Overblog Tous les blogs Top blogs Religions & Croyances
Suivre ce blog Administration + Créer mon blog
MENU
11 novembre 2019 1 11 /11 /novembre /2019 10:23

Dans un entretien avec Ross Douthat pour The New York Times du 9 novembre, le Cardinal Burke a expliqué qu'on était « entré dans une vision très politique de la papauté où le pape est une sorte de monarque absolu qui peut faire ce qu'il veut ». Or, « cela n'a jamais été le cas dans l'Église. »

Cardinal Burke : "On est entré dans une vision très politique de la papauté où le pape est une sorte de monarque absolu qui peut faire ce qu'il veut. Cela n'a jamais été le cas dans l'Église"

Dans cet entretien, évoquant tout d'abord la question liturgique, le cardinal dit avoir « grandi avec ce qu'on appelle aujourd'hui la forme extraordinaire du rite romain, la messe qui existait jusqu'à la réforme après le Concile Vatican II. Et j'ai beaucoup apprécié la beauté de ce rite. C'est pourquoi, lorsque Jean-Paul II a permis sa célébration, je me suis intéressé à la question. J'ai toujours célébré les deux formes. Les gens disent que je parle contre la forme ordinaire de la messe. Ce n'est pas vrai, je parle contre une façon de célébrer la forme ordinaire qui n'est pas véritablement transcendante. »

« En tant que personne ayant vécu la transition à travers le Concile Vatican II et après », le cardinal a remarqué que « cette euphorie (de savoir si « l'église pré-Vatican II était trop étouffante, légaliste, et rigide ») s'est installée pendant et après le concile. Soudainement, nous étions tous libres. La discipline du séminaire était considérée comme périmée, et toute forme de contrôle sur la volonté de l'individu était considérée comme négative. Mais en regardant maintenant en arrière, je vois toutes ces règles comme visant à freiner les effets du péché originel, et à nous discipliner pour que nous puissions vraiment être de bons hommes. Et cela marchait. Mais en 1968, le règlement du séminaire a été rejeté, et il s'ensuivit le chaos. Et nous savons, par exemple, que beaucoup d'abus sexuels de mineurs ont eu lieu à cette époque, où il y avait cette idée que toute tendance que vous aviez, parce que c'est votre tendance, c'était bien. Et bien, ce n'est pas vrai. »

 

Mais, « il est clair pour moi, précise le cardinal, que la corruption remonte à plusieurs décennies (auparavant) : tel est le cas lorsque nous voyons des cas notoires de prélats qui ont maltraité des mineurs dans les années 1940. Mais dans ces situations-là, ils ne suivaient pas la règle du droit canonique. Les gens commettaient des actes gravement contraires à la règle et d'une façon ou d'une autre, ils fermaient les yeux. Ce n'était pas alors la faute de la règle. C'était la faute des hommes qui devaient l'appliquer.

 

« Il est clair que le Christ a constitué l'Église comme une communion hiérarchique. Son ministère public a immédiatement pris 12 hommes à part et les a préparés. Ils n'étaient pas tous des anges non plus, comme nous le savons. Mais il y a toujours une tentation d'infidélité à la charge pastorale, de permettre des choses mauvaises quand il s'agit d'un ami. C'est cela le "cléricalisme". Le cléricalisme n'a rien à voir avec le fait de s'intéresser à la liturgie ou de vouloir porter une soutane. Non, le cléricalisme est l'abus de la charge de clerc à des fins pécheresses. Donc, oui, il doit y avoir des contrôles et ils existaient déjà dans le Code de droit canonique de 1917. Jusqu'aux réformes du Concile Vatican II, il y avait toute une série de rites pour la dégradation d'un clerc qui trahissait la sainteté de son office. 

 

Certains d'entre ces rites sont très vifs. « Par exemple, s'il s'agissait d'un archevêque ou d'un évêque, ils l'habilleraient de tous ses vêtements et les lui enlevaient un par un, avec ces déclarations très sévères, puis à la fin, ils gratteraient les mains qui avaient été jointes à l'ordination avec un couteau pour signifier que cette personne a complètement trahi la charge.

 

La conversation avec Ross Douthat s'est ensuite orientée vers l'ère de François, dans laquelle l'« euphorie » est sans doute réapparue, alors que les controverses que Jean-Paul II avait tenté de fermer — sur le divorce et le remariage, l'intercommunion avec les protestants, les prêtres mariés — furent rouvertes par le nouveau pontife.

 

« Il serait peut-être bon de commencer par le Synode des évêques de 2014 sur le mariage et la famille, explique le cardinal Burke. J'étais encore préfet de la Signature apostolique. Et j'ai parlé fortement en faveur de la discipline traditionnelle de l'Église en ce qui concerne le mariage et le divorce. »

 

Douthat a résumé ainsi la situation : « C'était un synode appelé par le Pape François, où la controverse fondamentale était de savoir si les catholiques divorcés et 'remariés' devaient être autorisés à recevoir la communion sans annulation. »

 

« Oui — on nous a dit à maintes reprises que ce n'était pas de cela dont il s'agissait, a répondu le cardinal, mais en fin de compte, c'est de cela qu'il s'agissait. Et il s'agissait de repenser l'enseignement de l'Église sur la sexualité humaine, avec des discussions sur la recherche des bons éléments dans les actes génitaux entre les personnes du même sexe, les bons éléments dans les rapports sexuels en dehors des liens du mariage. Pendant l'une des pauses, le cardinal Caffarra [Carlo Caffarra, feu l'archevêque de Bologne], qui était un ami cher à moi, est venu me voir et m'a demandé ce qui se passait ? Il a dit que ceux d'entre nous qui défendaient l'enseignement et la discipline de l'Église étaient soudainement appelés les ennemis du pape. Et c'est un symbole de ce qui s'est passé. Tout au long de mon sacerdoce, on m'a toujours reproché d'être trop attentif à ce que disait le pape. Et maintenant je me retrouve dans une situation où on m'appelle l'ennemi du pape, ce que je ne suis pas. »

 

« Je n'ai pas changé. J'enseigne toujours les mêmes choses que j'ai toujours enseignées et ce ne sont pas mes idées. Mais tout à coup, cela est perçu comme étant contraire au pontife romain. Et je pense qu'on est entré ici dans une vision très politique de la papauté, où le pape est une sorte de monarque absolu qui peut faire ce qu'il veut. Cela n'a jamais été le cas dans l'Église. Le pape n'est pas un révolutionnaire, élu pour changer l'enseignement de l'Église. Et une grande partie de la vision laïque est que les gens voient ainsi l'Église, mais ne comprennent pas sa réalité profonde. 

 

« Et ce n'est pas simplement une vue 'laïque', relève Ross Douthat. »

 

« Oh, non. C'est à l'intérieur même du corps de l'Église. Pas de doute. Je l'ai entendu des cardinaux lors du synode de 2014. 

 

« Avez-vous un exemple », demande Douthat ?

 

« Et bien, on nous a dit que ce que nous devions réaliser, c'était que le mariage était un idéal que tout le monde ne pouvait atteindre et que nous devions donc accommoder l'enseignement de l'Église aux gens qui ne pouvaient tout simplement pas vivre leurs promesses de mariage. Mais le mariage n'est pas un "idéal". Le mariage est une grâce, et quand un couple échange des vœux, ils reçoivent la grâce de vivre un lien fidèle à la vie procréative.

 

[Note du Blog Christ-Roi. Nous nous rappellerons ici le conseil avisé que donna au pape le cardinal Jean de Saint-Paul, évêque de Sabina-Poggio Mirteto, ambassadeur du Vatican, réputé pour ses connaissances médicales, lorsqu'il défendit Saint François d'Assise venu se présenter devant le pape au palais de Latran : "Ce pauvre nous demande d'approuver un genre de vie conforme aux conseils évangéliques. Si nous rejetons ses projets comme trop difficiles et comme une nouveauté, nous nous exposons à agir contre l'Évangile du Seigneur. Car soutenir que l'observance des conseils et le voeu qu'on en fait sont quelque chose de nouveau ou de contraire à la raison, c'est blasphémer ouvertement contre Jésus-Christ, auteur de l'Évangile." Innocent III écouta S. François. Il prit "le temps du discernement", puis lui offrit "son assentiment" assorti de sa bénédiction et de quelques recommandations. Dans son sommeil, il aurait vu un homme de petite taille, et misérablement vêtu, ressemblant à ce pauvre d'Assise qu'il avait reçu dans la journée, soutenir avec son dos la basilique pontificale Saint-Jean-de-Latran, en train de s'écrouler. Innocent III ratifia la vie des Frères, leur accorda licence de prêcher la pénitence avec la seule condition d'avoir obtenu préalablement l'accord de S. François, reconnu ainsi comme "ministre" de la communauté.]

 

« Même la personne la plus faible, la plus mal formée, reçoit la grâce de vivre fidèlement l'alliance du mariage, poursuit le cardinal Burke. Dans mon expérience pastorale, j'ai rencontré des gens dans toutes sortes de situations, et insister sur la vérité de la situation, ce n'est pas facile. Mais j'ai découvert qu'en fin de compte, les gens sont vraiment reconnaissants pour cela. J'ai vécu assez longtemps pour avoir même eu des gens qui s'opposèrent très fortement à moi, et qui des années plus tard, m'écrirent en me disant qu'ils avaient finalement compris ce que je faisais. Ces choses sont naturelles, mais je ne pense pas que l'Église serve jamais sa mission en faisant des compromis avec le monde. »

 

Sur document final du Synode en Amazonie, le cardinal indique que : « bien que le document final soit moins explicite dans l'adhésion au panthéisme, il ne rejette pas les déclarations du document de travail qui constituent une apostasie de la foi catholique.

 

« Le document de travail n'a pas de valeur doctrinale. Et si le pape devait apposer son cachet au document, les gens diraient que si vous ne l'acceptiez pas, vous seriez dans le schisme - et je maintiens que je ne serais pas dans le schisme parce que le document contiendrait des éléments qui renieraient la tradition apostolique. Ce que je veux donc dire, c'est que le document est schismatique. Je ne le suis pas.

 

À la question de Ross Douthat qui s'étonne de cette assertion, « mais comment cela est-il possible ? Vous êtes effectivement en train de dire que le pape conduirait un schisme ? », le Cardinal répond : « Oui. »

 

« N'est-ce pas là une profonde contradiction dans ce que les catholiques pensent de l'office papal », demande Douthat ?

 

« Bien sûr que oui. Exactement. C'est une contradiction totale. Et je prie pour que cela n'arrive pas, répond le Cardinal. Et pour être honnête avec vous, je ne sais pas comment faire face à une telle situation. D'après ce que je peux voir, il n'y a aucun mécanisme dans la loi universelle de l'Église pour faire face à une telle situation.

 

« Pouvez-vous imaginer une situation qui justifierait l'équivalent de ce que Mgr Marcel Lefebvre a fait dans les années 1970, lorsqu'en tant que leader d'une communauté de catholiques traditionalistes, il a consacré ses propres évêques en défi à Rome », demande Douthat ?

 

Pour le Cardinal, « le schisme ne peut jamais être la volonté du Christ. Le Christ ne peut jamais vouloir une division dans son corps. Les gens viennent me voir et me disent : Écoutez, cardinal, il est temps qu'on entre dans le schisme. Et je dis non, ce n'est pas possible. Notre Seigneur ne peut pas vouloir cela, et je ne ferai pas partie d'un schisme ».

 

Interrogé sur le fait de savoir si cela affecte sa foi, le Cardinal répond : « J'ai la foi en notre Seigneur. Il a dit, je suis toujours avec vous jusqu'à la fin des temps. Et cela ne met pas ma foi à l'épreuve. Cela m'inquiète au sujet de ma propre sagesse et de mon courage pour faire face à une telle situation. Et pour le meilleur ou pour le pire, je suis un cardinal de l'Église, avec une lourde responsabilité.

 

« […] L'Église est toujours gouvernée par la tradition vivante, qui est une question de grâce, de grâce divine dans l'Église.

 

« J'espère donc que d'une manière ou d'une autre le Seigneur apportera à tout cela une bonne conclusion.

 

« Mais je pense qu'il y a beaucoup de souffrance à endurer prochainement.

 

« Pour ma part, je voudrais simplement pouvoir dire, avec saint Paul, que j'ai combattu le bon combat, j'ai gardé le cap, j'ai gardé la foi. Et peu m'importe si les gens disent, et bien, c'est juste un vieil homme qui n'était plus en contact avec le monde et c'est triste, il a fait tout ce tapage, maintenant c'est fini et on passe à autre chose. 

 

« Je sais que je dois rendre compte à notre Seigneur et je voudrais pouvoir lui dire que même si j'ai fait des erreurs, j'ai essayé de le défendre, de le servir. Cela peut sembler un commentaire pieux, mais c'est ce qui me motive véritablement - et c'est tout. »

Partager cet article
Repost0
9 novembre 2019 6 09 /11 /novembre /2019 16:24
La nonne visionnaire d'Akita aurait reçu un nouveau message

Source: Stilum Curiae, Blog de Marco Tosatti

 

Chers amis et ennemis de Stilum Curiae, avec toutes les précautions nécessaires, nous voulons vous parler d'une nouvelle qui circule sur le web, et qui a été lancée principalement par une station de radio catholique américaine, WQPH, connectée au réseau du EWTN, le groupe d'information catholique américain le plus populaire et connu. Nous partageons cette nouvelle avec toutes les précautions nécessaires, sous réserve de confirmation. 

 

En bref, la nouvelle est la suivante : Sœur Agnès Sasagawa, la religieuse qui en 1973 reçut à trois reprises des messages de Notre-Dame lors d'apparitions confirmées par l'Eglise, aurait reçu un autre message ces dernières semaines, transmis par un ange.

 

Sœur Sasagawa, qui a 88 ans, en a parlé à une sœur, en lui donnant la permission de diffuser le message, qui est assez court en soi.

 

"Le dimanche 6 octobre, à 3h30 du matin, à Akita, le même ange est apparu devant moi (Sœur Sasagawa) qu'il y a environ 30 ans. L'ange m'a d'abord dit quelque chose de privé.

 

La bonne chose à répandre à tout le monde est: "Couvrez-vous de cendres", et "s'il vous plaît priez le Rosaire pénitentiel tous les jours. Vous, sœur Sasagawa, devenez comme une enfant et chaque jour, veuillez offrir des sacrifices. Sœur M a demandé à sœur Sasagawa : "Puis-je le dire à tout le monde ?" Sœur Sasagawa lui donna son assentiment et ajouta : "Priez pour que je puisse devenir comme un enfant et offrir des sacrifices." C'est ce que Sœur M. a entendu.

 

Les cendres se réfèrent à l'exhortation de Jonas aux habitants de Ninive, de s'habiller de sacs et de s'asseoir sur les cendres. (Jonas 3)

La radio a ensuite traité les premières nouvelles, ajoutant quelques commentaires.

"Tout au long de l'histoire, les messagers des révélations privées ont beaucoup souffert de la résistance rencontrée à l'extérieur et à l'intérieur de l'Église. Nous avons vu qu'il n'y a pas de message lié au salut de l'humanité que le diable ne cherche pas à supprimer d'aucune manière.

En particulier, nous savons que Sœur Agnès a beaucoup souffert depuis le dernier message d'Akita et nous savons que ce nouveau message, ce simple appel à la repentance, que nous avons obtenu de sources proches d'elle, a suscité de nouvelles tribulations pour elle et pour ceux en qui elle a confiance.

 

Le dernier message auquel il est fait référence est celui du 13 octobre 1973. Le voilà. Il est là :

 Message du 13 octobre 1973 (troisième et dernière apparition)

 

"Ma chère fille, écoute attentivement ce que j'ai à dire. Vous en informerez votre supérieur.

Après un moment de silence, Notre-Dame continue à dire :

"Comme Je vous l'ai dit, si les hommes ne se repentent pas et ne s'améliorent pas, le Père infligera un terrible châtiment à toute l'humanité. Ce sera un châtiment plus grand que le Déluge, comme on ne l'a jamais vu auparavant. Le feu tombera du ciel et balayera une grande partie de l'humanité, les bons comme les mauvais, sans sauver les prêtres et les fidèles. Les survivants seront si affligés qu'ils envieront les morts. Les seules armes qui resteront sont le Rosaire et le Signe laissé par Mon Fils. Récitez les prières du Rosaire tous les jours. Avec le Rosaire, priez pour le Pape, les évêques et les prêtres.

L'œuvre du diable se glissera aussi dans l'Église de telle sorte que l'on verra des cardinaux s'opposer à d'autres cardinaux, des évêques contre des évêques. Les prêtres qui me vénèrent seront méprisés et entravés par leurs frères... les églises et les autels seront pillés ; l'Église sera pleine de ceux qui font des compromis et le Diable poussera de nombreux prêtres et d'âmes consacrées à quitter le service du Seigneur. Le diable sera implacable surtout contre les âmes consacrées à Dieu. La pensée de la perte de tant d'âmes est la cause de ma tristesse. Si les péchés augmentent en nombre et en gravité, il n'y aura pas de pardon pour eux.

Courageusement, parlez à votre supérieur. Il saura comment encourager chacun de vous à prier et à accomplir votre tâche de réparation. C'est l'évêque Ito qui dirige votre communauté.

Et après avoir souri, elle ajoute :

"Avez-vous encore quelque chose à demander ? Aujourd'hui, c'est la dernière fois que je vous parle en personne. A partir de ce moment, vous obéirez à celui qui vous a été envoyé, à vous et à votre supérieur.

Priez beaucoup les prières du Rosaire. Moi seul peux encore vous sauver des calamités qui s'approchent. Ceux qui me font confiance seront sauvés."

 

Certains commentateurs du web ont souligné que le 6 octobre était le jour du début du Synode sur l'Amazonie, avec tout son corollaire d'événements et de controverses discutables, qui ne se sont pas encore apaisés.

***

Add. 11 avril 2020. Video Notre Dame d'AKITA Urgence absolue Priez le Rosaire chaque jour afin d'éviter le terrible châtiment :

Partager cet article
Repost0
9 novembre 2019 6 09 /11 /novembre /2019 14:19

Mis à jour le 23-11-2019. Pour lire un regard différent sur la cérémonie du 4 octobre au Vatican, lire un article de Peter Gabriel pour le site "Where is Peter".

Deux journées mondiales de prière et de réparation samedi 9 et dimanche 10 novembre (Père David Pagliarani)

Le Père David Pagliarani, Supérieur général de la Fraternité Saint-Pie X, organise aujourd'hui 9 et demain 10 novembre, deux journées de prière et de réparation pour les événements idolâtres qui se sont déroulés à Rome pendant le Synode de l'Amazonie.

 

Pagliarani écrit :

 

"En réponse à ces événements, nous appelons tous les membres de la Société, y compris les membres du Tiers-Ordre, à observer un jour de prière et de réparation, car nous ne pouvons rester indifférents à de telles attaques contre la sainteté de la Sainte Mère l'Église. Nous demandons qu'un jeûne soit observé dans toutes nos maisons le samedi 9 novembre. Nous invitons tous les fidèles à la même chose et encourageons également les enfants à offrir des prières et des sacrifices.

 

"Le dimanche 10 novembre 2019, chaque prêtre de la Société célébrera une messe de réparation et, dans chaque chapelle, les litanies des saints, extraites de la liturgie des Rogations, seront chantées ou récitées afin de demander à Dieu de protéger l’Église et de l’épargner des peines que de tels actes ne peuvent manquer d’attirer sur elle. Nous exhortons tous les amis prêtres, ainsi que tous les catholiques qui aiment l’Église, à faire de même.

 

"Cela est dû à l'honneur de la Sainte Église catholique romaine fondée par Notre Seigneur Jésus-Christ, qui n'est ni idolâtre ni panthéiste."

 

Source: One Peter Five

Partager cet article
Repost0
9 novembre 2019 6 09 /11 /novembre /2019 11:49

Mis à jour le 23-11-2019. Pour lire un regard différent sur la cérémonie du 4 octobre au Vatican, lire un article de Peter Gabriel pour le site "Where is Peter".

Mgr Schneider écrit une prière à la Très Sainte Trinité pour une chaîne mondiale d'expiation

Mgr Athanasius Schneider a révélé le 9 novembre devant Gloria.tv son intention de créer une "chaîne mondiale d'expiation" pour offrir des excuses devant Dieu pour "les actes d'idolâtrie commis au Vatican".

 

Il veut aussi exprimer la douleur et la souffrance des fidèles "face au déshonneur infligé à notre Mère, la Sainte Église.

 

La prière veut implorer la miséricorde de Dieu sur son Église. C'est pourquoi, a déclaré l'évêque, "il faut expier la dévastation de la vigne, qui s'est produite sous nos yeux".

 

Prière de réparation pour les actes d´idolâtrie pendant le synode passé sur l´Amazonie

 

Très Sainte Trinité, Père, Fils et Saint-Esprit, recevez de notre cœur contrit, par les mains de Marie, l´Immaculée Mère de Dieu et toujours Vierge, un acte sincère de réparation pour les actes de vénération d’idoles et de symboles en bois qui ont eu lieu à Rome, Ville éternelle et cœur du monde catholique, pendant le synode sur l’Amazonie. Répandez dans le cœur de Notre Saint-Père le Pape François, des cardinaux, des évêques, des prêtres et des fidèles laïcs, votre Esprit, afin qu’il expulse les ténèbres de leurs esprits, afin qu’ils reconnaissent l’impiété de ces actes qui ont offensé votre Divine Majesté, et qu’ils vous offrent des actes de réparation publiques et privées.

 

Répandez dans tous les membres de l’Église la lumière de la plénitude et de la beauté de la foi catholique. Allumez en eux le zèle ardent à apporter le salut de Jésus-Christ, vrai Dieu et vrai homme, à tous les hommes, en particulier aux peuples de la région amazonienne, qui sont encore esclaves des choses faibles et périssables que sont les symboles et idoles sourds et muets de la “Terre Mère”. Allumez la lumière de la foi en toutes les personnes, surtout en les personnes des tribus amazoniennes, qui n’ont pas encore la liberté des enfants de Dieu, et qui n’ont pas le bonheur indicible de connaître Jésus-Christ et de participer en Lui à la vie de votre nature divine.

 

Très Sainte Trinité, Père, Fils et Saint-Esprit, qui êtes le seul vrai Dieu, en dehors duquel il n’y a pas d’autre dieu et aucun salut, ayez pitié de votre Église. Regardez surtout les larmes et les soupirs contrits et humbles des petits dans l’Église, regardez les larmes et les prières des petits enfants, des adolescents, des jeunes hommes et des jeunes femmes, des pères et des mères de famille et aussi des vrais héros chrétiens, qui dans leur zèle pour votre gloire et dans leur amour pour la Mère Église ont jeté à l’eau les symboles d’abomination qui l´ont souillée. Ayez pitié de nous : épargnez-nous, Seigneur, parce Domine, parce Domine, parce Domine ! Ayez pitié de nous : Kyrie eleison ! » Ainsi-soit-il.

 

Source: Gloria.tv

NdCR. Le 26 octobre dernier, dans sa lettre ouverte, Mgr Schneider avait déjà appelé à une chaîne de prière mondiale, proposant une invocation à la Sainte Trinité, afin de réparer et contrer le culte idolâtre rendu à Rome à des statuettes de la "Terre Mère "Pachamama", avec la complicité des plus hautes autorités vaticanes.

 

Partager cet article
Repost0
8 novembre 2019 5 08 /11 /novembre /2019 20:00

Mis à jour le 23-11-2019. Pour lire un regard différent sur la cérémonie du 4 octobre au Vatican, lire un article de Peter Gabriel pour le site "Where is Peter".

Mgr Schneider : l'idolâtrie de Pachamama durant le Synode en Amazonie a ses racines dans le concile Vatican II

8 novembre 2019 ( LifeSiteNews ) - Mgr Athanasius Schneider, évêque auxiliaire d'Astana, au Kazakhstan, a récemment accordé une interview à Michael Matt, rédacteur en chef du journal catholique The Remnant. Parlant du culte idolâtre des statues de Pachamama lors du synode amazonien à Rome, le prélat a déclaré: "Nous devons le condamner". "L'idolâtrie, dit-il, est une violation de la révélation divine" et du Premier commandement. "Vous ne pouvez pas commettre d'actes d'idolâtrie dans l'Église catholique."

 

Il parle en outre d'un "mal" dans l'Église qui atteint "son point culminant" mais qui s'est développé "au cours des dernières décennies". La situation actuelle montre à quel point ce "mal a pénétré dans l'Église".

 

"Malheureusement, commente Schneider, le pape François défend la vénération de ces idoles de Pachamama en affirmant qu'il n'y avait aucune intention idolâtre de les utiliser." Ici, l'évêque Schneider objecte que "nous ne pouvons voir que les actes extérieurs", pas sonder les "cœurs". "Et ces actes" étaient clairement des actes de culte religieux - s'incliner, révérer, et même des prières en faveur d'une statue en bois "qui est", le pape l'a dit lui-même, Pachamama". Et c'est, selon Schneider , un "concept d’une sorte de déesse" dans "toute la culture du peuple autochtone sud-américain".

 

Mgr Schneider explique que la perversité "veut atteindre toujours son point le plus haut". Elle consiste à nier qu’il existe "une vérité", explique-t-il; et le relativisme est donc "comme un virus". "Si vous n'y résistez pas, il va conquérir le corps dans son intégralité", explique Schneider, qui se réfère ensuite au Concile Vatican II. Ce "relativisme doctrinal, cette ambiguïté doctrinale", déclare-t-il, peut déjà être trouvé "en partie dans certaines expressions du Concile Vatican II".

 

Ici, Mgr Schneider évoque l'affirmation du Concile selon laquelle "nous adorons, avec les musulmans, le Dieu unique".

 

Dans la Constitution dogmatique du Conseil, Lumen Gentium (16), les Pères du Conseil déclarent: "le dessein de salut enveloppe également ceux qui reconnaissent le Créateur, en tout premier lieu les musulmans qui, professant avoir la foi d’Abraham, adorent avec nous le Dieu unique, miséricordieux, futur juge des hommes au dernier jour."

 

Mgr Schneider évoque également l'idée selon laquelle "l'homme est le centre et le point culminant de tout ce qui existe sur la terre".

 

En outre, Mgr Schneider se réfère également à l'enseignement du Concile sur la "liberté de religion", le "droit naturel" implanté dans la nature humaine par Dieu de choisir sa propre religion. Bien qu'il soit vrai, ajoute-t-il, qu'il ne faille pas être "forcé", ce nouvel enseignement signifie également que l'on "a la liberté de choisir une religion".

 

Schneider pointe ici les contradictions des textes conciliaires. À un endroit, dans son document Dignitatis Humanae, le Concile enseigne que "toute personne a l'obligation de rechercher la vérité, et c'est l'Église catholique»", dit Schneider, "mais plus bas, il est dit que la liberté de religion est enracinée dans votre nature." Cet enseignement n'est "pas clair", il est "ambigu", comme l'explique le prélat, et les conséquences après le Concile étaient "que presque tous les séminaires catholiques et toutes les facultés théologiques, ainsi que l'épiscopat et même le Saint-Siège" enseignaient le droit de chaque personne à choisir sa propre religion.”

 

Dans Dignitatis Humanae, les pères conciliaires déclarent d’abord: "Tout d’abord, le saint Concile déclare que Dieu a lui-même fait connaître au genre humain la voie par laquelle, en le servant, les hommes peuvent obtenir le salut et le bonheur dans le Christ. Cette unique vraie religion, nous croyons qu’elle subsiste dans l’Église catholique et apostolique à laquelle le Seigneur Jésus a confié le mandat de la faire connaître à tous les hommes."

 

Mais ensuite, ils déclarent: "Ce Concile du Vatican déclare que la personne humaine a droit à la liberté religieuse. Cette liberté consiste en ce que tous les hommes doivent être exempts de toute contrainte de la part tant des individus que des groupes sociaux et de quelque pouvoir humain que ce soit, de telle sorte qu’en matière religieuse nul ne soit forcé d’agir contre sa conscience ni empêché d’agir, dans de justes limites, selon sa conscience, en privé comme en public, seul ou associé à d’autres. Il déclare, en outre, que le droit à la liberté religieuse a son fondement réel dans la dignité même de la personne humaine telle que l’ont fait connaître la Parole de Dieu et la raison elle-même [...] Ce n’est donc pas sur une disposition subjective de la personne, mais sur sa nature même, qu’est fondé le droit à la liberté religieuse. C’est pourquoi le droit à cette exemption de toute contrainte persiste en ceux-là mêmes qui ne satisfont pas à l’obligation de chercher la vérité et d’y adhérer ; son exercice ne peut être entravé, dès lors que demeure sauf un ordre public juste."

 

Cependant, dans son interview du 2 novembre, Mgr Schneider commente cet enseignement conciliaire en ces termes: "Vous n'avez pas le droit de choisir l'idolâtrie, vous n'avez pas le droit d'offenser Dieu", par "l'idolâtrie ou par le blasphème".

 

"Ceci est déjà ancré ici [dans le concile du Vatican]", déclare Mgr Schneider. "Si Dieu vous a donné le droit, par nature, de pouvoir également choisir des actes d'idolâtrie - comme la Pachamama - lorsqu'il s'enracine dans votre dignité d'homme, même de choisir une religion de Pachamama: c'est la dernière conséquence de cette expression du texte du Concile", explique-t-il. L’expression du texte était "ambiguë" et devait être "formulée différemment" pour "éviter ces applications dans la vie de l’Église, que nous avions également lors de la réunion du pape Jean-Paul II à Assise en 1986 et des réunions où même des religions idolâtres étaient invitées à prier à leur manière - c'est-à-dire à leur manière idolâtre - pour la paix".

 

Le 27 octobre 1986, le pape Jean-Paul II a tenu une journée mondiale de prière pour la paix à Assise, en Italie, au cours de laquelle il a prié avec des chrétiens orthodoxes, des protestants, des juifs, des musulmans, des hindous, des bouddhistes et des représentants de nombreuses autres religions. Il a adressé aux représentants des différentes religions les mots suivants: "Les religions sont nombreuses et variées et reflètent le désir des hommes et des femmes à travers les âges de nouer une relation avec l’Être absolu".

 

Revenons aux paroles de Mgr Schneider. Il dit que ce que nous avons maintenant à Rome, c'est "l'accomplissement formel d'actes idolâtres dans l'Église catholique, au cœur de l'Église catholique de Saint-Pierre, triomphe du mal".

 

Plus tôt dans cette interview du 2 novembre, Mgr Schneider a parlé de l'influence des modernistes dans l'Église catholique et de leur négation effective des "vérités immuables", tout comme les francs-maçons nient ces vérités et insistent sur le naturalisme et l'anthropocentrisme pour tenter de saper "le caractère unique de Jésus-Christ". L'évêque kazakh affirme que le mode de pensée des modernistes est "similaire" à celui de la franc-maçonnerie - tout en insistant sur le fait que "je ne dirais pas que les modernistes sont des francs-maçons", ils ont tous deux en commun leur "relativisme professé". "Nous, êtres humains, sommes les auteurs de la vérité" est l'un des principes fondamentaux de la franc-maçonnerie et, par conséquent, l'homme "peut changer ces [vérités] selon ses désirs". "C'est le cœur du modernisme", poursuit Schneider. relativisme, naturalisme et anthropocentrisme complet".

 

Il explique également que la franc-maçonnerie est intrinsèquement "anti-surnaturalisme", "anti-Révélation". Les modernistes ont été "contaminés" par cette "façon de penser".

 

"Depuis lors, expliquait Mgr Schneider, les modernistes dans l’Eglise ont pénétré de plus en plus." Il ont "atteint leur apogée lors du Concile Vatican II, parce qu’il ont utilisé cette assemblée de l’Église comme un outil pour promouvoir toujours plus leurs doctrines relativistes, anthropocentristes, leurs théories naturalistes dans la théologie, dans la liturgie, dans la vie [pastorale] de l'Église.”

 

Après le Concile Vatican II, selon Mgr Schneider, outre les modernistes, il y eut aussi des "vrais membres de la franc-maçonnerie" qui eurent "des postes de haut rang dans l'Église". Interrogé par M. Matt sur Annibale Bugnini - l'architecte Schneider répond: "Oui, et d’autres." Il mentionne que certains francs-maçons pourraient avoir été parmi les évêques, les cardinaux et "et même les nonces". Ils "ont bien sûr aidé le clergé moderniste", même si Les membres du clergé n'étaient pas eux-mêmes franc-maçons, et ils les "promurent ainsi à de hautes fonctions dans l'Église".

 

"Il est évident qu’il s’agit d’une stratégie", conclut Mgr Schneider.

 

Et maintenant, sous le pape François, nous voyons comment, "sans honte, de véritables hérétiques évidents, qui nient la vérité catholique, sont promus à des postes de haut rang dans l’Église; mais ils reçoivent en quelque sorte une récompense pour leur trahison du Christ."

Partager cet article
Repost0
8 novembre 2019 5 08 /11 /novembre /2019 19:36

Source: Pope’s go-to interviewer now claims Francis denies Jesus’ bodily resurrection

Martin M. Barillas

LifeSiteNews

 

 

 

(Traduction par le blog Christ-Roi)

 

L'intervieweur du pape affirme maintenant que François nie la résurrection physique de Jésus

 

ROME, 7 novembre 2019 ( LifeSiteNews ) - Eugenio Scalfari, intervieweur italien privilégié du pape François, affirme maintenant que le pape lui a dit que Jésus n'avait pas de résurrection physique après sa passion et sa mort sur la croix, mais que l'homme avait "disparu" et il qu'il est sorti de la tombe "dans l'apparence d'un esprit."

 

Le pape a accordé à Scalfari de nombreuses interviews qui ont semé la confusion et suscité des questions sur les croyances du pape. Jusqu'à présent, le pape lui-même n'a émis aucune négation personnelle ni clarification à la suite des affirmations de Scalfari et n'a pas annoncé qu'il cesserait d'accorder des interviews au journaliste athée.

 

Scalfari est l'un des fondateurs de La Repubblica, qui a longtemps critiqué le Vatican et l'Église catholique. Le journaliste octogénaire n'a pas l'habitude d'enregistrer ses conversations avec le pape, contrairement à la norme journalistique dans les interviews de cette importance, mais il semble s'appuyer sur sa mémoire pour présenter son interprétation des réunions.

 

Dans un article publié mardi dans le quotidien italien La Repubblica (voir le texte intégral en italien ici), Scalfari a relaté ce que le pape François lui aurait dit à propos de la résurrection de Jésus.

 

"Il était un homme jusqu'à ce qu'il soit placé dans la tombe par les femmes qui ont reconstitué son corps. Cette nuit-là, dans la tombe, l'homme disparut et sortit de la grotte, ressemblant à un esprit qui rencontra les femmes et les apôtres tout en préservant l'ombre de la personne, puis il disparut définitivement."

 

La résurrection corporelle du Christ d'entre les morts est un principe fondamental de la foi chrétienne. Saint Paul a dit aux Corinthiens que "si Christ n'a pas été ressuscité, notre prédication est inutile et votre foi aussi" (1 Cor. 15:14).

 

La citation ci-dessus attribuée au pape apparaît dans le nouveau livre de Scalfari intitulé Dieu et la société moderne : rencontres avec le pape François et le cardinal Carlo Maria Martini, (l Dio unico e la società moderna: Incontri con papa Francesco e il cardinale Carlo Maria Martini.)

 

Le mois dernier, Scalfari a affirmé que le pape François avait nié la divinité de Jésus . Scalfari a affirmé que le pape "conçoit le Christ comme Jésus de Nazareth, un homme et non Dieu incarné. Une fois incarné, Jésus cesse d'être un Dieu et devient un homme jusqu'à sa mort sur la croix."

 

Le journaliste a poursuivi en déclarant: "Quand j’ai discuté de ces phrases, le pape François m’a dit: 'C’est la preuve irréfutable que Jésus de Nazareth, une fois devenu homme, même s’il était un homme d’une vertu exceptionnelle, n’était pas Dieu du tout.'"

 

Cela a poussé Matteo Bruni, du service de presse du Vatican, à donner des éclaircissements: "Comme il a déjà été dit à d'autres occasions, les mots que le Dr. Eugenio Scalfari attribue entre guillemets au Saint-Père lors de conversations avec lui ne sauraient être considérés comme un compte rendu fidèle de ce qui a été dit, mais représente plutôt une interprétation personnelle et libre de ce qu'il a entendu, comme il ressort clairement de ce qui a été écrit aujourd'hui au sujet de la divinité de Jésus-Christ."

 

Le journaliste italien Antonio Socci a été choqué par les commentaires sur la résurrection de Jésus attribués au pape: "Scalfari continue d'attribuer à Bergoglio des citations qui contiennent des énormités théologiques inouïes et dont personne au Vatican ne se soucie le moins du monde de nier, ni ne demande à Scalfari d'arrêter. Les catholiques pensent: ceux qui se taisent sont d'accord."

Le mois dernier, après les propos du Pape François sur le Christ Fils de Dieu, Mgr Carlo Maria Viganò et le Cardinal Gerhard Müller ont tous deux appelé le Pape à faire une réponse personnelle aux affirmations de Scalfari.

 

"Les chrétiens attendent une réponse claire du pape lui-même. La chose est trop importante. c'est essentiel: Oui, je crois que le Christ est le Fils de Dieu, l'homme créé, l'unique Sauveur et Seigneur", a déclaré l'archevêque Viganò à LifeSite.

 

"Tous les chrétiens attendent de lui cette clarification, pas celle des autres, et en vertu de leur baptême, ils ont le droit d'obtenir cette réponse."

Partager cet article
Repost0
8 novembre 2019 5 08 /11 /novembre /2019 18:03

Mis à jour le 23-11-2019. Pour lire un regard différent sur la cérémonie du 4 octobre au Vatican, lire un article de Peter Gabriel pour le site "Where is Peter".

Mgr Viganò : "L'abomination des rites idolâtres est entrée dans le sanctuaire de Dieu"

Traduction par le Blog Christ-Roi :

 

ROME, 6 novembre 2019 ( LifeSiteNews ) - L'archevêque Carlo Maria Viganò appelle à la re-consécration de la basilique Saint-Pierre, à la lumière de ce qu'il appelle "les effroyables profanations idolâtres" qui ont été commises dans ses murs par la vénération de la statue de Pachamama.

 

Dans une nouvelle interview sur le synode amazonien avec LifeSiteNews, l'archevêque Viganò a déclaré: "L'abomination des rites idolâtres est entrée dans le sanctuaire de Dieu et a donné naissance à une nouvelle forme d'apostasie dont les graines, actives depuis longtemps, grandissent avec une vigueur et une efficacité renouvelées."

 

Il poursuit: "Le processus de mutation interne de la foi, qui se déroule dans l’Église catholique depuis plusieurs décennies, a vu avec ce Synode une accélération spectaculaire vers la fondation d’un nouveau credo, résumé dans un nouveau type de culte [cultus]. Au nom de l'inculturation, des éléments païens infestent le culte divin afin de le transformer en un culte idolâtre."

 

Le clergé et les laïcs "ne peuvent rester indifférents aux actes idolâtres dont nous avons été témoins", insiste l'archevêque. "Il est urgent de redécouvrir le sens de la prière, de la réparation et de la pénitence, du jeûne, des 'petits sacrifices, des petites fleurs et surtout de l'adoration silencieuse et prolongée devant le Saint-Sacrement."

 

Dans cet entretien approfondi (voir texte intégral ci-dessous), nous discutons avec Mgr Viganò de ce que "la saga Pachamama" révèle sur l'état de l'Église et en quoi elle est la conséquence logique d'autres déclarations "aberrantes" faites sous l'actuel pontificat. Nous parlons également du document final du synode, qu'il dit être "une attaque frontale contre l'édifice divin" de l'Église; ce que le synode d'Amazonie révèle à propos de la "synodalité"; et ce que ses organisateurs ont accompli.

 

Selon Mgr Viganò, le "paradigme amazonien" vise à "transformer" fondamentalement l’Église catholique, afin qu'elle s’aligne sur un programme "mondialiste" et "serve de passerelle pour transporter ce qui reste de l’édifice catholique vers une religion indistincte et universelle."

 

"Pour nous tous, catholiques, le paysage de la Sainte Église s'assombrit de jour en jour", dit-il. "Si ce plan satanique aboutit, les catholiques qui y adhéreront changeront de religion et l'immense troupeau de Notre Seigneur Jésus-Christ sera réduit à une minorité."

 

"Cette minorité aura probablement beaucoup à souffrir… mais avec lui, elle vaincra", dit-il conclu, concluant ses remarques par les paroles vives, prophétiques et opportunes du 14 siècle de la mystique et sainte, Brigitte de Suède.

 

Vous trouverez ci-dessous notre interview au synode amazonien avec Mgr Carlo Maria Viganò.

 

LifeSiteNews: Votre Excellence, comment qualifieriez-vous l'arc du récit synodal? Y a-t-il une image qui la résume bien?

 

Archevêque Viganò: La barque de l'Église est en proie à une tempête violente. Pour apaiser la tempête, les successeurs des apôtres qui ont essayé de laisser Jésus sur le rivage et qui ne s'aperçoivent plus de sa présence ont commencé à invoquer la Pachamama!

 

Jésus a prophétisé: “Lorsque vous verrez l’Abomination de la désolation, installée dans le Lieu saint ... il y aura une grande détresse, telle qu’il n’y en a jamais eu depuis le commencement du monde jusqu’à maintenant, et telle qu’il n’y en aura jamais plus.” (Mt 24: 15; 21).

 

L'abomination des rites idolâtres est entrée dans le sanctuaire de Dieu et a donné naissance à une nouvelle forme d'apostasie, dont les graines - qui sont actives depuis longtemps - poussent avec une vigueur et une efficacité renouvelées. Le processus de mutation interne de la foi, qui se déroule dans l'Église catholique depuis plusieurs décennies, a vu avec ce Synode une accélération spectaculaire vers la fondation d'un nouveau credo, résumé dans un nouveau culte [cultus] . Au nom de l'inculturation, des éléments païens infestent le culte divin afin de le transformer en un culte idolâtre.

 

Selon vous, quelle est la partie la plus préoccupante ou problématique du document final du Synode en Amazonie?

 

La stratégie de l'opération entière du synode amazonien est la tromperie, l'arme privilégiée du diable: dire des demi-vérités pour atteindre une fin perverse. Un manque de prêtres: ils disent donc qu'il faut s'ouvrir aux prêtres mariés et à un diaconat féminin pour détruire le célibat, d'abord en Amazonie, puis dans toute l'Église. Sur quel continent la première évangélisation de l'Église catholique a-t-elle jamais été réalisée par des prêtres mariés? Les missions en Afrique, en Asie et en Amérique latine ont été principalement menées par l’Église latine et seulement dans une très faible mesure par les Églises orientales dotées d’un clergé marié.

 

Le document final de cette assemblée honteusement manipulée, dont l'ordre du jour et les résultats ont été planifiés depuis longtemps, est une attaque frontale contre l’édifice divin de l’Église, attaquant la sainteté du sacerdoce catholique et plaidant pour l'abolition du célibat ecclésiastique et un diaconat féminin.

 

Qu'est-ce qu'a révélé la saga Pachamama ? Et quelle réponse doit-on avoir ?

 

À Abou Dhabi, le pape François a déclaré par écrit que Dieu "voulait" toutes les religions. En dépit de la correction fraternelle donnée en personne et par écrit par Mgr Athanasius Schneider, le pape François a ordonné que sa déclaration hérétique soit enseignée dans des universités pontificales et qu'une commission spéciale soit créée pour propager cette grave erreur doctrinale.

 

Conformément à cette doctrine aberrante, il n'est pas étonnant que le paganisme et l'idolâtrie fassent également partie des religions voulues par Dieu. Le pape nous l'a montré et l'a mis en œuvre personnellement, en profanant les jardins du Vatican et l'Église Saine Marie de Traspontina, en profanant la basilique Saint-Pierre et la messe de clôture du synode en plaçant sur l'autel de la Confession cette "plante" idolâtre étroitement liée à la Pachamama.

 

Selon la tradition de l'Église, l'église Sainte Marie de Traspontina et la basilique Saint-Pierre doivent être reconsacrées à la lumière des profanations effroyables et idolâtres qui y ont été commises.

 

La saga Pachamama a révélé une violation flagrante et très grave du Premier Commandement, ainsi que la dérive vers l'idolâtrie dans une "Église à visage amazonien". Ce rite, qui s'est déroulé au cœur du christianisme, et auquel Bergoglio a participé, assume la valeur d'un rite initiatique de la nouvelle religion. La vénération de la Pachamama est le fruit empoisonné de "l'inculturation" à tout prix, et une expression fanatique de la "théologie indienne". Le Synode a offert un tremplin à cette nouvelle église syncrétiste, néo-païenne, dédiée au culte de la Terre mère, au mythe naturaliste du "bon sauvage" et au rejet du modèle et du mode de vie occidental des sociétés avancées.

 

L'idolâtrie scelle l'apostasie. C'est le fruit du déni de la vraie foi. Elle naît de la méfiance en Dieu et dégénère en protestation et rébellion. Le P. Serafino Lanzetta a récemment dit : 

 

Adorer une idole, c'est s'adorer soi-même à la place de Dieu... c'est adorer l'anti-Dieu qui nous séduit et nous sépare de Dieu, c'est-à-dire le diable, comme on peut le voir clairement dans les paroles de Jésus au tentateur dans le désert (cf. Mt 4, 8-10).

 

 

L'homme ne peut qu'adorer, mais il doit choisir qui il va adorer. En tolérant la présence des idoles - la Pachamama dans notre contexte actuel - à côté de la foi, on dit que la religion est fondamentalement ce qui satisfait les désirs de l'homme. Les idoles sont toujours attrayantes, car l'on adore ce que l'on veut et, surtout, on n'a pas à endurer beaucoup de maux de tête moraux. Au contraire, les idoles sont pour la plupart le résumé de tous les instincts humains. Le vrai mal à la tête, cependant, survient lorsque la corruption morale se répand et infeste l’Église. Un "abandon de Dieu" pour l'impureté, pour se prostituer à d'autres dieux en échangeant la vérité de Dieu avec le mensonge, en adorant et en servant des créatures à la place du Créateur (cf. Rm 1, 24-25). Il semble que saint Paul nous parle aujourd'hui. La racine de cette histoire triste et tragique est l'effondrement dogmatique et moral.

 

Nous ne pouvons rester indifférents aux actes idolâtres dont nous avons été témoins et qui nous ont laissé abasourdis. Ces assauts contre la sainteté de notre mère l'Église exigent de nous une réparation juste et généreuse. Il est urgent de redécouvrir le sens de la prière, de la réparation et de la pénitence, du jeûne, des "petits sacrifices, des petites fleurs" et surtout de l'adoration silencieuse et prolongée devant le Saint-Sacrement.

 

Demandons au Seigneur de revenir et de parler au cœur de son épouse bien-aimée, en la ramenant à lui-même dans la grâce de son premier et irrévocable amour, après avoir commis l'erreur de s'abandonner au monde et à sa prostitution.

 

Qu'est-ce que le synode amazonien nous a montré sur la nature de la "synodalité"?

 

L'Eglise n'est pas une démocratie. Le Synode des Évêques, depuis que Paul VI l'a établi avec le Motu Proprio Apostolica Sollicitudo le 15 septembre 1965, a toujours traité des problèmes concernant l’Église universelle et a accordé aux évêques représentant toutes les conférences épiscopales le droit de participer. Le Synode pour l'Amazone n'a pas respecté ce critère.

 

L’Église amazonienne a certes des problèmes majeurs, qu’il faut donc résoudre au niveau local. Pour les résoudre, il aurait suffi que les évêques d'Amérique latine se conforment aux recommandations du Pape Benoît XVI à l'occasion de sa visite à Aparecida en 2007. Ils ne l'ont pas fait. En effet, depuis des décennies, beaucoup d'entre eux ont permis, voire encouragé, les adeptes de la théologie de la libération et des idéologies d'origine largement germanique, avec les jésuites en première ligne, à continuer à refuser de proclamer le Christ comme son seul Sauveur.

 

"Méfiez-vous des faux prophètes qui viennent à vous vêtus de vêtements de brebis, mais qui sont des loups voraces de l'intérieur" (Mt 7:15). La situation dans une partie de l'Église en Amazonie a été un échec, en partie à cause des nonces apostoliques au Brésil, comme l'actuel secrétaire général du Synode des évêques, qui avait proposé des candidats à l'épiscopat comme ceux que nous avons vus au Synode en Amazonie. En organisant un synode à Rome, au lieu de tenir un synode local, et en invitant des évêques choisis parmi les plus aveugles à guider d'autres aveugles, y a-t-il eu une tentative d'exportation et de propagation de la maladie dans l'Église universelle?

 

Le pape François utilise la "synodalité" de manière très contradictoire et peu synodale! La "synodalité" est l’un des "mantras" du pontificat actuel, solution magique à tous les problèmes qui affectent la vie de l’Église. La "conversion synodale" tant acclamée a supplanté la conversion au Christ. C'est précisément pourquoi la "synodalité" n'est pas la solution mais le problème.

 

De plus, le pape François semble concevoir la synodalité comme une vue à sens unique: les acteurs, le contenu et les résultats sont planifiés à l'avance et dirigés de manière ciblée et sans ambiguïté. En conséquence, l'institution synodale est sérieusement dé-légitimée et l'adhésion des fidèles à celle-ci est sapée.

 

On a aussi l’impression que la synodalité est saisie et utilisée comme un instrument pour se libérer de la Tradition et de ce que l’Église a toujours enseigné. Comment la vraie synodalité peut-elle exister sans fidélité absolue à la doctrine?

 

S'exprimant à l'Angélus au sujet de la récente assemblée, François a déclaré: "Nous nous sommes regardés dans les yeux et nous nous sommes écoutés avec sincérité, sans cacher les difficultés." Ces paroles parlent d'une synodalité exercée d'en bas, non pas du Christ Seigneur ni de l'écoute de sa Vérité éternelle. Elless reflètent une synodalité sociologique et mondaine au service d'un projet purement humain et idéologique.

 

Avez-vous des idées sur la manière dont les médias du Vatican ont géré le synode? Les critiques disent qu'il a perdu toute crédibilité.

 

Pendant le Synode, nous avons assisté à une gestion de la communication à la soviétique, avec l'imposition d'une "version officielle" qui ne coïncidait presque jamais avec la réalité. Lorsque la preuve du mensonge ou de l'ambiguïté a été mise en lumière par tant de journalistes courageux, ils l'ont niée ou ont dénoncé un complot.

 

Les vêtements ont été déchirés, au point de déposer une plainte officielle, à cause de la déesse mère Pachamama qui a été jetée dans le Tibre ! Puis il y a eu les épithètes habituelles : des catholiques conservateurs et fanatiques, des rétrogrades qui ne croient pas au dialogue, des gens qui ignorent l'histoire de l'Église, selon un éditorial publié dans Vatican News, avec une citation du cardinal Newman, et qui était favorable aux statues. Pourtant, la citation de Newman, selon laquelle les éléments d'origine païenne sont sanctifiés par leur adoption dans l'Église, témoigne non seulement de la mauvaise foi de celui qui l'a utilisée, mais aussi des retours de flammes contre lui.

 

La citation de Newman souligne en fait la différence substantielle entre la pratique sage de l'Église du Christ et les méthodes de l'apostasie moderniste. En effet, l’Église romaine, qui a détruit la tyrannie des idoles démoniaques (pensez à la démolition des temples d’Apollon par Saint Benoît ou du chêne sacré à Saint-Boniface) et a établi le royaume du Christ, adopte des formes de religion païenne ancienne et les baptise. Les nouveaux modernistes, pour leur part, qui croient que Dieu veut la diversité des religions, s’abandonnent avec bonheur au syncrétisme et à l’idolâtrie.

 

La citation de Newman souligne en fait la différence substantielle entre la pratique sage de l'Église du Christ et les méthodes de l'apostasie moderniste. En effet, l'Eglise romaine, qui a détruit la tyrannie des idoles démoniaques (pensez à la démolition des temples d'Apollon par saint Benoît ou du chêne sacré par saint Boniface) et établi le royaume du Christ, adopte des formes de religion païenne ancienne et les baptise. Les nouveaux modernistes, qui croient que Dieu veut positivement la diversité des religions, s'abandonnent volontiers au syncrétisme et à l'idolâtrie.

 

Qu'en est-il de l'Eglise et de sa foi qui ont été menacées par le Synode amazonien?

 

Le synode amazonien fait partie d'un processus qui ne vise rien de moins que de changer l'Église. Le pontificat du pape François est semé d'actes sensationnels visant à saper les doctrines, les pratiques et les structures considérées jusqu'à présent comme consubstantielles à l'Église catholique. Il a lui-même défini ce processus comme un "changement de paradigme", c’est-à-dire une rupture nette avec l’Église qui l’a précédé.

 

Avec le synode en Amazonie, l'utopie d'une nouvelle Église tribale et écologiste a émergé à l'horizon. C’est l’ancien projet de ce progressisme latino-américain qui avait déjà été confronté à Jean-Paul II et au cardinal Ratzinger, mais qui n’a jamais été véritablement éradiqué - et il est maintenant promu par le sommet de la hiérarchie catholique. Le but de ce Synode est de progresser vers la consécration définitive de la théologie de la libération dans ses versions "verte" et "tribale".

 

Avec ce synode, comme à d'autres occasions, l'Église catholique semble être alignée sur les stratégies qui dominent la scène mondialiste et qui sont soutenues par des forces et des moyens financiers puissants. Ces stratégies sont radicalement anti-humaines et intrinsèquement anti-chrétiennes. L'agenda comprend même la promotion de l'avortement, de l'idéologie du genre et de l'homosexualisme, et dogmatise la théorie du réchauffement climatique anthropique.

 

Pour nous tous, catholiques, le paysage de la Sainte Église s'assombrit de jour en jour. L'offensive progressive en cours laisse présager une véritable révolution, non seulement dans la manière dont l'Église est comprise, mais aussi dans les images apocalyptiques qu'elle donne à l'ordre mondial. Avec une profonde tristesse, nous voyons le pontificat actuel marqué par des faits inhabituels, des comportements déconcertants et des déclarations qui contredisent la doctrine traditionnelle et qui sèment un doute général sur l'âme de l'Église catholique et de ses principes vrais et immuables. On a l'impression d'être en proie à un chaos religieux gigantesque. Si ce plan satanique aboutit, les catholiques qui y adhéreront changeront de religion et l’immense troupeau de Notre Seigneur Jésus-Christ sera réduit à une minorité. Cette minorité aura probablement beaucoup à souffrir. Mais elle sera soutenue par la promesse de Notre Seigneur que les portes de l'enfer ne prévaudront pas contre l'Église et avec lui, elle vaincra dans le Triomphe du Coeur Immaculé de Marie promis par Notre Dame de Fatima.

 

Que pensez-vous que les organisateurs du synode ont accompli de leur point de vue? Quels progrès ont-ils réalisés dans leur agenda?

 

Les organisateurs et les protagonistes du Synode ont certainement atteint l'un de leurs objectifs: rendre l'Église plus amazonienne et l'Amazonie moins catholique. Le paradigme amazonien n'est donc pas la fin du processus de transformation auquel vise la "révolution pastorale" promue par le magistère papal actuel. Il sert de passerelle pour transporter ce qui reste de l'édifice catholique vers une religion universelle indistincte.

 

Le paradigme amazonien, avec sa vénération panthéiste de la Terre nourricière et son interconnexion utopique entre tous les éléments de la nature, devrait permettre (selon les spéculations théologiques développées dans les régions germaniques) de vaincre la religion catholique traditionnelle à travers un panthéon mondial et sans état. Le récent Synode a réussi à créer une église amazonienne constituée d'un ensemble de croyances, de cultes, de pratiques païennes-sacramentelles, de liturgies inculturées en communion avec la Nature et aux nombreux membres du clergé indien marié, en vue de l'ordination des femmes. C'est une étape aberrante et vraiment significative dans l'agenda d'une "Eglise sortante" qui est engagée dans le processus de la Grande Substitution du Catholicisme avec une autre religion, celle qui glorifie l'homme à la place de Dieu.

 

Vous êtes l'ancien nonce apostolique aux États-Unis. Que penseriez-vous des laïcs inondant de lettres le Vatican et les nononciatures apostoliques?

 

"Le royaume des cieux subit la violence et des violents s'en emparent" (Mt 11, 12). Comme l’invite le professeur Roberto De Mattei: "Nous devons militariser nos cœurs et les transformer en Acies Ordinata . L'Église n'a pas peur de ses ennemis et gagne toujours lorsque les chrétiens se battent. Nos adversaires étant unis par leur haine du bien, nous devons nous unir dans l’amour du bien et de la vérité. Ce n'est pas une bataille ordinaire mais une guerre! Il est urgent que la résistance catholique soit fortement unie et visible face au processus en cours d'autodestruction de l'Église, en surmontant également «les nombreux malentendus qui divisent souvent le champ du bien et cherchent parmi ces forces une unité d'intention et action, tout en maintenant leurs différentes identités légitimes »(De Mattei).

 

"Le royaume des cieux a subit la violence et les hommes de violence la prennent par la force." (Mt 11, 12). Comme le professeur Roberto De Mattei nous invite : "Nous devons militariser nos cœurs et les transformer en Acies Ordinata. L'Eglise n'a pas peur de ses ennemis et gagne toujours quand les chrétiens combattent. Nos adversaires sont unis par leur haine du bien, nous devons nous unir dans l'amour du bien et de la vérité. Ce n'est pas une bataille ordinaire mais une guerre ! Il est urgent que la résistance catholique soit fortement unie et visible face au processus continu d'auto-démolition de l'Église, également en surmontant "les nombreux malentendus qui souvent divisent le champ du bien, et cherche parmi ces forces une unité de but et d'action, tout en maintenant leurs différentes identités légitimes" (De Mattei).

 

Dans ces heures les plus graves, les laïcs sont certainement le fer de lance de la résistance. Par leur courage, ils doivent faire appel à nous, bergers et nous encourager à avancer, avec plus de courage et de détermination, pour défendre l’Épouse du Christ. L'avertissement de sainte Catherine de Sienne s'adresse à nous, bergers: "Ouvrez vos yeux et regardez la perversité de la mort qui est venue dans le monde, et spécialement dans le Corps de la Sainte Église. Hélas, que vos cœurs et vos âmes éclatent en voyant tant d’offenses contre Dieu! Hélas, assez de silence! criez avec cent mille langues. Je vois que, par le silence, le monde est mort, l'Épouse du Christ est pâle."

 

Y a-t-il quelque chose que vous souhaiteriez ajouter?

 

Laissons le mot de la fin à Sainte Brigitte de Suède, co-patronne de l'Europe:

 

Le père parla pendant que toute l'armée du ciel écoutait et dit:

 

"Avant de vous dire ma plainte que j'ai donné ma fille à un homme qui la tourmente terriblement et lie ses pieds à un pieu de bois afin que la moelle soit sortie de ses pieds."

 

Le Fils lui répondit: "Père, je l'ai rachetée de mon sang et je l'ai fiancée à moi, mais maintenant elle a été saisie de force."

 

Le père s'exclama: "Mon fils, je partage ta lamentation, ta parole est à moi, tes œuvres sont à moi. Tu es en moi et moi en toi. Que ta volonté soit faite.

 

Puis la mère a dit: "Vous êtes mon Dieu et mon Seigneur. Mon corps portait les membres de votre Fils béni, qui est votre vrai Fils et mon vrai Fils, je ne lui ai rien refusé sur la terre. Dans l'intérêt de mes prières, ayez pitié de votre fille, l'Église! »

 

Le Père répondit: "Puisque tu ne m'as rien refusé sur la terre, je ne veux rien te refuser au ciel. Que ta volonté soit faite."

 

Après cela, les anges ont dit: "Tu es notre Seigneur, nous possédons tout ce qui est bon et nous n'avons besoin que de toi. Lorsque vous avez choisi cette épouse, nous nous sommes tous réjouis; nous avons maintenant des raisons d'être tristes, car elle a été livrée aux mains du pire des hommes qui la vexe avec toutes sortes d'insultes et de mauvais traitements. Alors, aie pitié d'elle, selon ta grande miséricorde, et il n'y a personne pour la consoler et la libérer si ce n'est toi, Seigneur, Dieu Tout-Puissant."

 

Puis il dit aux anges: "Vous êtes mes amis et la flamme de votre amour brûle dans mon cœur. J'aurai pitié de ma fille, de mon Église, pour l'amour de vos prières. ”(Apocalypse , livre I, chapitre 24).

 

Encore une fois, permettons à Sainte Brigitte de parler:

 

"Sachez que si un pape accordait aux prêtres la permission de contracter un mariage charnel, il serait spirituellement condamné par Dieu… Dieu priverait complètement ce même pape de sa vision spirituelle et de son audition, ainsi que de paroles et d'actes spirituels. Toute sa sagesse spirituelle deviendrait complètement gelée. Puis, après sa mort, son âme serait jetée en enfer pour y être tourmentée à jamais, pour y devenir la nourriture des démons éternellement et sans fin. Oui, même si le pape saint Grégoire lui-même l'avait décrété, il n'aurait jamais obtenu le pardon de Dieu pour cette sentence, à moins de l'avoir humblement révoquée avant la mort » (Apocalypse , livre VII, 10).

 

Seigneur, prends pitié de ton Église, par amour pour nos prières et nos afflictions !

Partager cet article
Repost0
6 novembre 2019 3 06 /11 /novembre /2019 19:12

Robert Badinter nous avait promis une perpétuité réelle, il n'a pas tenu parole, relève Philippe Bilger, magistrat honoraire qui présente sur Boulevard Voltaire le dernier livre du professeur Jean-Louis Harouel, "Libres réflexions sur la peine de mort" (Desclée de Brouwer). 

Jean-Louis Harouel, un intellectuel qui ne sera sans doute pas invité dans les médias pour parler de son livre, met l’accent sur une faillite capitale de notre exécution des sanctions criminelles. Parce que cette dernière est plus qu’imparfaite et choquante – pourquoi un condamné ne devrait-il pas purger intégralement sa peine alors que la douleur que son crime a causée est perpétuelle ?

Jean-Louis Harouel, "Libres réflexions sur la peine de mort" (Desclée de Brouwer)

On présente aujourd'hui l'abolition de la peine de mort comme un progrès majeur de civilisation. En est-il vraiment ainsi ? S'inscrivant en faux contre la vulgate ambiante, Jean-Louis Harouel propose une autre lecture, iconoclaste et originale.

Il montre que, contrairement aux apparences - et à ce que bien des gens croient sincèrement -, la phobie de la peine de mort qui caractérise aujourd'hui l'Europe occidentale ne procède pas du Tu ne tueras pas de la Bible, mais est un des effets d'une religion séculière ayant pris le relais du communisme comme projet universel de salut terrestre : ce que l'auteur appelle « la religion des droits de l'homme ». Or celle-ci est la continuatrice de vieilles hérésies oubliées qui manifestaient une grande désinvolture à l'égard de la vie des innocents, tout en professant un amour préférentiel envers les criminels, considérés comme d'innocentes victimes.

Là se trouve la source de l'humanitarisme anti-pénal qui a fait triompher l'abolition de la peine de mort, laquelle, même très peu appliquée, constituait la clé de voûte d'un système pénal fondé sur l'idée de responsabilité. Au lieu de quoi, la suppression de la peine capitale a frayé la voie à une perversion de la justice - l'imposture de la perpétuité de vingt ans ! - au profit des criminels et au détriment de la sécurité des innocents.

 

Jean-Louis Harouel, agrégé de droit, professeur émérite de l'université Panthéon-Assas (Paris II), a publié une vingtaine de livres, dont les plus récents étudient l'influence du facteur religieux sur les accomplissements des sociétés humaines : Le Vrai Génie du christianisme (2012) ; Revenir à la nation (2014), Les Droits de l'homme contre le peuple (Desclée de Brouwer, 2016) et Droite-Gauche : ce n'est pas fini (Desclée de Brouwer, 2017).

 

Source

Partager cet article
Repost0
5 novembre 2019 2 05 /11 /novembre /2019 20:40

Mis à jour le 23-11-2019. Pour lire un regard différent sur la cérémonie du 4 octobre au Vatican, lire un article de Peter Gabriel pour le site "Where is Peter".

Ce week-end dernier, un prêtre de l’archidiocèse de Mexico a publiquement brûlé des statues de Pachamama et a organisé une cérémonie d’expiation pour demander à Dieu pardon de ce qui s’est fait au Vatican pendant le synode amazonien.

Le père Hugo Valdemar a organisé cette cérémonie devant une église dédiée à Notre-Dame de Guadalupe en rappelant que la Vierge Marie a été elle-même enceinte pour donner naissance à Jésus qui nous a donné l’Evangile pour nous éloigner des ténèbres de l’idolâtrie et du diable.

La figure de la Pachamama - a aussi rappelé le père Valdemar, est une figure de l’Antéchrist, un blasphème et une parodie de Marie.

De son côté, un prêtre exorciste de l’archidiocèse de Mexico a précisé que « Pachamama est bien enceinte, mais elle donne naissance à l’Antéchrist pour détruire les sacrements dans une Eglise dirigée par des groupes maçonniques. »

 

Source : Kathnet / Pro Liturgia, Actualité du mardi 5 novembre 2019

Le prêtre catholique de l'archidiocèse de Mexico a brûlé les effigies des statues païennes de la "Pachamama" tout en conduisant les fidèles dans la prière pour réparer le péché d'adoration des statues (de Pachama) au Vatican pendant le Synode Amazonien récemment conclu.

La vidéo de l'événement a pris le P. Hugo Valdemar debout devant une église dédiée à Notre Dame de Guadalupe, la grande alliée des exorcistes, où les flammes ont sauté d'une cheminée métallique qui se trouvait au-dessus d'une table recouverte d'un nappe blanche. Les effigies de Pachamama colorisées ont ensuite été placées sur la table à côté du feu.

Le P. Valdemar se tenait à côté d'un servant d'autel qui tenait une image de Notre-Dame de Guadalupe, et expliquait ce qui allait se passer, comme le montre la vidéo du 3 novembre. Le prêtre était également flanqué d'une icône de saint Michel Archange

Partager cet article
Repost0
3 novembre 2019 7 03 /11 /novembre /2019 19:10

Mis à jour le 23-11-2019. Pour lire un regard différent sur la cérémonie du 4 octobre au Vatican, lire un article de Peter Gabriel pour le site "Where is Peter".

Pour les anglophones, dans les paramètres de la video, dans sous-titres choisir anglais généré automatiquement, traduction phonique générée automatiquement.

Alors que la conférence sur l'identité catholique commence, Michael Matt, éditeur du site The Remnant a rencontré Mgr Athanasius Schneider pour discuter de tout, du synode amazonien, à la franc-maçonnerie dans l'Église, du Concile Vatican II, au sédévacantisme et à la nécessité de rester fidèle à l'Église malgré la révolution aux plus hauts niveaux de l'Église.

 

La critique franche de Monseigneur Schneider à l’égard du Synode amazonien est suivie d’une belle explication sur la raison pour laquelle abandonner l’Église Mère à cette heure sombre est tout simplement impossible et comment tous les hommes et les femmes de la chrétienté sont appelés à prendre la défense de la jeune mariée du Christ.

 

La rencontre a fait l'objet d'un article du site Gloria.Tv. Selon Monseigneur Schneider, François ne fait pas seulement la promotion, mais récompense les traîtres du Christ. 

 

La crise actuelle de l'Église est enracinée dans la franc-maçonnerie, a déclaré Mgr Athanasius Schneider à RemnantNewspaper.com (2 novembre, vidéo ci-dessus).

 

Il décrit la franc-maçonnerie comme une "Anti-Église" et l'"ennemie de l'Église du Christ", expliquant qu'ils ne sont pas contre la religion en général, mais contre le caractère unique et exclusif de Jésus Christ, son Église et la Révélation divine. "La franc-maçonnerie, ce n'est pas des théories du complot, ce sont des faits."

 

Selon Schneider, les modernistes du XXe siècle ont suivi une pensée similaire à celle des francs-maçons, sans nécessairement en être membres.

 

Il a observé que la pénétration de l'Église par le modernisme a atteint son apogée au Concile Vatican II (1962-1965) et que cette assemblée a été utilisée pour promouvoir la pensée naturaliste, anthropocentrique et relativiste des maçons. Par exemple, il évoque la "doctrine du relativisme, la doctrine de l'ambiguïté qui a inspiré quelques textes du concile Vatican II, comme le fait que nous aurions le même Dieu avec l'islam, ou que l'homme est le centre de tout ce qui culmine ici sur terre, ou le fait que vous auriez un droit naturel par nature en vous-même de choisir votre propre religion : cela peut s'expliquer du fait que vous ne pouvez pas être contraint en matière de religion, mais cela veut surtout signifier que vous avez la liberté de choisir une religion. Ainsi les textes dogmatiques du Concile disent que chaque personne a l'obligation de chercher la vérité - et c'est là l'Eglise catholique -, mais d'un autre côté, un peu plus loin, il est dit que vous avez la liberté de religion naturelle. C'est dans le texte de Dignitatis humanae du Concile Vatican II." (Paragraphe 2 : "En vertu de leur dignité, tous les hommes, parce qu’ils sont des personnes, c’est-à-dire doués de raison et de volonté libre, et, par suite, pourvus d’une responsabilité personnelle, sont pressés, par leur nature même, et tenus, par obligation morale, à chercher la vérité, celle tout d’abord qui concerne la religion. Ils sont tenus aussi à adhérer à la vérité dès qu’ils la connaissent et à régler toute leur vie selon les exigences de cette vérité. Or, à cette obligation, les hommes ne peuvent satisfaire, d’une manière conforme à leur propre nature, que s’ils jouissent, outre de la liberté psychologique, de l’exemption de toute contrainte extérieure. Ce n’est donc pas sur une disposition subjective de la personne, mais sur sa nature même, qu’est fondé le droit à la liberté religieuse.")

"Et donc c'est ambiguë, ce n'est pas clair. Et la conséquence, après le concile, est que tous les catholiques, la plupart des séminaires, facultés de théologie, et dans l'épiscopat, et même le Saint-Siège a promu la doctrine selon laquelle vous avez réellement le droit de choisir votre religion, de choisir l'idolâtrie. Or, vous n'avez pas le droit d'offenser Dieu à travers l'idolâtrie ou au travers du blasphème. Et c'est déjà ici une conséquence. Si vous avez un droit donné par Dieu à vous-même, par nature, de choisir des actes d'idolâtrie, (comme on l'a vu au Vatican) avec Pachamama, quand c'est induit dans votre dignité humaine même de choisir la religion de Pachamama, c'est la dernière conséquence de l'expression du texte du Concile. Et je le répète, cette expression d'ambiguïté du texte doit être formulée d'une autre façon pour éviter ces applications dans la vie de l'Église." (Pour éviter d'avoir des clercs qui justifient tout et n'importe quoi, y compris les actes d'idolâtrie. Ndlr.)

 

Après le Concile, les modernistes et même les vrais francs-maçons se sont emparés des hautes positions de l'Eglise. 

 

Avec François, les "vrais hérétiques" et les "négationnistes de la vérité catholique" sont "non seulement promus aux hautes fonctions ecclésiastiques", mais ils reçoivent même "une récompense pour leur trahison du Christ", remarque Schneider.

 

"L'Église vit sa Passion, comme le Christ au jour du Vendredi Saint. Et je crois que nous arrivons à ce temps du Calvaire du Golgotha où l'Église est humiliée comme Jésus-Christ l'a été."

Partager cet article
Repost0
30 octobre 2019 3 30 /10 /octobre /2019 20:40

Mis à jour le 23-11-2019. Pour lire un regard différent sur la cérémonie du 4 octobre au Vatican, lire un article de Peter Gabriel pour le site "Where is Peter".

Antiochos IV de Syrie, tombant de son char, par Noël Hallé, 1738 (Virginia Museum of Fine Arts). Cette scène émane du Deuxième livre des Maccabées.

Antiochos IV de Syrie, tombant de son char, par Noël Hallé, 1738 (Virginia Museum of Fine Arts). Cette scène émane du Deuxième livre des Maccabées.

Le cardinal Walter Brandmüller, membre de la Curie romaine, s’est exprimé pour le site “Kath.net” sur le synode sur l’Amazonie en visant particulièrement les cardinaux Marx, Schönborn et leur entourage. Il a vivement critiqué le projet de supprimer l’obligation du célibat sacerdotal dans cette partie du monde. Il précise : « Ce groupuscule d’idéologues qui ne veulent pas comprendre l’état de “célibat pour le Royaume de Dieu” tel qu’il a été vécu par le Christ et les Apôtres, veut à présent supprimer le célibat sacerdotal. Ils y travaillent depuis plusieurs décennies. Malgré toutes leurs tentatives réduites à l’échec jusqu’ici, et malgré leur grand âge et leurs cheveux gris, ils pensent maintenant qu’avec ce synode leur heure est arrivée. Bien sûr ils ne parlent que d’une “affaire amazonienne”, mais ce n’est qu’une méchante ruse qui n’abuse personne. Non, il ne s’agit pas de l’Amazonie : il s’agit de l’ensemble de l’Eglise. »

Le cardinal Brandmüller apporte aussi son soutien aux catholiques de Rome dans l’affaire des statues de Pachamama volées dans une église proche du Vatican et jetées dans le Tibre : « Les deux hommes qui ont jeté ces statues de mauvais goût dans le Tibre n’ont pas commis de vol, mais ont posé un acte symbolique comparable à ceux qu’avaient posés les Prophètes de l’Ancien Testament, ou Jésus lui-même en débarrassant le Temple de ses marchands, ou encore Saint Boniface qui avait abattu le chêne dédié au dieu Donar (ou Thor. Ndlr.). Bien sûr, ils sont à présent accusés de vol par les autorités du Vatican : l’embarras conduit à de bien grotesques gesticulations ! Ces deux jeunes hommes, par leur courage, sont les prophètes d’aujourd’hui. Ils rappellent l’épisode biblique des Macchabées qui se sont opposés à l’horreur de la destruction de leurs lieux saints. Disons-le carrément : pour remercier ces jeunes hommes, on aurait dû faire sauter quelques bouchons de champagne. »

 

Cardinal Brandmüller : "Les deux hommes qui ont jeté ces statues (de Pachama) dans le Tibre n’ont pas commis de vol, mais ont posé un acte symbolique comparable à ceux qu’avaient posés les Prophètes de l’Ancien Testament, ou Jésus lui-même en débarrassant le Temple de ses marchands, ou encore Saint Boniface qui avait abattu le chêne dédié au dieu Donar"
Partager cet article
Repost0
28 octobre 2019 1 28 /10 /octobre /2019 23:18

Mis à jour le 23-11-2019. Pour lire un regard différent sur la cérémonie du 4 octobre au Vatican, lire un article de Peter Gabriel pour le site "Where is Peter".

Source: OnePeterFive

The Pachamama and the Nebuchadnezzar of Verdi, Massimo Scapin, 28-10-209

La nouvelle qui ces jours-ci nous vient autour des statuettes de la Pachamama, la déesse mère adorée dans la religion inca, jetée dans le Tibre depuis le pont Saint-Ange, au pied du château dominé par saint Michel, nous fait penser au quatrième acte de Nabucco, l'opéra de Giuseppe Verdi qui fit connaître le grand musicien italien au grand public. Avec un livret de Temistocle Solera mis en scène pour la première fois à la Scala de Milan le 9 mars 1842 avec un grand succès, c'est l'opéra qui raconte les Juifs conquis et subjugués par les Babyloniens de Nabuchodonosor en 586 av. J.-C., chœur bien connu “Va pensiero” (Va, pensée, sur tes ailes dorées), la lamentation de l'exil, du Psaume 137, à la mémoire de la patrie détruite et de la liberté perdue.

 

 

Solera, incorporant des éléments de son imagination (comme l'amour non partagé d'Abigaille pour Ismaël), s'inspire tout d'abord des livres des prophètes Jérémie et Daniel (14 :1-22) ; puis le drame français Nabuchodonosor d'Auguste Anicet-Bourgeois et Francis Cornu, représenté en 1836 au Théâtre de l'Ambigu-Comique à Paris, traduit après environ deux ans en italien ; enfin, le ballet historique Nabuccodonosor de Antonio Cortesi, représenté à La Scala le 27 octobre 1836.

Dans la quatrième partie, intitulée "L'idole brisée", nous voyons le protagoniste, le second parent de l'empire néo-babylonien, qui se met à genoux et s'exclame: "Dieu des hébreux, pardonne-moi!"; il promet que "l'autel, le temple sacré pour toi ressuscitera" et que "je détruirai mes rites". Plus tard, Nabucco entre dans le magnifique temple du dieu Baal ; il y trouve les prêtres, les mages et les gardes; il ordonne l'abattage de la gigantesque statue de "l'idole infatigable", qui tombe toutefois d'elle-même et se brise en morceaux: "Miracle divin!" s'exclama-t-il, tombant à genoux et louant le "Grand Jéhovah".

 

L'idole démoniaque de l'opéra de Verdi tombe comme si elle était frappée par une force supérieure, pas comme ce fut le cas par exemple, avec saint Benoît qui, lorsqu'il arriva à un fort:

 

… Appelé Cassino situé sur le flanc d'une haute montagne [.]… Là se trouvait un vieux temple où Apollon était adoré par des paysans, selon la coutume des anciens païens. Autour de lui ont également poussé des bosquets dans lesquels, jusque-là, une multitude de fous infidèles offraient leurs sacrifices idolâtres. L'homme de Dieu qui passait à cet endroit a brisé l'idole, renversé l'autel, brûlé les bosquets et fait du temple d'Apollon une chapelle de Saint-Martin. Là où se trouvait l'autel profane, il construisit une chapelle de Saint-Jean; et en prêchant continuellement, il convertit beaucoup de gens dans les environs. (Saint Grégoire le Grand, Dialogues, II, 8: PL 66, 152.)

 

Ou comme le fit saint Boniface, qui "parcourut toute la Frise, prêchant sans cesse la parole de Dieu, bannissant les rites païens et extirpant les coutumes immorales païennes. Avec une énergie débordante, il construisit des églises et renversa les idoles des temples. Il a baptisé des milliers d'hommes, de femmes et d'enfants" (Vita S. Bonifatii, Augustine Willibaldo , éd. Levison, p. 47).

 

Et même pas comme le fit le Pape Liberius, qui a "baptisé" les Ambarvales païennes et les a transformées en la Rogation Majeure, qui a prié le 25 avril, jour de la Saint Marc, comme l'explique de manière excellente le B. Ildephonsus Schuster au sujet de la procession et de la messe fixe à Saint Pierre (Le Sacramentaire, Tome IV, Torino-Roma, 1930, p. 119):

Cette procession solennelle qui allait encore de San Lorenzo in Lucina à Saint-Pierre, le long de la via Flaminia, du pont de la Milvian et du Tibre jusqu'aux champs du Vatican, a à l'origine remplacé l'ancienne fête des Ambarvales ou de la païenne Robigalia. Cela se passait le 25 avril et la jeunesse romaine avait l'habitude d'aller au-delà du pont Milvian pour se sacrifier à Robigo, le dieu qui protégeait le fourrage de la rouille. L’Eglise romaine, suivant la coutume populaire, a élevé son sens en enseignant que ce n’est pas par la faveur de Robigo, mais par la vie pieuse, la prière humble et l'intercession des Saints, et en particulier du Pasteur ovium saint Pierre, qui désarme la justice de Dieu, irrité par nos péchés.

 

Le destin du roi Nabucco n’est donc pas celui de saint Vigile de Trente, martyr, précisément parce qu’il a éradiqué les restes de cultes idolâtres.

 

L'énumération des idoles païennes démolies, détruites et brûlées pourrait se poursuivre avec les nombreuses images exprimées par l'iconographie chrétienne, comme on peut le voir ici, mais ces indications suffisent. Et ceux qui sont attristés par le syncrétisme, qui amène certains à profaner des églises avec des rites dans lesquels ils suivent des idoles, prient et chantent, pourraient être consolés avec l'opéra de Verdi.

Partager cet article
Repost0
27 octobre 2019 7 27 /10 /octobre /2019 21:34

Mis à jour le 23-11-2019. Pour lire un regard différent sur la cérémonie du 4 octobre au Vatican, lire un article de Peter Gabriel pour le site "Where is Peter".

Mgr Athanasius Schneider, êvêque auxiliaire de Sainte-Marie in Astana, a lancé un vibrant appel à une chaîne de prière mondiale, proposant une invocation à la Sainte Trinité afin de réparer et contrer le culte idolâtre rendu à Rome à des statuettes de la « Terre Mère », la Pachamama, avec la complicité des plus hautes autorités vaticanes.

 

Il n'hésite pas à qualifier de « veau d'or » les statuettes de femmes nues enceintes, symboles de la fertilité, et rappelle que tout évêque, de par sa charge de successeur des apôtres, a le devoir de dire la vérité à leur propos.

 

Jeanne Smits propose sur son blog sa traduction rapide de la Lettre ouverte que Mgr Schneider a publiée à cette occasion. La prière à la Sainte Trinité se trouve à la fin. – J.S.

 

Extrait

 

[...] Ceux qui croient au Dieu Unique et Véritable ont toujours travaillé à l’élimination de l’adoration des faux dieux, en enlevant leurs images du milieu du peuple saint de Dieu. Quand les Hébreux se prosternèrent devant la statue du Veau d’Or – avec les encouragements et la complicité du haut clergé – Dieu condamna de tels actes. Son serviteur Moïse condamna également ces actes d’« accueil et de tolérance » envers les divinités indigènes locales de l’époque, et il réduisit la statue en poudre et la dispersa dans l’eau (voir Ex 32,20). De même, les Lévites furent félicités pour avoir arrêté tous ceux qui adoraient le veau d’or (Ex 32:20,29). A travers les âges, les vrais catholiques ont aussi œuvré pour renverser les « les dominateurs de ce monde de ténèbres » (Ep 6, 12), et la vénération des images qui les représentent.

 

Au milieu de la consternation et du choc face à l’abomination perpétrée par les actes religieux syncrétistes au Vatican, l’Église entière et le monde entier ont été témoins d’un acte hautement méritoire, courageux et louable de la part de quelques courageux hommes chrétiens qui, le 21 octobre, ont chassé et jeté dans le Tibre les statues en bois idolâtres de l’église de Santa Maria in Traspontina, à Rome. Tels de nouveaux Maccabées, ils ont agi dans l’esprit de la sainte colère de Notre Seigneur expulsant les marchands du temple de Jérusalem avec un fouet. Les gestes de ces hommes chrétiens seront inscrits dans les annales de l’histoire de l’Église comme un acte héroïque qui a rendu gloire au nom chrétien, tandis qu’au contraire, les actes des ecclésiastiques de haut rang qui ont souillé le nom chrétien à Rome, resteront dans l’histoire comme des actes d’ambiguïté et de syncrétisme lâches et perfides.

 

Le pape saint Grégoire le Grand, dans une lettre à saint Æthelbert, le premier roi chrétien d’Angleterre, l’exhorte à détruire les images idolâtres : « Supprimez le culte des idoles, renversez leurs édifices et leurs sanctuaires » (Bède, Histoire ecclésiastique, Livre I).

 

Saint Boniface, l’apôtre de l’Allemagne, a abattu de sa propre main un chêne dédié à l’idole Thor ou Donar, qui était non seulement un symbole religieux, mais aussi un symbole de la protection des soldats, de la végétation et même de la fertilité dans la culture autochtone des tribus germaniques.

 

Vladimir, le premier prince chrétien de Kiev, a fait abattre, démolir et tailler en pièces les idoles en bois qu’il avait lui-même érigées. Quant à la statue en bois du dieu païen en chef, Peroun, il l’a jetée dans le Dniepr. Cet acte de saint Vladimir rappelle l’acte héroïque de ces Messieurs chrétiens qui, le 21 octobre 2019, jetèrent les statues en bois de la culture indigène païenne des tribus amazoniennes dans le Tibre.

 

Si les actes de Moïse, de Notre Seigneur Jésus-Christ expulsant violemment les marchands du Temple, de saint Boniface et de saint Vladimir avaient eu lieu à notre époque, les porte-parole du Vatican les auraient sûrement condamnés comme des actes d’intolérance religieuse et culturelle, et comme des vols.

 

6. La phrase du document d’Abou Dhabi, qui se lit comme suit : « Le pluralisme et les diversités de religion, de couleur, de sexe, de race et de langue sont une sage volonté divine, par laquelle Dieu a créé les êtres humains » a trouvé sa réalisation pratique dans les cérémonies du Vatican de vénération des statues en bois, qui représentent des divinités païennes ou des symboles culturels indigènes de fertilité. C’était la conséquence pratique logique de la déclaration d’Abou Dhabi.

 

7. Compte tenu de ce qu’exige le culte authentique et l’adoration du Dieu unique, la Très Sainte Trinité, et du Christ Notre Sauveur, en vertu de l’ordination qui a fait de moi un évêque catholique et un successeur des Apôtres, et dans une fidélité et un amour véritables envers le Pontife romain, le Successeur de Pierre, et envers sa tâche qui est de présider à la « Cathédrale de la vérité » (cathedra veritatis), je condamne le culte du symbole païen du Pachamama dans les jardins du Vatican in Saint Paul, dans la basilique Saint-Pierre, et dans l’église romaine de Santa Maria in Traspontina.

 

Il serait bon que tous les vrais catholiques, et d’abord et avant tout les évêques, et aussi prêtres et les fidèles laïcs, forment une chaîne mondiale de prières et d’actes de réparation pour l’abomination de la vénération des idoles en bois perpétrée à Rome pendant le synode sur l’Amazonie. Face à un scandale aussi évident, il est impossible qu’un évêque catholique se taise, cela serait indigne d’un successeur des Apôtres. Le premier dans l’Église qui devrait condamner de tels actes et faire réparation est le Pape François.

 

La réaction honnête et chrétienne à la danse autour de la Pachamama, le nouveau Veau d’Or, au Vatican, doit consister en une protestation digne, une correction de cette erreur, et surtout en des actes de réparation.

 

Les larmes aux yeux et avec une douleur sincère au cœur, il faut offrir à Dieu des prières d’intercession et de réparation pour le salut éternel de l’âme du pape François, Vicaire du Christ sur terre, et le salut des prêtres et fidèles catholiques qui ont commis de tels actes de culte interdits par la Révélation divine. On pourrait proposer à cet effet la prière suivante :

 

« Très Sainte Trinité, Père, Fils et Saint-Esprit, recevez de notre cœur contrit, par les mains de Marie, Mère Immaculée et toujours vierge de Dieu, un acte sincère de réparation pour les actes d’adoration d’idoles et de symboles en bois qui ont eu lieu à Rome, Ville éternelle et cœur du monde catholique, pendant le synode sur l’Amazonie. Répands dans le cœur de Notre Saint-Père le Pape François, des cardinaux, des évêques, des prêtres et des fidèles laïcs, ton Esprit, afin qu’il expulse les ténèbres de leurs esprits, afin qu’ils reconnaissent l’impiété de ces actes qui ont offensé ta Divine Majesté, et qu’ils t’offrent des réparations publiques et privées.

« Répandez dans tous les membres de l’Église la lumière de la plénitude et de la beauté de la foi catholique. Rallumez en eux le zèle ardent à apporter le salut de Jésus-Christ, vrai Dieu et vrai homme, à tous les hommes, en particulier aux peuples de la région amazonienne, qui sont encore esclaves des choses faibles et périssables que sont les symboles et idoles sourds et muets de la “Terre Mère terre”, à tous les peuples et surtout aux peuples des tribus amazoniennes, qui n’ont pas la liberté des enfants de Dieu, et qui n’ont pas le bonheur indicible de connaître Jésus Christ et de participer en Lui à la vie de votre nature divine.

« Très Sainte Trinité, Père, Fils et Saint-Esprit, qui êtes le seul vrai Dieu, en dehors duquel il n’y a pas d’autre dieu et aucun salut, ayez pitié de votre Église. Regardez surtout les larmes et les soupirs contrits et humbles des petits dans l’Église, regardez les larmes et les prières des petits enfants, des adolescents, des jeunes hommes et des jeunes femmes, des pères et des mères de famille et aussi des vrais héros chrétiens, qui dans leur zèle pour votre gloire et dans leur amour pour la Mère Église ont jeté à l’eau les symboles d’abomination qui la souillent. Ayez pitié de nous : épargne-nous, Seigneur, parce Domine, parce Domine, parce Domine ! Ayez pitié de nous : Kyrie eleison ! »

 

Mgr Athanasius Schneider

Evêque auxiliaire de Sainte Marie in Astana

 

Source: Le Blog de Jeanne Smits

Partager cet article
Repost0
26 octobre 2019 6 26 /10 /octobre /2019 20:35

Mis à jour le 23-11-2019. Pour lire un regard différent sur la cérémonie du 4 octobre au Vatican, lire un article de Peter Gabriel pour le site "Where is Peter".

Source: https://leblogdejeannesmits.blogspot.com/2019/10/la-grande-erreur-ete-damener-les-idoles.html

Source: https://leblogdejeannesmits.blogspot.com/2019/10/la-grande-erreur-ete-damener-les-idoles.html

Le "synode en Amazonie" ouvert le 6 octobre se termine ce dimanche 27 octobre en laissant beaucoup de divisions dans l'Eglise après qu'un culte rendu à l'idole "Pachama", déesse pré-colombienne, a été rendu dans les jardins du Vatican le 4 octobre dernier, où un franciscain a été vu prosterné tête contre terre dans un acte d'adoration d'une divinité païenne.

 

Le geste s'est d'ailleurs reproduit, le samedi 5 octobre, lors de la veillée de prières pour le synode à Santa Maria in Traspontina, non plus dans un jardin, mais dans une église catholique en présence du Saint-Sacrement, comme on le voit ci-dessous :
 

Source : Le Blog de Jeanne Smits

 

La prosternation tête contre terre est un acte d'adoration d'une divinité païenne dans toutes les religions antiques comme dans les religions indigénistes d'Amérique latine, du Proche-Orient, et de l'Orient (proskynèse). Cela est si vrai que les soldats Grecs Macédoniens d'Alexandre le Grand en Perse, refusèrent de se prosterner devant Alexandre en arguant qu'il s'agissait-là d'une pratique qui n'était pas grecque mais orientale et qu'Alexandre n'était pas un Dieu. La prosternation comme on l'a vue le 4 octobre dans les jardins du Vatican est un acte d'idolâtrie, qui contrevient directement au premier commandement qui est d'adorer Dieu seul. L'idolâtrie est condamnée par les prophètes Juifs de l'Ancien Testament; elle est toujours condamnée par l'Eglise catholique romaine et est considérée comme un péché grave contre le premier commandement. Le péché d'idolâtrie est de confondre les créatures avec le Créateur (panthéisme); ce péché obscurcit la recherche de la vraie finalité qui est la recherche et la possession de Dieu seul, et enchaîne les gens dans l'amour des créatures, et l'attachement à la matière, ce qui empêche l'âme de s'élever vers le Créateur. Les catholiques ne se prosternent pas tête contre terre devant des représentations de la Vierge Marie qui n'est pas Dieu. Les catholiques qui se sont prosternés devant les représentations de "Pachamama" (la Déesse-Mère) se prosternent-ils devant le Saint-Sacrement et se mettent-ils à genoux devant le Christ qui est Dieu, lors de la Communion ? Si non, ce sont des apostats, si oui, il reste quand même un grave péché contre le premier commandement réalisé au Vatican.

 

Le savez-vous ? Anciennement, le culte de "Pachamama" exigeait des sacrifices humains. On enterrait vivant un être humain en sacrifice à la terre afin que la Pachamama accepte la nouvelle construction et la fasse perdurer dans le temps. (Source)

 

Le rituel qui a eu lieu dans les jardins du Vatican est donc un culte rendu au démon (le sacrifice humain étant une des caractéristiques du culte du démon avec le cannibalisme), c'est-à-dire qu'il s'agit-là d'un pacte avec le diable pour accoucher de on ne sait quoi. Soit le Vatican ne le savait pas et ils ont péché par paresse (ils n'ont pas pris le temps de se renseigner), soit le Vatican le savait et alors là ?

 

Un évêque brézilien, Mgr Azcona, a mis en garde contre la vénération de la Pachamama, avant le synode sur l'Amazonie et pendant. Voici la traduction de ses propos répercutés par Infocatolica (d'après La Nuova Bussola Quotidiana) :

 

« Dans ces rituels, il y a le diable, il y a de la magie. Notre Dame n'est pas la Pachamama, elle est la Vierge de Nazareth. C'est ce que Mgr José Luis Azcona Hermoso, évêque émérite de la Prélature de Marajó (Brésil), a dit dans une homélie prêchée dans la cathédrale de Belém. »

 

Mgr Azcona a expliqué ce qui suit à propos des rites indigènes réalisés pendant le Synode :

 

« Ce qui se passe reflète négativement les principes théologiques et pastoraux présents dans l'Instrumentum laboris. Je veux parler de ce qui s'est passé et que beaucoup de frères ont vu et connaissent, mais pour lequel le discernement de l'Esprit Saint est nécessaire, celui que notre bien-aimé Pape François mentionne tant. Et nous devons distinguer qui vient du diable ou de l'esprit humain, de ce qui vient de l'Esprit Saint. Ce discernement est fondamental à l'appartenance à l'Église et beaucoup plus encore pour l'évangélisation. »

 

Mgr Azcona a fait allusion à une rencontre tenue à Brasilia par le REPAM [réseau ecclésial pan-amazonien], avant le Synode, en juin dernier, au cours de laquelle plusieurs « rituels indigènes avec invocations et prières, auxquels certains évêques ont également participé » ont eu lieu. Puis il a mentionné la cérémonie qui s'est tenue au Vatican.

 

« Ce sont des questions fondamentales et ici, en Amazonie, nous connaissons la signification de Macumba ou Candomblé, des rites et des malédictions magiques, venant du nord-est du Brésil et de l'État de Bahia, qui sont fréquentes ici », a-t-il dit à la fin de son sermon, qui a duré plus de 45 minutes.

 

Dans son homélie, Mgr Azcona a affirmé que « ces célébrations dépendent des esprits qui y sont évoqués et il est évident qu'il s'agit de sorcellerie, dont la lettre de saint Paul aux Galates, au chapitre V, verset 29, nous avertit quand il dénonce le péché d'idolâtrie qui est incompatible avec l'Evangile et la mission ».

 

Mgr Azcona a également mis en garde contre le culte de la Pachamama et de la Terre Mère « qui a été vénérée au Vatican ». « Ce sont des déesses comme Cybèle (dans l'Antiquité classique) ou comme la déesse Astarté adorée à Babylone : toutes deux expriment la fertilité des femmes. L'invocation des statuettes devant lesquelles même certains religieux se sont inclinés au Vatican (et je ne dis pas la congrégation à laquelle ils appartiennent...) est l'invocation d'une puissance mythique, la Terre Mère, à laquelle on demande des bénédictions pour l'humanité ou à qui on adresse des gestes de gratitude. Ce sont des sacrilèges démoniaques scandaleux, surtout pour les petits qui ne savent pas discerner », a-t-il ajouté.

 

Puis, en guise de conclusion, il a proclamé :

 

« La Terre Mère ne doit pas être adorée parce que tout, même la terre, est sous la domination de Jésus-Christ. Il n'est pas possible qu'il existe des esprits avec une puissance égale ou supérieure à celle de Notre Seigneur ou à celle de la Vierge Marie. »

 

(Source : Le Blog de Jeanne Smits pour la traduction)

 

Des Pachamama (comme les désigne le pape François), ils en ont à la pelle.

 

 

L'idole Pachama a été vénérée cette après-midi à l'église Santa-Maria in Traspontina.

 

Sur une video postée sur le blog Messa in latino, on voit que la Pachamama a été placée au centre de l'église, l'autel et le Saint Sacrement étant au fond vers la droite tandis que les bancs leur faisant face ont été retournés pour permettre de prier autour de cette statuette entournée de lumignons.

 

Sur le blog de Jeanne Smits nous pouvons lire l'intervention du Cardinal Gerhard Müller, ancien préfet de la Congrégation pour la doctrine de la foi : "La grande erreur a été d'amener les idoles dans l'église, et non pas de les en avoir ôtées."

 

“La grande erreur a été d'amener les idoles dans l'église” : cardinal Gerhard Müller

 

Le cardinal Gerhard Müller a évoqué les « Pachamama » jetées dans le Tibre en les qualifiant d'« idoles ». S'exprimant vigoureusement lors d'un entretien avec Raymond Arroyo pour The World Over sur EWTN, il a déclaré que le fait d'« introduire ces idoles dans l'église était un péché grave, c'était un crime contre la loi divine ».

 

Il s'agit des fameuses statuettes de femmes enceintes et nues qui ont été vues lors de diverses cérémonies organisées à Rome à l'occasion du synode sur l'Amazonie. D'aucuns – comme Austen Ivereigh, hagiographe du pape – ont soutenu qu'il s'agissait d'effigies de « Notre Dame de l'Amazonie ». Pour d'autres, comme Paolo Ruffini; préfet du dicastère de la communication, il s'agissait de symboles de la vie, de la maternité, de la Terre Mère – en gros, on avait fini par se mettre d'accord là-dessus à la table de la salle de presse du Vatican.

 

Cet après-midi, le pape François lui-même, en demandant « pardon » pour le jet des statuettes dans le Tibre par des catholiques excédés de voir les statuettes vénérés lors de cérémonies syncrétiques, les a clairement qualifiées de statues de Pachamama.

 

Les propos du cardinal Müller ont été tenus avant cette intervention ahurissante du pape.

 

EWTN a en effet publié jeudi soir (24 octobre Ndlr.) un court extrait du long entretien accordé par l'ancien Préfet de la Congrégation pour la Doctrine de la Foi à son journaliste, qui lui demandait son sentiment à propos de l'enlèvement des statuettes païennes de l'église de Santa Maria del Traspontina, jetées par la suite dans le Tibre (et qui ont été repêchées depuis par la police romaine).

 

« La grande erreur a été d'amener les idoles dans l'Église, et non pas de les en avoir ôtées, car selon la Loi de Dieu lui-même – le Premier Commandement – l'idolâtrie est un péché grave, une violation criminelle de la loi divine, et on ne doit pas les mélanger avec la liturgie chrétienne. »

 

« Aller les prendre », a poursuivi le cardinal Müller, « peut être contraire à la loi humaine, mais amener les idoles dans l'Église était un péché grave, un crime contre la loi divine. Il y a une très profonde différence. »

 

Les anglophones pourront écouter l'échange ici

Deux jours plus tôt, le cardinal avait fait une déclaration à Maike Hickson de LifeSiteNews. Il y déclarait sans ambages : « Dans quelle situation sommes-nous pour que même les évêques ne se rendent pas compte de ce que la frontière du vieux paganisme a été franchie ? »

 

Il ajoutait :

 

La distinction claire que fait saint Paul entre la foi en Dieu et le paganisme ne doit pas être contournée : parce que les gens « échangeaient la gloire du Dieu immortel contre des images ressemblant à un être humain mortel ou à des oiseaux ou à des animaux à quatre pieds ou à des reptiles....ils échangeaient la vérité sur Dieu contre un mensonge et adoraient et servaient la créature plutôt que le Créateur. » (Rom. 1:23 seq.)

L’adoration de Dieu est la véritable théologie de la libération: la libération de la peur, de l’effroi et de l’insécurité qui nous viennent du monde matériel et de nos frères les hommes. Et ce n’est qu’avec l’aide de l’Évangile et de la grâce du Christ qu’une culture peut développer son influence positive et se libérer de la puissance du mal.

Objectivement, l’idolâtrie et la superstition sont les plus grands péchés de tous, basés sur une confusion entre le Créateur et la créature (Thomas d’Aquin, S. Th. II-II q. 94 a. 3.), qui ne peut être dépassés que par l’hérésie de ceux qui ont déjà reçu la vraie foi par la proclamation de l’Église, contrairement aux païens qui, sans leur propre faute, ne connaissent pas encore l’Evangile. (Source : Le Blog de Jeanne Smits)

Add. La cérémonie bizarre qui s'est déroulée dans les jardins du Vatican devant des statuettes amazoniennes n'a pas fini de faire parler d'elle. La vidéo de la cérémonie, devenue virale, est utilisée par les sectes pentecôtistes et évangéliques, du Brésil aux Philippines, pour montrer que l'Église catholique est bien idolâtre, au grand désarroi des catholiques locaux. Entretemps, alors que face aux questions de Sandro Magister, les responsables de la salle de presse sont allés jusqu'à mentir effrontément, affirmant qu'il n'y a pas eu de prosternations (voir photo), le Pape François met les pieds dans le plat en admettant en séance qu'ils s'agissait bien de statuettes de la divinité "Pachamama" et que, heureusement, elles ont été retrouvées intactes et pourraient donc être exposées à la messe de clôture du synode. Il a toutefois précisé que ces statuettes avaient été exposées dans une église appartenant au Vatican "sans intention idolâtre". Les Carabiniers italiens, dans un communiqué relayé par Vatican News, l'agence officielle du Saint-Siège, confirment que ces statuettes étaient bel et bien utilisées par le groupe de prière catholique itinérant sud-américain. (Source: Un article de Sandro Magister, journaliste et vaticaniste à l'Espresso / Diakonos.be)

 

François se défend en disant que l'exposition de ces statues "dans une église appartenant au Vatican" était "sans intention idolâtre". Peut-être, mais il reste que cette exposition est imprudente car elle met en danger la foi. L'ambiguïté comme la tiédeur n'est pas forcément une hérésie, mais elle sera toujours une occasion de chute qui pourra amener notre prochain à tomber dans l'hérésie. Dieu dit dans l'Apocalypse qu'il "vomit" les tièdes (Ap 3,16 "Aussi, puisque tu es tiède – ni brûlant ni froid – je vais te vomir de ma bouche.") Comme l'explique le Cardinal Müller, "la grande erreur a été d'amener les idoles dans l'Église". 

Partager cet article
Repost0
25 octobre 2019 5 25 /10 /octobre /2019 00:00
Saint Enguerrand, évêque de Metz (+ 791)

Enguerrand ou Angilram ou Angelramme était un évêque de Metz, mort en 791. Il a participé à la renaissance carolingienne. Saint catholique, sa fête est célébrée le 25 octobre

 

Moine de l'abbaye de Saint-Avold (Lorraine), le roi Pépin le Bref le fait nommer évêque de Metz par le pape en 768. Il reçoit du pape le titre d'archevêque (1). En 770 il devient le septième abbé de Senones (768-785). Charlemagne écrivit un jour au pape Hadrien: "J'ai besoin de l'avoir sans cesse à mes côtés." L'empereur en fit son grand chapelain, son grand chancelier et son 'apocrisiaire' (784). Enguerrand accompagna désormais Charlemagne dans tous ses voyages. C'est ainsi qu'il ne s'occupa de sa charge épiscopale que par chanoines délégués. (2)

 

Il crée un scriptorium de la cathédrale de Metz. Vers 783, il demande à Paul Diacre d'y rédiger les Gesta episcoporum Mettensium pour narrer l'histoire des évêques de Metz et de la dynastie carolingienne. Cet évêque contribue notamment à remplacer l'ancien chant gallican par le chant messin, né à Metz et l'origine du chant grégorien, afin de parachever la liturgie selon le rite romain dans l'empire.

 

Il meurt en Hongrie en octobre 791 au cours d'une campagne de Charlemagne contre les Avars. Son corps est ramené et inhumé à Saint-Avold, son monastère d'origine, dans l'église qu'il avait fait construire à l'emplacement actuel de l'église abbatiale Saint-Nabor de Saint-Avold.

 

Un vide épiscopal se crée à sa mort, qui va durer jusqu’en 816. Il est possible que Charlemagne ait laissé le siège du duché vacant car il souhaitait en contrôler le gouvernement et les revenus, songeant un temps à faire de Metz la capitale de son royaume avant de se fixer au palais d'Aix-la-Chapelle. (3) (4)

Sources : (1) Dictionnaire de statistique religieuse p419-422, Jacques Paul Migne 1851 ; (2) Nominis ; (3) Histoire de la Lorraine, Michel Parisse 2005 ; (4) ; (5) Paroisse de Limogne-en-Quercy

Partager cet article
Repost0
20 octobre 2019 7 20 /10 /octobre /2019 20:30
"Una Voce France" vient de faire paraître un annuaire des choeurs liturgiques grégoriens

Una Voce France vient de faire paraître un annuaire des choeurs liturgiques grégoriens sur son site web.

 

Cet annuaire a pour buts :

– de faire connaître les chorales existantes à celles et ceux qui veulent prier en chantant le chant propre de la liturgie de l’Église catholique romaine

– de faciliter le recrutement de choristes par les chefs de chœur

– de permettre l’entraide entre chefs de chœur.

 

1 – Vous dirigez un chœur liturgique grégorien et souhaitez figurer dans cet annuaire ?

 

2 – Votre chœur est déjà inscrit et vous souhaitez corriger des informations ?

Indiquez le n° de département, le nom du lieu de culte, et ajoutez les informations à rectifier.

 

3 – les chœurs éligibles sont ceux qui chantent chaque dimanche tout le Kyriale et au moins une pièce du Propre. Il n’y a pas de nombre minimum de choristes.

 

Cet annuaire est encore loin d'être complet, mais nous souhaitons qu'il le devienne. Tous les chefs de chœur liturgique grégorien sont bienvenus à figurer dans l'annuaire.

 

Source: Una Voce FranceLe Forum Catholique

Partager cet article
Repost0
20 octobre 2019 7 20 /10 /octobre /2019 12:59

Mis à jour le 23-11-2019. Pour lire un regard différent sur la cérémonie du 4 octobre au Vatican, lire un article de Peter Gabriel pour le site "Where is Peter".

14 Ne formez pas d’attelage mal assorti avec des non-croyants : quel point commun peut-il y avoir entre la condition du juste et l’impiété ? quelle communion de la lumière avec les ténèbres ?

15 quel accord du Christ avec Satan ? ou quel partage pour un croyant avec un non-croyant ?

16 quelle entente y a-t-il entre le sanctuaire de Dieu et les idoles ? Nous, en effet, nous sommes le sanctuaire du Dieu vivant, comme Dieu l’a dit lui-même : J’habiterai et je marcherai parmi eux, je serai leur Dieu et ils seront mon peuple.

17 Sortez donc du milieu de ces gens-là et séparez-vous, – dit le Seigneur ; ne touchez à rien d’impur, et moi je vous accueillerai :

18 je serai pour vous un père, et vous serez pour moi des fils et des filles, – dit le Seigneur souverain de l’univers.

Deuxième Lettre de S. Paul Apôtre aux Corinthiens, 6,14-18

Cet avertissement de Saint Paul Apôtre aux habitants de Corinthe en Grèce, il y a deux mille ans, est-il encore valable aujourd'hui pour les habitants de l'Amazonie ?

Le Synode en Amazonie montre le bien et le mal devenir amis au Vatican

Source: Le Synode en Amazonie montre le bien et le mal devenir amis au Vatican

Life Site News, 17 octobre 2019

Synode Amazonien , Catholique , Claudio Hummes , Notre Père , Pachamama , Pedro Barreto Jimeno , Repam

 

 

 

Danses et prosternations devant des idoles dans les jardins du Vatican en présence du pape François le 4 octobre 2019, une prêtresse guidant le rituel et bénissant le groupe.

 

 

 

L'idole Pachamama (déesse de la Terre-Mère) portée au pape François

 

ROME, 17 octobre 2019 ( LifeSiteNews ) - Nous en savons maintenant un peu plus sur ce qui s'est passé après la cérémonie païenne du "Pago a la tierra" ("Paiement à la Terre") dans les jardins du Vatican sous les yeux mêmes du pape. Le lendemain soir, samedi 5 octobre, le groupe d'Amazoniens "autochtones" - vêtus de plumes, de t-shirts et de chaussures de sport à la mode - et leurs amis se sont rendus à l'église Santa Maria in Traspontina au milieu de la Via della Conciliazione pour une veillée de prière pour le synode en Amazonie, qui a débuté le lendemain.

 

Mais ce n’était pas le seul événement remarquable de la Via della Conciliazione, qui mène du Castel Sant'Angelo et du Tibre à la basilique Saint-Pierre. Lundi 7 octobre, la "première" européenne de Maléfique, Maîtresse du Mal a eu lieu dans le nouvel auditorium gigantesque qui se trouve à sa base, couvrant le grand "chemin" avec des ventilateurs portant la coiffe en corne de la méchante reine.

 

Un événement était religieux, l'autre très évidemment laïque, mais leur dénominateur commun était la confusion sur la nature du bien et du mal, la vérité et l'erreur.

 

À Santa Maria in Traspontina, la couverture multicolore utilisée dans le jardin du Vatican était déployée au pied de l’autel, lui-même recouvert d’un filet fabriqué à la main; d'autres filets arc-en-ciel étaient visibles dans le sanctuaire. Un rituel à la Pachamama - la "Terre nourricière" - a été célébré une fois de plus après que les objets éparpillés dans les jardins du Vatican aient été amenés en procession et placés avec respect sur la couverture, accompagnés de danses rituelles.

 

Parmi les objets figuraient au moins une des deux figurines en bois représentant des femmes enceintes nues accroupies, vues la veille dans les jardins du Vatican, soit un symbole de fertilité païen, soit un nu "Notre-Dame de l’Amazonie", dont John-Henry Westen de LifeSiteNews a déclaré dans une vidéo publiée vendredi , qu"il ne savait franchement pas lequel était le pire" car "de toute manière, c'était totalement scandaleux".

 

Note du blog Christ-Roi. Dans cette video John-Henry Westen explique, à propos des hommes d'église qui se mettent à genoux et se prosternent ici, la tête contre le sol, devant des idoles païennes, mais refusent, parfois, de donner la communion aux catholiques qui s'agenouillent pour recevoir le Corps du Christ : "Voilà ce qui est dégoûtant."

 

Une jeune femme élancée vêtue d'un pantalon serré a ensuite été portée par l'allée en direction de la couverture dans une maquette de bateau en bois, portée par des amazoniens autochtones.

 

Le film de l'événement publié par le REPAM (réseau panamazonien présidé par le cardinal Cláudio Hummes, également organisateur clé du synode) montre ensuite le groupe prostré autour de la couverture, avec à l'arrière-plan ce qui est probablement le Saint-Sacrement. Quoi qu'il en soit, les bougies du maître-autel ont été allumées à cette occasion et la cérémonie a été présidée par le cardinal Pedro Barreto, qui a proclamé: "Ce soir, le ciel est sur terre".

 

C'était la même jeune femme qui a dansé dans l'allée avec ce qui semblait être le Nouveau Testament.

 

Dans une chapelle latérale de Santa Maria in Traspontina, une affiche avait été placée pour montrer que "tout est connecté" (Laudato Si'). Ici, c'était la photo d'un petit mammifère relié au sein d'une femme indigène nue, qui la suçait alors qu'elle portait un enfant sur son autre bras. La photo a été expliquée en trois parties reliées par des flèches, à partir de "Yo" ("I") et conduisant à "Otro-Yo" : "Un autre moi," l'enfant.

 

Est-ce pour montrer que les indigènes sont des éléments d'une communauté qui justifie l'oubli de la différence entre "moi" et "toi" ? Une autre flèche a conduit à "Otro Naturaleza Cosmo" ("Autre, Nature, Cosmos") représenté par l'allaitement d'espèces trans.

 

L'église était également décorée de portraits de "martyrs", tels que Xicão Xukuru, dirigeant du Xukuru do Ororubá à Pernambuco, qui cherchait à faire revivre d'anciens rituels disparus "à cause de l'homme blanc" et tués.

 

Nous avons maintenant une idée encore plus claire de ce à quoi ressemblerait la création d'une nouvelle liturgie du "rite amazonien" le premier jour des discussions du synode, lundi 7 octobre. Si la cérémonie à Pachamama dans les jardins du Vatican était un avant-goût, Santa Maria in Traspontina semblait être une expérience plus avancée avec des femmes dans les rôles principaux, bien sûr.

 

Tous ont été invités à joindre leurs mains ou à les élever au ciel pour chanter le "Notre Père des martyrs" (peuple autochtone "martyrisé" par des hommes blancs en Amazonie, pas des martyrs de la foi).

 

Le Pai nosso dos est généralement révolutionnaire.

 

Voici la traduction:

 

Notre Père, des pauvres marginalisés,

 

Notre Père, des martyrs et des torturés…

 

Que ton nom soit sanctifié parmi ceux qui meurent en défendant la vie.

 

Votre nom est glorifié lorsque la justice est notre mesure.

 

Votre royaume est un royaume de liberté, de fraternité, de paix et de communion.

 

Maudit soit la violence qui dévore la vie à travers la répression…

 

O, o, o, o, o, o, o, o, o, o, o, o, o

 

Nous voulons faire ta volonté, tu es le vrai Dieu de la délivrance…

 

Nous ne suivrons pas les doctrines corrompues par le pouvoir oppressif…

 

Nous vous demandons le pain de vie, le pain de sécurité, le pain des multitudes…

 

Le pain qui apporte l'humanité, qui construit l'homme plutôt que les canons…

 

O, o, o, o, o, o, o, o, o, o, o, o, o

 

Pardonne-nous quand, par peur, nous restons silencieux face à la mort…

 

Pardonnez et détruisez les royaumes où la corruption est la loi la plus forte.

 

Protégez-nous de la cruauté, de l'escadron de la mort, de l'empire…

 

Notre Père, révolutionnaire, compagnon des pauvres, Dieu des opprimés

 

Notre Père, révolutionnaire, compagnon des pauvres, Dieu des opprimés

 

O, o, o, o, o, o, o, o, o, o, o, o, o

 

Notre Père, des pauvres marginalisés,

 

Notre Père, des martyrs et des torturés…

 

Maléfique sur la Via della Conciliazione

 

Les catholiques fidèles peuvent devenir hypersensibles aux informations inquiétantes provenant de Rome. Mais comment ne pas être frappé par la première européenne du dernier film de Disney, Maléfique, La maîtresse du mal, sur la Via della Conciliazione à l'ombre de Saint-Pierre à Rome, lundi 7 octobre, jour suivant l'ouverture officielle du synode sur l'Amazone ?

 

D'autant plus que la suite du film Disney Maléficent de 2014, une relecture de «La Belle au bois dormant» du point de vue de la méchante fée fêteuse, devait initialement sortir au printemps 2020.

 

D'autant plus que la suite du film de Disney Maleficent de 2014, relecture de "La Belle au bois dormant" du point de vue de la méchante fée-crasher, devait initialement sortir au printemps 2020.

 

Le film a été projeté six mois à l’avance dans un endroit et à une époque aussi symboliques que possible, la basilique Saint-Pierre bien visible en arrière-plan. La première a eu lieu en présence d’Angelina Jolie - "Maléfique" - et de Michelle Pfeiffer, interprète du rôle de la "Reine Ingrith", mère de "Princesse Aurora", dont le mariage imminent avec le prince Philip suscita une nouvelle hostilité entre les deux les femmes dans cette suite.

 

La vidéo de l'événement est ici.

 

Une foule nombreuse se rassembla pour voir les deux étoiles arriver triomphalement à l'auditorium. De nombreux spectateurs portaient les cornes caractéristiques de la fée maléfique. Dans le récit original de "La Belle au bois dormant", elle était l'incarnation du mal. Mais Maléfique avait déjà expliqué en 2014 que la fée méchante avait beaucoup souffert et qu'elle avait un bon côté.

 

Les critiques ont déjà qualifié la suite du film très "féministe", soucieuse de la "diversité" et de l'environnement. Maléfique met en scène à la fois l'opposition entre les deux femmes et leur alliance.

 

"Le film continue d'explorer les relations complexes entre la sorcière et la future reine, qui forge de nouvelles alliances et affronte de nouveaux adversaires dans leur lutte pour la protection de leurs terres et des créatures magiques qui les habitent."

 

Le bien et le mal ne s'affrontent plus. Ils coopèrent pour sauver la Terre et la biodiversité. C'est le message. Peut-être est-ce aussi un signe quand, 48 heures plus tôt, des Indiens catholiques se prosternaient à 120 mètres de là devant des statuettes païennes dans une église où Notre-Seigneur est présent dans la très sainte Eucharistie.

01 Alors Dieu prononça toutes les paroles que voici :  02 « Je suis le Seigneur ton Dieu, qui t’ai fait sortir du pays d’Égypte, de la maison d’esclavage.  03 Tu n’auras pas d’autres dieux en face de moi.  04 Tu ne feras aucune idole, aucune image de ce qui est là-haut dans les cieux, ou en bas sur la terre, ou dans les eaux par-dessous la terre.  05 Tu ne te prosterneras pas devant ces dieux, pour leur rendre un culte. Car moi, le Seigneur ton Dieu, je suis un Dieu jaloux : chez ceux qui me haïssent, je punis la faute des pères sur les fils, jusqu’à la troisième et la quatrième génération ;  06 mais ceux qui m’aiment et observent mes commandements, je leur montre ma fidélité jusqu’à la millième génération.  07 Tu n’invoqueras pas en vain le nom du Seigneur ton Dieu, car le Seigneur ne laissera pas impuni celui qui invoque en vain son nom. Exode 20,1-7

01 Alors Dieu prononça toutes les paroles que voici : 02 « Je suis le Seigneur ton Dieu, qui t’ai fait sortir du pays d’Égypte, de la maison d’esclavage. 03 Tu n’auras pas d’autres dieux en face de moi. 04 Tu ne feras aucune idole, aucune image de ce qui est là-haut dans les cieux, ou en bas sur la terre, ou dans les eaux par-dessous la terre. 05 Tu ne te prosterneras pas devant ces dieux, pour leur rendre un culte. Car moi, le Seigneur ton Dieu, je suis un Dieu jaloux : chez ceux qui me haïssent, je punis la faute des pères sur les fils, jusqu’à la troisième et la quatrième génération ; 06 mais ceux qui m’aiment et observent mes commandements, je leur montre ma fidélité jusqu’à la millième génération. 07 Tu n’invoqueras pas en vain le nom du Seigneur ton Dieu, car le Seigneur ne laissera pas impuni celui qui invoque en vain son nom. Exode 20,1-7

Partager cet article
Repost0
19 octobre 2019 6 19 /10 /octobre /2019 13:25

Des "profanes" Gilets jaunes (considérés comme des "animaux aveugles" par les francs-maçons), se sont rendus devant le siège du "Grand Orient" dit "de France" et ont tenté de "dialoguer" avec les "porteurs de lumières" sur le thème du transhumanisme et de l'intelligence artificielle :

La "laïcité" contredite par la franc-maçonnerie dans le livre "Rituel de consécration d'une loge maçonnique" (Publication Jean-Luc Leguay) :

 

En page de couverture de ce livre découvert dans une brocante, "à la gloire du Grand Architecte de l'Univers, Grande Loge nationale française", concernant le rituel de la cérémonie d'ouverture d'une loge maçonnique avec ses textes religieux et ses symboles, dont la menorah, chandelier à sept branches des hébreux, on voit une illustration du "Grand Architecte de l'Univers" :

Transhumanisme : Dialogues de Gilets jaunes, avec des francs-maçons devant le "Grand Orient"

Drôle de "laïcité" en franc-maçonnerie 

 

En page 40, nous lisons en effet : 

Transhumanisme : Dialogues de Gilets jaunes, avec des francs-maçons devant le "Grand Orient"

J'élève une maison au nom de l'Eternel, mon Dieu, pour lui consacrer, pour brûler devant lui le parfum odoriférant, pour présenter continuellement les pains de proposition et pour offrir les holocaustes du matin et du soir, des sabbats, des nouvelles lunes et des fêtes de l'Eternel notre Dieu, suivant une loi perpétuelle pour Israël.

Ailleurs :

Salomon envoya dire à Hiram, roi de Tyr : "Fais pour moi comme tu as fait pour David, mon père. A qui tu as envoyé des cèdres afin qu'il se bâtit une maison d'habitation.

Transhumanisme : Dialogues de Gilets jaunes, avec des francs-maçons devant le "Grand Orient"

Autrement dit, la finalité de la franc-maçonnerie sur un plan philosophique et spirituel, c'est la reconstruction du temple de Salomon (ou temple de Jérusalem), dont on a vu que celle-ci a débuté en décembre 2018. Dans le livre "Les Nouveaux marchands du temple, le Gouvernement des banquiers" de Marc-Gabriel Draghi, on apprend que David Rockefeller, encore vivant, a dit noir sur blanc qu'il finançait directement la reconstruction du temple de Salomon, le "troisième temple". L'information a été reprise dans le Times.

 

L'ouvrage maçonnique nous parle partout d'"Israël" et de "Jéhovah", dont on a vu que les Juifs eux-mêmes pourtant n'employaient pas le terme par respect pour Dieu, et que l'Eglise sous Benoît XVI, a abandonné elle-même l'emploi du terme "par respect pour le Nom de Dieu, pour la Tradition de l’Eglise, pour le Peuple Juif, et pour des raisons philologiques". (Le terme de "Jéhovah" n'est plus employé que par les "Témoins" dits de Jéhovah, organisation fondée par Charles Taze Russel, dont les ouvrages sont truffés de symboles maçonniques, dont la croix penchée et la couronne).

En page 53, l'ouvrage précise encore : 

Premier voyage. [...] Du temps d'Israël, la légende dit qu'aux maçons souffrant de la faim, de Jéhovah, douce prébende tombaient le blé, l'huile et le vin.

Transhumanisme : Dialogues de Gilets jaunes, avec des francs-maçons devant le "Grand Orient"

Drôle de "laïcité" n'est-ce pas ?

Partager cet article
Repost0
18 octobre 2019 5 18 /10 /octobre /2019 17:48
Le Cardinal Brandmüller met en garde contre le remplacement de la foi catholique par "une religion naturelle panthéiste de l'homme"

SourceCdl. Brandmüller : Tout est en jeu au Synode Amazon

Life Site News

Maike Hickson

17 octobre 2019 ( LifeSiteNews ) - Dans une nouvelle déclaration sur le Synode pan amazonien des évêques à Rome, le cardinal Walter Brandmüller, historien de l'Église réputé et l'un des deux cardinaux restants des dubia, met en garde contre le remplacement de la religion catholique par "une religion naturelle panthéiste de l'homme."

En ce qui concerne le document de travail du Synode Amazonien (Instrumentum Laboris), le cardinal allemand a expliqué que celui-ci ignorait totalement tous les documents magistraux de l'Église datant du concile Vatican II, tout en s'appuyant presque exclusivement sur des citations d'une conférence épiscopale régionale, la conférence des évêques d’Amérique latine à Aparecida au Brésil, en 2007. Il met en garde ici contre une "violation spectaculaire de la tradition dogmatiquement contraignante".

Après avoir expliqué la nature de la foi catholique en tant que religion fondée sur la révélation de Dieu à l'homme, Brandmüller souligne que "la question effrayante se pose de savoir si les protagonistes de ce synode ne sont pas plus préoccupés par la tentative secrète de remplacer la religion comme réponse humaine à l'appel de son Créateur par une religion naturelle panthéiste de l'homme, à savoir une nouvelle version du Modernisme du début du 20e siècle". Et le prélat allemand trace une ligne d'avertissement de l'Écriture Sainte concernant la fin des temps, en disant : "C'est difficile de ne pas penser aux textes eschatologiques du Nouveau testament!"

Ici, le prélat insiste sur le fait que c'est Jésus-Christ qui "apporte la Révélation finale", telle qu'elle se trouve dans les Saintes Écritures et la Sainte Tradition transmise par "la communauté des disciples choisis par Jésus-Christ, dont l'Église est issue".

"Tout ceci est arrivé une fois pour toutes et est universellement valable en ce qui concerne l'espace et le temps." Dans cette optique, l'idée d'une "Église amazonienne" n'est pas catholique. 

Selon le cardinal allemand : "Cela signifie, en ce qui concerne notre problème concret du Synode de l'Amazonie, que les faits décrits ci-dessus excluent un concept de religion qui a des limites géographiques ou temporaires. Mais cela signifie aussi qu'une Église amazonienne est impensable d'un point de vue théologique. C'est l'Église Une, Sainte, Catholique et Apostolique (et donc Romaine) à qui la transmission de l'Évangile et la transmission de la grâce du Christ à tous les peuples de tous les temps ont été confiées et à qui la lumière et la force de l'Esprit de Dieu sont promises pour l'accomplissement de cette mission". 

 

Brandmüller fait également remarquer : "Le fait que cette rupture soit, pour ainsi dire, mise en œuvre de manière 'sournoise', c'est-à-dire de manière cachée et secrète, est d'autant plus inquiétant. La méthode pratiquée ici, cependant, suit le modèle d''Amoris Laetitia', où la tentative d'annuler la doctrine de l'Église se trouve dans la note de bas de page 351, dont on a tant parlé."

Le prélat allemand termine sa déclaration par un appel aux Pères synodaux et au Pape François lui-même : "C'est maintenant aux évêques réunis au Synode de l'Amazonie - et enfin au Pape François - de décider si une telle rupture avec la tradition constitutive de l'Église peut se produire malgré les conséquences inévitables et dramatiques.

 

Ci-dessous la déclaration complète du cardinal Brandmüller:

 

De quoi s'agit-il: il ne s'agit pas de l'Amazonie, mais de tout

Par le cardinal Walter Brandmüller

Ce serait une erreur fatale de penser que les promoteurs de l'actuel Synode des Évêques ne se préoccupaient vraiment que du bien-être des tribus indigènes des forêts amazoniennes. Ils sont plutôt bien évidemment instrumentalisés pour faire avancer un programme qui concerne l’Église universelle et qui trouve ses racines en grande partie au XIX e siècle.

Ce qui est en jeu n’est ni plus ni moins que la Foi catholique, la Foi judéo-chrétienne pure et simple. Premièrement, il faut ici poser la question décisive et fondamentale: "Qu'est-ce que la religion, de toute façon?"

Il n’est pratiquement pas contesté que la "religion" est un élément essentiel de la vie humaine. Cependant, on ne sait pas du tout - ou généralement, ce que cela signifie. Il existe des réponses à cette question même qui sont assez contradictoires. Essentiellement, la question est de savoir si la religion est soit le résultat de tentatives humaines de préserver et de gérer sa propre existence - qu’elle dit, en tant que produit culturel et humain - ou si elle doit être comprise autrement.

Dans le premier cas, la religion découle de la réflexion sur l'expérience des profondeurs existentielles de la personne, c'est-à-dire de sa finalité. Mais cela signifie que la religion n'est rien d'autre que la rencontre de l'homme avec lui-même. Ce serait alors aussi la conséquence du culte de la raison promu par les Lumières. Ici maintenant - et nous nous souvenons de Rousseau - apparaît l’idéal du "noble sauvage", qui contraste avec le penseur autonome européen éclairé.

La religion en tant que rencontre de soi-même est une compréhension de la religion qui a des conséquences considérables, dans la mesure où l'évolution de la vie d'une personne peut nécessairement engendrer des changements, voire des contradictions, de telles expériences "religieuses". C'est ici qu'intervient également la notion d'évolution, ce qui signifie que parallèlement à la progression du développement humain, se développe également une prise de conscience religieuse. En conséquence, le changement de nouvelles idées peut alors dépasser et remplacer les idées précédemment acquises. Cela peut donc conduire à un pas en arrière - mais considéré comme un progrès - à un retard par rapport à la culture de l'Europe, comme dans le cas de l'Amazonie.

L'histoire de la religion judéo-chrétienne contraste ici avec cette notion de religion en tant que réalisation de l'homme.

Lorsque Juifs et Chrétiens parlent de religion - avec ses formes d’expression dans la doctrine, la morale et le culte -, ils désignent la manière dont l’homme répond à une réalité extra ou supra-terrestre qui lui vient de l’extérieur. En termes simples, il s'agit de la réponse de l'homme à la communication-révélation faite par le Créateur à sa créature, l'homme. C'est un événement de dialogue réel entre Dieu et l'homme.

Dieu parle - sous quelque forme que ce soit - et l'homme donne une réponse. C'est un dialogue. Le concept religieux du modernisme, par contre, signifie un monologue: l'homme reste seul avec lui-même.

Cet événement de dialogue a commencé avec l'appel de Dieu à l'homme, comme en témoigne l'histoire du peuple d'Israël.

L'adresse de Dieu au peuple élu s'est déroulée au cours d'une histoire mouvementée qui, à chaque étape, a conduit à un niveau supérieur. La lettre aux Hébreux commence par ces mots: "Il y a longtemps que Dieu a parlé à nos ancêtres de nombreuses façons diverses par les prophètes, mais ces derniers jours, il nous a parlé par son Fils." L'Évangile de saint Jean appelle ce Fils le Verbe incarné du Dieu éternel. Il est et Il apporte la Révélation finale, qui peut être trouvée sous forme écrite dans les livres bibliques et dans la tradition orale authentique de la communauté des disciples choisis par Jésus-Christ, d'où l'Église est issue. Tout cela s'est produit une fois pour toutes et est universellement valable en ce qui concerne l'espace et le temps.

Mais cela signifie, en ce qui concerne notre problème concret du "Synode amazonien", que les faits décrits ci-dessus excluent un concept de religion qui a des limites géographiques ou temporaires. Mais cela signifie aussi qu'une Église amazonienne est impensable d'un point de vue théologique. C'est l'Église Une, Sainte, Catholique et Apostolique (et donc Romaine) à qui la transmission de l'Évangile et la transmission de la Grâce du Christ à tous les peuples de tous les temps ont été confiées et à qui la lumière et la force de l'Esprit de Dieu est promise pour l'accomplissement de cette mission. 

Elle [l'Église] s'acquitte de cette mission - avec l'aide du Saint-Esprit - en remplissant son ministère de magistrat et son ministère pastoral à travers l'histoire.

Cela a été précisé dès le départ, une observation presque alarmante doit maintenant être signalée. L'instrumentum laboris du synode ne contient - hormis cinq citations plutôt marginales - aucune référence aux conciles et au magistère papal. L'absence totale de Vatican II est particulièrement spectaculaire (à l'exception de deux références plutôt marginales). Le fait que des documents aussi importants et pertinents sur le plan thématique que le décret sur l'activité missionnaire de l'Église, "Ad gentes" - indépendamment des Constitutions majeures sur la liturgie, la révélation et l'Église - ne soit à aucun moment cité, est simplement incompréhensible. Il en va de même pour le magistère post-conciliaire et les encycliques importantes.

Cette méconnaissance de la tradition doctrinale de l'Église - et le fait que le Synode latino-américain d'Aparecida de l'année 2007 y soit cité presque exclusivement - ne peut être comprise que comme une rupture spectaculaire avec l'histoire antérieure. De plus, cette quasi absolutisation de cette assemblée [d'Aparecida] pose également la question de la compréhension latino-américaine de la communio ecclésiale au niveau universel.

En conclusion, considérons en passant une contradiction ouverte dans l'Instrumentum Laboris concernant le décret sur l’activité missionnaire de l’Église, Ad Gentes. Ce décret stipule (n ° 12) que l'Église ne veut en aucune manière (nullo modo !) s'ingérer dans le gouvernement de la cité terrestre (à savoir, la politique des pays de la mission) et ne revendique donc aucune autorité matérielle. Il s'agit là d'une affirmation claire d'un document conciliaire qui, cependant, est diamétralement opposé avec une grande partie de l'Instrumentum Laboris.

En bref: les auteurs de "l'Instrumentum Laboris" ignorent le Concile Vatican II et - comme mentionné - tous les documents du Magistère post-conciliaire interprétant le Concile. Mais cela signifie - comme déjà mentionné - une rupture avec la tradition dogmatiquement contraignante. En fait aussi avec l'universalité de l'Eglise. Le fait que cette pause soit, pour ainsi dire, mise en œuvre de manière "sournoise", c'est -à- dire cachée et secrète, est d'autant plus inquiétant.

La méthode pratiquée ici, cependant, suit le modèle d'Amoris Laetitia, où la tentative d’annuler la doctrine de l’Église se trouve dans la note de bas de page 351, qui a fait l’objet de nombreuses discussions.

Si l'on regarde ce qui a été dit, il est peut-être devenu évident que les différends au sujet du Synode de l'Amazonie ne concernent que très superficiellement la population indigène de l'Amazonie, qui est elle-même assez peu nombreuse.

La question effrayante est plutôt de savoir si les protagonistes de ce synode ne sont pas plus préoccupés par la tentative secrète de remplacer la religion comme réponse de l'homme à l'appel de son Créateur par une religion naturelle panthéiste de l'homme, à savoir par une nouvelle variante du modernisme du début du XXe siècle. Il est difficile de ne pas penser aux textes eschatologiques du Nouveau Testament !

Il appartient maintenant aux évêques assemblés du Synode amazonien - et enfin au pape François lui-même - de décider si une telle rupture avec la tradition constitutive de l'Église peut se produire malgré les conséquences inévitables et dramatiques.

Les remarques du Pape François sur le sort attendu de l'"Instrumentum Laboris" - peuvent-elles susciter de l'espoir ?

 

Traduction du Dr. Maike Hickson de LifeSite.

Partager cet article
Repost0
18 octobre 2019 5 18 /10 /octobre /2019 16:00

D’après ce que nous ont transmis ceux qui, dès le commencement, furent témoins oculaires et serviteurs de la Parole.

Luc 1,2

Nous fêtons aujourd'hui Saint Luc, l'évangéliste, l'occasion pour nous de nous rappeler que Jésus vient à nous non pas à travers un ouvrage de théologie, grâce à une thèse de philosophie, par le biais d'un code de morale, mais par un récit, un récit conduit par ses amis. L'Évangile de Saint Luc commence ainsi : "Voici le récit des événements que j'adresse à toi, excellent Théophile." (Lc, 1,3).

Ainsi, l'Évangile, et plus largement la Bible presque toute entière se présente à nous comme un récit. Quelqu'un raconte. Voici l'histoire d'Abraham, voici l'histoire d'Isaac, telle fut l'histoire de Jacob.

[...] Le récit accrédite l'expérience des témoins. 

Partager cet article
Repost0
13 octobre 2019 7 13 /10 /octobre /2019 08:27
Un combat commun aux catholiques et écolos : la pilule

Plus que jamais, pensons en effet à nos sols et notre eau qui sont pollués par la prise de ce pesticide pour les enfants à naître.

 

Vous ne boirez bientôt plus n'importe quelle eau par hasard...

 

Or, la pilule est rejetée comme tout ce que nous mangeons en finissant dans les toilettes. Cela retourne nécessairement polluer notre eau.

 

Jérôme Lejeune, généticien, a été récompensé par la plus grande distinction scientifique mondiale et s'est opposé à la pilule : www.youtube.com/watch

Il a défendu la famille, nous prévenant qu'on essaierait de nous faire croire qu'on baillonnerait la science en mentant à notre sujet.

 

Jusqu'à 5 fois plus de déchets autorisés depuis 2011 en France dans l'eau du robinet : www.sain-et-naturel.com/5-fois-plus-de-…

 

Parmi ceux-ci, on y retrouve des déchets de médicaments et la pilule qui ne soigne rien du tout mais est un pesticide humain comme l'a déclaré le professeur Lejeune !

 

Voir encore : www.parismatch.com/…/Pesticides-dech…

Un combat commun aux catholiques et écolos : la pilule

 

Source: Gloria.Tv

Partager cet article
Repost0
6 octobre 2019 7 06 /10 /octobre /2019 16:06
Jacques Attali, souverainiste en Israël, mondialiste en France : deux poids deux mesures

Jacques Attali est souverainiste en Israël, mais mondialiste lorsqu'il s'agit de la France. Incohérence ou antifrancisme primaire ? 

Pour Attali, "le souverainisme n’est que le nouveau nom de l’antisémitisme." Sur son site internet, l’économiste s’est fendu d’un billet lunaire, où il compare purement et simplement le souverainisme… à l’antisémitisme.

Le souverainisme résumé à un refus de migrants et de musulmans

« Les juifs et les musulmans, menacés tous les deux par lui, doivent s’unir face aux fantasmes du grand remplacement », fait-il valoir. Si la comparaison est un peu obscure, Jacques Attali l’explique un peu plus loin : « Quand on parle de ‘souverainisme’, beaucoup de gens veulent croire qu’on ne parle, en Europe, que d’une maîtrise des importations et d’un refus des disciplines communautaires », mais « en réalité, dans la plupart des cas, ceux qui en font l’apologie parlent en fait ainsi à mots couverts d’un refus de migrants, et plus largement, d’un refus des musulmans », expose-t-il. L’adhésion à une théorie politique, la xénophobie et la discrimination religieuse se retrouvent ainsi dans le même sac, comme le souligne Marianne. Et l’économiste de poursuivre : « [La France] ne doit pas oublier non plus que ce qui se cache aujourd’hui derrière le ‘souverainisme’ désigne en fait la même xénophobie, la même fermeture, la même absence de confiance en soi que les idéologies anti-italienne, anti-polonaise, anti-arménienne, et antisémites des siècles passés ».

Attali veut faire taire Zemmour, Goldnadel et Finkielkraut

« Ces discours hostiles aux musulmans de France son mortifères », dénonce aussi Jacques Attali, « en particulier quand ils viennent de juifs, qui devraient ne pas oublier que l’antisémitisme vise à la fois les uns et les autres ». « Il faut donc à tout prix dénoncer les discours délirants d’Éric Zemmour, de Willian Goldnagel (sic), ou même, dans de trop nombreuses de ses déclarations, d’Alain Finkielkraut », insiste celui qui est l’un des mentors d’Emmanuel Macron. Il concède ensuite la nécessité de « s’opposer à toutes les tentatives religieuses, d’où qu’elles viennent, pour imposer une conception du monde, ou un mode de vie, contraires aux règles de la laïcité, non respectueuses des droits des femmes, ou plus généralement, violant les lois de la République ». (Valeurs Actuelles)

Ce proche de Nicolas Sarkozy et d'Emmanuel Macron a rapidement été raillé sur les réseaux :

«Les juifs et les musulmans, menacés tous les deux par lui [le souverainisme], doivent s’unir face aux fantasmes du grand remplacement», ajoute-t-il dans le tweet, comparant ainsi les défenseurs du souverainisme aux partisans de la théorie du «grand remplacement».

Il suffit pourtant d'ouvrir un dictionnaire Larousse pour découvrir la définition du souverainisme : «Doctrine des défenseurs de l'exercice de la souveraineté nationale en Europe.» D'aucuns rajouteraient à la souveraineté nationale la défense de la souveraineté populaire, mais il s'agit là d'un débat philosophique qui ne saurait remettre en cause la définition proposée par le Larousse. Le titre premier de la Constitution française se nomme d'ailleurs : «De la souveraineté.» Plus généralement, ceux qui se revendiquent souverainistes en France, à gauche comme à droite, reprennent la conception philosophique, venue du Québec, en revendiquant un problème démocratique en France du fait de l'imposition de normes et d'une supranationalité par l'Union européenne. Ils expriment globalement une critique virulente du libre-échange et du libéralisme économique, imposés selon eux par l'UE. Pour Jacques Attali, les tenants du souverainisme seraient en premier lieu des antimusulmans et des xénophobes. Il dénonce de fait «les discours délirants, d’Eric Zemmour, de William Goldnagel [qui se nomme en réalité Gilles-William Goldnadel], ou même, dans de trop nombreuses de ses déclarations, d’Alain Finkielkraut». Les trois personnalités citées sont d'origine juive. Elles seraient malgré tout, d'après Jacques Attali, des partisans de l'antisémitisme et, par voie de conséquence, du souverainisme. Fait cocasse, l'avocat Gilles-William Goldnadel, par exemple, est un libéral revendiqué, pas certain donc qu'il se définisse lui-même comme un «souverainiste»...

Celui-ci a d'ailleurs réagi sur Twitter, après l'accusation de Jacques Attali : «Tellement ravi de faire partie du top three avec Zemmour et Finkielkraut de la liste des honnis du contrefacteur Attali. Celui qui ferma les yeux par courtisanerie aux complaisances de Mitterrand pour Bousquet, l’organisateur de la déportation des petits juifs français.»

L'association d’étudiants de Sciences Po Paris «Critique de la raison européenne» constate de son côté : «Jacques Attali nous démontre la profondeur de sa pensée en un tweet. Donc si vous souhaitez restaurer la démocratie et osez critiquer l'Union européenne, c'est que vous êtes pour les chambres à gaz. Imparable !»

Le président des Patriotes, Florian Philippot, ironise : «Mince j’ignorais que la Constitution française, qui exige théoriquement la défense de la souveraineté nationale, était antisémite.»

Dans sa diatribe, l'essayiste oublie cependant que des défenseurs du souverainisme, donc de la souveraineté nationale, se situent également à gauche de l'échiquier politique, à l'instar de Jean-Pierre Chevènement ou de Jean-Luc Mélenchon. C'est enfin faire fi du fait que des personnalités musulmanes, bien que critiques de l'islamisme et de l’obscurantisme religieux, revendiquent être des promoteurs du souverainisme, à l'instar de Fatiha Agag-Boudjahlat par exemple. (RT)

En terme de "souverainisme", Jacques Attali ferait bien de regarder la poutre dans son oeil, lui qui, auteur pour la France du "Rapport Attali", cyniquement intitulé "Rapport de la Commission pour la libération de la croissance française : 300 décisions pour changer la France", dévoilait en 2008, dans un discours adressé uniquement aux Juifs intitulé "Discours Les Juifs au XXIe siècle, un avenir incertain", "c'est quoi aujourd'hui être juif en France et dans le monde" (Les Juifs au XXIe siècle, un avenir incertain, Jacques Attali, économiste, Paris, mars 2007), une conception ethnique et racialiste de l'identité "juive" au travers de son inquiétude de la disparition de la communauté juive "en tant que peuple" (sic).

Nous notions ainsi en 2008 à propos de ce discours d'Attali : "Ce qui est intéressant, c'est de constater le double jeu d'Attali, selon que l'on se place du point de vue de la France ou selon le point de vue d'Israël."

Dans son rapport, l'auteur préconisait en effet à Nicolas Sarkozy une politique immigrationniste d'ouverture des frontières en France (comme solution à la "libération de l'économie française". Sic). Il s'agissait d'« élargir et favoriser la venue des travailleurs étrangers » pour la France (Source : Rapport de la Commission pour la libération de la croissance française, Sous la présidence de Jacques Attali, La Documentation française, p. 172.) Le rapport expliquait par exemple: "Si l’arrivée d’immigrants ne peut être considérée comme une solution de long terme au vieillissement de la population (il faudrait un nombre extrêmement important d’immigrants – 920 000 personnes par an – pour maintenir le rapport entre actifs et inactifs), l’immigration peut permettre de remédier à des pénuries de main d’œuvre." (Décision 222, "Accueillir plus de travailleurs étrangers, p. 174) et précisait sans rire : "l’immigration a aussi un effet positif sur la croissance si le marché du travail est assez flexible pour l’absorber. [...] Au total, l’immigration de travail renforce la croissance en accroissant la population active et l’emploi." (Décision 222, p. 173.) 

De l'autre côté, en Israël, c'est un autre son de cloche. Attali faisait alors montre d'un enthousiasme immigrationniste plus relatif, et d'une vive inquiétude quant au nombre de la "population juive par rapport aux populations environnantes, qui sont elles-mêmes de plus en plus nombreuses dans la région" et, sur la scène mondiale, l'inquiétude face à "des peuples aussi sophistiqués que sont les Chinois et les Indiens" (Sic).

Il est donc frappant qu'un tel personnage au double discours, qui selon les pays envisagés (la France ou Israël), prône deux politiques radicalement différentes, soit encore écouté de nos jours et autorisé à donner son avis.

Pour Attali, en 2008, cela restait une question "presque évidente" : "nous sommes juifs, nous savons que nous avons un rôle historique particulier que nous avons joué au moins depuis 3000 ans… Ce rôle est inscrit dans l'histoire de l'humanité". Seulement, Attali soulevait immédiatement une inquiétude, celle du "cauchemar de la disparition du peuple juif" : "se poser la question si le peuple juif survivra au XXIe siècle, en tant que peuple", car "rien n'est éternel dans l'histoire humaine, et la meilleure façon de résister à une menace, c'est de la connaître. [...] Se pose en Israël la question, en Israël, de la population juive par rapport aux populations environnante."

"Toutes les communautés juives du monde disparaissent ou décroissent, soit en nombre absolus, soit en nombre relatifs, sauf quelques-unes, étranges, la communauté juive allemande, la communauté juive australienne, ou quelques autres. [...] Donc la probabilité que la communauté juive représente une part décroissante de l'espèce humaine, est une évidence, accélérée par ce phénomène … de l'assimilation par les mariages mixtes. Il y a donc un processus d'assimilation et de disparition hors de l'Etat d'Israël considérable," précisait Jacques Attali. 

"En Israël proprement dit, se pose la question de la population juive par rapport aux populations environnantes, qui sont elles-mêmes de plus en plus nombreuses dans la région, et qui à l'échelle de cinquante ans, seront non seulement plus nombreuses dans l'ensemble palestinien que dans l'ensemble israélien et à l'échelle de soixante ou soixante-dix ans plus nombreuses sur le territoire israélien en population non-juive qu'en population juive. Donc nous avons clairement à affronter le fait que la population juive est de plus en plus minoritaire, faible, et en voie de disparaître", ajoutait Attali. 

"Qu'est-ce qu'une identité d'un peuple dont la trace numérique dans l'histoire disparaît, et dont la présence sur un sol, sur un territoire, se réduit de plus en plus à une population dont la conception est celle d'une nation qui a à défendre son intérêt en tant que nation et qui le défend sans véritablement se poser la question du destin d'un peuple à vocation universelle, mais seulement comme nation… Cette identité où est-elle aujourd'hui?"

Attali exprimait alors la crainte du peuple juif devant "la montée et l'arrivée sur la scène mondiale de peuples aussi sophistiqués que les peuples chinois et indiens."

"Pourquoi jusqu'à aujourd'hui le peuple juif a-t-il été capable de survivre", demandait alors Attali.  "Parce que l'obsession du peuple juif, cela a été et cela reste de transmettre. L'obsession c'est de transmettre. J'ai toujours été frappé par cette définition talmudique qui dit qu'à la question 'qu'est-ce qu'être un juif', la première réponse, c'est d'avoir un père juif, la seconde réponse, c'est d'avoir une mère juive, la troisième réponse, mais pas du tout, c'est d'avoir des enfants juifs", concluait Jacques Attali.

Ce discours de 2008 d'Attali indiquait parfaitement l'ambivalence du discours pour la France ou pour Israël. D'un côté (Rapport Attali, "De la Commission pour la libération de la croissance française : 300 décisions pour changer la France"), pour la France, la préconisation de l'entrée de millions d'immigrés pour détruire l'identité française et le peuple français (promotion d'une immigration massive, remplacement de la population sur une trentaine d'années, ultra-libéralisme sauvage, "égalitarisme", "démocratie", "tolérance", "ouverture", etc.) et de l'autre côté, pour Israël, défense de l'identité juive coûte que coûte (la "transmission talmudique"), défense de "la population juive par rapport aux populations environnantes, qui sont elles-mêmes de plus en plus nombreuses dans la région", et "sur la scène mondiale", défense du peuple juif par rapport aux "peuples aussi sophistiqués que les peuples chinois et indiens"...

Partager cet article
Repost0
27 septembre 2019 5 27 /09 /septembre /2019 19:49
Incendie de Lubrizol à Rouen : "Les gens ont raison d’avoir peur s’ils étaient sous le panache". Une chercheuse à l'INSERM rompt le silence

INTERVIEW. « Les gens ont raison d’avoir peur s’ils étaient sous le panache », à Rouen

Sociologue de la santé, Annie Thébaud-Mony ne décolère après l'incendie de Lubrizol à Rouen, jeudi 26 septembre. Elle alerte sur les conséquences de la catastrophe industrielle.

Publié le 27 Sep 19 à 16:35

Sociologue de la santé et directrice honoraire de la santé, Annie Thébaud-Mony alerte sur les dangers liés à la toxicité différée liée au panache de fumée, jeudi 26 septembre 2019 à Rouen.

Sociologue de la santé et directrice de recherche honoraire à l’Inserm, Annie Thébaud-Mony alerte sur les dangers liés à la toxicité différée liée au panache de fumée, jeudi 26 septembre 2019 à Rouen. (©R-T/76actu)

Annie Thébaud-Mony est sociologue de la santé, directrice de recherche honoraire à l’Inserm et spécialiste des maladies professionnelles et environnementales. Elle a, à plusieurs reprises, dénoncé à travers ses travaux « l’impunité des crimes industriels ». Au lendemain de l’incendie de l’usine chimique Lubrizol à Rouen, elle soutient que « les gens ont raison d’avoir peur s’ils étaient sous le panache. Les dangers liés à la toxicité différée et ses conséquences doivent être pris en compte et un suivi médical strict doit être mis en place ».

 

Lire aussi : Forte odeur, suie : au lendemain de l’incendie de Lubrizol à Rouen, la préfecture peine à rassurer

 

« La combustion redouble la toxicité »

76actu : Au lendemain de l’incendie de Lubrizol à Rouen, la peur gagne les habitants de la ville. Les gens ont-ils raison d’avoir peur ?

Annie Thébaud-Mony : Oui, il faut être inquiet. Lubrizol est un site Seveso seuil haut, ça veut dire qu’il y a des produits toxiques. Et quand on brûle ce type de produits, la combustion redouble la toxicité.

 

L’incendie est terminé, les résultats d’analyses communiqués par la préfecture se veulent rassurants… Vous n’y croyez pas ?

Le préfet a pris soin hier [jeudi 26 septembre 2019, ndlr] d’avoir un discours rassurant parce que le danger imminent a effectivement été écarté : ils ont évité le pire. Mais ce n’est pas parce que la toxicité immédiate est écartée qu’il ne faut pas évoquer la toxicité différée. Les autorités savent très bien que ce nuage qui est passé au-dessus de Rouen est chargé en poussière hautement toxique qui est au minimum cancérogène.

 

On n’a toujours pas le détail de ce qui est parti en fumée, mais on sait que lorsque ça brûle il y a des hydrocarbures, ceux-là mêmes qui se trouvent dans le tabac. Quant aux suies, quand il déclare que les résultats d’analyses sont globalement satisfaisants, il faut insister sur le fait que les suies sont intrinsèquement cancérogènes également.

 

Qui doit, selon vous, s’inquiéter de cette toxicité différée ?

Tous les gens qui se sont retrouvés sous le panache. On a limité les dégâts et c’est fort heureux en fermant les écoles, mais selon moi, le confinement des gens n’a pas été suffisant. Il fallait mettre les locaux en surpression et faire en sorte de ne rien laisser passer dans les maisons ou les bâtiments dans lesquels les gens travaillaient. Je ne comprends pas, vu ce qui s’est passé, qu’on n’ait pas tout simplement dit aux gens de ne pas être dans le périmètre du panache.

 

Lire aussi : Au lendemain de l’incendie à Lubrizol, les locaux de France 3 Normandie évacués à Rouen

 

« Un vrai risque de développer des cancers »

Que risquent les gens selon vous ?

Je ne vais pas cacher la vérité. Il faut que les gens sachent que s’ils ont respiré ou été en contact avec cette fumée alors il y a un vrai risque de développer des cancers sur le plus ou moins long terme.

 

Que conseillez-vous aux personnes qui sont sorties hier et qui ont donc inhalé ces fumées ?

Il faut qu’il y ait un suivi médical strict de ces personnes et pas seulement des gens dits sensibles. Il faut que toutes les personnes se mobilisent pour exiger ce suivi. Selon moi, et je milite pour cela, ce devrait être à Lubrizol, qui connaît très bien les risques liés aux produits qu’ils manipulent, ou à l’État qui se doit de les évaluer, de le prendre en charge. Lubrizol avait déjà été épinglé et avait écopé d’une peine d’amende ridicule de 4 000 euros !

 

Je ne comprends pas que ce que je demande depuis des années, à savoir la tenue d’un registre de suivi de progression des cancers dans des secteurs qui ont connu une telle catastrophe industrielle, ne soit toujours pas pratiqué !

 

Le préfet a indiqué que les gens pouvaient eux-mêmes nettoyer en se protégeant avec des gants et des masques les suies qui sont retombées. Hier, il indiquait que la fermeture des écoles ce jour n’était pas liée à un danger mais un souci de commodité. Là encore vous êtes sceptique ?

Oui. Et j’insiste auprès des parents ou des enseignants, il faut obtenir les garanties que tout a bien été nettoyé avant de retourner en classe. Et pour cela il faut encore des analyses. On ne peut pas être certain qu’il n’y a plus rien dans l’atmosphère aujourd’hui. Il n’y a que les prélèvements faits avec une bonne cartographie sur plusieurs niveaux, à hauteur de poussette et à hauteur d’homme, qui peuvent indiquer qu’il n’y a pas de danger.

 

Lire aussi : Incendie de l’usine Lubrizol à Rouen : 51 personnes prises en charge dans les hôpitaux et cliniques

 

Les conseils aux familles

Hier, la Métropole de Rouen indiquait que l’eau était potable. Qu’en est-il des conséquences sur la nappe phréatique ?

Il y en aura, c’est certain. Lubrizol peut être comparée à la catastrophe industrielle de 1984 à Bhopal (Inde). Et encore aujourd’hui, la nappe phréatique là-bas pose souci. Les particules de suie qui ont imprégné la terre contiennent des molécules toxiques. Des pollutions de l’eau vont être relevées, c’est certain.

 

Que conseillez-vous à une famille qui vit dans le périmètre du panache de fumée ?

Il faut nettoyer l’intérieur des maisons de façon très importante. Pensez qu’il s’agissait de fumée et de suie et donc que cela peut s’infiltrer très facilement et partout. Il faut également nettoyer les ventilations, c’est très important. Il faut veiller absolument à ce que les enfants se lavent les mains et le visage très régulièrement. Il ne faut pas entrer dans les maisons avec ses chaussures.

 

Enfin, je sais que cela peut paraître compliqué, mais il faut demander des analyses à des laboratoires spécialisés pour vérifier qu’il n’y a aucune pollution inhérente à ce panache chez vous. Je sais bien que mon discours peut effrayer mais je suis chercheuse et indignée que cette catastrophe sanitaire ne soit pas prise dans sa juste gravité.

 

Source: Actu Normandie

Partager cet article
Repost0
27 septembre 2019 5 27 /09 /septembre /2019 07:02

Extrait :

 

"Vous croyez au système républicain comme vous êtes persuadé qu'il peut encore offrir des possibilités d'actions pour résoudre nos problèmes, voire sortir la France du marasme dans lequel elle patauge depuis bien trop longtemps.

"[...] Si vous êtes sceptique quant à la viabilité de cette pseudo-démocratie, alors analysons les choses. Ne croyez-vous pas que les problèmes des cités, de l'immigration, du chômage, de l'insécurité, de l'éducation, du droit des femmes, comme du salaire maternel, etc., auraient pu être résolus depuis bien longtemps déjà ?

"En politique, tout est possible. Mais, est-ce dans la logique des partis pour qui ces problèmes en sont le moteur ? En conséquence, qu'attendons-nous de plus de la part des partis politiques ?

"Croyez-vous réellement qu'un chef de parti au pouvoir arborant de ce fait le titre de président de la république d'être réellement indépendant dans ses actions, pour la mise en oeuvre de son programme politique pour lequel il fut élu, sauf si sa victoire est le fruit d'une punition contre un autre candidat ? Un président de la république est tout sauf indépendant. Il ne fait pas ce qu'il veut, mais il doit au contraire se soumettre aux lobbys en tous genres, qui dictent sa politique. Danièle Mitterand en fit l'aveu dans une interview. 'Après 1981, je demandai à François Mitterand, pourquoi maintenant que tu as le pouvoir ne fais-tu pas ce que tu avais promis. Il me répondait qu'il n'avait pas le pouvoir d'affronter la Banque mondiale, le capitalisme, le néo-libéralisme, qu'il avait gagné un gouvernement mais non pas le pouvoir. J'appris ainsi qu'être le gouvernement, être président ne sert pas à grand chose dans ces sociétés sujettes, soumises au capitalisme. J'ai vécu l'expérience directement durant quatorze ans. [...] En France, on élit et les élus font des lois qu'ils n'ont jamais et dont nous avons jamais voulu.'

"On se souvient également du discours de François Hollande du 22 janvier 2012 au Bourget lorsqu'il annonçait que son principal adversaire était la finance internationale. Une fois élu, sa politique allait plus dans le sens de cette finance qu'à son encontre, ce qui expliqua en partie son impopularité.

"Les présidents seront tous soumis aux lobbys et grandes puissances mondiales qui contrôlent notre pays. Il n'y a donc rien à attendre d'une république en France. Envisager une VIe, VIIe, VIIIe république, etc. ne servira à rien. Ce système est trop faible et inadapté.

L'illusion démocratique de la Ve république

"[...] La mascarade des présidentielles n'est que du vent. Un peu comme une mauvaise publicité présentant une belle cabane de jardin pour enfant et lorsque vous la recevez chez vous on est plus proche de la vielle niche à chiens.

"Et puis, si on veut être puriste, réellement démocrate, ou plutôt démophile pourquoi les pères et mères de familles n'auraient-ils pas le droit de voter pour leurs enfants jusqu'à leur majorité. Ils en sont les responsables. C'est eux qui permettent à la retraite de tenir ses engagements. Il n'y a de richesses que d'hommes. La société est représentée de familles qui socialement font la diversité vivante d'une nation. Pourquoi au XXIe siècle ne permet-on pas d'organiser, de moduler le travail pour les femmes qui le désir, de travailler selon leur choix 10, 20, 30, 50, 80% de leur temps et d'ailleurs pourquoi ne reconnait-on pas le droit aux femmes de percevoir salaires et retraites associées (salaire + retraite maternelle) pour celles qui désirent élever leurs enfants. C'est cela la juste reconnaissance pour les femmes, pour celles qui donnent la vie et se sacrifient bien trop souvent pour leurs familles. On est loin du désir de cantonner les femmes à la maison comme le droit romain le désirait, mais plutôt dans l'esprit d'ouverture vers un réel choix féminin libérateur. C'est aux femmes au travers de referendums de choisir leur destin loin des lobbys prétendant parler en leur nom. Cette fenêtre permettrait de régler nombre de difficultés éducatives, nombre d'abandons de personnes âgées, nombre de délinquance, comme elle agirait sur le taux de chômage, mais il est vrai : c'est trop socialement naturel. la république travaille plutôt à la destructuration des familles afin de changer la nature même de l'homme. Toujours cette volonté totalitaite, comme l'endoctrinement des esprits à l'école..."

L'illusion démocratique de la Ve république
Partager cet article
Repost0
26 septembre 2019 4 26 /09 /septembre /2019 12:09

Jacques Chirac, l'homme du regroupement familial, de l'immigration-invasion, du chômage de masse, de la "fracture sociale" et du refus de la mention des racines chrétiennes dans le traité européen en 2003 est décédé. RIP

Jacques Chirac, l'homme du regroupement familial, de l'immigration-invasion et du refus de la mention des "racines chrétiennes" dans le traité européen est décédé. RIP

Commentaire de Jean-Marie Le Pen à 13heures sur RMC : "Mort, un ennemi politique reste respectable."

 

En décembre 2008, Benoît XVI indiqua que « Le Catéchisme de l'Eglise catholique explique au n. 1954 que « la loi naturelle exprime le sens moral originel qui permet à l'homme de discerner par la raison ce que sont le bien et le mal, la vérité et le mensonge ». Le n. 1957 ajoute : « Présente dans le cœur de chaque homme et établie par la raison, la loi naturelle est universelle en ses préceptes et son autorité s'étend à tous les hommes. Elle exprime la dignité de la personne et détermine la base de ses droits et de ses devoirs fondamentaux ». 

 

Jacques Chirac n'est pas de cet avis, lui qui affirma en 1995 : "non à une loi morale qui primerait la loi civile" (Jacques Chirac, Journal du Dimanche, avril 1995). Doctrine bien pratique quand on veut génocider un peuple comme en Vendée en 1793 du moment que ce génocide est conforme à la "loi" (!) "expression de la Volonté générale". Un génocide décidé par la "représentation" dite "nationale" (Convention nationale) toujours nié.

Partager cet article
Repost0

Articles RÉCents