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3 février 2016 3 03 /02 /février /2016 05:37
Agriculteurs: Action symbolique nocturne des Jeunes agriculteurs cette nuit

Des petites croix de bois et d'infortune plantées dans les parterres d'arbres devant le square Vermenouze et sur les ronds-points aux entrées de la ville. Sur ces croix, un prénom et d'autres inscriptions sans la moindre équivoque : "On crève", "suicide", "merci"... Des croix mettant en scène la mort "programmée" d'une agriculture cantalienne.  Après la forte mobilisation de leurs collègues sanflorains, un peu plus tôt dans la journée, des Jeunes agriculteurs du Cantal ont fait une petite incursion, à Aurillac, dans la première partie de nuit, mardi. Cette action symbolique, organisée dans la plus grande discrétion, visait à rappeler aux pouvoirs publics (et à l'opinion) que certains éleveurs n'arrivent plus à vivre de leur métier et sont au bout du rouleau...

 

Source: Action symbolique nocturne des Jeunes agriculteurs, La Montagne, 02/02/16 - 23h39

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1 février 2016 1 01 /02 /février /2016 12:01
Déchéance de la nationalité : Christiane Taubira, le bug républicain existentiel, l'inégalité qu'ils ne vous diront pas et le coup d'Etat tourné contre tous les "citoyens" transformés en supects par nature

L'ancien ministre de la Justice que la classe médiatico-politique nous fait passer pour une conscience morale du système, a joué son rôle de destruction de la famille par égalitarisme (loi Taubira sur le pseudo "mariage" des duos homosexuels). Elle quitte à présent le gouvernement en "conscience morale" du Régime en dénonçant dans un livre en librairie demain, et que Le Figaro a pu lire, l'"égalitarisme" dans le projet de "déchéance de la nationalité", sanction que défend l'exécutif depuis les attentats du 13 novembre et qu'il veut inscrire dans la Constitution. Si on étend la déchéance aux mono-nationaux par "égalitarisme", ce serait un nivellement par le bas : le "pire", explique-t-elle. [1]

 

"Quant à rompre l'inégalité et étendre la déchéance aux non-binationaux, écrit Christiane Taubia, l'effet en serait plus directement de fabriquer des apatrides.

Et il y aurait là l'illustration de la différence entre l'égalitarisme et l'égalité.

Là où l'égalité élève en élargissant à tous des droits et des libertés réservés à certains, l'égalitarisme nivelle, par le bas et par le pire"."

 

Après une longue introduction consacrée au "péril terroriste" et aux "lointains zombies maléfiques" dans laquelle l'ancien ministre convoque Descartes, Montaigne, La Boétie ou encore Simone Weil, elle dénonce l'inefficacité de la sanction, mais surtout les dangers liés au symbole.

 

"Puisque pour les déchoir sans en faire des apatrides il faut qu'ils soient binationaux, cette déchéance contiendrait une inégalité, les mêmes actes perpétrés par des Français n'ayant pas une nationalité de substitution ne produisant pas les mêmes effets", écrit-elle.

 

Cette inégalité est à l'origine du bug républicain existentiel sur cette question. L'"égalité" en prend un coup en étant contredite par la réalité qui vient rappeler qu'il y a des nationaux qui ne partagent pas le même "pacte social" que d'autres et sont prêts à supprimer d'autres "nationaux" pour défendre leurs idées (en cela les djihadistes ne sont guère éloignés des "Grands ancêtres" de la république... pour lesquels, aussi, "la fin" justifiait les moyens...). [2]

 

Il y a des réalités, des différences culturelles et religieuses qui sont plus fortes que les dogmes républicains jacobins.

 

Si la critique de Christiane Taubira dans son livre est fondée et permet de rejeter la "déchéance de nationalité" au motif que des mono-nationaux faits apatrides au nom de l'"égalitarisme" serait ce qu'il y a de "pire" (peut-être pour d'autres raisons que Christiane Taubira n'évoque pas), l'ancien ministre qui comprend ici l'aporie dans laquelle se trouve les républicains du fait même de l'"égalité"- ce qu'il ne dit d'ailleurs pas -, ne propose pas de mesure alternative et se contente d'appeler la "gauche" à "renouer avec son identité historique et combative..." Bref, on a échoué mais on continue et on ne change rien ! Où est le changement promis par François Hollande en 2012 ?

 

Rappelons ici que c'est la "gauche" toute seule et comme une grande qui a créé son bug existentiel et métaphysique. Un bug qui ne sera corrigé que lorsque la "gauche" et derrière elle la soit-disant "droite" à la remorque (qui défend elle aussi la déchéance de la nationalité) en sortiront par la petite porte de l'histoire.

 

L'inégalité foncière que ces donneurs de leçon morale ne vous diront pas est celle qui se trouve entre les mono-nationaux, nous autres Français de naissance et d'héritage, qui n'avons pas de seconde nationalité et sommes donc totalement lésés par rapport aux "bi-nationaux" qui eux peuvent être déchus de la "nationalité" "française" sans être faits apatrides puisqu'ils pourront retrouver leur nationalité d'origine. Cette inégalité-là n'est jamais présentée, ni relevée par personne, ni à "droite" ni à "gauche". Et s'il devait y avoir une déchéance de nationalité, celle-ci ne devrait concerner évidemment que les bi-nationaux, du fait de l'inégalité de départ dont nous venons de parler.

 

Il y a tout un arsenal pénal pour sanctionner les auteurs d'actes terroristes. Un arsenal qui n'est pas appliqué et qu'il suffirait d'appliquer. Pourquoi donc changer la constitution pour y inscrire un pseudo droit de l'Etat à déchoir ses citoyens de leur nationalité ?

 

Le "tout répressif", le "tout sécuritaire" d'un Manuel Valls sera lui-même d'une totale inefficacité. Comme le dit Emmanuel Macron, "la sécurité n'est pas un projet politique."

 

En réalité, que l'on soit mono ou bi national, il faut être par principe contre la "déchéance de nationalité", du fait qu'une nationalité ne se cède pas, ne se divise pas et ne se perd pas. Ces sous-catégories qui divisent les personnes, ne sont en réalité faites que pour "diviser pour mieux régner" et en profiter pour faire de la basse politique contre les citoyens. La dérive absolutiste de la dite "république" française ne doit pas tout permettre à ce Régime aux abois qui se permet de se contredire lui-même, et contredire sa propre constitution. Socle commun, rappelons-le, auquel il ne devrait pas être touché. Mais le Régime y touche quand même, à intervalles réguliers (depuis 1789, nous avons eu quinze constitutions successives alors que jusque-là nous n'en avions qu'une seule depuis 2000 ans), car le Régime n'est pas assis sur une légitimité politique solide (la "Volonté générale" qui peut tout changer...).

 

L'inscription de la déchéance de nationalité dans la Constitution est un un coup d'Etat qui est tourné contre tous les "citoyens" de ce pays et qui doit être analysé comme tel. Les citoyens sont transformés en suspects par nature, le régime bascule un peu plus dans le totalitarisme, si tant est qu'il pouvait le faire.

 

Lire: La Ve république se terminera-t-elle par un coup d'Etat ?

 

Notes

 

[1] Déchéance de nationalité : ce qu'il y a dans le livre de Christiane Taubira, Le Figaro, Par Mathilde Siraud Mis à jour le 01/02/2016 à 11:21 Publié le 01/02/2016 à 10:41

[2] "Qui veut la fin, veut les moyens" (Brissot de Warville, Le Patriote français, n° 201, 25 février 1790, p. 5-8, cité in P. Gueniffey, La Politique de la Terreur, Essai sur la violence révolutionnaire, Fayard 2000, réed. Tel Gallimard, Mesnil-sur-l'Estrée 2003, p. 89).

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31 janvier 2016 7 31 /01 /janvier /2016 21:49

Quand l'ouverture des frontières et la "libre circulation" développent les réseaux criminels... Des migrants dont des mineurs finiraient "dans des réseaux de traites, pour être exploités sexuellement", "voire pour participer à des réseaux de trafics d'organe"..., selon Pierre Henry, directeur général de France terre s'asile, citant une étude d'Europol.

"Liberté de circulation": 10.000 enfants migrants disparus en Europe exploités dans des réseaux criminels

Selon des chiffres communiqués par Europol, 10.000 enfants migrants, sur 270.000 recensés, ont disparu en entrant dans l'espace Schengen. Nombre d'entre eux seraient désormais exploités dans des réseaux criminels.

 

Source: I-télé

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31 janvier 2016 7 31 /01 /janvier /2016 21:21

Les agriculteurs abandonnent la tactique des barrages routiers qui pénalisent les citoyens, pour passer à la "jacquerie contre les politiques", "les vrais responsables", "députés" et "sénateurs".

Bruno Calle (responsable de la FNSEA Ndlr.), comme d'autres membres de la FNSEA, veut désormais éviter les barrages routiers. Un mode d'action que ne partagent pas tous les agriculteurs, comme ceux de la Coordination rurale (CR), deuxième syndicat agricole français, restés jusque-là à l'écart de ces mouvements.

 

«Ces barrages pénalisent les citoyens, donnent une mauvaise image des agriculteurs et coûtent cher à la collectivité», souligne Yannick Bodin éleveur laitier et céréalier dans le sud de la Manche. Il est aussi responsable de l'action syndicale au niveau national de la CR. «Les barrages de l'été dernier ont abouti à des mesures de saupoudrage qui n'ont rien changé dans le fond. Il faut interpeller les vrais responsables qui peuvent faire bouger les choses. Ce sont les députés ainsi que les sénateurs. Nous irons faire des actions chez eux», prévient-il.

 

L'éleveur attend ce lundi soir entre 300 et 400 agriculteurs pour une réunion d'information à Percy, en Basse-Normandie.

 

«Ce sera le point de départ d'une jacquerie contre les politiques qui abandonnent le monde rural et ne se donnent pas les moyens de prendre de véritables décisions pour éviter que l'on fasse faillite les uns après les autres

 Les agriculteurs en colère changent de tactique

Source: Les agriculteurs en colère changent de tactique, Le Figaro, Par Eric de La Chesnais Mis à jour le 31/01/2016 à 20:58 Publié le 31/01/2016 à 20:30

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30 janvier 2016 6 30 /01 /janvier /2016 06:22
Voilà ce qu'ils ne comprennent pas: nous autres catholiques, nous ne nous lançons par dans des guerres "intégristes" contre ceci ou cela, nous luttons contre la mort. Nous luttons contre la fin du monde

Il n’y a pas une époque chrétienne et une époque postchrétienne

 

Mais c’est d’autre chose dont je voulais vous faire part.

On considère souvent qu’avant les Lumières, le monde et ses secrets, autrement dit toute l’étendue des choses intelligibles et la sagesse séculaire, étaient éminemment chrétiens.  Et c’était effectivement le cas.

Après les Lumières, en revanche, ces mêmes choses devinrent immédiatement « laïques », c’est-à-dire autonomes, immunisées et étrangères au christianisme et le christianisme lui-même disparut de l’horizon des savoirs avant de disparaître carrément de la surface de la terre pour se recroqueviller dans ses chapelles.  La Connaissance se retrouva donc orpheline de père et de mère, comme si elle était issue d’une sorte de gouffre obscur.  La Raison, telle une divinité païenne, naissait par elle-même, générée par le néant et par le chaos à un moment précis de l’histoire, c’est-à-dire au dix-huitième siècle.  Tout le reste n’était qu’obscurité et mort, un cauchemar, un miroir onirique opalescent.  La lumière et le soleil brillaient enfin à leur zénith grâce à trois ou quatre marionnettes enfarinées et portant perruque discourant pompeusement à Paris de choses plaisantes et exotiques avec une grande superficialité, atteignant rarement leur but.

Au cours de mes études, j’ai découvert une chose: il n’y a jamais eu d’ère chrétienne et d’ère a-chrétienne, il n’y a peu eu une époque où le christianisme était tout et une autre où il ne serait plus nulle part.

Il n’existe qu’un seul temps dans lequel l’Eglise n’a jamais cessé d’être la protagoniste, soit qu’elle fut la grande « Maîtresse » ou « L’Ennemi » public numéro un.

 

Il y eut bien une époque anti-chrétienne mais pas une époque a-chrétienne

 

Avant les Lumières, il y eut effectivement une époque totalement chrétienne et, après elles, une époque totalement anti-chrétienne.  Et si la première avait pour mission de formuler toute chose en termes chrétiens en se référant au Dieu Créateur, la seconde avait pour ambition de tout reformuler en termes anti-chrétiens par pure opposition avec la vision chrétienne des choses, dans le but de déchristianiser tout ce que le christianisme avait apporté aux sciences et à la connaissance. Mais le point de départ était bien le christianisme et ses catégories et non pas le néant et le chaos: une croix renversée a été plantée sur le christianisme.

De fait, on n’a jamais autant parlé – en bien comme en mal – du Dieu de Jésus-Christ que depuis cette époque des Lumières au cours de laquelle la Raison aurait, dit-on, remplacé la superstition.

Nous voyons donc comment l’Eglise tient en fait, que ce soit en bien ou en mal, le rôle central dans l’histoire, qu’il s’agisse de l’histoire chrétienne ou antichrétienne: comme Seigneur de l’histoire ou comme Fantasme de l’histoire, comme « Magistra » ou comme « Meretrix », dans tous les cas comme sa principale protagoniste.  L’objectif de toute idéologie dominante de l’histoire, passée comme à venir, a toujours été et restera toujours celui d’abattre le principal obstacle à son propre triomphe: le christianisme, celui de Rome et les autres.  Mais c’est impossible.  C’est la raison pour laquelle il n’y a jamais eu que de faux triomphes et des illusions atroces, des désirs renversés en totale contradiction avec les lendemains merveilleux imaginés sans Dieu et contre Dieu, comme si une main invisible réduisait chaque fois en cendres la tentation originelle, celle qui fut toujours celle de Lucifer, celle d’être comme Dieu, d’être « meilleur que Dieu », de se diviniser en le détrônant.

 

Christianisme, a-christianisme, anti-christianisme, post-christianisme.  Et le Christ

 

Nous pouvons résumer les choses ainsi: il n’y a pas eu d’ère chrétienne et d’ère a-chrétienne, il n’existe qu’une histoire chrétienne et une histoire qui s’est révoltée contre le christianisme mais dont le christianisme, bien loin de nous laisser indifférents, est toujours resté le moteur qui agite les esprits, que ce soit comme exemple ou comme cible.  Et comme il n’a pas été possible d’anéantir le christianisme en faisant succéder à l’époque chrétienne une époque a-chrétienne, c’est-à-dire une époque d’indifférence et d’oubli, on s’est replié en vain sur l’époque anti-chrétienne, avant d’obtenir encore une fois le résultat opposé et échouer à nouveau.  Aujourd’hui, nous assistons à un autre expédient, imputable cette fois à la hiérarchie ecclésiale elle-même: une époque post-chrétienne.  On peut toujours changer les noms et les formules mais le but est toujours identique: éradiquer et anéantir jusqu’au souvenir du christianisme en Occident.  « En faisant toute chose nouvelle ».  Tout cela pue le soufre et le déjà-vu, la putréfaction même.

 

Pour que la fin du monde n’arrive pas

 

Cette lutte qui dure depuis 300 ans pour effacer le Christ de l’histoire se fait plus vive et active que jamais et atteint aujourd’hui son paroxysme.

On peut déchristianiser le monde tant qu’on veut mais le Christ, scandale pour les juifs et folie pour les païens, est ineffaçable, il demeure gravé au cœur des préoccupations quotidiennes des pays les plus sécularisés.  Parce que sans le Christ, il n’y a pas de remède à l’ennui, au vieillissement inéluctable, au tumulte des cœurs, au mal de vivre, et à cette tentation stridente et permanente du cupio dissolvi:  le désir de mort et d’anéantissement.  De fait, quand le mystère est occulté par l’absurde, on perd la volonté de vivre et l’unique perspective rationnelle qui reste c’est le suicide.  Ce n’est pas un hasard si les pays européens, vieux et fatigués, particulièrement ceux d’Europe du Nord, ne parlent plus que d’une chose désormais, comme ultime désespoir: le droit de pouvoir mourir, d’éteindre la vie.

Si vous êtes un tant soit peu attentifs, on ne parle que d’avortement, d’euthanasie, de suicide assisté, de contraception, de refus de la maternité sauf comme une expérience de laboratoire qui n’a plus rien à voir avec la nature et l’humanité.  Jusqu’à l’estocade finale: la danse macabre autour du fétiche des « unions » homosexuelles, le symbole de la stérilité, évocatrice de la fin de la perpétuation de la vie et de l’extinction du monde.  Cupio dissolvi: le désir de mort et d’annulation.

Voilà ce qu’ils ne comprennent pas de nous autres, les catholiques: nous ne nous lançons par dans des guerres « intégristes » contre ceci ou cela, non ne luttons pas uniquement pour notre survie.  Nous luttons contre la mort.  Nous luttons contre la fin du monde.

Par Antonio Margheriti Mastino, d’après un article original en italien traduit et publié avec l’autorisation de l’auteur.

 

Source: Diakonos.be

Diakonos.be Facebook

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29 janvier 2016 5 29 /01 /janvier /2016 16:15

Le tout sécuritaire de Valls est largement insuffisant et ne fait "pas un projet politique". C'est ce que nous n'arrêtons pas de dire sur ce blog. C'est ce qu'a compris aussi Emmanuel Macron, pour qui, face à la menace islamiste, "le défi est sécuritaire, géopolitique mais aussi économique, social et culturel.Le mot important ici est "culturel". Pour une fois qu'on n'a pas droit à un couplet sur la "laïcité", nous ne cacherons pas notre joie de voir Valls finement remis à sa place :

Le petit coup de béquille de Macron à Valls : "la sécurité n'est pas un projet politique"

Vendredi matin, le ministre de l'Economie a distillé son projet politique pour l'avenir du pays alors que ses relations avec le Premier ministre sont tendues, rapporte "Lci.tf1".

 

C'est la réponse du berger au berger. Recadré entre les lignes jeudi par Manuel Valls lors de ses vœux à la presse, l'invitant à mettre son "égocentrisme et narcissisme" au service de l'intérêt général, [1] Emmanuel Macron a répondu vendredi matin lors des siens. Le ministre de l'Economie, dont les relations avec le Premier ministre sont tendues, a affirmé se méfier de "la comédie humaine". Alors que Manuel Valls insiste sur "une époque qui a changé" pour justifier le tournant sécuritaire du gouvernement face au terrorisme, le jeune patron de Bercy a rétorqué que "la sécurité n'était pas un projet politique". Et d'affirmer : "Il n'y a qu'une seule question à laquelle nous devons répondre : quelle société nous voulons, quel pays nous voulons". [2]

 

Salle pleine à craquer pour le show Macron vendredi 29 janvier. Une heure et demie debout, sans note pour un quasi discours de politique générale et une grosse séance de questions-réponses. Avec, en bonus, la petite référence au philosophe Michel Foucault au bout de trente secondes. Les vœux à la presse du ministre de l’Economie contrastaient singulièrement avec l’exercice un brin convenu de ses collègues de Bercy, Michel Sapin et Christian Eckert, il y a quinze jours. Pour autant, le jeune inspecteur des finances ne s’est pas privé de distiller quelques messages très politiques sur fond de rivalité croissante avec le Premier ministre Manuel Valls.

 

Emmanuel Macron a refait entendre sa petite musique sur la menace terroriste et les thèmes régaliens chers au chef du gouvernement. Déjà, après les attentats de Paris de novembre, il avait provoqué la polémique en affirmant que la France devait assumer une "part de responsabilité" dans le "terreau" sur lequel le totalitarisme islamiste a prospéré, se "nourissant de la défiance que nous avons laissé s'installer dans la société". Une sortie qui lui avait valu une réponse indirecte cinglante de Valls: "J’en ai assez de ceux qui cherchent en permanence des excuses ou des explications culturelles ou sociologiques à ce qui s’est passé."

 

Macron a donc profité de ses vœux pour répliquer et marteler sa différence: "le défi est sécuritaire, géopolitique mais aussi économique, social et culturel, il faut comprendre, non pas pour excuser." Et d’ajouter: "la sécurité n’est pas un projet politique, notre projet c’est la construction d’une société efficace, juste et ouverte." L’occasion dans la foulée de consacrer une longue tirade aux bienfaits de sa loi sur la croissance puis d’évoquer pêle-mêle l’éducation, la formation ou encore l’Europe. [3]

 

Lorsqu'aucune politique de prévention, d'éducation et de civilisation n'est prise en amont mais qu'au contraire ne reste à l'horizon que la morne platitude du nihilisme jacobin, lorsque la "laïcité" jacobine est le seul lien qui doit faire vivre ensemble les gens et les "rassembler", il ne faut pas s'étonner que pour répondre au basculement dans la violence de quelques fanatiques orientaux, le pays bascule lui-même dans la violence de la dictature sécuritaire - façon "Grand Orient de France" - [4], sans qu'aucune élévation spirituelle ou culturelle ne soit envisagée.

 

"Les petites phrases, c'est parfois l'univers dans lequel nous vivons les uns et les autres", a déclaré M. Macron. 

"Je crois que la seule façon d'en sortir, c'est de remettre les choses dans leur contexte, dans leurs intentions, d'éviter finalement qu'on ne préfère collectivement la comédie humaine à l'explication du cours du monde. Pour ma part, j'ai choisi mon camp", a-t-il ajouté. 

 

Le locataire de Bercy, citant au passage le philosophe Michel Foucault, a insisté sur la nécessité "de savoir expliquer, de savoir recontextualiser, de savoir redonner du sens", face à "un monde qui va de plus en plus vite". 

"Nous sommes toutes et tous plongés dans cet +ordre du discours+ dont parlait Foucault, qui n'est jamais innocent", a insisté le ministre. "Ca parle, ça commente, ça écrit, c'est repris, et nous avons eu égard à tout cela une vraie responsabilité." 

 

L'Ordre du discours est la leçon inaugurale donnée par Michel Foucault au Collège de France, en 1970. Le philosophe y souligne que "dans toute société la production du discours" est "contrôlée", afin "d'en conjurer les pouvoirs et les dangers". [5]

Sources

 

[1] La réponse de Macron "le Narcisse", à Valls, Lci.tf1, 29.01.2016

[2] Le petit coup de béquille de Macron à Valls : "la sécurité, pas un projet politique", Lci.tf1, le 29 janvier 2016 à 15h01 , mis à jour le 29 janvier 2016 à 15h08.

[3] Macron-Valls: la guerre de tranchée continue, challenges, Publié le 29-01-2016 à 15h52

[4] L’ancien "Grand Maître" du "GODF" Patrick Kessel a loué le Premier Ministre : "«Manuel Valls, l’a réaffirmé [son attachement à la laïcité] à raison et à plusieurs reprises, déclarant récemment qu’il «y a urgence à renouer avec le sens de la laïcité, notre socle commun, (…) ferme, non négociable» qui doit «permettre de rassembler». Une fois encore, la fréquentation de Manuel Valls de deux loges du GODF, de 1986 à 2005, a laissé des traces fortement appréciées par certains de ses anciens frères." Source: Patrick Kessel applaudit Manuel Valls, blogs.lexpress, le 25 janvier 2016.

[5] Macron dit ne pas vouloir s'enfermer dans les "petites phrases" et cite Foucault, L'Express, Par AFP , publié le 29/01/2016 à 15:25 , mis à jour à 15:25

 

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29 janvier 2016 5 29 /01 /janvier /2016 12:17

Une affaire qui n'est pas sans rappeler le silence de 5 jours des medias français pour évoquer les agressions sexuelles contre des femmes lors de la nuit de l'innommable le 31 décembre 2015 en Allemagne, Suède, Autriche, alors que la police de Cologne diffusa initialement un communiqué déclarant que la nuit s'était bien passée, que les polices de ces pays ont tenté de dissimuler l'information, et que la chaine publique allemande ZDF présenta ses excuses pour sa lenteur à couvrir l'évènement.

L'incident en Suède, en date du 20 janvier, a opposé cette fois-ci des policiers suédois contraints de s'enfuir pour sauver leur vie devant une foule de migrants alors qu'ils essayaient de sauver un garçon de dix ans qui avait été violé à plusieurs reprises la semaine auparavant. Cette information, parue dans un article publié il y a 4 jours dans le Daily Mail, est passée totalement sous silence chez nous.

 

Voici ci-dessous l'original en anglais, puis la traduction "google" :

Source: http://www.dailymail.co.uk/news/article-3417669/Police-flee-lives-Swedish-migrant-camp-surrounded-screaming-mob-try-relocate-ten-year-old-boy-raped-multiple-times.html

Source: http://www.dailymail.co.uk/news/article-3417669/Police-flee-lives-Swedish-migrant-camp-surrounded-screaming-mob-try-relocate-ten-year-old-boy-raped-multiple-times.html

La traduction "google" :

Des policiers suédois contraints de s'enfuir devant une foule de migrants pour sauver leur vie

Un article de "Sputnik News" du 26 janvier a évoqué l'information :

 

"L'incident, qui a eu lieu le 20 janvier, a été dissimulé par la police. Ce n’est que plus tard que le rapport de police a été rendu public. Les responsables du Service suédois des migrations avait plus tôt pris la décision de déplacer une partie des migrants après de nombreux actes de violence à l’encontre d’un garçon de dix ans dans le centre d'accueil de réfugiés. Les responsables se sont alors heurtés à la résistance des migrants et ont dû faire appel à la police. "

Source: http://fr.sputniknews.com/international/20160126/1021235963/suede-migrants-fuite-police.html

Source: http://fr.sputniknews.com/international/20160126/1021235963/suede-migrants-fuite-police.html

L'article du Daily Mail indique en anglais: "MailOnline has asked the Swedish Embassy for confirmation whether the child has been removed to safety". C'est-à-dire : "MailOnline a demandé à l'Ambassade suédoise la confirmation si l'enfant a été mis en sécurité." Aucune nouvelle depuis.

 

On attend de nos media qu'ils fassent le travail pour lequel ils sont grâcement subventionné...

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28 janvier 2016 4 28 /01 /janvier /2016 22:27
"La fin des Empires", Patrice GUENIFFEY, Thierry LENTZ

La fin des Empires

COLLECTIF

Directeur : Thierry LENTZ

Directeur : Patrice GUENIFFEY

ISBN : 9782262051600

450 pages

Synthèses historiques

28/01/2016

Décadence et mort des Empires. Un livre-chapitres événement.

 

L'histoire serait-elle vouée à n'être qu'un éternel recommencement ? Cette fameuse question mérite particulièrement d'être posée concernant la naissance et la chute des empires. Depuis l'Antiquité, et sur tous les continents, certaines contrées, par le fer, l'or et l'esprit, se hissent au rang de puissance prépondérante et dominent une large partie du monde. Or, selon l'adage de Jean-Baptiste Duroselle, « tout empire périra » pour des raisons multiples, même si un noyau dur d'explications peut être avancé : crises de croissance, notamment en matière d'assimilation des populations conquises, paupérisation économique, épuisement du modèle militaire ; enfin et naturellement, apparition et renforcement de rivaux intérieurs et extérieurs.

Sous la direction de Patrice Gueniffey et Thierry Lentz, des historiens de renom racontent et analysent le déclin et la chute des grands empires qui ont fait le monde. Ils nous entraînent dans le sillage d'Alexandre le Grand jusqu'au soft power de Washington, en passant par le modèle romain et son héritier byzantin, les empires des steppes, l'Empire ottoman, le binôme latino-continental espagnol, précédant le siècle idéologique (1917-1991) qui voit tour à tour s'effondrer l'empire des Habsbourg, le IIIe Reich, le Japon militariste, puis, après la guerre froide, le communisme soviétique, héritier de l'impérialisme séculaire des Romanov.

Brisés par les deux guerres mondiales, la faillite des totalitarismes et le déclin de l'Europe qui avait dominé le monde depuis le XVIe siècle, les empires ont pu sembler, alors que l'on célébrait la fin de l'histoire, condamnés au bûcher des vanités. Seulement, si les empires trépassent, l'impérialisme ne meurt jamais, comme le prouvent les étonnantes métamorphoses de la Chine, l'éternel retour de la Russie, sans occulter le poids toujours majeur des Etats-Unis.

Au final, une grande leçon d'histoire, inédite et essentielle, pour connaître le monde d'hier et comprendre celui d'aujourd'hui.

 

Source: Editions Perrin

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28 janvier 2016 4 28 /01 /janvier /2016 22:16
"L'afflux des migrants risque de provoquer une guerre civile en Europe" (Vladimira Vitova)

Des rassemblements anti-islamistes sont prévus dans plusieurs pays européens pour le 6 février prochain.

 

L'Europe doit réagir à la crise migratoire actuelle qui risque de provoquer une guerre civile et religieuse, c'est la raison pour laquelle une manifestation contre l'islamisation de l'Europe s'est tenue mercredi (27 janvier. Ndlr.) au centre de Prague, a déclaré à Sputnik Vladimira Vitova, présidente de l'ONG Forum tchèque pour la paix qui a organisé la manifestation.

 

"Nous souhaitons appeler les Européens à préserver la paix sur le continent, parce que l'arrivée des réfugiés risque de provoquer une guerre civile et religieuse (…). Nous appelons à mettre fin à l'afflux incontrôlé des migrants en Europe", a indiqué Mme Vitova.

 

Selon elle, "l'UE a beaucoup fait pour encourager cette tendance de migration vers les pays européens, parce qu'elle se considère plus comme une union politique qu'économique. Elle s'est donnée la mission humanitaire et politique d'inclure le plus de gens possible dans le giron de la démocratie et des valeurs européennes".

 

"La tension monte entre les Européens de souche et les migrants, cela peut avoir des conséquences tragiques (…). Selon les récents sondages du Centre tchèque d'étude de l'opinion publique, seuls 2% des personnes salueraient l'arrivée des migrants en République tchèque", a ajouté Vladimira Vitova.

 

Plusieurs associations annoncent des manifestations partout en Europe, celles-ci étant prévues pour le 6 février. Les organisateurs entendent ainsi dénoncer l'islamisation et l'immigration sur le continent. Ces manifestations — initiées par le mouvement PEGIDA — se tiendront dans plusieurs grandes villes européennes.

 

Source: "L'afflux des migrants risque de provoquer une guerre civile en Europe", SputnikNews, 21:02 28.01.2016

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28 janvier 2016 4 28 /01 /janvier /2016 21:59
Ras-le-bol fiscal : deux français sur trois désapprouvent la politique familiale de Hollande

Touchés par le «ras-le-bol fiscal», 64 % des Français désapprouvent la politique familiale du gouvernement qu'ils jugent à la fois susceptible de faire baisser la natalité et peu efficace pour le redressement économique de la France.

 

Les familles sont-elles au bord du «burn out» fiscal? Huit Français sur dix (79 %) pointent en tout cas un «ras-le-bol» fiscal, selon un sondage Ifop réalisé pour la CNAFC (Confédération des associations familiales catholiques) sur un échantillon représentatif de la population française de 1006 personnes.

 

Source: Deux Français sur trois mécontents de la politique familiale de Hollande, Le Figaro, Par Agnès Leclair Mis à jour le 28/01/2016 à 17:29 Publié le 28/01/2016 à 08:50

 

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28 janvier 2016 4 28 /01 /janvier /2016 21:23

Humidité, bruit, promiscuité… Autant de facteurs qui jouent un rôle social néfaste. Dans un rapport annuel rendu public aujourd'hui, la Fondation Abbé Pierre alerte sur la "maladie" du mal-logement en France, où 3,8 millions de personnes sont touchées et 12,1 "fragilisées" par ce phénomène.

Mal-logement : 15 millions de mal-logés en France
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28 janvier 2016 4 28 /01 /janvier /2016 20:55
Environnement : François reçoit Leonardo Di Caprio

Le pape François a reçu jeudi matin au Vatican Leonardo DiCaprio. L'acteur et producteur américain lui a exposé son engagement pour la défense de l'environnement.

Tout au long de l'année, le pape accorde des centaines d'audience à des personnalités de toutes sortes. Jeudi, c'était au tour de Leonardo DiCaprio d'être reçu par le pape François au Vatican. L'acteur et producteur américain de 41 ans a évoqué avec le souverain pontife son engagement pour la défense de l'environnement. Aucun autre détail n'a été donné sur cet entretien d'ordre privé. En juin dernier, le pape avait publié son encyclique sur l'environnement six mois avant la Cop21 de Paris. [1]

 

Élevé à Los Angeles dans une famille catholique d'origine italienne et allemande, Leonardo DiCaprio se dit athée. La star de 41 ans a reçu le 22 janvier le prix Crystal Award, lors du Forum économique mondial à Davos (Suisse), pour son engagement en faveur de l'environnement. [2]

 

La star de Hollywood est depuis 1998 à la tête d'une fondation qui porte son nom et qui oeuvre pour la protection de la diversité, la conservation des océans et des espaces naturels, luttant contre les conséquences néfastes des changements climatiques.

 

L'acteur, qui a débuté au cinéma en 1991 est en lice pour l'oscar du meilleur acteur pour son rôle dans The Revenant.

 

Sources

[1] Leonardo DiCaprio a parlé environnement avec le pape François, Lci.tf1, 28 janvier 2016 à 14h03 , mis à jour le 28 janvier 2016 à 14h06.

[2] Environnement : le pape François reçoit Leonardo DiCaprio au Vatican, Le Point, Publié le 28/01/2016 à 16:07 | Le Point.fr

 

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28 janvier 2016 4 28 /01 /janvier /2016 20:25

Malgré un désastre évité de justesse grâce à des accords de basse politique, une progression fulgurante du Front national aux dernières Régionales 2015, Manuel Valls, dont la priorité en janvier 2014 était de "combattre Dieudonné et l'extrême-droite" (sic), n'a toujours pas tiré la leçon de ses erreurs, ni compris que les Français ne veulent plus des beaux discours politiciens, mais veulent des actes. Il n'a toujours pas compris non plus qu'être "anti" ou "contre"...  ne fait pas un programme politique... Pour lui, le combat prioritaire n'est pas le combat contre le chômage, c'est le "combat" contre "l'extrême-droite" :

Valls réaffirme son "combat" contre l'extrême droite

Manuel Valls a réaffirmé jeudi que le "combat" contre le Front national était "son" combat, un mois et demi après des élections régionales qui ont vu le parti d'extrême droite établir son record de voix.

 

"Ce que je retiens aussi de 2015 et des élections régionales, c'est bien sûr l'alerte maximale autour de la montée de l'extrême droite, tous les facteurs, le terreau, sont là, partout, en France et pas seulement, la confusion entre menace terroriste et crise des réfugiés crée des opportunités, malheureusement, pour l'extrême droite", a affirmé le Premier ministre, lors de ses voeux à la presse depuis Matignon.

 

"C'est en effet le combat d'une vie, c'est en tout cas mon combat. Je veux convaincre mes compatriotes que ce n'est pas la voie qu'il faut choisir", a-t-il insisté.

 

Manuel Valls est l'auteur de déclarations répétées contre le parti de Marine Le Pen. Pendant l'entre-deux tours des régionales, il avait mis en garde contre le danger d'une "guerre civile" que le FN pourrait selon lui provoquer.

 

"Je sais aussi que c'est par l'efficacité de nos politiques publiques que nous pourrons convaincre", a-t-il toutefois reconnu, avant de saluer, toujours pour les régionales, le "formidable sursaut républicain où chacun a pris sa place. J'ai pris la mienne."

 

"Chacun y a pris sa place, y compris la presse, ça a créé des débats, je pense aux choix qui ont été ceux de la Voix du Nord et de Nord-Eclair", a rappelé le locataire de Matignon.

 

Pendant deux jours, début décembre, les deux quotidiens ont pris position dans un dossier expliquant les raisons pour lesquelles ils jugeaient néfaste un vote pour Marine Le Pen, candidate défaite dans la région Nord-Pas de Calais-Picardie par Xavier Bertrand (Les Républicains).

Source: Valls réaffirme son "combat" contre l'extrême droite, L'Express, Par AFP , publié le 28/01/2016 à 15:27 , mis à jour à 15:27

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28 janvier 2016 4 28 /01 /janvier /2016 20:14
La Suède veut expulser jusqu’à 80.000 migrants, la Finlande 20.000

Confrontée à un défi migratoire sans égal dans son histoire, des milliers de migrants continuant de fuir les conflits en Syrie et en Irak, la Suède affirme vouloir renvoyer des dizaines de milliers de demandeurs d’asile déboutés.

"Nous allons devoir utiliser plus d’avions charters"

 

Le ministre de l’Intérieur suédois Anders Ygeman a ainsi déclaré au quotidien financier "DI" vouloir renvoyer "autour de 60.000 personnes, mais cela peut monter à 80.000". "Nous allons devoir utiliser plus d’avions charters", a-t-il ajouté.

 

Ce processus devrait prendre plusieurs années.

 

En 2015, 163.000 réfugiés ont déposé une demande d’asile dans ce pays du nord de l'Europe, l’équivalent de 1,3 million de personnes pour un pays de 80 millions d’habitants comme l’Allemagne, laquelle a reçu 1,1 million de réfugiés sur la même période.

 

"Nous devons nous occuper du mieux possible de ceux qui peuvent rester, mais ceux qui reçoivent une réponse négative doivent repartir", a sèchement déclaré le chef du gouvernement de centre-gauche, Stefan Löfven.

 

Sur les quelque 58.800 dossiers traités l’an dernier par l’office suédois, 55% ont été acceptés, moyenne sur laquelle se fonde le ministre de l’Intérieur. Mais les ambitions affichées se heurtent à une difficulté: 7.590 demandeurs déboutés en 2015 ont disparu dans la nature et leur nombre s’élève à 40.345 sur la période 2010-2015 selon l’Office des migrations.

 

Depuis Paris, le Haut-commissaire des Nations unies pour les réfugiés, Filippo Grandi, a souligné que les déboutés du droit d’asile devaient "être rapatriés, évidemment", mais "selon les procédures les plus correctes et les plus humaines, en respectant tout à fait leurs droits".

La Finlande aussi

 

De son côté, la Finlande a fait savoir qu'elle entendait expulser elle aussi 20.000 migrants arrivés en 2015 et dont la demande d’asile a été ou sera rejetée. Helsinki table sur le rejet de deux tiers des 32.000 demandes d’asile enregistrées l’an dernier par ses services de l’immigration.

 

 

Source: La Suède veut expulser jusqu’à 80.000 migrants, la Finlande 20.000, L'Alsace, 28/01/2016 17:05 par AFP , actualisé à 18:15

 

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28 janvier 2016 4 28 /01 /janvier /2016 19:42
Manifestations des agriculteurs, nouvelle crise agricole : des paysans excédés

La tension est de nouveau très vive dans les campagnes. Depuis les très grosses manifestations de l'été 2015, rien n'a évolué. Depuis l'été, le prix du kilo de porc a chuté de 1,40 euro à 1,08 euro. "C'est la mort instantanée", selon un producteur en Bretagne.

En fait, toutes les productions, porc, volailles, lait, qui sont très sérieusement touchées. Le prix du lait payé aux producteurs a baissé par exemple de plus de 20% depuis le mois de septembre.

Les crises paysannes se succèdent avec une impressionnante régularité et rien ne change. Il serait peut-être grand temps de revoir tout le système de production, de remettre tout à plat, toutes les filières, mais il semble bien que ni les politiques, ni les transformateurs, ni les grandes surfaces et encore moins l'Europe, ne le désire réellement.

Rennes, Saint Malo, Quimper, Saint Brieuc. Ce vendredi 22 janvier 2015, des centaines d’agriculteurs sont allés manifester leur colère dans les rues, sur les routes, aux ronds menant à des voies express. C’était le cas cet après-midi à hauteur de Lamballe sur la RN 12 entre Rennes et Brest où l’affrontement avec les forces de l’ordre a été évité de justesse. Des dizaines de CRS dépêchés sur place ont tenté, sur demande du Préfet, d’empêcher les agriculteurs de bloquer cette route nationale sur laquelle transite plus de 60.000 véhicules par jour.

 

Source: Reinformation.Tv

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27 janvier 2016 3 27 /01 /janvier /2016 20:05
Danemark : la promesse d'autres mesures anti-immigration

Le Danemark va continuer de dérouler son programme d'austérité migratoire, a averti le parti anti-immigration Dansk Folkeparti (DF).

Le Parti populaire et le gouvernement minoritaire du libéral Lars Løkke Rasmussen sont convenus de réduire rétroactivement les prestations allouées aux réfugiés ayant obtenu l'asile sous la précédente coalition de centre gauche, a rappelé un de ses cadres, Martin Henriksen. En voie d'adoption, un aménagement du Code pénal facilitant l'expulsion des réfugiés condamnés a également été porté et « vendu » par DF au gouvernement, selon lui.

 

« Notre influence sur le gouvernement s'exerce dans plusieurs domaines, nous considérons que c'est notre job », a expliqué le porte-parole du parti pour les questions d'immigration. « Ce n'est pas la première fois que le Parti populaire danois est à la manoeuvre pour obtenir des mesures restrictives au Parlement » sur les questions d'immigration, a-t-il relevé.

Les conditions de séjour des demandeurs d'asile resserrées

 

Le Parlement danois a voté à une écrasante majorité mardi un projet de loi resserrant considérablement les conditions de séjour des demandeurs d'asile. L'objectif affiché est de dissuader les candidats à l'exil de chercher refuge dans le pays.

 

Source: Danemark : la promesse d'autres mesures anti-immigration, Le Point, Publié le 27/01/2016 à 15:52 - Modifié le 27/01/2016 à 16:47 | Le Point.fr

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27 janvier 2016 3 27 /01 /janvier /2016 19:22

En juin 2009, voyant trop de Noirs dans sa ville d'Evry, Manuel Valls, maire socialiste, déplora la "belle image de la Ville d'Evry" et demanda en ricanant que l'on mette "quelques Blancs, quelques white, quelques Blancos". Or un enseignant de l'Université d'Avignon a ironisé sur ces propos en espérant qu'à l'occasion de la visite de Valls "la délégation de l'Université comptera suffisamment de 'blancos'." Le mot n'a pas été du goût du Premier ministre dont le ministère public a requis une peine de 2000 euros d'amende avec sursis à l'encontre de l'enseignant, Bernard Mezzadri. Le délibéré sera rendu le 10 février.

Amende avec sursis pour un enseignant qui a ironisé sur les "blancos" de Valls

Cet enseignant-chercheur à l'Université d'Avignon comparaissait devant le tribunal correctionnel d'Avignon ce mercredi 27 janvier pour "provocation à la haine raciale". En cause, des propos tenus dans un mail sur un forum interne à l'Université, au sujet d'une prochaine rencontre avec Manuel Valls lors d'une visite ministérielle. Il ironisait sur des propos tenus par l'actuel Premier ministre, et entendait dénoncer une politique "raciste". 

M.Mezzadri avait notamment qualifié Manuel Valls de "chasseur de roms". Et écrit : "J'espère qu'en cette grande occasion (la visite de M.Valls, Ndlr) la délégation de l'Université comptera suffisamment de "blancos" (et pas trop de "basanés"). Ces propos faisaient écho à une vidéo de 2009 dans laquelle celui qui était maire d'Evry demandait à ses équipes de rajouter des "whites" et des "blancos" dans le décor.

"C'est la condamnation d'idées rampantes, nauséeuses, sur lesquelles les esprits éclairés ne devraient pas s'aventurer" a requis le procureur de la République. "Peut-être n'était-ce pas votre volonté intérieure (...) mais dans votre formulation, pas si circonstanciée que cela, en vous engageant sur cette question de la couleur de peau, en engageant votre établissement à se positionner sur cette question, moi je dis que c'est raciste" a indiqué le magistrat chargé de porter l'accusation.

"Mon ironie est patente pour tout lecteur" s'est défendu le prévenu, expliquant qu'il entendait simplement "doucher l'enthousiasme de la direction de l'Université" à l'annonce de la visite de Manuel Valls.

"L'intention ironique de mon client était particulièrement évidente" a plaidé Me Braun, son avocat. "Les propos qu'il aurait fallu poursuivre, ce sont ceux de M.Valls." Il a qualifié M.Mezzadri de "résistant".

 

Source: Amende avec sursis requise contre l'enseignant qui ironisait sur les "blancos" de Valls, Le Dauphiné, Publié le 27/01/2016 à 17:37

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27 janvier 2016 3 27 /01 /janvier /2016 18:53
Chômage : nouveau record en décembre 2015, une "boîte à outils" incomplète

Myriam El Khomeri, ministre du Travail, avait annoncé en novembre 2015 que "la tendance" se dirigeait "vers une stabilisation du nombre de chômeurs en fin d'année"... Raté. La "boîte à outils" de François Hollande manque décidément d'"outils" efficaces..., le nombre de demandeurs d'emploi a augmenté de 0,4% en décembre 2015 par rapport à novembre, le chômage bat un nouveau record en décembre 2015.

Chômage : nouveau record en décembre 2015, une "boîte à outils" incomplète

Le nombre de demandeurs d’emploi sans activité a augmenté de 15.800 personnes (+0,4%) en décembre. L'année 2015 s'achève sur un record de 3,59 millions de chômeurs en métropole

 

Selon les derniers chiffres du chômage rendus public par Pôle emploi et le ministère du Travail, le nombre de demandeurs d'emploi a augmenté de 0,4% en décembre 2015 par rapport à novembre, en France métropolitaine. Même chez les jeunes de moins de 25 ans, le chômage augmente le mois dernier : +0,7%.

 

Sur l'ensemble de l'année 2015, Pôle emploi a accueilli 89.900 chômeurs supplémentaires (+2,6%), soit la plus faible hausse depuis 2010.

 

Le chômage a atteint également des records en incluant les demandeurs d'emploi ayant exercé une activité au cours du mois (5,48 millions, +0,6% sur un mois), et l'outre-mer (5,78 millions, +0,6%).

 

Du mieux pour les jeunes, pas pour les seniors

 

Ces derniers mois, l'indicateur de Pôle emploi a connu de fortes variations, mais, au-delà des évolutions mensuelles, réputées très volatiles, la courbe du chômage révèle une réelle tendance à la hausse, avec 42.800 chômeurs de plus en catégorie A (sans activité) en métropole au 4e trimestre.

 

Selon une analyse récente de la Dares, le service des statistiques du ministère, les chiffres de Pôle emploi sont révélateurs d'une tendance de fond à partir d'une évolution trimestrielle de 35.000.

 

Malgré un coup d'arrêt en décembre (+0,7%), la situation des jeunes est en nette amélioration sur un an: -21.900 (-4,0%) par rapport à fin 2014. En revanche, la situation des seniors se dégrade inexorablement (+0,6% sur un mois, +8,4% sur un an).

 

Le chômage de longue durée se développe

 

Autre point noir: le chômage de longue durée, qui continue de gagner du terrain. Fin 2015, 2,47 millions de demandeurs d'emploi, petite activité comprise, étaient inscrits à Pôle emploi depuis plus d'un an, un chiffre en hausse de 0,8% en décembre et de 9,5% sur l'année. Résultat: l'ancienneté des inscrits a augmenté d'un mois (31 jours) sur un an. En moyenne, un demandeur d'emploi pointait à Pôle emploi depuis environ 19 mois (570 jours).

 

Selon Myriam El Khomri, ministre du Travail, ces mauvais résultats traduisent "notamment les effets de la baisse d'activité enregistrée par plusieurs secteurs dans le contexte que nous avons connu en novembre et décembre". [2]

 

 

Sources :

[1] Le chômage bat un nouveau record en décembre, Sud-Ouest, Publié le 27/01/2016 . Mis à jour à 18h49 par Sudouest.fr avec Afp

[2] Le chômage a atteint un nouveau record fin 2015, L'Express, Par AFP , publié le 27/01/2016 à 18:12 , mis à jour à 18:12

 

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27 janvier 2016 3 27 /01 /janvier /2016 13:03

Tout ce feuilleton sur la déchéance de nationalité est une belle pièce de théâtre où pourtant tout était cousu de fil blanc.

http://www.leparisien.fr/politique/en-direct-christiane-taubira-demissionne-du-gouvernement-27-01-2016-5489487.php

http://www.leparisien.fr/politique/en-direct-christiane-taubira-demissionne-du-gouvernement-27-01-2016-5489487.php

Le jour où l'on apprend la "démission" de Christiane Taubira, le ministre de la justice qui était contre une déchéance de la nationalité pour les bi nationaux si les mono nationaux n'étaient pas concernés car cela créerait une inégalité entre "citoyens", le gouvernement annonce que c'est la ligne de Taubira qui l'emporte. Toute référence à la binationalité a en effet été abandonnée dans le projet de réforme constitutionnelle présentée par Manuel Valls ce mercredi midi en commission des lois à l'Assemblée nationale. [1]

 

Le Premier ministre Manuel Valls assure qu’aucune «référence à la binationalité» ne figurerait dans le texte de la révision constitutionnelle, «ni a priori dans la loi ordinaire». Cette solution, qui permet de ne pas «stigmatiser» les binationaux, avait été critiquée en raison du risque de créer des apatrides. Mais l'annonce de Manuel Valls permet techniquement de faire des apatrides.

 

C'est pourquoi, Manuel Valls qui avait indiqué le 6 janvier dernier qu'il refusait l'extension de la déchéance de nationalité  aux Français ayant une seule nationalité, assure dans le même temps que la France «s’engagera dans la ratification» de la Convention de 1954 interdisant la création d’apatrides.

 

Le Premier ministre a précisé que l’extension de la déchéance de nationalité concernerait «les crimes certes mais sans doute aussi les délits les plus graves», en présentant son projet de révision constitiutionnelle. Il n'y aura pas de référence à la binationalité. «Seules des infractions d’un niveau de gravité très élevé pourront justifier la procédure de déchéance: les crimes certes mais sans doute aussi les délits les plus graves», a déclaré le Premier ministre devant la commission des lois de l’Assemblée, prenant en compte une demande du parti les Républicains.

 

 

Rappelant que le «texte initial» adressé au Conseil d’État prévoyait «les délits et les crimes», il a expliqué ce qu’il entendait par «délits les plus graves»: «L’association de malfaiteurs, le financement direct du terrorisme ou l’entreprise terroriste individuelle, tous punis d’une peine de 10 ans d’emprisonnement», a-t-il énuméré.

 

On peut se poser quelques questions : où est passé l'article 2 de la Déclaration des droits de l'homme et du citoyen de 1789Plus problématique, la France a-t-elle une constitution ?

 

On peut aussi se demander ce qui pousse le gouvernement à renvoyer Christiane Taubira si le projet de réforme constitutionnelle reprend intégralement la demande de cette dernière ? Son renvoi ne permet-il pas, en fait, de calmer les oppositions à la déchéance pour tous ? Ce qui en dernier ressort prouverait la duplicité totale de ce gouvernement.

 

Quel est l'intérêt de faire une révision constitutionnelle permettant techniquement de faire des apatrides des mono nationaux (suppression de toute référence à la binationalité) si dans le même temps "la France "'s’engagera dans la ratification' de la Convention de 1954 interdisant la création d’apatrides" ? Tout ça pour ça ?

 

Cette nouvelle imposture, inscrite au coeur de la dite "révision constitutionnelle" confirme en fait, et quoi qu'ils disent, l'existence d'une inégalité de fait entre les bi-nationaux (qu'on peut déchoir de la nationalité parce qu'ils retrouveront leur nationalité d'origine) et les mono-nationaux (qu'on ne peut pas déchoir de la nationalité) et montre que la république est complètement à l'ouest sur ce sujet de la nationalité, à cause de ses propres mensonges égalitaristes.

 

Sources

 

[1] Déchéance de nationalité: pas de référence à la binationalité, Le Dauphine, Publié le 27/01/2016 à 12:32 |Mis à jour il y a environ 1 heures

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27 janvier 2016 3 27 /01 /janvier /2016 11:32
"La tolérance, c’est l’art d’être heureux de vivre ensemble" (Valérie Pécresse)

Un énorme parterre de personnalités politiques a assisté lundi soir à la cérémonie des vœux de la radio LFM, installée dans le quartier du Val-Fourré à Mantes-la-Jolie.

 

Au cours de cette soirée sur le thème de la tolérance, les différents orateurs ont pris position contre la déchéance de nationalité. « Ce débat divise le pays, ça suffit », a notamment lancé Labbib Eddaouidi, le président de la station LFM. « La tolérance, c’est l’art d’être heureux de vivre ensemble », a insisté Valérie Pécresse, la présidente (LR) de la région Ile-de-France.

 

Source: Mantes-la-Ville : la déchéance de nationalité s’invite aux vœux de LFM, Le Parisien, 26 Janv. 2016, 17h28 | MAJ : 26 Janv. 2016, 17h28

Il ne devait plus y avoir de morale au dessus de la loi "républicaine", répétaient les modernistes depuis 1789. Résultat, ils ont troqué une morale contre une autre... Et dans ce registre, Valérie Pécresse s'est illustrée avec la moraline du jour, véritable condensé de la morale libérale jacobine : "la tolérance, c’est l’art d’être heureux de vivre ensemble". Un Lénine n'eut pas mieux dit ! Le programme communiste totalitaire peut s'appliquer.

C'est aussi une phrase ambivalente qu'on peut prendre dans l'autre sens, négatif, à savoir, la tolérance, oui, à condition qu'on soit heureux de vivre ensemble ! Sous-entendu, si vous n'êtes pas heureux, vous dégagez.

"La tolérance, c’est l’art d’être heureux de vivre ensemble". Merveilleuse formule qui peut vouloir dire tout et son contraire...

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27 janvier 2016 3 27 /01 /janvier /2016 00:00
Prière d'abandon de sainte Angèle Merici

Après la réponse aux Dubia de la bienheureuse Laura Vicuña, une bienheureuse pour notre temps, voici la "prière d'abandon" de sainte Angèle Mérici, rappelant que livré à nous-même et à notre volonté, nous ne savons pas "discerner le bien du mal". Le lien entre Sainte Angèle Merici et la petite Laura Vicuña : l'enseignement et l'instruction religieuse.

 

« Prière d’abandon » de Sainte Angèle Mérici

 

à Jésus-Christ

 

Voici la Prière, véritable acte d’abandon « Mon Seigneur, ma seule Vie et mon unique Espérance » de Sainte Angèle Mérici (1470-1540), Fondatrice de l'Ordre des Ursulines dont l’objectif est de pratiquer une vie de perfection dans le monde et d’instruire les adolescentes dans les voies du Seigneur.

 

 

La Prière d’abandon de Sainte Angèle Mérici « Mon Seigneur, ma seule Vie et mon unique Espérance » :

 

« Mon Seigneur, ma seule Vie et mon unique Espérance, je Te prie de recevoir mon cœur si misérable et de brûler tout ce qu’il y a de mauvais en moi au feu de Ton Amour. Je Te prie, Seigneur, de recevoir ma liberté, toute ma volonté, qui, livrée à elle-même, ne sait discerner le bien du mal. Reçois donc, Seigneur, toutes mes pensées, paroles et actions et enfin tout ce que je possède en moi et hors de moi. Je remets tout entre Tes mains. Dans ma pauvreté, Seigneur, reçois-moi. Amen ! »

 

Sainte Angèle Mérici (1470-1540)

 

Source: Site-catholique.fr

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26 janvier 2016 2 26 /01 /janvier /2016 21:43
223e anniversaire de l’assassinat du roi Louis XVI: Discours de Louis Duc d’Anjou

Cérémonie à la mémoire du Roi Louis XVI

 

dimanche 24 janvier 2016 par VLR Enregistrer au format PDF

 

Paris Dimanche 24 janvier 2016

 

Chers Amis,

Nous voici réunis pour le 223e anniversaire de l’assassinat du roi Louis XVI au lendemain d’un procès dont le verdict était décidé d’avance. La France traversait alors des jours dramatiques et cette mort du monarque allait, malheureusement, être la première d’une longue liste.

Mais il me semble que se réunir plus de deux siècles après un événement n’est pas anodin. Les exemples ne sont pas choses courantes. Ils le sont d’autant moins que cette messe à laquelle nous venons d’assister et pour laquelle je remercie les desservants est loin d’être unique. Ce sont, en fait, des dizaines de messes qui sont célébrées autour du 21 janvier. Cela dans toute la France et même à l’étranger (puisque la Belgique, la Suisse, les USA s’honorent de cérémonies d’hommages au Roi martyr).
Ces cérémonies sont importantes et leur sens dépasse de beaucoup ce que peuvent être des commémorations. Seule la mort du Roi amène, chaque année, cet événement à se renouveler. Les générations passent et cela continue. C’est au sens propre un événement national et il n’est pas étonnant que, chaque année, alors que les médias ne sont pas très ouverts à la monarchie, il fasse l’objet de séquences à la télévision comme à la radio et d’articles dans la presse papier ou numérique. Cela donne une autre dimension à cet acte.

Nous ne commémorons pas seulement un événement tragique. La mort du Roi est d’une autre nature. Elle atteint, au plus profond, chacun d’entre nous, chacun d’entre vous. Non seulement parce que comme je le disais en introduction, la justice a été sacrifiée aux passions humaines et partisanes mais aussi parce que elle est contraire aux fondements mêmes de l’âme française. Elle est destructrice. Elle a créé un vide dans nos vies, dans nos cœurs et dans nos familles comme dans la société. Ayant perdu son chef naturel, légitime, la société est déboussolée.

Or une société, un État, a besoin de savoir, comme un individu, d’où il vient et où il va. Sa quête est philosophique et spirituelle. La société ne peut pas se contenter d’errance, de vérité d’un jour, qui ne l’est plus le lendemain. Au contraire, elle a besoin de certitudes. Les jeunes encore plus. Les voir présents lors des cérémonies à la mémoire de Louis XVI confirme ce besoin d’absolu et de vérité.

Les jeunes n’aiment pas les idées fausses. S’ils sont prêts à se donner, ce n’est pas à des chimères. C’est pour du vrai, du juste et du beau. C’est parce qu’ils ont la foi et que dans cette foi, ils puisent leur espérance. Il faut donc voir l’assassinat du Roi qui nous réunit non pas seulement comme un tragique souvenir que nous serions quelques-uns à partager, mais comme un appel à mieux réfléchir à ce que nous souhaitons pour l’avenir. Le Roi n’est pas mort pour rien. Son sacrifice accepté et offert a été celui de nombreux français ; son sacrifice, officialisé par un procès, acte dont on attend qu’il fasse ressortir la vérité, a marqué l’entrée de la France dans une spirale de déchristianisation et d’avènement du matérialisme et de l’individualisme dont nous voyons, actuellement, combien elle est dangereuse.
Le fait d’avoir exécuté le monarque a coupé ce lien filial si particulier, si fondamental, qui unissait le roi et son peuple ; qui unissait le peuple, à son histoire. C’est ce lien qu’évoquent ces commémorations annuelles. Ce désir de retrouver la filiation perdue. Tous les grands pays de la
Grande-Bretagne au Japon, de la Russie aux USA, vivent par et pour ce rapport au temps long de leur histoire.

La France en s’en privant, continue à se mutiler et à se perdre. Depuis près de deux siècles, les crises succèdent aux crises dont certaines sanglantes, les Républiques aux Républiques. Cela ne change rien au vide dont un Ministre, et pas des moindres, s’appuyant sur sa formation de philosophe, a reconnu l’existence il y a quelques mois !

Ainsi commémorer cet assassinat plus de 200 ans après qu’il a été commis, c’est affirmer que l’idée de royauté est toujours nécessaire et vivante. En France, le Roi ne meurt jamais selon l’adage. Il se perpétue. C’est aux Français de lui redonner vie, de retrouver leurs racines. Mais ceci ne peut être simplement formel. La royauté ce n’est pas une république couronnée. Elle est avant tout un ensemble de valeurs vécues et partagées puisque ce sont d’elles que vient l’unité entre toutes les composantes du pays. Par le passé ces valeurs étaient directement issues du baptême chrétien de Clovis.

Actuellement elles sont à retrouver, à reconstruire et surtout pas à travestir par des slogans. La France en renouant avec ce qui l’a animée tout au long de son histoire pourra alors surmonter difficultés et épreuves et reprendre le cours de sa destinée. Derrière le rejet de cet assassinat de Louis XVI se profile le besoin de redonner primauté à la vie, de la naissance à la mort ; la nécessité de redonner à la famille tous ses droits notamment dans l’éducation des enfants.

Pensons à Louis XVI faisant faire, en prison, des pages d’écriture à son fils et lui enseignant histoire et géographie. Quel exemple ! Derrière le rejet de la mort du Roi apparaît aussi le désir de retrouver la nécessaire souveraineté garante de toutes les libertés.

Tout cela ne peut rester de vains mots. Ces réalités doivent vivre. Il appartient à nous tous de le faire dans nos métiers, nos professions, dans nos familles et nos activités. Beaucoup de jeunes l’ont compris. Leur voix sans doute ne s’entend pas encore suffisamment, mais comme ils sont l’avenir, les veilleurs qu’ils sont actuellement, deviendront rapidement les acteurs de demain.

Tels sont les vœux que je forme, en ce début d’année, pour vous tous ici présents et pour tous les Français. Pour la France. Je les accompagne de remerciements. Merci à ceux qui m’ont envoyé leurs vœux ainsi qu’à ma famille ; merci à ceux qui ont participé à la cérémonie d’aujourd’hui, les desservants mais aussi à tous ceux qui ont contribué à son organisation et à sa tenue.

Puisse Saint Louis continuer à veiller sur la France et Saint-Martin dont on commémore cette année le 1700e anniversaire, continuer à l’inspirer. Merci.

Louis, duc d’Anjou

 

Source: Vive le Roy

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26 janvier 2016 2 26 /01 /janvier /2016 19:32
Le Danemark durcit son droit d'asile

Accusé de contrevenir au droit international, le gouvernement danois passe outre, espérant dissuader les candidats à l'asile par une politique très restrictive, qui prévoit la confiscation des biens des migrants et l'allongement des délais du regroupement familial.

Arme de dissuasion massive. Le Danemark entérine mardi sa réforme controversée du droit des étrangers qui vise à décourager les candidats à l'asile de tenter leur chance dans le pays scandinave, au prix d'entorses aux conventions internationales. Le Premier ministre libéral Lars Løkke Rasmussen, dont le gouvernement minoritaire est soutenu par les anti-immigrations du Parti populaire danois, assume pleinement la paternité de ce qu'il qualifie de «projet de loi le plus mal compris de l'histoire du Danemark».

Tancé par les Nations unies, l'Union européenne, l'OSCE et les organisations humanitaires, il maintient le cap, fort du soutien de son opinion publique: selon les sondages, l'immigration est la préoccupation n°1 de 70 % des Danois. «Beaucoup de réfugiés affluent à nos frontières, nous sommes soumis à une pression énorme», a plaidé lundi la ministre en charge de l'Immigration, de l'Intégration et du Logement, Inger Støjberg, entendue à Bruxelles par la Commission des libertés civiles du Parlement européen. Accusé par le Haut-commissariat aux réfugiés des Nations unies (HCR) de nourrir «la peur et la xénophobie», le projet de loi prévoit de confisquer les effets de valeur des migrants, de diminuer leurs droits sociaux, et d'allonger les délais de regroupement familial et d'octroi du permis de séjour permanent.

Le Danemark bénéfice de clause d'exemption l'exonérant de s'aligner sur la politique d'asile européenne mais il n'en est pas moins tenu aux traités internationaux qu'il a signés et que le Premier ministre danois suggère de modifier à la lumière de la crise migratoire sans précédent que traverse l'Europe.Si les migrants continuent d'affluer vers l'Europe, «on arrivera à un moment où il faudra discuter (…) pour ajuster les règles du jeu», avait-il expliqué en décembre. Dès son élection en juin, M. Rasmussen avait promis un «ralentissement immédiat» du flux de réfugiés vers le Danemark qui a enregistré un total de 21.000 demandes d'asile en 2015. Pour dissuader les candidats à l'asile, il avait réduit les allocations allouées aux réfugiés.

Le pays scandinave souhaite éviter de faire face au même afflux que son voisin suédois qui a rétabli en novembre les contrôles à ses frontières alors qu'il accueillait 10.000 nouveaux arrivants par semaine et ne pouvait plus leur assurer de logement.

Le vote de mardi au Parlement ne devait être qu'une formalité car pour s'assurer du soutien des sociaux-démocrates, premier parti d'opposition, et de deux petites formations de droite, le gouvernement a consenti des amendements. Après le vote prévu dans la journée, la réforme sera soumise à la signature de la reine Margrethe II, pour une entrée en vigueur début février.

 

Source: Le Danemark durcit son droit d'asile, malgré les critiques, Par AFP, AP, Reuters Agences Publié le 26/01/2016 à 11:12

 

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25 janvier 2016 1 25 /01 /janvier /2016 17:45

Une employée d’un centre d'accueil pour migrants mineurs a été assassinée par des habitants de ce centre situé dans la ville suédoise de Mölndal.

 

Selon le journal Göteborgs-Posten citant des données de la police, la femme n'était âgée que de 22 ans.

 

Elle a reçu plusieurs coups de couteau suite à une querelle qui s'est produite dans le foyer de réfugiés. La femme a été hospitalisée, mais les médecins n'ont pas réussi à la sauver.

 

Aucune précision n'est donnée concernant la cause de cette bagarre. La police a annoncé qu'une personne avait été interpellée en lien avec le crime. Pour l'instant, l'enquête est entravée par le fait que plusieurs témoins ne parlent pas suédois.

 

Vendredi dernier, la radio locale Sveriges Radio annonçait que le nombre de cas de violence et de menaces dans les centres d'accueil pour réfugiés avait doublé l'année dernière par rapport à 2014. Les migrants quant à eux tendent à expliquer la montée de la violence par leur nervosité face à une longue attente d'une décision sur l'octroi de l'asile.

 

Source: Suède: une jeune employée tuée dans un internat pour migrants mineurs, SputnikNews, 16:07 25.01.2016(mis à jour 16:16 25.01.2016)

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25 janvier 2016 1 25 /01 /janvier /2016 17:03
Alain Finkielkraut fustige ''une nouvelle élite barbare'' et les ''collabos de la modernité''

L'essayiste Alain Finkielkraut, qui sera reçu jeudi à l'Académie française, a estimé lundi que cette institution, fondée au XVIIe siècle, incarnait "la résistance de la civilisation" face à "une nouvelle élite arrogante et barbare".

 

"L'Académie a été peut être, à un moment donné, l'institution de la bourgeoisie triomphante. Aujourd'hui, face à une nouvelle élite arrogante et barbare, elle incarne, avec son respect des formes et son amour de la belle langue, la résistance de la civilisation", a affirmé le futur académicien sur France Inter. Souvent taxé de "néo-réac", l'ancien militant maoïste, âgé de 66 ans, a expliqué qu'il était traité ainsi car il critiquait "la culture de masse et l'effondrement de l'école républicaine". [1]

 

"Si vous résistez au présent, vous êtes un néo-réac", a ironisé Alain Finkielkraut avant de critiquer les "collabos de la modernité" et "la presse Pigasse". "Ma tête est mise à prix sur tous les murs de la ville, par Libération et dans la presse Pigasse", a expliqué l'essayiste, en référence à Matthieu Pigasse, copropriétaire du Monde avec Pierre Bergé et Xavier Niel, et également propriétaire des Inrockuptibles, des médias qui ne supporteraient pas la remise en cause du modèle de la diversité.

 

"Il y a une pensée qui était en état d'hégémonie, qui ne l'est plus et qui ne le supporte pas". Défenseur de "l'identité française", il a souligné que "l'avenir de la culture, la place de la culture" était pour lui "un sujet absolument capital". "Une France post nationale, post littéraire et post culturelle est un pays dans lequel je n'ai pas envie de vivre", a-t-il dit. "La France est en train de changer et ce changement n'est pas pour le meilleur", a-t-il encore estimé. Elu à l'Académie française en avril 2014, par 16 voix sur 28 (huit bulletins avaient été barrés d'une croix en signe de désaveu), Alain Finkielkraut sera intronisé jeudi au fauteuil de Félicien Marceau.

 

D'origine belge, Félicien Marceau avait été condamné à 15 ans de prison par contumace en Belgique à la Libération pour collaboration avec l'occupant nazi, avant que de Gaulle ne lui accorde la nationalité française. Comme le veut la tradition, Alain Finkielkraut, lui-même fils d'immigrés juifs polonais et dont une partie de la famille a été assassinée à Auschwitz, fera l'éloge de son prédécesseur. "Félicien Marceau était un auteur très prolifique et admiré dans de nombreux cercles", a-t-il noté, fustigeant une "mémoire paresseuse" qui, "sous couleur d'être vigilante", ne retient de Félicien Marceau que le fait qu'il fut "collabo".

 

"Je suis attendu au tournant, parce qu'un certain nombre de gens se frottent les mains, se lèchent les babines, et se disent un néo-réac qui fait l'éloge d'un collabo, bien fait pour lui", a-t-il dit. "Et bien, nous verrons, j'en parlerai, sans dérobade possible. J'y consacrerai une partie importante de mon discours".

 

Alain Finkielkraut se pose depuis plusieurs années en défenseur de l'identité française, thème abordé dans son dernier livre L’identité malheureuse, paru en 2013. Dans cet ouvrage, il fustige notamment les élites qui célèbrent la diversité culturelle sans s'interroger sur ses conséquences. [2]

 

Sources

 

[1] L'Académie française rempart de la civilisation pour Alain Finkielkraut, 7 sur 7.be, 25/01/16 - 13h38 Source: AFP

[2] Alain Finkielkraut fustige ''une nouvelle élite barbare'' et les ''collabos de la modernité'', MetroNews

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