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Christ Roi

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18 juillet 2015 6 18 /07 /juillet /2015 19:04
Pour le patriarche copte Tawadros, le prétendu "Évangile de Barnabé" est un faux

Le mystérieux "Évangile selon Barnabé", que même la presse internationale a fait passer pour un document authentique qui aurait été retrouvé en Turquie, est un "livre bourré d'erreurs historiques et géographiques, l'œuvre d'un faussaire", sans aucune valeur ni rien qui puisse améliorer la vie de l'homme d'aujourd'hui.

Telle est l'opinion du patriarche Tawadros II sur le document qui aurait été découvert en mai 2012 dans le fonds du palais de justice à Ankara. Le Primat de l'Église copte orthodoxe a été catégorique dans sa critique durant sa catéchèse, le mercredi 24 juin, consacrée à la figure de saint Barnabé, le disciple de Jésus qui se convertit au christianisme après la Pentecôte.

 

Quasi-unanimité des chercheurs : il s'agit d'un texte médiéval


Dans le texte manuscrit, relié en cuir avec des lettres d'or et conservé dans le secret pendant 12 ans, que les autorités turques ont présenté au monde comme ayant été écrit il y a 1 500 ou 2 000 ans, certaines pages en syriaque (langue araméenne) ont été présentées comme un nouvel évangile attribué à Barnabé.

Dans ces pages, notamment, on lit que Jésus n'a pas été crucifié, qu'Il est monté vivant au Ciel comme un prophète et non comme le Fils de Dieu, et que Judas Iscariote aurait été crucifié et serait mort sur la Croix à sa place, et surtout que Jésus aurait annoncé de façon explicite la venue, après Lui, de Mahomet.

La réalité est que les chercheurs sont pratiquement unanimes dans leur opinion : il s'agit d'un texte médiéval faussement attribué à Barnabé. Le seul livre du premier siècle qui le soit est l’Épître de Barnabé, un écrit apocryphe ne figurant pas dans le Nouveau Testament. Et cette lettre du premier siècle parle de Jésus comme du Seigneur crucifié et ressuscité.

Adapté de l'espagnol par Élisabeth de Lavigne
Article initialement publié par l'Agence Fides 

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13 juillet 2015 1 13 /07 /juillet /2015 08:41
Véronique Lévy : "Je supplie les chrétiens de ne pas abandonner leurs églises"

À l'occasion de la sortie de son livre autobiographique "Montre moi ton visage", qui témoigne de sa conversion au christianisme et de ses expériences mystiques, Véronique Lévy a répondu aux questions d'Aleteia et raconte notamment sa vision (en songe prophétique) d'un Christ en Croix, gigantesque, d'où deux lames jaillirent pointant vers avec cette parole: "J’arracherai ton cœur de pierre et j’y mettrai un cœur de chair":

 

Aleteia : Quels ont été les changements dans votre vie au quotidien depuis votre baptême le 7 avril 2012 ?

Véronique Lévy : Ma vision du monde a changé en profondeur : je ne suis plus seule. La petite fille Espérance dont parle Charles Péguy me tient par la main. Et aujourd’hui, je suis traversée par une paix et une joie nouvelles. Indéracinables. La certitude d’être aimée inconditionnellement. Je sens le regard du Christ posé sur moi dans les actes les plus quotidiens. Avant le baptême, j’étais très sensible à la souffrance des autres, aux injustices du monde ; j’étais vite désespérée, révoltée. Je me débattais entre la violence aveugle et le sentiment d’un Univers dérivant vers l’absurde. Mais aujourd’hui, je vois Jésus plus loin, plus haut, au-delà. Je L’aperçois transperçant les mirages, les injustices, les douleurs les plus opaques. Tout prend sens, s’ordonne autour de son Amour. Le monde s’illumine… en Lui et par Lui. Et puis, émergeant d’un regard violent ou triste, d’un cœur défiguré par la haine, enseveli sous la dureté de la pierre, j’aperçois la fragilité d’une blessure, une beauté balbutiante, comme un sourire sauvé : ce poinçon de Dieu, le visage de notre nativité, créé à son image et sa ressemblance.

 

Quelques mois après la lune de miel du baptême, un drame va déchirer ma vie : mon frère Philippe tombe du sixième étage de son immeuble, le jour de son anniversaire. Quand j’apprends qu’il est encore vivant, en réanimation à l’hôpital Bichat, une espérance folle me soulève, une confiance surnaturelle se déploie en moi. Doucement, le mot miracle émerge du fond de ma détresse : sa vie n’est-elle pas suspendue au souffle de Dieu ? Pourtant, le diagnostic des médecins est sans appel. Mais moi, je crois qu’il vivra. Cette conviction s’enracine mystérieusement. Jésus n’a-t-Il pas dit : "Tout ce que vous demanderez à mon Père en mon nom, Il vous l’accordera" ? Alors je supplie Dieu nuit et jour : une prière qui s’égrène goutte à goutte de son Cœur à mon cœur, de mes veines à celles de mon frère ; unie à Jésus, greffée tel le sarment à la vigne, ce n’est plus moi qui vit, c’est Christ qui vit en moi. Il me donne la force de me lever, de marcher dans la neige ; traverser le labyrinthe interminable des couloirs de l’hôpital, jusqu’à ce pauvre corps brisé, abandonné là, en sa passion. Et puis, la nuit de Noël, Philippe se réveille du coma. Quelques semaines plus tard, il est sauvé. Les médecins sont confondus… Bernard, mon frère aîné, aussi. Exaspéré par mes prières, il s’était énervé quelques jours plus tôt ; je lui avais tenu tête en proclamant : "Il y aura un miracle, la Gloire de Dieu va éclater ! C’est le Dieu des vivants et pas des morts, le Maître de l’impossible !".

 

Vous dites dans votre livre que vous étiez le "vilain petit canard" et que vous vouliez devenir un cygne blanc, l'êtes vous devenue ?

V. L. : J’étais une enfant choyée mais je me sentais parfois étrangère au sein de ma famille. J’étais différente… Un peu sauvage, silencieuse. J’avais du mal à trouver ma place. Ce conte d’Andersen me touchait car il évoquait une métamorphose mystérieuse : la différence et la solitude du vilain petit canard devenaient une grâce. Mais le sens profond de ce conte demeurait voilé. Je n’imaginais pas alors que je deviendrais catholique… Que par le baptême mes blessures et mes manques seraient transfigurés en son Amour ; je n’imaginais pas qu’en mes faiblesses, sa force, sa paix, sa liberté se déploieraient en moi. Pourtant je L’attendais ce Dieu d’Amour… Je contemplais en cachette le crucifix qu’une enfant de mon âge m’avait offert sur la plage. Je devinais déjà dans ses bras grands ouverts, son appel déchirant l’espace, le temps, pour me rejoindre.

 

Vous dites dans votre livre avoir souhaité vous convertir pour voir un prêtre se pencher sur vous le jour de votre mort. Aujourd'hui, quelles sont vos motivations à persévérer dans la foi catholique ?

V. L. : L’union avec Jésus ; accueillir, bercer en mon cœur le Dieu Trine. Boire à la source. "Le cœur de Dieu c’est mon ciel", écrivait Thérèse de Lisieux… Ma terre promise c’est Lui. Au seuil de la porte étroite, j’attends la grande traversée en son Amour ; tout Lui donner. La clé ? L’humilité : "Qui perd sa vie à cause de moi la sauvera". J’aime Jésus à la folie… folle peut-être, mais folle de Dieu ! Je communie tous les jours. C’est le lieu du rendez-vous… et comme une femme amoureuse passant les mers pour rejoindre son amour, je remonte à la source ; l’étreindre dans l’Eucharistie et me laisser étreindre, aspirée en Lui : "En un instant, l’amour a tout brûlé !" (Thérèse de Lisieux). Et puis qui pourrait étancher ma soif sinon Dieu ? Comme une biche assoiffée cherche l'eau vive, mon âme a soif du Dieu vivant. Parfois, en plein métro, aux heures de pointe, Jésus me saisit. Il me déborde de sa joie. À travers moi, c’est Lui qui aime cette foule fatiguée. Alors, soudain, j’ai envie de prendre dans mes bras ces inconnus si tristes, de leur annoncer la Bonne Nouvelle : ils sont tous aimés inconditionnellement ! Dans cette société de contrôle des naissances, de la mort et de l’amour sans risques, on a peur du don : on s’endurcit, on calcule ; on avance armé pour survivre. Jésus vient balayer tout ça : Il nous veut à découvert, Il nous désarme, nous met à nu. Sa vengeance, c’est son Amour !

 

Toutes ces coïncidences que vous avez vécues au cours de votre vie, pensez-vous quelles soient à la portée de n'importe qui ? Que conseilleriez-vous à quelqu'un pour qu'il vive cette expérience ?

V. L. : Dans la trame du livre, il y a trois tissages : le premier, c’est le roc, la Parole de Dieu ouvrant chaque chapitre ; et, au cœur du récit narratif, comme la poupée minuscule la plus secrète des Matriochka, sont enchâssés les dialogues avec Jésus : des lettres d’amour, écrites devant le Saint-Sacrement. La partie autobiographique a été douloureuse… J'ai dû me faire violence pour l’écrire : il a fallu traverser des deuils, des ruptures, des traumatismes, un viol. Mais très vite, un fil rouge est apparu. Je l’ai suivi… Un chemin lumineux parsemé de petits cailloux blancs (les grâces) s’est ouvert au creux des mots. J’ai mis mes pas dans ceux du Seigneur. Sa Présence était là. J’écrivais sous son regard, avec Lui, en Lui, par Lui. Tous les éléments de ma vie, en sommeil, disjoints dans ma mémoire, se sont rassemblés comme un puzzle autour de son Visage. Les clins d’œil de Dieu éclairaient ma route dès l’enfance, comme des balises dans la nuit : le prénom de ma nounou, Incarnation ; cette petite fille de mon âge qui, sur une plage surpeuplée d’Antibes, murmura cette phrase prophétique : "Crois en Jésus-Christ, sinon les robots t’emporteront !". À travers la bouche de l’enfant, le Christ s’est présenté à moi comme le Sauveur d’un homme sans visage : virtuel, morcelé, coupé de sa source. Alors, tout a pris sens… Et l’écriture est devenue prière, action de grâce, exultation. Parler de moi, c’était parler de Lui, de sa Grâce qui nous relève. Ce livre est l’histoire d’une résurrection. C’était, enfin, tisser un lien avec tous ces lecteurs inconnus et leur dire : "Écoutez, voyez… ouvrez votre cœur à ces signes, ces appels de Dieu dans votre vie. N’effacez pas l’empreinte de Ses pas. Mettez les vôtres dans les Siens et avancez au large en son Amour".

 

Envisagez-vous de vous lier à un autre homme aujourd'hui ?

V. L. : Je suis parfois émue par la beauté d’un homme, la pureté d’un regard, la délicatesse des traits. J’y vois l’ombre de Dieu ; c’est un émerveillement enfantin et rien de plus. Mais je n’ai pas de désir amoureux ni même la nostalgie d’une idylle… car aujourd’hui mon corps est pour le Seigneur et le Seigneur est pour le corps. Jésus m’a conduite au port de mon désir. Une nuit, quelques années auparavant, juste après la mort de mon père, j’ai fait un songe prophétique… Je suis encerclée par des hommes, recouverte d’un long voile de crêpe noir : en deuil. Ils me lancent de l’un à l’autre, poupée disloquée. Ils ricanent. Je m’arrache à cet anneau maléfique. Je cours, m’écroule à bout de force… Devant moi, une cathédrale. Les portes s’ouvrent… Je m’y engouffre. J’entends les battements d’un Cœur, profonds, puissants. Je lève les yeux. Le Christ en croix, gigantesque, me regarde. Il m’attendait. Ses bras grands ouverts s’étirent jusqu’au vertige. Soudain, ils quittent l’horizontale et me pointent. Les battements de son Cœur s’amplifient comme le tonnerre. Sa voix s’élève, majestueuse. J’entends : "J’arracherai ton cœur de pierre et j’y mettrai un cœur de chair". Et de ses deux paumes ouvertes d’où s’écoule le sang, s’échappent deux lames. Elles transpercent mon cœur. Au réveil, une joie m’irradie : la brûlure d’un Amour nucléaire.

 

Je n’ai jamais oublié ce rêve. Cette phrase mystérieuse du Christ fut un tatouage sur mon cœur ; je la découvrirai bien plus tard, au catéchuménat, dans le livre du prophète Ezéchiel : elle annonçait le baptême ! Mais à cette époque de ma vie, son sens demeure voilé. Je traîne toutes les nuits dans un bar de la Bastille avec une bande interlope de paumés à la dérive, d’anges déçus. Je perds ma vie dans des coups de cœur sans issue et sans suite. J’attends l’Amour… absolu, inconditionnel. Un soir, le 7 avril 2010, date anniversaire de mon baptême, mais je l’ignore encore, j’y rencontre Indar, un homme énigmatique au visage d’icône. Nous tombons éperdument, follement, amoureux. Pour la première fois, je suis désarmée. Je m’incarne dans l’unité retrouvée de l’âme et de la chair. À travers cet amour, le Christ m’appelle et ouvre grand mon cœur… Un dimanche, Indar m’entraîne à l’église Saint-Gervais. Mais la relation s’enlise : violence et passion. Puis, un matin, il disparaît. Je suis dévastée. Mon cœur est broyé mais vivant. Je comprends que cet amour inconditionnel tant attendu, le Christ seul peut me l’offrir. Mon cœur blessé, mais ouvert, ne peut plus se refermer. Il ne peut battre qu’au rythme de son Cœur : le plonger dans le Sien… pour qu’il reste vivant !

 

Cette rupture est l’ultime coup de Grâce. Je décide de demander le baptême. Après une nuit blanche, je me réfugie dans l’église, en pleurs. Je cherche Sœur Catherine pour l’inscription officielle au catéchuménat. Un moine âgé, le père Pierre-Marie Delfieux, fondateur des Fraternités monastiques de Jérusalem, s’avance vers moi. Il a le regard étincelant d’un vieux marin qui tient le cap. Il me murmure : "Véronique de Jésus… Tu as répondu à l’appel brûlant du Seigneur… Même si ton père et ta mère t’abandonne, le Seigneur, Lui, ne t’abandonnera pas". À cet instant, une espérance se lève. Je reconnais en lui un père, et au-delà de lui, Celui qui m’appelle. Je suis enfin venue au rendez-vous, en cette église où Il m’attend, caché au fond du tabernacle. L’Église n’est-elle pas la famille dont j’ai toujours rêvée ? Elle m’ouvre grand ses portes : mon songe se réalise… J’y découvre des frères, des sœurs, partageant le même sang : le Sang du Christ ! J’avance en eaux profondes, là où je n’ai plus pied, dans l’éblouissement d’une naissance.

 

Pourquoi vous habillez-vous désormais en bleu ?

V. L. : Je me blottis sous le manteau de Marie, ma Maman des Cieux. Bleu… comme l’azur impossible, l’horizon ; là où ciel et mer s’unissent l’un en l’autre. C'est la couleur d’une traversée. Des murs bleus s’ouvrent sur l’infini. Dans le symbolisme des icônes, c'est la couleur de Dieu. Nous, chrétiens, n’avons-nous pas la nostalgie de l'océan, d’être plongés en son Éternité ? Comme des petits poissons remontant les courants vers la source bleue, la racine de la flamme, son point le plus chaud. Foi vive.

 

Qu'a pensé votre entourage lorsque vous vous êtes convertie ?

V. L. : Quand je suis retournée voir mes amis dans ce bar de nuit de la Bastille, ils ne m’ont pas reconnue. Ils m'ont supplié de leur dire ce que j'avais fumé, surpris par cette paix nouvelle, cette joie irréductible, la Sienne, qui émanait de mon regard. Ils s’étonnaient et soupçonnaient un secret ; un coup de foudre, une passion définitive… ils avaient raison ! Beaucoup sont venus à mon baptême... Quand je l’ai annoncé à mon frère Bernard, il s’est effondré. C’était au téléphone… Il y a eu un long silence, interminable. Une armée d’anges est passée ! Au début, il a cru à un caprice, une nouvelle lubie ; une provocation de plus ou pire, une dépression : il s’est rassuré comme il a pu. Moi je lui répétais en boucle : "Je suis folle de Jésus. Depuis toujours je Le cherchais, je L’attendais. Rien ni personne ne m’arrachera de sa main. Mon baptême… mes fiançailles… C’est dans sa mort que je serai baptisée !". Mes paroles l’inquiétaient. Finalement il m’a dit qu’il viendrait.

 

Selon vous, pour quelle raison votre frère Bernard-Henri Lévy a-t-il accepté de venir à votre baptême ?

V. L. : C’est un mystère... Il est même venu à l’appel décisif, à la Cathédrale Notre-Dame de Paris. La cérémonie a duré quatre heures et demi ! Il n'en pouvait plus ! Simple coïncidence ou clin d’œil de Dieu? À cette époque, il recherchait pour une exposition des représentations de sainte Véronique ; à la sixième station du chemin de Croix, cette jeune fille se précipite à travers la foule des soldats romains et des juifs hystériques, enlève son voile, le pose sur le visage du Christ défiguré par les crachats, le sang et les larmes. Et la Sainte Face s’imprime miraculeusement sur la toile ; image vraie, photographie de la Passion, de l’Amour donné jusqu’à l’extrême. À la veillée pascale, quand je reçois l’eau baptismale, je surprends son regard ému, embué. Il se tient à gauche de l’autel, fasciné.

 

Vous aimeriez qu'il vive la même expérience que vous ?

V. L. : Oui... Que le foudroiement qu’il a évoqué soit un foudroiement d’amour. Qu'au fond de son cœur, il rencontre Celui qui est le chemin, la vérité, la vie. Je prie pour lui.

 

A-t-il lu votre livre ?

V. L. : Oui ... Il a été touché. Il m'a dit avoir été bouleversé.

 

Avez-vous un message à adresser aux lecteurs d'Aleteia ?

V. L. : C’est plutôt une prière. Avoir confiance, ne pas avoir peur, même dans des situations difficiles ; affirmer sa foi, oser porter la croix. Annoncer la Bonne Nouvelle d'un Dieu qui nous a sauvés, rayonner son amour, diffuser sa Grâce. Par un regard, un sourire, un silence. Être sel, être levain. Ne pas s’affadir pour ne pas être foulés aux pieds ! Les églises ne se vident pas. Il y a de plus en plus de conversions, au contraire ! Mais on ne le dit pas ! Je supplie les chrétiens de ne pas abandonner leurs églises, de les habiter, de les fleurir, de les soigner. Elles sont le Corps qui nous nourrit. Jésus y repose. Il nous attend dans le silence de l’Adoration, palpitant dans l’hostie diaphane ; Il nous étreint de sa Miséricorde dans le sacrement du pardon ; nous enveloppe et nous attire à Lui dans l’Eucharistie.

 

 

Source et suite : Propos recueillis par Arthur Herlin, Véronique Lévy : "Je supplie les chrétiens de ne pas abandonner leurs églises", Aleteia, 10.07.2015

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13 juillet 2015 1 13 /07 /juillet /2015 05:55
Suède: L'Eglise catholique gagne du terrain sur le protestantisme

Depuis une quinzaine d'années, en Suède l'Église catholique grignote des fidèles à l'Église luthérienne, qui n'est plus religion d'État. Rencontre avec ces nouveaux convertis.

 

Le frère Johan Lindén est un prêtre comblé. Le dimanche, à 10 h, entre 400 et 500 personnes se serrent sur les bancs de son église Saint-Thomas, à Lund, dans le sud du royaume.

 

À côté, la prestigieuse cathédrale luthérienne-évangélique peine à se remplir. Depuis sa séparation d'avec l'État en 2000, l'ancienne église officielle de Suède a perdu plus d'un million de fidèles.

 

L'Église catholique, de son côté, ne cesse de grandir. Si elle reste toujours minoritaire, elle compte désormais plus de 110 000 paroissiens, soit une augmentation de plus de 40 % depuis 2000.

 

Cathédrale de Lund (Suède). Plus grande cathédrale romane de Scandinavie.

Cathédrale de Lund (Suède). Plus grande cathédrale romane de Scandinavie.

Beaucoup de ceux qui viennent grossir ses rangs sont des réfugiés. La Suède est le pays d'Europe qui reçoit le plus de demandeurs d'asile, proportionnellement à sa population. Parmi eux : les Chrétiens d'Orient.

 

Mais il y a aussi des Suédois qui choisissent de se convertir. Plusieurs dizaines tous les ans. Dont des célébrités : en 2014, le pasteur Ulf Ekman, fondateur de Livets Ord, la plus grande communauté évangélique du royaume, a provoqué une onde de choc, en annonçant sa décision de rejoindre l'église catholique, avec sa femme.

 

Le phénomène est tel que le très sérieux hebdomadaire Fokus vient de lui consacrer sa première page, rappelant que depuis le milieu du XVIe siècle et la Réforme protestante, l'Église catholique est « une anomalie en Suède ». Jusqu'en 1951, les catholiques ne pouvaient exercer certaines professions. Ils n'avaient pas le droit d'être députés. Et la loi interdisant les couvents n'a été levée qu'en 1977.

 

Le magazine s'interroge sur ce qui peut bien attirer les Suédois « vers cette communauté hiérarchique, non démocratique et exigeante ». Le frère Johan Lindén s'amuse de la question. Lui-même s'est converti à l'adolescence.

 

Son père était pasteur luthérien. Il l'a emmené en Pologne au début des années 1980. Il y a rencontré des Dominicains : « J'ai été attiré par cette église universelle, qui rassemble toutes sortes de gens. » Rien que dans sa paroisse, il compte 90 nationalités.

 

L'église luthérienne, dit-il, a souffert de son mariage avec l'État : « L'échafaudage était là, mais il y avait un vide à l'intérieur. Dans l'Église catholique, j'ai retrouvé des racines, une tradition et une spiritualité. C'est une église exigeante, mais miséricordieuse. » Beaucoup des convertis qu'il rencontre ont grandi « dans un contexte évangélique assez dur ».

 

« Nous sommes des blocs de pierre »

 

Maria, enseignante de 58 ans, a rejoint la paroisse Saint-Thomas en 1985. Élevée dans une famille croyante, elle raconte avoir souffert de « la conception de l'être humain dans la religion luthérienne, qui ne voit que le péché ». Angoissée, elle cherche des réponses dans les livres. L'étude de la liturgie la conduit chez les frères dominicains. Et elle finit par se convertir : « C'était un soulagement d'appartenir à une église qui dit que Dieu est amour et qu'il a créé l'Homme à son image. »

 

Benjamin, 32 ans, doctorant en théologie, confie avoir connu « une crise existentielle au lycée ». Fils du célèbre pasteur Ulf Ekman, il a grandi dans une famille très pieuse : « Mon grand-père se levait à 4 h du matin pour prier pendant quatre heures avant que ma grand-mère se lève. »

 

Lui aussi évoque la vision très dure de l'être humain, chez les Luthériens : « Nous sommes des blocs de pierre. On a beau frapper, on n'obtient rien de plus. » Il a lu Dostoïevski, découvert l'espoir dans le pardon et pris part à des retraites. Il s'est converti en 2013, la même année qu'Anne Jeanette et Sebastien, un jeune couple de 27 ans.

 

Née en Norvège, Anne Jeanette évoque la réaction de ses parents, lorsque, à l'âge de 18 ans, elle leur a demandé de lui payer le voyage vers un monastère italien. « Ils étaient horrifiés. » Elle-même ne connaissait pas grand-chose des catholiques, « si ce n'est qu'on ne les aimait pas ». Mais elle veut renouer sa relation avec Jésus, perdue à l'adolescence.

 

La conversion prend du temps. Erik Helmerson, journaliste au quotidien libéral Dagens Nyheter, en rit encore : « Je pensais qu'on m'accueillerait à bras ouverts, mais j'ai dû suivre un cours du soir pendant deux ans, puis parler avec un prêtre, qui a rencontré ma famille ».

 

L'attente ne fait que renforcer ses convictions. Il est séduit par « la place réservée au mysticisme, l'unité de l'église catholique et son exigence », quand l'Église luthérienne « vous accueille, peu importe que vous ne croyiez ni en Jésus, ni en la Résurrection ».

 

À Lund, le frère Johan Lindén précise qu'il n'accepte pas tous les candidats : « Être contre le mariage gay ou l'avortement ne sont pas de bonnes raisons. Il faut que la démarche soit positive. Autrement, la conversion sera une déception. »

 

Source: Suède. Le catholicisme n'est plus « une anomalie », Ouest-France, 20 mai

 

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12 juillet 2015 7 12 /07 /juillet /2015 12:40
François: "les idéologies se terminent mal"

Hier à Asuncion, capitale du Paraguay, dans un discours devant des représentants de la société civile dans lequel il prônait le dialogue, le pape François a mis en garde contre les idéologies, estimant qu'elles aboutissaient souvent à des régimes autoritaires méprisant le peuple.
 

"Les idéologies se terminent mal. Elles ne tiennent pas compte du peuple, regardez ce qu'il est advenu des idéologies au siècle dernier, (elles ont fini) en dictatures, toujours", a déclaré le souverain pontife.

 

Il faut se méfier des idéologies "qui pensent pour le peuple, sans laisser penser le peuple", a-t-il ajouté.

 

Aux entrepreneurs, hommes politiques, économistes, il a demandé "de ne pas céder au modèle économique idolâtre qui a besoin de sacrifier des vies humaines à l'autel de l'argent et de la rentabilité", car "le développement économique doit avoir un visage humain".

 

En Equateur et en Bolivie, le pape avait prôné un changement pour réduire la pauvreté et corriger les inégalités. [1]

 

Pour François, la clé d'une société plus juste et plus inclusive passe d'abord par un changement dans le regard posé sur les plus pauvres selon François.

 

« Un élément fondamental pour promouvoir les pauvres réside dans la manière dont nous les voyons a-t-il affirmé. Un regard idéologique, qui finit par les utiliser au service d'autres intérêts politiques ou personnels ne sert pas. Pour chercher effectivement leur bien, la première chose est d'avoir une vraie préoccupation pour leur personne, de les valoriser dans ce qu’ils ont de bon eux-mêmes. Mais une évaluation réelle exige d’être disposé à apprendre d’eux. Les pauvres ont beaucoup à nous enseigner en humanité, en bonté, en sacrifice. ».

Et gare aux idéologies qui, comme l'a montré le XXe siècle, « ont toujours mal fini. Les idéologies pensent pour le peuple et ne le laissent pas penser ». « Il faut respecter le pauvre, le regarder dans les yeux lorsqu'on lui donne une pièce a conseillé François. Il ne faut pas utiliser le pauvre comme un objet pour laver nos fautes ».
 

Ce nouveau regard sur les pauvres est un pas vers une économie à visage humain pour le Saint-Père : « non à l'économie sans visage ! a-t-il condamné. Dans l'économie, dans l'entreprise, en politique, la priorité est la personne et l'environnement où elle vit ». François a enfin dénoncé le chantage et la corruption, véritable « gangrène » d'un pays, un « problème universel » selon lui. [2]

 

Discours du pape à Asunción, capitale du Paraguay, devant les corps constitués du pays et le corps diplomatique, le samedi 11 juillet 2015 [3]:

 

"Un merci spécial à toutes les personnes et institutions qui ont collaboré avec zèle et dévouement à la préparation de ce voyage en sorte que je me sente à la maison. Il n'est pas difficile de se sentir à la maison en cette terre si accueillante. Le Paraguay est connu comme le cœur de l'Amérique, et non seulement en raison de sa position géographique, mais aussi pour sa chaleureuse hospitalité et la proximité de ses gens. Dès ses premiers pas comme nation indépendante, et jusqu'à des époques très récentes, l'histoire du Paraguay a connu la terrible souffrance de la guerre, de l'affrontement fratricide, du manque de liberté et de violation des droits de l'homme. Que de douleur et de mort! Mais la persévérance et la capacité du peuple paraguayen à se surpasser pour se refaire face à tant d'adversité et pour continuer à s'efforcer de construire une Nation prospère et en une paix, sont admirables. Dans le jardin de ce palais témoin de l'histoire paraguayenne, du temps où ce n'était qu'une rive fréquentée par les guaranis jusqu'aux derniers événements contemporains je veux rendre hommage à ces milliers de paraguayens simples, dont les noms n'apparaîtront pas dans les livres d'histoire, mais qui ont été et continueront d’être de véritables protagonistes de la vie de votre peuple. Et je voudrais reconnaître avec émotion et admiration le rôle joué par la femme paraguayenne en ces moments dramatiques de l'histoire. Sur leurs épaules de mères, d'épouses et de veuves, elles ont porté la plus grande charge, ont su faire avancer leurs familles et leur pays, en insufflant aux nouvelles générations l'espérance d’un lendemain meilleur. Un peuple qui oublie son passé, son histoire, ses racines, n'a pas d'avenir. La mémoire, reposant fermement sur la justice, éloignée de sentiments de vengeance et de haine, transforme le passé en source d'inspiration pour construire un avenir de convivialité et d'harmonie, en nous rendant conscients de la tragédie et l’absurdité de la guerre. Plus jamais de guerres entre frères. Construisons toujours la paix. Egalement une paix de tous les jours, une paix de la vie quotidienne, à laquelle nous participons tous en évitant des gestes arrogants, des paroles blessantes, des attitudes hautaines, et en promouvant en revanche la compréhension, le dialogue et la collaboration".

 

[...]

 

"Chers amis, dans la volonté de servir et de travailler pour le bien commun, les pauvres et ceux qui sont le plus dans le besoin doivent occuper une place prioritaire. Beaucoup d'efforts sont faits pour que le Paraguay progresse sur la voie de la croissance économique. Des pas importants ont été accomplis dans le domaine de l'éducation et de la santé. Que ne s’arrête pas l'effort de tous les acteurs sociaux, jusqu'à ce qu'il n'y ait plus d'enfants sans accès à l'éducation, de familles sans foyer, d’ouvriers sans un travail digne, de paysans sans des terres à cultiver et tant de personnes obligées à émigrer vers un avenir incertain. Qu’il n’y ait plus de victimes de la violence, de la corruption ou du trafic de stupéfiants. Un développement économique qui ne tient pas compte des plus faibles et des défavorisés, n'est pas un vrai développement. La mesure du modèle économique doit être la dignité intégrale de l’être humain, spécialement du plus vulnérable et de celui qui est sans défense. Au nom aussi de mes frères évêques du Paraguay, je désire vous assurer de l'engagement et de la collaboration de l'Eglise catholique dans l’effort commun pour construire une société juste et inclusive, dans laquelle l’on puisse vivre ensemble dans la paix et dans l’harmonie. Car, tous, y compris les pasteurs de l'Eglise, nous sommes appelés à nous préoccuper de la construction d’un monde meilleur. La certitude de notre foi en un Dieu, qui a voulu se faire homme et, vivant parmi nous, a voulu partager notre sort, nous y pousse. Le Christ nous ouvre le chemin de la miséricorde qui, fondée sur la justice, va plus loin et éclaire la charité, pour que personne ne demeure marginalisé dans cette grande famille qu’est le Paraguay, que vous aimez et que vous voulez servir. Avec l’immense joie de me trouver sur cette terre consacrée à la Vierge de Caacupé, j'implore la bénédiction du Seigneur sur vous tous, sur vos familles et surtout sur le cher peuple paraguayen. Que le Paraguay soit fertile, comme l'indique la fleur du passiflore dans le manteau de la Vierge".

 

François: "les idéologies se terminent mal"

Le sanctuaire marial de Caacupé, à une cinquantaine de kilomètres d’Asunción, est considéré comme le centre spirituel du Paraguay. C’est au pied de la basilique de Notre-Dame-des Miracles qui le domine, que le Pape François a célébré la messe hier, devant des dizaines de milliers de fidèles. Une célébration dédiée à la Vierge Marie, dont l’exemple doit servir d’inspiration, selon ce qu’a développé François dans son homélie.

 

[...] Même si Marie n’a pas compris l’annonce de l’ange Gabriel, elle a su dire oui car elle avait compris que cela venait de Dieu. Or, « sa vie témoigne que Dieu ne déçoit pas, n’abandonne pas son peuple, même s’il y a des moments ou des situations où il semble absent ». Nous pouvons donc nous confier à elle en toute confiance a conseillé François. Marie a toujours été et est toujours à coté de ses enfants, a répété le Pape, « toujours par une présence discrète et silencieuse. Dans le regard d’une statue, d’une image ou d’une médaille. Sous le signe d’un rosaire, nous savons que nous ne sommes pas seuls » a-t-il ajouté.

 

Hommage aux femmes et mères paraguayennes

 

Cette force de la foi malgré les épreuves, les femmes paraguayennes l’ont démontré par le passé et continuent à le faire. Comme il l’avait fait à son arrivée à Asunción, vendredi soir, le Pape François a rendu un hommage appuyé au rôle joué par les femmes et les mères paraguayennes, après la guerre de la Triple alliance qui opposa le pays au Brésil, à l’Argentine et à l’Uruguay [de 1865 à 1870 et au cours de laquelle la population paraguayenne a été réduite à moins de moitié, voire à moins du tiers, avec un déséquilibre inouï à l'ère moderne entre femmes et hommes (probablement de 4 à 3 pour 1). NDLR.]. « Quand tout semblait s’écrouler, vous avez continué à croire, leur a lancé François, sous les applaudissements. Avec grand courage et abnégation, vous avez su relever un pays détruit, effondré, submergé par la guerre. Vous avez la mémoire, le patrimoine génétique de celles qui ont reconstruit la vie, la foi, la dignité de votre peuple. Comme Marie, vous avez vécu des situations très mais très difficiles, qui selon une logique commune seraient contraires à toute foi ». Cette confiance en Dieu a permis de « ne pas laisser cette terre dans le chaos, selon le Saint-Père. Que Dieu bénisse cette ténacité, que Dieu bénisse et conforte votre foi, que Dieu bénisse la femme paraguayenne, la plus glorieuse d’Amérique » s’est-il exclamé.

Ce sanctuaire de Caacupé « est une part vitale du peuple paraguayen » pour le Pape. Cet endroit où l’on se sent « à la maison », est « un appel à de pas perdre la mémoire, les racines, les nombreux témoignages que vous avez reçus du peuple croyant et que vous avez rendus pour ses causes. (…) Soyez, vous, les porteurs de cette foi, de cette vie, de cette espérance. Soyez, vous, les artisans de cet aujourd’hui et du demain paraguayens » a conclu François. À la fin de la messe, le Pape François a renouvelé le vœu de confier le Paraguay sous la bénédiction de l’Immaculée Conception, comme l’avait fait Saint Jean-Paul II en 1988. [4]

 

Notes

 

[1] Pape François: "les idéologies se terminent mal", Home ACTUALITE Flash Actu, Par Le Figaro.fr avec AFPMis à jour le 12/07/2015 à 08:37 Publié le 12/07/2015 à 08:29

[2] Pape François : « Aimez votre patrie, vos concitoyens et, surtout aimez les plus pauvres », 2015-07-12 Radio Vatican

[3] Arrivée du Pape au Paraguay, Vatican Information Service, Cité du Vatican, 11 juillet 2015

[4] Paraguay : le Pape invite à se confier à Marie « parce qu'elle nous comprend », 2015-07-11 Radio Vatican

 

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11 juillet 2015 6 11 /07 /juillet /2015 19:14
"Théologie de l'enfouissement" : Un prêtre met sa religion dans sa poche et s'imagine remporter la victoire

En nom Dieu, les gens d'armes batailleront et Dieu donnera la victoire.

Sainte Jeanne d'Arc

Le "en nom Dieu" de Jeanne signifie que le combat est d'abord un combat spirituel intérieur, et que Dieu donne ensuite la victoire.

 

A propos de la lutte contre la légalisation du soit-disant "mariage" homosexuel, un article de Médias-presse.info rapporte que Guillaume de Prémare, premier président de La Manif Pour Tous jusqu’en février 2013, aujourd’hui président d’Ichtus, dans un entretien à Monde & Vie, journal de l’abbé Guillaume de Tanoüarn, raconte tranquillement que la Manif pour Tous fut mise en place pour couper l’herbe sous le pied de l'Institut Civitas en organisant une manifestation un jour avant :

 

« Entre-temps Civitas avait annoncé une manifestation pour le 18 novembre et il n’était pas possible de laisser Civitas prendre le « leadership » du combat contre la loi Taubira. […] Nous avons appelé à manifester pour le samedi 17 novembre, la veille de la manifestation de Civitas. Nous leur avons volontairement coupé l’herbe sous le pied. », déclare Guillaume de Prémare dans cet entretien.

 

L'abbé de Tanoüarn qui avait publié les propos de Guillaume de Prémare sur son blog est étonné que ce propos ait fait réagir des catholiques. Il a pris la défense de M. de Prémare en répondant à Medias-presse.info. L'abbé de Tanoüarn croyait lui-même « au contraire que cette attitude confessionaliste (de Civitas NDLR.) nous aurait condamnés à avoir un message inintelligible ».

Cette curieuse « théologie » de l'enfouissement consistait concrètement à interdire les chapelets et les drapeaux du Sacré-Coeur lors des manifestations de LMPT. J'en ai été personnellement le témoin avec une autre personne lors de LMPT organisée le 17 novembre 2012, la veille de celle de Civitas. Puis, toute prise de parole publique de responsables catholiques fut interdite tandis que les responsables religieux d'autres religions, comme ceux de l'islam par exemple, étaient allègrement mis en avant, sans risque de contradiction. Où est la logique là-dedans ? Quel est le but si ce n'est d'humilier les catholiques et rabaisser notre sainte religion ?

 

Medias-presse.info a donc tout à fait raison d'écrire que:

 

« la Manif pour Tous voulait mobiliser les catholiques en les invitant à taire leur foi et cette stratégie avait la bénédiction de l’épiscopat français. On vit par la suite ce paradoxe : les croyants des autres confessions étaient eux cordialement invités à participer aux manifs pour tous en affichant leur appartenance religieuse. Seuls les traces de catholicité se retrouvaient bannies de la LMPT. »

 

Si l'on suit le raisonnement de l'abbé de Tanoüarn, implorer l'aide du Ciel dans un combat anthropologique et civilisationnel serait inadapté (comme si la religion catholique ne contenait pas toute l'anthropologie...) Mettre sa religion dans sa poche serait au contraire opportun et conseillé...

...M'est avis qu'il y aurait des choses à creuser là-dessous, du côté des partisans de la « religion reléguée à la sphère privée »..., exactement comme le souhaitent les francs-maçons...

Dire que Civitas est un mouvement « confessionaliste » pour dénier à une association catholique toute légitimité à défendre la loi naturelle c'est dire que la loi naturelle ne dérive pas de l'Ordre divin; c'est sous-entendre que notre sainte religion n'a pas toute l'anthropologie et n'aurait donc aucune légitimité à défendre la loi naturelle! Il s'agirait donc de faire en sorte qu'elle se taise ! En fait, seuls les traces de catholicité se retrouvaient bannies de la LMPT...

En outre, prétendre qu'Alain Escada, président de Civitas, organisait une manifestation confessionnelle est faux puisque il avait invité « tous les Français » à se joindre à sa manifestation du 18 novembre. Ainsi, l'Institut Civitas lança le 11 septembre 2012 sa campagne contre le mariage et l'adoption homosexuels. Un communiqué de France Jeunesse Civitas précisait : « une manifestation nationale, « rendez-vous de tous les Français opposés à un tel projet de loi », sera organisée à Paris le 18 novembre. »

Alain Escada estimait qu'il « existe une proportion importante de l'opinion publique qui s'oppose à ce projet de loi », il a fait état de la « privation du droit des Français à s'exprimer sur le sujet » et mis en avant l' « intérêt supérieur de l'enfant, que nous considérons menacé par un tel projet ».

Dans un communiqué du 1er décembre 2012, il précisait aux laïcistes qu'il s'agissait de défiler « sans masquer notre identité ni honte pour notre foi chrétienne ». Et dans un communiqué du 22 décembre 2012, il expliquait prophétiquement que « cette bataille ne se gagnera pas en dansant mais par le recours à la grâce surnaturelle »... Et cela a été le cas !

Au regard de l'échec complet de LMPT (à empêcher le vote de la loi Taubira), y a-t-il d'autres questions ?

Quand Dieu est mis au placard, comment s'étonner du résultat ?

Dans ce combat on attendait d'un prêtre au contraire qu'il rappelât aux fidèles cette Parole de Notre Seigneur Jésus-Christ :

 

« Sans moi vous ne pouvez rien faire. » (Evangile selon Saint Jean 15.5).

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10 juillet 2015 5 10 /07 /juillet /2015 13:48

Dans son discours hier pour la 2e Rencontre mondiale des Mouvements populaires à Santa Cruz de la Sierra (Bolivie), contre "ce système", une économie qui "tue", "exclut", "détruit la terre nourricière", un "nouveau colonialisme" "idéologique" qui engendre "une certaine uniformité culturelle", et une nouvelle fois la "troisième guerre mondiale fragmentée que nous vivons", le Pape François a réaffirmé les "droits des peuples autochtones" "avec le respect de l'intégrité territoriale des états" et demandé "au nom de Dieu, de défendre la terre":

 

"Notre foi est révolutionnaire, parce que notre foi défie la tyrannie de l'idole argent"

Pape François, 2e Rencontre mondiale des Mouvements populaires à Santa Cruz de la Sierra (Bolivie), 9 juillet 2015

Le Pape François dénonce un "nouveau colonialisme" : La terre ne supporte pas "ce système"

Le dernier rendez-vous du Pape François hier en Bolivie a été son intervention devant la II Rencontre mondiale des Mouvements populaires à Santa Cruz de la Sierra, organisée en collaboration avec le Conseil pontifical Iustitia et Pax et l'Académie pontificale des sciences sociales. La manifestation regroupe trois mille délégués du monde entier, travailleurs précaires, paysans sans terre, habitants de banlieues défavorisées, indigènes et émigrés... La premier Rencontre s'était déroulée au Vatican en octobre dernier, en présence notamment du Président bolivien. Voici le discours du Saint-Père:

 

"[...]-Reconnaissons-nous que les choses ne marchent pas bien dans un monde où il y a tant de paysans sans terre, tant de familles sans toit, tant de travailleurs sans droits, tant de personnes blessées dans leur dignité?

-Reconnaissons-nous que les choses ne vont bien quand éclatent tant de guerres absurdes et que la violence fratricide s’empare même de nos quartiers? -Reconnaissons-nous que les choses ne vont pas bien quand le sol, l’eau, l’air et tous les êtres de la création sont sous une permanente menace?

Donc, disons-le sans peur, nous avons besoin d’un changement et nous le voulons.

[...] Reconnaissons-nous que ce système a imposé la logique du gain à n’importe quel prix sans penser à l’exclusion sociale ou à la destruction de la nature? S’il en est ainsi, disons-le sans peur, nous voulons un changement, un changement réel, un changement de structures. On ne peut plus supporter ce système, les paysans ne le supportent pas, les travailleurs ne le supportent pas, les communautés ne le supportent pas, les peuples ne le supportent pas... Et la terre non plus ne le supporte pas, la sœur terre comme disait saint François.

[...] "Le temps, frères et sœurs, il semble que le temps soit sur le point de s’épuiser, nous quereller entre nous ne nous a pas suffi, et nous nous nous acharnons contre notre maison. Aujourd’hui, la communauté scientifique accepte ce que depuis longtemps de simples privés dénonçaient déjà on est en train de causer des dommages peut-être irréversibles à l’écosystème. On est en train de châtier la terre, les peuples et les personnes de façon presque sauvage. Et derrière tant de douleur, tant de mort et de destruction, se sent l’odeur de ce que Basile de Césarée appelait le fumier du Diable, l’ambition sans retenue de l’argent qui commande. Le service du bien commun est relégué à l’arrière-plan. Quand le capital est érigé en idole et commande toutes les options des êtres humains, quand l’avidité pour l’argent oriente tout le système socio-économique, cela ruine la société, condamne l’homme, le transforme en esclave, détruit la fraternité entre les hommes, oppose les peuples les uns aux autres, et comme nous le voyons, met même en danger notre maison commune. Je ne veux pas m’étendre en décrivant les effets pernicieux de cette dictature subtile : vous les connaissez. Il ne suffit pas non plus de signaler les causes structurelles du drame social et environnemental contemporain. Nous souffrons d’un certain excès de diagnostic qui nous conduit parfois à un pessimisme charlatanesque ou à nous complaire dans le négatif. En considérant la chronique noire de chaque jour, nous croyons qu’il n’y a rien à faire sauf prendre soin de soi-même ainsi que du petit cercle de la famille et de ceux qui nous sont cher. Alors que puis-je faire, moi, chiffonnier, comptable, ramasseur d’ordures, agent de recyclage, face à tant de problèmes si je gagne à peine assez pour manger? Que puis-je faire, moi, artisan, vendeur ambulant, transporteur, travailleur exclu si je n’ai même pas les droits des travailleurs? Que puis-je faire, moi, paysanne, indigène, pêcheur qui peut à peine résister à l’asservissement des grands groupes? Que puis-je faire, moi, depuis mon bidonville, depuis ma cabane, de mon village, de ma ferme quand je suis quotidiennement discriminé et marginalisé ? Que peut faire cet étudiant, ce jeune, ce militant, ce missionnaire qui parcourt les banlieues et les environs, le cœur plein de rêves, mais sans presqu’aucune solution pour mes problèmes? Ils peuvent faire beaucoup. Vous, les plus humbles, les exploités, les pauvres et les exclus, vous pouvez et faites beaucoup. J'ose vous dire que l'avenir de l'humanité est, dans une grande mesure, dans vos mains, dans votre capacité de vous organiser et de promouvoir des alternatives créatives, dans la recherche quotidienne des 3 T (travail, toit, terre) et aussi, dans votre participation en tant que protagonistes aux grands processus de changement, nationaux, régionaux et mondiaux. Ne vous sous-estimez pas!".

 

"Vous êtes des semeurs de changement. Ici en Bolivie, j'ai entendu une formule qui me plaît beaucoup, le processus de changement. Le changement conçu non pas comme quelque chose qui un jour se réalisera parce qu’on a imposé telle ou telle option politique ou parce que telle ou telle structure sociale a été instaurée. Nous avons appris douloureusement qu'un changement de structures qui n’est pas accompagné d'une conversion sincère des attitudes et du cœur finit tôt ou tard par se bureaucratiser, par se corrompre et par succomber. Voilà pourquoi me plaît tant l'image du processus, où la passion de semer, d’arroser sereinement ce que d’autres verront fleurir, remplace l'obsession d’occuper tous les espaces de pouvoir disponibles et de voir des résultats immédiats. Chacun de nous n’est qu’une part d’un tout complexe et divers, interagissant dans le temps : des peuples qui luttent pour une signification, pour un destin, pour vivre avec dignité, pour vivre bien. A partir des mouvements populaires, vous assumez des activités de toujours, motivés par l'amour fraternel qui se révèle contre l'injustice sociale. Quand nous regardons le visage de ceux qui souffrent, le visage du paysan menacé, du travailleur exclu, de l'indigène opprimé, de la famille sans toit, du migrant persécuté, du jeune en chômage, de l'enfant exploité, de la mère qui a perdu son fils dans une fusillade parce que le quartier a été accaparé par le trafic de stupéfiants, du père qui a perdu sa fille parce qu'elle a été soumise à l'esclavage ; quand nous nous rappelons ces visages et ces noms, nous sommes retournés face à tant de douleur et nous sommes émus. Car nous avons vu et entendu’, non pas la statistique froide mais les blessures de l'humanité souffrante, nos blessures, notre chair. Cela est très différent de la théorisation abstraite ou de l'indignation élégante. Cela nous émeut, nous fait bouger et nous cherchons l'autre pour bouger ensemble. Cette émotion faite action communautaire ne se comprend pas uniquement avec la raison. Elle a un supplément de sens que seuls comprennent les peuples et qui donne aux vrais mouvements populaires leur mystique particulière. Vous vivez chaque jour au cœur de la tempête humaine. Vous m’avez parlé de vos causes, vos m’avez fait part de vos luttes et je vous en remercie. Chers frères, vous travaillez bien souvent dans ce qui est petit, proche, dans la réalité injuste qui vous a été imposée et à laquelle nous ne vous résignez pas, en opposant une résistance active au système idolâtrique qui exclut, dégrade et tue. Je vous ai vus travailler inlassablement pour la terre et pour l'agriculture paysanne, pour vos territoires et vos communautés, pour la promotion de la dignité de l'économie populaire, pour l'intégration urbaine de vos bidonvilles et campements, pour l'auto construction de logements et le développement d'infrastructure de quartier, et dans tant d'activités communautaires qui visent la réaffirmation de quelque chose de si élémentaire et d’indéniablement nécessaire comme le droit aux 3 T. Cet enracinement dans le quartier, dans la terre, dans le territoire, dans le métier, dans la corporation, ce fait de se reconnaître dans le visage de l'autre, cette proximité de chaque jour, avec ses misères et ses héroïsmes quotidiens, est ce qui permet de vivre le commandement de l'amour, non pas à partir des idées ou des concepts mais à partir de la rencontre authentique entre des personnes, parce que ni les concepts ni les idées ne s'aiment ; ce sont les personnes qui s'aiment. L’engagement, le véritable engagement surgit de l'amour envers des hommes et des femmes, envers des enfants et des vieillards, des populations et des communautés, des visages et des noms qui remplissent le cœur. De ces graines d'espérance semées patiemment dans les périphéries oubliées de la planète, de ces bourgeons de tendresse qui luttent pour subsister dans l'obscurité de l'exclusion, croîtront de grands arbres, surgiront des forêts denses d'espérance pour oxygéner ce monde".

 

"[...] Aux dirigeants, je demande d'être créatifs: Ne perdez jamais l’enracinement dans ce qui est proche, parce que le père du mensonge sait usurper de nobles paroles, promouvoir des modes intellectuelles et adopter des positions idéologiques, mais si vous construisez sur des bases solides, sur les besoins réels et sur l’expérience vivante de vos frères, des paysans et des indigènes, des travailleurs exclus et des familles marginalisées, sûrement vous n’allez pas vous tromper. L’Eglise ne peut pas ni ne doit être étrangère à ce processus dans l’annonce de l’Evangile. De nombreux prêtres et agents pastoraux accomplissent une énorme tâche en accompagnant et en promouvant les exclus dans le monde entier, avec des coopératives, en impulsant des initiatives, en construisant des logements, en travaillant avec abnégation dans les domaines de la santé, du sport et de l’éducation. Je suis convaincu que la collaboration respectueuse avec les mouvements populaires peut renforcer ces efforts et fortifier les processus de changement. Ayons toujours présent au cœur la Vierge Marie, une humble fille d’un petit village perdu dans la périphérie d’un grand empire, une mère sans toit qui a su transformer une caverne d’animaux en la maison de Jésus avec quelques langes et une montagne de tendresse. Marie est signe d’espérance pour les peuples qui souffrent les douleurs de l’enfantement jusqu’à ce que germe la justice. Je prie la Vierge du Carmel, patronne de la Bolivie, afin qu’elle permette que notre rencontre soit ferment de changement. Je voudrais, enfin, que nous pensions ensemble quelques tâches importantes pour ce moment historique, parce que, nous le savons, nous voulons un changement positif pour le bien de tous nos frères et soeurs. Nous voulons un changement qui s’enrichisse, nous le savons aussi, grâce au travail concerté des gouvernements, des mouvements populaires et des autres forces sociales. Mais il n'est pas si facile de définir le contenu du changement, on pourrait dire, le programme social qui reflète ce projet de fraternité et de justice que nous attendons. Dans ce sens, n'attendez pas de ce Pape une recette. Ni le Pape ni l'Eglise n’ont le monopole de l'interprétation de la réalité sociale ni le monopole de proposition de solutions aux problèmes contemporains. J'oserais dire qu'il n’existe pas de recette. L’histoire, ce sont les générations successives des peuples en marche à la recherche de leur propre chemin et dans le respect des valeurs que Dieu a mises dans le cœur, qui la construisent".

"Je voudrais, cependant, proposer trois grandes tâches qui requièrent l'apport décisif de l'ensemble des mouvements populaires:

-La première tâche est de mettre l'économie au service des peuples : les êtres humains et la nature ne doivent pas être au service de l'argent. Disons non à une économie d'exclusion et d'injustice où l'argent règne au lieu de servir. Cette économie tue. Cette économie exclut. Cette économie détruit la terre nourricière. L'économie ne devrait pas être un mécanisme d'accumulation mais l'administration adéquate de la maison commune. Cela implique de prendre jalousement soin de la maison et de distribuer convenablement les biens entre tous. Son objet n'est pas uniquement d'assurer la nourriture ou une convenable subsistance. Ni même, bien que ce serait déjà un grand pas, de garantir l'accès aux 3 T pour lesquels vous luttez. Une économie vraiment communautaire, l’on pourrait dire, une économie d'inspiration chrétienne, doit garantir aux peuples dignité, un accomplissement sans fin Cela implique les 3 T mais aussi l'accès à l'éducation, à la santé, à l'innovation, aux manifestations artistiques et culturelles, à la communication, au sport et au loisir. Une économie juste doit créer les conditions pour que chaque personne puisse jouir d'une enfance sans privations, développer ses talents durant la jeunesse, travailler de plein droit pendant les années d'activité et accéder à une retraite digne dans les vieux jours. C'est une économie où l'être humain, en harmonie avec la nature, structure tout le système de production et de distribution pour que les capacités et les nécessités de chacun trouvent une place appropriée dans l'être social. Vous, et aussi d'autres peuples, vous résumez ce désir ardent d'une manière simple et belle: Vivre bien. Cette économie est non seulement désirable et nécessaire mais aussi possible. Ce n'est pas une utopie et une imagination. C'est une perspective extrêmement réaliste. Nous pouvons l’atteindre. Les ressources disponibles dans le monde, fruit du travail intergénérationnel des peuples et les dons de la création, sont plus que suffisants pour le développement intégral de tout homme et tout l'homme. Le problème est, en revanche, autre. Un système existe avec d'autres objectifs. Un système qui même en accélérant de façon irresponsable les rythmes de la production, même en mettant en œuvre des méthodes dans l'industrie et dans l'agriculture, méthodes préjudiciables à la terre au nom de la productivité, continue de nier à des milliers de millions de frères les droits économiques, sociaux et culturels les plus élémentaires. Ce système porte atteinte au projet de Jésus. La juste distribution des fruits de la terre et du travail humain n'est pas de la pure philanthropie. C'est un devoir moral. Pour les chrétiens, la charge est encore plus lourde, c'est un commandement. Il s'agit de rendre aux pauvres et aux peuples ce qui leur appartient. La destination universelle des biens n'est pas une figure de style de la doctrine sociale de l'Eglise. C'est une réalité antérieure à la propriété privée. La propriété, surtout quand elle affecte les ressources naturelles, doit toujours être en fonction des nécessités des peuples. Et ces nécessités ne se limitent pas à la consommation. Il ne suffit pas de laisser tomber quelques gouttes quand les pauvres agitent cette coupe qui ne se renverse jamais d’elle-même. Les plans d'assistance qui s'occupent de certaines urgences devraient être pensés seulement comme des réponses passagères. Ils ne pourront jamais substituer la vraie inclusion, celle qui donne le travail digne, libre, créatif, participatif et solidaire. Sur ce chemin, les mouvements populaires ont un rôle essentiel, non seulement en exigeant et en réclamant, mais fondamentalement en créant. Vous êtes des poètes sociaux, es créateurs de travail, des constructeurs de logements, des producteurs de nourriture, surtout pour ceux qui sont marginalisés par le marché mondial. J'ai connu de près diverses expériences où les travailleurs, unis dans des coopératives et dans d'autres formes d'organisation communautaire, ont réussi à créer un travail là où il y avait seulement des restes de l'économie idolâtre. Les entreprises récupérées, les marchés aux puces et les coopératives de chiffonniers sont des exemples de cette économie populaire qui surgit de l'exclusion et, petit à petit, avec effort et patience, adopte des formes solidaires qui la rendent digne. Que cela est différent de l’exploitation des marginalisés du marché formel comme des esclaves! Les gouvernements qui assument comme leur la tâche de mettre l'économie au service des peuples doivent promouvoir le raffermissement, l'amélioration, la coordination et l'expansion de ces formes d'économie populaire et de production communautaire. Cela implique d’améliorer les processus de travail, de pourvoir une infrastructure adéquate et de garantir tous les droits aux travailleurs de ce secteur alternatif. Quand l'Etat et les organisations sociales assument ensemble la mission des 3 T, s'activent les principes de solidarité et de subsidiarité qui permettent d'édifier le bien commun dans une démocratie pleine et participative.

-La deuxième tâche est d'unir nos peuples sur le chemin de la paix et de la justice. Les peuples du monde veulent être artisans de leur propre destin. Ils veulent conduire dans la paix leur marche vers la justice. Ils ne veulent pas de tutelles ni d'ingérence où le plus fort subordonne le plus faible. Ils veulent que leur culture, leur langue, leurs processus sociaux et leurs traditions religieuses soient respectés. Aucun pouvoir de fait ou constitué n'a le droit de priver les pays pauvres du plein exercice de leur souveraineté et, quand on le fait, nous voyons de nouvelles formes de colonialisme qui affectent sérieusement les possibilités de paix et de justice parce que la paix se fonde non seulement sur le respect des droits de l'homme, mais aussi sur les droits des peuples particulièrement le droit à l'indépendance. Les peuples de l'Amérique latine ont accouché de leur indépendance politique dans la douleur et, depuis lors, ils ont passé deux siècles d'une histoire dramatique et pleine de contradictions à essayer de conquérir une pleine indépendance. Au cours de ces dernières années, après tant de désaccords, beaucoup de pays latino-américains ont vu croître la fraternité entre leurs peuples. Les gouvernements de la région ont uni leurs efforts pour faire respecter leur souveraineté, celle de chaque pays et celle de l'ensemble de la région, que, comme nos pères, ils appellent si admirablement la Grande Patrie. Je vous demande, frères et sœurs des mouvements populaires, de soigner et d’accroître cette unité. Maintenir l'unité face à toute tentative de division est nécessaire pour que la région croisse dans la paix et la justice. Malgré ces progrès, subsistent encore des facteurs qui compromettent le développement humain équitable et limitent la souveraineté des pays de la Grande Patrie et sous d’autres latitudes de la planète. Le nouveau colonialisme adopte des visages différents. Parfois, c'est le pouvoir anonyme de l'idole argent: Des corporations, des prêteurs sur gages, quelques traités dénommés de libre commerce et l'imposition de mesures d’austérité qui serrent toujours la ceinture des travailleurs et des pauvres. Les évêques latino-américains le dénoncent avec une clarté totale dans le Document d'Aparecida quand ils affirment: Les institutions financières et les entreprises transnationales se fortifient au point de subordonner les économies locales, surtout, en affaiblissant les états, qui apparaissent de plus en plus incapables de conduire des projets de développement au service de leurs populations. En d'autres occasions, sous la noble apparence de la lutte contre la corruption, contre le trafic de stupéfiants ou le terrorisme, des fléaux graves qui requièrent une action internationale coordonnée, nous voyons qu'on impose aux états des mesures qui ont peu à voir avec la résolution de ces questions et bien des fois aggravent les choses. De la même façon, la concentration sous forme de monopoles des moyens de communication sociale qui essaie d'imposer des directives aliénantes de consommation et une certaine uniformité culturelle est l’une des autres formes que le nouveau colonialisme adopte. C'est le colonialisme idéologique. Comme le disent les évêques d'Afrique, souvent on essaie de transformer les pays pauvres en pièces d'un mécanisme, en parties d'un engrenage gigantesque".

 

"Il faut reconnaître qu'aucun des graves problèmes de l'humanité ne peut être résolu sans l’interaction entre les états et les peuples au plan international. Tout acte d'envergure réalisé dans une partie de la planète se répercute sur l’ensemble en termes économiques, écologiques, sociaux et culturels. Même le crime et la violence se sont globalisés. Par conséquent, aucun gouvernement ne peut agir en marge d'une responsabilité commune. Si nous voulons réellement un changement positif, nous devons humblement assumer notre interdépendance. Mais interaction n'est pas synonyme d'imposition, ce n'est pas une subordination des uns en fonction des intérêts des autres. Le colonialisme, nouveau et ancien, qui réduit les pays pauvres en de simples fournisseurs de matière première et de travail bon marché, engendre violence, misère, migrations forcées et tous les malheurs qui vont de pair, précisément parce que, en ordonnant la périphérie en fonction du centre, le colonialisme refuse à ces pays le droit à un développement intégral. C’est de l’injustice et l’injustice génère la violence qu’aucun recours policier, militaire ni aucun service d'intelligence ne peut arrêter. Disons non aux vieilles et nouvelles formes de colonialisme. Disons oui à la rencontre entre les peuples et les cultures. Bienheureux les artisans de paix. Ici je veux m'arrêter sur un sujet important. Car, quelqu’un pourra dire, avec raison, quand le Pape parle du colonialisme il oublie certaines actions de l'Eglise. Je leur dis, avec peine que de nombreux et de graves péchés ont été commis contre les peuples originaires de l'Amérique au nom de Dieu. Mes prédécesseurs l'ont reconnu, le CELAM l'a dit et je veux le dire également. A l’instar de Jean-Paul II, je demande que l'Eglise s'agenouille devant Dieu et implore le pardon des péchés passés et présents de ses fils. Et je voudrais vous dire, je veux être très clair, comme l’a été Jean-Paul II: Je demande humblement un pardon, non seulement pour les offenses de l’Eglise même, mais pour les crimes contre les peuples autochtones durant ce que l’on appelle la conquête de l’Amérique. Je demande aussi à vous tous, croyants et non croyants, de vous souvenir de tant d'évêques, prêtres et laïcs qui ont annoncé et annoncent la bonne nouvelle de Jésus avec courage et douceur, respect et dans la paix qui sur leur passage en cette vie ont laissé des œuvres émouvantes de promotion humaine et d'amour, souvent auprès des peuples indigènes ou en accompagnant les mouvements populaires de ceux-ci, y compris jusqu'au martyre. L'Eglise, ses fils et ses filles, font partie de l'identité des peuples latino-américains. Une identité qu’ici comme dans d'autres pays certains pouvoirs s’évertuent à effacer, peut-être parce que notre foi est révolutionnaire, parce que notre foi défie la tyrannie de l'idole argent. Aujourd'hui nous voyons avec frayeur comment beaucoup de nos frères au Moyen-Orient et en d'autres endroits du monde sont persécutés, torturés, assassinés pour leur foi en Jésus. Cela, nous devons aussi le dénoncer : en cette troisième guerre mondiale fragmentée que nous vivons, il y a une espèce de génocide en marche qui doit cesser. Frères et sœurs du mouvement indigène latino-américain, permettez-moi de vous manifester mon affection la plus profonde et de vous féliciter pour chercher l’union de vos peuples et cultures, ce que je nomme polyèdre, une forme de cohabitation où les parties conservent leur identité en construisant ensemble une pluralité qui n'attente pas à l’unité, mais la renforce. Votre recherche de cette interculturalité qui combine la réaffirmation des droits des peuples autochtones avec le respect de l'intégrité territoriale des états nous enrichit et nous fortifie tous.

-La troisième tâche, peut-être la plus importante que nous devons assumer aujourd’hui est de défendre la Mère Terre. La maison commune de nous tous est pillée, dévastée, bafouée impunément. La lâcheté dans sa défense est un grave péché. Nous voyons avec une déception croissante comment des sommets internationaux se succèdent les uns après les autres sans aucun résultat important. Il y a un impératif éthique clair, définitif et urgent d’agir, qui n’est pas accompli. On ne peut pas permettre que certains intérêts, qui sont globaux mais non universels, s'imposent, soumettent les pays ainsi que les organisations internationales, et continuent de détruire la création. Les peuples et leurs mouvements sont appelés à interpeller, à se mobiliser, à exiger pacifiquement mais tenacement l'adoption urgente de mesures appropriées. Je vous demande, au nom de Dieu, de défendre la terre. Sur ce thème, je me suis exprimé dûment dans l’encyclique Laudato Si’. Pour finir, je voudrais vous dire de nouveau que l'avenir de l'humanité n'est pas uniquement entre les mains des grands dirigeants, des grandes puissances et des élites. Il est fondamentalement dans les mains des peuples ; dans leur capacité à s’organiser et aussi dans vos mains qui arrosent avec humilité et conviction ce processus de changement. Je vous accompagne. Disons ensemble de tout cœur qu'aucune famille sans logement, aucun paysan sans terre, aucun travailleur sans droits, aucun peuple sans souveraineté, aucune personne sans dignité, aucun enfant sans enfance, aucun jeune sans des possibilités, aucun vieillard sans une vieillesse vénérable. Continuez votre lutte et, s'il vous plaît, prenez grand soin de la terre. Je prie pour vous, je prie avec vous et je veux demander à Dieu notre Père de vous accompagner et de vous bénir, de vous combler de son amour et de vous défendre sur le chemin en vous donnant abondamment cette force qui nous maintient sur pied. Cette force, c’est l'espérance, l'espérance qui ne déçoit pas".

 

Source: Rencontre du Pape avec les Mouvements populaires, Vatican Information Service, Cité du Vatican, 10 juillet 2015

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3 juillet 2015 5 03 /07 /juillet /2015 07:10
Le démon ne supporte pas que les époux s'aiment, révèle un exorciste

Incroyables révélations sur la puissance de l'amour et du sacrement de mariage, faites par le démon lui-même au cours d'un exorcisme.

"Je ne supporte pas qu’ils s’aiment !" C'est la réponse du démon qui a fusé, immédiate et claire, un jour que l'exorciste italien, le père Sante Babolin, l'interpellait sur la raison des tourments qu'il infligeait à l'épouse de l'un de ses amis.

Le sacrement du mariage, le plus proche de l'Eucharistie

"Pourquoi cette haine ?" Dans l'hebdomadaire Desde la Fé, le prêtre italien a avancé une explication : Satan déteste le mariage parce que c’est le sacrement le plus proche de l’Eucharistie.

 

"Je m’explique : dans l’Eucharistie, nous offrons au Seigneur le pain et le vin qui, par l’action du Saint-Esprit, deviennent le Corps et le Sang de Jésus. Et, dans le sacrement du mariage, il se produit quelque chose de comparable : par la grâce de l’Esprit Saint, l’amour humain devient amour divin, si bien que, d’une manière réelle et particulière, les époux, consacrés par le sacrement du mariage, réalisent ce que dit l’Écriture Sainte : 'Dieu est amour : celui qui demeure dans l’amour demeure en Dieu, et Dieu demeure en lui'."

 

La dégradation de l’amour entre l’homme et la femme

Dans ce sens, le père Babolin a abordé la question de l'augmentation du nombre des séparations, dues pour la plupart à la dégradation de l’amour entre l’homme et la femme. Dans son encyclique Deus caritas est, le pape émérite Benoît XVI l'a souligné :

 

"La façon d'exalter le corps, à laquelle nous assistons aujourd'hui, est trompeuse. L'eros rabaissé simplement au 'sexe' devient une marchandise, une simple 'chose' que l’on peut acheter et vendre ; plus encore, l'homme devient une marchandise". Et, commente l'exorciste italien, n’importe quelle boutique a besoin de renouveler sa marchandise pour la vendre – il en va ainsi du mariage fondé sur le sexe sans eros véritable.

 

Et, rappelle le père Babolin, "l'amour humain et divin, proposé par le sacrement du mariage, n'est pas un amour instinctif, pas plus instinctif que ne l'est la foi au Christ ; il a donc besoin d'être cultivé, il a besoin de vigilance et de patience". Il met donc en garde : "On arrive à l'infidélité par de petites infidélités… C'est pourquoi le dialogue et la confiance doivent toujours demeurer". Parce que "le diable tente les époux chrétiens pour les mener vers l’infidélité, précisément parce qu’il est haine et qu’il ne tolère pas l’amour. Et le remède, c'est la prière du rosaire récité en commun, outre les activités qui renforcent l'union".

À propos du pardon, le père Babolin affirme qu'il peut jouer un "rôle décisif", car "il renouvelle la grâce du sacrement de mariage". Mais le véritable pardon devrait être exceptionnel, car "vivre le mariage dans une constante recherche de pardon équivaut à vivre l'amour dans une salle de réanimation".

"L’idéal serait de découvrir, avec l’aide de personnes compétentes en matière de vie de la foi et de dynamique psychologique des relations, les pièges de l’Ennemi de l’Amour. Le sacrement de mariage offre la force de l’Esprit Saint pour que les époux constituent une sorte de personnalité corporative, accomplissant un chemin de sainteté", assure-t-il.
 

Adapté du portugais par Élisabeth de Lavigne

 

http://www.aleteia.org/fr/religion/article/le-demon-ne-supporte-pas-que-les-epoux-saiment-revele-un-exorciste-5898060504760320

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2 juillet 2015 4 02 /07 /juillet /2015 13:09
Véronique Lévy sur Europe1 : "Je plonge dans l'amour du Christ comme dans l'océan"

Véronique Lévy (soeur de Bernard-Henri Lévy) était l'invitée le 24 juin 2015 avec Frédéric Lenoir dans l'émission "Il n'y en a pas deux comme elle", présentée par Marion Ruggieri sur Europe 1, sur le thème : "Qu'est-ce qui nous pousse à changer de religion, à tenter la conversion dans une société de plus en plus mystique et pragmatique où le religieux devient omniprésent ?"
 

Véronique Lévy est l'auteur de "Montre moi ton visage" aux éditions du Cerf, préface de Mgr de Moulins-Beaufort.

Extrait:

 

"On commence cette émission par quelques chiffres. En 2014, les religions qui recrutent le plus en France sont l'islam et les églises chrétiennes évangéliques. 4000 français se convertiraient chaque année à l'islam et de 4000 à 7000 aux églises chrétiennes, toutes tendances confondues. Seules 150 des 2000 demandes de conversion au judaïsme reçues par le Consistoire de Paris aboutissent chaque année.

 

La première religion de France est le catholicisme. Environ 65% des Français s'en réclament. Suivi de l'islam, 6%, du protestantisme, 2%, et du judaïsme, 1%, en sachant que l'appartenance religieuse des Français est difficile à évaluer puisque la loi interdit d'établir des statistiques officielles. Donc pour obtenir des estimations il faut s'appuyer sur les sondages."

 

Intervention de Véronique Lévy à partir de 9'12, sur le rapport entre le catholicisme et le "judaïsme biblique" :

 

"Il n'y a pas d'opposition entre le catholicisme et le judaïsme biblique. C'est au contraire un accomplissement. Le judaïsme de la première alliance est comme l'estuaire qui se jette dans l'océan de la Révélation du Christ."

Sur la prière et l'Eucharistie :

 

"Ce qui est sûr, c'est que je me jette dans la prière comme on se jette dans l'océan. Ce n'est pas du tout un rite froid, dogmatique, mais c'est véritablement le lieu de la Rencontre. L'Eucharistie (si vous voulez la Communion), c'est vraiment recevoir le Corps et le Sang du Christ. Donc, c'est vraiment accueillir cet amour."

A nouveau sur le judaïsme :

 

"Le judaïsme biblique s'accomplit dans le catholicisme parce que dans le judaïsme biblique il y a quand même cette notion du peuple qui a été élu non pas en vertu d'une supériorité mais en tant que peuple témoin, témoin de cette grâce de Dieu, mais qui doit ensuite s'en dessaisir pour l'offrir au monde entier, à toutes les nations.

On le voit chez tous les prophètes, Ézéchiel, Jérémie, dès le Deutéronome. Et c'est ce que fait le catholicisme qui veut dire 'universel'. En revanche, le judaïsme talmudique - je ne le connais pas très bien -, me semble un peu plus replié sur lui-même. Donc moi je suis fidèle à la première Alliance en devenant catholique."

 

Sur l'amour, "étincelle de Dieu" en tout homme :

 

"J'aime tous les hommes et les femmes. En tous les cas j'essaie de voir dans chaque homme et chaque femme, même les plus abîmés, même les plus violents, une étincelle de Dieu, ce sourire et cette image de Dieu. Parce qu'elle est là comme un poinçon jusque chaque visage. Et il suffit de la chercher. Je pense qu'un chrétien est un sourcier qui essaie d'aller à la source justement et de voir la beauté du monde. Le royaume, il est ici et maintenant aussi.

Il y a un Psaume qui dit "le Seigneur est pour le corps et le corps est pour le Seigneur." (Cf. 1 Corinthiens 6, 13.)

Sur le côté "extrémiste" de l'engagement des convertis :

 

"Je ne suis ni extrémiste ni intégriste mais intègre. La parole du Christ est radicale parce que l'amour exige, demande tout. Le Christ est venu sur la Croix. Cet Amour de Dieu est patient mais il nous demande d'aller vers Lui à découvert. C'est un amour au laser qui débusque tous les mensonges et tous les coins d'ombre, mais pour nous amener vers la Vérité et la Lumière. Le Christ est la Lumière du monde, mais c'est une Lumière d'Amour, une Lumière douce.

 

Et donc c'est un discours en plus qui est tellement à contre-courant du discours ambiant. C'est-à-dire que c'est un discours où les fragiles, les derniers seront les premiers. C'est un amour féminin, avec des valeurs féminines d'accueil. La Miséricorde veut dire les entrailles maternelles. Donc il n'y a pas d'extrémisme."

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2 juillet 2015 4 02 /07 /juillet /2015 09:58
La passerelle est d'un seul tenant, sans piliers. Une prouesse technique

La passerelle est d'un seul tenant, sans piliers. Une prouesse technique

Un convoi exceptionnel de 40 mètres de long. Une journée et demie d'acheminement. Le troisième et dernier élément du nouveau pont qui doit desservir la grotte des Apparitions doit être livré à Lourdes aujourd'hui. Les deux premiers éléments sont arrivés mardi après-midi depuis Brive (Corrèze) après une escale nocturne à Aire-sur-l'Adour. Avec moult précautions.

Il a fallu d'abord franchir le passage à niveau de la route de Saint-Pé-de-Bigorre, en coupant l'électricité pour éviter tout incident. Puis manoeuvrer lentement en marche arrière pour franchir un portail de 3 mètres de large en haut de la prairie du Sanctuaire. Les deux éléments, qui mesurent 36 mètres, ont été posés dans la foulée au-dessus du Gave de Pau. Manque plus que le troisième. Une fois soudés, ils formeront un tablier de 6 mètres de large.

Un des architectes de l'ouvrage, Patrick Mousseigne, a assisté à l'opération mardi. "Je suis très ému, a-t-il confié. J'ai des frissons. Cette passerelle en inox est une première quasiment mondiale. Concevoir une passerelle de 36 mètres de long d'un seul tenant avec simplement 40 cm d'épaisseur et sans piliers, ce n'est pas simple. L'idée du projet était de surcroît de faire quelque chose qui ne se voit pas trop dans un lieu tel que le Sanctuaire. Et qui puisse se lever pour laisser passer la colère du Gave." L'ouvrage remplace en effet le pont qui avait été endommagé lors de la crue de juin 2013. "Si la crue est légère, il se lèvera de 50 cm dans une première phase, précise Yannick Joffre pour Eiffage Construction. Si elle est appuyée, il montera jusqu'à 4 mètres."

"Les soudeurs ont un mois pour terminer les ajustements, indique pour sa part Sébastien Maysounave, le responsable des services techniques du Sanctuaire. Si le beau temps continue de nous accompagner, le pont pourra être mis en service fin juillet."

 

Source

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26 juin 2015 5 26 /06 /juin /2015 22:51
Un accord signé entre le Saint-Siège et la Palestine définit "le statut spécial de la Palestine comme lieu de naissance du christianisme", Israël est "contrarié"

Le Vatican et "l'Etat de Palestine" ont signé vendredi un premier traité, qui porte sur les activités de l'Eglise catholique dans les territoires palestiniens, ce qui contrarie Israël, qui estime que cet accord portera atteinte aux efforts de paix.

 

Le Saint-Siège et les Palestiniens ont signé vendredi au Vatican un accord historique sur les droits de l'Eglise catholique dans les Territoires, ce qui a mécontenté Israël qui refuse toujours de signer un traité similaire, rapporte la presse internationale.

 

Le document a été signé dans le palais pontifical par le ministre palestinien des Affaires étrangères, Riyad Al-Maliki, et son homologue au Vatican, le secrétaire pour les relations avec les Etats, Paul Richard Gallagher.

 

Bien que le Vatican parle d'"Etat de Palestine" depuis début 2013, suite à un vote de l'Assemblée générale des Nations unies, les Palestiniens estiment que cette signature équivaut à "une reconnaissance de facto" de leur Etat.

 

Le ministère israélien des Affaires étrangères a "regretté cette mesure précipitée", qui "nuit à la perspective de faire avancer un accord de paix" et "porte atteinte aux efforts internationaux visant à convaincre l'Autorité palestinienne de revenir à la table des négociations directes avec Israël".

 

Israël étudiera ses implications sur la coopération future (…) avec le Vatican", lit-on dans le communiqué.

 

Selon des sources proches du dossier à Rome, le Saint-Siège a dû résister à de fortes pressions d'Israël, visant à empêcher cette signature, qui a menacé de faire capoter les négociations en vue d'un accord similaire entre le Vatican et l'Etat hébreu.

 

Le traité a été élaboré à partir d'un accord de base conclu en 2000 entre le Vatican et l'Organisation de libération de la Palestine (OLP).

 

M.al-Maliki a qualifié la journée d'"historique", car l'accord "n'aurait pas été possible sans la bénédiction" du pape François.

 

Ce texte, a-t-il souligné, définit "le statut spécial de la Palestine comme lieu de naissance du christianisme et comme berceau des religions monothéistes" et garantit "le statut et la protection des lieux saints" des chrétiens.

 

Source: Le Saint-Siège et la Palestine signent un accord, Israël est "contrarié", Sputnik, 20:08 26.06.2015

 

Voici une synthèse de l'Accord global signé ce midi au Vatican entre l'Etat de Palestine et le Saint-Siège:

 

Dans sa construction l'Accord prend en compte les situations juridiques et politiques découlant de conflits et se superposant à des règles datant de plusieurs siècles. Faisant un fort rappel au droit international en vigueur, le Préambule définit quelques points clés tels l'auto-détermination du peuple palestinien, la finalité de deux états, la signification pas uniquement symbolique de Jérusalem, comme ville sacrée pour les juifs, les chrétiens et les musulmans et leur valeur universelle comme un trésor religieux et culturel pour toute l'humanité. Il définit aussi les intérêts du Saint-Siège en Terre Sainte. Compte tenu de leurs relations permanentes, les parties ont élaboré une méthode de travail...et convenu...de définir le statut de l'Eglise catholique en Palestine, mais aussi la position des individus et les institutions. Comme instrument tendant à favoriser une paix juste et durable, cet accord ne peut que favoriser une solution négociée entre les autorités palestiniennes et israéliennes. L'idée que l'avenir de La Terre Sainte est dans les mains des acteurs locaux est soutenue par la volonté du Saint-Siège d'exercer sa mission éducative, spirituelle et morale. En utilisant également la teneur de l'article 24 du traité du Latran, mais sans entrer dans les différents territoriaux entre pays, le Saint-Siège peut mener une mission de paix si les parties en litige ou des institutions internationales lui font appel.

 

Le chapitre II de l'Accord traite de la question de la liberté de religion et de conscience dans toutes ses dimensions, allant des effets civils du mariage canonique avec les habituelles adaptations vues les différents rites, le respect des jours fériés et le droit des chrétiens qui travaillent dans les services publics de répondre à l'obligation de la messe dominicale, l'assistance religieuse aux forces armées et détenus, le droit des parents de donner à leurs enfants une éducation religieuse et morale. On peut noter aussi noté une reconnaissance désormais explicite de l'objection de conscience, compatible avec le droit à la liberté de conscience, de croyance et de religion. La signature de l'Accord appelle à se tourner vers l'avenir sans oublier l'histoire ni minimiser les événements qui, dans la dimension politique et juridique, ont forgé la condition, le tissu social et l'ordre normatif de la Palestine et en eux l'action de l'Eglise, comme on le voit dans les chapitres suivants:

 

Le chapitre III traite de la personnalité juridique et du droit de l'Eglise à s'organiser elle même, de sa liberté de nommer aux charges ecclésiastiques, de l'exemption des clercs des services obligatoires, y compris militaires, etc. En accord avec l'ordonnancement judiciaire palestinien, les tribunaux ecclésiastiques pourront exercer en matière civile...principalement mais pas uniquement en matière de mariage, de filiation et d'adoption, selon le statut personnel des chrétiens en Terre Sainte (normes complétées au chapitre IV).

 

Le chapitre V, sur la base du régime Status Quo décline la nature et la typologie des Lieux Saints. Le concept de sainteté, qui dérive du droit religieux, induit l'obligation des autorités civiles à respecter l'autorité et la juridiction canonique de l'Eglise catholique, à moins que des interventions soient coordonnées. La question est lié à la liberté de culte et aux garanties nécessaires aux pèlerinages et aux structures d'accueil des pèlerins.

 

Le chapitre VI prévoit le droit de l'Eglise à fonctionner dans les domaines éducatif, social, caritatif et médiatique. Il règle les relations avec le système juridique palestinien. Pour cela est prévue une disposition générale sur la liberté de recevoir des fonds et sur la discrétion garantie aux institutions ecclésiastiques dans leur fonctionnement et la gestion du personnel.

 

Le chapitre VII est entièrement consacré aux propriétés de l'Eglise et au régime particulier d'imposition qui leur est applicable, inspiré par des critères fonctionnels. Une éventuelle nécessité de s'aligner directement sur la législation de l'Etat sera soumise à de nouvelles négociations et accords.

 

Le concours de la communauté catholique palestinienne à ces longues négociations entreprises en 2010, a donné une valeur ajoutée à l'Accord global Palestine Saint-Siège. L'Eglise locale a prouvé qu'elle est un protagoniste efficace capable d'apporter sa contribution non seulement à la consolidation de la réalité ecclésiale, mais à l'image de la Palestine et de la Terre Sainte tout entière.

 

Source: Accord entre la Palestine et le Saint-Siège, Cité du Vatican, 26 juin 2015 (VIS)

 

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26 juin 2015 5 26 /06 /juin /2015 17:30
Un terroriste arrêté: il projetait un attentat suicide sur le Pape

Un terroriste présumé a été arrêté à Fiumicino: un attentat suicide était planifié contre le pape François. La nouvelle a ravivé les craintes liées au terrorisme islamique, et pas seulement parce que les objectifs stratégiques présumés du citoyen immigré qui a été arrêté visaient le symbole du catholicisme mondial, mais parce qu'il a aussi joué un rôle dans l'organisation de l'attentat commus le 28 octobre 2009 près du marché de Peshawar.

L'homme - un résident pakistanais trentenaire à Rome qui faisait partie d'une cellule liée à Al-Qaïda basée en Italie - a été arrêté à l'aéroport Leonardo da Vinci à à Fiumicino près de Rome sur des accusations d'association en vue d'objectifs terroristes. Il a été identifié et arrêté à son arrivée d'un vol d'Islamabad et selon ce qui a été révélé, il semble avoir accueilli la première à Rome, puis à Olbia, un des kamikazes présumés, un adjoint qui devait exécuter une attaque sur le territoire italien. Un projet ambitieux qui est de frapper le symbole du catholicisme dans le monde, l'attention du terrorisme islamique depuis des mois réitère ses menaces et les objectifs de militants djihadistes diffusés sur le Web avec l'image troublante du drapeau noir Isis volant sur la Cité du Vatican.
 

Source: Fiumicino, fermato terrorista islamico: preparava un attentato al Vaticano, Secolo d'Italia

venerdì 26 giugno - 09:59

via Le Forum catholique

 

 

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25 juin 2015 4 25 /06 /juin /2015 14:50

Incohérence théologique des messages, enrichissement des voyants (ce qui ne s'est jamais vu) qui ont investi dans les hôtels et agences de voyages..., désobéissance montrée tant envers l'évêque de Mostar qu'envers le Pape, le Cardinal Müller, Préfet de la Congrégation pour la Doctrine de la Foi, ne reconnaît pas Medjugorje comme un lieu d'apparition mariale. On se dirige vers une non reconnaissance des "apparitions" de Medjugorje.

Cardinal Müller, Préfet de la Congrégation pour la Doctrine de la Foi

Cardinal Müller, Préfet de la Congrégation pour la Doctrine de la Foi

Le "Vatican" ne reconnaît pas Medjugorje

 

Vatican - Eglise catholique: Medjugorje n'est pas reconnu comme lieu d'apparition de Marie

 

Après une session de la Congrégation de la foi et selon cette source, un vaticaniste, le préfet de l'ex Saint Office le Cardinal Müller ne reconnaît pas Medjugorje comme un lieu d'apparition mariale.

 

Seule concession: un lieu de prière, car Dieu donne des fruits même là où il n'a pas semé.

L'Eglise catholique ne reconnaît pas Medjugorje

 

Le Pape promulguera un prochain décret qui ne devrait pas aller dans un sens contraire aux conclusions de cette même Congrégation.

 

Les voyants seront également "isolés". Les fidèles devront se concentrer sur la seule fréquentation des sacrements.

 

L'aspect économique a également joué un rôle dans cette non reconnaissance, par la création d'agences de voyages et d'hôtel pour l'accueil de l'afflux de pèlerins.

 

Enfin, les messages présentaient des inconsistances théologiques et ne devront plus être diffusés.

 

----

 

Traduction ( source Bertrand Cardinne, prêtre)

 

 

L'unique concession est pour Medjugorje, reconnue comme lieu de prière, parce que Dieu sait récolter même là où Il n'a pas semé", a expliqué le Cardinal Gerhard Ludwig Müller, Préfet de la CDF, au cours de la Session plénière de la Congrégation qui s'est réunie hier pour s'exprimer sur l'authenticité des apparitions présumées de la Vierge aux six "voyants" de cette petite localité de Bosnie-Herzégovine, lesquels affirment recevoir depuis 34 ans les messages de la "Gospa". Pour le reste, le jugement de l'ex-Saint-Office est absolument négatif, sur la base de la relation finale de la "Commission Ruini" constituée par Benoît XVI pour faire la lumière sur ces phénomènes.

 

Pour la CDF, les "apparitions" ne témoignent d'aucun caractère surnaturel : il est par conséquent interdit aux fidèles de participer aux "extases" des six "voyants", et interdit à ces derniers de diffuser les textes des messages reçus de la Vierge.

A la paroisse Saint-Jacques de Medjugorje est infligé un autre NON : elle ne deviendra pas sanctuaire marial, comme le voulaient les "voyants". Cela va même plus loin : il est interdit aux Évêques d'accueillir dans leurs diocèses les "voyants" pour des rencontres ou témoignages publics comme cela s'est fait jusqu'ici. Il est juste permis d'assurer aux pèlerins qui iraient à Medjugorje l'assistance d'un prêtre. Les pèlerins eux-mêmes ne devront pas non plus reconnaître par leur présence l'authenticité des apparitions ; ils devront aussi éviter tout contact avec les "voyants", se concentrant seulement sur la prière et la fréquentation des sacrements.

 

Pourquoi une telle sévérité du Vatican ? Avant tout, à cause de l'incohérence théologique des messages ; mais aussi à cause de l'intéressementéconomique des "voyants", lesquels ont investi dans des hôtels et des agences de voyages. Autres raisons : les rivalités qui ont émergé entre eux, la désobéissance montrée tant envers l'évêque de Mostar qu'envers le Pape. Ce dernier en effet leur avait ordonné à travers la Commission Ruini de consigner par écrit les dix secrets qu'ils auraient reçus de la Gospa.

L'argent est l'un des points essentiels qui ont poussé le Vatican à user d'une poigne de fer : on n'a jamais vu de vrais voyants qui se seraient enrichis sur leurs propres apparitions.

 

On peut donc exprimer un doute, puisque les six "voyants" de Medjugorje affirment qu'ils voient la Vierge et parlent avec elle : le font-ils parce qu'il y a quelque chose de vrai dans les apparitions, ou bien simplement pour attirer le plus grand nombre de pèlerins à voyager par leurs agences et à loger dans leurs hôtels ?

 

Laissons le dernier mot au Pape François, qui publiera bientôt un décret sur cette affaire : il est cependant difficile de croire que le Pape puisse modifier les conclusions de la CDF. En effet, lui-même a déjà manifesté à plusieurs reprises, plus ou moins ouvertement, son propre scepticisme sur le bien qui se passe à Medjugorje. On va donc probablement vers une "fumée noire" qui fera du bruit.

 

Source : Le Suisse Romain via Le Forum catholique

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23 juin 2015 2 23 /06 /juin /2015 07:11
"Il faut vivre la réalité" : Le pape François condamne la franc-maçonnerie

La franc-maçonnerie est cette pseudo philosophie politique qui affirme que l'homme est maître de la vie, peut tout changer, tout créer, même aller contre la nature. Ce qui est un mensonge et une illusion satanique. Le Pape François a expliqué aux jeunes lundi 21 juin à Turin qu'ils ne doivent pas hésiter à aller "à l'encontre" de cette "culture" et ce "mode de vie" en vivant "la réalité":

La première journée du Pape à Turin s'est conclue par une rencontre avec les jeunes Piazza Vittorio. Répondant aux questions de trois d'entre eux sur la signification de l'amour, de la confiance dans la vie et de l'importance du partage des idéaux, il a écarté le discours qu'il avait préparé.

 

'Voici un résumé de ses réponses:

 

''L'amour, la vie, les amis...ces trois mots sont importants pour la vie et tous les trois ont pour racine commune la volonté de vivre. L'amour a deux niveaux: Tout d'abord, l'amour est plus dans les actes que dans les paroles... Rappelez-vous que Dieu a commencé à parler de l'amour quand il s'est engagé envers son peuple, quand il a fait une alliance avec lui, quand il l'a sauvé. Ce sont des gestes faits d'amour, des actes d'amour". Ensuite "l'amour est toujours quelque chose d'offert, de communiquer. Il faut savoir écouter et répondre à l'amour, qui est dialogue et communion... L'amour n'est ni sourd ni muet. Il communique" mais est "très respectueux de la personne, n'utilise pas l'autre, car il est chaste et respecte le caractère sacré de l'autre. Pardonnez-moi si je vous dis quelque chose que vous n'attendiez pas: Faites l'effort de vivre un amour chaste. Ceci est la conséquence de ce que...l'amour se sacrifie pour l'autre. L'amour est un service. Lorsque Jésus a lavé les pieds de ses apôtre, leur a enseigné qu'ils étaient destinés à se servir mutuellement''. On constate souvent, a poursuivi le Saint-Père, un sentiment de méfiance face à la vie, "parce que certaines situations nous semblent peu dignes d'être vécues. Alors nous pensons vivre une sorte de troisième guerre mondiale par petits bouts, en Europe, en Afrique, au Moyen Orient et ailleurs encore... Alors pouvons nous avoir confiance dans les dirigeants du monde?... Si on ne place sa confiance que dans les hommes, on est perdu... Je pense aux personnes, aux dirigeants et aux entrepreneurs qui se disent chrétiens et vendent des armes... Dire une chose et en faire une autre, c'est de l'hypocrisie... Voyez ce qui s'est produit au siècle dernier, en 1914 et en 1915, à la grande tragédie de l'Arménie, où...plus d'un million de personnes sont mortes. Qu'ont fait les grandes puissances?... Elles n'étaient intéressées que par la guerre. Ceux qui sont morts alors étaient des humains de seconde classe! Puis, dans les années 1930 - 1940, la tragédie de la Shoah! Les grandes puissances connaissaient les voies ferrées transportant des trains vers les camps" d'extermination... Pourquoi ne pas pas avoir bombardé? Par intérêt. Et un peu plus tard, il y eut des camps en Russie. Sous Staline ... beaucoup de chrétiens y ont souffert ou y sont morts! Quant à l''Europe, elle a été divisée par les vainqueurs comme une tarte. Il a fallu de nombreuses années avant d'atteindre une certaine liberté. Il est hypocrite de parler de paix en poursuivant la fabrication d'armes et même en vendre à qui est en guerre".

Je vous comprends lorsque vous dites de ne pas avoir confiance dans la vie. Nous vivons aujourd'hui la culture du déchet. Ce qui est inutile économiquement est jeté... Avec cette culture de rejet peut on encore compter sur la vie?... Un jeune qui ne peut travailler ou étudier a honte de ne pouvoir fonder un foyer... Combien de jeunes se suicident? Combien vont combattre au côté de terroristes, pour au moins faire quelque chose, avoir un idéal?... Voilà pourquoi Jésus a dit de ne pas placer dans les richesses et dans le pouvoir notre sécurité. Comment puis-je vivre une vie qui ne détruit pas, une vie qui ne rejette pas les gens? Comment puis-je vivre une vie qui me déçoit tant?... Nous devons aller de l'avant avec nos projets et construire une vie ne déçoive pas. Etre impliqué dans un projet pour construire quelque chose aide à vivre... Abandonnez le sentiment de méfiance envers la vie...et allez s'il le faut à contre-courant... Vous les jeunes qui vivez" le marasme économique, rejetez les "valeurs consuméristes et hédonistes qui sont des bulles de savon. Elles ne conduisent pas au progrès. Faîtes des choses constructives, même modestes, pour" répondre à vos idéaux. Ce sera le meilleur antidote à cette méfiance de la vie, la meilleure réponse à une culture qui ne propose que le plaisir... Le secret est de bien comprendre où l'on vit, sur cette terre... A la fin du XIX siècle, les conditions de la jeunesse étaient terribles. La franc-maçonnerie dominait et l'Eglise ne pouvait pas faire grand chose. Il y avait l'anti-cléricalisme et même le satanisme... Ce fut l'un des pires moments et des pires endroits de l'histoire de l'Italie... Or c'est à cette époque que se sont manifestés beaucoup de saints" en Piémont. Pourquoi? "Parce qu'ils ont réalisé qu'ils devaient aller à l'encontre de cette culture et de ce mode de vie. Il faut vivre la réalité. Et si cette réalité est de verre et non de diamant, je la regarde pour ce qu'elle est et la fait mienne, au service des autres''.

 

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18 juin 2015 4 18 /06 /juin /2015 21:17

"Une église n’est pas un objet de consommation courante qu’on peut recycler en parking, restaurant ou même en un autre lieu de culte. Elle a été consacrée à Dieu : Un, indivisible et pourtant trine."

Véronique Lévy

Véronique Lévy : "On ne recycle pas une église !"

Merveilleuse réponse, pleine de finesse et de charité, de Véronique Lévy à ceux qui veulent faire des églises ... des mosquées, paru ce jour dans Famille Chrétienne.

Véronique Lévy : "On ne recycle pas une église !"

 

TRIBUNE | 18/06/2015 | Par Véronique Lévy

Convertie et auteur de Montre-moi ton visage (Cerf), Véronique Lévy réagit aux propos de Dalil Boubakeur, recteur de la Grande Mosquée de Paris, et à ceux de Mgr Michel Dubost, évêque d'Évry, sur l’opportunité de transformer des églises en mosquées.

Simple coïncidence ? J’apprends les propos de Mgr Dubost le 16 juin, fête de la dédicace de la cathédrale Notre-Dame de Paris. S’élevant dans le ciel de la cité, fruit miraculeux de la foi des pauvres, des chastes et des martyrs, elle illumine la ville, sentinelle fidèle de cet Amour qui a vaincu la mort. Peut-on séparer la forme de son fond ou la lettre de son cœur ? Les pierres de nos églises et le message de salut qu’elles respirent ? Non… au risque de glisser vers le déni, d’effacer une parole vive, se couper d’une source où l’homme peut se désaltérer.

J’ai été baptisée le 7 avril 2012 à l’église Saint-Gervais-Saint-Protais. Cette église a trouvé une nouvelle jeunesse en 1975 grâce au Père Pierre-Marie Delfieux, fondateur des Fraternités monastiques de Jérusalem, communauté de moines et moniales contemplatifs. Cet amoureux de Dieu a eu l’inspiration de créer des oasis de prière, de silence et d’adoration perpétuelle dans le désert des villes inhumaines.

La Présence réelle du Christ, enfouie dans les entrailles d’une cité grouillante, indifférente, au rythme frénétique, attire les paumés du petit matin : athées, touristes, ou jeunes à la dérive en rupture familiale ou sociale. L’église est l’hôpital des âmes blessées. Tout est ordonné autour de ce Cœur battant au fond du tabernacle.

L’église est l’hôpital des âmes blessées. Tout est ordonné autour de ce Cœur battant au fond du tabernacle

N’est-elle pas un signe visible de cet Amour qui se dit encore par elle et en elle à travers des gestes simples et maternels, dans l’eucharistie, une main qui bénit et pardonne, ou les chants berçant nos cœurs et nos corps. L’élancement des voûtes en croisées d’ogives, la lumière diffuse des vitraux aux bleus vibrants, aux pourpres incandescents ; le sourire tendre d’une Vierge de pierre transperçant nos impasses, nos prisons, nos abandons. La Croix traversant nos croix…

Toute cette beauté n’est-elle pas un avant-goût de la liturgie céleste, un prélude au Royaume où l’homme « s’assoit parmi les princes » ? Non plus le pion interchangeable, le xx ou le xy anonyme d’une enquête statistique, mais un être unique rendu à l’image et à la ressemblance de Dieu.

Une église n’est pas un objet de consommation courante qu’on peut recycler en parking, restaurant ou même en un autre lieu de culte. Elle a été consacrée à Dieu : Un, indivisible et pourtant trine.

Que diraient les adeptes de la tolérance, du dialogue interreligieux soumis à la pensée unique et tiède d’une dictature invisible, économique et aveugle si, à contre-courant du politiquement correct, on transformait une synagogue en fast-food ou une mosquée en temple évangélique ? On crierait au scandale et on aurait raison.

Mais il est facile d’incriminer l’État, les mairies… Les églises construites après 1905 sont à la charge des diocèses. Les mots de Bernanos résonnent, tragiques, prophétiques, dans Français si vous saviez : « Je le dis, je le répète, je ne me lasserai jamais de proclamer que l’état du monde est une honte pour les chrétiens. Nous répétons sans cesse avec des larmes d’impuissance, de paresse et d’orgueil que le monde se déchristianise. Mais le monde n’a pas reçu le Christ, c’est nous qui L’avons reçu pour lui, c’est de nos cœurs que Dieu se retire, c’est nous qui nous déchristianisons, misérables ! »

C’est aux évêques, à nous tous baptisés, cellules vives du Corps du Christ, de réintégrer notre cœur, Son Cœur, battant dans le secret du tabernacle, là où Il attend, démuni comme dans la crèche, donné jusqu’à l’extrême, libre en son éternité offerte à tous.

Dans la petite église de Saint-Damien, par trois fois le Christ s’anima et dit à saint François d’Assise : « Va François, et répare mon église en ruine ! ». Cette demande du Seigneur est brûlante d’actualité. Elle appelle au réveil, à exprimer sans peur, dans l’émerveillement d’une naissance, la joie de l’Évangile. « Venez et voyez », cœurs engourdis, ces communautés nouvelles : charismatiques ou traditionnelles ; contemplatives ou apostoliques. Ces bourgeons, ces fruits, ces germes de sa vie éclos dans cette Église qu’on dit malade ou vieillissante et qui pourtant se lève, toute vive en sa résurrection. Et elle enfante des nouveaux-nés, ces baptisés, rescapés des désastres les plus obscurs, témoins de cet Amour qui met à mort la mort. « Car la gloire de Dieu c’est l’homme vivant » exulte Irénée de Lyon.

« Et moi je serai avec vous jusqu’à la fin des temps. » Dans l’Eucharistie, au cœur de nos églises, tant qu’il y aura des prêtres pour célébrer le sacrifice du plus bel amour, la seule promesse tenue.

Véronique Lévy

 

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16 juin 2015 2 16 /06 /juin /2015 16:32
Le secret pour "garder son coeur" de tout mal

Rome, 15 juin 2015 (ZENIT.org) Marina Droujinina

« Le cœur est gardé par l’humilité et la douceur, jamais par les luttes et les conflits », affirme le pape François.

Il a appelé les chrétiens à « garder leur cœur » lors de la messe de ce lundi 15 juin célébrée dans la chapelle de la Maison Sainte-Marthe.

[...] il faut, indique le pape, se « libérer le cœur » des « passions », des « choses qui éloignent de la paix » : « Être libéré des passions signifie avoir un cœur humble, un cœur doux. Le cœur est protégé par l’humilité, la douceur, jamais par les luttes ou les guerres ».

Les luttes, les conflits – « c’est le bruit : le bruit de la mondanité, du paganisme et du diable », explique le pape. En revanche, le cœur « gardé » par « une parole de vérité, par une puissance qui vient de Dieu », selon les paroles de saint Paul, pourrait « guider le chrétien dans les situations difficiles » : « dans les détresses, les difficultés, les angoisses, les coups, la prison, les émeutes, les fatigues, le manque de sommeil et de nourriture ».

« Mais toutes ces mauvaises choses ! Et je dois garder mon cœur pour accueillir la générosité et le don de Dieu? » demande le pape. « Oui! Et comment puis-je le faire? Paul continue: « Par la chasteté, la connaissance, la patience et la bonté, avec la sainteté de l'esprit. »

« L'humilité, la bonté, la patience, qui ne regarde que Dieu et nos cœurs ouverts au Seigneur qui vient », tels sont les moyens pour « garder son cœur », conclut le pape.

 

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16 juin 2015 2 16 /06 /juin /2015 09:35
Grand exorcisme pour protéger le Mexique du retour du diable

[Ceci est une traduction d'un texte anglais lu sur Aleteia]

 

Le 20 mai 2015, le Cardinal Íñiguez a récité le « Grand exorcisme » pour protéger le Mexique contre le retour du diable, car la violence et l'avortement rappellent les sacrifices humains chassés par Notre-Dame de Guadalupe.

"À midi le 20 mai, à huis clos dans la cathédrale de San Luis Potosí, un événement unique dans l'histoire moderne du Mexique a eu lieu. Dirigé par le Cardinal Juan Sandoval Íñiguez, archevêque de Guadalajara - et guidé par le prêtre et célèbre exorciste espagnol (P. José Antonio Fortea) - un groupe de prêtres ont réalisé un «grand exorcisme». Ce rite est destiné à être utilisé pour exorciser un diocèse ou un pays.

Dans son livre "Le grand exorcisme", le père José Antonio Fortea explique ce rituel étape par étape. Il écrit que cette cérémonie «chasse les démons » et «est utile dans les situations où une grande violence s'est déchaînée dans un pays.»

Le Mexique souffre d'une vague croissante de violence et, selon les chiffres officiels, environ cent mille avortements ont été effectuées seulement dans la capitale, étant donné que l'avortement a été légalisé en 2007.

En raison du caractère privé de ce rite, l'affaire a été connue uniquement par le biais de réseaux sociaux ou des publications isolées, par exemple un article publié sur le site web verycreer.com par le journaliste mexicain Roberto O'Farrill, qui était présent pour le grand exorcisme.

Dans une conversation avec ACI Prensa, l'archevêque de San Luis Potosí, Jesús Carlos Cabrero, a confirmé que le grand exorcisme a eu lieu le 20 mai dans la cathédrale de l'archidiocèse.

« Cette célébration est un sacramental de l'Église », a-t-il expliqué, et il a indiqué que pendant le rituel « certains prêtres étaient présents et le Cardinal m'a fait la faveur de nous accompagner, en réponse à une invitation que je lui avait envoyée.» [...]

L'archevêque mexicain a indiqué que ce rite « prie, par exemple, pour le problème du divorce et de l'avortement, qui sont souvent favorisés par des lois inhumaines, qui vont contre la nature elle-même.»

Nous demandons à Dieu, dit-il, "de nous libérer de la forte présence du malin qui s'est fait sentir. Pour ce faire, nous passons à cette prière spéciale, qui est certes extraordinaire, mais qui est néanmoins une pratique de l'Église.»

[...]

Le cardinal mexicain parle en faveur de renouveler la coutume de prier la prière à Saint Michel Archange, écrite par le Pape Léon XIII.

Roberto O'Farrill, un journaliste catholique, qui a participé au grand exorcisme, croit que le Mexique traverse une infestation démoniaque, semblable à ce qui est arrivé dans ces terres avant l'évangélisation et l'apparition de Notre-Dame de Guadalupe, lorsque les cultures précolombiennes offraient des sacrifices humains à leurs faux dieux."


Source

via Le Forum catholique

Lequel de nos Cardinaux ou Evêques fera-t-il de même pour la France ou son diocèse ? Lequel dira des prières pour la purification du drapeau national adopté le 15 février 1794 quelques mois après le génocide vendéen et le baptême satanique de la république dans le sang des religieux ? Le diable possède des hommes, il possède aussi des pays entiers, des nations, des emblèmes et des drapeaux qui ne seront libérés qu'une fois exorcisés.

Notre-Dame de Guadalupe, délivrez la France !

Grand exorcisme pour protéger le Mexique du retour du diable
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12 juin 2015 5 12 /06 /juin /2015 17:07
Top 20 des pays où le christianisme progresse le plus

Un classement qui réserve quelques surprises : parmi les États où la progression du christianisme  est la plus forte, figurent l’Arabie saoudite et la Chine

 

Une étude, réalisée par le séminaire de théologie de Gordon-Conwell, dresse la liste des plus grandes progressions des conversions au christianisme dans le monde. Une liste aux enseignements étonnants, qui met en lumière les progrès fulgurants des chrétiens – et en particulier celle de l’Église protestante évangélique – dans des pays où le pouvoir en place est pourtant hostile au christianisme.

 

En tête: le Népal, le Qatar et l'Arabie Saoudite

 

Étonnante progression au Népal, dont à peine 0,1% des habitants étaient chrétiens en 1970 ; cette proportion devrait passer à 3,8% en 2020. Plus surprenant, parmi ces 20 pays, 11 sont à majorité musulmane. Une statistique à nuancer : l’étonnante progression du christianisme au Qatar et en Arabie saoudite s’explique par l’arrivée de travailleurs étrangers, souvent philippins, indiens ou népalais, en grande partie des chrétiens. Malgré tout, cette progression manifeste en Arabie saoudite la résistance de ces travailleurs étrangers, dans un pays où ils n’ont officiellement pas le droit de pratiquer leur religion. Cette étude s’accorde avec celles de l’Aide à l’Église en détresse et de Portes ouvertes, pour en faire le pire pays en matière de liberté religieuse... avec la Corée du Nord (qui n’est pas citée dans ce top 20, mais pour lequel les données sont pratiquement impossibles à récolter). En revanche, les taux de conversions dans les pays asiatiques en général, et en Chine en particulier, sont étonnants.

 

L’Église évangélique sur tous les fronts

 

Ce n’est pas un hasard si cette étude est publiée par l’Église évangélique : celle-ci connaît une progression exponentielle à travers le monde, et en particulier dans les pays où les chrétiens sont persécutés. La conversion fait partie de son identité, et une grande partie de ses fidèles sont eux-mêmes des convertis, ce qui explique en partie son dynamisme hors du commun. Plusieurs autres pays hostiles aux conversions, et qui ne sont pas cités, connaîtraient d'ailleurs une croissance fulgurante des chrétiens évangéliques : Algérie, Maroc, Iran...

 

Rang

Pays

Continent

Progression annuelle

Nombre d’année avant doublement de la population

Religion majoritaire

Pourcentage de chrétiens en 1970

Pourcentage de chrétiens en 2020

1

Népal

Asie du sud

10.93%

6,6

Hindoue

0.1%

3,80%

2

Chine

Asie orientale

10.86%

6,6

Athée

0.1%

10,60%

3

Emirats arabes unis

Péninsule arabique

9.34%

7,7

Musulmane

5.9%

12,90%

4

Arabie Saoudite

Péninsule arabique

9.27%

7,8

Musulmane

0,30%

4,60%

5

Qatar

Péninsule arabique

7.81%

9,2

Musulmane

4,50%

9,50%

6

Oman

Péninsule arabique

7.62%

9,4

Musulmane

0,50%

4,60%

7

Yemen

Péninsule arabique

7.09%

9,1

Musulmane

0,00%

0,20%

8

Mongolie

Asie orientale

5.96%

12,1

Bouddhiste

0,30%

2,00%

9

Cambodge

Asie orientale

5.87%

12,3

Bouddhiste

0.5%

3,60%

10

Bahrein

Péninsule arabique

5.49%

13,1

Musulmane

3.9%

7,90%

11

Bénin

Afrique Occidentale

4.85%

14,8

Chrétienne

18.1%

47,80%

12

Burkina Faso

Afrique occidentale

4.81%

15

Musulmane

9,00%

24,80%

13

Sud Soudan

Afrique occidentale

4.67%

15,4

Chrétienne

22,70%

63,80%

14

Bhoutan

Asie du sud

4.60%

15,7

Bouddhiste

0,30%

1,10%

15

Mali

Afrique occidentale

4.54%

15,9

Musulmane

1,40%

3,80%

16

Sultanat de Brunei

Asie du Sud-Est

4.49%

16

Musulmane

5,80%

14,10%

17

Guinée

Afrique occidentale

4.44%

16,2

Musulmane

1,30%

3,80%

18

Koweit

Péninsule arabique

4.26%

16,9

Musulmane

5,10%

9,20%

19

Singapour

Asie du sud-est

4.12%

16,3

Bouddhiste

7,80%

21,70%

20

Iles Turques-et-Caïques

Carraïbes

3.97%

18,1

Chrétienne

99.5%

91.6%

 

 

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12 juin 2015 5 12 /06 /juin /2015 08:10
Quelques précisions sur le Sacré-Coeur ("Faits de Loublande")

En ce mois du Sacré-Coeur, je souhaitais revenir sur les "apparitions" de Loublande à Claire Ferchaud qui pendant la Première Guerre mondiale prétendit s'être fait confier par le Christ la mission d'apposer le Sacré-Coeur sur le drapeau de la république. Des milliers de soldats français portèrent cette image durant la Grande Guerre. Le général Foch sera même vainqueur après avoir consacré les armées françaises et alliées au Sacré-Coeur le 16 juillet 1918. Si les autorités religieuses de l'époque ne s’étaient pas montrées en désaccord avec ces apparitions au début, un décret de Benoît XV en 1920 vint mettre un terme à ces dévotions. Les apparitions de Loublande ne furent pas reconnues de manière officielle. Vous me direz alors, "pourquoi en parler?"

Le Pape Paul VI, plus récemment, a fait réouvrir au public la petite chapelle où Claire Ferchaud venait se recueillir. [1]  Certes, ces apparitions ne sont pas reconnues officiellement par l’Église qui laisse planer un doute comme pour beaucoup d’autres apparitions en France et dans le monde. Mais la dévotion privée n’est plus interdite et certains ecclésiastiques croient fermement à ces apparitions. Et aujourd'hui nombreux sont encore les catholiques français qui utilisent le drapeau bleu blanc rouge frappé du Sacré-Coeur de Jésus.

En 1920 le Vatican a réprouvé les "faits de Loublande". La désapprobation a été confirmée de nouveau trois fois sous l'autorité des deux papes suivants, Pie XI et Pie XII, en 1929, 1939 et 1940, selon l'Histoire du Diocèse de Poitiers (p. 290, sur Google books). Cette désapprobation pontificale ne permet pas de porter un jugement en soi sur la sainteté de Claire Ferchaud ou sur son projet de messe perpétuelle. Il faut simplement prendre le décret de 1920 pour ce qu'il est, à savoir une désapprobation de ce qui se rapporte au Sacré-Coeur apposé sur le drapeau bleu blanc rouge.

 

De même qu'il est faux et naïf de croire que la République soit "laïque" par accident (elle est gnostique et maçonnique par essence), il est faux et naïf de croire que le drapeau n'a pas d'importance.

 

 

Quelques rappels au sujet du drapeau républicain, dit "drapeau français" :

 

  • Les trois couleurs bleu blanc rouge figuraient déjà sur des drapeaux de régiments sous l'Ancien Régime. Le bleu blanc rouge a été officiellement adopté comme pavillon "national" par la Convention le 15 février 1794. Quelques mois plus tôt, la même Convention "nationale" ordonnait l’anéantissement de la Vendée. Le bleu blanc rouge, drapeau officiel de la France, est donc né dans un bain de sang, baptisé par un génocide.

  • Il fut adopté officiellement comme drapeau militaire par Bonaparte en 1812. Le même Bonaparte portait sur les mains le sang des dizaines de milliers de Français qu’il avait envoyés se faire tuer dans toute l’Europe pour la Révolution.

  • Des milliers de Français ont cru de leur devoir en 1914 de se faire massacrer dans des offensives à outrance pour ce drapeau et pour le régime qu’il symbolisait, au nom de l’"Union sacrée", inventée par les radicaux-socialistes. L’Union sacrée eut pour but la destruction méthodique des populations catholiques, notamment celles de l’Ouest, envoyées en première ligne. Le professeur Jean de Viguerie a bien démontré ce fait dans son livre "Les deux Patries".

  • Selon une opinion couramment admise, ce drapeau réunit la couleur du roi, (blanc), avec les couleurs de la ville de Paris (rouge et bleu). Une façon symbolique d’exprimer l’appropriation de la souveraineté politique par le peuple, ce qui est contraire au dogme catholique selon lequel "tout pouvoir vient de Dieu".

  • Apposer le Sacré-Cœur sur ce drapeau est donc une insulte au principe de non-contradiction selon lequel "deux réalités ne peuvent pas être en même temps et sous le même rapport". Unir le Sacré-Cœur et le drapeau républicain, c’est unir, volontairement ou involontairement la Royauté politique et sociale du Christ avec le faux principe qui lui est diamétralement opposé, celui de la "Souveraineté populaire" ou "nationale". Entre les deux souverainetés, il faut choisir. Dieu ou la "nation". Cette hésitation et cette contradiction est la cause de tous les échecs pour reconstruire la société sur ses bases naturelles.

Le combat spirituel se mène contre des forces occultes qui, elles, ont compris l'importance d'avoir un drapeau. Reprendre ce drapeau et lui apposer le Sacré-Coeur n'est pas logique. On peut même dire que la Révolution étant "satanique par essence" [2], il y a là dans le bleu blanc rouge comme un envoûtement collectif depuis deux cents ans, un maléfice réalisé à partir du bain de sang de 1789, dont on ne sortira que lorsque les Français se seront retournés vers le Christ et qu'une cérémonie de purification du drapeau national aura été effectuée.

Préférons donc à ce drapeau républicain le drapeau blanc de la France chrétienne et royale, frappé des armes de France ou bien du Sacré-Cœur, pour lequel sont morts les Vendéens et les Chouans.

Quelques précisions sur le Sacré-Coeur ("Faits de Loublande")

Notes

 

[1] S’arrêter à Loublande, Médias-presse.info

[2] Joseph de Maistre, Du Pape, 1820, in Œuvres choisies, Paris : A. Roger et F. Chernoviz éditeurs, 1909, pp. 40-41.

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10 juin 2015 3 10 /06 /juin /2015 20:43
Vladimir Poutine a rencontré le Souverain pontife, sur fond de tensions occidentales

Vladimir Poutine a rencontré le Souverain pontife, sur fond de tensions occidentales

 

RT en français

10 juin 2015 17:04

 

Après avoir visité l’Expo 2015 et discuté avec Matteo Renzi, Vladimir Poutine s'est rendu au Vatican pour rencontrer le Pape François. La question ukrainienne a été au centre des discussions.

 

L’entrevue papale a eu lieu dans une bibliothèque du Vatican et a duré une heure, et comme l’usage le prévoit, à huis clos.

 

Le président Poutine a offert une icône représentant le Christ Sauveur, ainsi que plusieurs volumes de l’Encyclopédie Orthodoxe. En échange, le Pape a donné ses cadeaux en disant : «cette médaille a été produite par un artisan du siècle dernier et représente un ange qui apporte la paix, la justice, la solidarité et la protection, ainsi que ce texte, qui apporte une réflexion sur le fait que l’Evangile nous apporte la lumière dans nos vie, et la joie. Il y a une réflexion géopolitique pour nous et nos vies».

 

A la fin de la rencontre, le Pape François a demandé de transmettre ses meilleurs vœux à sa Sainteté le Patriarche Kirill.

 

Les journalistes couvrant l’événement ont également reçu les salutations du Souverain pontife.

 

L’entretien entre le Pape et le président russe a porté sur les questions économiques et politiques, mais le sujet essentiel – c’est le conflit en Ukraine et l’observation des accords de Minsk. C’est la seconde visite de Vladimir Poutine au Vatican, sur fond de tensions exercées par l’Occident sur le Pape. Les médias occidentaux attendent de voir quelle position sur la question ukrainienne le Souverain pontife adoptera alors que les Etats-Unis ainsi que le dirigeant de l’église catholique ukrainienne ont officiellement appelé le Pape il y a quelques heures à critiquer la position de Vladimir Poutine sur l’Ukraine.

 

Les Etats-Unis, par voie diplomatique, ont encouragé le Vatican à utiliser l’audience privée du Pape avec Vladimir Poutine pour condamner les actions de Moscou en Ukraine.

 

Mercredi, l’ambassadeur américain au Saint-Siège Kenneth Hackett, a dit que Washington aimerait voir le Vatican émettre des inquiétudes sur la situation en Ukraine pendant la rencontre entre le Pape François et Vladimir Poutine.

 

«Nous pensons qu’ils pourraient en dire plus sur les préoccupations concernant l’intégrité territoriale, ce type de problèmes», a dit l’ambassadeur aux journalistes. «Il semble que la Russie supporte les insurgés. Et il semble qu’il y a des troupes russes à l’intérieur de l’Ukraine. C’est une situation très sérieuse».

 

Malgré la pression, le Vatican a refusé d’accuser une partie du conflit ukrainien. Avant la rencontre le Pape avait appelé Kiev et les forces antigouvernementales à trouver une solution pacifique à la guerre qui se déroule dans le Donbass. «J’incite toutes les parties à arrêter toute violence et atteindre l’harmonie et la paix dans la région», a déclaré le Pape François.

 

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10 juin 2015 3 10 /06 /juin /2015 16:10

Magnifique découverte d'une vieille église romaine byzantine de 1500 ans en Israël avec un petit font baptismal en forme de croix sans doute utilisé pour le baptême d'enfants vu la petite taille:

Annette Nagar des Autorité d'Antiquités israéliennes regarde le font baptismal de l'église d'époque byzantine découverte à Abu Ghosh pendant l'extension de l'autoroute Jérusalem-Tel-Aviv, juin 2015.

Annette Nagar des Autorité d'Antiquités israéliennes regarde le font baptismal de l'église d'époque byzantine découverte à Abu Ghosh pendant l'extension de l'autoroute Jérusalem-Tel-Aviv, juin 2015.

Les ruines près d'Abu Ghosh, la partie d'une petite gare (relais) des voyageurs de 1 500 ans, sont les dernières découvertes en série semblables le long de la route.

 

Des ouvriers travaillant à l'extension de l'autoroute Jérusalem-Tel-Aviv ont trouvé les ruines d'une petite gare d'époque byzantine et une église proche de l'entrée d'une ville juste à l'ouest de la capitale, ont déclaré les officiels des Autorités antiques mercredi.

 

La petite gare et l'église, qui ont été trouvées ensemble avec une route d'époque romaine toujours plus vieille, sont localisées près d'un lieu appelé Ein Naqa'a, qui a apparemment servi de source d'eau.

 

Une déclaration de l'IAA a annoncé la découverte à l'extérieur de la ville d'Abu Ghosh, et l'a datée d'environ 1,500 ans. Le site devrait être préservé en consultation avec l'entreprise de l'autoroute, a annoncé l'IAA.

 

L'église est une construction de 52 pieds de 16 mètres de long avec une chapelle de côté de 6.5 mètres de long et 3.5 mètres de largeur, avec un étage carrelé dans la mosaïque blanche.

 

Un font baptismal formé comme un trèfle à quatre feuilles, symbolisant la croix, est localisé dans le coin du Nord-Est.

Font baptismal formé comme d'"un quatre trèfle de feuille", symbolisation de la croix, trouvé dans les fouilles d'une église d'époque byzantine découverte pendant l'extension de l'autoroute Jérusalem-Tel-Aviv, juin 2015

Font baptismal formé comme d'"un quatre trèfle de feuille", symbolisation de la croix, trouvé dans les fouilles d'une église d'époque byzantine découverte pendant l'extension de l'autoroute Jérusalem-Tel-Aviv, juin 2015

 

Annette Nagar, l'officielle des Autorités d'Antiquités responsable des fouilles, a expliqué que la route romaine qui suit le même chemin que la Route moderne 1, avait un certain nombre de petites gares tout le long. "Les Églises comme celle juste découverte à l'entrée d'Abu Ghosh ont été construites le long de la route dans le cadre de services offerts tout au long du parcours," a-t-elle déclaré. "On a découvert d'Autres églises dans le passé dans Abu Ghosh et dans Kiryat Ye'arim."

Elle a ajouté que la petite gare de relais est tombée en désuétude au crépuscule de l'ère byzantine quoique la route soit restée dans les temps modernes.

 

Les tessons de plâtre qui avaient été peints de rouge ont été trouvés dans les piles de saleté qui recouvraient les restes de la construction du bâtiment, une indication claire que les murs avaient été décorés de fresques.

 

Les pièces du bâtiment ont été trouvées à l'ouest de l'église qui auraient été utilisées pour le logement ou le stockage selon les chercheurs. Beaucoup de tuiles de couverture en céramique ont été trouvées dans une des pièces.

 

Des lampes pétrolières, des anneaux, des verres de vaisselles, les tessons de marbre et des coquilles de nacre parmi les artefacts ont été trouvés dans les fouilles.

 

Source: timesofisrael.com

http://i.livescience.com/images/i/000/061/587/original/israel-mosaic.JPG?1390404801

  Photo de l'histogramme, monographie du nom de Jésus, des oiseaux le soutenant, une guirlande de fleurs au-dessus.  Eglise découverte à 50 kms au sud de Tel Aviv en janvier 2014

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10 juin 2015 3 10 /06 /juin /2015 13:00

Pope Dismisses Madonna 'Visions' as Shrine Decision Nears

 

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Traduction Christ-Roi

 

Le Pape se prononcera bientôt sur les apparitions de la Vierge

 

CITE DU VATICAN (AP) - Le pape Francois a ironé mardi sur les apparitions rapportées de la Vierge Marie au sanctuaire de Medjugorje en Bosnie méridionale, rejetant un recours aux visions régulières de la Madone comme simple "recherche de nouveautés" pour les fidèles.

 

François a parlé lors de son homélie du matin, trois jours après avoir fait une excursion d'une journée à Sarajevo. En route, Francis a déclaré aux journalistes que le Vatican se décidera bientôt pour reconnaître formellement le phénomène de Medjugorje comme authentique.

 

Dans son homélie, François a rejeté ceux "qui ont toujours besoin de nouveauté dans leur identité chrétienne" et ironisant: "Mais où sont les visionnaires qui nous disent aujourd'hui à propos de 'La lettre que la Madonna enverra demain à 16 heures?'

 

"Cela ne correspond pas avec l'identité chrétienne", a-t-il dit. "Le dernier mot de Dieu est appelé Jésus et rien de plus."

 

L'apparition de Medjugorje a été contestée depuis 1981, lorsque six jeunes ont dit qu'ils avaient régulièrement eu des visions de la Vierge. Contrairement à Fatima au Portugal ou Lourdes en France, le Vatican a fait preuve de prudence dans la reconnaissance comme authentique les visions de Medjugorje. Ni Rome ni le diocèse local a approuvé Medjugorje comme un 'sanctuaire' officiel et le Vatican a demandé aux diocèses de ne pas organiser de pèlerinages officiels.

 

Cela n'a pas empêché le village distant de 70 miles (110 km) au sud-ouest de Sarajevo de prospérer à partir du coup de pouce financier apporté par plus de 30 millions de fidèles qui l'ont visité depuis 1981.

 

L'église locale elle-même a jeté le doute sur les observations, en partie parce que l'un des visionnaires a déclaré que les apparitions ont continué régulièrement depuis plus d'un quart de siècle.

 

En 2010, le pape Benoît XVI a formé une commission internationale chargée d'étudier le phénomène de Medjugorje. Samedi, François a déclaré que le rapport de la commission avait été pris par la Congrégation pour la Doctrine de la Foi, bien que le porte-parole du Vatican, le père Federico Lombardi, a déclaré qu'il n'a pas encore été discuté.

 

Lombardi a reconnu que François faisait probablement référence à Medjugorje dans son homélie, mais il a souligné que sa brève mention n'a pas le dernier mot du Vatican. Les commentaires de manchette de François "ne sont pas une déclaration officielle qui donne une vaste indication doctrinale ou pastorale," a-t-il dit.

 

Le Pape François ironise sur les "apparitions" de la Vierge

Selon l'Agence I Media en français:

 

Vatican - le 09/06/2015 | Par Agence I.Media

Le pape François a ironisé une nouvelle fois, le 9 juin 2015, sur les “voyants“ qui prétendent assister à des apparitions régulières de la Vierge. De retour de Bosnie-Herzégovine, trois jours plus tôt, le pape lui-même avait annoncé une prochaine décision romaine concernant la validité des apparitions mariales à Medjugorje, sanctuaire controversé au sud du pays qui attire cependant un million de fidèles par an.

 

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10 juin 2015 3 10 /06 /juin /2015 12:35

Evenou shalom halerem (3)
Evenour shalom halerem, shalom halerem

1 Nous vous annonçons la paix (3)
Nous vous annonçons la paix
La paix en Jésus

2 Nous vous annonçons la joie (3)
Nous vous annonçons la joie
La joie en Jésus-Christ

3 Nous vous annonçons l'amour (3)
Nous vous annonçons l'amour
L'amour en Jésus

4 Nous vous annonçons la paix
Nous vous annonçons la joie
Nous vous annonçons l'amour
Nous vous annonçons la paix, la joie
L'amour en Jésus.

Paroles et musiques traditionnelles. Arrangement : Sébastien Perrier.

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6 juin 2015 6 06 /06 /juin /2015 17:50
L'Etat islamique appelle au djihad dans les Balkans

Dans une vidéo relayée vendredi 5 juin par la presse locale, des combattants se revendiquant du califat islamique appellent au djihad dans les Balkans. Ils annoncent "des jours terribles" pour les "mécréants".

 

Un style très soigné pour une vidéo de 21 minutes. C’est le nouvel instrument de propagande de l’Etat islamique pour appeler à la guerre sainte dans les Balkans. Relayée vendredi par la presse, elle porte le logo d’une société de production en lien avec le groupe djihadiste.

Pour le moment, la date et le lieu de son enregistrement ne sont pas connus. Dans la vidéo, on voit une douzaine de combattants, présentés comme originaires de Bosnie, du Kossovo ou d’Albanie. Vêtus de bonnets et de gants, certains d’entre eux s’expriment en bosnien et en albanais. Un albanais du Kosovo, présenté comme Abu Muqatif Al-Kosovo, promet des “jours terribles” pour ceux qu’il appelle “les mécréants” des Balkans.

Ce n’est pas la première vidéo qui appellent au djihad dans la région balkanique mais elle a un impact particulier. Demain, le pape François se rendra en visite à Sarajevo. Si les combattants de l’Etat islamique n’y font pas référence dans leur vidéo, nul doute que le timing n’est pas le fruit du hasard. Le souverain pontife est attendu par près de 100 000 personnes. Il doit prononcer une messe au stade olympique de Sarajevo devant 65 000 fidèles.

 

La Bosnie, ce terreau pour les djihadistes.

 

La visite du pape à Sarajevo représente un défit pour les forces de sécurité. Ces dernières années, le pays est devenu un fournisseur de choix pour les armées du califat.

 

La Bosnie compte 3,8 millions d’habitants et 40% de la population est musulmane. Selon les estimations des services de renseignements, depuis 2012, quelques 200 de ses ressortissants sont partis pour la Syrie et l’Irak rejoindre les rangs de Daesh. Une trentaine seraient morts et environ quarante de retour en Bosnie.

 

Après les arrivées massives de combattants islamistes dans le pays lors du conflit des années 90, les autorités sont à nouveau confrontées au problème de l’islam radical. En réaction, le gouvernement a modifié la législation. Les peines encourues pour les djihadistes et leurs recruteurs peuvent désormais s’élever jusqu’à 20 ans de prison.

 

En septembre dernier, la police fédérale bosnienne (SIPA), a procédé à l’arrestation de deux leaders salafistes. Bilal Husein Bosnić et Nusret Imamović réunissaient des centaines de fidèles à travers le pays. Ils louaient des salles pour dispenser leurs prêches. Bosnić diffusait même des videos sur Youtube. Elles connaissaient un certain succès chez les jeunes bosniens...

 

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6 juin 2015 6 06 /06 /juin /2015 17:46
Le pape François examine la béatification d'un auteur français d’écrits jugés antisémites

Le pape François examine la béatification d'un auteur français d’écrits jugés antisémites

 

6 juin 2015 11:48

 

Le chef de l’Eglise catholique a l’intention de relancer le processus de béatification du prêtre français Léon Dehon bloqué depuis la mort de Jean-Paul II par son prédécesseur, le pape Benoît XVI en raison d’écrits jugés antisémites.

 

La béatification du père français Léon Dehon avait été programmée pour 2005, mais elle a été bloquée après le décès de Jean Paul II. Son successeur Benoît XVI, avait en effet refusé de reconnaître le caractère miraculeux de ses actions, d’autant plus que des écrits de Léon Dehon découverts par l’épiscopat français étaient qualifiés d’antisémites.

 

Pourtant, ce prêtre français a fondé, en 1878, la communauté des prêtres du Sacré-Cœur de Jésus, aussi appelés Dehoniens. Cette congrégation compte aujourd’hui plus de 2 000 religieux répartis aux quatre coins du monde et qui œuvrent principalement dans le domaine social.

 

Après avoir accueilli 120 dehoniens le 5 juin, le pape François a demandé à ce que les écrits jugés antisémites de ce prêtre «quasi bienheureux» soient étudiés et interprétés selon le contexte historique du moment où il les a écrits. «On doit étudier une situation historique avec l’herméneutique de l’époque, et non pas avec celle d'aujourd’hui», a souligné le souverain pontife.

 

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6 juin 2015 6 06 /06 /juin /2015 17:17
Le Pape François dénonce un "climat de guerre" dans le monde et ceux qui l'attisent "délibérément"

Le 13 septembre 2014, à l'occasion du centenaire de 14-18, le Pape François avait déjà évoqué pour la première fois "une troisième guerre par morceaux, avec des crimes, des massacres, des destructions".

Aujourd'hui, il a affirmé à nouveau à Sarajevo ressentir un "climat de guerre" dans le monde et dénoncé ceux qui l’attisent "délibérement" et "qui cherchent l’affrontement entre cultures et civilisations", en célébrant une messe devant 65.000 fidèles rassemblés dans l’immense stade olympique de la ville. [1]

 

Notes

 

[1] A Sarajavo, le pape François, préoccupé par un «climat de guerre», prêche la paix, AFP 6 juin 2015 à 08:39 (Mis à jour : 6 juin 2015 à 18:00)

Son homélie:

 

 

VOYAGE APOSTOLIQUE DU PAPE FRANÇOIS

À SARAJEVO (BOSNIE-HERZÉGOVINE)

 

MESSE

 

HOMÉLIE DU SAINT-PÈRE

 

Stade Koševo

Samedi 6 juin 2015

 

[Multimédia]

 

Chers frères et sœurs,

 

Dans les lectures bibliques que nous avons écoutées a résonné plusieurs fois la parole “paix ”. Parole prophétique par excellence ! La paix est le rêve de Dieu, c’est le projet de Dieu pour l’humanité, pour l’histoire, avec toute la création. Et c’est un projet qui rencontre toujours des oppositions de la part de l’homme et de la part du malin. En notre temps aussi, l’aspiration à la paix et l’engagement pour la construire s’affrontent par le fait qu’il y a dans le monde de nombreux conflits armés. C’est une sorte de troisième guerre mondiale livrée “par morceaux” ; et, dans le contexte de la communication globale, on perçoit un climat de guerre.

 

Ce climat, il y en a qui veulent le créer et l’attiser délibérément, en particulier ceux qui cherchent l’affrontement entre différentes cultures et civilisations, et aussi ceux qui spéculent sur les guerres pour vendre des armes. Mais la guerre signifie des enfants, des femmes et des personnes âgées dans les camps de réfugiés ; elle signifie la dislocation des forces ; elle signifie des maisons, des rues, des usines détruites ; elle signifie surtout beaucoup de vies brisées. Vous le savez bien, pour l‘avoir expérimenté vraiment ici : que de souffrance, que de destructions, que de douleur ! Aujourd’hui, chers frères et sœurs, que de cette ville se lève encore une fois le cri du peuple de Dieu et de tous les hommes et les femmes de bonne volonté : jamais plus la guerre !

 

À l’intérieur de ce climat de guerre, comme un rayon de soleil qui traverse les nuages, résonne aujourd’hui la parole de Jésus dans l’Évangile : « Heureux les artisans de paix » (Mt 5, 9). C’est un appel toujours actuel, qui vaut pour chaque génération. Il ne dit pas : “Heureux les prédicateurs de paix ” : tous sont capables de la proclamer, même de manière hypocrite ou tout à fait mensongère. Non. Il dit : « Heureux les artisans de paix », c’est-à-dire ceux qui la font. Faire la paix est un travail artisanal : il demande passion, patience, expérience, ténacité. Heureux sont ceux qui sèment la paix par leurs actions quotidiennes, par des attitudes et des gestes de service, de fraternité, de dialogue, de miséricorde… Ceux-ci, oui, « seront appelés fils de Dieu », parce que Dieu sème la paix, toujours, partout ; à la plénitude des temps, il a semé son Fils dans le monde pour que nous ayons la paix ! Faire la paix est un travail à mener chaque jour, pas après pas, sans jamais se fatiguer.

 

Et comment se fait, comment se construit la paix ? Le prophète Isaïe nous l’a rappelé, de façon essentielle : « L’œuvre de la justice sera la paix » (32, 17). “Opus iustitiae pax ”, selon la version de la Vulgate devenue un célèbre mot d’ordre, adopté aussi prophétiquement par le Pape Pie XII. La paix est œuvre de la justice. Ici aussi : non une justice déclamée, théorisée, planifiée… mais la justice pratiquée, vécue. Et le Nouveau Testament nous enseigne que le plein accomplissement de la justice est d’aimer son prochain comme soi-même (cf. Mt 22, 39 ; Rm 13, 9). Lorsque, avec la grâce de Dieu, nous suivons ce commandement, comme les choses changent ! Parce que nous changeons, nous ! Cette personne, ce peuple, que nous voyons comme ennemi, a en réalité mon visage même, il a mon cœur même, mon âme même. Nous avons le même Père dans les cieux. Alors la véritable justice est de faire à cette personne, à ce peuple, ce que je voudrais qu’il me soit fait à moi, à mon peuple (cf. Mt 7, 12).

 

Saint Paul, dans la seconde Lecture, nous a indiqué les attitudes nécessaires pour faire la paix : « Revêtez-vous de tendresse et de compassion, de bonté, d’humilité, de douceur et de patience. Supportez-vous les uns les autres, et pardonnez-vous mutuellement si vous avez des reproches à vous faire. Le Seigneur vous a pardonnés : faites de même » (Col 3, 12-13).

 

Voilà les attitudes pour être “artisans” de paix dans le quotidien, là où nous vivons. Ne nous imaginons pas cependant que cela dépend seulement de nous ! Nous tomberions dans un moralisme illusoire. La paix est don de Dieu, non au sens magique, mais parce que Lui, avec son Esprit, peut imprimer ces attitudes dans nos cœurs et dans notre chair, et faire de nous de véritables instruments de sa paix. Et, en allant plus profond, l’Apôtre dit que la paix est don de Dieu parce qu’elle est fruit de sa réconciliation avec nous. L’homme peut devenir artisan de paix, seulement s’il se laisse réconcilier avec Dieu.

 

Chers frères et sœurs, demandons aujourd’hui ensemble au Seigneur, par l’intercession de la Vierge Marie, la grâce d’avoir un cœur simple, la grâce de la patience, la grâce de lutter et de travailler pour la justice, d’être miséricordieux, de faire œuvre de paix, de semer la paix et non la guerre et la discorde. C’est le chemin qui rend heureux, qui rend bienheureux.

 

 

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