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22 décembre 2015 2 22 /12 /décembre /2015 09:29
Vers un retour des frontières (documentaire)

"Vers le retour des frontières" est un documentaire de France 2 présenté par François Lenglet, diffusé mardi 28 octobre 2014 et rediffusé le 07/12/2015. Durée : 01h20

 

Ce documentaire présente les effets pervers du libéralisme économique (libre-échange, ouverture des frontières et suppression des droits de douane) qui a régné seul en Europe depuis la fin de la Seconde guerre mondiale. Il est progressivement remis en question devant l'ampleur du désastre économique. La concurrence de pays n'ayant aucune protection sociale ni environnementale casse les prix chez nous, détruit nos industries qui se délocalisent (si elles ne disparaissent pas), et ruine nos économies soumises à cette concurrence faussée. La Chine est devenue la première puissance commerciale du monde.

Pour corriger les défauts de ce système, le patriotisme économique et le rétablissement des droits de douanes, barrières tarifaires, sociales et environnementales devraient rétablir l'équilibre dans une économie mondiale où seuls les pays en voie de développement étaient jusqu'ici gagnants et les anciens pays développés perdants. La mondialisation ne peut se faire dans un gagnant perdant mais dans un gagnant gagnant. Ce qui implique des normes sociales et environnementales mondiales applicales à tout le monde. En attendant que les pays du monde entier s'auto-contraignent tous et en même temps en matière de protections sociales et environnementales (autant attendre longtemps...), nous préconisons de rétablir un commerce équilibré où nous ne sommes pas les dindons de la farce.

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21 décembre 2015 1 21 /12 /décembre /2015 06:32

Véronique Lévy témoigne dans cette video pour le Pôle Catholique Missionnaire de Fontainebleau, dans le cadre des Cellules Paroissiales d’Évangélisation.

Elle se confie ici à Elisabeth Preud’homme : Après ses errances nocturnes, la valse des amours éphémères, les quêtes inachevées, Véronique s’émerveille de sa liberté nouvelle et retrouvée par la Grâce du Christ. De l’ombre à la lumière, c’est l’itinéraire d’une rédemption et d’une résurrection.

Les Cellules Paroissiales d’Évangélisation :

Le 12 avril 2015, en la fête de la Divine Miséricorde, et sous l’impulsion du Pape François, le Conseil Pontifical pour les Laïcs a remis à Don Pigi Perini le décret de reconnaissance définitif de l’Organisme International de Service des Cellules Paroissiales d’Évangélisation.

Introduites en Europe, les cellules paroissiales d’évangélisation sont des petites fraternités paroissiales. Fondée sur la prière, le service et une rencontre hebdomadaire entre laïcs, la cellule permet à chacun d’approfondir et de partager sa foi avec ses proches en les invitant à vivre cette expérience fraternelle et à retrouver ainsi le chemin de la paroisse.

Les cellules paroissiales d’évangélisation offrent une « vision » pour renouveler l’Église et les paroisses dans la nouvelle évangélisation. Il s’agit d’une « vision » d’avenir qui s’enracine dans l’expérience biblique des premières communautés chrétiennes.

Ce projet pastoral offre une vision globale, structurée et organique permettant une évangélisation féconde pour le renouvellement des communautés ecclésiales dans l’esprit du Concile Vatican II.

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20 décembre 2015 7 20 /12 /décembre /2015 22:28
La Slovénie vote contre le mariage homosexuel (referendum)

Les Slovènes ont dit non dimanche au référendum sur la loi autorisant le "mariage" homosexualiste.

Les Slovènes ont rejeté dimanche à plus de 60%, lors d'un référendum la loi autorisant le "mariage" gay adoptée par les députés en mars, selon les résultats quasi définitifs de la commission électorale.

Les opposants au mariage homosexuel, à l'initiative du scrutin, obtiennent 63,12% des voix sur 96% des bulletins dépouillés, contre 36,88% pour les partisans de la loi, selon ces résultats. Seuls 35,65% des électeurs ont pris part au référendum, n'empêchant toutefois pas le quorum de votants d'être atteint par les vainqueurs.

La consultation organisée dimanche a été obtenue par une organisation de la société civile, "Pour les enfants", qui a réuni suffisamment de signatures pour sa tenue. Elle avait dit espérer que la loi légalisant le "mariage" homosexuel soit ainsi invalidée.

Le gouvernement soutenait la loi, tandis que le principal parti d'opposition, le SDS (Parti démocratique slovène, conservateur) y était opposé. Lors d'un référendum analogue organisé en 2012 dans ce pays de deux millions d'habitants, près de 55% des votants s'étaient opposés à l'octroi de nouveaux droits aux couples homosexuels.

La Slovénie autorise depuis 2006 une union civile pour les couples homosexuels, sans pour autant qu'il s'agisse d'un "mariage". [1]

La loi homosexualiste avait été adoptée à une large majorité au Parlement par la gauche et le parti centriste du Premier ministre Miro Cerar et elle donnait aux duos homosexuels les mêmes droits qu'aux couples naturels, dont celui de l'adoption, point le plus contesté par les défenseurs du mariage.
Le pape François avait plaidé cette semaine pour le "non", invitant les Slovènes à "soutenir la famille, structure de référence de la vie en société". Dans ce petit pays de l'UE de deux millions d'habitants, les défenseurs du mariage étaient soutenus par l'opposition de droite et l'Eglise catholique. Ces derniers sont les initiateurs du scrutin dont ils avaient enclenché le processus dès l'adoption de la loi au Parlement en collectant les 40.000 signatures nécessaires à la tenue d'un référendum d'initiative populaire.
La loi votée en mars avait redéfini le mariage comme "l'union à vie de deux personnes indépendamment de leur sexe". Après la victoire du non, le code de la famille devrait revenir à sa formulation initiale et limiter les droits des homosexuels à l'union civile, en vigueur depuis plusieurs années.
L'organisation du référendum a suspendu l'application de la loi.
Le Premier ministre et le président Borut Pahor soutenait le camp du oui. [2]

 

Sources :

 

[1] La Slovènie vote contre le mariage homosexuel, Slovénie, Ouest-France, Publié le 20/12/2015 à 21:19

[2] Référendum : la Slovénie dit non au mariage homosexuel, Le Parisien, 20 Déc. 2015, 21h41 | MAJ : 20 Déc. 2015, 21h41

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19 décembre 2015 6 19 /12 /décembre /2015 13:22

Engeance de la révolution, la république pratique toujours la négation d’une partie du peuple de France qui ne suit pas aveuglément ses directives. Et je vais vous en donner la démonstration avec l’exemple des dernières élections régionales.

 

 

La république naquit des flots de sang d’une révolution qui extermina près d’un million de Français, hommes, femmes, enfants et vieillards qui, pour leur malheur, étaient royalistes, catholiques ou, simplement même, révolutionnaires modérés.

Mais l’on nous dira qu’il s’agissait là des douleurs inévitables de l’enfantement et que, cette nécessaire saignée achevée, le nouveau régime prit depuis en compte l’ensemble du peuple de France, étant, comme il se doit, la république de tous les Français…

Voyons alors comment le Ministère de l’Intérieur comptabilise les électeurs de chaque région pour attribuer à chaque candidat le pourcentage du soutien rencontré par celui-ci auprès de la population électorale de sa région.

Pour la région Alsace-Champagne-Ardenne-Lorraine, au second tour, est déclaré élu avec 48,40 % des voix, M. Richert sur lequel se sont portés 1.060.065 votes. Seulement, le collège électoral de cette région est de 3.896.994 électeurs. Les 1.060.065 votes recueillis par M. Richert représentent donc seulement 27,20 % de la population électorale de sa région et M. Richert ne peut donc revendiquer officiellement que ces 27,20 % de soutien effectif des électeurs de sa région.

Alors, comment passe-t-on d’une réalité de 27,20 % de soutien effectif à un résultat officiel annonçant 48,40 % ? Tout simplement en ne prenant pas en compte, non seulement les 1.603.613 électeurs de la région qui n’ont pas voté, mais également les 103.380 électeurs qui ont voté blanc ou dont les votes ont été déclarés nuls. Ces votes blancs et nuls sont comptabilisés mais ne sont pas pris en compte dans le calcul des pourcentages des votes exprimés. Ce qui a la vertu d’arrondir encore à la hausse un pourcentage de soutien déjà entièrement fictif !

Ainsi, la république ne change-t-elle pas ! Elle continue à rejeter dans le néant comptable de l’ « Abstention » toute une partie de la population qui, pour son malheur, ose ne pas jouer le jeu électoral du régime. A défaut de pouvoir éliminer physiquement ces non-électeurs, comme elle eût pu le faire à la grande époque, pour agissement contre-révolutionnaire, elle les fait disparaître des pourcentages des résultats !

Or, un non-électeur est quand même un homme ou une femme qui vit sur le territoire de la région, lui fait profiter des bénéfices de son travail, fait vivre son économie par sa consommation, paie ses contributions…

Pourquoi ne pas prendre en compte l’avis qu’il exprime en ne votant pas ou en votant blanc ou nul ? Pourquoi ne pas considérer, dans les pourcentages des résultats, que le non-électeur ou l’électeur qui a voté blanc ou nul a exprimé son désir de ne pas soutenir les candidats restant en lice ? Parce que cet électeur commet alors le crime de lèse-république en voulant s’affranchir du piège électoral dans lequel la république veut à toutes forces le maintenir. Les élections sont « l’opium du peuple » qui s’étourdit de ces grand-messes électives et, l’exultation de cette pseudo-liberté de choisir assouvie, le peuple en tient quitte le régime de toutes ses incuries. Comme faisait Rome en assurant le Pain et les Jeux…

A ce propos, de quel choix parle-t-on ? Puisque, si les candidats proposés ne lui conviennent pas, il n’a d’autre choix que de disparaître dans l’Abstention ! En fait, l’Abstention a remplacé la Guillotine ! Dans un sens, c’est un progrès, je vous l’accorde, mais c’est toujours éliminer la partie du peuple de France qui ne se soumet pas !

Pour que chacun de vous, Français insoumis libres d’agir selon votre conscience hors du joug de la république, ou Français électeurs soucieux de vérité, puissiez connaître la réelle représentativité locale de celui ou celle qui dirige votre région, je dresse ci-après le tableau des nouveaux présidents des nouvelles grandes régions avec leur soutien effectif prenant en considération la totalité de la population élective de leur région, qu’elle ait voté ou non, mais sur l’intégralité de laquelle s’exerceront en revanche leurs décisions :

REGION

PRESIDENT

REPRESENTATIVITE REELLE

Alsace-Champagne-Ardenne-Lorraine

Philippe RICHERT

27,20 %

Aquitaine-Limousin-Poitou-Charentes

Alain ROUSSET

24,30 %

Auvergne-Rhône-Alpes

Laurent WAUQUIEZ

22,62 %

Bourgogne-Franche-Comté

Marie-Guite DUFAY

20,18 %

Bretagne

Jean-Yves LE DRIAN

27,70 %

Centre-Val de Loire

François BONNEAU

20,04 %

Corse

Gilles SIMEONI

22,99 %

Guadeloupe

Ary CHALUS

31,42 %

Guyane

Rodolphe ALEXANDRE

24,08 %

Ile de France

Valérie PECRESSE

22,99 %

La Réunion

Didier ROBERT

27,75 %

Languedoc-Roussillon-Midi-Pyrénées

Carole DELGA

26,52 %

Martinique

Alfred MARIE-JEANNE

26,93 %

Nord-Pas de Calais-Picardie

Xavier BERTRAND

32,78 %

Normandie

Hervé MORIN

20,73 %

Pays de Loire

Bruno RETAILLEAU

23,28 %

Provence-Alpes-Côte d’Azur

Christian ESTROSI

30,45 %

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Vous savez maintenant que c’est avec un cinquième ! (20,04 %) et au mieux avec un petit tiers (32,78 %) du soutien réel de leur population, que vos nouveaux présidents de régions s’arrogeront le droit d’appliquer leurs décisions à la totalité de leur population !

C’est sans doute ce que la république appelle « la volonté du plus grand nombre »…

Que Dieu et le Roi nous sauvent de cette mascarade !

Vive la France ! Vive le Roi ! Vive Louis XX !

Franz de Burgos

 

 

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19 décembre 2015 6 19 /12 /décembre /2015 10:11

Dietrich Buxtehude (vers 1637 - Lübeck, 9 mai 1707), est un musicien, organiste et compositeur allemand (peut-être d'ascendance danoise). Établi à Lübeck, l'une des villes les plus actives sur le plan musical en son temps, il compose pour la liturgie, mais aussi pour des concerts spirituels ou profanes plaisant au public local, notamment les Abendmusiken, veillées musicales de l'Avent dont il fait une institution qui se perpétue jusqu'au XIXe siècle.

Dietrich Buxtehude (1637-1707) - Abendmusik, veillées musicales de l'Avent

Dietrich Buxtehude-1637-1707- Abendmusik Passacaglia BuxWV 161

L'un des musiciens les plus reconnus en son temps, Buxtehude entretient de fructueuses amitiés musicales, comme avec Johann Adam Reinken, et attire de nombreux élèves parmi lesquels on compte Nicolaus Bruhns et sans doute Jean-Sébastien Bach. Son œuvre, dont une partie importante nous est parvenue, compte parmi les plus riches d'Allemagne pour la génération située après Sweelinck et Schütz, et avant Bach, avec celles de Reinken et de Pachelbel. Cette œuvre est devenue un classique du répertoire d'orgue. En ce qui concerne les nombreuses pièces de musique vocale, elles ont commencé à retrouver la faveur des interprètes et du public il y a 40 ou 50 ans environ, grâce, notamment, aux recherches effectuées autour de la musique baroque par les musicologues et les interprètes actuels.

Dietrich Buxtehude (1637-1707) - Abendmusik, veillées musicales de l'Avent

Dietrich Buxtehude Prelude and Fugue in F sharp minor BuxWV 146, Bernard Foccroulle

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19 décembre 2015 6 19 /12 /décembre /2015 07:32
mons.-Schneider

(Emmanuel Barbieri) Mgr. Athanasius Schneider, évêque auxiliaire du diocèse d"Astana au Kazakhstan et Secrétaire général de la Conférence des évêques catholiques de ce pays, a tenu le 26 novembre dernier à la "Fondation Lépante", une conférence applaudie sur le mariage chrétien.

L'évêque a commencé par rappeler que notre Seigneur Jésus-Christ, a rétabli la dignité originelle de la nature humaine, blessée par le péché, aussi à l'égard de la sexualité de l'être humain. Les pharisiens et les scribes cherchèrent à faire légitimer par Jésus la pratique du divorce introduite par Moïse, à cause de la dureté de cœur du peuple juif, mais Jésus leur proclama et continue à proclamer aux hommes de tous les temps la vérité divine sur le mariage, "ne pas admettre tout sophisme, ni aucune exception en vertu d'une pratique pastorale présumée, comme exigeaient les pharisiens et les scribes."

Dans son enseignement, il va même jusqu'à proclamer: «Quiconque regarde une femme pour la convoiter a déjà commis un adultère avec elle dans son cœur» (Mt 5, 28). "Ce commandement du Christ, a dit Mgr. Schneider, est universellement valide et signifie que le désir lubrique d'une personne qui ne soit pas son mari ou sa femme dans les yeux de Dieu est déjà, dans l'intention, un péché contre le sixième commandement. Le Christ, a donc condamné tout acte délibéré mental et sexuel, a fortiori, corporel, en dehors du mariage, comme contraire à la volonté de Dieu ".

Mgr. Schneider a ajouté que ces dernières années, a émergé à l'intérieur de l'Eglise une faction, composée de prêtres jusqu'à des évêques et des cardinaux, dont l'objectif est de changer la pratique immémoriale de l'Eglise catholique au sujet des personnes divorcées qui vivant une relation d'adultère permanent, ne peuvent pas recevoir la Sainte Communion.

Les arguments utilisés par cette faction sont ceux des gnostiques de l'ère paléochrétienne, selon lesquels était en fait possible une contradiction entre la doctrine et la pratique, et la théorie de Martin Luther sur la puissance salvatrice de la foi, indépendamment du mode de vie et même jusqu'à la repentance et la véritable correction. Cette faction tente de justifier avec des sophismes le péché des actes homosexuels, en alléguant comme justification de ces duos leur bonne qualité. Mais la vérité de la Parole de Dieu dans l'Écriture reste autant entièrement valable aujourd'hui qu'elle l'était en temps de Jésus: "Ne vous y trompez pas : ni les lubriques, ni les adultères, ni ceux qui pratiquent les actes homosexuels hériter le royaume de Dieu "(I Corinthiens 6: 9).

Si des clercs plaident la cause de l'admission des divorcés à la Sainte communion, en fait, a ajouté l'évêque, ils célébrent l'adultère et le péché contre le sixième commandement de Dieu. "De tels clercs transmettent aux fidèles le message selon lequel leur divorce et leur violation continue de leur propre lien sacramentel peut éventuellement devenir une réalité positive. En d'autres termes: ils mentent ".

Cette nouvelle faction cléricale, dans le but de justifier l'acceptation des actes sexuels en dehors du mariage, et même ceux qui vont jusqu'à être contrenature, appelle à "un accueil de type pastoral," en abusant émotionnellement d'une telle expression.

Mais, comme Saint-Pie X l'a déclaré: "La doctrine catholique enseigne que le premier devoir de la charité ne consiste pas dans la tolérance des convictions erronées - bien qu'elles puissent être sincères -  [1], ni dans l'indifférence théorique ou pratique pour la faute ou pour le vice dans lequel nous voyons plongés nos frères, mais dans le zèle pour leur amélioration intellectuelle et morale, pas moins que pour leur bien-être matériel " (Notre responsable Apostolique, le 15 Août, 1910).

 

(Emmanuel Barbieri)

 

Source : Corrispondenza Romana

 

[1] NdCR. La sincérité ne fait pas qu'on est dans la vérité.

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17 décembre 2015 4 17 /12 /décembre /2015 07:10

Il est douloureux pour les républicains sincères que nous sommes, de reconnaître que le régime parlementaire est le système idéal pour enrichir une oligarchie de grands financiers sur le dos de la masse des citoyens.

Jean REMY, Le Financier contre la Cité, 1927

Le Christianisme face au règne de l'argent
"Ou le christianisme ou l'esclavage". Antoine Blanc de Saint-Bonnet

"Ou le christianisme ou l'esclavage". Antoine Blanc de Saint-Bonnet

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17 décembre 2015 4 17 /12 /décembre /2015 06:47

Si l'on tient compte des non inscrits au nombre de "5,7 millions" ("11% de l'électorat"), l'abstention atteint 48% au second tour des Régionales 2015. Le site "Le Cercle des Volotaires" livre "les véritables résultats du second tour":

Malgré une baisse significative de l’abstention pour ce second tour des élections régionales, nous constatons que plus d’un français sur deux n’a voté pour aucun parti. Afin d’éviter de publier des résultats biaisés, à la différence du ministère de l’intérieur, nous nous basons sur le nombre de français en âge de voter, et pas uniquement sur ceux qui sont inscrits sur les listes électorales.

 

Pour calculer le nombre de français majeurs, nous partons de la pyramide des âges de l’INSEE, nous retranchons les étrangers majeurs vivant en France et nous ajoutons les Français majeurs vivant à l’étranger, lesquels sont autorisés à voter pour les élections régionales. Nous obtenons donc un corps électoral de 51 millions d’individus, dont 5,7 millions de non inscrits, que le ministère de l’intérieur ne juge pas utile de comptabiliser, et dont la presse de grande diffusion ne semble pas se soucier.

 

Et pourtant, les non inscrits représentent 11% de l’électorat, portant à 48% la part des Français qui n’ont même pas daigné se déplacer pour aller mettre un bulletin dans l’urne ce dimanche 13 décembre, et ce en dépit des injonctions médiatiques à « faire barrage au Front National ».

Elections régionales : une abstention à 48% au second tour en tenant compte des non-inscrits
Catégorie nombre de voix pourcentage des français majeurs source
Absention 18 838 040 37% ministère de l’intérieur, le 14/12/15 à 10h
Blancs et Nuls 1 289 258 3% ministère de l’intérieur, le 14/12/15 à 10h
Non Inscrits 5 698 180 11% Calcul de l’auteur
Front National 6 820 147 13% ministère de l’intérieur, le 14/12/15 à 10h
PS & Co 7 336 288 14% ministère de l’intérieur, le 14/12/15 à 10h
UMP & Co 10 127 196 20% ministère de l’intérieur, le 14/12/15 à 10h
Autres 882 674 2% ministère de l’intérieur, le 14/12/15 à 10h
TOTAL 50 991 783 100%  

 

Encore une fois, les grands gagnants de ces élections sont les partis « de gouvernement », qui malgré une faible représentativité, le mieux étant 20% pour l’UMP, continueront à occuper les postes de décision. Les grands perdants sont les Français qui vont repartir pour des années avec du personnel politique qui joue contre leurs intérêts.

 

Baptiste Mannaia

 

Source : Cercle des Volontaires

Les résultats du ministère de l'Intérieur ne retenant que les "inscrits" (45 293 834) avec une abstention de 41% et relayés par les media :

 

 

Second tour - Chiffres ministère de l'Intérieur - https://fr.wikipedia.org/wiki/%C3%89lections_r%C3%A9gionales_fran%C3%A7aises_de_2015#Second_tour

Second tour - Chiffres ministère de l'Intérieur - https://fr.wikipedia.org/wiki/%C3%89lections_r%C3%A9gionales_fran%C3%A7aises_de_2015#Second_tour

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17 décembre 2015 4 17 /12 /décembre /2015 06:25
La FED hausse ses taux

La banque centrale américaine (Fed) a pris la décision historique de relever ses taux d'intérêt d'un quart de point, mercredi, une première depuis 2006. Le taux interbancaire au jour le jour qui évoluait depuis fin 2008 entre 0 et 0,25% afin de soutenir la reprise est relevé d'un quart de point pour passer à une fourchette de 0,25% à 0,50%. (Source)

Quelles conséquences pour les Américains ?

 

La hausse des taux est une bonne nouvelle pour les épargnants : elle va doper leurs rendements, réduits à quasi néant depuis la crise financière. Mais avant d’être des épargnants, les Américains sont surtout des emprunteurs. La hausse des taux constitue une mauvaise nouvelle de ce point de vue-là. L’Histoire a d’ailleurs montré que, lorsque la Fed augmentait ses taux directeurs, les banques ­augmentaient le coût des crédits bien plus qu’elles ne relevaient les intérêts payés aux épargnants. Ceux-ci ont tendance à augmenter de 0,25 point pendant l’année qui suit la décision de la Fed. Le coût des emprunts augmente deux fois plus (0,5 point) sur la même période. Les Américains ont beau avoir réduit leur dépendance au crédit, ils accumulent près de 12.000 milliards de dette, soit 25 % de plus qu’il y a dix ans. Ils consacrent moins de 10 % de leur revenu disponible à la rembourser, un niveau historiquement faible. Le renchérissement du crédit va changer la donne, et entraîner une baisse de leur pouvoir d’achat. Les constructeurs d’automobiles, qui ont réalisé des ventes exceptionnelles cette année, risquant d’en pâtir l’an prochain. (Source)

 

la hausse des taux favorise la devise sur laquelle ces taux s'appliquent. Plus globalement, si l'économie d'un pays se normalise (c'est-à-dire que l'on constate un retour de la croissance et des conditions économiques), les investissements vont se multiplier et les taux monter, ce qui est en définitive favorable à la devise d'un pays. Ben Bernanke a prouvé à travers ses actions que pour relancer l'économie des Etats-Unis, il fallait conserver des taux d'intérêt bas et une devise faible pour empêcher un ralentissement des investissements et des exportations. (Source)

 

Quel impact pour notre quotidien en Europe ?
 
La première conséquence d’une remontée des taux d’intérêt américains va être de rendre le dollar plus rémunérateur, donc plus attractif pour les investisseurs qui vont se tourner naturellement vers le billet vert, et faire baisser l’euro. Ce qui profitera à notre croissance puisque nous exportations seront encore plus compétitives.
Mario Draghi, le président de la BCE, va-t-il enclencher lui aussi une hausse des taux dans la foulée de la Fed ? Non. Ce n’est surtout pas le moment.
L’économie européenne a encore besoin d’être soutenue, de disposer de taux bas pour entretenir le crédit, soutenir l’innovation, et aider les ménages à emprunter à de bonnes conditions.
Si la Banque centrale européenne relève les taux, cela ne sera probablement pas avant un an ou un an et demi. Il faut continuer de soutenir l’économie de la zone euro qui est en phase de reprise.
N’oublions pas que les américains ont toujours au moins 4 ans d’avance sur nous. (Source)

 

Les leçons à tirer des expériences précédentes

 

Sans refaire l'histoire des précédentes politiques de taux d'intérêt directeurs aux Etats-Unis, il convient tout de même de rappeler plusieurs épisodes importants et marquants de la politique monétaire américaine.

a. Paul Volcker : (1979 - 1987)

Aux Etats-Unis, tout le monde a en mémoire la politique monétaire de Paul Volcker lorsqu'il a pris la tête de la FED en 1979. Ce dernier met rapidement en place un contrôle des réserves non empruntées très proche du contrôle de la base monétaire préconisé par les monétaristes. Ceci se traduit par une hausse massive des taux d'intérêt pour passer à un régime de basse inflation. Si l'inflation est effectivement ramenée de 11% en 1979 à moins de 4% en 1982, le taux de croissance de l'économie lui est passé dans le même temps de 2,5% à -2,2% et le taux de chômage de 5,8 à presque 10%. En 1982, on parle ainsi aux Etats-Unis de la "récession Volcker".

b. Alan Greenspan : (1987 - 2006)

Alan Greenspan décide, après le krach de 1987, de baisser fortement et rapidement les taux d'intérêt directeurs américains. Cette action, conjuguée à un soutien sans faille (en termes de refinancement) aux banques qui se trouvèrent alors en difficulté, permit à l'économie mondiale et aux bourses de surmonter rapidement cette crise financière.
Adepte de taux d'intérêt maintenus au plus bas, dans un objectif de soutien à l'activité économique au cours des dix-sept années qui suivirent, le président de la Réserve fédérale décide cependant de relever de manière continue et par tranche de 0.25% les taux d'intérêt directeurs américains entre 2004 et 2006.

c. Ben Bernanke : (2006 - 2014)

Sa politique est simple et transparente : « Deflation : make sure it doesn't happen here », en d'autres termes, tout faire contre la déflation.
C'est assez impressionnant, mais Ben Bernanke n'a quasiment jamais monté les taux (seulement durant sa première année de mandat sous l'influence de son prédécesseur). Il a, ou baissé les taux de 2007 à 2008, ou les a laissés inchangés entre 2008 et la fin de son mandat. La déflation étant tellement à bannir de son vocabulaire qu'il lance les fameux rachats d'actifs (Qe) à partir de la crise de 2008.

d. Janet Yellen (2014 - )

Finalement, l'arrivée de Janet Yellen le 31 janvier 2014 marque (c'est une forte conviction) une ère nouvelle, plus proactive et beaucoup plus dépendante des mandats de la Réserve fédérale américaine. (Source)

 

En novembre 2014, quand Christian Noyer, gouverneur de la Banque dite "de France" dans une interview parue dans Les Echos, avouait sans le dire qu'un "resserrement de la politique monétaire aux Etats-Unis en 2015" pouvait avoir des conséquences en Europe comme la remontée des taux en zone euro, un rachat éventuel par la BCE "d’autres actifs et si nécessaire des emprunts d’Etat", il admettait tout simplement que nos institutions étaient vassales des Etats-Unis qui faisaient la pluie et le beau temps chez nous.

 

Et dire que les oligarques nous avaient vendu le produit en 1992 en nous assurant que l'"Union europenne" pourrait mieux concurrencer les Etats-Unis, serait plus forte, qu'il y aurait moins de chômage, et plus de croissance !... Qu'est-ce que ce serait s'ils n'avaient pas été là !

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16 décembre 2015 3 16 /12 /décembre /2015 07:27
La race blanche de Claude Bartolone, le deux poids deux mesures du jour

Les media radio et télé ce matin relaient ensemble pour s'en indigner la demande hier dans l'Hémicyle, de Claude Goasguen (Les Républicains) au Premier ministre PS Manuel Valls, s'il condamnait les propos du président PS de l'Assemblée nationale Claude Bartolone à la fin de la campagne électorale des Régionales, où celui-ci a littéralement dérapé en accusant la candidate (LR) à la présidence de la région Île-de-France, Valérie Pécresse, de défendre "la race blanche". Ce faisant, le candidat PS hystérisait la fin de campagne en instrumentalisant le vote communautariste et donc en divisant la société comme aucun candidat de droite n'aurait osé le faire.

 

Mais ce matin les media majoritairement de gauche" défendent les propos de Bartolone d'une manière hypocrite en assimilant la question de Claude Goasguen hier à l'Assemblée nationale à "une de ces vieilles manières de faire de la politique que les Français ne veulent plus".

 

Imaginez une seconde l'inverse, la candidate de droite, Valérie Pécresse, accuser en fin de campagne le candidat de gauche, de défendre la "race noire", ou plus simplement le candidat FN à la présidence de la région, Wallerand de Saint-Just, accuser Claude Bartolone de défendre "les Juifs", "les musulmans", ou "les Arabes" ? Que se serait-il passé d'après vous ? Il y aurait eu aussitôt, et pas quelques jours après..., une indignation immédiate, une demande de sanction de l'auteur, des demandes de retirer ses propos, etc.

 

Le deux poids deux mesures dans la classe politico-médiatique, voilà ce que les Français ne veulent plus !

 

La race blanche de Claude Bartolone, le deux poids deux mesures du jour

Source: "Race blanche" : Manuel Valls soutient Claude Bartolone", Le Point, Publié le 15/12/2015 à 16:06 | Le Point.fr

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16 décembre 2015 3 16 /12 /décembre /2015 06:58

Si la Révolution a fondé une nouvelle société, tout à fait différente de ce qu'était l'ancienne, néanmoins la Révolution s'est montré incapable de fonder un régime politique stable et durable. Depuis 1789, nous avons eu quinze constitutions successives. Et peut-être d'ailleurs aurons-nous bientôt une seizième avec une VIe République.

Patrice Gueniffey, Conférence du 3 octobre 2011

Peinture historique romantique d'Eugène Delacroix (1830). Commémore la Révolution libérale de Juillet (28 juillet 1830)

Peinture historique romantique d'Eugène Delacroix (1830). Commémore la Révolution libérale de Juillet (28 juillet 1830)

Peut-être aurons-nous une seizième constitution, et suite à l'état d'urgence, les attentats islamistes, les remous qu'ils ont provoqué, le "barrage" à un Front national trop haut, un nouveau coup d'Etat ? Pour éviter un coup d'Etat classique, dur et violent, le système est bien capable en effet de procéder à des changements institutionnels en douceur, car la menace n'est pas celle de l'Etat islamique ni celle du chômage, mais celle du Front national qu'il s'agit d'empêcher de remporter des élections via les institutions actuelles. Cela a été par exemple avant les Régionales 2015 la vraie raison de la fusion des 22 régions en 13.

 

Lire : "Dans une France à 22 régions, le FN aurait conquis le Languedoc-Roussillon"

 

Et c'est tout le sujet des discussions actuellement dans la classe politico-médiatique mondialiste : "comment faire de la politique autrement", comment constituer un "rassemblement" entre la "droite" et la "gauche" destiné à gouverner en faisant "rempart" au Front national ? Un "rassemblement" qui écarte 7 millions de Français.

 

Lire : Ce que l'histoire retiendra des Régionales 2015

 

Cette façon de faire reste tout de même très dangereuse pour la paix dans ce pays.

 

Hier, Jean-François Copé (Les Républicains) a proposé des "Etats généraux de la droite et du Centre, premier pas vers le sursaut français". Des Etats généraux" que l'auteur nous affirme "ouverts à tous les Français".

 

Première raison affichée : "Les résultats du premier tour des régionales ont fait l’effet d’un coup de tonnerre." Ca commence bien...

 

Puis arrive la vraie raison de ces "Etats généraux" : "la digue est près de céder. ... Bien sûr, les Français se sont mobilisés hier en nombre pour faire obstacle au Front National. Mais son score dans chacune des régions est demeuré stable et il a progressé en nombre de voix quasiment partout entre les deux tours."

 

La phrase "Les Français n’y croient plus et, avant tout, ne croient plus en la parole politique" n'arrive qu'après.

 

Et encore après : "Il faut dire la réalité que vivent des millions de Français : un chômage qui ne cesse d’augmenter, des impôts sans cesse plus élevés sans que le sort de chacun s’en trouve amélioré, un ascenseur social en panne, la peur du terrorisme, des quartiers dans lesquels les lois de la République sont bafouées…" Jean-François Copé conclut son baratin comme a pu le dire son collègue franc-maçon "Grand Orient de France" de la région Nord-Pas-de-Calais, Xavier Bertrand : "Ces élections régionales sont la dernière alerte."

 

Bref, on l'aura compris l'oligarchie s'active... Ce qu'elle n'a pas compris, c'est que les Français en ont assez des paroles, ils veulent des actes. Si donc des "Etats généraux" doivent être réellement convoqués, qu'on les convoque dans leur forme de 1789 (vote organique "par corps" et non plus individualiste "par tête", et vote avec mandats impératifs !) Chiche ?! Le vote "par tête" (1791) marque la naissance de l'oligarchie et inaugure le règne de l'argent. D'autre part, le vote "par tête" était inconnu des Français avant la Révolution de 1789 : il n'était connu que des Jacobins, c'est-à-dire une toute petite minorité. "En 1789, selon le mot de Camille Desmoulins, il n’y avait pas dix républicains avoués en France." (Jacques Bainville, Histoire de France)

 

Il faut évoquer ici le vice fondamental des institutions républicaines depuis 1792, qui est l'incapacité à fonder un régime politique stable sur la destruction de l'ancienne légitimité politique, ainsi que le problème récurrent d'une représentation faussée des Français, une démocratie détournée. Et des "Etats généraux" organisés dans le cadre de ce système-là ne changeront rien à ce vice fondamental et ne règleront pas les problèmes des Français.

 

On entend régulièrement la critique selon laquelle la démocratie est contournée, une illusion. Ceci engendre parmi le peuple une abstention massive, c'est une réalité, ainsi qu'une défiance de la "représentation" nationale.

 

Il s'agirait donc de corriger le problème récurrent de la légitimité politique introuvable dans la Volonté générale, et une représentation qui s'est dotée de la souveraineté à la place du peuple et celle du Roi qui l'incarnait dans les anciennes institutions de la France.

 

Dans le régime dit "représentatif" issu de la Révolution de 1789, les élus se sont dotés de mandats indirects. Indépendants de leurs commettants, ils se sont sont transformés en "représentants" de la nation, "chargés, nous dit François Furet, de la part véritablement royale du procès politique: élaborer par leur délibération collective la volonté nationale. Délibérer, légiférer, dire et incarner cette volonté,... telle est la vaste prérogative donnée par la Révolution - Assemblée constituante, Assemblée Législative, et Convention ensemble - ... à la 'représentation nationale', à l'abri de tout contrôle d'en-bas; si vaste que Carré de Malberg l'a analysée comme un 'absolutisme parlementaire' et Marcel Gauchet, plus récemment, comme un 'rousseauisme à représentants'." (F. Furet, préface in Patrice Gueniffey, Le Nombre et la Raison, La Révolution française et les élections, préface de François Furet, Editions de l'Ecole des Hautes Etudes en sciences sociales, Paris 1993, p. V-VI.)

 

Dans une conférence sur la Révolution française et l'Empire aux Jeudi La Procure le 28 mai 2011, l'historien Patrice Gueniffey a expliqué que le vice congénital de la république depuis 1792 vient d'une Volonté générale confisquée et donc d'une représentation faussée, qui fait que les représentants se mettent à la place du peuple et du roi (à partir de 18:05) :

En 1792,
 
"en mettant la volonté du peuple (Volonté générale) au-dessus de la loi pour renverser la loi existante, la République a détruit l'idée même de loi. Par la suite, elle a gardé cette Volonté générale pour renverser la constitution révolutionnaire. A partir de là, il n'y a plus de loi qui tienne devant la volonté supérieure du peuple ou de ceux qui incarneront "le peuple" via la représentation issue de la Volonté générale.
 
Dès lors comment fonder la loi ?
 
Comment fonder une nouvelle légitimité politique sur une destruction de l'ancienne ? Les révolutionnaires essaient un peu toutes les formules pour essayer de résoudre une question et une seule: comment refonder une légimité politique sur la destruction de l'ancienne ? Et c'est dans ce problème que s'épuise la Révolution depuis 1789 jusqu'à aujourd'hui, la France ne va jamais sortir de ce problème. Le consensus sur les formes politiques ne se refera plus: il existait sous la forme monarchique du gouvernement et une fois la monarchie décapitée, l'accord sur les formes politiques ne se fera plus. Et comme en plus il n'y a pas d'accord sur les formes sociales, il y a une impossibilité de refonder une légitimité politique sur cette destruction radicale de 1789. Les révolutionnaires s'épuisent et cherchent toutes les formules, ils expérimentent et cela ne marche jamais", a expliqué Patrice Gueniffey.
 
Dans le nouveau système, alors qu'il était inconnu en France depuis dix siècles, le coup d'Etat est devenu une pratique courante des changements de régime et d'institutions. Le coup d'Etat est suivi d'une tentative de légitimation de valeur aussi relative que la légitimation du régime précédent, faute de légitimité politique supérieure à la Volonté générale.
 
Le site "Stratediplo" résume :
 
"La faiblesse congénitale de la république au sens français est que sa seule légitimité est la constitution, or par définition tout ce qui est constitué peut être destitué : si on admet que quelques élus ou une masse constituante peuvent écrire un texte suprême, on doit accepter que les mêmes ou leurs successeurs puissent l'amender, le rejeter ou en écrire un autre.
 
Du point de vue des sources du droit et de la solidité conceptuelle de l'Etat, ces textes dictés ou votés ne sauraient être comparés avec des Lois Fondamentales (la Constitution de la France avant 1789. NdCR.) accumulées siècle après siècle par la coutume et qu'aucun Roi, aucune Assemblée et aucun Parlement ne pouvait modifier seul et par écrit (au plus tenter d'interpréter à leur niveau).
 
Après plus de deux siècles on ne peut que constater comme un fait, sans préjudice d'opinion, que l'Ancien Régime certes évolutif est aujourd'hui cité au singulier, alors que peu de politiciens ou juristes sont capables de compter avec assurance combien de nouveaux régimes se sont succédés en deux siècles, généralement au moyen de coups d'état ("révolutions" comprises).
 
Un recensement rapide montrant d'ailleurs que les régimes constitutionnels français ne résistent pas aux guerres et aux crises majeures..., l'actuelle V° République, dont huit assassins et cent trente morts semblent imposer au président une révision constitutionnelle [], devrait effectivement se terminer, comme les autres, par un coup d'état."

Il ressort deux problèmes majeurs : l'incapacité à fonder un régime stable depuis deux siècles et la persistance d'une représentation faussée via une Volonté générale qui ne représente pas les Français, mais constitue une caste politique autonome et non contrôlée par leurs commettants. Dès son élection, le député devient le représentant inviolable de la Nation (Souverain). Ces deux problèmes n'existaient pas en mai 1789 à la convocation des Etats généraux où les députés étaient dotés de mandats impératifs, et où la légitimité politique reposait sur les Lois Fondamentales inchangeables, elles-mêmes dérivées du droit divin.

 

Pour le premier problème, l'instabilité de régimes qui ne tiennet pas, nous proposons de réinstituer la royauté traditionnelle en France, où le roi est doté "de la part véritablement royale du procès politique" (François Furet).

Le roi redevient le Souverain (élaboration de la volonté nationale). Cette solution élimine le problème des coups d'Etat et des régimes successifs qui tentent de se légitimer les uns après les autres, sans jamais trouver de stabilité gouvernementale solide. Une solution où la légitimité politique est fondée sur un principe transcendant supérieur à la Volonté générale. Ce principe supérieur pourrait être idéalement à nouveau les Lois Fondamentales, ou encore comme l'a proposé Philippe de Villiers récemment, les deux premiers murs porteurs (le caractère sacré de la vie, la filiation comme repère), autrement dit la loi naturelle.

 

Pour le second problème, celui de la représentation, nos lecteurs peuvent se reporter ici et pour mieux comprendre la représentation organique telle qu'elle s'était pratiquée aux vrais Etats généraux de 1789.

 

L'abstention ne vient pas tant de l'absence d'une réelle offre politique (l'offre reste toujours la même dans le cadre de partis partageant tous les mêmes "valeurs" républicaines, c'est-à-dire les principes corrompus et dévoyés du vote et de la représentation) ou de la complexité ou de la lourdeurs des procédures électives mises en oeuvre, que d'une représentation faussée et une démocratie systématiquement contournée dès lors qu'elle ne va pas dans le sens de l'oligarchie parisienne (celles des Loges et des Clubs).

 

Ce changement constitutionnel sera à n'en pas douter celui auquel l'oligarchie maçonnique appliquera sa plus farouche "résistance" au nom de la "république en danger" et autres fadaises. Sous couvert en effet de reconnaître un pouvoir de contribuer à la formation des décisions au citoyen, un pouvoir sans comparaison possible avec la mince influence qui lui était consentie jadis, nous dit-on, le citoyen a en réalité "moins de prise sur la décision qu'il n'en a jamais eu !" [2] Comme nos lecteurs le savent, il y avait plus de "démocratie" avant 1789 qu'après.

 

La représentation issue de 1789 (Volonté générale) est assise sur la "Déclaration des droits de l'homme et du citoyen" de 1789 en son article 3, "le principe de toute souveraineté réside essentiellement dans la nation." C'est ce vol de la souveraineté des électeurs au nom de la "souveraineté nationale" (Volonté générale) qu'il s'agit de lever. Rappelons là aussi que le peuple était plus "souverain" avant 1789 qu'après, car débarrassé de l'oligarchie.

 

Lire : Lettre d’un émigré. La royauté est la république

Notes

 

[1] Etat d’urgence et article 16 : pourquoi Hollande veut-il réviser la Constitution ?, Le Monde.fr | 16.11.2015 à 22h01 • Mis à jour le 17.11.2015 à 07h52

[2] Patrice Gueniffey, La Politique de la Terreur, Essai sur la violence révolutionnaire, Fayard 2000, réed. Tel Gallimard, Mesnil-sur-l'Estrée 2003, p. 206. Et Patrice Gueniffey, Le Nombre et la Raison. La Révolution française et les élections, Paris, éd. de l'EHESS, 1993, p. 208-213.

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15 décembre 2015 2 15 /12 /décembre /2015 09:14

Avant 1830, il n’y avait pas d’Algérie. Ce pays a été inventé par la France. Il était contrôlé par le régime ottoman sous le nom de "la Régence d'Alger". Il y avait la Côte des Pirates barbaresques, dont la réputation était excécrable dans toute la Méditerranée occidentale, à cause des raids sur les navires de voyageurs et de marchandises, des enlèvements d’hommes, de femmes et d’enfants réduits en esclavage par la Régence depuis le XVIe siècle. Voilà où commence cette histoire franco-algérienne, et les pays civilisés ont approuvé l’expédition de Charles X car elle sécurisait enfin une région où tout le monde craignait de naviguer depuis des siècles. Alger capitulait le 5 juillet 1830.

Ce documentaire video se propose de retracer la vie du conquérant de l'Afrique du Nord, Thomas Robert Bugeaud (1784-1849). "Cet homme d'action au caractère pragmatique" "qui vécut durant une période politique très instable", vit se succéder 8 régimes politiques différents (royauté, monarchie constitutionnelle, 1ère république, empire, monarchie constitutionnelle, monarchie de Juillet, 2e république, Second empire), et mit fin aux raids barbaresques en Méditerranée, aux enlèvements d'hommes, femmes et enfants réduits en esclavage.

Bugeaud s'accomoda des différents régimes toujours animé d'un seul but: être utile à la France. L'influence libérale anéantit totalement son oeuvre en Afrique du nord.

 

La conquête de l'Algérie - le Maréchal Bugeaud

L'équilibre politique opéré par l'institution des "bureaux arabes" créés par Bugeaud dans le but "d'améliorer le renseignement mais aussi de rendre une justice impartiale" et qui durant trois décennies défendit "régulièrement les intérêts arabes contre les européens" se termina, après la chute du Second empire (1870) par la proclamation de la 3e république (1875). Sous la pression des colons européens, les bureaux furent progressivement abandonnés par la IIIe république. La république mit fin à la politique arabe de Bugeaud et imposa les nouveaux principes philanthropiques démocratiques.

 

En 1880, Léon Hugonnet radical, acolyte de Jules Ferry déclara: “la grandeur de la France est indispensable au progrès de l’humanité. C’est pourquoi j’approuve une politique qui unira sous le drapeau français cent millions de défenseurs de la république ”.

Albert Bouyet au nom de la ligue des droits de l’homme, déclara : “Faire connaître aux peuples les droits de l’homme, ce n’est pas une besogne d’impérialisme, c’est une tache de fraternité ”.

Jules Ferry consacra le "droit supérieur" de la "race supérieure" de civiliser les autres : “C’était un devoir supérieur de civilisation qui légitimait le droit d’aller chez les barbares (sic)” “ La race supérieure (sic) ne conquiert pas pour le plaisir, dans le désir d’exploiter le faible, mais bien de le civiliser et de l’élever jusqu’à elle ”.
Et Léon Blum, d'ajouter : “Le droit et même le devoir des races supérieures (sic) est d’attirer à elles celles qui ne sont pas parvenues au même degré de culture.(Nouvelle Revue d'Histoire, N° 22, pages 40 et suivantes.)
 
Dans la bouche de Jules Ferry et de Léon Blum, inutile de traduire ce que ces mots veulent réellement dire... L'historien Philippe Conrad a résumé :
 
la mission civilisatrice de la France est mise en avant avec une référence très claire au langage des lumières. La France se plaçait ainsi dans l’héritage de 1789(Nouvelle Revue d'Histoire, N° 22, pages 39.)

 

La colossale énergie que la France a dépensée pour ces colonies, les milliers de sacrifices que les français ont consentis pour notre empire, tout cela était vain ou condamné à périr à plus ou moins long terme. Au-dessus de ces bonnes intentions, et des éminents sacrifices, il y avait la volonté de répandre la démocratie et les “Lumières” de 1789. L'Algérie fut alors administrée par des fonctionnaires civils, qui gouvernèrent largement au profit des européens, mais qui ne furent jamais acceptés par les indigènes comme le furent leurs vainqueurs militaires.

 

Le gouvernement libéral (maçonnique) de Juillet 1830 a annulé les bonnes dispositions prises par Charles X. Ce sont de tels faits qui ont fait dire au marquis de Roux, historien de la Restauration, la phrase suivante : "La Restauration a été le dernier gouvernement français qui ait compté parmi ses devoirs d’état l’appui à donner à l’Eglise pour le bien des âmes."  (“La Restauration”, Arthème Fayard, Paris, 1930, p 439.)

 

Aujourd'hui, après avoir expérimenté différemment les "Lumières" des philanthropes européens et la "civilisation" de la "race supérieure" (Jules Ferry) et face à des régimes corrompus, les pays d'Afrique du Nord (Maroc, Algérie, Tunisie, Libye) comme les pays occidentaux, sont sous la pression de l'"Etat islamique" (EI), un califat qui leur propose un messianisme concurrent, une sorte de retour aux sources.

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14 décembre 2015 1 14 /12 /décembre /2015 22:07
Des combattantes chrétiennes combattent le groupe djihadiste Etat islamique (EI) dans le nord-ouest de la Syrie

Babylonia, une chrétienne, membre du bataillon composé de dizaines de femmes syriaques et baptisé "les forces de protection des femmes de Mésopotamie", le 1er décembre 2015 dans un camp de la ville de al-Qahtaniyah, près de la frontière turque.

Babylonia a laissé de côté son rôle de mère et son métier de coiffeuse pour rejoindre ses camarades chrétiennes qui combattent le groupe jihadiste Etat islamique (EI) dans le nord-ouest de la Syrie.

"Mes enfants Limar (9 ans) et Gabriella (6 ans) me manquent et je pense qu'ils doivent avoir faim, soif et froid mais j'essaie de leur expliquer que je me bats pour protéger leur avenir", raconte cette femme de 36 ans à l'allure robuste, vêtue d'une tenue militaire.

Avant d'être sur le front, Babylonia était coiffeuse. C'est son mari qui l'a encouragée à prendre les armes pour "lutter contre l'idée qu'une femme syriaque n'est bonne que pour les activités ménagères et le maquillage", selon ses propres dires. Lui aussi est devenu combattant contre l'EI alors que la Syrie est déchirée par la guerre depuis 2011.

Babylonia fait partie d'un bataillon composé de dizaines de femmes syriaques et baptisé "les forces de protection des femmes de Mésopotamie". Ce nom fait référence aux régions historiquement habitées par cette minorité chrétienne d'Orient entre les fleuves Tigre et Euphrate.

Les syriaques parlent et prient en langue araméenne. La majorité est orthodoxe ou jacobite et une minorité catholique, rattachée à Rome au 18e siècle. Ils sont présents au Liban, en Syrie, en Irak et même en Inde.

 

Source (et suite) : En Syrie, des combattantes chrétiennes en première ligne contre les jihadistes, France 24, 13 décembre 2015 - 15H05

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14 décembre 2015 1 14 /12 /décembre /2015 13:22

(Aux Etats généraux de 1789), depuis le plus petit village jusqu'à la capitale, tous les habitants de quelque état et condition qu'ils fussent participaient à l'exercice des droits politiques. Ils avaient le droit de concourir directement à la rédaction des cahiers, c'est-à-dire d'exposer leurs vues et leurs opinions sur toutes les affaires de l'Etat. Ils concouraient indirectement à l'élection des représentants de la nation : c'était le suffrage universel libre à plusieurs degrés. On était électeur, éligible sans aucune condition de propriété, de cens, de capacité.

Antoine Claire Thibaudeau (1765-1854), "Histoire des Etats généraux, et des institutions représentatives en France, depuis l'origine de la monarchie jusqu'à 1789", 1814

site emma 4Au lendemain du second tour des Régionales 2015 qui ont vu un éclatement de la république, l'instrumentalisation de la division (vote communautariste et "race blanche" de Claude Bartolone, "guerre civile" de Manuel Valls), Emmanuelle Cosse, secrétaire nationale d'Europe Écologie-Les Verts, dans un communiqué, appelle à "une refondation du régime politique français pour aller vers une meilleure représentation des Françaises et des Français". Si elle n'a pas précisé quelle modification précise du régime politique elle appelait de ses voeux, elle a néanmoins rappelé qu'après ne pas être "passé loin de la catastrophe", "aucun camp ne peut se réjouir du résultat". [1].

 

 

Faisons donc un rappel de nos propositions déjà abordées ici pour une meilleure représentation des Français

 

Tout d'abord rappelons que si au Moyen Âge et sous l'Ancien Régime il n'y avait pas d'abstention, c'est parce que la représentation y était réelle. Les élections s'organisaient au sein des corps réels de la société - et non dans les partis politiques -, et sans l'interférence d'un pouvoir occulte secret (contrairement à aujourd'hui où la franc-maçonnerie dicte sa volonté comme dans les dernières Régionales 2015).

 

Le peuple sera libre et "souverain" lorsqu'il sera débarrassé de l'Oligarchie !

 

Nos ancêtres les Gaulois - La Gaule, les origines de la FranceEn France, la monarchie a trois millénaires. Nos ancêtres les Gaulois connaissaient déjà l'intérêt du régime politique de la monarchie comme meilleur moyen de la prise de décision au plan national (du fait de l'impossibilité pratique de réunir le peuple entier sur une place publique pour la prise de décision politique, légiférer et décider lui-même) et comme gardien du Bien commun.
 
La dérive bien connue de la démocratie étant l'oligarchie (le pouvoir de quelques-uns), pour renverser celle-ci, il faut briser le régime des partis qui est l'instrument du pouvoir d'une minorité qui, en outre, a organisé depuis le XVIIIe siècle des serments d'entraide et de secret via les sociétés secrètes maçonniques, qui si elles affichent des divergences apparentes d'opinion n'en ont pas pour le moins un but commun (renverser toute autorité qui ne soit pas maçonnique). Il faut, au-dessus des divers intérêts, une autorité souveraine, indépendante des lobbys et des groupes de pression. Il faut un Roi.

 

"Ce qu'il faudrait à ce pays, c'est un roi" (Charles de Gaulle). Ils nous ont volé notre Souveraineté, reprenons-la !C'est ce qu'avait compris le général de Gaulle en 1947, qui démissionnant du "Gouvernement provisoire de la République française", déclarait :

 

"Ce qu'il faudrait à ce pays, c'est un Roi." [2]

 

Pour que les élections représentatives soient sincères, elles doivent s'organiser dans les corps de la nation. Il faut une représentation par poids des corps et non plus par têtes. Le "nombre" et la Volonté générale sont une escroquerie au service de l'oligarchie. Ce qui fait que "la modernité est une époque qui est moins démocratique que celle d'avant" (Francis Dupuis-Déry). Il y avait plus de démocratie en France avant 1789 qu'après...

 

Il est également urgent d'organiser une déclaration officielle des lobbys maçonnique devant la représentation "nationale", afin que des lobbys secrets cessent de courcircuiter la volonté nationale. C'est la législation que la Suisse démocratique est en train d'adopter.

 

Rappelons enfin que la constitution de la Ve république a verrouillé le système et que le peuple ne peut en sortir qu'en changeant la constitution qui définit que "la forme républicaine du Gouvernement ne peut faire l’objet d’une révision" (article bien nommé "89"...)

Notes

 

[1] EN DIRECT - Bruno Le Roux prône un «grand parti de gauche réformateur», Le Figaro, Par Roland Gauron, Mis à jour le 14/12/2015 à 13:17, Publié le 14/12/2015 à 06:18

[2] Charles de Gaulle in J.-R. Tournoux, Pétain et de Gaulle, p. 495, cité in Georgette Elgey, La République des Illusions 1945-1951 ou la Vie secrète de la IVe république, Les Grandes Etudes contemporaines, Fayard, Rennes 1965, p. 92.

 

. Etats généraux et droits politiques en 1789 comparés à aujourd'hui

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14 décembre 2015 1 14 /12 /décembre /2015 09:04

La reconnaissance par les élites oligarchiques que c'est certainement la dernière fois qu'ils parviennent à endiguer la colère du peuple.

 

Le franc-maçon Xavier Bertrand est conscient que c'est la "dernière chance" pour la "classe politique" :

Ce que l'histoire retiendra des Régionales 2015

Avec 6,82 millions de voix au second tour, le FN dépasse de 400 000 voix son record historique de la présidentielle de 2012, (6 421 426 à la présidentielle 2012 contre 6 820 147 à ce second tour des régionales 2015) et avec une moindre participation de 11 millions de votants pour ces régionales (37 016 309 de votants à la présidentielle 2012 contre 26 455 563 hier)

 

Lors de ces élections régionales, le FN a rassemblé 6,018 millions de voix au premier tour. Il a donc amélioré son nombre de voix de 800 000 entre le premier et le second tour(DIRECT. Avec plus de 6,8 millions de voix au second tour, le FN dépasse son record historique de la présidentielle de 2012, France Tv Info, Par Marie-Adélaïde Scigacz, Pierre Godon, Thomas Baïetto, Mis à jour le 14/12/2015 | 08:53 , publié le 13/12/2015 | 07:13) Ceci prouve que la hausse de la participation entre les deux tours a autant profité au Front national qu'à la "gauche" et la "droite".

 

Au soir du second tour des Régionales 2015, qui a vu un score historique pour le Front national qui progresse de 400.000 voix par rapport à l'élection la plus mobilisatrice, le premier tour de la présidentielle, qui était déjà son précédent record historique, et triple le nombre de ses conseilleurs régionaux, le franc-maçon Xavier Bertrand, membre du "Grand Orient de France", élu président de la région Nord-Pas-de-Calais-Picardie, a fait un court discours dans lequel il avertit ses amis mondialistes que c'est leur "dernière chance"  avant que le Front national n'arrive au pouvoir s'ils ne mettent pas en oeuvre les "véritables réformes qui redresseront le pays" :

 

« L'histoire retiendra que c'est ici que nous avons stoppé la progression du Front national. Mais le résultat de ce soir nous oblige à rester humbles. Je ne pourrai jamais oublié ce que j'ai vécu pendant cette campagne. Cela changera à jamais ma façon de faire de la politique. Je n'oublie pas les résultats du premier tour. Ils ont claqué comme un coup de tonnerre. Sans doute comme le dernier coup de tonnerre avant qu'un jour peut-être le Front national n'accède au pouvoir.

 

Ce soir, nul ne peut dire qu'il a gagné. Nul ne peut se prévaloir de ce résultat. Car cela fait trente ans, trente années que l'ensemble de la classe politique, dont je fais partie, explique qu'elle a reçu le message, qu'elle a tout compris, que plus rien ne sera comme avant, et pourtant qu'a-t-elle fait cette classe politique ?

 

Alors ce soir, je lance un appel à l'ensemble des dirigeants politiques, au président de la république et au gouvernement, mettez en oeuvre tout de suite, sans perdre une minute, les véritables réformes qui redresseront notre pays, qui permettront aux Français de vivre mieux, de reprendre confiance et espoir en l'avenir », a déclaré l'homme de gauche, mondialiste, élu sous l'étiquette "droite"...

 

Compte tenu que Xavier Bertrand fait partie de cette "classe politique" au pouvoir depuis des décennies, c'est un peu facile de s'en tirer avec cette déclaration. Que n'a-t-il fait jusqu'ici pour redresser le pays ? L'histoire et les évènements prochains se chargeront de corriger ces bonimenteurs, pétris de mensonges.

 

L'hystérisation de la vie politique, la fin de l'indivisibilité de la "république", l'instrumentalisation du vote communautariste, la provocation à la "guerre civile" par un Premier ministre.

 

Manuel Valls, premier ministre fou, a agité le chiffon rouge de la "guerre civile" (si le Front national remportait les élections). Claude Bartolone, hystérique, président de l'Assemblée nationale, a déclaré qu'en Île-de-France, Valérie Pécresse (Les Républicains), défendait la "race blanche". Question "rassemblement" on pourra en (re)parler !

 

Par le danger qu'elles font encourir à la paix dans notre société et la préservation du Bien commun, de telles déclarations - cela n'a pas assez été relevé par les media et la presse -  devraient être condamnées à la juste mesure pour mise en danger de la chose de tous (res publica)...

 

Manuel Valls, conscient d'ailleurs d'avoir franchi les limites durant cette campagne, et conscient du fait qu'un programme politique doive être dans le pour et non dans le contre, s'exprimait quelques minutes après l'annonce des résultats du second tour, hier soir, en plaidant en sens inverse de tout ce qu'il fit et déclara jusque-là :

 

« Le danger de l’extrême droite n’est pas écarté.

Nous devons apporter la preuve que la politique ne reprend pas comme avant, montrer que nous sommes capables – en particulier à gauche – de redonner envie de voter pour, plutôt que de voter uniquement contre. » (Manuel Valls : « Le danger de l’extrême droite n’est pas écarté », Le Monde.fr | 13.12.2015 à 21h40 • Mis à jour le 13.12.2015 à 22h06)

 

Une semaine avant, le même Manuel Valls, invité du JT de 20h sur Tf1, suivant l'appel du "Grand Orient de France" aux candidats de gauche à se retirer pour "faire barrage" au Front national, appelait à voter à droite dans trois régions (ce qui constituait un programme contre et non pour) :

 

"J'appelle à voter pour Philippe Richert dans la région Grand Est, j'appelle à voter pour Christian Estrosi dans la région Paca, j'appelle à voter pour Xavier Bertrand en Nord-Pas-de-Calais Picardie. Dans toutes les autres régions, la gauche peut l'emporter." (RÉGIONALES Manuel Valls appelle à voter à droite dans trois régions, Le Dauphine.com, 07/12/2015 à 20:24)

 

Les mêmes s'étonneront ensuite de la montée de l'abstention... (41,5% au second tour). Moins forte qu'en 2010 (48 %) mais plus forte qu'en 2004 (34%).

 

. Combat aux proportions cosmiques : Être dans le "pour" et pas seulement dans le "contre"

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13 décembre 2015 7 13 /12 /décembre /2015 17:57

Le Valais Suisse renforce la transparence démocratique en imposant aux magistrats francs-maçons de déclarer leur appartenance maçonnique :

Suisse / transparence: Une motion UDC adoptée au Grand Conseil valaisan propose d'imposer aux magistrats l'annonce de leur éventuelle appartenance à une société secrète

Justice et franc-maçonnerie: mais qui a peur de la transparence?

 

Doit-on imposer aux magistrats de l’ordre judiciaire et du ministère public du canton du Valais l’obligation d’annoncer leur éventuelle appartenance à une société secrète, comme le suggère une motion UDC adoptée au Grand Conseil valaisan. La réponse de Jean-Luc Addor, conseiller national UDC de Savièse

 

Cette question a agité le monde politique valaisan cet automne. En septembre, le Grand Conseil, traitant alors des liens d’intérêts que les députés doivent indiquer, a refusé à une majorité de deux voix (et cinq abstentions…) une proposition pourtant soutenue par son Bureau d’étendre l’obligation d’annonce à l’appartenance à un club service ou une loge maçonnique. En novembre, malgré l’opposition d’une alliance du PLR et de la gauche, une majorité UDC/PDC a en revanche accepté clairement une motion UDC pour une transparence complète dans l’indication des liens d’intérêts.

 

[...] L’UDC ne méconnaît pas l’enseignement de l’Eglise catholique, qui considère l’appartenance à une loge comme incompatible avec l’enseignement chrétien. Elle dont les statuts se réfèrent expressément au droit naturel et chrétien, n’ignore pas que l’ésotérisme de l’idéologie maçonnique, avec les rites initiatiques qui l’accompagnent, le primat et l’autonomie proclamés de la raison par rapport à toute vérité révélée, entre autres, ne correspondent pas à cet enseignement. Toutefois, la motion UDC, loin de faire la fixation que d’aucuns lui prêtent sur la franc-maçonnerie, a voulu appréhender des problématiques qui vont au-delà et qui touchent au fonctionnement de l’Etat et particulièrement de cette institution essentielle qu’est la Justice: celle de la transparence et des sociétés secrètes, ce que les loges sont incontestablement (essayez simplement de demander à un maçon la liste de ses «frères» ou l’accès au rituel d’initiation…).

 

La transparence est dans tous les discours, à commencer par ceux de la gauche. Elle est également consacrée par la loi, qui en fait un principe fondamental de l’activité de l’Etat. Elle en garantit en effet la crédibilité. Il ne s’agit pas de mettre tout le monde à nu, mais simplement de faire en sorte que les élus et les magistrats agissent en pleine lumière; dans ce sens, il est bon que les citoyens connaissent les intérêts et – c’est le sujet – les fidélités qui lient leurs représentants. Or, en Valais, l’obligation d’indiquer les liens d’intérêts n’incombe en l’état qu’aux députés et aux conseillers d’Etat. Et dans un contexte où la Justice valaisanne fait face à certaines critiques, à l’heure où le Valais se dirige sans doute vers la création d’un conseil de la magistrature, l’UDC, suivie par le Conseil d’Etat et par le PDC, estime normal que cette obligation d’annonce soit étendue aux magistrats de l’Ordre judiciaire et du Ministère public.

 

 

[...] le fait, pour un magistrat, d’appartenir à une société secrète, d’être lié par un serment obscur, c’est la quintessence de l’opacité, une opacité que le procureur français Eric de Mongolfier a dû affronter lorsqu’il a été envoyé au Parquet de Nice, alors réputé pour ses collusions maçonniques. C’est cela que l’UDC veut éviter, dans l’intérêt des citoyens, des justiciables qui ont droit à une Justice réellement indépendante et crédible.

 

Car enfin, qui a peur de la lumière? Ou peut-être, qui a intérêt à travailler dans l’ombre?

Suisse / transparence: Une motion UDC adoptée au Grand Conseil valaisan propose d'imposer aux magistrats l'annonce de leur éventuelle appartenance à une société secrète

Source: Justice et franc-maçonnerie: mais qui a peur de la transparence?, Le Temps, Jean-Luc Addor, Publié vendredi 11 décembre 2015 à 12:47, modifié vendredi 11 décembre 2015 à 13:59.

A quand la même chose en France et la déclaration officielle des lobbys maçonnique devant la représentation "nationale" ?

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13 décembre 2015 7 13 /12 /décembre /2015 08:31

Dans un entretien à "Boulevard Voltaire", l'historien Philippe Conrad, Directeur de "la Nouvelle Revue d’Histoire", a analysé le "retour des identités en Europe" (pour la France, l'héritage grec et romain, les racines celtiques et germaniques), qui "s'il ne se traduit pas en termes politiques ou électoraux" s'assimile à une "sourde révolution culturelle".

"Nous avons un retour spectaculaire et inattendu des identités plurielles en Europe"

Extrait :

 

« Nous avons un retour tout à fait spectaculaire, on pourrait même dire inattendu des identités. Nous étions dans la foulée du grand suicide européen 1914-1945 d'une construction européenne libérale qui se caractérisait uniquement par l'addition d'intérêts économiques. Nous étions dans une idéologie dominante issue de l'individualisme hérité des "Lumières", individualisme hédoniste, progressiste, optimiste.

 

Et puis nous sommes confrontés aujourd'hui à un retour du réel, à un retour du tragique notamment, qui fait que les sentiments communautaires, les identités régionales parfois, mais nationales surtout, sont en train de ressurgir.

Et cela ne va pas rester sans conséquences politiques.

Sans que cela se traduise en termes politiques, électoraux par l'émergence de ce que l'on appelle des populismes, ou assimilés souvent à des nationalismes, on voit bien qu'une sourde révolution culturelle est en cours, qu'une nouvelle représentation du monde est en train de se construire, en réaction à ce qui se passe ailleurs. Et notamment en réaction à l'échec du projet mondialiste wilsonien, progressiste, qui a dominé le XXe siècle et a eu un concurrent pendant un temps avec le messianisme communiste et qui a disparu depuis.

 

On voit bien le réveil, le retour des identités civilisationnelles fortes. Et dans ce contexte-là, on peut penser que l'Europe ne va pas échapper à ce mouvement-là. Encore faut-il le penser justement pour pouvoir le construire, et le mettre en oeuvre d'une manière optimale. »

 

Les Peuples fondateurs de l'Europe, La Nouvelle Revue d'Histoire, Hors série n° 11 H, Automne-Hiver 2015

Les Peuples fondateurs de l'Europe, La Nouvelle Revue d'Histoire, Hors série n° 11 H, Automne-Hiver 2015

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11 décembre 2015 5 11 /12 /décembre /2015 22:26
Manuel Valls et la guerre civile : un rédacteur en chef à l'hebdo "Marianne" répond au Premier ministre

Manuel Valls a parlé ce matin de guerre civile?

 

Un peu facile de crier au loup pour sauver les meubles et de prédire le pire pour remonter dans les sondages. Faire peur, en appeler à la panique nationale, quitte à mentir un peu et à trahir beaucoup, pour détourner la colère populaire, c'est la base même du fascisme. Quelle est la politique qui peut aujourd'hui conduire à la guerre civile? Qui est au pouvoir depuis 40 ans en général et 4 ans en particulier et nous a conduit à la situation actuelle? Qui s'est essuyé les pieds sur le référendum de 2005 quand 55% des Français avaient voté non à un traité constitutionnel mettant l'Europe sous l'emprise de Goldman Sachs et des marchés financiers dirigés depuis Wall Street? Qui a réduit l'école de la République à une machine à fabriquer des analphabètes? Qui a maintenu la suppression du service national pour que l'on ne mesure pas concrètement le niveau d'ignorance de la jeunesse? Qui a éradiqué la classe paysanne en laissant un syndicat agricole transformer nos campagnes en usines? Qui a installé sur tout le territoire des cités ghettos où l'en entasse l'immigré pour qu'il ne s'émancipe pas et devienne de la main d'oeuvre bon marché pour le patronat? Qui a autorisé les grandes surfaces à coloniser les grandes agglomérations et à s'emparer de 90% du marché de la consommation en étranglant les petits producteurs et les artisans créateurs d'emploi? Qui a autorisé la grande distribution à s'installer dans les centre ville, avec la bénédiction de M. Macron, pour éradiquer les derniers commerces de proximité?

 

On ne peut pas imputer tous ces échecs au seul premier ministre!

 

Qui avait dans ses rangs Jérôme Cahuzac au Ministère du budget? Qui appelle à voter pour les amis de Patrick Balkany et consorts au prix de la démission de ses militants? Qui fut si proche de Dominique Strauss Kahn en fermant, des années durant, les yeux et les oreilles sur des comportements indignes? Qui a supprimé les 60.000 places de prison qui devaient permettre à une population carcérale d'avoir des conditions moins inhumaines de détention pour ne pas transformer les cellules en école du crime? Qui a applaudi l'intervention en Libye avec les intellectuels de gauche pour faire de ce pays le futur Etat Islamique de l'Afrique du Nord? Qui au lendemain du 7 janvier a refusé de parler d'islamisme pour ne pas stigmatiser une religion? Qui après le 7 janvier a refusé de rétablir les contrôles aux frontières et dans les aéroports pour ne pas créer un climat d'insécurité? Qui au lendemain du 7 janvier a refusé d'intervenir dans les mosquées où des imams intégristes prêchent quotidiennement leur haine de la France? Qui s'acoquine et vend son âme contre les deniers du Qatar et de l'Arabie Saoudite? Qui refuse d'interpeller publiquement la Turquie à propos du pétrole de contrebande qui enrichit Daech? Qui a refusé de discuter avec la Russie pour étudier les moyens de combattre ensemble le terrorisme islamique? Qui a démantelé les services secrets au Ministère de l'Intérieur pour créer une cellule de statistique sur la baisse de la criminalité en France, empêchant des milliers de fonctionnaires compétents d'être sur le terrain? Qui n'a pas rétabli la police de proximité déconstruite par Sarkozy, seul instrument efficace de prévention contre la délinquance? Qui a laissé des lignes de bus du réseau nord de la RATP aux mains de militants islamistes? Qui durant le discours au Congrès de Versailles le 16 novembre n'a pas une seule fois utilisé le mot islamiste? Qui a promis une baisse assurée du chômage pourvu que l'on accepte de renoncer aux promesses électorales de la campagne présidentielle de 2012? Qui nous a vendu en grandes pompes une COP21 retentissante pour sauver le climat de la planète et qui va finir en flop magistral? Qui rackette les PME, les artisans, les commerçants avec le RSI? Qui saigne les classes moyennes avec une fiscalité qui appauvrit le pays et décrédibilise l'Etat? Qui, enfin, est entrain de négocier en douce et à l'insu des peuples le Traité transatlantique (TATFTA) qui veut mettre l'Europe à genoux devant le marché américain? Qui, qui, qui?

 

Vous balayez tout le spectre politique et géopolitique, il parlait en l'occurrence du Front National…

 

Qui veut la guerre civile? Celui qui s'accroche par tous les moyens à un pouvoir honni et discrédité ou 30% d'un électorat (+ 45% d'abstentionnistes) qui essaye de faire comprendre aux gouvernants de ce pays, qu'il n'en peut plus, qu'il n'en veut plus et qu'il est exaspéré d'avoir voté pour des menteurs et des tricheurs? Le meilleur moyen d'éviter la guerre civile, Monsieur le Premier Ministre, c'est de vous excuser d'avoir conduit ce grand pays là où il en est aujourd'hui et d'en tirer les conséquences politiques. Vous avez tout fait pour que cette partie du peuple Français en arrive à ce degré d'indignation et son égarement vous sert. Vous êtes le meilleur allié et le principal pourvoyeur en voix du Front National. Vous n'êtes pas habilité à donner des leçons de morale à ceux que vous avec jetés dans le désespoir. Silence Manuel! Et un peu de pudeur en ces heures difficiles. La guerre civile, c'est de votre discours dont elle se nourrit.

 

Périco Légasse

 

Source: Manuel Valls et la guerre civile : le coup de gueule de Périco Légasse, FIGARO VOX Vox Politique, Par Périco Légasse Mis à jour le 11/12/2015 à 20:35 Publié le 11/12/2015 à 19:20

 

. L'irresponsable Manuel Valls brandit la "guerre civile" face à la Résistance nationale

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11 décembre 2015 5 11 /12 /décembre /2015 15:55
La "participation" en liturgie

On dit souvent que le concile Vatican II a demandé aux fidèles de participer “activement” à la liturgie. Il s’agit d’une erreur que nous avons souvent soulignée. En effet, la Constitution conciliaire parle de “participatio actuosa” - de participation effective - et non de “participation activa” - de participation active -.

A présent, si l’on regarde ce qui se fait dans les paroisses, on constate qu’à partir de cette erreur s’est développée une participation proprement “activiste”.

Et de ce fait, deux types de participations s’opposent. La première, généralement mal perçue par les prêtres de la génération postconciliaire, consiste à entrer dans la contemplation de ce qui est signifié par la liturgie de l’Eglise. A première vue, il s’agirait d’une participation “passive” proche de l’indifférence. La seconde, qui a le vent en poupe, consiste à inviter un maximum de personnes à se mettre en scène dans des célébrations adaptées à des présupposés pastoraux. Il s’agit de cette participation “active” que des pasteurs considèrent encore comme dynamisante, même si tout le monde reconnaît aujourd’hui qu’elle est aussi artificielle et stérile... en plus d’être destructrice de la liturgie (cf. les enseignements de S. Jean-Paul II et de Benoît XVI).

La participation donnant l’impression d’être “passive” est du type de celle qu’on retrouve dans les liturgies orientales ou orthodoxes. Là, les fidèles ne se promènent pas dans le chœur qui demeure l’espace sacré réservé aux prêtres ; ils ne chantent pas, car c’est la chorale qui est chargé du chant ; ils ont peu de réponses à donner aux célébrants, ne s’agenouillent pas, ne s’asseyent pas. Les seuls gestes qu’ils puissent faire, en dehors de s’avancer pour recevoir la communion, sont le signe de croix et la vénération des icônes. Et pourtant ces fidèles “participent” au plein sens du terme : il suffit de les observer au cours d’une longue liturgie pour constater qu’ils sont attentifs, que rien de ce que font les ministres sacrés ne leur échappe. On peut dire que leur “participation” naît de ce qu’ils sont proprement saisis par le déroulement d’une liturgie - qui est la même pour tous quel que soit l’âge des fidèles - se voulant le reflet de la liturgie céleste qui se célèbre de toute éternité devant le trône de la Majesté divine.

En fin de compte, ce type de participation que l’on ne retrouve que trop rarement dans nos paroisses est totalement en phase avec ce qui est demandé par le Concile pour permettre aux fidèles d’acquérir une juste compréhension de la liturgie romaine : “Dans les célébrations liturgiques, chacun, ministre ou fidèle, en s’acquittant de sa fonction, fera seulement et totalement ce qui lui revient en vertu de la nature de la chose et des normes liturgiques. Même les servants, les lecteurs, les commentateurs et ceux qui font partie de la schola cantorum s’acquittent d’un véritable ministère liturgique. C’est pourquoi ils exerceront leur fonction avec toute la piété sincère et le bon ordre qui conviennent à un si grand ministère, et que le peuple de Dieu exige d’eux à bon droit. Aussi faut-il soigneusement leur inculquer l’esprit de la liturgie, selon la mesure de chacun, et les former à tenir leur rôle de façon exacte et ordonnée.” (Sacrosanctum Concilium, nn. 28-29)

L’agitation, le désordre, les changements continuels, la présence de fidèles laïcs dans les chœurs des églises, l’animation liturgique... sont autant d’éléments factices et étrangers à la liturgie qui conduisent les pratiquants à perdre le sens véritable de la participation “en profondeur” à la liturgie de l’Eglise.

En conclusion, on peut dire que l’authentique participation souhaitée par le Concile n’est pas dans le “faire quelque chose”. Elle consiste d’abord à se mettre en présence de Dieu et à se “laisser instruire” par la liturgie. Or le premier moyen de favoriser cette “instruction” du peuple de Dieu est de lui permettre de participer à des liturgies célébrées par des prêtres qui auront parfaitement intégré et intériorisé cet “ars celebrandi” qui découle de l’obéissance fidèle aux normes liturgiques dans leur totalité, puisque c'est justement cette façon de célébrer qui a assuré, depuis 2000 ans, la vie de foi de tous les croyants appelés à vivre la célébration en tant que peuple de Dieu, sacerdoce royal, nation sainte. (Cf. Exhortation post-synodale “Sacramentum Caritatis”.)

 

Que signifie “participer” en liturgie ? Comment “participer” à la liturgie ?

L’idée de “participation” n’est pas née au moment du concile Vatican II. On la retrouve dans le “mouvement liturgique” du XIXe siècle, essentiellement dans le Motu proprio de S. Pie X, en 1903, “Tra le sollecitudini”, qui fait accéder la participation active au rang d’un concept permettant le renouveau liturgique : “Notre plus vif désir étant que le véritable esprit chrétien refleurisse de multiples façons et se maintienne chez tous les fidèles, il est nécessaire de pourvoir avant tout à la sainteté et à la dignité du temple où les fidèles se réunissent, précisément pour puiser cet esprit à la source première et indispensable : la participation active aux mystères sacro-saints et à la prière publique et solennelle de l’Eglise.” Ce texte de S. Pie X sera repris quasi à la lettre au n° 14 de la Constitution “Sacrosanctum Concilium” de Vatican II : “Cette participation pleine et active de tout le peuple est ce qu’on doit viser de toutes ses forces dans la restauration et la mise en valeur de la liturgie. Elle est en effet la source première et indispensable à laquelle les fidèles doivent puiser un esprit vraiment chrétien.”

Pour autant, le Concile précise, au n° 19 de “Sacrosanctum Concilium”, qu’il est nécessaire de former les fidèles à la “participation intérieure et extérieure”. Ces deux aspects de la participation, en effet, ne peuvent pas être dissociés puisqu’ils caractérisent les deux faces d’une même et unique réalité.

Cet enseignement du Concile sera ensuite résumé dans le “Compendium du Catéchisme de l’Eglise catholique” de la manière suivante : “La liturgie est la célébration du Mystère du Christ, en particulier du Mystère pascal” (n° 218). Ainsi l’ “actio” à laquelle sont appelés à participer, est l’ “actio” même du Christ continuée par son Corps qui est l’Eglise : elle est divine avant de devenir nôtre ou d’être notre façon de faire.

On comprend alors la requête si souvent formulée par le Magistère post-conciliaire, en particulier devant les dérives auxquelles la mise en œuvre de la réforme liturgique a souvent conduit, de “redécouvrir le sens du Mystère”. Dans l’Exhortation post-synodale “Ecclesia in Europa”, Jean-Paul II écrivait : “A toi, Eglise qui vit en Europe, j’adresse un appel pressant : sois une Eglise qui prie, qui loue Dieu, qui en reconnaît la primauté absolue et qui l’exalte avec une foi joyeuse. Redécouvre le sens du Mystère (...). Célèbre le Salut du Christ : accueille-le comme un don qui fait de toi son sacrement ; fais de ta vie le vrai culte spirituel qui plaît à Dieu (cf. Rm 12, 1)” (n° 69). Et d’ajouter : “Certains symptômes révèlent un affaiblissement du sens du mystère dans les célébrations liturgiques elles-mêmes, qui devraient au contraire y introduire. Il est donc urgent que l’Eglise soit retrouvé le sens authentique de la liturgie” (n° 70).

Le fidèle est donc appelé à participer à la liturgie qui doit apparaître comme célébration du Mystère de notre Rédemption. Ainsi comprise, la “participation”, pour être enrichissante sur le plan de la foi, doit pouvoir s’enraciner dans un acte qui est de l’ordre de l’être et qui n’est autre que la participation à la nature divine du Christ, sans laquelle l’action liturgique ne serait pas proportionnée à son objet. C’est ce que le pape Jean-Paul II soulignait dans le texte déjà cité :

“Comme le souligne bien aussi la tradition des vénérables Eglises d’Orient, par la liturgie, les fidèles entrent en communion avec la Sainte Trinité, faisant l’expérience de leur participation à la nature divine, en tant que don de la grâce” (Ecclesia in Europa, n° 70).

Il ne s’agit donc pas pour les prêtres qui célèbrent la liturgie de créer les conditions d’un contact avec le Mystère, mais plutôt d’en accueillir la présence, d’en célébrer la présence à travers le rite de l’Eucharistie que le seigneur a lui-même institué. Il s’agit donc, pour l’ensemble des fidèles, de participer, au sens de “prendre part” au Mystère pascal du Christ, lequel est rendu réellement présent dans la liturgie. On revient ainsi à l’invitation pressante de Jean-Paul II dans l’Exhortation apostolique “Ecclesia in Europa” “à redécouvrir le sens du mystère ; à renouveler les célébrations liturgiques afin qu’elles soient des signes toujours plus éloquents de la présence du Christ Seigneur” (n° 69). La participation ne sera alors que la conséquence pastorale de l’actualisation du Mystère par la liturgie : puisque le Mystère est présent, il faut lui être présent ! D’où le concept de participation consciente : consciente du Mystère ainsi rendu présent et qui précède la célébration elle-même.

Cette participation à la liturgie revêt aussi aspect communautaire. Car c’est l’Eglise qui est le sujet de la liturgie. C’est ce qu’enseigne clairement “Sacrosanctum Concilium” : les actions liturgiques ne sont pas des actions privées, mais des célébrations de l’Eglise qui est le sacrement de l’unité, c’est-à-dire le peuple saint réuni et organisé sous l’autorité des évêques (n° 26) : c’est pourquoi elles manifestent le Corps tout entier de l’Eglise.

La participation n’est donc pas livrée à l’arbitraire du célébrant, encore moins à la fantaisie de telle ou telle communauté ou groupe de fidèles ; car l’action de l’Eglise précède toujours cette participation.

A présent, si l’on regarde de près les préconisations du Concile sur la “participatio actuosa”, on voit bien qu’on y insiste surtout sur les activités extérieures. Trois principes pastoraux commandent même cette participation extérieure.

Il y a d’abord l’agencement liturgique, c’est-à-dire la répartition des rôles. On peut lire au n° 50 de “Sacrosanctum Concilium” : “Le rituel de la messe sera révisé de telle sorte que se manifestent plus clairement le rôle propre de chacun” (Voir aussi le n° 28). Il y a ensuite la question de l’intelligibilité : au n° 34, on insiste sur la “noble simplicité” des rites, sur la “transparence” des signes et l’intelligence des textes et des signes qui en facilitent la compréhension. Enfin, il y va de la nature communautaire de l’action liturgique qui l’emporte sur toutes les célébrations individuelles ou privées (cf. n° 27).

Force est de constater que si l’on n’établit pas assez clairement le lien vital qui unit participation extérieure et participation intérieure, ces principes pastoraux peuvent conduire à une conception erronée de la liturgie qui s’exprimera en terme de théâtralisation excessive des rôles, de célébration réductrice des rites, et d’autocélébration abusive de l’assemblée.

Il faut dire, comme l’écrit Aidan Nichols dans son livre “Regard sur la liturgie et la modernité”, “qu’au moment de l’ouverture du Concile, les principales écoles de sociologie à la disposition des liturgistes étaient positivistes, empiristes ou fonctionnalistes” (p. 63). Fort de présupposés hérités davantage de la philosophie rationaliste des Lumières que de la grande tradition théologique de l’Eglise, on a recherché la simplicité, par un désir de renouer avec la pratique de l’Eglise primitive, mais avec le refus a priori de voir dans la complexification du rituel à travers les siècles un enrichissement qui pouvait bien découler d’une expérience toujours plus profonde par le sujet-Eglise du Mystère du Christ.

De même, on partait du principe que plus un rite est rendu intelligible et convivial, plus il suscite un assentiment plus profond. Or, les sociologues d’aujourd’hui affirment que l’action symbolique nécessite au contraire une certaine opacité.

La méconnaissance de cette réalité fait qu’on assiste aujourd’hui, au nom de la répartition des rôles, à une excessive personnalisation, voire à une théâtralisation du rôle de chacun qui se fait au détriment de la manifestation de la personne même du Christ qui, dans la liturgie, doit avoir la place centrale. D’où ce fâcheux appauvrissement du sens de la foi que l’on constate dans de nombreuses assemblées, et cet aplatissement du Mystère qui caractérise tant de célébrations.

Le dessèchement liturgique ainsi induit par une conception par trop rationaliste de la participation active, a paradoxalement engendré par réaction un certain romantisme liturgique, où l’excès de cérébralisation a laissé la place à un excès de sensiblerie, accru par cette autre requête de certains liturgistes modernes de créer des communautés vivantes et chaleureuses qui réduisent la liturgie à une fête au sens du divertissement ou de la distraction par rapport aux épreuves souvent pesantes de l’existence.

C’est dans ce contexte qui rend difficile la découverte du véritable sens de la liturgie que des pasteurs dûment formé doivent apprendre aux fidèles en quoi doit consister la “participation” aux célébrations telle qu’elle est demandée par l’Eglise. Ne serait-il pas urgent, pour mener à bien un tel travail pastoral, de bénéficier d’un enseignement solide donné par les évêques ?

 

Source : Pro Liturgia, Actualité du 11 décembre 2015

 

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11 décembre 2015 5 11 /12 /décembre /2015 13:43

Une gravissime irresponsabilité qui s'ajoute à celle de la "guerre civile" du Premier ministre Manuel Valls ce matin sur "France inter", le président de l'Assemblée nationale Claude Bartolone a raillé avant-hier dans l'"OBS", la "race blanche" de Valérie Pécresse dans le cadre du second tour des Régionales, dimanche 13 décembre 2015. Personne n'avait parlé de "race blanche" jusque-là. C'est la gauche qui, se saisissant du mot comme arme politique, essentialise la politique et divise la société à des fins de basses politiques.

"Race blanche" : Claude Bartolone racialise la fin de campagne des Régionales 2015

"Quand Pécresse fait des affiches disant "nous ne voulons pas devenir la Seine-Saint-Denis de Bartolone", c'est du racisme là aussi. Se rend-elle compte de l'opprobre qu'elle jette sur un million et demi d'habitants ? Ils connaissent des difficultés, mais ils connaissent aussi des réussites. Heureusement que des entreprises, y compris du CAC 40, sont moins débiles, viennent s'y installer, découvrent la richesse de cette jeunesse et des surfaces qui leurs sont proposées.

Bien entendu que la Seine-Saint-Denis connaît des difficultés économiques, sociales, sécuritaires, mais quel élu local peut prétendre y répondre seul ? Elle devrait plutôt s'en prendre à l'action qui a été la sienne et celle de Sarkozy, quand ils ont supprimé dans le département 13.000 postes de policiers, quand ils ont envoyé valdinguer les postes d'enseignant. C'est cela qu'elle devrait regarder au lieu de pointer du doigt les habitants. Elle tient les mêmes propos que le FN, elle utilise une image subliminale pour faire peur. Avec un discours comme celui-là, c'est Versailles, Neuilly et la race blanche qu'elle défend en creux", a déclaré Claude Bartolone,

 

Source: Bartolone : "Pécresse défend Versailles, Neuilly et la race blanche", L'OBS, Par Julien Martin, Publié le 09-12-2015 à 18h06Mis à jour le 10-12-2015 à 13h31

Le philosophe François-Xavier Bellamy* a répondu ce matin à cette déclaration du Président de l'Assemblée nationale, "quatrième personnage de l'Etat" en l'accusant de jouer "le conflit ethnique" et l'appelle à démissionner :

"Race blanche" : Claude Bartolone racialise la fin de campagne des Régionales 2015

"[...]

 

Pauvre Monsieur Bartolone… Etes-vous à ce point incapable de proposer une vision positive, un vrai projet politique? Ces caricatures sont tellement vides qu'elle ne peuvent même pas nous blesser. Votre envie électorale est trop pressante, et vous n'arrivez pas à vous retenir. Je me contenterais de vous plaindre, si vous n'étiez pas le quatrième personnage de l'Etat: car dans votre naufrage, c'est la France que vous abîmez. Et c'est cela qu'il fallait que je vous dise.

Monsieur Bartolone, soyons sérieux: votre tactique de fin de campagne n'est pas seulement ridicule. Elle est coupable. Elle est dangereuse. Elle est irresponsable. Il aura fallu, c'est un comble, que ce soit le candidat du Front National qui vous ramène à la raison, en rappelant cette évidence: «Personne n'a parlé de race blanche dans cette campagne.» Vous êtes le seul à le faire. Incapable d'assumer le jeu politique, vous jouez le conflit ethnique. Les noirs et les arabes avec moi, si vous voulez battre les blancs! C'est cela que vous appelez «la République»? C'est cela «le rassemblement»?

Y a-t-il un seul petit, minuscule, infime indice qui vous permette d'affirmer que Valérie Pécresse propose une politique raciale? Non, bien sûr que non. En l'accusant ainsi, c'est vous qui, par opportunisme, encouragez le racisme. Car c'est bien de cela qu'il s'agit: il faudrait proposer un vrai projet politique, qui puisse réunir les Français - quelle que soit leur couleur de peau. Mais en désignant tranquillement «la race blanche», vous installez les divisions que vous ferez mine ensuite de déplorer, et vous préparez la violence dont d'autres que vous devront pleurer.

Votre sortie n'a rien d'un accident. Elle signe, noir sur blanc, le seul vrai nom de votre camp: vous n'avez pas de vision, pas de projet, parce que votre moteur, c'est la haine. La haine de celui qu'on peut rejeter en toute bonne conscience, de cette France que vous insultez, et qu'une tribune sur le site de l'Obs appelait cette semaine à violer… La haine de ces familles que vous méprisez, des catholiques qui osent encore exister, de tous ceux qui, parce qu'ils aiment encore leur pays, méritent bien d'être méprisés. Votre Île-de-France est «humaine et fraternelle», sauf pour les Versaillais, qui ne méritent pas votre humanité. Votre Île-de-France est «ensemble, ensemble, ensemble»… mais ensemble contre «la race blanche»?

[...]

En jouant la carte du vote ethnique, vous défaites la République. Monsieur Bartolone, vous l'avez montré cette semaine, en sortant à découvert, dans la lumière crue de cette rase, très rase campagne: depuis des décennies, avec tous ceux qui ont choisi les mêmes méthodes, c'est vous, Monsieur Bartolone, à coup de communautarisme, de mensonge, d'insultes, de sectarisme, c'est vous qui défaites la France.

Monsieur Bartolone, ce n'était pas un dérapage, il ne faut pas vous excuser. Vous êtes déjà inexcusable. S'il vous restait un peu de dignité, il n'y aurait qu'une seule chose à faire, et c'est pour cela que je vous écris. Vous démissionnerez de l'Assemblée Nationale, avez-vous dit, si vous gagnez cette élection ; c'est bien la moindre des choses. Mais s'il reste un peu de bon sens dans l'esprit des électeurs, si devant votre indécence un sursaut civique s'imposait, si demain, ce que j'espère, vous perdez cette élection, alors il faudra aussi démissionner. Car en conservant un mandat confié par le peuple comme une protection contre l'avis du peuple, vous signeriez votre indignité. Quand on a divisé les Français, quand on les a dressés les uns contre les autres, comment peut-on prétendre encore les servir et les représenter? Comment peut-on être légitime pour présider leur Assemblée? Vous serez désavoué, Monsieur Bartolone, et avec vous, cette politique de l'insulte, du communautarisme et du racisme autorisé ; vous serez désavoué, je l'espère de toutes mes forces. Et alors, il faudra partir.

 

Source: François-Xavier Bellamy : Claude Bartolone, le racisme autorisé, FIGARO VOX Vox Politique, Par François-Xavier Bellamy Mis à jour le 10/12/2015 à 16:01 Publié le 10/12/2015 à 15:46

 

* François-Xavier Bellamy est maire adjoint de Versailles (sans étiquette). Ancien élève de l'École normale supérieure et agrégé de philosophie, il enseigne en classe préparatoire. Il est également l'auteur de «Les Déshérités, ou l'urgence de transmettre» (Plon, 240 p. 17€)

Pour rappel :

"Race blanche" : Claude Bartolone racialise la fin de campagne des Régionales 2015
"Race blanche" : Claude Bartolone racialise la fin de campagne des Régionales 2015

Source : "La race blanche". En pleine polémique, Manuel Valls soutient Claude Bartolone, Paris Match, 11/12/2015

 

Valls et Bartolone, démission !

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11 décembre 2015 5 11 /12 /décembre /2015 10:03

Les Régionales 2015 démontrent le clivage et la division créée par l'Oligarchie depuis trente ans dans notre société. Le Premier ministre Manuel Valls agite ce matin sur "France inter", le risque d'une "guerre civile" si le FN remportait les élections. Ce qui est une déclaration proprement irresponsable venant de la part d'un Premier ministre de "gauche" qui est tout de même aux reponsabilités en co-gérance exclusive avec la "droite" depuis trente ans..., refuse d'entendre les électeurs, refuse toute autocritique et rejette la responsabilité des évènements sur les autres.

De l'autre côté nous avons un peuple réel qui souhaite rester lui-même dans un vivre ensemble réaliste, ethnique, culturel et civilisationnel, ancré dans les réalités humaines, fidèle à la vision gaullienne du "peuple français" :

 

 

L'irresponsable Manuel Valls brandit la "guerre civile" face à la Résistance nationale

Le peuple réel rejette donc au loin le "Vivre ensemble" idéologique, hors sol, déconnecté des réalités, qui est le projet mondialiste travaillant à la juxtaposition de peuples du monde entier au sein d'une même nation (Cf. "politique de peuplement" de Manuel Valls). 

La classe dirigeante oligarchique et mondialiste démontre en réaction sa phobie haineuse du peuple historique attaché à sa survivance, fidèle à la vision gaullienne et qui traduit cette volonté dans les urnes.

Or, il y a moins d'un mois surgissait la "guerre" en France, une guerre que nous faisait des soldats de l'Etat islamique ayant la citoyenneté "française". Une guerre civile donc, créée de toute pièce par les immigrationnistes UMPS qui ont favorisé l'implantation d'une population hostile chez nous et devront en être tenus pour responsables.

Les régionales 2015 révèlent cet affrontement, ainsi que l'irrésistible retour du Réel en politique.

D'un côté nous avons les responsables de la guerre civile par implantation d'une population hostile et "politique de peuplement", et de l'autre nous avons les Résistants qui avaient averti depuis trente ans de ce qui est en train de se passer..., sous les insultes haineuses et la calomnie, en se faisant traiter de "fascistes" et de "racistes"... Que se passe-t-il ? Les responsables de la guerre civile accusent tout simplement les Résistants et les lanceurs d'alerte d'être les responsables de la "guerre civile" !

 

"Valls : le FN peut conduire à la guerre civile" :

 

Valls: le FN peut conduire à la «guerre civile», Le Figaro, Home ACTUALITE Flash Actu, Par Le Figaro.fr avec AFPMis à jour le 11/12/2015 à 08:55 Publié le 11/12/2015 à 08:48

Valls: le FN peut conduire à la «guerre civile», Le Figaro, Home ACTUALITE Flash Actu, Par Le Figaro.fr avec AFPMis à jour le 11/12/2015 à 08:55 Publié le 11/12/2015 à 08:48

Rappelons-nous qu'en terme de "guerre civile", Manuel Valls en connaît un rayon, vu qu'un de ses ancêtres et pères spirituels, Lénine, expliquait en 1914-1915, qu'il fallait "transformer la guerre impérialiste en guerre civile..." (Stéphane Courtois, Communisme et totalitarisme, Tempus, Paris 2009, p. 77) et qu'en 1848, dans son "Manifeste du Parti communiste", Karl Marx brandissait déjà la "guerre civile" comme moyen : "Les communistes déclarent ouvertement qu'ils ne peuvent atteindre leurs objectifs qu'en détruisant par la violence l'ancien ordre social" (Stéphane Courtois, ibid, p. 76.) Il y a comme un fil d'ariane qui se poursuit.

 

La question n'est plus de savoir s'il y aura une victoire de la Résistance, mais quand.

L'irresponsable Manuel Valls brandit la "guerre civile" face à la Résistance nationale
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9 décembre 2015 3 09 /12 /décembre /2015 19:22

On nous communique :

21 janvier 2016 TOUS à la Concorde

à noter sur vos agendas, publier, et transmettre.

21 janvier 2016 TOUS à la Concorde et que Dieu nous garde!

Dossier de presse


Jeudi 21 janvier 2016, 10 heures, TOUS à la CONCORDE au pied de la statue de Rouen (côté Hôtel Crillon et Ambassade des Etats-Unis)

 

Il y a 223 ans, le roi très-chrétien Louis XVI, le « roi bienveillant » selon Jean de Viguerie
a été assassiné à la suite d’un procès inique.

« Le Roi Très Chrétien Louis XVI a été condamné au dernier supplice par une conjuration impie, et ce jugement s'est exécuté (…) Qui pourra jamais douter que ce Monarque ait été principalement immolé en haine de la Foi et par esprit de fureur contre les dogmes catholiques (...) Ah ! France ! Ah ! France ! Toi que nos prédécesseurs appelaient le miroir de la Chrétienté et l'inébranlable appui de la foi ; toi qui, par ton zèle pour la croyance chrétienne et par ta piété filiale envers le Siège Apostolique, ne marche pas à la suite des nations, mais les précède toutes, combien tu nous es contraire aujourd'hui ! Ah ! encore une fois, France ! Tu demandais toi-même auparavant un roi catholique. Tu disais que les lois fondamentales du royaume ne permettaient pas de reconnaître un roi qui ne fût pas catholique. Et maintenant que tu l'avais, ce roi catholique, c'est précisément parce qu'il était catholique que tu viens de l'assassiner !... Jour de triomphe pour Louis XVI, à qui Dieu a donné et la patience dans les tribulations et la victoire au milieu de son supplice ! » (Sa Sainteté le pape Pie VI Allocution au Consistoire secret du 17 juin 1793 sur l'assassinat de Louis XVI)
 


« Notre Patrie à nous, c’est nos villages, nos autels, nos tombeaux, tout ce que nos pères ont aimé avant nous. Notre Patrie, c’est notre Foi, notre terre, notre Roi... Mais leur Patrie à eux, qu’est-ce que c’est ? Vous le comprenez, vous ? Ils veulent détruire les coutumes, l’ordre, la Tradition. Alors, qu’est-ce que cette Patrie narguante du passé, sans fidélité, sans amour ? Cette Patrie de billebaude et d’irréligion ? Beau discours, n’est-ce pas ? Pour eux, la Patrie semble n’être qu’une idée; pour nous elle est une terre. Ils l’ont dans le cerveau ; nous l’avons sous les pieds… Il est vieux comme le diable, le monde qu’ils disent nouveau et qu’ils veulent fonder dans l’absence de Dieu… On nous dit que nous sommes les suppôts des vieilles superstitions ; faut rire ! Mais en face de ces démons qui renaissent de siècle en siècle, sommes une jeunesse, Messieurs ! Sommes la jeunesse de Dieu. La jeunesse de la fidélité ! Et cette jeunesse veut préserver pour elle et pour ses fils, la créance humaine, la liberté de l’homme intérieur... ».

François-Athanase Charette de La Contrie
 

et en outre, comme si ça ne suffisait pas : nos ennemis ont le sens des symboles :
Avortement : 21 janvier, jour de deuil


« Le 21 janvier 2013, ils ont voté la « licence to kill ». En effet, en supprimant la référence à la « détresse de la femme », les députés de la gauche et de la droite-caméléon ont transformé un acte thérapeutique d’exception en un droit positif. Désormais, toutes les adolescentes à partir de 15 ans et toutes les mères de France sont potentiellement tueuses. Il ne reste plus qu’à les conditionner par la propagande d’Etat, dès la maternelle, pour les faire passer à l’acte. »
Rédigé par Louis Blase le 27 janvier 2014.


Mais le pire n’est jamais sûr !!!:


« Dans la politique française, absent(e) est la figure du Roi, dont je pense fondamentalement que le peuple français n’a pas voulu la mort. La Terreur a creusé un vide émotionnel, imaginaire, collectif : le Roi n’est plus là ! »
Emmanuel MACRON
 


« France, fille aînée de l’Église, es-tu fidèle aux promesses de ton baptême ?
Permettez-moi de vous demander : France, fille aînée de l’Eglise et éducatrice des peuples, es-tu fidèle, pour le bien de l’homme, à l’alliance avec la sagesse éternelle ? » Saint Jean-Paul II le 1er juin 1980 au Bourget.
On dit qu’il n’a jamais répété cette phrase de toute la fin de son pontificat : en effet cette appellation s’applique à la FRANCE ROYALE, pas à la république.

Vous devez avoir à cœur d’être présents nombreux sur le lieu du sacrifice pour crier avec nous :
« Vive le Roi ! »

Organisation : France royaliste

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9 décembre 2015 3 09 /12 /décembre /2015 14:02

(Aux Etats généraux en 1789),

 

« depuis le plus petit village jusqu'à la capitale, tous les habitants de quelque état et condition qu'ils fussent participaient à l'exercice des droits politiques. Ils avaient le droit de concourir directement à la rédaction des cahiers, c'est-à-dire d'exposer leurs vues et leurs opinions sur toutes les affaires de l'Etat. Ils concouraient indirectement à l'élection des représentants de la nation : c'était le suffrage universel libre à plusieurs degrés. On était électeur, éligible sans aucune condition de propriété, de cens, de capacité. »

 

Antoine Claire Thibaudeau (1765-1854), député Conventionnel dans "Histoire des Etats généraux, et des institutions représentatives en France, depuis l'origine de la monarchie jusqu'à 1789", 1814.

Etats généraux et droits politiques en 1789 comparés à aujourd'hui

A comparer avec aujourd'hui où le gouvernement s'immiscant dans des élections régionales n'est pas loin de supprimer l'élection pour nommer lui-même les administrateurs locaux. Des administrateurs qui doivent suivre la ligne franc-maçonnique imposée depuis Paris ou être désistés.

 

(Lire: Grand Est : Masseret se maintient, le PS lui retire son investiture aux régionales, Le Parisien.fr, J.Cl. | 08 Déc. 2015, 13h37 | MAJ : 09 Déc. 2015, 02h10)

Etats généraux et droits politiques en 1789 comparés à aujourd'hui

Les communes au Moyen-Âge eurent des libertés très étendues, et constituaient de véritables petits Etats. Elles bénéficiaient de droits et privilèges qui feraient pâlir nos maires d'aujourd'hui.

Ecoutons François Guizot (1787-1874), homme politique et historien français :

 

Imaginons la venue d'un bourgeois du XIIe siècle ou du XIIIe, dans une de nos communes actuelles.

 

"Il s'enquiert, dit-il, de ce qui s'y passe, de la manière dont elle est gouvernée et du sort des habitants.

 

On lui dit qu'il y a hors des murs un pouvoir qui les taxe comme il lui plaît sans leur consentement, qui convoque leur milice et l'envoie à la guerre, aussi sans leur aveu. [1]

 

On lui parle des magistrats, du maire, et il apprend avec étonnement qu'ils ne sont pas nommés par les bourgeois de la ville. Il apprend que les affaires de la Commune ne se défendent pas dans la commune, qu'un fonctionnaire les administre de loin.

 

On lui dit que les habitants n'ont pas le droit de s'assembler, de délibérer en commun sur tout ce qui les touche."

 

Le bourgeois du XIIe siècle, habitué à toutes ses franchises, reste confondu. [2]

 

Mais la scène change, un Français du XIXe siècle pénètre dans une ville du Moyen Âge. Il se trouve dans une espèce de place forte, défendue par les bourgeois armés; ces bourgeois se taxent eux-mêmes, élisent leurs magistrats, jugent, punissent, s'assemblent pour délibérer sur leurs affaires. Tous viennent à ces assemblées. [3]

 

Lire : Le self-government rural ou la "démocratie" et des élections à la pluralité des voix dans chaque village (F. Funck-Brentano, La société d'Ancien Régime)


 Ils font la guerre pour leur compte contre leurs seigneurs; ils ont une milice; en un mot, ils se gouvernent eux-mêmes, ils sont souverains. Le Français du XIXe siècle n'en peut croire ses yeux."

 

(François Guizot, Histoire de France)

 

Extrait de la video "Chroniques de la Monarchie populaire" :

Notes

 

[1] La circonscription et la levée en masse décrétée par la Convention dite "nationale" de 1792 est à l'origine du soulèvement et de la révolte vendéenne qui sera écrasée dans le sang en 1793-94 par les "humanistes" : il fallait "purger la France" (Garnier de Saintes) du "sang impur", du "clergé", de la "noblesse" (Fouché), des récalcitrants. (Source: Xavier Martin, Régénérer l'espèce humaine, Utopie médical des Lumières, DMM, Mayenne, 2008. Extraits)

[2] Le terme bourgeois au XIXe siècle désigne les habitants du bourg.

[3] Il n'y avait pas d'abstention dans les élections médiévales parce que ces élections étaient organisées dans les corps réels de la société, contrairement à aujourd'hui où un pouvoir lointain, obscur et secret (franc-maçonnerie) dicte sa volonté, sans le consentement de la base.

 

Lire aussi : Des impôts dix fois supérieurs à ce qu'ils étaient avant 1789 !

"La fabrication de la légende noire du Moyen-Âge" par Claire Colombi

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9 décembre 2015 3 09 /12 /décembre /2015 00:00
Saint Juan Diego Cuautitlatuazin, voyant (1474-1548)

Saint Juan Diego Cuauhtlatoatzin, Témoin des apparitions de Notre-Dame de Guadalupe

Juan Diego Cuauhtlatoazin (l'aigle qui parle) naît en 1474 à Cuautlitlán, devenu aujourd’hui un quartier de Mexico.

La tradition, diverses sources archéologiques et iconographiques, ainsi que le « Nican Mopohua », le document le plus important et le plus ancien au sujet des événements de Guadalupe (écrit en Náhuatl en caractères latins par l’auteur indigène Antonio Valeriano en 1556), rapportent certaines informations sur sa vie et les apparitions.

Membre du peuple de Chichimeca, un des peuples les plus avancés sur le plan culturel de la vallée d’Anáhuac, il se distinguait par son talent.

À 50 ans, il fut baptisé par un des premiers missionnaires franciscains, le P. Pierre da Gand. [1]

On savait peu de choses de Juan Diego avant sa conversion, jusqu'à ce que lors de sa canonisation en 2002, une étude anthropologique fût entreprise à la demande de la conférence des évêques catholiques du Mexique par Asunción García, anthropologue espagnol qui a pris en compte les archives disponibles. Selon cette étude anthropologique, il faudra revoir l'idée que Juan Diego ait été un Indien d'origine pauvre. Les traditions orales laissent penser au contraire qu'il s´agissait d´un noble. [2]

"Nous avons utilisé des documents des bibliothèques d´ici, de Mexico et d´Espagne, ainsi que l´histoire orale, qui est très importante", avait alors expliqué l'anthropologue (Asunción García) à l'agence catholique des Etats-Unis, "Catholic News Service" (CNS).

"On aurait établi que Juan Diego était né d'une union royale entre Netzahualpilli, empereur d'Acolhuacan-Texcoco et la princesse Azcaxochitli. D'après la date exacte de sa naissance, les prêtres auraient reconnu en lui le futur prêtre de Tontantzin, la grande déesse Mère des dieux et de Quetzalcoatl, le dieu serpent. [...] Il avait été élevé par son oncle maternel, Axoquetzin, seigneur de diverses cités, et qu'il avait donc reçu une éducation princière. Il avait eu frère jumeau, destiné à devenir prêtre de Tlacanteculli, déeesse de la pluie. On avait la liste des personnalités indiennes et espagnoles qui avaient présidé à la cérémonie très solennelle de son baptême. [...] Il avait alors renoncé à l'une de ses deux épouses, dont on nous donnait les noms ainsi que ceux des enfants qu'elles lui avaient donnés. Il avait [...], avec un autre de ses frères, combattu comme capitaine aux côtés de Cortès, lors de la prise de Mexico. [3]

"Les recherches sur la vie de Juan Diego, [...] avaient considérablement progressé. On avait pu établir une généalogie. Il n'était pas du tout un pauvre paysan, mais le fils d'un empereur; avait été lui-même prêtre de Tonantzin, la Mère des Dieux et prêtre de Quetzalcoatl. [...] Cette généalogie princière était aujourd'hui remise en cause, [...] partiellement, mais [...] de toute façon, il ne s'agissait certainement pas d'un pauvre, mais d'un homme assez fortuné, possédant plusieurs bâtiments, des exploitations agricoles et des ateliers de tissage et de poteries, comportant un personnel assez important. [...] Une ascendance princière n'était pas, par ailleurs, formellement exclue. [4]

Alors qu’il se rendait à la messe, le matin du 9 décembre 1531, la Sainte Vierge lui apparut sur la colline de Tepeyac, qui se situe dans la banlieue actuelle de Mexico. Elle le pria de demander à son évêque de faire construire en son nom un sanctuaire à Tepeyac. Elle fit la promesse que ceux qui y invoqueraient son nom recevraient de nombreuses grâces. L’évêque, qui ne croyait pas Juan Diego, réclama un signe prouvant la véracité de l’apparition.

Le 12 décembre, Juan Diego retourna à Tepeyac. Là, la Sainte Mère lui demanda de monter sur la colline et de ramasser les fleurs épanouies qu’il verrait. Il obéit, et bien que ce fût l’hiver, il trouva des roses florissantes. Ayant ramassé les fleurs, il les apporta à Notre-Dame qui les plaça dans son manteau avec délicatesse et lui dit de les donner à l’évêque comme preuve.

Quand il ouvrit son manteau devant l’évêque, les fleurs tombèrent à terre et une image de la Sainte Vierge et de l’apparition de Tepeyac resta imprégnée sur l'étoffe.

Avec la permission de l’évêque, Juan Diego vécut le reste de sa vie en ermite dans une cabane proche de la chapelle où l’image miraculeuse avait été placée pour être vénérée. Il s’occupa de la chapelle et des premiers pèlerins qui vinrent y prier la Mère de Jésus.

Juan Diego reçut une grâce bien plus profonde que celle extérieure d’avoir été choisi comme le messager de Notre Dame. Il reçut la grâce de l’illumination intérieure, et à partir de ce moment, il commença une vie de prière, de vertu et d’amour sans limite pour Dieu et son prochain.

Il meurt en 1548 et fut enterré dans la première chapelle dédiée à la Vierge de Guadalupe.

Juan Diego a été béatifié le 6 mai 1990 en la basilique Sainte Marie de Guadalupe à Mexico et canonisé le 31 juillet 2002, par saint Jean Paul II (Karol Józef Wojtyła, 1978-2005), lors de sa 5ème visite pastorale au Mexique.

L’image miraculeuse, qui est gardée dans la basilique de Notre Dame de Guadalupe, décrit une femme revêtue de l’habit local et ayant les traits d'une indigène. Elle est portée par un ange dont les ailes rappellent l’un des plus grands dieux de la religion traditionnelle locale. La Lune est sous ses pieds et son manteau bleu est recouvert d’étoiles dorées. La ceinture noire à sa taille signifie qu´elle est enceinte.

Le sanctuaire de Notre-Dame de Guadalupe est, après la basilique Saint-Pierre du Vatican le lieu de culte catholique qui attire le plus de pèlerins. Les jours de plus grande affluence sont ceux qui précèdent et suivent la fête de la Vierge de Guadalupe le 12 décembre où près de 9 millions de fidèles et de touristes assistent aux festivités et viennent vénérer la relique de Juan Diego.

 

Sources :

 

[1] L'Evangile au quotidien

[2] La canonisation de Juan Diego, acte de justice pour les Amérindiens, Zenit,‎ 6 février 2002.  

[3] P. François Brune, La Vierge du Mexique, ou le miracle le plus spectaculaire de Marie, Le Jardin des Livres, Référence, Paris 2008, p. 114-115.

[4] François Brune, José Aste Tönsman, Le Dernier miracle de la Vierge du Mexique, le Secret des Yeux, Editions du temps présent, Collection Mutation, Agnières 2011, p. 19-22.

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8 décembre 2015 2 08 /12 /décembre /2015 23:36

Ca sentait la franc-maçonnerie derrière l'acharnement de Valls et de l'appareil de parti du PS contre l'élu régional PS Masseret qui refuse de se désister aux Régionales avec des motifs solides de pluralisme des voix dans notre société que l'Oligarchie monopolistique refuse (tout en s'étonnant de la montée de l'abstention...) Il ne faudra pas s'étonner ensuite de la rupture de la base et de l'appareil dirigeant complètement déconnecté des réalités du terrain, en complète autarcie - refusant toute autocritique après une gifle électorale -, la sécession des gens qui n'en peuvent plus de cette manière de faire la politique et de cette magouille politicienne qui, en outre, depuis trente ans, n'a fait que faire monter le FN...

 

C'est confirmé :

Le Grand Orient de France demande au PS Jean-Pierre Masseret de se retirer
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