l’archidiocèse de Mexico avaient remporté leurs procès.

 

Béatrice Romée

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29 juin 2015 1 29 /06 /juin /2015 14:56
Cardinal Caffarra : l'idéologie du genre est l'œuvre du diable

Lu sur le blog de Jeanne Smits :



La lucidité du cardinal Caffarra : l'idéologie du genre est l'œuvre du diable. "C'est la fin. L'Europe est en train de mourir."

Le cardinal Carlo Caffarra a longuement évoqué l'idéologie du genre, le « mariage » gay et la « glorification de l'homosexualité » qui annonce toujours la fin des civilisations, dans un entretien qu'il a accordé au journal italien Il Tempo à la veille de la marche pour la famille à Rome le 20 juin dernier. Je vous propos ici ma traduction de ce texte important, qui est un appel à ne jamais baisser les armes, quoi qu'il en coûte. – J.S.

"Plusieurs réflexions m’ont traversé l’esprit à l’occasion de la motion votée par le Parlement européen. La première est celle-ci : c’est la fin. L’Europe est en train de mourir. Et peut-être même n’a-t-elle aucune envie de vivre, car il n’y a pas de civilisation qui ait survécu à la glorification de l’homosexualité. Je ne dis pas : à l’exercice de l’homosexualité. Je parle de la glorification de l’homosexualité. Et je fais une incise : on pourrait observer qu’aucune civilisation n’est allée jusqu’à proclamer le mariage entre personnes de même sexe. En revanche, il faut rappeler que la glorification est quelque chose de plus que le mariage. Dans divers peuples l’homosexualité était un acte sacré. De fait, l’adjectif utilisé dans le Lévitique pour juger la glorification de l’homosexualité à travers le rite sacré est celui d’« abominable ». Elle avait un caractère sacré dans les temples et dans les rites païens.

C’est si vrai que les deux seules réalités civiles, appelons-les ainsi, les deux seuls peuples qui ont résisté pendant de nombreux millénaires – en ce moment je pense surtout au peuple juif – ont été ces deux peuples qui ont été les deux seuls à contester l’homosexualité : le peuple juif et le christianisme. Où sont les Assyriens ? Où sont les Babyloniens ? Et le peuple juif était une tribu, il paraissait n’être rien par rapport aux autres réalités politico-religieuses. Mais la réglementation de l’exercice de la sexualité que nous rencontrons, par exemple, dans le livre du Lévitique, est devenu un facteur de civilisation extrêmement important. Voilà ma première pensée : c’est la fin.

Ma deuxième réflexion est purement de foi. Devant de tels faits je me demande toujours : mais comment est-il possible que dans l’esprit de l’homme puissent s’obscurcir des évidences aussi originelles, comment est-ce possible ? Et je suis arrivé à cette réponse : tout cela est une œuvre diabolique. Littéralement. C’est le dernier défi que le diable lance au Dieu créateur, en lui disant : « Je vais te montrer comment je construis une création alternative à la tienne et tu verras que les hommes diront : on est mieux ainsi. Toi, tu leur promets la liberté, je leur propose d’être arbitres. Toi, tu leur donnes l’amour, moi je leur offre des émotions. Tu veux la justice, et moi, l’égalité parfaite qui annule toute différence.

J’ouvre une parenthèse. Pour quoi dis-je : « création alternative » ? Parce que si nous retournons, comme Jésus nous le demande, au Principe, au dessein originel, à la manière dont Dieu a pensé la création, nous voyons que ce grand édifice qu’est la création est érigée sur deux colonnes : la relation homme-femme (le couple) et le travail humain. Nous parlons maintenant de la première colonne, mais la deuxième aussi est en train de se détruire… Nous sommes, par conséquent, face à l’intention diabolique de construire une création alternative, qui défie Dieu dans l’intention de voir l’homme finir par penser qu’on se trouve mieux dans cette création alternative ?

Troisième réflexion: « Jusques à quand, Seigneur ? » La réponse qu’il nous donne fait référence au livre du Nouveau Testament, l’Apocalypse…

Dans ce livre on raconte que les pieds de l’autel céleste sont ceux qui sont assassinés par la justice, par les martyrs qui disent sans cesse : « Jusqu’à quand vas-tu rester sans venger notre sang ? » (Ap. 6, 9-10). Et cette réponse me vient spontanément : Jusqu’à quand Seigneur, ne défendras-tu pas ta création ? Et une nouvelle fois la réponse de l’Apocalypse résonne en moi : « Il leur fut dit qu’ils attendissent en repos encore un peu de temps, jusqu’à ce que fût rempli le nombre de ceux qui étant leurs frères et serviteurs comme eux, devaient aussi bien qu’eux souffrir la mort. » Quel grand mystère que la patience de Dieu ? Je pense à la blessure de son Cœur, qui est devenue visible, historique, lorsqu’un soldat a ouvert le côté du Christ. Parce que de chaque chose, de chaque créature créée, la Bible dit : « Et Dieu vit que cela était bon. » Pour finir, au sommet de la création, après la création de l’homme et de la femme, elle dit : « Et Dieu vit que tout cela était très bon. » La joie du grand artiste ! Aujourd’hui cette grande œuvre d’art est totalement défigurée. Et lui, Il est patient et miséricordieux. Et il dit, à celui qui lui demande « jusques à quand ? », qu’il attende. « Tant que le nombre des élus ne sera pas atteint. »

Et voici ma dernière réflexion. Un jour, lorsque j’étais archevêque de Ferrera, j’étais dans un des villages les plus éloignés du diocèse, dans le delta du Pô. Un lieu qui ressemblait au bout de la terre, au milieu d’un de ces tortueux méandres que décrit le grand fleuve, qui avant d’atteindre la mer, va là où il veut. Là j’ai rejoint un groupe de pêcheurs, des gens qui passent littéralement la plus grande partie de leur vie en mer. Un de ceux-là m’a posé cette question : « Imaginez que le monde est un de ces conteneurs cylindriques où nous mettons les poissons que nous venons de pêcher : eh bien, le monde est une espèce de baril et nous sommes comme des poissons qui viennent d’être pêchés. Ma question est celle-ci : le fond de ce baril, comment s’appelle-t-il ? Quel est son nom ? »

Imaginez-vous ce pêcheur qui pose la question qui est au principe de n’importe quelle philosophie : comment s’appelle le fond des choses ? Et moi, alors, étonné par cette question, je lui ai répondu : « Le fond ne s’appelle pas le hasard ; il se nomme gratuité et tendresse de Quelqu’un qui nous embrasse tous. » Ces jours-ci j’ai recommencé à penser à cette question et à la réponse que j’ai donnée à ce vieux pêcheur je me demande : toute cette volonté de détruire et de détruire la création a-t-elle assez de force pour pouvoir vaincre à la fin ? Non. Je pense qu’il y a une force plus puissante qui est l’acte rédempteur du Christ, Redemptor Hominis Christus, le Christ rédempteur des hommes. »

Mais j’ai eu une autre réflexion, suscitée précisément par les pensées de ces derniers jours. Mais moi, en tant que pasteur, comment puis-je aider mes gens, mon peuple, à garder dans leur esprit et dans leur conscience morale la vision originelle ? Comment puis-je empêcher l’obscurcissement des cœurs ? Je pense aux jeunes, à ceux qui ont encore le courage de se marier, aux enfants. Et alors je pense à ce que l’on fait normalement dans le monde lorsqu’il faut faire face à une pandémie. Les organismes publics responsables de la santé des citoyens, que font-ils ? Ils agissent toujours selon deux lignes directrices. La première est de soigner, en principe, celui qui est malade et d’essayer de le sauver. Le deuxième, non moins importante, et même décisive, est d’essayer de comprendre le pourquoi, les causes de la pandémie pour pouvoir ainsi définir une stratégie de la victoire.

La pandémie est là, désormais. Et en tant que pasteur, j’ai la responsabilité de guérir, et d’empêcher que les gens ne tombent malades. Mais dans le même temps j’ai l’important devoir de commencer un processus, c’est-à-dire une action d’intervention qui exigera de la patience, de l’engagement, du temps. Et la lutte sera toujours plus ardue et cela est tellement certain que je dis parfois à mes prêtres : je suis sûr que je mourrai dans mon lit, mais je ne le suis pas pour mon successeur. Il mourra probablement en prison. Par conséquent, nous parlons d’un processus qui sera long, et qui nous verra aux prises avec un dur combat. En résumé : nous sommes appelés à faire les deux choses : intervention d’urgence et lutte de longue durée, stratégie d’urgence et long processus éducatif.

Mais qui seront les acteurs d’une entreprise qui va requérir du temps et une capacité de sacrifice ? A mon avis, il y en aura, fondamentalement, deux : les pasteurs de l’Eglise et, plus concrètement, les évêques. Et les époux chrétiens. Pour moi, ce sont ceux-ci qui recommenceront à construire les évidences originelles dans le cœur des hommes.

Les pasteurs de l’Eglise, parce qu’ils sont là pour ça. Ils ont reçu une consécration dont la fin est celle-ci, la puissance du Christ est en eux ? « Cela fait deux mille ans que l’évêque constitue, en Europe, l’un des ganglions vitaux, non seulement de la vie éternelle, mais de la civilisation » ('G. De Luca). Et une civilisation, c’est aussi l’humble et magnifique vie quotidienne du peuple engendrée par l’Evangile que prêche l’évêque. Et ensuite les époux. Parce que le discours rationnel vient après la perception d’une beauté, d’un bien que tu vois devant tes yeux, le mariage chrétien.

Et pour ce qui est de l’intervention d’urgence ? Je dois admettre que j’ai moi-même des difficultés. Et cela parce qu’il n’est pas rare que l’allié me manque ; le cœur humain. Je pense à la situation parmi les jeunes. Ils viennent et ils me demandent : « Pourquoi devons-nous nous engager pour toujours, alors que nous ne sommes même pas sûrs de continuer à nous aimer, la nuit venue ? » Eh bien, face à cette question je n’ai qu’une seule réponse : recueille-toi en toi-même et pense à ton expérience quand tu as dit à une jeune fille, ou dans le cas d’une jeune fille, à un garçon : « Je t’aime, je t’aime réellement. Par hasard as-tu pensé en toi-même, en ton cœur : « Je me donne tout entier à l’autre, mais seulement pour un quart d’heure ou au plus tard jusqu’à la nuit » ? Cela ne fait pas partie de l’expérience de l’amour, qui est don. C’est l’expérience d’un prêt, qui est calcul. Mais si tu parviens à guider la personne vers cette écoute intérieure (Augustin), tu l’as sauvée. Parce que le cœur ne trompe pas. L’Eglise a toujours enseigné sa grande thèse dogmatique : le péché n’a pas radicalement corrompu l’homme. L’homme a été cause de grands désastres, mais l’image de Dieu est restée. Je vois aujourd’hui que les jeunes sont toujours moins capables de ce retour à eux-mêmes. C’est le drame même d’Augustin lorsqu’il avait leur âge.

Et au fond, à la fin, qu’est-ce qui a ému Augustin ? C’est de voir un évêque, Ambroise, et de voir une communauté qui chantait avec le cœur plus encore qu’avec les lèvres la beauté de la création, Deus creator omnium, la très belle hymne d’Ambroise. Aujourd’hui cela est très difficile avec les jeunes, mais à mon avis c’est une intervention d’urgence. Il n’y en a pas d’autre. Si nous perdons cet allié qu’est le cœur humain – le cœur humain est allié de Evangile, parce que le cœur humain a été créé dans le Christ en correspondance avec le Christ – je disais que si nous perdons cet allié je ne vois pas d’autre chemin.

Je voudrais ajouter une chose pour terminer. Plus ma vie a avancé, plus je découvre l’importance qu’ont dans la vie de l’homme, pour que sa vie soit bonne, les lois civiles. J’ai entendu ce que disait Héraclite : « Il est nécessaire que le peuple combatte pour la loi comme pour les murs de la cité. » Plus je vieillissais et plus je me rendais compte de l’importance de la loi dans la vie d’un peuple. Aujourd’hui, il semble que l’Etat ait abdiqué de sa tâche législative, qu’il ait abdiqué de sa dignité, en se réduisant à n’être qu’une bande enregistreuse des désirs des individus, dont le résultat est la création d’une société d’égoïsmes opposés, ou de fragiles convergences d’intérêts contraires. Tacite dit : « Corruptissima re publica, plurimae leges. » Les lois sont extrêmement nombreuses lorsque l’Etat est corrompu. Quand l’Etat est corrompu, les lois se multiplient. C’est la situation actuelle.

C’est un cercle vicieux parce qu’une partie des lois semblent se réduire, précisément, à n’être qu’une bande enregistreuse de désirs. C’est cela qui rend le social inévitablement conflictuel, une lutte pour la suprématie du plus puissant sur le plus faible, c’est-à-dire, la corruption de l’idée même de bien commun, de la chose publique. Alors on essaie de résoudre les choses avec des lois en oubliant qu’il n’y aura jamais de lois si parfaites que l’exercice des vertus en devienne inutile. Il n’y en aura jamais. En cela, à mon avis, nous autres pasteurs portons une grande responsabilité pour avoir permis le désengagement culturel des catholiques dans la société. Nous l’avons permis, nous l’avons même parfois justifié. Quand l’Eglise a-t-elle fait cela ? Les grands pasteurs de l’Eglise ont-ils jamais fait cela ?

[Interrogé sur la marche pour la famille qui allait avoir lieu à Rome le 20 juin, le cardinal a répondu :]

Je n’ai aucune hésitation à dire que c’est une manifestation positive parce que, comme je le disais, nous ne pouvons pas nous taire. Malheur à nous si le Seigneur devait nous reprendre avec les paroles du prophète : « Chiens qui n’avez pas aboyé ». Nous le savons, dans les systèmes démocratiques la délibération politique est fondée sur le système de la majorité. Et cela me paraît bien, car les têtes, il vaut mieux les compter que de les couper. Mais devant des faits comme ceux-ci, il n’y a pas de majorité qui puisse me faire taire. Dans le cas contraire, je serais un chien qui n’aboie pas.

Ce qui me m’encourage d’abord, et que j’ai beaucoup apprécié, c’est que cette journée ait pour objectif la défense des enfants. Le pape François a dit que les enfants ne peuvent être traités comme des cobayes. On fait des expériences pseudo-pédagogiques sur les enfants. Mais avons-nous le droit de faire cela ? La chose la plus terrible, le logos le plus sévère prononcé par Jésus avait à voir avec la défense des enfants. Par conséquent, à mon avis, l’initiative romaine est une chose qu’il fallait obligatoirement faire. Le lendemain, le Parlement votera peut-être une loi qui reconnaisse les unions entre personnes de même sexe. Qu’il le fasse, mais il doit savoir que c’est quelque chose de profondément injuste. Et c’est cela qu’il nous faut dire cet après-midi à Rome. Lorsque le Seigneur dit au prophète Ezéchiel : « Toi, recommence à appeler », il semble que le prophète réponde : « Oui, mais ils ne m’écoutent pas. » Toi, recommence à appeler et celui que tu auras appelé sera de nouveau responsable, et pas toi, car toi, tu as recommencé à l’appeler. Mais si tu ne recommençais pas à l’appeler, ce serait toi le responsable.

Si nous devions nous taire face à une telle chose, nous serions coresponsables de la grave injustice envers les enfants, qui ont été transformés de sujets de droit qu’ils étaient, comme chaque personne humaine, en objets de désir des adultes. Nous sommes revenus au paganisme, où l’enfant n’avait aucun droit. Il était seulement un objet « à la disposition de ». Et donc, je le répète, à mon avis c’est une initiative qu’il faut soutenir, on ne peut pas se taire."

Source

via Le Forum Catholique

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22 juin 2015 1 22 /06 /juin /2015 17:32
Alain Finkielraut: "La France est un pays qui a été façonné par le catholicisme, un pays où il y a en effet des églises dans chaque village"

"L'islamisme radical nous empêchera de tourner la page". Invité de "Tout est politique" sur I 24 News, le philosophe Alain Finkielkraut, a évoqué les sujets des mosquées à la place des églises, des migrants et du monde depuis le 11 janvier, avec un regard réaliste qui tranche avec le discours irénique des multiculturalistes idéologues. Il dit avoir été "ahuri" par la proposition de Dalil Boubakeur de donner les églises au culte musulman, "étonné" que cela soit lui qui la fasse "et pas un représentant de l'UOIF, des Frères musulmans ou des salafistes". "De la part du recteur de la Mosquée de Paris, c'était très surprenant et très inquiétant", s'est-t-il étonné en dénonçant une proposition "impudente". Extrait :

 

"La France est un pays qui a été façonné par le catholicisme. La France est un pays où il y a en effet des églises dans chaque village. Qu'elles soient désaffectées ou inoccupées n'y change rien. Qu'elles soient changé en mosquées, c'est dire que le catholicisme se retire et l'islam prend la place, c'est donner l'image d'une véritable substitution culturelle. Il n'y a pas de clash (de civilisations) si l'Occident cède sur ce point là. Où voyez-vous le clash ? Les églises risquent peut-être d'être transformées en mosquées. Certains disent 'de toutes façons, puisqu'elles sont inoccupées, autant qu'elles soient transformées en lieu de culte plutôt qu'en restaurant' (Mgr Dubost, évêque d'Evry. NDLR.), mais une église vide cela reste un lieu spirituel parce que ce vide, il peut être aussi pour beaucoup de non-croyants, une sorte de refuge. Et je pense qu'on a un peu honte d'exprimer notre effroi devant une proposition aussi impudente. Parce que précisément la mémoire de l'Europe paralyse l'Europe. Nous avons peur de notre ombre, peur de nos propres démons. Nous nous disons attention nous allons retomber dans le racisme et la xénophobie, et à force d'être obsédés par nos propres démons, nous ne voyons pas les réalités qui nous menacent d'aujourd'hui.

... Il ne s'agit pas d'exclure qui que ce soit, il s'agit d'assumer son propre héritage et d'assumer un certain nombre de valeurs. ... Nous entrons dans une période extrêmement inquiétante où tous nos repères sont en train de s'effacer. Et il s'agit de savoir si nous sommes encore capables de nous assumer nous-mêmes et éventuellement de nous défendre.

... Je crois que tout le monde est un peu dépassé et que beaucoup d'hommes politiques et d'intellectuels ont une vision purement économiste des problèmes (le vrai conflit au bout du compte est le conflit entre ceux qui ont et ceux qui n'ont pas, les possédants et les dépossédés), ils mésestiment la puissance des conflits civilisationnels ou religieux. Et Obama a voulu commencé son mandat au Caire par un appel au dialogue des civilisations qui s'est révélé, malheureusement, totalement à côté de la plaque...

(En France) Je pense qu'elles (les choses) ont changé dans le mauvais sens. Il y avait un grand moment d'unanimité, une France prête à défendre ses moeurs et ses principes. Et cette unanimité s'est fissurée et aujourd'hui, il y en a beaucoup qui disent que dans cette affaire, les vrais fautifs, c'est la république puisqu'elle pratique une politique d'apartheid (Cf. manuel Valls): c'est l'islamophobie. Et puis il y a ce livre invraisemblable d'Emmanuel Todd qui nous explique que cette manifestation était en fait une manifestation raciste contre la religion des faibles. Donc, malheureusement, cette unité, si importante, a volé en éclats.

Le philosophe termine son intervention par une véritable profession de foi philosophique antimaçonnique (qui prétend que l'homme est son propre créateur et qu'il peut tout changer) affirmant que l'homme n'est pas son propre créateur et qu'il n'est pas à son pouvoir "de s'inventer lui-même":

 

"... Je ne suis pas seulement ce que mon passé a fait de moi. Evidemment nous sommes des individus et il y a une part très importante de liberté en nous, mais évidemment nous ne sommes pas nos propres créateurs. Il n'est pas au pouvoir de l'homme de s'inventer lui-même : la liberté ne va pas jusque-là. Donc je dépends pour une part de ce que j'ai reçu. Mon passé c'est la langue que je parle, je ne l'ai pas inventée. C'est aussi toute une part de mon héritage. Ce n'est pas moi qui ai choisi de naître dans une famille de juifs ashkénazes rescapés. Et ce passé a contribué au façonnement de ma personnalité. "

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20 juin 2015 6 20 /06 /juin /2015 08:10
 Statue de Jean Paul II à Ploërmel : la résistance s’organise

Lu sur Aleteia :



Statue de Jean Paul II à Ploërmel : la résistance s’organise

La défense de la statue du saint Pape polonais contre la Libre Pensée s’organise autour de son auteur et de l’ancien maire de la ville.

"Rappel des faits : Paul Anselin, maire de la ville de Ploërmel (Morbihan) de 1977 à 2008, avait fait ériger une statue de Jean Paul II par un ami, le sculpteur russe Zurab Tserelli. L’installation de la sculpture sur le domaine public, avec des fonds publics pour financer le socle, avait provoqué la colère de la fédération morbihannaise de la Libre Pensée, d’inspiration trotskyste.

En 2009, celle-ci avait déjà réussi à faire annuler la subvention accordée par le Conseil général du Morbihan pour la construction du socle, en raison d’une "atteinte à la laïcité". Mais la Libre Pensée n’en avait pas fini avec cette statue et exigeait que les symboles ostentatoires de la religion, comme la croix surplombant la statue, soient retirés, sans quoi la statue devrait sortir du domaine public. Or le tribunal administratif a donné raison à la Libre Pensée au mois d’avril 2015.

Touche pas à ma statue !

Ni le maire Paul Anselin, ni l’artiste Zurab Tserelli n’acceptent de retirer la croix. Autour de M. Anselin, ancien maire mais également ancien officier, la résistance s’organise et prend des formes diverses. Il a créé une association de défense de la statue qui réunit diverses personnes et confessions : "Je voudrais avoir aussi bien des protestants, des catholiques que des bouddhistes", explique Paul Anselin.

Un site a même été créé pour regrouper les bonnes volontés. Il organise aussi un appel aux dons qui lui permettront d’acheter le terrain sur lequel se trouve la statue, le sortant ainsi de facto de l’espace public. Au cas où il y aurait des dons "en trop", les organisateurs ont de nombreuses idées pour les dépenser : une nouvelle chapelle pourrait être construite, et ils envisagent aussi de venir en aide à l’association Caritas Égypte. Soignant leur communication, les défenseurs de la statue prévoient de construire de petites répliques de la statue qui seront vendues ou qui pourraient être offertes en cadeau aux généreux donateurs.

En ordre de bataille

La statue est venue de Russie avec la bénédiction du patriarche orthodoxe de Moscou et l’agrément des autorités. La présente polémique est donc vécue par l’artiste comme une insulte à son pays et à son travail. Paul Anselin assure, du haut de ses 84 ans : "Je continuerai ce combat, tant que Dieu me prêtera vie ! La majorité des habitants de Plöermel est avec nous, et nous n’avons aucune raison de nous laisser imposer la volonté d’une minorité qui n’accepte pas que les racines de la France – et en particulier celles de la Bretagne – soient chrétiennes !".

Source

via http://www.leforumcatholique.org/message.php?num=781443

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19 juin 2015 5 19 /06 /juin /2015 12:42
De nombreux évêques italiens se mobilisent pour une manifestation contre le "gender" et pour la famille

De nombreux évêques se mobilisent pour une manifestation contre le "gender" et pour la famille

 

SER Monseigneur Crepaldi:"Les attaques contre la famille sont un suicide de l'humanité"

 

De nombreux évêques se mobilisent pour une manifestation contre le "gender" et pour la défense de la famille et des enfants, qui se tiendra demain 20 juin à Rome, devant Saint-Jean du LATRAN:

 

- c'est d'abord Monseigneur Paglia, Président du Conseil Pontifical pour la famille qui lance un message de soutien clair et courageux, qui invite chaque chrétien à l'action, promouvant une famille forte, soudée, fondée sur le rocher de l'Evangile et de l'Eglise.

 

- SER monseigneur Negri, archevêque de Ferrare, lui emboîte le pas contre la volonté "de détruire les racines profondes de notre peuple",

 

- puis le cardinal Ruini lui fait écho pour "soutenir avec conviction les familles dans cette bataille".

 

- Le cardinal Vallini, un des premiers à se déclarer pour la manifestation, invite les familles et les personnes de bonne volonté à y prendre part.

 

- L'évêque de Foligno s'engage également,

 

- suivi par l'évêque de Perouse,

 

- l'archevêque de Trieste Monseigneur Crepaldi s'engage dans un article retentissant: "Les attaques contre la famille sont un suicide de l'humanité",

 

- suivi par l'évêque de Saint-Marin,

 

- l'archevêque de Livourne,

 

- l'archevêque de Reggio-Calabre,

 

- l'évêque de Campobasso, etc.

 

 

"Défendons nos enfants ! Le 20 juin, tous à Rome "! (in "La Nuova Bussola Quotidiana" du 17)

 

via Le Forum catholique

De nombreux évêques italiens se mobilisent pour une manifestation contre le "gender" et pour la famille

Essai de traduction Christ-Roi de l'article en italien de La Nuova Bussola Quotidiana, du 17 juin :

 

Les évêques se mobilisent le 20 Juin
Constance Signorelli17-06-2015

Une vraie famille

"Je souhaite à votre événement un succès complet, avec la certitude qui apportera une contribution précieuse à la vie de l'Eglise et toutes les personnes qui se soucient du bien de toute l'humanité." Ceci complète le message que Mgr Vincenzo Paglia, à titre de président du Conseil pontifical pour la famille, il a voulu adresser au Comité "Nous défendons nos enfants» lors de la manifestation pour la défense de la famille et des enfants, prévue pour le 20 Juin, 15:30 Square à Saint-Jean de Latran à Rome (cliquez ici).

Un message clair de soutien et courageux annonçant une Eglise animée par la "forte volonté de promouvoir la famille comme un don de Dieu, pour la création de l'homme et la femme, créés à son image et cellule fondamentale de la société." Une famille 'où vous apprenez à vivre avec la différence et d'appartenir à d'autres et où les parents transmettre la foi à leurs enfants", selon Mgr Paglia qui reprend donc les paroles du Pape lui-même dans sa récente rencontre avec les évêques européens.

Un message invitant à se distancer de manière décisive de la mentalité de ce monde "qui rompt dangereusement l'intérieur de la maison et empêche patience et ténacité dans la formation d'une famille solide." Parce que "la société devient de plus en plus dangereuse tentation de vivre et de se développer d'une manière autonome, dans une vie solitaire, comme si les autres étaient des adversaires ou des ennemis."

Mais, il s'agit avant tout, un message qui invite tout le monde à l'action et qui a décidé de prendre une position: "Nos enfants, les enfants d'aujourd'hui, attendent de nous une hypothèse sérieuse et profonde de responsabilité parce que nous savons et de montrer au monde la richesse et la grandeur de toute la famille chrétienne", car "si le monde ne connaît que de tisser des liens à court, nous voulons une famille de long! Si la société est liquide, nous proposons une famille solide, stable, fondée sur le roc de l'Évangile et de l'Église". Avec ces mots, le président ne fait pas de quotas sur les raisons profondes qui motivent le Conseil Pontifical pour la Famille de manifester l'adhésion à l'initiative ce samedi.

Mgr Vincenzo Paglia, cependant, n'est pas le seul, ajoutant les témoignages de certains cardinaux, d'évêques et de leurs diocèses faites au cours des dernières semaines en faveur de l'événement.

Mgr Luigi Negri, archevêque de Ferrare-Comacchio, a exprimé son "adhésion" profonde et a souligné sa reconnaissance d'"une volonté de détruire les racines profondes et de la culture de notre peuple. Ce qui est en cause est non seulement la défense du grand trésor de la tradition catholique de la famille - qui a fait l'objet vivant et actif depuis des siècles de la vie sociale - mais la possibilité d'une authentique liberté de la personne à toutes les étapes de sa vie, de la naissance à la fin (...) Cet événement, le 20 Juin à Rome, va au-delà des limites de la même tradition catholique, va au-delà des frontières de nos gens à devenir une solide défense du bien commun de la nation; parce que là où il n'y a pas de liberté d'exprimer pleinement ses points de vue, la démocratie culturelle, religieuse, sociale et politique est grièvement blessée. Et ceux qui se présentent comme une minorité méprisée par la violence idéologique, fondamentalement, sont une majorité qui se pose en termes d'absolu incontestable et l'intolérance. Ceci nous encourage à travailler dur pour le bien de notre pays "(cliquez ici).

La voix de l'évêque Negri, fait écho à celle du cardinal Camillo Ruini: il épargné pour faire connaître les raisons qui l'ont conduit à soutenir les familles avec conviction dans cette bataille. Dans une récente interview de Matthieu Matzuzzi de Il Foglio, sur les questions de la famille et un projet de loi qui ont l'intention de détruire, il a déclaré: "j'espère sincèrement que les initiatives qui en ce moment se développent sur ces points aient un fort succès, à commencer par celle du 20 Juin prochain (...) ". Quant aux moyens les plus appropriés pour les catholiques de témoigner ses convictions, il a ajouté: "Il ne s'agit pas de faire des 'guerres culturelles', mais d'exprimer la conception chrétienne de l'homme, avec des mots, mais aussi avec le mode de vie et le comportement réel, maintenir ensemble la vérité et l'amour du prochain. Comme nous ne devrions pas attaquer quiconque, donc nous ne devons pas abandonner l'annonce claire de la vérité et de témoigner de sa vie".

Le soutien vient aussi du cardinal Agostino Vallini, qui, avec son Vicariat de Rome qui a été parmi les premiers à prendre parti en faveur de l'événement, du diocèse de Foligno qui "encourage la manifestation 'invitant' les familles et les personnes de bonne volonté à y prendre par", du diocèse de Pérouse qui partage "les objectifs de défense des droits de l'enfant et la protection de la famille comme société naturelle fondée sur le mariage", ainsi que de celui de Trieste, dont l'archevêque Mgr Giampaolo Crepaldi a publié hier un article de soutien (cliquez ici). Et puis, par l'évêque de Saint-Marin Andrea Turrazzi, le diocèse de Livourne, l'archidiocèse de Reggio de Calabre, dans le diocèse de Campobasso et tous ceux qui se joignent dans les dernières heures.

Par conséquent, bien que l'événement du 20 Juin veuille rester non-confessionnel et non-partisan - juste parce que cela relève de l'expérience du monde séculier qui a l'intention de donner sa pleine représentation - les familles ne peuvent pas se sentir réfractaires à accompagner ce mouvement des paroles de ces pasteurs et continuent encore plus décisivement à s'inscrire dans le parcours difficile et passionnant vers une société plus réelle et plus juste pour tous.

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12 juin 2015 5 12 /06 /juin /2015 19:12

L'impéritie idéologique des Pouvoirs publics devient intenable pour les policiers. Mercredi, 80 policiers de la CRS 25 de Pau (pyrénées-atlantiques) étaient absents pour raison de santé. L'épidémie s'étend aujourd'hui à la Bretagne où également "plus de 80 policiers de deux compagnies de CRS se sont faits "porter pâles" alors qu'ils devaient assurer la sécurité du déplacement du président de la République aujourd'hui à Nantes." [1] D'autres compagnies ont été appelées en renfort pour les remplacer.

Fin avril à Brest, lors d'un autre déplacement de François Hollande, 44 fonctionnaires de la CRS 13 de Saint-Brieuc, sur 74, étaient portés malades. Jean-Marc Falcone, directeur général de la police nationale, avait alors fait part de son mécontentement et rappelé aux CRS "l'impératif de sécurité"...

Les CRS se déclarent malades depuis plusieurs semaines pour dénoncer "un manque d'effectifs et de considération" sur fond de plan Vigipirate renforcé, nous dit-on.

En fait, après des dizaines d'années d'immigrationnisme contraint, de métissage et de vivre ensemblisme obligé, les policiers se voient forcés aujourd'hui de sécuriser les déplacements du "président"..., des écoles et des lieux de culte ! Qu'ils commencent à se lasser était prévisible...

Continuons donc de les soutenir par la prière afin qu'ils comprennent que le service du peuple français les appelle à des sacrifices plus importants et au courage.

Notes

 

[1] Déplacement de Hollande: des CRS en congés, Le Figaro, Home ACTUALITE Flash Actu, Par LeFigaro.fr avec AFPMis à jour le 12/06/2015 à 19:20 Publié le 12/06/2015 à 18:34

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2 juin 2015 2 02 /06 /juin /2015 17:53
Ecroulement brutal du nombre des visiteurs internet des media-menteurs

Mon idée de la "coquille vide" fait son chemin... sur Boulevard Voltaire :

Chefs d’entreprise, entrepreneurs, créateurs de start-up, BARRONS-NOUS ! Je propose qu'on déshabille entièrement la France de toutes ses entreprises privées, ne laissant à la république qu'une coquille vide, un grand cimetière de chômeurs par millions, que l'Etat ne saura plus comment nourrir.

Robin de La Roche

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25 mai 2015 1 25 /05 /mai /2015 17:43

Le suffrage universel, nous en sommes certains, ne ramènera pas le Bien commun. Nous affrontons non un régime mais une idéologie. Si on affrontait un régime politique, on pourrait se soulever contre un régime. Mais contre une idéologie ce n'est pas la même chose.

Jean de Viguerie

Comment donc résister à une idéologie, avons-nous vu s'interroger l'historien Jean de Viguerie ?

De la Résistance passive à la liberté

Le plus illustre pamphlet politique de tous les temps, le discours intitulé "De la Servitude Volontaire ou le Contr’un" écrit par Étienne de la Boétie au XVIe siècle alors qu’il n’avait que 18 ans, est très intéressant à découvrir car il s’applique au pouvoir mis en place dans les républiques contemporaines quelles qu’elles soient...

Il n’y a plus un tyran élu ou non ou un roi héréditaire à la tête de la nation mais une caste de politiciens qui sont élus par un peuple ayant abandonné toute idée de liberté en se laissant tyranniser par des politiciens dont ils sont en définitive les complices puisqu’ils les ont mis au pouvoir et en sont devenus les victimes consentantes. [1]

 

Les systèmes électoraux eux-mêmes ont été peaufinés par les politiciens pour servir les intérêts de ces mêmes politiciens selon une mécanique qu’on peut ne qualifier que de machiavélique [Machiavel était l'ancêtre du républicanisme et de la politique moderne] car les minorités non inféodées aux groupes d’intérêt n’y ont aucune chance de représentativité. Les libertés individuelles disparaissent les unes après les autres, la propriété privée est menacée, l’intimité de la personne est surveillée et les agents du fisc, tels les fermiers généraux de l’Ancien Régime, se sont arrogé un droit de regard sur nos achats, nos revenus et nos dépenses, nous sommes écoutés, espionnés à la minute près, l’éducation de nos enfants depuis l’école maternelle jusqu’à l’université est prise en charge par le tyran, notre santé dépend du bon vouloir du tyran, en un mot nous sommes totalement asservis par le pouvoir en place qui dispose d’une police agressive et aux ordres et éventuellement de l’armée pour asseoir son pouvoir indéfectible.

 

Il reste encore quelques monarchies en Europe dont les rois ou reines n’ont plus aucun pouvoir mais ce pouvoir est détenu par le monde politique sous les ordres d’un tyran d’un autre genre, président ou premier ministre selon les pays, qui détient même le triste pouvoir d’envoyer à la guerre les citoyens assujettis à sa tyrannie et y compris d’engager son pays dans une guerre dont la majorité des citoyens ne veulent viscéralement pas.

 

Tout est décrit par La Boétie, scrupuleusement, et il y a 441 ans de cela ! La Boétie était un libertarien avant l’heure. Ce jeune homme prônait la désobéissance civile (et civique), le refus de payer l’impôt, l’objection de conscience et la non-violence, même s’il n’utilisait pas dans son discours ces termes aussi précisément, pour faire échec à la tyrannie du politique sur le citoyen, au sens grec du terme c’est-à-dire habitant de la cité.

Mais il faut avant tout que les citoyens, dix, cent, mille, des cités entières, des millions (selon La Boétie), prennent conscience qu’ils sont tyrannisés par le monde politique qu’ils ont eux-mêmes mis au pouvoir. Ce que La Boétie n’a pas mentionné dans son Discours est la collusion entre le monde de la finance et le monde politique, et souvent certains milieux industriels comme l’industrie de l’armement, de l’énergie ou plus récemment des télécommunications et ces rapprochements naturels, aux yeux du citoyen moyen, y compris l’éducation et la santé pour mieux parachever cette œuvre de domination, sont contre nature et tout au contraire organisés pour mieux asservir ce citoyen déjà réduit à l’état de serf (au sens du XVIe siècle) alors entièrement soumis à ce système tyrannique à qui il a pourtant attribué ce pouvoir.

En ce qui concerne le monde politique français en particulier, mais le pamphlet de La Boétie s’applique à n’importe quel régime politique de n’importe quel pays sur cette planète, il n’y a aucune distinction de couleur ou d’idéologie entre la gauche et la droite, entre l’extrême gauche, le centre ou l’extrême droite, entre républicains ou démocrates, entre chrétiens-démocrates et partis populaires – des dénominations usurpées et vides de sens – entre travaillistes ou conservateurs, ce sont des classifications sans fondement car tous les partis politiques n’ont qu’un seul objectif : se faire élire avec l’appui de la haute finance puis asservir leur électorat, le tyranniser et l’appauvrir. Les riches ne votent même pas, ils achètent les politiciens, c’est beaucoup plus efficace

La servitude moderne comme toute servitude est proprement démoniaque. Elle dégrade et corrompt l'homme afin de maintenir sur lui sa domination spirituelle. Sur le plan strictement politique, c'est la raison pour laquelle la Tyrannie moderne a marqué sa différence avec la pensée politique traditionnelle dans son refus catégorique de considérer la morale comme actrice et fondement de la politique. Cette autonomie radicale de la politique - totalement étrangère à la pensée des Anciens comme à celle des grands docteurs scolastiques - ne fait que traduire l’apparition avec Machiavel d’une nouvelle conception de l’État, conçu comme comme une valeur en soi, indépendante des fins poursuivies, et une valeur absolue.

Ainsi, les Révolutionnaires de 1789 avec leur république absolue ont-ils constitutionnalisé le principe d'un "régime" politique amoral où la source de toute légitimité politique n'est plus ni Dieu ni le droit naturel même, mais la Volonté générale (article 6) combiné à la Souveraineté nationale (article 3) tout en déclarant à côté dans le même temps .... l'existence de "droits naturels et imprescriptibles" (sic) (article 2), mais qui ne reposent absolument sur rien.

Comment sortir de cette servitude ?

 

C’est le principe de la Résistance passive combinée à la désobéissance civile (technique reprise d’Henry David Thoreau à Gandhi).

La révolte classique oppose la violence à la violence. La Résistance passive refuse d'être complice d'un pouvoir illégitime et de nourrir ce pouvoir par sa propre coopération. Elle combine la désobéissance civile théorisée par La Boétie, à l'action passive (Exemple: le boycott autant que possible des media-menteurs, le refus de consommer tel ou tel produit, le refus de participer à l'inversion des souverainetés, des fins, le refus de participer à la soit-disant "vie" politique, etc.)

La Boétie est un des premiers théoriciens de ce mode d’action qu’il faut distinguer de la rébellion, qui elle est active.

Or, dans un régime politique qui n'en est pas un comme la république, la révolte nourrit l'idéologie dominante qui, tel un parasite, se nourrit de chaque réaction du peuple pour ressouder ce qu'elle nomme l'"unité républicaine".

Pour se défaire donc de cette malédiction qui agit tel un envoûtement collectif et qui fait que les gens pensent avoir un quelconque pouvoir grâce à un bulletin de vote, il s'agit d'abord pour chacun à son niveau, de refuser de nourrir le parasite. C'est un combat intérieur contre les Principautés et les puissances du mal, qui a ses répercussions sur notre environnement proche. Combat intérieur dans lequel les conseils de sainte Jeanne d'Arc, Patronne secondaire de la France, prennent tous leurs sens. Nous combattons "en nom Dieu".

La non-violence ou le principe de la Résistance passive s'impose alors comme un mode d'action politique nouveau qui combine les effets de la désobéissance civile à l'action passive dans chaque geste de notre vie quotidienne, animé de la grâce surnaturelle.

Sans le soutien actif du peuple en effet, les tyrans n’auraient aucun pouvoir. C'est la grande leçon de La Boétie.

La Résistance passive, dirais-je, suffit à briser les chaînes des dominations supérieures par intervention des Puissances supérieures d'abord en nous, qui ensuite, se communiquent à notre environnement immédiat. Puissances supérieures, dont nous sommes en définitive, les seuls convocateurs.

Cette sagesse chrétienne était aussi celle des Chinois :

 

Depuis l’homme le plus élevé en dignité, jusqu’au plus humble et plus obscur, devoir égal pour tous : corriger et améliorer sa personne ; ou le perfectionnement de soi-même est la base fondamentale de tout progrès et de tout développement moral.

Confucius, Doctrine de Confucius ou les quatre livres de philosophie morale et politique de la Chine, Traduit du Chinois par M.G. Pauthier, Librairie Garnier Frères, 1921, p.73.

Les intentions étant rendues pures et sincères, l’âme se pénètre ensuite de probité et de droiture ; l’âme étant pénétrée de probité et de droiture, la personne est ensuite corrigée et améliorée ; la personne étant corrigée et améliorée, la famille est ensuite bien dirigée ; la famille étant bien dirigée, le royaume est ensuite bien gouverné ; le royaume étant bien gouverné, le monde ensuite jouit de la paix et de la bonne harmonie.

Doctrine de Confucius ou les quatre livres de philosophie morale et politique de la Chine, Traduit du Chinois par M.G. Pauthier, Librairie Garnier Frères, 1921, p.73

En nom Dieu, les gens d'armes combattront, et Dieu donnera la victoire.

Sainte Jeanne d'Arc

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19 mai 2015 2 19 /05 /mai /2015 19:49
Ecroulement brutal du nombre des visiteurs internet des media-menteurs

Signe de l’entrée croissante en dissidence, le suivi du nombre de visiteurs internet de plusieurs quotidiens a décroché très brutalement en novembre 2014 : 10,6 millions perdus par Le Monde, 3,3 millions par Le Figaro, etc. Les milliards de subvention étatique versés au Gestell de propagande ne suffisent plus.

 MPI - 54 - 01 - le Monde 10,6 millions de visiteurs perdus -

Ecroulement des visiteurs du site internet Le Monde

MPI - 54 - 02 - LeFigaro 3,3 millions de visiteurs perdus -

Ecroulement des visiteurs du site internet Le Figaro

MPI - 54 - 03 - LEXPRESS 2,6 millions de visiteurs perdus -

Ecroulement des visiteurs du site internet L’Express

 

Source

On continue... pour ne plus laisser qu'une coquille vide..

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