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Christ Roi

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12 novembre 2019 2 12 /11 /novembre /2019 18:15

Quelle valeur normative peuvent conserver les enseignements de l'Église et la prétention à guider les consciences si chaque homme est invité à prendre pour guide sa propre conscience? 

L'analyse des causes de l'effondrement de l'Église par Guillaume Cuchet, professeur d’histoire contemporaine à l’université Paris-Est-Créteil, confirme le récent propos de Mgr Athanasius Schneider, dont on peut ainsi résumer la pensée, en paraphrasant Guillaume Cuchet : "Quelle valeur normative peuvent conserver les enseignements de l'Eglise et la prétention de cette dernière à guider les consciences si chaque homme a un droit naturel qui s'enracine dans sa dignité d'homme à choisir un culte idolâtre ?" 

 

Dans la video ci-dessous, l'historien Jean-Claude Dupuis, présente l’ouvrage de Guillaume Cuchet (2018) à l'occasion du colloque du 26 octobre 2019 de Campagne Québec-Vie à Québec :

Billet originel du 18 avril 2018 publié sur Belgicatho

 

Dans un livre nourri de statistiques impressionnantes, Guillaume Cuchet (ci-contre) a fait une analyse minutieuse de l’effondrement du catholicisme en France.

 

Le recul du catholicisme en France et au Québec depuis les années 1960 est un des faits les plus marquants et pourtant les moins expliqués de notre histoire contemporaine. S’il reste la première religion des Français, le changement est spectaculaire : au milieu des années 1960, 94 % de la génération en France étaient baptisés et 25 % allaient à la messe tous les dimanches ; de nos jours, la pratique dominicale tourne autour de 2 % et les baptisés avant l’âge de 7 ans ne sont plus que 30 %. Comment a-t-on pu en arriver là ? De quand date la rupture ? Quelles en ont été les causes ? Ces questions hantent le monde catholique qui se retrouve perdu dans ses vêtements d’hier devenus trop amples et dont les différentes composantes ont eu tendance par le passé à s’accuser mutuellement d’avoir provoqué la « catastrophe ». Il est vrai que l’événement résiste à l’analyse.

 

Au seuil des années 1960 encore, le chanoine Boulard, qui était dans l’Église française le grand spécialiste de ces questions, avait conclu à la stabilité globale des taux dans la longue durée, même s’il notait une pente légèrement déclinante qui préservait a priori de toute mauvaise surprise. Or, au moment même où prévalaient ces conclusions rassurantes et où s’achevait cette vaste entreprise de modernisation de la religion que fut le concile Vatican II (1962-1965), il a commencé à voir remonter des diocèses, avec une insistance croissante, la rumeur inquiétante du plongeon des courbes.

 

Normalien, professeur d’histoire contemporaine à l’université Paris-Est-Créteil, spécialiste d’anthropologie religieuse, Guillaume Cuchet a repris cette question en se fondant sur l’étonnante richesse des statistiques dont nous disposons.

 

Guillaume Cuchet a repris l’ensemble du dossier : il propose l’une des premières analyses de sociologie historique approfondie de cette grande rupture religieuse, identifie le rôle déclencheur de Vatican II dans ces évolutions et les situe dans le temps long de la déchristianisation et dans le contexte des évolutions démographiques, sociales et culturelles des décennies d’après-guerre.

 

Selon le normalien Cuchet, le concile de Vatican II a joué en France un rôle déclencheur dans le décrochage massif de la pratique et l’éloignement progressif des fidèles catholiques depuis le milieu des années 1960. C’est l’une des conclusions de cet essai.

 

Analysant avec rigueur les causes du retournement de ce qui avait été presque unanimement salué comme un « printemps de la foi », Guillaumet Cuchet pointe la révolution qui a fait renoncer l’Église à centrer sa prédication sur les fins dernières (le but de la vie, la mort, la résurrection, le salut) pour l’axer sur la tolérance, l’œcuménisme, et la liberté religieuse comme autant de signes de sa réconciliation avec la modernité. Mais en cessant de se présenter comme l’arche qui permet de conduire les âmes au Salut éternel, en se redéfinissant comme une communion chargée d’annoncer au monde la Miséricorde de Dieu et le Salut pour tous, elle sapait à la fois les notions de Péché, de Jugement, de Purgatoire et d’Enfer. [Voir les manuels d’ECR où ces notions sont absentes [PDF], à dessein selon le Bureau d’approbation du matériel didactique.]

 

À terme, cette attitude sapait l’idée même que l’Église puisse définir des dogmes devant lesquels s’incline la raison de chacun, puisse imposer des obligations morales qui entravent la liberté de comportement (la « licence »). Quelle valeur pouvait, dès lors, conserver ses enseignements et sa prétention à guider les consciences si chaque homme était invité à prendre pour guide sa propre conscience ?

 

[...]

 

Comment notre monde a cessé d’être chrétien

 

de Guillaume Cuchet

 

paru au Seuil

 

à Paris

 

le 1er février 2018

 

288 pages

 

ISBN-10 : 2 021 021 297

 

ISBN-13 : 978-2021021295

 

Source: BelgiCatho

Note du blog Christ-Roi. On a vu récemment Mgr Athanasius Schneider, évêque auxiliaire d'Astana au Kazakhstan, identifier le droit naturel qu'aurait tout homme à choisir sa religion (droit inscrit dans le texte du concile Vatican II, Déclaration Dignitatis humanae § 2 : "Ce n’est donc pas sur une disposition subjective de la personne, mais sur sa nature même, qu’est fondé le droit à la liberté religieuse") et l'ambiguïté des textes sur ce sujet comme la cause des actes idolâtres accomplis dans l'Église : "l'idolâtrie de Pachamama durant le Synode en Amazonie a ses racines dans le concile Vatican II". "L'idolâtrie, dit-il, est une violation de la révélation divine" et du Premier commandement. "Vous ne pouvez pas commettre d'actes d'idolâtrie dans l'Église catholique."

"Si Dieu vous a donné le droit, par nature, de pouvoir également choisir des actes d'idolâtrie - comme la Pachamama - lorsqu'il s'enracine dans votre dignité d'homme, même de choisir une religion de Pachamama: c'est la dernière conséquence de cette expression du texte du Concile", a ainsi pu parfaitement résumer Mgr Athanasius Schneider.

En postulant un droit, par nature, à choisir sa religion (DH 2), le concile Vatican II sabote tout le travail missionnaire des Apôtres, détruit le commandement de Notre-Seigneur de faire des nations des disciples et de les baptiser au nom du Père, du Fils et du Saint-Esprit (Mt 28,19), suicide littéralement l'Église, sa prédication et les fins dernières (le but de la vie, la mort, la résurrection, le salut).

Selon Mgr Schneider, l’expression du texte du Concile est "ambiguë" et devrait être "formulée différemment" pour "éviter ces applications dans la vie de l’Église, que nous avons pu voir également lors de la réunion du pape Jean-Paul II à Assise en 1986 et lors de réunions où même des religions idolâtres étaient invitées à prier à leur manière - c'est-à-dire à leur manière idolâtre - pour la paix". Le 27 octobre 1986, le pape Jean-Paul II a tenu une journée mondiale de prière pour la paix à Assise, en Italie, au cours de laquelle il a prié avec des chrétiens orthodoxes, des protestants, des juifs, des musulmans, des hindous, des bouddhistes et des représentants de nombreuses autres religions. Il a adressé aux représentants des différentes religions les mots suivants: "Les religions sont nombreuses et variées et reflètent le désir des hommes et des femmes à travers les âges de nouer une relation avec l’Être absolu".

Plus récemment, en poursuivant cette pente, en septembre 2013 "le pape François a assuré aux athées : Vous n'avez pas besoin de croire en Dieu pour aller au ciel !" (Source)

En 2019, dans le document sur "la fraternité humaine pour la paix dans le monde et le vivre ensemble" qu'il signa avec le grand imam d'Al-Azhar, Ahmad Al-Tayyeb, le 4 février 2019 à Abou Dabi, François affirme que "le pluralisme et les diversités de religion, de couleur, de sexe, de race et de langue sont une sage volonté divine, par laquelle Dieu a créé les êtres humains." (Source)

Dans une lettre ouverte du 26 octobre appelant à une chaîne de prière mondiale d'invocation à la Sainte Trinité afin de réparer et contrer le culte idolâtre rendu à Rome à "Pachamama", Mgr Schneider a pu évoquer "la phrase du document d’Abou Dhabi" du pape François, "qui se lit comme suit : 'Le pluralisme et les diversités de religion, de couleur, de sexe, de race et de langue sont une sage volonté divine, par laquelle Dieu a créé les êtres humains ', et dire à propos de cette phrase qu'elle a trouvé sa réalisation pratique dans les cérémonies du Vatican de vénération des statues en bois le 4 octobre 2019, qui représentent des divinités païennes ou des symboles culturels indigènes de fertilité. "C’était la conséquence pratique logique de la déclaration d’Abou Dhabi.", a-t-il déclaré.

Dans l'article sous le titre : "Vives inquiétudes à propos du document d’Abou Dhabi du pape François", le Professeur Josef Seifert, philosophe autrichien, a lui aussi pu demander :

"Comment Dieu peut-il vouloir des religions qui nient la divinité et la résurrection du Christ ? Comment cela est-il compatible avec la logique ? Dieu peut-il vouloir que les hommes aient des croyances contradictoires à propos de Jésus-Christ, de Dieu ou de toute autre chose? Comment Dieu dès sa création a-t-il voulu que les hommes tombent dans le péché, adorent les faux dieux, deviennent victimes d'erreurs et de superstitions de toutes sortes, qu'ils adhèrent à des religions subtilement athées ou panthéistes telles que le bouddhisme ou à des religions maudites par l'Ancien Testament et attribuées aux démons et au culte des démons? Comment Dieu, qui veut que ses disciples aillent prêcher au monde entier et les baptisent, a-t-il voulu une hérésie chrétienne, sans parler des religions qui nient la foi dont Jésus dit à Nicodème que celui qui croit en lui sera sauvé et celui qui ne le fera pas sera damné (Jn 3,18) ? Si nous lisons l'Ancien et le Nouveau Testament, ou regardons les enseignements universels de l'Église sur l'ordre divin, donné par Christ lui-même, de prêcher l'Évangile à toutes les nations, sur la nécessité du baptême et de la foi pour le salut, etc., c’est clairement le cas contraire. Comment (dès lors) peut-il être vrai que Dieu, dans sa sagesse, a voulu depuis la création que beaucoup de gens ne croient pas en leur seul Rédempteur ? Je ne vois aucune acrobatie mentale astucieuse qui soit capable de nier que cette déclaration contient non seulement toutes les hérésies, mais allègue également la volonté divine qu'une grande majorité de l'humanité épouse tous les types de croyances religieuses fausses et non chrétiennes", a pu déplorer le Professeur Josef Seifert, philosophe autrichien, docteur de l’université de Salzbourg, dans un article intitulé "Vives inquiétudes à propos du document d’Abou Dhabi du pape François" (Source).

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