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4 octobre 2013 5 04 /10 /octobre /2013 13:40

 

La résolution du Conseil de l'Europe du 2 octobre 2013 définissant la circoncision des garçons pour motifs religieux, pratiquée dans le judaïsme et l'islam, comme une «violation de l'intégrité physique» a été condamnée aujourd'hui par Israël qui «appelle le Conseil à revenir immédiatement sur cette résolution».

 

L'Assemblée parlementaire du Conseil de l'Europe a adopté mardi (par 78 voix pour, 13, contre, 15 absentions) une résolution invitant les Etats membres à prendre des mesures contre les «violations de l'intégrité physique des enfants». Elle appelle à «condamner publiquement les pratiques les plus préjudiciables, comme les mutilations génitales féminines (excision, NDLR) et adopter la législation les interdisant».

 

Le ministère israélien des Affaires étrangères accuse cette résolution d'alimenter «les tendances racistes et haineuses en Europe».

 

La résolution européenne préconise d'«adopter des dispositions juridiques spécifiques pour que certaines interventions et pratiques ne soient pas réalisées avant qu'un enfant soit en âge d'être consulté». Chez les juifs et les musulmans, la circoncision est ordinairement pratiquée dans la semaine qui suit la naissance.


 

. Allemagne: La circoncision pour des raisons religieuses est désormais interdite

. Autriche : des hôpitaux suspendent les circoncisions

. Le pape François défend les pratiques religieuses "bien établies" de la circoncision et l'abattage casher

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4 octobre 2013 5 04 /10 /octobre /2013 10:44

La liberté d'expression du Pape François continue de secouer la toile. Entre vraies et fausses interviews ! Texte de Jean-Marie Guénois au Figaro qui titre : "La vraie fausse interview du pape François" :

 

Formules chocs, dialogue très vivace, entre le pape François et Eugenio Scalfari, 89 ans, laïque et anticlérical affiché, fondateur du quotidien de gauche La Repubblica, l'«interview» publiée sur trois pages, mardi 1er octobre, a fait sensation. Petit florilège de citations attribuées au Pape: «Dieu n'est pas catholique» ; «les chefs de l'Église ont souvent été narcissiques» ; «quand je me trouve confronté à un clérical, je deviens soudainement anticlérical » ; «la vision vaticano-centriste (de la curie, NDLR) néglige le monde qui nous entoure. Je ne partage pas cette vision et je ferai tout pour la changer» ; «les pères conciliaires savaient qu'ouvrir à la culture moderne signifiait œcuménisme religieux et dialogue avec les non-croyants. Depuis ce temps il a été fait assez peu dans cette direction. J'ai l'humilité et l'ambition de vouloir le faire». Devant la verdeur du texte, un doute s'est installé, mercredi, à Rome sur les conditions de recueil de cette interview. Embarrassé, le Vatican a reconnu qu'il ne s'était pas agi d'une interview mais d'une conversation à bâtons rompus dans un cadre privé, non destiné à publication. Que le texte n'avait «pas été revu par le Pape». Que «sans être une encyclique» «la substance de l'entretien» y était mais que le document n'avait «pas d'autorité» particulière. Le Figaro a interrogé Eugenio Scalfari sur les conditions de recueil de cet entretien. Celui-ci a confirmé jeudi que «l'interview n'a pas été enregistrée et qu'aucune note n'a été prise» mais que le texte, affirme-t-il, a été «approuvé» par le Pape «avant publication». Un texte, donc, intéressant mais à ne pas forcément prendre au pied de la lettre.

 

Source: http://www.lefigaro.fr/actualite-france/2013/10/03/01016-20131003ARTFIG00626-vatican-les-pistes-de-la-reforme-de-la-curie.php

 

Le titre ne correspond pas avec l'information délivrée dans le corps de l'article. Il s'agit d'une méthode de désinformation bien connue consistant à écrire en titre le contraire de ce que l'objet informatif recouvre.

 

Ou bien il s'agit d'une "fausse interview" ou bien il s'agit d'une vraie interview.  

 

Soit il y a eu une autorisation de publication, soit il n'y n'y en a pas eu, dans les deux cas, il y a bien un entretien. En aucun cas peut-on donc parler de "vraie fausse interview", expression oxymorique qui ne veut rien dire...

 

4° Cet entretien du pape à la Repubblica publié le 1er octobre a fait l'objet le lendemain 2 octobre d'un commentaire du directeur de la Salle de presse du Saint-Siège, le Père Lombardi, selon lequel cet entretien est "fiable, car celui qui a publié l'entretien, autorisé par le pape, est une personne faisant autorité et responsable". Le Père Lombardi explique qu'il s'agit d'"un dialogue sans préjudice et sans diaphragmes [...]". Il ne s'agit donc pas d'une "fausse interview" comme le titre Le Figaro, titre et texte repris tel quel malheureusement, sans vérification et sans discernement, comme parole d'Evangile, par certains sites catholiques. Selon le Père Lombardi, la publication de cet entretien a même été autorisée par le Pape. Cet entretien est donc devenu une "interview" proprement dite.

 

4° Le célèbre vaticaniste italien Sandro Magister a fait hier une critique de cet entretien. Source originale à lire sur Chiesa : http://chiesa.espresso.repubblica.it/articolo/1350615?fr=y

 

Ce qui pose question en fait, et qui est assez inquiétant au plan de l'annonce de l'Evangile comme de la pensée réelle du Pape, c'est le double langage de celui-ci, selon qu'il s'exprimerait officiellement ou en aparté. Une pensée officieuse qu'il prendrait soin de corriger s'il devait s'exprimer officiellement devant des catholiques.


 

Add. 18h25. Extrait d'un texte de Jean Mercier publié aujourd'hui sur La Vie : le texte de l'entretien à la Repubblica a été repris dans les pages de l'Osservatore Romano, "ce qui vaut validation implicite" :

 

"En tout état de cause, on sait donc que le pape n'a pas eu l'occasion de relire, crayon en main, son interview choc à Scalfari, et donc de préciser sa pensée. Mais le Père Lombardi a assuré que le pape n'avait pas sourcillé face au texte paru. De plus, le quotidien du Saint Siège, l'Osservatore Romano, a repris le texte dans ses pages, ce qui vaut pour validation implicite."

 

Source: http://www.lavie.fr/sso/blogs/post.php?id_post=2938&id_blog=71

 

 

. Premières solutions à la nouvelle conception de la conscience du Pape François : Un enseignement de Mgr Léonard et une "paposcopie" de Jean Mercier sur La Vie

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3 octobre 2013 4 03 /10 /octobre /2013 15:07

Suite à la déclaration du pape François le 1er octobre dans la Repubblicca, dans laquelle le pape François expliquait que "chacun de nous a sa propre vision du bien et du mal" et qu'il doit choisir le bien et combattre le mal tels qu'il les conçoit, le lendemain, 2 octobre, il faisait une nouvelle déclaration par laquelle il infirmait la déclaration de la veille, et indiquait la nécessité de la grâce de Dieu pour vivre dans la charité. Les deux propositions du 1er et du 2 octobre se contredisaient. Ou bien l'homme est seul juge du bien et du mal et cela suffit pour "vivre dans un monde meilleur", ou bien il a besoin de la grâce "pour vivre dans la charité". Mais le directeur de la Salle de Presse du Saint-Siège, le père Lombardi, expliquait que la déclaration du 1er octobre était "fiable" parce que le Pape François se sentait "libre de communiquer".

 

Le site d'information traditionaliste de la Fraternité Sacerdotale Saint Pie X, La Porte latine a réagi dès hier par un communiqué " La liberté d'expression du pape secoue l'Église", et le journaliste italien, Sandro Magister, aujourd'hui, a publié une analyse décrivant le "virage de François" qu'il qualifie de "net renversement de ligne" par rapport à l'enseignement de Jean-Paul II, de Benoît XVI, "et d’autres papes qui l’ont précédé" ! Avec une " définition tellement subjective de la conscience, dans laquelle l'individu apparaît comme la seule instance de décision", explique-t-il, "la différence existant entre lui et les papes qui l'ont précédé apparaît de plus en plus nettement. Dans ce qu'il dit et dans ce qu'il fait"... Une précision doctrinale de la part du Saint-Siège serait la bienvenue...



 

La liberté d'expression du pape secoue l'Église - 02 octobre 2013


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L'interview du pape François au quotidien "Repubblica" alimente des interrogations au Vatican sur son attachement aux dogmes

Le pape François risque d'apparaître "relativiste" - enclin à ne pas donner une valeur absolue aux dogmes -, dans son interview(1) au quotidien Repubblica, estimaient mercredi des experts du Vatican, décelant un malaise à propos de sa liberté d'expression.

La conférence de presse convoquée par le père Federico Lombardi pour évoquer le "G8" des cardinaux sur la réforme de l'Église s'est rapidement transformée mercredi en un tir nourri de questions sur les modalités dans lesquelles cette interview a été réalisée par le fondateur athée du journal Eugenio Scalfari, le niveau de fiabilité des propos du pape, la fidélité des phrases rapportées.

L'Église doit renforcer son dialogue avec les non croyants, affirmait en substance le pape François dans ce dialogue. Mais il accusait aussi les chefs de l'Église d'avoir "été souvent narcissiques", confiait se sentir parfois "anticlérical". Deux passages surtout ont ému dans les milieux catholiques : quand il a dit que "le prosélytisme est une bêtise", ou quand il a donné l'impression de relativiser la vérité chrétienne : "Chacun de nous, a argumenté le pape, a sa vision du bien et aussi du mal (...). Chacun doit choisir de suivre le bien et combattre le mal comme lui le conçoit. Cela suffirait pour améliorer le monde."



Une interview "fidèle"

Pressé de questions, le père Lombardi a relevé que cette interview n'est pas "un texte du magistère, mais une transcription d'une conversation avec une personne qui a été autorisée à la publier". Le porte-parole part du principe qu'elle "a été enregistrée" et qu'elle "est fidèle".

Selon le père jésuite, le pape inaugure "un nouveau mode d'expression auquel nous n'étions pas habitués. C'est une autre nouveauté du pape, un terrain nouveau".

Cette interview "sans préjugés ni filtres démontre sa disponibilité à l'égard d'un monde non croyant pas toujours bienveillant", a-t-il dit. "Il n'y a pas eu une révision du texte" avant sa publication, François "ne l'ayant pas relu" comme il avait relu sa longue interview à la revue jésuite Civilta Cattolica, deux semaines plus tôt, a dit le père Lombardi.

"Il n'y a eu aucune raison d'apporter des corrections. Si le pape avait eu l'intention de démentir ou de dire qu'il y avait eu de mauvaises interprétations, il l'aurait dit", a remarqué le porte-parole. Le fait qu'elle ait ensuite été rapportée par le quotidien du Vatican, l'Osservatore Romano, "lui attribue une authenticité".

 

Source: http://www.laportelatine.org/vatican/sanctions_indults_discussions/27_juin_2013/02_10_2013_pape_francois_interrogation_attachement_aux_dogmes.php via http://www.leforumcatholique.org/message.php?num=733746

 

Or, vu que "Chacun doit choisir de suivre le bien et combattre le mal comme lui le conçoit,", cette déclaration étant jugée "fidèle" par le porte-parole du Saint-Siège, l'Eglise et ses sacrements devient inutile, l'Incarnation du Verbe en vue du rachat du monde des conséquences du péché originel, inutile, et la Rédemption elle-même, inutile. Une précision du Pape devient urgente...

 

 

 

Réaction aujourd'hui, 3 octobre, de Sandro Magister sur Chiesa : "Le virage de François"

 

Le virage de François

 

Il a dévoilé le véritable programme de son pontificat dans deux interviews et dans une lettre adressée à un intellectuel athée. La différence existant entre lui et les papes qui l'ont précédé apparaît de plus en plus nettement. Dans ce qu'il dit et dans ce qu'il fait

 

par Sandro Magister

 

 

ROME, le 3 octobre 2013 – La première réunion, ces jours-ci, des huit cardinaux appelés en consultation par le pape François et la visite qu’il fera demain à Assise, la ville du saint dont il a pris le nom, sont des actes qui caractérisent certainement ce début de pontificat.

 

Toutefois, si l’on veut en définir la ligne, quatre événements médiatiques, qui ont eu lieu au cours du mois qui vient tout juste de s’achever, le caractérisent encore mieux :

 

- l'interview qui a été accordée par le pape Jorge Mario Bergoglio à "La Civiltà Cattolica",

 

- la lettre par laquelle il a répondu aux questions qui lui avaient été posées publiquement par Eugenio Scalfari (photo), le fondateur du principal quotidien laïc italien, "La Repubblica",

 

- son entretien-interview organisé ultérieurement avec ce même Scalfari,

 

- et la lettre répondant à un autre champion de l'athéisme militant, le mathématicien Piergiorgio Odifreddi, lettre qui a été écrite non pas par le pape actuel mais par son prédécesseur, vivant.

 

Ceux qui veulent comprendre dans quelle direction le pape François veut marcher et en quoi il s’éloigne de Benoît XVI et d’autres papes qui l’ont précédé n’ont qu’à étudier et confronter ces quatre textes.

 

*

 

Dans l’interview que le pape Bergoglio a accordée à "La Civiltà Cattolica" il y a un passage qui a été universellement perçu comme un net renversement de ligne par rapport non seulement à Benoît XVI mais également à Jean-Paul II :

 

"Nous ne pouvons pas insister seulement sur les questions liées à l’avortement, au mariage homosexuel et à l’utilisation de méthodes contraceptives. Ce n’est pas possible. Je n’ai pas beaucoup parlé de ces choses et on me l’a reproché. Mais lorsqu’on en parle, il faut le faire dans un contexte précis. La pensée de l’Église, nous la connaissons et je suis fils de l’Église, mais il n’est pas nécessaire d’en parler en permanence. Les enseignements, tant dogmatiques que moraux, ne sont pas tous équivalents. Une pastorale missionnaire n’est pas obsédée par la transmission désarticulée d’une multitude de doctrines à imposer avec insistance. L’annonce de type missionnaire se concentre sur l’essentiel, sur le nécessaire, qui est aussi ce qui passionne et attire le plus, ce qui rend le cœur tout brûlant, comme l’eurent les disciples d’Emmaüs. Nous devons donc trouver un nouvel équilibre, autrement l’édifice moral de l’Église risque lui aussi de s’écrouler comme un château de cartes, de perdre la fraîcheur et le parfum de l’Évangile".

 

Évidemment, le pape François est bien conscient du fait que, pour les deux papes qui l’ont précédé, la priorité absolue était également l'annonce de l’Évangile ; que, pour Jean-Paul II, la miséricorde de Dieu était tellement centrale qu’il lui consacrait un dimanche de l'année liturgique ; que Benoît XVI a consacré précisément à Jésus vrai Dieu et vrai homme le livre de sa vie de théologien et de pasteur ; que, en somme, rien de tout cela ne le sépare d’eux.

 

Le pape François saura aussi que la même considération est également valable pour les évêques qui, plus que tous, ont agi en pleine harmonie avec les deux papes qui l’ont précédé. Par exemple, en Italie, le cardinal Camillo Ruini, dont le "projet culturel" a centré des événements pivots précisément sur Dieu et sur Jésus.

 

Cependant il y avait, chez Karol Wojtyla comme chez Joseph Ratzinger ou chez des pasteurs tels que Ruini ou encore, aux États-Unis les cardinaux Francis George et Timothy Dolan, l'intuition que l’annonce de l’Évangile ne peut pas être dissociée, aujourd’hui, d’une lecture critique de la nouvelle vision progressiste de l’homme, qui forme un contraste radical avec l'homme créé par Dieu à son image et à sa ressemblance, et d’une action de direction pastorale qui en découle.

 

Et c’est là que le pape François se différencie. Dans l’interview qu’il a accordée à "La Civiltà Cattolica" il y a un autre passage-clé. Au père Antonio Spadaro qui l’interroge sur l’actuel "défi anthropologique", il répond de manière évasive. Il montre qu’il n’a pas perçu la gravité historique du changement de civilisation analysé et contesté avec vigueur par Benoît XVI et, avant celui-ci, par Jean-Paul II. Il montre qu’il est convaincu qu’il vaut mieux répondre aux défis de l’époque actuelle par la simple annonce du Dieu miséricordieux, de ce Dieu "qui fait lever son soleil sur les méchants et sur les bons et qui fait pleuvoir sur les justes et sur les injustes".

 

En Italie, mais pas seulement dans ce pays, cette orientation alternative à Jean-Paul II, à Benoît XVI et au cardinal Ruini était représentée par le cardinal jésuite Carlo Maria Martini.

 

Aux États-Unis, elle était représentée par le cardinal Joseph L. Bernardin, avant que le leadership de la conférence des évêques ne passe aux cardinaux George et Dolan, très fidèles à Wojtyla et à Ratzinger.

 

Les disciples et admirateurs de Martini et de Bernardin voient aujourd’hui en François le pape qui concrétise leurs espoirs de revanche.

 

Le cardinal Martini était et continue à être très populaire y compris dans l'opinion publique extérieure et hostile à l’Église et le même phénomène se produit pour le pape actuel.

 

*

 

L’échange de lettres et le dialogue ultérieur entre le pape François et l'athée proclamé Scalfari contribuent à expliquer cette popularité du pape y compris "in partibus infidelium".

 

Il y avait déjà, dans l'article du 7 août où Scalfari posait des questions au pape actuel, un passage qui donnait des indications sur l’opinion positive que le fondateur de "la Repubblica" avait de lui:

 

“Votre mission contient deux nouveautés scandaleuses : l’Église pauvre de François, l’Église horizontale de Martini. Et une troisième : un Dieu qui ne juge pas mais qui pardonne. Il n’y a pas de damnation, il n’y a pas d’enfer”.

 

Ayant reçu et publié la lettre de réponse du pape Bergoglio, Scalfari l’a commentée, ajoutant avec satisfaction cette autre considération :

 

"Jamais la chaire de saint Pierre n’avait fait preuve d’une ouverture d’une telle ampleur vers la culture moderne et laïque, d’une vision aussi profonde en ce qui concerne la conscience et son autonomie".

 

En affirmant cela, Scalfari se référait en particulier à ce que le pape François lui avait écrit à propos de la primauté de la conscience :

 

“La question porte sur l’obéissance de chacun à sa conscience. Le péché, même dans le cas de quelqu’un qui n’a pas la foi, existe lorsque l’on va contre sa conscience. Écouter celle-ci et lui obéir signifie, en effet, prendre une décision face à ce qui est perçu comme bon ou comme mauvais. Et c’est la nature de cette décision qui détermine si ce que nous faisons est bon ou mauvais”.

 

Le pape François n’avait rien ajouté d’autre. Et certains lecteurs avertis se sont demandé comment pouvait être formée cette définition tellement subjective de la conscience, dans laquelle l'individu apparaît comme la seule instance de décision, avec l'idée de conscience comme cheminement de l'homme vers la vérité, idée approfondie par des siècles de réflexion théologique, depuis Augustin jusqu’à Newman, et rappelée avec vigueur par Benoît XVI.

 

Mais, lors de son entretien ultérieur avec Scalfari, le pape François a été encore plus drastique dans sa réduction de la conscience à un acte subjectif :

 

"Chacun de nous a sa propre vision du bien et du mal et il doit choisir de suivre le bien et de combattre le mal tels qu’il les conçoit. Cela suffirait pour changer le monde". 

 

Dès lors il n’est pas étonnant que Scalfari, homme des Lumières et athée, ait écrit qu’il "était parfaitement d’accord" avec ces expressions de Bergoglio à propos de la conscience.

 

De même que l’on n’est pas non plus surpris par l’accueil bienveillant qu’il réserve à ces autres propos du pape, qui constituent presque un programme pour le nouveau pontificat, autrement dit "le plus urgent des problèmes auxquels l’Église est confrontée" :

 

"Notre objectif n’est pas le prosélytisme mais l'écoute des besoins, des désirs, des déceptions, du désespoir, de l’espérance. Nous devons redonner l’espérance aux jeunes, aider les vieux, ouvrir vers l’avenir, répandre l'amour. Pauvres parmi les pauvres. Nous devons inclure les exclus et prêcher la paix. Vatican II, inspiré par le pape Jean et par Paul VI, a décidé de regarder l’avenir avec un esprit moderne et d’ouvrir à la culture moderne. Les pères conciliaires savaient qu’ouvrir à la culture moderne voulait dire œcuménisme religieux et dialogue avec les incroyants. Depuis ce moment-là, très peu a été fait dans cette direction. J’ai l’humilité et l’ambition de vouloir le faire".

 

Il n’y a rien, dans ce programme de pontificat, qui puisse ne pas être apprécié par l'opinion laïque dominante. Même le jugement selon lequel Jean-Paul II et Benoît XVI auraient fait "très peu" en matière d’ouverture à l’esprit moderne est en ligne avec cette opinion. Le secret de la popularité du pape François réside dans la générosité avec laquelle il se conforme aux attentes de la "culture moderne" et dans l’adresse avec laquelle il esquive ce qui pourrait devenir un signe de contradiction.

 

En cela aussi, il se différencie nettement de ses prédécesseurs, Paul VI compris. Il y a, dans l’homélie prononcée à la mort du pape Giovanni Battista Montini, le 10 août 1978, par Ratzinger, qui était alors archevêque de Munich, un passage qui est extraordinairement éclairant, notamment en raison de son appel à la conscience "qui se mesure sur la vérité" :

 

"Un pape qui, aujourd’hui, ne ferait pas l’objet de critiques manquerait à son devoir vis-à-vis de cette époque. Paul VI a résisté à la télécratie et aux sondages d’opinion, les deux puissances dictatoriales actuelles. Il a pu le faire parce qu’il ne prenait pas comme paramètre le succès et l’approbation, mais bien la conscience, qui se mesure sur la vérité, sur la foi. Et c’est pour cette raison que, en de nombreuses occasions, il a cherché le compromis : la foi laisse beaucoup de choses ouvertes, elle offre un large spectre de décisions, elle impose comme paramètre l’amour, qui se sent des obligations envers le tout et qui impose donc beaucoup de respect. Voilà pourquoi il a pu être inflexible et décidé lorsque l’enjeu était la tradition essentielle de l’Église. En lui cette dureté ne résultait pas de l’insensibilité de celui dont le cheminement est dicté par le plaisir du pouvoir et par le mépris envers les gens, mais de la profondeur de sa foi, qui l’a rendu capable de supporter les oppositions".

 

*

 

Une confirmation de ce qui différencie le pape François de ses prédécesseurs est justement arrivée sous la forme de la lettre par laquelle Ratzinger-Benoît XVI – mettant fin au silence qui a suivi sa démission – a répondu au livre "Caro papa, ti scrivo" [Cher pape, je t’écris] qu’avait publié en 2011 le mathématicien Piergiorgio Odifreddi.

 

Les deux derniers papes dialoguent volontiers, l’un comme l’autre, avec des athées proclamés et des leaders d'opinion laïcs, mais ils le font sous des formes très différentes. Alors que François esquive les pierres de scandale, Ratzinger, lui, les met en évidence.

 

Il suffit, pour s’en rendre compte, de lire ce passage de la lettre qu’il a adressée à Odifreddi :

 

http://media01.radiovaticana.va/imm/1_0_731196.JPG"Ce que vous dites à propos du personnage de Jésus n’est pas digne de votre rang scientifique. Si vous posez la question comme si, au fond, on ne savait rien à propos de Jésus et s’il n’y avait rien de vérifiable à Son sujet, en tant que personnage historique, alors je ne peux que vous inviter, de manière décidée, à vous rendre un peu plus compétent au point de vue historique. Pour cela je vous recommande surtout les quatre volumes que Martin Hengel (exégète à la Faculté de théologie protestante de Tübingen) a publiés avec Maria Schwemer : c’est un excellent exemple de précision et de très vaste information historique. Face à cela, les propos que vous tenez au sujet de Jésus sont hasardeux et vous ne devriez pas recommencer. Il est malheureusement incontestable que, dans l’exégèse, beaucoup de choses peu sérieuses ont été écrites. Le séminaire américain consacré à Jésus que vous citez aux pages 105 et suivantes ne fait que confirmer une fois de plus ce qu’Albert Schweitzer avait noté à propos de la Leben-Jesu-Forschung (recherches sur la vie de Jésus), à savoir que ce que l’on appelle le 'Jésus historique' est, le plus souvent, le reflet des idées des auteurs. Cependant ces formes peu réussies de travail historique ne compromettent pas du tout l'importance de la recherche historique sérieuse, qui nous a conduits à des connaissances vraies et sûres en ce qui concerne l'annonce et le personnage de Jésus".

 

Et plus loin il ajoute :

 

"Si vous voulez remplacer Dieu par 'La Nature', il reste la question de savoir qui est ou ce qu’est cette nature. Vous ne la définissez nulle part et elle apparaît donc comme une divinité irrationnelle qui n’explique rien du tout. Toutefois je voudrais surtout vous faire encore remarquer que, dans votre religion de la mathématique, il reste trois thèmes fondamentaux de l'existence humaine qui ne sont pas pris en considération : la liberté, l'amour et le mal. Je suis étonné que vous liquidiez, en un seul aperçu, la liberté qui, cependant, a été et est toujours la valeur portante de l'époque moderne. Dans votre livre l'amour n’apparaît pas et même à propos du mal il n’y a aucune information. Quoi que la neurobiologie dise ou ne dise pas à propos de la liberté, celle-ci est présente dans le drame réel de notre histoire comme une réalité déterminante et elle doit être prise en considération. Mais votre religion mathématique ne connaît aucune information relative au mal. Une religion qui laisse de côté ces questions fondamentales reste vide.

 

"La critique que je fais de votre livre est dure en partie. Mais la franchise fait partie du dialogue ; ce n’est qu’ainsi que la connaissance peut progresser. Vous avez été très franc et vous accepterez donc que je le sois, moi aussi. Mais, en tout cas, je porte un jugement très positif sur le fait que vous ayez, à travers votre confrontation avec mon 'Introduction au christianisme', cherché un dialogue aussi ouvert avec la foi de l’Église catholique et que, en dépit de toutes les oppositions, dans le domaine central, les convergences ne soient pas du tout absentes".

 

*

 

Jusqu’ici il n’a été question que de ce qui avait été dit. Mais les faits aussi commencent à différencier les deux derniers papes l’un de l’autre.

 

Messe-tridentine--quand-le-pr--tre-tourn

L’interdiction qui a été faite par le pape Bergoglio à la congrégation des religieux franciscains de l'Immaculée de célébrer la messe selon le rite ancien a été une restriction réelle de la liberté de célébrer selon ce rite que Benoît XVI avait assurée à tous.

 

Il ressort des conversations qu’il a eues avec les gens qui lui rendent visite que Ratzinger lui-même a perçu cette restriction comme un "vulnus" à son motu proprio de 2007 "Summorum pontificum".

 

Dans l’interview qu’il a accordée à "La Civiltà Cattolica" le pape François a liquidé la libéralisation de l’usage du rite ancien décidée par Benoît XVI en la qualifiant de simple "choix prudentiel lié à l’aide apportée à des personnes qui avaient cette sensibilité particulière", alors que l'intention explicite de Ratzinger – qu’il avait exprimée en son temps dans une lettre adressée aux évêques du monde entier – était au contraire que "les deux formes d’utilisation du rite romain puissent s’enrichir réciproquement".

 

Dans cette même interview le pape François a défini la réforme liturgique postconciliaire comme "un service au peuple en tant que relecture de l’Évangile à partir d’une situation historique concrète". Cette définition est fortement réductrice par rapport à la conception de la liturgie qui était celle de Ratzinger, théologien et pape.

 

De plus, toujours dans ce domaine, le pape François a remplacé en bloc, le 26 septembre dernier, les cinq consulteurs du service des célébrations liturgiques pontificales.

 

Parmi ceux qui ont été renvoyés, il y a, par exemple, le père Uwe Michael Lang, un liturgiste dont le livre le plus important, consacré à l'orientation "vers le Seigneur" de la prière liturgique, a été préfacé par Ratzinger lui-même.

 

Alors que, parmi ceux qui ont été nommés, il y a des liturgistes beaucoup enclins à soutenir le style de célébration du pape François, lui aussi visiblement éloigné de l’"ars celebrandi", inspiré, de Benoît XVI.

 

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L'interview accordée à "La Civiltà Cattolica" par le pape François, qui a été publiée en plusieurs langues le 19 septembre :

> Interview du pape François

La lettre adressée par le pape à Eugenio Scalfari, qui a été publiée dans "La Repubblica" du 11 septembre :

> "Pregiatissimo Dottor Scalfari…"

L’entretien ultérieur entre le pape et Scalfari, qui a eu lieu le 24 septembre à la résidence Sainte-Marthe, au Vatican, et qui a été publié dans "La Repubblica" du 1er octobre :

> Il papa a Scalfari : Così cambierò la Chiesa

Les passages de la lettre de Joseph Ratzinger à Piergiorgio Odifreddi qui ont été publiés en avant-première dans "la Repubblica" du 24 septembre :

> Ratzinger : Caro Odifreddi, le racconto chi era Gesù

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Avant d’être en contact avec le pape Bergoglio, Scalfari l’a été, de manière encore plus intense, avec le cardinal jésuite Carlo Maria Martini, archevêque de Milan de 1979 à 2002.

 

En particulier, Scalfari avait consacré un compte-rendu très favorable au livre qui est peut-être le plus révélateur de la vision du christianisme et de l’Église qui était celle de ce cardinal, "Conversations nocturnes à Jérusalem. Sur le risque de la foi", publié en 2008, un livre très lu et très discuté dans et hors de l’Église :

 

> Dieu n'est pas catholique. Parole de cardinal

 

En tant qu’athée déclaré, Scalfari a écrit qu’il trouvait réconfortant que "pour Martini, le Fils de l'Homme soit beaucoup plus prégnant que le Fils de Dieu".

 

A l'époque, une expression employée par Martini dans ce livre avait marqué les esprits : "On ne peut pas rendre Dieu catholique". Il est significatif qu’elle soit réapparue dans la bouche du pape François lors de l’entretien avec Scalfari, le 24 septembre dernier : "Je crois en Dieu. Pas en un Dieu catholique, il n’existe pas de Dieu catholique, il existe Dieu".

 

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À propos de l'apogée et du crépuscule du leadership exercé par le cardinal Joseph L. Bernardin dans l’Église catholique des États-Unis, une analyse approfondie est celle qui a été publiée par George Weigel dans le magazine "First Things" au mois de février 2011 :

> The End of the Bernardin Era

 

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Benoît XVI a réfléchi à la question de la conscience en particulier en 2010, au cours de son voyage en Grande-Bretagne marqué par la béatification de John Henry Newman et plus encore dans le discours de vœux adressé à la curie romaine avant Noël de cette même année :

 

> "Conscience signifie la capacité de l’homme à reconnaître la vérité..."

 

Quant à l'homélie prononcée à la mort de Paul VI par celui qui était alors le cardinal Ratzinger, elle contient également une référence à la conscience "qui se mesure à la vérité" et elle a été publiée pour la première fois au début du mois d’août dernier dans un numéro spécial de "L'Osservatore Romano", à l’occasion du cinquantième anniversaire de l'élection du pape Montini.

 

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Traduction française par Charles de Pechpeyrou.

 

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[...]

 

 

Pour d'autres informations et commentaires, voir le blog que tient Sandro Magister, uniquement en italien:

 

> SETTIMO CIELO

 

 

 

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3.10.2013

 

 

Source: http://chiesa.espresso.repubblica.it/articolo/1350615?fr=y

 

 

Add. 4 octobre 2013 10h44. Texte de l'entretien avec François, publié en français sur Repubblica

 

Le Pape à Scalfari :"Ainsi je changerai l'Église"

 

Source: http://www.repubblica.it/cultura/2013/10/01/news/le_pape_a_scalfari_ainsi_je_changerai_l_glise-67693549/

 

EXCLUSIF Dans Repubblica, le dialogue avec François:"Repartir du Concile, s'ouvrir a' la culture moderne". L'entretien au Vatican après la lettre de Bergoglio a' Repubblica:"Essayer de vous convertir ? Le prosélytisme est une pompeuse absurdité. Il faut se connaître et s'écouter les uns les autres"

 

par EUGENIO SCALFARI

 

Le Pape à Scalfari :"Ainsi je changerai l'Église" Pape François (ansa)


Le Pape François me dit ceci :"Les maux les plus graves qui affligent le monde aujourd'hui sont le chômage des jeunes et la solitude dans laquelle sont abandonnés les vieillards. Les personnes âgées ont besoin de soins et de compagnie ; les jeunes de travail et d'espérance, mais ils n'ont ni l'un ni l'autre et, hélas, ils ne les recherchent même plus. Ils ont été écrasés par le présent. Dites-moi : peut-on vivre écrasé par le présent ? Sans mémoire du passé et sans désir de se projeter dans l'avenir en construisant un projet, un avenir, une famille ? Peut-on continuer ainsi ? Voilà, selon moi, le problème le plus urgent auquel l'Église est confrontée."

 

Votre Sainteté, lui dis-je, c'est avant tout un problème politique et économique qui concerne les États, les gouvernements, les partis, les associations syndicales.

"Oui, vous avez raison, mais ce problème concerne aussi l'Église, je dirai même surtout l'Église car cette situation ne blesse pas seulement les corps, mais aussi les âmes. L'Église doit se sentir responsable des âmes, comme des corps."

 

Votre Sainteté, vous dites que l'Église doit se sentir responsable. Dois-je en déduire que l'Église n'est pas consciente de ce problème et que vous souhaitez la sensibiliser ?

"Dans une large mesure, cette conscience existe mais ce n'est pas encore suffisant. Je désire qu'elle soit plus forte. Ce n'est pas le seul problème auquel nous soyons confrontés, mais c'est surement le plus urgent et le plus dramatique"

 

La rencontre avec le Pape François a eu lieu mardi dernier chez lui, a' la résidence Santa-Marta, dans une pièce minuscule meublée d'une table et de cinq ou six chaises, avec pour tout ornement un tableau accroché au mur. L'entretien avait été précédé d'un appel téléphonique que, de ma vie, je n'oublierai jamais.

Il était deux heures et demie de l'après-midi. Mon téléphone sonne et la voix de ma secrétaire, au comble de l'agitation, me dit :"J'ai le Pape en ligne, je vous le passe tout de suite."

 

Je demeure sans voix tandis que celle de Sa Votre Sainteté, a' l'autre bout du fil dit :"Bonjour, je suis le Pape François."Bonjour, Votre Sainteté - dis-je - en ajoutant aussitôt : Je suis bouleversé, je ne m'attendais pas a' ce que vous m'appeliez."Pourquoi bouleversé ? Vous m'avez écrit une lettre en demandant a' faire ma connaissance. Ce désir étant réciproque, je vous appelle pour fixer un rendez-vous. Voyons mon agenda: mercredi, je suis pris, lundi aussi, seriez vous libre mardi ?". Je lui réponds : c'est parfait.

 

"L'horaire n'est pas des plus pratiques, a' 15 heures, cela vous va ? Sans cela, je vous propose une autre date"

Votre Sainteté, l'heure me convient."Alors, nous sommes d'accord : mardi 24 a' 15 heures. A Santa-Marta. Il vous faudra rentrer par la porte du Saint-Office."

Je ne sais comment clore l'appel et me hasarde a' lui demander : puis-je vous donner une accolade par téléphone."Mais oui, certainement, et je fais de même, en attendant de pouvoir nous saluer ainsi personnellement. A bientôt"

 

Me voici arrivé. Le Pape entre et me serre la main, nous nous asseyons. Le Pape sourit et me dit :"Certains de mes collaborateurs qui vous connaissent m'ont averti que vous allez essayer de me convertir."

 

A ce trait d'esprit, je réponds : mes amis vous prêtent la même intention a' mon endroit.

 

Il sourit et répond :"Le prosélytisme est une pompeuse absurdité, cela n'a aucun sens. Il faut savoir se connaître, s'écouter les uns les autres et faire grandir la connaissance du monde qui nous entoure. Il m'arrive qu'après une rencontre j'ai envie d'en avoir un autre car de nouvelles idées ont vu le jour et de nouveaux besoins s'imposent. C'est cela qui est important : se connaître, s'écouter, élargir le cercle des pensée. Le monde est parcouru de routes qui rapprochent et éloignent, mais l'important c'est qu'elles conduisent vers le Bien"

 

Votre Sainteté, existe-t-il une vision unique du Bien ? Et qui en décide ?

"Tout être humain possède sa propre vision du Bien, mais aussi du Mal. Notre tâche est de l'inciter a' suivre la voie tracée par ce qu'il estime être le Bien."

 

Votre Sainteté, vous-même l'aviez écrit dans une lettre que vous m'avez adressée. La conscience est autonome, disiez-vous, et chacun doit obéir a' sa conscience. A mon avis, c'est l'une des paroles les plus courageuses qu'un Pape ait prononcée.

"Et je suis prêt a' la répéter. Chacun a' sa propre conception du Bien et du Mal et chacun doit choisir et suivre le Bien et combattre le Mal selon l'idée qu'il s'en fait. Il suffirait de cela pour vivre dans un monde meilleur."

 

L'Église s'emploie-t-elle a' cela?

"Oui, nos missions poursuivent ce but : repérer les besoins matériels et immatériels des personnes et chercher a' les satisfaire comme nous le pouvons. Vous savez ce qu'est l''agapé' ?".

 

Oui, je le sais.

"C'est l'amour pour les autres, tel que Notre Seigneur l'a enseigné. Ce n'est pas du prosélytisme, c'est de l'amour. L'amour pour autrui, qui est le levain du bien commun".

 

Aime ton prochain comme toi-même.

"Oui, c'est exactement cela."

 

Jésus prêchait que l'agapé, l'amour pour les autres, est la seule façon d'aimer Dieu. Corrigez-moi si je me trompe.

"Non, c'est bien cela. Le Fils de Dieu s'est incarné pour faire pénétrer dans l'âme des hommes le sentiment de la fraternité. Tous les frères et tous les enfants de Dieu. Abbà, ainsi qu'il appelait le Père. Je suis la Voie, disait-il. Suivez-moi et vous trouverez le Père et vous serez tous ses enfants et il se complaira en vous. L'agapé, l'amour de chacun de nous pour tous les autres, des plus proches aux plus lointains, est justement la seule manière que Jésus nous a indiquée pour trouver la voie du salut et des Béatitudes."

 

Toutefois, l'exhortation de Jésus, nous le rappelions tout a' l'heure, est que l'amour pour le prochain doit être égal a' celui que nous avons pour nous-mêmes. Par conséquent, ce que l'on a coutume d'appeler le narcissisme est reconnu comme valable, positif, au même titre que l'autre. Nous avons longuement discuté de cette question.

"Je n'aime pas - disait le Pape - le mot narcissisme, qui indique un amour sans bornes pour soi-même qui ne convient pas parce qu'il peut produire de très graves dommages non seulement dans l'âme de celui qui en est atteint, mais aussi dans la relation avec les autres et avec la société. Le vrai problème c'est que ceux sont touchés par cette affection, qui est en quelque sorte un trouble mental, sont généralement les personnes qui détiennent le plus de pouvoir. Les dirigeants sont bien souvent des Narcisses."

 

Maints dirigeants au sein de l'Église l'ont été eux aussi.

"Vous savez ce que j'en pense ? Les dirigeants de l'Église ont été souvent des narcisses en proie aux flatteries et aux coups d'aiguillons de leurs propres courtisans. L'esprit de cour est la lèpre de la papauté."

 

La lèpre de la papauté, c'est bien l'expression utilisée par vous. Mais quelle est cette cour ? Faites-vous allusion a' la Curie ? ai-je demandé.

"Non, il peut y avoir parfois des courtisans dans la Curie, mais la Curie dans son ensemble, ce n'est pas cela. Elle correspond a' ce que l'on a coutume d'appeler l'intendance dans une armée. En tant que telle, elle gère les services dont le Saint-Siège a besoin, mais elle a un défaut : elle est 'vaticano-centrée'. Elle voit et suit les intérêts du Vatican, qui sont encore en majorité des intérêts temporels. Cette vision axée sur le Vatican néglige le monde qui nous entoure. Je ne partage pas cette vision et je ferai tout ce qui est en mon pouvoir pour la modifier. L'Église est ou doit redevenir une communauté du peuple de Dieu et les religieux, les curés, les Évêques ayant charge d'âmes sont au service du peuple de Dieu. L'Église c'est cela. Il ne faut pas confondre l'appellation avec celle du Saint-Siège, dont la fonction est importante, certes, mais qui est au service de l'Église. Je n'aurais pu avoir pleinement foi en Dieu et en son Fils si je n'avais pas été formé au sein de l'Église et j'ai eu la chance de me trouver, en Argentine, au sein d'une communauté sans laquelle je n'aurais jamais pris conscience de ce que j'étais et de ma foi."

 

Votre vocation est-elle née en vous lorsque vous étiez jeune ?

"Non, pas très jeune. Ma famille me destinait a' un métier, pour travailler et gagner un peu d'argent. J'allai a' l'Université. J'eus a' cette époque une enseignante pour laquelle j'éprouvai du respect et de l'amitié. C'était une fervente communiste. Souvent, elle me lisait ou me donnait a' lire des textes du Parti communiste. C'est ainsi que je me familiarisai également avec cette conception très matérialiste. Je me souviens qu'elle me procura aussi le communiqué des communistes américains en faveur des époux Rosenberg, après leur condamnation a' mort. La femme dont je viens de vous parler a été arrêtée, torturée et assassinée par la dictature qui était alors au pouvoir en Argentine."

 

Le communisme vous avait-il séduit ?

"Son matérialisme n'eut pas prise sur moi. Mais l'avoir abordé par l'intermédiaire d'une personne courageuse et honnête m'a été utile et j'ai compris certaines choses, notamment une dimension sociale que je retrouvai par ailleurs dans la doctrine sociale de l'Église."

 

La théologie de la libération, qui a été excommuniée par le Pape Wojtyla, était assez répandue en Amérique latine.

"Oui, bon nombre de ses représentants étaient des Argentins."

 

Estimez-vous que le Pape ait eu raison de les combattre ?

"Il est certain qu'ils prolongeaient la théologie qu'ils professaient dans la sphère politique, mais nombre d'entre eux étaient des croyants qui avaient une haute idée de la notion d'humanité."

 

Votre Sainteté ; me permettez-vous de vous dire a' mon tour quelque chose de ma formation culturelle ? J'ai été élevé par une mère très catholique. A 12 ans, j'ai même gagné un concours de catéchisme entre toutes les paroisses de Rome et a' cette occasion le Vicariat m'a remis un prix. Je communiais chaque premier vendredi du mois, bref, j'étais croyant et pratiquant. Mais tout a changé pendant mes études secondaires. Au lycée, je lus entre autres textes de philosophie qui étaient au programme, le "Discours de la méthode" de Descartes et je fus frappé par la phrase que nous connaissons bien "Je pense, donc je suis." Le"je"devint ainsi la base de l'existence humaine, le siège autonome de la pensée.

"Descartes n'a cependant jamais renié la foi du Dieu transcendant"

 

C'est vrai, mais il avait jeté le fondement d'une vision complètement différente. J'empruntai ce parcours et, corroboré par d'autres lectures, parvins dans les contrées où je me trouve aujourd'hui.

"Cependant, si j'ai bien compris, vous êtes non-croyant mais pas anticlérical. Ce sont deux choses bien différentes."

 

C'est vrai, je ne suis pas anticlérical, mais je le deviens quand je rencontre un tenant du cléricalisme.

Il me sourit et me répond :"Cela m'arrive aussi, lorsque j'en ai un devant moi et je deviens soudain anticlérical. Le cléricalisme ne devrait rien avoir a' faire avec le christianisme. Saint Paul fut le premier a' s'adresser aux Gentils, aux païens, aux croyants d'autres religions ; il fut le premier a' nous enseigner cela."

 

Puis-je vous demander, Votre Sainteté, quels sont les saints que vous ressentez comme les plus proches de votre âme, ceux sur lesquels s'est formée votre expérience religieuse ?

"Saint-Paul est celui qui a précisé les fondements de notre religion et de notre crédo. Sans lui, nous ne saurions être des chrétiens conscients. Il a traduit la prédication du Christ en une structure doctrinaire qui, même après les mises a' jour successives des penseurs, théologiens et pasteurs d'âmes, a résisté et résiste toujours, depuis deux mille ans. Et puis Augustin, Benoît et Thomas et Ignace. Et naturellement François. AI-je besoin d'expliquer pourquoi ?."

 

François - qu'il me soit permis d'appeler ainsi le Pape puisque lui-même semble nous y inviter, par sa façon de parler, de sourire, par ses exclamations de surprise ou d'assentiment - me regarde comme pour m'encourager a' poser enfin des questions plus audacieuses et embarrassantes pour celui qui dirige l'Église. De sorte que je l'interroge : de Paul, vous avez expliqué l'importance et le rôle, mais de tous les saints que vous avez nommés, j'aimerais connaître celui qui est le plus proche de votre âme ?

"Vous me demandez un classement mais les classements sont faciles a' faire si l'on parle de sport ou d'affaires similaires. Je pourrais tout au plus vous énumérer les meilleurs footballers argentins. Mais pour les Saints...."

 

Vous connaissez le proverbe "Scherza coi fanti ma lascia stare i santi" qui invite a' ne pas plaisanter sur des choses sérieuses ?

"Justement. Je ne veux toutefois éluder votre question, car vous ne m'avez pas demandé un classement sur leur importance culturelle et religieuse, mais sur la proximité avec mon âme. Alors, je dis : Augustin et François."

 

Pas Ignace, qui est le fondateur de l'Ordre auquel vous appartenez?

"Ignace, pour des raisons évidentes, est celui que je connais le mieux. Il a fondé notre Ordre. Je vous rappelle que Carlo Maria Martini, que vous et moi apprécions beaucoup, en provenait lui aussi. Les jésuites ont été et demeurent le levain - pas le seul, mais sans doute le plus efficace - de la catholicité : culture, enseignement, témoignage missionnaire, fidélité au Saint-Pontife. Mais Ignace, fondateur de la Compagnie de Jésus, était aussi un réformateur et un mystique. Surtout un mystique."

 

Et vous pensez que les mystiques ont joué un rôle important pour l'Église ?

"Un rôle fondamental. Une religion sans mystiques et une philosophie."

 

Avez-vous une vocation mystique ?

"Quel est votre avis sur la question."

 

Il me semble que non.

"Et vous avez probablement raison. J'adore les mystiques ; Saint François lui-même, dans bien des aspects de sa vie, en fut un mais je ne crois pas avoir personnellement cette vocation. Encore faut-il s'entendre sur la signification profonde du terme. Le mystique réussit a' se dévêtir du faire, des faits, des objectifs et même de la pastorale missionnaire pour s'élever, jusqu'à atteindre la communion avec les Béatitudes. De brefs moments qui cependant remplissent toute une vie."

 

Cela vous est-il jamais arrivé ?

"Rarement. Par exemple, quand le Conclave m'a élu Pape. Avant d'accepter, je demandai la permission de me retirer quelques minutes dans la pièce adjacente a' celle du balcon qui donne sur la place. Ma tête était totalement vide et j'étais envahi par l'angoisse. Pour la dissiper et me détendre, je fermai les yeux et je demeurai sans aucune pensée, pas même celle de refuser la charge, comme le permettrait la procédure liturgique. A un certain moment, une grande lumière m'envahit, qui dura un bref instant, mais me parut infiniment long. Puis la lumière disparut et je me levai d'un bond pour me diriger vers la pièce où m'attendaient les cardinaux et la table sur laquelle reposait l'acte d'acceptation. J'y apposai ma signature, le cardinal camerlingue le contresigna, puis nous sortîmes et l''Habemus Papam' fut prononcé."

 

Nous demeurâmes un peu en silence, puis je dis : nous parlions des saints qui vous sont proches et nous en étions restés a' Augustin. Voulez vous me dire pourquoi vous le sentez très proche de vous?

"Pour mon prédécesseur aussi, Saint Augustin est un point de référence. Ce saint, dont la vie a été marquée par de nombreuses vicissitudes, a modifié plusieurs fois sa position doctrinaire. Il a prononcé des paroles très dures a' l'égard des juifs, que je n'ai jamais approuvées. Il a écrit de nombreux livres et l'œuvre qui me semble la plus révélatrice de son intimité intellectuelle et spirituelle ce sont les 'Confessions', qui contiennent aussi des manifestations de mysticisme mais, contrairement a' ce que d'aucuns soutiennent, il n'est pas du tout l'héritier de Paul. Il voit l'Église et la foi de manière profondément différente de celui-ci, peut-être aussi parce que quatre siècles se sont écoulés entre l'un et l'autre."

 

Quelle est cette différence, Votre Sainteté?

"Elle tient pour moi a' deux aspects, qui sont essentiels. Augustin se sent impuissant face a' l'immensité de Dieu et aux devoirs qui incombent au chrétien et a' l'Évêque qu'il est. Il ne le fut absolument pas dans les faits, et pourtant il estimait en toute situation être au-dessous de ce qu'il voulait ou devait faire. Et puis la grâce dispensée par le Seigneur comme élément fondateur de la foi. De la vie. Du sens de la vie. Celui qui n'est pas touché par la grâce aura beau être sans peur et sans reproche, comme on dit, il ne sera jamais comme une personne touchée par la grâce. Telle est l'intuition d'Augustin."

 

Vous sentez-vous touché par la grâce ?

"Cela, personne ne peut le savoir. La grâce ne fait pas partie de la conscience ; elle est la quantité de lumière que nous avons dans l'âme, elle n'est pas faite de sagesse, ni de raison. Vous-même, totalement a' votre insu, pourriez être touché par la grâce."

 

Sans la foi ? Moi, un non-croyant ?

"La grâce intéresse l'âme."

 

Je ne crois pas dans l'âme.

"Vous n'y croyez pas mais vous en avez une."

 

Votre Sainteté, nous avions dit que vous n'aviez guère l'intention de me convertir, d'ailleurs je crois que vous n'y arriveriez pas.

"Cela, personne ne peut le savoir mais il est vrai, en tout cas, je n'en ai pas l'intention."

 

Et François?

"Il est grand parce qu'il est tout a' la fois. Homme qui veut faire, qui veut construire, qui fonde un Ordre est sa règle, qui est itinérant et missionnaire, qui est poète et prophète, qui est un mystique. Il a constaté le mal sur lui-même et il en est sorti, il aime la nature, les animaux, le brun d'herbe dans le pré, les oiseaux qui volent dans le ciel, mais surtout, il aime les personnes, les enfants, les vieillards, les femmes. Il est l'exemple le plus lumineux de l'agapé dont nous parlions tout a' l'heure."

 

Vous avez raison, Votre Sainteté, la description est parfaite. Mais pourquoi aucun de vos prédécesseurs n'a-t-il jamais choisi ce nom ? Et en toute probabilité, selon moi, aucun de vos successeurs ?

"Sur ce dernier point, ne préjugeons pas de l'avenir. C'est vrai, avant moi, personne ne l'avait choisi. Nous touchons ici au cœur du problème. Vous voulez boire quelque chose ?"

 

Merci, peut-être un verre d'eau.

 

Il se lève, ouvre la porte et prie un collaborateur qui se trouve a' l'entrée d'apporter deux verres d'eau. Il me demande si je souhaite boire un café. Je réponds par la négative. La carafe d'eau arrive. A la fin de notre conversation, mon verre sera vide, mais il n'aura pas touché au sien. Il s'éclaircit la voix et poursuit.

 

"François voulait un ordre mendiant qui fût aussi itinérant. Des missionnaires a' la recherche d'occasions pour rencontrer, écouter, dialoguer, aider, répandre la foi et l'amour. Surtout l'amour. Il avait ce rêve d'une Église pauvre, qui aurait soin des gens, qui recevrait des aides matérielles et les utiliserait pour soutenir les autres, sans se soucier d'elle même. Huit cents ans se sont écoulés depuis et les temps ont changé, mais l'idéal d'une Église missionnaire et pauvre reste plus que fondée. C'est bien l'Église qu'ont prêchée Jésus et ses disciples."

 

Vous les chrétiens, êtes devenus une minorité. Même en Italie, ce pays désigné comme le 'jardin du Pape', les catholiques pratiquants comptent pour 8 a' 15 pour cent de la population, d'après les sondages, et les catholiques qui se déclarent tels mais ne pratiquent pas représentent a' peine 20 pour cent. Il y a un milliard de catholiques et plus dans le monde et, avec les autres Églises chrétiennes, vous dépassez le milliard et demie, mais la planète est peuplée de 6 - 7 milliards de personnes. Vous êtes nombreux, certes, particulièrement en Afrique et en Amérique latine, mais néanmoins en minorité.

"Nous l'avons toujours été, mais le thème d'aujourd'hui est autre. Personnellement, je pense qu'être une minorité est même une force. Nous devons être un levain de vie et d'amour et le levain est une quantité infiniment plus petite que la masse de fruits, de fleurs et d'arbres qui naissent de ce levain. Il me semble avoir déjà dit au début de nos propos que notre objectif n'est pas le prosélytisme mais l'écoute des besoins, des vœux, des illusions perdues, du désespoir, de l'espérance. Nous devons rendre espoir aux jeunes, aider les vieux, nous tourner vers l'avenir, répandre l'amour. Pauvres parmi les pauvres. Nous devons ouvrir la porte aux exclus et prêcher la paix. Le Concile Vatican II, inspiré par le Pape Jean et par Paul VI, a décidé de regarder l'avenir dans un esprit moderne et de s'ouvrir a' la culture moderne. Les pères conciliaires savaient que cette ouverture a' la culture moderne était synonyme d'œcuménisme religieux et de dialogue avec les non-croyants. Après eux, on fit bien peu dans cette direction. J'ai l'humilité et l'ambition de vouloir le faire."

 

D'autant que - me permettrai-je d'ajouter - la société moderne, partout dans le monde, traverse en ce moment une crise profonde qui touche l'économie, certes, mais aussi la sphère sociale et spirituelle. Au début de notre rencontre, vous avez décrit une génération écrasée par le présent. Nous aussi, non-croyants nous ressentons cette souffrance presque anthropologique. Pour cela, nous voulons dialoguer avec les croyants et avec leur représentant le meilleur.

" Je ne sais si je suis le meilleur de ses représentants, mais la Providence m'a placé a' la tête de l'Église et du Diocèse de Pierre. Je ferai tout ce qui est en mon pouvoir pour remplir le mandat qui m'a été confié."

 

Jésus, vous l'avez rappelé, a dit ; aime ton prochain comme toi-même. Pensez-vous que ce précepte soit devenu réalité ?

"Hélas, non. L'égoïsme a augmenté et l'amour envers les autres a diminué."

 

C'est donc l'objectif qui nous réunit : atteindre au moins la même courbe d'intensité pour ces deux versants de l'amour. Votre Église est-elle préparée et équipée pour accomplir cette tâche?

"Comment voyez-vous la chose ?".

 

Je pense que l'amour pour le pouvoir temporel est encore plus fort entre les murs du Vatican et dans la structure institutionnelle de toute l'Église. Je pense que l'Institution prédomine sur l'Église pauvre et missionnaire que vous appelez de vos vœux.

"Effectivement, il en est ainsi et, dans ce domaine, il n'y a pas de miracle. Je vous rappelle que François lui-même, a' son époque, dut négocier longuement avec la hiérarchie romaine et avec le Pape pour faire reconnaître la règle de son Ordre. Finalement, il obtint gain de cause au prix de vastes compromis."

 

Devrez-vous suivre la même voie?

"Je ne suis pas François d'Assise et je n'ai ni sa force ni sa sainteté. Mais je suis l'Évêque de Rome et le Pape du monde catholique. J'ai décidé comme première chose de nommer un groupe de huit cardinaux pour former mon conseil. Pas de courtisans, mais des personnalités sages et animées des mêmes sentiments que les miens. C'est l'amorce d'une Église qui ne fonctionne pas seulement selon une hiérarchie verticale, mais aussi horizontalement. Quand le Cardinal Martini en parlait en mettant l'accent sur les Conciles et les Synodes, il savait pertinemment combien ce chemin était long et difficile a' parcourir. Avec prudence, mais fermeté et ténacité."

 

Et la politique ?

"Pourquoi posez-vous la question ? Je vous ai déjà dit que l'Église ne s'occupera pas de politique."

 

Cependant, il y a quelques jours, vous avez adressé un appel pour inviter les catholiques a' s'engager au plan civil et politique.

"Je ne me suis pas adressé uniquement aux catholiques mais a' tous les hommes de bonne volonté. J'ai dit que la politique est la première des activités civiles et qu'elle a son propre champ d'action, qui n'est pas celui de la religion. Les institutions politiques sont laïques par définition et opèrent dans des domaines indépendants. Mes prédécesseurs, depuis déjà de nombreuses années, n'ont cessé de le dire, chacun a' sa manière. Je crois que les catholiques engagés dans la politique portent en eux les valeurs de la religion avec toute la maturité de conscience et les compétences nécessaires pour les mettre en œuvre. L'Église ne franchira jamais les limites de sa tâche, qui est d'exprimer et de communiquer ses valeurs - du moins tant que j'y serai."

 

Mais l'Église n'a pas toujours agi ainsi.

"En réalité, presque jamais. Très souvent l'Église en tant qu'institution a été dominée par l'attachement au pouvoir temporel et de nombreux représentants et hautes personnalités catholiques voient encore les choses ainsi. A mon tour, maintenant, de vous poser une question : vous, laïc, qui ne croyez pas en Dieu, en quoi croyez-vous ? Vous êtes un écrivain et un penseur. Vous croyez sûrement en quelque chose, vous avez sûrement des valeurs dominantes. Ne me répondez pas par des mots comme honnêteté, recherche, vision du bien commun, qui sont autant de principes et de valeurs essentiels. Non ce n'est pas le sens de ma question. Je vous demande ce que vous pensez de l'essence du monde, ou plutôt, de l'univers. Vous vou

s êtes sans doute demandé, comme tout le monde, qui nous sommes, d'où nous venons, où nous allons. Un enfant se pose déjà ces questions. Et vous ?"

 

Je vous suis reconnaissant de m'avoir posé la question. Voici ma réponse : je crois dans l'Être, c'est-à-dire le tissu d'où jaillissent les formes, les Entités.

"Et moi, je crois en Dieu. Pas dans un Dieu catholique, car il n'existe pas de Dieu catholique, il existe un Dieu. Et je crois en Jésus Christ, son incarnation. Jésus est mon maître et mon pasteur, mais Dieu, le Père, Abbà, est la lumière et le Créateur. Tel est mon Être. Dites-moi, sommes-nous si éloignés l'un de l'autre ?"

 

Nous sommes éloignés dans les pensées, mais semblables en tant que personnes, animées inconsciemment de nos instincts qui se transforment en pulsions, en sentiments, en volonté, en pensée et en raison. En cela, nous sommes semblables.

"Mais ce que vous appelez l'Être, pouvez vous me dire comment vous le définissez en pensée?"

 

L'Être est un tissu d'énergie. Énergie chaotique mais indestructible et dans un état de chaos perpétuel. De cette énergie émergent les formes quand l'énergie arrive au point d'explosion. Les formes ont leurs propres lois, leurs champs magnétiques, leurs éléments chimiques, qui se combinent de manière aléatoire, évoluent et enfin s'éteignent mais leur énergie ne disparaît pas. L'homme est probablement le seul animal doué d'une pensée, du moins sur notre planète et dans notre système solaire. J'ai dit qu'il est animé d'instincts et de désirs mais j'ajoute qu'il porte en lui une résonnance, un écho, une vocation de chaos.

"Bien. Je ne vous invitais pas a' résumer votre philosophie et ce que vous m'avez dit me suffit. J'observe pour ma part que Dieu est lumière qui illumine les ténèbres même s'il ne les dissipe pas, et qu'une étincelle de cette lumière divine est au-dedans de chacun d'entre nous. Dans la lettre que je vous ai écrite, je me souviens vous avoir dit que notre espèce, comme d'autres, s'éteindra mais la lumière de Dieu, elle, ne s'éteindra pas, qui finalement envahira toutes les âmes et alors tout sera dans tous."

 

Oui, je m'en souviens très bien ; vous avez écrit"toute la lumière sera dans toutes les âmes"ce qui - si je puis me permettre - donne davantage l'idée de l'immanence que de la transcendance.

"La transcendance demeure parce que cette lumière, toute la lumière qui est dans tous, transcende l'univers et les espèces qui l'habitent durant cette phase. Mais revenons au présent. Nous avons franchi un pas dans notre dialogue. Nous avons constaté que dans la société et dans le monde où nous vivons, l'égoïsme s'est développé beaucoup plus que l'amour pour les autres et que les hommes de bonne volonté, chacun avec sa force et ses compétences, doivent opérer pour que l'amour envers les autres augmente jusqu'à égaler, voire dépasser l'amour envers soi-même."

 

Ici, la politique entre en jeu.

"Sans aucun doute. Personnellement, je pense que ce que l'on désigne par 'libéralisme sauvagè ne fait que rendre plus forts les forts tandis qu'il affaiblit les faibles et aggrave l'exclusion. Il faut une grande liberté, une absence totale de discrimination, pas de démagogie et beaucoup d'amour. Il faut des règles de comportement et aussi, au besoin, des interventions directes de l'État, pour corriger les disparités les plus intolérables."

 

Votre Sainteté, vous êtes certainement un homme de foi, touché par la grâce, animé de la volonté de relancer une Église pastorale, missionnaire, régénérée et non attachée au pouvoir temporel. Mais a' bien vous écouter et pour autant que je puisse comprendre, vous êtes et vous serez un Pape révolutionnaire. Pour moitié jésuite et pour moitié disciple de François, un alliage qui ne s'était peut-être jamais vu. Et puis, vous aimez "I Promessi Sposi" de Manzoni, Holderlin, Leopardi et surtout Dostoevskij, le film"La strada"et"Prova d'orchestra"de Fellini,"Roma città aperta"de Rossellini et encore les films d'Aldo Fabrizi.

"Ces films me plaisent car je les regardais avec mes parents, lorsque j'étais enfant."

 

Voilà. Puis-je vous suggérer de voir deux films sortis depuis peu ?"Viva la libertà"et le film d'Ettore Scola sur Fellini. Je suis certain qu'ils vous plairont. À propos du pouvoir, lui dis-je, savez-vous qu'à vingt ans, j'ai fait un mois et demie d'exercices spirituels chez les jésuites ? Les nazis occupaient Rome et j'avais fui la conscription. Nous étions passibles de la peine de mort. Les jésuites nous accueillirent a' la condition que nous aurions suivi les exercices spirituels pendant toute la durée de notre séjour chez eux. Ainsi fut fait.

"Mais il est impossible de résister a' un mois et demie d'exercices spirituels", s'exclame-t-il stupéfait et amusé.

 

Je lui raconterai la suite la prochaine fois. Nous nous saluons par une accolade. Nous franchissons le court escalier qui mène vers le portail. Je pris le Pape de ne pas m'accompagner mais il l'exclut d'un geste. "Nous parlerons aussi du rôle des femmes dans l'Église. Je vous rappelle que l'Église est un mot féminin."

 

Et nous parlerons aussi, si vous le voulez bien, de Pascal. J'aimerais connaître votre pensée sur cette grande âme.

"Transmettez a' tous les membres de votre famille ma bénédiction et demandez-leur de prier pour moi. Quant a' vous, pensez a' moi souvent."

 

Nous nous serrons la main et il reste debout, les deux doigts levés en signe de bénédiction. Je le salue a' travers la vitre. Le Pape François, c'est tout cela. Si l'Église devient un jour ainsi qu'il la conçoit et qu'il la souhaite, une époque sera décidément révolue.

 

Traduzione di Isabelle Marbot-Bianchini

 

Source: http://www.repubblica.it/cultura/2013/10/01/news/le_pape_a_scalfari_ainsi_je_changerai_l_glise-67693549/

 

 

Add. 4 octobre 2013, 18h36. Premières solutions à la nouvelle conception de la conscience du Pape François : Un enseignement de Mgr Léonard et une "paposcopie" de Jean Mercier sur La Vie

 

Add. 18 novembre 2013, 21h44. L'interview du pape François au quotidien "Repubblica" retirée du site du Saint-Siège. Le Porte-parole du Vatican, le père Lombardi, a déclaré que "le texte est fiable dans son sens général, mais pas dans les formulations isolées entre guillemets, n'ayant pas été révisé mot à mot".


«Supprimée» la conversation avec Scalfari. Qu'est-ce que cela signifie?
Riccardo Cascioli
16/11/2013
http://www.lanuovabq.it/it
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Depuis hier, le texte de l'entretien entre le pape François et le fondateur du quotidien La Repubblica Eugenio Scalfari, n'apparaît plus sur le site Internet du Saint-Siège <www.vatican.va>.
Comme on s'en souvient, le Pape avait reçu Scalfari au Vatican après la publication sur la Repubblica de la lettre que le pape François lui avait envoyée en réponse à deux articles du même Scalfari. Le journaliste avait alors également publié le contenu de la conversation du Vatican, qui a été retirée hier du site du Saint-Siège. Pour expliquer la décision, le porte-parole du Vatican le père Federico Lombardi, a déclaré que «le texte est fiable dans son sens général, mais pas dans les formulations isolées entre guillemets, n'ayant pas été révisé mot à mot» (ndt: la faute à qui? et pourquoi?).
En substance, a dit le père Lombardi, «en l'ôtant, on a fait une mise au point sur la nature de ce texte. Il y avait une ambiguïté et un débat sur sa valeur».

 

Source: http://benoit-et-moi.fr/2013-III/actualites/amateurisme.html

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3 octobre 2013 4 03 /10 /octobre /2013 12:54

Curieusement la carte des suppressions ou restructurations des régiments ne touche pas les zones sous contrôle socialiste (à part Dijon du maire PS Rebsamen), mais celles dirigées par l'"extrême-droite" (Orange), l'extrême-gauche (Varennes-sur-Allier), ou la droite (Orléans, Luxeuil-les-Bains). Il faut préserver le vote socialiste dans les zones qui ont élu les socialiste et ruiner les autres...

 

 

 

le-mensonge-c-est-maintenant.jpgArmée : Jean-Yves Le Drian détaille les unités supprimées

 

Programmés pour 2014, les 23.500 suppressions de postes et les mouvements d'unités provoquent déjà la colère d'élus des territoires concernés.

 

 

 

À Carcassonne, à Orange ou dans l'Allier, les militaires sont à l'écoute. Le ministre de la défense Jean-Yves Le Drian clarifie ce jeudi l'avenir de leur régiment. Présentée début août, la Loi de programmation militaire (LPM) prévoit notamment 23.500 suppressions de postes supplémentaires à la défense, durant la période 2014-2019. Le 4e Régiment de dragons de Carpiagne, près de Marseille, a d'ores et déjà appris sa dissolution.

 

La réforme doit, selon le ministre, entraîner des fermetures «très peu nombreuses» de sites mais s'accompagnera de nombreux «mouvements d'unités». Le ministre a promis de «dialoguer» avec les militaires et les élus inquiets.


«Sentiment de lassitude» chez certains officiers

 

Parce qu'elle s'ajoute aux 54.000 postes déjà supprimés entre 2008 et 2013, cette nouvelle baisse des effectifs est celle de trop pour de nombreux militaires. «Tout ceci accentue les inquiétudes du personnel et contribue à alimenter un sentiment de lassitude», souligne le général Ract-Madoux.

 

Un mécontentement exprimé notamment dans un «Manifeste pour la sauvegarde de nos armées» diffusé par un cercle de réflexion baptisé «les sentinelles», regroupant des officiers et d'anciens officiers, qui dénoncent anonymement une «entreprise de démolition des armées».


La colère des élus

 

Le plan de restructuration suscite surtout des critiques en région. Parmi les premières unités touchées, le 1er Régiment étranger de cavalerie (REC) quittera Orange, dans le Vaucluse, avec ses 900 hommes. Il rejoindra Carpiagne, dans les Bouches-du-Rhône, qui perd le 4e régiment de dragons. Sans attendre l'annonce officielle, le maire extrême-droite d'Orange, Jacques Bompard, a appelé élus et habitants à manifester samedi pour dénoncer le «peu d'attention apportée par ce gouvernement à la concertation».

 

Colère également du président communiste du Conseil général de l'Allier, Jean-Paul Dufrègne (PCF) qui dit avoir été informé mercredi matin de «la fermeture, en 2014 et 2015, de la base aérienne de Varennes-sur-Allier où travaillent 236 personnes, dont 98 civils». «Je refuse une telle situation: l'Allier est déjà mutilé par toutes les fermetures d'entreprises de ces dernières années», écrit-il dans un communiqué.

 

Face aux critiques, Jean-Yves Le Drian estime avoir préservé l'effort de défense de la France en période de crise. Face aux exigences de Bercy et avec «l'appui du chef de l'Etat», le ministre de la Défense se félicite d'avoir pu garantir une enveloppe de 31,4 milliards d'euros par an jusqu'en 2015.

 

Source : http://www.lefigaro.fr/politique/2013/10/03/01002-20131003ARTFIG00358-budget-de-la-defense-jean-yves-le-drian-va-detailler-ses-coupes.php

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3 octobre 2013 4 03 /10 /octobre /2013 09:13

 

 

Visite mouvementée pour François Hollande hier 2 octobre au 22e sommet de l'élevage de Cournon d'Auvergne dans le Puy-de-Dôme. À son arrivée, mais aussi dans les allées du salon, le président s'est fait sifflé. Un journaliste donne pour une fois le micro à un des manifestants pour lui demander "pourquoi ces sifflets, quelles sont les raisons de la colère de ces éleveurs" ?

 

Réponses directes : - "Je ne suis pas d'accord pour tout ce qu'il fait. Il ne nous a jamais soutenus, et il ne le fera jamais"; - "On voudrait des actes. Les entreprises n'ont pas le droit de vendre à perte mais nous on a le droit !"

 

Source: https://www.youtube.com/watch?feature=player_embedded&v=APBmfa4ukRI via https://fr-fr.facebook.com/Hollandouille1er/posts/603621989681628

 

 

. Florange : accueil de François Hollande sous les huées et les sifflets

. 14 juillet 2013 : Hollande sifflé sous les huées

. Les Français en colère de plus en plus nombreux pour accueillir François Hollande à chacun de ses déplacements

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3 octobre 2013 4 03 /10 /octobre /2013 08:45

 

 

"changement c'est maintenant": la dette atteint 91 % du produit intérieur brut (pib), le…

Dette publique : la cote d’alerte est dépassée

 

Par Hervé Baculard


jeudi 3 octobre 2013 04:33

 

 

 

La cote d'alerte est dépassée. Selon l'Insee la dette publique française est passée pendant les 6 premiers mois de l'année de 90,2% à 93,4% du PIB. C'est 80 milliards de dette supplémentaire, l'essentiel de ce gonflement provenant de la dette de l'Etat ; celles des collectivités locales et de la Sécurité Sociale restant relativement stables sur cette période. A ce rythme-là, l'endettement public français excédera 2000 milliards d'euros avant la fin du premier trimestre 2014.

 

Outre l'injustice du fardeau qu'elle fera peser sur les générations futures, cette dette astronomique constitue une vraie menace à court terme. Les seuls intérêts de cette dette s'élèvent déjà à près de 50 milliards par an. La hausse des taux d'intérêt semble inéluctable dans les années qui viennent, et chaque pour-cent supplémentaire gonflerait cette charge annuelle de 20Mds d'euros supplémentaires.

Le risque est considérable pour l'économie

 

 

Dans un contexte où il deviendrait suicidaire de continuer à accroitre la charge fiscale, le pays n'a d'autre choix que de réduire de façon importante le coût de son secteur public. Les efforts réalisés pour commencer à maitriser la dépense sont certes louables mais absolument pas à la mesure des enjeux. Il est urgent d'entreprendre le vrai train de réformes structurelles qui seul pourra rompre ce cercle vicieux dans lequel le pays est engagé. Les pistes sont connues : des voixse sont exprimées dans son ouvrage collectif « Compétitivité AAA » pour en tracer les principales pistes tant pour l'Etat, que pour les collectivités territoriales et le système social.

 

 

 

Le temps du courage et de l'action est venu. J'appelle de mes vœux cette prise de conscience et ce passage à l'acte.

 

Source: http://www.economiematin.fr/les-experts/item/6583-dette-publique-francaise-solutions#F99gzAslUTr3fA4w.99

via https://fr-fr.facebook.com/Hollandouille1er/posts/603799699663857

 

 

. Francois Hollande et la dette publique ! Accablant

. François Hollande augmente la dette sans croissance. Cherchez l'erreur !

. La dette française va exploser tous les records en 2014, des journalistes font mine de n'être pas au courant de cette dette !

. Le fiasco budgétaire de François Hollande : les impôts augmentent, le déficit aussi...

. Compteur des intérêts de la dette estimé à 2490 € / seconde. Pendant ce temps Peillon relance la pompe

Comprendre l'origine de la dette (en quelques minutes...)

. Dette grecque et "saut qualitatif" (Nicolas Sarkozy)

. Aujourd'hui la dette de la France est de 1.886.460.800.000 euros, elle augmente de 360.000.000 euros en 24 heures (23 mai 2013)

. Jérôme Cahuzac estime avoir moins menti que François Hollande

. Le déficit public a plus dérapé que prévu, la dette atteint un nouveau record (29 mars 201

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2 octobre 2013 3 02 /10 /octobre /2013 21:56

Sommet de l'horreur et de la honte, aucune réaction au Palais de l'Élysée ni au gouvernement ! Dans une lettre au ministre de la Défense Le Drian, datée du 9 septembre 2013 (copie faite à Manuel Valls, ministre de l'Intérieur), le président de la LICRA Alain Jakubowicz a expliqué rien moins - acrochez-vous ! - que la quenelle des militaires seraient "un salut nazi inversé signifiant la sodomisation des victimes de la Shoah". L'expression est malheureuse. Dieudonné, sous le choc, évoque le "degré de maladie mentale pour écrire ce genre de choses". Cette lettre de Jakubowicz confirme en tous les cas les thèses d'Hervé Ryssen dans ses livres : le judaïsme projette ses propres tares et obsessions sur le reste de l'humanité en pratiquant l'inversion accusatoire. "Nous sommes particulièrement choqués que des militaires, devant une synagogue, insultent la communauté juive et salissent la mémoire de ceux qui ont péri pendant la seconde guerre mondiale", écrit Alain Jakubowicz. Mais n'est-ce pas plutôt lui qui salit la mémoire des victimes de la Shoah en faisant ce type rapprochement indigne et en l'écrivant ? Il demande que "des sanctions exemplaires soient prises" à l'encontre des deux militaires et que "les mesures nécessaires soient prises pour faire cesser ces comportements antisémites".

 

 

 

 

"Le Drian est cerné" :

 

Dieudonné cite le général de Gaulle, "La France a perdu une bataille mais la France n'a pas perdu la guerre".

 

 

. Quenelle Charte de la laïcité : une religion d’Etat pour tous !

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2 octobre 2013 3 02 /10 /octobre /2013 16:11

Après avoir déclaré hier - ce que d'aucuns ont appellé une position soixante huitarde - ("chacun de nous a sa vision du bien et aussi du mal. Nous devons encourager les gens à s’orienter vers ce qu’ils pensent être bon. Tout le monde a sa propre idée du bien et du mal et doit choisir de suivre le bien et combattre le mal comme il les conçoit. Cela suffirait pour faire du monde un endroit meilleur") que nous appellerons "proposition 1", le Pape François a fait aujourd'hui une déclaration plus conforme à l'enseignement traditionnel de l'Eglise, que nous appellerons "proposition 2".

 

Dans sa catéchèse à l'audience générale du mercredi, le Pape a rappelé ce matin en effet que pour faire le Bien, pour "vivre dans la charité" dit-il, on ne peut pas se contenter de sa "propre idée du bien et du mal", comme il disait la veille, mais il faut la "grâce" de Dieu : "Par sa grâce (du Christ) nous devenons capables, malgré notre faiblesse de vivre dans la charité", a-t-il déclaré.

 

http://p6.storage.canalblog.com/60/70/249840/87733195_p.jpgLe pape François : « comment une Eglise composée de pécheurs peut être sainte ? »

 

"Bien qu’elle soit constituée d’hommes pécheurs, nous professons, dans le Credo, que l’Eglise est sainte. Elle est sainte car elle vient de Dieu qui est saint et qui ne saurait l’abandonner. Elle est indissolublement unie au Christ qui s’est livré pour elle, et qu’il conduit par l’action du Saint-Esprit. L’Eglise n’est pas constituée de gens parfaits, mais elle accueille tous les pécheurs, pour les conduire à la sainteté. Elle est la maison de tous. Tous, faibles et pécheurs, perdus ou découragés, nous pouvons vraiment y être renouvelés, transformés, par la rencontre du Seigneur qui nous sanctifie. Par sa grâce nous devenons capables, malgré notre faiblesse de vivre dans la charité, pour la gloire de Dieu et le service du prochain."

 

Source: http://www.news.va/fr/news/le-pape-francois-comment-une-eglise-composee-de-pe

 

Ou bien nous n'avons pas besoin de la grâce de Dieu, chacun décide effectivement de ce qui est bien ou mal (c'est le relativisme franc-maçonnique par exemple, ou l'hérésie de Pélage), et cela suffit, et c'est très bien comme cela comme a semblé le dire hier François (proposition 1). Ou bien au contraire nous avons besoin de la grâce de Dieu pour "devenir capables de vivre dans la charité", ce que le Pape dit aujourd'hui (proposition 2). Les deux propositions ne semblent pas pouvoir être tenues et enseignées comme également vraies, le Catéchisme ne le fait d'ailleurs pas.

 

Le Bien, la vie avec Dieu, ne peut pas être à la fois ce que chacun se définit "selon sa propre vision du bien et du mal" (ce qui conduirait concrètement à légitimer la doctrine qui appelerait bien, le mal, vertu, le péché, ou mensonge, la vérité ! sans que cela soit condamnable; une personne qui vivrait dans le péché se verrait justifiée !) et ce que l'on découvre "par la grâce de Dieu". C'est l'un ou l'autre.

 

À moins que le Pape ne complète demain cette nouvelle doctrine de la grâce par l'homme qui s'en remet donc à son propre jugement ? Ca devient compliqué à Rome...

 

sainte cène.jpg

 

 

Pour rappel : Catéchisme de l'Eglise catholique sur la grâce et la justification (articles 1987, 1992, 1993, 1999, 2000) :

 

2000 La grâce sanctifiante est un don habituel, une disposition stable et surnaturelle perfectionnant l’âme même pour la rendre capable de vivre avec Dieu, d’agir par son amour. On distinguera la grâce habituelle, disposition permanente à vivre et à agir selon l’appel divin, et les grâces actuelles qui désignent les interventions divines soit à l’origine de la conversion soit au cours de l’œuvre de la sanctification.

 

1999 La grâce du Christ est le don gratuit que Dieu nous fait de sa vie infusée par l’Esprit Saint dans notre âme pour la guérir du péché et la sanctifier : C’est la grâce sanctifiante ou déifiante, reçue dans le Baptême. Elle est en nous la source de l’œuvre de sanctification (cf. Jn 4, 14 ; 7, 38-39) :

Si donc quelqu’un est dans le Christ, c’est une création nouvelle ; l’être ancien a disparu, un être nouveau est là. Et le tout vient de Dieu qui nous a réconciliés avec lui par le Christ (2 Co 5, 18).

 

Source: http://www.vatican.va/archive/FRA0013/__P6T.HTM

 

1987 La grâce du Saint-Esprit a le pouvoir de nous justifier, c’est-à-dire de nous laver de nos péchés et de nous communiquer " la justice de Dieu par la foi en Jésus-Christ " (Rm 3, 22) et par le Baptême (cf. Rm 6, 3-4)


1992 La justification nous a été méritée par la Passion du Christ qui s’est offert sur la Croix en hostie vivante, sainte et agréable à Dieu et dont le sang est devenu instrument de propitiation pour les péchés de tous les hommes. La justification est accordée par le Baptême, sacrement de la foi. Elle nous conforme à la justice de Dieu qui nous rend intérieurement justes par la puissance de sa miséricorde. Elle a pour but la gloire de Dieu et du Christ, et le don de la vie éternelle (cf. Cc. Trente : DS 1529)


1993 La justification établit la collaboration entre la grâce de Dieu et la liberté de l’homme. Elle s’exprime du côté de l’homme dans l’assentiment de la foi à la Parole de Dieu qui l’invite à la conversion.


1994 La justification est l’œuvre la plus excellente de l’amour de Dieu manifesté dans le Christ Jésus et accordé par l’Esprit Saint.


1995 L’Esprit Saint est le maître intérieur. En faisant naître l’ "homme intérieur " (Rm 7, 22 ; Ep 3, 16), la justification implique la sanctification de tout l’être

 

Source: http://www.vatican.va/archive/FRA0013/__P6S.HTM

 

 

Add. 19h47. Pour le père Lombardi, directeur de la Salle de Presse du Saint-Siège, l'entretien publié le 1er octobre dans le journal italien La Repubblica (proposition 1), "le Pape François "se sent libre de communiquer".

 

Le père Federico Lombardi a dû répondre aux questions des journalistes réunis en conférence de presse au Vatican. Les questions portaient principalement sur deux récents évènements qui ont suscité beaucoup de nombreux commentaires dans les médias : les réunions du Conseil des Cardinaux et la longue interview du Pape François publiée dans le quotidien italien La Repubblica (proposition 1). [...] il s'agit d' "un dialogue sans préjudice et sans diaphragmes [...]. Il suffit de penser aux personnes qu'il (le pape François) rencontre pendant les audiences ou les différentes rencontres", déclare Le porte-parole du Saint-Siège, qui explique que "le Pape se sent libre de communiquer avec différents genres d'expressions, c'est à nous d'en comprendre la valeur [...]".

 

 

[...] le Père Lombardi précise que ce "n'est pas un document écrit du Pape, ni revu par lui". Toutefois, "le sens de ce qui a été exprimé est fiable", car "celui qui a publié le contenu de l'entretien, autorisé par le Pape, est une personne faisant autorité et responsable".

 

Source: http://radionotredame.net/2013/vie-de-leglise/conseil-des-cardinaux-interview-du-pape-les-explications-du-pere-lombardi/ via http://www.leforumcatholique.org/message.php?num=733657  

 

Autrement dit, entre la proposition 1 et 2 ce serait la même chose, parce que "le Pape François "se sent libre de communiquer" !  

 

 

Add. 3 octobre 2013 15h55. Le site d'information traditionaliste de la Fraternité Sacerdotale Saint Pie X, La Porte latine a publié un communiqué hier 2 octobre :

 

La liberté d'expression du pape secoue l'Église - 02 octobre 2013




L'interview du pape François au quotidien "Repubblica" alimente des interrogations au Vatican sur son attachement aux dogmes

Le pape François risque d'apparaître "relativiste" - enclin à ne pas donner une valeur absolue aux dogmes -, dans son interview(1) au quotidien Repubblica, estimaient mercredi des experts du Vatican, décelant un malaise à propos de sa liberté d'expression.

La conférence de presse convoquée par le père Federico Lombardi pour évoquer le "G8" des cardinaux sur la réforme de l'Église s'est rapidement transformée mercredi en un tir nourri de questions sur les modalités dans lesquelles cette interview a été réalisée par le fondateur athée du journal Eugenio Scalfari, le niveau de fiabilité des propos du pape, la fidélité des phrases rapportées.

L'Église doit renforcer son dialogue avec les non croyants, affirmait en substance le pape François dans ce dialogue. Mais il accusait aussi les chefs de l'Église d'avoir "été souvent narcissiques", confiait se sentir parfois "anticlérical". Deux passages surtout ont ému dans les milieux catholiques : quand il a dit que "le prosélytisme est une bêtise", ou quand il a donné l'impression de relativiser la vérité chrétienne : "Chacun de nous, a argumenté le pape, a sa vision du bien et aussi du mal (...). Chacun doit choisir de suivre le bien et combattre le mal comme lui le conçoit. Cela suffirait pour améliorer le monde." (proposition 1)



Une interview "fidèle"

Pressé de questions, le père Lombardi a relevé que cette interview n'est pas "un texte du magistère, mais une transcription d'une conversation avec une personne qui a été autorisée à la publier". Le porte-parole part du principe qu'elle "a été enregistrée" et qu'elle "est fidèle".

Selon le père jésuite, le pape inaugure "un nouveau mode d'expression auquel nous n'étions pas habitués. C'est une autre nouveauté du pape, un terrain nouveau".

Cette interview "sans préjugés ni filtres démontre sa disponibilité à l'égard d'un monde non croyant pas toujours bienveillant", a-t-il dit. "Il n'y a pas eu une révision du texte" avant sa publication, François "ne l'ayant pas relu" comme il avait relu sa longue interview à la revue jésuite Civilta Cattolica, deux semaines plus tôt, a dit le père Lombardi.

"Il n'y a eu aucune raison d'apporter des corrections. Si le pape avait eu l'intention de démentir ou de dire qu'il y avait eu de mauvaises interprétations, il l'aurait dit", a remarqué le porte-parole. Le fait qu'elle ait ensuite été rapportée par le quotidien du Vatican, l'Osservatore Romano, "lui attribue une authenticité".

 

Source: http://www.laportelatine.org/vatican/sanctions_indults_discussions/27_juin_2013/02_10_2013_pape_francois_interrogation_attachement_aux_dogmes.php via http://www.leforumcatholique.org/message.php?num=733746

 

"Il n'y a eu aucune raison d'apporter des corrections. Si le pape avait eu l'intention de démentir ou de dire qu'il y avait eu de mauvaises interprétations, il l'aurait dit".

 

Or, vu que "Chacun doit choisir de suivre le bien et combattre le mal comme lui le conçoit,", cette déclaration étant jugée "fidèle" par le porte-parole du Saint-Siège, l'Eglise et ses sacrements devient inutile, l'Incarnation du Verbe en vue du rachat du monde des conséquences du péché originel, inutile, et la Rédemption elle-même, inutile. Une précision du pape devient urgente...

 

 

 

Réaction aujourd'hui, 3 octobre, de Sandro Magister sur Chiesa : "Le virage de François"

 

Le virage de François

 

Il a dévoilé le véritable programme de son pontificat dans deux interviews et dans une lettre adressée à un intellectuel athée. La différence existant entre lui et les papes qui l'ont précédé apparaît de plus en plus nettement. Dans ce qu'il dit et dans ce qu'il fait

 

par Sandro Magister

 

 

ROME, le 3 octobre 2013 – La première réunion, ces jours-ci, des huit cardinaux appelés en consultation par le pape François et la visite qu’il fera demain à Assise, la ville du saint dont il a pris le nom, sont des actes qui caractérisent certainement ce début de pontificat.

 

Toutefois, si l’on veut en définir la ligne, quatre événements médiatiques, qui ont eu lieu au cours du mois qui vient tout juste de s’achever, le caractérisent encore mieux :

 

- l'interview qui a été accordée par le pape Jorge Mario Bergoglio à "La Civiltà Cattolica",

 

- la lettre par laquelle il a répondu aux questions qui lui avaient été posées publiquement par Eugenio Scalfari (photo), le fondateur du principal quotidien laïc italien, "La Repubblica",

 

- son entretien-interview organisé ultérieurement avec ce même Scalfari,

 

- et la lettre répondant à un autre champion de l'athéisme militant, le mathématicien Piergiorgio Odifreddi, lettre qui a été écrite non pas par le pape actuel mais par son prédécesseur, vivant.

 

Ceux qui veulent comprendre dans quelle direction le pape François veut marcher et en quoi il s’éloigne de Benoît XVI et d’autres papes qui l’ont précédé n’ont qu’à étudier et confronter ces quatre textes.

 

*

 

Dans l’interview que le pape Bergoglio a accordée à "La Civiltà Cattolica" il y a un passage qui a été universellement perçu comme un net renversement de ligne par rapport non seulement à Benoît XVI mais également à Jean-Paul II :

 

"Nous ne pouvons pas insister seulement sur les questions liées à l’avortement, au mariage homosexuel et à l’utilisation de méthodes contraceptives. Ce n’est pas possible. Je n’ai pas beaucoup parlé de ces choses et on me l’a reproché. Mais lorsqu’on en parle, il faut le faire dans un contexte précis. La pensée de l’Église, nous la connaissons et je suis fils de l’Église, mais il n’est pas nécessaire d’en parler en permanence. Les enseignements, tant dogmatiques que moraux, ne sont pas tous équivalents. Une pastorale missionnaire n’est pas obsédée par la transmission désarticulée d’une multitude de doctrines à imposer avec insistance. L’annonce de type missionnaire se concentre sur l’essentiel, sur le nécessaire, qui est aussi ce qui passionne et attire le plus, ce qui rend le cœur tout brûlant, comme l’eurent les disciples d’Emmaüs. Nous devons donc trouver un nouvel équilibre, autrement l’édifice moral de l’Église risque lui aussi de s’écrouler comme un château de cartes, de perdre la fraîcheur et le parfum de l’Évangile".

 

Évidemment, le pape François est bien conscient du fait que, pour les deux papes qui l’ont précédé, la priorité absolue était également l'annonce de l’Évangile ; que, pour Jean-Paul II, la miséricorde de Dieu était tellement centrale qu’il lui consacrait un dimanche de l'année liturgique ; que Benoît XVI a consacré précisément à Jésus vrai Dieu et vrai homme le livre de sa vie de théologien et de pasteur ; que, en somme, rien de tout cela ne le sépare d’eux.

 

Le pape François saura aussi que la même considération est également valable pour les évêques qui, plus que tous, ont agi en pleine harmonie avec les deux papes qui l’ont précédé. Par exemple, en Italie, le cardinal Camillo Ruini, dont le "projet culturel" a centré des événements pivots précisément sur Dieu et sur Jésus.

 

Cependant il y avait, chez Karol Wojtyla comme chez Joseph Ratzinger ou chez des pasteurs tels que Ruini ou encore, aux États-Unis les cardinaux Francis George et Timothy Dolan, l'intuition que l’annonce de l’Évangile ne peut pas être dissociée, aujourd’hui, d’une lecture critique de la nouvelle vision progressiste de l’homme, qui forme un contraste radical avec l'homme créé par Dieu à son image et à sa ressemblance, et d’une action de direction pastorale qui en découle.

 

Et c’est là que le pape François se différencie. Dans l’interview qu’il a accordée à "La Civiltà Cattolica" il y a un autre passage-clé. Au père Antonio Spadaro qui l’interroge sur l’actuel "défi anthropologique", il répond de manière évasive. Il montre qu’il n’a pas perçu la gravité historique du changement de civilisation analysé et contesté avec vigueur par Benoît XVI et, avant celui-ci, par Jean-Paul II. Il montre qu’il est convaincu qu’il vaut mieux répondre aux défis de l’époque actuelle par la simple annonce du Dieu miséricordieux, de ce Dieu "qui fait lever son soleil sur les méchants et sur les bons et qui fait pleuvoir sur les justes et sur les injustes".

 

En Italie, mais pas seulement dans ce pays, cette orientation alternative à Jean-Paul II, à Benoît XVI et au cardinal Ruini était représentée par le cardinal jésuite Carlo Maria Martini.

 

Aux États-Unis, elle était représentée par le cardinal Joseph L. Bernardin, avant que le leadership de la conférence des évêques ne passe aux cardinaux George et Dolan, très fidèles à Wojtyla et à Ratzinger.

 

Les disciples et admirateurs de Martini et de Bernardin voient aujourd’hui en François le pape qui concrétise leurs espoirs de revanche.

 

Le cardinal Martini était et continue à être très populaire y compris dans l'opinion publique extérieure et hostile à l’Église et le même phénomène se produit pour le pape actuel.

 

*

 

L’échange de lettres et le dialogue ultérieur entre le pape François et l'athée proclamé Scalfari contribuent à expliquer cette popularité du pape y compris "in partibus infidelium".

 

Il y avait déjà, dans l'article du 7 août où Scalfari posait des questions au pape actuel, un passage qui donnait des indications sur l’opinion positive que le fondateur de "la Repubblica" avait de lui:

 

“Votre mission contient deux nouveautés scandaleuses : l’Église pauvre de François, l’Église horizontale de Martini. Et une troisième : un Dieu qui ne juge pas mais qui pardonne. Il n’y a pas de damnation, il n’y a pas d’enfer”.

 

Ayant reçu et publié la lettre de réponse du pape Bergoglio, Scalfari l’a commentée, ajoutant avec satisfaction cette autre considération :

 

"Jamais la chaire de saint Pierre n’avait fait preuve d’une ouverture d’une telle ampleur vers la culture moderne et laïque, d’une vision aussi profonde en ce qui concerne la conscience et son autonomie". (proposition 1, NdCR.)

 

En affirmant cela, Scalfari se référait en particulier à ce que le pape François lui avait écrit à propos de la primauté de la conscience :

 

“La question porte sur l’obéissance de chacun à sa conscience. Le péché, même dans le cas de quelqu’un qui n’a pas la foi, existe lorsque l’on va contre sa conscience. Écouter celle-ci et lui obéir signifie, en effet, prendre une décision face à ce qui est perçu comme bon ou comme mauvais. Et c’est la nature de cette décision qui détermine si ce que nous faisons est bon ou mauvais”.

 

Le pape François n’avait rien ajouté d’autre. Et certains lecteurs avertis se sont demandé comment pouvait être formée cette définition tellement subjective de la conscience, dans laquelle l'individu apparaît comme la seule instance de décision, avec l'idée de conscience comme cheminement de l'homme vers la vérité, idée approfondie par des siècles de réflexion théologique, depuis Augustin jusqu’à Newman, et rappelée avec vigueur par Benoît XVI.

 

Mais, lors de son entretien ultérieur avec Scalfari, le pape François a été encore plus drastique dans sa réduction de la conscience à un acte subjectif :

 

"Chacun de nous a sa propre vision du bien et du mal et il doit choisir de suivre le bien et de combattre le mal tels qu’il les conçoit. Cela suffirait pour changer le monde". (proposition 1, NdCR.)

 

Dès lors il n’est pas étonnant que Scalfari, homme des Lumières et athée, ait écrit qu’il "était parfaitement d’accord" avec ces expressions de Bergoglio à propos de la conscience.

 

De même que l’on n’est pas non plus surpris par l’accueil bienveillant qu’il réserve à ces autres propos du pape, qui constituent presque un programme pour le nouveau pontificat, autrement dit "le plus urgent des problèmes auxquels l’Église est confrontée" :

 

"Notre objectif n’est pas le prosélytisme mais l'écoute des besoins, des désirs, des déceptions, du désespoir, de l’espérance. Nous devons redonner l’espérance aux jeunes, aider les vieux, ouvrir vers l’avenir, répandre l'amour. Pauvres parmi les pauvres. Nous devons inclure les exclus et prêcher la paix. Vatican II, inspiré par le pape Jean et par Paul VI, a décidé de regarder l’avenir avec un esprit moderne et d’ouvrir à la culture moderne. Les pères conciliaires savaient qu’ouvrir à la culture moderne voulait dire œcuménisme religieux et dialogue avec les incroyants. Depuis ce moment-là, très peu a été fait dans cette direction. J’ai l’humilité et l’ambition de vouloir le faire".

 

Il n’y a rien, dans ce programme de pontificat, qui puisse ne pas être apprécié par l'opinion laïque dominante. Même le jugement selon lequel Jean-Paul II et Benoît XVI auraient fait "très peu" en matière d’ouverture à l’esprit moderne est en ligne avec cette opinion. Le secret de la popularité du pape François réside dans la générosité avec laquelle il se conforme aux attentes de la "culture moderne" et dans l’adresse avec laquelle il esquive ce qui pourrait devenir un signe de contradiction.

 

En cela aussi, il se différencie nettement de ses prédécesseurs, Paul VI compris. Il y a, dans l’homélie prononcée à la mort du pape Giovanni Battista Montini, le 10 août 1978, par Ratzinger, qui était alors archevêque de Munich, un passage qui est extraordinairement éclairant, notamment en raison de son appel à la conscience "qui se mesure sur la vérité" :

 

"Un pape qui, aujourd’hui, ne ferait pas l’objet de critiques manquerait à son devoir vis-à-vis de cette époque. Paul VI a résisté à la télécratie et aux sondages d’opinion, les deux puissances dictatoriales actuelles. Il a pu le faire parce qu’il ne prenait pas comme paramètre le succès et l’approbation, mais bien la conscience, qui se mesure sur la vérité, sur la foi. Et c’est pour cette raison que, en de nombreuses occasions, il a cherché le compromis : la foi laisse beaucoup de choses ouvertes, elle offre un large spectre de décisions, elle impose comme paramètre l’amour, qui se sent des obligations envers le tout et qui impose donc beaucoup de respect. Voilà pourquoi il a pu être inflexible et décidé lorsque l’enjeu était la tradition essentielle de l’Église. En lui cette dureté ne résultait pas de l’insensibilité de celui dont le cheminement est dicté par le plaisir du pouvoir et par le mépris envers les gens, mais de la profondeur de sa foi, qui l’a rendu capable de supporter les oppositions".

 

*

 

Une confirmation de ce qui différencie le pape François de ses prédécesseurs est justement arrivée sous la forme de la lettre par laquelle Ratzinger-Benoît XVI – mettant fin au silence qui a suivi sa démission – a répondu au livre "Caro papa, ti scrivo" [Cher pape, je t’écris] qu’avait publié en 2011 le mathématicien Piergiorgio Odifreddi.

 

Les deux derniers papes dialoguent volontiers, l’un comme l’autre, avec des athées proclamés et des leaders d'opinion laïcs, mais ils le font sous des formes très différentes. Alors que François esquive les pierres de scandale, Ratzinger, lui, les met en évidence.

 

Il suffit, pour s’en rendre compte, de lire ce passage de la lettre qu’il a adressée à Odifreddi :

 

http://media01.radiovaticana.va/imm/1_0_731196.JPG"Ce que vous dites à propos du personnage de Jésus n’est pas digne de votre rang scientifique. Si vous posez la question comme si, au fond, on ne savait rien à propos de Jésus et s’il n’y avait rien de vérifiable à Son sujet, en tant que personnage historique, alors je ne peux que vous inviter, de manière décidée, à vous rendre un peu plus compétent au point de vue historique. Pour cela je vous recommande surtout les quatre volumes que Martin Hengel (exégète à la Faculté de théologie protestante de Tübingen) a publiés avec Maria Schwemer : c’est un excellent exemple de précision et de très vaste information historique. Face à cela, les propos que vous tenez au sujet de Jésus sont hasardeux et vous ne devriez pas recommencer. Il est malheureusement incontestable que, dans l’exégèse, beaucoup de choses peu sérieuses ont été écrites. Le séminaire américain consacré à Jésus que vous citez aux pages 105 et suivantes ne fait que confirmer une fois de plus ce qu’Albert Schweitzer avait noté à propos de la Leben-Jesu-Forschung (recherches sur la vie de Jésus), à savoir que ce que l’on appelle le 'Jésus historique' est, le plus souvent, le reflet des idées des auteurs. Cependant ces formes peu réussies de travail historique ne compromettent pas du tout l'importance de la recherche historique sérieuse, qui nous a conduits à des connaissances vraies et sûres en ce qui concerne l'annonce et le personnage de Jésus".

 

Et plus loin il ajoute :

 

"Si vous voulez remplacer Dieu par 'La Nature', il reste la question de savoir qui est ou ce qu’est cette nature. Vous ne la définissez nulle part et elle apparaît donc comme une divinité irrationnelle qui n’explique rien du tout. Toutefois je voudrais surtout vous faire encore remarquer que, dans votre religion de la mathématique, il reste trois thèmes fondamentaux de l'existence humaine qui ne sont pas pris en considération : la liberté, l'amour et le mal. Je suis étonné que vous liquidiez, en un seul aperçu, la liberté qui, cependant, a été et est toujours la valeur portante de l'époque moderne. Dans votre livre l'amour n’apparaît pas et même à propos du mal il n’y a aucune information. Quoi que la neurobiologie dise ou ne dise pas à propos de la liberté, celle-ci est présente dans le drame réel de notre histoire comme une réalité déterminante et elle doit être prise en considération. Mais votre religion mathématique ne connaît aucune information relative au mal. Une religion qui laisse de côté ces questions fondamentales reste vide.

 

"La critique que je fais de votre livre est dure en partie. Mais la franchise fait partie du dialogue ; ce n’est qu’ainsi que la connaissance peut progresser. Vous avez été très franc et vous accepterez donc que je le sois, moi aussi. Mais, en tout cas, je porte un jugement très positif sur le fait que vous ayez, à travers votre confrontation avec mon 'Introduction au christianisme', cherché un dialogue aussi ouvert avec la foi de l’Église catholique et que, en dépit de toutes les oppositions, dans le domaine central, les convergences ne soient pas du tout absentes".

 

*

 

Jusqu’ici il n’a été question que de ce qui avait été dit. Mais les faits aussi commencent à différencier les deux derniers papes l’un de l’autre.

 

L’interdiction qui a été faite par le pape Bergoglio à la congrégation des religieux franciscains de l'Immaculée de célébrer la messe selon le rite ancien a été une restriction réelle de la liberté de célébrer selon ce rite que Benoît XVI avait assurée à tous.

 

Il ressort des conversations qu’il a eues avec les gens qui lui rendent visite que Ratzinger lui-même a perçu cette restriction comme un "vulnus" à son motu proprio de 2007 "Summorum pontificum".

 

Dans l’interview qu’il a accordée à "La Civiltà Cattolica" le pape François a liquidé la libéralisation de l’usage du rite ancien décidée par Benoît XVI en la qualifiant de simple "choix prudentiel lié à l’aide apportée à des personnes qui avaient cette sensibilité particulière", alors que l'intention explicite de Ratzinger – qu’il avait exprimée en son temps dans une lettre adressée aux évêques du monde entier – était au contraire que "les deux formes d’utilisation du rite romain puissent s’enrichir réciproquement".

 

Dans cette même interview le pape François a défini la réforme liturgique postconciliaire comme "un service au peuple en tant que relecture de l’Évangile à partir d’une situation historique concrète". Cette définition est fortement réductrice par rapport à la conception de la liturgie qui était celle de Ratzinger, théologien et pape.

 

De plus, toujours dans ce domaine, le pape François a remplacé en bloc, le 26 septembre dernier, les cinq consulteurs du service des célébrations liturgiques pontificales.

 

Parmi ceux qui ont été renvoyés, il y a, par exemple, le père Uwe Michael Lang, un liturgiste dont le livre le plus important, consacré à l'orientation "vers le Seigneur" de la prière liturgique, a été préfacé par Ratzinger lui-même.

 

Alors que, parmi ceux qui ont été nommés, il y a des liturgistes beaucoup enclins à soutenir le style de célébration du pape François, lui aussi visiblement éloigné de l’"ars celebrandi", inspiré, de Benoît XVI.

 

__________


L'interview accordée à "La Civiltà Cattolica" par le pape François, qui a été publiée en plusieurs langues le 19 septembre :

> Interview du pape François

La lettre adressée par le pape à Eugenio Scalfari, qui a été publiée dans "La Repubblica" du 11 septembre :

> "Pregiatissimo Dottor Scalfari…"

L’entretien ultérieur entre le pape et Scalfari, qui a eu lieu le 24 septembre à la résidence Sainte-Marthe, au Vatican, et qui a été publié dans "La Repubblica" du 1er octobre :

> Il papa a Scalfari : Così cambierò la Chiesa

Les passages de la lettre de Joseph Ratzinger à Piergiorgio Odifreddi qui ont été publiés en avant-première dans "la Repubblica" du 24 septembre :

> Ratzinger : Caro Odifreddi, le racconto chi era Gesù

__________

 

 

Avant d’être en contact avec le pape Bergoglio, Scalfari l’a été, de manière encore plus intense, avec le cardinal jésuite Carlo Maria Martini, archevêque de Milan de 1979 à 2002.

 

En particulier, Scalfari avait consacré un compte-rendu très favorable au livre qui est peut-être le plus révélateur de la vision du christianisme et de l’Église qui était celle de ce cardinal, "Conversations nocturnes à Jérusalem. Sur le risque de la foi", publié en 2008, un livre très lu et très discuté dans et hors de l’Église :

 

> Dieu n'est pas catholique. Parole de cardinal

 

En tant qu’athée déclaré, Scalfari a écrit qu’il trouvait réconfortant que "pour Martini, le Fils de l'Homme soit beaucoup plus prégnant que le Fils de Dieu".

 

A l'époque, une expression employée par Martini dans ce livre avait marqué les esprits : "On ne peut pas rendre Dieu catholique". Il est significatif qu’elle soit réapparue dans la bouche du pape François lors de l’entretien avec Scalfari, le 24 septembre dernier : "Je crois en Dieu. Pas en un Dieu catholique, il n’existe pas de Dieu catholique, il existe Dieu".

 

__________

 

 

À propos de l'apogée et du crépuscule du leadership exercé par le cardinal Joseph L. Bernardin dans l’Église catholique des États-Unis, une analyse approfondie est celle qui a été publiée par George Weigel dans le magazine "First Things" au mois de février 2011 :

> The End of the Bernardin Era

 

__________

 

 

Benoît XVI a réfléchi à la question de la conscience en particulier en 2010, au cours de son voyage en Grande-Bretagne marqué par la béatification de John Henry Newman et plus encore dans le discours de vœux adressé à la curie romaine avant Noël de cette même année :

 

> "Conscience signifie la capacité de l’homme à reconnaître la vérité..."

 

Quant à l'homélie prononcée à la mort de Paul VI par celui qui était alors le cardinal Ratzinger, elle contient également une référence à la conscience "qui se mesure à la vérité" et elle a été publiée pour la première fois au début du mois d’août dernier dans un numéro spécial de "L'Osservatore Romano", à l’occasion du cinquantième anniversaire de l'élection du pape Montini.

 

__________

 

 

Traduction française par Charles de Pechpeyrou.

 

__________

 

[...]

 

 

Pour d'autres informations et commentaires, voir le blog que tient Sandro Magister, uniquement en italien:

 

> SETTIMO CIELO

 

 

 

__________

3.10.2013

 

 

Source: http://chiesa.espresso.repubblica.it/articolo/1350615?fr=y

 

 

 

Add. 4 octobre 2013, 18h47. Premières solutions à la nouvelle conception de la conscience du Pape François : Un enseignement de Mgr Léonard et une "paposcopie" de Jean Mercier sur La Vie

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2 octobre 2013 3 02 /10 /octobre /2013 12:58

Après la fameuse promesse d’une « pause fiscale » que tous les contribuables français sont en droit d’obtenir faisant suite à plusieurs années de spoliation, la baisse des impôts, ce n’est pas du tout pour maintenant !

 

En effet, le gouvernement socialiste a annoncé, dans le rapport économique, social et financier qu’il a adressé mardi 1er octobre à la Commission européenne, une baisse du taux des prélèvements obligatoires qui serait effective qu’à partir de 2017, soit à la fin du quinquennat de François Hollande.

 

Le site Francetv info est revenu sur ces annonces :

 

 

Source (et suite): http://www.francetvinfo.fr/economie/impots/les-impots-baisseront-a-partir-de-2017_424703.html via http://www.nationspresse.info/aucune-baisse-dimpots-nest-prevue-avant-2017/?

 

. Nicolas Doze décrypte les mensonges de François Hollande lors de son interview du 15 septembre 2013

. Moi président augmente les impôts en 2013 et 2014

. Pierre Moscovici «très sensible au ras-le-bol fiscal»

. Le fiasco budgétaire de François Hollande : les impôts augmentent, le déficit aussi...

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2 octobre 2013 3 02 /10 /octobre /2013 12:27

DrapeauLes Québécois n'ont jamais rejeté la religion catholique. C’est ce que viennent confirmer les maisons de sondage jour après jour. Et pourtant, à écouter les discours dans nos médias, « on » n’en finit plus d’affirmer qu’« on » a mis la religion dehors volontairement.

 

[...]

ON?



Pas la majorité du peuple québécois, mais une petite élite athée regroupée autour du Mouvement laïque québécois qui n’a jamais toléré l’existence d’une transcendance reconnue par la population et travaille depuis des décennies à éradiquer progressivement les traces du christianisme sur le territoire québécois. Le procès fait par le Mouvement laïque québécois contre le Maire Tremblay et la prière traditionnelle centenaire à l’hôtel de ville en est un exemple flagrant, alors que la majorité de la population approuve la résistance du maire Tremblay.

Rappelons que le premier ministre Lesage affirmait avoir perdu ses élections aux mains de Daniel Johnson père parce qu’il avait retiré des mains du clergé le contrôle de l’éducation et que la perte de confessionnalité des commissions scolaires et des écoles s’est faite contre la volonté majoritaire de la population québécoise. De même pour l’instauration du cours d’Éthique et Culture religieuse que le bon sens populaire n’a jamais et n’aurait jamais demandé…

Ce qui est très étonnant dans ce débat, c’est justement le discours de réécriture de l’histoire sur la Révolution tranquille faite par « les Québécois »… Non, jamais les Québécois n’ont voulu l’exclusion de leur religion chrétienne.

Seul un petit groupe d’intellectuels intolérants s’est arrogé le droit de parler au nom des « Québécois ». Il est étonnant que des journalistes et des éditorialistes bien renseignés feignent de s’en étonner…



(L'éditorialiste André Pratte) Sur le site du journal La Presse du 24 septembre 2013 :



" (...)
Cela dit, l’opinion de la majorité «de souche» n’est pas dépourvue de paradoxes. Par exemple, l’extraordinaire attachement au catholicisme. Je sais bien que cette attachement est de nature culturelle plutôt que religieuse. Nous aimons les traditions, le rappel de notre histoire, l’architecture imposant des églises. Néanmoins, comme le Québec est censé avoir rompu radicalement avec l’Église, je trouve étonnant que, selon notre récent sondage CROP:

- 78% des Québécois trouvent «important de préserver les symboles historiques catholiques;

- 56% estiment que «la religion catholique devrait avoir un statut spécial au Québec.


Où est passée notre colère contre les curés qui, selon nos historiens et nos souvenirs, nous auraient si durement dominés? N’aurions-nous pas dû souhaiter la disparition de tout ce qui nous rappelle cette époque supposément pénible?

 

 

(...) Pourtant, toujours selon le sondage CROP:



- 62% des Québécois disent appartenir à une religion. «Appartenir», ce n’est pas rien.



- 61% des personnes interrogées affirment que «ma religion est importante pour moi». De quelle religion parlent-elles? Du catholicisme? Je pensais qu’on l’avait rejeté…



(...) Chose certaine, le Québécois moyen ne semble pas aussi éloigné de la religion, catholique ou autre, qu’on l’entend souvent dire. (...)

(...) Pourtant, toujours selon le sondage CROP:
 
- 62% des Québécois disent appartenir à une religion. «Appartenir», ce n’est pas rien.
 
- 61% des personnes interrogées affirment que «ma religion est importante pour moi». De quelle religion parlent-elles? Du catholicisme? Je pensais qu’on l’avait rejeté…
 
(...) Chose certaine, le Québécois moyen ne semble pas aussi éloigné de la religion, catholique ou autre, qu’on l’entend souvent dire. (...) 
- See more at: http://www.cqv.qc.ca/fr/les-quebecois-nont-jamais-rejete-la-religion-catholique-et-chretienne-de-nouveaux-sondages-le-confir#sthash.uaT57G5d.dpuf

 

Source: http://blogues.lapresse.ca/edito/2013/09/24/nos-paradoxes-religieux/

 

 

 

Peut-être que la minorité du « ON » devrait cesser de s'imaginer qu'elle parle au nom du peuple québécois? Et ce « ON », selon les sondages, c'est le laïc intolérant et fermé, flirtant avec le Mouvement laïc québécois, dont le sociologue Guy Rocher, prix Condorcet 2009, est l'illustration...

 

 

 

(Guy Rocher, co-auteur du rapport Parent que la population avait rejeté, est l'un des propagateur de la fable « historique » sur le « rejet » de la population québécoise de la foi chrétienne.)

 

 

Source : http://www.cqv.qc.ca/fr/les-quebecois-nont-jamais-rejete-la-religion-catholique-et-chretienne-de-nouveaux-sondages-le-confir via http://www.leforumcatholique.org/message.php?num=733557

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2 octobre 2013 3 02 /10 /octobre /2013 10:53

 

 

 

François hollande sur la croissance : «il y a quelque chose qui se passe»

Malgré l'annonce tonitruante, le 14 août dernier, d'un rebond de la croissance (dû à un hiver plus froid) (+0,5%), malgré la "boîte à outils" d'un François Hollande qui affirmait le 14 juillet, "la reprise est là", le 8 août "il y a quelque chose qui se passe"..., la hausse des défaillances d'entreprises s'est plus que confirmée cet été (+ 4,4 %) ! Résultat : 174.000 emplois en moins sur un an !

Au 21 septembre 2013, la croissance ne démarre toujours pas...

 

 

Le Figaro: Niveau record des défaillances d'entreprises cette année

Photo : 14 juillet: pour François #Hollande, la "reprise, elle est là" LA PREUVE EN IMAGE !

Malgré la bonne surprise du rebond de la croissance au deuxième trimestre (+ 0,5 %), après six mois de repli, peut-on pour autant parler de reprise en France? Pas encore au regard de la hausse des défaillances d'entreprises observée sur le début de l'année (+ 2,1 % au premier semestre) et qui s'est plus que confirmée cet été (+ 4,4 %), se traduisant par la destruction de 174.000 emplois sur un an, indique Euler Hermes, le leader mondial de l'assurance-crédit. 

[...] Toutes les régions, sauf trois (Paca, Limousin et Basse-Normandie), sont touchées et la majorité des secteurs d'activité sont concernés, avec en particulier des niveaux de défaillances records dans l'hébergement restauration (+ 16,4 %), les services aux entreprises (+ 11,5 %), le commerce automobile (+ 10,2 %), le commerce de détail (+ 8 %) et les services aux particuliers (+ 7,4 %).


 

[...] Malgré la mise en place par le gouvernement d'une «boîte à outils» pour encourager l'investissement (Bpifrance, CICE, CIR, Programme investissement avenir, réforme du code des assurances…), les entreprises restent sous pression avec un taux de marge au plus bas.


Source: http://www.lefigaro.fr/conjoncture/2013/10/02/20002-20131002ARTFIG00255-niveau-record-des-defaillances-d-entreprises-cette-annee.php/#xtor=AL-155

via https://fr-fr.facebook.com/Hollandouille1er/posts/603404829703344

 

. "La reprise est là" (François Hollande, 14 juillet 2013)

. François Hollande sur la croissance : «il y a quelque chose qui se passe» (8 août 2013)

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2 octobre 2013 3 02 /10 /octobre /2013 09:49

Une catholique mexicaine, mère de neuf enfants, qui a connu le cardinal Bergoglio quand il était archevêque de Buenos Aires, écrit au pape François pour lui exprimer sa perplexité face à ses prises de position ambivalentes et lui demander d'appeler "le pain, pain et le vin, vin, péché, péché et vertu, vertu".

 

Perplexité
Une lettre au Pape François

Je partage avec vous (ndt: les lecteurs du blog) la lettre que j’ai envoyée ce matin à notre Pape François. Je pense qu’il la recevra d’ici deux jours à partir d’aujourd’hui.

Huixquilucán, Mexique, le 23 septembre 2013
---

Très cher Pape François,

J’ai beaucoup de plaisir à avoir cette opportunité de te saluer.
Tu ne te rappelles sûrement pas de moi et je le comprends, car, en voyant tant de personnes chaque jour, il doit être très difficile pour toi de te rappeler les personnes avec lesquelles tu as dialogué, et vécu un instant de ta vie.
Tout au long des dernières 12 années, nous nous sommes rencontrés, toi et moi, plusieurs fois, dans des réunions, des rencontres et des congrès de l’Église, qui se sont déroulés dans des villes d’Amérique centre et du sud sur différents sujets (communication, catéchisme, éducation), ce qui m’a donné l’occasion de vivre avec toi plusieurs jours, en dormant sous le même toit, en partageant la même salle à manger et jusqu’à la même table de travail.
À cette époque tu étais l’archevêque de Buenos Aires et j’étais la directrice d’un important média catholique. Maintenant tu n’es rien de plus et rien de moins que le Pape et moi… seulement une mère de famille, chrétienne, avec un époux très bon et neuf enfants, qui donne des cours de mathématiques et qui essaie de collaborer le mieux qu’elle peut avec l’Église, du lieu où Dieu l’a mise.
De ces réunions auxquelles nous nous sommes trouvés ensemble, il y a déjà quelques années, je me rappelle que, à plus d’une occasion, tu t’es adressé à moi en me disant : « Fillette, appelle-moi Jorge Mario, nous sommes amis », à quoi j’ai répondu apeurée : « En aucune façon, M. le Cardinal ! Dieu me préserve de tutoyer l’un de ses princes sur la Terre ! »

Maintenant, au contraire, oui, j’ose te tutoyer, car tu n’es plus le Card. Bergoglio, mais le Pape, mon Pape, le doux Christ sur la terre, à qui j’ai la confiance de m’adresser comme à mon propre père.
Je me suis décidée à t’écrire parce que je souffre et j’ai besoin que tu me consoles . Je vais t’expliquer ce qui m’arrive, en essayant d’être la plus brève possible. Je sais que tu aimes consoler ceux qui souffrent et maintenant je suis l’un de ceux-là.

Quand j’ai fait pour la première fois ta connaissance, alors que tu étais le cardinal Bergoglio, et durant ces moments de vie partagée proche l’un de l’autre, cela a attiré mon attention et m’a déconcertée que tu ne faisais jamais les choses comme les autres cardinaux et évêques. Pour donner quelques exemples, tu étais le seul d’entre eux à ne pas faire la génuflexion face au Saint Sacrement ni durant la Consécration ; si tous les évêques se présentaient en soutane ou en costume qui allait jusqu’aux talons, parce que c’est ainsi que les normes de la réunion le demandaient, tu te présentais en costume de ville avec le col romain. Si tous s’asseyaient aux places réservées pour les évêques et les cardinaux, tu laissais le siège vide du cardinal Bergoglio, et tu t’asseyais même à l’arrière, en disant : « ici je suis mieux, ici je me sens plus à l’aise ». Si les autres arrivaient dans une voiture correspondant à leur dignité d’évêque, toi tu arrivais, plus tard que les autres, occupé et pressé, en racontant à haute voix tes rencontres dans le transport en commun public que tu avais choisi pour arriver à la réunion.

En voyant ces choses, - quelle honte de le raconter !, je me disais en moi-même :
– « Eh bien…quelles envies d’attirer l’attention! Parce que, si on veut être vraiment humble et simple, il serait mieux se comporter comme les autres évêques pour passer inaperçu ? »

Mes amis argentins qui eux aussi assistaient à ces réunions, remarquèrent d’une certaine manière mon désaccord et me disaient :

- « Non, non tu n’es pas la seule. Il nous déconcerte toujours, car nous savons qu’il a les critères clairs puisque dans ses discours formels, il montre des convictions et une certitude toujours fidèles au Magistère et à la Tradition de l’Église ; c’est un courageux et fidèle défense de la droite doctrine. Mais… au paraître, il aime avoir un bon accueil de tous et être bien avec tout le monde, de sorte qu’il peut un jour dire un discours à la télévision contre l’avortement et le jour suivant à la même télévision, apparaître en train de bénir les féministes pro-avortement sur la « Plaza de Mayo » ; il peut dire un discours merveilleux contre les francs-maçons et, quelques heures après, être en train de dîner et de trinquer avec eux au Rotary Club » .

Mon cher Pape François, celui qui fut le cardinal Bergoglio, que j’ai connu de près: un jour parlant avec animation avec Mgr Duarte et Mgr Aguer au sujet de la défense de la vie et de la Liturgie et, ce même jour, au dîner, conversant, toujours avec animation, avec Mgr Ysern et Mgr Rosa Chávez au sujet des communautés de base et les terribles barrières que signifient « les enseignements dogmatiques » de l’Église. Un jour, ami du Cardinal Cipriani et du Cardinal Rodríguez Maradiaga, parlant de l’éthique de l’entreprise et contre les idéologies New Age et, un instant après, ami de Casaldáliga et de Boff, en parlant de la lutte des classes et de la « richesse » que les techniques orientales peuvent apporter à l’Église .

Avec ces antécédents, tu comprendras que j’ai ouvert des yeux énormes quand j’ai entendu ton nom après le “Habemus Papam” et depuis lors (avant que tu ne le demandes) j’ai prié pour toi et pour ma chère Église. Et je n’ai cessé de le faire, pas même un seul jour, depuis lors.

Quand je t’ai vu sortir au balcon, sans mitre (ce n'est pas la coutume de porter une mitre en cette occasion) et sans mozette, rompant le protocole du salut et la lecture du texte en latin (pour la bénédiction), en cherchant avec cela à te différencier du reste des Papes de l’histoire, j’ai dit en souriant préoccupée au fond de moi:

- « Oui, il n’y a pas de doute. Il s’agit du cardinal Bergoglio ».

Dans les jours qui ont suivi ton élection, tu m’as donné plusieurs occasions pour confirmer que tu étais le même que celui que j’avais connu de près, toujours cherchant à être différent, donc tu as demandé des choses différentes, un anneau différent, une croix différente, une chaise différente et même une chambre et une maison différente du reste des Papes, qui toujours s’étaient accommodés du déjà existant, sans requérir des choses « spéciales » pour eux.

En ces jours-là j’étais en train de récupérer de la douleur immense que je ressentais de la renonciation de mon très cher et très admiré Pape Benoît XVI, avec lequel je m’étais identifiée dès le début d’une manière extrême, par la clarté de ses enseignements (c’est le meilleur professeur du monde), par sa fidélité à la Sainte Liturgie, pour son courage à défendre la droite doctrine au milieu des ennemis de l’Église et pour mille choses de plus que je ne vais pas énumérer.

Avec lui au gouvernail de la Barque de Pierre, je sentais que je marchais sur la terre ferme. Et avec sa renonciation, j’ai senti que la terre disparaissait sous mes pieds mais je l’ai compris, car réellement les vents étaient trop tempétueux et la papauté signifiait quelque chose de trop rude pour ses forces diminuées par l’âge, dans la terrible et violente guerre culturelle qu’il livrait. Je me sentais comme abandonnée au milieu de la guerre, en plein tremblement de terre, dans le plus féroce d’un ouragan et ce fut le moment où tu es arrivé pour le remplacer à la barre du gouvernail ! Nous avons un capitaine de nouveau, rendons grâce à Dieu ! J’avais complètement confiance (sans aucun doute sur le moyen) en ce que, avec l’assistance de l’Esprit Saint, avec la prière des tous les fidèles, avec le poids de la responsabilité, avec le conseil de l’équipe de travail au Vatican et avec la conscience d’être observé par le monde entier, le Pape François laisserait derrière les choses spéciales et les ambivalences du Cardinal Bergoglio et prendrait immédiatement le commandement de l’armée, pour, avec des forces renouvelées, continuer sur ses pas dans la lutte intense que son prédécesseur venait de livrer.

Mais, à ma grande surprise et confusion, mon nouveau général, au lieu de prendre les armes en arrivant, a commencé son mandat en utilisant le temps du Pape pour téléphoner à son coiffeur, à son dentiste, à son gardien et à son vendeur de journaux , attirant les regards sur sa personne et non vers les affaires relevant de la papauté .

Six mois ont passé depuis lors et je reconnais avec affection et émotion que tu as fait des trillons de bonnes choses.
J’aime beaucoup (énormément) tes discours formels (aux politiques, aux gynécologues, aux communicants, à la Journée de la Paix, etc.) et tes homélies lors des Fêtes Solennelles, parce qu’en elles, on note une minutieuse préparation et une profonde méditation de chaque parole employée. Tes paroles, dans ces discours et homélies ont été un véritable aliment pour mon esprit. J’aime beaucoup que les gens t’aiment et t’applaudissent. Tu es mon Pape, le Chef Suprême de mon l’Église, de l’Église du Christ !
Cependant, et c’est la raison de ma lettre, je dois te dire que j’ai aussi souffert (et souffre) de beaucoup de tes paroles, parce que tu as dit des choses que j’ai ressenties comme des estocades dans le bas ventre à mes intentions sincères de fidélité au Pape et au Magistère.

* * *

Je me sens triste, oui, mais le meilleur mot pour exprimer mes sentiments actuels c’est la perplexité. Je ne sais, vraiment pas ce que je dois faire, je ne sais ce que je dois dire et ce que je dois taire, je ne vers où tirer ou lâcher. J’ai besoin que tu m’orientes, cher Pape François. Vraiment je souffre, et beaucoup, de cette perplexité qui me maintient immobile.
Mon grave problème est que j’ai consacré une grande partie de ma vie dans l’étude de la Sainte Écriture, de la Tradition et du Magistère, avec comme objectif d’avoir des raisons fermes pour défendre ma foi. Et maintenant, beaucoup de ces bases fermes sont devenues contradictoires avec ce que mon cher Pape fait et dit. Je suis perplexe, vraiment, et j’ai besoin que tu me dises ce que je dois faire.
Je m’explique avec quelques exemples :

Je ne peux pas applaudir un Pape qui ne fait pas la génuflexion face au Saint Sacrement ni au moment de la Consécration comme le marque le rituel de la Messe, mais je ne peux pas non plus le critiquer car c’est le Pape!
Benoît XVI nous a demandé dans la lettre apostolique Ecclesiae Unitatem que nous informions l’évêque du lieu des infidélités et des abus liturgiques que nous verrions. Mais… dois-je informer le Pape, ou qui au-dessus de lui, que le Pape ne respecte pas la liturgie ? Ou que le Pape ne s’y reporte pas ? Je ne sais ce que je dois faire. Je désobéis aux indications de notre Pape émérite.

Je ne peux pas me sentir heureuse de ce que tu aies éliminé l’usage de la patène et des prie-Dieu pour les communiants, et cela m’enchante encore moins que tu ne t’abaisses jamais à donner la communion aux fidèles, que tu ne te nommes pas « le Pape » mais seulement « l’évêque de Rome », que tu n’utilises plus l’anneau du pécheur, mais de cela non plus je ne peux pas me plaindre, car tu es le Pape !

Je ne peux pas me sentir fière de ce que tu aies lavé les pieds d’une femme musulmane le Jeudi Saint, car c’est une violation des normes liturgiques, mais je ne peux en dire un mot, car tu es le pape, celui que je respecte et à qui je dois être fidèle !

J’ai beaucoup souffert quand tu as puni les frères franciscains de l’Immaculée parce qu'ils célébraient la Messe dans le rite ancien car ils avaient la permission expresse de ton prédécesseur, par le motu proprio "Summorum Pontificum". Et les punir signifie aller contre les enseignements des Papes antérieurs. Mais à qui puis-je conter ma souffrance ? Tu es le Pape!

Je n’ai su quoi penser ni quoi dire quand tu t’es moqué publiquement du groupe qui t’a envoyé une petit couronne spirituelle en les appelant « ceux qui comptent les prières ». La couronne spirituelle est une très belle tradition dans l’Église, que dois-je penser, si mon Pape n’aime pas et qu’ils se moquent de ceux qui les ont offerts ( cf. benoit-et-moi.fr/2013-II/articles/le-pape-franois-dialogue-avec-la-clar et également benoit-et-moi.fr/2013-II/articles/le-conte-du-confessionnal)?

J’ai mille amis « pro-vie » qui, étant des catholiques d’excellence, tu les as renversés, il y a quelques jours quand tu les as nommés obsédés et obsessionnels. Que dois-je faire ? Les consoler, en adoucissant faussement tes paroles ou les blesser plus en répétant ce que tu as dit d’eux, pour vouloir être fidèle au Pape et à ses enseignements ?

Aux JMJ tu as appelé les jeunes « à provoquer la pagaille dans les rues ». Le mot « pagaille ». Le mot « pagaille », à ce que j’en sais, est synonyme de désordre, chaos, confusion. Vraiment c’est cela que tu veux que les jeunes chrétiens provoquent dans les rues? N’y a-t-il pas assez de confusion et de désordre pour l’augmenter ?

Je connais beaucoup de femmes célibataires d’un certain âge (vieilles filles) qui sont pleines de joie, très sympathiques et très généreuses et qui se sont senties de vrais rebuts quand tu as dit aux religieuses qu’elles ne devaient pas avoir des têtes de vieilles filles. Tu as fait sentir très mal mes amies et moi j’ai eu mal à l’âme pour elles, car il n’y a rien de mal à être restée célibataire et consacrer sa vie aux bonnes œuvres. Que dois-je dire à mes amis « veilles filles » ? Que le Pape ne parlait pas sérieusement (chose que ne peut faire un Pape) ou mieux je leur dis que je soutiens le Pape dans le fait que toutes les vieilles filles ont des têtes de religieuses aigries .

Il y a deux semaines environ tu as dit que « ce que nous étions en train de vivre, c’était l’un des meilleurs temps de l’Église ». Comment le Pape peut-il dire cela, quand nous savons qu’il y a des millions de jeunes catholiques qui vivent en concubinage et tant d’autres millions de mariés catholiques qui prennent des moyens de contraception, quand le divorce est « notre pain quotidien » et que des millions de mères catholiques tuent leurs enfants à naître avec l’aide de médecins catholiques, quand il y a des millions d’entrepreneurs catholiques qui laissent pas guider par la doctrine sociale de l’Église catholique, mais par l’ambition et l’avarice ; quand il y a des milliers de prêtres qui commettent des abus liturgiques ; quand il y a des centaines de millions de catholiques qui n’ont jamais eu une rencontre avec le Christ et ne connaissent même pas l’essentiel de la doctrine… Est-ce le meilleur temps de l’Église ?

Quand tu l’as dit, cher Pape, j’ai été atterrée en pensant que tu le disais sérieusement. Si le capitaine ne voit pas l’iceberg qu’il y a droit devant, il est très probable que nous nous écraserons contre lui. Tu le disais sérieusement parce que tu le crois sérieusement ou c’était « seulement une façon de dire » .
Beaucoup de grands prédicateurs se sont sentis désolés en apprenant que tu avais dit qu’il ne faillait plus parler des thèmes sur lesquels l’Église a déjà parlé et qui sont écrits dans le Catéchisme. Dis-moi, cher Pape François, que devons-nous faire alors nous les chrétiens qui voulons être fidèles au Pape et aussi au Magistère de l’Église et à la Tradition? Devons-nous cesser de prêcher alors que Saint Paul nous a dit de le faire à temps et contretemps? Nous en finissons avec les courageux prédicateurs, nous les forçons à se taire, pendant que nous câlinons les pécheurs et qu’avec douceur nous leur disons, s’ils le peuvent et s’ils le veulent, de lire le Catéchisme pour qu’ils sachent ce que l’Église dit .

Chaque fois que tu parles des « bergers à l’odeur de brebis », je pense à tous ces prêtres qui se sont laissés contaminer par les choses du monde et qui ont perdu leur arome sacerdotal pour acquérir une certaine odeur de pourriture. Moi, je ne veux pas de bergers à l’odeur de brebis, mais des brebis qui ne sentent pas le fumier parce que leur berger les soigne et les maintient toujours propres.

Il y a quelques jours tu as parlé de la vocation de Matthieu avec ces mots: « Le geste de Matthieu m’impressionne. Il s’accroche à son argent, comme en disant : Non, non à moi ! Non, c’est argent est le mien ! » Je n’ai pu éviter de comparer tes mots avec l’Évangile (Mt 9-9), contre ce que le même Matthieu dit de sa vocation: « Et Jésus sortant de là, vit un homme qui était assis en face de la maison du percepteur, lequel s’appelait Matthieu, et il lui dit : suis-moi. Et celui-ci se leva et le suivit ».

Je ne peux pas voir où est l’attachement à l’argent (je ne le vois pas non plus dans le tableau du Caravagge). Je vois deux histoires différentes et une exégèse équivoque. Qui dois-je croire l’Évangile ou le Pape, si je veux (comme en vérité je le veux) être fidèle à l’Évangile et au Pape ?

Quand tu as parlé de la femme qui vit en concubinage après son divorce et un avortement, tu as dit que « maintenant elle vit en paix ». Je me demande : Une femme qui s’est volontairement éloignée de la grâce de Dieu peut-elle vivre en paix ?
Les Papes antérieurs, de Saint Pierre à Benoît XVI, ont dit qu’il n’est pas possible de rencontrer la paix loin de Dieu, mais le Pape François l’a affirmé. Que dois-je appuyer, le magistère de toujours ou cette nouveauté ? Dois-je affirmer, à partir d’aujourd’hui, pour être fidèle au Pape, que la paix peut se trouver dans une vie de péché ?
Ensuite tu as lâché la question mais tu l’as laissée sans réponse sur ce que doit faire le confesseur, comme si tu voulais ouvrir la boite de Pandore, en sachant qu’il y a des centaines de prêtres qui, d’une manière erronée, conseillent de poursuivre dans le concubinage. Pourquoi mon Pape, mon cher Pape, ne nous a pas dit en quelques mots ce que l’on doit conseiller dans des cas comme celui-là, au lieu d’ouvrir le doute dans des cœurs sincères?

J’ai connu le cardinal Bergoglio sur un plan presque familial et je suis un fidèle témoin de ce qu’il est un homme intelligent, sympathique, spontané, très rigolo et très spirituel. Mais je n’aime pas que la presse publie tous ses dits et mots d’esprit, car tu n’es pas un curé de village, tu n’es plus l’archevêque de Buenos Aires, maintenant tu es le Pape ! Et chaque mot que tu dis comme Pape acquiert une valeur de magistère ordinaire pour beaucoup d’entre nous qui te lisons et t’écoutons .
Enfin, j’ai déjà écrit de trop en abusant de ton temps, mon bon Pape. Avec les exemples que je t’ai donnés (bien qu’il y en ait beaucoup d’autres) je crois que j’ai laissé bien claire la douleur due à l’incertitude et à la perplexité dans lesquelles je vis.

Il n’y a que toi qui puisses m’aider. J’ai besoin d’un guide qui éclaire mes pas sur la base de laquelle l’Église a toujours parlé, qu’elle parle avec courage et clarté, qu’elle n’offense pas ceux de nous qui travaillons pour être fidèles au mandat de Jésus, qui appelle « le pain, pain et le vin, vin, péché, péché et vertu, vertu, même si avec cela il risque sa popularité. J’ai besoin de ta sagesse, de ta fermeté et ta clarté. Je te demande ton aide, s’il te plait, car je souffre beaucoup.

Je sais que Dieu t’a doté d’une intelligence très vive, de sorte que, en essayant de me consoler par moi-même, j’ai pu imaginer que tout ce que tu fais et dis, fait partie d’une stratégie pour déconcerter l’ennemi, en te présentant devant lui avec un drapeau blanc et en arrivant ainsi à ce qu’il baisse la garde. Mais j’aimerais que tu partages ta stratégie avec nous qui luttons à ton côté, car, en plus de déconcerter l’ennemi, tu nous déconcertes aussi et nous ne savons pas de quel côté est notre garnison et de quel côté est le front ennemi.

Je te remercie, une fois de plus, de toutes les bonnes choses que tu as faites et dites, à l’occasion des grandes fêtes, quand tes homélies et tes discours ont été si beaux, parce que vraiment ils m’ont énormément servis. Tes paroles m’ont encouragé et poussé à aimer plus, à aimer toujours et à montrer au monde entier le visage d’amour de Jésus.

Je t’adresse une étreinte filiale très affectueuse, mon cher Pape, avec l’assurance de mes prières. Je te demande aussi les tiennes, pour moi et pour ma famille dont je t’adresse en P.J. une photographie, pour que tu puisses prier pour nous, avec des visages et des corps connus.

Ta fille qui t’aime et prie tous les jours pour toi.

Lucrecia Rego de Plana

 

Source: http://benoit-et-moi.fr/2013-III/actualites/un-cahier-de-doleances-pour-franois.html

 

 

. François verse-t-il dans le pélagianisme ?

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1 octobre 2013 2 01 /10 /octobre /2013 19:57

François verse-t-il dans le pélagianisme (hérésie condamnée par le pape Zosime en 418) ? Si tel était le cas, nous aurions pour la première fois un pape hérétique. Ce qui n'est pas possible en vertu de l'infaillibilité pontificale qui empêche que le pape en matière de dogmes profère des hérésies. À moins que le pape qui ne se nomme pas « le Pape » mais seulement « l’évêque de Rome » (Source: "Lettre au Pape" d'une catholique mexicaine, Lucrecia Rego de Planias, 29/9/2013) ne soit plus pape ?

 

Nous apprenons aujourd'hui avec beaucoup de surprise sur Pro Liturgia, un site défenseur de la messe Paul VI célébrée telle que le demande l'Eglise (respect des rubriques, dignité de la liturgie, latin), peu coutumier de ce genre d'information critique contre le pape, que François prône à présent une curieuse conception du bien : "Chacun de nous" aurait "sa vision du bien et aussi du mal" et nous devrions "encourager les gens à s'orienter vers ce qu'ils pensent être bon". Question toute simple: si la personne pense que le satanisme c'est le bien et que c'est bon pour elle, doit-on l'encourager dans cette voie ? Ca devient de plus en plus compliqué à Rome.



 

http://www.repubblica.it/images/2013/10/01/102703125-9c4322f3-7f37-4a6b-9a0b-6443cd90966b.jpg1/10/2013 : Un journaliste demande au Pape François : « Votre Sainteté, existe-t-il une vision unique du bien ? Qui définit cette vision ? » Le Pape répond : « Chacun de nous a sa vision du bien et aussi du mal. Nous devons encourager les gens à s’orienter vers ce qu’ils pensent être bon. »

Le journaliste reprend : « (...) La conscience est autonome, vous avez dit, et chacun doit obéir à sa conscience. Je pense que cela est une des affirmations les plus courageuses énoncées par un pape. » Le Souverain Pontife poursuit : « Et je le répète ici. Tout le monde a sa propre idée du bien et du mal et doit choisir de suivre le bien et combattre le mal comme il les conçoit. Cela suffirait pour faire du monde un endroit meilleur. »

Or, dans l’Encyclique « Veritatis Splendor » du Bx Jean-Paul II, on lit :

« Dans certains courants de la pensée moderne, on en est arrivé à exalter la liberté au point d’en faire un absolu, qui serait la source des valeurs. C’est dans cette direction que vont les doctrines qui perdent le sens de la transcendance ou celles qui sont explicitement athées. On a attribué à la conscience individuelle des prérogatives d’instance suprême du jugement moral, qui détermine d’une manière catégorique et infaillible le bien et le mal. A l’affirmation du devoir de suivre sa conscience, on a indûment ajouté que le jugement moral est vrai par le fait même qu'il vient de la conscience. Mais, de cette façon, la nécessaire exigence de la vérité a disparu au profit d'un critère de sincérité, d’authenticité, d’ « accord avec soi-même », au point que l’on en est arrivé à une conception radicalement subjectiviste du jugement moral.

Comme on peut le saisir d’emblée, la crise au sujet de la vérité n’est pas étrangère à cette évolution. Une fois perdue l’idée d'une vérité universelle quant au Bien connaissable par la raison humaine, la conception de la conscience est, elle aussi, inévitablement modifiée : la conscience n’est plus considérée dans sa réalité originelle, c’est-à-dire comme un acte de l’intelligence de la personne, qui a pour rôle d’appliquer la connaissance universelle du bien dans une situation déterminée et d’exprimer ainsi un jugement sur la juste conduite à choisir ici et maintenant ; on a tendance à attribuer à la conscience individuelle le privilège de déterminer les critères du bien et du mal, de manière autonome, et d’agir en conséquence. Cette vision ne fait qu’un avec une éthique individualiste, pour laquelle chacun se trouve confronté à sa vérité, différente de la vérité des autres. Poussé dans ses conséquences extrêmes, l’individualisme débouche sur la négation de l’idée même de nature humaine. »

 

Source: http://www.proliturgia.org/

Autres source : http://www.leforumcatholique.org/message.php?num=733408

  L'original en italien, dans la repubblica.it : «Ciascuno di noi ha una sua visione del Bene e anche del Male. Noi dobbiamo incitarlo a procedere verso quello che lui pensa sia il Bene». « Chacun de nous a sa vision du bien et aussi du mal. Nous devons encourager les gens à s’orienter vers ce qu’ils pensent être bon. »

http://www.repubblica.it/cultura/2013/10/01/news/papa_francesco_a_scalfari_cos_cambier_la_chiesa-67630792/

Le texte en français : http://www.repubblica.it/cultura/2013/10/01/news/le_pape_a_scalfari_ainsi_je_changerai_l_glise-67693549/

 

 

Pélage était un breton de la fin du IVe siècle. Sa doctrine fut condamnée comme hérétique par le pape Zosime en 418 car Pélage niait l'existence du péché originel, c'est-à-dire la nature dégradée de l'homme depuis le péché d'Adam et Eve, enseignait que l'homme était en lui-même et par nature capable de choisir le bien (comme semble le faire ici François) et d'atteindre à la sainteté par ses propres forces et par son libre arbitre. Ce qui revenait à nier la grâce, ce don extraordinaire qui est fait par Notre-Seigneur, dont il parlait avec la Samaritaine. Si scires donum Dei, "Si tu connaissais le don de Dieu" (Jn., IV, 10.)

 

 

Add. 2 octobre 2013, 16h37. Au lendemain de sa déclaration mai-soixanthuitardisante "chacun de nous a sa vision du bien et aussi du mal. Nous devons encourager les gens à s’orienter vers ce qu’ils pensent être bon. Tout le monde a sa propre idée du bien et du mal et doit choisir de suivre le bien et combattre le mal comme il les conçoit", le Pape François a fait aujourd'hui une déclaration contraire, davantage conforme à l'enseignement catholique traditionnel.

Dans sa catéchèse à l'audience générale du mercredi, en effet, dorénavant, pour faire le bien, pour "vivre dans la charité" dit-il, on ne peut plus se satisfaire de ses propres forces et se limiter à sa "propre idée du bien et du mal", comme il disait la veille, mais la grâce de Dieu est nécessaire. "Par sa grâce (du Christ) nous devenons capables, malgré notre faiblesse de vivre dans la charité", a-t-il déclaré.

 

"Bien qu’elle soit constituée d’hommes pécheurs, nous professons, dans le Credo, que l’Eglise est sainte. Elle est sainte car elle vient de Dieu qui est saint et qui ne saurait l’abandonner. Elle est indissolublement unie au Christ qui s’est livré pour elle, et qu’il conduit par l’action du Saint-Esprit. L’Eglise n’est pas constituée de gens parfaits, mais elle accueille tous les pécheurs, pour les conduire à la sainteté. Elle est la maison de tous. Tous, faibles et pécheurs, perdus ou découragés, nous pouvons vraiment y être renouvelés, transformés, par la rencontre du Seigneur qui nous sanctifie. Par sa grâce nous devenons capables, malgré notre faiblesse de vivre dans la charité, pour la gloire de Dieu et le service du prochain."

 

Source: http://www.news.va/fr/news/le-pape-francois-comment-une-eglise-composee-de-pe

 

De ces deux déclarations, celle du 1er octobre et celle du 2 octobre, il y en a une vraie et une fausse. Le Bien ne peut pas être à la fois ce que chacun se définit "selon sa propre vision du bien et du mal" (ce qui conduirait par exemple à appeler bien, le mal, vertu, le péché, mensonge, la vérité, etc.) et être en même temps un don de Dieu qui nous est possible de découvrir "par sa grâce". C'est l'un ou l'autre. Cela ne peut être les deux à la fois.

 

 

Add. 4 octobre 2013, 18h48. Premières solutions à la nouvelle conception de la conscience du Pape François : Un enseignement de Mgr Léonard et une "paposcopie" de Jean Mercier sur La Vie

 

 

Add. 18 novembre 2013, 21h35. L'interview du pape François au quotidien "Repubblica" retirée du site du Saint-Siège. Le Porte-parole du Vatican, le père Lombardi, a déclaré que "le texte est fiable dans son sens général, mais pas dans les formulations isolées entre guillemets, n'ayant pas été révisé mot à mot".


«Supprimée» la conversation avec Scalfari. Qu'est-ce que cela signifie?
Riccardo Cascioli
16/11/2013
http://www.lanuovabq.it/it
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Depuis hier, le texte de l'entretien entre le pape François et le fondateur du quotidien La Repubblica Eugenio Scalfari, n'apparaît plus sur le site Internet du Saint-Siège <www.vatican.va>.
Comme on s'en souvient, le Pape avait reçu Scalfari au Vatican après la publication sur la Repubblica de la lettre que le pape François lui avait envoyée en réponse à deux articles du même Scalfari. Le journaliste avait alors également publié le contenu de la conversation du Vatican, qui a été retirée hier du site du Saint-Siège. Pour expliquer la décision, le porte-parole du Vatican le père Federico Lombardi, a déclaré que «le texte est fiable dans son sens général, mais pas dans les formulations isolées entre guillemets, n'ayant pas été révisé mot à mot» (ndt: la faute à qui? et pourquoi?).
En substance, a dit le père Lombardi, «en l'ôtant, on a fait une mise au point sur la nature de ce texte. Il y avait une ambiguïté et un débat sur sa valeur».

 

Source: http://benoit-et-moi.fr/2013-III/actualites/amateurisme.html

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1 octobre 2013 2 01 /10 /octobre /2013 19:55

Selon le père Lombardi, ce conseil aurait été constitué par le Pape pour lui "offrir des conseils et non pour prendre des décisions".


 

Ce matin, mardi 1er octobre 2013, dans la Bibliothèque privée de l’appartement papal du palais apostolique au Vatican, a commencé la première réunion du Pape François avec le « Conseil des cardinaux » créé le 13 avril dernier et confirmé par le Chirographe du 28 septembre suivant. Comme on le sait, le « Conseil » est formée de huit cardinaux, chargés d’aider l’Evêque de Rome dans le gouvernement de l’Eglise universelle et d’étudier un projet de révision de la constitution apostolique Pastor Bonus sur la Curie romaine.

Les réunions se poursuivront jusqu’au jeudi 3 octobre.

 

Source: http://www.news.va/fr/news/debut-des-reunions-du-pape-avec-le-conseil-des-car

 

le pape veut consulter dans un souci de collégialité

 

Le pape François a officiellement institué ce lundi (30 septembre 2013, NdCR.), par un Chirographe, le « Conseil des Cardinaux » chargé de le conseiller dans le gouvernement de l’Eglise et d’étudier un projet de révision de la Constitution apostolique Pastor Bonus de 1988, sur la curie romaine. Ce groupe coordonné par le cardinal hondurien Oscar Maradiaga, a été créé par le pape le 13 avril dernier. Il possède donc désormais un statut. Ce conseil se réunira, pour la première fois autour du Saint-Père les 1 - 2 et 3 octobre. Une rencontre qui suscite un grand intérêt et de nombreuses interrogations.
Le Vatican a déjà fait savoir qu’il s’agissait d’une première réunion consultative, la première d’une série, et que les participants s’en tiendront aux « critères de réserve quant aux contenus des consultations ». Le père Lombardi a également indiqué la semaine dernière que ce groupe avait été constitué pour offrir des conseils au Pape et non pour prendre des décisions ».

 

Source: http://www.news.va/fr/news/le-pape-veut-consulter-dans-un-souci-de-collegiali

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1 octobre 2013 2 01 /10 /octobre /2013 11:45

 

Economie - gauche et droite : une opposition factice pour des résultats identiques

Littéralement, «shutdown», en anglais signifie fermeture. Le terme désigne l'arrêt du fonctionnement de nombreuses administrations et services fédéraux aux États-Unis. Cette paralysie du gouvernement américain a officiellement démarré ce mardi 1er octobre, premier jour de l'année budgétaire, à 0H01 à Washington, soit 6H01 à Paris. 

 

Ce scénario n'est pas sans rappeler celui du mur budgétaire, évité de justesse fin 2012, début 2013. (1)

 

Suite à la création de la FED (en 1913), banque centrale américaine pratiquant le financement des services de l'Etat par la dette publique (emprunts à intérêts...), le Congrès (Parlement américain) fixe chaque année une limite d'emprunts que l'exécutif ne doit pas dépasser pour financer ses dépenses, c'est le «plafond de la dette». Aujourd'hui, la dette américiane atteindra le 17 octobre 2013 son plafond de l'année, fixé à 16.700 milliards de dollars. Mi-septembre, Barack Obama avait demandé une rallonge au Congrès. Les républicains ont refusé, sauf s'il renonçait à sa réforme sur la santé.

 

En 1995-96, un défaut de paiement budgétaire similaire s'était produit. Un accord avait finalement été trouvé entre Sénat et Chambre des représentants pour le financement du Pentagone. Quelque 700.000 fonctionnaires jugés «non essentiels» avaient été mis au chômage forcé, ou ont vu leurs salaires suspendus pendant plusieurs semaines. Ils ont été payés une fois l'accord sur le budget trouvé en janvier 1996. Malgré cette alerte, Bill Clinton fut réélu... (2)


Aujourd'hui, les États-Unis se retrouvent en défaut de paiement, une situation inédite qui risque de plonger à coup sûr la planète dans une nouvelle crise financière, certains disent pire que la crise de 2008, si le plafond de la dette n'est pas relevé par une autorisation du Congrès (c'est le chantage à la crise... Voir Attali en 2011 (à partir de 3:48) qui annonçait que si on ne voulait pas (du Nouvel Ordre Mondial), que "si on ne le faisait pas de façon volontaire, organisée, sereine", on l'aurait quand même mais "par la violence" et "le chaos" !...Video ci-dessous).

 

 

À la différence du «shutdown» budgétaire de 1995-96, un tel blocage ne s'est jamais produit dans l'histoire américaine. Congrès et Maison-Blanche ont toujours trouvé des compromis assortis d'endettement supplémentaire.

 

Les économistes qui alertaient récemment sur le fait que davantage de quantative easing ne résoudrait pas le problème (Olivier Delamarche, Peter Schiff, Myret Zaki), ont raison (mais ne vont pas assez loin dans l'analyse des mesures qui devraient être prises).


Vu l'énorme pourcentage d'employés du gouvernement fédéral, la région de Washington va être touchée de plein fouet. Des centaines de milliers de personnes seront mises au chômage.
Quelque 800.000 fonctionnaires fédéraux risquent d'être renvoyés chez eux ce matin. Faute de crédits, les administrations non essentielles fermeront leurs portes ou réduiront considérablement leur activité: service des impôts, bureau d'aide au logement, assistance alimentaire aux plus démunis, délivrance des passeports ou des ports d'armes, musées publics - et jusqu'au ramassage des ordures dans la capitale fédérale - pourraient s'interrompre. Les cours fédérales tiendraient sans doute quelques jours sur leur budget propre, alimenté par les amendes. Les magistrats continueraient toutefois à être payés, de même que les militaires, les agents de la CIA ou du FBI, les contrôleurs aériens et les gardiens de prison. (3)

 


Pour éviter la paralysie de l'Etat américain, Obama a lancé un dernier appel à l'adresse des parlementaires hier en fin d'après-midi, à quelques heures de l'échéance. «Le temps presse» a expliqué le président qui est intervenu devant les journalistes, en espérant un accord de dernière minute. «Une fermeture aurait immédiatement un impact très réel sur les gens. (...)  Une paralysie de l'État aurait des effets très concret sur l'économie...» a-t-il argumenté en excluant de céder à la demande de «rançon» émanant selon lui des républicains au Congrès. Il a cependant affirmé que «la réforme du système de santé serait menée à bien quoiqu'il arrive». (4)

 

Le Sénat, à majorité démocrate, a rejeté hier soir le projet de loi de la Chambre des représentants adopté ce week-end. L'année budgétaire, qui démarre le 1er octobre aux États-Unis, commence donc sans budget. Les 54 sénateurs démocrates, qui disposent de la majorité, ont voté contre un texte qui aurait permis de financer l'Etat fédéral à partir de ce matin 1er octobre, mais qui sapait la loi sur la santé de Barack Obama. (5)

 


Depuis les années 70, il y a eu une vingtaine de fermetures, toujours à l'initiative de l'opposition. (6) Selon Francetvinfo.fr, c'est la 17e fois depuis 1977 qu'un désaccord au Congrès paralyse l'Etat fédéral. Le dernier shutdown remonte à 1995-96, sous le mandat de Bill Clinton. Ce fut aussi le plus long. Du 14 au 19 novembre 1995 et du 16 décembre au 6 janvier 1996, 280 000 fonctionnaires ont été mis au chômage et 475 000 n'ont pas été payés. Le Congrès avait ensuite remboursé les jours de chômage technique. Le coût de ce dernier shutdown a été estimé à 1,4 milliard de dollars (environ 2 milliards aujourd'hui), explique Le Monde (article payant), qui précise que l'incident a permis à Bill Clinton d'être facilement réélu, quelques mois plus tard, à la présidence des Etats-Unis ! (7)

 

Et c'est grave ? Pas vraiment, répond 20 minutes.fr, à condition que la crise ne s'éternise pas. Selon Lewis Alexander, économiste chez Nomura, les «conséquences directes d'une fermeture de l’administration ne sont pas immenses». Si elle durait un mois, le tourisme, avec la fermeture des pacs nationaux, serait la principale victime. En général, la croissance ralentit puis rattrape le retard au trimestre suivant. En plein boum Internet, la crise de 1996 n'avait fait perdre qu'un point de croissance aux Etats-Unis, à 2,6%, avant un envol à 7,2% au suivant.


Républicains et démocrates se renvoient la balle et jouent à celui qui tiendra le plus longtemps sans bouger. L'enjeu, c'est la bataille de l'opinion. En général, un parti est toujours jugé davantage responsable de la crise que l'autre. Quand conserver ses positions deviendra intenable en vue des élections de mi-mandat de 2014, le perdant sera celui qui aura bougé en faisant des concessions afin de débloquer la situation. Peu importe si ces concessions sont bonnes (l'arrêt de l'endettement)  ou mauvaises (la poursuite de l'endettement). Pour l'instant, l'opinion est divisée: 46% estiment que la crise est de la faute d'Obama, et 46% des républicains. 


Ce qu'aucun media vous dira , c'est que les deux partis sont co-responsables de la dette abyssale des Etats-Unis depuis 1913. Et que le système démocratique des élections n'aident pas vraiment au règlement du problème, au contraire. À quelques mois des "mid-terms" (élections de mi-mandat), le parti républicain tente d'empêcher l'augmentation de la dette par tous les moyens. Cette intransigeance budgétaire conduit le pays dans la crise financière et économique, voire la faillite. La logique voudrait qu'on laisse le pays et donc les banques faire faillite, du moins que l'on ne rembourse plus les banques qui se sont gavées depuis 1913 et la création de la FED, que l'on supprime la pratique usurière du financement des services de l'Etat par la dette, et que l'on revienne à des politiques de finances publiques plus classiques et moins modernes ! Mais cela, aucun républicain ne l'a proposé à ma connaissance. Quoiqu'il en soit, l'entrée dans la période électorale va faire bouger les lignes chez les ennemis de la dette en créant inévitablement des divisions parmi eux. Si les partisans rationalistes du budget du Tea Party (appelons-les comme çà) ne plieront pas, il n'est pas impossible que certains républicains finissent par approuver la motion du Sénat démocrate. La dernière fois que les républicains ont bloqué la situation, cela leur a coûté les élections... (8)


 

Liste des services fermés ce matin (9) :

 

- DEFENSE : selon un mémorandum du numéro deux du Pentagone vendredi 28 septembre, plus de la moitié des 800.000 employés civils du Pentagone sont tocuhés. Même si les soldats pourraient être payés avec retard, les opérations militaires en cours continuent...

 

- ENVIRONNEMENT: 95% des employés de l’agence pour l’Environnement (EPA), sont interdits de travailler, « à l’exception d’un noyau d’individus qui restent en cas d’urgence », a expliqué sa directrice, Gina McCarthy.

 

- ADMINISTRATIONS : nombreux retards dans les administrations aux effectifs réduits: autorisations de mise sur le marché de médicaments, prêts publics aux petites et moyennes entreprises.


- PARCS ET MUSEES: la totalité des 368 parcs et musées nationaux ferment, dont les grands musées d’art et d’histoire et le zoo de Washington.


- VISAS, PASSEPORTS: lors de la dernière crise budgétaire, le traitement de plus de 500.000 demandes de visas et 200.000 demandes de passeports a été suspendu.

 

- EXEMPTIONS : la justice, la sécurité nationale et les services jugés essentiels à la sécurité et protection du pays seront épargnés.

 

Selon les économistes de Macroadvisers, une fermeture gouvernementale de deux semaines raboterait la croissance du produit intérieur brut du 4e trimestre de 0,3 point, mais l’économie se rattraperait au 1er trimestre 2014. Une fermeture de trois ou quatre semaines coûterait 1,4 point de croissance du PIB au 4e trimestre, Selon Mark Zandi, chef économiste de Moody’s.


La banque Goldman Sachs estime que le blocage budgétaire ferait perdre environ 8 milliards de dollars (6 milliards d'euros) à l'économie américaine chaque semaine si l'on se référait à l'exemple de 1995, quand il avait vraiment eu lieu, sous Bill Clinton.

 

 

Dette rothschild : pourquoi et comment la france est asservie par les banques ?

Aujourd'hui, la principale inquiétude de Wall Street et des banques "américaines" concerne la dette et le fait que le gouvernement pourrait arrêter de rembourser ses obligations qui arrivent à échéance lorsque la limite d'emprunt sera atteinte, ce qui est attendu le 17 octobre. (10) Affaire à suivre en addendums, NdCR.

 

 

 

Add. 2 octobre 2013 00h32. Quoi qu'ils fassent, les républicains sont piégés. S'ils tiennent bon (ce dont je doute mais on ne sait jamais) et refusent de voter un endettement supplémentaire, on les accusera de raideurs "idéologiques" (ce que fait déjà Obama qui les accuse de "croisade idéologique") et d'avoir plonger les Etats-Unis dans la faillite (ce qui est faux, c'est la dette abbyssale qui plonge le pays dans la crise) - ils devront alors proposer les vraies réformes (dont la suppression du financement des dépenses par la dette...) -, s'ils font marche arrière, on les accusera d'avoir cédé et d'avoir provoquer vainement une crise sans résultat. Dans les deux cas, le parti républicain a perdu, sauf s'il va jusqu'au bout des réformes...

 

Add. 2 octobre 2013 12h41. Comme par hasard au moment où l'on apprend qu'il y a eu cet été une hausse de 4,4% des défaillances d'entreprises en France, on nous dit que le ministre de l'économie Pierre Moscovici craint que le shutdown US "ne freine la reprise en cours"  (sic!). De qui se moque-t-on ? Nous vous avions prévenu qu'ils créraient eux-mêmes la crise en ne faisant rien pour la régler, en sachant qu'elle arriverait, et qu'ils accuseront ensuite ceux qui voulaient la stopper d'en être à l'origine !


Le ministre de l'Economie Pierre Moscovici craint que le shutdown ne "freine la reprise en cours" en France, a rapporté ce matin la porte-parole du gouvernement, Najat Vallaud-Belkacem. "Nous attendons des chiffres plus précis mais il semblerait en effet que chaque jour de blocage conduise à une perte financière importante pour le pays (les Etats-Unis) et donc des conséquences sur ses partenaires", a-t-elle déclaré lors du compte-rendu du Conseil des ministres.


Source: http://www.lefigaro.fr/flash-eco/2013/10/02/97002-20131002FILWWW00355-shutdown-us-moscovici-preoccupe.php

 

 

USA: pas de délai au-delà du 17 octobre

Portrait de Jacob Lew, 2013.Dans une lettre au Congrès mardi soir (1er octobre NdCR.), Jacob Lew, l'ancien cadre de Wall Street nommé le 10 janvier 2013 par Obama secrétaire américain au Trésor, presse une nouvelle fois les élus "d'agir immédiatement". Le Congrès n'aurait pas "de temps supplémentaire pour agir" et relever le plafond de la dette des Etats-Unis au-delà du 17 octobre.

 

Il explique qu'après ce jour "il nous restera 30 milliards de dollars de trésorerie pour honorer les engagements de notre pays", un montant qui pourrait être "bien en-dessous" de ce que peut parfois dépenser le Trésor en un seul jour, c'est-à-dire jusqu'à 60 milliards de dollars, écrit-il dans cette lettre.

 

Source: http://www.lefigaro.fr/flash-eco/2013/10/02/97002-20131002FILWWW00253-usa-pas-de-delai-au-dela-du-17-octobre.php

 

 

Lew fit de grands investissements dans les fonds spéculatifs gérés par le milliardaire John Paulson, avant 2008, lequel a aidé les banques à publier des hypothèques toxiques pendant le boom des subprimes, pariant dessus, utilisant sa connaissance d'initié, que ces hypothèques s'effondreraient dans la valeur. Ces activités ont été amplement documentées par le Sénat le Sous-comité Permanent d'Enquêtes et ont conduit au record d'un règlement de 550 millions de $ entre la Commission d'Échange de Titres et le partenaire dans le crime de Paulson, Goldman Sachs.

Le prédécesseur de Lew, Timothy Geithner, a joué un rôle principal dans le renflouement des banques, d'abord comme président de la Réserve fédérale de New York, ensuite comme ministre de l'Économie et des Finances d'Obama. Pendant son mandat de responsable de la Réserve fédérale de New York de 2003 à 2009, il a fit de son mieux pour dissimuler les pratiques qui menèrent à la faillite de 2008. Comme ministre de l'Économie et des Finances d'Obama, il surveilla le renflouement en déguisant la criminalité en cours des banques.

 

 

Add. 5 octobre 2013, 14h24. Obama aux républicains : ""Allez-y et votez. Arrêtez cette farce!"

 

 

Barack Obama a demandé aujourd'hui 5 octobre 2013 en termes vifs que les républicains arrêtent immédiatement de bloquer l'adoption du budget qui paralyse l'administration.

 

Dans son allocution radio-télévisée hebdomadaire, à l'adresse des élus républicains, il a déclaré : "Allez-y et votez. Arrêtez cette farce. Mettez fin maintenant au shutdown".

 

Source: http://www.lefigaro.fr/flash-eco/2013/10/05/97002-20131005FILWWW00297-obama-tacle-les-republicains.php

 

 

Add. 17 octobre 2013. Le Figaro.fr avec AFP Mis à jour le 17/10/2013 à 10:41. Le shutdown coûtera 24mds$

 

 

Après deux semaines de paralysie, la crise budgétaire aux Etats-Unis s'est provisoirement refermée mercredi soir (16 octobre NdCR.). Elle aura coûté plusieurs milliards de dollars au pays et affectera son leadership économique.

 

En vigueur depuis le 1er octobre, la fermeture de certains services publics et la mise au chômage partiel de centaines de milliers de fonctionnaires vont ôter 0,6 point de pourcentage à la croissance économique américaine au quatrième trimestre, a calculé mercredi l'agence Standard & Poor's.

Dans un communiqué, l'agence de notation Standard & Poor's a calculé hier que la mise au chômage partiel de centaines de milliers de fonctionnaires vont ôter 0,6 point de pourcentage à la croissance économique américaine au quatrième trimestre; La richesse produite aux Etats-Unis entre octobre et décembre aura été amputée de 24 milliards de dollars.

 

L'agence concurrente Moody's arrive à peu près aux mêmes conclusions. Selon ses estimations, la croissance américaine au dernier trimestre sera réduite de 0,5 point, ne causant qu'un dommage finalement "limité" aux Etats-Unis.

 

Les pertes liées à la paralysie budgétaire sont dans l'ensemble largement réversibles. La précédente paralysie budgétaire entre 1995 et 1996 en fournit l'illustration. L'Etat fédéral alors avait alors dû fermer pendant près d'un mois; la croissance en rythme annualisé avait été amputée de près d'un point, à 2,6%, entre le troisième trimestre de 1995 et le premier trimestre 1996. Mais elle était repartie très fortement en hausse (+7,2%) au deuxième trimestre.

 

La Fed a relevé hier "l'incertitude" qu'a fait peser la crise du Congrès sur les embauches à l'heure où le taux de chômage reste élevé (7,3% en août).

 

"Beaucoup de problèmes restent encore à régler", souligne Moody's. Un accord sur le budget à long terme doit être trouvé d'ici à la mi-décembre.

 

Au-delà de son coût économique, cette nouvelle crise budgétaire a eu un impact, moins quantifiable, sur le leadership économique américain.

 

 

Source: http://www.lefigaro.fr/flash-eco/2013/10/17/97002-20131017FILWWW00362-le-shutdown-coutera-24mds.php

 

Sources:

 

(1) http://www.francetvinfo.fr/monde/ameriques/shutdown-budget-americain/etats-unis-dernieres-tractations-pour-eviter-une-paralysie-budgetaire_423941.html

(2) http://www.lefigaro.fr/conjoncture/2013/10/01/20002-20131001ARTFIG00248-etats-unis-le-shutdown-en-six-questions.php

(3) http://www.lefigaro.fr/international/2013/09/29/01003-20130929ARTFIG00139-l-etat-americain-au-bord-de-la-paralysie-budgetaire.php

(4) http://www.lefigaro.fr/international/2013/09/30/01003-20130930ARTFIG00635-l-amerique-exasperee-par-les-blocages-de-washington.php

(5) http://www.lefigaro.fr/flash-eco/2013/09/30/97002-20130930FILWWW00582-le-senat-americain-rejette-le-budget.php

(6) http://www.20minutes.fr/monde/1230043-20131001-etats-unis-government-shutdown-grave 

(7) http://www.francetvinfo.fr/monde/ameriques/shutdown-budget-americain/etats-unis-le-congres-americain-rejette-le-budget-et-paralyse-une-partie-de-l-administration-federale_424343.html

(8) http://www.latribune.fr/opinions/20130930trib000788012/etats-unis-les-republicains-ont-tout-a-perdre-en-cas-de-shutdown.html

(9) http://www.lesechos.fr/economie-politique/monde/actu/0203038094564-etats-unis-la-liste-des-services-fermes-victimes-du-shutdown-611927.php

(10) http://www.lemonde.fr/economie/article/2013/09/30/pour-la-presse-anglo-saxonne-le-shutdown-est-ineluctable_3486980_3234.html

 

 

 

. Traité transatlantique : le shutdown aux Etats-Unis nous offre deux ans de répit (5 octobre 2013)

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30 septembre 2013 1 30 /09 /septembre /2013 22:47

Le 27 avril prochain, le pape polonais Jean Paul II et le pape italien Jean XXIII seront canonisés lors d'une célébration unique au Vatican, en la fête de la Divine Miséricorde. Le pape François l'a annoncé ce lundi matin (30 septembre 2013 NdCR.) lors d'un consistoire ordinaire public. Devant les cardinaux, le Pape a confirmé que ces deux figures importantes de l'Eglise catholique, Karol Wojtyla et Angelo Giuseppe Roncalli, papes respectivement entre 1978 et 2005 et entre 1958 et 1963, seront déclarés saints.


Des procédures inédites de canonisation
Jean Paul II sera ainsi canonisé en un temps record, neuf ans seulement après sa mort, notamment parce que Benoît XVI avait choisi de ne pas tenir compte du délai obligatoire de cinq ans pour ouvrir la cause de béatification et de canonisation de son prédécesseur. Quant à Jean XXIII, il sera canonisé sans qu’un miracle n’ait été attribué à son intercession. Cette procédure simplifiée à laquelle le pape François a eu recours est rarissime dans l’histoire récente.
Cette canonisation a suscité la joie du cardinal Paul Poupard, président émérite du Conseil Pontifical pour la culture. Au cours de ses nombreuses années passées à la Curie, le cardinal français a en effet été le collaborateur des deux futurs saints.

La canonisation aura lieu place Saint-Pierre, elle devrait attirer des centaines de milliers de personnes du monde entier, en particulier de très nombreux polonais. Au delà des figures très populaires de Jean Paul II et de Jean XXII, cet évènement témoigne de la place qu'ont les papes dans l'Église et auprès des fidèles au cours de ce dernier siècle, comme l'explique l'historien Christophe Dickès, auteur du "Dictionnaire du Vatican et du Saint-Siège" aux éditions Robert Laffont.

 

Source: http://www.news.va/fr/news/jean-paul-ii-et-jean-xxiii-canonises-le-27-avril-2

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29 septembre 2013 7 29 /09 /septembre /2013 18:09

La Syrie, berceau du christianisme est en danger. Les sanctuaires chrétiens, les églises sont profanés, des objets d'art et des icônes de renommée mondiale ont été volées ou détruites. On attend les réactions de Fabius...

 

Voix de la Russie 18h11. Syrie : les militants ont détruit l’ancien sanctuaire chrétien

 

 

Syrie : les militants ont détruit l’ancien sanctuaire chrétien

Les militants ont détruit l'ancienne église chrétienne de Saints-Serge -et-Saint-Bacchus dans Maaloula, ses icônes de renommée mondiale étaient volées ou détruites.

 

 

Cet ancien bâtiment sacré au Moyen-Orient a été construit au début du IV siècle en l'honneur des chrétiens qui ont été exécutés pour leur foi. Récemment, il y avait un couvent, mais avec l'arrivée des militants du groupe terroriste Front al-Nusra le mois dernier, les nonnes ont pris refuge dans le monastère de Sainte Thècle, où elles se cachent avec 40 enfants orphelins des militants. Il est impossible à approcher de ce monastère en raison d’échange de tirs des snipers acharné, qui n'épargnent pas même les journalistes.

 

Source: http://french.ruvr.ru/news/2013_09_29/Syrie-les-militants-ont-detruit-l-ancien-sanctuaire-chretien-0947/

 

Un site internet en anglais "icom.museum" a lancé, à une date non-précisée, une alerte au sujet de possibles vols d'icônes et de pièces d'art ancien de Syrie :

 

 

"EMERGENCY RED LIST of syrian cultural objects at risk (LISTE ROUGE d'objets culturels syriens en danger)

 

 

IMPORTANT NOTE:

A Red List is NOT a list of actual stolen objects. The cultural goods depicted are of inventoried objects within the collections of recognised


institutions. They serve to illustrate the categories of cultural goods protected by legislation and most vulnerable to illicit traffic

 

 

Traduction : La liste Rouge n'est pas une liste d'objets volés réels. Les marchandises culturelles dépeintes ont d'objets en inventaire dans les collections d'institutions reconnues. Ils servent à illustrer les catégories de marchandises culturelles protégées selon la législation et les plus vulnérables au trafic illicite.

 


si vous suspectez qu'un objet originaire de Syrie a pu être volé, même pour une partie,  et illégalement exporté, merci de contacter :


Directorate-General of Antiquities and Museums
(DGAM)
Rue Qasr el-Heir - Damascus - Syria
Tel: +963 11 22 54 811
Tel/Fax: +963 11 22 52 342
E-mail: dgam@dgam.gov.sy 

 

 

International Council of Museums

(ICOM)

22, rue de Palestro - 75002 Paris - France

Tel: +33 1 47 34 05 00

Fax: +33 1 43 06 78 62

E-mail: illicit-traffic@icom.museum

 

Source en anglais (fichier Pdf) et images des pièces d'art : http://icom.museum/fileadmin/user_upload/images/Redlists/Syria/ERL_SYRIE_EN.pdf

 

(Merci à B. pour l'info)

 

 

Le trafic semble avoir déjà commencé: de nombreuses pièces ont deja quitté la Syrie

 

Irina Bokova, directrice générale de l'Unesco, a réuni, jeudi 29 août après-midi, au siège parisien de l'organisation onusienne, les experts mondiaux du patrimoine et du trafic d'œuvres d'art, Interpol et les douanes. Avec un objectif : faire le point sur les dégâts subis par le patrimoine culturel syrien dont six sites avaient été inscrits sur la liste du patrimoine mondial en péril, en juin – les vieux quartiers d'Alep, Damas, Bosra, Palmyre, le Krak des chevaliers, les villes mortes du Nord. "La protection du patrimoine est indissociable de la protection des populations, car le patrimoine véhicule les valeurs et les identités d'un peuple. Lors de la reconstruction, quand la paix revient, le patrimoine joue un rôle fondamental", a d'emblée rappelé Mme Bokova en exhortant à l'arrêt des destructions et des pillages.

 

Source: Le Monde 30.08.2103  http://www.lemonde.fr/culture/article/2013/08/30/en-syrie-un-patrimoine-culturel-devaste_3468860_3246.html

 

 

Maaloula, berceau menacé du christianisme syrien

 

Mercredi 4 septembre, la région de Damas fut le théâtre d'une nouvelle intimidation des rebelles islamistes de Syrie envers la communauté chrétienne : lors d'une nouvelle attaque, des djihadistes et des rebelles ont pris d'assaut une entrée du village de Maaloula, située à 55 km au nord de la capitale. Les combats auraient fait dix-sept morts et plus d'une centaine de blessés, parmi les rebelles, et des dizaines de morts et de blessés dans les rangs des forces gouvernementales, selon l'Observatoire syrien des droits de l'Homme (OSDH), une ONG qui s'appuie sur un large réseau de militants et de médecins à travers le pays.

 

L'attaque est survenue seulement quelques jours avant la fête de l'Éxaltation de la Croix, célébrée le 14 septembre. Ce village chrétien est l'un des rares lieux au monde où la langue du Christ, l'araméen, est encore parlée. Il doit, par ailleurs, sa renommée à ses refuges troglodytiques datant des premiers siècles de notre ère ; c'est d'ailleurs dans ces grottes que les premières messes ont été célébrées alors que les chrétiens étaient persécutés. Village de 5 000 âmes, la majorité de ses habitants chrétiens sont grecs catholiques. Cette attaque est une intimidation de taille, pour les 5 à 10 % de chrétiens recensés en Syrie : liés au régime du clan Al-Assad, ils sont, depuis le début du conflit, une minorité dont le sort inquiète.

Les premiers combats avaient débuté 4 septembre par une attaque-suicide attribuée au front Al-Nosra, contre une position de l'armée régulière à l'une des entrées du bourg. Ce front Al-Nosra, qui en appelle a un état islamique, était encore inconnu au début de la rébellion, au début 2011. Cette attaque a été authentifiée grâce à une vidéo postée en ligne par les rebelles. Sur ces images, apparaissent des insurgés parlant dans des talkies-walkies alors que le caméraman clame : « Dieu est le plus grand. Libération du barrage de Maaloula », aux côtés de plusieurs corps gisant sur le sol et également filmés.


Des vestiges antiques et sacrés

 

Le village est aussi un lieu spirituel et de pèlerinage important : il abrite notamment un monastère grec orthodoxe de Mar Takla construit autour de la grotte et du tombeau de sainte Thècle (fêtée le 24 septembre). Les chrétiens, une minorité en Syrie, avaient déjà été visés le 15 août dernier, jour de l'Assomption, une fête particulièrement célébrée par les communautés chrétiennes d'Orient. L'attaque des rebelles venus d'un village sunnite voisin avait visé le barrage d'un village chrétien du Wadi al Nasara (la « vallée des chrétiens »).

 

Onze personnes avaient été tuées au cours des attaques de rebelles contre les villages alaouites du littoral. Récemment, la tension est montée entre Al-Nosra et la rébellion dite modérée de l’Armée syrienne libre (ASL), en raison des multiplications des exactions des jihadistes. Rami Abdel Rahmane, le directeur de l'OSDH, s'est confié à l'AFP : « Les troupes du régime sont entrées dans Maaloula mais les rebelles y ont envoyé des renforts et ont pu prendre le contrôle de tout le village après de violents combats dans la nuit. Les soldats se sont ensuite repliés aux confins de la localité. »

 

Frédéric Pichon, un historien spécialiste de la Syrie et du Moyen-Orient, a publié en 2010 une thèse sur le site de Maaloula, où il a lui-même vécu, intitulée :  Maaloula (XIXe-XXIe siècles). Du vieux avec du neuf. Le chercheur s'y est intéressé d'abord par conviction politique, comme il le souligne dans sa thèse : « Mon premier séjour à Maaloula date de mars 2002. À Beyrouth où je résidais dans le cadre d'un contrat de coopération civile, un ami chrétien m'avait un jour montré un vieux numéro de l'Orient-Express qui présentait le village comme le dernier refuge des valeurs et traditions “montagnardes” et, fait extraordinaire, le dernier lieu au monde où était encore parlé un dialecte araméen présenté comme la “langue du Christ”. Travaillant dans un milieu chrétien et sensible aux problématiques du christianisme oriental, vivement intéressé par la Syrie voisine, à une époque où le pays exerçait encore une tutelle politique sur le Liban, c'est en tant que curieux que Maaloula m'a attiré de prime abord. De nombreux séjours dans ledit village, à titre de visiteur, voire de touriste, une bonne connaissance de l'arabe dialectal et mon statut d'homme marié père de famille m'ont permis, jusqu'en 2004, d'y recueillir de nombreuses impressions, d'y nouer des amitiés solides et d'être assez vite introduit au sein des institutions ecclésiastiques, notamment catholiques. À ce stade, ma connaissance de Maaloula précéda tout projet universitaire et c'est avec les yeux d'un Occidental ordinaire que l'identité maaloulienne se présenta d'abord à moi. » C'est ainsi que Frédéric Pichon débuta sa thèse sur Maaloula, même si au départ son « directeur de recherche était plutôt sceptique », note-t-il.


Un dialecte tombé en désuétude

 

Ce qu'il découvre d'abord, c'est que la langue araméenne qui fait la renommée du village n'y est pas vraiment utilisée : « Les chrétiens de Maaloula appartiennent tous, qu'ils soient catholiques (melkites ou grecs catholiques) ou orthodoxes (ou grecs orthodoxes), à la tradition byzantine, c'est-à-dire à une tradition chrétienne qui utilise depuis longtemps l'arabe – et non plus le syriaque – dans sa liturgie. »

 

De même, il ajoute que d'un « point de vue onomastique, aucune trace de la langue araméenne ne subsiste ni dans les patronymes, ni même dans les prénoms des habitants du village. On m'avait vendu l'araméen, la langue du Christ mais il ne se parle presque plus : tout au plus l'entend-on au hasard des conversations dans les ruelles étroites du pittoresque village. L'exode rural, l'instruction publique et les profondes transformations sociales ont fait tomber en désuétude un dialecte qui, aux yeux des habitants eux-mêmes, n'avait plus guère d'intérêt depuis longtemps. »

 

Enfin, selon Frédérique Pichon, les chrétiens de Maaloula ne sont pas les seuls à parler l'araméen. Selon lui, dans cette même chaîne du Qalamoun, certains villages voisins, tous musulmans, parlaient encore ce dialecte au début du XIXe siècle, et « il s'est maintenu de façon même plus tenace dans deux localités voisines où l'islam constitue la religion exclusive des habitants », précise-t-il.

 

Source: http://webcache.googleusercontent.com/search?q=cache:thGV-ZcvVP0J:www.lemondedesreligions.fr/actualite/maaloula-berceau-menace-du-christianisme-syrien-20-09-2013-3391_118.php+&cd=2&hl=fr&ct=clnk

 

La Syrie constitue le berceau du christianisme primitif avec Jérusalem.

 

Les chrétiens furent un élément important de la société syrienne à partir du second siècle. Si de multiples textes témoignent des progrès de la christianisation dès le début de notre ère en Syrie, les témoignages archéologiques ne remontent guère qu'à l'aube du IV° siècle. En effet, au début, il est impossible de distinguer, au vu de la seule extériorisation matérielle, les chrétiens des non-chrétiens, alors que les juifs laissent davantage de traces identifiables. C'est à Jérusalem que se crée la première communauté chrétienne. C'est à Antioche (de nos jours en Turquie) que le nom de "chrétiens" est donné pour la première fois aux disciples de Jésus. Ce sont les villes de Syrie qui abritent les premières communautés hors de Jérusalem: Césarée, Antioche, Damas...

 

Source: http://terres.bibliques.pagesperso-orange.fr/syrie_tb/syrie.htm


 

. Maaloula - Désinformation du "Monde" : L’Agence Fides répond à des allégations scandaleuses parues dans un blogue du quotidien "Le Monde"

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29 septembre 2013 7 29 /09 /septembre /2013 17:42

 

Des policiers rejoignent la résistance : il s'insurgent contre le racket organisé de l'État !

 

Les policiers saboteurs de radars convoqués en conseil de discipline

 

Deux policiers saboteurs de radars doivent passer en conseil de discipline mercredi 2 octobre. L’administration a demandé leur révocation.

 

 

 


 

 

 

"Une prime de rentabilité a été créée pour les fonctionnaires qui ont un bon rendement : ils touchent la prime", apprend-on de la part des policiers saboteurs dans la video.

 

Source: http://www.20minutes.fr/societe/1228813-20130927-policiers-saboteurs-radars-convoques-conseil-discipline via https://www.facebook.com/PrintempsFrancaispourTous/posts/362381910561772

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29 septembre 2013 7 29 /09 /septembre /2013 17:03
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29 septembre 2013 7 29 /09 /septembre /2013 16:39

Pendant que la république socialiste démolit les églises en France, la Russie reconstruit ses monuments sacrés démolis sous le Communisme.

 

Rosja odbudowuje zabytki sakralneLA RUSSIE RECONSTRUIT SES MONUMENTS SACRÉS

 

ROSJA ODBUDOWUJE ZABYTKI SAKRALNE

 

Data publikacji: 2013-09-28 07:00

 

Data aktualizacji: 2013-09-26 14:23:00

 

DATE 28-09-2013

 

 

Read more: http://www.pch24.pl/rosja-odbudowuje-zabytki-sakralne,17998,i.html#ixzz2gHggGQvU

 

 

 

TRADUCTION

 

 

À Moscou a lieu le premier congrès des conservateurs des monuments, organisé à l’initiative du Ministère Russe de la Culture. Il est essentiellement consacré à la restauration des monuments religieux.

 

Malgré les efforts importants consentis par l’Etat et les Eglises Orthodoxes Russes depuis 20 ans à la reconstruction des monuments détruits par les Bolcheviks, il y en a tant que leur reconstruction pourrait prendre 100 ans.

 

Les Ministères de la Culture et du Développement Régional de la Fédération de Russie a cité les nombreux monuments dont la reconstruction est actuellement en cours grâce à l’aide de l’Etat Russe.

 

 

Parmi eux nous trouvons :

 

. le Monastère des Iles Solovetski (Voir : http://fr.cyclopaedia.net/wiki/Iles-Solovetski) autrefois centre religieux de l’âme orthodoxe, devenu goulag sous les bolcheviques ;

 

 

. le Monastère de la Nouvelle Jérusalem à Lavrov

 (http://fr.wikipedia.org/wiki/Monast%C3%A8re_de_la_Nouvelle_J%C3%A9rusalem)

 

 

La Cathédrale Basile-le-Bienheureux le 11 juillet 2011.. l’Eglise de Saint Bazille le Bienheureux à Moscou (http://fr.wikipedia.org/wiki/Cath%C3%A9drale_Saint-Basile-le-Bienheureux_de_Moscou

 

 

 

 

 

 

Temple / Eglise / Tombe

. la Cathédrale Navale Saint Nicolas (Kronstadt à Saint Petersbourg) ( http://www.holidaycheck.fr/city-Photos_Kronstadt-ch_ub-oid_45965.html) ;

 

 

 

. le Monastère de Dalmatov ( Voir : https://docs.google.com/presentation/d/14Df-d9S2Mr5x5WoYd2UnOwmZmu72xYKD2Axtws-zCj4/edit?pli=1#slide=id.i201);

 

ainsi que de multiples Eglises consacrées à Saint Serge de Radonege dont le le 700e anniversaire de la naissance doit avoir lieu l’an prochain (http://fr.wikipedia.org/wiki/Serge_de_Radon%C3%A8ge)

 

 

 

 

D’innombrables monuments religieux qui, durant le communisme, furent destitués de leurs fonctions sacrées sont aujourd’hui rendus au culte. Récemment c’est la Cathedrale Navale – Kronstadt qui s’est vue consacrée à nouveau et le projet existe d’une réouverture du monastère des Iles Solovetski sitôt que le programme de restauration sera terminé.

 

 

 

Les représentants de l’Etat de Russie et de l’Eglise Orthodoxe Russe rassemblés lors de ce congrès des conservateurs du patrimoine ont, d’une seule voix, insisté sur l’importance des monuments religieux chrétiens pour l’avenir du peuple russe et donc de la nécessité de leur reconstruction.

 

 

Merci à Truth pour la traduction

 

 

. Forum Valdaï : Poutine oppose "la foi en Dieu ou en Satan"

. La Russie est devenue une grande puissance grâce à la religion chrétienne (Poutine, le 25 juillet 2013)

. 1025e anniversaire de la christianisation de la Russie (25 juillet 2013)

. La renaissance de l'Eglise orthodoxe russe

. Dmitri Medvedev qualifie de miracle la renaissance de l'Eglise orthodoxe (5 novembre 2011)

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29 septembre 2013 7 29 /09 /septembre /2013 16:33

Article mis à jour le 28 août 2015.

Manuel Valls, François Hollande et le nouvel ordre mondial

Nouvelle petite video sur les frères la truelle... et leur "Nouvel ordre mondial"

 

 

Suite à la suppression de la video, voici une autre video du passage de François Hollande nouvel-ordre mondialiste lors de l'Université d'été 2008 du Parti Socialiste (PS):

Alors jamais la nécessité d'un Nouvel Ordre international n'a paru aussi nécessaire autour de trois principes, que nous portons depuis des années, les socialistes, mais pas simplement les socialistes, tous ceux qui ont une conception multilatérale de l'organisation du monde et universelle.

François Hollande, Extrait du Discours à l'Université d'été 2008 du Parti Socialiste (PS)

Voyez maintenant comment François Hollande, grillé par un téléspectateur sur cette déclaration s'en sort :

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29 septembre 2013 7 29 /09 /septembre /2013 14:58

Un article de Pascal Cambon publié sur Vexilla-Galliae indique où va aller (notamment) l'augmentation des impôts décidée dans le budget 2014, mercredi 25 septembre 2014 . Le projet de réforme pénale de Christiane Taubira prévoit que les détenus auront droit au RSA et autres prestations sociales, qu’ils pourront s’inscrire sur la liste des demandeurs de logement social et donc pouvoir en obtenir un dès leur sortie. Dans le même temps, les honnêtes citoyens s'acquitteront eux de leur foncière..., et peut-être d'une nouvelle taxe à l'étude, la taxe des propriétaires sur les revenus fictifs des loyers (!) : une révision des valeurs locatives qui pourraient augmenter les impôts locaux de 300 à 500% !


29 septembre 2013 | par Pascal Cambon

 

Vive la Sociale !

Si on en croit les divers traités de doctrine fiscale, l’impôt est un prélèvement financier obligatoire, exigé des particuliers, en fonction de leurs capacités contributives, par la puissance, autoritairement, d’après une procédure et des règles fixes, à titre définitif, et sans contrepartie immédiate, en vue de la couverture des charges publiques, et de la poursuite de politiques économique et sociale.

Payer l’impôt ne devrait pas être un problème. Ce n’est certes pas agréable, mais dès lors que la part prélevée par l’État est raisonnable on n’est guère tenté par l’expatriation ou la fraude. Seulement voilà, la république est un régime imbécile qui comme disait Clémenceau a fait de la France « un pays extrêmement fertile : on y plante des fonctionnaires et il y pousse des impôts ». Sous couvert d’égalité et de je ne sais quelles autres billevesées, la république ne cesse d’agrandir le champ d’intervention de l’État. De fait, elle a transformé l’aide sociale en une sorte de Moloch de l’assistanat à l’appétit sans cesse grandissant.

La mandature Hollande a réussi à faire grandir la grogne fiscale dans tous les esprits, et les couacs à répétition n’arrangent rien. Les Français vont donc devoir payer encore et toujours plus afin de tenter de réduire les dettes qui s’accumulent (et des dettes qui augmentent sans croisssance ! NdCR.). Et comme si cela ne suffisait pas, le projet de de réforme pénale de Christiane Taubira enfonce le clou. En effet, dans son article 12 elle prévoit que « participent à l’exécution du service public pénitentiaire et aux interventions nécessaires auprès des personnes placées sous main de justice, d’une part  les autres services de l’État et des collectivités territoriales, notamment en garantissant l’accès effectifs des personnes condamnées aux droits sociaux de nature à faciliter leur insertion et, d’autre part, les associations et les personnes publiques ou privées ».    

Plus clairement, amis contribuables, cela veut dire que les départements et communes vont devoir y aller de leur écot puisque les détenus auront droit au RSA et autres prestations sociales, qu’ils pourront s’inscrire sur la liste des demandeurs de logement social et donc pouvoir en obtenir un dès leur sortie. Inutile de vous préciser que les impôts locaux risquent de connaître une hausse certaine, et que l’accès au logement social risque d’être tendu pour les familles, si d’aventure le texte est adopté et non retoqué par le Conseil Constitutionnel.

Si la hausse de la délinquance, patente depuis plusieurs années, montre que la république n'est plus en mesure d'assurer la sécurité des Français, avec ce texte elle proclame clairement que les honnêtes gens ne figurent pas dans la liste de ses préoccupations premières. Après tout, il faut bien câliner sa clientèle. Compte tenu du nombre d'incarcérés actuels (65000), si seuls les Français dits "de souche" devaient goûter aux joies de la prison, il resterait environ 40000 places de libres. Ainsi, vous ne pourrez plus dire que vous ne savez pas où va l'argent prélevé par la république. 

Pascal Cambon

 

Source: http://www.vexilla-galliae.fr/actualites/politique/477-vive-la-sociale  

 

 

. Les ménages paieront plus d'impôts en 2014 qu'en 2013: Nicolas Doze décrypte les mensonges de François Hollande lors de son interview du 15 septembre 2013

. Pas de "baisse de la dépense publique" : Moscovici ment (Christian Saint-Etienne)

. Sommes-nous condamnés à finir tous SDF ? Impôts locaux : la révision des valeurs locatives va augmenter vos taxes de 300 à 500%

. François Hollande augmente la dette sans croissance. Cherchez l'erreur !

. "Liberté & égalité" : Depuis la crise de 2008, les écarts de richesse continuent de se creuser (INSEE)

. Impôts : 10 milliards de hausse des prélèvements obligatoires en 2014, on est loin de la pause promise fin 2012

. Pierre Moscovici «très sensible au ras-le-bol fiscal»

. Hausse d'impôts en 2014 : Moscovici contredit Hollande

. Nouvelle hausse des impôts en 2014 : Moscovici confirme

. Le fiasco budgétaire de François Hollande : les impôts augmentent, le déficit aussi...

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29 septembre 2013 7 29 /09 /septembre /2013 13:03

 

F. Hollande aurait-il lui aussi un compte en Suisse ?

 

Situation grave, allocution de François HOLLANDE, Jeudi 3 mars 2013 fin de matinée.

 

[...] Il (le président) dit précisément :

 

« J’ai appris hier avec stupéfaction et colère les aveux de Jérome CAHUZAC devant ses juges, il a trompé les plus hautes autorités du pays, le chef de l’Etat etc. »

[...] [P]ourquoi donc ne pas imaginer que François HOLLANDE accuse finalement Jérome CAHUZAC non pas de détenir des avoirs à l’étranger, mais d’avoir failli à sa promesse de ne jamais avouer sa culpabilité ?

 

[...] lors de son allocution, François Hollande annonce qu’il a été amené à prendre trois décisions… Dans la précipitation vraisemblablement, vu les délais :

 

-1- « Renforcer l’indépendance de la justice »

 

Nous apprenons donc ce jeudi 3 mars 2013 que la justice n’était finalement pas aussi indépendante que le martelait François HOLLANDE ou autres Christiane TAUBIRA…

 

Effectivement, si l’on se rappelle du débarquement par Christiane TAUBIRA en personne et pas plus tard que le 18 mars 2013, du juge BERTELLA-GEFROY qui était en charge de l’affaire AUBRY, pardon, du dossier de l’amiante, il y a peut-être deux-trois choses à revoir…

 

-2- « Lutter de manière impitoyable contre les conflits entre les intérêts publics et les intérêts privés et assurer la publication et le contrôle sur les patrimoines des ministres et tous les parlementaires »

 

[...] Peut-être évoquait-il Cécile DUFLOT, ministre l’Egalité des Territoires et du Logement, toujours gérante d’une SCI au capital 1,4 millions d’euros ? (Source BODACC : http://www.bodacc.fr/annonce/detail/BXB11329003897R )

 

Peut-être évoquait-il Fleur PELLERIN, ministre déléguée chargée des PME, de l’innovation et de l’Economie numérique, qui avait juré fin décembre 2012 avoir démissionné du conseil d’administration de la société LA CHAINE PARLEMENTAIRE – SENAT auprès de Europe1-LE LAB (Source : http://lelab.europe1.fr/t/etude-de-cas-fleur-pellerin-et-la-boule-puante-de-noel-6700 ) alors que la publication au Bulletin Officiel des annonces civiles et commerciales de la sortie de Fleur PELLERIN du conseil d’administration de cette société est précisément daté du 3 avril 2013 (Source BODACC : http://www.bodacc.fr/annonce/detail/BXB13085001145K )

 

Peut-être évoquait-il Laurent FABIUS, ministre des affaires étrangères, qui serait impliqué dans pas moins de 8 sociétés sur la région de Rouen, comme gérant, président du conseil d’administration ou autre directeur général… (Quevilly Habitat, SCI SENA, PIASA etc.) (Sources BODACC : http://www.bodacc.fr/annonce/liste Taper Laurent FABIUS dans le champs « Mots Clés »)

 

Peut-être évoquait-il ce fameux Pierre Moscovici, Bah tiens ! : Pas moins que ministre de l’économie et des finances ET , toujours d’après le Bulletin Officiel des annonces civiles et commerciales, PRESIDENT DIRECTEUR GENERAL d’une société d’économie mixte au capital de 7 millions d’euros (Source BODACC, aucune nouvelle publication depuis le 20 septembre 2011 : http://www.bodacc.fr/annonce/detail/BXA11257000652K )

 

« assurer la publication et le contrôle sur les patrimoines des ministres et tous les parlementaires »

 

Le patrimoine de François HOLLANDE est publié au Journal Officiel. Sur ce point, François HOLLANDE est clean, petite obligation légale…

 

Source : http://www.legifrance.gouv.fr/affichTexte.do?cidTexte=JORFTEXT000025844022)

 

Mais lorsque le président parle de « contrôle »… Au vu des dernières révélations dévastatrices, tout nous pousse, peut-être par excès de suspicion et de paranoïa aiguë probablement, à douter de la déclaration de François HOLLANDE.

 

Aucune acquisition immobilière depuis 2000.

Mensualité des crédits en cours pour seulement 1.536,15 euros.

Aucune valeur mobilière (actions), aucun placement, aucune œuvre d’art, aucune épargne.

 

Et ce monsieur déclare ne détenir finalement qu’une pauvre assurance-vie de 3.550 euros, divers meubles accumulés tout au long de sa vie pour seulement 15.000 euros et 3 misérables comptes courants de 4.960 euros 508 euros et 2.790 euros pour un niveau de ressources de plus de 20.000 euros mensuels, composés de (en arrondis) 7.000 euros de revenus, 6.000 euros de participations aux frais et de 9.000 euros de participation pour la rémunération des collaborateurs, sans compter les abonnements illimités SNCF, Taxi, Mobile, logement de fonction etc.

 

Alors de « trois » choses l’une, pour de tels niveaux de ressources et si peu de patrimoine financier déclarés,

 

soit nous devons imaginer l’existence de placement à l’étranger,

soit Monsieur HOLLANDE est un dépensier hors pair, bling bling bling,

soit ce dernier organise au fil de l’eau sa succession avec ses enfants dans le but de s’exonérer de l’impôt sur les succession, de manière légale ou illégale, selon les donations,

 

mais quoi qu’il en soit, nous sommes sur le terrain moral, au vu des discours prononcés, pas sur le plan légal.

 

-3- « Les élus condamnés pénalement pour fraude fiscale ou pour corruption seront interdits de tout mandat public »

 

Sur ce dernier point, François HOLLANDE n’a pas du prendre conscience de la portée d’une telle mesure qui, non seulement signe de fait la dissolution de l’Assemblée Nationale au regard du nombre de repris de justice qui y siègent.

 

Mais surtout, cette annonce a signé de fait le débarquement de son Premier Ministre, condamné en correctionnelle pour délit de favoritisme. Même s’il y a prescription et réhabilitation, il est question aujourd’hui de moralité et pas de juridique. (NdCR. Rappelez-vous le « Moi président de la République, il y aura un code de déontologie pour les ministres ». C'était François Hollande, le 2 mai 2012, lors du ébat télévisé de l'entre deux-tours!...)

 

François HOLLANDE se défend vouloir être celui par qui la République irréprochable passera, alors il se doit :

 

De justifier de la destination de ses ressources, justifiant un niveau de patrimoine financier aussi faible.

 

De clarifier la situation d’un certain nombre de ses ministres dans sa lutte impitoyable contre les intérêts publics et les intérêts privés.

 

De clarifier le cas CAHUZAC au regard des soutiens illégaux, illégitimes ou immoraux dont ce dernier aurait pu bénéficier.

 

De clarifier le cas AYRAULT, condamné pour des faits de corruption, bien que les faits sont dits « prescrits » et l’homme dit, « réhabilité », François HOLLANDE a bien précisé la notion de moralité.

 

De clarifier sa situation au regard d’une éventuelle dissolution de l’Assemblée Nationale, ou du moins exiger la destitution de tous les députés socialistes repris de justice.

 

 

Source: http://unionrepublicaine.fr/francois-hollande-aurait-il-lui-aussi-un-compte-en-suisse-ou-ailleurs/ via https://fr-fr.facebook.com/Hollandouille1er/posts/602021743174986

 

 

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29 septembre 2013 7 29 /09 /septembre /2013 11:39

La Suisse se prépare à une attaque militaire de la France "surendettée", "en complète déroute financière" ! «Saônia», Etat ruiné situé dans l’actuel Jura français, accuse la Suisse d’être responsable de son déclin.

 

Dans l'exercice 2013 des brigades blindées de Suisse romande, qui s'est déroulé du 26 au 28 août, l'armée suisse a imaginé une attaque de la France contre la Confédération, révèle le journal Le Matin Dimanche.(1)


Concrètement, selon le scenario retenu, l'armée a imaginé que la république dite "française", en complète déroute financière, s'est désintégrée en plusieurs entités régionales, sous l'effet de la crise, et l'une d'elle, baptisée «la Saônia» a décidé d'attaquer la Suisse, forcée ainsi de se défendre.



Trois points de passage


L'exercice appelé "Duplex-Barbara" est fondé sur une invasion de la «Saônia», le territoire du Jura français, à partir de trois points de passage, proches de Neuchâtel, Lausanne et Genève (Carte ci-contre que le journal a pu consulter).


Une organisation paramilitaire proche du gouvernement de la Saônia, et appelée BLD (Brigade Libre de Dijon) veut «venir chercher l'argent que la Suisse a volé à Saônia», selon l'exercice militaire et organise des attentats en Suisse.

 

En 2012, l'exercice militaire suisse, appelé «Stabilo Due», prévoyait la chute de l'euro, entraînant un chaos social en Europe et un afflux de réfugiés en Suisse. (2)

 

Dimanche dernier 22 septembre, les Suisses ont voté à une très large majorité (73,2%) pour que le service militaire reste obligatoire. Le peuple suisse a ainsi balayé l'initiative du Groupe pour une Suisse sans armée (GSsA). Aucun canton n'a soutenu le texte. Le texte a obtenu son meilleur score dans le canton de Genève, avec seulement 57,9% de «non», et dans le Jura (58,6%). Viennent ensuite, côté romand, Neuchâtel (62,4%), Vaud (66,2%), Fribourg (70,5%) et le Valais (74,8%). (3)

Ainsi, 73,2% des votants ont dit non à la proposition du Groupe pour une Suisse sans Armée (GSsA), qui demandait la fin du service militaire obligatoire et de le remplacer soit par des volontaires, soit par une petite armée de métier.

L'armée de milice constituée de citoyens-soldats est l'un des piliers fondateurs de la nation suisse. Ses effectifs aujourd'hui sont de 155'000.

La majorité des pays européens ont abandonné le service militaire au profit d'une armée de métier.

 


 

Sources:

 

(1) http://www.lematin.ch/suisse/armee-suisse-simule-lattaque-dune-france-surendettee/story/28550466

(2) http://www.20min.ch/ro/news/suisse/story/Scenario-d-entra-nement--la-France-attaque-21378994

(3) http://www.20min.ch/ro/news/suisse/story/28093672

 

 

. François Hollande augmente la dette sans croissance

. La dette française va exploser tous les records en 2014

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29 septembre 2013 7 29 /09 /septembre /2013 11:08

À propos d'une pétition dénonçant le projet de supprimer des fêtes chrétiennes chômées dans notre calendrier pour y substituer une fête musulmane et une fête juive, le site christianophobie.fr a reçu le soutien le 27 septembre d’un tunisien musulman qui dans son courriel, depuis son pays, encourageait le site à tenir bon. Le lendemain, 28 septembre, c’est un Français israélite qui lui a fait parvenir un commentaire confirmant ce qu'écrivait le site dans sa pétition, à savoir que « les instances représentant la communauté juive n’ont jamais posé une telle revendication, ce qui laisse à penser que la communauté juive pourrait être instrumentalisée dans cette affaire par Mme Bouzar ». Voici le texte du commentaire de David, publié sur le site :

 

« En tant que Juif, je peux vous assurer que JAMAIS la communauté juive de France ne veut faire de Yom Kippour un jour férié ! Cela fait des années que nous faisons sans, et nous ne voulons en aucun cas changer cela. Être français c’est aussi reconnaître le passé chrétien et les jours fériés qui en découlent. »

 

 

Source: http://www.christianophobie.fr/breves/fetes-chretiennes-un-francais-israelite-nous-ecrit-nous-lui-disons-merci

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