Publiée le 11 déc. 2013
Dieudonné évoque la vision de la paix et l'usage de la violence chez Nelson Mandela quand la paix est impossible; le fait qu'Israël a financé la politique d'apartheid en Afrique du sud. Il rappelle que Mandela a critiqué Israël pour l'occupation des territoires palestiniens. Ceci explique pourquoi le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu ne s'est pas rendu le 10 décembre, pour la cérémonie officielle d'hommage à Nelson Mandela en Afrique du Sud, à laquelle toute l'oligarchie mondialiste s'est rendue, au motif que le voyage coûtait "trop cher"! Certains commentateurs n'ont pas manqué de rappeler qu'Israël avait entretenu des relations très étroites avec le régime de l'apartheid. A tel point que les Etats-Unis avaient dû menacer de remettre en cause leur généreuse aide militaire annuelle à l'Etat hébreu sous le gouvernement de droite de Yitzhak Shamir (1986-1992), en raison de ses liens de défense avec les autorités blanches de Prétoria. Un éditorialiste a ainsi dénoncé dans les colonnes du journal Haaretz, l'hypocrisie du président Shimon Peres, louant "un leader d'une immense stature", alors même qu'il était "impliqué jusqu'au cou dans la coopération entre Israël et le régime de l'apartheid. Israël accueillait alors les Premiers ministres sud-africains en grande pompe, pendant que Mandela moisissait en prison".
Après sa libération en 1990, Nelson Mandela avait critiqué la politique d'Israël à l'égard des Palestiniens, indiquant que la paix impliquait le "retrait complet des territoires occupés". Tout en reconnaissant, rappelle un éditorialiste du Jerusalem Post: "Je ne peux concevoir un retrait d'Israël, sans que les Etats arabes ne reconnaissent Israël dans des frontières garanties".
Le 4 décembre 1997, Nelson Mandela avait également prononcé cette phrase, devenue célèbre, lors de la journée de solidarité internationale au peuple palestinien: "Nous savons que notre liberté est incomplète sans la liberté des Palestiniens" ("We know too well that our freedom is incomplete without the freedom of the Palestinians"). En visite dans les Territoires palestiniens en 1999, Mandela avait exhorté les Palestiniens à ne pas se décourager dans leur lutte. "Nous avons connu, nous aussi, des jours terribles, le sacrifice de camarades, et de fortes frustrations", dans le combat contre l'apartheid en Afrique du Sud, avait-il rappelé dans un discours au Conseil législatif [le Parlement, NDLR] palestinien à Gaza en présence de Yasser Arafat.
La video de Dieudonné rapporte cette phrase de Mandela : "Il est inutile pour Israël de parler de paix tant qu'ils occuperont encore les terres arabes qu'ils ont conquis durant la guerre des Six Jours en 1967. Il faut choisir la paix plutôt que le conflit... Sauf dans le cas où nous ne pourrons l'obtenir. Alors, si la seule solution est la violence, et bien nous utiliserons la violence".
Le président de l'Autorité palestinienne, Mahmoud Abbas,... [à] la mort de l'ancien président, il avait lancé: "Mandela était un chef et un combattant pour la liberté de son peuple et un symbole de la libération du colonialisme et de l'occupation pour tous les peuples aspirant à la liberté".
Source: http://www.bfmtv.com/international/israel-boude-lenterrement-mandela-663274.html
Dieudonné explique qu'à cette époque, Mandela était vu "réellement comme une raclure antisémite".
Dieudonné annonce que la plainte contre le président de la LICRA, Alain Jakubowicz, pour diffamation, "a été déposée".
Il évoque aussi l'assassinat sur son lieu de travail, le 30 mars 2010 de Saïd Bourarach, agent de sécurité maître chien, par six personnes de confession juive, un "groupe d'extrémistes juifs antimusulmans", et le fait qu'il soit taxé d'antisémitisme pour avoir le lendemain de son exécution pris la défense de sa famille et dénoncé le fait qu'aucune association "antiraciste" n'ait bougé alors que "sa femme et ses enfants n'ont plus rien et sont à la rue". "Les auteurs de crime atroce sont aujourd'hui en liberté. Le plus a fait six mois ! (Saïd Bourarach) ils l'ont roué de coups, 50 coups partout, il a été massacré. Ils l'ont ensuite jeté dans l'eau glacée du canal. Et ils disent que non, c'est un accident." Il donne RDV vendredi 13 décembre à 13h30 devant le TGI de Paris pour le soutenir et dire qu'"on ne peut pas tuer un père de famille parce qu'il est maghrébin, parce qu'il est musulman, parce que c'est un simple travailleur français".
Add. 12.12.2013 00:25. Dans un commentaire, Royaliste nous envoie un lien (via le site du Crif) de "Jforum", "le portail juif francophone" dans lequel on apprend que "Treize de ses défenseurs les plus obstinés, lors de son procès pour haute trahison, entre 1956 et 1961, par exemple, étaient Juifs, dont, parmi eux, de fidèles partisans, tout au long de sa lutte, tels que Lionel Bernstein, Joe Slovo et Ruth First. Parmi les fondateurs de Umkhonto we Sizwe , la branche militaire clandestine du Congrès National Africain, ont trouvait Dennis Goldberg, Harold Wolpe et Arthur Goldreich (un volontaire de la Guerre d’Indépendance qui s’est, plus tard, définitivement installé en Israël).
Les avocats juifs ont joué un rôle déterminant, en s’impliquant dans la défense de Mandela, lors de divers procès politiques, où il était inculpé, dont, parmi eux, Isie Maisels (devenu, plus tard, membre de l’Agence Juive), Arthur Chaskalson, Joël Joffe et Sidney Kentridge. Il a aussi étroitement travaillé avec le journaliste Benjamin Pogrund, qui a, plus tard, fait son Aliyah et qui, au-delà du fait d’avoir milité pour le dialogue israélo-palestinien, a été un fervent défenseur d’Israël dans la guerre de propagande que cet état subissait et subit encore.
Après la sortie de prison de Mandela, en 1990, lui-même et le courant principal des dirigeants juifs ont forgé une relation cordiale et beaucoup d’hommes d’affaires juifs de premier plan ont été appelés à s’investir, pour répondre au legs de pauvreté et d’inégalité, laissé par le système d’Apartheid.
Il s’est rapproché, tout particulièrement, du Grand Rabbin Cyril Harris, un chef charismatique qui a adopté de tout son cœur le nouveau régime démocratique et a vivement encouragé la très grande majorité de la Communauté juive à en faire autant.
Mandela et : Solly Sacks (Chairman SA Zionist Federation), the Hon. Abe Abrahamson (President SA Zionist Federation), Michael Katz (President SA Jewish Board of Deputies), Thabo Mbeki, Yusuf Surtees. Front, left to right : Helen Suzman, Mandela, Chief Rabbi Cyril Harris, Advocate Isie Maisels. (South African Jewish Board of Deputies)
Le SAJBD a régulièrement rencontré Mandela et son cercle de dirigeants, aux côtés du Rabbin Harris, et l’a accompagné lors d’une visite en Israël, après sa démission, en tant que Président, en 1999.
Concernant la question palestino-israélienne, Mandela était profondément attaché à l’idée qu’il fallait atteindre un Etat palestinien, mais, en même temps, il reconnaissait que cela devait s’obtenir par le biais d’un processus de négociations pacifiques et n’a jamais transigé avec sa conviction du droit d’Israël à exister dans des frontières sûres et reconnues.
La Communauté juive mondiale éprouve de la fierté quant au fait que nombre de ses membres ont contribué, de manière décisive, à tout ce qu’il s’est montré capable de réaliser, pour son propre peuple et pour l’humanité dans son ensemble.
Par DAVID SAKS, le 03/07/2013 22:08
Source: http://www.jforum.fr/forum/international/article/les-memoires-juives-de-nelson
Comme d'habitude, on retrouve donc des Juifs aux deux pôles, dans le financement de l'apartheid et dans la défense de Mandela.
. Nelson Mandela, celui qui a inscrit le « mariage » homosexuel et le « droit à l’avortement » dans la Constitution sud-africaine