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Christ Roi

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2 décembre 2013 1 02 /12 /décembre /2013 16:53
Niveau scolaire : la France recule dans le palmarès mondial
Niveau scolaire : la France recule dans le palmarès mondial
 

Selon le classement de l'OCDE, les résultats en mathématiques des élèves français sont très décevants.

 

 

«Nous sommes sous le choc Pisa, pour l'instant, et ça va être encore pire», prophétisait le ministre de l'Éducation nationale, Vincent Peillon, lors d'une audition à l'Assemblée nationale, le 23 octobre. «La France décroche totalement» dans la prochaine enquête Pisa, déclarait-il déjà le 10 octobre, sur Canal +. Depuis le printemps dernier, le ministre dispense ce pronostic de «déclin scolaire».

Conduite depuis 2000 par l'Organisation de coopération et de développement économiques (OCDE), l'enquête Pisa (Program for International Student Assessment) est la principale évaluation internationale des systèmes éducatifs. Portant sur 65 pays et mesurant les compétences acquises par les élèves de 15  ans en lecture, mathématiques et sciences, cette enquête élaborée tous les trois ans plaçait déjà la France en position médiocre en 2009: 21e rang en lecture, 22e en mathématiques, 27e en sciences!

La dernière enquête, en 2009, plaçait déjà la France en position médiocre : 21e rang en lecture, 22e en mathématiques, 27e en sciences !

Les résultats de la dernière étude ne seront connus que mardi 3 décembre. Mais le ministre a choisi depuis plusieurs mois de s'appuyer sur des résultats annoncés catastrophiques pour défendre le bien-fondé de sa politique, à commencer par celle de la réforme des rythmes scolaires ou celle sur le statut des enseignants. «C'est une tactique politique de sa part, pour que les syndicats changent d'attitude et cessent de s'opposer à toutes les réformes. Car, en France, nous n'avons toujours pas connu de “choc Pisa”, contrairement à d'autres pays qui ont su redresser la barre», analyse Bernard Hugonnier, ex-responsable de l'éducation à l'OCDE, aujourd'hui artisan du groupe de réflexion du Collège des Bernardins sur l'éducation. D'autres craignent à l'inverse que le ministre ne désamorce les effets négatifs de l'événement à force d'annoncer le pire…

De fait, le niveau des élèves français baisse depuis la première étude Pisa, il y a dix ans. «Nous n'avons pas de décrochage en matière de résultats bruts. Ces derniers restent sensiblement les mêmes qu'en 2009, en mathématiques, sciences et compréhension de l'écrit. En revanche, des pays nous passent devant, affirme un haut fonctionnaire du ministère de l'Éducation nationale. En dépit des réformes, malgré l'argent massif investi, les résultats des élèves ne s'améliorent pas.» Particulièrement attendus cette année, les résultats en mathématiques étaient très décevants en 2009, accusant une chute de quatorze points. Auparavant classée parmi les pays les plus performants dans cette matière, la France était alors descendue dans le groupe des «moyens»…

«Des pays nous passent devant. En dépit des réformes, malgré l'argent massif investi, les résultats des élèves ne s'améliorent pas»

Un haut fonctionnaire du ministère de l'Éducation

Les résultats soulignent par ailleurs que les inégalités entre ceux qui réussissent le mieux et les plus faibles ont tendance à croître. Selon Bernard Hugonnier, «la France offre un très bon système scolaire aux excellents élèves, ceux qui sont inscrits dans les meilleurs lycées de centre-ville. Elle se désintéresse des autres. Le décrochage est là. Notre rang global, au-delà de la vingtième place, est indigne et médiocre pour la cinquième puissance économique mondiale». La France occupait ainsi l'avant-dernière place en termes d'équité scolaire en 2009, juste devant la Nouvelle-Zélande… À l'inverse, sur les premières marches du podium figurent régulièrement la Chine, la Corée, la Finlande, le Canada ou le Japon.


Source: http://www.lefigaro.fr/actualite-france/2013/12/02/01016-20131202ARTFIG00227-niveau-scolaire-la-france-recule-dans-le-palmares-mondial.php

 

. Progression de l'illettrisme : la Cour des comptes brocarde la gestion de l'"Education nationale" par le gouvernement socialiste actuel
. Education "nationale" en Hollandie : plus de dépenses pour des résultats médiocres
. Le vrai bilan de la république dite "libre & égale"
. "Liberté & Egalité" : Les inégalités entre les Français se creusent
. "Liberté & égalité" : Depuis la crise de 2008, les écarts de richesse continuent de se creuser (INSEE)

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commentaires

La Mésange 02/12/2013 19:11


La réalité, c'est que les matières scientifiques sont en train de disparaître de l'enseignement secondaire maçonnique républicain. Certainement que les matières littéraires sont touchées
également, mais je parle de ce que je connais bien.


 


Les mathématiques ont été divisées par 3 ou 4 en 20 ans aussi bien quant à l'étendue du programme, que concernant la difficultés des exercices à l'intérieur d'un même thème/chapitre. Pour faire
simple, disons que le niveau de ce qui est enseigné actuellement en terminale "scientifique" (langage abusif), est du niveau du contenu du programme de la 3ème-seconde générale des années 80,
mais sans être aussi difficile.


 


La physique-chimie a quasiment disparu, d'abord progressivement entre 2000 et 2012, puis tout d'un coup en 2012, date à laquelle a eu lieu la dernière "réforme" (chez les gauchistes, inutile de
le préciser, une réforme est évidemment toujours une évolution vers le pire). Elle a depuis lors été remplacée par une espèce de discours épistémologique, qui n'a plus grand'chose de
scientifique, et tient plus de la culture générale avec explication de textes de vulgarisation scientifique type "science et avenir".


Les seuls susceptibles de s'en sortir sont d'une part les surdoués qui veulent s'y mettre, et d'autre part les élèves issus du privé hors contrat où l'on étudie encore les matières scientifiques
réelles, et non la phénoménologie et l'épistémologie de l'éducation maçonnique.


 


J'enseigne la physique-chimie en classe prépa, et je ne vois aucun avenir dans les études supérieures pour les bacheliers sortant de terminale "scientifique" actuellement. Ces pauvres jeunes ne
sont absolument pas capables d'aborder des études supérieures, parce 1) ils ne savent rien, et 2) ils n'ont pas acquis les outils mathématiques et de raisonnement nécessaires pour apprendre de
"vraies" sciences dans le supérieur. En réalité, ils croient sortir de sections scientifiques, mais n'ont jamais réellement fait de sciences !


 


C'est une génération entière de scientifiques qui est ainsi d'ores et déjà sacrifiée.