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15 octobre 2015 4 15 /10 /octobre /2015 20:34

Voice of the Family vient de publier la traduction de l’intervention de Mgr Tomasz Peta, archevêque d’Astana au Kazakhstan, au synode ordinaire sur la famille, le 10 octobre. Mgr Peta a évoqué les célèbres paroles de Paul VI prononcées lors de son homélie pour la fête des saints Pierre et Paul en 1972 : « Par quelque fissure, les fumées de Satan sont entrées dans le temple de Dieu. » C’est avec ces mots qu’il a interpellé le synode, soulignant clairement la gravité de l’ouverture à la discussion sur certains thèmes est proprement infernale.

 

Jeanne Smits propose cette traduction de son intervention :

« Le bienheureux Paul VI a dit en 1972 :

“Par quelque fissure, les fumées de Satan sont entrées dans le temple de Dieu.”

Je suis convaincu que c’étaient là des paroles prophétiques du saint pape, l’auteur d’Humanæ vitæ. Au moment du synode l’an dernier, “les fumées de Satan” tentaient d’entrer dans l’Aula Paul VI.

Explication :

1. La proposition de permettre l’accès à la sainte communion aux divorcés vivant au sein d’une nouvelle union civile.

2. L’affirmation selon laquelle la cohabitation est une union qui peut avoir en elle-même certaines valeurs.

3. Le plaidoyer pour l’homosexualité en tant que chose soi-disant normale.

Certains pères synodaux n’ont pas correctement compris l’appel du pape François à la discussion ouverte et ont commencé à mettre en avant des idées qui contredisent la Tradition bi-millénaire de l’Eglise, enracinée dans la Parole éternelle de Dieu. Hélas, on perçoit encore l’odeur de ces « fumées de Satan » dans certains paragraphes de l’Instrumentum laboris ainsi que dans les interventions de certains pères synodaux cette année.

A mon sens, la tâche principale du synode consiste à recentrer l’attention de nouveau sur l’Evangile de la famille, et cela veut dire : sur l’enseignement de Notre Sauveur. Il n’a pas le droit de détruire les fondations – de détruire le roc.

Que le Saint-Esprit, qui l’emporte toujours dans l’Eglise, nous éclaire tous dans la recherche du vrai bien, pour les familles et pour le monde.

Marie, Mère de l’Eglise, priez pour nous !

+ Tomasz Peta
Archevêque d’Astana (Kazakhstan)

source: Le Blog de Jeanne Smits,

via http://www.leforumcatholique.org/message.php?num=789336

Mgr Peta déclare que les fumées de Satan sont entrées dans le Synode

Mise à jour, 16 octobre. Un article en allemand sur Kath.net, le 16 octobre :

Mgr Peta déclare que les fumées de Satan sont entrées dans le Synode
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15 octobre 2015 4 15 /10 /octobre /2015 19:51

L'inversion accusatoire semble de mise - également... - dans l'Eglise. Un article d’Andrea Tornielli, le vaticaniste le plus apprécié et le plus proche de Bergoglio, est paru dès le 8 octobre, quatre jours avant la publication controversée de la lettre des cardinaux conservateurs. Il donnait les informations que la lettre contenait et il accusait ses auteurs de conspirer contre le pape.

 

Du rififi sous les mitres”, tel pourrait être le titre d’un film tourné durant le synode sur la famille. Sur son site internet, Sandro Magister revient sur la fameuse lettre signée de 13 cardinaux et adressée au Pape François, et donne les précisions suivantes :
Depuis le moment où la lettre adressée par treize cardinaux au pape est tombée dans le domaine public, les autorités vaticanes, par l’intermédiaire du père Federico Lombardi, ne perdent pas une occasion d’en blâmer la publication et, de manière plus ou moins voilée, le contenu et les auteurs.
Mais alors il est bon que devienne également public un élément antérieur à la publication de la lettre des treize cardinaux. Un élément qui ne peut absolument pas être passé sous silence et après lequel il est devenu indispensable - dans le but de donner une information correcte - de vérifier ce qui s’est réellement passé, le contenu de la lettre et qui l’a signée.
Lorsqu’il a de nouveau critiqué ce 14 octobre, pendant la conférence de presse, “la fatidique lettre qui a eu bien plus d’écho qu’elle n’en mérite”, le père Federico Lombardi a paru oublier que la première personne qui ait fait éclater à grand fracas la nouvelle de ce geste confidentiel a été non pas un présumé émissaire des signataires mais bien le vaticaniste le plus apprécié et le plus proche du pape François, un homme qui est fréquemment son hôte à la Maison Sainte-Marthe : Andrea Tornielli, coordinateur du portail “Vatican Insider”.
En effet la démarche accomplie auprès du Pape par treize pères synodaux a été annoncée par Tornielli dès le 8 octobre - quatre jours avant que leur lettre ne soit connue - dans un article très informé qui a été publié simultanément par “Vatican Insider” (mais il a été retiré rapidement de sa home page) et par le quotidien “La Stampa”, en page 9.

Dans le corps de l’article, non seulement il était affirmé à plusieurs reprises, comme quelque chose d’absolument certain, que les auteurs de la révolte étaient treize - pas un de plus, pas un de moins - mais il était en outre précisé qu’il y avait parmi eux le cardinal George Pell, défini comme “le plus dur”.
L’article ne parlait pas explicitement d’une lettre mais indiquait que “les treize pères synodaux ont adressé un appel au pape” le premier jour des travaux, lundi 5 octobre. Et il s’étendait – avec une évidente maîtrise du sujet – sur l’exposé d’un certain nombre d’arguments que l’on allait effectivement retrouver par la suite dans la lettre, une fois que celle-ci aurait été publiée.
Ces arguments étaient toutefois exposés par Tornielli de manière à présenter sous un très mauvais jour les treize prélats, identifiés dès le début de l’article comme un “lobby” présent à l’intérieur du synode et se livrant à un “pressing” inspiré par des “logiques de conspiration” pour faire “entendre que le synode était ‘manipulé’ par le secrétariat général et, en dernière analyse, par le Pape, dans le but de lui faire prendre une orientation d’ouverture”.

Source :
Sandro Magister.

via Pro Liturgia, Actualité du jeudi 15/10/2015

Note de Christ-Roi. Ce sont les 13 cardinaux qui, conservateurs d'une doctrine de l'Eglise vieille de deux mille ans, ne changent rien, et ne sont donc pas les conspirateurs. Alors que ceux qui veulent changer la doctrine par une modification de la pastorale "au nom de la miséricorde", agissent, eux, plutôt en conspirateurs. On ne peut comploter que contre quelque chose de déjà fixé.

Lettre des treize cardinaux: Andrea Tornielli avait présenté le premier les 13 cardinaux contestataires et les informations que la lettre contenait

L'artice de Sandro Magister :

 

La lettre des treize cardinaux. Un élément-clé antérieur

 

Il s’agit d’un article d’Andrea Tornielli, le vaticaniste le plus apprécié et le plus proche de Bergoglio. Il est paru quatre jours avant la publication de la lettre. Il donne les informations qu’elle contenait et il accuse ses auteurs de conspirer contre le pape

par Sandro Magister

 



ROME, le 15 octobre 2015 – Depuis le moment où la lettre adressée par treize cardinaux au pape est tombée dans le domaine public, les autorités vaticanes, par l’intermédiaire du père Federico Lombardi, ne perdent pas une occasion d’en blâmer la publication et, de manière plus ou moins voilée, le contenu et les auteurs.

La plus récente critique date d’hier. Au cours de la conférence de presse quotidienne d’accompagnement des travaux du synode, le directeur du bureau de presse du Vatican a critiqué pour la énième fois "la fatidique lettre qui a eu bien plus d’écho qu’elle n’en mérite".

Mais alors il est bon que devienne également public un élément antérieur à la publication de la lettre des treize cardinaux. Un élément qui ne peut absolument pas être passé sous silence et après lequel il est devenu indispensable – dans le but de donner une information correcte – de vérifier ce qui s’est réellement passé, le contenu de la lettre et qui l’a signée.

Le post qui suit dit tout ce qu’il suffit de savoir.

Il a été publié hier, uniquement en italien, sur le blog "Settimo cielo". Le voici à nouveau ci-dessous. Il est également traduit en anglais, en français et en espagnol. Pour que tout le monde soit informé.

__________



La "conjuration des treize". Voici qui l’a racontée le premier


Lorsqu’il a de nouveau critiqué aujourd’hui, 14 octobre, pendant la conférence de presse, "la fatidique lettre qui a eu bien plus d’écho qu’elle n’en mérite", le père Federico Lombardi a paru oublier – à l’instar d’un grand nombre de journalistes et de prélats –que la première personne qui ait fait éclater à grand fracas la nouvelle de ce geste confidentiel a été non pas un présumé émissaire des signataires mais bien le vaticaniste le plus apprécié et le plus proche du pape François, un homme qui est fréquemment son hôte à la Maison Sainte-Marthe et qui l’a interviewé à plusieurs reprises : Andrea Tornielli, coordinateur du portail "Vatican Insider".

En effet la démarche accomplie auprès du pape par treize pères synodaux a été annoncée par Tornielli dès le 8 octobre - quatre jours avant que leur lettre ne soit connue - dans un article très informé qui a été publié simultanément par "Vatican Insider" (mais il a été retiré rapidement de sa home page) et par le quotidien "La Stampa ", en page 9.

"La Stampa" avait placé l’article à la rubrique "Coulisses", sous le titre : "Synode manipulé, l'accusation de 13 prélats. Le Pape répond : assez de logiques de conspiration".

Dans le corps de l’article, non seulement il était affirmé à plusieurs reprises, comme quelque chose d’absolument certain, que les auteurs de la révolte étaient treize – pas un de plus, pas un de moins – mais il était en outre précisé qu’il y avait parmi eux le cardinal George Pell, défini comme "le plus dur".

L’article ne parlait pas explicitement d’une lettre. Cependant il indiquait que "les treize pères synodaux ont adressé un appel au pape" le premier jour des travaux, lundi 5 octobre. Et il s’étendait – avec une évidente maîtrise du sujet – sur l’exposé d’un certain nombre d’arguments que l’on allait effectivement retrouver par la suite dans la lettre, une fois que celle-ci aurait été publiée.

Ces arguments étaient toutefois exposés par Tornielli de manière à présenter sous un très mauvais jour les treize prélats, identifiés dès le début de l’article comme un "lobby" présent à l’intérieur du synode et se livrant à un "pressing" inspiré par des "logiques de conspiration" pour faire "entendre que le synode était 'manipulé' par le secrétariat général et, en dernière analyse, par le pape dans le but de lui faire prendre une orientation d’ouverture".

L'article continuait et se concluait avec de larges citations de la "réponse" donnée en séance le lendemain matin, mardi 6 octobre, par le secrétariat général du synode et par le pape François aux auteurs de l’appel, retournant ainsi contre eux – et non plus avec l'autorité de l’auteur de l’article mais avec celle du souverain pontife lui-même – l'accusation de "conspiration".

__________


L'article de Tornielli publié le 8 octobre, en trois langues, sur "Vatican Insider" :

> Il Papa: no a logiche cospirative al Sinodo

> Pope urges bishops not to give in to conspiracy theories

> Papa Francisco : no a las lógicas de conspiración en el Sínodo

 

 

Lettre des treize cardinaux: Andrea Tornielli avait présenté le premier les 13 cardinaux contestataires et les informations que la lettre contenait
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14 octobre 2015 3 14 /10 /octobre /2015 13:31

Comme pour la dénonciation d'une "herméneutique de la conspiration", dont on ne sait toujours pas laquelle elle est, le Saint-Père a pris tout le monde de court ce matin au début de l'audience générale en demandant pardon pour tous les scandales qui ont entaché l'Eglise, sans donner de précision quant à la nature de ces scandales :

À la surprise de tous les fidèles rassemblés place Saint-Pierre pour assister à l’audience générale de ce mercredi matin, le pape François, avant de commencer son enseignement, a pris la parole et demandé pardon, « au nom de l’Église », « pour les scandales qui ont eu lieu ces derniers temps à Rome ou au Vatican ».

Ne donnant pas plus de précisions, le Saint-Père a ensuite poursuivi l’audience normalement, laissant libre cours aux interprétations possibles. Faisait-il référence au récent coming-out du père Krzysztof Charamsa, aux prises de position de certains participants au synode sur la famille, ou plus généralement aux affaires de prêtres pédophiles plus ou moins couverts pendant des années par certains évêques ?

François demande pardon pour tous les scandales qui ont entaché l'Eglise, sans préciser la nature de ces scandales
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14 octobre 2015 3 14 /10 /octobre /2015 08:49

Selon "Die Tagespost", tous les jours, un mini-synode de l’ombre ("Parallel-Synode") se réunit à la Maison Sainte-Marthe :

Après la révélation de l’existence d’une lettre cosignée par une douzaine de cardinaux inquiets de l’organisation du synode sur la famille et de la composition du groupe chargé de rédiger le rapport final, on apprend cette information ahurissante par le biais du "journal allemand Die Tagespost : tous les jours, une sorte de mini-synode de l’ombre (« Parallel-Synode ») se réunit à la Maison Sainte-Marthe autour du pape (pour décider de la marche à suivre pour le synode, le vrai ?) qui se tient à quelques pas de là. Ces réunions confidentielles réunissent, selon le quotidien allemand, quelques-uns des pères synodaux et des invités de l’extérieur.

 

[...] On dira : le pape fait ce qu’il veut, et il ne lui est pas interdit de consulter des personnes compétentes. Sans doute. Mais c’est le synode qui est censé l’éclairer, et réfléchir à la réponse apportée à une question donnée – ou plusieurs.

 

Or on sait que le synode extraordinaire de 2014 a été manipulée par plusieurs de ceux qui sont aujourd’hui aux commandes en vue d’y inclure des questions réglées depuis longtemps ou carrément sans objet dans un synode sur la famille (les unions homosexuelles n’étant ni de près, ni de loin comparables à la famille naturelle et sacramentelle). On a le spectacle de la confusion, des changements de procédure de dernière minute, d’une « Salle de presse » qui présente une image très orientée  très partielle de ce qui se passe dans la salle du synode. On a vu les évêques polonais contraints d’effacer de leur site internet les propos saillants des intervenants de la deuxième assemblée générale du synode, la semaine dernière : le cardinal Baldisseri, secrétaire général du synode, a « rappelé aux pères du synode que chacun d’eux peut publier sa propre intervention mais pas les textes des autres ». On a vu, on a vu… On a vu la balance peser presque systématiquement du côté de ceux qui veulent un changement de « pastorale » sans toucher à la doctrine. Comme si c’était possible.

Le "synode de l'ombre" mis à jour

Lu sur Diakonos.be Facebook :

 

Selon le vaticaniste Andrea Gagliarducci, l'influence du "Synode de l'Ombre" organisé en mai par les ultra-modernistes allemands, français et suisses et dont nous vous avions parlé dans un précédent article pèse sur les groupes de travail. Les déclarations du groupe de langue allemande rappellent les conclusions de ce synode de l'ombre qui encourageait la contraception, les actes homosexuels et l'admission à la communion des divorcés remariés en fonction des circonstances et proposait une "théologie narrative" basée sur l'expérience personnelle rejetant la notion même qu'un acte puisse être intrinsèquement mauvais. Et de fait, à part le cardinal Müller, les positions des cardinaux Schoenborn, Kasper et Koch semblent appuyer ces thèses.

 

Concernant les francophones, le GROUPE C dirigé par le mauricien Maurice Piat et dont le porte-parole est le canadien Mgr Gatineau, soutient complètement la méthodologie de l'Instrumentum Laboris bien qu'il se déclare préoccupé de l'influence grandissante de l'idéologie du gender sur le monde. Le GROUPE A , modéré par le cardinal québécois Mgr Lacroix et représenté par l'Archevêque de Lille inclut deux participants au concile de l'ombre: Mgr Jean-Luc Brunin du Havre et Mgr Jean-Marie Lovey de Sion. Ce groupe a demandé que le texte adopte le point de vue de la famille, pas seulement celui du mariage et s'est plaint que tous les amendements proposés n'aient pas été pris en considération.

 

Les groupes italiens, et espagnols ne semblent pas influencés par les conclusions de ce concile de l'ombre tandis que les groupes anglophones y sont fermement opposés et considèrent le texte de départ comme erroné et inadéquat.

 

Le "synode de l'ombre" mis à jour

Un article en anglais : "Comment le synode de l'ombre tente d'influencer le synode sur la famille, par "Catholic News agency" (une agence de presse en langue anglaise, fondée en 2004 à la suite de l'appel du pape Jean-Paul II pour une "nouvelle évangélisation") :

Le "synode de l'ombre" mis à jour

Source: How the 'shadow council' is trying to influence the Synod on the Family, Catholic News Agency, By Andrea Gagliarducci, Vatican City, Oct 12, 2015 / 03:32 pm

 

Le 2 octobre dernier, le site Pro Liturgia publiait déjà cette information sur le "synode de l'ombre" :

 

Le journaliste italien Marco Tosatti révèle qu'un synode parallèle s'est tenu en secret à Rome, sous l'égide du pape lui-même.

A la demande de François, des prélats - parmi lesquels certains jésuites - se sont retrouvés à la maison Sainte-Marthe, pour préparer en catimini un document qui devra être présenté comme la conclusion du prochain synode, en vue de mettre en oeuvre les réformes souhaitées par le courant kaspérien. Et Marco Tosatti de conclure que ce que beaucoup supputaient devient une quasi certitude: le processus synodal n'est qu'une imposture.

Le "synode de l'ombre" mis à jour

"Diakonos.be Facebook" décrit justement la situation dans laquelle les synodaux de l'ombre nous mettent :

 

les "progressistes" jubilent parce que finalement, "l'esprit" du Concile est de retour et que l'on a compris qu'on ne pourra plus revenir en arrière. De nombreux orthodoxes et protestants se réjouissent parce qu'ils voient que les catholiques sont sur le point d'arriver au point où eux se trouvent déjà depuis bien longtemps. Les traditionalistes aussi se réjouissent à leur manière en disant: "C'est bien nous qui avions raison quand nous disions que le Concile était une catastrophe pour l'Eglise". Seuls les pauvres chrétiens comme nous ne savent quoi dire et restent perdus.

Et voici maintenant la meilleure condamnation que les comploteurs de l'ombre trouveront :

Car quiconque fait le mal hait la lumière, et il ne vient point à la lumière, de peur que ses oeuvres ne soient découvertes; mais celui qui accomplit la vérité vient à la lumière, afin que ses oeuvres soient manifestées, parce qu'elles ont été faites en Dieu.

Evangile selon Saint Jean, 3, 20-21.

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14 octobre 2015 3 14 /10 /octobre /2015 07:58

Dans le cadre du "synode sur la famille", l'archevêque métropolitain de Poznan, Président de la Conférence épiscopale polonaise, Mgr Stanisław Gądecki, a expliqué pourquoi la doctrine de l'Eglise ne permettait pas l'accès à la communion eucharistique des divorcés remariés :

Déjà, les documents des tout premiers synodes d’Elvira, d’Arles, de Néocésarée (qui eurent lieu entre 304 et 319) réaffirment la doctrine de l’Eglise qui ne permet pas l’accès à la Communion eucharistique des divorcés « remariés ».

3. La raison fondamentale en est que « leur état et leur condition de vie est en contradiction objective avec la communion d'amour entre le Christ et l'Eglise, telle qu'elle s'exprime et est rendue présente dans l'Eucharistie » (Familiaris consortio 84).

L’Eucharistie est le sacrement des baptisés qui sont dans la gratia sacramentalis. L’accès à la sainte Communion des personnes divorcées et civilement « remariées », c’est-à-dire des personnes qui ne sont pas dans la grâce sacramentelle, pourrait causer beaucoup de dommages non seulement en ce qui concerne le soin pastoral des familles mais aussi par rapport à la doctrine de l’Eglise sur la grâce sanctifiante.

En réalité, cet accès ouvrirait la porte de la réception de la sainte Communion à toutes les personnes en état de péché mortel ; par voie de conséquence, cela annulerait le sacrement de Pénitence et déprécierait l’importance de vivre dans l’état de grâce sanctifiante.

Enfin, il est nécessaire de réaffirmer que l’Eglise ne peut accepter la prétendue loi de gradualité ou le chemin graduel. Comme le pape François nous l’a rappelé, ceux d’entre nous qui sommes rassemblés ici ne voulons pas et n’avons pas le pouvoir de changer la doctrine de l’Eglise.

 

Extrait de l’intervention au synode ordinaire par Mgr Stanisław Gądecki, archevêque métropolitain de Poznan, président de la conférence épiscopale polonaise.

L'accès à la communion des divorcés remariés "ouvrirait la porte de la réception de la sainte Communion à toutes les personnes en état de péché mortel" (Mgr Stanisław Gądecki, Président de la Conférence épiscopale polonaise)

Source : Le blog de Jeanne Smits, à partir de la traduction anglaise qui a été publiée sur Voice of the Family, le 12 octobre 2015.

 

L'article en anglais de Voice of the family:

http://voiceofthefamily.com/archbishop-gadeckis-intervention-the-church-cannot-bend-to-the-will-of-man/

http://voiceofthefamily.com/archbishop-gadeckis-intervention-the-church-cannot-bend-to-the-will-of-man/

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13 octobre 2015 2 13 /10 /octobre /2015 21:43

Lu sur le blog d'Yves Daoudal, une traduction en français d'une intervention du Cardinal Sarah, le préfet de la Congrégation pour le culte divin et la discipline des sacrements, publiée le 13 octobre :

Pour le Cardinal Sarah, l'athéisme de l'Occident et l'Etat islamique ont une "même origine démoniaque"

On a vaguement entendu parler de l’intervention du cardinal Sarah au début du synode, et puis plus rien. Le texte de son intervention ne figurait nulle part, et surtout pas sur les sites du Vatican, alors qu’il est le « numéro 4 » de l’Eglise selon la comptabilité journalistique. Seul un blog de Toronto soulignait que Mgr Gadecki, sur son blog personnel, disait combien Mgr Hoser avait été impressionné…

Voici qu’a été publié aujourd’hui, aujourd’hui 13 octobre, une traduction anglaise de l’intervention du cardinal Sarah (faite en italien) sur le site Aleteia en anglais.

Voici une rapide traduction de ce texte qui, une fois de plus, me fait prier que cet homme devienne pape… subito. Et quand on voit où en est le chaos, c’est de plus en plus urgent.

 

Votre Sainteté, Eminences, participants du Synode,

Je propose ces trois pensées :

1. Plus de transparence et de respect entre nous.

Je ressens un profond besoin d’invoquer l’Esprit de Vérité et d’Amour, la source de la parrhésia dans la parole et de l’humilité dans l’écoute, qui seul est capable de créer une véritable harmonie dans la pluralité.

Je dirai franchement que dans le précédent Synode, sur diverses questions, on a ressenti la tentation de céder à la mentalité du monde sécularisé et individualiste de l’Occident. Reconnaître ce qu’on appelle les « réalités de la vie » comme un locus theologicus signifie abandonner tout espoir dans le pouvoir transformant de la foi et de l’Evangile. L’Evangile qui a autrefois transformé les cultures est maintenant en danger d’être transformé par elles.

En outre, certaines des procédures utilisées ne paraissaient pas destinées à enrichir la discussion et la communion autant qu’elles faisaient la promotion d’une façon de voir typique d’une certaine frange des Eglises les plus riches. Ceci est contraire à une Eglise pauvre, un signe de contradiction joyeusement évangélique et prophétique pour la mondanité. On ne comprend pas non plus pourquoi certaines déclarations qui ne sont pas partagées par la majorité qualifiée du dernier Synode se sont retrouvées dans la Relatio puis dans les Lineamenta et l’Instrumentum laboris alors que d’autres questions pressantes et très actuelles (comme l’idéologie du genre) sont ignorées.

Mon premier espoir est donc que, dans notre travail, il y ait davantage de liberté, de transparence et d’objectivité. Pour cela, il serait bénéfique de publier les résumés des interventions, afin de faciliter la discussion et éviter tout préjudice ou discrimination dans la réception des déclarations des pères du synode. (1)

 

2. Le discernement de l’histoire et des esprits

Un deuxième espoir : que le Synode honore sa mission historique et ne se limite pas lui-même à parler de certaines questions pastorales (comme la possible communion pour les divorcés et remariés) mais aide le Saint-Père à énoncer clairement des vérités et une réelle direction au niveau mondial. Car il y a de nouveaux défis par rapport au synode de 1980. Un discernement théologique nous permet de voir à notre époque deux menaces inattendues (presque comme deux « bêtes de l’apocalypse ») situées sur des pôles opposés : d’une part, l’idolâtrie de la liberté occidentale ; de l’autre, le fondamentalisme islamique : laïcisme athée contre fanatisme religieux. Pour utiliser un slogan, nous nous trouvons entre « l’idéologie du genre et ISIS ». Les massacres islamiques et les exigences libertaires se disputent régulièrement la première page des journaux. (Souvenons-nous de ce qui s’est passé le 26 juin ! (2)) De ces deux radicalisations se lèvent les deux grandes menaces contre la famille : sa désintégration subjectiviste dans l’Occident sécularisé, par le divorce rapide et facile, l’avortement, les unions homosexuelles, l’euthanasie, etc. (cf. la gender theory, les Femen, le lobby LGBT, le Planning familial…). D’autre part, la pseudo-famille de l’islam idéologisé qui légitime la polygamie, l’asservissement des femmes, l’esclavage sexuel, le mariage des enfants, etc. (cf. al-Qaida, Isis, Boko Haram…).

Plusieurs indices nous permettent de percevoir la même origine démoniaque de ces deux mouvements. Contrairement à l’Esprit de Vérité qui favorise la communion dans la distinction (périchorèse), ils encouragent la confusion (homo-gamie) ou la subordination (poly-gamie). En outre, ils postulent une loi universelle et totalitaire, sont violemment intolérants, destructeurs des familles, de la société et de l’Eglise, et sont ouvertement christianophobes.

« Nous ne nous battons pas contre des créatures de chair et de sang… » Nous devons être inclusifs et accueillants à tout ce qui est humain ; mais ce qui vient de l’Ennemi ne peut pas et ne doit pas être assimilé. On ne peut pas unir le Christ et Belial ! Ce que le nazisme et le communisme étaient au XXe siècle, l’homosexualité occidentale et les idéologies abortives et le fanatisme islamique le sont aujourd’hui.

 

3. Proclamer et servir la beauté de la monogamie et de la famille

Face à ces deux défis mortels et sans précédent (homo-gamie et poly-gamie), l’Eglise doit promouvoir une véritable « épiphanie de la famille » (3). Aux deux le Pape (comme porte-parole de l’Eglise) peut contribuer, ainsi que chacun des évêques et pasteurs du troupeau chrétien : c’est-à-dire « l’Eglise de Dieu, qu’il a acquise par son sang » (Actes 20, 28).

Nous devons proclamer la vérité sans peur, c’est-à-dire le Plan de Dieu, qui est la monogamie dans l’amour conjugal ouvert à la vie. Gardant à l’esprit la situation historique que je viens de rappeler, il est urgent que l’Eglise, à son sommet, déclare de façon définitive la volonté du Créateur en ce qui concerne le mariage. Combien de gens de bonne volonté et de bon sens se joindraient à cet acte lumineux de courage effectué par l’Eglise !

Avec une Parole forte et claire du Magistère Suprême, les pasteurs ont la mission d’aider nos contemporains à découvrir la beauté de la famille chrétienne. Pour cela, il faut d’abord promouvoir tout ce que représente une véritable initiation des adultes, car la crise du mariage est essentiellement une crise de Dieu, mais aussi une crise de la foi, et là c’est l’initiation des enfants. Alors nous devons discerner ces réalités que le Saint-Esprit est déjà en train de faire monter pour révéler la vérité de la famille comme une intime communion dans la diversité (homme et femme), et qui est généreuse dans le don de la vie. Nous, évêques, avons le devoir urgent de reconnaître et promouvoir les charismes, les mouvements, et les réalités ecclésiales dans lesquels la famille se révèle vraiment, ce prodige d’harmonie, d’amour de la vie et d’espérance en l’Eternité, ce berceau de la foi et cette école de charité. Et il y a tant de réalités offertes par la Providence, avec le concile Vatican II, dans lesquelles ce miracle est offert.

(1) Le pape l’a interdit (note YD).

(2) Attentat de Sousse en Tunisie, 39 morts. Arrêt de la Cour suprême américaine légalisant le soi-disant mariage homosexuel sur tout le territoire des Etats-Unis (note YD).

(3) Benoît XVI, le 6 juin 2012 (note YD).

Pour le Cardinal Sarah, l'athéisme de l'Occident et l'Etat islamique ont une "même origine démoniaque"
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12 octobre 2015 1 12 /10 /octobre /2015 10:28

Article mis à jour au fil des nouvelles informations.

 

Le 5 octobre dernier, 13 cardinaux, dont André Vingt-Trois, archevêque de Paris, ont écrit une lettre au Pape, qui (hormis la recommandation marginale de ne pas réduire la discussion à la seule "communion des divorcés") n'en a tenu aucun compte.

Dans cette lettre, les 13 cardinaux s'étonnent des nouvelles procédures du synode, qui semblent assurer aux questions controversées du document préparatoire au synode (l'instrumentum laboris établi en octobre 2014) une inluence excessive sur les délibérations, en facilitant l'obtention de résultats prédéterminés. Ils épinglent les nouvelles procédures adoptées par le pape François qui éliminent la participation des pères synodaux à la composition de la commission de rédaction, dont les membres ont été nommés, sans être élus et sans consultation. Ils terminent par un appel à la prudence et une mise en garde de ne pas adopter les positions libérales des églises protestantes qui ont "abandonné des éléments-clés de la foi... "au nom de l'adaptation pastorale", ce qui a accéléré leur effondrement. Cette dernière recommandation montre que les pères synodaux ont bien reçu et pris note de la lettre que des convertis venus du protestantisme leur avaient envoyée.

C'est dans le cadre de cette lettre des Pères synodaux au Pape, que François leur aurait répondu de "ne pas céder à l'herméneutique de conspiration, qui est faible au point de vue sociologique et qui n’apporte pas d’aide au point de vue spirituel", comme l’a fait savoir – dans un tweet qui n’a pas été démenti – Antonio Spadaro, le directeur de la revue "La Civiltà Cattolica", qui était, lui aussi, présent dans la salle des séances:

 

 

Synode : Treize cardinaux écrivent au Pape qui leur répond de "ne pas céder à l'herméneutique de la conspiration". Laquelle ?

Treize cardinaux ont écrit au pape. Voici la lettre

 

Mais François a repoussé en bloc leurs demandes. Et, entre temps, la "Relatio finalis" a disparu du programme du synode

 

par Sandro Magister

 

ROME, le 12 octobre 2015 – Lundi 5 octobre, au début des travaux du synode consacré à la famille, le cardinal George Pell a remis au pape François une lettre, portant sa signature et celle de douze autres cardinaux, tous présents dans cette même salle des séances du synode.

Les treize signataires occupent des postes de première importance dans la hiérarchie de l’Église et trois d’entre eux font partie de la présidence du synode.

Ce sont, par ordre alphabétique :



- Carlo Caffarra, archevêque de Bologne, Italie, théologien, qui a été le premier président de l’Institut pontifical Jean-Paul II d'études sur le mariage et la famille ;
- Thomas C. Collins, archevêque de Toronto, Canada ;
- Timothy M. Dolan, archevêque de New-York, États-Unis ;
- Willem J. Eijk, archevêque d’Utrecht, Pays-Bas ;
- Péter Erdö, archevêque d’Esztergom-Budapest, Hongrie, président du conseil des conférences épiscopales d'Europe et rapporteur général du synode actuellement en cours, comme il l’a été de la précédente session, celle du mois d'octobre 2014 ;
- Gerhard L. Müller, ancien évêque de Ratisbonne, Allemagne, préfet depuis 2012 de la congrégation pour la doctrine de la foi ;
- Wilfrid Fox Napier, archevêque de Durban, Afrique du Sud, président délégué du synode actuellement en cours, comme il l’avait déjà été de la session précédente, celle du mois d'octobre 2014 ;
- George Pell, archevêque émérite de Sydney, Australie, préfet depuis 2014 du secrétariat pour l'économie, au Vatican ;
- Mauro Piacenza, de Gênes, Italie, ancien préfet de la congrégation pour le clergé, pénitencier majeur depuis 2013 ;
- Robert Sarah, ancien archevêque de Conakry, Guinée, préfet depuis 2014 de la congrégation pour le culte divin et la discipline des sacrements ;
- Angelo Scola, archevêque de Milan, Italie ;
- Jorge L. Urosa Savino, archevêque de Caracas, Venezuela ;
- André Vingt-Trois, archevêque de Paris, France, président délégué du synode actuellement en cours comme il l’avait déjà été de la précédente session, celle du mois d’octobre 2014.



Dans cette lettre, concise et très claire, les treize cardinaux soumettaient à l'attention du pape les sérieuses "préoccupations" que leur inspiraient, ainsi qu’à d’autres pères synodaux, les procédures du synode, qui leur paraissent "conçues pour faciliter l’obtention de résultats prédéterminés à propos de questions importantes et controversées", et l'"Instrumentum laboris", considéré comme inadapté en tant que "texte guide et base d’un document final".

On peut lire ci-dessous le texte de la lettre, traduit à partir de la version originale en anglais.



__________


Très Saint Père,

En ce début du Synode consacré à la famille et avec le désir de le voir servir fructueusement l’Église et Votre ministère, nous vous demandons respectueusement de prendre en considération une série de préoccupations que nous avons recueillies auprès d’autres pères synodaux et que nous partageons.

Le document préparatoire du synode, l'"Instrumentum laboris", contient certes des éléments admirables, mais il comporte également des parties qui gagneraient à faire l’objet d’une réflexion approfondie et à être retravaillées. Les nouvelles procédures qui guident le synode semblent assurer à ce document une influence excessive sur les délibérations du synode et sur le document synodal final. Tel qu’il est, et compte tenu des préoccupations dont de nombreux pères nous ont fait part à propos de celles de ses parties qui sont problématiques, l’"Instrumentum" ne peut pas être utilisé convenablement comme texte guide ou comme base d’un document final.

Les nouvelles procédures synodales vont être perçues, dans certains milieux, comme manquant d’ouverture et d’authentique collégialité. Dans le passé, le processus consistant à présenter des propositions sur lesquelles les pères synodaux votaient permettait d’évaluer l’état d’esprit de ceux-ci, ce qui était précieux. L’absence des propositions ainsi que celle des discussions et votes correspondants semble décourager un débat ouvert et confiner la discussion aux petits groupes ; c’est pourquoi il nous paraît urgent de rétablir l’élaboration de propositions à soumettre au vote du synode tout entier. Le vote sur un document final arrive trop tard dans le processus pour permettre un examen complet et une sérieuse mise au point du texte.

De plus, le manque de participation des pères synodaux à la composition de la commission de rédaction a créé un malaise considérable. Ses membres ont été nommés, pas élus, sans consultation. De même, tous ceux qui rédigent quelque projet de texte que ce soit au niveau des petits groupes devraient être élus et non pas nommés.

Ces faits ont, à leur tour, fait naître la crainte que les nouvelles procédures ne soient pas fidèles à l’esprit traditionnel et à l’objectif d’un synode. On ne comprend pas très bien pourquoi ces changements de procédures sont nécessaires. Un certain nombre de pères pense que la nouvelle procédure semble conçue pour faciliter l’obtention de résultats prédéterminés à propos de questions importantes et controversées.

Dernier point et peut-être le plus urgent, plusieurs pères se sont dits préoccupés de ce qu’un synode ayant pour but de traiter une question pastorale d’une extrême importance – le renforcement de la dignité du mariage et de la famille – puisse en arriver à être dominé par le problème théologique et doctrinal de l’accès des personnes divorcées et remariées civilement à la communion. Si c’est le cas, cela va inévitablement soulever des questions encore plus fondamentales à propos de la manière dont l’Église, allant de l’avant, devrait interpréter et appliquer la Parole de Dieu, ses doctrines et ses disciplines, aux changements qui interviennent dans la culture. L’effondrement des Églises protestantes libérales à l’époque moderne, accéléré par le fait qu’elles ont abandonné des éléments-clés de la foi et de la pratique chrétiennes au nom de l’adaptation pastorale, est une incitation à être très prudents dans nos discussions synodales.

Très Saint Père, nous vous offrons ces pensées dans un esprit de fidélité et nous vous remercions de les prendre en considération.

Fidèlement vôtres en Jésus-Christ.


__________


Dans l’après-midi de ce même lundi 5 octobre, pendant la première discussion en assemblée, le cardinal Pell et d’autres pères synodaux ont repris certaines des questions abordées dans la lettre, sans la citer.

Le pape François était présent et il a écouté. Et le lendemain matin, mardi 6 octobre, il a pris la parole.

Le texte de cette intervention hors programme n’a pas été rendu public, mais seulement résumé, oralement par le père Federico Lombardi et sous forme écrite par "L'Osservatore Romano". De la manière suivante :



"Le souverain pontife a voulu réaffirmer que le synode actuel est en continuité avec celui qui a été célébré l’année dernière. En ce qui concerne l’'Instrumentum laboris', François a souligné qu’il résulte de la 'Relatio synodi' complétée par les contributions qui sont arrivées ultérieurement, qu’il a été approuvé par le conseil post-synodal – qui s’était réuni en présence du souverain pontife – et qu’il constitue la base pour continuer le débat et les discussions dans les jours qui viennent. Dans ce contexte, les contributions des divers groupes linguistiques prennent une importance essentielle. Le pape a également rappelé que les trois documents officiels du synode de l’an dernier sont ses deux discours, celui du début et celui de la fin, et la 'Relatio synodi'. Le souverain pontife a souligné que la doctrine catholique en ce qui concerne le mariage n’a pas été touchée et il a ensuite lancé une mise en garde contre le danger de donner l’impression que le seul problème du synode est celui de la communion des divorcés, en invitant ses auditeurs à ne pas réduire les horizons du synode". À ce compte-rendu de "L'Osservatore Romano" le père Lombardi a ajouté que "les décisions en matière de méthode ont également été partagées et approuvées par le pape et par conséquent elles ne peuvent pas être remises en discussion".



Il découle de tout cela que François a rejeté en bloc les demandes formulées dans la lettre, sauf la recommandation marginale de ne pas réduire la discussion à la seule "communion des divorcés".

Et il les a repoussées non sans une touche polémique, comme l’a fait savoir ultérieurement – dans un tweet qui n’a pas été démenti – Antonio Spadaro, le directeur de la revue "La Civiltà Cattolica", qui était, lui aussi, présent dans la salle des séances, selon lequel le pape aurait dit aux pères de "ne pas céder à l'herméneutique de conspiration, qui est faible au point de vue sociologique et qui n’apporte pas d’aide au point de vue spirituel".

Tout cela s’est passé au début du synode. Mais, vers la fin de la première semaine de travaux, d’autres événements se sont produits. Qui vont de nouveau en sens inverse des souhaits formulés dans la lettre des treize cardinaux.

Vendredi 9 octobre, en conférence de presse, le cardinal Luis Antonio G. Tagle, archevêque de Manille et président délégué du synode, a déclaré à l’improviste que, en ce qui concerne le rapport final, "nous attendons la décision du pape".

Et le lendemain, le père Lombardi a précisé que "nous n’avons pas encore de certitude quant à la manière dont se déroulera la conclusion du synode, c’est-à-dire que nous ne savons pas s’il y aura un document final. Nous allons voir si le pape va apporter des indications précises".

Incroyable mais vrai. Alors que le synode était en pleine activité, voilà qu’a été mise au conditionnel, de manière imprévue, l’existence même de cette "Relatio finalis" qui figurait dans les programmes comme le point d’arrivée vers lequel étaient orientés tous les travaux synodaux.

En effet le secrétaire général du synode, le cardinal Lorenzo Baldisseri, avait parlé abondamment de la "Relatio finalis", à l’occasion de la présentation officielle du synode, le 2 octobre :

> Briefing su tema e metodo della XIV assemblea generale ordinaria del sinodo dei vescovi

Ce même jour, Baldisseri avait également annoncé que le pape François avait nommé une commission composée de dix cardinaux et évêques précisément "pour l'élaboration du rapport final".

Le 5 octobre, dans le discours d’ouverture des travaux du synode, Baldisseri avait de nouveau, de manière encore plus détaillée, présenté les phases d’élaboration et d’approbation de la "Relatio" :

> Relazione del segretario generale

Il en avait de nouveau parlé en séance, le matin du 6 octobre, juste avant que le pape prenne la parole.

Ne parlons pas du calendrier officiel des travaux du synode, qui attribue encore actuellement quatre jours, du 21 au 24 octobre, à la rédaction du "rapport final", à sa présentation en séance, à la discussion et à la présentation des observations écrites, à sa réécriture, à sa nouvelle présentation en séance et à son vote définitif :

> Calendario dei lavori

Dans leur lettre au pape François, les treize cardinaux souhaitaient que l’on en revienne à la procédure des synodes passés, qui se terminaient par le vote, l’une après l’autre, de "propositions" qui seraient soumises au pape. Ou qu’au moins, en l’absence de ces propositions, l’on vote point par point une "Relatio finalis" rédigée par une commission élue, et non pas entièrement nommée par en haut.

Mais si la "Relatio" elle-même – comme on nous l’a fait comprendre – va être supprimée, le seul produit du synode ne pourra être qu’une nouvelle mouture de cet "Instrumentum laboris" que les treize signataires de la lettre considéraient comme ne pouvant pas servir "de base d’un document final" notamment en raison de "celles de ses parties qui sont problématiques", autrement dit celles dont la fidélité à la doctrine n’est pas certaine.

Parce qu’il est vrai que les 270 pères synodaux sont justement en train de travailler, jour après jour, à remanier de fond en comble l'"Instrumentum". Mais il est tout aussi vrai que la réécriture du texte sera l’apanage de cette commission entièrement composée de gens nommés par le papa François, dans laquelle les novateurs constituent une majorité écrasante, ce qui n’est pas le cas dans la salle des séances. Et dans le cas d’un texte très long et discursif comme l'"Instrumentum" – et non pas concis comme les "propositions" de beaucoup de synodes passés – il peut beaucoup plus facilement se passer la même chose que lors du synode de 2014, c’est-à-dire l'introduction de formules vagues et polyvalentes, difficiles à repousser en séance par un vote sec.

"La doctrine catholique en ce qui concerne le mariage n’a pas été touchée", a assuré le pape François en se référant à la totalité du parcours synodal depuis 2014 jusqu’à aujourd’hui, en réponse aux "préoccupations" des treize cardinaux de la lettre.

Mais le cardinal Tagle, représentant de premier plan des novateurs, a également déclaré avec une satisfaction visible, lors de la conférence de presse du 9 octobre :



"La nouvelle méthode adoptée par le synode a probablement provoqué un peu de confusion, mais il est bon d’être confus de temps en temps. Si les choses étaient toujours claires, ce ne serait plus la vraie vie".


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12.10.2015 

Source: http://chiesa.espresso.repubblica.it/articolo/1351154?fr=y

 

Treize cardinaux écrivent au Pape qui leur répond de "ne pas céder à l'herméneutique de la conspiration". Laquelle ?, s'est interrogé justement Denis Crouan sur Pro Liturgia.

 

Le Pape François s’est adressé aux pères du synode pour leur demander de se méfier de l’ “herméneutique de la conspiration”. Il y aurait donc bien une conspiration. Mais comme le Saint Père n’a pas précisé en quoi elle consistait ni où elle se développait, toutes les interprétations demeurent possibles.
S’agit-il de la conspiration des évêques allemands ? S’agit-il de la conspiration de quelques proches du Pape réunis en “mini-synode de l’ombre” pour préparer par avance les conclusions du vrai synode ? S’agit-il de la conspiration de ces évêques et de ces cardinaux qui publient des ouvrages contredisant les thèses des cardinaux Marx et Kasper ? S’agit-il de la conspiration de cette “maffia de Saint-Gall” dont a récemment parlé le Cardinal Danneels ?
Allons plus loin encore dans les questions. S’agit-il de la conspiration de la conspiration des puissants instituts bancaires qui, peu de temps avant la démission du Pape Benoît XVI, avaient réussi à bloquer toutes les transactions financières du Vatican ? S’agit-il de la conspiration des évêques qui ont dissimulé des abus sexuels commis par des prêtres placés sous leur autorité ? S’agit-il de la conspiration des évêques réclamant que l’autoritarisme pontifical et les monologues de quelques “mitres” bien en vue soient remplacés par le respect du vrai dialogue synodal ?
Finalement, on ne saura jamais en quoi consiste cette “conspiration” à laquelle a fait allusion le Pape François. Du moins tant que l’infatigable P. Lombardi ne nous aura pas donné quelques explications.

 

Source: Pro Liturgia, Actualité du 10/10/2015

Add. 13 octobre 2015. Le cardinal Napier reconnait avoir signé une lettre, mais dont le contenu était différent et avait trait spécifiquement à à la commission des 10 membres de la commission préparatoire du document final. "Que travaillez-vous réellement lorsque vous ne savez pas quel est l'objectif ?", a-t-il néanmoins déclaré dans un article en anglais de Crux Now, du 12 octobre 2015 (traduction):

 

"Le Cardinal) Napier a déclaré qu'il n'était pas encore clair, même pour les participants du synode comment le document final du synode sera amendé, et ce que François prévoit de faire avec lui, ce qui a produit les préoccupations concernant le résultat légitime.

Sur la question de savoir si il était inquiet du fait que le résultat final soit déjà déterminé, Napier a dit seulement qu"'à ce stade, il est difficile de le dire.'

Ce genre d'incertitude me préoccupe, car que travaillez-vous réellement lorsque vous ne savez pas quel est l'objectif?" A-t-il déclaré.

Plus tôt lundi, le vaticaniste italien Sandro Magister a publié une lettre prétendument signée par 13 cardinaux, dont Napier, exprimant la crainte que "le nouveau processus semble avoir été conçu pour faciliter résultats prédéterminés sur des questions controversées importantes."

Napier a reconnu avoir signé une lettre, mais a déclaré que son contenu était différent de celui présenté dans le rapport de Magister. La lettre qu'il a signée, a-t-il dit, avait spécifiquement trait à la commission des 10 membres de la commission préparatoire du document final."

 

Source: Cardinals clash on doubts about process at the Synod of Bishops

 

Dans une interview publié par le “Corriere della Sera” de ce 13 octobre,

 

le Cardinal Müller, Préfet de la Congrégation pour la Doctrine de la Foi, déclare avoir pris connaissance de la publication de la lettre adressée au Pape François (voir ci-dessous) et qui aurait été signée par 13 cardinaux, dont le Cardinal Müller lui-même.

Ce dernier souligne qu’il s’agit là d’une affaire très grave. Et d’ajouter que le véritable scandale n’est pas dans le contenu de la lettre, mais dans le fait qu’elle ait pu être publiée alors qu’il s’agissait d’un document privé. On est là - conclut le Cardinal Müller - dans une affaire égale à celle de Vatileaks.

 

Synode : Treize cardinaux écrivent au Pape qui leur répond de "ne pas céder à l'herméneutique de la conspiration". Laquelle ?

Source: Pro Liturgia, Actualité du mardi 13 octobre 2015

 

"Ceci est un nouveau Vatileaks", aurait réagi le cardinal Müller, selon une dépêche Afp Le Figaro du 13 octobre : 

Synode : Treize cardinaux écrivent au Pape qui leur répond de "ne pas céder à l'herméneutique de la conspiration". Laquelle ?

La réaction du Père Lombardi, directeur du Bureau de presse du Saint-Siège, le 13 octobre sur Zenit :

 

"Sur les soi-disant treize signataires, on sait déjà que les cardinaux Scola, Vingt-Trois, Piacenza et Erdö ont déclaré y être étrangers. Quant au cardinal Pell, il a déclaré que, « privée », sa lettre devait rester « privée », mais aussi que le texte diffusé par la presse ne correspondait pas entièrement au sien, pas plus que les signatures qui accompagnaient la lettre adressée au Saint-Père. Les questions critiques figurant dans la lettre avaient été évoquées lundi dernier lors de la congrégation de l'après-midi, et je les avais sommairement signalées. Tout le monde savait que, le lendemain matin, le pape et le Secrétaire général y avaient amplement répondu. Par conséquent, qui, quelques jours plus tard, a diffusé ce texte et ces souscriptions a sciemment procuré un dommage qui n'était pas dans les intentions les cardinaux (du moins des plus en vue). Il convient donc de ne pas accorder à cette initiative l'importance qu'elle n'a pas."

 

 

Synode : Treize cardinaux écrivent au Pape qui leur répond de "ne pas céder à l'herméneutique de la conspiration". Laquelle ?

Add. 14 octobre. Dans un article du 13 octobre, Sandro Magister révèle qu'"un second 'scoop' spectaculaire a explosé à New York, cette fois-ci dans le prestigieux hebdomadaire des jésuites américains “America”, "noble voix du catholicisme progressiste américain", qui confirme que la lettre a bien été remise au Pape et était bien signée de 13 cardinaux :

 

Voilà donc à quel point en était la situation le soir du lundi 12 octobre.

 

Mais, alors qu’il était près de minuit à Rome, un second "scoop" spectaculaire a explosé à New-York, cette fois dans le prestigieux hebdomadaire des jésuites de la Grosse Pomme, "America", noble voix du catholicisme progressiste américain dans les domaines théologique, culturel et politique :

Synode : Treize cardinaux écrivent au Pape qui leur répond de "ne pas céder à l'herméneutique de la conspiration". Laquelle ?


> Thirteen Cardinals, Including Di Nardo and Dolan, Challenged Pope’s Decisions on Synod

L'auteur de l’article est Gerard O'Connell, vaticaniste et correspondant à Rome de cette revue, professionnel à l’autorité reconnue et mari de la journaliste argentine Elisabetta Piqué, amie et biographe autorisée de Jorge Mario Bergoglio.

Avec une sûreté tranquille, après avoir " appris de sources bien informées", les jésuites de New-York confirment, dès le titre de leur article, que la lettre qui a été remise au pape le jour de l’ouverture des travaux du synode portait effectivement la signature de treize cardinaux, tous pères synodaux, dont deux Américains, les archevêques de New-York et de Houston.

Dans le corps de l’article, ils fournissent la liste complète des treize cardinaux. Celle-ci comporte, par rapport à celle que www.chiesa a publiée deux jours plus tôt, quatre noms nouveaux, à la place de ceux des quatre cardinaux qui avaient démenti d’avoir signé.

Les quatre noms nouveaux sont ceux de l’Américain Daniel N. Di Nardo, du Kényan John Njue, du Mexicain Norberto Rivera Carrera et de l’Italien Elio Sgreccia.

Toutefois, le lendemain, deux des quatre, Rivera Carrera et Sgreccia, affirmeront, eux aussi, qu’ils n’ont pas signé la lettre.

Par conséquent la liste provisoire des signataires est maintenant la suivante, partiellement corrigée par rapport à celle que www.chiesa avait donnée initialement.

Par ordre alphabétique :



- Carlo Caffarra, archevêque de Bologne, Italie, théologien, qui fut le premier président de l’Institut Pontifical Jean-Paul II d'études sur le mariage et la famille ;
- Thomas C. Collins, archevêque de Toronto, Canada ;
- Daniel N. Di Nardo, archevêque de Galveston-Houston et vice-président de la conférence des évêques des États-Unis ;
- Timothy M. Dolan, archevêque de New-York, États-Unis ;
- Willem J. Eijk, archevêque d’Utrecht, Pays-Bas ;
- Gerhard L. Müller, ancien évêque de Ratisbonne, Allemagne, préfet depuis 2012 de la congrégation pour la doctrine de la foi ;
- Wilfrid Fox Napier, archevêque de Durban, Afrique du Sud, président délégué du synode actuellement en cours comme il l’avait déjà été de la session précédente, au mois d’octobre 2014 ;
- John Njue, archevêque de Nairobi, Kenya ;
- George Pell, archevêque émérite de Sydney, Australie, préfet depuis 2014, au Vatican, du secrétariat pour l’économie ;
- Robert Sarah, ancien archevêque de Conakry, Guinée, préfet depuis 2014 de la congrégation pour le culte divin et la discipline des sacrements ;
- Jorge L. Urosa Savino, archevêque de Caracas, Venezuela.



Pour ce qui est du contenu de la lettre, "America" en donne de nombreuses citations. Elles correspondent toutes parfaitement au texte publié par www.chiesa.

Ce texte a également été confirmé comme "authentique", quelques heures après le "scoop" d’"America", par le quotidien "La Nacion" de Buenos-Aires, dans un article signé par Elisabetta Piqué, d’après ce qu’elle aurait "su de bonnes sources vaticanes" :

> Una carta aumenta las intrigas en el sínodo

Ce qui n’empêche pas que la lettre effectivement remise au pape puisse comporter quelques variantes minimes. Qui portent sur la forme, pas sur le fond.

Parce que le fond reste celui que le communiqué du cardinal Pell et plus encore l'interview du cardinal Napier ont confirmé : une inquiétude croissante ressentie par un grand nombre de pères synodaux en raison de l'insistance avec laquelle un document, l'"Instrumentum laboris", leur est imposé en tant que base de discussion, alors que, chaque jour, il se révèle un peu plus inadapté, et la crainte qu’il n’envahisse également, avec ses ambigüités, la "Relatio finalis", dont la rédaction est dans les mains d’une commission entièrement nommée par en haut et composée, à une écrasante majorité, de novateurs.

 

Source: La lettre des treize cardinaux au pape. Second épisode de l’histoire, Par Sandro Magister

Add. 19 octobre 2015. Cardinal Pell : «Le Saint-Père a promis que la doctrine ne serait pas touchée», Le Figaro, le 18/10/2015 à 19:27

 

INTERVIEW - Avec une dizaine d'autres cardinaux, l'Australien George Pell, pourtant membre du Conseil de gouvernement du pape François, a signé une lettre de protestation adressée au Souverain Pontife.

 

La missive vise à mettre le Saint-Père en garde sur un possible pilotage interne du synode par un groupe de théologiens décidé à imposer une réforme pour les divorcés remariés.

 

LE FIGARO. - Pourquoi avez-vous signé, avec d'autres cardinaux, une lettre adressée au Pape au début du synode?

 

Cardinal George PELL. - Cette lettre a été remise au Pape, je n'en suis pas l'auteur mais je l'ai signée. C'était une lettre privée qui aurait dû le rester. Je peux vous assurer qu'aucun des signataires n'a cherché à la rendre publique car ils avaient tous intérêt à ce que ce document reste privé. Mais sur le fond comme sur la forme il n'y a rien d'anormal à ce que des cardinaux écrivent au Pape pour lui dire ce qui se passe dans l'Église.

 

Cette lettre évoquait pourtant une possible manipulation du synode pour parvenir à une réforme de l'Église sur la question des divorcés remariés…

 

C'était une crainte mais le Saint-Père a …

 

Synode : Treize cardinaux écrivent au Pape qui leur répond de "ne pas céder à l'herméneutique de la conspiration". Laquelle ?

Source : Cardinal Pell : «Le Saint-Père a promis que la doctrine ne serait pas touchée», Le Figaro, Par Jean-Marie Guénois Mis à jour le 18/10/2015 à 19:38 Publié le 18/10/2015 à 19:27

 

Or, samedi 17 octobre, le Pape François a déclaré qu’il aimerait “décentraliser l’Eglise” en donnant davantage de pouvoirs aux conférences épiscopales :

 

Synode : Treize cardinaux écrivent au Pape qui leur répond de "ne pas céder à l'herméneutique de la conspiration". Laquelle ?

Et dans l'interview au journal “Le Figaro”, le Cardinal George Pell se dit opposé a cette idée, en expliquant que la réponse à la question de la communion aux “divorcés-remariés” ne peut pas être laissée à la libre appréciation de chaque conférence épiscopale :

 

A des personnes qui sont dans une situation identique de péché, l’Eglise ne peut pas dire, en Pologne, que c’est un sacrilège que d’aller communier et, quelques kilomètres plus loin, en Allemagne, que c’est une source de grâces.” (Source: Pro Liturgia, Actualité du 19 octobre 2015)

 

Synode : Treize cardinaux écrivent au Pape qui leur répond de "ne pas céder à l'herméneutique de la conspiration". Laquelle ?

Le 7 octobre, nous écrivions :

 

On a vu qu'il ne suffit pas de dire que l'on ne va pas toucher à la doctrine, mais seulement à la pastorale au nom de la miséricorde, pour que la doctrine ne soit pas affectée. Concrètement c'est l'évolution que l'on observe en comparant par exemple la position de prélats "doctrinaux" comme celle du Cardinal Leo Burke qui entend garder la même pastorale sur l'interdiction de communier pour les divorcés remariés, et celle d'évêques "pastoraux" qui se déniant le droit de juger de la licéité des actes, reconnaissent ne pas refuser la communion à des divorcés remariés.

 

"La question posée n'étant pas de modifier, effectivement, la doctrine de «l'indissolubilité» du mariage - il y a unanimité sur ce point - mais de voir comment elle peut être «adaptée» pour des «raisons pastorales» aux différentes situations concrètes. «Nous devons être concrets» a plaidé le cardinal Marx.

Et c'est ainsi que l'évêque d'Anvers, Mgr Johan Bonny - connu pour ses positions ouvertes sur le mariage gay - a proposé que «le synode reconnaisse aux évêques locaux la responsabilité de formuler des réponses adéquates aux questions pastorales». Un autre ayant même avancé l'idée que des commissions d'études soient lancées «par continent» ou par «grandes régions culturelles» dès la fin du synode, de façon à réfléchir et mettre en place une décentralisation géographique et culturelle de la pratique pastorale catholique sur la question des divorcés remariés. L'un des chargés de communication pour le monde anglophone, le Père Rosica, ayant de fait, affirmé mardi: «Il sera difficile de trouver une solution universelle».* Cette idée aurait l'avantage d'éviter une guerre de positions au sein du synode en repoussant la question qui fâche dans l'espace et dans le temps mais elle ouvrirait une première historique de décentralisation touchant la doctrine, et donc de divisions potentielles, dans l'Église catholique." (Source : Synode : l'intervention inhabituelle du Pape, Le Figaro, Par Jean-Marie Guénois, Mis à jour le 07/10/2015 à 11:39 Publié le 07/10/2015 à 10:11)

 

* "Il sera difficile de trouver une solution universelle" : est-ce la fin de l'Eglise catholique universelle du Christ?

 

Dans la nouvelle pastorale, la doctrine de l'Eglise, confession, pénitence et communion, n'est plus prise en compte, elle est tout simplement annulée de fait, au nom d'une soit-disant "miséricorde" qui ne viendrait donc plus de Dieu mais de l'homme. Et la doctrine de l'Eglise se trouve ainsi affectée, contournée. Décentralisée dans les diocèses, dans le vécu quotidien des fidèles, sous la "responsabilité" des évêques, elle se retrouve fragmentée. L'universalité de la vérité se trouve annulée avec la bénédiction de ceux qui étaient chargés de garder la foi. L'Eglise elle-même se retrouve divisée.

Or, nous lisons ce soir du 19 octobre sur le site "BENOIT ET MOI" :

L'avertissement dramatique d'Antonio Socci après la deuxième semaine du Synode sur la Famille


SYNODE CONTOURNÉ
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Il y a quelques mois - voyant que la révolution de Kasper n'avait pas été approuvée par le Synode de 2014 - le président de la Conférence épiscopale allemande, Reinhard Marx, avait affirmé avec arrogance que l'épiscopat allemand n'est pas «une filiale de Rome». Revendiquant donc la prétention de pouvoir suivre sa propre route (cela sembla presque une menace de schisme «de la gauche»).
L'idée formulée hier sert à Bergoglio à dribbler le Synode (où la majorité reste catholique) comme il l'a fait avec le motu proprio qui introduit le divorce dans l'Église.
Dans la pratique, on déléguerait aux épiscopats - comme celui allemand - les questions controversées (divorcés remariés, unions civiles et homosexualité).
Mais un tel choix, au lieu de résoudre le problème, le rendrait encore plus explosif et plus grave. Parce que ce serait démolir l'Eglise elle-même.

FIN DU CATHOLICISME
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En effet, en mars dernier, le cardinal Müller, Préfet de la Congrégation pour la Doctrine de la Foi, avait répondu à Marx que déléguer les décisions doctrinales ou disciplinaires en matière de famille ou de mariage aux conférences épiscopales nationales «est une idée absolument anti-catholique qui ne respecte pas la catholicité de l'Eglise».
La vérité ne change pas avec le climat. Si la vérité n'est pas la même partout, ce n'est plus la vérité. Ce serait le triomphe de la «dictature du relativisme» même dans l'Eglise, et donc sa fin.
Le cardinal Burke l'a répété:

«C'est tout simplement contraire à la foi et à la vie catholique. L'Eglise suit l'enseignement de notre Seigneur Jésus-Christ (et) elle est une dans le monde entier. Il n'y a aucun changement dans ces vérités, d'un lieu à un autre ou d'une époque à lune autre. Bien sûr, l'enseignement de ces vérités tient compte des exigences particulières de chaque région. Mais cela ne change pas l'enseignement (...) qui devrait même être encore plus fortedans les endroits où il est le plus compromis».

Si l'idée des «diversités régionales» - également présentée au Synode - passe, «l'Eglise n'est plus catholique [universelle]. Cela signifie - ajoute Burke qu'elle n'est plus 'une' dans son enseignement, à travers le monde. Nous avons 'une' seule foi. Nous avons 'un' [ensemble de] sacrements. Nous avons 'un' gouvernement pour l'ensemble du monde. C'est cela que signifie «catholique».
Une réforme de la papauté qui transformerait l'Eglise en une fédération d'Églises locales qui décident - chacune pour soi - à propos des divorcés remariés et l'homosexualité, puis des commandements et des sacrements - porterait atteinte à la «constitution divine» de l'Eglise (c'est-à-dire l'Église telle qu'elle a été fondée par le Christ) et une telle réforme n'est dans les pouvoirs d'aucun pape. Parce que le pape n'est pas supérieur à Jésus-Christ.
Comme on le voit, au Synode, plus on entre dans le vif du sujet et plus on découvre qu'au fond, le vrai conflit porte sur les fondements de la foi catholique et sur la survie de l'Église elle-même, comme le Christ l'a instituée et comme elle existe depuis deux mille ans.
 

ÉGLISE ET ANTI-ÉGLISE

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Peu de gens comprennent la portée du conflit actuel parce que le Synode a été voulu (par Bergoglio) à huis clos, il est bâillonné et filtré par l'establishment bergogliien.

Et la plupart des médias chantent en chœur la même vieille rengaine voulue par les Maîtres de chant.

Mais si on se met à creuser, on découvre qu'il y a désormais un schisme de fait, non déclaré, mais évident.

Beaucoup de Pères synodaux, conscients de l'immensité des enjeux, expriment leur profonde préoccupation.

C'est ce qu'ont fait - au nom de beaucoup d'autres - les treize cardinaux de la fameuse lettre, avec loyauté et respect, mais dans la Salle, ils ont reçu de Bergoglio une réponse très dure (un «non» sur tout), puis ils se sont vus mis à l'index comme «conjurés» grâce à "quelqu'un" qui - faisant filtrer la lettre à la presse - l'a fait dans le but de discréditer les signataires et même les non-signataires ( contraints de se dissocier). Et de discréditer même Sandro Magister - journaliste gênant pour l'establishment actuel - liquidé comme celui qui alimente les complots quand il n'a fait que son travail (s'il ya une conspiration, ce n'est pas contre Bergoglio, mais - selon les mots du cardinal Dolan - contre la famille qui au Synode, au lieu d'être défendue, risque la liquidation définitive).

 

Synode : Treize cardinaux écrivent au Pape qui leur répond de "ne pas céder à l'herméneutique de la conspiration". Laquelle ?
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10 octobre 2015 6 10 /10 /octobre /2015 14:02
Le pape François demande de se méfier d'une "herméneutique de la conspiration"

Le Pape François s’est adressé aux pères du synode pour leur demander de se méfier de l’ “herméneutique de la conspiration”. Il y aurait donc bien une conspiration. Mais comme le Saint Père n’a pas précisé en quoi elle consistait ni où elle se développait, toutes les interprétations demeurent possibles.
S’agit-il de la conspiration des évêques allemands ? S’agit-il de la conspiration de quelques proches du Pape réunis en “mini-synode de l’ombre” pour préparer par avance les conclusions du vrai synode ? S’agit-il de la conspiration de ces évêques et de ces cardinaux qui publient des ouvrages contredisant les thèses des cardinaux Marx et Kasper ? S’agit-il de la conspiration de cette “maffia de Saint-Gall” dont a récemment parlé le Cardinal Danneels ?
Allons plus loin encore dans les questions. S’agit-il de la conspiration de la conspiration des puissants instituts bancaires qui, peu de temps avant la démission du Pape Benoît XVI, avaient réussi à bloquer toutes les transactions financières du Vatican ? S’agit-il de la conspiration des évêques qui ont dissimulé des abus sexuels commis par des prêtres placés sous leur autorité ? S’agit-il de la conspiration des évêques réclamant que l’autoritarisme pontifical et les monologues de quelques “mitres” bien en vue soient remplacés par le respect du vrai dialogue synodal ?
Finalement, on ne saura jamais en quoi consiste cette “conspiration” à laquelle a fait allusion le Pape François. Du moins tant que l’infatigable P. Lombardi ne nous aura pas donné quelques explications.

 

Source: Pro Liturgia, Actualité du 10/10/2015

Add. 12 octobre 2015. C'est à la suite de la lettre de treize cardinaux au Pape, du 5 octobre 2012, que François leur aurait répondu de "ne pas céder à l'herméneutique de conspiration, qui est faible au point de vue sociologique et qui n’apporte pas d’aide au point de vue spirituel", comme l’a fait savoir – dans un tweet qui n’a pas été démenti – Antonio Spadaro, le directeur de la revue "La Civiltà Cattolica", qui était, lui aussi, présent dans la salle des séances. 

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9 octobre 2015 5 09 /10 /octobre /2015 12:25
Rose Hu, guérie du cancer par l'intercession de Mgr Lefebvre

Il s’agit de la vie héroïque de Rose Hu, qui a passé les 26 meilleures années de sa jeunesse dans des camps de rééducation en Chine à subir des séances terribles de lavage de cerveau, des tortures et d’autres persécutions sans nombre, parce qu’elle refusait de renoncer à sa foi catholique. (Ci-contre Rose Hu en pélerinage à Akita au Japon en 2007)

 

Elle s’est convertie adolescente et a reçu le baptême à l’âge de 17 ans. Elle vivait à Shangaï dans une famille aisée. Etudiante en médecine, elle était devenue présidente de la Légion de Marie qui fit des centaines et des milliers de conversions en Chine. Lorsque le régime maoïste a pris le pouvoir, les catholiques, ce qui est peu connu, étaient les cibles préférées. Rose Hu avait deux défauts impardonnables, sa famille quoique très honnête était riche, et surtout Rose refusait de renier sa foi catholique, contrairement à nombre de ses camarades. Le système communiste était particulièrement tenace et l’a persécutée tout au long de ces 26 ans de camps de rééducation, sans relâche, parce qu’il voulait la briser, comme il avait réussi à briser tant d’autres catholiques en jouant sur la peur, les mauvais traitements, le chantage aux sentiments et surtout la persécution inlassable.

 

Rose Hu rapporte, émerveillée, « le mystère des nombres » ci-dessous, presqu’à la fin de son livre intitulé dans la version française: Avec le Christ dans les prisons de Chine.

 

1 x 1 = 1

 

11 X 11 = 121

 

111 X 111 = 12321

 

1111 X 1111 = 1234321

 

11111 X 11111 = 123454321

 

111111 X 111111 = 12345654321

 

1111111 X 1111111 = 1234567654321

 

Amusant, non ? Comment pourrait-on voir dans la Création le fruit du hasard comme voulait le faire avouer ses tortionnaires à Rose ? Tout dans la Création est ordonné, calculé, imbriqué, de « l’infiniment petit à l’infiniment grand », pour reprendre les termes de Pascal.

 

Rose Hu s’efface bien souvent dans ce livre pour raconter le martyre de nombreux prêtres et fidèles qui ont résisté au rouleau compresseur maoïste avec détermination au fil des années. Parmi ces nombreux martyrs, tous plus remarquables les uns que les autres, le cas du père Zhang est tout à fait emblématique. L’auteur compare sa foi à celle de Saint-Pierre marchant sur les eaux sans crainte, les yeux rivés sur le Christ. Ce saint prêtre, après avoir traversé des mauvais traitements d’une cruauté inouïe durant les années les plus terribles du communisme, était malade du cœur et s’est retrouvé à l’hôpital agonisant. C’est ainsi qu’il raconte lui-même ce qui s’est passé dans cet hôpital à Rose Hu, selon l’auteur:

 

« Il y a une semaine, le cardiologue de cet hôpital a invité des experts d’autres hôpitaux à m’observer à plusieurs reprises. Leurs conclusions étaient unanimes, ils baissaient les bras. Quand ils ont interrompu mon traitement, j’ai placé une relique du père François-Xavier Chu sous mon oreiller et je l’ai prié: « Si Dieu veut que je travaille à sa gloire, s’il vous plait, faites un miracle. » Le lendemain quand le médecin m’a rendu visite, il a pu constater à sa grande surprise que mes pulsations étaient devenues régulières. Les médec ins m’ont alors examiné avec le même matériel médical qu’auparavant, mais ils n’ont plus décelé de problème au niveau du coeur. » Les médecins ont cru s’être trompés mais après moult vérifications et revérifications, « dire que les médecins étaient surpris est un euphémisme, » poursuit-il. Les médecins ont avoué que la médecine était incapable d’expliquer cette guérison soudaine. Les infirmières venaient à son chevet s’extasiant: « Père nous savons bien que votre Dieu vous a sauvé ». Certaines d’entres elles se convertirent.

 

Rose Hu est retournée le visiter en 1989, avant de s’envoler pour les USA où elle a émigré après avoir été relâchée des laogaïs lorsque le régime s’est assoupli. Et voici ce que ce prêtre mort en odeur de sainteté lui a prophétisé lors de ce dernier adieu:

 

« Il y a beaucoup de croix qui vous attendent [encore]. Soyez prête à subir l’assaut de vos proches eux-mêmes, de fidèles, de prêtres, d’évêques. Un jour vous serez peut-être excommuniée et ceux qui auront perdu la foi seront considérés comme des bons. Gardez votre foi en toute circonstances, je vous attendrai au Ciel. »

 

« Au moment où il a prononcé ces paroles, raconte Rose Hu, elles m’ont troublé en profondeur et je ne les ai comprises que bien plus tard. »

 

En effet, Rose Hu, à son retour de camps, ne reconnaissant pas la messe de sa jeunesse qui lui avait tellement manqué en prison, rejoindra aux Etats-Unis la Fraternité Saint-Pie X fondée par Mgr Lefebvre pour perpétuer la Tradition après la révolution du concile Vatican II (1965) qui a crucifié l’Eglise; à cette époque et depuis 10 ans, Rose était dans un laogaï (goulag à la chinoise), coupée de tout. Elle y restera jusqu’en 1982.

 

Parmi les croix que Rose Hu a du accepter alors qu’enfin, elle avait quitté les laogaïs, il y a le cancer qui s’était généralisé, faute de soins, à tout son corps en 2002. Elle s’est soumise à la volonté de Dieu:

 

« J’étais prête à partir sans regret, explique-t-elle. Mais cette fois Mgr Lefebvre me donna un signe qui m’encouragea à conserver la foi traditionnelle: il m’a obtenu un grand miracle. Et quelle bénédiction! J’ai prié Monseigneur et j’ai embrassé les reliques de ses cheveux. Mon cancer s’est enrayé en seulement 10 jours. Mon médecin m’a dit, même en prenant des médicaments, personne ne peut guérir aussi rapidement. C’est sans aucun doute un miracle. »

 

Cette année-là, Rose Hu est devenue membre du tiers-ordre de la Fraternité Saint-Pie X.

 

Rose Hu a écrit ce livre alors qu’elle était très malade pour accomplir la volonté du père Zhang qui le lui avait demandé, afin de témoigner de son calvaire et de celui de tous les catholiques qui en Chine ont souffert au XXème siècle, sous le joug des communistes, pour témoigner de leur foi, souvent, jusqu’au martyre. Ce livre a été écrit en chinois, traduit en anglais sous le contrôle de l’auteur. Et ensuite il a été traduit en français.

 

Source: Medias-presse.info

 

Présentation du livre en français "Avec le Christ dans les prisons de Chine", par les Editions Clovis:

Rose Hu, guérie du cancer par l'intercession de Mgr Lefebvre

Rose Hu

 

A voir les choses très humainement, il y a des gens qui n’ont pas de chance dans la vie. Ils naissent au mauvais endroit, au mauvais moment, et il semble que les éléments se liguent pour les faire souffrir. A voir les choses très humainement, Rose Hu fait partie de ces gens-là : elle avait une vingtaine d’années quand la Chine est devenue marxiste, sous la férule brutale et cruelle de Mao-Tsé-Toung. Et Rose Hu était catholique – fraîchement baptisée -, d’une famille aisée, donc suspecte au yeux du parti communiste.

 

On devine la suite : persécution, procès, condamnation, prison, camps de travaux forcés, accès impossible aux sacrements de l’Eglise. Ce sont vingt-six années qu’elle a passées en détention, dans des conditions parfois inimaginables. On hésite tellement à évoquer les pires, qu’il est préférable de les laisser racontées sous la plume de l’auteur et victime.

 

Mais voici le prodige de la grâce : alors que tant de chrétiens faiblissent et se compromettent avec le nouveau pouvoir, d’autres, dont Rose Hu, munis de la force d’en haut, sont fidèles, acceptent cette croix d’un poids inouï, la portent le front haut, l’âme recueillie, la joie dans le cœur, et s’efforcent de monter le chemin du calvaire, donc de s’élever au lieu de descendre, profitant du malheur pour saisir l’occasion divine d’une ascension intérieure.

 

Ce témoignage bouleversant ne laisse pas le lecteur indemne.

 

Source: Editions Clovis

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9 octobre 2015 5 09 /10 /octobre /2015 11:08

Nous disions avant-hier que la "brèche" ouverte dans laquelle s'engouffrent tous les groupes de pression au Synode était comme "une porte grande ouverte vers une explosion des divorces". Tout se passe en effet comme si les novateurs ouvraient la boîte de Pandore, boîte contenant tous les maux de l'humanité qui ne feraient qu'aggraver les problèmes. Des convertis venus du protestantisme répondent aux novateurs favorables entre autres à la distribution de la communion aux divorcés remariés, en les avertissant que leurs novations, ne respectant pas la vérité, ne feront qu'aggraver les souffrances qu'elles pétendaient alléger.

 

Les novateurs seront-ils à l'écoute ? Leurs oreilles entendront-elles ? Rien n'est moins sûr.

Synode: des convertis venus du protestantisme répondent aux novateurs

« Respectez l’enseignement du Christ ». Les convertis écrivent aux pères synodaux

Une centaine de convertis au catholicisme lancent un plaidoyer et appelent le synode à l'audace. [1]

 

Adressée au Pape et aux pères du synode disciples du cardinal Kasper favorable à la distribution de la communion aux divorcés remariés, la « Lettre ouverte au synode de plus de 100 convertis » les appelle à « maintenir les enseignements du Christ sur le caractère indissoluble du mariage avec la même fidélité, le même entrain et le même témoignage courageux dont l’Église catholique a fait preuve tout au long de son histoire ».

 

 

Les signataires y expliquent que l’enseignement de l’Église sur le mariage et la sexualité, qui est désormais critiqué jusqu’en son sein, était précisément ce qui les avait aidé à se tourner vers l’Église, surtout à l’heure où elle constituait un rempart face à une société qui commençait à rejeter ces vérités.

 

C’est la discipline envers les divorcés et remariés qui est particulièrement visée. Les propositions de certains pères, selon eux, ne répondent pas « à la véritable crise de la famille » qui sous-tend le divorce, la contraception, la cohabitation, et le mariage homosexuel. En conclusion, les signataires espèrent que leur témoignage mettant à l’honneur la force des enseignements de l’Église renforcera les pères.

 

Margaret McCarthy, de l’Institut d’études sur le mariage et la famille, et organisatrice de l’initiative, s’est lancée après avoir pris conscience de l’importance du mariage et du divorce dès les prémisses du christianisme : même les disciples étaient scandalisés, estimant qu’il « valait mieux ne pas se marier ! ».

 

Mais l’enseignement de Jésus rend le mariage attractif grâce au « cachet d’éternité » qu’il lui confère, car il nous aide à cheminer vers Dieu. Il en va de même pour le désir d’enfant des premiers chrétiens, et de leur haute considération envers la femme et la création, qui se différenciait nettement des croyances et pratiques des païens. « De nombreux convertis ont été attirés par la ténacité de l’Église sur les questions en lien avec l’existence humaine incarnée pour des raisons de rigueur morale mais aussi, et surtout, car cela exprimait tout l’attrait du Christ, le Verbe fait chair. »

 

Cette lettre a été signée par plus de 130 personnes converties à l’âge adulte, dont de nombreux pasteurs venus du protestantisme !

 

Parmi les signataires, on peut retrouver Frank Beckwith, philosophe. Ce dernier, qui se dit « reverti » puisqu’après avoir quitté l’Église à 14 ans, il y est revenu attiré par l’enseignement de l’Église (on les appelle aussi « Born again », ndlr). Il s’inquiète : « Même si le synode n’a pas le pouvoir ecclésial lui permettant de changer l’enseignement catholique en la matière, il est susceptible de présenter au monde un langage prêtant à confusion, tant et si bien que la prochaine génération de catholiques risque d’être privée de la connaissance et de l’expérience de l’enseignement de l’Église dans toute sa richesse ».

 

Pour Mark Regnerus, sociologue auteur d’études sociologiques sur les enfants au sein de foyers homosexuels et signataire de la lettre, « sans miséricorde, nous serions tous perdus, car la vérité est pour nous un défi, surtout dans ce domaine. La vérité, sans miséricorde, est cruelle, mais la miséricorde qui ignore sciemment la vérité est tout aussi cruelle et dépourvue de sens ». Enfant, il a été élevé dans le presbytérianisme. C’est après avoir lu un résumé de la Théologie du Corps de Jean Paul II qu’il a eu une « véritable prise de conscience ». Il dit s’être senti embarrassé par des traditions trop légères, et des pensées simplistes ou individualistes sur chacun de des points visés par l’ouvrage de saint Jean-Paul II : « Cela a été pour moi un véritable enseignement, et continue de l’être ».

 

Les 100 convertis disent leur « surprise » au sujet des propositions visant à permettre l’accès des divorcés « remariés » à l’Eucharistie, soulignant : « Nous ne voyons pas comment ces propositions peuvent faire autre chose que de contredire la doctrine catholique sur le mariage elle-même ».

 

Ils reconnaissent qu’ils auraient tous rejeté tout ou partie de cet enseignement au cours de leur vie antérieure, mais que c’est précisément en constatant les « dommages » causés par « les conceptions populaires autour de la sexualité humaine, et pendant que certaines de nos communautés commençaient à céder à la culture dominante… et ses tendances croissantes au gnosticisme » qu’ils ont commencer à se douter que l’Eglise pouvait bien avoir raison.

 

« Pour peu populaire qu’il fût souvent, l’enseignement de l’Eglise sur les réalités de la vie nous est devenu étrangement attirant. Et avec le temps, nous avons été convaincus qu’il exprime la vérité la plus profonde sur nous-mêmes, une vérité qui est à la fois bonne et belle, quel que soit son caractère exigeant. Ce sont même la « certitude et la confiance » affichées par l’Eglise en ce domaine, malgré « l’opposition hostile » du monde, qui les ont persuadés qu’ils y « trouveraient la vie du Christ, tel qu’Il est réellement ». C’était le signe que « l’Eglise était le lien le plus sûr vers Jésus-Christ Incarné ».

 

« Spécialement en ce qui concerne le corps humain, nous avons compris que le caractère radical de ce qu’affirme le chrétien – que Dieu le Fils a assumé toute chair en Lui-même – était en jeu. » Il a révélé à l’humanité ce qu’elle signifie, et « Il a apporté quelque chose de nouveau à cette même humanité, en lui donnant, miséricordieusement, une part dans sa propre fidélité à l’Eglise ».

 

« Ce n’est donc pas par accident que les chrétiens des premiers temps ont été attirés par l’Eglise par l’humanité radieuse de ceux qui suivaient le Christ, par exemple à travers leurs attitudes spécifiques à l’égard des femmes, des enfants, de la sexualité humaine et du mariage. Et ce n’est pas un hasard si, pour les mêmes raisons, nous avons nous aussi été attirés par l’Eglise bien des siècles plus tard. »

 

« Nous sommes reconnaissants de voir que l’on se penche sur un problème qui cause de tels graves dommages à des époux et des épouses, à leurs enfants, et à la culture en général » – les 100 signataires de l’appel font part de leur inquiétude face aux propositions de Kasper par rapport à l’accès à la communion.

 

Les signataires reprochent aux novateurs de capituler devant un problème qu'ils prétendent résoudre : « Non seulement les changements de la discipline de l’Eglise souhaités par certains sont incapables de répondre au défi auquel nous sommes confrontés, mais ils nous semble qu’ils capitulent devant le problème qu’ils prétendent résoudre. »

 

« Nous ne voyons pas non plus comment de telles innovations pourraient être pastorales ou miséricordieuses. Quelles que soient leurs bons sentiments, les réponses pastorales qui ne respectent pas la vérité ne peuvent qu’aggraver les souffrances qu’elles prétendent alléger. Nous ne pouvons nous empêcher de penser aux époux abandonnés et à leurs enfants. Si nous pensons aux générations à venir, comment de tels changements pourraient-ils promouvoir chez les jeunes une appréciation de la beauté de l’indissolubilité du mariage ? »

 

La longue liste des signataires se trouve sur le site d’Aleteia en anglais. Beaucoup de noms seront peu connus des francophones, mais les parcours méritent un coup d’œil. On y trouve entre autres également, John Finnis, professeur émérite d’Oxford, Scott Hahn et son épouse Kimberly (auteurs de Rome Sweet Home), et Austin Ruse et son épouse (de C-Fam). [2]

« Profondément stupide », la proposition de changer la discipline de la communion, témoigne également un ancien anglican le P. Hunwicke. « Et voilà que refait surface la suggestion profondément stupide que la discipline actuelle de l’Eglise refusant la communion aux “divorcés remariés” puisse être remplacée (évidemment sur le seul plan individuel), par (cela va sans dire) une période très dure de discipline pénitentielle, suivie de la réadmission » : l’ironie du P. John Hunwicke, ancien anglican, n’est pas seulement d’apparence. Il explique sur son blog que l’Eglise anglicane a parcouru ce chemin. « Ennuyeux ». Et extrêmement mal avisé.
 

Synode: des convertis venus du protestantisme répondent aux novateurs

Le P. Hunwicke est un ancien professeur de latin, de grec et de littérature à Lancing College ; il était également chef des études de théologie dans ce prestigieux pensionnat anglican, et chapelain assistant. Il a exercé en paroisse et chargé de recherche à Oxford. Une « tête »… Converti, il est aujourd’hui incardiné dans l’Ordinariat personnel de Notre-Dame de Walsingham. Son blog, dit-il, exprime ses opinions personnelles, mais il s’efforce de s’exprimer de manière conforme au magistère, et prie à cette fin.

 

Dans sa note du 6 octobre, il s’exprime précisément en faveur du magistère pérenne par une mise en garde vécue.
 
« Nous avons essayé de mettre en place tout cela dans l’Eglise d’Angleterre. Je me souviens qu’à l’époque j’ai été ordonné à la prêtrise dans les années 1960, ceux qui étaient impliqués dans un “second mariage” où l’un des partenaires avait déjà validement épousé quelqu’un d’autre, étaient censés faire l’objet d’une exclusion disciplinaire de la sainte communion pendant six mois.
 
« C’est resté lettre morte. Ni les évêques ni le clergé de paroisse n’étaient prêts à prendre le risque de la fureur… pardon, la Blessure… de ceux qui étaient invités à se soumettre à une telle discipline.
 
« Croyez-moi : nous avons essayé de mettre en œuvre ces idées dans l’Eglise d’Angleterre et elles se sont révélées n’être qu’une petite étape préliminaire vers l’acceptation automatique de toutes les unions de facto. »
 

 
Comme le note le bloggeur Bruno M. sur Infocatolica, « les Propositions Nouvelles et Innovantes® » brandies pour « toucher les personne » ne sont ni « nouvelles » ni « innovantes » : il ne s’agit que d’un « ennuyeux recyclage des mesures prises par les anglicans il y a des dizaines d’années ». « Outres cassées pour un vin transforme en vinaigre »…
 

Le P. Hunwicke écrit :
 
« Nous avons désormais une Eglise d’Angleterre où un évêque “catholique”, l’un des chefs de file de la ruée Forward in Faith (“Avançons dans la foi”) qui est restée dans cette Eglise, qui, lui-même divorcé, a “épousé” une femme divorcée d’un prêtre. Et il reste à son poste, assurant son ministère auprès de ceux qui sont censés avoir obtenu un bon “deal” qui leur permet de rester dans l’Eglise d’Angleterre et d’y “fleurir” dans la pleine intégrité “catholique”. »
 
L’Eglise d’Angleterre, faut-il le rappeler, prétend être restée dans la fidélité à la foi catholique…
 

 
Le P. Hunwicke poursuit :
 
« Avec une bonne dose d’aide de la part du vieil Adversaire, cette bonne vieille Eglise d’Angleterre a atteint, il y a des décennies, l’endroit exact où vous prétendez conduire l’Eglise catholique. Je suis d’accord pour dire que c’est drôlement sensé de votre part de suivre l’exemple et l’enseignement de l’Eglise d’Angleterre si c’est bien là que – avec la même aide auguste – vous êtes déterminé à aller.
 
« Mais vous me semblez être : 1. d’une naïveté consternante en ne vous rendant pas compte de la destination vers laquelle, de fait, vous vous dirigez ; 2. d’une arrogance antipathique dans la mesure où vous imaginez que vous êtes les premiers à jamais avoir eu ces Brillantes Nouvelles Idées ; 3. totalement bornés en ce que vous n’avez pas remarqué qui les a façonnées, et où. »
 
Le P. Hunwicke, qui est donc prêtre de l’Eglise catholique, se révèle quant à lui d’une remarquable charité dans ce dernier paragraphe. Car la naïveté, l’arrogance et le manque de discernement qu’il leur attribue impliqueraient une course inconsciente vers le précipice. Plût à Dieu qu’il en fût ici, mais ils ne sont tout de même pas nés de la dernière pluie. [3]

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8 octobre 2015 4 08 /10 /octobre /2015 11:08

Nous avons évoqué hier le "processus subversif bien connu de la brèche dans laquelle s'engouffrent tous les groupes de pression". Sandro Magister ce matin sur Chiesa, traduit par Charles de Pechpeyrou, voit lui aussi dans les développements de Mgr Bruno Forte, Secrétaire spécial du Synode "une brèche aux innovations que le cardinal hongrois (Péter Erdö) avait exclues" dans une "argumentation serrée" "appelant à la rescousse à la fois l’exhortation apostolique "Familiaris consortio" (FC) de Jean-Paul II et un manuel rédigé par un canoniste jésuite du XVIIIe siècle" :

Synode : Sandro Magister sur "la brèche aux innovations" et la contre-argumentation serrée du Cardinal Erdö

Sandro Magister ironise également sur le fait qu'"il convient de noter", que l'affirmation "la doctrine catholique à propos du mariage n'a pas été touchée" est "répétée sans répit par tous les partisans du changement" :

 

L'article :

 

Synode. Le premier coup au but est tiré par les conservateurs
 

Principalement grâce au rapport introductif du cardinal Erdö, qui a critiqué avec beaucoup de fermeté les "ouvertures" ambigües du document de base. Mais les novateurs s’occupent déjà de contre-attaquer. Et ils comptent sur l'appui du pape

par Sandro Magister

 



ROME, le 8 octobre 2015 – Au cours de ces premiers jours du synode consacré à la famille, le pape François a déjà pris la parole en deux occasions.

La première fois, conformément au programme, il l’a fait en sa qualité de président, lorsqu’il a prononcé le discours d’ouverture des travaux, le lundi 5 octobre :

> Introduzione del Santo Padre Francesco

La seconde fois, il a parlé le matin du mardi 6 octobre. Il y a été incité par le lancement, la veille, de la discussion des pères synodaux.

Le texte de cette seconde intervention n’a pas été rendu public mais, d’après le compte-rendu qu’en a fait "L'Osservatore Romano", François a tenu à réaffirmer trois points :

- la validité, en tant que base de discussion, de l'"Instrumentum laboris", qu’il a personnellement approuvé, a-t-il dit, et qui est constitué de la "Relatio" finale du synode précédent "et des contributions parvenues ultérieurement qui y ont été intégrées" ;

- le fait que la "Relatio" finale de 2014 et les deux discours qu’il avait lui-même prononcés au commencement et à la fin de cette session doivent être considérés comme les seuls "documents officiels du synode de l’année dernière" ;

- la certitude que, dans la démarche mise en œuvre par le synode jusqu’à maintenant, "la doctrine catholique à propos du mariage n’a pas été touchée".

En disant cela, François a surtout voulu repousser les contestations les plus radicales qui, à la veille du synode, s’étaient manifestées contre l'"Instrumentum laboris".

Un exemple de ces contestations est le texte, signé par trois théologiens et soutenu par quelques évêques et cardinaux européens, que www.chiesa a publié le 29 septembre :

> "Inacceptable". Le document de base du synode "compromet la vérité"

Un autre exemple est le livre "Christ's New Homeland - Africa", écrit par le cardinal Robert Sarah et six autres cardinaux ainsi que par quatre évêques africains. Dans ce livre plusieurs points de la "Relatio" finale du synode de 2014, qui ont par la suite été intégrés dans les "Lineamenta" et dans l'"Instrumentum laboris", sont rejetés comme "semant le doute" – à propos d’un point essentiel tel que l'indissolubilité du mariage – ou même comme "inacceptables" et "scandaleux" :

> Les cardinaux anti-Kasper: ils étaient cinq, maintenant ils sont dix-sept (31.8.2015)

*

En réalité l'"Instrumentum laboris" marquait déjà des reculs, plus conformes à l’enseignement traditionnel de l’Église, par rapport aux "ouvertures" de la "Relatio" finale de 2014, qui avait elle-même redimensionné les avancées encore plus téméraires de la "Relatio post disceptationem" publiée à mi-parcours de la session synodale, à propos de questions brûlantes telles que le divorce et l'homosexualité :

> Synode. Une douche glacée pour les novateurs (30.6.2015)

Mais le fait le plus frappant de ce début de synode est la fermeté avec laquelle le cardinal rapporteur, le Hongrois Péter Erdö a critiqué, dans son discours de lancement des travaux, même les ambigüités résiduelles présentes dans l'"Instrumentum" :

> Relazione introduttiva del relatore generale

Le cardinal Erdö était déjà rapporteur général en 2014. Par conséquent c’est sa "signature" qui figurait formellement au bas de la "Relatio post disceptationem" dont on a tant parlé et par rapport à laquelle, en tout cas, il a pris par la suite ses distances, en désignant publiquement Bruno Forte, le secrétaire spécial du synode, comme le véritable auteur des passages les plus controversés :

> La véritable histoire de ce synode. Le metteur en scène, les exécutants, les assistants (17.10.2014)

Mais, instruit par ce précédent, Erdö a cette fois-ci rédigé – de sa propre main – un rapport introductif parfaitement clair et d’une fidélité impeccable à la doctrine de toujours de l’Église, qui a pris par surprise et irrité bon nombre de novateurs.

Un seul exemple.

En ce qui concerne les fidèles divorcés et remariés civilement qui se trouvent dans une situation de vie commune irréversible, l'"Instrumentum laboris" affirme ceci :



"Pour affronter ce thème, un commun accord existe sur l’hypothèse d’un itinéraire de réconciliation ou voie pénitentielle, sous l’autorité de l’évêque. […] Certains par voie pénitentielle entendent un processus de clarification et de nouvelle orientation, après l’échec vécu, accompagné d’un prêtre député à cela. Ce processus devrait conduire l’intéressé à un jugement honnête sur sa propre condition, où ce même prêtre puisse faire mûrir son évaluation pour pouvoir faire usage du pouvoir de lier et de dissoudre en fonction de la situation".



Sur les traces de ce texte ambigu, le cardinal Christoph Schönborn, archevêque de Vienne, avait évoqué, dans une interview publiée dans "La Civiltà Cattolica" le 26 septembre dernier, la possibilité – qu’il n’est pas le seul à envisager –pour ces personnes de recevoir la communion eucharistique :



" Il y a des situations dans lesquelles le prêtre, l’accompagnateur, qui connaît les personnes concernées, peut en arriver à leur dire : ‘Votre situation est telle que, en conscience - dans votre conscience et dans ma conscience de pasteur - je vois votre place dans la vie sacramentelle de l’Église’".



Mais (nous soulignons NdCR.) le cardinal Erdö, dans son rapport d’ouverture du synode, a critiqué une telle solution, tout d’abord en recourant à une argumentation serrée et, pour finir, en appelant à la rescousse à la fois l’exhortation apostolique "Familiaris consortio" (FC) de Jean-Paul II et un manuel rédigé par un canoniste jésuite du XVIIIe siècle :



(Nous mettons en couleur rouge les passages les plus importants du texte de Sandro Magister. NdCR.) "L’intégration des divorcés remariés dans la vie de la communauté ecclésiale peut être réalisée sous diverses formes, différentes de l’accès à l’eucharistie, comme le suggère déjà FC 84. Dans la pratique traditionnelle de l’Église latine, la voie pénitentielle pouvait signifier – pour les personnes qui n’étaient pas encore prêtes à changer leur manière de vivre mais qui éprouvaient en tout cas le désir de se convertir – que les confesseurs pouvaient entendre leur confession, en leur donnant de bons conseils et en leur proposant des exercices de pénitence, pour les diriger vers la conversion, mais sans leur donner l’absolution qui n’était possible que pour les personnes ayant effectivement l’intention de changer de vie (cf. F. A. Febeus, S.J., De regulis juris canonici liber unicus, Venise, 1735, pp. 91-92)".

 

Note de Christ-Roi. Ci-dessous, copie d'écran du paragraphe 84 l'exhortation apostolique Familiaris Consortio de sa Sainteté le Pape Jean-Paul II à l'épiscopat, au clergé et aux fidèles de toute l'Eglise catholique sur les taches de la famille chrétienne dans le monde d'aujourd'hui, donnée à Rome près de Saint-Pierre, le 22 novembre 1981, en la solennité du Christ, Roi de l'Univers :

 

"[...] j'exhorte chaleureusement les pasteurs et la communauté des fidèles dans son ensemble à aider les divorcés remariés. Avec une grande charité, tous feront en sorte qu'ils ne se sentent pas séparés de l'Eglise, car ils peuvent et même ils doivent, comme baptisés, participer à sa vie. On les invitera à écouter la Parole de Dieu, à assister au Sacrifice de la messe, à persévérer dans la prière, à apporter leur contribution aux oeuvres de charité et aux initiatives de la communauté en faveur de la justice, à élever leurs enfants dans la foi chrétienne, à cultiver l'esprit de pénitence et à en accomplir les actes, afin d'implorer, jour après jour, la grâce de Dieu. Que l'Eglise prie pour eux, qu'elle les encourage et se montre à leur égard une mère miséricordieuse, et qu'ainsi elle les maintienne dans la foi et l'espérance!

L'Eglise, cependant, réaffirme sa discipline, fondée sur l'Ecriture Sainte, selon laquelle elle ne peut admettre à la communion eucharistique les divorcés remariés. Ils se sont rendus eux-mêmes incapables d'y être admis car leur état et leur condition de vie est en contradiction objective avec la communion d'amour entre le Christ et l'Eglise, telle qu'elle s'exprime et est rendue présente dans l'Eucharistie. Il y a par ailleurs un autre motif pastoral particulier: si l'on admettait ces personnes à l'Eucharistie, les fidèles seraient induits en erreur et comprendraient mal la doctrine de l'Eglise concernant l'indissolubilité du mariage.

La réconciliation par le sacrement de pénitence - qui ouvrirait la voie au sacrement de l'Eucharistie - ne peut être accordée qu'à ceux qui se sont repentis d'avoir violé le signe de l'Alliance et de la fidélité au Christ, et sont sincèrement disposés à une forme de vie qui ne soit plus en contradiction avec l'indissolubilité du mariage. Cela implique concrètement que, lorsque l'homme et la femme ne peuvent pas, pour de graves motifs - par l'exemple l'éducation des enfants -, remplir l'obligation de la séparation, «ils prennent l'engagement de vivre en complète continence, c'est-à-dire en s'abstenant des actes réservés aux époux»(180)."

Synode : Sandro Magister sur "la brèche aux innovations" et la contre-argumentation serrée du Cardinal Erdö

Suite de l'article de Sandro Magister:


Il n’est pas étonnant que le cardinal Erdö se soit vu demander le jour même – à la fois dans l’enceinte du synode et en conférence de presse – de justifier cette réaffirmation péremptoire de la discipline en vigueur actuellement, en ce qui concerne les divorcés remariés et d’autres points controversés.

Il a répondu aux journalistes qu’il avait simplement voulu "recueillir la voix de l’Église", ou plutôt, "le résultat objectif, presque mathématique, de ce qui est parvenu au secrétariat du synode pendant le laps de temps entre les deux sessions et après la publication de l'Instrumentum laboris", dans lequel "pour la majorité des réponses qui ont été données, il y a la volonté de maintenir" les documents du magistère actuellement en vigueur à propos de ces questions.

Réponse révélatrice, qui fait la lumière sur le véritable résultat de la consultation effectuée dans le monde entier en vue du synode. Celle-ci a donné lieu, selon le cardinal Lorenzo Baldisseri, secrétaire général du synode, à 102 réponses provenant de conférences épiscopales et à 400 autres observations envoyées par des diocèses, par des paroisses, par des associations, par des familles et par de simples fidèles.

Cependant, lors de la conférence de presse, Bruno Forte, le secrétaire spécial du synode, n’a pas manqué de contrebalancer les propos d’Erdö, ouvrant ainsi une brèche aux innovations que le cardinal hongrois avait exclues :



"Étant entendu que l’on ne doit pas attendre de ce synode des modifications de la doctrine, il convient de dire avec beaucoup de clarté que ce synode ne se réunit pas pour ne rien dire. Ce n’est pas un synode doctrinal, mais un synode pastoral. Traiter les questions pastorales et chercher de nouvelles approches rend l’Église plus proche des femmes et des hommes de notre temps".



Et, en séance, de nombreux intervenants ont demandé non pas des réponses "universelles" aux problèmes en discussion, mais la liberté de chercher des "solutions régionales, nationales ou continentales permettant de relever des défis très différents", comme c’est d’ailleurs  déjà le cas, en fait, dans certaines régions de l’Église, en particulier celles de langue allemande.

De plus il ne faut pas négliger le fait que le secrétariat du synode n’a pas préparé de traduction en d’autres langues du rapport du cardinal Erdö, lu en italien pendant une séance. Cela a eu pour effet de rendre ce texte difficile à comprendre pour un bon nombre de pères synodaux et d’en accélérer l’archivage.

*

Toutefois il n’y a pas  que le fond qui ait prêté à discussion, il y a aussi les méthodes de travail de ce synode.

Beaucoup de pères synodaux, par exemple, n’ont pas apprécié la réduction des temps de débat général en assemblée, ni le fait que chaque intervention soit limitée à 3 minutes seulement.

Mais ce qui a provoqué le plus de critiques c’est surtout la composition de la commission chargée de rédiger, en plusieurs versions successives, la "Relatio" qui sera mise au vote, point par point, lors de la journée de conclusion du synode, avant d’être finalement remise au pape.

Les dix membres de la commission, tous nommés par François, sont :

- Péter Erdö, rapporteur général du synode ;
- Lorenzo Baldisseri, secrétaire général ;
- Bruno Forte, secrétaire spécial ;
- Oswald Gracias, pour l'Asie ;
- Donald William Wuerl, pour l'Amérique du Nord ;
- Victor Manuel Fernandez, pour l'Amérique latine ;
- Mathieu Madega Lebouakehan, pour l'Afrique;
- John Atcherley Dew, pour l'Océanie ;
- Marcello Semeraro, pour l'Europe ;
- Adolfo Nicolas Pachon, pour les ordres religieux.

Quatre d’entre eux (Wuerl, Fernandez, Dew, Semeraro) sont arrivés au synode non pas parce qu’ils avaient été élus par leurs épiscopats respectifs ou en raison des fonctions qu’ils exercent, mais uniquement parce qu’ils y avaient été appelés personnellement par François. Et si l’on y ajoute Baldisseri, Forte et Nicolas Pachon, on notera facilement la nette prédominance, au sein de la commission, de personnalités favorables, de manière plus ou moins marquée, au changement.

En particulier, tout le monde se souvient des manœuvres de Forte lors du synode de 2014 et l’anticonformisme de Fernandez est bien connu :

> E questo sarebbe il teologo di fiducia del papa?

En ce qui concerne le père Nicolas Pachon, général des jésuites, ce qui fait référence, c’est sa déclaration publiée dans le "Corriere della Sera" du 7 octobre : "Bien sûr, s’il agissait tout seul, François pourrait aller plus vite. Mais l’Église a besoin de temps pour changer".

Il faut cependant préciser qu’Erdö a, lui aussi, été appelé au synode par le pape en personne, qui l’a reconduit dans ses fonctions de rapporteur général, ce qui montre à quel point les choix faits par Jorge Mario Bergoglio échappent aux classifications faciles.

En tout cas, le pape François a également voulu mettre les choses au point en ce qui concerne les procédures du synode, dans le discours hors programme qu’il a prononcé le matin du 6 octobre.

D’après le père Federico Lombardi, le pape a indiqué que "les décisions en matière de méthode ont également été partagées et approuvées par lui et par conséquent elles ne peuvent pas être remises en discussion".

*

Pour en revenir à l’affirmation du pape selon laquelle, dans la démarche mise en œuvre par le synode jusqu’à maintenant, "la doctrine catholique à propos du mariage n’a pas été touchée", il convient de noter que cette affirmation est également répétée sans répit par tous les partisans du changement.

Leur mantra, en effet, est que la doctrine reste intacte, parce que l’on ne veut mettre à jour que la "pastorale".

Et donc, étant donné que toutes les propositions de changement présentées jusqu’à présent au synode sont irréprochables au point de vue de la doctrine, il ne reste plus qu’à choisir, parmi elles, celles qui sont les plus "miséricordieuses".

On verra, à l’avenir, jusqu’où ira ce raisonnement, qui veut associer, par exemple, le dogme de l'indissolubilité et la bénédiction des remariages.


__________

   
Les noms de toutes les personnes présentes au synode :

> Elenco dei partecipanti

L'agenda jour par jour :

> Calendario dei lavori

Le texte qui sert de base à la discussion :

> Instrumentum laboris

Les modérateurs et les rapporteurs élus au sein des treize groupes linguistiques entre lesquels est répartie la discussion :
       
> Elenco dei moderatori e relatori dei "Circuli minores"

Certains de ces élus sont bien connus des médias, comme par exemple les cardinaux Sarah, Pell, Bagnasco, Rodriguez Maradiaga, Schönborn, Piacenza et l’archevêque Kurtz.

D’autres sont moins connus mais tout aussi significatifs. Par exemple, le "Circulus anglicus D", l’un des quatre groupes de langue anglaise, a élu comme rapporteur Charles Chaput, l'archevêque de Philadelphie, qui a organisé la rencontre mondiale des familles et accueilli le pape François lors du voyage de celui-ci aux États-Unis, et comme président le cardinal canadien Thomas C. Collins, archevêque de Toronto, qui a accordé en 2014 au blog catholique américain "The Word on Fire" une longue interview, très nette et argumentée ,dans laquelle il défend la doctrine et la pratique de l’Église dans le domaine du mariage :

> Marriage, Divorce, and Communion

__________


Traduction française par Charles de Pechpeyrou, Paris, France.


__________
8.10.201

 

Source: Synode. Le premier coup au but est tiré par les conservateurs, Par Sandro Magister, Chiesa, 8.10.2015 

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7 octobre 2015 3 07 /10 /octobre /2015 09:56

Anne Dolhein a produit hier pour "Reinformation.tv", une remarquable synthèse des "premières escarmouches" lors de l'ouverture du Synode sur la famille et les manoeuvres de la "mafia" pour "changer la pastorale de l'Eglise au nom de la miséricorde" .

 

Mgr Forte a déclaré : « Nous ne nous sommes pas réunis ici pour ne rien dire. ... [L]es temps changent. »

 

Toute la question est de savoir si un changement de la pastorale n'affecte pas la doctrine ?

Synode sur la famille : vers un changement de la pastorale de l'Eglise au nom de la miséricorde

L’homélie d’ouverture du synode sur la famille 2015, prononcée en la basilique Saint-Pierre de Rome, dimanche (4 octobre Ndlr.), par le pape François, a été interprétée par un grand nombre comme la preuve de sa volonté de ne pas changer la doctrine de l’Eglise. D’ailleurs, il ne le peut pas. Mais même le cardinal Kasper, qui veut ouvrir l’accès à la communion à certains couples divorcés « remariés », affirme avec les siens qu’il n’entend pas du tout changer la doctrine de l’Eglise sur l’indissolubilité du mariage ; mais seulement la pastorale, au nom de la miséricorde.

 

Ce n’est pas manquer de respect filial que d’analyser les mots du pape. François veut une Eglise « hôpital de campagne », ouverte à tous, ne faisant barrage à aucun (comme si l’Eglise faisait barrage aux pénitents) : c’est un leitmotiv de son pontificat depuis le début. Lorsqu’il parle de miséricorde, il l’oppose souvent à la loi en ce sens qu’il raille et accuse les « docteurs de la loi » qui ne savent pas porter l’amour du Christ au monde. Tout cela mériterait d’être précisé, mais les faits et gestes du pape parlent en ce sens, que ce soit dans l’accueil sans « rappel à la loi » d’un couple d’homosexuels à la nonciature à Washington, celui d’un transsexuel et de son partenaire à Rome au début de l’année, ou ses louanges appuyés aux écrits du cardinal Kasper.

 

Le pape recadre le synode… dans le flou

 
C’est le pape encore qui a choisi de maintenir à leurs postes aux commandes du synode le cardinal Baldisseri, kaspérien, et Mgr Bruno Forte, qui avait été désigné l’an dernier par le cardinal Erdö comme responsable de l’inclusion de paragraphes sur les homosexuels dans le scandaleux rapport d’étape. C’est le pape qui en a exclu le canoniste hors pair, le cardinal Burke, faisant au contraire sortir de sa retraite le cardinal Danneels, qui ne cache ni sa préférence pour les thèses kaspériennes ni son action passée pour tenter d’éviter l’élection du cardinal Ratzinger dans le cadre de la petite « Mafia » des cardinaux, le groupe de Saint-Gall. Le sobriquet est de lui.

 

Ceux qui ont été rassurés par l’homélie du pape François ont constaté qu’il a tenu à y glorifier le mariage indissoluble, et c’est en effet heureux. On reste un peu interdit cependant devant cette affirmation : « C’est seulement à la lumière de la folie de la gratuité de l’amour pascal de Jésus que la folie de la gratuité d’un amour conjugal unique et jusqu’à la mort apparaîtra compréhensible. » Cela semble nier le caractère naturel, et donc rationnel de l’indissolubilité conjugale qui est pourtant inscrite dans la loi donnée à tout homme et jusque dans la loi mosaïque. Bien sûr la connaissance de l’amour du Christ pour son Eglise – jusqu’à donner sa Vie – fait mieux comprendre le mystère. Mais pour le peuple hébreu, fondé sur des alliances, ce mystère était déjà une réalité.
 
Rien dans l’homélie du pape, citant ses prédécesseurs, n’expose une quelconque volonté de contredire cette doctrine et peut être lue de la manière la plus traditionnelle qui soit : puisque l’Eglise a toujours cherché à annoncer le salut à tous. C’est plutôt le ton qui laisse la porte ouverte aux tenants du changement, par exemple quand le pape dit :
 
« L’Église est appelée à vivre sa mission dans la charité qui ne pointe pas du doigt pour juger les autres, mais – fidèle à sa nature de mère – se sent le devoir de chercher et de soigner les couples blessés avec l’huile de l’accueil et de la miséricorde ; d’être “hôpital de campagne” aux portes ouvertes pour accueillir quiconque frappe pour demander aide et soutien ; de plus, de sortir de son propre enclos vers les autres avec un amour vrai, pour marcher avec l’humanité blessée, pour l’inclure et la conduire à la source de salut. »

 

Premières escarmouches dès l’ouverture du synode : les défenseurs de la doctrine ont ouvert le feu

 
Lundi, le cardinal Erdö, rapporteur général a livré un long discours à l’ouverture du synode où il a martelé les vérités que l’Eglise ne peut laisser de côté : sa « relation introductive » a sonné comme une offensive. Il avait été pris de court l’an dernier lors de la présentation du rapport d’étape, cette fois il a parlé des divorcés « remariés » en rappelant la voie de retour à la pratique qui leur est traditionnellement ouverte : la conversion, la continence, et la communion dans la mesure où elle ne provoque pas le « scandale ». En l’absence de cette conversion, pas de communion, dont le refus « n’est pas un interdit arbitraire mais un enseignement intrinsèque ».
 
Pas de gradualité de la loi non plus : « Même si certaines formes de vie commune comportent en soi certains aspects positifs, cela ne veut pas dire qu’elles peuvent être présentées comme un bien. »
 
En fait, ce sont tous les éléments dits « controversés » qui sont détricotés un à un dans ce texte qui vaut le détour. [Extrait: La miséricorde offre pardon mais réclame la conversion. « La miséricorde de Dieu offre au pécheur le pardon mais réclame la conversion ». ... la « voie pénitentielle » ... peut se référer aux divorcés remariés qui pratiquent la continence et qui « pourront accéder même aux sacrements de la pénitence et de l’eucharistie, évitant seulement de provoquer le scandale ». Cette voie peut aussi faire référence à la pratique traditionnelle de l’Eglise latine qui permettait aux prêtres d’entendre en confession les divorcés remariés, donnant l’absolution seulement à ceux qui, de fait, promettaient de changer de vie. Les homosexuels ... doivent être accueillis « avec respect et délicatesse », évitant toute discrimination injuste. Mais il (le cardinal) rappelle qu’il n’existe « aucun fondement pour assimiler ou établir des analogies, pas même éloignées, entre les unions homosexuelles et le dessein de Dieu sur le mariage et la famille ». Il dénonce par la même occasion les pressions exercées sur les évêques et « les organisations internationales qui conditionnent leurs aides financières aux pays pauvres à l’introduction de lois qui instituent le mariage entre personnes de même sexe ». Ndlr.]

 

... Lors de la conférence de presse de lundi, le président délégué du synode, le cardinal Vingt-Trois, a déclaré aux journalistes : « Si vous vous attendez à un changement spectaculaire de la doctrine de l’Eglise, vous allez être déçus. »

 
Mais dans la foulée, la contre-offensive s’est mise en place. Mgr Forte a déclaré : « Nous ne nous sommes pas réunis ici pour ne rien dire. » Evoquant de « nouvelles modalités d’approche parce que les situations et les temps changent », il a ajouté : « Des défis pastoraux, il y en a. »

 

Et la presse progressiste à balayé l’intervention du cardinal Erdö en disant qu’il aurait pu la faire il y a 30 ou 40 ans…
 
Le cardinal Reinhard Marx a lui aussi tenu une conférence de presse, pour dire : « Comment peut-on dire à celui qui vit un deuxième mariage : “Tu appartiens à l’Eglise mais tu vis de manière constante dans le péché ? »
 
Le deuxième jour, ce mardi, s’est ouvert avec une homélie du pape à Sainte-Marthe, reprenant un de ses thèmes favoris, la miséricorde, contre la « rigidité ». C’est bien de miséricorde que le monde a besoin, mais en prenant l’exemple de Jonas, « dur de cœur », qui n’a pas accepté le pardon de Dieu à Ninive, comme l’a montré François, on perçoit tout de même une vérité moins présente aujourd’hui : Jonas avait tempêté contre les hommes de Ninive en leur rappelant la loi de Dieu, et ils s’étaient convertis.

 

... Quant à Erdö, il a été désavoué par Mgr Celli pour qui « le panorama est totalement ouvert quant aux divorcés remariés » : « Si la discussion était finie avec la relation d’hier matin, que ferions-nous ici ? » Le briefing des journalistes a laissé l’impression d’une destruction systématique des propos d’Erdö…
 
Et pour que tout soit bien clair, le père jésuite Spadaro a déclaré en fin de journée : « En parlant de la famille, nous parlons en réalité de Gaudiem et Spes, c’est-à-dire des rapports entre l’Eglise et le monde. » (Voir ici et Ndlr.)
 
Dans l’esprit de certains, là est bien l’objectif du synode.

 

Anne Dolhein

 

Source: Ouverture du synode sur la famille 2015 : premières escarmouches, Anne Dollhein, Reinformation.Tv, 6 octobre 2015 22 h 33 min·

On a vu qu'il ne suffit pas de dire que l'on ne va pas toucher à la doctrine, mais seulement à la pastorale au nom de la miséricorde, pour que la doctrine ne soit pas affectée. Concrètement c'est l'évolution que l'on observe en comparant par exemple la position de prélats "doctrinaux" comme celle du Cardinal Leo Burke qui entend garder la même pastorale sur l'interdiction de communier pour les divorcés remariés, et celle d'évêques "pastoraux" qui se déniant le droit de juger de la licéité des actes, reconnaissent ne pas refuser la communion à des divorcés remariés.

 

"La question posée n'étant pas de modifier, effectivement, la doctrine de «l'indissolubilité» du mariage - il y a unanimité sur ce point - mais de voir comment elle peut être «adaptée» pour des «raisons pastorales» aux différentes situations concrètes. «Nous devons être concrets» a plaidé le cardinal Marx.

Et c'est ainsi que l'évêque d'Anvers, Mgr Johan Bonny - connu pour ses positions ouvertes sur le mariage gay - a proposé que «le synode reconnaisse aux évêques locaux la responsabilité de formuler des réponses adéquates aux questions pastorales». Un autre ayant même avancé l'idée que des commissions d'études soient lancées «par continent» ou par «grandes régions culturelles» dès la fin du synode, de façon à réfléchir et mettre en place une décentralisation géographique et culturelle de la pratique pastorale catholique sur la question des divorcés remariés. L'un des chargés de communication pour le monde anglophone, le Père Rosica, ayant de fait, affirmé mardi: «Il sera difficile de trouver une solution universelle».* Cette idée aurait l'avantage d'éviter une guerre de positions au sein du synode en repoussant la question qui fâche dans l'espace et dans le temps mais elle ouvrirait une première historique de décentralisation touchant la doctrine, et donc de divisions potentielles, dans l'Église catholique." (Source : Synode : l'intervention inhabituelle du Pape, Le Figaro, Par Jean-Marie Guénois, Mis à jour le 07/10/2015 à 11:39 Publié le 07/10/2015 à 10:11)

 

* "Il sera difficile de trouver une solution universelle" : est-ce la fin de l'Eglise catholique universelle du Christ?

 

Dans la nouvelle pastorale, la doctrine de l'Eglise, confession, pénitence et communion, n'est plus prise en compte, elle est tout simplement annulée de fait, au nom d'une soit-disant "miséricorde" qui ne viendrait donc plus de Dieu mais de l'homme. Et la doctrine de l'Eglise se trouve ainsi affectée, contournée. Décentralisée dans les diocèses, dans le vécu quotidien des fidèles, sous la "responsabilité" des évêques, elle se retrouve fragmentée. L'universalité de la vérité se trouve annulée avec la bénédiction de ceux qui étaient chargés de garder la foi. L'Eglise elle-même se retrouve divisée.

 

Nous assistons là au processus subversif bien connu de la brèche dans laquelle s'engouffrent tous les groupes de pression. Il y a en effet une analogie à faire entre cette méthode et ce qui s'est passé pour les messes en langue vernaculaires où l'Eglise a laissé toute latitude aux évêques dans les diocèses d'autoriser les messes en langues locales. [1] Le résultat a été la disparition du latin et des chants grégoriens dans toutes les paroisses, alors que le Concile recommandait l'inverse, de conserver "l'usage de la langue latine" "dans les rites latins" (Sacrosanctum concilium, # 36,1). De même s'agissant de la distribution de la communion, l'indult de Paul VI de 1969 dans l'Instruction Memoriale Domini a conduit à une explosion des communions dans la main, alors que 88% du volume de cette instruction était consacré à confirmer la réception de la communion à genoux et sur les lèvres. [2]

Dans ce qui nous préoccupe aujourd'hui, ce serait, avec cette décentralisation dans les diocèses, qui serait là encore comme en 1969 assortie d'une "tolérance restreinte, encadrée, assortie d'un contrôle strict", etc., une nouvelle brèche et une porte grande ouverte vers une explosion des divorces, alors que l'indissolubilité du mariage serait rappelée dans le même temps. L'important, ce n’est pas le barrage doctrinal qui est solide en tous points sauf un, c’est la brèche.

 

Add. 8 octobre 2015. Un article de Sandro Magister du 8 octobre confirme l'analyse de Jean-Marie Guénois d'une "décentralisation géographique et culturelle de la pratique pastorale" et mon analyse sur la "brèche" ouverte dans laquelle pourront s'engouffrer les novateurs:

 

"lors de la conférence de presse, Bruno Forte, le secrétaire spécial du synode, n’a pas manqué de contrebalancer les propos d’Erdö, ouvrant ainsi une brèche aux innovations que le cardinal hongrois avait exclues :

 

"Étant entendu que l’on ne doit pas attendre de ce synode des modifications de la doctrine, il convient de dire avec beaucoup de clarté que ce synode ne se réunit pas pour ne rien dire. Ce n’est pas un synode doctrinal, mais un synode pastoral. Traiter les questions pastorales et chercher de nouvelles approches rend l’Église plus proche des femmes et des hommes de notre temps".

 

Et, en séance, de nombreux intervenants ont demandé non pas des réponses "universelles" aux problèmes en discussion, mais la liberté de chercher des "solutions régionales, nationales ou continentales permettant de relever des défis très différents", comme c’est d’ailleurs déjà le cas, en fait, dans certaines régions de l’Église, en particulier celles de langue allemande."

Synode sur la famille : vers un changement de la pastorale de l'Eglise au nom de la miséricorde

Source: Synode. Le premier coup au but est tiré par les conservateurs, Par Sandro Magister, Chiesa, 8.10.2015 

L'Eglise ne devrait donc pas changer la pastorale dans une sorte d'assouplissement pratique de la doctrine, car cette pastorale avec ses limites est thérapeuthique et libératrice. Cf "Béatrice Bourges, catholique divorcée remariée : "Finalement, ces règles (de l'Eglise), au lieu de m’enchaîner, me libéraient", elle devrait au contraire approfondir davantage cette pastorale (la définition de la famille et du mariage) en présentant l'alliance des époux comme une alliance avec le Christ.

 

Ainsi, lors d'une émission de KTO pour l'ouverture du Synode le 4 octobre, le cardinal Marc Ouellet, préfet de la Congrégation pour les évêques à Rome depuis 2010, ancien Archevêque du Québec, ancien Primat du Canada, a expliqué (à partir de 32:05 dans la video ci-dessous):

 

"il ne faut pas oublier que dans une pédagogie d'accompagnement, il ne faut pas non plus cacher la vérité. Vérité et charité. Parce qu'autrement on n'aide pas la personne, on l'enlise dans ses propres difficultés. Parce que Jésus sait très bien que pour arriver au bonheur il faut arriver à une relation de parfaite communion avec lui."

Interpellé par le journaliste de KTO sur le fait que l'Eglise ne saurait plus aujourd'hui "parler de la vérité sur la question du mariage et de la famille", le cardinal a répondu :

 

"Voyez-vous, ce qui nous manque dans notre pastorale c'est de faire comprendre que l'alliance des époux est une alliance avec le Christ. Cela n'est pas même catéchisé.

Et de comprendre le mariage comme un échange de dons. (Les époux) sont baptisés, poursuit le cardinal, ils appartiennent au Christ, ils vont offrir au Christ leur amour, leur famille, ce qu'ils veulent fonder. En réponse, le Christ s'engage avec eux. On dit qu'Il consacre leur union, et Il leur donne une infusion du Saint-Esprit. Cela est un échange de dons extraordinaire. Il ne faut pas que nos baptisés se privent de cela. Il faut que l'Eglise leur dise qu'il se passe quelque chose dans une célébration du mariage. Que (le mariage) est le symbole de toute la vie, de cet échange entre le Christ et les époux avec l'Esprit-Saint qui est au milieu et qui les fait progresser vers la sainteté, avec des hauts et des bas que nous connaissons."

Le Synode sur la "famille" travaillera-t-il sur un approfondissement de la catéchèse du mariage "alliance des époux, alliance avec le Christ" ?

 

Notes

 

[1] « [I]l revient à l’autorité ecclésiastique qui a compétence sur le territoire, … (même, le cas échéant, après avoir délibéré avec les évêques des régions limitrophes de même langue), de statuer si on emploie la langue du pays et de quelle façon. » (Paul VI, Constitution sur la Sainte Liturgie Sacrosanctum Concilium, 4 décembre 1963, n° 36,3)

[2] 88% du volume de l’instruction Memoriale Domini du 29 mai 1969 était consacré à confirmer la réception de la communion à genoux et sur les lèvres, mais l'indult ouvrit la brèche qui a conduit à faire de la règle une exception et de l'exception la règle.

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6 octobre 2015 2 06 /10 /octobre /2015 18:08

Très beau témoignage public de Béatrice Bourges au sujet du divorce vécu par les catholiques dans l'Eglise, et des règles de l'Eglise.

Vous connaîtrez la vérité et la vérité vous rendra libres.

Evangile selon Saint Jean, VIII, 32.

Béatrice Bourges, auteur du livre "Béatrice B. catholique divorcée remariée", qui ne communie pas, explique pourquoi la discipline de l'Eglise (l'interdiction de communier pour les divorcés remariés) n'est pas un enchaînement mais un chemin de libération :

Béatrice Bourges, catholique divorcée remariée : "Finalement, ces règles (de l'Eglise), au lieu de m’enchaîner, me libéraient"

« Finalement, ces règles, au lieu de m’enchaîner, me libéraient, écrit-elle. […] Et c’était bien dans l’obéissance que je trouvais ma liberté. » [1]

 

 

Dans ce chemin de libération, Béatrice Bourges, interrogée par Charlotte d'Ornellas sur "Boulevard Voltaire", a également un message pour le clergé. Elle explique qu'elle a "du mal à comprendre que les prêtres ne rappellent jamais que d’autres situations empêchent également de communier" :

 

"Je parle d’autant plus librement sur le sujet que je ne demande rien à l’Église, je lui obéis et je ne vais pas communier. Je n’ai absolument aucune revendication. J’ai été révoltée mais je suis désormais sereine, j’ai la foi et je fais confiance à l’Église.

Mais il est sain qu’elle fasse comprendre à ses fidèles que le divorce n’est pas un caprice mais une blessure, souvent profonde. Je ne me suis pas mariée pour divorcer.

Les commentaires violents de certains – faut-il rappeler que nous sommes tous pécheurs ? – ne sont pas seulement inutiles, ils éloignent des personnes de l’Église au moment où elles ont besoin de son Amour et de sa compassion. Je me suis convertie après m’être remariée et le Christ est venu me chercher là où j’étais. Même si, à cet endroit, ce n’était pas le meilleur !

Je ne demande pas une réponse positive de la part de l’Église, je demande qu’on puisse se poser la question de cette souffrance sans tomber dans un discours violent et accusateur. Accepter d’aborder le sujet, ce n’est pas abandonner ses exigences : cela peut simplement permettre à certaines des personnes de revenir vers le Christ.

[...]

Pour appeler avant tout certains fidèles à la bienveillance. Ce livre est un cri de détresse : beaucoup ne réalisent pas le mal qu’ils font par les mots qu’ils choisissent. Le divorce n’est jamais une partie de plaisir. À 30 ans, je me suis retrouvée seule avec deux enfants, alors que j’étais destinée au mariage. Il est facile d’imaginer la difficulté et la souffrance que cela a représenté. Je me suis éloignée complètement de l’Église car je n’ai pas su y trouver la main secourable dont j’avais tellement besoin. Puis je me suis remariée et c’est ensuite que je suis revenue à la foi.

Je ne communie pas, mais je vais à la messe et le Christ vient à moi. J’ai une place, malgré mes péchés, comme chacun d’entre nous ! Tout n’est pas si simple, la vie n’est pas si simple. Et les jugements hâtifs sont bien souvent dévastateurs.

Il y avait également un message pour le clergé. Les prêtres appellent souvent à venir communier pendant leur sermon, semblant oublier que, dans l’assemblée, certains restent à leur banc et se sentent alors abandonnés. Je ne peux communier, et je l’accepte. Mais j’ai du mal à comprendre que les prêtres ne rappellent jamais que d’autres situations empêchent également de communier. Parfois, l’Église, dont la vocation est de proposer un absolu, ne bouscule pas assez les consciences.

Nous, divorcés-remariés, ne sommes pas une caste à part. J’avais enfin envie de m’adresser aux divorcés-remariés qui se sont éloignés de l’Église, envie de leur dire que le Christ les attend à la messe. Je comprends leur réticence, j’ai été dans leur cas, mais qu’ils y retournent et ils verront, ils ne seront pas déçus !

Ma foi me pousse à leur dire : « Revenez ! C’est là que se trouve la vraie Joie ! » [2]

 

La réflexion de Béatrice Bourges est essentielle et son témoignage capital: ils répondent par avance au clergé qui autorise l'accès à la communion sacramentelle aux divorcés remariés, et plus largement distribue la communion à tout le monde sans vérifier la licéité des situations. Elle sous entend que l'on trouve la liberté d'abord dans une recherche de la vérité, et que la découverte de la vérité s'accompagne d'une connaissance des limites et des frontières à ne pas dépasser (ici les "règles" de l'Eglise), étape essentielle de la "libération" et de la guérison intérieure, qui vient de Dieu.

 

 

Notes

 

[1] Béatrice B. Catholique divorcée remariée Famille Chrétienne | 05/10/2015 

[2] Entretien avec Béatrice Bourges, Boulevard Voltaire

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6 octobre 2015 2 06 /10 /octobre /2015 14:25
Véronique Lévy au Sacré-Coeur raconte le rêve où le Christ lui est apparu en Croix: "Je communie tous les jours, Jésus est ma sève, ma force, ma vie"

Témoignage de Véronique Lévy, petite soeur de BHL, le 25 septembre 2015 à la Basilique du Sacré-Coeur de Montmartre lors du Congrès Mission. http://www.congresmission.com

Extrait du discours de Véronique Lévy dans lequel elle raconte à nouveau sa conversion et le rêve où le Christ en Croix lui est apparu :

 

"On ne peut pas oublier que l'Eglise est née du Coeur transpercé de Jésus sur la Croix. Et que l'Eglise est dépositaire de cet amour fou, de cette folie de Dieu pour nous. Et comme dit Saint Paul, la sagesse de Dieu est folie aux yeux du monde. Et c'est vrai que l'Evangile dérange, parce que l'Evangile c'est comme une révolution solaire. Il y a un avant et un après l'Evangile. Dans la société, puisque le temps a été compté à partir de Jésus, mais aussi dans un coeur, dans une vie. Et c'est un peu mon histoire et c'est notre histoire à tous. Avant et après. C'est l'histoire d'une révolution, d'un retournement. Plus rien n'est tout à fait pareil après son passage. Et donc, moi c'est par une toute petite fille quand j'avais trois ans que Jésus m'a été annoncé, donc que l'Eglise s'est présentée. La mission, c'était une petite fille. Et comme dit l'Evangile, 'qui accueille un enfant, c'est moi qu'il accueille.' " Et cette petite fille a commencé très fort en disant: 'Si tu ne crois pas en Jésus, tu seras emportée par les robots.' Et cette parole était prophétique parce qu'aujourd'hui nous sommes dans un monde qui essaye de faire de l'homme un robot.

Et donc cette petite fille m'offre un crucifix, elle m'apprend le Je vous salue Marie et le Notre Père. Et c'est comme cela que Jésus est entré dans ma vie, à travers cette petite fille. Et depuis, il n'a plus lâché ma main. Et j'ai essayé de ne pas lacher la sienne.

 

[...] La première alliance est truffé de personnages où Dieu leur apparaît dans des songes.

Et en fait, c'était une nuit. J'ai déjà raconté ce rêve, mais c'est important. J'étais encerclée par des hommes qui jouaient avec moi comme avec une poupée de chiffon, qui me méprisaient et me jetaient de l'un à l'autre. J'étais toute nue et recouverte d'un voile noir. Et ces hommes voulaient effacer mon visage, ils voulaient me détruire. Il fallait que je m'arrache à ce cercle. Je m'arrache dans le rêve, avec une force surhumaine, et je cours, je cours comme une folle, et je m'effondre à bout de souffle. Et là, quand je lève les yeux: je suis devant une cathédrale, gigantesque; les portes s'ouvrent, je me précipite à l'intérieur, et là, j'entends les battements d'un coeur. Les battements du coeur secouent tous les murs de la cathédrale et pénètrent dans mon corps. C'est comme si j'étais dans un corps immense, comme si cette église était un corps. Et là encore, je lève les yeux, et je vois le Christ en Croix gigantesque. Il me regarde. Ses bras se décrochent de la Croix. Ses mains se mettent face à moi. Et là, j'entends cette parole qui sort de sa bouche: 'Que ton coeur de pierre devienne un coeur de chair.' Et de ses deux mains transpercées sortent deux épées. Est-ce que c'était des épées de lumières, je ne sais pas. Je ne bougeais plus, j'étais tétanisée. Les deux lames traversent la cathédrale, tout au long de la nef, et rentrent dans mon coeur. Et là, je me réveille."

Retrouvez le premier témoignage public de la conversion de Véronique Lévy, ainsi que la narration du rêve où le Christ lui est apparu en Croix : "Très beau témoignage public de la conversion au catholicisme de la soeur cadette de Bernard-Henri Lévy, Véronique Lévy".

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5 octobre 2015 1 05 /10 /octobre /2015 21:36

Tout se passe comme si nous revivions l'époque du Concile Vatican II où l'argument du Concile non doctrinal mais "pastoral" fut avancé pour faire passer les réformes.

Mgr Vingt-Trois, tout en affirmant qu'il n'y aura pas de changement dans la doctrine, veut "trouver le moyen d’admettre les “divorcés–remariés” à la communion" :

 

Le Cardinal André Vingt-Trois, Archevêque de Paris, a laissé entendre que ceux qui attendent un changement radical dans l’enseignement de l’Eglise seront déçus. Et de préciser que si les pères synodaux devaient trouver le moyen d’admettre les “divorcés–remariés” à la communion, il ne pourrait en aucun cas s’agir d’une solution à appliquer de façon générale.
De son côté, Mgr Bruno Forte, Secrétaire du synode, a déclaré : “Nous ne nous sommes pas réunis si c’est pour ne rien changer.”

Source : Kathnet.
 

via Pro Liturgia, Actualité du 5 octobre 2015

Synode sur la "famille": vers pas de changement dans la doctrine, mais un changement dans la "pastorale" ?

Or, il ne suffit pas de dire que l'on ne va pas toucher à la doctrine, mais seulement à la pastorale, pour que la doctrine ne soit pas affectée. Le professeur Roberto de Mattei, dans un entretien du 11 juillet 2014 a ainsi montré le danger d'un schisme dans l'Eglise suite à une modification de la pastorale : "si vous mettez à part la doctrine, si vous ignorez la doctrine, ce qui arrive en fait, c'est un changement dans la pastorale qui à son tour va changer la doctrine" et aboutir à "un schisme dans l'Eglise".

 

C'est concrètement l'évolution que l'on observe en comparant par exemple ces jours-ci la position de prélats "doctrinaux" comme le Cardinal Leo Burke et celle d'évêques "pastoraux" qui se déniant le droit de juger de la licéité des actes, reconnaissent ne pas refuser la communion à des divorcés remariés, et où, en fait, la doctrine de l'Eglise est annulée par ceux qui étaient chargés de la garder.

 

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3 octobre 2015 6 03 /10 /octobre /2015 11:23
Synode, deuxième point de vue : "Nous devons maintenir la parole de Dieu, l'enseignement très clair qu'Il nous donne sur le mariage" (Cardinal Leo Burke)

Après un premier point de vue sur le mariage, où l'on voit des évêques reconnaitre donner le sacrement de l'eucharistie à des divorcés remariés au prétexte qu'ils se dénient le droit de les juger, voici maintenant un second point de vue, plus conforme à la doctrine traditionnelle de l'Eglise, expliqué par le cardinal Leo Burke, qui donne un exemple vécu dans son enfance dans son église, de divorcés remariés qui respectaient le fait que "puisqu'ils vivaient dans l'adultère, ils ne pouvaient pas avoir accès au sacrement."

 

Dans le premier cas, les évêques donnent la communion à tout le monde, refusant de juger de la situation licite ou pas, au motif que la conscience de chacun serait la règle. Dans le second cas (Cardinal Burke dans la video ci-dessous), il y a des règles qui ne dépendent pas de notre sentiment ou de notre conscience mais qui ont été établies depuis toujours et que l'on doit respecter: "Nous devons maintenir la parole de Dieu, l'enseignement très clair qu'Il nous donne sur le mariage."

Dans un entretien video du 01/10/2015 pour KTO, publiée le 1er octobre 2015, le Cardinal Raymond Leo Burke a expliqué :

 

(A partir de 8:20) "L'Eglise est influencée par la culture ambiante qui se dirige contre l'enseignement de l'Eglise, contre l'Eglise elle-même. Si bien que nous sommes dans une situation où les cardinaux et les évêques se voient sollicités pour introduire des changements aux règles ordinaires du mariage. Mais nous avons la parole du Christ, en Matthieu 19 qui nous dit que 'celui qui divorce et épouse une autre femme, vit dans l'adultère'. Ce sont des paroles qui sont très claires. [...] Nous devons maintenir la parole de Dieu, l'enseignement très clair qu'Il nous donne sur le mariage. Donc, mon espoir est que le synode, une fois de plus, confirmera et maintiendra, montrera au monde la beauté, la vérité de la vie de mariés, de la vie du couple. L'important, c'est la préparation des couples au mariage, commençant par la catéchèse des petits enfants, et aussi l'accompagnement des nouveaux mariés qui ont le droit d'attendre que l'Eglise les aide à faire grandir leur amour.

 

A propos des divorcés remariés, il a déclaré :

 

"La vérité dans cette affaire, c'est que ceux dont le mariage s'est rompu et sont entrés dans un autre mariage, ne sont pas exclus de l'Eglise, ne sont pas excommuniés. Je me rappelle dans mon enfance un couple présent tous les dimanches à la messe, là où je suis né et où j'ai grandi, et quand j'ai grandi, j'ai demandé à mon père pourquoi ils ne communiaient pas. Ils étaient très respectés dans la communauté, le curé ne les traitait pas différemment des autres, ils étaient très fidèles, on les voyait tous les dimanches à la messe, et ils donnaient un témoignage très fort. Ils désiraient de cette manière, rectifier leur situation, avec l'aide de Dieu, et en même temps, ils respectaient le fait que, puisqu'ils vivaient dans l'adultère, ils ne pouvaient pas avoir accès au sacrement.

 

A la question du journaliste "on a tendance à opposer la doctrine à la pastorale, pour vous c'est une erreur, le prélat a répondu :

 

"La pastorale existe pour servir la doctrine, et des vérités qui sont des vérités sacrées, pour protéger la vérité (sur le mariage)."

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3 octobre 2015 6 03 /10 /octobre /2015 10:00

En marge du synode sur la famille, la chaîne de télévision CNN révèle qu’au cours de son voyage aux Etats-Unis, le Pape François a reçu en (longue) audience privée deux hommes vivant officiellement “en couple”. Fort heureusement, dans un communiqué officiel, le P. Lombardi a donné les explications attendues : “François ne souhaitait que revoir l’un de ses anciens étudiants et sa famille.”

 

Que ce soit intentionnel ou pas, c’est tout de même la première fois qu’un communiqué officiel du Vatican nomme “famille” un couple homosexuel.

Premier communiqué officiel du Vatican nommant "famille" un duo homosexuel

Source: Pro Liturgia, Actualité du samedi 3/10/2015

 

"Une vidéo de cette rencontre, diffusée notamment sur le site du New York Times, montre le pape François accueillant un ami argentin de longue date, Yayo Grassi, et son compagnon, Iwan, qui vivent en couple depuis 19 ans, a précisé CNN en révélant l'information. Cette entrevue "personnelle" a eu lieu à l'ambassade du Vatican à Washington le 23 septembre, selon le Vatican."

 

Source: Le pape a reçu un ami homosexuel, Par lefigaro.fr avec agencesMis à jour le 02/10/2015 à 21:47 Publié le 02/10/2015 à 21:45

 

La photo qui démoralise la Manif Pour Tous

 

Source CNN en anglais : http://edition.cnn.com/2015/10/02/us/pope-gay-washington/index.html

 

Dans l'article de CNN,

 

"Grassi said the Pope has long known that he is gay, but has never condemned his sexuality or his same-sex relationship."

"He has never been judgmental," Grassi said. "He has never said anything negative."

 

Traduction: Grassi a dit que le Pape savait depuis longtemps qu'il était homosexuel mais n'a jamais condamné sa sexualité ou sa relation homosexuelle. Il n'a jamais porté de jugement, a dit Grassi. Il n'a jamais rien dit de négatif.

 

"While not changing church teaching, which considers same-sex relationships sinful, Pope Francis has often emphasized mercy over judgment. In 2013, for example, he famously said, "Who am I to judge" gay priests who seek to do God's will."

 

Traduction: "Tout en ne modifiant pas l'enseignement de l'Eglise, qui considère que les relations de même sexe sont un péché, François a souvent souligné la miséricorde sur le jugement. En 2013, par exemple, il a dit 'Qui suis-je pour juger' les prêtres homosexuels qui cherchent à faire la volonté de Dieu."

 

La nouvelle pastorale, tout en ne touchant pas au dogme, anéantit la sanctification nécéssaire au salut. C'est à la fois toute la base de la vérité évangélique qui est réduite à néant et la nécessité même d'une Eglise instituée par Notre Seigneur Jésus-Christ pour faire notre salut qui est éliminée. Ne parlez plus de péché originel ni de Rédemption en Christ. La nouvelle pastorale enseigne que la rédemption se fait toute seule en nous. Ce n'est plus Dieu qui juge l'acte peccamineux, c'est notre conscience. Dès lors, à quoi bon l'institution "Eglise", si on n'a plus besoin des pasteurs ni des prêtres pour nous dire ce qui est bien et ce qui est mal ? Si d'ailleurs ces pasteurs et ces prêtres se dénient le droit de dire ceci est bien, ceci est mal, pourquoi devrions-nous suivre leurs enseignements ? A quoi servent-ils ? A quoi bon l'Eglise ? A quoi bon le catéchisme ? A quoi bon le mariage ? A quoi bon les sacrements ? J'arrête là les questions.

Premier communiqué officiel du Vatican nommant "famille" un duo homosexuel
Premier communiqué officiel du Vatican nommant "famille" un duo homosexuel

Add. 04/10/2015, 21h27. « La seule vraie audience accordée par le pape à la nonciature était avec un de ses anciens élèves et sa famille. » (P. Lombardi)

 

via http://yvesdaoudal.hautetfort.com/archive/2015/10/03/chapeau-l-artiste-5694300.html

Source: Yves Daoudal, Le Forum catholique http://www.leforumcatholique.org/message.php?num=788405

Source: Yves Daoudal, Le Forum catholique http://www.leforumcatholique.org/message.php?num=788405

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2 octobre 2015 5 02 /10 /octobre /2015 20:29

Article mis à jour le 16 octobre 2015.

Attention, voilà ce qui se prépare au Synode: la permission du divorce et du remariage, la redéfinition de la famille et une ouverture vers les "familles" homosexuelles

Attention, une hallucinante rencontre organisée entre deux évêques par KTO et publiée aujourd'hui "à l'occasion des Etats Généraux du Christianisme qui se tiennent à Strasbourg du 2 au 4 octobre 2015, Enjeux et espoirs du Synode sur la famille. Débat : l'Eglise doit-elle changer ?" montre ce qui se prépare au Synode.

 

Nous voyons dans cette video ceux qui sont chargés d'être les pasteurs de l'Eglise, successeurs des apôtres, Mgr Jean-Paul Vesco, évêque d'Oran et Mgr Marc Aillet, évêque de Bayonne, démissionner de leur responsabilité, en réduisant à néant l'enseignement du Christ sur l'existence objective d'un bien et d'un mal et détruisant par là-même l'autorité et la fonction même d'évêque. Au bout c'est la nécessité d'une Eglise fondée par Jésus-Christ qui est annulée. Parce que au final, si c'est la conscience qui nous juge, à quoi bon l'Eglise ?

 

Le débat est animé par Jérôme Anciberro, rédacteur en chef à La Vie et Philippine de Saint-Pierre, directrice générale de KTO.

Extrait:

 

(A partir de la 32:25) "Moi je n'ai pas le droit, je ne prétends pas avoir le droit de dire à quelqu'un que ce qu'il vit est nul et qu'il doit faire comme je lui dis. [...] En même temps je leur dis (aux divorcés remariés), je n'ai pas le droit de vous dire vous n'avez pas le droit de communier." (Mgr Aillet)

 

(A partir de 36:30) "Je connais des couples divorcés remariés, qui n'ont pas pris la décision de vivre comme frère et soeur, et c'est pas moi qui leur dit qu'il faut. Ils sont sur un chemin."

 

En clair, les divorcés remariés (et tous les pécheurs, donc tout le monde, même les assassins) font ce qu'ils veulent. Question: qui donc dans l'Eglise a le droit de dire aux pécheurs ce qu'ils doivent faire ? Si personne n'a le droit de dire aux pécheurs ce qu'ils doivent faire, à quoi servent les évêques et les prêtres ? A quoi sert l'Eglise ? Et dans ce cas, pourquoi (en fin de video) ces évêques se plaignent-ils de la baisse du nombre de mariage ?

 

Les évêques dans cette émission reconnaissent ne pas empêcher les divorcés remariés de communier, car ils ne jugent pas de leur conscience. La conscience devient l'élément prépondérant qui présume de la légitimité ou non d'une communion. On retrouve ici le raisonnement protestant de la nécessité d'une conscience dans le sacrement pour que ce sacrement soit valide (Ex: une eucharistie réalisée par un prêtre qui ne croirait plus à la transsubstantiationtrans mais disant les paroles de la consécration reste valide). Dans ce cas-là, un assassin peut communier si sa conscience le laisse tranquille ? Et d'autant plus si les pasteurs ou les prêtres, se posant des questions de respect humain, n'osent plus leur dire que c'est mal.

 

Or, jusqu'ici, des divorcés remariés ne peuvent pas communier du fait de l'enseignement évangélique doctrinal "que ce que Dieu a uni, l'homme ne le sépare pas".

 

(A partir de 42:00), Mgr Vesco déclare :

 

"Je crois qu'on peut avoir droit à un échec (d'un premier mariage) et qu'on puisse faire face à cet échec, aux raisons de cet échec. Peut-être demander pardon, recevoir le pardon."

 

Questions : pourquoi un échec, pourquoi pas deux, et trois, et quatre échecs de mariage ? Dans ce cas-là on n'en finit plus ? Où s'arrête-t-on ? Autre question: qu'est-ce qu'un échec ? N'est-ce pas la porte ouverte encore à plus de divorces ?

 

(A partir de 42:27), il ajoute :

 

"Je ne crois pas aujourd'hui que Jésus dirait à tous les divorcés remariés, quelque soit leur histoire personnelle, qu'ils sont adultères." Et malheureusement c'est cela qui est perçu de l'Eglise et cette parole-là, elle est inaudible.

 

Quid de la parole de Jésus:

 

"quiconque renvoie sa femme, hors le cas d'adultère, la rend adultère: et quiconque épouse une femme renvoyée, commet un adultère." (Mt, 5, 32. - Vulgate) ?

 

"Quiconque renvoie sa femme, si ce n'est pour cause d'adultère, et en épouse une autre, commet un adultère; et celui qui épouse une femme renvoyée se rend adultère." (Mt, 19, 9. Vulgate)

 

Et l'évêque d'Oran de conclure qu'il va falloir aussi que l'Eglise s'ouvre aux familles homoparentales :

 

(A partir de 53:50) "La question de la famille et de l'Evangile de la famille, nous l'avons vu, ne concerne plus simplement les parents homme femme pour la vie, mais c'est aussi beaucoup d'autres formes de familles. Il va bien falloir se poser la question de l'accueil des familles homoparentales, recomposées, issues de couples homosexuels.* Toutes ces questions-là, j'espère qu'on ne passera pas à côté, parce que cette occasion-là de deux synodes, avec deux années de préparation, il y a des enjeux. Et vous y êtes confrontés, nous y sommes confrontés au quotidien", a conclu Mgr Vesco, qui sera au synode, contrairement à Mgr Aillet.

 

* Sympa pour les manifestants défenseurs du mariage naturel et de LMPT qui pensaient naïvement que le mariage, une famille, c'était un homme une femme... Il faut dire qu'on n'a pas beaucoup entendu les prêtres à ce moment-là. Maintenant tout s'explique.

Mise à jour, 16 octobre 2015.  Alors que les Pères synodaux s’apprêtent à examiner, dans quelques jours, la troisième partie de l’Instrumentum laboris et notamment son paragraphe 137, deux théologiens se sont levés pour souligner que dans sa rédaction actuelle, ce texte « défectueux » contient implicitement une "distorsion de l’enseignement catholique". Ils dénoncent la fausse conception de la "conscience" dans l'instrumentum laboris", "document de travail" du synode sur la famille...

Le Dr David S. Crawford, professeur associé de théologie morale et de loi de la famille de l’Institut pontifical Jean-Paul II à Washington et le Dr Stephan Kampowski, professeur d’anthropologie philosophique à l’Institut pontifical Jean-Paul II à Rome, ont jugé la situation suffisamment grave pour rendre publique leur analyse.

... Comme au lendemain de la parution de l’encyclique de Paul VI Humanae Vitae sur le contrôle des naissances, les adversaires de la mise en avant de ses exigences morales mènent leur attaque par le biais de la primauté de la conscience de chacun. Crawford et Kampowski soulignent combien la définition de la conscience est faussée lorsqu’on omet – comme le fait l’Instrumentum laboris – le fait qu’elle « se rapporte à la loi “inscrite dans nos cœurs” » : « En matière de morale, la “voix” de Dieu ne dit pas une chose à une personne et une autre à une autre personne, et elle ne parle jamais contre une norme objective enseignée par l’Église. »

 

. Mgr Peta déclare que les fumées de Satan sont entrées dans le Synode

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2 octobre 2015 5 02 /10 /octobre /2015 14:21

Selon une information d'un article de RORATE CAELI publié, hier, 1er octobre, un synode secret parallèle s'est tenu sous l'égide du Pape lui-même et le document papal post-synodal a été "déjà rédigé par le groupe des jésuites pour permettre la communion pour les divorcés et autres aberrations" :

Le journaliste italien Marco Tosatti révèle qu’un “synode parallèle” s’est tenu en secret à Rome, sous l'égide du Pape lui-même.
A la demande de François, des prélats - parmi lesquels certains jésuites - se sont retrouvés à la maison Sainte-Marthe, pour préparer en catimini un document qui devra être présenté comme la conclusion du prochain synode, en vue de mettre en œuvre les réformes souhaitées par le courant kaspérien. Et Marco Tosatti de conclure que ce que beaucoup supputaient devient une quasi certitude : le processus synodal n'est qu'une imposture.
N.B. On se souvient qu'au cours d'une interview, le Pape François avait reconnu lui-même qu'il était “un peu fourbe”...
No comment.

 

Source: Pro Liturgia, Actualité du 2 octobre 2015

L'article de RORATE CAELI:

Synode secret parallèle: le document papal post-synodal déjà rédigé par le groupe des jésuites pour permettre la communion pour les divorcés et autres aberrations

La traduction Google translate de l'article de RORATE CAELI:

Synode secret parallèle: le document papal post-synodal déjà rédigé par le groupe des jésuites pour permettre la communion pour les divorcés et autres aberrations

Texte de la traduction via Google Translate:

 

BOMBE - SECRET PARALLÈLE SYNODE: papale post-synodale document déjà rédigé par le groupe des jésuites pour permettre la communion pour les divorcés et les autres aberrations

 
 
Résumé: Le journaliste italien Marco Tosatti révèle que un synode PARALLÈLE SECRET a été établie à Rome, une cabale composée presque exclusivement par les jésuites, avec la présence argentine occasionnelle (facile à deviner qui), de rédiger les documents post-synodaux nécessaires pour mettre en œuvre quelle que soit la Pape veut mettre en œuvre. Et ils vont le mettre en oeuvre, peu importe ce que, comme le comité secret pour rédiger les réformes en annulation a montré; ce que tout le monde était supposé vrai, en fait, est vrai: le processus synodal est une imposture.
 
***
 
Le Marco Tosatti toujours admirablement bien informée, qui a refusé de devenir un porte-parole de furtivité pour le pontificat et a gardé son intégrité journalistique - et, pour cette raison, est devenu, avec Sandro Magister, le meilleur correspondant religieuse italienne dans l'actuel pontificat - rapports aujourd'hui sur les plus récentes machinations pour 2015 "Synode sur la Famille", qui ouvre dans quelques jours.
 
Parce que depuis, comme Edward Pentin révélé en détail, 2014 Synode a été truqué, le 2015 sera calé au-delà de toute mesure, comme Pentin lui a rapporté le 29 Septembre au National Catholic Register, sur les changements de procédure qui sera annoncée demain (vendredi) qui sera faire aucun contrôle sur le résultat impossible par Pères synodaux qui réalisent qu'ils sont trompés (comme cela est arrivé l'année dernière - les manipulateurs ont appris leur leçon):
 
Lors de la réunion de l'an dernier, le document intérimaire, correctement appelé un post-disceptationem relatio, a provoqué la controverse après qu'il a été envoyé aux médias avant les Pères synodaux avaient lu. Selon les critiques, le document manquait de références à l'Écriture et la tradition, et la plus controversée, semble impliquer l'Eglise a été envisage de donner acceptation tacite des relations de même sexe - une question qui n'a guère été discutée lors de la première semaine de la réunion.
 
La décision probable de ne pas avoir un rapport intérimaire peut être un effort pour éviter la controverse de l'année dernière ne se reproduise. Mais certains craignent cela conduira à moins de transparence et l'inquiétude le moment ne pouvait être intentionnel afin de faciliter l'avancement des propositions controversées que le temps imparti à la discussion.
...
Un autre changement rumeur est que la règle sur les propositions ayant à passer par une majorité des deux tiers pourrait être éliminé et une majorité simple de prendre sa place.
Cela favoriserait une proposition controversée, comme le cardinal Kasper de, parce que sa thèse n'a reçu la majorité simple au dernier synode. (Il aurait donc été rejeté en vertu des règles en place, mais le Saint-Père a insisté pour que, et le paragraphe sur une nouvelle approche des relations de même sexe qui a également échoué à atteindre la majorité des deux tiers, rester dans les Lineamenta (orientations ), pour le synode de cette Octobre).
 
Et en fait, la première partie de l'article d'aujourd'hui de Marco Tosatti traduit ce Pentin révèle dans son propre morceau dans le registre. Ensuite, Tosatti ajoute sa propre information exclusive, ce qui est assez explosif, considérant que la dernière fois qu'une commission papale secrète a rencontré, ce que nous avons eu était plus autoritaires réformes les de droit canonique de l'histoire de l'Eglise, en violation de toute compréhension de la bonne limites de la puissance papale et en établissant de facto divorce catholique sous le couvert de acccess facile à «annulations»:
 
Dans ce contexte, [qui est, des changements de procédure mentionnées par Edward Pentin], nouvelles est arrivé à nous pour environ douze jours une trentaine de personnes, presque tous les jésuites, avec l'Argentin occasionnels, travaillent sur les thèmes sur le Synode , d'une manière très réservée, en vertu de la coordinatin du père Antonio Spadaro, directeur de la Civiltà Cattolica [le journal officiel du Saint-Siège], qui passe beaucoup de temps à Santa Marta, en consultation avec le Pape.
 
Le pouvoir discrétionnaire dans les œuvres étend également aux Jésuites de la même maison, la villa de Civiltà Cattolica, Villa Malte, sur le Pincio [colline], où une partie du travail est fait. Une possibilité est que la "task force" travaille à fournir le pape les instruments pour un document post-synodal éventuelle sur le thème de l'Eucharistie à l'remarié divorcé, cohabitants [couples], et les couples de même sexe.
 
Mise à jour: Une dernière observation est en ordre. Comme Pentin et d'autres observateurs ont noté, il a été dit que le Pape voudra peut-être éviter une exhortation post-synodale typique, qui a été le document papal typique suite à la création du format post-conciliaire du Synode des Évêques. Ces exhortations ont été généralement listes papales des décisions à la majorité des synodes, comme guidé par les papes, et interprété par eux, et ont guidé les décisions futures. Ceci est évidemment pas ce que nous mentionnons ci-dessus. Considérant le caractère de François, il est pas surprenant qu'il veut maintenant pour éviter une exhortation verbeux qui ne mène nulle part. Non, les documents post-synodaux étant préparé secrètement doit évidemment avoir un exécutif ou législatif et la nature seraient promulguées avec une forme et un poids différent de celui d'une simple exhortation. Il serait évidemment aucun sens pour le Pape et ses alliés de passer par cet immense processus et d'obtenir absolument aucun résultat palpable (texte) de celui-ci, non? ...
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29 septembre 2015 2 29 /09 /septembre /2015 14:43

Sur quoi débouche le synode sur la famille voulu par le Pape François qui en a dit tant de bien ?

 

Réponse : sur des rencontres et des appels.


- Ce 29 septembre à 10 h, seront présentés les résultats d’une supplique demandant au Pape d’avoir une “parole éclairante” ; la pétition a été signée par plus de 700.000 fidèles, dont 180 d’évêques et cardinaux.
- Le 30 septembre se tiendra un congrès ayant pour thème “ Demeurer dans la vérité du Christ”.
- Le 2 octobre aura lieu une rencontre le thème “Living the Truth in Love”.
- Le 10 octobre est organisé un congrès sur le thème du Mariage et de la famille : entre dogme et pastorale de l’Eglise.
- Le 13 octobre, l’association internationale “Voice of the Family” organise une conférence.
- Le 14 octobre, présentation du livre du Cardinal Raymond Burke “Divino Amore incarnato. La santa Eucaristia sacramento di Carità” avec une intervention du Cardinal Robert Sarah.
- Le 15 octobre, rencontre autour du thème “Défendons la Foi. Protégeons la Famille”.


Les fidèles se sentiraient-ils obligés d’organiser tant de rencontres, tant de colloques, si les enseignements du Saint-Père étaient limpides ? Si le flou dont ils sont si souvent entourés ne laissait pas craindre des possibilités de dérives ?

Sur quoi débouche le synode sur la famille?

Source: Pro Liturgia

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29 septembre 2015 2 29 /09 /septembre /2015 14:19

Avant l'ouverture prochaine du Synode sur la famille, et en cette fête de Saint Michel Archange, le Supérieur de la Fraternité Sacerdotale Saint Pie X, Mgr Fellay, adresse une "supplique au Saint-Père":

Supplique au Saint-Père (Mgr Fellay)

Très Saint Père,

C’est avec la plus vive inquiétude que nous constatons autour de nous la dégradation progressive du mariage et de la famille, origine et fondement de toute la société humaine. Cette déliquescence est en train de s’accélérer fortement, notamment par la promotion légale des comportements les plus immoraux et les plus dépravés. La loi de Dieu, même simplement naturelle, est aujourd’hui publiquement foulée aux pieds, les péchés les plus graves se multiplient de façon dramatique et crient vengeance au Ciel.

Très Saint Père,

Nous ne pouvons vous cacher que la première partie du Synode consacré aux « Défis pastoraux de la famille dans le contexte de l’évangélisation » nous a très vivement alarmés. Nous avons entendu et lu, venant de personnes constituées en dignité ecclésiastique – qui s’autorisent de votre soutien, sans être démenties -, des affirmations si contraires à la vérité, si opposées à la doctrine claire et constante de l’Église concernant la sainteté du mariage, que notre âme en a été profondément troublée. Ce qui nous inquiète encore plus, ce sont certaines de vos paroles laissant entendre qu’il pourrait y avoir une évolution de la doctrine pour répondre aux nécessités nouvelles du peuple chrétien. Notre inquiétude vient de ce que saint Pie X a condamné, dans l’encyclique Pascendi, un tel alignement du dogme sur de prétendues exigences contemporaines. Pie X et vous, Très Saint Père, avez reçu la plénitude du pouvoir d’enseigner, de sanctifier et de gouverner dans l’obéissance au Christ qui est le chef et le pasteur du troupeau en tout temps et en tout lieu, et dont le Pape doit être le fidèle vicaire sur cette terre. L’objet d’une condamnation dogmatique ne saurait devenir, avec le temps, une pratique pastorale autorisée.

Dieu auteur de la nature a établi l’union stable de l’homme et de la femme en vue de perpétuer l’espèce humaine. La Révélation de l’Ancien Testament nous apprend, de la façon la plus évidente, que le mariage, unique et indissoluble, entre un homme et une femme, a été établi directement par Dieu, et que ses caractéristiques essentielles ont été soustraites par lui au libre choix des hommes, pour demeurer sous une protection divine toute particulière : « Tu ne convoiteras pas la femme de ton prochain » (Ex 20, 17).

L’Évangile nous enseigne que Jésus lui-même, en vertu de son autorité suprême, a rétabli définitivement le mariage, altéré par la corruption des hommes, dans sa pureté primitive : « Ce que Dieu a uni, que l’homme ne le sépare pas » (Mt 19, 6).
C’est la gloire de l’Église catholique, tout au long des siècles, d’avoir défendu contre vents et marées, malgré les sollicitations, les menaces et les tentations, la réalité humaine et divine du mariage. Elle a toujours porté haut – même si des hommes corrompus l’abandonnaient pour ce seul motif -, l’étendard de la fidélité, de la pureté et de la fécondité qui caractérisent le véritable amour conjugal et familial.

Alors qu’approche la deuxième partie de ce Synode consacré à la famille, nous estimons en conscience de notre devoir d’exprimer au Siège apostolique les profondes angoisses qui nous saisissent à la pensée des « conclusions » qui pourraient être proposées à cette occasion, si par grand malheur elles devaient constituer une nouvelle attaque contre la sainteté du mariage et de la famille, un nouvel affaiblissement du statut des couples et des foyers. Nous espérons de tout cœur, au contraire, que le Synode fera œuvre de véritable miséricorde en rappelant, pour le bien des âmes, l’intégrale doctrine salutaire concernant le mariage.

Nous avons pleinement conscience, dans le contexte actuel, que les personnes qui se trouvent engagées dans des situations matrimoniales irrégulières doivent être accueillies pastoralement, avec compassion, afin de leur montrer le visage très miséricordieux du Dieu d’amour que fait connaître l’Église.
Cependant la loi de Dieu, expression de son éternelle charité pour les hommes, constitue par elle-même la souveraine miséricorde pour tous les temps, toutes les personnes et toutes les situations. Nous prions donc pour que la vérité évangélique du mariage, que devrait proclamer le Synode, ne soit pas contournée en pratique par de multiples « exceptions pastorales » qui en dénatureraient le sens véritable, ou par une nouvelle législation qui en abolirait quasi infailliblement la portée réelle. Sur ce point, nous ne pouvons vous dissimuler que les récentes dispositions canoniques du Motu proprio Mitis iudex Dominus Iesus, facilitant des déclarations de nullité accélérées, ouvriront la porte de facto à une procédure de « divorce catholique » qui ne dit pas son nom, en dépit des rappels sur l’indissolubilité du mariage qui l’accompagnent. Ces dispositions suivent l’évolution des mœurs contemporaines, sans chercher à les rectifier selon la loi divine ; comment, dès lors, ne pas être bouleversé par le sort des enfants nés de ces mariages annulés de façon expéditive, qui seront les tristes victimes de la « culture du rebut » ?

Au XVIe siècle, le pape Clément VII refusa à Henri VIII d’Angleterre le divorce que celui-ci réclamait. Face à la menace du schisme anglican, le pape maintint, contre toutes les pressions, l’enseignement intangible du Christ et de son Église sur l’indissolubilité du mariage. Verra-t-on sa décision maintenant désavouée en une « repentance canonique » ?
De nos jours, partout dans le monde, de nombreuses familles se sont mobilisées courageusement contre les lois civiles qui sapent la famille naturelle et chrétienne, et encouragent publiquement des comportements infâmes, contraires à la morale la plus élémentaire. L’Église peut-elle abandonner ceux qui, parfois à leur propre détriment, et toujours sous les moqueries et les quolibets, mènent ce combat nécessaire mais difficile ? Cela constituerait un contre-témoignage désastreux, et serait source pour ces personnes de dégoût et de découragement. Les hommes d’Église, au contraire, de par leur mission même, doivent leur apporter un soutien clair et motivé.

Très Saint Père,

Pour l’honneur de Notre Seigneur Jésus-Christ, pour la consolation de l’Église et de tous les fidèles catholiques, pour le bien de la société et de l’humanité tout entière, en cette heure cruciale, nous vous supplions donc de faire retentir dans le monde une parole de vérité, de clarté et de fermeté, en défense du mariage chrétien et même simplement humain, en soutien de son fondement, à savoir la différence et la complémentarité des sexes, en appui de son unicité et de son indissolubilité. Nous vous supplions filialement de faire retentir une parole accompagnée de mesures efficaces, montrant votre soutien en acte à la famille catholique.
Nous confions cette humble supplique au patronage de saint Jean-Baptiste, qui connut le martyre pour avoir défendu publiquement, contre une autorité civile compromise par un « remariage » scandaleux, la sainteté et l’unicité du mariage ; suppliant le Précurseur de donner à Votre Sainteté le courage de rappeler à la face du monde la vraie doctrine concernant le mariage naturel et chrétien.

En la fête de Notre-Dame des Sept Douleurs, le 15 septembre 2015
+Bernard FELLAY

Supérieur général de la Fraternité Saint-Pie X

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27 septembre 2015 7 27 /09 /septembre /2015 15:16

Article mis à jour le 29 septembre 2015.

Cette histoire de "mafia" dans l'Eglise, dont la source initiale qui a rapporté l'information est le site allemand “Kathnet”, et dont le but était de faire démissionner Benoît XVI et élire François prend de l'ampleur :

C’est maintenant le très sérieux site allemand “Kathnet” qui l’annonce (après avoir vérifié ses informations) : le Cardinal Danneels, archevêque émérite de Malines et Bruxelles (B) faisait partie d’un groupe d’évêques “mafieux” (sic) totalement opposés au pape Benoît XVI mais très favorables à l’élection de Jorge Bergoglio pour bâtir une Eglise d’un tout nouveau style.

Ajoutons qu'il est certain que S. Jean-Paul II et le Cardinal Ratzinger n’ignoraient rien de cette “mafia” qui avait des ramifications également dans l’ “Eglise-qui-est-en-France”.

Une "mafia" dans l'Eglise pour faire démissionner Benoît XVI et élire François

Les propos-aveux du Cardinal Danneels sont très clairs (voir aussi ici) : des cardinaux et des évêques se sont constitués en une organisation qu’ils ont eux-mêmes baptisée “mafia” et dont le but était de faire la vie dure au Pape Benoît XVI pour le contraindre à la démission. A la suite de quoi il s’agissait de manœuvrer pour obtenir l’élection du candidat préféré des “mafiosi”. Ce qui fut fait.

On ne fera plus croire à personne qu’il y a une continuité entre le Pape actuel et ses prédécesseurs. François a été choisi par ceux qui, au sein des institutions ecclésiales, manœuvraient en catimini pour favoriser et amplifier une “herméneutique de rupture” au sujet de laquelle Benoît XVI, dans son discours à la Curie romaine du 22 décembre 2005, disait qu’elle était à l’origine d’une grave crise dans l’Eglise elle-même.

Ajoutons - car il est temps de mettre les choses au clair - que le Cardinal Ratzinger, alors qu'il était Préfet de la Congrégation de la Doctrine de la Foi, avait écrit que “le Pape Jean-Paul II n'ignore rien de ces graves problèmes qui traversent aussi l'Eglise en France”. (1)

 

(1) Rappelons pour mémoire les propos du Cardinal Vingt-Trois rappelant au Pape Benoît XVI, en voyage en France, qu'il n'était pas un chef d'entreprise donnant des ordres à un épiscopat servile. Puis, au moment de la démission du même Benoît XVI, disant qu'il s'agissait d'une “démission lucide dont il se réjouissait”... Enfin le profond malaise - pour ne pas parler de fin de non-recevoir - qui a traversé une grande partie du clergé français au moment de la publication de “Summorum pontificum"...

Une "mafia" dans l'Eglise pour faire démissionner Benoît XVI et élire François

Donc, si l’on se rapporte aux révélations du Cardinal Danneels, lors du dernier conclave, le Parrain était donc plus à l’œuvre que l’Esprit-Saint. C’est peut-être ce qui explique l’attroupement de “hasbeen”, le 13 mars 2013, sur la loggia, aux côtés du pape nouvellement élu. Il y avait là une troupe de cardinaux (dont le Cardinal Danneels) qu’on avait déjà oublié, ou qu’on croyait déjà morts.

On savait depuis longtemps, avec certitude, que certains “princes de l’Eglise”, tous issus de la même génération et principaux promoteurs d’une idéologie dénoncée par S. Jean-Paul II puis par Benoît XVI, manœuvraient non pas au service du bien de l’Eglise, mais pour leurs propres intérêts. Peut-être pour tenter de régler leurs propres problèmes... “existentiels”.

Comme cela arrive souvent dans l’histoire de l’Eglise, l’élection de Benoît XVI paraissait marquée d’une certaine logique à la suite de Jean-Paul II. Joseph Ratzinger n’avait-il pas été appelé à Rome pour devenir le plus proche collaborateur du Pape polonais ?

La suite, c’est-à-dire le remplacement de Benoît XVI par le pape Bergoglio, paraît beaucoup moins... logique. Si les révélations du Cardinal Danneels au sujet d’une “mafia” n’invalident pas l’élection de François, elles donnent pourtant la nette impression de vouloir décrédibiliser l’actuel Souverain Pontife. Au moment de son élection, Jorge Mario Bergoglio avait-il connaissance de l’existence de cette “mafia” de cardinaux ? Avait-il des liens avec eux ? Car nous parlons bien ici du Pape François qui a déclaré qu’un mafieux était excommunié (Calabre, juin 2014).

La seule réponse que nous avons - et qui ne vaut bien entendu que ce qu’elle vaut - est la présence des “mafiosi”, le 13 mars 2013, directement aux côtés de François venant saluer les fidèles présents place Saint-Pierre d’un simple “Bona serra” marquant déjà une rupture d’avec les usages précédents.

Nul ne peut ignorer qu’on voyait soudain tous les comploteurs oubliés de longue date réapparaitre en pleine lumière.

Quand on sait que les “mafieux” dont parle le Cardinal Danneels n’avaient pour objectif que d’affaiblir les pontificats de Jean-Paul II puis de Benoît XVI (ce dernier ayant clairement parlé des loups infiltrés dans l’Eglise), on comprend mieux pourquoi dans des diocèses entiers sous influence, on s'est tellement évertué à faire exactement l’inverse - en matière de liturgie et de catéchèse, surtout - de ce que préconisaient ces deux grands papes.

On peut même se poser la question de l’étendue de la manœuvre, notamment lorsqu’on pense aux scandales de pédophilie qui ont été un sujet de grande souffrance pour Benoît XVI, lequel s’est, en plus, “pris dans la figure” les cas que certains évêques locaux s’étaient évertués à dissimuler (en Belgique, le Cardinal Danneels jouissait déjà de sa retraite alors que le Cardinal Ratzinger et Mgr Leonard étaient attaqués de toute part).

Chose étrange, la réalité de “réseau mafieux” dont on soupçonnait d’ailleurs depuis fort longtemps l’existence ainsi que les possibilités d’influences au sein des diocèses et jusque dans certaines paroisses, est portée à la connaissance du grand public aujourd’hui, deux ans après l’élection de Jorge Mario Bergoglio. D’où une question : pourquoi cette catégorie de clercs qui s’est déjà décrédibilisée elle-même tout au long de son existence, en arrive-t-elle à se décrédibiliser davantage encore en avouant avoir manœuvré contre l’Eglise (puisque c’est de cela dont on parle) ? Oui, pourquoi ?

Est-ce parce que les “mafieux” sont aujourd’hui atteints par des maladies de l’esprit liées à leur grand âge ? Dans ce cas, pourquoi ne pas diminuer l’âge des cardinaux électeurs de 5 à 10 ans, ce qui écarterait des conclaves les derniers représentants d’une ecclésiologie calamiteuse.

Est-ce parce qu’ils ressentent une frustration par rapport au pape actuel ? Auquel cas il leur faudrait à présent faire passer François pour un “conservateur” qui, malgré son côté trop “people”, rend l’Eglise audible dans le monde.

Est-ce parce que le Pape argentin a choisi de prendre ses distances avec ces “mafiosi” ? Mais alors, pour s’entourer de qui et dans quel but ? Certes, on voit bien certains cardinaux comme Mgr. Scola (Milan) se faire très discrets, pendant que d’autres comme Mgr Tagle (Manille) sont très présents. Ce qui pourrait donner lieu à des interprétations.

A leurs ordinations sacerdotale et épiscopale, le rite disait : “Que le Seigneur achève en toi ce qu’il a commencé” et non : “Je t’envoie pour commencer à achever...”. Pourtant, c’est bien ce qu’ont fait certain : ils ont cherché à achever un travail de sabotage qui avait été commencé dès les lendemains de Vatican II.

Que va faire François ? Une chose paraît certaine : s’il ne démissionne pas, ce ne sera pas à cause du scandale révélé par le Cardinal Danneels, mais à cause de son tempérament. Il pourrait néanmoins trancher dans le vif et inviter les prélats mafieux à se retirer et à se terrer dans le silence et la prière.

Le fera-t-il ? On constate, non sans une certaine inquiétude, que certains membres du C9 choisis par François pour être ses proches conseillers, semblent dans la lignée directe de ceux qui ont conspiré contre S. Jean-Paul II et Benoît XVI. Chacun en tirera les conclusion qu’il veut.

Une "mafia" dans l'Eglise pour faire démissionner Benoît XVI et élire François

La méthode des mafiosi :

Ils n’attaquent jamais les dogmes de face, ils s’appliquent simplement à les vider de leur substance, en affectant de respecter leur enveloppe.

André Frossard, Le parti de Dieu, Lettre aux évêques, éd. Fayard, 1992

Une "mafia" dans l'Eglise pour faire démissionner Benoît XVI et élire François

Sur le site de “Réinformation TV”, Anne Dolhein revient d’une intéressante façon sur la question du groupe de cardinaux et d’évêques constitués en “mafia” pour agir au sein de l’Eglise tel un magistère parallèle. Extraits :


« Des cardinaux et des évêques : “trop pour les nommer tous” s’il faut en croire le cardinal belge Godfried Danneels. Ces membres d’un groupe secret de prélats “de haut rang”, comme le disent ses biographes Jürgen Mettepenningen et Karim Schelkens n’ont pas tous été mis sous le feu des projecteurs alors que l’on apprend l’existence du “Groupe de Saint-Gall” où, entre 1995 et 2006, des réunions annuelles permettaient aux participants de préparer la modernisation de l’Eglise en tentant d’éviter l’élection du cardinal Ratzinger. (...)
Le groupe de Saint-Gall a-t-il œuvré pour obtenir l’élection du cardinal Bergoglio en 2013 ? Pas en tant que tel : d’après la biographie qui doit sortir, le groupe s’est dissous peu après l’élection du cardinal Ratzinger - et donc son échec - mais “l’élection de Bergoglio a été préparée à Saint-Gall, ça ne fait aucun doute. Et les grandes lignes de son programme sont celles dont Danneels et ses confrères discutaient depuis plus de dix ans”, selon Karim Schelkens.
Mettepenningen fait la même analyse : les membres de la “Mafia” recherchaient avant tout la “liberté de parole” qui leur permît d’exprimer leur désaccord avec les tendances du pontificat de Jean-Paul II et de celui qui prenait, à ses côtés, une place de plus en plus visible, le cardinal Ratzinger.

 

mafia-04

(...) “Dans l’engagement de ce petit groupe qui voulait la réforme de l’Eglise, qui voulait la rendre plus proche du cœur des gens, on y est allé progressivement. Au début des années 2000, alors que la fin de Jean-Paul II était désormais prévisible, on a pensé de manière plus stratégique à ce qu’il allait advenir de cette Eglise après Jean-Paul II. Depuis la venue du cardinal Silvestrini dans ce groupe de Sankt-Gallen, celui-ci a pris un caractère plus tactique et plus stratégique. C’est ce qui explique la déception chez le cardinal Danneels et bien d’autres personnes lors de l’élection du pape Benoît XVI, car l’Eglise ne se réformerait pas sous Benoît XVI. Cela ne commence vraiment à se faire que sous le pape François”, affirme Mettepenningen. Ainsi, “le groupe est d’une certaine manière parvenu à ses fins.”
(...) il s’agit bien d’un groupe constitué pour peser sur la marche en avant de l’Eglise, avec un programme, des lignes directrices, des préférences affirmées pour ceux qui seraient capables de les mettre en œuvre. Voilà qui fonctionne comme une société secrète, une hiérarchie parallèle en quelque sorte : la franc-maçonnerie ne fait rien d’autre en tant qu’atelier discret où s’établissent les grandes lignes des “réformes” à mettre en œuvre.
(...) Dans le groupe de Sant-Gallen, ce sont autant le secret que les orientations prises qui posent problème puisqu’il s’agit de modifier la pastorale de l’Eglise ce qui ne peut se faire sans changement de doctrine. Godfried Danneels lui-même avait déclaré en 1980 (...) qu’il était temps de trouver “un nouvel équilibre entre la loi et la miséricorde”.
C’est tout le sens des manœuvres actuelles de certains cardinaux emmenés par le cardinal Walter Kasper en vue du synode sur la famille, pour miner l’enseignement de l’Eglise sur l’indissolubilité du mariage.
Justement, le cardinal Kasper faisait partie de ce qu’ils appelaient la mafia. Et aussi Mgr Ivo Fürer, l’évêque suisse à l’origine des réunions, les cardinaux Ad van Luyn des Pays-Bas, Basil Hume d’Angleterre, Karl Lehmann, encore un Allemand, les Italiens Carlo Maria Martini et Achille Silvestrini, mais encore le Patriarche de Lisbonne, José da Cruz Policarpo, Cormac Murphy-O’Connor cardinal de Westminster, le cardinal ukrainien Lubomyr Husar, dont les noms ont été révélés en avant-première par le vaticaniste Edward Pentin,
ainsi que des prélats de France et d’Autriche cités par les biographes de Danneels.
(...) On se demande bien sûr pourquoi l’existence de la “Mafia” de Saint-Gall a été révélée, et pourquoi maintenant, à quelques jours du synode de la famille auquel Danneels, malgré son âge (82 ans) et malgré les accusations qui pèsent sur lui dans le cadre d’une enquête sur l’occultation d’une affaire de pédophilie ecclésiastique, a été personnellement convié par le pape.
Est-ce pour mettre le pape François en difficulté ? (...) Est-ce pour redorer son blason personnel ? Les motifs personnels passent bien souvent au premier plan dans ce monde fait d’hommes. Nul ne sait en tout cas si la révélation a été décidée de concert même si on peut supposer que le cardinal belge n’aurait pas révélé les noms de certains de ses confrères habitués de Saint-Gall sans leur accord. »

Une "mafia" dans l'Eglise pour faire démissionner Benoît XVI et élire François

Source: Pro Liturgia

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27 septembre 2015 7 27 /09 /septembre /2015 14:44

Y a-t-il un théologien spécialiste pour nous dire si cette chose est licite ? Si oui, pourquoi ne pas autoriser n'importe quel sataniste militant revendiqué à faire la lecture de la Messe du pape ? (à faire la lecture de n'importe quelle messe d'ailleurs)

Messe du pape au Madison Square Garden de New York (25.09.2015) : Un homosexuel militant fait la lecture

La messe du pape au Madison Square Garden de New York [vendredi 25 septembre 2015. NdCR.] était une “eucharistie pour la préservation de la paix et de la justice”.

 

Ah bon. Le lecteur de la première lecture était Mo Rocca, un animateur de télévision, homosexuel militant.
Sur les réseaux sociaux, la communauté gay défaille de bonheur et déborde de tendresse pour son pape…
Et qu’on ne dise pas que ce n’était pas prévu. Mo Rocca est même le seul lecteur dont le nom figurait dans le programme officiel de la messe. (Source : cliquer ici)
(Parce qu’en plus, maintenant, on donne le nom des lecteurs, de l’organiste, de la chaisière... Comme jadis “Au théâtre ce soir” : les costumes sont de... les décors sont de... On est vraiment dans le spectacle. Ou l'autocélébration.)

 

Source: Pro Liturgia (Actualités du 27/09/2015)

Programme de la messe via le site de la "Conférence des Evêques des Etats-Unis".

Source: http://www.usccb.org/about/leadership/holy-see/francis/papal-visit-2015/upload/friday-9-25-mass-madison-square-garden.pdf

Source: http://www.usccb.org/about/leadership/holy-see/francis/papal-visit-2015/upload/friday-9-25-mass-madison-square-garden.pdf

Messe du pape au Madison Square Garden de New York (25.09.2015) : Un homosexuel militant fait la lecture
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20 septembre 2015 7 20 /09 /septembre /2015 16:19

A bon entendeur pour les tenants d'interventions occentales tout azimut au Moyen-Orient (parmi les catholiques nationaux en France qui se reconnaitront), le pape François a dans son discours d'arrivée samedi soir à Cuba, désigné la cause de cette "vague migratoire" : la guerre. 

Car «le monde est assoiffé de paix» a lancé François, légèrement amaigri mais bien reposé, comme un cri du cœur. C'était dans l'avion, devant les journalistes, lors du trajet entre Rome et La Havane. Il leur a fait part d'une forte «émotion»: il a raconté qu'en quittant le Saint-Siège, samedi matin, il a pu saluer la famille de «réfugiés Syriens» qui vient d'être accueillie dans un appartement du Vatican. «On voyait leur visage de douleur» a confié le pape. «Il faut donc construire des petits ponts de paix, les uns après les autres» pour réussir à «construire le grand pont de la paix» contre «la guerre» qui sème «la mort» et provoque cette «vague migratoire».

Improvisant pour finir François a repris le thème de la Troisième Guerre mondiale: «Le monde nécessite une réconciliation dans cette troisième guerre mondiale que nous vivons pas étape».

François: «La guerre» sème «la mort» et provoque cette «vague migratoire»

Source: Le pape François rend un hommage chaleureux à Fidel Castro, Le Figaro, Par Jean-Marie Guénois Mis à jour le 20/09/2015 à 17:10 Publié le 20/09/2015 à 08:47

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16 septembre 2015 3 16 /09 /septembre /2015 08:35
Comment mettre le diable KO ? les conseils du Père Amorth, exorciste du Vatican

Dans son testament spirituel, le célèbre exorciste du diocèse de Rome nous dit comment mettre Satan hors d'état de nuire : en accourant vers "Dieu, plus beau que le diable".

 

Trop de chrétiens ne croient plus au diable, tel ce cardinal qui glaça un jour le père Gabriele Amorth, le célèbre exorciste et expert en mariologie, en lui disant : « Rien que de la superstition ! » D’autres voient le diable partout, jusqu’à lui porter un intérêt malsain. Le père Amorth rétablit la juste perspective dans ce « testament spirituel » au soir de sa vie (il a 90 ans). La vérité, c’est que Dieu est infiniment « plus beau que le diable » et beaucoup plus attrayant, confie-t-il dans ce livre d’entretien avec son confrère Angelo De Simone. Dommage que trop de catholiques rendent ce Dieu Amour rebutant… ce qui fait bien entendu le jeu du diable.

 

Nous sommes enfants de Dieu : voilà la bonne nouvelle dont tout chrétien devrait rayonner. Comment évangéliser sans irradier l’Amour de Dieu ? Comment transmettre un tel feu sans être non simplement « religieux » (tout le monde, même l’athée le plus endurci, l’est d’une façon ou d’une autre !) mais blotti contre le cœur de Jésus ?

 

Se mettre sous la protection de Marie

 

Certes, le diable existe et « possède » certaines personnes, au demeurant peu nombreuses. Le père Amorth aura passé une grande partie de sa vie à les en délivrer. Il est aussi bien placé pour débusquer « les empreintes et les œuvres dévastatrices du diable » dans notre société. Pourtant, cet « expert » de Lucifer se garde d’en faire une obsession, et donne ce conseil de vie face aux inévitables tentations et chutes qui jalonnent la vie d’un chrétien : « S’il existe un moyen de détacher le diable de nous, c’est celui qui consiste à se laisser attirer par la bonté et la beauté qui émanent du bien et de notre Dieu-et-Père ». Se mettre à l’école et sous la protection de Marie est la voie royale que lui-même a adoptée.

 

Rien d’irénique chez ce disciple du Padre Pio : il ne minimise en rien le mal, le péché, l’Enfer. Mais il sait comme la « petite » Thérèse que nous serons jugés sur l’amour. Or, depuis la chute d’Adam et Eve, « la raison profonde qui empêche la communion avec Dieu est, encore et toujours, la peur de Dieu ; peur qui empêche de se sentir aimé comme un enfant ». Tel est le mensonge mortel de l’ange des ténèbres : « Dieu ne t’aime pas ». C’est là « le pire des maux » et la source de tous les autres : « Ne pas avoir connu le Père ». Sans l’Amour du Père, « la loi n’est qu’un pesant fardeau ».

 

 

Source (et suite): Comment mettre le diable KO ? les conseils du Père Amorth, exorciste du Vatican, Aleteia, 15 septembre 2015

 

Dieu plus beau que le diable, testament spirituel, Père Gabriele Amorth, Éditions Bénédictines, 160 pages, 15 euros

 

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