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21 novembre 2012 3 21 /11 /novembre /2012 23:00

Alors qu'au cours de la Manifestation nationale du 18 novembre pour le mariage et la famille, des "Femen" ont agressé des gens et des enfants à la gazeuse, contre-manifesté sans autorisation préfectorale, les seins à l'air avec des slogans insultant Dieu et l'Eglise ("Fuck Church", "Fuck God"), le président de la Conférence des Evêques de France André Vingt-Trois n'a rien trouvé de mieux que de qualifier les catholiques de Civitas, leurs dirigeants et les manifestants (dont des prêtres Ecclesia Dei et diocésains), de « groupes borderline  intégriste, et même au-delà », Denis Crouan, président de l'association Pro Liturgia, tacle ce soir le cardinal - sans le nommer -, et rappelle que l'obéissance filiale à nos pasteurs "doit être éclairée", surtout quand la hiérarchie de l'Eglise se met visiblement en conflit avec le Christ et avec "ce que le pape, les conciles, et toute la tradition des évêques jusqu'à nous nous ont enseigné" :

 

  • http://boitedependore.com/religion/ChristRoi2.jpg« [...] L'obéissance dans l’Eglise est certainement fondamentale, mais cette obéissance doit être éclairée : c’est une obéissance filiale, une obéissance de la foi.

L'obéissance [des fidèles] aux évêques, au Pape, au Concile ne doit pas être passive mais véritablement illuminée par la foi, et le premier devoir de toute la hiérarchie est de la leur communiquer et de l’entretenir.

  • Lorsqu’il y a des défaillances individuelles ou même collectives de la part de ceux qui dans l’Eglise sont responsables avant tout de la foi, ce n’est pas du tout une infidélité de la part des fidèles mais au contraire une marque de fidélité de critiquer et de ne pas accepter ce qu’enseigne tel prêtre ou même tel évêque ou un groupe d’évêques, lorsqu'il est clair que cela est en contradiction avec ce que le Pape, les conciles, et toute la tradition des évêques jusqu’à nous ont enseigné.

 

  • L’obéissance des fidèles doit donc toujours être une obéissance éclairée et une obéissance [...] qui s'adresse, à travers les hommes, au Christ seul. Et lorsque des hommes qui représentent le Christ se mettent visiblement en conflit avec Lui, avec toute la tradition de l’Eglise et avec ceux qui en sont les représentants les plus assurés aujourd’hui même, il n’y a pas à hésiter à leur résister, à leur résister respectueusement d’abord, et s'ils ne comprennent pas ou n'acceptent pas ces critiques, à leur résister fermement et en face [...] » (P. Louis BOUYER, Le métier de théologien, Paris, 1979, pp. 141-142)

 

Source: http://www.proliturgia.org/ (rubrique Actualités)

 

Denis Crouan, il y a un an, avait déjà mouché les évêques de France au sujet de leur silence sur la "pièce de théâtre" "Sur le concept du visage du Fils de Dieu", consistant à jeter des excréments sur le visage du Christ. Le cardinal André Vingt-Trois avait à ce moment déclaré qu'il ne savait pas si cette pièce était "blasphématoire". Denis Crouan fit alors cette remarque :

 

  • "Parfois, en écoutant vos silences, Messeigneurs, il nous arrive de nous demander, nous, simples petits fidèles 'de la base' comme vous dites, comment il peut se faire que vous laissiez insulter notre Père, Dieu, et notre Mère, l'Eglise".

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- Pro Liturgia interpelle les évêques (surs la "pièce de théâtre" "Sur le concept du visage du Fils de Dieu")

- Le cardinal André Vingt-Trois ne sait pas si la "pièce de théâtre" "Sur le concept du visage du Fils de Dieu" est "blasphématoire"

- Fossoyeurs de la foi : Denis Crouan parle de programmation de la chute des vocations et de la pratique religieuse

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21 novembre 2012 3 21 /11 /novembre /2012 17:22

 Lors du coup monté du 18 novembre, Caroline Fourest a expliqué défendre un mode de "protestation pacifique et drôle" en utilisant des femmes seins à l'air (pas vraiment féministe comme attitude...), portant sur elles des slogans injuriant la foi catholique ("Occupe-toi de ton c."; "Fuck Church", etc.) 

 

Les activistes "Femen" et les militants LGBT sont-ils réellement pacifiques et drôles ? A vous d'en juger, photos à l'appui.

 

Une nouvelle affiche contre les catholiques placardée dans Paris, mentionne : "Préparons les planches et les clous !".

 

http://lesalonbeige.blogs.com/.a/6a00d83451619c69e2017d3e048921970c-800wi

Source: http://lesalonbeige.blogs.com/my_weblog/2012/11/violence-haineuse-lgbt.html

 

 

Lors de la "Manif pour tous" du samedi 17 novembre, une photo publiée par LeMonde.fr, montre des pancartes haineuses brandies par des contre-manifestants toulousains. L’une (près du mégaphone orange) appelle ouvertement et tranquillement au meurtre : « Un-e hétéro = une balle, une famille = une rafale ».

 

http://www.ndf.fr/files/2012/11/Capture-d%E2%80%99%C3%A9cran-2012-11-19-%C3%A0-15.14.35.png

  Source: http://www.ndf.fr/nos-breves/19-11-2012/la-photo-du-jour-un-e-hetero-une-balle-une-famille-une-rafale#.UKz3zWeE_YU

 

Qui appelle à la haine en raison de la religion ("Préparons les planches et les clous !") ou de l'orientation sexuelle (« Un-e hétéro = une balle, une famille = une rafale ») ?

 

A quand la dissolution des LGBT et autres Femen ?

 

"Pour bien comprendre la portée des slogans très injurieux envers les croyances des manifestants,
le site 911NWO.info évoque le "deux poids deux mesures" réservé aux catholiques :

 

"Il suffirait d’imaginer une manifestation par exemple de juifs sionistes (par exemple), qui se retrouveraient soudainement bousculés par une horde de furies en petite culotte, seins à l’air et portant kippa, avec des slogans anti-juifs du style « I Fuck your God », « je crache sur votre religion », « à bas les synagogues » « ou « à bas le Vatican Israël » et autres « occupez-vous de vos fesses » entre autres insultes, aspergeant les manifestants (y compris des poussettes) non pas de « saint sperme » mais de « sperm casher » par exemple,  pour comprendre que ces manifestants-là seraient immédiatement arrêtés par la police, jugez et lourdement condamnés pour incitation à la haine et antisémitisme !"

 

C'est exactement ça.

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21 novembre 2012 3 21 /11 /novembre /2012 13:53

Le cardinal André Vingt-Trois a évoqué la manif  de l’institut Civitas du dimanche 18 novembre contre le "mariage" homosexuel". Il a expliqué qu'il n'avait "pas voulu appeler à manifester" car il ne voulait pas "que ce soit une manifestation organisée par l'Eglise. »

 

Le cardinal a expressément distingué les deux manifestations des 17 et 18 novembre : « Celle de samedi était conçue et déclarée comme non confessionnelle, même si de nombreuses organisations religieuses de toutes obédiences y ont participé. Qu’il y ait eu une mobilisation forte des chrétiens, on s’en réjouit. »

Pourtant, a-t-il tenu à préciser : « Je n’ai pas voulu appeler à manifester ; je ne voulais pas que ce soit une manifestation organisée par l’Église. »

 

Analysant la manifestation du dimanche, le cardinal parisien a évoqué « l’institut Civitas, groupes borderline  intégriste, et même au-delà, qui a clamé “Nous les catholiques !”, alors que, dans ce mélange des courants les plus extrêmes, il n’y en avait pas beaucoup. » Et puis, le tout s’est déroulé selon un « fonctionnement d’émeute classique : provocation-répression ».

 

Source: http://www.la-croix.com/Religion/Urbi-Orbi/France/Le-cardinal-Vingt-Trois-releve-la-fin-de-l-unanimite-en-faveur-du-mariage-gay-_NP_-2012-11-21-878505

 

Le point de vue du cardinal se défend lorsqu'on considère qu'au travers du projet de "mariage" homosexuel c'est la loi naturelle qui est attaquée, et que la réaction doit venir de toute la société, au-delà des catholiques.

 

Il faut également reconnaître que si le moyen de la manifestation est un moyen révolutionnaire qui n'est pas naturel au catholicisme ni d'ailleurs à la tradition royaliste légitimiste, prétendre que la manif de Civitas s'est déroulée selon le modèle de l'"émeute classique : provocation-répression" alors qu'aucun manifestant du 18 novembre n'a été arrêté par la police, relève de la désinformation à la limite du mensonge. En effet, dans le cadre du dépôt de plainte de Civitas contre les "Femen" venues contre-manifester sans autorisation préfectorale, et contrairement à ce que prétendent certains médias et politiques, aucun membre de l’organisation de Civitas ne s’est rendu coupable de la moindre violence envers les "femen". Les policiers ont informé les responsables de Civitas que seuls avaient été interpellés quatre individus sans rapport avec Civitas et que rien ne pouvait être reproché à Civitas.

 

Enfin,  rappelons qu'Alain Escada, président de Civitas, avait dès le départ, au mois de septembre, appelé à une manifestation nationale, « rendez-vous de tous les Français opposés à un tel projet de loi » . Lui faire le procès d'avoir voulu organiser une manifestation " confessionnelle", à part et entre soi, pour se faire plaisir, est indigne et relève plus de la basse politique que de la pastorale religieuse.

 

Rappelons que le cardinal n'en est pas à son coup d'essai. Au moment où l'Eglise et le concile Vatican II donnent une place accrue à l'action des laïques dans la vie politique, il avait déjà ostracisé des jeunes tradis venus protester en octobre 2011 contre la "pièce de théâtre" "Sur le Concept du visage du Fils de Dieu" (consistant à jeter des excréments sur le visage du Christ), les traitant de "groupuscule qui se réclame de l'Eglise catholique sans aucun mandat et qui est en fait un groupuscule rattaché aux lefebristes fait de la foi un argument de violence" et déclaré qu'il ne savait pas si cette pièce était blasphématoire .

 

On ne peut pas d'un côté demander l'action des laïques et en même temps les condamner. Un peu de cohérence ! 

 

On sent de la haine ou de l'aigreur dans ses propos, on aimerait que le cardinal explique un peu mieux ce qu'il reproche en fait aux tradis de la FSSPX, ainsi qu'au mouvement laïc Civitas. Son acharnement trahirait-il une forme d'estime mêlée de jalousie envers une Eglise combattante qu'il a depuis longtemps délaissée? 

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- Incidents à la manifestation de Civitas : les médias russes et français n’ont pas les mêmes images

- Pro Liturgia interpelle les évêques (au sujet du silence des évêques de France sur la "pièce de théâtre" "Sur le concept du visage du Fils de Dieu")

- Le cardinal André Vingt-Trois ne sait pas si la "pièce de théâtre" "Sur le concept du visage du Fils de Dieu" est "blasphématoire"

- Le 18 novembre (Paris), manifestation nationale pour la défense du mariage

- Pro Liturgia : L'obéissance dans l'Eglise "doit être éclairée"

- "Mariage" homo : Les maires pourront-ils mettre en avant leur objection de conscience ?

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20 novembre 2012 2 20 /11 /novembre /2012 22:26

http://www.chire.fr/I-Grande-10325-la-democratie-totalitaire.net.jpgFrançois Hollande a reconnu aujourd'hui le droit à la "liberté de conscience" pour les maires qui ne souhaiteraient pas appliquer la future loi. C'est ce que nous disions dès le 12 septembre en nous demandant : "les maires pourront-ils mettre en oeuvre leur objection de conscience?" et le 23 septembre, nous disions que le projet du "mariage" homosexuel est un exemple de conflit entre la Volonté générale et les droits de l'homme. Trois droits de l'homme étaient en effet enfreints : la liberté de conscience des maires, liberté à présent reconnue..., la liberté de l'enfant que les socialistes ont tendance à oublier..., et la liberté de la société elle-même.

 

Après la liberté de conscience, reste encore la liberté de l'enfant et celle de la société ! La mobilisation continue !

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Add. Christ-Roi, 21 novembre 2012, 17h58. Après avoir reçu cette après-midi une délégation de l'Inter-LGBT, qui "avait suspendu toutes ses relations avec le gouverne-ment" et exigeait d'"être reçue" "rapidement", François Hollande retire la liberté de conscience des maires !

 

Sources: http://lci.tf1.fr/france/societe/mariage-gay-une-delegation-de-l-inter-lgbt-recue-a-l-elysee-7678876.html ; http://www.lefigaro.fr/flash-actu/2012/11/21/97001-20121121FILWWW00574-hollande-retire-la-liberte-de-conscience.php

 

La mobilisation de toutes les personnes attachées à la défense de la famille naturelle continue !

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20 novembre 2012 2 20 /11 /novembre /2012 21:54

Alain Escada a répondu à des questions de Nouvelles de France au sujet de la "Manif pour tous" du 17 novembre.


À ce propos, l’un des fers de lance du mouvement contre le mariage homosexuel est Frigide Barjot qui a organisé la « Manif pour tous ». Quel regard portez-vous sur son action ?

http://www.ndf.fr/files/2012/11/Capture-d%E2%80%99%C3%A9cran-2012-11-20-%C3%A0-17.42.35.pngNous sommes très heureux qu’un grand nombre de Français se soient réunis dans les rues de France le 17 contre le projet de mariage homosexuel car nous pensons qu’ils se sont retrouvés dans l’unique but d’abolir le projet de loi. Nous ne pensons absolument pas qu’ils partagent les idées de Madame Barjot qui dit vouloir améliorer le PaCS ou qui fait l’éloge de la vie de couple homosexuel, dans le but de présenter une image acceptable au microcosme médiatique. A cet égard, cette dernière représentait très mal les marcheurs qui la suivaient, lesquels pour beaucoup, ont participé à la manifestation contre le PaCS du 31 janvier 1999. Bien peu ont d’ailleurs répondu aux exigences vestimentaires qu’elle voulait imposer pour qu’ils ne soient pas ce qu’ils sont. L’essentiel est qu’il y ait du monde pour barrer la route au projet du gouvernement, lequel va devoir instamment réfléchir. Avec 200 000 manifestants en un premier week-end, il y a une forte chance que nous retrouvions dans les mois prochains le précédent de l’école libre. Si chaque personne amène avec elle cinq nouveaux participants, le million de 1984 sera un coup de tonnerre dans le ciel politique. Mais même 500 000 personnes sonneraient inévitablement le glas de ce projet qui commence sérieusement à ennuyer le président de la République.

N’avez-vous pas le sentiment de vous faire voler la vedette par Frigide Barjot ?

Non, absolument pas, nous n’avons pas les mêmes rôles et nous savons qu’un grand nombre de ceux qui viennent à ses marches n’oseraient pas se rendre à la nôtre en raison de la pression médiatique. En même temps, nous constatons que celle-ci se craquèle inexorablement et que nos rendez-vous sont toujours plus suivis. Ce dont nous avons absolument conscience, c’est que c’est notre ardeur qui provoque le mouvement. Si l’Institut Civitas n’avait pas commencé l’an passé à manifester devant les théâtres qui s’en prenaient violemment à l’image du Christ, Frigide Barjot aurait poursuivi ses activités sur les plateaux télé et les évêques de France auraient continué à garder l’attitude d’abstention qu’ils observent depuis des décennies. Le deuxième round a lieu cet automne. Notre réactivité a entraîné celle des autres. De toute façon, il faut bien se dire que si nous n’étions pas là, Caroline Fourest et son auréole d’activistes s’en prendraient à la « Manif pour tous ».

 

Source: http://www.ndf.fr/poing-de-vue/20-11-2012/alain-escada-si-nous-netions-pas-la-caroline-fourest-et-son-aureole-dactivistes-sen-prendraient-a-la-manif-pour-tous

 

Civitas dépose plainte contre Femen - communiqué de presse : http://francejeunessecivitas.hautetfort.com/archive/2012/11/20/civitas-depose-plainte-contre-femen-communique-de-presse.html

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- Incidents à la manifestation de Civitas : les médias russes et français n’ont pas les mêmes images

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18 novembre 2012 7 18 /11 /novembre /2012 23:55

Des incidents auraient eu lieu à la manif de Civitas organisée aujourd'hui contre le "mariage" homo... Comme par hasard, des caméras de journalistes étaient présentes au bon endroit, au bon moment, pour filmer sous le bon angle des activistes "Femen" "habillées en nonnes" (en réalité les seins nus) se faire battre par des catholiques "intégristes"... Et naturellement "Le gouvernement condamne ces agissements." (Le Figaro)

Or, en réalité, les médias russes et français n’ont pas les mêmes images. Ce sont les Femen qui ont agressé des manifestants. Les Femen ont également gazé des poussettes (photos).

 

MISE A JOUR 21h – Facebook s’empare de la polémique, et notamment les blogueurs libéraux qui diffusent les photos prises sur place par d’autres blogueurs qui suivaient la marche.

 

Lien twitter : http://www.dtom.fr/?p=14973

 

Les militantes Femen ont aspergé de gaz la tête du cortège essentiellement composé de familles (voir vidéo ci-dessous) de la manifestation de Civitas, ce que les médias se passent de montrer, ne montrant que la réaction de 20 fafs de la manifestation.

 

Il devient difficile de désinformer à l’époque d’internet et de la mondialisation de l’information…

 

Pour ceux qui connaissent la militante Caroline Fourest et son réseau (proche de BHL), on ne pouvait que se douter d’un coup tordu et bien vendu par les médias. Mais avec un gazage de poussettes qui se termine par des chiallements devant les gros médias pour les auteurs, une ligne éthique de plus a été franchie.

 

 

Les miliants Femen qui gazent la tête du cortège de Civitas, on remarque une poussette à l’arrière plan. Pour une fois il n’y aura pas que les « catholiques intégristes » pour trouver à certaines un arrière goût sataniste.

 

Aujourd’hui avait lieu la manifestation de Civitas contre la loi permettant le mariage homosexuel. Les médias se font l’écho d’une agression de féministes pendant le défilé. La militante lesbienne (mais surtout connue comme « anti-islamiste ») Caroline Fourest affirme au Figaro avoir été rouée de coups.

 

Un média russe a cependant diffusé des images du début de cette action. La vidéo de Russia Today montre une agression de la tête du cortège – par un gazage des manifestants malgré la présence d’enfants qui devrait faire réfléchir certains et leur envie de faire des coups d’éclats – par quelques FEMEN et un groupe de militants d’extrême gauche (un coup de pied visible dans la vidéo à 0:34) également échaudés, que les militants fafs suivront ensuite dans la rue.

«Je condamne fermement la lâche agression dont a été victime Caroline Fourest en marge de la manifestion Civitas et lui témoigne mon soutien contre la violence obscurantiste et imbécile», en a évidemment profité le socialiste Harlem Désir.

 

Video russe: Католики побили FEMEN в Париже / Femen activists beaten up in Paris

 

Si les coups reçus par les Femen sont anormaux, témoignant d’une réaction agressive d’une vingtaine de manifestants fafs* (merci de relayer l'info, mais quand on est agressé on a encore le droit de se défendre ! NdCR.), on peut se demander ce que feraient les militants socialistes face à une pancarte « Vive Le Pen » au milieu d’une de leurs manifestations ou…

Mince, la réponse est là, et le traitement n’est pas tout à fait le même :

 

 

 

 

Source: http://www.dtom.fr/archives/video-incidents-a-la-manifestation-de-civitas-les-medias-russes-et-francais-nont-pas-les-memes-images/

via http://www.leforumcatholique.org/message.php?num=650873

 

Note de Christroi. Rappelons qu'une journaliste d’une chaîne de télévision ukrainienne, après avoir infiltré l’organisation féministe ukrainienne, a découvert que les "Femen" sont financées et grassement payées par des représentants des milieux d'affaires européens et américains. La journaliste révéla qu'une des techniques de cette organisation consiste à se comporter agressivement pour attirer l’attention des journalistes et se présenter ensuite comme une victime innocente.

 


La journaliste a également découvert que les activistes de FEMEN sont payées pas moins de 1000 dollars par mois, le triple du salaire moyen en Ukraine. En outre, le loyer que l’association verse pour son bureau de Kiev s’élève à 2500 dollars par mois, alors que le loyer mensuel du bureau parisien se monte à plusieurs milliers d’euros.

 

Rappelons également que Caroline Fourest s'est faite chassée de la fête de L'Huma le 15 septembre dernier par des militants des Indigèles de la République et des musulmans.

 

Ce soir, Alain Escaca, président de Civitas, a publié un communiqué : "Nous avions appelé à manifester en masse contre le projet de loi sur le mariage homosexuel et près de 20.000 personnes se sont retrouvées autour de nous ce dimanche 18 novembre 2012 à Paris, entre le ministère de la Famille et l’Assemblée nationale. Nous souhaitons remercier chaleureusement tous ceux qui sont venus des plus larges horizons pour porter notre message afin de barrer la route à ce dessein gouvernemental. C’est un grand succès et le mouvement va s’amplifier dans les semaines qui viennent.

C’est sans doute ce qui a suscité les vives craintes de Caroline Fourest qui a immédiatement répandu dans la presse sans apporter de preuve qu’elle était venue comme journaliste et qu’elle avait été « tabassée » à plusieurs reprises. Compte tenu de ses revendications affichées sur le sujet de l’homosexualité, on peut clairement s’interroger sur l’impartialité de cette journaliste en la matière et sur le caractère plus que provocateur de sa présence. Il faut savoir que Caroline Fourest était déjà venue accompagner, la veille, des militants agressifs, hurlant et brandissant des pancartes, prônant le mariage homosexuel, lors de la « Manif pour tous » partie de la place Denfert-Rochereau. Déjà Caroline Fourest avait été refoulée, en présence des forces de sécurité.

 

Lors de notre marche de ce dimanche, cette dame accompagnait des extrémistes féministes et homosexuelles qui se sont présentées entièrement dénudées devant les enfants (ce que cette journaliste appelle de « l’humour »). Leur contre-manifestation n’était pas déclarée. Elles se sont approchées de notre colonne en hurlant, en présence des forces de sécurité. Il faut noter que toutes ces contre-manifestantes agressives, Caroline Fourest comprise, ont été arrêtées par celles-ci. En revanche, la police n’a interpellé aucun des manifestants qui ont pu continuer dans le calme leur marche jusqu’à l’Assemblée Nationale. Qu’il nous soit permis de remercier les autorités pour leur professionnalisme afin d’assurer la sûreté de tous."

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- "Agressions" contre les Femen : Qui était ce jour là autorisé à porter un brassard orange ?

- Caroline Fourest chassée de la "fête de l'Huma" par des militants des "Indigènes de la République"

- Boris Berezovski serait derrière les Pussy Riot dans son combat contre Vladimir Poutine

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18 novembre 2012 7 18 /11 /novembre /2012 17:53

Monseigneur Cattenoz est archevêque d’Avignon. Il a répondu aux Nouvelles de France sur la question du « mariage » homosexuel qui provoque de nombreux débats et contre lequel l’Eglise catholique a fermement pris position .

 

... Nouvelles de France : La loi impose aux catholiques de se marier à la mairie avant de se marier à l’Eglise, pensez-vous respecter cette obligation légale à l’avenir si le « mariage » homosexuel était adopté ?

 

Mgr Cattenoz: Je me pose franchement la question de la nécessité de passer devant Monsieur le maire. Aujourd’hui cette loi apparaît totalement obsolète. Je comprendrais tout à fait les chrétiens qui ne se reconnaitraient pas dans cette loi.

 

NDF: Vous-même, accepteriez-vous de célébrer un mariage qui ne serait pas préalablement reconnu civilement ?

 

Mgr C. : Vous savez, l’Eglise, pour diverses raisons, a la possibilité de célébrer des mariages secrets. Un jour nous devrons dire à l’Etat que nous nous pourrons plus nous appuyer sur une loi qui date d’un autre siècle. Très franchement, je crois que l’Eglise n’est pas en retard comme on essaie de nous le faire croire, au contraire, elle est en avance  sur ces questions et l’on finira par le reconnaître.

 

Un mariage civil vidé de sa substance : soluble par le divorce, dénaturé par la reconnaissance juridique d’unions homosexuelles, quasi-identique sur le plan des avantages financiers au Pacs, qui n’est autre qu’une relégitimation de la répudiation (puisqu’il peut se rompre par simple lettre recommandée). Bref, un mariage qui n’est plus un mariage. On ne voit pas au nom de quoi l’Eglise devrait reconnaître ce mariage civil. Il est désormais temps de s’en débarrasser. Nos fonctionnaires de mairie auront ainsi bien moins de travail et d’ailleurs, je ne doute pas que nous verrons chuter les mariages civils, ce qui montrera qu’il n’y a que les catholiques qui se marient.

 

Source: Entretien à Nouvelles de France

http://www.ndf.fr/nos-breves/16-11-2012/mgr-cattenoz-jinvite-tous-les-baptises-et-citoyens-a-manifester via http://www.riposte-catholique.fr/perepiscopus/le-nouveau-pave-de-mgr-cattenoz#.UKkAvmeE_YU

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17 novembre 2012 6 17 /11 /novembre /2012 14:03

http://www.laportelatine.org/mediatheque/audiotheque/fellay_sermon.jpgLe 11 novembre 2012, Mgr Bernard Fellay a célébré la messe en l'église Saint-Nicolas-du-Chardonnet à Paris. Au cours dun sermon, il est revenu sur ces "quelques mois de souffrances, de troubles et de tourments chez nous", déclaré que nous en étions "au même point que Mgr Lefebvre en 1974" et posé la question de savoir "où Rome voyait dans le concile Vatican II la continuité ? A Assise ? Dans le baiser du coran ? Dans la suppression des Etats catholiques ?"

 

 

Extrait:

C’est le mystère de la Croix. Lorsque Jésus est sur la Croix, la Foi nous oblige à professer qu’Il est Dieu, qu’Il est Tout-Puissant, qu’Il est éternel et immortel. Il ne peut pas mourir ; Il ne peut pas souffrir. Dieu est infiniment parfait. Il est impossible que Dieu souffre. Et Jésus, sur la Croix est Dieu. La Foi nous le dit. Et nous sommes obligés de l’accepter, totalement, sans aucune diminution. Mais en même temps, l’expérience humaine nous dit que ce même Jésus souffre et même, Il meurt. Au pied de la Croix, seuls sont dans la vérité ceux qui maintiennent les deux, même si cela semble contradictoire. Et l’on voit à travers toute l’histoire de l’Eglise ce même problème ; la grande majorité va s’en tenir à ce que nous dit la connaissance humaine et conclure : « Donc il n’est pas Dieu. Il est vraiment mort. Il est mort et enterré. C’est fini. » C’est la plus grande partie des ennemis de l’Eglise, des athées, des hérétiques, et des modernistes qui se cachent dans l’Eglise qui font croire qu’ils ont la foi alors qu’ils ne l’ont pas. On distinguera habilement un Christ de l’Histoire, celui-là c’est le Christ réel et on le dira mort et jamais ressuscité et un soi-disant Christ de la Foi, celui auquel l’Eglise nous obligerait de croire et, pour Lui, on invente une résurrection. C’est absolument faux. Ce n’est pas juste. Il est vraiment ressuscité. Figurez-vous que d’autres hérétiques, au contraire, ont insisté pour dire : « Mais oui, Il est Dieu. Donc cette mort, ces souffrances, ce ne sont que des apparences. Il n’est pas vraiment mort. » Cette erreur s’est aussi trouvée, mais moins répandue.

Aujourd’hui, par rapport à l’Eglise, c’est le même problème. Pour rester dans la vérité, il faut garder ces deux données, les données de la Foi et aussi les données de la constatation de la raison. Ce Concile a voulu se mettre en harmonie avec le monde. Il a fait rentrer le monde dans l’Eglise et maintenant nous avons le désastre. Et toutes ces réformes qui ont été faites à partir du Concile, ont été faites par les autorités pour cela. Aujourd’hui, on nous parle de continuité, mais où est-elle ? A Assise ? Dans le baiser du Coran ? Dans la suppression des Etats catholiques ? Où est cette continuité ? Et donc, nous continuons tout simplement, bien chers Frères, sans rien changer, jusqu’au moment où le Bon Dieu voudra… Cela ne veut pas dire qu’il faut rester inactif. Tous les jours, nous avons ce devoir de gagner les âmes. Et nous savons bien que la solution viendra du Bon Dieu, et on peut même le dire, par la Sainte Vierge. On peut le dire, c’est une évidence de notre temps, signifiée par ces apparitions, belles, magnifiques, Notre Dame de La Salette, Notre Dame de Fatima, qui annoncent cette époque, douloureuse, terrible. Rome deviendra le siège de l’Antéchrist, Rome perdra la foi... c’est ce qui a été dit à La Salette. L’Eglise sera éclipsée. Ce ne sont pas des petites paroles. On a vraiment l’impression que c’est maintenant que l’on vit cela.

Il ne faut pas s’affoler. C’est terrifiant, oui, mais il faut donc d’autant plus se réfugier près de la Sainte Vierge, près de son Cœur Immaculé. C’est le message de Fatima : Dieu veut donner au monde cette dévotion au Cœur Immaculé de Marie. Ce n’est pas pour rien ! Demandons dans toutes nos prières, à chaque Messe, cette grâce de la fidélité, de ne rien lâcher, coûte que coûte. Et que le Bon Dieu nous protège et nous guide, jusqu’au Ciel. Ainsi soit-il.

Mgr Bernard Fellay, Paris le 11 novembre 2012, Sermon à Saint-Nicolas

Source: http://www.laportelatine.org/mediatheque/sermonsecrits/fellay_st_nicolas_121111/fellay_st_nicolas_121111.php

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- Le Saint-Siège décatholicise lui-même le Liechtenstein ! Quelles conséquences ?

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17 novembre 2012 6 17 /11 /novembre /2012 14:03

« Qui croit en moi, même s'il meurt, vivra ! »

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16 novembre 2012 5 16 /11 /novembre /2012 23:59

http://www.chire.fr/I-Moyenne-11135-l-ultime-transgression--refaconner-l-homme.net.jpgAprès l'avortement légalisé, voici maintenant le « gender », la revendication du « mariage » des homosexuels, bientôt l’adoption d’enfant par ces couples, et enfin l’ultime transgression : refaçonner l’homme.

Toutes ces propositions de lois conduisent à la destruction de la cellule de base de la cité qu'est la famille. Il faut réagir maintenant !

Ce nouveau livre de Jean-Pierre Dickès, "Refaçonner l'homme, l'Ultime transgression", a pour unique objet d'alerter tout un chacun sur ce qui se prépare dans les laboratoires : la création de l'homme par l'homme. L'homme se prend-il pour Dieu ?

 

 

 

 

 

Résumé du livre :

 

En 2007, le professeur Schaffer de Temple University (Pennsylvanie) met au point un liquide amniotique permettant de développer un enfant dans des éprouvettes et des couveuses. Un utérus artificiel est mis au point à Nottingham en 2012.
En 2008, le docteur Wood de l'université de La Jolla (Californie), réussit le premier clonage humain.
En 2010, Craig Venter « détricote » l'ADN du génome entier d'un microbe. Il en reconstruit un autre : c'est la première espèce au monde créée par l'homme.
Fin 2011, IBM annonce que par le projet Synapse, il a pratiquement terminé la construction d'un cerveau artificiel.
Début 2012, l'aéroport d'Orly met en service des « hommes virtuels » appelés hologrammes qui renseignent les passagers. Ce sont des ordinateurs.
Le 3 juillet 2012, le Daily Mail annonce la réalisation des premiers humains mutants (St Barnabas Center, New Jersey). Trente enfants sont issus des gènes de trois parents.
Le 20 juillet 2012, un savant américain de Harvard déclare qu'il va être transformé en cyborg après s'être suicidé : il espère atteindre l'immortalité.   

 

Une quantité impressionnante d'expériences folles sont menées à bien par des scientifiques sans foi ni loi. Toutes ces découvertes (dont beaucoup d'exemples sont donnés dans l'ouvrage) posent la question de l'avenir de l'homme. Mais quelle sera la transgression suprême qui fera disparaître l'espèce humaine elle-même ? Le docteur Jean-Pierre Dickès, écrivain, spécialiste en bioéthique et auteur d'un précédent ouvrage appelé L'Homme Artificiel, dresse les contours de l'humanité future.

 

 

Source: http://www.chire.fr/A-179687-l-ultime-transgression--refaconner-l-homme.aspx

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16 novembre 2012 5 16 /11 /novembre /2012 18:44

http://info.catho.be/wp-content/uploads/2012/11/Lichtenstein-500x281.jpg

La principauté du Liechtenstein et le Saint-Siège ont achevé les négociations en vue d’un nouveau concordat sur les relations Eglise-Etat. La signature de l’accord devrait intervenir au début décembre, communique le gouvernement du Liechtenstein.

 

Le parlement de la Principauté débat de cet accord lors d’une séance extraordinaire convoquée le 15 novembre 2012. Le point principal de ce nouvel accord est que la religion catholique n’est plus définie comme Eglise nationale. Cette modification constitutionnelle ouvre la voie à l’égalité des religions. Elle signifie aussi que l’Eglise catholique abandonne les privilèges liés à son statut de religion d’Etat.

 

La nouvelle réglementation doit codifier notamment la question de l’enseignement de la religion dans les écoles ainsi que celle du financement des communautés reconnues. Le gouvernement de la principauté propose l’introduction d’un impôt ecclésiastique pour les religions reconnues.

 

Source: http://info.catho.be/2012/11/15/le-catholicisme-ne-sera-plus-leglise-nationale-au-liechtenstein/

via http://royaume-de-france.clicforum.com/t1079-Le-catholicisme-ne-sera-plus-religion-d-etat-au-Lichtenstein.htm#p9648

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Note de Christroi. Cette initiative vient-elle de l'Eglise ou du Liechtenstein?

 

L'article de le dit pas, mais cette façon de faire pour un Etat d'être neutre en fait de religion, s'inscrit dans le fil de ce qui a été demandé par le Saint-Siège lui-même au lendemain du Concile Vatican II, comme en Italie en 1984 (renégociation du concordat italien de 1929, notamment sur la base des déclarations conciliaires sur la liberté religieuse et les relations entre l'Eglise et l'Etat : Gaudium et spes, n°76; Dignitatis humanae ), pour décider que la religion catholique ne serait plus la religion reconnue publiquement par l'Etat.

 

Ceci n'a pourtant pas été demandé ainsi par le texte même du concile Vatican II, qui n'a pas proprement demandé que les Etats ne soient plus déclarés catholiques. Tout semble se passer en fait comme si les nouveaux textes du Concile Vatican II avaient été conçus au départ, par leur rédaction ambiguë et ambivalente, comme des mines devant exploser en temps voulu via des interprétations hétérodoxes.

 

En Italie, la décatholicisation de l'Etat avait été demandée par le Saint-Siège et non pas par l'Etat italien, alors Etat socialiste. On est alors en droit de se demander pourquoi l'Eglise a condamné le communisme athée dans l'encyclique de Pie XI "Divini Redemptoris" (1937) si c'est concrètement pour faire la même chose que les bolchéviques ?

 

De même en Espagne, dans tous les Etats catholiques de l'Amérique du Sud, en Irlande, les cantons catholiques suisses, c'est le Saint-Siège qui a demandé à tous ces gouvernements de ne plus avoir de religion d'Etat catholique ! Là encore, pourquoi dans ces conditions pour l'Eglise dénoncer les totalitarismes et continuer d'annoncer l'Evangile si c'est pour mettre la lumière sous le boisseau et construire un monde sans Dieu ?

 

Cette manière de faire est étonnante et nous laisse perplexes. Lorsqu'on considère en effet que dans les autres Etats (non catholiques), les religions protestante ou musulmane restent religions d'Etat, on se demande pour quelle raison seule la religion catholique devrait être exclue et ne plus être religion d'Etat ? Les Etats protestants européens, membres de la zone euro, n'ont pas changé, eux. En Hollande, Angleterre, Norvège, Suède, Danemark, c'est toujours le protestantisme qui est reconnu religion publique dans ces Etats.

 

Au moment où un ministre de la république dite française (Vincent Peillon) déclare que la franc-maçonnerie est la religion de la république, il faudrait se résoudre à voir notre religion ainsi exclue ?

 

Alors même que les textes de l'Eglise demandent une "saine collaboration" (Gaudium et spes, n° 76) cette élimination du christianisme de la sphère publique entraînera bien sûr tôt ou tard, en temps voulu, l'abolition du calendrier chrétien avec ses fêtes, ses jours fériés, ses commémorations au profit d'autres religions non chrétiennes... Voire la création de toutes pièces de nouvelles fêtes de la religion laïque maçonnique.

 

http://www.gloria.tv/thumbnail/2009-08/media-32032-2.jpgUne autre question mérite d'être posée : comment le Saint-Siège compte-t-il articuler ce nouveau découronnement du Christ au Liechtenstein avec l'enseignement de la lettre encyclique du pape Pie XI "Quas Primas" (1925), réclamant qu'un culte public soit rendu à Jésus-Christ ? Et notamment ces passages :

 

- "1. ... ce débordement de maux sur l'univers provenait de ce que la plupart des hommes avaient écarté Jésus-Christ et sa loi très sainte des habitudes de leur vie individuelle aussi bien que de leur vie familiale et de leur vie publique.

... jamais ne pourrait luire une ferme espérance de paix durable entre les peuples tant que les individus et les nations refuseraient de reconnaître et de proclamer la souveraineté de Notre Sauveur"

 

- "13. ... Et, à cet égard, il n'y a lieu de faire aucune différence entre les individus, les familles et les Etats; car les hommes ne sont pas moins soumis à l'autorité du Christ dans leur vie collective que dans leur vie privée. ... 

  ... Il est l'unique auteur, pour l'Etat comme pour chaque citoyen, de la prospérité et du vrai bonheur: " La cité ne tient pas son bonheur d'une autre source que les particuliers, vu qu'une cité n'est pas autre chose qu'un ensemble de particuliers unis en société (32). " Les chefs d'Etat ne sauraient donc refuser de rendre - en leur nom personnel, et avec tout leur peuple - des hommages publics, de respect et de soumission à la souveraineté du Christ; tout en sauvegardant leur autorité, ils travailleront ainsi à promouvoir et à développer la prospérité nationale."

 

- "14. ... ce que Nous écrivions alors n'a perdu dans le temps présent ni de son actualité ni de son à-propos: "Dieu et Jésus-Christ ayant été exclus de la législation et des affaires publiques, et l'autorité ne tenant plus son origine de Dieu mais des hommes, il arriva que... les bases mêmes de l'autorité furent renversées dès lors qu'on supprimait la raison fondamentale du droit de commander pour les uns, du devoir d'obéir pour les autres. Inéluctablement, il s'en est suivi un ébranlement de la société humaine tout entière, désormais privée de soutien et d'appui solides (33)."

 

- "16. Oh! qui dira le bonheur de l'humanité si tous, individus, familles, Etats, se laissaient gouverner par le Christ!"

- "20. Au terme de cette Lettre, Nous voudrions encore, Vénérables Frères, vous exposer brièvement les fruits que Nous Nous promettons et que Nous espérons fermement, tant pour l'Eglise et la société civile que pour chacun des fidèles, de ce culte public rendu au Christ-Roi".

 

- "21. Les Etats, à leur tour, apprendront par la célébration annuelle de cette fête que les gouvernants et les magistrats ont l'obligation, aussi bien que les particuliers, de rendre au Christ un culte public et d'obéir à ses lois. Les chefs de la société civile se rappelleront, de leur côté, le dernier jugement, où le Christ accusera ceux qui l'ont expulsé de la vie publique, mais aussi ceux qui l'ont dédaigneusement mis de côté ou ignoré, et punira de pareils outrages par les châtiments les plus terribles".

 

(Source: Pie XI, Quas Primas, 1925 http://www.vatican.va/holy_father/pius_xi/encyclicals/documents/hf_p-xi_enc_11121925_quas-primas_fr.html )

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- Mgr Lefebvre : Ils l'ont découronné

 

Rediff.


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13 novembre 2012 2 13 /11 /novembre /2012 09:20

http://idata.over-blog.com/1/06/39/73/Scoutisme/La-lumiere-brille-dans-les-tenebres.JPGOn nous reproche souvent à nous Légitimistes d'être dans l'inaction politique (les nationalistes font ci, les "Identaires" font ça, et vous rien...), nous répondons que l'action politique n'est pas toujours le meilleur des choix surtout quand cette action conduit à la castration et à l'impuissance, place dans laquelle les républicains veulent vous voir...

 

De la même manière que dans la philosophie taoïste, la non-action est action suprême, par sa seule force de proposition, notre inaction (apparente) à nous est bien plus puissante que votre action apparente qui restera toujours stérile et vaine faute de principes politiques stables.

 

Nous publions ce commentaire très pertinent sur notre mode d'action politique à nous (merci à Viveleroy.fr). Être dans le pour finalement s'interprète en dernière analyse comme une solution préférable à être toujours dans le contre sans jamais rien proposer de solide à la place ! Nous, au moins, nous proposons une solution crédible à la république totalitaire. A sa "légitimité politique" fondée sur le nombre (Volonté générale, volontarisme, constructivisme), nous proposons la loi naturelle comme fondement de la légitimité politique.

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Vouloir défendre la société contre la dénaturation du mariage est certes louable, mais en prend-on vraiment les moyens ? Pourquoi s'attaquer aux effets et jamais aux causes ?

 

Je m'explique :
Deux cents ans de Révolution ont réduit les catholiques à l’état de réactionnaires. Chaque nouvelle loi inique les met en campagne pour alerter l’opinion et tenter de faire pression sur le gouvernement. Comme toujours la loi est votée (pas toujours le mouvement de l'école libre de 1984 contre le projet de l'"école pour tous" c'est-à-dire la suppression des écoles privées, a mis en échec le projet de loi Savary visant à intégrer les écoles privées à un "grand service public", mais il est vrai c'est très rare, il fallait qu'un million de personnes descendent dans la rue...NdCR.), et la fièvre activiste retombée, ils replongent dans un attentisme providentialiste et défaitiste d’où ils ne sortent que pour voter pour le moindre mal (...) en attendant le prochain coup de l’ennemi.

 

Plutôt que de s’acharner à combattre les symptômes (les mauvaises lois républicaines), pourquoi ne pas reconnaître enfin l’effet corrupteur de ces assemblées délibérantes qui font de l’opinion de la majorité, l’expression de la vérité ? Au lieu de subir les attaques, ne vaut-il pas mieux en reprendre l’initiative avec nos principes (la loi naturelle et l’autorité) et nos armes (la Grâce divine et la raison) pour restaurer des institutions traditionnelles ? La suite de cette réflexion sur : http://www.viveleroy.fr/Le-mythe-de-la-bonne-republique.html

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Note de Christroi. Plutôt que de s’acharner à combattre les symptômes (les mauvaises lois républicaines), pourquoi ne pas reconnaître enfin la loi naturelle comme source de la légitimité politique à la place de la Volonté générale?  

 

Au lieu d'être toujours dans le contre (contre les mauvaises lois républicaines en les subissant, contre ceci contre cela dans telles manifs - raison pour laquelle sans doute le président de la Conférence des Evêques de France, Mgr André Vingt-Trois, justement n'appelle pas à manifester... -) soyons dans le pour ! Soyons la force de proposition (la loi naturelle à la place de la Volonté générale, l'autorité à la place de l'irresponsabilité, le Christ-Roi à la place de Mammon-Roi !) Ne nous résignons jamais à la petitesse, cette place où souhaite nous mettre la république dite française. La lumière est faite pour briller dans les ténèbres et être posée sur le chandelier au milieu de la maison ! (Matt., V, 15.)

 

Par contre, s'agissant des Manifs contre la dénaturation inique du mariage et le "droit à l'enfant"..., sur Christroi, nous sommes et dans le contre et dans le pour ! Nous soutenons toutes les manifs, toutes les actions CONTRE ce projet de loi de la démocratie totalitaire. L'exemple de 1984 montre qu'on peut les faire reculer. Et nous sommes dans le POUR ! En réclamant le retour de la loi naturelle fondement de la légitimité politique à la place de la tyrannie et de l'escroquerie de la Volonté générale !

 

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11 novembre 2012 7 11 /11 /novembre /2012 07:57
  jean-de-viguerie.jpgAu Président de Civitas

Cher Monsieur,

Vous voulez bien me demander un encouragement personnel pour votre action contre le faux mariage homo. Je vous le donne de tout cœur, ayant toujours admiré le courage et l'esprit chevaleresque dont vous faites preuve.

Avec mon respectueux souvenir.

Jean de Viguerie


Les cars se font de plus en plus nombreux pour rejoindre Paris le 18 novembre. A ce jour, il en partira des villes suivantes... En Alsace : Strasbourg. En Aquitaine : Lourdes – Pau –Domezain – Bordeaux – Bergerac – Périgueux. En Auvergne : Le Puy en Velay – Monestrol EnBretagne : Brest – Morlaix - Saint Brieuc – St Malo – Lanvallay - Guingamp – Rennes. En Bourgogne : Dijon – Mâcon. DuCentre : Tours - En Champagne : Reims - Vitry le François. En Languedoc Roussillon : Montpellier. En Limousin : Brive. En Lorraine : Nancy. En Midi Pyrénées : Montréal de l’Aude – Toulouse – Caussade. Dans le Nord : Lille. En Normandie : Caen – Rouen. En PACA : Saint Raphaël –En Pays de Loire : Angers - La Roche sur Yon – Nantes –Thouarcé. En Poitou-Charente : Poitiers – Chatellerault – En Picardie : Amiens. En Rhône Alpes : Lyon Saint Etienne. En Belgique : Bruxelles. Réservez au plus vite en lignehttp://www.civitas-institut.com/content/view/807/1/ - votre place dans l'un de ces cars.

 

Source: http://francejeunessecivitas.hautetfort.com/archive/2012/11/10/jean-de-viguerie-soutient-l-action-de-civitas-et-l.html


http://www.christ-roi.net/images/1/1b/Libert%C3%A9_Egalit%C3%A9_%26_Fraternit%C3%A9_ou_la_mort.JPGJean de Viguerie est l'auteur du livre Les Deux Patries, dont voici un extrait au sujet de la Ière Guerre mondiale :

 

"La trouvaille de génie a été 'L'union sacrée'. ... Au nom de l'Union sacrée, il fut ordonné de consentir. Sous peine d'être un 'mauvais Français'. Ce fut une trouvaille ingénieuse et bien plus efficace que la 'Patrie en danger'. Ainsi le patriotisme révolutionnaire triomphait. ... Les orphelins de guerre - on les compte par millions - protestent dans leurs coeurs: 'C'est cela votre France, disent-ils, cette idole inhumaine, avide du sang de nos pères, et pouvons-nous l'aimer?' Ils se trompent: la déesse cruelle qu'ils accusent est la patrie révolutionnaire, non la France. Mais comment le sauraient-ils? Nul ne pourrait leur expliquer? La manipulation est parfaite."

 

(Jean de Viguerie, Les Deux Patries, Essai historique sur l'idée de patrie, Dominique Martin, Mayenne 2004, p. 185-212).

 

Sur le thème révolutionnaire de la "Liberté ou la mort" et de la tolérance philosophique, Jean de Viguerie précise : "Certains révolutionnaires en 1789 ont même dit : 'La liberté ET la mort'...". La mort à tous les points de vue, physique, spirituel, moral.

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9 novembre 2012 5 09 /11 /novembre /2012 08:21

 

http://www.novi-svjetski-poredak.com/wp-content/uploads/2012/05/adam_george.jpg

 

Avec Obama, les Etats-Unis basculent dans le vote ethnique et raciste, la division de la société devient tangible

 

Lors de son discours de victoire prononcé à Chicago, le président Barack Obama s'est adressé à toutes les catégories sociales américaines. « Peu importe que vous soyez noir, blanc, hispanique, asiatique ou amérindien, jeune ou vieux, riche ou pauvre, en bonne santé ou handicapé, gay ou hétérosexuel, vous pouvez réussir ici en Amérique si vous avez la volonté d'essayer ».

 

Sous cette adresse à toutes les catégories sociales, comme en France sous le mandat du socialiste François Hollande le bien nommé, élu lui aussi grâce au vote ethnique (Rappelons que 93 % des musulmans ont voté pour François Hollande), c'est la discrimination positive et division de la société, au profit des Oligarques. 

 

93% des Noirs américains ont voté pour Obama en 2012

http://oumma.com/sites/default/files/imagecache/400xY/vote.jpg

 

Barack Obama avait remporté la présidentielle américaine en 2008 surtout grâce aux minorités noires et hispaniques. Il avait obtenu 43% du vote blanc, contre 95% du vote noir et 66% du vote latino. Quatre ans plus tard, Obama enregistre des chiffres comparables avec 93% des votes des Afro-Américains, 73% de ceux des Asiatiques et 71% de ceux des Hispaniques. Il obtient un score moins important concernant le vote blanc, avec 39% seulement des voix. Sa réélection révèle une fois de plus la forte influence communautaire qui pèse sur le processus électoral aux États-Unis.(1)

 


La division de la société américaine s'accroît.

 

La fracture entre le vote des Blancs et des minorités s'est encore accentuée entre 2008 et 2012. Obama ne recueille plus que 39% des voix chez les Blancs contre 43% en 2008.(2)

 

http://www.lefigaro.fr/assets/infographie/print/1fixe/ethnique.png

 

Les Blancs américains victimes de l'illusion démocratique

 

Les Etats-Unis étant une jeune nation d'un peu plus de deux siècles, faite et construite au départ par des Blancs, sur le mythe de la démocratie et des droits du "peuple américain" souverain (souverain comme en "république française"...), ceux-ci n'ont plus qu'à faire leurs valises, enterrer l'Oligarchie qui leur tourne le dos et leur devient de plus en plus hostile (discrimination positive), émigrer et aller enrichir d'autres pays, plus favorables, qui sauront les accueillir. L'Islande, la Suisse, la Norvège, peuvent être des destinations à envisager. Et surtout, il leur reste à ne pas emporter avec eux, dans leurs valises ...l'illusion démocratique !

 


Sources:

 

(1) http://www.jolpress.com/international-elections-americaines-barack-obama-mitt-romney-vote-communautes-noirs-blancs-hispaniques-asiatiques-femmes-jeunes-article-814753.html

(2) http://www.lefigaro.fr/elections-americaines/2012/11/07/01040-20121107ARTFIG00573-les-blancs-ont-vote-romney-les-femmes-obama.php

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- Présidentielle 2012 : 93 % des musulmans ont voté pour François Hollande

- François Hollande et la division de la société

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9 novembre 2012 5 09 /11 /novembre /2012 08:05

http://news.google.com/news/tbn/z6XR-7li6YgJ/6.jpgLe cardinal André Vingt-Trois ne se laisse pas impressionner par les «injures publiques et les arguments ad hominem» dont il a été l'objet, notamment à la une de Charlie Hebdo.

 

Ce genre de réactions, a-t-il noté, hier, dans son discours de conclusion de l'assemblée plénière des évêques à Lourdes, laisse plutôt «paraître chez certains la difficulté à accepter un véritable débat». Parmi ces attaques, a-t-il souligné, «l'accusation d'homophobie est la plus habituelle». Or, a rétorqué l'archevêque de Paris: «Dénoncer la supercherie que serait un mariage entre personnes du même sexe n'empêche pas, au contraire, de comprendre le besoin de reconnaissance de personnes homosexuelles, besoin que ce supposé mariage ne satisferait d'ailleurs pas. Nous sommes convaincus que les personnes homosexuelles, comme tout un chacun, sont appelées à rencontrer et suivre le Christ. Il y a pour elles aussi un chemin vers la sainteté, à parcourir pas à pas, et l'Église est toujours disposée à les accompagner sur ce chemin.»

 

Et de constater que l'Église n'est pas si isolée que cela dans sa prise de position, car bon nombre de Français se posent les mêmes questions: «La position très ferme que nous avons prise au sujet de la transformation légale du mariage a suscité bien des remous. Les réactions, plus diversifiées qu'on ne l'imaginait, ont montré un trouble réel de nos concitoyens qui expriment de véritables interrogations sur la pertinence et l'urgence du projet.»

Combat d'autant plus crucial à mener qu'«une fois encore nous voulons rappeler les grands absents de cette discussion: les enfants». D'où, son nouvel appel lancé à tous les catholiques - appuyé par les évêques - à manifester leur opposition: «Que les catholiques de notre pays sachent que leurs évêques les encouragent à parler, à écrire, à agir, à se manifester… Ils ont le droit de témoigner de ce qui, dans la lumière de notre foi et selon la logique de la raison et du bon sens, leur semble essentiel pour le présent et pour l'avenir.»

Le président de la Conférence des évêques a également noté que cette lutte dépassait de loin l'assise des catholiques: «Nous nous réjouissons que, dans le cadre de la légalité et dans le respect des personnes, de nombreuses initiatives soient prises par nos concitoyens, croyants ou non, pour s'opposer au projet du gouvernement dans son état actuel. Beaucoup de catholiques s'engagent dans ce sens avec des personnes d'autres courants de pensée ou d'autres religions.» Ce mouvement de fond qui transcende les «clivages politiques».

En conclusion, l'homme d'église a ouvertement critiqué les priorités du gouvernement: «Nous regrettons que le choix du gouvernement polarise tellement les attentions sur un sujet qui reste second, si l'on tient compte des préoccupations prioritaires qui assaillent beaucoup de nos concitoyens en raison des conséquences de la crise économique et financière: fermeture d'entreprises, hausse du chômage, précarité croissante des familles les plus fragiles, etc. Nos associations, engagées dans la solidarité sociale, relèvent toutes l'aggravation de la situation, notamment des plus jeunes.»


Source: http://www.lefigaro.fr/actualite-france/2012/11/08/01016-20121108ARTFIG00598-mariage-gay-andre-vingt-trois-persite-et-signe.php

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7 novembre 2012 3 07 /11 /novembre /2012 23:59

Extraits du nouveau livre d’Yves-Marie Adeline*, La droite impossible (éditions de Chiré). Un livre à lire de toute urgence alors que la gauche détient presque tous les pouvoirs politiques et métapolitiques.

 

(…) qu’est-ce qu’un homme de droite, ou ce qui en tient lieu, en 1789, à la convocation des États généraux ? Un sujet de Louis XVI. Il est encore trop tôt pour qu’il se dise royaliste, mais enfin c’en est un, naturellement. Dans quelques jours cependant, il sera déjà « d’extrême-droite », pour peu qu’il refuse le premier bouleversement imposé par la gauche : un serment au Jeu de Paume, et la constitution d’une assemblée nationale se substituant aux réunions par ordres – clergé, noblesse et tiers-état. Etre de droite ne commence donc que le jour où, ayant accepté, ou au moins subi passivement cette initiative de la gauche – donc acceptant d’entrer dans le mécanisme de la gauche – on se range, résolument tout de même, à la droite du Roi. Mais pour combien de temps ? Déjà la droite se subdivise entre les partisans d’une monarchie à l’anglaise et ceux qui souhaitent préserver les pouvoirs de la Couronne. À leur tour, les premiers sont d’extrême-droite : on a déjà oublié la période d’avant la Constituante, il n’est déjà plus permis d’y penser. Mirabeau, animateur du Serment du Jeu de Paume, donc de gauche, en tient pour une monarchie constitutionnelle : le temps n’est pas loin où cette idée-là passera de la gauche à la droite, puis à l’extrémité de la droite, puis au néant. « Tenir le pas gagné », dira Rimbaud : un phénomène de cliquet permet de passer d’un cran à un autre, selon un processus non-rétrogradable. Un jour, l’homme de droite, quand il sera de nouveau autorisé à l’être, après que la Révolution ait été réputée « finie », ne sera plus désigné que sous l’étiquette de « conservateur ». Mais pour conserver quoi ? Légitimiste sous Louis-Philippe, il sera royaliste au début de la IIIe République, puis républicain de droite. Hostile à l’avortement avant Giscard, partisan de la peine de mort avant Mitterrand, l’abrogation de l’un et le rétablissement de l’autre lui apparaissent aujourd’hui impensables, ou même indésirables : le cliquet est déjà fixé trop loin, il s’agit désormais du mariage des homosexuels, de leur possibilité d’adopter des enfants, de la légalisation de l’euthanasie, du droit de vote pour les immigrés, etc. La gauche poursuit sa révolution, la droite la subit, tout simplement parce que notre système politique a été imaginé par la gauche. La droite, volontiers appelée au pouvoir par le peuple, parce qu’elle ne manque pas de qualités de gouvernement, n’y sera jamais que locataire : le propriétaire est naturellement la gauche.

 

 

Imaginons que se rencontreraient aujourd’hui Danton et un homme de gauche. Quelle émotion ! Ils ont tant de choses la droite impossible à se dire, tant d’idées à comparer, et la comparaison est d’autant plus facile qu’elles s’enracinent toutes dans un terreau philosophique commun : une même méfiance à l’égard du pouvoir en soi, jugé aliénant pour l’individu, un même refus de toute valeur transcendante. Pour son interlocuteur, Danton est l’un de ces « Grands Ancêtres » que la République honore, et rassemble même par-delà la mort. Ainsi le nom de Robespierre est-il gravé sur le même marbre, tant il est vrai qu’aujourd’hui où les dissensions se sont éteintes, leurs fils spirituels retiennent ce qui les unissait, et oublient naturellement ce qui les séparait.

En revanche, la rencontre serait insolite entre l’homme de droite d’hier et celui d’aujourd’hui. Non pas que le deuxième soit devenu révolutionnaire : il ne l’a jamais été, il déteste les convulsions, il méprise l’arrogance et la bêtise des foules fanatisées autant que ses prédécesseurs. Mais il fête le 14 Juillet avec ferveur, car c’est la fête nationale, la célébration de la patrie. Pour son interlocuteur, cette gaîté est du plus mauvais goût : le 14 Juillet 1789 fut une journée de sang, la première où l’on commença à découper des têtes – avec un couteau de boucher – et à les planter sur des piques. Assurément, l’homme de droite est gêné par cette évocation, parce que, contrairement à l’homme de gauche, il réprouve la violence sauvage, aussi bien celle de la Saint-Barthélémy – qu’il regarde comme un débordement condamnable – que celle des « enragés » de la Bastille.

« Le fanatisme de la gauche est consubstantiel à son idéologie. »

C’est qu’en fait, l’intolérance n’a pas la même origine selon qu’elle vient de droite ou de gauche, même si une erreur coutumière veut qu’elles soient rangées dans un même sac d’opprobre. La gauche en effet rappelle volontiers les excès criminels parfois commis par la droite pour des raisons religieuses. Certes, il n’est pas question d’en nier l’immoralité. Pourtant, ce fanatisme-là s’appuie sur une fidélité mal comprise envers un dieu extérieur, quelqu’un ou quelque chose de supérieur à soi-même, de sorte que cette extériorité permanente, cette distance considérable entre lui-même et le sujet ou l’objet de son fanatisme fait office de chambre de décompression, permettant toujours à sa fièvre criminelle de retomber. Mais dès lors que l’idéologie de gauche supprime cette transcendance et fait de nous-mêmes notre propre dieu, au nom de la liberté de redéfinir ce qui est bien et ce qui est mal, tout ce qui menace ou contribue à menacer cette liberté fondatrice doit être impitoyablement extirpé. En cela, on observe que le fanatisme de la droite est occasionnel, circonstanciel : encore une fois, pour l’homme de droite, la Saint-Barthélémy est un excès regrettable, et il n’en éprouve aucune fierté, même s’il reste franchement du parti catholique. Tandis que le fanatisme de la gauche, fut-il moins visible quand rien ne menace sa domination, comme c’est le cas aujourd’hui, est consubstantiel à son idéologie, en raison de la nature même de cette idéologie, qui tend à s’ériger en une religion laïque dont l’individu est l’idole.

C’est pourquoi, pour l’homme de gauche, le sang qui coule à la Bastille ou ailleurs est un mal nécessaire ("La fin sanctifie les moyens" dixit Adam Weishaupt, Ndlr.) en vertu du principe selon lequel on ne fait pas une bonne omelette sans devoir casser des œufs. Plus encore, dans sa « mystique » révolutionnaire, il y a quelque chose de sacrificiel, au sens païen du terme, dans le sang ennemi qu’il répand, un « sang impur » qui doit être versé pour régénérer le monde.

 

C’est alors que l’homme de droite découvrira dans une encyclopédie quelconque qu’en réalité, le 14 juillet qu’il célèbre est celui de 1790, Fête de la Fédération. Mais rien n’est moins certain que la gauche y pense ce jour-là. Et d’ailleurs, pour l’homme de droite d’il y a deux siècles, cette journée de la Fédération, quoique pacifique, n’a rien non plus de réjouissant. D’abord, elle fêtait le 14 juillet précédent, celui de 1789… Ensuite, il se souvient de cette mascarade, de cette messe probablement invalide où le célébrant était l’évêque Talleyrand, futur défroqué, disant à ses proches : « Surtout, ne me faites pas rire ! »

L’homme de droite aujourd’hui chante à tue-tête la Marseillaise, l’hymne sacré de la Patrie française. On imagine la stupeur de son interlocuteur. Le « sang impur » dont on a « abreuvé les sillons » est le sien. Et voici que son fils spirituel en redemande ! Il peut rappeler posément que ce chant de la Révolution a toujours été entendu, dans toute l’Europe, puis dans le monde entier, comme un symbole non pas de la France elle-même, mais de ses idées révolutionnaires, avant d’être supplanté tardivement par l’Internationale. Durant les premiers jours de la Révolution russe de 1917, l’authentique révolution, celle de mars (1), l’air était rempli de Marseillaises, pas encore d’Internationales.

Enfin, l’homme de droite d’aujourd’hui baise pieusement les plis du drapeau tricolore, « qui s’est couvert de gloire sur les champs de bataille » de nos guerres franco-allemandes, mondiales et coloniales. Parce que la vie après la mort est un apaisement, son visiteur, l’homme de droite d’hier, répond sans élever la voix que pour la gauche, et pour la République française, le drapeau tricolore signifie autre chose. S’il avait fallu choisir un symbole de gloire purement militaire et nationale, les lys sur champ d’azur eussent amplement répondu à cette attente. Mais les Trois Couleurs ont un sens politique précis : elles sont d’abord cette cocarde que les Sans-Culottes enfoncèrent dans la coiffure de Louis XVI. Elles pavoisaient autour de l’échafaud quand le Roi fut guillotiné. Ces couleurs vinrent chercher leurs premières gloires militaires en Vendée, et en ce temps-là, lui, l’homme de droite, les regardaient comme ennemies, symbole de la Terreur dans toute la France, et dans le contexte du génocide vendéen, symbole de l’épouvante. Puis ce drapeau franchit les frontières : de l’Espagne à la Russie, il se fixa sur les frontons des églises transformées en écuries ; en Europe il répandit la révolution, quitte à épuiser toute la puissance française et tomber en loques à Waterloo. N’est-il pas d’autres drapeaux, exécrés aujourd’hui par l’homme de droite, qui se couvrirent d’une même gloire comme d’une même honte ? Le drapeau rouge des Russes n’a-t-il pas triomphé héroïquement à Stalingrad, puis flotté durant un demi-siècle à Berlin ? N’a-t-il pas conquis la moitié du Continent ? La Croix Gammée n’a-t-elle pas claqué aux vents du Cercle polaire jusqu’aux îles grecques ? En outre, quelles sont toutes ces guerres dont le drapeau tricolore est revenu vainqueur ? Je ne dis pas glorieux, mais vainqueur ? Celle de Crimée, celle de la Péninsule italienne au moment de son unification, et celle de 14. A tout prendre, les lys d’or ont ramené plus de gloire militaire que les Trois Couleurs n’en auront jamais.

Pourtant, de ces trois fourvoiements : fête nationale, Marseillaise et drapeau, l’homme de droite aujourd’hui ne peut pas même imaginer qu’il soit possible de s’en dégager. Il étonnera de nouveau son prédécesseur en lui exposant qu’il existe un sens de l’histoire contre lequel on ne peut rien. Voilà encore une idée de gauche, tant il est vrai que ce sens unique de l’histoire, c’est la gauche qui l’a emprunté, puis imposé à la droite : encore le fameux procédé du cliquet. Mais l’homme de droite d’aujourd’hui a un frère, un cousin – voire une cousine désormais : émancipation oblige – à Saint-Cyr. S’il est cultivé, il répondra à son prédécesseur une naïveté du même genre que pour le 14 juillet : les Trois Couleurs étaient les couleurs des livrées royales. Autrement dit, les Sans-Culottes étaient des royalistes qui s’ignoraient, de même que les Socialistes brandissent un drapeau rouge destiné sans doute à reproduire l’oriflamme de Saint-Denis… (…)

(1) On sait en effet qu’il n’y a pas eu à proprement parler de « révolution » d’octobre – l’expression a été forgée par la propagande communiste – mais un coup d’État.

 

 

* Yves-Marie Adeline est né le 24 mars 1960 à Poitiers.

Docteur de l’Université de Paris 1, il a enseigné l’esthétique musicale à l’université de Poitiers, de 1986 à 1989. Il fut aussi directeur de cabinet de Jean Arthuis, qu’il quitta avant que ce dernier n’entre au gouvernement Juppé : à cette occasion, il écrivit La droite piégée (1996).

Il préconise, en 2001, un engagement des royalistes sur la scène électorale comme moyen de faire ressurgir la question des institutions dans le débat politique contemporain en créant l’Alliance Royale, dont il fut président et candidat jusqu’à 2008. Depuis, il se consacre uniquement à l’écriture et à l’enseignement. Il a collaboré à différents périodiques, en particulier Le légitimiste, Royal-Hebdo et Lecture et Tradition. Auteur de plusieurs ouvrages de philosophie politique et d’histoire de la pensée, il a également publié quelques recueils de poésie et une pièce de théâtre.

 

Source: Ndf.fr, Les bonnes feuilles de La Droite impossible d'Yves-Marie Adeline

 

Note de Christroi. Si cette analyse d'Yves-Marie Adeline est pertinente quant à la droite locataire des institutions et d'une gauche propriétaire, d'où l'effet de cliquet et "la droite où l'on arrive jamais", il faut néanmoins préciser qu'aujourd'hui l'idée d'un "sens de l'histoire" contre lequel on ne peut rien - idée de gauche, issue du mythe de 1789 -, cette idée est morte en 1991 avec la chute de l'URSS, et qu'avec cette chute c'est le socle idéologique de la gauche qui est sapé. Ce qui a fait dire à Patrice Gueniffey: "La Révolution est morte" (Conférence du 3 octobre 2011).

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Le phénomène de cliquet

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7 novembre 2012 3 07 /11 /novembre /2012 23:59

Bank$terthon n°8

 

Après la première guerre mondiale, le sionisme athée est mis de plus en plus avant aidé par les sociétés secrètes et nos démocrates. Deux sociétés secrètes mènent la danse : la round table, les fabians. Il s'occupent de réécrire l'histoire, de former les élites à leur convenance. En même temps, la guerre du pétrole se poursuit. Après avoir plongé le monde dans le chaos de la 1ère guerre mondiale, les pétro-financiers continuent de jouer avec l'avenir des peuples en préparant la 2nde guerre mondiale. Leur but est de contrôler l'énergie après avoir mis sous tutelle la finance et les banques mondiales. Pour arriver à leur fin, un homme sera au centre des attentions...

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- Denissto : Révolution - Monarchie - Finance - Nouvel Ordre mondial

- Bank$terthon (une synthèse du Banksterthon)

- La crise : complot financier - Denissto (chronique du 02/10/2012)

- John Perkins, confessions d'un corrupteur de nations (l'arme de la dette pour mettre les nations à genoux)

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4 novembre 2012 7 04 /11 /novembre /2012 07:47

http://www.viveleroy.fr/local/cache-vignettes/L130xH200/arton140-c83af.jpgLE PARLEMENTARISME : VOILÀ L'ENNEMI

Deux cents ans de Révolution ont réduit les catholiques à l’état de réactionnaires. Chaque nouvelle loi inique les met en campagne pour alerter l’opinion et tenter de faire pression sur le gouvernement. Comme toujours la loi est votée, et la fièvre activiste retombée, ils se réfugient dans un attentisme providentialiste et défaitiste d’où ils ne sortent que pour voter pour le moindre mal (...) en attendant le prochain coup de l’ennemi. Plutôt que de s’acharner à combattre les symptômes (les mauvaises lois républicaines), pourquoi ne pas reconnaître enfin l’effet corrupteur de ces assemblées délibérantes qui font de l’opinion de la majorité, l’expression de la vérité ? Au lieu de subir les attaques, ne vaut-il pas mieux en reprendre l’initiative avec nos principes (la loi naturelle et l’autorité) et nos armes (la Grâce divine et la raison) pour restaurer des institutions traditionnelles ?

  Introduction 
La forme d’une institution est faite en vue d’une fin

Effectivement, selon nombre de catholiques la forme du « gouvernement » – monarchie, aristocratie, république – serait neutre, il suffirait que n’importe lequel de ces régimes soit aux mains d’hommes vertueux pour être vertueux. Or saint Thomas nous rappelle ce principe :

En toutes choses qui ne naissent pas du hasard, la forme dépend nécessairement de la fin de l’action. [1]
La fin du gouvernement dans la société traditionnelle

Ce qui distingue l’homme des autres animaux est qu’il est doué de raison, aussi Aristote définit-il l’homme comme un « animal raisonnable » [2]. En effet, contrairement aux bêtes – dont le comportement est déterminé par l’instinct – l’homme peut choisir son attitude face à une situation donnée ou régler son comportement vis-à-vis de ses semblables. Ainsi un homme réalise-t-il d’autant plus sa nature humaine qu’il agit suivant la raison ; on dit d’un tel homme qu’il est vertueux, c’est pourquoi le païen Cicéron comme le chrétien saint Thomas déclarent « la vertu est la raison même [3] ».

Dans une civilisation traditionnelle, le rôle de l’autorité est d’amener ceux dont elle a la charge à réaliser leur fin, leur nature d’animal raisonnable, et par conséquent, à les faire grandir en vertu. Comme le font les parents vis à vis de leurs enfants, la mission des rois consiste à favoriser les actes vertueux de leurs sujets par le biais des lois. Il s’agit de leur garantir les bonnes conditions de l’exercice de leur raison, autrement dit, de leur donner les moyens de mener une vie vertueuse. Ce droit naturel – ce droit pour tout homme de réaliser sa nature – est bien le fondement des lois humaines.

  • Le dirigeant qui favorise ce droit acquiert la légitimité de son commandement et obtient, non seulement l’obéissance volontaire de ses sujets, mais plus encore, leur amour.
  • Le dirigeant qui s’oppose au droit naturel ou le contrarie est appelé « tyran ».

Quand l’autorité reconnaît que la loi naturelle — la loi du bon comportement de l’homme — et les droits associés proviennent de l’Auteur de la nature, Dieu, Autorité suprême, alors on peut parler de droit naturel et divin. L’autorité devient l’auxiliaire de Dieu pour aider les hommes à accomplir leur nature, à vivre selon leur raison, à vivre vertueusement et donc à vivre heureusement ? En effet Aristote dit :

Qu’est-ce donc qui empêche de qualifier d’heureux celui qui agit conformément à la vertu parfaite, et qui est suffisamment pourvu de biens extérieurs, non pendant telle ou telle durée, mais pendant une vie complète ? [4]

Pour conserver le bien commun, cette communion des hommes dans un état qui favorise leur vertu, le roi doit veiller à la justice qui commande de rendre à chacun ce qui lui est dû – on pense à la figure archétypale de saint Louis rendant la justice sous un chêne. En tout premier lieu, il s’agit de rendre publiquement au Dieu créateur le culte qui lui est dû ; c’est la raison pour laquelle aucune monarchie ne peut exister sans la transcendance de Dieu reconnue en public — on parle d’hétéronomie.

Si, conformément à la Révélation du Nouveau Testament, l’autorité reconnaît en plus la royauté universelle du Christ [5], on aboutit à un type achevé d’autorité où le roi agit au nom du Christ : il devient son « lieu-tenant » pour gouverner ceux dont il a la charge et soutenir son Église.

C’est ainsi que, depuis Clovis – qui lors de son baptême reconnaît Dieu au dessus de lui et se soumet publiquement à sa loi –, tous les rois de France ont essayé, malgré leurs infirmités d’homme et compte-tenu de la conjoncture de leur époque, d’agir selon le droit naturel et divin et la Révélation. Telle est bien la motivation première de cette ordonnance de Philippe le Bel :

Attendu que toute créature humaine qui est formée à l’image de Notre-Seigneur doit généralement être franche par droit naturel [...] [6]

De même, un Richelieu dans son Testament exhorte le roi à la soumission à Dieu :

Tant de Princes se sont perdus, eux et leurs États, pour fonder leur conduite sur un jugement contraire à leur propre connaissance ; et tant d’autres ont été comblés de bénédictions, pour avoir soumis leur autorité à celle dont elle dérivait, pour n’avoir cherché leur grandeur qu’en celle de leur Créateur ; et pour avoir un peu plus de soin de son règne que du leur propre [...] [7]

Et tous les rois ont été bien conscients du caractère hétéronome de leur autorité à l’instar d’un Louis XV qui le rappelle à ses Cours de justice : « le pouvoir que j’ai reçu de Dieu, pour préserver mes peuples ». [8]

La forme des institutions politiques de la monarchie Très Chrétienne s’est donc modelée au fil des siècles autour d’une seule et unique fin très précise : le règne social de Jésus Christ.

La fin d’un gouvernement dans une société révolutionnaire

Tout au contraire, la Révolution réalise le vieux rêve gnostique de l’autonomie de l’homme par rapport à Dieu dont Karl Marx nous donne une définition :

Un être ne se révèle autonome qu’à partir du moment où il est son propre maître ; et il n’est son propre maître que s’il n’est redevable qu’à lui-même de sa propre existence. Un homme qui vit par la grâce d’un autre se considère comme un être dépendant. Or je vis totalement par la grâce d’autrui non seulement quand il pourvoit à ma subsistance, mais aussi quand il a, de surcroît, créé ma vie, s’il en est la source ; et ma vie a nécessairement son fondement hors d’elle lorsqu’elle n’est pas ma propre création. [9]

Une « philosophie » dévoyée, héritière des Lumières et fondée sur un a priori religieux, lui fournit un cadre théorique ; Marx nous en révèle l’objectif :

La philosophie ne s’en cache pas. Elle fait sienne la profession de foi de Prométhée : « En un mot, je hais tous les dieux. » C’est sa propre devise qu’elle oppose à tous les dieux célestes et terrestres qui ne reconnaissent pas la conscience humaine comme la divinité suprême. Elle ne souffre pas de rivale. [10]

D’où les paradigmes de la société révolutionnaire :

  • À la fin de l’homme d’accomplir sa nature en agissant selon la raison (suivant la loi naturelle), succède la liberté, le libre examen, autrement dit : l’affranchissement de l’homme à l’égard de toute loi qu’il ne s’est pas lui-même fixé. Le réel — la nature des choses — devient l’ennemi ; c’est le triomphe des utopies qui forment autant de lits pour les totalitarismes.
  • La dignité de l’homme ne consiste plus dans le bon usage de la liberté, mais un homme acquiert d’autant plus de dignité qu’il est libre, débarrassé de toute contrainte sociale et religieuse. Le révolté et l’antisocial qui « brisent les tabous » par leur liberté (ou égoïsme), dépassent désormais en dignité le religieux ou le simple croyant, ces sous-hommes qui osent aliéner la leur.
  • Au règne social de Christ succède la souveraineté du peuple ou de la nation.
  • Au droit naturel succèdent les très artificiels Droits de l’homme que l’Occident révolutionnaire prétend imposer au reste du monde.
  • À l’autorité – qui fait grandir en vertu et établit la justice – succède l’égalité. Pire ! Dans cette nouvelle société, l’autorité devient insupportable en ce qu’elle perçue comme limitant la liberté. Logiquement la nouvelle justice prend pour fondement l’Égalité, et puisque tous sont égaux, il suffit d’avoir les mêmes droits pour que « justice » soit rendue.

Ce changement radical de la fin de la société — la libéralisation maximale d’individus tous égaux — ne pouvait pas rester sans conséquences sur les institutions politiques. En effet, les institutions de la monarchie Très Chrétienne formées en vue de cette fin particulière du règne social de Jésus Christ, étaient incapables d’accomplir le règne des Droits de l’homme, le règne de la souveraineté populaire.
C’est ce que résume parfaitement Vincent Peillon, notre actuel ministre socialiste de l’Éducation Nationale, dans son livre Une religion pour la République, la foi laïque de Ferdinand Buisson :

À côté de la forme républicaine, il faut « la mentalité et la moralité républicaine ». La France a cette singularité qu’élevée dans la religion catholique, n’ayant pas su faire droit à la Réforme, elle n’a pas fait pénétrer dans ses mœurs une religion du libre examen, de l’égalité et de la liberté. Il faut donc à la fois déraciner l’empreinte catholique, qui ne s’accommode pas de la République, et trouver, en dehors des formes religieuses traditionnelles, une religion de substitution qui arrive à inscrire jusque dans les mœurs, les cœurs, la chair, les valeurs et l’esprit républicain sans lesquels les institutions républicaines sont des corps sans âme qui se préparent à tous les dévoiements. [...] Le républicain, c’est l’homme. En d’autres termes : la religion républicaine, la religion de l’homme, où chacun est digne, respectable, conscient de sa valeur, indéfiniment perfectible. [...] La religion républicaine est une religion des droits de l’homme, c’est-à-dire dire de l’Homme qui doit se faire Dieu, ensemble, avec les autres, ici bas, et non pas du Dieu qui se fait homme à travers un seul d’entre nous. [11]

Ainsi la fin de la révolution s’identifie pleinement à l’immanentisation de la divinité dans l’homme, à la religion de l’homme-dieu et c’est bien la forme républicaine qui permet de réaliser cette fin. En effet, dans une république démocratique, aucune autorité n’est reconnue au dessus de celle du parlement, et le jeu parlementaire en décidant du bien et du mal, réalise l’idéal de l’autonomie révolutionnaire.

Notre problématique : le mythe de la bonne république chez les Catholiques

Logiquement, pour rétablir le règne social de NSJC, il faudrait rétablir des institutions Très Chrétiennes. Or, de manière paradoxale, s’il y a encore des catholiques qui se disent contre-révolutionnaires aujourd’hui, non seulement ceux-ci participent au jeu des institutions parlementaires et démocratiques, mais ils affirment même que c’est le seul moyen possible d’agir pour le bien. À les écouter, il suffirait d’installer au cœur des institutions parlementaires un nombre de plus en plus important d’hommes vertueux pour que la politique soit de plus en plus vertueuse.

Il y a là un paradoxe : comment des institutions nées du mal, pour le mal, ayant accompli le mal pendant deux siècles, pourraient-elles devenir subitement le seul moyen d’action politique vertueuse ? Il y a plus qu’un paradoxe, il y a un mythe : celui de la bonne république.

C’est un mythe ancien, qui remonte au moins à Fénelon. Pour établir son vice, le vice de ce mythe, nous nous appuierons sur les faits puisque la politique est une science inductive qui consiste à partir des faits pour en induire des lois.

Nous examinerons donc trois circonstances où les catholiques « conservateurs » ont été largement majoritaires au sein des institutions démocratiques :

  • La monarchie parlementaire de Charles X (1824)
  • L’assemblée de la « République des ducs » (1871)
  • La Chambre bleu-horizon (1919)

 

Source et suite : http://www.viveleroy.fr/Le-mythe-de-la-bonne-republique.html 

Notes

[1Saint Thomas, Somme Théologique, I, 15, 1. Cité par Denis Sureau dans Retour à la politique, l’impossible neutralité des chrétiens, La Nef, DMM, p.103, 1995 (« In omnibus enim quae non a casu generantur, necesse est formam esse finem generationis cujuscumque »., Summ.Theo. diligenter emendata Nicolai/Sylvii/Billuart, et C.-J.Drioux, Decima Sexta, 1856 »). Aussi « En toutes choses qui ne naissent pas au hasard, il y a nécessité que la forme de l’être engendré soit la fin de la génération. », in Somm. Théol., A.-D. Sertillanges, O.P., Éditions de la revue des jeunes, 1933.

[2Aristote, Politique, Livre 1.

[3Cicéron, Tusculanarum diputationum, libri V, IV, 15 : « la vertu est la raison même ». Saint Thomas d’Aquin, Somme théologique 1a-2ae, La loi, question 94 : « il y a en tout humain une inclination naturelle à agir conformément à sa raison. Ce qui est proprement agir selon la vertu. »

[4Aristote ; Éthique à Nicomaque ; livre I, 1101a ; Agora les classiques, Presses pocket ; 1992 ; pp.51-52.

[5« En ce temps-là, Pilate dit à Jésus [...] Tu es donc Roi ? Jésus répondit : Tu le dis, je suis Roi. Si je suis né et si je suis venu dans le monde, c’est pour rendre témoignage à la vérité ; quiconque est de la vérité, écoute ma voix. » Évangile selon saint Jean, XVIII,33-37.

[6Philippe le Bel, Ordonnance sur l’affranchissement des serfs du Valois, rapportée par duc de Lévis Mirepoix, Le siècle de Philippe Le Bel, Amiot-Dumont, Paris, 1954, p.5.

[7Richelieu, Testament, Reprod. de l’éd. d’Amsterdam, 1689, Bibliothèque de philosophie politique et juridique, Centre de philosophie politique et juridique de Caen, 1985.<

[8Procès-verbal du lit de justice du 3 mars 1766. — Mercure historique de mars, p. 174-181. cité par J.C.L. Simonde de Sismondi, Histoire des Français, tome XXIX, Treuttel et Würtz libraires, Paris, 1842, pp. 360-364.

[9Karl Marx, Œuvres II, Économie II, Économie et philosophie, Éditions M. Rubel, Paris Gallimard, 1968, p.130.

[10Karl Marx, Œuvres III, Philosophie, Différence de la philosophie de la nature chez Démocrite et Épicure (1841), Paris, Gallimard éd. M. Rubel, p.14.

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- Contre le Nouvel Ordre mondial : en finir avec la "révolution" (Ière partie)

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4 novembre 2012 7 04 /11 /novembre /2012 07:30

La tactique politique du Moindre Mal

 

Trouvé sur : http://javiergarisoain.blogspot.fr/

 

La tactique politique du Moindre Mal n'est plus limitée à la période électorale car elle consiste à proposer des maux (moindres) pour éviter que triomphent d'autres maux (pires). C'est la tentation politique qui nous assaille quand nous avons la responsabilité de faire des propositions. Et à ce sujet, je suis arrivé à une conclusion : du point de vue éthique, il ne peut jamais être licite de proposer un mal, même si c’est un mal mineur.

 

Voici quelques arguments démontrant pourquoi la tactique du Moindre Mal n’est pas bonne :

 

- Parce que la doctrine catholique est claire sur ce point quand elle affirme que la conscience ordonne "d’accomplir le bien et d’éviter le mal» (Cat 1. 1706 et 1777), que l’on ne peut "faire le mal" si l’on recherche le salut (Cat. 998) et qu’il n’est «jamais permis de faire le mal pour qu’il en résulte un bien". (Cat. 1789)

 

- Parce que la responsabilité des laïcs catholiques ne peut se limiter à choisir passivement parmi les maux que les ennemis de l'Église veulent bien offrir, mais doit être une participation active et directe, "ouvrant les portes au Christ".

 

- Parce que la tactique du Moindre Mal prétend attribuer aux catholiques un rôle médiocre et passif à l’intérieur du nouveau système "confessionnellement laïque."

 

- Parce que la tactique du Moindre Mal transforme en quotidienne une situation exceptionnelle.

 

- Parce qu'une situation de Moindre Mal prolongée fait que le moindre mal est de plus en plus grave. Les "moindres" maux d'aujourd'hui sont trop graves pour ne pas mettre en évidence une confrontation radicale avec l'Évangile : l'individualisme, la relativisation de l'autorité, la primauté de l’opinion publique, la vision scientifico-rationaliste du monde ... principes qui se manifestent par la perte de la foi, la crise de la famille, la corruption, l'injustice et les déséquilibres à l’échelle mondiale, etc.

 

- Parce que la tactique Moindre Mal s'est révélée inefficace dans le passé pour atteindre le pouvoir ou pour réduire le Mal.

 

- Parce qu'il est nécessaire d'expliquer dans son intégralité le message de l'Évangile, compte tenu que "là où le péché pervertit le climat social, il faut faire appel à la conversion des cœurs et à la grâce de Dieu" (...) et «Il n'y a pas de solution à la question sociale en dehors de l'Évangile". (Cat. 1896)

 

- Parce que la proposition d’un mal de la part de celui devrait proposer un bien donne lieu au très grave péché de scandale qu’est "l'attitude ou le comportement qui porte autrui à faire le mal". (Cat 2284). À cet égard, l’enseignement de Pie XII est très clair : "Se rendent coupables de scandale ceux qui instituent des lois ou des structures sociales menant à la dégradation des mœurs et à la corruption de la vie religieuse, ou à des conditions sociales qui, volontairement ou non, rendre ardue et pratiquement impossible une conduite chrétienne conforme aux commandements (...) Il en va de même (...) de ceux qui, manipulant l’opinion publique, la détournent des valeurs morales." (Discours du 01/06/1941. Tiré de : Cat. 2286).

 

- Parce qu'un mal est toujours un mal et "il est erroné de juger de la moralité des actes en ne considérant que l'intention ou les circonstances". (Cat. 1756).

 

 

Source: http://javiergarisoain.blogspot.fr/

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- Le moindre mal est-il un bien ? (Père Garrigou-Lagrange)

- "Moindre mal" et démocratie

- Le "moindre mal" de Nicolas Sarkozy remis à sa place

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3 novembre 2012 6 03 /11 /novembre /2012 23:59

Le gendarme financier allemand BaFin a demandé hier aux banques du pays jugées systémiques de préparer leurs "testaments", soit les documents détaillant la façon dont elles souhaiteraient être réorganisées ou démantelées en cas de crise menaçant leur survie.

De par leur taille et la diversité de leurs activités, plus d'une quinzaine de banques allemandes représentent une menace pour l'ensemble de l'économie du pays voire au-delà en cas de faillite, selon le BaFin.

Le premier institut de crédit d'Allemagne, Deutsche Bank, devra remettre en priorité son "testament" d'ici la fin de l'année.

... L'objectif est notamment d'éviter autant que possible le recours à des aides publiques. Lors de la crise financière de 2008-2009, le gouvernement allemand avait ainsi dû sauver Hypo Real Estate et Commerzbank en leur injectant des milliards d'euros, au grand dam du contribuable.

 

(Source: http://www.romandie.com/news/n/L_Allemagne_demande_es_banques_de_prrer_leurs_testaments_BaFin_RP_021120121753-22-270205.asp)

 

En France, en octobre 2008, c'est une somme de 360 milliards qui avait été mobilisée pour renflouer les banques, au grand dam des contribuables. Ce que nous avions alors appelé le "vol du siècle"...

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- Le vol du siècle

- "Sauf accident majeur, cette opération n'aura pas de coût pour le contribuable" (François Fillon) 

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3 novembre 2012 6 03 /11 /novembre /2012 23:58

http://www.voxnr.com/c_images/icono/1210/165034_486034184725_744634725_5622184_1874176_n.jpgC’est le sondage qui choque l’État hébreu. Une grande partie de la population juive d’Israël serait favorable à l’instauration de discriminations envers ses concitoyens arabes. Voici l’étonnante conclusion d’une étude publiée par le quotidien israélien Haaretz. Commandé par le Fonds Yisraela Goldblum, une organisation de gauche chargée de collecter des dons en faveur de projets égalitaires israélo-palestiniens, le sondage, effectué par le très sérieux institut israélien Dialog, est la conclusion de 503 interviews menées le 16 septembre dernier, veille de la fête juive de Rosh Hashanah (nouvel an). Et ses résultats sont pour le moins étonnants : la moitié des Israéliens épousent des thèses ultra-nationalistes.

Ainsi, 59 % des sondés préféreraient que les Juifs soient privilégiés par rapport aux Arabes dans l’accession à des postes ministériels. Ils sont 42 % à ne pas vouloir qu’un Arabe habite leur immeuble, et toujours 42 % à ne pas souhaiter que leurs enfants se trouvent dans les mêmes classes que de jeunes Arabes. Avec 1,5 million de personnes, les Arabes israéliens - musulmans ou chrétiens - forment 20 % de la population israélienne. Descendants des Palestiniens qui sont restés dans les frontières d’Israël après la guerre de 1948, ils ont obtenu la nationalité israélienne. Il ne faut pas les confondre avec les 300 000 Palestiniens de Jérusalem-Est, qui disposent d’une carte de résident après l’annexion de leur territoire par Israël à l’issue de la guerre de six jours, en 1967.

Si en Israël, les différentes communautés n’habitent pas les mêmes quartiers, les Arabes israéliens possèdent strictement les mêmes droits que leurs concitoyens juifs, sauf pour le droit au retour. Ainsi, le regroupement familial ou la naturalisation du conjoint sont tout simplement exclus. "S’il existe une égalité formelle devant la loi, il demeure cependant de réelles inégalités sociologiques", souligne au Point.fr Denis Charbit, professeur en sciences politiques à l’université ouverte d’Israël. Ainsi, seuls 11 % des Arabes israéliens accèdent aux bancs de l’université. Seuls 10 % d’entre eux finissent chefs d’entreprise. Des inégalités que l’on retrouve même au niveau de l’espérance de vie : 74 ans côté arabe, contre 77 ans pour les Juifs.

D’après le sondage, un tiers des Juifs israéliens souhaiteraient retirer le droit de vote aux Arabes israéliens. Ils sont même 47 % à vouloir qu’une partie de la population arabe d’Israël soit gérée par l’Autorité palestinienne.

Le sondage ne se cantonne pas aux Arabes d’Israël. Il s’intéresse également à la Cisjordanie, territoire palestinien occupé militairement par Israël en 1967, que ce dernier colonise depuis graduellement, en dépit du droit international. Et les résultats sont encore plus édifiants. En cas d’annexion du territoire, une majorité de Juifs israéliens seraient favorables à l’établissement d’un régime d’apartheid en Cisjordanie. Ils sont ainsi 74 % à se positionner en faveur de routes séparées entre Israéliens et Palestiniens en Cisjordanie. 69 % à refuser d’accorder aux 2,5 Mmillions de Palestiniens de Cisjordanie le droit de vote, conséquence inévitable d’une annexion. Plus étonnant, une majorité (58 %) de Juifs israéliens est déjà convaincue qu’Israël pratique une politique discriminatoire à l’encontre des populations arabes.

Sans surprise, ce sont les ultra-orthodoxes qui tiennent les positions les plus extrêmes. 95 % d’entre eux sont par exemple favorables aux discriminations à l’embauche. 82 % aimeraient que les Juifs bénéficient d’un traitement préférentiel, et 70 % s’opposent au vote des Arabes israéliens.

Le constat est le même sur la question des Palestiniens de Cisjordanie. D’après le sondage, 83 % des "haredim" sont favorables à une ségrégation dans les routes de Cisjordanie. La communauté ultra-orthodoxe - qui vote ultra-nationaliste - étant la plus dynamique du pays démographiquement, la tendance ne devrait pas s’inverser dans les années à venir. Viennent ensuite dans le sondage les religieux "traditionnels", les nouveaux immigrants venus de l’ex-URSS et les laïques de gauche. Ces derniers paraissent comme étant les plus tolérants.

 

Source: http://www.voxnr.com/cc/etranger/EFVEuEZEpAlRJNdCDb.shtml

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3 novembre 2012 6 03 /11 /novembre /2012 14:09

 

http://feeds.lefigaro.fr/c/32266/f/438190/e/1/s/252fbd16/l/0L0Slefigaro0Bfr0Cmedias0C20A120C110C0A30C7351d2c60E25a20E11e20E81c50E49469729e2680E493x1780Bjpg/7351d2c6-25a2-11e2-81c5-49469729e268-493x178.jpg

Lors du discours d'ouverture de l'assemblée des évêques réunie à Lourdes ce matin, le président des évêques français, le cardinal André Vingt-Trois a sonné la fin de la récréation pour les catholiques face au projet du gouvernement de légaliser le "mariage" homosexuel "pour tous", qu'il a requalifié de « mariage de quelques-uns imposé à tous » et de « supercherie », et a lancé un appel implicite à manifester.

 

 

 

 

Le cardinal André Vingt-Trois n'a pas mâché ses mots, samedi matin, en ouvrant l'assemblée des évêques de France qu'il préside à Lourdes. Il a requalifié le projet de "mariage pour tous" légalisant le "mariage" homosexuel en « mariage de quelques-uns imposé à tous », une « supercherie » (celle de ne pas «reconnaître la différence sexuelle»), et une «discrimination entre les enfants».

 

Sur le plan politique, il a récusé la légitimité de «l'élection présidentielle» et celle des «législatives» qui ne sont pas «un blanc seing automatique» quand il s'agit de réformes qui «touchent très profondément les équilibres de notre société». La démocratie comme souveraineté du peuple atteint ici ses limites: celles de la loi naturelle. Le projet de "mariage" homosexuel et d'adoption par des couples" homsexuels est un exemple type de conflit entre "volonté générale" ("souveraineté du peuple") et les droits de l'homme (droit de l'enfant d'avoir un père et une mère). Le prélat a ainsi insisté sur le droit des enfants «à être élevé» par «ceux qui l'ont engendré. Il a cité à cet égard l'article 7 de la Convention internationale relative aux droits de l'enfant.

 

Mgr Vingt-Trois a ajouté: «Dans certaines situations exceptionnelles, des personnes peuvent, pour le bien de l'enfant, assumer généreusement la responsabilité parentale. Elles ne peuvent jamais se substituer totalement à l'homme et à la femme qui ont engendré l'enfant»

 

Il a donc appelé à nouveau les chrétiens «à saisir leurs élus en leur écrivant des lettres personnelles». Et, pour la première fois, montant d'un cran, il a poussé à manifester contre ce projet de loi même s'il n'a pas prononcé ce mot. Mais il a clairement affirmé que les chrétiens «doivent» utiliser «les moyens d'expression» d'une «société participative» pour faire «entendre» leur point de vue.

 

Enfin, compte tenu de la «gravité de l'enjeu», l'archevêque de Paris a réclamé au gouvernement un «large débat national» de façon à échapper «à la pression ostentatoire de quelques lobbies». Précisant que l'Église catholique ne défend pas ici des «privilèges confessionnels» mais «la fonction sociale du mariage qui ne dépend d'aucune religion». Une fonction «d'alerte» des consciences revendiquée par l'Eglise.

 

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- "Il n'est pas sain de mettre aux voix de savoir ce qui est bien et ce qui est mal. Je ne crois pas que la source de la morale soit la majorité" (Monseigneur André Vingt-Trois, archevêque de Paris)

- "Mariage" homosexuel: un exemple de conflit entre Volonté générale et droits de l'homme

- "Mariage" homosexuel : Mgr Vingt-Trois appelle les parlementaires à résister et à s’affranchir de la discipline des partis

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1 novembre 2012 4 01 /11 /novembre /2012 23:59

USA: S'afficher tradi ça rapporte, Chick-Fil-a bénéfices records !

 

Posted by Marucha LE 01-11-2012

 

 

Tradycyjne wartości popłacają, Chick-fil-A z rekordowymi wynikami

 

TRADUCTION

 

Suite à la déclaration du directeur de la chaîne de fast food "Chick–fil-a", affirmant que sa chaîne appuyait les valeurs traditionnelles, celle–ci s’est trouvée sous le feu de la critique.

 

On a reproché à la chaine une soit-disant discrimination des homosexuels, et elle s’est vu blamée par de nombreux politiciens autant que par de nombreux commentateurs de la vie publique américaine. Mais lle a reçu aussi le soutien de ses clients habituels autant que des Américains s’opposant aux poursuites engagés contre ceux qui expriment publiquement leur soutien au mariage chrétien traditionnel .

 

L’affaire a commencé le jour où le Directeur de Chick-fil-A ,Dany Cathy a affirmé lors du « The Ken Coleman Show » que les personnes qui veulent la légalisation du « mariage » homosexuel et promeuvent ce type de lien subiront « le « Jugement de Dieu ». En un clin d’œil la foudre s’est déchaînée sur Cathy et l’on a vu quelques maires libéraux ( parmi lesquels Rahm Emanuel , ami d’Obama +N.du.Trad. : un des sionistes les plus enragés de l’establishment US ) déclarer que pour la chaîne de Cathy il n’y aurait pas de restaurants dans leurs villes. Le maire de Boston ,Thomas Menino a clairement reproché à cette industrie de faire de la discrimination à l’égard des milieux homosexuels. Les mêmes types de reproches absurdes, venant des manifestants homosexuels, se sont déversés sur la chaine. De plus, leur exaspération s’est accrue à la nouvelle que la chaîne soutenait les organisations défendant le mariage.

 

Le maire de Washington a déclaré sur Twitter qu’il ne soutenait pas « les poulets haineux »

 

Selon USA Today, depuis le début de l’affaire, la renommée de la chaîne Chik-fil-A s’est accrue tout autant que la fréquentation de ses restaurants et l’identification de sa publicité. Sandelman and Associates a mené une enquête parmi les 30 000 sujets présent sur le marché des fast-food. Comparé au troisième trimestre de l’année 2011 la part de ce fast-food a augmenté O,6% par rapport à tout le marché des fast-food. Selon Jeff Davis, de Sandelman and Associates cette chaîne de restaurants a renforcé sa position de 80% de plus par rapport aux autres chaînes examinées.

 

Il semblerait que l’accroissement des ventes ainsi que la renommée de la chaîne a commencé le 1° Aout quand les sympathisants de la chaine ont programmé un « Chick-fi-lA Appreciation Day ». Le but en était de soutenir la liberté de parole et de défendre le mariage traditionnel attaqué par la gauche. - Ce qui fut dit alors semblait devoir nuire à Chick–fil-A, hors en réalité c’est le contraire qui s’est produit pour cette marque : elle en a été favorisée.

 

Source : lifesitenews.com

Transmis par

http://www.pch24.pl

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Merci à Truth

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1 novembre 2012 4 01 /11 /novembre /2012 11:07

http://cdn.bvoltaire.fr/media/2012/11/boulevard-voltaire-avortement-565x252.jpegS’il est un sujet difficile à aborder, c’est bien celui de l’avortement. Même parmi les plus réac de mes proches, on ose rarement des positions tranchées, définitives. Et je ne vous parle de mon épouse ! C’est, avec la peine de mort, l’une des questions qui peut vous valoir de rompre avec vos amis de 30 ans.

 

Or, il ne vous aura pas échappé qu’on vient de reparler de l’interruption volontaire de grossesse — il ne s’agirait pas d’employer les mots qui fâchent… — à l’occasion d’un vote de nos députés qui ont décidé son remboursement à 100%. Un vote acquis à l’issue d’un débat qu’on nous présente comme « apaisé ». Où chacun y est allé de son hommage à l’icône Simone Veil et à sa loi de dépénalisation de l’IVG. Dans la foulée, les parlementaires ont adopté un amendement présenté par la ministre de la Santé, Marisol Touraine, qui prévoit le remboursement à 100% de la contraception pour les jeunes filles âgées de 15 à 18 ans.

 

Coût pour la sécu : 5 millions pour la gratuité de la pilule chez les mineures. Auxquels il convient d’ajouter 13,5 millions d’euros pour la prise en charge à 100% de l’IVG. Mais au diable ces comptes d’apothicaire ! Ne s’agissait-il pas de promesses du candidat Hollande ? Et, on le sait, le désormais Président Hollande tient ses promesses…

 

Mais revenons à l’IVG. « Ce n’est pas un geste anodin » a tenu à préciser la ministre. C’est le moins qu’on puisse dire. Je me garderais bien de réclamer l’abrogation de la loi Veil et de proclamer, comme on a pu le lire lors de certaines manifestations, « l’avortement tue ». Mais je ne suis pas prêt pour autant à diaboliser les militants pro-vie. Ils ne sont pas d’affreux obscurantistes, d’obscurs partisans d’un retour au Moyen-âge, comme se complait à nous les dépeindre une presse pour qui la modernité est une ligne de conduite et la défense des valeurs traditionnelles le signe que vous êtes un néo-facho.

 

Opposants radicaux à l’avortement, ils posent de vraies questions. Comme eux, je m’interroge quand j’entends certains plaider contre la peine de mort et, dans le même mouvement, se faire les défenseurs de l’avortement. Il y a là, me semble-t-il, quelque contradiction. Et puis, le respect de la vie, c’est à partir de quand ? Douze semaines comme en France, dix-huit comme en Suède, vingt-quatre comme en Grande-Bretagne ?

 

Je me souviens d’un confrère journaliste me rétorquant à propos de la peine capitale : « Rien ne justifie qu’on enlève la vie. » Le même jeune homme aurait probablement fait l’apologie de l’interruption de grossesse.

 

Alors, le respect de la vie ? Oui, quand ça vous arrange. Non, quand ça vous gêne…

 

 

Robert Ménard, le 1 novembre 2012

 

Source: http://www.bvoltaire.fr/robertmenard/interdire-lavortement,2730

 

 

Gianna Jessen, rescapée de l'avortement. Melbourne 2008 - sous-titres en Français

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31 octobre 2012 3 31 /10 /octobre /2012 23:59

Mgr Vingt-Trois appelle les parlementaires à résister et à s’affranchir de la discipline des partis


http://s.tf1.fr/mmdia/i/30/2/le-cardinal-andre-vingt-trois-lors-de-la-messe-requiem-2672302_1713.jpg?v=4

Lors de la traditionnelle messe de rentrée parlementaire, tenue chaque année devant le personnel politique de l'Assemblée nationale et du Sénat, le cardinal André Vingt-Trois, archevêque de Paris, a, mardi 30 octobre, consacré l'ensemble de son  homélie au "mariage pour tous". 

Insistant une nouvelle fois sur l'opposition de l'Eglise face à "cette réforme de civilisation" que constitue, selon lui, le projet du gouvernement, il a engagé les parlementaires présents à "résister au conformisme de la pensée « prête à porter » qui évite de trop s’interroger" et dénoncé "les lobbies qui saturent les espaces de communication".

 

Au nom de "la liberté, du courage et de leur conscience personnelle", le prélat a clairement appelé les responsables politiques à s'affranchir de la ligne de leurs partis respectifs . "Le courage est nécessaire quand il s’agit pour le responsable politique de prendre ses distances par rapport à son entourage idéologique ou à son parti et d’exposer son image publique". Dans les débats à venir, a-t-il insité, "il serait choquant pour la démocratie que les parlementaires ne disposent pas de leur liberté de vote. Leur responsabilité personnelle en sera d’autant plus grande".

 

"Je ne pense pas que l’organisation des mœurs conjugales et de la transmission de la filiation fassent partie des éléments d’une alternance politique" a encore souligné Mgr Vingt-Trois, en réponse à l'argument selon lequel le "mariage pour tous" était une des mesures annoncées dans le programme de la majorité élue en mai. (1)

 

"La liberté doit se gagner et se défendre face aux lobbies qui saturent les espaces de communication", a lancé Monseigneur Vingt-Trois lors de la messe pour les responsables politiques et les parlementaires, qui se tient comme chaque année à l'église Sainte-Clotilde, voisine de l'Assemblée nationale, à Paris. "Dans le débat qui secoue notre société, bien que l'on nous eût dit qu'il était superflu puisque tout le monde était supposé d'accord, il est assez facile de comprendre qui est en train d'imposer une conception particulière du mariage à la société", a-t-il dit.

 

"Ce n'est pas nous", a poursuivi Mgr Vingt-Trois, "qui entreprenons de substituer au mariage un autre modèle qui empêchera les enfants d'identifier dans leur famille la dualité sexuelle d'un père et d'une mère, constitutive de l'humanité. (...) Ce n'est pas nous qui donnons prise à la revendication illégitime d'un ‘droit à l'enfant'". "Ce n'est pas nous qui faisons la promotion d'une réforme de civilisation, sans permettre à ceux qui en subiront les conséquences de pouvoir y réfléchir et de donner leur avis", a encore déclaré le président de la Conférence des évêques de France.

 

Evoquant les promesses de la campagne présidentielle, Mgr Vingt-Trois a expliqué que "dans la vie d'un pays, il est des sujets qui engagent la vie personnelle des citoyens et qui ne dépendent pas simplement d'une majorité électorale, même si elle est importante".

 

"Je ne pense pas", a-t-il précisé, "que l'organisation des moeurs conjugales et de la transmission de la filiation fassent partie des éléments d'une alternance politique. Elle engage trop profondément l'avenir de la société pour n'être qu'une conséquence automatique d'une élection". "Face à ces grands enjeux, c'est à la conscience personnelle du responsable politique d'exercer ses choix avec liberté et courage. La liberté doit résister au conformisme de la pensée ‘prête-à-porter' qui évite de trop s'interroger", a jugé le cardinal. (2)


Jusqu'à présent, le cardinal Vingt-Trois et la Conférence des évêques de France (CEF), dont il est le président, ont incité les fidèles à écrire à leurs députés pour leur signifier leurs réserves sur le projet de loi. Et, même si selon le porte-parole de la CEF, "manifester n'est pas tabou", les évêques n'ont pas appelé à participer aux diverses manifestations organisées mi-novembre par des organisations proches des milieux catholiques, intégristes ou classiques. Lors de l'assemblée générale des évêques, qui s'ouvre samedi 3 novembre à Lourdes, les mots d'ordre pourraient se faire plus explicites.

 

Sources:

(1) http://religion.blog.lemonde.fr/2012/10/31/mariage-pour-tous-mgr-vingt-trois-engage-les-parlementaires-a-saffranchir-de-la-discipline-des-partis/

(2) http://lci.tf1.fr/france/societe/mariage-gay-mgr-vingt-trois-appelle-les-parlementaires-a-resister-7616846.html )

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- "Il n'est pas sain de mettre aux voix de savoir ce qui est bien et ce qui est mal. Je ne crois pas que la source de la morale soit la majorité" (Monseigneur André Vingt-Trois, archevêque de Paris)

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