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Christ Roi

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3 octobre 2015 6 03 /10 /octobre /2015 10:00

En marge du synode sur la famille, la chaîne de télévision CNN révèle qu’au cours de son voyage aux Etats-Unis, le Pape François a reçu en (longue) audience privée deux hommes vivant officiellement “en couple”. Fort heureusement, dans un communiqué officiel, le P. Lombardi a donné les explications attendues : “François ne souhaitait que revoir l’un de ses anciens étudiants et sa famille.”

 

Que ce soit intentionnel ou pas, c’est tout de même la première fois qu’un communiqué officiel du Vatican nomme “famille” un couple homosexuel.

Premier communiqué officiel du Vatican nommant "famille" un duo homosexuel

Source: Pro Liturgia, Actualité du samedi 3/10/2015

 

"Une vidéo de cette rencontre, diffusée notamment sur le site du New York Times, montre le pape François accueillant un ami argentin de longue date, Yayo Grassi, et son compagnon, Iwan, qui vivent en couple depuis 19 ans, a précisé CNN en révélant l'information. Cette entrevue "personnelle" a eu lieu à l'ambassade du Vatican à Washington le 23 septembre, selon le Vatican."

 

Source: Le pape a reçu un ami homosexuel, Par lefigaro.fr avec agencesMis à jour le 02/10/2015 à 21:47 Publié le 02/10/2015 à 21:45

 

La photo qui démoralise la Manif Pour Tous

 

Source CNN en anglais : http://edition.cnn.com/2015/10/02/us/pope-gay-washington/index.html

 

Dans l'article de CNN,

 

"Grassi said the Pope has long known that he is gay, but has never condemned his sexuality or his same-sex relationship."

"He has never been judgmental," Grassi said. "He has never said anything negative."

 

Traduction: Grassi a dit que le Pape savait depuis longtemps qu'il était homosexuel mais n'a jamais condamné sa sexualité ou sa relation homosexuelle. Il n'a jamais porté de jugement, a dit Grassi. Il n'a jamais rien dit de négatif.

 

"While not changing church teaching, which considers same-sex relationships sinful, Pope Francis has often emphasized mercy over judgment. In 2013, for example, he famously said, "Who am I to judge" gay priests who seek to do God's will."

 

Traduction: "Tout en ne modifiant pas l'enseignement de l'Eglise, qui considère que les relations de même sexe sont un péché, François a souvent souligné la miséricorde sur le jugement. En 2013, par exemple, il a dit 'Qui suis-je pour juger' les prêtres homosexuels qui cherchent à faire la volonté de Dieu."

 

La nouvelle pastorale, tout en ne touchant pas au dogme, anéantit la sanctification nécéssaire au salut. C'est à la fois toute la base de la vérité évangélique qui est réduite à néant et la nécessité même d'une Eglise instituée par Notre Seigneur Jésus-Christ pour faire notre salut qui est éliminée. Ne parlez plus de péché originel ni de Rédemption en Christ. La nouvelle pastorale enseigne que la rédemption se fait toute seule en nous. Ce n'est plus Dieu qui juge l'acte peccamineux, c'est notre conscience. Dès lors, à quoi bon l'institution "Eglise", si on n'a plus besoin des pasteurs ni des prêtres pour nous dire ce qui est bien et ce qui est mal ? Si d'ailleurs ces pasteurs et ces prêtres se dénient le droit de dire ceci est bien, ceci est mal, pourquoi devrions-nous suivre leurs enseignements ? A quoi servent-ils ? A quoi bon l'Eglise ? A quoi bon le catéchisme ? A quoi bon le mariage ? A quoi bon les sacrements ? J'arrête là les questions.

Premier communiqué officiel du Vatican nommant "famille" un duo homosexuel
Premier communiqué officiel du Vatican nommant "famille" un duo homosexuel

Add. 04/10/2015, 21h27. « La seule vraie audience accordée par le pape à la nonciature était avec un de ses anciens élèves et sa famille. » (P. Lombardi)

 

via http://yvesdaoudal.hautetfort.com/archive/2015/10/03/chapeau-l-artiste-5694300.html

Source: Yves Daoudal, Le Forum catholique http://www.leforumcatholique.org/message.php?num=788405

Source: Yves Daoudal, Le Forum catholique http://www.leforumcatholique.org/message.php?num=788405

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Publié par Ingomer - dans Religion
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2 octobre 2015 5 02 /10 /octobre /2015 20:29

Article mis à jour le 16 octobre 2015.

Attention, voilà ce qui se prépare au Synode: la permission du divorce et du remariage, la redéfinition de la famille et une ouverture vers les "familles" homosexuelles

Attention, une hallucinante rencontre organisée entre deux évêques par KTO et publiée aujourd'hui "à l'occasion des Etats Généraux du Christianisme qui se tiennent à Strasbourg du 2 au 4 octobre 2015, Enjeux et espoirs du Synode sur la famille. Débat : l'Eglise doit-elle changer ?" montre ce qui se prépare au Synode.

 

Nous voyons dans cette video ceux qui sont chargés d'être les pasteurs de l'Eglise, successeurs des apôtres, Mgr Jean-Paul Vesco, évêque d'Oran et Mgr Marc Aillet, évêque de Bayonne, démissionner de leur responsabilité, en réduisant à néant l'enseignement du Christ sur l'existence objective d'un bien et d'un mal et détruisant par là-même l'autorité et la fonction même d'évêque. Au bout c'est la nécessité d'une Eglise fondée par Jésus-Christ qui est annulée. Parce que au final, si c'est la conscience qui nous juge, à quoi bon l'Eglise ?

 

Le débat est animé par Jérôme Anciberro, rédacteur en chef à La Vie et Philippine de Saint-Pierre, directrice générale de KTO.

Extrait:

 

(A partir de la 32:25) "Moi je n'ai pas le droit, je ne prétends pas avoir le droit de dire à quelqu'un que ce qu'il vit est nul et qu'il doit faire comme je lui dis. [...] En même temps je leur dis (aux divorcés remariés), je n'ai pas le droit de vous dire vous n'avez pas le droit de communier." (Mgr Aillet)

 

(A partir de 36:30) "Je connais des couples divorcés remariés, qui n'ont pas pris la décision de vivre comme frère et soeur, et c'est pas moi qui leur dit qu'il faut. Ils sont sur un chemin."

 

En clair, les divorcés remariés (et tous les pécheurs, donc tout le monde, même les assassins) font ce qu'ils veulent. Question: qui donc dans l'Eglise a le droit de dire aux pécheurs ce qu'ils doivent faire ? Si personne n'a le droit de dire aux pécheurs ce qu'ils doivent faire, à quoi servent les évêques et les prêtres ? A quoi sert l'Eglise ? Et dans ce cas, pourquoi (en fin de video) ces évêques se plaignent-ils de la baisse du nombre de mariage ?

 

Les évêques dans cette émission reconnaissent ne pas empêcher les divorcés remariés de communier, car ils ne jugent pas de leur conscience. La conscience devient l'élément prépondérant qui présume de la légitimité ou non d'une communion. On retrouve ici le raisonnement protestant de la nécessité d'une conscience dans le sacrement pour que ce sacrement soit valide (Ex: une eucharistie réalisée par un prêtre qui ne croirait plus à la transsubstantiationtrans mais disant les paroles de la consécration reste valide). Dans ce cas-là, un assassin peut communier si sa conscience le laisse tranquille ? Et d'autant plus si les pasteurs ou les prêtres, se posant des questions de respect humain, n'osent plus leur dire que c'est mal.

 

Or, jusqu'ici, des divorcés remariés ne peuvent pas communier du fait de l'enseignement évangélique doctrinal "que ce que Dieu a uni, l'homme ne le sépare pas".

 

(A partir de 42:00), Mgr Vesco déclare :

 

"Je crois qu'on peut avoir droit à un échec (d'un premier mariage) et qu'on puisse faire face à cet échec, aux raisons de cet échec. Peut-être demander pardon, recevoir le pardon."

 

Questions : pourquoi un échec, pourquoi pas deux, et trois, et quatre échecs de mariage ? Dans ce cas-là on n'en finit plus ? Où s'arrête-t-on ? Autre question: qu'est-ce qu'un échec ? N'est-ce pas la porte ouverte encore à plus de divorces ?

 

(A partir de 42:27), il ajoute :

 

"Je ne crois pas aujourd'hui que Jésus dirait à tous les divorcés remariés, quelque soit leur histoire personnelle, qu'ils sont adultères." Et malheureusement c'est cela qui est perçu de l'Eglise et cette parole-là, elle est inaudible.

 

Quid de la parole de Jésus:

 

"quiconque renvoie sa femme, hors le cas d'adultère, la rend adultère: et quiconque épouse une femme renvoyée, commet un adultère." (Mt, 5, 32. - Vulgate) ?

 

"Quiconque renvoie sa femme, si ce n'est pour cause d'adultère, et en épouse une autre, commet un adultère; et celui qui épouse une femme renvoyée se rend adultère." (Mt, 19, 9. Vulgate)

 

Et l'évêque d'Oran de conclure qu'il va falloir aussi que l'Eglise s'ouvre aux familles homoparentales :

 

(A partir de 53:50) "La question de la famille et de l'Evangile de la famille, nous l'avons vu, ne concerne plus simplement les parents homme femme pour la vie, mais c'est aussi beaucoup d'autres formes de familles. Il va bien falloir se poser la question de l'accueil des familles homoparentales, recomposées, issues de couples homosexuels.* Toutes ces questions-là, j'espère qu'on ne passera pas à côté, parce que cette occasion-là de deux synodes, avec deux années de préparation, il y a des enjeux. Et vous y êtes confrontés, nous y sommes confrontés au quotidien", a conclu Mgr Vesco, qui sera au synode, contrairement à Mgr Aillet.

 

* Sympa pour les manifestants défenseurs du mariage naturel et de LMPT qui pensaient naïvement que le mariage, une famille, c'était un homme une femme... Il faut dire qu'on n'a pas beaucoup entendu les prêtres à ce moment-là. Maintenant tout s'explique.

Mise à jour, 16 octobre 2015.  Alors que les Pères synodaux s’apprêtent à examiner, dans quelques jours, la troisième partie de l’Instrumentum laboris et notamment son paragraphe 137, deux théologiens se sont levés pour souligner que dans sa rédaction actuelle, ce texte « défectueux » contient implicitement une "distorsion de l’enseignement catholique". Ils dénoncent la fausse conception de la "conscience" dans l'instrumentum laboris", "document de travail" du synode sur la famille...

Le Dr David S. Crawford, professeur associé de théologie morale et de loi de la famille de l’Institut pontifical Jean-Paul II à Washington et le Dr Stephan Kampowski, professeur d’anthropologie philosophique à l’Institut pontifical Jean-Paul II à Rome, ont jugé la situation suffisamment grave pour rendre publique leur analyse.

... Comme au lendemain de la parution de l’encyclique de Paul VI Humanae Vitae sur le contrôle des naissances, les adversaires de la mise en avant de ses exigences morales mènent leur attaque par le biais de la primauté de la conscience de chacun. Crawford et Kampowski soulignent combien la définition de la conscience est faussée lorsqu’on omet – comme le fait l’Instrumentum laboris – le fait qu’elle « se rapporte à la loi “inscrite dans nos cœurs” » : « En matière de morale, la “voix” de Dieu ne dit pas une chose à une personne et une autre à une autre personne, et elle ne parle jamais contre une norme objective enseignée par l’Église. »

 

. Mgr Peta déclare que les fumées de Satan sont entrées dans le Synode

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Publié par Ingomer - dans Religion
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2 octobre 2015 5 02 /10 /octobre /2015 14:21

Selon une information d'un article de RORATE CAELI publié, hier, 1er octobre, un synode secret parallèle s'est tenu sous l'égide du Pape lui-même et le document papal post-synodal a été "déjà rédigé par le groupe des jésuites pour permettre la communion pour les divorcés et autres aberrations" :

Le journaliste italien Marco Tosatti révèle qu’un “synode parallèle” s’est tenu en secret à Rome, sous l'égide du Pape lui-même.
A la demande de François, des prélats - parmi lesquels certains jésuites - se sont retrouvés à la maison Sainte-Marthe, pour préparer en catimini un document qui devra être présenté comme la conclusion du prochain synode, en vue de mettre en œuvre les réformes souhaitées par le courant kaspérien. Et Marco Tosatti de conclure que ce que beaucoup supputaient devient une quasi certitude : le processus synodal n'est qu'une imposture.
N.B. On se souvient qu'au cours d'une interview, le Pape François avait reconnu lui-même qu'il était “un peu fourbe”...
No comment.

 

Source: Pro Liturgia, Actualité du 2 octobre 2015

L'article de RORATE CAELI:

Synode secret parallèle: le document papal post-synodal déjà rédigé par le groupe des jésuites pour permettre la communion pour les divorcés et autres aberrations

La traduction Google translate de l'article de RORATE CAELI:

Synode secret parallèle: le document papal post-synodal déjà rédigé par le groupe des jésuites pour permettre la communion pour les divorcés et autres aberrations

Texte de la traduction via Google Translate:

 

BOMBE - SECRET PARALLÈLE SYNODE: papale post-synodale document déjà rédigé par le groupe des jésuites pour permettre la communion pour les divorcés et les autres aberrations

 
 
Résumé: Le journaliste italien Marco Tosatti révèle que un synode PARALLÈLE SECRET a été établie à Rome, une cabale composée presque exclusivement par les jésuites, avec la présence argentine occasionnelle (facile à deviner qui), de rédiger les documents post-synodaux nécessaires pour mettre en œuvre quelle que soit la Pape veut mettre en œuvre. Et ils vont le mettre en oeuvre, peu importe ce que, comme le comité secret pour rédiger les réformes en annulation a montré; ce que tout le monde était supposé vrai, en fait, est vrai: le processus synodal est une imposture.
 
***
 
Le Marco Tosatti toujours admirablement bien informée, qui a refusé de devenir un porte-parole de furtivité pour le pontificat et a gardé son intégrité journalistique - et, pour cette raison, est devenu, avec Sandro Magister, le meilleur correspondant religieuse italienne dans l'actuel pontificat - rapports aujourd'hui sur les plus récentes machinations pour 2015 "Synode sur la Famille", qui ouvre dans quelques jours.
 
Parce que depuis, comme Edward Pentin révélé en détail, 2014 Synode a été truqué, le 2015 sera calé au-delà de toute mesure, comme Pentin lui a rapporté le 29 Septembre au National Catholic Register, sur les changements de procédure qui sera annoncée demain (vendredi) qui sera faire aucun contrôle sur le résultat impossible par Pères synodaux qui réalisent qu'ils sont trompés (comme cela est arrivé l'année dernière - les manipulateurs ont appris leur leçon):
 
Lors de la réunion de l'an dernier, le document intérimaire, correctement appelé un post-disceptationem relatio, a provoqué la controverse après qu'il a été envoyé aux médias avant les Pères synodaux avaient lu. Selon les critiques, le document manquait de références à l'Écriture et la tradition, et la plus controversée, semble impliquer l'Eglise a été envisage de donner acceptation tacite des relations de même sexe - une question qui n'a guère été discutée lors de la première semaine de la réunion.
 
La décision probable de ne pas avoir un rapport intérimaire peut être un effort pour éviter la controverse de l'année dernière ne se reproduise. Mais certains craignent cela conduira à moins de transparence et l'inquiétude le moment ne pouvait être intentionnel afin de faciliter l'avancement des propositions controversées que le temps imparti à la discussion.
...
Un autre changement rumeur est que la règle sur les propositions ayant à passer par une majorité des deux tiers pourrait être éliminé et une majorité simple de prendre sa place.
Cela favoriserait une proposition controversée, comme le cardinal Kasper de, parce que sa thèse n'a reçu la majorité simple au dernier synode. (Il aurait donc été rejeté en vertu des règles en place, mais le Saint-Père a insisté pour que, et le paragraphe sur une nouvelle approche des relations de même sexe qui a également échoué à atteindre la majorité des deux tiers, rester dans les Lineamenta (orientations ), pour le synode de cette Octobre).
 
Et en fait, la première partie de l'article d'aujourd'hui de Marco Tosatti traduit ce Pentin révèle dans son propre morceau dans le registre. Ensuite, Tosatti ajoute sa propre information exclusive, ce qui est assez explosif, considérant que la dernière fois qu'une commission papale secrète a rencontré, ce que nous avons eu était plus autoritaires réformes les de droit canonique de l'histoire de l'Eglise, en violation de toute compréhension de la bonne limites de la puissance papale et en établissant de facto divorce catholique sous le couvert de acccess facile à «annulations»:
 
Dans ce contexte, [qui est, des changements de procédure mentionnées par Edward Pentin], nouvelles est arrivé à nous pour environ douze jours une trentaine de personnes, presque tous les jésuites, avec l'Argentin occasionnels, travaillent sur les thèmes sur le Synode , d'une manière très réservée, en vertu de la coordinatin du père Antonio Spadaro, directeur de la Civiltà Cattolica [le journal officiel du Saint-Siège], qui passe beaucoup de temps à Santa Marta, en consultation avec le Pape.
 
Le pouvoir discrétionnaire dans les œuvres étend également aux Jésuites de la même maison, la villa de Civiltà Cattolica, Villa Malte, sur le Pincio [colline], où une partie du travail est fait. Une possibilité est que la "task force" travaille à fournir le pape les instruments pour un document post-synodal éventuelle sur le thème de l'Eucharistie à l'remarié divorcé, cohabitants [couples], et les couples de même sexe.
 
Mise à jour: Une dernière observation est en ordre. Comme Pentin et d'autres observateurs ont noté, il a été dit que le Pape voudra peut-être éviter une exhortation post-synodale typique, qui a été le document papal typique suite à la création du format post-conciliaire du Synode des Évêques. Ces exhortations ont été généralement listes papales des décisions à la majorité des synodes, comme guidé par les papes, et interprété par eux, et ont guidé les décisions futures. Ceci est évidemment pas ce que nous mentionnons ci-dessus. Considérant le caractère de François, il est pas surprenant qu'il veut maintenant pour éviter une exhortation verbeux qui ne mène nulle part. Non, les documents post-synodaux étant préparé secrètement doit évidemment avoir un exécutif ou législatif et la nature seraient promulguées avec une forme et un poids différent de celui d'une simple exhortation. Il serait évidemment aucun sens pour le Pape et ses alliés de passer par cet immense processus et d'obtenir absolument aucun résultat palpable (texte) de celui-ci, non? ...
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Publié par Ingomer - dans Religion
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29 septembre 2015 2 29 /09 /septembre /2015 14:43

Sur quoi débouche le synode sur la famille voulu par le Pape François qui en a dit tant de bien ?

 

Réponse : sur des rencontres et des appels.


- Ce 29 septembre à 10 h, seront présentés les résultats d’une supplique demandant au Pape d’avoir une “parole éclairante” ; la pétition a été signée par plus de 700.000 fidèles, dont 180 d’évêques et cardinaux.
- Le 30 septembre se tiendra un congrès ayant pour thème “ Demeurer dans la vérité du Christ”.
- Le 2 octobre aura lieu une rencontre le thème “Living the Truth in Love”.
- Le 10 octobre est organisé un congrès sur le thème du Mariage et de la famille : entre dogme et pastorale de l’Eglise.
- Le 13 octobre, l’association internationale “Voice of the Family” organise une conférence.
- Le 14 octobre, présentation du livre du Cardinal Raymond Burke “Divino Amore incarnato. La santa Eucaristia sacramento di Carità” avec une intervention du Cardinal Robert Sarah.
- Le 15 octobre, rencontre autour du thème “Défendons la Foi. Protégeons la Famille”.


Les fidèles se sentiraient-ils obligés d’organiser tant de rencontres, tant de colloques, si les enseignements du Saint-Père étaient limpides ? Si le flou dont ils sont si souvent entourés ne laissait pas craindre des possibilités de dérives ?

Sur quoi débouche le synode sur la famille?

Source: Pro Liturgia

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29 septembre 2015 2 29 /09 /septembre /2015 14:19

Avant l'ouverture prochaine du Synode sur la famille, et en cette fête de Saint Michel Archange, le Supérieur de la Fraternité Sacerdotale Saint Pie X, Mgr Fellay, adresse une "supplique au Saint-Père":

Supplique au Saint-Père (Mgr Fellay)

Très Saint Père,

C’est avec la plus vive inquiétude que nous constatons autour de nous la dégradation progressive du mariage et de la famille, origine et fondement de toute la société humaine. Cette déliquescence est en train de s’accélérer fortement, notamment par la promotion légale des comportements les plus immoraux et les plus dépravés. La loi de Dieu, même simplement naturelle, est aujourd’hui publiquement foulée aux pieds, les péchés les plus graves se multiplient de façon dramatique et crient vengeance au Ciel.

Très Saint Père,

Nous ne pouvons vous cacher que la première partie du Synode consacré aux « Défis pastoraux de la famille dans le contexte de l’évangélisation » nous a très vivement alarmés. Nous avons entendu et lu, venant de personnes constituées en dignité ecclésiastique – qui s’autorisent de votre soutien, sans être démenties -, des affirmations si contraires à la vérité, si opposées à la doctrine claire et constante de l’Église concernant la sainteté du mariage, que notre âme en a été profondément troublée. Ce qui nous inquiète encore plus, ce sont certaines de vos paroles laissant entendre qu’il pourrait y avoir une évolution de la doctrine pour répondre aux nécessités nouvelles du peuple chrétien. Notre inquiétude vient de ce que saint Pie X a condamné, dans l’encyclique Pascendi, un tel alignement du dogme sur de prétendues exigences contemporaines. Pie X et vous, Très Saint Père, avez reçu la plénitude du pouvoir d’enseigner, de sanctifier et de gouverner dans l’obéissance au Christ qui est le chef et le pasteur du troupeau en tout temps et en tout lieu, et dont le Pape doit être le fidèle vicaire sur cette terre. L’objet d’une condamnation dogmatique ne saurait devenir, avec le temps, une pratique pastorale autorisée.

Dieu auteur de la nature a établi l’union stable de l’homme et de la femme en vue de perpétuer l’espèce humaine. La Révélation de l’Ancien Testament nous apprend, de la façon la plus évidente, que le mariage, unique et indissoluble, entre un homme et une femme, a été établi directement par Dieu, et que ses caractéristiques essentielles ont été soustraites par lui au libre choix des hommes, pour demeurer sous une protection divine toute particulière : « Tu ne convoiteras pas la femme de ton prochain » (Ex 20, 17).

L’Évangile nous enseigne que Jésus lui-même, en vertu de son autorité suprême, a rétabli définitivement le mariage, altéré par la corruption des hommes, dans sa pureté primitive : « Ce que Dieu a uni, que l’homme ne le sépare pas » (Mt 19, 6).
C’est la gloire de l’Église catholique, tout au long des siècles, d’avoir défendu contre vents et marées, malgré les sollicitations, les menaces et les tentations, la réalité humaine et divine du mariage. Elle a toujours porté haut – même si des hommes corrompus l’abandonnaient pour ce seul motif -, l’étendard de la fidélité, de la pureté et de la fécondité qui caractérisent le véritable amour conjugal et familial.

Alors qu’approche la deuxième partie de ce Synode consacré à la famille, nous estimons en conscience de notre devoir d’exprimer au Siège apostolique les profondes angoisses qui nous saisissent à la pensée des « conclusions » qui pourraient être proposées à cette occasion, si par grand malheur elles devaient constituer une nouvelle attaque contre la sainteté du mariage et de la famille, un nouvel affaiblissement du statut des couples et des foyers. Nous espérons de tout cœur, au contraire, que le Synode fera œuvre de véritable miséricorde en rappelant, pour le bien des âmes, l’intégrale doctrine salutaire concernant le mariage.

Nous avons pleinement conscience, dans le contexte actuel, que les personnes qui se trouvent engagées dans des situations matrimoniales irrégulières doivent être accueillies pastoralement, avec compassion, afin de leur montrer le visage très miséricordieux du Dieu d’amour que fait connaître l’Église.
Cependant la loi de Dieu, expression de son éternelle charité pour les hommes, constitue par elle-même la souveraine miséricorde pour tous les temps, toutes les personnes et toutes les situations. Nous prions donc pour que la vérité évangélique du mariage, que devrait proclamer le Synode, ne soit pas contournée en pratique par de multiples « exceptions pastorales » qui en dénatureraient le sens véritable, ou par une nouvelle législation qui en abolirait quasi infailliblement la portée réelle. Sur ce point, nous ne pouvons vous dissimuler que les récentes dispositions canoniques du Motu proprio Mitis iudex Dominus Iesus, facilitant des déclarations de nullité accélérées, ouvriront la porte de facto à une procédure de « divorce catholique » qui ne dit pas son nom, en dépit des rappels sur l’indissolubilité du mariage qui l’accompagnent. Ces dispositions suivent l’évolution des mœurs contemporaines, sans chercher à les rectifier selon la loi divine ; comment, dès lors, ne pas être bouleversé par le sort des enfants nés de ces mariages annulés de façon expéditive, qui seront les tristes victimes de la « culture du rebut » ?

Au XVIe siècle, le pape Clément VII refusa à Henri VIII d’Angleterre le divorce que celui-ci réclamait. Face à la menace du schisme anglican, le pape maintint, contre toutes les pressions, l’enseignement intangible du Christ et de son Église sur l’indissolubilité du mariage. Verra-t-on sa décision maintenant désavouée en une « repentance canonique » ?
De nos jours, partout dans le monde, de nombreuses familles se sont mobilisées courageusement contre les lois civiles qui sapent la famille naturelle et chrétienne, et encouragent publiquement des comportements infâmes, contraires à la morale la plus élémentaire. L’Église peut-elle abandonner ceux qui, parfois à leur propre détriment, et toujours sous les moqueries et les quolibets, mènent ce combat nécessaire mais difficile ? Cela constituerait un contre-témoignage désastreux, et serait source pour ces personnes de dégoût et de découragement. Les hommes d’Église, au contraire, de par leur mission même, doivent leur apporter un soutien clair et motivé.

Très Saint Père,

Pour l’honneur de Notre Seigneur Jésus-Christ, pour la consolation de l’Église et de tous les fidèles catholiques, pour le bien de la société et de l’humanité tout entière, en cette heure cruciale, nous vous supplions donc de faire retentir dans le monde une parole de vérité, de clarté et de fermeté, en défense du mariage chrétien et même simplement humain, en soutien de son fondement, à savoir la différence et la complémentarité des sexes, en appui de son unicité et de son indissolubilité. Nous vous supplions filialement de faire retentir une parole accompagnée de mesures efficaces, montrant votre soutien en acte à la famille catholique.
Nous confions cette humble supplique au patronage de saint Jean-Baptiste, qui connut le martyre pour avoir défendu publiquement, contre une autorité civile compromise par un « remariage » scandaleux, la sainteté et l’unicité du mariage ; suppliant le Précurseur de donner à Votre Sainteté le courage de rappeler à la face du monde la vraie doctrine concernant le mariage naturel et chrétien.

En la fête de Notre-Dame des Sept Douleurs, le 15 septembre 2015
+Bernard FELLAY

Supérieur général de la Fraternité Saint-Pie X

source

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27 septembre 2015 7 27 /09 /septembre /2015 15:16

Article mis à jour le 29 septembre 2015.

Cette histoire de "mafia" dans l'Eglise, dont la source initiale qui a rapporté l'information est le site allemand “Kathnet”, et dont le but était de faire démissionner Benoît XVI et élire François prend de l'ampleur :

C’est maintenant le très sérieux site allemand “Kathnet” qui l’annonce (après avoir vérifié ses informations) : le Cardinal Danneels, archevêque émérite de Malines et Bruxelles (B) faisait partie d’un groupe d’évêques “mafieux” (sic) totalement opposés au pape Benoît XVI mais très favorables à l’élection de Jorge Bergoglio pour bâtir une Eglise d’un tout nouveau style.

Ajoutons qu'il est certain que S. Jean-Paul II et le Cardinal Ratzinger n’ignoraient rien de cette “mafia” qui avait des ramifications également dans l’ “Eglise-qui-est-en-France”.

Une "mafia" dans l'Eglise pour faire démissionner Benoît XVI et élire François

Les propos-aveux du Cardinal Danneels sont très clairs (voir aussi ici) : des cardinaux et des évêques se sont constitués en une organisation qu’ils ont eux-mêmes baptisée “mafia” et dont le but était de faire la vie dure au Pape Benoît XVI pour le contraindre à la démission. A la suite de quoi il s’agissait de manœuvrer pour obtenir l’élection du candidat préféré des “mafiosi”. Ce qui fut fait.

On ne fera plus croire à personne qu’il y a une continuité entre le Pape actuel et ses prédécesseurs. François a été choisi par ceux qui, au sein des institutions ecclésiales, manœuvraient en catimini pour favoriser et amplifier une “herméneutique de rupture” au sujet de laquelle Benoît XVI, dans son discours à la Curie romaine du 22 décembre 2005, disait qu’elle était à l’origine d’une grave crise dans l’Eglise elle-même.

Ajoutons - car il est temps de mettre les choses au clair - que le Cardinal Ratzinger, alors qu'il était Préfet de la Congrégation de la Doctrine de la Foi, avait écrit que “le Pape Jean-Paul II n'ignore rien de ces graves problèmes qui traversent aussi l'Eglise en France”. (1)

 

(1) Rappelons pour mémoire les propos du Cardinal Vingt-Trois rappelant au Pape Benoît XVI, en voyage en France, qu'il n'était pas un chef d'entreprise donnant des ordres à un épiscopat servile. Puis, au moment de la démission du même Benoît XVI, disant qu'il s'agissait d'une “démission lucide dont il se réjouissait”... Enfin le profond malaise - pour ne pas parler de fin de non-recevoir - qui a traversé une grande partie du clergé français au moment de la publication de “Summorum pontificum"...

Une "mafia" dans l'Eglise pour faire démissionner Benoît XVI et élire François

Donc, si l’on se rapporte aux révélations du Cardinal Danneels, lors du dernier conclave, le Parrain était donc plus à l’œuvre que l’Esprit-Saint. C’est peut-être ce qui explique l’attroupement de “hasbeen”, le 13 mars 2013, sur la loggia, aux côtés du pape nouvellement élu. Il y avait là une troupe de cardinaux (dont le Cardinal Danneels) qu’on avait déjà oublié, ou qu’on croyait déjà morts.

On savait depuis longtemps, avec certitude, que certains “princes de l’Eglise”, tous issus de la même génération et principaux promoteurs d’une idéologie dénoncée par S. Jean-Paul II puis par Benoît XVI, manœuvraient non pas au service du bien de l’Eglise, mais pour leurs propres intérêts. Peut-être pour tenter de régler leurs propres problèmes... “existentiels”.

Comme cela arrive souvent dans l’histoire de l’Eglise, l’élection de Benoît XVI paraissait marquée d’une certaine logique à la suite de Jean-Paul II. Joseph Ratzinger n’avait-il pas été appelé à Rome pour devenir le plus proche collaborateur du Pape polonais ?

La suite, c’est-à-dire le remplacement de Benoît XVI par le pape Bergoglio, paraît beaucoup moins... logique. Si les révélations du Cardinal Danneels au sujet d’une “mafia” n’invalident pas l’élection de François, elles donnent pourtant la nette impression de vouloir décrédibiliser l’actuel Souverain Pontife. Au moment de son élection, Jorge Mario Bergoglio avait-il connaissance de l’existence de cette “mafia” de cardinaux ? Avait-il des liens avec eux ? Car nous parlons bien ici du Pape François qui a déclaré qu’un mafieux était excommunié (Calabre, juin 2014).

La seule réponse que nous avons - et qui ne vaut bien entendu que ce qu’elle vaut - est la présence des “mafiosi”, le 13 mars 2013, directement aux côtés de François venant saluer les fidèles présents place Saint-Pierre d’un simple “Bona serra” marquant déjà une rupture d’avec les usages précédents.

Nul ne peut ignorer qu’on voyait soudain tous les comploteurs oubliés de longue date réapparaitre en pleine lumière.

Quand on sait que les “mafieux” dont parle le Cardinal Danneels n’avaient pour objectif que d’affaiblir les pontificats de Jean-Paul II puis de Benoît XVI (ce dernier ayant clairement parlé des loups infiltrés dans l’Eglise), on comprend mieux pourquoi dans des diocèses entiers sous influence, on s'est tellement évertué à faire exactement l’inverse - en matière de liturgie et de catéchèse, surtout - de ce que préconisaient ces deux grands papes.

On peut même se poser la question de l’étendue de la manœuvre, notamment lorsqu’on pense aux scandales de pédophilie qui ont été un sujet de grande souffrance pour Benoît XVI, lequel s’est, en plus, “pris dans la figure” les cas que certains évêques locaux s’étaient évertués à dissimuler (en Belgique, le Cardinal Danneels jouissait déjà de sa retraite alors que le Cardinal Ratzinger et Mgr Leonard étaient attaqués de toute part).

Chose étrange, la réalité de “réseau mafieux” dont on soupçonnait d’ailleurs depuis fort longtemps l’existence ainsi que les possibilités d’influences au sein des diocèses et jusque dans certaines paroisses, est portée à la connaissance du grand public aujourd’hui, deux ans après l’élection de Jorge Mario Bergoglio. D’où une question : pourquoi cette catégorie de clercs qui s’est déjà décrédibilisée elle-même tout au long de son existence, en arrive-t-elle à se décrédibiliser davantage encore en avouant avoir manœuvré contre l’Eglise (puisque c’est de cela dont on parle) ? Oui, pourquoi ?

Est-ce parce que les “mafieux” sont aujourd’hui atteints par des maladies de l’esprit liées à leur grand âge ? Dans ce cas, pourquoi ne pas diminuer l’âge des cardinaux électeurs de 5 à 10 ans, ce qui écarterait des conclaves les derniers représentants d’une ecclésiologie calamiteuse.

Est-ce parce qu’ils ressentent une frustration par rapport au pape actuel ? Auquel cas il leur faudrait à présent faire passer François pour un “conservateur” qui, malgré son côté trop “people”, rend l’Eglise audible dans le monde.

Est-ce parce que le Pape argentin a choisi de prendre ses distances avec ces “mafiosi” ? Mais alors, pour s’entourer de qui et dans quel but ? Certes, on voit bien certains cardinaux comme Mgr. Scola (Milan) se faire très discrets, pendant que d’autres comme Mgr Tagle (Manille) sont très présents. Ce qui pourrait donner lieu à des interprétations.

A leurs ordinations sacerdotale et épiscopale, le rite disait : “Que le Seigneur achève en toi ce qu’il a commencé” et non : “Je t’envoie pour commencer à achever...”. Pourtant, c’est bien ce qu’ont fait certain : ils ont cherché à achever un travail de sabotage qui avait été commencé dès les lendemains de Vatican II.

Que va faire François ? Une chose paraît certaine : s’il ne démissionne pas, ce ne sera pas à cause du scandale révélé par le Cardinal Danneels, mais à cause de son tempérament. Il pourrait néanmoins trancher dans le vif et inviter les prélats mafieux à se retirer et à se terrer dans le silence et la prière.

Le fera-t-il ? On constate, non sans une certaine inquiétude, que certains membres du C9 choisis par François pour être ses proches conseillers, semblent dans la lignée directe de ceux qui ont conspiré contre S. Jean-Paul II et Benoît XVI. Chacun en tirera les conclusion qu’il veut.

Une "mafia" dans l'Eglise pour faire démissionner Benoît XVI et élire François

La méthode des mafiosi :

Ils n’attaquent jamais les dogmes de face, ils s’appliquent simplement à les vider de leur substance, en affectant de respecter leur enveloppe.

André Frossard, Le parti de Dieu, Lettre aux évêques, éd. Fayard, 1992

Une "mafia" dans l'Eglise pour faire démissionner Benoît XVI et élire François

Sur le site de “Réinformation TV”, Anne Dolhein revient d’une intéressante façon sur la question du groupe de cardinaux et d’évêques constitués en “mafia” pour agir au sein de l’Eglise tel un magistère parallèle. Extraits :


« Des cardinaux et des évêques : “trop pour les nommer tous” s’il faut en croire le cardinal belge Godfried Danneels. Ces membres d’un groupe secret de prélats “de haut rang”, comme le disent ses biographes Jürgen Mettepenningen et Karim Schelkens n’ont pas tous été mis sous le feu des projecteurs alors que l’on apprend l’existence du “Groupe de Saint-Gall” où, entre 1995 et 2006, des réunions annuelles permettaient aux participants de préparer la modernisation de l’Eglise en tentant d’éviter l’élection du cardinal Ratzinger. (...)
Le groupe de Saint-Gall a-t-il œuvré pour obtenir l’élection du cardinal Bergoglio en 2013 ? Pas en tant que tel : d’après la biographie qui doit sortir, le groupe s’est dissous peu après l’élection du cardinal Ratzinger - et donc son échec - mais “l’élection de Bergoglio a été préparée à Saint-Gall, ça ne fait aucun doute. Et les grandes lignes de son programme sont celles dont Danneels et ses confrères discutaient depuis plus de dix ans”, selon Karim Schelkens.
Mettepenningen fait la même analyse : les membres de la “Mafia” recherchaient avant tout la “liberté de parole” qui leur permît d’exprimer leur désaccord avec les tendances du pontificat de Jean-Paul II et de celui qui prenait, à ses côtés, une place de plus en plus visible, le cardinal Ratzinger.

 

mafia-04

(...) “Dans l’engagement de ce petit groupe qui voulait la réforme de l’Eglise, qui voulait la rendre plus proche du cœur des gens, on y est allé progressivement. Au début des années 2000, alors que la fin de Jean-Paul II était désormais prévisible, on a pensé de manière plus stratégique à ce qu’il allait advenir de cette Eglise après Jean-Paul II. Depuis la venue du cardinal Silvestrini dans ce groupe de Sankt-Gallen, celui-ci a pris un caractère plus tactique et plus stratégique. C’est ce qui explique la déception chez le cardinal Danneels et bien d’autres personnes lors de l’élection du pape Benoît XVI, car l’Eglise ne se réformerait pas sous Benoît XVI. Cela ne commence vraiment à se faire que sous le pape François”, affirme Mettepenningen. Ainsi, “le groupe est d’une certaine manière parvenu à ses fins.”
(...) il s’agit bien d’un groupe constitué pour peser sur la marche en avant de l’Eglise, avec un programme, des lignes directrices, des préférences affirmées pour ceux qui seraient capables de les mettre en œuvre. Voilà qui fonctionne comme une société secrète, une hiérarchie parallèle en quelque sorte : la franc-maçonnerie ne fait rien d’autre en tant qu’atelier discret où s’établissent les grandes lignes des “réformes” à mettre en œuvre.
(...) Dans le groupe de Sant-Gallen, ce sont autant le secret que les orientations prises qui posent problème puisqu’il s’agit de modifier la pastorale de l’Eglise ce qui ne peut se faire sans changement de doctrine. Godfried Danneels lui-même avait déclaré en 1980 (...) qu’il était temps de trouver “un nouvel équilibre entre la loi et la miséricorde”.
C’est tout le sens des manœuvres actuelles de certains cardinaux emmenés par le cardinal Walter Kasper en vue du synode sur la famille, pour miner l’enseignement de l’Eglise sur l’indissolubilité du mariage.
Justement, le cardinal Kasper faisait partie de ce qu’ils appelaient la mafia. Et aussi Mgr Ivo Fürer, l’évêque suisse à l’origine des réunions, les cardinaux Ad van Luyn des Pays-Bas, Basil Hume d’Angleterre, Karl Lehmann, encore un Allemand, les Italiens Carlo Maria Martini et Achille Silvestrini, mais encore le Patriarche de Lisbonne, José da Cruz Policarpo, Cormac Murphy-O’Connor cardinal de Westminster, le cardinal ukrainien Lubomyr Husar, dont les noms ont été révélés en avant-première par le vaticaniste Edward Pentin,
ainsi que des prélats de France et d’Autriche cités par les biographes de Danneels.
(...) On se demande bien sûr pourquoi l’existence de la “Mafia” de Saint-Gall a été révélée, et pourquoi maintenant, à quelques jours du synode de la famille auquel Danneels, malgré son âge (82 ans) et malgré les accusations qui pèsent sur lui dans le cadre d’une enquête sur l’occultation d’une affaire de pédophilie ecclésiastique, a été personnellement convié par le pape.
Est-ce pour mettre le pape François en difficulté ? (...) Est-ce pour redorer son blason personnel ? Les motifs personnels passent bien souvent au premier plan dans ce monde fait d’hommes. Nul ne sait en tout cas si la révélation a été décidée de concert même si on peut supposer que le cardinal belge n’aurait pas révélé les noms de certains de ses confrères habitués de Saint-Gall sans leur accord. »

Une "mafia" dans l'Eglise pour faire démissionner Benoît XVI et élire François

Source: Pro Liturgia

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27 septembre 2015 7 27 /09 /septembre /2015 14:44

Y a-t-il un théologien spécialiste pour nous dire si cette chose est licite ? Si oui, pourquoi ne pas autoriser n'importe quel sataniste militant revendiqué à faire la lecture de la Messe du pape ? (à faire la lecture de n'importe quelle messe d'ailleurs)

Messe du pape au Madison Square Garden de New York (25.09.2015) : Un homosexuel militant fait la lecture

La messe du pape au Madison Square Garden de New York [vendredi 25 septembre 2015. NdCR.] était une “eucharistie pour la préservation de la paix et de la justice”.

 

Ah bon. Le lecteur de la première lecture était Mo Rocca, un animateur de télévision, homosexuel militant.
Sur les réseaux sociaux, la communauté gay défaille de bonheur et déborde de tendresse pour son pape…
Et qu’on ne dise pas que ce n’était pas prévu. Mo Rocca est même le seul lecteur dont le nom figurait dans le programme officiel de la messe. (Source : cliquer ici)
(Parce qu’en plus, maintenant, on donne le nom des lecteurs, de l’organiste, de la chaisière... Comme jadis “Au théâtre ce soir” : les costumes sont de... les décors sont de... On est vraiment dans le spectacle. Ou l'autocélébration.)

 

Source: Pro Liturgia (Actualités du 27/09/2015)

Programme de la messe via le site de la "Conférence des Evêques des Etats-Unis".

Source: http://www.usccb.org/about/leadership/holy-see/francis/papal-visit-2015/upload/friday-9-25-mass-madison-square-garden.pdf

Source: http://www.usccb.org/about/leadership/holy-see/francis/papal-visit-2015/upload/friday-9-25-mass-madison-square-garden.pdf

Messe du pape au Madison Square Garden de New York (25.09.2015) : Un homosexuel militant fait la lecture
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20 septembre 2015 7 20 /09 /septembre /2015 16:19

A bon entendeur pour les tenants d'interventions occentales tout azimut au Moyen-Orient (parmi les catholiques nationaux en France qui se reconnaitront), le pape François a dans son discours d'arrivée samedi soir à Cuba, désigné la cause de cette "vague migratoire" : la guerre. 

Car «le monde est assoiffé de paix» a lancé François, légèrement amaigri mais bien reposé, comme un cri du cœur. C'était dans l'avion, devant les journalistes, lors du trajet entre Rome et La Havane. Il leur a fait part d'une forte «émotion»: il a raconté qu'en quittant le Saint-Siège, samedi matin, il a pu saluer la famille de «réfugiés Syriens» qui vient d'être accueillie dans un appartement du Vatican. «On voyait leur visage de douleur» a confié le pape. «Il faut donc construire des petits ponts de paix, les uns après les autres» pour réussir à «construire le grand pont de la paix» contre «la guerre» qui sème «la mort» et provoque cette «vague migratoire».

Improvisant pour finir François a repris le thème de la Troisième Guerre mondiale: «Le monde nécessite une réconciliation dans cette troisième guerre mondiale que nous vivons pas étape».

François: «La guerre» sème «la mort» et provoque cette «vague migratoire»

Source: Le pape François rend un hommage chaleureux à Fidel Castro, Le Figaro, Par Jean-Marie Guénois Mis à jour le 20/09/2015 à 17:10 Publié le 20/09/2015 à 08:47

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16 septembre 2015 3 16 /09 /septembre /2015 08:35
Comment mettre le diable KO ? les conseils du Père Amorth, exorciste du Vatican

Dans son testament spirituel, le célèbre exorciste du diocèse de Rome nous dit comment mettre Satan hors d'état de nuire : en accourant vers "Dieu, plus beau que le diable".

 

Trop de chrétiens ne croient plus au diable, tel ce cardinal qui glaça un jour le père Gabriele Amorth, le célèbre exorciste et expert en mariologie, en lui disant : « Rien que de la superstition ! » D’autres voient le diable partout, jusqu’à lui porter un intérêt malsain. Le père Amorth rétablit la juste perspective dans ce « testament spirituel » au soir de sa vie (il a 90 ans). La vérité, c’est que Dieu est infiniment « plus beau que le diable » et beaucoup plus attrayant, confie-t-il dans ce livre d’entretien avec son confrère Angelo De Simone. Dommage que trop de catholiques rendent ce Dieu Amour rebutant… ce qui fait bien entendu le jeu du diable.

 

Nous sommes enfants de Dieu : voilà la bonne nouvelle dont tout chrétien devrait rayonner. Comment évangéliser sans irradier l’Amour de Dieu ? Comment transmettre un tel feu sans être non simplement « religieux » (tout le monde, même l’athée le plus endurci, l’est d’une façon ou d’une autre !) mais blotti contre le cœur de Jésus ?

 

Se mettre sous la protection de Marie

 

Certes, le diable existe et « possède » certaines personnes, au demeurant peu nombreuses. Le père Amorth aura passé une grande partie de sa vie à les en délivrer. Il est aussi bien placé pour débusquer « les empreintes et les œuvres dévastatrices du diable » dans notre société. Pourtant, cet « expert » de Lucifer se garde d’en faire une obsession, et donne ce conseil de vie face aux inévitables tentations et chutes qui jalonnent la vie d’un chrétien : « S’il existe un moyen de détacher le diable de nous, c’est celui qui consiste à se laisser attirer par la bonté et la beauté qui émanent du bien et de notre Dieu-et-Père ». Se mettre à l’école et sous la protection de Marie est la voie royale que lui-même a adoptée.

 

Rien d’irénique chez ce disciple du Padre Pio : il ne minimise en rien le mal, le péché, l’Enfer. Mais il sait comme la « petite » Thérèse que nous serons jugés sur l’amour. Or, depuis la chute d’Adam et Eve, « la raison profonde qui empêche la communion avec Dieu est, encore et toujours, la peur de Dieu ; peur qui empêche de se sentir aimé comme un enfant ». Tel est le mensonge mortel de l’ange des ténèbres : « Dieu ne t’aime pas ». C’est là « le pire des maux » et la source de tous les autres : « Ne pas avoir connu le Père ». Sans l’Amour du Père, « la loi n’est qu’un pesant fardeau ».

 

 

Source (et suite): Comment mettre le diable KO ? les conseils du Père Amorth, exorciste du Vatican, Aleteia, 15 septembre 2015

 

Dieu plus beau que le diable, testament spirituel, Père Gabriele Amorth, Éditions Bénédictines, 160 pages, 15 euros

 

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11 septembre 2015 5 11 /09 /septembre /2015 07:58

Mgr Aillet, Évêque de Bayonne, Lescar et Oloron, dans un article sur la crise migratoire, dénonce les interventions occidentales qui ne font que provoquer le chaos au Moyen-Orient, avec des "intérêts économiques, stratégiques, géopolitiques" "dans une région où les richesses pétrolières sont convoitées".

 

Toutefois, pour "secourir les chrétiens d'Orient et autre minorités religieuses", il évoque la possibilité de "stopper l'avancée de l'Etat islamique et de détruire cette organisation" par le moyen d'une "coalition associant les Pays occidentaux et les pays arabes, la Russie et l'Iran", sans que cette intervention ne puisse faire "l'économie d'une opération terrestre".

 

Il précise que l'appel du pape François du 6 septembre 2015 à accueillir les réfugiés s'adressait à la sphère religieuse de la société (paroisses, communautés religieuses, monastères, sanctuaires), pas à l'Etat.

 

Extraits :

 

Mgr Aillet évoque la possibilité de créer une "coalition" pour "détruire" l'Etat islamique

1. L’appel du Pape François :

 

Après la prière de l’Angélus du dimanche 6 septembre, le Pape François a évoqué le drame « des dizaines de milliers de réfugiés fuyant la mort, à cause de la guerre et de la faim, et qui sont en marche vers une espérance de vie » ; et il a appelé les paroisses, les communautés religieuses, les monastères et les sanctuaires de toute l’Europe « à manifester l’aspect concret de l’Evangile et à accueillir une famille de réfugiés ». Il a demandé à ses frères évêques d’Europe, que dans leurs diocèses « ils soutiennent son appel, rappelant que la miséricorde est le deuxième nom de l’amour : ‘Chaque fois que vous l’avez fait à l’un de ces plus petits de mes frères, c’est à moi que vous l’avez fait’ » (Mt 25,40).

 

[...] Dans son appel du 6 septembre, le Pape François se situe dans le registre du précepte évangélique de la charité, en se référant explicitement à la parabole du Jugement dernier : « J’avais faim et vous m’avez donné à manger, j’avais soif et vous m’avez donné à boire … j’étais un étranger et vous m’avez accueilli » (Mt 25). On reconnaît ici ce que la tradition de l’Eglise appelle les œuvres corporelles de miséricorde. Jésus n’a pas l’intention ici de promouvoir un programme politique qui s’imposerait tel quel aux Etats, mais exhorte les fidèles à l’exercice de la charité dans une situation concrète.

 

[...] On notera en effet qu’ici, le Pape ne s’adresse pas aux Etats et se garde bien de préconiser des solutions politiques au problème des migrants.

 

[...] Le Pape demande aux paroisses catholiques d’Europe d’accueillir une famille de réfugiés « fuyant la mort, à cause de la guerre ou de la faim ». Dans un discours circonstancié, il ne parle pas des « migrants » en général mais des « réfugiés ». Certes il ne précise pas comment discerner s’il s’agit effectivement de réfugiés, même si son propos le suggère.

 

[...] De même, l’accueil des étrangers, en particulier ceux qui ne sont pas chrétiens, ne nous dispense pas, sans prosélytisme et dans le respect de la liberté, de leur partager le trésor de la foi (cf. Règle de Saint Benoît à propos de l’hospitalité ; Instruction du Conseil pontifical pour la pastorale des migrants et des personnes en déplacement, Erga migrantes Caritas Christi, du 3 mai 2004, nn. 59-68).

 

[...] Nous ne pouvons donc pas rester insensibles à l’appel du Saint-Père et nous continuerons à accueillir les réfugiés d’Irak et de Syrie, en lien avec l’association chaldéenne de Pau. L’Oeuvre d’Orient, se tient à la disposition des diocèses, des paroisses et des familles qui souhaitent répondre positivement à l’appel du Pape pour accueillir une famille de réfugiés (contact@oeuvre-orient.fr)

 

2. Pour aller plus loin

 

[...] L’accueil exprimé par l’Allemagne, à grands renforts de campagnes médiatiques, pour généreux qu’il soit, pourrait cacher des intentions moins altruistes qu’il n’y paraît : l’Economie-locomotive de l’Europe n’a-t-elle pas un besoin urgent de main d’œuvre pour faire fonctionner ses usines et ses entreprises, en raison du cruel déficit démographique ?

 

[...] Les Etats occidentaux ne devraient-ils pas reconnaître, dans un beau geste de repentance, leurs erreurs de ces dernières années, en intervenant dans plusieurs pays et en y provoquant plus ou moins directement le chaos qui règne aujourd’hui dans ces pays (Irak, Libye, Syrie…) ?

 

N’est-il est pas permis de douter de l’entière générosité des motifs avancés alors pour justifier ces interventions désastreuses : faire avancer la cause de la démocratie et des droits de l’homme, certes en s’attaquant à des Régimes forts, mais pour défendre des intérêts économiques, stratégiques, géopolitiques occidentaux, dans une région où les richesses pétrolières sont convoitées…

 

[...] Dans son message du 12 octobre 2012 pour la journée mondiale des migrants de 2013, le pape émérite Benoît XVI soulignait en effet qu'"avant même le droit d'émigrer, il faut réaffirmer le droit de ne pas émigrer, c'est-à-dire d'être en condition de demeurer sur sa propre terre, répétant avec le Bienheureux Jean-Paul II que le droit primordial de l'homme est de vivre dans sa patrie".

 

[...] Quelle solution concrète pour secourir les chrétiens d’Orient et autre minorités religieuses, et nourrir leur espérance de recouvrer leurs maisons et leurs terres, injustement confisquées ?

 

Une bonne part de la réponse à ces questions passe par la volonté de stopper l’avancée de l’Etat Islamique et de détruire cette organisation. Ce qui supposerait une coalition associant les Pays occidentaux et les pays arabes, la Russie et l’Iran, et qui ne semble pas pouvoir faire l’économie d’une opération terrestre.

 

Source: Crise migratoire : justice et charité sont indissociables, Mgr Aillet, Évêque de Bayonne, Lescar et Oloron, 10 septembre 2015

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30 août 2015 7 30 /08 /août /2015 04:47
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29 août 2015 6 29 /08 /août /2015 19:31
Apparitions de la Vierge Marie - Pierre Barnerias : "M et le 3ème secret"

Pierre BARNERIAS a réalisé un film documentaire : "M et le 3ème secret", sorti au cinéma le 19 novembre 2014.

Dans entretien radiophonique du 8 mars 2015 , il explique les 4 ans d'enquête, le tournage dans 13 pays.

"Pour lever le voile sur le secret de Fatima", ce film d'une heure cinquante "fait à chaque fois de façon quasi miraculeuse", selon son réalisateur (à partir de la 47e minute), croulant sous les dettes, a trouvé des donateurs dans les deux dernières années de sa réalisation.

Apparitions de la Vierge Marie - Pierre Barnerias : "M et le 3ème secret"

Entres autres nombreuses informations, à partir de la 54e minute, le réalisateur évoque le complot mondialiste :

 

 

« (Aux Etats-Unis) c'est quelques uns seulement qui sont malveillants. [...] qui sont en train de vouloir diriger le monde, en train d'essayer de créer un nouvel ordre Mondial, qui est insupportable.

Et ce Nouvel ordre mondial, il n'y a pas que les Etats-Unis, il y a Sarkozy qui a appelé ouvertement à faire ce Nouvel Ordre Mondial, François Hollande également.

[...] Donc il faut arrêter de traiter les gens de "complotistes... On n'est plus dans le complot, on est dans la réalité. [...] Et en général, les gens qui utilisent ce mot de "complot", ce sont ceux qui sont eux-mêmes concernés par ça ! »

 

 

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28 août 2015 5 28 /08 /août /2015 21:54

S'attaquer à la famille est une oeuvre satanique qui prépare la fin des temps. Et ce qui est inquiétant c'est de constater que le Pape qui devrait préserver la foi se porte caution des destructeurs, bénit les oeuvres du démon sans encourager ceux qui les combattent. De loin une des nouvelles des plus terrifiantes qu'il m'est été donné de lire:

Le pape autorise un livre sur l'"homoparentalité"

selon une dépêche Afp de ce jour:

Le pape François a envoyé sa bénédiction à Francesca Pardi, auteure et éditrice de livres pour enfants sur l'homoparentalité en Italie, qui lui avait fait parvenir ses livres décriés par une partie des catholiques.

Mère de quatre enfants, Mme Pardi a fondé avec son épouse la petite maison d'édition "Lo Stampatello", qui publie des ouvrages comme "Petit oeuf", "Le grand et gros livre des familles" ou encore "Pourquoi tu as deux mamans" présentant différents types de familles "sans ériger de modèle", a-t-elle expliqué aujourd'hui. Ce sont d'ailleurs en partie ces livres que le nouveau maire de Venise, Luigi Brugnaro (centre droit), a bannis cet été des écoles de sa ville.

[...]

En juin, Mme Pardi a envoyé au pape un courrier accompagné de tous les livres du catalogue, de photos de sa famille mais aussi des tracts diffamants d'une organisation chrétienne, essentiellement pour porter ces attaques à l'attention du pontife argentin. A sa grande surprise, elle a reçu une réponse signée au nom du pape par un haut responsable de la secrétairie d'Etat du Vatican, la remerciant "pour son geste délicat" et adressant la bénédiction apostolique à elle-même, son associée et leurs proches.

Le Vatican s'est cependant empressé de préciser que la lettre n'était qu'un accusé réception "dans un style simple et pastoral" qui aurait dû rester privé et qui souhaitait aux deux éditrices "une activité toujours plus fructueuse au service des jeunes générations et de la diffusion des authentiques valeurs humaines et chrétiennes". "Il nous a rendu respect et dignité", s'est cependant émue Mme Pardi. "Ce n'est pas important pour moi que ce soit le pape qui le dise, je ne suis pas catholique. Mais c'est important de voir qu'on n'est pas face à un mur. Un dialogue est possible". "Les livres, on les ouvre, on les lit, on les critique, on ne les bannit pas", a-t-elle insisté.

 

Sources:

- Le pape autorise un livre sur l'homoparentalité, Lefigaro.fr avec AFP Mis à jour le 28/08/2015 à 14:34 Publié le 28/08/2015 à 14:28

- Vatican: le pape François autorise un livre sur l'homoparentalité, BFMTV, 28/08/2015 à 15h50

 - Italie : le pape donne sa bénédiction à une éditrice de livres sur l'homoparentalité, MetroNews

Il va de soi que l'on peut interdire les ouvrages d'outrage public et d'atteintes aux bonnes moeurs. Et dans tout Etat chrétien qui se respecte tout livre satanique rapportant l'idéologie du genre ou la propagande homosexuelle auprès des enfants comme en Russie, où une loi punit la chose.

Ci-dessous, voici les premières réactions francophones à cette stupéfiante nouvelle, la réaction d'Yves Daoudal sur son blog, et celle de Denis Crouan, Président de l'Association Pro Liturgia :

 

SUA SANTITA È GRATO PER IL DELICATO GESTO E PER I SENTIMENTI CHE LO HANNO SUGGERITO E AUSPICA UNA SEMPRE PIU' PROFICUA ATTIVITA' AL SERVIZIO DELLE GIOVANI GENERAZIONI E DELLA DIFFUSIONE DEGLI AUTENTICI VALORI UMANI E CRISTIANI.

Sa sainteté est reconnaissante pour le geste délicat et pour les sentiments que vous avez évoqués, et espère une activité toujours plus fructueuse au service des jeunes générations et de la diffusion des authentiques valeurs humaines et chrétiennes.

Cette lettre de la Secrétairerie d’Etat a été reçue par Francesca Pardi, qui édite des livres pour enfants qui ne sont rien d'autre que de la propagande homosexuelle. On dit « qui parlent d’homoparentalité » quand on est poli. Mais je n’ai pas du tout l’intention d’être poli. Les livres pour enfants édités par Francesca Pardi et sa « femme » Maria Silvia Fiengo (elles se sont « mariées » à Barcelone et « ont » quatre enfants) sont une immonde pourriture, expliquant aux enfants que c’est génial d’avoir deux papas ou deux mamans, et que c’est parfaitement naturel, puisque les animaux font la même chose (on voit en effet dans leurs livres des animaux homosexuels qui élèvent « leurs » petits dans la joie et l’harmonie…)

Donc, à l’occasion du Family Day, la très réussie journée de la famille qui tente de défendre le modèle familial créé par Dieu et manifestait cette année contre le projet de Pacs, Francesca Pardi avait écrit au pape, lui envoyant son catalogue (où il y a l’un des livres que le maire de Venise a fait retirer des bibliothèques des écoles), des photos de sa famille (sic) et une longue lettre où elle s’en prenait à cette Manif pour tous contre le pacs, affirmant qu’il n’y avait « pas l’ombre de la théorie du genre » dans le livres qu’elle édite, qu’elle a entrepris ce travail uniquement « pour le bien des enfants », que le livre Pourquoi avoir deux mamans est tout simplement leur histoire personnelle, et Pourquoi avoir deux papas est « l’histoire d’une famille que nous connaissons personnellement ». « Ce n’est pas de l’idéologie mais seulement l’amour du prochain. » Puis venait une longue diatribe contre ceux qui se disent catholiques et qui sont intolérants. Et elle disait que « beaucoup de gens mettent leur espoir dans une Eglise qui ne soit pas intégriste et inhumaine comme nous l’avons connue à d’autres époques. »

C’est à cela que le pape répond ce que l’on a lu au début : le pape remercie, et espère que ces deux lesbiennes vont continuer, plus que jamais, à éditer des livres homosexuels pour enfants, ce qu’il appelle les authentiques valeurs humaines et chrétiennes. Et il ajoute sa bénédiction apostolique, à deux femmes pour qui ça ne représente rien. Rien d'autre qu'un blanc seing de l'Eglise pour poursuivre leur œuvre de pourriture.

Naturellement, Francesca Pardi triomphe et en remet une couche. Et avec elle tous les militants homosexualistes. Le pape leur donne raison, et il désavoue le maire de Venise (celui qui a dit aussi qu’il n’y aurait pas de gay pride pendant son mandat). Et celui-ci est désormais montré du doigt, de partout, comme étant spectaculairement condamné par le pape.

Le Vatican s’est encore enfoncé davantage en soulignant que cette lettre était privée et que la bénédiction qui la concluait va à la personne, et non à « d’éventuels enseignements qui ne sont pas en ligne avec la doctrine de l’Eglise sur la théorie du genre, qui n’a pas changé le moins du monde, comme l’a rappelé à plusieurs reprises le Saint-Père ». « En aucune façon une lettre de la secrétairerie d'État n’entend avaliser des comportements et des enseignements non conformes à l'Evangile… Une instrumentalisation de la lettre est tout à fait inappropriée… »

On remarque que cette pantalonnade du Père Ciro Benedettini, vice-directeur du bureau de presse du Vatican, n’évoque même pas la propagande homosexuelle. Il s’en tient à la « théorie du genre » (alors que Jean-Paul II a montré il y a bien longtemps que c’est une terrifiante idéologie et non une théorie), sans même savoir que Francesca Pardi niait fermement faire la promotion de la dite « théorie ».

Mais on a compris l'essentiel : la doctrine ne change pas. Le pape peut féliciter des éditeurs de livres de propagande homosexuelle pour enfants, et appeler cela les « authentiques valeurs humaines et chrétiennes », cela n’a pas d’importance, puisque « la doctrine ne change pas ».

Je ne sais pas si c’est cliniquement de la schizophrénie, et je m’en moque. Ce que je sais, c’est que ce pape, qui n’avait pas eu un mot de soutien pour l'impressionnant Family Day, s’est mis ouvertement du côté des pourrisseurs, dont il reçoit en ce moment de nouveaux éloges dithyrambiques. Il aura eu sa récompense en abondance...

 

Source

Le site Pro Liturgia de Denis Crouan en parle aussi:

ACTUALITE DU 28 AOÛT 2015

* * * * NOUVEAU Vendredi 28/8/2015. Francesca Pardi et Maria Silvia Fiengo ont fondé une maison d'édition de livres pour enfants. Parmi les ouvrage publiés, l’histoire d’une “famille” invitant les jeunes lecteurs à se demander “pourquoi on peut avoir deux mères” ou encore “quel est le secret de papa”...
Le Maire de Venise, Luigi Brugnaro, a interdit la diffusion de ces livres dans les écoles.

Mais c’était sans compter avec le Pape François qui, par l’intermédiaire de Mgr Peter Wells, de la Secrétairerie d’Etat, a envoyé aux éditeurs une lettre de remerciements et d’encouragement pour les “exhorter d’aller de l’avant dans cette voie”.
En juin dernier, Francesca Pardi avait envoyé au Pape le catalogue complet des titres de la maison d’édition, avec l’espoir qu’il prendrait le temps d’en lire quelques uns.
Francesca Pardi et Silvia Fiengo suivent la tactique des stratèges homosexuels Marshal K. Kirk and Erastes Pill qui, dans un article de 1987, insistaient sur la nécessité de “parler des gays et de l’homosexualité aussi fort et aussi souvent que possible” et de raconter aux enfants l’histoire de familles homosexuelles afin de les conduire à reconnaitre l’égalité des couples héréro ou homosexuels.
Une fois de plus, à la suite de ce “couac” retentissant, le Bureau de Presse du Vatican s’est hâté de rectifier le tir en précisant qu’ “en aucun cas la lettre de la Secrétairerie d'Etat signifiait l’approbation de comportements et d’enseignements non conformes à l’Evangile.” On revient de loin !
Pourtant, dans la lettre que Mgr Peter B. Wells a adressée aux éditeurs, il est clairement dit que “Sa Sainteté est reconnaissante pour le geste délicat [et] appelle à une activité plus fructueuse au service des jeunes générations et vous accordant sa bénédiction apostolique.”
Le quotidien italien “
Il Giornale” note que si Francesca Pardi a apprécié la lettre encourageante qui lui a été envoyée au nom du Pape François, le Maire de Venise qui interdisait ces ces livres dans les écoles n’a, lui, reçu aune lettre de soutien du Pape.

Capture d’écran 2015-08-28 à 19.16.15

Source : Catholic Family News.

via Pro Liturgia, Actualité du 28 août 2015

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27 août 2015 4 27 /08 /août /2015 15:05
Chine : Face à la campagne d’abattage des croix, la résistance des chrétiens prend de l’ampleur

Dans la province du Zhejiang, le bilan de la campagne d’abattage des croix des lieux de culte chrétiens s’alourdit.

 

Quelque 1 200 croix plantées au sommet des lieux de culte ont ainsi été démontées ou déplacées, et plusieurs dizaines de lieux de culte détruits. Toutefois, la nouveauté n’est plus tant dans la conduite de cette campagne par les autorités provinciales – les premières croix ont été abattues en janvier 2014 – que dans la résistance opposée par les communautés chrétiennes. Unis dans une commune dénonciation de cette campagne, membres des Églises officiellement enregistrées ou fidèles des Églises "clandestines", catholiques et protestants osent dire ouvertement leur mécontentement, un mécontentement qui trouve des relais à l’étranger.

 

Le gouvernement en passe de perdre la bataille numérique

 

Sur le terrain, si la campagne se poursuit, les autorités semblent avoir perdu la bataille de la communication. En mai dernier déjà, les réseaux sociaux chinois s’étaient emparés d’une photo où l’on voyait une grue télescopique géante approcher son bras du sommet du temple de la communauté protestante Huzhen, dans la ville de Lishui (centre du Zhejiang) ; la nacelle de la grue semblait prête à saisir la croix surmontant l’édifice, une croix en proie aux flammes et surmontée d’une colonne de fumée noire. Sur le réseau social Weibo, les commentaires accompagnant la photo étaient sans équivoque : des officiels "mauvais" avaient mis le feu à la croix, faute de la détruire autrement. La réplique des autorités fut non seulement très tardive, mais peu plausible : début juillet, le Zhejiang Ribao ("Quotidien du Zhejiang") affirmait que la croix, "dangereusement proche" du paratonnerre, comprenait un système d’éclairage défectueux et avait "spontanément" pris feu.

Depuis le mois de juillet, les chrétiens du Zhejiang, qui constituent une minorité difficile à dénombrer mais conséquente de la population de cette riche province côtière, s’organisent pour opposer à la campagne "une désobéissance non violente et pacifique", ainsi que l’exprime un pasteur protestant de Wenzhou, principal foyer chrétien de la province

 

Lettre ouverte d'un évêque "officiel"

 

Cette résistance des chrétiens a pris plusieurs formes. Le 27 juillet, dans un geste aussi rare que remarqué, l’évêque "officiel" du diocèse catholique de Wenzhou, Mgr Zhu Weifang, a publié, avec 26 de ses prêtres, une lettre ouverte pour appeler "les catholiques chinois et toutes les personnes animées par un sens de la justice à ne pas rester silencieux et à élever la voix ensemble". Évoquant une "persécution qui se renforce", le prélat âgé écrit : "En tant que citoyens chinois, nous aspirons à une démocratie plus complète et à un véritable État de droit".

Avec plusieurs prêtres et derrière une banderole, Mgr Zhu est allé porter sa lettre aux autorités provinciales. En réponse, il lui a été signifié qu’il devait se taire, faute de quoi lui et les catholiques de Wenzhou pourraient se retrouver en prison. Selon un avocat chrétien de Wenzhou, cité par l’agence Ucanews, "les gens ont peur mais ils sont déterminés et ne veulent pas qu’on les fasse taire".

 

Occupations pacifiques des lieux de culte par les fidèles

 

Par ailleurs, pour s’opposer aux démolitions de croix, des fidèles occupent 24 h sur 24 leurs lieux de culte. Au nord de la capitale provinciale Hangzhou, dans le village Ya, du district de Huzhou, 22 protestants campent sur le toit de leur temple pour en empêcher l’accès aux forces de l’ordre. Des mesures d’occupation pacifique qui ne sont pas sans danger : le 8 août dernier, le typhon Soudelor a frappé Wenzhou et sa région, causant 33 morts, dont deux chrétiennes. Elles faisaient partie d’un groupe de quatre chrétiennes veillant jour et nuit sur leur église ; la nuit du 8 août, fatiguées de monter sur le toit du lieu de culte, deux d’entre elles, âgées de 77 et 81 ans, avaient choisi de dormir au rez-de-chaussée de leur église. Elles sont mortes noyées, emportées par une montée soudaine des eaux, dues aux pluies diluviennes.

Enfin, des fidèles ont entrepris de distribuer à tous les croyants des petites croix en bois, hautes de 50 à 70 cm, le plus souvent peintes en rouge, à charge pour chacun de l’afficher à la fenêtre de son domicile. « Demain, vous verrez des croix partout dans le Zhejiang », affiche un prêtre catholique dans un message posté sur Weibo.

 

Loin de se cantonner aux chrétiens du Zhejiang, le mouvement de protestation face à la campagne de démolition des croix s’étend au-delà de la province. Le 31 juillet, deux groupes de prêtres catholiques issus respectivement du séminaire régional de Wuchang (Wuhan) et du séminaire régional de Sheshan (Shanghai) ont publié des communiqués pour dénoncer la campagne, la comparant aux campagnes de démolition de la Révolution culturelle (1966-1976). Trois évêques « clandestins » (Mgr Wang Ruowang, de Tianshui, Mgr Wei Jingyi, de Qiqihar, et Mgr Shao Zhumin, l’évêque « clandestin » de Wenzhou) se sont à leur tour exprimés, ajoutant leur voix à celle d’évêques « officiels ».

Selon Bob Fu, président de China Aid, organisation basée aux Etats-Unis et venant en aide aux chrétiens de Chine, « c’est la première fois dans l’histoire contemporaine de l’Eglise en Chine que l’on voit une coalition de catholiques et de protestants, issus des Eglises officiellement enregistrées et des Eglises « domestiques » ou « clandestines », être ainsi unis pour dénoncer des atteintes aux droits de l’homme et à la liberté religieuse ».

Pour tenter de contrer ce front uni des chrétiens, les autorités ont réagi. Afin sans doute que les instances par lesquelles le pouvoir applique sa politique religieuse ne perdent pas toute crédibilité, la branche provinciale de l’Association patriotique des catholiques chinois et son homologue du Conseil chrétien de Chine ont appelé à la fin de la campagne de démolition des croix, affirmant que celle-ci « blessait gravement les sentiments de plus de deux millions de croyants [du Zhejiang] ». A Wenzhou, le clergé, protestant comme catholique, a été convoqué à des « sessions d’étude » à propos de la campagne en cours. Il y est rappelé que les constructions de lieux de culte, quelle que soit leur appartenance religieuse, doivent respecter la loi et les règlements en vigueur.

Selon différents observateurs extérieurs, les autorités ont toutefois peu de chance de se faire entendre par les chrétiens du Zhejiang. Yang Fenggang, directeur du Centre sur la religion et la société chinoise à l’université Purdue (Etats-Unis), souligne que le discours des autorités n’est pas audible dans la mesure où même des églises catholiques et des temples protestants construits avec toutes les autorisations nécessaires sont ciblés par la campagne de démolition.

 

Lire la suite sur le site de l'agence d'information des Missions étrangères de Paris, Église d'Asie (eda/ra)

Légende photo : Mai 2015 : la croix de l’église Huzhen, à Lishui, en feu.

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25 août 2015 2 25 /08 /août /2015 21:06
Quel est le péché préféré du diable ? Un exorciste répond

Madrid (Espagne), 25 août 2015 (ANC).

"Est-ce qu’un exorciste peut avoir peur? Quel est le péché préféré du diable ? Ces questions, et d’autres, ont été traitées dans un récent entretien avec le prêtre dominicain, le père Juan José Gallego, un exorciste de l'archidiocèse de Barcelone, en Catalogne, en Espagne.
Il y a neuf ans, le père Gallego fut nommé exorciste. Dans une interview réalisée par le quotidien espagnol El Mundo, le prêtre dit que, selon son expérience, l’orgueil est le péché que le diable aime le plus.

« N’avez-vous jamais eu peur? » a demandé l'intervieweur.
« Au début, j'ai eu beaucoup peur » a répondu le père Gallego. "Tout ce que je devais faire était de regarder par-dessus mon épaule, et j'ai vu des démons... L'autre jour, je faisais un exorcisme," Je te commande ! Je vous ordonne! " ... et le malin, d'une voix forte me déclara: "Galleeeego, vous en faites troooooop." Cela me secoua. »

Néanmoins, il sait que le diable n'est pas plus puissant que Dieu. L'exorciste a rappelé que "quand ils m'ont nommé exorciste, un parent m'a dit, "Whoa, Juan José, j'ai vraiment peur, parce que dans le film "L'exorciste", une personne est décédée et l'autre s'est jetée par une fenêtre." Je lui ai dit: "N'oubliez pas que le diable est juste une créature de Dieu."

Quand les gens sont possédés, a-t-il ajouté, « ils perdent conscience, ils parlent des langues étranges, ils ont une force démesurée, ils se sentent vraiment mauvais, et on voit des gens très bien élevés en train de vomir et de blasphémer. »

« Il y avait un garçon dont le démon avait incendié sa chemise de nuit et autres choses comme ça. Il m'a dit que ce que lui proposaient les démons était: « Si tu fais un pacte avec nous, tu n'auras jamais plus à passer à travers tout ce que tu ressens maintenant. »

Le père Gallego a également averti que le « New Age » et des pratiques comme le reiki et le yoga peuvent être des points d'entrées pour les démons. Il a également dit que les dépendances sont « un type de possession ».

"Quand les gens traversent une crise, ils souffrent plus. Ils peuvent se sentir sans espoir. Les gens se sentent comme s’ils avaient le diable à l'intérieur", dit-il."

Source

via http://www.leforumcatholique.org/message.php?num=785629

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20 août 2015 4 20 /08 /août /2015 21:41

A l’issue d’une conférence pro-vie à Accra début août, des évêques ghanéens ont invité la population à rejeter les programmes de santé des organisations humanitaires. Ils entendent résister à la « culture de la mort » propre à l’Occident.

Les 7 et 8 août derniers dans la capitale ghanéenne, évêques, prêtres et religieux, ont tenu une conférence intitulée «Promouvoir les valeurs de la vie et de la famille en face de la culture actuelle de la mort ». Un rassemblement que les évêques ont justifié comme étant « en réponse à la violence croissante face à la dignité et à la vie humaine et à la culture de la mort au Ghana comme dans le reste du monde » ainsi qu’à l’appel du pape François souhaitant « maintenir et soutenir le mariage et la vie de famille ».

Dans leur communiqué, les évêques avancent plusieurs objectifs, dont celui de

résister aux « tentatives persistantes et délétères de riches philanthropes, de donateurs et organisations internationales qui imposent un contrôle de la population en Afrique sous le prétexte du droit à la santé sexuelle et reproductive ».

Ils dénoncent ainsi la promotion de l’avortement, des préservatifs et autres moyens de contraception, réalisée par plusieurs groupes internationaux et organisations humanitaires. Ils entendent également protéger la jeunesse contre « l’hyper-sexualisation et les campagnes moralement répréhensibles » poursuivies par ces mêmes organisations.

[...] « Les Ghanéens et les Africains doivent résister à la tentation d’imiter les autres pays, en tirant les leçons des conséquences de la dérive morale de l’Occident. Au Ghana et en Afrique, nous avons la mission de promouvoir la vie dans le monde : nous ne pouvons pas nous soustraire ou rejeter la parole de Dieu », a souligné Mgr Kwaku Afrifah-Agyekum, évêque de Koforidua et président de la Commission épiscopale pour la santé.

Le rassemblement s’est conclu par une marche pour la vie dans les rues d’Accra, à laquelle ont participé un millier de fidèles, religieux, prêtres et évêques.

 

Source: Des évêques ghanéens dénoncent les dérives morales de l’Occident, La Croix, 20/8/15 - 16 H 38

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18 août 2015 2 18 /08 /août /2015 07:29
François a exprimé ses condoléances aux victimes et aux personnes endeuillées samedi 15 août 2015 à Rome lors de la fête catholique de l'Assomption

François a exprimé ses condoléances aux victimes et aux personnes endeuillées samedi 15 août 2015 à Rome lors de la fête catholique de l'Assomption

Les paroles du pape François après l’angélus du 15 août sur la catastrophe éprouvant la ville portuaire chinoise ont été reprises, de manière inhabituelle, par la télévision du pays.

Le fait est considéré sans précédent par des journalistes italiens en poste à Pékin. La télévision chinoise a rendu compte ce week-end des propos que le pape François a tenus le 15 août à la suite des explosions survenues dans le port de Tianjin. Le quotidien chinois anglophone, South China Morning Post, s’est aussi fait l’écho des propos du pape.

Celui-ci s’exprimait après la prière de l’angélus du 15 août, fête de l’Assomption.

« Mes pensées vont en ce moment à la population de la ville de Tianjin dans le nord de la Chine, où des explosions dans la zone industrielle ont causé de nombreux morts et de blessés et d’importants dégâts », a-t-il dit, assurant prier « pour ceux qui sont morts et pour tous ceux qui souffrent de cette catastrophe » : « Le Seigneur va les soulager et soutenir ceux qui sont engagés dans la lutte contre leurs souffrances. »

L’angélus offre souvent l’occasion au pape d’attirer l’attention sur des événements à travers le monde.

La République populaire de Chine et le Saint-Siège n’entretiennent pas de relations diplomatiques. Des signes épars et timides suggèrent toutefois une recherche de contacts.

 

Sébastien Maillard (à Rome)

 

Source: La télévision chinoise rend compte des propos du pape sur Tianjin, La Croix, 17/8/15 - 15 H 02

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15 août 2015 6 15 /08 /août /2015 16:41
Les cloches des églises ont sonné en soutien aux chrétiens d'Orient

Les cloches ont sonné samedi midi dans de nombreuses églises de France en soutien aux Chrétiens d'Orient, dans le cadre d'une opération rejointe par plusieurs diocèses à l'étranger, à l'occasion du 15 août.

Au total, 76 diocèses en France ont annoncé leur participation à cette  opération, selon Natalia Trouiller, la responsable de la communication du  diocèse de Lyon, dont l'archevêque Mgr Philippe Barbarin a oeuvré à la  propagation de l'initiative. A l'étranger, 59 diocèses dans 16 pays ont également rejoint le mouvement, notamment en Belgique et au Luxembourg, ainsi que ceux de Madrid, Cologne, Vienne, Montréal, Oran, l'épiscopat d'Irlande et celui des Pays-bas notamment.    

 

L'opération, organisée le jour de la fête de l'Assomption marquant pour les catholiques la montée au ciel de la mère du Christ, et qui intervient un an  après la chute de Mossoul en juin 2014, a également été soutenue par plusieurs  églises protestantes, qui ont organisé diverses manifestations, notamment à  Reims ou dans le Marais à Paris, a assuré Mme Trouiller. [1]

De leur côté les politiques ont été nombreux à réagir à cette opération sur  twitter avec des messages sous le mot #ChristianBells:

"Que les cloches  de nos églises retentissent demain pour les Chrétiens d'Orient est un beau  message de solidarité et d'espoir", a estimé dès vendredi l'ancien Premier  ministre François Fillon, particulièrement engagé dans cette cause puisqu'il  avait organisé en juin un "grand rassemblement de soutien aux chrétiens  d'Orient".

L'ex-président Nicolas Sarkozy a appelé à maintenir «notre engagement en faveur des Chrétiens d'Orient». La députée Les Républicains Nathalie Kosciusko-Morizet a de son côté évoqué la «terreur» à laquelle les Chrétiens d'Orient sont soumis. À gauche toutefois, le ministre de l'Intérieur Bernard Cazeneuve a adressé «pensée et solidarité» aux Chrétiens d'Orient. Le conseiller régional PS Jean-Luc Romero a quant à lui appelé à ce que «les cloches sonnent dans le monde».

 

30.000 fidèles rassemblés à Lourdes

 

La Coordination des chrétiens d'Orient en danger (CHREDO) s'est félicitée de cette initiative, en soulignant la «symbolique forte» apportée par les cloches de Notre-Dame de Paris. Le cardinal André Vingt-Trois, archevêque de Paris, avait dès jeudi appelé à «faire sonner les cloches» en annonçant que la cathédrale Notre Dame «portera spécialement cette intention».

À Lourdes, ville où la Vierge Marie est apparue en 1858 à la Bernadette Soubirous, quelque 30.000 fidèles étaient présents selon les organisateurs. «Je ne me sens pas sur terre. Je me sens au royaume des cieux. Même en rêve je n'aurais pas imaginé être ici», a déclaré à l'AFP, émue, Fatina Khalaf, une ingénieure en génie civil de 49 ans qui a fui l'an dernier l'offensive sur Mossoul avec son mari et leurs trois enfants.

 

«La CHREDO apprécie ces initiatives mais demande qu'elles soient suivies par des actes concrets pour leur retour à leurs pays et leurs maisons, et le maintien des chrétiens d'Orient dans leurs pays d'origine», a toutefois souligné la coordination dans un communiqué vendredi. Le Pape François dénonce un "climat de guerre" dans le monde et ceux qui l'attisent "délibérément"

En juillet, le pape François avait appelé à la fin du «génocide» des chrétiens au Moyen-Orient et ailleurs, en dénonçant une «troisième guerre mondiale» dans laquelle des tortures et des persécutions sont infligées aux chrétiens. Au moins 300.000 chrétiens ont fui la Syrie depuis le déclenchement de la guerre en 2011, et il ne reste qu'environ 400.000 chrétiens en Irak, contre 1,4 million en 1987. [2]

 

 

Sources:

 

[1] Les cloches des églises ont sonné en soutien aux chrétiens d'Orient, LCI.Tf1, le 15 août 2015 à 12h54 , mis à jour le 15 août 2015 à 13h05.

[2] Les cloches des églises ont retenti en hommage aux Chrétiens d'Orient, Lefigaro.fr Mis à jour le 15/08/2015 à 17:30 Publié le 15/08/2015 à 16:20

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13 août 2015 4 13 /08 /août /2015 22:59

En cette fête de l'Assomption où les cloches des églises de France sonneront en soutien aux chrétiens d'Orient, le cardinal Philippe Barbarin appelle les catholiques de France à l'union et à la prière.


Entre mille exemples possibles, je citerais le légat pontifical Eudes de Châteauroux: «La Gaule est le four où cuit le pain intellectuel du monde entier», et l'étonnante phrase de Paul VI: «Le Français exerce la magistrature de l'universel.» Quant à Jean-Paul II, dans la même homélie de 1980, il avait ajouté: «Cela crée beaucoup de devoirs!» C'est vrai: une si riche histoire ne doit pas nous enorgueillir ni nous écraser, mais elle impose des obligations...


Cardinal Barbarin dans Le Figaro du 14 août, "France, et si c'était l'heure de ton réveil ?"

Retrouvez la suite de la tribune du Cardinal Barbarin dans Le Figaro du 14 août.

Source: Cardinal Barbarin : France, et si c'était l'heure de ton réveil ? Le Figaro, Par Philippe Barbarin Mis à jour le 13/08/2015 à 21:15 Publié le 13/08/2015 à 20:15

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5 août 2015 3 05 /08 /août /2015 14:05
Véronique Levy (petite soeur de BHL) à Paray Le Monial : "L'Eglise est la mère où je suis née"

Invitée par la communauté de l'Emmanuel, Véronique Levy témoigne sous le grand chapiteau le 20 juillet 2015 à Paray le Monial de son amour fou pour le Christ relaté dans le récit de sa conversion "Montre moi ton visage" (editions du Cerf).

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5 août 2015 3 05 /08 /août /2015 13:59

Jean Christaki de Germain reçoit Véronique Lévy, à propos de son livre Montre-moi ton visage (éditions du Cerf) dédicacé à sainte Thérèse de Lisieux, dans l'émission "Promenade et flâneries au domaine de poésie" sur Radio Courtoisie le 3 juillet 2015.

Des poèmes d"amour écrits par deux femmes dont les coeurs d'enfants battent au rythme du coeur de Dieu.

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18 juillet 2015 6 18 /07 /juillet /2015 19:04
Pour le patriarche copte Tawadros, le prétendu "Évangile de Barnabé" est un faux

Le mystérieux "Évangile selon Barnabé", que même la presse internationale a fait passer pour un document authentique qui aurait été retrouvé en Turquie, est un "livre bourré d'erreurs historiques et géographiques, l'œuvre d'un faussaire", sans aucune valeur ni rien qui puisse améliorer la vie de l'homme d'aujourd'hui.

Telle est l'opinion du patriarche Tawadros II sur le document qui aurait été découvert en mai 2012 dans le fonds du palais de justice à Ankara. Le Primat de l'Église copte orthodoxe a été catégorique dans sa critique durant sa catéchèse, le mercredi 24 juin, consacrée à la figure de saint Barnabé, le disciple de Jésus qui se convertit au christianisme après la Pentecôte.

 

Quasi-unanimité des chercheurs : il s'agit d'un texte médiéval


Dans le texte manuscrit, relié en cuir avec des lettres d'or et conservé dans le secret pendant 12 ans, que les autorités turques ont présenté au monde comme ayant été écrit il y a 1 500 ou 2 000 ans, certaines pages en syriaque (langue araméenne) ont été présentées comme un nouvel évangile attribué à Barnabé.

Dans ces pages, notamment, on lit que Jésus n'a pas été crucifié, qu'Il est monté vivant au Ciel comme un prophète et non comme le Fils de Dieu, et que Judas Iscariote aurait été crucifié et serait mort sur la Croix à sa place, et surtout que Jésus aurait annoncé de façon explicite la venue, après Lui, de Mahomet.

La réalité est que les chercheurs sont pratiquement unanimes dans leur opinion : il s'agit d'un texte médiéval faussement attribué à Barnabé. Le seul livre du premier siècle qui le soit est l’Épître de Barnabé, un écrit apocryphe ne figurant pas dans le Nouveau Testament. Et cette lettre du premier siècle parle de Jésus comme du Seigneur crucifié et ressuscité.

Adapté de l'espagnol par Élisabeth de Lavigne
Article initialement publié par l'Agence Fides 

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13 juillet 2015 1 13 /07 /juillet /2015 08:41
Véronique Lévy : "Je supplie les chrétiens de ne pas abandonner leurs églises"

À l'occasion de la sortie de son livre autobiographique "Montre moi ton visage", qui témoigne de sa conversion au christianisme et de ses expériences mystiques, Véronique Lévy a répondu aux questions d'Aleteia et raconte notamment sa vision (en songe prophétique) d'un Christ en Croix, gigantesque, d'où deux lames jaillirent pointant vers avec cette parole: "J’arracherai ton cœur de pierre et j’y mettrai un cœur de chair":

 

Aleteia : Quels ont été les changements dans votre vie au quotidien depuis votre baptême le 7 avril 2012 ?

Véronique Lévy : Ma vision du monde a changé en profondeur : je ne suis plus seule. La petite fille Espérance dont parle Charles Péguy me tient par la main. Et aujourd’hui, je suis traversée par une paix et une joie nouvelles. Indéracinables. La certitude d’être aimée inconditionnellement. Je sens le regard du Christ posé sur moi dans les actes les plus quotidiens. Avant le baptême, j’étais très sensible à la souffrance des autres, aux injustices du monde ; j’étais vite désespérée, révoltée. Je me débattais entre la violence aveugle et le sentiment d’un Univers dérivant vers l’absurde. Mais aujourd’hui, je vois Jésus plus loin, plus haut, au-delà. Je L’aperçois transperçant les mirages, les injustices, les douleurs les plus opaques. Tout prend sens, s’ordonne autour de son Amour. Le monde s’illumine… en Lui et par Lui. Et puis, émergeant d’un regard violent ou triste, d’un cœur défiguré par la haine, enseveli sous la dureté de la pierre, j’aperçois la fragilité d’une blessure, une beauté balbutiante, comme un sourire sauvé : ce poinçon de Dieu, le visage de notre nativité, créé à son image et sa ressemblance.

 

Quelques mois après la lune de miel du baptême, un drame va déchirer ma vie : mon frère Philippe tombe du sixième étage de son immeuble, le jour de son anniversaire. Quand j’apprends qu’il est encore vivant, en réanimation à l’hôpital Bichat, une espérance folle me soulève, une confiance surnaturelle se déploie en moi. Doucement, le mot miracle émerge du fond de ma détresse : sa vie n’est-elle pas suspendue au souffle de Dieu ? Pourtant, le diagnostic des médecins est sans appel. Mais moi, je crois qu’il vivra. Cette conviction s’enracine mystérieusement. Jésus n’a-t-Il pas dit : "Tout ce que vous demanderez à mon Père en mon nom, Il vous l’accordera" ? Alors je supplie Dieu nuit et jour : une prière qui s’égrène goutte à goutte de son Cœur à mon cœur, de mes veines à celles de mon frère ; unie à Jésus, greffée tel le sarment à la vigne, ce n’est plus moi qui vit, c’est Christ qui vit en moi. Il me donne la force de me lever, de marcher dans la neige ; traverser le labyrinthe interminable des couloirs de l’hôpital, jusqu’à ce pauvre corps brisé, abandonné là, en sa passion. Et puis, la nuit de Noël, Philippe se réveille du coma. Quelques semaines plus tard, il est sauvé. Les médecins sont confondus… Bernard, mon frère aîné, aussi. Exaspéré par mes prières, il s’était énervé quelques jours plus tôt ; je lui avais tenu tête en proclamant : "Il y aura un miracle, la Gloire de Dieu va éclater ! C’est le Dieu des vivants et pas des morts, le Maître de l’impossible !".

 

Vous dites dans votre livre que vous étiez le "vilain petit canard" et que vous vouliez devenir un cygne blanc, l'êtes vous devenue ?

V. L. : J’étais une enfant choyée mais je me sentais parfois étrangère au sein de ma famille. J’étais différente… Un peu sauvage, silencieuse. J’avais du mal à trouver ma place. Ce conte d’Andersen me touchait car il évoquait une métamorphose mystérieuse : la différence et la solitude du vilain petit canard devenaient une grâce. Mais le sens profond de ce conte demeurait voilé. Je n’imaginais pas alors que je deviendrais catholique… Que par le baptême mes blessures et mes manques seraient transfigurés en son Amour ; je n’imaginais pas qu’en mes faiblesses, sa force, sa paix, sa liberté se déploieraient en moi. Pourtant je L’attendais ce Dieu d’Amour… Je contemplais en cachette le crucifix qu’une enfant de mon âge m’avait offert sur la plage. Je devinais déjà dans ses bras grands ouverts, son appel déchirant l’espace, le temps, pour me rejoindre.

 

Vous dites dans votre livre avoir souhaité vous convertir pour voir un prêtre se pencher sur vous le jour de votre mort. Aujourd'hui, quelles sont vos motivations à persévérer dans la foi catholique ?

V. L. : L’union avec Jésus ; accueillir, bercer en mon cœur le Dieu Trine. Boire à la source. "Le cœur de Dieu c’est mon ciel", écrivait Thérèse de Lisieux… Ma terre promise c’est Lui. Au seuil de la porte étroite, j’attends la grande traversée en son Amour ; tout Lui donner. La clé ? L’humilité : "Qui perd sa vie à cause de moi la sauvera". J’aime Jésus à la folie… folle peut-être, mais folle de Dieu ! Je communie tous les jours. C’est le lieu du rendez-vous… et comme une femme amoureuse passant les mers pour rejoindre son amour, je remonte à la source ; l’étreindre dans l’Eucharistie et me laisser étreindre, aspirée en Lui : "En un instant, l’amour a tout brûlé !" (Thérèse de Lisieux). Et puis qui pourrait étancher ma soif sinon Dieu ? Comme une biche assoiffée cherche l'eau vive, mon âme a soif du Dieu vivant. Parfois, en plein métro, aux heures de pointe, Jésus me saisit. Il me déborde de sa joie. À travers moi, c’est Lui qui aime cette foule fatiguée. Alors, soudain, j’ai envie de prendre dans mes bras ces inconnus si tristes, de leur annoncer la Bonne Nouvelle : ils sont tous aimés inconditionnellement ! Dans cette société de contrôle des naissances, de la mort et de l’amour sans risques, on a peur du don : on s’endurcit, on calcule ; on avance armé pour survivre. Jésus vient balayer tout ça : Il nous veut à découvert, Il nous désarme, nous met à nu. Sa vengeance, c’est son Amour !

 

Toutes ces coïncidences que vous avez vécues au cours de votre vie, pensez-vous quelles soient à la portée de n'importe qui ? Que conseilleriez-vous à quelqu'un pour qu'il vive cette expérience ?

V. L. : Dans la trame du livre, il y a trois tissages : le premier, c’est le roc, la Parole de Dieu ouvrant chaque chapitre ; et, au cœur du récit narratif, comme la poupée minuscule la plus secrète des Matriochka, sont enchâssés les dialogues avec Jésus : des lettres d’amour, écrites devant le Saint-Sacrement. La partie autobiographique a été douloureuse… J'ai dû me faire violence pour l’écrire : il a fallu traverser des deuils, des ruptures, des traumatismes, un viol. Mais très vite, un fil rouge est apparu. Je l’ai suivi… Un chemin lumineux parsemé de petits cailloux blancs (les grâces) s’est ouvert au creux des mots. J’ai mis mes pas dans ceux du Seigneur. Sa Présence était là. J’écrivais sous son regard, avec Lui, en Lui, par Lui. Tous les éléments de ma vie, en sommeil, disjoints dans ma mémoire, se sont rassemblés comme un puzzle autour de son Visage. Les clins d’œil de Dieu éclairaient ma route dès l’enfance, comme des balises dans la nuit : le prénom de ma nounou, Incarnation ; cette petite fille de mon âge qui, sur une plage surpeuplée d’Antibes, murmura cette phrase prophétique : "Crois en Jésus-Christ, sinon les robots t’emporteront !". À travers la bouche de l’enfant, le Christ s’est présenté à moi comme le Sauveur d’un homme sans visage : virtuel, morcelé, coupé de sa source. Alors, tout a pris sens… Et l’écriture est devenue prière, action de grâce, exultation. Parler de moi, c’était parler de Lui, de sa Grâce qui nous relève. Ce livre est l’histoire d’une résurrection. C’était, enfin, tisser un lien avec tous ces lecteurs inconnus et leur dire : "Écoutez, voyez… ouvrez votre cœur à ces signes, ces appels de Dieu dans votre vie. N’effacez pas l’empreinte de Ses pas. Mettez les vôtres dans les Siens et avancez au large en son Amour".

 

Envisagez-vous de vous lier à un autre homme aujourd'hui ?

V. L. : Je suis parfois émue par la beauté d’un homme, la pureté d’un regard, la délicatesse des traits. J’y vois l’ombre de Dieu ; c’est un émerveillement enfantin et rien de plus. Mais je n’ai pas de désir amoureux ni même la nostalgie d’une idylle… car aujourd’hui mon corps est pour le Seigneur et le Seigneur est pour le corps. Jésus m’a conduite au port de mon désir. Une nuit, quelques années auparavant, juste après la mort de mon père, j’ai fait un songe prophétique… Je suis encerclée par des hommes, recouverte d’un long voile de crêpe noir : en deuil. Ils me lancent de l’un à l’autre, poupée disloquée. Ils ricanent. Je m’arrache à cet anneau maléfique. Je cours, m’écroule à bout de force… Devant moi, une cathédrale. Les portes s’ouvrent… Je m’y engouffre. J’entends les battements d’un Cœur, profonds, puissants. Je lève les yeux. Le Christ en croix, gigantesque, me regarde. Il m’attendait. Ses bras grands ouverts s’étirent jusqu’au vertige. Soudain, ils quittent l’horizontale et me pointent. Les battements de son Cœur s’amplifient comme le tonnerre. Sa voix s’élève, majestueuse. J’entends : "J’arracherai ton cœur de pierre et j’y mettrai un cœur de chair". Et de ses deux paumes ouvertes d’où s’écoule le sang, s’échappent deux lames. Elles transpercent mon cœur. Au réveil, une joie m’irradie : la brûlure d’un Amour nucléaire.

 

Je n’ai jamais oublié ce rêve. Cette phrase mystérieuse du Christ fut un tatouage sur mon cœur ; je la découvrirai bien plus tard, au catéchuménat, dans le livre du prophète Ezéchiel : elle annonçait le baptême ! Mais à cette époque de ma vie, son sens demeure voilé. Je traîne toutes les nuits dans un bar de la Bastille avec une bande interlope de paumés à la dérive, d’anges déçus. Je perds ma vie dans des coups de cœur sans issue et sans suite. J’attends l’Amour… absolu, inconditionnel. Un soir, le 7 avril 2010, date anniversaire de mon baptême, mais je l’ignore encore, j’y rencontre Indar, un homme énigmatique au visage d’icône. Nous tombons éperdument, follement, amoureux. Pour la première fois, je suis désarmée. Je m’incarne dans l’unité retrouvée de l’âme et de la chair. À travers cet amour, le Christ m’appelle et ouvre grand mon cœur… Un dimanche, Indar m’entraîne à l’église Saint-Gervais. Mais la relation s’enlise : violence et passion. Puis, un matin, il disparaît. Je suis dévastée. Mon cœur est broyé mais vivant. Je comprends que cet amour inconditionnel tant attendu, le Christ seul peut me l’offrir. Mon cœur blessé, mais ouvert, ne peut plus se refermer. Il ne peut battre qu’au rythme de son Cœur : le plonger dans le Sien… pour qu’il reste vivant !

 

Cette rupture est l’ultime coup de Grâce. Je décide de demander le baptême. Après une nuit blanche, je me réfugie dans l’église, en pleurs. Je cherche Sœur Catherine pour l’inscription officielle au catéchuménat. Un moine âgé, le père Pierre-Marie Delfieux, fondateur des Fraternités monastiques de Jérusalem, s’avance vers moi. Il a le regard étincelant d’un vieux marin qui tient le cap. Il me murmure : "Véronique de Jésus… Tu as répondu à l’appel brûlant du Seigneur… Même si ton père et ta mère t’abandonne, le Seigneur, Lui, ne t’abandonnera pas". À cet instant, une espérance se lève. Je reconnais en lui un père, et au-delà de lui, Celui qui m’appelle. Je suis enfin venue au rendez-vous, en cette église où Il m’attend, caché au fond du tabernacle. L’Église n’est-elle pas la famille dont j’ai toujours rêvée ? Elle m’ouvre grand ses portes : mon songe se réalise… J’y découvre des frères, des sœurs, partageant le même sang : le Sang du Christ ! J’avance en eaux profondes, là où je n’ai plus pied, dans l’éblouissement d’une naissance.

 

Pourquoi vous habillez-vous désormais en bleu ?

V. L. : Je me blottis sous le manteau de Marie, ma Maman des Cieux. Bleu… comme l’azur impossible, l’horizon ; là où ciel et mer s’unissent l’un en l’autre. C'est la couleur d’une traversée. Des murs bleus s’ouvrent sur l’infini. Dans le symbolisme des icônes, c'est la couleur de Dieu. Nous, chrétiens, n’avons-nous pas la nostalgie de l'océan, d’être plongés en son Éternité ? Comme des petits poissons remontant les courants vers la source bleue, la racine de la flamme, son point le plus chaud. Foi vive.

 

Qu'a pensé votre entourage lorsque vous vous êtes convertie ?

V. L. : Quand je suis retournée voir mes amis dans ce bar de nuit de la Bastille, ils ne m’ont pas reconnue. Ils m'ont supplié de leur dire ce que j'avais fumé, surpris par cette paix nouvelle, cette joie irréductible, la Sienne, qui émanait de mon regard. Ils s’étonnaient et soupçonnaient un secret ; un coup de foudre, une passion définitive… ils avaient raison ! Beaucoup sont venus à mon baptême... Quand je l’ai annoncé à mon frère Bernard, il s’est effondré. C’était au téléphone… Il y a eu un long silence, interminable. Une armée d’anges est passée ! Au début, il a cru à un caprice, une nouvelle lubie ; une provocation de plus ou pire, une dépression : il s’est rassuré comme il a pu. Moi je lui répétais en boucle : "Je suis folle de Jésus. Depuis toujours je Le cherchais, je L’attendais. Rien ni personne ne m’arrachera de sa main. Mon baptême… mes fiançailles… C’est dans sa mort que je serai baptisée !". Mes paroles l’inquiétaient. Finalement il m’a dit qu’il viendrait.

 

Selon vous, pour quelle raison votre frère Bernard-Henri Lévy a-t-il accepté de venir à votre baptême ?

V. L. : C’est un mystère... Il est même venu à l’appel décisif, à la Cathédrale Notre-Dame de Paris. La cérémonie a duré quatre heures et demi ! Il n'en pouvait plus ! Simple coïncidence ou clin d’œil de Dieu? À cette époque, il recherchait pour une exposition des représentations de sainte Véronique ; à la sixième station du chemin de Croix, cette jeune fille se précipite à travers la foule des soldats romains et des juifs hystériques, enlève son voile, le pose sur le visage du Christ défiguré par les crachats, le sang et les larmes. Et la Sainte Face s’imprime miraculeusement sur la toile ; image vraie, photographie de la Passion, de l’Amour donné jusqu’à l’extrême. À la veillée pascale, quand je reçois l’eau baptismale, je surprends son regard ému, embué. Il se tient à gauche de l’autel, fasciné.

 

Vous aimeriez qu'il vive la même expérience que vous ?

V. L. : Oui... Que le foudroiement qu’il a évoqué soit un foudroiement d’amour. Qu'au fond de son cœur, il rencontre Celui qui est le chemin, la vérité, la vie. Je prie pour lui.

 

A-t-il lu votre livre ?

V. L. : Oui ... Il a été touché. Il m'a dit avoir été bouleversé.

 

Avez-vous un message à adresser aux lecteurs d'Aleteia ?

V. L. : C’est plutôt une prière. Avoir confiance, ne pas avoir peur, même dans des situations difficiles ; affirmer sa foi, oser porter la croix. Annoncer la Bonne Nouvelle d'un Dieu qui nous a sauvés, rayonner son amour, diffuser sa Grâce. Par un regard, un sourire, un silence. Être sel, être levain. Ne pas s’affadir pour ne pas être foulés aux pieds ! Les églises ne se vident pas. Il y a de plus en plus de conversions, au contraire ! Mais on ne le dit pas ! Je supplie les chrétiens de ne pas abandonner leurs églises, de les habiter, de les fleurir, de les soigner. Elles sont le Corps qui nous nourrit. Jésus y repose. Il nous attend dans le silence de l’Adoration, palpitant dans l’hostie diaphane ; Il nous étreint de sa Miséricorde dans le sacrement du pardon ; nous enveloppe et nous attire à Lui dans l’Eucharistie.

 

 

Source et suite : Propos recueillis par Arthur Herlin, Véronique Lévy : "Je supplie les chrétiens de ne pas abandonner leurs églises", Aleteia, 10.07.2015

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13 juillet 2015 1 13 /07 /juillet /2015 05:55
Suède: L'Eglise catholique gagne du terrain sur le protestantisme

Depuis une quinzaine d'années, en Suède l'Église catholique grignote des fidèles à l'Église luthérienne, qui n'est plus religion d'État. Rencontre avec ces nouveaux convertis.

 

Le frère Johan Lindén est un prêtre comblé. Le dimanche, à 10 h, entre 400 et 500 personnes se serrent sur les bancs de son église Saint-Thomas, à Lund, dans le sud du royaume.

 

À côté, la prestigieuse cathédrale luthérienne-évangélique peine à se remplir. Depuis sa séparation d'avec l'État en 2000, l'ancienne église officielle de Suède a perdu plus d'un million de fidèles.

 

L'Église catholique, de son côté, ne cesse de grandir. Si elle reste toujours minoritaire, elle compte désormais plus de 110 000 paroissiens, soit une augmentation de plus de 40 % depuis 2000.

 

Cathédrale de Lund (Suède). Plus grande cathédrale romane de Scandinavie.

Cathédrale de Lund (Suède). Plus grande cathédrale romane de Scandinavie.

Beaucoup de ceux qui viennent grossir ses rangs sont des réfugiés. La Suède est le pays d'Europe qui reçoit le plus de demandeurs d'asile, proportionnellement à sa population. Parmi eux : les Chrétiens d'Orient.

 

Mais il y a aussi des Suédois qui choisissent de se convertir. Plusieurs dizaines tous les ans. Dont des célébrités : en 2014, le pasteur Ulf Ekman, fondateur de Livets Ord, la plus grande communauté évangélique du royaume, a provoqué une onde de choc, en annonçant sa décision de rejoindre l'église catholique, avec sa femme.

 

Le phénomène est tel que le très sérieux hebdomadaire Fokus vient de lui consacrer sa première page, rappelant que depuis le milieu du XVIe siècle et la Réforme protestante, l'Église catholique est « une anomalie en Suède ». Jusqu'en 1951, les catholiques ne pouvaient exercer certaines professions. Ils n'avaient pas le droit d'être députés. Et la loi interdisant les couvents n'a été levée qu'en 1977.

 

Le magazine s'interroge sur ce qui peut bien attirer les Suédois « vers cette communauté hiérarchique, non démocratique et exigeante ». Le frère Johan Lindén s'amuse de la question. Lui-même s'est converti à l'adolescence.

 

Son père était pasteur luthérien. Il l'a emmené en Pologne au début des années 1980. Il y a rencontré des Dominicains : « J'ai été attiré par cette église universelle, qui rassemble toutes sortes de gens. » Rien que dans sa paroisse, il compte 90 nationalités.

 

L'église luthérienne, dit-il, a souffert de son mariage avec l'État : « L'échafaudage était là, mais il y avait un vide à l'intérieur. Dans l'Église catholique, j'ai retrouvé des racines, une tradition et une spiritualité. C'est une église exigeante, mais miséricordieuse. » Beaucoup des convertis qu'il rencontre ont grandi « dans un contexte évangélique assez dur ».

 

« Nous sommes des blocs de pierre »

 

Maria, enseignante de 58 ans, a rejoint la paroisse Saint-Thomas en 1985. Élevée dans une famille croyante, elle raconte avoir souffert de « la conception de l'être humain dans la religion luthérienne, qui ne voit que le péché ». Angoissée, elle cherche des réponses dans les livres. L'étude de la liturgie la conduit chez les frères dominicains. Et elle finit par se convertir : « C'était un soulagement d'appartenir à une église qui dit que Dieu est amour et qu'il a créé l'Homme à son image. »

 

Benjamin, 32 ans, doctorant en théologie, confie avoir connu « une crise existentielle au lycée ». Fils du célèbre pasteur Ulf Ekman, il a grandi dans une famille très pieuse : « Mon grand-père se levait à 4 h du matin pour prier pendant quatre heures avant que ma grand-mère se lève. »

 

Lui aussi évoque la vision très dure de l'être humain, chez les Luthériens : « Nous sommes des blocs de pierre. On a beau frapper, on n'obtient rien de plus. » Il a lu Dostoïevski, découvert l'espoir dans le pardon et pris part à des retraites. Il s'est converti en 2013, la même année qu'Anne Jeanette et Sebastien, un jeune couple de 27 ans.

 

Née en Norvège, Anne Jeanette évoque la réaction de ses parents, lorsque, à l'âge de 18 ans, elle leur a demandé de lui payer le voyage vers un monastère italien. « Ils étaient horrifiés. » Elle-même ne connaissait pas grand-chose des catholiques, « si ce n'est qu'on ne les aimait pas ». Mais elle veut renouer sa relation avec Jésus, perdue à l'adolescence.

 

La conversion prend du temps. Erik Helmerson, journaliste au quotidien libéral Dagens Nyheter, en rit encore : « Je pensais qu'on m'accueillerait à bras ouverts, mais j'ai dû suivre un cours du soir pendant deux ans, puis parler avec un prêtre, qui a rencontré ma famille ».

 

L'attente ne fait que renforcer ses convictions. Il est séduit par « la place réservée au mysticisme, l'unité de l'église catholique et son exigence », quand l'Église luthérienne « vous accueille, peu importe que vous ne croyiez ni en Jésus, ni en la Résurrection ».

 

À Lund, le frère Johan Lindén précise qu'il n'accepte pas tous les candidats : « Être contre le mariage gay ou l'avortement ne sont pas de bonnes raisons. Il faut que la démarche soit positive. Autrement, la conversion sera une déception. »

 

Source: Suède. Le catholicisme n'est plus « une anomalie », Ouest-France, 20 mai

 

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12 juillet 2015 7 12 /07 /juillet /2015 12:40
François: "les idéologies se terminent mal"

Hier à Asuncion, capitale du Paraguay, dans un discours devant des représentants de la société civile dans lequel il prônait le dialogue, le pape François a mis en garde contre les idéologies, estimant qu'elles aboutissaient souvent à des régimes autoritaires méprisant le peuple.
 

"Les idéologies se terminent mal. Elles ne tiennent pas compte du peuple, regardez ce qu'il est advenu des idéologies au siècle dernier, (elles ont fini) en dictatures, toujours", a déclaré le souverain pontife.

 

Il faut se méfier des idéologies "qui pensent pour le peuple, sans laisser penser le peuple", a-t-il ajouté.

 

Aux entrepreneurs, hommes politiques, économistes, il a demandé "de ne pas céder au modèle économique idolâtre qui a besoin de sacrifier des vies humaines à l'autel de l'argent et de la rentabilité", car "le développement économique doit avoir un visage humain".

 

En Equateur et en Bolivie, le pape avait prôné un changement pour réduire la pauvreté et corriger les inégalités. [1]

 

Pour François, la clé d'une société plus juste et plus inclusive passe d'abord par un changement dans le regard posé sur les plus pauvres selon François.

 

« Un élément fondamental pour promouvoir les pauvres réside dans la manière dont nous les voyons a-t-il affirmé. Un regard idéologique, qui finit par les utiliser au service d'autres intérêts politiques ou personnels ne sert pas. Pour chercher effectivement leur bien, la première chose est d'avoir une vraie préoccupation pour leur personne, de les valoriser dans ce qu’ils ont de bon eux-mêmes. Mais une évaluation réelle exige d’être disposé à apprendre d’eux. Les pauvres ont beaucoup à nous enseigner en humanité, en bonté, en sacrifice. ».

Et gare aux idéologies qui, comme l'a montré le XXe siècle, « ont toujours mal fini. Les idéologies pensent pour le peuple et ne le laissent pas penser ». « Il faut respecter le pauvre, le regarder dans les yeux lorsqu'on lui donne une pièce a conseillé François. Il ne faut pas utiliser le pauvre comme un objet pour laver nos fautes ».
 

Ce nouveau regard sur les pauvres est un pas vers une économie à visage humain pour le Saint-Père : « non à l'économie sans visage ! a-t-il condamné. Dans l'économie, dans l'entreprise, en politique, la priorité est la personne et l'environnement où elle vit ». François a enfin dénoncé le chantage et la corruption, véritable « gangrène » d'un pays, un « problème universel » selon lui. [2]

 

Discours du pape à Asunción, capitale du Paraguay, devant les corps constitués du pays et le corps diplomatique, le samedi 11 juillet 2015 [3]:

 

"Un merci spécial à toutes les personnes et institutions qui ont collaboré avec zèle et dévouement à la préparation de ce voyage en sorte que je me sente à la maison. Il n'est pas difficile de se sentir à la maison en cette terre si accueillante. Le Paraguay est connu comme le cœur de l'Amérique, et non seulement en raison de sa position géographique, mais aussi pour sa chaleureuse hospitalité et la proximité de ses gens. Dès ses premiers pas comme nation indépendante, et jusqu'à des époques très récentes, l'histoire du Paraguay a connu la terrible souffrance de la guerre, de l'affrontement fratricide, du manque de liberté et de violation des droits de l'homme. Que de douleur et de mort! Mais la persévérance et la capacité du peuple paraguayen à se surpasser pour se refaire face à tant d'adversité et pour continuer à s'efforcer de construire une Nation prospère et en une paix, sont admirables. Dans le jardin de ce palais témoin de l'histoire paraguayenne, du temps où ce n'était qu'une rive fréquentée par les guaranis jusqu'aux derniers événements contemporains je veux rendre hommage à ces milliers de paraguayens simples, dont les noms n'apparaîtront pas dans les livres d'histoire, mais qui ont été et continueront d’être de véritables protagonistes de la vie de votre peuple. Et je voudrais reconnaître avec émotion et admiration le rôle joué par la femme paraguayenne en ces moments dramatiques de l'histoire. Sur leurs épaules de mères, d'épouses et de veuves, elles ont porté la plus grande charge, ont su faire avancer leurs familles et leur pays, en insufflant aux nouvelles générations l'espérance d’un lendemain meilleur. Un peuple qui oublie son passé, son histoire, ses racines, n'a pas d'avenir. La mémoire, reposant fermement sur la justice, éloignée de sentiments de vengeance et de haine, transforme le passé en source d'inspiration pour construire un avenir de convivialité et d'harmonie, en nous rendant conscients de la tragédie et l’absurdité de la guerre. Plus jamais de guerres entre frères. Construisons toujours la paix. Egalement une paix de tous les jours, une paix de la vie quotidienne, à laquelle nous participons tous en évitant des gestes arrogants, des paroles blessantes, des attitudes hautaines, et en promouvant en revanche la compréhension, le dialogue et la collaboration".

 

[...]

 

"Chers amis, dans la volonté de servir et de travailler pour le bien commun, les pauvres et ceux qui sont le plus dans le besoin doivent occuper une place prioritaire. Beaucoup d'efforts sont faits pour que le Paraguay progresse sur la voie de la croissance économique. Des pas importants ont été accomplis dans le domaine de l'éducation et de la santé. Que ne s’arrête pas l'effort de tous les acteurs sociaux, jusqu'à ce qu'il n'y ait plus d'enfants sans accès à l'éducation, de familles sans foyer, d’ouvriers sans un travail digne, de paysans sans des terres à cultiver et tant de personnes obligées à émigrer vers un avenir incertain. Qu’il n’y ait plus de victimes de la violence, de la corruption ou du trafic de stupéfiants. Un développement économique qui ne tient pas compte des plus faibles et des défavorisés, n'est pas un vrai développement. La mesure du modèle économique doit être la dignité intégrale de l’être humain, spécialement du plus vulnérable et de celui qui est sans défense. Au nom aussi de mes frères évêques du Paraguay, je désire vous assurer de l'engagement et de la collaboration de l'Eglise catholique dans l’effort commun pour construire une société juste et inclusive, dans laquelle l’on puisse vivre ensemble dans la paix et dans l’harmonie. Car, tous, y compris les pasteurs de l'Eglise, nous sommes appelés à nous préoccuper de la construction d’un monde meilleur. La certitude de notre foi en un Dieu, qui a voulu se faire homme et, vivant parmi nous, a voulu partager notre sort, nous y pousse. Le Christ nous ouvre le chemin de la miséricorde qui, fondée sur la justice, va plus loin et éclaire la charité, pour que personne ne demeure marginalisé dans cette grande famille qu’est le Paraguay, que vous aimez et que vous voulez servir. Avec l’immense joie de me trouver sur cette terre consacrée à la Vierge de Caacupé, j'implore la bénédiction du Seigneur sur vous tous, sur vos familles et surtout sur le cher peuple paraguayen. Que le Paraguay soit fertile, comme l'indique la fleur du passiflore dans le manteau de la Vierge".

 

François: "les idéologies se terminent mal"

Le sanctuaire marial de Caacupé, à une cinquantaine de kilomètres d’Asunción, est considéré comme le centre spirituel du Paraguay. C’est au pied de la basilique de Notre-Dame-des Miracles qui le domine, que le Pape François a célébré la messe hier, devant des dizaines de milliers de fidèles. Une célébration dédiée à la Vierge Marie, dont l’exemple doit servir d’inspiration, selon ce qu’a développé François dans son homélie.

 

[...] Même si Marie n’a pas compris l’annonce de l’ange Gabriel, elle a su dire oui car elle avait compris que cela venait de Dieu. Or, « sa vie témoigne que Dieu ne déçoit pas, n’abandonne pas son peuple, même s’il y a des moments ou des situations où il semble absent ». Nous pouvons donc nous confier à elle en toute confiance a conseillé François. Marie a toujours été et est toujours à coté de ses enfants, a répété le Pape, « toujours par une présence discrète et silencieuse. Dans le regard d’une statue, d’une image ou d’une médaille. Sous le signe d’un rosaire, nous savons que nous ne sommes pas seuls » a-t-il ajouté.

 

Hommage aux femmes et mères paraguayennes

 

Cette force de la foi malgré les épreuves, les femmes paraguayennes l’ont démontré par le passé et continuent à le faire. Comme il l’avait fait à son arrivée à Asunción, vendredi soir, le Pape François a rendu un hommage appuyé au rôle joué par les femmes et les mères paraguayennes, après la guerre de la Triple alliance qui opposa le pays au Brésil, à l’Argentine et à l’Uruguay [de 1865 à 1870 et au cours de laquelle la population paraguayenne a été réduite à moins de moitié, voire à moins du tiers, avec un déséquilibre inouï à l'ère moderne entre femmes et hommes (probablement de 4 à 3 pour 1). NDLR.]. « Quand tout semblait s’écrouler, vous avez continué à croire, leur a lancé François, sous les applaudissements. Avec grand courage et abnégation, vous avez su relever un pays détruit, effondré, submergé par la guerre. Vous avez la mémoire, le patrimoine génétique de celles qui ont reconstruit la vie, la foi, la dignité de votre peuple. Comme Marie, vous avez vécu des situations très mais très difficiles, qui selon une logique commune seraient contraires à toute foi ». Cette confiance en Dieu a permis de « ne pas laisser cette terre dans le chaos, selon le Saint-Père. Que Dieu bénisse cette ténacité, que Dieu bénisse et conforte votre foi, que Dieu bénisse la femme paraguayenne, la plus glorieuse d’Amérique » s’est-il exclamé.

Ce sanctuaire de Caacupé « est une part vitale du peuple paraguayen » pour le Pape. Cet endroit où l’on se sent « à la maison », est « un appel à de pas perdre la mémoire, les racines, les nombreux témoignages que vous avez reçus du peuple croyant et que vous avez rendus pour ses causes. (…) Soyez, vous, les porteurs de cette foi, de cette vie, de cette espérance. Soyez, vous, les artisans de cet aujourd’hui et du demain paraguayens » a conclu François. À la fin de la messe, le Pape François a renouvelé le vœu de confier le Paraguay sous la bénédiction de l’Immaculée Conception, comme l’avait fait Saint Jean-Paul II en 1988. [4]

 

Notes

 

[1] Pape François: "les idéologies se terminent mal", Home ACTUALITE Flash Actu, Par Le Figaro.fr avec AFPMis à jour le 12/07/2015 à 08:37 Publié le 12/07/2015 à 08:29

[2] Pape François : « Aimez votre patrie, vos concitoyens et, surtout aimez les plus pauvres », 2015-07-12 Radio Vatican

[3] Arrivée du Pape au Paraguay, Vatican Information Service, Cité du Vatican, 11 juillet 2015

[4] Paraguay : le Pape invite à se confier à Marie « parce qu'elle nous comprend », 2015-07-11 Radio Vatican

 

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