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Christ Roi

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1 décembre 2015 2 01 /12 /décembre /2015 13:29
"Guerre à l'extérieur et à l'intérieur" : Philippe de Villiers interpelle les "autorités spirituelles du pays"

La connaissance de notre passé pour une construction de notre avenir. Nous nous félicitons de voir nos idées se propager, tant il est vrai qu'une victoire politique ne viendra pas sans une victoire des idées, un regard lucide et réaliste, la fin des utopies et des idéologies.

 

Dans un entretien video avec "Radio Courtoisie", "Boulevard Voltaire", "Le Salon Beige", enregistré dimanche et publié lundi 30 novembre, après Dieudonné qui avait repris notre expression, Philippe de Villiers reprend à son tour l'expression d'une "guerre à l'extérieur" et d'une "guerre à l'intérieur" qui nous est faite, expression que j'avais employée en 2013 ici.

 

Il est vrai. Nous sommes en guerre, il est temps pour les cardinaux et les évêques de se réveiller et d'appréhender cette situation, sous peine de passer à côté de l'histoire.

 

Récemment, c'est Marion Maréchal Le Pen et Robert Ménard qui ont repris une autre de nos expressions, celle de "réarmement moral et spirituel", seul recours face aux "évènements".

 

 

Et dans ce nouvel entretien, Philippe de Villiers, a justement désigné ces "évènements" (à partir de la 57e minute) comme "nos nouveaux maîtres" :

 

"Des évènements qui se déroulent chez nous et qui sont nos nouveaux maîtres. C'est-à-dire qui nous obligent, qui obligent les Français qui étaient dans l'erreur, ou dans l'errance, à réfléchir autrement.

 

Et c'est là que je dis que l'acte de guerre du 13 novembre 2015 restera dans l'histoire de France, comme la première faute stratégique du califat parce qu'elle a réveillé et qu'elle va réveiller la jeunesse française", a expliqué Philippe de Villiers.

Dans cette émission qui s'est proposé d'analyser "comment on en est arrivé là", à partir de la 45e minute, Philippe de Villiers a fait une critique impitoyable du libéralisme économique et de l'Amérique, qu'il a qualifié de "fille difforme des Lumières." Il a expliqué que dans son livre, il prend un "fil rouge" qui "brûle la trame de la décivilisation française depuis mai 68" :

 

"Et ce fil, c'est quoi ? C'est la rencontre formidable, inouïe, inédite, inqualifiable, scandaleuse et criminelle, de ceux qui par intérêt, veulent créer un marché planétaire de masse, transformer les citoyens en consommateurs compulsifs, et qui donc, veulent abattre les nations, les états, les souverainetés, les frontières, et ceux qui, par idéologie, veulent fabriquer un homme nomade, désinstitué, désaffilié, sans sexe ni patrie, un homme déraciné. 

 

Et c'est cette grande machine que je décris à travers la Trilatérale, où en fait, Cohn-Bendit a un fils spirituel qui est Giscard. C'est lui (Cohn-Bendit) qui me l'a dit.

 

Voilà, Cohn-Bendit - Giscard, c'est-à-dire le libertaire, le libéral, no frontières, no limites. C'est cette conjonction-là qu'il faut faire sauter, vous voyez. Et beaucoup de gens croient au libéralisme économique sans frontière, et en même temps ils ne veulent pas du libéralisme sociétal. Mais vous aurez les deux, Madame, Monsieur ! Vous aurez les deux, parce que c'est la même chose. C'est la marchandisation du monde. Et c'est là que l'Amérique intervient, la fille difforme des Lumières. L'Amérique veut la marchandisation du monde, c'est-à-dire la marchandisation de la terre, du travail - marché low cost -, et du vivant. C'est aux Etats-Unis qu'est installée l'université du transhumanisme, l'idée d'une post-humanité qui permet à l'avortement de devenir une espèce de passeport de toutes les transgressions. Nous assistons, impuissants et lâches, à la déshumanisation progressive du monde par l'effacement planifié du visage de l'homme. C'est la marchandisation, c'est l'Amérique.

 

[...] La France doit être la France. La France est une nation qui n'a jamais accepté l'empire. Jamais.

 

Il y a eu toutes sortes de tentations impériales. La France n'a jamais accepté l'empire.

 

Et donc, pour la première fois nous acceptons l'empire : nous sommes sous clés américaines. Je me souviens très bien au moment de Maastricht Jacques Delors qui me disait, les yeux dans les yeux, monsieur de Villiers, 'comment vous pouvez être contre une défense européenne ? On aura enfin une armée européenne, une défense européenne. On voulait la CED et des gens comme vous s'y sont opposés; c'est pour cela qu'on a raté l'opération, mais cette fois-ci on va la réussir. On va enfin s'émanciper de l'Amérique.' Aujourd'hui, on voit bien que c'est l'OTAN qui commande.

 

La France doit penser à la France. Poutine, lui, il pense pour la Russie, c'est pour cela que c'est un grand chef d'état. Et la France ne pense plus pour la France, elle pense pour les 'droits de l'homme', elle pense pour le monde, elle pense pour le 'vivre ensemble', elle pense pour la COP 21, alors que la France ne contribue qu'à 1% du CO2 sur la planète. La France n'a pas mission de sauver le monde, mais de sauver la France, c'est déjà pas mal. [1]

 

Et pour la France, je dis ceci : la France et l'Europe n'ont pas à écrire leur avenir sur le continent américain : c'est une puissance déclinante. Les puissances d'avenir, c'est la Chine et l'Inde. Et quand Poutine me dit : 'je peux faire l'interface entre l'Ancien monde et le nouveau monde', l'Acien monde c'est l'Atlantique, le nouveau monde c'est le Pacifique. 'Servez-vous de moi. Je suis l'interface géographique. Je peux être l'interface diplomatique et historique, et économique et géostratégique.'

 

J'ai dit souvent et je le répète:

 

'Il y a trois différences entre Poutine et Obama. La première est qu'Obama veut une économie spéculative, qui va nous péter à la figure avec la bulle de savon de l'endettement, alors que Poutine veut une économie réelle.

 

La deuxième différence est qu'Obama veut un monde unipolaire, sous clés américaines, Poutine revendique un monde multipolaire, polycentrique.

 

Enfin, les uns veulent les femen, les autres ne les veulent pas. Et donc, on est naturellement du côté de la Russie. Il faut faire l'Europe des chrétientés charnelles. Donc l'Europe avec la Russie."

Philippe de Villers termine en s'adressant aux "autorités spirituelles du pays" :

 

57:50 "Je voudrais dire quand même quelque chose sur les autorités spirituelles quand même, parce qu'on est dimanche.

 

... Voilà en fait ce que moi je pense. C'est qu'en fait, l'épiscopat français et le Vatican, ont préconisé l'immigration systématique, au nom de l'accueil de l'autre.

 

Aujourd'hui, sans doute, il va falloir réviser cette position.

 

Accueil de l'autre. C'est l'idée que l'on installe l'islam chez nous. Et qu'on installe une république islamique, un européistan. Donc il va falloir réviser cela.

 

Ensuite, depuis un certain nombre d'années, on voit bras dessus bras dessous, les évêques et les imams, très souvent. Chaque évêque a son imam. Quand l'imam n'est pas au bras de Juppé, il est au bras de l'archevêque. Donc on se promène avec son imam sous les bras au nom du dialogue interreligieux. Il va falloir là aussi, regarder de plus près. Parce que les Français ne vont plus suivre là...

 

Et enfin, dernier point. J'ai beaucoup souffert d'une chose. Au moment de Maastricht, il y avait Mgr Rouet les évêques de l'Ouest, ils disaient 'celui-là ira en enfer', en parlant de moi. En enfer, tout simplement, parce que j'avais dit NON à Maastricht. Et Maastricht, c'était la parousie, la parousie monétaire, l'eurobéatitude, etc. Donc, là aussi, il va falloir réviser les positions ! L'européisme, sous prétexte d'une Madone, d'un drapeau européen avec les douze étoiles (de Marie. Ndlr.), il faut voir ce que c'est aujourd'hui. Aujourd'hui, c'est le LGBT. Je peux vous en parler, je l'ai vécu, je raconte tout cela dans mon livre. L'européisme, c'est la fin des frontières et la fin des patries.

 

Et qui nous réveillent ? Et bien, c'est monsieur Orban, c'est la Pologne, la Hongrie, la Tchéquie, la Slovaquie, qui nous disent : 'vous, vous avez fermé la porte à Dieu. Nous, nous ne voulons pas l'ouvrir à Allah!'

 

Et donc, en réalité, là, l'Europe est cassée en deux. Parce qu'il y a l'Europe laïcarde, l'Europe du vide. Les laïcards font le vide et les islamistes le remplissent ! Et puis de l'autre côté, il y a l'Europe des racines chrétiennes que l'Europe de l'Ouest a refusée.

 

Donc il va falloir sur tous ces sujets, sur le sujet de l'islam, sur l'idée de la nation, de la patrie, ne plus interdire aux jeunes chrétiens d'aimer leur patrie. Il ne faut plus leur dire 'il faut saver la planète'. Oui, mais sauvez la France d'abord ! Et puis sauver son voisinage. 

 

Et donc, il y a toute une révision à faire.

 

Alors, il y a des évêques qui partagent cette position, je leur rends hommage. 

 

Je pense que là aussi cela va basculer, parce que les nouveaux prêtres, j'en connais beaucoup, ils sont admirables, et eux, ils ne sont pas sur la position officielle de l'épiscopalement correct."

Un bémol au discours de Philippe de Villiers qui, d'abord sur Radio Courtoisie le 9 octobre dernier, puis dans un entretien à TV-Libertés le 22 octobre, rejoignant le point de vue des royalistes qui estiment qu'on ne pourra pas changer le système de l'intérieur par le vote, disait que "les élections ne servaient plus à rien", et dans un entretien pour Reinformation. Tv, disait qu'il ne reviendrait pas en politique parce que "c'est inutile" et que "de toute façons, on n'est pas dans une démocratie électorale mais dans une oligarchie", dit à présent qu'il votera aux Régionales (à partir de 1:04:55) :

 

"Si Marion Maréchal Le Pen était dans ma région, je serai content de voter pour elle."

 

Et (à 1:06:00) à la question "est-ce que Philippe de Villiers vote encore ?", il répond :

 

"Oui, oui. [...] Moi, de toutes façons, je ferai un vote souverainiste."

 

Il semble que Philippe de Villiers n'a donc pas pu exprimer toute sa pensée dans le cadre de cet entretien. Sans doute en effet, voulait-il dire que s'il est possible de peser sur une élection locale, comme les élections communales, départementales et régionales, les élections nationales, elles (élections législatives, présidentielles, et "européennes"), ne servent à rien pour changer quelque chose, tout y étant verrouillé par l'oligarchie parisienne. L'oligarchie s'arrangerait d'une manière ou d'une autre pour renverser le résultat des urnes, par la violence (dissolution des élections, coup d'état, etc.) si elle devaient perdre dans les urnes.

 

Nous trouvons regrettable la fin d'entretien, assez pénible à suivre pour Philippe de Villiers, où les journalistes présents de Radio Courtoisie, Boulevard Voltaire et du Salon Beige, s'auto-proclamant les "dissidents", croisent leur questions, et manifestement peu soucieux du salut de l'âme de leur prochain, font semblant de ne pas avoir compris le livre de Philippe de Villiers, et le pressent à rejoindre le système en y participant. Ce à quoi Philippe de Villers a répondu :

 

(1:09:05) "Je n'ai pas fait ce livre pour un..., j'ai fait un retour en librairie, voilà.

 

Mais je n'ai pas fait ce livre pour revenir en politique. Puisque je l'ai dit dit ici à cette antenne, je ne vais pas le répéter tous les jours. Donc, je n'ai aucune envie de revenir en politique. Mais j'ajoute, ce que j'avais dit à ce journaliste, que l'on ne peut jamais dire cela à 100%. Parce qu'il peut y avoir des circonstances qui, par définition, sont imprévisibles.

 

A la question répétée "est-ce que vous, vous auriez cet élan, cette envie d'y retourner (en politique) ?", Philippe de Villiers répond :

 

"Moi, je pense que déjà, il faut purger les tuyaux du système."

 

Nouvelle question (tirs croisés des journalistes) :

 

- "à la question "Robert ménard a dit, en vous regardant dans les yeux : Philippe de Villiers, on a besoin de toi maintenant. Vous n'avez pas vraiment répondu à son appel",

 

- "Non, mais cela ne marche pas comme cela. On n'est pas le sauveur comme cela. Qu'est-ce que cela veut dire ?"

 

- "Ha, mais non ! Pour participer"..., l'interrompt le journaliste. [qui tombe dans le piège du moyen mis en place par les forces occultes, la participation aux soit-disant "élections". Encore une fois, nous voyons ici que peu importe le résultat, ce qui compte c'est de "participer" et de voter. Même si cela fait deux siècles que l'on perd..., seul le vote et la participation comptent pour les participants. Sans doute les nommera-t-on ainsi dans le futur ? Les Participants ?]

 

"Laissons le temps agir, les esprits évoluer. ... Je suis un polytraumatisé de la politique. Je n'ai pas aimé la politique", est contraint de répondre Philippe de Villiers.

 

"Pourquoi ?, poursuit-il, parce qu'à force de croiser le mensonge, vous êtes contaminé !, vous avez l'âme blessée", a aussitôt répondu Philippe de Villiers, répétant ici ce qu'il avait déjà dit à TV-Libertés et à Reinformation.Tv, [2] et que les journalistes présents ne veulent manifestement pas comprendre.

 

- "Et apporter votre soutien à d'autres. Cela vous le feriez ?..."

 

- "Attendez, moi je ferai ce que l'intuition de mon devoir commande.

Donc, je ne sais pas ce que je ferai.

On verra, si je suis en état de peser sur l'élection présidentielle, d'une manière ou d'une autre, et si cela me paraît utile."

 

A la dernière question posée du journaliste de Radio Courtoisie "Un mot cher Philippe, sur non pas les consignes de vote, mais pour les jeunes et tous ceux qui dans une semaine et dans quinze jours sont appelés à faire changer et à redonner cette espérance à la France, quel message avez-vous envie de leur donner", Philippe de Villiers a résumé sa pensée :

 

"Retrouver la France et passer par dessus bord comme dans la révolte du Bounty les naufrageurs en cravatte !"

Notes

 

[1] Nous avons de dire qu'en se sauvant elle-même, la France sauvera le monde.

[2] Dans l'entretien à Tv-Libertés le 22 octobre 2015, Philippe de Villiers a expliqué : « (en faisant de la politique) on endure, on pense qu'on va changer les choses. On pense toujours qu'on va les changer de l'intérieur. Et puis après on se met à la marge et on croit qu'on va les changer de l'extérieur. Mais en réalité la machine tourne, elle vous broie. […] Chaque matin je me disais encore une fois 'ce soir je m'en vais'. Parce que c'est un univers où à force de croiser le mensonge, vous finissez par vous sentir contaminé. Et presque, vous êtes une sorte de mensonge ambulant par omission. Vous voyez ? Donc vous avez l'âme blessée. ... J'ai quitté mes mandats. La passion de la France ne m'a pas quitté. Je souffre comme vous de voir mon pays mourir. Qu'est-ce qui se passera ? Je n'en sais rien. Je n'ai pas envie de revenir en politique. Je pense qu'aujourd'hui on a changé de système, on est passé d'une démocratie à une oligarchie et que donc les élections ne servent plus à rien. [6] ... Les hommes politiques sont des clowns aujourd'hui, parce qu'ils font mine, ils mentent, le mentir vrai d'Aragon. Je pense que ce qu'il y a de plus utile à faire aujourd'hui - et c'est pour cela que j'ai fait ce livre -, c'est de s'adresser à la génération montante... Et donc à ces jeunes-là, je veux leur donner une mise en perspective. C'est cela mon livre. Un fil rouge de la trame du complot contre notre civilisation. Et donc si ce livre est une forme de samizdat qu'ils vont mettre sous la pèlerine, et qui va les déclencher pour sauver notre pays, et bien on aura oeuvrer de manière humble et féconde. »

 

Et dans l'entretien à Reinformation. Tv, Philippe de Villiers a également déclaré : « (Dans la politique système) à force de croiser le mensonge, vous finissez par vous sentir contaminé, dans le regard des gens, et vous finissez par avoir l'âme blessée. C'est-à-dire que vous êtes une sorte de mensonge ambulant par omission. »

"Guerre à l'extérieur et à l'intérieur" : Philippe de Villiers interpelle les "autorités spirituelles du pays"
"Guerre à l'extérieur et à l'intérieur" : Philippe de Villiers interpelle les "autorités spirituelles du pays"
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30 novembre 2015 1 30 /11 /novembre /2015 15:55

En 1789, selon le mot de Camille Desmoulins, il n’y avait pas dix républicains avoués en France.

Jacques Bainville, Histoire de France

"Qu'un sang impur abreuve nos sillons"

En 1792, "les Brissotins (ou Girondins)  avaient voulu, en déclarant la guerre à l'Autriche (20 avril 1792), porter un coup fatal à la monarchie, en se réjouissant par avance de la défaite militaire de la France, qui établirait enfin la preuve de la "trahison du roi"... (P. Gueniffey, Histoire de la Révolution et de l'Empire, Perrin, Collection Tempus, Paris 2011, pages 176, 227 et 670).

 

La Révolution a déclaré la guerre à l'Europe en 1792. Cette guerre à l'extérieur (contre les européens) et à l'intérieur (contre les Français) s'est soldée chez nous par deux millions de morts. 

400 000 morts pour les guerres jusqu'en 1800;

un million pour les guerres napoléoniennes;  

600 000 pour les guerres intestines;

et l'échafaud pour mémoire.

Voilà nos deux millions de morts. » (René Sédillot, Le coût de la Révolution française, Vérités et Légendes, Perrin Mesnil-sur-l'Estrée 1987, p. 24-28).

 

Les révolutionnaires mythographes, ainsi que les historiens officiels, falsifient l'histoire et affirment que c'est l'Autriche qui a déclaré la guerre à la France.

 

Le révolutionnaire anglomane Brissot [1] écrivait lui-même aux généraux de sa Révolution:

 

"Il faut incendier les quatre coins de l'Europe, notre salut est là"

(Mallett du Pan, Considérations sur la nature de la Révolution, 1793, réed. Editions du Trident, Paris 2007, p. 75).

 

"Brissot s'est vanté solennellement d'avoir fait déclarer la guerre, pour avoir l'occasion au premier échec d'accuser le roi de collusion avec les ennemis, et de le précipiter du Trône." (Mallett du Pan, Considérations sur la nature de la Révolution française, 1793, rééd. Editions du Trident, Paris 2007, p. 68.)

 

Le 20 avril 1792, c'est l'"Assemblée nationale Législative" qui a déclaré la guerre à l'Autriche-Hongrie, sur la pression du parti qu'on appellera plus tard les "Girondins", et non le roi Louis XVI. Et ce alors même que les députés à l'Assemblée Législative n'avaient aucun pouvoir pour cela.

 

Aujourd'hui, la "Marseillaise" est devenue l'hymne de la soit-disant "république", qui n'est jamais que la chose privée de quelques-uns, les oligarques, responsables du Coup d'Etat révolutionnaire et de la guerre à l'Europe. Elle a été écrite en 1792 pour l'armée du Rhin à Strasbourg, à la suite de la déclaration de guerre de l'"Assemblée nationale Législative" à l'Autriche (20 avril 1792).

 

Les "républicains" révolutionnaires tentent désespérément à présent, à mesure que la vérité fait surface, de réhabiliter la "Marseillaise", dont les paroles appellent à verser un "sang impur", celui des "rois conjurés", "vils despotes", "despotes sanguinaires", "tigres", "tyrans" "perfides", et des "traîtres" (nobles, et en fait le sang de tous les Français favorables au roi qui seront massacrés en 1793) :

 

"Refrain :


Aux armes, citoyens,

Formez vos bataillons,

Marchons, marchons !

Qu'un sang impur

Abreuve nos sillons !

 

Couplet 2


Que veut cette horde d'esclaves,

De traîtres, de rois conjurés ?"

 

Premier couplet


Allons enfants de la Patrie,

Le jour de gloire est arrivé !

Contre nous de la tyrannie

L'étendard sanglant est levé, (bis)

Entendez-vous dans les campagnes

Mugir ces féroces soldats ?

Ils viennent jusque dans vos bras

Égorger vos fils, vos compagnes !

Refrain :


Aux armes, citoyens,

Formez vos bataillons,

Marchons, marchons !

Qu'un sang impur

Abreuve nos sillons !


Couplet 2


Que veut cette horde d'esclaves,

De traîtres, de rois conjurés ?

Pour qui ces ignobles entraves,

Ces fers dès longtemps préparés ? (bis)

Français, pour nous, ah ! quel outrage !

Quels transports il doit exciter !

C'est nous qu'on ose méditer

De rendre à l'antique esclavage !

Refrain


Couplet 3


Quoi ! des cohortes étrangères

Feraient la loi dans nos foyers !

Quoi ! ces phalanges mercenaires

Terrasseraient nos fiers guerriers ! (bis)

Grand Dieu ! par des mains enchaînées

Nos fronts sous le joug se ploieraient

De vils despotes deviendraient

Les maîtres de nos destinées !

Refrain


Couplet 4


Tremblez, tyrans et vous perfides

L'opprobre de tous les partis,

Tremblez ! vos projets parricides

Vont enfin recevoir leurs prix ! (bis)

Tout est soldat pour vous combattre,

S'ils tombent, nos jeunes héros,

La terre en produit de nouveaux,

Contre vous tout prêts à se battre !

Refrain


Couplet 5


Français, en guerriers magnanimes,

Portez ou retenez vos coups !

Épargnez ces tristes victimes,

À regret s'armant contre nous. (bis)

Mais ces despotes sanguinaires,

Mais ces complices de Bouillé,

Tous ces tigres qui, sans pitié,

Déchirent le sein de leur mère !

Refrain


Couplet 6


Amour sacré de la Patrie,

Conduis, soutiens nos bras vengeurs

Liberté, Liberté chérie,

Combats avec tes défenseurs ! (bis)

Sous nos drapeaux que la victoire

Accoure à tes mâles accents,

Que tes ennemis expirants

Voient ton triomphe et notre gloire !

Refrain

Couplet 7

(dit « couplet des enfants »)


Nous entrerons dans la carrière

Quand nos aînés n'y seront plus,

Nous y trouverons leur poussière

Et la trace de leurs vertus (bis)

Bien moins jaloux de leur survivre

Que de partager leur cercueil,

Nous aurons le sublime orgueil

De les venger ou de les suivre


(couplet pour les enfants 2e)


Enfants, que l'Honneur, la Patrie

Fassent l'objet de tous nos vœux !

Ayons toujours l'âme nourrie

Des feux qu'ils inspirent tous deux. (bis)

Soyons unis ! Tout est possible ;

Nos vils ennemis tomberont,

Alors les Français cesseront

De chanter ce refrain terrible :

Refrain

Le texte même de la "Marseillaisse" qui est devenu l'hymne de la soit-disant "république" indique que le sang qui doit abreuver "nos sillons" est celui des "traîtres" (les nobles) et des "rois conjurés".

 

 

Or, une interprétation totalement incohérente par rapport au texte, au contexte et la conduite de la guerre fleurit sous la plume des philanthropes. Cette nouvelle interprétation s'appuie sur la tirade du Gavroche (1862) d'un Victor Hugo républicain : "qu’un sang impur inonde les sillons ! Je donne mes jours pour la patrie".

 

 

 

Cette tirade est à l'origine d'une nouvelle interprétation qui tente de donner un sens admissible à la "Marseillaise" en éliminant ses caractères violents de guerre civile.

 

En prétendant que le "sang impur" qui doit abreuver "nos sillons" serait non plus le sang des "rois conjurés" et des "traîtres" (nobles) comme le précise le texte de la "Marseillaise" (2e couplet), mais celui des révolutionnaires eux-mêmes qui partiraient à la guerre en appelant à sacrifier leur sang "pour la Patrie", les soit-disant "républicains" falsifient l'histoire de la Révolution elle-même. Heureusement, l'historien sérieux aura gardé de côté les déclarations stupéfiantes des révolutionnaires eux-mêmes, pour rappeler aux soit-disant philanthropes d'aujourd'hui leurs crimes.

 

La guerre était seule en mesure d'"égaliser les têtes et régénérer les âmes". C'est le girondin Jacques-Pierre Brissot de Warville qui le dit dans son Discours du 16 décembre 1791 (cité in Lucien JAUME, Le Discours jacobin et la démocratie, Fayard, Saint-Amand-Montrond 1989, p. 71.).

 

On ne voit pas trop comment la régénération des âmes dont parle le Girondin viendrait du sacrifice des "patriotes" et non de la mort de la "race maudite" des "brigands" au "sang impur", selon les déclarations des révolutionnaires, eux-mêmes ?

 

Nous reproduirons ci-dessous quelques-unes de ces déclarations.

 

L'interprétation forcée du texte de l'hymne "républicain" met de côté le fait que Victor Hugo, lui-même républicain, a pu volontairement déplacer le sens premier du texte (sens violent inadmissible appelant à la guerre civile et à la violence...), afin précisément de soustraire la "Marseillaise" à la critique.

 

D'un point de vue logique, la "Marseillaise" étant un Chant de guerre, posons la question: quels soldat irait braver la mort, en chantant que son propre sang serait impur, et qu'il devrait couler ? Cela n'a pas de sens. Imaginez une armée, allant au front, la peur vissée au ventre, en chantant : "Que notre sang impur coule et abreuve nos tranchées" !

 

Cette pseudo théorie de réhabilitation de la "Marseillaise" est stupide. Il paraît évident qu'un soldat qui va braver la mort, ne souhaite pas et ne chante pas sa propre mort, mais celle de son ennemi...

 

Le texte même de l'Hymne la "Marseillaise" donne d'ailleurs immédiatement après le refrain, dans le deuxième couplet, le sens du mot "qu'un sang impur" abreuve nos sillons : celui des "traîtres" (les nobles) et des "rois conjurés". C'est écrit noir sur blanc.

 

Lire: la discussion wikipedia sur la Marseillaise

 

Enfin, dans la mystique révolutionnaire, rappelons que les républicains, ces hommes qui se prétendaient "régénérés" grâce a la régénération républicaine se voyaient bien, eux-mêmes pourvus d'un sang purifié.

 

Tout homme refusant, la régénération républicaine (c'est à dire le lavage de cerveau) devenait un ennemi politique, un hérétique dont le "sang impur" devait être éliminé pour "purger" la France de sa souillure. Cela ne s'invente pas. Cela aussi est écrit noir sur blanc dans les textes des déclarations des révolutionnaires :

 

"Je ne juge pas, je tue. Une nation ne se régénère que sur des monceaux de cadavres." (Saint Just)

 

"Ce que j’ai fait dans le midi, dit Baudot, je le ferai dans le sud. Je les rendrai patriotes, ou ils mourront ou je mourrai." (Marc-Antoine Baudot (1765-1837). Député envoyé en mission dans le sud-ouest et près de l’armée des Pyrénées d’avril 1793 à mars 1794. H. TAINE, Les Origines de la France contemporaine, p. 53.)

 

"Le Comité de Salut Public a préparé des mesures qui tendent à exterminer cette race rebelle (Vendéens), à faire disparaître ses repères, à incendier ses forêts, à couper ses récoltes. Le vaisseau de la Révolution ne pourra arriver au port que sur une mer de sang." (Bertrand Barrère)

 

"Il n'y a plus de Vendée. Elle est morte sous notre sabre libre, avec ses femmes et ses enfants. Je viens de l'enterrer dans les marais et dans les bois de Savenay, suivants les ordres que vous m'avez donnés. J'ai écrasé les enfants sous les pieds des chevaux, massacré des femmes, qui au moins pour celles-là n'enfanteront plus de brigands. Je n'ai pas un prisonnier à me reprocher. J'ai tout exterminé... Les routes sont semées de cadavres. Il y en a tant dans plusieurs endroits qu'ils font pyramides." (Général François-Joseph Westermann, cité in Jean-François CHIAPPE, La Vendée en Armes 1793, tome 1, Librairie Académique Perrin, Paris 1982, p. 455.)

 

"Le Comité de Salut public a pensé que, pour célébrer la Journée du 10 août qui a abattu le trône, il fallait pour son anniversaire détruire les mausolées fastueux qui sont à Saint-Denis. Les porte-sceptre, qui ont fait tant de maux à la France et à l'Humanité semblent encore, même dans la tombe, s'enorgueillir d'une grandeur évanouie. La main puissante de la république doit effacer impitoyablement ces épitaphes superbes et démolir ces mausolées qui rappelleraient des rois l'effrayant souvenir.

Décision prise par la Convention nationale visant à profaner les tombes royales, au nom des "valeurs républicaines", le 31 juillet 1793.

 

"Nous ferons de la France un cimetière, plutôt que de ne pas la régénérer à notre manière et de manquer le but que nous nous sommes proposé." (Jean-Baptiste Carrier, in G.-A. TRONSON-DUCOUDRAY, La Loire vengée ou recueil historique des crimes de Carrier et du comité révolutionnaire de Nantes, Paris, an III de la République (coll. « Hervé de Bélizal »), p. 232.)

 

"Vous avez à délivrer le pays d'un chancre qui le dévore. Le poison est plus sûr que toute votre artillerie. Ne craignez donc pas de le mettre en jeu. Faites empoisonner les sources d’eau. Empoisonnez du pain que vous abandonnerez à la voracité de cette misérable armée de brigands, et laissez faire l’effet. Vous avez des espions parmi ces soldats qu’un enfant conduit. Lâchez-les avec ce cadeau et la partie sera sauvée." (Jean-Baptiste Carrier, le 9 novembre 1793, qui préconise d'empoisonner les puits et les sources d'eau...)

 

"Il ne saurait être question, sous prétexte de respect de la diversité culturelle, d'admettre un point en contradiction absolue avec la pensée républicaine." (Jean-Luc Mélenchon, le 13 mai 2008)

 

"Ce qui constitue une République, c'est la destruction totale de ce qui lui est opposé." (Saint Just)

 

"La guerre de la liberté est une guerre sacrée, une guerre commandée par le ciel; et comme le ciel elle purifie les âmes. ... Au  sortir des combats, c'est une nation régénérée, neuve, morale; tels vous avez vu les Américains: sept ans de guerre ont valu pour eux un siècle de moralité. ... La guerre seule peut égaliser les têtes et régénérer les âmes" (Jacques-Pierre Brissot de Warville, discours du 16 décembre 1791, cité in L. Jaume, ibid., p. 71.) 

 

Carrier "purge" la France des asociaux (donc sous-humains) du Bas-Poitou: il l'annonce en précisant fièrement qu'il fait massacrer "par centaines" les naïfs qui se rendent. "La défaite des brigands est si complète qu'ils arrivent à nos avant-postes par centaines. Je prends le parti de les faire fusiller... C'est par principe d'humanité que je purge la terre de la liberté de ces monstres... J'invite mon collègue Francastel à ne pas s'écarter de cette salutaire et expéditive méthode." (Lettre de Carrier à la Convention nationale, 30 frimaire an II, 20 décembre 1793, lue à l'assemblée le 6 nivôse, 26 décembre; Moniteur, n° 98, 8 nivôse, 28 décembre ("à la une") p. 393, col. 1.)

 

Le professeur de philosophie Benaben, commissaire : 'Il paraît qu'on a fusillé plus de deux mille brigands. On appelle cela : envoyer à l'ambulance.' (Jean-François CHIAPPE, La Vendée en Armes 1793, tome 1, Librairie Académique Perrin, Paris 1982, p. 455.)

 

"Oui, nous devons l'avouer, nous faisons répandre beaucoup de sang impur, mais c'est par humanité, par devoir." (Lettre de Fouché à la Convention, 27 décembre 1793, cité d'après A. GERARD, Par Principe d'humanité..., La Terreur et la Vendée, Paris 1999, p. 25.)

 

Il faut "régénérer l'espèce humaine en épuisant le vieux sang" (Le Batteux à Carrier, 21 nivôse an II, 10 janvier 1794: cité dans J. CRETINEAU-JOLY, Histoire de la Vendée militaire (1840-1842), 4 vol., Paris 1979, t. 2, p. 78.)

 

"La guerre de Vendée est enfin terminée sur la rive droite de la Loire. Un petit séjour dans ses cantons fera disparaître les fantassins qui auraient pu s'évader à la faveur des bois... C'en sera fini de l'engeance fuyarde, de la race maudite, des fanatiques et des traîtres." (Général Marceau, cité in Jean-François CHIAPPE, La Vendée en Armes 1793, tome 1, Librairie Académique Perrin, Paris 1982, p. 455.)

 

"Les brigands de la Vendée ne la reverront plus; hommes, femmes, marquis, comtesses, tout est tombé sous le sabre que vous nous aviez confié." (Un aide de camp du Général Kléber à la Convention, cité in Jean-François CHIAPPE, La Vendée en Armes 1793, tome 1, Librairie Académique Perrin, Paris 1982, p. 456.)

 

"Nous pourrons être humains quand nous serons assurés d'être vainqueurs." (Lettre de Hérault de Séchelle à Carrier, le 29 septembre 1793, citée d'après C.L. CHASSIN, La Vendée patriote, t. 3, Paris, 1894, reprint Mayenne 1973, p. 559.)

 

Sur le thème de la régénération révolutionnaire, il faut lire l'ouvrage incontournable du professeur Xavier MARTIN, "Régénérer l'espèce humaine. Utopie médicale des Lumières (1750-1850) (Dominique Martin Morin édition, Mayenne 2008.)

"Qu'un sang impur abreuve nos sillons"

L'animalisation

 

 

Comme l'a montré Xavier Martin, la République bestialise les récalcitrants. "Ne sont-ils que bêtes, ou bien sont-ils des bêtes ? "Elle parle de 'troupeau', et de 'femelles'. Le mot est fréquent. Significative, cette formulation de deux commissaires municipaux s'adressant à la Convention (4 germinal an II, 24 mars 1794), à propos des femmes et enfants jetés vivants dans les fours : 'Les femelles des royalistes manquants, ils s'adressent aux épouses des vrais patriotes.' (cité dans HVM/2/118)." ... "Et de juger les mâles et les femelles" (Lettres de la Commission militaire Parein-Félix, dans Anjou Historique, 1917-1918, [p. 231-248], p. 242.), et d'"animaux à face humaine" (Camille Desmoulins, cité par A. Gérard, La Vendée, 1789-1793, Seyssel, 1992, p. 144.), ou d'"un ramas de cochons, de gens qui n'avaient pas figure humaine" (Bourdon (de l'Oise), au Club des Jacobins, le 11 septembre 1793 : Aulard, éd., La Société des Jacobins..., t. 5, op. cit., p. 399), ... elle empile leurs corps 'à peu près comme des cochons qu'on aurait voulu saler' (rapporté en l'an III par un républicain d'Anjou, réprobateur: Rapport du citoyen Benaben..., op. cit. p. 81)

 

 

 

Sur les Droits de l´Homme et la Vendée La république en vient "à dénier aux Vendéens tout caractère humain" (A. Gérard, op. cit., p. 277) Un "naturaliste célèbre" en ces années de drame, n'avait-il pas renom d'avoir imaginé qu'entre l'homme et le singe, le Bas-Poitevin, peut-être, est le chaînon manquant ? (c'est ce que rapporte, indigné il est vrai, le républicain J.-B. Leclerc : Essai sur la propagation de la musique, op. cit. (an VI), p. 66-67)

 

Voltaire avait écrit (et le thème est commun sous sa plume) : "Le peuple est entre l'homme et la bête" (Voltaire's Notebooks, éd. Bestermann, 2 vol., Genève, 1952, t. 2, p. 381.); il estimait que seuls les philosophes "ont changé les bêtes en hommes" (Voltaire, Correspondance, t. 7, p. 913, lettre du 7 novembre 1764 à Damilaville).

 

Dès l'origine des évènements, il s'était volontiers agi de battue, de chasse aux "bêtes fauves", de "traquer ces brigands comme des loups" (Lettre des Commissaires dans les Deux-Sèvres et la Vendée, 19 mars 1793 : Aulard, éd., Recueil des actes du Comité de Salut public..., t. 2, Paris, 1889, p. 416.), de "leur courir sus, non pas comme dans une guerre, mais comme dans une chasse" (Desmoulins, référence de la note 155.), de les poursuivre "comme on poursuit les sangliers. Il faut des éclaireurs qui fassent lever ce gibier" (Un militaire aux Jacobins, le 1er juin 1793 : Aulard, La Soc. des Jacobins, t. 5, op. cit., p. 221.) Barrère, à la tribune, a alors, sur mesure, ajusté l'expression "chasse civile" (Convention, 15 brumaire an II, 5 novembre 1793: AP/1/78/403/1.)

 

(Source: Xavier Martin, Sur les Droits de l'Homme et la Vendée, DMM, Niort 1995, p. 52-55.)

 

Xavier Martin explique l'origine dans les "Lumières" du thème du "sang impur". Il la fait remonter à Voltaire.

 

"A d'Alembert, Voltaire, déjà, ne confiait-il pas que tous chrétiens 'fanatiques' sont 'pétris' de matière fécale, poussée même au superlatif, puisque 'détrempée de sang corrompu' (Lettre du 12 décembre 1757 : 'Fanatiques papistes, fanatiques calvinistes, tous sont pétris de la même m... détrempée de sang corrompu'. Voltaire, Correspondance, t. 4, p. 1187) : toujours donc, ou déjà, le thème du sang impur." (Xavier Martin, Sur les Droits de l'Homme et la Vendée, DMM, Niort 1995, p. 52-55.)

 

Dès 1791, l'idée d'une nécessaire séparation des "hommes corrompus" d'avec le peuple court dans les discours de Robespierre. La citoyenneté est déjà vertu, et la vertu condition (virtuelle) de l'appartenance au 'peuple'.

 

"L'ennemi devient dès lors identifié moins à partir de critères politiques que de critères moraux, donc vagues et manipulables à l'infini. L'ennemi est l''homme corrompu', concept clé de la rhétorique robespierriste, c'est-à-dire celui qui se montre, ou plutôt qui sera jugé étranger à la vertu tant publique que privée.

... Sous couvert de proscrire les 'hommes corrompus', le combat pour la république est dirigé contre la corruption présente en chacun. ...La régénération sociale, ou la révolution, devait purger la société, non seulement de ces vices, mais de ceux qui en étaient infectés. ... En regardant comme ennemis de la révolution, non seulement les ennemis des principes consacrés, mais les ennemis de la vertu, comme il l'entendait." (Patrice Gueniffey, La Politique de la Terreur, Essai sur la violence révolutionnaire, Fayard 2000, réed. Tel Gallimard, Mesnil-sur-l'Estrée 2003, p. 309, 312.)

"Q'un sang impur abreuve nos sillons."

 

Le "sang impur- qui- abreuve nos sillons" est celui des opposants à la révolution bourgeoise, c'est le sang des paysans, des artisans, des ouvriers, des nobles et des prêtres réfractaires qui, par leur existence même et les conceptions traditionnelles atemporelles qu’ils incarnaient, furent considérés comme un obstacle à l’établissement de 'l’homme nouveau' défini par les instances officielles et occultes du régime, et mis en œuvre suivant une logique totalitaire et par des méthodes terroristes similaires à celles des actuels Daesh.

 

Source: Louis XX Facebook

 

 

A chaque fois que les Français chantent la "Marseillaise", ils chantent leur propre élimination, puisque 80% des guillotinés étaient des petites gens. L'antidote pour contrer l'assassinat et le meurtre chanté à chaque Marseillaise, et donc pour repousser le maléfice de ce qui est une louange et un chant du mal, c'est de prier et de réciter un Ave Maria.

 

Les "décapitations [...] concernent pour 28% des paysans, pour 31% des artisans et des ouvriers, sans doute pour plus de 20% des marchands ... 8 à 9% des nobles, pour 6 à 7% des membres du clergé..." (René Sédillot,  Le Coût de la Révolution française, Vérités et Légendes, Perrin, Mesnil-sur-l'Estrée 1984, p. 24.)

 

Lire: La république destructrice

 

Mallett du Pan, penseur calviniste incarnant une Contre-révolution réformatrice en 1789, partisan d'une monarchie constitutionnelle à l'anglaise qu'il aurait voulu voir introduire en France (dont il croyait l’application possible), et sous la plume duquel l’expression "suffrage universel" fit son apparition, s'indigna très vite des excès des philanthropes rédacteurs des "droits de l'homme", se jeta avec emportement dans le parti royaliste et se mit en 1793 à faire une critique sévère de la Révolution et les hommes qui en avaient adopté les principes. Le roi conçut pour lui une si grande estime qu’en 1792, il le chargea d’une mission de confiance en Allemagne et d'y inciter les souverains étrangers à la modération.

 

En 1793, attaché à la propriété, hostile à la bourgeoisie d'argent qui avait pris le pouvoir par la conspiration républicaine du 10 août 1792 qui mettait en danger la civilisation européenne tout entière, Mallet du Pan, écrivait, dans un style vif, plein de verve et de franchise, qu'en 1792 :

 

"la France est une vaste caserne:

 

 

tous les révolutionnaires sont soldats ou destinés à le devenir; de gré ou de force, pour l'intérêt même de leur sûreté, les mécontents et les opprimés seront obligés de dévouer leurs armes à la défense de leurs tyrans.

 

Une Convention décrétante et des camps, voilà le régime de la République française: les Représentants du peuple ne sont pas autre chose que les Représentants de l'armée; leur principale fonction est de voler d'une main, et de partager de l'autre leurs vols avec les soldats.

 

Ainsi en usait Cartouche; mais Attila et Mahomet, les Beys des Mameluks et les Sheiks d'Arabes bédouins fondèrent aussi leur autorité sur des procédés analogues." 

 

(Mallett du Pan, Considérations sur la nature de la Révolution française, 1793, rééd. Editions du Trident, Paris 2007, p. 58.)

 

"Les Huns et les Hérules, les Vandales et les Goths, ne viendront ni du Nord ni de la Mer noire, ils sont au milieu de nous." (Mallett du Pan, Considérations sur la nature de la Révolution française, ibib., p. 58.)

(En 1793), "tous les Français sont désormais en loge." (Augustin Cochin, L'Esprit du jacobinisme, éd. J. Baechler, Paris, PUF, 1979.)

Rappelons enfin le lien entre le nazisme au XXe siècle et les Lumières de 1789. Léon Poliakov, dont les travaux ont largement porté sur la Shoah et l'antisémitisme, a pu écrire :

 

"Que l'idéologie raciale fût une fille des Lumières n'était pas une révélation pour les spécialistes. Mais en dépit des innombrables travaux qui y ont été consacrés depuis, l'intellectuel moyen continue de n'en rien savoir..." (Léon Poliakov, L'Auberge des musiciens, Mémoires, Paris 1981, p. 220.)

 

Conclusion

 

La Marseillaise n'est rien d'autre qu'un chant violent, un hymne totalitaire qui a pu justifier l'élimination par la violence du "sang impur" des Brigands, des Vendéens, des nobles, des prêtres, des paysans, des ouvriers, des artisans, etc. (80% des guillotinés étaient des petites gens), et de tous les récalcitrants (Cf. Deuxième partie pour connaître les textes révolutionnaires qui assimilaient le "sang impur" à celui des récalcitrants), la matrice des totalitarismes nazi et communiste au XXe siècle.

Notes

 

[1] Jacques-Pierre Brissot de Warville, agent de l'Angleterre, stipendié des banquiers et des hommes d'affaires (René Sédillot, Le Coût de la Terreur, Vérités et Légendes, Perrin, Mesnil-sur-l'Estrée 1990, p. 213, 214), était également secrétaire général et trésorier de chancellerie du duc d'Orléans, Grand Maitre du "Grand Orient de France", la loge maçonnique qui fit le 14 juillet 1789 et mena la Révolution dite "française". (Bernard Faÿ, La Grande révolution 1715-1815, Le Livre contemporain, Paris 1959; p. 183, 345 et suivantes, 367, 369, 407.)

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29 novembre 2015 7 29 /11 /novembre /2015 13:05

Après Marion Maréchal Le Pen, voici Robert Ménard, le maire de Béziers, qui, dans une video publiée le 27 novembre pour l'inauguration de la crèche de Noël de sa commune, emploie notre seul recours face aux évènements, le réarmement moral et spirituel.

Réarmement moral et spirituel (suite) : Robert Ménard inaugure la crèche de Noël à Béziers en appelant à un "réarmement spirituel"

"Mettre une crèche au coeur même de l'institution communale, c'est rappeler dire haut et fort, notre attachement à nos valeurs fondatrices, à nos vraies racines.

 

Notre aspiration, je dirais -je parle en mon nom personnel -, à une réforme, une vraie réforme, intellectuelle et morale, la nécessité - je pèse mes mots - d'un réarmement spirituel.

 

C'est une réponse et une belle réponse au nihilisme des assassins, des terroristes, des adorateurs de la mort.

 

C'est un ressourcement. C'est la défense de notre identité et de notre civilisation."

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28 novembre 2015 6 28 /11 /novembre /2015 12:16

Nous avons écrit le 18 novembre que "François Hollande est un président de guerre à l'extérieur (Mali, Centrafrique, Irak, Syrie) et un président de désarmement moral et spirituel à l'intérieur", et que "seul un réarmement moral et spirituel de la France pourra - peut-être si nous le méritons - changer le cours des évènements".

 

Or, dans un entretien video à MetroNews publié le 27 novembre, Marion Maréchal Le Pen, interrogée sur sa déclaration récente selon laquelle "l'islam ne peut pas avoir le même rang en France que le catholicisme", a répondu, justement, que vu que " notre civilisation, notre pays, notre mode de vie, notre identité est attaquée, ... il est important que les Français se réarment psychologiquement et moralement".  Marion Maréchal Le Pen nous lirait-elle ? Elle a ajouté cette remarque pertinente : "la culture dominante française est imprégnée entre autres de références au catholicisme", et "il est normal que dans le cadre de cette culture dominante, la religion catholique ait une visibilité plus importante que l'islam ne peut pas avoir pour des raisons simplements culturelles."

François Hollande a annoncé l'embauche de 10000 personnels de police, et son gouvernement reproche au précédent gouvernement de droite d'avoir supprimer des postes dans les forces de police. Les islamistes sont partout et peuvent frapper n'importe où. Ce n'est pas d'embaucher 10 000 policiers de plus ou même 100 000 qui changera quoique ce soit aux attentats terroristes. Encore une fois nous voyons les champions de la tolérance et de la "liberté" être en première ligne pour défendre une vision ultra-policière de l'Etat.

 

Sous l'Ancien Régime il n'y avait pas de force de police et il n'y avait pas pour autant des problèmes de sécurité. "(Les) forces de police armée, on peut dire que dans le royaume, elles n'existaient pas !" (F. Funck-Brentano, Ce qu'était un Roi de France, Librairie Hachette 1940, p. 189.). L'historien protestant Pierre Chaunu a même écrit : "être français s'est d'abord confondu avec le privilège de vivre protégé sous les fleurs de lys" (P. Chaunu, Le Grand déclassement, à propos d'une commémoration, Robert Laffont, Alençon, 1989, p. 77-78).

 

Ce que fait la république, c'est du tout sécuritaire sans aucune prévention, aucune éducation en amont. Le relativisme laïciste a détruit la défense immunitaire de la nation en favorisant l'intrusion en son sein de son ennemi, si bien que l'on puisse dire, en paraphrasant le poème d'Armand Robin, Le Programme en quelques siècles :

 

Ils ont détruit le catholicisme au nom de la "laïcité" et de la "liberté"

Nous réarmer moralement et spirituellement

... puis ils ont détruit la laïcité :

Nous réarmer moralement et spirituellement
http://www.lavie.fr/religion/islam/manuel-valls-il-faut-montrer-que-l-islam-peut-s-epanouir-en-france-15-06-2015-64170_20.php

http://www.lavie.fr/religion/islam/manuel-valls-il-faut-montrer-que-l-islam-peut-s-epanouir-en-france-15-06-2015-64170_20.php

Le 26 février 2015, invité de RMC-info, Manuel Valls parlait d'un Conseil des ministres "particulier", "car il est rare dans un Conseil des ministres de la république on parle d'une religion". Il déclara : "que demande les imams de France ? Ils demandent tout simplement que l'on forme des imams, que l'on forme des aumôniers, qui parlent français, qui soient français, qui ne viennent pas de l'étranger, qui demandent des financements pour construire des mosquées, qui soient transparents et ne viennent pas de l'étranger."

Nous réarmer moralement et spirituellement

François Hollande déclare la guerre à Daech - l'Etat islamique - à l'extérieur :

Nous réarmer moralement et spirituellement

... puis François Hollande et son gouvernement désarme les Français à l'intérieur :

Nous réarmer moralement et spirituellement

Il faudrait savoir... A quoi jouent-ils ?

 

Ils nous désarment moralement et spirituellement. Nous devons nous réarmer moralement et spirituellement.

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27 novembre 2015 5 27 /11 /novembre /2015 10:51
Ma réponse à la dernière video des "Brigandes"

Cet article est ma réponse à la dernière video des "Brigandes", intitulée "Radio Brigandes III - Novembre 2015 - Franc-maçonnerie, la blanche et la rouge" (description : "entretien avec Marianne, chanteuse leader des Brigandes, et Antoine, représentant du Comité de Salut Public, sur le thème de la Franc-Maçonnerie et du Christianisme. Interview et révélations d'un franc-maçon chrétien"), dans laquelle les "Brigandes" expliquent d'où viennent leurs critiques radicales contre les Jésuites et l'Eglise de Vatican II : des francs-maçons déistes "chrétiens" (sic). Ce faisant, les "Brigandes" présument (sans le dire) une entrée légitime dans la franc-maçonnerie "traditionnelle" "chrétienne" qui serait la "bonne" franc-maçonnerie pour combattre la mauvaise, "républicaine", athée. La dérive des "Brigandes" est regrettable. Il y avait en effet, à la base, au travers de chansons, un bon fond de combat pour Dieu et la France. Cette dérive et ces accointances maçonniques se retrouve dans les milieux nationalistes, cathos libéraux, identitaires qui grouillent de francs-maçons "chrétiens", "catholiques", en réalité francs-maçonniques ou para-maçonniques. Leur point commun est qu'ils appellent tous à voter dans le cadre des institutions dites "républicaines" (le plus souvent "front national"). C'est-à-dire à alimenter la machine satanique de la Révolution fonctionnant sur le principe du moteur (deux pôles différents, un courant, la haine), et à privatiser le pouvoir entre les mains d'une minorité.

 

Lire: Principe du moteur de la Révolution

La royauté est la république

 

Depuis leur critique radicale des Jésuites venue par la suite, après leur troisième chanson - me semble-t-il - d'apparence catholique, je me doutais sans être certain de qui était derrière ce groupe "les Brigandes", mais au moins, maintenant, c'est clair ! Je les remercie de cet éclaircissement. Cela me permet de supprimer les différents articles que j'ai publiés de ce groupe, présentant leurs videos. C'est en effet une demande de l'Eglise dans une Bulle apostolique - frappée de l'infaillibilité du Pape Clément XII, In Eminenti de 1738, où le Pape Clément XII parle en tant que successeur de Saint Pierre, en vertu de son "plein pouvoir apostolique"-, de ne pas "propager", "entretenir", "recevoir chez soi", "y être inscrits", "entretenir de quelque manière que ce soit" "les dites sociétés de francs-maçons", "et cela sous peine d'excommunication." "Une constitution valable à perpétuité." [1] La Bulle apostolique In Eminenti constitue encore aujourd'hui le droit canonique en vigueur sur la franc-maçonnerie.

 

Le grand argument avancé par "les Brigandes", est celui des francs-maçons eux-mêmes, selon lequel il y a différents courants, différents buts dans la franc-maçonnerie. Or, si la franc-maçonnerie affiche effectivement des différences de courants doctrinaires (loges déistes, loges athées, loges de "droite", loges de "gauche", loges traditionnelles, loges progressistes), il ne faut pas pour autant tomber dans le piège et s'imaginer que toutes ces loges n'ont pas de but commun, une mystique commune. La franc-maçonnerie a qu'un seul but : le renversement de l'alliance du trône et de l'autel ("saine collaboration" entre les deux pouvoirs, expression de Jean-Paul II), et la destruction de l'Eglise. [2]

 

Rappelons - ce qui est condamné par la Bulle In Eminenti -, que les francs-maçons font un pacte couvert du secret, que par ce pacte ils ouvrent des portes à Satan (c'est la raison de la condamnation), et qu'ils sont de plus en nombreux à devoir aujourd'hui consulter des prêtres exorcistes pour être délivrés de troubles divers (vexations, obsessions, et, dans les cas les plus graves, possessions diaboliques). Ces troubles, pour être guéris, nécessitent d'abord une conversion à Jésus-Christ et à son Eglise. Il faut une confession, la récitation d'actes d'abjuration, des prières de délivrance. Et ensuite, il faut une vie quotidienne de prière, chaque jour, en particulier le matin et le soir, où il est bon de répéter régulièrement des actes d'abjuration.

 

La meilleure source pour connaître l'histoire de la franc-maçonnerie révolutionnaire reste après deux siècles un livre dont les informations n'ont jamais été contredites du vivant de l'auteur, qui avait reçu des témoignages et des aveux, ni même après: les Mémoires pour servir à l'histoire du jacobinisme de l'abbé Barruel (1797), un jésuite...

Dans cet ouvrage, Barruel nous apprend que tous les Francs-maçons ne sont pas des agents conscients de ce qu'ils font. Il incrimine les arrières-loges dont les initiés supérieurs (grades supérieurs que très peu atteignent) manipulent, à leur insu, l'ensemble des maçons, et où ne se rencontre qu'une même finalité, la destruction de "toute religion", de toute autorité qui ne soit pas maçonnique, la destruction du catholicisme qui, par son clergé, sa hiérarchie et son autorité est la seule institution en mesure de s'opposer à leurs plans, et la construction d'un "régime universel dominateur", leur "république universelle".

 

Lire : Illuminés de Bavière : l'illuminisme au XVIIIe siècle

 

Barruel décrit les moyens de la franc-maçonnerie pour parvenir à ses fins. La méthode franc-maçonnique est un moyen, mettre tout sur le même plan, le relativisme (dénoncé à plusieurs reprises par Benoît XVI) et l'acceptation de ce moyen.

Et dans ce moyen, tous les moyens du mal sont permis et même encouragés. Les francs-maçons sont formatés à prendre pour le bien le mal ou à les mettre sur le même plan en discussion et en "dialogue" (c'est la suppression des 10 Commandements) :

 

"Sous prétexte de découvrir une Religion plus parfaite, il (Weishaupt) leur a persuadé - aux adeptes - que le Christianisme du jour n'est que Superstition & tyrannie. Il leur a soufflé toute sa haine pour les prêtres & pour l'état actuel des Gouvernements. C'en est assez pour l'aider à détruire; il se gardera bien de leur dire ce qu'il veut édifier..." (A. Barruel, Mémoires pour servir à l'histoire du jacobinisme, , 1798, t. III, p. 151).

 

"Si pour détruire tout christianisme, toute religion, nous avons fait semblant d'avoir seuls le vrai Christianisme, seuls la vraie religion; souvenez-vous que la fin sanctifie les moyens, que le sage doit prendre pour le bien tous les moyens du méchant pour le mal. Ceux dont nous avons usé pour vous délivrer, ceux que nous prenons pour délivrer un jour le genre humain de toute religion, ne sont qu'une pieuse fraude que nous nous réservons de dévoiler dans ce grade de Mage ou de Philosophe Illuminé" (A. Barruel, ibid., t. III, p. 264).

 

Or, vous le savez, depuis la Génèse et la tentation d'Eve qui discuta avec le démon au sujet du fruit de l'Arbre, on ne discute pas avec le démon. Plus intelligent, celui-ci nous entraîne dans ses filets, par l'acceptation du moyen du "dialogue". Cette discipline est impérative.

 

Répondons tout de suite ici que si les membres des "Brigandes" demandent de ne pas mettre dans le même panier tous les francs-maçons, ils n''hésitent pas, eux, à utiliser ce procédé s'agissant des Jésuites, en disant "les Jésuites" en général pour dire qu'ils sont tous mauvais...

 

Enfin, si en 1793, la franc-maçonnerie athée, progressiste, a pris le pas et a éliminé les francs-maçons déistes chrétiens, ce n'est aucunement une preuve que la franc-maçonnerie aurait différents buts et que donc il n'y aurait pas de "complot" (sic), ou que ce serait pas aussi évident, etc., comme c'est répété dans la video. C'est précisément parce qu'en 1793, elle n'avait pas plus besoin de ceux-ci et qu'après s'être servi d'eux, elle les a éliminés dans un processus bien défini par l'historien de l'Empire et de la Révolution, Patrice Gueniffey : un processus "radicalisation cumulative du discours" "réside le moteur de l'hubris révolutionnaire qui, d'outrance en surenchère dans la définition des buts et dans les choix des moyens, conduit inexorablement à la violence" (Patrice Gueniffey, Histoires de la Révolution et de l'empire, Tempus, Paris 2011, p. 186). Une fois le nettoyage idéologique réalisé, la franc-maçonnerie s'est auto-dissoute en France (en 1793 en pleine Terreur). Elle a fermé les loges quelques années, afin de revenir quelques années plus tard sous Napoléon Ier, puis sous la Restauration, la Monarchie de Juillet, la Seconde République, le Second empire, la IIIe république, la IVe république, et enfin, la Ve république.

 

Aujourd'hui, la meilleure réponse à faire à la franc-maçonnerie est de lui demander de répondre aux exigences de transparence démocratique en se déclarant devant le Parlement.

 

Lire: Election présidentielle 2017 : Déclaration officielle des lobbys maçonniques

Suisse : Le parlement du Valais envisage d'obliger les francs-maçons à se déclarer devant lui

Notes

 

[1] Les Enseignements originaux des Papes sur la franc-maçonnerie, De 1717 à nos jours, Pierre Tequi éditeur, Saint-Céneré 1998, p. 15-17.

[2] Satan qui travaille derrière la franc-maçonnerie à la ruine de l'Eglise ne parviendra pas à ses fins, car l'Eglise a les promesses d'assistance éternelle de Notre Seigneur Jésus-Christ : "les portes de l'enfer ne prévaudront point contre elle" (Mt, 16, 18); "Et moi, je suis avec vous toujours jusqu'à la fin du monde" (Mt, 28, 20.)

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26 novembre 2015 4 26 /11 /novembre /2015 12:05

Trouvé sur Boulevard Voltaire :

Ces familles qui appellent au boycott de l’hommage national

François Hollande demande aux Français, vendredi, de pavoiser leurs fenêtres. Ces familles endeuillées ne peuvent supporter l’idée que ce soit lui qui pavoise, sans rendre de comptes à personne.

 

Disons-le. On se demandait combien de temps, assommées par le choc, hébétées par le chagrin, les familles des victimes du 13 novembre resteraient silencieuses. Combien de temps le gouvernement pourrait poursuivre ses discours graves et émus en se lavant les mains sans que personne – personne de touché dans sa chair – n’y trouve à redire. Combien de temps il parviendrait à tranquillement prospérer, refleurir, rajeunir même, engrangeant sans vergogne les dividendes électoraux de sa propre impéritie.

Cette fois, c’est fait. Une jeune femme s’est levée. Son frère, François-Xavier Prévost, a été assassiné au Bataclan et elle l’écrit en lettres capitales :

J’APPELLE AU BOYCOTT DE L’HOMMAGE NATIONAL RENDU AUX VICTIMES ET VOUS INVITE A PARTAGER MON STATUT.

Elle égraine, une à une, sans violence ni insultes, mais avec l’inexorable évidence des faits, les raisons pour lesquelles sa famille et elle « refusent cette main tendue par les représentants politiques de la France ».

Parce qu’en France, depuis les attentats de janvier, rien n’a été fait, « 10 mois plus tard, les mêmes hommes sont en mesure de recommencer et de faire cette fois-ci 10 fois plus de morts ». « Parce qu’en France, il est possible d’être en lien avec un réseau terroriste, de voyager en Syrie et de revenir librement », parce qu’en France, les « personnes fichées S […] circulent librement », empruntent les transports en commun, louent des voitures, « travaillent à nos côtés », sans faire l’objet d’aucune obligation de suivi ni de surveillance. Parce qu’avant les événements tragiques du 13 novembre, jamais personne ne s’est posé la question de la « dissolution » des « 89 mosquées recensées comme radicales »

Votre main tendue, votre hommage, nous n’en voulons pas et vous portons comme partie responsables de ce qui arrive ! C’est plus tôt qu’il fallait agir. Les attentats du mois de janvier auraient dû suffire.

termine, implacable, Emmanuelle Prévost.

Comment ne pas la comprendre ? Lorsqu’un lotissement est inondé, on ne poursuit pas seulement l’entrepreneur véreux qui a bâti, mais aussi l’élu local qui, avec une légèreté criminelle, a laissé faire. Lorsqu’un patient meurt sur la table d’opération d’un chirurgien alcoolique notoire, ce n’est pas seulement celui qui tenait le scalpel qui est mis en cause, mais la hiérarchie de l’hôpital qui, bien qu’au courant, n’a pas viré – par insouciance, copinage, démagogie, désorganisation ? – le toubib. Et quelle famille supporterait de voir le maire, le chef de service la serrer avec emportement contre son cœur et plastronner, avec une mine de circonstance, le jour de l’enterrement ?

Alors au-delà des terroristes, qui est responsable ?

Sa déclaration, qui a fait un gigantesque buzz sur Facebook, est reprise désormais par la presse. Déjà, dans Var-Matin, le père d’une autre victime – Aurélie de Peretti – lui emboîte le pas. Jean-Marie de Peretti a fait savoir qu’il ne se rendrait pas à l’hommage auquel il a été convié et dit pourquoi : « L’espace Schengen est devenu une passoire. » « [Il] a laissé passer toutes ces personnes pourtant signalées par le fameux fichier S. »

François Hollande demande aux Français, vendredi, de pavoiser leurs fenêtres. Ces familles endeuillées ne peuvent supporter l’idée que ce soit lui qui pavoise, sans rendre de comptes à personne.

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26 novembre 2015 4 26 /11 /novembre /2015 08:42
Lettre d’un émigré. La royauté est la république

Ooyake ou royauté comme meilleur défenseur de la république

 

Le rétablissement du sens des mots constitue définitivement le socle de toute restauration. Il faut avouer que le talent maléfique de la révulsion et de la modernité se trouve bien dans cette étrange pouvoir magique qui relève quasiment du charme, d'avoir réussi à vider le sens des mots pourtant aussi vieux que les hommes, pour inventer sur ces mêmes mots un sens maléfique. La méphistophélique efficacité de ce procédé berne jusqu'au plus honnête puisque dans une contamination progressive le sens révulsionnaire remplace le bon sens dans la bouche même de ceux qui le défendent. Comment, direz-vous. Il suffit ne serait-ce que rentrer sur ces faux terrains de débats qui entretiennent le flou et utilisent le mot à mauvais escient pour être déjà battu – ou plutôt, puisque peu importe sa propre défaite, la vérité et la droiture de l'éternel sont insultées ce qui aura des conséquences sur le juste chemin des hommes.

 

« La royauté est la république ». Certains doivent penser, à lire cette sentence, que votre serviteur débloque quelque peu sur les bords, ou au mieux qu'il aime bien les petits calembours mais que tout cela n'est pas sérieux. Je pèse pourtant chacun de ces mots : « la royauté est la république ». La chose est pourtant simple, du moins lorsqu'on contemple les discours japonais sur la royauté : la république signifie « chose publique » et recouvre ainsi « bien public », « bien commun » et surtout cette notion de « public » dans l'opposition au privé, encore plus peut-être « public » dans son opposition non pas à privé mais dans son opposition à l'ego. Chacun de nous avons en effet un ego, mais nous avons aussi tous cette partie de « justice » ou plutôt d'« amour », qui contredit l'ego et pousse à sa disparition pour le service, le sacrifice envers les autres. D'un point de vue Japonais « service public » et « amour accompli » sont des notions très proches et complètement en opposition à l'ego, au « moi » qui conduit fondamentalement à la méchanceté, à l'arbitraire de l'appropriation à « soi » à des choses qui éloignent l'homme de la bonne voie.

 

Ainsi la res publica, voire plutôt le ooyake en Japonais désigne cette justice publique qui est tout autant amour du prochain christique que incarnation de la justice hors des intérêts privés. Et dans l'histoire de France, comme du Japon, le roi fut l'incarnation et l'expression de cette res publica. C'est la royauté qui permit de transformer les tendances à l'ego de tous en service public, de faire de seigneurs qui se comportaient parfois envers leurs administrés plus comme des propriétaires que des serviteurs. La chose se remarque de façon encore plus frappante si l'on raisonne par l'absurde : la France sans la royauté montre le spectacle de la destruction totale de la res publica de la république, dans un monde moderne -décadent- où il n'y a que des egos qui commettent leur propre intérêt dans une surenchère de méchancetés d'autant plus terribles qu'elles ne sont pas forcément conscientes. Et d'où vient cela ? La royauté enlevée de sa place au sommet de la société marqua l'avènement non de la république mais de réprivé res privata. Le Japon quant à lui, malgré les tensions dues à la modernité, montre une étonnante constance dans la res publica qui ne se trouve pas dans le gouvernement mais dont la flamme reste conservée par le Tennô. Si le mal peut vouloir s'étendre, du moins n'a-t-il pas contaminé la tête, et donc la porte de sortie existe, ils pourront se sortir des crises.

 

Il faut donc se battre pour la restauration de la république, c'est-à-dire de la royauté puisqu'en France l'une n'existe pas sans l'autre. Le travail est difficile mais nécessaire. Il faut récupérer ce mot, car le devoir des serviteurs de la France c'est de remettre de l'harmonie parmi les Français, il faut donc se rappeler que la république c'est la royauté. Tous les défenseurs de la république devraient se rappeler qu'ils sont sujets de la royauté.

 

Cela est la malédiction française dont nous pourrions peut-être enfin sortir, deux cents ans après la révulsion. A la différence des nippons, dont l'origine des mots comme « révolution » ou « république » ne fut pas contaminée, et qui peuvent sans soucis revenir sans cesse au sens originel des mots. Nous, pauvres Français, avons du mal d'oublier l'origine de l'utilisation maléfique de ces mots, en oubliant par là-même leur sens d'avant. Les voir évités, voire dénoncés par les défenseurs même de la république synonyme de royauté, est un spectacle dramatique. Il n'y a pas à jeter la pierre, rien n'est plus dur que de se dire républicain, en sachant son vrai sens du mot, lorsque ce mot manipulé est victime de l'attribution des pires atrocités. Il faut finir la Contre-Révolution pour passer à la Pour-Royauté qui sera enfin le retour de la république. N'oublions pas l'ignorance contemporaine, et notre devoir n'est-il pas de faire prendre conscience à tous ces « Républicains » ce qu'est vraiment la république, et qu'être en fait « républicains » c'est être au service de son roi ?

 

Paul de Beaulias

 

Pour Dieu, Pour le Roi, Pour la France

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25 novembre 2015 3 25 /11 /novembre /2015 09:47

Mis à jour le 25/11/2015 à 17h26. Un article de Nice Matin rapporte l'information

La famille de François-Xavier Prévost, victime des attentats du 13 novembre 2015 annonce qu'elle ne participera pas à l'hommage national le 27 novembre rendu aux victimes.

Vendredi 27 novembre, un hommage national sera rendu aux victimes des attentats terroristes du 13 novembre dernier.

En tant que famille de François-Xavier Prévost, victime de cette tuerie, nous n’y participerons pas.

Nous refusons cette main tendue par les représentants politiques de la France pour plusieurs raisons :

- Parce qu’en France, les attentats perpétrés du 7 au 9 janvier de cette année ont fait 17 victimes,
Que depuis, rien n’a été fait. Si des textes ont été votés, aucun décret d'application n'a encore été publié. Que 10 mois plus tard, les mêmes hommes, sont en mesure de recommencer et faire cette fois-ci, 10 fois plus de morts,

- Parce qu’en France, il est possible d’être en lien avec un réseau terroriste, de voyager en Syrie, et de revenir, librement,

- Parce qu’en France, des personnes fichées S (pour « atteinte à la sûreté de l’Etat » ou visées terroristes) circulent librement, empruntent n’importe quel moyen de locomotion (je pense notamment à l’attentat déjoué du TGV Thalys le 21 août dernier), louent des voitures (les voitures utilisées le 13 novembre pour perpétrer les fusillades dans les rues du 10e arrondissement de Paris avaient été simplement louées), travaillent à nos côtés (je fais ici allusion à l’un des employés de la RATP)…

Il faut rappeler que le recensement de certaines personnes en catégorie S n’entraîne aucune action automatique de coercition, ni même aucune obligation de suivi ou de surveillance par les autorités. Par ailleurs, les fiches S sont temporaires. Si une personne fichée ne commet aucune infraction et se fait oublier, sa fiche est effacée au bout d’un an.

- Parce qu’en France, 89 mosquées sont recensées comme étant radicales, c’est à dire qu’elles appellent ou profèrent la haine. Qu’il a fallu attendre les événements tragiques du 13 novembre pour que se pose enfin la question de leur dissolution.

- Parce qu’en France, un homme ayant perpétré un homicide en 2006, condamné en 2008, est libre en 2013. Parce que ce même homme n’a pas peur de dire à la France entière après avoir hébergé plusieurs jours des terroristes « On m'a demandé de rendre service, j'ai rendu service ». Ben oui…

- Parce que les représentants de l’Etat français ont décidé de mener des raids aériens contre l’Etat Islamiste en Irak puis en Syrie sans se soucier de préserver, avant d’agir, la sécurité de leurs concitoyens.

Alors NON, merci Monsieur le Président, Messieurs les politiciens, mais votre main tendue, votre hommage, nous n’en voulons pas et vous portons comme partie responsable de ce qui nous arrive ! C’est plus tôt qu’il fallait agir. Les attentats du mois de janvier auraient dû suffire !

J’APPELLE AU BOYCOTT DE L'HOMMAGE NATIONAL RENDU AUX VICTIMES ET VOUS INVITE A PARTAGER MON STATUT.

La famille d'une victime appelle au "boycott de l'hommage national" le 27 novembre

L'article de Nice Matin :

 

Emmanuelle Prévost, la sœur de François-Xavier Prévost, tué au Bataclan lors des attentats du 13 novembre, a appelé sur sa page Facebook à boycotter l'hommage national aux victimes, prévu ce vendredi aux Invalides, à Paris.

La famille d'une victime appelle au "boycott de l'hommage national" le 27 novembre

Source: Attentats de Paris: la soeur d'une des victimes appelle au "boycott" de l'hommage national, Nice Matin, Publié le mercredi 25 novembre 2015 à 10h54

Quelques erreurs (non-exhaustives) de  François Hollande et de son gouvernement :

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24 novembre 2015 2 24 /11 /novembre /2015 18:21
Général Jean-Claude Allard : détruire l'Etat islamique sera "très difficile"

La coalition internationale voulue par François Hollande pourra-t-elle détruire Daesh ? Réponse avec Jean-Claude Allard, spécialiste des politiques de défense

 

La coalition internationale "unique" que veut mettre sur pied François Hollande pourra-t-elle détruire Daesh ? Décryptage avec le général Jean-Claude Allard, directeur de recherches à l'IRIS, l'Institut de relations internationales et stratégiques, et spécialiste en politique de défense.

 

François Hollande veut "une coalition internationale unique" pour "détruire" Daesh. Est-ce enfin le début d'une stratégie claire ?

 

Jean-Claude Allard. Je ne crois pas. Surtout depuis que les turcs ont abattu, ce mardi, un avion russe. Ce dernier événement ne clarifie ni la constitution de la coalition, ni la stratégie militaire.

 

L'attaque de la Turquie contre cet appareil russe peut-elle bouleverser la donne ?

 

Je pense que ça va rebattre les cartes. D'un point de vue militaire, pour lutter contre l'état islamique dans son territoire, il faut fermer la frontière avec la Turquie. De ce fait, l'un des premiers membres qu'il aurait fallu faire entrer dans la coalition aurait été la Turquie. Et ce afin qu'elle déploie une armée à sa frontière pour arrêter les trafics, les approvisionnements… Or, en abattant cet avion russe, l'état turc a signifié qu'il n'y participera pas. L'état islamique continuera donc à bénéficier de ce cordon ombilical qui passe par la Turquie. A mon sens, la Turquie n'a pas basculé du bon côté. Elle privilégie la lutte contre le PKK et Bachar al-Assad et non pas contre l'Etat islamique.

 

Cette coalition ne risque-t-elle pas de faire, au moins à court terme, le jeu de Bachar al-Assad ?

 

Bachar al-Assad est un épouvantail que certains pays agitent pour cacher le fond du problème. Pour moi, il partira en fin de tableau. Mais à condition qu'on règle le problème de l'état islamique. Il faut d'ailleurs cesser de l'appeler Daesh. Il a du terrain, de l'armement et une aura internationale. La question de Bachar al-Assad n'est pas le fond du problème. La réalité, c'est que nous avons un Proche Orient complètement déstabilisé par des ambitions régionales antagonistes. La Turquie, l'Arabie saoudite, l'Iran et dans une moindre mesure le Qatar se livrent, sur le terrain syrien, à un bras de fer.

 

Quelles sont les forces estimées de l'état islamique à ce jour ?

 

Les évaluations – et cela mériterait d'être affiné - font état de 80 000 à 100 000 combattants, dont une partie d'étrangers. Avec cet ordre de grandeur, on peut néanmoins dire qu'ils sont assez nombreux pour conduire un combat défensif très dur sur leur territoire. Ils ont des capacités manœuvrières et tactiques qui leur permettront d'opposer une résistance solide à une opération aéro-terrestre dirigée contre eux. Ce sera très difficile.

 

Manuel Valls a dit craindre une attaque aux armes chimiques et bactériologiques en France. Daesh peut-il conduire un attentat de ce type ?

 

Les armes chimiques sont d'une manipulation assez difficile. Fin août 2013, les stocks d'armes chimiques de l'armée syrienne ont été saisis et détruits. Notamment parce qu'ils risquaient aussi d'être récupérés par les groupes islamistes. Aujourd'hui, il est vraisemblable que des groupes aient certains ingrédients et qu'ils essaient de voir comment les utiliser.

 

Pour l'heure, il est surtout question de frappes aériennes en Syrie et en Irak. Peut-on mener cette guerre à son terme sans intervention au sol ?

 

Non. Et cela suppose d'abord de construire une coalition qui accepte d'engager l'armée en Syrie et en Irak. Mais, à mon sens, il ne faut pas envoyer de troupes occidentales. En effet, si les occidentaux sont les plus allants pour la mise en place d'une coalition et la nécessité de détruire l'état islamique, ils doivent, dans le même temps, s'interdire d'imaginer de mettre des soldats dans ce maelstrom. Car je vous rappelle que l'Etat islamique, ce n'est ni plus ni moins qu'un grand nombre de soldats irakiens de Saddam Hussein qui, licenciés par les américains en 2003, se sont retrouvés, pardonnez moi l'expression, au chômage. Ils ont été des cibles faciles pour s'enrôler contre les américains. Là-dessus, s'est greffé tout le discours idéologico-religieux qui permet de faire monter la pression et d'inciter, aussi bien les populations locales que la jeunesse occidentale et orientale, à rejoindre ce califat.

 

A vous entendre cette guerre contre l'état islamique est loin d'être gagnée d'avance ?

 

Des groupes islamistes qui s'attaquent à l'Occident, il y en a un peu partout. Comme l'Etat islamique a réussi à s'emparer de vastes territoires, il a attiré à lui un grand nombre d'entités qui lui ont prêté allégeance. Au Nigéria, au Mali, en Libye, en Afghanistan, au Pakistan et en Egypte. Donc c'est un catalyseur. Il faut le traiter, mais on ne peut pas le faire au détriment de la ligne de défense qu'on a établie dans la bande sahélo-saharienne, ni au détriment de la sécurité en France.

 

Ce qui implique de se battre partout à la fois ?

 

L'état islamique a trois objectifs : reconstituer son territoire originel, étendre sa domination à l'ensemble du monde musulman et conquérir Rome, autrement dit l'Europe. Aujourd'hui, il se bat pour tenter de reprendre Damas, il se bat sur l'axe nord-africain et il a porté le fer en Europe. On ne peut pas abandonner un front au profit d'un autre.

 

Source: Pourquoi détruire l'Etat islamique sera "très difficile", Sud Ouest, Publié le 24/11/2015 à 15h50 , modifié le 24/11/2015 à 16h23 par Jefferson Desport

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20 novembre 2015 5 20 /11 /novembre /2015 17:32

Décoiffant. Dans une video "Ma réaction aux attentats terroristes du vendredi 13 novembre", un ancien musulman, Majid Oukacha, à rebours des mainstream qui assènent constamment ces jours-ci que la grande majorité des musulmans se désolidarise des auteurs des attentats, avertit les Français sur la vraie nature de l'islam. Il explique que "dans la très grande majorité des mosquées de France, il y a des livres de hadiths avec lesquels les imams instruisent sur l'islam", le "djihad de guerre sur le chemin d'Allah"... et le "comportement kamikaze"... "Le vivre ensemble n'existe pas avec des populations musulmanes majoritaires". 

 

Majid Oukacha dénonce "les dangers de l'islam originel, celui que le prophète Muhammad défend et promeut au travers des textes sacrés islamiques." Les bisnounours, on se réveille !

 

son livre: "Il était une fois l'islam".

Extrait:

 

 

"Ces terroristes se disent musulmans et se pensent musulmans, et je ne vois pas pourquoi je devrais croire le musulman pacifiste et occidentalisé qui prétendrait que les terroristes agissant au nom du dieu Allah ou du prophète Mohammed ne sont en rien musulmans. J'ai envie de répondre à ce musulman pacifiste que le djihadiste musulman se pense musulman et il pense même que toi le musulman pacifiste, tu n'es pas un  musulman. pour moi c'est la parole de l'un contre la parole de l'autre. Moi en tant qu'ancien musulman j'ai étudié le coran et les hadiths, afin de faire une étude critique de mon ancienne religion qui me tenait à coeur de pouvoir exposer au plus grand nombre et alerter sur les dangers de l'islamisation de la France et sur le caractère par nature islamiste du coran.

 

Le gros souci, c'est que l'islamisme prospère et progresse dans une France qui a ouvert plus que généreusement les vannes de l'immigration incontrôlée depuis plusieurs décennies.

 

[...] Bref, pour résumer, la France a un ennemi intérieur qui vit en elle. Ce ne sont pas LES musulmans, qui sont cet ennemi mais c'est une minorité parmi les musulmans.

 

Constat clinique. Cela n'existe pas une majorité de musulmans pacifistes qui s'entendent et qui osent s'opposer à la minorité extrémiste parmi eux. Cela n'a historiquement jamais existé et aujourd'hui cela n'existe pas à ma connaissance.

[...] Nous sommes aussi dans une France où les gouvernants poussent les jeunes générations à se communautariser et à haïr la France, son histoire, ses traditions, son passé, sa religion fondatrice, le catholicisme.

 

Que l'on ne m'empêche pas de soulever des constats totalement univoques entre l'islam et l'histoire des civilisations. Le vivre ensemble n'existe pas avec des populations musulmanes majoritaires en un pays où des populations mécréantes sont minoritaires. Cela n'a jamais existé dans l'histoire et cela n'existe pas plus aujourd'hui.

 

[...] (à 12:40) Et j'ai un scoop à citer pour ceux qui regardent cette video, moi qui était musulman pendant les premières années de ma vie, qui fréquentait des mosquées et en a fréquenté beaucoup, dans la très grande majorité des mosquées de France - c'est peut-être un euphémisme quand je dis dans la très grande majorité -, il y a des livres de hadiths avec lesquels les imams instruisent sur l'islam et avec lesquels les musulmans s'instruisent sur l'islam. Vous voulez savoir ce qui est dit dans ces hadiths ? Vous voulez savoir quel modèle comportemental parfait les musulmans doivent imiter, eux qui ont pour mission d'agir selon les exigences et les commandements du prophète Mohammed ? Alors allons faire un tour dans mon livre qui colle plus que jamais avec l'actualité.

"Dans la très grande majorité des mosquées de France, il y a des livres de hadiths" sur le "djihad de guerre sur le chemin d'Allah". Un ancien musulman avertit les Français

On va commencer par la p. 265. Hadith Bukhari, volume 4, livre 52. "L'apôtre d'Allah dit: J'ai été désigné pour combattre les gens jusqu'à ce qu'ils disent 'personne n'a le droit d'être adoré, si ce n'est Allah'."

 

Hadith Bukhari, volume 1, livre 8, n°387. L'apôtre d'Allah a dit: J'ai été désigné pour combattre les gens jusqu'à ce qu'ils disent personne ne peut être adorté, si ce n'est Allah.."

 

On retrouve ce genre de témoignages dans les hadiths Muslims.

 

Au livre 1, n°29, Mohammed dit: J'ai été désigné pour combattre les gens aussi longtemps qu'ils ne disent pas qu'il n'y a de Dieu qu'Allah.

 

Et au n°33: "J'ai été désigné pour combattre les gens jusqu'à ce qu'ils témoignent qu'il n'y a de Dieu qu'Allah, que Mohammed est le messager d'Allah, et qu'ils établissent la salat et paient la saket (je ne suis pas sûr de l'orthographe. NdCR.) et s'ils font cela, leur sang et leurs biens auront la garantie d'être protégés en mon nom, sauf si cela est justifié par la loi."

 

Mohammed nous informe qu'il a été désigné par Allah pour combattre les gens jusqu'à ce qu'ils se convertissent à l'islam. C'est ça le 'prophète' d'une religion de paix.

 

p. 309. Mohammed dit: Le djihad sur le chemin d'Allah. ... Allah garantit qu'il admettra le moudjahid - c'est-à-dire celui qui pratique le djihad -, pour sa cause au paradis si il est tué. Autrement, il le renverra chez lui en sécurité, avec des récompenses et des butins de guerre.

 

Alors moi j'interroge les musulmans et je dis, 'comment la pratique du djihad en laquelle les musulmans droitsdel'hommistes adhèrent au sens d'un combat spirituel et individuel (disons, améliorer sa personnalité, apaiser sa pensée), comment ce genre de combat peut-il exposer au fait d'être tué et de ramener un butin de guerre ?

 

[...] Et là je vais vous citer deux hadiths terrifiants, dans lesquels il ne fait aucun doute que le prophète Mohammed fait bien l'apologie du comportement kamikaze de ceux qui commettent des attentats.

 

Hadith Bukhari, volume 4, livre 52, n° 54. 'Le prophète Mohammed a dit : (il parlait alors à des combattants musulmans) J'aurais aimé devenir un martyre pour la cause d'Allah, pour ensuite ressusciter puis devenir un martyre, puis ressusciter à nouveau, puis devenir un martyre, puis ressusciter à nouveau, puis devenir un martyre.'

 

Et dans le hadith Muslim, livre 20, n°4635. 'Le messager d'Allah a dit: Aucune personne qui entre au paradis n'aimerait revenir en ce monde, même s'il se voyait offrir tout ce qu'il y a sur la terre, comme incitation, sauf le martyre qui désirerait revenir en ce monde et être tué dix fois, simplement pour le grand honneur qui a été accordé sur lui.'

 

Donc, voilà, Allah, fait un grand honneur au martyre en le faisant tuer, quand il se sacrifie dans ses guerres saintes.

 

Et moi je démontre dans mon livre que le but des musulmans est de combattre les mécréants et que ces mécréants ne peuvent avoir une paix durable avec ces musulmans que s'ils se convertissent à l'islam. Ce qui est un véritable chantage maffieux.

 

C'est vraiment une religion de guerre. C'est la religion qu'a voulu le prophète Mohammed. Et cela, tant dans le coran que dans les hadiths.

 

En résumé, ce djihad prôné par Mohammed dans la Sunnah - et 90% des musulmans dans le monde sont sunnites, environ -, c'est une action qui censée être plus importante pour le croyant que le pélerinage. C'est une action récompensée par Allah. C'est une action qui consiste à combattre pour Allah, sans que rien n'oblige le musulman en dehors de sa foi, quitte à devoir périr au combat. C'est d'ailleurs un grand honneur accordée par Allah, pour le martyre, lorsqu'il meurt au combat.

 

Et l'acte du martyre, le prophète Mohammed aurait bien aimé lui-même le vivre, comme il le dit, et il aurait aimait mourir encore et encore pour ce djihad-là." Un comportement terrifiant et une attitude qui se retrouve aujourd'hui dans le comportement des terroristes musulmans, djihadistes ou kamikazes, comme ceux qui ont accompli leur attentat le 13 novembre." (Fin de citation)

 

Un peu plus loin, Majid Oukacha avertit:

 

"En tant qu'ancien musulman, je ne fais qu'avertir les Français qui souhaitent le meilleur avenir pour leurs enfants, mais qui dans le même temps ne s'inquiètent nullement de l'islamisation de la France. Un élan majoritaire parmi les musulmans qui se dresseraient face à l'islamisme, ça n'existe pas. Cela doit venir des Français qui ne sont pas musulmans, selon moi. N'attendez pas de la majorité des musulmans qu'elle se lève pour réformer l'islam, car l'islam originel voulu par Allah est irréformable. Les sociétés islamiques niant l'individu et créant un contrôle permanent par le groupe, capable de diaboliser tout excommunié parmi eux, ces sociétés-là ont créé des garde-fous très précis pour que l'islam consubstantiellement terroriste, misogyne et esclavagiste - ce que je prouve dans mes écrits -, pour que cet islam-là reste toujours antagonique et ennemi du monde occidental.

 

Finalement, la France d'avant était peut-être moins ouverte sur le monde et moins multiculturelle, mais au moins n'avait-elle pas laissé se développer sur son territoire un ennemi intérieur."

 

Majid Oukacha fait quelques propositions pour vaincre le terrorisme islamique en France :

 

"Vous ne devez plus avoir peur, et osez dire que vous souhaitez que des débats publics critiques s'ouvrent sur les textes sacrés islamiques.

 

Il faut fermer toutes les mosquées intégristes.

 

Il ne faut plus laissez grandes ouvertes les vannes (de l'immigration Ndlr.) qui permettent à n'importe qui de venir s'installer en France.

 

Et surtout enfin, il faut afficher une volonté politique suivie systématiquement par les actes, afin de pouvoir empêcher efficacement les islamistes d'agir chez nous.

 

Moi, la France de mon enfance, ce n'était pas ça. Il n'y avait pas autant d'ennikabées dans les rues. Il n'y avait d'ailleurs pas autant de mosquées qu'aujourd'hui. Les salafistes étaient rares et ils se faisaient discrets."

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19 novembre 2015 4 19 /11 /novembre /2015 18:59
Face aux attentats islamistes, il faut un roi. Un général confirme (sans le mot) : "il faut un homme d’État qui pense au-delà des échéances électorales de court terme"

A la suite des attentats de Paris, le général Vincent Desportes a accordé un entretien au journal La Croix dont le site "Medias-presse.info" publie ici les extraits les plus significatifs :

 

. « Je regrette, malgré les avertissements qui ont été donnés par nombre d’experts, qu’il ait fallu payer le prix du sang pour que la parole politique soit à la hauteur de la menace. Il n’y a plus de tergiversations possibles, il faut prendre les mesures qui correspondent à cet état de guerre dans lequel nous sommes plongés. «

 

. « (Cette prise de conscience) implique de construire ce que le général André Beaufre (NDLR  : théoricien de la guerre révolutionnaire) appelait une « stratégie intégrale » portant à la fois sur la menace intérieure et extérieure, puisqu’il y a une continuité entre les deux. Cette stratégie doit être accompagnée d’une volonté et d’une parole politique forte car elle impliquera nécessairement pour les Français des sacrifices. »

 

. « On le voit avec l’état d’urgence, qui va être probablement prolongé, il y aura un certain nombre de restrictions en matière de circulation ou de droit de réunion. »

 

Il faudra également prendre des mesures qu’on a trop tardé à prendre et qui demandent de la clarté sur le plan politique, qu’il s’agisse du contrôle aux frontières ou de la politique envers les communautés. Sur ces sujets, il convient de sortir du politiquement correct pour entrer dans le stratégiquement nécessaire. Puis il faudra faire des sacrifices budgétaires. Si ce qui est prioritaire, c’est la sécurité des Français et la protection du territoire, il faut renforcer les moyens accordés à la sécurité et à la défense. L’armée, qui avait déjà été surredéployée après les attentats de janvier dans le cadre de l’opération Sentinelle, est une fois de plus sollicitée. Or elle est très en dessous de la masse critique nécessaire pour faire tout ce qu’on lui demande. »

 

. « On n’empêchera jamais un fou d’Allah de sortir de sa voiture et de mitrailler des passants. Mais la France ne peut se permettre de baisser les bras. Sur le plan intérieur, le seul renseignement ne nous permettra pas de résoudre le problème. Il faut agir aussi sur les racines du terrorisme. Une partie de la population est en état de relégation et de désespérance. Tant que le terreau est favorable, les pousses prendront. La réponse est donc forcément longue et compliquée et nous ne serons pas à l’abri d’autres attentats importants. Il faut non pas des réponses ponctuelles mais des mesures prises par un homme d’État qui pense au-delà des échéances électorales de court terme. »

 

Source: Après les attentats de Paris – Pour le général Vincent Desportes, il est temps de sortir du politiquement correct et de contrôler les frontières, Medias-presse.info, in Politique / by Léo Kersauzie / on 18 novembre 2015 at 17 h 56 min /

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19 novembre 2015 4 19 /11 /novembre /2015 08:48

Pour Hollande et la plupart de nos politiciens nous avons été attaqué en haine des valeurs de la République ! Or cela n'apparaît aucunement dans les communiqués islamistes qui revendiquent avoir attaqué les croisés et "la ville qui porte la bannière de la croix ! " D'ailleurs petit rappel historique : la République a fait plus de victimes françaises (Terreur, génocide vendéen...) que les terroristes islamistes !

Louis XX, Facebook. 17 novembre 2015.

Source image: Les Crises.fr https://www.les-crises.fr/vos-guerres-nos-morts/

Source image: Les Crises.fr https://www.les-crises.fr/vos-guerres-nos-morts/

Dès vendredi soir sur les résaux sociaux, une phrase lapidaire était largement reprise comme un message personnel à François Hollande : "Votre guerre, nos morts. (Eric Zemmour, Rtl)

 

L'histoire se répète. François Hollande engage la France dans une guerre longue contre le terrorisme islamique. Cette guerre n'empêchera pas des religieux de se radicaliser ni des terroristes de passer à l'acte.

 

Face à l'Etat islamique et le terrorisme islamiste, nous ne pouvons pas vaincre militairement.

 

A l'intérieur, ce n'est pas en embauchant 10 000 forces de police de plus, qu'on empêchera des terroristes qui se trouvent partout de passer à l'acte et de passer à l'acte partout. A l'extérieur, une fois le siège de l'Etat islamique rasé, d'autres têtes de l'hydre pousseront un peu partout et ce sera une guerre perpétuelle contre le terrorisme islamique.

 

Le tout sécuritaire ne vaut donc rien s'il n'est accompagné d'une prévention en amont, d'une éducation et d'une vraie civilisation. Cette civilisation que Christiane Taubira voulait supprimer et changer.

 

Lire : Les libertés et l'égalité : des principes monarchiques millénaires dévoyés ou le bilan effroyable de la République "française"

 

La république est incapable d'opposer une riposte au terrorisme pour plusieurs raisons. D'abord parce que les institutions républicaines sont en elles-mêmes d'une grande fragilité, d'une grande faiblesse. Regardez en effet l'Exécutif qui est complètement controversé. Nous pensons que pour traiter ces problèmes qui relèvent de la Souveraineté, il faut un souverain, parce que la souveraineté a été bradée. Et quelle elle seule peut donner une autorité pour lutter contre le terrorisme. Un chef de parti élu pour cinq ans peut-il incarner la Souveraineté ?

 

Cette république n'a aucune ambition, ni nationale ni internationale. Et on le voit parce qu'elle se met à la remorque des Etats-Unis et qu'elle s'est mis à la botte de groupes de pression qui sont complètement acquis au mondialisme.

 

La république est idéologiquement enfermée dans un cercle vicieux d'anti-valeurs, d'anti-principes que sont l'antiracisme, la politique communautariste et évidemment le laïcisme, qui entre parenthèses est la seule religion qu'on ne peut pas blasphémer en France. Donc, il faudrait renoncer à ces principes et cela elle ne le peut pas. Parce que si la république renonçait à ces principes, elle se renoncerait elle-même, elle se renierait.

 

L'islamisme dans nos territoires progresse grâce au vide spirituel laissé par la république "laïque". C'est pourquoi nous affirmons que la république nous a désarmé moralement et spirituellement, laissant les Français sans force spirituelle capable de les protéger. Car nous avons affaire à une guerre spirituelle avant tout entre le Royaume du Christ et les enfers.

 

Il faut que la France proclame que l'Evangile doit inspirer nos lois, parce que seule la lumière du Christ pourra s'opposer efficacement à la haine et à l'obscurantisme terroriste islamiste et, précisément, vaincre le vide laissé par le laïcisme. La lumière du Christ viendra remplir ce vide dans lequel s'engouffre l'islamisme. Et les rayons de lumière sortant du coeur du Christ viendront guérir les blessures que la république a infligées à la France, fille aînée de l'Eglise.

 

La laïcité républicaine venant du même fond terroriste satanique que le califat islamique ne sera d'aucune efficacité. Satan ne se combat pas lui-même.

 

Lire: Pour l'exorciste du Vatican, le père Gabriele Amorth, « l’État islamique, c'est Satan »

 

La république c'est la guerre

 

1792, la "Patrie en danger"

 

1914, la "Patrie de l'Union sacrée"

 

1946 Indochine,

 

1954 Algérie,

 

2011 Libye,

 

2013 au Mali, en Centrafrique,

 

2014 en Irak,

 

2015 en Syrie contre l'Etat islamique.

 

La république c'est la guerre et le terrorisme dès le début.

 

La république est née dans le terrorisme révolutionnaire.

 

Lire: "Attentats du 13 novembre: communiqué de presse de l'Alliance Royale"

 

La Terreur, c'était la peur qui était institutionnalisée en 1793 et qui a été érigé en système de gouvernement. Et la décapitation a été systématiquement instrumentalisée par la Révolution française, et en a fait toute cette série de guillotinés et de victimes qui se comptaient par dizaines de milliers, en mélangeant les innocents et les coupables. Et comme l'Etat islamique, la république a transformé ces exécutions en grand spectacle à des fins de propagande. C'est Jacques Julliard qui écrit cela dans un numéro de Marianne, de cet hiver.

 

Donc nous affirmons que la république ne peut et ne pourra jamais être un rempart à la barbarie parce qu'elle est issue en fait du même fond terroriste.

 

La république est va-t-en-guerre comme d'habitude et comme d'habitude elle se met dans le siège des Américains.

 

Elle n'a d'ailleurs plus de poids diplomatique.

 

Et précisément, nous pensons qu'il faut renouer avec un esprit capétien. Il faut renouer avec la politique des Capétiens, qui était faite de réalisme et de mesure. Les rois capétiens se sont toujours méfiés des idéologies et des grands sentiments. Ils avaient pour objectif l'intérêt supérieur de la France. C'est ainsi qu'ils ont fait de notre pays un état souverain, établi dans ses frontières naturelles, en contrant les appétits de ses voisins et qui ont fait de la France cette première puissance mondiale avant que la Révolution ne démolisse tout ça.

 

Sortir de l'espace de Schengen

 

Nous proposons dans un premier temps de nous protéger de façon efficace en sortant de l'espace de Schengen et en rétablissant les frontières nationales.

 

La Suisse ne fait pas partie de l'Union européenne et la Suisse n'est pas pour autant repliée sur elle-même. La Suisse est le pays où il y a le plus d'organisations internationales.

 

Il faut se doter de moyens de contre-insurrections. Cela passe évidemment par une réforme de l'armée. Cette réforme, l'Alliance Royale l'a prévue, vous pouvez vous reporter sur ses propositions sur son site. Au niveau international il faut créer des pôles d'influence ciblés compte tenu de notre niveau d'influence restreint. Et renforcer l'influence française en Afrique sahélienne, c'est une nécessité stratégique et il faut évidemment créer dans le monde musulman des zones de stabilité. N'oublions pas que l'islamisme est fort de la faiblesse de ses adversaires et c'est comme cela que Daech et en général le terrorisme islamiste perdra pied y compris vis-à-vis des musulmans eux-mêmes qui cesseront d'être fascinés dans leur esprit par cette espèce de fondamentalisme.

Vos guerres, nos morts

La France a besoin d'un roi

 

La France a évidemment dans ce domaine un grand rôle à jouer et un roi aurait justement une stature internationale d'autant plus importante que le roi aura une dimension internationale. Ce que n'a évidemment pas un chef de parti, qui est élu pour cinq ans.

 

Général Didier Tauzin : "En temps de guerre, il faut un vrai chef"

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16 novembre 2015 1 16 /11 /novembre /2015 17:34

Il est temps pour les bisounours d'ouvrir les yeux. Mgr Ravel, évêque aux Armées, à propos des attentats du 13 novembre avertit dans Famille chrétienne : "Nous ne sommes plus en 14-18 où on comptait les morts dans les tranchées. Nos adversaires ne regardent pas s’ils ont devant eux un militaire, un gamin ou une femme enceinte..."

Pour l'évêque aux Armées, les attentats de Paris dévoilent au grand jour cette nouvelle guerre déclarée à la France qui ne touche plus des militaires loin de la capitale mais des civils innocents.

 

Est-ce la suite logique des attentats de Charlie Hebdo ?


A l’époque, on avait tendance à penser que les terroristes s’attaquaient à un journal satirique et aux « blasphémateurs ». Moi, je n’ai jamais cru à cette fable ni à cette instrumentalisation des événements. Je le répète : nous sommes en guerre et les terroristes ne choisissent pas leurs victimes ! Nous prenons conscience aujourd’hui que la France a toujours été la cible et non la liberté de la presse.

On ne peut plus croire que nous sommes
face à des gens isolés ou détraqués

[...] "La frontière entre civils et militaires a disparu. Quand les militaires sont visés dans leur uniforme, c’est à titre de symbole. Le soldat incarne la France. Mais, en réalité, la guerre est menée contre la France. Nos adversaires ne regardent pas s’ils ont devant eux un militaire, un gamin ou une femme enceinte. Nous ne sommes plus en 14-18 où on comptait les morts dans les tranchées. Cette nouvelle guerre touche n’importe qui, n’importe où, et de manière aveugle. C’est un processus lent et lourd : vous coupez une tête et dix autres surgissent.

 

Le chrétien aime la paix mais il sait vivre en état de guerre. Il ne faut pas séparer la prière et l’action. La prière pour la paix ne se substitue pas aux moyens légitimes par exemple au fait de prendre les armes. Dieu ne va pas envoyer ses légions d’anges pour éliminer nos adversaires ! Mais la prière change les cœurs. L’émotion des Français est très grande. Il y a plusieurs sentiments qui se mêlent non seulement la douleur et l’incompréhension mais aussi le désir de vengeance. La grâce de Dieu apaise les cœurs sans minimiser cette nouvelle guerre contre la France qui ne fait que commencer. La prière va purger nos émotions de la violence. Il ne faudrait pas que la violence gagne deux fois : la première avec les victimes corporelles et la seconde avec des victimes spirituelles."

Un évêque avertit : la guerre ne se fait plus entre militaires dans les tranchées comme en 14/18 mais touche des civils dans la rue

Source: Mgr Ravel : « Ce n’est pas une question de sécurité, c’est une guerre ! », Famille Chrétienne, 14/11/2015 | Par Samuel Pruvot

Un autre évêque, Mgr Lefebvre, ancien missionnaire en Afrique qui savait de quoi il parlait, nous avait averti en 1989 sur les évènements en France avec l'islam :

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12 novembre 2015 4 12 /11 /novembre /2015 07:16

Dans la version longue de son entretien à Reinformation.Tv, Philippe de Villers explique les thèmes de son ouvrage "Le moment est venu de dire ce que j'ai vu" et pourquoi il n'a pas envie de revenir en politique.

Philippe de Villiers : "C'est pour cela que je vous dis que je n'ai pas envie de revenir" (Entretien intégral à Reinformation.Tv)

Dans cet entretien, on peut dire, littéralement, que contrairement aux catholiques nationaux libéraux ou démocrates qui continuent encore, malgré toutes les preuves de leur échec depuis deux siècles... d'appeler à voter, et de s'engager dans la politique système, et souhaitent le voir revenir à leurs côtés, Philippe de Villiers, lui, a tout compris du caractère "inutile" du vote et de l'engagement politique système et leur répond ceci (nous soulignons les passages les plus importants en rouge) :

18:25 "(Dans la politique système) A force de croiser le mensonge, vous finissez par vous sentir contaminé, dans le regard des gens, et vous finissez par avoir l'âme blessée. C'est-à-dire que vous êtes une sorte de mensonge ambulant par omission.

 

Et c'est pire que cela. Parce que si les gens vous aiment bien et se disent celui-la j'ai confiance en lui, vous cautionnez le système, en fait. C'est-à-dire que vous apportez au système un peu de virginité qu'il a perdu. Et donc vous mettez au profit du système vos vertus de courage civique, dont le système a besoin pour se conforter."

 

Si bien que l'on peut dire que si l'opposant politique n'existait pas, le système l'inventerait. (Cf. le principe du moteur de la Révolution)

 

Conjuration-antichretienne.jpg50:13 Alors il y a un truc qui m'a étonné. Un jour j'apprends que François Fillon, Premier ministre de la France, et Alain Juppé un an après, ont été agréés par le groupe Bilderberg. Ils en sont membres. Alors quand j'avais dit à Fillon 'comment tu peux aller dans un truc pareil ?', il m'a dit : 'que veux-tu, c'est eux qui nous gouvernent !'

 

Après j'ai découvert au parlement européen, qu'ils ne complotent pas : ils ont le pouvoir. Vous avez la classe politique nationale et au-dessus la super-classe invisible, à laquelle la classe politique nationale obéit.

 

Alors après pour savoir quelles sont les relations d'argent entre elles, étant donné les budgets de sondages de plus en plus chers, il doit y en avoir quelques-unes.

Philippe de Villiers : "C'est pour cela que je vous dis que je n'ai pas envie de revenir" (Entretien intégral à Reinformation.Tv)

Le parlement européen, (cet être des abysses qui déteste la lumière comme l'a appelé P. de Villiers) est une illumination de l'astre noir. Ces gens se préoccupent d'eux-mêmes et décident entre eux, dans une endogamie assumée de plier le monde entier à leur volonté de puissance. Je pensais à l'hubris des Grecs (la démesure. Ndlr.).

Philippe de Villiers : "C'est pour cela que je vous dis que je n'ai pas envie de revenir" (Entretien intégral à Reinformation.Tv)

Ayant quitté la scène politique système, Philippe de Villiers n'a pas pour autant renoncé à son engagement politique. Il explique ce que doit être un engagement politique efficace, un "dissident", un "résistant" et pourquoi il a écrit son livre, répondant en cela aux catholiques libéraux démocrates qui tout en parlant de lui et de son dernier livre font semblant de ne pas le comprendre :

 

01:29:35 Je vais vous dire pourquoi j'ai écrit ce livre. J'ai observé la 'Manif pour tous', j'ai vu les jeunes, les têtes de jeunes. Je me suis dit ils ne sont pas pareils. Ils sont en train de comprendre qu'on peut être dans la vérité en étant minoritaires. Bientôt ils comprendront qu'il faut combattre au nom de la loi naturelle et de la survie de notre pays, combattre en devenant objecteurs de conscience. Il faut se révolter. Il faut être un résistant. Et c'est là que prend place cette conversation qui m'a tant marqué avec Alexandre Soljenitsyne (à Tambov en Russie) où il me dit: 'nous on va se relever mais vous, vous allez glisser dans un gouffre profond parce que vous avez la maladie du vide. Vous allez vivre une éclipse de l'intelligence, vous êtes au stade ultime de l'épuisement spirituel. Et un jour, de la grande catacombe sortiront des lucioles portées par des dissidents.' - Des dissidents ? répliquais-je, - Oui des dissidents. Je vais vous expliquer ce qu'est les dissidents. Les dissidents, sous la pélerine, ils ont des samizdat, des analyses critiques du soviétisme, ils vont en prison, au goulag, et à un moment donné les prisons sont trop petites. Et ils vont sauver l'honneur et la liberté de la Russie. Et bien je vous dis, les dissidents sont à l'Est, ils vont passer à l'Ouest.' J'ai médité cette phrase et je me suis dit un jour j'écris ce livre. Cela veut dire deux choses. Les dissidents vont sortir du lot parce qu'ils auront deux qualités originales, la première c'est le courage, la deuxième c'est la lucidité. Le courage, ils oseront franchir le périmètre sanitaire des mots interdits, au risque de la prison. Ils iront en prison, mais les prisons seront trop petites parce qu'ils donneront un tel exemple, d'une telle force que tout le monde voudra y aller en prison, pour les secourir, les supporter, s'associer à leur courage. Donc ils briseront le périmètre sanitaire. Ce que ne feront pas les politiques, ce sont les dissidents qui le feront. Et la deuxième qualité originale, la lucidité. Je le dis dans mon livre, j'ai vu les politiciens abattre les murs porteurs. Il faudra donc relever les murs porteurs. C'est ce que feront les dissidents. Les murs porteurs, c'est simple, c'est 1- le caractère sacré de la vie, 2- la filiation comme repère, 3 - la nation comme héritage, 4- la frontière comme ancrage, et 5- le rêve français comme fenêtre sur le monde. Et Lénine que Soljenitsyne citait souvent, 'donnez-moi mille hommes', disait-il. Et donc moi, si j'ai mille lecteurs parmi les 100 000 ou 200 000, qui comprennent ce livre et en font un petit guide pratique, une sorte d'indicateur pour sortir vers la lumière, j'aurais accompli ma mission.

 

...Je suis content d'avoir parlé avec vous parce que c'est un des rares moments où je peux parler de mon livre. Et pas simplement raconter des anecdotes.

 

Philippe de Villiers explique en fin d'entretien pourquoi les hommes politiques mentent :

 

01:44:45 C'est le plus important ce que je vais vous dire. Les hommes politiques mentent. Ils mentent parce qu'ils disent demain on va faire ceci, on va faire cela. Pourquoi est-ce un mensonge ? Parce qu'ils n'ont plus le pouvoir. Quand le pouvoir n'a plus le pouvoir, ce n'est pas la peine de dire qu'on l'a encore. Le pouvoir, il est à Washington, il est à Francfort (siège de la Banque centrale européenne, Ndlr.), il est à Bruxelles (siège de la Commission européenne Ndlr.).

 

Le pouvoir est décomposé, parce que selon les Anciens, il se composait de deux éléments, potestas et auctoritas. Le pouvoir, la potestas, c'est le pouvoir de gouverner, de légiférer, de diriger, de commander, de punir. Et l'auctoritas, c'est l'aura, c'est l'image, c'est le symbole, la symbolique. En écrivant mon livre sur Saint-Louis, je me suis aperçu qu'en réalité, il disait toujours à ses proches - Joinville rapporte cela - "moins j'ai besoin de gouverner, mieux je préserve mon auctoritas". Et lui, il gouvernait par l'auctoritas. Et Soljenitsyne reprend cela dans son Discours de Harvard, quand vous faites des lois, c'est qu'il n'y a plus de moeurs. Et donc, un roi, un chef qui a de l'auctoritas, il a très peu besoin, il n'a même pas besoin de potestas. La loi est toujours une faiblesse. Tout simplement parce qu'il y a toujours une loi naturelle qui précède la loi positive. Et aujourd'hui, la potestas, elle est à Bruxelles et l'auctoritas, elle est chez Ruquier.

 

"Les Français qui vont vous entendre Philippe de Villiers, vont vous dire le pouvoir n'appartient plus au politique, un scrutin ne sert plus à rien ?", demande le réalisateur de l'entretien :

 

C'est pour cela que je vous dis que je n'ai pas envie de revenir, répond Philippe de Villiers. Je n'ai pas envie de revenir, je vous dis, puisque c'est inutile et de toute façon on n'est pas dans une démocratie électorale mais on est dans une oligarchie. Et les oligarques, ils sont ailleurs. Ils (les Français) peuvent toujours se présenter à l'élection s'ils ont une préférence pour l'urne que pour la canne à pèche. Mais si on ne rapatrie pas les pouvoirs cela ne sert à rien.

 

... Je ne sais pas ce qui va se passer. Ce que je pense, c'est que la classe politique va connaître le chaos", conclut Philippe de Villiers.

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11 novembre 2015 3 11 /11 /novembre /2015 16:02
Les migrants ne passent plus en Angleterre mais passent toujours en France

Au mois d'octobre dernier, dans un silence médiatique total, des travailleurs installaient des clôtures de sept mètres de haut le long de la voie d'accès à l'Eurotunnel à Coquelles (Pas-de-Calais) pour essayer d'empêcher les migrants de tenter la traversée de la Manche vers la Grande-Bretagne.

 

Hier, la préfète du Pas-de-Calais Fabienne Buccio a expliqué sur Bfm-Tv que désormais la frontière avec l'Angleterre "est fermée":

 

"On ne passe plus en Grande-Bretagne". "C'est un dispositif important. Il faut que les migrants et les passeurs qui amènent les migrants à Calais sachent qu'on ne passe plus", a-t-elle déclaré.*

 

On a envie de demander à la préfète si les migrants passent en France ?

Les migrants ne passent plus en Angleterre mais passent toujours en France

Une quinzaine de calaisiens du collectif "Calaisiens en Colère" ont monté hier soir jusqu'à 3h du matin un groupe de soutien aux riverains. Ils ont qualifié la soirée de relativement calme comparé aux soirées de dimanche et lundi, et ont réalisé un film "au coeur de l'action" pour montrer le quotidien des riverains de la jungle" et le travail des forces de l'ordre.

Les membres du collectif de soutien aux riverains annoncent être de nouveau sur le terrain ce soir, "pour montrer la triste réalité de Calais".

 

Il semble que des individus de type européen sansfrontiéristes, les "no border", dont on voit un des membres interpellés (à partir de 6:45), encouragent la violence des migrants à Calais contre les riverains et les forces de police.

Le collectif  explique qu' "enfin les médias commencent à parler de ce que subissent nos forces de l ordre et nous les calaisiens" avec une video de BFM-TV hier soir.

 

L'article de BFM-TV sur le sujet publié ce matin :

Les migrants ne passent plus en Angleterre mais passent toujours en France

De nouveaux affrontements ont eu lieu entre les migrants et la police à Calais. Le calme est revenu dans la nuit.

 

Des heurts entre migrants et forces de l'ordre se sont produits pendant une heure environ, pour la troisième nuit consécutive, aux abords du camp de la "Jungle" à Calais, malgré un dispositif policier réorganisé pour protéger les riverains du bidonville.

 

Après un face-à-face tendu à partir de 22h30 entre les protagonistes, les forces de sécurité, séparées d'une trentaine de mètres seulement des manifestants, ont fait usage de grenades lacrymogènes pour tenter de disperser de petits groupes de migrants qui leur jetaient des projectiles et proféraient des insultes. Les CRS ont ensuite utilisé brièvement un canon à eau pour éteindre un feu allumé par des manifestants à l'aide de palettes en bois.

 

Des grenades lacrymogènes ont continué d'être tirées ensuite, jusqu'au retour à un calme précaire après 23h30. "250 policiers, dont une majorité de CRS, étaient mobilisés mardi soir" pour empêcher ou réprimer les troubles autour de la "Jungle", a rapporté le porte-parole du ministère de l'Intérieur, Pierre-Henry Brandet, présent sur les lieux.

 

Selon lui, l'étanchéification de la frontière vers l'Angleterre accentue la détresse et le désarroi des migrants. "Cette détresse est instrumentalisée par des militants 'no border' qui incitent les migrants à passer la frontière coûte que coûte. Ils les incitent à l'émeute et à s'en prendre aux policiers".

 

Mais "grâce à la présence policière massive la nuit dernière il n'y a pas eu d'incident notable, quelques échauffourées en début de soirée mais pas d'intrusion chez des riverains, aucune dégradation et aucun blessé parmi les forces de l"ordre", assure Pierre-Henry Brandet sur BFMTV. "On peut parler d'une nuit calme mais le dispositif sera maintenu le temps que le calme total revienne".

 

Source: Calais: retour au calme après des heurts entre migrants et policiers, Bfm-Tv, 11/11/2015 à 07h23

 

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23 octobre 2015 5 23 /10 /octobre /2015 14:28
"Complot contre notre civilisation" - Entretien choc de Philippe de Villiers à TVLibertés : "les élections ne servent plus à rien"

C’est à TVLibertés que Philippe de Villiers a consacré son plus long entretien après la parution de son livre best-seller intitulé "Le moment est venu de dire ce que j’ai vu".

 

Dans cet entretien mis en ligne le 22 octobre 2015, débarrassé de son statut d’homme politique, il parle sans filtre : "les élections ne servent plus à rien", "les hommes politiques sont des clowns aujourd'hui, parce qu'ils font mine, ils mentent, le mentir vrai d'Aragon". "Pendant que les gens se traînent dans la misère, les hommes politiques se pavanent dans les media, dans les instances de marketing pour construire leur profil".

Extrait (à partir de la 15e minute) :

 

"La parole politique au sens électoral, partisan, n'est plus entendue, plus écoutée. Elle est suspectée. Parce que le pouvoir n'est plus un service mais une consommation. Alors que la parole meta politique des Zemmour, Onfray, Régis Debray et tant d'autres de toutes sensibilités, elle est sollicitée, elle est accueillie, elle est guettée, elle est crue. Donc, cela veut dire qu'en fait, la politique, la vraie politique a quitté la vie politique. Tout autant que le pouvoir n'a plus le pouvoir.

 

Quand monsieur Hollande dit 'voilà ce qu'on va faire demain', il ment, il ment comme Sarkozy. Pourquoi ? Parce que depuis 30 ans, depuis le Traité de Maastricht, ils ont remis leur pouvoir un bout à Washington, un bout à Bruxelles, un bout à Francfort, un bout à Genêve. La potestas, le pouvoir de gouverner a été remis à Bruxelles, l'auctoritas est chez Ruquier. [1] Donc il ne reste rien. Le roi est nu si l'on peut dire. Il reste le casque et le scooter.

 

Par exemples :

 

- la présidentielle truquée de 1995. Il y a des candidats en face de moi qui avaient des comptes truqués. Ces comptes truqués ont été validés par le Conseil constitutionnel. C'est monstrueux.

- Je rappelle dans ce livre (Le moment est venu de dire ce que j'ai vu, Albin Michel, octobre 2015. Ndlr.) comment on achète les sondages, comment on achète les élections, comment les hommes politiques sont achetés, comment les media sont manipulés, comment la France est islamisée d'une manière volontaire. Et je crois même que sur ce sujet-là j'aurais pu aller plus loin. Je me demande si l'islamisation de la France n'est pas un projet politique voulu par haine de la France chrétienne.

 

Un peu plus loin dans l'entretien (à partir de 29:30), Philippe de Villiers explique que ce qu'il dit dans son livre est le résultat d'une conversation qu'il tint dans sa jeunesse avec un paysan vendéen qui était son voisin :

 

"Ce que je dis dans mon livre, est le résultat d'une conversation quand j'étais jeune avec un paysan vendéen qui était mon voisin et qui m'a dit 'tu sais Philippe, quand on est dans une maison qui s'effondre, au bord de l'abyme, qu'on ne voit plus rien parce que c'est la nuit, il faut chercher à tâtons les murs porteurs.'

 

Les murs porteurs (sont) : le caractère sacré de la vie, la filiation comme repère, la nation comme héritage, la frontière comme ancrage, et le rêve français comme fenêtre sur le monde."

 

Philippe de Villiers explique son rapport à la politique et le fonctionnement de la "machine" politique (31:00) en rejoignant le point de vue des royalistes qui estiment qu'on ne pourra pas changer le système de l'intérieur, la "machine" étant conçu pour détruire le réel sans rémission à l'aide d'un différentiel de pôles, la haine dans l'inégalité.

 

"Une société ne peut pas vivre sans politique. Saint Augustin disait que c'est la plus haute forme de la charité, continue Philippe de Villiers.

 

Et donc (en faisant de la politique) on endure, on pense qu'on va changer les choses. On pense toujours qu'on va les changer de l'intérieur. Et puis après on se met à la marge et on croit qu'on va les changer de l'extérieur. Mais en réalité la machine tourne, elle vous broie. [2]

 

Le Parlement européen ne pèse rien. [3] C'est une instance d'influence où ne pèse que le gauchisme, le boboïsme de Cohn-Bendit, qui est au centre de gravité. C'est (Cohn-Bendit) un des seuls quand j'ai eu un cancer qui est venu me voir pour me demander des nouvelles. Les gens qu'on appelle 'les républicains' ne se sont pas déplacés., ..., mais lui m'a dit 'j'ai besoin d'un adversaire comme toi'. [Votre absence est pour eux le seul handicap. Si bien qu'on pourrait dire ne vous prêtez pas au mensonge démocratique et les "démocrates" inventeront des adversaires ! NdCR.]

 

...L'Europe est un être des abysses, ce qu'elle craint c'est la lumière. C'est une zone grise, on ne sait pas qui achète qui. Et ce qui est certain - ce que moi j'ai vu - c'est que les commissaires sont de futurs lobbyistes, et les lobbyistes sont les futurs commissaires. Donc il y a un mélange des genres qui porte à la prise illégale d'intérêt.

 

Et lors d'une réunion qui eut lieu le 17 mars 2007 (réunion dont a déjà parlé de Villiers sur Radio Courtoisie. NdCR.), à laquelle j'ai été mêlé par le plus grand des hasards parce que j'avais des jours en retard, il fallait que j'aille pointer. Donc avec ma carte je suis rentré. Et là, il y avait des noeuds paps partout - c'était le top, la superclasse invisible -,et je reconnais Kissinger. Il y avait Brzezinski, il y avait des grands patrons, Anne Lauvergeon, il y avait des petites tables très bien achalandées. Ils parlaient entre eux. Et puis il y a eu les discours, et je suis resté jusqu'au bout. Et en fait, ce que j'ai compris c'est que c'était la Trilatérale, branche Europe. Ils étaient 400. Ils disaient : 'il faut détruire les nations'. Ils disaient (plus exactement) : 'il faut détruire l'homogénéité des nations' pour pouvoir augmenter les marchés, avoir le "marché planétaire de masse'. Et c'est eux qui ont inventé le mot 'gouvernance mondiale'. Ils parlaient du 'réchauffement climatique'. Ils disaient que dans les écoles, au lieu de dire aux enfants sauvez votre pays, sauvez votre région, sauvez l'arbre qui est en face de chez vous, non 'sauvez la planète'. Et ils parlaient de réunir dans le même combat les deux libéralismes, le libéralisme économique en faisant sauter les frontières et le libéralisme sociétal."

 

Philippe de Villiers est interrompu par le journaliste de Tv-Libertés, Martial Bild : "ils ont le droit de discuter entre eux, ce sont des chefs d'entreprises, il n'y a pas forcément un complot." La réponse de Philippe de Villiers est celle-ci (à 37:25) :

 

"Absolument. Ce n'est pas forcément un complot. Ils n'ont pas besoin de comploter, ils ont le pouvoir. Ce que m'a dit un jour François Fillon ! Je lui ai dit : mais pourquoi tu vas au groupe Bilderberg, parce qu'il y est rentré et y a été agréé, de même que son ami Alain Juppé, l'année d'après. Dans l'Evangile on dit il ne faut pas mettre la lumière sous le boisseau, cela vaut pour la franc-maçonnerie aussi. Pourquoi ils se cachent ces gens-là ? Pourquoi ils se cachent ? Et il m'a répondu - incroyable la réponse - il m'a dit : 'que veux-tu, c'est eux qui nous gouvernent !''

 

Donc, en fait, le groupe Bilderberg, la Trilatérale, cela existe. Alors la différence entre eux et moi, c'est : ah, beaucoup de gens disent, 'c'est le complot', 'la conspiration mondiale'. Non, non, ils ont le pouvoir."

 

Toute la question est donc (d'un point de vue historique) de savoir quand ces gens ont pris le pouvoir ?

 

En 1789, ces gens n'avaient pas le pouvoir, le droit divin les empêchait de faire ce qu'ils voulaient. Voyez le droit divin "rempart à l'oligarchie et aux maîtres de la monnaie". Le projet des "Illuminés de Bavière" du franc-maçon Adam Weishaupt visait à renverser l'alliance du Trône et de l'Autel en France pour créer leur "république universelle". Voir ici et .

 

Philippe de Villiers enchaine sur le Traité transatlantique (à partir de 38:25) :

 

"Ce traité transatlantique qui se prépare est un traité qui va installer un tribunal arbitral privé, permettant aux entreprises multinationales, a-nationales, de traîner les états, de faire condamner les puissances publiques. C'est un traité dans lequel les appellations contrôlées, les appellations protégées (AOC) disparaîtront. Et on nous imposera le poulet à l'eau de javel, etc.

 

 

Poulets aux hormones

Poulets aux hormones

"Le rêve européen, poursuit Philippe de Villiers, c'était de livrer un espace sans nation, sans gouvernement, sans démocratie, sans limite territoriale, et le livrer au marché planétaire de masse, sous clé américaine.

 

Et quand on disait cela, des gens comme Séguin, Pasqua, Chevènement et Le Pen, on nous disait vous êtes des menteurs, vous exagérez... En fait, on était en-dessous de la réalité."

 

Reparlant de François Fillon (à 43:45), et évoquant la défiance du peuple envers sa classe politique, Philippe de Villiers explique que Fillon est déjà "dans les abysses" et qu'"il faut savoir se détacher" parce que "le pouvoir est un sacrifice" :

 

"Fillon est déjà dans les abysses par rapport à moi. Donc cela veut dire qu'en fait les gens ne se trompent pas.entre la metapolitique et la politique. Pourquoi ? Parce que moi ce que je dis et ce que j'ai vécu, c'est la tradition de Saint-Louis, la tradition de Jeanne d'Arc, tradition capétienne, le pouvoir est un sacrifice. On m'a toujours appris cela. C'est pour cela que je suis parti. Je suis parti du jour au lendemain.Parce que tous les matins je me disais en ouvrant mes volets, aujourd'hui encore je vais boire un bol de crapauds. Et un jour je partirai. Il faut savoir partir. Il faut savoir se détacher. On n'est pas là pour le pouvoir, on est là pour servir. Le pouvoir est un sacrifice, la politique sacrificielle. Aujourd'hui, dans l'hédonisme politicien on fait carrière. Et les gens le sentent. Et c'est horrible, parce que pendant que les gens se traînent dans la misère, dans l'angoisse, dans le sentiment d'une dépossession d'eux-mêmes, avec l'islamisation de la France, les hommes politiques, eux, se pavanent dans les media, dans les instances de marketing, pour construire leur profil, dessiner leur parcours. Sarkozy et Hollande c'est le fin du fin." [4] 

 

Sarkozy, moi je n'ai pas d'acrimonie, poursuit Philippe de Villiers, mais c'est un soumis et un dhimi. Il s'est soumis à l'Amérique en faisant rentrer la France dans l'OTAN - un fait -. Il s'est soumis à l'islam en créant le "Conseil supérieur", etc. ("Conseil français du Culte musulman" créé par Nicolas Sarkozy en 2003. NdCR.), alors que l'islam sunnite ne rentrera jamais là-dedans. [5] L'islam de France c'est complètement aberrant. Il n'y a pas d'islam de France. Il y a un islam tout court, c'est l'oumma. Donc il est un ignard comme Juppé qui n'a jamais lu le coran.

"Complot contre notre civilisation" - Entretien choc de Philippe de Villiers à TVLibertés : "les élections ne servent plus à rien"

"Puis enfin, Sarkozy s'est soumis à Bruxelles, ajoute Philippe de Villiers. Il a quand même trahi les français qui ont voté non (en 2005). Il a fait le traité de Lisbonne (2007). Et puis Hollande a continué... C'est-à-dire que ces gens-là, quand ils sont à Paris ils expliquent pendant tout l'été aux agriculteurs français 'il faut acheter français' (Le Foll). Mais cela n'est pas possible : ils ont signé des traités qui interdisent cela !

 

Donc comment peut-on d'une main signer des traités qui affaiblissent la France, qui la livre aux commissaires, aux banquiers, aux prétoriens, à tous ces gens qui sont des gnomes qui veulent détruire les nations, et en même temps comment ils peuvent s'adresser aux français en leur disant on va arranger vos affaires, et mettre de l'ordre et de la sécurité dans tout cela ?

 

Philippe de Villiers se moque du discours des hommes politiques consistant à faire des "paradoxes ludiques". Exemples :

 

'Moins il y aura de frontières, plus il y aura de sécurité'.

'Plus il y aura de migrants, moins il y aura de chomeurs.'

'Plus il y aura de mosquées, moins il y aura d'islam et d'islamisme.'

 

"A force de jouer avec les paradoxes, plus personne ne les croit" !

 

Philippe de Villiers termine l'entretien (à partir de la 54e minute) en dénonçant le "complot contre notre civilisation" :

 

"Chaque matin je me disais encore une fois 'ce soir je m'en vais'. Parce que c'est un univers où à force de croiser le mensonge, vous finissez par vous sentir contaminé. Et presque, vous êtes une sorte de mensonge ambulant par omission. Vous voyez ? Donc vous avez l'âme blessée. ... J'ai quitté mes mandats. La passion de la France ne m'a pas quitté. Je souffre comme vous de voir mon pays mourir. Qu'est-ce qui se passera ? Je n'en sais rien. Je n'ai pas envie de revenir en politique. Je pense qu'aujourd'hui on a changé de système, on est passé d'une démocratie à une oligarchie et que donc les élections ne servent plus à rien. [6] ... Les hommes politiques sont des clowns aujourd'hui, parce qu'ils font mine, ils mentent, le mentir vrai d'Aragon.

 

Je pense que ce qu'il y a de plus utile à faire aujourd'hui - et c'est pour cela que j'ai fait ce livre -, c'est de s'adresser à la génération montante... Et donc à ces jeunes-là, je veux leur donner une mise en perspective. C'est cela mon livre. Un fil rouge de la trame du complot contre notre civilisation. Et donc si ce livre est une forme de samizdat qu'ils vont mettre sous la pèlerine, et qui va les déclencher pour sauver notre pays, et bien on aura oeuvrer de manière humble et féconde."

La république détruisant le réel sans rémission, cultivant les "paradoxes ludiques", et ayant perdu toute efficacité aux yeux du peuple [7], pour comprendre le fonctionnement de la "machine" évoquée par Philippe de Villiers et la manière de la combattre efficacement de l'extérieur, vous pouvez également vous reporter sur les articles :

 

- "Sortons de la Matrice... Et la machine satanique s'arrêtera toute seule",

- "Principe du moteur de la Révolution".

[1] Rappelons qu'en 2008, Michel Drucker fit cet aveu stupéfiant : "le pouvoir est sur le service public, il est entre les mains de ceux qui détiennent l'information..."
[2] On se souvient que Christine Boutin avait elle aussi fait son retour de la scène politique en expliquant pourquoi il n'était "plus possible, de l'intérieur, de pouvoir infléchir le système" : "J'ai pensé, - parce que les règles du jeu de l'Assemblée nationale sont ainsi (il faut appartenir à un groupe pour avoir la possibilité de s'exprimer) - qu'il était possible de changer (les choses) de l'intérieur (d'un grand parti politique). Et bien, avec mon expérience, je dis que c'est une erreur. Et maintenant, depuis que j'ai vu que l'UMP soutient M. Jean-Claude JUNCKER qui est le candidat de la 'droite', si elle est majoritaire en Europe, pour devenir le président de la Commission -, M. JUNCKER a fait voter le mariage homosexuel au Luxembourg, a fait voter l'euthanasie, et est favorable à l'ouverture de la Turquie à l'Europe. À partir du moment où l'UMP soutient comme candidat à la présidence de la Commission un homme qui a de telle idées, moi là je ne peux plus continuer, je ne peux plus accepter, et je dis je suis en rupture et en rupture profonde. […] Je me suis rendue compte que l'on arrivait au bout du bout et que maintenant, ce n'était plus possible, de l'intérieur, de pouvoir infléchir le système. Il faut le reconstruire", avait déclaré Christine Boutin le 2 mai 2014 sur TvLibertés.

[3] Voir notre article "Pourquoi il est inutile d'aller voter aux élections européennes".

[4] "Pour quelques dollars de plus... Nicolas Sarkozy prépare son retour en allant faire une conférence à la banque Goldman Sachs".

[5] "Islamisation Nicolas Sarkozy sera lundi soir à la Mosquée de Paris pour la rupture du jeûne"; "9 raisons de ne pas voter Sarközy (Henry de Lesquen)"

[6] Si Philippe de Villiers avait lu Patrice Gueniffey il saurait que l'oligarchie en France est née en 1791 : Les "élections" de juin 1791 se traduisirent par une forte abstention. "La participation avait atteint son étiage; elle ne devait plus remonter de façon significative, les consultations organisées les années suivantes,... n'ayant jamais mobilisé plus du cinquième des électeurs. ... En l'absence de votants, le système électif se transforme très vite en un système de cooptation, les uns accédant aux charges que les autres viennent de quitter, et réciproquement. La promotion aux responsabilités se fait en circuit fermé : les fonctionnaires peuplent les assemblées chargées d'élire les fonctionnaires. ...La réalité du système répondait à un besoin, celui de la formation d'une classe politique ... qui soit assurée de la continuité en étant délivrée de l'incertitude inséparable du suffrage universel. Mais l'oligarchie née de ces pratiques n'était pas moins un démenti des attentes. On imaginait en effet avec une certaine ingénuité que la vertu première d'un système électif consistait à assurer le renouvellement permanent du personnel dirigeant et l'élargissement constant de son recrutement. On n'imaginait pas que l'élection puisse conduire à la formation d'une 'classe' politique distincte du reste de la société" (Patrice Gueniffey, Histoire de la Révolution et de l'Empire, Perrin, Collection Tempus, Paris 2011, p. 86-88).

[7] Dans une conférence importante du 3 octobre 2011, l'historien Patrice Gueniffey avait parfaitement analysé et vu avant tout le monde quel était le regard des Français sur la politique aujourd'hui. Il expliqua que "la Révolution est morte". Elle est morte parce que les Français ne croient plus en l'efficacité politique de la République. Extrait : "la Révolution française avait porté cette croyance à l'efficacité de la politique à un point de paroxysme. Elle avait cru que la volonté humaine a une efficacité illimitée, c'est-à-dire que l'on pouvait absolument tout changer. Les évènements se sont alors chargés de montrer qu'en réalité en politique on ne peut pas tout faire, que les choses résistent, ne se laissent pas faire sans limites."

 

"Complot contre notre civilisation" - Entretien choc de Philippe de Villiers à TVLibertés : "les élections ne servent plus à rien"
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19 octobre 2015 1 19 /10 /octobre /2015 19:23

Révélations fracassantes de Philippe de Villiers à l'occasion de la sortie de son livre "Le moment est venu de dire ce que j'ai vu", dans la première partie de son intervention dans le Libre Journal de Jean-Marie Le Mené du 9 octobre 2015 sur Radio Courtoisie. En vert nos commentaires.

Balayant la mauvaise idée de son retour en politique, et faisant ainsi tomber l'espoir de beaucoup d'auditeurs..., Philippe de Villiers rejoint la position des royalistes qui pensent que la solution politique par le vote (dans le cadre des institutions partitocratiques républic-haines)  est une illusion, expliquant justement :

 

« Non, ce n'est pas cela. Je pense que ce qu'il faut faire aujourd'hui c'est former des générations de dissidents. Ca veut dire, au sens de Soljenitsyne, qui m'a expliqué à Tambov, on marchait tous les deux:

 

- 'Vous les européens, vous êtes au bord du gouffre. Vous allez tomber dans un gouffre profond. Vous vivez une éclipse de l'intelligence. Vous êtes à l'état ultime de l'épuisement spirituel. Vous avez la maladie du vide.'

 

- Je lui dis: mais alors c'est désespéré. Il me dit : - Non, parce qu'un jour les petites lucioles sortiront de la grande catacombe portées par des dissidents.'

 

Vous savez en Union Soviétique, il y a eu les premiers dissidents qui sont allés en prison. Et les premiers dissidents qui sont allés en prison, ils avaient les samizdat sous la pèlerine. Il m'a dit : cela sera pareil chez vous. Et là je me suis dit je vais écrire un samizdat. Et quand il a dit cette phrase: 'les dissidents sont à l'est, ils vont passer à l'Ouest', je lui ai dit 'mais c'est quoi un dissident, c'est comment un dissident ?'

'Un dissident c'est quelqu'un qui est réfractaire, indépendant d'esprit, libre, qui a du discernement et qui ne cède pas à la mediacaste et, en même temps, qui est capable de franchir le périmètre sanitaire, à ses risques et périls. C'est-à-dire d'aller en prison.'

 

C'est-à-dire, continue Philippe de Villiers, c'est qu'on aura constitué des petites sociétés parallèles, des écoles, des cultures parallèles. Jean Raspail appellerait cela des 'isolats de résistance'. »

 

Un peu plus loin, Philippe de Villiers a expliqué que nous étions en état de guerre :

 

« Aujourd'hui, je veux dire aux Français qui nous écoutent : il y a deux guerres. Il ne faut pas sous estimer l'une par rapport à l'autre. La première guerre c'est contre l'Amérique. C'est l'américanisation du monde. C'est le Traité transatlantique. Et je voudrai raconter la soirée du 17 mars 2007 à laquelle j'ai assisté, de la Trilatérale.

 

Puis, la deuxième guerre, parce que le traité transatlantique qui prépare un marché transatlantique, en fait c'est la fin de l'Europe. L'Europe sera absorbée par les Etats-Unis, l'Alena, dans un grand truc qui s'appellera la Transocéanie.

 

Et puis la deuxième chose, c'est l'islamisation de l'Europe puisque nous sommes devant une invasion migratoire. Et ceux qui viennent chez nous sont des envahisseurs envoyés par l'Etat islamique qui avait promis d'utiliser l'arme démographique, et aspirée par nos politiciens qui veulent en fait une immigration de remplacement. Voilà. Il faut dire les choses telles qu'elles sont.

 

[...] Nos politiciens veulent une société multiculturelle par haine du christianisme, par haine de nos racines, que Paul Valéry appelait judéo-chrétiennes et gréco-latines. Cette haine les pousse à installer l'islam [Voir ici et .] Ils veulent construire des mosquées, ils veulent en finir avec la civilisation chrétienne. »

 

Philippe de Villiers condamne les deux libéralismes qui se conjuguent :

 

« Nous sommes devant deux libéralismes qui se conjuguent: le libéralisme économique et le libéralisme sociétal.

 

(à partir de 23:00) Je vais raconter ce que j'ai vu.

 

Voilà ce que j'ai vu. J'ai vu les petits mensonges, les grands menteurs et la haute trahison. J'ai vu la conjonction formidable et inouïe de ceux qui par intérêt, suivant les firmes anationales, voulaient abattre les frontières, les états, les souverainetés, pour créer un marché planétaire de masse, le marché du désir; et ceux qui par idéologie dans le même temps voulaient fabriquer un homme nomade, désinstitué, désexué, hermaphrodite, en apesanteur, déraciné. Et tout s'est joué en 68. C'est à partir de mai 68 que les grandes entreprises américaines ont considéré que leur marché était trop étroit, qu'il fallait trouver des nouveaux marchés, des nouveaux clients, des nouveaux appétits, et créer le marché du désir. Et donc, marchandiser toute la vie intime.

 

... Et quand j'étais au parlement européen, je voyais google, microsoft, apple, disney, goldmansachs, etc., etc., et les entreprises françaises financer le LGBT, déjà à l'époque. C'était considérable. Et quand vous avez la gay pride à San Francisco vous avez toutes ces grandes entreprises.

... Et donc moi je ne comprends pas celles et ceux qui voudraient lutter contre le libéralisme économique au sens du libre-échangisme qui abat toutes les frontières et toutes les protections et qui en même temps mettent de côté le libéralisme sociétal. Parce que c'est la même chose ! »

 

Jean-Marie Le Mené confirme : « les deux face d'une même médaille. »

 

« Exactement, répond Philippe de Villiers. Une face c'est la face libérale, la face économique, et l'autre face c'est la face libertaire. Et donc en fait ce sont les mêmes entreprises anationales, c'est-à-dire qui n'ont plus aucun lien avec un quelconque territoire, qui veulent tout marchandiser. Et Pierre Bergé a très bien résumé cela quand il a dit 'il n'y a pas de différence entre louer son ventre pour faire un enfant et louer ses bras pour travailler en usine...' C'est cela qui aujourd'hui va être rejeté. Et c'est pour cela que je dis que cette classe politique va connaître le chaos.  »

 

Philippe de Villiers explique qu'il a compris ce qui se passait "de manière définitive le 17 mars 2007" (à partir de 28:00) :

 

« Ce jour-là, je suis à Bruxelles, explique-t-il. C'est un samedi soir. Et je viens pointer parce qu'on est en pleine campagne présidentielle. Et je me trouve par hasard à un endroit où je ne devrais pas être, dans le grand salon d'honneur du Parlement européen. Il y a 400 personnes, et cela m'intrigue et je me dis, tiens je reste là. J'avais mon badge avec les étoiles de la Madone. Donc je vais de tables en tables et je regarde comme si j'étais un des membres. Ils étaient tous en noeuds papillons. C'est vraiment une grande soirée. Et je vois Henry Kissinger, Brzezinski. Il y a beaucoup d'Américains, avec Goldman Sachs, il y a Peter Sutherland, Solana, évidemment Mario Draghi, la Banque centrale avec Trichet. Il y a Henri de Castries, etc. Donc, en fait, il y a des grands patrons, des journalistes, des banquiers, beaucoup d'Américains, et évidemment des grands européens. 

 

Et je me dis, mais quel est donc l'affectio societatis de ce grand cénacle ? A entendre les conversations et les discours, je comprends. C'est en fait une cité sans frontière et sans racine, donc la gouvernance mondiale. Ils expliquent comment il faut utiliser le 'réchauffement climatique', sauver la planète, etc. Et, puis ensuite, il expliquent qu'il faut créer un grand marché transatlantique pour tuer l'Europe. Et tuer les nations. [comme c'est curieux..., ce projet nous rappelle étrangement le projet des Illuminés de Bavière d'un certain Adam Weishaupt ... un peu avant 1789... Voir ici et ]

 

Et, à plusieurs reprises, Sutherland, qui est le président de la Trilatérale, section Europe, explique: 'Aidez-moi à dissoudre les nations.' Et il deviendra ensuite le délégué de l'O.N.U., pour défendre un rapport qui s'appelle "la migration de remplacement". »

 

Hollande annonce un texte faisant du racisme ou de l'antisémitisme une circonstance aggravante pour une infraction

« Et là ce soir-là ils disent tout. Ils sont entre eux, ils disent tout, poursuit Philippe de Villiers.

 

Et il y a un autre groupe qui s'appelle Bilderberg. La Trilatérale c'est 1973, c'est Jean Monnet en fait, le fondateur de l'Europe. Donc les Chrétiens il faut qu'ils ouvrent les yeux, parce que Jean Monnet a vendu à Schuman l'image de la Madone (les douze étoiles sur fond bleu Ndlr.), mais en réalité son idée c'était une Europe maçonnique, mondialiste, et délivrée de tous les attachements vitaux.

 

Et en fait à Maastricht on s'est tous trompés. Tous on a dit on ne veut pas d'un super-Etat. Mais eux non plus n'en voulaient pas d'un super-Etat ! Donc on s'est trompé parce qu'on a dit nous on ne veut pas d'un super-Etat parce qu'on veut garder la France. Alors en face ils nous parlaient d'une plus grande France avec un super-Etat, une super-puissance, une super-frontière, une super-agriculture, et ils disent même 'les Américains n'ont qu'à bien se tenir !'. Mensonges absolus. En fait, on a cru qu'ils voulaient un super-Etat, alors qu'eux, ils ne voulaient pas d'un super-Etat, ils voulaient dissoudre la politique. Ils voulaient l'anéantissement de la politique. C'est une tentative inouïe -Maastricht - d'anéantissement du politique.

 

[NdCR. Rappelez-vous le : "Il ne peut y avoir de choix démocratique contre les traités européens" du président de la Commission européenne, Jean-Claude Juncker, en janvier 2015 au Premier ministre grec Alexis Tsipras qui a fini par trahir son électorat.]

 

C'est-à-dire faire un magma, explique Philippe de Villiers, en fusion, sans gouvernement, sans géographie, et sans démocratie. »

Philippe de Villiers raconte ce qu'il a vu

« Et pourquoi ils voulaient faire cela ? Pour permettre au marché planétaire de s'installer. Parce que le groupe Bilderberg (dont font partie Juppé et Fillon, qui y sont allés dîner pour être adoubés), ces grandes entités mondiales, sont au service des grandes firmes anationales et elles ont deux buts: 1. anéantir les souverainetés, 2. couper les attachements vitaux, c'est-à-dire fabriquer l'homme nomade. D'où le soutien de la Trilatérale, du groupe Bilderberg et du Parlement européen à la Conchita Wurtz, l'homme transformés en femme, la femme à barbe, la chanteuse, qui a été reçu également à l'O.N.U., et l'idée, c'est le LGBT, le LGBT. Il y a deux tiers des députés européens qui sont membres du LGBT.

 

Et je raconte dans mon livre comment se fait la corruption à Bruxelles. Parce que pour résister à la corruption de Bruxelles il faut se lever de bonne heure. Parce que vous avez tous les quarts d'heure une jolie nana qui frappe à la porte, et qui vient au nom de l'industrie chimique, ou des industries gazières ou du tabac, etc. Alors c'est une zone grise où la corruption ne dit pas son nom. Il y a des petites récompenses. Et les gens qui résistent sont très peu nombreux. 

 

Il y a une chose extraordinaire que je raconte dans mon livre: il y a un tableau de profils. C'est-à-dire que les lobbyistes, leurs activités se déploient dans les couloirs. Ils ont le droit de venir jusque dans les bureaux des députés, et ils ont un tableau de profils. C'est-à-dire qu'en fait, ils savent tout sur les députés. Tout. Y compris ses petites faiblesses, voyez. Et donc si le gars aime le rugby pour qu'on lui offre un abonnement, évidemment. Et s'il aime le foot, on l'invite à la coupe du monde. Cela commence comma ça. Puis après on le tient, évidemment puisque on lui a fait des petits cadeaux. Et après on fait le chantage: 'maintenant tu fermes ta gueule mon vieux, parce que sinon... on diffuse !' Et, ça c'est les petits cadeaux, mais cela va beaucoup plus loin. Et ce système de corruption est institutionnel. 

 

Vous voyez, explique Philippe de Villiers, l'Europe est un être des abysses, elle ne craint que la lumière !"

 

Et comment ça marche ?, comme dirait l'autre. Et bien vous avez une super-administration dont les hauts fonctionnaires ont une immunité judiciaire A VIE... C'est inouï dans l'histoire de l'humanité.

 

Et les gens qui dirigent la Commission sont tous des gens qui, ensuite, vont aller dans les lobbys, et les gens des lobbys deviennent commissaires. Vous voyez ? Cela s'appelle la revolving door, ou le tourniquet, parfois assi les carrières essuie-glace. Par exemple, vous êtes commissaire chargé de la législation sur les banques, vous terminez à la BNP Paribas. Vous voyez ? Donc c'est aussi simple que cela. Vous êtes commissaire chargé de la législation sur le tabac, vous terminez dans une grande entreprise du tabac, ou l'inverse. Et donc ce mouvement poreux est un mouvement de corruption instituée. Tout le monde tient tout le monde. Et c'est pour cela que les media ne vont jamais au Parlement européen parce que ce n'est même pas la peine. Tout se passe dans les couloirs, c'est une institution corrompue et la classe politique française est corrompue.

 

Et là j'ai publié mon bouquin il y a huit jours et pour l'instant, personne encore ne m'a attaqué ! Héhé, ils sont gênés les mecs !

 

[...] Je pense que la classe politico-médiatique dit on va traiter tout cela par le déni : cela n'existe pas. Donc on n'en parle pas. On l'invite mais on lui parle pas des choses qui fâchent. Par contre, les lecteurs, eux, ils se précipitent, ils vont à l'essentiel », conclut Philippe de Villiers.

 

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4 octobre 2015 7 04 /10 /octobre /2015 21:13

L'eurodéputée LR, harcelée par ses amis de trente ans pour quatre mots ("France de race blanche"), a doublé les collabos en se rendant sur la tombe du général de Gaulle avant eux :

Une délégation du Congo soutient Nadine Morano

Le journal dit de "droite" Le Figaro écrit :

 

"Outre le coup de communication que cherche à s'offrir Nadine Morano avec ce déplacement, c'est une véritable provocation politique qui se cache derrière cette mise en scène. Philippe Richert, chef de file de la droite et du centre dans le Grand Est et principal artisan de la remise en cause de son investiture aux régionales, avait effectivement prévu de se rendre sur place ce dimanche, accompagné de Valérie Debord. Laquelle est pressentie pour s'emparer de la tête de liste en Meurthe-et-Moselle." [1]

 

Notons que dans le cadre d'un Congrès interparlementaire en Russie - ce que s'est bien gardé de dire Le Figaro -, une délégation du Congo a soutenu la députée. Nadine Moreno écrit sur Facebook:

Je reviens d’un congrès interparlementaire en Russie où j’ai été interpellée avec beaucoup d’humour par la délégation du Congo. Ses représentants m’ont dit en riant « vous faites le buzz chez nous. Nous, on est de race noire et ça ne nous fait pas rougir et vous vous êtes de race blanche ! Le problème de la France c’est qu’on ne peut plus parler de rien ». Comme ils ont raison ! Notre débat est soit aseptisé à outrance, soit d’une violence inouïe comme j’ai eu à le vivre.

Nadine Morano Facebook

Et à côté de ça, rappelons que chez nous, Boris le Lay a été condamné à six mois de prison ferme pour avoir dit qu'"il n'y avait pas de celte noir". Une "information" qui elle aussi aurait beaucoup amusé la délégation du Congo !

Notes

 

[1] «Je ne suis pas de la race des lâches» : Morano se rend sur la tombe du général de Gaulle, Le Figaro, Par Arthur Berdah Mis à jour le 04/10/2015 à 16:13 Publié le 04/10/2015 à 14:11

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30 septembre 2015 3 30 /09 /septembre /2015 12:17

Dire par exemple du Congo que c'est un pays de race noire est autorisé, dire encore qu'Israël est un "Etat juif" est plus que conseillé [1], mais dire de la France que c'est un pays "judéo-chrétien de race blanche" est interdit. L'emploi du mot "race" lui-même est interdit. Nadine Morano (groupe Les Républicains, ex-UMP) fait l'objet depuis quelques jours d'un acharnement politico-médiatique qui lui demande de s'excuser d'avoir dit samedi soir dans un débat sur l'immigration en France dans "On n'est pas couché" sur France 2 :

 

"Nous sommes un pays judéo-chrétien, le général De Gaulle le disait, de race blanche qui accueille des personnes étrangères, a-t-elle déclaré. [2]

 

Pour le coup, une fois n'est pas coutume pour un personnage politique, même si dire que la France est un pays judéo-chrétien est faux (le général de Gaulle cité par Morano, lui-même n'a pas dit que la France était un pays "judéo-chrétien", mais un pays "de religion chrétienne"), je rends hommage à Nadine Morano qui, effectivement, ne se couche pas devant la fatwa des Grands prêtres de la Nouvelle religion mondialiste. Elle a refusé de s'excuser hier et a refusé encore de le faire ce matin sur Europe 1 et BFMTV. [3]

Dans les temps de tromperie universelle, dire la vérité devient un acte révolutionnaire.

Georges Orwell

Grosse erreur politique de Nicolas Sarkozy qui a cédé à la pression politico-médiatique gauchiste, se couche devant la gauche et méconnaît les vastes mouvements de fond identitaires qui secouent la jeunesse française et européenne :

Grosse erreur de Sarkozy qui demande le retrait de l'investiture de Nadine Morano aux régionales

Source : Sarkozy demande le retrait de l'investiture de Morano aux régionales, Le Figaro, Par Tristan Quinault Maupoil , Judith Waintraub Mis à jour le 30/09/2015 à 12:20 Publié le 30/09/2015 à 11:28

Pour rappel aux adeptes de la Table rase gauchiste :

Grosse erreur de Sarkozy qui demande le retrait de l'investiture de Nadine Morano aux régionales

Notes

 

[1] ""La nature d’Israël est d’être un État juif", "l'Etat nation du peuple juif" (Benjamin Netanyahou dans ses meetings)

[2] On n'est pas couché : le discours de Nadine Morano sur «la France pays de race blanche» fait polémique, Le Figaro, Les polémiques, Par Damien Mercereau Mis à jour le 27/09/2015 à 10:55 Publié le 27/09/2015 à 09:48

[3] «Pays de race blanche» : Nadine Morano persiste et signe, Le Figaro, Par Arthur Berdah Mis à jour le 30/09/2015 à 12:33 Publié le 30/09/2015 à 09:55

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29 septembre 2015 2 29 /09 /septembre /2015 18:26

Si une tribu en Amazonie souhaite garder son identité on l’applaudit, si ce sont les Français on les stigmatise...

Arno Klarsfeld le 27 septembre 2015 dans Europe Israël News

Source: http://www.europe-israel.org/2015/09/arno-klarsfeld-si-une-tribu-en-amazonie-souhaite-garder-son-identite-on-lapplaudit-si-ce-sont-les-francais-on-les-stigmatise/

Source: http://www.europe-israel.org/2015/09/arno-klarsfeld-si-une-tribu-en-amazonie-souhaite-garder-son-identite-on-lapplaudit-si-ce-sont-les-francais-on-les-stigmatise/

Source: https://twitter.com/arnoklarsfeld/status/647838705080770561/photo/1

Source: https://twitter.com/arnoklarsfeld/status/647838705080770561/photo/1

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28 septembre 2015 1 28 /09 /septembre /2015 17:05

Ce que l'on peut appeler la Grande convergence avance.

 

Lu sur Sputnik cet article d'Alexandre Latsa qui s'interroge:

 

[...] ici et là, de nouvelles dynamiques apparaissent. Les Français sont visiblement de plus en plus nombreux à mesurer l'incompétence de leur classe politique et à comprendre que la solution ne viendra pas d'en haut mais d'en bas, du peuple. Nombreux sont ceux qui envisagent désormais de nouvelles figures politiques issues pourquoi pas de la société civile. De tels scénarios ont du reste déjà été envisagés, que ce soit avec Michel Onfray et Éric Zemmour.

 

L'avenir pourrait-il voir l'émergence d'un gouvernement d'union nationale issu de la société civile?

 

Source: D’Onfray à Zemmour, et si la société civile prenait le pouvoir?, Points de vue, Alexandre Latsa, 11:54 28.09.2015(mis à jour 14:43 28.09.2015) URL courte

Grande convergence: D’Onfray à Zemmour, et si la société civile prenait le pouvoir ?
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26 septembre 2015 6 26 /09 /septembre /2015 10:56

Historien des gauches, éditorialiste à Marianne, Jacques Julliard, brocarde la manie de la gauche de traquer les intellectuels "comme on poursuit des délinquants" faisant "de ces «cibles» des vedettes absolues". Analysant la réaction des Français à la traque des intellectuels dans un entretien au Figaro du 26 septembre, il reprend notre expression de résistance passive :

C'est ainsi que successivement Alain Finkielkraut (qui au départ était plutôt un homme de gauche), Éric Zemmour (qui n'a jamais été à gauche), Michel Houellebecq (qu'il est impossible de situer) et Michel Onfray (qui vient de l'extrême gauche) ont été traqués comme on poursuit des délinquants. Aujourd'hui, quand on ouvre Le Monde ou Libération, on se demande toujours avec inquiétude de quoi l'on est coupable. Ce qui est frappant, c'est que le public a répondu à cette dérive. La gauche, et ce n'était pas son intention, a fait de ces «cibles» des vedettes absolues. Prenons le cas d'Alain Finkielkraut, son espèce de damnatio s'est traduite par son élection à l'Académie française, avec le retentissement considérable qui a suivi. Michel Houellebecq, au moment du 11 janvier, a été désigné dans des éditoriaux à la vindicte des islamistes. Comment a réagi le public? En faisant de son dernier livre un succès incroyable. En moins de six mois, il a vendu 650 000 exemplaires. Et Zemmour a obtenu un énorme succès avec Le Suicide français, Onfray se vend très, très bien. Tout se déroule comme s'il y avait une sorte de résistance passive de l'opinion à cette chasse aux sorcières.

Jacques Julliard

Jacques Julliard évoque la "résistance passive"

Source: Jacques Julliard : « Des intellectuels ont été traqués comme on poursuit des délinquants», Le Figaro, Par Vincent Tremolet de Villers Mis à jour le 25/09/2015 à 23:36 Publié le 25/09/2015 à 19:34

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23 août 2015 7 23 /08 /août /2015 15:48

COMMUNIQUE DE PRESSE
Le garde des sceaux, ministre de la justice a présenté fin juillet un projet de loi constitutionnelle autorisant la ratification de la Charte européenne des langues régionales ou minoritaires.

Mais que cherche la république?

Après avoir persécuté les locuteurs de dialectes ( souvent guillotinés pour moins que cela d’ailleurs) au nom de la Révolution indivisible, voilà que l’Etat républicain encourage les langues minoritaires obligeant même à une révision constitutionnelle puisque la Charte comporte des clauses contraires à la Constitution !

Pourquoi ce renversement paradoxal? Parce qu’il s’agissait en 1789 d éradiquer toute trace d’un passé honni, de faire “table rase” alors qu’aujourd’hui l’objectif est de déconstruire la nation française dont le socle est linguistique et d’imposer une nouvelle entité politique sur des bases ethniques. En cela le gouvernement actuel comme le précédent continue à marche forcée sa politique d’abandon de souveraineté au profit de forces supra-nationales. Honte à eux!!
Un gouvernement royal au contraire autorise l’expression naturelle des identités locales qui est la richesse de la nation non pour les inféoder à une structure étrangère ( l’union européenne) mais parce qu’il est respectueux des traditions qui ont fait de la France ce qu’elle est vraiment: des provinces unies par l’Etat capétien.

 

Source: Alliance Royale

Provinces de France sous l'Ancien Régime, avec leur blasons respectifs. Source : http://etendardroyal.canalblog.com/archives/2012/09/19/25140637.html

Provinces de France sous l'Ancien Régime, avec leur blasons respectifs. Source : http://etendardroyal.canalblog.com/archives/2012/09/19/25140637.html

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3 août 2015 1 03 /08 /août /2015 12:56

« Les Echos » ont compilé des indicateurs sur la qualité de vie dans plus de 300 bassins d’emploi en France.

Méthodologie de l'infographie animée  Pour mesurer la qualité de vie en France, « Les Echos » ont utilisé un découpage par zone d’emploi. Définie par l’Insee comme pertinent pour les diagnostics locaux, chaque zone est classée selon neuf critères économiques et sociaux. Une moyenne de ces neuf indicateurs a permis d’établir un classement global qui ressort en couleur sur la carte : les zones près de la Suisse, dans le Grand Sud-ouest et en Bretagne ressortent en turquoise, avec des niveaux de qualité de vie élevés, alors que les régions du Nord, la Côte d’Azur et le Centre, en rouge, s’en sortent mal. http://www.lesechos.fr/politique-societe/regions/021154921859-ou-fait-il-bon-vivre-en-france-1137323.php

Méthodologie de l'infographie animée Pour mesurer la qualité de vie en France, « Les Echos » ont utilisé un découpage par zone d’emploi. Définie par l’Insee comme pertinent pour les diagnostics locaux, chaque zone est classée selon neuf critères économiques et sociaux. Une moyenne de ces neuf indicateurs a permis d’établir un classement global qui ressort en couleur sur la carte : les zones près de la Suisse, dans le Grand Sud-ouest et en Bretagne ressortent en turquoise, avec des niveaux de qualité de vie élevés, alors que les régions du Nord, la Côte d’Azur et le Centre, en rouge, s’en sortent mal. http://www.lesechos.fr/politique-societe/regions/021154921859-ou-fait-il-bon-vivre-en-france-1137323.php

En écho à une infographie du « New York Times » , sortie en 2014, qui titrait : « Where Are the Hardest Places to Live in the U.S.? », nous avons cherché à déterminer où la qualité de vie était la plus dégradée de ce côté-ci de l’Atlantique, mais aussi là où elle est la meilleure.

 

Pour cela « Les Echos » ont compilé les données de 300 zones d’emplois selon neuf critères comme la démographie, l’emploi, les revenus, etc. Chaque zone a été classée pour chacun des critères puis dans un classement général issu de la moyenne des neuf classements.

 

« Les Echos » ont ensuite demandé un éclairage au géographe Hervé Le Bras, auteur d’un récent « Atlas des inégalités Les Français face à la crise ». « Les zones qui vont à peu près bien en France sont non pas les régions avec une forte tradition d'intervention de l'Etat mais d'anciennes zone religieuses où le catholicisme était une résistance à l'Etat. On y trouve plus de solidarité, plus de pratique associative. Le tissu de solidarité s'est donc maintenu. » « Le sud du Massif central, la Savoie et le Grand Ouest, en turquoise sur la carte, c'est donc la religion... », explique-t-il.

 

« A l'inverse, la frontière nord-est, le Languedoc-Roussillon et un large croissant qui s’étend de la Nièvre à la Dordogne, en rouge sur la carte, ont toujours historiquement été du côté du régime républicain, que ce soit pendant la Révolution puis pendant la Troisième République. Ce sont des régions qui défendent les principes républicains d’égalité et de laïcité. A ce titre, elles attendent beaucoup de l’Etat, sans doute trop maintenant où l’on souhaite plutôt des initiatives et des innovations », appuie Hervé Le Bras. Le taux de familles monoparentales est de 18,2% à Marseille et 17,3% à Perpignan, ce qui accentue la pauvreté (34,6% des mères de famille monoparentales vivent au-dessous du seuil de pauvreté) et diminue l’espérance de vie (moins de 84 ans pour les femmes, soit un an de moins que la moyenne nationale).

 

Espérance de vie

 

Sur la carte, la forme d’un chapeau se dessine en rouge sur tout le nord, avec les séquelles de l'industrie d'un côté et l'alcoolisme dans l’ouest de l'autre. On compte six années d’espérance de vie en moins pour les hommes de Calais et d’Arras par rapport aux Parisiens, qui peuvent espérer vivre plus de 80 ans ! « En revanche, on comprend mal la mortalité extrêmement faible du sud-ouest, pays du foie gras, du cassoulet et de l'armagnac ! », s’amuse Hervé Le Bras.

 

Enseignement supérieur

 

La carte des détenteurs d’un diplôme du supérieur est plus connue : les métropoles à un bout du spectre : 32,1% à Paris, largement en tête, 18% à Strasbourg, Lyon et Grenoble, 15% à Marseille, Nantes et Rennes... les poches rurales à très fort taux d’ouvriers industriels à l’autre bout : moins de 5% au sud de l’estuaire de la Somme, le Choletais dans l’ouest et les Ardennes, à la frontière avec la Belgique.

 

 

Source: Où fait-il bon vivre en France ? Les Echos, Jean-Marie Colomb / Journaliste | Le 16/07 à 11:40, mis à jour à 13:57

 

 

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3 août 2015 1 03 /08 /août /2015 12:47
Les églises font partie de l'identité de la France

FIGAROVOX/ANALYSE - L'intellectuel québécois, Mathieu Bock-Côté réagit à la polémique sur l'avenir des églises qui seraient peu fréquentées par les fidèles.

 

Mathieu Bock-Côté est sociologue (Ph.D). Il est chargé de cours à HEC Montréal et chroniqueur au Journal de Montréal ainsi qu'à la radio de Radio-Canada. Il est l'auteur de plusieurs livres, parmi lesquels «Exercices politiques» (VLB, 2013), «Fin de cycle: aux origines du malaise politique québécois» (Boréal, 2012) et «La dénationalisation tranquille: mémoire, identité et multiculturalisme dans le Québec post-référendaire» (Boréal, 2007).

 

Vues de Montréal, où je vis, les controverses sur l'avenir d'églises catholiques qui seraient désertées par les fidèles ont l'immense mérite de poser directement une question qu'on a l'habitude d'esquiver ou de dissimuler derrière des considérations plus générales: celle des liens intimes entre l'identité de la France et son héritage chrétien. Cette question heurte de plein fouet ceux qui voudraient faire commencer la France en 1789 et qui ne lui connaissent qu'une identité républicaine. Elle oblige à reconnaître l'histoireet la mémoire sans lesquelles les sociétés sont condamnées à l'apesanteur.

 

On sait comment la question est apparue publiquement. Le recteurde la Grande Mosquée de Paris, Dalil Boubakeur, y est allé d'une proposition faussement candide: puisque des églises sont vides, pourquoi ne pas les confier aux musulmans en manque de mosquées? Une religion en vaut bien une autre. D'ailleurs ne prient-ils pas le même Dieu?

 

Sauf que c'est faire preuve ici d'un immense relativisme qui confirme le penchant postmoderne pour l'interchangeabilité de toutes choses. «Un temple est un temple: qu'importe qui on y priera», entend-on dans les cénacles parisiens. «Dans la mesure où l'État est indifférent aux religions,il ne distingue pas entre elles, pourquoi faudrait-il s'inquiéter de ce transfert d'appartenance?», estime-t-on à Saint-Germain-des-Prés.

 

Alain Finkielkraut a encore une fois trouvé les bons mots en rétorquant que ce raisonnement confortait la crainte récurrente d'une «submersion culturelle». Le transfert massif des lieux de culte confirmerait une mutation radicale de l'identité française. Elle serait vécue comme un mélange d'agression et de dépossession.

 

Il est évidemment légitime que les musulmans jouissent, en France, d'une égalité totale en matière de liberté de conscience et de culte. Toutefois, au plan symbolique, et quoi qu'on en pense, l'islam ne saurait prétendre au même statut en France que le catholicisme. L'islam est d'implantation récente dans ce pays alors que le catholicisme a façonné la France dans ses profondeurs les plus intimes. C'est un simple fait qu'il ne devrait pas être scandaleuxde rappeler.

 

Ce constat semble inacceptable pour l'égalitarisme multiculturel à la mode, qui assimile la reconnaissance du poids de l'histoire à une intolérable exclusion des nouveaux arrivés. Dans un monde remis à zéro, devant tout à l'utopie diversitaire, le passé serait dépouillé de ses privilèges. Une proposition revient souvent en France: il faudrait permettre à chaque confession d'avoir son jour férié au calendrier. Ou reconnaître un jour férié musulman valable pour l'ensemble des Français. On confirmerait ainsi l'inscription positive de l'islam dans la culture française.

 

Il est pourtant permis d'y voir autre chose: le refus de se plier aux mœurs françaises et aux repères identitaires de la société d'accueil. Ne demandait-on pas traditionnellement aux étrangers de respecter les us et coutumes de leurs hôtes? La vocation de l'immigré est de prendre le pli de la société qui l'accueille. Nul ne lui demande de sacrifierses croyances intimes, mais elles ne s'inscriront pas socialement de la même manière que dans son pays d'origine. La courtoisie voudrait même qu'on ne cherche pas à les imposer aux autres. La religion chrétienne est un marqueur de la civilisation occidentale. Les musulmans qui vivent dans les sociétés occidentales devraient savoir qu'ils sont dans des pays se définissant d'une manière ou d'une autre par leur identité chrétienne, et l'accepter.

 

On a hurlé au populisme, il y a quelques années, quand les Suisses ont voté en faveur de l'interdiction de nouveaux minarets dans leur pays. On a voulu y voir le symptôme d'une crispation identitaire ou, pire encore, d'une poussée xénophobe et islamophobe rappelant, comme il se doit, «les heures les plus sombres de l'histoire». Le refrain est connu. Le référendum suisse exprimait pourtant autre chose: un pays n'est pas qu'une entité administratrice et juridique seulement définie par son adhésion aux droits de l'homme. Un pays,c'est aussi des paysages, une physionomie culturelle, une mémoire inscrite dans mille lieux. Une identité, pour le dire ainsi.

 

Il est légitime de vouloir conserver l'héritage historique d'un pays, de rappeler son droit à la continuité.La votation suisse annonçait un réinvestissement existentiel du politique. L'État n'a pas seulement pour vocation d'administrer tranquillement, de manière gestionnaire, une société à la petite semaine. Dans les périodes de crise, quand l'histoire redevient houleuse,et c'est certainement le cas aujourd'hui,la puissance publique doit se porter à la défense des fondements de son pays, de sa part sacrée, qui ne saurait être altérée sans qu'il ne soit mortellement blessé. On pourrait dire qu'en renouant avec sa part chrétienne, la France assume une part refoulée de son identité civilisationnelle.

 

La question n'est pas seulement politique. Une France qui se couperait de son héritage chrétiense condamnerait probablement à l'assèchement spirituel. Qu'on le veuille ou non, c'est essentiellement à travers la médiation du catholicisme que la France s'est interrogée, au fil des siècles, sur les questions éternelles. Le catholicisme, à travers son héritage architecturalet culturel, connecte la France à la part la plus intime et charnelle de son identité. On voudrait aujourd'hui disqualifier moralement ce désir d'enracinement. Mais le patriotisme n'est pas une forme de maladie mentale.

 

Mathieu Bock-Côté

 

Source: Les églises font partie de l'identité de la France, Home FIGARO VOX Vox Societe, Par Mathieu Bock-Côté Publié le 30/07/2015 à 19:58

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