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Christ Roi

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9 mai 2010 7 09 /05 /mai /2010 07:30

Samedi 10 mai 2008, Nicolas Sarkozy a annoncé lors d'un discours au Jardin du Luxembourg pour commémorer l'escalavage, que la traite négrière figurerait désormais au programme des enfants de six à dix ans dès la rentrée 2009. Une initiative qui n'est pas sans rappeler sa volonté à l'automne 2007, de faire enseigner la Shoah aux élèves de primaire en leur donnant à étudier l'histoire d'un enfant déporté. Il a également annoncé que la journée de commémoration, instaurée par Jacques Chirac le 10 mai, se tiendrait désormais le 23. 

 

Du temps de nos ancêtres les Gaulois et de Rome, n'importe qui pouvait devenir esclave, qu'on appartienne à la noblesse ou à la plèbe: les esclaves étant pour l'essentiel des prisonniers de guerre. L'Eglise indiquera très tôt un chemin de libération des esclaves qui vit cette institution économique héritée de l'Antiquité disparaître au fur et à mesure des progrès de l'évangélisation. C'est un nombre énorme de conciles qui consacrèrent des canons à cette entreprise : les conciles d'Orange (441), Arles (442), Agde (506), Orléans (541), Mâcon (585), Paris (615), Reims (625), Chalon-Sur-Saône (650). [1]

 

Contre une présentation déformée de l'histoire de l'abolition de l'esclavage, par un Régime collabo-mondialiste qui organise l'immigration-repentance sur le dos des peuples indigènes d'Europe, voici quelques faits historiques qui rappellent qui sont les vrais abolitionnistes de l'esclavage antique.

 

BathildeAu VIIe siècle, la reine sainte Bathilde (626-680), épouse de Clovis II, abolit l'esclavage. La tradition lui attribue l'interdiction des marchés d'esclaves sur ses terres, provoquant la disparition de l'esclavage dans les royaumes francs. Voici ce qu'en dit l'historienne médiéviste Régine Pernoud :

 

« Clovis mourra jeune, après être tombé dans la démence. Bathilde a pris en main les affaires du royaume et, lorsqu'elle devient veuve, l'an 656, son fils aîné n'ayant que cinq ans, c'est elle qui gouverne. La tradition lui attribue une décision capitale dans l'histoire des moeurs: elle interdit les marchés d'esclaves, ce qui revient à prohiber l'esclavage sur ses terres. » [2]

 

"Elle promulgua l'interdiction de vendre les chrétiens comme esclaves et fit procéder à des rachats massifs de ceux qui l'étaient." [3]

 

Les moines de l'abbaye de Jumièges avaient coutume d'acheter des esclaves pour pouvoir leur rendre immédiatement la liberté. Un exemple bien connu est celui de S. Sidoine.

 

On citerait cinquante conciles régionaux qui, entre 451 et 700, édictèrent des canons pour protéger les esclaves.

 

A partir du XIIe siècle, le mouvement antiesclavagiste grandit. Des conciles comme celui de Londres en 1102, interdirent "l'ignoble commerce par lequel on vend des hommes comme des bêtes." [4]

 

Les papes agirent autant qu'ils purent pour que la conversion des esclaves leur valût la liberté; le résultat fut obtenu, en France, sous Philippe Auguste où il fut déclaré que "tout esclave atteignant les marches du royaume se faisant baptiser, est affranchi", puis de même à Florence en 1289. Evidemment il se trouva toujours des évêques pour fermer les yeux sur ces scandaleux trafics, mais dans l'ensemble, le christianisme travailla à faire condamner moralement l'esclavage et à améliorer le sort des esclaves, au salut de qui les ordres de S. Jean de Matha et de S. Pierre Nolasque consacraient une charité sans limites. [5]


Le 3 juillet 1315, le roi Louis X le Hutin, publie un édit qui affirme que « selon le droit de nature, chacun doit naître franc ». Officiellement, depuis cette date, « le sol de France affranchit l'esclave qui le touche ». Il n'y aura plus d'esclaves sur le sol métopolitain depuis ce jour...

Abolition de l'esclavage : qui a aboli l'esclavage le premier ?

Sur la soit-disant responsabilité unique des Blancs qui devraient payer, les rois africains n'étaient pas en reste dans l'odieux trafic. "Les familles royales... d'Achanti, du Congo et du Dahomey... vendirent un très grand nombre d'esclaves durant plusieurs générations. Parfois même, les rois avaient recours à es raids sur leur propre peuple pour satisfaire la demande d'esclaves européenne... : dans les années 1730, un roi du fleuve Saalum, entre le Cap-Vert et la Gambie, attaquait ses propres villages la nuit, incendiait les maisons et s'emparait des fuyards aussitôt asservis..." [6]

 

En 1789 encore, "les monarques d'Afrique eux-mêmes ne s'opposaient pas à la poursuite de la Traite". [7]



L'histoire officielle occulte le mouvement abolitionniste induit par l'Eglise, ainsi que les interdictions de l'esclavage par les papes dès le XVIe siècle, sous peine d'excommunication... "La Renaissance en Europe n'eut aucune prétention humanitaire. Sa flamme (de la "Renaissance") réactualisa les idées et les pratiques de l'Antiquité, dont l'esclavage..." [8]. On est donc loin de la vision idyllique de la Renaissance représentée par l'histoire officielle.

 

Dans le même temps, Léon X (pape 1510-1521), le plus grand pape de l'Eglise renaissante, avait,... enseigné que "non seulement la religion chrétienne mais la nature elle-même se récriait contre l'état d'esclavage" (Lewis Pastor, History of the Papacy, 40 vol. (Londres 1891), VIII, p. 447.) [9]

Le pape Paul III "interdit aux conquistadors du Nouveau Monde d'asservir les Indiens." ... Dans sa lettre Veritas ipsa (2 juin 1537), "il proclama l'abolition complète de l'esclavage en affirmant que tous les esclaves avaient le droit de s'affranchir. ...Enfreindre ces injonctions était passible d'excommunication". [10]

 

Et dans sa Bulle "Sublimis Deus" du 9 juin de la même année 1537, Paul III déclarait solennellement "que les Indiens... ne doivent pas être privés de leur liberté ni de la jouissance de leurs biens... et qu'ils ne doivent pas être réduits en servitude." [11]

 

Il dénonce une telle pratique comme directement inspirée par l'Ennemi du genre humain (Satan), ce qui montre clairement son absence de tergiversation sur ce point. "En 1542, Charles Quint reviendra à l'ancienne législation prohibant de façon absolue l'esclavage des Indiens." [12]

 

Curieux que l'enseignement officiel sur l'abolition n'enseigne pas ces faits historiques ! Un hasard sans doute...

 

"Lors de la conquête de la Nouvelle Espagne (Mexique au XVIe siècle, Ndlr.) les souverains espagnols insistent au contraire continuellement sur le fait que les titulaires des commanderies n'ont pas le droit de s'emparer des terres des Indiens. Le grand spécialiste mexicain des commanderies, Sivio Zavala, souligne dans ses conclusions que 'les Indiens possédaient les terres collectivement et individuellement, sans que le seigneur ou titulaire de la commanderie puisse les en dépouiller légitimement.' [13]

 

Ce qui fait que (comparativement à ce qui s'est pratiqué par les Anglo-Saxons protestants aux Etats-Unis avec les Indiens Cherokees par exemple, déportés et expropriés dans les années 1830 du nord de la Géorgie et des Carolines en Oklahoma),  "le résultat, ... est clair : la population indienne aux Etats-Unis, est réduite à quelques 'réserves', alors que c'est elle qui domine très nettement au Mexique. Elle a disparu complètement dans les Antilles françaises où 'la patrie des droits de l'homme' l'a remplacée par une population noire, dans les circonstances que l'on sait..." [14]

"Le pape
Urbain VIII, dans une lettre de 1639 à son nonce au Portugal, condamne absolument l'esclavage et menace d'excommunication ceux qui le pratiquent." [15]

"Une fois encore, le Vatican s'éleva contre l'esclavage au commencement du XVIIIe siècle: ... Clément XI, invita la Sacrée Congrégation de l'Inquisition romaine et universelle à demander à ses nonces à Madrid et Lisbonne d'agir pour amener 'la fin de l'esclavage'." [16] "En 1741, le pape Benoît XIV reprit les interdictions de l'esclavage édictées un siècle plus tôt par le pape Urbain VIII, dans le bref Immensa." [17]

Sur ce sujet : "La franc-maçonnerie et l'histoire de l'esclavage "
. Notons que cette année 2008, la franc-maçonnerie se fait curieusement silencieuse alors qu'en 2007 elle organisa à grand bruit avec le Grand Orient le 10 mai 2007, un rassemblement devant le Panthéon pour commémorer cette date anniversaire de l'abolition de l'esclavage...  Hugh Thomas indique que les francs-maçons, n'étaient pas en reste : "Dans le Bordeaux de la fin du XVIIIe siècle, il semble que la plupart des francs-maçons aient été négriers". [18]

 

Le franc-maçon La Fayette, auteur de la Déclaration des droits de l'homme et du citoyen de 1789, le 10 mars 1790 à l'Assemblée, "vote le maintien de la traite des Noirs"; les frères Lameth "possédaient trop d'intérêt à Saint-Domingue..., Barnave aussi." Tous étaient francs-maçons. [19]


Sur les esclaves Blancs et chrétiens à l'époque moderne : "Au début du XVIIe siècle, il y avait au total, entre le Maroc et la Libye, de 200000 à 300000 esclaves chrétiens dans les ports d'Afrique." [20]

 "L'esclavage blanc pratiqué par ceux que l'on nommait alors les Barbaresques a bel et bien existé sur une grande échelle et constitué une véritable traite qui fit, durant près de trois siècles, plus d'un million de victimes." [21]

Le Régime athégriste organisera-t-il une journée de commémoration pour les Gaulois, esclaves des Romains dans l'Antiquité, les chrétiens européens esclaves des musulmans jusqu'au XIXe siècle, ou ces Français de souche en 2010 discriminés au travail à cause de la couleur de leur peau ("discrimination positive") ?


Les Noirs ne furent pas les seules victimes de l'esclavage. "Dans l'Antiquité, les premiers esclaves étaient presque toujours des Blancs. ... Il y avait peu d'Africains parmi ces esclaves. Les seuls à posséder des esclaves noirs étaient les Egyptiens, puis les Carthaginois". [22]

En Europe, "tant en Grèce qu'à Rome, les esclaves étaient à l'origine des prisonniers de guerre ou capturés lors d'une razzia sur une île... L'on se souvient que César ramena dans la capitale 'de nombreux captifs' après la Guerre des Gaules. Nombreux furent les Germains asservis dans les siècles ultérieurs. ... Au Ier siècle av. J.-C., 15000 esclaves gaulois étaient échangés chaque année contre du vin italien." [23]

 

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Add. Christ-Roi 2 février 2014.

 

4 février 1776 : Louis XVI abolit l’esclavage

Observatoire du Royalisme en France, le 4 février 2011  
 

Le 04/02/2011 à 16:46

Lorsque l’on parle d’abolition de l’esclavage en France, la première date qui vient à l’esprit des français est 1792, lorsque la Convention décidait d’accorder la citoyenneté aux hommes libres de couleur. Pourtant, l’abolition de l’esclavage n’est pas une mesure révolutionnaire mais bien une réforme royale ! En effet, le Roi Louis XVI, dès 1776, avait promulgué un édit condamnant fermement la possession d’esclaves sur le territoire français. Couvercle de plomb et mythe de la « révolution salvatrice des peuples opprimés », cette date est largement occultée par les médias (wikipedia en tête) et les livres d’histoire…

    Et pour cause ! Rappelons que l’Assemblée Nationale de 1790 avait réaffirmé par deux fois (décret du 8 Mars et du 12 Octobre 1790) la légalité de l’esclavage, revenant ainsi sur la réforme royale de 1776. L’Assemblée s’était ainsi opposée à la publication de Brissot de 1790 : « Adresse à l’Assemblée Nationale pour l’abolition de la traite des Noirs »… S’asseyant allègrement sur cet idéal de fraternité tant de fois bafoué pendant la révolution, l’Assemblée montrait par là même son mépris des plus faibles, et ce n’est que pour éteindre la révolte des esclaves des colonies (Saint Domingue notamment) qu’elle accepta d’abolir l’esclavage en 1794.

    Le Roi Louis XVI, bien avant les petits bourgeois perfides qui allaient mettre la France à feu et à sang, avait compris que la liberté d’un homme ne devait pas être bafouée. C’est ainsi que moins de 3 ans plus tard, par une ordonnance du 8 Mai 1779, Louis XVI abolit également le servage et le droit de suite en France. De même, par cette même ordonnance, il affranchissait tous les « mains mortables » des domaines royaux, ainsi que les hommes de corps, les « mortaillables » et les « taillables ».  La France fut l’une des premières nations du monde à abolir le servage, près de 180 ans avant le Tibet (1959).

    Le Roi de France incarne tout le peuple français, dans sa complexité et sa diversité, dans les moments de joie comme dans les moments de doute et de peur. Louis XVI a montré, par les nombreuses réformes qu’il a entreprit pendant son règne, qu’un Roi était avant tout proche de son peuple et répondait à ses besoins les plus élémentaires de liberté, de sustentation et de bien être.  

http://www.royaumedefrance.fr/media/HLIC/5d214ffaac03a1bdd61c345fd245b1c2.jpg

 

Source: http://www.royaumedefrance.fr/201102044600/4-fevrier-1776-louis-xvi-abolit-lesclavage/

 

Notes

 

[1] Daniel-Rops, Histoire de l'Eglise du Christ, tome III L'Eglise des temps barbares, Librairie Arthème Fayard, Editions Bernard Grasset, Paris 1965, p. 259

[2] Régine Pernoud, Les saints au Moyen Age, la sainteté d'hier est-elle pour aujourd'hui ? Plon, Mesnil-sur-l'Estrée 1984, p. 204-205

[3] Jean CHELINI, Histoire religieuse de l'Occident médiéval, Pluriel, Millau 2012, p. 92

[4] Daniel-Rops, Histoire de l'Eglise du Christ, tome IV La cathédrale et le Croisade, Librairie Arthème Fayard, Editions Bernard Grasset, Paris 1965, p. 238

[5] Daniel-Rops, Histoire de l'Eglise du Christ, tome IV, ibid., p. 238

[6] Hugh Thomas, La Traite des Noirs 1440-1870, Bouquins Robert Laffont, Lonrai 2006, p. 393

[7] Hugh Thomas, ibid., p. 552

[8] Hugh Thomas, ibid., p. 104

[9] Hugh Thomas, ibid., p.118

[10] Hugh Thomas, ibid., 118

[11] François Brune, La Vierge du Mexique ou le Miracle le plus spectaculaire de Marie, Le Jardin des Livres, Référence, 2008, rééd. Mesnil-sur-l'Estrée 2014, p. 107

[12] François Brune, ibid., p. 107

[13] Jean Dumont, L'Eglise au risque de l'Histoire, p. 116, cité in François Brune, ibid., p. 104.

[14] François Brune, ibid., p. 76-77

[15] Hugh Thomas, ibid., 469

[16] Hugh Thomas, ibid., 477

[17] Hugh Thomas, ibid., 487

[18] Hugh Thomas, ibid., p. 309

[19] Bernard Faÿ, La Grande révolution 1715-1815, Le Livre contemporain, Paris 1959, p. 182, 183, 250

[20] Jean Meyer, Esclaves et Négriers, Découvertes Gallimard, 1999, p. 19

[21] Robert C. Davies, Esclaves chrétiens maîtres musulmans, l'Esclavage blanc en Méditerranée 1500-1800, Editions Jacqueline Chambon, 2006

[22] Jean Meyer, ibid., p. 16

[23] Hugh Thomas, ibid., p. 8

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Publié par Ingomer - dans Histoire
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