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15 juin 2020 1 15 /06 /juin /2020 07:34
https://www.marcotosatti.com/2020/06/12/sergio-russo-analisi-e-differenze-fra-le-due-chiese/

https://www.marcotosatti.com/2020/06/12/sergio-russo-analisi-e-differenze-fra-le-due-chiese/

(Traduction)

 

Cher Stilumcuriali, Sergio Russo, ce personnage aux multiples facettes que vous avez déjà rencontré à quelques reprises sur ces pages, artisan, profondément croyant, écrivain, nous a envoyé cette réflexion schématique, que nous proposons pour discussion. Certainement une réflexion provocante et controversée, mais étant donné l'époque que nous vivons, comment se fait-il que ces considérations ne se posent pas? Bonne lecture.

PRINCIPALES DIFFÉRENCES ENTRE LA RÉELLE ÉGLISE

(LA CATHOLIQUE OU MÊME LE "PETIT RESTE")

 

ET LA "NOUVELLE ÉGLISE, GRANDE, ÉTRANGE ET EXTRAVAGANTE"

Sois sans crainte, petit troupeau : votre Père a trouvé bon de vous donner le Royaume. (Lc 12, 32).

 

  1. - DÉFINITION ET PLACEMENT

- La Vraie Église - qui pourrait également être définie comme un "petit troupeau" - se trouve aujourd'hui cachée et quelque peu éloignée au sein de l'Église catholique elle-même.

- Alors que la nouvelle église coïncide, aujourd'hui comme aujourd'hui, presque entièrement avec l'église catholique officielle, et est actuellement majoritaire.

 

  1. - CENTRES RESPECTIFS

- La Vraie Église a son propre centre en Jésus-Christ, particulièrement présent dans le Saint-Sacrement de l'autel, avec tout son corps, son sang, son âme et sa divinité.

- La Nouvelle Église, en revanche, a pour centre le "pauvre", pris en compte dans ses besoins économiques et sociaux (appréciant cependant dans une bien moindre mesure ses carences en amour, en culture et, surtout, sa rareté de valeurs spirituelles).

 

  1. - DOMAINES DE MISSION RESPECTIFS

- La Vraie Église , fidèle à son Maître et Seigneur, annonce l'Evangile "pour les villes et les villages", et proclame donc la Doctrine Chrétienne à toute la "société des hommes", sans faire aucune distinction.

- Alors que la Nouvelle Église annonce son Évangile presque exclusivement aux "périphéries du monde".

 

  1. - RESPECT DES INTERLOCUTEURS

- La Vraie Église , fidèle à son Maître qui a dit: "Prêchez l'Évangile à chaque créature ...", s'adresse à chaque personne, qui, selon elle, n'a pas encore connu Jésus-Christ, le présentant comme le seul Sauveur de l'homme, sachant très bien que Lui seul est la seule vérité, la seule voie, la vraie vie ...

- La Nouvelle Église, en revanche, évite soigneusement de prêcher l'Évangile - dans la crainte de faire du "prosélytisme" - à ceux qui ont déjà leur propre foi (différente) et en effet, précisément avec eux, ils sont généralement confrontés à des rassurements: puisqu'ils ont déjà leur foi ils ont besoin de l'Évangile, mais vice versa, qu'ils continuent à professer leur croyance, en approfondissant peut-être son contenu...

 

  1. - MÉTHODES RESPECTIVES

- La Vraie Église prêche pleinement Jésus-Christ, le considérant comme un fondement essentiel pour toute coexistence humaine et réponse irremplaçable aux aspirations les plus profondes de l'être humain...

- La Nouvelle Eglise au contraire, croyant que la prédication "fondamentaliste et fondamentaliste" procède par "confrontation œcuménique", promouvant continuellement les rencontres interreligieuses, dans lesquelles "l'échange et le transfert" entre différents rites et doctrines sont privilégiés et encouragés...

 

  1. - PRIÈRES RESPECTIVES

- La vraie Église prie son Seigneur et, dans un dialogue intime et confiant avec Dieu, elle implore des grâces et des bénédictions pour elle-même et pour son prochain...

- La Nouvelle Église est en dialogue constant avec le monde, dont elle attend des signes de "paix et de sécurité", favorisant tout ce qui est humain et en phase avec son temps...

 

  1. - ATTITUDES RESPECTIVES DE "CONTRITION"

- La vraie Église demande pardon à Dieu: le pardon de ses propres péchés et de ceux de la société dans laquelle elle vit...

- La Nouvelle Église vice versa, s'excuse auprès du monde : excusez les "frères séparés", les homosexuels, les musulmans, les croisades, etc. ...

 

  1. - LA «PIRE CHOSE À ÉVITER»

- Pour la vraie Église, le pire des maux est le péché : celui-ci doit toujours être stigmatisé et exposé sans aucune crainte, et pourtant au pécheur est réservé le plus grand accueil, ainsi que l'invitation à se repentir et à se purifier de ses péchés...

- Alors que pour la Nouvelle Église le pire des maux est la corruption: pour cela il n'y a ni pardon ni condescendance en effet, le corrompu doit toujours être dénoncé et mis à la désapprobation publique...

 

  1. - VIE INTÉRIEURE

- Le vrai croyant aspire à revêtir le "bon parfum du Christ", s'efforçant d'imiter ses vertus et de participer à ses souffrances, amenant avec lui ce "doux et tendre joug" de l'amour, pour le donner aussi aux frères éloignés...

- Le croyant de la Nouvelle Eglise a tendance à avoir "l'odeur des moutons", et pour cette raison il s'imprègne de plus en plus des problèmes, des doutes et des tragédies de l'homme contemporain, en particulier de celui qui est pauvre et vit dans les périphéries du monde...

 

  1. - LES CROYANCES RESPECTIVES DEVANT LA SAINT EUCHARISTIE

- Le croyant de la Nouvelle Église ne s'agenouille jamais, il se tient plutôt fièrement devant le Saint-Sacrement de l'autel... vice versa, le vrai croyant ne manque jamais l'occasion de s'agenouiller, quand il sait qu'il est en présence de son Maître et Seigneur...

- Lors de la communion, ce premier croyant - se sentant vraiment "un catholique adulte" - tend la main, et donc "se communique" lui-même, prenant lui-même l'hostie sacrée avec ses doigts... tandis que le deuxième croyant, conscient que "l'enfance spirituelle "est plutôt le but à atteindre et, en même temps, se remémorant l'avertissement de son Maître:" Si vous ne devenez pas comme des petits enfants... ", il reçoit cette même hostie à genoux et sur la langue (depuis :" en tant que nouveau-nés, ils ont soif de lait spirituel pur" [1P 2,1])...

- Enfin, le croyant de la Nouvelle Église , après avoir communié, revient à sa place et s'assoit, car il est convaincu qu'il a pris un "repas" et, à ce titre, après avoir mangé, il est naturel de s'asseoir... Inversement, le croyant de la Véritable Église quand il revient au banc, il reste à genoux, en adoration de Celui qui a daigné lui rendre visite, maintenant qu'il est présent et vivant, au centre de son âme...

 

  1. - COMMENT LA "TOLÉRANCE" EST-ELLE ENVISAGÉE

- La Vraie Église est intolérante au péché, mais tolérante à tous: à chacun elle laisse la liberté de s'exprimer, et l'écoute également maternellement, mais alors elle doit aussi dire sa parole de vérité...

- La Nouvelle Église est tolérante envers tous ceux qui sont loin de l'Eglise catholique, et cette dernière accueille et soutient; cependant, elle ne montre de l'intolérance qu'à l'égard du croyant catholique, sincèrement convaincu, le considérant hypocrite, pharisien, clérical...

 

  1. - LA VIERGE IMMACULÉE POUR LEURS ÉGLISES RESPECTIVES

- Pour la Vraie Eglise, la Vierge Marie est "l'Impératrice Souveraine de l'Univers": sublime Chef-d'œuvre de Dieu, Trésor caché de toutes les grâces, et nourrit pour Elle un amour tendre et filial, l'invoquant dans le danger, pour le monde et pour l'Église, particulièrement confiante dans la puissance du Saint Rosaire...

- Pour la Nouvelle Église, la Vierge Marie est simplement une fille juive, pleinement insérée dans son temps, et ignorant alors qu'elle est devenue la Mère du Rédempteur. Ainsi, la plupart de ces "fidèles" la considèrent presque comme un obstacle à l'œcuménisme et à la réalisation de la pleine communion avec les autres Églises: ils en parlent donc beaucoup à contrecœur et le moins possible...

 

  1. - CONTRE LES PROPHÉTIES

- La Vraie Église, en évaluant tout ce qui se présente comme "nouveau", tant dans la Doctrine que dans la Prophétie, applique toujours la soi-disant "méthode de Jésus-Christ" : "Tu connaîtras l'arbre à ses fruits!" ... et de façon cohérente Elle promeut les "bons fruits" et signale les "vraies prophéties", accueillant en son sein - en tant que "scribe parfait dans le royaume des cieux" - aussi bien les "choses anciennes", les gardant jalousement, que les "nouvelles", les valorisant sans délai....

- La Nouvelle Église - lorsque les circonstances la forcent à sortir de son silence embarrassant, la forçant à s'exprimer - applique souvent à la place la soi-disant "méthode Gamaliel": "Le temps est gentleman!" (cf. Actes 5:38), et en fait elle ressent de l'agacement pour les "choses nouvelles", c'est-à-dire pour les vraies prophéties - les laissant ainsi dans "l'oubli" - alors qu'en même temps elle considère les "choses anciennes", c'est-à-dire le vaste patrimoine du Magistère, obsolètes, préférant s'adapter aux temps et suivre le monde, qui n'est pas du tout perçu comme changeant et évoluant...

 

  1. - CONTRE LA NOUVELLE ÉVANGÉLISATION ET LA DOCTRINE

- La Vraie Église a un "flair" particulier pour la Nouvelle Évangélisation, c'est-à- dire qu'elle reconnaît immédiatement la Voix de son Pasteur, et ceci évolue face à l'incompréhension, le mépris et la marginalisation ... Dans les questions donc, concernant la Doctrine Chrétienne, elle s'applique toujours l'avertissement prophétique de son Maître et Seigneur, recommandant : "Oui, que ce soit toujours Oui, et de même Non, que ce soit toujours Non..."

- La Nouvelle Eglise au contraire, car la Nouvelle Évangélisation signifie une "ré-évangélisation" de la société: et malheureusement elle n'a pas de "flair" pour le Saint-Esprit, et est incapable de Le reconnaître quand Il parle, faute d'instruments adéquats, de méthode efficace et, surtout, de cœur... En matière de doctrine chrétienne, la Nouvelle Église applique toujours son propre "discernement pastoral": "Oui, mais ...; Non, mais procédez au cas par cas ... "

 

  1. - LES DEUX ÉGLISES PAR RAPPORT AU MONDE

- La Vraie Église professe sans hésitation la vraie doctrine catholique impérissable, vieille de deux mille ans et, pour cette raison, suscite la vivacité des ennemis de l'Église, qui essaient toujours de la marginaliser, recevant très peu d'applaudissements du monde, mais de nombreux sifflements et des cris... et néanmoins, ceux qui se convertissent clairement pour sa prédication seront plus tard toujours disposés à donner leur témoignage intrépide de la foi, jusqu'au martyre, si nécessaire...

- La Nouvelle Église essaie plutôt d'adapter la Doctrine aux diktats du monde, et cela elle le fait avec des discours persuasifs et des voies "apparemment" pacifiques: et c'est pour ces raisons que le monde l'applaudit et que les ennemis de l'Église l'exaltent et la soulignent... (Jc 4,4 Ami du monde, ennemi de Dieu. NdCR.) mais néanmoins aucun d'entre eux ne se convertit réellement, en fait ils continuent à faire ce qu'ils ont fait auparavant, montrant beaucoup de "sympathie" (souvent imposant de manière dominante à ceux qui ne pensent pas comme eux) accompagnée d'un sentiment de vengeance plein de ressentiment, donc tous ceux-ci espèrent qu'une telle "Nouvelle Église" remettra enfin les choses en place, avec force si nécessaire, puisque cela convient aux temps modernes: moderne, technologique, éclairé par la science...

 

  1. - CE QUE LE PAPE REPRÉSENTE POUR LEURS CROYANTS RESPECTIFS

- La Nouvelle Église regarde l'évêque de Rome - "l'évêque vêtu de blanc" - satisfait de la façon dont il dirige l'Église dans les temps modernes (dans le discernement pastoral et l'attitude synodale), également admiré par la façon dont il sait comment traiter avec le monde : être tolérant et miséricordieux, et attirer la sympathie de beaucoup, en particulier les "lointains"...

- La vraie Église ... regarde le Souverain Pontife - le "Saint Père" - étant convaincue qu'il, de nos jours, prie, prosterné à genoux, pour la sainte Église catholique: que vous affrontiez ce "Gethsémani", et ne vacilliez pas en faisant "non pas votre volonté et votre volonté, mais votre adorable Volonté, O Père: Vous qui voyez tout et pouvez tout faire, venez à notre secours, ne tardez pas ..."

"Le mystère de l'iniquité est déjà en cours, mais il est nécessaire que [c'est-à-dire la Sainte Église catholique, c'est-à-dire la vraie Église] soit écartée, et qui [le Pape légitime, le Saint-Père , qui peut être un, et un seul] le retient jusqu'à présent ! " (Cf. 2 Thess 2: 7).

 

Sergio Russo

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Publié par Ingomer - dans Religion
14 juin 2020 7 14 /06 /juin /2020 14:43

Dans un texte rédigé le 9 juin dernier, l'archevêque Carlo Maria Viganò, ancien nonce apostolique sous Benoît XVI, attaque frontalement le concile Vatican II, qu'il qualifie de "dévastateur" dans les effets qu'il produit.

En ces temps de confusions générales et de désorientation spirituelle, cette importante critique mérite d'être patiemment lue et longuement méditée.

Puisse cette contribution aider l'Église à retrouver le Nord :

http://www.marcotosatti.com/2020/06/10/vigano-scrive-sul-vaticano-ii-siamo-al-redde-rationem/

http://www.marcotosatti.com/2020/06/10/vigano-scrive-sul-vaticano-ii-siamo-al-redde-rationem/

Source: Viganò scrive sul Vaticano II. Siamo al redde rationem. Marco Tossati

 

(traduction)

 

J'ai lu avec un grand intérêt l'essai de SE Athanasius Schneider publié sur LifeSiteNews, le 1er juin dernier, ensuite traduit par Chiesa e Postconcilio, intitulé Il n'y a pas de volonté divine positive ni de droit naturel pour la diversité des religions. L'étude de Son Excellence résume, avec la clarté qui distingue les paroles de ceux qui parlent selon le Christ, les objections à la prétendue légitimité à l'exercice de la liberté religieuse que le Concile Vatican II a théorisées en contredisant le témoignage de la Sainte Écriture, la voix de la Tradition et le Magistère catholique qui est le gardien fidèle des deux.

 

Le mérite de cet essai réside d'abord dans le fait d'avoir pu saisir le lien de causalité entre les principes énoncés ou impliqués par Vatican II et leur effet logique et conséquent dans les déviations doctrinales, morales, liturgiques et disciplinaires qui se sont produites et se sont progressivement développées jusqu'à ce jour. Le monstrum généré dans les cercles des modernistes pourrait être trompeur au début, mais en grandissant et en se renforçant, aujourd'hui il se montre pour ce qu'il est vraiment, dans sa nature subversive et rebelle. La créature, alors conçue, est toujours la même et il serait naïf de penser que sa nature perverse pourrait changer. Les tentatives de corriger les excès du Concile - invoquant l'herméneutique de la continuité - se sont révélées infructueuses : Naturam expellas furca, tamen usque recurret (Chassez le naturel, il reviendra au galop. Horace, Epist. I, 10,24). La Déclaration d'Abu Dhabi et, comme Mgr. Schneider l'observe à juste titre, son prodrome du panthéon d'Assise, "a été conçu dans l'esprit du Concile Vatican II", comme le confirme fièrement Bergoglio.

 

Cet "esprit du Concile" est la licence de légitimité que les novateurs opposent aux critiques, sans se rendre compte que c'est précisément en avouant cet héritage qu'on confirme non seulement le caractère erroné des déclarations actuelles, mais aussi la matrice hérétique qui devrait les justifier. Rétrospectivement, jamais dans la vie de l'Église un Concile n'a représenté un événement historique au point de le différencier des autres : il ne s'est jamais donné "l'esprit du Concile de Nicée", ni "l'esprit du Concile de Ferrare-Florence", sans parler de "l'esprit du Concile de Trente", tout comme nous n'avons jamais eu de "post-concile" après Latran IV ou Vatican I.

 

La raison en est évidente : ces Conciles étaient tous, sans distinction, l'expression de la voix à l'unisson de la Sainte Mère Eglise, et pour cette raison même de Notre Seigneur Jésus-Christ. De manière significative, ceux qui soutiennent la nouveauté de Vatican II adhèrent également à la doctrine hérétique qui voit le Dieu de l'Ancien Testament opposé au Dieu du Nouveau, comme si une contradiction pouvait être donnée entre les personnes divines de la Sainte Trinité. Évidemment, cette opposition presque gnostique ou kabbalistique fonctionne avec la légitimation d'un nouveau sujet délibérément différent et opposé à l'Église catholique. Les erreurs doctrinales trahissent presque toujours aussi une hérésie trinitaire, et c'est donc en revenant à la proclamation du dogme trinitaire que les doctrines qui s'y opposent peuvent être vaincues : ut in confessione veræ sempiternæque deitatis, et in Personis proprietas, et in essentia unitas, et en majesté adoretur æqualitas. En professant la vraie et éternelle divinité, nous adorons la propriété des Personnes divines, l'unité dans leur essence, l'égalité dans leur majesté.

 

Mgr Schneider cite certains canons des conciles œcuméniques qui proposent, selon lui, des doctrines difficiles à accepter aujourd'hui, telles que l'obligation de reconnaître les Juifs dans leurs vêtements, ou l'interdiction pour les chrétiens d'utiliser des maîtres mahométans ou juifs. Parmi ces exemples, il y a aussi la nécessité de la traditio instrumentorum déclarée par le Concile de Florence, corrigée plus tard par la Constitution apostolique Sacramentum Ordinis de Pie XII. Mgr Athanasius commente : "On peut légitimement espérer et croire qu'un futur pape ou concile œcuménique corrigera les déclarations erronées" de Vatican II. Cela me semble être un sujet qui, même avec les meilleures intentions, sape l'édifice catholique de ses fondations. Si, en fait, nous admettons qu'il puisse y avoir des actes magistrats qui, en raison d'une sensibilité modifiée, sont susceptibles d'être abrogés, modifiés ou interprétés différemment au fil du temps, nous tombons inexorablement sous la condamnation du Décret Lamentabili, et nous finissons par donner raison à ceux qui, récemment , justement sur la base de cette hypothèse erronée, ont déclaré la peine de mort "non conforme à l'Évangile", allant jusqu'à amender le Catéchisme de l'Église catholique. Et d'une certaine manière, nous pourrions, par le même principe croire que les paroles du Bienheureux Pie IX dans Quanta cura ont en quelque sorte été corrigées par Vatican II, tout comme Son Excellence espérait que cela pourrait arriver pour Dignitatis humanæ. Parmi les exemples qu'il a présentés, aucun n'est en soi gravement erroné ou hérétique: le fait d'avoir déclaré la traditio instrumentorum nécessaire à la validité de l'Ordre ne compromettait nullement le ministère sacerdotal dans l'Église, l'amenant à conférer des Ordres de façon invalide. Il ne me semble pas non plus que cet aspect, aussi important soit-il, ait insinué des doctrines erronées chez les fidèles, ce qui n'est arrivé qu'avec le dernier Conseil. Et lorsque, au cours de l'histoire, les hérésies se sont répandues, l'Église est toujours intervenue promptement pour les condamner, comme cela s'est produit au moment du Concile de Pistoia en 1786, qui a été en quelque sorte précurseur de Vatican II, surtout lorsqu'il a aboli la communion en dehors de la messe, introduit la langue vernaculaire et supprimé les prières soumises du Canon ; mais plus encore lorsqu'il a théorisé les bases de la collégialité épiscopale, en limitant la primauté du Pontife à la seule fonction ministérielle. En relisant les actes de ce Synode, on s'étonne de la formulation minutieuse des erreurs que l'on retrouvera ensuite, voire davantage, dans le Concile présidé par Jean XXIII et Paul VI. D'autre part, de même que la Vérité puise en Dieu, ainsi l'erreur se provient et se nourrit de l'Adversaire, qui déteste l'Église du Christ et son cœur, la Sainte Messe et la Très Sainte Eucharistie.

 

Il arrive un moment dans notre vie où, par la disposition de la Providence, un choix décisif s'impose à nous pour l'avenir de l'Église et pour notre salut éternel. Je parle du choix entre comprendre l'erreur dans laquelle nous sommes tous tombés, et presque toujours sans mauvaises intentions, et vouloir continuer à regarder ailleurs ou à se justifier.

 

Nous avons, entre autres, commis l'erreur de considérer nos interlocuteurs comme des personnes qui, malgré la diversité des idées et de la foi, étaient néanmoins animées de bonnes intentions, et qui, si elles étaient capables de s'ouvrir à notre Foi, seraient prêtes à corriger leurs erreurs. Avec de nombreux Pères du Concile, nous avons pensé à l'œcuménisme comme un processus, une invitation appelant les dissidents à l'unique Église du Christ ; les idolâtres et les païens au seul vrai Dieu ; le peuple juif au Messie promis. Mais, à partir du moment où elle a été théorisée dans les commissions du Concile, elle a vu le jour dans une nette opposition à la doctrine jusqu'alors exprimée dans le Magistère.

 

Nous pensions que certains excès n'étaient qu'une exagération de ceux qui s'étaient laissés prendre par l'enthousiasme de la nouveauté ; nous pensions sincèrement que le fait de voir Jean-Paul II entouré de saints, de bonzes, d'imams, de rabbins, de pasteurs protestants et d'autres hérétiques donnait la preuve de la capacité de l'Église à rassembler les gens pour invoquer la paix auprès de Dieu, tandis que l'exemple faisant autorité de ce geste donnait le début d'une suite déviante de panthéons plus ou moins officiels, jusqu'à voir l'idole impure de la pachamama portée sur leurs dos par certains évêques, sacrilègement dissimulée sous l'apparence présumée d'une maternité sacrée. Mais si le simulacre d'une divinité infernale a pu entrer à Saint-Pierre, cela fait partie d'un crescendo que la partition avait prévu dès le début. [Note du blog Christ-Roi. Pour avoir un regard différent sur la controverse autour de "Pachamama" et la cérémonie du 4 octobre au Vatican, lire un article de Peter Gabriel pour le site "Where is Peter"]. Un grand nombre de catholiques pratiquants, et peut-être même la plupart des clercs eux-mêmes, sont aujourd'hui convaincus que la foi catholique n'est plus nécessaire pour le salut éternel ; on croit que le Dieu Un et Trine révélé à nos pères est le même dieu que Mahomet. Nous l'avons entendu répéter depuis les chaires et les évêchés il y a vingt ans déjà, mais récemment, nous l'avons entendu affirmer avec insistance même depuis le plus haut trône.

 

Nous savons bien que, grâce à l'adage évangélique Littera enim occidit, spiritus autem vivificat, les progressistes et les modernistes ont habilement pu dissimuler dans les textes du Concile ces expressions d'équivoque, qui à l'époque, semblaient inoffensives pour la plupart, mais qui à présent se manifestent dans leur dimension subversive. C'est la méthode du subsistit in : dire une demi-vérité non pas tant pour ne pas offenser l'interlocuteur (en supposant qu'il soit licite de taire la vérité de Dieu par respect pour l'une de ses créatures), mais dans le but de pouvoir utiliser la demi erreur que toute la vérité aurait dissipé instantanément. Ainsi, "Ecclesia Christi subsistit in Ecclesia Catholica" ne précise pas l'identité des deux, mais la subsistance de l'une dans l'autre et, par souci de cohérence, également dans d'autres églises : c'est l'ouverture aux célébrations inter-confessionnelles, aux prières œcuméniques, à la fin inexorable du la nécessité de l'Église pour le salut, de son caractère unique, de sa nature missionnaire.

 

Certains se souviennent peut-être que les premières rencontres œcuméniques ont eu lieu avec des schismatiques orientaux et avec beaucoup de prudence avec certaines sectes protestantes. En dehors de l'Allemagne, de la Hollande et de la Suisse, les pays de tradition catholique n'avaient pas dès le début accueilli des célébrations mixtes, avec pasteurs et curés ensemble. Je me souviens qu'à l'époque il était question de supprimer l'avant-dernière doxologie du Veni Creator afin de ne pas blesser les orthodoxes, qui n'acceptent pas le Filioque. Aujourd'hui, nous entendons les sourates du Coran récitées depuis les chaires de nos églises, nous voyons une idole en bois vénérée par des religieuses et des frères, nous entendons des évêques désavouer ce qui nous semblait hier les excuses les plus plausibles de tant d'extrémismes. Ce que le monde veut, à l'instigation de la franc-maçonnerie et de ses tentacules infernaux, est de créer une religion universelle , humanitaire et œcuménique dans laquelle ce Dieu jaloux que nous adorons est banni. Et si c'est ce que veut le monde, tout pas dans la même direction de la part de l'Église est un choix malheureux, qui se retournera contre ceux qui croient pouvoir se moquer de Dieu. Les espoirs de la Tour de Babel ne peuvent pas être ramenés à la vie par un plan globaliste qui a pour but l'effacement de l'Église catholique, pour la remplacer par une confédération d'idolâtres et d'hérétiques qui partagent le même environnementalisme et la même fraternité humaine. Il ne peut y avoir de fraternité qu'en Christ, et seulement en Christ: qui non est mecum, contra me est. (Qui n'est pas avec moi est contre moi.)

 

Il est déconcertant que peu de gens soient conscients de cette course vers l'abîme, et que peu de gens soient conscients de la responsabilité des dirigeants de l'Église de soutenir ces idéologies anti-chrétiennes, comme s'ils voulaient se garantir un espace et un rôle sur le char de la pensée unique. Et il est étonnant que nous persistions à ne pas vouloir enquêter sur les causes profondes de la crise actuelle, déplorant simplement les excès d'aujourd'hui comme s'ils n'étaient pas la conséquence logique et inévitable d'un plan orchestré il y a des décennies. Si Pachamama a pu être adorée dans une église, nous le devons à Dignitatis humanae. Si nous avons une liturgie protestante et parfois même paganisée, nous le devons aux actions révolutionnaires de l'archevêque Annibale Bugnini et aux réformes post-conciliaires. Si le document d'Abu Dhabi a été signé, c'est grâce à Nostra Aetate. Si nous sommes venus déléguer les décisions aux Conférences épiscopales - même en violation grave du Concordat, comme cela s'est produit en Italie - nous le devons à la collégialité et à sa version actualisée de la synodalité. Grâce à quoi nous nous sommes retrouvés avec Amoris Laetitia devant chercher un moyen d'empêcher ce qui était évident pour tout le monde d'apparaître, à savoir que ce document, préparé par une machine organisationnelle impressionnante, devait légitimer la communion pour les divorcés et les concubins, ainsi que Querida Amazonia servira de légitimité aux femmes prêtres (le cas d'un "vicaire épiscopal" à Fribourg est très récent) et d'abolition du célibat sacré. Les prélats qui ont envoyé les Dubia à François, à mon avis, ont fait preuve de la même ingéniosité pieuse : penser que face à la contestation argumentée de l'erreur, Bergoglio aurait compris, corrigé les points hétérodoxes et demandé pardon.

 

Le Concile a été utilisé pour légitimer, dans le silence de l'Autorité, les déviations doctrinales les plus aberrantes, les innovations liturgiques les plus audacieuses et les abus les moins scrupuleux. Ce concile fut tellement exalté qu'il fut indiqué comme la seule référence légitime pour les catholiques, les clercs et les évêques, obscurcissant et étiquetant avec une note de mépris la doctrine que l'Église avait toujours enseignée avec autorité, et en interdisant la liturgie éternelle qui pendant des millénaires avait nourri la foi d'une génération ininterrompue de fidèles, de martyrs et de saints. Soit dit en passant, ce Concile s'est avéré être le seul à poser autant de problèmes d'interprétation et à présenter autant de contradictions par rapport au Magistère précédent, alors qu'il n'y en a pas - du Concile de Jérusalem à Vatican I - qui ne s'harmonise pas parfaitement avec l'ensemble du Magistère et qui doive nécessiter une certaine interprétation.

 

Je l'avoue avec sérénité et sans polémique : j'ai été l'un de ceux qui, malgré de nombreuses perplexités et craintes, qui s'avèrent aujourd'hui absolument légitimes, ont fait confiance à l'autorité de la Hiérarchie avec une obéissance inconditionnelle. En réalité, je pense que beaucoup, et moi parmi eux, n'ont pas initialement envisagé la possibilité d'un conflit entre l'obéissance à un ordre de la Hiérarchie et la fidélité à l'Église elle-même. Ce qui a rendu tangible la séparation contre-nature, voire perverse, entre la Hiérarchie et l'Église, entre l'obéissance et la fidélité, c'est certainement ce dernier pontificat.

 

Dans la chambre lacrimoniale adjacente à la Sixtine, tandis que Mgr Guido Marini prépare la bobine, la mozzeta et l'étole pour la première apparition du Pape "nouvellement élu", Bergoglio s'est exclamé : "Les carnavals sont terminés !", rejetant avec dédain l'insigne que tous les Papes avaient jusqu'alors humblement accepté comme insigne du Vicaire du Christ. Mais il y avait quelque chose de vrai dans ces mots, même s'ils étaient prononcés involontairement : le 13 mars 2013, le masque des conspirateurs est tombé, enfin libérés de la présence gênante de Benoît XVI et honteusement fiers d'avoir enfin réussi à promouvoir un cardinal (Bergoglio. Ndlr.) qui incarne leurs idéaux, leur manière de révolutionner l'Église, de rendre sa doctrine prétentieuse, sa morale adaptable, sa liturgie adultérable, sa discipline abrogeable. Et tout cela a été considéré par les protagonistes du complot eux-mêmes, comme la conséquence logique et l'application évidente des principes de Vatican II, selon eux affaiblis, précisément par les questions critiques exprimées par Benoît XVI lui-même. Le plus grand affront à ce pontificat fut la libéralisation de la vénérable liturgie tridentine, à laquelle la légitimité fut finalement reconnue, niant cinquante ans d'ostracisme illégitime. Ce n'est pas un hasard si les partisans de Bergoglio sont les mêmes qui voient le premier événement d'une nouvelle église au Concile, avant lequel il y avait une vieille religion avec une vieille liturgie. Ce n'est pas par hasard, précisément : ce qu'ils affirment en toute impunité, provoquant le scandale des modérés, c'est aussi ce que croient les catholiques, à savoir que malgré toutes les tentatives d'herméneutique de la continuité misérablement ruinées lors de la première confrontation avec la réalité de la crise actuelle, c'est indéniable qu'à partir de Vatican II, une église parallèle a été construite, superposée et opposée à la véritable Église du Christ. Elle a progressivement obscurci l'institution divine fondée par Notre-Seigneur pour la remplacer par une entité fallacieuse, correspondant à la religion universelle souhaitée, théorisée pour la première fois dans la franc-maçonnerie. Des expressions comme le nouvel humanisme, la fraternité universelle, la dignité humaine sont les mots d'ordre de l'humanitarisme philanthropique qui nie le vrai Dieu, de la solidarité horizontale de vague inspiration spirite et de l'irénisme œcuménique que l'Église condamne sans appel. "Nam et loquela tua manifestum te facit" (Mt 26, 73) : ce recours fréquent et presque obsessionnel au même vocabulaire de l'ennemi trahit l'adhésion à l'idéologie dont il s'inspire; d'autre part, le renoncement systématique au langage clair, sans équivoque et cristallin de l'Église confirme le désir de se détacher non seulement de la forme catholique, mais aussi de sa substance.

 

Ce que nous entendons depuis des années, vaguement et sans connotations claires, de la part du siège le plus élevé, nous le retrouvons ensuite élaboré dans un véritable manifeste chez les partisans du présent pontificat : la démocratisation de l'Église par le biais non plus de la collégialité inventée par Vatican II, mais de la voie synodale inaugurée au Synode pour la famille ; la démolition du sacerdoce ministériel par son affaiblissement, avec les exceptions au célibat ecclésiastique et l'introduction de figures féminines aux fonctions quasi-sacerdotales ; le passage silencieux de l'œcuménisme visant les frères séparés à une forme de pan-œcuménisme qui abaisse la Vérité du Dieu Un et Trine au niveau des idolâtries et des superstitions les plus infernales ; l'acceptation d'un dialogue interreligieux qui présuppose le relativisme religieux et exclut l'annonce missionnaire ; la démythologisation de la papauté, poursuivie par Bergoglio lui-même comme figure du pontificat ; la légitimation progressive du politiquement correct : théorie des genres, sodomie, mariages homosexuels, doctrines malthusiennes, écologisme, immigrationnisme... Ne pas reconnaître les racines de ces déviations dans les principes fixés par le Concile rend toute guérison impossible : si le diagnostic persiste contre l'évidence à exclure la pathologie initiale, il ne peut pas être formulé de thérapie adaptée.

 

Cette opération d'honnêteté intellectuelle exige une grande humilité, tout d'abord pour reconnaître que nous avons été induits en erreur pendant des décennies, en toute bonne foi, par des personnes qui, constituées en autorité, n'ont pas su veiller et garder le troupeau du Christ : certains pour vivre tranquillement, d'autres pour trop d'engagements, d'autres pour la commodité, d'autres enfin pour la mauvaise foi ou même pour la malveillance. Ces derniers, qui ont trahi l'Église, doivent être identifiés, repris, invités à s'amender et, s'ils ne se repentent pas, jetés hors de l'enceinte sacrée. Ainsi agit un vrai berger, qui prend soin de la santé de ses brebis et donne sa vie pour elles ; nous avons eu et nous avons encore trop de mercenaires, pour qui le consentement des ennemis du Christ est plus important que la fidélité à son Épouse.

 

Tout comme j'ai obéi honnêtement et sereinement à des ordres douteux il y a soixante ans, croyant qu'ils représentaient la voix aimante de l'Église, de même aujourd'hui, avec autant de sérénité et d'honnêteté, je reconnais que j'ai été trompé. Être cohérent aujourd'hui en persévérant dans l'erreur serait un choix malheureux et ferait de moi un complice de cette fraude. Revendiquer une clarté de jugement dès le départ ne serait pas honnête : nous savions tous que le Concile représenterait plus ou moins une révolution, mais nous ne pouvions pas imaginer qu'il se révélerait si dévastateur, même pour le travail de ceux qui auraient dû l'empêcher. Et si jusqu'à Benoît XVI on pouvait encore imaginer que le coup d'État de Vatican II (que le cardinal Suenens a appelé 1789 dans l'Église) avait ralenti, ces dernières années même les plus naïfs d'entre nous ont compris que le silence, par crainte de provoquer un schisme, la tentative d'ajuster les documents papaux au sens catholique pour remédier à l'ambiguïté souhaitée, les appels et les dubia adressés à François, éloquemment laissés sans réponse, sont une confirmation de la situation d'apostasie très grave à laquelle sont exposés les dirigeants de la Hiérarchie, tandis que le peuple chrétien et le clergé se sentent désespérément rejetés et considérés presque avec agacement par l'épiscopat.

 

La Déclaration d'Abu Dhabi est le manifeste idéologique d'une idée de paix et de coopération entre les religions qui peut avoir une certaine possibilité de tolérance si elle vient de païens, privés de la lumière de la foi et du feu de la charité. Mais ceux qui ont la grâce d'être enfants de Dieu, en vertu du Saint Baptême, devraient être horrifiés à l'idée même de pouvoir construire une tour de Babel blasphématoire dans une version moderne, en essayant d'assembler l'unique vraie Église du Christ, héritière des promesses du Peuple Élu, avec les négateurs du Messie et avec ceux qui considèrent blasphématoire l'unique idée d'un Dieu Trine. L'amour de Dieu ne connaît aucune mesure et ne tolère aucun compromis, sinon ce n'est tout simplement pas la Charité, sans laquelle il n'est pas possible de rester en Lui : qui manet in caritate, in Deo manet, et Deus in eo. Peu importe qu'il s'agisse d'une déclaration ou d'un document magistériel: nous savons très bien que l’esprit subversif des novateurs joue précisément sur ces astuces pour propager l’erreur. Et nous savons très bien que le but de ces initiatives œcuméniques et interreligieuses n’est pas de convertir ceux qui sont loin de l’unique Église au Christ, mais de détourner et de corrompre ceux qui gardent encore la foi catholique, les amenant à croire désirable une grande religion universelle qui unit “dans un une seule maison” les trois grandes religions abrahamiques: c’est le triomphe du plan maçonnique en préparation du règne de l’Antéchrist! Que cela se concrétise avec une Bulle dogmatique, avec une déclaration ou avec un entretien de Scalfari dans la Repubblica, peu importe, car les paroles de Bergoglio sont attendues par ses partisans comme un signal, auquel répondre par une série d’initiatives déjà préparées et organisées il y a longtemps. Et si Bergoglio ne suit pas les indications reçues, des armées de théologiens et de clercs sont déjà prêts à se plaindre de la "solitude du pape François", comme prémisse de sa démission (par exemple, je pense à Massimo Faggioli dans ses écrits récents). D’un autre côté, ce ne serait pas la première fois qu’ils utilisent le Pape lorsqu'il va de pair avec leurs plans, et qu'ils s’en débarrassent quand il s’en écarte.

 

L'Église a célébré la Très Sainte Trinité dimanche dernier et propose dans le bréviaire la récitation du Symbolum Athanasianum, désormais proscrit par la liturgie conciliaire et déjà limitée à deux occasions seulement dans la réforme de 1962. De ce symbole disparu aujourd'hui, les premiers mots restent gravés en lettres d'or : "Quicumque vult salvus esse, ante omnia opus est ut teneat Catholicam fidem ; quam nisi quisque integram inviolatamque servaverit, absque dubio in aeternum peribit". (Quiconque veut être sauvé doit, avant tout, tenir la foi catholique : s'il ne la garde pas entière et pure, il périra sans aucun doute pour l'éternité.)

 

+ Carlo Maria Viganò

 

Sant'Efrem, 9 juin 2020

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Publié par Ingomer - dans Religion Vatican II
7 juin 2020 7 07 /06 /juin /2020 14:48
https://www.marcotosatti.com/2020/06/06/nobile-comment-ils-vont-nous-convaincre-dimplanter-la-bio-puce/

https://www.marcotosatti.com/2020/06/06/nobile-comment-ils-vont-nous-convaincre-dimplanter-la-bio-puce/

Marco Tosatti

 

Chers amis de Stilum Curiae, Agostino Nobile nous a envoyé une réflexion sur la situation que nous vivons et sur ses perspectives, même à la lumière de ce qui ressort de la discussion mondiale sur la biopuce. Bonne lecture.

 

Nous remercions Forum France pour cette traduction : http://www.youtube.com/c/FORUMFRANCETV.

 

§§§

La biopuce

 

En citant la deuxième partie de l’article paru en 2010, je tiens à préciser qu’avant de l’insérer dans l’ouvrage “Ce que les catholiques doivent savoir – au moins pour éviter une fin ridicule”, composé d’une quarantaine d’articles, j’ai ajouté les actualités liées aux biopuces sur les bébés.

”Tactique probable pour implanter la biopuce. Des organisations mondiales telles que l’ONU et les lobbies financiers se focaliseront sur la diffusion d’événements particuliers dans le but d’alarmer l’opinion publique et de susciter l’inquiétude, sinon la peur. Les médias montreront – ils le font déjà – le désespoir et l’injustice du monde sans cesse. Les biopuces, nous diront-ils, sont le seul outil qui puisse libérer les citoyens des mauvais jeux financiers qui mettent les pays du monde à genoux. L’ONU proposera une obligation d’implanter la biopuce à tous. Certains politiciens s’y opposeront en raison du droit à la vie privée. Ainsi, elle sera initialement implantée par libre choix. Plus tard, les médias – comme ils l’ont toujours fait depuis la légalisation de l’avortement – bombarderont nos esprits jusqu’à ce qu’ils nous disent les phrases gagnantes habituelles : “quiconque n’accepte pas d’implanter la biopuce est un rétrograde, non civilisé, obscurantiste, un égoïste qui ne se soucie pas du sort d’une société désormais entre les mains de la finance criminelle et des politiciens corrompus. Seuls les stupides et les mal intentionnés peuvent le rejeter.”

Parmi ces hypothèses, il ne faut pas non plus sous-estimer la possibilité d’implantation de biopuces à des nouveau-nés à l’insu des parents (enseigner l’idéologie du genre dans les jardins d’enfants sans en informer les parents n’est que le dernier exemple).

Conspiration ? Début 2014, le chef de la division cardiologie de l’Université de Californie du Sud, Leslie Saxon, a annoncé via les médias officiels que d’ici dix ans il sera possible d’installer une puce électronique sur les bébés, une sorte de tatouage qui surveillera tous les paramètres vitaux. Des pouvoirs puissants contrôlent les médias les plus populaires de la planète et poursuivent un seul objectif : créer un gouvernement mondial qui gère l’économie, l’éthique et la nouvelle religion. La finance est de plus en plus soumise aux intérêts de quelques personnes qui, par l’intermédiaire de leurs banques, contrôlent le marché mondial. Leur puissance économique est estimée en chiffre qui peuvent conduire à l’effondrement de l’économie de la planète. Et étant donné que la monnaie électronique pénètre méthodiquement sur le marché, le système obligatoire de la biopuce semble inévitable.

Oui, l’argent pourrait bientôt devenir un souvenir romantique. Dans les grandes villes suédoises, les bus n’acceptent pas les espèces, les billets sont prépayés ou payés à l’aide d’un téléphone portable enregistré dans votre banque. Tout bien ? Mais non. Priver le citoyen honnête de l’utilisation de l’argent rend la machine coercitive fiscale encore plus efficace et mortelle. La politique sera encore plus insignifiante que maintenant, car le pouvoir sera à 100% entre les mains de multimilliardaires.

Ainsi, à ce rythme, comme cela se produit déjà dans tous les supermarchés et magasins avec des produits marqués d’un code-barres, personne ne pourra plus faire ses achats sans la biopuce. Avec une légère anesthésie locale, le corps étranger électronique sera implanté en quelques secondes. Dans la tête, pour vérifier – comme c’est déjà le cas avec d’autres instruments électroniques – la santé et les émotions. Un autre sera implanté dans la main, pour l’utiliser comme carte d’identité, carte de crédit, etc. Mais peut-être que nous n’aurons qu’un seul tatouage qui résoudra tout à moindre coût. Dérangeant, direz-vous, mais l’avortement dérangeait aussi, et pourtant nous nous y sommes habitués. Et si aujourd’hui quelqu’un osait s’opposer à la pratique de l’avortement, il risquait au moins l’ostracisme.

Entre autres choses, il semble que le code de ce système soit le même que le code à barres utilisé pour tous les produits que nous achetons quotidiennement : le 666. Je ne comprends pas grand-chose à l’électronique, on pourrait penser que ces trois chiffres ont été conçus pour ridiculiser l’Apocalypse de Saint-Jean, mais en fait rien ne change. Il y a environ deux mille ans, l’apôtre – qui évidemment ne connaissait rien à l’électronique et aux biopuces – l’avait prévu : “À tous, petits et grands, riches et pauvres, hommes libres et esclaves, elle fait mettre une marque sur la main droite ou sur le front, afin que personne ne puisse acheter ou vendre, s’il ne porte cette marque-là : le nom de la Bête ou le chiffre de son nom.

C’est ici qu’on reconnaît la sagesse. Celui qui a l’intelligence, qu’il se mette à calculer le chiffre de la Bête, car c’est un chiffre d’homme, et ce chiffre est six cent soixante-six. (Apocalypse 1 3-16.18). […].”

Ne pouvons-nous rien y faire ? Pas exactement. Je pense qu’il y a un moyen. Nous le verrons dans le prochain article. (À suivre)

 

Agostino Nobile

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7 juin 2020 7 07 /06 /juin /2020 12:58

Dans les traductions des bibles modernes (Bible de Jérusalem, TOB), l'occultation du verset I Jean V, 7-8 fait débat.

 

Au prétexte que l'on n'a pas conservé de manuscrit grec ancien datant d'avant le XIVe siècle, les traductions modernes occultent le verset I Jean V, 7-8 qui mentionne la sainte Trinité, connu dès le IIe siècle, que l'on appelle le comma johannique et qui ne se retrouve plus ni les traduction modernes de la Bible, ni dans le lectionnaire de la nouvelle messe. 

 

Ce verset était pourtant connu :

- chez Théophile d'Antioche, évêque d'Antioche, dans on ouvrage Autolycus, une apologie de la foi chrétienne qui a été conservée;

- en passant par Saint Justin ("Nous honorons en esprit et en vérité le Père et le Fils et le Saint-Esprit". Apolog., I, 6);

saint Irénée de Lyon ("Ceux qui secouent le joug de la loi et se laissent emporter à leurs convoitises, n'ayant aucun désir du Saint-Esprit, l'apôtre les appelle avec raison des hommes de chair", cité par S. Basile, en preuve de la divinité du Saint-Esprit, Lib. de Spir. Sanct. C., XXIX, n°72)

- ou encore Athénagore d'Athènes (133-190) qui demandait : "N'est-il pas étrange qu'on nous appelle athées, nous qui prêchons Dieu le Père et Dieu le Fils et le Saint-Esprit ?" Legat. pro christian, n° 12 et 24).

Eusèbe de Palestine (265-340), qui pour s'encourager à parler, disait au IIIe s.: "invoquons le Dieu des prophètes, auteur de la lumière, par notre Sauveur Jésus-Christ avec le Saint-Esprit." (Ap. Basil., ibid, in Mgr Jean-Joseph GAUME, Traité du Saint-Esprit, 1864, Rééd. Éditions Saint-Rémi, 2019, p. 373-374).

Saint Cyprien,

- les conciles de Nicée (325) et Constantinople (381) au IVe siècle;

- le Concile de Carthage au Ve;

- saint Fulgence au Ve - VIe s.,

- et saint Thomas d'Aquin au XIIIe siècle qui cite le verset entier I Jean V, 7 de dans sa Somme théologique (Q. 30, a. 2).

Sainte Trinité, Sanctuaire Mont Sacré de la Sainte Trinité de Ghiffa (Piémont, Italie)

Sainte Trinité, Sanctuaire Mont Sacré de la Sainte Trinité de Ghiffa (Piémont, Italie)

Lors du 1er dimanche après Pâques, la liturgie de la forme extraordinaire de la messe nous offre la lecture de l'un des plus beaux passages de l'Écriture Sainte:

''Car il y en a trois qui rendent témoignage [dans le ciel : le Père, le Verbe et l’Esprit ; et ces trois sont un. Et il y en a trois qui rendent témoignage sur la terre] : l’Esprit, l’eau et le sang ; et ces trois sont d’accord.'' (1 Jn 5, 7-8)

La partie des 3 témoins célestes (en caractère gras) - il s'agit du verset 7 et on l'appelle le comma johannique - ne se retrouve plus dans les traduction modernes de la Bible, ni dans le lectionnaire de la nouvelle messe. Le texte cité de l'épître de Jean est de la Bible de Crampon qui a conservé cette partie mais en la mettant entre crochets.

On retrouve le comma johannique (sans crochets) dans les traductions de Sacy, Fillion, et Vigoureux, mais pas dans la Bible de Jérusalem.

Du côté protestant, on le retrouve dans la King James, et dans la Bible de David Martin, mais pas dans la traduction de Louis Second.

Sur le blog d'Yves Daoudal, on y lit ceci:

 

''L’épître de ce dimanche présente une particularité unique, c’est d’avoir une importante partie de texte qui n’existe pas. (…) Des tentatives désespérées ont été faites au cours de l’histoire pour voir le texte complet comme étant le texte canonique, d’autant que son parallélisme est si séduisant, et surtout que son affirmation de la Sainte Trinité est si claire… Mais il faut se rendre à l’évidence. La partie litigieuse ne se trouve dans aucun manuscrit grec ancien. Le plus ancien est du… XIVe siècle.'' ( Source)



S'il est vrai que beaucoup de manuscrits omettent cette partie, je ne suis pas d'accord que cela suffise à mettre en cause son authenticité, et encore moins sa canonicité.

Chez les Orthodoxes

Malgré son absence des manuscrits grecs antérieurs au XIVe siècle, les Orthodoxes ont intégré ce verset dans leur liturgie:

 

''(…) ce que l'on appelle « le comma johannique ». Les exégètes considèrent généralement cet élément textuel comme : « une incise, absente dans les manuscrits grecs anciens, les versions anciennes et les meilleurs manuscrits de la Vulgate » (...).

La Tradition de l'Église est tout autant liturgique qu'écrite. Nous croyons, pour notre part, que la Tradition de l'Église s'exprime par cette vision trinitaire des « Trois qui sont Un ». Cette Tradition s'est trouvée incluse dans le texte de la première épître du saint Apôtre et Évangéliste Jean, de sorte qu'elle se trouve maintenant présente dans le texte liturgique utilisé dans l'Église orthodoxe, tout comme dans la Vulgate de l'Église latine.'' (Source)



Non seulement on retrouve le comma johannique dans la liturgie orthodoxe, mais on le retrouve également dans le "Texte autorisé du Nouveau Testament grec" du Patriarcat oecuménique de Constantinople, dans son édition de 1904 ICI.

Chez les Latins

Évidemment, chez les Latins, on a évoqué ce texte bien avant le XIVe siècle.

Au XIIIe siècle, saint Thomas d'Aquin le cite dans la Somme théologique:

 

''En sens contraire, on lit dans la 1° lettre de S. Jean (5, 7) : “ Ils sont trois qui témoignent dans le ciel : le Père, le Verbe et le Saint-Esprit. ” Et si l’on demande : Trois quoi ? on répond : Trois Personnes, comme S. Augustin l’expose. Il y a donc seulement trois Personnes en Dieu.'' (Ia pars, Q. 30, a. 2)



Au V-VIe siècle, saint Fulgence invoque ce texte pour contrer l'arianisme:

 

''Ce Père [saint Fulgence] rapporte un grand nombre de passages pour prouver la divinité du Fils et du Saint-Esprit, entre autres celui de la première Épître de saint Jean, où il est dit: ''Il y en a trois qui rendent témoignage dans le ciel, le Père, le Verbe et le Saint-Esprit, et ces trois sont une même chose.'' (Histoire générale des auteurs sacrés et ecclésiastiques).




Au Ve siècle, le Concile de Carthage cite le comma johannique contre les ariens:

 

''Les évêques s'étendent particulièrement sur la divinité du Saint-Esprit, et la prouvent entre autres par ce texte de saint Jean, déjà cité par saint Cyprien: «Il y en a trois qui rendent témoignage dans le ciel : le Père, le Verbe et l'Esprit-Saint, et ces trois sont une même chose.» Ils concluent en ces mots : Telle est notre foi, appuyée sur l'autorité et les traditions des évangélistes et des apôtres, et fondée sur la société de toutes les églises catholiques du monde, dans laquelle, par la grâce de Dieu tout-puissant, nous espérons persévérer jusqu'à la fin de notre vie. Ce mémoire est daté du vingt avril 484.'' (Histoire universelle de l'Église catholique)



Quant à saint Cyprien de Carthage (IIIe siècle), on peut penser raisonnablement qu'il connaissait le texte en question comme le rappelle Bossuet:

 

''Un passage positif vaut mieux tout seul que cent omissions, surtout quand c'est un passage d'une aussi savante église que celle d'Afrique, qui, dès le cinquième siècle, a mis ce passage en preuve de la foi de la Trinité contre les hérétiques qui la combattaient. On ne doit pas oublier qu'une si savante Église allègue comme incontestable le texte dont il s'agit ; ce qu'elle n'aurait jamais fait s'il n'avait été reconnu, même par les hérétiques. Il n'y a rien qui démontre mieux l'ancienne tradition qu'un tel témoignage ; aussi vient-elle bien clairement des premiers siècles ; et on la trouve dans ces paroles de saint Cyprien au livre de l'Unité de l'Église. ''Le Seigneur dit : ''Moi et mon Père nous ne sommes qu'un''; et il est encore écrit du Père, du Fils et du Saint-Esprit : ''et ces trois sont un'', et hi tres unum sunt'' : où cela est-il écrit nommément et distinctement du Père, du Fils et du Saint-Esprit, sinon en saint Jean, au texte dont il s'agit ?'' (Oeuvres complètes de Bossuet, lere partie, Écriture sainte)



L'autorité de l'Église

Au-delà des témoignages historiques montrant l'importance que revêt ce verset, il y a l'autorité de l'Église dont il faut tenir compte.

Comme le rappelait Lycobates ICI, il importe de croire en l'authenticité du comma johannique en raison de ''l'autorité de l'Église, notamment du Concile de Trente (sess.IV, 1546), qui, en pleine connaissance de cause, a déclaré infailliblement qu'il fallait accepter, cum omnibus suis partibus, avec toutes ses parties, comme sacrés et canoniques, tous les livres de l'Écriture que l'Église a coutume de lire, tels qu'ils se trouvent dans la Vulgate.''

En 1897, un décret papal interdit de nier l'authenticité du comma johannique:

 

“Secrétariat de la Congrégation du Saint-Office de l’Inquisition. En ce qui concerne l’authenticité du texte de I Jean V. 7 (mercredi 12 janvier 1897).

“En Congrégation générale de la Sainte Inquisition romaine (...) la question discutable fut présentée comme suit, à savoir :
''Si nous pouvons impunément nier, voire mettre en doute, l’authenticité de ce texte (I Jean V. 7) (...)''

“Toutes choses ayant été examinées et pesées avec un très grand soin, et les grands Consulteurs ayant été chargés de donner leur avis, les très éminents Cardinaux susdits font savoir que ‘la réponse est négative’. Le vendredi 15 du mois et de l’année susmentionnés, à l’audience habituelle accordée du révérend père le grand Assesseur du Saint-Office, après qu’il eut fait un compte rendu exact des délibérations mentionnées ci-dessus au très saint et grand pape Léon XIII, Sa Sainteté a approuvé et confirmé la résolution de ces très éminents Pères (...).”
 Acta Sanctae Sedis, tome XXIX, 1896-7, p. 637.



Ce texte des AAS (qui me semble véridique) a été publié sur Internet par… les Témoins de Jéhovah mais pas pour en faire l'apologie comme on s'en doute. Ces derniers sont, comme on le sait, anti-trinitaires, et voient donc le comma johannique une falsification des Écritures par les catholiques. Une rhétorique similaire existe chez les musulmans. Mais nous savons, nous les catholiques, que c'est à l'Église catholique qu'il appartient de définir ce qui fait partie du canon des Écritures.

Historité et canonicité

Peut-être devrions-nous séparer la question de l'historicité et celle de la canonicité de ce verset. En effet, ne serait-il pas possible de laisser aux spécialistes la liberté de débattre de la datation de ce verset tout en laissant à l'Église le soin de dire que ce verset est canonique, et donc inspiré? Personnellement, j'aimerais bien que l'Église dise que ce comma johannique fait partie intégrante des Écritures.

Saviez-vous que du côté protestant (baptiste), ces dernières années, la défense de l'authenticité du comma johannique est devenue importante au sein du King James Only Movement? De nombreux partisans considèrent ce verset comme un texte trinitaire important.

Comme catholiques, nous devrions être en mesure de voir cela. Ainsi, en raison de son caractère dogmatique, de son intégration dans la liturgie (tant dans la forme extraordinaire du rite romain que dans les liturgies orthodoxes), et de sa présence dans la Vulgate, je pense que le comma johannique devrait se retrouver dans toute bonne Bible catholique, et sa canonicité devrait même faire l'objet d'un rappel par l'Église.

(Fin de citation) 

 

Note du blog Christ-Roi. La solution de la Bible Crampon de mettre le verset ne remontant qu'au XIVe siècle entre crochets était judicieuse.

 

Les bibles modernes connues pour d'autres traductions erronées pourraient également ajouter une note explicative en bas de page comme elles le font déjà pour les autres versets.

 

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Publié par Ingomer - dans Religion Liturgie
7 juin 2020 7 07 /06 /juin /2020 11:48

Tout comme il y a un État profond, il y a aussi une église profonde qui trahit ses devoirs et renonce à ses engagements appropriés devant Dieu.

Archevêque Viganò, Lettre à Trump, dimanche 7 juin 2020

Source: Marco Tossati

https://www.marcotosatti.com/2020/06/06/vigano-to-trump-people-know-mass-media-are-lying-i-pray-for-you/

https://www.marcotosatti.com/2020/06/06/vigano-to-trump-people-know-mass-media-are-lying-i-pray-for-you/

(traduction)

 

7 juin 2020

 

Dimanche de la Sainte Trinité

 

Monsieur le Président,

Ces derniers mois, nous avons assisté à la formation de deux côtés opposés que j'appellerais bibliques : les enfants de la lumière et les enfants des ténèbres. Les enfants de la lumière constituent la partie la plus visible de l'humanité, tandis que les enfants des ténèbres représentent une minorité absolue. Et pourtant les premiers font l'objet d'une sorte de discrimination qui les place dans une situation d'infériorité morale vis-à-vis de leurs adversaires, qui occupent souvent des positions stratégiques dans le gouvernement, en politique, dans l'économie et dans les médias. D'une manière apparemment inexplicable, les bons sont pris en otage par les méchants et par ceux qui les aident par intérêt personnel ou par la peur.

Ces deux côtés, qui ont un caractère biblique , suivent la séparation claire entre la progéniture de la femme et la progéniture du serpent. D'une part, il y a ceux qui, bien qu'ils aient mille défauts et faiblesses, sont motivés par le désir de faire le bien, être honnête, élever une famille, travailler, donner la prospérité à leur patrie, aider les nécessiteux et, par obéissance à la Loi de Dieu, mériter le Royaume des Cieux. D'un autre côté, il y a ceux qui se servent eux-mêmes, qui n'ont aucun principe moral, qui veulent démolir la famille et la nation, exploiter les travailleurs pour se rendre indûment riches, fomenter des divisions et des guerres internes, et accumuler du pouvoir et de l'argent: pour eux l'illusion fallacieuse du bien-être temporel cédera un jour - s'ils ne se repentent pas - au terrible sort qui les attend, loin de Dieu, dans la damnation éternelle.

Dans la société, Monsieur le Président, ces deux réalités opposées coexistent en tant qu'ennemis éternels, tout comme Dieu et Satan sont des ennemis éternels. Et il semble que les enfants des ténèbres - que nous pouvons facilement identifier avec l'État profond auquel vous vous opposez sagement et qui vous font férocement la guerre ces jours-ci - ont décidé de montrer leurs cartes, pour ainsi dire, en révélant maintenant leurs plans. Ils semblent si sûrs d'avoir déjà tout sous contrôle qu'ils ont mis de côté cette circonspection qui, jusqu'à présent, avait au moins partiellement caché leurs véritables intentions. Les enquêtes déjà en cours révéleront la véritable responsabilité de ceux qui ont géré l'urgence de Covid non seulement dans le domaine des soins de santé mais aussi dans la politique, l'économie et les médias. Nous trouverons probablement que dans cette opération colossale d'ingénierie sociale, il y a des gens qui ont décidé du sort de l'humanité, s'arrogeant le droit d'agir contre la volonté des citoyens et de leurs représentants dans les gouvernements des nations.

Nous découvrirons également que les émeutes de ces jours ont été provoquées par ceux qui, voyant que le virus s'estompe inévitablement et que l'alarme sociale de la pandémie est en train de décliner, ont dû forcément provoquer des troubles civils, car elles seraient suivies d'une répression qui , bien que légitime, pourrait être condamnée comme une agression injustifiée contre la population. La même chose se produit également en Europe, en parfaite synchronisation. Il est tout à fait clair que le recours aux manifestations de rue est déterminant pour les objectifs de ceux qui souhaitent voir quelqu'un élu aux prochaines élections présidentielles incarner les objectifs de l'État profond et qui expriment ces objectifs fidèlement et avec conviction. Il ne sera pas surprenant que, dans quelques mois, nous apprenions une fois de plus que derrière ces actes de vandalisme et de violence se cachent ceux qui espèrent profiter de la dissolution de l'ordre social pour construire un monde sans liberté: Solve et Coagula, comme l'enseigne l'adage maçonnique.

Bien que cela puisse sembler déconcertant, les alignements opposés que j'ai décrits se retrouvent également dans les milieux religieux. Il y a des bergers fidèles qui s'occupent du troupeau du Christ, mais il y a aussi des infidèles mercenaires qui cherchent à disperser le troupeau et à remettre les brebis pour être dévorées par des loups voraces. Il n'est pas surprenant que ces mercenaires soient des alliés des enfants des ténèbres et détestent les enfants de la lumière: tout comme il y a un État profond, il y a aussi une église profonde qui trahit ses devoirs et renonce à ses engagements appropriés devant Dieu. Ainsi, l'ennemi invisible, contre lequel les bons dirigeants luttent dans les affaires publiques, est également combattu par les bons bergers dans la sphère ecclésiastique. C'est une bataille spirituelle dont j'ai parlé dans mon récent appel publié le 8 mai.

Pour la première fois, les États-Unis ont en vous un président qui défend courageusement le droit à la vie, qui n'a pas honte de dénoncer la persécution des chrétiens du monde entier, qui parle de Jésus-Christ et du droit des citoyens à la liberté de culte. Votre participation à la Marche pour la vie, et plus récemment votre proclamation du mois d'avril comme Mois national de la prévention de la maltraitance des enfants, sont des actions qui confirment de quel côté vous souhaitez vous battre. Et j'ose croire que nous sommes tous les deux du même côté dans cette bataille, bien qu'avec des armes différentes.

Pour cette raison, je crois que l'attaque à laquelle vous avez été soumis après votre visite au Sanctuaire national de Saint-Jean-Paul II fait partie du récit médiatique orchestré qui ne cherche pas à combattre le racisme et à ramener l'ordre social, mais à aggraver les dissensions; non pas pour rendre justice, mais pour légitimer la violence et le crime; non pas pour servir la vérité, mais pour favoriser une faction politique. Et il est déconcertant qu'il y ait des évêques - comme ceux que j'ai récemment dénoncés - qui, par leurs paroles, prouvent qu'ils sont alignés du côté opposé. Ils sont soumis à l'État profond, au globalisme, à la pensée alignée, au Nouvel Ordre Mondial qu'ils invoquent de plus en plus au nom d'une fraternité universelle qui n'a rien de chrétien, mais qui évoque les idéaux maçonniques de ceux qui veulent dominer le monde en chassant Dieu des tribunaux, des écoles, des familles et peut-être même des églises.

Le peuple américain est mature et a maintenant compris à quel point les médias grand public ne veulent pas répandre la vérité mais cherchent à la faire taire et à la déformer, répandant le mensonge qui est utile aux fins de leurs maîtres. Cependant, il est important que les bons - qui sont la majorité - se réveillent de leur lenteur et n'acceptent pas d'être trompés par une minorité de personnes malhonnêtes à des fins inévitables . Il faut que les bons, les enfants de la lumière, se réunissent et fassent entendre leur voix. Quelle manière plus efficace de le faire, Monsieur le Président, que la prière, en demandant au Seigneur de vous protéger, vous, les États-Unis, et toute l'humanité contre cette énorme attaque de l'ennemi? Avant le pouvoir de la prière, les tromperies des enfants des ténèbres s'effondreront, leurs complots seront révélés, leur trahison sera montrée, leur pouvoir effrayant ne finira en rien, mis en lumière et exposé pour ce qu'il est: une tromperie infernale.

Monsieur le Président, ma prière est constamment tournée vers la nation américaine bien-aimée, où j'ai eu le privilège et l'honneur d'être envoyé par le Pape Benoît XVI comme Nonce apostolique. En cette heure dramatique et décisive pour toute l'humanité, je prie pour vous et aussi pour tous ceux qui sont à vos côtés au sein du gouvernement des États-Unis. J'espère que le peuple américain est uni avec moi et vous dans la prière au Dieu Tout-Puissant.

Unis contre l'ennemi invisible de toute l'humanité, je vous bénis ainsi que la Première Dame, la nation américaine bien-aimée, et tous les hommes et femmes de bonne volonté.

 

+ Carlo Maria Viganò

 

Archevêque titulaire d'Ulpiana

 

Ancien annonce apostolique aux États-Unis d'Amérique

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1 juin 2020 1 01 /06 /juin /2020 09:37
Comment George Soros a infiltré la Cour européenne des droits de l'homme

Source: Valeurs Actuelles - n°4343 du 20 au 26 février 2020, pp. 26-35.

 

Un rapport accablant démontre la mainmise du réseau d'ONG du milliardaire sur la CEDH, qui impose à l'Europe son idéologie de la "société ouverte". Révélations exclusives.

 

L'Autriche, la Grèce et l'Italie sont forcées de légaliser les unions homosexuelles; la Pologne est sommée de favoriser le droit à l'avortement; la France est obligée d'autoriser le changement de sexe "sur le papier"; la Hongrie est contrainte d'abolir la prison à vie; la Russie est sanctionnée pour avoir condamné les activistes féministes punks des Pussy Riot; l'Autriche doit légaliser l'adoption par les couples homosexuels; l'application de la Charia en Grèce est validée. Des affaires sans lien entre elles? Au contraire. Chaque fois, c'est la Cour européenne des droits de l'homme (CEDH) qui dicte sa loi à un pays européen. Chaque fois, une ONG liée au réseau de l'Open Society Foundations (OSF) est impliquée dans l'affaire. Chaque fois, l'un des magistrats qui prononcent le jugement est un ancien collaborateur de l'OSF ou de ses affiliées. Chaque fois, la sentence porte la marque de Gorge Soros.

 

GRANDES ENQUÊTES

 

George Soros. Le milliardaire dépense en Europe 90 millions de dollars par an, soit 20 millions de plus que le budget de la CEDH.

 

Chapitre 1 - Aux sources d'une nequête dans les arcanes du Palais des droits de l'homme

 

Il est "celui-dont-on-ne-doit-pas-prononcer-le-nom". En mai 2018, Valeurs actuelles consacrait un dossier au milliardaire américain d'origine hongroise, qui, écrivions-nous, "est passé maître dans l'art de désordonner le monde sous couvert d'altruisme".  En dévoilant "la machination Soros", notre journal recevait, comme tous ceux qui voient en lui autre chose qu'une philanthrope désintéressé, l'infamant label "complotiste". Critiquer ses desseins, son idéologie et ses méthodes, c'est la certitude d'être rangé dans la case "fachosphère", populiste ou antisémite - ce qui prête à sourir quand on sait que Benyamin Nétanyahou, le Premier ministre israélien, est un virulent anti-Soros. Si le front d'opposition au milliardaire est aussi large, de Viktor Orban à Donald Trump en passant par Vladmirir Poutine, c'est que l'idéologie qu'il diffuse à travers son Open Society Foundations et sa myriade d'ONG a pour but de mettre fin aux nations et d'imposer à l'Occident son idéal de "société ouverte" et sans frontières, chère au philosophe Karl Popper dont il fut le disciple. Deux ans après la publication de cette enquête, un rapport accablant, que Valeurs actuelles révèle en exclusivité, vient éclairer la manière dont George Soros a infiltré la Coeur européenne des droits de l'homme.

 

Tout commence à Strasbourg dans les arcanes du Palais des droits de l'homme, emblématique siège de la CEDH conçu par l'architecte britannique lord Richard Rogers. Parmi les nombreuses ONG évoluant ici, le European Center For Law and Justice (ECLJ) participe depuis plus de vingt ans au jeu d'influence et de lobbying qui se noue auprès des magistrats. Son directeur, Grégor Puppinck, intervient à la Cour dans de nombreuses affaires et entretient de bonnes relations avec la plupart de ses membres. Un jour il entend l'un d'entre eux évoquer l'existence à la Cour de "juges Soros" : on lui indique le cas du hongrois Andras Sajo. L'universitaire est l'un des fondateurs de l'Université d'Europe centrale de George Soros, dont il est par ailleurs un ami de longue date. Lié à l'OSF depuis 1988, il a siégé notamment au Conseil d'administration de l'Open Society Justice Initiative de New York, de 2001 à 2007. C'est au cours de ces années qu'il joue un rôle déterminant dans l'"affaire des crucifix".

 

Flash back. Jeudi 27 juillet 2006 : Soile Lautsi, une mère de famille italienne, saisit la CEDH pour contester la présence de crucifix dans les écoles publiques de la péninsule. Trois ans plus tard, Sajo siège dans la chambre qui condamne l'Italie, considérant que "l'exposition obligatoire d'un symbole d'une confession donnée dans l'exercice de la fonction publique [...] restreint le droit des parents d'éduquer leurs enfants selon leurs convictions." Les crucifix doivent disparaître.

 

Lire : Affaire du crucifix : le pluralisme religieux, un "argument pour imposer le sécularisme" (Grégor Puppinck)

 

Le gouvernement italien confie alors à ... Grégor Puppinck la direction de la stratégie pour obtenir le renvoi en grande chambre. Cette dernière, où Andras Sajo ne siège pas, renverse en 2011 le jugement et donne raison à l'Italie contre la plaignante. Après cette victoire, le juriste est fait cavaliere della Republica par le gouvernement, l'équivalent italien de la Légion d'honneur.

 

Puppinck est aux premières loges, mais il ne soupçonne pas à l'époque l'existence d'une phénomène plus global.

 

[...]

 

Son attention est toutefois attirée, au fil des années, par la recrudescence de jurisprudences plus idéologiques qu'auparavant. La Cour, qui avait l'habitude de rendre des jugements sur le terrain de la justice, se prononce désormais de plus en plus souvent sur ceux de "la tolérance et l'esprit d'ouverture, sans lesquels il n'est pas de 'société démocratique'", et se fait un devoir de "garantir les conditions du 'vivre ensemble' en tant qu'élément de la "protection des droits et libertés d'autrui". Dans les domaines de la liberté d'expression et de la liberté religieuse, ses décisions appuient systématiquement l'idée que "la diversité et le multiculturalisme sont - et doivent rester - des valeurs européennes essentielles."  L'idéologie de l'Open Society Foundations est de plus en plus visible. Dans l'esprit de Puppinck, il devient clair que les affaires 'sociétales' "font l'objet d'un traitement spécial, toujours progressiste". En 2018, il entreprend d'analyser l'histoire et la jurisprudence de la Cour sur ce terrain, pour en exposer les ressorts idéologiques - cela donne naissance au livre Les Droits de l'homme dénaturé (Les Éditions du Cerf). Mais c'est un épisode récent qui qui achève de le convaincre de la nécessité de se pencher cette fois-ci sur le fonctionnement interne de la Cour. Alors que la France vit l'épilogue de l'affaire Vincent Lambert, l'ECLJ travaille encore aux recours internationaux déposés au nom des parents du patient en état pauci-relationnel. Les Nations unies acceptent ce recours, de même que la cour d'appel de Paris. Mais la CEDH les rejette tous, "d'un revers de la main, sans examen sur le fond", se souvient Puppinck. Manifestement c'est jugé d'avance.

 

Soros aime à se présenter comme "un chef d'État sans État". Il n'a en effet nul besoin d'Etat pour mener à bien son projet... Les 47 pays signataires de la Convention européenne des droits de l'homme sont dans l'obligation de mettre leurs législations nationales en conformité avec la jurisprudence établie par la Cour. Pourquoi donc tenter d'influencer 47 Etats différents quand on peu directement leur dicter ce qu'ils doivent faire par l'intermédiaire d'une juridiction supranationale ? L'affaire des crucifix trotte dans la tête de Grégor Puppinck, qui a assisté, depuis, à plusieurs situations dans lesquelles les liens d'un juge avec une organisation pouvaient affecter un jugement. Le docteur en droit entreprend alors un premier travail de fourmi : passer au crible les curriculum vitae des 100 juges ayant siégé depuis 2009 pour identifier leurs liens avec les ONG actives auprès de la CEDH. Il épluche méticuleusement toutes les données publiques mises à disposition par l'Assemblée parlementaire du Conseil de l'Europe. Cette recension le mène beaucoup plus loin que ce à quoi il s'attendait. Six mois de recherche méthodique plus tard, il en tire une enquête fouillée appuyée par près de 200 pages d'annexes. Son travail dévoile un système qui a permis au réseau d'ONG de George Soros d'étendre son influence sur la Cour européenne des droits de l'homme et de la convertir progressivement à son idéologie.

 

Chapitre 2 - ONG, juges et rideau de fer.. les raisons d'une accointance

 

[...]

 

À l'époque du rideau de fer, la Cour fut pensée en opposition au pouvoir des États : chaque citoyen victime d'une oppression dans son pays peut présenter son cas à l'institution et espérer qu'elle lui donne raison contre son pays d'origine. Les ONG jouent un rôle central dans ce dispositif, car elles sont censées être indépendantes des gouvernements. Bien souvent, les requêtes sont déposées au nom d'un particulier par une ONG. Celle-ci peut également intervenir au cours de procès dans lesquels elle n'est pas requérante, par l'intermédiaire de la "tierce-intervention", procédé qui permet de soumettre aux juges des éléments d'appréciation dans une affaire.

 

Dans certains pays, notamment les petits pays d'Europe de l'Est, il peut s'avérer très utile de "piocher" dans les ONG des juristes à la fois expérimentés en matière de droits de l'homme et indépendants à l'égard du gouvernement, ce qui n'est pas forcément le cas des hauts magistrats. "Avoir des juges issus d'ONG n'est pas gênant en soi, explique Puppinck, à condition que certaines ONG ne soient pas surreprésentées." C'est là tout le problème : les dix années passées au microcosme par Puppinck montrent qu'il existe un très net déséquilibre en faveur de candidats issus de l'Open Society et de son réseau.

 

 

Chapitre 3 - Quand les "juges Soros" investissent la Cour des droits de l'homme

 

Soros, combien de divisions ? Entre 2009 et 2019, sept ONG - toutes liées à l'Open Society - ont 'envoyé' certains de leurs collaborateurs à la Cour pour qu'ils y deviennent juge permanent. Parmi les 100 juges ayant siégé au cours de cette période, 22 ont un lien direct avec l'une de ces ONG, "que ce soit comme dirigeant, bénéficiaire de leurs financements ou comme participant notable et régulier à leurs activités", précise le compte rendu du rapport. Pour des raisons méthodologiques, Puppinck ne prend en compte dans son analyse que les juges dont le lien avec l'une de ces sept ONG est direct, mais si l'on prend en compte des liens plus indirects (l'OSF finance des centaines d'organisation et d'institutions), le nombre monte bien au-delà... [...] toutes sont financées parfois très largement par l'organisation dans laquelle George Soros a investi 32 milliards de dollars depuis 1984. Comment imaginer par exemple que Human Rights Watch puisse ne pas rendre de comptes à l'OSF, qui lui a versé 100 milliards de dollars américains depuis 2010 ? Ou les comités Helsinki, dont 40% du budget en 2017 était issu des ressources du milliardaire et de sa fondation ? La même année, la Commission internationale des juristes recevait 650 000 dollars, Amnesty International 300 000 dollars en 2016. Pour se convaincre de la convergence des intérêts de ces différentes organisations, il  suffit de citer l'Open Society, qui revendique sur son son site Internet le fait que le lien établi avec ses bénéficiaires ne soit pas seulement financier mais vise à mettre en place de véritables "alliances pour atteindre des objectifs stratégiques du programme de l'open society". L'OSF et les ONG qu'elle finance partagent donc, selon la première citée, les mêmes visées.

 

[...]

 

Dans les discours, ce soft power exercé par l'OSF prend la forme de la défense des droits de l'homme, des libertés individuelles, de la démocratie ou de la lutte contre le réchauffement climatique; dans les faits, elle se concrétise par l'action en faveur de la disparition des frontières, l'apologie de l'immigration, la promotion de l'euthanasie et de l'avortement ou la dépénalisation de la drogue et de la prostitution.

 

Chapitre 4 - Où se dessine le portrait d'un milliardaire militant... et intéressé

 

[...]

 

Dans ce contexte, "l'influence de la tournure d'esprit du juge, de ses idées et de sa formation, est considérable, explique Puppinck. Les droits de l'homme sont une discipline par nature fortement idéologique : on peut faire dire à la Convention une chose et son contraire. Si un juge estime que la légalisation de la GPA s'impose au nom de la liberté, ou si, au contraire, il la condamne au nom de la dignité, il pourra faire dire les deux au même texte."

 

[...]

 

Ce constat est d'autant plus dommageable que les juges européens sont sélectionnés selon des critères principalement politiques - l'instance chargée de les élire, l'Assemblée parlementaire du Conseil de l'Europe, est elle-même éminemment politique. Il suffit pour s'en convaincre de constater qu'il est de bon ton à la CEDH d'arborer autour du cou un cordon de badge aux couleurs de l'arc-en-ciel - fourni par le Conseil de l'Europe -, ou de voir que les juges ont renoncé depuis plus de dix ans à l'emploi des expressions "Madame" et "Monsieur", trop 'genrées' selon eux. Aux États-Unis, personne ne prétend que les membres de la Cour suprême n'ont pas d'opinion politique; ils sont choisis selon ces critères. Mais en Europe, l'illusion de la neutralité politique des juges persiste et ce fantasme ne fait que renforcer le poids de leurs décisions.

 

[...]

 

Chapitre 8 - Le dilemmne moral d'un lanceur d'alerte face à l'implacable machine Soros

 

[...] 

 

Si son ONG, le European Center for law and Justice participe à ce système, c'est qu'il (Puppinck) estime utile et nécessaire l'existence d'une telle institution. Mais continuer à y œuvrer en ayant connaissance de la situation serait selon lui hypocrite : "Pourquoi jouer un jeu dont on sait que les règles sont faussées ? Si on n'arrête pas ce phénomène, la CEDH va perdre son indépendance. Or, celle-ci doit être préservée à l'égard non seulement des États, mais aussi des ONG, en particulier l'Open Society."

 

[...]

 

En septembre 2018, l'OSF de Hongrie et le Comité Helsinki du même pays déposaient des requêtes à la Cour européenne des droits de l'homme contre la loi hongroise "Stop Soros", dont l'objectif consiste à limiter l'influence du "philanthrope" dans le pays, notamment en matière d'immigration. Le commissaire aux droits de l'homme du Conseil de l'Europe et la Commission de Venise ont déjà donné leur avis: selon eux, la nouvelle disposition de la loi hongroise qui introduit l'infraction de "facilitation de l'immigration irrégulière" est illégale et devrait être abrogée. Quelle sera l'attitude des juges liés à l'Open Society dans cette affaire ? La Hongrie a-t-elle une chance d'obtenir justice alors que l'attaque provient de la main même qui nourrit certains magistrats européens ? Ceux qui croient dans le projet européen et tiennent à l'idée même d'une Cour des droits de l'homme ne peuvent plus détourner le regard.

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31 mai 2020 7 31 /05 /mai /2020 11:39

On avait prévenu le 31 mars : "n'est-il déjà pas trop tard pour les évêques ?"

Au motif en effet d'une épidémie, comment la suppression des messes, la fermeture du sanctuaire de Notre-Dame Lourdes (qui guérit les malades), le vidage des bénitiers pour les remplacer par des gels hydrocalocliques, pouvaient-ils convaincre les athées de la Toute-puissance de notre Dieu ? Comment non seulement la non-dénonciation de l'atteinte à la liberté de culte (après que d'autres établissements de commerce aient été ouverts) mais l'anticipation même plus de quinze jours à l'avance des mesures gouvermentales de suppression des messes dès le ler mars (!) pouvaient-ils convaincre les catholiques ? Durant cette épidémie, à la place d'une Eglise arche de salut pour tous les malades, une Eglise qui aurait joué son rôle en somme, nous avons eu une Eglise transformée en Ong. Un article de La Nuova Bussola Quotidiana titrait "Le silence de l'Église sur le confinement est une reddition aux barbares".

Nous avons également pu nous demander : "quand le fondement juridique même de la liberté de l’exercice du culte en France est en cause", et que la Conférence des évêques de France n'a rien tenté pour rétablir cette liberté fondamentale, à quoi sert cette institution ?"

 

Lire : Camouflet de la Conférences des évêques : à quoi sert cette institution post-Vatican II ?

 

Le 21 avril dernier, alors que des l’accès dès le 11 mai aux écoles, aux commerces, et aux transports publics étaient possibles, après une réunion avec des francs-maçons et des représentants du culte, Macron annonçait que les lieux de culte ne rouvriraient pas avant le mois de juin (comme si César avait le pouvoir d'ouvrir et de fermer les portes du monde surnaturel... Mais il s'agit-là d'un autre débat.) Mais le 23 mars déjà, il annonçait le prolongement du confinement par audioconférence avec "les autorités morales et religieuses" pour échanger sur "la cohésion morale du pays face à la crise", en comprenant les représentants des cultes, des francs-maçons et d'associations laïques." Parmi les participants figuraient le président de la Conférence des évêques de France Éric de Moulins-Beaufort, alors qu'une Bulle apostolique frappée de l'infaillibilité du Pape Clément XII (Bulle In Eminenti de 1738) interdit de "recevoir" les francs-maçons, "leur donner conseil, secours ou faveur ouvertement ou secrètement, directement ou indirectement par soi ou par d'autres", sous peine d'excommunication latæ sententiæ, c'est-à-dire qu'elle est automatique, encourue du fait même de la commission du délit (le droit canonique prévoit expressément ces cas).

 

Lire : Ces temps d'épidémie où les évêques discutent avec les francs-maçons, prolongent le confinement et oublient leur fidèles

 

Le 26 avril encore nous titrions : "Messes supprimées : Pas de gens, pas d'argent. Pour les paroisses, les comptes plongent dans le rouge foncé"

 

Et voilà que nous apprenons en ce 31 mai, fête de Pentecôte, sur Valeurs Actuelles, que l'évêque qui discuta avec les francs-maçons le 23 mars, "le président de la Conférence des évêques de France alerte sur une perte de 40 à 50 millions d’euros pour les paroisses françaises à cause du confinement" et que "touchée par la crise sanitaire, l'Eglise va lancer un “appel aux dons”" !

 

Texte de l'article de Valeurs actuelles :

 

https://www.valeursactuelles.com/societe/touchee-par-la-crise-sanitaire-leglise-va-lancer-un-appel-aux-dons-119961

 

Les paroisses aussi ont financièrement souffert du confinement. Alors que les catholiques du monde entier peuvent aujourd’hui se rendre dans leurs églises pour fêter la Pentecôte, le président de la Conférence des évêques de France (CEF), Mgr Éric de Moulins-Beaufort, a alerté sur les conséquences du confinement sur l’économie de l’Eglise française, dans les colonnes du Parisien. S’il est heureux de la reprise des cultes, l’ecclésiastique regrette la perte financière qu’a engendré cette période et annonce un « appel aux dons ».

 

40 à 50 millions d’euros de manque à gagner en deux mois

De fait, « chaque dimanche depuis plus de deux mois, il n’y a pas eu de quête », explique Mgr Moulins-Beaufort au quotidien francilien. « Cela fait 40 à 50 millions d’euros en moins dans les caisses qui servent d’ordinaire à éclairer, à chauffer, à nettoyer les églises mais aussi à payer le sacristain, à régler des ordures ménagères, à couvrir les charges », détaille-t-il, évoquant également l’arrêt des baptêmes et des mariages qui rapportent normalement des « dons ». Si bien que certaines paroisses et diocèses sont « dans le rouge », déplore-t-il.

 

Pour rétablir l’équilibre financier, l’ecclésiastique annonce donc le lancement d’un « appel national aux dons la semaine prochaine », qui s’adressera « aux fidèles avant tout ». « Chaque donateur indiquera, dans le formulaire, pour quel diocèse il veut donner. L’ambition, c’est de compenser le manque à gagner », précise Mgr Moulins-Beaufort. (Fin de citation)

*****

Conclusion du blog Christ-Roi

 

En somme, les évêques sont plus préoccupés des pertes financières que de la perte de foi, la perte des sacrements et le désarroi des fidèles...

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Publié par Ingomer - dans Religion
30 mai 2020 6 30 /05 /mai /2020 18:46
https://fr.aleteia.org/2020/05/30/jeanne-darc-nous-montre-comment-reprendre-notre-destin-en-main/

https://fr.aleteia.org/2020/05/30/jeanne-darc-nous-montre-comment-reprendre-notre-destin-en-main/

[...]

 

Née en 1412 dans une famille de paysans aisés du Barrois mouvant, elle est fille des frontières et de la guerre. Depuis que Charles VI a été atteint de folie, les grands féodaux n’ont cessé de se déchirer. Les Anglais en ont profité pour envahir le royaume et se sont entendus avec le duc de Bourgogne pour déshériter le dauphin de ses droits à la couronne. Réfugié à Bourges, Charles VII n’est pas le roi « paresseux et endormi au sein de la belle Agnès » que dépeindront les historiographes des Bourbons, mais quoi qu’il entreprenne, il va de défaite en défaite. Il commence même à douter de sa légitimité. Les Anglais font en effet courir le bruit que sa mère, Isabeau de Bavière, étant une débauchée, il ne serait pas le fils de son père. En octobre 1428, Orléans est assiégée. Si les Anglais prennent la ville, rien ne les empêchera plus de franchir la Loire et lui qu’on n’appelle déjà plus que « le roi de Bourges » devra se réfugier en Écosse ou en Espagne. C’est alors que Jeanne surgit comme un météore.

 

À l’âge de 13 ans, elle a entendu une voix dans le jardin de son père : Dieu l’a choisie pour sauver le royaume. Il faut qu’elle lève une armée et se porte au secours du roi. Après avoir attendu quatre ans – cette mission lui semblait tellement inouïe -, elle part à Vaucouleurs puis à Chinon pour convaincre Charles VII :

 

Je te dis de la part de Messire que tu es vrai héritier de France et fils de roi, et il m’a envoyée à toi pour te conduire à Reims pour que tu reçoives ton couronnement et ta consécration si tu le veux.

 

Jeanne d’Arc incarne l’union maximale du ciel et de la terre, tant au niveau personnel que collectif. Rien n’est plus naturel en elle que le surnaturel, ni de plus enraciné que sa foi. Chacun de ses actes semble ramener le monde à quelque chose de l’unité de ses origines, et sa mission de libérer sa patrie et de faire sacrer son roi répond au même impératif d’unité. La patrie est à ses yeux le chemin le plus naturel pour rejoindre Dieu par la société de ses pères et la médiation de son roi.

 

Par-delà la levée du siège d’Orléans et le sacre de Reims, sa mission était de faire advenir le Royaume. Le Royaume céleste dans le Royaume terrestre, l’un dans l’autre et l’un par l’autre. Sachant que le Royaume de Dieu ne sera jamais totalement de ce monde, sa mort sur le bûcher, comme celle du Christ en croix, étant là pour nous le rappeler.

 

Jeanne nous montre comment reprendre notre destin en main. En remettant Dieu au cœur de nos vies. Pour elle, Dieu seul rend libre, et défendre les droits de Dieu sur terre est le meilleur moyen de défendre les droits de l’homme. C’est parce qu’elle avait Dieu pour seul maître qu’elle a pu démasquer les idéologies de son temps et défier tous les puissants pour libérer son pays. Parce qu’elle n’avait accordé sa foi qu’à Dieu qu’elle a pu justifier son droit de s’échapper de prison. Et parce qu’il devait être « premier servi » qu’elle a trouvé la force de préférer la liberté dans la mort plutôt que la soumission.

 

 

Jeanne d’Arc, sur la terre comme au ciel, Pauline de Préval, presses de la Renaissance, mars 2020.

 

Source: Aleteia

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Edit. du dimanche 31 mai 2020. Une lectrice me fait observer non sans raison : "Quel contresens de vouloir lier la mission de Jehanne à La Défense des droits de l'homme ! C'est un anachronisme grossier et un contre sens. La religion de Jehanne est catholique et non droitdelhommiste".

 

Compte tenu de l'impasse philosophique et spirituelle de la déclaration des droits de l'homme de 1789, pour contrebalancer la vision étroite de cet article simplement rattaché aux droits de l'homme, on peut lire "Les saints de sainte Jehanne d’Arc" par le Révérend Père Joseph – Capucin de Morgon (69) 16 mai 2020, et surtout répéter les mots de saint Pie X lors de la béatification de sainte Jeanne d'Arc, le 13 décembre 1908 : 

"Vous direz aux Français qu’ils fassent leur trésor des testaments de saint Rémi, de Charlemagne et de saint Louis, qui se résument en ces mots si souvent répétés par l’héroïne d’Orléans : Vive le Christ qui est roi de France. A ce titre seulement, la France sera grande parmi les nations. A cette clause, Dieu la protégera et la fera libre et glorieuse."

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30 mai 2020 6 30 /05 /mai /2020 14:01

RADIO-Québec, édition du 29 mai 2020. 

 

"On va parler aujourd'hui de l'échec avéré du plan mondialiste avec la Covid19. Ils vont finalement lancer la serviette.

 

"C'est le thème du WEB-Journal. On dit alors que les complotistes ont presque toujours raison. Et là, les journalistes commencent à se réveiller. Ils commencent à sortir des trucs que nous on dit depuis... un mois et demi, deux mois.

 

"C'est pas la première fois que les journalistes sont à la remorque de ce qui se passe sur le Web, en fait, ils le sont tout le temps.

 

"Première grosse nouvelle. 

 

"Finalement, une représentante de l'O.N.U., de l'Organisation mondiale de la Santé, dit que 'finalement on est en train d'écarter de plus en plus la possibilité d'une deuxième vague. Il n'y aura pas de deuxième vague de coronavirus.' (Une information du 26 mai. Sources: 1, 2)

 

"Cela fait un mois qu'on le dit. Didier Raoult le disait : 'Il n'y aura pas de deuxième vague.' Ce genre d'épidémie-là  ne fonctionne pas comme à dos de chameau et après cela disparaît.

 

"Il y a aussi ce mathématicien israélien dont on parlait et qui disait que le coronavirus disparaît après quarante jours. Il y a un pic et après quarante jours il disparaît de lu-même, qu'il y ait confinement ou non.'

 

"C'est exactement tout ce qui est en train de se passer.

 

"Leur plan a échoué pour différentes raisons, notamment parce que leur discours a manqué de cohérence.

 

"L'opération, le plan C qu'ils ont lancé mondialement était une entreprise tellement grosse qu'elle a été pratiquement impossible à gérer.

 

"L'opération Covid a été impossible à gérer planétairement. Cela prenait une cohésion dui discours et un contrôle de l'information qu'ils n'ont jamais été capables d'obtenir.

 

"De sorte que à cause d'internet, à cause des interventions sur You-Tube de Didier Raoult, de plusieurs médecins qui ont pris la parole, de tous les citoyens journalistes qui ont parlé, de ceux qui ont publié des videos montrant par exemple une personne disant : 'J'ai un gars qui s'est suicidé et finalement ils lui ont mis COVID sur le certificat de décès.' Leur discours s'est lézardé et la cohésion interne du discours mondialiste s'est effondré comme un château de cartes. Ils n'ont pas été capables de contrôler l'information. C'était pourtant l'objectif de l'"Evènement 201' (Event 201) piloté par Bill gates qui disait que 'les gouvernements et le secteur privé devraient signer une très grande priorité à développer des méthodes destinées à combattre la désinformation à la prochaine grande pandémie.'

 

En fait avec l'évènement 201 ils ont testé et fait une simulation d'un événement d'une pandémie de coronavirus qui tue 65 millions de personnes. Cela, c'était le virus qu'ils attendaient, une vraie pandémie avec 3,5 de taux de létalité.

 

"Ils n'ont pas eu cela (mais entre 0,5 et 0,8 soit le niveau d'une grippe.)

 

"Le point 7 de cet évènement 201 c'était le contrôle des médias qui n'a pas eu lieu et qui a fait que le narratif mondialiste s'est effondré.

 

Lire : Le Covid-19 est une maladie qui tue moins qu’on ne le pensait au départ de la pandémie

 

"Et ils viennent, selon moi, de jeter la serviette avec le fait de renoncer à cette idée de deuxième vague. Parce que la deuxième vague était censée nous amener au second tour à l'élection américaine en faisant peur aux gens, en les gardant à la maison, gardant la distanciation sociale et le promouvoir le vote par la poste, avec la possibilité énorme de fraude par le vote à la poste.

 

"La seconde vague devait servir à amener les Etats-Unis au second tour. 

 

"Partout (au Danemark, en Australie), cette idée de seconde vague est en train de s'éteindre et il n'y aura pas de vaccin obligatoire. Ce sont de très bonnes nouvelles. 

 

"Mais ce n'est pas simplement que leur narratif s'est effondré. Il y a aussi autre chose, c'est que leur événement a réveillé tellement de personnes ! On a les chiffres maintenant au Québec, c'est 50% des personnes qui croient aux thèses 'conspirationnistes'.

 

"On a donc vu là les masques tomber. On a vu les journalistes mentir, pousser la peur. Et là on a vu les mondialistes dire que cela coûte trop cher, l'idée de poursuivre (leur plan) coûtait trop cher aux mondialistes. Et ils ont dit on va laisser tomber la seconde vague. On va laisser tomber l'événement. On va essayer de garder nos structures et de faire un mea culpa.

 

"Mais il est trop tard. Et on voit partout au Québec des articles qui finalement reprennent ceux de Dutrizac et ceux de Politiquement incorrect de Richard Martineau, et ceux de Gaël Campan, sur le taux de mortalité de la Covid revu à la baisse. ("Taux de mortalité 10 fois moindre". "On a surestimé le nombre de morts du Covid", "le coronavirus pourrait être dix fois moins létale qu'initialement estimé par l'O.M.S.). Nous avions, nous, des chiffres bien avant les autres et là ils commencent à lâcher du lest parce que les gens se retournent contre eux. Ils sont submergés d'informations venant de la part des guerriers du net." (Fin de citation)

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29 mai 2020 5 29 /05 /mai /2020 21:56

On m'informe qu'hier, vers midi, Véronique Lévy a répondu par une lettre-ouverte aux ambitions délirantes d'Anne Soupa qui désire devenir archevêque de Lyon. Elle a envoyé ce texte dense, profond, très riche, théologiquement et mystiquement, à Famille Chrétienne; il est aussi publié sur sa page Facebook. (Le Forum catholique)

 

 

Ma sœur Anne

 

Cette église que vous accusez d’être le fief d’hommes abuseurs, ivres de leur pouvoir, ne voyez-vous pas que son cœur nucléaire est celui d’une Femme ?

 

Je viens vous annoncer une heureuse nouvelle, je viens vous chanter mon magnificat, mes pas à l’ombre de ses pas, dans l’élan de celui de Marie… Vous parlez d’enthousiasme, oh quel mot païen, moi je vous parle d’exultation. Oui, mon âme exulte le Seigneur dans une respiration d’amour enveloppant mon corps, toute ma féminité qui, par Lui, et par Lui Seul, ressuscita le 7 avril 2012 en l’Eglise catholique et universelle, dans la nuit de la Vigile Pascale.

 

En cette Nuit, je suis née sujet, libérée des masques éclatés d’une féminité codée que la civilisation du progrès m’avait fait endosser. Libérée des fragments d’un miroir où je m’étais vidée de mon âme. Morcelée dans le désir des hommes. Anne, je ne suis pas née avec une Hostie dans la bouche et mon lait fut amer… amer d’illusions crevées aux paradoxes d’une République vantant l’égalité pour occulter son rêve uniforme. Uniformité de l’Homme et de la femme, labellisés conformes.

 

Auparavant, juste avant le seuil, j’étais reine, reine des nuits blanches mais reine de pacotille, sacrée princesse d’un soir ou pour la vie au gré des caprices de mes amants éconduits ou chéris. L’amour charnel était mon artifice, mon arme, ma vocation par défaut d’être. Je revendiquais mes errances ou mes papillonnages comme liberté. Inaliénable. Mon corps m’appartenait, Je me rêvais génération spontanée. Enfin je l e croyais... Mais cette liberté toute relative était fracture de l’unité native, une soumission aux dogmes des marchands stérilisant le cœur et l’âme, séparant la sexualité de l’amour, arrachant le corps à son éternité glorieuse l’auréolant comme une promesse.

 

C’est au sein de l’Eglise que Le Seigneur me couronna de Son Amour indéfectible. Cette église que vous accusez d’être le fief d’hommes abuseurs, ivres de leur pouvoir, ne voyez-vous pas que son cœur nucléaire est celui d’une Femme ? Au commencement battait ce cœur. Et en ce cœur, le Cœur de Dieu. Il prit Chair de sa chair. De la chair de son cœur. Pour nous rejoindre, nous les femmes, nous les hommes, sous l’hymen inviolé, au sanctuaire de notre conception.

 

Oui, Anne, les apôtres sont des hommes… on ne peut rien y faire, vous et moi, c’est ainsi… appelés un à un, nommés un à un par le Seigneur … Et ils se dressent ou ils s’écroulent encore, les évêques d’aujourd’hui, colonnes d’argile ou de feu de l’Eglise en marche sillonnant l’Histoire. A la sainte Cène, ce sont toujours des hommes que Jésus institua au sacerdoce pour consacrer l’Unique Sacrifice de Son Corps offert pour le Salut du monde. Les prêtres perpétuent cette Promesse. Nouvelle et éternelle. Oui, Jésus l’a voulu, c’est ainsi.

 

Mais ne vous en déplaise, Anne, c’est à Marie de Magdala et à elle seule, que Jésus apparut au Jardin du tombeau, Ressuscité d’entre les morts… c’est elle, l’exorcisée des sept démons, qu’Il envoya au devant des apôtres confinés dans la peur, pour qu’elle les relève dans l’Espérance : « Va et annonce à mes frères que je vais vers mon Père et votre Père. »C’est elle, couchée à Ses pieds, L’écoutant dans l’insondable silence de son Adoration, qu’IL caresse de Ses mots : « C’est à toi Marie que revient la meilleure part, elle ne te sera pas enlevée ». Aux portes de Jérusalem, elle oint mystérieusement Sa tête, préfigurant, voilant et dévoilant la sainte Passion du nard de sa piété. Elle a beaucoup pêché mais aimé plus encore, et c’est à elle encore qu’échoit d’oindre le Roi, signifiant par son geste que toutes les royautés s’accomplissent en Celle-ci, éternelle, Qui n’est pas de ce monde mais Qui porte le monde.

Chez Simon le Pharisien, sa chevelure épanchant le parfum de ses larmes, scelle la vocation de l’oraison perpétuelle des moines et des moniales dont elle est la sainte Patronne. Apostolat, oui, de la contemplation. C’est cela sa mission, cachée dans l’ermitage d’une grotte au sommet de la sainte Baume, au creux d’un rocher, telle la colombe du Cantique des Cantiques… Sa vie s’écoule, invisible et nue dans Celle du Dieu d’Amour qui la fit renaître, réparant sa dignité, sa royauté de femme, en Son Pardon.

 

Mais je sais, Anne, qu’à Jésus vous ne reprochez rien. Dans Ses marches interminables labourant la Judée, la Samarie, la Galilée de Son Verbe semé, Il emportait des femmes. Avec Lui, sur Son Cœur.

 

L’Eglise aussi, Anne. Ne l’oubliez jamais. Elle proclame Docteurs, fondatrices, martyres ou saintes, des femmes… par myriades de constellations… Des femmes, pauvres ou riches; princesses, paysannes, ouvrières ; vierges, mères, épouses ou veuves ; prostituées ou chastes. N’est-ce pas deux femmes, saintes patronnes de France et pour l’éternité, qui l’enveloppent de l’ardeur de leur foi et de leur charité, d’une armure et d’un voile ? Sainte Thérèse de l’Enfant Jésus, Docteur et Carmélite et sainte Jeanne, soldat du Seigneur Désarmé des Armées, martyre de Son amour pour que Son règne advienne… Sainte Jeanne dont le cœur bat sous les cendres refroidies de nos compromissions. Oui, le cœur de l’église de France, c’est le coeur d’une vierge… une vierge qui dit oui à l’Archange saint Michel dans les clairières de sa Lorraine natale… La France c’est une Annonciation qui se déploie, du Calvaire à Chinon… de Chinon à toujours.

 

L’Eglise, vient, Elle vient éternellement, d’au-delà la prédication des apôtres… Elle a jailli d’un Oui, le Oui d’une toute jeune-fille de Nazareth, petite fille obscure dont le Ecce, le Oui et le Magnificat ouvrirent la voie du Ciel. En Elle, avec Elle, l’Humanité traversa l’horizon de la mort et pénétra le voile de la lumière. Cette Lumière Se fit Chair en sa chair.

 

Il y a deux ans, le saint père proclama que le lundi de Pentecôte serait la fête de Marie, Mère de l’Eglise universelle, signifiant que la vocation de la Femme est, au cœur de cette Eglise des Fins Dernières, celle d’une fécondité surnaturelle : « Nul n’a Dieu pour Père s’il n’a Marie pour Mère. » Anne, le pape François que vous citez en distordant ces paroles, s’est désolé de l’esprit anglican, l’esprit de cléricalisme gangrenant cette vocation des femmes candidates au sacerdoce, et par vous à l’évêché désormais… cet esprit de querelles de pouvoir et de compétitions mesquines, de revendications sexistes qui, sous prétexte d’équité, vise une égalité formatée aux normes du « meilleur des mondes » où l’uniformité fait loi.

 

Anne, ma sœur Anne, la mission des femmes naît dans l’éternité silencieuse du Verbe incréé, dans la Béatitude joyeuse d’une Enfant sautant à la corde des temps au Brasier Trinitaire. Marie attira de ses Vœux, le Verbe incréé… Quoi de plus fou ? Quelle autre religion affirme cela ? Dieu l’avait déjà choisie dès « la fondation du monde », Sagesse façonnée pour Sa Gloire. Et la Gloire de Dieu, Irénée de Lyon, le saint Primat des Gaules l’a chanté, c’est l’homme Vivant ! Vif de la Vie Même de l’Eternel, enfanté par la grâce de Marie, en l’Eglise, dont elle est l’icône s’élançant dans un oui sans retour. Elle, genèse de Ce Corps de pierres vivantes… en Elle, tout sacerdoce prend sa source. En Marie, « épouse » in-épousée, « incarnation de l’Esprit Saint. » C’est par cette analogie audacieuse que l’a désignée le père Maximilien Kolbe.

 

Oui, Anne, le Christianisme fut d’abord pour moi un visage, celui de Marie offrant au Calvaire son Fils martyrisé à une humanité ingrate et pourtant assoiffée. Dieu dit : « Jean, voici ta Mère ; Femme, voici ton fils. » L’Eglise prit son envol dans ce don mutuel et dans l’altérité. Le sacerdoce de Jean se reçut d’une Femme unie si étroitement au Mystère de la Rédemption qu’elle ré-enfanta l’Humanité toute entière. Jusqu’à la fin du monde. « Désormais tous les siècles la diront bienheureuse. »

 

La Création se retourna comme un gant, Big-bang d’une aube vierge remontant à rebrousse temps vers le Salut. « Ecce ancilla Domini, Seigneur me voici… comme le petit Samuel, J’écoute et je me lève à l’Appel de mon Dieu et mon libérateur. Jadis, au balbutiement du monde, Vous avez tirée Eve du cœur de glaise d’Adam. Désormais je suis cette Femme née de Votre Cœur même. Père, dans la nuit du Calvaire, je vous offre mon fils comme un sceau sur votre cœur… je vous livre Jésus mon Corps, Jésus mon Sang, versé pour la multitude en rémission des péchés… l’Alliance Nouvelle est scellée dans mon Oui à l’Amour Crucifié Qui a vaincu la mort. »

 

Ce oui absolu, radical, s’élança, plein cap sur l’éternité, par-delà le ciel plombé du Golgotha ! Le voile du Saint des Saint se déchira en son milieu.

 

Terrassée, la mort ! Dépassés, les rêves de sépulture grandioses de Pharaon préfigurant les chimères trans-humanistes, servant toujours derrière les masques du progrès et de la liberté des femmes, les esclavages les plus indétectables. Renversés de leur trône les puissances maléfiques de ce monde… Ecrasées leurs têtes, par le Oui d’une enfant et d’une mère.

 

Le nom de cette jeune-fille était Marie.

 

Dieu créa la Femme et inspira Marie.

 

Par l’Esprit Saint d’Amour.

 

Véronique Lévy,

Auteur de Montre moi ton visage, Adoration, et Jésus-Christ ou les robots aux éditions du Cerf.

 

 

Source: Véronique Lévy Facebook / Famille Chrétienne / Le Forum catholique

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Publié par Ingomer - dans Religion
29 mai 2020 5 29 /05 /mai /2020 07:37
https://actu.fr/occitanie/cahors_46042/covid-19-coup-tonnerre-dans-milieu-medical-dr-magali-roussilhe-demissionne-explique-pourquoi_33767888.html

https://actu.fr/occitanie/cahors_46042/covid-19-coup-tonnerre-dans-milieu-medical-dr-magali-roussilhe-demissionne-explique-pourquoi_33767888.html

Le Dr Magali Roussilhe exerce la profession de médecin généraliste depuis 14 ans ; jusqu’ici, elle faisait partie de la Maison de santé de Prayssac, en vallée du Lot et du vignoble. Or, elle vient d’annoncer son retrait : un coup de tonnerre dans le milieu médical !

 

Ce n’est pas sur un coup de tête que Magali Roussilhe a pris sa décision, mais celle-ci résulte plutôt d’une démarche qui n’a cessé de mûrir au fil du temps.

« Déjà, je portais le projet d’exercer la médecine dans les prochains mois, hors convention avec la Sécurité sociale, mais j’avais l’intention de faire les choses en douceur pour ne pas laisser mes collègues dans l’embarras. » Très vite, Magali Roussilhe évoque le système de santé, tel qu’il est organisé par l’État, avec ses Agences régionales de santé, la médecine conventionnelle et les médecins référents ; un ensemble d’obligations administratives imposées, tant aux soignants qu’aux patients.

Déjà, la réglementation du médecin référent, scellant une sorte de contrat entre le praticien et son patient, sous peine pour ce dernier de se voir pénalisé lors du remboursement, lui avait déplu. Magali Roussilhe dénonce le carcan administratif, qui à ses yeux ne cesse d’empirer. Le coronavirus n’a rien arrangé et n’a fait que précipiter sa décision !

 

Quel regard portez-vous sur cette période de coronavirus ?

 

Dr Magali Roussilhe : J’ai travaillé durant le confinement, en appliquant les protocoles sanitaires. Cela ne m’a pas empêchée pour autant, de me poser des questions sur tout ce qui nous était demandé. Je dois dire que je ne suis pas du tout d’accord avec la manière dont a été organisée cette lutte contre l’épidémie de Covid-19. Par exemple, j’ai très mal ressenti les menaces de radiation proférées par les autorités de santé, à l’encontre de certains confrères qui, cherchant à soigner des gens atteints du virus, appliquaient des protocoles thérapeutiques non reconnus, mais recommandés par le professeur Didier Raoult, alors qu’il s’agissait de sauver des personnes malades. Pour ma part, je ne me suis pas retrouvée face à un patient qui avait besoin de traitement. Il me paraît aberrant qu’on ne puisse pas suivre les préconisations d’un professeur connu mondialement dans sa spécialité de virologie.

 

Qu’est-ce qui fait que vous ayez pris cette décision d’arrêter aussi brutalement ?

 

Ma décision peut avoir un côté brutal, mais elle intervient à la suite d’annonces qui m’ont choquée les unes après les autres. L’avant-dernière annonce, vient de la Sécurité sociale qui m’a appelée, comme cela était fait de la même manière pour l’ensemble des médecins généralistes, pour expliquer la mise en place du traçage des patients testés positifs au Covid-19, en demandant, non seulement de tracer les patients, mais également tous les cas contacts, la famille et tout l’entourage, afin de les inscrire sur un fichier informatique. Rappelons que dans un second temps, il est fait appel à des brigades pour tester les personnes. Ce procédé m’a choquée et j’ai dit que je ne le ferai pas. À présent, cette démarche nous est imposée par la loi, et là, je ne peux pas, ce n’est plus possible ! En conscience je dis non ! Certes, je ne juge pas mes confrères qui se plient à la réglementation, je ne juge personne. Je souhaite simplement être en paix avec moi-même.

 

« Ce contexte général où l’on ne doit pas se poser de question, n’est pas rassurant pour l’avenir de notre société ! »

 

Le fichage des malades existe déjà en médecine ; n’est-ce pas dans une intention louable ?

 

Oui, des maladies, telle la méningite, la tuberculose, la syphilis, la rougeole… font partie de la liste des maladies qu’un médecin doit obligatoirement déclarer auprès des autorités de santé. La démarche est similaire, en effet. Il y a recherche des cas contacts pour les dépister et protéger les personnes contaminées, si besoin. Dans ce cas de figure, la situation se limite à un nombre très réduit de personnes. Alors que dans le cas du Covid-19, ce sont des millions de gens qui vont être concernés et pour pas grand-chose.

 

C’est le principe du fichage, que vous n’acceptez pas ?

 

Oui, d’autant qu’on est en présence d’une maladie qui n’est pas aussi grave qu’on veut bien nous le faire croire, même s’il y a eu en France plus de 27 000 morts. Si l’on avait pu accueillir à l’hôpital tous les patients qui ont besoin d’oxygène et de réanimation et si l’on avait géré l’épidémie autrement, notamment en appliquant des traitements non reconnus officiellement, peut-être qu’on compterait moins de morts. Et que dire des décisions qui ont laissé s’affaiblir ces dernières années, les capacités de soins… Déjà en temps normal, l’hôpital travaille à flux tendu, même si le personnel hospitalier se plie en quatre pour soigner tout le monde. Je le sais d’autant plus que lorsque je demandais des rendez-vous pour mes patients, c’était toujours compliqué ; idem pour les hospitalisations. Toute épidémie, que ce soit le coronavirus ou la grippe aurait occasionné le même résultat. Bien sûr, le coronavirus s’est révélé beaucoup plus contagieux que la grippe et plus agressif, au pic de l’épidémie. Mais tirer prétexte de cela pour pister toute une population, pour ma part, je ne peux l’admettre.

 

Il a pourtant été répété qu’il s’agissait d’un fichage contrôlé et limité à la cause de l’épidémie !

La bonne cause, c’est la santé des gens ! Si l’on prétend se préoccuper de la santé des gens, il y a bien d’autres mesures que l’on aurait pu mettre en place et cela, depuis des mois et des mois !

 

Donc vous refusez le fichage, c’est-à-dire la pratique des tests par la même occasion ?

 

Je suis profondément choquée par ce fichage, car il faut bien se rendre compte que le test implique le fichage, dès lors que vous êtes positif au Covid-19. À partir de là, il est devenu pour moi impossible de pratiquer mon métier de médecin généraliste, dans de telles conditions. Peut-être que de ficher les personnes, cela peut être considéré comme une bonne solution, mais pour moi, c’est non. Je ne veux pas participer à cette entreprise et je me suis rendu compte que je ne suis pas la seule.

 

Du coup, vous êtes contre le fait que vos enfants puissent faire l’objet d’un test ?

 

Oui j’y suis opposée et je n’ai pas envie que nos contacts puissent faire également l’objet de tests et par conséquent soient l’objet d’un fichage. Je refuse également le vaccin à ce sujet, si l’on en découvrait un.

 

Vous refusez le vaccin. Qu’est-ce qui motive votre opposition ?

 

Parce que nous sommes en présence d’un virus qui mute, parce que ce vaccin est réalisé dans la précipitation et je m’en méfie ! Il y a de plus en plus de questions qui se posent autour des vaccins. Pour ma part, je n’ai pas une position anti-vaccin, moi-même j’ai été vaccinée et mes enfants l’ont été aussi. Mais je suis mal à l’aise de savoir qu’il n’est pas admis qu’on puisse critiquer les vaccins en général. Ainsi, j’ai été choquée par l’obligation vaccinale de 2018 et ses 11 vaccins. Il n’est pas sain qu’on ne puisse pas remettre en question certaines vaccinations ; je ne suis pas la seule à le faire, or ce n’est pas possible et je trouve cela inquiétant ! Ce contexte général où l’on ne doit pas se poser de question, n’est pas rassurant pour l’avenir de notre société !

 

C’est une action politique que vous engagez ?

 

Je ne suis inscrite dans aucun parti politique. Pour autant, je sais que mes prises de position sont politiques ; tous nos actes sont politiques, en définitive, dans le contexte général au sein duquel nous exerçons notre métier et où nous nous positionnons.

 

« Il va de soi que si nous vivions dans une société plus écologique, nous serions en meilleure santé »

 

En tout cas, c’est une remise en cause de l’organisation du système de santé actuel à laquelle vous procédez !

 

Je remets en cause l’organisation du système de santé, tel qu’il est dans notre pays. Et cela touche bien sûr au fonctionnement général de notre société. D’ailleurs, la santé, cela ne concerne pas seulement le physique. Il y a le psychique, le mental… la santé c’est quelque chose de global. Si l’on a des problèmes d’argent, on risque d’avoir des problèmes de santé… La nature du travail peut elle-même engendrer des problèmes de santé. Si l’on consomme uniquement une alimentation industrielle, chimique, on encourt des soucis de santé etc.

 

Que reprochez-vous à la pratique de la médecine générale ?

 

La pratique de la médecine générale nous pousse à voir de plus en plus en plus de patients, dans la mesure où nous ne sommes pas suffisamment nombreux. Au final, plus on va vite avec les patients et plus on a tendance à prescrire des médicaments. Alors que plus on prend du temps avec les patients et moins on prescrit des médicaments ; on va plutôt prescrire de changer d’alimentation, de se reposer, de faire de l’exercice physique, de prendre le soleil… Il n’y a pas que le médicament qui compte pour être en bonne santé. Il faut prendre du temps, pour écouter le patient et lui proposer une thérapeutique adaptée à lui, or ceci est de moins en moins possible en l’état actuel de la pratique à laquelle nous sommes contraints. Il va de soi que si nous vivions dans une société plus écologique, nous serions en meilleure santé.

 

Au-delà de la médecine, vous posez un regard critique sur le mode de fonctionnement de la société. Qu’est-ce qui ne va pas ?

 

J’ai la sensation qu’on va trop loin dans cette complexification de la société. Je préconise une refondation de notre système de vie en société, de notre système de soins, de notre manière de se nourrir, d’élever nos enfants et là on rejoint le système scolaire où il y aurait également beaucoup à dire. Au passage, je trouve que cette reprise scolaire a été angoissante, à la fois pour les enseignants et pour les élèves. Je n’étais pas favorable à un retour des enfants à l’école dans de telles conditions… Les solutions ne viendront pas d’en haut ! Il y a des idées formidables qui voient le jour ici ou là et qui ne demandent qu’à se développer. Il y a des solidarités locales à faire jouer.

 

« Je recherche un mieux vivre ensemble, dans la cohérence, la bienveillance et la différence »

 

Au final, que recherchez-vous ?

 

Jusqu’à présent, j’essayais de concilier les contraintes de l’exercice du métier avec une certaine forme de liberté. Là, je me rends compte que ce n’est plus possible ! Il me semble qu’on n’est pas obligé de dire amen à tout. On doit pouvoir exprimer un avis différent, se respecter dans ses convictions.

Tout le monde se pose des questions ; on n’a pas écouté les soignants lorsqu’ils sont descendus dans la rue, on n’a pas écouté les gilets jaunes lorsqu’ils ont manifesté… À un moment donné la coupe est pleine ! Tout va très vite, nous avançons à marche forcée, on dirait que tout est fait pour qu’on n’ai pas le temps de prendre du recul. Tous ceux qui adhèrent à cette nouvelle loi du fichage Covid-19, ont-ils pris le temps de réfléchir à ce qui leur était imposé ?

Je souhaite que ma démarche aide d’autres personnes à s’interroger et j’espère montrer qu’on peut remettre en question des choses qu’on cherche à nous imposer un peu trop facilement. Je recherche un mieux vivre ensemble, dans la cohérence, la bienveillance et la différence, qui n’est pas possible à atteindre, avec l’évolution actuelle.

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28 mai 2020 4 28 /05 /mai /2020 09:53

L'épisode récent de maintien par les gouvernements de l’interdiction du culte public après la fin du confinement - ce qu'en France le Conseil d’État vient de juger illégal - a montré que la laïcité entendue comme la distinction des pouvoirs temporel et spirituel a été méprisée par des gouvernements occidentaux tentés par un monisme du pouvoir, que l'on n'avait pas vu depuis le fascisme italien. "De ce point de vue, la menace totalitaire est autant devant nous que derrière nous."

Une occasion pour l'Eglise de jouer son rôle et de "regagner, en servant ainsi le vrai bien commun, le crédit qu’elle semble avoir perdu auprès des peuples d’Occident" :

https://www.lefigaro.fr/vox/religion/benoit-schmitz-l-eclipse-du-pouvoir-spirituel-et-le-sort-des-libertes-publiques-20200519

https://www.lefigaro.fr/vox/religion/benoit-schmitz-l-eclipse-du-pouvoir-spirituel-et-le-sort-des-libertes-publiques-20200519

De Benoît Schmitz, historien, sur le Figaro Vox :

 

L'éclipse du pouvoir spirituel et le sort des libertés publiques

 

19 mai 2020

 

FIGAROVOX/TRIBUNE - L’historien replace la question de l’autorisation du culte public dans la longue histoire des relations entre l’Église et l’État dans les pays occidentaux. Benoît Schmitz est normalien, agrégé d’histoire et ancien membre de l’École française de Rome. Sa thèse de doctorat, soutenue en 2013, porte sur «Le Pouvoir des clefs au XVIe siècle. La suprématie pontificale et son exercice face aux contestations religieuses et politiques». Dans ses recherches, il s’est intéressé au rôle joué par la papauté dans l’Europe du XVIe siècle en examinant l’usage qu’elle fit du pouvoir d’excommunier et de déposer les princes.

 

Le maintien par le gouvernement de l’interdiction du culte public après la fin du confinement, que le Conseil d’État vient de juger illégal, a suscité de nombreuses protestations de la part des autorités ecclésiastiques et des fidèles catholiques. Mais, même s’il y eut quelques exceptions - certains évêques relevant, en substance, que l’Église n’est pas soumise à l’État dans les choses spirituelles, qu’«il faut obéir à Dieu plutôt qu’aux hommes» (Actes des Apôtres 5, 29) et que le gouvernement s’inspire, dans ses autorisations et prohibitions, d’une anthropologie pour le moins réductionniste -, la ligne dominante, exprimée par la Conférence des évêques de France et son président, ne s’en est pas moins cristallisée très rapidement en un appel à l’apaisement et à l’obéissance au pouvoir civil. Certes, beaucoup de bonnes raisons justifiaient la plus grande prudence: la nocivité d’un virus encore mal connu, l’incurie des autorités publiques, la fragilité d’une société d’autant plus exposée au mal qu’elle se croyait devenue invulnérable aux épidémies, une opinion publique tenaillée par la peur et acquise au sacrifice de certaines libertés pourvu que l’État protégeât les citoyens de la mort, tout invitait sans doute à poursuivre loyalement l’effort national pour endiguer la propagation de la maladie.

 

Les arguments qui ont été avancés mais aussi ceux qui ont été passés sous silence ne laissent toutefois pas de surprendre l’historien qui étudie, dans la longue durée, les relations entre l’Église et l’État. En premier lieu, la communication officielle des instances ecclésiales a mis l’accent sur la blessure que le mépris du gouvernement aurait infligée aux croyants. Selon une pente propre au catholicisme contemporain, enclin au sentimentalisme, les décisions du pouvoir n’ont pas été considérées politiquement et juridiquement, mais affectivement, comme si l’Église devait, comme d’autres groupes et minorités, voir d’abord en l’État une sorte de mère dont il faudrait rechercher désespérément la reconnaissance et l’approbation. De surcroît, une bonne part des réactions épiscopales semble avoir été dictée par le refus de tout conflit avec le pouvoir civil. Aucune condamnation formelle de l’atteinte portée à la liberté de l’Église n’a été prononcée, ce qui pouvait se faire même sans appeler les fidèles à la désobéissance civile. Les voies de recours qu’autorise le droit positif et que viennent de suivre avec succès certaines associations de prêtres ou de citoyens, ainsi qu’un parti politique, n’ont pas même été tentées par les évêques. Enfin, si on a rappelé, à juste titre, la tradition chrétienne de soumission aux pouvoirs publics, on a mis sous le boisseau la doctrine tout aussi chrétienne qui fixe de justes limites au pouvoir de l’État et distingue le pouvoir spirituel du pouvoir temporel.

 

La chose est encore plus saisissante en Italie car ce dualisme y est incorporé à l’ordre constitutionnel, l’article 7 de la Constitution de 1947, élaborée sur les décombres du totalitarisme fasciste, précisant que «l’État et l’Église catholique sont, chacun dans son ordre propre, indépendants et souverains». Le principe a été réaffirmé par l’article 1 du concordat de 1984 entre le Saint-Siège et la République italienne. Sa portée est nettement indiquée par l’article 2: «est garantie à l’Église la liberté […] d’exercice public du culte». Le gouvernement italien n’en a pas moins suspendu par décret-loi les cérémonies religieuses. Le déconfinement venu, le pouvoir civil a décidé de maintenir l’interdiction, ce qui a conduit la Conférence épiscopale italienne, jusque-là très conciliante avec le président du Conseil, Giuseppe Conte, à émettre une vive protestation, le 26 avril 2020. Deux jours plus tard, lors de sa messe, le pape François a formulé une intention de prière demandant «la grâce de la prudence et de l’obéissance aux dispositions», qui a sonné comme un désaveu et un appel à se soumettre au pouvoir civil, y compris dans les matières spirituelles.

 

La crise sanitaire agit ici à la manière d’un révélateur de mutations déjà advenues mais restées inaperçues, soit qu’on vive encore sur des catégories devenues inopérantes, soit qu’on ne conçoive même plus l’ancien dualisme qui organisait la répartition des pouvoirs entre l’Église et l’État. Cet effacement du rapport dialectique entre la puissance temporelle et la puissance religieuse - ou de ce qu’on appelle parfois la question théologico-politique - s’explique d’abord par la suspicion dans laquelle le catholicisme contemporain tient la notion même de pouvoir spirituel. Dans un article de 1993, Pierre Manent en avait déjà fait le constat: l’Église «cesse de se présenter comme le gouvernement le plus nécessaire et le plus salutaire […] ; elle se fait simplement le critique de tous les gouvernements, y compris de ce que fut au long des siècles le gouvernement de l’Église ; elle se fait “belle âme” collective, se présentant aux hommes comme “porteuse d’idéaux et de valeurs”». La promotion d’un christianisme évidé de toute prétention au pouvoir se nourrit du contre-modèle que serait «l’ère constantinienne», durant laquelle l’Église se serait compromise avec les puissances de cette terre, au point d’être, selon les moments, ou toute-puissante, ou captive. Or ce récit méconnaît le dédoublement du pouvoir qui fut le grand apport du christianisme et la principale cible de la philosophie politique moderne: de Machiavel à Rousseau, en passant par Spinoza et Hobbes, l’Église fut accusée d’avoir semé le désordre en brisant la nécessaire unité du pouvoir et d’avoir plongé les hommes dans les affres d’une double allégeance. L’histoire de l’Occident est d’abord celle de la lutte opposant l’Église et l’État pour le monopole du pouvoir et de son heureux effet, les deux pouvoirs se bornant l’un l’autre et mettant, par leur conflit même, la liberté des hommes à l’abri de la tentation de la toute-puissance, qu’elle soit temporelle ou spirituelle. Fénelon a résumé la chose d’une formule tranchante: «l’Église peut excommunier le prince, et le prince peut faire mourir le pasteur».

 

[...] 

 

Dans un ultime article, paru de manière posthume en 2017, le grand historien italien Paolo Prodi (1932-2016) a rappelé avec force ce que l’Occident doit à la distinction et à la dialectique des pouvoirs spirituel et temporel et s’est inquiété du vide laissé par l’écroulement des piliers soutenant l’édifice occidental. Avec le dualisme chrétien s’estompe ce qui avait longtemps évité à l’Europe la pétrification du pouvoir et posé, à chaque conscience, le problème de la légitimité du commandement et de l’obéissance. Se raccrocher au rationalisme des Lumières et à l’État de droit conçu selon les canons du constitutionnalisme moderne est, aux yeux de Prodi, une réponse illusoire. Il y a en effet beaucoup de naïveté à croire que la raison peut s’instituer ellemême et qu’elle peut se passer d’une référence extérieure. Comme l’a montré Alain Supiot, à la suite de Pierre Legendre, les sociétés humaines et leurs ordres juridiques ont des fondements dogmatiques. L’autonomie des hommes ne se déploie que sur le fond d’une hétéronomie fondatrice. Refuser par principe toute transcendance, toute possibilité d’un pouvoir spirituel référé à une instance tierce, garante de ce qui fait en l’homme l’humain, c’est ouvrir la voie à un système autoréférentiel où le bien commun disparaît au profit d’idéologies scientistes faisant du pouvoir et du droit de simples instruments de domination.

 

De ce point de vue, la menace totalitaire est autant devant nous que derrière nous. Avec une grande lucidité et un réel courage civique par ces temps de psychose, des esprits aussi divers que Pierre Manent, Joshua Mitchell, Maxime Tandonnet, Jean-Philippe Vincent, Renaud Girard, Giorgio Agamben, François Sureau, Jean Quatremer et bien d’autres encore ont relevé les abus de pouvoir auxquels s’est livré l’État en imposant «le confinement général sous surveillance policière»* (Pierre Manent). Face à une pandémie comme face à d’autres menaces pressantes, il peut être légitime d’instituer une forme de dictature (provisoire et limitée), restreignant l’exercice des libertés: l’état d’exception reste alors dans le cadre de l’État de droit. Mais la tentation est grande de basculer dans une tyrannie (permanente et illimitée), qui, au nom de la protection contre la mort et de la préservation de la «vie nue» (Giorgio Agamben), s’arroge le droit de suspendre les libertés publiques, de définir, pour chacune de nos existences et au nom d’un matérialisme d’État, le nécessaire et le superflu (c’est bien ce qui est en cause dans l’interdiction des cultes), et qui finit par ne plus viser qu’un seul bien (une santé physique elle-même conçue, de manière atrophiée, comme la simple survie à la Covid19, et évaluée à la seule aune du nombre, en baisse ou en hausse, des morts de cette maladie) au détriment de tous les autres biens qui entrent dans la composition de la vie bonne et du bien commun. Nul besoin d’imputer un noir dessein au gouvernement, ou de divaguer sur les complots que fomenteraient des forces occultes: l’État ne fait que céder au courant dominant d’une société tétanisée par le spectre de la mort et prête à échanger ses libertés fondamentales contre son soulagement.

 

Tocqueville nous avait mis en garde (De la démocratie en Amérique, 2e t., 1840): «Nos contemporains sont incessamment travaillés par deux passions ennemies: ils sentent le besoin d’être conduits et l’envie de rester libres. Ne pouvant détruire ni l’un ni l’autre de ces instincts contraires, ils s’efforcent de les satisfaire à la fois tous les deux. Ils imaginent un pouvoir unique, tutélaire, tout puissant, mais élu par les citoyens. Ils combinent la centralisation et la souveraineté du peuple. Cela leur donne quelque relâche. Ils se consolent d’être en tutelle, en songeant qu’ils ont eux-mêmes choisi leurs tuteurs». «Plus étendu et plus doux» que les anciennes tyrannies, le despotisme des temps démocratiques dégrade «les hommes sans les tourmenter»: «le souverain étend ses bras sur la société tout entière ; il en couvre la surface d’un réseau de petites règles compliquées, minutieuses et uniformes, à travers lesquelles les esprits les plus originaux et les âmes les plus vigoureuses ne sauraient se faire jour pour dépasser la foule ; il ne brise pas les volontés, mais il les amollit, les plie et les dirige ; il force rarement d’agir, mais il s’oppose sans cesse à ce qu’on agisse». Réduits en cette servitude émolliente, les citoyens «perdent peu à peu la faculté de penser, de sentir et d’agir par eux mêmes» et «tombent ainsi graduellement au-dessous du niveau de l’humanité». Le conformisme se répand par «une sorte de pression immense de l’esprit de tous sur l’intelligence de chacun».

 

Les régimes démocratiques laissent certes une part à la liberté ; dans les régimes totalitaires, les tendances despotiques ont libre cours. Mais, là encore, celles-ci ont leur siège dans les désirs et le consentement du peuple. «Si le totalitarisme consistait en la persécution d’une nation innocente par une poignée de tyrans, écrit le sinologue Simon Leys, qui fut parmi les premiers à dénoncer l’imposture de la Révolution culturelle, il devrait être relativement facile d’en venir à bout. En réalité, l’exceptionnelle force de résistance que possède le système résulte précisément de ce qu’il a réussi à associer les victimes elles-mêmes à l’organisation et à la gestion de la terreur ; il les a fait participer à ses crimes, il en a fait des collaborateurs et des complices actifs des bourreaux. En conséquence, les victimes finissent par avoir ellesmêmes intérêt à préserver le régime qui les torture et les écrase». En février 1974, à la veille d’être banni de l’Union soviétique, Soljénitsyne écrivait: «Ce n’est pas de leur faute à eux, c’est de la nôtre, de la nôtre SEULEMENT!». «Nous sommes si irrémédiablement déshumanisés que, pour toucher notre modeste ration de nourriture aujourd’hui, nous sommes prêts à sacrifier tous nos principes, notre âme, tous les efforts de nos ancêtres, toutes les espérances de nos descendants, tout, pourvu qu’on ne touche pas à notre chétive existence». «Et c’est là justement que se trouve, négligée par nous, mais si simple, si accessible, la clef de notre libération: LE REFUS DE PARTICIPER PERSONNELLEMENT AU MENSONGE!».

 

Face aux formes contemporaines de tyrannie, il serait périlleux de ne compter, pour sauvegarder les libertés publiques, que sur les garanties constitutionnelles et les décisions du Conseil constitutionnel et du Conseil d’État, même s’il est heureux pour notre République que ces juridictions aient rendu, en ce temps de déconfinement, plusieurs décisions au rebours des mesures abusives du gouvernement. La résistance aux velléités totalitaires de l’État et de la société dépend d’abord du courage civique et de l’intelligence politique de chaque citoyen.

 

C’est là que nous retrouvons le pouvoir spirituel et ce qu’il peut représenter pour chacun de nous, croyant ou non. Le dualisme propre à la tradition occidentale établit que le pouvoir temporel n’est pas le seul pouvoir. La faculté de dire non, de refuser son consentement et sa participation, à un État dévoyé peut trouver un puissant renfort dans le pouvoir de l’Église. En 1978, le futur Benoît XVI avait exposé l’alternative fondamentale: «ou bien […] on attribue à l’État le pouvoir séculier unique et tout-puissant, ou bien, selon la solution romaine, on érige la papauté en vis-à-vis, à la fois impuissant et puissant, du pouvoir séculier». Dans la seconde hypothèse, le pouvoir pontifical est un signe de contradiction, «une opposition explicite au pouvoir du monde comme pouvoir unique».

 

Sans doute vivons-nous un moment d’éclipse du pouvoir spirituel. Mais le propre d’une éclipse est de ne pas durer. Déjà, des pasteurs se sont élevés pour défendre la liberté de culte et, avec elle, les autres libertés publiques. Monseigneur Bernard Ginoux, évêque de Montauban, a par exemple publié le 11 mai 2020 une lettre pastorale où il dénonce «l’atteinte aux droits des fidèles catholiques de participer librement à la messe», rappelle que la loi civile injuste n’oblige pas, s’inquiète «d’une atteinte aux droits humains fondamentaux qui pourrait entraîner d’autres dérives» et invite ses diocésains à «vivre librement [leur] foi». Encouragés par l’ordonnance du Conseil d’État, d’autres suivront. Et, qui sait? Peut-être l’Église pourrait-elle regagner, en servant ainsi le vrai bien commun, le crédit qu’elle semble avoir perdu auprès des peuples d’Occident.

 

 

Source: Le Figaro / Belgicatho

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25 mai 2020 1 25 /05 /mai /2020 20:50

Commence le Jeudi de l’Ascension

Entre le temps de l’Ascension et de la Pentecôte, l’Eglise, en prière avec la Vierge Marie et les Apôtres, invite chaque fidèle à invoquer plus spécialement l’Esprit Saint.

La Sainte Écriture atteste que, durant les neuf jours qui séparent l’Ascension de la Pentecôte, les Apôtres "d’un seul cœur participaient fidèlement à la prière, avec quelques femmes, dont Marie, la Mère de Jésus" (Actes 1, 14), en attendant d’être "revêtus d’une force venue d’en haut" (Luc 24, 49). N’ayons pas peur de saisir les grandes grâces qui nous sont offertes en faisant cette neuvaine.

https://www.polefontainebleau.fr/medias/2019/05/190503-Neuvaine-à-lEsprit-Saint-Tableau.pdf

https://www.polefontainebleau.fr/medias/2019/05/190503-Neuvaine-à-lEsprit-Saint-Tableau.pdf

Premier jour : "Don de la Sagesse"

Viens Esprit Saint. Accorde-moi le don de la Sagesse. Donne-moi de percevoir, de comprendre, de choisir et de goûter, dans ma vie de tous les jours, ce qui est agréable à Dieu, pour Sa plus grande gloire et le salut des âmes.

Prière Veni Creator, Notre père, Je vous salue Marie (3x), Gloire au Père

Viens Esprit Saint embraser mon cœur du Feu de ton Amour.

 

Deuxième jour : "Don de l’intelligence"

Viens Esprit Saint. Accorde-moi le don de l’Intelligence. Donne-moi l’intelligence des choses de l’au-delà. Donne-moi d’être attentif à la Parole du Père révélée par le Christ, pour comprendre et vouloir ce qui est nécessaire à la sanctification de mon âme.

Prière Veni Creator (au dos), Notre père, Je vous salue Marie (3x), Gloire au Père

Viens Esprit Saint embraser mon cœur du Feu de ton Amour.

 

Troisième jour : "Don du Conseil"

Viens Esprit Saint. Accorde-moi le don du Conseil. Eclaire-moi, guide-moi, garde-moi dans le

recueillement et la paix, afin que je perçoive ce que Tu me suggères de faire, de dire, pour marcher

à la suite du Christ et entraîner vers Lui d’autres âmes.

Prière Veni Creator (au dos), Notre père, Je vous salue Marie (3x), Gloire au Père

Viens Esprit Saint embraser mon cœur du Feu de ton Amour.

 

Quatrième jour : "Don de Science"

Viens Esprit Saint. Accorde-moi le don de Science. Garde mon cœur dans l’humilité et la vérité, attentif et réceptif à ce que Tu viens révéler à ceux qui se mettent à Ton écoute et que Tu viens instruire des choses de la vraie Vie.

Prière Veni Creator (au dos), Notre père, Je vous salue Marie (3x), Gloire au Père

Viens Esprit Saint embraser mon cœur du Feu de ton Amour.

 

Cinquième jour : "Don de Force"

Viens Esprit Saint. Accorde-moi le don de Force. Garde ma foi solide et ferme, mon cœur confiant et généreux. Donne-moi le force, le courage, la volonté d’accomplir chaque jour les efforts et les sacrifices nécessaires à ma sanctification.

Prière Veni Creator (au dos), Notre père, Je vous salue Marie (3x), Gloire au Père

Viens Esprit Saint embraser mon cœur du Feu de ton Amour.

 

Sixième jour : "Don de Piété"

Viens Esprit Saint. Accorde-moi le don de Piété. Garde mon âme dans le silence, tout mon être recueilli afin que, de mon cœur en paix, monte la prière humble, confiante, spontanée et incessante de l’enfant fidèle et aimant, s’entretenant avec son Père des Cieux.

Prière Veni Creator (au dos), Notre père, Je vous salue Marie (3x), Gloire au Père

Viens Esprit Saint embraser mon cœur du Feu de ton Amour.

 

Septième jour : "Don de la Crainte de Dieu"

Viens Esprit Saint. Accorde-moi le don de la Crainte de Dieu. Si je chancelle, si je tombe en chemin, relève-moi, soutiens-moi, fortifie-moi. Réveille en mon cœur le désir ardent de tout accomplir pour être et demeurer agréable et fidèle à mon Dieu qui est Amour et Miséricorde, Père et Providence.

Prière Veni Creator (au dos), Notre père, Je vous salue Marie (3x), Gloire au Père

Viens Esprit Saint embraser mon cœur du Feu de ton Amour.

 

Huitième jour : "Prière de la Grâce"

Viens Esprit Saint. Viens m’apprendre à prier. Que ton souffle brûlant d’amour fasse éclore en mon âme les sentiments profonds et durables d’où jailliront pour le Seigneur des paroles d’adoration, d’action de grâce, de pardon, de supplication. Sois pour tout mon être source de bienfaits. Revêts moi de la grâce.

Prière Veni Creator (au dos), Notre père, Je vous salue Marie (3x), Gloire au Père

Viens Esprit Saint embraser mon cœur du Feu de ton Amour.

 

Neuvième jour : "Charité et Joie"

Viens Esprit Saint, Esprit d’Amour. Enrichis mon âme de tes dons, afin que mon cœur rempli de charité pour le Seigneur et pour tous mes frères, connaisse une joie profonde : la joie d’être aimé et de savoir aimer, pour mon Dieu, mon Créateur, mon Sauveur.

Prière Veni Creator (au dos), Notre père, Je vous salue Marie (3x), Gloire au Père

Viens Esprit Saint embraser mon cœur du Feu de ton Amour.

 

Prière du Veni Creator

Viens, Esprit Créateur nous visiter Viens éclairer l’âme de tes fils ;

Emplis nos cœurs de grâce et de lumière, Toi qui créas toute chose avec amour.

Toi le Don, l’envoyé du Dieu Très Haut,

Tu t’es fait pour nous le Défenseur ;

Tu es l’Amour, le Feu, la source vive,

Force et douceur de la grâce du Seigneur.

Donne-nous les sept dons de ton amour,

Toi le doigt qui œuvres au Nom du Père ;

Toi dont Il nous promit le règne et la venue,

Toi qui inspires nos langues pour chanter.

Mets en nous ta clarté, embrase-nous,

En nos cœurs, répands l’amour du Père ;

Viens fortifier nos corps dans leur faiblesse,

Et donne-nous ta vigueur éternelle.

Chasse au loin l’ennemi qui nous menace,

Hâte-toi de nous donner la paix ;

Afin que nous marchions sous ta conduite,

Et que nos vies soient lavées de tout péché.

Fais-nous voir le visage du Très-Haut,

Et révèle-nous celui du Fils ;

Et toi l’Esprit commun qui les rassemble, Viens en nos cœurs,

qu’à jamais nous croyions en toi.

Gloire à Dieu notre Père dans les cieux,

Gloire au Fils qui monte des Enfers ;

Gloire à l’Esprit de Force et de Sagesse,

Dans tous les siècles des siècles. Amen

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Publié par Ingomer - dans Litanies et prières Religion
25 mai 2020 1 25 /05 /mai /2020 09:32
https://www.bvoltaire.fr/philippe-douste-blazy-denonce-letude-anti-chloroquine-et-lance-un-enorme-pave-la-mare/

https://www.bvoltaire.fr/philippe-douste-blazy-denonce-letude-anti-chloroquine-et-lance-un-enorme-pave-la-mare/

Philippe Douste-Blazy dénonce l’étude anti-chloroquine et lance un (énorme) pavé dans la mare !

 

Récemment, une étude publiée par la revue scientifique The lancet a conclu à l’inefficacité du traitement à la chloroquine du professeur Raoult, voire à sa nocivité. Outre la réputation de la revue, le test porte sur 96.000 patients, ce qui apporte une crédibilité à ses résultats. Immédiatement, les médias ont répercuté ces résultats à grand renfort de publicité. Olivier Véran a saisi le Haut Conseil de la santé publique afin de revoir les conditions de prescription de ce médicament, assouplies il y a quelques semaines.

 

Interrogé sur BFM TV, Douste-Blazy a violemment critiqué cette étude, dont les résultats seraient biaisés. En effet, sur le groupe testé à la chloroquine, 20 % des personnes seraient atteintes de graves affections respiratoires, explique-t-il, contre seulement 7 % dans le groupe de contrôle… Un déséquilibre qui, évidemment, gonfle artificiellement la mortalité du groupe chloroquine. Et Douste-Blazy affirme avoir lu en détail les conditions de l’étude. « Si vous donnez de la chloroquine à des mourants, c’est sûr qu’ils vont mourir », a ajouté l’ancien ministre.

 

« Pourquoi des scientifiques reconnus fausseraient-ils des données médicales aussi importantes ? » lui demanda alors Apolline de Malherbe, qui l’interrogeait. La réponse de Douste-Blazy vaut le détour. Selon lui, une revue de renom comme The Lancet, comme d’autres revues aussi reconnues, sont désormais sous l’influence directe des multinationales du médicament. Les sommes en jeu sont tellement énormes que les labos financent en sous-main certains articles. « Si le laboratoire américain Gilead annonce qu’une de ses molécules marche, le Wall Street journal reprend cette info le lendemain et la hausse immédiate du cours de Bourse fait gagner quatre milliards de dollars aux actionnaires. Les laboratoires ne peuvent laisser passer cette chance unique de faire des profits colossaux », selon Douste-Blazy.

 

À travers les annonces fracassantes de l’ancien maire de Lourdes, et surtout ancien ministre de la Santé, on comprend que l’étude en question pourrait n’être qu’une tentative de déstabilisation du professeur Raoult par les multinationales, pour le discréditer et se donner du temps pour proposer leurs solutions. Au demeurant, Philippe Douste-Blazy a cité comme exemple le laboratoire Gilead : est-ce fortuit, quand on sait que cette société a investi des sommes énormes pour sortir le vaccin avant tout le monde ?

 

« Si on m’avait dit, après vingt ans de recherche, que je verrais de pareilles choses, je n’y aurais pas cru une seconde », a conclu Douste-Blazy, visiblement abasourdi par ce pavé qu’il a lui même lancé dans la mare. Voila donc à quoi tiendrait la santé publique à échelle mondiale, la survie de millions de malades, les cours de Bourse des multinationales de la santé ? Si les nations ne reprennent pas la main au plus vite, l’avenir de tous sera et restera entre les mains des financiers.

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Publié par Ingomer - dans Démocrature - caste - oligarchie - empire
23 mai 2020 6 23 /05 /mai /2020 16:45
https://www.lefigaro.fr/actualite-france/les-messes-catholiques-reprennent-progressivement-des-ce-samedi-avec-des-fideles-20200523

https://www.lefigaro.fr/actualite-france/les-messes-catholiques-reprennent-progressivement-des-ce-samedi-avec-des-fideles-20200523

Le Figaro

Les messes catholiques reprennent progressivement dès ce samedi avec des fidèles

Suite à la publication par le ministère de l'intérieur, samedi 23 mai, de la nouvelle version du décret sur le déconfinement, le culte est ouvert aux fidèles mais avec de strictes conditions sanitaires.

 

Par Jean-Marie Guénois

 

le ministère de l'intérieur a publié dans la nuit de vendredi à samedi la nouvelle mouture du décret sur le déconfinement autorisant, cette fois, les rassemblements religieux, le Conseil d'Etat ayant cassé, le 18 mai, la première version du décret qui interdisait les rassemblements religieux. Cette reprise se fera néanmoins sous de strictes mesures sanitaires, le ministère de l'Intérieur recommandant toujours d'attendre le 2 juin pour reprendre les cultes.

 

« Nous reprenons dès maintenant explique Mgr Mathieu Rougé, évêque de Nanterre (Hauts-de-Seine) puisque le décret le permet. Je connais même une paroisse qui va célébrer une messe avec des fidèles, dès ce samedi, avec toutes les mesures de sécurités requises. Comme évêque, je donne mon feu vert en laissant à chaque paroisse et à chaque curé l'initiative de recommencer à leur rythme et sous leur responsabilité quant à la mise en œuvre. J'ai une grande confiance en eux ».

 

Ce jeune évêque est l'un de ceux qui a osé publiquement s'opposer au gouvernement pour que soit appliquée la liberté de cultes. « J'éprouve une grande joie en ce jour parce que nous allons pouvoir mettre en place ce que nous souhaitions : un déconfinement ecclésial responsable, au rythme de la société ». Ce prélat a réuni samedi à 11h les 260 prêtres de son diocèse pour leur annoncer cette décision. Lui-même se prépare à célébrer une messe dimanche 24 mai avec des fidèles. La première depuis dix dimanches.

 

Cahier des charges

Plus à l'Est, dans le diocèse de Strasbourg, Mgr Luc Ravel contactait ce samedi matin les deux préfets du Haut-Rhin et du Bas-Rhin, zone couverte par ce diocèse concordataire, « pour vérifier, par précaution et par cordialité, qu'il n'y ait pas ici ou là une restriction particulière » avant de publier dans l'après-midi une « ordonnance épiscopale » autorisant la « reprise des messes » dans le cadre du nouveau décret et « à condition, insiste-t-il, que toutes les mesures sanitaires demandées soient effectivement en place » et « avec obligation de reprendre, au plus tard, pour la Pentecôte ».

 

Ce bilingue, passé par l'école polytechnique, s'est inspiré des mesures prises dans les diocèses allemands. Il a envoyé, il y a une dizaine de jours à toutes ses paroisses, un cahier des charges détaillé précisant les conditions d'hygiènes indispensables. « Les curés n'ont pas tardé à les mettre en œuvre, explique l'archevêque, certains m'ont envoyé des photos, où l'on voit le marquage au sol, la signalétique du sens de circulation. Ils sont prêts. Les catholiques sont des gens très responsables ! ».

 

La communion derrière un plexiglass

Quant au port du masque obligatoire demandé par le ministère pendant les messes, ce prélat estime que « les gens, déjà isolés les uns des autres par les 4 mètres carrés réglementaires, pourraient le déposer, si cela les gênent vraiment et particulièrement pour aller communier ». Une communion qui sera fera d'ailleurs en Alsace comme en Allemagne, derrière un plexiglass : « les fidèles devant tendre une main très plate pour éviter le contact physique et y recevoir la sainte hostie. » L'archevêque aura en revanche interdit les chants lors des célébrations, « hormis ceux qu'un petit chœur ou d'un soliste » pour réduire encore le risque de contamination éventuelle. Globalement, Mgr Luc Ravel se refuse à mettre la pression sur la reprise qui doit se faire « au rythme des paroisses » car, prévient-il, « il faut aussi tenir compte de nos aînés qui sont nombreux dans les paroisses ».

 

À Paris, Mgr Denis Jachiet, évêque auxiliaire, explique dans une note spécifique envoyée aux paroisses samedi : « Le nouveau décret du gouvernement paru ce matin autorise la reprise du culte » mais « Les conditions et les moyens à disposition de chaque paroisse du diocèse sont divers et ne permettront pas partout une reprise simultanée des messes en public. » Il précise : « Il vous est toutefois possible de célébrer des messes avec public dès ce week-end. A la condition expresse que vous soyez en mesure de respecter l'ensemble des consignes consignes de reprise du culte. ».

 

Le diocèse de la capitale insiste sur la responsabilité civile et pénale qui repose sur chaque paroisse et non sur l'archevêque car « le curé agit en responsabilité et engage donc sa responsabilité civile et pénale ». Les prêtres des paroisses seront donc responsables en cas de mauvaise application des mesures sanitaires. Plusieurs paroisses de la capitale qui avaient déjà tout préparé sur le plan sanitaire vont accueillir des fidèles pour les messes dès ce samedi. Et beaucoup d'autres dès dimanche 24 mai.

 

La liberté est laissée à chaque responsable (évêques et prêtres) de déterminer la date de la reprise des messes avec assemblée et que cette liberté entraîne leur responsabilité

 

la Conférence des Evêques

Pour sa part, Mgr Dominique Lebrun, archevêque de Rouen, qui fut également l'un des évêques les plus en pointe dans le débat pour obtenir le retour du culte, salue la rapidité d'action du gouvernement après la décision du Conseil d'Etat. Et précise : « Dans le diocèse de Rouen, les messes reprendront ce dimanche 24 mai, à condition que les communautés soient prêtes à les vivre sereinement, en respectant les consignes sanitaires indispensables. Le Culte peut donc reprendre progressivement. » Il ajoute « Nous continuons à participer à l'effort national et international pour la santé publique. »

 

Dans un communiqué, la Conférence des Evêques qui n'avait pas osé attaquer le gouvernement au Conseil d'Etat - grâce à qui, suite au recours d'associations catholiques traditionnalistes et du Parti Démocrate-Chrétien, le retour du culte est possible - « se réjouit » que le nouveau décret « redonne sa juste place à la liberté d'exercice des cultes ». Elle prévient que « la liberté est laissée à chaque responsable (évêques et prêtres) de déterminer la date de la reprise des messes avec assemblée et que cette liberté entraîne leur responsabilité », ce qui laisse clairement entendre qu'elle n'assumera pas la responsabilité de problèmes qui interviendraient suite à cette reprise des cultes par manque de respects des normes techniques qu'elle communique aux paroisses. Dans cette ligne, elle souligne que « la recommandation du Gouvernement reste de ne commencer les assemblées liturgiques qu'à partir du 2 juin. » Avec cet argument : « Ce n'est que la semaine prochaine, en effet, que les éventuels premiers effets du déconfinement en terme de contagion pourront être constatés ».

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Le Forum catholique sur le sujet : 

Suite à l'arrêt du Conseil d'Etat, fin de cette période durant laquelle l'Etat s'est arrogé le droit d'interdire les cérémonies religieuses.

 

Nouveau Décret n° 2020-618 du 22 mai 2020 complétant le décret n° 2020-548 du 11 mai 2020 prescrivant les mesures générales nécessaires pour faire face à l'épidémie de covid-19 dans le cadre de l'état d'urgence sanitaire, entrant en vigueur aujourd'hui même 23/05 :

 

"1° Le III de l'article 10 est remplacé par les dispositions suivantes :

 

"III. Les établissements de culte relevant du type V sont autorisés à recevoir du public dans le respect des dispositions qui leur sont applicables et dans des conditions de nature à permettre le respect des dispositions de l'article 1er [la distanciation physique d'au moins un mètre].

 

"Toute personne de onze ans ou plus qui accède ou demeure dans ces établissements porte un masque de protection répondant aux caractéristiques techniques fixées par l'arrêté conjoint des ministres chargés de la santé et du budget mentionné au K bis de l'article 278-0 bis du code général des impôts. L'obligation du port du masque ne fait pas obstacle à ce que celui-ci soit momentanément retiré pour l'accomplissement des rites qui le nécessitent.

 

"Le gestionnaire du lieu de culte s'assure à tout moment, et en particulier lors de l'entrée et de la sortie de l'édifice, du respect des dispositions mentionnées au présent III." 

 

"Le préfet de département peut, après mise en demeure restée sans suite, interdire l'accueil du public dans les établissements de culte si les conditions de leur organisation ainsi que les contrôles mis en place ne sont pas de nature à garantir le respect des dispositions mentionnées au présent III." (Fin de citation du décret)

***

Communiqué de la CEF

La Conférence des évêques de France (CEF) se réjouit que le décret publié ce matin, samedi 23 mai 2020, par le Gouvernement, conformément à la sentence rendue par le Conseil d’État lundi dernier, 18 mai, redonne sa juste place à la liberté d’exercice des cultes ; les restrictions qui y sont apportées, comme à toute liberté fondamentale, devant être justifiées et proportionnées.

 

Ce décret est accompagné de lignes directrices (jointes au présent communiqué) qui confirment les dispositions qui avaient été proposées par la CEF dans le plan de déconfinement soumis aux pouvoirs publics.

 

La CEF note :

 

– que la liberté est laissée à chaque responsable (évêques et prêtres) de déterminer la date de la reprise des messes avec assemblée et que cette liberté entraîne leur responsabilité. La CEF note que recommandation du Gouvernement reste de ne commencer les assemblées liturgiques qu’à partir du 2 juin. Ce n’est que la semaine prochaine, en effet, que les éventuels premiers effets du déconfinement en terme de contagion pourront être constatés ;

 

– que le port du masque est obligatoire en plus des 4 mètres carrés ainsi que le lavage des mains à l’entrée et à la sortie des églises et autres « établissements de culte ».

 

Dans la perspective de la reprise des célébrations communautaires dès la semaine prochaine et notamment pour la Pentecôte, la CEF fait connaître aux prêtres et aux équipes d’animation pastorale les règles sanitaires ainsi fixées. Il s’agira pour eux de sélectionner avec soin les églises qui pourront accueillir des assemblées dans les semaines qui viennent, de déterminer le nombre de personnes qui pourront y être accueillies, de soigner la communication vers les fidèles notamment, et de s’assurer de disposer des équipes et des matériels nécessaires.

***

Directives de la CEF sur le déroulement des célébrations. PDF

 

1. Assurer la distanciation physique

- Les organisateurs s’assurent du respect de la règle de distanciation physique d'au moins un mètre entre deux personnes. Le respect de cette règle, se traduit par une superficie individuelle d’environ 4 m² par personne qui déterminera le seuil maximal de fréquentation.

Les organisateurs demeurent évidement libres de fixer un seuil inférieur qui tient compte notamment de l’agencement des lieux et de leur aménagement (sanitaires, couloirs, plan de circulation…), des accès ainsi que de la sécurité de l’environnement de l’édifice.

Les organisateurs s’assurent du respect du seuil de fréquentation maximal déterminé pour chaque le lieu de culte

o L’inscription à distance préalable est une solution qui peut être mise en œuvre localement pour limiter l’afflux au-delà de la fréquentation autorisée.

o Au moins un membre identifiable de l’organisation est responsable des phases d’entrée et de sortie. Il est positionné suffisamment en amont du début de la cérémonie. Il veille à limiter la formation de rassemblements aux abords de l’édifice et s’assure du respect des limitations de fréquentation en fonction de la taille de l’édifice.

o Le port d’un masque de protection est obligatoire lors des rassemblements de personnes dans les établissements de culte, conformément au décret n° 2020-548 du 11 mai 2020.

o L’espace minimal d’un mètre entre personnes est matérialisé au sol dans les espaces d’attente dans et en dehors de l’édifice. Une attention particulière est portée aux flux de personnes afin qu’elles ne se croisent pas.

o En cas d’affluence prévisible importante, la multiplication des cérémonies successives est envisagée. Elles sont organisées de manière suffisamment espacée pour éviter les croisements de flux.

- Une désinfection obligatoire des mains est organisée au moment de l’entrée et de la sortie de l’édifice. Pour ce faire du gel mis à disposition.

- Une distance de sécurité d’un mètre entre personnes de plus de 11 ans est matérialisée pendant la phase statique (éloignement des chaises ou des tapis / condamnation d’emplacements).

 

 

[…] 4. Dispositions générales

- L’équipe chargée de l’accueil et de la bonne tenue de la cérémonie reçoit une formation préalable aux gestes barrière par le responsable de la cérémonie ou un référent sanitaire.

5. Modalités de communication en direction des fidèles

- Le public est informé des conditions d’accueil, des mesures d’hygiène et de distanciation physique (gestes « barrières ») et de l’adaptation des rites aux contraintes sanitaires : information préalable en ligne, panneaux d’information dans l’édifice, prises de parole du responsable en début de cérémonie et à chaque phase lorsque c’est nécessaire, traduction dans les langues des différentes communautés représentées. (Fin de citation)

***

Le ministère de l'Intérieur et les responsables des cultes se sont accordés lors d'une réunion vendredi soir «sur les mesures à prendre pour assurer la sécurité sanitaire de tous».

Le ministre de l'Intérieur et les responsables des cultes se sont accordés lors d'une réunion «sur les mesures à prendre pour assurer la sécurité sanitaire de tous», a expliqué Beauvau dans un communiqué peu avant la publication du décret , dans la nuit de samedi. Cette concertation s'est imposée au gouvernement après que le Conseil d'Etat lui a ordonné lundi de lever dans un délai de «huit jours» l'interdiction totale de réunion de cultes figurant dans le décret de déconfinement du 11 mai.

[...] «Les préfets de département pourront interdire l'ouverture ou ordonner la fermeture d'un lieu de culte si ces règles ne sont pas respectées», précise le ministère. «Nous avons travaillé et trouvé une solution pour permettre la reprise des cérémonies religieuses tout en assurant la protection sanitaire de chacun», se félicite Christophe Castaner dans le communiqué.

(Le Figaro)

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Publié par Ingomer - dans Religion Liturgie
21 mai 2020 4 21 /05 /mai /2020 16:20
https://www.marcotosatti.com/2020/05/21/gotti-tedeschi-nicola-bux-la-chiesa-la-paura-e-il-covid-19/

https://www.marcotosatti.com/2020/05/21/gotti-tedeschi-nicola-bux-la-chiesa-la-paura-e-il-covid-19/

Source: Marco Tosatti

 

Cher Stilumcuriali, il y a deux jours, sur La vérité est, publié un article écrit par le professeur Gotti Tedeschi, et Mgr Nicola Bux, qui me semble approprié de soulever, comme l'occasion de méditer sur le rôle que l'Église aurait pu avoir dans ces mois de confinement pour aider beaucoup à redécouvrir le sens de l'existence et des valeurs. Bonne lecture.

 

COMME NOTRE VIELLE SAINTE ÉGLISE NOUS MANQUERA...

(par Ettore Gotti Tedeschi - Nicola Bux)

 

La peur de perdre votre vie à cause de la pandémie et l'isolement forcé pour éviter la contagion, auraient pu être deux grandes occasions pour notre Église bien-aimée de réfléchir sur la valeur et le sens de la vie et la valeur de la liberté. Il s'agit là d'une tâche primordiale de l'Église, comme la première encyclique de ce pontificat, Lumen Fidei, l'indique clairement. En fait, l'Église doit imiter le Christ : “je suis parmi vous comme celui qui sert“ (LC, 22-27).

 

Après l'avoir peut-être fait discrètement, et avec un tel "respect humain", que peu l'ont remarqué, notre Église a perdu une grande occasion de réconforter spirituellement ceux qui en avaient besoin, au risque aussi de perdre sa crédibilité dans sa mission surnaturelle. L'autorité morale dans cette période semble vouloir communiquer à l'extérieur une "neutralité morale" tiède. Une proposition forte et héroïque de vouloir être utile à la souffrance spirituelle n'a pas été prise, réaffirmant la vérité de toutes les manières et en toutes occasions. Il n'y a pas eu de désir héroïque de saisir cette occasion pour proposer efficacement la recherche de la conversion personnelle et du désir de Dieu. Aucun effort héroïque important et approprié n'a été noté pour tenter d'expliquer dans ces circonstances ce qui est moralement vrai ou faux, moralement juste ou injuste, bon ou mauvais. D'un autre côté, des tentatives ont été faites de banaliser la science et la raison pour expliquer les causes de la pandémie. Certes, en raison de notre mauvaise diligence ou de nos préjugés, nous n'avons pas perçu d'indications spirituelles pour bénéficier de ces moments de peur et d'isolement. Au lieu de cela, il y eut l'espoir d'une mystérieuse "fraternité" humaine (sans référence à Dieu pour la justifier) et des sollicitations pour un dialogue interreligieux non défini, avec de vagues indications d'un Dieu unique pour toutes les religions, accompagnées d'une prière universelle tout aussi vague. Mais faites attention! ce sont là les concepts fondateurs du syncrétisme religieux entre des religions auparavant inconciliables, visant des formes d'unité religieuse au-delà des dogmes de la foi. Nous avons également entendu l'annonce d'une proposition de <humanisme nouveau>. Nouveau parce que vous pensez considérer l'ancien humanisme chrétien fondé sur la nature humaine faite d'âme, de corps, d'intellect, blessé par le péché originel et racheté par Dieu incarné comme obsolète ? Comment Pouvez-vous penser à humaniser quelqu'un ou quelque chose si vous ne discernez pas d'abord qui est le Créateur de ce qui est humain ? Mais il y a un fait plus mystérieux qui doit être compris. Si l'Église se présente maintenant et se propose comme une institution travaillant dans la sphère sociale, et en fait suggère que la Sainte Messe, plutôt que "saint sacrifice divin" est seulement une "assemblée", en tant que telle, elle doit être réglementée par les dispositions du gouvernement pour les réunions publiques. Pourquoi s'en plaindre alors ? Pour ces raisons, nous craignons que le plus grand changement post-Covid ne concerne l'autorité morale. En effet, l'Autorité morale risque d'être désintermédiée non seulement par les religions pragmatiques, mais même par le philanthropisme. Le philanthropisme (ou la charité sans la vérité) voudrait être précisément le concurrent laïc de la charité chrétienne. Grâce aux séductions et à l'influence du philanthropisme, l'Autorité morale risque de se convertir en porte-étendard de la nouvelle religion universelle, l'environnementalisme, destiné à unir toutes les cultures vers une valeur universelle unique. Parfois, l'Église semble avoir été prophétique sur l'après Covid, ayant même anticipé la reconnaissance d'un rôle dominé par l'État, recherchant un soutien géopolitique en dehors des pays occidentaux traditionnels, laissant imaginer des fusions entre les religions (comme si elles étaient des entreprises), permettant d'affaiblir les obstacles à cette transformation (dogmes, famille, souveraineté, tradition..). Jusqu'à récemment, l'Église ne s'occupait pas d'économie, de science, de politique, elle se limitait à ne penser qu'aux consciences. Aujourd'hui, il est demandé à l'Église de traiter d'économie, de science, de politique, mais pas des consciences, et elle semble l'avoir accepté. La désintermédiation qui en résulte est inévitable. Aujourd'hui, dans cette situation, l'Église devrait s'efforcer de proposer et d'expliquer "le mystère transcendant" de ce qui s'est passé et se produira, et non de proposer des solutions qui dépassent le Christ et qui se trompent. L'Église aujourd'hui doit raviver et donner de l'espoir à tous et elle peut faire le dialogue, mais le dialogue pour trouver le Christ, en évangélisant, car aujourd'hui la vraie faim et la soif sont d'abord pour Dieu. La vraie solution consiste à trouver Dieu. Alors seulement, "tout ira bien", dans ce monde et dans l'autre.

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Publié par Ingomer - dans Religion Christ-Roi
21 mai 2020 4 21 /05 /mai /2020 13:35
https://www.catholicworldreport.com/2020/05/20/meeting-christ-in-his-church-on-the-feast-of-the-ascension/

https://www.catholicworldreport.com/2020/05/20/meeting-christ-in-his-church-on-the-feast-of-the-ascension/

L'Ascension de notre Seigneur pose une question très fondamentale sur notre relation avec Dieu.

 

 20 mai 2020  P. Charles Fox

 

À environ 45 minutes de Détroit, il y a une église protestante que je fréquente plusieurs fois par an, et depuis des années, cette église a un curieux panneau devant elle. Ce panneau dit : "Croyez au Christ, pas à une religion".

 

Même en désaccord avec le contenu du message, je suppose que vous devez lui donner du crédit pour le courage de sa conviction. Son signe indique essentiellement aux gens que ce n'est pas grave si vous mettez les pieds dans leur église ou non.

 

Le problème est que cette conviction ne vient pas du Christ, contrairement à la religion.

 

L'Ascension de notre Seigneur pose une question très fondamentale sur notre relation avec Dieu. Si Noël nous donne une nouvelle façon d'entrer en contact avec Dieu à travers l'humanité de son Fils, l'ascension de Jésus coupe-t-elle cet accès? Avons-nous été laissés seuls pour comprendre les choses par nous-mêmes? Devrions-nous nous engager dans une forme vague de "spiritualité" qui nous semble la plus sensée?

 

Les Écritures nous disent dans les termes les plus clairs possibles qu'à cause de l'Ascension du Christ, nous ne sommes pas du tout coupés de Dieu. En fait, en prédisant son ascension, Jésus a dit à ses apôtres: "Il vaut mieux pour vous que je m'en aille" (Jn 16, 7). Mais qu'entend-il par "mieux"?

 

Nous voyons la réponse à ces questions dans les Évangiles et les Actes des Apôtres. Dans le récit de Jean de la dernière Cène, Jésus dit à ses apôtres que les choses iront mieux après son ascension, ajoutant:

 

"Car si je n'y vais pas, le Défenseur ne viendra pas vers vous. Mais si je m'en vais, je vous l'enverrai" (Jn 16, 7).

 

De plus, dans Actes 1, 8 et Luc 24,49, Jésus prédit le don de ce Défenseur, le Saint-Esprit:

 

"Mais vous allez recevoir une force quand le Saint-Esprit viendra sur vous ; vous serez alors mes témoins à Jérusalem, dans toute la Judée et la Samarie, et jusqu’aux extrémités de la terre."

"Et moi, je vais envoyer sur vous ce que mon Père a promis. Quant à vous, demeurez dans la ville jusqu’à ce que vous soyez revêtus d’une puissance venue d’en haut."

 

À l'Ascension du Christ, nous anticipons déjà la fête de la Pentecôte dimanche prochain. Le don du Saint-Esprit donne la vie et la puissance aux disciples de Jésus. L'Esprit donne également autorité aux dirigeants de l'Église, aux apôtres, et leur donne le pouvoir d'enseigner, de gouverner et de sanctifier tous les membres de l'Église.

Ceux qui reçoivent l'Esprit sont également habilités à témoigner de Jésus dans le monde. L'Esprit rend possible la mission d'évangélisation de l'Église, qui consiste à partager le Christ avec les autres et à les inviter à une nouvelle vie avec Lui dans son Église.

 

Notez que rien de tout cela n'est l'invention d'un pape primitif ou de tout autre chef religieux simplement humain. Ce n'est pas un argument de vente ou un slogan pour une campagne d'adhésion catholique. Cette vérité nous est révélée par Dieu. Croire au Christ, c'est croire à la religion, parce que le Fils de Dieu est venu vers nous et a vécu avec nous et a souffert et est mort et ressuscité afin que nous puissions nous unir à Lui dans Son Église.

 

Saint Paul enseigne dans Éphésiens 5,25: "Christ : il a aimé l’Église, il s’est livré lui-même pour elle". La deuxième lecture d'aujourd'hui de la Lettre aux Hébreux nous dit qu'en ce moment, le Christ se tient devant son Père en notre nom, intercédant pour nous. Le Christ nous aime comme il a aimé ses premiers apôtres et disciples. Il veut nous donner toutes les bonnes choses qu'il leur a données.

 

Désirez-vous être proche de Jésus? La Sainte Eucharistie est le Christ avec nous, et l'accomplissement de sa promesse, juste avant son ascension: "Et moi, je suis avec vous tous les jours jusqu’à la fin du monde."(Matt 28,20).

 

Désirez-vous des conseils au milieu de la confusion de la vie? Jésus promet que le Saint-Esprit guidera l'Église: "Quand il viendra, lui, l’Esprit de vérité, il vous conduira dans la vérité tout entière." (Jn 16, 13). Notre Seigneur indique également clairement que son autorité n'est pas donnée de manière vague mais plutôt précise à saint Pierre et aux autres apôtres (et à leurs successeurs):

 

"Et moi, je te le déclare : Tu es Pierre, et sur cette pierre je bâtirai mon Église ; et la puissance de la Mort ne l’emportera pas sur elle. Je te donnerai les clés du royaume des Cieux : tout ce que tu auras lié sur la terre sera lié dans les cieux, et tout ce que tu auras délié sur la terre sera délié dans les cieux." (Matthieu 16, 18-19).

 

Désirez-vous le pardon et la miséricorde? Il vous attend au confessionnal. C'est un autre pouvoir que Jésus a donné à ses apôtres avec le don de l'Esprit:

 

Jésus leur dit de nouveau : "La paix soit avec vous ! De même que le Père m’a envoyé, moi aussi, je vous envoie." Ayant ainsi parlé, il souffla sur eux et il leur dit : "Recevez l’Esprit Saint. À qui vous remettrez ses péchés, ils seront remis ; à qui vous maintiendrez ses péchés, ils seront maintenus."  (Jn 20, 21-23)

 

Nous pourrions continuer encore et encore à travers tous les textes de l'Écriture Sainte qui confirment la vérité sur l'Ascension du Christ: c'est un moment de victoire, pas de défaite, pour ceux qui aiment Jésus-Christ et le suivent. Le Christ n'est pas allé au ciel pour nous abandonner, mais pour nous rapprocher de lui dans son Église. La puissance du Saint-Esprit et la grâce donnée dans les sacrements nous permettent de partager la vie du Christ et de nous préparer pour le ciel.

 

Il est devenu très populaire de nos jours de rejeter la religion et d'essayer de faire cavalier seul, de suivre son propre chemin spirituel individuel. Mais Jésus nous appelle à Lui et Il nous appelle ensemble. Nous sommes les bénéficiaires du don suprême de l'union avec Dieu, et aussi les instruments par lesquels d'autres sont invités à partager la vie divine.

 

Le Père Charles Fox est professeur adjoint de théologie au Séminaire Majeur du Sacré-Coeur à Detroit.

 

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Publié par Ingomer - dans Religion
21 mai 2020 4 21 /05 /mai /2020 13:15
https://www.catholicnewsagency.com/news/can-bishops-require-communion-on-the-hand-82862

https://www.catholicnewsagency.com/news/can-bishops-require-communion-on-the-hand-82862

( traduction )

 

Les évêques peuvent-ils exiger la communion dans la main ?

Par Kate Scanlon

Washington, DC Newsroom, 19 mai 2020 / 16h00 MT ( CNA ) .- Alors que les diocèses à travers les États-Unis commencent à reprendre des messes publiques au milieu de la pandémie de coronavirus, beaucoup prennent des précautions supplémentaires pour respecter les directives des autorités sanitaires locales. Dans certains cas, les évêques ont interdit la distribution de la Sainte Communion sur la langue afin d'empêcher la propagation du virus.

 

Mais un évêque peut-il ordonner que l'Eucharistie soit distribuée uniquement sur la main?

 

Timothy Olson, canoniste du diocèse de Fargo et secrétaire de la Société de la Loi canonique d'Amérique (Canon Law Society of America), a déclaré à CNA qu'un évêque a le pouvoir de restreindre la distribution de la Sainte Communion à la seule main, lorsque c'est une question de nécessité.

 

"D'ordinaire, il ne fait aucun doute qu'un évêque n'a pas le pouvoir de restreindre la réception de la communion à la seule main", a déclaré Olson." Redemptionis sacramentum [une instruction du Vatican sur les questions eucharistiques] est explicite à ce sujet."

 

"En même temps", a poursuivi Olson, "le droit canonique, y compris le droit liturgique, est l'expression pratique de l'Église de sa théologie et de sa philosophie. Ainsi, il est parfois nécessaire de recourir à des sources allant au-delà des textes juridiques simples et évidents."

 

Olson a souligné la Somme théologique de St. Thomas d'Aquin est instructive sur la question.

 

"Dans ce cas, Thomas d'Aquin est une source précieuse pour comprendre comment fonctionne le droit humain en regardant la Summa Theologiae, I-II, Q. 96", a déclaré Olson.

 

"Thomas d'Aquin enseigne que toute loi vise le bien commun de l'homme. Il enseigne également que, contrairement au législateur divin, un législateur humain est incapable de prévoir toutes les circonstances dans lesquelles la loi sera appliquée."

 

"En conséquence, une loi humaine qui, dans la plupart des circonstances, promeut le bien commun, peut dans une situation individuelle nuire réellement au bien commun. Thomas d'Aquin conclut que dans un tel cas, le respect du droit humain peut être dispensé."

 

Le Père James Bradley, professeur adjoint à l'École de droit canonique de l'Université catholique d'Amérique, n'était pas d'accord, arguant que la décision d'interdire la distribution de l'Eucharistie sur la langue devrait incomber à Rome, et non aux évêques diocésains.

 

"La discipline liturgique de l'Église, en raison de son importance par rapport à la nature des sacrements et au dépôt de la foi, est généralement réservée au Siège apostolique", a déclaré Bradley à CNA.

 

"Depuis le Concile Vatican II, il y a eu un élargissement de ce que les évêques diocésains et les conférences épiscopales peuvent réglementer dans la liturgie, mais ce que cela implique est assez étroitement défini dans la loi", a déclaré Bradley.

 

Olson a convenu que "normalement, la dispense d'une loi est réservée à l'autorité qui a émis la loi."

 

"Cependant", a-t-il dit, "Thomas d'Aquin note qu'en cas de nécessité où des mesures doivent être prises de toute urgence afin de prévenir le préjudice," la simple nécessité entraîne une dispense, car la nécessité ne connaît pas de droit (humain)".

 

Olson a donné l'exemple d'Aquin d'une ville dont le souverain ordonne la fermeture des portes de la ville à un certain moment, mais une armée de défenseurs de la ville se retrouve coincée devant la porte avec une force ennemie à sa poursuite.

 

"Thomas d'Aquin conclut que si l'autorité légitime peut être atteinte à temps pour ouvrir les portes avec sa permission, cela devrait être fait", a déclaré Olson. "Cependant, s'il y a un danger dans le retard causé par le renvoi de l'affaire, la nécessité elle-même permet l'ouverture des portes."

Olson a dit qu'en ce qui concerne la liturgie, il y a "certains aspects qui sont de la loi divine, et donc jamais soumis à dispense, comme la matière et la forme d'un sacrement."

 

"Cependant, d'autres aspects de la liturgie sont du droit humain, tels que les lectures à lire ou le mode de réception de la communion", a-t-il dit. "Bien que ces lois humaines soient écrites pour protéger la dignité et l'efficacité de la liturgie, elles peuvent être dispensées en cas d'urgence."

 

Il a ajouté qu'il existe un précédent pour de telles décisions.

 

"Un exemple frappant de lois liturgiques dispensées par nécessité s'est produit dans les camps de concentration de la Seconde Guerre mondiale", a déclaré Olson. "Des prêtres, comme Saint Maximilien Kolbe, observant toujours la matière et la forme pour la confection de l'Eucharistie, ont tenu des messes extrêmement tronquées pendant leur emprisonnement, observant uniquement les rubriques qui étaient possibles dans la situation."

 

Olson a déclaré que "pourvu qu'une véritable nécessité urgente soit présente, un évêque diocésain peut reconnaître qu'une loi humaine, même si elle est liturgique ou habituellement réservée à une autorité supérieure, puisse être dispensée".

 

Mais Bradley a mis en garde contre la présomption de la capacité de se passer des lois liturgiques dans l'Église.

 

"Il me semble que le fait que la loi liturgique soit spécifiquement réservée au Siège apostolique, sauf dans des cas limités définis par la loi, signifie que les changements dans la discipline et la pratique liturgiques ne sont pas de la compétence de l'évêque diocésain à moins que la loi ne le prescrive ainsi", a déclaré Bradley.

 

"Bien sûr", a déclaré Olson à CNA, "les canonistes présenteront toujours des opinions différentes sur la façon dont la loi peut être interprétée et appliquée, c'est le travail des avocats. En fin de compte, l'autorité finale de l'interprétation appartient à Rome, et ce sera à Rome d'intervenir - ou non - comme ils le décideront."

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Publié par Ingomer - dans Religion Liturgie
21 mai 2020 4 21 /05 /mai /2020 09:41
https://www.lefigaro.fr/actualite-france/ces-eveques-de-france-qui-n-ont-pas-ose-attaquer-l-etat-devant-la-justice-20200519

https://www.lefigaro.fr/actualite-france/ces-eveques-de-france-qui-n-ont-pas-ose-attaquer-l-etat-devant-la-justice-20200519

Ces évêques de France qui n’ont pas osé attaquer l’État devant la justice

DÉCRYPTAGE - Quand le fondement juridique même de la liberté de l’exercice du culte en France est en cause, l’institution Église ne peut pas rester les bras ballants.

 

Par Jean-Marie Guénois

Publié le 19 mai 2020 à 20:55, mis à jour le 19 mai 2020 à 20:55

 

On accable trop facilement les évêques de France. Ils seraient la cause de tous les maux de l’Église. Ces prêtres, un jour appelés par le pape à porter la lourde charge d’un diocèse, en général déficitaire en vocations, en prêtres, en fidèles et en argent, sont amenés à gérer des situations impossibles. Ils le font avec constance et courage. Il faut leur rendre cet hommage. Individuellement ce sont des hommes de Dieu plutôt exemplaires, donnés jusqu’à la corde et qui tiennent bon, sans rien attendre en retour.

 

Collectivement, c’est une autre question. Ils sont une centaine, réunis au sein de la Conférence épiscopale. Cette instance de décision fonctionne de manière éminemment collégiale. Les aspérités, les personnalités, les grandes intuitions y sont souvent réduites à néant. Tout comme l’audace et parfois… le courage.

 

La décision annoncée lundi par le Conseil d’État donnant «injonction» - donc obligation absolue! - au gouvernement de rétablir les cultes en France parce qu’il a atteint de façon «grave et manifestement illégale» à la «liberté de culte» pourrait sonner comme un camouflet pour cette institution qui n’a pas osé déposer une requête en ce sens.

 

Source: Le Figaro / Le Forum catholique

***

La Conférence des évêques de France (CEF) est la conférence épiscopale de l'Église catholique en France qui rassemble l'ensemble des évêques et cardinaux en activité résidant en France métropolitaine et dans les départements d'outre-mer, ainsi que les cardinaux français en retraite résidant en France.

La Conférence des évêques de France a été créée lors de sa première assemblée plénière, du 18 au 20 mai 1964 ( Kristell Loussouarn, "État des sources sur le Concile Vatican II dans les fonds conservés au Centre national des archives de l’Église de France (CNAEF)", Chrétiens et sociétés, mis en ligne le 12 juillet 2011 ) 

L'ensemble des évêques, qui constituent la Conférence, se réunit deux fois par an à Lourdes, en assemblée plénière. Cette assemblée prend des décisions concernant l'Église catholique romaine en France, et émet des avis sur des questions de société.

Le président et le vice-président de l'assemblée sont élus pour trois ans. Parmi les compétences de la conférence des évêques, on trouve, (recensées par Wikipedia) : les "questions de société", la "solidarité internationale", "l'écologie et l'environnement", "le patrimoine culturel", "l'accompagnement des pauvres et des exclus".

 

Commentaire éclairant trouvé sur le Forum catholique :

"Ceux qui ont fondé les fameuses écoles des ministères dans les années 70-80 se pensaient prophètes ; ils ont seulement déformé des gens soi-disant formés, ont installé un réseau de gens formés par la stasi locale (opposée au Magistère romain et très hostile ou indifférente à Jean-Paul II, ont introduit une grande confusion et déprécié le sacerdoce presbytéral.

"...Il se trouve des évêques très courageux et de plus en plus, qui après tout ont bien raison de mener leur barque et d'écouter poliment la CEF. L'Eglise a vécu sans conférence épiscopale et cette chose relève d'une ecclésiologie qui tend à introduire une hiérarchie bis." (Fin de citation)

Pour paraphraser Jean-Marie Guénois du Figaro, "quand le fondement juridique même de la liberté de l’exercice du culte en France est en cause", et que la Conférence des évêques de France n'a rien tenté pour rétablir cette liberté fondamentale, à quoi sert cette institution ? 

Si les évêques pourront à nouveau célébrer la messe en communauté avec leur peuple, plus vite que prévu, - il faut le dire - ils le doivent à ceux qu'ils avaient coutume de qualifier et de juger négativement (les "intégristes"), sans souvent leur apporter même les moyens nécessaires pour développer la liturgie traditionnelle.

Le recours en référé devant le Conseil d'Etat n'ayant pas été réalisé par la Conférence des évêques, mais par les associations catholiques traditionalistes, la messe traditionnelle étant devenue norme de liberté pour tous, sans doute les évêques auront-ils collectivement par exemple pour leur prochaine assemblée plénière à Lourdes un lent et long travail à mener pour parvenir à une meilleure défense des droits des fidèles et le bien de l'Église toute entière.

Sans doute aussi les évêques devront-ils chercher à imiter les qualités et les principes liturgiques qui auront nourri ces laïques catholiques de la base qui avaient été jusqu'ici si souvent ignorés, mis et laissés de côté.

Notre-Dame de Lourdes, priez pour nous.

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Publié par Ingomer - dans Religion Christ-Roi Vatican II
20 mai 2020 3 20 /05 /mai /2020 18:40
http://www.paixliturgique.fr/aff_lettre.asp?LET_N_ID=2978

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1/ C’est parce que des fidèles de la liturgie « extraordinaire » l’ont demandé que les évêques de France, tel Mgr Aupetit, archevêque de Paris, et Mgr de Moulins-Beaufort, président de la Conférence des évêques, vont bénéficier plus tôt que prévu de pouvoir célébrer au milieu de leur peuple. C’est ainsi : l’initiative ne vient pas des évêques, ni même d’associations catholiques « ordinaires », mais de catholiques attachés à la messe traditionnelle et aussi de cet « incorrect » qu’est J.-F. Poisson. Ce faisant, ces catholiques traditionnels ne perdent pas de vue qu’ils n’ont pas demandé une « permission », mais qu’ils ont simplement profité des dispositions de la procédure en vigueur France pour desserrer l’étau d’une législation laïque illégitime.

 

 

2/ Ces catholiques de la messe traditionnelle ont, pour faire valoir la liberté de la messe, la longue habitude d’un combat qui dure depuis plus de 50 ans. Interdite de fait lors de la promulgation de la réforme liturgique qui a suivi le deuxième concile du Vatican, la messe tridentine a continué malgré tout à être célébrée par un nombre conséquent de prêtres, qui se sont ensuite multipliés du fait de l’œuvre de Mgr Lefebvre et de la « reconnaissance » que lui ont accordée à la fin les autorités romaines. Ils ont en somme défendu la liberté de cette messe avec leurs pieds (souvent avec leurs voitures, en faisant de nombreux kilomètres pours y assister…), en payant de leur personne et de leurs deniers pour défendre les prêtres qui la célébraient. Cela sans nulle « désobéissance », mais au contraire en toute soumission à l’obligation de confesser sa foi qui pèse sur tout catholique, une foi qui, du point de vue liturgique, est exprimée par ce véritable Credo cultuel qu’est la messe traditionnelle en regard d’une messe nouvelle qui estompe gravement la manifestation du sacrifice sacramentel, de l’adoration eucharistique, de la transcendance divine, de la hiérarchie sacerdotale.

 

 

3/ Dans les présentes circonstances, celles d’une éclipse du culte divin qui aura duré plus de deux mois, un certain nombre de prêtres ont fait en sorte que les sacrements soient toujours distribués et la messe dite, dans des conditions que les médias ont qualifiées de « clandestines ». Ces prêtres sont majoritairement des prêtres traditionnels, et aussi des prêtres de paroisses pour la plupart fort classiques et proches du monde traditionnel. Ils l’ont fait à la demande et avec le soutien des fidèles assistant habituellement à la messe tridentine. Ce qui peut s’expliquer très modestement par la compréhension théologale puissante du saint sacrifice de la messe que leur instille la liturgie qu’ils pratiquent ou qu’ils connaissent de près.

 

 

4/ Les suites de cette crise sanitaire seront assurément fort douloureuses pour l’Eglise, surtout en France. Une telle démission d’une majorité des pasteurs, un tel abandon des fidèles en ce qui concerne le bien le plus précieux qui soit, le saint sacrifice de la messe, ne pourra pas ne pas avoir des conséquences désastreuses. Bien plus que la terrible crise économique et sociale qui se prépare, c’est une crise religieuse aggravée dans laquelle nous allons entrer. La religion, en France spécialement, mais aussi en Italie, en Allemagne, et en bien d’autres endroits, sera plus encore marginalisée, et, ce qui est plus terrible encore, parce qu’elle volontairement accepté de se laisser marginaliser. Nous ne prétendons nullement que la messe traditionnelle va « tirer les marrons du feu », mais nous estimons qu’il est possible qu’elle joue plus encore un rôle de recours pour un catholicisme en décomposition accélérée. Expression vivante de la foi multiséculaire de l’Eglise, elle a la capacité d’exprimer notamment que la religion du Christ a vocation à être celle de la société tout entière. Elle est, par elle-même, et il faut le souhaiter par les convictions de ceux qui lui sont attachés, tout le contraire d’un acte marginal et « confiné » : elle est destinée à être, elle veut être, la célébration par le Christ-Roi du culte que rendent individuellement et en corps les membres de la Cité terrestre en marche vers la Cité céleste.

 

 

Source : Paix Liturgique / le Forum catholique

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Publié par Ingomer - dans Liturgie Religion Christ-Roi
19 mai 2020 2 19 /05 /mai /2020 20:06
https://www.lanuovabq.it/it/il-silenzio-della-chiesa-sul-lockdown-e-una-resa-ai-barbari

https://www.lanuovabq.it/it/il-silenzio-della-chiesa-sul-lockdown-e-una-resa-ai-barbari

John Waters *

 

Source: La Nuova Bussola Quotidiana

 

( traduction )

 

La crise mondiale du confinement constitue l'assaut définitif sur les fondements de la civilisation occidentale construite sur les principes du christianisme. Mais plus encore que la reddition de la politique, du droit et des médias aux nouveaux tyrans, le silence des dirigeants chrétiens frappe, comme si Dieu n'avait rien à dire dans cette situation: un drapeau blanc de reddition qui invite les barbares à enfin prendre d'assaut les citadelles du christianisme.

La crise mondiale de confinement, du moins dans la mesure où sa logique et le vol de la liberté ont imprégné l'Occident - Europe, Amérique, etc. -, peut être décrite comme une attaque potentiellement définitive et mortelle contre les quatre États de la société moderne, c'est-à-dire de la communauté humaine qui a résisté pendant deux millénaires sur la base des propositions de Jésus-Christ pour un monde en harmonie avec sa véritable histoire de la création.

Bien que leur signification et leur définition aient changé au fil du temps, ces États, au cours de l'évolution de la civilisation occidentale - c'est-à-dire le christianisme - ont été les piliers qui ont soutenu et maintenu cet ordre social et spirituel historique durant sa période de croissance, de consolidation, d'apothéose et de déclin récent. Bien qu'ils aient muté, fusionné, rétréci et multiplié au fil du temps et des changements dans les formes de gouvernement - de la monarchie à la démocratie et maintenant, apparemment, à autre chose - les quatre États sont restés jusqu'à récemment les piliers de la sécurité, de la gouvernance, du leadership et de l'éducation, et ont assuré la survie, l'expansion et la prospérité de la plus grande civilisation que le monde ait jamais connue.

Les États, ou "États du royaume" tels qu'ils étaient au début, ont changé au fil du temps. Au début, cela signifiait une division entre noblesse, clergé, bourgeoisie et paysans; plus tard, à mesure que les sociétés se sont institutionnalisées, le concept est passé à quelque chose de proche de la séparation des pouvoirs au sein du gouvernement: exécutif, législatif, judiciaire et de presse.

Le terme "quatrième État", qui renvoie à la presse, a été inventé à la Chambre des communes en 1787 par le philosophe et homme politique irlandais Edmund Burke, dans le discours prononcé lors d'un débat à l'occasion de l'ouverture du Parlement à la presse. Il a commencé la discussion en se référant d'abord à ce qui à l'époque était considéré comme les "trois États" - les seigneurs cléricaux du royaume, les seigneurs laïques et la Chambre des communes - puis, en désignant les bureaux de presse, il a déclaré: "Il y a un quatrième État plus important que tous les autres réunis ».

À notre époque, nous avons donc vu le concept d'États gouvernementaux changer à nouveau parce que, dans les vagues de laïcité qui ont traversé la civilisation occidentale depuis les Lumières, les Églises sont devenues de plus en plus marginales, et leur rôle et leur fonction ont été usurpés par d'autres, comme des artistes et des célébrités. Cependant, on peut dire qu'en ce qui concerne le leadership intellectuel, les quatre piliers ont continué d'être généralement compris comme la politique, la religion, le pouvoir judiciaire et les médias.

Dans la crise de Covid-19 de ce printemps 2020, nous avons assisté à ce qui semble être l'assaut final contre les quatre, un coup d'État culturel imposant qui menace désormais de submerger et de supplanter le cœur de la société démocratique, comprise en termes chrétiens.

Au fil des jours, des semaines et des mois de confinement, l'Occident , autrefois relativement calme, a connu une aliénation et une gêne croissantes, provoquées par l'explosion soudaine du chômage, les fermetures d'entreprises, la pauvreté généralisée et les difficultés croissantes, la dislocation sociale, l'augmentation de la criminalité et de la violence, la perte de maisons et de propriétés en raison d'hypothèques non payées, de problèmes de santé causés par l'anxiété et la dépression, l'effondrement de petites entreprises et d'entreprises familiales, des pertes d'emplois considérables, des "décès par désespoir" , y compris les suicides, l'alcoolisme et d'autres dépendances, etc. : tout cela, à son tour, se traduit par une réduction de la santé et du bien-être personnel et général, annulant complètement et même renversant les objectifs déclarés du confinement.

Les statistiques de la "pandémie", qui paraissaient déjà très contestables, prouvent désormais le résultat d'exagérations, de manipulations et de falsifications des taux de mortalité.

 

Lire : Le Covid-19 est une maladie qui tue moins qu’on ne le pensait au départ de la pandémie

 

Les statistiques indiquant les conséquences du "confinement" sont cependant préoccupantes et décrivent d'emblée une civilisation en crise. Des magasins, des entrepôts et des entreprises ont dû fermer. La production industrielle a chuté. Les écoles et les universités sont fermées. Les rues se sont vidées, les installations sportives sont fermées, tout comme les théâtres, cinémas, cafés, restaurants, bars et presque tous les services que l'on retrouve dans une société civile normale. Le gouvernement a ordonné aux gens de rester chez eux indéfiniment et de ne pas avoir d'interactions sociales avec des personnes extérieures à leur famille. Les plus de 70 ans ont été interdits de quitter leur domicile. Même en temps de guerre, le peuple de Grande-Bretagne, sous l'attaque quotidienne d'avions de guerre allemands, n'a pas été soumis à de telles restrictions draconiennes. Le pays était en guerre et menacé d'une invasion imminente, mais une vie normale était toujours possible.

Sous la domination d'organisations de santé mondiales et d'experts scientifiques, la classe politique occidentale a substantiellement sauvé, renversé et cédé ses responsabilités représentatives, annonçant essentiellement la loi martiale à la demande de personnages non élus et largement invisibles, sur le fondement d'une maladie de type de grippe. Les médias, le célèbre Quatrième État baptisé par Edmund Burke, ont assumé le rôle de bras de propagande de l'insurrection, refusant de remettre en cause le moindre aspect pertinent du coup d'État. L'organe judiciaire du gouvernement a montré, en principe, la volonté de consentir à la logique et aux impératifs de ce qui ne semble être qu'une peur colossale, sinon un véritable battage médiatique.

Dans mon pays, l'Irlande, j'ai tenté d'intenter une action en justice contre les termes de ce confinement mondial, introduit par le gouvernement irlandais pendant la Semaine Sainte; mais jusqu'à présent, la réponse a été le silence, l'évitement et l'hostilité. La semaine dernière, un juge a rejeté notre demande de traduire en justice la législation pertinente.

Mais peut-être le pire a été le comportement des églises: pas nécessairement parce qu'elles ont refusé d'ouvrir leurs églises, même si c'est là que tout commence, mais surtout parce qu'elles ont refusé d'ouvrir la bouche et de parler à leurs fidèles des tyrans qui ont infligé de telles blessures à notre civilisation et à nos communautés.

Pour la première fois de mémoire humaine, les services religieux ont été suspendus et les églises fermées. À une époque de stress et d'anxiété énormes, les gens se voyaient refuser le confort des pratiques et des rites religieux, souvent sans même la moindre considération de la possibilité d'une "distanciation sociale" au sein des églises ou d'autres options pour protéger la santé des fidèles contre la propagation du virus. Pour de nombreuses personnes âgées et dévouées, cela équivaut à un traitement cruel et inhumain.

Le fait que les fidèles chrétiens se soient vu refuser l'accès à leurs églises, aux sacrements, pendant cette horrible période de Pâques 2020, est quelque chose d'impardonnable pour moi. Que les personnes qui ont vécu leur vie au sein de la communauté chrétienne soient laissées seules, non seulement sans le confort de leurs proches, mais aussi sans les ministères d'un prêtre de Dieu, est une infamie qui ne pourra plus jamais être effacée de l'histoire humaine. Le fait que ces fidèles chrétiens aient été enterrés à la hâte par des groupes de membres de la famille masqués et terrifiés, sans la présence d'amis et de parents, alors que les dirigeants des Églises se sont alliés aux tyrans responsables au niveau mondial, est, je crois, irrécupérable.

Le fait qu’il n’y ait presque pas eu de prises de paroles de la part de ceux qui ont la responsabilité du leadership spirituel et qui sont consacrés par le courage de leur foi, est pour moi l’aspect potentiellement définitif de la crise actuelle. Parce que si ces supposés dirigeants des Églises ne parlent pas courageusement du Christ et de ce que signifie le Christ, cela ne suggère-t-il pas une conviction de leur part - comme d’autres éléments de la culture le montrent - selon laquelle tout cela est insignifiant ? Qu’il n’y a pas de Dieu qui ait un projet pour l’humanité ? Que tout dépend à présent de la science? Qu’ils ont hissé le drapeau blanc de la reddition pour inviter les barbares à enfin prendre d’assaut les citadelles du christianisme?

N'est-ce pas le sens du silence? Sinon, c'est quoi?

 

* Journaliste et écrivain irlandais

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18 mai 2020 1 18 /05 /mai /2020 20:57
https://www.lefigaro.fr/actualite-france/deconfinement-le-conseil-d-etat-ordonne-de-lever-l-interdiction-de-reunion-dans-les-lieux-de-cultes-20200518

https://www.lefigaro.fr/actualite-france/deconfinement-le-conseil-d-etat-ordonne-de-lever-l-interdiction-de-reunion-dans-les-lieux-de-cultes-20200518

La plus haute juridiction administrative a estimé dans une ordonnance que cette interdiction porte «une atteinte grave et manifestement illégale» à la liberté de culte.

… le Conseil d'Etat a «ordonné» lundi 18 mai, en fin d'après-midi, au gouvernement de «lever l'interdiction générale et absolue» des célébrations dans les lieux de culte, liée au coronavirus.

Deux raisons ont conduit à cette décision du juge des référés du Conseil d'Etat. La première est qu'il considère que «la liberté de culte» - qui est un «droit fondamental» - comporte par nature «le droit de participer collectivement à des cérémonies dans les lieux de culte».

La seconde est qu'il estime que des «mesures d'encadrement moins strictes» que «l'interdiction de tout rassemblement» sont effectivement «possibles» dans ces lieux de cultes tout en préservant la sécurité sanitaire, grâce à «la tolérance des rassemblements de moins de 10 personnes dans d'autres lieux ouverts au public» prévue dans le décret du 11 mai régissant le déconfinement.

Le juge conclut par conséquent que «l'interdiction générale et absolue présente un caractère disproportionné au regard de l'objectif de et constitue ainsi, eu égard au caractère essentiel de cette composante de la liberté de culte, une atteinte grave et manifestement illégale à cette dernière».

Des évêques ont protesté mais aucun n'a finalement attaqué en raison de la collégialité épiscopale.

...

Maître Jérôme Triomphe, un avocat qui a déposé une requête au nom de la Fraternité Saint Pierre, catholiques traditionnalistes attachés et reconnus par Rome mais aussi au nom d'autres instituts également de droit pontifical, il a confié lundi soir au Figaro : «C'est une très grande victoire. Les catholiques ont été les premiers à mettre en place des mesures sanitaires plusieurs semaines avant le confinement. Ils ont accepté avec discipline les mesures sanitaires destinées à protéger les plus fragiles d'entre les nôtres de toute contamination. Mais à partir du moment où le déconfinement a été ordonné, que l'on peut se presser sans masque dans les commerces, que les enfants retournent à l'école et que l'on peut circuler à nouveau librement sur la voie publique, il était inadmissible d'interdire radicalement une liberté aussi fondamentale et essentielle que le culte alors même que les ministres du culte proposent de mettre en place des mesures sanitaires bien plus strictes que dans les supermarchés».

***

Saisi en référé par plusieurs associations et requérants individuels dont le Parti chrétien-démocrate (PCD), Civitas, l’Alliance générale contre le racisme et pour le respect de l’identité française et chrétienne (Agrif) ou encore la Fraternité sacerdotale Saint-Pierre, le Conseil d’État a ainsi enjoint le gouvernement de la lever « dans un délai de huit jours ». Si ce délai est respecté, les chrétiens pourraient bien aller à la messe pour la Pentecôte. (Aleteia)

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18 mai 2020 1 18 /05 /mai /2020 20:21
https://twitter.com/CatholicSat/status/1262266918268030977

https://twitter.com/CatholicSat/status/1262266918268030977

"Aujourd'hui, alors que la célébration publique de la messe reprend en Italie, le pape François ouvre la voie ad orientem.'' (Source).

''Ce 18 mai marque le centenaire de la naissance de saint Jean-Paul II.'' Le Pape François a donc célébré ''à cette occasion la messe sur la tombe du Souverain Pontife polonais'' (Vatican News).

 

Source: CatholicSat TwitterLe Forum catholique

Le Cardinal Sarah se recueille devant la tombe de Jean-Paul II :

 

https://www.leforumcatholique.org/message.php?num=895790

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Publié par Ingomer - dans Religion Liturgie
17 mai 2020 7 17 /05 /mai /2020 18:08
https://www.marcotosatti.com/2020/05/16/eucarestia-guanti-monouso-assurdo-igienico-e-profanazione/

https://www.marcotosatti.com/2020/05/16/eucarestia-guanti-monouso-assurdo-igienico-e-profanazione/

Source: Marco Tosatti

 

( traduction rapide )

 

Marco Tosatti

Chers amis et ennemis de Stilum Curiae, l'avocate Maria Stella Lopinto nous a envoyé une réflexion bien documentée pleine de bon sens, ainsi que de sensibilité religieuse et de foi, sur les dispositions émises concernant la distribution de l'Eucharistie dans les messes qui à partir du 18 mai devraient pouvoir être célébrés en présence des fidèles (en Italie. Ndlr.). Bonne lecture.

 

LA FOI DU CHARBONNIER SUFFIT

 

Cher Dr. Tosatti,

 

quelques jours se sont écoulés depuis le protocole fatidique du 7 mai 2020.

 

Avant même d'aborder la question brûlante de la distribution de l'Eucharistie avec des gants, j'aimerais souligner brièvement un aspect formel de ce document : l'Église catholique est la seule à pouvoir disposer de la liturgie et de l'administration des sacrements dont elle est la gardienne, et par conséquent la CEI, qui n'est pas l'Église, a signé ce document en abusant de pouvoirs qui ne lui appartiennent pas, puisque ces dispositions dénaturent substantiellement les accords passés avec la République italienne, vidant de leur contenu les règles essentielles qui établissent que l'Église est indépendante et souveraine et, en tant que telle, libre d'exercer sa mission pastorale, sa sanctification, son organisation, et l'exercice public du culte (art. 1 et article 2 de l'accord du 3 juin 1985). Que conclure sinon que le protocole est une mesure anormale ? Comment l'État italien peut-il s'immiscer dans des affaires qui ne sont pas les siennes et que la Conférence épiscopale italienne signe ?

 

Et pas seulement cela. De nombreux détails suggèrent que le protocole qui n'a été signé que par le cardinal Bassetti, en fait, a été transmis avec une lettre d'accompagnement du ministère de l'Intérieur qui le définit comme "mesures de sécurité nécessaires pour s'y conformer", sur un papier mal photocopié et granuleux, sans en-tête, avec des termes qui disent exactement par qui il a été préparé, certainement pas la CEI, avec un ton affirmé et unilatéral, venant d'un côté qui ordonne et adressé à un autre qui "se conforme", rempli d'une série de "mode d'utilisation .... les portes restent ouvertes ... il n'est pas permis ... il est permis ... les fidèles veillent ... à ce que le sacrement soit administré ...".

 

Cet emploi de l'impératif ne peut être utilisé que d'une partie à l'autre, ce qui, dans un protocole, est tout à fait inapproprié et révèle qu'il ne s'agissait pas du tout d'un accord - la seule forme qui aurait pu trouver place conformément à l'article 13, paragraphe 2 de l'accord de 1985 -, car ici deux parties d'égale dignité n'apparaissent pas du tout, au contraire la dignité du Saint-Siège est complètement ignorée, pour employer un euphémisme.

 

Sans considérer que le document n'indique pas un terme définitif d'efficacité ni une référence utile pour le déterminer, ainsi, après avoir été privés de messes depuis le 9 mars, le résultat est qu'ils "permettent" (selon la terminologie autoritaire établie) qu'elles ne soient finalement célébrées avec le peuple que sous certaines conditions, et espérons-le, pas sans terme indéfini. Nous courons le risque, en somme, que les messes soient ainsi limitées à volonté par le ministère de l'Intérieur.

 

Quoi donc en penser? Si le Protocole est un acte anormal, il pourra peut-être engager le Saint-Siège jusqu'à ce qu'il intervienne pour le dénoncer, ce qui est quelque peu difficile au niveau international. Cependant, il n'engage ni les évêques, ni les prêtres, à moins qu'ils ne le reconnaissent eux-mêmes. Il pourra à la limite (car ils ne sont pas obligés d'obéir à des choses contraires à la foi et à la morale) engager les prêtres, mais pas faire que l'acte soit légitime, parce que leurs évêques respectifs ont à leur tour des protocoles plus stricts encore, comme c'est déjà malheureusement le cas.

 

Ce qui m'intéresse, c'est que cela ne lie certainement pas les fidèles.

 

En fait, je ne m'attarderai pas sur l'anachronique "permission" de célébrer les messes avec le peuple à l'aube du 18 mai, alors qu'il est déjà question d'ouvrir des salles de sport et que dans les supermarchés, toutes les réglementations relatives aux limitations ont en fait été levées et que jusqu'à présent, personne ne s'est préoccupé, pour ne citer qu'elle, de la contagion causée par l'échange d'argent. Un de mes amis m'a écrit : quelle est la différence entre l'Italie et l'Église d'État chinoise ? S'il y avait cet accord en Chine, nous avons le nôtre !

 

La seule réflexion, sans préjudice de ladite clarification sur l'anomalie du Protocole puisque la personne qui l'a signé n'avait pas la procuration sur la reddition qu'il a signée, c'est qu'avec ce document les pouvoirs du Saint-Père apparaissent tristement vides également, vu que toute conférence, sans pouvoir ni en ce qui concerne les évêques, ni en ce qui concerne la discipline des relations avec un autre État, a pu se permettre de faire ce que seul le pape peut faire, en l'autorisant. Le scénario qui ouvre cet abus est inquiétant. Le fort écho du "Quo vadis" se fait entendre. Il faut espérer que personne ne quittera Rome.

 

L'aspect qui me préoccupe davantage est lié à une réflexion à laquelle j'ai été induit par le commentaire de nombreux collègues et amis qui, voulant me distraire de l'enquête sur la question de la distribution avec des gants, ont fait appel au fait qu'il s'agit d'une affaire de spécialistes (liturgistes, canonistes et théologiens) et il ne nous appartient pas de la traiter.

 

Cependant, la montée des voix discordantes sur l'interprétation du document et des premiers protocoles locaux des différents diocèses m'ont d'autant plus convaincu que, s'il est toujours important d'avoir la science et la conscience de son propre comportement, c'est surtout dans cette période de démembrement des droits de la personne, en laquelle il est facile de s'habituer aux mensonges et de perdre le sens de la vérité, jusqu'à ce que vous soyez heureux d'avoir la messe "à tout prix".

 

La considération que le Protocole est un règlement anormal va de pair avec le fait que la loi n'est pas en soi juste pour le simple fait d'être loi. De ce point de vue, nous n'avons malheureusement pas été éduqués et c'est pourquoi un effort plus important est nécessaire pour donner un poids approprié à la "loi". Nous souffrons toujours du lavage de cerveau, d'invitations continues à "observer les règles avec responsabilité": nous évoquons des termes, les "règles", désormais remplies de contenu autoritaire et qui n'ont rien à voir avec un bon objet et une fin et avec la responsabilité qui en découle.

 

La loi n'est pas bonne en soi et ne dégage donc pas la responsabilité de se livrer à un comportement déloyal en son nom, car la personne est toujours libre de choisir et, en tant que telle, elle est responsable de son comportement.

 

Si cela est ignoré, le risque est la naturalisation de l'être humain, qui conduit à des comportements qui vont au-delà de la rationalité et de la liberté.

 

J'omets la réglementation du quota d'entrée dans les églises, car elle n'affecte pas les questions dans lesquelles chacun de nous peut interférer, mais surtout en ne se rapportant pas directement aux questions morales, elle peut être compatible avec les règles de prudence ordinaires et en tant que telle acceptable.

 

Au contraire, la question de la distribution de l'Eucharistie avec des gants jetables concerne directement une question de foi à laquelle il n'est pas indifférent de donner ou non un consentement abstrait ou même de coopérer avec elle avec son propre comportement.

 

Ce que ces collègues et amis m'ont contesté, c'est-à-dire qu'il s'agisse d'une affaire spécialisée de liturgistes et de théologiens, ce qui n'est pas vrai. Il n'est pas concevable que l'on puisse si facilement abdiquer sa conscience, même si le caractère exceptionnel des faits pouvait l'absoudre. C'est évidemment une tromperie. Il n'est pas non plus concevable qu'une chose aussi importante puisse être remise en question ni déléguée à la libre interprétation de tel ou tel évêque. Au lieu de cela, la foi du charbonnier est suffisante. Chacun de nous devrait être capable de comprendre ce qui est conforme à la foi et ce qui ne l'est pas. Pas besoin de théologiens ou d'élucubrations sonores. Ce serait bien s'il y en avait, il serait souhaitable qu'il y ait des pasteurs et des enseignants, mais cela ne peut pas constituer un alibi pour accepter tout ce qu'ils nous proposent, surtout en ce moment historique où il est plus vrai que jamais que chacun de nous est une église. Le sensus fidei devrait suffire à tout le monde pour comprendre ce qu'est la vérité. Et en ce qui concerne la distribution avec des gants, même le plus simple des baptisés qui a reçu la connaissance de base du catéchisme, devrait être capable de comprendre s'il s'agit d'un acte qui ignore la présence réelle de Dieu dans l'Eucharistie, le fait principal de notre Alliance.

 

J'ai donc essayé de mettre quelques idées en forme pour tenter de comprendre et décider.

 

La prémisse est que c'est une vérité de foi que le corps du Christ est présent dans l'hôte consacré, tout comme il est pleinement présent même dans les particules les plus petites et les plus infinies dans lesquelles la particule devrait être divisée.

 

Cette simple considération suffit pour conclure que la simple idée ou la simple vue d'un prêtre qui met des gants à l'autel doit susciter la consternation, pour ne pas dire le scandale, et faire percevoir comme indigne, indécente, offensante, irrespectueuse, la distribution de l'Eucharistie avec des gants jetables.

 

Le doute légitime que le recours à cette disposition ait pu être causé par une raison sérieuse, proportionnée et raisonnable telle que la préservation de la contagion, conduit à considérer immédiatement que les mains d'un prêtre qui s'apprête à consacrer sont nécessairement propres, étant donné qu'il existe déjà des "normes" liturgiques qui prévoient qu'il doit se laver et se purifier les mains avant de célébrer, précisément en vue de l'acte suprême qu'il va accomplir, à tel point que dans les sacristies il y a un bassin spécial. Donc dans le plus il y a le moins: s'il a les mains suffisamment propres pour toucher l'Hostie, il a les mains suffisamment propres pour la distribuer aux fidèles.

 

En outre, la formulation du paragraphe 3.4 du Protocole s'exprime comme suit : "La distribution de la Communion aura lieu après que le célébrant et l'éventuel ministre extraordinaire ont pris soin de l'hygiène de leurs mains et porté des gants jetables". Les gants ne doivent donc être portés qu'une seule fois et non pas chaque fois que la communion est distribuée à chaque fidèle. On aurait plutôt pu s'attendre à ce que, pour se prémunir contre la contagion, un changement de gants soit prescrit pour chaque fidèle (ce qui est évidemment absurde à concevoir). Ce n'est pas le cas, et donc en théorie les gants pourraient déjà être infectés après leur distribution au premier croyant. Il est alors clair que la prescription n'a pas pour but de préserver de la contagion, ni ne tient compte de la santé des fidèles, car précisément les gants pourraient être un vecteur de contagion. Sur la base d'une simple observation, n'importe qui pourra donc en déduire que la disposition est inutile. Il est inutile de porter des gants, car ils n'épargnent pas de la contagion. La raison de la prescription d'une chose aussi grave et inutile pourrait être une simple insouciance ou une intention de profaner l'hôstie consacrée ou un abus de pouvoir de la part de l'État athée.

 

En tout état de cause, si l'utilisation de gants n'est pas nécessaire pour des raisons de santé, son caractère raisonnable et proportionné est exclu. Par conséquent, comme il n'y a même pas de raison sérieuse d'accorder, ni même de raison sérieuse de justifier leur utilisation, ils finissent par n'être qu'une profanation.

 

Supposons un instant que les gants n'aient pas toute cette charge offensive intrinsèque, c'est-à-dire qu'ils ne soient pas si indécents.

 

Voyons voir.

 

Nous savons que les gants jetables adhèrent à la peau jusqu'à ce qu'ils s'y collent, il n'est pas facile de les arracher d'un mouvement rigide, mais il faut les arracher parce qu'ils collent, ils s'attachent et deviennent souvent une masse informe, et c'est une entreprise inutile malgré une manipulation insistante pour essayer de les ramener à leur forme originale après les avoir arrachés, parce qu'ils s'effilochent, ils se cassent.

 

Il s'ensuit que la distribution des hosties consacrées avec des gants à usage unique les expose intrinsèquement à la dispersion des minuscules particules eucharistiques, qui pourraient rester cachées et écrasées entre les plis, et à l'impossibilité matérielle de les retrouver et de les purifier, même avec une opération minutieuse. Par conséquent, même si les gants jetables étaient absurdement décents, le simple fait de les exposer à la dispersion des particules constitue une fois de plus seulement et uniquement une profanation.

 

De plus, la définition même des "gants jetables" implique qu'ils ne peuvent pas être purifiés. Ce que le prêtre purifie est un objet d'une valeur et d'une dignité particulières et pour ce sujet à usages multiples, comme le caporal.

 

Les gants en question, par le seul fait d'être jetables, sont en matière très basse, leur durée de vie est courte car ils sont par définition "jetables".

 

Les gants jetables ne peuvent donc pas être purifiés soit parce qu'ils sont destinés à être jetés, soit parce qu'ils ne se prêtent objectivement pas à cette opération.

 

Et s'ils ne peuvent pas être purifiés, une fois utilisés pour distribuer des hosties consacrés, en théorie, selon la liturgie, ils devraient être brûlés, mais déjà c'est une notion complexe, pas du catéchisme pour les enfants, nous irions donc au-delà de ce que nous nous sommes fixés (cependant , probablement le matériau dont ils sont faits ne permet même pas la destruction par le feu). Cependant, il permet de saisir le sens de la mauvaise utilisation des outils "jetables" pour la distribution des hosties consacrées, précisément à cause intrinsèquement de matériel non digne d'une telle utilisation et qui expose à la dispersion automatique des particules.

 

Un objet "à usage unique", non purifiable, peut-il être utilisé en vain pour distribuer des hosties consacrées, puisqu'il est par définition "jetable", c'est-à-dire destiné à être "jeté" en plus des restes d'hosties consacrées?

 

Même un enfant avec des notions de catéchisme saurait répondre: non.

 

Par conséquent, distribuer l'Eucharistie avec un instrument qui implique intrinsèquement la dispersion des particules de l'Hostie qui lui sont attachées, constitue une manifestation de manque de foi dans la présence réelle et une coopération directe avec la dispersion de ces particules. Recevoir la Communion à travers cette distribution ne constitue pas un acte indifférent à la morale, car il l'accepte et coopère avec elle. Cela vous donne votre consentement, même si ce n'est pas avec une pensée explicite, mais oui avec le comportement.

 

Il n'est donc pas nécessaire de recourir à des citations théologiques de haut niveau. Ce qu'ils nous ont appris sur le catéchisme est suffisant. Le sensus fidei naturel est suffisant.

 

Toute autre connaissance, comme le magnifique hymne de saint Thomas ou les écrits de saint Alphonse, ne peut que nous corroborer dans cette foi, mais elle ne serait pas décisive, sauf que c'est précisément à partir de ces sources que nous avons appris les mêmes vérités de foi.

 

Cela devrait être suffisant pour vous dissuader de participer, dans la mesure du possible, aux messes où vous distribuez la communion avec des gants et en tout cas de prendre la communion de cette manière.

 

À ces fins, il n'est pas nécessaire de discerner s'il s'agit d'un sacrilège ou non.

 

Bien que plusieurs aient évoqué le sacrilège.

 

Le cardinal Sarah, précisément dans un article du 7 mai, stigmatise certains comportements sacrilèges contre l'eucharistie et il n'est pas impossible de penser que, même s'il n'a pas examiné le cas spécifique envisagé par le Protocole, sachant très bien quel aurait été son contenu, il a voulu de cette façon donner un enseignement précis sur ce sujet. A propos de la distribution avec des gants.

 

Le Card. Sarah dit (dans l'article que je vous attache avec le Protocole): "Nous entendons des histoires de SACRILEGE qui vous coupent le souffle: des prêtres qui enveloppent les hosties consacrées dans des sacs en plastique ou en papier ... ou d'autres aussi qui distribuent la sainte communion et utilisent par exemple des pincettes pour éviter la contagion…. CETTE MANIÈRE DE TRAITER JÉSUS COMME UN OBJET SANS VALEUR EST UNE PROFANATION DE L'Eucharistie… La communion n'est pas un droit".

 

De même, Don Gino Oliosi, un exorciste, concernant la distribution avec des gants, dit que c'est la main du prêtre qui doit être consacrée, et non les gants : "si les fragments de l'hostie restent sur le gant, qui doit alors être détruit, que faisons-nous, nous détruisons le Corps du Christ dans la poubelle ?" ( https://www.cristianitoday.it/prendere-con-i-guanti-leucarestia-e-come-gettarlo-nellimmondizia-parla-unesorcista/ )

 

 

Le père Flavio Uboldi, théologien capucin, à propos de donner Jésus avec des gants, dit que "c'est une profanation qui frise le sacrilège". Cela signifie ne pas avoir de respect pour Jésus-Christ présent dans l'Eucharistie et même pas pour les fidèles qui le reçoivent. Il y a aussi le problème des fragments du Corps du Christ qui peuvent rester attachés aux gants et nous ne savons pas ce qui leur arrive". ( https://lanuovabq.it/it/da-fatima-a-civitavecchia-siamo-dentro-il-terzo-segreto )

 

Alors: est-ce un sacrilège? Certes, sur la base du sensus fidei, c'est répugnant, tout comme cela devrait repousser tout prêtre.

 

Cependant, voulant aller au-delà de la "simple foi", selon le Code de droit canonique, can. 1367, "Quiconque profane les espèces consacrées, ou les enlève ou les conserve à des fins sacrilèges, encourt l'excommunication latae sententiae réservée au Siège Apostolique".

 

Puisque c'est le prêtre qui fait l'acte de distribuer avec des gants et on ne peut pas connaître ses intentions (profanation volontaire des Hôtes consacrés), ni ce qu'il va faire avec les gants et les particules résiduelles (la norme pose deux hypothèses: la profanation sic et utilisation simpliciter et sacrilège par élimination et conservation, même si certains comprennent le cas unique et déterminé par le but), nous pouvons seulement dire qu'abstrait oui, cela peut être un sacrilège. Cela peut potentiellement être un sacrilège car de nombreux éléments extérieurs peuvent faire croire que ce geste constitue un manque de foi et une obéissance à un sujet autre que l'Église auquel seuls les prêtres sont plutôt obligés. La preuve externe est: l'obéissance à une disposition de l'État, à travers un accord illégitime avec l'autorité de l'Église non hiérarchiquement ordonnée - la CEI -, l'utilisation d'un instrument inutile, non nécessaire, déraisonnable et non proportionné dans la distribution de l'Eucharistie, non soumis à purification et probablement même pas à la destruction par le feu, mais théoriquement destiné à être jeté dans les déchets, n'ayant pas été discipliné et laissé à la bonne volonté et à la volonté des individus le moyen de ne pas disperser les particules résiduelles de l'hôte. L'hypothèse de certains selon laquelle le prêtre peut purifier les doigts en les plongeant dans le purificateur, "avant d'enlever les gants et avant même de ranger le SS Sacramento, en évitant toute sorte de dispersion", ne semble pas surmonter deux inconvénients: d'une part, il reste également dans ce cas, il évite de détruire les gants, car ils ne sont pas réutilisables et ne peuvent pas être éliminés comme de simples déchets, avec toute incertitude déjà détectée, en revanche les gants jetables ont une fragilité et une détérioration telles qu'il n'est pas exclu qu'ils se cassent pendant la utiliser ou même en essayant de les purifier avant de les retirer des mains, avec dispersion définitive des particules.

 

Il est donc confirmé que l'hypothèse ne peut être qu'un sacrilège potentiel et une occasion de scandale. Cependant, il n'est pas nécessaire de vérifier qu'il s'agit bien d'un sacrilège pour décider de participer ou non à la distribution de l'Eucharistie avec des gants. Les preuves décrites sont suffisantes.

 

Que faire? L'hypothèse extrême, le drame, est de savoir si, en plus du Protocole, l'Évêque a même lié les prêtres à d'autres protocoles, si le curé ne se sent pas obligé en conscience de rejeter de telles pratiques, si la paroisse est la seule église dans laquelle pour pouvoir assister à la messe: dans ce cas, il faut se souvenir de ce qu'a dit le cardinal Sarah et qui fait aussi partie du sensus fidei, c'est-à-dire que la communion n'est pas un droit, ce qui signifie qu'il n'est pas légal de le faire "à tout prix". L'important est d'assurer le bien de la messe et ensuite d'espérer pouvoir recevoir la communion plus tard, en espérant que le prêtre ne soit pas aussi "obéissant à l'Etat" pour utiliser les gants inutiles dans ce cas aussi, et en espérant qu'il la donnera dans la bouche, car cela devrait être un choix et non une obligation. Sinon, meilleure est la communion spirituelle.

 

Si, en revanche, vous avez la possibilité de choisir, après avoir demandé au curé s'il utilisera des gants (donc au cas où il doute qu'il ne soit pas moral de le faire), vous pouvez toujours changer l'église et en chercher une dans laquelle on agit en appliquant la raison et en vivant la Foi.

 

Rome, 16.5.2020 maria stella lopinto

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Publié par Ingomer - dans Religion Liturgie
17 mai 2020 7 17 /05 /mai /2020 17:26
https://www.lefigaro.fr/actualite-france/messe-en-drive-in-a-chalons-en-champagne-pour-la-confession-allumez-vos-feux-de-detresse-20200517

https://www.lefigaro.fr/actualite-france/messe-en-drive-in-a-chalons-en-champagne-pour-la-confession-allumez-vos-feux-de-detresse-20200517

Source: Le Figaro

 

Environ 500 fidèles dans quelque 200 voitures ont participé à la messe ce dimanche, célébrée par l'évêque local.

«Cette messe en voiture, c'est plus qu'un dépannage. C'est une vraie messe. C'est une victoire de la vie», explique à l'AFP Mgr Touvet, évêque de Châlons, à l'origine de l'initiative. Une première en France selon lui.

C'est en tout cas «une première expérience» plutôt exaltante pour Catherine, une senior, parmi les premières à s'engager dès 9H sur les trois hectares du parking où sera dite la messe à 10h30. «La messe m'a vraiment manqué», confie-t-elle, vitre ouverte et masque sur le visage. Elle dit son plaisir de retrouver enfin les croyants ensemble après deux mois de confinement. À l'intérieur de l'habitacle, l'autoradio est déjà branché sur RCF Coeur de Champagne, la radio diocésaine qui retransmet la messe en direct pour éviter que les croyants sortent de leur voiture.

Les prêtres s'avancent entre les rangées de voitures pour distribuer la communion. Des vitres ouvertes se tendent des mains en coupe préalablement passées au gel hydroalcoolique. «Des mains propres donnent l'hostie, des mains propres le reçoivent», résume Mgr Touvet.

À deux ou trois voitures de là, Pascal est venu du sud d'Epernay sans peur aucune à la célébration. «Pourquoi avoir peur ? Il faut vivre ! On va être enfin tous ensemble, ne serait-ce que par la radio», dit-il.

 

À lire aussi : «La liberté de culte serait-elle moins importante que la liberté de consommer?»

 

Un peu plus loin dans sa petit Fiat bleu pastel, Marie-Lorène, la cinquantaine, s'enthousiasme de la «riche idée» de son évêque. «Il faut innover. L'église est dans le monde. Elle s'adapte», proclame-t-elle. «On est catholiques. On a des idées», ajoute en écho Mgr Touvet avant de gagner son autel de campagne installé dans une remorque de camion.

 

Feux de détresse

 

Au bas de l'estrade improvisée où la croix et une statue de la Vierge trônent en majesté, une dizaine de prêtres et de diacres sont disposés en arc de cercle, leurs sièges soigneusement distants les uns des autres. Ils distribueront les hosties, «3 à 4000, au cas où», indique Florent Masson, en charge de la communication au diocèse de Châlons. «La consigne c'est : si les gens veulent recevoir la communion, ils mettront leurs feux de détresse», leur avait expliqué peu avant la messe l'un des prêtres en charge de la liturgie. L'image est singulière: des dizaines de feux de détresse se mettent à clignoter sur le parking. Les prêtres s'avancent entre les rangées de voitures. Des vitres ouvertes se tendent des mains en coupe préalablement passées au gel hydroalcoolique. «Des mains propres donnent l'hostie, des mains propres le reçoivent», résume Mgr Touvet. «À situation exceptionnelle, disposition exceptionnelle», ajoute-t-il.

Pour passer sous les fourches caudines de la préfecture, le diocèse de Châlons a en effet déployé des trésors d'ingéniosité pour rendre possible un évènement préparé en plein confinement. Les règles sanitaires étaient drastiques : pas plus de quatre personnes par voiture venue d'un rayon de cent kilomètres autour de Châlons-en-Champagne, masques et gel obligatoires, covoiturage interdit, défense de sortir des voitures... «Nous n'avons obtenu l'autorisation qu'au début de la semaine dernière après une quinzaine de jours de travail», signale Florent Passion.

Ce dimanche, il peut répondre positivement à la question qui angoissait tant selon lui l'équipe d'organisation: «Est-ce que c'est possible?». «J'espère que cela va continuer», suggère un fidèle. «Dans quelques jours nous célèbrerons la Pentecôte dans nos églises retrouvées. Ou encore ici», répondait sans certitude l'évêque de Châlons dans son sermon. «Et nous accomplirons les signes du Royaume dans ce monde blessé et terrassé par un petit virus invisible».

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Publié par Ingomer - dans Religion

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