Une définition de nos dirigeants actuels se trouve étonnamment dans La Didachè ou Doctrine des douze apôtres, un petit livre contemporain du nouveau Testament, écrit vers la fin du Ier siècle, qui mentionne ce qu'il ne faut pas être car c'est la "voie de la mort" :
« Didachè V, 1. La voie de la mort est celle-ci : avant tout elle est mauvaise et pleine de malédiction : "Meurtres, adultères, convoitises, débauches, vols, idolâtrie", pratiques magiques, [...], rapines, faux témoignages (Mt 15,19 ; Ga 5,20), hypocrisie, duplicité du cœur, "fourberie, orgueil, méchanceté", arrogance, "cupidité", propos obscènes, jalousie, insolence, faste, "fanfaronnade", (absence de crainte) (Cf. Rm 1,29 s. ; Col. 3,8) 2. Persécuteurs des hommes de bien, ennemis de la vérité, […] amis du mensonges, ignorants de la récompense de la justice, […] en éveil non pour le bien mais pour le mal, loin de qui se tiennent la douceur et la patience, "qui aiment ce qui n'est rien" (Ps. 4,3 "l'amour du néant et la course au mensonge"), sont avides de profits (Is, 1,23), qui sont sans pitié pour le pauvre et ne se mettent pas en peine de l'affligé, ne reconnaissent pas leur propre créateur, "assassins des enfants" (Sg 12,5), meurtriers par avortement de la créature de Dieu, qui se détournent de l'indigent, accablent l'opprimé, avocats des riches, juges iniques des pauvres, pécheurs de part en part ! Puissiez-vous, mes enfants, être préservés de ces gens-là ! »
Source: Les Écrits des Pères apostoliques, Sagesses chrétiennes, Les Éditions du Cerf, Paris 2012, p. 51-52.
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