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24 octobre 2012 3 24 /10 /octobre /2012 14:00

 

C’est dans un opuscule au titre résolument provocateur de La République des imbéciles que Gabriel Prévost, futur auteur de L’angoisse de nos temps (1896) et Le bonheur comme phénomène social (1907), se fait mi-pamphlétaire mi-essayiste et dénonce une loi du nombre qui, érigée en garante de la démocratie, opprime en réalité un peuple qu’elle prétend libérer et dont elle flatte l’apparence de souveraineté. Aux députés assurant une représentation collective, vague, éloignée des électeurs (en réalité oligarchique, Ndlr.) et agissant au demeurant à rebours de leurs intérêts, il propose de substituer des Chambres dotées de pouvoirs par domaines de compétence, de façon à embrasser toute la vitalité du pays.

 

Voyant en la démocratie, organisée comme elle l’est, un abominable mensonge sur lequel ne peut se greffer rien de sérieux ni de durable, observant brièvement combien les « immortels principes » révolutionnaires défient les lois de la nature humaine et ne constituent que mots sur le papier qu’aucun moyen réellement mis à disposition du peuple ne vient soutenir, Prévost en vient aux conséquences de l’ersatz de souveraineté populaire tenant lieu de modèle politique censé assurer un avenir serein au pays et à ses citoyens.

 

« Nous avons, depuis 1789, des étiquettes, des emblèmes, des mots. Nous allons de provisoire en provisoire, d’expédients en expédients. Nous nous estimons heureux quand nous voyons dix-neuf ans s’écouler sans guerre civile ; mais de gouvernement, nous n’en avons pas l’ombre. A défaut de gouvernement — nous définirons ce mot tout à l’heure — la France marche à grands pas, et sûrement, vers un cataclysme, que tout le monde pressent. Elle s’affaisse lentement comme un corps privé de vie. C’est pis que la décadence ; c’est l’effritement où s’anéantiront sa grandeur, son génie, sa richesse et peut-être son nom.

 

(...)

 

La richesse est le produit de la circulation des valeurs ; mais, pour qu’il y ait circulation, il faut la confiance bien assise que, pendant vingt, trente ou quarante ans, aucun bouleversement politique ou social n’entraînera la diminution ou la perte totale de ces valeurs ! Or, qui répond aujourd’hui, non seulement de vingt ans, mais de dix ans, mais de cinq ? Et l’on vient nous dire que la Révolution a trouvé sa consécration définitive dans la forme de gouvernement qui nous régit ! Allons donc !

 

« Etant donné le point de notre histoire auquel nous sommes parvenus, est-il possible d’asseoir un gouvernement ? Nous le croyons. Mais, avant de le démontrer, il est nécessaire de bien connaître la maladie qui nous mine. La France se meurt du despotisme le plus terrible dont puisse souffrir un peuple, la mauvaise organisation du gouvernement de tous par tous, autrement dit la fausse application de la loi du nombre. (...) Cette loi du nombre, qui n’est pas d’hier, a été le signal de l’agonie des nations, et cette vieille machine des temps passés est un fléau pour le peuple lui-même, qui n’imagine pas le leurre et le danger de l’arme qu’on lui a mise entre les mains.

 

« Pour mieux accentuer la dérision du rôle qu’on lui fait jouer, on l’intitule le Peuple Souverain. Acceptons un instant cette dénomination, qui n’a rien de républicain, et voyons en quoi consiste cette Souveraineté. Elle consiste précisément, pour la collectivité régnante, à en faire un usage d’un jour, tous les quatre ou cinq ans, au moyen de morceaux de papiers déposés dans une urne, et à l’abdiquer ainsi périodiquement, entre les mains de mandataires, qui, une fois élus, deviennent des maîtres.

 

« Rions-en un peu, la comédie est bouffonne. Des fruits secs de toutes les carrières, des avortons de tous les métiers se promènent pendant un mois, de clubs en meetings, faisant outrageusement leur propre éloge, avec l’impudence de pitres à la foire. Tous ces Chaloupet, tous ces Duflambart et autres célébrités nationales, que Gambetta appelait des sous-vétérinaires, pour ne pas leur donner leur vrai nom : — Des ratés, — abandonnent presque toujours un cabinet d’avocat où il ne venait personne, un cabinet de consultation où ils ne traitaient pas un rhume, un comptoir sans clients, une caisse sans capitaux. Incapables de faire de bons clercs de notaires, ils se jugent dignes d’être élus députés, c’est-à-dire, comme le disait devant nous un député républicain, de devenir un des cinq ou six cents rois qui dirigent le pays.

 

« Singuliers rois, mais enfin ! le poste est enviable, à en juger par les efforts qu’ils mettent à l’obtenir. Une fois nommés, ils ne se gênent guère pour repousser du pied tous ces tas d’électeurs qui les ont hissés sur le pavois ! Aussi, pour employer des noms en rapport avec ces vieilleries, Brutus promet à ses électeurs le pain à discrétion ; mais Cincinnatus s’engage à fournir les faisans truffés et les gâteaux. Gracchus demande la participation de l’ouvrier au capital ; mais Cinna s’offre pour anéantir le capital et le bourgeois par-dessus le marché. Scipion s’inscrit pour la séparation de l’Église et de l’État ; mais Glabrion, moins clérical, exige la transformation des églises en lupanars. Icinius veut la réforme des lois criminelles, mais Virginion met dans son programme l’abolition des délits politiques, avec récompense aux délinquants. Tribonien se déclare partisan de la magistrature élective ; mais Pomponius, moins réactionnaire, veut le remplacement des magistrats par les détenus.

 

« Assaut de bourdes, qui n’engagent à rien. Le tour est joué. Le plus blagueur l’emporte. Il lui est permis d’ignorer jusqu’à l’orthographe. Nous connaissons un pur de cette force. Et après ? Après, on attendra quatre ans pour nommer un autre pur, encore plus pur, qui, certainement cette fois, réalisera le progrès qu’on attend toujours et qui n’arrive jamais ! Pour l’instant, le candidat est élu. Que fera-t-il de ses promesses ? Ce qu’on fait d’un tremplin, quand on a sauté. On l’éloigne. Tous les Pomponius, Glabrion et compagnie savent bien comment on s’allège du fardeau des engagements. Chaque député a six cents camarades pour en partager le poids. Qu’il soit sincère ou non, la comédie sera la même. Rien ne coûte de lancer une proposition ; si elle est acceptable, elle passera par la force des choses ; si elle ne l’est pas, il aura conquis, en la lançant, la popularité, et de Belleville à Ménilmontant, on s’écriera : — Comme il a bien parlé !

 

 

(...)

 

« On ne saurait trop s’étonner de ce fonctionnement de la loi du nombre, où des gens qui ne savent pas ce qu’ils veulent, s’adressent à d’autres gens pour voir s’ils le sauront mieux qu’eux. Ce peuple qui a des intérêts, des besoins précis, qui aurait tout à gagner à s’occuper de l’amélioration matérielle de ses affaires, se laisse, ici et là, catéchiser par deux ou trois commissionnaires en élection, qui détournent son attention sur les questions oiseuses, dont la solution, supposée possible, ne lui donnerait pas un morceau de pain à mettre en plus sous sa dent. Ces farceurs ambitieux lui démontrent qu’il est très malheureux, démonstration facile, qui n’engage à rien. Cela fait, l’un lui affirme que c’est la faute au Sénat, l’autre que c’est la faute aux prêtres. Admettons le Sénat expulsé et les prêtres pendus. Et après ? Où sera le morceau de pain ?

 

« Les électeurs ont fait de la politique, ce qui ne sert pas à grand-chose, et ils ont donné des mandats politiques, ce qui ne sert à rien. Eh parbleu ! soyez tranquille ; ils vous en feront de la politique, vos mandataires ; ils vous en feront tant que vous voudrez, plus que vous n’en voudrez. Ont-ils tort ? Pourquoi les blâmer ? Après, tous vos élus fraternisent à la buvette de la Chambre, et les moyens ne leur manquent pas pour se débarrasser des solutions gênantes ; « Nomination d’enquête » pour constater, dans un rapport officiel, que la lune est toujours à sa place ; « renvoi aux commissions », autrement dit aux calendes grecques ; « prises en considération », ils ne disent pas si c’est une considération distinguée ; etc., etc., tout autant d’échappatoires pour payer les mandants en monnaie de singe. Et après ? Les électeurs sont contents : ils sont en République !

 

(...)

 

« La loi du nombre est à modifier en ce qui touche aux mandataires et en ce qui touche aux mandants. Pourquoi, d’abord, donner aux élus un mandat général et vague, dont le tort est de se résoudre en tournois stériles ? La Chambre actuelle compte 584 députés [nous sommes en 1887], qui, collectivement et individuellement, sont sans programme. Nous n’appellerons pas programme les deux ou trois phrases creuses qui ont servi de base à leur élection. Admettons que telle ou telle fraction obtienne des suffrages de la Chambre, l’adhésion aux idées qu’elle représente, en serons-nous plus avancés ? Aurons-nous fait un pas vers la stabilité gouvernementale ou l’amélioration des affaires ? Eh ! non. Peut-être au contraire.

 

« Nos mandataires bavardent, discutent. Sans s’en douter, ils donneraient presque raison aux anarchistes, qui les suppriment théoriquement. Leur besogne actuelle est tellement stérile qu’on est soulagé par leur absence et qu’on ne s’apercevrait pas de leur disparition. (...) Ils font de la politique. Qu’est-ce donc que la politique ? Recourons au dictionnaire : « La politique est la science du gouvernement. Mais le gouvernement est-il un but ou un moyen ? Gouverne-t-on pour gouverner ? On comprendrait, à la rigueur, l’art pour l’art ; mais le gouvernement pour le gouvernement, c’est idiot. Le pilote qui gouverne un bateau, part d’une station pour arriver à une autre. D’où partent et où nous mènent nos gouvernants ? Posez-leur la question. Vous pouvez être certain qu’ils ne le savent pas eux-mêmes.

 

(.. .)

 

« Il s’agit de donner à tous, dans la mesure du possible, le moyen pratique d’arriver au mieux. Or, le parlementarisme actuel, avec son mandat général et mal défini, est le plus grand obstacle qu’on puisse opposer à ce but. (...) Le mandat doit être spécialisé, tant au point de vue du mandataire qu’au point de vue du mandant. En un mot, à la représentation collective et vague, il faut substituer la représentation précise des intérêts, réunis par groupes, et avoir une Chambre subdivisée en autant de Chambres que le comportent ces intérêts groupés.

 

(...)

 

« Avec un maximum de douze groupes, il serait facile d’embrasser toute la vitalité du pays : travail manuel — travail intellectuel — industrie — commerce — finances — circulation sur terre ou sur mer — défense du territoire (guerre et marine) — instruction publique et cultes. Au lieu de formuler eux-mêmes un programme plus ou moins alléchant, les élus de chaque groupe recevraient de leurs commettants la formule nette et détaillée des vœux et des intérêts de ces groupes. Les vingt ou trente membres investis de ce mandat auraient à suivre une route toute tracée, et pourraient alors, sans danger de divagations, rester en rapport constant avec leurs électeurs, pour toutes les communications utiles, propositions et pétitions. Le dernier but de leurs travaux serait l’établissement du budget spécial de leur groupe.

 

(...)

 

« — Mais, va-t-on s’écrier, ce système est le retour aux corporations abolies ; c’est le rétablissement des castes. L’objection serait de mauvaise foi, car on ne choisissait pas sa corporation, ni sa caste, et l’électeur sera absolument libre dans le choix du groupe où il voudra voter. Voulez-vous, contre toute vraisemblance, prendre le cas où l’électeur sera, tout à la fois, ingénieur, banquier et musicien. L’hypothèse est absurde. N’importe. Il est sûr qu’il y a une de ces trois professions qui le fait vivre, à l’exclusion des autres. Ce sera donc celle-là qui le déterminera dans le choix de son groupe ; mais alors il apportera dans ce choix les deux qualités qui rendront son vote utile, tant pour lui que pour ses co-intéressés : 1° la capacité, 2° l’intérêt.

 

« L’intérêt sans la capacité, la capacité sans l’intérêt sont les deux causes qui font du suffrage universel actuel l’obstacle le plus fatal à la stabilité et au progrès ; car chaque électeur, écrasé par la loi du nombre, subit bon gré mal gré, le vote d’un autre électeur, aussi dépourvu que lui-même de capacité et d’intérêt, et se voit, en fin de compte, aux mains d’un mandataire insignifiant, qui piétine sur place, sans pouvoir faire mieux. Un ouvrier maçon ou menuisier, sait parfaitement ce qui lui est utile, en tant qu’ouvrier. Ce n’est pas parce que cent mille ou cinquante mille rentiers auront voté à sa place qu’ils seront mieux éclairés que lui. Réciproquement, ce n’est pas parce qu’un million d’ouvriers se sont prononcés dans une question de finances, qu’ils y ont vu plus clair que dix financiers. Cependant, par le mandat général, l’ouvrier se prononce implicitement dans les questions de finances et le financier dans les questions ouvrières. Que peut-il ressortir de pareils votes, si ce n’est la cacophonie dont nous sommes témoins !

 

« On nous rebat les oreilles avec le suffrage libre et éclairé. Est-il libre aujourd’hui ? Est-il éclairé ? Que n’invente-t-on pas, étant donnée la loi du nombre, pour amener l’électeur à déposer dans l’urne le bulletin forcé ! Que de couleuvres patriotiques ne lui fait-on pas avaler, en les lui présentant comme des anguilles ! Que de vessies ne lui fait-on pas prendre pour des lanternes ! Et cela, notez-le bien, dans un camp comme dans l’autre, car, à droite et à gauche, les candidats se ressemblent. Ils courtisent le même roi, aveugle et sourd, le nombre.

 

« Avec le vote par groupe, l’électeur choisira d’abord ses représentants parmi les siens, parce que ceux-là seuls seront à même de comprendre et de bien gérer ses affaires. Mais, en outre (à l’encontre de ce qui se passe aujourd’hui), il choisira les meilleurs, parce qu’il les connaîtra et que son intérêt sera de donner sa confiance au plus capable, à l’homme le mieux en mesure d’améliorer son état.

 

 

(...)

 

« Que de gens indifférents aujourd’hui ne se donnent même pas la peine de voter, par cet unique raisonnement : — Que m’importent Pierre ou Paul, Jacques ou Mathurin ? Feront-ils mieux que les autres ? Nous rendront-ils plus heureux ? Ne croyez pas que ces découragés du suffrage universel soient plus mauvais citoyens que d’autres. Non ; ils sentent intérieurement qu’ils font un métier de dupes ; et leur nombre, qui va croissant, peut arriver, dans l’avenir, à être l’abstention en masse. Ne vous figurez pas non plus que ces indifférents sont tous des bourgeois. Beaucoup d’ouvriers commencent à comprendre que leur sort ne changera pas parce que tel ou tel député sera envoyé à la Chambre. Aucun ouvrier n’a obtenu jusqu’ici le mandat législatif. Mais supposez qu’il y en ait quatre-vingts ou cent qui l’obtiennent ; qu’iraient-ils faire dans cette galère, si ce n’est d’augmenter en pure perte, les nullités opposantes ?

 

« Les choses en iraient tout autrement avec la représentation par groupes. Ainsi, dans la chambre des travailleurs manuels, il ne devrait y avoir, il n’y aurait très probablement que des ouvriers ; mais ces ouvriers seraient compétents, et l’on n’en saurait dire autant de leurs avocats du jour, qui connaissent l’ouvrier comme on connaît les sauvages, par les récits des voyageurs. Moins de politique et plus de progrès ; c’est là ce que désirent la majorité des Français et ce que peut seule donner la représentation par groupes. »

 

Source: http://www.france-pittoresque.com/spip.php?article5750

 

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. Les Islandais se prononcent sur une nouvelle Constitution écrite par "des gens ordinaires"

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20 octobre 2012 6 20 /10 /octobre /2012 22:59

Le système fiscal français du XXIe siècle consiste en fin de compte à additionner et multiplier les droits indirects de l’Ancien Régime, les impôts sur le patrimoine du XIXe siècle et les impôts sur le revenu du XXe siècle


Si la charge fiscale équivalait à 10 % du PIB en 1914, elle a de plus en plus du mal à rester en deçà de 50 % aujourd’hui… Brève évocation de l’Histoire des impôts en France.

Au Moyen-Âge, les impôts se divisaient en trois catégories, selon leur bénéficiaire : impôts royaux, impôts seigneuriaux et impôts ecclésiastiques.

Les impôts royaux connurent jusqu’à la Révolution française nombre de vicissitudes, les différents monarques tentant régulièrement d’élargir le nombre des contribuables afin de remplir les caisses d’un trésor souvent vidé par les guerres et les famines.

Ainsi, jusqu’en 1695, la taille, assise sur les personnes au Nord et sur les biens au Sud, constitue le seul impôt royal direct. Seulement, les nobles et le clergé en étant exonérés, l’impôt manque de rentabilité et de popularité.

Les rois tentèrent donc tout au long du XVIIIe siècle d’instaurer des impôts applicables à tout le monde selon une méthode de calcul simple. Malheureusement, les diverses tentatives furent rarement couronnées de succès. Ce fut d’abord la capitation qui répartit les contribuables en 22 classes, depuis le Dauphin qui devait acquitter 2000 livres jusqu’aux journaliers à qui 1 livre seulement était réclamée.

Toutefois, le clergé réussit à s’en exempter par le système d’un « don gratuit » libératoire, tandis que les percepteurs connurent jusqu’au bout les pires difficultés à faire payer les nobles.

Vinrent ensuite l’impôt du  dixième puis du vingtième , consistant à établir simplement un impôt au taux de 10 ou 5 % sur tous les revenus fonciers ou commerciaux. Censé être universel, l’impôt échoua cependant à obtenir le consentement de l’église et des nobles [Ndlr. Depuis Louis XIV et son "dixième" en 1710, tout au long du XVIIIe siècle, les rois avaient cherché à établir l'égalité devant l'impôt ("vingtième" de Louis XV en 1750 et "subvention territoriale" de Louis XVI en 1786). L'échec de la réforme n'est due qu'à l'obstruction acharnée des parlementaires, qui refusèrent systématiquement de l'enregistrer. Cette réforme fiscale qui eut pourtant évité à la France les deux millions de morts de la Révolution dite "française"... et sauvé la monarchie à coup sûr. Mais la Révolution "égalitaire", qui n'était pas une volonté première ni des "philosophes", ni des francs-maçons, ni des parlementaires, devait être un instrument servant à fonder un nouveau régime... Leur nouveau régime, fondé sur la gloire d'une réforme qu'ils refusèrent pendant un siècle...]


Un système fiscal simplifié à la Révolution

L’impôt ecclésiastique fonctionna pour sa part régulièrement puisqu’il suffisait pour l’église de réclamer aux paysans un peu moins de 10 % de leurs revenus agricoles : la dîme.

Quant aux multiples impôts seigneuriaux, que l’on pourrait apparenter aux impôts locaux de maintenant, ils assurent aux nobles de l’époque l’essentiel de leurs revenus.

Citons à cet égard les banalités consistant à obliger le paysan à utiliser, contre rémunération, le moulin ou le pressoir de son seigneur.

Le cens qui représentait la redevance due au seigneur au titre de l’usage des terres de son domaine ; le champart qui permettait de prélever une partie de la récolte, ou encore la corvée contraignant les paysans à participer à l’entretien des routes et du château.

A ces impôts, s’ajoutaient au gré des époques et des régions, une foule de droits, taxes et redevances, depuis la tonlieu pour le passage des chèvres, jusqu’au droit de chaussage pour l’entretien de la voirie en passant par la « taxe sur les juifs » lorsque le roi se trouvait à court d’argent au Moyen-âge.

A la Révolution, tous ces impôts disparaissent et sont remplacés par un système fiscal beaucoup plus simple, inspiré par la bourgeoisie désormais au pouvoir, et basé sur quatre contributions sur le patrimoine : la contribution sur les biens fonciers, la contribution mobilière sur le logement, la contribution des patentes et la contribution des portes et fenêtres établissant un impôt sur les immeubles en fonction du nombre d’ouvertures…

Au XIXe siècle, les revenus sont épargnés

Le XIXe siècle se caractérise donc avant tout par une fiscalité réelle concentrée sur la fortune. Les revenus restent pour l’essentiel épargnés et toute la fiscalité indirecte de l’Ancien Régime n’a pas encore été reconstituée.

Ce n’est qu’au XXe siècle, d’abord avec les besoins en financement de la Première Guerre mondiale, ensuite avec la volonté de donner à l’impôt une nouvelle fonction de redistribution sociale, que l’imposition des revenus revient au goût du jour.

L’imposition du patrimoine n’est pas oubliée pour autant, puisque l’impôt sur les successions plafonné à 1 % en ligne directe jusqu’en 1901 atteint aujourd’hui 45 %, sans oublier la naissance de l’impôt sur la fortune en 1982.

Quant à l’impôt sur la consommation, il connaîtra son envol en 1954 avec l’apparition en France de la TVA, rapidement reprise par presque tous les pays du monde.

Les impôts s’accumulent donc et si la charge fiscale équivalait à 10 % du PIB en 1914, elle a de plus en plus du mal à rester en deçà de 50 % aujourd’hui

Car le système fiscal français du XXIe siècle consiste en fin de compte à additionner et multiplier les droits indirects de l’Ancien Régime, les impôts sur le patrimoine du XIXe siècle et les impôts sur le revenu du XXe siècle…


Olivier Bertaux


Source: http://www.lecri.fr/2012/10/19/taxes-et-impots-10-du-pib-en-1914-pres-de-50-en-2012/36698

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- Contre le Nouvel Ordre mondial : en finir avec la "révolution" (Ière partie)

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20 octobre 2012 6 20 /10 /octobre /2012 22:59
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20 octobre 2012 6 20 /10 /octobre /2012 22:58

http://upload.wikimedia.org/wikipedia/commons/thumb/c/ce/Flag_of_Iceland.svg/125px-Flag_of_Iceland.svg.pngEn Islande, les résultats décevants de l'équipe de football nationale déclenchent décidément bien plus de passions que les élections. Avec peu d'enthousiasme, les quelque 320 000 habitants de cette petite île perdue au milieu des eaux froides de l'Atlantique Nord avaient réélu en juin leur président, Olafur Ragnar Grimsson. Cette fois, c'est dans une indifférence générale qu'ils doivent se prononcer, samedi 20 octobre, sur une nouvelle Constitution.

 

Le scrutin est pourtant historique, dans cette petite démocratie parlementaire où la loi fondamentale, adoptée à la hâte en 1944 après l'indépendance de l'île, reste calquée sur celle du Danemark. Le nouveau texte proposé au référendum est d'autant plus novateur qu'il a été rédigé par un groupe de vingt-cinq "gens ordinaires", représentants de la société civile, directement élus en 2010 par et parmi le peuple. Mais ce qui devait constituer l'aboutissement d'une révolution démocratique ne fait plus fantasmer que les Européens, persuadés d'assister à la naissance de "la démocratie de demain".

 

LA "RÉVOLUTION DES CASSEROLES"

 

Après une crise financière sans précédent qui, en 2008, avait mis à terre tous les fondements de leur société, les Islandais aspiraient pourtant au changement. Casserole à la main, nombre d'entre eux étaient descendus dans les rues de Reykjavik en 2009 pour obtenir la démission du gouvernement, et porter pour la première fois à la tête du pays une majorité de gauche.

 

A peine désignée première ministre, Johanna Sigurdardottir annonçait alors l'organisation d'un débat national sur la Constitution, et la tenue d'élections pour former une Assemblée constituante chargée de rédiger un nouveau texte fondamental. Une mesure que beaucoup ont perçu comme un symbole du changement, mais qui avait surtout une justification politique, puisqu'elle était la principale condition pour que survive la coalition de gauche.

 

LES PREMIERS SIGNES DU DÉSINTÉRÊT POPULAIRE

 

En novembre 2010, près de cinq cents candidats issus de la société civile se présentent alors pour rédiger la nouvelle Constitution. Agriculteurs, postiers, ouvriers, professeurs, entrepreneurs, avocats : tous aspirent à devenir les "sages" qui refonderont le pays [Ndlr. Une idée qui n'est pas sans rappeler notre proposition de représentation du peuple par corps. Une représentation sincère, réelle, concrète, réalisée non plus par têtes mais par poids des corps dans la société (poids des cadres, employés, ouvriers, familles, fonctionnaires, artisans, professions libérales, étudiants, etc.) Lire : "Contre le Nouvel Ordre mondial : en finir avec la révolution (IIIe partie)"]. Mais un taux d'abstention record – 36 % de participation, le plus faible de l'histoire du pays – vient sanctionner l'élection, et trahit les premiers signes d'un certain désintérêt populaire.

 

 

"Il y avait beaucoup de handicaps : une médiatisation faible, une campagne très courte, un manque évident de pédagogie, et un mode de scrutin particulièrement complexe, analyse Rosa Erlingsdottir, professeure de sciences politiques à l'université de Reykjavik. Mais ce premier résultat montrait déjà un décalage entre les attentes du peuple et le processus mis en place." Les vingt-cinq élus sont d'ailleurs pour la plupart issus des élites de la société islandaise, et certains avaient même occupé par le passé des postes politiques de premier rang. (Ndlr. En bref, tout indique une infiltration et un noyautage oligarchique du gouvernement "démocratique" islandais).

 

UNE E-RÉVOLUTION EN DEMI-TEINTE

 

Pendant quatre mois, ces élus d'un nouveau genre ont donc planché sur leur projet de Constitution. Pour les aider dans leur démarche, un processus unique a également été mis en place sur Internet. Grâce aux réseaux sociaux, tout Islandais pouvait en effet contacter directement les membres de l'Assemblée constituante, ou réagir aux projets d'articles mis en ligne. Mais là encore, la "e-révolution" annoncée par tous les médias européens n'a pas été à la hauteur des espérances. Au total, l'initiative n'a recueilli que 3 600 commentaires, et 370 propositions d'articles. Un chiffre décevant même dans un pays qui compte autant d'habitants que la ville de Nice.

 

Le texte qui en ressort est cependant "loin d'être dénué d'intérêt", souligne le sociologue Helgi Gunnlaugsson. "Il recoupe toute une série d'inquiétudes qui traversent la société islandaise, que ce soit au niveau de la liberté d'informer, la manière de nommer dans la fonction publique, le rôle des institutions et la manière qu'a le peuple d'interagir avec elles, mais aussi la protection des ressources nationales", analyse-t-il.

 

Des enjeux que traduit bien le préambule du texte : "Nous, peuple d'Islande, souhaitons créer une société juste offrant les mêmes opportunités à tous. Nos origines différentes sont une richesse commune, et ensemble nous sommes responsables de l'héritage des générations : la terre, l'histoire, la nature, la langue et la culture."

 

Pour Katrin Oddsdottir, l'une des vingt-cinq membres de l'Assemblée constituante, "le projet final est une vraie avancée pour la société islandaise, et constitue l'aboutissement d'un consensus global". "Nous n'étions pas tous d'accord, mais nous avons passé des journées entières à discuter pour parvenir à un texte qui peut vraiment rendre une cohésion à la nation islandaise", explique cette jeune avocate, qui s'est fait connaître par son implication dans la "révolution des casseroles". Consciente des limites du projet, elle déplore que le texte n'aille "pas assez loin sur certains points, notamment sur la conservation écologique de notre île", mais est particulièrement fière de certaines avancées en matière d'égalité des sexes, ou encore "d'avoir inscrit dans la Constitution que l'Islande ne pouvait pas avoir d'armée".

 

LIMITES ÉTHIQUES

 

Beaucoup de spécialistes n'hésitent pourtant pas à critiquer les limites éthiques et juridiques du processus. C'est le cas notamment de Ragnhildur Helgadottir, professeure de droit à l'Université de Reykjavik. Si elle a conseillé les vingt-cinq membres de l'Assemblée constituante dans la rédaction du texte, elle estime que les élus, désignés dans la précipitation, restent "de grands inconnus" pour la population. "Or, puis-je voter pour quelqu'un chargé de rédiger la Constitution de mon pays alors que je n'ai aucune idée de sa conception du rôle de président de la République ou de ses propres intérêts en matière écologique, par exemple ?"

 

Un obstacle qui se double pour Ragnhildur Helgadottir d'une limite pragmatique. Une Constitution reste en effet "un texte éminemment formel, régi par une série de codes législatifs qui ne sont pas à la portée du premier venu. Même si le peuple vote oui au référendum, on ne sait pas si, dans les faits, le texte pourra être ratifié."

 

 

"LA BATAILLE DE L'ISLANDE"

 

Samedi, les Islandais devront donc décider s'ils préfèrent garder leur ancienne Constitution ou opter pour la nouvelle. Et le résultat de ce scrutin sera observé de près par toute la classe politique islandaise. Le Parti de l'indépendance, très conservateur, a en effet appelé les électeurs à voter "non" au référendum, "d'une part parce qu'il juge ses rédacteurs incompétents, d'autre part parce que l'Althingi [le Parlement] n'a pas eu à se prononcer sur le texte", explique Michel Sallé, docteur en sciences politiques et spécialiste de l'Islande.

 

Si la consigne est très suivie, cela pourrait constituer un bon indicateur en vue des élections législatives du printemps, où la droite, très bien placée dans les sondages, espère revenir au pouvoir. La réélection du président sortant en juin, pour un cinquième mandat, les avait déjà confortés dans cette perspective.

 

A lire : Plus divisée que jamais, l'Islande choisit son président

 

Un enjeu électoral que n'a pas manqué de souligner dans un éditorial très remarqué le journaliste et écrivain Hallgrímur Helgason, sur le site d'informations islandais The Reykjavik Grapevine. Sous le titre "La Bataille de l'Islande", il rappelle que derrière le référendum se joue "une bataille entre le vieux château, qui n'a désormais plus de pouvoir mais conserve l'argent, et les gens de la rue, ceux qui ont pour l'instant encore du pouvoir, mais sont terrifiés que cela s'arrête au printemps. Pour se préserver, ils veulent écrire leurs propres règles, avant que ceux qui ont déjà échoué par le passé reprennent l'avantage." (1)

 


Lors de ce référendum consultatif - dont le résultat ne sera qu'indicatif-, les Islandais étaient invités à répondre par oui ou par non à six questions sur des sujets tels que le rôle des ressources naturelles du pays, celui de l'église nationale ou le futur système démocratique de l'île. (2)

 

Ils étaient aussi consultés sur la possibilité de référendums d'initiative citoyenne et sur le mode de scrutin.

La crise financière de 2008 qui avait entraîné l'effondrement économique de l'Islande a déclenché des mouvements sociaux massifs et s'est imposée l'idée que la future Constitution soit élaborée par de simples citoyens.(3)

 

Sources:

 

(1) http://www.lemonde.fr/europe/article/2012/10/20/les-islandais-se-prononcent-sur-une-nouvelle-constitution-ecrite-par-des-gens-ordinaires_1778275_3214.html

(2) http://tempsreel.nouvelobs.com/monde/20121020.AFP2676/islande-referendum-sur-l-elaboration-d-une-nouvelle-constitution.html

(3) http://www.leparisien.fr/flash-actualite-monde/les-islandais-consultes-sur-un-projet-de-constitution-elabore-par-des-citoyens-19-10-2012-2250705.php

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Add. Christ-Roi. 21 octobre 2012, 22:34

Selon les premiers résultats du référendum consultatif organisé hier (et dont le résultat ne sera que "consultatif") - un exercice de démocratie directe qualifié malgré tout de "sans précédent" - deux tiers des Islandais ont soutenu les propositions en vue de rédiger la nouvelle Constitution. Ces premiers résultats diffusés par la chaîne de télévision publique RUV reposent sur le dépouillement des bulletins de vote dans la moitié des circonscriptions. La participation, évaluée à environ 49%, est bien inférieure à celle de 72,9% enregistrée l'année dernière au référendum sur la compensation à offrir aux Britanniques et aux Néerlandais victimes de la faillite en 2008 de la banque Icesave.

 

Source: http://www.lefigaro.fr/flash-actu/2012/10/21/97001-20121021FILWWW00114-referendum-en-islande-23-de-oui.php


Les premiers résultats montrent que les électeurs veulent que les ressources naturelles du pays n'appartiennent pas à des intérêts privés mais soient considérées comme des biens publics.

Source: http://www.20minutes.fr/monde/1026628-referendum-islande-deux-tiers-votants-nouvelle-constitution

 

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20 octobre 2012 6 20 /10 /octobre /2012 22:58

La Russie a retrouvé le chemin de la croissance. Après deux années où le taux de croissance a été supérieur à 4,5%, elle devrait réaliser entre 3,7% et 3,9% en 2012. Les performances macroéconomiques ont été bonnes, et le redémarrage de l’investissement soutenu. La consommation est restée forte, soutenue en particulier par les dépenses sociales mais avec également un accès au crédit des ménages qui a été favorisé par la politique de la Banque Centrale.

Le taux de chômage a ainsi reculé à un niveau historiquement bas (5,2% en août 2012). Ce retour à une forte croissance à ainsi permis à la Russie de retrouver une dynamique de développement qui la met en bonne position par rapport aux autres pays et qui contraste avec ce que l’on connaît au sein de l’OCDE, et au sein de la zone Euro. La question se pose néanmoins de savoir si un tel taux de croissance pourra être poursuivi dans le futur.

 

Source et suite: http://fr.rian.ru/tribune/20121020/196360669.html

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19 octobre 2012 5 19 /10 /octobre /2012 22:59

L'Observatoire français des conjonctures économiques (OFCE) intitule sa dernière note de perspectives économiques «la débâcle de l'austérité». Ces experts, traditionnellement jugés keynésiens, se défendent de toute idéologie. «Notre analyse s'appuie sur les faits», insiste Xavier Timbeau, le directeur des prévisions, qui dresse un sombre panorama sur 2012 et 2013.

 

Selon l'OFCE, la zone euro va enchaîner deux années de récession, à 0,5% et 0,1% du PIB.

 

«Si nous plongeons dans la récession à nouveau, après le choc de 2008, c'est parce que tous les pays ont procédé à des restrictions budgétaires», critique Xavier Timbeau.

 

La seule solution, plaide l'OFCE, c'est d'assouplir la trajectoire d'assainissement. «Donnons-nous vingt ans pour rétablir la situation», plaide Xavier Timbeau, sans pour autant remettre en cause les règles européennes. Cela serait compatible avec le nouveau pacte budgétaire - le traité sur la stabilité, la coordination et la gouvernance (TSCG)- qui fixe un objectif de déficit structurel à 0,5%. Source: http://www.lefigaro.fr/conjoncture/2012/10/19/20002-20121019ARTFIG00318-l-austerite-en-europe-contestee-par-des-economistes.php

 

Nous voyons mal comment arriver à un assainissement... avec l'Argent-dette constitutionnalisé dans les traités européens successifs.

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18 octobre 2012 4 18 /10 /octobre /2012 22:59

http://upload.wikimedia.org/wikipedia/commons/thumb/1/1c/Valls_Toulouse_2012.JPG/220px-Valls_Toulouse_2012.JPGLe ministre de l'intérieur, membre d'un gouvernement socialiste qui veut inscrire la sacrosainte laïcité dans la constitution française, souhaite dans le même temps un financement public de la formation des imams...cherchez l'erreur.

Manuel Carlos Valls a déclaré sur France Inter (hier, 17 octobre, Ndlr.) vouloir être un acteur de l'islamisation de la France, avec "des financements publics" et cela..."pour le bien commun"!

"Je veux aider l’islam de France à se construire et à traiter des questions du financement des mosquées, de la viande halal, de la formation des imams, des carrés musulmans, comme des pèlerinages à la Mecque, voilà les points qu’il faut traiter et moi j’appelle chacun à sa responsabilité, à ne pas se diviser et à travailler pour le bien commun."

"Nous nous retrouvons ensemble avec les représentants du culte musulman notamment pour traiter de l’avenir de la fondation des œuvres de l’islam qui doit permettre à travers des financements publics ou privés de traiter la question de la formation des imams."

 

 

(A écouter à partir de 12:40)

 

Source: http://francejeunessecivitas.hautetfort.com/archive/2012/10/17/la-gauche-laiciste-pour-le-financement-public-de-la-formatio.html

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- Judaïsation - Le Ministre de l'Intérieur Manuel Valls en kippa : "Les Juifs de France peuvent porter avec fierté leur kippa"

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18 octobre 2012 4 18 /10 /octobre /2012 22:59

 Après l’esclavage, le 17 octobre 1961… La coupe de la repentance déborde !

 

Par Bernard Lugan

 

http://4.bp.blogspot.com/-A8ETRBgBfjQ/UH8FeCRQV-I/AAAAAAAAAz0/uy6mMRID0-k/s320/7753579280_francois-hollande-rend-hommage-aux-victimes-du-17-octobre-1961.jpgEn reconnaissant la responsabilité de l’Etat et en rendant hommage aux « victimes » de la manifestation interdite du 17 octobre 1961[1], François Hollande s’est comporté en militant sectaire, non en président de tous les Français. D’autant plus que, pour les historiens de métier, les prétendus « massacres » du 17 octobre 1961 constituent un tel exemple de manipulation qu’ils sont étudiés comme un cas exemplaire de fabrication d’un mythe ; comme Timisoara en Roumanie, comme les « couveuses » au Koweit ou encore comme les « armes de destruction massive » en Irak !!!

 

Tout repose en effet sur des chiffres gonflés ou manipulés et sur des cadavres inventés. Dans une inflation du nombre des morts, les amis du FLN algérien et les porteurs de valises communistes ont ainsi joué sur les dates, additionnant aux 3 morts avérés du 17 octobre ceux des jours précédents ainsi que les décès postérieurs. Pour eux, tout Nord Africain mort de mort violente durant le mois d’octobre 1961 est forcément une victime de la répression policière…même les victimes des accidents de la circulation.

 

Il est possible d’affirmer cela sans crainte d’être démenti car :

 

- En 1998, le Premier ministre de l’époque, le socialiste Lionel Jospin, constitua une commission présidée par le conseiller d’Etat Dieudonné Mandelkern qu’il chargea de faire la lumière sur ces évènements. Fondé sur l’ouverture d’archives jusque là fermées, le rapport remis par cette commission fit litière des accusations portées contre la police française[2]. Or, ce rapport consultable sur le net n’a visiblement pas été lu par François Hollande.

 

- En 1999, Jean-Paul Brunet, universitaire spécialiste de la période, publia un livre extrêmement documenté qui démontait la thèse du « massacre » du 17 octobre (Brunet, J-P., Police contre FLN. Le drame d’octobre 1961.Paris).

 

- En 2003, le même Jean-Paul Brunet publia un nouveau livre (Charonne, lumière sur une tragédie.Paris) dans lequel il démontrait que le prétendu « rapport de police » faisant état de 140 morts le 17 octobre, document qui sert de point de départ à J.L Einaudi, auteur du livre sur lequel repose toute la manipulation (Octobre 1961, un massacre à Paris), n’a jamais existé.

Reprenant la liste des morts donnée par Einaudi, il montre également que la majorité des décès remonte à des dates antérieures au 17 octobre et il prouve que ce dernier a manipulé les chiffres, additionnant les cadavres non identifiés reçus à l’Institut Médico Légal au nombre des disparus et même (!!!) à celui des Algériens transférés administrativement en Algérie après qu’ils eurent été arrêtés le 17 octobre. Il montre enfin qu’Einaudi a compté plusieurs fois les mêmes individus dont il orthographie différemment les noms…

Monsieur Hollande pouvait-il ignorer tout cela ? Si oui, la nullité ou l’aveuglement militant de ses conseillers laisse pantois.

 

Quel est donc le vrai bilan de cette manifestation ?

 

- Le 17 octobre 1961, alors que se déroulait dans Paris un soi-disant massacre, l’Institut Médico Légal (la Morgue), n’a enregistré aucune entrée de corps de « NA » (NA= Nord Africain dans la terminologie de l’époque).

- Le 17 octobre 1961, de 19h30 à 23 heures, il n’y eut qu’une seule victime dans le périmètre de la manifestation et ce ne fut pas un Algérien, mais un Français nommé Guy Chevallier, tué vers 21h devant le cinéma REX, crâne fracassé. Par qui ?

- En dehors du périmètre de la manifestation, « seuls » 2 morts furent à déplorer, Abdelkader Déroues tué par balle et retrouvé à Puteaux et Lamara Achenoune tué par balle et étranglé, gisant dans une camionnette, également à Puteaux. Rien ne permet de dire qu’ils furent tués par les forces de l’ordre.

 

Le 18 octobre, à 04 heures du matin, le bilan qui parvint à Maurice Legay le directeur général de la police parisienne fut donc de 3 morts. Nous sommes donc loin des dizaines de morts et de « noyés » auxquels l’actuel occupant de l’Elysée a rendu hommage !!!

 

Certes, nous dit-on, mais les cadavres ont été déposés à la morgue les jours suivants. Faux, car ce n’est pas ce qu’indiquent les archives de l’Institut Médico Légal de Paris puisque, entre le 18 et le 21 octobre, « seuls » 4 cadavres de « NA » furent admis à la Morgue :

- Le 18 octobre, Achour Belkacem tué par un policier invoquant la légitime défense et Abdelkader Benhamar mort dans un accident de la circulation à Colombes.

- Le 20 octobre, Amar Malek tué par balles par un gendarme.

- Le 21 octobre Ramdane Mehani, mort dans des circonstances inconnues.

 

Nous voilà donc bien loin des 100, 200 ou même 300 morts « victimes de la répression » avancés par certains et pour lesquels M. François Hollande a reconnu la responsabilité de la France !!!

D’autant plus que le « Graphique des entrées de corps « N.A » (Nord-africains) par jour. Octobre 1961 »[3], nous apprend que du 1° au 30 octobre 1961, sur les 90 corps de « NA » entrés à l’Institut Médico Légal, la plupart étaient des victimes du FLN.

Plus encore, pour toute l’année 1961, 308 cadavres de « N.A » entrèrent à l’IML, la plupart ayant péri dans la guerre inexpiable que le FLN menait contre ses opposants partisans de l’Algérie française ou du MNA de Messali Hadj. Ainsi, au mois d’octobre 1961, sur les 34 cadavres de « N.A » retirés de la Seine ou de la Marne, notamment aux barrages de Suresnes et de Bezons puis conduits à l’IML, la quasi totalité étaient des harkis, des partisans de la France ou des membres du MNA, une des méthodes d’assassinat du FLN consistant à noyer ses opposants. La police française n’est pour rien dans ces noyades.

 

François Hollande devra donc rendre compte au tribunal de l’Histoire car il a couvert de son autorité un mensonge, une manipulation, un montage grossier qui va être utilisé contre la France par ceux que son ministre de l’Intérieur a qualifiés d’ «ennemis de l’intérieur ».

 

Pour en savoir plus :

- Brunet, J-P., (2002) « Enquête sur la nuit du 17 octobre 1961 ». Les Collections de l’Histoire, hors série n°15, mars 2002.

- Brunet, J-P., (2008) « Sur la méthodologie et la déontologie de l’historien. Retour sur le 17 octobre 1961 ». Commentaire, vol 31, n°122, été 2008.

- Brunet, J-P., (2011) « Combien y a-t-il eu de morts lors du drame du 17 octobre 1961 ? ». Atlantico, 17 octobre 2011.

 

Bernard Lugan

17/10/12

 

[1] Voir à ce sujet le dossier spécial de l’Afrique réelle, novembre 2011 intitulé Pour en finir avec le mythe du « massacre » des Algériens à Paris le 17 octobre 1961.

[2] « Rapport sur les archives de la Préfecture de police relatives à la manifestation organisée par le FLN le 17 octobre 1961 ». Rapport établi à la demande du Premier ministre, M. Lionel Jospin et remis au mois de janvier 1998 par M. Dieudonné Mandelkern président de section au Conseil d’Etat, président ; M. André Wiehn, Inspecteur général de l’administration ; Mme Mireille Jean, Conservateur aux Archives nationales ; M. Werner Gagneron, Inspecteur de l’administration. En ligne.

[3] Voir l’Afrique réelle, novembre 2011.

 

Source: http://bernardlugan.blogspot.fr/2012/10/apres-lesclavage-le-17-octobre-1961-la.html

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- Quand François Hollande cautionne le mythe de Gorée (Bernard Lugan)

- Droits de l'homme oligarchiques : François Hollande traite les Africains en européens à essorer

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18 octobre 2012 4 18 /10 /octobre /2012 22:58

Gilles Bernheim a envoyé hier à François Hollande et Jean-Marc Ayrault un document de 25 pages pour expliquer son hostilité au projet de loi.

 


Prenant position contre le projet loi sur le mariage homosexuel, le Grand Rabbin Gilles Bernheim déclare : «Il n'y aurait ni courage, ni gloire à voter une loi en usant davantage de slogans que d'arguments et en se conformant à la bien-pensance dominante par crainte d'anathèmes».

 

 

Après les catholiques, en pointe sur le sujet, les protestants évangéliques également parmi les premiers à avoir contesté ce projet de loi, les musulmans, les orthodoxes et finalement la Fédération protestante de France, le 13 octobre dernier, c'est à présent le judaïsme qui exprime ses doutes sur le sujet. Et désormais toutes les religions en France s'opposent à cette évolution de société.

 

De fait, précise Gilles Bernheim: «À l'heure de conclure, il ressort que les arguments invoqués d'égalité, d'amour, de protection ou de droit à l'enfant se démontent et ne peuvent, à eux seuls, justifier une loi.»

Il poursuit: «Ce qui pose problème dans la loi envisagée, c'est le préjudice qu'elle causerait à l'ensemble de notre société au seul profit d'une infime minorité, une fois que l'on aurait brouillé de façon irréversible trois choses:

- les généalogies en substituant la parentalité à la paternité et à la maternité,

- le statut de l'enfant, passant de sujet à celui d'un objet auquel chacun aurait droit,

- les identités où la sexuation comme donnée naturelle serait dans l'obligation de s'effacer devant l'orientation exprimée par chacun, au nom d'une lutte contre les inégalités, pervertie en éradication des différences.

Ces enjeux doivent être clairement posés dans le débat sur le mariage homosexuel et l'homoparentalité. Ils renvoient aux fondamentaux de la société dans laquelle chacun d'entre nous a envie de vivre.»

 

Source: http://www.lefigaro.fr/actualite-france/2012/10/18/01016-20121018ARTFIG00522-le-grand-rabbin-de-france-s-oppose-au-mariage-homo.php

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- "Mariage" homo : Le représentant juif Joël Mergui se prononce contre et évoque une "lourde responsabilité"

- "Mariage" homo : Les maires pourront-ils mettre en avant leur objection de conscience ?

- De "mariage" homosexuel en polygamie

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18 octobre 2012 4 18 /10 /octobre /2012 22:58

La suppression des indépendances budgétaires des Etats-nations se poursuit. La chancelière Angela Merkel a défendu aujourd'hui l'idée de confier au commissaire européen aux Affaires économiques un droit de veto sur les budgets nationaux des Etats membres, dans un discours devant le Bundestag.

"Nous pourrions faire un pas en avant en accordant à l'Europe un véritable droit d'ingérence sur les budgets nationaux", a-t-elle déclaré, en appuyant l'idée de confier un droit de veto dans ce domaine au commissaire européen aux affaires économiques.

 

Source: http://www.romandie.com/news/n/_ALERTE___Merkel_veut_que_l_UE_puisse_rejeter_le_budget_d_un_pays_membre99181020121005.asp

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- Nigel Farage sur l'euro, le nouveau traité européen et la nouvelle constitution européenne

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18 octobre 2012 4 18 /10 /octobre /2012 09:28

Florian Rouanet nous adresse une nouvelle video d'entretien du nationaliste Philippe Ploncard d'Assac que nous relayons ici - malgré nos distances avec le nationalisme - pour quelques informations sur la franc-maçonnerie que vous ne retrouverez nulle part ailleurs. 

 

 

Entre autres informations :

 

Bernard Antony (auteur d'un ouvrage sur la franc-maçonnerie réalisant le tour de force de dissimuler les racines juives de l'illuminisme maçonnique des Adam Weishaupt ou Martinez de Pasquelly, fondateurs des illuminismes dits germanique et français...) signe ses livres au B'naï B'rith. Un hasard sans doute !

 

Jean Sévillia dédicace lui aussi ses livres au salon des écrivains du B'naï B'rith (la loge maçonnique réservée uniquement aux Juifs). Vous trouvez effectivement cette curieuse information sur le blog de Jean Sévillia :  « Dimanche 11 novembre 2012, Jean Sévillia dédicace ses ouvrages au salon des écrivains du B'nai B'rith, de 14 h à 19 h, à la mairie du XVIe arrondissement, 71 avenue Henri Martin, 75016 Paris. »... (Source: http://www.jeansevillia.com/index.php?page=rendez-vous)


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16 octobre 2012 2 16 /10 /octobre /2012 22:59

http://cdn.bvoltaire.fr/media/2012/10/boulevard-voltaire-bart-de-wever.jpgSuite aux élections communales en Belgique, le 14 octobre, le parti indépendantiste flamand classé bien à droite de l’échiquier politique, la NVA de Bart de Wever, rafle la mise avec des scores allant de 20% à 30% et prend la direction de la mairie d’Anvers avec près de 38%.

 

Ce véritable coup de bélier met à mal la coalition gouvernementale déjà bien affaiblie de Di Rupo car composée de partis flamands et wallons. Sentant le vent tourner et ne voulant pas être largués, les autres partis flamingants vont être tentés de se radicaliser aux dépens de l’unité belge.

 

Défendant le principe d’une Flandre indépendante au sein d’une Europe des régions, Bart de Wever savoure sa victoire qui lui permet de se rapprocher de cet idéal promu par les autorités européennes où les régions à forte identité pour certaines (Catalogne, Pays basque, Ecosse…), ou des « régions technocratiques » pour d’autres (ex : Rhône-Alpes) échappent à la tutelle nationale pour se greffer à l’autorité supranationale de Bruxelles.

 

Le phénomène s’emballe pour toutes les régions de France qui vont obtenir le droit de gérer les Fonds structurels (manne financière) directement en liaison avec l’UE sans passer par l’intermédiaire de l’autorité nationale. C’est déjà le cas de l’Alsace, véritable laboratoire, qui, depuis 2003, échappe à l’autorité politique française pour s’adresser directement à Bruxelles ainsi qu’aux lobbies.

 

Cette féodalisation en cours détricotant l’unité nationale va dans les moindres détails puisque le Conseil régional alsacien a une adresse internet se terminant en .eu et non .fr comme c’est (encore) le cas pour les autres Conseils régionaux français.

 

Ce phénomène en Europe s’accélère dans le cas belge ce qui fait dire, avec raison, à Bart de Wever que « La Belgique finira par s’évaporer entre l’Europe et les régions. » Cette formule résume l’évolution générale en cours pour tous les États de l’UE car la promotion d’un régionalisme supranational et technocratique en liaison avec son corollaire ethnique conduit directement au démantèlement des États considérés comme des fossiles par les tenants du mondialisme bruxellois favorables à l’instauration d’une gouvernance mondiale.

 

La crise qui frappe l’Europe n’est que l’accélérateur d’un long processus de décomposition des États voulue par l’oligarchie. Ces caractéristiques communautaristes vont très loin puisqu’elles ont abouti à l’inauguration, le 16 février 2012, d’un Parlement juif européen composé de 120 membres dans les locaux mêmes du Parlement européen de Bruxelles.

 

Cette promotion de l’ethno-régionalisme est un principe ancien. Déjà, le Traité de Versailles en 1919 promouvait cet idéal de parcellisation ethnique comme l’a prouvé la magnifique thèse de Nathan Feinberg (« La question des minorités à la Conférence de la paix de 1919-1920 », thèse de 1929 et disponible sur internet) qui explique — textes officiels à l’appui — le rôle des B’nai B’rith, du Président de la cour suprême des États-Unis, Louis Brandeis, en liaison avec le Président Wilson pour instaurer un ordre ethnique en Europe.

 

Cet idéal n’a fait qu’être repris par les tenants du mondialisme bruxellois, en particulier, la Paneurope Allemagne par l’intermédiaire de supplétifs comme Herbert Kohn, Theodor Veiter, Rolf Gossmann, Alfons Goppel, le comte Ludwig von Stauffenberg ou encore Siegbert Alber (charte des langues régionales et convention-cadre pour la protection des minorités) en liaison avec des Catalans, des Galiciens, des Basques, des Flamands ou des Friouls-Vénitiens.

 

Les féodaux à la tête des régions s’en donnent désormais à cœur joie pour asseoir leur autorité aux dépens des États. Ils sont prêts aux alliances les plus incroyables pour arriver à leurs fins. Le cas est particulièrement révélateur avec le parti gauchiste mondialiste « les Verts » de Daniel Cohn-Bendit au Parlement européen. En fait, les Verts sont associés à un autre parti regroupant une trentaine d’organisations régionalistes indépendantistes : l’Alliance Libre Européenne (ALE). Dans cette liste, on y trouve des partis indépendantistes qui sont déjà au pouvoir dans leurs régions comme le SNP écossais, ou particulièrement actif comme l’ERC au Parlement régional de Catalogne. Le président de l’ALE s’appelle Eric Defoort. En liaison avec les Verts, il est tout simplement le co-fondateur de la NVA de Bart de Wever (parti d'"extrême-droite", "nationaliste" séparatiste, europhile, anti-immigrationniste, islamophobe, et comprenant des francs-maçons homosexualistes , Ndlr.), parti inscrit dans la liste des membres adhérents de l’Alliance Libre Européenne.

 

Comme on peut le constater, les étiquettes politiques « droite/gauche » n’ont plus de sens

 

Pour le plus grand bonheur du mondialisme triomphant.

 

 

Pierre Hillard, le 16 octobre 2012

 

Source: http://www.bvoltaire.fr/pierrehillard/la-flandre-semancipe-en-faveur-dune-europe-ethnique,1888

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Note de Christ-Roi. Le 13 juin 2010, nous écrivions : "On nous fait passer Bart Wever et sa formation pour des représentants de l'"extrême droite"..Comique.

Les gens présentés ordinairement comme les fossoyeurs du Royaume (les Bart De Wever ou Filip De Winter), ne sont certrainement jamais que des marionettes… mais allez savoir qui les manipule ! Ces résultats électoraux en Belgique montrent certes le mécontentement de la population belge face au dikat européen et immigrationniste qui arrive à son comble, mais ce résultat ahurissant de l'extrême droite peut aussi montrer un repositionnement politique de l'élite franc-maçonnique mondialiste europhile et donc la récupération du mécontentement populaire par une élite aux abois qui joue désormais la carte de l'extrême droite... pour se perpétuer au pouvoir !" ... et continuer ainsi le travail de morcellisation, de féodalisation et de destruction des unités nationales et des territoires européens. Suite, lire : "Elections législatives en Belgique : succès "nationaliste" ou franc-maçon ?" (13 juin 2010).

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15 octobre 2012 1 15 /10 /octobre /2012 22:59

Nous trouvons sur le blog du Libertarien, une bonne analyse de la "main invisible", "main de l'oligarchie".

 

Inventé par Adam Smith, philosophe et économiste écossais libéral, le terme "main invisible" qualifie le fonctionnement des marchés depuis deux siècles :

La théorie de la main invisible affirme que si chaque consommateur peut choisir librement ses achats et si chaque producteur peut choisir librement les produits qu'il vendra et la façon de les produire, alors, le marché évoluera vers une situation mutuellement bénéfique pour tous les agents.

« Le problème, écrit le Libertarien, c'est qu'en parlant de la "main invisible des marchés" , les libéraux laissent croire qu'ils sont partisans du Système, le Système avec un grand S, celui dans lequel nous vivons, qui est en réalité un capitalisme de connivence.

Dans le Système, les Etats et les Puissants manipulent des marchés qui n'ont plus de libres que le nom.

La Main invisible d'Adam Smith est une main collective. Une main faite des millions de mains de tous les acteurs de l'économie, producteurs, consommateurs, actionnaires. C'est une main tellement partagée qu'elle ne peut pas être manipulée. En théorie.

Parce que justement, aujourd'hui, dans nos sociétés collectivistes, c'est le règne de la manipulation, à l'instar des bobars qui nous sont racontés sur la crise et son origine.

Notre économie est un système dominé par les Etats, les banques centrales (organismes étatiques) et les grandes banques privées, le plus souvent dirigées par les mêmes technocrates.

Dans ce Système, il y a bien une main qui dirige: la Main de l'oligarchie. »(Fin de citation)

 

 

 

Source: http://libertarien.overblog.com/je-n-aime-pas-la-main-invisible

 

Note de Christ-Roi. Si nous partageons ce constat, nous ne sommes pas pour autant des libéraux partisans du moindre Etat, et du désengagement "libéral" de l'Etat, sorte de pendant au socialisme interventionniste. Désengagement "libéral" et interventionnisme "socialiste" sont les deux faces de la même pièce oligarchique, fonctionnant sur le même mode de l'attraction-répulsion, un coup à gauche (interventionniste), un coup à droite ("libéral" de désengagement et "baisse des dépenses"), mais toujours dans le sens de l'oligarchie de marché, qui continue de définir en petit comité les termes dans lesquels les problèmes doivent être résolus.

 

Si nous critiquons l'étatisme issu des principes oligarchiques de 1789 ("Volonté générale", "souveraineté nationale", main de l'Oligarchie cachée, accroissement des impôts pour financer l'"Etat-providence", accroissement déraisonnable de la dette mise au service de l'Oligarchie qui spécule sur la dette des nations..., immixtion de l'Etat dans la famille, dans l'éducation, etc.) nous défendons aussi une certaine tradition française d'interventionnisme héritée de Colbert (protectionnisme, subventions à l'exportation, commandes publiques, développement de la valeur qualité, soutiens apportés à l’industrie française dont les fameuses manufactures françaises...) Cet interventionnisme-là a bien fonctionné sans les socialistes et avec le succès que l'on sait, quoiqu'en disent les "libéraux" et les partisans du désengagement de l'Etat.

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15 octobre 2012 1 15 /10 /octobre /2012 22:59

Stefan Renninger, patron de Romandie.com, a raconté qu’il avait reçu des coups de fil insistants de l’Elysée, exigeant de supprimer les propos de la porte-parole du gouvernement, Najat Vallaud-Belkacem, qui avait déclaré le 11 octobre que la France était dans un « état de faillite aggravée ». Il n’a pas cédé aux pressions. La porte-parole du gouvernement français, Najat Vallaud-Belkacem, a dû se rendre compte un peu tardivement de l’effet sur l’image de la France de sa déclaration.

Etat de faillite aggravée ou pas, les socialistes continuent de refuser la moindre réduction des dépenses de l'Etat français. Le budget 2013 comporte 29 milliards d'impôts nouveaux, et 6 milliards d'augmentation des dépenses.

On lit sur Romandie: "Suite à ces propos, certains commentateurs ne manquent pas de souligner qu'il est difficile de défendre avec crédibilité la note AAA de la France tout en déclarant que celle-ci est dans un état de faillite aggravée."

Sources : libertarien.overblog.com / Le Journal du Siècle

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15 octobre 2012 1 15 /10 /octobre /2012 22:58

http://francejeunessecivitas.hautetfort.com/media/00/02/3893990750.png

Nous serons plus de 100.000 à défiler dans Paris le 18 novembre prochain pour manifester contre le projet de loi sur le "mariage" homosexuel. Des cars partiront de toutes les villes de France. Inscrivez-vous !

 

 

 

 

Très bientôt, Civitas publiera toutes les informations pour réserver votre place dans un bus ou un train rejoignant Paris pour la manifestation du 18 novembre.
Départs organisés à partir des villes suivantes :
Angers, Bergerac, Besançon, Brest, Brive, Bruxelles, Caen, Carcassonne, Dijon, Lille, Lyon, Mâcon, Montauban, Montpellier, Nancy, Nantes, Pau, Périgueux, Rennes, Rouen, St Raphael, Toulouse, Villefranche/saône, Vitry le François.
D'autres lieux de départ devraient s'ajouter dans les prochains jours.
Les tarifs seront avantageux pour permettre la venue du plus grand nombre.

 

 

http://francejeunessecivitas.hautetfort.com/media/00/00/2221282944.pngSources: http://francejeunessecivitas.hautetfort.com/archive/2012/10/15/le-18-novembre-nous-viendrons-de-toute-la-france-dire-non-au.html

 

et http://francejeunessecivitas.hautetfort.com/archive/2012/10/15/departs-en-cars-de-toute-la-france-pour-rejoindre-la-manifes.html

 

- Le 18 novembre (Paris), manifestation nationale pour la défense du mariage

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15 octobre 2012 1 15 /10 /octobre /2012 22:58

Lapsus révélateur de Flamby François Hollande qui au moment de décrire le mode d'intervention de la Banque centrale européenne évoque le complot en confondant le terme de "comploter" avec celui de "compléter" : "La Banque centrale a organisé un mode d'intervention permettant de comploter compléter le dispositif"...

 

 

 

complot... quoi ????? ah oui complo.. ter ! Mais qui donc complote ??? Y a des gens qui complotent???

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- La crise : complot financier - Denissto (chronique du 02/10/2012)

- Nigel Farage sur l'euro, le nouveau traité européen et la nouvelle constitution européenne

- Mécanisme européen de stabilité (MES) : Victoire de l'oligarchie (Pierre Hillard)

 

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13 octobre 2012 6 13 /10 /octobre /2012 22:59

En visite à Kinshasa (République démocratique du Congo), François Hollande parle aux Africains des "droits de l'Homme", leur affirmant que "tout être humain doit pouvoir choisir ses gouvernants". Ce faisant, il oublie que les Africains ne sont pas des européens à être dépouillés et essorés.

 

François Hollande a placé son message de défense des droits de l'Homme au coeur de sa visite en République démocratique du Congo (RDC). Le président français a plaidé pour "la démocratie, le pluralisme, le respect de la liberté d'expression" samedi au sommet de la Francophonie.

 

"La francophonie doit porter la démocratie, les droits de l'Homme, le pluralisme, le respect de la liberté d'expression, l'affirmation que tout être humain doit pouvoir choisir ses dirigeants"... Sauf  ceux de l'oligarchie !

 

"J'ai voulu me rendre personnellement ici à Kinshasa au sommet de la Francophonie" pour "témoigner du soutien de la France au peuple congolais", a-t-il lancé, très applaudi. Le peuple congolais aspire "à la paix, à la sécurité, à la démocratie", a-t-il poursuivi...

 

Source: http://www.romandie.com/news/n/Francois_Hollande_place_les_droits_de_l039Homme_au_coeur_de_sa_visite_a_Kinshasa131020121724.as

 

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Add. Christ-Roi, 14 septembre 2012, 12:30. Video (merci à Truth) d'un entretien de Serge de Beketch à Radio Courtoisie au sujet de l'esclavage et ce que l'on vous cache :

 

 

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13 octobre 2012 6 13 /10 /octobre /2012 22:59

Le ministre de l'Économie et des Finances Pierre Moscovici a signé hier, à l'Hôtel Impérial de Tokyo, un chèque de 31,4 milliards d'euros au FMI. Les États-Unis et le Canada sont les seuls à avoir refusé de participer à ce nouveau renforcement des moyens du FMI.

 

Le sinistre a signé officiellement avec Christine Lagarde l'accord bilatéral conclu entre la France et le Fonds monétaire international, pour permettre à ce dernier de porter secours à la zone euro.

 

Les français font partie des premiers contributeurs. Le gouvernement socialiste a concrétisé la promesse qui avait été faite officiellement dans le cadre du G20 en juin dernier au Mexique. La contribution française arrive après celle de l'Allemagne (41,5 milliards d'euros), de la Chine (43 milliards de dollars) et du Japon (60 milliards de dollars). 

 

Rassurez-vous braves gens, "la France n'aura pas besoin de s'endetter pour honorer son engagement... l'usage que pourra en faire le FMI sera au coup par coup, en fonction des demandes d'aide ... Une forme de création monétaire qui implique la Banque de France, mais qui n'alourdira en rien ni les comptes de l'État ni la dette publique."

 

Source: http://www.lefigaro.fr/conjoncture/2012/10/12/20002-20121012ARTFIG00330-moscovici-signe-un-cheque-de-314-milliards-d-euros-au-fmi.php

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- Mensonge du siècle : "sauf accident majeur, cette opération n'aura pas de coût pour le contribuable" (François Fillon)

 

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13 octobre 2012 6 13 /10 /octobre /2012 22:59
Comme tous les voyageurs de passage à Dakar, François Hollande devrait se rendre à Gorée, île inscrite au patrimoine de l’humanité par l’UNESCO. Or, ce n’est pas pour y visiter un des plus beaux sites de l’Afrique de l’Ouest, lieu dégageant une impression envoûtante, mais pour y sacrifier à la sempiternelle repentance.
Gorée est en effet présentée comme ayant été une des bases de la traite par laquelle des millions de malheureux esclaves auraient transité. Les voyagistes américains proposent même au public afro américain la visite pèlerinage de l’île qui aurait vu passer leurs ancêtres ; au mois de février 1992, lors d’un voyage au Sénégal, le Pape Jean-Paul II lui-même accrédita la légende de « Gorée l’île aux esclaves ».
Le « clou » de la visite est la tristement célèbre « Maison des esclaves » où les chaînes qui retenaient les captifs sont encore en place. L’histoire de ce bâtiment est racontée avec lyrisme par des guides auxquels aucun superlatif n’est étranger. Ils racontent ainsi qu’elle fut construite par les Hollandais au XVII° siècle, que ce fut à l’origine une « esclaverie », qu’elle fut le cœur du honteux système esclavagiste régional centré sur l’île de Gorée. Ses murs ont vu passer des centaines de milliers ou même des millions de Noirs arrachés à leur terre. La visite détaillée permet d’ailleurs de se faire une idée des épouvantables conditions de vie des malheureux. Elle se poursuit par la découverte des cellules des hommes, de celles des femmes et même, moment particulièrement émouvant, de celles des enfants. Le cachot n’est pas oublié dans lequel étaient enchaînés et enfermés les sujets rebelles.
Cette maison a fière allure depuis qu’elle a été restaurée. Une plaque apprend ainsi au visiteur que, parmi les mécènes figure une association prestigieuse, la Fondation France Liberté, présidée par Madame Danielle Mitterrand, veuve d’un ancien président de la république française.
Le seul problème, mais il est de taille, est que la « Maison des esclaves » n’en n’était pas une et que Gorée ne fut pas un centre important de la traite esclavagiste !
La véritable histoire de la « Maison des esclaves » a en effet été écrite notamment par deux historiens de l’IFAN (Institut fondamental de l’Afrique noire), Abdoulaye Camara, préhistorien et archéologue, ancien conservateur du Musée de Gorée puis du Musée d’Art africain de Dakar, et par le père jésuite Joseph Roger de Benoist, spécialiste de l’histoire du Sénégal. Le lecteur curieux pourra se reporter à ce sujet au journal Le Monde en date du 27 décembre 1996 et à l’article intitulé « Le mythe de la Maison des esclaves qui résiste à la réalité ».
L’histoire racontée par ces historiens est bien différente de la légende officielle de Gorée pieusement récitée par les guides locaux:

1) Ce ne seraient pas les Hollandais qui construisirent la « Maison des esclaves » au XVIIe siècle, mais les Français et cela en 1783, donc à une période où la traite européenne avait cessé dans la région de la Sénégambie depuis plusieurs décennies. Une traite subsistait certes à cette époque, mais elle était à destination de l’Afrique du Nord et elle était pratiquée par des esclavagistes arabo-musulmans. Gorée ne fut pas concernée par elle.
2) Cette maison aurait été commandée par Anna Colas, une signare, c’est à dire une riche métisse.
3) Les « cellules » auraient été en réalité des entrepôts de marchandises.
4) Comme toutes les demeures coloniales de cette époque, la maison abritait une nombreuse domesticité et certainement même des esclaves qui y assuraient les tâches les plus ingrates, mais ce n’était pas une « esclaverie ».
5) A l’époque de la traite florissante, Gorée ne fut pas un centre esclavagiste. Au maximum du mouvement, c’est à dire au XVIIe et peut-être au début des XVIIIe siècles, les historiens estiment en effet entre deux cents et cinq cents le nombre d’esclaves qui y transitaient annuellement.
Et pourtant, il ne manque pas de lieux, réels ceux-là, où il est possible de voir comment était véritablement organisé l’odieux commerce des esclaves.
J’en citerai un seul dans cette Afrique de l’Ouest littorale qui vit tant de royaumes africains esclavagistes vendre plusieurs millions d’hommes, de femmes et d’enfants à leurs partenaires européens. Il s’agit du fort de Cape Coast, situé au Ghana, à environ 200 kilomètres à l’ouest d’Accra et qui fut le principal point d’exportation des esclaves vendus par le royaume Fanti aux négriers anglais, hollandais et même suédois qui s’y succédèrent. Il serait également possible de citer, entre autres, Elmina à l’est de Cape Coast et Christiansborg (ou Osu) à Accra.
La « mauvaise monnaie chassant la bonne », les petits arrangements avec l’Histoire sont peut-être favorables à l’industrie touristique de Gorée, mais, outre le fait qu’ils décrédibilisent ceux qui les cautionnent, ils risquent de faire le lit de ceux qui nient la traite esclavagiste ou qui la relativisent.

Bernard Lugan
12/10/10

Sources:
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11 octobre 2012 4 11 /10 /octobre /2012 22:59

Le lancement, le 8 octobre à Luxembourg, du Mécanisme européen de stabilité (le MES) remplaçant le FESF est véritablement une victoire pour les tenants du nouvel ordre mondial.

 

L’instrument de torture de l’oligarchie est fin prêt pour essorer les peuples et assujettir les Etats. Porté sur les autels par les 17 ministres des finances de la zone euro et du président de la Banque centrale européenne et ancien de Goldmann Sachs, Mario Draghi, cet outil est appelé à recapitaliser les banques de la zone euro. Officiellement et, naturellement, pour le bien des Européens, il s’agit d’un fonds de secours chargé de lutter contre la dette qui étouffe les Etats. En fait, en étudiant quelques articles clefs établissant le MES, on se rend compte que l’oligarchie a remporté une victoire décisive.

 

Qu’on en juge plutôt.

 

L’article 1 stipule que « Par ce traité, les parties contractantes instituent entre elles une institution financière internationale appelée Mécanisme européen de stabilité ».

 

On remarque tout de suite que le peuple dit souverain n’a pas été invité à l’aimable sauterie qui engage une mise de départ à hauteur de 700 milliards d’euros (article 8).

 

Toujours dans le même article, les dirigeants du MES peuvent littéralement claquer dans les doigts car les membres de la zone euro doivent contribuer « irrévocablement et inconditionnellement » à leurs engagements financiers. Comme l’hubris est la marque de fabrique du monde de la finance, le Conseil des gouverneurs à la tête du MES peut modifier le montant de ce capital en liaison avec les États membres du MES (article 10). Nous nous doutons qu’il ira à la hausse.

 

L’article 32 est particulièrement savoureux si on peut dire. Intitulé « Statut légal, privilèges et immunités », cet article présente une batterie de mesures rendant les dirigeants du MES intouchables. Disposant de la pleine personnalité juridique pour acquérir des biens mobiliers et immobiliers, assurés que « ses statuts, privilèges et immunités sont reconnus et mis en vigueur », ces potentats se protègent dans leur bunker en affirmant que :

 

Le MES, ses biens, fonds et avoirs, où qu’ils se trouvent et quel qu’en soit le détenteur, jouissent de l’immunité et de toute forme de procédure judiciaire, sauf dans la mesure où le MES renonce expressément à son immunité dans le cas de toute procédure ou par les conditions de tout contrat, y compris la documentation sur les instruments financiers.

 

Les propriétés, les fonds et les actifs du MES, où qu’ils se trouvent et quel qu’en soit le détenteur, sont exempts de perquisition, réquisition, confiscation, expropriation ou de toute autre forme de saisie ou de prise par l’exécutif ou par des actions judiciaires, administratives ou législatives. Les archives du MES et tout document appartenant au MES ou détenu par lui sont inviolables. Les locaux du MES sont inviolables (…).

 

Il est même ajouté que pour exécuter ses activités, « les propriétés, fonds et actifs du MES doivent être libres de toutes restrictions, régulations, contrôles et moratoires en tout genre ». Al Capone à côté, c’est de la petite bière.

 

Et si vous n’avez pas encore compris qui sont les maîtres, l’article 35 se charge de vous rappeler que les hommes ne sont pas égaux entre eux :

 

Dans l’intérêt du MES, le Président du Conseil des gouverneurs, les gouverneurs, les gouverneurs suppléants, les directeurs, les directeurs suppléants, comme le Directeur Général et membres du personnel doivent être à l’abri de poursuite à l’égard des actes accomplis par eux dans leur qualité officielle et jouissent de l’inviolabilité à l’égard de leurs papiers officiels et documents.

 

A la lecture de ces quelques articles, on ne peut que constater qui est le maître.

 

Nous sommes convaincus que les ardents défenseurs de la souveraineté nationale vont occuper tous les plateaux de télé et saisir tous les micros pour dénoncer l’instauration de cette dictature financière nous rangeant à l’état d’esclaves taillables et corvéables à merci.

 

C’est curieux, je n’entends rien.

Pierre Hillard, le 11 octobre 2012

 

Source: http://www.bvoltaire.fr/pierrehillard/victoire-de-loligarchie,1592

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- Nigel Farage sur l'euro, le nouveau traité européen et la nouvelle constitution européenne

- La déclaration de Mario Draghi, ses limites et ses conséquences (Jacques Sapir)

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8 octobre 2012 1 08 /10 /octobre /2012 16:33

Alors qu'on pensait que la famine était un phénomène des temps obscurs et sombres de notre histoire... la crise économique touche actuellement de plein fouet la Grèce où 27% de personnes sont au seuil de la famine. Un phénomène qui est en train de toucher les pays européens les uns après les autres. Une crise, voulue de longue date, pour nous amener à accepter sans broncher le Nouvel ordre mondial totalitaire, qui bien sûr nous sauvera tous... et nous conduira au "bonheur"...

En 1789... une autre "famine" frappait la France grâce à Necker (lire l'abbé Barruel, Mémoires pour servir à l'histoire du jacobinisme). Cette famine (parisienne) et la "crise" devait nous faire accepter la "Révolution" dite "française".

 

Source: via http://www.democratie-royale.org/article-la-crise-complot-financier-denissto-110960327.html

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- Denissto : Révolution - Monarchie - Finance - Nouvel Ordre mondial

- Violents affrontements entre police et manifestants à Athènes et Madrid : quelles solutions ?

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7 octobre 2012 7 07 /10 /octobre /2012 22:59

"En fait, il est correct qu'elles (les "Pussy Riot") aient été arrêtées et il est correct que le tribunal ait pris une telle décision (deux ans de camps, NdCR.). Car il ne faut pas saper les fondements de la morale, détruire le pays. Que nous reste-t-il sinon ?", a déclaré Vladimir Poutine dans une émission de la chaîne NTV, qui a déjà été diffusée en Extrême-Orient russe et dont des extraits ont été rendus publics par les agences russes.

 

Source: http://www.lefigaro.fr/flash-actu/2012/10/07/97001-20121007FILWWW00087-pussy-riot-un-verdict-correct-poutine.php

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- "Pussy Riot" : La Douma élabore un texte condamnant les profanations de lieux de culte et atteintes aux sentiments religieux par une peine de trois ans de prison

- "Pussy Riot" : Frère Nathanael et le sacrilège de Moscou

- "Pussy Riot" : deux poids deux mesures

- "Pussy riot": Elles se sont livrées à un véritable Sabbat (Poutine)

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7 octobre 2012 7 07 /10 /octobre /2012 13:03

Hildegarde de Bingen a été déclarée aujourd'hui Docteur de l'Eglise par le Pape Benoît XVI.

 

Benoît XVI a inauguré ce dimanche, avec une messe solennelle sur la place Saint-Pierre au Vatican, le synode sur la "nouvelle évangélisation" qui rassemble 262 archevêques, évêques, supérieurs généraux de congrégations et patriarches venus du monde entier. C'est au début de la cérémonie que le Saint-Père a proclamé les deux nouveaux docteurs de l'Eglise. Tous les deux théologiens chers à sa pensée et acteurs de l'évangélisation à leur époque étaient déjà saints: l'Espagnol Jean d'Avila (1499-1569) et l'Allemande Hildegarde de Bingen (1098-1179), deux personnalités qui n'hésitaient pas à être novateurs dans l'Eglise de leur époque. (1)


Jusqu'à présent, Hildegarde n'avait pas été canonisée, mais son culte et sa réputation en sainteté était répandus en Rhénanie depuis le Moyen Âge.

   

 

 

Le 10 mai dernier, le pape Benoît XVI a étendu le culte liturgique de sainte Hildegarde à l'Église universelle, dans un processus connu sous le nom « canonisation équipollente » (ou canonisation équivalente).

 

Le 28 mai, il annonçait la proclamation d'Hildegarde de Bingen comme "Docteur de l'Église" le 7 octobre 2012, faisant d'elle la quatrième femme "Docteur de l'Église" après Catherine de Sienne, Thérèse d'Avila et Thérèse de Lisieux. Cette reconnaissance est la plus grande reconnaissance de l'Église catholique, reconnaissant par là même l'exemplarité de la vie mais aussi des écrits d'Hildegarde comme modèle pour tous les catholiques. (2)

 

Pieter Brueghel l'Ancien, «Petite tour de Babel» (1563)«A  la dispersion de Babel s’oppose  l’unité de Pentecôte». C’est ainsi que Benoît XVI a rappelé la «vérité éternelle» du récit biblique qui décrit la tentative des hommes d’«être comme Dieu» en construisant seuls un chemin vers le ciel.

Dans l’homélie lors de la Messe présidée dans la basilique Saint-Pierre le dimanche 27 mai, solennité de Pentecôte, le Pape s’est dit convaincu qu’à notre époque aussi, marquée par d’immenses progrès dans le domaine de la communication et de la science, «nous sommes en train de revivre l’expérience de Babel».

... Quel est alors le chemin pour retrouver «la capacité de se mettre d’accord, de se comprendre et d’œuvrer ensemble»? La réponse, a assuré le Pape, «nous la trouvons dans l’Ecriture Sainte: l’unité peut arriver seulement par le don de l’Esprit de Dieu, qui nous donnera un cœur nouveau et un langage nouveau, une capacité nouvelle de communiquer». Cela signifie qu’«agir en tant que chrétien signifie ne pas être fermé dans son propre moi, mais être tourné vers le tout. Cela signifie accueillir en soi-même l’Eglise tout entière», en repoussant «la tendance à dominer les autres» et en choisissant «la joie du service désintéressé».

Au terme de cette Messe du 27 mai, avant de réciter le Regina caeli, le Pape avait annoncé qu'il proclamerait saint Jean d’Avila et sainte Hildegarde de Bingen, docteurs de l’Eglise, le 7 octobre. (3)



Hildegarde de Bingen est une religieuse bénédictine, musicienne et mystique franconienne du XIIe siècle (la Franconie est un des duché originels du Saint-Empire romain germanique, fondé au Xe siècle). Elle est née le 16 septembre 1098 à Bermersheim vor der Höhe près de Alzey (Hesse rhénane) et morte le 17 septembre 1179 à Rupertsberg (près de Bingen).

Hildegarde a composé plus de 70 chants, hymnes et séquences, dont certains ont fait l'objet d'enregistrements récents par des ensembles de musique médiévale : Ave generosa, Columba aspexit, O presul vere civitatis...


Elle était également maître dans la médecine psychosomatique et l'art de guérir par les plantes ou phylothérapie (des recettes et des observations sur les vertus des plantes médicinales qui se transmettent depuis le Moyen Âge, de génération en génération…).

 

Hildegarde soignait à la fois les corps et les âmes en initiant ses nonnes à la gravure, à l'écriture, à la reliure, aux chants et à la science.

Régine Pernoud lui consacra un livre: Hildegarde de Bingen, Conscience inspirée du Moyen Âge (1994)

 

L'oeuvre d'Hildegarde de Bingen nous parle de la place de l'homme dans le cosmos, le respect de l'environnement... (avec près de 10 siècles d'avance sur les "écolos" et autres "verts" sans Dieu), de diététique, de guérison, du rôle de la femme : toute une sagesse médiévale à redécouvrir...

 

Liens externes:


*
Textes d'Hildegarde de Bingen
* Les Jardins d'Hildegarde

 


Image illustrative de l'article Hildegarde de Bingen
Hildegarde recevant l'inspiration divine, manuscrit médiéval

 

Sources :

 

(1) http://www.7sur7.be/7s7/fr/1505/Monde/article/detail/1512559/2012/10/07/Le-pape-inaugure-le-synode-sur-la-nouvelle-evangelisation.dhtml

(2) Article de Zenit du 27 mai 2012 : http://www.zenit.org/article-30937?l=french

(3)  Osservatore Romano, le 29 mai 2012 : http://www.osservatoreromano.va/portal/dt?JSPTabContainer.setSelected=JSPTabContainer%2FDetail&last=false=&path=/news/vaticano/2012/123q12-La-messa-della-solennit--di-Pentecoste-pres.html&title=De%20Babel%20%C3%A0%20l%E2%80%99unit%C3%A9&locale=fr 

 

 

Hildegard of Bingen, Kyrie & Pater Noster (Notre Père et Kyrie)

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- Hildegard von bingen- O vis aeternitatis-

- Hildegard von Bingen, O aeterne Deus - O Praesul Verae Civitatis

- Hildegard of Bingen, Trinity College, Kyrie & Pater Noster

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5 octobre 2012 5 05 /10 /octobre /2012 18:15

"Au IVème siècle, le païen Julien l’Apostat au pouvoir collaborait avec les juifs intégristes contre les Chrétiens. Aujourd’hui, les juifs intégristes au pouvoir collaborent avec des néopaïens contre les Chrétiens".


Les Intransigeants publient une bonne critique d'un article particulièrement christophobe, faisant l'apologie du paganisme, paru sur le site de Jean Robin, Enquête&Débat.

 

"Jean Robin est un juif intégriste, proche de l’association maçonnique Riposte Laïque,  qui essaye, avec un certain succès, disent-ils avec raison, d’influencer le milieu d’extrême-droite. Et c’est loin d’être le seul sioniste dans ce cas là !"

 

Les Instransigeants expliquent que ce qui embête l'auteur néo-païen de l'article, Pierre Lance, "c’est que la France ait été Chrétienne. Ce qu’il déteste, c’est la Chrétienté. Ce qu’il refuse, c’est la Vérité. Ce qu’il désire, c’est une France néopaïenne qui retourne à ses « racines druidiques ». Il se lance alors dans tout un raisonnement sur 21 paragraphes pour tenter de démonter le « mensonge historique comme quoi la France serait Chrétienne ».

 

Source et suite: http://www.les-intransigeants.com/2012/10/ces-neopaiens-qui-collaborent-avec-les-sionistes-contre-les-chretiens/

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Note de Christ-Roi. Le problème avec les (néo)-païens, c'est leur manque de nuance, leur propension à la confusion des choses (Ex: la confusion du temporel et du spirituel. Les néo-païens tendent à placer sous une même tête les deux pouvoirs du temporel et du spirituel, exactement comme le faisaient il y a deux mille ans, les religions proche et moyen-orientales de l'époque et que l'on retrouve aujourd'hui sous la forme paganisante du césarisme franc-maçonnique où le temporel a vocation à gouverner le spirituel... au nom d'une pseudo "laïcité").

 

Finalement cette confusion des choses chez les néo-païens nous rend bien des services à nous Catholiques, tant il est vrai que "Ce qui se conçoit bien s'énonce clairement" (Boileau). Et sur la distinction des deux pouvoirs (temporel et spirituel) les néo-païens brouillent volontairement les cartes, et évitent soigneusement d'aborder le sujet.

 

La lecture du billet de ce Pierre Lance laisse une telle impression d'antichristianisme au lecteur, qu'il en est inutile d'en faire une réponse rationnelle, tant la virulence d'une attaque sans nuance parle pour nous. Mais nous pouvons en relever quelques incohérences :

 "Les prétendues «racines chrétiennes» de la France ne sont donc rien d’autre qu’une escroquerie intellectuelle entretenue par l’Église romaine. Est-il besoin d’être horticulteur pour savoir différencier une racine d’un greffon ? Le christianisme est un greffon oriental imposé à nos aïeux par la force et la ruse, grâce au concours successif de deux arrivistes sans foi ni loi : Constantin et Clovis."

http://resize.over-blog.com/300x283-c.png?http://upload.wikimedia.org/wikipedia/commons/thumb/3/3a/Milvbruck.jpg/290px-Milvbruck.jpgEn France, les gaulois étaient déjà convertis au christianisme bien avant l'arrivée de Clovis et même de Constantin. Pour faire face aux légions païennes de Maxence,  au Pont Milvius, l'empereur Constantin aligna des légions gauloises et chrétiennes...

 

Au IVe siècle, Saint Hilaire, évêque de Poitiers, était un païen, né de parents païens issus de l'aristocratie gallo-romaine, qui arrivé à l'âge adulte, aidé par la grâce, secoua le joug absurde et impur du paganisme et allait devenir le marteau de l'hérésie, l'apôtre infatigable du dogme de la sainte Trinité. 

 

http://t1.gstatic.com/images?q=tbn:mRHVPAj1WC8d9M:http://his.nicolas.free.fr/Monuments/Europe/France/Touraine/Tours/ToursCath/ToursCathPeintureStMartin1_WEB.jpgSaint Martin, le disciple de Saint-Hilaire, parcourait les Gaules, et convertissait les Gaulois par l'autorité de ses prêches et de ses prodiges, et non par la force ou l'oppression. Un jour, qu'il traversait une bourgade païenne, touché par les larmes d'une pauvre mère qui lui présenta le corps inanimé de son petit enfant, il le ressuscita devant tout le village, qui se convertit. Chacun de ses pas était marqué par des prodiges et des conversions : les idoles, les temples des faux dieux, les arbres objets des superstitions druidiques, disparurent dans le voisinage de Tours, Ambroise, Levroux, Langeais, Touron, Candes.

  • "Charlemagne prit leur suite en imposant le christianisme aux Germains par la guerre. Il fit massacrer 4.500 Saxons qui refusaient le baptême chrétien. La peine de mort fut décrétée contre tous ceux qui voulaient demeurer païens." 

 

Les Saxons constituaient surtout une tribu germanique concurrente des Francs. Fin VIIe siècle, ils lançaient des raids périodiques dévastateurs sur la Francia, sans jamais avoir été inquiétés pour cela. Gouvernée par Charlemagne le Grand, la France catholique décida d'y mettre bon ordre. S'avançant en terre saxonne, les Francs y firent grand carnage. 4500 saxons faits prisonniers furent décapités. Mais c'était là le résultat de la guerre et des nombreux raids saxons chez nous, pas celui de la religion catholique. Ou bien faut-il admettre que le catholicisme est meilleur à la guerre que le paganisme et que les païens ne valent pas tripette face aux catholiques ?

  • "Les véritables racines du peuple français (comme des autres peuples européens), sont à rechercher dans les principes éthiques et philosophiques du paganisme, du polythéisme et du druidisme, honteusement calomniés depuis vingt siècles par les zélateurs de Rome"

 

En France, comme en Irlande, ce sont les druides qui se sont les premiers converti à la religion trinitaire (Source 1, 2, 3). Lire en particulier : "Quels sont les secrets de la cathédrale de Chartres ?" 

  • "Les monothéistes, qu’ils soient juifs, chrétiens ou musulmans, ne se rendent pas compte à quel point ils ont été «lobotomisés» dans leur enfance par des religions contre-nature qui n’ont cessé d’abaisser et d’humilier l’être humain pour le prosterner devant un Seigneur céleste imaginaire, au seul profit de pouvoirs despotiques soutenus par des clergés félons."

 

S'il y a bien une religion dont la loi naturelle et le droit naturel font parties intégrales de sa doctrine, c'est le catholicisme ! Tout le libéralisme des Pufendorf, Locke, Montesquieu, aux XVII et XVIIIe siècles, en est emprunt, il s'agit de l'école du droit naturel moderne (même si ce libéralisme a fini par s'en éloigner avec des interprétations laïcisantes types impératif de la morale kantienne).

 

Les "droits de l'homme" eux-mêmes (conçus comme droits à la liberté, à la vie, à la propriété, le respect de la personne humaine et de la dignité humaine, comme "homme fait à l'image de Dieu") ont un fondement théologique et découlent directement de la transcendance catholique, la loi naturelle de Dieu. Dans ces conditions, parler de religion "contre-nature" en assimilant le monothéisme chrétien au monothéisme islamique est un non-sens historique et philosophique complet.

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4 octobre 2012 4 04 /10 /octobre /2012 22:59

Napoléon était-il franc-maçon?

L'Ombre d'un doute: Napoléon était-il franc-maçon?

 

Le magazine de Franck Ferrand sur France 3, diffusé mercredi soir 3 octobre avait pour thème les liens qu'entretenait Napoléon avec les francs-maçons.

 

"Pour de nombreux historiens, l’accession au pouvoir et le règne de Napoléon sont étroitement liés à l’essor de la Franc Maçonnerie. Entrées en clandestinité pendant la période révolutionnaire, les loges françaises reprennent force et vigueur sous le Consulat puis l’Empire. Prolongement naturel et spirituel des idées véhiculées par les philosophes des Lumières, la Franc Maçonnerie ... est avant tout le centre d’un formidable réseau occulte d’influence et de pouvoir disséminés dans toute l’Europe. Désireux d’asseoir son pouvoir sur ce qu’il appelait des « masses de granit », Napoléon va s’appuyer sur les « frères », pour mener à bien ses hautes ambitions politiques et assurer ses conquêtes militaires." (1)

 

Cette émission a notamment révélé que le père de Napoléon était franc-maçon, que ses frères l'étaient, que sa femme Josephine de Beauharnais l'était, et que tout le personnel politique et quasiment tous les officiers de l'époque l'étaient...

 

Franck Ferrand commence par évoquer (à partir de 05:45 dans la video ci-dessus) des documents d'archives de loges maçonniques, notamment "ce 'miroir de la vérité dédié à tous les maçons', qui se trouve à la Bibliothèque Nationale de France. Il s'agit d'un périodique à usage interne, imprimé deux ans avant le sacre, et dans lequel les auteurs n'ont pas hésité à accoler au nom de Napoléon Bonaparte, le F de 'frère', suivi des trois points, signe irréfutable d'appartenance"... "Seulement, voilà, précise Franck Ferrand, pour de nombreux auteurs et historiens, il s'agit là d'indices trop minces, ce ne sont pas des preuves suffisantes".

 

Après avoir évoqué la possible initiation de Napoléon lors de la campagne d'Egypte, par une "Loge d'Isis", le magazine se termine par l'évocation d'un Napoléon probablement initié dans sa jeunesse, car considéré comme "louveteau" (fils de franc-maçon dans le langage maçonnique, le louveteau était automatiquement initié.)

 

Seul bémol, au moment de parler de l'ouvrage de l'abbé Barruel, Mémoires pour servir à l'histoire du jacobinisme, on apprend évidemment qu'il n'y avait pas de complot... et que le Père Augustin Barruel en somme était un "complotiste"... parce qu'il y avait plusieurs francs-maçonnerie, que la franc-maçonnerie était plurielle et non pas une. Il faudra répéter là encore que si diversités d'opinions (royalistes, républicains, etc.) il y avait (Exemple: Lafayette était plutôt royaliste même s'il a bien servi la Secte pour renverser la Monarchie... Clé: Lire Barruel...), il n'en demeurait pas moins qu'en haut de la pyramide demeurait une seule direction, un seul objectif que l'on pouvait résumer (et qui reste toujours le même) comme étant la destruction de l'alliance du temporel (monarchie) et du spirtituel (Eglise), mais aussi la destruction de toutes religions (là encore, lire Barruel...).

 

Le documentaire évoque pourtant, très brièvement, les "féroces" illuminatis d'Adam Weishaupt et les "Illuminés de Bavière" qui étaient partisans de la "révolution mondiale"... Sujet abordé très brièvement en une minute, à partir de 1:06:05. Rappelons que tout ce que nous savons des Illuminés de Bavière, on le sait ... grâce aux  Mémoires pour servir à l'Histoire du jacobinisme, de l'abbé Augustin Barruel, Mémoires publiés en 1797...

 

Dans ce documentaire, Franck Ferrand évoque la thèse qui veut que Napoléon, plutôt que d'être contrôlé par la Secte s'en serait plutôt servi avant de vouloir la contrôler. Devenant de plus en plus autoritaire (au sens d'indépendant), il aurait fini par gêner la franc-maçonnerie, qui aurait changé de disposition à son égard. La "lune de miel" depuis le Consulat se serait alors transformée en une guerre pour le renverser à partir de 1809. Au point que des généraux l'auraient trahi jusque sur les champs de bataille : les loges, voyant Napoléon "s’éloigner de plus en plus des grands principes républicains, ne sont-elles pas allées jusqu’à provoquer sa chute ?" (2)

 

Note de Christ-Roi. Notre avis (nous retournons la thèse du documentaire) est que les loges se sont bien davantage servies de Napoléon que Napoléon ne s'est servi d'elles. Une fois le travail accompli (code civil maçonnique, propagation des idées modernes et maçonniques à toute l'Europe et notamment l'idée de l'appel au peuple, l'idée de la confiance du peuple, une confiance que l'on contrôle via la démocratie représentative), la Secte s'arrangea pour l'éliminer, estimant sans doute qu'il avait bien travaillé et qu'il était temps de faire le pas en arrière, suivant en cela le principe théorisé plus tard par les bolchéviques du "deux pas en avant, un pas en arrière" (mot de Lénine...)

 

Ainsi, depuis 1789, l'histoire de France avance sous l'effet d'un curieux balancier : Convention nationale (1792), Consulat (1799), Empire (1804), puis Restauration monarchique (le pas en arrière de 1815 à 1830), monarchie de Juillet (monarchie parlementaire, maçonnique et oligarchique de 1830), IIe république, puis Second Empire (le pas en arrière), IIIe république, puis Régime de Vichy (le pas en arrière avec un Philippe Pétain appelé au pouvoir par une assemblée maçonnique), IVe République et Ve république (deux pas en avant). Le prochain coup verra-t-il une pseudo restauration monarchique (en réalité maçonnique?) ou bien une seconde Révolution nationale contrôlée par les Francs-maçons? (La première Révolution nationale ayant été celle du Maréchal Pétain en 1940). Ou bien verra-t-on enfin une Monarchie traditionnelle, décentralisée et à représentation sincère mettre fin au pouvoir de l'Oligarchie cachée ?  


Bibliographie du magazine :

Les francs-maçons, fossoyeurs du 1er Empire, Charles de Flahaut, éditions littéraires et artistiques
Napoléon était-il franc maçon ?, Jean Boisson, Cholet, 1967
Napoléon franc-maçon ?, François Collaveri, éditions Tallandier, 2008
La franc maçonnerie des Bonaparte, François Collaveri, éditions Payot, 1982

 

Retrouvez la vidéo intégrale de l’émission pendant une semaine sur le site : http://programmes.france3.fr/ombre-d-un-doute/index.php?page=article&numsite=7490&id_rubrique=7496&id_article=25499

 

Sources:

 

(1) http://www.facebook.com/pages/LOmbre-dun-Doute-Franck-Ferrand/106700186119062

(2) http://programmes.france3.fr/ombre-d-un-doute/index.php?page=article&numsite=7490&id_rubrique=8063&id_article=34333

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. Napoléon et la création de la Banque de France / Henri Guillemin

. Illuminés de Bavière : l'illuminisme au XVIIIe siècle

. Qui sont les conspirationnistes ?

. Denissto : Révolution - Monarchie - Finance - Nouvel Ordre mondial

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