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22 novembre 2015 7 22 /11 /novembre /2015 09:41
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21 novembre 2015 6 21 /11 /novembre /2015 10:20

Nous invitons nos lecteurs à installer deux logiciels gratuits, Ad-Block Plus et No script qui suppriment l'affichage intempestif de publicités non-désirées.

Jusqu'ici la publicité était affichée sur les blogs inactifs et la version mobile. Après 10 ans de tranquillité, overblog impose la publicité.

 

On craignait l'année dernière l'ajout de publicités à partir d'un certain nombre de visites. Ce sera pire puisque même les petits blogs ont droit à leurs encarts de pub.

 

Une décision qui fait fuir de nombreux blogueurs, notamment ceux qui bloguent sans intention commerciale (blogs personnels, littéraires, politiques, syndicaux, etc). Overblog récoltera peu d'argent d'ailleurs avec les petits blogs qui ont une audience restreinte, mais perd déjà beaucoup de fidèles qui avaient choisi overblog pour l'absence (presque totale) de publicités. Pour beaucoup, il devient en effet impossible de publier des articles au milieu des publicités (souvent de médiocre qualité - voir plus bas). La nouvelle version d'overblog avait déjà fait partir de nombreux blogueurs, ce n'est rien comparé à l'arrivée de la publicité.

 

De nombreux blogueurs incitent leurs visiteurs à installer ad block plus, un extension géniale qui permet de masquer les publicités. En imposant la publicité sur les blogs, Overblog aura contribué à développer le nombre d'utilisateurs d'ad block plus qui nuit directement à son modèle économique...

 

Source : Overblog: la publicité imposée

 

Voici la solution pour supprimer les encarts publicitaires indésirés sur les blogs hébergés par overblog.

 

Ad block plus est une extension qui s'installe en quelques clics sur la plupart des navigateurs internet (un logiciel très sûr utilisé par des millions d'internautes). Mais seuls les visiteurs ayant installé le module sur leur ordinateur ne verront plus les publicités. Attention : overblog tente d'afficher des publicités malgré l'installation d'ad block plus chez un nombre croissant d'internautes.

 

Cela fait plusieurs mois qu'overblog insère des scripts pour tenter de passer des publicités outre ad block plus. ça marche quelques jours avant qu'ad block plus réagisse en corrigeant ses filtres.

 

Source : Supprimer la publicité imposée sur overblog

 

 

 

Pour supprimer les publicités, installez "Ad Block Plus"

Ad Block Plus (ABP) réagit contre cette publicité insidieuse en mettant à jour régulièrement sa liste francophone un filtre efficace qui permet de masquer cette publicité (si besoin mettre à jour les listes d'ABP).

 

Source : Publicités inattendues sur overblog

Vous pouvez aussi installer "NoScript", une extension pour Mozilla Firefox, SeaMonkey, Flock et autres navigateurs basés sur Mozilla. NoScript permet de bloquer les scripts JavaScript, Java, Flash et autres plugins des sites qui ne font pas partie de la liste blanche définie par l'utilisateur.

 

Source : No Script wikipedia

 

Blocage : NoScript détecte la présence des contenus interactifs sur les pages web et les intercepte avant leur affichage à l'écran. Il est en mesure de les bloquer en vue de réduire le temps de chargement du site web.

Paramétrage : Avec ce programme, il est possible de spécifier des exceptions sur les sites à bloquer. Il permet d'éditer une liste blanche contenant l'adresse URL des pages à lancer normalement sans restriction des scripts qu'elles contiennent.

 

Source: Comment ça marche

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20 novembre 2015 5 20 /11 /novembre /2015 19:05

Dans “La France catholique” (éd. Michel Lafon, 240 p., 29,95 €), Jean Sévillia défend la thèse selon laquelle une génération de catholiques dans les années 1970-1980, se prétendant conciliaires, refusant de s’affirmer comme catholiques à force de se faire “levain dans la pâte”, a laissé filer la pratique, dénaturé la liturgie et, au final, serait responsable de la crise actuelle. Heureusement, ils sont remplacés par une génération de jeunes, “identitaires” et “décomplexés”...
 

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Une analyse qui ne plaît pas à Isabelle de Gaulmyn qui, dans “La Croix”, fait un compte-rendu peu élogieux de l’ouvrage de Jean Sévillia lequel ne fait pourtant que reprendre une vision de l’Eglise de France qu’avaient déjà S. Jean-Paul II puis Benoît XVI.
Que “La France catholique” ne plaise pas à “La Croix” (qui semble complètement ignorer les paroisses désertées et les séminaires vides) est finalement bon signe : ça prouve que l’Auteur voit juste.

 

Source: Pro Liturgia, Actualité du 19/11/2015

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20 novembre 2015 5 20 /11 /novembre /2015 17:32

Décoiffant. Dans une video "Ma réaction aux attentats terroristes du vendredi 13 novembre", un ancien musulman, Majid Oukacha, à rebours des mainstream qui assènent constamment ces jours-ci que la grande majorité des musulmans se désolidarise des auteurs des attentats, avertit les Français sur la vraie nature de l'islam. Il explique que "dans la très grande majorité des mosquées de France, il y a des livres de hadiths avec lesquels les imams instruisent sur l'islam", le "djihad de guerre sur le chemin d'Allah"... et le "comportement kamikaze"... "Le vivre ensemble n'existe pas avec des populations musulmanes majoritaires". 

 

Majid Oukacha dénonce "les dangers de l'islam originel, celui que le prophète Muhammad défend et promeut au travers des textes sacrés islamiques." Les bisnounours, on se réveille !

 

son livre: "Il était une fois l'islam".

Extrait:

 

 

"Ces terroristes se disent musulmans et se pensent musulmans, et je ne vois pas pourquoi je devrais croire le musulman pacifiste et occidentalisé qui prétendrait que les terroristes agissant au nom du dieu Allah ou du prophète Mohammed ne sont en rien musulmans. J'ai envie de répondre à ce musulman pacifiste que le djihadiste musulman se pense musulman et il pense même que toi le musulman pacifiste, tu n'es pas un  musulman. pour moi c'est la parole de l'un contre la parole de l'autre. Moi en tant qu'ancien musulman j'ai étudié le coran et les hadiths, afin de faire une étude critique de mon ancienne religion qui me tenait à coeur de pouvoir exposer au plus grand nombre et alerter sur les dangers de l'islamisation de la France et sur le caractère par nature islamiste du coran.

 

Le gros souci, c'est que l'islamisme prospère et progresse dans une France qui a ouvert plus que généreusement les vannes de l'immigration incontrôlée depuis plusieurs décennies.

 

[...] Bref, pour résumer, la France a un ennemi intérieur qui vit en elle. Ce ne sont pas LES musulmans, qui sont cet ennemi mais c'est une minorité parmi les musulmans.

 

Constat clinique. Cela n'existe pas une majorité de musulmans pacifistes qui s'entendent et qui osent s'opposer à la minorité extrémiste parmi eux. Cela n'a historiquement jamais existé et aujourd'hui cela n'existe pas à ma connaissance.

[...] Nous sommes aussi dans une France où les gouvernants poussent les jeunes générations à se communautariser et à haïr la France, son histoire, ses traditions, son passé, sa religion fondatrice, le catholicisme.

 

Que l'on ne m'empêche pas de soulever des constats totalement univoques entre l'islam et l'histoire des civilisations. Le vivre ensemble n'existe pas avec des populations musulmanes majoritaires en un pays où des populations mécréantes sont minoritaires. Cela n'a jamais existé dans l'histoire et cela n'existe pas plus aujourd'hui.

 

[...] (à 12:40) Et j'ai un scoop à citer pour ceux qui regardent cette video, moi qui était musulman pendant les premières années de ma vie, qui fréquentait des mosquées et en a fréquenté beaucoup, dans la très grande majorité des mosquées de France - c'est peut-être un euphémisme quand je dis dans la très grande majorité -, il y a des livres de hadiths avec lesquels les imams instruisent sur l'islam et avec lesquels les musulmans s'instruisent sur l'islam. Vous voulez savoir ce qui est dit dans ces hadiths ? Vous voulez savoir quel modèle comportemental parfait les musulmans doivent imiter, eux qui ont pour mission d'agir selon les exigences et les commandements du prophète Mohammed ? Alors allons faire un tour dans mon livre qui colle plus que jamais avec l'actualité.

"Dans la très grande majorité des mosquées de France, il y a des livres de hadiths" sur le "djihad de guerre sur le chemin d'Allah". Un ancien musulman avertit les Français

On va commencer par la p. 265. Hadith Bukhari, volume 4, livre 52. "L'apôtre d'Allah dit: J'ai été désigné pour combattre les gens jusqu'à ce qu'ils disent 'personne n'a le droit d'être adoré, si ce n'est Allah'."

 

Hadith Bukhari, volume 1, livre 8, n°387. L'apôtre d'Allah a dit: J'ai été désigné pour combattre les gens jusqu'à ce qu'ils disent personne ne peut être adorté, si ce n'est Allah.."

 

On retrouve ce genre de témoignages dans les hadiths Muslims.

 

Au livre 1, n°29, Mohammed dit: J'ai été désigné pour combattre les gens aussi longtemps qu'ils ne disent pas qu'il n'y a de Dieu qu'Allah.

 

Et au n°33: "J'ai été désigné pour combattre les gens jusqu'à ce qu'ils témoignent qu'il n'y a de Dieu qu'Allah, que Mohammed est le messager d'Allah, et qu'ils établissent la salat et paient la saket (je ne suis pas sûr de l'orthographe. NdCR.) et s'ils font cela, leur sang et leurs biens auront la garantie d'être protégés en mon nom, sauf si cela est justifié par la loi."

 

Mohammed nous informe qu'il a été désigné par Allah pour combattre les gens jusqu'à ce qu'ils se convertissent à l'islam. C'est ça le 'prophète' d'une religion de paix.

 

p. 309. Mohammed dit: Le djihad sur le chemin d'Allah. ... Allah garantit qu'il admettra le moudjahid - c'est-à-dire celui qui pratique le djihad -, pour sa cause au paradis si il est tué. Autrement, il le renverra chez lui en sécurité, avec des récompenses et des butins de guerre.

 

Alors moi j'interroge les musulmans et je dis, 'comment la pratique du djihad en laquelle les musulmans droitsdel'hommistes adhèrent au sens d'un combat spirituel et individuel (disons, améliorer sa personnalité, apaiser sa pensée), comment ce genre de combat peut-il exposer au fait d'être tué et de ramener un butin de guerre ?

 

[...] Et là je vais vous citer deux hadiths terrifiants, dans lesquels il ne fait aucun doute que le prophète Mohammed fait bien l'apologie du comportement kamikaze de ceux qui commettent des attentats.

 

Hadith Bukhari, volume 4, livre 52, n° 54. 'Le prophète Mohammed a dit : (il parlait alors à des combattants musulmans) J'aurais aimé devenir un martyre pour la cause d'Allah, pour ensuite ressusciter puis devenir un martyre, puis ressusciter à nouveau, puis devenir un martyre, puis ressusciter à nouveau, puis devenir un martyre.'

 

Et dans le hadith Muslim, livre 20, n°4635. 'Le messager d'Allah a dit: Aucune personne qui entre au paradis n'aimerait revenir en ce monde, même s'il se voyait offrir tout ce qu'il y a sur la terre, comme incitation, sauf le martyre qui désirerait revenir en ce monde et être tué dix fois, simplement pour le grand honneur qui a été accordé sur lui.'

 

Donc, voilà, Allah, fait un grand honneur au martyre en le faisant tuer, quand il se sacrifie dans ses guerres saintes.

 

Et moi je démontre dans mon livre que le but des musulmans est de combattre les mécréants et que ces mécréants ne peuvent avoir une paix durable avec ces musulmans que s'ils se convertissent à l'islam. Ce qui est un véritable chantage maffieux.

 

C'est vraiment une religion de guerre. C'est la religion qu'a voulu le prophète Mohammed. Et cela, tant dans le coran que dans les hadiths.

 

En résumé, ce djihad prôné par Mohammed dans la Sunnah - et 90% des musulmans dans le monde sont sunnites, environ -, c'est une action qui censée être plus importante pour le croyant que le pélerinage. C'est une action récompensée par Allah. C'est une action qui consiste à combattre pour Allah, sans que rien n'oblige le musulman en dehors de sa foi, quitte à devoir périr au combat. C'est d'ailleurs un grand honneur accordée par Allah, pour le martyre, lorsqu'il meurt au combat.

 

Et l'acte du martyre, le prophète Mohammed aurait bien aimé lui-même le vivre, comme il le dit, et il aurait aimait mourir encore et encore pour ce djihad-là." Un comportement terrifiant et une attitude qui se retrouve aujourd'hui dans le comportement des terroristes musulmans, djihadistes ou kamikazes, comme ceux qui ont accompli leur attentat le 13 novembre." (Fin de citation)

 

Un peu plus loin, Majid Oukacha avertit:

 

"En tant qu'ancien musulman, je ne fais qu'avertir les Français qui souhaitent le meilleur avenir pour leurs enfants, mais qui dans le même temps ne s'inquiètent nullement de l'islamisation de la France. Un élan majoritaire parmi les musulmans qui se dresseraient face à l'islamisme, ça n'existe pas. Cela doit venir des Français qui ne sont pas musulmans, selon moi. N'attendez pas de la majorité des musulmans qu'elle se lève pour réformer l'islam, car l'islam originel voulu par Allah est irréformable. Les sociétés islamiques niant l'individu et créant un contrôle permanent par le groupe, capable de diaboliser tout excommunié parmi eux, ces sociétés-là ont créé des garde-fous très précis pour que l'islam consubstantiellement terroriste, misogyne et esclavagiste - ce que je prouve dans mes écrits -, pour que cet islam-là reste toujours antagonique et ennemi du monde occidental.

 

Finalement, la France d'avant était peut-être moins ouverte sur le monde et moins multiculturelle, mais au moins n'avait-elle pas laissé se développer sur son territoire un ennemi intérieur."

 

Majid Oukacha fait quelques propositions pour vaincre le terrorisme islamique en France :

 

"Vous ne devez plus avoir peur, et osez dire que vous souhaitez que des débats publics critiques s'ouvrent sur les textes sacrés islamiques.

 

Il faut fermer toutes les mosquées intégristes.

 

Il ne faut plus laissez grandes ouvertes les vannes (de l'immigration Ndlr.) qui permettent à n'importe qui de venir s'installer en France.

 

Et surtout enfin, il faut afficher une volonté politique suivie systématiquement par les actes, afin de pouvoir empêcher efficacement les islamistes d'agir chez nous.

 

Moi, la France de mon enfance, ce n'était pas ça. Il n'y avait pas autant d'ennikabées dans les rues. Il n'y avait d'ailleurs pas autant de mosquées qu'aujourd'hui. Les salafistes étaient rares et ils se faisaient discrets."

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20 novembre 2015 5 20 /11 /novembre /2015 10:38

L'Eglise catholique est intolérante dans les principes et tolérante dans la pratique, les ennemis de l'Eglise c'est le contraire.

Saint cardinal Newman

Lettre d’un prêtre responsable d’un secteur paroissial à son évêque

Lettre d’un prêtre responsable d’un secteur paroissial à son évêque :

 

Cher Père-Evêque,

 

Il y a longtemps que je n’ai pas pu prendre le temps de vous écrire, mais la dernière “feuille de route” que vous avez adressée aux prêtres pour leur donner les grandes orientations de notre diocèse me donne l’occasion de vous mettre au courant des progrès vécus dans notre nouveau secteur paroissial rebaptisé “Les Périphéries” et qui compte désormais 30 clochers.

Comme vous nous l’avez demandé, j’ai invité les quatre prêtres-coopérateurs qui m’aident à ne parler au cours des messes que de choses sans conséquences comme, par exemple, le climat ou encore l’accueil des immigrés clandestins, afin de laisser de côté des questions comme la défense de la vie ou le maintien de la foi.

Je puis vous dire avec joie et fierté que les prêtres de nos paroisses adhérent pleinement à vos orientations. A l’exception d’un seul qui, sans consulter notre équipe, a invité un cardinal à faire une conférence publique sur la foi catholique.

D’autre part, je vous informe que la démolition de la liturgie se poursuit. Tout comme sa féminisation. D’ailleurs, nous avons obtenu un premier résultat positif : le jeune homme dont je vous avais parlé et qui souhaitait devenir prêtre semble avoir définitivement abandonné son projet.

Concernant la distribution de la communion aux célébrations dominicales, il reste encore du travail à faire pour extirper les vieilles habitudes de certains fidèles et pour généraliser la réception sacrilège des hosties permettant de passer d’une foi centrée sur Dieu - celle d’autrefois - à une religion centrée sur l’homme.

Concernant la morale, j’ai le plaisir de vous informer, cher Père-Evêque, que nous avons complètement négligé de rappeler aux fidèles de notre secteur paroissial les enseignements de l’Ecriture ou de la Tradition qui risqueraient de heurter leur sensibilité. Nous commençons à récolter les fruits de notre engagement pastoral : les prêtres (sauf un - toujours le même -) ainsi que les laïcs engagés en catéchèse rappellent aux jeunes que les péchés doivent être considérés comme des actes naturels qui ne posent problème qu’à quelques personnes qu’on peut comparer aux pharisiens critiqués par Jésus lui-même.

Nous avons également fait un bon travail pour convaincre les fidèles que toutes les religions se valent, à l’exception de la notre qui, pendant des siècles, s’est prétendue la seule vraie religion au point de gravement manquer de tolérance. Le moyen que nous avons employé pour obtenir ce beau résultat a été de commencer par réduire la foi à des simples questions d’opinions personnelles, puis d’utiliser ensuite des termes tels que “miséricorde”, “sympathie”, “ouverture d’esprit”, “accueil”...

J’espère que vous trouverez bientôt l’occasion de venir visiter notre secteur paroissial afin que vous puissiez vous rendre compte par vous-même que, comme vous nous l’avez dit lors de notre dernière rencontre, “nous sommes en marche vers une Eglise autre”.

Votre dévoué,

 

Père Alphonse

 

Source : Association Pro Liturgia, Actualité du vendredi 20 novembre 2015

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20 novembre 2015 5 20 /11 /novembre /2015 10:21
Péguy: Poème pour nous et pour notre temps de "sensiblerie" et d'"humanitairerie"

Charles Péguy, écrivain, poète et essayiste français (1873 – 1914)

Extrait du poème de Charles Péguy "La tapisserie de sainte Geneviève et de Jeanne d’Arc" (1913) :

 

HUITIÈME JOUR

 

 

POUR LE VENDREDI 10 JANVIER 1913

 

[...] Les armes de Satan c’est la sensiblerie,

C’est censément le droit, l’humanitairerie,

Et c’est la fourberie et c’est la ladrerie ;

 

 

Les armes de Satan c’est la bête lâchée,

Le déshonneur gratuit, la honte remâchée,

Le troupeau mal conduit, la terre mal bêchée ;

 

 

Les armes de Satan c’est le membre arraché,

Le bourgeon retranché, le rameau détaché,

Le boeuf aiguillonné, le cheval cravaché ;

 

 

Les armes de Satan c’est la basse menace

Aux coins de toute lèvre et la gluante trace

Que laisse sur la fleur la visqueuse limace ;

 

 

Les armes de Satan c’est une gagerie,

C’est sa forfanterie et son effronterie,

Et c’est le philologue et sa quincaillerie ;

 

 

Les armes de Satan c’est notre servitude,

C’est notre hébétement, notre longue habitude

Et la nuit et la veille et la lampe et l’étude ;

 

 

Les armes de Satan c'est la criaillerie,

Le vote, le mandat et la suffragerie,

Et l'avocasserie et la haranguerie;

 

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19 novembre 2015 4 19 /11 /novembre /2015 23:11

Honteux : Manuel Valls ne croit pas aux frontières nationales pour protéger les Français, sauf quand il s'agit de protéger les chefs d'Etat à la Conférence mondiale sur le climat à Paris (Cop 21) !

Valls ne croit pas aux frontières nationales pour protéger les Français, sauf quand il s'agit de protéger les chefs d'Etat à la Conférence mondiale sur le climat à Paris (Cop 21)

à 20:28

Pour Valls, les frontières nationales ne sont pas la solution

Face à la menace terroriste, le premier ministre ne pense pas que la fermeture des frontières nationales constitue une solution. «Quand Schengen n'existait pas, quand il y avait des contrôles aux frontières, la France était déjà touchée par des attentats», a déclaré Manuel Valls sur le plateau du journal télévisé de France 2. Ajoutant toutefois : «moi je crois aux frontières» mais précisant : «européennes». «Aujourd'hui les frontières sont celles de l'Union européenne donc elles doivent fonctionner», a-t-il dit. Relevant que «les frontières extérieures de l'Union européenne doivent être renforcées (...) Nous le disons depuis des semaines, des mois, des années».

 

Source: EN DIRECT - Valls : «Si l'Europe n'assume pas ses responsabilités, tout le système Schengen sera remis en cause», Le Figaro, Par Mis à jour le 19/11/2015 à 22:29 Publié le 19/11/2015 à 06:06

Valls ne croit pas aux frontières nationales pour protéger les Français, sauf quand il s'agit de protéger les chefs d'Etat à la Conférence mondiale sur le climat à Paris (Cop 21)

«Ces dirigeants PS comme ex-UMP sont intoxiqués par des années d'idéologie européiste et ils peinent à en sortir», commente le vice-président du Front national, Florian Philippot. Interrogé par Le Scan, l'eurodéputé juge «qu'ils s'accrochent à leurs dogmes révolus» tout en «se prenant le réel en pleine face». Et de pointer du doigt une «contradiction»: «Pour Valls, les frontières nationales sont inutiles, mais il s'empresse de les remettre le soir des attentats».

 

Pour Nicolas Dupont-Aignan, le président de Debout la France, «le problème de fond c'est que ni le président de la République, ni le premier ministre ne croient aux frontières de leur pays». «Mais les frontières européennes, c'est une dilution des responsabilités: Monsieur Valls n'est pas premier ministre de la Grèce, n'est-ce-pas?», s'agace le député souverainiste contacté par Le Scan. Pour lui, «le système Schengen est un système qui s'effrondre devant nos yeux mais (le couple exécutif) continue à en rêver: c'est non-assistance à peuple en danger. Le temps que ça change, il y aura d'autres attentats».

Source: «Non-assistance à peuple en danger» : les propos de Valls sur les frontières conspués, Le Figaro, Par Tristan Quinault Maupoil Mis à jour le 19/11/2015 à 22:05 Publié le 19/11/2015 à 21:53

Il n'est pas étonnant de voir l'espagnol rouge défendre les frontières européennes plutôt que nationales : pour les frères trois points de Manuel Valls, l'Europe est le premier pas vers un monde sans frontières.

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19 novembre 2015 4 19 /11 /novembre /2015 19:16
Australie : un évêque catholique poursuivi pour avoir distribué aux écoles une brochure affirmant que le mariage se contracte entre un homme et une femme

Voici un cas caractérisé de persécution religieuse, entièrement prévisible dès lors que le « mariage » gay a été légalisé. L’évêque de Hobart en Australie, Mgr Julian Porteous, a fait l’objet d’une plainte pour avoir distribué dans les écoles de son diocèse une brochure sur le mariage affirmant que celui-ci n’existe qu’entre un homme et une femme. Le Bureau du commissaire chargé de la lutte contre les discriminations lui a notifié la semaine l’avis du dépôt de plainte qui pourra déboucher sur des poursuites.
 
Mgr Anthony Fisher, archevêque de Sydney, a qualifié d’« étonnante et de véritablement alarmante » cette menace d’action en justice. « Ce qui est proprement alarmant », souligne l’archevêque, « c’est que des personnes puissent être poursuivies pour avoir affirmé les croyances relatives au mariage du catholicisme » alors que la Constitution australienne garantit la liberté de culte et d’opinion.

 

C’est à la suite de distribution de la brochure Ne touchez pas au mariage aux écoles catholiques, réalisée par les évêques d’Australie, que Martine Delanay, militant transgenre —il s’agit d’un homme qui se revendique femme— a porté plainte contre l’évêque qui a osé enseigner le point de vue de l’Église sur le mariage et la sexualité. Il y est notamment écrit que la redéfinition même du mariage aux fins de reconnaître comme telles les unions homosexuelles est une « grave injustice » faite aux enfants, aux adultes et à la société.

 

L’Église catholique affirme que le mariage est une institution sacrée, un bien fondamental en soi, le fondement même de l’existence et de l’épanouissement de la race humaine sur terre, et un don de Dieu. Pour le militant LGBT, une telle conception constitue une offense et une humiliation à l’encontre des partenaires homosexuels : « Nos relations homosexuelles ne se résument pas à une amitié, nous aussi nous constituons un tout dans notre union, et non, les enfants que nous élevons ne sont pas plus malades ou dépravés que les autres », ajoute-t-il. Mgr Fisher se défend d’une telle intention en faisant remarquer que la brochure a été soigneusement rédigée de sorte à ne heurter personne en particulier.

 

Dire aux enfants que le mariage se contracte entre un homme et une femme, c’est de la discrimination, selon le lobby LGBT

 

L’Australie, comme tant d’autres pays, fait l’objet de pressions et d’attaques afin que soient promus l’idéologie du genre et le « mariage » homosexuel, attaques provenant de très puissants groupes de pression déterminés à en finir avec toute opposition à la déconstruction et à la redéfinition de cette institution fondamentale qu’est le mariage entre un homme et une femme.

 

Source et suite: Australie : un évêque catholique poursuivi pour avoir distribué aux écoles une brochure affirmant que le mariage se contracte entre un homme et une femme, 19 novembre 2015 14 h 11 min

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19 novembre 2015 4 19 /11 /novembre /2015 18:59
Face aux attentats islamistes, il faut un roi. Un général confirme (sans le mot) : "il faut un homme d’État qui pense au-delà des échéances électorales de court terme"

A la suite des attentats de Paris, le général Vincent Desportes a accordé un entretien au journal La Croix dont le site "Medias-presse.info" publie ici les extraits les plus significatifs :

 

. « Je regrette, malgré les avertissements qui ont été donnés par nombre d’experts, qu’il ait fallu payer le prix du sang pour que la parole politique soit à la hauteur de la menace. Il n’y a plus de tergiversations possibles, il faut prendre les mesures qui correspondent à cet état de guerre dans lequel nous sommes plongés. «

 

. « (Cette prise de conscience) implique de construire ce que le général André Beaufre (NDLR  : théoricien de la guerre révolutionnaire) appelait une « stratégie intégrale » portant à la fois sur la menace intérieure et extérieure, puisqu’il y a une continuité entre les deux. Cette stratégie doit être accompagnée d’une volonté et d’une parole politique forte car elle impliquera nécessairement pour les Français des sacrifices. »

 

. « On le voit avec l’état d’urgence, qui va être probablement prolongé, il y aura un certain nombre de restrictions en matière de circulation ou de droit de réunion. »

 

Il faudra également prendre des mesures qu’on a trop tardé à prendre et qui demandent de la clarté sur le plan politique, qu’il s’agisse du contrôle aux frontières ou de la politique envers les communautés. Sur ces sujets, il convient de sortir du politiquement correct pour entrer dans le stratégiquement nécessaire. Puis il faudra faire des sacrifices budgétaires. Si ce qui est prioritaire, c’est la sécurité des Français et la protection du territoire, il faut renforcer les moyens accordés à la sécurité et à la défense. L’armée, qui avait déjà été surredéployée après les attentats de janvier dans le cadre de l’opération Sentinelle, est une fois de plus sollicitée. Or elle est très en dessous de la masse critique nécessaire pour faire tout ce qu’on lui demande. »

 

. « On n’empêchera jamais un fou d’Allah de sortir de sa voiture et de mitrailler des passants. Mais la France ne peut se permettre de baisser les bras. Sur le plan intérieur, le seul renseignement ne nous permettra pas de résoudre le problème. Il faut agir aussi sur les racines du terrorisme. Une partie de la population est en état de relégation et de désespérance. Tant que le terreau est favorable, les pousses prendront. La réponse est donc forcément longue et compliquée et nous ne serons pas à l’abri d’autres attentats importants. Il faut non pas des réponses ponctuelles mais des mesures prises par un homme d’État qui pense au-delà des échéances électorales de court terme. »

 

Source: Après les attentats de Paris – Pour le général Vincent Desportes, il est temps de sortir du politiquement correct et de contrôler les frontières, Medias-presse.info, in Politique / by Léo Kersauzie / on 18 novembre 2015 at 17 h 56 min /

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19 novembre 2015 4 19 /11 /novembre /2015 08:48

Pour Hollande et la plupart de nos politiciens nous avons été attaqué en haine des valeurs de la République ! Or cela n'apparaît aucunement dans les communiqués islamistes qui revendiquent avoir attaqué les croisés et "la ville qui porte la bannière de la croix ! " D'ailleurs petit rappel historique : la République a fait plus de victimes françaises (Terreur, génocide vendéen...) que les terroristes islamistes !

Louis XX, Facebook. 17 novembre 2015.

Source image: Les Crises.fr https://www.les-crises.fr/vos-guerres-nos-morts/

Source image: Les Crises.fr https://www.les-crises.fr/vos-guerres-nos-morts/

Dès vendredi soir sur les résaux sociaux, une phrase lapidaire était largement reprise comme un message personnel à François Hollande : "Votre guerre, nos morts. (Eric Zemmour, Rtl)

 

L'histoire se répète. François Hollande engage la France dans une guerre longue contre le terrorisme islamique. Cette guerre n'empêchera pas des religieux de se radicaliser ni des terroristes de passer à l'acte.

 

Face à l'Etat islamique et le terrorisme islamiste, nous ne pouvons pas vaincre militairement.

 

A l'intérieur, ce n'est pas en embauchant 10 000 forces de police de plus, qu'on empêchera des terroristes qui se trouvent partout de passer à l'acte et de passer à l'acte partout. A l'extérieur, une fois le siège de l'Etat islamique rasé, d'autres têtes de l'hydre pousseront un peu partout et ce sera une guerre perpétuelle contre le terrorisme islamique.

 

Le tout sécuritaire ne vaut donc rien s'il n'est accompagné d'une prévention en amont, d'une éducation et d'une vraie civilisation. Cette civilisation que Christiane Taubira voulait supprimer et changer.

 

Lire : Les libertés et l'égalité : des principes monarchiques millénaires dévoyés ou le bilan effroyable de la République "française"

 

La république est incapable d'opposer une riposte au terrorisme pour plusieurs raisons. D'abord parce que les institutions républicaines sont en elles-mêmes d'une grande fragilité, d'une grande faiblesse. Regardez en effet l'Exécutif qui est complètement controversé. Nous pensons que pour traiter ces problèmes qui relèvent de la Souveraineté, il faut un souverain, parce que la souveraineté a été bradée. Et quelle elle seule peut donner une autorité pour lutter contre le terrorisme. Un chef de parti élu pour cinq ans peut-il incarner la Souveraineté ?

 

Cette république n'a aucune ambition, ni nationale ni internationale. Et on le voit parce qu'elle se met à la remorque des Etats-Unis et qu'elle s'est mis à la botte de groupes de pression qui sont complètement acquis au mondialisme.

 

La république est idéologiquement enfermée dans un cercle vicieux d'anti-valeurs, d'anti-principes que sont l'antiracisme, la politique communautariste et évidemment le laïcisme, qui entre parenthèses est la seule religion qu'on ne peut pas blasphémer en France. Donc, il faudrait renoncer à ces principes et cela elle ne le peut pas. Parce que si la république renonçait à ces principes, elle se renoncerait elle-même, elle se renierait.

 

L'islamisme dans nos territoires progresse grâce au vide spirituel laissé par la république "laïque". C'est pourquoi nous affirmons que la république nous a désarmé moralement et spirituellement, laissant les Français sans force spirituelle capable de les protéger. Car nous avons affaire à une guerre spirituelle avant tout entre le Royaume du Christ et les enfers.

 

Il faut que la France proclame que l'Evangile doit inspirer nos lois, parce que seule la lumière du Christ pourra s'opposer efficacement à la haine et à l'obscurantisme terroriste islamiste et, précisément, vaincre le vide laissé par le laïcisme. La lumière du Christ viendra remplir ce vide dans lequel s'engouffre l'islamisme. Et les rayons de lumière sortant du coeur du Christ viendront guérir les blessures que la république a infligées à la France, fille aînée de l'Eglise.

 

La laïcité républicaine venant du même fond terroriste satanique que le califat islamique ne sera d'aucune efficacité. Satan ne se combat pas lui-même.

 

Lire: Pour l'exorciste du Vatican, le père Gabriele Amorth, « l’État islamique, c'est Satan »

 

La république c'est la guerre

 

1792, la "Patrie en danger"

 

1914, la "Patrie de l'Union sacrée"

 

1946 Indochine,

 

1954 Algérie,

 

2011 Libye,

 

2013 au Mali, en Centrafrique,

 

2014 en Irak,

 

2015 en Syrie contre l'Etat islamique.

 

La république c'est la guerre et le terrorisme dès le début.

 

La république est née dans le terrorisme révolutionnaire.

 

Lire: "Attentats du 13 novembre: communiqué de presse de l'Alliance Royale"

 

La Terreur, c'était la peur qui était institutionnalisée en 1793 et qui a été érigé en système de gouvernement. Et la décapitation a été systématiquement instrumentalisée par la Révolution française, et en a fait toute cette série de guillotinés et de victimes qui se comptaient par dizaines de milliers, en mélangeant les innocents et les coupables. Et comme l'Etat islamique, la république a transformé ces exécutions en grand spectacle à des fins de propagande. C'est Jacques Julliard qui écrit cela dans un numéro de Marianne, de cet hiver.

 

Donc nous affirmons que la république ne peut et ne pourra jamais être un rempart à la barbarie parce qu'elle est issue en fait du même fond terroriste.

 

La république est va-t-en-guerre comme d'habitude et comme d'habitude elle se met dans le siège des Américains.

 

Elle n'a d'ailleurs plus de poids diplomatique.

 

Et précisément, nous pensons qu'il faut renouer avec un esprit capétien. Il faut renouer avec la politique des Capétiens, qui était faite de réalisme et de mesure. Les rois capétiens se sont toujours méfiés des idéologies et des grands sentiments. Ils avaient pour objectif l'intérêt supérieur de la France. C'est ainsi qu'ils ont fait de notre pays un état souverain, établi dans ses frontières naturelles, en contrant les appétits de ses voisins et qui ont fait de la France cette première puissance mondiale avant que la Révolution ne démolisse tout ça.

 

Sortir de l'espace de Schengen

 

Nous proposons dans un premier temps de nous protéger de façon efficace en sortant de l'espace de Schengen et en rétablissant les frontières nationales.

 

La Suisse ne fait pas partie de l'Union européenne et la Suisse n'est pas pour autant repliée sur elle-même. La Suisse est le pays où il y a le plus d'organisations internationales.

 

Il faut se doter de moyens de contre-insurrections. Cela passe évidemment par une réforme de l'armée. Cette réforme, l'Alliance Royale l'a prévue, vous pouvez vous reporter sur ses propositions sur son site. Au niveau international il faut créer des pôles d'influence ciblés compte tenu de notre niveau d'influence restreint. Et renforcer l'influence française en Afrique sahélienne, c'est une nécessité stratégique et il faut évidemment créer dans le monde musulman des zones de stabilité. N'oublions pas que l'islamisme est fort de la faiblesse de ses adversaires et c'est comme cela que Daech et en général le terrorisme islamiste perdra pied y compris vis-à-vis des musulmans eux-mêmes qui cesseront d'être fascinés dans leur esprit par cette espèce de fondamentalisme.

Vos guerres, nos morts

La France a besoin d'un roi

 

La France a évidemment dans ce domaine un grand rôle à jouer et un roi aurait justement une stature internationale d'autant plus importante que le roi aura une dimension internationale. Ce que n'a évidemment pas un chef de parti, qui est élu pour cinq ans.

 

Général Didier Tauzin : "En temps de guerre, il faut un vrai chef"

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18 novembre 2015 3 18 /11 /novembre /2015 18:10

Eruic Zemmour sur Rtl le 17 novembre, ironise sur la "guerre" de François Hollande :

 

"La guerre, dit Hollande. La guerre, dit Valls, la guerre dit Cazeneuve. Une guerre impitoyable, dit Hollande, que nous allons gagner, dit Valls. Notre guerre disent les media. la guerre pour jouer au chef de guerre. La guerre pour appeler à l'unité nationale, la guerre pour remonter dans les sondages*...

 

Une guerre française dans les fourgons de l'armée américaine. Une guerre en Syrie qui s'ajoute à celle d'Irak et d'Afghanistan ou de Libye, qui ont agravé le mal qu'elles étaient censées annihiler.

 

Des guerres aux côtés de l'Arabie Saoudite, du Qatar, de la Turquie, qui ont fabriqué, équipé, financé la milice de Daech - leur milice -, comme elles avaient fabriqué, équipé, financé Al Qaida, avec la bénédiction de sservices secrets de l'Oncle Sam.

 

... Quand on prétend mener une guerre, il faut connaître l'adversaire pour le vaincre. François Hollande craint même de prononcer son nom, parle de 'terroriste' pour ne pas dire 'islamistes', fustige 'Daech' pour ne pas dire 'état islamique'. Le gouvernement socialiste accepte de laisser en libertés sur notre territoire plus de 10 000 terroristes potentiels, tous fichés par nos services de police sous la catégorie S. Ne pas les expulser, ne pas les enfermer, respect de l'état de droit, pas d'amalgame, le ministre de l'Intérieur Bernard Cazeneuve, déclarait en 2014 : 'Ce n'est pas un délit de prôner le djihad.'

Zemmour: François Hollande craint de prononcer le nom de son adversaire

Sa collègue de la Place Vendôme prône une justice bienveillante évitant la prison qu'elle juge criminogène. Christiane Taubira a été entendue. Ismaïl Mostefaï, tueur du Bataclan avait été condamné à huit reprises, mais jamais emprisonné. Au moins, ce n'est pas en prison qu'il s'est radicalisé ! Au lieu de bombarder Raqqa, la France devrait bombarder Molenbeek. Raqqa en Syrie, Molenbeek en Belgique d'où sont venus les commandos du vendredi 13. Mais les frontières entre pays ne servent plus à rien depuis les Accords de Schengen, elles sont ridicules comme les douaniers. C'est sans doute parce qu'elles ne servent à rien que le gouvernement français a rétabli les frontières pour la conférence mondiale sur le climat et tenté d'éviter de nouveaux bains de sang.

 

Dès vendredi soir sur les résaux sociaux, une phrase lapidaire était largement reprise comme un message personnel à François Hollande : "Votre guerre, nos morts." (Fin de citation)

* On a vu ce matin que "81% des personnes interrogées (+20 par rapport à septembre) approuvent les frappes aériennes contre Daech en Syrie (contre 18%) même si 63% jugent qu'elles vont «contribuer à davantage exposer» la France à des risques d'attentats." (Source: EN DIRECT - Assaut à Saint-Denis: deux forcenés morts dont une femme kamikaze, Le Figaro, Par Mis à jour le 18/11/2015 à 08:59 Publié le 17/11/2015 à 06:36)

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18 novembre 2015 3 18 /11 /novembre /2015 17:56
Transhumanisme : vers la fin de l'espèce humaine ? Jean-Pierre Dickès

Le tout dernier livre édité par les Editions de Chiré, écrit par Jean-Pierre Dickès paraît dans quelques jours.

 

Nous assistons aujourd’hui à l’émergence d’une nouvelle humanité et plus ou moins rapidement au remplacement des hommes par des machines devenues intelligentes. Sommes-nous arrivés à l’éradication de l'espèce humaine ?

 

Ces quatre dernières années, les sciences ont fait des progrès absolument fulgurants en biologie, en génétique, en bionique et robotique. Ceux-ci aboutissent à transformer profondément la nature de l'homme et le font évoluer vers une post-humanité aux contours inquiétants ; ceci dans la mesure où ils seront issus de transgressions permanentes de l'ordre naturel.

 

Les transhumanistes appellent notamment à une nouvelle humanité détruisant notre espèce en la transformant en machines. 

Parmi le fouillis de découvertes plus invraisemblables les unes que les autres, le docteur Jean-Pierre Dickès, après des années de recherche, fait le point sur ces nouvelles technologies. Son livre d'une densité extraordinaire, est une mise en garde contre les savants fous qui, au nom du progrès, sont en train de détruire l'Humanité. Il y a là un avertissement solennel dont tout le monde devrait prendre conscience. avant qu'il ne soit trop tard.

 

Source: Chiré, Diffusion de la Pensée française

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18 novembre 2015 3 18 /11 /novembre /2015 13:31

Pauvre homme réduit à rejeter la responsabilité des évènements sur les autres. Pour l'histoire, il est important d'enregistrer les paroles d'un François Hollande amnésique, qui affirmait ce matin que "ce n'est pas la France, mais c'est cette organisation terroriste (Daech - l'Etat islamique Ndlr.) qui lui a déclaré la guerre".

 

Ce qui d'un point de vue historique est faux. François Hollande est un président de guerre. A chaque fois la lutte contre le terrorisme est avancée. Voici quelques faits et dates :

François Hollande : "ce n'est pas la France, mais c'est cette organisation terroriste (Daech - l'Etat islamique) qui lui a déclaré la guerre"

Source : EN DIRECT - Fin de l'assaut à Saint-Denis, deux morts et sept personnes interpellées, Le Figaro, Par Mis à jour le 18/11/2015 à 13:24 Publié le 17/11/2015 à 06:36

 

François Hollande ment. Voici pourquoi.

 

Un article de Mediapart du 15 septembre 2014 évoquait la responsabilité de François Hollande dans sa "lutte contre le terrorisme" :

 

Après le Mali, la Centrafrique, l'Irak et la Syrie, François Hollande est le président le plus guerrier de la Ve république.

François Hollande : "ce n'est pas la France, mais c'est cette organisation terroriste (Daech - l'Etat islamique) qui lui a déclaré la guerre"

Source : Mali, Centrafrique, Irak: Hollande, le président qui aime faire la guerre, Mediapart, 15 septembre 2014 | Par Lénaïg Bredoux et Thomas Cantaloube

 

Le 3 septembre 2014, lors d'un conseil restreint de défense, François Hollande envisageait une réponse militaire contre l'Etat islamique :

François Hollande : "ce n'est pas la France, mais c'est cette organisation terroriste (Daech - l'Etat islamique) qui lui a déclaré la guerre"

Source: EI: la France évoque une réponse militaire, Le Figaro, Flash Actu, Par Le Figaro.fr avec REUTERSMis à jour le 03/09/2014 à 18:41

Continuons nos investigations. Un article du 19 octobre 2014 du Figaro indiquait qu'"en moins de trois ans, François Hollande a engagé trois opérations militaires extérieures: le 11 janvier 2013 au Mali, le 5 décembre de la même année en Centrafrique et le 19 septembre dernier (2014 Ndlr.) dans le ciel de l'Irak, contre l'État islamique :

François Hollande : "ce n'est pas la France, mais c'est cette organisation terroriste (Daech - l'Etat islamique) qui lui a déclaré la guerre"

Source : Les trois guerres de François Hollande, Le Figaro, Par Alain Barluet Mis à jour le 19/10/2014 à 18:26 Publié le 19/10/2014 à 17:55

 

L'Etat islamique répondait entre les et par des attentats en France qui ont visé la rédaction du journal "Charlie Hebdo", des policiers et des clients d’une supérette cacher, et au cours desquelles dix-sept personnes ont été tuées.

 

Sans avoir alors déclenché l'état d'urgence, ni fermé les frontières pour autant, ni pris les décisions qui s'imposaient pour protéger les Français (ces décisions ne seront prises que trop tard au soir des attentats du 13 novembre 2015), François Hollande décidait, le 7 septembre 2015, l'envoi de vols de reconnaissance en Syrie contre l'Etat islamique :

François Hollande : "ce n'est pas la France, mais c'est cette organisation terroriste (Daech - l'Etat islamique) qui lui a déclaré la guerre"

Source : Réfugiés, Syrie, impôts : les réactions aux annonces de François Hollande, Le Figaro, Par Roland Gauron , William Plummer Mis à jour le 07/09/2015 à 16:43 Publié le 07/09/2015 à 09:19

 

Les premières frappes aériennes contre l'Etat islamique étaient réalisées le 27 septembre 2015. Manuel Valls affirma : « Nous frappons Daech en Syrie car cette organisation terroriste prépare les attentats vers la France depuis la Syrie, depuis ces sanctuaires (...). Nous agissons donc en légitime défense » :

François Hollande : "ce n'est pas la France, mais c'est cette organisation terroriste (Daech - l'Etat islamique) qui lui a déclaré la guerre"

Source : La France a mené ses premières frappes en Syrie, LE MONDE | 27.09.2015 à 08h20 • Mis à jour le 27.09.2015 à 15h32 | Par Nathalie Guibert

La France a mené ses premières frappes aériennes en Syrie contre le groupe État islamique, a annoncé François Hollande à New-York, ce dimanche 27 septembre. Il a justifié ces bombardements par la "sécurité nationale" de l'Hexagone, en marge d'une Assemblée générale de l'ONU où la question syrienne sera au centre du jeu diplomatique.

 

Quelles forces étaient engagées?

 

Selon François Hollande, l'armée de l'air française a mobilisé six avions, dont cinq Rafales, pour ces frappes. Un communiqué de l'Élysée précisait plus tôt que ces bombardements ont été effectués sur la base de renseignements collectés ces deux dernières semaines grâce à des vols de reconnaissance.

François Hollande : "ce n'est pas la France, mais c'est cette organisation terroriste (Daech - l'Etat islamique) qui lui a déclaré la guerre"

Source : Syrie: ce que l'on sait des premières frappes françaises contre Daech, L'Express, V.G. avec AFP, publié le 27/09/2015 à 16:42 , mis à jour à 17:32

Quoiqu'il en dise ce matin, c'est bien François Hollande qui a déclaré la "guerre" (sans le mot) à l'Etat islamique en Irak en 2014.

 

Conclusion. François Hollande est un président de guerre à l'extérieur (Mali, Centrafrique, Irak, Syrie) et un président de désarmement moral et spirituel à l'intérieur (laïcisme antichrétien, fabrication d'un "islam de France", formation des imams, financements publics des mosquées, politique de peuplement imposée dans chaque commune, lutte contre le racisme, islamophobie, etc.)

 

A chaque fois que la lutte contre le terrorisme est avancée, l'"islam de France" et la mixité multiculturelle sont affirmés en parallèle (des imams franc-maçons viennent à la rescousse pour affirmer que l'islam est soluble dans la république). Gouvernés par des fous, les Français sont livrés pieds et points liés à leurs ennemis.

 

Afin de donner le change, François Hollande annonce l'embauche de 10 000 policiers et gendarmes sur le quinquennat. Mesure en trompe l'oeil qui ne s'attaque pas aux causes du terrorisme. Il déclare qu’il faut « augmenter encore les moyens » pour lutter contre le terrorisme et assurer la sécurité des Français. 5 000 emplois supplémentaires de policiers et de gendarmes doivent être créés d’ici deux ans, « afin de porter le total des créations d’emploi de sécurité à 10 000 sur le quinquennat. […] Cela permettra simplement de restaurer le potentiel des forces de sécurité au niveau qu’elle connaissait en 2007. » Ces créations de postes « bénéficieront aux services de lutte contre le terrorisme, à la police aux frontières, et plus généralement à la sécurisation générale du pays ». (Source: Postes supplémentaires de policiers et de gendarmes : le détails des annonces de Hollande, Le Monde.fr | 16.11.2015 à 18h47 • Mis à jour le 16.11.2015 à 19h08)

 

Le gouvernement reproche au précédent gouvernement de droite d'avoir supprimer des postes dans les forces de police. Or, les islamistes sont partout et peuvent frapper n'importe où. François Hollande peut bien "augmenter encore les moyens" à l'infini, nous affirmons que ce n'est pas le fait d'embaucher 10 000 et même 150 000 policiers s'ils voulaient qui changera quoique ce soit.

 

Il fallait réaliser une politique de prévention en amont, s'attaquer aux causes de la "guerre", faire en sorte que les islamistes n'aient pas la volonté de frapper la France... Voilà ce qu'il fallait faire. Mais rien de ceci n'a jamais été fait.

 

Sous l'Ancien Régime par exemple, s'agissant des "forces de police armée, on peut dire que dans le royaume, elles n'existaient pas" ! C'est l'historien Frantz Funck-Brentano qui l'écrit dans son livre "Ce qu'était un Roi de France" (Librairie Hachette 1940, p. 189.)

 

Il n'y avait pas de force de police avant 1789, vous avez bien lu..., et il n'y avait pas les problèmes de sécurité que nous connaissons aujourd'hui.

 

L'historien protestant Pierre Chaunu, dans son livre "Le Grand déclassement", expliquait qu'"être français (avant 1789) s'est d'abord confondu avec le privilège de vivre protégé sous les fleurs de lys". On est loin aujourd'hui de connaître ce privilège !

 

En août 2015, un classement des villes les plus agréables du monde faisait reculé Paris au 29e rang mondial des villes où il fait le mieux vivre.... Un recul de plus de dix places qui s'expliquait par les attentats de janvier.

 

Pauvre France, la politique républicaine du tout sécuritaire ne vaut rien si elle n'est pas accompagnée d'une politique de prévention, d'éducation, de moralisation et de civilisation des Français. L'école républicaine fabiquant de parfaits consommateurs individualistes et égoïstes, et avec l'état laïciste antichrétien fabriquant un "islam de France" en parallèle, il ne faut pas s'étonner des résultats catastrophiques.

 

La république désarme les Français et les laisse sans résistance et sans force face à leurs ennemis. C'est pourquoi nous affirmons que la politique qui est actuellement conduite par les républicains de droite ou de gauche dans une belle "union républicaine" conduira la France dans le chaos. Il ne servira alors à rien à tel ou tel de dire c'est la faute aux islamistes.

 

Seul un réarmement moral et spirituel de la France pourra - peut-être si nous le méritons - changer le cours des évènements.

 

Vive Dieu, vive le Roi, vive la France.

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18 novembre 2015 3 18 /11 /novembre /2015 09:31
Le Cardinal André Vingt-Trois sur l'"islam" contredit par un imam

Mardi 17/11/2015. Déclaration du Cardinal André Vingt-Trois au cours de la messe qu’il a célébrée à Notre-Dame de Paris : « Ces événements ne sont pas représentatifs de la communauté musulmane. Ce n’est pas l'islam. »

 

Déclaration de l’Imam Yassin Elforkani (Amsterdam) dans le journal néerlandais “Volkskrant” (“Journal du Peuple”) : « Les musulmans doivent cesser de prétendre que la terreur n’a aucun lien avec l’islam. La réalité, dure comme le roc, est que les terroristes légitiment théologiquement leurs actes. Nous ne pouvons continuer à dire : ceci n’a rien à voir avec l’islam. »

 

No comment...

 

Source: Pro Liturgia, Actualité du mardi 17/11/2015

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18 novembre 2015 3 18 /11 /novembre /2015 09:01

Mise à jour permanente

 

Un assaut lancé vers 4h20, toujours en cours de l'armée, du Raid et de la BRI dans la capitale, à Saint-Denis, a fait deux morts, dont une femme islamiste kamikaze qui a activé son gilet explosif :

Assaut à Saint-Denis: deux morts dont une islamiste kamikaze. De nombreux militaires déployés sur place
Assaut à Saint-Denis: deux morts dont une islamiste kamikaze. De nombreux militaires déployés sur place

 

à 12:40

Ce que l'on sait de l'assaut à la mi-journée

o L'assaut est terminé. L'opération de police avait démarré aux alentours de 4h30 dans le centre de Saint-Denis. Plusieurs suspects se sont retranchés dans un appartement situé à l'angle de la rue de la République et de la rue de Corbillon.

 

» Saint-Denis, 4h20, l'assaut est lancé contre des suspects liés aux attentats

 

o Deux personnes ont été tuées. Une femme retranchée est morte en déclenchant son gilet d'explosifs. Un autre terroriste décédé a été "retrouvé à la fin de l'opération, atteint par des projectiles", a précisé le procureur. Au moins cinq policiers ont été légèrement blessés.

 

o Sept interpellations. Trois personnes qui se trouvaient dans l'appartement ont été interpellées. Deux autres personnes ont été interpellées "alors qu'elles étaient en train de se cacher dans les gravats", a précisé le procureur. Deux personnes de plus, enfin, ont été interpellées à proximité. Il s'agit de l'homme qui a fourni le logement et de l'une de ses connaissances.

 

o La présence du commanditaire présumé n'est pas confirmée. L'assaut visait l'interpellation du commanditaire présumé des attentats de vendredi soir à Paris, Abdelhamid Abbaoud, dont la présence dans ce logement était soupçonnée.

 

» Qui est Abdelhamid Abaaoud, commanditaire présumé des attaques de Paris

 

o Les policiers sont intervenus dans une église de Saint-Denis. Les forces de l'ordre ont forcé la porte de l'Eglise Neuve de Saint-Denis, située à l'opposé de la rue de la République par rapport à la basilique Saint-Denis. Les motifs de cette intervention ne sont pas clairs et elle n'aurait rien donné.

 

EN COURS : Mis à jour à 08:59

Ce que l'on sait à 8 heures

o Un assaut a été lancé dans la nuit à Saint-Denis. De premiers tirs auraient été entendus aux alentours de 4h30. Le quartier concerné à Saint-Denis, sur la rue de la République, à proximité de la place Jean-Jaurès, est entièrement bouclé par un important dispositif policier. Plusieurs suspects se sont retranchés dans un appartement situé à l'angle de la rue de la République et de la rue de Corbillon. Plusieurs explosions successives ont retenti vers 7h30.

 

o Le commanditaire présumé des attentats ciblé. Abdelhamid Abaaoud, cerveau présumé des attaques de vendredi à Paris, est la cible de cet assaut à Saint-Denis. Sa présence dans l'appartement où se sont retranchés les suspects n'est toutefois pas confirmée.

 

o Deux forcenés sont morts, un suspect retranché, trois personnes interpellées. Deux des personnes retranchées dans l'appartement sont mortes,dont une femme qui se serait fait exploser. Plusieurs policiers auraient par ailleurs été blessés dans cet assaut. Des sources policières font également état de deux interpellations.

 

o L'opération se poursuit. La ministre de la Justice Christiane Taubira avait annoncé sur Europe 1 que l'opération était en train de s'achever. Mais des sources policières ont par la suite confirmé à l'AFP qu'un suspect était toujours retranché dans l'appartement. La police a ensuite fait savoir que l'opération est toujours en cours. Les habitants sont invités à ne pas s'approcher du périmètre de sécurité et rester ches eux. Les transports dans le secteur sont complètement à l'arrêt.

 

à 08:59

Cinq personnes ont été interpellées

Le parquet de Paris donne des précisions officielles sur l'opération et ses conséquences. Une femme retranchée dans l'appartement est morte après avoir activé son gilet explosif.

 

à 08:10

Deux interpellations lors de l'assaut

Deux interpellations ont eu lieu lors de l'opération antiterroriste en cours à Saint-Denis, selon des sources policières. Aucune précision n'a été donnée sur l'identité des personnes.

Assaut à Saint-Denis: deux morts dont une islamiste kamikaze. De nombreux militaires déployés sur place

 

à 07:46

De nombreux militaires déployés sur place

Notre journaliste Frédéric Picard est sur place. De nombreux militaires lourdement armés sont présents et "renforcent le périmètre de sécurité". Des badauds essayent de rentrer dans la zone, les policiers tentent de faire le tri. La presse est parquée près de l'Eglise St Denys de l'Estrée, dite l'Eglise neuve.

 

à 06:35

Le cerveau présumé des attentats visé par l'assaut

Le terroriste Abdelhamid Abaaoud, commanditaire présumé des attaques de Paris, est la personne visée par l'assaut mené ce matin par le Raid à Saint-Denis. Il n'est pas confirmé qu'il se trouve actuellement dans l'appartement.

 

Hier à 23:19

Les Français approuvent la riposte de Hollande (sondage)

D'après un sondage Odoxa pour Le Parisien-Aujourd'hui en France, les trois quarts des Français (73%) jugent que François Hollande a été «à la hauteur» des événements après les attentats et approuvent à une très large majorité les mesures proposées par le chef de l'État. 25% des Français jugent que le président de la République a été «tout à fait» et 48% «plutôt» à la hauteur. 26% pensent qu'il ne l'a pas été et 1% ne se prononce pas. Sans surprise, les jugements sont beaucoup plus positifs chez les sympathisants de gauche (90%) mais sa réaction est également majoritairement approuvée à droite (63%).

 

Parmi les mesures annoncées par François Hollande devant le Parlement réuni en Congrès à Versailles, ils approuvent à 91% l'élargissement des possibilités de déchéance de la nationalité française, à 89% la création de 5.000 emplois supplémentaires de policiers et de gendarmes et à 84% le fait de faciliter les règles de la légitime défense pour les policiers.76% des Français estiment aussi que l'appel à l'union nationale «est une bonne réponse car cela montre que la démocratie est plus forte que le terrorisme». A l'inverse, 24% y voient «une mauvaise réponse car c'est une manoeuvre politicienne hypocrite».

 

Par ailleurs, 81% des personnes interrogées (+20 par rapport à septembre) approuvent les frappes aériennes contre Daech en Syrie (contre 18%) même si 63% jugent qu'elles vont «contribuer à davantage exposer» la France à des risques d'attentats. Les Français sont également majoritairement favorables (62% contre 38%) à ce que la France participe à une intervention militaire au sol en Syrie, ce qu'exclut l'exécutif. Interrogés sur les sentiments (deux réponses possibles) qu'ils éprouvent après les attentats de Paris, 57% répondent «la colère», 40% «la peine», 31% «la solidarité» et 13% «la peur».

Sondage réalisé les 16 et 17 novembre auprès d'un échantillon de 1.000 personnes représentatif de la population française âgée de 18 ans et plus. Méthode des quotas.

 

Hier à 23:01

Des supporteurs turcs crient «Allah Akhbar» pendant la minute de silence

 

Des supporteurs turcs ont crié «Allah Akhbar» (Dieu est grand) et ont sifflé pendant la minute de silence en hommage aux victimes des attentats de Paris avant le coup d'envoi du match amical Turquie-Grèce, selon un photographe de l'AFP. Ils ont entonné des chants en faveur du président Recep Tayyip Erdogan au stade Basaksehir d'Istanbul, sous le regard du premier ministre turc Ahmet Davutoglu et de son homologue grec Alexis Tsipras.

 

Source: EN DIRECT - Assaut à Saint-Denis: deux forcenés morts dont une femme kamikaze, Le Figaro, Par Mis à jour le 18/11/2015 à 08:59 Publié le 17/11/2015 à 06:36

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17 novembre 2015 2 17 /11 /novembre /2015 16:24

A notre grand regret, nous ne publions le texte suivant que ce jour. Ce texte nous avait été communiqué par une amie au mois d'octobre. Alors que nous souhaitions le publier dès le 11 octobre dernier et ne l'avions pas fait à cause d'une mention d'une date ("dans les derniers mois de l'année 2015") qui annonçait les attentats. Mais vu les évènements nous publions ce texte aujourd'hui.

 

Voici l'introduction que nous avions prévu d'accompagner à la publication le 11 octobre :

 

Bien évidemment une prophétie peut ne pas se réaliser par une volonté divine au dernier moment. Mais le message suivant reçu du Père Jean-Régis Fropo et l'avertissement très clair qu'il lance à la France, mérite d'être connu du grand nombre, ne serait-ce que par rapport aux conséquences des décisions prises par nos dirigeants:

 

 

Reçu le 10 octobre 2015 :

Si vous étiez conscients de ce qui menace très prochainement la France, vous passeriez vos jours et vos nuits à genoux, à implorer ma miséricorde."

"Venez m'adorer dans vos églises et vos chapelles et je vous délivrerai de tout..." Jésus

 

Ancien responsable du Pôle judiciaire antiterroriste, le juge Marc Trévidic, vice-président du tribunal de grande instance de Lille, livre une analyse inquiétante de la situation actuelle de la France:

 

"La menace terroriste est à un niveau maximal, jamais atteint jusqu'alors. D'abord, nous sommes devenus pour l'EI (EI) l'ennemi numéro un. La France est la cible principale d'une armée de terroristes aux moyens illimités. Ensuite, il est clair que nous sommes particulièrement vulnérables du fait de notre position géographique, de la facilité d'entrer sur notre territoire pour tous les djihadistes d'origine européenne, Français ou non, et du fait de la volonté clairement et sans cesse exprimée par les hommes de l'EI de nous frapper. Et puis, il faut le dire: devant l'ampleur de la menace et la diversité des formes qu'elle peut prendre, notre objectif de lutte antiterroriste est devenu perméable, faillible, et n'a plus l'efficacité qu'il avait auparavant.

 

Enfin, j'ai acquis la conviction que les hommes de Daech ont l'ambition et les moyens de nous atteindre beaucoup plus durement en organisant des actions d'ampleur, incomparables à celles menées jusqu'ici. Je le dis en tant que technicien: les jours les plus sombres sont devant nous. La vraie guerre que l'EI entend porter sur notre sol n'a pas encore commencé. Nous avons en face de nous un groupe - terroriste plus puissant que jamais et plus déterminé. La France est, de fait, confrontée à une double menace. Celle du déferlement de ce que j'appelle les 'scuds' humains du djihad individuel, ces hommes qui passent à l'action sans grande formation ni préparation, agissant seuls, avec plus ou moins de réussite (cellules dites dormantes), comme on a pu le voir ces derniers temps. Et celle, sans commune mesure, que je redoute: des actions d'envergure que prépare sans aucun doute l'EI, comme celles menées par Al-Qaïda, qui se sont soldées parfois par des carnages effroyables... Les hommes de Daech ont les moyens, l'argent et la faculté d'acquérir facilement autant d'armes qu'ils veulent et d'organiser des attaques de masse. Le terrorisme est une surenchère; il faut toujours aller plus loin, frapper plus fort... Ils sont en train de penser à quelque chose de bien plus large, visant en tout premier lieu l'Hexagone... Les Américains sont plus difficiles à atteindre. La France, elle, est facile à toucher. Il y a la proximité géographique, il y a des relais partout en Europe, il y a la facilité opérationnelle de renvoyer de Syrie en France des volontaires aguerris, des Européens, membres de l'organisation, qui peuvent revenir légalement dans l'espace Schengen et s'y fondre avant de passer à l'action..."

 

J'ajouterai à titre personnel: le chrétien est un homme de paix et de conciliation mais il ne doit pas être un naïf. Si vous étudiez sérieusement l'histoire, vous constaterez que depuis 12 siècles, l'Islam ne s'est répandu dans le monde que par la violence, une violence 'sacralisée' au Nom de Dieu. Distinguons bien, cela ne veut pas dire que tous les croyants musulmans sont des violents, il y a parmi eux des hommes de paix et de prière. Mais il y a des versets du Coran que nous ne pouvons pas ignorer:

 

XLVII, 4 Lorsque vous rencontrez ceux qui ont refusé de croire (en Allah) frappez-les à la gorge.

IX, 5 Quand les mois sacrés seront expirés, tuez les infidèles (chrétiens) où que vous les trouviez !

VIII, 39: Comabattez-les jusqu'à ce que la religion soit entièrement à Allah!

VIII, 67 Un prophète, mène le combat (jihâd) contre les infidèles et les hypocrites, et sois dur à leur égard.

IX, 30 Les Chrétiens disent: 'Le Christ est le fils d'Allah' - Qu'Allah les anéantisse!

 

Ce sont ces 'ordres d'Allah' que les partisans de l'EI proclament ouvertement aujourd'hui, il suffit de regarder certaines videos sur you-tube. Leurs armes traditionnellement préférées étant la flagellation, l'égorgement et la décapitation. Dans les révolutions, ce sont les extrémistes qui entrainent les modérés avec les mêmes arguments idéologiques. Les cheiks et imams qui s'expriment sur la TV Al Jazzera ne se cachent pas de leur volonté de conquérir le monde entier à l'Islam.

 

Une petite phrase du pape François, en 2014, lors de son voyage en Sicile vous a peut-être échappé: 'La Troisième guerre mondiale est commencée.; d'après le contexte, il était clair que cette guerre était déclarée entre l'Islam et l'Occident ex-chrétien.

 

Par ailleurs, le charisme de prophétie existe selon cette parole du prophète Amos: 'En vérité, le Seigneur ne fait rien qu'il n'ait révélé son dessein à ses serviteurs les prophètes' (3,7). Le prophétisme n'est pas réservé à l'Ancienne Alliance, les prophètes sont parmi nous (voir Cardinal Ratzinger / Fatima / DC du 16 juillet 2000) Voilà ce que disent certains d'entre eux dont le charisme a été éprouvé depuis des années:

 

'Mon enfant, c'est la guerre, c'est la guerre, c'est la guerre...'

'La Révolution et la guerre civile en France commenceront dans les derniers mois de l'année 2015.

'Enfants, rappelez-vous Noé ! En son temps, l'on mangeait, l'on buvait, l'on construisait et rien ne semblait devoir changer. Noé, lui, avait le coeur ouvert et je l'ai averti de se préparer. Il l'a fait! '

'En ce qui concerne tous tes frères musulmans, intercède sans te lasser, présente-les au Père. Oui, j'ai versé mon sang pour la multitude...'

 

'Voilà pourquoi ils sont si près de vendre l'âme de la France au diable, mais qui croit encore à son existence ? Les coeurs dorment, comme écrasés. France, réveille-toi et mets-toi à genou !'

'Prie pour que le monde soit comme Ninive !' (qui s'est convertie... Cf. Jonas, 2, 11.)

 

France, met tes drapeaux en berne, et prépare-toi pour la vengeance de Dieu. Tu seras abattue, humiliée, ravalée au rang de plus pauvre des pauvres, car tu n'as su saisir la main que je t'ai tendue.

 

Fière, arrogante, odieuse, tu proclames devant ma face tes ignominies avec un aplomb que tu ne peux puiser que dans les puissances infernales ! Comment oses-tu 'défendre les Juifs' en faisant mémoire de l'holocauste alors qu'aujourd'hui en tous tes centres de santé l'on s'acharne à tuer l'enfant qui n'est pas né et à exterminer avec méthode les malades que l'on y a confinés à force de tranquilisants.

France, tu renies le Dieu qui t'a donné la puissance et la gloire tandis que tu t'attachais à défendre sa loi divine... où cours-tu sans élan, disais-je il y a quelque temps ! Maintenant, loin, oh loin de revenir vers moi, tu ne cours pas mais tu te précipites avec frénésie vers l'abîme, enraînant à ta suite tous ceux qui sont venus vers toi: terre de liberté et de respect de chacun !

Désormais, je te délaisserai et tu vivras le sort que je réserve à ceux qui, non content de me trahir, semblent s'en glorifier. Il te faudra descendre jusqu'à toucher le fond de la misère... et jusqu'à reconnaître ton péché si tu veux un jour te relever. Je te retire tes hautes protections et te livre à toi-même et à tes desseins mauvais.

 

Quant à vous, mes bien-aimés, il vous faut revêtir l'armure de la foi et le bouclier de l'espérance. Ne craignez rien si vous m'êtes dévoués: votre vie m'appartient. Restez-moi bien fidèles, priez et intercédez sans vous lasser pour vos frères et soeurs aveuglés. Ne perdez plus de temps à chercher à convaincre ceux que Satan tient englués. Priez ! Rassemblez-vous, organisez-vous pour tenir bon dans la prière, la louange et les oeuvres de charité. Offrez-moi vos coeurs par Marie, offrez-moi vos lèvres, j'y apposerai le baiser de ma paix.

 

Veillez et résistez avec la plus grande vigilance à tout mouvement de haine, à toute colère, à toute expression de jugement sur vos proches ou ceux qui vous gouvernent. Un mot, une consigne: demandez-moi la grâce de la maîtrise de vous-mêmes, relisez l'épître de Saint-Jacques. Exercez-vous tant qu'il est temps: le mal rugit et sa rumeur n'ira qu'en s'amplifiant. Vous ? Réfugiez-vous dans la paix de mon coeur uni à celui de la Vierge ma mère et la vôtre, et vivez pour le Royaume. Vivez des sacrements, intensément, tant que vous le pouvez.

Je bénis celui qui m'aura entendu... jusqu'à m'obéir.

Il me permettra alors de le protéger.

 

Textes rassemblés par le Père Jean-Régis Fropo.

Avertissements pour la France, reçus par le Père Jean-Régis Fropo

Le Père Jean-Régis Fropo est un prêtre exorciste du diocèse de Fréjus Toulon. Il est l'auteur du livre "90 questions à un exorciste. Thérapeutique des emprises maléfiques". Ci-dessous une émission de Kto avec le Père Jean-Régis Fropo, en 2013:

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17 novembre 2015 2 17 /11 /novembre /2015 15:08
Respect pour tous, pour le petit Aylan aussi

Christiane Taubira est une idéologue, un ministre au service d’une doctrine et il n’y a pas de jour de relâche. Dimanche matin circulait sur les réseaux sociaux une photo du massacre du Bataclan prise par un pompier. Des lambeaux de jeunesse au milieu d’une mer de sang. Le spectre d’une réalité que personne n’a envie de regarder en face. Mais à ne pas affronter cette réalité, on perd d’avance son combat devant l’ennemi.

Madame Taubira en a appelé au respect et à la dignité sur Twitter : « J’ai appris la diffusion d’images de corps. J’appelle au respect de la dignité des personnes décédées, de leurs familles. » C’est louable, mais partial. On se souvient de son tweet poétique comme une réclame de grande surface, visant à culpabiliser les esprits face à l’invasion migratoire lors de la diffusion de la photo du petit Aylan : « Son prénom avait des ailes, son petit cœur a dû battre si fort que les étoiles de mer l’ont emporté sur les rivages de nos consciences. »

 

Source: La photo du massacre du Bataclan heurte Mme Taubira. Celle du jeune Aylan servait ses intérêts, Boulevard Voltaire, 16 novembre 2015

Nous comprenons le souci du ministre de la justice de respecter l'image des corps des défunts. Seulement Christiane Taubira, ministre de la "Justice", a pu instrumentalisé l'image d'un corps d'un enfant mort sur une plage à des fins politiques d'accueil des migrants et des réfugiés, et interdire de montrer des images des corps morts au Bataclan le 13 novembre lorsque ces images contredisaient sa politique. Donc il y a à nouveau, un deux poids deux mesures de Christiane Taubira dans l'indignation face à des "images de corps". Le même "respect" ne devrait-il pas être le même pour tous ?

 

Au nom du respect pour tous, demandons donc au ministre de la justice de supprimer son tweet poétique sur le petit Aylan, l'image qui l'accompagne, ainsi que toute la campagne politico-médiatique qui s'est appuyée sur cette image.

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17 novembre 2015 2 17 /11 /novembre /2015 14:15

Suite aux attaques du 13 novembre, le Père Gourrier appelle les évêques et les prêtres au "jeûne et à la prière en ce temps de crise", à "sortir du discours sociologique et humaniste", pour "avoir un discours spirituel", et nous recommande particulièrement à l'intercession de Saint Michel Archange.

 

Merci au Père Gourrier.

13 novembre 2015 Père Gourrier : appel aux évêques et aux prêtres
13 novembre 2015 Père Gourrier : appel aux évêques et aux prêtres
13 novembre 2015 Père Gourrier : appel aux évêques et aux prêtres
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16 novembre 2015 1 16 /11 /novembre /2015 23:38
Attentats du 13 novembre : un gros souci de contrôle aux frontières. Les failles du renseignement commencent à apparaître

Comme après chaque attentat islamiste réussi, le massacre du 13 novembre va relancer la polémique sur "la faille" dans les systèmes antiterroristes français et européens. Et cette fois, comme les précédentes, il semble que les dysfonctionnements se soient accumulés.

 

En l'état actuel de l'enquête, le plus grave semble être le cas de Samy Amimour: ce Français de 28 ans, soupçonné de vouloir partir pour le Yémen, est mis en examen en octobre 2012 pour "association de malfaiteurs terroristes", placé sous contrôle judiciaire. Ce qui ne l'empêche pas de rejoindre, un an plus tard, la "terre de jihad" syrienne.

 

Cela provoque l'émission d'un mandat d'arrêt international. Malgré cela, il parvient à rentrer en France incognito pour participer, vendredi soir à Paris, au pire attentat jamais commis en France.

 

Un "gros" souci de contrôle aux frontières

 

"On a un souci de contrôle aux frontières Schengen, et un gros", assure à l'AFP Alain Chouet, ancien chef du service de renseignement de sécurité à la DGSE. "Son arrivée aurait dû provoquer la levée d'un drapeau rouge. Mais ces gars maîtrisent bien les techniques d'entrée et de sortie de Schengen, pour l'avoir beaucoup pratiqué".

 

"S'il a pris soin de ne pas rentrer par une frontière française, personne ne l'a vu. S'il rentre par la Belgique, par exemple par un vol low-cost à Charleroi... Allez-y à Charleroi, vous verrez les contrôles", ajoute-t-il.

 

Une fiche S

 

Autre problème, un autre tireur du Bataclan, Omar Ismaïl Mostefaï, avait d'une part attiré dès 2010 l'attention des services français, qui avaient émis à son encontre une fiche S ("sûreté de l'État"), et d'autre part avait été, selon Ankara, signalé deux fois à Paris pour son appartenance à la mouvance jihadiste.

La police turque "a informé la police française en décembre 2014 et janvier 2015" à son propos (il était entré sur le territoire turc en 2013, pour ensuite certainement rallier la Syrie), et "nous n'avons jamais eu de retour de la France", a affirmé lundi à l'AFP un responsable turc.

 

Par ailleurs d'autres membres du commando, installés en Belgique, étaient connus de la police belge. "Vous comprendrez bien que si les Belges ne nous préviennent pas, ici on ne peut rien faire", confiait lundi à l'AFP une source policière.

"Les Belges ne sont pas au niveau"

 

Ces faisceaux d'indices, ces signalements, ce mandat d'arrêt international auraient dû constituer les points d'un schéma qui, en les reliant, auraient pû conduire les enquêteurs, en France ou en Belgique, à passer à l'action contre cette cellule avant qu'elle n'ensanglante Paris.

"Il y a trois hypothèses", explique à l'AFP un ancien spécialiste du contre-terrorisme à la DGSE, sous couvert d'anonymat. "Soit personne n'a rien vu, et c'est un gros souci; soit on a vu des trucs et on ne les a pas compris, ce qui est aussi un problème; soit on a vu des trucs et malgré tout l'équipe a pu passer à l'action."

Source: Attaques à Paris : les failles du renseignement commencent à apparaître, Sud-Ouest, Publié le 16/11/2015 à 19h39 , modifié le 16/11/2015 à 19h48 par Sudouest.fr avec AFP

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16 novembre 2015 1 16 /11 /novembre /2015 17:34

Il est temps pour les bisounours d'ouvrir les yeux. Mgr Ravel, évêque aux Armées, à propos des attentats du 13 novembre avertit dans Famille chrétienne : "Nous ne sommes plus en 14-18 où on comptait les morts dans les tranchées. Nos adversaires ne regardent pas s’ils ont devant eux un militaire, un gamin ou une femme enceinte..."

Pour l'évêque aux Armées, les attentats de Paris dévoilent au grand jour cette nouvelle guerre déclarée à la France qui ne touche plus des militaires loin de la capitale mais des civils innocents.

 

Est-ce la suite logique des attentats de Charlie Hebdo ?


A l’époque, on avait tendance à penser que les terroristes s’attaquaient à un journal satirique et aux « blasphémateurs ». Moi, je n’ai jamais cru à cette fable ni à cette instrumentalisation des événements. Je le répète : nous sommes en guerre et les terroristes ne choisissent pas leurs victimes ! Nous prenons conscience aujourd’hui que la France a toujours été la cible et non la liberté de la presse.

On ne peut plus croire que nous sommes
face à des gens isolés ou détraqués

[...] "La frontière entre civils et militaires a disparu. Quand les militaires sont visés dans leur uniforme, c’est à titre de symbole. Le soldat incarne la France. Mais, en réalité, la guerre est menée contre la France. Nos adversaires ne regardent pas s’ils ont devant eux un militaire, un gamin ou une femme enceinte. Nous ne sommes plus en 14-18 où on comptait les morts dans les tranchées. Cette nouvelle guerre touche n’importe qui, n’importe où, et de manière aveugle. C’est un processus lent et lourd : vous coupez une tête et dix autres surgissent.

 

Le chrétien aime la paix mais il sait vivre en état de guerre. Il ne faut pas séparer la prière et l’action. La prière pour la paix ne se substitue pas aux moyens légitimes par exemple au fait de prendre les armes. Dieu ne va pas envoyer ses légions d’anges pour éliminer nos adversaires ! Mais la prière change les cœurs. L’émotion des Français est très grande. Il y a plusieurs sentiments qui se mêlent non seulement la douleur et l’incompréhension mais aussi le désir de vengeance. La grâce de Dieu apaise les cœurs sans minimiser cette nouvelle guerre contre la France qui ne fait que commencer. La prière va purger nos émotions de la violence. Il ne faudrait pas que la violence gagne deux fois : la première avec les victimes corporelles et la seconde avec des victimes spirituelles."

Un évêque avertit : la guerre ne se fait plus entre militaires dans les tranchées comme en 14/18 mais touche des civils dans la rue

Source: Mgr Ravel : « Ce n’est pas une question de sécurité, c’est une guerre ! », Famille Chrétienne, 14/11/2015 | Par Samuel Pruvot

Un autre évêque, Mgr Lefebvre, ancien missionnaire en Afrique qui savait de quoi il parlait, nous avait averti en 1989 sur les évènements en France avec l'islam :

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16 novembre 2015 1 16 /11 /novembre /2015 12:08

Mis à jour le 2 juin 2021

Pendant les siècles où la France créa ses traditions, puis ... - leur resta fidèle, elle est demeurée la première nation du monde. Puisse-t-elle s'en souvenir!

Frantz FUNCK-BRENTANO, Membre de l'Institut, Ce qu'était un Roi de France, Librairie Hachette 1940, p. 245.

Les libertés et l'égalité : des principes monarchiques millénaires dévoyés ou le bilan effroyable de la République "française"

Ne nous y trompons pas : le christianisme, dans la Gaule du IVe siècle, c'est une révolution, beaucoup plus semblable qu'on ne le croirait à la Révolution de 89 et fondée sur les mêmes principes, Liberté, Egalité, Fraternité. La violence en fut exclue, parce qu'elle ne fut pas conduite par des politiciens ambitieux, avides de pouvoir et de biens; elle fut toute de foi, d'enthousiasme et de coeur. Loin de se faire par l'ambition, elle se fit par le dévouement, par la renonciation, par le sacrifice : saint Martin.

Frantz FUNCK-BENTANO, Les Origines, Librairie Hachette, 1925, p. 189

Les libertés et l'égalité : des principes monarchiques millénaires dévoyés ou le bilan effroyable de la République "française"

Dans cet article, nous présenterons les concepts de libertés et d'égalité au Moyen Âge et sous l'Ancien Régime. Nous verrons en conclusion comment ils ont été dévoyés et réduits à néant.

En effet, il s'agit ici de répondre à un ministre de l'Intérieur, Bernard Cazeneuve, qui a dit récemment au terme de deux jours d'Etats généraux du christianisme organisés par La Vie, que "les valeurs républicaines sont aussi largement celles de l'Evangile".

Bernard Cazeneuve : "les valeurs républicaines sont aussi largement celles de l'Evangile" Source : http://france3-regions.francetvinfo.fr/alsace/bas-rhin/strasbourg/etats-generaux-du-christianisme-cazeneuve-mis-en-garde-contre-les-propos-qui-attisent-les-tensions-821953.html

Bernard Cazeneuve : "les valeurs républicaines sont aussi largement celles de l'Evangile" Source : http://france3-regions.francetvinfo.fr/alsace/bas-rhin/strasbourg/etats-generaux-du-christianisme-cazeneuve-mis-en-garde-contre-les-propos-qui-attisent-les-tensions-821953.html

Comme l'explique le site Reinformation.tv, "pour être percutant, ce message n’est ni tout à fait original, ni même absolument faux.

 

Le problème est que, sous l’influence de la "laïcité" dite républicaine (pour faire court), la république n'est plus qu'un théâtre du vide, bâti sur la subversion des principes monarchiques et le nihilisme. Tous les principes de libertés et d'indépendance hérités des Gaulois et ceux d'égalité, du Moyen Âge à l'Ancien Régime, ont été subvertis et renversés, pour ne plus être aujourd'hui que lettres mortes. Voici, bien qu'incomplète et parcellaire, une petite histoire de ces principes.

Le "droit divin" a longtemps été le rempart à l'Oligarchie et aux maîtres de la monnaie qui parvinrent à créer les banques centrales au XIXe siècle.

 

Au "Moyen Âge", le droit canonique de l'Eglise catholique interdisait formellement de prêter de l'argent avec intérêt. Ce concept avait déjà été édicté par Aristote et saint Thomas d'Aquin. L'intérêt était contraire à la raison et à la justice. En accord avec les règles de l'Eglise au "Moyen Âge", l'Europe a interdit les intérêts sur prêts de monnaie et qualifait ce délit d'"usure". Ce délit et cette interdiction "de droit divin" fondait l'économie française jusqu'à la Révolution "française" où les banques prirent le pouvoir et l'Empire de Napoléon où la Banque dite "de France" fut créée en 1800 sur injonction des banquiers.

 

En comparaison, on sait que de nos jours, nos gouvernants ne sont que des hommes de paille derrière lesquels se tient "une super-classe invisible" (Philippe de Villiers, Entretien intégral à Reinformation.tv), les vrais tireurs de ficelles, eux-mêmes manipulés par d’autres instances occupant des échelons supérieurs:

 

« Il y a dans tout pouvoir démocratique (…) une oligarchie cachée, à la fois contraire à ses principes et indispensable à son fonctionnement », relevait le célèbre historien François Furet dans Penser la Révolution française (p. 241).

 

Déjà en 1889, René de la Tour du Pin  relevait :

 

 « Le siècle actuel porte la marque de l’usure et mérite d’en conserver le nom. » (R. de la Tour du Pin, Vers un Ordre social chrétien, p. 71.)

 

Et dans l'encyclique Quadragesimo Anno (1931), le Pape Pie XI avertissait le monde des deux conséquences du pouvoir discrétionnaire des maîtres de l’argent sur l’économie moderne :
 

- la « déchéance du pouvoir politique (…) tombé au rang d’esclave et devenu le docile instrument (…) de toutes les ambitions de l’intérêt ».

- l’ « internationalisme ou impérialisme international de l’argent, funeste et exécrable, pour lequel là où est la fortune, là est la patrie ».

 

Cette double caractéristique des temps modernes (développement de l’usure, domination de l’économie et de la politique par la dette et donc les puissances d'argent) a été reconnue aussi bien par des hommes de finance et des hommes politiques que par des doctrinaires de ces deux disciplines. Elle tranche avec la saine pratique de droit divin, qui, pendant des siècles permit d'éviter la soumission du politique à l'Argent.

 

En somme, tout se passe comme si à mesure que nous nous éloignons du règne du Christ sur la société, et plus le pouvoir est soumis à l'Argent. Le Christ Notre Seigneur ne dit-il pas : "Nul ne peut servir deux maîtres" ? Les libertés et l'égalité en droit comme de fortune suivent ce mouvement et se restreignent jusqu'à complète disparition aujourd'hui.

 

Les libertés au "Moyen Âge" et sous l'"Ancien Régime"

 

"Le mot de liberté, que nos pères ont laissé trop souvent s'obscurcir au cours de leurs frivoles querelles, reprendra le sens religieux que lui donnèrent jadis nos ancêtres celtes. La liberté française deviendra du même coup la liberté du genre humain. [...] Nous aurons raison de vous et des vôtres, si nous avons su garder notre âme !"
 
 
(Georges Bernanos, Les Grands Cimetières sous la lune, dans Essai et écrits de combats, t. I,  p. 450, cité in Le Livre noir de la Révolution française, Cerf, Paris 2008, p. 725).

 

"Les libertés sous la Monarchie se déclinaient au pluriel" (François Bluche dans son Louis XV)

 

La France a dès le Moyen Âge porté la responsabilité d'une défense de la liberté de l'Eglise. Dans une lettre du 21 octobre 1239, le pape Grégoire IX écrit au roi de France Louis IX (saint Louis):

 

 

Emile_Signol_-_Louis_IX,_dit_Saint_Louis"Dieu, auquel obéissent les légions célestes, ayant établi ici-bas des royaumes différents, suivant la diversité des langues et des climats, a conféré à un grand nombre de gouvernements des missions spéciales pour l'accomplissement de Ses desseins.

Et comme autrefois Il préféra la tribu de Juda à celles des autres fils de Jacob et comme Il la gratifia de bénédictions spéciales, ainsi Il choisit la France, de préférence à toutes les autres nations de la terre, pour la protection de la foi catholique et pour la défense de la liberté religieuse. Pour ce motif, la France est le Royaume de Dieu même, les ennemis de la France sont les ennemis du Christ.

 

Cette lettre a été rappelée par saint Pie X le 13 décembre 1908 lors de la béatification de Jeanne d'Arc, et fut reçue avec une sainte ferveur par un gouvernement anticlérical, réuni à la cathédrale pour l'occasion.

 

La liberté de culte pour les croyants d'autres religions s'est manifestée pour la première fois en France en 1562 dans un édit royal qui octroya la liberté de culte aux protestants.

 

Dès 1562 sous Charles IX (roi de France 1560-1574), soit en pleine monarchie de droit divin, le roi octroie aux protestants l'"édit de tolérance", dit édit de "Saint-Germain" ou encore "Edit de janvier" (17 janvier 1562). Cet édit royal donnait la liberté de culte aux réformés, ainsi que le droit de se réunir à l'extérieur des villes fortifiées. L'"édit de tolérance" eut paradoxalement des conséquences inattendues. Il décupla le radicalisme des Huguenots, attisa la haine entre les deux communautés (catholiques et protestantes) et provoqua les Guerres de religion qui devaient durer trente ans. Le Parlement de Paris refusa de le ratifier. On estime qu'à ce moment, plus d'un tiers de la noblesse française était acquise au protestantisme. Les protestants qui crièrent à la persécution, prirent les armes. En mars 1562, la guerre civile commençait et un manifeste du prince protestant de Condé l’ouvrit.

 

D'une manière générale, aujourd'hui, avec le recul, on constate que les libertés privées et civiles étaient bien plus étendues sous la monarchie que sous la république dite "française".

 

La loi du roi dès le Haut Moyen Âge ne pouvait pas aller contre la loi des gens, ce qu'on appelait les traditions du peuple (coutume) parce que cette loi appartenait au peuple. Ainsi, sous Charlemagne, au VIIIe siècle la loi est "intangible" parce qu'elle "appartient au peuple", le roi ne peut y "toucher quant au fond" (Jean Favier, Charlemagne, Texto, Le Goût de l'histoire, Lonrai 2013, p. 334-335). "Le roi n'a rien d'un autocrate. Pour bien des affaires législatives ou politiques, qui ne sont pas dans le champ d'application du ban royal, la rédaction de l'assemblée paraît avoir infléchi ou déterminé la décision royale" (J. Favier, ibid., p. 303).

 

"En 792, il (le roi) évoque les nombreuses plaintes de ceux qui 'n'ont pas conservé leur loi'. Si quelqu'un dit qu'on lui a refusé le bénéfice de sa loi, écrit le roi, les missi doivent bien dire que ce n'est ni la volonté ni l'ordre du roi. On punira le missus ou le comte qui aura confondu les lois. Pour limiter les contentieux, le roi prescrit que l'on fasse enquête pour savoir 'quelle est la loi de chacun, d'après son nom' !

 

En fait, "lorsque le roi ajoute aux lois, c'est pour clarifier les ambiguïtés et combler les lacunes, non pour changer le sens de la législation" (J. Favier, ibid., p. 347-348.) Encore moins pour changer de civilisation comme a pu le déclarer en toute impunité une "ministre de la Justice" de la Ve république, Christiane Taubira (ce qui, notons-le, est du jamais vu dans l'histoire) :

 

"C'est une réforme de société et on peut même dire une réforme de civilisation", déclara Christiane Taubira, le 7 novembre 2012 au sujet du projet de loi sur l'ouverture du mariage et de l'adoption aux couples homosexuels, dans un entretien publié dans "Ouest France".

 

Le roi avait-il le droit comme madame Taubira de changer la civilisation ? L'excellent Frantz Funck-Brentano, évoquant les coutumes du Royaume, répond :

 

"Le roi a-t-il le droit de modifier ces usages ? ... [C]ertains jurisconsultes, comme Jean de Terre-Rouge, déclaraient-ils qu'il n'était puissance humaine qui eût pouvoir de modifier les coutumes du royaume. Les Etats généraux eux-mêmes n'auraient pu s'en arroger le droit. Sur ce point, l'excellent Bodin, de sa pensée si vivante, répand sa claire lumière: 'Quant aux coutumes générales et particulières, on n'a pas accoutumé d'y rien changer, sinon après avoir bien et dûment assemblé les trois Etats de France en général et de chacun bailliage en particulier.'

 

Etienne Pasquier reconnaît à son tour que les rois ont toujours plié leur volonté aux constitutions locales des pays de France, Bossuet, pour grand que soit son culte de l'absolutisme monarchique, déclare que le roi doit se plier aux privilèges des provinces et aux libertés diverses du pays.

 

Et l'historien d'expliquer que nous voyons Louis XIV, lui-même, proclamer que le roi ne peut modifier les "lois de son Etat":

"'Qu'on ne dise point que le souverain ne soit pas sujet aux lois de son Etat, puisque la proposition contraire est une vérité du droit des gens, que la flatterie a quelquefois attaquée, mais de de bons princes ont toujours défendue comme une divinité tutélaire', paroles impressionnantes sous la plume du roi-soleil.'" (Louis XIV cité in F. Funck-Brentano, Ce qu'était un roi de France, Hachette, Corbeil 1940, p. 202-203.)

 

Au IXe siècle,

 

"Charlemagne ne s'aventure pas à harmoniser en force les lois qui régissent son royaume, à plus forte raison l'empire. Mais par le jeu des capitulaires 'à ajouter aux lois', dont il peut étendre l'effet sur tout un territoire et éventuellement sur tous ses sujets, il commence d'atténuer les discordances. Il n'ira pas plus loin. Même lorsqu'un Agobard jugera souhaitable, dans les années 830, d'unifier le droit des peuples soumis à l'empereur franc, il sera seul de son avis." (J. Favier, ibid., p. 349). Quelques exemples :

 

http://upload.wikimedia.org/wikipedia/commons/thumb/3/3f/Br%C3%A9viaire_d%27Alaric_%28Clermont%29.jpg/220px-Br%C3%A9viaire_d%27Alaric_%28Clermont%29.jpg. La Bourgogne gardera une loi qui n'a plus rien de national, "une loi purement territoriale".

. La loi romaine que résumait pour les Visigoths le  Bréviaire d'Alaric, on ne songe pas à y toucher.

. On ne touche pas davantage lors de la constitution de la Marche d'Espagne, à la loi du royaume visigothique dérivée du Bréviaire et codifiée en un Livre des Juges rédigé à Tolède en 654 par le roi Réceswinthe.

 

L'historien Jean Favier résume le degré maximal que pouvait atteindre un Charlemagne législateur :

 

"Les mesures d'exception du capitulaire saxon mises à part, le roi des Francs n'a guère osé 'ajouter' vraiment aux lois. Limitée était sa capacité à l'être (législateur) sans dresser contre lui les tenants de la tradition germanique, réticente envers l'innovation comme envers la fixation par écrit d'un droit par principe oral et largement tributaire de l'interprétation. Limités étaient aussi les domaines dans lesquels il pouvait intervenir, et les esprits ne paraissaient pas prêts à accepter une uniformisation du droit dans le royaume, à plus forte raison dans l'empire." ( J. Favier, ibid., p. 351).

 

Sous l'"Ancien Régime", du XVIe siècle à 1789, la France était un "pays hérissé de libertés", au point que pour Tocqueville, "les libertés (françaises)... offraient une résistance à l'arbitraire 'plus efficace,... que celle des lois" (in Frantz Funck-Brentano, L'Ancien Régime, Les Grandes études Historiques, Librairie Arthème Fayard, Paris 1926, p. 528).

 

"Selon le mot de Montesquieu : 'Chaque partie de l'Etat était un centre de puissance.'

 

'Tout village, disait Richelieu, est une capitale.'

 

Le Parlement de Provence déclarait: 'Chaque commune parmi nous est une famille qui se gouverne elle-même, qui s'impose ses lois, qui veille à ses intérêts.'

 

Les parlements de province auraient pu parler de même. Les assemblées de village, où les gens des campagnes délibéraient de leurs affaires, soit sur la place commune, soit dans l'église, ont été souvent étudiées: 'C'est là, écrit Emile Cheysson, c'est sur cette place, sous cet orme, que nos pères se réunissaient et délibéraient de leurs fors. Aujourd'hui ces villages sont absorbés par la centralisation et ressentent tous au même moment la même impulsion bureaucratique. Ils ont perdu leur vie propre et leur relief.'

 

Le pays de France était hérissé de libertés. Par elles il se gouvernait, libertés renforcées par les hiérarchies sociales et l'indépendance des provinces." (F. Funck-Brentano, Membre de l'Institut, Ce qu'était un Roi de France, Librairie Hachette 1940, p. 179)

 

"Louis XIV et Colbert unirent vainement leurs efforts pour faire disparaître les douanes intérieures qui séparaient nos provinces les unes des autres. ... Vainement tentèrent-ils de doter les français de l'unité des poids et mesures." (F. Funck-Brentano, ibid., p. 181.)

 

"La France en semblait une agrégation de peuples distincts. En Provence, le roi n'était pas considéré comme roi, mais comme comte de Provence. Le Languedoc et la Provence voulaient délimiter précisément leurs frontières.

 

... En Dauphiné, le roi était dauphin du viennois, en Bretagne, duc de Bretagne. Le Parlement de Pau déclare que les Béarnais habitent un pays 'étranger à la France', 'indépendant sous une suzeraineté commune.'

 

En chacune de ces provinces, les habitants avaient le droit d'être administrés par les hommes de la province, jugés chez eux par des magistrats de la province; de même en Artois, en Bourgogne, en Alsace, en lorraine; Marseille est une ville franche qui ne fait pas corps avec le Royaume, un petit Etat à part, de même que Bayonne et Dunkerque. (F. Funck-Brentano, ibid., p. 183.)

 

"Au XVIIe siècle encore, Pascal et Domat pourront dire : 'la coutime, c'est la loi.' Et les Capétiens ne légiféreront plus jusqu'à la Révolution." (F. Funck-Brentano, Membre de l'Institut, Ce qu'était un Roi de France, Librairie Hachette 1940, p. 56-57.)

 

"Le monarque absolu au royaume de France n’est donc ni un tyran ni un despote. (F. Bluche)

 

C’est pourquoi certains auteurs ont songé à remplacer monarchie 'absolue' par monarchie 'administrative' ou même de monarchie 'tempérée'..." (François Bluche, Louis XIV, Fayard, Paris 2002, p. 195).

 

"L'Etat de nos jours est plus directif que sous l'Ancien Régime" (Jean-Louis Harouel)

 

"La plus libérale des démocraties actuelles est bien plus absolue que la monarchie dite 'absolue'... En effet, l’autorité étatique y est beaucoup plus à même d’imposer sa volonté..." (Jean-Louis Harrouel, L’esprit des institutions d’Ancien Régime, Le miracle capétien, Perrin, 1987).

 

"On aurait bien tort de croire que l'Ancien Régime fut un temps de servilité et de dépendance: il y régnait plus de liberté que de nos jours'..." (Tocqueville cité in Frantz Funck-Brentano, ibid., p. 529).

 

"Prise dans le carcan administratif qu'elle porte depuis plus d'un siècle sans révolte et qui favorise si bien les tyrannies sectaires ou césariennes, la France d'aujourd'hui est sans résistance et sans force contre les ministres et les bureaux..." (Pierre Gaxotte, La Révolution française, Nouvelle édition établie par Jean Tulard, Éditions Complexe, Bruxelles 1988, p. 11).

 

Un pays traversé de "chartes, de droits, de statuts, d'immunités de toute grandeur et de toute nature" (Pierre Gaxotte)

 

"La "conception (révolutionnaire-napoléonienne) d'un gouvernement bureaucratique servi par une armée de fonctionnaires, promulguant pour une nation d'administrés une seule législation, est peut-être ce qu'il y a de plus étranger à l'Ancien Régime... Les plus grands réformateurs, les plus amoureux d'unité, Colbert, Machault, Maupeou, Lamoignon, ne pouvaient même pas imaginer pareille uniformité [que celle de la révolution], ni pareille docilité..." (Pierre Gaxotte, La Révolution française, Nouvelle édition établie par Jean Tulard, Éditions Complexe, Bruxelles 1988, p. 6-7).

 

"Les rois du vieux temps laissaient se gouverner leurs sujets à l'abri de leur autorité souveraine" (F. Funck-Brentano)

 

"En tête de ses Considérations sur le Gouvernement, vers 1737, le Marquis d'Argenson mettait cette épigraphe: 'La liberté est l'appui du trône' .

 

"Sénac de Meilhan ne croyait pas formuler un paradoxe quand il écrivait: 'La nation devait à ses souverains la liberté dont elle jouissait'.

 

"Les étrangers ne s'y trompent pas. Dallington va jusqu'à définir la France sous le gouvernement de ses princes, 'une vaste démocratie'..." (Frantz Funck-Brentano, L'Ancien Régime, Les Grandes études Historiques, Librairie Arthème Fayard, Paris 1926, p. 525-526)

 

Des historiens n'ont pas craint de d'écrire que l'ancien régime était "hérissé de libertés" libertés et autorités, en effet, des organisations professionnelles, des familles, des corps intermédiaires, des provinces, des communes, mais aussi de l'Etat et de l'Eglise" (Frantz Funck-Brentano, L'Ancien Régime, Les Grandes études Historiques, Librairie Arthème Fayard, Paris 1926,)

 

Ces libertés "grouillent, innombrables, actives, variées, enchevêtrées et souvent confuses, en un remuant fouillis. Chacune d'elle s'anime de pouvoirs particuliers, dont la variété aussi est infinie: autorités locales actives,... illimitées, empiétant les unes sur les autres et se contrariant souvent." (Frantz Funck-Brentano, ibid., p. 527).


"Nous sommes bien éloignés, aujourd'hui, d'une telle conception de la société et des rapports entre les hommes, mais il n'est pas interdit, précisément, d'y réfléchir..." (Alphonse, duc d'Anjou et de Cadix dans un message du 25 janvier 1987). 


"La royauté française, marquée par le christianisme, (...) était fondée sur la justice, la paix et les vraies libertés qui sont les incessantes aspirations du peuple français..." (Alphonse, duc d'Anjou et de Cadix dans une lettre aux directeurs de "Mémoire" en date du 21 juin 1985).

 

On votait plus au "Moyen-Âge" et sous l'"Ancien régime" qu'aujourd'hui

 

Et des votes au plus près de la personne au niveau local dans les communes, les syndics, les corps de métiers, parlements provinciaux, au niveau national, les cahiers de doléance et Etats généraux.

 

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Les femmes votaient dès les "temps barbares de l'obscur Moyen-Âge..."

 

C'était un vote au niveau local qui avait beaucoup plus de puissance et d'efficacité car le sujet du vote et l'élu lui-même était plus proche de la personne. Un vote sain car les gens connaissaient bien le sujet du vote, les problèmes au niveau local, ils pouvaient donner un avis éclairé. Sous la monarchie dite 'absolue', l'élection a donc eu un rôle plus important qu'on ne dit.

Tout d'abord lorsque le Roi réunissait les Etats Généraux pour leur demander conseil ou créer un nouvel impôt, les trois ordres (noblesse, clergé, tiers état ) élisaient leurs représentants sur la base de circonscriptions régionales.

Plusieurs provinces dites pays d'états possédaient un parlement autonome (en matière financière ou d'administration régionale par exemple).

 

. La femme au Moyen Âge et sous l'Ancien Régime : l'exclusion des femmes ne date pas des "siècles obscurs" mais vient plus tard, de la modernité

 

Le parlement local était élu par la population locale.

 

Chaque grande ville élisait ses dirigeants, désignés parfois sous le terme d' échevin.

"Dans les provinces les plus tardivement réunies à la couronne, avaient longtemps subsisté des Etats particuliers dont les pouvoirs étaient vastes: ils dirigeaient l'administration locale, géraient leur budget privé et votaient les impôts généraux. A la veille de la Révolution, ce système fonctionnait partiellement en Bourgogne, en Provence, en Flandre et dans plusieurs pays des Pyrénées, absolument en Languedoc et en Bretagne. les Etats de Languedoc avaient une forme bonne réputation et passaient pour assez traitables. Ceux de Bretagne étaient difficiles. L'emploi de commussaires du Roi y était considéré comme une épouvantable corvée ...

Aussi originale était la situation des terres alsaciennes et lorraine... Beaucoup d'Allemands viennent s'installer chez nous. Huit ou neuf mille servent dans notre armée et tiennent précisément garnison dans l'Est. les jeunes seigneurs du Palatinat ou du Wurtemberg (Forêt noire) rêvent de Versailles, parlent notre langue, achètent nos livres et collectionnent nos oeuvres d'art. les universités de Bonn et de Mayence sont toutes pénétrées de notre civilisation et quand Goethe songe à être professeur, c'est pour enseigner à Strasbourg.

"Il ne faut point toucher aux usages du pays d'Alsace", avait écrit un ministre de Louis XIV. En vertu de cet adage, ni le Concordat de 1516, ni la révocation (1685) de l'Edit de Nantes (1598) n'y sont appliqués. Les églises y vivent sous le régime en vigueur au moment de la réunion (Traité de Westphalie 1648); les protestants y pratiquent leur culte à peu près sans entraves. La langue, les coutumes, les tribunaux, les libertés bourgeoises, les constitutions municipales sont fidèlement respectées. Ni taille, ni aides, ni droits d'enregistrement; des impôts locaux perçus selon la forme traditionnelle (Pierre Gaxotte, La Révolution française, Nouvelle édition établie par Jean Tulard, Éditions Complexe, Bruxelles 1988, p. 9-10).

 

Chaque corporation ou métier élisait ses représentants salariés et patronaux.

 

Les évêques et les abbés étaient élus par les membres du clergé.

 

Pour finir la Charte de 1814 octroyée par Louis XVIII instituait une chambre des députés. Mais il s'agit probalement là d'une concession faite au principe révolutionnaire de la souveraineté populaire détenue et déclinée par l'Oligarchie..

N'oublions pas non plus que la république, qui se veut en France un modèle, a exclu les femmes du vote jusqu'en 1945, et non la monarchie...

 

"Dans certaines provinces, les sujets du roi pouvait naître, vivre et mourir sans avoir directement affaire à l’Etat..." (Michel Antoine, Louis XV, Fayard, 1989).

 

Sous "l'Ancien Régime", "le principe des libertés nationales était posé dans cette maxime fondamentale de l'Etat français : Lex fit consensu populi et constitutione regis. (La loi est faite par le consentement du peuple et la constitution du roi. Ndlr.)

 

"Consentement de la nation et décret du prince", voilà l'antique formule du pouvoir législatif en France, depuis l'établissement de la monarchie." (Mgr Freppel, La Révolution française, Autour du centenaire de 1789, Paris: A. Roger et F. Chernoviz, 1889, p. 33.) 

 

Le self-government rural ou la "démocratie" et des élections à la pluralité des voix dans chaque village

 

Description de cette image, également commentée ci-après"Parmi les écrivains de l'Ancien Régime, il en est un d'une valeur unique quand il s'agit de la vie populaire, ville ou campagne; nous l'avons déjà cité, le célèbre, trop célèbres par certains côtés, Rétif de la Bretonne. Paysan bourguignon, demeuré en relations avec les gens de son village, il décrit avec une plume fidèle la vie des siens. L'un de ses livres, presque exclusivement consacré à la vie rurale, La Vie de mon père, est un chef d'oeuvre. Parlant des deux villages de Sacy et de Nitry (département de l'Yonne), Rétif écrit :
 
'...Les habitants étaient possesseurs de leur finage, chacun cultivait ses terres, avait des bestiaux en proportion de ses fourrages et des engrais dont il avait besoin.' Outre les propriétés particulières, chacun de ces villages (on disait communauté) possédait des communes (biens communaux) appartenant généralement à tous. Mais laissons la parole à notre paysan : 'La petite paroisse de Sacy, dit Rétif, ayant des communes, elle se gouverne comme une famille.' Chaque mot ici est à retenir : 'Tout s'y décide à la pluralité des voix, dans des assemblées qui se tiennent sur la place publique, les dimanches et fêtes au sortir de la messe, et qui sont indiquées par le son de la grosse cloche. C'est à ces assemblées qu'elle - la petite paroisse - nomme les syndics, les collecteurs pour la taille, les garde-finages pour la sûreté des terres ensemencées et des vignes, enfin les pâtres publics.'
 
C'était comme on le voit, le self-government rural dans son intégrité. Notons que ce tableau de l'assemblée du village, donné par Rétif pour la Bourgogne, concorde, et jusque dans ses détails, avec celui que le cardinal Mathieu présentera pour la Lorraine d'après ses recherches dans les archives locales, avec le tableau que trace M. Jean Barruol pour la Provence et le Comtat-Venaissin, avec le tableau que donne Emile Cheysson de la vie rurale dans nos provinces du Sud-Ouest. 'Quarante mille associations naturelles, écrit Albert Babeau, délibéraient sur leurs propres intérêts et choisissaient leurs agents.'
 
Et Jean Barruol en ses précieuses études sur La Vie rurale dans l'Ancienne France : '1789 donnera aux habitants des campagnes des droits politiques souvent illusoires, qui ne remplaceront pas les libertés et privilèges de plus modeste allure, mais aussi plus pratiques, élaborés par l'expérience et les rapports millénaires du Prince, du Seigneur et des antiques souches paysannes.' (Frantz FUNCK-BRENTANO, La Société sous l'Ancien Régime, Flammarion, Lagny 1934, p. 33-35.)
 
... Et les documents d'archives, pièces inédites, ajoute M. Jean Barruol (La Vie rurale dans l'Ancienne France) confirment de tous points le tableau des ménages rustiques tracé par Rétif de la Bretonne et par Marmontel. (Frantz FUNCK-BRENTANO, ibid., p. 395.)
 
 
En 1788, dans ses Mémoires sur les états généraux, leurs droits, et la manière de les convoquer, le Comte d'Antraigues écrit que les rois ne sont que les simples dépositaires de la volonté du peuple. (La Contre-Révolution, Origines, Histoire, Postérité, sous la dir. De Jean TULARD, Perrin 1990, rééd. CNRS Éditions, Biblis, Paris 2021, p. 24.) Il est l'un des premiers à voir dans le Tiers état la "nation". Dans un passage célèbre, il écrit : "Le Tiers état est le Peuple et le Peuple est le fondement de l'État ; il est en fait l'État lui-même… C'est dans le Peuple que réside tout le pouvoir d'une nation et c'est pour le Peuple qu'existent tous les états." 

 

Ce même comte d'Antraigues, député de la noblesse, défendra pendant l'été 1789 la nécessité d'une déclaration des droits de l'homme. (La Contre-Révolution, Origines, Histoire, Postérité, ibid. p . 25) Ceci ne l'empêche pas de défendre Louis XVI, de revendiquer les prérogatives de la noblesse, de s'opposer au système d'emprunt du ministre Necker, et de publier par la suite de nombreux pamphlets contre la Révolution et contre Napoléon.

 

"La plupart des absolutistes – comme des monarchiens – adoptaient une autre explication... Beaucoup de ceux qui ont été appelés aristocrates furent dans cette période des démocrates, écrit Sénac de Meilhan. Les grands, la haute noblesse, le clergé, les dames, les nobles de robe demandaient alors un changement dans le gouvernement. Ils voulaient obtenir, en usant de leur influence sur la nation,  plus de considérations des ministres. Ils voulaient être honorés dans leur province [...] Ces aristocrates sont les vrais auteurs de la Révolution." (La Contre-Révolution, Origines, Histoire, Postérité, sous la dir. De Jean TULARD, Perrin 1990, rééd. CNRS Éditions, Biblis, Paris 2021, p. 29-30.)

 

"La plupart des cahiers de doléances – tous les cahiers généraux du Tiers, le gros de ceux de la Noblesse et une partie de ceux du clergé –  demandaient la consécration de droits nombreux.

"[...] On prend clairement la mesure de cet engouement lorsqu'on voit un Jacob-Nicolas Moreau – adversaire des ''cacouacs'' (les philosophes) et ultime ''légiste'' de l'ancienne France – livrer au mois de mai 1789 des Maximes fondamentales du gouvernement françois ou profession de foi nationale renfermant tous les dogmes essentiels de notre symbole politique, présentées sous la forme d'articles et comportant certes un playdoyer pour la ''monarchie pure'', mais aussi quelques-uns des éléments d'une déclaration des droits." (La Déclaration des droits de l'homme et du citoyen, Présentée par Stéphane Rials, Hachette, Pluriel Inédit, Paris 1988, p. 115, 118.)

 
 
En 1790, certains contre-révolutionnaires "ont été parmi les premiers, avant les révolutionnaires, à penser le pluralisme politique. C'est Cazalès, leader de l'opposition noire, qui déclara : "Quels que soient les principes qu'il professe, le parti de l'opposition est et sera toujours le parti du peuple. Le parti qui lutte contre l'autorité dominante, est toujours le parti de la liberté, Roi, Sénat, Assemblée nationale, Parlement, partout où l'autorité n'est pas contredite, le peuple est esclave et le gouvernement tyrannique." (Opinion de M. de Cazalès, dans l'affaire de Nancy, s.l.n.d, in-8°, 22 p. in La Contre-Révolution, Origines, Histoire, Postérité, sous la dir. De Jean TULARD, Perrin 1990, rééd. CNRS Éditions, Biblis, Paris 2021, p. 53.)
 
On doit la consécration elle-même du droit de résistance à l'oppression dans la Déclaration des droits de l'homme et du citoyen de 1789 à une initiative du député monarchien Mounier. (La Déclaration des droits de l'homme et du citoyen, Présentée par Stéphane Rials, Hachette Pluriel Inédit, Paris 1988, p. 402.) Ce député royaliste réformateur est également à l'origine  des premiers articles de la Déclaration affirmant les "droits naturels et imprescriptibles de l'homme" et la rédaction définitive elle-même de la Déclaration (La Déclaration des droits de l'homme et du citoyen, Présentée par Stéphane Rials, ibid., p. 179, 385, 392.)
 
 
Une instruction plus développée qu'on ne le croit
 
"Quant à l'instruction, elle était beaucoup plus développée qu'on ne le croit généralement. [D]ans la Vie de mon père, (de Rétif, (mort en 1806 Ndlr.) encore, nous trouvons des détails précis sur l'école populaire des villages de sacy et de Nitry en Bourgogne.
 
M. T., receveur de l'enregistrement, à B... (Gironde), nous faisait l'honneur de nous écrire, écrit F. Funck-Brentano :
 
"En classant dernièrement de vieux papiers dans le Lot-et-Garonne, j'ai trouvé un document qui confirme votre opinion sur l'instruction primaire dans les campagnes sous l'Ancien Régime. Il s'agit d'un cahier d'écolier de novembre 1686." Ce dernier appartenait à une famille de laboureurs, d'est-à-dire de paysans. Ce qui au surplus, est remarquable, écrit M. T., c'est que cet écolier demeurait dans un coin du Lot-et-Garonne, à Lastraules, où, il y a une soixantaine d'années, il n'y avait encore aucun chemin pour s'y rendre, mais de simples pistes. Nous sommes en un modeste petit village comme perdue parmi ses cultures. ... Dans le corps du cahier on trouve diverses manières d'additionner, de soustraire, une table pour apprendre à bien multiplier, laquelle il faut savoir par coeur. La réduction des monnaies y tient une grande place. Le tout est accompagné d'exemples et de problèmes. "J'appaprtiens à une très ancienne famille du Rouergue, poursuit notre correspondant, rapporte F. Funck-Brentano. Voilà un mois, je conduisais mon grand-père dans le petit cimetière d'un village près de Millau. Lorsque, dans la douloureuse nuit où nous veillions son corps inanimé, les premières lueurs de l'aube vinrent se mêler à la clarté vacillante des cierges, je demandai à mon père de me montrer les archives familiales. Une liasse de vieux papiers jaunis où revit une partit de ma race. Jamais encore je n'avais pu obtenir de mon grand-père de me les montrer. Parmi ces paysans, mes ancêtres, qui précédèrent la Révolution, tous sont doués d'une belle écriture, d'une phrase parfaitement correcte. ... Après la Révolution au contraire, vers 1840, je trouve un de mes pères complètement illettré, puis le père de mon grand-père écrit difficilement; mon grand-père aussi. Qu'est-ce à dire sinon que, sous l'Ancien Régime, l'instruction était très répandue. J'ai des testaments qui sont de vrais chefs- d'oeuvre de correction, de style et j'ajoute, de charité. Tous donnaient une part aux pauvres du village. Ne serait-ce pas la Révolution qui aurait fermé les écoles et ne donne-t-on pas à l'Ancien Régime une réputation d'ignorance et d'obscurantisme qui, en réalité, reviendrait à l'époque qui lui a succédé ?"
 
"Observations, explique F. Funck-Brentano, confirmées de la manière la plus précise par M. Lucien Noël dans le précieux ouvrage qu'il vient de publier, Montfermeil et sa région: Ces institutions (assistance et instruction publiques) léguées à la Révolution par les gouvernements antérieurs, formaient un splendide patrimoine que les assemblées révolutionnaires paraissent ne pas avoir apprécié à sa valeur... Elles ne s'occupèrent de l'instruction primaire que pour l'amoindrir." (Frantz FUNCK-BRENTANO, La Société sous l'Ancien Régime, Flammarion, Lagny 1934, p. 46-48.)

 

Cliché le peuple d'illettrés

 

"...les livres scolaires, au lendemain des lois sur l'obligation scolaire (Lois scolaires Jules Ferry), endoctrinaient les enfants dès leurs jeune âge. Les manuels d'histoire accusaient, sans nuance et sans crainte du ridicule, l'Eglise médiévale d'avoir mis tout en oeuvre pour maintenir les hommes dans un état de totale inculture; tous disaient que, pour le clergé, "la diffusion des livres était le triomphe du diable". À les lire, s'imposait l'idée que l'Eglise avait "réservé jalousement pour ses moines, dans le mystère des cloîtres, des bribes de science qu'elle se garda bien de communiquer au grand public"... Ces responsables de l'enseignement, appliqués à forger des esprits, suivaient de très près leurs maîtres, Michelet surtout qui intitulait les chapitres de son Histoire de France, consacrés à l'Eglise: "De la création d'un peuple de fous" ou encore "La proscription de la nature"... Certains diraient qu'avant Jules Ferry rien n'avait été fait pour l'instruction du peuple! En tout cas, truisme constamment rappelé, aux temps "médiévaux" (pourquoi pas 'moyenâgeux' ?) aucune école ni dans les villages, ni dans les divers quartiers des villes, si ce n'est pour quelques privilégiés... aussitôt destiné aux carrières ecclésiastiques.

 

"Or nous voici dans l'erreur la plus totale car toutes sortes de documents (archives comptables des municipalités et archives judiciaires, registres fiscaux) témoignent amplement, pour différents pays, de l'existence, outre le curé et ses assesseurs, de maîtres d'école de profession, régulièrement patentés et rémunérés.

 

À Paris, en 1380, Guillaume de Salvadille, professeur de théologie au collège des Dix-Huit, chef des "petites écoles" de la ville, réunit les directeurs de ces écoles où l'on apprenait aux enfants la lecture, l'écriture, le calcul et le catéchisme; sont présents vingt-deux "maîtresses" et quarante et un "maîtres", tous non-clercs, dont deux bacheliers en droit et sept maitres ès arts (J. Hillairet, L'Ile de la Cité, Paris 1969, p. 48)" (Jacques Heers, Le Moyen Age, une imposture, Vérités et Légendes, Perrin, Perrin Malesherbes 2001, p. 217-218).

Les libertés et l'égalité : des principes monarchiques millénaires dévoyés ou le bilan effroyable de la République "française"

"L'enseignement était obligatoire et gratuit" (F. Funck-Brentano, ibid., p. 50) :

 

"Par les ordonnances du 15 avril 1695 et du 13 décembre 1698, Louis XIV déclare : 'Que les pères et mères ainsi que les tuteurs ou autres personnes chargées de l'éducation des enfants devront envoyer les enfants aux écoles jusqu'à quatorze ans.'

 

"Albert Babeau a noté qu'en  Normandie il y avait, avant la Révolution, 94% de gens sachant lire et écrire; en Lorraine, 87%. 40.000 écoles gratuires avaient été construites pour une population sensiblement inférieures à celles de la France d'aujourd'hui (en 1934 Ndlr.).
 
Au cours de son livre l'Ecole sous la Révolution, V. Pierre constate qu'il y avait en 1789 des écoles dans chaque paroisse 'et presque dans chaque hameau'. (Frantz FUNCK-BRENTANO, ibid. p. 50-51.)
 
"[N]ous regretterions de ne pas terminer en citant un auteur qui ne sera pas taxé d'une tendresse excessive pour la France de l'ancien temps, ni d'hostilité aux réformes nouvelles: il s'agit de Voltaire. 'Je ne sais, dit l'auteur de Candide et du Siècle de Louis XIV, je ne sais comment il arrivé que, dans nos villages, où la terre est ingrate, les impôts lourds, la défense d'exporter le blé qu'on a semé intolérable, il n'y ait pourtant un colon qui n'ait un bon habit de drap, qui ne soit bien chaussé, bien nourri', et nous ajouterons "bien instruit", comme on vient de le voir !" (Voltaire cité in Frantz FUNCK-BRENTANO, ibid. p. 55)

 

 

"Les grands services de l'Etat, la justice, l'armée, la perception des impôts, l'instruction publique échappaient au pouvoir central.

 

De toutes parts le gouvernement se trouvait endigué par des forces plus maîtresses de l'Etat que lui-même."

 

A la tête de la magistrature française, le chancelier est 'l'interprète de la volonté souveraine, devant les cours de justice.' ... Magistrats qui ne craignaient pas de tenir en échec la volonté souveraine.

 

... 'Les parlements, dira Louis XV, élèvent leur autorité à côté et même au-dessus de la nôtre, puisqu'ils réduisent notre pouvoir législatif à la simple faculté de leur proposer nos volontés en se réservant d'en empêcher l'exécution!' (F. Funck-Brentano, Ce qu'était un Roi de France, Librairie Hachette 1940, p. 185-187.)

 

Quant aux forces de police armée, on peut dire que dans le royaume, elles n'existaient pas ! (Funck-Brentano, ibid., p. 189.)

 

"L'instruction publique, on sait comment, depuis le sommet jusqu'au dernier échelon, elle était hors les mains de l'Etat. L'idée que l'Etat pût se substituer comme éducateur au père de famille eût plongé nos ancêtres dans un grand étonnement." (Funck-Brentano, ibid., p. 191.)

 

"Notre administration (aujourd'hui NdCR.) a dans les mains la gendarmerie, les gardes mobiles, le corps enseignant, le monde des préfets, sous-préfets, contrôleurs, percepteurs, instituteurs, employés des postes et des chemins de fer, ingénieurs et agents des ponts et chaussées, des eaux et forêts, douaniers, sans oublier les intarissables speakers de la T.S.F (radio Ndlr.); multitude immense installée dans les coins et recoins les plus divers du pays et sur laquelle du fond de son cabinet, du matin au soir, le ministre peut agir, s'il le faut, par la rapidité du télégraphe et du téléphone....

 

[L]e plus modeste de nos secrétaires d'Etat dispose de moyens d'action plus nombreux et plus forts que le Roi-soleil en sa toute puissance.... (Funck-Brentano, ibid., p. 195-196.)

 

Peut-être à ces conclusions objectera-t-on les lettres de cachet.

 

... En trois années, la Révolution a délivré plus de lettres de cachet pour affaires d'Etat - et dont le plus grand nombre ont eu l'issue tragique -, que le gouvernement royal en trois siècles." (Funck-Brentano, ibid., p. 197.)

L'égalité

Saint Thomas d'Aquin définit la loi comme une "ordonnance de la raison, promulguée par celui qui a autorité sur la communauté, pour le bien commun" (I-II, Q. 90, a. 4).

 

La loi ne lie pas de sa propre autorité mais de celle de Dieu, et nous sommes tenus d'obéir à la loi dans la mesure où elle porte l'autorité de Dieu. Par conséquent, si une loi viole la loi de Dieu - la loi naturelle ou divine - alors non seulement elle ne nous lie pas en conscience, mais nous sommes plutôt tenus de désobéir à ces lois, au moins par une résistance passive (comme le refus de participer à l'avortement ou l'euthanasie).

 

Thomas d'Aquin dit que les lois sont contraignantes si elles remplissent trois critères:

 

Premièrement, la "fin": la loi doit servir le bien commun de la société pour laquelle elle est promulguée et destinée, et elle ne doit pas seulement être "bonne en général". Il peut être bénéfique pour les étudiants de faire de la gymnastique le matin, mais il serait étrange qu'un collège l'exige comme partie du régime du matin de chaque classe. 

 

Deuxièmement, "l'auteur": la loi doit être promulguée par l'autorité compétente. Un évêque ne peut décréter des lois liturgiques et autres que dans les limites géographiques (ou spirituelles) de son propre diocèse. Il y a des cardinaux et des archevêques qui voudraient imposer leurs protocoles de Covid à des provinces, des États ou des nations entières, mais eh bien, tant pis.

 

Troisièmement, la "charge" de la loi - car toute loi a sa dimension coercitive - ne peut être disproportionnée par rapport au bien recherché ou au mal évité (le remède ne doit pas être pire que le mal). La loi ne doit pas non plus retomber de manière disproportionnée sur une partie de la population plutôt qu'une autre. Les impôts doivent être imposés de manière équitable, de même que la conscription, la fonction de juré, et personne ne devrait bénéficier d'un traitement préférentiel indu. Tous sont égaux devant la loi, sans que certains soient plus égaux que d'autres.

L'égalité correspond à l'âme française, dès l'époque de la monarchie.   

 

Bien avant 1789 et la franc-maçonnerie, la France Fille aînée de l'Eglise a inventé l'égalité.

   

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"Par la sainte Ampoule (qui aurait servi au baptême de Clovis NdCR.) se trouve symbolisée la doctrine chrétienne, selon laquelle tous les hommes étant égaux, aucun d'eux ne peut exercer l'autorité sur ses semblables si ce n'est par une délégation de Dieu, à qui il devra des comptes. D'ailleurs, l'expression, 'par la grâce de Dieu roi de France', telle qu'on l'employait aux temps féodaux, n'est pas autre chose qu'une forme d'humilité." (Georges et Régine Pernoud, Le tour de France médiévale, Stock, Évreux 1982, p. 63).

 

. C'est la France mérovingienne qui la première au VIIe siècle a aboli l'esclavage sur le territoire franc.  

La reine sainte Bathilde (626-680), épouse de Clovis II "interdit les marchés d'esclaves, ce qui revient à prohiber l'esclavage sur ses terres." (Régine Pernoud, Les saints au Moyen Age, la sainteté d'hier est-elle pour aujourd'hui ? Plon, Mesnil-sur-l'Estrée 1984, p. 204-205.)

 

. Apparition du principe du consentement dans le mariage chrétien. "Le mariage consenti met l'homme et la femme à égalité au moins sur le plan des principes, ce qui n'était pas le cas auparavant" (La France médiévale , Sous la Direction de Jean Favier, Fayard, Vitry-sur-Seine 1983, p. 35.)

 

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"Le mouvement communal a été, dès son origine dans les années 1070, le fruit d'une prise de conscience collective et l'expression de la construction spontanée de solidarités horizontales entre hommes libres et égaux." (Jean Favier,  La France féodale, 1984, réed. Le Grand Livre du Mois, Paris 1995, p. 115.)

 

. C'est la France capétienne qui sous Louis X le Hutin  a publié un édit affirmant que « selon le droit de nature, chacun doit naître franc », c'est-à-dire libre.

 

Officiellement, depuis cette date, « le sol de France affranchit l'esclave qui le touche ». Il n'y aura plus d'esclaves sur le sol métopolitain depuis ce jour sur le sol métropolitain.

 

"[L'affirmation de l'individu au sein du groupe défini par ses privilèges favorise l'établissement de relations horizontales entre personnes de rang égal." (Jean Favier, La France féodale, 1984, rééd. Le Grand Livre du Mois, Paris 1995, p. 11)

 

Les rois de France n'ont cessé depuis la fin du XVIIe siècle de vouloir faire la grande réforme fiscale d'égalité devant l'impôt

 

"Capitation" 1695, "dixième" 1710, "vingtième" 1750, "Subvention territoriale" 1786. Ils en furent empêchés par les parlements qui refusaient d'enregistrer les édits... (Cf.  Les révolutions françaises, Sous la Direction de Frédéric Bluche et Stéphane Rials, Fayard, Mesnil-sur-l'Estrée 1989, chapitre "La pré-Révolution 1788-1789, rédigé par Jean-Marie Harouel).

Cette réforme eut sauvé la monarchie et nous aurait évité la Révolution avec ses bains de sang, le génocide vendéen, les guerres napoléoniennes, les génocides et les totalitarismes du XXe siècle qui s'en inspirèrent.

 

Lire : "14 juillet 1789 : La Révolution dite "française".

 

Description de cette image, également commentée ci-après

Jean-Baptiste de Machault d'Arnouville

 

En 1749, le vingtième est un impôt direct qui fut voulu par le contrôleur général des finances Jean-Baptiste de Machault d'Arnouville qui souhaitait établir un impôt direct touchant l'ensemble de la population (tiers-état, nobles et clergé) dont le montant correspondait à 5 % (1/20) des revenus.

 

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Calonne,

Projet de "Subvention territoriale" de 1786

 

Le 20 août 1786, Calonne présente son projet de Subvention territoriale. Il adresse à Louis XVI le Précis d’un plan d’amélioration des finances dans lequel il propose de "revivifier l’État entier par la refonte de tout ce qu’il y a de vicieux dans sa constitution". Il s'agit de supprimer les douanes intérieures, de supprimer les traites, de réduire la taille, de remplacer les corvées par une prestation en argent, de transformer la Caisse d’escompte en une banque d’État et surtout de créer de nouveaux impôts en taxant les propriétés de la noblesse et du clergé. Cette réforme ne put se faire à cause de l'opposition de la Haute-noblesse et du Haut-Clergé sous Louis XIV ("Capitation" de 1695), la franc-maçonnerie sous Louis XV et Louis XVI ("Vingtième" et "Subvention territoriale"). Ces gens (qui avaient colonisé le Parlement de Paris ainsi que les parlements de France et de Navarre), pratiquaient une obstruction parlementaire systématique contre tout projet royal visant à établir l'égalité devant l'impôt.

 

La franc-maçonnerie, alliée de la banque qui devait prendre le pouvoir en 1789 et le garder jusqu'à aujourd'hui, ne défendit cette égalité fiscale qu'en 1789... c'est-à-dire qu'une fois que leur "Révolution" aura été mise en place, afin de se tirer la couverture à elle.

 

En 1789, le l'abbé Mably estimait que "c'était toute la nation, y compris le Tiers-État qui participait de l'égalité et de la liberté originelles des guerriers (Francs) fondateurs" (La Contre-Révolution, Origines, Histoire, Postérité, sous la dir. De Jean TULARD, Perrin 1990, rééd. CNRS Éditions, Biblis, Paris 2013, p. 31.)

 

"Les théoriciens chrétiens proposaient depuis longtemps des théories sur la nature de l'égalité et sur les droits de l'individu. Le travail ultérieur de théoriciens politiques 'laïques' tels que John Locke a été explicitement fondé sur des axiomes égalitaires posés par les penseurs religieux." (Jeremy Waldron, God, Locke, and Equality, Cambridge University Press, 2002, cité in Rodney STARK, Le Triomphe de la Raison, Pourquoi la réussite du modèle occidental est le fruit du christianisme, Éditions Presses de la Renaissance, Paris 2007, p. 11). 

 

"Beaucoup expriment également de l'admiration pour les œuvres de John Locke au XVIIe siècle comme étant une source majeure de la théorie démocratique moderne, apparemment sans se rendre compte le moins du monde que Locke fonda explicitement toute sa thèse sur les doctrines chrétiennes concernant l'égalité morale." (Jeremy Waldron, ibid.cité in Rodney STARK, Le Triomphe de la Raison, ibid., p. 119.)

 

"Il (le christianisme) est surtout admirable, écrit Chateaubriand dans Génie du Christianisme (1802) pour avoir transformé l'homme physique en homme moral.

 

"Tous les grands principes de Rome et de la Grèce, l'égalité, la liberté, se trouvent dans notre religion, mais appliqués à l'âme et au génie, dans des rapports sublimes." (Chateaubriand cité in La Contre-Révolution, Origines, Histoire, Postérité, sous la dir. de Jean TULARD, Perrin 1990, rééd. CNRS Éditions, Biblis, Paris 2021, p. 341)

 

Et dans les Mémoires d'Outre-Tombe, il démontre l'idée que le christianisme a apporté au monde la véritable notion de liberté et que cette notion toute chrétienne doit être la pierre angulaire des sociétés politiques de l'avenir.

 

"Il n'y a pas de véritable religion sans liberté ni de véritable liberté sans religion" (1831).

 

"La liberté est sur la croix du Christ, elle en descend avec lui." (1836, Chateaubriand cité dans La Contre-Révolution, Origines, Histoire, Postérité, ibid., p. 343)

 

"La disparition de l'esclavage sous la double action des femmes et de l'Evangile" (Régine Pernoud)

 

 

"On est frappé du dynamisme, de la capacité d'invention de ces femmes que l'Evangile a libérées. Un exemple est frappant: celui de Fabiola… Elle fait partie de ces dames de l'aristocratie romaine qui sont devenues les disciples de saint Jérôme; frappées de voir le nombre de pèlerins qui viennent à Rome et là se trouvent sans ressources, elle fonde une "Maison des malades", nosokomïon, à leur intention. Autrement dit, Fabiola fonde le premier hôpital. C'est une innovation capitale et il est inutile de souligner l'importance qu'elle aura au cours des siècles. Un peu plus tard, de nouveau, elle fera preuve d'invention en créant à Ostie, port de débarquement des pèlerins, le premier centre d'hébergement, xenodochion. On a souvent affecté de reprocher à la femme un certain manque d'imagination: Fabiola offre à cette réputation un démenti éclatant, et lorsqu'on visite ces chefs d'œuvres d'architecture fonctionnelle et de réalisation artistique que sont l'hôpital de Tonnerre ou celui de Beaune, on devrait se souvenir qu'ils sont le fruit, l'aboutissement d'une œuvre de femme attentive aux besoins de son temps qui sont ceux de tous les temps… Le système hospitalier du Moyen Age, extrêmement développé, celui des hospices routiers qui jalonnent les routes de pèlerinage, témoignent de la fécondité de cet héritage.

 

"Il y aurait tout un chapitre à écrire sur les religieuses (p. 28) hospitalières; contentons-nous de rappeler ici la fondation à Paris de l'Hôtel-Dieu, l'an 651, où pendant mille deux cents ans des religieuses et religieux soignèrent gratuitement les malades [pas besoin de sécurité sociale] qui se présentaient. Pour donner une idée de son activité, il suffira de rappeler la requête de la prieure de l'Hôtel-Dieu de paris, sœur de Philippe du Bois, rédigée le 13 décembre 1368, où elle indique que la consommation journalière de l'Hôtel-Dieu s'élève à 3500 draps ou autres de toile. A cette même date de 1368, l'Hôpital parisien de Saint-Jacques, non loin de l'Hôtel-Dieu, donnait asile en un an à 16 690 pèlerins.

 

"Pour en revenir aux contemporaines de Fabiola, il faut signaler les deux Mélanie, l'ancienne et sa petite-fille, Mélanie la jeune; celle-ci, héritière des immenses domaines de sa grand-mère (on sait que dans la province d'Afrique, la moitié des terres appartenaient à six propriétaires!), donc Mélanie la jeune et Pinien son époux distribuent cet immense territoire à leurs esclaves (plus d'un millier); Pinien devient évêque sur les pas de l'évêque d 'Hippone, saint Augustin, et Mélanie se retire en Terre sainte où sa grand-mère a fondé une communauté de libération des esclaves, Mélanie a eu une action concrète, certaine.

 

"N'est-il pas surprenant que l'on ait pas souligner cette mutation que représente la disparition de l'esclavage ? Les manuels scolaires sont muets sur un fait social dont l'importance pourtant primordiale semble avoir quelque peu échappé aux historiens...

 

"Le retour de l'esclavage à l'époque de la Renaissance aurait dû cependant attirer leur attention sur le processus inverse qui s'était amorcé dès le IVe siècle...

 

"L'esclave, totalement dépourvu de droit, l'esclave-chose, tel qu'il était dans le monde romain, ne pouvait évidemment survivre longtemps à la diffusion de l'Evangile. Déjà l'affranchissement des esclaves était largement facilité au IVe siècle, et dès Constantin Ier, l'une des réformes stipulant que les membres de la famille de l'esclave ne seraient plus séparés impliquaient pour l'esclave ce droit à la famille et au mariage qui lui avait été refusé jusqu'alors… Enfin, le rôle joué par l'Eglise dans les affranchissements de fait est consacré par le Code Justinien pour lequel le séjour au monastère dans le dessein d'y entrer suspend toute servitude. Justinien avait aboli la loi romaine du Bas-Empire interdisant d'affranchir plus de cent esclaves à la fois.

 

"Les conciles ne cesseront d'édicter des mesures pour humaniser le sort de l'esclave et peu à peu amener à le reconnaître en tant que personne humaine. Ainsi mesure-t-on les progrès entre le concile d'Elvira de 305 qui impose sept ans de pénitence à celui qui aurait tué son esclave jusqu'au concile d'Orléans (511) où le droit d'asile des églises est proclamé pour les esclaves fugitifs, ou celui d'Eauze (551) qui affranchit d'autorité le serf que son maître aurait fait travailler le dimanche.

 

"Mais pour comprendre l'évolution qui s'est produite, il faut rappeler qu'au moment du concile d'Elvira on se trouve encore en pleine civilisation païenne, où le meurtre d'un esclave n'est aucunement considéré comme un crime puisqu'il est légalement permis.

 

"On peut aussi relever ces canons des conciles d'Orange (441) et Arles (452) dans lesquels il est précisé que les maîtres dont les esclaves auraient cherché asile dans l'église ne pourront pas compenser cette défection en s'emparant des esclaves des prêtres.

 

"Il est toute une étude à faire, dont il faut bien constater qu'elle n'a été entreprise que dans le cadre stricte du juridique, pour suivre l'influence de la mentalité chrétienne, imprégnant peu à peu les mœurs, sur la législation civile proprement dite. Au Ve siècle, saint Césaire s'écrie, répondant à ceux qui le blâment d'avoir payé pour l'affranchissement d'esclaves: "Je voudrais bien savoir ce que diraient ceux qui me critiquent s'ils étaient à la place des captifs que je rachète. Dieu, qui s'est donné lui-même pour prix de la rédemption des hommes, ne m'en voudra pas de racheter des captifs avec l'argent de son autel"…

 

(Source: Régine Pernoud, La femme au temps des cathédrales, Stock, Évreux 1980, p. 27)

 

L'esclave qui était une chose devient une personne (Régine Pernoud)

 

"C'est donc une constatation qui s'impose: au cours de cette époque réputée brutale s'accomplit le changement peut-être le plus important de l'histoire sociale: l'esclave, qui était une chose, devient une personne; et celui qu'on appellera serf désormais jouira des droits essentiels de la personne: soustrait à ce pouvoir de vie et de mort qu'avait sur lui son maître, il pourra avoir une famille, fonder un foyer, mener sa vie avec la seule restriction à sa liberté que sera l'obligation de demeurer sur le sol selon des modalités qu'on étudiera plus aisément à l'époque féodale proprement dite.

 

Enfin, il faut en revenir aussi à ces pieuses femmes groupées autour de saint Jérôme à la fin du IVe s. pour découvrir les racines de la culture religieuse féminine. En effet, le monastère fondé à Bethléem où se sont retrouvées Paula, Eustochium et leurs compagnes est un véritable centre d'étude; il est vrai que sous l'impulsion de l'infatigable traducteur et exégète auquel on doit le texte de la Vulgate l'activité intellectuelle dont elles témoignent est toute naturelle. Il reste que Paula par exemple apprend l'hébreu: "elle y réussit si bien qu'elle chantait les psaumes en hébreu et parlait cette langue sans y rien mêler de la langue latine", écrira saint Jérôme. L'étude des psaumes, de l'Ecriture sainte, de leurs premiers commentateurs, est familière aux moniales de Bethléem, et c'est à leur demande, par exemple, que Jérôme lui-même compose son Commentaire sur Ezéchiel.

 

Une tradition de savoir va s'établir, dont le point de départ est ce premier monastère féminin de Bethléem. Les monastères d'hommes rassembleront plutôt des êtres désireux d'austérité, de recueillement, de pénitence, les monastères de femmes, à l'origine, ont été marqués par un intense besoin de vie intellectuelle en même temps que spirituelle.

 

A considérer la vie de l'Eglise dans la perspective de ce qu'elle fut à l'époque féodale, on constate que les femmes en ont été les auxiliaires sans doute les plus dévouées, les plus ardentes. Et il est curieux de trouver en germe parmi ces femmes qui agissent avec un tel esprit d'invention aux IVe et Ve siècles ce qui va caractériser la civilisation féodale: à travers Fabiola qui crée les premiers hôpitaux, Mélanie qui abolit l'esclavage dans ses domaines, Paula qui veille à sa propre instruction et à celle des filles groupées autour d'elle, (p. 31) on discerne les éléments de la vie domaniale, le début des monastères où s'épanouit une haute culture, ceux de la chevalerie où la double influence de l'Eglise et de la femme contribueront à faire l'éducation du mâle, à lui inculquer l'idéal du prince lettré et le souci de la défense du faible.

 

C'est pourquoi il nous faut commencer par étudier ce type de femme totalement inconnu de l'Antiquité qu'est la religieuse.

 

(Source: Régine Pernoud, La femme au temps des cathédrales, Stock, Évreux 1980, p. 29-30).

 

L'abolition de l'esclavage au VIIe siècle par Sainte Bathilde, Reine de France" (Mgr Paul Guérin)

 

"Elle veille à la régularité du Clergé, elle met des saints sur les sièges épiscopaux, elle relève les monastères et en fonde de nouveaux, elle travaille à l'affranchissement du peuple, crée un grand nombre d'hôpitaux, abolit l'esclavage en France, assure le maintien de la paix, fait rendre exactement la justice, entetient des ambassadeurs en Espagne et en italie, et évangélise l'Allemagne par ses missionnaires.

 

"[...] Elle s'éteignit... dans le service de Dieu, le 30 janvier de l'an 670. La petite ville de Chelles a le bonheur de posséder encore les reliques de Sainte Bathilde (Mgr Paul Guérin, Vie des Saints pour tous les jours de l'année, Editions D.F.T., Argentré-du-Plessis 2003, p. 64.)

 

L'idéal humain sous Saint Louis: la "prud'homie"

 

"L'idéal humain de Saint Louis est ... la "prud'homie", qu'on ne saurait définir autrement que comme une conduite conforme au code de l'honnête homme tel que pouvait le concevoir le XIIIe siècle.

 

"Parmi ses composantes figurent la courtoisie, l'esprit de justice, la modération, la franchise et le souci d'observer les convenances" (Jean Richard, Saint Louis, Librairie Arthème, Éditions Fayard, Mesnil-sur-l'Estrée 1991, p. 146).

 

La justice au coeur des institutions médiévales

 

Dans les instructions laissées par Saint Louis à son fils, on lit:

 

"Cher fils, s'il advient que tu deviennes roi, prends soin d'avoir les qualités qui conviennent à un roi; c'est-à-dire que tu sois si juste, que, quoi qu'il arrive, tu ne t'écartes pas de la justice. Soutiens de préférence le pauvre contre le riche jusqu'à ce que tu saches la vérité; et, quand tu la connaîtras, fais justice" (Jean Richard, Saint Louis, Librairie Arthème, Éditions Fayard, Mesnil-sur-l'Estrée 1991, p. 304).

 

Fraternité.

Economie et société au Moyen Âge et sous l'Ancien Régime

Le "Moyen Âge", l'âge d'or de l'Occident

 

"En ce temps-là (Xe-XIIIe s.), seigneurs et paysans vivaient l'âge d'or économique de l'Occident, grâce à l'amélioration des alliages metalliques qui leur permettait de remplacer l'araire de bois par un soc de charrue en métal, source de meillures cultures. le paysan partait travailler avec une hache et des outils tranchants, qui lui donnaient l'occasion de défricher, de gagner des surfaces cultivables sur les forêts, et donc d'augmenter ses bénéfices" (Magazine Histoire du Christianisme, Dossier Les Croisés en Terre sainte 1095-1099, N° 28, juin 2005, p. 76).

 

Grandeur et gloire de la féodalité (Funck-Brentano)

 

"Telle fut l'âme de la féodalité; en elle la France s'organisa. Tout ce qui en est sorti de grand et glorieux, est-il utile de le rappeler?" (Frantz Funck-Brentano, ibid., p. 17).

 

La plus belle époque de notre histoire

 

"Mais le XIIe siècle s'écoule et la majeure partie du XIIIe: la plus belle époque de notre histoire.

 

"Sous la douce suzeraineté de Saint Louis la société féodale devait jeter un dernier éclat. "Âge d'or" diront cinquante ans plus tard nobles et roturiers" (Frantz Funck-Brentano, L'Ancien Régime, Les Grandes études Historiques, Librairie Arthème Fayard, Paris 1926, p. 119-120).

La féodalité, "une famille véritable"

 

La "seigneurie est un Etat en miniature, avec son armée, ses coutumes, son ban qui est l'ordonnance du seigneur, son tribunal" (Seignobos in Mgr Delassus, L'esprit familial, dans la famille, dans la cité et dans l'Etat, Société Saint-Augustin, Desclée De Brouwer, Lille 1910, réédité aux ESR, p. 17.)

 

Une économie "bonne et loyale" (Régine Pernoud)

 

"Telle est l'économie médiévale qui a bien mérité son nom d'économie "bonne et loyale".

 

"L'historien Pirenne la déclare "digne des cathédrales dont elle est contemporaine"; et d'énumérer ses caractères:

 

"Elle a assuré aux bourgeois le bienfait de la vie à bon marché; elle a impitoyablement poursuivi la fraude, protégé le travailleur contre la concurrence et l'exploitation, réglementé son labeur et son salaire, veillé à son hygiène, pourvu à l'apprentissage, empêché le travail de la femme et de l'enfant (On se reportera avec fruit aux deux volumes qu'Henri Pirenne a consacrés à la question, sous le titre Les villes au Moyen Age)" (Georges et Régine Pernoud, Le tour de France médiévale, L'histoire buissonnière, Stock, Évreux 1982, p. 283).

 

La compassion pour le pauvre. "La fraternité fut le sentiment qui présida à la formation des communautés des marchands et d'artisans constituées sous le règne de Saint Louis." (Mgr Gaume)

 

"La fraternité fut le sentiment qui présida à la formation des communautés des marchands et d'artisans constituées sous le règne de Saint Louis.

 

Dans ce Moyen Âge qu'animait le souffle du christianisme; mœurs, coutumes, institutions, tout s'était coloré de la même teinte. Le style même des statuts se ressentait de l'influence dominante de l'esprit chrétien.

 

La sollicitude pour les déshérités de ce monde se fait jour à travers les règlements de l'antique jurande. Si l'on reconnaît dans les corporations l'empreinte du christianisme, ce n'est pas seulement parce qu'on les voit dans les cérémonies publiques promenant solennellement leurs religieuses bannières; ces pieuses cérémonies exprimaient les sentiments que fait naître l'unité des croyances. Une passion qui n'est PAS aujourd'hui dans les mœurs ni dans les choses publiques rapprochait alors les conditions et les hommes : LA CHARITE." (Mgr Gaume, L'Europe en 1848.)

 

"Protéger les faibles avait été une des préoccupations du législateur chrétien" (Louis Blanc)

 

Les métiers formaient autant de groupes pressés dans la même rue ou sur les bords du fleuve, et ne reconnaissaient d'autre rivalité que celle d'une fraternelle concurrence.

 

"Protéger les faibles avait été une des préoccupations du législateur chrétien. Loin de se fuir, les artisans d'une même industrie se rapprochaient l'un l'autre pour se donner des encouragements réciproques et se rendre de mutuels services. Les métiers formaient autant de groupes pressés dans la même rue ou sur les bords du fleuve, et ne reconnaissaient d'autre rivalité que celle d'une fraternelle concurrence."

 

"Qui écrivit ces lignes, où respire le génie du christianisme dans ses rapports avec l'industrie? Ce n'est ni M. de Chateaubriand, ni M. De Maistre, c'est Louis Blanc !" (Louis Blanc cité par Martin-Doisy in Mgr Gaume, L'Europe en 1848.)

 

"L'esprit de charité était très développé dans toutes les corporations industrielles et marchandes" (Luchaire)

 

"A la même époque, la "frairie" des marchands de drap de la même ville (Valenciennes, vers 1114) publiait ses ordonnances, qui débutaient ainsi:

 

"Frères, nous sommes images de DIEU, car il est dit dans la Genèse: "Faisons l'homme à l'image et semblance nôtre". Dans cette pensée, nous nous unissons, et, avec l'aide de Dieu, nous pourrons accomplir notre œuvre, si dilection fraternelle est épandue parmi nous; car par la dilection de son prochain, on monte à celle de DIEU. Donc frères, que nulle discorde ne soit entre vous, selon la parole de l'Evangile: "Je vous donne nouveau commandement de vous entr'aimer, comme je vous ai aimés et je connaîtrai que vous êtes mes disciples en ce que vous aurez ensemble dilection."

 

L'esprit de charité, dit M. Luchaire, était très développé dans toutes les corporations industrielles et marchandes, à plus fortes quand elles se constituaient en confréries.

 

Non seulement les confréries sont, à tous les points de vue, des sociétés de secours mutuel, mais une partie de leur trésor commun est généralement consacrée au soulagement des malheureux.

 

Larges aumônes faites le jour de la fête patronale, invitation d'un certain nombre de pauvres aux repas de corps, argent fourni aux hôpitaux et maladredries, fondations d'hospices: tels sont les usages bienfaisants qui sont en pratique dans la plupart de ces associations." (Luchaire, Manuel des Institutions françaises, période des Capétiens directs, p. 368, cité in Mgr Delassus, L'esprit familial, dans la famille, dans la cité et dans l'Etat, Société Saint-Augustin, Desclée De Brouwer, Lille 1910, réédité aux éditions.Saint Rémi p. 96.)

 

Sous l'Ancien Régime, le paysan le plus pauvre était assuré de sa subsistance

 

"Ce n'est pas que le pays fût malheureux: le servage, qui subsistait dans plusieurs autres pays de l'Europe, en avait disparu. Le XVIIIe siècle avait été pour le paysan une ère de prospérité relative. Les hommes de la glèbe s'étaient enrichis jusqu'à acquérir et posséder plus de la moitié du sol. Voltaire dit leur bien-être.

 

[...] L'industrie était généralement prospère, le commerce avec l'étranger très florissant; depuis Louis XIV, il avait plus que quadruplé. le célèbre banquier genevois Necker, estime que la France détenait, sous Louis XVI, la moitié de l'argent monnayé en circulation dans l'Europe entière.

 

La population du pays montait à vingt-cinq millions d'habitants - chiffre égal à celui de l'Angleterre et de l'Allemagne réunies." (Frantz Funck-Brentano, La Révolution française, Flammarion, Paris 1935, p. 3-4.)

 

"Le servage avons-nous dit, était aboli, les corvées étaient supprimées; les protestants jouissaient de tous les droits d'un citoyen. Les communications avaient été rendues plus faciles et plus rapides par cet admirable réseau de routes dont l'administration de nos intendants sillona la France. Depuis 1784, le régime des lettres de cachet n'existait pratiquement plus.

 

Mais sous l'influence des doctrines abstraites, du fameux laissez faire, laissez passer, le gouvernement venait (1788) de renverser les barrières fermant la France aux produits manufacturés anglais. ... Sous l'afflux des produits industriels anglais, de qualité inférieure mais vendus meilleur marché, des centaines d'ateliers durent congédier leurs artisans. Nos incomparables faïenceries, si belles et si prospères, Rouen, Limoges, Strasbourg, Nevers, Moustiers, Oiron, combien d'autres furent ruinées ! L'industrie de la dentelle, de la bonneterie, les tissages, la ferronnerie, en furent mortellement atteints, des milliers de chômeurs jetés sur le pavé. Des troubles inquiétants en résultèrent." (Frantz Funck-Brentano, ibid., p. 5.)

 

""En 1789, avril, on a commencé à se ressentir du blé cher. Beaucoup de commerçants le retenaient dans leurs magasins pour le vendre plus cher. le pain qui ne valait que 14 sols, est venu en peut de temps à 20. Il y avait à Orléans beaucoup de murmure." Le 20 avril, une émeute éclatait dans la ville, accompagnée de pillage. 'Cela fait un rude vacarme', dit Samelin. Ces scènes de violence se renouvelèrent sur divers points du pays.

 

Nous avons vu que le traité de commerce (libre-échange NdCR.) passé avec l'Angleterre avait produit une crise de chômage. Paris était rempli de mendiants et dont la quémanderie s'accompagnait d'étranges menaces." (Frantz Funck-Brentano, ibid., p. 8.)

 

Auparavant: "la distribution (du blé) se faisait régulièrement toutes les semaines sous l'inspection d'un préposé. Si la provision de quelque loge venait à s'épuiser, ON PRENAIT DANS LE TAS DU SEIGNEUR TOUTE LA QUANTITE NECESSAIRE pour la famille qui en manquait, à charge par elle d'en rendre la même quantité à la moisson nouvelle. AINSI LE PAYSAN LE PLUS PAUVRE ETAIT ASSURE DE SA SUBSISTANCE. Qu'on décide si ce régime ne vaut pas celui des mendiants libres & mourants de faim..." (Augustin Barruel, Mémoires pour servir à l'histoire du jacobinisme, 1798, t. II, p. 247.)

 

"Il n'y a guère un colon de nos villages "qui n'ait un bon habit de drap et qui ne soit bien chaussé et bien nourri" (Voltaire)

 

Sur la richesse de l'Ancienne France et la richesse des paysans, notons ce témoignage capital d'un ennemi acharné de l'Eglise, Voltaire:

 

"Je ne sais comment il est arrivé que, dans nos villages, où la terre est ingrate, les impôts lourds, la défense d'exporter le blé qu'on a semé intolérable, il n'y ait guère pourtant un colon qui n'ait un bon habit de drap et qui ne soit bien chaussé et bien nourri..." (Voltaire cité in Frantz Funck-Brentano, L'Ancien Régime, Les Grandes études Historiques, Librairie Arthème Fayard, Paris 1926, p. 410-411).

 

Une nourriture "substantielle et abondante" (Frantz Funck-Brentano)

 

"Vers le début du règne de Louis XVI, les habitants de Nouans (canton de Marolles-les-Braults, Sarthe)... vivaient ainsi: "La nourriture des habitants, même les moins aisés, était substantielle et abondante. Le pain, dans lequel il n'entrait qu'un tiers d'orge sur deux tiers de blé, était fort bon et le cidre, plus ou moins affaibli par l'eau, ne manquait à personne. La soupe du dîner et au souper était suivie d'un plat de viande ou d'œufs ou de légumes; au déjeuner et à la collation, on avait toujours deux plats, beurre et fromage, puis souvent un troisième de fruits crus, ou cuits, ou secs, pommes, noix, etc." (Bernard, Souvenirs d'un nonagénaire, cité in Frantz Funck-Brentano, L'Ancien Régime, Les Grandes études Historiques, Librairie Arthème Fayard, Paris 1926, p. 419).

 

"Legrand d'Aussy parle des paysans d'Auvergne...: les dimanches et fêtes la soupe s'enrichit d'un morceau de lard; les autres jours, elle s'assaisonne de beurre ou simplement de sel. A la table des paysabs aisés on sert du lait et du fromage. Ils mangent tous du pain de sèigle. Quant à la boisson ils ne connaissent, en dehors de l'eau pure, que le 'petit lait'" (Frantz Funck-Brentano, L'Ancien Régime, Les Grandes études Historiques, Librairie Arthème Fayard, Paris 1926, p. 419).

 

"La vie paisible, souvent aisée, quelquefois large des paysans" (Pierre Gaxotte)

 

"Au-dessous de la troupe dorée des bourgeois enrichis, y a-t-il une masse énorme de paysans affamés et sans ressources ? Beaucoup l'ont prétendu (évidemment)...

 

"Et aussitôt de citer le célèbre passage de La Bruyère: "L'on voit certains animaux farouches, des mâles et des femelles... noirs, livides et tout brûlés par le soleil...", sans réflechir que cette page, vieille d'un siècle, n'était qu'un morceau de littérature fignolé par un moraliste qui, comme tous ses contemporains, prenait la charmante vallée de Chevreuse pour un sauvage désert...

 

"On a glané aussi à travers les écrits de certains économistes des peintures effrayantes de la vie des champs... on a cité des témoignages de voyageurs, mais en face de chaque note affligeante on a pu décrire une autre qui la contredit. Comment d'ailleurs, tirer de ces indications fugitives une conclusion générale ? En une heure de voiture, on passe d'un bon pays dans un mauvais, d'une terre grasse à un sol ingrat... Il suffit d'un jour de grêle pour mettre un village dans la désolation. Une récolte qui s 'annonce bien en juin est misérable en juillet. un printemps ensoleillé rachète un hiver détestable. D'une année à l'autre, tout change. D'une province à l'autre, tout varie. Il serait imprudent de donner à de menus faits,strictement localisés, une portée qui dépasserait la limite de leur canton.

 

"Et puis, il faut avoir à présent à la mémoire un fait capital et indiscutable, à savoir que le système d'impôts qui pesait sur le paysan lui faisait des APPARENCES de la pauvreté une nécessité presque absolue. l'impôt rural, la taille, était un impôt sur le revenu grossièrement réparti d'après les signes extérieurs de la richesse, par des collecteurs choisis à tour de rôle entre les paysans eux-mêmes... Malheur au taillable exact et sincère! C'est sur lui que retombera tout le fardeau. Ayant à percevoir une somme fixée globalement à l'avance, désireux d'être débarassés au plus vite de leur horrible mission, enchantés de trouver un naïf de bonne foi, une "poire" comme on dirait aujourd'hui, les taxateurs malgré eux se hâtent de doubler ou de tripler sa cote, tandis qu'ils ménagent ceux dont ils craignent les difficultés: les malins qui ont dissimuler leurs revenus, les mauvais têtes qui ont la réputation de ne pas se laisser faire, les plaideurs endurcis qui ne craignent pas les complications ni les "histoires"!

 

"C'est un dogme profondément ancré dans les esprits populaires que le seul moyen de ne pas payer pour les autres, la seule façon de ne pas être écrasé par les estimations injustes, c'est de restreindre ses dépenses, de paraître sans ressources, d'affecter les dehors du plus profond dénuement ! "Le plus riche d'un village, écrivait en 1709 le grand bailli de l'Ile de France, n'oserait à présent tuer un cochon que nuitamment, car si cela se faisait en public, on lui augmenterait ses impositions"... Le contribuable de l'Ancien Régime est rétif, dissimulé et hargneux, à un point que nous ne soupçonnons plus. Sa mauvaise volonté est sans bornes. Il ne s'exécute qu'à la dernière extrémité. Le plus souvent, il est en retard de deux ou trois ans. Tel qui a de l'argent caché, dit Boisguillebert, ne se laisse pas arracher un sou avant la quarantième sommation. plutôt que d'avouer son aisance, en payant dans les délais, on préfère être traîné en justice et menacé de saisie. On harcèle l'intendant de réclamations et de plaintes. On fait intercéder le seigneur, le juge et le curé ! On gémit, on crie, on proteste sans arrêt et c'est à qui gémira, criera et protestera le plus fort et le plus longtemps, afin de ne paraître ni plus riche ni plus facile que le voisin...

 

"Telle est exactement la situation des paysans de l'Ancien Régime: une grande affectation de misère et, derrière ce manteau de guenilles, une vie paisible, souvent aisée, quelquefois large..." (Pierre Gaxotte, La Révolution française, Nouvelle édition établie par Jean Tulard, Éditions Complexe, Bruxelles 1988, p. 22-23).

 

"En 1789, les Français n'étaient pas malheureux. (Pierre gaxotte)

 

Les documents les plus sûrs nous prouvent, au contraire, que la richesse s'était considérablement accrue depuis un demi-siècle et que l'état matériel de toutes les classes de la société, sauf celui de la noblesse rurale, s'était sensiblement amélioré. Le régime corporatif n'avait pas empêché la naissance et la mise en place de la grande industrie..." (Pierre Gaxotte, ibid., p. 19).

 

Et si "en 1789 la partie la moins favorisée de la population paysanne était en révolte virtuelle contre la transformation capitaliste de l'agriculture, il n'en reste pas moins que, depuis un siècle, les campagnes s'étaient enrichies..." ( Pierre Gaxotte, ibid., p. 30).

 

"Aussi, (en 1789) on peut dire que la vie est devenue plus sûre pour tout le monde. Plus de famines.

 

Les disettes qui au siècle précédent, avaient provoqué une raréfaction des mariages et une restriction des naissances ne sont plus que souvenirs ou imprécises menaces. Les meilleurs rendements, le maïs, la pomme de terre, les communications plus faciles en sont venus à bout. A défaut de signe, l'accroissement régulier de la population suffirait à le prouver" (Pierre Gaxotte, ibid., p. 31).

 

Le pauvre avait toujours "pains, vêtements et asile..., un service public et vraiment royal de charité..., le tout sans coûter un denier à l'Etat..." (Mgr Gaume)

 

"Les splendides caisses d'épargne du travailleur"

 

"L'Europe, devenue chrétienne, embrassa avec ferveur cette double loi. Le riche fut magnifique dans sa charité; ses fondations en faveur des pauvres couvrirent longtemps le sol de l'Europe et de la France en particulier. Confiées à la garde fidèle de la religion, elles (ces fondations) devinrent les splendides caisses d'épargne du travailleur, l'inépuisable patrimoine du malheureux.

 

"Non seulement le pauvre eut du pain, des vêtements, un asile; mais encore on créa pour lui un service public et vraiment royal de charité.

 

"Aussi nombreux que sont les besoins moraux et matériels de l'homme, aussi nombreuses furent les branches de l'admirable service dont nous parlons. L'enfant eut des instituteurs, l'orphelin des pères et des mères, le malade, des médecins et des gardes, le vieillard, le blessé, le lépreux, le pestiféré, le coupable même, en un mot, le malheureux, quel qu'il fut, se vit entouré de soins assidus et d'amis dévoués; tout cela se faisait sans coûter un denier à l'Etat" (Mgr Gaume, L'Europe en 1848.)

 

Fêtes commémoratives, danses & repas pris en commun

 

"Cette noblesse vit familièrement avec ses vassaux & les plus humbles.

 

Elle se mêle, avec femme & enfants, aux fêtes populaires, où le seigneur et la châtelaine et leurs demoiselles dansent avec les paysans. Aux fêtes commémoratives en des repas en commun, dans la prairie verdoyante, sous les grands ormes de la place, le gentilhomme s'attable avec ses tenanciers, ayant apporté vin et gibier et les épices pour relever le menu" (Frantz Funck-Brentano, L'Ancien Régime, Les Grandes études Historiques, Librairie Arthème Fayard, Paris 1926, p. 133).

 

Le seigneur joue avec les gars et trinque avec eux

 

"Le Seigneur joue aux boules, aux quilles avec les gars et trinque avec eux; il intervient dans leurs querelles; apaise leurs différents, familièrement" (Frantz Funck-Brentano, L'Ancien Régime, Les Grandes études Historiques, Librairie Arthème Fayard, Paris 1926, p. 133).

 

"Jusqu'au coeur de la Révolution, en Vendée, dans le Bocage poitevin et dans le Marais, seigneurs et paysans ont gardé cette union étroite: 'Ils se rencontraient aux champs, à l'église, dans les marchés, écrit Pierre de la Gorce; les jours de fête le château prêtait sa pelouse pour les danses'... Seigneurs et métayers allaient chasser ensemble.

 

"On vit jusqu'au cœur de la Révolution, en Bourbonnais, les paysans arracher de l'église le banc du maire jacobin qui avait remplacé celui du châtelain.

 

"- ' Ils avont brûlé le banc de not' bon seigneur ', disaient les braves gens pour leur défense" (Frantz Funck-Brentano, L'Ancien Régime, Les Grandes études Historiques, Librairie Arthème Fayard, Paris 1926, p. 437).

 

Cliché, le paysan attaché à sa glèbe

 

"Le Moyen Age est le théâtre de grandes migrations : pour explorer des terres lointaines, des villages entiers se déplacent" (Jean Sévillia, Historiquement correct, Pour en finir avec le passé unique, Perrin, Saint-Amand-Montrond 2003, p. 27).

 

"L'image du paysan attaché à sa terre s'est profondément ancrée dans notre bagage culturel; nous y croyons, nous en parlons volontiers: contraintes seigneuriales qui interdisaient de se dépalcer, impossibilité de s'établir à son gré... L'image s'est largement diffusée et appliquée à toute condition paysanne. C'est à tort. Les hommes de nos campagnes acceptaient alors l'aventure, en de nombreuses occasions. Les grandes errances, les déplacements de communautés, les Croisades, les défrichements de terres lointaines, le repeuplement des pays repris aux musulmans jusqu'en Andalousie, tous ces phénomènes parfaitement situés et analysés nous éclairent sur cette aptitude, cette propension parfois à la mobilité; sur ce goût de l'inconnu même" (Jacques Heers, Le Moyen Age, une imposture, Perrin Malesherbes 2001, p. 166)

 

Cliché, le paysan misérable

 

(p. 27) Certes, quand un accident climatique ruine la récolte, la famine menace. Il en sera ainsi bien au-delà du Moyen Age, donc bien après la fin de la féodalité, tant qu'on aura pas maîtrisé les techniques de fertilisation des sols et de stockage des grains.

 

Des paysans pauvres, il y en a toujours au XXIe siècle.

 

Dès le Moyen Age, certains s'enrichissent soit en se mariant, soit en héritant, soit en travaillant beaucoup.

 

On voit des laboureurs plus fortunés que les petits nobles ruinés par la guerre.

 

L'alleu, terre (libre) appartenant à un paysan, se rencontre en Languedoc, en Provence, dans le Mâconnais, en Bourbonnais, dans le Forez, en Artois, en Flandre.

 

Locataires de leur exploitation, les tenanciers ne peuvent en être expulsés. Ils possèdent le droit de le transmettre à leurs héritiers, (une sorte de fonction publique, d'emploi à vie transmissible à ses héritiers. Ndlr.) ce qui institue de facto des tenures héréditaires.

 

"De nos jours, le locataire d'une maison, d'un champ, d'une exploitation rurale quelconque, est-il assuré de le rester tout le temps lui sied, aux mêmes conditions, sans augmentation de son loyer quelles que soient la conjoncture et l'inflation de la monnaie ? Est-il assuré de ne pas devoir quitter les lieux si le propriétaire veut s'y installer, ou établir l'un des siens, ou vendre à une entreprise qui promettrait d'y construire un plus bel immeuble, de plus fort rapport ? Est-il assuré encore de transmettre cette maison ou cette ferme à ses enfants, ainsi de génération en génération, pour le même prix, sans que le propriétaire puisse rien y contrevenir ? peut-il vendre son droit d'occupation à bon prix, équivalent à la valeur réelle du bien au jour de l'opération, à un tiers qui prendrait sa place, s'y installerait, ne versant au "seigneur" qu'un pourcentage, au demeurant assez faible, du prix de cette vente ? Peut-il sous-louer avec un fort bénéfice et exiger plusieurs fois le loyer qu'il paie, lui, et qui n'a pas varié depuis des lustres ? Partager le terrain en plusieurs lots pour en tirer de meilleurs revenus ? Enfin, vous est-il loisible, locataire d'aujourd'hui, d'hypothéquer ce bien, de le mettre en gage contre un prêt d'argent ? Tout ceci, nombre de tenanciers 'non propriétaires' pouvaient, à la ville comme à la campagne, le faire et ne s'en privaient pas...

 

(Jacques Heers, Le Moyen Age, une imposture, Perrin Malesherbes 2001, p. 171)

 

Cliché le seigneur qui pressure le serf en lui confisquant tout

 

(p. 29) ...jusqu'aux grains à semer ! Quel intérêt aurait un propriétaire agricole à tarir sa propre source de revenu ?

 

Cliché, le serf "esclave"

 

(p. 28) Un serf n'est certes pas un homme libre. Il n'est pas non plus un esclave. Le droit romain reconnaissait le droit de vie et de mort sur l'esclave : rien de tel n'existe au Moyen Age [grâce à l'Évangile qui petit à petit a imprégné les moeurs. Ndlr.].

 

L'étymologie des deux mots a beau être commune (servus), l'esclave est une chose tandis que le serf est un homme, mais un home dont le statut social est grevé d'incapacités. Si le serf est tenu de rester sur le domaine et de le cultiver, s'il peut être vendu avec les terres, il ne peut en être expulsé et reçoit sa part de la moisson. Il est libre de se marier contrairement à l'esclave antique et de transmettre sa terre et ses biens à ses enfants (tenures héréditaires).

 

Le servage personnel, transmissible à ses descendants, se distingue du servage réel, qui tient à la terre que l'on exploite: prenant l'exploitation d'une terre servile, des hommes libres peuvent volontairement devenir des serfs.

 

Le mouvement d'émancipation est encouragé par l'Église

 

Au fil du temps, les incapacités frappant les serfs se transforment en taxes. Puis le servage recule.

 

Encouragé par l'Église, le mouvement d'émancipation s'accélère dès le IXe siècle.

 

Le moine Suger, ami et conseiller de Louis VI puis de Louis VII, est fils de serf. Le roi donne l'exemple: il affranchit les serfs de son domaine. À la mort de Saint-Louis, le servage a pratiquement disparu en France (Jacques Heers, Le Moyen Age, une imposture, Perrin Malesherbes 2001, p. 29).

 

Cliché les impôts insupportables

 

. Des impôts dix fois supérieurs à ce qu'ils étaient avant 1789 !

 

Jacques Heers, Le Moyen Age, une imposture, Perrin Malesherbes 2001, p. 171-178:

 

"Tout indique que l'idée que nous nous faisons, de nos jours encore, des charges fiscales qui, au Moyen Age, pesaient sur les paysans, que ces condamnations des abus que, inlassablement, rappellent nos manuels ou nos récits romancés, résulte d'un parti pris... ou d'un manque de réflexions. celles-ci devraient, pour une vue plus sereine et plus exacte des choses, s'orienter en deux directions.

 

D'une part, admettre que la ponction fiscale est un procédé inhérent à toute sorte de gouvernement, de quelque nature qu'il soit: aux temps médiévaux, en Occident, les villes marchandes et les princes avaient établi des organismes de perception plus expérimentés et plus contraignants que ceux des seigneurs féodaux aux réputations pourtant si détestables. De toute évidence, les taxes n'étaient ni plus nombreuses ni plus élevées en ces temps de barbarie féodale que dans l'Antiquité ou dans les temps dits modernes. Hors d'Occident, ces organismes et officiers sévissaient certainement avec autant de soin et d'exigence.

 

D'autre part, considérer comme établi que tout renforcement de l'État contre les structures particularistes, en l'occurrence la féodalité, a provoqué, au fil des siècles, un alourdissement des prélèvements et, en même temps, une plus grande sévérité dans les processus de perception (Jacques Heers, Le Moyen Age, une imposture, Perrin Malesherbes 2001, p. 178-179).

 

Cliché, les "corvées effrayantes"

 

(p. 27) Les corvées auxquelles les manuels de jadis faisaient une réputation effrayante, se bornent à un ou deux jours de travail par an, six au maximum (à comparer aujourd'hui avec le nombre de jours que l'État nous vole par le biais de l'impôt sur les revenus)... Avant la lettre, c'est une forme de contribution locale.

 

Cliché, le paysan "taillable et corvéable à merci"

 

(p. 28) Le paysan paie la taille. Certains "à merci", ce qui signifie que cet impôt direct est fixé par le seigneur (l'impôt royal apparaît relativement tard, à la fin du XIVe s.) Dans la pratique, la taille est négociée sous forme d'un abonnement communautaire qui fixe la part de chacun.

 

"La ponction fiscale, remarque Jaques Heers, est de tout gouvernement: les taxes médiévales ne sont pas plus nombreuses ni plus élevées que dans l'Antiquité ou les temps modernes" (Jacques Heers, Le Moyen Age, une imposture, Perrin, 1992)

 

 

L'Ancien Régime. "L'industrie et le commerce étaient interdits à la noblesse" (Funck-Brentano)

 

Comme l'explique très bien Frantz Funck-Brentano, "on parle des PRIVILEGES de la noblesse, mais ils se payaient d'une terribles rançon par l'interdiction de pratiquer le commerce et l'industrie." (Frantz Funck-Brentano, L'Ancien Régime, Les Grandes études Historiques, Librairie Arthème Fayard, Paris 1926, p. 137)

 

"La noblesse demeurait, en raison de sa constitution, étrangère au "grand mouvement commercial et industriel de la Renaissance".

 

La noblesse était "héréditairement constituée pour le service militaire et pour le patronnat agricole. C'était sa fonction. TOUTE AUTRE LUI ETAIT INTERDITE, et les plus lucratives, celles qui donnent la fortune, la puissance de l'argent. En regard, la bourgeoisie avait héréditairement dans ses attributions la pratique du commerce et de l'industrie.

 

"Conception de la plus grande beauté, féconde et simple. Sur elle la France s'est bâtie. Elle s'était formée spontanément" (ibid, p. 137).

 

"La noblesse anglaise faisait le commerce: la différence tenait aux différences d'origine. La noblesse anglaise ne s'était pas formée familièrement, féodalement: noblesse conquérante, d'importation étrangère.

 

"La noblesse française était faite pour combattre, tandis qu'à l'ombre de sa valeur, le paysan travaillait la terre et le marchand commerçait. C'était son labeur à elle (la noblesse): un patronat armé; comme ce travail n'était pas rétribué, il était juste, non seulement que la noblesse fût exempte de certains impôts, comme la taille, mais qu'elle perçut des redevances, les sources de la fortune étant taries pour elle...

 

"Nous touchons à l'un des points de l'histoire de notre Ancien Régime sur lesquels on se fait souvent des idées incomplètes. Que si notre ancienne aristocratie s'abstenait systématiquement du commerce et de l'industrie, on (les Révolutionnaires) l'attribue à des sentiments de vanité, à son orgueil? Nous sommes loin du compte indique Funck-Brentano. Le commerce et l'industrie, poursuit-il, étaient INTERDITS à la noblesse, à la requête du Tiers-Etat lui-même (...) qui faisait valoir ses droits, ses PRIVILEGES à lui, et les faisait valoir énergiquement (Etats-Généraux du XVIe s.)... La bourgeoisie ne veut aucune concurrence: elle défend son MONOPOLE, en échange de quoi elle abandonne à la noblesse l'exemption de la taille, les grades militaires et les charges de Cour" (ibid, p. 138).

 

"La noblesse... sa condition agrandissait pour elle les moyens de dissiper sa fortune sans lui offrir les moyens d'en acquérir! On la vit tomber de toutes parts dans une pauvreté extrême" (Frantz Funck-Brentano, ''L'Ancien Régime, Les Grandes études Historiques, Librairie Arthème Fayard, Paris 1926, p. 139).

 

Décadence et pauvreté de la noblesse rurale

 

Funck-Brentano parle de "décadence de la noblesse rurale" (Frantz Funck-Brentano, ''L'Ancien Régime, Les Grandes études Historiques, Librairie Arthème Fayard, Paris 1926, p. 141), ainsi que de "misère de la noblesse rurale" (ibid, p. 154).

 

"Morceau par morceau, les terres qui entouraient le manoir familial ont été vendues à des paysans, à d'anciens fermiers, sous réserve des droits seigneuriaux qui y étaient attachés à titre inaliénable. on voit ainsi des gentilshommes qui n'ont plus pour subsister (le commerce et l'industrie leur étant interdits), eux et leur famille que le produit des redevances!" (ibid, p. 156).

 

"Les écrivains sont unanimes à constater la pauvreté de la noblesse rurale.

 

"[...] Dans les environs d'Auch, observe Arthur Young, les nobles labourent leurs propres champs. 'Et ceux-là, ajoute notre gentleman, sont peut-être des membres de la société plus estimables que les insensés et les coquins qui se moquent d'eux'.

 

"Il en est même qui travaillent dans des fermes voisines, en qualité de journaliers, chargés des plus rudes emplois!

 

"Le délabrement du manoir fait contraste avec le bon aspect des bonnes maisons du village. Pierre Retil, laboureur à Nitry en Bourgogne dit à son fils Edmond: 'Tu as vu ces gentilshommes chasseurs de la Puisaye, en guêtres, en souliers ferrés, portant sous le bras une vieille épée rouillée, mourant de faim... Voudrais-tu être à leur place?' (ibid, p. 157).

 

"En Berry, les 'trois-quart des gentilshommes meurent de faim' (1754). Turgot fera la même constatation pour le Limousin.

 

"En 1750, l'intendant de Besançon fait à son successeur une peinture de la noblesse rurale en Franche-Comté: "La noblesse de ce pays est assez bonne, mais fort pauvre, elle est autant fière qu'elle est pauvre. Elle est très humiliée en proportion de ce qu'elle était autrefois" (ibid, p. 158)

"Le peuple était opprimé" : un mensonge de la secte "républic-haine"; richesse de l'Ancienne France

 

"Albert Mathiez, "champion du robespierrisme", convient que "ce n'est pas dans un pays épuisé, mais au contraire dans un pays florissant qu'éclate la Révolution..." René Sédillot, Le coût de la Révolution française, Vérités et Légendes, Perrin Mesnil-sur-l'Estrée 1987, p. 201).

 

Voici donc le type même d'hérésie-blasphème, historiquement incorrect, que l'on n'enseigne pas. Il ne faut surtout pas enseigner que le pays était florissant à la veille de la Révolution!...

 

Non il faut noircir et mentir: "le peuple était opprimé", etc.

 

"L'industrie augmente tous les jours,... on croirait que l'opulence est vingt fois plus grande qu'autrefois" (Voltaire)

 

"L'industrie augmente tous les jours, écrit Voltaire; à voir le luxe des particuliers, ce nombre prodigieux de maisons agréables bâties dans Paris et dans les provinces, cette quantité d'équipages, ces commodités, ces recherches qu'on appelle 'luxe', on croirait que l'opulence est vingt fois plus grande qu'autrefois... Le moyen ordre s'est enrichi par l'industrie.. Les gains du commerce ont augmenté. Il s'est trouvé moins d'opulence qu'autrefois chez les grands et plus dans le moyen ordre et cela a mis moins de distance entre les hommes... aujourd'hui, l'industrie a ouvert mille chemins qu'on ne connaissait pas il y a cent ans" (Voltaire cité in Frantz Funck-Brentano, L'Ancien Régime, Les Grandes études Historiques, Librairie Arthème Fayard, Paris 1926, p. 485).

 

Ce témoignage du chef des impies est capital pour contrer le manichéisme farfelu des marxistes agitant aujourd'hui encore le spectre du peuple, pauvre, dominé et opprimé par la noblesse sous l'Ancien Régime...

 

Témoignages d'étrangers sur la richesse et la prospérité de la France d'Ancien Régime

 

"L'air d'abondance et de constentement répandu dans les campagnes de France" (Lady Montague)

 

"Puis voici le témoignage d'étrangers qui jugent nos conditions sociales sans arrière-pensée, celui de Lady Montague qui note en 1739 'l'air d'abondance et de constentement (contentement)répandu dans les campagnes en France'" (Frantz Funck-Brentano, L'Ancien Régime, Les Grandes études Historiques, Librairie Arthème Fayard, Paris 1926, p. 411).

 

Un "pays prodigieusement enrichi" (Horace Walpole)

 

[...] celui d'Horace Walpole traversant l'Artois en 1765: "Je trouve ce pays-ci prodigieusement enrichi... les moindres villages ont un air de prospérité'.

 

"Un intendant du Roussillon note les nombreux repas que font les campagnards, "quatre, cinq, six repas par jour et, à chaque repas, de la viande et du vin...'" (Frantz Funck-Brentano, L'Ancien Régime, Les Grandes études Historiques, Librairie Arthème Fayard, Paris 1926, p. 411).

 

La prospérité des grandes foires (René Sédillot)

 

"A défaut de statistiques globales sur le commerce intérieur, la prospérité des grandes foires porte témoignage.

 

"En 1788, c'est-à-dire en une année qu'Ernest Labrousse considère comme mauvaise sur le plan commercial, la foire de Beaucaire réalisait un chiffre d'affaires de 41 millions. Sa notoriété remontait au Moyen Age, et sur l'axe du Rhône elle restait, chaque mois de juillet, le grand rendez-vous des marchands de textiles. Lyon était le premier marché européen de la soie. Orléans et Rouen fixaient les cours de la laine. Mais les foires elles-mêmes n'avaient plus le monopole des grandes transactions… Les richesses circulaient dans une véritable ivresse de communications facilitées par les progrès des techniques." (René Sédillot, René Sédillot, Le coût de la Révolution française, Vérités et Légendes, Perrin Mesnil-sur-l'Estrée 1987, p. 201-202).

 

Le meilleur réseau routier (René Sédillot)

 

"C'est d'abord le réseau routier qui devenait exemplaire. Jamais depuis Rome on n'avait vu un réseau d'une telle ampleur et d'une telle qualité. Il était l'œuvre de Daniel Trudaine, demeuré vingt-six ans directeur des Ponts et Chaussées.

 

"Quarante mille kilomètres d'anciens chemins de terre ou de routes fatiguées étaient redressés, élargis, empierrés, bordés d'arbres et de fossés, avec, de lieue en lieue, de hautes bornes de granit, fleurdelisées, qui marquaient les distances par rapport au point zéro – le parvis de Notre-Dame.

 

"Le corps des Ponts et Chaussées recevait son statut: à la base, une école dont les élèves étaient recrutés au concours; trois années d'études savantes; un ingénieur en chef par généralité, assisté de sous-ingénieurs; quatre inspecteurs généraux, un intendant-directeur au sommet de la hiérarchie. Devant les routes du royaume, les étrangers se récriaient d'admiration.

 

"Elles sont "superbes jusqu'à la folie", s'exclamait le voyageur Arthur Young. De la voie qui reliait Limoges à Brive, sur laquelle avait veillé Turgot, le même Young enchérissait: "Le plus beau chemin du monde, parfaitement construit, parfaitement tenu; on n'y voit pas plus de poussière, de sable, de pierre, d'inégalité que dans l'allée d'un jardin…"

 

"Un inspecteur des Travaux publics, Pierre Trésaguet, avait (p. 203) inventé un revêtement bombé qui superposait une couche épaisse de pierraille à une assise de moellons: le drainage était plus efficace et l'entretien plus facile.

 

"Ce qui subsistait de péages et de douanes n'apparaissait que comme normale contrepartie des libertés locales.

 

(René Sédillot, Le coût de la Révolution française, Vérités et Légendes, Perrin Mesnil-sur-l'Estrée 1987, p. 203).

 

L'explosion des échanges extérieurs (René Sédillot)

 

"A l'extérieur, les chiffres parlent: d'environ 50 millions de livres à l'avènement de Louis XV, les exportations passaient à la veille de la révolution à plus de 450 millions. En soixante-dix ans, elles avaient été multipliées par neuf.

 

"Dans le même temps, les importations passaient de 40 à 240 millions: multiplication par six.

 

"Le commerce extérieur de la France, égal à la moitié du commerce anglais au temps de la Régence, le rejoignait en 1789. Il laissait à la France, en permanence un excédent substantiel (p. 204) (sauf en quatre années de la décennie 1770-1780).

 

"Excédent sur l'étranger: 70 millions.

 

"Jamais on n'avait assisté à pareille exubérance de l'activité marchande et à pareil enrichissement.

 

"Quand Necker brossait le tableau de la balance commerciale avec les pays étrangers, en excluant de ses calculs tout ce qui venait des colonies (Saint-Domingue, île du Vent) ou ce qui leur était destiné, il évaluait les entrées à 230 millions – dont 70 de matières premières, 20 de diamants et métaux précieux, 40 d'objets manufacturés, 40 de comestibles, 10 de tabacs, le reste concernant des bois, des plants, des mâts, des marchandises d'Extrême-Orient; en regard, il estimait les sorties à 300 millions, dont 150 en objets manufacturés, 70 à 75 en denrées des îles (réexportées), 35 à 40 en vins, eaux-de-vie et liqueurs, 22 en blés, beurre, sel, safran, cuirs, bois, 18 en réexportations de produits orientaux (thé, étoffes, riz de Chine, café, poivre…)

 

"A la veille de la révolution, tous les ports de France battaient leurs records de trafic et se grisaient de leur propre croissance. On ne devait plus, avant longtemps, leur connaître une telle allégresse" (René Sédillot, Le coût de la Révolution française, Vérités et Légendes, Perrin Mesnil-sur-l'Estrée 1987, p. 205-207).

 

Un développement prodigieux du commerce extérieur (Pierre Gaxotte)

 

"Le commerce extérieur... a pris un développement prodigieux que - fait rare dans l'histoire économique de l'Ancien Régime - nous pouvons suivre d'année en année, grâce aux statistiques dressées par un commis du Contrôle général nommé Arnould et que corroborent les renseignements réunis par la Compagnie des Indes. Depuis la mort de Louis XIV, il a plus que quadruplé. En 1788, il atteint 1061 millions et cet énorme chiffre ne se retrouvera plus avant 1848...

 

"Marseille accapare le commerce du Levant. Sur ses quais et dans ses magasins, s'entassent les tapis, les indiennes, les liqueurs, le riz, les blés, les vins de Chypre, les huiles, les peaux, les mousselines, les toiles peintes. Bordeaux et Nantes ont le monopole des denrées coloniales. A elle seule, Saint-Domingue leur fournit la moitié du sucre consommé dans le monde. Un moment ébranlés par le traité de 1763, leurs grands armateurs se sont vite ressaisis. les victoires de la guerre de l'Indépendance américaine leur ont donné une audace nouvelle. Là où on lançait sept navires en 1738, on en construit trente-trois en 1784. Les vins de Bordeaux se vendent jusqu'en Russie. Les Bourgognes règnent sur la Belgique et sur l'Allemagne" (Pierre Gaxotte, La Révolution française, 1928, Nouvelle édition établie par Jean Tulard, Éditions Complexe, Bruxelles 1988, p. 21).

 

Le commerce intérieur suit une marche parallèle (Pierre Gaxotte)

 

Un progrès étonnant du commerce

 

"En 1715, on avait que de mauvais chemins coupés de fondrières et ravagés par les eaux, avec quelques chaussées pavées qui se disloquaient. En 1789, il y a dix mille lieues de bonnes routes, solidement empierrées, régulièrement entretenues, que n'arrêtent ni les rivières ni les montagnes. Les messageries réorganisées par Turgot, sont plus rapides et moins coûteuses. Dans aucun pays, on ne voyage aussi vite, aussi bien et à si peu de frais. Arthur Young qui visita la France sous Louis XVI, au début de la Révolution, ne tarit pas d'admiration (quoique très porté à dénigrer tout ce qui n'est pas anglais) sur la beauté et la commodité des routes françaises" (Pierre Gaxotte, La Révolution française, Nouvelle édition établie par Jean Tulard, Éditions Complexe, Bruxelles 1988, p. 21).

 

La vie paisible, souvent aisée, quelquefois large des paysans en 1789

 

"En 1789, les Français n'étaient pas malheureux. Les documents les plus sûrs nous prouvent, au contraire, que la richesse s'était considérablement accrue depuis un demi-siècle et que l'état matériel de toutes les classes de la société, sauf celui de la noblesse rurale, s'était sensiblement amélioré. Le régime corporatif n'avait pas empêché la naissance et la mise en place de la grande industrie..." (Pierre Gaxotte, ibid., p. 19).

 

Et si "en 1789 la partie la moins favorisée de la population paysanne était en révolte virtuelle contre la transformation capitaliste de l'agriculture, il n'en reste pas moins que, depuis un siècle, les campagnes s'étaient enrichies..." (Pierre Gaxotte, ibid., p. 30).

 

"Aussi, on peut dire que la vie est devenue plus sûre pour tout le monde. Plus de famines. Les disettes qui au siècle précédent, avaient provoqué une raréfaction des mariages et une restriction des naissances ne sont plus que souvenirs ou imprécises menaces. les meilleurs rendements, le maïs, la pomme de terre, les communications plus faciles en sont venus à bout. A défaut de signe, l'accroissement régulier de la population suffirait à le prouver" (Pierre Gaxotte, La Révolution française, 1928, Nouvelle édition établie par Jean Tulard, Éditions Complexe, Bruxelles 1988, p. 31).

Conclusion

 

 

Les concepts de liberté et d'égalité sont des valeurs chrétiennes et monarchiques avant d'être des principes dévoyés par la Révolution libérale de 1789 qui a charrié des idéologies (libéralisme et communisme) totalitaires.

 

Le capitalisme dit "libéral" (capitalisme moderne coupé du droit divin) et le communisme (matérialisme athée mondialiste) ne sont plus que les deux seules options pour des peuple soumis au seul dieu qui reste, l'Argent.

 

Les conséquences de la proclamation de la liberté et de l'égalité par la république dite française a engendré la ruine de ces principes millénaires.

 

Les écarts de richesses n'ont jamais été aussi importants. Les libertés publiques sont réduites (atteintes aux libertés de manifestation, d'expression, emprisonnements pour délit d'opinion). Le peuple est en voie d'esclavagisation par la dette et l'impôt. Le droit de propriété est méthodiquement détruit (taxes foncières impayables), des impôts dix fois supérieurs à ce qu'ils étaient en 1789. La liberté de culte et de religion est foulée aux pieds par l'imposition de normes générales et particulières contraires à l'Evangile. Un nombre de sans-domiciles fixes qui bondit, des migrants toujours plus nombreux. La progression et la montée de l'illetrisme. L'ascenseur social de l'école en panne (enquête Pisa). Le bilan social de la république est effroyable.

 

Contre la décadence des principes de liberté et d'égalité, et la montée d'un Etat Leviathan totalitaire déshumanisant, un seul remède: le règne social de Jésus-Christ sur les sociétés.

Comme en d'autres temps troublés, la France retrouvera sa paix et sa grandeur par l'union autour de ce qui a toujours fait sa force et sa constance, ses valeurs, puisées aux sources de son histoire.

Louis de Bourbon, duc d’Anjou, à Paris. Le 14 novembre 2015

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16 novembre 2015 1 16 /11 /novembre /2015 09:11
Source image : Soutien à la république populaire du Donbass https://www.facebook.com/republikpopulairedudonbass/photos/a.1433578590227561.1073741829.1433484033570350/1646906582228093/?type=3

Source image : Soutien à la république populaire du Donbass https://www.facebook.com/republikpopulairedudonbass/photos/a.1433578590227561.1073741829.1433484033570350/1646906582228093/?type=3

"Les Turcs soutiennent Al-Nosra et Daech et ils vous envoient des migrants par millions... La France ne pourra pas lutter contre le terrorisme tant qu'elle sera alliée au Qatar ou à l'Arabie saoudite..."

Bachar el-Assad, "Exclusif. Bachar el-Assad: "La France ne pourra pas lutter contre le terrorisme tant qu'elle sera alliée au Qatar ou l'Arabie saoudite"", Entretien à Valeurs actuelles, Dimanche 15 Novembre 2015 à 10:00

Bachar el-Assad: "La France ne pourra pas lutter contre le terrorisme tant qu'elle sera alliée au Qatar ou l'Arabie saoudite"

Le directeur de la rédaction de Valeurs actuelles, Yves de Kerdrel est actuellement à Damas (Syrie), où il a pu rencontrer Bachar el-Assad, qui lui a accordé une interview exclusive, après les attentats qui ont frappé la France. Entretien.

 

Yves de Kerdrel : Comment réagissez-vous aux attaques terroristes qui ont frappé la France cette nuit?

 

Bachar el-Assad: Ce qui se passe est terrible. La France ne pourra pas lutter contre le terrorisme tant qu'elle sera alliée au Qatar ou à l'Arabie saoudite.

 

Yves de Kerdrel : La question de votre départ, demandée par certains, est-elle encore d'actualité?

 

Bachar el-Assad: La question de mon départ n’a pas à être posée dans des conférences internationales. La question de mon départ dépend uniquement de la volonté du peuple et du parlement syrien. Ceux qui veulent détruire la Syrie veulent surtout détruire le dernier état laïc de la région. La laïcité c’est notre identité. Elle est essentielle pour le Proche Orient.

 

Yves de Kerdrel : La Turquie joue un rôle trouble dans la guerre que vous menez contre le terrorisme...

 

Bachar el-Assad: C'est surtout l’Occident qui est aveugle sur ce qui se passe en Turquie. Les Turcs soutiennent Al-Nosra et Daech et ils vous envoient des migrants par millions. Vous devriez vous interroger davatange sur les arrières pensées de M. Erdogan. Quand je regarde l’état du monde je comprends que Vladimir Poutine est le seul défenseur de la civilisation chrétienne, sur lequel on peut s’appuyer.

 

...La suite de l'interview dans les prochaines heures...

Source: Exclusif. Bachar el-Assad: "La France ne pourra pas lutter contre le terrorisme tant qu'elle sera alliée au Qatar ou l'Arabie saoudite", Par Yves de Kerdrel, André Bercoff, Dimanche 15 Novembre 2015 à 10:00 (mis à jour le 15/11/2015 à 09:29)

"Valeurs actuelles" n'est pas subventionné par la république dite "française".

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16 novembre 2015 1 16 /11 /novembre /2015 07:33
Jean-Noël Tardy “L’Age des Ombres, Complots, conspirations et sociétés secrètes au XIXe siècle”

Rappel de propositions : Un mix de monarchie et de démocratie (tirage au sort ou suffrage universel au sein des "corporations libres", élections dans chaque village). Monarchie et démocratie n'étant pas antinomiques, depuis 3000 ans et nos ancêtres les Gaulois, la souveraineté monarchique en France émane de la souveraineté d'un peuple libre qui comprend qu'un roi sans liens (ab-solu) indépendant des lobbies, peut rendre à notre pays sa liberté.

Contre l'"âge des ombres", nous proposons d'instaurer immédiatement la transparence comme exigence démocratique avec une déclaration officielle des lobbys maçonnique devant la représentation parlementaire.

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16 novembre 2015 1 16 /11 /novembre /2015 07:18

Suite aux attaques terroristes à Paris le 13 novembre, l'aviation française frappe un fief de l'EI, à Racca :

Syrie : la France frappe un fief de l'EI, à Racca

Les chasseurs français ont largué 20 bombes dimanche sur le fief de l'organisation Etat islamique à Racca, dans l'est de la Syrie, détruisant un poste de commandement et un camp d'entraînement, a annoncé le ministère français de la Défense, cité par l'AFP.

 

"Le premier objectif détruit était utilisé par Daesh comme poste de commandement, centre de recrutement jihadiste et dépôt d'armes et de munitions. Le deuxième objectif abritait un camp d'entraînement terroriste", a précisé le ministère dans un communiqué.

Douze appareils, dont dix chasseurs, ont été engagés simultanément à partir des Emirats arabes unis et de la Jordanie et ont largué 20 bombes.

 

"Planifiée sur des sites préalablement identifiés lors des missions de reconnaissance réalisées par la France, cette opération a été conduite en coordination avec les forces américaines", précise le ministère.

 

L'EI a revendiqué la vague d'attentats du 13 novembre à Paris, qui ont fait 132 morts et 349 blessés, selon le bilan de dimanche.

 

Source: Syrie : la France frappe un fief de l'EI, à Racca, Sputnik,

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15 novembre 2015 7 15 /11 /novembre /2015 22:41

Alors que les attentats de janvier 2015 à Paris avaient permis au gouvernement d'annoncer "une réforme d'un islam de France" et "des financements pour construire des mosquées"..., cette fois-ci les attentats du 13 novembre devront permettre au gouvernement de prononcer un état d'urgence de 3 mois. Les mainstream annonceront la nouvelle en boucle dès demain matin.

 

Un article de RT en français ce soir énumère les conséquences liberticides pour les Français :

Etat d'urgence de trois mois, quels changements pour les Français ?

Le président François Hollande a indiqué dimanche aux responsables parlementaires qu'il souhaitait que l'état d'urgence, décrété après les attentats du 13 novembre, dure trois mois, ont indiqué plusieurs sources parlementaires.

La mise en état d'urgence s'applique depuis samedi 00H00 «sur le territoire métropolitain et en Corse», d'après le décret daté de samedi paru au Journal Officiel.

Il convient de noter que la prorogation de l'état d'urgence au-delà de 12 jours ne peut être autorisée que par une loi, votée par le Parlement, qui en fixe sa durée définitive.

C'est pourquoi le prochain Conseil des ministres examinera un projet de modification de la loi de 1955 sur l'état d'urgence pour en revoir le «périmètre» et la «durée».

Les deux commissions des Lois de l'Assemblée et du Sénat travailleront ensemble aux «adaptations» de cette loi après les attentats, a déclaré le président du Sénat, Gérard Larcher (Les Républicains), à sa sortie de l’entrevue. «La prolongation de l'état d'urgence sera aussi l'occasion d'ajuster le texte de 1955», a précisé l'intéressé.

L'état d'urgence permet aux autorités :

  • D'«interdire la circulation des personnes»

  • D'instituer «des zones de protection ou de sécurité» où le séjour des personnes est réglementé, selon la loi de 1955, qui a instauré cette procédure exceptionnelle au début de la guerre d'Algérie.

Un second décret comporte des dispositions spécifiques applicables «à l'ensemble des communes d'Ile-de-France». Ce dernier prévoit la possiblité:

 

  • D'assigner à résidence toute personne «dont l'activité s'avère dangereuse pour la sécurité et l'ordre public».

  • D'ordonner la fermeture provisoire de salles de spectacle, de débits de boissons ou de lieux de réunion de toute nature.

  • De mettre en place la confiscation de certaines catégories d'armes.

Par ailleurs, le décret ou la loi déclarant l’état d’urgence autorise les autorités administratives à :

 

  • Ordonner des perquisitions à domicile de jour et de nuit 

  • Prendre toutes les mesures nécessaires pour assurer le contrôle de la presse et des publications de toute nature, ainsi que celui des émissions radiophoniques, des projections cinématographiques et des représentations théâtrales.

 

Plusieurs fois mis en œuvre durant la guerre d'Algérie, l'état d'urgence n'a, depuis, été décrété qu'à deux reprises : en 1985, en Nouvelle-Calédonie, lors des affrontements qui avaient alors touché l'archipel, et en 2005, face aux émeutes dans les banlieues, à l'initiative du gouvernement de Dominique de Villepin. 

 

Source: Etat d'urgence de trois mois, quels changements pour les Français ?, RT en français, 15 nov. 2015, 20:30

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