GODF : Pourquoi avez-vous accepté notre invitation ? Nicolas Dupont-Aignan : Parce que je ne suis pas assez connu ...
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« Je recommande à mon fils s’il avait le malheur de devenir Roi, de songer qu’il se doit tout entier au bonheur de ses concitoyens, [...] qu’il ne peut faire le bonheur des Peuples qu’en régnant suivant les Lois, mais en même temps qu’un Roi ne peut les faire respecter, et faire le bien qui est dans son cœur, qu’autant qu’il a l’autorité nécessaire, et qu’autrement étant lié dans ses opérations et n’inspirant point de respect, il est plus nuisible qu’utile. » (Testament de Louis XVI)
GODF : Pourquoi avez-vous accepté notre invitation ? Nicolas Dupont-Aignan : Parce que je ne suis pas assez connu ...
« Je pense que le printemps des libertés est en train de naître en France. Les gens ont pris conscience et ils reprennent leur destin en mains. »
(Béatrice Bourges).
Béatrice Bourges, responsable du Printemps Français, donnera une conférence à Nantes le vendredi 15 novembre, sur le thème « le Printemps des Libertés ».
Plusieurs centaines de personnes sont attendues pour cette soirée exceptionnelle qui permettra de dresser un bilan des actions menées depuis plus d’un an désormais contre le mariage homosexuel mais surtout contre tous les profonds changements sociétaux qui en découlent déjà (PMA, GPA, Gender à l’école, transhumanisation, …).
La venue de Béatrice Bourges en Bretagne intervient au moment même où la révolte gronde dans la région, sous l’impulsion des « bonnets rouges’ notamment. Selon la porte-parole du grand mouvement de contestation qui a parcouru toute la France au printemps dernier, il s’agit d’un prolongement de la colère populaire, sous une autre forme, face à un gouvernement et à des institutions qui restent sourds aux appels à l’aide de populations qui se sentent abandonnées, économiquement, socialement, culturellement, et à qui on veut enlever toute identité.
A quelques jours de sa venue à Nantes, Breizh-info a interrogé Béatrice Bourges, afin qu’elle présente le bilan du Printemps Français, mais aussi les perspectives à venir, et qu’elle nous donne son sentiment sur la révolte en cours en Bretagne.
Source: http://www.breizh-info.com/2706/actualite-societale/beatrice-bourges-nantes-15-novembre/
Plus que de parallèle entre le mouvement des bonnets rouges en Bretagne et le Printemps français, Béatrice Bourges parle de la « fusion » des mouvements de contestation (ce que le système maçonnique, qui au contraire divise et exacerbe les différences..., redoute le plus, NdCR.) :
« C'est ce qu'on appelle la convergence des luttes. D'ailleurs nous, depuis le départ c'est-à-dire depuis que le Printemps français est né, c'est-à-dire le dimanche 24 mars au soir, dans notre manifeste, on parle précisément de tous ces sujets-là et donc comme je vous dis, c'est une fusion des mouvements, une fusion des révoltes, une fusion de la colère, parce que la personne est là attaquée dans toutes ses dimensions, et en particulier dans sa dimension qui est tout simplement de vivre, de manger. On connaît - et encore c'est très peu dit - l'horreur qu'est en train de vivre les agriculteurs à tel point qu'il y en a qui se suicide tous les deux jours. Donc tous ces sujets-là sont complètement liés puisqu'ils procèdent d'une même volonté qui est de les priver de leurs libertés, de toutes leurs libertés. Raison pour laquelle les Français ne se laissent pas faire », explique Béatrice Bourges.
« Ce n'est pas apolitique, puisque ce sont des sujets chargés de politique, mais cela n'est pas partisan. Et c'est là qu'est toute la différence. C'est-à-dire que c'est politique, mais non partisan, parce que les partis politiques ont perdu toute crédibilité. Les personnalités politiques n'inspirent plus du tout confiance aux Français qui savent qu'ils ne sont pas là au service du pays, au service du Bien commun, mais à leurs services propres. Et là évidemment, cela fait toute la différence. Donc les gens ont décidé de se regrouper, de se réunir. Le Printemps français qui maintenant est présent dans toutes les régions sous une forme ou un autre, et qui dit :"Faites entendre votre voix, au-dessus des partis politiques, puisque les partis politiques sont totalement décrédibilisés. »
Pour aller plus loin :
> Printemps français : les francs-maçons écrivent à François Hollande (30 juillet 2013)
> Le Printemps Français répond à Christine Tasin suite à son article sur Boulevard Voltaire
> Bases philosophiques du Printemps français (13 juin 2013)
> Le Printemps français pointe six mensonges de "ce gouvernement socialiste qui n'en finit plus de mentir"(25 mai 2013)
> La guerre entre le peuple réel et l'Oligarchie est déclarée le 17 mai 2013
> Faire converger les luttes et les mécontentements et les diriger contre l'Oligarchie (13 avril 2013)
> Le Printemps français est né dimanche 24 mars 2013
> Manuel Gaz envisage d'interdire le Printemps français : autant interdire le peuple !
> Le "printemps français", par Jacques Trémolet de Villers (mai 2013)
Des bonnets rouges sur la porte du ministère de la Justice.
Taubira entendra-t-elle l'appel de tous ces Français en colère ?
Contre l'injustice, contre un gouvernement qui nous vole nos libertés, nous ne lâcherons rien !
Cette soirée du 30 octobre fut mémorable à plusieurs titres. L'Institut Duc d'Anjou, le Centre d’Etudes Historiques et Vexilla Galliae ont invité le Père Augustin Pic, dominicain, à présenter la vie de l'abbé Edgeworth de Firmont, auquel il a consacré un brillant ouvrage.
Cette sainte figure de prêtre est connue pour avoir été le dernier confesseur du Roi martyr Louis XVI. Le révérend Père nous a fait profiter des fruits de ses recherches, publiant des documents encore inconnus de la vie d'Edgeworth, avant et après le fameux "Fils de Saint Louis, montez au Ciel", prononcé au pied de l'échafaud.
Mais comment évoquer cette soirée sans souligner la présence du Prince Louis de Bourbon ? Le Duc d'Anjou, passionné par la conférence du Père (qui ne cache pas ses affinités pour la monarchie française) a ensuite partagé quelques instants avec les personnes présentes, dans une salle comble. Chacun a pu échanger quelques mots avec Monseigneur, qui n'a pas manqué de se prêter au jeu des nombreux photographes.
Cette soirée fut une réussite sur tous les plans. Le public était au rendez-vous, la salle pleine à craquer, la conférence passionnante et le Prince entouré de celles et ceux qui lui souhaitent d'accomplir la succession de son aïeul martyr accompagné jusqu'au pas du Ciel par l'abbé Henry Essex Edgeworth de Firmont.
Le révérend-père Augustin Pic et Jean-Christian Pinot
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Avec Monseigneur
Vexilla Galliae, toujours présent
Une vue de la salle
A la droite de Monseigneur, Hervé Pinoteau, Isabelle Hue et Franck Hériot
Chapour Sadler, ancien ministre du Shah d'Iran et son fils
Source: http://www.vexilla-galliae.fr/royaute/vie-des-royalistes/529-une-soiree-royale
"Ce ne sont pas les enfants qui sont incompétents, mais c'est bien l'Education nationale qui n'a pas su leur transmettre les savoirs".
Farida Belghoul alerte sur la théorie du genre. Elle pose le problème de l'échec scolaire et de l'illetrisme qui en trois étapes (l'évacuation de Dieu, l'évacuation du maître, l'évacuation des parents), a fabriqué le citoyen "athée, illettré, Lgbt" !
Elle annonce dors et déjà une action qu'elle intentera à la rentrée 2014, "à la condition que vous soyez tous formés pour le faire".
Source: http://www.egaliteetreconciliation.fr/Farida-Belghoul-sur-la-theorie-du-genre-21040.html
Farida Belghoul fait « un retour historique sur l'école laïque », qui « démarre avec (le franc-maçon fanatique) Jules Ferry, qui s'adressant à la Chambre des députés, en 1883, leur dit : "Il y a cent ans messieurs, on a sécularisé le pouvoir civil. ... Nous aujourd'hui, nous venons suivre cette tradition. Nous ne faisons qu'obéir à la logique de ce grand mouvement commencé il y a plusieurs centaines d'années, en vous demandant de séculariser l'école" (Source: extrait du documentaire "L'école de Jules Ferry: principes et enjeux").
[NdCR. La laïcité soustrait l'école au contrôle de l'Eglise, mais pas au contrôle de la franc-maçonnerie.]
« Un acte fort et symbolique », explique Farida Belghoul, « ça va être de décrocher des murs des écoles les croix du Christ. Et pour ne pas laisser la place vide, parce que si la place était vide, on se retrouverait justement dans le vide, on va y mettre le buste de Marianne. ... Petite parenthèse, le buste de Marianne est aujourd'hui figuré (sur les timbres NdCR.) par la femen qu'on connaît, une figure violente, hystérique, en un mot déséquilibrée. (qui a scié une croix en Ukraine, NdCR.)»
« Jules Ferry va se servir de l'école pour rendre les élèves athées; le but est de leur imposer de ne plus croire en Dieu. Et un siècle plus tard, on a un socialiste, Lionel Jospin, ministre de l'Educationale en 1989. Il va continuer le travail de Jules Ferry en disant : "Je veux que les élèves construisent leurs propres savoirs". Ca va être la loi d'orientation sur l'éducation du 10 juillet 1989 qui, après avoir coupé les enfants du Ciel, va les couper de leurs maîtres. L'élève va être un petit peu comme Champollion devant les pyramides, il va devoir deviner tout seul tous les savoirs dont il va avoir besoin au cours de sa scolarité. Le maître n'existera plus, il ne sera plus qu'une sorte d'animateur qui permettra d'organiser entre les enfants de la classe des "conflits socio-cognitifs". Toute la dimension de transmission entre le maître et l'élève va disparaître. Ce constructivisme qui explique en fait l'illetrisme et l'échec scolaire, et consiste à couper, scier les transmission, s'est effectué dans un premier temps du Ciel à la terre, puis du maître à l'élève. Puis parallèlement, on va commencer aussi dans le cadre de ce constructivisme, à couper l'enfant de ses propres parents. Les méthodes feront que les parents ne seront plus du tout capables de suivre la scolarité de leurs enfants.»
« Aujourd'hui, (le religieux franc-maçon) Vincent Peillon, trouve un financement pour un autre projet constructiviste qui va aussi être imposé à l'école, c'est le projet de la lutte contre les discriminations "LGBT-phobes" (lesbiens, gays, bisexuels, transexuels). Tout cela s'appuie au départ sur le rapport de Michel Teychenné à Monsieur le Ministre de l'Education nationale, juin 2013 (sur les "discriminations LGBT-phobes à l'école, état des lieux et recommandations". Voir cet article du 11 septembre de l'Observatoire de la théorie du genre : "Peillon ouvre l’école aux associations LGBT") et aussi chez le psychiatre Serge Hefez, qui expliquent que d'après Freud, les enfants seraient tous bisexuels. Et l'éducation à la sexualité devrait être prise en charge à l'école. Là, une fois de plus, on dégage les parents, dans la construction identitaire de l'enfant. C'est l'homosexualité latente chez tous les enfants ! Le rapport n'hésite pas à dire que les enfants, dans leur majorité sont des homosexuels refoulés ou honteux. »
Dans ce projet, Vincent Peillon est entouré par un syndicat enseignant, le SNUipp.
L'homophobie est une escroquerie sémantique qui consiste à cacher que celui qui est en danger aujourd'hui c'est l'homme. C'est la figure du mâle, c'est la vérilité, c'est la figure du père. C'est la figure du protecteur de la famille. Et dans le mot "homophobe", on a homo qui renvoie à l'homme et non pas à l'homosexuel, et le mot phobe qui renvoie à la peur et au rejet de celui-là. Donc c'est l'homme qu'on rejette, c'est l'homme dont on a peur. Et c'est l'homme qu'on veut châtrer en lui proposant dès l'âge du primaire, en maternelle, dès trois ans, on lui propose de se transformer en fille.
Le projet s'appuie sur des ouvrages qu'on distribue aux enfants et sur lesquels on les fait travailler plusieurs fois par semaine. Quelques titres : "Princes et princesses" : le prince a pris le corps de la princesse et la princesse celui du prince ! "Jean a deux mamans" : un ouvrage qui s'adresse à des enfants de trois ans ! ... "Papa porte une robe", un titre tout à fait révélateur de la dégénérescence, de la décadence, de la dangerosité dans laquelle nos enfants vont maintenant tremper du matin au soir.
Cela va très loin. Dans le rapport de Techeney, aussi bien que dans le dossier construit par le syndicat enseignant, vous avez la formulation qu'il s'agit de "déconstruire la complémentarité des sexes" (Réjane Sénac). La disparition du sexe de l'homme, du sexe de la femme.
Finalement, conclue Farida Belghoul, l'histoire de l'école laïqiue, partie de la devise "Liberté, égalité, fraternité"... nous amène à considérer qu'une autre devise se cache derrière ces trois mots magiques, qui est "athée, illettré, Lgbt".
Lien du document du syndicat SNUIpp "Eduquer contre l'homophobie, dès l'école primaire" : http://www.snuipp.fr/IMG/pdf/document_telechargeable-2013-30-05.pdf
Rappelons que le projet de couper les enfants de l'éducation de leurs parents pour leur donner une éducation étatique républicaine était un projet des Lumières au XVIIIe siècle. Mais de quelles "lumières parlons-nous?"...
Il faut, disait Robespierre 'saisir les enfants à l'époque où ils reçoivent des impressions décisives, pour préparer des hommes dignes de la République' (13 août 1793, Arch. parlem., 1/72/126/1.) Et de rappeler: 'La patrie seule a le droit d'élever ses enfants' (18 floréal an II, Arch. parlem., 1/82/138/2.) Cependant que Danton avait dit: 'Mon fils ne m'appartient pas, il est à la république' (13 août 1793, Arch. parlem., 1/72/126/2.), application de ce principe, également formulé par lui, que 'les enfants appartiennent à la République avant d'appartenir à leurs parents' (22 frimaire an II, 12 décembre 1793 : Moniteur n° 84, 24 frimaire, 14 décembre, p. 339/2.) (Source:
Xavier Martin, Nature humaine et Révolution française, Du siècle des Lumières au Code Napoléon , Dominique Martin Morin, Mayenne 2002, p. 112.)
Le rose-croix du chapitre d'Arras, Robespierre (Cf. Sur l'appartenance rosicrucienne de Robespierre : Jean Ousset, Pour qu'Il règne, DMM, Niort 1998, p. 219.) et Danton sont d'accord pour dénoncer l'effet rétrécissant de la famille sur le décor mental de l'enfant. Robespierre parlera d'un 'fédéralisme domestique qui rétrécit les âmes en les isolant' (18 floréal an II, 7 mai 1794, Archives parlementaires, 1/82/138/2.) Et Danton: 'Tout se rétrécit dans l'éducation domestique' (13 août 1793, Arch. parlem., 1/72/126/2.) (Source: X. Martin, ibid., p. 113.)
Lequinio, que nous avons vu à l'oeuvre pour dire que l'homme n'est pas né pour penser..., ne craint pas d'imprimer en 1792 : 'qu'il serait heureux pour l'espèce humaine que tous les enfants ne connussent point leur père' (Lequinio, Les Péjugés détruits, Paris 1792, p. 144.)
Jean-Jacques (Rousseau) avait prêché l'exemple en donnant soubassemement doctrinal à l'abandon néo-natal de ses propres enfants, auquel sa plume offrait statut de pure et simple livraison à l'éducation publique : 'Je me contenterai de dire qu'en livrant mes enfants à l'éducation publique, je crus faire un acte de citoyen et de père; et je me regarderai comme un membre de la république de Platon' (Rousseau, Les Confessions, L. VIII, Paris 1980, p. 423, cité in X. Martin, ibid., p. 111.)
> ALERTE ! Protégez vos enfants de la "littérature" imposée par Peillon !
> Théorie du genre : les socialistes s’en prennent maintenant à nos enfants…
> Vincent Peillon souhaite rendre effectives les «séances d'éducation à la sexualité» dès la primaire
> Franc-maçonnerie derrière le "mariage pour tous" : Un "grand maître" franc-maçon avoue !
> Syrie. De La Manif pour tous à la défense de la paix
> Etat des lieux de l'avancement de l'idéologie du genre en France
> Le gouvernement introduit l'idéologie du genre à l'école en douce et sans débat
> Bruce/Brenda/David Reimer : Tragique destin du premier cobaye de la théorie du genre
Une Cour fédérale d'appel, saisie par l'Attorney General du Texas , le républicain Greg Abbott, a rétabli certaines restrictions à l'avortement. Le texte de loi adopté en juillet dans cet État qui restreignait fortement l'exercice de l'avortement va pouvoir entrer en vigueur
La cour fédérale d'appel a rétabli certaines restrictions au droit d'interruption volontaire de grossesse qui avaient été bloquées par un juge de première instance cette semaine.
L'arrêt implique que les médecins qui pratiqueront des IVG devront disposer d'un "privilège d'admission" auprès des hôpitaux, en vertu duquel le médecin a un droit d'admettre un patient dans un hôpital ou un centre médical afin d'y délivrer un diagnostic ou un traitement.
Les pro-mort arguent que la loi va se traduire par une fermeture immédiate d'un tiers des cliniques de l'Etat car celles-ci n'ont pas réussi à obtenir ce "privilège d'admission" pour leurs médecins. Ce serait au total près de 22.000 femmes qui seraient privées d'un accès à ces établissements. Pour combien de vie sauvées ? L'article partial du Figaro ne le dit pas..
À la veille de l'entrée en vigueur de la loi, mardi 29 octobre, un juge de première instance avait estimé le 28, que les dispositions traitant du privilège d'admission étaient "anticonstitutionnelles". L'Attorney General Greg Abbott, qui brigue le poste de gouverneur du Texas, a demandé à la cour d'appel d'annuler ce jugement de première instance qui bloquait l'application de la loi. Une audience plénière sur cette question est prévue pour le mois de janvier.
« Ce qui a eu lieu à Sadad constitue le plus grave et le plus important massacre de chrétiens ayant eu lieu en Syrie depuis deux ans et demi ». Tels sont les termes péremptoires dans lesquels l’Archevêque Selwanos Boutros Alnemeh, métropolite syro-orthodoxe d’Homs et Hama, illustre à Fides le bilan tragique concernant la petite ville chrétienne de Sadad, envahie par les milices islamistes voici une semaine puis reprise par l’armée syrienne (le 28 octobre, NdCR.)
« Les civils innocents, martyrisés sans aucun motif, sont au nombre de 45 et parmi eux se trouvent plusieurs femmes et enfants, nombre desquels ont été jetés dans des fosses communes. D’autres civils ont été menacés et terrorisés. Les blessés sont au nombre de 30 alors que les personnes portées disparues sont encore au nombre de 10. Pendant une semaine, 1.500 familles ont été tenues en otage et utilisées comme boucliers humains. Parmi eux se trouvaient des enfants, des personnes âgées, des jeunes, hommes et femmes. Certains d’entre eux se sont enfuis à pieds, parcourant les 8 Km qui séparent Sadad d’Al-Hafer pour y trouver refuge. Environ 2.500 familles se sont enfuies de Sadad suite à l’irruption des groupes armés, portant avec elles seulement les vêtements qu’elles portaient. Aujourd’hui, il s’agit d’évacués qui sont dispersés entre Damas, Homs, Fayrouza, Zaydal, Maskane, et Al-Fhayle ».
L’archevêque continue, en manifestant toute son amertume : « En ville, l’énergie électrique, l’eau et le téléphone font complètement défaut. Toutes les maisons de Sadad ont été cambriolées et les propriétés saccagées. Les églises sont endommagées et profanées, privées de livres antiques et de mobilier précieux, recouvertes de graffitis hostiles au Christianisme. Les écoles, les édifices gouvernementaux et communaux ont été détruits tout comme le bureau de poste, l’hôpital et la clinique. Les enfants de Sadad se sont vus voler leur avenir. De nombreuses maisons ne pourront pas même être reconstruites ».
« Ce qui est arrivé à Sadad – affirme-t-il – constitue le plus grand massacre de chrétiens en Syrie et le deuxième dans tout le Moyen-Orient après celui perpétré dans l’église Notre-Dame du Salut en Irak en 2010 ».
L’archevêque Selwanos Boutros Alnemeh conclut : « Nous avons appelé au secours le monde mais personne ne nous a écoutés. Où est la conscience chrétienne ? Où est la conscience humaine ? Où sont mes frères ? Je pense à toutes les personnes souffrantes, qui se trouvent aujourd’hui dans le deuil et dans la gêne : j’ai la gorge nouée et mon cœur saigne pour ce qui est arrivé dans mon archidiocèse. Quel sera notre avenir ? Nous demandons à tous de prier pour nous ».
Sadad est une petite ville de 15.000 habitants, en majorité chrétiens syro-orthodoxe, située à 160 Km au nord de Damas. Elle compte 14 églises et un monastère comprenant quatre prêtres. La ville était restée jusqu’à présent en dehors du conflit. (PA) (Agence Fides 31/10/2013)
Source: FIDES.org
« Quand un peuple autonome confère à son gouvernement le pouvoir de prendre aux uns pour donner aux autres, le processus de redistribution ne cesse qu’à partir du moment où le dernier contribuable est dépouillé de tous ses biens »
(Loi de Howard E. Kershner)
Une étude américaine intéressante de Lawrence Reed, à la frontière de l'histoire et de l'économie, fait le lien entre l'état actuel du monde occidental et la chute de Rome. Il s'agit plus exactement d'un lent déclin qui a commencé au moment où l'Empire semblait, aux yeux des ses contemporains, à son apogée..., au IIe siècle ap. J.-C. Et que l'auteur, assimile à une bureaucratie généralisée et une spoliation d'un système fiscal implacable qui finit par dépouiller les citoyens de l'Empire.
Ma remarque est que le processus se compléta au IVe siècle d'une décadence des villes et d'une fuite des dernières institutions en état de fonctionner.. L'Empire s'effondra sur lui-même comme une coquille vide le siècle suivant. Le survivalisme de l'époque !
Are we Rome? Tel est le titre d’une étude fort intéressante de Lawrence Reed, président de la Foundation For Economic Education (USA). C’est aussi le titre qu’ont choisi les organisateurs de la FreedomFest à Las Vegas, cette année.
Pourquoi Rome a-t-elle décliné puis finalement chuté ? Reed explique que l’Empire romain fut un régime militaire parasite, qui ne pouvait survivre que par un afflux permanent de richesses pillées à l’extérieur, des prisonniers réduits en esclavage et des terres volées.
En effet, l’enrichissement de l’aristocratie romaine ne provenait que du butin des invasions et non d’une quelconque création de valeur. Avec la fin des conquêtes et les rendements décroissants des pillages, l’administration dut cependant recourir de plus en plus au pillage interne pour satisfaire son besoin de richesses, ce qui entraîna un appauvrissement général de la population de l’Empire
Au premier siècle avant Jésus-Christ, Rome est passée d’une république dotée d’un régime relativement libéral à la dictature de Jules César, avec un tiers des habitants au chômage. C’est l’époque où le parallèle avec notre époque est vraiment frappant.
Car aux premiers temps de sa grandeur, chaque Romain se considérait lui-même comme la principale source de ses revenus. Ce qu’il pouvait acquérir volontairement sur le marché était la source de son gagne-pain. Le déclin de Rome a commencé quand un grand nombre de citoyens ont découvert une autre source de revenus : le processus politique ou l’État. Les Romains ont alors abandonné la liberté et la responsabilité personnelle contre des promesses de privilèges et de richesses distribuées directement par le gouvernement. Le pouvoir fournissait du pain et des jeux à ses citoyens, mais aussi du porc et de l’huile d’olive.
Les citoyens adoptèrent l’idée qu’il était plus avantageux d’obtenir un revenu par des moyens politiques que par le travail. Cela a conduit l’économiste Howard E. Kershner à énoncer la loi qui porte son nom : « Quand un peuple autonome confère à son gouvernement le pouvoir de prendre aux uns pour donner aux autres, le processus de redistribution ne cesse qu’à partir du moment où le dernier contribuable est dépouillé de tous ses biens ».
Vers 140, l’historien romain Fronto écrivait : « La société romaine est préoccupée principalement par deux choses, ses ressources alimentaires et ses spectacles ». Comme les revenus du commerce ne suffisaient pas à financer l’administration et les garnisons, les impôts augmentaient constamment. Les empereurs dévaluaient leur monnaie en mettant moins d’argent ou d’or dans leurs pièces. Cela provoquait l’inflation. La pression fiscale devenait alors insupportable !
Sous le règne de l’empereur Antonin le Pieux (de 138 à 161), la bureaucratie romaine atteignit des proportions gigantesques, écrit Reed. Selon l’historien Albert Trever, « l’implacable système fiscal, chargé d’organiser la spoliation et le travail forcé, finit par être administré par une armée de soldats bureaucrates ». Partout, les bureaucrates à la solde des empereurs s’employaient à écraser les fraudeurs fiscaux.
Source : http://www.contrepoints.org/2013/10/31/144556-sommes-nous-rome-a-la-veille-de-sa-chute
31/10/2013 : Le Pape François a célébré la Messe sur la tombe du Bx. Jean-Paul II :
Source: ACTUALITE du 1/11/2013 http://www.proliturgia.org/
L'Oligarchie a échoué à entraîner la communauté internationale dans un conflit mondial cet été, Israël se venge par des frappes aériennes impromptues sur Lattaquié et Damas..
Les forces d'opposition en Syrie ont déclaré avoir vu cette nuit entre 8 et 12 passages des avions de chasses israéliens autour de Damas. Selon elles, les cibles attaquées étaient la Garde présidentielle à Damas, le centre de renseignements syriens et les stocks de munitions aériennes de la quatrième division. Le siège du 104e régiment de l’armée serait complètement détruit.
Cette agression caractétisée n'est pas la première. D'autres attaques d'Israël contre la Syrie en mai et juillet dernier n'ont donné lieu à aucune condamnation internationale. Cette nouvelle agression devrait passer comme une lettre à la poste.
Cette nuit, Israël a attaqué une base militaire syrienne à Lattaquié selon le Liban
Une organisation syrienne a déclaré qu’il y a eu une forte explosion près de Lattaquié, celle-ci aurait retenti hier soir (mercredi) sur une base militaire contenant des missiles de l’Armée syrienne. Selon « l’Organisation syrienne des droits de l’homme », basée à Londres, c’est au sud de Lattaquié, la bande côtière gouvernée par la minorité alaouite que le bombardement a été effectué.
Les réseaux sociaux rapportent selon des sources libanaises et syriennes qu’Israël serait responsable de l’explosion, suite à une attaque venant de la mer. Dans le même temps, l’agence de nouvelles officielle libanaise a rapporté que six avions israéliens ont pénétré l’espace aérien la nuit dernière au nord de Beyrouth, et ont volé près de la frontière syrienne.
En Juillet, selon CBS, Israël avait déjà bombardé des dépôts de munitions à Lattaquié.
Au début du mois de mai de cette année, les autorités israéliennes avaient confirmé selon l’AFP que l’armée de l’air israélienne avait attaqué des cibles près de l’aéroport de Damas, expliquant que «le bombardement était destiné à détruire les missiles iraniens sur leur chemin vers le Hezbollah. » Quelques jours plus tard, la télévision d’Etat syrienne avait indiqué que le Tsahal avait attaqué d’autres cibles en Syrie, y compris le centre de recherche militaire dans G’mraya.
Les forces d’opposition dans le pays ont déclaré avoir vu entre 8 et 12 passages des avions de chasses israéliens cette nuit autour de Damas. Selon eux, les cibles attaquées étaient : la Garde présidentielle à Damas, le centre de renseignements syriens et les stocks de munitions aériennes de la quatrième division. Selon eux, le siège du 104e régiment de l’armée est complètement détruit.
Add. lefigaro.fr Mis à jour le 31/10/2013 à 21:05 Publié le 31/10/2013 à 20:57 Israël aurait mené un raid en Syrie
Selon les informations de CNN qui n'ont toutefois pas été confirmées par Israël, des avions israéliens auraient pris pour cible une base militaire située près de Lattaquié, en Syrie.
La presse israélienne a rapporté l'explosion d'un entrepôt où étaient stockés des missiles. Selon CNN, qui cite des responsables américains, Israël visait à détruire des armes qui auraient été destinées au Hezbollah libanais, ennemi de l'Etat hébreu.
Au sujet de la source, l'article de CNN en anglais, plus précis, parle d'un fonctionnaire de l'administration Obama :
"L'aviation israélienne a frappé une base militaire près de la ville de port syrien de Lattaquié, jeudi, selon une déclaration d'un fonctionnaire de l'administration Obama à CNN.
L'objectif, selon le responsable administration Obama, était des missiles et du matériel connexe, que les Israéliens estimaient pouvoir être transféré au groupe militant Hezbollah basé au Liban. Le fonctionnaire a refusé d'être identifié en raison de la nature délicate de l'information.
Israël a été accusé de plusieurs autres attaques de frappes aériennes contre la Syrie cette année, dont une en janvier. Dans l'incident de janvier, un responsable américain déclara que des avions de combat israéliens avaient bombardé un convoi syrien soupçonné de passer des armes au Hezbollah."
Source: http://edition.cnn.com/2013/10/31/world/meast/syria-civil-war/index.html?hpt=hp_t1
Add. Le Figaro.fr Publié le 31/10/2013 à 23:25 Nouvelles frappes israéliennes en Syrie
L'armée de l'État hébreu a, selon des sources concordantes, frappé un ou plusieurs stocks d'armes situés en territoire syrien. C'est au moins la cinquième opération du genre depuis le début de l'année.
Les forces armées israéliennes ont, selon des sources concordantes, conduit mercredi soir, pour la cinquième fois au moins depuis le début de l'année, des frappes visant un ou plusieurs stocks d'armes situés en territoire syrien. Une importante explosion a notamment été observée vers 19 heures sur une base située près du port de Lattaquié, l'un des bastions alaouites fidèles au président Bachar el-Assad. Selon un responsable de l'Administration américaine cité par la chaîne CNN, le site abritait un dépôt de missiles que l'aviation israélienne aurait pris pour cible afin d'empêcher son transfert au Hezbollah. Une affirmation que le porte-parole des forces armées israéliennes s'est, comme à son habitude, refusé à commenter.
Ce probable bombardement, qui n'avait encore suscité aucune réaction officielle du régime syrien jeudi en fin de soirée, intervient une semaine après que le ministre israélien de la Défense, Moshé Yaalon, a rappelé sa détermination à «ne pas permettre le transfert d'armes syriennes sophistiquées à des mains hostiles, en particulier au Hezbollah». L'opération aurait impliqué au moins six appareils qui, selon les médias locaux, ont traversé à plusieurs reprises l'espace aérien du Liban. La chaîne Al-Arabiya affirme pour sa part qu'un autre dépôt abritant des missiles sol-air de type SA-8, destinés à la milice chiite alliée au régime de Bachar el-Assad, a été frappé, le même jour, dans les environs de Damas.
... Fin janvier, déjà, des frappes avaient été conduites contre des convois soupçonnés de transporter des missiles antiaériens SA-17 dans la zone frontalière entre la Syrie et le Liban. Israël s'était alors abstenu de revendiquer l'opération, notamment pour permettre au régime syrien de ne pas répliquer sans pour autant courir le risque de perdre la face.
Le 5 mai, de nouvelles attaques ont visé plusieurs bases situées sur les hauteurs de Damas, à proximité du palais présidentiel, faisant plusieurs dizaines de morts selon les médias syriens. Ce raid aurait détruit des dépôts de missiles balistiques de nouvelle génération M-600 qui, en cas de conflit, pourraient permettre au Hezbollah de frapper en profondeur le territoire israélien.
Début juillet, enfin, une attaque nocturne attribuée à Israël a visé une base proche de Lattaquié afin de détruire un dépôt de missiles antinavires Yakhont, livrés peu auparavant par la Russie. Selon des sources américaines citées par le New York Times, ce raid n'aurait cependant que partiellement rempli ses objectifs. Un demi-échec qui pourrait expliquer les nouvelles frappes conduites mercredi soir à proximité du port syrien.
Dans un entretien exclusif à La Voix de la Russie, Béatrice Bourges parle de la rupture anthropologique, de son voyage à Leipzig pour rencontrer une élite allemande inquiète tout comme elle du changement de société et de son glissement vers le système nihiliste de l'homme, par le trans-humanisme et l'eugénisme proposant la déshumanisation de l'homme en lui préférant même des cyborgs.
Béatrice Bourges nous rappelle, d'un cœur conscient, les dangers du changement d'humanité qui se trouve, là, à notre porte. Sans perdre de temps, elle nous dit de ne pas accepter la destruction de nos modes de pensée, de reproduction, de vie, en invitant à la désobéissance civile. L'homme doit rester un humain et ne pas devenir un produit de consommation ou un être froid dépourvu d'empathie. Il faut refuser de toutes nos forces cette déstructuration et donc destruction de l'homme. Le XXIe siècle nous fait vivre la science-fiction et est un danger pour l'humanité.
La Voix de la Russie : Où en êtes-vous avec le Printemps français ?
Béatrice Bourges : Nous sommes dans l'année de la résistance par rapport à l'année dernière. L'année 2 ne sera pas identique à l'année 1. Nous préparons plusieurs actions symboliques. Nous prenons beaucoup de contacts et tissons un maillage de terrain. Nous sommes dans l'extension du domaine de la lutte. LMPT est devenue une association, spécialisée sur le gender, la PMA, la GPA. Le printemps français, quant à lui, a étendu le combat à d'autres sujets. A tous ceux qui touchent à la dignité de la personne humaine, quelque soit le domaine. Pour le début 2014, nous avons prévu de passer à une action de masse.
LVdlR : Avez-vous des chances d'obtenir un résultat ?
B.B. : Oui, si on réunit les gens autour du mécontentement que génère la politique de François Hollande et de son gouvernement. Tout ce dont il s'occupe se transforme en catastrophe : l'affaire Leonarda, les taxations diverses et en particulier celles de l'épargne, les fermetures d'usine, etc. François Hollande n'a rien réussi sauf à faire l'unanimité contre lui. Ce mécontentement est devenu une colère, voire une révolte. Les Français sont révoltés. François Hollande va multiplier les bévues et le peuple français est mûr pour crier sa révolte.
LVdlR : Quelles évolutions voyez-vous depuis la mise en place de la loi Taubira et cette évolution du Gender ?
B.B. : C'est absolument dramatique. Les enfants sont endoctrinés depuis leur plus jeune âge. Même le ministère de la famille dit que les enfants peuvent réfléchir sur leur propre identité sexuelle, à savoir s'ils sont vraiment bien dans leur identité sexuelle assignée par la nature et s'ils ne veulent pas en changer. Avec la loi sur la famille qui arrive, ce sont les enfants qui vont décider et non plus la famille, de leur identité, de leur sexe et de leurs parents. On retire aux adultes la responsabilité des choix et des décisions sur leurs enfants et sur leur famille. Si tu veux un enfant, te marier, changer de sexe, tu as le droit, quelles qu'en soient les conditions. C'est ça qu'on met dans la tête des adultes mais aussi dans celle des enfants dès l'âge de cinq ans !
Ce n'est pas encore fait sous forme de loi mais c'est un embrigadement qu'on est en train de faire subir aux enfants. On explique que l'identité sexuelle, c'est une question de culture et pas d'anatomie, et demain on dira « c'est toi qui choisis ton sexe ». Ce n'est pas seulement le gouvernement de François Hollande mais aussi les précédents qui en portent la responsabilité. N’oublions pas que c’est sous le gouvernement de Nicolas Sarkozy que nous avons eu des avancées majeures sur l’idéologie du genre, dans l’enseignement en particulier. Je ne sais pas si François Hollande sera en mesure de rester jusqu’à la fin de son mandat, mais ce dont je suis sûre, c’est que je ne souhaite en aucun cas que ce soit les mêmes qu’avant qui reprennent en main les affaires du pays.
LVdlR : Qu'en est-il du rôle du FN ?
B.B. : Marine Le Pen est la seule à avoir dit qu'elle annulerait cette loi Taubira. Je lui en sais gré. Mais à l'intérieur du FN, ils sont assez divisés sur cette question. J'attends du FN qu'il se mette très au clair sur ces questions là.
LVdlR : C'est-à-dire ?
B.B. : Cela va au delà du mariage. Le FN doit se prononcer sur la rupture anthropologique qu'on nous impose actuellement. Je n'ai pas encore entendu de ce parti là des choses qui soient très claires tout le temps. Je souhaite que le FN réfléchisse plus profondément sur ces thèmes car se sont des sujets de civilisation.
La société s'organisera autour de ces questions. La politique découle de la place que l'on veut faire à l'homme. L'homme ne doit pas perdre sa liberté individuelle. L'homme, pour être un être responsable, doit pouvoir toujours agir avec son libre arbitre, selon son autonomie et sa conscience, sa connaissance et sa sensibilité d'être humain. L'homme est un maillon, qui fait partie d'une chaîne qui s'appelle l’humanité. Il a besoin que sa transcendance soit reconnue et respectée et il a aussi besoin des autres. Ce que le régime veut nous imposer actuellement, sans aucun respect pour ceux qui pensent différemment, c’est une société nihiliste, un homme exclusivement producteur consommateur, un homme qui n'a ni besoin d'un dieu, ni des hommes, à tel point qu'il n'aura bientôt même, si l’on n’y met fin, plus besoin des hommes pour procréer et pour assurer sa descendance.
Or, une femme a besoin d'un homme pour avoir des enfants et réciproquement. Nous avons tous besoin les uns des autres pour exister, alors qu’on veut nous faire croire l’inverse. La société qu'on nous propose actuellement va à sa perte. On veut couper l’homme de son créateur, de sa transcendance, de sa généalogie. On veut nous orienter sur le mythe de l'homme parfait. C’est comme cela qu’on arrive à l'eugénisme et au trans-humanisme.
On veut couper l’homme de la nature mais la nature l’emportera toujours car c’est dans la nature que réside la Vérité et la Vérité est toujours la plus forte.
via https://www.facebook.com/PrintempsFrancaispourTous/posts/375982742535022
Les Français veulent une baisse des dépenses, le gouvernement vote une augmentation de 16,4 milliards (soit 2,47%), au budget 2014. La parole de F. Hollande, ça trompe énormément ! La baisse des dépenses n'est pas la politique suivie par le gouvernement.
Les résultats du sondage Opinion Way pour Le Figaro Magazine sont clairs : les Français veulent une baisse des dépenses publiques, mais ne croient pas dans les promesses du gouvernement pour y parvenir.
Contrairement à ce qui est affirmé, la baisse de la dépense n'est pas jusqu'à présent la politique suivie par le gouvernement.
La dépense publique totale était de 1150 milliards en 2012, elle sera de 1 200 milliards en 2014.
Au solde général de l'Etat, la dépense de l'Etat était de 370,7 milliards en 2012, de 375,4 en 2013 et elle sera de 379,9 milliards en 2014… On ne peut donc croire à une maîtrise des dépenses. Encore plus éloquent, si l'on va au-delà du strict budget général de l'Etat et que l'on ajoute tous ses autres postes: budgets annexes, comptes spéciaux, comptes de concours financiers, etc. C'est en réalité 687,8 milliards d'autorisations de dépenses que le Parlement est en train de voter contre 671,2 milliards en 2013: l'augmentation est bel et bien de 16,4 milliards d'euros, soit +2,47%, dont +1,16% hors inflation.
[L]es Français ont raison de ne pas croire aux 15 milliards d'économies annoncées par le gouvernement car elles sont totalement surestimées. D'abord car le gouvernement surévalue sciemment l'augmentation naturelle de la dépense en remontant le plus loin possible dans les années antérieures afin de gonfler les chiffres. Plus on remonte dans des années où l'augmentation de la dépense était forte et plus la hausse naturelle calculée est importante. Ainsi, le gouvernement table-t-il sur une augmentation mécanique de la masse salariale de ses agents de 2,2 milliards d'euros sur dix ans alors que la Cour des comptes a, elle, estimé ce chiffre à 1,7 milliard à effectifs constants. Une grande partie des «économies» fondées sur de telles estimations sont trompeuses. Par ailleurs, le gouvernement n'a à aucun moment engagé les réformes structurelles qui permettraient de vraies baisses de dépenses. Si les Français ne peuvent pas identifier clairement les sources d'économies, ils ne croient naturellement pas à la baisse des dépenses.
La multiplication des structures de décision, l'éparpillement et l'enchevêtrement des missions publiques et des compétences partagées (éducation, tourisme, social, culture…) entre plusieurs niveaux avec physiquement des bâtiments, des bureaux et des dépenses de fonctionnement pour chaque strate, donnent une impression générale de mauvaise gestion, avec une inflation de dépenses inutiles (frais de communication, de déplacements et d'études, diplomatie locale…). 54% des Français répondent d'ailleurs dans le même sondage qu'il y a trop d'interlocuteurs publics. Cette sensation est parfaitement justifiée car, là où nos homologues de l'Union européenne dépensent en moyenne 24,9% de leur richesse nationale pour produire leurs services publics, la France en dépense 27,7%. Soit un surcoût pour la France de l'ordre de 60 milliards d'euros par an.
Le gouvernement s'est engagé à son arrivée au pouvoir à ne pas augmenter les effectifs de l'Etat. Depuis 2012, ces effectifs ont un peu augmenté, en apparence de seulement 3347 agents, mais il faut creuser un peu plus loin dans les documents budgétaires pour se rendre compte que, entre 2012 et 2014, ce que l'on appelle les «opérateurs de l'Etat» soit les organismes comme Pôle emploi, les universités, le CNRS… ont augmenté le nombre de leurs agents de 26.736 équivalents temps plein. Cela ressemble fort à une augmentation des effectifs qui ne passe pas par la masse salariale de l'Etat. Masse salariale dont les données ne sont d'ailleurs plus publiées de façon transparente et exhaustive dans la loi de finances 2014. En ce qui concerne les collectivités locales, les effectifs continuent d'augmenter comme vient de le rappeler le rapport de la Cour des comptes. Entre 2000 et 2010, ceux des communes ont stagné mais ceux des intercommunalités ont augmenté de 78%, de 42% pour les départements et de 628% pour les Régions. Au total, les effectifs de la fonction publique ne diminuent pas et tournent autour de 5,2 millions d'agents sous statut alors que les gains de productivité peuvent être encore trouvés au niveau central (impôts), mais aussi local par la fusion des petites communes (31.000 communes de moins de 2000 habitants), leur permettant d'acquérir une taille critique face au poids des normes, ainsi qu'une meilleure répartition des politiques publiques entre l'Etat, les communes, les intercommunalités, les départements, les Régions, les métropoles et les organismes de Sécurité sociale.
77% des Français disent que la pression fiscale augmente sur leur foyer. Est-ce vrai?
Oui, tous les Français qui paient l'impôt ont ressenti la hausse de la pression fiscale. Tous les niveaux de revenus et de patrimoines sont concernés car le barème de l'impôt sur le revenu a été gelé depuis deux ans par la droite et par la gauche, parce que la CSG sur les revenus du capital a beaucoup augmenté ces dernières années, parce que les heures supplémentaires ne sont plus exonérées. Et cela ne va pas s'arrêter car la baisse de la dépense n'est pas au rendez-vous, donc il va falloir continuer à «boucher les trous», tant au niveau national que local. Le gouvernement anticipe pour 2014 dans les documents budgétaires transmis à Bruxelles une augmentation des impôts locaux de 4,4%. Les différents gouvernements s'obstinent à calculer les recettes et les dépenses avec des prévisions de croissance trop optimistes. Etant donné la conjoncture, la sagesse voudrait que le gouvernement, pendant trois à quatre ans, prévoie ses budgets avec une prévision de croissance zéro, ce qui permettrait de vraiment commencer un mouvement de reflux structurel des dépenses de fonctionnement tout en affectant les surplus de recettes éventuelles à la baisse du déficit. Seul ce type de choix de bon père de famille peut permettre de baisser la dépense dans un premier temps et la pression fiscale sur les ménages et les entreprises dans un second temps.
. L'impôt sur les sociétés va grimper à 38 % : pour Bercy "ce n'est pas une reculade"
. Aucune baisse d’impôts n’est prévue avant 2017
. Nicolas Doze décrypte les mensonges de François Hollande lors de son interview du 15 septembre 2013
. Moi président augmente les impôts en 2013 et 2014
. Pierre Moscovici «très sensible au ras-le-bol fiscal»
. Le fiasco budgétaire de François Hollande : les impôts augmentent, le déficit aussi...
Le portique écotaxe de Pont-de-Buis (Finistère), autour duquel s'est déroulée samedi dernier une violente manifestation, a été démonté ce matin.
Il s'agit du dernier portique écotaxe fonctionnel dans le département du Finistère, les deux autres ont été l'un démonté, l'autre saboté.
Source: http://www.20minutes.fr/societe/1244279-20131031-portique-ecotaxe-pont-de-buis-demonte
Chapelle Sixtine : Faits , Histoire & Information aux visiteurs (Livescience.com)
LiveScience, October 30, 2013
Traduction
La Chapelle Sixtine est une grande chapelle dans la Cité du Vatican. Elle est réputée pour son art Renaissance, en particulier son plafond peint par Michel-Ange (1475-1564), et attire plus de 5 millions de visiteurs chaque année.
Histoire
La Chapelle Sixtine se dresse sur les fondations d'une ancienne chapelle appelée Capella Magna. En 1477, le pape Sixte IV (1471-1484) a commandé une reconstruction de la chapelle, qui a ensuite été nommée par son nom.
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Le pape Sixte IV nomme Bartolomeo Platina préfet de la Bibliothèque Vaticane<, 1477
La chapelle fait 40,23 mètres de long, 13,40 mètres de large et 20,70 mètres de haut (environ 132 par 44 par 68 pieds), les dimensions du temple de Salomon à Jérusalem, qui a été détruit en 70 ap. J.-C. L'extérieur de la chapelle est simple et sans prétention, donnant peu de soupçon à la splendide décoration intérieure.
Le pape Sixte IV a appelé des peintres célèbres, dont Botticelli (1444-1510) et Rosselli (1439-1507), à la décoration de la chapelle. À ce stade, le plafond de la chapelle Sixtine a été peint comme un ciel bleu simple avec des étoiles.
En 1503, un nouveau pape, Jules II (1503-1513), a décidé de changer une partie de la décoration de la chapelle Sixtine. Il a appelé Michel-Ange (1475-1564) à le faire. Michel-Ange a hésité, parce qu'il se considérait lui-même comme sculpteur, pas un peintre, et sculpter la tombe du roi lui était difficile. Mais le pape Jules insista, et Michel-Ange commença à travailler sur son célèbre plafond peint à fresques en 1508. Il y travailla pendant quatre années. Cela fut si éprouvant physiquement que cela endommagea définitivement sa vue.
Plus de 20 ans plus tard, le pape Clément VII (1523-1534) commanda à Michel-Ange la fresque géante " Le Jugement Dernier", derrière l'autel. L'artiste, dans sa soixantaine, peignit de 1536 à 1541.
Les peintures de Michel-Ange
plafond
À la partie haute de plafond, Michel-Ange a représenté neuf scènes de la Genèse, y compris "La séparation de la lumière des ténèbres" à la fin de l'autel de la chapelle de "L'ivresse de Noé" (1509) à l'autre bout. Les panneaux les plus célèbres sont "La Création d'Adam" (1508-1512) et "La Chute de l'Homme et l'expulsion du paradis". Des images de prophètes et des sibylles païennes entourent les panneaux, de torsion (à l'origine controversée), des nus masculins décorent les coins.
La Création d'Adam, 1511, après restauration
La chute et l’expulsion du jardin d’Eden, 1509-1510. Chapelle Sixtine, Vatican
Cette fresque représente la seconde venue du Christ qui juge toute l'humanité. Le bienheureux sur la droite et se dirigeant vers le ciel, tandis que les damnés sont sur la gauche et envoyé en enfer et torturé par des démons. Les principaux personnages bibliques catholiques et apparaissent dans la scène , y compris Eve et plusieurs saints.
Le Jugement dernier, par Michel-Ange, 1536-1541.
Le Jugement dernier (détail) ; le Christ et la Vierge
images cachées
En 1990, certains médecins ont suggéré que la forme du siège volant et la figure de Dieu "La Création d'Adam" constitue une image anatomique du cerveau humain.
"La séparation de la lumière des ténèbres"
En 2010, il a été affirmé que "La séparation de la lumière des ténèbres" contient une image de cerveau humain. D'autres théoriciens ont suggéré que Miche-Ange a représenté une image du rein sur le plafond. En tant que sculpteur, Michel-Ange était fasciné par l'anatomie humaine. Il étudia des cadavres pour en avoir une meilleure idée.
La peinture de la chapelle Sixtine était une tâche épuisante. Peut-être pour décrire son malheur, il se cacha deux misérables autoportraits prospectifs dans "Le Jugement dernier". Il a peint son visage défunt sur la tête coupée de Holopherne et son visage macabre sur la peau écorchée de Saint-Barthélemy.
Les efforts de restauration
Une sérieuse restauration de la chapelle Sixtine a débuté en 1980. Les restaurateurs ont restauré la fresque pendant 14 ans et nettoyé. Ils ont également enlevé certains des « rideaux de modestie » qui avaient été ajoutées à l'œuvre de Michel-Ange.
La restauration a été extrêmement controversée. Certains critiques affirment que la restauration a enlevé une deuxième couche de peinture intentionnelle, et que Michel-Angeavait intentionnellement utilisé des tons plus sombres pour donner de la profondeur aux personnages. D'autres disent que la restauration était essentielle pour garder intact le chef-d'œuvre et faire revivre l'éclat de la palette de Michel-Ange.
Utilisation du pape
La chapelle est plus qu'un chef-d'œuvre artistique, c'est un lieu d'activités religieuses crucial. Depuis 1492, la chapelle a été le lieu où le collège des cardinaux se réunit pour élire un nouveau pape. La chapelle possède une cheminée spéciale qui est utilisée pour diffuser le statut de vote des cardinaux. De la fumée blanche indique qu'un nouveau pape a été élu, alors que les signaux de fumée noire indiquent qu'aucun candidat n'a obtenu la majorité des deux tiers.
Visite de la Chapelle Sixtine
Billets : Pour visiter la chapelle Sixtine, il faut acheter un billet d'entrée aux musées du Vatican. À partir de 2013, les billets adultes de 16 euros (22 $). Il y a des options réduites pour les jeunes, les étudiants, les membres du clergé et quelques autres. Il ya certains jours d'entrée gratuite toute l'année, y compris le dernier dimanche de chaque mois.
Parce que les attentes peuvent être extrêmement longues, il peut êtré gagné du temps par l'achat d'un billet en ligne.
Les heures d'ouverture: Les musées du Vatican sont ouverts du lundi au samedi et le dernier dimanche de chaque mois. En règle générale, la billetterie est ouverte 9 heures-16 heures , et les musées ferment à 18 heures.
Restrictions: Il existe une variété de restrictions aux Musées du Vatican, dont aucune boisson alcoolisée, les vêtements impudiques, la photographie au flash, ou toucher les œuvres d'art. Toutes photographies et films sont interdit dans la chapelle Sixtine.
Source: http://www.livescience.com/40802-sistine-chapel.html
Le plafond de la Chapelle Sixtine du Vatican entièrement réalisé par Michel-Ange

Dans un « billet d’humeur » publié sur son site Monseigneur Centène, évêque de Vannes explique pourquoi il apporte son entier soutien à la révolte des Bonnets rouges. Une dénonciation radicale du système libéral mondialiste et de l’Etat français « volontairement soumis aux directives supranationales d’une Union européenne ultra-libérale. » qui devrait faire du reuz en Bretagne. Et bien au-delà.
Citant le poète latin Térence « Je suis un homme et rien de ce qui est humain ne m’est étranger » Mgr Centène affirme que « c’est le même constat qui nous pousse aujourd’hui à manifester notre solidarité aux personnes qui occupent les voies de circulation pour préserver la liberté constitutionnelle d’aller et venir mais surtout, pour les employés, la liberté de posséder une partie raisonnable du fruit de leur travail et, pour les employeurs, la possibilité de constituer une trésorerie suffisante pour investir et embaucher. »
Si « le point de cristallisation des colères se fait aujourd’hui sur les portails écotaxe » constate l’évêque breton, « le désarroi et le désespoir sont, plus largement, la conséquence du « matraquage fiscal » généralisé qui empêche une part croissante de la population de vivre dignement de son travail. Les entreprises elles-mêmes sont prises à la gorge par une mondialisation sauvage effrénée qui les contraint à mettre la clef sous la porte les unes après les autres, victimes d’une concurrence déloyale. »
Pour Mgr Centène, en effet « les crises économiques et sociétales qui divisent depuis plusieurs années les Français ou les opposent à leurs gouvernants sont en partie dues à l’ignorance ou au refus de ce que doit être une véritable action politique : une attention, non seulement à l’intérêt général, mais surtout au « Bien commun », c’est-à-dire au bien de tous les hommes et de tout l’homme : l’homme, la femme, les enfants, ne peuvent se réduire à des objets de consommation égoïste pas plus qu’ils ne peuvent être réduits en esclavage par un ultra-libéralisme sauvage et agressif que ne parvient plus à maîtriser un Etat affaibli, qui s’est volontairement soumis aux directives supranationales d’une Union européenne ultra-libérale. »
L’évêque de Vannes invite donc « tous les Morbihannais, soucieux du bien des autres, au-delà de leurs diverses sensibilités, à manifester leur solidarité et leur engagement altruiste de la manière qu’ils jugeront la plus utile ». Faisant référence au 500ème anniversaire de la mort d’Anne de Bretagne, il demande que celle-ci soit pour les Bretons « un guide, elle qui fit graver dans le marbre de son contrat de mariage « pas d’octroi sur mes terres », ce qui vaut encore aux Bretons aujourd’hui la gratuité de leurs voies expresses… ». Nul doute qu’il sera entendu. (1)
Lire aussi "Mgr Centène soutient les bonnets rouges de Bretagne" (2)
Sources:
(1) http://www.breizh-info.com/2681/actualites-sociales/leveque-vannes-soutient-revolte-bonnets-rouges/
(2) http://www.riposte-catholique.fr/perepiscopus/mgr-centene-soutient-les-bonnets-rouges-de-bretagne
Suite à la déroute d'Obama en Syrie, Vladimir Poutine détrône le président américain de son statut d'"homme le plus puissant du monde" au classement 2013 des personnes les plus puissantes du monde publié par le magazine "Forbes".
Vladimir Poutine détrône Barack Obama. Il vient évincer le président américain Barack Obama, qui détenait le titre ces deux dernières années. Le président russe Vladimir Poutine prend la tête du classement des 72 personnes les plus influentes du monde* publié ce mercredi par le magazine américain Forbes. C'est la première fois que le chef d'Etat russe occupe le haut du tableau. «Poutine a solidifié son contrôle sur la Russie (...) et tous ceux qui ont regardé le jeu d'échecs autour de la Syrie et des fuites de la NSA ont une idée claire du glissement de pouvoir vers Poutine sur la scène internationale», explique le magazine. Le président chinois Xi Jinping arrive en troisième position. Le président François Hollande est quant à lui 18e: il occupait la 14e place l'an dernier.
Le Prince Louis de Bourbon, Duc d’Anjou, publie le 14 novembre 2013* un ouvrage aux éditions Du Moment, intitulé : « Un Roi pour la France ? ».
Yves Derai et Jean-Baptiste Giraud accompagne le Prince dans un livre d’entretien qui s’annonce passionnant.
Le Prince Louis y détaille son programme pour la France, sur les plans politiques, sociaux et économiques. Sans détour, il donnera l’avis d’un homme qui a du recul, une grande connaissance du monde et un héritage pleinement assumé.
Saluons le courage dont le Prince fait preuve, qui est le courage qui l’a fait signer le manifeste contre le « mariage » gay, le courage qui coule dans le sang de ses aïeux d’Hugues Capet à son père, feu Alphonse de Bourbon. Sachons lui en être gré…
Par ce livre, Monseigneur balaye toutes les critiques l’accusant de se dérober des affaires françaises et signe là un acte engagé et volontaire.
Le Prince Louis se déclare, dans ce livre, "disponible pour la France".
A nous de faire connaître à tous ce livre, pour faire connaître la cause du Roi et ainsi, que les Lys refleurissent !
* 25/10/2013
Chers lecteurs, une précision importante : l'éditeur nous précise ce jour que la sortie du livre est malheureusement décalée. Sa publication est dorénavant programmée pour courant mai 2014. Encore un peu de patience.
. Déclaration de Mgr le Duc d’Anjou sur la défense du mariage naturel
Lundi 28 octobre 2013 | par Dominique Hamel
Le GRIPP, le Groupe Royaliste d’Initiative et de Proposition Politique, vient de lancer la publication d’un « manifeste des royalistes » intitulé « Que faire pour sauver la France ? »
Afin d’en savoir plus, nous avons interrogé son président, Georges Tartaret.
Un entretien avec Dominique Hamel
Pourquoi ce manifeste ?
C’est la Providence qui m’a mis sur la voie. En effet, je me suis rendu en juillet dernier à l’Université d’été de Renaissance Catholique. Impressionné par l’abondance des livres présentés sur les tables de presse, j’ai recherché les livres qui proposaient des perspectives politiques pour la France. Les seuls livres que j’ai trouvés sont le livre d’Yves-Marie Adeline, « La droite impossible : essai sur le clivage droite-gauche en France » qui ne fait que constater une réalité et le livre de Roger Holeindre, « Dieu sauve la France », qui a le mérite d’exister mais qui est loin de présenter des perspectives concrètes.
C’est ainsi que m’est venue l’idée d’écrire un livre présentant des perspectives d’action politique, puisque personne ne l’avait fait. Nous l’avons écrit à deux et intitulé « Que faire pour sauver la France ? »
Vous parlez dans votre manifeste de « conditions nécessaires pour réussir l’unité des royalistes », quelles sont-elles ?
Selon nous, il y a 4 conditions pour réaliser cette unité :
Le premier point nécessite de bien comprendre la différence entre mondialisation et mondialisme.
La mondialisation, tout le monde connaît : c’est la libre circulation des biens et des services, des capitaux, des hommes et de l’information. Contrairement à ce que dit la propagande officielle, ce n’est pas une fatalité. Seule la libre circulation de l’information résulte, en gros, du progrès technique. Toutes les autres libertés de circulation ne sont que le produit de décisions politiques.
Le mondialisme, c’est une idéologie qui traduit l’objectif de mettre en place un gouvernement mondial. Derrière cette idéologie, il y a des hommes qui se regroupent dans des clubs de pensée. Il y en existe 4 ou 5 importants : le CFR, la Trilatérale, Bilderberg, Bnaï-Brith et en France, le Siècle. Ces clubs de pensée regroupent les hommes les plus puissants des mondes économique et politique des cinq continents. Cela représente quelques milliers de personnes, avec un bureau politique de 35 membres.
Pour établir un gouvernement mondial, il faut tout d’abord un outil économique. C’est l’OMC, qui a pour objectif d’abolir toutes les barrières douanières dans le monde. L’OMC est le fer de lance du mondialisme. Mais il faut aussi détruire les Etats de l’intérieur. C’est pourquoi le mondialisme prône la mise en place d’Etats multiculturels, pluriethniques et pluriconfessionnels. Voilà d’où vient cette politique d’immigration à laquelle les partis au pouvoir tiennent tant.
Quand on parle du mondialisme, nos adversaires attaquent tout de suite, car ils ne supportent pas que quelque chose de relativement secret vienne au grand jour. C’est pourquoi ils nous accusent de défendre ce qu’ils appellent la théorie du complot. Mais le mondialisme ne sort pas de notre imagination. En voici deux exemples.
L’Union Européenne est une étape dans la construction de ce gouvernement mondial. L’OTAN également. C’est pourquoi les royalistes doivent dénoncer ces structures et pousser la France à en sortir. Les royalistes doivent se prononcer clairement pour la sortie de l’euro, pour la sortie de l’Union Européenne et pour la sortie de l’OTAN.
Le deuxième point signifie que les royalistes doivent affirmer haut et fort que la France a une origine surnaturelle et une vocation surnaturelle. Son origine surnaturelle vient des conditions miraculeuses dans lesquelles s’est déroulé le sacre de Clovis. Sa vocation surnaturelle est démontrée par l’histoire, qui est jalonnée d’interventions de Dieu pour soutenir la France.
Les troisième et quatrième points signifient que les royalistes doivent consacrer l’essentiel de leur énergie au combat politique sur le terrain et accessoirement participer aux élections. En particulier, le quatrième point signifie que tout royaliste qui veut s’engager dans le combat doit impérativement devenir membre d’une organisation de masse. Pourquoi ? Parce que le système électoral est piégé. Il a été mis en place par les dynasties financières au pouvoir, de telle sorte qu’elles ne puissent pas perdre le pouvoir.
Par contre, leur point faible est que la république connaît périodiquement une vacance de pouvoir. Cela s’est produit en 1940, en 1958 et en 1968. Les royalistes doivent se préparer à la prochaine vacance de pouvoir et pour cela ils doivent prendre part aux luttes du peuple, dans les organisations qu’il se donne.
Mais, certains royalistes pensent que l’unité des royalistes n’est pas indispensable car les différentes structures actuelles permettraient de ratisser plus large. Qu’en pensez-vous ?
Il faut distinguer unité politique et unité structurelle. Le moment n’est pas venu pour une unité structurelle. Par contre l’unité politique est indispensable. Malheureusement nous en sommes encore assez loin.
L’Action Française avance le mot d’ordre de Maurras « politique d’abord ». Nous disons au contraire « Dieu d’abord ». Ceci a bien évidemment des incidences en politique. Par exemple combattre la laïcité ne peut se faire efficacement qu’en évoquant nos références chrétiennes. C’est sans doute aussi le « politique d’abord » qui empêche l’Action Française de défendre la perspective d’une Europe chrétienne.
Quant à l’Alliance Royale, elle ne se prononce ni sur la sortie de l’Union Européenne ni sur la sortie de l’OTAN. En cas de guerre civile en France, ce qui peut arriver, l’Alliance Royale sera donc dans le camp des mondialistes.
Concrètement, que préconisez-vous dans votre manifeste pour atteindre le but final : la restauration de la monarchie ?
Pour définir une stratégie, nous avons besoin de poser des hypothèses quant à la manière dont se produira la chute du pouvoir et l’avènement de la royauté. Nous savons déjà que ce changement ne se produira pas par la voie électorale.
Nous savons par ailleurs que la république se trouve, à chaque fois que se produit une crise grave, dans une situation de vacance de pouvoir. C’est ce qui s’est passé en 1940, en 1958 et en 1968 en France. En 1958 notamment, de Gaulle est arrivé au pouvoir par un coup d’Etat, sans effusion de sang. C’est un tel scénario que nous prenons comme hypothèse de travail. Nous pouvons penser également à la mobilisation populaire en Pologne qui a été le point de départ de la chute du communisme.
Si de Gaulle a pu faire son coup d’Etat en 1958, c’est parce que deux conditions étaient réunies :
Un large consensus populaire ne peut être obtenu si le parti royaliste est coupé du peuple. Compte tenu de l’influence des idéologies socialiste et communiste pendant tout le vingtième siècle, une condition nécessaire de la victoire est de démontrer, par le verbe et par l’action, que les royalistes savent mieux défendre le peuple que ne prétendent le faire les partis mondialistes, qu’ils soient de droite ou de gauche.
C’est pourquoi nous devons définir des axes prioritaires de pénétration de la société française. Nous en distinguons quatre : les entreprises, l’école, la famille et le mondialisme.
Vexilla Galliae
Nous vous précisons que vous pouvez vous procurer ce Manifeste sur le site http://www.thebookedition.com/ , en tapant « que faire ».
Incroyable aveuglement des gauchistes en Bretagne qui, n'ayant rien compris au ras-le-bol fiscal en cours, se mettent à défendre non pas les Bonnets rouges mais la fiscalité !
Alors que la sécession d'avec les syndicats 'qui s'en mettent plein les poches' est en marche en Bretagne avec une nouvelle manif "oecuménique" trans-courant, "au-delà des organisations, associations et partis politiques", samedi 2 novembre à Quimper, une intersyndicale de pseudos "solidaires" (extrêmes gauches traîtres en réalité), FSU, CFTC et CGT, et peut-être CFDT..., joue la carte de la division et donc de la trahison, monte sa petite manif dissidente de vieux réacs maçonniques..., arqueboutés sur la défense de leurs petits privilèges oligarchiques..., samedi 2 novembre à Carhaix, et déclare - oubliant ainsi le principe du consentement à l'impôt - : « ... pour nous, la solution de l’emploi passe aussi par la fiscalité ! »...
La solidarité réelle, la pédagogie et la subsidiarité n'ont jamais été le fort des régimes totalitaires !
Une manifestation syndicale dissidente, samedi 2 novembre, à Carhaix
Une intersyndicale regroupant Solidaires (extrême gauche), la FSU, la CFTC, et la CGT appelle les salariés à ne pas se rendre à la manifestation de Quimper, samedi 2 novembre. L’intersyndicale accuse notamment les organisateurs et membres du « Collectif pour l’emploi en Bretagne » d’être pilotés par le patronat breton. « Le patronat veut un rassemblement contre les taxes, or, pour nous, la solution de l’emploi passe aussi par la fiscalité et on ne peut dédouaner les grands groupes de leurs responsabilités dans la situation actuelle » explique Anne-Véronique Rondault, de la CGT. Des pourparlers sont également en cours avec le CDFT pour qu’elle se joigne à cette manifestation parallèle qui se désolidarise de la cause des agriculteurs, artisans, entrepreneurs, ouvriers et paysans qui ont jusqu’à présent été unis.
Ils devraient également être rejoints à cette manifestation par une partie de l’extrême gauche et des anarcho-syndicalistes, CNT en tête, qui appelle « à ne pas se joindre à la manifestation “œcuménique” du 2 novembre, qui veut faire croire que les patrons et les travailleurs ont les mêmes intérêts. »
En perte de vitesse depuis de nombreuses années, les syndicats français voient leurs adhérents se faire de plus en plus rares. Selon un sondage Ifop paru dans Dimanche Ouest-France (27/10/13) 65% des personnes interrogées ne croient pas en eux « pour se mobiliser pour le développement de la région et pour lutter contre les effets de la crise en Bretagne ». Cette décision, à contre-courant du mouvement unitaire qui se dessine depuis plusieurs semaines en Bretagne, pourrait bien ôter définitivement aux syndicats toute crédibilité aux yeux des Bretons, qui s’apprêtent à défiler en masse, au-delà des organisations, associations et partis politiques, à Quimper, place de la Résistance, samedi 2 novembre à 15 h.
Lu ICI :
Hommage à Moscou aux victimes des répressions staliniennes
Des centaines de Moscovites ont rendu hommage mardi (29 octobre, NdCR.) aux victimes des répressions staliniennes, en lisant le nom de milliers d'habitants de la capitale russe fusillés en 1937 et 1938, au plus fort de la terreur.
Cette commémoration a été organisée, à la veille de la Journée du souvenir des victimes des répressions politiques, par l'ONG Mémorial, qui s'attache depuis la chute de l'Union soviétique à faire connaître l'histoire des répressions en URSS, de 1917 à 1991.
Chaque personne lit une liste de noms indiquant l'âge, la profession et la date de l'exécution d'un habitant de Moscou : "Gelver Alexandre Fiodorovitch, 25 ans, serrurier, fusillé le 2 janvier 1938, Abel Emma Iakovlevna, 54 ans, femme de ménage, fusillée le 7 février 1938, Bamboulevitch Anton Vassilievitch, 39 ans, colonel à l'état-major, fusillé le 25 décembre 1937..."
Après lecture de la liste, par laquelle on réalise qu'ont été fusillées aussi bien des personnes de 19 ans que de 79 ans, nombreux sont ceux qui ajoutent : "Et mon père, fusillé en 1938", ou encore "Et mon grand-père mort de faim dans un camp..."
Syrie : les 1 500 chrétiens assiégés à Sadad sont libres
Après plusieurs jours d'âpres combats contre des rebelles et des jihadistes, l'armée syrienne a repris le contrôle du village chrétien syrien de Sadad, lundi 28 octobre. Les 1 500 syriens, hommes, femmes et enfants, qui étaient encerclés dans ce village situé à 70 km à l’est de la ville de Homs, sont désormais libres.
En revanche, on est toujours sans nouvelles des dizaines de civils chrétiens assiégés dans le village voisin d’Hofar.
Le prêtre syrien Ziad Hilal s’est rendu hier matin à Sadad, décrit un village dévasté et des familles traumatisées. « J’ai vu quelques voitures pleines d’enfants, d’hommes et de femmes qui ont vécu ces jours terribles et qui donc ont préféré sortir quelques jours pour rejoindre Homs ou d’autres lieux, et après je ne sais pas s’ils vont revenir ou non ». Le père Ziad, qui était accompagné d’un autre prêtre syro-catholique, déclare avoir rencontré le prêtre du village « jusqu’à hier, ils ont enterré 29 chrétiens du village et il en reste deux d’après lui ».
31 chrétiens tués et les églises ravagées
De nombreux bâtiments ont été détruits ou endommagés, a pu constater le père Ziad Hilal, notamment l’école principale du village et d’autres bâtiments officiels et les quatre églises du village- trois syro-orthodoxe et une syro-catholique - ont été endommagées. « Ils les ont utilisées comme logement et il y avaient des matelas et des couvertures pour les fanatiques, les voyous qui sont venus au village.» « Ils ont aussi écrit partout, sur les murs des églises, des slogans et ont cassé le Saint-Sacrement dans les quatre autels des églises. » Le père Ziad Hilal indique que ce sont pour l’instant « les Églises qui organisent l’aide humanitaire » en contactant les organisations pour aider les habitants de Sadad. [où est Laurent Fabius ? NdCR.]
Appel à l'aide de l'Église syro-orthodoxe
L’Archidiocèse syro-orthodoxe de Homs et Hama avait lancé, en fin de semaine dernière, un cri de détresse, relayé par l’Œuvre d’Orient, aux institutions et organisations humanitaires internationales au nom de ces populations « assiégées dans des zones inatteignables ».
« Je supplie tous ceux qui ont les moyens d’atteindre les organisations influentes dans le monde de faire pression sur les assiégeants et de parlementer avec eux » insiste Mgr Silwanos Boutros Alnemeh. Le village chrétien de Sadad comptait 15 000 habitants. 12 000 ont pu fuir il y a quelques jours. La plupart se sont réfugiés à Homs et dans sa région.
« Nous réitérons, affirme-t-il, au nom de Dieu, notre appel aux assiégeants pour qu’ils aient pitié de ces innocents qui ne sont aucunement en cause dans cette tragédie, afin qu’ils les laissent sortir sains et saufs en leur réservant un bon traitement ».
Les Afrikaners se préparent à fuir le génocide anti-blancs
Site des Suidlanders : http://suidlanders.org/
RUSSIA TODAY
27/10/2013
RT fait du révisionnisme, ce ne sont pas 3000, mais 70 000 blancs assassinés par le régime noir sud africain.
L'armée britannique recrute des mineurs de 16 ans... Les pays suivants recrutent dans leur armée des garçons de 16 ans : le Salvador, le Mexique, la Corée du Nord, l'Iran, la Grande-Bretagne..
Source video : http://www.youtube.com/watch?v=kYj-SI323jg
L’éducation traditionnelle a pour finalité de montrer à chacun comment se conformer à notre nature, à cette loi naturelle que Lewis — l’auteur du Monde de Narnia — choisit par commodité d’appeler : le Tao. « Seul le Tao fournit à l’action humaine une loi commune qui peut englober à la fois les gouvernants et les gouvernés. La croyance dogmatique en une valeur objective est nécessaire à la notion même d’une autorité qui ne soit pas tyrannie ou d’une obéissance qui ne soit pas esclavage. » À l’opposé, l’éducation dans la modernité se réduit à un conditionnement par des techniques propagande et de manipulation. La conquête ultime de l’homme sur la nature consiste alors dans le viol de sa propre nature : « il s’agit toujours de discréditer totalement les valeurs traditionnelles et de donner à l’humanité une forme nouvelle conformément à la volonté (qui ne peut être qu’arbitraire) de quelques membres… la maîtrise de l’homme sur lui-même signifie alors simplement la domination des conditionneurs sur le matériau humain conditionné ». Plus effrayant : puisant ses racines dans la volonté d’autonomie de la modernité, « ce processus qui abolira l’homme va aussi vite dans les pays communistes que chez les démocrates et les fascistes ».
Table des matières
Introduction de Vive le Roy
De l'existence d'une loi commune à l'humanité
Le conditionnement, ou l'éducation dans la modernité
Le viol ultime du Moderne contre la Nature
Psychologie et arbitraire des conditionneurs
Introduction de Vive le Roy
Extraits du livre de C. S. Lewis : L’abolition de l’homme.
Éditions Raphaël, Suisse, 2000, Traduction de Denis Ducatel.
Nous conseillons vivement ce livre dont les quelques citations qui suivent ne sauraient épuiser la richesse.
AVERTISSEMENT : Les titres et inter-titres ont été rajoutés par VLR pour faciliter la lecture en ligne.
De l’existence d’une loi commune à l’humanité
Saint Augustin
Saint Augustin a défini la vertu comme un ordo amoris, un état bien ordonné des affections selon lequel tout objet reçoit le genre et le degré d’amour qui lui est approprié [1].
Aristote
Aristote dit que le but de l’éducation est d’apprendre aux gens à aimer et à haïr ce qu’il convient d’aimer et de haïr [2]. Quand vient l’âge de la réflexion mûre, celui qui aura été formé aux « affections ordonnées » ou aux « sentiments appropriés » trouvera aisément les premiers principes de l’éthique ; mais ils seront invisibles à l’homme corrompu, incapable de progrès dans cette science [3].
Platon
Platon avant lui avait dit la même chose. Le petit animal humain ne peut avoir du premier coup des réactions justes. Il doit être entraîné à ressentir du plaisir, de l’attirance, de la répugnance et de la haine envers les choses qui sont réellement plaisantes, attirantes, répugnantes et haïssables [4]. Dans La République, le jeune homme bien élevé est celui qui
voit très clairement le désordre et la laideur dans les œuvres mal faites de l’homme et dans les malformations de la nature et qui, avec un juste dégoût, blâme et hait le laid dès ses plus jeunes années et loue avec délice la beauté, en l’accueillant dans son âme et en s’en nourrissant pour devenir ainsi un homme au cœur doux. Tout cela avant qu’il ait atteint l’âge de raison ; si bien que quand la raison vient, formé comme il l’a été, il l’accueille à bras ouverts et la reconnaît à cause de l’affinité qu’il ressent vis-à-vis d’elle. [5]
Hindouisme primitif
Dans l’hindouisme primitif, le comportement qu’on peut appeler bonne conduite consiste à se conformer — et presque à participer — au Rta , ce grand rituel, ou canevas, où s’entremêlent le naturel et le surnaturel qui se révèlent à la fois dans l’ordre cosmique, dans les vertus morales et dans le cérémonial du temple. Le Rta, c’est-à-dire la justice, la congruence, l’ordre, est constamment identifié à la saty, ou vérité, à ce qui correspond à la réalité. Tout comme Platon a dit que le bien était « au-delà de l’existence » et Wordworth que la vertu faisait la force des étoiles, les maîtres indiens disent que les dieux eux-mêmes sont nés du Rta [6] et lui obéissent.
Chine ancienne
Les Chinois aussi parlent d’une grande chose (la plus grande de toutes) qu’ils appellent le Tao. C’est la réalité au-delà de tous les prédicats, l’abysse qui était avant le Créateur lui-même. C’est la Nature, la Voie, le Chemin. C’est la Voie que poursuit l’univers, la Voie sur laquelle les choses émergent éternellement, sereinement et tranquillement, pour entrer dans l’espace et le temps. C’est aussi la Voie que tout homme doit suivre pour imiter cette progression cosmique et supra-cosmique, en conformant toutes ses activités au grand modèle [7].
Dans les rituels, peut-on lire dans les Entretiens, c’est l’harmonie avec la Nature qui compte par-dessus tout. [8]
Les Hébreux
Les Hébreux des temps anciens louaient de même la loi, déclarant qu’elle était vraie [9].
Un choix pratique : loi naturelle = Tao
Pour des raisons de concision, je donnerai désormais simplement le nom de Tao à cette conception des choses, quelle que soit la forme qu’elle revêt, platonicienne, aristotélicienne, stoïcienne, chrétienne ou orientale. Certains des exemples que j’en donne dans cet ouvrage sembleront peut-être à d’aucuns quelque peu bizarres, voire proches du magique. Mais nous ne pouvons nous permettre d’ignorer ce qu’ils ont tous en commun. J’entends par là la doctrine de l’objectivité des valeurs, la conviction que certaines attitudes sont véritablement conformes à la réalité de ce qu’est l’univers et de ce que nous sommes, tandis que d’autres ne le sont pas. Ceux qui connaissent le Tao peuvent soutenir qu’appeler les enfants « mignons » et les vieillards « vénérables » n’est pas simplement restituer un fait psychologique au sujet de nos propres émotions parentales ou filiales du moment ; c’est plutôt reconnaître une qualité qui exige une certaine réaction de notre part, que nous l’ayons ou non. (p. 30, 33)
Le conditionnement, ou l’éducation dans la modernité
L’éducation moderne contre raison et sentiment au nom de la rationalité
[…] notre conception de l’éducation est complètement différente selon qu’on se situe à l’intérieur ou à l’extérieur du Tao.
Pour ceux qui sont à l’intérieur, la tâche principale consiste à faire naître chez l’élève les réactions au monde qui sont en elles-mêmes correctes et adéquates, qu’on les adopte ou non, et dont le développement est ce qui fait la nature même de l’homme.
Ceux qui sont à l’extérieur du Tao, s’ils veulent être logiques, doivent considérer tous les sentiments comme étant non rationnels, de manière égale, et comme une sorte de brouillard entre nous et les objets réels. En conséquence, ils doivent :
. soit décider d’écarter tout sentiment aussi loin que possible de la pensée de l’élève,
. soit encourager certains sentiments plutôt que d’autres pour des raisons qui n’ont rien à voir avec leur « justesse » intrinsèque ou avec leur conformité à l’ordre objectif des choses.
Cette seconde option les entraîne dans le processus contestable qui consiste à créer chez les autres, par suggestion ou par incantation, un mirage que leur propre raison a réussi à dissiper chez eux. (p.35)
La nouvelle éducation n’initie plus mais conditionne
[…] la différence entre l’ancienne et la nouvelle éducation sera d’importance. Là où l’ancienne initiait, la seconde « conditionne ». Avec l’ancienne, on traitait les élèves comme les oiseaux traitent leurs petits pour leur apprendre à voler ; dans la nouvelle, on les traite plutôt comme un éleveur traite ses jeunes volailles, pour des raisons dont elles ignorent tout. En un mot, l’ancienne éducation était une sorte de propagation — des hommes transmettant la force de leur humanité aux hommes —, la nouvelle n’est que propagande. (p.37)
Les idéologies, cancers de la loi naturelle
Le but principal est de veiller à ce que les gens soient nourris et vêtus, et en œuvrant dans ce sens on peut, selon le Novateur, mettre de côté des scrupules concernant la justice et l’honnêteté. Bien entendu, le Tao est d’accord avec lui quant à l’importance qu’il y a à ce que les gens soient nourris et vêtus. Si le Novateur n’avait pas lui-même recours au Tao, il n’aurait jamais pu apprendre l’existence de ce devoir envers les autres. Parallèlement à ce devoir, nous trouvons néanmoins dans le Tao ces autres devoirs, ceux de justice et d’honnêteté, que le Novateur est prêt à discréditer. Et de quel droit ?
Il se peut que notre Novateur soit chauvin, raciste ou d’un nationalisme exacerbé et qu’il soutienne que l’avancement de son propre peuple est la cause à laquelle tout le reste doit être subordonné. Toutefois, aucune observation des faits, aucun appel à l’instinct ne peuvent étayer son point de vue. De nouveau, il tire en fait son opinion du Tao, d’un devoir envers notre propre sang, parce que c’est notre propre sang, d’une partie de la morale traditionnelle. Mais à côté de ce devoir, et le limitant, nous trouvons dans le Tao l’exigence inflexible de justice et la règle qui dit qu’en fin de compte tous les hommes sont nos frères. D’où est-ce que le Novateur tire alors cette autorité de prendre et de choisir ce qui lui convient ?
Comme je ne parviens pas à trouver de réponses à ces questions, je tirerai les conclusions suivantes : ce que j’ai appelé jusqu’à présent le Tao, et que d’autres peuvent appeler la loi naturelle, la morale traditionnelle ou encore les premiers principes de la raison pratique, ou les vérités de base, n’est pas un système de valeurs possible parmi beaucoup d’autres. C’est la seule source de tous les jugements de valeur.
. Si on le rejette, on rejette toute valeur.
. Si on en conserve une seule valeur, on le conserve tout entier.
. Tout effort qui consisterait à le réfuter pour le remplacer par un nouveau système de valeurs se contredirait lui-même. Il n’y a jamais eu, et il n’y aura jamais, de jugement de valeur radicalement nouveau dans l’histoire de l’humanité.
Ces choses qui prétendent être de nouveaux systèmes ou (comme on les appelle aujourd’hui) de nouvelles idéologies ne sont rien d’autre que des fragments Tao lui-même, arbitrairement arrachés à leur contexte global et démesurément gonflés jusqu’à la folie dans leur isolement — cependant, c’est au Tao, et à lui seul, qu’ils doivent le peu de validité qu’ils possèdent.
. Si mon devoir envers mes parents est une superstition, il en est de même de mon devoir envers la postérité.
. Si la justice est une superstition, il en est de même de mon devoir envers ma patrie ou ma race.
. Si la recherche scientifique possède une valeur réelle, il en est de même de la fidélité conjugale.
La rébellion des nouvelles idéologies contre Tao est une rébellion des branches contre l’arbre : si les rebelles réussissaient, ils découvriraient qu’ils se sont détruits eux-mêmes. L’intelligence humaine n’a pas davantage le pouvoir d’inventer une nouvelle valeur qu’il n’en a d’imaginer une nouvelle couleur primaire ou de créer un nouveau soleil avec un nouveau firmament pour qu’il s’y déplace. (p. 60, 62)
Le viol ultime du Moderne contre la Nature
La modernité ou l’homme « maître » de sa nature
Je tente […] d’expliquer ce que signifie réellement la conquête humaine de la nature, en particulier le stade final de cette conquête, qui n’est peut-être pas si loin de nous. L’étape ultime sera atteinte lorsque l’homme, par l’eugénisme, par le conditionnement prénatal et par une éducation et une propagande fondées sur une psychologie parfaitement appliquée, sera parvenu à exercer un contrôle total sur lui-même.
La nature humaine sera la dernière composante de la Nature à capituler devant l’homme. La bataille sera alors gagnée. Nous aurons ôté le fil de la vie des mains de la Parque et serons désormais libres de façonner notre espèce conformément à notre bon vouloir. La bataille aura, certes, été gagnée, mais qui, exactement, l’aura remportée ?
Car, comme nous l’avons vu, le pouvoir qu’a l’homme de faire de l’espèce humaine ce qui lui plaît est en fait le pouvoir qu’ont certains hommes de faire des autres ce qui leur plaît.
Il est certain qu’à toutes les époques on a essayé, dans une certaine mesure, d’exercer ce pouvoir par l’éducation et l’instruction. Mais la situation à laquelle nous devons nous attendre sera nouvelle à deux égards.
Le progrès des techniques de conditionnement
D’abord, le pouvoir aura pris des dimensions considérables. Jusqu’à présent, les projets des théoriciens de l’éducation ont atteint bien peu des objectifs qu’ils s’étaient proposés, et il est vrai que lorsque nous lisons leurs écrits
. que Platon voulait faire de chaque petit enfant un « bâtard élevé dans un bureau »,
. qu’Elyot proposait que les garçons ne voient pas d’homme avant l’âge de sept ans et pas de femmes après [10], et
. que Locke voulait que les enfants aient des chaussures qui prennent l’eau et qu’ils n’aient aucun goût pour la poésie [11]—,
… nous sommes reconnaissants pour l’entêtement salutaire des vraies mères, des vraies nourrices et par-dessus tout des vrais enfants, qui ont permis à l’espèce humaine de préserver son bon sens, si tant est qu’il lui en reste. Mais les façonneurs des humains de l’ère nouvelle seront dotés des pouvoirs d’un État omnicompétent et armés de techniques scientifiques irrésistibles ; nous serons enfin face à une race de conditionneurs qui pourront réellement façonner toute postérité dans le moule qui leur convient.
Le choix arbitraire par quelques uns d’une morale artificielle
La seconde différence est même plus importante encore. Dans les anciens systèmes, le genre d’homme que les enseignants souhaitaient produire, et les motivations qui les poussaient dans ce sens, étaient prescrits par le Tao, une norme à laquelle les enseignants eux-mêmes étaient soumis et dont ils ne souhaitaient pas se départir. Ils ne façonnaient pas l’homme selon un modèle choisi. Ils transmettaient ce qu’ils avaient reçu ; l’enseignant initiait le jeune néophyte au mystère de l’humain qui les recouvrait l’un et l’autre de sa majesté. C’étaient comme des oiseaux adultes apprenant aux plus jeunes à voler.
Cela change désormais. Les valeurs ne sont plus que de simples phénomènes naturels. Dans le cadre du conditionnement, on s’efforce de produire chez l’élève des jugements de valeur. Le Tao, ou ce qui va en tenir lieu, ne sera plus la motivation, mais le produit de l’éducation. Les conditionneurs se sont émancipés de tout cela. C’est une partie supplémentaire de la nature qu’ils ont conquise. Les ressorts fondamentaux de l’action humaine ne sont plus pour eux une donnée pure et simple ; ils ont livré tous leurs secrets — comme l’électricité ; la fonction des conditionneurs consiste à les contrôler, non à leur obéir. Ils savent comment produire une conscience et décident quel genre de conscience ils veulent produire. Eux-mêmes se situent en dehors, au-dessus. Car c’est bien du dernier stade de la lutte de l’homme avec la nature qu’il s’agit.
La victoire finale a été remportée. La nature humaine a été conquise — et, bien sûr, elle s’est conquise elle-même —, quel que soit le sens que ces mots peuvent désormais revêtir.
La question de l’arbitraire des références des idéologues conditionneurs
Les conditionneurs vont par conséquent devoir choisir quel genre de Tao artificiel ils veulent, pour des raisons qui leur sont propres, produire dans l’espèce humaine. Ils pousseront les autres à agir, ils seront créateurs de motivations. Mais d’où tireront-ils eux-mêmes leurs motifs d’agir ?
Pendant un temps, ils seront peut-être motivés par ce qui subsistera du vieux Tao naturel dans leurs pensées. Ainsi se considéreront-ils probablement eux-mêmes comme les serviteurs et les gardiens de l’humanité et penseront-ils qu’ils ont le « devoir » de faire « le bien ». Mais s’ils peuvent rester dans cet état, c’est uniquement parce que leurs idées sont confuses. Pour eux, le concept du devoir est le résultat de certains processus qu’ils peuvent désormais contrôler. Leur victoire consiste précisément à passer de l’état où ils étaient dominés par ces processus à un état où ils s’en servent comme instruments. Et il leur faut maintenant décider si oui ou non ils vont conditionner le reste d’entre nous de manière que nous conservions notre vieille idée du devoir et nos vieilles réactions à son égard. Comment le devoir peut-il les aider à prendre cette décision ? Il est directement au banc des accusés ; comment peut-il être juge et partie ? Quant au « bien », il n’est guère mieux loti. (p.76, 79)
Psychologie et arbitraire des conditionneurs
« j’ai envie » au lieu de « c’est bien »
Quand tout ce qui dit « c’est bien » a été discrédité, il ne reste plus que ce qui dit « j’ai envie ». Et ce n’est pas là une attitude qui peut être dynamitée ou contestée, puisqu’elle n’a jamais eu aucune prétention.
Par conséquent, les conditionneurs en viendront forcément à n’être motivés que par leur propre plaisir. Je ne parle pas ici de l’influence corruptrice du pouvoir et je n’exprime pas non plus la crainte de voir les conditionneurs dégénérer sous son influence. Les termes mêmes de corrompre et dégénérer impliquent l’existence d’une échelle de valeurs et perdent par conséquent tout sens dans ce contexte.
Ce que je veux montrer, c’est que ceux qui se situent en dehors de tout jugement de valeur ne peuvent avoir aucune raison de préférer un désir à un autre, à moins que cette raison ne se situe dans l’intensité émotionnelle du désir.
Nous pouvons légitimement espérer que, parmi les intentions qui naîtront dans la tête de gens ainsi privés de toute motivation « rationnelle » ou « spirituelle », il y en aura de bienveillantes.
Je doute toutefois que les intentions bienveillantes auront beaucoup de poids, dès lors qu’elles seront dépouillées des notions de préférence et d’encouragement que le Tao nous apprend à leur conférer et qu’elles ne pourront compter que sur leur force naturelle et sur la fréquence de leur apparition en tant que phénomènes psychologiques.
Je doute que nous puissions trouver dans l’Histoire l’exemple d’un seul homme qui, après s’être départi de toute moralité traditionnelle et avoir accédé au pouvoir, ait utilisé ce pouvoir avec bienveillance. Je suis enclin à penser que les conditionneurs haïront les conditionnés. Ils auront beau considérer comme une illusion la conscience artificielle qu’ils auront produite en nous, leurs sujets, ils constateront rapidement que celle-ci crée en nous l’illusion d’un sens à la vie qui soutient favorablement la comparaison avec l’absurdité de leur propre vie, et ils nous envieront comme des eunuques peuvent envier des hommes. Mais je ne veux pas insister sur ce point, car c’est une pure conjecture.
Ce qui ne l’est pas, en revanche, c’est que notre espoir d’un bonheur, même « conditionné », reposera sur ce qu’on appelle communément le hasard — nous devrons compter sur la chance que les intentions bienveillantes prédominent chez nos conditionneurs. Car sans le jugement qui affirme « la bienveillance est une bonne chose » — c’est-à-dire sans retour au Tao —, les conditionneurs n’ont aucune raison de promouvoir ou d’encourager telles intentions plutôt que d’autres. Selon la logique de leur position, ils prendront leurs intentions comme elles viennent, du hasard. Et le hasard est synonyme ici de nature. C’est de l’hérédité, de la digestion, de la météo et de l’association d’idées que naîtront les motifs des conditionneurs. Leur rationalisme extrême, qui « perce à jour » tout motif irrationnel, fait d’eux des créatures au comportement totalement irrationnel. Si on ne veut ni obéir au Tao ni se suicider, il ne nous reste pas d’autre possibilité que d’obéir à nos pulsions … (p. 82-84)
Donne-moi cette âme à laquelle tu ne veux plus croire
C’est le marché du magicien : « Donne-moi ton âme, je te donnerai le pouvoir ! » Mais dès que nous avons abandonné notre âme, c’est-à-dire notre moi, le pouvoir ainsi acquis ne peut nous appartenir. En fait, nous devenons les marionnettes et les esclaves de ce à quoi nous avons donné notre âme.
Il est dans le pouvoir de l’homme de se traiter lui-même comme un simple « objet naturel » et de traiter ses propres jugements de valeur comme un matériau brut que l’on peut modifier à son gré pour des manipulations scientifiques. L’objection que l’on peut avoir face à ce comportement ne tient pas au fait que cette perspective demeure choquante et douloureuse (comme le premier jour passé dans la salle de dissection) jusqu’à ce que nous nous y soyons habitués. La douleur et le choc sont, au pire, un avertissement et un symptôme. La véritable objection tient plutôt au fait que si un homme choisit de se traiter lui-même comme un matériau brut, il sera effectivement matériau brut : non pas une matière première qu’il pourra façonner lui-même à son gré, comme il se plaît naïvement à l’imaginer, mais qui sera manipulée par de simples appétits, c’est-à-dire, par la nature, en la personne de ses conditionneurs déshumanisés.
Comme le roi Lear, nous avons voulu gagner sur deux tableaux :
. abandonner nos prérogatives humaines et
. les conserver en même temps. C’est impossible.
Soit nous sommes des esprits rationnels obligés pour toujours d’obéir aux valeurs absolues du Tao, soit nous sommes purement nature, une sorte d’argile bonne à être pétrie et moulée en de nouvelles formes pour le plaisir de maîtres qui ne peuvent, par hypothèse, n’avoir d’autres motifs que leurs propres pulsions « naturelles ».
Seul le Tao fournit à l’action humaine une loi commune qui peut englober à la fois les gouvernants et les gouvernés. La croyance dogmatique en une valeur objective est nécessaire à la notion même d’une autorité qui ne soit pas tyrannie ou d’une obéissance qui ne soit pas esclavage.
Je ne fais pas allusion ici seulement, ni même principalement, à ceux qui sont pour le moment nos ennemis publics. Le processus qui, si on ne l’arrête pas, abolira l’homme va aussi vite dans les pays communistes que chez les démocrates et les fascistes [NDLR : Ces lignes ont été écrites pendant la Seconde Guerre mondiale.].
Les méthodes peuvent (au premier abord) différer dans leur brutalité. Mais il y a parmi nous plus d’un savant au regard inoffensif derrière son pince-nez, plus d’un dramaturge populaire, plus d’un philosophe amateur qui poursuivent en fin de compte les mêmes buts que les dirigeants de l’Allemagne nazie. Il s’agit toujours de discréditer totalement les valeurs traditionnelles et de donner à l’humanité une forme nouvelle conformément à la volonté (qui ne peut être qu’arbitraire) de quelques membres « chanceux » d’une génération « chanceuse » qui a appris comment s’y prendre.
La conviction que l’on peut inventer des idéologies à volonté et donc traiter les gens comme des υλη, des préparations chimiques, des spécimens, commence à affecter notre langage. Autrefois on tuait les malfaiteurs ; aujourd’hui on liquide les « éléments antisociaux ». La vertu est devenue intégration et le zèle dynamisme, et des garçons qui semblent avoir le potentiel d’exercer des responsabilités sont du « matériau à faire des cadres ». Plus surprenant encore, les vertus d’économie et de tempérance, et même celle d’intelligence ordinaire, sont des « freins au chiffre d’affaires ».
Pouvoir moderne ou domination du matériau humain conditionné
La véritable portée de ce qui est en jeu ici est obscurcie par l’usage abstrait qu’on fait du mot « homme ». Ce terme ne désigne pas nécessairement une pure abstraction. Tant qu’on demeure dans le Tao lui-même, nous trouvons la réalité concrète à laquelle participer veut dire être véritablement humain ; j’entends par là la réelle volonté commune et la raison universelle de l’humanité, vivante, qui grandit comme un arbre et se ramifie, selon que les situations varient, pour produire sans cesse de nouvelles beautés et d’excellentes applications. Tant qu’on parle du point de vue du Tao, on peut logiquement parler du pouvoir que l’homme exerce sur lui-même dans le même sens où l’on parlerait de la maîtrise de soi d’un individu particulier.
Mais dès l’instant où nous sortons du Tao et le considérons comme un produit purement subjectif, cette possibilité disparaît. Ce qui est désormais commun à tous les hommes, c’est un universel abstrait, un plus petit dénominateur commun, et la maîtrise de l’homme sur lui-même signifie alors simplement la domination des conditionneurs sur le matériau humain conditionné, le monde de l’après humanité que presque tous les hommes d’aujourd’hui, certains consciemment, d’autres inconsciemment, s’évertuent à produire. (p. 88, 91)
Il y a quelque chose qui unit la magie et la science appliquée tout en les séparant toutes les deux de ce que les siècles précédents appelaient la « sagesse ».
. Pour les sages d’autrefois, le problème essentiel était de mettre l’âme en conformité avec la réalité, et les moyens d’y parvenir étaient principalement la connaissance, l’autodiscipline et la vertu.
. Pour la magie, aussi bien que pour la science appliquée, le problème principal est de soumettre la réalité aux désirs humains ; et la solution est une technique […]
L’objectif véritable consiste à étendre le pouvoir de l’homme au point que tout lui sera possible. (p.92-93)
[1] Saint Ausustin, La cité de Dieu, XV, 22 ; cf. idem IX, 5 ; XI, 28.
[2] Aristote, Éthique à Nicomaque, 1104b.
[3] Idem, 1095b.
[4] Platon, Les lois, 653.
[5] Platon, La République, 402a.
[6] A.B. Keith, cf.« Righteousness » (hindouiste) Encyclopedia of Religion and Ethics, vol. X.
[7] Idem, tome II, 454b ; IV, 12b ; IX, 87a.
[8] Confucius, Entretiens, I, 12.
[9] Psaume 119. 151. Le terme utilisé ici est emeth, « vérité ». Là où le mot hindou satya met l’accent sur la vérité en tant que « correspondance » ou « adéquation », le mot emeth (rattaché à un verbe qui veut dire « être ferme ») souligne plutôt le caractère fiable de la vérité. Les hébraïsants proposent aussi des mots comme fidélité et fiabilité en guise d’alternatives dans la traduction. Emeth est ce qui ne trompe pas, ce qui ne cède pas, ce qui ne change pas, ce qui est étanche. (Cf. T.K. Cheyne dans Encyclopedia biblica, 1914, sous la rubrique « Truth »).
[10] The Boke Named the Governour, (1531), 1.4 et 1.6.
[11] Some Thoughts concerning Education(1693) § 7 et § 174 : « Je recommanderai aussi qu’on lui lave les pieds chaque jour à l’eau froide et qu’on lui fasse porter des souliers si minces qu’ils prennent l’eau quand il pleut. » « S’il a des dispositions pour la poésie, ce serait pour moi la chose la plus étrange au monde que son père désire ou même tolère qu’elles soient entretenues ou améliorées. À mon avis, les parents devraient mettre tout en œuvre pour les étouffer ou les faire disparaître. » Et pourtant, Locke fait partie des auteurs les plus raisonnables parmi tous ceux qui ont écrit sur l’éducation.
Source: http://www.viveleroy.fr/?L-abolition-de-l-homme-par-C-S