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4 mars 2020 3 04 /03 /mars /2020 10:15

Dans l'émission CNEWS Face à l'Info du 03/03/2020, Eric Zemmour était face à Jean-Louis Touraine, professeur de médecine, député "En marche" de Lyon, ex-député du PS, rapporteur de la "loi bio-éthique", pro-euthanasie, pro-PMA post-mortem, pour la FIV à trois parents. Son dernier livre en 2019 : "Donner la vie, choisir sa mort, Pour une bioéthique de liberté". Eric Zemmour a résumé le projet "progressiste" franc-maçonnique de Jean-Louis Touraine : "Un Dieu: l'argent, un maître: le lobby Lgbt". 

 

"Quand vous parlez de progressisme, pourquoi le fait de faire un enfant sans père serait un progrès ? Pourquoi le fait d'acheter des enfants à des femmes qui louent leur ventre serait un progrès ? Moi j'y vois une régression phénoménale. On revient à l'homme de cro-magnon qui ne savait pas que le père était le membre actif de la procréation et où l'on croyait que c'était le soleil qui engrossait les femmes. Pour moi, le progrès humain c'est le fait d'avoir inventer la famille et d'avoir mis un père qui n'était pas évident au départ parce qu'on ne savait pas que c'était le père qui engrossait la mère. C'est cela le progrès. Et vous, vous revenez en arrière.

"Les anarchistes disaient jadis 'ni Dieu ni maître'. Et vous, en regardant vos déclarations, j'en ai déduit que vous avez un Dieu: l'argent, un maître: le lobby Lgbt.

"[…] Moi je ne fais pas une famille, on est une famille ou on n'est pas une famille.

"C'est tout à fait le vocabulaire progressiste, (faire une famille), on fait nation, on fait société, on fait famille, et bien non. Ce projet est celui de déraciner les gens de leurs attachements originaires, la nation, la société, la famille. Il faut les arracher à ces enracinements. Vous avez un projet qui est tout à fait en conformité avec le progressisme franc-maçon auquel vous vous attachez, c'est-à-dire arracher les gens à leurs enracinements.

"Les études (que vous citez), je les ai lues comme vous, d'abord ce sont des études commandées et manipulées par le lobby Lgbt, donc qui n'ont aucune crédibilité scientifique.

 

"[...] (Sur l'euthanasie) Vous connaissez la fable de La Fontaine avec ce malheureux qui appelle la mort et qui, quand la mort arrive, trouve tous les prétextes pour ne pas mourir. Je pense que la nature humaine c'est plutôt cela et que votre 'geste d'amour' va vite devenir un geste de mort. Vous ouvrez la boîte de Pandore à toutes les manipulations, à tous les scandales, à tous les crimes, sous couvert de geste d'amour. Cela me choque beaucoup. [...] Et ce sentiment de toute-puissance est terrifiant. Parce que vous avez l'impression, et cela est en adéquation avec votre philosophie, que l'homme est un démiurge et que l'homme a tout pouvoir, sur sa vie, sur ses enfants, sur sa mort... J'ai un effroi. Et quand je vous écoute, je ne peux pas m'empêcher d'être effrayé. 'Science sans conscience n'est que ruine de l'âme' (disait Rabelais) : je trouve que c'est exactement ce que vous incarnez."

 

(Eric Zemmour face à Jean-Louis Touraine, CNEWS, Face à l'Info du 03/03/2020). 

Note du blog Christ Roi. On peut noter que l'homme "démiurge" qui "a tout pouvoir, sur sa vie, sur ses enfants, sur sa mort", est une réactualisation du droit romain où l'homme avait effectivement tout pouvoir sur sa femme... et sur ses enfants, lesquels il pouvait exposer aux bêtes fauves pour qu'ils meurent. Leur "progrès", c'est un retour à l'Âge de pierre. 

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2 mars 2020 1 02 /03 /mars /2020 22:07
Coronavirus : "Seigneur, délivrez-nous de l'épidémie de nos lâchetés !" (Abbé Matthieu Raffray)

Trois réactions ce soir après la suppression hier, premier dimanche de Carême, de la messe dans nombre de paroisses :

 

Editoriaux - Religion - 2 mars 2020

Seigneur, délivrez-nous de l’épidémie de nos lâchetés ! Abbé Matthieu Raffray

 

Dans la frénésie actuelle, nos évêque français font du zèle : sans que personne ne leur demande rien, ils ferment leurs églises, suppriment les messes dominicales (au moins dans le diocèse de Beauvais), interdisent la communion sur les lèvres (quelle aubaine, depuis le temps !)… que chacun reste chez soi, il ne faudrait pas être accusé de collaboration avec le méchant virus.

 

Permettez-moi, comme théologien, comme prêtre, et avec beaucoup de catholiques, de regretter une telle pusillanimité, ou même une telle compromission. Quand on pense que le brave catholique qui n’aura pas pu assister à sa messe du dimanche chopera le satané virus au supermarché, dans un bus bondé ou dans la salle d’attente du médecin, on se dit qu’il aurait peut-être mieux valu qu’il puisse faire ses dévotions, demander pardon pour ses péchés, mettre un cierge à saint Roch, que sais-je, peut-être même recevoir la sainte communion ! Surtout si, par malheur, le virus devait l’emmener directement devant son Juge, aux portes de l’éternité…

 

On dira que je manque de prudence, de précaution, de sagesse épiscopale… Mais il me semble qu’à une autre époque, peut-être pas si lointaine et, en tout cas, beaucoup plus noble, l’évêque de Beauvais serait sorti de sa cathédrale en procession, portant lui-même les reliques du grand saint Éloi et accompagné du chapitre des chanoines au grand complet, d’une foule d’enfants de chœur et de tous les paroissiens réunis, en chantant des cantiques et des psaumes pénitentiels à travers la ville, revêtu d’une chape violette en signe de pénitence, pour demander à Dieu sa miséricorde et sa protection, pour implorer l’aide de la Vierge Marie et de tous les saints protecteurs de ce diocèse fondé au IIIe siècle… Alors, une foule se serait jointe spontanément à la procession et on l’aurait fait durer jusqu’à la nuit, par l’adoration du Saint-Sacrement dans la cathédrale, portes grandes ouvertes, au son du glas et à grand renfort d’encens. Les jeunes eux-mêmes seraient entrés dans l’église incrédules, en ricanant peut-être, et ils en seraient ressortis bouleversés, comprenant que lorsque c’est la vie qui est en jeu, alors on se doit de préparer son éternité, et qu’en ce domaine, les prêtres dont on se moque si souvent peuvent bien être, pour une fois, utiles à quelque chose…

 

On aurait alors instauré une prière spéciale, par décret spécial de Monseigneur l’évêque (avec son sceau aux armes épiscopales, et non avec un logo ridicule payé on ne sait combien à une officine parisienne), on aurait fait célébrer des messes « pro vitanda mortalitate vel tempore pestilentiae » par tous les prêtres de la région, on aurait fait prêcher sur la pénitence et sur les fins dernières, sur la nécessité de se convertir, c’est-à-dire de se tourner vers Dieu lorsque les choses nous échappent, comme c’est souvent (pour ne pas dire toujours) le cas, surtout face à une épidémie. On aurait fait un boulot d’hommes de Dieu, en somme, et non un travail de prudent pisse-copie provincial…

 

Abbé Matthieu Raffray

Prêtre, professeur de philosophie & de théologie

 

Source : https://www.bvoltaire.fr/seigneur-delivrez-nous-de-lepidemie-de-nos-lachetes/

 

Le vide laissé par la laïcité laissera-t-il la place au vide de nos églises ? C'est en substance ce que regrette Andrea Riccardi dans La Vie : 

 

Coronavirus : “Non, ne fermons pas nos églises !“ 

 

Publié le 01/03/2020 Andrea Riccardi dans « La Vie »

 

Non à la propagation de « l’épidémie de la peur » ! Alors que les autorités civiles exigent la suspension des messes dans certaines régions d’Italie et de France pour lutter contre le coronavirus Covid-19, Andrea Riccardi proteste. Fondateur de la communauté de Sant’Egidio mais aussi historien du christianisme, il rappelle que les catholiques n’ont jamais cessé de se rassembler, même pendant la peste de Milan et sous les bombes de la Seconde Guerre mondiale.

 

Les nombreuses églises fermées dans le nord de l’Italie, la suspension des messes, les obsèques célébrées en présence des seuls proches et d’autres mesures de ce genre m’ont laissé une certaine amertume. Je ne suis pas épidémiologiste, mais nous trouvons-nous vraiment face à des risques si grands qu’il faille renoncer à notre vie religieuse communautaire ?

La prudence est de mise, mais sans doute nous sommes-nous laissé prendre la main par le grand protagoniste de l’époque : la peur. Par ailleurs, commerces, supermarchés et bars sont en partie ouverts, tandis que bus et métros fonctionnent. Et à juste titre. Quant aux églises, elles ont été quasiment traitées à l’égal des théâtres et des cinémas, contraints à la fermeture. Elles peuvent rester ouvertes, mais sans prière commune.

Quel danger représentent les messes de semaine auxquelles participent une poignée de personnes, éparpillées sur les bancs dans des édifices de grande capacité ? Moins qu’un bar, que le métro ou le supermarché. Ce n’est qu’en Émilie que les messes de semaine ont été autorisées. Un signe fort de peur. Mais aussi l’expression de l’alignement de l’Église sur les institutions civiles.

Les églises ne sont pas seulement un « rassemblement » à risque, mais aussi un lieu de l’esprit : une ressource en des temps difficiles, qui suscite de l’espérance, qui console et qui rappelle qu’on ne se sauve pas seul. Je ne voudrais pas remonter à Charles Borromée, en 1576-77, l’époque de la peste à Milan (épidémie bien plus grave que le coronavirus et combattue alors à mains nues), mais en ce temps-là on visitait les malades, on priait avec le peuple et on faisait une procession pieds nus et en nombre pour la fin du fléau.

Assurément, la prière commune dans l’église nourrit l’espérance et la solidarité. On sait combien des motivations, fortes et spirituelles, aident à résister à la maladie : c’est l’expérience commune. Le sociologue américain Rodney Stark, écrivant au sujet de l’ascèse du christianisme dans les premiers siècles, note combien le comportement des chrétiens dans les épidémies était décisif : ceux-ci ne fuyaient pas comme les païens à l’extérieur des villes et ne s’en allaient pas comme les autres, mais, motivés par leur foi, se rendaient des visites et se soutenaient, priaient ensemble, ensevelissaient les morts. Si bien que leur taux de survie fut plus élevé que celui des païens en raison de l’assistance consciencieuse, pourtant sans médicaments, et en raison du lien communautaire et social.

Les temps changent, mais les récentes mesures sur le coronavirus semblent banaliser l’espace de l’Église, révélant la mentalité des gouvernants. Face à la « grande peur », seul parle le message de la politique, unique et incertaine protagoniste de ces jours. Le silence dans les églises (même si elles sont ouvertes) est un peu un vide dans la société : le fait de se retrouver librement ensemble dans la prière aurait constitué un tout autre message, même si la prudence et le contrôle de soi sont de mise. Médias sociaux, radio et télévision ne le remplacent pas.

 

Source: Andrea Riccardi, La Vie / Le Forum catholique

Après avoir rappelé l'exemple du pape saint Grégoire le Grand durant l'épidémie de peste à Rome en 590, on peut également évoquer l'épidémie de peste à Mexico en 1737 où Notre-Dame de Guadalupe joua un rôle de protection des Mexicains qui vinrent se réfugier sur la colline du Tepeyac, ce qui valut à la Vierge d'être reconnue comme patronne de Mexico la même année et de tout le Mexique en 1746. (François BRUNE, La Vierge du Mexique, ou le miracle le plus spectaculaire de Marie, Le Jardin des Livres, Référence, Paris 2008, pp. 111-112 et 138.)

 

On peut également rappeler une terrible épidémie de choléra qui fera plus de 20 000 morts à Paris en 1832. En juin 1832, les premières "médailles miraculeuses" réalisées par l’orfèvre Vachette étaient distribuées par les Filles de la Charité. Aussitôt guérisons, conversions, protections se multiplièrent. Ce fut un raz-de-marée. Le peuple de Paris appela la médaille de l’Immaculée la "médaille miraculeuse". (Chapelle Notre-Dame de la Médaille Miraculeuse).

 

Enfin, dernière réaction, ce soir, et non des moindres, celle d'un évêque, Mgr Pascal ROLAND, évêque de Belley-Ars

 

Epidémie du coronavirus ou épidémie de peur ?

 

Plus que l’épidémie du coronavirus, nous devons craindre l’épidémie de la peur ! Pour ma part, je me refuse de céder à la panique collective et de m’assujettir au principe de précaution qui semble mouvoir les institutions civiles.

 

Je n’entends donc pas édicter de consignes particulières pour mon diocèse : les chrétiens vont-ils cesser de se rassembler pour prier ? Vont-ils renoncer à fréquenter et à secourir leurs semblables ? Hormis les mesures de prudence élémentaire que chacun prend spontanément pour ne pas contaminer les autres lorsqu’il est malade, il n’est pas opportun d’en rajouter.

 

Nous devrions plutôt nous souvenir que dans des situations bien plus graves, celles des grandes pestes, et alors que les moyens sanitaires n’étaient pas ceux d’aujourd’hui, les populations chrétiennes se sont illustrées par des démarches de prière collective, ainsi que par le secours aux malades, l’assistance aux mourants et la sépulture des défunts. Bref, les disciples du Christ ne se sont ni détournés de Dieu ni dérobés au semblable. Bien au contraire !

 

La panique collective à laquelle nous assistons aujourd’hui n’est-elle pas révélatrice de notre rapport faussé à la réalité de la mort ? Ne manifeste-elle pas les effets anxiogènes de la perte de Dieu ? Nous voulons nous cacher que nous sommes mortels et, nous étant fermés à la dimension spirituelle de notre être, nous perdons pied. Parce que nous disposons de techniques de plus en plus élaborées et plus performantes, nous prétendons tout maîtriser et nous occultons que nous ne sommes pas les maîtres de la vie !

 

Au passage, notons que l’occurrence de cette épidémie au moment des débats sur les lois de bioéthique nous rappelle fort heureusement notre fragilité humaine ! Et cette crise mondiale présente au moins l’avantage de nous rappeler que nous habitons une maison commune, que nous sommes tous vulnérables et interdépendants, et qu’il est plus urgent de coopérer que de fermer nos frontières !

 

Et puis nous semblons tous avoir perdu la tête ! En tous cas nous vivons dans le mensonge. Pourquoi focaliser soudainement notre attention sur le seul coronavirus ? Pourquoi nous cacher que chaque année, en France, la banale grippe saisonnière fait entre 2 à 6 millions de malades et provoque environ 8.000 décès ? Nous semblons avoir également évacué de notre mémoire collective le fait que l’alcool est responsable de 41.000 décès par an, tandis qu’on estime à 73.000 ceux qui sont attribués au tabac !

 

Loin de moi donc, l’idée de prescrire la fermeture des églises, la suppression de messes, l’abandon du geste de paix lors de l’Eucharistie, l’imposition de tel ou tel mode de communion réputé plus hygiénique (ceci dit, chacun pourra toujours faire comme il voudra !), car une église n’est pas un lieu à risque, mais un lieu de salut. C’est un espace où l’on accueille celui qui est la Vie, Jésus-Christ, et où par lui, avec lui et en lui, on apprend ensemble à être des vivants. Une église doit demeurer ce qu’elle est : un lieu d’espérance !

 

Faut-il se calfeutrer chez soi ? Faut-il dévaliser le supermarché du quartier et constituer des réserves afin de se préparer à tenir un siège ? Non ! Car un chrétien ne craint pas la mort. Il n’ignore pas qu’il est mortel, mais il sait en qui il a mis sa confiance. Il croit en Jésus qui lui affirme : « Moi, je suis la résurrection et la vie. Celui qui croit en moi, même s’il meurt, vivra ; quiconque vite et croit en moi ne mourra jamais » (Jean 11, 25-26). Il se sait habité et animé par « l’Esprit de celui qui a ressuscité Jésus d’entre les morts » (Romains 8, 11).

 

Et puis un chrétien ne s’appartient pas à lui-même, sa vie est donnée, car il suit Jésus, qui enseigne : « Celui qui veut sauver sa vie la perdra ; mais celui qui perdra sa vie à cause de moi et de l’Evangile la sauvera » (Marc 8, 35). Il ne s’expose certes pas indûment, mais il ne cherche pas non plus à se préserver. A la suite de son Maître et Seigneur crucifié, il apprend à se donner généreusement au service de ses frères les plus fragiles, dans la perspective de la vie éternelle.

 

Alors, ne cédons pas à l’épidémie de la peur ! Ne soyons pas des morts-vivants ! Comme dirait le pape François : ne vous laissez pas voler votre espérance !

 

+ Pascal ROLAND

 

Les prochains rassemblements prévus dans le diocèse (haltes spirituelles le 10 mars à Ambérieu et le 14 à Oyonnax, Journée du Pardon le 28 mars...) sont donc maintenus.

 

Source: Mgr Pascal ROLAND, L'Église dans les Pays de l'Ain

 

 

*

Add. 23h20. Sur le site "Aleteia" :

 

Même son de cloche chez Mgr Bernard Ginoux, évêque de Montauban, pour qui « interdire les gens à communier directement sur la langue, alors qu’il n’y a aucune preuve que ce soit plus hygiénique dans la main, c’est absurde ». « Je me refuse à ce que des mesures soient appliquée à l’Église catholique, alors qu’elles ne sont pas appliquées à d’autres structures, comme les supermarchés et les cinémas », assure-t-il à Aleteia. Il a donc transmis les recommandations du ministère de l’Intérieur, sans donner la moindre consigne aux prêtres de son diocèse.

 

En Italie, des églises à nouveau ouvertes

En Italie, le patriarche de Venise, l’archevêque de Milan et celui de Turin avaient suspendu les messes dès le 25 février. Ce dimanche 1er mars, elles ont repris à Turin, où Mgr Nosiglia implore de « revenir à la normale », d’après des propos relayés par le quotidien La Stampa. Il regrette que les offices religieux puissent être considérés comme « superflus », et qu’ils et soient « non exemptés de mesures restrictives ». À Milan, la célèbre cathédrale a rouvert ses portes aux touristes ce lundi. Dès mercredi, l’église Saint-Louis des Français de Rome sera de nouveau accessible au public. Elle avait été fermée ce week-end après que l’un de ses prêtres rentré en France ait été testé positif.

 

Source: https://fr.aleteia.org/2020/03/02/coronavirus-les-fideles-partages-sur-les-mesures-a-adopter/

 

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1 mars 2020 7 01 /03 /mars /2020 15:40

... Le Saint-Sacrifice aboli ? (Daniel 8,11Matthieu 24,15)

 

Vendredi 28 février, Mgr Michel Dubost, Administrateur apostolique à Lyon, a recommandé de "ne pas être agent de la propagation du coronavirus (Covid-19)", appelle "les catholiques [...] à suivre scrupuleusement les consignes des autorités publiques" et demande "en ce qui concerne nos assemblées eucharistiques" "pour éviter tout risque de contamination" "que le « pain eucharistique » soit exclusivement donné dans les mains (et non dans la bouche) et qu’il n’y ait pas de communion des fidèles au sang du Christ. Ces mesures seront levées lorsque les risques de toute contamination auront disparu." 

Le même qui, arrivant dans le diocèse, s'étonnait, en s'en agaçant, du nombre de fidèles qui persistent à s'agenouiller. (Le Forum catholique)

 

L'archevêque de Paris, Mgr Michel Aupetit, a adressé une message urgent aux prêtres et aux diacres de la capitale. Il leur demande d'appliquer dès aujourd'hui plusieurs mesures pour éviter la propagation du coronavirus. À savoir :

 

- proposer la communion uniquement dans les mains des fidèles et refuser dans la bouche,

- ne pas proposer de communion au calice pour les fidèles,

- demander aux concélébrants de communier par intinction,

- demander aux fidèles de ne pas échanger de poignée de main en signe de paix pendant les messes,

- vider les bénitiers présents dans l’église. 

 

Mgr Aupetit a révélé qu'un prêtre du diocèse de Paris, rentré mi-février d'Italie, a été contaminé par le virus. Ce prêtre résidait à Rome et a rejoint la France en traversant l'Italie en voiture. (Le Figaro / Le Forum catholique)

Les messes sont suspendues jusqu'à nouvel ordre dans l'Oise.

Refuser de donner l'hostie dans la bouche des communiants, «vider les bénitiers» : à Paris, Rennes, Lille, Lyon ou Marseille, les archevêques ont demandé aux prêtres de leurs paroisses de prendre des mesures contre la propagation du nouveau coronavirus.

Dans l'Oise, [...] la célébration des messes (entendue dans le simple sens de célébration de l'eucharistie) est suspendue jusqu'à nouvel ordre dans les 41 paroisses du département. (Le Figaro)

 

Source: https://www.lefigaro.fr/flash-actu/coronavirus-les-messes-sont-suspendues-jusqu-a-nouvel-ordre-dans-l-oise-20200301

 

La contamination ne se fait pas seulement par les mains mais aussi par les gouttelettes de salive émises durant l’action de parler, il faudrait donc aussi interdire aux fidèles de répondre au prêtre, de chanter, et de parler entre eux à la sortie de la messe !

La suite servile bien plus que scrupuleuse des consignes des autorités publiques semble bien davantage être la ligne de l'Église-qui-est-en-France, laquelle préconise des consignes irrationnelles. La communion dans la main contient en effet beaucoup plus de risques de contagion que la communion directement dans la bouche, la paume de mains et les doigts du fidèle étant beaucoup plus contaminées que la bouche elle-même. De sorte que si l'on voulait vraiment lutter efficacement contre la contagion, c'est la communion dans la main qu'il faudrait logiquement proscrire. 

La sécurité totale serait de supprimer les messes en raison du risque de contagion lors des rassemblements de foules. On ne peut s'empêcher de penser qu'il y a donc comme un petit côté idéologique dans le fait de rendre obligatoire la communion dans la main à cause de l’épidémie.

D'autant que à l'issue du conseil extraordinaire des ministres ce matin consacré au coronavirus, Olivier Véran, ministre de la Santé (et médecin) a été particulièrement clair : "la contamination se fait par les mains. Donc, dit-il : on ne se serre plus la main etc." (Le Forum catholique)

Source: https://www.europe1.fr/societe/coronavirus-stop-aux-poignees-de-mains-3952398

Source: https://www.europe1.fr/societe/coronavirus-stop-aux-poignees-de-mains-3952398

Dans un point presse vendredi, le ministre de la Santé Olivier Véran a recommandé de ne plus se serrer la main, en raison de la diffusion du coronavirus sur le territoire français. [...] Olivier Véran affirmait vendredi que "l'essentiel des contaminations se faisait par les mains". (Europe 1)

Mgr Athanasius Schneider, évêque auxiliaire de l’archidiocèse de Sainte-Marie à Astana (Kazakhstan), auteur d'un message sur la réception de la sainte communion en temps de pandémie, dénonce dans ces conditions, et assez logiquement, un "abus d’autorité" et un "manque de foi" :

 

"Personne ne peut nous contraindre à recevoir le Corps du Christ d'une manière qui comporte un risque de perte des fragments, et qui entraîne une diminution de la révérence, comme c’est le cas lorsqu’on reçoit la Communion dans la main. [...] La Communion dans la main n’est pas plus hygiénique que la Communion dans la bouche. En effet, elle peut être dangereuse sur le plan de la contagion. Du point de vue de l’hygiène, la main est porteuse d’une énorme quantité de bactéries. De nombreux agents pathogènes sont transmis par les mains. Que ce soit en serrant la main d’autres personnes ou en touchant fréquemment des objets, telles les poignées de porte ou les rampes et barres d’appui dans les transports en commun, les germes peuvent rapidement passer d’une main à une autre ; et les gens se portent alors souvent ces mains peu hygiéniques au nez et à la bouche. En outre, les germes peuvent parfois survivre pendant plusieurs jours à la surface des objets touchés. Selon une étude de 2006, publiée dans la revue “BMC Infectious Diseases”, les virus de la grippe et les virus similaires peuvent persister pendant quelques jours à la surface d’objets inanimés, comme par exemple les poignées de porte ou les rampes et les poignées dans les transports et les bâtiments publics. De nombreuses personnes qui viennent à l'église et reçoivent ensuite la sainte Communion dans leurs mains ont d’abord touché les poignées de porte ou les rampes et les barres d’appui dans les transports en commun ou dans d'autres bâtiments. Ainsi, des virus s’impriment sur la paume et les doigts de leurs mains. Puis, pendant la Sainte Messe, ils se touchent parfois le nez ou la bouche avec ces mains et ces doigts. Avec ces mains et ces doigts, ils touchent l’hostie consacrée, transférant ainsi le virus également sur l’hostie, et ils transporteront ainsi les virus par l’hostie dans leur bouche. La communion dans la bouche est certainement moins dangereuse et plus hygiénique que la communion dans la main. En effet, la paume et les doigts de la main, à défaut de lavage intense, contiennent indéniablement une accumulation de virus. L’interdiction de la Communion dans la bouche n’est pas fondée par rapport aux grands risques sanitaires de la Communion dans la main en temps de pandémie. Une telle interdiction constitue un abus d’autorité. De plus, il semble que certaines autorités ecclésiastiques utilisent la situation d’une épidémie comme prétexte. Il semble également que certaines d’entre elles éprouvent une sorte de joie cynique à propager de plus en plus le processus de banalisation et de désacralisation du très saint et divin Corps du Christ dans le sacrement eucharistique, exposant le Corps du Seigneur lui-même aux dangers réels de l’irrévérence (perte de fragments) et des sacrilèges (vol d’hosties consacrées).

"Il y a aussi le fait qu’au cours des 2000 ans d’histoire de l’Église, on ne connaît pas de cas avéré de contagion due à la réception de la Sainte Communion. 

"Dans l’Église byzantine, le prêtre donne même la Communion aux fidèles avec une cuillère, la même cuillère pour tous. Et ensuite, le prêtre ou le diacre boit le vin et l’eau avec lesquels il a purifié la cuillère, qui parfois avait même été touchée par la langue d’un fidèle lors de la réception de la sainte communion. De nombreux fidèles des Églises orientales sont scandalisés par le manque de foi qu'ils constatent chez des évêques et des prêtres de rite latin lorsque ceux-ci mettent en place l'interdiction de recevoir la Communion par la bouche, interdiction faite finalement par manque de foi dans le caractère sacré et divin du Corps et du Sang du Christ eucharistique.

"Si l’Église de notre temps ne s’efforce pas à nouveau avec le plus grand zèle d’accroître la foi, la révérence et les mesures de sécurité à l’égard du Corps du Christ, toutes les mesures de sécurité pour les êtres humains seront vaines.

"Si l’Église de nos jours ne se convertit pas et ne se tourne pas vers le Christ, en donnant la primauté à Jésus, et notamment à Jésus Eucharistique, Dieu montrera la vérité de Sa Parole qui dit : « Si le Seigneur ne bâtit la maison, en vain travaillent ceux qui la bâtissent ; Si le Seigneur ne garde pas la cité, en vain la sentinelle veille à ses portes » (Psaume 126, 1-2)." (Fin de citation) (Source: Pro Liturgia, actualité du 29 février 2020)

 

Rappelons qu'en 590, lorsque saint Grégoire le Grand (540–604), Pape et docteur de l'Église, fut élu pape, prenant le nom de Grégoire Ier, "l'Italie se trouvait dans une situation déplorable : la peste et la famine avaient exterminé les populations." (Yvan GOBRY, Dictionnaire des Papes, Pygmalion, Paris 2013, p. 187). Entre 589 et 590, une violente flambée de peste, les terribles lues inguinaria, après avoir dévasté le territoire byzantin à l'est et les terres franques à l'ouest, sema la mort et la terreur dans la péninsule et frappa la ville de Rome. Les citoyens romains virent cette épidémie comme un châtiment divin en réponse à la corruption qui régnait dans la ville. La première victime que fit la peste à Rome fut le Pape Pélage II, mort le 5 février 590 et enterré dans la crypte de la Basilique Saint-Pierre. Le clergé et le Sénat romain élurent Grégoire en tant que son successeur qui, après avoir été praefectus urbis [Préfet de Rome], vécut dans sa cellule monastique à Monte Celio. À l'occasion de cette épidémie de peste à Rome, le saint Pontife s'illustra par sa foi comme le rapporte Grégoire de Tours (538-594), contemporain de ces événements et qui en fut le chroniqueur. Dans un sermon mémorable prononcé dans l'église de Santa Sabina, il invita le peuple romain à suivre — contrit et pénitent — l'exemple des habitants de Ninive :

 

"Puis le Pape exhorta [tout le peuple] à lever les yeux vers Dieu, Qui permet de si terribles châtiments dans le but de corriger Ses enfants. Pour apaiser le courroux divin, le Pape ordonna une « litanie en sept Chœurs », c'est-à-dire une procession de toute la population romaine, divisée en sept cortèges, selon le sexe, l'âge et la condition. La procession se déplaça depuis les différentes églises romaines en direction de la basilique Saint-Pierre au Vatican, chantant des litanies en chemin. C'est l'origine de ce que l'on appelle aujourd'hui les grandes Litanies de l'Église, ou Rogations, que nous prions pour que Dieu nous protège contre les adversités. Les sept cortèges traversèrent les bâtiments de la Rome antique, pieds nus, à pas lent, la tête couverte de cendres. Tandis que la multitude traversait la ville, dans un silence sépulcral, la peste atteignit un tel point de fureur qu'en l'espace d'une heure, quatre-vingts personnes tombèrent mortes au sol. Cependant, Grégoire ne cessa pas une seconde d'exhorter le peuple à continuer de prier et insista pour que l'image de la Vierge peinte par saint Luc et conservée à Santa Maria Maggiore soit portée en tête de procession. (Gregorio di Tours, Historiae Francorum, liber X, 1, in Opera omnia, a cura di J.P. Migne, Parigi 1849 p. 528)"

(Source: LifeSiteNews / Le forum catholique )

 

Voici les réactions pour le moment dans le monde catholique traditionnel francophone :

 

La communion sur la langue ayant été interdite dans le diocèse d'Amsterdam, la paroisse de la Fraternité Saint Pierre suspend la distribution de la communion jusqu'à Pâques. (Le forum catholique)

Par mandement en date du samedi 29 février 2020, l’archevêque de Bordeaux interdit la distribution de la Très Sainte Eucharistie directement sur la langue, afin de contribuer à la lutte contre l’épidémie de coronavirus. En raison de l’attachement de la Fraternité Saint-Pierre à la forme extraordinaire du rit romain qui ne prévoit aucun autre mode de distribution de la Sainte Eucharistie, et dans l’obéissance à leurs supérieurs, les prêtres de Fraternité Saint-Pierre à Bordeaux ne distribueront donc plus la Très Sainte Eucharistie et ce jusqu’à nouvel ordre. (Le Forum catholique)

 

Un canoniste consulté a fait la réponse suivante :

 

"De mon point de vue, un évêque ne peut demander à personne de recevoir dans la main. Même dans la forme ordinaire, la prescription est la communion sur la langue, avec le droit d'approcher et de recevoir dans la main. La norme est la norme, et elle est fondée sur le droit des fidèles de choisir comment adorer Dieu à un moment de la messe profondément personnel et non communautaire. Mon opinion est basée sur la jurisprudence répétée du Saint-Siège confirmant le droit d'un catholique de recevoir la communion sur la langue tout en s'agenouillant lors d'une messe OF, même si son évêque a émis une loi particulière à l'effet contraire. Ces lois sont considérées de nature suggestive et nullement contraignantes."

 

Quel que soit le cas avec la forme ordinaire de la messe, il faut comprendre que les évêques n'ont aucun pouvoir de modifier les rubriques de la forme extraordinaire, qui est régie par les rubriques et les lois en vigueur en 1962.

 

Le document législatif pertinent, l'Instruction Universae Ecclesiae, détermine ce qui suit:

24. Les livres liturgiques de la forme extraordinaire seront utilisés tels qu’ils sont. Tous ceux qui désirent célébrer selon la forme extraordinaire du rite romain doivent connaître les rubriques prévues et les suivre fidèlement dans les célébrations.

28. De plus, en vertu de son caractère de loi spéciale, le Motu Proprio Summorum Pontificum déroge, dans son domaine propre, aux mesures législatives sur les rites sacrés prises depuis 1962 et incompatibles avec les rubriques des livres liturgiques en vigueur en 1962.

 

À la forme extraordinaire, les laïcs doivent recevoir la communion sur la langue; il n'y a aucun autre moyen envisagé ou autorisé par la loi. Pour qu'une nouvelle coutume soit établie ( quod Deus avertat ), un évêque ou une conférence épiscopale devrait demander un rescrit à la Congrégation pour la doctrine de la foi, tout comme les évêques de différents pays devaient demander à Rome un rescrit pour permettre la communion dans la main il y a des décennies. Et même si un évêque obtenait ce rescrit, il resterait au choix du profane, à qui l'on ne peut refuser le Saint-Sacrement à moins qu'il ne soit un pécheur public notoire. Un prêtre qui, de sa propre initiative, a dit aux gens qu'ils devaient recevoir dans la main violerait la loi et entraînerait le peuple à la violer. (New Liturgical Movement)

 

 

Jésus leur répondit : « Moi, je suis le pain de la vie. Celui qui vient à moi n’aura jamais faim ; celui qui croit en moi n’aura jamais soif.

Evangile de Jésus-Christ selon saint Jean 6,35

Voici ce que nous pouvons dire sur ce blog cet après-midi.

Si la communion n'est pas une obligation, elle est nécessité pour notre vie spirituelle et notre croissance en tant qu'enfant de Dieu d'où émane la vie (Jean 6:35) et qui est le pain eucharistique. L'Eucharistie est notre nourriture spirituelle, elle est vitale pour nos âmes. Jésus est présent dans l'Eucharistie, c'est Lui qui donne la vie. Il ne peut pas apporter la maladie ! 

Et là, les évêques et les prêtres obéissants sont en train de nous dire que Jésus pourrait nous apporter la maladie, Lui qui guérissait les malades ! Et l'eau bénite également puisqu'il est demandé aux prêtres de vider l'eau des bénitiers ! 

 

Source: https://croire.la-croix.com/Definitions/Sacrements/Eucharistie/Jesus-present-dans-l-hostie

 

Lire : Comment expliquer que Jésus est présent dans l'hostie ?

 

Si la Communion reste autorisée mais obligatoirement dans la main, il nous semble moralement permis, voire nécessaire, de ne pas obéir à un tel ordre injustifié du fait de l'état actuel de la science (communiqués de presse du ministère de la santé quant à la propagation de la maladie essentiellement par les mains), et surtout injustifié théologiquement du fait que la communion dans la main expose le Corps du Christ à un risque sérieux de profanation.

D'autant que : 

- 91 [...] il n’est pas licite de refuser la sainte Communion à un fidèle, pour la simple raison, par exemple, qu’il désire recevoir l’Eucharistie à genoux ou debout.

- 92 - Tout fidèle a toujours le droit de recevoir, selon son choix, la sainte communion dans la bouche.

Instruction Redemptionis sacramentum § 91-92

La Fraternité Saint Pierre s'alignant déjà sur les consignes de leurs évêques, il s'agit de trouver des lieux de messes  dans la forme extraordinaire du rit romain (missel de 1962), en particulier dans la Fraternité Sacerdotale Saint Pie X. Site : 

https://laportelatine.org/district/lieux/lieux.php

Add. 01/03/2020 20:12. Curieusement en ce jour où l'on nous annonce la quasi suppression de la messe dans nombre de diocèses, nous fêtons un anniversaire providentiel, qui donne à réfléchir sur le sens de l'eucharistie. En effet : 

 

"nous nous trouvons actuellement entre deux anniversaires importants : d’une part, il y a cinquante ans, la nouvelle messe était promulguée et, avec elle, les fidèles se sont vu imposer une nouvelle conception de la vie chrétienne, adaptée aux soi-disant exigences modernes. D’autre part, nous fêtons cette année le cinquantième anniversaire de la fondation de la Fraternité Sacerdotale Saint-Pie X. Il va de soi que ces deux anniversaires ont une relation étroite, car le premier événement demandait une réaction proportionnée. C’est de cela que je voudrais vous entretenir afin d’en tirer quelques conclusions valables pour le présent, mais en faisant d’abord un retour en arrière, car ce conflit qui s’est manifesté il y a cinquante ans a, en réalité, déjà commencé pendant la vie publique de Notre-Seigneur Jésus-Christ.

 

En effet, lorsque Notre-Seigneur annonça pour la première fois aux Apôtres et à la foule qui l’écoutait à Capharnaüm le grand don de la Messe et de l’Eucharistie, un an avant sa Passion, certains se séparèrent de lui, tandis que d’autres s’attachèrent à lui de façon plus radicale. Cela est paradoxal, mais c’est l’idée-même de l’Eucharistie qui a provoqué le premier « schisme » et, en même temps, a poussé les Apôtres à adhérer définitivement à la personne de Notre-Seigneur.

 

Voici comment saint Jean rapporte les paroles de Notre-Seigneur et la réaction de ses auditeurs : « Celui qui mange ma chair et boit mon sang demeure en moi, et moi en lui. De même que le Père vivant m’a envoyé, et que, moi aussi, je vis par le Père, ainsi celui qui me mange vivra aussi par moi. Voici le Pain qui est descendu du ciel. Ce n’est pas comme la manne, que vos pères ont mangée, après quoi ils sont morts. Celui qui mange ce Pain vivra éternellement. Il dit ces choses en enseignant dans la synagogue, à Capharnaüm. Beaucoup de ses disciples, l’ayant entendu, dirent : “Cette parole est dure, et qui peut l’écouter ?” (…) Dès lors beaucoup de ses disciples se retirèrent, et ils n’allaient plus avec lui. » (Jn 6, 57-61, 67).

 

Essayons de répondre à trois questions qui s’appellent l’une l’autre. Pourquoi les Juifs se scandalisèrent et que refusèrent-ils dès lors ? Que refuse à son tour le chrétien moderne ? Que devons-nous faire pour ne pas tomber, nous aussi, dans cette erreur si ancienne ?

 

* * *

 

L’Evangile nous dit que les Juifs se scandalisèrent, car ils ne pouvaient pas comprendre comment Notre-Seigneur pouvait leur donner à manger sa chair. Et Notre-Seigneur, devant cette difficulté, au lieu de leur donner des explications rationnellement plus accessibles, insiste davantage, en réaffirmant plusieurs fois la nécessité de manger sa chair et de boire son sang pour avoir la vie éternelle. En fait, ce qui manqua aux Juifs, c’était la disponibilité et la confiance à se laisser guider par Notre-Seigneur, malgré le miracle dont ils venaient d’être témoins (cf. Jn 6, 5-14). En un mot, il leur manquait la foi par laquelle le Père introduit les âmes dans le mystère du salut : « La volonté de mon Père qui m’a envoyé, c’est que quiconque voit le Fils, et croit en lui, ait la vie éternelle ; et moi-même je le ressusciterai au dernier jour » (Jn 6, 40). Ce faisant, les Juifs refusaient déjà ce qu’ils allaient refuser définitivement une année plus tard : ils rejetteraient le sacrifice de la Croix, dont la Messe est la continuation, et la Sainte Eucharistie, le fruit. Ils refusaient par avance l’économie de la Croix, qui devient incompréhensible sans un regard de foi. Pour eux, la Croix serait un scandale, tout comme les paroles de Notre-Seigneur annonçant la Sainte Eucharistie les scandalisaient. Il s’agit donc de deux manifestations d’un seul et même « scandale ». En effet, l’on ne peut aimer l’Eucharistie si l’on n’aime pas la Croix, et l’on ne peut aimer la Croix si l’on n’aime pas l’Eucharistie.

 

* * *

 

Et que refuse, de son côté, le chrétien moderne ? Il rejette également d’entrer lui-même dans l’économie de la Croix, c’est-à-dire d’être incorporé au sacrifice de Notre-Seigneur, qui se renouvelle sur l’autel. Cette perspective le scandalise de nouveau aujourd’hui. Il ne parvient pas à comprendre comment Dieu pourrait lui demander une telle chose, car il ne comprend plus comment Dieu le Père a pu demander à Notre-Seigneur de mourir sur la Croix. Par-là, sa conception de la vie chrétienne change irrémédiablement. Il n’accepte plus l’idée de compléter en lui-même ce qui manque aux souffrances du Christ (cf. Col. 1, 24). Ainsi, graduellement, l’esprit de la Croix est remplacé par celui du monde. Le désir profond de voir le triomphe de la Croix laisse la place à un vague désir de voir un monde meilleur, une terre plus vivable, le respect de l’écosystème, une humanité meilleure, mais sans plus savoir dans quel but et par quel moyen. Ainsi, du moment que cette nouvelle perspective propre au chrétien moderne n’a pas de sens et conduit à l’indifférence, l’Eglise tout entière, avec sa hiérarchie et ses fidèles, perd sa raison d’être, entre dans une crise profonde et cherche alors désespérément à se donner dans le monde une nouvelle mission, car elle a abandonné la sienne propre, celle qui ne cherche que le triomphe de la Croix par la Croix. Immanquablement, dans cette nouvelle conception de la vie chrétienne et de l’Eglise, le saint sacrifice de la Messe n’a plus sa place, car la Croix elle-même ne l’a plus. Par conséquent, la chair et le sang du Christ, que les hommes sont censés manger et boire pour avoir la vie éternelle, vont revêtir une nouvelle signification. La nouvelle messe n’est pas seulement un nouveau rite, mais c’est la dernière expression de l’infidélité à la Croix, telle que Notre-Seigneur l’avait prêchée aux Juifs et telle que les Apôtres l’avaient prêchée à l’Eglise naissante. Nous avons ici, à la fois, la clef d’interprétation des derniers cinquante ans d’histoire de l’Eglise et celle de la plupart des erreurs et des hérésies qui l’ont menacée pendant deux mille ans.

 

* * *

 

Mais alors, que devons-nous faire en 2020 pour garder l’esprit de la Croix et un amour inconditionnel envers l’Eucharistie ? Car, tôt ou tard, la même tentation qui poussa les Juifs à s’éloigner de Notre-Seigneur, va nous atteindre par d’autres biais et Notre-Seigneur nous interrogera comme il a interrogé les Apôtres : « Et vous, est-ce que vous voulez aussi vous en aller ? » (Jn 6, 68) Comment pouvons-nous être toujours prêts à répondre comme saint Pierre : « Seigneur, à qui irions-nous ? Vous avez les paroles de la vie éternelle. Et nous, nous avons cru et nous avons connu que Vous êtes le Christ, le Fils de Dieu. » (Jn 6, 69-70) ?

 

La réponse à cette question primordiale se trouve dans la vraie participation au sacrifice de la Messe et dans une vie vraiment eucharistique. La sainte Messe renouvelle nos âmes dans la mesure où nous entrons dans le mystère de la Croix, où nous le faisons nôtre, non seulement en assistant à un rite exprimant notre foi dans le Sacrifice, mais en entrant nous-mêmes dans ce Sacrifice, de telle manière qu’il devienne parfaitement nôtre, tout en restant parfaitement celui de Notre-Seigneur. Pour y parvenir, pour s’offrir soi-même avec Notre-Seigneur, il est d’abord nécessaire d’accepter sincèrement la Croix, avec toutes ses conséquences. Il s’agit de nous détacher de tout pour être vraiment en mesure de tout offrir avec et par Notre-Seigneur : notre ego, notre volonté, notre cœur, nos aspirations, nos ambitions, nos affections, en un mot ce que nous sommes et ce que nous avons, et même nos frustrations.

 

Avec ces prédispositions, lorsque le Fils s’offre au Père, nous sommes aussi dans le Fils, car la Croix nous unit à lui et fusionne notre volonté avec la sienne. De cette façon, nous sommes prêts pour être offerts au Père avec lui. Nous ne pouvons pas nous offrir véritablement au Père si nous ne sommes pas un seul être avec le Christ. C’est seulement grâce à cette union à la divine Victime que l’offrande de nous-mêmes acquiert une grande valeur. Or cela peut se réaliser uniquement pendant et par la sainte Messe.

 

Et c’est après ce don total de nous-mêmes, renouvelé à chaque Messe, que nous sommes capables de recevoir le Tout en échange : c’est la sainte Eucharistie, fruit du Sacrifice, dans lequel le Fils s’offre et dans lequel nous nous offrons avec lui."

 

 

 

(Don Davide Pagliarani, Supérieur général de la FSSPX, Lettre du Supérieur général aux amis et bienfaiteurs, n° 89, 29 FÉVRIER, 2020, le 1er mars 2020, premier dimanche de Carême. Source: FSSPX.news )

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29 février 2020 6 29 /02 /février /2020 13:45

Le progressisme a décliné son argumentaire sophiste sur Les Echos. On peut très facilement développer, à notre tour, un argumentaire critique du dit "progressisme", en tenant compte de paramètres ignorés :

C'était mieux avant ! Argumentaire critique du progressisme

* "la pauvreté a baissé dans le monde ces 50 dernières années" : cet argument progressiste est nul s'agissant de la situation économique des seuls Français. Il s'agit donc d'un argument fallacieux et de mauvaise foi qui consiste à opposer aux Français (qui se plaignent de leur situation économique qui s'est dégradée ces 50 dernières années, et qui donc, disent que c'était mieux avant), le fait que la situation des Chinois s'est considérablement améliorée pendant la même période. "Quoi, les 50 millions de Français se plaignent qu'ils mangeaient de la viande tous les jours il y a 50 ans alors qu'ils n'en mangent plus qu'une fois par semaine aujourd'hui ? Alors que le milliard de Chinois mangent de la viande tous les jours aujourd'hui alors qu'ils n'en mangeaient qu'une fois par semaine il y a 50 ans ! Salauds de populistes !"

Cette argumentation sophiste consiste à opposer à une affirmation formulée dans un cadre national, par un Peuple donné, au regard de sa propre situation la considération d'un point de vue mondial d'autres Peuples au regard de la situation de ces derniers.

 

* "la pauvreté a baissé en France grâce à un système social performant". Argument bidon : outre le fait que ce système social n'est pas en équilibre et n'est financé que par la cavalerie de la dette, cette argumentation prend en considération un indicateur (le taux de pauvreté) qui n'est pas en rapport avec une base fixe, mais avec un taux (50 %) du niveau de vie médian. Or, même si le taux de pauvreté stagne, voire baisse, si le niveau de vie médian baisse ou s'effondre, les pauvres sont bien encore plus pauvres.

 

* "la productivité, et donc la richesse, augmente en France". Ces 30 dernières années ont surtout vu la part du capital accaparer les richesses produites au détriment de la part du travail salarié. Gilbert a ainsi une meilleure productivité en travaillant chez Total (+ 5 % cette année), mais Total se taillant la part du Lion en appréhendant + 4 % et en laissant + 1 % à Gilbert (ce qui permettra aux Echos de dire que les salaires augmentent dans le privé, soit dit en passant), permet-il honnêtement de dire que la richesse augmente en France ? L'argumentation progressiste cache simplement le fait que la plus grosse partie de la population est surexploitée.

 

* "les salaires augmentent et l'inflation est faible, le niveau de vie des Français augmente". Les principaux postes de dépense des Français, à savoir le logement et les impôts, ne sont pas pris en compte dans le calcul de l'inflation ( + 300 % d'augmentation de l'immobilier en 20 ans à Paris au bas mot, de + 90 à +250 % en province) : qui a vu ses salaires augmenter dans de telles proportions ? Quant aux impôts… no comment.

Pour le reste, le calcul de l'inflation est faussé car les dépenses quotidiennes (notamment la nourriture, pour une qualité égale, dépense contrainte) sont sous-pondérées.

 

* "aujourd'hui on peut voyager plus facilement, on a internet, la médecine fait des progrès" Argument anachronique puisque on compare ce qui n'est pas comparable, à savoir deux périodes dans le temps qui ne sont pas au même niveau d'avancée scientifique. Depuis que l'Homme existe, le progrès technique s'est toujours déroulé de manière continue. Personne chez ceux qui disent "c'était mieux avant" ne souhaite revenir à l'âge de pierre. Moins d'ailleurs ceux-là que les écolos intégristes. Le progrès technique a lieu de toutes façons, nonobstant toute autre considération économique, sociale, sociétale, identitaire. Le "c'était mieux avant" ne concerne bien évidemment pas le progrès technique et scientifique mais concerne le reste, l'économique, le social, le sociétal et l'identitaire.

Au surplus, le progrès technique et scientifique n'est pas toujours corrélé à un absolu progrès économique, social, sociétal et identitaire : l'informatique dans le monde du travail, peut revêtir une forme d'esclavage des salariés, le progrès médical ne constitue un progrès social que si son financement est assuré.

 

* "le monde ouvert est un monde d'opportunité pour les jeunes". Le monde ouvert est aussi et surtout un moyen de perdre son identité, sa culture, le sens de ce qu'on est, sa spiritualité, pour devenir un résidu d'"homo economicus", interchangeable, producteur et consommateur, sans autre perspective que de trimer, d'acheter des choses inutiles et vaines, manger, déféquer, dormir et re-trimer.

 

En conclusion.

Le niveau de vie n'a pas suivi la croissance, les salaires sont restés plutôt stables, la création d'emploi n'a pas suivi. Tout n'est pas économique, tout n'est pas matériel, il y a une impression aussi, l'image que l'on a de son pays, de sa nation, de l'école, de l'avenir de ses enfants. La thèse des Echos selon laquelle la mondialisation est formidable, parce qu'elle nous a tous enrichi est fausse. Elle a enrichi certains, les habitants des métropoles mais pas des périphéries. Lire le géographe Christophe Guilluy.

Eric Zemmour sur CNews le 10/12/2019.

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29 février 2020 6 29 /02 /février /2020 11:57

Dans le cadre du colloque sur la Terreur à l'ICES, Reynald Secher intervient sur la Terreur et la Révolution française. 

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25 février 2020 2 25 /02 /février /2020 16:12

Dans cette nouvelle video, publiée aujourd'hui, le professeur Didier Raoult, directeur de l'IHU Méditerranée-Infection à Marseille, informe :

 

"Un scoop de dernière minute, une nouvelle très importante. Les Chinois qui sont ceux qui vont le plus vite et qui sont les plus pragmatiques, plutôt que de chercher un nouveau vaccin, ou une nouvelle molécule qui soigne le coronavirus, ont fait ce que l'on appelle du repositioning, c'est-à-dire tester des molécules qui sont anciennes, qui sont connues, qui sont sans problème de toxicité, pour les tester contre leur nouveau virus. Ils les ont testées contre leur nouveau virus, et ils ont trouvé comme cela avait été trouvé sur le sars et oublié, que sur leur nouveau virus, leur nouveau corona, la chloroquine est active in vitro.

"J'avais été interviewé par la télévision chinoise. On m'a demandé le conseil que je donnais aux Chinois et ce que j'attendais des Chinois, que je considère comme une des meilleures équipes de virologie au monde, je leur ai dit que j'espérais que très vite les Chinois nous donneraient les résultats d'une première étude sur l'efficacité de la chloroquine sur les coronavirus. Et cela vient de sortir : c'est efficace sur les coronavirus avec 500 milligrammes de chloroquine par jour, pendant 10 jours, il y a une amélioration spectaculaire, et c'est recommandé pour tous les cas cliniquement positifs d'infection à coronavirus chinois.

"Donc c'est une excellente nouvelle, (le coronavirus) c'est probablement l'infection respiratoire la plus facile à traiter de toutes ! 

"Et donc ce n'est pas la peine de s'exciter pour promettre des vaccins dans dix ans. Il faut travailler, voir les molécules qui sont potentiellement actives et qui sont immédiatement disponibles sur le marché.

"La seule chose que je dis, c'est : faites attention, il n'y aura bientôt plus de chloroquine dans les pharmacies !"

Add. Mercredi 26 février. La Provence : "Le professeur Didier Raoult explique pourquoi la chloroquine peut traiter facilement le Coronavirus"

 

Un banal traitement à la chloroquine, médicament couramment utilisé contre le paludisme, a montré des signes d'efficacité contre le coronavirus, assure Didier Raoult, directeur de l'Institut Méditerranée Infection à Marseille. Il s'appuie pour cela sur les résultats d'une étude clinique chinoise. "Nous savions déjà que la chloroquine était efficace in vitro contre ce nouveau coronavirus et l'évaluation clinique faite en Chine l'a confirmé", explique ce spécialiste renommé des maladies infectieuses, en commentant la première publication sur cette étude clinique de trois chercheurs chinois dans la revue BioScience Trends. «Finalement, cette infection est peut-être la plus simple et la moins chère à soigner de toutes les infections virales», ajoute Didier Raoult. Devant la caméra de La Provence, il est revenu en détail sur ce possible traitement, simple et peu coûteux, du Corona chinois.

Add. 26.02.2020. BFM-TV : La chloroquine, utilisée contre le paludisme, peut-elle aussi combattre le coronavirus ?

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16 février 2020 7 16 /02 /février /2020 16:29

Thibault Devienne est un jeune Gilet Jaune Royaliste. Il fit ses débuts en politique dans le communisme et bifurqua par la suite dans le royalisme. Il se fit connaître grâce à internet et ses participations au sein des diverses manifestations des Gilets jaunes. Pour SACR.TV, Thibault a accordé un entretien.

 

Extraits marquants: 

 

"Je suis venu aux Gilets jaunes en fait en étant français, pas 'royaliste', pas 'communiste', ni 'démocrate' ou je ne sais quoi. Français tout simplement. Je n'ai pas réfléchi deux secondes et beaucoup de gens n'ont pas réfléchi deux secondes pour se demander si cela correspondait idéologiquement (à leurs idées). Et les gens qui précisément se sont posé cette question sont nos ennemis politiques. C'est le cas d'une grande partie d'une gauche trotskiste, de cette gauche de fac qui s'est posée la question de rejoindre ou non les GJ.

[...] La division partisane est une question dépassée. La république est prise dans son sale petit jeu de division partisane. 

 

Lire : Principe du moteur de la Révolution

La cité où ceux qui doivent commander sont les moins empressés à rechercher le pouvoir est la mieux gouvernée et la moins sujette à la sédition, et celle où les chefs sont dans des dispositions contraires se trouve elle-même dans une situation contraire.

Platon, La République VII / 520c

 

[...] On est mort par là où on a péché. On a péché par excès de démocratie, dans le mauvais sens du terme, la démocratie dans le sens parfaitement égalitariste, lisse, qui tue les spécificités, les spécialisations et qui tue aussi un commandement intelligent et naturel. Parce qu'il y a un commandement naturel au milieu des Gilets jaunes. Que toute personne qui dise le contraire aille en AG. J'ai assisté à des AG qui glosaient pendant 1/2 heure sur le fait qu'il n'y avait pas de leader et qu'il ne devait pas y en avoir. Or le fait que vous discutiez du sujet est déjà une preuve que, de fait, il y en a (des leaders). Et Eric Drouet rentre dans la salle, et tout le monde laisse en plan la personne qui parle et va saluer Eric Drouet. Donc  à mon avis on a péché par manque de commandement, par absence de verticalité, par modestie aussi. Moi je vois tous les gars qui ont trouvé sur le terrain et perdu beaucoup de chose et qui refusent d'en prendre la tête, c'est navrant, parce que derrière, les plus viles, les plus lâches, eux, ils n'hésitent pas une seconde à se faire mousser et eux la prenne. Ce n'est donc pas une question de choix, ce n'est pas arbitre des bonnes élégances, ce n'est pas une question de modestie, c'est une question de nécessité, en fait. C'est une question de responsabilité que tu as vis-à-vis du mouvement que de proposer et d'innover. Je pense que l'on a énormément péché par là. Le manque de renouvellement des stratégies militantes est aussi assez flagrante. C'est-à-dire qu'au bout d'un moment la manif toutes les semaines ne répondait pas avec intelligence aux enjeux.

 

[...] Il faut frapper là où stratégiquement on a péché. Manque de structures, manque de verticalité, manque d'organisation en comités, en cellules autonomes les unes des autres. Manque de colonne vertébrale, parfois aussi manque d'éducation politique, au bon sens du terme. Il y a des lectures assez indépassables, Maurras, la lecture révolutionnaire, etc. L'intelligence avec les corps constitués. C'est vrai qu'on n'a pas peut-être pas assez joué à ce niveau-là. Beaucoup de gendarmes et de polices disent la même chose et disent "j'adhère, mais c'est quoi votre plan?" Alors c'est vrai tu prends n'importe quel Gilet jaune il va te dire son plan, il ne va pas te dire Le plan.

 

[...] Une révolution qui réussit, tu prends l'exemple de l'Algérie, ils sont toujours sur une haine profonde de la France; la Corée du Nord c'est des téléfilms antijaponais tous les matins. Tout cela c'est pour cacher le fait qu'à part cela il n'y a rien, ce n'est qu'un projet d'opposition.

 

Si tu veux faire une révolution qui réussit, il faut une idée supérieure, transcendantale, [Je dirai positive, spirituelle. NdCR.] pas seulement du "à bas la république", pas seulement du ce que l'on peut entendre dans les conseils. C'est-à-dire les tribunaux populaires, les cordes, etc. Ce n'est pas cela un projet, cela c'est une vengeance. Il faut dépasser ce stade de la vengeance, et de la jacquerie, pour aller vers refaire France. Face à l'anti-France, refaire France. Savoir comment le faire, comment l'organiser et faire face."

 

Lire aussi : Louis XX soutient les Gilets jaunes

Gilets jaunes : Révolution de l'amour, rien par force, tout par amour

Gilets jaunes : la Révolution de l'amour en marche, "On est en train de refaire un peuple, au final"

 

 

Merci à Thibault et à Sacr.Tv.

 

 

Site internet : http://www.actionroyaliste.fr/ Documents PDF

Groupe d'Action royaliste

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16 février 2020 7 16 /02 /février /2020 13:55
Querida Amazonia: Résumé et analyse (Par Adam Rasmussen / Where Peter Is)

Source: Querida Amazonia: Résumé et analyse

PAR ADAM RASMUSSEN

Where Peter is, 14 février 2020

 

[Entre crochets, dans la traduction, nos commentaires en orange.]

 

La réponse officielle du pape sur le Synode en Amazonie a été publiée mercredi. Intitulée Querida Amazonia ("Amazonie bien-aimée"), elle est censée plutôt compléter que remplacer le document final du synode (dont vous pouvez lire l'analyse ici) (QA 2). Le pape recommande à tout le monde de lire ce document dans son intégralité, et il dit qu'il le "présente officiellement" (QA 3). De plus, François dit qu'il a choisi de ne pas répondre à tout dans le document (QA 2). Cela ne signifie pas que ces parties ont été rejetées ou jugées sans importance. Ces parties dépendent plutôt de leur propre autorité.

 

Chapitre 1: Justice sociale

 

Le premier chapitre déplore l'injustice sociale et l'exploitation dont a souffert l'Amazonie, à la fois la terre et - plus important encore - les peuples autochtones. Les puissants ont saisi les ressources de l'Amazonie comme si elles n'appartenaient pas aux autochtones, et ont tué et asservi ces personnes (QA 12). Le pape souligne que cette exploitation, vol et violence sont souvent légales et perpétrées avec la complicité des gouvernements locaux. Néanmoins, "elles devraient être appelées pour ce qu'elles sont: l'injustice et le crime" (QA 14).

 

[Qa 13 "Les pauvres restent toujours pauvres, et les riches deviennent toujours plus riches." (S. Paul VI, Lett. enc. Populorum progressio (26 mars 1967), n. 57 : AAS 59 (1967), p. 285.)]

 

Face à cela, les chrétiens devraient se sentir outragés, à l'imitation de Dieu:

 

"Nous devons ressentir l'indignation, comme Moïse l'a fait (cf. Ex 11, 8), comme Jésus l'a fait (cf. Mc 3, 5), comme Dieu le fait face à l'injustice (cf. Am 2, 4-8; 5: 7-12; Ps 106: 40)."

 

Les nombreuses citations bibliques ici sont révélatrices. Le pape réfute une erreur pernicieuse qui s'est développée au sein de l'Église: le quiétisme. C'est la conviction selon laquelle parce que le monde est plein de péchés, la personne spirituelle devrait chercher à s'en échapper par la paix et la foi intérieures. Plutôt que d'essayer d'affronter le péché et de corriger l'injustice, elle devrait plutôt se retirer dans la prière et la méditation, en se concentrant sur le Royaume de Dieu, où tout ira bien. Après tout, le péché est la condition humaine; rien ne peut être fait à ce sujet, sauf pour chercher votre propre salut et vous échapper. En fait, devenir bouleversé et indigné par la misère et l'exploitation humaines menacerait votre paix intérieure, indiquant une préoccupation déplacée, voire dangereuse pour les choses temporelles! Il est arrogant de penser que vous pouvez y faire quelque chose: seul Dieu peut éliminer le mal. Ceux qui prétendent faire du monde un meilleur endroit se considèrent comme des dieux, se vénérant au lieu de faire confiance au calendrier de Dieu pour éliminer le mal lors de la seconde venue du Christ. Les chrétiens devraient rester concentrés sur les choses éternelles et prier pour que la fin arrive. Lorsque les chrétiens se préoccupent de justice sociale, ils deviennent "mondains", "laïcs" et "politiques". Ils devraient plutôt porter leur attention sur le "salut des âmes", qui passe par la foi et les sacrements, et non par l'action politique.

 

Comme toutes les hérésies, le quiétisme prend une vérité et la souffle hors de proportion avec l'exclusion des autres vérités. Toutes les choses que les quiétistes apprécient, comme la prière, les sacrements, la méditation sur le Royaume de Dieu, sont bonnes et nécessaires. Mais elles n'excluent ni ne minimisent l'action sociale ou les œuvres de miséricorde. C'est plutôt l'inverse: elles sont le fondement de l'action sociale de la personne spirituelle, sans laquelle nous ne pouvons pas être sauvés (cf. Matt 7:21; 25: 31-46). La colère est une réponse naturelle à l'injustice et en tant que telle est une bonne chose (cf. St. Thomas d'Aquin, Summa Theologiae I-II, q. 46, a. 2). Comme le pape le mentionne, les gens de la Bible se mettent en colère lorsqu'ils sont témoins d'une grave injustice. Supprimer cet outrage est égoïste, en ce que vous mettez votre propre désir de contentement avant les besoins des affligés. Dieu nous a donné de la colère pour nous inciter à demander justice.

 

Le pape reconnaît la complicité historique de l'Église dans l'exploitation de l'Amazonie, car les missionnaires catholiques faisaient souvent partie du système d'exploitation, bien que certains aient essayé de protéger les indigènes (QA 18-19). François demande à l'Église de la région d'examiner la provenance des dons financiers, car ceux-ci ont souvent constitué de la corruption: tant que les puissants faisaient un don à l'Église, l'Église ignorait leurs crimes (QA 25).

 

Le chapitre conclut en disant que l'objectif principal à l'avenir est le dialogue avec les autochtones: "Et la grande question est: "Quelle est leur idée de 'bien vivre' pour eux-mêmes et pour ceux qui viendront après eux?"" (QA 27). Aucune proposition pour la région amazonienne ne peut être faite sans leur permission explicite (QA 26).

 

Chapitre 2: Culture

 

Dans le deuxième chapitre, le pape François déclare que les cultures particulières de la région amazonienne doivent être préservées et respectées. Il y a ici un motif théologique:

 

Dans chaque pays et ses caractéristiques, Dieu se manifeste et reflète quelque chose de sa beauté inépuisable. Chaque groupe distinct, puis, dans une synthèse vitale avec son environnement, développe sa propre forme de sagesse. Ceux d'entre nous qui observent cela de l'extérieur devraient éviter les généralisations injustes, les arguments simplistes et les conclusions tirées uniquement sur la base de nos propres mentalités et expériences. (QA 32)

 

Il y a deux modes de révélation ici. Premièrement, la création est le miroir de la beauté de Dieu. Lorsque nous examinons la beauté naturelle, nous voyons l'œuvre de Dieu (cf. Rm 1, 19-20). Regarder l'Amazonie et ne voir que les ressources à saisir et à vendre est gravement diabolique.

 

Deuxièmement, les cultures de l'Amazonie contiennent la sagesse divine. La référence du pape à la sagesse évoque l'ancienne théologie chrétienne des "semences du Verbe". Cela signifie que Dieu a révélé sa vérité ou sa Parole, non seulement dans les Écritures, mais partout dans le monde, au moins sous une forme fragmentaire. Ces révélations partielles préparent et trouvent leur accomplissement dans le Verbe incarné, Jésus-Christ. Ce n'est pas une compétition mais un achèvement. Cette idée profonde a d'abord été exprimée par l'apologiste du deuxième siècle, St. Justin Martyr:

 

"Il semble y avoir des graines de vérité parmi tous les êtres humains. (Première apologie 44 [tr. Roberts-Donaldson])

 

"Chaque [philosophe] parlait bien en proportion de la part qu'il avait du mot spermatique, en voyant ce qui s'y rapportait. [...] Tout ce qui a été dit à juste titre parmi tous les êtres humains est la propriété de nous chrétiens. Car à côté de Dieu, nous adorons et aimons la Parole, qui vient du Dieu non engendré et ineffable [...]. Car tous les écrivains ont été capables de voir les réalités de façon obscure à travers la semence du Verbe implanté qui était en eux." (Deuxième Apologie 13)

 

 

La Parole de Dieu est dans l'Ancien Testament appelée la Sagesse de Dieu (par exemple, Prov 8: 22-31). Alors que les Pères de l'Église se sont surtout penchés sur les écrits de Platon, parce qu'il était une lumière de leur propre culture, le principe est universel. Lorsque le pape dit que les peuples de l'Amazonie ont également la sagesse, il parle en accord avec la tradition chrétienne. Les Occidentaux qui trafiquent des stéréotypes désobligeants à propos des peuples amazoniens et méprisent leur sagesse comme "non civilisés" (cf. QA 29), pensant que leur propre culture est supérieure, ne parviennent pas à penser avec la tradition chrétienne et la théologie saine.

 

Une menace pour la préservation des cultures est "une vision consumériste des êtres humains, encouragée par les mécanismes de l'économie mondialisée d'aujourd'hui" (Laudato Si' 144; QA 33). C'est un thème commun du pape François: la mondialisation menace de réduire chaque culture et chaque être humain à rien d'autre qu'aux consommateurs, dont la seule valeur réside dans leur pouvoir d'achat. Ceux qui n'ont pas ce pouvoir sont jetables. Il appelle souvent cela "culture du déchet".

 

Il ne s'agit pas d'un rejet général de ce que les nationalistes appellent le "mondialisme". Le pape François, peu de temps avant le synode, a dénoncé les dangers du nationalisme et de l'isolationnisme, affirmant, par exemple, qu'"un pays doit être souverain, mais pas fermé." Ici, il cite Jean-Paul II: "Le défi, en somme, est d'assurer une mondialisation solidaire, une mondialisation sans marginalisation" (QA 15). Nous voulons que les personnes et les cultures travaillent ensemble sans effacer les identités individuelles et culturelles.

 

Il est bon que les nations et les cultures travaillent ensemble et partagent; ce n'est pas le danger:

 

"L’identité et le dialogue ne sont pas ennemis. La propre identité culturelle s’approfondit et s’enrichit dans le dialogue avec les différences, et le moyen authentique de la conserver n’est pas un isolement qui appauvrit." (QA 37)

 

Le nationalisme et l'isolationnisme prétendent offrir la préservation de la culture et de l'identité. Ce sont de bons objectifs, mais ils y parviennent en méprisant les autres cultures avec une supériorité qui se manifeste par la violence et le racisme. Ce que le pape François propose comme antidote au globalisme, c'est plutôt un dialogue interculturel dans lequel les cultures ne sont pas statiques mais sont enrichies par l'autre. Le "mélange" des cultures est une bonne chose et quelque chose qui ne peut en aucun cas être empêché. Il s'agit de construire des ponts, pas des murs , un autre thème de sa papauté.

 

Chapitre 3: Écologie

 

Le troisième chapitre s'inspire largement de la lettre encyclique de François Laudato Si' de 2015. Le point principal, qui vient à l'origine du pape Benoît XVI (le "pape vert"), est que l'écologie naturelle doit être intégralement unie à l'écologie humaine et sociale (QA 41). Il ne suffit pas seulement de prendre soin de la nature; cette tâche est inextricablement liée à la prise en charge des êtres humains pour qui la terre a été faite pour être notre maison commune (QA 42). Donc:

 

"Abuser de la nature c'est abuser des ancêtres, des frères et sœurs, de la création et du Créateur, en hypothéquant l'avenir."(QA 42)

 

Le pape François prend une note libératrice quand il compare le cri des pauvres et de la terre elle-même (les deux cris sont unis) au cri des Israélites en Égypte, qui a incité Dieu à se souvenir de son alliance (Exode 2: 23-25; 3: 7; QA 52).

 

Un fondement biblique pour prendre soin de la terre est la parole de Jésus selon laquelle Dieu se souvient même des moineaux (Luc 12: 6; QA 57). J'ajouterais à cela la préoccupation explicite de Dieu pour les animaux, énoncée dans Jonas 4:11. (Et, bien sûr, Genèse 1 et 2!)

 

Le Pape François dit que nous pouvons même "entrer en communion avec la forêt" et ainsi offrir une prière de louange et de chant au Créateur de tous (QA 56)! Cela remonte au célèbre Cantique du Soleil de Saint François d'Assise, dans lequel Dieu est loué ("Laudato si") à travers la nature. Notez bien qu'il n'y a rien ici comme adoration de la nature ou idolâtrie. Nous n'adorons pas plus la forêt ou la rivière que saint François n'adorait le soleil et la lune; nous adorons Dieu en vantant et en contemplant toutes ses merveilleuses créations, dont le fleuve Amazone et la forêt en sont les meilleurs exemples!

 

Dans ce chapitre, le Saint-Père réitère le danger du consumérisme, qui ne voit la nature que comme quelque chose à utiliser plutôt que la création de Dieu et un instrument de louange (QA 58-59).

 

Chapitre 4: Mission et évangélisation

 

Le quatrième chapitre concerne l'Église elle-même et ce qu'elle doit faire pour évangéliser et prospérer dans la région amazonienne. C'est là que se trouvent les problèmes brûlants qui ont été tellement examinés par les médias catholiques et laïques.

 

Proclamation

Le Pontife romain définit d'abord quelle est la mission fondamentale de l'Église: proclamer le kérygme (Grec pour proclamation), qui est que Dieu "aime infiniment chaque être humain, qui a manifesté pleinement cet amour dans le Christ crucifié pour nous et ressuscité dans nos vies" (QA 64). Les chrétiens doivent revenir sur cette fondation encore et encore et ne jamais la perdre de vue (QA 65). Comme le pape a mis en garde contre l'indifférence à l'égard de la souffrance (quiétisme), il met maintenant en garde contre l'erreur inverse: réduire le christianisme à un "message social" ou à un "code moral" et réduire l'Église à "une ONG de plus" (QA 63- 64). C'est quelque chose qu'il a déjà dit. Comme d’habitude, le catholicisme est à la fois/et, pas l'un ou l'autre. Nous devons à la fois lutter pour la justice sociale et le changement politique - atténuer la misère humaine et protéger la terre - et proclamer le salut au nom de Jésus le Sauveur. Ceux-ci ne sont pas opposés. C'est précisément notre foi en Jésus-Christ qui nous motive, chrétiens, à prendre soin des pauvres, des étrangers, des orphelins et des veuves - en un mot, des marginalisés. En eux, nous trouvons Jésus lui-même (Mt 25, 37-40). Si nous ne le trouvons pas là, nous ne le trouverons pas non plus dans le Pain et le Vin.

 

Inculturation

Pour que l'évangélisation réussisse, dit le pape, l'Évangile doit être inculturé. Il doit s'adapter et s'intégrer dans les formes, les schémas de pensée et les coutumes de chaque culture (QA 66-67). Dans l'Église primitive, cela a été si réussi dans la culture gréco-romaine que de nombreux termes philosophiques grecs ont fait leur chemin dans le vocabulaire du dogme chrétien (par exemple, prosopon, ousia, hypostase). En fait, il a presque réussi, car il peut être difficile de séparer l'essence de la religion de formes gréco-romaines et médiévales particulières. C'est un danger constant pour les missionnaires, qui finissent par essayer d'imposer la culture occidentale plutôt que de proposer l'Évangile (QA 69). François cite Jean-Paul II disant que "l'inculturation engage l'Église dans un voyage difficile mais nécessaire" (Discours du 17/01/87).

 

L'inculturation est une voie à double sens de dialogue interculturel (QA 68-69). Non seulement une culture reçoit l'Évangile, mais l'Église apprend alors de cette culture: "L'Église elle-même vit un chemin de réception qui l'enrichit de ce que l'Esprit a déjà semé mystérieusement dans cette culture" (QA 68). Cela renvoie à cette sagesse culturelle que Justin Martyr appelait les "graines de vérité". L'Église découvre ce que Dieu avait déjà révélé à cette culture et intègre cette sagesse dans sa propre compréhension de la révélation. François cite encore JP II: "Le Saint-Esprit orne l'Église, lui montrant de nouveaux aspects de la révélation et lui donnant un nouveau visage" (Vita Consecrata 116). Cette compréhension de l'œuvre missionnaire en tant qu'échange interculturel la libère du fléau du colonialisme. François cite un document de conférence épiscopale (comme c'est son habitude) qui énumère certaines des choses que l'Église peut apprendre et embrasser de la culture amazonienne:

 

"l’ouverture à l’action de Dieu, le sens de la reconnaissance pour les fruits de la terre, le caractère sacré de la vie humaine et la valorisation de la famille, le sens de la solidarité et la coresponsabilité dans le travail commun, l’importance du cultuel, la croyance en une vie au-delà de la vie terrestre, et beaucoup d’autres valeurs." (QA 70)

 

Le pape François fait également allusion à la controverse "Pachamama". (Les catholiques conservateurs prétendaient qu'une statuette d'une femme enceinte au synode était une idole de la déesse Pachamama.) Comme beaucoup d'entre nous à l'époque, le pontife défend la pratique catholique traditionnelle d'incorporer des éléments religieux indigènes:

 

"Ne décrivons pas rapidement comme superstition ou paganisme certaines pratiques religieuses qui naissent spontanément de la vie des peuples. […] Il est possible de reprendre un symbole indigène d'une certaine manière, sans nécessairement le considérer comme de l'idolâtrie. Un mythe chargé de sens spirituel peut être utilisé à son avantage et n'est pas toujours considéré comme une erreur païenne. Certaines fêtes religieuses ont un sens sacré et sont des occasions de rassemblement et de fraternité, bien qu'elles aient besoin d'un processus graduel de purification ou de maturation. (QA 78-79, emphases ajoutées)

 

Un exemple précoce de cela dans l'histoire de l'Église est lorsque saint Grégoire le Grand a conseillé que les temples et festivals païens en Angleterre, plutôt que d'être détruits, soient absorbés et transposés dans le christianisme, même s'il a fallu du temps pour purifier complètement les anciennes manières (Bede, History of the English Church and People, 86-87, cité dans l'excellent article de Henry Karlson, "Christian Missions, Inculturation and the Amazon Synod"). Le pape François a dit à l'époque que l'affichage de la figure de "Pachamama" n'avait aucune "intention idolâtre". Étant donné tout ce que l'Église enseigne sur la protection de la nature et sa révérence à l'égard de la Vierge Marie en tant que Mère universelle, l'adoption de "Pachamama" est un exemple classique de "prendre [un] symbole autochtone".

 

Ensuite, François écrit sur la nécessité d'inculturer la liturgie et les sacrements eux-mêmes (QA 81-84). Il est dans la nature des sacrements, étant des moyens matériels de grâce surnaturelle, de nous inculquer une appréciation du monde matériel (QA 81). Il cite son encyclique Laudato Si' selon laquelle les sacrements encouragent l'intendance environnementale et réfutent toute tentation de "fuir le monde" (quiétisme encore!) (QA 82). Sans entrer dans des propositions spécifiques, il rappelle que Vatican II a appelé à l'inculturation de la liturgie (Sacrosanctum Concilium 37-40, 65, 77, 81). Cela signifie plus que simplement traduire le latin (et encore moins d'une manière servilement littérale). François déplore que "plus de cinquante ans se sont écoulés et nous avons fait peu de progrès dans ce sens" (QA 82). Si l'Église va grandir en Amazonie, elle aura besoin d'une vie liturgique pleinement inculturée.

 

Clergé et laïcs

Nous arrivons enfin à la question qui est devenue si importante dans les médias qu'elle a menacé d'engloutir le synode: autoriser ou non les diacres mariés à être ordonnés prêtres dans les régions reculées. Le synode a demandé cela dans le document final:

 

"Nous proposons que des critères et des dispositions soient établis par l'autorité compétente, dans le cadre de Lumen Gentium 26, pour ordonner comme prêtres des hommes de la communauté convenables et respectés avec une famille légitimement constituée et stable, qui ont eu un diaconat permanent fructueux et reçoivent une formation adéquate pour le sacerdoce, afin de soutenir la vie de la communauté chrétienne à travers la prédication de la Parole et la célébration des sacrements dans les régions les plus reculées de la région amazonienne." (111)

 

Le pape François a choisi de ne pas répondre directement à cette proposition dans ce document. Au lieu de cela, il appelle à une augmentation du nombre de diacres et à ce qu'ils, avec les religieuses et les laïcs, "assument régulièrement des responsabilités importantes pour la croissance des communautés" (QA 92). Il dit que le besoin de plus de prêtres doit être considéré dans le contexte plus large d'un besoin de renouvellement de la vie spirituelle de l'ensemble des communautés avec des ministres laïcs (QA 93).

 

Beaucoup ont déjà mal interprété sa décision de ne pas répondre comme l'équivalent d'une réponse négative. C'est une erreur parce que le pape François a ouvert son document en disant que le document final reste valable en soi, que son exhortation ne le remplace pas et qu'il "présente officiellement" le document final. Par conséquent, la proposition du synode d'ordonner des diacres mariés comme prêtres reste ouverte. Le cas a été confirmé explicitement par le cardinal Michael Czerny lors de la conférence de presse présentant l'exhortation.

 

Je pense que François a refusé de décider pour le moment comme un moyen de lutter contre le récit selon lequel ce synode était entièrement consacré aux prêtres mariés. (Ce n'est pas seulement la faute des médias, car les opposants de François dans l'Église ont toujours affirmé que tout le synode n'était qu'un subterfuge pour abolir la loi du célibat sacerdotal.) Le pape a déjà dit à certains évêques américains qu'il était frustré par le réaction des médias à son exhortation à se focaliser sur la question du célibat. Les synodes familiaux ont été également submergés par la discussion de savoir si certains catholiques remariés seraient autorisés à recevoir à nouveau la communion. Apparemment pour lutter contre cela, le pape a relégué la décision de l'autoriser "dans certains cas" à une note de bas de page. Mais plutôt que de se concentrer sur d'autres questions, cela a provoqué l'indignation des catholiques conservateurs qui pensaient qu'il essayait de faire des changements en catimini. Cette fois, il a séparé la question des prêtres mariés, qui n'a jamais été au centre du synode, des préoccupations plus larges de la région amazonienne. François estime que les préoccupations plus générales - injustice et exploitation sociales, effacement des identités autochtones et destruction de l'environnement - sont plus urgentes. La question des prêtres mariés est devenue une distraction (tout comme l'affaire "Pachamama"), tout comme la question des catholiques divorcés distrait du problème plus large du ministère de l'Église auprès des familles.

 

Femmes diacres

Enfin, de nombreux évêques du synode amazonien ont proposé d'ordonner des femmes diacres: "Dans un grand nombre de ces consultations, le diaconat permanent des femmes a été demandé" (Document final 103). Ils ont jugé cela possible parce que

 

1) Les femmes diacres sont mentionnées dans le Nouveau Testament (Rom 16: 1-2; 1 Tim 3: 8-11).

2) Il y avait un bureau de diaconesse dans l'Église primitive, avec un rituel d'ordination par l'évêque (par exemple, Constitutions apostoliques 8, 19-20).

3) Les décisions du magistère romain contre l'ordination des femmes au XXe siècle (Inter Insigniores et Ordinatio Sacerdotalis) ne concernent que l'ordination sacerdotale, tandis que les diacres sont ordonnés au service, pas la prêtrise.

 

Un examen attentif du libellé exact utilisé par François dans cette section (QA 99-103) révèle qu'ici aussi, il n'a pas répondu directement et explicitement à la demande. Comme pour la proposition de prêtres mariés, elle est toujours techniquement "sur la table". Je ne joue pas avec les mots; le pape a déjà rouvert la commission théologique sur les femmes diacres pour une étude plus approfondie. S'il avait déjà réglé le problème magistralement, il ne l'aurait pas fait. Du point de vue d'une doctrine définie, les femmes diacres restent une question ouverte.

 

Cela étant dit, cependant, François s'oppose clairement à l'ordination des femmes et le dit. Cela a déjà causé à certains catholiques de la déception, de la douleur et de la colère. Selon François, ordonner des femmes équivaudrait à les "cléricaliser" et constituerait une réponse étroite aux problèmes actuels (QA 100). Cela ne devrait pas être trop surprenant à entendre, car il a prévu son opinion sur cette question juste après la fin du synode.

 

François est sensible à la critique selon laquelle l'exclusion des femmes du ministère ordonné garde le pouvoir dans l'Église entre les mains des hommes; que c'est sexiste. Il a deux réponses: premièrement, que le sacerdoce n'est pas principalement un exercice de pouvoir. Il ne nie pas que les prêtres exercent un pouvoir hiérarchique, mais il insiste pour que ce pouvoir soit compris comme le pouvoir de sanctifier (QA 87), principalement en célébrant l'Eucharistie et la confession (QA 88). Ce sont les seuls aspects du ministère sacerdotal qui ne peuvent pas être délégués aux laïcs. En revanche, les femmes ont beaucoup contribué à l'Église d'Amazonie, notamment en baptisant (en l'absence de prêtres), en catéchisant, en priant et en agissant comme missionnaires (QA 99). Il appelle ces rôles "le genre de pouvoir qui est typiquement le leur" (QA 101, je souligne). Ces rôles ne devraient pas être informels ou ad hoc, mais commandés publiquement par l'évêque en tant que ministères laïques stables (QA 103). Grâce à ces ministères officiels, les femmes "auraient un impact réel et efficace sur l'organisation, les décisions les plus importantes et l'orientation des communautés" (AQ 103, je souligne). "Une Église aux caractéristiques amazoniennes nécessite la présence stable de dirigeants matures et laïcs dotés d'autorité" (QA 94, italiques ajoutés). En donnant aux ministres laïcs un véritable pouvoir de décision et en définissant le pouvoir de la prêtrise comme étant plus sacramentel qu'administratif, il envisage une Église dans laquelle le clergé n'est pas le seul à prendre des décisions. Au contraire, ils exerceraient leur pouvoir sacramentel aux côtés de nombreuses formes de ministère laïc qui exercent également un véritable pouvoir.

 

De l'aveu même de François, le cléricalisme est un énorme problème dans l'Église; il l'attaque constamment. Par conséquent, faire du rêve du pape ici une réalité me semble très éloigné. Aux États-Unis, les catholiques considèrent généralement le prêtre comme "le patron" de tout, même lorsqu'il y a des ministres laïcs et des conseils paroissiaux. Amener les catholiques et les prêtres eux-mêmes à repenser les ministères sacerdotaux et laïques de cette manière serait un changement radical. (Et cela signifierait probablement aussi réécrire des parties du droit canonique.) Cependant, en Amazonie, il y a peu de prêtres, donc cela pourrait arriver si les évêques le soutenaient activement. Le pape indique que c'est déjà de facto le cas dans une certaine mesure. Selon Austen Ivereigh : "Presque toutes les communautés catholiques de la région sont dirigées par des laïcs, dont 60% de femmes; seule une infime proportion a un clergé résident."

 

François estime que les réponses divergentes aux problèmes de l'Église (telles que ces débats sur les femmes diacres et les prêtres mariés) sont mieux résolues en "transcendant les deux approches et en trouvant d'autres voies meilleures, peut-être même pas encore imaginées" (QA 104). En d'autres termes, il ne veut pas qu'une partie gagne et que l'autre perde, mais que tout le problème soit transcendé de manière créative. Cela ne se fera pas du jour au lendemain et cela semble presque impossible dans notre société fortement polarisée. "Mais avec Dieu, tout est possible" (Matthieu 19:26). Le pape insiste sur le fait que chercher une réponse transcendante "cela ne veut assurément pas dire qu’il faille relativiser les problèmes, les fuir ou laisser les choses comme elles étaient. Les vraies solutions ne sont jamais atteintes en affaiblissant l’audace, en se soustrayant aux exigences concrètes ou en cherchant les culpabilités chez les autres." (QA 105). Il s'attend à être critiqué pour "laisser les choses rester telles qu'elles sont" et "se dérober" aux "exigences concrètes" du synode envers les femmes diacres et les prêtres mariés! Il attend une réponse plus élevée qui permettra aux deux côtés de l'Église de "s'intégrer à l'autre dans une nouvelle réalité" (QA 104).

 

Le chapitre conclut en disant que l'Église doit engager sa mission dans le contexte du dialogue interreligieux et œcuménique (QA 106-10). Nous, chrétiens, ne devons pas nous concentrer autant sur ce qui nous divise, mais sur ce qui nous unit (QA 108). Cela n'a rien à voir avec un affaiblissement de la doctrine ou un obscurcissement de notre propre identité catholique (QA 106). Comme il l'a déjà dit: le dialogue et l'identité ne sont pas des ennemis (QA 37)! Comme pour les autres documents papaux, l'exhortation se termine par une prière à Marie.

 

Dernières pensées

Le document est puissant. Il est regrettable que notre guerre culturelle sans fin, qui afflige même le Corps du Christ, ait réduit ce processus synodal et ses documents au débat vieux de 60 ans sur les prêtres mariés et l'ordination des femmes. Les questions soulevées dans les trois premiers chapitres sont des questions de vie ou de mort. Je ne veux pas minimiser l'importance des propositions des évêques pour la réforme du ministère, qui sont également graves pour l'Église, mais elles ne doivent pas éclipser tout le reste comme elles l'ont fait. Que le pape François a placé la section controversée comme le dernier chapitre dit quelque chose; il a fait de même avec Amoris Laetitia après les synodes familiaux. J'espère que les catholiques prendront le temps de lire ce document et, plus important encore, de donner suite à ses paroles sur la justice sociale, la préservation et le dialogue culturels et l'écologie.

 

Adam Rasmussen

 

Le Dr Rasmussen est chargé de cours au Département de théologie de l'Université de Georgetown. Il a un doctorat. en théologie et études religieuses de l'Université catholique d'Amérique, spécialisée en théologie historique et au début du christianisme. Ses recherches portent sur Saint-Basile, Origène et l'interface entre la théologie et la science dans leurs écrits.

 

Source : (Traduction) Querida Amazonia: Summary and Analysis, Adam Rasmussen, Where Peter Is, 14/02/2020

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13 février 2020 4 13 /02 /février /2020 09:07

Le document de François "Querida Amazonia" porte un regard positif sur le rôle des laïcs dans la mission amazonienne de l'Église, et élargit leur domaine de  compétence vu comme une présence accrue et un rôle approfondi qui doit être étendu aux femmes.

Mais le cœur de la lettre du Pape est son appel à une plus grande inculturation. Le message de l'Église "doit constamment résonner en Amazonie", écrit François, "à travers l'écoute et le dialogue avec le peuple, les réalités et l'histoire des terres dans lesquelles elle se trouve".

Le document papal appelle ainsi à une estimation plus importante du "mysticisme indigène" vu comme "l'interconnexion et l'interdépendance de l'ensemble de la création", une "gratuité qui aime la vie comme un cadeau", un "émerveillement sacré devant la nature et toutes ses formes de vie."

"Le Concile Vatican II a appelé à cet effort pour inculturer la liturgie parmi les peuples autochtones; plus de cinquante ans se sont écoulés et nous avons encore beaucoup à faire dans ce sens."

"Les entreprises, nationales et internationales" "ne respectent pas le droit des peuples originels à la terre et à ses frontières, à l'autodétermination et au consentement préalable." Les actes d'irrespect envers la région "devraient être appelés pour ce qu'ils sont: l'injustice et le crime." Les gouvernements nationaux doivent faire preuve d'un "plus grand sens des responsabilités", car nombre d'entre eux sont largement responsables de la déforestation de la région.

La mondialisation ne peut pas risquer de devenir "une nouvelle version du colonialisme", avertit François.

Querida Amazonia : un appel pour une authentique inculturation

Cité du Vatican - Dans sa dernière exhortation apostolique, Querida Amazonia, le pape François appelle à une inculturation "authentique" en Amazonie, afin de permettre la création d'une Église qui porte véritablement les caractéristiques de la région et la culture de son peuple.

 

Dans le dernier document du Pape, publié le 12 février, François établit un "cadre bref" pour la présence de l'Église dans la région. En réfléchissant au synode qui eut lieu en octobre 2019, le pontife latino-américain exhorte l'Église à prendre au sérieux la réalité et "l'appel" de la région amazonienne et à ne pas recourir à une "nouvelle version du colonialisme".

 

"Nous, croyants, rencontrons dans la région amazonienne un lieu théologique", écrit le pape François, "un espace où Dieu lui-même se révèle et convoque ses fils et ses filles".

 

Au début de la lettre, François souligne qu'il ne "remplacera" ni "dupliquera" le document final du synode d'octobre 2019, mais "voudrait le présenter officiellement". Cela fait de Querida Amazonia le tout premier document papal reconnaissant l'enseignement autoritaire inhérent - c'est-à-dire la nature magistrale - au processus synodal.

 

Le document final du Synode sur l'Amazonie appelait l'Église dans la région à porter un "visage amazonien" et cherchait à revigorer son "option préférentielle pour les pauvres".

 

Le document proposait également d'autoriser l'ordination de diacres mariés - ce que l'on appelle les viri probati - un point qui fut adopté par la majorité des deux tiers des pères synodaux.

 

Malgré les attentes de beaucoup, Querida Amazonia ne traite pas de la question du célibat, même si le silence de François sur la question ne doit pas être considéré comme une réponse définitive - ou, du reste, une réponse du tout.

 

Cependant, le document fait des pas vers l'élargissement de la compétence des ministères laïcs dans la région. "Une église aux caractéristiques amazoniennes nécessite la présence stable de dirigeants matures et laïcs", écrit François, "dotés d'autorité et familiers avec les langues, les cultures, l'expérience spirituelle et le mode de vie communautaire dans les différents endroits".

 

Dans un langage qui rappelle les critiques du pape à l'égard du cléricalisme, il appelle "à faire confiance, et à permettre concrètement, la croissance d'une culture ecclésiale spécifique qui est distinctement laïque".

 

La présence accrue et le rôle approfondi des laïcs dans la mission amazonienne de l'Église doivent également être étendus aux femmes. François reconnaît la participation des femmes de la région, l'un des thèmes clés du Synode sur l'Amazonie: "Nous devons continuer à encourager ces cadeaux simples et directs qui ont permis aux femmes de la région amazonienne de jouer un rôle si actif dans la société."

 

François ajoute que cette présence des femmes nécessite "l'émergence d'autres formes de service et de charismes propres aux femmes" et écrit "qu'il convient de noter que ces services impliquent stabilité, reconnaissance publique et commission de l'évêque".

 

Cela implique une imposition des mains au nom des évêques de la région, l'envoi de femmes laïques pour servir davantage la région et l'église amazonienne d'une manière institutionnellement reconnue.

 

Cependant, le cœur de la lettre du Pape est son appel à une plus grande inculturation, qui a été longuement débattu par les pères synodaux en octobre 2019.

 

Le message de l'Église "doit constamment résonner en Amazonie", écrit François, "à travers l'écoute et le dialogue avec le peuple, les réalités et l'histoire des terres dans lesquelles elle se trouve".

 

"Pour que l'Église parvienne à une inculturation renouvelée de l'Évangile dans la région amazonienne", souligne encore le Pape, "elle doit écouter sa sagesse ancestrale, écouter à nouveau la voix de ses aînés, reconnaître les valeurs présentes dans la voie de la vie des communautés d'origine et retrouver les riches histoires de ses habitants."

 

Querida Amazonia place l'inculturation et le désir de l'Église au cœur de son rôle missionnaire dans la région. "L'inculturation élève et accomplit", dit le document, "nous devons estimer le mysticisme indigène qui voit l'interconnexion et l'interdépendance de l'ensemble de la création, le mysticisme de la gratuité qui aime la vie comme un cadeau, le mysticisme d'un émerveillement sacré devant la nature et toutes ses formes de vie."

 

Lors du Synode sur l'Amazonie, beaucoup de participants - et le document final lui-même - ont évoqué l'importance de puiser dans le sensus fidei, l'instinct de foi, déjà présent dans les traditions de la région. Dans le document final du synode, il était écrit que "nous devons donner une réponse authentiquement catholique à la demande des communautés amazoniennes, adapter la liturgie en valorisant sa vision du monde, ses traditions, ses symboles et ses rites originaux qui incluent des dimensions transcendantes, communautaires et écologiques".

 

La compréhension du sensus fidei avec lequel les pères synodaux travaillaient est basée sur le document du Concile Vatican II Lumen Gentium, qui le définit comme un "sentiment de foi surnaturel", qui doit ensuite être guidé par l'Église et ses ministres.

 

L'appel, porté par le Concile Vatican II, est repris par François dans Querida Amazonia lorsqu'il écrit: "Le Concile Vatican II a appelé à cet effort pour inculturer la liturgie parmi les peuples autochtones; plus de cinquante ans se sont écoulés et nous avons encore beaucoup à faire dans ce sens."

 

Mais la transformation pastorale que réclame François ne s'arrête pas seulement aux questions d'ecclésiologie. L'état de la région amazonienne nous appelle à avoir un "sain sentiment d'indignation" pour le tort qui lui est fait.

 

"Les entreprises, nationales et internationales", écrit François, "ne respectent pas le droit des peuples originels à la terre et à ses frontières, à l'autodétermination et au consentement préalable." Les actes d'irrespect envers la région "devraient être appelés pour ce qu'ils sont: l'injustice et le crime."

 

La responsabilité politique de ceux qui contrôlent la région - qui comprend neuf États d'Amérique latine, dont environ 60 % de la forêt tropicale humide se trouve à l'intérieur des frontières du Brésil - est également mise en avant dans Querida Amazonia.

 

Les gouvernements nationaux doivent faire preuve d'un "plus grand sens des responsabilités", car nombre d'entre eux sont largement responsables de la déforestation de la région.

 

Sous le président d'extrême droite du Brésil, Jair Bolsonaro, la déforestation a explosé en Amazonie, les critiques affirmant que ses politiques et sa rhétorique encouragent également les activités illégales dans la région.

 

En octobre 2019, Bolsonaro a accusé le Vatican, et le Synode sur l'Amazonie en particulier, de chercher à "internationaliser" la région, la soustrayant ainsi au "contrôle souverain" du Brésil. Bien que les fonctionnaires du Vatican aient nié à plusieurs reprises cette allégation, et qu'aucune preuve d'un tel plan n'ait jamais fait surface, les critiques et les personnalités proches de Bolsonaro au sommet de l'Église n'ont pas cédé.

 

Dans Querida Amazonia, François mentionne explicitement ce point : "La réponse ne se trouve donc pas dans "l'internationalisation" de la région amazonienne".

 

Mais François met également en garde contre une plus grande culture de la "corruption" qui entoure la région, et qui est la source de beaucoup de ses problèmes. "Les puissants ne se satisfont jamais des profits qu'ils font, et les ressources du pouvoir économique augmentent considérablement grâce aux progrès scientifiques et technologiques", écrit François. De plus, il prévient que la mondialisation ne peut pas risquer de devenir "une nouvelle version du colonialisme".

 

Ce qui émerge de Querida Amazonia est l'appel de François à proposer une approche pastorale de la région amazonienne qui supprime les simplifications et les comportements d'exploitation inhérents au "colonialisme" et, à la place, "apprendre à contempler la région amazonienne" afin de "l'aimer, pas simplement l'utiliser, avec pour résultat que l'amour peut éveiller un intérêt profond et sincère."

 

François cite ensuite Laudato Si, son encyclique de 2015 sur l'écologie, appelant l'Église à "ne pas regarder le monde de l'extérieur mais de l'intérieur, consciente des liens avec lesquels le Père nous a liés à tous les êtres".

 

C'est seulement ainsi que "nous pourrons nous sentir intimement partie prenante et non seulement la défendre ; alors la région amazonienne redeviendra comme une mère pour nous", poursuit François dans Querida Amazonia.

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13 février 2020 4 13 /02 /février /2020 00:00
Fresque représentant Jordain, au couvent dominicain de Worms, en Allemagne

 

À la mort de Saint Dominique († 1221), Jourdain est élu à la tête de l'ordre des Frères prêcheurs. Pourtant, il n'a pris l'habit dominicain que deux ans plus tôt ! 

 

Né en Saxe vers 1190, il étudie les lettres et la théologie à Paris où il mène une vie pieuse. Chaque nuit il va à Notre-Dame pour l'office de matines.

 

Il rejoint en 1219 les frères nouvellement installés au couvent de Saint-Jacques dans un dénuement extrême.

 

En 1221, Saint Dominique le nomme premier provincial de Lombardie et, quelques mois plus tard, il est élu par les Frères pour succéder au Père qui vient de mourir.

 

Fidèle au fondateur, Jourdain donne l'impulsion décisive à l'ordre, le consolide et le gouverne avec zèle et sagesse, multipliant les prédications et les voyages.

 

Il va gouverner l'Ordre seize ans pendant lesquels il attira à la suite de Saint Dominique une multitude de vocations, étudiants et maîtres, séduits par sa parole.

 

Sous son généralat, pas moins de quatre provinces et deux cents quarante couvents sont créés.

 

C'est un homme charitable qui, très jeune, a pris l'habitude de faire une aumône chaque jour au premier pauvre qu'il rencontre. Doux et compatissant avec ses frères, il les corrige avec humour. (1)

 

Un procureur lui ayant demandé d'être relevé de sa charge, il lui répondit :

 

"Mon fils, cette charge a quatre annexes : la négligence, l'impatience, le travail et le mérite ; je vous décharge des deux premières et je vous laisse les deux autres." (2)

 

Il prêche plusieurs carêmes à Paris et à Bologne recrutant ainsi un grand nombre de disciples. (3)

 

Pacifique, il sait aussi se montrer ferme et courageux avec les puissants de ce monde. Ainsi, dans la lutte entre le Sacerdoce et l'empire, Jourdain joue un rôle de premier plan. Pacifique, il est également intrépide quand il le faut, n'hésitant pas à aller au camp de Frédéric II pour lui reprocher sa conduite et l'adjurer de mettre fin au scandale que provoquait son opposition.

 

Pauvre à l'extrême, il aime la compagnie des pauvres. Doux pour les Frères, compatissant à leurs infirmités, il les aide de tout son pouvoir.

 

Il institue à Bologne le chant du Salve Regina après les Complies, coutume qui se répand rapidement en Lombardie, puis dans tout l'Ordre. 

 

Un usage liturgique traditionnel veut qu'on incline la tête en prononçant les noms de Jésus et Marie, par respect pour leurs personnes.

Salve, Regina, mater misericordiæ. Vita, dulcedo et spes nostra, salve. Ad te clamamus, exsules filii Hevæ. Ad te suspiramus, gementes et flentes in hac lacrimarum valle. Eia ergo, Advocata nostra, illos tuos misericordes oculos ad nos converte. Et Jesum, benedictum fructum ventris tui, nobis post hoc exilium ostende. O clemens, o pia, o dulcis Virgo Maria ! Amen.

Salut, Reine, Mère de Miséricorde, notre Vie, notre Douceur, et notre espérance, salut.

Vers toi nous élevons nos cris, pauvres enfants d'Ève exilés.

Vers toi nous soupirons, gémissant et pleurant dans cette vallée de larmes.

Tourne donc, ô notre Avocate, tes yeux miséricordieux vers nous.

Et, Jésus, le fruit béni de tes entrailles, montre-le nous après cet exil.

Ô clémente, ô pieuse, ô douce Vierge Marie ! Amen.

 

 

En 1237, au retour d'une visite à ses frères en Terre sainte, il périt dans un naufrage au large de la Syrie. Il n'a pas 50 ans.

 

Raymond de Peñafort prend sa suite comme maître général des Dominicains.

 

Nous avons gardé ses lettres à soeur Diane d'Andalo, fondatrice du monastère de Bologne:

 

"Le temps dont je dispose à présent est trop court pour que je t'écrive, ainsi qu’il me serait doux, une de ces lettres comme tu les aimes. Cependant je t'écris, et je t'envoie le Verbe abrégé, fait tout petit dans la crèche, qui pour nous s'est incarné : Verbe de salut et de grâce, Verbe de douceur et de gloire, Verbe qui est le très bon, le très suave Jésus-Christ; et Jésus-Christ crucifié, exalté sur la Croix et élevé à la droite du Père.

 

"C'est ce Verbe qu'il faut relire dans ton cœur, repasser dans ton esprit: c'est la douceur qu'il faut avoir en ta bouche comme celle du miel. C'est ce Verbe qu'il faut méditer sans cesse, sans cesse rouler dans ta pensée: qu'Il demeure en toi, et habite toujours en toi." (4)

 

Jourdain de Saxe est aujourd'hui vénéré comme le patron des vocations dominicaines ; béatifié en 1825 par le pape Léon XII, il est fêté le 13 février, jour anniversaire de sa mort. (5)

 

Jourdain de Saxe est aujourd'hui vénéré comme le patron des vocations Dominicaines.

Sources: (1) Missel du Dimanche 2020, Nouvelle traduction liturgique, Année A, Artège Bayard Éditions, p. 188 ; (2) Reflexion chrétienne ; (3) Nominis ; (4) Extrait d’une lettre du bienheureux Jourdain de Saxe, Dominicaines d'Estavayer-le-Lac ; (5) Wikipedia

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11 février 2020 2 11 /02 /février /2020 00:00

 

Saint Séverin naquit en Bourgogne, vers le milieu du Ve siècle. Devenu religieux très tôt, il s'adonna au jeûne et à la prière au monastère d'Agaune à Saint-Maurice en Valais (Suisse), dont il devint abbé, et qu'il gouverna pendant plusieurs années avec autant de sagesse que de prudence. 

 

Le roi Clovis, informé qu'un grand nombre de malades recouvraient tous les jours la santé par la vertu des prières de Séverin, l'envoya chercher, en 504, pour obtenir la guérison d'une fièvre opiniâtre dont l'art des plus habiles médecins n'avait pu le délivrer. Le saint partit après avoir pris congé de ses moines, auxquels il annonça qu'ils ne le reverraient plus.

 

A Nevers, il guérit Eulalius, évêque de cette ville, lequel était devenu sourd et muet. Il rendit la santé à un lépreux qu'il rencontra aux portes de Paris. Arrivé chez le roi, il le couvrit de son habit, et la fièvre le quitta aussitôt. (1) Séverin refusa rémunérations et cadeaux mais demanda l'ouverture des prisons et le soulagement des pauvres. Puis Séverin et les compagnons reprirent le chemin du retour. (2)

 

Le prince pour témoigner à Dieu sa reconnaissance, fit distribuer aux pauvres d'abondantes aumônes et mit effectivement tous les prisonniers en liberté.

 

Séverin, jugeant que sa présence n'était plus nécessaire à Paris, reprit le chemin de son monastère. Il était pas loin de Castrum Nantonis (Château-Landon, aujourd'hui en Seine-et-Marne), qui était alors dans le diocèse de Sens. Arrivé au lieudit "la Croix du Bourdon" il dit à ses compagnons : "Ici sera mon repos éternel". Deux saints prêtres anachorètes y servaient Dieu dans un petit oratoire qu'ils s'étaient bâti à l'écart, au lieu-dit "la montagne de Château-Landon" (3). Il les pria de le recevoir chez eux. Un ermitage fut aménagé dans la partie est de l'éperon rocheux ainsi qu'une petite église en bois. Et, après les avoir édifiés par l'éclat de ses vertus, il mourut le 11 février 507.

 

Inhumé dans la chapelle, Héraclius, archevêque de Sens prévenu, alerta lui-même Clovis. Il insista auprès du roi pour faire construire une église à dédier à ce saint qui lui avait si justement rendu la santé. Mais Clovis mourut à son tour quatre ans plus tard sans avoir pu tenir ses engagements.

 

C'est le fils de Clovis, Childebert Ier qui régna sur le Gâtinais à partir de 524 qui exauça enfin le voeu de Clovis en 545. L'église de Château-Landon fut consacrée par saint Léon en 558. (4) Styles carolingien, pré romain, romain, gothique s’y côtoient. Elle a été classée Monuments historiques en 1840.(5)

 

De nombreux miracles vinrent attester de la faveur de l’higoumène Séverin auprès du Seigneur.

 

Par la suite, ce fut un lieu de pélerinage annuel et des bâtiments conventuels furent rattachés à l'église qui abrita une petite communauté de religieux en 558.
 

Saint Eloi fit une châsse en argent massif. pour y déposer les reliques de Séverin. Elles y furent déposées en 636. D'une grande valeur, ce reliquaire, attisa de nombreuses convoitises au cours des siècles.

 

Les abbés, pour protéger le reliquaire avaient pris l'habitude lorsqu'un danger menaçait l'abbaye de le cacher à l'intérieur des murs de la ville. C'est ainsi que, lors de l'invasion des Saxons, il put être sauvé alors que l'abbaye disparaissait dans les flammes. En remerciement, une église fut construite à l'endroit même de la cachette en 774 et prit le nom de Saint Etienne.

 

L'Abbaye royale de Saint-Séverin (photo-ci-dessous) fondée au VIe siècle autour de l'église mérovingienne de Chateau-Landon (77) fut incendiée par les Saxons deux siècles plus tard; et au IXe siècle, par les Normands. (6)

 

http://upload.wikimedia.org/wikipedia/commons/thumb/8/8f/Abbaye_Saint-S%C3%A9verin_(1).jpg/700px-Abbaye_Saint-S%C3%A9verin_(1).jpg

L'Abbaye Royale de Saint-Séverin, Château-Landon.

 

http://www.patrimoine-histoire.fr/images/Patrimoine/Paris/eStSeverin/ParSS01.JPG

Eglise Saint-Séverin, Paris

 

L'église Saint-Séverin à Paris, détruite par les Vikings au IXe siècle, fut reconstruite au XIe siècle. Elle est gothique, belles gargouilles en façade extérieure. Portail principal du XIIIe. (7)

 

A la fin XIIe siècle, l'Université de Paris, créée par Philippe Auguste, attire maîtres et étudiants de toute l'Europe. L'Ile de la Cité est surpeuplée ; la rive gauche les accueille. Avec l'église Saint-Julien, Saint-Séverin devient la paroisse des étudiants et le siège des assemblées générales de l'Université.

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Saint-Séverin, Eglise de Chateau-Landon (77)
Armes de l'Universite de paris, Devise Hic et ubique terrarum, Ici et partout sur la terre

Armes de l'Universite de paris, Devise Hic et ubique terrarum, Ici et partout sur la terre

Vers 1230, on décide de construire plus grand ; un nouveau sanctuaire est élevé. L’une de ses cloches, a été fondue en 1412, ce qui en fait la plus vieille de Paris.

 

Un incendie détruisit une partie du sanctuaire vers 1448. Mais la guerre de Cent Ans s'achevait bientôt par une victoire totale des troupes françaises (hormis Calais, tout le territoire était libéré) et une reprise économique s'amorça. (8)

 

Saint-Séverin sera rebâtie avec une certaine magnificence ; le chantier se poursuivit jusqu'au XVIIe siècle.

 

http://upload.wikimedia.org/wikipedia/commons/thumb/5/51/Eglise_St_S%C3%A9verin_portail_St_Martin.JPG/450px-Eglise_St_S%C3%A9verin_portail_St_Martin.JPGL’intérieur de l’église contient des vitraux gothiques. La construction du chœur en marbre a été financée par la duchesse Anne de Montpensier, cousine de Louis XIV. 

Une chapelle a été ajoutée par Mansart sur le côté droit de l’église.

Une partie de l’intérêt architectural de l’église réside aussi dans son ancien cimetière paroissial.


La Révolution ne l'endommagea pas. Si Saint-Julien, toute proche, devint magasin à sel, Saint-Séverin devint dépôt de poudre, puis entrepôt de fourrage et de cloches. L'église fut rendue au culte en 1803. Si vous visitez Paris, ne manquez pas cette église magnifique avec sa superbe verrière, ses double-collatéraux et son double déambulatoire. Tout cela nous vient tout droit du XVe siècle.

 

On le fête le 11 février. (9)

 

Sources:

 

(1) Vie des Saints pour tous les jours de l'année avec une pratique de piété pour chaque jour et des instructions sur les fêtes mobiles, Alfred Mame et Fils éditeurs, Tours 1867, p. 42.

(2) http://www.loisirsengatinais.com/fiche.php?nb_rec=61&nb_rec_fiche=1089&langue= 

(3) http://www.france-voyage.com/communes/chateau-landon-30836.htm

(4) http://www.panoramio.com/photo/22898522

(5) http://www.mairie-chateau-landon.fr/curiosites.php

(6) http://foter.com/f/photo/3580915011/476a0780dc/

(7) http://www.evous.fr/Eglise-Saint-Severin,1119785.html

(8) http://www.patrimoine-histoire.fr/Patrimoine/Paris/Paris-Saint-Severin.htm

(9) Séverin d'Agaune, Wikipedia

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10 février 2020 1 10 /02 /février /2020 09:00

Merci à Famille chrétienne du 3 février 2020 (n° 2195) pour cette merveilleuse nouvelle : l'édition du Missel français 2021 « à paraître en novembre prochain » réintroduit les mentions du missel rénové de 1969 (missel de Paul VI) selon lesquelles à certains moments le prêtre doit se tourner vers l’assemblée, et que donc la messe doit se célébrer ad orientem. Traduisez « tournés vers Dieu ». Célébrer la messe face au peuple est une simple permission :

Source: https://www.famillechretienne.fr/vie-chretienne/liturgie/ils-celebrent-la-messe-vers-l-orient-269032

Source: https://www.famillechretienne.fr/vie-chretienne/liturgie/ils-celebrent-la-messe-vers-l-orient-269032

Ces prêtres qui célèbrent en français tournés vers l'Orient

 

Joseph Ratzinger

• « La prière vers l’orient est de tradition depuis l’origine du christianisme, elle exprime la spécificité de la synthèse chrétienne, qui intègre cosmos et Histoire, passé et monde à venir dans la célébration du mystère du Salut. »

• « Dans la prière vers l’orient, nous exprimons donc notre fidélité au don reçu dans l’Incarnation et l’élan de notre marche vers le second avènement. »

 

Extraits de L’Esprit de la liturgie, Ad Solem, 2001.

 

Des prêtres diocésains disent parfois la messe en direction de l’est. Ils nous expliquent les raisons de ce choix.

 

lls ne sont pas « tradis », n’ont pas adopté la forme extraordinaire du rite romain, mais célèbrent pourtant de temps à autre la messe ad orientem. Traduisez « tournés vers Dieu ». D’aucuns disent « dos au peuple » 

 

« Je célèbre habituellement la messe face au peuple, mais j’ai toujours considéré que c’était naturel de célébrer vers l’orient », indique l’abbé Vincent de Mello, aumônier du patronage du Bon Conseil à Paris. « Je le fais systématiquement pour certaines messes : celle de l’aurore, à Noël, celle de l’Ascension, pour signifier que nous sommes tournés vers le Christ monté en gloire et que notre vocation est d’aller au Ciel, et lorsque c’est la fête d’un saint représenté sur la mosaïque placée derrière l’autel de la chapelle. » Mgr Dominique Rey, évêque de Fréjus-Toulon, déclare célébrer « assez régulièrement » la messe ad orientem dans les églises de son diocèse, selon l’emplacement de l’autel qui s’y trouve :

 

« À travers cette disposition, je signifie que le prêtre et la communauté sont dirigés dans la même direction qu’est le Christ. »

 

Tandis que, pour prier, les juifs et les musulmans se tournent vers un lieu spirituel (Jérusalem, La Mecque), les chrétiens ont pris l’habitude de se tourner vers l’orient, d’où, selon les Écritures, le Christ est venu sur Terre et d’où Il reviendra. « Comme l’éclair part de l’orient et brille jusqu’à l’occident, ainsi sera la venue du Fils de l’homme », nous dit saint Mathieu (24, 27).

 

Sur la base notamment d’une interprétation de la « participation active » des fidèles, souhaitée par Vatican II (Constitution sur la sainte liturgie Sacrosanctum Concilium, 1963), cette pratique de célébrer la messe vers l’orient a été très largement abandonnée dans l’Église catholique après le Concile.

 

Abandonnée, mais pas abolie, nuance l’abbé de Mello. « Après le concile, l’Église n’a pas absolutisé une manière de faire.

 

Célébrer face au peuple est une permission.

 

Dans le missel rénové de 1969, les rubriques précisent qu’à certains moments le prêtre doit se tourner vers l’assemblée, ce qui signifie que la messe doit être célébrée dos au peuple. Ce sont les éditions françaises successives du missel romain qui ont supprimé ces mentions, mais je constate qu’elles ont été réintroduites dans l’édition du missel à paraître en novembre prochain. »

 

Fondateur de la communauté Aïn Karem et auteur d’une Initiation à la liturgie romaine (Ad Solem), le Père Michel Gitton explique que la célébration ad orientem est très ancienne et que les premières églises étaient déjà orientées vers l’est. « Cela a été remis en cause dans les années 1930 par le Mouvement liturgique sur la base d’études sans doute incomplètes montrant que le prêtre était tourné vers le peuple dans les premiers temps de l’Église. Certains ont alors commencé à célébrer face au peuple. Le concile Vatican II n’a pas tranché cette question, mais cette nouvelle pratique s’est généralisée dans les années qui l’ont suivi, avant que l’on retrouve, notamment sous l’influence du cardinal Joseph Ratzinger, l’importance de la célébration versus dominum. »

 

En 2016, le cardinal Robert Sarah, préfet pour la Congrégation pour le culte divin et la discipline des sacrements, a invité les prêtres à « retourner aussi vite que possible à une orientation [...] vers l’est ou du moins vers l’abside [...] dans toutes les parties du rite où l’on s’adresse au Seigneur ».

 

Source: Diakonos.be facebook / Famille Chrétienne

 

Note du blog Christ-Roi. En 1992, le Cardinal Ratzinger rédigea une préface pour le livre de Mgr Klaus Gamber «Tournés vers le Seigneur», dans laquelle il écrit :

 

« L'orientation de la prière commune aux prêtres et aux fidèles - dont la forme symbolique était généralement en direction de l'est, c'est-à-dire du soleil levant - était conçue comme un regard tourné vers le Seigneur, vers le soleil véritable. Il y a dans la liturgie une anticipation de son retour; prêtre et fidèles vont à sa rencontre. Cette orientation de la prière exprime le caractère théocentrique de la liturgie; elle obéit à la monition : Tournons-nous vers le Seigneur !»

 

 

L'édition du Missel français 2021 réintroduit les mentions du missel rénové (Paul VI) de 1969 selon lesquelles à certains moments le prêtre doit se tourner vers l’assemblée
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9 février 2020 7 09 /02 /février /2020 18:54

À propos de l'émission de Co2 d'origine humaine dans l'atmosphère, le milliardaire Bill Gates propose d'utiliser les vaccins et la "santé reproductive", pour réduire la population mondiale de 10 à 15%. 

 

Un Bill Gates dont la richesse dépasse le PIB de nations n'aurait pas existé avant 1789, un temps où l'enrichissement indéfini était considéré comme suspect parmi la noblesse et où l'enrichissement d'un Nicolas Fouquet pouvait provoquer le déclenchement d'une procédure de destitution et de déchéance de la noblesse, qu'on appelait la "dérogeance" (le commerce était d'ailleurs interdit à la noblesse). Depuis 1789, il y a la "liberté" (l'homme était considéré chez nous comme naissant libre "selon le droit de nature" depuis un édit de Louis X en 1315... Et un esclave était considéré comme affranchi du seul fait qu'il mettait le pied sur le sol français métropolitain. Rien de nouveau donc du côté de la liberté), mais la liberté de 1789 présuppose l'inégalité économique pour tout le monde... D'où des écarts de richesse... entre les plus riches et les plus pauvres... qui ne font que croître. L'hyper-classe née de 1789, arrivée à la super-puissance politique veut maintenant éradiquer les sans-dents. Voyez aussi le monument maçonnique des "Georgia Guidestones" où est inscrit en programme la diminution de la population mondiale.

 

Première citation :

"L'une des incantations républicaines consiste à faire croire que la République a apporté l'égalité entre les citoyens. ... [J]e ne suis pas certain que les inégalités aient été plus criantes sous Louis XVI que sous notre république. Précisément parce que l'institution de la noblesse, cet ordre prestigieux auquel toute famille désireuse de se hisser dans la société rêvait d'accéder, empêchait par là même qu'elles continuent à s'enrichir interminablement. Un Bill Gates était inimaginable à l'époque, ces fortunes qui dépassent la richesse de nombreuses nations n'existaient pas... Rien de plus politique que d'arrêter, par un moyen aussi puissant que volontaire, par le motif de l'honneur, l'accroissement immodéré des richesses dans les mêmes mains (BONALD, La Vraie révolution, 1818). Ainsi l'institution de la noblesse empêchait-elle la constitution de fortunes insensées, aberrantes, outrancières, et ce n'est pas le moindre paradoxe que de voir dans l'ancienne monarchie un monde mieux armé pour prévenir ces aberrations. (Yves-Marie ADELINE, Le Royalisme en question, 1792-2002, Perspectives pour le XXIe siècle, L'Âge d'Homme - Editions de Paris, Libres Mobiles, 2e édition corrigée, Paris 2002, p. 96-97).

 

Deuxième citation sur ce sujet :

"La noblesse peut se perdre par déchéance à la suite d'une condamnation infamante. ... Elle se perd encore par dérogeance, lorsqu'un noble est convaincu d'avoir exercé métier roturier ou un trafic quelconque : il lui est interdit de sortir du rôle qui lui est dévolu, et il ne doit pas non plus chercher à s'enrichir..." (Régine PERNOUD, Lumière du Moyen Âge, Grasset, Paris 1981, p. 39-40).

 

Ci-dessous une video du professeur Didier Raoult sur les vaccins. Citations :  

"Je suis extrêmement réservé sur les interventions politiques. La pire que j'ai vue, c'est l'intervention de Bernard Kouchner sur l'hépatite B, ou l'intervention de Roselyne Bachelot pour H1N1."

"La confiance (dans le gouvernement) s'érode... parce que plus personne ne comprend l'intérêt d'un certain nombre de vaccins, puisque on ne voit pas de stratégies vaccinales autour des maladies qui existent. La poliomyélite, ce n'est pas inintéressant mais il n'y en a plus en Europe depuis 40 ans. Pas plus que de diphtérie. Et il doit y avoir un mort par an de tétanos. La stratégie de vaccination des nourrissons pour méningocoque C, c'est un mort par an. [...] (En revanche) Il y a une stratégie vaccinale à avoir pour la grippe. Cela, c'est une priorité de santé publique parce que l'on parle de millions de cas par an, et de milliers de morts par an. [...] La varicelle, c'est une maladie qui frappe environ 7000 personnes par an, il y a plus de morts avec la varicelle qu'avec la rougeole. Pourquoi donc personne ne parle de vaccination contre la varicelle ? La poliomyélite est en voie d'éradication totale et on ne parle pas de la grippe qui en tue 20 000 par an en France."

"La diphtérie : il n'y a plus de cas en France depuis 30 ans. Pas la peine d'injecter le vaccin à un bébé de trois mois !"

"Le tétanos non plus. En plus le tétanos, qui a totalement disparu, n'est pas une maladie contagieuse."

"Il y a trois virus de polio. Le virus de la poliomyélite 1 est totalement éradiqué, il n'existe plus. [...] Les seules poliomyélites (méningites) depuis 30 ans en Europe sont des poliomyélites liées au vaccin, à un revertant vaccinal. Le vaccin était tolérable quand il y avait un risque. À partir du moment où il n'y a plus de risque, il n'y a pas de bénéfice."

"Le virus de poliomyélite 2, il n'y a plus de cas naturel déclaré dans le monde depuis plusieurs années. Donc il reste le virus de poliomyélite 3, qui n'existe plus que dans trois pays, l'Afghanistan, le Pakistan, et le Nigéria, pour des raisons politiques de refus vaccinal. Des réseaux islamistes y propagent l'idée que le vaccin est fait pour stériliser les gens et que c'est des thérapeutiques occidentales."

"Le vaccin contre le polio3 pour des nourrissons en France n'a aucun sens."

"Actuellement le vaccin antipoliomyélitique n'a pas d'intérêt."

"Coqueluche. Oui il faut le faire, surtout pour les femmes enceintes."

"L'hépatite B a été une gestion politique qui a amené la France à une situation catastrophique, on était le pays de l'OCDE pour lequel on vaccinait le moins. C'était devenu une question clivante entre les gens de gauche qui pensait que c'était une manipulation de l'industrie pharmaceutique et les gens de droite qui disaient que c'était bien. Aujourd'hui, le nombre d'hépatite B chez les Français est assez bas, entre 120 à 150 cas diagnostiqués, ce qui représente environ 700 cas. On l'attrape par les rapports sexuels essentiellement, et par les piqûres, un peu moins. [...] Or il y a des coïncidences entre vaccins contre l'hépatite B et scléroses en plaques."

"La pneumonie est une cause de mortalité très importante. Le vaccin pneumocoque couvre la plupart des problèmes (otites, sinusites, etc.). Il y a des maladies fréquentes. Pneumonie, haemophilus, c'est contre celles-là qu'il faut se mobiliser. Les maladies qui sont en train de disparaître, ce n'est pas la peine de faire des obligations pour elles."

"Les effets secondaires ne sont pas répertoriés en France au sein d'un registre comme aux États-Unis."

"La solution à tout n'est pas le vaccin. Il y a des maladies pour lesquelles les vaccins ne sont pas efficaces : le sida, le paludisme, tuberculose. Le bcg n'est donc pas efficace."

"Il y a des vaccins dangereux. Le vaccin contre la dengue, avec des risques de mutants résistants. Les vaccins ne sont donc pas la panacée définitive."

"Une des premières causes de mortalité en France par infection, vous n'en avez probablement jamais entendu parler, c'est clostridium difficile, qui tue 2500 personnes par an en France, diagnostiqués, 30 000 par an en Europe, et 30 000 par an aux Etats-Unis, et pour cela il y a des mesures à prendre en particulier arrêter la prescription de deux groupes d'antibiotiques."

"Toutes les maladies émergentes qui font le buzz depuis 20 ans sur internet, cela n'a pas tué quinze personnes en tout en France."

 

Le professeur Didier Raoult est le scientifique européen qui compte le plus de publications scientifiques à son actif. Il a reçu Prévention santé à l'institut hospitalo-universitaire Méditerranée Infection qu'il dirige à Marseille. Il vient de publier un livre intitulé "La vérité sur les vaccins" aux éditions Michel Lafon. Lors de cet entretien de 55 minutes, le Professeur Raoult nous apporte son éclairage sans langue de bois sur la politique vaccinale du gouvernement. Pour lui, l'obligation ne se justifie pas et 6 vaccins sur les 11 sont inutiles. Une interview iconoclaste et exhaustive, du meilleur connaisseur des maladies infectieuses en France que nous vous faisons découvrir en exclusivité sur notre média.

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8 février 2020 6 08 /02 /février /2020 12:33

Quelques belles remarques ont été faites sur la monarchie d'Ancien Régime et celle du Moyen-Âge, en France, dans l'émission de Christine Kelly, sur la chaîne C News, dans l'émission "Facealinfo" du lundi au jeudi à 19h. 

À propos de la date du 6 février 1778, date où fut signé à Versailles avec Louis XVI le "traité d'alliance franco-américaine", l'émission de Christine Kelly rappelle ce traité célébrant l'amitié entre les États-Unis et la France. 

Les développements intéressants sont ceux d'Éric Zemmour sur Philippe II Auguste en réponse à l'économiste libéral Jean-Marc Daniel, partisan du modèle anglo-saxon, et ceux de Marc Menant, journaliste CNews, sur Louis XVI et Beaumarchais, faisant une description baroque merveilleuse de cette société d'Ancien Régime qui vit la France être à l'origine de la puissance américaine.

Extraits

 

Marc Menant :

 

"Il est vrai que ce sont les circonstances et le destin qui l'avaient désigné (Louis XVI). Il n'avait jamais ambitionné de se retrouver sur le trône. Et cet homme-là (Louis XVI) était un compagnon des livres, était un compagnon de la sciences. Il s'émerveillait dans cette époque où à chaque instant il y avait une trouvaille, à chaque instant on voyait le monde sortir de la terre pour s'ouvrir toutes les conquêtes du progrès. Et bien, lui, il cherchait les expériences. Cela le rendait peut-être taciturne. Au point que cet homme-là (Louis XVI) ne parlait pas beaucoup. Quand il arrivait au conseil des ministres, c'était le silence le plus absolu, l'oeil rêveur. Et à ses côtés, son vieux maître, Maurepas, qui était là, lui susurrait quelques mots à l'oreille, et il prenait la décision. 

 

Alors là, en ce jour-là 6 février 1778, était-ce Maurepas ? Que nenni.

 

[- Pourtant il en a fait faire des bêtises, Maurepas, interjette Éric Zemmour (Maurepas destitué en 1749 par Louis XV, fut rappelé par Louis XVI. Mal conseillé par Maurepas, Louis XVI congédia Maupéou et Terray, à l'origine du "coup de majesté" de 1770, et restaura les Parlements et leur puissance de blocage des réformes (notamment d'égalité devant l'impôt...), au nom de la défense des privilèges.) NdCR.]

 

- Oui, on est d'accord, poursuit Marc Menant. Mais cela fait quatre ans qu'il est donc à la tête de notre nation. Et en coulisses, il y a un homme qui s'active, [...] monsieur Pierre-Augustin Caron (de Beaumarchais). [...] Son père est horloger. Et à 21 ans, il invente la montre révolutionnaire, celle qui marche à la seconde près. Et cela va lui valoir d'être nommé horloger du roi; on est sous Louis XV. [...] Louis XV remarque ce personnage et le délègue comme espion à Londres, et le voilà à l'affût de toutes informations, sa plume qui s'agite, et c'est comme cela qu'il apprend ce qui se trame là-bas États-Unis, qui ne sont pas encore les États-Unis, mais qui vont le devenir. Et c'est ainsi qu'il alerte le roi (Louis XVI) et qu'il lui dit qu'il faut prendre des initiatives. Et lui-même investit des sommes énormes. Il achète des armes, il achète des bateaux, il paye des équipages, il fait en sorte qu'il y ait des hommes qui puissent mener la troupe, parce que ceux qui se rebellent (en Amérique), ce ne sont pas des militaires, et donc il faut les former. Et c'est lui qui paye tout cela à 9/10e et il demande 1/10e au roi. Et c'est comme cela que Louis XVI qui succède à son grand-père se retrouve en connivence avec Beaumarchais. Il le maintient en place. Et quand Beaumarchais lui dit voilà l'accord, il faut le signer, Louis XVI n'hésite pas une seconde."

 

Lire: Les réformes de Louis XVI, qui le premier, employa l'expression de "justice sociale"

Un peu plus loin dans cette émission, un passage intéressant est à noter sur l'opposition entre le modèle universaliste égalitariste français et le modèle oligarchique anglo-saxon.

 

Jean-Marc Daniel, défenseur du libéralisme anglo-saxon, affirme qu'"effectivement, ils (les Anglais) se sont opposés à tous les projets européens qui étaient des projets impérialistes; ils se sont opposés à Philippe II, ils se sont opposés à Louis XIV, ils se sont opposés à Napoléon. Et je pense qu'ils ont eu raison parce qu'ils s'y sont opposés au nom d'une vision de la vie."

 

"Si on revient à la Magna Carta (1215) de Jean sans Terre, poursuit Jean-Marc Daniel, il y a trois idées force dans cette charte. Il y a l'habeas corpus : personne ne peut contester que c'est un progrès de la démocratie, de la liberté de l'homme, le fait que les impôts doivent être contrôlés par des représentants du peuple (principe du consentement à l'impôt qui existait également chez nous sous les Valois pendant les troubles de la Guerre de Cents ans lors des Etats généraux du royaume. Ndlr.), et la troisième chose, il était marqué que les marchands en Angleterre n'auraient pas de péage à payer. C'est-à-dire que le fondement de la civilisation britannique c'est la démocratie, le respect de la liberté et la liberté de commerce. Et c'est un projet qui s'est opposé à Philippe II, à tout un tas de gens, qui, au contraire, avaient un projet liberticide et qui était un projet de régression sur le plan économique.

 

Note du blog Christ-Roi. Or, « aucune nation, aucune démocratie ne peut écrire sa propre histoire sans reconnaître à la France une dette ou une influence directe. » (Théodore Zeldin, Histoire des passions françaises, 1848-1945, tome 5, Points Histoire, Paris-Mesnil 1981, p. 446.)

 

Lire : Les Plantagenêt et l'influence française en Angleterre...

 

Et un peu plus loin dans l'émission, Jean-marc Daniel ajoute : "Il vaut mieux les Anglais à Philippe II ou Napoléon Ier." Ce à quoi s'oppose Éric Zemmour,  qui répond : "Et bien non, et c'est cela la différence entre nous. Moi je préfère Napoléon, parce que c'est la France qui domine. Et pas l'Angleterre. [...] Vous, vous pensez d'abord à l'individu, moi je pense d'abord à la nation. Je suis plus gaullien que vous."

 

Voici le texte de la réponse magnifique d'Éric Zemmour (à partir de la 36e minute) qui corrige l'économiste :

 

"Deux points, un historique, et un aujourd'hui.

Le roi Philippe II Auguste après la bataille de Bouvines (27 juillet 1214)

Nous refaisons la vieille querelle qui a été faite au XVIIIe siècle, entre Voltaire et Rousseau, et Rousseau expliquant très bien que les Anglais votent un jour et que le reste du temps ils sont tyrannisés par une aristocratie inégalitaire qui domine le pays. En vérité, ce n'est pas la démocratie qu'a inventé l'Angleterre, c'est l'oligarchie ! Et l'oligarchie anglaise, effectivement, vous avez raison de le noter, n'a jamais supporter les tendances égalitaristes françaises...

 

Lire en 2014 : "Le 800e anniversaire de la bataille de Bouvines embarrasse l'Oligarchie"...

 

Et c'est cela la vérité : sous couvert de 'liberté' (habeas corpus de 1215), ils (les barons anglais) ont fait passé leurs intérêts de commerçants et leurs intérêts particuliers d'aristocratie, qui ne supportaient pas les discours égalitaires et la domination de la France sur l'Europe.

 

[NdCR. La Magna carta britannique de 1215 n'a pas été écrite par le peuple mais par les barons, qui sous couvert de défendre le peuple ne défendaient en réalité que leurs intérêts oligarchiques, exactement comme nos parlementaires d'Ancien Régime qui s'opposèrent pendant un siècle (jusqu'en 1789) aux tentatives royales de réforme de l'impôt pour plus d'égalité].

 

Deuxièmement, pour aujourd'hui. C'est de l'Acte unique (1986) que naît la catastrophe. À partir de ce moment-là on est rentré dans des systèmes globaux de libre-échange - on l'appelle la mondialisation aujourd'hui, l'OMC, d'ailleurs c'est ce qui permet à l'Angleterre de dire (après le Brexit) qu'elle va pouvoir aisément commercer en-dehors de l'Europe, et elle a raison là-dessus.

 

Alors vous dites, cela a amélioré le pouvoir d'achat des gens. Oui, mais à quel prix ? Au prix des industries qui ont été détruites du fait des délocalisations dans les pays d'Asie (au prix d'un environnement qui a été détruit également. Ndlr.). Les gens peuvent payer moins cher les produits en grandes surfaces. Oui, mais leurs produits sont mauvais pour la santé, et en plus ils ont perdu leur boulot ! Quel résultat ! Mais, c'est un choix. Vous avez raison, avec l'Angleterre, c'est toujours le même choix, vous avez le choix entre la liberté et l'oligarchie ou un régime plus égalitaire. C'est toujours le même discussion éternelle !" (Fin de citation)

 

Cf. Voir l'impasse des droits de l'homme" de 1789 : la contradiction entre la liberté et l'égalité.

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3 février 2020 1 03 /02 /février /2020 23:11

En raison des nombreux cas signalés de déshonneur envers l'Eucharistie qui ont été associés à la réception de l'Eucharistie dans les mains, il est temps de revenir à la méthode la plus respectueuse de recevoir l'Eucharistie, à savoir sur la langue.

Mgr Lwanga, archevêque catholique de Kampala

Il s'agit de Mgr Lwanga, et cela se passe en Ouganda!

 

''L'archevêque catholique de Kampala, Mgr Cyprian Kizito Lwanga, a ordonné qu'aucun catholique n'était autorisé à recevoir la Sainte Communion dans la main.

 

(…)

 

Les directives sont contenues dans un décret qu'il a publié ce samedi, le 1er février 2020, à la suite d'une réunion de haut niveau avec le clergé et les comités de direction des paroisses de la cathédrale de Rubaga à Kampala. (…)

 

Auparavant, les catholiques recevaient l'Eucharistie sur la paume de la main ou directement dans la bouche. Mais, en vertu du nouveau décret, le prêtre ne sera autorisé à distribuer la Sainte Eucharistie que dans la bouche. L'archevêque Lwanga a déclaré que la mesure est conforme aux normes liturgiques et canoniques de l'Église universelle en vertu du droit canonique.

 

''Désormais, il est interdit de distribuer ou de recevoir la Sainte Communion dans les mains. La Mère Église nous enjoint de célébrer la Très Sainte Eucharistie avec la plus grande révérence (Can. 898). En raison des nombreux cas signalés de déshonneur envers l'Eucharistie qui ont été associés à la réception de l'Eucharistie dans les mains, il est temps de revenir à la méthode la plus respectueuse de recevoir l'Eucharistie, à savoir sur la langue'', lit-on en partie dans la lettre du décret.

 

(…)

 

L'archevêque Lwanga met également en garde ceux qui cohabitent car ils ne peuvent pas recevoir la sainte communion.

 

«En suivant les normes claires du Can. 915, il faut réaffirmer que ceux qui vivent en cohabitation illicite et ceux qui persistent dans un péché grave et manifeste ne peuvent être admis à la sainte communion. De plus, afin d'éviter le scandale, l'Eucharistie ne doit pas être célébrée dans les foyers des personnes qui vivent dans une telle situation », lit-on en partie dans sa lettre.

 

Il a également été demandé aux prêtres d'éviter de permettre aux laïcs de distribuer la sainte communion pendant la messe.

 

«Selon la loi de l'Église, le ministre ordinaire de la Sainte Communion est l'évêque, le prêtre ou le diacre (Can. 910: 91). Compte tenu de cette norme, il est interdit à un membre des fidèles qui n'a pas été désigné comme ministre extraordinaire de la Communion (Can. 910§2) par l'autorité ecclésiastique compétente de distribuer la Sainte Communion. De plus, avant de distribuer la sainte communion, le ministre extraordinaire doit d'abord recevoir la sainte communion du ministre ordinaire (…).

 

Voici le texte (en anglais) du décret:

 

Source: ICI

En français : Le Forum catholique 

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26 janvier 2020 7 26 /01 /janvier /2020 20:22

Professeur Didier Raoult, une épidémie de coronavirus fait l'actualité en Chine. Doit-on craindre quelque chose ?

Interrogé par Yanis Roussel, étudiant en thèse de science à l'IHU Méditerranée Infection, le Professeur Didier Raoult, Directeur de l'IHU Méditerranée Infection, répond ainsi à la question :

 

"Vous savez, c'est un monde de fous. Moi ce qui se passe, le fait que des gens soient morts de coronavirus en Chine, je ne me sens pas tellement concerné. Pour vous dire la vérité, on estime qu'il y a entre six et sept morts par les coronavirus qui circulent en Europe par an, à Marseille. Comme on soigne à peu près 1% de la population, cela veut dire qu'il y en a environ probablement 600 par an qui sont morts en France. Personne n'en parle ! 

 

"Là, on vient d'avoir une réunion sur le virus respiratoire syncytial, qui tue en moyenne depuis quelques années 19 personnes par an. Ce qui veut dire qu'il y a vraisemblablement 1900 personnes qui en meurent par an en France, et dont personne ne parlent. Et donc le monde est devenu complètement fou. C'est-à-dire qu'il se passe un truc où il y a trois morts, cela fait une affaire mondiale, l'OMS s'en mêle, cela passe à la radio, à la télévision. S'il y a un bus qui tombe au Pérou, on va dire que les accidents de la route tuent de plus en plus. Tout cela est fou. Il n'y a plus aucune lucidité. Et alors, en particulier pour les maladies infectieuses, parce que les maladies infectieuses sont des maladies d'écosystème, vous n'avez pas les mêmes  maladies dans les zones inter-tropicales humides, s'il y a des moustiques ou s'il n'y en a pas. Ainsi, pendant l'hiver il n'y a pas de moustiques et les maladies transmises par les moustiques sont des maladies d'importation qui peuvent donner quelques cas secondaires mais qui ne s'implantent pas. Si vous ne touchez pas le sang de gens morts d'Ebola, la chance que vous attrapiez Ebola est proche de zéro. Or, l'on ressort Ebola tous les quatre cinq ans... Et donc si à chaque fois qu'il y a une maladie dans le monde on se demande si en France on va avoir la même chose, cela devient complètement délirant. On ne peut pas s'occuper des maladies qui existent et on regarde ce qui se passe en Chine ! 

 

"Ce qui se passe actuellement en Chine, c'est tellement dérisoire que cela en est hallucinant ! Il n'y a plus aucune connexion entre l'information et la réalité du risque. C'est totalement délirant.

 

"[...] Les débuts de la grande dérive de l'OMS cela a été quand une chinoise spécialiste de la grippe aviaire qui est arrivée à la tête de l'OMS et qui essayé de persuader le monde entier que la grippe aviaire, pour lesquels il y avait eu des cas chinois attrapés auprès des oiseaux, était devenue une maladie inter-humaine, qui allait décimer la population, et qui a été amplifié. Tout le monde était devenu fous, les gens en Europe disaient qu'on allait mourir par millions. 

 

"C'est juste du délire. Les gens n'ont pas de quoi s'occuper et vont alors chercher en Chine de quoi avoir peur parce qu'ils n'arrivent pas à regarder ce dont ils pourraient avoir peur en restant en France. Voilà. Ce n'est pas sérieux."

 

(Fin de citation)

 

Merci beaucoup au professeur Raoult pour ces précisions.

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26 janvier 2020 7 26 /01 /janvier /2020 12:19

Vivre libre ou mourir. Une video "Sacr.Tv", media royaliste indépendant.

Texte : 

 

"Liberté & Egalité. Il suffit de faire croire aux individus qu'ils sont libres et ainsi, les mettre dans les chaînes. 

Notre civilisation se meurt du bourrage de crâne médiatique du prêt-à-penser.

Nos vies sont déjà gravement menacées par la nourriture dépourvue du nécessaire vital pour notre santé.

Comment faire confiance à une société empoisonnant sa population à coups de pesticides et autres chimies sortant des mêmes laboratoires que les gaz de combat ?

Tandis que l'humus disparaît progressivement de nos sols, les rendant imperméables à toute vie, redonnons à nos paysans le respect et la liberté de produire comme le faisaient leurs pères, et arrêtons de les soumettre à l'esclavage du productivisme.

Gilles Lartigot, dans son livre "Eat", nous interpelle en disant : 

Nous vivons dans une société toxique pour notre santé. La nourriture industrielle nous rend malade. La pollution, le stress et les produits chimiques font partie de notre quotidien. Ce sont des faits. Il est encore temps d'en réchapper...

Que devrions-nous dire devant la puissance financière pharmaceutiques, incitant la médecine vers la surconsommation de médicaments ? Est-ce là le serment d'Hippocrate ? La médecine a-t-elle encore une âme ?

Je m'abstiendrai de tout mal et de toute injustice. Je ne remettrai à personne du poison, si on m'en demande, ni de ne prendrai l'initiative d'une telle suggestion.

Serment d'Hippocrate

Comment aussi parler de la souffrance du monde animal que l'on soumet au nom de notre consommation aux pires élevages et tortures ? Nous ne l'accepterions pas pour des êtres humains. Alors ?

Que sont devenues nos cités, nos rues et la nature environnante, véritablement dépersonnalisées pour le plus grand profit du politiquement correct ? La disparition graduelle des espaces verts au profit de bureaux et autres cages à poules, faisant naître une jeunesse désœuvrée, écœuré et déracinée.

Les programmes scolaires sont orientés, falsifiés idéologiquement pour être assénés en vue de l'esclavage de masse sombrant dans un monde chimérique de non-existence.

Tout cela répond-il aux impératifs d'une vie saine et équilibrée ?

Environnement saccagé, valeurs humaines anéanties, nos vies et nos esprits sont manipulés. Voilà ce qu'il convient d'attribuer à la logique de destruction de cette anti-civilisation. 

Un monde gagné pour la technique est perdu pour la liberté.

Georges BERNANOS

Le système s'attache à enlever toute transcendance aux actes de la vie, à anéantir toutes valeurs, alors que les yeux vides de tout idéal, on avance aveuglément, musique bruyante aux oreilles, dans des délires conditionnés.

La répression s'abat sur des citoyens quand ils n'acceptent pas d'être soumis, alors que l'insécurité s'installe partout en toute impunité.

Révolution 1789 - Règne de l'Argent - Révolution industrielle - Enfants de 6 ans dans les usines - Travail de 15 h - Semaine du Décadie - Nouvel Ordre Mondial - Esclavage.

La république devra répondre devant notre histoire pour les libertés perdues.

La puissance bureaucratique et l'inquisition fiscale règne. C'est une vaste machine à broyer les énergies.

La France fonctionnarisée détruit systématiquement la paysannerie, l'artisanat et le petit commerce.

Proudhon (1809-1865, polémiste, journaliste et philosophe français) se serait exclamé contre "les étiquetés, amendés, noyautés, enrégimentés, écrasés, endettés et finalement, révoltés, enfermés, parfois suicidés, ou fusillés."

La France est une vaste caserne: tous les révolutionnaires sont soldats ou destinés à le devenir; de gré ou de force, pour l'intérêt même de leur sûreté, les mécontents et les opprimés seront obligés de dévouer leurs armes à la défense de leurs tyrans.

Mallet du Pan, Considérations sur la nature de la Révolution française, 1793, rééd. Editions du Trident, Paris 2007, p. 58.

Nous ne voulons pas être des numéros dans ce système antisocial. La consommation de calmants augmente comme le taux de suicides.

L'adversaire a pris la forme d'une mécanique implacable, servie par la toute-puissance de l'État.

C'est ainsi que se construit une société programmée, pour la consommation, et aboutissant au spectacle permanent de la vie artificielle, et idiote.

Notre travail et nos impôts financent un système bancaire et économique injuste.

Les financiers et les traders sans morale continuent à s'engraisser. Les super-profits explosent, alors que des millions de travailleurs se retrouvent sans emploi. 

Le travail doit-il être géré comme une marchandise ? Il se délocalise loin des lieux d'origine avec son lot de déracinements et de misères.

Est-il admissible de vivre ainsi ?

Sommes-nous dignes de la sueur et du sang versé par nos pères ? Avons-nous bien dans l'esprit l'importance et la profondeur de ce sacrifice pour nos libertés ?

Faut-il accepter de voire notre langue et nos traditions disparaître au profit d'une culture de supermarché sandardisée ?

Vivre libre ou mourir (Video "Sacr.Tv")

La Résistance devient la question de survie, dans l'exaspération poussée à ses limites.

Doit-on aujourd'hui se contenter de subir sans réagir ?

Cette république aux scandales incessants laisse le pouvoir pour cinq ans aux petits chefaillons issus des divers partis politiques afin que ceux-ci alimentent la division et la haine entre nous. [Cf. Principe du moteur de la Révolution.]

Des hommes responsables, mais pas coupables, comme le dit la rengaine; comme on dit, venus se servir et non servir.

Ce triste quotidien, n'est pourtant pas une fatalité.

Nous faisons l'histoire, et la destinée de tout un peuple dépend de notre implication.

Les soit-disant "révolutionnaires", comme une mode de bobos, ne remettent pas en cause les fondements mêmes du système. Ils finissent par servir la pieuvre étatique, satisfaisant ainsi leur contestation superficielle, et leurs désirs de carrière.

On est loin du temps où chaque ville se développait en parfaite harmonie, où il y faisait bon vivre, travailler et s'amuser. 

L'autonomie vécue était basée sur le savoir-faire et la qualité. Jamais consommateur n'aurait été floué comme aujourd'hui, car les corps de métier veillaient. 

C'est pour cela qu'il faut ouvrir les archives et s't plonger, afin de tirer les leçons de nos pères pour demain.

Il faut être imperméable contre ce système dans notre vie sociale et citadine. Cela peut paraître surprenant et même inutile aux yeux d'une multitude déjà soumise.

L'individualisme, l'inconscience et l'absence de repères suscitent parfois chez certains une vision parfois peu objective des difficultés que subit aujourd'hui notre pays, et dont eux-mêmes sont souvent les victimes.

Redonnons à la France la clé de sa civilisation, par un régime stable et durable, au-dessus des partis et des lobbys, et dont la destinée a pour seul objectif de la faire rayonner dans la modernité, au service de son peuple.

 

Cf"Ce qu'il faudrait à ce pays, c'est un roi" (Charles de Gaulle)

 

Un individu venant au monde dans notre civilisation trouve incomparablement plus qu'il n'apporte. La défense de cet héritage devient pour nous une priorité fondamentale.

Toute initiative, si minime soit-elle, n'est jamais inutile, que ce soit par la plume, ou par l'action, et dans l'exemple.

Nous conclurons en rappelant que la France a vu jaillir jadis, dans ses malheurs, des preux. Le général Weygand disait : 

 

 

Mais si les vivant comprennent et suivent la leçon des mort, leurs "immortels conseilleurs", ils resteront vigilant et ils ne consentiront pas à être faible.

À nous d'être à la hauteur, et inlassablement, convaincre par l'exemple, en retrouvant le sens de la vie communautaire.

Nous ne savons pas dans l'avenir comment l'histoire nommera ceux qui auront lutter pour sortir la France d'aujourd'hui des difficultés qu'elle subit 

Espérons seulement qu'elle ne dise pas de nous que nous avons laissé faire. Levons-nous comme nos ancêtres se sont dressé pour être libres.

Et relisons la mise en garde de Thierry Maulnier (1909-1988, écrivain français, élu en 1964 à l'Académie française)

Quand la vie nationale est menacée dans ses sources mêmes, elle ne se sauve plus que par le sursaut qui s'attaque au principe du mal. Dès maintenant il n'est plus permis de choisir entre la facilité et l'effort, entre la mollesse insidieuse des déclins tranquilles et les dures reconstructions. Si nous ne choisissons pas de réagir et de renaître, il nous faut choisir de sombrer...

La situation [...] présente, [...], nous annoncent que l'abaissement de la France ne sera pas paisible. De telles menaces doivent nous remplir d'espérance et de courage: puisque l'époque de l'inaction et de la douceur de vivre est passée, faisons en sorte que la rudesse de ce temps soit féconde; les efforts, les risques de la renaissance ne sont pas plus grands, ils sont plus beaux que l'agonie.

Thierry Maulnier, Le Miracle de la Monarchie (1935)

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26 janvier 2020 7 26 /01 /janvier /2020 08:51
Chrétiens, défendez votre nation contre le mal de l'avortement!

Traduction d'un article de Nishant Xavier pour OnePeterFive :

 

La Didache [document du christianisme primitif écrit vers la fin du I er siècle] déclare solennellement, comme le note le Père Frank Pavone pour Prêtres pour la vie :

 

"Enseignement du Seigneur aux païens par les douze apôtres. [...] Le deuxième précepte de la doctrine : "Ne tuera pas; tu ne commettras pas d'adultère" (Ex. 20, 13-14; Dt. 5,7-18); tu ne séduiras pas de jeunes garçons, tu ne commetras pas de fornication, "tu ne voleras pas" (Ex. 20,15; Dt. 5,19; cf. Mt. 19,8), tu ne t'abandonneras pas à la magie, tu ne feras pas mourir par le poison, tu ne tueras point d'enfants, pas d'avortement ou après la naissance. Car "il y a deux voies, l'une de la vie, l'autre de la mort; mais la différence est grande entre ces deux voies." [1]

 

C'est négliger le commandement divin souverain "Tu ne tueras pas" (Ex. 20,13), inscrit dans la loi donnée à Moïse, et plus tôt encore dans les préceptes de la loi naturelle confirmés à Noé: "Quiconque répandra le sang de l'homme, son sang sera versé, car l'homme a été fait à l'image de Dieu" (Gen. 9,6), qui a conduit au plus grand et au plus tragique holocauste génocidaire de notre temps, celui de près de près de 2 milliards d'enfants cruellement tués dans le monde. Ce pire et plus grand de tous les holocaustes en cours transperce si terriblement - comme avec 2 milliards d'épées - le cœur de Jésus et de Marie, que les croisés catholiques contre le mal doivent le combattre de toutes leurs forces. Toutes les personnes de bonne volonté qui respectent la loi naturelle sont appelées à leurs côtés.

 

Premier point : L'État a le devoir strict et certain de faire respecter la Loi naturelle de Dieu, connue même par la raison et la conscience, bien que confirmée par la Révélation divine.

 

Alexander Hamilton, fondateur de la Bank of New York, a dit à juste titre (cité dans Ellen Frankel Paul, Fred D. Miller, Jr., Jeffrey Paul, 2012, History, p. 114]:

 

Les hommes bons et sages, à tous les âges, ont supposé que la divinité, à partir des relations que nous entretenons avec elle-même et les uns avec les autres, a constitué une loi éternelle et immuable, qui est indispensable à toute l'humanité, avant toute institution humaine quelle qu'elle soit. C'est ce que l'on appelle la Loi de la Nature.

 

Étant coévaluée avec l'humanité et dictée par Dieu lui-même, elle est bien sûr supérieure en obligation à toute autre. Elle est obligatoire sur toute la planète, dans tous les pays et à tout moment. Aucune loi humaine n'est valable, si elle est contraire, et celles qui sont valables tirent toute leur autorité, de façon immédiate ou indirecte, de cette [Loi] originelle.

 

Dans son encyclique Libertas, Sa Sainteté le Pape Léon XIII nous apprend comment présenter cet argument, Sa Sainteté le reprenant lui-même en détail contre les erreurs libérales de l'époque :

 

"Telle est, à la tête de toutes, la loi naturelle qui est écrite et gravée dans le coeur de chaque homme, car elle est la raison même de l'homme, lui ordonnant de bien faire et lui interdisant de pécher. Mais cette prescription de la raison humaine ne saurait avoir force de loi, si elle n'était l'organe et l'interprète d'une raison plus haute à laquelle notre esprit et notre liberté doivent obéissance. Le rôle de la loi étant, en effet, d'imposer des devoirs et d'attribuer des droits, elle repose tout entière sur l'autorité, c'est-à-dire sur un pouvoir véritablement capable d'établir ces devoirs et de définir ces droits, capable aussi de sanctionner ses ordres par des peines et des récompenses; toutes choses qui ne pourraient évidemment exister dans l'homme, s'il se donnait à lui-même en législateur suprême la règle de ses propres actes. Il suit donc de là que la loi naturelle n'est autre chose que la loi éternelle, gravée chez les êtres doués de raison et les inclinant vers l'acte et la fin qui leur conviennent, et celle-ci n'est elle-même que la raison éternelle du Dieu créateur et modérateur du monde."

 

Un syllogisme : La raison et la conscience discernent une loi morale immuable dans nos cœurs. Cette loi ne pouvait provenir d'aucun pouvoir humain mutable. Elle doit donc provenir d'une source immuable, l'Être suprême, qui est ainsi également connu pour être la Bonté infinie et la Source de la loi morale que nous discernons sur notre conscience.

 

Deuxième point : la raison humaine et la Révélation divine confirment que tuer des enfants dans le ventre de leur mère est un acte des plus odieux, des plus méchants et des plus sanguinaires, que l'État est strictement tenu d'interdire et d'empêcher.

 

Un exemple de syllogisme pourrait être fait :

 

Majeur: Chaque être humain a des droits humains donnés par Dieu, dont le premier est le droit naturel à la vie, que chaque État est tenu de protéger (comme le dit aussi la Déclaration d'indépendance des États-Unis).

 

Mineur: Le nourrisson dans l'utérus est un être humain, biologiquement et génétiquement doté d'ADN humain, un être humain prénatal distinct, ayant 23 chromosomes de chacun de ses parents.

 

Conclusion: En conséquence, le nourrisson dans l'utérus a un droit naturel à la vie strictement donné par Dieu et que l'État est absolument tenu de protéger.

 

Corollaire: Un État est coupable d'une grave infraction à Dieu Tout-Puissant et à sa loi naturelle s'il manque de quelque façon que ce soit à cette obligation envers lui et ses enfants.

 

Comme le fait remarquer The Federalist :

 

"Le meurtre était une abomination. Le sang d'Abel, la première victime de meurtre enregistrée dans la Bible, a "crié" au Seigneur depuis le sol. La gravité d'une mort humaine n'était pas moins forte chez les disciples de Jésus, qui considèrent les écritures hébraïques comme la parole de Dieu. L'idée que toute vie humaine est précieuse s'est répandue à mesure que l'Évangile se répandait.

 

La croyance au caractère sacré de la vie a pris le pas sur la pratique communément acceptée de l'avortement. Comparez le mal de la croyance d'Aristote avec ce que Tertullien, un des premiers pères de l'Église primitive, a écrit dans "Apologia": "Dans notre cas, le meurtre étant interdit une fois pour toutes, nous ne pouvons pas même détruire le fœtus dans l'utérus. [...] Empêcher une naissance est simplement un moyen d'accélérer la mort de l'homme; peu importe que vous enleviez une vie qui naît ou que vous en détruisiez une qui est sur le point de naître. C'est un homme qui va en être un; vous avez déjà le fruit dans la graine.

 

Ce sont les principes judéo-chrétiens sur lesquels l'Amérique et la civilisation occidentale ont été fondées qui ont d'abord interdit, puis empêché pendant si longtemps et pendant tant de siècles le meurtre d'enfants."

 

Wikipedia le note à juste titre : L'anthropologue Laila Williamson note que "l'infanticide a été pratiqué sur tous les continents et par des gens de tous niveaux de complexité culturelle, des chasseurs-cueilleurs aux grandes civilisations, y compris nos propres ancêtres. Plutôt que d'être une exception, il a donc été la règle".[2]
 

"Les chrétiens ont explicitement rejeté l'infanticide. L'enseignement des apôtres ou Didache dit : "tu ne tueras pas un enfant par l'avortement, tu ne le tueras pas à la naissance". L'épître de Barnabé énonce un commandement identique, associant ainsi l'avortement et l'infanticide. Les apologistes Tertullien, Athénagoras, Minucius Felix, Justin Martyr et Lactantius soutenaient également qu'exposer un bébé à la mort était un acte malfaisant[3]. En 318 après J.-C., Constantin Ier considérait l'infanticide comme un crime, et en 374 après J.-C., Valentin Ier rendait obligatoire l'éducation de tous les enfants (exposer les bébés, en particulier les filles, était encore courant). Le Concile de Constantinople a déclaré que l'infanticide était un homicide, et en 589 après J.-C., le troisième Concile de Tolède a pris des mesures contre la coutume de tuer ses propres enfants."

 

Bon peuple chrétien d'Amérique, levez-vous pour sauver votre pays et tous les pays de ce mal.

Aujourd'hui, les catholiques et autres personnes de bonne volonté marcheront pour la vie en Amérique. Quel bel exemple! Le monde a besoin de millions de bonnes personnes de conscience, partout dans le monde, déterminées à mettre un terme au massacre criminel d'enfants partout dans le pays et à l'étranger. Nous ne devons jamais arrêter cette croisade spirituelle jusqu'à ce que chaque dernier enfant à naître soit protégé.

 

Nishant Xavier

***

Notes

 

[1] Traduction tirée de Les Pères apostoliques, Texte intégral, Sagesses chrétiennes, Les Éditions du Cerf, Paris 2012, pp. 45-47.

[2] Williamson, Laila (1978). "Infanticide: an anthropological analysis". In Kohl, Marvin (ed.). Infanticide and the Value of Life. NY: Prometheus Books. pp. 61–75.

[3] Justin Martyr, Première Apologie.

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21 janvier 2020 2 21 /01 /janvier /2020 22:04

Louis XVI était loin de l'imagerie révolutionnaire, malheureusement encore trop souvent d'actualité. Ce grand roi eut un réel souci du sort du peuple français; les réformes qu'il fit durant son règne en sont la preuve la plus évidente.  Une video Sacr Tv:

Chaque année au mois de janvier, les royalistes français rendent hommage au roi Louis XVI.

 

Louis XVI décida de soulager son peuple en le dispensant du "droit de joyeux avènement", impôt perçu à chaque changement de règne.

 

Louis XVI créa le corps des pompiers. Il autorisa l'installation de pompes à feu, pour approvisionner Paris en eau de manière régulière.

 

Louis XVI créa un mont-de-piété à Paris pour décourager l'usure, et venir en aide aux petites gens.

 

Louis XVI aida l'oeuvre de l'Abbé de l'Epée, pour l'éducation des "Sourds-muets sans fortune", auxquels il fit enseigner un langage par signes de son invention. Le roi lui versa une pension de 6000 livres sur sa propre cassette, contre l'avis de l'archevêché qui soupçonnait cet homme de jansénisme.

 

Louis XVI dota l'oeuvre de Valentin Hauÿ pour les aveugles.

 

Louis XVI donna aux femmes mariées et aux mineurs de toucher eux-mêmes leurs pensions sans demander l'autorisation de leur mari ou tuteur.

 

Louis XVI ordonna aux hôpitaux militaires de traiter les blessés ennemis "comme les propres sujets du roi", 90 ans avant la première convention de Genève.

 

Louis XVI fit abolir le droit de servage, le droit de suite et la mainmorte (qui dans la pratique n'existait plus dans la majorité des terres depuis trois siècles). [1]

 

Louis XVI ordonna l'abolition de la question préparatoire et préalable (torture).

 

Louis XVI accorda le premier le droit de vote aux femmes dans le cadre de l'élection des députés de l'Assemblée aux États-généraux.

 

Louis XVI permit aux femmes d'accéder à toutes les maîtrises.

 

Louis XVI finança tous les aménagements de l'Hôtel-Dieu pour que chaque malade ait son propre lit individuel.

 

Louis XVI employa le premier l'expression justice sociale.

 

Louis XVI fonda un hôpital pour les enfants atteints de maladies contagieuses, aujourd'hui nommé Hôpital des Enfants-Malades.

 

Louis XVI créa le musée des Sciences et Techniques, futur centre national des Arts et Métiers.

 

Louis XVI fonda l'école des Mines.

 

Louis XVI finança sur ses propres fonds les expériences d'aérostation des frères Montgolfier.

 

Louis XVI finança également les expériences de Jouffroy d'Abbans pour l'adaptation de la machine à vapeur à la navigation.

 

Louis XVI exempta les Juifs du péage corporel et autres droits humiliants, fit construire les synagogues de Nancy et de Lunéville et permit aux Juifs l'accès à toutes les maîtrises dans tout le ressort du parlement de Nancy.

 

Louis XVI accorda des pensions de retraite à tous ceux qui exerçaient une profession maritime.

 

Louis XVI demanda l'établissement annuel de la balance du commerce.

 

Louis XVI accorda l'état-civil aux protestants.

 

Louis XVI ressuscitant 144 corporations se justifia ainsi devant Turgot : "En faisant cette création nous voulons donner aux ouvriers les moyens de défense, nous voulons qu'ils puissent jouir en commun, de leur intelligence qui est le bien le plus précieux de l'homme."

 

Durant la Révolution, en 1791, la bourgeoisie d'affaire voltairienne supprima les corporations au nom du libéralisme. C'est le début de la misère sociale. "La Révolution aura fait reculer la législation sociale de trois quarts de siècle". René Sédillot), le règne sans frein de la bourgeoisie capitaliste (sous couvert de liberté et d'égalité. Cf. L'impasse des droits de l'homme), la naissance du prolétariat.

 

Louis XVI était devenu un obstacle aux projets de la bourgeoisie capitaliste, qui le fit donc assassiner le 21 janvier 1793, sur l'actuelle Place de la Concorde à Paris.

 

La mort du Roi, c'est : un procès inique qui déshonore la justice, la rupture avec 1300 ans d'histoire de France, le point de départ de tous les totalitarismes (Cf. "La première logique totalitaire apparaît sous la Révolution française". Stéphane Courtois).

Je meurs innocent de tous les crimes qu'on m'impute. Je pardonne aux auteurs de ma mort; je prie Dieu que le sang que vous allez répandre ne retombe pas sur la France.

Louis XVI

14 juillet 1789 : La Révolution dite "française" On peut ajouter la tentative royale de réforme fiscale pour une égalité devant l'impôt (Subvention territoriale, 1786, refusée par les parlementaires depuis un siècle...("dixième" en 1710, "vingtième" en 1750) (Cf. Jean-Louis Harouel, La pré-Révolution 1788-1789 in Les révolutions françaises, Sous la Direction de Frédéric Bluche et Stéphane Rials, Fayard, Mesnil-sur-l'Estrée 1989).

Notes

 

[1] "Les caractères de l'ancienne servitude ont progressivement disparu (sous l'Ancien Régime). Il ne reste plus guère, en quelques régions, que des sujets soumis à la mainmorte." C'est-à-dire des gens qui ne peuvent transmettre leurs biens à d'autres qu'à leurs enfants. La mainmorte décline aux XVIIe et XVIIIe siècle, mais reste en certaines régions (Bourgogne) une arme aux mains du seigneur. (Guy Cabourdin, Georges Viard, Lexique historique de la France d'Ancien Régime, Armand Collin, 3e éd., Paris 1998, p. 303 et p. 206.)

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11 janvier 2020 6 11 /01 /janvier /2020 14:11

Dans la matinée du 6 janvier 2020, en la basilique Saint-Pierre de Rome, le pape François a présidé la messe de l’Épiphanie. Une fête célébrée au Vatican et en Italie à date fixe et non pas le premier dimanche de janvier comme en France. Il a centré son homélie sur le sens du verbe « adorer », invitant notamment à suivre les rois Mages dans leur humble et sincère démarche : se prosterner devant l’Enfant-Dieu.

 

« Si nous perdons le sens de l’“adoration”, nous perdons le sens de la marche de la vie chrétienne, qui est un cheminement vers le Seigneur, non pas vers nous », a-t-il déclaré. Et, lorsque l’on adore, a poursuivi le pape François, « on se rend compte que la foi ne se réduit pas à un ensemble de belles doctrines, mais qu’elle est la relation avec une Personne vivante à aimer ». « C’est en étant face à face avec Jésus que nous en connaissons le visage. » « Au début de l’année, redécouvrons l’adoration comme une exigence de la foi. Si nous savons nous agenouiller devant Jésus, nous vaincrons la tentation de continuer à marcher chacun de son côté », a-t-il encore souligné.

 

[...] Adorer, en effet, c’est accomplir un exode depuis l’esclavage le plus grand, celui de soi-même. Adorer, c’est mettre le Seigneur au centre pour ne pas être centrés sur nous-mêmes. C’est remettre les choses à leur place, en laissant à Dieu la première place. Adorer, c’est mettre les plans de Dieu avant mon temps, mes droits, mes espaces. C’est accueillir l’enseignement de l’Écriture : « C’est le Seigneur ton Dieu que tu adoreras » (Mt 4, 10). 

 

Adorer, c’est rencontrer Jésus sans une liste de demandes, mais avec l’unique demande de demeurer avec lui. C’est découvrir que la joie et la paix grandissent avec la louange et l’action de grâce. Quand nous adorons, nous permettons à Jésus de nous guérir et de nous changer. En adorant, nous donnons au Seigneur la possibilité de nous transformer avec son amour, d’illuminer nos obscurités, de nous donner la force dans la faiblesse et le courage dans les épreuves. Adorer, c’est aller à l’essentiel, c’est la voie pour nous désintoxiquer des nombreuses choses inutiles, des dépendances qui anesthésient le cœur et engourdissent l’esprit. En adorant, en effet, on apprend à refuser ce qu’il ne faut pas adorer : le dieu argent, le dieu consommation, le dieu plaisir, le dieu succès, notre moi érigé en dieu. Adorer, c’est se faire petit en présence du Très Haut, pour découvrir devant lui que la grandeur de la vie ne consiste pas dans l’avoir, mais dans le fait d’aimer. Adorer, c’est nous redécouvrir frères et sœurs devant le mystère de l’amour qui surmonte toute distance, c’est puiser le bien à la source, c’est trouver dans le Dieu proche le courage d’approcher les autres. Adorer, c’est savoir se taire devant le Verbe divin, pour apprendre à dire des paroles qui ne blessent pas mais qui consolent.

 

Adorer, c’est un geste d’amour qui change la vie. C’est faire comme les Mages, c’est apporter au Seigneur l’or pour lui dire que rien n’est plus précieux que lui ; c’est lui offrir l’encens, pour lui dire que c’est seulement avec lui que notre vie s’élève vers le haut ; c’est lui présenter la myrrhe, avec laquelle on oignait les corps blessés et mutilés, pour promettre à Jésus de secourir notre prochain marginalisé et souffrant, parce que là il est présent. D’habitude, nous savons prier – nous demandons, nous remercions le Seigneur –, mais l’Église doit encore aller plus loin avec la prière d’adoration, nous devons grandir dans l’adoration. C’est une sagesse que nous devons apprendre tous les jours. Prier en adorant : la prière d’adoration.

 

Chers frères et sœurs, aujourd’hui chacun de nous peut se demander : « Suis-je un chrétien adorateur ? ». De nombreux chrétiens qui prient ne savent pas adorer. Faisons-nous cette demande. Trouvons du temps pour l’adoration dans nos journées et créons des espaces pour l’adoration dans nos communautés. »

Le pape François demande de redécouvrir l'adoration, de s'agenouiller devant Jésus et de donner à Dieu la première place
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6 janvier 2020 1 06 /01 /janvier /2020 16:40

SourcesCovid Infos / Boursorama 

 

Selon un rapport du CDC (Center of Desease Control – USA) daté du 19 décembre 2020, signé du Dr Thomas Clark, et intitulé « Anaphylaxis Following m-RNA COVID-19 Vaccine Receipt », 3 150 personnes ayant reçu les vaccins anti-covid Pfizer-BioNTechand et Moderna se sont trouvées « incapables d’effectuer des activités quotidiennes normales ».

 

 

3 150 sur 112 807 vaccinés, soit 2,79 % de personnes ont été classées dans la catégorie “incapacité d’effectuer les activités quotidiennes normales, incapacité de travailler, a requis l’intervention d’un médecin ou d’un professionnel de la santé”

 

Sources :

Center of Desease Control

Fichier PDF de l’étude

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25 décembre 2019 3 25 /12 /décembre /2019 11:07

Très beau texte d'un dominicain, pour la fête de Noël

 

Trois conseils pour bien vivre Noël

Non, vous ne rêvez pas ! Votre calendrier de l’Avent dit vrai : nous sommes le 23 décembre et il ne reste plus que deux cases à ouvrir. L’Avent est passé, cette année encore, à toute vitesse : à peine le temps de se mettre dans l’ambiance, de faire la crèche, d’acheter le sapin, deux, trois guirlandes... c’est déjà Noël !

Le compte à rebours a commencé. Il ne reste plus qu’un jour pour faire les courses, nettoyer la maison, la rendre toute belle, offrir les derniers cadeaux, les emballer... Il faut que la fête, demain soir, soit réussie, que tous soient heureux, que les enfants rêvent et que nous rêvions nous-même un peu... Si l’on pouvait, au moins, une nuit dans l’année, oublier le malheur, avoir des étoiles dans les yeux, retrouver la confiance, l’insouciance et la magie des Noël de notre enfance !

Mais attention, frères et sœurs, de ne pas oublier, au milieu de toutes ces préoccupations, l’essentiel. Il ne nous reste plus beaucoup de temps pour nous préparer à célébrer la naissance du Fils de Dieu, le jour où, pour la première fois, dans l’histoire, les hommes ont vu Dieu, face à face, sous les traits d’un enfant. Il ne nous reste plus que quelques heures pour disposer notre âme à adorer, comme il convient, notre Sauveur.

Que pouvons-nous donc faire en si peu de temps ? La première chose, c’est d’aller nous confesser, de prendre le temps d’aller déposer le fardeau de nos péchés. Le temps qui précède et suit immédiatement les fêtes est souvent un temps d’épreuve, un temps où les tentations de pécher sont plus fortes, un temps où nous faisons l’expérience de notre misère... Allons mendier, sans plus tarder, le pardon de Dieu !

La deuxième chose, c’est de demeurer vigilants aux passions qui peuvent emporter notre âme, surtout si nous sentons que la fatigue nous envahit ou que la colère nous monte au nez parce que nous estimons que nous sommes seuls à nous démener pour que tout se passe bien et que les autres n’attendent qu’une chose : mettre les pieds sous la table... Ne rêvons pas : tout ne sera pas parfait. Tout ne se déroulera pas comme nous l’avons prévu... Le plat que vous avez préparé, mesdames, des heures durant, sera peut-être brûlé, votre ado vous fera une crise, votre mari voudra changer au dernier moment de cravate et vous mettra en retard à la messe, votre épouse, messieurs, vous lancera une pique assassine parce que vous êtes rentré trop tard à la maison, votre fils ne vous appellera que le 25 à 23h pour vous souhaiter « Joyeux Noël », des blessures de famille se rouvriront, le prêtre à la messe vous décevra... Il y aura sans doute, à partir d’aujourd’hui, beaucoup de choses qui vous peineront. Ne laissez pas les soucis, les peines, les contrariétés vous submerger. Une seule chose compte, le Seigneur. Sa naissance est votre joie ! Aucun événement, aucune blessure, ne peut la contrarier et vous la faire oublier.

Voilà, enfin, mon troisième conseil : rappelons-nous, aujourd’hui, demain et après-demain, que Dieu est notre principe et notre fin. Nous venons de lui et nous revenons à lui. Nous vivons pour Dieu et tout ce que nous faisons n’a de sens que si nous le faisons pour lui, avec lui et en lui. Si nous nous souvenons de cela, nous arriverons dignement, tels que nous sommes et non tels que nous nous serons rêvés, jusqu’à la mangeoire de Bethléem, dans cette mangeoire où se trouve, pour notre salut, l'enfant Jésus, le Pain de Vie venu du ciel.

Fr. David Perrin o.p

Trois conseils pour bien vivre Noël
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23 décembre 2019 1 23 /12 /décembre /2019 00:00
Statue de Saint Jean de Kenty

Statue de Saint Jean de Kenty

Jean naît près de Cracovie à kenty en 1390.

Après de longues études, il devient docteur en philosophie et en théologie à l'université de Cracovie. ll rentre au séminaire et, après son ordination, est nommé curé de la paroisse de Olkusz (Ilkusi), consacrant une partie de son temps à l'accueil des plus pauvres, joignant à la prédication une prière personnelle assidue et la mortification. 

Ses maigres ressources passaient à soulager les pauvres, allant jusqu'à leur donner ses vêtements et ses chaussures. Un jour qu'il se rendait à l'église, Jean rencontra un mendiant couché sur la neige, grelottant de froid. Le prêtre se dépouilla de son manteau, le conduisit au presbytère pour le soigner et le réconforter. Peu après le départ du mendiant, la Sainte Vierge lui apparut et lui rendit le manteau.

Il se signala par ses mortifications et sa profonde piété. Par exemple, il renonça totalement à la viande. Un jour qu'il était vivement tenté d'en manger, il en fit rôtir un morceau, le plaça tout brûlant sur ses mains, et dit: "Ô chair, tu aimes la chair, jouis-en à ton aise." Il fut délivré sur le coup de cette tentation pour toujours.

Il devient doyen de la faculté de philosophie de Cracovie en 1432, mais tient quand même à garder sa paroisse et ses fidèles.

Sa réputation de sainteté est telle que le roi de Pologne lui confie l'éducation religieuse de ses enfants. En esprit de pénitence, Jean fait plusieurs pèlerinages sur les tombeaux de saint Pierre et de saint Paul à Rome et une autre fois va jusqu'à Jérusalem.

Lors d'un pèlerinage à Rome, il fut dévalisé par des brigands. Ceux-ci après l'avoir dépouillé de ce qui était visible lui demandèrent s'il possédait encore autre chose qu'ils n'auraient pas pris. Le prêtre leur dit que non. Mais, après qu'ils furent partis, il se souvint qu'il avait quelques pièces d'or cousues dans son manteau. Il courut après eux pour les leur offrir. Les voleurs, confus, lui rendirent tout ce qu'ils lui avaient pris.

 

Tout le temps qu'il ne consacrait pas à l'étude et à la prédication, il le consacrait à la prière et à l'oraison, durant lesquelles il était favorisé de visions et d'entretiens célestes, dominés par la Passion du Christ qu'il revivait des nuits entières.

Jean dormait peu, mangeait peu, portait cilice et discipline, pratiquait le jeûne, et distribuait le peu qu'il possédait aux pauvres tout en faisant en sorte que les autres ne s'en aperçoivent pas. [1] [2]

Il mourut le soir de Noël de l'année 1473, à l'âge de 83 ans. Sa dépouille sera transportée à l'église Sainte-Anne, église de l'université de Cracovie, où les miracles qu'il avait suscités pendant sa vie continuèrent après sa mort.

Jean est canonisé en 1767 par le pape Clément XIII, devenant un des saints protecteurs de la Pologne.

 

Mémoire de saint Jean de Kenty, prêtre. Après son ordination, il fut chargé d'enseigner à l'université de Cracovie, mais son succès comme professeur et prédicateur attira des oppositions et il fut nommé curé d'Oskuz, paroisse proche de Cracovie. Rappelé quelques années après à l'université, il y enseigna l'Écriture sainte, jusqu'à la fin de ses jours. Joignant une foi droite à une vie vertueuse, il se montra, pour ses collaborateurs et ses disciples, un modèle de piété et de charité envers le prochain. Il passa aux joies du ciel la veille de Noël 1473.

 

Martyrologe romain [3]

Saint Jean de Kenty († 1473), Saint patron protecteur de la Pologne

Sources: (1) Missel du Dimanche 2020, Nouvelle traduction liturgique, Année A, Artège Bayard Éditions, p. 108 ; 2 Abbé L. Jaud, Vie des Saints pour tous les jours de l'année, Tours, Mame, 1950 ; 3 Nominis.

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21 décembre 2019 6 21 /12 /décembre /2019 10:38

On lit souvent que l'Inquisition fut l'un des chapitres les plus terribles et sanglants de l'histoire occidentale ; que Pie XII, dit « le pape d'Hitler », était antisémite ; que l'obscurantisme a freiné la science jusqu'à l'arrivée des Lumières ; et que les croisades furent le premier exemple de l'avidité occidentale. Ces affirmations sont pourtant sans fondements historiques. Dans cet ouvrage, l'éminent professeur de sociologie des religions Rodney Stark démontre que certaines idées fermement établies - surtout lorsque l'Église entre en scène - sont en réalité des mythes. Il s'attaque aux légendes noires de l'histoire de l'Église et explique de quelles façons elles se sont substituées à la réalité des faits. Un livre passionnant, écrit « non pour défendre l'Église, mais pour défendre l'Histoire ».

AUTEUR Rodney Stark a enseigné la sociologie et les religions comparées à l'Université de Washington (Seattle) jusqu'en 2004. Il est désormais professeur de sciences sociales à l'Université Baylor au Texas. Traduit dans le monde entier, il est l'auteur du best-seller L'essor du christianisme (Excelsis, 2013).

Rodney STARK, Faux Témoignages, Pour en finir avec les préjugés anticatholiques (Salvator, Paris 2019)

"N'étant pas moi-même catholique romain, je n'ai pas écrit ce livre pour défendre l'Église, mais pour défendre l'Histoire". C'est par ces mots que Rodney STARK, sociologue des religions protestant américain présente en introduction (disponible en lecture libre sur "amazon") son ouvrage "Faux Témoignages, Pour en finir avec les préjugés anticatholiques" (éd. Salvator, Paris 2019).

 

Dans l'introduction, l'auteur, par ailleurs auteur de l'ouvrage "Le triomphe de la raison : pourquoi la réussite du modèle occidental est le fruit du christianisme" (traduction de Gérard Hocmard, Paris, Presses de la Renaissance, 2007), explique les raisons de la rédaction du livre "Faux témoignages" :

 

"Au cours de la rédaction de plusieurs ouvrages sur l'histoire médiévale et sur les origines du christianisme, je suis fréquemment tombé sur de graves distorsions liées à l'anticatholicisme évident, les auteurs exprimant souvent explicitement leur haine de l'Église. Ayant rédigé, dans ces livres antérieurs, des notes critiques sur nombre des exemples cités plus haut, j'ai fini par considérer que le problème posé par ces réactions anticatholiques de savants de renommée est trop important et ses conséquences trop envahissantes pour qu'on puisse se contenter de les réfuter ponctuellement. C'est pourquoi j'ai commencé à rassembler, à réviser et à substantiellement étendre mes notes antérieures et à en rajouter de nouvelles sans toutefois tenter de 'disculper' l'histoire de l'Église. J'ai longuement écrit sur des thèmes comme la corruption du clergé, les agressions brutales d''hérétiques', et sur des méfaits et manquements plus récents de l'Église, comme le fait de couvrir des prêtres pédophiles ou la promotion mal avisée de la théologie de la libération. mais quelle que soit l'importance qu'on accorde à ces aspects négatifs de l'histoire de l'Église, cela ne justifie pas les exagérations extrêmes, les fausses accusations et les fraudes évidentes auxquelles seront consacrés les chapitres à suivre.

 

"[...] J'avoue que lorsque j'ai rencontré pour la première fois l'assertion selon laquelle l'Inquisition espagnole, non seulement aurait répandu peu de sang, mais aurait été une force majeure à l'appui de la modération et de la justice, je l'ai rejetée spontanément comme une variante de d'un révisionnisme excentrique. [...] Mais après un examen approfondi, j'ai découvert avec stupéfaction que, parmi d'autres choses, c'était l'Inquisition qui avait empêché que ne se répande en Espagne et en Italie la fureur meurtrière liée à la sorcellerie qui sévissait partout dans toute l'Europe des XVIe et XVIIIe siècles, et qu'au lieu de brûler eux-mêmes les sorcières, les inquisiteurs avaient fait pendre certains de ceux qui les avaient condamnées au feu.

 

"[...] J'ai si largement documenté mes conclusions que chacun peut les vérifier. [...] Chaque chapitre proposera une brève bibliographie des principaux contributeurs." 

Rodney STARK, Faux Témoignages, Pour en finir avec les préjugés anticatholiques (Salvator, Paris 2019)

Table des chapitres avec quelques extraits :

 

1. Les péchés d'antisémitisme

L'invention de l'antisémitisme

Conflit religieux précoce

L'Église et les attaques antisémites

Musulmans et Juifs

Le onzième commandement

Le "Pape d'Hitler"

Conclusion

"L'Église catholique romaine a une histoire longue et honorable d'opposition résolue aux attaques contre les juifs. Et le pape Pie XII s'est montré tout à fait à la hauteur de cette tradition."

 

 

 

2. Les évangiles supprimés

Conclusion

"Aujourd'hui, le pendant moderne des évangiles gnostiques sont des oeuvres de fiction qui entendent être prises pour des présentations de faits réels, tel le roman Da Vinci Code, un réquisitoire cinglant contre une conspiration de l'Église catholique romaine afin de supprimer la vérité sur Jésus."

 

3. La persécution des païens tolérants

Constantin reconsidéré

La folie de Julien

Le déclin du paganisme

Assimilation

Conclusion

"L'Église n'a pas tiré profit de son statut officiel pour éradiquer le paganisme, tout comme les empereurs ne s'y prêtèrent pas au nom de la nouvelle foi. C'est la raison pour laquelle le paganisme a survécu sans trop d'ennuis durant des siècles après la conversion de Constantin, et n'a sombré que lentement dans l'obscurité, tout en réussissant à créer des niches au sein du christianisme pour quelques-unes de ses traditions.

 

4. Le "sombre Moyen Âge"

Le Mythe du sombre Moyen Âge

Les progrès de la technologie

Le progrès moral

Les progrès dans la culture savante

Le mythe de la "Renaissance"

Le mythe des "Lumières" séculières

Théologie, raison et progrès

Conclusion

"[L]es termes de "sombre Moyen Âge", de "Renaissance", de "Lumières" et d'"Âge de la Raison" [...] [i]l s'agit là de grandes époques historiques qui n'ont jamais vraiment existé comme telles.

 

5. Les croisades en quête de terres, de butin et de convertis

Les provocations

Aspects économiques des croisades

Pourquoi s'engagèrent-ils?

Le royaume des croisés

Les "crimes de guerre" des croisés

Redécouvrir les croisades

Conclusion

"Les croisades furent donc bel et bien provoquées. Elles ne constituèrent pas le premier volet du colonialisme européen et ne furent pas non plus menées en vue de conquérir des terres, de rapporter du butin ou de pratiquer des conversions. Les croisés n'étaient pas des barbares qui persécutèrent des musulmans cultivés. Les croisades ne sont donc pas une tache indélébile dans l'histoire de l'Église catholique et il n'y a pas lieu de s'en excuser."

 

6. Les monstres de l'Inquisition

Le nombre de morts

La torture

La sorcellerie

L'hérésie

La sexualité

Autodafés de livres

Conclusion

 

7. Les hérésies scientifiques

La quête du savoir

Théologie et philosophie naturelle

L'invention des universités

En route vers la "révolution" scientifique

Robert Grossetete (1168-1253)

Albert le Grand (vers 1200-1280)

Roger Bacon (1214-1294)

Guillaume d'Ockam (1295-1349)

Nicole d'Oresme (1325-1382)

Nicola de Cues (1401-1464)

Nicolas Copernic (1473-1543)

La science devient majeure

Scientifiques "éclairés"

Protestantisme

Pourquoi l'Angleterre?

Les origines religieuses de la science

Alors qu'en est-il de Galilée ?

Conclusion

 

8. La bénédiction de l'esclavage

L'opposition papale à l'esclavage

Codes pour le traitement des esclaves

La civilisation jésuite / indienne

Conclusion

 

9. Un saint autoritarisme

Deux Églises

Sur les dirigeants de ce monde

Les philosophes des "Lumières" et la gauche antireligieuse

Les révolutionnaires français et l'Église (1789-1799)

Vers une Russie sans Dieu

La guerre civile espagnole

Conclusion

"Il est tout simplement faux que l'Église s'oppose à la liberté et à la démocratie. Elle tend plutôt à lutter contre les tyrans, en particulier quand ceux-ci tentent de la détruire."

 

10. La modernité protestante

Réforme et libertés

Max Weber et le capitalisme

Le capitalisme

L'essor du "capitalisme religieux"

Les vertus du travail et de la sobriété

Capitalisme et progrès théologique

Les cités-États capitalistes

Conclusion

 

Post-scriptum

Bibliographie et conseils de lecture

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20 décembre 2019 5 20 /12 /décembre /2019 20:27
Neuvaine à Sainte Thérèse de l'Enfant Jésus, pour demander sa grâce de Noël

NEUVAINE À SAINTE THÉRÈSE DE L'ENFANT JÉSUS,

Pour demander sa grâce de Noël

(du 17 au 25 décembre)

 

Sainte petite Thérèse, notre mère,

au coeur de ta fragilité, tu as reçu de l'Enfant-Jésus

une "grâce de Noël" libératrice.

"En cette nuit où Il se fit faible et souffrant"

par amour pour nous,

Il te rendit "forte et courageuse"

pour commencer "une course de géant".

 

Sur tes traces, je désire retrouver ma force d'âme

afin de grandir dans la voie d'enfance spirituelle.

Je te confie maintenant les fragilités et les blessures de ma vie

et j'abandonne à ta puissante intercession

ma grâce de Noël.

 

(Silence... la nommer dans son coeur)

 

Marie t'a guérie par son sourire.

Avec toi, je me confie à son coeur de Mère,

pour connaître de plus en plus le bonheur de me laisser aimer

pour aimer et faire aimer l'amour.

Amen.

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