Overblog
Editer l'article Suivre ce blog Administration + Créer mon blog
26 septembre 2019 4 26 /09 /septembre /2019 10:40
Démolisseurs de la liturgie, pervertisseurs et fossoyeurs de la vérité catholique

Pendant longtemps, il y a eu au sein de l’Eglise, et particulièrement parmi les membres du clergé le plus influent, des fidèles qui n’étaient pas d’accord avec les exigences de la doctrine catholique et qui, pour des raisons personnelles, assez souvent d’ordre moral, ne supportaient pas le poids de ces exigences. Cependant, ces fidèles souhaitaient coûte que coûte demeurer au sein de l’Eglise afin, pensaient-ils, de pouvoir la changer de l’intérieur, de pouvoir la « faire évoluer » - comme ils disaient - de pouvoir en faire une organisation flasque dans laquelle tout comportement et toute idée présentée comme novatrice pourraient devenir acceptable, c’est-à-dire considérés comme « catholique ».

Le concile Vatican II a donné à ces fidèles l’occasion inespérée de mettre leurs projets corrosifs en œuvre. En annonçant que « la liturgie était le sommet et la source de la vie de l’Eglise » (§ 10), l’Eglise donnait aux pervertisseurs et aux fossoyeurs de la vérité catholique l’outil dont ils avaient besoin, auquel ils rêvaient. Ceux-ci comprirent très vite qu’il leur suffirait de s’engager dans les structures pastorales afin de pouvoir librement travailler à fausser la liturgie, à travestir les rites, à dissocier la « lex orandi » de la « lex credendi », à plier les célébrations eucharistiques aux exigences de leurs lubies pour que la « source » soit polluée et que le « sommet » soit arasé. Il leur suffisait de tirer sur le bon bout pour réussir à « détricoter » déconstruire tout l’édifice ecclésial. « Minons la liturgie, le reste s’écroulera morceau par morceau. » C’est ce qu’ils firent et c’est ce qui se passa : abandon du sacré, négligence de la vie sacramentelle, discrédit jeté sur tout ce que l’Eglise avait enseigné durant deux millénaires, inobservance des règles liées à l’exercice du ministère sacerdotal, mystification des fidèles par des effets d’annonces, abêtissement des assemblées paroissiales par l’usage de chants doucereux et l’adoption de comportements infantiles ... Tout pouvait s’enchaîner à des fins de démolition.

Et tout s’est effectivement enchaîné avec la complaisance d’évêques qui n’osaient rien dire au sujet de cet empilement de fadaises pastorales, de peur de passer pour d’indécrottables « has been ». Une fois tout mis par terre, on pouvait en toute impunité mettre en place n’importe quelle pratique, n’importe quel enseignement. Ubu pouvait se proclamer père de l’Eglise.

Le résultat de ce silence des évêques - pour ne pas dire de cette « poltronnerie épiscopale » - qui aura duré des années est aujourd’hui sous nos yeux : des enfants qui ne vont à l’église que pour faire leur communion solennelle au cours de célébrations théâtralisées de façons grotesques pour faire plaisir aux parents munis d’un smartphone dernier cri ; une pratique dominicale qui ne concerne plus que 2 ou 3% des fidèles et, dans certaines régions, encore moins ; des séminaires vides ; des maisons religieuses ressemblant à des EHPAD en raison de l’absence de vocations ; un délabrement spirituel de certains pasteurs ; des prêtres sans arrêt au bord du « burn out » à force de s’employer à faire survivre 20, 30 clochers composant des « secteurs paroissiaux » ingérables ; des messes qui ne signifient plus rien de précis - du moins plus rien de vraiment catholique - pour celles et ceux qui les fréquentent ; une génération de prêtres dont personne ne souhaite la compagnie tellement leurs conversations sont sans intérêt ; des scandales de clercs s’achevant par des mises en examens ou, bien plus douloureux, par des suicides. Et à présent, la cerise sur le gâteau : un synode sur l’Amazonie qui, aux yeux des naïfs sera la réalisation de leurs fantasmes tandis qu’aux yeux des plus clairvoyants il viendra officialiser l’émergence de cette Eglise qui ne sera plus ni une mais plurielle, ni sainte mais douteuse, ni catholique mais fuligineuse, ni apostolique mais relativiste. Bref, une Eglise qui pourra se satisfaire de tous les schismes internes qui la mèneront, elle et ses fidèles, à l’égarement complet.

 

Source : Pro Liturgia, Actualité mercredi 25 septembre 2019

Partager cet article
Repost0

commentaires

Tarcicius 01/11/2020 11:57

Les évêques sont-ils poltrons, ou sont-ils complices ? En tous cas, nombre de prêtres le sont.
Le bannissement total du latin, langue des fascistes, le manque très visible de respect pour les Saintes espèces, leur participation actives aux chorégraphies débiles de chants dont le rapport avec la Foi et la vénération de Dieu est pratiquement impossible à trouver sont déjà des encouragements à la destruction de la liturgie.
Par ailleurs, ils ont exclus les animateurs d'autrefois (ceux qu'on ne voyaient pas, qui mêles à l'assemblée et tournés dans la même direction, entonnaient les chants repris par tous) pour les remplacer par des guignols gesticulants. Au début, c'était sous prétexte qu'ils étaient de bons musiciens, ce n'est même plus le cas. Ces animateurs sont des moulins à parole, qui remplacent les prières officielles de l'Église par une logorrhée insipide, quand elle n'est pas franchement hérétique. Le prêtre cède la présidence à ces gens, parfois pleins de bonnes intentions, mais formés à la médiocrité, qui comme tout incompétent à qui on confie un rôle, en fait toujours trop et à côté.
Ce qui est autorisé exceptionnellement devient la règle (on ne dit plus jamais le confiteor, remplacé par des phrases mielleuses, le plus souvent sur “l'accueil de l'étranger”, caviardant le Kyrie, bien souvent réduit à “Prend-pitié de nous”, en omettant “Seigneur”, pervertissant ainsi le sens de cette invocation.
Je ne parle pas de l'interminable mot d'accueil “Bonjour et bienvenue bla bla bla de trois minutes” qui a remplacé l'antienne d'ouverture. Ni de la prière universelle avec sept ou huit intention, éventuellement avec un défilé de lecteurs incompétents et incompressibles.
Tout est à revoir, mais malheureusement avec ces gens qui ne pense qu'à “la convivialité” excluant la sacralité, je crains que notre Église ne vive ses dernières années.