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13 septembre 2016 2 13 /09 /septembre /2016 10:07
La Sainte Croix (Documentaire)
Depuis 1492, à Rome, la basilique Sainte-Croix-de-Jérusalem abrite le "titulus crucis", petite pièce de bois constituant un morceau de l'écriteau placé au-dessus de la tête du Christ lors de sa crucifixion.
 
La mère de l'empereur romain Constantin, sainte Hélène, l'aurait découvert en 325 à Jérusalem sur le site du Saint-Sépulcre [1] lors d'une expédition menée pour s'emparer des reliques de la Passion du Christ. Elle aurait retrouvé la croix de Jésus et les clous ayant servi à le crucifier après avoir fait raser le temple païen dédié à la triade Capitoline qui avait été construit par l'empereur Hadrien.
 

Trois croix (celle de Jésus, celle du bon larron et celle du mauvais larron) furent alors découvertes dans une ancienne citerne.

 

Le titulus Crucis permit d'identifier la croix sur laquelle le Christ fut supplicié.

 

L'information est rapportée par saint Ambroise de Milan, le fils d'un préfet des Gaules et d'Occident et l'un des évêques les plus estimés du monde chrétien dans les pays méditerranéens, à cette époque. Il écrivit qu'Hélène découvrit "une preuve cruciale, le titulus Crucis, l'écriteau cloué au-dessus de la tête du Christ".

 

Un autre récit vient corroborer le récit de St Ambroise. Un Père de l'Eglise appelé Jean Chrysostome, alors évêque d'Antioche, relate cet évènement. Il dit que l'authenticité de la Croix est prouvée, parce que le titulus était toujours cloué à la Croix.

 

Saint Cyrille de Jérusalem, Evêque et docteur de l'Eglise (+386)Ste Hélène aurait rapporté la plus grande partie de ces reliques dans son palais à Rome (un fragment important de la vraie Croix, la moitié du titulus crucis et l'un des clous). Les premiers historiens de l'Eglise écrivent que les reliques ont été divisées en trois lots. Hélène envoya à son fils à Constantinople des morceaux de la vraie Croix et l'un des trois clous. Des morceaux sont restés à Jérusalem et d'autres à Rome.

 

Saint Cyrille, évêque de Jérusalem au IVe siècle, mentionne dans une lettre que la Vraie Croix a été répartie en tellement de morceaux qu'elle couvre la surface de la terre. Dans des archives du IVe et Ve siècles ap. J.-C., Michael Hesemann a découvert que la Vraie Croix était parvenue jusqu'en Gaule, en Afrique du Nord, en Asie Mineure et en Syrie. Le journaliste et historien allemand Michael Hesemann a découvert quHélène a non seulement partagé en morceaux le bois de la Croix, mais elle a aussi partagé le titulus crucis, dont on ignore le nombre exact de fragments. Mais un récit rapporte ce qu'il est advenu du fragment resté à Jérusalem. Une soixantaine d'année après le triomphe d'Hélène, un fragment a été aperçu par Egérie, une pélerine espagnole venue à Jérusaleme en 380. Elle raconte qu'elle a assisté un jour à une cérémonie où se trouvait une boîte. L'évêque de Jérusalem était accompagné de deux hommes (on pense aujourd'hui que c'était des prêtres), et ils ont assisté à la cérémonie. Lorsqu'il a ouvert la boîte, ils ont vu des fragments de la Croix et du titulus. Egérie déclare l'avoir vu. Elle est d'ordinaire considérée par les historiens comme un témoin fiable. Elle apporte une preuve supplémentaire que la Vraie Croix a bien été retrouvée et conservée.

 

A Rome, Ste Hélène légua ses reliques dans son testament au pape Sylvestre Ier. Autour d'une pièce de ce palais, transformée par Hélène en chapelle, fut construite quelques années après sa mort une église qui deviendra la Basilique Sainte-Croix-de-Jérusalem.

 

Selon Michael Hesemann, le fragment du titulus avec la moitié de l'inscription originale (lequel avait été mis dans un coffret protecteur en plomb en 1144 lors de travaux de transformation effectués 800 ans après la mort d'Hélène au XIIe siècle et apparemment oublié) fut retrouvé en 1492 dans la basilique lors de travaux de réparation du plafond. Un document de 1492 détaillant les travaux de restauration dans la partie qui était auparavant le palais personnel d'Hélène, a été retrouvé par Michael Hesemann. Les ouvriers retirèrent des mosaïques qui se détachaient et trouvèrent une brique avec l'inscription "titulus crucis". Ils retirèrent cette brique et derrière, ils découvrirent une boîte. Elle portait le sceau d'un cardinal du XIIe siècle de 1144. Ils brisèrent le sceau, et ouvrirent la boîte. A l'intérieur, il y avait un fragment de bois avec l'inscription en trois langues : "Jésus de Nazareth", un fragment de l'écriteau mis sur la Croix. Pour l'historien, le fait que le titulus crucis a été caché rend son authenticité encore plus crédible: qui s'amuserait à fabriquer un faux aussi élaboré pour le cacher dans un mur, sans chercher à l'exposer à la vénération du public, sans le montrer ? M. Hesemann découvre qu'en 1492, les autorités de l'église, exposent le titulus crucis à la vue du public dans la basilique, à l'endroit où il est encore vénéré aujourd'hui. De liens en liens, M. Hesemann a réussi à lier le titulus crucis de Rome à la Terre sainte. Hélène mourut en 329, elle fut canonisée et est souvent représentée avec une croix.

 

Le titulus fut déclaré authentique le 29 juillet 1496 par la bulle Admirabile Sacramentum du pape Alexandre VI. Le 25 avril 1995 l'historienne de l'Église Maria-Luisa Rigato put photographier l'écriteau et le peser. Il est en noyer, pèse 687 grammes, a une longueur de 25 centimètres, une largeur de 14 centimètres et une épaisseur de 2,6 centimètres.

 

Le titre de la Croix que Pilate fit placer est "Iesvs Nazarenvs, Rex Ivdæorvm" (INRI), Jésus de Nazareth, le Roi des Juifs (Jean 19, 19). Des sources romaines, des historiens romains nous apprennent que dans la plupart des cas de crucifixion, le nom de la personne condamnée à mort, et la nature de son crime, était inscrit que l'écriteau. L’Évangile selon Saint Jean précise que l'inscription était en trois langues, en hébreu, en grec et en latin (Jn 19:20).

 

Sur l'écriteau, l'on peut distinguer trois lignes d'écriture. La première ligne est composée de six lettres hébraïques qui ne sont que partiellement conservées. Les deuxième et troisième lignes avec leur inscription grecque et latine le sont mieux. Les mots à l'envers de droite à gauche sont les suivants :

 

ΝΑΖΑΡΕΝΥΣ Β

US NAZARENUS RE

 

À partir de la première ligne, Maria-Luisa Rigato a reconstitué l'expression araméenne ישו נצר מ מ (Jeschu nazara m m), m m abrégeant malk kem, en français : "Jésus le Nazaréen votre roi". A l'instar de l'araméen, les écritures en grec et en romain ont été inscrites de droite à gauche. ce qui montre qu'elles auraient été rédigées par un scribe juif sur l'ordre du préfet romain Ponce Pilate.

 

Basilique du Saint-SépulcreUne preuve bien réelle du passage de Ste Hélène à Jérusalem est que pour commémorer la réussite de sa mission et la découverte de l'emplacement de la Vraie Croix, Hélène fit constuire une église qui est appelée "église du Saint-Sépulcre", un des lieux saints des plus visités de Jérusalem.

 

Un morceau de bois gravé peut-il vraiment avoir survécu près de deux mille ans ? La réponse vient de ruines romaines au Royaume-Uni : le "Mur d'Hadrien" (122 - 127 ap. J.-C.). En 1973, des archéologues creusant dans le fort romain de Vindolanda ont découvert près de 2000 tablettes en bois gravées à la main. Elles datent de l'époque du Christ. Elles se sont admirablement bien conservées dans un sol imbibé d'eau, presque entièrement dépourvu d'oxigène. En effet, l'oxygène favorise la décomposition. Les conditions de leur découverte sont presque identiques à celles du titulus crucis, tel qu'on pense qu'il a été découvert.

 

A la fin des années 1990, sept experts en paléographie comparative datent le titulus du Ier siècle de l'ère chrétienne. Néanmoins, le résultat est contesté par des analyses au carbone 14 en réalisées en 2002 dans un laboratoire à l'Université de Rome, faisant remonter l'existence du titulus Crucis au Moyen Age.

 

Voici le documentaire de la chaîne "Planète", "Chasseurs de légendes, La Sainte Croix", qui rapporte ces informations.

Le documentaire nous indique (à partir de 11:40) que Sainte Hélène se rendit vite compte à Jérusalem que les chrétiens vénéraient déjà la Croix, symbole de la crucifixion du Christ.

 

On retrouve des signes de la vénération de la Croix, dès le commencement du christianisme. Michael Hesemann explique qu'"on a découvert des croix gravées sur des ossuaires chrétiens à Jérusalem. Plusieurs éléments nous indiquent que la Croix a tout de suite été un symbole sacré de la chrétienté."

 

En 1998, il examina avec l'autorisation de l'Académie pontificale des sciences le Titulus Crucis, la relique exposée depuis 1492 dans la Basilique Sainte-Croix-de-Jérusalem à Rome.

 

Il soumit le titulus à l'expertise de sept experts israéliens en paléographie comparative (la comparaison des écritures selon les époques) et érudits qui ont travaillé sur les Manuscrits de la Mer morte. Ils datèrent l'inscription qu'il porte en hébreu, en grec et en latin du Ier siècle. Hesemann remit ceS résultats au pape Jean-Paul II lors d'une audience privée. Au cours d'une conférence organisée en 1999 à l'Université pontificale du Latran, il les présenta au public, et un an plus tard parut son livre "Die Jesus-Tafel". Des investigations effectuées par le papyrologue protestant Carsten Peter Thiede et l'historienne de l'Église Maria-Luisa Rigato, de l'Université pontificale grégorienne, confirmèrent cette datation. Mais celle-ci tient l'écriteau pour une copie fidèle au titulus original.

 

Des analyses au carbone 14 font remonter le bois de l'écriteau aux environs du XIe siècle [2]. Hesemann attribue les valeurs mesurées à un phénomène de contamination et renvoie aux questions similaires soulevées à propos du linceul de Turin.

 

A l'occasion d'une conférence tenue à l'université madrilène "Universidad CEU San Pablo" en mai 2009, M. Hesemann plaida en faveur de l'authenticité de la relique [3].

La Sainte Croix (Documentaire)

Pilate fit aussi une inscription, et la fit mettre au haut de la croix; Elle portait ces mots: "Jésus de Nazareth, le roi des Juifs."

Evangile selon Saint Jean, 19:19

Notes

 

[1] Le Saint-Sépulcre est le tombeau du Christ. Il se trouve dans un jardin non loin du Golgotha. (Jn 19:41) à Jérusalem. Aujourd'hui "église du Saint-Sépulcre".

[2] F. Bella, C. Azzi, Dating of the Titulus Crucis, in: Radiocarbon, 44 (2002), pp. 685–689

[3] https://heraldosvalencia.wordpress.com/2009/04/23/ultimas-investigaciones-sobre-la-sabana-santa-y-el-sudario-de-oviedo-en-la-universidad-san-pablo-ceu/

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10 septembre 2016 6 10 /09 /septembre /2016 17:31

Extrait d'un texte de l'abbé Christophe Legrier publié pour la revue "Fideliter", n° 189, mai-juin 2009 :

La "messe anticipée" ou samedi contre dimanche

Consultons d’abord le Catéchisme du concile de Trente (Ch. 31). « Ces paroles [interdisant les œuvres serviles] nous montrent d’abord que nous devons éviter tout ce qui peut entraver le culte divin. D’où il est aisé de conclure que les œuvres serviles de toute espèce sont défendues (...) parce qu’elles seraient capables de détourner notre esprit du service de Dieu, qui est la fin du précepte » (§ 5). Voilà qui est clair.

 

Toutefois, comme un mauvais préjugé envahit les esprits actuels, préjugé qui affirme que l’Église du concile de Trente était une Église fort éloignée des origines, nous allons d’une enjambée remonter au VIe siècle, pour y entendre la voix du concile d’Agde (506) : « Nous ordonnons aux fidèles, par un précepte spécial, d’entendre toute la Messe le dimanche, et de ne pas quitter [l’église] avant la bénédiction du prêtre. » Encore cette insistance sur le culte divin.

 

Entrons à présent dans l’ère des persécutions. Nos ancêtres dans la foi sanctifiaient alors le dimanche sans qu’il y eût obligatoirement de repos dominical (il faudra pour cela attendre le IVe siècle, avec la naissance de l’État chrétien). En 305, le concile d’Elvire menace d’excommunication ceux qui manqueraient trois fois de suite à la messe le dimanche. Vers 230, la Didascalie (un texte syrien ou palestinien) s’adresse aux chrétiens avec une belle éloquence : « Abandonnez tout au jour du Seigneur et courez avec diligence à vos églises, car c’est là votre louange (envers Dieu). Sinon quelle excuse auront, auprès de Dieu, ceux qui ne se réunissent pas, au jour du Seigneur, pour entendre la parole de vie et se nourrir de la nourriture divine qui demeure éternellement ? » Remontons encore dans le temps : nous trouvons au IIe siècle l'Apologie de saint Justin, expliquant que les chrétiens se réunissent « le jour du soleil » (c’est-à-dire le dimanche) pour rendre le culte à Dieu. [NDCR. Et encore plus tôt, voici ce que l'on trouve dans la "Didachè", à propos de la réunion dominicale. La Didaché est un "livre anonyme" qui "fut tellement apprécié des premiers chrétiens qu'il fut parfois tenu pour inspiré. Son auteur n'est pas connu. Il a dû voir le jour entre 100 et 150, vraisemblablement dans la région syrienne. C'est une sorte de catéchisme à l'usage des fidèles, composé de textes divers, préexistant à l'état dispersé, concernant la morale chrétienne, la hiérarchie ecclésiastique, les fêtes liturgiques, l'administration du baptême et de l'eucharistie. ... Le document émane d'une communauté de Juifs convertis au christianisme au tournant du premier siècle. ... Voici les prescriptions de la Didaché pour le Jour du Seigneur : "Réunissez-vous le jour dominical du Seigneur, rompez le pain et rendez grâce, après avoir d'abord confessé vos péchés, afin que votre sacrifice soit pur. Celui qui a un différend avec son compagnon ne doit pas se joindre à vous avant de s'être réconcilié, de peur de profaner votre sacrifice, car voici ce qu'a dit le Seigneur : 'Qu'en tout lieu et en tout temps, on m'offre un sacrifice pur; car je suis un grand roi, dit le Seigneur, et mon nom est admirable parmi les nations.'" Source: A. HAMMAN, L'Empire et la Croix, in DANIEL-ROPS, Histoire de l'Eglise du Christ, tome II Les Apôtres et les Martyrs, Librairie Arthème Fayard, Paris 1965, p.26. "[I]nsensiblement, une fissure devait se dessiner entre eux (les premiers chrétiens) et les autres Juifs. Par exemple, la fête hebdomadaire rituelle, le Sabbat, minutieusement consacrée à la prière, se plaçait le samedi. En tant que Juifs, les premiers fidèles l'observaient. Mais à côté, une autre fête s'était imposée à eux, celle du Jour du Seigneur, où l'on commémorait la Résurrection : dans les épîtres de Saint Paul (I Cor., XVI, 2), dans les Actes (XX, 7), comme dans le texte non canonique dit Lettre de Barnabé datant d'environ 132, on trouve la preuve que ce 'premier jour de la semaine' était fête chrétienne. Il en résulte une rivalité entre ces deux journées, et peu à peu, ce fut le dimanche qui l'emporta. ... La substitution des nouvelles observances aux anciennes ne sera complète qu'à la fin du second siècle. DANIEL-ROPS, ibid., p. 27.] Tous ces témoignages montrent que, dans la sanctification du dimanche, le culte rendu à Dieu a toujours tenu la première place.

La "messe anticipée" ou samedi contre dimanche

Une réforme pas à pas

 

L’innovation introduite dans le nouveau droit fut précédée de plusieurs demandes et autorisations. Les premières apparurent au début du pontificat de Paul VI (2). Puis une Instruction (3) fixa en 1967 les règles de cette célébration. En 1968, la faculté d’autoriser la messe anticipée fut confiée à chaque évêque diocésain. Et, en 1983, l’innovation fit son entrée triomphale dans le nouveau droit, au canon 1248 § 1.

 

Il faut rappeler le contexte dans lequel cette nouveauté a vu le jour. Un mot résume l’état d’esprit des hommes d’Église dans les années 1960 : l’aggiornamento, c’est-à-dire, selon certains, l’adaptation à la société moderne. Il y a une bonne adaptation et il y en a une mauvaise. S’adapter à un contexte que l’on n’a pas choisi est permis : l’Église s’est ainsi toujours adaptée aux circonstances que lui imposaient les sociétés qu’elle n’avait pas encore amenées au Christ (« christianisées ») – ou qu’elle ne pouvait plus maintenir sous le règne du Christ (4).

 

S’adapter à des principes néfastes en les adoptant n’est pas permis : l’Église ne peut adopter un état d’esprit contraire à sa mission et à l’esprit de Dieu. Or l’aggiornamento des années 1960 est plus qu’une adaptation au monde moderne, il consiste en une adoption de l’esprit moderne. La messe dominicale anticipée en est une belle illustration et les textes ci-dessous vont nous le montrer.

 

Du Ski au Syndicat

 

Une note de la Commission épiscopale (française) de liturgie, datée du 15 janvier 1969, donne les motifs qui ont amené à autoriser les messes le samedi soir. « Dans le monde tel qu’il se présente maintenant, il y a, le dimanche, des chrétiens qui sont en état de loisir, il y a des chrétiens qui travaillent. » Soit. Examinons à présent ces motifs dans le détail.

 

Voici d’abord pour les chrétiens en « état de loisir ». Il y a premièrement ceux qui « veulent éviter la fatigue du dimanche matin quand il s’agit de préparer toute une famille pour la messe, ou qui reçoivent des amis non croyants et veulent passer toute la journée avec eux ». Deuxièmement, il y a ceux qui partent en week-end : « c’est le cas de jeunes ou d’adultes qui font partie d’un groupe dont les activités de loisirs commencent très tôt le dimanche matin ou qui se rendent dans un lieu où il n’y a pas de messe (ski...) ». Ou encore « c’est le cas de personnes ou de familles qui, s’étant échappées soit le samedi midi, soit même le vendredi soir (...) pourront disposer de tout leur dimanche pour des activités de loisir ». Enfin vient le cas du conjoint incroyant, à qui l’on pourra consacrer tout son dimanche : « Dans les foyers où l’un des époux est incroyant, l’époux croyant pourra participer à la messe du samedi soir et consacrer à son conjoint toute la journée du dimanche... »

 

Quant à ceux qui sont « en état de travail », il y a premièrement ceux dont la profession rend difficile l’assistance à la messe (motif sérieux, mais déjà résolu en grande partie par Pie XII) ; il y a deuxièmement « la mère de famille que ses occupations retiennent le dimanche » ; il y a troisièmement les « chrétiens engagés dans les structures sociales, politiques, syndicales ou autres et qui sont en réunion à l’heure de la messe paroissiale ou toute la journée du dimanche ».

 

Plages de l'atlantique

 

Rome elle-même a donné le ton. En 1964, une concession est donnée pour cause de « tourisme » et de « sports d’équipe » ; en 1965, nouvelle concession accordée à l’archevêque d’Alger, où figurent les motifs de « culture », de « voyage » et de « légitime détente ». A nouveau, en 1967, Paul VI concède à l’archevêque de Bordeaux la possibilité d’anticiper la messe dominicale dès le samedi soir, car « beaucoup de fidèles se rendent le dimanche sur les plages de l’Atlantique ou dans les Pyrénées et peuvent difficilement assister à la messe... » !

 

Pour réaliser toutes ces aspirations, le repos dominical est l’occasion idéale. A une condition, toutefois : que le culte rendu à Dieu, à savoir la messe, ne vienne pas troubler ce repos. Et voilà le divorce entre les deux obligations ! On pense au repos dominical en oubliant qu’il est au service du culte de Dieu. Désormais ce culte divin gêne le repos de l’homme, à qui on donne la place d’honneur : il gêne le sport d’équipe, le tourisme, le séjour sur les plages ou en montagne ; il gêne les réunions politiques et syndicales ; il gêne l’incroyant (pensez!) ; alors on le relègue au samedi soir, à une place secondaire, et l’inversion complète est achevée. Au culte de Dieu, qui tenait la première place, on a substitué à présent le repos de l’homme. Belle adoption, en vérité, de l’esprit moderne, qui place l’homme au centre de tout, et refuse à Dieu la première place qui lui est due !

 

Concluons que la messe anticipée du samedi a contribué, à sa place, à la diminution de la connaissance et de la pratique du précepte dominical.

 

Ces motifs expliquent pourquoi, dans les chapelles de la Fraternité Saint-Pie X, aucune des messes célébrées le samedi soir n’est une messe dominicale : la liturgie n’y est jamais celle du lendemain, mais celle du samedi. Si l’on est empêché d’aller à la messe le dimanche matin, on satisfera au précepte par la messe du dimanche soir. Et si l’empêchement dure toute la journée du dimanche, on recourra alors aux sages et traditionnelles règles de la dispense.

 

La messe anticipée a surtout anticipé... la ruine du dimanche. N’anticipons rien en la matière. Le dimanche, c’est le dimanche, ce n’est pas le samedi. La Palisse n’aurait pas dit autrement !

(2) 21 juin 1963 – 6 août 1978.

(3) Eucharisticum Mysterium, SRC, 25 mai 1967

(4) Un exemple d’adaptation légitime : la messe du dimanche soir. Traditionnellement, la messe dominicale avait pour elle la place d’honneur : le matin. Le pape Pie XII toutefois a autorisé cette messe le soir, non pour adopter l’esprit du monde, mais pour des raisons de bien commun : pour les détenus, empêchés par le règlement d’entendre la messe le matin (1946) ; pour les ouvriers obligés de travailler le dimanche matin (1947) ; pour les prêtres empêchés de célébrer leurs trois messes le matin (1947)

 

Source: http://www.lalettreauxelus.com/dossiers/pdf/messe_anticipee.pdf

 

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10 septembre 2016 6 10 /09 /septembre /2016 07:25

Un fil ouvert sur "le Forum catholique" rapporte un article publié hier par Jeanne Smits sur son blog, intitulé "Pape François : l’interpration d’“Amoris laetitia” comme permettant la communion pour des divorcés remariés est la seule possible". Jeanne Smits réalise une traduction d'une information publiée en espagnol le 5 septembre, sur "Info Catholica" : "Carta del Papa Francisco en respaldo a los criterios de aplicación del capítuloVIII de «Amoris laetitia»", selon laquelle le pape François a levé l'ambiguïté de son Exhortation apostolique "Amoris Laetita": "Il n'y a pas d'autre interprétation" (que l'accès possible aux sacrements pour des couples divorcés remariés).

 

Voici le texte de Jeanne Smits :

 

Les évêques de la région de Buenos Aires en Argentine ont envoyé aux prêtres de leur diocèse un communiqués exposant des « critères de base pour l'application du chapitre 8 d’Amoris laetitia », le plus controversé où il est question de l’accès aux sacrements de la confession et de l'Eucharistie pour les divorcés « remariés ». Dans le même temps, le document a été soumis au pape François qui a répondu le 5 septembre par une lettre où il assure que le texte des prélats argentins « explicite parfaitement le chapitre 8 d’Amoris laetitia », rapporte Infocatolica. « Il n’y pas d’autre interprétation », a écrit le pape François, alors même que les évêques argentins affirment ouvertement que l'accès aux sacrements peut-être autorisé pour certains couples remariés bien que l'un ou l'autre, ou les deux se trouve toujours lié par un précédent mariage religieux qui n'a pas été déclaré nul.
 
La prise de position du pape François dément absolument ses assertions selon lesquelles il n'était pas au courant ne se souvenait pas vraiment de la note de bas de page de l'exhortation apostolique qui ouvre discrètement cette possibilité. Il n'est plus question de conjectures ou d'avancées discrètes. Le pape – mais nous ne dirons pas le pape revêtu de son autorité pontificale – a tranché. A moins qu'on ait abusé de sa signature, auquel cas une mise au point du Vatican s'impose dans les plus brefs délais, François confirme toutes les craintes des catholiques attachés aux normes traditionnelles de l'église et à l'enseignement explicite du Christ. Dans le même temps, il contredit les interprétations bienveillantes d’Amoris laetitia de la part de théologiens, cardinaux, évêques et autres prêtres qui refusaient d'y voir une révolution : oui, révolution il y a. Révolution du magistère ? Quelle est l'autorité d'une simple lettre, fût-elle signée de la main du pape ?
Voici plusieurs points du communiqué envoyé par les évêques de la région de Buenos Aires à leurs prêtres.
 
« Point n° 5. Lorsque les circonstances concrètes d'un couple le rendent possible, spécialement lorsque les deux sont chrétiens et engagés sur un chemin de foi, on peut leur proposer l'effort de vivre dans la continence. Amoris laetitia n'ignore pas les difficultés de cette option (cf la note 329) et laisse ouverte la possibilité d'accéder au sacrement de la réconciliation en cas de défaillance par rapport à cet engagement (cf la note 364, selon l’enseignement de saint Jean-Paul II au cardinal W. Baum du 22 mars 1996). »
Commentaire. Il faut rappeler ici que la citation faite dans la fameuse note 329 de Gaudium et spes est frauduleuse, puisque le document de Vatican II évoquait la continence chez les époux légitimes à des fins de régulation naturelle des naissances en soulignant que cette continence pouvait mettre en danger leur fidélité. Dans Amoris laetitia, cette mise en garde est appliquée à une relation adultérine dont il s'agirait ainsi de préserver la « fidélité ». L’enseignement de Jean-Paul II évoqué ici (par simple citation d’une note d’Amoris laetitia) ne semble pas être disponible en ligne. Il s'agit simplement de souligner qu'un engagement peut être authentique même s'il y a un « probable » risque de chute, cette dernière pouvant être absoute en confession. La révolution n'est pas la.
« Point n° 6. En d'autres circonstances plus complexes, et lorsqu'il n'a pas été possible d'obtenir une déclaration de nullité, l'option évoquée peut ne pas être mise en œuvre dans les faits. Nonobstant, un chemin de discernement est également possible. Si on n'en arrive à reconnaître que, dans un cas concret, il y a des limitations qui atténuent la responsabilité et la culpabilité (cf 301-302), particulièrement lorsqu'une personne estime qu'elle tomberait dans une nouvelle faute en faisant du tort aux enfants de la nouvelle union, Amoris laetitia ouvre la possibilité de l'accès aux sacrements de la Réconciliation et de l'Eucharistie (cf les nores 336 et 351). Ceci à leur tour dispose la personne à continuer de mûrir et de croître avec la force de la grâce. »
Commentaire. Il n'est peut-être pas inutile de rappeler que saint Thomas More s'est trouvé confronté à un cas analogue alors que le roi Henri VIII d'Angleterre expliquait qu'il était persuadé dans son for interne de la nullité de son mariage avec Catherine d'Aragon, la veuve de son frère, et craindre pour son salut éternel s'il demeurait avec elle. Thomas More avait refusé de l'approuver, estimant notamment que Catherine d’Aragon avait droit à un procès canonique pour établir la vérité. Thomas More y laissa sa tête ; faut-il dire avec le recul en 2016 que son sacrifice était absurde ? Est-il donc mort pour rien ?
 
« Point n°9. Il peut être opportun qu'un éventuel accès aux sacrements se réalise de manière discrète, surtout lorsque l'on prévoit des situations conflictuelles. Mais en même temps il ne faut pas laisser d'accompagner la communauté pour qu'elle grandisse dans l'esprit de compréhension et d'accueil, sans que cela implique de créer des confusions quant à l'enseignement de l'église à propos du mariage indissoluble. La communauté est un instrument de la miséricorde qui est “imméritée, inconditionnelle et gratuite”. »
Commentaire. Ici on comprend que les évêques argentins se méfient de la réaction de certains fidèles. Les voilà avertis. C'est la communauté, et non plus le prêtre dans le confessionnal qui doit dispenser la miséricorde et ne pas poser de questions sur une éventuelle inobservance des règles de l'Eglise.
Le pape François a vivement applaudi le texte dans sa lettre à Mgr Sergio Alfredo Fenoy, délégué de la région pastorale de prononcer, en le remerciant pour ce travail et en félicitant ceux qui l'ont accompli.
 
Voici la traduction de sa lettre :
 
« Mon cher frère, 
« J'ai reçu l’écrit de la région pastorale Buenos Aires “critères de base pour l'application du chapitre 8 d’Amoris laetitia”. Je vous remercie beaucoup de me l'avoir envoyé, et je vous félicite pour le travail que vous avez accompli : un véritable exemple d'accompagnement des prêtres… et nous savons tous combien est nécessaire cette proximité de l'évêque avec son clergé et du clergé avec l'évêque. Le prochain « le plus prochain » de l'évêque et le prêtre, et le commandement d'aimer son prochain comme soi-même commence, pour nous autres évêques, précisément avec nos curés. 
« L'écrit est très bon et il explicite parfaitement le sens du chapitre 8 d’Amoris laetitia. Il n'y a pas d'autre interprétation. Et je suis sûr que cela fera beaucoup de bien. Que le seigneur vous rétribue cet effort de charité pastorale. 
« Et c'est précisément la charité pastorale qui nous pousse à sortir pour rencontrer ceux qui sont éloignés, et une fois que nous les avons rencontrés, a entamé un chemin d'accueil, d'accompagnement, de discernement et d'intégration dans la communauté ecclésiale. Nous savons que cela est fatiguant, il s'agit d'une pastorale du “corps à corps” qui ne se satisfait pas des médiations programmatiques, organisationnelles ou légales, même si elles peuvent être nécessaires. Simplement accueillir, accompagner, discerner, intégrer. Parmi ces quatre attitudes pastorales, la moins cultivée, la moins pratiquée et le discernement ; et je considère urgente la formation au discernement, personnelle et communautaire, dans nos séminaires et dans nos presbytères. 
« Pour finir je voudrais rappeler qu’Amoris laetitia est le fruit du travail et de l'horizon de toute l'église, avec la médiation de deux synodes et du pape. C'est pourquoi je vous recommande une catéchèse complète de l'exhortation qui certainement aidera à la croissance, à la consolidation et à la sainteté de la famille. 
« Je vous remercie à nouveau du travail accompli et je vous encourage à aller de l'avant, dans les différentes communautés des diocèses, pour l'étude et la catéchèse d’Amoris laetitia. 
« S'il vous plaît n'oublier pas de prier et de faire prier pour moi. 
« Que Jésus vous bénisse et que la Sainte Vierge vous garde, 
« Fraternellement, François »

Je ne me risquerai pas à un commentaire.

 

Le Blog de Jeanne Smits

 

http://www.leforumcatholique.org/message.php?num=811843

 

Commentaire Christ-Roi.

 

Amoris Laetitia, un enseignement facultatif ?

 

Nous retiendrons la remarque pertinente suivante de Jeanne Smits: "Quelle est l'autorité d'une simple lettre, fût-elle signée de la main du pape?" (pour changer la morale de l'Eglise sur la famille?)

 

Nous ne sommes plus simplement face à une "interprétation" hétérodoxe possible d'Amoris Laetitia mais dans une affirmation par le Pape lui-même d'une interprétation en contradiction avec deux mille ans de morale chrétienne sur la famille, et pour laquelle des théologiens, des cardinaux et des évêques se sont inquiétés. Amoris Laetitia n'est "pas un acte du magistère" selon le cardinal Burke, qui avait abondamment exprimé ses craintes d’un infléchissement de la doctrine de l’Église sur le mariage au cours des années synodales sur la famille. Le cardinal américain renvoie les lecteurs au numéro 3 du texte où le pape affirme : "Tous les débats doctrinaux, moraux, ou pastoraux ne doivent pas être tranchés par des interventions magistérielles." "La seule clé d’interprétation correcte d’Amoris laetitia est l’enseignement constant de l’Église, et sa discipline qui conserve et promeut cet enseignement" martèle le cardinal Burke pour qui l’exhortation apostolique est une simple "réflexion du Saint-Père", qui propose "ce qu’il croit personnellement être la volonté du Christ pour son Église." (1) Source

 

Par conséquent, un document qui ne serait pas "doctrinal" a-t-il l'autorité suffisante pour s'imposer ?

 

Ainsi, pour le cardinal italien, Carlo Caffarra, il y a des normes morales qui ne peuvent être dépassées. "Tu ne commettras pas d’adultère est une norme négative absolue, qui n’admet aucune sorte d’exception". (2) Source

 

Quoiqu'il en soit, ce nouvel "enseignement" affirmé par le Pape dans une lettre, vide de leur sens les enseignements moraux de l'Eglise qui deviennent désormais facultatifs.

 

Le professeur Denis Crouan a résumé l'impasse :

Autrement dit, il faut conserver l'enseignement de l'Eglise mais en précisant qu 'il est désormais facultatif

Site Pro Liturgia, Actualité du 09/09/2016

Amoris Laetitia : un enseignement facultatif ?

On voit que nous sommes là dans une impasse qui revient à détruire l'idée même d'Eglise comme institution morale normative.

Notes

 

(1) Amoris laetitia diversement commentée par cardinaux et évêques, La Croix, le 12/04/2016 à 17h35

(2) Des théologiens catholiques critiquent Amoris laetitia, La Croix, le 12/07/2016 à 16h33

 

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6 septembre 2016 2 06 /09 /septembre /2016 13:38

Qui a supprimé le latin de la liturgie ? Le Concile ? Non : les évêques.

Qui a supprimé le chant grégorien de la liturgie ? Le Concile ? Non : les évêques.

Qui a supprimé les agenouilloirs dans les églises ? Le Concile ? Non : les évêques.

Qui a rendu obligatoire la célébration face au peuple ? Le Concile ? Non : les évêques.

Qui a autorisé les improvisations en liturgie ? Le Concile ? Non : les évêques.

Qui a autorisé que les prêtres puissent se dispenser de revêtir la chasuble pour célébrer la messe ? Le Concile ? Non : les évêques.

Qui a donné à certains fidèles le droit de se constituer en équipes qui privent d’autres fidèles de la liturgie de l’Eglise ? Le Concile ? Non : les évêques.

Qui a donné l’autorisation de célébrer la liturgie n’importe comment (rondes, danses...) et n’importe où (salles de fêtes, cirques...) ? Le Concile ? Non : les évêques.

Qui a habitué les fidèles à recevoir la communion dans la main ? Le Concile ? Non : les évêques.

« Je vous demande d’importuner vos pasteurs » a dit le Pape François au tout début de son pontificat. [1] Au vu de la situation de l’Eglise en France, il va falloir qu’on s’y mette...

"Je vous demande d’importuner vos pasteurs"

Source: Association Pro Liturgia, Actualité du Mardi, 6 septembre 2016

 

Litanie à laquelle on pourrait ajouter :

 

Qui acquiesce à la désacralisation des églises et leur transformation en "centre d'affaires", parking, brasserie et café ? Le Concile ? Non, les évêques !

Notes

 

[1] Ce mot du Pape François nous demandant d'importuner les pasteurs afin de les "aider à être de bons pasteurs" a été prononcé dans son discours pour la prière du Regina Coeli, Place Saint-Pierre à Rome, dimanche 11 mai 2014, à l'occasion de la Journée mondiale de prière pour les vocations :

 

"En ce dimanche, prions pour les pasteurs de l’Église, pour tous les évêques, y compris l’Évêque de Rome, pour tous les prêtres, pour tous ! Prions en particulier pour les nouveaux prêtres du diocèse de Rome, que je viens d’ordonner dans la basilique Saint-Pierre. Un salut à ces 13 prêtres ! Que le Seigneur nous aide, nous pasteurs, à être toujours fidèles à notre Maître et à être des guides sages et éclairés du Peuple de Dieu qui nous est confié.

À vous aussi, s’il vous plaît, je demande de nous aider: nous aider à être de bons pasteurs. Une fois j’ai lu une très belle chose sur la façon dont le peuple de Dieu aide les évêques et les prêtres à être de bons pasteurs.

C’est un texte de saint Césaire d’Arles, un père des premiers siècles de l’Église. Il expliquait comment le peuple de Dieu doit aider le pasteur, et il donnait cet exemple : quand le petit veau a faim, il va vers la vache, vers sa mère, pour prendre le lait. Mais la vache ne le donne pas tout de suite : il semble qu’elle le garde pour elle. Et que fait le veau ? Il frappe sur le pis de la vache avec son museau, pour que le lait sorte. C’est une belle image ! « Vous — dit ce saint — vous devez être ainsi avec les pasteurs : frapper toujours à leur porte, à leur cœur, pour qu’ils vous donnent le lait de la doctrine, le lait de la grâce et le lait de la conduite ». Et je vous demande, s’il vous plaît, d’importuner les pasteurs, de déranger les pasteurs, nous tous pasteurs, pour que nous puissions vous donner le lait de la grâce, de la doctrine et de la conduite. Importuner ! Pensez à cette belle image du veau, qui importune sa maman pour qu’elle lui donne à manger."

(Fin de citation) Source

 

Video :

Bon Pasteur - Fresque de la catacombe de San Callisto (Rome)

Bon Pasteur - Fresque de la catacombe de San Callisto (Rome)

A partir de la 5e minute

Autre source du discours du Pape : Le Pape François communique la foi avec des images simples et parlantes. Le Suisse Romain

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6 septembre 2016 2 06 /09 /septembre /2016 12:48
Eglise Saint-Bernard (Lyon) menacée de transformation en "centre d'affaires", parking, brasserie et café

Eglise Saint-Bernard (Lyon) menacée de transformation en "centre d'affaires", parking, brasserie et café

Depuis quelques jours, ils se livrent bataille à coup de pétition sur Internet. Avec en sujet de fond : la reconversion de l’église Saint-Bernard, située dans le 1er arrondissement de Lyon. Un édifice désacralisé depuis 1999 et fermé depuis 2004.

Catholiques traditionalistes, ils ont multiplié les courriers à destination de la mairie, demandant que l’église soit à nouveau dédiée au culte et que la fraternité Saint-Pie X (créée par Monseigneur Lefèbvre, fervent opposant au concile de Vatican II), dont ils sont proches, puisse en bénéficier.
« Nous n’avons pas de lieu de culte dédié. Nous sommes obligés de faire des messes dans des appartements, des salles de billard ou des usines de fabrique de vêtements », s’insurge Nicole Hugon, présidente des Amis de Saint-Bernard, précisant que l’association avait demandé à la mairie que les lieux lui soient cédés pour un euro symbolique.
« Mépriser la mémoire des plus pauvres »
« De plus, une église est un lieu sacré », poursuit l’ancienne candidate FN aux législatives et aux municipales, à l’origine de la pétition. « Cet édifice a été construit par les Canuts, des gens pauvres. Ils se sont saignés pour cela. A travers ce projet, la mairie méprise la mémoire des plus pauvres pour installer les commerces des plus riches. »


20mn

Le Forum catholique

 

 

Plutot que des catholiques y entendent la messe, Mgr le Cardinal Barbarin, archevêque de Lyon et primat des Gaules, préfère (pour l'instant) soutenir la désacralisation de l'église et sa transformation en "centre d'affaires" avec café, brasserie, et bureaux:

 

Le diocèse approuve le projet


Quant au diocèse de Lyon ? Le message est clair. « Il est évident que si un casino avait été construit à la place, cela nous aurait dérangés. Mais ce n’est pas le cas. Il est important que les églises désacralisées deviennent des lieux utiles et publics », répond Amaury Dewavrin, économe diocésain.

 

« Par courtoisie, la mairie nous a présenté son projet mais de toute façon, nous ne sommes plus propriétaires des lieux. Nous n’avons donc pas de légitimité à nous opposer à ce projet. Et nous n’y sommes pas hostiles », conclut-il.

 

Contrairement à ce que dit cet économe diocésain, ils ont légitimité à s'y opposer dans la mesure où la loi de spoliation des biens de l'Eglise de 1905 laissait en contrepartie au culte catholique les édifices religieux devenus propriété de l'Etat. Ce n'est donc pas pour qu'un siècle après ces édifices (volés à l'Eglise rappelons-le) soient à présent désacralisés avec l'accord d'évêques complices.

 

En résumé, pendant qu'ils construisent des mosquées et des synagogues au titre de la liberté de religion, un prélat catholique refuse aux catholiques le droit d'avoir une église, déjà consacrée au culte catholique dans le passé ! A quel titre ?

 

Pour que la Mairie de Lyon rende donc l'église Saint-Bernard au culte catholique et l'application simple de la loi de 1905, vous pouvez signer la pétition ici.

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31 août 2016 3 31 /08 /août /2016 15:01
Une statue de la Vierge intacte après le violent séisme en Italie

Ces images vues dans les médias montrant les dégâts causés par le tremblement de terre qui a frappé le centre de l’Italie mercredi dernier sont terribles. Des villages comme Amatrice ont été presque rayés de la carte, tandis que de nombreux secouristes et bénévoles s’efforçaient d’extirper des personnes restées coincées sous les décombres. La tragédie a même conduit le pape François à suspendre la traditionnelle catéchèse du mercredi pour prier le chapelet avec les pèlerins de la place Saint-Pierre.

 

Cependant, au milieu de la désolation, un signe d’espoir, tout simple, est apparu : une statue de la Vierge a été retrouvée intacte après le violent tremblement de terre, à Pescara del Tronto. L’image a été immédiatement partagée sur Internet. En avril dernier, un signe très semblable avait suscité émotion (et polémique) en Équateur, autre pays durement frappé par un séisme. Là aussi, une statue de Notre Dame était restée intacte au milieu des décombres.

 

Peut-on alors parler de miracle ? Pas nécessairement. Le fait peut être interprété comme un signe d’espérance, mais il existe des critères très rigoureux et exigeants pour que l’Église puisse qualifier un phénomène de miraculeux.

 

Pourtant une question demeure : comment cette représentation de la Madone, si fragile, a-t-elle pu résister à d’aussi fortes secousses ?

 

Source: Une statue de la Vierge intacte après le violent séisme en Italie !, Au milieu des ruines, un signe d’espérance. Gaudium Press/Aleteia.PT, 30 août 2016

 

Autres statues de la Vierge retrouvées intactes suite à une catastrophe naturelle :

 

. La Madone plus forte que le séisme en Équateur le 16 avril 2016

. Séisme des Philippines du 15 octobre 2013 : les statues de la Vierge Marie sont restées intactes

. Notre-Dame, refuge intact au coeur de la tempête Sandy (octobre 2012)

. Séisme des Abruzzes (20 avril 2009): une statue de la Vierge miraculeusement intacte

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28 août 2016 7 28 /08 /août /2016 18:44


C'est dans ce sens que Paul, notre frère et ami, vous a écrit selon la sagesse qui lui a été donnée. C'est aussi ce qu'il dit dans toutes les lettres où il traite de ces sujets: il s'y trouve des passages difficiles dont les gens ignares et sans formation tordent le sens, comme ils le font aussi des autres Ecritures pour leur perdition.

II Pierre 3.15-16

Saint Pierre, Prince des Apôtres crucifié la tête en bas, Premier Pape

Saint Pierre, Prince des Apôtres crucifié la tête en bas, Premier Pape

D’un internaute (cité sur Pro Liturgia):

 

« J’ai visionné le petit reportage sur “Le village métamorphosé” (voir ci-dessous). En écoutant bien les propos des membres du soviet de laïcs (je ne met même plus de guillemets), je me rends compte à quel point nous sommes habités par une mentalité protestante : une dame dit, à un moment, qu’aller à la messe le dimanche consiste à “se rassembler autour de la Parole”. Elle oublie un peu vite que c’est l’Eucharistie et non les Saintes Ecritures - si importantes soient-elles - qui est au centre de la messe.

De façon plus générale, combien de fois ne m’a-t-on pas déclaré, lors d’une discussion sur tel ou tel élément du catholicisme : “Ce n’est pas dans la Bible”. Pour nos contemporains, même et surtout chez les fidèles “catholiques” (ou ce qu'il en reste), le vrai christianisme c’est le “Sola Scriptura” de Luther : tout est censé être dans la Bible. Or, c’est contraire à ce qu’enseigne l’Eglise depuis toujours, avec notamment la doctrine des deux sources de la Révélation que sont l’Ecriture certes, mais aussi la Tradition (comme le rappelle d’ailleurs le Concile). Il s’agit là d’un important point de doctrine qui n’est enseignée presque nulle part aujourd’hui. En tout cas jamais aux fidèles et rarement par les prêtres et les évêques. Ce point capital, je ne l’aurais sans doute jamais connu si je m’étais contenté des séances de “catéchisme” que j’ai suivies dans ma prime jeunesse. La liturgie faisant partie intégrante de la Tradition, il n’est pas étonnant qu’elle ait disparu avec elle... »

 

Rappelons que durant le premier siècle chrétien, alors que les Evangiles n’étaient pas encore mis en forme, c’est uniquement par la liturgie que la doctrine de la foi a été conservée et a été proposée. (1)

Voici reproduction ci-dessous d'un texte que nous avons publié sur Christ-Roi.net en 2005 et qui explique pourquoi les deux sources de la vérité sont les Saintes Ecritures et la Tradition apostolique (orale et non écrite aux Ier et IIe siècles) qui leur est antérieure. (2)

 

DEFINITION DE LA TRADITION (Jean-Paul II)

 

"L'engagement pris par l'Eglise de transmettre (en latin tradere) le mystère du Christ et l'ensemble de son enseignement qu'elle conserve dans sa mémoire [...], un engagement dans lequel l'Eglise est soutenue constamment par le Saint-Esprit"

 

"Tradition, c'est-à-dire la "mémoire de l'Eglise", mémoire qui "croît à mesure que l'Eglise grandit... En effet, qu'est-ce que la Tradition sinon l'engagement pris par l'Eglise de transmettre (en latin tradere) le mystère du Christ et l'ensemble de son enseignement qu'elle conserve dans sa mémoire. C'est un engagement dans lequel l'Eglise est soutenue constamment par le Saint-Esprit" (Jean-Paul II, Mémoire et identité, Le testament politique et spirituel du pape, Flammarion, Mayenne 2005, p. 178).

 

Historique

 

"Au tout début, il n'y a pas deux traditions, mais une seule, car seul existe DIEU et le bien qui procède de ses mains bienfaisantes. La tradition perverse et cabalistique (ou cabale) tire son origine de la bonne tradition (la "tradition orale judéo-catholique").

 

"La tradition orale communiquée par DIEU à l'homme dès le premier jour de son existence au paradis terrestre fut immédiatement déformée et faussée par la rébellion de l'homme. La tradition orale donna naissance à l'instigation de l'esprit malin, à une tradition gnostico-cabalistique. La Tradition orale judéo-catholique est la bonne gnose et la bonne cabale." Abbé Julio Meinvielle, De la Cabale au Progressisme).

 

Ceux qui rejettent la Tradition de l'Eglise et qui, croyant aller aux sources de l'Eglise pour trouver la vérité, vont directement à la sainte Ecriture, font fausse route. Ce n'est pas l'Ecriture seule qui est la source de la vérité, mais la sainte Tradition, - y compris la tradition orale: au cours des premières décades de son histoire, l'Eglise ne possédait pas encore les livres du Nouveau Testament, et ne vivait donc que par la Tradition orale, - cette Tradition que l'apôtre saint Paul exhorte à garder:

 

II Thessaloniciens, II, 15 "Ainsi donc, frères, tenez bon et gardez fermement les traditions que nous vous avons enseignées, de vive voix ou par lettre."

 

Ephésiens, IV, 13-14 "Ainsi nous ne serons plus des enfants, nous ne nous laisserons plus ballotter et emporter à tout vent de doctrine, au gré de l'imposture des hommes et de leur astuce à fourvoyer dans l'erreur."

 

"Pris isolement, les membres de l'Eglise, y compris les meilleurs de ses fils et de ses maîtres, ne parviennent pas à réunir en eux la totalité des dons du Saint-Esprit. C'est pourquoi leurs doctrines et leurs écrits peuvent présenter certaines imperfections et parfois même des erreurs... Mais dans son ensemble, l'enseignement de l'Eglise, qui est la détentrice de la plénitude des dons spirituels et de la connaissance, demeure vrai dans tous les siècles.

 

"C'est un fait bien connu que tous les hérésiarques se sont toujours fondés sur la sainte Ecriture pour fabriquer leurs hérésies, mais à cette différence près qu'ils l'interprétaient à leur propre manière, selon leur caprice..." (Mgr de Ségur)

 

LES DEUX SOURCES DE LA VERITE

 

Dès le IIe s. les successeurs des apôtres ont posé qu'il y a deux sources de la vérité:

 

1) les saintes Ecritures

 

2) la Tradition apostolique (traditio ab apostolis - saint Irénée -) ou catéchétique.

 

 

L'Ecriture

 

"L'Ecriture, regardée par les protestants comme l'unique règle de foi, ne contient pas toute la religion; elle n'est pas l'unique source de la révélation. La Tradition lui apporte un appoint considérable et un riche contingent de vérités révélées, complétant, avec elle, le trésor de la foi (catholique).

 

"C'est donc par le canal de l'Ecriture et de la Tradition que la Révélation chrétienne est arrivées aux hommes. Entre la parole de Dieu écrite et la parole de Dieu non écrite, la différence n'est que dans la forme; l'une et l'autre dérivent d'une même source, ont droit à une égale vénération."

 

(Abbé Augustin Aubry, Contre le modernisme, Etude de la Tradition, le sens catholique et l'esprit des Pères, Pierre Tequi Editeur, Gand 1927, réédité aux ESR, p. 39.)

 

[...]

 

"C'est pour avoir rejeté l'autorité de la Tradition et, en définitive, la direction de l'Eglise qui en est le dépositaire, que le protestantisme s'est constitué, pour aboutir, finalement, au rationalisme. Car le protestantisme ne possède et ne veut reconnaître que l'Ecriture. Or, l'Ecriture isolée, dépourvue du secours d'une autorité enseignante et interprétante, de même nature qu'elle, ne peut se défendre contre les tendances de la raison à se l'assimiler et à l'affecter à ses propres fluctuations.

 

"La grande force de l'enseignement catholique, c'est la parole de Notre-Seigneur lui-même. Dans le choix qu'il a fait de ses apôtres, et par la mission qu'il leur a donnée - Ite, docete omnes gentes - il a fondé son enseignement sur la parole et non sur l'Ecriture. "Le Christ, dit saint Chrysostome, n'a pas laissé un seul écrit à ses apôtres. Au lieu de livre, il leur promit le Saint-Esprit. C'est lui, leur affirma-t-il, qui vous inspirera ce que vous aurez à dire." (Matt., II, 1.) Ce qui faisait dire à saint Augustin, parlant aux fidèles: "Nous sommes vos livres." (Sermon 227.)

 

"Ce grand livre vivant, auquel il faut se reporter toujours et avant tout, c'est donc l'enseignement oral, perpétué dans la Tradition: Docete... proedicate. L'enseignement par la parole, la parole avec l'assistance du Saint-Esprit promise et assurée, selon les besoins de l'Eglise et jusqu'à la fin des temps. Tel est le seul canal officiel de la diffusion de la foi parmi les nations, passant nécessairement des apôtres à leurs successeurs réguliers, c'est-à-dire à l'Eglise, s'imposant avant même et au-dessus des Ecritures qui ne renferment, d'ailleurs, comme nous en avertissent les Evangélistes, qu'une très faible partie des enseignements du Sauveur.

 

(Source: Abbé Augustin Aubry, ibid., p. 42-43.)

 

Priorité de la Tradition sur l'Ecriture; le principe général de la foi: le "principe d'autorité"

 

Ainsi, la Tradition, qui est déjà, naturellement, le moyen humain de conserver toute doctrine, est érigée, officiellement, explicitement et par une loi positive, sous la forme d'un corps enseignant qui est l'Eglise - Docentes eos servare omnia quaecumque mandavi vobis (Matt., XVIII, 20.) -

 

pour être l'organe de la conservation, de la préservation et du développement de la foi à travers les âges ("colonne et soutien de la vérité", Thim., III, 15.),

pour la défendre soit contre l'oubli, soit contre toute altération spontanée et sans malveillance, à laquelle est exposée toute doctrine confiée aux hommes, et à laquelle n'avait pas échappé, du moins parmi les gentils, la révélation primitive,

soit surtout contre l'altération consciente et préméditée des hérésies."

 

(Source: Abbé Augustin Aubry, Contre le modernisme, Etude de la Tradition, le sens catholique et l'esprit des Pères, Pierre Tequi Editeur, Gand 1927, réédité aux ESR, p. 42-44.)

 

[...]

 

"Sans doute, par la voie de la philosophie, on pourra savoir que l'Ecriture est historique, authentique, vérace, belle, consolante; mais pour savoir qu'elle a une autorité divine, il faut passer par le principe général de la foi, c'est-à-dire par l' autorité infaillible qui la représente (l'Eglise). C'est en ce sens que saint Augustin dit:

 

"Je ne croirais pas à l'Ecriture comme livre divin, si l'Eglise ne me la donnait comme divine."

 

"C'est dans le même sens que les théologiens font préexister l'autorité divine à l'Ecriture, et que le cardinal Franzelin, dans la série des dogmes chrétiens, fait précéder le Traité de l'Ecriture de celui de la Tradition, établissant ainsi la priorité de la Tradition sur l'Ecriture, priorité que beaucoup d'esprits modernes, même ecclésiastiques, tendent à atténuer, sinon à détruire totalement, pour lui substituer, à la légère, ce subjectivisme dangereux qui est un des périls les plus subtils des théories modernistes, et qui vient, en droite ligne, du protestantisme

 

(Source: Abbé Augustin Aubry, ibid, p. 51.)

 

La Tradition

 

Il s'agit de la Tradition apostolique, tradition orale (aux Ier et IIe siècle NDCR.) qui travaille par l'entremise du Saint-Esprit:

 

. envoi du Saint-Esprit à la Pentecôte sur les apôtres: zèle apostolique, conversion des infidèles, retour à la vraie foi des hérétiques et des apostats,

. compilation écrite de l'enseignement de Jésus-Christ.

 

"La doctrine que Jésus nous prêcha de sa bouche, l'Esprit qui vient de lui nous l'enseignera au fond du coeur et nous la fera comprendre intérieurement. C'est le sens de ces paroles du Sauveur à ses apôtres: Quand le Saint-Esprit que mon Père vous enverra en mon nom, c'est-à-dire en ma place et en ma considération, sera venu, il vous apprendra toutes choses. Il vous rappellera tout ce que je vous ai dit, et tout ce que j'ai encore à vous dire (Paraclitus autem Spiritus sanctus, quem mittet Pater in nomine meo, ille vos docebit omnia, et suggeret vobis omnia quaecumque dixero vosbis. joa, XVI, 26). Il vous instruira de ce qu'il est nécessaire que vous sachiez pour votre salut, pour votre perfection, et pour l'accomplissement de votre ministère; et il vous enseignera sur tous ces points beaucoup de choses que vous ne sauriez maintenant comprendre (Adhuc multa habeo vobis dicere: sed non potestis portare modo. Joan XVI, 12). De plus il vous remettra dans la mémoire tout ce que vous aurez entendu, ou lu, ou appris de ma doctrine; il vous le répétera secrètement quand l'occasion le demandera, afin que, ni par ignorance, ni par oubli, vous ne manquiez à aucune des obligations de votre emploi... L'onction divine vous enseignera toutes choses (Unctio ejus docet vos de omnibus. Joan II, 27)" (Vénérable Père Louis du Pont, S.J., Méditations sur les Mystères de notre Sainte Foi, traduites sur le texte espagnol de Valladolid par le R.P. Pierre Jennesseaux, S.J., par le R.P. Ugarte, S.J., cinquième partie, 1605, Imprimerie La Source d'Or, Marsat 1995, p. 167).

 

En tant que présence éternelle et immuable du Saint Esprit dans l'Eglise, la Tradition est bien le fondement le plus profond de son existence. Avant qu'un premier canon du Nouveau testament ne soit fixé au IIe s. (Canon de Muratori v. 160), les Chrétiens suivaient la Tradition. Pourquoi n’y a-t-il pas de listes précises antérieures au Canon de Muratori? Ce ne fut pas avant la venue de critiques gnostiques comme Marcion, au milieu du IIème siècle, que la question se posa de savoir quels livres les chrétiens devaient accepter. Marcion composa son propre canon pour l’adapter à ses doctrines, ne retenant que certaines des lettres de l’apôtre Paul et une forme altérée de l’Évangile de saint Luc... Cela, ajouté à la multitude d’écrits apocryphes en circulation dans le monde d’alors, conduisit l'Eglise à établir la liste des livres canoniques.

 

A supposer que, pour une raison ou pour une autre, l'Eglise se trouvât privée de tous ses livres, l'Ancien et le nouveau Testament, des oeuvres des saints Pères, des livres liturgiques, alors la Tradition reconstituerait l'Ecriture, non point textuellement, sans doute, et dans un autre langage. Mais par son contenu essentiel, cette nouvelle Ecriture continuerait d'être l'expression de la même "foi qui a été transmise aux saints définitivement" (Jude I, 3), et la manifestation de ce même et unique Esprit qui agit immuablement dans l'Eglise.

 

La sainte Ecriture n'est ni plus profonde ni plus importante que la sainte Tradition, elle en est l'une des formes. Cette forme est des plus précieuses, car il est facile de la garder et de s'en servir ; mais retirée du courant de la sainte Tradition, l'Ecriture ne saurait être comprise correctement. C'est pourquoi l'Eglise a toujours mis en garde contre des interprétations personnelles de l'Ecriture, selon son caprice... (voir protestantisme.)

 

La position protestante du sola scriptura (Ecriture seule, libre examen etc...) est hérétique. Car si les premiers Chrétiens ont suivi la tradition catéchétique cela était en vertu de cette sainte Tradition que l'hérésie protestante rejette... Outre l'hérésie, le sola scriptura est aussi un blasphème contre le Saint-Esprit puisqu'il y a :

 

. négation de la Pentecôte,

. négation du travail de l'Esprit dans la Tradition catéchétique orale et écrite (les saints Pères de l'Eglise fixèrent l'orthodoxie catholique romaine et apostolique, dès le IIe. s., contre les hérésies... Voir Irénée).

 

Saint Pierre déjà mettait en garde contre le danger de déformer le sens de l'Ecriture par des interprétations personnelles:

 

II Pierre 3.15-16 "C'est dans ce sens que Paul, notre frère et ami, vous a écrit selon la sagesse qui lui a été donnée. C'est aussi ce qu'il dit dans toutes les lettres où il traite de ces sujets: il s'y trouve des passages difficiles dont les gens ignares et sans formation tordent le sens, comme ils le font aussi des autres Ecritures pour leur perdition."

 

Or que fait le Protestant si ce n'est tordre le sens des Ecritures, selon son caprice?...

 

Le protestantisme est donc une pure gnose intellectualiste et subjectiviste, une philosophie humaine qui ne prend pas sa source dans la tradition comme le fit au IIe siècle un saint Irénée qui entendit la prédication de saint Polycarpe, lui-même disciple de saint Jean l'Évangéliste.

 

Saint Irénée de Lyon, Evêque, et ses compagnons, MartyrsLorsque qu'Irénée écrit sa "Réfutation des systèmes gnostiques", Adversus haereses, (Contre les hérésies, v. 180), presque toutes les écoles gnostiques s'étaient déjà manifestées et développées... Antioche, Alexandrie et Rome étaient les grands centres du mouvement hérétique. Irénée élabora alors, en réaction, toute une théologie de l'institution ecclésiale: il définit la Tradition des Apôtres (traditio ab apostolis, tradition apostolique) que, par un orgueil démesuré, ou une folie non moindre, la révolte protestante rejette.....

 

Comment les Protestants peuvent-ils donc seulement penser que durant 1500 ans de fruits et de travaux de l'Esprit-Saint dans l'Eglise jusqu'à Luther, l'Eglise de Notre Seigneur Jésus-Christ se soit trompée et donc que l'enseignement de cette Eglise soit à considérer comme nul? C'est stupide et odieux. (C'est faire mentir le Christ qui a promis l'assistance éternelle à son Eglise NDCR.)

 

Je rappelle enfin ce que dit l'Ecriture:

 

Thim III.15 Toutefois si je tardais, tu sauras ainsi comment te conduire dans la maison de Dieu, qui est l'Eglise du Dieu vivant, colonne et soutien de la vérité.

 

L'Eglise est donc définie dans la Sainte Ecriture comme la colonne et le soutien de la vérité.

 

Je pose alors trois questions aux Protestants qui nous lisent en ce moment :

 

1- Pourquoi Saint Paul, en I Thim III, 15, dit-il que c’est l’Église qui est la colonne et le fondement de la vérité et que l'on doive se conduire dans l'Eglise?

 

2- Si l'Eglise était privée de sa Tradition, ne cesserait-elle pas d'être ce qu'elle est? car le ministère du Nouveau Testament est un ministère de l'Esprit, il s'accomplit "non pas avec de l'encre, mais avec l'Esprit du Dieu vivant, non pas sur des tables de pierre, mais sur les tables de chair, sur vos coeurs" (II Cor. III, 3)

 

3- Par ailleurs, si saint Paul mentionne le fait que l'on doive se conduire dans l'Eglise, a contrario cela ne signifie-t-il pas qu'il faille NE PAS se conduire hors de l'Eglise?

 

La Tradition le dit: "Hors de l'Eglise, point de Salut!".

Eglise catholique ou protestantisme, choisissez.

 

"L'unique moyen de couper court aux controverses" (St Irénée)

 

"La Tradition orale et vivante dans l'Eglise, tel est, écrivait, au second siècle, saint Irénée, l'unique moyen de couper court aux controverses; sans elle, l'Ecriture Sainte n'est plus qu'un champ ouvert à toutes les disputes des partis." (Saint Irénée cité in Abbé Augustin Aubry, Contre le modernisme, Etude de la Tradition, le sens catholique et l'esprit des Pères, Pierre Tequi Editeur, Gand 1927, réédité aux ESR, p. 40.)

 

Le grand argument de Prescription de Tertullien (v. 160- 240 ap. J.-C.) contre les gnostiques qui dès second siècle, repoussèrent la Tradition, et disputèrent à l'Eglise la possession de la vraie doctrine

 

 

"Et de fait, dès second siècle, les hérétiques repoussèrent la Tradition, et disputèrent à l'Eglise la possession de la vraie doctrine qu'ils revendiquaient pour eux-mêmes...

 

 

"A cet effet, ils voulurent être reçus à discuter avec les catholiques sur les Ecritures, c'est-à-dire à plaider la cause au fond, moyennant un examen critique des textes de la Bible. Tertullien refusa net d'engager un tel combat. Il déclarait les hérétiques non recevables à formuler leur demande, qu'il écarte a priori, en leur opposant une exception péremptoire basée sur une possession paisible et non interrompue. - "Nous n'avons pas besoin, leur dit-il, d'examiner en détail, ni de réfuter vos opinions, l'une après l'autre. Toute la question entre vous et nous consiste à savoir où se trouve la doctrine du Christ. Or, cette doctrine, le Christ l'a communiquée aux Apôtres qui, à leur tour, l'ont transmise aux Eglises fondées par eux. Donc, nous sommes les vrais possesseurs; et ce seul fait de la possession suffit pour mettre en droit de repousser vos prétentions à une doctrine qui existait avant vous et en dehors de vous. En d'autres termes, nous prescrivons contre vous, nous appuyant sur ce fait certain, palpable, et, par là, nous coupons court à toute discussion ultérieure." (Tertullien, De proescript., XX., cité in Abbé Augustin Aubry, Contre le modernisme, Etude de la Tradition, le sens catholique et l'esprit des Pères, Pierre Tequi Editeur, Gand 1927, réédité aux ESR, p. 41.)

 

"Tertullien établit ici le grand argument de Prescription; or, cet argument a une valeur incontestable; et il n'est pas de méthode plus conforme à la nature des choses, lorsqu'il s'agit d'une révélation divine qui, indiscutable quant à son sujet même, ne peut être connue et transmise que par la voie du témoignage légitime; il n'est pas de méthode plus rationnelle, aujourd'hui encore, en face des erreurs contemporaines, et surtout de ce modernisme qui tend à s'ériger en juge de la foi, et à remettre en question la doctrine traditonnelle la plus solidement établie.

 

"D'où nous concluons, à juste titre, que la Tradition a une valeur dogmatique, et que c'est là le principe différentiel entre le catholicisme et toute hérésie en général, puisque toute hérésie est une innovation, et le protestantisme en particulier, puisque le protestantisme est, par excellence, l'innovation ou la "réforme", et la plus subversive de toutes les hérésies." Abbé Augustin Aubry, ibid., p. 41-42.)

 

Notes

 

(1) Pro Liturgia, Actualité du dimanche 28 août 2016

(2) Christ-Roi.net, Tradition

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19 août 2016 5 19 /08 /août /2016 09:00

Dans une récente conférence de presse à bord de l’avion qui le ramenait de Pologne, le Saint-Père, évoquant l’assassinat du père Jacques Hamel, avait déclaré aux journalistes que le monde était en guerre. Mais "c’est une vraie guerre", et "pas de religion", avait estimé le pape François, ajoutant (dans la bonne tradition évangélisatrice jésuite consistant à prendre les éléments d'une culture ou d'une autre religion qui peuvent être perçus dans un sens chrétien. NDLR.) que "chaque religion veut la paix".

 

Or, le site Aleteia rapporte que dans le dernier numéro de Dabiq – le magazine de propagande officielle de l’État islamique –, l’État islamique a répondu publiquement aux déclarations du pape François selon lesquelles la guerre menée par les terroristes islamiques n’est pas religieuse de nature : "Nous faisons une guerre de religion et nous vous haïssons." [1] Le fait est que "même si vous (les pays occidentaux) arrêtiez de nous bombarder, de nous jeter en prison, de nous torturer, de nous humilier et de vous emparer de nos terres, nous continuerions de vous haïr, parce que le motif premier de notre haine ne disparaîtra pas tant que vous n’aurez pas embrassé l’islam. Même si vous deviez payer le jizyah [impôt pour les infidèles] et vivre sous l’autorité de l’islam dans l’humiliation, nous continuerions à vous haïr".

 

À la une du dernier numéro de Dabiq – le magazine de propagande officielle de l’État islamique –, le groupe terroriste critique notamment la naïveté du pape François qui se cramponne à la conviction que les musulmans veulent la paix et la coexistence pacifique et que les actes de terreur islamique sont motivés par des raisons économiques. Dans l’article intitulé "By the Sword" ("Par l’épée"), les auteurs déclarent catégoriquement : "Ceci est une guerre divinement cautionnée entre la nation musulmane et les nations infidèles".

 

L’État islamique s’en prend directement au pape qui affirme que "le véritable islam et la lecture correcte du Coran s’opposent à toute forme de violence". Selon la publication, il s’agit en réalité d’un piège. Ce faisant, « François continue de se cacher derrière un voile trompeur de “bonne volonté”, dissimulant ses intentions réelles de pacifier la nation musulmane » déclare l’article. Le pape François « combat contre la réalité » quand il s’efforce de présenter l’islam comme une religion de paix, insiste à plusieurs reprises le dernier numéro de Dabiq. En même temps, le magazine de l’État islamique exhorte tous les musulmans à tirer l’épée du jihad, « la plus grande obligation d’un vrai musulman contre les infidèles ».

 

« Tuez les mécréants partout où vous les trouverez »

 

L’article déplore qu’en dépit de la nature clairement religieuse de leurs attaques, « beaucoup de gens dans les “pays des croisés” (pays occidentaux) » expriment un choc et même un dégoût parce que la direction de l’État islamique « utilise la religion pour justifier la violence … En effet, le djihad – la diffusion de la règle d’Allah par l’épée – est une obligation que l’on trouve dans le Coran, la parole de notre Seigneur », rappelle le magazine. « Verser le sang des incroyants est une obligation commune. Le commandement est très clair : tuez les mécréants, comme Allah l’a dit, “tuez les mécréants partout où vous les trouverez”. » [2]

L’État islamique répond au pape François : "Nous faisons une guerre de religion et nous vous haïssons"

Notes

 

[1] L’État islamique au pape François : « Nous faisons une guerre de religion et nous vous haïssons », Lisez. Et priez pour la paix dans le monde !, Aleteia.PT/Fides press, 18 août 2016

[2] « Tuez les mécréants partout où vous les trouverez ». On trouve ce passage dans la sourate IX, verset 5 du Coran (Le Coran, traduit de l'arabe par Régis Blachère, Maisonneuve et Larose, Paris 1999, p. 213). Voici les occurences appelant à tuer les infidèles dans le Coran :

Sourate II, versets 187/191 Tuez-les partout où vous les atteindrez. (...) Tuez-les, telle est la récompense des Infidèles.

Sourate IV versets 91/89 (Les hypocrites) S'ils vous tournent le dos, prenez-les et tuez-les où que vous les trouviez.

Sourate IV versets 93/91 (Les Hypocrites) S'ils ne se rendent pas à vous à merci et ne déposent pas les armes, prenez-les et tuez-les où que vous les acculiez !

Sourate V, versets 37/33 La récompense de ceux qui font la guerre à Allah sera seulement d'être tués ou d'être crucifiés." Il s'agit ici de la même sourate V qui demande de trancher les mains au voleur et à la voleuse "en récompense", car "Allah est puissant et sage" (sic).

Sourate VIII le Butin, verset 17 (Croyants) Vous n'avez donc pas tué ces Infidèles, mais c'est Allah qui les a tués.

Sourate IX, verset 5 Tuez les Infidèles quelque part que vous les trouviez ! Prenez-les ! Assiégez-les ! Dressez pour eux des embuscades !

Sourate IX, verset 30 Les Juifs ont dit : 'Ozaïr est fils d'Allah'. Les Chrétiens ont dit : 'Le Messie est le fils d'Allah.' ... Qu'Allah les tue.

Il est vrai que cette dernière sourate appelant à tuer les Chrétiens vient en contradiction avec au moins cinq autres passages du coran :

Sourate LVII, Le Fer, verset 27 Nous leur avons donné comme successeurs Nos autres apôtres ainsi que Jésus fils de Marie; Nous lui avons donné l'Evangile et avons mis dans les coeurs de ceux qui le suivent, mansuétude et pitié.

Sourate II, verset 59 Ceux qui croient (les Musulmans), ceux qui pratiquent le Judaïsme, les Chrétiens, les Sabéens, - ceux qui croient en Allah et au Dernier Jour accomplissent oeuvre pie -, ont leur rétribution auprès de leur Seigneur.

Sourate III versets 109/114 (Les détenteurs de l'Ecriture) Il est une communauté droite (dont les membres) durant la nuit récitent les aya d'Allah, se prosternent, croient en Allah et au Dernier Jour, ... se hâtent dans les bonnes oeuvres. Ceux-là sont parmi les Saints.

Sourate II, verset 254/253 Nous avons donné les preuves à Jésus fils de Marie que nous avons assisté de l'Esprit-Saint.

Sourate V, versets 85/82 Tu trouveras certes que les gens les plus hostiles à ceux qui croient sont les Juifs et les Associateurs et tu trouveras que les gens les plus proches de ceux qui croient, par l'amitié, sont ceux qui disent : 'Nous sommes Chrétiens.' C'est que, parmi ceux-ci, se trouvent des prêtres et des moines et que ces gens ne s'enflent point d'orgueil.

Ces passages du Coran viennent en contradiction avec la réponse de l'Etat islamique au Pape et accréditent inversement l'explication du Pape François. Néanmoins, les appels à tuer les Infidèles et les Chrétiens demeurent dans le Coran et devraient faire l'objet d'une révision afin que la violence djihadiste cesse.

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13 août 2016 6 13 /08 /août /2016 13:33

Le père Jacques Hamel, assassiné en pleine messe fin juillet près de Rouen, peut devenir un saint martyr de l'Église catholique, selon l'archevêque de la ville qui se dit prêt, dans une interview à l'AFP, à enclencher une procédure de canonisation dans le délai imposé de cinq ans.

 

Mgr Dominique Lebrun, qui a notamment célébré la messe des obsèques solennelles du prêtre le 2 août, une semaine après que ce dernier eut été égorgé par deux jeunes jihadistes se réclamant de l'Etat islamique (EI), indique qu'il "conserve précieusement les témoignages au sujet du Père Jacques".

 

Avoir fait un miracle, condition généralement imposée par l'Église pour une canonisation, ne serait pas nécessaire. "Pour les martyrs, leur fidélité (à la foi, ndlr) devant la mort tient lieu de miracle", dit l'archevêque.

 

Et selon Mgr Lebrun, l'abbé, tué dans son église de Saint-Etienne-du-Rouvray, au pied de l'autel, peut légitimement être considéré comme un martyr.

 

"La mort du père Jacques Hamel est le témoignage ultime de sa foi en Jésus, qu'il a affirmée jusqu'au bout", dit-il.

Père Jacques Hamel: l'archevêque de Rouen pour qu'il devienne un saint martyr de l'Eglise
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31 juillet 2016 7 31 /07 /juillet /2016 18:37

Le sanctuaire Notre-Dame d'Abet à Lahontan est l'un des plus anciens du pays

Sanctuaire Notre-Dame d'Abet de Lahontan (64)

Dans les Pyrénées-Atlantique, à la frontière du Béarn, arrêtons-nous d'abord au sanctuaire d'Abet, qui fait aujourd'hui parti de Lahontan, dans le canton de Salies (64). Abet, ancien village détruit, a toujours été, comme Lahontan, en territoire français d'après la carte de Cassini, où l'église est indiquée comme étant déjà en ruines, la limite du Béarn et de la France passe à quelques centaines de mètres à l'est de ce sanctuaire, c'est-à-dire entre Abet et la commune de Bellocq, qui est en territoire béarnais.

Lahontan ou Lafontan est étymologiquement un pays de fontaines. Sur Abet les étymologistes ne sont pas d'accord. Ce mot vient-il du latin "abiet, abietis" sapin, comme le nom du Lavedan, la haute vallée de Lourdes, en béarnais "Labédaa", qui vient du mot "abédaa", sapinière ? Mais il n'y a pas de sapins à Lahontan. D'après M. Dubarat, Abet serait un vieux mot français qui signifie secours. Ainsi Abet serait Notre-Dame du Secours, du Refuge. On dit quelquefois Dabet, mais tout simplement par euphonie, comme on dit Dax au lieu de Acs, parce que le gascon et le béarnais répugnent l'hiatus.

Certains ont voulu voir dans ce nom d'Abet, l'appellation d'une divinité, du génie tutélaire des fontaines, et dans la fondation d'un sanctuaire dédié à la sainte Vierge, le besoin qu'éprouvèrent les premiers missionaires de christianiser les endroits consacrés aux dévotions païennes. Sans nous lancer dans ces hypothèses, disons ce que fut ce sanctuaire, un des plus anciens du pays.

D'après une tradition populaire, l'antique village d'Abet était situé tout à fait sur les bords du gave. Ce village aurait été détruit au Moyen-Âge à la suite d'un déplacement de la rivière et d'une grande inondation, et les familles d'Abet auraient été grossir le bourg voisin de Lahontan. Cette tradition est relatée dans une supplique adressée en 1717 à l'évêque de Dax par les jurats de Lahontan, qui demandaient à cette époque l'érection en paroisse de leur église annexe de Lahontan, dédiée à sainte Marie-Madeleine. Nous trouvons cependant dans les vieux textes du XVIe siècle la mention de "Notre Done de Lafonta". Ce qui est certain c'est que le cimetière de Lahontan est resté autour des ruines de l'église d'Abet. Il s'y trouve encore, à plus d'un kilomètre de l'agglomération ou bourg de Lahontan, autour de la chapelle aujourd'hui restaurée.

 

Chose bizarre, Abet n'est pas mentionnée  dans le cartulaire de Sorde (1), qui ne contient que des actes du XIe et du XIIe siècles, mais il y est question de Lahontan dans un acte qui paraît avoir été intercalé et qui date de 1293. Il s'agit de la donation faite par anglèse de Saint-Martin, dame de Saint-Cricq, au monastère de Sorde, du quart de la dîme de Lahontan. D'après Paul Raymond, cet acte est entièrement transcrit sur un grattage et son écriture du manuscrit. Ce silence du cartulaire de Sorde au sujet de l'égise d'Abet, alors que toutes les églises voisines y sont mentionnées, nous fait supposer que la tradition relative à la possession de l'église d'Abet par les Templiers serait tout à fait conforme à la vérité. Sans doute l'abbaye de Sorde n'avait rien à voir dans l'administration de cette église.

 

Dans sa "Statistique des Basses-Pyrénées" publiées en 1845, Picamilh dit à l'article Lahontan : "Eglise en ruines, ancienne propriété des Templiers. Dans un mur de cet édifice se trouve une statue de la Vierge, objet de pèlerinages de la contrée d'alentour qui vient le 15 août prier à ses pieds et se baigner dans des fontaines longeant ce même mur".

 

Il y a 50 ans encore, avant la restauration de la chapelle, on ne voyait à côté du cimetière que des murs très épais, couverts de ronces et de broussailes, mais la foule des pèlerins basques de la région d'Arraute, de Masparaute, d'Orègue et d'Ilharre était toujours fidèle au rendez-vous du 15 août, avant le lever du soleil, aux pieds de la statue miraculeuse.

Sanctuaire Notre-Damet d'Abet - Vers les fontaines sur les bords du Gave de Pau

Sanctuaire Notre-Damet d'Abet - Vers les fontaines sur les bords du Gave de Pau

D'après la légende, ce fut à une époque très ancienne, qu'un paysan découvrait sur les bords du gave, dans un ravin couvert de broussailes, une satue en bois de la Vierge Marie. La légende de Notre-Dame d'Abet accuse une ressemblace frappante avec celle de Sarrance dans la vallée d'Aspe et de Bétharram, non loin de Lourdes. On pourrait même dire qu'on les a combinées toutes les deux pour n'en faire qu'une seule.

 

Quoiqu'il en soit, un culte public est rendu à la vieille statuette dans l'église d'Abet. L'image est d'un art tout à fait rudimentaire. Présentée à la société de Borda en 1888, voici l'appréciation qui fut émise :

 

"La Vierge en bois de Notre-Dame d'Abet était très grossièrement faite et ne porte le caractère précise d'aucune époque. Néanmoins, le vêtement de la Vierge, son capuchon, la pose de l'Enfant Jésus sur le bras gauche ne permettent pas de reporter cette statuette avant le XIXe siècle au plus tôt; peut-être est-elle postérieure. En tout cas, elle a dû être peinte depuis cette époque. C'est l'oeuvre d'un ouvrier de village."

 

Cependant, peu d'églises peuvent se vanter d'avoir une statue aussi ancienne et aussi vénérée.

Sanctuaire Notre-Dame d'Abet de Lahontan - Statue Notre-Dame d'Abet

Sanctuaire Notre-Dame d'Abet de Lahontan - Statue Notre-Dame d'Abet

Une tradition, qui ne repose sur rien, rapporte que le pape Urbain II, le pape des Croisades, saint Bernard et plus tard le pape Clément V, Bertrand de Got, le pape Gascon de Villandraut, qui abolit l'ordre des Templiers, serait venus à Notre-Dame d'Abet. Le sanctuaire survécut à l'abolition du fameux ordre.

Il est vraisemblable que la nouvelle bastide de Lahontan attira chez les habitants d'Abet, comme la nouvelle bastide de Bellocq, élevée sur le territoire béarnais, fut peut-être une des causes de la disparition complète du village et de l'église Saint-Pierre de Fascheux, voisine d'Abet, et dont il est question dans la charte de 1010. De même, presque en face d'Abet, sur la rive droite du Gave l'église Saint-Etienne d'Esleich a complètement disparu. Il ne reste plus trace de cet édifice; les ruines elles-mêmes ont péri, dirait le poète... Au moins Abet conservera ses ruines.

 

Les chroniqueurs rapportent que vers la fête de la Purification, en 1254, Gaston de Béarn, eut la hardiesse de vouloir s'introduire à Bayonne, mais que repoussé par les Anglais, il vint chercher un refuge sous les murs d'Abet.

 

Le 6 avril 1299, Edouard Ier d'Angleterre écrivait au maire de Bayonne, pour le prier de faire conduire à la tour de Londres les frères Devillé, Jean de Saucerrre et autres conspirateurs, coupables d'avoir voulu libérer leur patrie. Ils échappèrent à grand peine, se réfugièrent quelque temps dans l'église d'Abet et de là passèrent sur le territoire béarnais, dans la nouvelle place forte de Bellocq.

 

Abet retomba sous la domination anglaise. On croit que de cette époque datait une ancienne cloche de l'église, sur laquelle on lisait en caractères gothiques cette inscription en latin : "le roi Edouard Ier. Sainte Marie, priez pour nous Jésus de Nazareth."

 

Le pape Clément V étant intervenu pour réconcilier Philippe le Bel et Edouard Ier, roi d'Angleterre, il n'est pas téméraire de supposer que les Templiers et ce qui leur appartenait de l'église d'Abet furent victimes de cette réconciliation.

 

En 1569, le protestant Montgommery, fléau des églises et des lieux de dévotion, se jeta sur l'église d'Abet et le bourg de Lahontan. Le combat fut acharné, mais les Lahontanais, qui tous avaient pris les armes, sortirent vainqueurs et se rendirent à l'église d'Abet pour remercier Dieu et y déposer les "bannières de rouges sandal" prises à l'ennemi et qui signifiaient "mort sans remède et mortelles guerres en tous lieux". (2)

 

Nous verrons plus loin comment les testaments faits en faveur des sanctuaires ou lieux de dévotion sont une preuve palpable de leur célébrité. Pour Abet, la première donation connue est celle du seigneur de Domezain, de Caresse, en l'an 1472. A la date du 9 juillet 1556, Arnaud-Guilhem de Marca-Susa, habitant de Nay, laisse par testament quatre écus à distribuer "en messes en l'honneur de Notre-Dame d'Abet de Lahontan". Ce sanctuaire joussait donc à cette époque d'une certaine notorité, puisqu'un habitant de Nay fait un legs en sa faveur. A sa mort, Montaigne, le fameux auteur des Essais, qui a écrit une page fort originale sur ses vassaux de Lahontan, fit don à l'église d'Abet du "droit d'aiguillon" qui consistait dans le prélèvement de la valeur du treizième des agneaux qui naîtraient dans la commune.

 

Au XVIIIe siècle, le sanctuaire d'Abet était déjà déchu de son antique splendeur. Cette église n'était plus nécessaire au culte et cependant nombreux sont les testaments faits en sa faveur. On ne peut expliquer ces alrgesses que la particulière vénération du peuple pour ce lieu de dévotion. Le procès-verbal de la visite pastorale de l'évêque de Dax, Monseigneur Suarez d'Aulan, en 1739, nous apprend "qu'on était dans l'usage de temps immémorial de n'y venir dire la messe qu'aux jours de la sainte Vierge et aux lendemains des fêtes annuelles lorsque le temps le permettait." Il y est dit aussi qu'on venait "dans la présente église en procession de quinze en quinze jours". (3) Cependant, Notre6Dame d'Abet attirait toujours les foules des pélerins étrangers, et le dernier évêque de Dax, Monseigneur Lequien de la Neuville, confirmait de son autorité à la fin de ce siècle, le récit des merveilles qui s'y opéraient. Des ex-voto de reconnaissance attestaient la protection de Marie, et les vieillards se souvenaient encore il y a quelques années d'avoir vu à la tribune de l'église et près de l'hôtel de Notre-Dame "une si grande quantité de béquilles qu'une paire de boeufs aurait presque eue de la peine à les traîner."

 

Puis pendant longtemps ce fut le désert et le silece autour de la vieille chapelle, mais la foi des pélerins est si tenace que les pélerinages du 15 août et du 8 septembre ne cessèrent jamais. Notre-Dame d'Abet a subsisté par et avec le peuple pendant au moins un siècle !

 

Cette affirmation ne paraîtra pas trop tranchante quand on saura que le clergé des environs fut longtemps hostile à ce pélerinage, pendant presque tout le XIXe siècle, peut-on dire. Il ne voyait pas d'un bon oeil le pélerinage de nuit, les danses et autres désordres qui s'introduisaient, sous couleur de dévotion, jusque près des murs de l'antique sanctuaire. Il doutait même de l'authenticité de la légitimité du culte rendu à la Sainte Vierge dans ces lieux. Ce n'est que sous l'épiscopat de Monseigneur Fleury-Hottot qu'on put songer sérieusement à restaurer la chapelle et à rétablir officiellement le culte de Notre-Dame d'Abet. Il fallut des enquêtes, des rapports et aussi la foi ardente et persévérante du curé de Lahontan, Monsieur l'abbé Bacqué, pour réussir dans cette perspective. Monsieur Dubarat, déjà connu à cette époque (1888) par ses travaux sur Sarrance, conclut ainsi son appréciation, dans un mémoire à l'autorité diocésaine :

 

"Le pélerinage de Notre-Dame d'Abet est dans son origine, son développement et surtout par la persévérance des fidèles, aussi respectable que les plus célèbres du Béarn et des Landes. Toute son histoire se résume en ces quelques mots: légende commune à beaucoup de sanctuaire; existence certaine d'Abet en 1472; présomption de notorité de vénération populaire par les legs faits à Abet, procession et culte pendant deux siècles (1600-1800), malgré le délabrement de l'édifice, reprise et persistance du pélerinage en dépit d'une révolution qui a bouleversé tant d'idées et détruit tant de pieuses habitudes; concours actuel (1888) de fidèles chaque année à Abet."

 

Inutile de préciser que les abus ont cessé, que les désordres ont disparu. Aujourd'hui le sanctuaire a repris une nouvelle vie. Les trois derniers curés de Lahontan lui ont consacré le meilleur de leur zèle, et les foules viennent toujours plus nombreuses des Landes, du canton de Salies et des confins du Pays Basque.

Les pélerins basques et béarnais venaient jadis se baigner le 15 août dans les fontaines qui jouxtaient le mur de l'ancienne chapelle.

Sanctuaire Notre-Dame d'Abet de Lahontan (64)

CHANT DE NOTRE-DAME D'ABET

 

R- Je viens prier à Notre-Dame,

Vierge du pays d'Abet.

Je viens lui confier mon âme,

Elle saura la garder.

 

1- Il est chez moi une chapelle

Où je viens prier bien souvent

Car c'est Marie qui m'y appelle

Elle y rassemble ses enfants.

 

2 - De Salies et Sauveterre

Par ces sentiers ils ont marché

Ils allaient retrouver leur Mère

Et pleurer leurs pauvres péchés.

 

3- Et je reprends la même route

Et je lui dis les mêmes chants

Je porte en moi les mêmes doutes

Avec bonté, la Vierge attend.

 

4 - Au-dessus des forêts, des vignes

Veillant au donjon crénelé

J'aperçois l'Ange qui fait signe

La Mère est là , amis venez.

 

5- Elle m'accueille humble et sereine

Et dans ses bras voici son Fils

Sa vue adoucit toute peine

Vierge d'Abet, tu me souris.

 

6 - Elle a gardé son visage

Les regards qui l'ont suppliée

Et dans ses yeux je vois les larmes

De toutes les yeux qui ont pleuré.

 

7 - Ecoute donc dans le silence

Celle qui, au coeur sait parler

Et laisse là le poids immense

De tes angoisses et tes péchés.

 

 8 - Amis sur des routes plus belles

Désormais plus tôt tu iras

Abet sera l'aube nouvelle

D'un beau jour de paix et de joie.

 

PRIERE A NOTRE-DAME D'ABET

 

Nous élevons les yeux vers vous Ô Mère de notre Dieu, Souveraine des Anges et des hommes.

Nos pères aimaient vous invoquer sur le nom de Notre-Dame d'Abet: souffrez que nous vous saluions encore d'un nom qui vous est cher, puisque vous avez opéré de nombreux prodiges en faveur de ceux qui vous le répétaient.

Vierge sainte, votre adorable Fils a remis entre vos mains le sceptre de miséricorde pour que toutes les grâces nous viennent par vous. Ô Notre-Dame d'Abet.

Jetez sur nous un regard de bonté et accordez-nous le secours de votre intercession et de vos prières, afin que les puissances du mal conjurées contre tous les enfants de Dieu et surtout contre l'âme des plus jeunes, ne puisse nous nuire.

Afin d'être à vous plus encore, nous vous consacrons nos personnes, nos failles, nos biens, nos intérêts les plus chers et nous espérons que vous serez avec nous chaque jour de notre vie, mais surtout à l'heure de la tentation et de la mort . Amen.

Sanctuaire Notre-Dame d'Abet de Lahontan (64)

Notes

 

(1) Le cartulaire de Sorde est la traduction en français moderne d'une charte juridique établie en latin entre le Xe et le XIIIe siècle qui attestait les titres et privilèges de la communauté de l'abbaye de Sorde (Landes). Un document qui permet de comprendre la vie des communautés religieuses au Moyen Age, en particulier dans le sud des Landes, au Pays basque et dans le Béarn. (Source)

(2) Edmond Roy, Le baron de Lahontan (mémoire S.R. Canada)

(3) Dubarat, Etudes, tome IV, p. 145-146

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22 juillet 2016 5 22 /07 /juillet /2016 12:06
"Isis : el islam puesto en practica" (Isis : l'islam mis en pratique. Père Samir Khalil). ISIS est l'ancien nom de Daech l'état islamique.

"Isis : el islam puesto en practica" (Isis : l'islam mis en pratique. Père Samir Khalil). ISIS est l'ancien nom de Daech l'état islamique.

Le Père jésuite Samir Khalil, islamologue de l’université Saint-Joseph de Beyrouth et professeur à l'Institut pontifical oriental (Rome), évoque les différents courants de l'islam radical (wahhabisme en Arabie Saoudite et Qatar, salafisme, Les Frères musulmans, à partir de 11:30) dans une video pour le site de videos catholiques espagnol "Eukmamie". "L’Etat islamique, c’est l’islam mis en œuvre" , explique-t-il.

Dans les Paramètres de la video, activer les sous-titres en "français" "traduire automatiquement".

Dans un entretien mis en ligne par le site de vidéos catholiques EUK Mamie, le père jésuite Samir Khalil, islamologue de l’université Saint-Joseph de Beyrouth et intervenant dans plusieurs universités pontificales, dénonce la persécution contre les chrétiens du Proche-Orient de la part de l’islam. Pour lui, il n’y a pas de doute : l’Etat islamique, c’est vraiment la mise en œuvre de l’islam, appuyée sur l’exemple de Mahomet : « Daesh, l’Etat islamique, n’a rien fait contre la loi islamique. Il a appliqué ce qui se trouve dans le Coran ou dans la vie de Mahomet, et dans ses paroles. »
 
De la part d’un fin connaisseur de l’islam comme le P. Khalil, cette analyse a du poids – même si elle contredit frontalement le politiquement correct qui veut que l’islam soit une religion « de paix et de tolérance ». Auteur d’une soixantaine de livres et de plus de 1.500 articles universitaires, il est spécialisé dans l’histoire de l’Orient chrétien et du patrimoine culturel et théologique chrétien arabe ; il s’est également beaucoup penché sur les relations entre chrétiens et musulmans et la question de « l’intégration » des musulmans en Europe.
 
Le P. Samir Khalil a livré ses réflexions sur l’Etat islamique en italien, dans le cadre de l’émission « Sur les traces du Nazaréen ». Le site hispanophone Infocatolica en a retranscrit la substance.

 

Samir Khalil, père jésuite, refuse le langage lénifiant sur l’islam

 
Ayant noté que l’islam pratique la « discrimination » par le truchement de l’inscription de la religion sur la carte d’identité dans les pays du Proche-Orient – question épineuse qui pose aussi le problème de la sauvegarde les légitimes privilèges communautaires en matière de droit matrimonial par exemple – le P. Khalil souligne qu’en islam, « la liberté de conscience n’existe pas ». A la manière du traître qui révèle des secrets d’importance capitale pour son pays, « celui qui abandonne l’islam pour adhérer à une autre religion est tenu pour un traître qu’il faut châtier » : c’est pourquoi le musulman qui abandonne publiquement l’islam est passible de la mort. Cela s’explique, souligne le jésuite, par la nature de l’islam : « Il est religion, Etat, politique, économie, tout. »
 
A quoi s’ajoute une autre grave difficulté : les musulmans identifient l’Occident et le comportement moral de l’Europe et de l’Amérique avec le christianisme, ce qui leur fait dire que les chrétiens sont pires que les païens.
 
A propos de l’actualité du Proche-Orient, le P. Khalil explique : « Les tendances les plus fanatiques de l’islam, les plus radicales, ont pris le pouvoir. C’est la force qui a triomphé et des mouvements radicaux sont apparus, culminant avec l’Etat islamique ou Daesh. » Ce mouvement sunnite vient s’opposer aux forces chiites favorisées en Irak par les États-Unis ou au pouvoir en Syrie avec le clan Alaouite de Bachar al-Assad. Et selon le jésuite, il est tout naturellement soutenu et armé par l’Arabie Saoudite, le Qatar et d’autres pays sunnites qui laissent l’État islamique mener leur bataille contre les chiites considérés comme « hérétiques ».
 
L’Etat islamique s’est fait barbare, poursuit-il. « Il n’est plus humain, il est inhumain : il tue des enfants, il tue des personnes désarmées, des femmes… Ils ont réhabilité l’esclavage, les femmes ont été prises comme esclaves, vendues ; ils ont organisé un marché d’esclaves – comme cela se faisait au temps de Mahomet – un marché qui a lieu toutes les semaines et où on les achète comme on achète la nourriture et d’autres choses. Tout cela est un scandale mais on s’est tu. »

 

Un islamologue montre que l’Etat islamique, c’est l’islam

 
C’est alors qu’il explique : « L’Etat islamique, ou Daesh en arabe, fait tout ce qu’il fait en le justifiant par des arguments tirés de la vie de Mahomet ou du Coran. Ou des paroles de Mahomet. Par exemple, l’esclavage, en particulier celui des femmes était la chose la plus banale car la guerre se faisait pour cela, pour prendre les biens mais aussi pour prendre les personnes : les hommes, on les faisait travailler ou on les tuait, les femmes devenaient esclave pour le plaisir sexuel. Il existe dans le Coran un chapitre appelé “sourate du butin”, qui explique comment prendre le butin au cours de la guerre. »
 
Cela est certes nié par les musulmans « modérés ». « Les musulmans n’osent pas le dire, ils disent : “Non, Daesh n’a rien à voir avec l’islam, parce que l’islam veut dire Salam, paix.” C’est avant tout un mensonge linguistique. Ce mot peut signifier salut, paix, soumission, etc. Islam veut dire soumission, ce qui suppose la soumission à Dieu. (…) Dire que cela n’appartient pas à l’islam est un mensonge. La réalité, c’est que l’État islamique est 100 % musulman. Que cela ne plaise pas aux musulmans et à leur sens de l’honneur, cela veut dire que celui qui dit cela n’est pas musulman, c’est une personne modérée  mais juridiquement, il est musulman. (…) On ne peut pas dire que l’islam est égal à la violence. Mais on ne peut pas dire le contraire : qu’il n’y a pas de violence dans l’islam. Il y a de la violence. »

 

La convivialité avec les musulmans suppose l’évangélisation

 
Et de conclure : « Voilà la situation telle qu’elle est, mais l’expérience prouve que l’on peut vivre ensemble, dans la paix et la tolérance. C’est ce qu’il nous faut recréer aujourd’hui : aider les musulmans à vivre ensemble comme frères. (…) Il nous appartient de donner un autre modèle de coexistence, de fraternité, et de dire où nous l’avons appris : dans l’Évangile, et de Jésus. Si tu veux être parfait, va, suis Jésus. Voilà notre mission. »
 
Une mission d’évangélisation, donc. Voilà pourquoi le P. Samir Khalil ajoute : « On pourrait changer beaucoup de choses si l’on se disait : bien, Dieu a envoyé les musulmans en Europe. Ils sont aujourd’hui peut-être près de 15 millions. Que faisons-nous pour leur faire connaître l’Evangile ? C’est-à-dire quelque chose qui dépasse l’islam et l’être humain ordinaire. L’Evangile, c’est le maximum. Pourquoi ne le transmettons pas ? Jadis, nos pères traversaient les mers, affrontait le martyre, ils étaient tués, etc. (…) pour gagner un musulman à l’Evangile. Aujourd’hui je n’ai pas besoin de traverser la mer. Ils viennent. Alors, tenter de les marginaliser… c’est un crime. Cela n’est pas admissible. Il s’agit de les accueillir, et de leur dire : “Je te donne ce que j’ai de plus beau, l’Évangile.” Et si quelqu’un découvre que l’Évangile est en vérité la chose la plus belle, je l’invite à devenir chrétien. Mais c’est une invitation, rien de plus. »
 
On peut s’interroger sur l’efficacité de cette démarche face au nombre des musulmans et à l’agressivité de l’islam en Europe, et à sa tendance à se marginaliser – à constituer une communauté à part – lui-même. Mais dire qu’il n’y a pas d’autre salut que leur conversion – avec la grâce de Dieu – est sans doute la seule réponse véridique au drame du tsunami migratoire.

 

Anne Dolhein

 

Reinformation.tv

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18 juillet 2016 1 18 /07 /juillet /2016 17:00
"Les droits de Dieu et de l’homme s’affirment ou disparaissent ensemble" (Saint Jean-Paul II)

On ne peut pas ignorer que ce fut la négation de Dieu et de ses commandements qui créa, au siècle passé, la tyrannie des idoles exprimée à travers la glorification d’une race, d’une classe, de l’Etat, de la nation, du parti, au lieu du Dieu vivant et véritable.


C’est précisément à la lumière des évènements tragiques du vingtième siècle que l’on comprend comment les droits de Dieu et de l’homme s’affirment ou disparaissent ensemble.

Saint Jean-Paul II, message au cardinal Antonio María Javierre Ortas à l'occasion du congrès pour le 1200ème anniversaire du couronnement de l'empereur Charlemagne, 16 décembre 2000

Source : Les droits de Dieu et de l’homme s’affirment ou disparaissent ensemble..., Vexilla Galliae, Publié dans Ipse dixit, le lundi 18 juillet 2016

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18 juillet 2016 1 18 /07 /juillet /2016 08:38
"Le monde emploie tous ses efforts pour changer l’axe autour duquel il doit tourner" (Mgr Bernard Fellay)

[V]oici que désormais le monde emploie tous ses efforts pour changer l’axe autour duquel il doit tourner. Et il est évident pour les catholiques, comme pour ceux qui ne le sont pas, que la Croix n’est plus cet axe. Paul VI l’a très bien dit, c’est l’homme (Cf. Discours de clôture du concile Vatican II, 7 décembre 1965).

 

Aujourd’hui le monde tourne autour de cet axe, selon lui, définitivement établi : la dignité de l’homme, sa conscience et sa liberté. L’homme moderne existe pour lui-même. L’homme est le roi de l’univers. Il a détrôné le Christ. Il exalte sa conscience autonome et indépendante jusqu’à dissoudre même les fondements de la famille et du mariage.

 

La Fraternité Saint-Pie X s’oppose depuis toujours à cette entreprise de déconstruction de l’univers – tant de la société politique que de l’Eglise.

 

Pour remédier à ce désordre universel, le Bon Dieu a suscité un homme, un chrétien, un prêtre, un évêque. Qu’a-t-il fait ? Il a fondé une société – société hiérarchique – dont le principe et la fin sont précisément l’antidote au désordre universel : le sacrement de l’Ordre. Le but de la Fraternité Saint-Pie X continue d’être non seulement le remède actuel à la crise, mais aussi par là-même le salut de tous ceux qui y coopèrent. Elle veut absolument garder la rectitude doctrinale, théologale et sociale fondée sur la Croix de Jésus-Christ, sur sa Royauté, sur son sacrifice, son sacerdoce, principe de tout ordre et de toute grâce. Mgr Marcel Lefebvre a combattu toute sa vie pour faire triompher ces vérités fondamentales. Il nous incombe à l’heure présente de redoubler d’efforts, en intensifiant le même combat sur les mêmes principes.

 

Nous ne sommes ni des conciliaires : ils nient que la Croix du Christ soit l’axe du monde, ni des factieux : ils rejettent la nature sociale de l’Eglise. Nous sommes une société de prêtres de Jésus-Christ, de l’Eglise catholique.

 

Est-ce vraiment le moment de la restauration générale de l’Eglise ? La Divine Providence n’abandonne pas son Eglise dont le chef est le Pape, vicaire de Jésus-Christ. C’est pourquoi un signe incontestable de cette restauration sera dans la volonté signifiée du Souverain Pontife de donner les moyens de rétablir l’ordre du sacerdoce, de la foi et de la Tradition, – signe qui sera, de surcroît, le garant de la nécessaire unité de la famille de la Tradition.

 

Christus regnat,

Christus imperat,

Deo gratias,

Amen.

 

+ Bernard Fellay

Anzère, le 28 juin 2016,

en la vigile des saints Apôtres Pierre et Paul

 

Source: Déclaration du Supérieur général à tous les membres de la Fraternité Saint-Pie X

à l'issue de la réunion des supérieurs majeurs, à Anzère (Valais), le 28 juin 2016, La Porte Latine

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8 juillet 2016 5 08 /07 /juillet /2016 07:24

Vieille lutte du Leviathan contre l'Eglise, sa tentative d'absorption du pouvoir spirituel par le pouvoir temporel dans le domaine éducatif, un monde où la distinction entre les deux pouvoirs (laïcité) n'existe plus (malgré les apparences et les mots employés...), un monde où une éducation à deux vitesses de nature anglo-saxonne, un enseignement, public et minimal, s’imposera aux moins nantis, tandis qu’une école, de bonne facture car facturée, s’offrira aux fortunés...: le résultat des pédagogistes et de la "réforme du collège" voulue par les socialistes. C'est le constat d'Olivier Gosset, Enseignant au Lycée Sainte Marie de Lyon.

Encore une fois, là où le Christ ne règne pas, l'Argent règne, là où la charité ne règne pas, l'inégalité règne.

De grignotages successifs en concussions calculées, s’est imposé à l’école libre un nouveau concordat, fait d’intérêts marchands et de procédure, par lequel trône et autel se mêlent, le premier absorbant littéralement le second.

Olivier Gosset – Enseignant au Lycée Sainte Marie de Lyon

Les troubles qu’a connus l’an dernier l’Association des Parents de l’École libre ont mis en lumière la présence d’un malaise au sein de l’enseignement privé sous contrat. Rompant les relations avec la direction nationale, trois fédérations locales de la région lyonnaise ont signalé leur désaccord. Confirmant cette rupture, les écoles hors contrat connaissent un vif succès : dans l’année 2015, 70 établissements de ce type ont été créés en France, chiffre qui constitue une progression de 10 % . Pourtant, les classes de l ‘école privée sous contrat ne désemplissent pas. Au contraire, les chefs d’établissement s’accordent à dire que la réforme des rythmes scolaires, qui ne s’applique qu’au Public, a suscité une augmentation des demandes d’inscription dans le Primaire. Que se passe-t-il alors dans l’école privée sous contrat ? Pourquoi certains y expriment leur mécontentement tandis que d’autres y affluent ? Quels changements expliquent cette divergence.

 

La lumière mise sous le boisseau

 

Le 16 novembre 2015, Pascal Balmand, Secrétaire Général de l’Enseignement Catholique, prononçait, devant les membres de son personnel, un discours à la mémoire des victimes des attentats de Paris. A aucun moment du propos de ce dernier, ne fut explicitement et personnellement fait référence à la foi ou à l’espérance. Tout au plus apprit-on en fin d’allocution qu’il fallait, aux yeux de l’orateur, « cultiver ce goût des autres qui doit plus que jamais nous unir ». Strictement horizontale, cette conclusion signala un refus de la transcendance, la Bonne Nouvelle ayant été abandonnée au profit d’une morale laïque. Pourtant, le Statut de l’Enseignement catholique en France, texte fondateur publié en juin 2013, est explicite à cet endroit : « L’Évangile », assure l’article 23 de ce document, « est la référence constante des projets éducatifs car c’est le Christ qui est le fondement du projet éducatif de l’école catholique ». En phase de sécularisation avancée, l’enseignement privé sous contrat semble avoir perdu sa vocation spirituelle. Corps sans âme, l’école libre n’aurait de catholique que le nom, se diluant en un « caractère propre » que plus personne ne se hasarde à vouloir définir.

 

Silence sur l’Évangile de la vie

 

Conséquence de cet effacement, les propositions faites en matière d’éducation à la vie affective et sexuelle reflètent la prégnance d’un hédonisme consenti. Ayant fait grand bruit, la revue Famille et Éducation de l’Apel consacrait, aux mois de juin et juillet 2015, un dossier à ce sujet, intitulé Enfants et ados, l’amour c’est du sérieux. En des pages instructives, un certain Roman, petit garçon de 10 ans, déclarait : « je préfère être amoureux ». Signe d’un sentimentalisme irréfléchi, le propos montrait une séduction subie à l’égard de l’air du temps, où ne pouvaient plus s’accorder amour et vérité de la morale chrétienne. Saint Jean-Paul II, affirmait cependant, en son Évangile de la vie, que celle-ci devait être annoncée « avec courage et fidélité pour les hommes de toute époque et de toute culture ». Consentement aux appétences du moment, le numéro de la revue de l’Apel révélait une dérogation à la vertu de tempérance, symptôme d’une affectivité non éduquée. En matière de sentiments et de corps alors, l’école privée sous contrat est-elle vraiment libre ? A-t-elle le courage d’affirmer les exigences de l’éthique chrétienne ?

 

Une sous-préfecture de la Préfecture ?

 

A l’échelle institutionnelle, une telle subordination semble également de mise. Sans doute pressé par une actualité douloureuse, le Secrétaire Général de l’Enseignement Catholique déclarait récemment vouloir inscrire au règlement intérieur des établissements privés sous contrat une mention explicite aux « valeurs de la République ». Surprenante, l’adoption de ce lexique exogène trahit une vassalité sémantique à l’endroit d’un vocabulaire imposé. Intégration d’une doxa convenue et ces temps-ci plutôt inopérante, cette soumission montre l’effacement d’une identité chère à l’école libre et que garantit pourtant la loi Debré. « L’établissement », stipule l’article 1 de celle-ci, « tout en conservant son caractère propre doit donner » un enseignement « dans le respect total de la liberté de conscience ». Véritable département de l’État, l’école catholique a délaissé sa tutelle épiscopale pour se ranger à l’autorité des ministères. Ayant déposé mitres et chasubles, elle consent à se faire prélat d’une République quelque peu moribonde.

 

Conversion, prosélytisme

 

Preuve de cette porosité, l’assentiment immédiat que donnèrent les responsables de l’école libre à la réforme du collège fut pour beaucoup une révélation, pour ne pas dire un choc. Caroline Saliou, présidente de l’Apel, et Pascal Balmand unirent leurs voix pour approuver le projet de Najat Vallaud-Belkacem, avant même que celui-ci ne fût discuté en conseil des Ministres. A Lyon, le 24 septembre 2015, 90 chefs d’établissement se rassemblaient à l’Oratoire pour une session intitulée « La réforme, parlons-en » et invitant ces derniers à « s’emparer ensemble de cette réforme ». Portant préjudice au principe de subsidiarité, la direction de l’école catholique cautionna, sans l’avis des parents ni des enseignants, un décret qui impliquait un appauvrissement des savoirs ainsi que, sous le couvert de l’autonomie et de la libre initiative, la constitution d’une disparité des territoires et des écoles. Le Pape François pourtant, lorsqu’il s’adressait à l’association des parents des écoles catholiques, déclarait l’an dernier : « sachez faire la différence par la qualité de la formation ». S’alignant sur une politique au rabais qui solde à bon compte un enseignement qui fit ses preuves, les autorités de l’école libre servirent, pour les hussards gris du Ministère, de relais inespéré auprès de l’opinion publique. En matière de promotion et de publicité, la rue de Grenelle peut désormais compter sur un organe de presse efficace, consentant et non rétribué.

 

Sidérations nouvelles pour des idées anciennes

 

Cinquième forme de connivence, les têtes pensantes de l’enseignement privé sous contrat versent dans un pédagogisme désuet, hérité de Rousseau et de Freinet. Preuve de ce rapprochement, les assises nationales de l’enseignement catholique décidèrent en décembre 2001 la création d’ « Observatoires pédagogiques, sociaux et pastoraux ». En sa fondation, cette instance entendait assurer la « cohérence entre l’innovation pédagogique, les relations entre les personnes et les finalités éducatives ». La porte ayant été ouverte, les pédagogistes s’engouffrèrent dans le temple. En 2012, le site de l’enseignement catholique se dotait d’un onglet intitulé « réseau des observatoires pédagogiques » et conçu comme « espace de partage et de travail collaboratif ». Historique consécration de cette inflexion, l’enseignement catholique organisait, les 12 et 13 mars 2015 au collège des Bernardins, un colloque intitulé « Savoirs en questions et questionnement du savoir ». Centrées autour des difficultés d’apprentissage, ces journées reprenaient à leur compte les mantras de la rue de Grenelle. S’achevant sur des « ateliers de savoirs croisés », le programme des deux journées invitait à partager « une expérience de transdisciplinarité ». Nouvel assentiment donné aux vues ministérielles, cette adhésion faisait fi des siècles de pensée chrétienne portée sur la question éducative. Pourtant, la loi Debré, en son article 5ter, garantit en ces termes la liberté pédagogique : « les expériences de recherche pédagogique peuvent se dérouler dans des établissements publics ou privés ». Préférant se ranger aux sirènes des Meirieu et Bourdieu, l’école libre fait fi des préceptes d’un Don Bosco comme des lumières de la Ratio Studiorum. Spéculative et non enracinée, la pédagogie qui se déploie à l’Observatoire abolit l’héritage reçu d’une Église, qui dans ce domaine est aussi experte en humanité.

 

Épiscopat mutique

 

Le plus grave en cette déliquescence est sans doute le silence des évêchés. Le Statut de l’Enseignement catholique en France l’affirme avec force néanmoins : l’école libre, naturel prolongement de la pastorale diocésaine, est aux mains des évêques. Rappelons que le texte lui-même fut adopté par l’Assemblée plénière de la conférence épiscopale en avril 2013. Preuve de cette filiation, l’article 198 du document confie à l’évêque « la reconnaissance du caractère catholique de chaque école catholique de son diocèse » ainsi que la responsabilité d’ « assurer aux élèves et aux parents la qualité humaine et spirituelle des écoles ». Or, les pères épiscopaux sont trop souvent mis à l’écart ou absents des orientations prises par l’enseignement privé sous contrat. A titre d’exemple, on pourra mentionner cette « Charte éducative de confiance », nouvelle invention du Secrétariat Général de l’Enseignement catholique, qui entend dicter, aux parents comme aux enfants entrant dans les écoles catholiques, « des attitudes communes ». Si les signataires de ce protocole sont appelés à être « le chef d’établissement », « les parents », ainsi que « l’ élève », nulle mention n’est faite à la moindre autorité religieuse. Faut-il rappeler que l’évêque se doit, en matière d’enseignement, d’exercer, sur son diocèse, un devoir de vigilance et de communion ? L’épiscopat français restera-t-il toujours distant de cette terre de mission qu’est l’école ?

 

Perte du bien commun et relégation des pauvres

 

Conséquence de cette déréliction, c’est l’Église entière qui paraît manquer à son universelle vocation. De réformes ineptes en décret imposé, la nation est en passe de sacrifier, aux mânes du marché et sous le couvert d’une égalité dénaturée, ce qui fit sa source et son avenir et qui est son école. En cette désertion, l’Église a le devoir de rappeler les impératifs du bien commun comme de se soucier des plus démunis. Or, les mutations qui sont en cours laissent présager de ce qui va suivre : déçus par un enseignement public sans teneur, les parents qui pourront se le permettre inscriront leurs enfants dans le privé. Cette structure, jouissant d’une très relative liberté, proposera à la marge des enseignements complémentaires et tarifés. Envisageable, cette possibilité est entrevue à l’article 4 de la loi Debré, où l’on peut lire que « les établissements organisent librement toutes les activités extérieures au secteur sous contrat ». De là naîtra une éducation à deux vitesses, de nature anglo-saxonne : un enseignement, public et minimal, s’imposera aux moins nantis, tandis qu’une école, de bonne facture car facturée, s’offrira aux fortunés. Que ce clivage convienne à un État déficient et endetté, sans idéal ni provision, ne surprend guère. Mais l’enseignement privé sous contrat est-il bien prêt à ne recevoir en ses murs que des élèves savants et nantis, formant les publicains et pharisiens de demain ? L’école privée, si elle se veut catholique, n’a-t-elle pas à porter le souci de tous comme l’attention prodiguée aux plus pauvres ? Lorsqu’un pays ne protège plus et n’instruit plus, il incombe à la paroisse de veiller sur toutes ses ouailles. En cette carence d’État, c’est à l’Église d’accomplir sa vocation d’unité et de charité pour demeurer ce qu’elle ne doit jamais cesser d’être, Mater et Magistra.

 

« Les conditions désespérées de la société dans laquelle je vis me remplissent d’espoir », a pu dire Marx en son temps. Entre simonie et acédie, notre école privée sous contrainte traverse une crise, dont elle ne sortira qu’en se libérant des tutelles temporelles qui la contraignent pour retrouver sa vocation première. En ces relevailles, quelques fondements sont à mettre à l’honneur : Évangile du Christ comme socle commun, épiscopat comme autorité gouvernante, subsidiarité comme principe régulateur, universelle charité comme idéal politique, indépendance institutionnelle vis à vis du Ministère, redécouverte de l’expérience chrétienne de l’éducation et restauration de la responsabilité des parents enfin, premiers et nécessaires éducateurs de leurs enfants. Crucial, ce sursaut est à susciter dès maintenant, faute de quoi l’État jacobin réussira ce qu’il manqua en 1984. De grignotages successifs en concussions calculées, s’est imposé à l’école libre un nouveau concordat, fait d’intérêts marchands et de procédure, par lequel trône et autel se mêlent, le premier absorbant littéralement le second. Face à cette annexion, les laïcs se trouvent mandataires d’une mission nouvelle : exerçant leur sacerdoce commun, ils ont à être sentinelles de leur école, gardiens de la foi et veilleurs d’une charité que la mondanité menace.

 

Source: Parents pour l'Ecole

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2 juillet 2016 6 02 /07 /juillet /2016 12:15

Comment peut vouloir mourir pour Dieu celui qui ne veut pas vivre selon Dieu ?

Saint François de Sales , Traité de l’Amour de Dieu (X, 8)

Le pardon et l'union à Dieu

D’un moine, sur le site web de « L’Homme Nouveau » :

 

« Dans le discours sur la montagne, le Seigneur semble insister sur le second commandement plutôt que sur le premier : il demande par exemple de prendre le temps de pardonner au prochain avant de s’approcher de l’autel du Seigneur (Mt. 5, 23s). Saint Jean Chrysostome l’explique ainsi : « Venant accomplir la Loi, le Seigneur ne commence pas par le premier commandement qui dit nos devoirs envers Dieu. Mais notre Dieu si bon poursuit d’abord les plus petites choses de la vie courante, nous ordonnant de nous traiter mutuellement avec respect et honneur » (Hom. XVII in Mt.).

 

Pourtant, l’ambition d’être tout à Dieu, n’est-ce pas la moindre des choses, ou mieux, l’unique Nécessaire n’est-il pas le plus urgent ? Belle question à laquelle, en fait, il faut répondre avec circonspection. Évidemment, l’union à Dieu est la grande urgence, pour chaque âme comme pour toute l’histoire humaine. Mais l’Évangile dénonce à diverses reprises les illusions qui nous guettent : le verre d’eau donné à quiconque a soif est plus sûr, le support mutuel dans le lourd quotidien surtout, voilà l’indice de la volonté de Dieu, plus sûre que la prière censément la plus belle. Il y a même un devoir de soupçonner une ferveur qui resterait loin du prochain : c’est d’ailleurs le tourment de l’ermite qui n’est jamais sûr d’être sur la bonne route.

 

Pas de véritable martyre sans pardon

 

Au IIIe siècle, deux amis se querellèrent, une histoire triste et classique. L’un des deux voulut promptement renouer le contact, à l’inverse de l’autre qui refusait de pardonner. Ce dernier fut pris dans la tourmente de la persécution et s’offrit au martyre avec courage et même avec joie. Sur le chemin qui le menait au bourreau, le premier le supplia alors à diverses reprises, mais en vain, de lui pardonner avant de mourir pour Jésus. Et voilà qu’au dernier moment, le condamné prit peur et renia sa foi, tandis que le premier prit sa place et eut la grâce de répandre son sang pour le Seigneur.

 

Saint François de Sales consacre à cet épisode un beau chapitre de son Traité de l’Amour de Dieu (X, 8), et tire la leçon spirituelle de ce Saprice supplanté par Nicéphore dans le martyre : « Histoire effroyable et digne d’être grandement pesée pour le sujet dont nous parlons, car avez-vous vu, mon cher Théotime, ce courageux Saprice, comme il était hardi et ardent à maintenir la foi, comme il souffre mille tourments, comme il est immobile et ferme en la confession du nom du Sauveur, tandis qu’on le roule et fracasse dans cet instrument fait à mode de vis, et comme il est tout prêt à recevoir le coup de la mort pour accomplir le point le plus éminent de la foi divine, préférant l’honneur de Dieu à sa propre vie ! Et néanmoins parce que d’ailleurs il préféra à la volonté divine la haine de Nicéphore, il demeure court en sa course; et lorsqu’il est sur le point d’atteindre et gagner le prix de la gloire par le martyre, il s’abat malheureusement, et se rompt le col, donnant de la tête dans l’idolâtrie ».

 

Le saint docteur objecte qu’il n’y a pourtant pas de plus grand amour que de donner sa vie pour ses amis (Cf. Jn. 15, 13). En réalité, ce qui est requis très prosaïquement, ce sont ces « actes plus aisés, plus communs et ordinaires et plus généralement nécessaires. Ô misérable Saprice ! Vous ne préférez pas la volonté [de Dieu] à la passion de la haine et rancune que vous avez contre le pauvre Nicéphore. Comment peut vouloir mourir pour Dieu celui qui ne veut pas vivre selon Dieu ? » (op. cit., id.)

 

La charité authentique a besoin de preuves simples et tangibles. Saint Paul l’a dit d’une façon irremplaçable : « Quand je parlerais les langues des hommes et des anges, quand j’aurais le don de prophétie et la connaissance des mystères avec une foi à déplacer les montagnes, si je n’ai pas la charité, je ne suis rien qu’une cymbale retentissante en vain » (I Cor. 13, 1-3). »

 

Sources: (1), (2)

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27 juin 2016 1 27 /06 /juin /2016 14:50

A Clairefontaine, Olivier Giroud se ressource avec Jésus

 

LE SCAN SPORT - Très croyant, l'attaquant de l'équipe de France se ressource régulièrement durant l'Euro en lisant le best-seller de Sarah Young, «Un moment avec Jésus.»

Olivier Giroud ne s'en est jamais caché, il est un fervent croyant. Dans l'ouvrage écrit par Baptiste Chaumier et Damien Degorre, «Les Bleus par les Bleus (Ed. Hugo Sport),» l'attaquant d'Arsenal confiait notamment que la Bible était son livre préféré, comme son compère en attaque André-Pierre Gignac qui considère aussi Jésus-Christ comme son personnage historique préféré.

 

Dans une vidéo publiée cette semaine par la Fédération française de football, le buteur a accepté de dévoiler une partie de son intimité. «Une journée avec Olivier Giroud à Clairefontaine» propose ainsi de suivre quelques tranches du quotidien du joueur en pleine immersion pendant l'Euro 2016. On suit le buteur lors d'une séance avec l'ostéopathe des Bleus, au déjeuner, après l'entraînement mais aussi dans sa chambre.

 

Sur son lit, Olivier Giroud explique notamment qu'il se relaxe en regardant des séries TV sur son ordinateur portable mais aussi qu'il se ressource en lisant régulièrement «Un moment avec Jésus», le best-seller écrit par Sarah Young. «De temps en temps je passe un petit moment avec Jésus, c'est un petit bouquin que j'aime bien. Je suis très croyant», confie-t-il à propos de cet agenda chrétien.

 

«A chaque fois tu as un petit texte. Je ne vais pas te le lire mais en tout cas, ça met de bonne humeur avec le smile pour la journée», poursuit-il allongé sur son lit. «Je suis quelqu'un de très positif donc tu relativises beaucoup de choses avec ça», conclut l'international qui est même allé jusqu'à se faire tatouer sur son bras un psaume de la Bible stylisé en écriture gothique.

 

Source: http://sport24.lefigaro.fr/le-scan-sport/2016/06/26/27001-20160626ARTFIG00083-a-clairefontaine-olivier-giroud-se-ressource-aupres-de-dieu.php

 

Sur le bras d’Olivier Giroud est inscrit en latin « Dominus Regit Me Et Nihil Mihi Deerit », extrait du psaume 23 : « le Seigneur est mon berger, je ne manque de rien ».

 

Giroud : « Je suis très croyant. Ma mère m’a initié à la religion et j’ai choisi de me faire baptiser catholique. A 21 ans, je me suis fait tatouer sur le bras droit un psaume tiré de la bible latine qui signifie : L’éternel est mon berger, je ne manquerai de rien. Ça m’apaise. En rentrant sur le terrain, je ne me signe pas mais je fais tout de même une petite prière. »

 

A lire aussi dans cet article de Ndf.fr :

 

Footballeurs, français, blancs et catholiques : le surprenant avènement

 

Antoine Griezmann embrasse l’image de la Vierge Marie qu’il porte sur son avant-bras (Real Sociedad)

 

On n’aura jamais autant vu de tatouages religieux en Equipe de France. Chez Rémy Cabella, l’inscription « Dio vi salvi Regina » au bras gauche.

 

Chez Antoine Griezmann, le Christ Rédempteur du Corcovado, un chapelet et la Vierge Marie.

 

Chez Mathieu Debuchy, un chapelet, le Christ Rédempteur, des mains en prières enlaçant une croix.

 

Sur le bras d’Olivier Giroud est inscrit en latin « Dominus Regit Me Et Nihil Mihi Deerit », extrait du psaume 23 : « le Seigneur est mon berger, je ne manque de rien ».

Bon Pasteur - Fresque de la catacombe de San Callisto

Bon Pasteur - Fresque de la catacombe de San Callisto

A Clairefontaine, Olivier Giroud se ressource avec Jésus

Pour Yohan Cabaye, le plus pieux, le nom « Jésus » en grandes lettres gothiques recouvre le bras, entrelacé d’un chapelet.

 

Même le capricieux Florian Thauvin porte une croix autour du cou.

 

Debuchy : « Je suis catholique et pratiquant, même si ce n’est pas évident pour moi d’aller régulièrement à l’église. Mais je prie tous les soirs pour les miens. Je crois profondément en Dieu, à ce qu’il peut apporter à ma famille. C’est ce que je demande dans mes prières. » Cabaye : « Ma foi occupe une très grande place dans ma vie. J’ai la chance de vivre une très belle vie, sportive, humaine et familiale aussi. J’ai tout ce dont j’ai envie, mais je sais que, du jour au lendemain, tout peut s’arrêter. Je remercie Dieu pour la vie qu’il me donne et lui demande de rester croyant et d’être épargné par le Mauvais. J’ai toujours été plus ou moins croyant, mais plus je grandis et plus ma foi grandit aussi. Aujourd’hui, je ne peux pas faire sans. » « Ma grand-mère est croyante. Chez elle, j’ai toujours vu des croix, des vierges, des bibles, mais elle ne nous a jamais obligés. ».

 

Cabaye, qui lit la Bible durant les déplacements avec l’Equipe de France, ajoute : « Je prie chez moi matin, midi, soir. Je lis aussi des ouvrages pour développer ma foi. Même s’il y a des choses trop intelligentes pour nous, c’est bien d’acquérir certaines bases. »

 

Thauvin : « Je suis baptisé, mais nous n’étions pas spécialement des catholiques pratiquants dans ma famille. A 13 ans, avant un match, j’ai ressenti une douleur. J’ai prié, et le lendemain, je ne sentais plus rien, je pouvais jouer normalement. Depuis ce moment, je prie. J’essaie d’aller le plus souvent à l’église, au moins pour les dates majeures. Le religieux, c’est personnel, j’échange peu avec mes coéquipiers sur ce thème. »

 

Griezmann, parlant de ses tatouages chrétiens : « Je les porte car dans ma famille nous sommes tous très croyants. » « Je suis religieux ».

 

Cabella, croyant non pratiquant, parlant du pensionnat de l’Enfant Jésus de Montpellier : « Je n’oublie pas d’où je viens. »

 

Expliquer un phénomène nouveau

Le nombre important de conversions laissait pourtant présager d’un triomphe de l’Islam dans le football français. Le sociologue Stéphane Béaud écrivait en 2011 (en jargonnant) : « Dans un contexte où s’est accru le poids des Maghrébins dans certains quartiers, le groupe des enfants d’Algériens ou de Marocains, qui devient le groupe majoritaire sur le plan de la morphologie sociale, parvient davantage à imposer ses normes sociales et religieuses, notamment à ce moment de flottement des identités qu’est l’adolescence. Dans des quartiers à forte (et durable) surreprésentation de Maghrébins, correspondent dans la durée une visibilité plus grande de l’islam (mosquées, boucheries halal, etc.), une pratique dominante de cette religion, un contrôle social étendu du respect des interdits et une conversion croissante des groupes minoritaires (les Antillais, ceux qu’on appelle “les Gaulois”, etc.). »

 

Quelques années plus tard, un phénomène contraire apparait : « Aujourd’hui, les joueurs catholiques français s’intéressent eux aussi de plus en plus à Dieu et ne s’en cachent pas. Ils prennent exemple sur les musulmans et les joueurs d’Amérique du Sud. », confirme un dirigeant de club qui souhaite rester anonyme.

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15 juin 2016 3 15 /06 /juin /2016 08:42
"Nous sommes ce grain de sable qui enraye la machine du diable"

Mohammed était étudiant au Liban, issu d’une famille musulmane chiite, il avait commencé à prier la Vierge Marie seul, clandestinement. À la fin d’un cours, il est allé voir un professeur de macro-économie qu’il appréciait. La conversation basculait de l’économie à la métaphysique et Mohammed demandait : « Pourquoi la haine règne-t-elle ici, entre toutes les communautés ? Pourquoi les musulmans et les chrétiens sont-ils au bord de la guerre ? ». La réponse, énigmatique : « Nous sommes ce grain de sable qui enraye la machine du diable » est restée gravée en lui. En tant que chrétien élevé dans l’islam, il se sentait investit d’une mission. « Je dois dire la vérité sur l’islam, aider à accueillir ceux qui ont fait le même chemin que moi. »

« L’Esprit Saint souffle discrètement »

Mohammed doit sa conversion à un autre professeur, Pierre, qui venait lui donner des cours particuliers alors qu’il était encore enfant et grandissait en Afrique, avec ses frères et sœurs. C’était un professeur très compétent et, grâce à son aide, Mohammed est devenu un bon élève, mais il avait un comportement étrange. Il priait à heure fixe, prosterné à genoux. Lorsqu’il mangeait sur place, il bénissait son repas… « Nous étions de culture musulmane, mais non-pratiquants. Nous n’avions jamais vu de chrétien comme celui-là et nous nous demandions s’il appartenait à une secte ! »

Le refuge de la prière

À la même époque, les choses se gâtaient dans la famille. Des disputes éclataient entre les parents, le père se montrait violent… « Je ne savais pas quoi faire pour que cela cesse, et je demandais à Pierre. Il me répondit qu’il allait m’apprendre à prier. » Le « Au nom du Père et du Fils et du Saint Esprit », le Notre Père, puis les prières à Marie, le grand amour de Mohammed. « Plus je priais, plus je sentais l’amour grandir dans mon cœur, comme une fleur qu’on arrose », assure-t-il.

Il priait clandestinement, d’autant plus que sa mère s’est mise à pratiquer l’islam. « Nous étions une famille très ouverte et accueillante, nous avions des amis chrétiens, et même juifs. » Mais le père de famille prit une deuxième épouse, ce qui fit terriblement souffrir sa femme. Des voisins lui dirent qu’elle avait été punie par Dieu parce qu’elle était une mauvaise musulmane, et des pratiques jusqu’alors ignorées firent leur apparition : elle se mit à porter le voile, à dire les prières… « Mais je voyais qu’elle sombrait dans la tristesse », se souvient Mohammed.

« Est-ce que tu m’as dit la vérité ? »

Le jeune garçon est devenu un jeune homme brillant, qui s’apprêtait à se rendre à Beyrouth pour poursuivre ses études. Il vint voir Pierre une dernière fois, et lui demanda : « Monsieur Pierre, dites-moi la vérité, m’avez-vous menti ? ». Et Pierre a répondu : « Jamais ». La séparation d’avec ce professeur l’a blessé, ainsi que l’arrivé dans un Liban marqué par les divisions religieuses. De là-bas, il obtint son inscription dans une grande école française… « Avec l’aide de Dieu et l’intercession de la Vierge Marie », assure-t-il. « À chaque étape de ma vie, Dieu a posé des jalons, m’a permis de rencontrer des personnes qui m’ont mis sur le bon chemin. Il agit discrètement mais efficacement ! » C’est encore grâce à Dieu, affirme-t-il, qu’il a trouvé une place dans une entreprise française, où il continue – encore aujourd’hui – à cacher sa conversion. Certains de ses collègues sont musulmans, et il craint leur réaction.

Internet, une invention de Dieu

Malgré sa réussite professionnelle, il ne se sentait pas pleinement heureux. Il récitait seul le chapelet, comme un chrétien des catacombes. Et il a eu un soir l’idée d’utiliser ce qu’il appelle « une invention de Dieu » qui, précise-t-il, « comme toutes les inventions, peut être détournée » : Internet. Il chercha sur Google « musulmans convertis », et découvrit des centaines de vidéos. Toujours méfiant, il créa une fausse adresse mail, et entra en contact avec l’un d’entre eux.

Contacts clandestins avec les chrétiens

Lors de sa première rencontre, il avait prévenu un ami qu’il serait de retour à 20 h, « pour que quelqu’un me cherche, si j’étais enlevé »… Mais sur place, il rencontra un prêtre en soutane, ce qui le rassura. Et on lui confia un Évangile selon saint Marc. « Je l’ai bouffé », se souvient-il. À partir de là, commence pour le jeune homme une nouvelle initiation au christianisme, lui qui n’en connaissait que quelques prières. Il s’intéressait aussi au Coran, qu’il ne connaissait pas vraiment. Découvrant la vie de Mohammed par les Hadiths, il concluait : « Moi qui suis pêcheur, je suis meilleur que cet homme-là, je ne veux pas de lui, je veux le Christ ! ». Il entra dans une association consacrée aux convertis, Notre-Dame de l’Accueil, anciennement Notre-Dame de Kabylie.

« Ils ne comprennent pas que je veuille quitter l’islam »

Il se mit à fréquenter sa paroisse, et se dit bien accueilli, mais la réaction de certains chrétiens l’a surpris. Il se souvient : « Certains d’entre eux me disaient que l’islam est une belle religion, ils ne comprenaient pas que je veuille la quitter… Cela me mettait en colère, je connais l’islam, l’islam est une hérésie, une partie de ma famille vit dedans ». Il différencie le dogme et les personnes, et constate qu’il existe des musulmans qui sont plus chrétiens que des chrétiens… « Ce sont de bonnes personnes, mais ce sont de mauvais musulmans, et heureusement », assure-t-il.

Accueillir les convertis

De simple converti, il fait désormais partie de ceux qui accueillent les convertis. Il a eu la joie d’apprendre que l’une de ses sœurs, en partie grâce à l’annonce de sa conversion, s’est elle aussi rapprochée du Christ. Il reçoit désormais des musulmans attirés par Jésus et conseille : « Si cela vous arrive, sachez que vous êtes l’instrument de l’Esprit Saint. Laissez-Le faire son travail. Écoutez beaucoup et si celui qui veut se convertir est en colère contre l’islam, ne rentrez pas dans sa colère, soyez des artisans de paix et cheminez avec lui ».

 

Source: Aleteia.org

"Nous sommes ce grain de sable qui enraye la machine du diable"
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13 juin 2016 1 13 /06 /juin /2016 08:48

Pendant que quatre religieux (un catholique, un protestant, un rabbin, et un imam) bénissaient l'inauguration du tunnel du Saint-Gothard dans une galerie annexe à deux kilomètres sous la montagne, le 1er juin, au-dessus, c'était la fête, sans laïcité... Le saint évêque d'Hildesheim absent, le diable devenait en effet le maître de cérémonie d'une étrange chorégraphie. Assistèrent sans broncher à cette pantomime, François Hollande et Angela Merkel.

Image extraite de la video youtube https://www.youtube.com/watch?v=JVw_mPvYcDM

Image extraite de la video youtube https://www.youtube.com/watch?v=JVw_mPvYcDM

Le tunnel du Saint-Gothard : 11 milliards d’euros pour 57 kilomètres de tunnel ferroviaire, le plus grand ouvrage suisse de tous les temps ! Inauguré ce 1er juin, il va beaucoup simplifier la vie des voyageurs, mais il a posé une série de problèmes insurmontables à ceux qui ont souhaité organiser une cérémonie à la hauteur de l’évènement. Au début, ça paraissait assez simple, on avait eu l’idée d’une bénédiction interreligieuse avec des représentants des trois grandes religions présentes en Suisse : il y aurait donc un prêtre, un rabbin et un imam.

 

Et les protestants ?

 

Mais la Conseillère fédérale, Doris Leuthard ne tarda pas être inondée de lettres indignées : comment expliquer que la communauté réformée ne possède aucun représentant ? À cela s’ajoutait une polémique autour de la présence d’un imam, soupçonné de connections avec d’autres imams aux discours extrémistes… Pour clore la polémique, il fut décidé d’ajouter au trio un pasteur protestant. L’imam controversé, Bekim Alimi, quant à lui, resterait.

 

Les non-croyants représentés

 

Puisque la cérémonie religieuse devait en fin de compte représenter les différentes communautés suisses, il semblait inconvenant que les sans religions ne soient pas, eux aussi, représentés. Une solution raisonnable – étant donnée les termes du débat – fut trouvé en invitant un « représentant des sans religion et des athées ». C’est le chef de la division Sécurité de l’Office fédéral des transports Pieter Zeilstra qui s’y colla.

 

Les monothéismes aux catacombes

 

Le 1er juin, à 7h30 du matin, sans la presse, et avec une poignée d’ouvriers pour tout public les cinq représentants ont officié. Non pas dans le tunnel, pour des raisons de sécurité, mais dans une galerie annexe, à deux kilomètres sous la montagne. Il n’y avait ni musique ni fanfare, mais les bénédictions successives des quatre religieux et le discours de l’agnostique, qui parla de « rapprochement entre les peuples » à la lumière blafarde des projecteurs. Mais plus haut, c’était la fête.

 

François Hollande, Angela Merkel, le Premier ministre italien Matteo Renzi et le nouveau chancelier autrichien Christian Kern assistaient à une chorégraphie d’ouverture, aux « accents contemporains ». Preuve en est avec une scénographie des plus bizarres, où l’influence dominante semble être le film d’horreur. Que l’on juge plutôt : des ouvriers ouvrent le spectacle en marchant comme des zombies, puis certains d’entre eux s’effondrent comme terrassés, tandis qu’un « ange », portant un masque de bébé démoniaque plane au-dessus d’eux Outre la faute de goût, il y a une faute morale grave à singer ainsi la mort, dans un ouvrage qui coûta la vie à neuf ouvriers.

Tunnel du Saint-Gothard: pas de laïcité, le saint évêque d'Hildesheim absent, le diable devient maître de cérémonie

On recherche toujours saint Gothard

 

Parmi les différents symboles étranges exhibés lors de cette représentation artistique, des crânes d’animaux, portés comme des trophées, et une représentation médiévale de Satan : un acteur doté d’un déguisement de bouc et d’un rictus proprement démoniaque. Cette référence étrange pourrait s’expliquer par la légende du Pont du diable. Un pont, qui permettait d’accéder au col du Saint-Gothard fut nommé ainsi, selon la légende, car il fut bâti par le diable. En échange de cette construction, le diable demanda l’âme du premier qui le passerait. Les habitants, plus malins que le Malin, firent passer un bouc, ce qui rendit le diable furieux… Représenter le diable aurait pu se défendre, à condition, bien sûr de l’assumer comme tel, et de présenter sa défaite, mais rien de tel dans la bizarre inauguration du 1er juin, il semble au contraire devenir le maître de cérémonie. Et l’on déplore surtout un grand absent : saint Gothard. Mais peut être la présence de l’ancien évêque de Hildesheim aurait-elle été perçue comme une surreprésentation de la communauté catholique ? Il aurait fallu alors repartir à zéro, et trouver des personnages de chaque religion ou des agnostiques. Le diable, lui, a fait consensus.

 

Source: Aleteia.org

Commentaire de Christroi.over-blog.com : Ces gens qui donnent au diable le rôle de maître de cérémonie ne savent pas que, dans ce monde, bien que vivants ils sont déjà morts.

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4 juin 2016 6 04 /06 /juin /2016 22:09

Message de Louis XX à la Confrérie royale et à l’UCLF à l’occasion du pèlerinage jubilaire au Puy en Velay (4 et 5 juin 2016)

 

Chers Amis,

 

Vous m’aviez invité à votre pèlerinage jubilaire au Puy et je vous en remercie. À défaut de pouvoir être présent parmi vous, je suis là par la pensée et mes prières accompagnent tous ceux qui accomplissent ce geste immémorial de dévotion.

 

En cette année 2016, alors qu’un tel Jubilé ne se reproduira que dans 141 ans, je mesure toute l’importance de cet acte.

Je la mesure d’autant plus que pour tous mes prédécesseurs, les rois de France au souvenir desquels votre association est si attachée, venir ici, au Puy, a toujours été la marque d’un renouveau profitable à tout le royaume.

La venue de Charles VII, par exemple, implorant le secours de Notre-Dame pour sauver son royaume, demeure en ce sens un symbole marquant. Il est encore plus parlant en cette année où la présence de Jeanne d’Arc est si manifeste. Elle-même envoya sa mère la représenter au jubilé de 1429, convaincue que sa mission de renaissance du pays, alors, presque tout abandonné aux mains étrangères, passait par l’intercession miraculeuse de la Vierge du Puy.

Or ce renouveau n’est-il pas toujours d’actualité dans notre société si déchirée et inquiète ? Un vieux monde né à la fin du XVIIIe siècle disparaît et un monde nouveau retrouvant le sens de la transcendance et de l’unité est en train de se mettre en place. Le Saint-Père l’appelle de ses vœux dans tous ces récents écrits. Les jeunes y contribuent grandement par leur action et leur engagement pour une société redonnant au bien commun toute sa réalité. Beaucoup ont, justement, placé leur espérance dans le pèlerinage jubilaire du Puy.

Vous prierez durant le vôtre pour qu’un monde renaissant aux valeurs de la tradition de nos pères puisse redonner à la France et le sens de sa grandeur, et l’esprit de sa mission civilisatrice pour l’ensemble des nations et la puissance des grâces de son baptême.

 

Pour tout cela soyez remerciés

Et que la ferveur de vos prières contribue à protéger la France.

Louis, duc d’Anjou

 

Source : Confrérie royale (organisatrice du pélerinage)

Vive le Roy

 

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22 mai 2016 7 22 /05 /mai /2016 12:15
Pélerinage légitimiste à Notre-Dame du Puy-en-Velay les 4 et 5 juin 2016

"La révolution a commencé par la déclaration des droits de l'Homme : elle ne finira que par la déclaration des droits de Dieu."

 

Cette phrase de Louis de Bonald est d'une actualité brûlante, quoi faire sans Dieu ? Quoi faire sans l'aide de la Vierge Marie ? 2016 est une année particulière pour les catholiques, au Puy-en-Velay. C'est l'année du jubilé de Notre-Dame du Puy-en-Velay, également appelé "Jubilé du Grand Pardon", car cette année l'Annonciation coïncide avec le Vendredi Saint. Un évènement qui n'aura plus lieu avant 2157.

 

35000 pèlerins attendus du 23 mars au 15 août, pour l'Assomption, la Fête de la Vierge Marie, avec des processions, des prières et des célébrations liturgiques. 35000 personnes avaient fait le déplacement en 2005 et on en attend autant cette année. 250 bénévoles ont d'ores et déjà participé à une réunion de préparation fin novembre.

 

Chaque weekend ou presque des pèlerinages sont organisés, cette fête de l'une des plus attachantes figures de sainteté de la Maison capétienne, est l'occasion providentiellement d'annoncer le pèlerinage légitimiste programmé au Puy-en-Velay, les samedi 4 et dimanche 5 juin prochains pour le Jubilé du Puy : un pèlerinage de "Grand Pardon" aux pieds de Notre-Dame, organisé conjointement par la Confrérie Royale et par l'Union des Cercles légitimistes de France, dans les pas de nos Rois. Afin d'implorer la miséricorde et le secours de Dieu sur chacun de nous et sur la France.

 

Les anciennes traditions nous apprennent que le premier des Jubilés du Puy aurait eu lieu en l'an 992, ce qui en fait le plus ancien des jubilés de la Chrétienté après celui de Rome. Et les catholiques du XXIe siècle ont un peu de peine à imaginer que le pèlerinage du Puy-en-Velay a été pendant des siècles au moins aussi important que ne l'est de nos jours le pèlerinage de Lourdes. Ainsi, la cathédrale Notre-Dame de l'Annonciation du Puy figure parmi les plus anciens et les plus illustres de nos sanctuaires nationaux.

 

Depuis le Roi Raoul Ier (922-936) et jusqu'à la fin de l'Ancien régime, on peut attester d'une sollicitude particulière et continue de nos souverains pour le sanctuaire du Puy. Une vingtaine de nos rois sont venues en pèlerinage au Puy : parmi les plus célèbres on peut citer Louis VII, Saint Louis, Charles VII, Louis XI, Charles VIII et François Ier. Le dernier en date fut Monseigneur le Prince Alphonse de Bourbon (+ 1989), de jure Alphonse II, le 15 août 1979. Chaque fois qu'une souveraine se trouvait enceinte, des prières particulières étaient prescrites auprès de Notre-Dame du Puy, pour que la grossesse de la Reine et sa délivrance se passent bien.

 

Il ne faut pas oublier que parmi la foule immense des pèlerins du 25 mars 1429, accourue pour implorer le secours divin sur ce Royaume où il y avait alors "grande pitié", se trouvait Isabelle Romée, mère de Sainte Jeanne-d'Arc. Qui affirmait d'ailleurs : "Les Hommes d'armes combattront et Dieu donnera la victoire." Pour que Dieu donne la victoire il faut d'abord la lui demander : prier, supplier, implorer... . Voilà pourquoi la Confrérie Royale et l'UCLF s'associe pour proposer à leurs membres, à leur adhérents, de se retrouver au Puy-En-Velay les 4 et 5 juin prochains, pour une démarche jubilaire commune. Cela doit être un moment privilégié de ferveur catholique et royale dans notre reconquête spirituelle et politique du Royaume de France. Une reconquête par l'effort de conversion et de sanctification.

 

En plus, que tous ceux qui aiment la France prennent à cœur d'y participer, même ceux qui ne pratiquent pas ou qui se croient athées... La Vierge Marie au Puy se dresse comme un roc de granit sur lequel nous pouvons amarrer notre pays, nos familles et notre âme avec confiance et sérénité.

 

L'avis d'un pèlerin : "J'ai fait le Puy en 2005 avec une amie, je n'avais plus de force physique. J'espère réunir toutes les conditions pour participer à ces moments de joie et de recueillement. Le carême sera aussi une préparation à ces cérémonies (prendre des forces spirituelles, se purifier à tous les niveaux). Alléluia !

 

Eric Muth

 

Sources: (1), (2)

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3 mai 2016 2 03 /05 /mai /2016 17:11

A l'occasion du 1700e anniversaire de la naissance de Saint Martin de Tours (316-2016), l'association Oriflammes organise une Grande procession en l'honneur de l'Apôtre des Gaules, "Spécial Tuteur de notre Royaume" (Louis XI), figure de l'Europe chrétienne, se voulant un témoignage de civilisation et de confiance en nos valeurs et notre histoire commune, samedi 21 mai à Paris. Le rassemblement est à 13h30 face à l'église Sainte Elisabeth de Hongrie, le départ à 14 heures.

 

De nombreuses paroisses et communautés rassemblées.

Paroisse Saint-Germain l’Auxerrois (Paris 1er) -Communauté latino-américaine catholique de Paris (Paris 1er) Centre Saint-Paul -IBP (Paris 2ème)- Paroisse Sainte-Elisabeth de Hongrie (Paris 3ème) Paroisse Notre-Dame des Blancs-Manteaux (Paris 4ème)-Aumônerie des Irlandais (Paris 5ème) Paroisse Saint-Eugène-Sainte-Cécile (Paris 9ème)-Mission hongroise de Paris (Paris 10ème) Mission roumaine de Paris (Paris 10ème)- Eglise Notre-Dame d’Egypte (Paris 10ème) Paroisse Sainte-Jeanne de Chantal (Paris 16ème)- Eglise Notre-Dame de Chaldée (Paris 18ème) Paroisse de Bazeilles (08)- Séminaire Saint-Vincent de Paul – IBP (28) Séminaire orthodoxe russe d’Epinay- sous-Sénart (91)

 

La fanfare royale d'Hanzinne venue de Belgique, le Paris and District Pipe Band, ainsi que le Choeur Montjoie-Saint-Denis accompagneront la procession.

1700e anniversaire de la naissance de Saint Martin de Tours - Grande procession à Paris
1700e anniversaire de la naissance de Saint Martin de Tours - Grande procession à Paris
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30 avril 2016 6 30 /04 /avril /2016 06:02

Une image de la Sainte Vierge, restée intacte, est devenue un symbole de consolation.

La Madone plus forte que le séisme en Équateur le 16 avril

Cette photo qui a fait le tour du monde suscite la stupéfaction. Il s’agit d’une simple vitrine renfermant une image de Notre-Dame de la Lumière, restée intacte après le séisme de magnitude 7,8 qui a frappé l’Équateur le 16 avril.

 

Tout autour, ruines et destructions

 

La photo de la Sainte Vierge qui circule sur les réseaux sociaux a été prise à l’école Leonie Aviat dans la paroisse de Tarqui, à Manta, très fortement touchée par le séisme. Comme l’ont déclaré divers membres de la communauté des Oblats de saint François de Sales, l’image de la Sainte Vierge intacte a suscité l’émerveillement alors que l’école dans laquelle elle se trouvait a été totalement détruire.

 

Comment une image de la Madone, si fragile, a-t-elle pu résister à un tremblement de terre ? Telle est la question que tous se posent. Pour beaucoup, il n’y a pas de réponse, mais cette image rescapée pourrait symboliser une sorte de triomphe dans un contexte de dévastation totale, et devenir une icône de consolation.

 

Un miracle alors que tout semblait perdu

 

Au cours des derniers jours, le travail inlassable des secouristes et des bénévoles équatoriens a permis de sauver la vie de nombreuses personnes restées coincées sous les décombres. Trois jours après le séisme, y compris dans la ville de Tarqui où s’est produit le miracle de l’image de la Sainte Vierge, trois personnes ont pu être extirpées vivantes, selon ABC. Ce sauvetage est dû aux pompiers de Quito qui, le même jour, ont également sauvé deux personnes dans le centre de la capitale.

 

À Tarqui, trois personnes ont pu être extirpées des décombres du marché au bout de 32 heures, dont un homme connu sous le nom de Don Segundo. Un autre sauvetage extraordinaire a eu lieu dans la ville côtière de Pedernales, épicentre de la catastrophe, où un homme de 65 ans a été sauvé par la police nationale, ainsi qu’un autre de 82 ans qui, resté en état de choc, a perdu la parole.

 

Une des premières rescapées

 

Vingt heures après le séisme, toujours à Pedernales, une petite fille coincée dans les ruines d’un immeuble a pu être sauvée. « Tout va bien », ont dit les secouristes dès qu’ils ont vu qu’elle était vivante.

 

Source : La Madone plus forte que le séisme en Équateur, Aleteia, 29 avril 2016

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24 avril 2016 7 24 /04 /avril /2016 18:58

Beaucoup de personnes (même catholiques !) se laissent convaincre de ce qu'ils entendent dans les medias. Voici un texte du Père James Manjackal qui contient TOUS les elements pour repondre. Il date de 2010, et pour actualiser le Pape François a défendu notre Eglise. Il a dit à quel point "les cas d'abus sont terribles parce qu'ils laissent des blessures très profondes". Il a affirmé aussi que son prédécesseur Benoît XVI "a été extrêmement courageux", qu'il a "ouvert une voie", et a ajouté: "L'Eglise a tant fait sur cette voie. Peut-être plus que n'importe qui d'autre. Les statistiques sur le phénomène de la violence contre les enfants sont impressionnantes, mais elles montrent également clairement que la grande majorité des abus viennent de l'environnement familial et des voisins".

 

L'Eglise catholique "est peut-être la seule institution publique à avoir réagi dans la transparence et la responsabilité. Aucune autre n'a fait plus (que l'Eglise). Et pourtant l'Eglise est la seule à être attaquée."

COMMENCEZ D’ABORD PAR ENLEVER LA POUTRE QUI EST DANS VOTRE OEIL

ET QUE CELUI QUI EST SANS PECHE JETTE LA PREMIERE PIERRE

Pédophilie : la réponse de l'Eglise

Par Père James Manjackal M.S.F.S. Munich le 6 Avril 2010

 

En ces jours l’information sensationnelle et bouleversante dans le monde des médias, c’est le scandale de l’Eglise Catholique concernant la maltraitance des enfants par son clergé. L’attaque par les médias et les journalistes consiste à dépeindre le Pape Benoît et l’Eglise Catholique qu’il conduit, comme « l’épicentre de la violence sexuelle sur les jeunes. » Dans ce petit article je tiens à expliquer aux lecteurs ce qui se passe dans le monde aujourd’hui, comment le Pape et l’Eglise sont blâmés et ridiculisés et ce qu’ils font dans le monde actuel. Ceux qui ignorent ce qui se passe de nos jours dans le monde - particulièrement depuis la révolution sexuelle qui s’est installée dans notre société dans les dernières années du deuxième millénaire - pourraient penser que le Pape, le chef de l’Eglise catholique, les évêques et prêtres célibataires proches de lui, sont à blâmer pour tous les scandales sexuels dans le monde et particulièrement ceux de pédophilie.

 

« L’abus physique et sexuel des enfants et des jeunes est un fléau mondial ; ses manifestations couvrent un large éventail qui s’étend depuis la caresse des professeurs jusqu’au viol par les oncles ! »(George Weigel, First Things Magazine, March 29th. 2010). La révolution sexuelle qui s’est répandue dans toutes les couches de la société, a perverti et dégradé la dignité humaine en détruisant toutes les formes de valeurs morales et les fondements éthiques de la vie. Tout ce que les gens considéraient comme moralement bon jusque récemment, n’est maintenant plus bon ! Il n’y a pas si longtemps encore, c’était moralement bon pour un jeune homme ou une jeune fille d’être chaste ou vierge, maintenant cela est considéré comme anormal et malsain. De même, pour les couples mariés, c’était une obligation morale pour un couple de rester fidèle l’un à l’autre dans les liens du mariage, maintenant c’est considéré comme une atteinte à la liberté personnelle. Auparavant, l’avortement était considéré comme un assassinat d’enfant maintenant il est approuvé et légalisé partout comme une normalité. Autrefois, l’homosexualité et le lesbianisme étaient qualifiés de perversion, maintenant ce sont des gens normaux dans notre société ! Il y a très peu de temps aussi les personnes âgées étaient respectées, elles recevaient la compassion, l’amour et les soins, mais maintenant la société veut s’en débarrasser par l’euthanasie. C’était normal également que les enfants soient nés après le mariage, mais maintenant la majorité des enfants, particulièrement dans les pays occidentaux, sont nés hors mariage. Le nombre d’hommes et de femmes vivant ensemble avec des relations sexuelles, sans aucune forme de mariage, civil ou religieux, est en augmentation. Il en est de même quant au nombre des unions entre homosexuels ou lesbiennes. La masturbation, le sexe avant le mariage, la fornication, l’adultère, le sexe libre, le concubinage, la prostitution, le divorce, l’avortement, l’homosexualité, l’euthanasie, la pornographie, les boutiques érotiques et de sexe, les hôtels et maisons pour la pédophilie, etc. … sont devenus comme quelque chose de normal et acceptable dans la « société moderne et permissive d’aujourd’hui. »

 

Selon l’Organisation Mondiale de la Santé quarante deux millions d’avortements sont officiellement signalés chaque année ! Les avortements sont principalement le résultat de vies licencieuses et immorales. Le taux de divorces dans les pays occidentaux est environ de 70%. Depuis ces cinq dernières années, plus de la moitié des enfants nés dans les pays occidentaux, sont nés de mères célibataires. L’industrie pornographique gagne 2.500 euros par seconde en Europe. A chaque seconde, 28.000 utilisateurs réguliers visitent les sites internet pornographiques. Chaque année l’industrie pornographique gagne plus de 75 milliards d’euros. L’abus sexuel d’enfants, « la pédophilie » est la conséquence « normale » d’une société moralement malade et permissive comme celle dans laquelle nous vivons aujourd’hui et dans laquelle le « sexe » lui-même en tant que pur instrument de luxure et de plaisir, est anormalement valorisé par les institutions publiques et privées. Selon l’étude du Secrétaire Général de l’ONU sur la violence contre les enfants (2006), 150 millions de filles et 75 millions de garçons de moins de 18 ans sont contraints de subir des rapports sexuels et de la violence sexuelle chaque année et pour la plupart d'entre eux par leurs parents, leurs proches et éducateurs. Environ 10-15% de tous les enfants européens sont victimes de maltraitance. 1,8 million d'enfants sont contraints à la prostitution et la pornographie, et 1,2 millions d'enfants sont vendus comme esclaves pour le travail des enfants y compris les victimes du tourisme sexuel, spécialement populaire en Europe. Le taux de pédophilie par les homosexuels est plus important que tout autre dans la société.

 

L'Église catholique est la seule institution, avec le Saint-Père le Pape à sa tête, ses Évêques et prêtres comme ses messagers, qui se bat constamment bec et ongles et sans aucun compromis, contre l'ignominie morale, la dépravation et la dégradation dans la société humaine. Il est certain que le démon de l’immoralité qui pervertit la société humaine essaie de salir le Pape et l’Eglise par la calomnie et la diffamation et ceci afin d’éliminer la voix du Pape et de l’Eglise qui est en réalité la voix du Maître. L’esprit d’antichrist, celui qui détruit l’œuvre du Christ, est actuellement au travail dans le monde. Le Pape actuel, Benoît XVI, comme ses prédécesseurs, a averti, et ceci à maintes reprises, des dangers de l’esprit de modernisme, du sécularisme et du relativisme. Une façon de pensée antichrétienne grandit de jour en jour dans le monde. Elle consiste à croire que la vie humaine n’est pas sacrée et que par conséquent il n’est pas nécessaire de défendre la vie dans le ventre de la mère ; le mariage n’est pas simplement et intrinsèquement l’union entre un homme et une femme, donc les unions entre personnes de même sexe doivent être considérées comme normales ; Le sexe et la sexualité sont un besoin pour tout homme et chacun devrait être libre de les utiliser comme bon lui semble ; la religion ne devrait pas dicter ses règles à la conscience humaine, hommes et femmes, etc. Pour atteindre ces objectifs et d’autres également, la voix de Jésus qui s’exprime dans l’Eglise à travers le Pape et le clergé, doit être réduite au silence ! Tout le monde sait que l’Europe est en train de retirer toute la culture et les racines chrétiennes ! D’où l’attaque actuelle contre l’Eglise et le Pape, campagne habilement et frénétiquement planifiée par Satan afin de diffamer le nom du Pape et celui de l’Eglise dans le monde d’aujourd’hui. Il y a même des appels téléphoniques au Vatican provenant d’Autriche, d’Allemagne, d’Angleterre et d’Irlande, demandant au pape de démissionner. Certains ont même osé réclamer son arrestation ! Ne laissez pas Satan et tous ceux qui sont contaminés par ses tactiques, penser qu’ils peuvent intimider et museler le Pape et l’Eglise. Jusqu’à la fin des temps, le Pape et l’Eglise lutteront contre l’Esprit d’antichrist et l’esprit d’immoralité et la victoire finale sera celle de l’Eglise.

 

Demeurant fidèle et authentique à la voix de son maître, l’Eglise, par ses Papes, ses Evêques et ses Prêtres, préconise, propage et favorise la sainteté de vie, particulièrement en ce qui concerne la pureté sexuelle, basant les enseignements sur de solides valeurs morales et éthiques provenant des lois naturelles et divines. Toujours et partout l’Eglise courageusement proclame haut et fort : « La volonté de Dieu pour l’humanité est la sainteté de vie, par conséquent tout être humain doit s’abstenir de toute forme d’immoralité » (I Th 4 : 3). L’esprit que souffle l’Eglise sur ceux qui croient en Jésus Christ est un esprit de sainteté et de pureté, et par conséquent les Chrétiens tout particulièrement sont appelés à la sainteté de vie (I Th 4 : 7-8). Dans ce contexte il est facile de comprendre pourquoi l’esprit d’impureté et d’impiété est en train d’entrer en guerre, comme un lion rugissant, contre l’Eglise et le Vicaire du Christ. Il est temps pour l’Eglise de discerner et connaître les esprits d’impureté et d’antichrist qui infestent l’humanité et d’être équipée pour lutter contre eux avec courage et audace.

 

Il est vrai que l’esprit d’impureté s’est infiltré dans la vie de quelques ecclésiastiques dans l’Eglise Catholique et qu’ils sont maintenant la proie des journalistes et des médias. Les Papes récents étaient conscients de cela, et sans cacher les choses ils ont fait de leur mieux pour corriger, réprimander et même dans une certaine mesure punir ces personnes. Le Pape actuel, Benoit XVI, met toujours en évidence la nécessité d’une culture exempte d’abus sexuel. Même avant de monter à la Papauté, il était déterminé à nettoyer l'Église de « la crasse » (le discours de Ratzinger à Subiaco le 1?r. Avril 2005). Le Pape Benoît a cherché énergétiquement et efficacement à nettoyer l'Église des diverses tendances et pratiques corrompues qui s’y sont glissées. Dans les 50 dernières années des prêtres ont été accusés pour 3000 cas d'abus d'enfants déclarés, bien qu’ils n’aient pas tous été reconnus coupables et passibles de condamnation. Charles J. Scicluna promoteur de justice de la congrégation pour la doctrine de la foi (qui est comme un procureur général au Vatican, responsable des affaires criminelles) dit que de ces 3000 cas, 60% sont des actes d’éphébophilie, 30% sont des cas de relations hétérosexuelles et seulement 10% sont véritablement des cas de pédophilie ; cela signifie seulement 300 cas sur un total de 500.000 prêtres dans le monde ce qui fait seulement 0.06 %. Selon le Professeur Philippe Jenkins (auteur de « La pédophilie et les prêtres, anatomie d’une crise contemporaine – Oxford University Presse ») le problème de pédophilie dans le clergé catholique est moins important que dans les autres confessions chrétiennes et autres religions dans le monde. Par exemple, selon le rapport publié par Luigi Accatoli, sur les 210.000 cas de violence sexuelle en Allemagne depuis 1995, seulement 94 appartiennent à des personnes ou des institutions de l'Eglise catholique. En Autriche, sur 510 cas, seuls 17 se rapportent aux membres du clergé catholique. Par l'exagération et le mensonge une "panique morale" artificielle est créée, spécialement à l’Occident, sur la pédophilie du clergé catholique. Les politiciens et la presse essaient de ramener l'Église à l'Europe médiévale, à l'époque de la révolution française, afin de la détruire. Selon Jenkins – la force de la propagande ininterrompue sur le problème de la pédophile est l'un des moyens de propagande et de harcèlement utilisé par les politiciens dans leur tentative de briser la puissance de l'Eglise catholique allemande en particulier dans les domaines de l'éducation et des services sociaux.

 

La plupart des cas de pédophilie du clergé datent des années 60 ! C'était l’époque où des universités catholiques aux Etats-Unis et en 'Europe ont développé un enseignement erroné sur la sexualité humaine et la théologie morale. Peut-être que quelques-uns parmi les séminaristes de cette époque ont été influencés par cet enseignement et ont agi de façon indigne. Le Pape Jean-Paul II s’est fermement opposé à cette corruption, annulant l'autorisation d’enseigner de certains enseignants dans les séminaires et les universités. Il faut savoir que les prêtres d'aujourd'hui et les ministres de l'Église sont recrutés parfois dans des familles éclatées et parfois même dans des familles qui ont des antécédents immoraux. La période longue et fastidieuse de la formation n’a pas nécessairement complètement supprimé tous les défauts de leur personnalité sur le plan spirituel et moral bien que ce soit là le but recherché par leurs supérieurs qui les ont guidés dans la compréhension des Saintes Ecritures et des enseignements de l’Eglise, saturés de prières, méditations et vie sacramentelle. La pédophilie est un trouble psychologique de la personnalité ; c’est un intérêt sexuel pour les enfants qui n’ont pas encore atteint l’âge de la puberté. La psychanalyse reconnaît le pédophile généralement comme un homme typiquement immature qui veut “donner de l’amour” à un petit garçon, amour qu’il n’a pas reçu lui-même dans son enfance. Il fait une identification narcissique avec l’enfant, le voyant comme une version idéalisée de lui-même, et se perçoit lui-même comme donnant le même amour qu’il aurait aimé recevoir de la part de son propre père. Ainsi le pédophile ne peut pas comprendre qu’il inflige un préjudice émotionnel à la personne en question, et dans son subconscient il pense qu’il fait quelque chose de bien. (Problème de la pédophilie. 5 Novembre 1998 à Narth).

Il n’y a donc rien d’étonnant si une petite minorité du clergé catholique a des mauvaises tendances à l’homosexualité, la pédophilie ou d’autres comportements immoraux, même si celles-ci sont à déplorer, à retirer et qu’il faille y renoncer. Le Pape Benoît a agi sans aucune tolérance, sans aucun compromis contre tout ce qui a terni l’honneur et la dignité du sacerdoce et l’intégrité des victimes de violence sexuelle. Il a pris des mesures rapides lorsque le problème de pédophilie a commencé à apparaître dans certains diocèses des USA et en Irlande. Dans une des ses lettres à l’Eglise en Irlande, le Pape a appelé « traîtres » ceux qui sont coupables d’abus et a annoncé une inspection rigoureuse dans les diocèses, séminaires et organisations religieuses. Quand il était le Préfet de la Congrégation de la Doctrine de la Foi, il a inclus ces abus dans la liste des péchés graves et exhorté les Evêques à soumettre ces cas au Vatican.

 

A ce stade, nous devrions connaître la signification de l’Eglise. L’Eglise est à la fois humaine et divine. L’Eglise est fondée par Jésus-Christ, le saint et unique Fils de Dieu, sur le fondement des apôtres qui marchaient avec lui. Grâce à la réception des divers sacrements, l’Esprit Saint garde les membres de l’Eglise comme les concitoyens des Saints (Ep 2 : 19-22). Mais en même temps, les membres de l’Eglise vivent ici sur terre, ils sont de chair et de sang avec toutes leurs faiblesses et fragilités et ils cherchent à être saints avec la grâce reçue dans les sacrements et la prière liturgique. Les membres de l’Eglise sont appelés à être saints, mais aujourd’hui ils se battent et luttent contre Satan, la chair et le monde et sont sur le chemin de la sainteté. Ainsi, l’Eglise sur terre n’est pas la communion des saints mais c’est la communion de ceux qui sont appelés à être saints et qui deviennent des saints ! Il faut savoir que les prêtres et les ministres de l’Eglise sont également partie intégrante de cette Eglise – la maison de Dieu.

Qu’en est-il des 99,4 % de prêtres catholiques qui ne sont pas accusés de scandale sexuel ? Ils sont les témoins de la sainteté de l’Eglise Catholique grâce à la pratique de leur célibat, et les Journalistes et médias dans le monde n’ont rien à dire sur eux. La sainteté des prêtres catholiques par la pratique du célibat est l’axe et l’épicentre pour toute l’humanité pour recevoir la puissance et la grâce de vivre une vie moralement bonne ; et c’est là la force de l’Eglise Catholique. Il y a une histoire qui raconte qu’une fois une petite statue est tombée du dôme d’une grande cathédrale et les journalistes ont pris des photos et fait des reportages sur ce sujet et ont mis des informations sensationnelles dans tous les journaux, magazines, télés, etc. Ils en parlent avec une profonde tristesse, mais ont oublié de dire que 999 belles et grandes statues étaient encore debout sur la même coupole ! Les prêtres catholiques qui vivent une vie sainte par la pratique du célibat connaissent la puissance de celui-ci et ils la font rayonner sur ceux parmi lesquels ils travaillent les amenant à la sainteté de vie.

 

Voici 37 ans que je suis prêtre Catholique et j’ai prêché la parole de Dieu dans 97 pays et sur les 5 continents ; Chaque semaine j’ai une retraite ou convention pendant 4 ou 5 jours. Dans tout mon travail pour le Seigneur et Son Eglise, je sens et fais l’expérience de la puissance du célibat dans ma vie. Toute mon énergie sexuelle est abandonnée à l’action et l’onction de l’Esprit Saint qui la sublime en énergie surnaturelle pour vivre et travailler pour Jésus et Son royaume. Durant mes 34 dernières années de ministère de prédication, je n’ai jamais été confronté à l’accusation de quiconque ayant été abusé ou violenté par un prêtre Catholique ; mais plusieurs fois j’ai pleuré sur les cas d’enfants qui ont été abusés sexuellement par leurs parents ou leurs proches.

 

Il est dommage que les autres confessions du christianisme qui ont enlevé la vérité de l'Eglise, qui est colonne et support de la vérité et se sont séparés de l'Eglise Mère pour leurs propres intérêts égoïstes, sont maintenant en train de condamner les fautes de l'Église Catholique avec une attitude non chrétienne. Déjà nous avons vu qu'il ya plus de pédophiles et abus sexuels dans ces églises que dans l'Église Catholique. Et ils disent que tout cela est à cause du célibat des prêtres dans l'Eglise Catholique. Des millions et des millions d'enfants maltraités dans le monde ne sont pas abusés par des prêtres catholiques, mais par des gens mariés, et même par leurs propres parents. Il faut savoir que de nombreux pasteurs de ces églises ont divorcé de leurs épouses, ils ont officiellement légalisé l'avortement, le divorce et les unions homosexuelles. Qu'est-ce à dire! Ils n'ont pas seulement des femmes prêtres, mais ils ont des prêtres et des évêques lesbiennes. Ce sont eux qui tentent d'enlever l'écharde dans les yeux de l'Eglise catholique oubliant la poutre qui se trouve dans leurs propres yeux. Aujourd'hui, le Christ interroge la conscience de ceux qui accusent l'Eglise catholique : « Que celui d'entre vous qui est sans péché Soit le premier à lui jeter la première pierre » (Jn 8: 7).

 

Pendant ce temps de purification, l'Eglise doit être consciente de ce que dit la Bible «Soyez sobres et veillez. Votre adversaire le diable, comme un lion rugissant, rôde cherchant qui dévorer. Résistez-lui, fermes dans la foi, sachant que c’est le même genre de souffrance que subit la communauté des frères, répandue dans le monde » (I P 5: 8-9). « Car ce n’est pas contre des adversaires de sang et de chair que nous avons à lutter, mais contre les Principautés, contre les Puissances, contre les Régisseurs de ce monde de ténèbres, contre les esprits du mal qui habitent les espaces célestes.» (Ep 6: 12). Mais elle ne craint pas les agressions de l'ennemi parce que Jésus le Seigneur et Chef de l'Eglise est là pour se battre avec elle. La promesse que Jésus avait faite au premier Pape Pierre, reste toujours valable et la même pour le Pape aujourd'hui, « Eh bien ! moi je te dis : Tu es Pierre, et sur cette pierre je bâtirai mon Eglise, et les Portes de l’Hadès ne tiendront pas contre elle. Je te donnerai les clefs du Royaume des Cieux : quoi que tu lies sur la terre, ce sera tenu dans le cieux pour lié, et quoi que tu délies sur la terre, ce sera tenu dans les cieux pour délié.»(Mt 16, 18-19). Jésus a fondé l'Eglise Catholique, avec le Pape à sa tête, et lui a donné les clefs du royaume de Dieu, et les portes de l'enfer ne prévaudront point contre elle. Quand les soldats ont crucifié Jésus, ils ont pensé que Son histoire était terminée, mais ce n'était seulement que le commencement de l'histoire.

 

L'humiliation dans laquelle l'Eglise Catholique a été traînée par le mensonge et la calomnie des journalistes et des médias dans le monde se terminera bientôt, la véritable Eglise du Christ, l'Eglise Catholique, va triompher à nouveau comme la lumière du monde pour répandre la lumière et la grâce sur tous ceux qui vivent dans l'ombre du péché et les ténèbres, spécialement dans les péchés d'immoralité, de sorte que les êtres humains créés à l'image et à la ressemblance de Dieu qui est sainteté et bonté, puissent à nouveau briller par une vie sainte grâce aux enseignements de la Bible et de l'Église.

 

Source: http://www.jmanjackal.net/fra/frapaed.htm

Merci à un de nos lecteurs qui nous a transmis ce texte du Père James Manjackal

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15 avril 2016 5 15 /04 /avril /2016 09:50

La Croix des 26-28 mars consacre ses premières pages aux dix-neuf évêques, religieux et religieuses assassinés en Algérie entre 1994 et 1996, dont la cause a été introduite à Rome. Il y a eu d’autres victimes religieuses en Algérie avant cette période. Ségolène de Dainville-Barbiche pour La Croix en évoque deux rencontrées dans son adolescence.

 

- Gaston-Marie Jacquier, évêque auxiliaire d’Alger auprès de Mgr Duval, sacré évêque de Sufasar le 6 mars 1961. Il fut poignardé en juillet 1976, par un déséquilibré selon la version officielle, parce qu’il persistait à porter sa croix pectorale de manière visible selon certains sites Internet.

 

- L’abbé Émile-Vincent Thérer, curé de la paroisse des Sources à Alger et professeur d’instruction religieuse de sa classe dans l’institution Sainte-Élisabeth. Exprimant avec force des convictions courageuses, dans la spirale de haine et de violence qui enveloppait alors l’Algérie, il fut abattu de plusieurs coups de pistolet devant son presbytère le 16 mai 1962. Ce témoignage ne suffit pas pour introduire leur cause ; il répond seulement à un devoir de mémoire, explique Ségolène de Dainville-Barbiche.

 

Victimes religieuses en Algérie

Victimes religieuses en Algérie, La Croix, le 15/04/2016 à 10h20

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11 avril 2016 1 11 /04 /avril /2016 13:25
Le pari d'"Amoris Laetitia"

Le synode sur la famille débouche sur une exhortation apostolique "Amoris Laetitia" (La joie de l'amour) qui laisse une impression de flou et d'ambiguité concernant les personnes divorcées remariées, pouvant laisser entendre une reconnaissance de fait de situations irrégulières. De sorte que les premiers analystes évoquent un "risque", un "pari".

 

Ouverture charitable aux concubins et personnes divorcées remariées dans la voie de la "gradualité" (1), "l’accent n’est plus mis d’abord sur la conversion et l’arrachement au péché mais sur la croissance des semences présentes dans ces situations irrégulières." (Thibaud Collin).

 

Tout se passe comme si dans une pastorale antérieure (pastorale de l'objectivité), la miséricorde suivait la conversion. Dans la pastorale bergoglienne (pastorale de la subjectivité et de la conscience), le pari est que la miséricorde anticipe la conversion, l'inclut et l'accompagne.

 

Au paragraphe 305, le Pape écrit:

 

305. Par conséquent, un Pasteur ne peut se sentir satisfait en appliquant seulement les lois morales à ceux qui vivent des situations ‘‘irrégulières’’, comme si elles étaient des pierres qui sont lancées à la vie des personnes. C’est le cas des cœurs fermés, qui se cachent ordinairement derrière les enseignements de l’Église « pour s’asseoir sur la cathèdre de Moïse et juger, quelquefois avec supériorité et superficialité, les cas difficiles et les familles blessées ».[349] Dans cette même ligne, s’est exprimée la Commission Théologique Internationale : « La loi naturelle ne saurait donc être présentée comme un ensemble déjà constitué de règles qui s’imposent a priori au sujet moral, mais elle est une source d’inspiration objective pour sa démarche, éminemment personnelle, de prise de décision ».[350] À cause des conditionnements ou des facteurs atténuants, il est possible que, dans une situation objective de péché – qui n’est pas subjectivement imputable ou qui ne l’est pas pleinement – l’on puisse vivre dans la grâce de Dieu, qu’on puisse aimer, et qu’on puisse également grandir dans la vie de la grâce et dans la charité, en recevant à cet effet l’aide de l’Église.[351]

 

“A plusieurs reprises, le pape François s’est élevé, à partir de sa propre expérience de Pasteur, contre ceux qui faisaient passer le légalisme avant le pardon et la charité. Mais ses réactions ne permettent pas toujours de clarifier les enseignements de l’Eglise. Ainsi, si l’on lit attentivement la note 351, on voit que pour le Pape, la pastorale doit nécessairement induire des changements dans la pratique sacramentelle : “Dans certains cas, il peut s’agir aussi de l’aide des sacrements. Voilà pourquoi, (...) je souligne également que l’Eucharistie n’est pas un prix destiné aux parfaits, mais un généreux remède et un aliment pour les faibles.”

 

“Amoris laetitia” laisse entendre qu’un regret sincère est suffisant. Du reste, l’exhortation ne parle plus tant d’ “adultère”, mais simplement de situations “imparfaites” ou “irrégulières”. (2)

 

Pour justifier l'ouverture aux personnes divorcées remariées, le Pape François explique : « il n’est plus possible de dire que tous ceux qui se trouvent dans une certaine situation dite ‘‘irrégulière’’ vivent dans une situation de péché mortel » (n. 298).

 

Or on ne peut communier avec un péché grave sur la conscience (Catéchisme 1384, 1415). Donc si l’on n’a pas de péché grave en conscience, ne faut-il pas en conclure que l’on peut communier ? demande  le père Thomas Michelet, dominicain chargé de cours de sacramentaire à l’Angelicum, sur le site Famille Chrétienne :

 

"Que penser de la note 351, qui semble introduire une forme d’ambiguïté ?

 

C’est la suite de la distinction précédente entre les deux plans, dont on tire la conclusion. Dans une « situation objective de péché – qui n’est pas subjectivement imputable ou qui ne l’est pas pleinement » (n. 302), la note 351 évoque « l’aide des sacrements » ; alors que le point de vue objectif dans Familiaris consortio et le Canon 915 s’y oppose.

 

Les deux plans (objectif et subjectif) ne sont pas suffisamment intégrés. On risque alors d’aboutir à la « double morale » que dénonçait Veritatis Splendor (n. 56) et que veut éviter Amoris laetitia (n. 297) : d’un côté une morale de l’objectivité qui parle de péché grave et interdit l’accès au sacrement ; de l’autre une morale de la conscience qui le nie.

 

Si l’on veut que « Amour et Vérité se rencontrent » (Amoris laetitia et Veritatis Splendor), il faut articuler les deux plans en rappelant que le « discernement selon l’enseignement de l’Église » (AL 297) doit viser la réception de la norme au for interne, la prise de conscience de la contradiction objective, et ainsi la décision mûre de ne plus communier tant que cette contradiction ne sera pas pleinement résolue en vérité." (3)

 

Une des premières réactions critiques à l'exhortation papale est celle du théologien allemand de grande renommée, le cardinal Brandmüller, qui alerte :

 

"ce document peut conduire à une dilution de la doctrine de l’Eglise qui aurait de très graves conséquences pour l’unité de l’Eglise." (4)

 

Le philosophe Thibaud Collin dans le journal "Le Monde" évoque le "pari" de "Amoris laetitia" :

 

"C’est peu dire que la publication de l’exhortation apostolique Amoris laetitia (La joie de l’amour) était attendue. Avec ce texte prend fin un processus commencé en février 2014 par lequel le pape François voulait mettre fin à une crise ayant éclaté dans l’Eglise en juillet 1968, avec la publication de l’encyclique Humanae vitae sur la régulation des naissances. Depuis cette date, le débat pastorale et moral n’a pas cessé et l’hémorragie des fidèles non plus, au moins dans les pays de vieille chrétienté.

 « L’affrontement entre les plus hauts cardinaux de l’Eglise porte depuis deux ans sur la possibilité de donner la communion, voire la réconciliation, aux divorcés remariés civilement. Rappelons que Jean-Paul II avait déjà répondu à cette question ; mais c’était il y a 35 ans dans sa propre exhortation suite au synode de 1980 sur la famille. Il avait affirmé dans Familiaris consortio que ces fidèles vivant dans une contradiction objective avec ce que signifie la communion eucharistique ne pouvaient pas y accéder ; sauf à se séparer, ou à vivre dans la continence parfaite s’ils ne pouvaient pas se séparer pour de graves raisons (l’éducation de leurs enfants). Cette règle directement liée à la doctrine sur trois sacrements (mariage, eucharistie et réconciliation) est apparue à un nombre toujours plus important de fidèles et de pasteurs comme trop dure et comme un repoussoir, analogue à ce que l’interdit de la contraception avait produit en termes d’incompréhension et de défection. Chargé par le pape François lui-même d’étudier cette question, le dernier synode d’octobre 2015 n’a pas tranché et lui a adressé un texte final consultatif suffisamment indéterminé pour que chacune des positions puisse y lire ce qu’elle juge pertinent.

Le pape François publie aujourd’hui un long texte de plus de 200 pages dans lequel un chapitre entier (le 8e) est consacré à « Accompagner, discerner et intégrer la fragilité » les personnes en situation « irrégulières ». La lecture attentive de ce chapitre permet d’affirmer que le pape François ne tranche pas, lui non plus. Il reste dans l’indétermination, et il prend ainsi le grand risque d’une polémique interprétative, mais décuplée cette fois-ci en raison de l’autorité de ce document.

 

A aucun moment il n’écrit qu’il est licite qu’un fidèle divorcé vivant maritalement puisse communier. Il rappelle même à plusieurs reprises la doctrine sur l’indissolubilité du mariage en exhortant les conjoints à la fidélité. Mais il faut aussi noter que l’ensemble de ce chapitre est écrit selon une méthode et un ton radicalement nouveaux. « Il s’agit d’intégrer tout le monde » (§297), et de « valoriser les éléments constructifs dans des situations qui ne correspondent pas encore ou qui ne correspondent plus à son enseignement sur le mariage » (§292). Le pape François valide une pastorale où le pasteur doit accompagner son fidèle en soulignant la continuité de ce qu’ils vivent aujourd’hui avec ce qu’il est appelé à vivre, à savoir « l’idéal » du mariage chrétien (le mot est omniprésent). L’idée est bien sûr que par la valorisation de ce qui est vécu de positif le fidèle soit amené à découvrir la profondeur et la vérité de ce que l’Eglise lui « propose » de vivre. L’accent n’est plus mis d’abord sur la conversion et l’arrachement au péché mais sur la croissance des semences présentes dans ces situations irrégulières. 

 

Bref, le pape François fait un pari osé. En effet, il espère que par un tel changement de perspective pastorale, il va remettre en chemin vers « l’idéal » de la vie chrétienne les fidèles jusqu’alors en souffrance en raison de leur « situation irrégulière ». On peut aussi faire l’hypothèse que ce texte sera reçu par nombre de fidèles et de pasteurs comme la reconnaissance « mezza voce » de leur situation. Auquel cas, le pape François loin de les mettre en route les aura confortés dans leur statu quo et aura reconnu face à tous que la doctrine catholique du mariage est décidément un idéal peu accessible pour les hommes et les femmes d’aujourd’hui. Les mois et les années qui viennent permettront de constater l’échec ou la réussite de ce pari." (5)

 

Add. 12 avril 2016. Après le père Thomas Michelet le 9 avril sur Famille Chrétienne, le philosophe Thibaud Collin évoque lui aussi le risque d'une "double morale" dans un entretien à Radio Notre-Dame publié dimanche 10 avril. "Amoris laetitia est plein d'ambivalence". "Il y a, dans ce texte, tous les arguments pour interpréter de deux façons". "On est dans une situation de blocage qui va perturber la conscience des fidèles." Extrait :

 

Il va donc y avoir deux lectures possibles. D'un côté, il y a ceux qui vont faire une interprétation dans la continuité, en lisant ce texte à partir des écrits de Jean-Paul II et Benoît XVI. Ceux là concluront que la doctrine n'a pas changé. De l'autre côté, il y a ceux qui auront une interprétation de la rupture. Pour eux ce sera une nouveauté, car ils y verront la ligne défendue par le cardinal Walter Kasper finalement adoptée, alors qu'elle avait été refusée par le cardinal Ratzinger sous le pontificat de Jean-Paul II.

 

Il y a quelque chose d'assez décourageant de revenir à la ligne qui existait avant le Synode, il y a deux ans. Le fait que le pape ne tranche pas, laisse les interprétations ouvertes pose la question d'une double morale. Le pape s'oppose dans l'exhortation apostolique à cette double morale, mais c'est en quelque sorte ce qu'il est entrain de créer avec ce texte. Le texte prépare à ce qu'il y est, d'une part, une morale doctrinale, c'est-à-dire un idéal à atteindre, et d'autre part, une pastorale où ce qui est interdit idéalement devient possible. Alors, on peut se dire que ce n'est pas nouveau car c'est déjà ce qui se passe avec la contraception. En novembre 1968, la lettre encyclique Humanae vitae de Paul VI (dans laquelle il disqualifie définitivement toute méthode de contraception artificielle, les estimant intrinsèquement "dishonnêtes") a été reçue de manière très différente au sein de l'épiscopat français. La contraception est dès lors devenue un non-sujet, quelque chose de totalement optionnelle. Le danger est que la question des divorcés-remariés deviennent aussi une sorte de sujet tabou, dont plus personne ne parle. Et ça, ce serait dramatique car ce serait tout à fait contraire à la vérité sur le mariage et la sexualité telle que Saint Jean-Paul II l'a développé dans ses encycliques et dans sa théologie du corps.

 

Finalement, ces deux ans de débats n'auront pas servi à grand chose. Les fidèles qui souhaitaient une ligne claire à suivre, ont attendu pour rien ?

 

On a attendu pour en rester exactement à la même situation. Sauf que désormais, les gens vont polémiquer sur un texte qui a une autorité plus importante que la Relatio Synodi. Il y a, dans ce texte, tous les arguments pour interpréter de deux façons. C'est évident que le pape veut aller dans le sens de la libéralisation, mais qu'en même temps il ne peut pas aller jusqu'au bout. Ce serait une vraie rupture doctrinale, s'il le faisait, mais il ne veut pas l'assumer, et c'est tout à son honneur. On est dans une situation de blocage qui va perturber la conscience des fidèles.

Le Pape François aborde d'une manière plus précise la question des "unions homosexuelles" au chapitre 6 esquissant "Quelques perspectives pastorales", sous le titre "Certaines situations complexes" (n°248 et suivants).

 

Le site Aleteia propose la lecture de l'exhortation apostolique post-synodale Amoris Laetitia du Pape François en intégralité. (6) Il publie également un article intitulé Que dit Amoris Laetitia au sujet de l’homosexualité ? (7)

 

251. Au cours des débats sur la dignité et la mission de la famille, les Pères synodaux ont fait remarquer qu’en ce qui concerne le « projet d’assimiler au mariage les unions entre personnes homosexuelles, il n’y a aucun fondement pour assimiler ou établir des analogies, même lointaines, entre les unions homosexuelles et le dessein de Dieu sur le mariage et la famille ». Il est inacceptable que « les Églises locales subissent des pressions en ce domaine et que les organismes internationaux conditionnent les aides financières aux pays pauvres à l’introduction de lois qui instituent le “mariage” entre des personnes de même sexe ».

Ici, l’exhortation s’appuie une fois de plus sur le n. 76 de la Relatio finalis, à l’appui des Considérations à propos des projets de reconnaissance légale des unions entre personnes homosexuelles de la Congrégation pour la Doctrine de la Foi, datées du 3 juin 2003 (n. 4) :

 

« Il n’y a aucun fondement pour assimiler ou établir des analogies, même lointaines, entre les unions homosexuelles et le dessein de Dieu sur le mariage et la famille. Le mariage est saint, alors que les relations homosexuelles contrastent avec la loi morale naturelle. Les actes homosexuels, en effet, « ferment l’acte sexuel au don de la vie. Ils ne procèdent pas d’une complémentarité affective et sexuelle véritable. Ils ne sauraient recevoir d’approbation en aucun cas ».

 

Dans l’Écriture Sainte, les relations homosexuelles «sont condamnées comme des dépravations graves… (cf. Rm 1, 24-27; 1 Cor 6, 10; 1 Tm 1, 10). Ce jugement de l’Écriture ne permet pas de conclure que tous ceux qui souffrent de cette anomalie en sont personnellement responsables, mais il confirme que les actes d’homosexualité sont intrinsèquement désordonnés». Le même jugement moral se retrouve chez beaucoup d’écrivains ecclésiastiques des premiers siècles (par exemple S. Polycarpe, Epître aux Philippiens, V, 3; S. Justin, Première Apologie, 27, 1-4 ; Athénagoras, Supplique pour les chrétiens, 34) et a unanimement été accepté par la Tradition catholique (voir point du Catéchisme de l’Église catholique, cité plus haut et suivants).

 

Néanmoins, selon l’enseignement de l’Église, les hommes et les femmes ayant des tendances homosexuelles « doivent être accueillis avec respect, compassion, délicatesse. À leur égard, on évitera toute marque de discrimination injuste ». Ces personnes sont en outre appelées comme les autres chrétiens à vivre la chasteté. Mais l’inclination homosexuelle est «objectivement désordonnée» et les pratiques homosexuelles sont des «péchés gravement contraires à la chasteté».

Notes

 

(1) Cette loi de gradualité a été explicitement développée par Jean Paul II dans l’exhortation apostolique Familiaris consortio (1981), après le synode sur la famille de 1980 : « Il faut une conversion continuelle, permanente, qui tout en exigeant de se détacher intérieurement de tout mal et d’adhérer au bien dans sa plénitude, se traduit concrètement en une démarche conduisant toujours plus loin. Ainsi se développe un processus dynamique qui va peu à peu de l’avant grâce à l’intégration progressive des dons de Dieu et des exigences de son amour définitif et absolu dans toute la vie personnelle et sociale de l’homme. C’est pourquoi un cheminement pédagogique de croissance est nécessaire » (n°9) ; « Jour après jour, [l’homme] se construit par ses choix nombreux et libres. Ainsi, il connaît, aime et accomplit le bien moral en suivant les étapes d’une croissance. […] ce qu’on appelle la ‘loi de gradualité’ ou voie graduelle ne peut s’identifier à la ‘gradualité de la loi’, comme s’il y avait dans la loi divine des degrés et des formes de préceptes différents selon les personnes et les situations diverses. » (n°34). Source

(2) Pro liturgia, Actualité du samedi 9 avril 2016

(3) Amoris laetitia ouvre-t-elle la porte de l’eucharistie aux divorcés-remariés ?, Famille Chrétienne, ARTICLE | 09/04/2016 | Par Jean-Marie Dumont

(4) Pro liturgia, Actualité du samedi 9 avril 2016

(5) Couples non mariés, divorcés remariés : le pari osé du pape François, LE MONDE | 08.04.2016 à 17h34 • Mis à jour le 11.04.2016 à 09h59 | Par Thibaud Collin (Professeur de philosophie en classes préparatoires au collège Stanislas, Paris) via Belgicatho

(6) Lisez l’exhortation apostolique « Amoris Laetitia » en intégralité. Aleteia vous offre ce texte magnifique du Saint-Père. 8 avril 2016

(7) Que dit Amoris Laetitia au sujet de l’homosexualité ?, Aleteia, 8 avril 2016

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Publié par Ingomer - dans Religion
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