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Christ Roi

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5 avril 2016 2 05 /04 /avril /2016 22:21
Iron Maiden rencontre le bienheureux Oscar Romero

Quand Iron Maiden rencontre le bienheureux Oscar Romero

 

Durant un concert, le groupe de Metal a rendu hommage au prêtre martyr assassiné, en arborant sur scène une chemise “San Romero de América” devant 35 000 fans !

 

Selon la légende, saint Patrick chassa les serpents d’Irlande. Saint Léon le Grand, quant à lui, « a convaincu Attila le Hun de se retirer des portes de Rome », affirme le blog SuperMartyrio. Il poursuit en célébrant le bienheureux Romero qui, lui aussi, accomplit un prodige en « apprivoisant » le groupe de heavy metal britannique Iron Maiden. Le prêtre avait été assassiné le 24 mars 1980, alors qu’il célébrait la messe dans la chapelle d’un hôpital à San Salvador.

 

Les Iron Maiden ont atterri à San Salvador, capitale du Salvador, à l’aéroport du nom de l’évêque martyr, le samedi 5 mars à bord de leur avion 747 « Ed Force One », spécialement conçu pour les transporter dans leurs déplacements avec équipage, techniciens et décorateurs dans les pays ne disposant pas des installations nécessaires pour les spectacles du groupe. Tandis que des milliers de fans arrivaient à El Salvador, venant du Guatemala, du Honduras et du Nicaragua, pour partager l’expérience avec leurs voisins salvadoriens.

 

Lors d’une pause entre deux répétions du concert, les membres du groupe, qui ont une réputation « satanique », sont allés visiter la tombe de Mgr Romero dans le mausolée construit dans la crypte de la cathédrale métropolitaine, accompagnés par Paulita Pike, la bénévole qui, ce jour-là, guidait les visiteurs, comme le montre l’image que SuperMartyrio publie sur sa page web. Le premier à entrer dans la basilique fut le batteur Nicko McBrain, suivi de Janick Gers, un des guitaristes du groupe, suivis d’un groupe de fans.

 

McBrain – explique le blog – arbora aussi sur scène une chemise de « San Romero de America » devant 35 000 fans au stade Mágico González pendant le concert du dimanche soir.

 

Le bienheureux Romero a été béatifié à San Salvador le 23 mai 2015.

 

Source: Quand Iron Maiden rencontre le bienheureux Oscar Romero, Aleteia, 2 avril 2016

Réputé conservateur, la nomination d'Oscar Romero comme évêque de Santiago de María puis trois ans plus tard, le 3 février 1977, comme archevêque de San Salvador fut d'abord bien accueillie par l'oligarchie salvadorienne. Le clergé plus progressiste redoutait son opposition aux engagements vis-à-vis des plus pauvres tels que ceux formulés dans le cadre notamment de la théologie de la libération. Mais quelques semaines plus tard, le 12 mars 1977, l'assassinat d'un prêtre de son diocèse (et ami personnel) le jésuite Rutilio Grande avec deux compagnons de voyage par un escadron de la mort, soutien du pouvoir en place, changea tout. La mort du Père Rutilio bouleversa le nouvel archevêque qui considèra que "la mort de Grande l'avait converti". Il dira plus tard : "Quand je vis Rutilio, étendu mort, j'ai pensé que s'ils l'avaient tué pour ce qu'il avait réalisé, alors moi aussi j'avais à avancer sur le même chemin". (1)

 

Le jour même des funérailles, il écrivit au président Arturo Armando Molina pour lui demander une enquête exhaustive des faits et ajouta :

 

"je ne suis pas disposé à participer à un acte officiel du gouvernement aussi longtemps que ce dernier n'aura pas fait tous ses efforts pour rendre la justice au sujet de ce sacrilège qui a horrifié tout le monde et soulevé une vague de protestation et de violence."

 

Et, effectivement, jamais Mgr Romero n'assista à aucun acte officiel, car jamais aucune enquête sérieuse ne fut menée au sujet de ce triple meurtre.

 

Dès lors, Oscar Romero ne craint pas de dénoncer désormais ouvertement la pauvreté, l'injustice sociale, les assassinats et les actes de torture. (3)

 

En 1979 une junte gouvernementale prit le pouvoir. Óscar Romero dénonça l'aide militaire apportée au nouveau régime par les États-Unis : en février 1980, il écrivit au président Jimmy Carter :

 

"Une aide militaire accrue de la part des États-Unis aurait sans doute pour effet d'accentuer l'injustice et la répression infligée à des hommes qui s'organisent pour défendre les droits humains les plus fondamentaux." (4)

 

L'administration américaine maintint son soutien au régime en place.

 

Les actions de Mgr Romero lui gagnèrent la notoriété internationale : en février 1980, il reçut un doctorat honoraire de l'Université catholique de Louvain.

 

Pour Oscar Romero, la foi chrétienne comporte une dimension politique : la foi ne sépare pas le croyant du monde réel, mais au contraire l'y plonge tout entier. La raison d'être de l'Église est de se solidariser avec les pauvres. Dans son discours à l'Université catholique de Louvain, en Belgique, il lance :

 

"le monde des pauvres nous apprend que la libération arrivera non seulement quand les pauvres seront les destinataires privilégiés des attentions des gouvernements et de l'Église, mais bien quand ils seront les acteurs et les protagonistes de leur propre lutte et de leur libération en démasquant ainsi la dernière racine des faux paternalismes, même ceux de l'Église." (5)

 

À l'occasion de sa visite en Europe, il rencontra le Pape Jean-Paul II auquel il fit part de ses préoccupations concernant la situation de son pays, où un gouvernement usait régulièrement de la torture et l'assassinat :

 

"En moins de trois ans, plus de cinquante prêtres ont été attaqués, menacés ou calomniés. Six qui ont été assassinés méritent d'être considérés comme martyrs. Certains ont été torturés, d'autres expulsés du pays. Des sœurs ont été également persécutées. La radio de l'archidiocèse, des institutions éducatives catholiques ou d'inspiration chrétienne ont été attaquées, menacées, intimidées ou ont subi des attentats à l'explosif. Plusieurs communautés paroissiales ont fait l'objet de "raids". Si tout cela s'est produit à l'encontre des personnes représentantes de l'Église, on peut imaginer ce qui a été fait aux chrétiens ordinaires, aux paysans, aux catéchistes, aux délégués et aux communautés de base . [...] Mais il est important de remarquer pourquoi l'Église est persécutée : Ce n'est pas tous les prêtres ou n'importe lequel d'entre eux. Ce n'est pas toutes les institutions ou n'importe laquelle de ces institutions. Est attaquée ou persécutée cette partie de l'Église qui s'est mise aux côtés du peuple et se pose en défenseur du peuple. Ici aussi, se trouve la même clé d'explication de la persécution de l'Église : les pauvres." (6)

 

L'assassinat de Mgr Romero

 

Le 23 mars 1980, à l'occasion d'un sermon dans la Basilique du Sacré-Cœur de San Salvador, Oscar Romero lança un appel aux soldats face aux exactions de l'armée :

 

"Un soldat n'est pas pas obligé d'obéir à un ordre qui va contre la loi de Dieu. Une loi immorale, personne ne doit la respecter. Il est temps de revenir à votre conscience et d'obéir à votre conscience plutôt qu'à l'ordre du péché. Au nom de Dieu, au nom de ce peuple souffrant, dont les lamentations montent jusqu'au ciel et sont chaque jour plus fortes, je vous prie, je vous supplie, je vous l'ordonne, au nom de Dieu : Arrêtez la répression !" (7)

 

Le lendemain, alors qu'il prononçait une homélie pendant la célébration de la messe dans la chapelle de l'hôpital de la Divine-Providence, un coup de fusil atteignit l'Évêque en pleine poitrine : il agonisa quelques minutes plus tard. (8)

 

Oscar Romero vécut son ministère vécu comme un service bien plus qu'un pouvoir :

 

"Je ne me suis jamais posé en chef d’un peuple, car il n’y a qu’un chef : Jésus-Christ. Jésus est la source de l’espérance." (9)

 

Dès l'annonce de sa mort, les pauvres Salvadoriens ont immédiatement dit : "Il est saint !".

 

Le 3 février 2015, le pape François a reconnu Oscar Romero comme martyr de la foi. Oscar Romero est béatifié trente cinq ans après son assassinat le 23 mai 2015 à San Salvador. (10)

 

Notes

 

(1) Michael A. Hayes (Chaplain, Toms, David (2001-04) Truth and Memory : The Church and Human rights in El Salvador and Guatemala

(2) R.L. Dumont, Les Prêtres subversifs, Éditions Labor, 2002, p. 157.

(3) Eaton Helen-May (1991) The impact of the Archbishop Oscar Romero's alliance with the struggle for liberation of Salvadorian people : a discussion of church-state relations (El Salvador), MA thesis, Wilfrid Laurier Univers

(4) http://www.share-elsalvador.org/

(5) R.L Dumont: "Les Prêtres subversifs" (Éditions Labor - 2002, p.164)

(6) Oscar Romero : Discours à l'Université catholique de Louvain, Belgique, le 2 février 1980, repris dans Oscar Romero, Voice of the voiceless: The four Pastoral Letters and Other Statements, Maryknoll, NY: Orbis Books, 1985, p. 177-187

(7) R.L. Dumont: "Les Prêtres subversifs" (Éditions Labor - 2002, p. 168)

(8) J.R. Brockman: Mgr Romero, martyr du Salvador, p. 318

(9) Homélie du 28 août 1977, Vatican.va News 

(10) Le Salvador en fête pour la béatification de "son" archevêque, Oscar Romero, Le Parisien,

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5 avril 2016 2 05 /04 /avril /2016 22:02
Le pape François a reçu Mgr Fellay vendredi 1er avril 2016

Le pape François a reçu Mgr Bernard Fellay, Supérieur général de la Fraternité Saint-Pie X, accompagné de M. l’abbé Alain-Marc Nély, second Assistant général, à la Maison Sainte-Marthe, le vendredi 1er avril 2016, à 17 H 00.

 

Mgr Fellay n’avait pas eu l’occasion de rencontrer le pape François depuis son élection, en mars 2013, si ce n’est très brièvement à la Maison Sainte-Marthe, le 13 décembre 2013. En revanche, quelques prêtres de la Fraternité avaient été reçus par le Souverain Pontife, au sujet des difficultés administratives que connaissait le District d’Argentine.

 

Le pape François avait souhaité une rencontre privée et informelle, sans le caractère officiel d’une audience. Elle a duré 40 minutes, et s’est déroulée dans un climat cordial. A l’issue de l’entretien, il a été décidé que les échanges en cours se poursuivraient. Il n’a pas été directement question du statut canonique de la Fraternité, le pape François et Mgr Fellay considérant qu’il faut poursuivre ces échanges sans précipitation.

 

Le lendemain matin, samedi 2 avril, Mgr Fellay a rencontré Mgr Guido Pozzo, secrétaire de la commission pontificale Ecclesia Dei, dans le cadre des relations habituelles de la Fraternité avec cette commission depuis les discussions doctrinales de 2009-2011 et les visites de plusieurs prélats en 2015 et en 2016.

 

Source : FSSPX/MG – DICI du 04/04/16

Fraternité Sacerdotale Saint Pie X

 

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2 avril 2016 6 02 /04 /avril /2016 06:01
La médaille de Saint Benoît : une très ancienne médaille à la vertu loin d'être épuisée

La puissance de libération de la médaille de saint Benoît

 

La vertu de cette médaille très ancienne, reçue de Dieu, est loin d’être épuisée…

 

Pour ceux qui ne la connaisse pas, la médaille de saint Benoît est un sacramental reconnu par l’Église catholique et doté d’un grand pouvoir d’exorcisme et de libération des influences démoniaques. Comme tout sacramental, elle a un pouvoir, non parce qu’elle est une jolie médaille, qu’elle est bénie et que sur la médaille est gravée une prière, mais parce que ce pouvoir réside dans le Christ lui-même, qui l’a donne à l’Église.

Sa vertu est donc fonction de la disposition fervente de celui qui porte la médaille. Elle agit par la foi ! Vous souvenez-vous de la femme souffrant d’une perte de sang dans l’Évangile qui pensait que, si elle pouvait seulement toucher le bord du manteau de Jésus, elle serait guérie ? Et que dire des personnes guéries et exorcisées par des linges et des mouchoirs qui avaient été en contact avec saint Paul ? Par les mains de Paul, Dieu faisait des miracles peu ordinaires, « à tel point qu’ils prenaient des linges ou des mouchoirs qui avaient touché sa peau, pour les appliquer sur les malades ; alors les maladies les quittaient et les esprits mauvais sortaient »  (Actes 19, 12).

Rappelons-nous le pouvoir que le Christ a laissé à ses apôtres : « Tout ce que vous aurez lié sur la terre sera lié dans le ciel, et tout ce que vous aurez délié sur la terre sera délié dans le ciel » (Mt 18, 18)… Il s’agit d’un pouvoir que le Christ a conféré à son Église, afin que tout ce qu’ils décrèteront en faveur du rachat des hommes, soit reconnu par le Christ comme une bonne Œuvre.

L’analyse de la médaille

Avez-vous déjà observé cette médaille et vous êtes-vous demandé ce que signifiaient toutes ces inscriptions ou hiéroglyphes ? L’avers et le revers sont couverts de lettres qui n’ont apparemment aucun sens. En fait, la pleine signification de cette médaille est restée un mystère pendant de nombreuses années, jusqu’en 1647, où une importante découverte eut lieu dans l’abbaye de Metten en Bavière. On trouva un manuscrit de l’année 1415, expliquant les symboles inscrits sur la médaille.

Décoder la signification de la médaille

L’avers de la médaille : saint Benoît est représenté au centre de la médaille. Dans sa main droite, il tient une croix. La croix représente la puissance salvatrice du Christ et l’œuvre d’évangélisation accomplie par les bénédictins tout au long des siècles. Dans sa main gauche, un livre contenant la sainte Règle de son ordre. À sa droite il y a une coupe brisée. Cette coupe, dit-on, avait été empoisonnée par des moines rebelles qui ne s’entendaient pas avec saint Benoît. La coupe se brisa quand saint Benoît fit dessus un signe de croix, qui lui sauva la vie. À sa gauche, il y a un corbeau. Le corbeau porte une miche de pain empoisonnée que les moines essayèrent de donner à saint Benoît.

Au-dessus de la tête est écrit: Crux Sancti Patris Benedicti (La Croix du saint père Benoît). Autour de la bordure sont écrits les mots. (Que dans notre mort nous soyons fortifiés par sa présence). Sous ses pieds, les lettres: EX SM CASINO MDCCCLXX (Depuis le sacré Mont Cassin, 1880).

Le revers : le revers de la médaille est dominé par une grande croix.

  • Dans chacun des quatre côtés de la croix, il est gravé:
    C. S. P. B. (Crux Sancti Patris Benedicti) : « La Croix du saint père Benoît »
  • Sur la ligne verticale de la croix:
    C. S. S. M. L. (Crux Sácra Sit Mihi Lux) : « Que la sainte Croix soit ma lumière »
  • Sur la ligne horizontale de la croix:
    N. D. S. M. D. (Non Dráco Sit Mihi Dux) : « Que le dragon ne soit pas mon guide »

En commençant par la partie supérieure, dans le sens des aiguilles d’une montre, et tout autour du bord, apparaissent les initiales de la prière d’exorcisme:

  • V. R. S. (Vade Retro Satána) : « Arrière, Satan »
  • N. S. M. V. (Non Suáde Mihi Vána) : « Ne viens pas me conseiller tes vanités »
  • S. M. Q. L. (Sunt Mála Quae Libas) : « le breuvage que tu verses est le mal. »
  • I. V. B. (Ípse Venéna Bíbas) : « Bois toi-même tes poisons. »
  • PAX: Paix

On lit alors : « Que la sainte Croix soit ma lumière et que le Démon ne soit pas mon chef. Retire-toi, Satan. Ne viens pas me conseiller tes vanités. Le breuvage que tu verses est le mal. Bois toi-même tes poisons. Paix ».

Indulgences et bénédictions spéciales

La médaille en soi, ainsi que nous l’avons vu plus haut, n’a aucun pouvoir. Ceux qui la portent ne doivent pas tomber dans la superstition. La médaille est tout simplement un signe visible de la dévotion intérieure et de la foi que le fidèle a en Jésus et en son serviteur, saint Benoît. Et elle agit par la foi !

La médaille comporte une indulgence inconditionnelle pour tous ceux qui, au moment de la mort « l’utilisent, baisent ou tiennent la médaille dans les mains avec vénération ». Elle est également accordée si la personne remet son âme à Dieu, fait une bonne confession et reçoit la sainte communion. Si la personne est dans l’incapacité de le faire, elle invoquera avec les lèvres le Saint Nom de Jésus avec un profond sentiment de contrition, ou avec le cœur, si elle ne peut pas parler.

Indulgences plénières: Si la personne se confesse, reçoit l’Eucharistie, prie pour le Saint-Père dans les grandes fêtes et durant la semaine prie le rosaire, visite les malades, aide les pauvres, enseigne la foi aux enfants ou participe à la Messe, elle peut recevoir cette indulgence. Les grandes fêtes sont : Noël, l’Épiphanie, Pâques, l’Ascension, la Pentecôte, la Sainte Trinité, la fête du Saint-Sacrement, l’Assomption, l’Immaculée Conception, la Nativité de Marie, la Toussaint, et la fête de Saint Benoît (21 mars)

Ce n’est pas parce que certains ignorent ce Sacramental et ne pratiquent pas sa dévotion, qu’il n’a pas de pouvoir. Nous rappelons que le pouvoir est conféré par le Christ Lui-même à travers son mandat (Mt 18,18).

 

Source: Aleteia

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31 mars 2016 4 31 /03 /mars /2016 16:51

En lavant les pieds à trois musulmans au cours de la liturgie du jeudi saint, le Pape François a désobéi à ses propres directives, comme pour bien montrer que, désormais, les textes magistériels pouvaient être interprétés selon le bon vouloir de chacun.

En effet, le décret qu’il a lui-même promulgué au début du Carême et qui concerne les modifications apportées au rite du “mandatum” précise que l’on peut laver les pieds de toute personne appartenant au “peuple de Dieu”.

La Constitution “Lumen Gentium” (chap. 9) de Vatican II et le Catéchisme de l’Eglise catholique (nn. 781-782) précisent ce qu’il faut entendre par “peuple de Dieu”.

Il apparaît très clairement, à la lecture de ces documents, que les musulmans ne font pas partie de ce peuple.

Nous avons donc un Pape qui, en s'écartant de ses propres directives, permet de présenter la désobéissance comme modèle. C’est peut-être une première dans l’histoire de l’Eglise.

Lavement des pieds de musulmans : Un pape qui s'écarte de ses propres directives
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31 mars 2016 4 31 /03 /mars /2016 12:20

L’abbatiale de Saint-Gilles (Gard), où se trouve le tombeau du saint du même nom, un ermite vénéré dès le XIIe siècle, fut l’un des plus importants lieux de pèlerinage de la chrétienté. Aujourd’hui, de nombreux pèlerins qui s’élancent vers Compostelle sur le chemin d’Arles font encore étape devant le buste doré du saint, dans la splendide nef médiévale classée au patrimoine mondial de l’Unesco. Pour célébrer les 900 ans de l’abbatiale, les paroissiens ne pouvaient faire les choses à moitié. En partenariat avec la municipalité, ils ont décidé de « faire revenir saint Gilles chez lui », selon les mots de Bernard Poujol, président du Comité des orgues de Saint-Gilles.

 

 

Avec son épouse Catherine, historienne et élue municipale chargée de la restauration de l’abbatiale, Michel Durand-Roger, président de l’Association d’histoire, d’archéologie et de sauvegarde de Saint-Gilles, et son épouse Marie-Martine, ainsi que Daniel Juillard, paroissien, Bernard Poujol a entrepris de rapatrier une partie des reliques de l’ermite, conservées depuis les guerres de Religion à Toulouse, dans la basilique Saint-Sernin. Sollicité par le P. Robert Barin, curé de Saint-Gilles, son homologue de Saint-Sernin, le P. Vincent Gallois, a accueilli « avec bienveillance » l’initiative gardoise qui permettra, assure-t-il, de « replonger les Saint-Gillois dans leur propre histoire ».

 

Prêtée par la Ville de Toulouse et par le diocèse, une partie de ces reliques pourrait d’ailleurs faire l’objet d’un don, sous condition d’acceptation par la commission canonique. « Dans les années 1860, déjà, l’évêque de Nîmes avait procédé à des démarches pour les rapatrier. En vain. Ce qui avait toutefois permis de prouver leur bonne appartenance à saint Gilles », raconte Bernard Poujol.

 

Pour les Saint-Gillois, le « retour » de leur saint est un événement. Au rythme d’une procession qui ouvrira plusieurs mois de festivités, les reliques seront apportées, dimanche 3 avril, sur un bateau arpentant le canal de Saint-Gilles. Clin d’œil à l’histoire du saint arrivé par la mer, en provenance de sa Grèce natale, au VIIe siècle. Une étiquette dessinée par le couturier Christian Lacroix ornera également une cuvée spéciale. « Il y a une grande dévotion autour de ce saint, que l’on nomme d’ailleurs le “Grand saint Gilles”, raconte le P. Barin, au point que l’on me demande parfois de célébrer la messe dans la crypte où se trouve son tombeau. »

 

Au-delà du retour des reliques, le neuvième centenaire de l’abbatiale revêt, aux yeux du curé, un caractère majeur. « C’est un appel à la prière. Il doit nous rappeler l’importance de prier dans ce lieu traversé par deux pèlerinages : celui de Saint-Gilles qui se déroule le dernier samedi du mois d’août, et celui de Saint-Jacques-de-Compostelle. » L’année 2016 marquera aussi le démarrage de restaurations considérables de l’abbatiale, lancées par la municipalité, avec l’appui financier de l’État, du conseil régional et de l’agglomération de Nîmes pour un montant total de 2,5 millions d’euros.

L’abbatiale de Saint-Gilles (Gard) célèbre ses 900 ans en faisant revenir Saint Gilles chez lui

Source : À Saint-Gilles, l’abbatiale célèbre ses 900 ans, La Croix, Ysis Percq, à notre correspondante régionale, le 31/03/2016 à 8h29

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24 mars 2016 4 24 /03 /mars /2016 06:53
Le tombeau du Christ à Jérusalem va être restauré

Le tombeau du Christ, dans l'église du Saint Sépulcre à Jérusalem, va bientôt être restauré, a annoncé mercredi 23 mars la Custodie de Terre Sainte.

 

Ces travaux, financés par les trois principales églises de Jérusalem (Grecs-Orthodoxes, Franciscains, Arméniens) ainsi que par des contributions publiques et privées, devraient commencer en mai, après la Pâque orthodoxe, et durer huit mois. Ils ont été confiés à une équipe grecque. Le Saint Sépulcre restera accessible durant toutes les étapes de cette restauration.

 

Le tombeau, un édicule en marbre de plusieurs mètres, est soutenu par une structure métallique depuis une dizaine d'années. Sans ce dispositif, les blocs de marbre se désolidariseraient, en raison notamment de l'afflux quotidien de milliers de touristes et de pélerins. Dressé sous la coupole de l'église, l'édicule sera donc démonté puis reconstruit à l'identique. Seules les pièces brisées ou trop fragiles seront remplacées.

 

 

LA RÉSURRECTION DU CHRIST Bande annonce VF

Le monument se trouve sur le site de la grotte où fut déposé le corps de Jésus de Nazareth après sa mort. C'est aussi le lieu où le Christ est ressuscité, selon le Nouveau Testament. Le sépulcre, une cavité taillée dans le roc, avait été fermé par une grosse pierre. Quelques jours plus tard, les Saintes Femmes avaient trouvées la pierre déplacée, et le tombeau vide.

 

Source: Le tombeau du Christ à Jérusalem va être restauré, Direct Matin Mis à jour le 23 Mars 2016 à 20:12 Publié le 23 Mars 2016 à 20:08

 

. LA RÉSURRECTION DU CHRIST Bande annonce VF

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15 mars 2016 2 15 /03 /mars /2016 15:04

Le pape François a signé mardi 15 mars le décret de canonisation de la fondatrice des Missionnaires de la Charité, Mère Teresa. Elle sera reconnue sainte par l’Église le dimanche 4 septembre, à Rome.

 

« Très reconnaissant et très heureux ! » C’est d’emblée par ces qualificatifs que Mgr Thomas D’Souza, archevêque de Calcutta depuis 2011, a exprimé sa joie en apprenant mardi 15 mars que la date de canonisation de Mère Teresa avait été fixée au 4 septembre par le pape François. Et ce, lors du consistoire chargé d’examiner la cause de la bienheureuse fondatrice des Missionnaires de la Charité.

 

Sa béatification, place Saint-Pierre, avait rassemblé plus de 300 000 fidèles le 19 octobre 2003. Un délai particulièrement court, puisque le procès de béatification de la religieuse indienne d’origine albanaise avait été ouvert dès 1999, sans attendre le cinquième anniversaire de sa mort, comme le droit canonique l’exige d’ordinaire. À l’époque, le pape Jean-Paul II, dont elle était très proche, avait reconnu en elle la « grande servante des pauvres » et une « icône du Bon Samaritain ».

 

Source: La Croix

 

Les dix plus belles prières de Mère Teresa

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15 mars 2016 2 15 /03 /mars /2016 10:54

Attaqué par des lobbies pour une prise de position sur l'avortement dans un tweet soulignant "l'incohérence d'une politique qui nous protège contre la violence terroriste de Daech et continue d'exposer des milliers d'enfants innocents à la violence de l'avortement", l'évêque de Bayonne "demande volontiers pardon à tous ceux qui en auraient été blessés" suite à une campagne de "presse déformante et partiale", et explique la position de l'Eglise sur l'avortement, "la voix du sang des enfants non nés crie vers Dieu".

 

Mgr Aillet se réjouit "de recevoir aujourd'hui du Conseil « Famille et Société » de la Conférence des évêques de France un ensemble de fiches pédagogiques sur la question de l'avortement (intitulées : « Réfutations d'affirmations usuelles concernant l'avortement »), réalisées par Mgr Michel Aupetit avec le Pôle Santé du Service National Famille et Société. Ces fiches sont destinées à offrir aux chrétiens des éléments de réflexion et de discernement en vue d'un dialogue et d'un débat autour des questions touchant l'avortement."

Mgr Aillet : "l'IVG consiste le plus souvent" "à empoisonner ou à extraire de l'utérus" par démantèlement de ses membres "un foetus déjà formé"
Rencontre historique entre le Patriarche de Moscou et le Pape de Rome[L]'IVG consiste le plus souvent, selon les techniques en cours, à empoisonner ou à extraire de l'utérus de sa mère, moyennant un démantèlement de ses membres, un fœtus déjà formé ; ce qui faisait dire au Pape François et au Patriarche Kiril, dans la récente et historique déclaration de Cuba : « Nous appelons chacun au respect du droit inaliénable à la vie. Des millions d'enfants sont privés de la possibilité même de paraître au monde. La voix du sang des enfants non nés crie vers Dieu (cf. Gn 4, 10) » (n. 21). On aura reconnu la référence explicite au récit du meurtre d'Abel par son frère Caïn dans la Genèse.

 

...[E]n amont et en aval de ces incidents, il y a des lobbies particulièrement agressifs à l'endroit des positions de l'Eglise catholique que je défends comme évêque. Comme l'écrivent le Pape François et le Patriarche Kyril dans leur déclaration commune : « Nous sommes préoccupés par la situation de tant de pays où les chrétiens se heurtent de plus en plus souvent à une restriction de la liberté religieuse, du droit de témoigner de leurs convictions et de vivre conformément à elles [...] Nous sommes préoccupés par la limitation actuelle des droits des chrétiens, voire de leur discrimination, lorsque certaines forces politiques, guidées par l'idéologie d'un sécularisme souvent agressif, s'efforcent de les pousser aux marges de la vie publique » (n. 15).

 

... Comme nous y invitait saint Jean Paul Il dans sa lettre encyclique prophétique L’Évangile de la Vie, il s'agit non seulement d'annoncer et de célébrer mais encore de servir concrètement l’Évangile de la Vie. Ce que les prêtres font dans leur ministère pastoral quotidien, par l'accueil et l'accompagnement des personnes pour les mettre en relation avec le Christ miséricordieux, beaucoup de consacrés et de fidèles laïcs le font, et pour certains à travers leur engagement dans telle ou telle association (CLER, AFC, ALLIANCE VITA, etc.). C'est la raison pour laquelle, j'ai apporté mon soutien à l'association « Naissance et vie 64 » qui cherche à mettre en place à Bayonne une maison d'accueil maternel pour femmes enceintes en difficulté. C'est aussi pourquoi la Pastorale familiale a ouvert un « Accueil Louis et Zélie » avec une quinzaine de bénévoles formés, pour accueillir, écouter, accompagner, voire orienter des personnes souffrant de diverses blessures de l'affectivité. Nous optons ainsi résolument pour une Eglise « vue comme un hôpital de campagne », selon la belle expression du Pape François. Car si le Saint-Père affirmait : « Ce n'est pas un progrès de prétendre résoudre les problèmes en éliminant une vie humaine », il ajoutait aussitôt : « Mais il est vrai aussi que nous avons peu fait pour accompagner comme il convient les femmes qui se trouvent dans des situations très dures, où l'avortement se présente à elles comme une solution rapide à leur profonde angoisse, en particulier quand la vie qui croît en elles est la conséquence d'une violence, ou dans un contexte d'extrême pauvreté. Qui peut ne pas comprendre ces situations si douloureuses ? » (La joie de l'Evangile, n. 214). Et dans ce domaine, il y a tant à faire.

 

Lettre de Mgr Aillet aux catholiques du diocèse du 9 mars 2016

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12 mars 2016 6 12 /03 /mars /2016 12:00
Le chanteur des Eagles of Death Metal s’excuse et cherche "un sens à cette tragédie et à cette folie"

Le chanteur des Eagles of Death Metal s’excuse [1] après ses propos sur le Bataclan laissant entendre que le Bataclan aurait été prévenu le soir des attentats.

Selon l'article de La Dépêche qui rapporte l'information,

"le leader des Eagles of Death Metal a enfin fini par mettre ses propos sur le compte de son état et a révélé : « être en proie à des cauchemars incessants et essayer, en suivant une thérapie, de trouer un sens à cette tragédie et à cette folie »."

Le chanteur avait commencé une chanson "Embrasser le diable" quand le carnage débuta au Bataclan le 13 novembre 2015.

Il y a peut-être ouverture de portes. Nous suggérons au chanteur des "Eagles of Death metal" en plus de la "thérapie", de consulter un prêtre, + faire une confession + et demander une prière de délivrance de la part du prêtre après la confession. + La confession n'est parfois pas suffisante en effet pour couper les liens et une prière de délivrance (en plus) peut être nécessaire :

"[U]ne vraie démarche de conversion accompagnée par le sacrement du pardon et l'absolution n'est pas suffisante pour une délivrance complète. D'où la nécessité d'y ajouter une ou plusieurs prières de délivrance. En l'occurence, le prêtre ne doit pas hésiter à proposer et à réciter cette prière.

... L'omission de cette prière de délivrance peut expliquer des rechutes spirituelles fréquentes : des liens maléfiques subsistants ont fait retomber la personne dans le mal. Cela souligne la nécessité d'un accompagnement spirituel suivi après une conversion." [2]

Le chanteur des Eagles of Death Metal s’excuse et cherche "un sens à cette tragédie et à cette folie"

Notes

 

[1] Le chanteur des Eagles of Death Metal s’excuse après ses propos sur le Bataclan, La Dépêche, Publié le 12/03/2016 à 11:02, Mis à jour le 12/03/2016 à 11:02

[2] Abbé Jean-Régis Fropo, 90 Questions à un exorciste, Thérapeuthique des emprises maléfiques, Editions de l'Emmanuel, Paris 2012, p. 34. Un ouvrage que nous conseillons à tous nos lecteurs.

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9 mars 2016 3 09 /03 /mars /2016 07:09
La primauté de Pierre et de ses successeurs voulue par le Christ
  • 1. 

    La primauté de Pierre a été instituée par le Christ, selon le témoignage des Évangiles où Pierre reçoit seul et personnellement, tout ce que Jésus confie aussi aux douze apôtres collectivement, notamment : le fondement de l’Église, le don des clés, du pouvoir de lier et délier, la charge de conduire les brebis du Christ et de les confirmer dans la foi.

  • 2. 

    Dans les actes des apôtres, comme dans tous les autres écrits de l’Évangile, Pierre n’est jamais décrit autrement que comme le chef, le porte-parole et le premier des Douze.

  • 3. 

    Cette primauté de Pierre est transmise à ses successeurs, selon la tradition biblique constante, de même que les scribes et les pharisiens enseignaient dans la chaire de Moïse (Matthieu 23, 2).

  • 4. 

    La primauté ne signifie par que le pape est plus saint que les autres, mais que le Christ lui a promis une assistance spéciale pour garder le dépôt de la foi et « confirmer ses frères » (Luc 23, 2). [Ndlr. Il s'agit de Luc 22, 32 et non de Luc 23,2)

  • 5. 

    L’Église indivise du premier millénaire a toujours reconnu cette primauté du siège de Rome.

  • 6. 

    L’exercice de la primauté peut varier au cours du temps, selon les nécessités du temps, et saint Jean-Paul II a récemment proposé une discussion à ce sujet, pour aider l’unité des chrétiens.

  • 7. 

    Mais la primauté, qui est un grand cadeau du Christ à son Église, est ultimement au service de la communion dans la foi et de l’unité de l’Église et elle est indispensable à cette unité.

  • 8. 

    Bibliographie :

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26 février 2016 5 26 /02 /février /2016 07:34

Dans le courant de sa visite aux pays d’Amérique Latine, Sa Sainteté le patriarche Cyrille de Moscou et de toute la Russie a accordé une interview exclusive à Ed Schulz, animateur de l’émission « Les informations avec Ed Schultz » sur la chaîne de télévision Russia Today.

 

La rencontre historique (avec le pape François de Rome, RT) a eu lieu ces derniers jours. Comment les chrétiens du monde entier doivent-ils interpréter cet évènement ? Cela signifie-t-il qu’une nouvelle ère commence pour la chrétienté ?

 

Je dirais que cette rencontre a certainement une grande importance. Il s’agit d’une tentative au plus haut niveau de comprendre ensemble où nous en sommes et où nous allons. La chrétienté, d’une part, la civilisation humaine de l’autre.

 

Pourquoi avoir choisi Cuba ?

 

Cette rencontre a eu une grande importance pour Cuba. Pour nous, c’était un endroit particulièrement judicieux. D’abord parce qu’il s’agit d’un pays de tradition catholique, mais dans les faits, c’est un pays laïc, avec une idéologie communiste. La Russie est traditionnellement un pays orthodoxe, mais nous sommes sortis du même contexte idéologique et politique. Moi qui suis né en Union soviétique, je comprends très bien Cuba.

 

Il y a un autre fait qui a sans doute été décisif dans le choix du lieu. Cuba permet d’envisager avec un certain recul nos divisions historiques, les conflits qui ont eu lieu dans le contexte européen. En choisissant Cuba, nous avons voulu dire : oui, nous connaissons notre lourd passé, mais nous le laissons là-bas, de côté. Et notre objectif principal est de regarder vers l’avenir ensemble. Voilà pourquoi nous avons choisi Cuba.

 

En Russie, on observe actuellement une renaissance du christianisme, que beaucoup d’Américains ne soupçonnent d’ailleurs même pas. Comment expliquez-vous cet intérêt pour la foi ?

 

Ce qui s’est passé en Russie dans les années 1990 et 2000, ce qui se produit aujourd’hui du point de vue de la renaissance de la foi, je l’explique par un seul mot : un miracle. Parce qu’après des décennies de domination du régime athée, on a vraiment assisté à une renaissance de la foi, de la foi religieuse. Et cette renaissance a concerné des couches différentes de la société : des gens simples, des gens instruits, l’intelligentsia, le milieu des affaires, le monde politique, tous ont aujourd’hui des liens avec l’Église. Nous voyons les gens justifier leur comportement par leurs convictions chrétiennes. C’est pourquoi nous avons constaté dans la déclaration commune avec le pape François que des changements stupéfiants se sont effectivement produits en Europe de l’Est. Peut-être ces changements ont-ils préparé la rencontre qui vient d’avoir lieu. Car l’Église russe, de même que l’Église catholique, sont capables d’avoir une vision global des évènements et de discuter ensemble des problèmes, ces problèmes auxquels font face les chrétiens et tout le genre humain.

 

Nous savons tous ce qui se passe aujourd’hui au Proche Orient et en Afrique du Nord, comment les chrétiens qui y vivent subissent des persécutions et sont même exterminés. Hier, avec le pape, vous avez appelé les chrétiens du monde entier à prêter attention à ce qui se passe. Que faut-il entreprendre pour arrêter cette catastrophe ? Ne croyez-vous pas que c’est tout simplement un devoir moral de l’humanité que de mettre fin à ces persécutions, à ces campagnes d’extermination des chrétiens ?

 

Ce qui se passe au Proche Orient est une tragédie. Le christianisme est apparu là-bas, au Proche Orient. Aujourd’hui, à cause des opérations militaires et à cause des terroristes, nous assistons à une diminution dramatique de la population chrétienne. Il s’agit bien, en effet, d’arrêter ce processus grâce aux efforts communs des églises aussi bien que ceux de tous les hommes capables de faire quoi que ce soit de positif. Il faut conserver la présence chrétienne au Proche Orient, en Afrique du Nord. Mais nous avons besoin de plus encore. Je suis fermement convaincu qu’il faut prévenir la déchristianisation de la société moderne par nos efforts communs, car, sous la pression du sécularisme qui devient tout simplement agressif dans certains pays, les chrétiens sont mis à l’écart de l’espace public. Et, dans un certain sens, on peut dire que les chrétiens ne se sentent pas à leur aise dans beaucoup de pays développés. Une certaine pression est exercée sur les chrétiens afin de limiter les manifestations de religiosité dans l’espace public. Tout cela témoigne de l’existence de phénomènes de crise très dangereux concernant la réalité chrétienne, la présence chrétienne. Je pense que le moment était bien choisi pour rencontrer le pape François, afin de discuter en profondeur et en détail de ce problème et en tirer des réflexions communes, celles énoncées dans le texte de la déclaration.

 

Ne croyez-vous pas que les grandes puissances ont aujourd’hui une responsabilité particulière, qu’elles ont l’obligation de s’interposer pour défendre les chrétiens ? Certes, la résolution des conflits par la voie militaire ne correspond pas exactement aux normes de la vie chrétienne, mais alors, comment doivent s’effectuer ces efforts ? Que faut-il entreprendre, à votre avis ?

 

La situation de la communauté chrétienne au Moyen Orient exige évidemment les efforts communs de tous ceux qui sont prêts à défendre les chrétiens. Et il est parfaitement évident qu’on ne peut pas seulement employer le dialogue et les exhortations verbales pour raisonner les terroristes, il faut avoir recours à la force. Parce que ce sont les terroristes qui détruisent les villages chrétiens, les monastères, les sanctuaires et les monuments historiques. Parce qu’ils agissent par la violence, la réponse de tous ceux qui sont intéressés non seulement à la conservation de la présence chrétienne, mais plus généralement à la paix dans ces lieux, doit aussi être de recourir à la force. C’est pourquoi il est aujourd’hui très important que la Russie, les États-Unis, d’autres pays d’Europe occidentale et certains pays arabes travaillent à atteindre ce but concret : faire cesser la guerre, liquider le terrorisme et, bien entendu, assurer au peuple la possibilité de se prononcer librement, que ce soit en Syrie ou en Irak, afin que ces pays puissent vivre dans la paix et la tranquillité, pour que tous les groupes religieux, musulmans ou chrétiens, puissent coexister en paix. On aura alors une garantie de paix au Proche Orient.

 

Comment doit-on résoudre la question de l’immigration d’un point de vue chrétien ? Que doivent faire les pays confrontés à ce problème ?

 

D’un point de vue humanitaire, d’un point de vue humain et, bien entendu, d’un point de vue chrétien, il faut aider ceux qui souffrent. Mais l’aide doit être adaptée. On peut simplement sortir de l’argent de sa poche et le donner. On peut donner à l’affamé un poisson, ou on peut lui donner une canne à pêche pour qu’il prenne son poisson lui-même. Il ne s’agit pas seulement d’aider, de soutenir, mais, avant tout, de liquider les causes de cet énorme afflux de réfugiés dans les pays européens. Et cette cause est, bien entendu, la déstabilisation de la situation politique au Proche Orient. C’est pourquoi tout doit être fait pour liquider au plus vite les conflits existants. Je le répète, tous ceux qui sont intéressés à la question doivent y travailler ensemble. En premier lieu les États-Unis, la Russie, l’Union européenne et les pays arabes. Il ne peut pas y avoir plusieurs coalitions poursuivant soi-disant un seul but, alors qu’on ne sait pas très bien en fait qui poursuit quel but. Si l’on y parvient, si tous les pays qui sont aujourd’hui inquiets de l’expansion du terrorisme parviendront à donner au terrorisme une réponse commune, cela amènera forcément à une stabilisation de la situation au Proche Orient, à l’arrêt du torrent de réfugiés. Et je suis certain que de nombreux réfugiés rentreront d’Europe. Voilà la seule voie qui, me semble-t-il, est réaliste.

 

Du point de vue américain, les relations entre la Russie et les États-Unis sont tendues à l’extrême. Pensez-vous que l’unité des chrétiens de l’Église orthodoxe et de l’Église catholique permettrait à nos pays de prendre conscience que leur refus de s’entendre sur des questions clé peut nous coûter très cher à tous?

 

Il faut tout faire pour changer radicalement les relations entre la Russie et les États-Unis en vue d’une amélioration. On doit comprendre clairement qu’il existe deux puissances qui peuvent se détruire l’une l’autre, qui peuvent détruire le monde par leur potentiel militaire. En aucun cas on ne doit admettre une grande guerre. Nous en avons parlé avec le pape François. Peut-être Dieu a-t-il fait que nous nous rencontrions maintenant, au moment précis où les nuages s’amoncellent au-dessus de la Syrie, alors qu’il existe une menace de confrontation entre des pays possédant un énorme potentiel de destruction. Il faut tout faire pour empêcher la guerre. Voilà notre premier objectif, celui des Américains et celui des Russes. Celui de tant de gens capables d’analyser froidement ce qui se passe. Quant aux relations russo-américaines, je me souviens des dures années de la guerre froide, alors que le monde était au bord de l’éclatement d’une guerre. Mais les chrétiens des États-Unis et d’Union soviétique ont trouvé le moyen de se rencontrer et de travailler ensemble pour un avenir meilleur. Nous avons eu des contacts très intensifs avec la communauté chrétienne des États-Unis. Il y a eu des échanges de délégations, des conférences communes. Nous avons élaboré une approche commune, une approche chrétienne des problèmes qui divisaient l’Union Soviétique et les États-Unis. Pourquoi ne pas le faire aujourd’hui ? Pourquoi sommes-nous si éloignés les uns des autres ? Pourtant, la plupart des habitants des États-Unis sont des chrétiens, ils professent les mêmes valeurs, ils appartiennent à la famille chrétienne. Nous devons utiliser ce fait, cette circonstance, pour bâtir des ponts au lieu d’élargir le fossé existant. Alors, ce soutien public venant d’en bas, des simples citoyens, des représentants des organisations religieuses, des églises, aidera à former un climat influant positivement sur ceux dont dépend la politique étrangère de nos pays.

 

Que faut-il faire pour refouler le terrorisme et y mettre fin ? Car l’humanité est aujourd’hui confrontée à un terrorisme à un tout autre niveau : un terrorisme qui utilise les technologies contemporaines. On a l’impression qu’on ne peut pas vaincre le terrorisme par la force armée. Comment le vaincre ?

 

Il faut essayer de comprendre les raisons qui incitent des gens honnêtes à se faire terroristes. Je réfléchis sans cesse au fait qu’il y a, certes, des leaders terroristes qui se sont donnés des objectifs politiques et pensent qu’il est plus simple de les atteindre au moyen du terrorisme : faire sauter des gens honnêtes et parfaitement innocents, susciter des réactions de panique, détruire la stabilité. Cela s’appelle la tactique ou la stratégie du terrorisme. Mais ce sont des gens simples qui en font sauter d’autres, des gens qu’on recrute pour des actes terroristes. Je me pose donc la question : comment recruter une personne, souvent honnête, et en faire un terroriste ? J’ai beaucoup réfléchi à la question et me suis convaincu qu’on recrute les gens en utilisant des idées très nobles. Pour envoyer quelqu’un à la mort, causer la mort d’autres hommes, il faut qu’il soit très fortement motivé. Quelle peut être cette motivation ? En deux mots, la voici : « Le monde est plongé dans le mal. La civilisation occidentale contemporaine, voilà la mal. Dieu en est exclu, le monde est transformé en un monde satanique privé de Dieu. Toi seul, par ton exploit, peut contribuer à la victoire sur le mal. C’est ton devoir religieux. Tu combats les forces obscures, tu luttes contre le diable. Tu es du côté de Dieu et de la lumière ». C’est ainsi que certains prédicateurs islamiques s’adressent à leurs fidèles après la prière du vendredi. Peut-être n’avaient-ils pas l’idée de prendre une bombe ou une arme et d’aller tuer. Mais ils sont inspirés par ces paroles et se considèrent comme des combattants pour la vérité de Dieu contre ce monde horrible qui peut anéantir l’islam.

 

Donc, pour vaincre le terrorisme, il faut que nous changions. Le terrorisme c’est avant tout un défi philosophique. Nous devons prendre conscience de ce qui se passe dans les consciences de ceux qui prennent les armes pour lutter au nom de Dieu. Je suis profondément convaincu que le développement de la civilisation humaine qui aujourd’hui passe, malheureusement, par le refus de Dieu, de la loi divine et morale, est la force qui provoque le phénomène du terrorisme. Il est très important que nous parvenions à un consensus moral global. Sur quelle base les gens peuvent-ils vivre ensemble ? Sur la base de certaines valeurs communes. Comment s’entendre sur des valeurs communes quand nous avons différents partis politiques, différents systèmes philosophiques, différents systèmes religieux ? Comment arriver à un consensus global ? Il n’y a qu’un moyen : il faut prendre le sens moral pour base de ce consensus. Le sens moral, la nature morale a été inscrite par Dieu dans l’âme humaine. Pour vous, américain, comme pour moi, russe, ce sont les mêmes notions morales. Si nous allions en Papouasie Nouvelle-Guinée, nous y trouverions au fond de l’âme humaine ces mêmes notions morales.

 

Ce n’est pas lutter contre ce sens moral, qu’il faut, y compris en votant des lois allant contre la moralité traditionnelle, mais en s’entendant sur ces valeurs morales communes et bâtir une civilisation commune sur la base de ce consensus. Dans cette civilisation, il n’y aura pas place pour le terrorisme, et si quelqu’un tente d’utiliser les hommes pour faire du mal aux autres, cela lui sera difficile, car ces appels iront contre les concepts communs de bien et de mal. Nous devons tenter tous ensemble de bâtir une civilisation nouvelle, globale, sur la base d’un consensus moral commun. Je crois que cela est possible.

 

En ce sens, ma rencontre avec le pape François a été très importante. Les deux plus grandes Églises du monde, en la personne de leurs primats, se sont rencontrées pour mettre leurs pendules à l’heure, pour parler des mêmes problèmes, chacun de son point de vue. Et nous nous sommes convaincus qu’il est possible de parvenir à une réponse commune et, peut-être, je vais vous étonner, cela est-il facile à obtenir. Parce que les deux interlocuteurs partaient du même consensus moral : la foi en notre Seigneur Jésus-Christ, en Ses commandements, en Ses lois. Mais ces commandements et ces lois existent dans le monde musulman, et même dans l’humanisme laïc, en tout cas à une certaine étape du développement de l’humanisme c’était le cas. Si nous prenons la Déclaration universelle des droits de l’homme, elle contient une référence à la morale comme pouvant limiter les droits de l’homme. Aujourd’hui, il n’existe plus aucune référence à la limitation de la liberté humaine par la morale. Malheureusement, nous nous éloignons de plus en plus de ce qui nous unissait au niveau ontologique le plus profond. Je pense que si cette division se poursuit, les perspectives de l’humanité sont très mauvaises. Nous ne pouvons pas vivre sur une petite planète en étant déchirés par de profondes contradictions au niveau ontologique. Je présume que ma rencontre avec le saint pontife a apporté une modeste contribution à la formation de ce futur consensus moral pour tous les hommes.

 

Le pape François est déjà intervenu devant le Congrès américain. Ne voudriez-vous pas parler devant le Congrès ?

 

Je suis prêt à parler devant n’importe quel auditoire. J’ai eu à intervenir devant des parlements, devant des gouvernements, je parle aux fidèles chaque dimanche. Je suis ouvert à tout échange, et je pense qu’en principe ce ne serait pas mal si j’avais cette possibilité.

 

Pensez-vous que vous rencontrerez de nouveau le pape François ?

 

Je ne l’exclus pas. C’est possible. Nous ne nous sommes pas entendus sur d’autres rencontres, mais s’il y en a eu une, il peut y en avoir une deuxième et une troisième.

 

Source: Orthodoxie.com

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26 février 2016 5 26 /02 /février /2016 07:20

Rien de ce qui a été fait ces 50 dernières années dans l’euphorie des projets pastoraux et l’enthousiasme du “peuple de Dieu qui marche joyeux”, rien n’a porté des fruits. C’est ce que reconnaissent implicitement plusieurs évêques (Nancy, Lille, Strasbourg, Nantes...) dont les diocèses respectifs commencent à manquer cruellement de prêtres et de vocations.

Pour essayer de trouver des remèdes à cette crise qui risque de faire disparaître l’Eglise catholique du paysage français, les évêques réunissent et consultent les fidèles. Mais uniquement les fidèles impliqués de longue date dans les plans pastoraux à l’origine de la situation actuelle.

Tant que les évêques ne voudront pas reconnaître que les vocations ne naissent que dans les paroisses vivant au rythme de liturgie impeccables et stables, ne mûrissent que dans des séminaires exigeants et ne s’épanouissent que dans un ministère paroissial échappant au contrôle de laïcs cléricalisés, la crise persistera.

 

Source: Pro Liturgia, Vendredi 26/2/2016

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23 février 2016 2 23 /02 /février /2016 11:31
Ancien pasteur pentecôtiste, il se convertit et découvre la puissance d'un simple chapelet

En avril 2013, la conversion au catholicisme de Fernando Casanova, pasteur pentecôtiste portoricain, avait défrayé la chronique latino américaine (en espagnol dans l’hypertexte). Depuis, il s’est fait le zélé défenseur de l’Église avec sa stupéfiante maîtrise de la Bible et son style oratoire latin, passionné et chaleureux.

C’est Fernando lui-même qui raconte son lent et douloureux processus de conversion au catholicisme : pas moins de cinq ans lui auront été nécessaires, après bien des années d’un prestigieux service au sein de son Église protestante.

Ce processus a débuté par sa recherche biblique d’une Église unique et unie fondée par Jésus Christ, Fernando étant désorienté par la prolifération continue d’Églises et de groupes protestants. Mais son zèle dans cette quête visait un seul et clair objectif : « ne pas être catholique ». Sauf que le coup de grâce de sa conversion a précisément été sa découverte de l’Eucharistie catholique.

En prenant la décision de se convertir, il en informe sa femme qui, protestante convaincue, préférera la séparation du couple. Doté d’un grand esprit de famille et fidèle à son mariage, Casanova passe alors plusieurs mois sans vivre avec sa femme et ses trois enfants, crucifié par ce mystère : pourquoi Dieu permet-Il une telle souffrance alors que, après tout, il suit maintenant le droit chemin ?

« J’ai demandé pardon à Dieu tous les dix ‘Je vous salue Marie’ au cas où ma façon de prier ne Lui plaise pas »

Dans ses prédications, il raconte avec beaucoup d’émotion comment il est un jour entré dans une chapelle pour chercher la force de Dieu au milieu de son malheur. Il aperçoit sur un banc de l’église un chapelet. Il comprend que Dieu lui demande de le réciter. Pour le jeune homme récemment converti, bien que ferme dans sa foi, il lui est encore très difficile, en raison des origines évangéliques, de prier le chapelet. Mais Fernando regarde Marie et lui dit qu’il est prêt à le faire, mais lui adresse deux demandes : qu’il puisse se réconcilier avec sa femme et que celle-ci ainsi que leurs enfants puissent entrer en pleine communion avec l’Église de son Fils.

L’ancien pasteur raconte : « J’ai prié le chapelet maladroitement et sans foi, demandant pardon à Dieu tous les dix Je vous salue Marie au cas où ma façon de prier ne Lui plaise pas ».

Le jour même, Fernando Casanova voit sa famille et se réconcilie avec sa femme. Simple coïncidence ? Un an jour pour jour après ce « rosaire mal récité », à la cathédrale de de Porto Rico la capitale, le Fernando Casanova, son épouse et ses enfants ont été officiellement reçus dans l’Église catholique.

Fernando lui-même regrette de n’avoir pas conservé ce chapelet qu’il avait trouvé, un an plus tôt, abandonné sur un banc d’église. Il n’aurait pas seulement aimé le garder : l’ancien pasteur se serait bien vu enterré avec ce chapelet, enroulé dans ses mains reconnaissantes.

 

Source: Il se convertit au catholicisme… et découvre la puissance d’un simple chapelet, Aleteia, Javier Ordovás, 22 février 2016

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22 février 2016 1 22 /02 /février /2016 19:04

Laissez une paroisse vingt ans sans prêtre : on y adorera les bêtes

Saint Curé d'Ars

"Laissez une paroisse vingt ans sans prêtre : on y adorera les bêtes." Saint Curé d'Ars

Source: Diakonos.be

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22 février 2016 1 22 /02 /février /2016 17:28

L’évêque de Phoenix, Arizona, Mgr Thomas Olsted, vient d’appeler les militants provie à la « vigilance » lors de leurs veilles auprès des centres d’avortement, rappelant que Satan est « particulièrement actif » autour de ces lieux : « Nous pouvons êtres sûrs que lorsque nous sommes à proximité d’un lieu où des avortements sont pratiqués, le Malin y est spécialement actif, mais nous ne sommes pas seuls lorsque nous prions. (…) Nous en rendons grâce à Dieu et c’est pour cela que nous y prions ensemble. C’est pour cela que nous appelons Notre Dame de Guadalupe à être auprès de nous et à nous garder à l’abri de son manteau. »

 

Mgr Olsted a fait ces réflexions lors d’une messe célébrée, le 4 février dernier, en la basilique Sainte-Marie de Phoenix à l’occasion de la campagne de printemps de veilles de « 40 Days for Life » (40 jours pour la vie), un mouvement qui associe veilles, jeûne et prières pour obtenir la fin de l’avortement légal et la protection des enfants à naître.

 

Prier près des avortoirs parce que Satan y est « particulièrement actif »

 

Rappelant que le Christ ne nous demande pas d’agir isolés – « Il envoyait les apôtres deux par deux, ils ne devaient pas partir seuls » – l’évêque de Phoenix a affirmé que « ceux qui sont engagés comme témoins de l’Evangile de la Vie, et qui cherchent à défendre les plus vulnérables d’entre nous » ne sont pas seuls.

 

Le seul diocèse de Phoenix compte cinq villes qui participent depuis le mercredi des Cendres à « 40 Days for Life », un carême offert pour cette intention qui est aujourd’hui au cœur du combat chrétien.

 

L’évêque de Phoenix, Arizona, Mgr Thomas Olsted, appelle à un combat spirituel contre l’avortement

 

C’est ce que prêche Mgr Olmsted en paroles et en action : il a lui-même participé à une veille devant le Planned Parenthood de sa ville, le Vendredi Saint de l’année dernière et appelant les hommes de son diocèse à prendre la défense du mariage et de la famille. En 2013, il s’était exprimé devant une réunion de cardinaux, d’évêques et de prêtres des Amériques à garder ferme leur confiance dans les « vérités difficiles » que l’Eglise enseigne sur le mariage, la vie et la liberté religieuse pour que l’Evangile puisse continuer de se répandre.

 

Source et suite: Reinformation.tv

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19 février 2016 5 19 /02 /février /2016 07:12
Saint Alphonse, un grand maître pour notre temps

Le temps du Carême est celui dans lequel les gens devraient bénéficier d'une plus grande détermination pour faire le tri dans le désordre de leur propre âme. Nous vivons dans une culture où non seulement les péchés et les tentations sont considérés par la masse comme légitimes, mais où ils sont continuellement parrainés et considérés comme des "droits".

 

Nous sommes prêts, par exemple, de faire beaucoup de sacrifices pour être physiquement en offrant des performances en prenant le stéréotype proposé par la publicité, le cinéma, les magazines ... mais peu ou rien n'est fait pour mettre les péchés au le régime alimentaire. Les clubs de sport et de santé sont devenus de grandes places d'affaires "pour le bien du peuple". Et tandis que toute l'attention et le culte sont prêtés à son corps, l'âme se sépare toujours plus de son Créateur, l'Unique à vouloir le vrai bien de sa créature. Pourtant, les grands moralistes de l'Église ont toujours dit: offrir des sacrifices, des jeûnes, des petites pénitences (les "voeux" miséricordieux enseignés par les bonnes mamans à leurs fils sont bénéfiques non seulement pour exprimer dans un manifeste leur croyance, mais pour se dégager avec grande force et facilité des esclavages du monde, en donnant ainsi place à la vraie liberté de l'âme.. Saint Alphonse de Liguori (1696-1787) est l'un de ces grands moralistes.

 

Au temps où les séminaires apprenaient la théologie morale selon les directives de ce dernier, les catholiques vivaient, malgré les tribulations et les péchés quotidiens, avec une plus grande sérénité et le tissu social catholique suivait des directives en harmonie avec la conscience de chacun, constituées par la loi divine inscrite dans chaque individu, par conséquent, l'honnêteté et le sens du devoir les tenaient plus éloignés des différents visages de la corruption. La théologie morale est la médecine la plus salutaire de toutes pour rester en bonne santé, y compris les produits pharmaceutiques, parce que quand l'âme se porte aussi bien, le corps en bénéficie. Il est étonnant de voir combien la théologie morale de saint Alphonse est encore aussi assurée, même en temps de miséricorde immense et prodigieuse.

 

A son époque, nombreux étaient les confesseurs enclins à une mesure de raideur vis-àvis de leurs pénitents et voilà que l'évêque de Sant'Agata de 'Goti donna la direction correcte à une situation qu'on avait créée. Aujourd'hui, nous sommes dans une situation inverse: la miséricorde, prodiguée par la majorité des confesseurs, sans le sens de la justice divine et sans la prétention de la repentance essentielle. Il convient de rappeler que Padre Pio de Pietrelcina, porté comme modèle du confesseur dans l'actuel Jubilé, était un champion de l'extrême sérieux du sacrement de la confession.

 

Avec saint Alphonse de Liguori, nous sommes confrontés à l'équilibre de la tradition: il est plus facile pour les hommes (ne sont pas exemptss ceux de l'Eglise) de mener des idées et des doctrines en avance. Il est plus difficile de rester dans les canons de la proportion. Eh bien, saint Alphonse était un savant équilibreur.

 

L'ordre moral, pour saint Alphonse, est constitué d'un rapport de conformité entre la volonté et de la règle objective, c'est-à-dire la loi. Tel rapport est donné par la connaissance qu'a le sujet de la loi comme règle obligatoire. De là, il est amené à rejeter la probabilité isolée comme une règle universelle de conduite, parce qu'au moins dans les degrés inférieurs, n'est pas la connaissance; c'est par contre la certitude morale en tout rapport cognitif. Ce génie de la théologie morale agit de manière fulgurante pour contrer les hérésies contemporaines et la "norme universelle" devenue "certitude morale". Il se détacha ainsi de la facilité des probabilistes, en accueillant le meilleur côté du probabilisme et en établissant une position de fort contraste en face de toutes les nuances de la rigueur et du jansénisme.

 

Ses écrits formidables et sa prédication infatigable ont mis les enseignements dans les séminaires sur le droit chemin, alors qu'ils étaient devenus des forges d'erreurs en raison de théologiens hors équilibre: l'Europe prit contact avec la nouvelle morale à laquelle fut petit à petit reconnu le mérite d'avoir consommé les sorts du jansénisme et les tendances les plus discutées du probabilisme. Toute la pensée antécédente fut reprise de saint Alphonse : plus de 70.000 citations de 800 auteurs attestent d'elles-mêmes du travail surhumain de révision, de critique, de criblage accompli par cet homme de Dieu.

 

La mentalité de saint Alphonse, un peu hostile aux discussions abstraites, réapparaît identique dans la morale comme dans la théologie dogmatique, dans la prédication, dans la mission, dans la pastorale. Dans son oeuvre complexe et articulée entrent de nouvelles préoccupations, inspirées de la lutte contre le matérialisme, l'indifférence religieuse et l'incrédulité, comme en témoigne la Brève Dissertation contre les erreurs modernes des incroyants aujourd'hui nommées matérialistes et déistes et les écrits ultérieurs similaires, avec lesquels le théologien se pose, excellant surtout, parmi les tendances controversées antinationalistes, antilluministes et l'apologétique de la seconde moitié du dix-huitième siècle.

 

C'est un théologien libre lui-même (sans vanité) de préjugés (facile à prendre par rapport à l'affranchissement du sage); libre de toute influence d'adresses de l'une ou l'autre école à la mode, mais fidèle à la Tradition de l'Eglise. À l'exception de quelques auteurs préférés, comme sainte Thérèse d'Avila et saint François de Sales, sa doctrine évolue entre les différents sujets offerts par Tradition avec indépendance de jugement. Il aime naviguer dans la Tradition, libre et réaliste, et choisit dans celle-ci et discerne pour le bien des âmes, toujours à la recherche de l'aspect efficace, pratique et salvifique. Il y a des questions sur lesquelles il ne transige pas et sur lesquelles il insiste sans relâche: la prière, la conformité à la volonté de Dieu (qui est le terme de l'exercice de perfection), et la méditation sur les fins dernières et sur la Passion de Notre-Seigneur, l'Eucharistie, la dévotion à la Vierge Marie.


Joseph Chasseur écrit dans le Dictionnaire biographique des italiens de l'Encyclopédie Treccani (Vol. 2 1960): "Il n'est pas exagéré de dire qu'on lui doit principalement les grandes théories de la mystique et de l'ascèse, qui, avec saint François de Sales avaient quitté l'école pour entrer dans la dite bonne société, elles en sortirent également et se déversèrent parmi le peuple. Alfonse, dans la dernière histoire de la pensée catholique, sans conteste, celui qui a trouvé les veines de l'ancienne conception héroïque du chrétien et a, dans sa vie et sa doctrine - humble seulement dans le vêtement  - renouvelé les grands théoriciens de l'amour de Dieu, comme en avait connu le Moyen Âge."

 

Sa moral a facilement rompu la résistance du jansénisme et se levèrent ses propagateurs éminents : Bruno Lanteri, Joseph Cafasso, Jean Bosco en Italie; Gousset et Mazenod en France; Diesbach en Suisse et en Bavière; Hennequin en Flandre; Waibel en Allemagne. Ses livres ont couru le monde dans toutes les langues.

 

Le philosophe Kierkegaard a noté, dans le sens religieux de ce Docteur de l'Eglise, des correspondances d'âme qui personnellement le détachaient sans repentir du piétisme protestant éhontée; tandis Gioberti et Döllinger, éprouvant la gênée allumée contre lui, le snobaient du haut de leurs enseignements pompeux et erronés. L'originalité de saint Alphonse est celle des penseurs catholiques équilibrés, qui est enracinée dans la Pensée éternelle de Dieu; celle sans temps, qui a son séjour dans la "Beauté si ancienne et si nouvelle", pour employer l'expression sublime de Saint Augustin; celle en mesure d'évacuer les rondes du jardin et qu'on propose pour redresser le chemin vers Dieu, distordu de certains par ingénuité ou mauvaise foi. (Cristina Siccardi)

 

Source: Corrispondenzaromana

 

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13 février 2016 6 13 /02 /février /2016 09:03
Rencontre historique entre le Patriarche de Moscou et le Pape de Rome

Un premier signe du rapprochement du Patriarchat de Moscou et de Rome avait été établi en mai 2010 avec la co-édition d'un recueil de discours du patriarche de Moscou, Cyrille Ier : "Liberté et responsabilité : à la recherche de l'harmonie. Dignité de l'homme et droits de la personne", où le patriarche Cyrille expliquait précisément ce qui rendait le christianisme désagréable aux oreilles modernes : notre conception de la dignité humaine. "Nous avons avec le pape une vision commune sur la protection de la dignité de l'homme en Europe", écrit le patriarche Kirill pour qui "l'Eglise catholique et l'Eglise orthodoxe sont aujourd'hui les seules à être naturellement liées dans le dur combat" contre "le libéralisme et le sécularisme". Une idéologie, écrit le patriarche russe, qui comme le communisme en URSS à l'époque, voudrait condamner le christianisme à l'insignifiance sociale et publique : "En Occident, on veut, de manière encore pire que le fit le régime soviétique de notre pays, relayer la foi au domaine de la vie privée."

 

Aujourd'hui, le drame des chrétiens de Terre sainte fauchés par les islamistes de Daech contribue au rapprochement entre le Patriarche russe et le Vatican.

 

Près de mille ans après le schisme entre chrétiens d'Orient et d'Occident, les chefs de file des deux Églises, le pape catholique François et le plus puissant des responsables orthodoxes, le Patriarche de Moscou, Kirill, se sont rencontrés pour la première fois, hier soir, 12 février, à Cuba. [1]

 

Abordant plusieurs thèmes, ils ont commencé par rappeler qu'ils partageaient une "commune Tradition spirituelle du premier millénaire du christianisme" et ont prié pour la "pleine unité" de tous les disciples du Seigneur "dans un monde qui attend de nous non pas seulement des paroles mais des actes."

 

Ils ont réclamé de "la communauté internationale" "des actions urgentes pour empêcher que se poursuive l'éviction des chrétiens du Proche Orient". Ils ont condamné "les tentatives de justifications d'actions criminelles par des slogans religieux" comme "absolument inacceptables", "car Dieu n'est pas un Dieu de désordre, mais de paix" (1 Co 14, 33). Ils ont prié "avec ferveur le Dieu Créateur du monde et Provident, qu'il protège sa création de la destruction et ne permette pas une nouvelle guerre mondiale", et ont dénoncé "l'inégalité croissante dans la répartition des biens terrestres." Ils se sont dits "inquiets de la crise de la famille dans de nombreux pays." La famille, "centre naturel de la vie humaine et de la société", "fondée sur le mariage, acte d'amour libre et fidèle d'un homme et d'une femme."

 

Ils ont appelé "chacun au respect du droit inaliénable à la vie." "Des millions d'enfants sont privés de la possibilité même de paraître au monde. La voix du sang des enfants non nés crie vers Dieu" (cf. Gn 4, 10).

 

Ils ont expliqué que la "mission de prêcher l'Evangile du Christ dans le monde contemporain" "implique le respect mutuel des membres des communautés chrétiennes" et "exclut toute forme de prosélytisme." Ils ont ainsi exhorté les chrétiens à ne pas "utiliser des moyens indus pour pousser des croyants à passer d'une Eglise à une autre, niant leur liberté religieuse ou leurs traditions propres. Nous sommes appelés à mettre en pratique le précepte de l'apôtre Paul: "Je me suis fait un honneur d'annoncer l'Évangile là où Christ n'avait point été nommé, afin de ne pas bâtir sur le fondement d'autrui" (Rm 15, 20).

 

Dans un des salons de l'aéroport Jose Marti de La Havane, Kirill et François se sont chaleureusement salués et embrassés. François, les traits tirés après ses douze heures de vol depuis Rome, était visiblement ravi d'être là. Kirill, d'ordinaire le visage fermé, était, lui aussi, extrêmement souriant.

 

"Finalement!" a lancé le pape François en s'approchant de Kirill qui, très bienveillant, lui a rétorqué: "Les choses seront plus faciles à présent…" Et le pape catholique d'observer, devant l'immense crucifix fixé derrière les deux fauteuils où ils devaient s'entretenir: "Nous sommes tous des hommes. Il est très clair que cette rencontre est la volonté de Dieu."

 

Ces deux éminents chrétiens ne sont toutefois pas allés jusqu'à prier ensemble, du moins en public, comme l'avaient fait François et l'autre grand patriarche de l'orthodoxie, Bartholomé de Constantinople, en mai 2014, à Jérusalem, dans la basilique du Saint-Sépulcre. De même, le Pape ne s'est pas publiquement profondément incliné devant le religieux russe, un geste de déférence très frappant qu'il avait osé devant le patriarche Bartholomée à Istanbul, en novembre 2014.

 

Déclaration commune

 

Reste que cette rencontre cubaine avec "mon frère Kirill" comme l'a qualifié le Pape en quittant Rome - a été marquée par une impressionnante empathie qui marque un dégel décisif des relations orthodoxes-catholiques même s'il faudra beaucoup de temps pour colmater des blessures encore très vives… Sur la question ukrainienne notamment, qui oppose frontalement l'Église gréco-catholique, unie à Rome, à l'Eglise orthodoxe russe.

 

Ce sujet, comme beaucoup d'autres dont l'écologie, les deux chefs d'Église devaient en parler, mais l'objet de ce rendez-vous, pensé à Cuba, en "terre neutre", entendez non catholique, sur le trajet du voyage du pape François pour le Mexique, était bien, en ce début de millénaire, sa portée historique. Jamais dans l'histoire chrétienne un patriarche russe n'avait encore rencontré le pape de Rome! Le divorce entre ces deux Églises chrétiennes date de 1054.

 

Ce qui explique que les deux hommes ont pris le temps de s'entretenir longuement - deux heures - pour faire connaissance. De mémoire de prélats jamais un pape n'a accordé une telle durée à une personnalité lors d'une visite au Vatican ou à l'étranger, sinon à titre privé. À côté de cette conversation hors norme, la "déclaration commune" que les deux responsables devaient signer avant de se séparer demeurera aussi l'acquis tangible de ce sommet.

 

À l'image d'une autre "déclaration commune" signée avec le patriarche de Constantinople en mai 2014, ce texte devait insister sur le drame des chrétiens de Terre sainte fauchés par les islamistes de Daech. C'est d'ailleurs la clé de ce rapprochement entre le patriarcat russe et le Vatican, car la Russie cherche actuellement à sortir de son isolement diplomatique lié à son soutien du régime de Damas en Syrie.

 

En novembre 2014, la déclaration commune signée avec le patriarche de Constantinople évoquait ainsi "l'œcuménisme de la souffrance". Catholiques et orthodoxes lançaient alors un appel pour réveiller "l'indifférence" face à "la terrible situation des chrétiens". Il est très probable que le ton de cette déclaration cubaine - qui a été toutefois très difficile à mettre au point jusqu'à la dernière minute - monte d'un cran dans cette dénonciation, car le sort des chrétiens de Terre sainte s'est considérablement aggravé.

 

Cette poignée de main sous les tropiques sera-t-elle suivie par une seconde à venir dans la capitale russe? Sur place, les esprits ne sont pas encore mûrs mais tout est prêt dans l'esprit de François. À Cuba, il a clairement posé les fondations d'un nouveau pont entre Rome et Moscou.

 

Déclaration commune du Pape François et du Patriarche Kirill de Moscou et de toute la Russie

 

"La grâce de Notre Seigneur Jésus Christ, l'amour de Dieu le Père et la communion du Saint-Esprit soit avec vous tous" (2 Co 13, 13).

 

1. Par la volonté de Dieu le Père de qui vient tout don, au nom de Notre Seigneur Jésus Christ et avec le secours de l'Esprit Saint Consolateur, nous, Pape François et Kirill, Patriarche de Moscou et de toute la Russie, nous sommes rencontrés aujourd'hui à La Havane. Nous rendons grâce à Dieu, glorifié en la Trinité, pour cette rencontre, la première dans l'histoire.

 

Avec joie, nous nous sommes retrouvés comme des frères dans la foi chrétienne qui se rencontrent pour se "parler de vive voix" (2 Jn 12), de coeur à coeur, et discuter des relations mutuelles entre les Eglises, des problèmes essentiels de nos fidèles et des perspectives de développement de la civilisation humaine.

 

2. Notre rencontre fraternelle a eu lieu à Cuba, à la croisée des chemins entre le Nord et le Sud, entre l'Est et l'Ouest. De cette île, symbole des espoirs du "Nouveau Monde" et des événements dramatiques de l'histoire du XXe siècle, nous adressons notre parole à tous les peuples d'Amérique latine et des autres continents.

 

Nous nous réjouissons de ce que la foi chrétienne se développe ici de façon dynamique. Le puissant potentiel religieux de l'Amérique latine, sa tradition chrétienne séculaire, réalisée dans l'expérience personnelle de millions de personnes, sont le gage d'un grand avenir pour cette région.

 

3. Nous étant rencontrés loin des vieilles querelles de l'"Ancien Monde", nous sentons avec une force particulière la nécessité d'un labeur commun des catholiques et des orthodoxes, appelés, avec douceur et respect, à rendre compte au monde de l'espérance qui est en nous (cf. 1 P 3, 15).

 

4. Nous rendons grâce à Dieu pour les dons que nous avons reçus par la venue au monde de son Fils unique. Nous partageons la commune Tradition spirituelle du premier millénaire du christianisme. Les témoins de cette Tradition sont la Très Sainte Mère de Dieu, la Vierge Marie, et les saints que nous vénérons. Parmi eux se trouvent d'innombrables martyrs qui ont manifesté leur fidélité au Christ et sont devenus "semence de chrétiens". [2]

 

5. Malgré cette Tradition commune des dix premiers siècles, catholiques et orthodoxes, depuis presque mille ans, sont privés de communion dans l'Eucharistie. Nous sommes divisés par des blessures causées par des conflits d'un passé lointain ou récent, par des divergences, héritées de nos ancêtres, dans la compréhension et l'explicitation de notre foi en Dieu, un en Trois Personnes - Père, Fils et Saint Esprit. Nous déplorons la perte de l'unité, conséquence de la faiblesse humaine et du péché, qui s'est produite malgré la Prière sacerdotale du Christ Sauveur: "Que tous soient un. Comme toi, Père, tu es en moi et moi en toi, qu'eux aussi soient un en nous" (Jn 17, 21).

 

6. Conscients que de nombreux obstacles restent à surmonter, nous espérons que notre rencontre contribue au rétablissement de cette unité voulue par Dieu, pour laquelle le Christ a prié. Puisse notre rencontre inspirer les chrétiens du monde entier à prier le Seigneur avec une ferveur renouvelée pour la pleine unité de tous ses disciples! Puisse-t-elle, dans un monde qui attend de nous non pas seulement des paroles mais des actes, être un signe d'espérance pour tous les hommes de bonne volonté!

 

7. Déterminés à entreprendre tout ce qui nécessaire pour surmonter les divergences historiques dont nous avons hérité, nous voulons unir nos efforts pour témoigner de l'Evangile du Christ et du patrimoine commun de l'Eglise du premier millénaire, répondant ensemble aux défis du monde contemporain. Orthodoxes et catholiques doivent apprendre à porter un témoignage unanime à la vérité dans les domaines où cela est possible et nécessaire. La civilisation humaine est entrée dans un moment de changement d'époque. Notre conscience chrétienne et notre responsabilité pastorale ne nous permettent pas de rester inactifs face aux défis exigeant une réponse commune.

 

8. Notre regard se porte avant tout vers les régions du monde où les chrétiens subissent la persécution. En de nombreux pays du Proche Orient et d'Afrique du Nord, nos frères et soeurs en Christ sont exterminés par familles, villes et villages entiers. Leurs églises sont détruites et pillées de façon barbare, leurs objets sacrés sont profanés, leurs monuments, détruits. En Syrie, en Irak et en d'autres pays du Proche Orient, nous observons avec douleur l'exode massif des chrétiens de la terre d'où commença à se répandre notre foi et où ils vécurent depuis les temps apostoliques ensemble avec d'autres communautés religieuses.

 

9. Nous appelons la communauté internationale à des actions urgentes pour empêcher que se poursuive l'éviction des chrétiens du Proche Orient. Elevant notre voix pour défendre les chrétiens persécutés, nous compatissons aussi aux souffrances des fidèles d'autres traditions religieuses devenus victimes de la guerre civile, du chaos et de la violence terroriste.

 

10. En Syrie et en Irak, la violence a déjà emporté des milliers de vies, laissant des millions de gens sans abri ni ressources. Nous appelons la communauté internationale à mettre fin à la violence et au terrorisme et, simultanément, à contribuer par le dialogue à un prompt rétablissement de la paix civile. Une aide humanitaire à grande échelle est indispensable aux populations souffrantes et aux nombreux réfugiés dans les pays voisins.

 

Nous demandons à tous ceux qui pourraient influer sur le destin de ceux qui ont été enlevés, en particulier des Métropolites d'Alep Paul et Jean Ibrahim, séquestrés en avril 2013, de faire tout ce qui est nécessaire pour leur libération rapide.

 

11. Nous élevons nos prières vers le Christ, le Sauveur du monde, pour le rétablissement sur la terre du Proche Orient de la paix qui est "le fruit de la justice" (Is 32, 17), pour que se renforce la coexistence fraternelle entre les diverses populations, Eglises et religions qui s'y trouvent, pour le retour des réfugiés dans leurs foyers, la guérison des blessés et le repos de l'âme des innocents tués.

 

Nous adressons un fervent appel à toutes les parties qui peuvent être impliquées dans les conflits pour qu'elles fassent preuve de bonne volonté et s'asseyent à la table des négociations. Dans le même temps, il est nécessaire que la communauté internationale fasse tous les efforts possibles pour mettre fin au terrorisme à l'aide d'actions communes, conjointes et coordonnées. Nous faisons appel à tous les pays impliqués dans la lutte contre le terrorisme pour qu'ils agissent de façon responsable et prudente. Nous exhortons tous les chrétiens et tous les croyants en Dieu à prier avec ferveur le Dieu Créateur du monde et Provident, qu'il protège sa création de la destruction et ne permette pas une nouvelle guerre mondiale. Pour que la paix soit solide et durable, des efforts spécifiques sont nécessaires afin de redécouvrir les valeurs communes qui nous unissent, fondées sur l'Evangile de Notre Seigneur Jésus Christ.

 

12. Nous nous inclinons devant le martyre de ceux qui, au prix de leur propre vie, témoignent de la vérité de l'Evangile, préférant la mort à l'apostasie du Christ. Nous croyons que ces martyrs de notre temps, issus de diverses Eglises, mais unis par une commune souffrance, sont un gage de l'unité des chrétiens. A vous qui souffrez pour le Christ s'adresse la parole de l'apôtre: "Très chers!… dans la mesure où vous participez aux souffrances du Christ, réjouissez-vous, afin que, lors de la révélation de Sa gloire, vous soyez aussi dans la joie et l'allégresse" (1 P 4, 12-13).

 

13. En cette époque préoccupante est indispensable le dialogue interreligieux. Les différences dans la compréhension des vérités religieuses ne doivent pas empêcher les gens de fois diverses de vivre dans la paix et la concorde. Dans les circonstances actuelles, les leaders religieux ont une responsabilité particulière pour éduquer leurs fidèles dans un esprit de respect pour les convictions de ceux qui appartiennent à d'autres traditions religieuses. Les tentatives de justifications d'actions criminelles par des slogans religieux sont absolument inacceptables. Aucun crime ne peut être commis au nom de Dieu, "car Dieu n'est pas un Dieu de désordre, mais de paix" (1 Co 14, 33).

 

14. Attestant de la haute valeur de la liberté religieuse, nous rendons grâce à Dieu pour le renouveau sans précédent de la foi chrétienne qui se produit actuellement en Russie et en de nombreux pays d'Europe de l'Est, où des régimes athées dominèrent pendant des décennies. Aujourd'hui les fers de l'athéisme militant sont brisés et en de nombreux endroits les chrétiens peuvent confesser librement leur foi. En un quart de siècle ont été érigés là des dizaines de milliers de nouvelles églises, ouverts des centaines de monastères et d'établissements d'enseignement théologique. Les communautés chrétiennes mènent une large activité caritative et sociale, apportant une aide diversifiée aux nécessiteux. Orthodoxes et catholiques oeuvrent souvent côte à côte. Ils attestent des fondements spirituels communs de la convivance humaine, en témoignant des valeurs évangéliques.

 

15. Dans le même temps, nous sommes préoccupés par la situation de tant de pays où les chrétiens se heurtent de plus en plus souvent à une restriction de la liberté religieuse, du droit de témoigner de leurs convictions et de vivre conformément à elles. En particulier, nous voyons que la transformation de certains pays en sociétés sécularisées, étrangère à toute référence à Dieu et à sa vérité, constitue un sérieux danger pour la liberté religieuse. Nous sommes préoccupés par la limitation actuelle des droits des chrétiens, voire de leur discrimination, lorsque certaines forces politiques, guidées par l'idéologie d'un sécularisme si souvent agressif, s'efforcent de les pousser aux marges de la vie publique.

 

16. Le processus d'intégration européenne, initié après des siècles de conflits sanglants, a été accueilli par beaucoup avec espérance, comme un gage de paix et de sécurité. Cependant, nous mettons en garde contre une intégration qui ne serait pas respectueuse des identités religieuses. Tout en demeurant ouverts à la contribution des autres religions à notre civilisation, nous sommes convaincus que l'Europe doit rester fidèle à ses racines chrétiennes. Nous appelons les chrétiens européens d'Orient et d'Occident à s'unir pour témoigner ensemble du Christ et de l'Evangile, pour que l'Europe conserve son âme formée par deux mille ans de tradition chrétienne.

 

17. Notre regard se porte sur les personnes se trouvant dans des situations de détresse, vivant dans des conditions d'extrême besoin et de pauvreté, alors même que croissent les richesses matérielles de l'humanité. Nous ne pouvons rester indifférents au sort de millions de migrants et de réfugiés qui frappent à la porte des pays riches. La consommation sans limite, que l'on constate dans certains pays plus développés, épuise progressivement les ressources de notre planète. L'inégalité croissante dans la répartition des biens terrestres fait croître le sentiment d'injustice à l'égard du système des relations internationales qui s'est institué.

 

18. Les Eglises chrétiennes sont appelées à défendre les exigences de la justice, le respect des traditions des peuples et la solidarité effective avec tous ceux qui souffrent. Nous, chrétiens, ne devons pas oublier que "ce qu'il y a de faible dans le monde, voilà ce que Dieu a choisi, pour couvrir de confusion ce qui est fort ; ce qui est d'origine modeste, méprisé dans le monde, ce qui n'est pas, voilà ce que Dieu a choisi, pour réduire à rien ce qui est ; ainsi aucun être de chair ne pourra s'enorgueillir devant Dieu" (1 Co 1, 27-29).

 

19. La famille est le centre naturel de la vie humaine et de la société. Nous sommes inquiets de la crise de la famille dans de nombreux pays. Orthodoxes et catholiques, partageant la même conception de la famille, sont appelés à témoigner que celle-ci est un chemin de sainteté, manifestant la fidélité des époux dans leurs relations mutuelles, leur ouverture à la procréation et à l'éducation des enfants, la solidarité entre les générations et le respect pour les plus faibles.

 

20. La famille est fondée sur le mariage, acte d'amour libre et fidèle d'un homme et d'une femme. L'amour scelle leur union, leur apprend à se recevoir l'un l'autre comme don. Le mariage est une école d'amour et de fidélité. Nous regrettons que d'autres formes de cohabitation soient désormais mises sur le même plan que cette union, tandis que la conception de la paternité et de la maternité comme vocation particulière de l'homme et de la femme dans le mariage, sanctifiée par la tradition biblique, est chassée de la conscience publique.

 

21. Nous appelons chacun au respect du droit inaliénable à la vie. Des millions d'enfants sont privés de la possibilité même de paraître au monde. La voix du sang des enfants non nés crie vers Dieu (cf. Gn 4, 10).

 

Le développement de la prétendue euthanasie conduit à ce que les personnes âgées et les infirmes commencent à se sentir être une charge excessive pour leur famille et la société en général.

 

Nous sommes aussi préoccupés par le développement des technologies de reproduction biomédicale, car la manipulation de la vie humaine est une atteinte aux fondements de l'existence de l'homme, créé à l'image de Dieu. Nous estimons notre devoir de rappeler l'immuabilité des principes moraux chrétiens, fondés sur le respect de la dignité de l'homme appelé à la vie, conformément au dessein de son Créateur.

 

22. Nous voulons adresser aujourd'hui une parole particulière à la jeunesse chrétienne. A vous, les jeunes, appartient de ne pas enfouir le talent dans la terre (cf. Mt 25, 25), mais d'utiliser toutes les capacités que Dieu vous a données pour confirmer dans le monde les vérités du Christ, pour incarner dans votre vie les commandements évangéliques de l'amour de Dieu et du prochain. Ne craignez pas d'aller à contre-courant, défendant la vérité divine à laquelle les normes séculières contemporaines sont loin de toujours correspondre.

 

23. Dieu vous aime et attend de chacun de vous que vous soyez ses disciples et apôtres. Soyez la lumière du monde, afin que ceux qui vous entourent, voyant vos bonnes actions, rendent gloire à votre Père céleste (cf. Mt 5, 14, 16). Eduquez vos enfants dans la foi chrétienne, transmettez-leur la perle précieuse de la foi (cf. Mt 13, 46) que vous avez reçue de vos parents et aïeux. N'oubliez pas que vous «avez été rachetés à un cher prix» (1 Co 6, 20), au prix de la mort sur la croix de l'Homme-Dieu Jésus Christ.

 

24. Orthodoxes et catholiques sont unis non seulement par la commune Tradition de l'Eglise du premier millénaire, mais aussi par la mission de prêcher l'Evangile du Christ dans le monde contemporain. Cette mission implique le respect mutuel des membres des communautés chrétiennes, exclut toute forme de prosélytisme.

 

Nous ne sommes pas concurrents, mais frères: de cette conception doivent procéder toutes nos actions les uns envers les autres et envers le monde extérieur. Nous exhortons les catholiques et les orthodoxes, dans tous les pays, à apprendre à vivre ensemble dans la paix, l'amour et à avoir «les uns pour les autres la même aspiration» (Rm 15, 5). Il ne peut donc être question d'utiliser des moyens indus pour pousser des croyants à passer d'une Eglise à une autre, niant leur liberté religieuse ou leurs traditions propres. Nous sommes appelés à mettre en pratique le précepte de l'apôtre Paul: "Je me suis fait un honneur d'annoncer l'Évangile là où Christ n'avait point été nommé, afin de ne pas bâtir sur le fondement d'autrui" (Rm 15, 20).

 

25. Nous espérons que notre rencontre contribuera aussi à la réconciliation là où des tensions existent entre gréco-catholiques et orthodoxes. Il est clair aujourd'hui que la méthode de l'"uniatisme" du passé, comprise comme la réunion d'une communauté à une autre, en la détachant de son Eglise, n'est pas un moyen pour recouvrir l'unité. Cependant, les communautés ecclésiales qui sont apparues en ces circonstances historiques ont le droit d'exister et d'entreprendre tout ce qui est nécessaire pour répondre aux besoins spirituels de leurs fidèles, recherchant la paix avec leurs voisins. Orthodoxes et gréco-catholiques ont besoin de se réconcilier et de trouver des formes de coexistence mutuellement acceptables.

 

26. Nous déplorons la confrontation en Ukraine qui a déjà emporté de nombreuses vies, provoqué d'innombrables blessures à de paisibles habitants et placé la société dans une grave crise économique et humanitaire. Nous exhortons toutes les parties du conflit à la prudence, à la solidarité sociale, et à agir pour la paix. Nous appelons nos Eglises en Ukraine à travailler pour atteindre la concorde sociale, à s'abstenir de participer à la confrontation et à ne pas soutenir un développement ultérieur du conflit.

 

27. Nous exprimons l'espoir que le schisme au sein des fidèles orthodoxes d'Ukraine sera surmonté sur le fondement des normes canoniques existantes, que tous les chrétiens orthodoxes d'Ukraine vivront dans la paix et la concorde et que les communautés catholiques du pays y contribueront, de sorte que soit toujours plus visible notre fraternité chrétienne.

 

28. Dans le monde contemporain, multiforme et en même temps uni par un même destin, catholiques et orthodoxes sont appelés à collaborer fraternellement en vue d'annoncer la Bonne Nouvelle du salut, à témoigner ensemble de la dignité morale et de la liberté authentique de la personne, "pour que le monde croie" (Jn 17, 21). Ce monde, dans lequel disparaissent progressivement les piliers spirituels de l'existence humaine, attend de nous un fort témoignage chrétien dans tous les domaines de la vie personnelle et sociale. De notre capacité à porter ensemble témoignage de l'Esprit de vérité en ces temps difficiles dépend en grande partie l'avenir de l'humanité.

 

29. Que dans le témoignage hardi de la vérité de Dieu et de la Bonne Nouvelle salutaire nous vienne en aide l'Homme-Dieu Jésus Christ, notre Seigneur et Sauveur, qui nous fortifie spirituellement par sa promesse infaillible: "Sois sans crainte, petit troupeau: votre Père a trouvé bon de vous donner le Royaume" (Lc 12, 32)!

 

Le Christ est la source de la joie et de l'espérance. La foi en Lui transfigure la vie de l'homme, la remplit de sens. De cela ont pu se convaincre par leur propre expérience tous ceux à qui peuvent s'appliquer les paroles de l'apôtre Pierre: "Vous qui jadis n'étiez pas un peuple et qui êtes maintenant le Peuple de Dieu, qui n'obteniez pas miséricorde et qui maintenant avez obtenu miséricorde" (1 P 2, 10).

 

30. Remplis de gratitude pour le don de la compréhension mutuelle manifesté lors de notre rencontre, nous nous tournons avec espérance vers la Très Sainte Mère de Dieu, en l'invoquant par les paroles de l'antique prière: "Sous l'abri de ta miséricorde, nous nous réfugions, Sainte Mère de Dieu". Puisse la Bienheureuse Vierge Marie, par son intercession, conforter la fraternité de ceux qui la vénèrent, afin qu'ils soient au temps fixé par Dieu rassemblés dans la paix et la concorde en un seul Peuple de Dieu, à la gloire de la Très Sainte et indivisible Trinité!

 

Le 12 février 2016, à La Havane (Cuba)

 

Notes

 

[1] Cuba : rencontre historique entre le patriarche russe et le Pape, Le Figaro, Par Jean-Marie Guénois Mis à jour le 12/02/2016 à 23:33 Publié le 12/02/2016 à 23:07

[2] "Le sang des martyrs est semence de chrétiens." (Tertullien, L'Apologétique, Apologie du christinianisme).

 

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8 février 2016 1 08 /02 /février /2016 06:30

Une enquête sur les rapports des élèves et de la religion remet en cause toutes les orientations prises par la gauche depuis trente ans à l'école. Najat Vallaud-Belkacem désavouée par les jeunes.

Dommage que Jean-Paul Brighelli qui l'a commentée sur une position radicale façon "hussard noir de la IIIe république", et qui présente une "école saisie par la foi", n'ait pas compris la "saine laïcité" défendue par la doctrine sociale de l'Eglise.

Brighelli - L'école saisie par la foi. Najat Vallaud-Belkacem désavouée par les jeunes

"L'Obs" publie cette semaine une enquête sur les rapports des élèves et de la religion, que commente Najat Vallaud-Belkacem. Jean-Paul Brighelli l'a lue pour vous.

 

Par Jean-Paul Brighelli

 

 

L'Obs – et la presse de gauche en général – serait-il en train de lâcher doucement Mme Vallaud-Belkacem ? C'est la première idée qui m'est venue à la lecture du dossier « L'école défiée par la religion », qui confronte le ministre aux résultats – saisissants, quoique d'une méthodologie contestable – d'une enquête effectuée par une équipe conjointe du CNRS et de Sciences Po.

Les femmes au foyer, et les cochons seront bien gardés

 

Les ennuis commencent dès la sixième. Au programme, les grands textes fondateurs. « Au commencement, Dieu créa le ciel et la terre. » La prof de Français interviewée par le magazine a beau expliquer qu'il s'agit d'un mythe, nombre d'élèves s'insurgent. « C'est vrai, c'est bien comme ça que ça s'est passé. » Probablement y étaient-ils.

 

Les adolescents se définiraient donc d'abord en fonction de leur appartenance religieuse. Particulièrement les musulmans – nous y voilà, L'Obs flirte dangereusement avec l'islamophobie –, « fiers de leur religion » à 90 %. Mais dans la même statistique, les enquêteurs font dire aux athées – 39 % des élèves quand même, sur un échantillon de 9 000 collégiens des Bouches-du-Rhône, où ils représentent donc plus d'un tiers, les musulmans 2 5% et les juifs 1,6 % (sans que rien dans les graphiques ultérieurs de l'enquête n'indique les rapports de forces des différents groupes) qu'eux aussi sont fiers de leur religion – à 65 % : ils ne doivent pas avoir tout compris, à Sciences Po, sur l'étrange religion des athées.

 

Des croyants qui pensent à 71 % que Dieu a créé ex nihilo les espèces vivantes – y compris le moustique porteur de chikungunya et de Zika. Que la place de la femme est à la maison (à 40 % – les autres, ce sont les filles sans doute, mais l'absence de statistiques par sexe fausse largement les réponses). Et que les livres et les films qui attaquent la religion (flou artistique : j'aimerais assez connaître les réponses précises de gosses de 12 à 15 ans sur les « livres » en question – vous savez, ce machin imprimé sur du papier qu'on nous force à lire en classe : les rapports des élèves et du Dictionnaire philosophique de Voltaire, ou les écrits du curé Meslier, d'Holbach ou Helvétius sont… des rapports protégés) devraient être proscrits.

 

Ou que – cessons de rire – « si une loi heurtait tes principes religieux » (on tutoie les élèves, à L 'Obs – on est de gauche), 68 % d'entre eux suivraient la loi coranique contre la loi de la République. Charia incluse ? Quand on pense au nombre de musulmans entrés dans la police ou l'armée, on frémit, en ces temps d'attentats.

 

[...] Vallaud-Belkacem à la peine

 

C'est donc cette enquête si scrupuleusement scientifique que commente notre ministre. Il s'agissait, bien sûr, de la montrer (à ce propos, les photos de NVB dans L'Obs sont étrangement nulles, ce qui est en soi un commentaire subliminal) ferme sur la laïcité, après ses exploits récents au Supplément de Canal+ – une émission dont L'Obs, non sans perfidie, publie une image, précisant que « la ministre est restée coite » devant les propos d'Idriss Sihamedi, le barbu humanitaire (ne cherchez pas, c'est bien un oxymore). Où la perfidie ne va-t-elle pas se nicher ! Avec des copains comme ceux de L'Obs, NVB n'a pas besoin d'ennemis.

 

D'autant que dans le même temps Canal+ a précisé que NVB savait parfaitement qui elle devait rencontrer sur le plateau du Supplément. Lâchage généralisé !

 

Dans la réponse du ministre, aucune mise en cause des programmes ni de la pédagogie – la faute à « une société qui se cherche ». Et si la dévotion est « plus marquée chez les musulmans », c'est parce que « cette génération a grandi dans l'après-11 Septembre ».

 

Raisonnement étrange : j'aurais cru, moi, que les horreurs perpétrées au nom de l'islam depuis une bonne vingtaine d'années – n'oublions pas les exactions du FGIS et du GIA en Algérie dans les années 1990 – auraient dû avoir, sur un esprit normal, l'effet exactement inverse : comment se reconnaître encore dans une religion qui pousse des fanatiques à opérer des tueries de masse ?

 

Bien entendu, l'instauration du « livret laïcité » résoudra vite tous ces menus problèmes, pendant que la droite se contente « de tenir des discours incantatoires sur la laïcité, sans jamais donner des clés pédagogiques ». Le ministre devrait relire les raisonnements d'Élisabeth Badinter (ou l'un de mes derniers livres) et réfléchir ensuite à qui est à droite – au moment même où Le Point titre avec perspicacité sur « La gauche Finkielkraut ». D'ailleurs « la droite porte une lourde responsabilité » dans ce retour du religieux à cause de son « désinvestissement massif dans l'éducation ». Et la réforme du collège, ce n'est pas du désinvestissement, peut-être ? Sans compter que la droite n'a jamais rien compris à l'éducation, et a laissé des pédagos formés à gauche régenter la Rue de Grenelle depuis quinze ans – et même davantage.

 

NVB défend ensuite la laïcité – et même l'Observatoire de la laïcité et le cher, l'utile Jean-Louis Bianco, que Manuel Valls a pourtant pourfendu récemment. Ils devraient accorder à nouveau leurs violons – mais le même Valls a aussi recadré sauvagement NVB lors d'une réunion avec les présidents de région.

Sur ce point de détail, je dirai qu'en l'occurrence, je suis d'accord avec le ministre de l'Éducation, comme je l'ai déjà exprimé ici : quel patron voudrait raisonnablement employer des apprentis à 14 ans, semi-illettrés, peu habitués au travail – et apparemment imbibés de superstitions et de préjugés jusqu'aux oreilles?

 

Aux origines du grand retour du religieux

 

La vérité, c'est que cette religiosité tache d'huile trouve son origine dans la loi Jospin de 1989, qui, en instituant le droit à la libre expression d'élèves qui n'avaient rien à dire que les poncifs et les mensonges récoltés sur le Net et dans leur entourage, a autorisé le discours du « c'est votre avis, ce n'est pas le mien ». Cette formule fonde tous les affrontements verbaux si fréquents désormais en classe, la contestation massive des minutes de silence et la séparation en « communautés » antagonistes.

 

Source (et suite): Brighelli - L'école saisie par la foi, Le point, Par Jean-Paul Brighelli, Publié le 08/02/2016 à 06:11 | Le Point.fr

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4 février 2016 4 04 /02 /février /2016 20:56

L’hebdomadaire “L’Express” propose régulièrement des dossiers thématiques dans ses numéros hors-séries.
Aussi “L’Express”, pour inaugurer 2016, a-t-il sorti un dossier intitulé “Dans les secrets du Vatican”. La pensée générale de cette publication est celle d’une synthèse de la critique libérale contre l’Eglise. Elle est plus pernicieuse qu’extravagante pour l’essentiel, donc d’autant plus à lire avec précaution. Comment est-elle proposée aux lecteurs ?
On trouve d’abord un hommage à l’art. Les œuvres sont replacées dans le contexte historique. En soi, cette démarche est saine. Le problème est que, à l’imitation de Stendhal souvent mieux inspiré, l’accent est mis sur les papes avant tout princes temporels, comme Jules II, ou scandaleux dans leur vie privée, comme Alexandre VI. La liturgie catholique, qui a inspiré ces beautés de l’Art chrétien, est quelque peu négligée, tout comme la foi. Cet art avait été placé pourtant à son service.

 

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On trouve ensuite une approche libérale du catholicisme. L’Eglise catholique est considérée comme un objet social inventé au IVème siècle. Il manque l’essentiel, la foi, le plan divin. Historiquement cette vision pèche en occultant le caractère essentiel des premiers siècles de l’Eglise. Du fait de la grande persécution de Dioclétien (303-305, voire 311 selon les provinces), au cours de laquelle ont été détruites des quantités d’archives, ces époques les plus anciennes de l’Eglise sont mal documentées, mais ne sont pas inconnues pour autant. La papauté a été fondée par le Christ en la personne de saint Pierre, et le fait est présent dès les Evangiles, qui datent du premier siècle. Il est vrai que l’Eglise est devenue une religion de masse au IVème siècle, basculant donc au sens sociologique dans une dimension nouvelle ; mais elle n’a certainement pas été “inventée”, dans ses structures ou son dogme, à cette époque suivant le règne glorieux du premier empereur chrétien Constantin (306-337). Cette ambiguïté est assez typique : on n’assène pas directement une énorme erreur historique clairement identifiable, mais on introduit un biais qui conduit le lecteur à commettre une telle erreur.
Enfin, on suggère fortement un catholicisme de demain libéral. Les journalistes, en différentes réflexions dispersées dans des articles analytiques, invitent à rejeter explicitement le dogme catholique, et même à inverser la perspective chrétienne. En imitant un bouddhisme idéalisé, il s’agirait de dénaturer le christianisme, catholicisme inclus, et de le reconstruire sur ce mode bouddhiste.
Le pape François est très apprécié des libéraux. Il lui est conseillé de démanteler aimablement la primauté pontificale, d’ordonner des prêtresses, etc. En même temps, figure aussi une recommandation de prudence face à la résistance en cours des “conservateurs” ; elle serait d’autant plus forte s’il en faisait davantage. Les libéraux compatissent en rappelant qu’il doit faire face, de leur point de vue, à des esprits attardés qui en seraient encore au IVème siècle. Le pape François est donc absous par les journalistes militants - curieux tribunal de l’Eglise - de sa modération dans les réformes progressistes à accomplir qui pourtant, si elles pouvaient être appliquées, mèneraient à la destruction de l’Eglise.
Quelques coups bas quand même...
Le parti-pris d’honnêteté et de modération n’est pas toujours tenu. Les pires anecdotes, présentes certes dans des textes médiévaux, sont reprises comme des vérités historiques : les papes du Xème siècle n’ont certainement pas tous été irréprochables ; ils ont été largement aux mains de clans romains antagonistes. Mais en faire des marionnettes de femmes de mauvaise vie est excessif et malhonnête. Ces textes relèves de calomnies anciennes, dont l’ancienneté n’est pas synonyme de vérité. Significativement, elles ont été fort reprises par la propagande protestante au XVIème siècle, afin de justifier le schisme face à une papauté qui aurait été irrémédiablement corrompue depuis des siècles et des siècles. Pour paraître honnête, ruse suprême, les calomnies les plus excessives sont rejetées, comme celle de la prétendue “papesse Jeanne”… Il y a là une tactique pour éroder toute confiance des fidèles envers les papes passés.
Un des thèmes les plus usés contre l’Eglise catholique actuelle est celui des prêtres pédophiles. Le but des journalistes engagés, contre l’Eglise évidemment, est de donner l’impression de l’existence habituelle de pratiques aussi monstrueuses que courantes, et ce avec la complicité supposée de la hiérarchie. Certains cas sont en effet réels. Il est cependant faux et abusif de les généraliser ; la hiérarchie catholique a été souvent très prudente, parfois trop ; mais en ces matières délicates, il est parfois difficile de distinguer un prédateur monstrueux d’un parfait innocent victime des pires calomnies, venant souvent d’individus perturbés qui peuvent mentir avec sincérité.
“Dans les secrets du Vatican” peut tenter le grand public catholique. Les photos des œuvres d’art présentes au Vatican sont magnifiques. Le texte l’est nettement moins. Après une lecture attentive, qui prend sept à huit heures, nous ne pouvons qu’en dénoncer le caractère le plus souvent insidieusement antichrétien, et d’autant plus dangereux de ce fait.

D’après Octave Thibault sur le site “
réinformation.tv

Pro Liturgia, Actualité du 04/02/2016

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30 janvier 2016 6 30 /01 /janvier /2016 06:22
Voilà ce qu'ils ne comprennent pas: nous autres catholiques, nous ne nous lançons par dans des guerres "intégristes" contre ceci ou cela, nous luttons contre la mort. Nous luttons contre la fin du monde

Il n’y a pas une époque chrétienne et une époque postchrétienne

 

Mais c’est d’autre chose dont je voulais vous faire part.

On considère souvent qu’avant les Lumières, le monde et ses secrets, autrement dit toute l’étendue des choses intelligibles et la sagesse séculaire, étaient éminemment chrétiens.  Et c’était effectivement le cas.

Après les Lumières, en revanche, ces mêmes choses devinrent immédiatement « laïques », c’est-à-dire autonomes, immunisées et étrangères au christianisme et le christianisme lui-même disparut de l’horizon des savoirs avant de disparaître carrément de la surface de la terre pour se recroqueviller dans ses chapelles.  La Connaissance se retrouva donc orpheline de père et de mère, comme si elle était issue d’une sorte de gouffre obscur.  La Raison, telle une divinité païenne, naissait par elle-même, générée par le néant et par le chaos à un moment précis de l’histoire, c’est-à-dire au dix-huitième siècle.  Tout le reste n’était qu’obscurité et mort, un cauchemar, un miroir onirique opalescent.  La lumière et le soleil brillaient enfin à leur zénith grâce à trois ou quatre marionnettes enfarinées et portant perruque discourant pompeusement à Paris de choses plaisantes et exotiques avec une grande superficialité, atteignant rarement leur but.

Au cours de mes études, j’ai découvert une chose: il n’y a jamais eu d’ère chrétienne et d’ère a-chrétienne, il n’y a peu eu une époque où le christianisme était tout et une autre où il ne serait plus nulle part.

Il n’existe qu’un seul temps dans lequel l’Eglise n’a jamais cessé d’être la protagoniste, soit qu’elle fut la grande « Maîtresse » ou « L’Ennemi » public numéro un.

 

Il y eut bien une époque anti-chrétienne mais pas une époque a-chrétienne

 

Avant les Lumières, il y eut effectivement une époque totalement chrétienne et, après elles, une époque totalement anti-chrétienne.  Et si la première avait pour mission de formuler toute chose en termes chrétiens en se référant au Dieu Créateur, la seconde avait pour ambition de tout reformuler en termes anti-chrétiens par pure opposition avec la vision chrétienne des choses, dans le but de déchristianiser tout ce que le christianisme avait apporté aux sciences et à la connaissance. Mais le point de départ était bien le christianisme et ses catégories et non pas le néant et le chaos: une croix renversée a été plantée sur le christianisme.

De fait, on n’a jamais autant parlé – en bien comme en mal – du Dieu de Jésus-Christ que depuis cette époque des Lumières au cours de laquelle la Raison aurait, dit-on, remplacé la superstition.

Nous voyons donc comment l’Eglise tient en fait, que ce soit en bien ou en mal, le rôle central dans l’histoire, qu’il s’agisse de l’histoire chrétienne ou antichrétienne: comme Seigneur de l’histoire ou comme Fantasme de l’histoire, comme « Magistra » ou comme « Meretrix », dans tous les cas comme sa principale protagoniste.  L’objectif de toute idéologie dominante de l’histoire, passée comme à venir, a toujours été et restera toujours celui d’abattre le principal obstacle à son propre triomphe: le christianisme, celui de Rome et les autres.  Mais c’est impossible.  C’est la raison pour laquelle il n’y a jamais eu que de faux triomphes et des illusions atroces, des désirs renversés en totale contradiction avec les lendemains merveilleux imaginés sans Dieu et contre Dieu, comme si une main invisible réduisait chaque fois en cendres la tentation originelle, celle qui fut toujours celle de Lucifer, celle d’être comme Dieu, d’être « meilleur que Dieu », de se diviniser en le détrônant.

 

Christianisme, a-christianisme, anti-christianisme, post-christianisme.  Et le Christ

 

Nous pouvons résumer les choses ainsi: il n’y a pas eu d’ère chrétienne et d’ère a-chrétienne, il n’existe qu’une histoire chrétienne et une histoire qui s’est révoltée contre le christianisme mais dont le christianisme, bien loin de nous laisser indifférents, est toujours resté le moteur qui agite les esprits, que ce soit comme exemple ou comme cible.  Et comme il n’a pas été possible d’anéantir le christianisme en faisant succéder à l’époque chrétienne une époque a-chrétienne, c’est-à-dire une époque d’indifférence et d’oubli, on s’est replié en vain sur l’époque anti-chrétienne, avant d’obtenir encore une fois le résultat opposé et échouer à nouveau.  Aujourd’hui, nous assistons à un autre expédient, imputable cette fois à la hiérarchie ecclésiale elle-même: une époque post-chrétienne.  On peut toujours changer les noms et les formules mais le but est toujours identique: éradiquer et anéantir jusqu’au souvenir du christianisme en Occident.  « En faisant toute chose nouvelle ».  Tout cela pue le soufre et le déjà-vu, la putréfaction même.

 

Pour que la fin du monde n’arrive pas

 

Cette lutte qui dure depuis 300 ans pour effacer le Christ de l’histoire se fait plus vive et active que jamais et atteint aujourd’hui son paroxysme.

On peut déchristianiser le monde tant qu’on veut mais le Christ, scandale pour les juifs et folie pour les païens, est ineffaçable, il demeure gravé au cœur des préoccupations quotidiennes des pays les plus sécularisés.  Parce que sans le Christ, il n’y a pas de remède à l’ennui, au vieillissement inéluctable, au tumulte des cœurs, au mal de vivre, et à cette tentation stridente et permanente du cupio dissolvi:  le désir de mort et d’anéantissement.  De fait, quand le mystère est occulté par l’absurde, on perd la volonté de vivre et l’unique perspective rationnelle qui reste c’est le suicide.  Ce n’est pas un hasard si les pays européens, vieux et fatigués, particulièrement ceux d’Europe du Nord, ne parlent plus que d’une chose désormais, comme ultime désespoir: le droit de pouvoir mourir, d’éteindre la vie.

Si vous êtes un tant soit peu attentifs, on ne parle que d’avortement, d’euthanasie, de suicide assisté, de contraception, de refus de la maternité sauf comme une expérience de laboratoire qui n’a plus rien à voir avec la nature et l’humanité.  Jusqu’à l’estocade finale: la danse macabre autour du fétiche des « unions » homosexuelles, le symbole de la stérilité, évocatrice de la fin de la perpétuation de la vie et de l’extinction du monde.  Cupio dissolvi: le désir de mort et d’annulation.

Voilà ce qu’ils ne comprennent pas de nous autres, les catholiques: nous ne nous lançons par dans des guerres « intégristes » contre ceci ou cela, non ne luttons pas uniquement pour notre survie.  Nous luttons contre la mort.  Nous luttons contre la fin du monde.

Par Antonio Margheriti Mastino, d’après un article original en italien traduit et publié avec l’autorisation de l’auteur.

 

Source: Diakonos.be

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28 janvier 2016 4 28 /01 /janvier /2016 20:55
Environnement : François reçoit Leonardo Di Caprio

Le pape François a reçu jeudi matin au Vatican Leonardo DiCaprio. L'acteur et producteur américain lui a exposé son engagement pour la défense de l'environnement.

Tout au long de l'année, le pape accorde des centaines d'audience à des personnalités de toutes sortes. Jeudi, c'était au tour de Leonardo DiCaprio d'être reçu par le pape François au Vatican. L'acteur et producteur américain de 41 ans a évoqué avec le souverain pontife son engagement pour la défense de l'environnement. Aucun autre détail n'a été donné sur cet entretien d'ordre privé. En juin dernier, le pape avait publié son encyclique sur l'environnement six mois avant la Cop21 de Paris. [1]

 

Élevé à Los Angeles dans une famille catholique d'origine italienne et allemande, Leonardo DiCaprio se dit athée. La star de 41 ans a reçu le 22 janvier le prix Crystal Award, lors du Forum économique mondial à Davos (Suisse), pour son engagement en faveur de l'environnement. [2]

 

La star de Hollywood est depuis 1998 à la tête d'une fondation qui porte son nom et qui oeuvre pour la protection de la diversité, la conservation des océans et des espaces naturels, luttant contre les conséquences néfastes des changements climatiques.

 

L'acteur, qui a débuté au cinéma en 1991 est en lice pour l'oscar du meilleur acteur pour son rôle dans The Revenant.

 

Sources

[1] Leonardo DiCaprio a parlé environnement avec le pape François, Lci.tf1, 28 janvier 2016 à 14h03 , mis à jour le 28 janvier 2016 à 14h06.

[2] Environnement : le pape François reçoit Leonardo DiCaprio au Vatican, Le Point, Publié le 28/01/2016 à 16:07 | Le Point.fr

 

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15 janvier 2016 5 15 /01 /janvier /2016 21:28
L'archange du Mont Saint-Michel va être restauré

L'archange qui domine le Mont-Saint-Michel, qui culmine à plus 156 mètres au-dessus du niveau de la mer, va avoir droit à une petite restauration. Une première depuis 1987, date de la dernière et unique restauration de la statue de 2,80 mètres de haut, depuis sa pose en 1897.

 

« Nous avons besoin de redorer l'archange. Il n'y a plus du tout de brillance. Si on regarde attentivement, on est sur la préparation de l'émulsion et plus sur la dorure elle-même », a précisé l'administrateur de l'abbaye du Mont-Saint-Michel, Xavier Bailly.

 

L'archange fait office de paratonnerre

 

« Nous profitons d'une mise aux normes des paratonnerres », que sont de fait l'épée et les ailes de l'archange, pour effectuer cette « petite restauration », de moindre ampleur que celle de 1987, a ajouté M. Bailly.

 

Le laboratoire des monuments historiques va tenter de comprendre pourquoi la dorure est partie rapidement et comment l'archange peut continuer à jouer le rôle de paratonnerre sans subir de dégradations, a poursuivi l'administrateur.

Deux mois à Périgueux

 

L'archange qui pèse 800 kg devrait être hélitreuillé le 15 février avant d'être emballé et de rejoindre Périgueux pour y être restauré par la société Socra. La date peut varier en fonction des conditions météorologiques.

 

L'œuvre d'Emmanuel Fremiet devrait être de retour au sommet de l'abbaye deux mois après son décrochage.

 

L'archange est une structure de fer, habillée d'une tôle de cuivre dorée, qui montre une certaine souplesse pour résister au vent, selon les monuments nationaux. La statue coiffe une flèche néogothique qui couronne le toit pointu de la tour centrale de l'abbaye. Elle représente Saint-Michel terrassant avec une épée, ailes déployées, un dragon incarnant le mal.

 

 

Source: L'archange du Mont-Saint-Michel va se refaire une beauté, Ouest-France, Modifié le 15/01/2016 à 19:14 | Publié le 15/01/2016 à 19:14

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10 janvier 2016 7 10 /01 /janvier /2016 13:20
35 idées pour vivre la Miséricorde au quotidien

1. Résistez au sarcasme, l’opposé de la miséricorde.

 

2. Partagez vos biens avec les plus nécessiteux.

 

3. Appelez une personne seule, surtout si vous connaissez la raison de sa solitude.

 

4. Écrivez et envoyez une lettre de pardon à une personne.

 

5. Planifiez un mini-pèlerinage.

 

6. Adoptez un comportement responsable sur Internet.

 

7. Soyez assez généreux pour permettre à quelqu’un de vous aider. Les gens ont besoin de se sentir utiles.

 

8. Proposez vos services de garde d’enfants ou de cuisine à une maman surchargée afin qu’elle puisse se consacrer à elle pendant quelques heures.

 

9. Tenez votre langue.

 

10. Proposez de faire les courses d’une personne qui ne peut pas sortir de chez elle.

 

11. S’il vous est difficile de vous asseoir à côté d’un sans-abri, envoyez au moins un don à une association.

 

12. Si vous partagez votre nourriture, prenez la plus petite part.

 

13. Proposez d’emmener en voiture une personne âgée à la messe.

 

14. Coupez votre téléphone et essayez de prêter une véritable oreille attentive à ceux qui vous entourent.

 

15. Profitez des soldes pour acheter de petites choses utiles, des articles de toilette par exemple, et les offrir autour de vous.

 

16. Lisez l’encyclique Dives in Misericordia écrite par Jean Paul II.

 

17. Organise un petit rituel en fin de la journée pour demander pardon aux personnes avec qui tu vis.

 

18. Rédigez une liste de vos « ennemis » et priez chaque jour pour eux.

 

19. Décidez de sourire, de dire bonjour, de converser avec des gens qui ne font pas partie de votre cercle de fréquentations quotidiennes.

 

20. Offrez quelque chose qui vous plaît vraiment à quelqu’un à qui vous savez que cela lui fera plaisir.

 

21. Répondez à la provocation avec le respect que vous souhaiteriez que l’on vous témoigne.

 

22. Consacrez quelques minutes de votre semaine pour vous rendre à l’église, vous y recueillir ou être simplement avec le Christ Miséricordieux.

 

23. Lorsque la conversation tourne aux ragots, essayez de changer de sujet.

 

24. Vous jouez d’un instrument de musique ? Vous récitez de la poésie ? Offrez des « concerts » gratuits aux oubliés des maisons de retraite.

 

25. Allez vous recueillir sur la tombe de l’un de vos proches et pendant que vous marchez, récitez un chapelet pour tous les autres défunts inhumés en ce lieu.

 

26. Faites une retraite. Si cela vous est impossible, tentez au moins de consacrer une journée, ou une soirée, au recueillement.

 

27. Reconnaissez votre jalousie, avouez-la à vous-même et à votre confesseur.

 

28. Proposez-vous de prier avec l’autre, et pourquoi pas une personne que vous rencontrez dans la rue et qui semble en éprouver le besoin.

 

29. Gardez vos images pieuses ou vos médailles bénies à portée de main et offre-les aux personnes que vous rencontrez, en signe de bénédiction.

 

30. Offrez votre hospitalité à des personnes que vous n’inviteriez pas chez vous spontanément.

 

31. Organisez une fête avec d’autres paroissiens et invitez-y tous ceux qui sont à la « croisée des chemins ».

 

32. Si l’une de vos connaissances semble ne pas avoir la foi, partagez un peu de la vôtre, dis-lui à quel point le Christ a changé votre vie.

 

33. Payez le parking ou le péage de celui qui est derrière vous.

 

34. Lisez le pape Benoît XVI, il vous surprendra.

 

35. Priez chaque jour pour les âmes du Purgatoire. Priez pour tes défunts.

 

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9 janvier 2016 6 09 /01 /janvier /2016 15:19

"Notre Père, 2000 ans après, Pardonne-leur car ils ne savent pas ce qu'ils font." Des chrétiens évangéliques, le 6 janvier dernier, ont parodié la Une de Charlie Hebdo "Un an après. L'assassin court toujours". "Nous, chrétiens, ne répondons pas aux attaques par la moquerie, l'offense et l'incitation à la querelle mais par le pardon", peut-on lire dans le petit texte accompagnant en ligne cette une.

Source image : Claude Truong-Ngoc https://twitter.com/Ctruongngoc/status/684848903125102592/photo/1?ref_src=twsrc^tfw

Source image : Claude Truong-Ngoc https://twitter.com/Ctruongngoc/status/684848903125102592/photo/1?ref_src=twsrc^tfw

Des protestants évangéliques ont décidé de parodier la une du numéro spécial de "Charlie Hebdo", paru un an après l'attentat djihadiste contre le journal.

 

Sous le titre "Pardonne-leur car ils ne savent pas ce qu'ils font", des protestants évangéliques ont décidé de répondre par la parodie à la caricature parue ce mercredi à la une du numéro spécial de Charlie Hebdo, un an après l'attentat qui a visé le journal. Sur cette fausse une de magazine publiée par le site InfoChretienne.com, le titre "Charlie Hebdo" est remplacé par un "Notre Père" dans la même police de caractère. Et à la place du titre "Un an après. L'assassin court toujours", cette mention renvoyant aux paroles de Jésus sur la Croix rapportées par les Évangiles : "2 000 ans après. Pardonne-leur car ils ne savent pas ce qu'ils font".

 

Enfin le dieu barbu, armé d'une kalachnikov et à l'habit ensanglanté sous l'oeil "omniscient" dans son triangle laisse place à un grand crayon gommant "les usages abusifs" de la liberté d'expression, "cette liberté si précieuse", explique Guillaume Anjou, directeur de la publication. "Nous, chrétiens, ne répondons pas aux attaques par la moquerie, l'offense et l'incitation à la querelle mais par le pardon", peut-on lire dans le petit texte accompagnant en ligne cette une.

 

Un silence religieux

 

Les représentants des cultes ont globalement assez peu réagi, du moins officiellement, à la caricature publiée mercredi par Charlie. Certes le quotidien officiel du Vatican, L'Osservatore Romano , a estimé qu'"utiliser Dieu pour justifier la haine est un véritable blasphème, comme l'a dit à plusieurs reprises le pape François". Mais à Paris, où le délit de blasphème n'existe pas en droit, la Conférence des évêques de France (CEF) s'est contentée de tweeter : "La CEF ne commente pas ce qui ne cherche qu'à provoquer", ajoutant toutefois : "Est-ce de ce genre de polémique que la France a besoin ?"

"Charlie Hebdo" parodié par des protestants évangéliques

La une de "Charlie Hebdo" parodiée par des protestants évangéliques, AFP Le Point Publié le 06/01/2016 à 19:55 - Modifié le 07/01/2016 à 16:42 | Le Point.fr

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9 janvier 2016 6 09 /01 /janvier /2016 15:16
Lettre ouverte du père Jean Régis Fropo

Dans une "lettre ouverte" aux dirigeants français, filmée et publiée le 10 février 2014, le Père Jean-Régis Fropo, exorciste du diocède de Fréjus-Toulon, auteur du livre "90 questions à un exorciste. Thérapeutique des emprises maléfiques", s'adressait plus particulièrement à ses "frères dans la foi" et à "tout homme de bonne volonté" :

 

A tous ceux qui exercent un pouvoir quelconque au sein de la France

Vous aurez à en répondre devant Dieu !

Ceci est une lettre ouverte à mes frères dans la foi et à tout homme de bonne volonté.

Dans l’église nous avons célébré récemment la présentation du Seigneur au temple, et comme nous l’avons prié dans l’oraison, Jésus est la véritable lumière, source et foyer de la lumière éternelle, qui fait resplendir au cœur des fidèles, la lumière qui jamais ne s’éteindra.

L’apôtre Saint-Jean le disciple bien aimé, annonce dans le prologue de son évangile, que le verbe, la parole, est la vraie lumière qui brille dans les ténèbres, et les ténèbres n’ont pu l’arrêter.

Nous vivons en France un temps de ténèbres, ou le mal est appelé bien et le bien est appelé malIsaïe V »), avec toute les conséquences désastreuses sur les âmes.

Il faut annoncer la bonne nouvelle de l’Evangile, mais il faut aussi dénoncer, tous ceux qui s’y opposent, c’est ce qu’on fait les Saints, les pères et docteurs de l’église catholique au long des siècles. Nous ne sommes pas dispensés de le faire et nous aurons à rendre compte à Dieu de nos paroles, mais aussi de nos silences.

Alors je vais essayer de vous parler haut et fort.

Honte et déshonneur à vous monsieur le président de la République, qui avait énoncé dans notre pays des législations contraires à la loi naturelle et au bien des citoyens.

Oui malheur au législateur de législation impie dit le prophète Isaïe.

Honte et déshonneur à vous Monsieur François HOLLANDE, qui avez apostasié publiquement votre baptême catholique et qui avez l’audace, de vous présenter au Pape François. Pensez vous que ce soit un naïf, que vous allez tromper par vos mensonges ? Honte à vous, homme trop lâche, pour s’engager officiellement avec une femme, mais assez dévoyé pour changer de partenaire au gré de vos pulsions, vous êtes devenu le sujet de dérision du mon entier et vous donnez une image déplorable de la France, vous en rendrez compte au Dieu vivant et vrai.

Honte et déshonneur à vous Monsieur le Premier ministre (Jean-Marc Ayrault, NdCR.) et à tous vos complices, ministre de vos convertements, prévaricateurs, que vous avez couvert de votre autorité lors de l’adoption de loi impie.

Honte et déshonneur à vous Monsieur le Ministre de l’intérieur (Manuel Valls. NdCR.), votre police et vos CRS, s’acharnent sur des manifestants pacifiques et vous les mêlez à la foule des provocateurs, camouflés en civils.

Le 30 janvier, vous avez souhaité vos bons vœux à 50 personnalités de la Franc-Maçonnerie les félicitant de leur rôle positif dans la construction de la République. Votre collusion avec la Franc maçonnerie, est évidente et intolérable.

Dans le journal du dimanche 2 février, vous traitez les 500.000 manifestants pacifiques de « la manif pour tous » d’antisémite, raciste, homophobe, antirépublicain. Quand c’est un ministre de la République en question, qui se laisse aller à de tels dérapages, on se pose des questions, sur sa légitimité, Monsieur Vals vous devriez relire les histoires de « Robespierre ». Honte et déshonneur à vous Monsieur le ministre de l’éducation nationale (Vincent Peillon, NdCR.), qui avez osé proclamer « il faut être capable d’arracher les enfants à tous les déterminismes familiaux, ethnique, social, intellectuel et religieux » [1], fin citation. Quitte à en faire des orphelins sans père ni mère de futurs anarchistes, sans Dieu ni maitre. Vous avez tenu ces propos particulièrement sectaires, qu’« on ne pourra jamais construire un pays de liberté avec la religion catholique, ... il faut inventer une religion républicaine. » [2]

C’est un mensonge, car ces quinze siècles de français catholiques qui ont édifié la France ; Vous portez ainsi atteinte à la mémoire de tous les citoyens Français catholiques, qui ont payé de leur vie et de leur sang, lors de deux guerres mondiales, le droit pour leurs descendants de vivre dans un pays libre et démocratique.

De plus vous avez le projet de faire des écoliers déboussolés, de les pervertir dès l’enfance par la théorie subversive et absurde du gender, et une soit-disant éducation sexuelle dont la responsabilité appartient aux seuls parents et non à l’État.

C’est une société totalitaire de la pire espèce que vous voulez nous imposer. Votre haine de la famille et de la religion catholique est évidente.

Honte à vous Madame la ministre (Najat Vallaud-Belkacem, Ministre de l'Education nationale depuis 2014. NdCR.) qui avez déclaré à France info le dimanche 2 février à 18h20 que la théorie d’une gender n’existait pas, alors que le programme ABCD de l'Egalité du gouvernement est déjà proposé dans dix académies de France. Vous avez menti.

Honte et déshonneur à vous, Madame la ministre des droits des femmes, qui avez osé prononcé à l’Assemblée nationale ces paroles mensongères : « le droit à l’avortement, nous l’avons construit ensemble et il fait partie de notre patrimoine commun. Toute tentative de remise en cause de ce droit fondamental se heurterait à la poigne de l’état de droit. » Fin citation du 19 janvier 2014.

C’est un mensonge, car ce soit disant droit ne fait en aucune manière partie de notre patrimoine qui depuis quinze siècles, est un patrimoine chrétien, édifiant des lois justes au service du bien des personnes, et du Bien commun de la nation.

Par ailleurs vous bafouez le droit français qui affirme à l’article 16 du code civil, je cite « la loi assure la primauté de la personne, interdit toute atteinte à la dignité de celle-ci, et garantit le respect de l’être humain dès le commencement de sa vie ». Vous en rendrez compte au Dieu vivant et vrai.

« Droit à l’avortement », affirmation monstrueuse qui donnerait le droit à une mère de supprimer froidement l'enfant qu’elle porte en son sein. Vous et vos complices du planning familial et autres officines de mort, vous continuez la guerre contre l’enfant à naître, et vous nous menacez avec vos lois impies, mais nous ne craignons pas, les menaces des impies, comme fétu de paille ils seront dispersés

Honte et déshonneur à vous, députés socialistes, vous les nouveaux Hérode, qui avaient voté le massacre des innocents et institué une police de la pensée interdisant aux associations « pro vie » d’aider les mères en détresse (19 Janvier 2014).

La loi Veil, fait deux cent vingt mille victimes par an, soit huit millions de petits français non nés depuis 1975 et vous estimez sans doute que ce n’est pas suffisant.

Honte et déshonneur à vous, hommes politiques de tous bords - sauf exception -, qui avaient été plus ou moins complices de ces infamies par votre inertie et votre silence et qui prenez vos ordres au « Grand orient de France » et autres loges maçonniques. Regardez vos mains, elles sont couvertes de sang.

Honte et déshonneur à vous, journalistes des média pour la plupart - sauf exception - inféodés au gouvernement, incapables d’une parole de vérité, et qui mentez par omission.

Le barbare, détruit ce qu’il ne comprend pas, dit le sage. Les uns et les autres, votre intelligence, obscurcie par le péché, vous rend incapable de comprendre la beauté de la famille et de la procréation confiée dès l’origine avec amour, par le Créateur, au couple humain, homme et femme. Alors, vous voulez les détruire. Vous vous croyez civilisés alors que vous méritez très exactement le nom de barbare.

Honte et déshonneur à vous, évêques, prêtres, et pasteurs, qui - sauf exception en petit nombre -, n’avez défendu que mollement par la parole et les actes, le petit enfant dans le sein de sa mère. «J’étais le plus faible, le plus vulnérable, et le plus innocent, et vous ne m’avez pas défendu », vous dira le juste juge. Vous en rendrez compte, au Dieu vivant et vrai.

Miséricorde et paix à vous mères, qui avez vécu le terrible traumatisme de l'avortement, car l’avortement fait plusieurs victimes, l’enfant et sa mère, mais aussi toute la famille autour. Femmes ignorant la gravité de ce geste banalisé par la loi, femme trompée par une propagande mensongère et une loi inique, à qui on ose dire vous êtes maitresse de votre corps, ce que vous portez n’est qu’un amas de cellules comparable à un kyste, un œuf, qu’il convient d’éliminer si il vous gène. Mensonge, la science actuelle nous apprend que le patrimoine génétique de cet être nouveau est entièrement donné dès la conception; le cœur de cet embryon commence à battre dès la quatrième semaine, et son circuit sanguin est absolument distinct de celui de sa mère : ce sont des preuves scientifiques irrécusables.

A vous mères blessées, le Pape Jean Paul II s’adresse en disant : « l’église sait combien de conditionnement on pu peser sur votre décision et elle ne doute pas que dans bien des cas cette décision a été douloureuse et même dramatique. En réalité ce qui c’est produit a été et demeure profondément injuste; mais ne vous laissez pas aller au découragement, ne renoncez pas à l’espérance, le père de toute miséricorde vous attend pour vous offrir son pardon et sa paix. C’est à ce même père et à sa miséricorde qu’avec espérance vous pourrez confier votre enfant. » Fin de citation

La bienheureuse mère Thérésa de Calcutta, disait : « l’élément le plus destructeur de la paix est l’avortement. Parce que si une mère peut tuer son enfant, ne serait-t-il pas justifié pour moi de vous tuer, et pour vous de me tuer ? Vous combattez la guerre chez les autres nations, mais vous, vous tuez vos enfants, n’est ce pas de l’hypocrisie ? »

Vous vous croyez tout permis, hommes du gouvernement actuel de la France parce que vous exercez un pouvoir de plus en plus totalitaire et exclusif, tant dans les médias que dans les institutions concernant la famille et la santé publique. N’oubliez pas cependant que si vous échappez à la justice des hommes, vous n’échapperez pas à la justice de Dieu, devant laquelle tout homme croyant ou non, athée ou mal croyant, se trouvera au jour de sa mort.

Il est écrit le sort de l’homme est de mourir une seule fois et après vient le jugement (Hébreux IX)

De toute parole mensongère que les hommes auront prononcée, ils en rendront compte au jour du jugement. (Matthieu XII)

Et le livre de l’Apocalypse au chapitre XXI nous avertit: les lâches, les impies, les dépravés, les assassins, les idolâtres, leur sort se trouve dans l'étang brûlant de feu et de souffre, c’est la seconde mort elle est éternelle.

Jésus dans l’Évangile nous a averti et nous avertit encore : si vous ne vous convertissez pas vous périrez tous. Et sur la Croix, une de ses dernières paroles sera : Père pardonne-leur, ils ne savent pas ce qu’ils font.

 

Frères et sœurs dans la foi, hommes et femmes de bonne volonté, prions pour la conversion de ceux qui nous gouvernent.

Prions pour tous les pasteurs de l’Eglise.

Prions pour tous ceux qui ont des responsabilités importantes dans notre pays;

Prions pour la France, et prions pour notre propre conversion à Jésus Christ Seigneur et unique sauveur.

Je suis le Père Régis, je suis prêtre catholique, ingénieur centralien, fils et petit-fils d’officier de la légion d’honneur à titre militaire.

Merci de votre attention et priez pour moi.

 

Aurtre source de la "Lettre ouverte" du Père Jean-Régis Fropo : Paroisse Sainte Agathe La Réunion

Notes

 

[1] Peillon : "Je veux qu'on enseigne la morale laïque", JDD, 1 septembre 2012 | Mise à jour le 4 septembre 2012.

[2] Vincent Peillon a tenu ces propos (sans que jamais aucun journaliste ne lui demande de s'excuser) dans entretien video aux Editions du Seuil publié le 08 octobre 2008 pour la publication de son livre "La Révolution française n'est pas terminée". Dans cet entretien il dit : "On a laissé le moral et le spirituel à l'Eglise catholique. Donc il faut remplacer ça. [...] On ne pourra jamais construire un pays de liberté avec la religion catholique. Comme on ne peut pas non plus acclimater le protestantisme en France comme on l'a fait dans d'autres démocraties, il faut inventer une religion républicaine. Cette religion républicaine, qui doit accompagner la révolution matérielle, mais qui est la révolution spirituelle, c'est la laïcité. Et c'est pour ça d'ailleurs qu'au début du XXe siècle, on a pu parler de foi laïque, de religion laïque, et que la laïcité voulait être la création d'un esprit public, d'une morale laïque, et donc l'adhésion à un certain nombre de valeurs."

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Publié par Ingomer - dans Religion
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