Overblog Suivre ce blog
Administration Créer mon blog

Christ Roi

  • : Christ Roi
  • Christ Roi
  • : Blog d'informations royaliste, légitimiste, pour une France libre, indépendante et souveraine
  • Contact

Horloge

31 décembre 2015 4 31 /12 /décembre /2015 14:29

Véronique Lévy invitée par Claire de Castellane dans Signature Musicale sur Radio Notre Dame le 28 décembre 2015.

Crucifixus, extrait de la Messe en Si de Jean-Sébastien Bach

"L'Incarnation c'est la promesse de notre rédemption. De la crèche à la Croix...la Croix fait peur et pourtant c'est la promesse de notre rédemption, c'est la Résurrection. C'est l'Amour et la Vie qui mettent à mort la mort... qui triomphent de la mort.

Il n'y a pas de Résurrection sans Passion. Donc j'ai choisi ce morceau parce que je le trouve magnifique. La basse continue est basée sur une descente chromatique qui tient tout au long de la pièce, on la retrouve treize fois et la treizième fois c'est une modulation en majeur, sans doute pour marquer l'accomplissement: 'Tout est achevé' (Jn 19,30) ...et donc cette victoire de l'Amour, cette victoire de la Vie: 'mort où est ton dard, mort où est ton aiguillon' comme dit Saint Paul."

Repost 0
Publié par Ingomer - dans Religion
commenter cet article
22 décembre 2015 2 22 /12 /décembre /2015 14:02

Un de nos lecteurs nous informe (merci à Domremy) :

Une crèche de Cracovie à Notre-Dame de Paris

La crèche de Noël cette année à Notre-Dame de Paris est une crèche traditionnelle de Cracovie qui, depuis un siècle (depuis que le papier alu existe), fait l’objet d’un concours national : c’est à qui fera la plus belle.

La crèche de Cracovie a été installée dans la nef septentrionale du choeur de Notre-Dame le 29 novembre et bénie par Mgr Vingt-Trois.

Voyez sur ce site comment elles se présentent, alors courrez la voir.

 

https://www.google.fr/search?q=notre+dame+de+Paris+creche+de+Cracovie&tbm=isch&tbo=u&source=univ&sa=X&ved=0ahUKEwjo4LvPu-_JAhVGCBoKHZKOARgQsAQIHA&biw=1918&bih=856

 

De plus, ce soir à Notre Dame "Les Rossignols de Poznan" donnent un concert où les chants de Noël polonais, les “kolendy“ chantées depuis des temps immémoriaux durant Noël seront offerts : et donc courrez les entendre :

Une crèche de Cracovie à Notre-Dame de Paris

http://www.musique-sacree-notredamedeparis.fr/#!mardi-22-dcembre-2015--20h30/c5bh

 

Stefan Stuligrosz (arr.) • Lulajże Jezuniu Dors mon petit Jesus

Georges Aubanel (1896-1978) (arr.) • Allons pastoureaux

Stefan Stuligrosz (arr.) • Zaśnij Jezuniu Dors mon doux Jesus

Jan Maklakiewicz (1899-1954) • W szopie, we żłóbeczku : Dans la cabane , dans la crèche

Jan Maklakiewicz • Święta Panienka Sainte vierge

Stefan Stuligrosz / Mirosław Gałęski (arr.) • Przy onej gòrze

Stefan Stuligrosz / M. Gałęski (arr.) • Le sommeil de l’enfant Jésus

Jan Maklakiewicz (arr.) • Wśród nocnej ciszy Dans le silence de la Nuit

Repost 0
Publié par Ingomer - dans Religion
commenter cet article
21 décembre 2015 1 21 /12 /décembre /2015 06:32

Véronique Lévy témoigne dans cette video pour le Pôle Catholique Missionnaire de Fontainebleau, dans le cadre des Cellules Paroissiales d’Évangélisation.

Elle se confie ici à Elisabeth Preud’homme : Après ses errances nocturnes, la valse des amours éphémères, les quêtes inachevées, Véronique s’émerveille de sa liberté nouvelle et retrouvée par la Grâce du Christ. De l’ombre à la lumière, c’est l’itinéraire d’une rédemption et d’une résurrection.

Les Cellules Paroissiales d’Évangélisation :

Le 12 avril 2015, en la fête de la Divine Miséricorde, et sous l’impulsion du Pape François, le Conseil Pontifical pour les Laïcs a remis à Don Pigi Perini le décret de reconnaissance définitif de l’Organisme International de Service des Cellules Paroissiales d’Évangélisation.

Introduites en Europe, les cellules paroissiales d’évangélisation sont des petites fraternités paroissiales. Fondée sur la prière, le service et une rencontre hebdomadaire entre laïcs, la cellule permet à chacun d’approfondir et de partager sa foi avec ses proches en les invitant à vivre cette expérience fraternelle et à retrouver ainsi le chemin de la paroisse.

Les cellules paroissiales d’évangélisation offrent une « vision » pour renouveler l’Église et les paroisses dans la nouvelle évangélisation. Il s’agit d’une « vision » d’avenir qui s’enracine dans l’expérience biblique des premières communautés chrétiennes.

Ce projet pastoral offre une vision globale, structurée et organique permettant une évangélisation féconde pour le renouvellement des communautés ecclésiales dans l’esprit du Concile Vatican II.

Repost 0
Publié par Ingomer - dans Religion
commenter cet article
19 décembre 2015 6 19 /12 /décembre /2015 07:32
mons.-Schneider

(Emmanuel Barbieri) Mgr. Athanasius Schneider, évêque auxiliaire du diocèse d"Astana au Kazakhstan et Secrétaire général de la Conférence des évêques catholiques de ce pays, a tenu le 26 novembre dernier à la "Fondation Lépante", une conférence applaudie sur le mariage chrétien.

L'évêque a commencé par rappeler que notre Seigneur Jésus-Christ, a rétabli la dignité originelle de la nature humaine, blessée par le péché, aussi à l'égard de la sexualité de l'être humain. Les pharisiens et les scribes cherchèrent à faire légitimer par Jésus la pratique du divorce introduite par Moïse, à cause de la dureté de cœur du peuple juif, mais Jésus leur proclama et continue à proclamer aux hommes de tous les temps la vérité divine sur le mariage, "ne pas admettre tout sophisme, ni aucune exception en vertu d'une pratique pastorale présumée, comme exigeaient les pharisiens et les scribes."

Dans son enseignement, il va même jusqu'à proclamer: «Quiconque regarde une femme pour la convoiter a déjà commis un adultère avec elle dans son cœur» (Mt 5, 28). "Ce commandement du Christ, a dit Mgr. Schneider, est universellement valide et signifie que le désir lubrique d'une personne qui ne soit pas son mari ou sa femme dans les yeux de Dieu est déjà, dans l'intention, un péché contre le sixième commandement. Le Christ, a donc condamné tout acte délibéré mental et sexuel, a fortiori, corporel, en dehors du mariage, comme contraire à la volonté de Dieu ".

Mgr. Schneider a ajouté que ces dernières années, a émergé à l'intérieur de l'Eglise une faction, composée de prêtres jusqu'à des évêques et des cardinaux, dont l'objectif est de changer la pratique immémoriale de l'Eglise catholique au sujet des personnes divorcées qui vivant une relation d'adultère permanent, ne peuvent pas recevoir la Sainte Communion.

Les arguments utilisés par cette faction sont ceux des gnostiques de l'ère paléochrétienne, selon lesquels était en fait possible une contradiction entre la doctrine et la pratique, et la théorie de Martin Luther sur la puissance salvatrice de la foi, indépendamment du mode de vie et même jusqu'à la repentance et la véritable correction. Cette faction tente de justifier avec des sophismes le péché des actes homosexuels, en alléguant comme justification de ces duos leur bonne qualité. Mais la vérité de la Parole de Dieu dans l'Écriture reste autant entièrement valable aujourd'hui qu'elle l'était en temps de Jésus: "Ne vous y trompez pas : ni les lubriques, ni les adultères, ni ceux qui pratiquent les actes homosexuels hériter le royaume de Dieu "(I Corinthiens 6: 9).

Si des clercs plaident la cause de l'admission des divorcés à la Sainte communion, en fait, a ajouté l'évêque, ils célébrent l'adultère et le péché contre le sixième commandement de Dieu. "De tels clercs transmettent aux fidèles le message selon lequel leur divorce et leur violation continue de leur propre lien sacramentel peut éventuellement devenir une réalité positive. En d'autres termes: ils mentent ".

Cette nouvelle faction cléricale, dans le but de justifier l'acceptation des actes sexuels en dehors du mariage, et même ceux qui vont jusqu'à être contrenature, appelle à "un accueil de type pastoral," en abusant émotionnellement d'une telle expression.

Mais, comme Saint-Pie X l'a déclaré: "La doctrine catholique enseigne que le premier devoir de la charité ne consiste pas dans la tolérance des convictions erronées - bien qu'elles puissent être sincères -  [1], ni dans l'indifférence théorique ou pratique pour la faute ou pour le vice dans lequel nous voyons plongés nos frères, mais dans le zèle pour leur amélioration intellectuelle et morale, pas moins que pour leur bien-être matériel " (Notre responsable Apostolique, le 15 Août, 1910).

 

(Emmanuel Barbieri)

 

Source : Corrispondenza Romana

 

[1] NdCR. La sincérité ne fait pas qu'on est dans la vérité.

Repost 0
Publié par Ingomer - dans Religion
commenter cet article
8 décembre 2015 2 08 /12 /décembre /2015 08:26

Lors du synode sur la famille, des évêques ont pu déclaré ne pas empêcher les divorcés remariés de communier, car ils ne jugeaient pas de leur conscience. Or, le danger est que la conscience devienne l'élément prépondérant qui présume de la légitimité ou non d'une communion (sacramentelle) en dehors de toute communion spirituelle, avec toutes les dérives possibles que j'exposais ici.

Avant de céder la place à son successeur à la tête du diocèse de Malines-Bruxelles, Mgr Léonard a répondu sur ce sujet à Andrea Gagliarducci pour ACI Stampa que "lors du dernier synode, on a tenu – à propos de ces situations – un langage ambigu qui permet diverses interprétations. Ce langage a déjà fait l'objet d'une récupération, comme s'il équivalait à un accès à la communion qui dépende seulement de la conscience personnelle ou de l'avis d'un prêtre local", espérant que l'exhortation post-synodale pourra clarifier ces difficultés.

 

Avant de céder la place à son successeur à la tête du diocèse de Malines-Bruxelles, il répond longuement aux questions d’Andrea Gagliarducci.

 

[...]

 

Quelle est la situation des familles dans le diocèse ?

Le souci des familles était, lui aussi, une de mes priorités particulières. Déjà à l'époque où j'étais évêque de Namur, j'ai rencontré des personnes qui vivaient dans des situations conjugales irrégulières, des personnes qui n'étaient pas seulement divorcées mais remariées. Et qui parlaient de leur désir de cheminer avec le Seigneur, à partir de leur situation. Après avoir rencontré une dizaine de personnes dans cette situation, j'ai décidé de les réunir et, ensemble, nous avons organisé des journées pour accueillir les personnes divorcées, séparées et remariées. J'ai toujours essayé d'aller à la rencontre de ces frères et sœurs, et toujours avec beaucoup d'amour, de patience et de bienveillance. Mais ces rencontres se faisaient toujours dans la vérité, dans la fidélité à l'Evangile, à Jésus, au mariage tel que lui-même nous le présente. Cette expérience m'a confirmé dans la conviction qu'il est possible d'aider les gens à vivre cette situation dans un chemin de sanctification et de conversion.

 

Quelle était votre pastorale envers les divorcés engagés dans une nouvelle union ?

 

Lorsque je rencontrais des personnes divorcées ou séparées, je les aidais, dans la mesure du possible, à rester fidèles à leur mariage, et aussi à leur conjoint, même s'ils étaient séparés. Je faisais cela avec l'aide d'une communauté appelée « Notre-Dame de l'Alliance ». Et, s'ils ne pouvaient, ou ne voulaient pas, faire ce choix, et si, pour diverses raisons, ils se remariaient, parce qu'ils ne se sentaient pas appelés à vivre seuls ou bien s'ils désiraient assurer l'éducation de leurs enfants, je les aidais à faire un choix authentiquement chrétien, en m'inspirant de Familiaris Consortio [Familiaris consortio 84. NdCR.] Je leur expliquais alors que, du fait de leur remariage, ils devaient s'abstenir de la communion, parce qu'il y a une contradiction objective entre l'alliance nouvelle et éternelle que constitue l'Eucharistie et l'alliance conjugale qui se trouvait rompue. Lorsque l'on prend un peu de temps, dans une ambiance de prière fraternelle, les gens peuvent accepter ce langage. Dans mon équipe, j'avais aussi des divorcés et des personnes remariées, mais ils donnaient toujours le témoignage de la fidélité à l'enseignement de l'Evangile et de l’Église.

J'ai l'impression que, lors du dernier synode, on a tenu – à propos de ces situations – un langage ambigu qui permet diverses interprétations. Ce langage a déjà fait l'objet d'une récupération, comme s'il équivalait à un accès à la communion qui dépende seulement de la conscience personnelle ou de l'avis d'un prêtre local. Mais ce qui est en jeu est, par sa nature, universel. Cela ne dépend pas de situations locales mais de la nature même de l'alliance conjugale. J'espère que l'exhortation post-synodale pourra clarifier ces difficultés.

 

Source: ACI Stampa, Bruxelles, sfide future e bilancio del passato. Nelle parole dell'arivescovo Léonard, 1er décembre 2015.

Traduction : Une interview de Mgr Léonard, Benoit-et-moi.fr, 7 décembre 2015

 

Repost 0
Publié par Ingomer - dans Religion
commenter cet article
2 décembre 2015 3 02 /12 /décembre /2015 06:21

Quelle tristesse, les catholiques de Padoue (Italie) trahis par leur pasteur. La mentalité de dhimmi les guette : Mgr Claudio Cipolla, évêque de Padoue, répond à la question sur les chants de Noël interdits dans les écoles: "Un pas en arrière afin de maintenir la sérénité" :

Interrogé par un journaliste sur les chants de Noël interdits dans les écoles italiennes pour ne pas choquer les élèves musulmans, Mgr Cipolla, récemment nommé à la tête du diocèse de Padoue par le Pape François, a déclaré hier devant une télévision locale qu'il était prêt à revenir sur de nombreuses traditions chrétiennes, même les plus évidentes, "pour maintenir la paix avec nos frères musulmans".

 
Mgr Claudio Cipolla, évêque de Padoue, répondait à une question sur les chants de Noël interdits dans les écoles italiennes pour ne pas choquer les musulmans.
ilgiornale.it
 
Le comble c'est que le maire de Padoue, lui, a annoncé en retour qu'il allait organiser des contrôles dans les écoles pour s'assurer qu'il 'il y ait bien une crèche dans chaque classe et que Noël soit respecté.
 
Repost 0
Publié par Ingomer - dans Religion
commenter cet article
30 novembre 2015 1 30 /11 /novembre /2015 21:11

« Un exorciste extraordinaire me le disait le jour même des attentats: Si vous lui ouvrez la porte, il (le diable) se fait une joie d'entrer".» (Père Hervé Benoit, chapelain de la basilique de Fourvière) Source

Lettre ouverte d'Anne Brassié au Cardinal Barbarin

Lettre ouverte à Monseigneur Barbarin

 

Extrêmement peinée par votre punition infligée au Père Benoît je viens, Monseigneur, vous rappeler une ou deux vêrités et quelques raisons d’être ulcérée.

Votre miséricorde n’est réservé qu’à certains. Dommage .

 

Pleurer ne suffit pas il faut comprendre

 

Le Père Benoît , après avoir dit sa compassion pour les victimes, a simplement rappelé que le Diable existait et qu’il ne faisait pas bon l’inviter à diner ! Aucun concile n’a encore décidé de sa disparition des écrans….à ma connaissance.

Si ces jeunes n’en ont plus conscience c’est de votre faute. A force d’éliminer le vraie catéchisme et les vrais messagers de ce catéchisme pour le remplacer par une catéchèse à l’eau de rose le réel vous revient dans la face.

 

Si tant de jeunes se tournent vers l’Islam c’est qu’ils y ont trouvé des règles clairs . C’est de votre faute.

 

Si l’Eglise se fait marcher sur les pieds chaque matin que Dieu fait c’est que vous laissez insulter la loi naturelle, l’Evangile et ceux qui l’annoncent. C’est de votre faute.

Simone Veil a écrit que si les évêques avaient manifesté clairement leur opposition à sa loi elle ne serait pas passée !

Quelques mots sur le Père Benoît , c’est un lettré, un grand lecteur entre autre de Dante et de sa Divine Comédie. Tout le monde ne peut avoir pour références Marx et Jaurès. Lisez sa préface à un essai italien sur le poète démontrant la symbolique chrétienne du livre. Puis je vous en rappeler le sujet ? Dante décrit le long cheminement de son âme tombée en enfer, puis conduit vers le Purgatoire et enfin au Paradis. Les supplices infligés aux pécheurs sont proportionnels à leurs fautes.

 

Puis je vous rappeler quelques fautes graves, la luxure, la gourmandise, l’avarice, la colère, l’indifférence, la violence, le suicide, le blasphème, la sodomie, l’usure, l’hérésie. Le dernier cercle de l’enfer accueille les pires pécheurs, les traîtres. Les traîtres envers leurs parents, leur patrie, leurs hôtes. Ces derniers grelotteront sous la glace. (Le réchauffement climatique n’était pas de mise à l’époque!)

 

Difficile à comprendre évidemment pour un clergé qui chante à tue tête « Nous irons tous en paradis »

 

La société civile est redevenue barbare , les adultes comme leurs enfants sont redevenus des barbares et se comportent sans foi ni loi, en dehors de quelques îlots de civilisation chrétienne. Une société qui n’a plus de catéchisme est une société qui redevient sauvage … Prenez le temps de lire Jean Madiran. Il suppliait qu’on lui rende » l’Ecriture, le catéchisme et la messe. »

Le seul péché actuel pour l’Eglise de France c’est adhérer au Front national. Pour lui l’enfer existe, vous y jetez des millions de gens. Les seuls avec lesquels l’œcuménisme est interdit sont les prêtres de la tradition. Ils n’existent pas, leurs messes et leur presse vivent dans les catacombes. Ils y vivent bien d’ailleurs car les fidèles financent généreusement cette aile combattante de l’église. Le denier de l’église »officielle » rentre moins bien, j’ai ouï dire ! Les imans , les pasteurs et les rabbins ont droit à toute votre bienveillance et à votre respect . Plus question de les convertir.

 

Le seul péché aujourd’hui c’est de dire la vêrité . Moyennent quoi nous vivons dans le mensonge permanent et la jérémiade.

Je fais un rêve, moi aussi , celui de voir les fidèles, comme au premiers temps de l’Eglise, décider eux même qui sera évêque. Ainsi Saint Ambroise, Saint Augustin, Saint Martin, Saint Tropez et tant d’autres furent convaincus par leurs ouailles d’accepter la charge épiscopale. Cela vous a une autre allure que ces cooptations à la conférence des évèques sur le seul critère de compatibilité avec une République qui nous hait….

Nous sommes en guerre. Pour survivre il faut savoir être intelligent, pour convertir il faut être fier de soi et de son Dieu. Et éliminer ses chefs de guerre au milieu de la bataille c’est proprement suicidaire.

Très respectueusement Monseigneur.

Anne Brassié

 

 

Source

Repost 0
Publié par Ingomer - dans Religion
commenter cet article
22 novembre 2015 7 22 /11 /novembre /2015 09:41
Repost 0
Publié par Ingomer - dans Religion
commenter cet article
20 novembre 2015 5 20 /11 /novembre /2015 19:05

Dans “La France catholique” (éd. Michel Lafon, 240 p., 29,95 €), Jean Sévillia défend la thèse selon laquelle une génération de catholiques dans les années 1970-1980, se prétendant conciliaires, refusant de s’affirmer comme catholiques à force de se faire “levain dans la pâte”, a laissé filer la pratique, dénaturé la liturgie et, au final, serait responsable de la crise actuelle. Heureusement, ils sont remplacés par une génération de jeunes, “identitaires” et “décomplexés”...
 

41GOpAzwbeL._SX386_BO1,204,203,200_

Une analyse qui ne plaît pas à Isabelle de Gaulmyn qui, dans “La Croix”, fait un compte-rendu peu élogieux de l’ouvrage de Jean Sévillia lequel ne fait pourtant que reprendre une vision de l’Eglise de France qu’avaient déjà S. Jean-Paul II puis Benoît XVI.
Que “La France catholique” ne plaise pas à “La Croix” (qui semble complètement ignorer les paroisses désertées et les séminaires vides) est finalement bon signe : ça prouve que l’Auteur voit juste.

 

Source: Pro Liturgia, Actualité du 19/11/2015

Repost 0
Publié par Ingomer - dans Religion
commenter cet article
20 novembre 2015 5 20 /11 /novembre /2015 10:38

L'Eglise catholique est intolérante dans les principes et tolérante dans la pratique, les ennemis de l'Eglise c'est le contraire.

Saint cardinal Newman

Lettre d’un prêtre responsable d’un secteur paroissial à son évêque

Lettre d’un prêtre responsable d’un secteur paroissial à son évêque :

 

Cher Père-Evêque,

 

Il y a longtemps que je n’ai pas pu prendre le temps de vous écrire, mais la dernière “feuille de route” que vous avez adressée aux prêtres pour leur donner les grandes orientations de notre diocèse me donne l’occasion de vous mettre au courant des progrès vécus dans notre nouveau secteur paroissial rebaptisé “Les Périphéries” et qui compte désormais 30 clochers.

Comme vous nous l’avez demandé, j’ai invité les quatre prêtres-coopérateurs qui m’aident à ne parler au cours des messes que de choses sans conséquences comme, par exemple, le climat ou encore l’accueil des immigrés clandestins, afin de laisser de côté des questions comme la défense de la vie ou le maintien de la foi.

Je puis vous dire avec joie et fierté que les prêtres de nos paroisses adhérent pleinement à vos orientations. A l’exception d’un seul qui, sans consulter notre équipe, a invité un cardinal à faire une conférence publique sur la foi catholique.

D’autre part, je vous informe que la démolition de la liturgie se poursuit. Tout comme sa féminisation. D’ailleurs, nous avons obtenu un premier résultat positif : le jeune homme dont je vous avais parlé et qui souhaitait devenir prêtre semble avoir définitivement abandonné son projet.

Concernant la distribution de la communion aux célébrations dominicales, il reste encore du travail à faire pour extirper les vieilles habitudes de certains fidèles et pour généraliser la réception sacrilège des hosties permettant de passer d’une foi centrée sur Dieu - celle d’autrefois - à une religion centrée sur l’homme.

Concernant la morale, j’ai le plaisir de vous informer, cher Père-Evêque, que nous avons complètement négligé de rappeler aux fidèles de notre secteur paroissial les enseignements de l’Ecriture ou de la Tradition qui risqueraient de heurter leur sensibilité. Nous commençons à récolter les fruits de notre engagement pastoral : les prêtres (sauf un - toujours le même -) ainsi que les laïcs engagés en catéchèse rappellent aux jeunes que les péchés doivent être considérés comme des actes naturels qui ne posent problème qu’à quelques personnes qu’on peut comparer aux pharisiens critiqués par Jésus lui-même.

Nous avons également fait un bon travail pour convaincre les fidèles que toutes les religions se valent, à l’exception de la notre qui, pendant des siècles, s’est prétendue la seule vraie religion au point de gravement manquer de tolérance. Le moyen que nous avons employé pour obtenir ce beau résultat a été de commencer par réduire la foi à des simples questions d’opinions personnelles, puis d’utiliser ensuite des termes tels que “miséricorde”, “sympathie”, “ouverture d’esprit”, “accueil”...

J’espère que vous trouverez bientôt l’occasion de venir visiter notre secteur paroissial afin que vous puissiez vous rendre compte par vous-même que, comme vous nous l’avez dit lors de notre dernière rencontre, “nous sommes en marche vers une Eglise autre”.

Votre dévoué,

 

Père Alphonse

 

Source : Association Pro Liturgia, Actualité du vendredi 20 novembre 2015

Repost 0
Publié par Ingomer - dans Religion
commenter cet article
20 novembre 2015 5 20 /11 /novembre /2015 10:21
Péguy: Poème pour nous et pour notre temps de "sensiblerie" et d'"humanitairerie"

Charles Péguy, écrivain, poète et essayiste français (1873 – 1914)

Extrait du poème de Charles Péguy "La tapisserie de sainte Geneviève et de Jeanne d’Arc" (1913) :

 

HUITIÈME JOUR

 

 

POUR LE VENDREDI 10 JANVIER 1913

 

[...] Les armes de Satan c’est la sensiblerie,

C’est censément le droit, l’humanitairerie,

Et c’est la fourberie et c’est la ladrerie ;

 

 

Les armes de Satan c’est la bête lâchée,

Le déshonneur gratuit, la honte remâchée,

Le troupeau mal conduit, la terre mal bêchée ;

 

 

Les armes de Satan c’est le membre arraché,

Le bourgeon retranché, le rameau détaché,

Le boeuf aiguillonné, le cheval cravaché ;

 

 

Les armes de Satan c’est la basse menace

Aux coins de toute lèvre et la gluante trace

Que laisse sur la fleur la visqueuse limace ;

 

 

Les armes de Satan c’est une gagerie,

C’est sa forfanterie et son effronterie,

Et c’est le philologue et sa quincaillerie ;

 

 

Les armes de Satan c’est notre servitude,

C’est notre hébétement, notre longue habitude

Et la nuit et la veille et la lampe et l’étude ;

 

 

Les armes de Satan c'est la criaillerie,

Le vote, le mandat et la suffragerie,

Et l'avocasserie et la haranguerie;

 

Repost 0
Publié par Ingomer - dans Religion
commenter cet article
18 novembre 2015 3 18 /11 /novembre /2015 09:31
Le Cardinal André Vingt-Trois sur l'"islam" contredit par un imam

Mardi 17/11/2015. Déclaration du Cardinal André Vingt-Trois au cours de la messe qu’il a célébrée à Notre-Dame de Paris : « Ces événements ne sont pas représentatifs de la communauté musulmane. Ce n’est pas l'islam. »

 

Déclaration de l’Imam Yassin Elforkani (Amsterdam) dans le journal néerlandais “Volkskrant” (“Journal du Peuple”) : « Les musulmans doivent cesser de prétendre que la terreur n’a aucun lien avec l’islam. La réalité, dure comme le roc, est que les terroristes légitiment théologiquement leurs actes. Nous ne pouvons continuer à dire : ceci n’a rien à voir avec l’islam. »

 

No comment...

 

Source: Pro Liturgia, Actualité du mardi 17/11/2015

Repost 0
Publié par Ingomer - dans Religion
commenter cet article
17 novembre 2015 2 17 /11 /novembre /2015 16:24

A notre grand regret, nous ne publions le texte suivant que ce jour. Ce texte nous avait été communiqué par une amie au mois d'octobre. Alors que nous souhaitions le publier dès le 11 octobre dernier et ne l'avions pas fait à cause d'une mention d'une date ("dans les derniers mois de l'année 2015") qui annonçait les attentats. Mais vu les évènements nous publions ce texte aujourd'hui.

 

Voici l'introduction que nous avions prévu d'accompagner à la publication le 11 octobre :

 

Bien évidemment une prophétie peut ne pas se réaliser par une volonté divine au dernier moment. Mais le message suivant reçu du Père Jean-Régis Fropo et l'avertissement très clair qu'il lance à la France, mérite d'être connu du grand nombre, ne serait-ce que par rapport aux conséquences des décisions prises par nos dirigeants:

 

 

Reçu le 10 octobre 2015 :

Si vous étiez conscients de ce qui menace très prochainement la France, vous passeriez vos jours et vos nuits à genoux, à implorer ma miséricorde."

"Venez m'adorer dans vos églises et vos chapelles et je vous délivrerai de tout..." Jésus

 

Ancien responsable du Pôle judiciaire antiterroriste, le juge Marc Trévidic, vice-président du tribunal de grande instance de Lille, livre une analyse inquiétante de la situation actuelle de la France:

 

"La menace terroriste est à un niveau maximal, jamais atteint jusqu'alors. D'abord, nous sommes devenus pour l'EI (EI) l'ennemi numéro un. La France est la cible principale d'une armée de terroristes aux moyens illimités. Ensuite, il est clair que nous sommes particulièrement vulnérables du fait de notre position géographique, de la facilité d'entrer sur notre territoire pour tous les djihadistes d'origine européenne, Français ou non, et du fait de la volonté clairement et sans cesse exprimée par les hommes de l'EI de nous frapper. Et puis, il faut le dire: devant l'ampleur de la menace et la diversité des formes qu'elle peut prendre, notre objectif de lutte antiterroriste est devenu perméable, faillible, et n'a plus l'efficacité qu'il avait auparavant.

 

Enfin, j'ai acquis la conviction que les hommes de Daech ont l'ambition et les moyens de nous atteindre beaucoup plus durement en organisant des actions d'ampleur, incomparables à celles menées jusqu'ici. Je le dis en tant que technicien: les jours les plus sombres sont devant nous. La vraie guerre que l'EI entend porter sur notre sol n'a pas encore commencé. Nous avons en face de nous un groupe - terroriste plus puissant que jamais et plus déterminé. La France est, de fait, confrontée à une double menace. Celle du déferlement de ce que j'appelle les 'scuds' humains du djihad individuel, ces hommes qui passent à l'action sans grande formation ni préparation, agissant seuls, avec plus ou moins de réussite (cellules dites dormantes), comme on a pu le voir ces derniers temps. Et celle, sans commune mesure, que je redoute: des actions d'envergure que prépare sans aucun doute l'EI, comme celles menées par Al-Qaïda, qui se sont soldées parfois par des carnages effroyables... Les hommes de Daech ont les moyens, l'argent et la faculté d'acquérir facilement autant d'armes qu'ils veulent et d'organiser des attaques de masse. Le terrorisme est une surenchère; il faut toujours aller plus loin, frapper plus fort... Ils sont en train de penser à quelque chose de bien plus large, visant en tout premier lieu l'Hexagone... Les Américains sont plus difficiles à atteindre. La France, elle, est facile à toucher. Il y a la proximité géographique, il y a des relais partout en Europe, il y a la facilité opérationnelle de renvoyer de Syrie en France des volontaires aguerris, des Européens, membres de l'organisation, qui peuvent revenir légalement dans l'espace Schengen et s'y fondre avant de passer à l'action..."

 

J'ajouterai à titre personnel: le chrétien est un homme de paix et de conciliation mais il ne doit pas être un naïf. Si vous étudiez sérieusement l'histoire, vous constaterez que depuis 12 siècles, l'Islam ne s'est répandu dans le monde que par la violence, une violence 'sacralisée' au Nom de Dieu. Distinguons bien, cela ne veut pas dire que tous les croyants musulmans sont des violents, il y a parmi eux des hommes de paix et de prière. Mais il y a des versets du Coran que nous ne pouvons pas ignorer:

 

XLVII, 4 Lorsque vous rencontrez ceux qui ont refusé de croire (en Allah) frappez-les à la gorge.

IX, 5 Quand les mois sacrés seront expirés, tuez les infidèles (chrétiens) où que vous les trouviez !

VIII, 39: Comabattez-les jusqu'à ce que la religion soit entièrement à Allah!

VIII, 67 Un prophète, mène le combat (jihâd) contre les infidèles et les hypocrites, et sois dur à leur égard.

IX, 30 Les Chrétiens disent: 'Le Christ est le fils d'Allah' - Qu'Allah les anéantisse!

 

Ce sont ces 'ordres d'Allah' que les partisans de l'EI proclament ouvertement aujourd'hui, il suffit de regarder certaines videos sur you-tube. Leurs armes traditionnellement préférées étant la flagellation, l'égorgement et la décapitation. Dans les révolutions, ce sont les extrémistes qui entrainent les modérés avec les mêmes arguments idéologiques. Les cheiks et imams qui s'expriment sur la TV Al Jazzera ne se cachent pas de leur volonté de conquérir le monde entier à l'Islam.

 

Une petite phrase du pape François, en 2014, lors de son voyage en Sicile vous a peut-être échappé: 'La Troisième guerre mondiale est commencée.; d'après le contexte, il était clair que cette guerre était déclarée entre l'Islam et l'Occident ex-chrétien.

 

Par ailleurs, le charisme de prophétie existe selon cette parole du prophète Amos: 'En vérité, le Seigneur ne fait rien qu'il n'ait révélé son dessein à ses serviteurs les prophètes' (3,7). Le prophétisme n'est pas réservé à l'Ancienne Alliance, les prophètes sont parmi nous (voir Cardinal Ratzinger / Fatima / DC du 16 juillet 2000) Voilà ce que disent certains d'entre eux dont le charisme a été éprouvé depuis des années:

 

'Mon enfant, c'est la guerre, c'est la guerre, c'est la guerre...'

'La Révolution et la guerre civile en France commenceront dans les derniers mois de l'année 2015.

'Enfants, rappelez-vous Noé ! En son temps, l'on mangeait, l'on buvait, l'on construisait et rien ne semblait devoir changer. Noé, lui, avait le coeur ouvert et je l'ai averti de se préparer. Il l'a fait! '

'En ce qui concerne tous tes frères musulmans, intercède sans te lasser, présente-les au Père. Oui, j'ai versé mon sang pour la multitude...'

 

'Voilà pourquoi ils sont si près de vendre l'âme de la France au diable, mais qui croit encore à son existence ? Les coeurs dorment, comme écrasés. France, réveille-toi et mets-toi à genou !'

'Prie pour que le monde soit comme Ninive !' (qui s'est convertie... Cf. Jonas, 2, 11.)

 

France, met tes drapeaux en berne, et prépare-toi pour la vengeance de Dieu. Tu seras abattue, humiliée, ravalée au rang de plus pauvre des pauvres, car tu n'as su saisir la main que je t'ai tendue.

 

Fière, arrogante, odieuse, tu proclames devant ma face tes ignominies avec un aplomb que tu ne peux puiser que dans les puissances infernales ! Comment oses-tu 'défendre les Juifs' en faisant mémoire de l'holocauste alors qu'aujourd'hui en tous tes centres de santé l'on s'acharne à tuer l'enfant qui n'est pas né et à exterminer avec méthode les malades que l'on y a confinés à force de tranquilisants.

France, tu renies le Dieu qui t'a donné la puissance et la gloire tandis que tu t'attachais à défendre sa loi divine... où cours-tu sans élan, disais-je il y a quelque temps ! Maintenant, loin, oh loin de revenir vers moi, tu ne cours pas mais tu te précipites avec frénésie vers l'abîme, enraînant à ta suite tous ceux qui sont venus vers toi: terre de liberté et de respect de chacun !

Désormais, je te délaisserai et tu vivras le sort que je réserve à ceux qui, non content de me trahir, semblent s'en glorifier. Il te faudra descendre jusqu'à toucher le fond de la misère... et jusqu'à reconnaître ton péché si tu veux un jour te relever. Je te retire tes hautes protections et te livre à toi-même et à tes desseins mauvais.

 

Quant à vous, mes bien-aimés, il vous faut revêtir l'armure de la foi et le bouclier de l'espérance. Ne craignez rien si vous m'êtes dévoués: votre vie m'appartient. Restez-moi bien fidèles, priez et intercédez sans vous lasser pour vos frères et soeurs aveuglés. Ne perdez plus de temps à chercher à convaincre ceux que Satan tient englués. Priez ! Rassemblez-vous, organisez-vous pour tenir bon dans la prière, la louange et les oeuvres de charité. Offrez-moi vos coeurs par Marie, offrez-moi vos lèvres, j'y apposerai le baiser de ma paix.

 

Veillez et résistez avec la plus grande vigilance à tout mouvement de haine, à toute colère, à toute expression de jugement sur vos proches ou ceux qui vous gouvernent. Un mot, une consigne: demandez-moi la grâce de la maîtrise de vous-mêmes, relisez l'épître de Saint-Jacques. Exercez-vous tant qu'il est temps: le mal rugit et sa rumeur n'ira qu'en s'amplifiant. Vous ? Réfugiez-vous dans la paix de mon coeur uni à celui de la Vierge ma mère et la vôtre, et vivez pour le Royaume. Vivez des sacrements, intensément, tant que vous le pouvez.

Je bénis celui qui m'aura entendu... jusqu'à m'obéir.

Il me permettra alors de le protéger.

 

Textes rassemblés par le Père Jean-Régis Fropo.

Avertissements pour la France, reçus par le Père Jean-Régis Fropo

Le Père Jean-Régis Fropo est un prêtre exorciste du diocèse de Fréjus Toulon. Il est l'auteur du livre "90 questions à un exorciste. Thérapeutique des emprises maléfiques". Ci-dessous une émission de Kto avec le Père Jean-Régis Fropo, en 2013:

Repost 0
Publié par Ingomer - dans Religion
commenter cet article
17 novembre 2015 2 17 /11 /novembre /2015 14:15

Suite aux attaques du 13 novembre, le Père Gourrier appelle les évêques et les prêtres au "jeûne et à la prière en ce temps de crise", à "sortir du discours sociologique et humaniste", pour "avoir un discours spirituel", et nous recommande particulièrement à l'intercession de Saint Michel Archange.

 

Merci au Père Gourrier.

13 novembre 2015 Père Gourrier : appel aux évêques et aux prêtres
13 novembre 2015 Père Gourrier : appel aux évêques et aux prêtres
13 novembre 2015 Père Gourrier : appel aux évêques et aux prêtres
Repost 0
Publié par Ingomer - dans Religion
commenter cet article
14 novembre 2015 6 14 /11 /novembre /2015 16:00

Le groupe californien "Eagle of Death Metal" (Aigle du Metal de la mort) au Bataclan a été exaucé plus rapidement que prévu hier soir vendredi 13 novembre 2015. Il venait en effet juste d'entamer la chanson "Kiss the Devil" (c'est-à-dire "embrasser le diable") avec les paroles: "I Meet the Devil And this Is His Song" ("J'ai rencontré le diable et voici sa chanson"...) quand l'attaque islamiste a commencé, faisant des dizaines de morts et des dizaines de blessés.

Une chanson "Embrasser le diable" entamée juste avant le début du carnage au Bataclan

Source : Hollande : «Un acte de guerre commis par une armée terroriste», Le Figaro, Par Mis à jour le 14/11/2015 à 14:43 Publié le 13/11/2015 à 22:05

 

Le groupe a réussi à s'enfuir et a décidé de rentrer aux Etats-Unis, apprenait-on à 14h31 de la part du producteur du concert, "Nous Productions". Le groupe a interrompu de fait sa tournée européenne qui comptait des concerts jusqu'au 10 décembre au Portugal. Il était notamment attendu ce soir à Tourcoing puis dimanche à Bruxelles avant de mettre le cap sur l'Allemagne, la Suisse ou les Pays-Bas.

Une chanson "Embrasser le diable" entamée juste avant le début du carnage au Bataclan
Repost 0
Publié par Ingomer - dans Religion
commenter cet article
13 novembre 2015 5 13 /11 /novembre /2015 07:20
La Sainte Tunique du Christ exposée à Argenteuil en mars 2016

Conservée à Argenteuil depuis 1200 ans, la tunique dans laquelle le Christ aurait vécu ses derniers instants sur terre sera exceptionnellement exposée l'année prochaine pour l'année de la Miséricorde.

 

L'étoffe aurait été portée par le Christ, de la cène jusqu'à la crucifixion. Cette relique, l'une des plus sacrées du christianisme, sera exceptionnellement exposée du 25 mars au 10 avril 2016 en la basilique Saint-Denys d'Argenteuil dans le Val d'Oise. Fait méconnu, la tunique y est conservée depuis près de 1200 ans. Elle aurait été offerte à Charlemagne au début du IXème siècle par l'impératrice Irène de Constantinople qui cherchait à consolider son empire. Charlemagne confiera la relique à sa fille Théodorade, prieure du monastère d'Argenteuil. Dissimulée dans un mur lors des invasions vikings, découpée et enterrée par un prêtre à la Révolution française, volée puis restituée dans les années 1980... la relique porte les stigmates du temps mais elle a toujours fini par retrouver sa châsse d'Argenteuil.

 

Visible seulement deux fois par siècle, la prochaine ostension aurait dû avoir lieu en 2034. Mais l'évêque de Pontoise a décidé de précipiter les choses pour 2016. Non pas parce qu'en 2034, Mgr Stanislas Lalanne aura 86 ans et ne sera «plus certain de pouvoir assumer» un tel événement, comme il l'affirme en plaisantant, mais bien pour une conjonction de trois événements importants en 2016. Le diocèse de Pontoise fêtera son cinquantième anniversaire, tout comme la basilique d'Argenteuil qui soufflera ses 150 bougies. Mais 2016 sera surtout l'année de la miséricorde, décrétée par le pape François. «Or, cette tunique est le témoignage concret de la miséricorde du Christ, mort sur la croix pour le pardon de nos pêchés», estime Mgr Lalanne qui précise: «Tout le monde est invité à venir la voir, quelle que soit sa religion, et que ce soit dans une démarche de foi ou par simple curiosité.»

 

Présence de sang sur le dos et les épaules

 

L'exposition de cette relique, à laquelle pas moins de 150.000 personnes sont attendues, pose inévitablement la question de son authenticité. Depuis le XIXème siècle, de nombreux scientifiques se sont penchés sur la question. Ainsi, il a été démontré que la matière, la teinture et la méthode de tissage correspondent aux pratiques en vigueur en Syrie et en Palestine dans les premiers siècles de notre ère. Une étude réalisée entre 1932 et 1934 a par ailleurs décelé la présence de sang sur le dos et les épaules, à l'endroit où la croix portée par le Christ aurait reposée lors de sa montée au calvaire. Une datation au carbone 14, réalisée en 2004, a cependant apporté un bémol, déclarant que la tunique avait été tissée entre 530 et 640. Un résultat à relativiser, selon le diocèse, tant il a pu être faussé par l'histoire tumultueuse de la tunique, longtemps enfouie et plusieurs fois au contact de matière organique en décomposition.

 

Fait notable, le sang retrouvé sur la tunique appartient au même groupe AB que celui présent sur le linceul de Turin et le Suaire d'Oviedo. La probabilité pour qu'une telle coïncidence se produise était d'une chance sur 8000, selon le diocèse. Par ailleurs, sept pollens communs ont été retrouvés sur les trois reliques, et deux d'entre eux proviennent uniquement de Palestine: ceux d'un pistachier, Pistacia palestina, et d'un tamarin, Tamarix hampeana. «Le débat sur son authenticité est important, mais pas essentiel», assure Mgr Lalanne. «Sa vénération n'est pas de l'ordre du dogme, mais elle doit être avant tout un appui solide à notre foi dans un monde en perte de sens.»

 

Les points forts:

 

L'ostension de la Sainte tunique se tiendra du 25 mars au 10 avril 2016 dans la basilique d'Argenteuil. Elle aura lieu de 10h à 22h tous les jours, hors des offices religieux.

 

● 25 mars 2016: Ouverture de l'ostension. Chemin de croix à 15h, suivi de l'Office du Vendredi Saint.

 

● Samedi 2 avril 2016: Procession aux flambeaux et veillée d'adoration eucharistique toute la nuit.

 

● Samedi 9 avril 2016: Procession aux flambeaux et veillée d'adoration eucharistique.

 

● Dimanche 10 avril 2016: Vêpres solennelles à 16h30 et clôture de l'ostension.

Repost 0
Publié par Ingomer - dans Religion
commenter cet article
10 novembre 2015 2 10 /11 /novembre /2015 23:40
Les précieuses découvertes de la prison de saint Pierre

La restauration archéologique de la Prison Mamertine à Rome a mis au jour des fresques qui confortent certaines théories sur saint Pierre et l'Antiquité païenne.

 

La Prison Mamertine, appelée aussi « Tullianum » ou encore « prison de saint Pierre », était la prison d’État de l’ancien Empire romain. C’était une prison souterraine, « un cachot malpropre, obscur, infect, dont l’aspect a quelque chose d’effrayant et d’horrible », selon l’historien Salluste.

Cette prison sinistre ne servait pas seulement de lieu de détention. C’est là que les Romains emprisonnaient avant de mourir les rois et potentats de la terre vaincus par les légions romaines, comme le chef gaulois Vercingétorix, le roi numide Jugurtha, Ponce roi des Samnites et beaucoup d’autres.

Mais cette prison est vénérée surtout comme le lieu où, selon une tradition catholique médiévale, les apôtres St Pierre et St Paul avaient été incarcérés par l’empereur Néron. Saint Pierre, notamment, y opéra des miracles historiques.

Lieu où l’empreinte du visage de saint Pierre est vénérée aujourd’hui

Parmi ces miracles figure l’empreinte miraculeuse de la tête et du visage du Vicaire du Christ sur un mur. La Prison Mamertine est constituée de deux pièces creusées au pied de la colline du Capitole, dans un bloc de pierre volcanique locale, le « tuf ». Alors que saint Pierre descendait l’escalier étroit (encore utilisé aujourd’hui) qui reliait les deux pièces de la maison, il fut brutalisé par les militaires et battu contre le mur. La pierre garda alors ce qui est considéré comme étant l’empreinte de la tête du saint. Elle peut être encore vue et vénérée aujourd’hui.

Cet escalier était une authentique « descente aux enfers » car, généralement, personne ne revenait de la salle basse. Les prisonniers y mouraient de froid, de faim et de maladie, ou alors étaient jetés à l’égout (la Cloaca Maxima), où ils mouraient disloqués. Et c’est dans ce cachot obscur et sinistre que disparaissaient, après avoir été exposés comme trophées, des rois et chefs d’État ennemis de Rome.

« Et c’est ainsi qu’ils étaient livrés aux puissances des enfers, engloutis par la terre et rayés de l’existence. Il n’existe pas d’autres exemples comparables », observe Patrizia Fortini, archéologue du Bureau romain du surintendant d’archéologie pour les biens archéologiques de Rome, qui dirige les travaux de restauration entrepris depuis 1985, rapporte le quotidien italien La Repubblica.

L’ambiance est étouffante. Le plafond, très bas, communique une sensation de terreur renforcée par les grillages en fer noir qui subsistent encore. C’est dans cette cave sans portes, humide et fétide, que saint Pierre convertit ses geôliers saint Processus et saint Martinien, plus tard martyrisés, ainsi que 47 prisonniers.

N’ayant pas d’eau pour les baptiser, l’apôtre aurait accompli un miracle en faisant jaillir du sol une source. Pour finir, Saint Pierre fut délivré par un ange.

Selon la tradition, les chaînes que saint Pierre aurait portées dans la prison Mamertine sont vénérées aujourd’hui dans l’église proche de Saint-Pierre-aux-Liens (San Pietro in Vincoli) à Rome.

Les archéologues ont ôté divers sols modernes et de la Renaissance, laissant apparent le sol du temps où saint Pierre était emprisonné.

Les fouilles ont mis au jour des vestiges de fresques datant des XIIe et XIVe siècles totalement inconnues à ce jour. Il a été possible aussi de localiser une communication qui reliait la prison au bâtiment du Sénat en face de la « prison de saint Pierre ». Mais nombreux sont les mystères qui restent à éclaircir…

 

Source: Les précieuses découvertes de la prison de saint Pierre, Aleteia, 9 novembre 2015

Repost 0
Publié par Ingomer - dans Religion
commenter cet article
10 novembre 2015 2 10 /11 /novembre /2015 14:04

Lors de leur prochaine Assemblée de printemps, les évêques de France auront à dire oui ou non à ce texte qui sera soumis à la reconnaissance romaine. Le nouveau Missel pourrait ainsi entrer en vigueur dans les paroisses au premier dimanche de Carême 2017.Quels seront les changements ? Lu sur le site Pro Liturgia :  

« C’est dans l’ordinaire de la messe que les changements seront les plus perceptibles. Dans le “Je confesse à Dieu”, le “Oui, j’ai vraiment péché” sera remplacé par “C’est ma faute, c’est ma faute, c’est ma très grande faute”. Dans le “Credo”, on devrait assister au retour du “consubstantiel” plutôt que “de même nature”. La prière sur les offrandes : “Prions ensemble, au moment d’offrir le sacrifice de toute l’Eglise. Pour la gloire de Dieu et le salut du monde” fera place à une formulation plus proche du texte latin qui est un véritable condensé théologique sur le sens de l’Eucharistie : “Priez mes frères afin que ce sacrifice qui est aussi le vôtre soit agréé par Dieu le Père tout-puissant. Que le Seigneur reçoive de vos mains ce sacrifice à la gloire de son nom. Pour notre bien et celui de toute Sa Sainte Eglise.”
Quant à la sixième demande du Notre Père, elle deviendra “Et ne nous laisse pas entrer en tentation”. A la suite de la nouvelle traduction liturgique de la Bible, de nombreux fidèles avaient en effet exprimé aux évêques de France leur malaise face à l’ancienne traduction (“ne nous soumets pas…”) qui, sans être théologiquement fausse, donnait l’image d’un Dieu qui tente lui-même les fidèles. Précisons que toutes ces modifications vont totalement dans le sens des demandes que notre Association Pro Liturgia avait adressées à Rome. Nous avions aussi demandé que soit rétablies la formule “Gloire à Dieu au plus haut des cieux, et paix
 aux hommes de bonne volonté” (à la place des “hommes qu'il aime”) ainsi que la formule “... mais dis seulement une parole et mon âme sera guérie” (à la place du très vague “et je serai guéri”. 
Reste à savoir si le nouveau missel sera mieux suivi que l’actuel. On peut sérieusement en douter quand on sait que bien des mauvaises habitudes - dont celle de ne jamais suivre exactement le missel - sont désormais solidement ancrées dans les liturgies paroissiales. A moins que nos évêques se décident enfin à parler de façon claire...  

Ref. Qu’est-ce qui va changer dans les textes de la messe en français ? Précisions

Source : Belgicatho

Repost 0
Publié par Ingomer - dans Religion
commenter cet article
27 octobre 2015 2 27 /10 /octobre /2015 09:35

Le temps du bilan arrive. Cela faisait deux ans que l'on entendait toutes sortes de bruits à propos d'un synode qui ouvrirait la voie à la reconnaissance des "couples" homos. Cette fois-ci plus de crainte, plus de doute parmi les catholiques déboussolés, mais chez les progressistes une immense déception. Les revendications du lobby LGBT n'ont pas même été abordées au synode. Une majorité d'évêques et notamment les évêques africains s'y sont opposés :

La question la plus épineuse que le futur document papal devra éclaircir concerne la question du discernement « au cas par cas » dans l’accompagnement des divorcés remariés. C’est là qu’il faut encore comprendre si cela inclut ou pas un éventuel accès à l’eucharistie. Parce que, comme nous le savons, les trois paragraphes (84, 85 et 86) du rapport final n’abordent pas directement cette question.

Dans le ballet médiatique entre « partisans de l’ouverture » et « rigoristes », selon le Père Nicolas, il faut bien admettre qu’un document qui « laisse les portes ouvertes » est un document qui pourrait représenter une victoire des « partisans de l’ouverture » en matière de communion aux divorcés remariés. Même en établissant la règle du « cas par cas », le risque d’application très hétérogène, surtout s’il est laissé à « l’appréciation des évêques locaux » porte en lui un germe de dérégulation.

Par ailleurs,  il faut signaler que le thème de l’homosexualité a complètement disparu du rapport de synthèse final, il n’en reste qu’une mention au paragraphe 76 qui, entre autre, ne fait que rappeler ce que dit déjà le Catéchisme de l’Eglise Catholique. Il n’y a aucun signe de ces « semences du Verbe » qu’il faudrait reconnaître chez les couples de fait ni même une discussion du contenu de l’encyclique Humanae Vitae Bienheureux Paul VI, encyclique qui reste comme la source à partir de laquelle éduquer les couples à une sexualité pleinement humaine. Ceci constitue un net coup de frein par rapport aux attentes de certains milieux clérico-médiatiques, attentes qui étaient mises noir sur blanc dans le rapport intermédiaire du synode de 2014 et en partie dans l’Instrumentum laboris de l’assemblée qui s’est conclue samedi dernier.

En fait, Mgr Bonny, L’évêque d’Anvers, publiquement partisan de la reconnaissance de ces « semences du Verbe » même chez les couples homosexuels, a déclaré à l’association New Way of Ministry (un groupe qui voudrait promouvoir les droits LGBT au sein de l’Eglise) qu’il avait demandé « la reconnaissances des valeurs présentes dans ces types de rapports » mais qu’il était impossible de faire davantage. Il a ensuite ajouté, de façon révélatrice, « j’espère que nous reviendrons sur ce genre de demandes ».

« La vraie raison pour laquelle le Synode n’a pas tellement parlé d’homosexualité », selon Bonny, c’est parce que « les évêques n’en avaient pas vraiment besoin ou n’étaient pas disposés à discuter de cette question ». Avant de mettre directement en cause le rôle joué par les Pères africains. « Il est vrai que la majeure partie des évêques d’Europe et du monde occidental partage plus ou moins le même discours et les mêmes sentiments. Mais le climat n’était clairement pas favorable. Dans le groupe de travail dont je faisais partie (Gallicus B, modéré par le cardinal africain Sarah), il n’y a pas eu moyen de faire passer un tel discours. Le simple fait d’aborder le sujet a généré immédiatement une vague d’hostilité sur la question. Il n’y avait pas moyen d’en parler (…) il faudra plus de temps. » Parce, a-t-il dit, « le Synode n’est qu’un moment au milieu d’un processus en mouvement ».

Lors de cette conférence de presse au Collège belge de Rome, Mgr Bonny était entouré du Cardinal Danneels et de l’évêque de Gand, Mgr Van Looy. Ce dernier à déclaré à « The Tablet » que « la vie est plus forte que la théorie sur le mariage et la famille. En ce sens, au cours du synode, j’ai appris à ne pas juger. »

Source: Osservatorio del Sinodo 2015, LNBQ, 26/10/2015

Tout ça pour ça : les revendications homosexualistes ont complètement disparu du rapport de synthèse final du Synode

Note de Christ-Roi. Quel bilan pour ce synode ?

 

"Il faudra plus de temps. ... Le Synode n’est qu’un moment au milieu d’un processus en mouvement." (Mgr Bonny, évêque d'Anvers). On voit que les progressistes ne désarment pas et veulent continuer leur travail de sape à l'intérieur de l'Eglise.

 

Il aurait été tellement plus souhaitable que le Synode rappelle les définitions de la famille et du mariage (l'indissolubilité) et les approfondissent afin de couper court à ces discussions sans fin d'un point de vue temporel, mais aussi spirituel parce que détournées des fins dernières.

 

Il restera tout de même de ce synode l'impression d'un immense gâchis dans l'esprit des simples catholiques qui auront pu être légitimement inquiets, troublés par deux années de propositions ouvertes à tous les vents, venant d'évêques ouvertement favorables à la reconnaissance d'unions dont les actes sont qualifiés d'"intrinsèquement désordonnés" "contraires à la loi naturelle" (Catéchisme de l'Eglise catholique, Article 2357). Deux années pendant lesquelles la boussole n'indiquait plus le nord mais qui ont vu le Saint-Père demander aux évêques eux-mêmes de réfléchir à la manière de trouver des routes nouvelles sous l'aide du Saint-Esprit.

 

C'est d'autant plus surpenant venant de la part d'un pape jésuite, quand on sait que le fondateur de la Compagnie de Jésus a écrit :

"Cinquième règle.

[...] Si ces pensées affaiblissent notre âme, l'inquiètent, la troublent, en lui ôtant la paix, la tranquilité dont elle jouissait d'abord, c'est une marque évidente qu'elles procèdent du mauvais esprit, ennemi de notre avancement et de notre salut éternel."

Saint Ignace de Loyola, Autres règles qui traitent du discernement des esprits. Seconde semaine

Repost 0
Publié par Ingomer - dans Religion
commenter cet article
25 octobre 2015 7 25 /10 /octobre /2015 12:36

Contrairement à ce qu'a annoncé hier Jean-Marie Guénois pour Le Figaro, à savoir que l'article 85 du document du rapport final des évêques "portait sur l'admission des divorcés remariés à la communion" a été voté,

 

Le Vaticaniste Sandro Magister invite à la prudence: le rapport de synthèse du Synode mentionne "le discernement et l'intégration" dans l'Eglise des divorcés remariés civilement mais sans que le mot "communion" n'apparaisse une seule fois.

Autre paradoxe: la solution adoptée n'est qu'une synthèse des solutions déjà mises en œuvre par les deux papes précédents: il s'agit d'une reprise du concept de "discernement des situations" de Familiaris Consortio de Jean-Paul II (qui excluait l'accès à la communion) et du cas du Fors interne de Benoit XVI qui parlait des cas douteux des mariages contractés (nullité éventuelle) sans la foi mais qui excluait tout recours à l'épikeia concernant le fors interne et proposait que le thème soit développé ultérieurement.

L'accès aux sacrements des divorcés remariés fait singulièrement défaut dans le rapport final du Synode, ce qui est sans doute le signe d'un compromis. Dans tous les cas c'est le pape qui aura le dernier mot.

http://magister.blogautore.espresso.repubblica.it/…/i-divo…/

 
L'article 85 de la Relatio a été adopté à un vote près ce samedi soir. En réalité il s'agit du "discernement et de l'intégration" de l'Eglise des divorcés remariés…
magister.blogautore.espresso.repubblica.it
 

La Libre publie un article assez équilibré mais laconique sur les conclusions du Synode:

 

"Le synode propose de lever certaines interdictions qui frappent les divorcés remariés dans leur service "liturgique, pastoral, éducatif et institutionnel", et propose à chacun de mener un "chemin de discernement", à travers un "examen de conscience" sous la supervision d'un prêtre."

Aucune trace d'invitation à la communion, donc mais une proposition d'intégration dans la vie de l'Eglise.

 
Repost 0
Publié par Ingomer - dans Religion
commenter cet article
25 octobre 2015 7 25 /10 /octobre /2015 08:53

«C'est la fin d'une Eglise qui juge»

 

... Un état d'esprit très répandu dans les rangs du synode qu'un évêque belge, Mgr Van Looy, résumait, vendredi, à la tribune de la salle de presse du Vatican, d'une formule: «c'est la fin du jugement des personnes. C'est la fin d'une Eglise qui juge et le début d'une Eglise qui écoute, qui parle. Nous avons une Eglise de tendresse envers tous. Cela pourrait être le début d'une Eglise nouvelle

 

Source: Le Synode s'achève sur une victoire importante pour le pape François, Le Figaro, Par Jean-Marie Guénois Mis à jour le 24/10/2015 à 22:29 Publié le 24/10/2015 à 19:20

 

La fin d'une Eglise dogmatique ?

 

"Ecraser tout empire des lois"... Il y a deux siècles.., un certain abbé Barruel, nous avait mis en garde contre une secte recherchant cette fin. (Cf. Mémoires pour servir à l'histoire du jacobinisme. A lire sur Google Books, p .451.)

La "fin d'une Eglise qui juge" (Mgr Van Looy)
Repost 0
Publié par Ingomer - dans Religion
commenter cet article
24 octobre 2015 6 24 /10 /octobre /2015 19:52

Contrairement à ce qui avait été annoncé par "La Croix" le 20 octobre", à savoir que "la plupart des propositions pastorales les plus ouvertes aux situations familiales irrégulières n’ont pas été retenues" mardi 20 octobre, nous apprenons ce soir dans un article de Jean-Marie Guénois pour le Figaro, intitulé "Le Synode s'achève sur une victoire importante pour le pape François", que les évêques au Synode à Rome sur les questions du mariage et de la famille ont voté à plus des deux tiers requis, tous les articles du document final, dont l'article 85 qui porte sur l'admission des divorcés "remariés" à la communion sous certaines conditions. 

L'article 85 du document final des évêques du Synode portant sur l'admission des divorcés "remariés" a été voté à une majorité des deux tiers

"Les évêques réunis en Synode à Rome depuis trois semaines sur les questions du mariage et de la famille ont voté à plus des deux tiers requis, tous les articles du document final qui, si le pape François le confirmait, pourrait ouvrir, au cas par cas, la communion pour les divorcés-remariés.

Ce vote marque une victoire importante du pape réformateur après le refus, l'an passé, lors de la première session du même synode, d'une partie des évêques, d'avancer vers cette ouverture en direction des divorcés-remariés.

L'article 85 du document portait sur l'admission des divorcés remariés à la communion et sous certains conditions. Sur les 94 articles c'est celui qui a reçu le moins de suffrages - avec 178 votes pour et 80 votes contre - mais qui passe toutefois la majorité des deux tiers, fixée à 177 voix pour 265 votants.

Sans être le sujet central de cette assemblée mondiale d'évêques, la question des divorcés-remariés en a été le sujet le plus brûlant et le plus disputé.

Loin d'un feu vert pour toutes les situations, c'est la proposition des évêques allemands qui a fini par emporter l'adhésion d'au moins les deux tiers du synode même si l'opposition à cette évolution a été très puissante pendant tout le temps des débats. Et le demeurera, en particulier de la part des épiscopats africains et polonais.

Le groupe germanophone a en effet proposé de mettre au point une série de «critères» pour évaluer - sous la responsabilité de l'évêque local - l'histoire de chaque couple de divorcés remariés qui seraient réellement motivés pour accéder aux sacrements de l'Eglise. Ensemble ils pourraient décider de leur admission à la confession et à la communion. Il s'agirait, à chaque fois, insiste-t-on à Rome, l'œuvre d'un «discernement» spécifique.

Le synode a donc transmis officiellement au pape ce «document final» et il reste à François la charge de décider de la mise en œuvre de cette nouvelle pastorale de l'Eglise qui contient toutefois de profonds germes de divisions au sein des communautés", note Jean-Marie Guénois... "[I]l ne fait pas de doute que François ira dans le sens de cette ouverture puisqu'il l'a souhaitée. Le pape pourrait s'exprimer dans une «lettre apostolique» ou une «exhortation post synodale» ou sous une autre forme, il est souverain dans la modalité, qui pourrait être publiées au cours de «l'année jubilaire de la miséricorde» qu'il va ouvrir à Rome le 8 décembre 2015 pour aider l'Eglise à changer sa culture.

 

Extraits:

N° 84 (voté à 187 voix, 72 contre, majorité à 177)

«Les baptisés qui sont divorcés-remariés civilement doivent être davantage intégrés dans les communautés chrétiennes selon les différentes modalités possibles, en évitant toute occasion de scandales. La logique de l'intégration est la clé de leur accompagnement pastoral, parce que, non seulement nous savons qu'ils appartiennent au Corps du Christ et à l'Eglise mais ils peuvent en avoir une expérience joyeuse et féconde. Ils sont baptisés, ils sont frères et sœurs, l'Esprit Saint conserve en eux, des dons et des charismes pour le bien de tous. Leur participation peut s'exprimer en différents services ecclésiaux: il importe donc de discerner comment les différentes formes d'exclusions actuellement pratiquées dans le domaine liturgique, pastoral, éducatif, et institutionnelles, peuvent être dépassées. Ils doivent, non seulement, ne pas se sentir excommuniés, mais ils peuvent vivre et mûrir comme des membres vivants de l'Eglise, la ressentant comme une mère qui les accueille toujours, qui prend soin d'eux avec affection et les encourage sur le chemin de la vie et de l'Evangile. Cette intégration est nécessaire pour le soin et l'éducation chrétienne de leurs enfants, qui doivent considérées comme les plus importants. Pour la communauté chrétienne, prendre soin de ces personnes n'est pas un affaiblissement de la propre foi et du témoignage sur l'indissolubilité du mariage, au contraire, l'Eglise exprime sa charité, par ce soin»

N°85 (voté à 178 voix, 80 contre, majorité à 177)

extrait

«(…) il est du devoir des prêtres d'accompagner les personnes intéressées sur la voie du discernement selon l'enseignement de l'Eglise et des orientations de l'évêque. Lors de ce processus, il sera utile de procéder à un examen de conscience, à travers des moments de réflexions et de pénitence. Les divorcés remariés devront se demander comment ils se sont comportés vis-à-vis de leurs enfants quand l'union conjugale est entrée en crise ; s'il y a eu des tentatives de réconciliation ; quelle est la situation du partenaire abandonnée, quelles conséquences a, la nouvelle relation, sur le reste de la famille et sur la communion des fidèles, quel exemple cette situation offre aux jeunes qui doivent se préparer au mariage. Une réflexion sincère peut renforcer la confiance dans la miséricorde de Dieu qui ne peut être niée à personne»

«(…) tout en soutenant une norme générale, il est nécessaire de reconnaître que la responsabilité vis-à-vis d'actions ou décisions précises, n'est pas la même dans tous les cas. Le discernement pastoral, tout en tenant compte de la conscience honnêtement formée de la personne, doit tenir compte de ces situations. De même, le conséquences des actes accomplis, ne sont pas nécessairement les mêmes dans tous les cas»

N° 86 (voté à 190 voix, 64 contre, majorité à 177)

«Le parcours d'accompagnement et de discernement oriente ces fidèles vers la prise de conscience de leur situation devant Dieu. La discussion avec le prêtre, au for interne, concourt à la formation d'un jugement correct sur ce qui empêche la possibilité d'une plus grande participation à la vie de l'Eglise et quant aux pas qui peuvent la favoriser et la faire croitre. Compte tenu du fait qu'il n'y pas de gradualité dans la loi, ce discernement ne pourra jamais faire abstraction des exigences de vérité et de charité de l'Evangile, proposées par l'Eglise. Pour que cela advienne, il faudra que soient garanties les conditions nécessaires d'humilité, de discrétion, d'amour de l'Eglise et de son enseignement, dans la recherche sincère de la volonté de Dieu et dans le désir d'atteindre à la réponse la plus parfaite qui soit».[1]

 

 

Nous entrons à présent, via l'église décentralisée "à deux vitesses", dans les diocèses, "inexorablement dans le schisme", de fait, comme l'a expliqué le professeur de Mattei, dans Il Foglio le 20 octobre. Une époque qui marque la fin de l'universalité de l'Eglise, votée par les chefs mêmes de l'Eglise qui étaient chargés de défendre la catholicité. (voir ici et )

 

"Les Églises particulières, divisées sur la pratique, mais aussi sur l'enseignement qui vient de la pratique, sont inévitablement destinées à entrer en conflit et à produire des fractures, des schismes, des hérésies", écrit Roberto de Mattei. Une époque où la décentralisation sapera non seulement la primauté romaine, mais niera le principe de non-contradiction. Une époque où le post-synode sera plus important que le synode lui-même, car il est auto-réalisation comme l'a pu l'être le concile Vatican II qui se voulut être une langue-évènement. Il s'en est suivi dans les années 70 un "esprit du Concile" qui dépassa la lettre du concile pour finir dans "beaucoup de confusion", écrit Benoît XVI, et dans la liturgie, "a souvent porté à des déformations .... à la limite du supportable". [2]

En France, l"esprit du Concile" comme auto-réalisation s'est emparé de nombreuses paroisses pour les conduire dans le schisme avec le Concile, lui-même, le Magistère de l'Eglise et les enseignements des derniers papes, Paul VI, Jean-Paul II et Benoît XVI. L'association pour la promotion de la liturgie latine (Pro Liturgia) créée en 1988 qui demande l'application des décisions prises à la suite du concile Vatican II et des enseignements magistériels ultérieurs, en dresse régulièrement l'inventaire.

 

Quid de Thomas More, qui a choisi de renoncer à sa vie, tout comme l'évêque John Fisher de Rochester parce qu'ils contestaient à Henri VIII le droit "d'accommoder" l'indissolubilité de son mariage ? L'Eglise catholique les a canonisés. Faudra-t-il les "dé-canoniser"?

 

Sources

 

[1] Le Synode s'achève sur une victoire importante pour le pape François, Le Figaro, Par Jean-Marie Guénois Mis à jour le 24/10/2015 à 20:34 Publié le 24/10/2015 à 19:20

[2] Le terme est de Benoit XVI dans sa lettre aux évêques accompagnant la publication du Motu Proprio du 7 juillet 2007, libéralisant la messe saint Pie V, liturgie romaine antérieure à la réforme de 1970.

---------------------------------------------------------

Add. 23h35. La traduction des paragraphes qui ont recueilli le moins de signatures... sur les « divorcés remariés » en attendant l'officielle se trouve sur Le Blog d'Yves Daoudal :

 

« Tout en soutenant une règle générale, il faut reconnaître que la responsabilité face à certains actes ou certaines décisions ne sont pas les mêmes dans tous les cas. Le discernement pastoral, tout en tenant compte de la conscience bien formée de la personne, doit assumer ces situations. Les conséquences des actes ne sont pas nécessairement les mêmes dans tous les cas. »

« Le processus d’accompagnement et de discernement oriente ces fidèles vers la prise de conscience de leur situation devant Dieu. L’entretien avec le prêtre, au for interne, contribue à la formation d’un jugement correct sur ce qui fait obstacle à la possibilité d’une plus pleine participation à la vie de l’Eglise et de mesures qui peuvent la favoriser et la faire grandir. »

 

Oh non, on ne dit pas que les « divorcés remariés » peuvent communier, mais on ne voit pas de quoi d’autre il peut s’agir, au terme de l’entretien en conscience au for interne…

Cette irruption du « for interne » était la dernière cartouche du clan Kasper. Elle figure donc dans le texte. Ils ont gagné, même s’il reste à l’expliciter, mais ça ce sera le travail du pape, en relation avec la décentralisation de l’Eglise synodale…

On manipule sournoisement les mots « discernement », « conscience », « for interne » et l’on retourne à la fin des années 60, quand les « théologiens » qui bataillaient contre Humanae vitae avaient brandi le « for interne » pour expliquer que l’on pouvait passer outre l’interdiction de la contraception. L’idée était de Bernhard Häring, et elle a été reprise au synode explicitement comme venant de Bernhard Häring. Lequel ne peut pas savourer sa victoire, puisqu’il est mort en 1998. (Fin de citation)

En septembre, deux théologiens, le Dr David S. Crawford, professeur associé de théologie morale et de loi de la famille de l’Institut pontifical Jean-Paul II à Washington et le Dr Stephan Kampowski, professeur d’anthropologie philosophique à l’Institut pontifical Jean-Paul II à Rome, ont publié un texte sur le blog anglophone First Things pour dénoncer la fausse "conception" de la conscience dans l'Instrumentum laboris, le document de travail du synode. Ils soulignaient qu'« en matière de morale, la “voix” de Dieu ne dit pas une chose à une personne et une autre à une autre personne, et elle ne parle jamais contre une norme objective enseignée par l’Église. »

 

Le texte, dense et important, des deux collaborateurs de l’Institut Jean-Paul II, a reçu le soutien de très nombreux spécialistes, universitaires et religieux, connus et reconnus dans le domaine de la bioéthique et de la morale.

---------------------------------

Mis à jour 25/10/2015

 

Le Vaticaniste Sandro Magister invite à la prudence: le rapport de synthèse du Synode mentionne "le discernement et l'intégration" dans l'Eglise des divorcés remariés civilement mais sans que le mot "communion" n'apparaisse une seule fois.

Autre paradoxe: la solution adoptée n'est qu'une synthèse des solutions déjà mises en œuvre par les deux papes précédents: il s'agit d'une reprise du concept de "discernement des situations" de Familiaris Consortio de Jean-Paul II (qui excluait l'accès à la communion) et du cas du Fors interne de Benoit XVI qui parlait des cas douteux des mariages contractés (nullité éventuelle) sans la foi mais qui excluait tout recours à l'épikeia concernant le fors interne et proposait que le thème soit développé ultérieurement.

L'accès aux sacrements des divorcés remariés fait singulièrement défaut dans le rapport final du Synode, ce qui est sans doute le signe d'un compromis. Dans tous les cas c'est le pape qui aura le dernier mot.

http://magister.blogautore.espresso.repubblica.it/…/i-divo…/

 
L'article 85 de la Relatio a été adopté à un vote près ce samedi soir. En réalité il s'agit du "discernement et de l'intégration" de l'Eglise des divorcés remariés…
magister.blogautore.espresso.repubblica.it
 

La Libre publie un article assez équilibré mais laconique sur les conclusions du Synode:

 

"Le synode propose de lever certaines interdictions qui frappent les divorcés remariés dans leur service "liturgique, pastoral, éducatif et institutionnel", et propose à chacun de mener un "chemin de discernement", à travers un "examen de conscience" sous la supervision d'un prêtre."

Aucune trace d'invitation à la communion, donc mais une proposition d'intégration dans la vie de l'Eglise.

 
Repost 0
Publié par Ingomer - dans Religion
commenter cet article
21 octobre 2015 3 21 /10 /octobre /2015 20:50

Pour Roberto de Mattei dans Il Foglio du 20 Octobre 2015, la décentralisation de l'Eglise dont nous avons vu qu'elle signifierait la fin de l'Eglise catholique universelle du Christ (voir ici et ), aboutit au "schisme" de fait. Elle offense la foi et le sens commun. L'après-synode sera sans doute du même ordre que celui qui suivit Vatican II. Dissocier la doctrine et la pratique revient à enfoncer un coin entre la vérité et la vie.

Pour Roberto de Mattei, le schisme dans l'Eglise est "effectivement en train inexorablement de se produire"

(Roberto de Mattei de la Gazette du 20 Octobre, 2015) François a annoncé, le 17 Octobre, 2015, que se terminera le Synode sur la famille. Quelques jours après la fin des travaux, l'assemblée des évêques sera dans une impasse et la route pour sortir de celle-ci, serait pour le pape la décentralisation de l'Eglise (http://vaticaninsider.lastampa.it/documenti/dettaglio-articolo/articolo/sinodo-famiglia-44026/).

 

L 'impasse découle de la division entre ceux qui rappellent fermement le Magistère pérenne sur le mariage et les "novatores" qui renverseraient deux mille ans d'enseignement de l'Église, mais aussi la vérité de l'Evangile.

 

Une exception annulerait la valeur absolue et universelle de cette loi et cette loi si elle tombait, serait l'effondrement avec elle tout au long de la morale de l'Église. Ou le mariage est indissoluble ou non, et vous ne pouvez pas admettre une dissociation entre l'énonciation du principe et son application dans la pratique. Entre la pensée et les mots et entre les paroles et les actes, l'Eglise exige une cohérence radicale, la même qui a été témoin des martyrs à travers l'histoire.

 

Le principe selon lequel la doctrine ne change pas, mais change son application pastorale, introduit un coin entre deux dimensions inséparables du christianisme: la Vérité et la Vie. La séparation entre la doctrine et la pratique ne vient pas de la doctrine catholique, mais de la philosophie hégélienne et marxiste, qui inverse l'axiome traditionnel selon lequel agere sequitur esse (L'action suit l'existence, NdT).

 

L'action, en vue des innovateurs, précède l'être, l'expérience ne vit pas de la vérité, mais la crée.

Et "Tel est le sens du discours prononcé par le cardinal Christoph Schönborn commémorant le 50e anniversaire du Synode, le même jour où le pape François a parlé  (http://vaticaninsider.lastampa.it/documenti/dettaglio-articolo/articolo / synode-famille-44028 /). «La foi ne peut pas être représenté mais seulement témoin", a déclaré l'archevêque de Vienne, en réaffirmant la primauté du "témoignage" de la doctrine. Martyr, grec, signifie témoin, mais pour les martyrs témoin signifiait vivre la vérité, tandis que les innovateurs signifient trahir, réinventer l'expérience.

Le primat de la pratique pastorale de la doctrine devrait avoir des conséquences catastrophiques:

1) Le Synode "virtuel", comme il l'a été pour le Concile Vatican II, il est destiné à prendre le pas sur le réel. Le message médiatique qui accompagnera les conclusions du travail est plus important que le contenu des documents. La Relatio sur la première partie de l'Instrumentum Laboris de Circulus Anglicus C indique clairement la nécessité de cette révolution de la langue: "Comme le Concile Vatican II, ce Synode doit être une langue-événement, qui est plus que cosmétique."

2) Le post-synode est le plus important du synode, car il est auto-réalisation.  Le Synode, en fait, va confier la réalisation de ses objectifs à la pastorale. Si ce qui change n'est pas la doctrine, mais le ministère, ce changement ne peut avoir lieu dans le Synode, il doit avoir lieu dans la vie quotidienne du peuple chrétien et donc hors du Synode, après le Synode, dans la vie des diocèses et les paroisses de l'Eglise.

3) l'auto-réalisation du Synode se déroule au nom de l'expérience des Eglises particulières, c.-à-dire, la décentralisation  ecclésiastique. La décentralisation permet aux églises locales de faire l'expérience d'un certain nombre d'expériences pastorales. Mais si il n'y a pas une seule pratique conforme à la seule doctrine, cela signifie qu'elles y sont nombreuses et toutes dignes d'être testées. Les protagonistes de cette révolution dans la pratique, seront donc les évêques, les prêtres de la paroisse, les conférences épiscopales, des collectivités locales, chacun selon sa liberté et de sa créativité.

Il (le synode Ndlr) présente l'idée d'une Eglise "à deux vitesses" (Eglise à deux vitesses) ou, toujours pour utiliser la langue des eurocrates de Bruxelles, à "géométrie variable" (à géométrie variable). Face au même problème moral, nous allons nous ajuster différemment, selon l'éthique de la situation. L'église des "catholiques adultes", de langue germanique, appartenant au "premier monde" pourra passer "la vitesse supérieure", être le "témoin missionnaire"; à l'église catholique des "sous-développés", africaine ou polonaise, appartenant aux églises du deuxième ou troisième monde, sera accordée la "marche lente" de l'attachement à leurs traditions.

 

 

Rome resterait en arrière-plan, sans autorité réelle, avec une fonction unique d'"impulsion charismatique". L'Eglise serait dé-vaticanisée, ou plutôt, dé-romanisée. L'Eglise romano-centrique sera replacée par une église polyédrique ou polycentrique. L'image du polyèdre a souvent été utilisée par François "Le polyèdre - a-t-il déclaré -   est une unité, mais avec toutes les différentes parties; chacune a ses propres particularités, son charisme. Ceci est l'unité dans la diversité. Et de cette façon nous, chrétiens, faisons ce que nous appelons du nom d'œcuménisme théologique: nous essayons de faire en sorte que cette diversité soit plus harmonisée par l'Esprit Saint et devienne des unités" (Discours aux pentecôtistes de Caserta, 28 Juillet 2014). Le transfert des pouvoirs aux conférences épiscopales est déjà prévue par une étape de "Evangelii Gaudium", qui sont conçues comme des "sujets de pouvoirs spécifiques, y compris même avec une certaine autorité doctrinale authentique. La centralisation excessive, plutôt que d'aider, complique la vie de l'Église et son dynamisme missionnaire " (N. 32). Maintenant François stipule du "principe de collégialité" le résultat final de l'assemblage en cours.

 

Les anciennes hérésies du gallicanisme et du nationalisme ecclésiastiques ré-émergent à l'horizon. Ce dogme de foi, en fait, promulgué par le premier Concile du Vatican, la primauté de la compétence du Souverain Pontife, dans lequel réside l'autorité suprême de l'Eglise, de tous les pasteurs et tous les fidèles, indépendamment de tous les autres pouvoirs. Ce principe est la garantie de l'unité de l'Église: gouvernement d'union, l'unité de la foi, des sacrements uniques. La décentralisation est une perte de l'unité qui mène inévitablement à la scission. Le schisme est effectivement en train inexorablement de se produire lorsque face à un point central de référence, une unité de la politique, à la fois en termes de doctrine, de discipline et de pastorale, les Églises particulières, divisées sur la pratique, mais aussi sur l'enseignement qui vient de la pratique, sont inévitablement destinées à entrer en conflit et à produire des fractures, des schismes, des hérésies.

 

La décentralisation non seulement sape la primauté romaine, mais nie le principe de non-contradiction, selon lequel "l'on ne peut pas être, dans le même temps et sous le même rapport, être et ne pas être." C'est seulement dans le respect de ce principe que commence la logique et la métaphysique et que nous pouvons utiliser notre raison et connaître la réalité qui nous entoure.

 

Qu'advient-il si le Pontife romain renonce, même en partie, à exercer son pouvoir en le déléguant aux Conférences épiscopales ou aux évêques individuellement? Il arrive évidemment que vous créez une diversité de doctrine et de pratique, entre les conférences épiscopales et de diocèses et entre les diocèses. Ce qui sera interdit dans un diocèse, sera admis dans un autre et vice versa. Le concubin vivant sous le même toit pourra recevoir le sacrement de l'Eucharistie dans un diocèse et pas dans un autre. Mais le péché est ou n'est pas, la loi morale est la même pour tout le monde ou ne l'est pas. Et de deux choses l'une : ou le Pape a la primauté de juridiction et l'exerce ou quelqu'un d'autre gouverne, dans les faits, en dehors de lui.

 

Le pape admet l'existence d'un sens de la foi, mais il y a le sensus fidei des évêques, des prêtres, des simples laïcs, qui sont maintenant choqués par les extravagances qu'ils sentent dans la Salle du Synode.

 

Ces extravagances offensent le bon sens avant même que le sensus Ecclesiae des fidèles. François a raison quand il dit que le Saint-Esprit assiste non seulement le pape et les évêques, mais tous les fidèles (cf. Sur ce point Melchior Cano, De locis theologicis (Lib. IV, sect. 3, 117I). Mais le Saint-Esprit qui est l'esprit d'innovation guide l'Eglise, il est témoin infailliblement de sa tradition à travers la fidélité à la tradition, le Saint-Esprit parle encore aux oreilles des fidèles. Et aujourd'hui, comme à l'époque de l'arianisme, nous pouvons dire avec saint Hilaire "...Sanctiores aures Plebis quam corde sacerdotum ", "Les oreilles des fidèles sont plus saintes que les coeurs des prêtres" (Contra Arianos, vel Auxentium, n. 6, PL 10, col. 613). (Roberto de Mattei dans Il Foglio du 20 Octobre 2015)

Repost 0
Publié par Ingomer - dans Religion
commenter cet article
21 octobre 2015 3 21 /10 /octobre /2015 20:41
La première crise du pontificat de François, par Alexander Stille

Selon le journaliste Alexander Stille du New Yorker, la lune de miel est terminée pour le Pape après deux semaines de synode marquées par des rébellions ouvertes, des intrigues de palais, des fuites de documents, des accusations de manque de transparence et des désaccords très nets entre les différents pères synodaux. Le pape François se retrouve dans la situation de jouir d'une grande popularité au sein du public et de se retrouver confronté à des désaccords grandissants au sein d'une institution généralement respectueuse de la hiérarchie. Lors de sa visite aux Etats-Unis, une source vaticane m'a confié que "le pape mérite un A+ en relations publiques mais un F pour tout le reste". Cette affirmation était sans doute exagérée mais elle reflète bien le malaise au sein de la Curie romaine.

De nombreux évêques traditionalistes ont le sentiment d'avoir été floués par la première version du rapport du Synode de 2014 comme Edward Pentin l'explique dans son dernier livre sous-titré "Une enquête sur les allégations de manipulation du Synode extraordinaire sur la famille". Ce qui explique que les traditionalistes, déterminés à éviter une seconde tromperie, soient passés à l'offensive dès le début du Synode.

Le Pape, qui a semblé jusqu'ici perspicace dans sa gestion de la politique vaticane semble s'être enferré lui-même dans cette situation en commettant plusieurs erreurs stratégiques. Il a tout d'abord tenté d'introduire une gouvernance plus démocratique au sein d'un système autocratique sans être certain d'avoir le vrai soutien de la majorité. Il a ensuite encouragé la franchise et les opinions différentes au sein du synode tout en tentant de masquer, via le service de presse du Vatican, les très grands désaccords au sein des pères synodaux. En agissant ainsi, le Pape a finalement poussé les traditionalistes à jouer le rôle des seuls démocrates dans l'Eglise, ce qui est ironique dans la mesure où on peut dire que tous les synodes précédents depuis Vatican II ont été manipulés par tout le monde sauf par les conservateurs.

Le Pape a pris des risques en lançant un synode qui a généré de grandes attentes au sein de la population et il sera probablement forcé à faire une vague déclaration en faveur de l'ouverture et de l'inclusion mais sans aucun changement doctrinal: un éléphant qui accouche d'une souris. L'alternative serait de publier un document qui provoquerait une révolte ouverte.

Soit ce synode était une monumentale erreur soit c'était son idée depuis le début de provoquer une confrontation lors du synode, au risque de ramener au grand jour les guerres culturelles qui sommeillaient au sein de l'Eglise.

 
Le Pape jouit d'une grande popularité mais depuis le début du Synode, il doit affronter un mécontentement inhabituel au sein du Vatican.
newyorker.com|Par Alexander Stille
 
Source (traduction) : Diakonos.be
Repost 0
Publié par Ingomer - dans Religion
commenter cet article
21 octobre 2015 3 21 /10 /octobre /2015 20:25
Avortement, femmes prêtres, unions homosexuelles: les propositions choc d'un groupe de théologiens progressistes

Autoriser l’avortement avant la huitième semaine de grossesse, admettre les femmes aux sacerdoce, reconnaître les unions homosexuelles, admettre les divorcés remariés à la communion. Il ne s’agit pas là des propositions d’un groupe d’extrémistes de gauche mais bien des demandes adressées au Pape et aux Synode dans deux documents distincts signés par plusieurs théologiens, biblistes, juristes et experts en pastorale espagnols, portugais et sud-américains dont certains s’étaient déjà distingués ces dernières années par des prises de position anticonformistes au sein de l’Eglise. Parmi eux Leonardo Boff et Frei Betto, deux défenseurs de la « théologie de la libération », fermement condamnée par Jean-Paul II mais tolérée, sinon adoptée, par le pape argentin François. L’un de ces documents a été remis au cardinal hondurien Oscar Maradiaga, l’un des plus proches du pape, connu pour ses positions progressistes, afin qu’il le présente au Synode sur la famille, ce qui n’a pas encore été fait.

L’un des documents affirme que le fait de maintenir un modèle déterminé de famille propre à une culture et à une époque donnée « n’appartient pas à la foi de l’Eglise. » Le document poursuit : « selon les Evangiles, Jésus de Nazareth fut profondément critique concernant le modèle de famille de son temps et de sa culture. » Pour ces raisons « l’homosexualité et les mariages homosexuels doivent être reconnus par l’Eglise catholique dans les mêmes conditions que les homosexuels » ; « il faut changer la condamnation sans discrimination de l’interruption volontaire de grossesse du magistère ecclésiastique. Il faut respecter le droit des femmes à décider en cette matière selon leur conscience » ; « il n’existe aucun motif biblique, théologique, historique, pastoral ni surtout dogmatique pour exclure les hommes mariés ou les femmes des ministères ecclésiaux » ; « nous pensons que le Synode des évêques devrait faciliter l’accès à la communion eucharistique aux personnes séparées ou divorcées qui se remaries sans leur imposer quelque pénitence que ce soit. Les croyants sont des sujets moraux qui ont la capacité de décider librement en la matière. Chaque décision doit donc être respectée. »

Une tuile de plus qui s’abat sur le très mouvementé Synode sur la famille qui se déroule en ce moment à Rome et qui entre dans le vif du sujet cette semaine. Les demandes des théologiens de langue espagnole et portugaise sont trop explosives pour être acceptées par les pères synodaux qui semblent pour l’instant divisés sur le thème de la communion des divorcés remariés alors que le refus d'une reconnaissance des unions entre personne de même sexe semble nettement plus clair.

Le climat qui règne au sein du synode n’est pas très bon et le pape François a déjà décidé qu’il n’y aurait aucune déclaration commune votée point par point par les cardinaux, les évêques et les prêtres au terme des travaux mais qu’il prendra lui-même toutes les décisions concernant les thèmes traités. Ce qui n’est pas sans effrayer les pères plus traditionalistes qui sont encore majoritaires au Synode mais qui craignent que François, au nom de la « miséricorde » pour les pécheurs ne modifie d’un revers de la main certaines doctrines bimillénaires de l’Eglise catholique.
---
NdT: Il est à noter que cette théologie de la libération et ces thèses sont largement représentées (certains diront majoritaires) au sein l'Eglise de Belgique, des paroisses jusque dans les séminaires et les centres de formations.

 
Deux documents signés par de nombreux théologiens progressistes invitent le Synode sur la famille à changer complètement le visage de l'Eglise.
fanpage.it
 
 

via Diakonos.be

Repost 0
Publié par Ingomer - dans Religion
commenter cet article