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15 juillet 2019 1 15 /07 /juillet /2019 16:54
Les roses de Notre-Dame, un avant-goût de la vision béatifique

Miraculeusement épargnées, les rosaces de Notre-Dame de Paris, sont d’une richesse symbolique intemporelle. Elles illustrent à merveille les qualités de la beauté définies par saint Thomas d’Aquin.

 

La beauté de la cathédrale, de même que le caractère sacré du lieu, nous touchent d’autant plus que, hommes et femmes du XXIe siècle, nous habitons un univers désenchanté par l’éclipse de la religion, que nous vivons dans un monde sans signification ultime ou transcendante, un monde qui ne parle que de lui-même, sans Dieu.

 

[...] Attirés par la lumière

Quand nous franchissons le seuil de la cathédrale, tout est sombre, ce qui nous met d’emblée dans un sentiment recueilli et silencieux, détache notre esprit des soucis quotidiens et nous appelle vers Dieu et sa miséricorde, sa providence. Nous sommes alors attirés par la lumière qui grandit au fur et à mesure que nous avançons dans la nef qui devient de plus en plus claire, lumineuse à chaque pas. Arrivés au transept, nous nous tournons vers la source de cette lumière et nous voyons devant nos yeux cette splendeur lumineuse, éclatante, que sont les rosaces de Notre-Dame. Et, comme cela arriva, dit-on, à l’architecte Viollet-le-Duc quand il n’était qu’un enfant, les rosaces chantent à nos oreilles : « Écoute maman, c’est la rosace qui chante, » aurait-il dit à sa mère. Les rosaces incarnent l’harmonie divine, nous chantent la musique ineffable des sphères célestes.

 

[...] Nous avons l’expérience d’une sorte d’enchantement, d’émerveillement, la première fois et chaque fois que nous voyons ces roses — ces rosaces. La beauté peut nous saisir parfois au-delà de ce que les mots pourraient communiquer, elle est indicible. Thomas d’Aquin les a vues en construction pendant qu’il était professeur de théologie à la Sorbonne dans les années 1250-1260. Il a pu voir l’incarnation dans ces rosaces des trois qualités de la beauté telles qu’il les a définies : integritas (l’intégrité, la complétude, l’unicité), consonantia (l’harmonie, la proportion, l’accord), et claritas (la clarté, l’éclat, le rayonnement). Les rosaces possèdent ces trois qualités en ce que rien d’essentiel ne leur manque, rien de superflu ne s’y mêle (integritas) ; elles sont en accord et en harmonie avec leur but transcendant ultime (consonantia) ; et elles manifestent la réalité essentielle qu’est Dieu par leur éclat et leur splendeur rayonnante (claritas). Leur beauté, leur pureté, leur harmonie sont dirigées vers un bien supérieur. Elles sont comme un avant-goût de la vision béatifique. Elles évoquent cette vision qui produit le bonheur absolu, la béatitude, qui est participation à la nature même de Dieu.

 

[…] Miraculeusement épargnées

Alors que notre regard s’élève pour admirer ces rosaces, nous sommes attirés vers le ciel, vers le seul espoir de voir ce désir comblé au-delà de tout désir. Ces célèbres rosaces, symboles de la vision béatifique, de cette joie sans fin des bienheureux, ont été miraculeusement épargnées. Au centre de la rosace nord se trouve Marie qui a donné naissance à Jésus-Christ, qui a donné naissance à la civilisation occidentale. La rosace, comme la cathédrale en sa totalité, est dédiée à Notre Dame : dans son sein eut lieu l’incarnation, en son cœur naquit la civilisation. Elle a survécu aux ravages de l’incendie à cause des prières mariales chantées à son chevet.

 

Source: Aleteia

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14 juillet 2019 7 14 /07 /juillet /2019 17:10
Spectacle son et lumière scout GHR 2019

Le groupe scout Henri de La Rochejacquelein de Bordeaux produit pour les 40 ans du GHR un spectacle son et lumière organisé le soir du samedi 31 Août 2019, sur le thème du scoutisme à travers les temps au château Castrum de Pommiers, Saint Félix de Foncaude, en Gironde. L'entrée est gratuite.

Le site du groupe : Scoutrembarre.com

Bande d'annonce :

 

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14 juillet 2019 7 14 /07 /juillet /2019 07:12

En ce jour de 14 juillet, il n'est pas inutile de rappeler que pour une question de démocratie transparente, a minima, les francs-maçons doivent attester par écrit et sur l'honneur, qu'ils n'appartiennent à aucune loge maçonnique, s'ils veulent servir le pays. Leur serment d'entraide et de secret, échangé entre eux durant leurs cérémonies, étant incompatible avec la démocratie.

 

Serge Petitdemange, dirigeant de l'association intitulée "Renaissance française" - bien qu'organisation "républicaine" avec les défauts de ce type d'organisation politique nécessairement réunie autour d'un chef de parti faisant le jeu du diviser pour régner, principe du moteur de la Révolution dite "française" -, énonce néanmoins un certain nombres d'idées, nécessaires au Bien commun, comme par exemple dans sa dernière video sur youtube, où il reprend une idée que nous avions lancée ici, et ici en 2014, ou  en 2015; à savoir contraindre les francs-maçons à se déclarer... devant le parlement s'ils veulent faire de la politique, ou avoir accès à de hautes fonctions administratives. 

 

Cette proposition, conforme aux libertés d'association et de réunion - l'ordre public étant sauf -, est une proposition qui à tous points de vue relève du salut public à l'heure où la corruption a ruiné des vies entières depuis bien trop longtemps et où l'effondrement du pays se décline dans tous les domaines et atteint un niveau d'alerte maximale.

Extrait

"Graves turbulences et énormes trous d'air pour la franc-maçonnerie spéculative à Monaco comme à Paris : même combat!"

 

"Citoyens patriotes, sous l'emprise de la franc-maçonnerie spéculative, aucun État de part le monde ne peut se prévaloir d'être un 'État de droit.'

"Toutes les institutions monégasques sont gangrenées par une véritable association de malfaiteurs en col blanc. [...] Pendant des années, des dizaines de victimes ont du subir des injustices indignes d'une démocratie. C'est pourquoi une association de victime s'est créée, afin de faire respecter le droit. [...] Des victimes qui ont des preuves matérielles irréfutables sont confrontées à un système corrompu, malhonnête, bien rodée. Corruptions, malversations et collusions dénoncées dans la presse durant ces dernières années. [...] Il s'agit de manipulations volontaires, des dysfonctionnement graves et répétés commis par des professionnels du droit contractuellement détachés par la France, par quelques monégasques aussi, et qui ont pour conséquences de porter également atteinte à leur probité par des manoeuvres frauduleuses telles que diffamations, dénonciations calomnieuses, faux et usages de faux, dissimulations de preuves, discriminations, dénis de justice, abus de pouvoirs, non respect des conventions collectives, non respect de la Convention européenne des droits de l'homme, notamment son article concernant chaque individu à avoir droit à un procès équitable, et autres violations des droits fondamentaux au regard du droit international en vigueur.

"[...] Cette affaire met en lumière sur la place publique l'existence de réseaux occultes dont le serment prêté au seins des loges est, à leurs yeux, plus important que celui prêté au Prince Albert, chef de l'État monégasque, garant de la constitution. En fait, le même problème que chez nous en France.

"[...] Le Prince Albert II a la chance inouïe de pouvoir remettre de l'ordre dans son appareil d'Etat, en refondant totalement les structures dirigeantes, exigeant des nouveaux promus, hommes et femmes, qu'ils attestent par écrit et sur l'honneur bien évidemment, qu'ils n'appartiennent à aucune loge maçonnique au cours de leur prestation de serment à servir le Prince et la Principauté de Monaco. Nous ferons exactement la même chose en France." (Fin de citation)

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12 juillet 2019 5 12 /07 /juillet /2019 08:52

Le fait que le Seigneur ait rappelé à Lui Vincent Lambert le jour de la fête de saint Benoît, Patron de l'Europe, montre combien l'Europe a besoin d'une renaissance chrétienne.

Mort de Vincent, entre l'abandon des bergers et le troupeau qui se débat

Source: Luisella Scrosati 

In morte di Vincent, tra l’abbandono dei Pastori e il gregge che lotta

 

La Nuova Bussola Quotidiana

 

VIE ET BIOÉTHIQUE 12/07/2019

 

Vincent Lambert est entré dans nos vies. Son histoire montre qu’il existe une Église vivante qui prie et combat. Comme les parents Viviane et Pierre, les frères David et Anne, les avocats et toutes les personnes qui ont soutenu la bataille de Vincent. Conscient que l'enjeu n'était pas "seulement" sa vie, mais sa résistance à un totalitarisme hypnotisant les consciences. L'affaire Lambert montre également que le peuple a été abandonné par la plupart des pasteurs, qui semblent être devenus les précurseurs de la logique de l'antéchrist. Le ciel le sait et c'est pourquoi il a prévu, en ces temps, une présence "extraordinaire" de la Vierge Marie.

 

[...] En France, le Dr Vincent Sanchez de l'hôpital CHU de Reims a informé les membres de sa famille le 19 avril qu'il entamerait la procédure de suspension de l'hydratation et de l'alimentation de Vincent Lambert.

 

Depuis plus d'un an, Vincent est entré dans nos vies, avec un crescendo d'affection et de communion dans la prière. Jusqu'aux dernières batailles: le coup de théâtre du 20 mai dernier à 22h30, le énième et définitif début du processus d'euthanasie le 2 juillet et le début d'une nouvelle vie, la vie réelle, hier matin.

 

Qu'est-ce qui est apparu dans toute cette affaire? Qu'il y a une Eglise vivante qui prie, qui combat, qui s'expose. On l'a vu chez Viviane, Pierre, David, Anne; nous l'avons rencontrée chez les avocats Paillot et Triomphe et chez toutes les personnes qui ont tout essayé pour soutenir la famille et Vincent par la prière, par des messages, avec leur propre présence physique aux initiatives organisées. Une conscience claire est apparue dans toutes ces personnes: dans le jeu, il n'y avait pas "seulement" Vincent, ni "seulement" ces milliers de personnes qui sont dans le même état que lui. L'enjeu était qu'il y a une résistance à un totalitarisme de plus en plus fort, qui cherche d'abord à hypnotiser les consciences, puis à bloquer par tous les moyens ceux qui ne sont pas tombés dans son filet.

 

Durant tous ces mois , en particulier les derniers, il a été douloureux, parfois à la limite de l'endurance, de devoir suivre la presse et la télévision françaises pendant des heures, dans une répétition incessante martelant des mensonges et des demi-vérités; des principes évidents réduits à des opinions, et des opinions fausses ou contestables élevées au rang de vérités indiscutables; rites sacrificiels (d'intelligence et de bon sens, ainsi que de la vie humaine) accomplis en l'honneur des nouveaux dieux: Science, Technique, Progrès, Liberté.

 

Pourtant, il y a un peuple, le peuple de Dieu qui résiste, qui se bat. Mais c'est maintenant un peuple sans pasteurs, ou presque. C'est triste, c'est douloureux, mais il faut avoir le courage de le dire. Sur les places, dans les journaux, dans des actions concrètes, les grands absents étaient: les bergers. Lorsqu'il y eut le cas d'Alfie - face à l'intolérable absence de l'épiscopat anglais, il ne fut que le moment opportun pour renvoyer le seul prêtre (italien) qui remplissait son devoir - le Saint-Siège tenta au moins de jouer la carte de l'hôpital de l'Enfant Jésus, avec Vincent pratiquement rien. Quelques interventions timides de quelques évêques français, puis reviennent en ordre dans leur silence, tandis que Vincent fait face à son destin.

 

De Rome, c'est dommage. Un bref appel l'année dernière, lorsque le pape François, se retrouvant devant un père désespéré qui le suppliait de dire quelque chose (Thomas, le père d'Alfie), s'est senti obligé de lancer un appel, aussi pour Vincent. Puis un long silence, jusqu'au 21 mai dernier, avec un court tweet et une déclaration commune du Dicastère pour les laïcs, de la famille et de la vie et de l'Académie pontificale pour la vie. Ici aussi, un devoir de rappeler quelques principes généraux, qui ont depuis longtemps expiré. Comme si, à la 94e minute, sous deux buts, il avait été décidé de remplacer un défenseur par un autre, afin de ne pas rompre l'équilibre de l'équipe.

 

 

Et puis hier et aujourd'hui. Deux autres tweets du pape: le premier, qui ne mentionne même pas Vincent, le second de condoléances; et enfin une intervention de Mgr Paglia sur la famille chrétienne, pour faire perdre patience à un saint.

 

Les gens y mettent leur visage, prennent des risques et paient en personne, pour défendre la vie, la famille, les droits de Dieu, tandis que les bergers se cachent derrière un tweet ou un communiqué, juste assez pour marquer la bon de présence.

 

Il y a quelques années, en 2014, le pape François déclarait qu'il ne comprenait pas l'expression "valeurs non négociables" ; il expliquait que "les valeurs sont des valeurs et c'est tout, je ne peux pas dire qu'entre les doigts d'une main il y en a une moins utile que l'autre". En fait, il n'avait pas compris l'importance du concept, compte tenu de l'exemple donné, alors que nous avions bien compris que cette approche serait la fin de la présence active de l'Église pour enrayer la dictature de la pensée unique, qui allait d'abord affecter la vie et la famille. Et aujourd'hui, nous récoltons les fruits de cette "incompréhension". Ce silence presque total à propos d'un homme qui n'a pas été autorisé à atterrir dans d'autres structures, qui avait offert de l'accueillir, pour qui il n'y avait pas d'aide humanitaire pour fournir de la nourriture et de l'eau, n'est certainement pas réconfortant.

 

 

Ainsi, nous sommes seuls : les bergers - ou du moins la plupart - ne nous aideront pas dans cette bataille contre la bête qui monte de la mer (cf. Ap 13). Le Ciel le sait et c'est pour cela qu'il a prévu une présence "extraordinaire" de la Très Sainte Vierge en ces temps ; et on peut voir son œuvre : le fruit est précisément ce peuple qui, spontanément, rassemblé par personne, et disposant de très peu de ressources, se bat et grandit.

 

Mais il faut aussi ajouter également une autre considération, au prix de paraître ingrat et catastrophique. Nous nous habituions malheureusement à l'absence des bergers. Mais maintenant, ils finissent aussi par nous dire que l'opposition n'est pas bonne, qu'il ne faut pas ériger de murs pour nous défendre, ni exaspérer les situations. En d'autres termes : il ne suffit plus que nous soyons seuls sur le champ de bataille, tandis que les généraux partagent volontiers la table avec ceux qui nous tuent ; ils nous ordonnent également maintenant de déposer nos armes et de sortir des tranchées avec de beaux bouquets de fleurs pour ceux qui sont là avec la mitrailleuse à plat ; les nouveaux maîtres mots sont : lisser les conflits, discuter de la complexité des situations, apprendre qu'il n'y a jamais de bon choix ni de mauvais, mais de nombreux choix, tous motivés et partiels. Version ecclésiastique de "fais l'amour et ne pas fais pas la guerre". Nous devons nous préparer : ces pasteurs feront tout pour nous convaincre que nous sommes des paranoïaques qui voyons des ennemis partout, des bellicistes qui n'ont pas compris le bonheur des artisans de paix.

 

"En tant que moraliste, le Christ a divisé les hommes en fonction du bien et du mal, tandis que Je les unirai avec les bénéfices qui sont également nécessaires pour le bien et pour le mal. Je serai le vrai représentant de ce Dieu qui fait lever son soleil et pour le bien et pour le mal et distribue la pluie sur les justes et les injustes. Christ a apporté l'épée, j'apporterai la paix. Il a menacé la terre du terrible Jugement dernier. Mais le dernier juge sera moi et mon jugement ne sera pas seulement un jugement de justice, mais aussi un jugement de clémence. Il y aura aussi une justice dans mon jugement, mais pas la justice compensatoire, mais la justice distributive". Telle était, selon Soloviev, la logique de l'Antéchrist: que nos pasteurs en soient devenus les précurseurs et les prophètes?

***

LE VENT DE PAGLIA

Devrions-nous rester silencieux pendant qu'ils tuent un homme?

 

SourceDovevamo tacere mentre uccidevano un uomo? Apostatisidiventa.blogspot, 12-07-2019 

 

Mgr Paglia parle de "conflit exagéré" et de "controverse épuisante". Mais qu'est-ce que les parents de Vincent auraient dû faire? Regarder pendant que leur enfant était tué pour ne pas blesser la mauvaise conscience des juges, des médecins et des membres de la famille qui voulaient sa mort? Une réponse au commentaire inconcevable du président de l'Académie pontificale pour la vie.

 

Vincenzo Paglia

 

par Sabino Paciolla

 

Vincent Lambert est mort.

C’était un homme gravement handicapé, mais qui avait des réflexes de réponse quand il était appelé. On l'a fait mourir de faim et de soif à la demande de membres de sa famille, de médecins et de tribunaux de l’État français, mais pas des parents, frère et soeur qui, au contraire, le voulaient vivant et auraient aimé continuer à prendre prenez soin de lui, comme ils l'ont toujours fait.

Repose en paix. Que le Seigneur lui souhaite la bienvenue au ciel.

Quelques heures avant d’avoir entendu parler de la mort de Lambert, j’avais lu un article dans lequel Mgr. Vincenzo Paglia a écrit hier dans l'hebdomadaire Famiglia Cristiana. Mgr Paglia est, par la volonté du pape François, président de l'Académie pontificale pour la vie et grand chancelier de l'Institut pontifical Jean-Paul II.

Je ne sais pas comment définir cet article. Je laisse aux lecteurs faire son jugement.

Face à cette image dramatique, qui se termine avec la tragédie d’aujourd'hui, on pouvait s’attendre à ce que le pasteur de l’Église catholique parle de père, comme une référence au caractère sacré de la vie, un clin d'œil à la crainte de Dieu ou à son jugement, qui un jour nous ferons tous face. Mais non.

Voici quelques-uns des passages que Mgr. Vincenzo Paglia a écrit (dans Famiglia Cristiana. Ndlr.):

 

[Lire aussi : les commentaires de Jeanne Smits sur Gloria.tv et sur son blog: "les DÉPLORABLES DÉCLARATIONS de Mgr VINCENZO PAGLIA de l'Académie pontificale pour la vie (sic). "La question éthique est dès lors imbriquée dans la sphère juridique. L’utilisation de moyens judiciaires a rendu le conflit plus rigide et l’a exacerbé."  Vous avez bien lu : les coupables sont ceux qui ont choisi les moyens judiciaires. A savoir, au départ, Viviane et Pierre Lambert qui ont été mis en 2013 devant le fait accompli de l'arrêt de l'alimentation et de l'essentiel de l'hydratation de leur fils cérébrolésé. Insupportable !"]

 

"Procédure judiciaire faisant autorité"

"La recherche effrénée d'ordres répétés et de contre-ordres par des assemblées juridiques faisant autorité indique clairement la difficulté de la situation."

 

"Traitement délicat d'un jugement éthique"

«Plusieurs niveaux s'entremêlent: familial, médical, juridique, politique, communicatif. Tout cela rend l’élaboration d’un jugement éthique très délicate, car les informations cliniques sont très complexes et ne sont pas directement accessibles dans tous leurs détails."

 

"Ne pas avoir la compétence de s'exprimer"

"La Conférence épiscopale française a pour sa part souligné qu'elle n'était pas compétente pour s'exprimer sur le cas d'espèce, (...) Elle s'est donc limitée à quelques considérations générales, sans prétendre entrer dans l'évaluation du cas concret",

 

"Conflit exaspéré"

 

"La question éthique est alors intimement liée à la sphère juridique. Le recours à une procédure judiciaire a rendu le conflit plus dur et l'a exaspéré."

 

"Longue et épuisante controverse"

"Mais dans cette controverse longue et épuisante, l'opposition a envahi la sphère publique, avec une large couverture médiatique, prenant l'apparence d'une bataille entre ceux qui sont favorables et ceux qui sont contre l'euthanasie."

 

"Cohabitation sociale"

Tout d'abord, les évêques ont clairement réaffirmé la négativité de cette pratique. Ils ont également rappelé l'importance de l'attention accordée aux plus faibles dans la construction de la coexistence sociale. (Comme si le problème principal était la "coexistence sociale" et non l'affirmation du caractère sacré de la vie, un don de Dieu, duquel découle une coexistence sociale ordonnée.)

 

"En quête de réconciliation plutôt que de controverse"

"Face à ces déchirures dramatiques, il faut avant tout adopter une attitude de recueillement et de prière réciproques, afin de trouver des moyens de communication favorisant la réconciliation plutôt que la controverse, au niveau familial et social."

 

"Chercher un accord possible plus large"

"Nous devons également éviter de confier la solution uniquement à un geste technique ou juridique pour rechercher ensemble un accord possible plus large."

 

"Réveillez des expressions symboliques qui offrent des raisons de vivre"

"Il s'agit de réveiller les forces que la culture a toujours mobilisées dans l'histoire de l'humanité, dans toutes ses expressions symboliques, de l'artistique au religieux, en offrant des raisons de vivre."

 

Le dernier paragraphe me semble une expression très curieuse si l’on considère qu’il a été prononcé par un haut prélat de l’Église catholique.

Une personne simple pourrait observer que si Mgr. Paglia trouve tout cela si compliqué, si pour lui, "les informations cliniques sont très complexes et ne sont pas directement accessibles dans tous leurs détails", peut-être aurait-il été le cas de déposer le stylo en tant que président de l'Académie pontificale pour la vie et de rester silencieux.

Pour nous, cependant, la situation de Vincent Lambert, avant le début du processus qui a conduit à sa mort, ne laissait aucun doute: il était vivant! Jusqu'au "début du protocole d'euthanasie, il y a dix jours, il était cliniquement stable et pas du tout en train de mourir", a souligné Don Roberto Colombo, professeur à la Faculté de médecine et de chirurgie de l'Université catholique du Sacré-Cœur et membre ordinaire du Pontifical Académie pour la vie.

 

Quoi que son acte de décès indique, Vincent Lambert n'est pas décédé de causes naturelles, ni de son handicap grave ni de ses dommages au cerveau. Sa mort a été délibérément causée par une décision médicale de le priver de nourriture et de liquides décision approuvée, ou facilitée par les plus hautes juridictions françaises et par la Cour européenne des droits de l'homme.

Par conséquent, pour nous, simples croyants, non habitués aux "technicités", aux "peintures complexes", aux "assises juridiques faisant autorité", aux "élaborations délicates d’un jugement éthique", aux "expressions symboliques" qui nous donnent les raisons de vivre ( sic !!!), sur lequel aime parler Mgr. Paglia, nous aimons les mots simples de saint Jean-Paul II:

"Rien ni personne ne peut autoriser le meurtre d'un être humain innocent, fœtus ou embryon, enfant ou adulte, âgé, malade ou mourant. En outre, personne ne peut demander ce geste meurtrier pour lui-même ou un autre mandaté par ses responsabilités, ni y consentir explicitement ou implicitement. Aucune autorité ne peut légitimement l'imposer ou le permettre "[Jean Paul II, Enc. Lettre Evangelium Vitae 57, 5]

Cependant, beaucoup continuent de penser que Mgr. Vincenzo Paglia est "inapte", incompétent, en tant que président de l'Académie pontificale pour la vie.

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11 juillet 2019 4 11 /07 /juillet /2019 15:20
Michel Houellebecq : « Vincent Lambert, mort pour l’exemple »

Michel Houellebecq : « Vincent Lambert, mort pour l’exemple »

TRIBUNE

Michel Houellebecq

 

écrivain

 

Pour l’écrivain, rien ne justifiait l’arrêt des soins de l’ex-infirmier, mort jeudi après onze ans d’état végétatif. Vincent Lambert aurait été victime d’une surmédiatisation et d’une forme d’ingérence de l’Etat.

 

 

[Cette tribune a été écrite avant le décès de Vincent Lambert, annoncé par sa famille jeudi 11 juillet]

 

Ainsi, l’Etat français a réussi à faire ce à quoi s’acharnait, depuis des années, la plus grande partie de sa famille : tuer Vincent Lambert. J’avoue que lorsque la ministre « des solidarités et de la santé » (j’aime bien, en l’occurrence, les solidarités) s’est pourvue en cassation, j’en suis resté sidéré. J’étais persuadé que le gouvernement, dans cette affaire, resterait neutre. Après tout, Emmanuel Macron avait déclaré, peu de temps auparavant, qu’il ne souhaitait surtout pas s’en mêler ; je pensais, bêtement, que ses ministres seraient sur la même ligne.

 

J’aurais dû me méfier d’Agnès Buzyn. Je m’en méfiais un peu, à vrai dire, depuis que je l’avais entendu déclarer que la conclusion à tirer de ces tristes événements, c’est qu’il ne fallait pas oublier de rédiger ses directives anticipées (elle en parlait vraiment comme on rappelle un devoir à faire à ses enfants ; elle n’a même pas précisé dans quel sens devaient aller les directives, tant ça lui paraissait aller de soi).

 

Vincent Lambert n’avait rédigé aucune directive. Circonstance aggravante, il était infirmier. Il aurait dû savoir, mieux que tout autre, que l’hôpital public avait autre chose à foutre que de maintenir en vie des handicapés (aimablement requalifiés de « légumes »). L’hôpital public est sur-char-gé, s’il commence à y avoir trop de Vincent Lambert ça va coûter un pognon de dingue (on se demande pourquoi d’ailleurs : une sonde pour l’eau, une autre pour les aliments, ça ne paraît pas mettre en œuvre une technologie considérable, ça peut même se faire à domicile, c’est ce qui se pratique le plus souvent, et c’est ce que demandaient, à cor et à cri, ses parents).

 

Vincent Lambert vivait dans un état mental particulier

Mais non, en l’occurrence, le CHU de Reims n’a pas relâché sa proie, ce qui peut surprendre. Vincent Lambert n’était nullement en proie à des souffrances insoutenables, il n’était en proie à aucune souffrance du tout. Il n’était même pas en fin de vie. Il vivait dans un état mental particulier, dont le plus honnête serait de dire qu’on ne connaît à peu près rien.

Il n’était pas en état de communiquer avec son entourage, ou très peu (ce qui n’a rien de franchement original ; cela se produit, pour chacun d’entre nous, à peu près toutes les nuits). Cet état (chose plus rare) semblait irréversible. J’écris « semblait » parce que j’ai rencontré pas mal de médecins, pour moi ou pour d’autres personnes (dont plusieurs agonisants) ; jamais, à aucun moment, un médecin ne m’a affirmé qu’il était certain, à 100 % certain, de ce qui allait se produire. Cela arrive peut-être ; il arrive peut-être aussi que tous les médecins consultés, sans exception, formulent un pronostic identique ; mais je n’ai jamais rencontré le cas.

 

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11 juillet 2019 4 11 /07 /juillet /2019 14:57
Décès de Vincent Lambert: Le Pape prie "pour les malades (...) qu'on laisse mourir"

Décès de Vincent Lambert: Le Pape prie «pour les malades (...) qu'on laisse mourir»

 

Vincent Lambert est décédé ce jeudi matin. Les soins, l'alimentation et l'hydratation ont été arrêtés le 2 juillet. Sur Twitter, le Pape François a affirmé hier qu'une société était humaine si elle protégeait chaque vie, sans choisir qui était digne ou non de la vivre.

 

Sergio Centofanti - Cité du Vatican

 

Le Pape a publié hier un nouveau tweet sur le compte @Pontifex en neuf langues: « Prions pour les malades abandonnés et qu'on laisse mourir. Une société est humaine si elle protège la vie, chaque vie, de son commencement à sa fin naturelle, sans choisir qui est digne ou non de vivre. Les médecins devraient servir la vie, et non l'ôter».

 

Ce nouveau tweet du Pape paraît alors que Vincent Lambert est décédé ce jeudi matin. L'infirmier français de 42 ans, dans un état végétatif ou de conscience minimale après un accident de la route en 2008, était hospitalisé au CHU de Reims. Le 2 juillet dernier, les médecins ont de nouveau suspendu l'approvisionnement en nourriture son l'hydratation après une longue bataille juridique qui a pris, au fil du temps, une dimension internationale.

 

Paris rejette la demande de l'ONU

La France a finalement décidé de ne pas tenir compte de l'appel du Comité de l'ONU pour les droits des personnes handicapées, qui avait demandé un délai de six mois pour examiner l'affaire.

 

La Convention des Nations Unies relative aux droits des personnes handicapées - ratifiée par Paris, mais non contraignante pour le gouvernement français - stipule en effet dans son article 25 la nécessité de «prendre toutes les mesures appropriées pour leur assurer l’accès à des services de santé (...), y compris des services de réadaptation» et «empêchant tout refus discriminatoire de fournir des soins ou services médicaux ou des aliments ou des liquides en raison d’un handicap».

 

Une douleur non respectée

Les parents de Vincent accusent: ils tuent une personne handicapée qui n'est pas mourante. C'est un cas d'euthanasie. Or, l'euthanasie est interdite en France. La douleur des parents, qui assistent à la mort programmée de leur fils, est rendue d'autant plus amère par les critiques, ou les insultes, de la part de certains secteurs qui disqualifient leur chagrin en les traitant de «catholiques intégristes».

 

Ne pas céder pas à la culture du déchet

Le 20 mai dernier, lorsque les médecins avaient commencé à interrompre l'alimentation et l'hydratation de Vincent Lambert, avant de les rétablir suite à la décision de la Cour d'appel, le Pape avait tweeté: «Prions pour ceux qui vivent dans un état de grave infirmité. Protégeons toujours la vie, don de Dieu, du commencement à sa fin naturelle. Ne cédons pas à la culture du déchet».

 

Chaque patient doit être traité avec un grand respect pour la vie

L'année dernière, François avait lancé deux appels publics en faveur de Vincent Lambert, citant explicitement son nom, un cas rare pour des appels pontificaux de ce type. Le Pape avait fait le rapprochement avec l'affaire du petit Alfie Evans. Le 15 avril 2018, à l'occasion de la prière du Regina Coeli, il disait: «Je confie à votre prière les personnes, comme Vincent Lambert, en France, le petit Alfie Evans, en Angleterre, et d'autres dans différents pays, qui vivent, parfois longtemps, dans un état de grave infirmité, médicalement assistés pour leurs besoins essentiels. Ce sont des situations délicates, très douloureuses et complexes. Nous prions pour que chaque patient soit toujours respecté dans sa dignité et traité d'une manière adaptée à son état, avec la contribution concertée des membres de sa famille, des médecins et des autres personnels de santé, dans le plus grand respect de la vie».

 

Dieu est le seul maître de la vie

Trois jours plus tard, à l'issue de l'audience générale du 18 avril 2018, le Pape lançait un nouvel appel: «J'attire encore une fois votre attention sur Vincent Lambert et le petit Alfie Evans, et je voudrais réitérer et confirmer fortement que Dieu est le seul maître de la vie, de son commencement à sa fin naturelle ! Et notre devoir est de tout faire pour protéger la vie».

 

Une défaite pour tous

Dans le sillage de ses prédécesseurs, le Pape François a toujours eu des paroles claires sur le respect de la vie à 360 degrés. Le 5 juin dernier, adressant ses pensées et ses prières à Noa Pothoven, la jeune Néerlandaise de dix-sept ans qui a choisi de mourir accompagnée de médecins spécialisés pour son suicide assisté, déclarait dans un autre tweet: «L'euthanasie et le suicide assisté sont une défaite pour tous. La réponse à laquelle nous sommes appelés est de ne jamais abandonner ceux qui souffrent, de ne pas se rendre, mais de prendre soin et d'aimer pour redonner espoir».

 

Le Saint-Siège: nourrir et hydrater une personne malade est un devoir incontournable

Rappelons aussi la déclaration conjointe à ce sujet, préparée par le Cardinal Kevin Farrell, Préfet du Dicastère pour les Laïcs, la Famille et la Vie, et par Monseigneur Vincenzo Paglia, Président de l'Académie Pontificale pour la Vie, dans laquelle ils soulignent «la grave violation de la dignité de la personne, que l'interruption de l'alimentation et de l'hydratation implique», contestant la décision des médecins de Reims qui qualifiaient d'obstination "irrationnelle" la volonté de garder Vincent en vie: «L'état végétatif, en effet, est assurément un état pathologique grave, qui ne compromet en rien la dignité des personnes qui se trouvent dans ces conditions, ni leurs droits fondamentaux à la vie et aux soins, entendus comme la continuité de l'assistance humanitaire fondamentale. L'alimentation et l'hydratation constituent une forme de soins essentiels toujours proportionnés au maintien en vie : nourrir une personne malade n'est jamais une forme d'obstination thérapeutique déraisonnable, tant que le corps de la personne est capable d'absorber une alimentation et une hydratation, sauf si cela provoque une souffrance intolérable ou nuisible pour le patient. La suspension de ces traitements représente plutôt une forme d'abandon du patient, fondée sur un jugement impitoyable sur sa qualité de vie. C'est l'expression d'une culture du déchet qui sélectionne les personnes les plus fragiles et sans défense, sans en reconnaître le caractère unique et la valeur immense. La continuité de l'assistance est un devoir incontournable».

 

Source: Vatican News

Add. Une défaite pour notre humanité

Décès de Vincent Lambert: Le Pape prie "pour les malades (...) qu'on laisse mourir"

Mort de Vincent Lambert: «chaque vie a de la valeur», dit le Pape

 

«Que Dieu le Père accueille dans ses bras Vincent Lambert. Ne construisons pas une civilisation qui élimine les personnes dont nous considérons que la vie n'est plus digne d'être vécue: chaque vie a de la valeur, toujours», a écrit le souverain pontife dans un tweet en faisant référence à la mort de Vincent Lambert.

 

«Nous avons appris avec douleur la nouvelle de la mort de Vincent Lambert», avait déjà réagi plus tôt le Vatican dans un communiqué. «Nous exprimons notre proximité avec ses proches et avec tous ceux qui, jusqu'au bout, l'ont assisté avec amour et dévouement». Sur les réseaux sociaux, l'Académie pontificale pour la vie a jugé pour sa part que «la mort de Vincent Lambert et son histoire sont une défaite pour notre humanité».

 

Source : Le Figaro, publié à 17h43

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11 juillet 2019 4 11 /07 /juillet /2019 13:06

Le professeur Xavier Ducrocq, chef du service de neurologie du CHR de Metz-Thionville, a rétabli le 2 juillet dernier la vérité médicale sur le cas Vincent Lambert : l'homme, dont l'euthanasie a débuté mardi 2 juillet au matin, n'était pas "en fin de vie" ou en situation d'obstination déraisonnable. Son cas était stable. "Arrêter ses traitements", a simplement été le laisser mourir de faim et de soif. (Source )

Inquiétudes après la mise à mort de Vincent Lambert

Vincent Lambert est mort ce matin (Source Le Figaro). Qu'il repose en paix.

 

Le 28 juin, la Cour de cassation statua qu'une juridiction inférieure n'avait pas la compétence légale pour ordonner la réinsertion de ses sondes d'alimentation. Le 2 juillet, des médecins informèrent la famille de Lambert par courrier électronique qu'ils allaient arrêter de le nourrir et de l'hydrater.

 

La peine capitale et la torture viennent d'être rétablies en France, suite à une décision de "justice", Vincent Lambert a été mis à mort pour aucun crime, si ce n'est d'être dans un handicap lourd, mais stable. La méthode d'exécution aura été la privation d'eau et de nourriture jusqu'à ce que mort s'ensuive.

 

Le CHU de Reims a entériné sa "solution" avant que le CDPH de l'ONU ne se prononce. Il n'y avait pourtant pas d'urgence à ce que l'alimentation et l'hydratation de Vincent Lambert soient interrompues, et cela que l'on considère qu'il n'était plus qu'un corps sans conscience ou non... Ce que personne ne pouvait dire.

 

Ce qui est difficilement compréhensible et explicable, c'est que depuis 2011 où Vincent Lambert était au CHU de Reims, il n'ait jamais été tenté de le transférer dans un centre spécialisé pour qu'il puisse être apprécié si des soins (au-delà de l'alimentation et de l'hydratation) pouvaient lui faire faire des progrès. Au cours de toutes ces années, et alors que les parents de Vincent Lambert ont demandé plusieurs fois son transfert et que sept centres avaient répondu favorablement à son accueil, cela ne leur fut jamais accordé. Pourquoi ? Quelle pouvait être la volonté qui cherchait à maintenir de force Vincent Lambert au CHU de Reims ? Son transfert dans un des sept centres qui ont répondu favorablement pour l'accueillir aurait pu être essayé. Cela aurait pu donner un élément supplémentaire pour décider... 

 

Prétendre que Vincent Lambert était "en état végétatif" et "sous sédation profonde" durant les neuf jours de son agonie, et qu''il ne ressentait donc pas la privation de nourriture et d'eau est pure supposition. Aucun neurochirurgien, aucune personne qualifiée, personne ne peut dire que Vincent ne souffrait pas pendant les neuf jours de la mise à mort, personne ne peut dire non plus s'il n'était pas capable d'entendre ce qu'on lui disait. Personne jusqu'à preuve du contraire n'est revenu d'une sédation profonde pour nous dire qu'il ne ressentait rien d'avoir été privé d'eau et d'alimentation pendant neuf jours.

 

Les médecins doivent soulager les douleurs, soigner et guérir quand cela est possible. Or dans le cas de la mise à mort de Vincent Lambert par arrêt de l'alimentation et de l'hydratation, l'absence d'hydratation et d'alimentation des reins a provoqué un arrêt cardiaque. Conclusion : la nutrition-hydratation artificielle constitue désormais aujourd'hui, sur le plan médical, une "obstination déraisonnable" (termes de loi Leonetti de 2005). Une personne très sévèrement handicapée, mais qui serait pourtant en état stable dans son handicap, constitue dorénavant une situation de "fin de vie"... Chacun jugera. Il s'agit d'un signal très inquiétant envoyé aux personnes en situation de handicap, et leurs proches. C'est une remise en cause dramatique du serment d'Hippocrate, faisant du respect de la dignité de tout être humain, des plus vulnérables en particulier, un socle infrangible.

 

Dans les hôpitaux, les maisons de retraite, les cas stables, similaires à celui de Vincent Lambert mais qui nécessitent une aide pour s'alimenter, se laver ou s'habiller seuls, sont très nombreux. Une société qui en arrive à éliminer ces personnes est-elle digne ? Triste jour pour notre civilisation. L'eugénisme est en marche (avortement, euthanasie, suppression des soins pour des personnes malades mais en état stable...) 

 

« Nous voudrions rappeler à nos concitoyens que devenir dépendant des autres pour des soins ou pour les actes de la vie ordinaire ne signifie pas perdre sa dignité », ont tenu à rappeler les responsables religieux rémois dont le rabbin Amar, l’imam Aomar Bendaoud et l’archevêque Eric de Moulins-Beaufort, dans une déclaration commune. Soulignant que la situation de Vincent Lambert « était singulière » et que « les décisions prises à son sujet ne peuvent donc être transposées telles quelles à des cas apparemment analogues », ils ont rappelé que « croyants en la vie éternelle, nous affirmons que la vie humaine est bien plus que la vie corporelle mais se joue pourtant dans la condition corporelle ». (Source)

 

Dans cette affaire, ce sont les croyances franc-maçonniques qu'on impose à la société. Ce ne sont pas les croyances chrétiennes, musulmanes ou juives.

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11 juillet 2019 4 11 /07 /juillet /2019 09:46

Alors que Vincent Lambert est mis à mort, (Add. Après une agonie de neuf jours, nous apprenons en cours de rédaction de cet article la mort de Vincent Lambert ce matin par une dépêche Afp Le Figaro publiée à 9h17. Il y a une vie après la vie, douce, paisible, où l'on ne manque de rien. Que Vincent Lambert repose en paix auprès du Seigneur. NdCR.), Véronique Lévy "déclare la guerre" aux oligarques sur sa chaine youtube Ave Maria. Avec des mots très forts empruntés des Psaumes de David, elle lance : "Messieurs, mesdames les oligarques, je ne me résignerai pas à votre archaïsme nommé modernité". 

 

Extrait du texte :

 

"Vous avez prémédité la mort de l'innocent. Vous, président, juges, ministres, docteurs et procureurs de la république et vous savez ce que vous faites.

"[...] Vous, messieurs, mesdames les oligarques, je ne me résignerai pas à votre archaïsme nommé modernité, à cette barbarie des négociateurs de la mort, à vos rites sacrificatoires, à votre propagande désinformant le peuple, mémoire de la patrie. Vous en avez fait une masse informe et uniforme. Uniformité cosmopolite qui est une dictature aseptisée, rampante et invisible enserrant l'Homme au fatum des séries, des chiffres, des labels.

"Je prie pour ceux que vous avez berné, que vous bernez encore... J'articule consciencieusement, lentement, violemment, dans un cri glacial, dans un cri muet : je ne vous oublierai pas et vous aurez ma "haine"! Je vous le dis en face: écoutez bien : l'implacable amour est "haine" se déliant de vos liens, de toute tolérance avec Satan, ses suppôts et ses pompes.

"Ma prière sera "haine" de vos abjections, de vos abominations que je sabrerai, tel l'oeil et le bras arrachés dont nous parle Jésus car, mieux vaut vivre manchot et borgne dans le Royaume que dans l'illusion de votre labyrinthe constitutionnel où la vie n'est ni vertu, ni valeur mais monnaie d'échange sur le marché du gène où la spéculation fait loi :

"Pardonner n'est pas dénier, ni consentir... Pardonner c'est aimer et l'Amour fait la guerre! Je vous déclare ma haine, pour vous briser le coeur... Je vous déclare la Guerre pour l'amour de Vincent, pour l'amour des petits, pour l'amour de ce Dieu crucifié à votre silence et pour l'amour de vous, qui en survit, créé pour Lui pourtant, icône de Sa Miséricorde. Vous n'aurez pas la peau de l'homme, son coeur, c'est l'éternel des Armées sur la Croix de vos vices. 

"Les païens m'ont tous entouré, au nom de Dieu je les sabre; Ils m'ont entouré, enserré, au nom de Dieu je les sabre; ils m'ont entouré comme des guêpes, ils ont flambé comme feux de ronce, au nom de Dieu je les sabre; On m'a poussé, poussé pour m'abattre, mais Dieu me vient en aide. Ma force et mon chant c'est l'Eternel; il fut pour moi le salut." Psaume 118 (117) 

"Faire de la vie une valeur suprême remettrait en cause la loi Léonetti et le droit à l’IVG."François Molins.

"Pardonner n'est pas dénier; ni consentir ... Pardonner c'est aimer et l'Amour fait la guerre!Je vous déclare ma haine, pour vous briser le coeur... Je vous déclare la Guerre pour l'amour de Vincent, pour l'amour des petits , pour l'amour de ce Dieu crucifié à votre silence.

 

"Votre silence de morts. " Je sais que tu passes pour être vivant, et tu es mort."(Ap 3-1)

 

"Et pour l'amour de vous, de ce qui en survit, créé pour Lui, icône de Sa Miséricorde. Vous n'aurez pas la peau de l'Homme... son Coeur c'est l'Eternel désarmé sur la croix de vos vices."

 

Vidéo: TEXTE et voix de Véronique Lévy, auteur de "JESUS-CHRIST OU LES ROBOTS" (Ed du Cerf).

Véronique Lévy est la petite soeur de BHL. Elle a embrassé la Foi catholique et a été baptisée le 7 avril 2012 à l'église saint Gervais par le Père Pierre-Marie Delfieux. Elle a raconté sa conversion au christianisme, il y a trois ans, dans Montre-moi ton visage. Elle revient avec un journal de bord, « Jésus-Christ ou les robots », un ouvrage d'adoration et de combat. "Un traité de révolution mystique" (JF Colosimo).

Mise à mort de Vincent Lambert : Véronique Lévy "déclare la Guerre" aux oligarques : "je ne me résignerai pas à votre archaïsme nommé modernité"
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11 juillet 2019 4 11 /07 /juillet /2019 07:42

L'effondrement du niveau scolaire en France "vient de très loin et nous atteignons sans doute là le point limite et l'aboutissement logique des politiques éducatives qui ont été décidées et appliquées depuis des décennies."

Entre « professeurs formatés idéologiquement » et « niveau scolaire abyssal », Anne-Sophie Nogaret dépeint à Sputnik une situation catastrophique pour l’Éducation nationale. Professeure de philosophie et auteure du livre-choc « Du mammouth au Titanic, la déséducation nationale », elle lance un cri d’alarme, à l’heure où le Bac 2019 a tout d’un fiasco.

 

Extrait :

 

"René Chiche, qui est également professeur de philosophie a témoigné de son désarroi au Figaro : 'ce qu’on constate de plus en plus fréquemment depuis quelques années, et que je n’avais pour ma part jamais observé dans de telles proportions, ce sont des lots entiers de copies parfaitement indigentes à tout point de vue, dont il est difficile de distinguer la forme du fond parce qu’elles sont écrites en un charabia qui emprunte vaguement au français comme à une langue étrangère..' (1)

Notes

 

(1) Baccalauréat: quand l’illettrisme s’invite dans les copies, Lre Figaro, Par Etienne Campion Mis à jour le 05/07/2019 à 07:20 Publié le 04/07/201

*** 

À comparer avec : L'école sous l'"Ancien Régime"

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11 juillet 2019 4 11 /07 /juillet /2019 07:39

Dans certaines provinces, les sujets du roi pouvait naître, vivre et mourir sans avoir directement affaire à l'État.

(Michel Antoine, Louis XV, Fayard, 1989

Sous "l'Ancien Régime", "le principe des libertés nationales était posé dans cette maxime fondamentale de l'État français : Lex fit consensu populi et constitutione regis. "Consentement de la nation et décret du prince", voilà l'antique formule du pouvoir législatif en France, depuis l'établissement de la monarchie." (Mgr Freppel, La Révolution française, Autour du centenaire de 1789, Paris: A. Roger et F. Chernoviz, 1889, p. 33.)

 

Le self-government rural ou la "démocratie" et des élections à la pluralité des voix dans chaque village était un usage courant. (Frantz FUNCK-BRENTANO, La Société sous l'Ancien Régime, Flammarion, Lagny 1934, p. 33-35.

 

Le parlement local était élu par la population locale.

 

Chaque grande ville élisait ses dirigeants, désignés parfois sous le terme d'échevin. (Pierre GAXOTTE, La Révolution française, Nouvelle édition établie par Jean Tulard, Éditions Complexe, Bruxelles 1988, p. 9-10.)

 

Mais, "dans certaines provinces, les sujets du roi pouvait naître, vivre et mourir sans avoir directement affaire à l’Etat." (Michel Antoine, Louis XV, Fayard, 1989).

 

"Description de cette image, [...], il en est un d'une valeur unique quand il s'agit de la vie populaire, ville ou campagne; nous l'avons déjà cité, le célèbre, trop célèbres par certains côtés, Rétif de la Bretonne (1734-1806). Paysan bourguignon, demeuré en relations avec les gens de son village, il décrit avec une plume fidèle la vie des siens.

 

L'un de ses livres, presque exclusivement consacré à la vie rurale, La Vie de mon père, est un chef d'œuvre. Parlant des deux villages de Sacy et de Nitry (département de l'Yonne), Rétif écrit :

'...Les habitants étaient possesseurs de leur finage, chacun cultivait ses terres, avait des bestiaux en proportion de ses fourrages et des engrais dont il avait besoin.'

 

Outre les propriétés particulières, chacun de ces villages (on disait communauté) possédait des communes (biens communaux) appartenant généralement à tous.

Mais laissons la parole à notre paysan :

'La petite paroisse de Sacy, dit Rétif, ayant des communes, elle se gouverne comme une famille.'

 

Chaque mot ici est à retenir :

'Tout s'y décide à la pluralité des voix, dans des assemblées qui se tiennent sur la place publique, les dimanches et fêtes au sortir de la messe, et qui sont indiquées par le son de la grosse cloche. C'est à ces assemblées qu'elle - la petite paroisse - nomme les syndics, les collecteurs pour la taille, les garde-finages pour la sûreté des terres ensemencées et des vignes, enfin les pâtres publics.'

 

C'était comme on le voit, le self-government rural dans son intégrité.

 

Notons que ce tableau de l'assemblée du village, donné par Rétif pour la Bourgogne, concorde, et jusque dans ses détails, avec celui que le cardinal Mathieu présentera pour la Lorraine d'après ses recherches dans les archives locales, avec le tableau que trace M. Jean Barruol pour la Provence et le Comtat-Venaissin, avec le tableau que donne Emile Cheysson de la vie rurale dans nos provinces du Sud-Ouest.

 

'Quarante mille associations naturelles, écrit Albert Babeau, délibéraient sur leurs propres intérêts et choisissaient leurs agents.'

 

Et Jean Barruol (1898-1982 Ndlr.) en ses précieuses études sur La Vie rurale dans l'Ancienne France :

 

'1789 donnera aux habitants des campagnes des droits politiques souvent illusoires, qui ne remplaceront pas les libertés et privilèges de plus modeste allure, mais aussi plus pratiques, élaborés par l'expérience et les rapports millénaires du Prince, du Seigneur et des antiques souches paysannes.' (Frantz FUNCK-BRENTANO, La Société sous l'Ancien Régime, Flammarion, Lagny 1934, p. 33-35.)

 

 

... Et les documents d'archives, pièces inédites, ajoute M. Jean Barruol (La Vie rurale dans l'Ancienne France) confirment de tous points le tableau des ménages rustiques tracé par Rétif de la Bretonne et par Marmontel. (Frantz FUNCK-BRENTANO, ibid., p. 395.)

 

Une instruction plus développée qu'on ne le croit

 

"Quant à l'instruction, elle était beaucoup plus développée qu'on ne le croit généralement.

[D]ans La Vie de mon père, (de Rétif de la Bretonne 1734-1806 Ndlr.) encore, nous trouvons des détails précis sur l'école populaire des villages de sacy et de Nitry en Bourgogne.

M. T., receveur de l'enregistrement, à B... (Gironde), nous faisait l'honneur de nous écrire, écrit F. Funck-Brentano :

'En classant dernièrement de vieux papiers dans le Lot-et-Garonne, j'ai trouvé un document qui confirme votre opinion sur l'instruction primaire dans les campagnes sous l'Ancien Régime.

Il s'agit d'un cahier d'écolier de novembre 1686.' Ce dernier appartenait à une famille de laboureurs, c'est-à-dire de paysans. Ce qui au surplus, est remarquable, écrit M. T., c'est que cet écolier demeurait dans un coin du Lot-et-Garonne, à Lastraules, où, il y a une soixantaine d'années, il n'y avait encore aucun chemin pour s'y rendre, mais de simples pistes. Nous sommes en un modeste petit village comme perdu parmi ses cultures. ... Dans le corps du cahier on trouve diverses manières d'additionner, de soustraire, une table pour apprendre à bien multiplier, laquelle il faut savoir par coeur.

La réduction des monnaies y tient une grande place. Le tout est accompagné d'exemples et de problèmes.' J'appartiens à une très ancienne famille du Rouergue, poursuit notre correspondant, rapporte F. Funck-Brentano. Voilà un mois, je conduisais mon grand-père dans le petit cimetière d'un village près de Millau. Lorsque, dans la douloureuse nuit où nous veillions son corps inanimé, les premières lueurs de l'aube vinrent se mêler à la clarté vacillante des cierges, je demandai à mon père de me montrer les archives familiales. Une liasse de vieux papiers jaunis où revit une partit de ma race. Jamais encore je n'avais pu obtenir de mon grand-père de me les montrer. Parmi ces paysans, mes ancêtres, qui précédèrent la Révolution, tous sont doués d'une belle écriture, d'une phrase parfaitement correcte. ... Après la Révolution au contraire, vers 1840, je trouve un de mes pères complètement illettré, puis le père de mon grand-père écrit difficilement; mon grand-père aussi. Qu'est-ce à dire sinon que, sous l'Ancien Régime, l'instruction était très répandue. J'ai des testaments qui sont de vrais chefs-d'oeuvre de correction, de style et j'ajoute, de charité. Tous donnaient une part aux pauvres du village. Ne serait-ce pas la Révolution qui aurait fermé les écoles et ne donne-t-on pas à l'Ancien Régime une réputation d'ignorance et d'obscurantisme qui, en réalité, reviendrait à l'époque qui lui a succédé ?"

 

"Observations, explique F. Funck-Brentano, confirmées de la manière la plus précise par M. Lucien Noël dans le précieux ouvrage qu'il vient de publier, Montfermeil et sa région:

Ces institutions (assistance et instruction publiques) léguées à la Révolution par les gouvernements antérieurs, formaient un splendide patrimoine que les assemblées révolutionnaires paraissent ne pas avoir apprécié à sa valeur... Elles ne s'occupèrent de l'instruction primaire que pour l'amoindrir." (Frantz FUNCK-BRENTANO, La Société sous l'Ancien Régime, Flammarion, Lagny 1934, p. 46-48.)

 

Cliché le peuple d'illettrés

 

"...les livres scolaires, au lendemain des lois sur l'obligation scolaire (Lois scolaires Jules Ferry), endoctrinaient les enfants dès leurs jeune âge. Les manuels d'histoire accusaient, sans nuance et sans crainte du ridicule, l'Église médiévale d'avoir mis tout en oeuvre pour maintenir les hommes dans un état de totale inculture; tous disaient que, pour le clergé, "la diffusion des livres était le triomphe du diable". À les lire, s'imposait l'idée que l'Église avait "réservé jalousement pour ses moines, dans le mystère des cloîtres, des bribes de science qu'elle se garda bien de communiquer au grand public"... Ces responsables de l'enseignement, appliqués à forger des esprits, suivaient de très près leurs maîtres, Michelet surtout qui intitulait les chapitres de son Histoire de France, consacrés à l'Eglise: 'De la création d'un peuple de fous' ou encore 'La proscription de la nature'... Certains diraient qu'avant Jules Ferry rien n'avait été fait pour l'instruction du peuple! En tout cas, truisme constamment rappelé, aux temps 'médiévaux' (pourquoi pas 'moyenâgeux' ?) aucune école ni dans les villages, ni dans les divers quartiers des villes, si ce n'est pour quelques privilégiés... aussitôt destiné aux carrières ecclésiastiques.

 

"Or nous voici dans l'erreur la plus totale car toutes sortes de documents (archives comptables des municipalités et archives judiciaires, registres fiscaux) témoignent amplement, pour différents pays, de l'existence, outre le curé et ses assesseurs, de maîtres d'école de profession, régulièrement patentés et rémunérés.

 

"À Paris, en 1380, Guillaume de Salvadille, professeur de théologie au collège des Dix-Huit, chef des 'petites écoles' de la ville, réunit les directeurs de ces écoles où l'on apprenait aux enfants la lecture, l'écriture, le calcul et le catéchisme; sont présents vingt-deux 'maîtresses' et quarante et un 'maîtres', tous non-clercs, dont deux bacheliers en droit et sept maitres ès arts (J. Hillairet, L'Ile de la Cité, Paris 1969, p. 48.)" (Jacques HEERS, Le Moyen Age, une imposture, Vérités et Légendes, Perrin, Perrin Malesherbes 2001, p. 217-218).

 

Les libertés et l'égalité : des principes monarchiques millénaires dévoyés ou le bilan effroyable de la République 

 

"L'enseignement était obligatoire et gratuit" (F. Funck-Brentano, La Société sous l'Ancien Régime, Flammarion, Lagny 1934, p. 50) :

 

"Par les ordonnances du 15 avril 1695 et du 13 décembre 1698, Louis XIV déclare : 'Que les pères et mères ainsi que les tuteurs ou autres personnes chargées de l'éducation des enfants devront envoyer les enfants aux écoles jusqu'à quatorze ans.'

 

"Albert Babeau a noté qu'en Normandie il y avait, avant la Révolution, 94% de gens sachant lire et écrire; en Lorraine, 87%. 40.000 écoles gratuites avaient été construites pour une population sensiblement inférieures à celles de la France d'aujourd'hui.

 

"Au cours de son livre l'École sous la Révolution, V. Pierre constate qu'il y avait en 1789 des écoles dans chaque paroisse 'et presque dans chaque hameau'. (Frantz FUNCK-BRENTANO, ibid. p. 50-51.)

 

"[N]ous regretterions de ne pas terminer en citant un auteur qui ne sera pas taxé d'une tendresse excessive pour la France de l'ancien temps, ni d'hostilité aux réformes nouvelles: il s'agit de Voltaire. 'Je ne sais, dit l'auteur de Candide et du Siècle de Louis XIV, je ne sais comment il arrivé que, dans nos villages, où la terre est ingrate, les impôts lourds, la défense d'exporter le blé qu'on a semé intolérable, il n'y ait pourtant un colon qui n'ait un bon habit de drap, qui ne soit bien chaussé, bien nourri' (Voltaire cité in Frantz FUNCK-BRENTANO, ibid. p. 55), et nous ajouterons "bien instruit", comme on vient de le voir !" 

 

Source: Texte extrait de Les libertés et l'égalité : des principes monarchiques millénaires dévoyés ou le bilan effroyable de la République "française"

 

"Deux actes royaux, l'édit de 1695 et la déclaration du 13 décembre 1698, interviennent, qui portent obligation d'établir au moins une école élémentaire par paroisse. [...] Théoriquement 'l'école obligatoire date de Louis XIV et non de Jules Ferry.' (Jean de VIGUERIE, L'Institution des enfants. L'éducation en France, XVIe-XVIIIe siècle, Paris, 1978, in François BLUCHE, Louis XIV, Fayard, Paris 2002, p. 494.) 

 

***

 

Dans une conférence donnée au Centre d'Études et de Prospective sur la Science (CEP) à Issy-les-Moulineaux le 16 mars 2019, l'historienne Marion Sigaut a dressé l'état des lieux d'une évolution calamiteuse de l'école et de l'instruction en France depuis la Révolution. Extraits:

 

"Au siècle de Louis XIV et de Louis XV des écoles de village étaient prises en charge par les communautés des habitants. Les habitants achetaient ou construisaient ou louaient la maison d'école. Les parents apportaient une contribution pour leurs enfants et la communauté suppléait ceux qui ne pouvaient assumer la totalité. L'existence de ces écoles est attestée depuis le Moyen-Âge, c'est-à-dire que ce n'est pas une nouveauté du siècle de Louis XIV. Et à cette époque les curés choisissait des clercs pour faire la classe, mais au XVIe siècle, c'est-à-dire la fin du Moyen-Âge, ce que l'on appelle la 'Renaissance', un ambassadeur vénitien déclara qu'il n'y avait personne en France qui ne savait lire et écrire. C'est bien évidemment exagéré, mais c'est quand même éclairant sur l'impression que pouvait donner sur un voyageur étranger l'état des écoles en France. On disait que escoles et collèges étaient répandus par toutes les villes et villages du Royaume. Le clergé surveillait que les précepteurs ne demandaient pas de prix exagérés et que leurs enseignements soient bons. L'Église voulait aussi surveiller, je cite, la qualité des comédies, tragédies, dialogues ou colloques oraisons qu'on y représentait. Imaginez-vous la richesse de ce qu'on offrait aux écoles?

 

"Les guerres civiles (guerres de religion et Fronde) avaient dégradé le réseau des écoles primaires qui ne se relevèrent qu'au XVIIe siècle. Louis XIV, qui voulait éradiquer le protestantisme, encouragea le renouveau des petites écoles. Le 13 décembre 1698, Louis XIV décrète: 'Enjoignez à tous, pères, mères et tuteurs qui sont chargés de l'éducation des enfants et nommément de ceux dont les pères et mères ont fait profession de la religion prétendue réforme (c'est-à-dire le protestantisme) de les envoyer aux dites écoles et catéchismes jusqu'à l'âge de quatorze ans. C'est une façon (pour lutter contre le protestantisme) de déclarer l'école obligatoire.

 

"Louis XIV prescrit aux communautés, de s'imposer pour pourvoir à la subsistance des maîtres et des maîtresses et fixa leur salaire à cent cinquante livres par an pour les hommes et cent livres par an pour les femmes. Cette dépense devint obligatoire à partir de ce moment-là.

 

"En 1724, nous sommes sous Louis XV, un an après la fin de la Régence, une déclaration réitère les prescriptions de Louis XIV. Il est alors décidé de relever les noms des enfants qui ne vont pas à l'école et de faire poursuivre les parents pour les obliger de les envoyer à l'école, sachant que si c'est une question financière, la communauté pourvoira.

 

"Les curés sont enjoints par leur hiérarchie de prêcher l'école en chaire, l'école est indispensable à la jeunesse. Il les exhorte à ouvrir et à faire fonctionner des écoles ouvertes à tous, riches et pauvres.

 

"[...] Il est impensable qu'on impose aux parents un maître dont ils ne veulent pas. Ce sont les habitants qui fixent les honoraires du directeur d'école. Ce sont eux qui nomment le maître d'école en assemblée générale de village jusqu'à la Révolution... Et c'est là que cela va s'effondrer, je vous expliquerai comment.

 

"On peut faire appel à candidatures par voies ou d'affiches ou de journal dans la ville la plus proche.

 

"En ville, les candidats sont examinés par un curé ou les notables qui testent leurs connaissances devant un jury réunis dans l'église, et on les fait chanter, paraît-il aussi. Au village, on demande au curé ou au maître sortant de se charger de cet examen.

 

"Le village vote à haute-voix. C'est l'assemblée générale.

 

"La nomination fait l'objet d'un acte devant notaire. On a recruté un recteur d'école, on va passer un contrat, dont les termes sont débattus par les habitants. Il n'y a pas un contrat-type. Chaque village a décidé de son contrat avec son instituteur.

 

"L'école fonctionnait essentiellement en hiver. Le matin, la messe, c'est une école chrétienne, nous sommes en France. On apprend la lecture, l'écriture, et l'arithmétique, le calcul. Lire, écrire, compter. Et on apprend le latin. Et on fait copier des textes latins sur des pages blanches. Les élèves doivent savoir véritablement écrire. On leur fait copier des textes sur des pages. Et la demande est très forte de la part de la population du village d'apprendre à lire des vieux manuscrits, parce que dans les vieux textes qui sont conservés dans chaque paroisse, il y a les contrats passés avec le Seigneur, c'est-à-dire les droits de la communauté. Et quand on ne sait pas lire, on peut se faire avoir. Or, on apprend à lire à ces enfants, dans l'espoir qu'ils puissent se faire les défenseurs de la communauté en cas d'abus contre la communauté. Aujourd'hui on appellerait cela la paléographie (!), à l'époque on appelait cela savoir lire les anciennes chartes de la communauté.

 

"Le paiement des gages du recteur d'école était assuré par les parents qui payaient en fonction de leurs moyens. C'est l'Assemblée (du village) qui décidait qui paye quoi et combien. Aucune injonction ne venait de plus haut. Dans certains pays on pouvait payer en nature (oeufs, oies, pains, ce qu'on pouvait apporter au recteur d'école).

 

"De toutes façons le maître était payé la somme qui a été fixée par le roi. Le roi a fixé un salaire minimum. Le roi a voulu qu'on ne puisse pas mal payé les recteurs d'école.

 

"Or période scolaire, le maître se rendait utile à d'autres occupations qui étaient à sa portée. Il n'était plus payé mais il pouvait faire autre chose.

 

"Les instituteurs du doyenné étaient rassemblés une ou deux fois par an pour mise à niveau et instruction de leurs devoirs. Il était impensable qu'un instituteur ou qu'un recteur d'école fasse sa petite affaire de son côté sans mise à niveau et contrôles. Ils étaient interrogés par les évêques qui faisaient des tournées et interrogeaient aussi les enfants. C'est l'équivalent de l'Inspection d'Académie. S'il y avait des plaintes contre les directeurs d'école, on pouvait les révoquer. Les maisons d'école étaient soit données par les seigneurs, soit données par les curés, ou quelques personnes généreuses. Certaines étaient fournies par la fabrique, c'est-à-dire l'assemblée qui gère les biens de l'église. La majorité était l'affaire de la communauté et de ses seules ressources.

 

"[....] Donc l'éducation était l'affaire des parents, l'affaire de la religion et l'affaire de la communauté.

 

"Dans le département de l'Aube, en 1789, 72% des hommes savaient lire.

 

"À l'époque des Lumières, qui commence avec l'Encyclopédie à la fin des années 1740, on commence à entendre des récriminations contre la multiplicité des écoles publiques et gratuites qui nuisent à l'agriculture.

 

"[...] La critique contre la gratuité et le nombre d'école montre combien l'instruction était répandue dans le petit peuple. Les attaques sont conjuguées entre le mouvement des Lumières et les jansénistes. C'est un fait. On les retrouve la main dans la main dans tout ce qui a sapé l'autorité de l'Église et du roi, c'est-à-dire les jansénistes depuis qu'ils existent et les francs-maçons ou "Lumières", puisqu'on peut dire que c'est la même chose, depuis qu'ils existent également.

 

"Le janséniste La Chalotais, tombeur des jésuites (c'est lui qui a réussi à faire interdire les Jésuites, dont le rôle principal était l'éducation et l'instruction gratuite pour tous) publie en 1762 un Essai d'Éducation nationale. Écoutez ce qu'il dit : 'N'y a-t-il pas trop d'écrivains, trop d'Académies, trop de collèges ? Autrefois, il était difficile d'être savant faute de livres, maintenant la multitude des livres empêche de l'être. Il n'y a jamais autant d'étudiants dans le royaume où tout le monde se plaint de la dépopulation.' Plus les gens savent lire, moins ils font d'enfants ! Ah bon ?!... 'Le peuple même veut étudier. Des laboureurs, des artisans envoient leurs enfants dans les collèges des petites villes où il en coûte peu pour vivre. Parce que aux collèges des petites villes, les paysans pouvaient apporter leur nourriture à leurs enfants. En multipliant les collèges dans les petites villes, il y avait véritablement moyen d'apporter l'enseignement secondaire aux paysans. 'Quand ils ont fait de mauvaises études qui ne leur ont appris qu'à dédaigner la profession de leurs pères, ils se jettent dans les cloîtres (ce qui est une façon de dire qu'on ne devient clerc que quand on a raté : encore une calomnie !). Dans l'état ecclésiastique ils prennent des offices de justice et deviennent souvent des sujets nuisibles à la société. Les frères de la doctrine chrétienne qu'on appelle 'ignorantins' sont survenus pour achever de tout perdre, ils apprennent à lire et à écrire à des gens qui n'eussent dû apprendre qu'à dessiner et à manier le rabot et la lime, mais qui ne veulent plus le faire. Le bien de la société demande que les connaissances du peuple ne s'étendent pas plus loin que ses occupations. Tout homme qui voit au-delà de son triste métier ne s'en acquittera jamais avec courage et avec patience.' Si ce n'est pas de la haine du peuple, en tout cas c'est de la haine de l'éducation pour le peuple ! Clairement.

 

"Une des lettres de Voltaire du 4 mai 1762, concernant le texte de L'Essai sur l'Éducation nationale de La Chalotais est classée avec cette mention : 'Très belle lettre d'envoi de son ouvrage contre la constitution des Jésuites et le fanatisme qu'elle renferme et contre la barbarie de l'éducation française.' La 'barbarie' (!) : apprendre à lire et à compter aux enfants du peuple, c'est de la barbarie... Voltaire applaudit à tout rompre: 'Je vous remercie, écrit-il à La Chalotais, de proscrire l'étude chez les laboureurs. Moi qui cultive la terre (alors Voltaire qui cultive la terre, imaginons ! C'est l'époque où quand vous êtes propriétaire d'un terrain vous vous dites 'laboureur'), c'est cela la catastrophe, c'est que tous les bourgeois qui ont investi dans la terre prétendent parler pour l'agriculture; je vous présente requête pour avoir des manœuvres et non des clercs tonsurés. Il est à propos que le peuple soit guidé, mais non pas qu'il soit instruit : il n'est pas digne de l'être.' (Voltaire)

 

"En 1766, Voltaire écrit à son ami Damilaville: 'Je crois que nous ne nous entendons pas sur l'article du peuple que vous croyez digne d'être instruit. J'entends par peuple la populace qui n'a que ses bras pour vivre. Je doute que cet ordre de citoyens ait jamais le temps ni la capacité de s'instruire : il mourrait de faim avant de devenir philosophe. Il me paraît essentiel qu'il y ait des gueux ignorants. Si vous aviez comme moi une terre, si vous aviez des charrues, vous seriez de mon avis. Ce n'est pas le manœuvre qu'il faut instruire, c'est le bon bourgeois, c'est l'habitant des villes. Quand la populace se mêle de raisonner, tout est perdu.' (Voltaire)

 

"Savez-vous que Rousseau, Jean-Jacques - vous savez, celui qui a abandonné ses enfants qui a écrit un traité sur l'éducation (!) -, en 1761, il a écrit dans La Nouvelle Héloïse :  'N'instruisez pas l'enfant du villageois car il ne lui convient pas d'être instruit.'

 

"En 1774, les 'Lumières' arrivent au pouvoir et réussissent à imposer l'économie de marché en lieu et place de l'économie morale sous la protection du roi. (Cela a fait l'objet de plusieurs de mes conférences). Turgot a convaincu Louis XVI de laisser filer le prix du blé, donc du pain du peuple, 'pour le bien de tous' : Majesté, quand le pain sera trop cher, ce n'est pas grave..., cela s'arrangera.

 

"Le problème de Turgot, c'est que le peuple n'est pas d'accord. Turgot a écrit : 'Le roi met sous les yeux de ses sujets leurs véritables intérêts (C'est-à-dire qu'en imposant le libéralisme, le roi présente à ses sujets leurs véritables intérêts ! Le peuple ne sait pas quels sont ses intérêts : il faut qu'on lui montre...), et entend prévenir ou calmer les inquiétudes que le peuple conçoit si aisément sur cette matière, et que la seule instruction peut dissiper.' On va expliquer au peuple ce qui est bon pour lui, et s'il n'est pas d'accord, on va l'éduquer... Et bien voilà le programme (des 'Lumières') ! On peut s'attendre au pire, et il va arriver.

 

"En 1783 (on approche de la catastrophe) paraissent des Vues patriotiques sur l'éducation du peuple, d'un certain Louis Philipon de la Madelaine. Au chapitre intitulé 'Dangers des écoles répandues dans les bourgs et villages', il dit : 'On se plaint que les campagnes manquent de bras, et que le nombre des artisans diminue, que la classe des vagabonds augmente, n'en cherchons la cause que dans cette multitude d'écoles dont fourmillent nos bourgs et nos villages. Il n'y a pas de hameau qui n'ait son grammairien et que fait-il d'autre que de semer parmi les manœuvres, les artisans et les laboureurs le dégoût de leurs professions. Je le dis hardiment : il n'y aura jamais de bonne éducation pour le peuple si l'on ne commence à faire disparaître du milieu des bourgs et des campagnes ces recteurs d'école qui dépeuplent nos champs et nos ateliers.' On appelle cela : les 'Lumières' ! (Fin de citation de Marion Sigaut dans sa conférence "L’École, de l'instruction pour tous au sexe pour tous".)

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10 juillet 2019 3 10 /07 /juillet /2019 18:27
Dire la messe pour Vincent Lambert, demande aux prêtres l'archevêque de Paris

SourceSay Mass for Vincent Lambert, Paris archbishop tells priest, Catholic News Agency, 10-07-2019 

 

Paris, France, 10 juil. 2019 / 08h16 ( CNA ) .- L’archevêque de Paris, Michael Aupetit, a demandé aux prêtres de son archidiocèse de célébrer la messe à l’intention de Vincent Lambert, un tétraplégique de 42 ans qui s’approchait mort dans un hôpital français après que des médecins eurent retiré de la nourriture et de l'eau dimanche.

 

«Chers frères, écrit l’archevêque du 9 juillet, c’est le moment de la contemplation, de la compassion et de la prière pour M. Vincent Lambert. Aujourd'hui ou demain, je vous suggère de célébrer la messe pour son intention et de le confier au Seigneur, le Dieu de la miséricorde. Cette intention peut également être étendue à tous ses proches. "

 

La demande d'Aupetit au clergé de Paris intervient trois jours après que des médecins eurent retiré de l' eau et des tubes d'alimentation à Lambert dimanche. Depuis lors, Lambert subit ce que ses médecins appellent une «sédation profonde et continue».

 

Plusieurs médias ont rapporté que Lambert avait «pleuré» lorsque sa famille l'avait informé des intentions de son médecin.

 

Les parents de Lambert ont déclaré que sa mort était désormais inévitable et que le retrait de nourriture et d'eau avait eu des conséquences «irréversibles sur le plan médical».

 

"C'est un meurtre déguisé, c'est de l'euthanasie", a déclaré lundi le père de Lambert aux médias français.

 

L'euthanasie est illégale en France. Cependant, une loi de 2005 autorise les médecins à s'abstenir de recourir à des traitements «disproportionnés» «sans autre effet que de maintenir leur vie artificiellement».

 

En 2015, la Cour européenne des droits de l'homme a approuvé la suppression du système de survie de Lambert, affirmant dans une décision 12-5 que le choix de mettre fin à son alimentation par voie intraveineuse ne constituait pas une violation des lois européennes des droits de l'homme.

 

Vincent Lambert , 42 ans, est tétraplégique et est gravement handicapé depuis plus de 10 ans après avoir été gravement blessé à la tête lors d'un accident de la route en 2008.

 

Depuis lors, Lambert est au centre d'une longue bataille judiciaire pour savoir s'il doit faire supprimer sa nourriture et son hydratation. L'épouse de Lambert et six de ses huit frères et sœurs ont soutenu la suppression des mesures de maintien de la vie, tandis que ses parents, qui seraient de fervents catholiques, se sont battus contre cette mesure. Sa femme a déclaré que Lambert lui avait dit qu'il ne voudrait pas être maintenu en vie s'il était dans un «état végétatif», mais cela n'a jamais été écrit.

 

Le 28 juin, la Cour de cassation statua qu'une juridiction inférieure n'avait pas la compétence légale pour ordonner la réinsertion de ses sondes d'alimentation. Le 2 juillet, des médecins ont informé la famille de Lambert par courrier électronique qu'ils allaient retirer de la nourriture et de l'eau.

 

Mgr Aupetit a toujours défendu les intérêts de Lambert et de sa famille. En mai, l'archevêque a comparé l' affaire Lamberts à celle de l'ancien champion de course F1 Michael Schumacher, qui avait subi des blessures similaires à Lambert après un accident de ski en 2013.

 

"Malgré la célébrité de ce champion de Formule 1, les médias n'ont pas saisi son dossier médical et il peut bénéficier de soins hautement spécialisés dans un environnement privé", a déclaré Aupetit.

 

"Aujourd'hui, la civilisation est confrontée à un choix très clair: soit nous considérons les êtres humains comme des robots fonctionnels qui peuvent être éliminés ou mis au rebut lorsqu'ils ne sont plus utiles, soit nous considérons que l'essence de l'humanité est basée, non sur l'utilité d'une vie, mais sur la qualité des relations entre les personnes qui témoignent de l’amour."

 

Le 9 juillet également, le pape François a tweeté une prière faisant apparemment référence au cas de Lambert.

 

"Nous prions pour les malades qui sont abandonnés et laissés pour morts", a écrit le pape. "Une société est humaine si elle protège la vie, chaque vie, du début à sa fin naturelle, avec laquelle il est digne de vivre ou non."

 

"Les médecins doivent servir la vie, pas l'enlever."

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5 juillet 2019 5 05 /07 /juillet /2019 07:20

Dans la société de l'injonction au bonheur, l'oeil au-dessus des "déclarations des droits de l'homme" du XVIIIe siècle a un nom. Le "dieu marché" est la nouvelle religion. Mythe de la croissance infinie, désastre environnemental, sans doute faut-il ajouter ce chapitre à l'impasse des droits de l'homme ?

Au nom du dieu marché

Dans cet excellent article, Vincent Engel, professeur à l'UCL, nous explique comment comment l'Occident a adopté un nouveau dieu, le marché et obéit à un nouveau clergé (« les investisseurs, les analystes, les banques ») qui officient dans des temples (les Bourses, les agences de cotation et de contrôles divers…) et opèrent, comme leurs ancêtres romains, des opérations et des sacrifices pour satisfaire le dieu. Dieu dont tout le monde redoute la colère et les sautes d’humeur, la pire de toutes étant le « krach ».

 

Cette nouvelle religion, l’agorathéisme, repose sur le mythe d’une croissance infinie et indispensable. Tout discours politique ou économique qui prônerait un arrêt de la croissance, voire une décroissance, est jugé comme « hétérodoxe » (on est bien toujours dans le vocabulaire religieux) et leurs auteurs sont discrédités, rejetés et peinent à obtenir un poste académique.

 

Bien sûr, imaginer que l’Occident rationalisé puisse dépendre d’une caste sociale ressemblant trait pour trait à un clergé est très perturbant.

 

Certes, le monde dans lequel nous vivons n’a jamais été plus pacifique, plus confortable, plus riche, plus mobile… Du moins pour une toute petite partie de l’humanité.

 

Stéphane Foucart est un journaliste d’investigation français comme il en existe trop peu en Belgique. Son domaine de prédilection est le climat et la dénonciation argumentée des climatosceptiques et des lobbyings conduits par les entreprises les plus polluantes pour discréditer les travaux scientifiques des climatologues. Dans « Des marchés et des dieux : Quand l’économie devient religion » (Grasset, 2018), il enfonce le clou et démonte avec brio le long processus par lequel le Marché est devenu la première divinité absolue vénérée par le monde entier.

 

Dans l’empire romain, le pouvoir se partageait en deux instances : la « potestas », en quelque sorte l’exécutif, et l’« auctoritas », qui fonde la première et la justifie. Il n’était pas rare qu’un même individu passe d’une instance à l’autre. L’autorité était d’essence religieuse, mais une essence qui, à Rome, entretenait des rapports très libres avec les dieux, ses prêtres étant parfois capables de mentir aux dieux, soit de leur dicter leurs actions, soit encore d’en inventer de nouveaux pour justifier plus finement de nouvelles actions : « Aux magistrats élus par le peuple, la potestas ; au sénat (institution autant religieuse que politique) et aux prêtres, l’auctoritas – celle-ci étant octroyée par Jupiter lui-même, consulté par le biais des pratiques divinatoires. »

 

Le christianisme a investi cette auctoritas et a, pendant des siècles, joué le rôle que le sénat et les prêtres romains avaient joué par rapport à la puissance politique concrète ; rien ne se faisait sans son accord et rien ne comptait plus pour un prince que d’être adoubé par le pape, lequel était seul capable de confirmer que son pouvoir venait de Dieu et était voulu par Lui. Mais l’autorité de la religion a décliné. Serait-ce que nous nous trouvons aujourd’hui dans un monde sans auctoritas ? Que nenni : « depuis l’après-guerre et singulièrement depuis les années 1980, cette autorité s’enracine désormais […] dans l’économie [. La] conduite des affaires économiques est imprégnée par un culte nouveau, celui du Marché, dont la doxa est une vulgate issue de la théorie économique dominante. Ce culte, qu’on se propose de nommer agorathéisme, est une religion politique rationnelle, comme pouvait l’être la religion publique romaine. Mais ce n’est plus Jupiter qu’on consulte, ce n’est plus lui qui délivre l’autorité : le Marché l’a remplacé, incarné par une multitude de Marchés de toutes sortes – toute la cohorte des divinités de l’agorathéisme. » Citant David Loy, Foucart précise : « “La science économique, comme discipline, est moins une science que la théologie de cette religion. Son dieu, le Marché, est devenu un cercle vicieux de production et de consommation toujours croissantes, prétendant offrir un salut séculier.” Le Marché, ajoutait David Loy, formait le premier culte mondialisé, liant toutes les régions, les cultures, en bref les nations, dans un système de pensée et une représentation du monde authentiquement religieux. »

 

*

 

Comme le christianisme l’a fait avec le paganisme, cet agorathéisme a su récupérer les rituels, les fêtes, le calendrier de la religion chrétienne moribonde pour assurer l’efficacité de son culte et son emprise sur ses ouailles. Le Père Noël a remplacé le petit Jésus dans la crèche, et le culte de la consommation, celui de la pauvreté et du partage.

 

Les humeurs du dieu et les secrets de ses prêtres

 

Quel est le quidam qui comprend ne serait-ce que le dixième du jargon des financiers et des prêtres de ce culte mondial ? Tout repose sur trois piliers : le secret, la complexité et… le hasard. Les prêtres (on les appelle « les investisseurs, les analystes, les banques ») officient dans des temples (les Bourses, les agences de cotation et de contrôles divers…) et opèrent, comme leurs ancêtres romains, des opérations et des sacrifices pour satisfaire le dieu. Dieu dont tout le monde redoute la colère et les sautes d’humeur, la pire de toutes étant le « krach ». Il suffit de lire la presse financière pour se convaincre du caractère religieux et irrationnel de ce sacerdoce : « Bien sûr, imaginer que l’Occident rationalisé puisse dépendre d’une caste sociale ressemblant trait pour trait à un clergé est très perturbant.

 

[...] “[L]a finance”, donc – dispose à la fois d’un statut social élevé et d’une influence considérable sur la conduite des affaires publiques, sans rien produire de matériel ou d’immatériel, sans assurer de fonctions essentielles comme la recherche ou la transmission du savoir, la sécurité, la représentation du peuple, la production alimentaire, la manufacture d’objets, l’exercice de fonctions ou de responsabilités administratives, etc. Dans l’écrasante majorité des sociétés, ce genre de prérogatives et de privilèges – prospérer sans rien produire, dans l’assentiment général – n’appartient qu’à une catégorie de la population : le clergé. Le clergé, dont la fonction et la raison d’être sont de servir les dieux, et qui n’est accepté que parce que le reste de la société croit en ces dieux et en la relation privilégiée nouée entre ceux-ci et les prêtres. Une relation si forte que les paroles publiques et les sentences issues de ce clergé pèsent d’un poids considérable sur la vie publique. » Ce clergé, pourtant, est d’une impuissance absolue : pas un de ses prêtres n’a prédit le krach de 2008, ou les rares qui l’ont fait n’ont pas été entendus. Cette impuissance et cette incompétence avérées n’ont cependant conduit à aucune remise en cause de leur puissance. Des études sérieuses ont beau avoir démontré que des indices boursiers construits sur des modèles purement aléatoires étaient aussi performants, voire davantage, que ceux établis par ce clergé ; rien n’y change. Ces prêtres tout-puissants continuent à créer de la monnaie et à décider l’usage qui doit en être fait, à savoir prioritairement nourrir les marchés financiers et la spéculation, pas l’économie réelle. Et les responsables politiques continuent à écouter et à obéir fidèlement au dieu qu’ils ont choisi de prier, puisqu’il est celui qui fonde leur potestas.

 

Les articles de foi de la nouvelle religion

 

Cette nouvelle religion, l’agorathéisme, s’est élaborée petit à petit et a connu une concrétisation à travers les théories économistes de ce qu’on appelle l’école de Chicago, ou encore le « néolibéralisme », dont le modèle repose sur le mythe d’une croissance infinie et indispensable. Tout discours politique ou économique qui prônerait un arrêt de la croissance, voire une décroissance, est jugé comme « hétérodoxe » (on est bien toujours dans le vocabulaire religieux) et leurs auteurs sont discrédités, rejetés et peinent à obtenir un poste académique.

 

Pour cette doctrine, rien ne doit s’opposer à la création de nouveaux marchés. Foucart donne l’exemple du marché d’organes : les défenseurs de la création de ce marché n’hésitent pas à accuser ses opposants d’être responsables, coupables de la mort de patient en attente d’organe. Par contre, s’ils s’attaquent à quiconque s’oppose à la création d’un nouveau marché, ils encouragent tous ceux qui défendent les marchés « les plus coûteux en vies humaines : le Marché de la cigarette, de l’automobile, de l’alcool, etc. » Même l’emploi est devenu un Marché (on pourrait ajouter les enfants, la santé, la vie, la mort. Ndlr.); et comme tout doit être fait pour « satisfaire » les Marchés, rien ne doit entraver le marché de l’emploi : « Il faut accorder aux dirigeants d’entreprises le pouvoir de licencier toujours plus facilement leurs salariés pour… créer de l’emploi. […] En forçant le trait, pour satisfaire pleinement ce Marché, il faudrait que chacun d’entre nous perde en permanence son emploi, avant d’en retrouver un presque aussitôt. Perdu, retrouvé, perdu, retrouvé, perdu… Ad libitum. Cela de manière à maximiser le flux de transactions opérées sous la tutelle de ce Marché. »

 

La croissance et le PIB sont les maîtres mots du credo de l’agorathéisme. On n’est pas dans la rationalité, mais dans l’article de foi. La croissance est infinie, pour les siècles des siècles, et la technologie résoudra tous les problèmes. Il n’y a d’ailleurs pas de problèmes, juste des solutions technologiques qui viennent nourrir la croissance.

 

Ce qui mesure cette sacro-sainte croissante, c’est le PIB, lequel, pourtant, « n’indexe pas la richesse collective d’une nation, mais simplement les flux de biens et de services échangés sous les auspices du Marché. Le capital – humain, naturel, industriel – n’est pas pris en compte. […] Ainsi, le PIB est aveugle à toutes les destructions du patrimoine naturel si elles n’ont pas un impact immédiatement quantifiable sur la production de biens et de services. […] » Le choix d’indexer le succès des politiques publiques sur la croissance du PIB ne procède donc nullement d’un choix rationnel, décidé collectivement en connaissance de cause. Il est le produit d’une représentation du monde dans laquelle l’homme n’est pas la mesure de toute chose, mais une considération de second ordre. » Dans cet ordre d’idée, une population malade « placée sous médication permanente, sans que soient altérés sa capacité productive et son appétit de consommation » serait une aubaine. Et un remède universel et gratuit, une catastrophe.

 

Dans les pays développés, une croissance du PIB s’accompagne d’une augmentation de la mortalité. S’il est indéniable qu’une augmentation de ce PIB dans les pays où « les besoins de bases ne sont pas satisfaits » (comme ce fut notre cas jadis) est synonyme d’une amélioration incontestable de la qualité et de l’espérance de vie, une telle augmentation dans des pays nantis est néfaste. C’est exactement ce qu’écrivait Montesquieu lorsqu’il associait à la liberté et à l’égalité une troisième vertu cardinale, étrangement écartée par ceux qui ont fondé notre nouvelle religion : la frugalité.

 

La main invisible et la réfutation des sciences

 

Les apôtres du marché se réfèrent souvent à Smith et à sa « main invisible du marché », supposée tout régler sans que l’homme – et surtout pas l’État – intervienne. Mais qui sait que, dans toute l’œuvre d’Adam Smith, l’expression « main invisible » n’apparaît que trois fois, et jamais pour désigner le marché ? Ce concept n’apparaît que 1940, cent cinquante ans après la publication de l’essai de Smith. Et au même moment, surgit une autre expression : « croissance économique » : « L’apparition et la propagation rapide de ces deux expressions dans la langue écrite signalent l’émergence de l’agorathéisme. Après un siècle et demi de lente maturation, il prend son envol et commence à cristalliser sa doctrine et rassembler ses fidèles. Cette émergence correspond sans surprise à celle de l’« École de Chicago », l’école de pensée qui se développe dans l’après-guerre à l’université de Chicago et qui incarne la version moderne du courant dit « néoclassique », né au XIXe siècle et qui domine la science économique. »

 

*

 

Le climato-scepticisme

 

Et l’on pense évidemment aux travaux sur le climat : « Il devient de plus en plus difficile, voire ridicule, de contester le lien entre les émissions de gaz à effet de serre et l’élévation de la température moyenne de la Terre, avec tout le cortège de catastrophes et de dégâts associés. La majorité des grands docteurs de la foi agorathéiste se rangent donc à ce consensus mais c’est pour réduire aussitôt le changement climatique à un problème de second ordre, soluble par… la création d’un grand Marché du carbone. Voilà qui ressemble fort à l’installation d’une nouvelle divinité dans le panthéon agorathéiste, chargée de réparer les dégâts produits par ses congénères. » C’est que le modèle de prévision des agoréthéistes ne prévoit pas de telles situations de déséquilibre, puisqu’il est construit selon le principe que la satisfaction du Marché étant liée à l’équilibre, rien dans sa « main invisible » ne peut mettre durablement cet équilibre en danger. Ce serait, métaphorise Foucart, comme un modèle de prévision météorologique qui n’aurait pas paramétré les tempêtes.

 

Ceci explique pourquoi les thuriféraires du Marché, comme Corentin de Salle ou David Clarinval chez nous, cette crise du climat est juste une excellente opportunité pour créer un nouveau Marché – celui du carbone, ou des énergies renouvelables, ou que sais-je encore –, lequel Marché, aidé de la technologie, réglera tout. Le PIB croîtra… et tant pis si cela nous conduit à l’effondrement, tant pis si la prochaine bulle à éclater s’appelle « humanité ». Tout ça entre autres, explique Foucart, d’une variable du modèle : le taux d’actualisation, qui « fixe la valeur de l’avenir par rapport à celle du présent. » Autrement dit, on n’investira dans la lutte contre le réchauffement que si chaque euro investi peut rapporter suffisamment, et suffisamment vite… Sans oublier le fait qu’une « dégradation du caractère hospitalier du monde naturel et de la société » peut parfaitement accompagner une hausse significative de la croissance et du PIB…

 

Le meilleur des mondes

 

Certes, le monde dans lequel nous vivons n’a jamais été plus pacifique, plus confortable, plus riche, plus mobile… Du moins pour une toute petite partie de l’humanité. « Le Marché est la somme de nos désirs. Nos désirs de voir remplies nos nécessités premières et vitales, c’est-à-dire d’échapper à la douleur, mais aussi, une fois celle-ci conjurée, d’accéder au plaisir, sous ses formes les plus diverses. […] Hélas ! La satisfaction ad aeternam du Marché implique que les hommes, même repus, continuent à chercher et obtenir toujours plus de plaisir. Or le plaisir n’est pas le bonheur. » Sans parler du fait que « le Marché ne peut rien aux lois de la nature : la finitude du monde nous entrave, de même que la fragilité de nos ressources et de notre climat, ou encore l’érosion formidable et accélérée du vivant. » L’agorathéisme et ses prêtres nous conduisent droit vers le désastre, en calculant les profits à court terme que cette perspective leur offrira.

 

 

Source: Le Soir / Diakonos

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4 juillet 2019 4 04 /07 /juillet /2019 22:17

Les contours de la future réforme des retraites seront connus d’ici fin juillet. Au menu : la fin des régimes spéciaux, et surtout, l’introduction d’un âge pivot de 64 ans. Un système de bonus-malus serait également mis en place pour inciter les Français à partir le plus tard possible. Alors, faut-il être inquiet ? L'économiste Jacques Sapir expose son analyse sur RT France.

 

Extrait : "Oui cette réforme va poser des problèmes. Elle va aboutir à une baisse de toute une série de prestations et c'est en particulier les conditions dans lesquelles les gens vont partir à la retraite, à partir de 2020 et 2021 et jusqu'en 2025 qui posent aujourd'hui un très gros problème.

"[...] Le vrai problème est que les femmes ont des carrières incomplètes. Et donc si l'on appliquait cette logique à l'ensemble des retraités, si l'on considère qu'il y aura maintenant une partie importante des retraités qui ne pourront jamais avoir de retraites complètes, cela aboutira à faire baisser les prestations et cette baisse pourrait être de 5 à 10 ou 12%. De toutes les manières il est clair qu'elle sera sensible.

"En moyenne, c'est inévitable (que cette réforme va faire baisser le montant moyen des retraites). Et face à cette baisse, les travailleurs les plus aisés vont prendre des assurances privées pour compenser la perte des prestations de l'assurance vieillesse. Et les grandes compagnies d'assurance se frottent les mains à cette idée, mais en réalité, ce à quoi nous allons assister c'est bien à une paupérisation globale de l'ensemble des retraités." (Fin de citation).

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4 juillet 2019 4 04 /07 /juillet /2019 22:10

La revue « Nature » publie son « Index 2019 », qui passe en revue la hiérarchie mondiale de la recherche scientifique. Si le CNRS y reste bien classé, la France a connu un déclin marqué en 2018. 

 

Source: Le Monde.

La France recule dans le classement mondial de la science
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4 juillet 2019 4 04 /07 /juillet /2019 19:51

Le président russe Vladimir Poutine a rencontré aujourd'hui pendant 50 minutes le pape François, dans le cadre de son voyage officiel en Italie. La dernière fois que le pape François avait reçu Vladimir Poutine c'était en juin 2015, ils avaient alors évoqué la crise ukrainienne et le pape François avait demandé au président russe de faire en sorte que tous les moyens soient mis en oeuvre afin d'apporter la paix. Mais le pape avait un air grincheux car Vladimir Poutine était arrivé avec une heure de retard. Cette fois-ci, Vladimir Poutine est arrivé pile à l'heure et pendant 50 minutes ils se sont échangés des cadeaux et des présents.

"Je voudrais dire que dans la première partie de la journée j'ai rencontré le pape et nous avons traité des relations entre la Russie et le Vatican, notamment dans le domaine de la culture, de la santé publique et de l'enseignement, et notamment aussi de la protection des peuples chrétiens au Moyen-Orient et notamment en Syrie. Et il est important de noter que nous avons une convergence de vue ici sur la préservation des valeurs traditionnelles et de la mise en place d'un dialogue culturel sain", a déclaré à la presse Vladimir Poutine dans le cadre de sa visite officielle en Italie (à partir de la 15e minute dans la video RT France ci-dessous).

Après la double frappe aérienne sur le centre de migrants de Tadjourah, banlieue est de Tripoli en Libye mardi soir 2 juillet, et qui a fait 53 morts, les Nations Unies ont accusé les gardiens du camp d’avoir ouvert le feu sur des migrants qui tentaient de fuir. Il s'agit du bilan le plus lourd pour une frappe aérienne ou un bombardement depuis le début de l'offensive terrestre et aérienne lancée il y a trois mois par les forces du maréchal Khalifa Haftar pour s'emparer de Tripoli, où se trouve le gouvernement libyen reconnu par la communauté internationale. Le gouvernement d'union nationale basé à Tripoli (GNA) a dénoncé dans un communiqué une attaque du criminel de guerre Khalifa Haftar.  L'Armée nationale libyenne (ANL) de son côté a nié avoir touché le centre de détention lors du raid aérien, affirmant que des milices alliées à Tripoli l'avaient bombardé après une frappe de précision menée contre un camp militaire. (Radio-Canada),

 

Selon Le Monde, également, le porte-parole des forces pro-Haftar, Ahmad Al-Mesmari, a démenti toute implication dans l’attaque, accusant en retour le GNA de « fomenter un complot » pour leur faire endosser la responsabilité du carnage.

La communauté internationale s’est émue de ce drame. La France a « condamné » l’attaque et le ministre italien des affaires étrangères, Enzo Moavero, a fait part de sa « consternation ». Les Etats-Unis ont vivement dénoncé ce bombardement « abject ». « Ces pertes tragiques et inutiles, qui ont frappé l’une des populations les plus vulnérables, soulignent le besoin urgent pour toutes les parties libyennes de faire baisser d’intensité les combats à Tripoli et de revenir à un processus politique », a dit la porte-parole du département d’Etat, Morgan Ortagus.

 

Pour l’émissaire des Nations unies (ONU) en Libye, Ghassan Salamé, « cet attentat pourrait clairement constituer un crime de guerre, frappant des innocents (…) contraints d’échouer dans cet abri par des conditions de vie épouvantables ». Le patron de l’ONU, Antonio Guterres, a demandé une « enquête indépendante » sur l’attaque contre le centre et réitéré son appel à un « cessez-le-feu immédiat en Libye ».

 

[...] Une réunion d’urgence a été convoquée, mercredi, à New York, au Conseil de sécurité de l’ONU. Mais les Etats-Unis ont empêché l’adoption d’une condamnation unanime sur cette attaque meurtrière, ont rapporté des diplomates. Aucune explication n’a pu être obtenue dans l’immédiat auprès de la mission américaine sur les raisons du blocage de ce projet de texte proposé par le Royaume-Uni, qui appelait aussi à un cessez-le-feu et au retour à un processus politique. (Le Monde)

 

Interrogé par la presse sur ce carnage en Libye, le président russe a sobrement répondu (à partir de la 31e minute): "Nous avons traité de cette question essentielle aujourd'hui, de façon pratique, et au Vatican nous en avons parlé aussi, et avec le président italien, et aussi avec le président du Conseil italien, cette question a été discutée plusieurs fois. Et ce que je voudrais dire en préliminaires, la question de savoir ce que doit faire la Russie, ce qu'elle va faire, ce qu'elle ne va pas faire, c'est une question importante. Mais ce serait serait bien aussi de se souvenir de ce par quoi tout avait commencé. Qui a détruit la structure de l'Etat en Libye ? C'est une décision de l'OTAN, ce sont des avions européens qui ont bombardé la Libye. Le résultat, on le voit aujourd'hui. L'Etat en Libye a disparu. Sur le territoire de ce pays, on voit le chaos et une lutte incessante entre différents groupes. Je ne pense pas que la Russie doive apporter une contribution cruciale dans cette question. Cela c'est la première chose. Nous ne rejetons pas la responsabilité, mais nous soutenons des discussions, des relations égales tant avec Haftar et Fayez al-Sarraj, son rival. (Ndlr.) Les deux ont été à Rome, les deux ont été à Moscou. Mais comme je l'ai dit, nous considérons qu'il faut cesser aussi vite que possible les confrontations armées, établir le dialogue et se mettre d'accord sur la façon de rétablir la structure de l'Etat en Libye. Nous sommes tous intéressés par cela. Et je vois en effet par exemple en Libye, une infiltration de rebelles islamiques depuis Idlib en Syrie.

 

Lire : Des militants armés gagnent la Libye depuis la Syrie, dit Poutine, Par Le Figaro avec Reuters Publié le 04/07/2019 à 20:40

En Syrie, toute la province d’Idlib passe à l’heure djihadiste, La Croix, 11 janvier 2019

 

"Et c'est un danger pour tous parce qu'à partir de là ils peuvent se répandre partout. Nous sommes prêts à aider pour contribuer à restaurer le dialogue entre les différentes parties en Libye et à aider le peuple libyen à avoir un Etat et des institutions." (Fin de citation de Vladimir Poutine.)

 

LireExécution de Kadhafi par les alliés islamistes aux cris d’Allah Akbar: L'OTAN et les "alliés" sont bien des démocraties

Poutine : "Ce qui ce passe en Libye est une conséquence de l’intervention militaire de 2011"

Les partisans du maréchal Khalifa Haftar ont accusé le Gouvernement d’union nationale (GNA) de Fayez al-Sarraj de se faire livrer des armements de son allié turc, eux-mêmes reçoivent des véhicules d’origine jordanienne, et des armes en provenance d’Égypte et des Émirats arabes unis ont également fait leur apparition sur le champ de bataille, tout comme des drones français, selon Al-Jazeera. (Jeune Afrique.com, 2 juillet 2019)

 

Focalisés sur leur affrontement, Haftar et Sarraj "ont laissé le champ libre à l’État islamique dans le centre et le sud du pays. Même affaiblis, les jihadistes sont toujours actifs.  Samedi, deux gardes ont ainsi été tués dans une attaque revendiquée par le groupe État islamique (EI) contre un barrage de sécurité, dans le centre de la Libye, la troisième du genre en deux semaines visant les forces loyales au maréchal Khalifa Haftar." (Jeune Afrique.com, 19 mai 2019)

 

La décision de Washington de bloquer une condamnation internationale du bombardement sanglant d'un camp de migrants en Libye, attribuée aux forces de Khalifa Haftar par ses ennemis, atteste du soutien désormais affiché de l'administration Trump à l'homme fort de l'Est libyen, selon des experts. Ce soutien au maréchal Haftar se manifeste au détriment du gouvernement d'union nationale (GNA) de son rival Fayez al-Sarraj, pourtant reconnu par l'ONU comme la seule autorité légitime en Libye."Ce n'est guère une surprise. C'est un signe du changement de la politique américaine envers la Libye", observe James Dorsey, spécialiste du Moyen-Orient basé à Singapour et responsable d'un blog réputé sur la région. (La Croix)

 

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4 juillet 2019 4 04 /07 /juillet /2019 18:20

Vendredi 28 juin était annoncée en grande pompe la signature d'un traité de libre-échange entre l'Union européenne et le Mercosur (Argentine, Brésil, Paraguay et Uruguay). Comment justifier un traité allant totalement contre "Make our Planet Great Again" ("Fabriquons à nouveau une grande planète", mot de Macron détournant le thème de campagne de Donald Trump, en 2018) ?

 

"La logique de ce traité est tout simplement archaïque, totalement déconnectée des enjeux économiques et environnementaux actuels", dénonce le Fil d'Actu.

 

L'accord de libre-échange entre le Mercosur et l'Union européenne est un projet d'accord de libre-échange en négociation depuis l'an 2000, suspendu en 2004 et dont les négociations ont repris en mai 2013, avant d'être conclue en 2019. ("L'Union européenne et le Mercosur signent un traité de libre-échange 'historique'", Les Echos,  28 juin 2019).

 

Ce traité à rebours de la vague de protectionnisme observée depuis deux ans, renouvelle les vieilles lunes libérales qui ont partout détruit l'environnement à l'échelle de la planète. Il devra être ratifié par les Etats-membres et par le parlement européen mais il suscite toutefois l'inquiétude des agriculteurs et des ONG européennes. Ce traité aura des impacts sur l'environnement, la santé, mais également l'avenir des agriculteurs français qui seuls doivent supporter le poids des normes de production environnementales, sans aucune compensation, livrés totalement à la concurrence déloyale des pays du Mercosur.

"Pour cause les critères de production au sein du Mercosur sont radicalement différents de ceux qui ont cours en Europe. Les élevages comptent des milliers de têtes de bétail, le salaires sont extrêmement bas, les fermes de véritables usines, et les animaux sont soumis à des traitements médicamenteux à base notamment d'hormones de croissances rigoureusement interdites sur le sol européen, et de soja. Le clownage y est également autorisé, sans parler des pesticides, dont les agriculteurs brésiliens sont les premiers consommateurs au monde. Le Brésil utilise par exemple près de 239 substances interdites en Europe, des pesticides classés toxiques pour la santé et l'environnement. Conséquence : la viande sud-américaine coûte beaucoup moins cher à produire que la viande européenne au détriment de la qualité.

 

 

"Mettre les éleveurs français en concurrence directe avec les éleveurs du Mercosur c'est les confronter à une concurrence intenable au regard des normes qu'ils sont censés respecter. Et à terme, cela pourrait finir par signer leur arrêt de mort.

"Les prix de vente des producteurs français pourraient chuter de 10%. 25 à 30000 emplois seraient directement menacés sur les 100000 que compte la filière.

"Accepter cette concurrence revient à cautionner un modèle de production intensive nécessitant une déforestation massive que l'UE prétend combattre ici même en multipliant les normes destinées à améliorer la qualité de la production agricole et à réduire son impact environnemental. Une incohérence absolue, que les agriculteurs français ne manquent pas de souligner.

Comment justifier un traité UE-Mercosur allant totalement contre "Make our Planet Great Again" ? (Le Fil d'Actu, 04-07-2019)

La déforestation de l'Amazonie a augmenté de 80% en un an.

Comment justifier un traité UE-Mercosur allant totalement contre "Make our Planet Great Again" ? (Le Fil d'Actu, 04-07-2019)

"Mais là n'est pas la seule interrogation quant à la logique ce traité, car à l'heure où les dirigeants européens prétendent tous lutter contre l'émission de dioxydes de carbone, quel sens y a-t-il à produire à l'autre bout du monde et à faire voyager par cargos ou par avions des marchandises pouvant être produites sur place, alors même que le transport de marchandises est un désastre environnemental et que tout le monde comprend la nécessité de revenir à des circuits de productions courts, comment justifier un traité allant totalement contre le 'Make our planet great again' ?"  

 

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4 juillet 2019 4 04 /07 /juillet /2019 17:25
La mère de Vincent Lambert horrifiée de voir l'hôpital français assassiner son fils

Source: Vincent Lambert’s mom horrified to watch French hospital murder her son, Jeanne Smits, Paris correspondent

LifeSiteNews, 04-07-2019

 

La mère de Vincent Lambert horrifiée de voir l'hôpital français assassiner son fils

 

4 juillet 2019 ( LifeSiteNews ) - «J'aimerais tellement être avec lui quand il respirera son dernier souffle…» Viviane Lambert s'est battue sans relâche pendant six ans pour la vie de son fils, mais depuis mardi soir, le 2 juillet, elle s'est également préparée à sa mort. Cet homme de 42 ans, tétraplégique et endommagé au cerveau, est privé de nourriture et d'eau depuis mardi soir pour le faire mourir.

 

La France a refusé de réagir aux demandes répétées du Comité des droits des personnes handicapées (CDPH) en vue de l'adoption de mesures conservatoires lui donnant le temps d'évaluer le cas de Lambert en suspendant tous les actes irréversibles - dont la privation délibérée des fluides de nourriture sont les plus irréversibles de tous.

 

Le CDPH a réitéré sa demande à la France pour la troisième fois ce mercredi, mais en vain.

 

Viviane et son mari étaient aux côtés de Vincent Lambert dans la chambre d'hôpital de Reims où il est enfermé depuis six ans, mardi soir et mercredi. Au cours des prochains jours, les choses seront encore plus difficiles que d’habitude. Le tuteur légal de Vincent, son épouse Rachel, a établi un calendrier strict, fixant les heures du jour et de la nuit pendant lesquelles différents membres de la famille seront autorisés à lui rendre visite pour lui dire au revoir. Viviane craint que son fils ne meure seul.

 

Au cours d'un long appel téléphonique mercredi soir, Viviane a parlé à LifeSiteNews de la situation de son fils.

 

"La nuit dernière était horrible. Je sentais que je ne pouvais plus le supporter. Aujourd'hui, je me sens mieux: je suis allée voir mon médecin et j'ai beaucoup pleuré. J'essaie de mettre les choses en perspective: je me dis que Vincent sera avec le bon Dieu. Mais il est malheureux… Il nous regardait, on pouvait voir qu'il souffrait. Est-ce qu'il souffre de n'avoir rien bu? Il n'a rien mangé aujourd'hui."

 

Comment Vincent Lambert pouvait-il regarder sa mère plus de 24 heures après le prélèvement de sa sonde d'alimentation, alors que le protocole de fin de vie auquel il est si ardemment soumis nécessite une sédation profonde? Telle est la procédure décrite par la loi dite Leonetti qui organise la mort par déshydratation des personnes gravement malades ou des personnes incapables d’exprimer leur volonté qui ont laissé des directives préalables. La sédation profonde est ce qui a été donné à Vincent le 20 mai, au début de la tentative précédente de le faire mourir par manque de liquides et de nourriture.

 

Les choses semblent aller très différemment cette fois.

 

"Ils ont dit qu'ils lui avaient donné un sédatif très léger, a déclaré Viviane Lambert à LifeSiteNews. Elle a ajouté que l'un des médecins spécialisés dans les soins aux patients atteints de lésions cérébrales et ayant une conscience minimale, qui soutient Pierre et Viviane Lambert depuis six ans, lui a dit qu'il n'y a rien de tel : soit un patient est sous sédatifs, soit il ne l'est pas.

 

Il semble que Vincent Lambert se déshydrate à mort tout en restant suffisamment conscient pour que sa mère puisse percevoir ses réactions et le voir la regarder. Elle dit que les demandes d'information du médecin Vincent Sanchez qui a initié la procédure de mise à mort, sont souvent satisfaites par la réponse : "Je ne peux pas répondre à ça."

 

David Lambert, le frère de Vincent et l'un des quatre membres de sa famille luttaient pour sa vie, a été informé que la procédure pourrait durer de deux jours à un mois, a déclaré Viviane. Il semble que le médecin ne veuille pas "aller trop vite" et veut éviter à Vincent d'avoir des "crises d'épilepsie". On ne peut qu'imaginer le stress que ce processus de mise à mort prolongée et délibérée peut causer aux proches de Vincent.

 

Viviane a raconté à LifeSite la "tristesse" dans les yeux de son fils depuis hier soir. "C’était comme s’il se noyait - et ils le poussent sous l’eau", a-t-elle déclaré.

 

"Nous faisons ce que nous pouvons pour le rassurer, en lui disant que nous l'aimons", a-t-elle ajouté. Viviane, catholique convaincue et pratiquante, qui semblait étonnamment sereine après une journée très difficile mardi, était heureuse de dire qu'elle avait pu prier au chevet de son fils. Il a reçu les derniers sacrements, a-t-elle dit, grâce à l'évêque de Reims qui a envoyé un aumônier pour les derniers sacrements, mais sa famille n'était pas présente.

 

"Je fais confiance au bon Dieu, vraiment. En réalité, nous ne sommes pas seuls et c'est ce qui également nous a aidé à nous battre. Les gens me demandent comment je peux tenir. Oui, c'est ma foi, et aussi, c'est mon fils. Il est la chair de ma chair. Mais nous sommes soutenus par tant de gens, par les messes, les sacrifices et le jeûne: Vincent a sûrement le potentiel d'aller au paradis! Ce n'est pas que je m'accroche à sa vie. Cela aurait été un soulagement s'il était parti naturellement. Mais c’est lui qui s’accroche à la vie, et c’est comme si sa tête était enfoncée sous l’eau. C'est inacceptable. Ils enterrent Hippocrate", a-t-elle déclaré.

 

L'hôpital universitaire de Reims où Vincent Lambert est mis à mort est soumis à une lourde protection. Des vigiles vérifient l'identité des visiteurs à l'intérieur et à l'extérieur du bâtiment, tandis que toutes les voitures entrant dans l'enceinte de l'hôpital sont également contrôlées.

 

Les avocats de Lambert n'ont pas abandonné leur combat et visent toujours à obtenir la mise en œuvre de la demande de mesures conservatoires de l'ONU.

 

Coordonnées pour des communications respectueuses:

 

Hôpital de Reims

CHU de Reims, 48 ​​rue de Sébastopol, 51100 Reims, France

 

Adresse e-mail du Dr. Sanchez: vsanchez@chu-reims.fr

 

Ministère français de la santé

Ministère des solidarités et de la santé

14 avenue Duquesne, 75007 Paris, France

Ph: + 31 1 40 56 60 00.

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4 juillet 2019 4 04 /07 /juillet /2019 16:41

15:53 Le déplacement de la Croix en rythme sous tambours battants #GiletsJaunes #Acte33 #ActeXXXIII #YellowVests #29Juin #29Juin2019

 

Historique de la souffrance ouvrière sous la république

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4 juillet 2019 4 04 /07 /juillet /2019 11:53

Dans une video sur youtube sur sa chaine "Ave Maria", Véronique Lévy dénonce la "France occupée par la République en marche", et avertit : "une civilisation qui voue un culte à la mort et se débarrasse des fragiles, des sans voix, des petits, mérite hélas d'être envahie. Le comprendrez-vous dans l'effroi, quand le goût du sang des innocents remontera à vos lèvres qui alors s'étaient tues?"

 

Ce n'est pas faute d'avoir été prévenus : Livre d'Isaïe 1,4-7 "Malheur à vous, nation pécheresse, peuple chargé de fautes, engeance de malfaiteurs, fils pervertis ! Ils abandonnent le Seigneur, ils méprisent le Saint d’Israël, ils lui tournent le dos. Où donc faut-il vous frapper encore, vous qui multipliez les reniements ? Toute la tête est malade, tout le cœur est atteint ; de la plante des pieds à la tête, plus rien n’est intact : partout blessures, contusions, plaies ouvertes, qui ne sont ni pansées, ni bandées, ni soignées avec de l’huile. Votre pays n’est que désolation, vos villes sont consumées par le feu ; votre terre, des étrangers la dévorent sous vos yeux, c’est une désolation, comme un désastre venu des étrangers."

Description sous la video :

 

Ave Maria

Ajoutée le 3 juil. 2019

 

Ici, en Occident dans l'empire des barbares... en France occupée par la République en marche ou crève, les médias aux ordres s'apitoient sur les migrants morts en mer sans nous dire qu'ils sont les victimes d'une guerre économique sans merci... Qu'ils nourrissent de leur chair, de leur sang, l'internationale libérale colonisant le croissant fertile où coule l'or noir ... Mais ces mêmes médias occultent la mort atroce des embryons déchiquetés in utéro, et celle qui attend Vincent Lambert, éliminé au nom de la dignité humaine... sa mise à mort n'est pas une euthanasie... Pour cela il aurait fallu une trace écrite témoignant d'un libre consentement... il s'agit d'un crime d'Etat ! Il fera jurisprudence inaugurant l'ère eugéniste de la mort utile, recyclable... la mort économique, rentable, politiquement correcte. La propagande orchestrée, laissant croire que Vincent est un "légume" en acharnement thérapeutique, prépara l'acquiescement collectif de tout un peuple, manipulé, berné, éborgné, menotté dans un train à destination de l'enfer... Ici, en "République", les mises à mort in et bientôt ex-utéro seront prises en charge et les soins prodigués aux handicapés en état pauci-relationnels empêchés!

Mais s'avance inexorablement le crépuscule de vos dieux... je vous l'annonce!

Une civilisation qui voue un culte à la mort et se débarrasse des fragiles, des sans voix, des petits, mérite hélas d'être envahie.

Le comprendrez-vous dans l'effroi, quand le goût du sang des innocents remontera à vos lèvres qui alors s'étaient tues?

Il n'y a qu'une seule issue:

L'Amour!

Seigneur Jésus-Christ, Vous êtes la Voie, la Vérité, la Vie,

L'Unique Paradis

Cela

Oui

je Le crois!

 

Vidéo: TEXTE et voix de Véronique Lévy, auteur de "JESUS-CHRIST OU LES ROBOTS" (Ed du Cerf). Musique: Song of Cherubins Krzysztof Penderecki

Véronique Lévy est la petite soeur de BHL. Elle a embrassé la Foi catholique et a été baptisée le 7 avril 2012 à l'Eglise saint Gervais par le Père Pierre-Marie Delfieux. Elle a raconté sa conversion au christianisme, il y a trois ans, dans Montre-moi ton visage. Elle revient avec un journal de bord, « Jésus-Christ ou les robots », un ouvrage d'adoration et de combat. "Un traité de révolution mystique" (JF Colosimo).

Véronique Lévy dénonce la "France occupée par la République en marche" et avertit
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30 juin 2019 7 30 /06 /juin /2019 07:38

Un peu comme les idées des révolutionnaires de 1789 de "liberté et d'égalité" imposées aux Français en 1789 au prix d'un génocide planifié décrété par la Convention dite "nationale" en Vendée (qui sera un modèle pour Lénine), le président russe Vladimir Poutine dénonce aujourd'hui des idées pro-LGBT "de liberté sexuelle et de liberté de genre "imposées"" aux gens, "un certain type d'éducation sexuelle" imposé à l'école."

 

Lire : L’École, de l'instruction pour tous au sexe pour tous - Marion Sigaut

 

Les gens ne sont pas tués physiquement, ils ne vont pas encore dans des Lucq-sur-Boulogne, en camps de concentration, et en goulags, leurs âmes sont tuées, ils vont en enfer. 

Poutine dénonce des idées pro-LGBT de liberté sexuelle et de liberté de genre "imposées" aux gens

Vladimir Poutine considère qu'une partie de la société "assez agressive impose son point de vue à la majorité écrasante".

Vladimir Poutine a dénoncé ce samedi les idées de liberté sexuelle et de liberté de genre "imposées" selon lui aux gens, qui y seraient majoritairement hostiles.

 

"Il y a toutes sortes de choses maintenant: on a inventé cinq ou six genres (...) je ne comprends même pas ce que c'est", a déclaré le président russe lors de sa conférence de presse à l'issue du sommet du G20 à Osaka au Japon. "Le problème est que cette partie de la société assez agressive impose son point de vue à la majorité écrasante" des gens, a-t-il affirmé.

 

"Les représentants des idées libérales imposent un certain type d'éducation sexuelle à l'école, les parents ne le veulent pas, mais on ne demande pas leur avis", a encore indiqué Vladimir Poutine. Selon lui, "cela peut expliquer le phénomène de Trump, sa victoire, le fait que les gens mécontents sortent dans la rue dans les pays occidentaux".

 

Source

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29 juin 2019 6 29 /06 /juin /2019 08:19

Samedi 22 juin 2019, des hommes et des femmes de toutes confessions, dont Farida Belghoul, le Père Horovitz (paroisse du Pradet, église catholique du Bar, diocèse de Toulon), Véronique Lévy, soeur de BHL, convertie catholique et baptisée le 7 avril 2012, et d'autres, se sont réunis dans le cadre du rassemblement "Convergence vitale", en défense de la loi naturelle, pour demander comme le souhaitent depuis des années ses parents, le transfert de Vincent Lambert dans une institution spécialisée compétente. Ce transfert, demandé par les parents de Vincent Lambert, est refusé par le CHU de Reims avec la complicité des institutions qui retiennent prisonnier Vincent comme otage d'un agenda eugéniste. L'eugénisme (c'est à dire le tri sélectif des êtres humains entre ceux qui seraient bons à vivre et ceux qui seraient bons à jeter) est en marche. La Convergence Vitale, initiée par le Mouvement JRE, est un acte de foi et de résistance.

Rappel des derniers évènements. Vincent Lambert avait été sauvé in extremis dans la soirée, le 20 mai dernier, par la Cour d'appel de Paris, alors que le médecin avait déclaré arrêter les soins et que l'arrêt des soins avait effectivement débuté ce lundi matin 20 mai. Plusieurs centaines de personnes ont prié et ont manifesté au même moment à Paris, "du ministère de la santé vers l’Elysée, pour réclamer une "grâce présidentielle" pour Vincent Lambert. Les manifestants tenaient pour certains une banderole proclamant "La valeur d’une civilisation se mesure au respect qu’elle porte aux plus faibles" et scandaient les slogans "La vie pour Vincent", "Sanchez assassin", "Vincent est vivant" ou encore "Macron assassin". (Le Monde) La Cour d'appel jugea que les soins devaient reprendre aussitôt. Emmanuel Macron déclarait le même jour 20 mai, qu'il ne lui appartenait pas de "suspendre" l'arrêt des traitements : 

 

 

Or, s'il n'appartient pas à Emmanuel Macron de "suspendre" l'arrêt des soins, il lui appartient de demander en revanche à son gouvernement, onze jours plus tard, de déposer un pourvoi en cassation contre le jugement de la cour d'appel qui demandait la reprise des traitements : 

Convergence Vitale pour Vincent Lambert (22 juin 2019) : Farida Belghoul, Père Horovitz, Véronique Lévy

"Vincent Lambert : arrêt ou non des traitements ? L’Etat va en cassation. Le gouvernement a demandé à la juridiction suprême française de trancher après la reprise de l’alimentation et de l’hydratation ordonnée à la demande des parents.

"C’est la deuxième fois que l’arrêt des traitements de Vincent Lambert est interrompu par la justice. En mai 2013, le tribunal administratif de Châlons-en-Champagne avait ordonné une reprise de l’alimentation et de l’hydratation trente et un jours après le début du processus. La décision était alors justifiée par le fait que les parents n’avaient pas été prévenus de sa mise en œuvre." (Source: Le Monde, vendredi 31 mai). Alors, Macron, compétent ou pas ? Le gouvernement, compétent ou pas ? Où est la logique ? Ou plutôt, "qui veut tuer Vincent Lambert ? Qui sont les comploteurs contre la vie de Vincent Lambert ?", demande justement Farida Belghoul.

Convergence Vitale pour Vincent Lambert (22 juin 2019) : Farida Belghoul, Père Horovitz, Véronique Lévy

Le 28 juin 2019, la Cour de cassation a rendu un verdict sans surprise : la "justice" autorise l'arrêt des soins (Midi Libre). C'est-à-dire que la justice permet la mise à mort de faim et de soif d'une personne vulnérable. 

Convergence Vitale pour Vincent Lambert (22 juin 2019) : Farida Belghoul, Père Horovitz, Véronique Lévy

"L’arrêt de la Cour de cassation ne renvoyant pas l’affaire à la cour d’appel, conformément aux réquisitions du procureur général François Molins, l’hôpital de Reims (Marne) est en droit d’interrompre de nouveau l’alimentation." 

La Cour de cassation "déclare la juridiction judiciaire incompétente", et "ne renvoie pas l'affaire devant un juge".

Les avocats des parents de Vincent Lambert, opposés à l'arrêt des soins du quadragénaire, Jean Paillot et Jérôme Triomphe menacent également le médecin de Vincent Lambert. "Si le docteur Sanchez prétend remettre en route le processus de mort, outre les poursuites disciplinaires à des fins de radiation et les poursuites pénales pour non assistance à personne en danger, (...) il sera poursuivi également par plainte avec constitution de partie civile pour meurtre avec préméditation sur personne vulnérable".  Jean Paillot et Jérôme Triomphe ont également annoncé vendredi que Viviane Lambert, la mère du patient, s'exprimera devant le Conseil des droits de l'homme de l'ONU lundi (1er juillet. Ndlr.) (France-Info)

Le procureur général de la Cour de cassation, François Molins, a préconisé de casser la décision du 20 mai “sans renvoi” devant une autre juridiction. 

La mère de Vincent Lambert, arrivée au CHU de Reims peu après 16 heures, en est repartie vers 17 heures sans faire de déclaration. Viviane Lambert doit s’exprimer lundi devant le Conseil des droits de l’homme à Genève.  Le CHU a indiqué à l’AFP qu’il “ne fera aucun commentaire, ni aujourd’hui, ni dans les prochains jours”. (HuffingtonPost)

Ne manque-t-il pas une base légale à la décision de la Cour de cassation du 28 juin 2019 autorisant l'arrêt des soins  ? Vincent Lambert, en effet, n'est pas en "fin de vie", il n'est pas maintenu artificiellement en vie, il doit t être assisté pour être nourri et hydraté comme tout le monde. Il est un handicapé comme les 1700 autres handicapés dans le même cas que lui aujourd'hui en France. Dès lors, la loi Leonetti "relative aux droits des malades et à la fin de vie" peut-elle s'appliquer au cas de Vincent Lambert qui n'est PAS en "fin de vie" ? 

Le Comité des droits des personnes handicapés (CDPH), un organe dépendant du Conseil des droits de l'Homme de l'ONU a prononcé début mai des "mesures provisoires" demandant le maintien en vie de Vincent Lambert. (L'Internaute)

"Ceux qui veulent tuer aujourd'hui Vincent Lambert, ce sont ceux qui ont fait 22 éborgnés dans les manifestations des Gilets jaunes. Ce sont ceux qui n'ont rien cédé devant des mois de manifestations de Gilets jaunes. Ce sont sont ceux qui veulent la sexualisation précoce à l'école. Et monsieur Molins, procureur de la Cour de cassation, qui réclame la mise à mort de Vincent Lambert", précise Farida Belghoul.

Le Père Horovitz confirme que "pour lutter contre cette euthanasie qui approche, il ne sert à rien de s'adresser à eux. Ce sont des gens qui n'ont ni coeur ni conscience, ni rien qui les fera changé d'avis. Donc c'est peine perdue. Aujourd'hui nous avons l'expérience des Gilets jaunes et qui n'ont presque rien obtenu du tout. Dieu, qui est le maître de toutes choses, nous accule en quelque sorte à nous tourner vers Lui. Car où se tourner ? Les institutions sont vérolées, tout ce qui se trouve autour de nous ne tient plus, le mal s'appelle le bien, le bien s'appelle le mal. Nous en sommes là aujourd'hui. Nous avons donc décidé de nous en remettre entièrement qu'à Dieu. Afin que nous puissions enfin comprendre que c'est Lui qui a le pouvoir sur toutes choses.

"La franc-maçonnerie a avancé avec le docteur Simon, grand maître du Grand Orient de France, qui lorsqu'il a publié son livre 'La Vie avant toute chose', l'avortement n'était pas encore légal en France, et pourtant tout était déjà fait par les loges, car c'est par là que cela commence. Aujourd'hui, toujours selon le même processus, l'euthanasie est déjà réglée. Tout est déjà dans les tuyaux. Et comme d'habitude, la faiblesse de ceux qui devraient parler étant là, ils ont toute possibilité d'agir à leur convenance.

"Le lieu dans lequel on veut euthanasié Vincent Lambert, comme par hasard, est Reims, le lieu où on ondoyait les rois de France afin qu'ils deviennent les lieutenants de Dieu. Donc on veut attaquer le catholicisme ici en son coeur; on veut toucher Dieu et on ne veut qu'une seule chose, continuer, comme l'a dit Vincent Peillon, la Révolution française, qui "n'est pas terminée". Le nouveau régime, c'est l'athéisme pour tous, c'est l'asservissement pour chacun et l'esclavage pour tous ceux qui vivront dorénavant ici en France. Et ce phénomène a tendance à se généraliser avec le Nouvel Ordre mondial, que tous les présidents de la république nous ont dit qu'il fallait aller vers ce Nouvel ordre mondial, même s'il fallait y aller de force. Et bien le Nouvel ordre mondial est devant nous chaque jour. La vie et la mort n'appartiennent qu'à Dieu. Qui sommes-nous pour juger de qui a le droit de vivre et de qui a le droit de mort ? Prions la Sainte Vierge de nous épargner cette euthanasie abominable qui est en train de venir sur la France."

Vincent Lambert n'est pas dans "un état végétatif irréversible", comme le disent les médias.

Véronique Lévy explique : "On voudrait enfermer ce combat dans un combat de catholiques intégristes, comme ils les appellent, parce que la mère de Vincent Lambert a appartenu en son temps à une Fraternité de l'Eglise qui est plutôt traditionnaliste (la FSSPX. Ndlr.), mais c'est un combat qui concerne l'homme, l'être humain. Et je l'ai écrit dans un livre, c'est l'homme contre les robots.' Et le seul qui peut nous sauver des robots, c'est-à-dire d'un homme qui est l'instrument du pouvoir, un homme sérialisé, matérialisé, labellisé avec le chiffre de la bête, c'est Dieu, qui est le visage de notre liberté. Puisqu'on a été créé à l'image et à la ressemblance de Dieu.

"Par rapport à la loi Leonetti (qui sert de base à la "justice" pour arrêter les soins), Vincent Lambert n'a pas fait de 'directive anticipée', il n'est pas en état d'agonie, il n'est pas en état de souffrances insupportables, il est dans un état pauci-relationnel, un handicap lourd, pauvre en relations. Mais il n'est pas malade physiquement. C'est sa faculté à communiquer qui est malade. Sept centres sont prêts à l'accueillir.

"Il  y a eu trois spécialistes en 2013 qui se sont prononcés au CHU de Châlons-en-Champagne pour dire que Vincent Lambert n'était pas dans un état irrémissible, mais évolutif. [Une femme saoudienne a recouvré une conscience après vingt-sept ans en état végétatif. Son premier cri n'a pas été de demander la mort, mais d'appeler son fils par son prénom. Ndlr.]; "et que l'état de Vincent Lambert ne correspondait pas au schéma d'une personne 'en fin de vie' qui subirait 'un acharnement thérapeutique.' Donc aujourd'hui le professeur Ducrocq, mais en 2013, trois spécialistes." 

[Vincent est lourdement paralysé et surtout en état de conscience altérée - c'est-à-dire que nous sommes incapables de préciser son niveau de conscience, parce qu'aucun code de communication fiable ne le permet.  

 

 

Vincent n'est pas atteint d'une maladie incurable. Sa nutrition, artificielle, certes, mais simple, réalisée à domicile pour certains de ses 1 700 « compagnons d'infortune » (expression de sa maman, Viviane Lambert), ne pose aucun problème.) [...] Arrêter ses traitements ? Ceux qui lui sont dus depuis la circulaire ministérielle du 3 mai 2002 - unité spécialisée, kinésithérapie, ergothérapie, orthophonie, stimulations sensorielles, mise au fauteuil, sorties en famille… -, c'est depuis six ans qu'ils sont arrêtés. Et en plus, Vincent est enfermé à clé dans sa chambre, ses visites restreintes, ses sorties interdites. Ses parents, depuis six ans, doivent déposer leur carte d'identité pour être autorisés à entrer dans sa chambre. Y a-t-il là autre chose que de la maltraitance sur personne vulnérable ?, s'interroge Valeurs actuelles. Les derniers experts ont affirmé que Vincent Lambert n'est pas en situation d'obstination déraisonnable.]

"Or, poursuit Véronique Lévy, on voit que depuis 2014, il y a un acharnement de l'Etat pour mettre à mort Vincent Lambert pour en faire un symbole, l'étendard non pas de l'euthanasie mais d'un programme eugéniste qui supprimerait tous les malades dans les états pauci relationnels.

"Moi j'ai un frère qui était dans un état de coma profond et qui un jour s'est réveillé du coma.

"Et ce que l'on appelle 'traitements', en fait, ce sont des soins. C'est-à-dire qu'ils ont fait glisser la sémantique, de soins à traitements, alors que son traitement consiste à être nourri et hydraté, comme tout le monde.

"Il est surveillé 24h/24, caméra dans sa chambre, brigade anti-terroriste. Quand on y a été c'était une histoire de fous. Et après on va nous traiter de 'complotistes'."

"Ce que l'on veut supprimer dans nos vies quotidiennes, c'est la beauté de l'acte gratuit, à l'égard de ceux qui souffrent, quand ils sont nos proches, et c'est l'impossibilité de ne pas pouvoir considérer autrement les choses que par l'intermédiaire de l'argent. On veut nous imposer l'argent dans tous les actes de la vie quotidienne. On veut supprimer les actes gratuits, l'amour gratuit, c'est ce dont le Nouvel Ordre Mondial ne veut pas", conclut Farida Belghoul.

Je soutiens Vincent.com, Comité de soutien de Vincent Lambert

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28 juin 2019 5 28 /06 /juin /2019 15:10
Pour la première fois en 50 ans, une messe en latin pour l'Académie de la marine marchande des États-Unis

Source: Pour la première fois en 50 ans, une messe en latin pour l'Académie de la marine marchande

One Peter Five, Joe Terlisner 27 juin 2019

 

Samedi 18 mai 2019, une grande messe solennelle a été célébrée dans la chapelle commémorative des marins, sur le campus de l'Académie de la marine marchande des États-Unis (USMMA), la première messe traditionnelle en latin célébrée depuis cinquante ans. Ce qui suit est une interview de l’aspirant Brian Rainwater, 1 / C, qui a organisé et coordonné cet événement historique.

 

Parlez-moi de vous et comment vous avez été présenté à la messe en latin.

 

J'ai grandi à Lawrenceville, en Géorgie, près d'Atlanta, et j'ai fréquenté le lycée St. Pie X. Je suis un aspirant de première classe (un supérieur) à l'USMMA et, après l'obtention de mon diplôme, je compte servir comme officier de guerre de surface en service actif dans la marine.

 

Ma première participation à la liturgie traditionnelle a été une messe célébrée au rite melkite à laquelle j'ai assisté au collège. J'ai été frappé par le respect, la richesse du symbolisme et l'adhésion à une tradition ininterrompue. C'était un avant-goût de ce que je recherchais dans la messe traditionnelle latine avant même d'avoir entendu dire qu'une telle chose existait.

 

Quelque temps après, j'ai lu Le Concile en question de Moyra Doorly et du P. Aiden Nichols, OP. Cela m'a ouvert les yeux sur la nature de la messe. Je me souviens d'avoir lu la critique selon laquelle le Novus Ordo aurait omis de souligner le caractère sacrificiel de la messe, et je me suis dit que je ne savais même pas que le La messe était un sacrifice du tout! Surtout, cela m'a montré à quel point il me manquait.

 

Plus tard cette année-là, j'ai trouvé une chapelle à Oyster Bay, NY, qui offrait la messe traditionnelle en latin. Un groupe d'entre nous du club Newman de l'Académie a fait là-bas une excursion d'une journée. Ce que nous n'avions pas compris, c'est que la chapelle que nous avions trouvée était gérée par la Fraternité Saint-Pie V. Ils ont demandé à voir la preuve que nous étions catholiques et, lorsque nous ne pouvions produire aucun document, ils nous ont refusé la Sainte Communion. C'était peut-être providentiel. Après cette expérience, j'ai fait un peu plus de recherches et j'ai découvert la paroisse Saints Innocents à New York et j'ai commencé à assister à la messe en latin chaque semaine.

 

C'est à ce moment que tout s'est mis en place. J'ai réalisé que la messe n'était pas une simple case à cocher tous les dimanches. Toute ma mentalité a changé. J'ai commencé à faire plus de lecture spirituelle et à prier le chapelet. Tout à coup, je me suis rendu compte que la vie spirituelle n'est pas simplement un accessoire de l'existence; l'existence est pour la vie spirituelle. Le sens de la vie est de louer Dieu et d’aller au paradis, et tout ce qui n’y est pas ordonné est une perte de temps. Une fois que vous réalisez que tout dans votre vie doit être orienté vers le ciel, les choses changent. Comme l'a dit Fulton Sheen: "Aujourd'hui, la plupart des gens veulent une religion qui convienne à leur façon de vivre, plutôt qu'une religion qui leur impose des exigences. La religion devient alors un luxe comme un opéra, pas une responsabilité comme la vie."

 

D'autre part, il est difficile de prendre au sérieux une mauvaise liturgie, car il est difficile de trouver un sens sans signification. Quand j'étais plus jeune et que je n'avais fait que fréquenter le Novus Ordo, je voyais la messe comme un peu parascolaire, alors qu'elle est désormais au centre de ma vie.

 

Qu'est-ce que la US Merchant Marine Academy?

 

L’académie de la marine marchande, également connue sous le nom de Kings Point, est probablement la moins connue des cinq académies de service américaines (les autres étant l’académie militaire américaine, l’académie navale, l’académie de l’armée de l’air et l'académie de la garde côtière). Notre mission est "d'éduquer et de former des leaders de caractère exemplaire inspirés à servir la sécurité nationale, le transport maritime et les besoins économiques des États-Unis en tant qu'officiers de la marine marchande titulaires de licence et officiers des forces armées. Nous obtenons un permis de garde côtière des États-Unis en tant que 3 e second ou 3 e ingénieur assistant sur des navires de tonnage illimité, un diplôme d'officier en service actif ou dans les réserves de toute branche des forces armées (selon le choix de carrière de l'aspirant) et un Baccalauréat dans une discipline du transport maritime ou du génie maritime.

 

Quelques autres choses notables à propos de l’Académie: elle a été dédiée en 1943 à la constitution d’officiers pour les navires construits pour la Seconde Guerre mondiale, qui était à son apogée à cette époque. Notre formation a toujours consisté en partie à obtenir le temps nécessaire pour obtenir une licence de la Garde côtière sur des navires de commerce naviguant activement. Pendant la guerre, ces navires naviguaient dans des eaux infestées de sous-marins et beaucoup d'entre eux ont été coulés avec des cadets [i] à bord. Cent quarante-deux cadets sont morts pendant la guerre à la suite du torpillage de leurs navires. Pour cette raison, USMMA est la seule académie de service à avoir obtenu le droit de porter un drapeau de bataille lors d’un défilé.

 

Quels sont certains des défis auxquels un catholique est confronté à Kings Point?

 

[...] Je sais que les marins ont la réputation d'être particulièrement immoraux, mais avec les gens, les apparences peuvent être trompeuses. Les marins peuvent sembler être une foule plus rugueuse, mais n'est-ce pas le cas de nos jours? Les possibilités d'évangélisation sont nombreuses: si vous vivez une bonne vie, les gens le remarqueront et vous en parleront. Ils vous surprendront souvent par leur réceptivité! J'ai eu beaucoup de bonnes conversations sur la foi sur le pont, et j'ai remarqué des Bibles ouvertes sur des bureaux assez improbables lors de l'inspection de gilets de sauvetage dans des cabines.

 

À l'école, le plus gros défi est probablement la gestion du temps. Il est déjà assez difficile de respecter toutes les rigueurs académiques et régimentaires de Kings Point, mais il est encore plus difficile de maintenir sa vie spirituelle au milieu d'eux. Le psaume 126 dit: "En vain tu devances le jour, tu retardes le moment de ton repos, tu manges un pain de douleur." Si nous ne menons pas nos vies pour Dieu, nous les conduisons pour rien. Il est bien sûr important d’être productif en fonction de son état de vie, mais nous devons également garder le but à l’esprit.

 

Quels sont les avantages de devenir un catholique Kings point ?

 

Il y a un grand lien entre la mer et l'Église. Au moins quatre des douze apôtres et probablement davantage, y compris saint Pierre lui-même, étaient des marins. Notre-Dame a longtemps été vénérée sous le titre de Stella Maris, l'étoile de la mer, et l'Église est la barque de Pierre.

 

Debout sur le pont et observant les tempêtes, les levers et les couchers de soleil, la majesté de la mer est un aperçu de l’éternité. Lorsqu’un navire aux allures gigantesques est submergé par les vagues lors d’une tempête, ou lorsque vous ne regardez rien et que vous ne voyez rien, pas même un autre navire au-dessus de l’horizon et que vous réalisez qu’il n’y a personne d’autre à des centaines de milles, vous obtenez un véritable sentiment de bien-être. L'immensité de la création et la petitesse de l'homme. C'est humiliant et orientant. Dans une ancienne cathédrale, le regard est tiré vers le haut et vers l'extérieur pour donner une impression de majesté de Dieu, et il en va de même pour la mer.

 

À l'école, l'accent est mis sur la discipline. Bien que, à proprement parler, Kings Point ne soit pas une école militaire, nous menons le même genre de vie disciplinée que celle que l’on pourrait espérer trouver dans une école militaire, notamment des manœuvres et formations quotidiennes, des inspections de salles, le maintien de normes uniformes, etc. Cela encourage les aspirants à développer des habitudes d'autodiscipline qu'ils peuvent emporter après l'obtention de leur diplôme, ce qui est une nécessité dans le monde d'aujourd'hui. Aujourd'hui, beaucoup de gens recherchent la liberté sans discipline, mais il ne s'agit que d'une anarchie et cela conduira la société à l'effondrement.

 

Cette habitude de la discipline contribue également au développement de la vie spirituelle qui, sans discipline, dégrade en dissipation et en mondanité. De même, la structure hiérarchique de l'autorité que nous avons à l'école reflète la hiérarchie de l'Église. Au cours de l’endoctrinement dans la plèbe (les trois premières semaines à l’académie, qui sont essentiellement une forme de camp d’entraînement bien raccourcie), les anciens instructeurs d’exercices de midshipman affirment souvent qu’ils ne sont pas vos amis. Au contraire, ils sont là pour diriger, et dirigent sans partialité. Il me semble que la même chose devrait être vraie pour un évêque et non seulement pour certains membres de son troupeau; sinon, son autorité se dégrade. Au contraire, ils doivent être des meneurs.

 

Il s'agissait de la première messe traditionnelle latine à Kings Point depuis presque exactement 50 ans! Dites-moi comment cela s'est concrétisé.

 

Honnêtement, c'était la Divine Providence. Tout a commencé avec un message dans le groupe Facebook de notre club Newman. J'ai demandé si quelqu'un connaissait ou connaissait des images de la messe traditionnelle en latin qui avait été dite dans la chapelle de notre école avant la sortie du Novus Ordo. Un ancien élève a commenté, demandant pourquoi ne pas en avoir un maintenant, alors ça m'a mis cette idée en tête, et après cela, j'étais à l'affût d'une opportunité. Plus tard, j'ai entendu parler de la messe traditionnelle latine célébrée à West Point. Un de mes amis d'école secondaire, cadet de West Point, lui a demandé s'il connaissait le capitaine Randy Shed, qui avait coordonné la messe de West Point. Il s'est avéré que le capitaine Shed était son officier de compagnie et j'ai pu y entrer, participer avec lui. Le capitaine Shed était très heureux d'avoir de mes nouvelles et a déclaré qu'il priait pour quelque chose d'autre à faire pour diffuser la messe traditionnelle alors qu'il était toujours affecté à West Point. Il m'a mis en contact avec le P. Donald Kloster, assistant du prêtre à St. Mary's à Norwalk, dans le Connecticut. Après une correspondance avec le P. Kloster, nous avons pu fixer une date et à partir de là, nous avons pris des dispositions avec les aumôniers et l'administration de l'Académie et avons obtenu l'approbation nécessaire de l'archidiocèse des services militaires.

 

Parlez-moi de la messe elle-même.

 

C'était merveilleux! Nous avions des serveurs, une petite schola et un organiste venu de St. Mary's à Norwalk. Le Fr. Kloster a célébré la messe avec le P. Michael Novajosky, pasteur de la cathédrale Saint-Augustin à Bridgeport, Connecticut, le diacre Sean Connely, prêtre adjoint de la paroisse Immaculée Conception et Assomption à Tuckahoe, NY, agissant en tant que sous-diacre.

 

Une soixantaine de personnes ont assisté à la messe, composée d'aspirants, d'enseignants, d'habitants de Long Island, du capitaine Shed et de deux cadets de West Point. La messe a eu lieu le 18 mai, en la fête de saint Venantius, martyr romain du IIIe siècle. Comme l'un des serveurs était pris dans le trafic, j'ai eu l'occasion de servir ma première messe traditionnelle latine en tant que porteur de la flamme.

 

Fr. Michael Novajosky a prêché une merveilleuse homélie liant la liturgie et le martyre de Saint Venantius à la devise de l'Académie, Acta non Verba, des actes et non des paroles. Bien qu'il soit vrai que la messe se compose de mots parlés et chantés, il est crucial de savoir comment ces mots sont dits et chantés. Ce que nous faisons est l'expression de ce qui est à l'intérieur. Il est crucial d’avoir une liturgie enracinée dans une tradition également bien exécutée. De même, dire ce que vous croyez est une chose, mais le vivre est une autre. Ce sont ses actes, pas ses paroles, qui ont valu à saint Venantius la couronne du martyre.

 

Comment la messe a-t-elle été reçue et comment la voyez-vous influencer la communauté sur le campus?

 

Elle a été très bien reçue par ceux qui y ont assisté. Le moment était particulièrement bien choisi pour les élèves de première classe, car il suivait immédiatement notre examen final et était une bouffée d’air frais avant de nous préparer à nos examens d’agrément de la Garde côtière. L'âme aspire à la beauté, ce qui a ramené sur le campus une beauté que l'on n'a pas vue ici depuis des décennies. Le thème de la journée semblait être l'exposition. Parmi les aspirants présents, plusieurs protestants ont eu un aperçu unique de la foi catholique et beaucoup se sont par la suite interrogés sur la foi. Pour la plupart des aspirants catholiques qui ont assisté à la cérémonie, il s'agissait de leur première messe traditionnelle en latin. C'était aussi une bonne exposition pour l'Académie elle-même auprès des habitants qui assistaient à la messe.

 

Personnellement, je n'aurais jamais été exposé à l'ancienne liturgie sans tomber dessus. Je suis très heureux d'aider à partager ce qui a changé ma vie pour le mieux avec les autres. Nous ne gagnerons pas beaucoup de convertis du protestantisme si le catholicisme cherche simplement à imiter ce que font les protestants. D'autre part, la messe traditionnelle latine a quelque chose de vraiment extraordinaire. Le Novus Ordo est si banal qu'il est accepté comme banal et ordinaire, mais la messe n'est pas censée l'être. La messe traditionnelle en latin brise la monotonie de la vie quotidienne parce qu'elle la transcende. C'est extraordinaire au sens littéral du terme.

 

Je pense qu’aujourd’hui, il y a une recherche de réalisation, en particulier du côté spirituel des choses. L'essor de choses comme le yoga et la spiritualité du nouvel âge tente de combler un vide qui existe chez tous les individus, qu'ils le reconnaissent ou non. Les gens ont toujours des besoins spirituels et un équilibre dans la vie spirituelle est essentiel pour équilibrer d'autres aspects de la vie. La messe latine remplit ce vide et constitue l'onguent pour nos âmes douloureuses. Les gens aspirent à ce que cela fournit parce que finalement, cela fournit Dieu.

 

Y a-t-il des projets pour de futures messes latines sur le campus?

 

Il n'y a rien de précis pour le moment, mais toutes les personnes impliquées étaient intéressées à en faire un événement plus régulier. Le Fr. Kloster est prêt à revenir, et il y a plusieurs paroisses ici à Long Island qui ont des messes latines, alors nous pourrons peut-être aussi les contacter. C'est ma dernière année ici, mais plusieurs élèves de quatrièmes (étudiants de première année) sont intéressés par le retour de la messe en latin et, espérons-le, ils pourront porter le flambeau une fois mon diplôme obtenu.

 

Un mot d'adieu?

 

J'ai été époustouflé par l'utilité des médias sociaux lorsqu'ils étaient utilisés correctement. J'ai fait du réseautage avec des gens de toute la ville, des États et même des parents qui sont venus du Maryland ! Les médias sociaux peuvent présenter de nombreux pièges, mais ils peuvent certainement être utilisés pour le bien. Je suis aussi agréablement surpris par le nombre d'anciens élèves de Kings Point qui rôdent dans la communauté traditionaliste.

 

Le P. Kloster m'a dit que maintenant qu'il a fréquenté deux des cinq académies, il est déterminé à se rendre au moins à l'Académie navale et à l'Académie de la Garde côtière, et peut-être que l'Académie de la Force aérienne pourra s'envoler !

 

St. Venantius, ora pro nobis !

 

St. Brendan le Navigateur, ora pro nobis !

 

J'ai été époustouflé par l'utilité des médias sociaux lorsqu'ils sont utilisés correctement. J'ai établi des réseaux avec des personnes de toute la ville, des États et même des parents venus du Maryland! Les médias sociaux peuvent comporter de nombreux pièges, mais ils peuvent certainement être utilisés pour de bon. Je suis également agréablement surpris par le nombre d'anciens élèves de Kings Point qui se cachent dans la communauté traditionaliste.

 

Fr. Kloster m'a dit que, maintenant qu'il était dans deux des cinq académies, il était déterminé à se rendre au moins dans les académies de la marine et des garde-côtes, et peut-être que l'Académie de la Force aérienne pourrait s'envoler!

 

Saint Venantius, ora pro nobis!

 

Saint Brendan le navigateur, ora pro nobis!

 

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28 juin 2019 5 28 /06 /juin /2019 13:12

Le texte ci-dessous est la traduction d'un article publié en italien sur le site La Nuova Bussola Quotidiana sur le thème des synodes manipulés, préparés à l'avance.

 

"La réunion secrète qui s'est tenue ces derniers jours au Vatican avec la participation des cardinaux influents habituels tels que Kasper et Schönborn est une nouvelle démonstration de la conduite d'un synode "politique" pour parvenir à des résultats déjà décidés à l'avance."

 

C'est ce que nous avons déjà vu en 2015 lors du "synode secret parallèle" selon l'expression de Marco Tosatti. Lire aussi : un document papal post-synodal pré-rédigé en vue de permettre la communion des divorcés remariés; ... Un "Synode de l'ombre" préparant le synode sur la famille de 2015. Un "synode contourné, marquant la "fin du catholicisme" pour Antonio Socci.

Synodes manipulés pour construire la "nouvelle église"

Source: Stefano Fontana

Sinodi manipolati per costruire la "nuova Chiesa"

La Nuova Bussola Quotidiana

28-06-2019

 

DE LA FAMILLE À L'AMAZONIE

Synodes manipulés pour construire la "nouvelle église"

EGLISE

28/06/2019

par Stefano Fontana

Synode des évêques

 

Ce qui se passe pour la préparation du synode sur l'Amazonie, c'est ce que nous avons déjà vu lors des synodes précédents sur la famille et la jeunesse. La réunion secrète qui s'est tenue ces derniers jours au Vatican avec la participation des cardinaux influents habituels tels que Kasper et Schönborn est une nouvelle démonstration de la conduite d'un synode "politique" pour parvenir à des résultats déjà décidés à l'avance. Ce qui affecte douloureusement la conscience des fidèles, d’une part, est la manipulation évidente des processus synodaux et, d’autre part, la présentation de l'assemblée synodale en tant qu'événement animé et dicté par le Saint-Esprit.

 

- C'EST HÉRÉTIQUE: BRANDMULLER EXCOMMUNIE LE DOCUMENT SYNODAL de Marco Tosatti

- CHRETIENTE ET ECOLOGIE: COMPATIBLE UNIQUEMENT AVEC DIEU AU CENTRE de Nico Spuntoni

 

La gestion des deux derniers synodes d'évêques et, du moins jusqu'à présent, du prochain synode amazonien semble vouée à tuer le synode en tant que tel, en le dépouillant de toute autorité et en le réduisant à un ensemble de mesures de politique ecclésiastiques convenues à l'avance. Lorsque, avec le synode sur l'Amazonie, les fidèles réaliseront pour la troisième fois consécutive que "tout avait été planifié auparavant", les synodes perdront tout intérêt, malgré la rhétorique des organisateurs sur le vent du Saint-Esprit dans les travaux du synode. À ce stade, les synodes seront devenus une pratique ecclésiastique intelligente et sécularisée et auront atteint leur fin: la mort par asphyxie.

 

Ces derniers jours, certains blogs et agences ont rapporté une réunion secrète et confidentielle tenue au Vatican ( cliquez ici ) avec la participation de cardinaux influents, notamment les habituels Schönborn et Kasper, qui auraient eu pour objectif de conditionner les résultats du prochain synode sur l'Amazonie. Il ne serait pas surprenant de trouver des pratiques de ce genre. Vous vous souviendrez qu'un événement similaire avait également été organisé lors du synode sur la famille. Le 25 mai 2015, une réunion à huis clos se tint à l'Université Grégorienne organisée par les Conférences épiscopales d'Allemagne, de Belgique et de France afin d'influencer le synode ordinaire. Cependant, seuls quelques-uns l'ont jugé scandaleux.

 

Le double synode sur les familles de 2014 et 2015 peut être considéré comme le prototype d'une nouvelle forme d'assemblée synodal: planifiée dès le début et guidée pas à pas pour produire des effets préétablis. Au début, il a été confié au cardinal Kasper une leçon aux cardinaux qui ont dicté la voie à suivre, en reprenant à la lettre un livre de son ouvrage sur la théologie du mariage datant de 1979. Kasper n'a pas été invité au hasard, aucun représentant de l'Institut Jean-Paul II n'ayant été invité à cet extraordinaire synode.

 

Puis il y eut la découverte - pour la première fois dans l'histoire des synodes - de l'interdiction faite aux pères de faire des déclarations, les relations avec l'extérieur étant réservées au père Federico Lombardi qui les tenait - comme on dit - à sa manière. Dans la relatio post disceptationem du point central du synode extraordinaire, le secrétariat a inséré des passages perturbants sur le plan de la doctrine qui ne figuraient pas du tout dans la discussion du synode. Au sujet de la composition du secrétariat, 13 cardinaux ont écrit au pape pour souligner le caractère trop partial de celui-ci. Mais ce même secrétariat a été laissé à sa place et a également rédigé tous les autres documents du synode. Les questions du questionnaire cognitif du synode ordinaire étaient tendancieuses.

 

Contrairement à la pratique suivie jusque-là, même les articles rejetés par une large majorité concernant les relations homosexuelles étaient inclus dans la relatio synodi. Pendant le travail, le cardinal Baldisseri, secrétaire général du synode, avait empêché la distribution aux pères du soi-disant livre "des cinq cardinaux". Dans l'instrumentum laboris du synode ordinaire, des articles incompréhensibles furent insérés, comme le fameux article 137 contre lequel un groupe important de théologiens moraux dirigé par Stephan Kampowski et David Crawford écrivit un appel public en faveur de Humanae vitae. À un synode toujours en cours, le pape a présenté les deux Motu proprio sur la révision du processus de nullité du mariage. L'exhortation Amoris laetitia semble avoir été pensée - même si ce n'est peut-être pas écrite- avant le synode et ce dernier semble avoir été gouverné de manière instrumentale pour l'amener [vous pouvez voir sur ce dernier point mon livre consacré à ce sujet, cliquez ici ].

 

Le synode sur les jeunes qui a suivi a également été planifié à l’avance et fut conduit de manière à obtenir certains résultats. Parmi les divers aspects de cette planification, nous rappelons la collecte préliminaire tendancieuse et, surtout, l’expression "catholiques LGBT", présente dans l'instrumentum laboris, contestée par certains pères synodaux faisant autorité, éliminée des documents synodaux ultérieurs, où, toutefois, avec un ton assez inhabituel - il a été déclaré que l'instrumentum laboris, et donc l'expression contestée, faisait partie des conclusions du synode.

 

Ce qui affecte douloureusement la conscience des fidèles est, d’une part, la manipulation évidente et même ostentatoire des processus synodaux et, d’autre part, la présentation de l’assemblée synodale en tant qu'événement animé et dicté par le Saint-Esprit.

 

Il est également frappant de constater que les manipulations planifiées visent à obtenir des effets intra-ecclésiaux et surtout des changements doctrinaux. Les objectifs du prochain synode sur l'Amazonie ont déjà été définis à l'avance: écologie intégrale entendue comme écologisme gnostique, pluralisme religieux incluant les diverses formes d'animisme et de paganisme, condamnation des modes historiques d'évangélisation du continent latino-américain comme une opportunité pour passer de l'évangélisation à devenir évangélisé, ouverture au dépassement du célibat ecclésiastique à importer en Europe centrale. Mais si les synodes sont réduits à une machine astucieusement gouvernée pour produire une nouvelle Église, alors ils sont déjà morts. Et peut-être est-ce mieux ainsi.

 

(Fin de la traduction de l'article)

 

Note du blog Christ-Roi.

 

Pour lire les considérations du cardinal Brandmüller qui excommunie le prochain synode amazonien comme « hérétique » : cliquer ici. Ou .

Synodes manipulés pour construire la "nouvelle église"
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27 juin 2019 4 27 /06 /juin /2019 12:07

Texte de Véronique Lévy in extenso :

 

"J'appelle l'Alliance Vita, la Fondation Lejeune, le diocèse de Paris, toutes les organisations chrétiennes à organiser une marche blanche pour la vie de Vincent Lambert, et au-delà pour les 1700 personnes en état pauci-relationnel, pour nous tous, peut-être un jour, dont le sort dépend de celui de Vincent.

 

"Résistons par cette marche à la politique eugéniste du moindre coût, où la vie n'est qu'une monnaie d'échange. Résistons ce vendredi 28 juin, jour du verdict de la Cour de Cassation, mais fête du Sacré-Coeur de Notre Seigneur, s'alliant cette année à celle de Saint Irénée de Lyon. Ce saint évêque et martyr, primat des Gaules, combattit la gnose luciférienne et son credo fut la gloire de Dieu. C'est l'homme vivant.

 

"Je rappelle que ce samedi, veille de la fête du Corps et du Sang de Jésus, nous étions à Lyon pour la convergence vitale, réunissant désormais des femmes de tous horizons. Lyon, berceau du christianisme dont Irénée reçut la succession et la mission apostolique de Saint Polycarpe, disciple de saint Jean l'Évangéliste.

 

"En ces temps apocalyptiques, cette marche blanche pourrait avoir lieu devant Notre-Dame ou y débuter, pour finir devant la Cour de Cassation.

 

"Si nous laissons faire, si nous nous taisons, nous serons complices d'une abomination, le basculement d'une civilisation chrétienne. Oui, le basculement vers une civilisation de la barbarie institutionnalisée, héritière de la république de Sparte. Ce basculement sera définitif. Rien ne pourra plus empêcher la descente aux enfers de la France, entraînée dans sa chute par une oligarchie avide, obéissant aux intérêts internationaux, non plus au maître de la Vie, la sacrant inviolable en Son amour. Incarnons notre prière pour qu'elle ne devienne pas narcissisme spirituel. Que le Seigneur ne s'adresse pas à nous comme il le fit avec les Pharisiens: 'Faites ce qu'ils disent, pas ce qu'ils font.' (Mt 23,3)

 

"Oui, 'la foi sans les oeuvres est lettre morte'. (Jc 2,17)"

 

Présentation de la video sur la chaine youtube de Véronique Lévy, "Ave Maria" :

 

https://www.citizengo.org/fr/lf/17067...

 

"Vincent Lambert n’est pas sous acharnement thérapeutique; il est maintenu dans un couloir, le couloir de la mort, dans un service qui n’est pas adapté à sa pathologie, dans un service de soins palliatifs. Or Vincent n’est ni mourant, ni dans le coma, ni sous assistance respiratoire… Vincent réagit, Vincent est conscient… simplement il ne peut ni parler, ni se nourrir. Mais aujourd’hui, en France, un assassin n’a pas été jugé et un handicapé est condamné. A la mort de la faim, de la soif … au nom des ”droits de l’homme” et de la ”dignité de l’individu”. Il ne s’agit pas non plus d’une euthanasie car l’euthanasie, toute mortifère qu’elle soit et opposée à la Sainte Loi de Dieu, doit être volontaire… Or Vincent aime la vie, Vincent a survécu à un mois de privation de nourriture… Pensez-vous que ce fait si singulier puisse relever d’un homme souhaitant ardemment la mort ? Ou même y ayant consentie? Vincent est condamné à disparaître contre la volonté des parents et dans l’ignorance de la sienne. Contre celle du Droit international des personnes handicapées.

 

"Une civilisation qui élimine les embryons surnuméraires et se débarrasse de ses handicapés est une civilisation barbare. Elles se croit moderne et juge la religion comme une régression.Mais la religion créé des liens, la culture de mort les dissout.

"La Foi unifie, le nihilisme déracine ce qui fut la splendeur de l’Homme : le Visage de Dieu, tel une rose s’ouvrant au coeur du génome dévasté par les démiurges de la mort propre et de la sélection économique.

 

"La vie est un don de Dieu; pour les apprentis sorciers, elle s’achète … son prix est à l’aune de son efficacité ou pas.

 

"Un crime se prépare, au nom du droit à “mourir dignement”, inaugurant ainsi la légalisation du meurtre de la faiblesse, du handicap, de la vieillesse; contre la volonté des patients, parfois même, comble de la perversion, souhaitée et financée par eux. La mort, risque de devenir demain, -elle l’est dès aujourd’hui déjà-, l’effacement licite des inadaptés… ou mieux, le shoot empoisonné labellisé par les labo pharmaceutiques et les tueurs à gage de la santé publique. République née dans le sang du roi, des princes, des paysans,des chevaliers, des prêtres… des ouvriers. Tu es une imposture. Il n’y a qu’un Royaume: Celui de l’Amour, Celui du Christ, Celui de Dieu." 

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27 juin 2019 4 27 /06 /juin /2019 07:11

Il est interdit de montrer des photos du Bataclan, celles des victimes des islamistes par respect pour la dignité des victimes (Marine Le Pen est poursuivie pour avoir tweeté des photos de victimes d'islamistes. Ndlr.), mais il est autorisé de montrer les photos du "petit Aylan", qui est pourtant aussi une victime qui mérite tout autant le respect de sa dignité, ou celle des "Noyés du Rio Grande contre Trump", un père et sa fille de deux ans venus du Salvador retrouvés noyés côte à côte alors qu'ils tentaient de passer aux Etats-Unis en passant le Rio Grande. Deux victimes qui méritent tout autant le respect de leur dignité. Deux poids deux mesures.

"Petit Aylan", "Noyés du Rio Grande" et photos du Bataclan : le deux poids deux mesures avec les photos des victimes

La journaliste Charlotte D'Ornellas a dénoncé cette instrumentalisation des Noyés du RioGrande contre Trump sur CNEWS, le 26 juin 2019.

Charlotte d'Ornellas : "Moi ce qui me choque terriblement dans cette photo - elle est monstrueuse évidemment, elle est abominable, etc. - mais c'est précisément votre question initiale qui était 'est-ce que cela fait bouger les lignes ?', mais c'est précisément parce que cela fait bouger les lignes que ces photos-là on peut les voir et que les photos du Bataclan, par exemple, c'est interdit. Pourquoi est-ce que là personne ne dit 'c'est abominable pour la dignité de ces personnes-là de voir cette photo-là ?' C'était exactement la même question qui se posait au moment du 'petit Aylan', c'est-à-dire qu'il y a des choses que l'on supportent parce qu'elles vont dans un sens et d'autres que l'on ne supportent pas parce qu'elles vont dans un autre sens."

 

Lire :  Respect pour tous, pour le petit Aylan aussi

 

Et là, la photo, évidement que le but est de faire bouger les lignes. Et le but est là de contester à l'aide d'une photo d'un cas particulier atroce une politique à l'échelle d'un pays. Mais la politique ne peut pas se prendre sur des cas particuliers, à moins de renoncer effectivement à la politique d'un pays."

 

Cette séquence "Noyés du Rio Grande" / victimes du Bataclan montre combien nos médias sont unanimes lorsqu'il s'agit de décrire, ou pas, des scènes qui servent, ou pas, la propagande mondialiste immigrationniste.

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