« Je recommande à mon fils s’il avait le malheur de devenir Roi, de songer qu’il se doit tout entier au bonheur de ses concitoyens, [...] qu’il ne peut faire le bonheur des Peuples qu’en régnant suivant les Lois, mais en même temps qu’un Roi ne peut les faire respecter, et faire le bien qui est dans son cœur, qu’autant qu’il a l’autorité nécessaire, et qu’autrement étant lié dans ses opérations et n’inspirant point de respect, il est plus nuisible qu’utile. » (Testament de Louis XVI)
Christ Roi
:
Christ Roi
:
Blog d'informations royaliste, légitimiste, pour une France libre, indépendante et souveraine
Le soir venu, en ce premier jour de la semaine, alors que les portes du lieu où se trouvaient les disciples étaient verrouillées par crainte des Juifs, Jésus vint, et il était là au milieu d’eux. Il leur dit : « La paix soit avec vous ! »
Déconfinement de l'Église : le Christ franchit la porte que nous avions verrouillée par peur des autres (Jn 20,19). Soyons forts, Il a vaincu le monde (Jn 16,33).
Le Père Michel Viot explique sur son blog : "qu’on se le dise, il n’y a nulle résilience en enfer. Le conseil national de la résilience qui en serait l’anti chambre et et au sein duquel on s’imagine pouvoir faire assoir les représentants de l’Eglise catholique à côté des chefs des Obédiences maçonniques est une sinistre farce." (Le Blog du Père Michel Viot)
Et comme en France, cinq jours plus tard, la même chose s'est passée en Italie : "le président du Conseil italien, Giuseppe Conte, a annoncé dimanche 26 avril une série de mesures pour alléger le confinement auquel sont soumis les Italiens depuis le 9 mars. De nombreuses activités devraient reprendre progressivement... En revanche, les messes avec participation des fidèles restaient interdites, ce qui a suscité le mécontentement de la Conférence Épiscopale Italienne (CEI), selon un article publié sur Vatican News. Mais cette fois-ci, comme en France où la Conférence des évêques de France (CEF) réagit le 21 avril en annonçant avoir communiqué la veille au matin au Premier ministre Édouard Philippe, une demande de reprise des messes publiques dès le dimanche suivant le déconfinement, soit le dimanche 17 mai, les évêques italiens ont également réagi dans la journée même du 26 avril avec cette note de la CEI :
"les évêques italiens ne peuvent accepter de voir l'exercice de la liberté de culte compromis. Il devrait être clair pour tous que l'engagement au service des pauvres,si important dans cette situation d'urgence, découle d'une foi qui doit être nourrie à sa source, en particulier la vie sacramentelle", explique une note de la CEI publiée dans la foulée de l’intervention du président du Conseil, toujours selon Vatican News.
Le décret de la présidence du Conseil des ministres adopté le 26 avril. "exclut arbitrairement la possibilité de célébrer la messe avec le peuple", peut-on lire. Il est rappelé à la Présidence du Conseil et au Comité technico-scientifique qu'ils ont le devoir de distinguer entre leur responsabilité - donner des indications précises de nature sanitaire - et celle de l'Église, appelée à organiser la vie de la communauté chrétienne, dans le respect des mesures prévues, mais dans la plénitude de leur autonomie".
... la CEI rappelle que la ministre de l'Intérieur Luciana Lamorgese avait déclaré au quotidien Avvenire que "de nouvelles mesures étaient à l'étude par le gouvernement pour permettre l'exercice le plus large possible de la liberté de culte". Des propos encourageants tenus le 23 avril dernier "après une discussion continue et disponible entre le Secrétariat général de la CEI, le ministère de l'Intérieur et la présidence du Conseil elle-même". Au cours de cet échange, l’Église italienne avait "accepté, avec souffrance et sens des responsabilités, les limites gouvernementales assumées pour faire face à l'urgence sanitaire". Et elle avait aussi souligné "de manière explicite qu’au moment où les limites supposées pour faire face à la pandémie seraient réduites, l'Église exige de pouvoir reprendre son action pastorale".
Les évêques trompés par la franc-maçonnerie ont supprimé les messes pendant le Carême 2020 et supprimé les messes de Pâques, plus grande fête chrétienne..., en s'imaginant que nous étions au service des pauvres sans la Parole de Dieu, sans la vie sacramentelle. Puissent-ils trouver notre Galilée à tous !
Le Régime craint le déconfinement le 11 mai, nous dit-on. Face à l'indécision et aux volte-faces sanitaires qui, depuis le début de l'épidémie en janvier, ont mis en danger les populations (manque de masques en mars à cause de l'envoi à la Chine le 19 février de 17 tonnes de matériel médical, combinaisons, gants, masques, mais aussi manque de masques en vue du déconfiment, et succession de déclarations ministérielles contradictoires sur les masques), face à un confinement liberticide illégal des groupes d'extrême-gauche ou d'extrême-droite pourraient choisir la violence pour faire respecter nos droits par la force (droit à la vie, droit à la sûreté et à la sécurité de notre santé, libertés d'aller et venir, liberté d'entreprendre, liberté de manifestation, liberté de penser, liberté de culte). Or l'oligarchie n'attend que cela pour les réduire, en les désignant devant l'opinion comme les "fauteurs de troubles violents", alors que la première violence vient du gouvernement qui n'a pas su protéger sa population. C'est pourquoi le Régime craint bien davantage les actions en justice qui vont suivre le 11 mai. La justice, d'ailleurs..., un mot qui raisonne d'une manière joyeuse à nos oreilles, est le fondement de l'action du pouvoir sous notre ancienne monarchie (Cf. Arlette LEBIGRE, La Justice du Roi, 1988.)
L'action violente aveugle est stérile. Une autre méthode existe, et a montré qu'elle réussissait. Russie, Amérique du Nord, Inde, cette méthode de non-violence de par le monde, inspirée de la sagesse chrétienne ("Aimez vos ennemis, faites du bien à ceux qui vous haïssent, bénissez ceux qui vous maudissent, priez pour ceux qui vous calomnient." Lc 6, 27-28), mais aussi des grandes sagesses orientales (bouddhisme, hindouisme, taoïsme) est celle de la résistance civile non violente.
Si le virus n'a pas de passeport comme disait Emmanuel Macron, les porteurs du virus, eux, en ont un, passeport. Les religieux du marché, de l'individu et du mondialisme découvrent soudainement les vertus de la souveraineté, de la frontière, de la limitation et de la production locale, afin de protéger l'environnement. La toute-puissance de Jupiter foudroyée par l'éclair ! Signe providentiel, le coronavirus est venu mettre les pendules à l'heure en mettant le monde et ses "valeurs" destructrices à genoux.
"Comment ! Tu es tombé du ciel, astre brillant, fils de l’aurore ! Tu es renversé à terre, toi qui faisais ployer les nations, toi qui te disais : “J’escaladerai les cieux ; plus haut que les étoiles de Dieu j’élèverai mon trône ; j’irai siéger à la montagne de l’assemblée des dieux au plus haut du mont Safone, j’escaladerai les hauteurs des nuages, je serai semblable au Très-Haut !” Mais te voilà jeté aux enfers, au plus profond de l’abîme." (Es 14, 12-15) Un petit virus et hop !
Voici ci-dessous, une voix, une video d'une personne que parmi tant d'autres nous découvrons ces jours-ci. Jean-Jacques Crévecoeur développe une de nos idées sur la non-violence comme méthode pour vaincre sans combattre. Que chacun puisse en ces jours de "retraite imposée du ciel", y trouver la seule sortie qui soit, c'est-à-dire vers le Haut.
La contre-révolution ne sera point une révolution contraire, mais le contraire de la révolution.
"Il est écrit : L’homme ne vit pas seulement de pain, mais de toute parole qui sort de la bouche de Dieu." (Dt 8,3 / Mt 4,4)
Paroisse Immaculée Conception (Toulon)
"Ils vont à leur perte. Leur dieu, c’est leur ventre, et ils mettent leur gloire dans ce qui fait leur honte ; ils ne pensent qu’aux choses de la terre. Mais nous, nous avons notre citoyenneté dans les cieux." (Ph 3,19-20)
"Ils croyaient leur maison éternelle, + leur demeure établie pour les siècles ; sur des terres ils avaient mis leur nom." (Ps 48,12)
"Ne vous faites pas de trésors sur la terre, là où les mites et les vers les dévorent, où les voleurs percent les murs pour voler.
Mais faites-vous des trésors dans le ciel, là où il n’y a pas de mites ni de vers qui dévorent, pas de voleurs qui percent les murs pour voler.
Car là où est ton trésor, là aussi sera ton cœur." (Mt 6, 19-21)
"Que ma prière devant toi s'élève comme un encens." (Ps 140,2)
"Ils détourneront l'oreille de la vérité, pour se tourner vers les fables" (2 Tm 4,4)
"Ce ne sont pas les gens bien portants qui ont besoin du médecin, mais les malades. Je ne suis pas venu appeler des justes, mais des pécheurs." (Mc 2,17)
"Je connais tous les oiseaux des montagnes ; les bêtes des champs sont à moi." (Ps 49,11)
"Regardez les oiseaux du ciel : ils ne font ni semailles ni moisson, ils n’amassent pas dans des greniers, et votre Père céleste les nourrit. Vous-mêmes, ne valez-vous pas beaucoup plus qu’eux ?" (Mt 6,26)
"Observez comment poussent les lis des champs : ils ne travaillent pas, ils ne filent pas." (Mt 6, 28)
"Si Dieu donne un tel vêtement à l’herbe des champs, qui est là aujourd’hui, et qui demain sera jetée au feu, ne fera-t-il pas bien davantage pour vous ?" (Mt 6,30)
"Qui d’entre vous, en se faisant du souci, peut ajouter une coudée à la longueur de sa vie ?" (Mt 6,27)
Cité du Vatican, le 25 avril 2020 / 07h15 MT ( CNA ) .- Le pape François a envoyé samedi une lettre encourageant les catholiques à prier le chapelet tout au long du mois de mai. Il a également partagé deux nouvelles prières pour implorer l'aide de la Vierge Marie pendant la pandémie de coronavirus.
"Contempler le visage du Christ avec le cœur de Marie notre Mère nous rendra encore plus unis en tant que famille spirituelle et nous aidera à surmonter cette période d'épreuve", a déclaré le pape François dans une lettre du 25 avril.
Il a exhorté les familles et les individus à "redécouvrir la beauté de la prière du chapelet à la maison au mois de mai", qui est traditionnellement une période de dévotion accrue à la Bienheureuse Vierge Marie.
Avec sa lettre, le pape a inclus deux prières à Notre-Dame de réciter à la fin du chapelet, qu'il a dit qu'il prierait également tout au long du mois de mai "en union spirituelle avec vous tous".
Dans la première prière, l'aide de Marie est invoquée "pour nous conformer à la volonté du Père et pour faire ce que Jésus nous dit".
Dans la deuxième prière, plus longue, la Vierge Marie est priée de "tourner vos yeux miséricordieux vers nous au milieu de cette pandémie de coronavirus", et son intercession est demandée "afin que cette grande souffrance puisse cesser et que l'espoir et la paix se lèvent à nouveau".
La prière demande le réconfort de Marie pour ceux qui pleurent et pour ceux qui sont inquiets pour l'avenir, et prie pour les personnels de santé, les scientifiques et les dirigeants nationaux.
La prière demande également à Marie "d'être proche de ceux qui viennent en aide aux malades jour et nuit, et aux prêtres qui, dans leur souci pastoral et leur fidélité à l'Évangile, essaient d'aider et de soutenir tout le monde".
"Marie, Consolation des affligés, embrasse tous tes enfants en détresse et prie pour que Dieu étende sa main toute-puissante et nous libère de cette terrible pandémie, afin que la vie puisse reprendre sereinement son cours normal", dit la prière.
Dans sa lettre, François a déclaré que les gens peuvent prier le chapelet en groupe ou individuellement, selon ce qui convient le mieux à leur situation. "La clé pour y parvenir est toujours la simplicité", a-t-il souligné, ajoutant qu'Internet est une bonne ressource pour trouver les prières à suivre.
En mai, c'est une tradition de prier le chapelet "chez soi au sein de la famille", a-t-il dit, notant que les restrictions de la pandémie COVID-19 "nous ont fait apprécier d'autant plus cet aspect 'familial', également de un point de vue spirituel."
Le pape François a conclu sa lettre en disant: "Je vous garde tous dans mes prières, en particulier ceux qui souffrent le plus, et je vous demande, s'il vous plaît, de prier pour moi."
"Je vous remercie et avec une grande affection je vous envoie ma bénédiction."
Vous trouverez ci-dessous le texte intégral des prières partagées par le Pape François:
Première prière:
Ô Marie, tu resplendis continuellement sur notre chemin en signe de salut et d'espérance. Nous nous confions à toi, Santé des malades, nous qui au pied de la croix, avons été unis aux souffrances de Jésus, et avons persévéré dans ta foi.
O Marie, tu brilles continuellement sur notre chemin en signe de salut et d'espoir. Nous nous confions à toi, Santé des malades, nous qui au pied de la croix, avons été unis à la souffrance de Jésus, et avons persévéré dans ta foi.
"Protectrice du peuple romain", tu connais nos besoins, et nous savons que tu pourvoiras, afin que, comme à Cana en Galilée, la joie et la célébration puissent revenir après cette période d'épreuve.
Aide-nous, Mère de l'Amour Divin, à nous conformer à la volonté du Père et à faire ce que Jésus nous dit. Car Il a pris sur lui nos souffrances et s'est chargé de nos peines pour nous amener, par la croix, à la joie de la résurrection. Amen.
Nous volons vers ta protection, ô Sainte Mère de Dieu; Ne méprise pas nos demandes dans nos nécessités, mais délivre-nous toujours de tous les dangers, ô glorieuse et sainte Vierge.
Deuxième prière:
"Nous volons vers ta protection, ô Sainte Mère de Dieu".
Dans la situation tragique actuelle, alors que le monde entier est en proie à la souffrance et à l'anxiété, nous nous envolons vers vous, Mère de Dieu et notre Mère, et cherchons refuge sous votre protection.
Vierge Marie, tournez vos yeux miséricordieux vers nous au milieu de cette pandémie de coronavirus. Réconfortez ceux qui sont désemparés et pleurez leurs proches défunts, parfois enterrés d'une manière qui les a profondément affligé. Être proche de ceux qui se soucient de leurs proches malades et qui, pour prévenir la propagation de la maladie, ne peuvent pas être proches d'eux. Remplissez d'espoir ceux qui sont troublés par l'incertitude de l'avenir et les conséquences pour l'économie et l'emploi.
Mère de Dieu et notre Mère, priez pour nous à Dieu, le Père des miséricordes, afin que ces grandes souffrances cessent et que l'espérance et la paix reviennent. Implorez votre divin Fils, comme vous l'avez fait à Cana, afin que les familles des malades et des victimes soient réconfortées et que leur cœur soit ouvert à la confiance.
Protégez les médecins, les infirmières, les agents de santé et les bénévoles qui sont en première ligne de cette urgence et risquent leur vie pour sauver les autres. Soutenez leurs efforts héroïques et donnez-leur force, générosité et santé continue.
Soyez proches de ceux qui viennent en aide aux malades jour et nuit, et aux prêtres qui, dans leur souci pastoral et leur fidélité à l'Évangile, essaient d'aider et de soutenir tout le monde.
Vierge Sainte, illuminez les esprits des hommes et des femmes engagés dans la recherche scientifique, afin qu'ils trouvent des solutions efficaces pour vaincre ce virus.
Soutenez les dirigeants nationaux afin qu’ils puissent, avec sagesse, sollicitude et générosité, venir en aide à ceux qui n’ont pas les nécessités de base de la vie et imaginer des solutions sociales et économiques inspirées par la clairvoyance et la solidarité.
Marie Très Sainte, remuez nos consciences, afin que les énormes fonds investis dans le développement et le stockage d'armes soient plutôt consacrés à la promotion de recherches efficaces sur la manière de prévenir des tragédies similaires à l'avenir.
Mère bien-aimée, aidez-nous à réaliser que nous sommes tous membres d'une même grande famille et à reconnaître le lien qui nous unit, afin que, dans un esprit de fraternité et de solidarité, nous puissions aider à atténuer d'innombrables situations de pauvreté et de besoin. Rendez-nous forts dans la foi, persévérant dans le service, constants dans la prière.
Marie, Consolation des affligés, embrassez tous vos enfants en détresse et priez pour que Dieu étende sa main toute-puissante et nous libère de cette terrible pandémie, afin que la vie puisse reprendre sereinement son cours normal.
À vous, qui brillez sur notre chemin en signe de salut et d'espérance, nous nous confions, ô Clémente, ô Aimante, ô Douce Vierge Marie. Amen.
Le souverain pontife estime qu’« il sera encore nécessaire que nos enfants descendent dans la rue » et agissent en faveur de la planète que l’Homme a « polluée et pillée ».
Le pape François lors de l’audience générale du mercredi 22 avril 2020 au Vatican. | VATICAN MEDIA / HANDOUT/EPA/MAXPPP
Ouest-France avec AFP.
Publié le 22/04/2020 à 13h16
S’exprimant à l’occasion de la 50e journée mondiale de la Terre, le pape François a lancé un appel à la jeunesse pour sauver la planète.
À cause de notre égoïsme, nous avons failli à notre responsabilité de gardien et d’intendant de la Terre, a souligné Jorge Bergoglio lors de son audience du mercredi entièrement consacrée au sujet.
Nous l’avons polluée et pillée, en mettant en danger notre propre vie, a-t-il déploré, en évoquant un péché contre la Terre, contre notre prochain et en définitive contre le Créateur.
« Prendre soin de notre maison commune »
C’est pour cela que différents mouvements internationaux et locaux se sont formés pour réveiller les consciences. J’apprécie sincèrement ces initiatives et il sera encore nécessaire que nos enfants descendent dans la rue pour nous enseigner ce qui est évident : que nous n’avons pas d’avenir si nous détruisons l’environnement qui nous soutient, a déclaré le pape, confiné tout comme la moitié de la planète en raison de la pandémie de coronavirus.
La 50e journée mondiale de la Terre est une opportunité pour relancer nos efforts à aimer notre maison commune et en prendre soin, a encore souligné le pape argentin.
Il a aussi appelé à se préoccuper des membres les plus fragiles de notre famille. Comme la tragique pandémie du coronavirus est en train de le démontrer, c’est seulement ensemble et en nous occupant des plus faibles que nous pouvons vaincre les défis mondiaux, a-t-il insisté.
Appel à l’unité en Europe
Ce mercredi, le pape François a par ailleurs prôné l'unité fraternelle entre les nations européennes, à la veille d’une réunion par visioconférence des 27 pays de l’UE pour examiner l’impact économique de la pandémie.
En ce temps où tant d’unité est nécessaire entre nous, entre les nations, prions aujourd’hui pour l’Europe, afin que l’Europe ait cette unité, cette unité fraternelle dont rêvaient les pères fondateurs de l’Union européenne, a dit le pape François, lors d’une messe célébrée via internet depuis sa résidence.
Le dimanche de Pâques, le souverain pontife argentin avait déjà lancé un appel spécifique à l’Europe pour qu’elle retrouve un esprit concret de solidarité qui lui a permis de dépasser les rivalités du passé, notamment après la Seconde guerre mondiale.
L’Union européenne est apparue divisée sur la réponse à apporter aux conséquences économiques de la pandémie, entre les pays du Nord, inquiets de payer pour les dépenses de ceux du Sud, qui eux réclament une plus grande solidarité.
En mars, le gouvernement a lancé l'achat de gaz lacrymogènes plutôt que des tests du coronavirus
L’usage des drones pour surveiller les citoyens se généralise par ailleurs. Le ministère de l’Intérieur lance un autre appel d’offres pour ces engins volants.
Etrange choix du gouvernement français, en mars.
Le 3 mars, il a publié l’appel d’offre de gaz lacrymogènes pour plus de 3,6 millions d’euros, « au profit de la police nationale et de la gendarmerie nationale » , précisément des « Aérosols CS à diffusion dispersive petite capacité (40 à 50 ml) », des « Aérosols CS à diffusion dispersive moyenne capacité (300 ml) » et des « Aérosols CS à difffusion dispersive grande capacité (500ml) ».
En revanche, ce n’est que le 28 mars que le ministre de la Santé, Olivier Véran, a annoncé que le gouvernement avait commandé 5 millions de tests rapides du coronavirus.
L’usage des drones pour surveiller les citoyens se généralise
Le 12 avril, par ailleurs, le ministère de l’Intérieur a lancé un autre appel d’offre pour des drones de surveillance, pour un montant total de 3,8 millions d’euros : des « microdrones du quotidien » et des « drones de capacité nationale ».
"Check News", de Libération, a fait un point précis sur cette commande de drones : L’appel d’offres du ministère fixe un accord-cadre sur quatre ans, et se décompose en quatre lots :
. les 565 « micro-drones du quotidien » doivent faire moins d’un kilo, pouvoir voler pendant vingt-cinq minutes minimum, et à une hauteur de 100 mètres en étant discret. Ils doivent filmer en 4K ou UHD, et avoir une caméra thermique tout en transmettant à 3 kilomètres au moins.
. les 66 drones « de capacité nationale » sont plus massifs (8 kilos maximum) mais également discrets à 120 mètres. Ils doivent embarquer un objectif filmant à 500 mètres (avec un zoom x30 de jour), voler vingt minutes sans recharge et transmettre au moins à 5 kilomètres.
. la vingtaine de « nano-drones spécialisés » doivent peser moins de 50 grammes, avoir vingt-cinq minutes minimum d’autonomie et transmettre leurs images à 2 kilomètres minimum.
Dans le contexte de crise sanitaire, l’utilisation de drones se généralise pour vérifier le respect des mesures de confinement. La Quadrature du Net a recensé plusieurs villes où les forces de l’ordre ont recours à ce dispositif. Une expérience de ce type, commencée à Nice, a par exemple été étendue à tout le département des Alpes-Maritimes où une entreprise privée de drone épaule policiers et gendarmes, selon l’agence spécialisée AEF. Dans d’autre cas, d’après l’agence, ce sont les drones de la gendarmerie qui sont utilisés, notamment sur les littoraux de Charente-Maritime, des Côtes-d’Armor, de Corse, du Pas-de-Calais, de Loire-Atlantique, du Var, ou encore « sur les berges du Doubs, en Haute-Garonne, ainsi qu’aux abords du lac du Bourget (Savoie) ».
Deux mois de messes sans personne ont anéanti les revenus des paroisses, qui maintiennent les dépenses courantes. Ce dimanche, les intentions de messe, les funérailles, les sacrements et la location des salles de classe de la paroisse : on ne voit plus un euro. Et le problème est destiné à durer : la probable reprise des messes avec le peuple le 10 mai ne sera en aucun cas un retour à la normale. Et le mécontentement et la déception de nombreux fidèles face à l'attitude de repli de nombreux prêtres et évêques, ainsi que la position soumise de la CEI (Conférence des Évêques d'Italie. Ndlr.) devant le gouvernement, font craindre aux dirigeants de l'épiscopat pour le denier des 8 par Mille. (sic)
Si l'Italie pleure à cause des décrets de Conte, la France ne rira pas. Le président Emmanuel Macron, après avoir passé trois quarts d'heure au téléphone avec le pape François, a prévu la reprise des messes publiques à la mi-juin et avec un nombre limité de fidèles. Et la police a déjà fait une descente dans l'église armée. Mais, contrairement à l'Italie, il a trouvé l'évêque de Paris très déterminé à s'opposer.
Il est clair à présent que COVID-19 n'est pas seulement un problème italien. Il a également été compris presque partout que profitant de l'urgence sanitaire, des tests techniques de dictature scientocratique sont en cours. L'une de ses cibles essentielles de ce totalitarisme "scientifique" (a-t-on oublié que les totalitarismes communistes étaient présentés comme la réalisation du marxisme scientifique?) désigne clairement la liberté religieuse dans sa modalité spécifique de liberté de culte. Comme au temps de l'Exode, où il était interdit au peuple juif d'aller dans le désert pour se sacrifier à Dieu, nous savons comment cela s'est passé.
Le loup change de pelage, mais pas ses habitudes. Et donc les nouveaux pharaons insistent pour empêcher les chrétiens de retourner dans leurs églises pour le culte de Dieu. Un signe des temps intéressant.
Si l'Italie pleure à cause des décrets de Conte, la France ne rira pas. Le 21 avril, le président Emmanuel Macron, après avoir passé trois quarts d'heure au téléphone avec le pape François, a réuni par visioconférence les chefs des principaux groupes religieux en France. L'Église catholique était représentée par Mgr De Moulins-Beaufort, archevêque de Reims et président de la Conférence épiscopale française. Pour l'occasion, Macron a prévu la reprise des messes publiques à la mi-juin et avec un nombre limité de fidèles.
La nouvelle, cependant - Dieu merci - a provoqué la réaction des catholiques français, dirigés par leurs évêques. L'archevêque Matthieu Rouger, évêque de Nanterre, a exprimé sa perplexité dans les colonnes du Figaro : "Je ne vois aucune raison pour que les écoles puissent recevoir leurs élèves à partir du 11 mai, alors que les églises ne peuvent pas accueillir les fidèles à partir de la même date". Roger a ensuite souligné que sa pensée reflète celle de ses confrères français.
Les tons les plus brillants sont ceux de l'archevêque Robert Le Gall de Toulouse: "J'ai été surpris par la proposition du président de la République, selon laquelle il n'y aura pas de fonctions avant la mi-juin, alors que dans le même temps les gens pourront aller chez McDonald's". Et il a ajouté que "les catholiques ont accepté de jouer le jeu du confinement, mais je ne pourrai pas tenir la communauté". Pour la série: ils commencent à nous faire tourner en rond..."
Une même tyrannie en France, en Italie, en Allemagne, aux Etats-Unis a aboli illégalement le Saint-Sacrifice et refuse catégoriquement le retour de la messe publique. Deux articles ce soir (deux traductions) sur ce sujet : "Les évêques allemands "veulent" une messe publique", et "Trois autres évêques américains annoncent le retour des messes publiques".
Les évêques allemands "veulent" une messe publique
22 avril 2020 - 12h35
(Mauro Faverzani) Il est inutile de le cacher: l'urgence du Coronavirus, parmi les nombreuses questions posées, a également fortement soulevé le problème de l'autonomie effective ou non de l'Église vis-à-vis de l'État. En Italie [comme en France où l'épiscopat a anticipé plus de quinze jours à l'avance le confinement général annoncé par Emmanuel Macron le soir du 16 mars. Ndlr. Messes : N'est-il pas déjà trop tard pour les évêques ?]il y a eu une sorte de reddition sans précédent, non seulement totale, mais même préventive, avec les évêques, qui ont annulé toute fonction religieuse, avant même qu'un décret ne les y oblige. Les doutes et les questions ne sont venus que plus tard. Ailleurs, cependant, la question semble peut-être moins évidente.
En Allemagne, par exemple, non seulement les évêques ont critiqué l'interdiction répétée, imposée par la chancelière Angela Merkel, de pratiquer le culte en public - comme l'a révélé l'agence catholique allemande Kna - mais même la Cour constitutionnelle fédérale a "certifié" par son propre jugement une violation grave d'un droit fondamental, celui de la liberté religieuse, foulée aux pieds et humiliée par le pouvoir civil, et a exigé par conséquent un réexamen de la question. Pas question. S'adressant aux gouverneurs des Länder, le Premier ministre allemand, tel un panzer, a une nouvelle fois interdit tout service religieux, y compris les messes bien sûr, jusqu'à une date à fixer. Ceci, au moment même où il a autorisé la réouverture de milliers de magasins dans tout le pays. Annonçant une intervention du vice-ministre de l'Intérieur, qui devrait bientôt s'adresser aux responsables des différentes confessions religieuses.
Mgr Georg Bätzing, président de la Conférence épiscopale allemande, n'a pas manqué d'exprimer sa déception, affirmant qu'il ne comprenait pas pourquoi ces restrictions devaient rester en vigueur uniquement pour la sphère spirituelle, alors qu'elles sont éliminées de nombreux autres secteurs de la vie civile publique. C'est précisément en période d'urgence, comme celle du Coronavirus, que les célébrations liturgiques et les services religieux en général peuvent représenter un soutien important pour des millions de personnes - a souligné Mgr. Bätzing -, précisant comment il est absolument possible de s'assurer que les protections, les règles d'hygiène et les distances de sécurité, requises pour tout autre espace public, soient respectées dans les églises. Pour cette raison, au nom de la Conférence épiscopale allemande, il s'est dit confiant de pouvoir trouver prochainement un accord avec la chancelière Merkel, afin de pouvoir reprendre une vie religieuse prudente mais en même temps ordinaire.
Il convient de noter que, pour le seul fait d'avoir critiqué les mesures de confinement du coronavirus adoptées par l'État allemand, une avocate de Heidelberg, spécialisée en droit de la santé, Beate Bahner, a été arrêtée par la police, d'ailleurs, le dimanche de Pâques. La femme a ensuite été emmenée dans un centre psychiatrique, internée et libérée seulement trois jours plus tard, le 15 avril, comme le rapporte le Huffington Post. Ces derniers jours, en tant qu'avocate, elle avait publiquement dénoncé, sur son blog et les médias sociaux, le fait que les restrictions imposées par le gouvernement, considérées comme excessives et "manifestement inconstitutionnelles", "mettaient en danger la protection des droits fondamentaux de l'homme et la protection de l'ordre libre et démocratique en République fédérale d'Allemagne" dans une "mesure sans précédent", suggérant de promouvoir des manifestations de protestation partout.
Mme Bahner a voulu souligner que le virus est inoffensif ou facilement soluble pour 95% de la population : pour cela, a-t-elle dit, cela n'aurait pas pu être pardonné "si, en tant qu'avocate, je n'avais pas pris des mesures pour protéger la loi avec tous les moyens à ma disposition".
Trois autres évêques américains annoncent le retour des messes publiques
Rédaction de CNA, 23 avril 2020/20 h 45, heure de Montréal ( CNA ) .- Trois diocèses catholiques ont annoncé cette semaine qu'ils reprendraient la célébration publique de la messe, sous réserve des exigences des ordres de santé publique et de distanciation sociale.
Les diocèses du Montana de Great Falls-Billings et Helena ont tous deux annoncé la réouverture le jeudi 23 avril, un jour après que l'évêque de Lubbock, au Texas, ait demandé à ses prêtres de se préparer à rétablir l'accès à la communion pour les catholiques du diocèse.
La célébration publique de la messe est interdite dans les diocèses des États-Unis depuis plus d'un mois dans le cadre des efforts visant à stopper la propagation de la nouvelle pandémie de coronavirus.
Les décisions interviennent une semaine après que l'évêque Peter Baldacchino de Las Cruces, au Nouveau-Mexique, soit devenu le premier évêque des États-Unis à lever l'interdiction de célébrer publiquement la messe dans son diocèse.
Dans une courte vidéo publiée sur le site Internet diocésain jeudi, Mgr Austin Vetter de Helena a noté que le gouverneur du Montana avait lancé la "phase un" d'un réajustement des ordres de fermeture. "Cela nous permet de commencer à nous rassembler pour la messe", a déclaré l'évêque.
Le plan de réouverture progressive du gouverneur Steve Bullock permet une réouverture limitée de certains lieux de vente au détail et lieux de rassemblement publics, y compris les bars et les casinos.
"À partir de dimanche, les paroisses qui sont en mesure de se conformer à tout ce qui est nécessaire dans la première phase d'un rassemblement sont en mesure de célébrer la messe", a déclaré Vetter.
L'évêque a ajouté qu'il n'était pas possible de garantir que chaque église du diocèse pourrait ouvrir ce week-end, en raison des limites d'espace à certains endroits et de l'approvisionnement en matériaux de nettoyage nécessaires pour se conformer à la réglementation de l'État dans d'autres.
"Il est si important que vous compreniez que toutes les paroisses ne pourront pas [rouvrir immédiatement]. Pas par manque d'effort ou de volonté", a-t-il dit. "Je vous demande à tous, braves gens de Dieu, d'être patients avec nous. Être patient avec nous et les uns avec les autres alors que nous entamons la première phase, pour voir comment cela se passe."
Notant qu'en certaines occasions, plus de catholiques voudront assister à la messe qu'il ne sera possible d'en accueillir en raison de la distanciation sociale, M. Vetter a déclaré : "Il est tellement important que vous réalisiez que l'obligation du dimanche est toujours suspendue pour vous. C'est si important, si vous êtes vulnérables, de rester à la maison - si vous êtes âgés, si vous n'êtes [simplement] pas encore à l'aise, ne venez pas. Ne venez que lorsque vous êtes prêt".
Vetter a également déclaré que les parents avec de jeunes enfants qui auraient plus de mal à observer la distanciation sociale peuvent trouver plus facile de rester à la maison ou d'assister à la messe comme ils le peuvent individuellement, "au moins jusqu'à ce que nous puissions obtenir un rythme et devenir plus à l'aise avec la façon dont cela va fonctionner."
La messe de la cathédrale d'Helena continuera d'être diffusée en direct, a-t-il dit, mais sera désormais déplacée au vers le maître-autel car il y aura une congrégation.
Jeudi soir, dans une lettre publiée sur la page Facebook diocésaine de Billings-Great Falls, Mgr Michael Warfel a annoncé qu'il levait l'interdiction de la célébration publique de tous les sacrements.
"Les célébrations publiques des sacrements sont autorisées aussi longtemps qu'un espacement adéquat et une distanciation sociale sont gérés et maintenus", écrit-il.
En plus de la messe, la nouvelle directive couvre également les confirmations et les premières communions, qui doivent être programmées à la décision du pasteur de la paroisse, et les baptêmes doivent être limités à la famille immédiate et aux parrains.
"Les mariages peuvent être célébrés avec les limitations énoncées ci-dessus", indique la lettre, et prévoit des dispositions similaires pour les funérailles.
Les prêtres ont été invités à consulter les services de santé du comté sur les précautions à prendre lors de l'administration du sacrement de l'onction des malades aux patients atteints de COVID-19.
"Tous les prêtres sont encouragés à prendre des mesures raisonnables et prudentes pour assurer la sécurité de tous, y compris la leur", a déclaré Warfel. "Tout le monde est encouragé à continuer de pratiquer une bonne hygiène. Les personnes qui se sentent malades devraient rester à la maison, tout comme les populations vulnérables et à risque."
Dans une vidéo publiée sur YouTube le 22 avril, Mgr Robert Coerver de Lubbock, évêque du Texas, a déclaré que, conformément aux nouvelles directives du procureur général de l'État, il était désormais possible pour les églises de prévoir la distribution de la Communion par le biais de services de drive.
La vidéo était accompagnée d'une lettre sur le site Internet diocésain.
"Par conséquent", a déclaré Coerver, "je demande que nos paroisses préparent, dès que possible, que la communion soit rendue disponible aux gens à la fin des messes en direct ou à la fin des messes qui pourraient être offertes à l'extérieur."
Dans ses propres dispositions, publiées la semaine dernière pour Las Cruces, Mgr Baldacchino a souligné sa propre préférence pour les messes en plein air, qui pourraient accueillir un plus grand nombre de fidèles de manière sûre - soit dans des voitures espacées, garées ou ailleurs sur la propriété de la paroisse.
"Nous devons être créatifs, nous devons répondre à l'époque et aux besoins des gens", a déclaré Baldacchino à CNA. "J'ai été très inspiré par notre Saint-Père, le pape François. Il a expliqué que les mesures drastiques ne sont pas toujours bonnes. Il a ouvert les églises de Rome - d'une manière sûre, bien sûr - et nous a avertis que nous devons rester très proches du troupeau du Seigneur en ce moment. Nous ne pouvons pas nous cloisonner."
"Bien sûr", a déclaré Coerver, les paroisses ne pouvaient organiser des messes en plein air "qu'en respectant les lignes directrices en matière de distanciation sociale".
"La meilleure prévention de la propagation du virus reste de rester à la maison", a-t-il averti. "Les personnes de plus de 60 ans ou celles qui ont des problèmes de santé préexistants qui les rendent plus vulnérables aux effets du virus ne devraient pas assister aux services religieux à ce moment."
L'évêque a réitéré que la suspension de l'obligation du dimanche restait en vigueur.
Tous les participants à une messe en plein air à Lubbock doivent porter des masques, a souligné l'évêque, et il a dit qu'il fournirait au clergé du diocèse des "instructions très précises" sur la distribution de la communion.
"Nous devons continuer d'être extrêmement prudents sur la propagation du virus", a déclaré Coerver. "J'ai toujours suivi les directives des autorités civiles et je continuerai à le faire, même si je suis personnellement en désaccord avec certains des aspects de la réouverture qu'elles pourraient mettre en œuvre."
Lorsqu'il est devenu le premier évêque à réinstaurer la célébration publique de la messe pendant la pandémie de coronavirus, Mgr Baldacchino a noté que de nombreuses juridictions civiles, y compris l'État du Nouveau-Mexique, avaient donné la priorité aux magasins d'alcools et aux dispensaires de marijuana comme "services essentiels" avant les églises, appelant les priorités "totalement à l'envers".
"J'espère que cela pourrait être une lueur d'espoir de Pâques pour nous tous", a déclaré Coerver.
Le "Monde d'après" de Macron fait d'"Union nationale" s'annonce compliqué. Nous le disions en effet le 7 avril sur ce modeste blog gratuit et non professionnel à propos des choix sanitaires judicieux d'"immunité collective" et de "confinement intelligent" de la population faits en Suède (confinement volontaire choisi) : "la Suède estime qu’un confinement strict est une mesure provisoire qui a trop de répercussions à long terme sur le pays, sans réelle efficacité sur le virus qui reviendra en Octobre et où un second confinement plongerait le pays dans le chaos. Un second confinement en octobre n'est simplement pas envisageable."
Le 13 avril dernier, Emmanuel Macron a surpris ses propres ministres en annonçant le début du déconfinement pour le 11 mai. Dans son édition du 23 avril, L’Obs revient sur cette opération qui ressemble à « un abîme » pour un ministre.
En annonçant l’objectif du 11 mai pour débuter le déconfinement, Emmanuel Macron offrait enfin le 13 avril dernier une porte de sortie aux Français confinés depuis le 17 mars dernier. Pourtant, cette allocution télévisée a soulevé beaucoup d’interrogations. Alors que Jean Castex, le « M. Déconfinement » du président, devrait présenter son plan en début de semaine, certains, au sein même de la machine présidentielle, sont dubitatifs, au sujet de cette date du 11 mai.
« C’est une mission objectivement impossible, impossible », insiste dans les colonnes de L’Obs du 23 avril un ministre dont le nom n’est pas dévoilé. « En plus, on est peut-être en train de découvrir qu’on peut attraper plusieurs fois le coronavirus, alors que toute notre stratégie reposait sur l’immunisation. C’est un abîme, notre affaire », explique celui qui présage donc un risque de chute pour le gouvernement. Dans le même article, l’écologiste Daniel Cohn-Bendit évoque des « choix à faire inhumains ». « Avec Joschka Fischer (NDLR : ancien ministre allemand des Affaires étrangères), on se disait récemment qu’on n’aimerait pas être dans un gouvernement en ce moment », confie-t-il. ( Gala.fr )
Les ministres ont été prévenus quelques minutes avant l'allocution de la teneur du discours du président de la République. Par un simple coup de fil d'Édouard Philippe. Tous ont été priés de se mettre au travail Certains, comme Jean-Michel Blanquer, ministre de l'Education nationale, n'ont pas digéré d'être ainsi mis devant le fait accompli. D'autres se sont montrés sceptiques, voire carrément effrayés par la suite, notamment une éventuelle deuxième vague qui nécessiterait un "reconfinement". ( Gala.fr« Ça va être terrible » : les proches d'Emmanuel Macron craignent l'après 11 mai "une situation épouvantable" )
Image extraite de la video de l'article de Gala.fr https://www.gala.fr/l_actu/news_de_stars/ca-va-etre-terrible-les-proches-demmanuel-macron-craignent-lapres-11-mai_447284
Selon une note de Bercy que le JDD a consultée, les besoins en protections en tissu ne pourront pas être couverts dès le 11 mai.
La France va manquer de masques au moment du début du déconfinement, le 11 mai. (AFP)
[...] Selon une note des services d'Agnès Pannier-Runacher, secrétaire d'État auprès du ministre de l'Économie, que le JDD s'est procurée, "l'adéquation moyens-besoins" pose question. "La production nationale hebdomadaire et les importations sont encore insuffisantes à ce stade pour couvrir la totalité du besoin", prévient ce document rédigé le 14 avril.
Dans le détail, les besoins sont évalués à 376 millions d'usages hebdomadaires pour les "secteurs à déconfiner en priorité" et à 600 millions pour "une utilisation plus globale". L'"usage" (en masques par semaine) est, en langage administratif, l'unité de mesure des besoins pour une personne qui en utilise deux par jour, cinq jours en moyenne. Le document précise qu'il faudra définir "un équipement minimal (2 à 6 masques)".
Le constat d'un risque de pénurie temporaire
"Au démarrage, le nombre d'unités disponibles sera nettement insuffisant pour donner plus d'un ou deux masques à chaque personne", s'inquiète le secrétariat d'État, qui est chargé au gouvernement du dossier des masques en tissu. Tout en se voulant rassurant : "La production et les importations continueront de s'accroître après le 11 mai et dépasseront cette cible à partir du 18 mai si les prévisions sont atteintes." Ce constat d'un risque de pénurie temporaire étant fait, Bercy propose donc d'augmenter "encore la production en France" et de rechercher "de nouveaux producteurs étrangers pour diversifier [notre] risque fournisseur".
Le document dresse aussi un état des lieux des besoins en masques chirurgicaux et FFP2 : 60 à 70 millions chaque semaine pour les secteurs de la santé et du social et les Ehpad ; 12 millions pour d'autres services publics et certaines entreprises. Les comparer au volume de la production en France permet de mesurer l'état de dépendance du pays. La note de Bercy estime en effet mi-avril que "la production française de masques à la norme pourrait s'élever à : 11,4 millions de masques chirurgicaux et 6,8 de FFP2". S'il est atteint, ce volume restera insuffisant – d'où le recours à des importations massives.
Le risque de pénurie pointé à la mi-avril est-il toujours d'actualité? "Il faut se battre, indique-t-on dans l'entourage d'Agnès Pannier-Runacher. La montée en puissance est progressive et se poursuivra au-delà du 11 mai. Mais toute la filière textile est mobilisée, on pousse les feux." À Bercy, on rappelle que le 13 mars, date à laquelle le projet de constitution d'un stock de "masques grand public" a été lancé, "l'industrie française n'en produisait pas un seul".
La secrétaire d'État détaillera demain le circuit de production de ces masques filtrants, réutilisables une vingtaine de fois, dont les performances en matière de filtration ont été testées par la Direction générale de l'armement. Produits par 242 entreprises en France, mais aussi dans des usines marocaines ou tunisiennes, ces quelque 390 modèles, identifiables grâce à un logo officiel, seront vendus à un prix maximum de 5 euros dans les bureaux de tabac, les pharmacies et la grande distribution.
L'appel à l'élaboration d'une "stratégie de long terme"
La note se conclut par un appel à l'élaboration d'une "stratégie de long terme de sécurisation de la France en matière de masques de protection" et à la reconstitution d'importants "stocks d'État". Cela renvoie à la polémique née en février, au moment où l'opinion a découvert que les réserves du ministère de la Santé, constituées de plus de 1 milliard de masques chirurgicaux et FFP2 il y a dix ans, avaient fondu. Il faudra "préparer l'acceptabilité par le public des masques “grand public”", ajoute la note de Bercy. Manière d'acter le fait qu'il s'agit de pis-aller pour temps de pénurie.
Dans les différents anciens plans de préparation à une pandémie, il était en effet prévu que la population, et pas seulement les soignants, soit équipée de masques chirurgicaux, plus efficaces. "Je n'ai pas le souvenir qu'on ait parlé un jour de masques en tissu. Il y a eu un changement de doctrine quand les autorités se sont rendu compte qu'il n'y aurait pas assez de masques chirurgicaux", décode le professeur William Dab. Mais cet ancien directeur général de la santé espère que le gouvernement rendra obligatoire l'usage des modèles en tissu dans l'espace public : "Même si la protection n'est pas parfaite, toute mesure de réduction du risque est bienvenue."
"C'est quand même une ministre de la Santé qui laisse partir le 17 février, 17 tonnes de matériel médical vers la Chine.
Alors que le 30 janvier elle sait qu'il y aura un tsunami viral sur la France, et le 19 février elle ne le sait plus ?"
Sud Radio 18 mars 2020
"Cet envoi de matériel a-t-il eu lieu ? Oui, comme en témoigne un communiqué du ministère des Affaires étrangères, daté en effet du 19 février dernier. "La France a décidé de manifester sa solidarité à l’égard du peuple chinois confronté à l’épidémie de Coronavirus", précise le quai d'Orsay.
"Un Airbus A 380 affrété par la France a décollé ce soir de l’aéroport de Paris-Charles-de-Gaulle à destination de Wuhan", précise encore le communiqué. "Cet appareil transporte des équipements médicaux dédiés à la lutte contre le coronavirus destinés aux personnels soignants mobilisés, qui luttent contre l’épidémie de coronavirus." Il s'agissait alors d'un "fret de solidarité", qui comprenait "17 tonnes" de matériel : "notamment des combinaisons médicales de protection, des masques, des gants et des produits désinfectants".
Le temps est venu pour les évêques de permettre aux gens de commencer à aller à la messe.
Lun.20 avr.2020-21: 19 HNE
20 avril 2020 (Everyday for Life Canada) - Les évêques canadiens devraient maintenant travailler à ouvrir à nouveau des églises au Canada. Les gens doivent simplement prendre les précautions nécessaires concernant la distance physique. Mais il est temps de revenir à la célébration de la messe et de fournir des services spirituels aux paroissiens.
Écoutez, nous pouvons aller faire des courses, aller chercher une bouteille de vin ou une caisse de bière et utiliser le service au volant de McDonald's, mais nous ne pouvons pas aller à l'église. Quelque chose ne colle pas ici. Nous avons soutenu la décision originale de l'archidiocèse de Toronto de fermer les paroisses. Cependant, un mois plus tard, nous avons beaucoup plus d'informations sur le coronavirus ainsi que ce qui doit être fait pour prendre des garanties adaptées. Cela implique de garder nos distances, d'éviter les poignées de main et même de porter un masque pour arrêter la propagation de l'infection.
L'Archidiocèse a réussi à faire connaître sur son site Web comment les fidèles peuvent soutenir financièrement la paroisse: "À une époque comme celle-ci, il peut être inconfortable de parler de donner. Notre principale préoccupation est la santé et le bien-être de nos paroissiens. Cependant, ces circonstances difficiles montrent à quel point l'offertoire est important pour la vie de nos paroisses. La réalité est que nos paroisses comptent sur le soutien de leurs paroissiens pour fonctionner - salaires paroissiaux, programmes et frais de fonctionnement continus (chauffage, eau, électricité, etc.) sont financés grâce à la générosité de ses paroissiens. Ce sera un défi pour une paroisse de maintenir ses activités sans la collecte hebdomadaire des quêtes." Nous réalisons la nécessité de payer les factures. Mais nous savons également l'importance de la réouverture de la maison de Dieu. Après tout, les services gouvernementaux de mort de l'avortement et de l'euthanasie sont disponibles pendant la pandémie.
Le message aux paroissiens poursuit en disant qu'"ils peuvent continuer à soutenir leur paroisse en ce moment: déposez ou postez votre contribution hebdomadaire offerte au bureau paroissial". Des dons électroniques et par carte de crédit sont également suggérés. Oui, nous devons soutenir nos paroisses, mais les évêques devraient s'efforcer de rouvrir les églises et demander aux paroisses d'avoir une présence en ligne, même minime, pendant la pandémie.
Remettons-nous un peu en contexte. Au 14 avril, le Canada comptait un total de 27 593 cas de coronavirus, avec 954 décès et 8 592 personnes qui ont contracté le virus et sont maintenant en bonne santé. Pour mettre ce chiffre en perspective, le Canada compte près de 2 000 avortements en une semaine seulement. C'est près de 2 000 bébés à naître tués. Et vous n'entendez aucun politicien, encore moins le premier ministre Justin Trudeau, dire aux Canadiens que nous devons fermer tout le pays. En 2018, la grippe et la pneumonie ont tué 8511 Canadiens. Il n'y a pas eu de verrouillage. En fait, ces décès sont rarement signalés. De plus, en 2018, près de 80000 personnes sont décédées d'un cancer et la vie s'est déroulée normalement.
En 2018, il y a eu 13300 accidents de voiture au Canada et quelque 1800 sont décédés, mais Transports du Canada n'a pas demandé la fermeture de toutes les routes ni l'ensemble du pays. Une dernière statistique pour mettre le coronavirus dans un contexte équilibré. En 2018, environ 3811 (le nombre est probablement plus élevé) sont décédés par suicide. Il n'y a pas eu d'appel d'urgence national pour arrêter toute l'économie pour faire face à la crise ou le PM Trudeau a fait des briefings quotidiens sur les décès. Veuillez ne pas vous méprendre. Nous savons très bien que nous devons être prudents et un décès dû au virus est un décès de trop. Cependant, nous savons également que la mort fait partie de la vie quotidienne. Nous devons toujours protéger la vie et faire tout ce que nous pouvons pour défendre et assurer la sécurité et la santé des personnes. Néanmoins, le moment est venu d'envisager la réouverture des églises et d'autres segments de notre économie. Sinon, les dommages causés par cet arrêt feront beaucoup de mal et détruiront beaucoup plus de vies que le coronavirus ne l'a fait. Les évêques canadiens devraient maintenant voir comment ils peuvent rouvrir des églises à travers le Canada.
La technologie a été très utile pendant cette période difficile, mais le culte partagé et l'interaction humaine sont essentiels à notre existence.
24 avril 2020 ( LifeSiteNews ) - Les difficultés et les restrictions que nous avons rencontrées ces dernières semaines ont un côté positif. Notre grand confinement national a clairement démontré les énormes bienfaits de la technologie en ligne.
Nous avons pu rester en contact avec des êtres chers. Beaucoup de gens ont continué à travailler et les entreprises ont poursuivi leurs activités. Les églises ont nourri les congrégations de la Parole de Dieu grâce à la diffusion en direct des services religieux, des études bibliques et des séances de catéchèse. Les écoles ont maintenu des programmes d'enseignement.
À bien des égards, Internet a largement dépassé les avantages que les pionniers du Web promirent des apports du monde "virtuel". Nous devons être vraiment reconnaissants de la façon dont la technologie nous a aidé à traverser cette période difficile.
Mais alors que nous commençons à entrevoir un apaisement de la crise sanitaire - qui arrive sûrement, même si elle est encore loin - nous devons considérer les limites de la technologie et commencer à préparer la rentrée dans le monde réel de l'interaction humaine.
Malgré tous ses avantages, la vie avec nos iPad, nos smartphones et nos ordinateurs portables n'est pas ce que la vie est censée être. Cette "distanciation sociale", si nécessaire qu'elle ait pu être pour supprimer la propagation de la maladie, nous a enfermés dans un environnement presque "imaginaire". Chacun de nous a vécu son propre "Truman Show", isolé d'une manière qui contredit notre nature même et tend à saper la dignité humaine.
Nous sommes des créatures sociales, faites pour interagir - personnellement, économiquement, politiquement - pour se faire face dans la chair, se regarder dans les yeux, lire les expressions faciales les unes des autres, répondre aux nuances de la parole et du langage corporel de l'autre. C'est le genre de communication qui se produit dans le monde réel.
Nous en sommes privés depuis plusieurs semaines. Et à long terme, un tel isolement peut créer un tort énorme. Cela peut commencer par une rupture de l'entreprise sociale, la diffusion de la peur là où il devrait y avoir un sentiment de communauté humaine.
Il est essentiel que les églises soient rouvertes. L'expérience du culte partagé doit être restaurée dès que possible, ainsi que d'autres activités communautaires. Certes, cela doit être fait dans le respect de procédures sanitaires qui garantissent des environnements sûrs où le risque d'infection est minimisé (distanciation sociale et tout ça). Mais même si des limites sont imposées au nombre de personnes qui peuvent assister à un service, même si des règles sont établies pour la distance à laquelle les fidèles doivent s'asseoir les uns par rapport aux autres, il est vital que nous remettions les églises en marche.
C'est une préoccupation qui n'a pas été largement discutée. Il y a un débat vigoureux (et fort) entre ceux qui insistent pour confiner la société pour lutter contre la pandémie et ceux qui insistent pour redémarrer les affaires afin d'éviter une catastrophe économique. Mais on n'a pas suffisamment accordé d'attention au fait que l'interaction sociale est en soi un véritable problème de santé. Nous devons être physiquement présents les uns aux autres. Notre santé psychologique, spirituelle et, à certains égards, physique en dépend.
Vivre si largement dans le monde virtuel, comme nous l'avons fait ces dernières semaines, a également révélé à quel point nous dépendons de la poignée d'entreprises qui gèrent Internet et contrôlent notre accès à l'information. Beaucoup d'encre a été versée et le temps d'antenne a été consacré à la censure et à l'influence politique en ligne.
Facebook a maintenant annoncé que les avis publics de protestations critiques contre les mesures de restrictions de déplacement faites par l'État ne seront pas publiés dans son fil d'actualité. Ces protestations sont au cœur du débat sur la quarantaine. L'idée que les opérateurs de médias privés peuvent les interdire arbitrairement est l'essence même d'une atteinte inconstitutionnelle à la liberté d'expression. Il peut très bien présenter un danger pour la santé en soi.
Le confinement a été une excellente expérience d'apprentissage. Nous avons découvert beaucoup de choses sur nous-mêmes et sur cette vie axée sur la technologie que nous vivons tous aujourd'hui.
Peut-être une leçon qui peut en être tirée est que, comme nous l'a conseillé le pape Saint Jean-Paul, nous ne devons pas avoir peur. Tout en étant prudents, nous ne devons pas craindre la vie; nous ne pouvons pas nous isoler indéfiniment du monde réel; et nous ne pouvons pas accepter la perte de nos droits et libertés.
Finalement, nous devons être prêts à vivre comme Dieu nous a créés pour vivre: en tant qu'êtres humains.
Un prêtre du diocèse de Camden, New Jersey, le révérend Michael P. Orsi est actuellement vicaire paroissial à la paroisse St. Agnes de Naples, en Floride. Il anime «Action for Life TV», une série hebdomadaire de télévision par câble consacrée aux questions pro-vie, et ses écrits apparaissent dans de nombreuses publications et revues en ligne.
Le culte public rendu à Dieu est supprimé par endroits depuis le 1er mars, premier dimanche de Carême et partout depuis le troisième dimanche de Carême 15 mars ("Recommandation de l'épiscopat concernant les sacrements", Famille Chrétienne du 13 mars). Les évêques de France qui n’ont pas pu tenir leur Assemblée de printemps à Lourdes ont finalement rendu un "communiqué final" commun vendredi 24 avril, pour évoquer ensemble les délais et les modes du « déconfinement » non seulement des cérémonies liturgiques mais aussi des activités catéchétiques et caritatives de l’Eglise." Sous le poids des propositions des catholiques de la base ils ont "dit "combien il leur semble essentiel que la vie ecclésiale puisse retrouver son caractère pleinement communautaire au même rythme que la vie scolaire, sociale et économique de notre pays à partir du 11 mai 2020."
"... [L]e Président de la Conférence des évêques a pu témoigner de la qualité du dialogue engagé tant avec le Président de la République qu’avec le Gouvernement..."
"... Tous se sont réjouis de la convergence de vue entre le Pape François et le Chef de l’Etat sur les enjeux internationaux et humanitaires de la pandémie..." (Sources du "communiqué final" : 1, 2, 3)
"La proposition sera formellement déposée la semaine prochaine aux services du Premier Ministre, par Mgr Matthieu Rougé, évêque de Nanterre. Sur Radio Notre-Dame, ce dernier a déclaré : "La réalité est simple. Si les établissements scolaires reprennent une partie de leurs activités le 11 mai, tout comme un certain nombre de réalités économiques, il n’y a aucune raison pour que les églises ne puissent pas accueillir à nouveau des fidèles, avec évidemment des précautions sanitaires adaptées. S’opposer à cela serait une remise en cause inacceptable de la liberté religieuse, qui fait partie du socle fondamental de notre droit commun."
Dans le "communiqué final", on ne trouve pas un mot sur notre obligation de rendre collectivement comme individuellement un culte public à Dieu. Pas un mot sur le Christ ! Rien sur Jésus. Alors qu'"en nul autre que lui, il n’y a de salut, car, sous le ciel, aucun autre nom n’est donné aux hommes, qui puisse nous sauver." (Ac 4,12)
Pie XI en instituant en 1925 la fête du Christ Roi nous enseignait pourtant très clairement :
... les gouvernants et les magistrats ont l'obligation, aussi bien que les particuliers, de rendre au Christ un culte public et d'obéir à ses lois. Les chefs de la société civile se rappelleront, de leur côté, le dernier jugement, où le Christ accusera ceux qui l'ont expulsé de la vie publique, mais aussi ceux qui l'ont dédaigneusement mis de côté ou ignoré, et punira de pareils outrages par les châtiments les plus terribles.
"Alors j’entendis une voix forte venant du Sanctuaire, qui disait aux sept anges : « Allez répandre sur la terre les sept coupes de la fureur de Dieu. » Le premier partit et répandit sa coupe sur la terre : il y eut un ulcère malin et pernicieux sur les hommes qui portaient la marque de la Bête, et sur ceux qui se prosternaient devant son image." (Ap 16, 1-2)
Nous ne demandons pas plus, mais pas moins que les autres. Nous avons compris qu’à partir du 11 mai, tout ne serait pas «comme avant». Nous ne demandons pas la reprise totale du culte sans discernement ni prudence. Mais nous demandons qu’on nous fasse confiance pour mettre en place et vivre un déconfinement progressif, par étapes, totalement respectueux des règles sanitaires. Nos évêques ont fait de nombreuses propositions dans ce sens. Nous avons prouvé depuis deux mois qu’on pouvait nous faire confiance. Nous sommes en lien permanent avec les élus de nos communes. Nous saurons une fois encore montrer notre sens des responsabilités.
Monsieur le président, dans une crise, chacun doit être à sa place et faire ce qu’il a à faire. Les soignants soignent. Les forces de l’ordre contrôlent et protègent. Les commerçants font du commerce. Les enseignants enseignent. Les élèves étudient. Les agriculteurs cultivent et nourrissent… Laissez sans tarder les croyants célébrer, prier et se rassembler. Le dimanche, notre place est dans l’église."
Pour Mgr Tournyol du Clos, "un châtiment providentiel peut nous sauver". "Et nous avons été châtiés par là où nous avions péché : les églises désolées, les sacrements impraticables, les fidèles et les pasteurs comme exilés, la Semaine Sainte prohibée, la Messe interdite, horresco referens... comme si Dieu n’en voulait plus. L’heure de sa Justice nous a surpris. Aurons-nous le temps de faire pénitence ?"
Nous fêtons le centenaire de la canonisation de sainte Jeanne d'Arc. A cette occasion de traditionnelles fêtes johanniques à Orléans devaient se tenir du 26 avril au 17 mai, à Domremy, le 10 mai, et à Rouen le 17 mai. Mais le confinement général décidé par le gouvernement (le déconfinement pas prévu avant le 11 mai), supprime ces festivités.
Voici en ces temps la narration de la délivrance d'Orléans, par l'historien Théophile Lavallée :
(Extrait de Théophile Lavallée, Histoire des Français, Depuis les temps des gaulois jusqu'à nos jours, tome deuxième, Les Valois, J. Hetzel, Libraire-éditeur, Charpentier Libraire-éditeur, Paris 1844, pp. 117-129)
Jeanne d'Arc -Délivrance d'Orléans - Bataille de Patay - Sacre de Charles VII.
Au village de Domremy, dans le Barrois [1], vivait une jeune fille, nommée Jeanne d'Arc, née en 1409, de parents pauvres, vertueux et attachés au parti royaliste. Elle avait, disait-elle, depuis cinq ans, des visions dans lesquelles des saints lui ordonnaient d'aller délivrer Orléans et de mener le roi à Reims pour y être sacré. Dans l'opinion populaire, le roi était la personnification de la patrie; on le vénérait, on l'aimait; on le disait beau, doux, gracieux; on lui donnait toutes les vertus qu'il n'avait pas; on voulait le sauver malgré lui. Jeanne résumait en elle tous ces sentiments et ces idées du peuple Elle était belle, forte, simple, d'une piété exaltée, d'une vertu sans tache, ayant voué à Dieu sa virginité (1429, janvier).
Elle déclara sa mission à Baudricourt, capitaine de Vaucouleurs, qui d'abord la crut folle : "Il faut, lui dit-elle, que je soirs devers le roi avant la mi-carême, dussé-je user mes jambes jusqu'aux genoux pour y aller; car personne au monde, ni roi, ni ducs, ni aucun autre, ne peut relever le royaume de France; il n'y a de secours pour lui qu'en moi." Baudricourt finit par être touché de sa constance et de sa candeur. Deux gentilshommes crurent en elle : pleins de respect pour sa foi et sa vertu, ils offrirent de la mener au roi et de lui fournir un équipement d'homme d'armes. Malgré les larmes de ses parents, elle partit, en compagnie de son frère, des deux gentilshommes et de leurs serviteurs, au milieu des craintes et des bénédictions des habitants de Vaucouleurs. Il fallait faire cent cinquante lieues dans des provinces soumises à des Anglais, à travers mille bandes d'aventuriers qui couraient le pays; mais Jeanne ne craignait rien et elle arriva sans obstacle à Chinon (24 février). On la présenta au roi, qui lui fit subir de longues épreuves; mais les dégoûts, les répulsions, les moqueries de cette cour impie et débauchée ne firent rien sur elle; elle persista dans ses dires avec une simplicité pleine de sens. On ne cessa de la trouver ferme dans sa foi, pure dans ses moeurs, ardente pour sa mission : "Dieu a pitié de vous, dit-elle au roi, de votre royaume et de votre peuple. Et elle traita merveilleusement des manières de faire vider les Anglais hors du royaume, dont le roi et son conseil fust tout émerveillé; car elle fut autant simple en toutes autres manières comme une pastourelle." [2] On la conduisit à Poitiers, où le parlement et l'Université siégeaient; théologiens et juristes l'interrogèrent, et furent étonnés de sa sagesse naïve : "ils ne trouvèrent en elle, disaient-ils, que humilité, virginité, dévotion, simplesse." [3] La surprise et l'admiration étaient universelles; la reine, la duchesse d'Alençon, toutes les femmes étaient en extase devant l'héroïne; les plus incrédules finissaient par se prosterner devant cette jeune fille si bonne et courageuse, si modeste et ardente. Tous ceux qui voyaient cette figure enthousiaste et gracieuse devenaient ses admirateurs; "et il n'y eut aucun qui l'eût ouïe qui ne dit en pleurant que c'étoit une créature de Dieu." [4] Elle ne s'attribuait aucun pouvoir miraculeux; mais elle ne doutait jamais de sa mission : "Mon fait, disait-elle, est un ministère." Saintement convaincue de l'avenir de notre belle patrie, elle disait simplement : "Je dois sauver la France." Après Dieu, la France était tout pour elle, ou plutôt elle confondait ces deux amours en un seul : guerroyer contre le saint royaume de France, disait(elle, c'est guerroyer contre le roi Jésus. [5]
La renommé de la Pucelle (c'est ainsi qu'elle se nommait elle-même) se répandit bientôt par tout le royaume; et le cœur de la France battit d'espoir et de confiance en Dieu. Le peuple se sentit renaître; il se reconnut dans Jeanne d'Arc, qu'il nommait "la Fille de Dieu, la fille au grand cœur;" [6] il n'eut plus que des regards et vœux pour elle. Ce fut l'opinion universelle dans le monde chrétien que la France, su rudement châtiée depuis cent ans, avait été regardée en pitié par le ciel, et que Jeanne allait faire des miracles. Les Anglais furent saisis de terreur; la confiance passe de leur camp dans celui des Français : que la Pucelle vînt du ciel ou de l'enfer, ils se crurent perdus. Orléans tressaillit de joie, et attendit la sainte fille.
On avait donné à Jeanne un état, c'est-à-dire une maison : un écuyer, deux pages, deux hérauts d'armes et un aumônier composaient cette maison, dont était chef Jean d'Authon, vieux gentilhomme et bon chevalier. Sa suite était de douze chevaux. Quant à elle, "elle étoit armée tout en blanc, une petite hache en sa main, montée sur un grand coursier noir, un gracieux page portant son étendard était ployé; son frère, tout armé comme elle, la suivoit." [7]
Son étendard était blanc, semé de fleur de lys, avec une figure du Christ et ces mots : "Jésus, Marie." Et elle portoit aussi gentiment son harnois que si elle n'eût fait autre chose tout le temps de sa vie." [8] On lui donna une petite armée qui devait faire entrer un convoi dans Orléans; l'amiral de Culant, le maréchal de Boussac, La Hire, etc., en faisaient partie. Après avoir remis un peu d'ordre et de dévotion dans cette troupe de soldats brutaux et licencieux, elle partit de Blois. Les Anglais, épouvantés à son approche, abandonnèrent leur bastide du midi et laissèrent passer le convoi; Jeanne renvoya sa troupe et entra seule dans Orléans (1429, 29 avril).
Jeanne entre à Orléans, Par J.-J. Scherrer, 1887.
Elle y fut reçue en triomphe : on se jetait à ses pieds, on baisait ses habits, on la regardait comme un ange de Dieu. Sa conduite ne se démentit pas : toujours pieuse et simple, courageuse et patiente, d'une pureté angélique au milieu des désordres de la guerre, humble, aimée et admirée de tous, même des chefs qui la conduisaient, car son affaire, à elle, c'était de se lancer dans la bataille, entraînant tout avec elle. La première à l'attaque, la dernière à la retraite, elle combattait avec humanité, écartant l'ennemi avec sang-froid de la lance ou de la hache. L'aspect du sang français la mettait hors d'elle-même : "Hélas ! disait-elle, jamais je n'ai vu le sang d'un Français sans que les cheveux se dressent sur ma tête." Les Anglais étaient pleins de troubles et de colère; en deux jours leurs bastides furent enlevées par Jeanne, qui reçut dans le combat deux blessures; le troisième jour, épouvantés du secours surnaturel qui rendait Orléans invincible, ils levèrent le siège en abandonnant leurs canons et leurs bagages, et se retirèrent à Jargeau et à Beaugency (8 mai).
La Pucelle alla à Tours, rendit compte de ses succès au roi et l'engagea à marcher sur Reims: dans son opinion comme dans celle du peuple, le sacre faisait la royauté, et elle n'appelait toujours Charles que le gentil dauphin : "Je ne durerai qu'un an, lui dit-elle; il me faut bien employer." Mais le voyage était difficile: il fallait traverser quatre-vingt lieues de pays occupé par les garnisons anglaises. On résolut de s'emparer des villes entre Loire et Seine, pour faciliter cette expédition aventureuse, faite sur la foi d'une pauvre fille. Quatre mille hommes commandés par le duc d'Alençon mirent le siège devant Jargeau. Richemont vint avec deux mille hommes pour se joindre à cette petite armée; malgré La Trémoille, qui voulait qu'on le combattit, il passa outre, arriva au camp français, et, par la médiation de Jeanne, obtint de rester. Jargeau fut prise d'assaut; la Pucelle y monta la première sur la brèche et fut encore blessée. Beaugency se rendit. Lord Talbot rassembla les garnisons anglaises et se mit en retraite sur Paris avec cinq à six mille hommes. La Pucelle fit décider qu'on marcherait sur lui et qu'on livrerait bataille. C'était une résolution hasardeuse, tant les Français étaient habitués à être vaincus; mais à la voix de Jeanne, ils se mirent à la poursuite des ennemis, les atteignirent à Patay, et se jetèrent sur eux avec fureur. Les Anglais furent mis en pleine déroute; deux mille cinq cents furent tués; Talbot resta prisonnier (1429, 18 juin). La bataille de Patay, bien que médiocre en elle-même, eut un grand retentissement : elle passa pour un miracle de Jeanne, qui décidément avait ramené la victoire dans les rangs français. Toutes les villes entre Seine et Loire se soulevèrent, et les débris des Anglais eurent grand'peine à gagner Corbeil.
Cette victoire ouvrait le chemin de Reims : les Anglais étaient terrifiés; Bedford, abandonné des Bourguignons, réduit à ses seules forces, voyait les villes du nord prêtes à se soulever; les gens du midi venaient en foule grossir l'armée royale. Mais Charles VII restait plongé dans l'inaction, et, conseillé par La Trémoille, qui ne voulait pas qu'il s'approchât de l'armée, il refusait de se mettre en marche. Jeanne vient à Gien et le supplia de se laisser conduire à Reims. Mais ce fut seulement quand Richemont et Culant eurent balayé d'ennemis le cours de la Loire, que, sur les instances réitérées de se serviteurs, et malgré La Trémoille, il se décida à partir. Toute sa noblesse l'accompagna : elle accourait en foule, ne voulant pas de solde; et plusieurs gentilshommes, qui "n'avoient de quoi s'armer, y alloient comme archers et coutilliers; car chacun avoit grande attente que par le moyen de Jeanne il adviendroit tout à coup beaucoup de biens au royaume de France." [9] Il n'y eut que le connétable à qui l'on fît défense de venir; il eut beau prier, disant qu'il ferait tout ce qu'il plairait au roi, "jusqu'à le baiser aux genoux;" Charles se souvenait de la mort de ses favoris: "J'aimerois mieux, dit-il, n'être sacré de ma vie que de l'être en sa présence." [10] Le connétable resta dans le Maine et l'Anjou à guerroyer contre les Anglais de la Normandie.
L'armée royale forte de douze mille hommes, se mit en marche (28 juin) à travers le pays ennemi, sans vivres, sans argent, sans retraite assurée; mais les Anglais, diminués de nombre par les défaites d'Orléans et de Patay, et inquiets du soulèvement des peuples, n'osèrent troubler sa marche. On arriva devant Troyes, qui se prépara à la résistance (9 juillet). L'armée royale, dénuée d'artillerie, était fort embarrassée, et l'on parlait déjà de retraite, quand la Pucelle promit de prendre la ville, et disposa tout pour l'assaut. A sa vue, les habitants de Troyes renvoyèrent leur garnison et se rendirent sous condition d'une amnistie complète. Enfin l'on arriva devant Reims : les habitants chassèrent leur garnison bourguignonne et ouvrirent leur portes. Le roi y entra en grande pompe, et, le lendemain, fut sacré. La Pucelle était près de l'autel, son étendard à la main; ses parents assistaient à son triomphe (17 juillet). Après la cérémonie, elle embrassa les genoux du roi et lui dit : "J'ai accompli ce que Dieu m'avoit commandé, qui étoit de lever le siège d'Orléans et de faire sacrer le gentil roi : je voudrois bien qu'il voulut me faire ramener auprès de mes père et mère à garder leurs brebis et bétail." Mais Charles et ses capitaines mettaient la plus haute importance à conserver l'héroïne qui excitait tant d'enthousiasme parmi leurs soldats : on refusa de la laisser partir. Dès lors elle n'eut plus la même foi en elle-même, et, en gardant toute son intrépidité, toute sa piété, tout son dévouement, elle se sentit inquiète et irrésolue.
Guerre de Charles dans le nord de la France - Attaque sur Paris - Retour du roi dans le Midi.
Bedford était dans une situation critique : au lieu de conquérir le midi, il ne songeait plus qu'à conserver le nord, qui remuait déjà à l'approche du roi, et d'où il tirait auparavant ses meilleurs soldats. Laon et Soissons avaient envoyé leur soumission à Charles; les bourgeois de Crécy, de Coulommiers, de Provins, de Château-Thierry, avaient chassé leurs garnisons. [...] A l'approche du roi, Compiègne et Beauvais se soumirent. Ces deux villes ouvraient le chemin de la Normandie : la Pucelle et Dunois pressèrent le roi d'enlever aux Anglais cette province, leur première conquête, le pays où leur puissance était la mieux établie, leur route vers l'Angleterre. Bedford, qui prévoyait déjà qu'il lui faudrait bientôt évacuer la France, voulait au moins conserver la Normandie : il s'avança jusqu'à Senlis pour fermer le chemin de Rouen à l'armée royale, et se retrancha dans une forte position. Les deux armées furent bientôt en présence et s'apprêtèrent à une grande bataille par de vives escarmouches; mais Charles, n'ayant pu attirer les Anglais en rase campagne, décampa et revint à Compiègne.
A l'approche du roi, plusieurs villes de la Normandie s'étaient soulevées; pendant que Bedford les ramenait à soumission, l'armée royale s'empara de Saint-Denis et menaça Paris. Les courtisans, qui voulaient éterniser la guerre, s'opposèrent à une attaque sur la capitale, où l'on n'avait pas des intelligences assez sûres. En effet, la ville, quoique lasse du joug des Anglais, n'était pas encore revenue de sa haine contre les Armagnacs, qui, disait-on, avaient résolu de la détruire de fond en comble; d'ailleurs, les chefs de la bourgeoisie et du parlement étaient de fougueux Bourguignons, qui avaient à craindre la vengeance des royalistes: ils excitèrent la populace à se bien défendre. [...] La Pucelle [...] emporta le boulevard; mais, blessée et arrêtée par le fossé, elle fut ramenée, malgré elle, en arrière par ses soldats (1429, 29 août).
Bedford arrivait en force; on décampa, et La Trémoille décida le roi à revenir sur la Loire: c'était, disait-il, pour favoriser les négociations entamées avec le duc de Bourgogne, et qui semblaient voisines d'une heureuse issue (12 septembre). Mais aussi l'on abandonnait la campagne au moment où le soulèvement de toutes les villes du nord allait décider le Bourguignon à faire la paix. Le commandement des troupes dans le nord fut laissé au comte de Saint-Denis, et le roi revint à Gien avec son armée. [11]
[...] Pendant ce temps, le roi fit attaquer les places de la Loire: Cône, La Charité, Saint-Pierre-le-Moutier furent enlevés aux Anglais par la valeur de ses capitaines et l'héroïsme de Jeanne d'Arc.
Jeanne d'Arc prisonnière.
[...] La guerre reprit au printemps. Les bourgeois étaient résolus à sauver la France malgré le roi : à Melun et à Louviers ils chassèrent les Anglais, et il s'engagea de tous les côtés une petite guerre de sièges et de châteaux. [...] Mais le duc de Bourgogne arriva, s'empara de plusieurs petites villes, et vint mettre le siège devant Compiègne, principale place des Français, et qui fut vigoureusement défendue. La Pucelle [...] fut prise par les soldats du sire de Luxembourg (1430, 24 mai). [...] Elle fut réclamée par l'inquisition et par l'évêque de Beauvais, Cauchon, l'un des plus cruels partisans des Anglais.
[...] Charles VII ne fit aucune démarche pour racheter l'héroïne. [...] engourdi dans les plaisirs, il semblait étranger à cette guerre atroce, où le peuple souffrait autant de ses amis que de ses ennemis; il ne s'émouvait point des sacrifices qu'on faisait pour lui, de l'énergie opiniâtre de ses villes, de la mort de ses capitaines, du sort qui attendait la pauvre fille qui lui avait mis la couronne sur la tête. La Trémoille prenait à tâche de le tenir dans l'oisiveté, dans l'ignorance, dans l'insouciance de tout; il éloignait ses meilleurs serviteurs, dissipait le trésor, laissait les soldats sans paye et les villes sans magistrats. [...] Mais le duc de Bourgogne [...] sa domination sur les Pays-Bas s'étendait de plus en plus; il prenait de plus en plus l'aspect d'un souverain étranger; de plus en plus il cessait de s'intéresser aux affaires de France. [...] Compiègne avait été réduite aux dernières extrémités, mais elle se défendait avec acharnement. [...] Les Bourguignons se débandèrent, le siège fut levé (1430, 28 oct.) et les Français s'emparèrent de plusieurs places de la Picardie. [...] Pendant ce temps, le sire de Barbazan, l'un des plus braves capitaines de Charles VII, battait près de Troyes une autre armée bourguigonne : il était maître de toute la Champagne.
Procès et Mort de Jeanne d'Arc.
Les Anglais étaient irrités de tant de revers : ils sentaient leur domination en France s'écrouler; Paris même se lassait d'eux. C'était Jeanne d'Arc la première cause de leurs défaites, c'était son apparition qui avait fait cesser leurs prospérités et excité l'enthousiasme patriotique des Français; ils demandaient sa mort avec fureur. [...] Ils croyaient que cette mort leur rendrait la victoire, et qu'ils montreraient au peuple, par sa condamnation, que ce n'était pas le ciel, mais l'enfer, que Charles VII avait pris pour auxiliaire. Le procès de la Pucelle commença devant l'évêque de Beauvais et Jean Magistri, vicaire de l'inquisiteur de France, assistés de plus de cinquante docteurs et conseillers (1431, 12 janv.) Ce fut un modèle d'iniquité et la honte du clergé, qui déploya contre la pauvre fille l'acharnement le plus infâme. "L'évêque et sa compagnie, dit l'historien du procès, ne se montrèrent pas moins affectés à faire mourir la Pucelle que Caïphe et les pharisiens à faire mourir Notre-Seigneur."[12] [...] On lui fit subir seize interrogatoires tortueux, subtils, impitoyables (21 fév. au 27 mars); on l'embarrassa des questions les plus ardues, les plus étrangers, les plus obscurément théologiques; on tronquait ses réponses, on les omettait, on forçait les greffiers à faire des faux. La sainte fille fut toujours admirables d'héroïsme, de piété, de raison, de modestie : on ne parvint pas à surprendre une erreur sur la foi à cette pauvre paysanne qui ne savait que ses prières; on ne parvint pas à tirer un désavoeu de cette femme, qui savait pourtant que sa persistance la mènerait à la mort; ses réponses étaient toujours sensées, naïves, sublimes, quelquefois railleuses : elles étourdissaient ses juges, surtout l'infâme évêque, à qui elle disait souvent : "Avisez bien ce que dites être mon juge, car vous prenez une grande charge." On lui fit jurer de dire tout ce qu'elle savait, espérant tirer d'elle des secrets du conseil de Charles VII : "Je vous dirai tout ce qui regarde mon procès, répondit-elle; mais il y a des choses que je ne vous dirai pas." Et comme on persistait : "Passez outre, ajouta-t-elle, cela n'est pas du procès : allez au roi, il vous le dira." Elle fit un appel au pape; Cauchon défendit au greffier, "de par le diable!" de faire mention de cet appel. [...] L'évêque lui demanda si elle savait être en la grâce de Dieu : [...] "si je n'y suis, répondit la sainte fille, Dieu m'y veuille mettre; et si j'y suis, Dieu m'y veuille tenir." [13] [...] Cependant le crime de sorcellerie fut écarté, et toute l'accusation porta sur son obstination à garder des vêtements d'homme et à ne pas se soumettre au jugement de l'Eglise, qui déclarait ses visions fausses et illusoires. Menaces, instances, promesses, tout fut employé pour la mener là. [...] "Tout ce que j'ai fait, disait-elle, j'ai bien fait de le faire. Je sais bien que les Anglais me feront mourir, croyant après ma mort, gagner le royaume de France; mais, fussent-ils cent mille Goddem de plus qu'à présent, ils n'auront pas ce royaume." [...] Et on lui écrit où elle promettait de ne plus porter d'habits d'homme, et déclarait qu'elle se soumettait au jugement de l'Eglise; puis on substitua à cet écrit une autre cédule, qu'on donna à signer à cette pauvre créature, qui ne savait pas lire, et dans laquelle elle se déclarait hérétique, sorcière et dissolue. "Vous voyez ce qu'elle avoue!", s'écria l'évêque; et les deux juges prononcèrent la sentence qui la condamnait à être mise "en chartre perpétuelle avec pain de douleur et eau d'angoisse (1431, 23 mai.)" A cette sentence, les Anglais, furieux, tirèrent leurs épées et voulurent tuer les juges : "Nous la retrouverons", leur dit l'évêque.
Jeanne fut conduite en prison et forcée de prendre des habits de femme. Mais là commença un nouveau supplice : des soldats voulurent lui faire violence; alors elle reprit ses habits d'homme, qu'on lui avait laissé à dessein. Les Anglais [...] la menèrent à l'évêque. Elle lui déclara qu'elle n'avait rien compris à son abjuration, et qu'elle aimait mieux mourir que de rester en prison. Cauchon, aussitôt, la déclara relapse et hérétique, et la livra au bras séculier pour être brûlée. [...] Aussitôt les soldats anglais se jetèrent sur elle et la traînèrent au bûcher (30 mai).Le peuple était indigné et pleurait; mais il contenu par la force. Jeanne se confessa, communia, demanda les prières des assistants; sa douceur, son calme, sa piété étaient tels que les Anglais eux-mêmes s'en montraient émus et stupéfaits; son faux confesseur perça la foule et se jeta à ses pieds en lui demandant pardon de ses perfidies. Sa mort ne démentit pas sa vie. Lorsque le feu était au bûcher, elle déclara hautement que sa mission venait de Dieu. 'Elle était dans les flammes, dit le prêtre qui l'assista dans son martyre; oncques ne cessa de résonner jusqu'à la fin et confesser à haute voix le nom de Jésus en implorant et invoquant sans cesse l'aide des saints et des saintes du paradis; et, en rendant son esprit à Dieu et inclinant la tête, elle proféra encore le nom de Jésus.' Ses cendres furent jetées dans la Seine.
Cette mort fit un mal infini à la cause anglaise. Elle accrédita la sainteté de Jeanne et la vérité de sa mission; elle accrut la haine contre ses ennemis qui s'étaient vengés si lâchement de leurs défaites. Leurs partisans même en furent émus, et les Bourguignons ne parlaient jamais de Jeanne que comme d'une femme merveilleuse et innocente. Il n'y eut pas une tentative de Charles VII pour sauver l'héroïne, pas une négociation, pas une menace, pas un regret pour elle ! [...] La mort de Jeanne d'Arc fut pourtant la rédemption de la France. La pauvre fille avait révélé au peuple ce qu'il était; elle avait allumé en lui le feu sacré; elle lui avait appris à souffrir, à se dévouer, à mourir pour la patrie ! C'est la renommée la plus touchante et la plus pure de l'histoire ! C'est l'être en qui le sentiment national a été le plus profond ! c'est la France elle-même, la France incarnée ! [14]
Sainte Jeanne d'Arc, les deux faces de la bannière
Notes
[1] Le duché de Bar était vassal de la couronne de France depuis l'an 1301 par un traité entre Philippe le Bel et Henri III, treizième duc de Bar. La famille de ces ducs, qui commence en 951, finit en 1419, par Louis Ier (cardinal de Châlons, successeur de son frère Edouard III, tué à Azincourt, qui laissa son héritage à René d'Anjou, petit-fils de sa soeur Yolande.
[2] Chronique de la Pucelle.
[3] Opinion des docteurs de Poitiers dans l'App. de Buchon, p. 405.
[4] Chron. de la Pucelle, p. 300.
[5] Lettre de Jeanne au duc de Bourgogne.
[6] Procès de la Pucelle, p. 99.
[7] Lettre de Gui de Laval, témoin oculaire.
[8] Chron. de la Pucelle, p. 302.
[9] Chron. de la Pucelle, p. 359.
[10] Chron. de Richemont, p. 283.
[11] A son retour il anoblit la famille d'Arc à perpétuité et lui donna le nom de Du Lys. Ses armes étaient : "Escu d'azur à deux fleurs de lys d'or, et une espée d'argent à la garde dorée, la pointe en haut, férue en une couronne d'or." (Lettres-patentes de Louis XIII en faveur de Charles et Luc Du Lys, fils d'un arrière-petit-fils de Pierre d'Arc, frère de Jeanne)
Blason de Jeanne d'Arc. "D'azur à une épée d'argent garnie d'or mise en pal et ferue dans une couronne royale du même, accostée de deux fleurs de lys aussi d'or."
[12] Procès, p. 40.
[13] Procès, p. 68.
[14] La mémoire de Jeanne d'Arc fut réhabilitée en 1456, par une commission d'évêques nommée par le pape Calixte III, à la sollicitation de la famille de la Pucelle (Voy. Raynaldi, t. VI, p. 77). De ses deux frères anoblis par Charles VII, l'aîné, Jean devint prévôt de Vaucouleurs; le cadet, Pierre, qui avait suivi Jeanne presque partout, fut créé chevalier, en 1443, par le duc d'Orléans, et continua à suivre la profession des armes. Cependant, il paraît que la famille d'Arc fut réduite à la pauvreté: un acte témoigne qu'en 1450 la ville d'Orléans donnait 3 livres par mois à la mère de Jeanne, "pour lui aider à vivre".
En Asie, trois pays se sont distingués face à la crise sanitaire, en parvenant à contrôler l’épidémie sans confinement. Les réussites sud-coréenne, taïwanaise et hongkongaise peuvent s’expliquer par leur rapidité d’action et par l’excellence de leurs systèmes de santé. Dès le début de la crise, leurs gouvernements ont décidé des tests massifs et la mise en quarantaine stricte de tous les nouveaux arrivants dans le pays, en identifiant les personnes infectées et leurs contacts. Selon les observateurs, c’est aussi la transparence des autorités et la coopération efficace de la population qui a permis leur réussite.
La Corée du Sud, Hong-Kong et Taïwan sont en train de remporter la lutte contre le coronavirus sans avoir adopté de confinement strict. Contrairement à la Chine continentale et à plusieurs pays européens, les gouvernement des trois territoires et pays asiatiques n’ont pas réduit les activités économiques ni particulièrement limité la liberté de mouvements de leurs citoyens. Depuis début janvier et la propagation de la crise sanitaire à travers le monde, les Taïwanais, les Sud-Coréens et les Hong-Kongais ont pu continuer leurs déplacements hors de chez eux. Alors qu’en Europe et aux États-Unis, le débat se poursuit toujours à propos de la réouverture prochaine des lieux publics, les bars et restaurants continuent d’accueillir du public aussi bien en Corée du Sud qu’à Taïwan et à Hong-Kong, sans interruption. La seule véritable contrainte imposée aux habitants est l’obligation de porter des masques et des gants de protection et de respecter les mesures de distanciation sociale. Jusqu’à ce jour, cette stratégie s’est avérée efficace. Les réussites sud-coréenne, taïwanaise et hong-kongaise semblent être également attribuables à leur rapidité d’action et à l’excellence de leurs systèmes de santé. Les trois pays ont rapidement fermé leurs frontières avec la Chine, où se trouvait l’épicentre de l’épidémie, et imposé des mesures strictes de quarantaine aux personnes entrant dans le pays. Leurs autorités sanitaires ont également lancé des tests de diagnostic de façon massive pour identifier toutes les personnes infectées et tous leurs contacts.
Toutes ces mesures ont été permises grâce à la transparence de leurs gouvernements, qui ont informé régulièrement les citoyens de l’évolution de la situation. Selon de nombreux observateurs, la coopération active de leurs populations est également un facteur décisif de leur réussite. La forte participation électorale lors des élections législatives sud-coréennes du 15 avril, organisées en respectant les mesures sanitaires mises en place par les autorités, en est un exemple concret. Aujourd’hui, toutefois, de nombreux Sud-Coréens, Taïwanais et Hong-Kongais craignent que l’amélioration de la situation ne conduise les gens à baisser la garde, avec la possibilité d’une nouvelle vague d’infection. C’est pourquoi leurs gouvernements restent en alerte ; Taïwan a même simulé une nouvelle vague d’urgence en imaginant 500 nouvelles infections en 24 heures et la mise en place d’un confinement plus strict. En attendant, le nombre de nouvelles infections continue de chuter dans les trois pays. Le 20 avril, Hong-Kong n’a rapporté aucun nouveau cas ; le même jour, Taïwan en a dénombré seulement deux, et 13 pour la Corée du Sud. Le nombre total d’infections depuis le début de la crise reste faible pour les trois pays, ce qui encourage la levée de certaines mesures et restrictions.
Mgr Tournyol du Clos, auteur notamment, de "Peut-on se libérer des esprits impurs ? Un Guide pratique vers la délivrance", 2001 *, une synthèse suivie de 30 prières pour se défendre du malin et de "Le Combat avancé de l'Eglise, une approche pratique de l'exorcisme", rejoint les voix catholiques qui parlent d'avertissement :
( C'est nous qui soulignons dans le texte. Note du blog Christ Roi )
Il semble que Dieu ne supporte plus la trahison
Texte intéressant de Mgr Tournyol du Clos :
1. Ce châtiment providentiel peut nous sauver.
Il s’agit avant tout d’un avertissement pour le monde et pour nos sociétés. Nos gouvernants ont émancipé la Création de son Créateur. Ils ont remplacé les droits de Dieu par les droits de l’homme sans Dieu, défié les lois naturelles et institutionnalisé les péchés qui crient vengeance au ciel : adultère, divorce, avortement, manipulation génétique, euthanasie, homosexualité, transgenre, unions contre-nature, etc.
Il s’agit aussi d’un avertissement pour chaque homme en particulier : une invitation pressante à la conversion, à l’obéissance à la loi naturelle et aux commandements de Dieu, un retour à l’ordre. La réinsertion personnelle dans le plan du Créateur.
Plus « religieux » que nous, les anciens croyaient naturellement aux châtiments divins. Pour apaiser les dieux, Grecs et Romains organisaient alors des processions, offraient des sacrifices. Au cours des siècles, le christianisme en a toujours usé ainsi ; les gouvernants eux-mêmes comprenaient l’importance de la foi, de la prière et du culte du peuple pour surmonter une pestilence. Aujourd’hui, non des moindres parmi les hommes d’Église se scandalisent publiquement à l’idée que Dieu qui est la Bonté même puisse sévir. Ils ont perdu de vue que notre Père du Ciel est aussi toute Justice, et – se servant des causes secondes – libre de rappeler l’homme au respect qui Lui est dû. Étrangement, ils ont oublié que si l’Amour a présidé à toute la Création, le péché, la colère et le jugement l’ont suivi de près.
2. Fruit de nos crimes, le châtiment qui nous frappe est une révélation des droits de Dieu, mais il est aussi et inséparablement une révélation de son amour.
Pour qui refuse cet amour et demeure dans son péché, c’est une sanction qui marque sa condamnation ; mais pour celui qui reconnaît son péché, demande pardon et se convertit, c’est son salut.
Faut-il rappeler que pour nous sauver, Notre-Seigneur a subi à notre place le châtiment suprême ? Nous devons aussi, dit l’Apôtre, porter la Croix et accomplir ce qui manque à sa Passion (Col I, 24). L’amour infini que Jésus a montré par son Sacrifice sanglant nous impose de nous convertir et de nous corriger. Il y a, dit saint Thomas, deux façons de considérer le châtiment : comme une punition ou comme un remède. L’homme charnel considère le châtiment comme un jugement qui le condamne ; pour l’homme spirituel, le châtiment est une expiation dans le Christ et un jugement qui le justifie.
Nos contemporains parviendront-t-ils à comprendre que la tragique épreuve qu’ils endurent est une révélation des profondeurs du cœur de Dieu ? Offensé par la hauteur de nos péchés, le Tout-Puissant aurait très bien pu nous renvoyer à notre néant, décider de condamner le genre humain aux derniers supplices, en épargnant le petit nombre des justes. Non ! Il nous a faits libres, Il respecte notre liberté et, tel un père qui veut éduquer cette liberté, nous corrige dans la juste mesure où nous en avons besoin. (Cf. 1 Co XI, 32 ; Ga III, 23 sq.). « Mon fils, dit saint Paul, ne méprise pas la correction du Seigneur et ne perds pas courage quand tu es repris par Lui ; car le Seigneur corrige celui qu’Il aime et frappe celui qu’Il reconnaît comme son fils » (He XII, 5-6). Ah ! si tous les hommes pouvaient entendre ces paroles du Livre de la Sagesse : « Corrigés avec miséricorde, ils comprirent que Dieu met les siens à l’épreuve comme un père corrige ses enfants » (Sap XI).
« Son Nom est saint et terrible, la crainte de Dieu est le commencement de la Sagesse » (Ps CX). La crainte entendue comme synonyme du respect, de la révérence, de l’adoration dus à sa Majesté infinie.
3. Il semble que Dieu ne supporte plus la trahison, le reniement, l’abandon de poste de la part des hommes d’Église.
Il y a déjà un certain temps que les hommes d’Église développent le syndrome démocratique. Arguant du changement de paradigme, ils en sont arrivés de nos jours, à dédaigner l’enseignement du Christ pour l’estime du monde, remplacer la nécessité de la conversion par le dialogue complaisant avec les fausses religions, échanger le Dieu catholique contre le Dieu unique, promouvoir la conversion écologique au lieu de celle du cœur, substituer l’économie globale en place de celle du salut, affecter et réitérer la repentance au lieu de la contrition loyale du cœur.
Il n’est pas de notre propos de dresser une liste des erreurs doctrinales, aberrations liturgiques et débordements moraux des membres du clergé ou de la hiérarchie. Mais fallait-il que Dieu fût offensé pour utiliser la puissance de destruction de ce virus microscopique, et frapper sous nos yeux les coupables – ainsi que le dit encore le Livre de la Sagesse – par là même où ils avaient péché... Nous avons destitué le Tabernacle de la place d’honneur, nous lui avons tourné le dos pour présider l’assemblée. La table a supplanté l’autel consacré, symbole du Christ. Nous avons désappris le Sacrifice, transformé les églises en bivouacs et en trattorias. Dans la plus noble d’entre elles, nous avons cédé à l’idolâtrie en laissant adorer la Nature et la Terre. Nous en sommes arrivés à dire que la grâce de Dieu peut coexister avec une situation de péché habituel, en autorisant des communions sacrilèges à des pécheurs impénitents. Nous avons de facto promu, fertilisé, propagé un virus plus dévastateur que celui qui est apparu en Chine, puisque ce n’était pas aux corps qu’il s’attaquait, mais à nos âmes immortelles.
Et nous avons été châtiés par là où nous avions péché : les églises désolées, les sacrements impraticables, les fidèles et les pasteurs comme exilés, la Semaine Sainte prohibée, la Messe interdite, horresco referens... comme si Dieu n’en voulait plus. L’heure de sa Justice nous a surpris. Aurons-nous le temps de faire pénitence ? Ces châtiments, nous les avons mérités – et bien d’autres encore – parce que nous avons offensé notre Créateur qui a fait mourir pour nous son Fils sur la Croix, Père infiniment bon et digne d’être respecté, adoré et aimé par-dessus toute chose.
* Le livre de Mgr Tournyol du Clos, "Peut-on se libérer des esprits impurs ?" peut être particulièrement utile est à recommander à tous, il n'oublie pas la franc-maçonnerie et signale que la littérature et des objets provenant de fausses religions (bouddhas, masques africains, fers à cheval au-dessus des portes) attirent les démons dans les maisons. C'est à retenir dans une période où les multiples cadeaux de bibelots, antiquités font entrer ce genre d´objets dans les foyers. (Chire.fr)
Des libertés essentielles sont supprimées comme la liberté d'aller et venir, la liberté de réunion, de manifestation, d'entreprendre, la liberté de culte (des messes privées sont interrompues par des policiers en armes), les messes publiques sont interdites, empêchées alors que les supermarchés sont ouverts. On entre dans le règne de l'arbitraire, sans aucun contrôle :
COVID-19 : la loi organique d’urgence empêche-t-elle les recours devant le Conseil constitutionnel ?
La loi organique d’urgence face au COVID-19 inquiète plusieurs constitutionnalistes. Elle permet de différer les réponses aux recours citoyens devant le Conseil constitutionnel contestant l’état d’urgence sanitaire. C’est « une loi sans précédent qui rend moins efficace le contrôle de constitutionnalité » estime Nicolas Hervieu, enseignant à Sciences Po et spécialiste des libertés. « Gravissime » juge à son tour le professeur de droit Paul Cassia.
LE 27 MAR 2020
Par Tam Tran Huy
Le week-end dernier, le Parlement a adopté la loi organique d’urgence pour faire face à l’épidémie de COVID-19 (LOI n° 2020-290 du 23 mars 2020d'urgence pour faire face à l'épidémie de covid-19. En lecture surLegifrance. Ndlr.). Son effet est à première vue technique. Elle suspend les délais en vigueur dans l’examen d’une question prioritaire de constitutionnalité. La conséquence est potentiellement grave : cette loi permet de différer la réponse des hautes juridictions à des recours de citoyens, qui seraient poursuivis ou condamnés sur le fondement de la nouvelle loi sur l'état d'urgence sanitaire, et qui estimeraient que cet état d’urgence porte atteinte à des droits fondamentaux.
La question prioritaire de constitutionnalité (QPC), quèsaco ?
Droit nouveau entré en vigueur en 2010, la QPC permet à tout justiciable de contester, devant le juge, la constitutionnalité d’une disposition législative qui lui est appliquée. Elle est le seul moyen de contester les dispositions d'une loi après sa promulgation. La procédure prévoit deux délais : si la QPC est jugée recevable par la juridiction saisie de la demande, cette dernière la transmet au Conseil d’État ou à la Cour de Cassation. Ces hautes juridictions ont alors 3 mois pour examiner la QPC et décider de saisir le Conseil Constitutionnel. Saisi à son tour, le Conseil Constitutionnel dispose de 3 mois pour se prononcer. Tous ces délais ont été suspendus jusqu’au 20 juin 2020 par la loi organique d’urgence.
Un outil important pendant l’état d’urgence de 2015 au service des droits fondamentaux
Cette disposition est un recours important pour les citoyens qui s’estiment bafoués dans leurs droits et a fait ses preuves lors de l’état d’urgence instauré après les attentats de 2015. Saisi par des QPC, le Conseil constitutionnel a censuré certaines dispositions de la loi de 1955 sur l’état d’urgence (généralisation des contrôles d’identité et des fouilles de bagage, ou encore certaines interdictions de séjour…). Intervenir sur les délais de traitement des QPC n’est donc pas anecdotique : « C’est important d’avoir des contrôles juridictionnels efficaces dans des circonstances exceptionnelles. » souligne le spécialiste des libertés Nicolas Hervieu.
La loi organique d’urgence : une loi « sans précédent » et une situation « préoccupante »
Premier problème posé par cette loi, la suspension des délais dans lesquels les hautes juridictions doivent statuer. Cela s’inscrit dans le ralentissement général des juridictions imposé par le confinement : « Comme le confinement ralentit l’activité juridictionnelle et qu’avec une QPC, il y a des délais contraints, l’idée est de desserrer la contrainte » résume Nicolas Hervieu. Mais une suspension générale des délais est-elle pour autant justifiée ? « On pourrait déroger à ces délais pour les QPC portant sur les autres textes, mais toutes celles qui portent sur les textes d’urgence devraient être maintenues. Il n’y a déjà eu aucun contrôle de constitutionnalité a priori. » explique le professeur à Sciences Po. Si on retire ce délai, cela affaiblit le contrôle a posteriori.
Même analyse pour Paul Cassia qui juge que l’on pouvait aussi faire de l’examen de ces QPC une priorité, et que l’on pouvait réaménager les procédures de traitement au Conseil d’État et à la Cour de cassation. « Respecter la Constitution en période de crise est le signe d’un État solide. L’écarter dans une affaire où le Conseil constitutionnel est juge et partie pour des raisons de commodité est le signe que l’État est en panique. » juge-t-il sévèrement.
Un délai de 15 jours réduit à 24 h
Autre critique face à cette loi, le délai de 15 jours qui doit être respecté entre le dépôt de la loi organique et son examen par le Parlement n’a pas été respecté. Il a été réduit à… 24h ! Malgré cela, le Conseil constitutionnel a validé la procédure en invoquant les « circonstances exceptionnelles ».
« Compte tenu des circonstances particulières de l'espèce, il n'y a pas lieu de juger que cette loi organique a été adoptée en violation des règles de procédure prévues à l'article 46 de la Constitution. » explique-t-il dans sa décision.
« Appliquer les circonstances exceptionnelles à ce type de loi est gravissime » juge le constitutionnaliste Paul Cassia. « Ça ouvre la porte à tout, ça veut dire : on peut tout accepter… » Très critique envers cette loi, il a explicité tous ses griefs au nom de l’Association de défense des libertés constitutionnelles, dans une contribution extérieure envoyée au Conseil constitutionnel. Nicolas Hervieu juge tout cela « préoccupant dans un État de droit : ce n’est pas surprenant, le Conseil d’État tolère un comportement illégal en temps normal dans des circonstances exceptionnelles. Reste que c’est assez spectaculaire ».
L’absence de délais fixés n’empêche pas de statuer dans les conditions habituelles
Si les Sages ont finalement jugé « conforme » cette loi organique, ils ont aussi souligné dans leur décision que le texte « ne remet pas en cause l’exercice de ce recours ni n’interdit qu’il soit statué sur une question prioritaire de constitutionnalité durant cette période ». En clair, les citoyens peuvent poser des QPC pendant cette période, les hautes juridictions peuvent travailler rapidement mais n’y sont pas obligées. Une expression alambiquée, insatisfaisante pour l’avocat Vincent Brengarth qui estime que « le Conseil constitutionnel botte en touche ».
Les avocats William Bourdon et Vincent Brengarth ont saisi le Défenseur des droits. Entretien avec Vincent Brengarth
« Cette loi, c’est une dérive extrêmement préoccupante. C’est une sorte d’instrument pour venir neutraliser le contrôle de constitutionnalité. Sur l’état d’urgence qui a suivi les attentats de 2015, il y avait eu des censures du Conseil constitutionnel postérieures à la loi. Dans le cas présent, imaginez : des personnes peuvent être condamnées par comparution immédiate sur le fondement d’un délit dont elles auraient pu contester la constitutionnalité, notamment en termes de proportionnalité. Sans effet impératif sur les délais, la peine sera déjà exécutée avant de pouvoir être contestée devant le Conseil constitutionnel. Les QPC sont des moyens de droit essentiels aujourd’hui, d’autant plus si l’on considère les circonstances dans lesquelles cette loi a été adoptée : sans concertation, sans temps du débat…
Avec cette loi, on a dupliqué cet état d’urgence sanitaire sur l’état d’urgence de 1955, donc antérieur à la Constitution de 1958. On a donc dupliqué une loi antérieure à la Constitution et on empêche ensuite le contrôle de constitutionnalité ! Il est intéressant de constater que les situations de crise amènent à une mutation temporaire de l’Etat de droit dans un sens de restriction du contrôle juridictionnel… Il ne nous reste plus que les autorités administratives indépendantes pour rappeler le droit, dans le cadre de leurs prérogatives. Nous attendons du Défenseur des droits qu’il critique la décision du Conseil constitutionnel (de valider la loi le 26 mars) et qu’il fasse au moins une communication pour rappeler que cette loi n’empêche pas de respecter les délais habituels d’une question prioritaire de constitutionnalité. »
Publié le : 27/03/2020à 14:51 - Mis à jour le : 03/04/2020 à 16:24
Par sa décision, qui valide une violation évidente de la Constitution et conduit à lui permettre de reporter l’examen des Ordonnances prises par le gouvernement dans le cadre de l’état d’urgence sanitaire, le Conseil constitutionnel accepte que les libertés publiques soient drastiquement restreintes tout en en différant le contrôle.
Rien ne justifie une telle décision. On ne sache pas, en effet, que les membres du Conseil constitutionnel souffrent d’une incapacité à travailler en visioconférence alors qu’en même temps, ces Ordonnances valident le recours immodéré à ce moyen, souvent au préjudice des libertés et des droits de la défense.
Alors que le respect de l’Etat de droit doit prévaloir en toutes circonstances, la protection des libertés individuelles et collectives ne devrait souffrir d’aucun retard ni d’aucun empêchement.
Le Conseil constitutionnel crée ainsi une jurisprudence qui ouvre la voie à toutes les exceptions et donc à tous les renoncements.
Le Conseil constitutionnel crée une jurisprudence qui ouvre la voie à toutes les exceptions (03-04-2020)
Un avocat déclare publiquement que le confinement est illégal :
Maitre Carlo Brusa : "Le confinement est illégal !"
Le nouveau délit de violations répétées des règles du confinement, jugé illégal
par Jean-Philippe Deniau publié le 13 avril 2020 à 20h45
Le tribunal de Rennes a relaxé un prévenu qui comparaissait après avoir été verbalisé quatre fois pour être sorti de son logement sans motif dérogatoire valide. Une décision qui pourrait faire boule de neige.
« La violation du confinement se traduit par une contravention, or comme dans toute contravention, il y a un délai de recours de 45 jours. Or là, on punit les gens de s’être fait verbaliser plus de trois fois en trente jours, mais si on conteste une de ces trois contraventions, elle n’est plus définitive et on est toujours présumé innocent », poursuit Maître Sébastien Delorge. Autant d’arguments qui vont être scrutés de près par la Cour de cassation. Après avoir été saisie, elle s’est engagée le 9 avril « à répondre dans les délais les plus brefs possible » et à juger du caractère sérieux de ces QPC. Si tel était le cas, elle transmettra alors au Conseil constitutionnel qui devra alors se prononcer et statuer.
« Les deux premières QPC en ce sens ont été enregistrées en toute fin de semaine dernière et seront donc examinées les premières, lors de l’audience de la chambre criminelle du 12 mai. Pour le moment, une seule autre QPC similaire est en cours d’enregistrement, en provenance du tribunal judiciaire de Paris », a indiqué un porte-parole de la Cour de cassation, contacté par 20 Minutes.
Trois policiers font irruption dans une église parisienne pour demander l'arrêt d'une messe
Mgr Aupetit a fermement dénoncé l'incident, rappelant que la loi interdit «aux policiers d'entrer en arme dans une église».
Comme beaucoup de ses confrères en France, l'abbé Philippe de Maistre, curé de la paroisse Saint-André-de-l'Europe, à Paris (VIIIe), diffuse sur les réseaux sociaux la messe dominicale qu'il célèbre avec quelques concélébrants, confiné dans son église, pour ses paroissiens privés de messes publiques depuis le début du confinement. Mais dimanche dernier, 19 avril, alors en pleine célébration, le curé a vu avec surprise des policiers faire irruption dans son église... pour lui sommer d'arrêter la messe.
«Nous étions sept personnes : moi-même, un servant, un chantre, un organiste, et trois paroissiens pour donner la réplique et faire les lectures. Au milieu de la messe, trois policiers armés ont pénétré dans l’église, raconte le père Philippe de Maistre, encore choqué. Or, l’autorité de police dans une église, c’est le curé ! À part les pompiers, la police ne peut entrer, tant qu'elle n'est pas appelée par le curé.»
Le curé a également alerté l'archevêque de Paris, Mgr Michel Aupetit, qui a fermement dénoncé l'incident ce mercredi sur Radio Notre-Dame : «Les policiers sont entrés en arme dans l'église, or il y a interdiction formelle aux policiers d'entrer en arme dans une église. Il n'y avait pas de terroristes ! Il faut garder la tête froide et arrêter ce cirque. Sinon on va prendre la parole et (...) aboyer très fort!».
Laïcité
En effet, depuis les lois de laïcité de 1905 et de 1907, qui garantissent la liberté de culte, l'affectataire d'un lieu de culte bénéficie de pouvoirs souvent très larges. Ainsi, le prêtre est le seul en charge de la police intérieure de son église, aussi longtemps qu'il s'agit de préserver l'exercice du culte.
La police ne peut donc intervenir dans un sanctuaire qu'à la demande expresse du curé, à une exception près : si l'ordre public est menacé ; ce peut être un grave problème de sécurité, de tranquillité ou de salubrité, comme précisé dans un arrêt du Conseil d'État daté de 1993. La jurisprudence précise encore que les policiers doivent permettre aux personnes intéressées d'évacuer librement l'édifice, avant de faire usage de la force.
Une messe confinée, avec moins de dix personnes, constitue-t-elle un «trouble à l'ordre public» ? Difficile à défendre...
Un voisin aurait alerté la police
Que s'est-il passé à l'église Saint-André-de-l'Europe ? «J'ai fait le choix de continuer la messe, mais la police nous ordonnait d'arrêter. La chef des policiers a exigé qu'ils 'verbalisent le monsieur' - moi - et a laissé ses deux adjoints procéder. Mon servant d'autel, lui-même policier, a pu descendre pour dialoguer avec eux. Mais ils sont repartis au bout de vingt minutes après avoir exigé que les trois paroissiens sortent.»
À lire aussi : Confinement : verbalisations abusives et forces de l'ordre à la peine
L'abbé de Maistre, finalement, ne sera pas verbalisé. En revanche, scandalisé de cet incident en pleine célébration, il a joint la mairie du 8e, qui «a réagi très promptement» en s'entretenant avec le commissariat du 8e arrondissement, selon le père Philippe de Maistre. S'en est suivi un échange cordial entre le curé et le commissaire : «Je lui ai rappelé que les policiers n'avaient pas à interrompre une célébration et qu'ils devaient rester à l'extérieur s'ils entendaient verbaliser».
Les policiers sont entrés en arme dans l'église, or il y a interdiction formelle aux policiers d'entrer en arme dans une église. Il n'y avait pas de terroristes ! Il faut garder la tête froide et arrêter ce cirque. Sinon on va prendre la parole et (...) aboyer très fort!
Mgr Michel Aupetit sur Radio Notre Dame, le 22 avril 2020
Selon le curé de Saint-André-de-l'Europe, l'incident a pu être provoqué par un voisin qui aurait alerté la police après avoir entendu l'orgue. «J'ai trouvé sur ma boite vocale un message d'une personne qui criait : 'messe clandestine à Saint-André !'», confie l'abbé. «Cette idée que des gens font de la délation pour dénoncer des prétendues messes clandestines... Précisément, on avait fermé les portes de l'église pour dissuader les paroissiens de venir et respecter le confinement. Or, cela se retourne contre nous, car les gens ont le sentiment qu'on fait quelque chose de caché !», déplore encore l'homme d'Église.
On avait fermé les portes de l'église pour dissuader les paroissiens de venir et respecter le confinement. Or, cela se retourne contre nous, car les gens ont le sentiment qu'on fait quelque chose de caché !
Père Philippe de Maistre, curé de Saint-André-de-l'Europe
«On profite de cette crise pour remettre en question la liberté de culte», s'inquiète encore l'abbé.
Encadrement juridique flou
L'état d'urgence sanitaire n'a pas imposé la fermeture des lieux de culte pour la prière individuelle des fidèles. Le site du gouvernement, dans sa foire aux questions, indique ainsi qu'on peut se rendre dans son lieu de culte mais que celui-ci «ne peut pas accueillir de réunions de fidèles». Il ajoute que «seule la célébration d'obsèques peut donner lieu à l'accueil de la famille proche, dans la limite de 20 personnes et ce dans le respect des gestes et distance barrières.»
Mais le décret n°2020-293 du 23 mars 2020 reste flou sur la possibilité de poursuivre les messes dans les églises : dans son article 8 -IV, il précise que «Les établissements de culte (...) sont autorisés à rester ouverts. Tout rassemblement ou réunion en leur sein est interdit à l'exception des cérémonies funéraires dans la limite de 20 personnes. » Or, une «réunion» ou un «rassemblement» ne correspond pas toujours à une célébration religieuse, d'autant plus si cette dernière... reste privée.
Le 17 mars, dans sa recommandation aux évêques, Mgr Éric de Moulins-Beaufort, président de la conférence des évêques de France (CEF), indiquait ainsi qu'«aucune messe avec une assemblée, de quelque taille qu'elle soit, ne doit être célébrée», c’est-à-dire, aucune messe publique. Pour autant, «les messes (privées, NDLR) ne sont pas interdites», précise au Figaro le diocèse de Paris. Mais «elles doivent être célébrées à huis clos, sans la présence de fidèles et en respectant les gestes barrières.» Quid, alors, des messes célébrées dans une église fermée, avec un curé et ses concélébrants, diffusée sur les réseaux sociaux ? «Nous n'assimilons pas une messe célébrée à huis clos par un curé et ses vicaires à un 'rassemblement ou réunion'», estime le diocèse de Paris.
Une messe peut avoir lieu à huis clos
L'ambiguïté demeure donc sur la présence de quelques fidèles, comme ces trois paroissiens présents en l'église Saint-André-de-l'Europe, mais également lors de nombreuses autres messes en France diffusées sur les réseaux sociaux. Sollicité par Le Figaro, le ministère de l'Intérieur apporte cette précision : à l'intérieur du lieu de culte «il ne doit y avoir aucun regroupement fortuit ni rassemblement organisé. Une cérémonie cultuelle s'apparente à un rassemblement organisé.» Toutefois, précise le ministère, «un office peut être célébré par un ministre du culte, mais à huis clos, afin d'être retransmis par des médias. Le ministre du culte peut être assisté de quelques personnes, si nécessaire et dans un nombre le plus restreint possible, pour procéder à l'enregistrement de la cérémonie.» Dans ce cas, ces personnes «doivent être porteurs de l'attestation dérogatoire sur laquelle la case "déplacements professionnels" (1° du I de l'article 3) doit être cochée.»
Le ministre du culte peut être assisté de quelques personnes, si nécessaire et dans un nombre le plus restreint possible, pour procéder à l'enregistrement de la cérémonie.
Le ministère de l'Intérieur au Figaro.
Le ministère de l'Intérieur ajoute que ces règles, de portée nationale, «peuvent faire l'objet d'adaptations locales plus restrictives par les préfets, en fonction des circonstances locales»
( Fin de citation )
Note du blog Christ Roi. Quid de la cohérence de dénoncer 7 personnes séparées d'une dizaine de mètres chacune dans une église durant une messe privée par rapport au fait d'aller au supermarché rempli de gens ?
Après Roberto Mattei, après le père abbé de Fontgombault Jean Pateau, après le Père Dominique Duten, après l'Homme nouveau, le Cardinal Sarah, une autre voix dans le monde catholique, de langue anglaise cette fois-ci nous vient des Etats-Unis avec Scott Hahn, auteur contemporain, ancien presbytérien converti au catholicisme, théologien catholique, qui a publié Rome Sweet Home, De la foi de Luther à la foi de Pierre, avec son épouse Kimberly Hahn, née Kirk, qu'il épousa en 1979 et The Lamb's Supper: The Mass as Heaven on Earth. Scott Hahnest actuellement professeur de théologie à l'université franciscaine de Steubenville, une importante université catholique aux États-Unis:
Scott Hahn sur la question de savoir si le COVID-19 est une punition de Dieu
« Quand les gens demandent: "Est-ce une punition divine?"… C'est une question délicate. C'est aussi une question compliquée », a déclaré Hahn.
21 avril 2020 (LifeSiteNews) - Aujourd'hui sur mon podcast, j'ai eu le grand plaisir de parler avec le Dr Scott Hahn de son dernier livre, "Hope to Die : The Christian Meaning of Death and the Resurrection of the Body" (L'espoir de mourir : la signification chrétienne de la mort et la résurrection du corps). C'est une exploration étonnante de ce que la foi catholique enseigne sur la signification de la mort et sur notre éventuelle résurrection.
Le Dr. Hahn est connu dans le monde entier pour ses conférences pénétrantes, ses plus de 40 livres et ses influents efforts d'évangélisation. Il m'a dit aujourd'hui que la sortie de "Hope to Die" était un "timing divin" étant donné l'épidémie de COVID-19.
« J'ai appelé l'imprimeur et lui ai dit : "Arrêtez les presses ! Je dois réécrire ce dernier chapitre !" Donc... j'ai essentiellement réécrit le dernier chapitre à la lumière de cette crise que nous vivons tous en quelque sorte.»
« Vous savez, c'est étrangement bien et inquiétant pour nous», a-t-il remarqué. «Pour moi et pour ma famille, ce fut le plus long Carême que j'aie jamais connu - une période étrangement bénie et angoissante. »
« Mais maintenant que nous sommes de l'autre côté de Pâques, je suis vraiment impatient de voir le Corps mystique du Christ sortir de ce tombeau, sortir de cette crise et redécouvrir la gloire de l'Évangile. »
J'ai demandé au Dr. Hahn ce qu'il pensait de l'impact du coronavirus sur la fermeture de nos églises et sur le fait que les laïcs ne pouvaient pas accéder aux sacrements.
« Nous avons tous été pris au dépourvu [par ce virus] et nous ne voulons pas mettre en danger la vie de nos prêtres ou de nos évêques », a-t-il expliqué. « Et donc nous devons éviter toute sorte de rassemblement qui mettrait les gens en danger. »
« En même temps », a-t-il ajouté, « je suis père et je désire non seulement subvenir aux besoins de mes enfants, mais aussi les nourrir, les protéger, mais aussi de veiller à ce qu'ils soient nourris. Et donc pour moi, ne pas avoir la Sainte Eucharistie pendant la majeure partie du Carême et maintenant jusqu'au début de Pâques n'est pas une chose facile. »
« Je souhaite que nos pères spirituels, nos prêtres, soient plus créatifs en imaginant des façons de dispenser les sacrements au lieu de simplement fermer les portes. Je ne suis pas en mesure de les juger, vous savez. Ce n'est pas mon rôle. C'est bien au-delà de mon niveau de rémunération. Mais, en même temps, en tant que fils de Dieu et frère de la famille de Dieu, je peux demander à notre Père céleste de donner à nos bergers une plus grande énergie pour imaginer de manière créative les moyens de nourrir les brebis malgré tout. »
Le Dr Hahn a deux fils au séminaire qui étudient pour être prêtres pour le diocèse de Steubenville. Il a déclaré qu'il espérait que cette crise ne serait pas seulement un « appel au réveil pour examiner ce que nous avons tous parfois pris pour acquis », mais que les catholiques « saisiront l'occasion et se réapproprieront les mystères sacrés ».
« Cela nous oblige à reconnaître non seulement le caractère inévitable de nos souffrances et de notre mort, mais aussi le sens dans lequel nous pouvons reconnaître ce que Dieu veut en faire », a-t-il déclaré.
« Nous avons une peur si démesurée de la souffrance et de la mort. Et c'est compréhensible. Mais en même temps… il y a une autre vie qui n'est pas seulement humaine et naturelle, mais divine et surnaturelle. Et ce n'est pas moins précieuse, mais infiniment plus précieuse. »
Le Dr Hahn et moi avons également discuté de la question de savoir si COVID-19 est une sorte de punition de Dieu ou non.
« Eh bien, vous savez, quand les gens demandent: "Est-ce une punition divine?"… C'est une question délicate. C'est aussi une question compliquée. Vous savez, je dirais: "Dieu est-il égal avec nous? Est-ce que Dieu se venge de nous ? Non. Dieu essaie de nous ramener à Lui-même. C'est le but de la punition. Alors c'est une punition ? Eh bien, oui. Et pourquoi ? Parce que nous avons péché." »
« Nous devons voir que Dieu est un père aimant. Mais j'ai essayé de l'être aussi avec mes six enfants. Et donc quand j'ai puni mes six enfants… je n'ai pas puni les enfants du voisin - même quand c'était plus de leur faute. J'ai puni mes enfants, mais je ne les ai pas punis parce que j'ai cessé de les aimer ou que je me suis mis à les aimer de moins en moins. Non, j'ai puni mes enfants parce que ce sont mes enfants et parce que je les aime. »
« Alors, Dieu nous punit-il ? Oui, mais c'est réparateur. C'est rédempteur. Il nous purifie... La miséricorde de Dieu est lorsque Dieu nous donne ce dont nous avons besoin. Que ce soit un virus, une épidémie, un tremblement de terre ou un volcan, ou qu'un flic nous arrête et nous donne une amende pour conduite en état d'ivresse lorsque nous sommes enfin obligés d'accepter la responsabilité de toute notre liberté mal utilisée. Ce n'est pas de la colère. C'est de la miséricorde. C'est de l'amour. Et il est généralement enveloppé dans ce qui ressemble à une punition. »
La Divine Volonté en chanson : "Fusionne sans cesse dans ma volonté". Texte du Livre du Ciel. Chant Élisabeth.
Explication du sens de cette chanson :
"La Divine Volonté contient tout. Il faut comprendre que tout absolument tout est dans la Divine Volonté. Que la Divine Volonté comprend aussi la source de tout ce que Dieu à fait. Elle contient la source de tous les sacrements de tout ce que l’humanité a fait et tout ce que l’Église a fait et fera. La Divine Volonté si nous voulons en faire notre propre vie nous offre la possibilité en fusionnant en Elle de recevoir et d’avoir tout ce qu’elle possède. Tout ce qui est en Elle. Par l’acte si solennel de fusionner ou se fondre en Elle nous le possédons aussi tout ce qui appartient à la Divine Volonté. Nous sommes donc dans la possibilité d’aller à la source des sacrements. À la source de l’Eucharistie, nous avons alors cette source de l’Eucharistie comme notre propriété. Par exemple si je n’ai pas la possibilité de communier j’ai cependant la source de la communion et il ne s’agit pas seulement d’une communion spirituelle. C’est une communion réelle et vraie. Rappelons que Jésus dit que chaque acte dans la Divine Volonté est une multiplication, la multiplication de vies divines.
Jésus dit dans le volume 13, 13 août 1921 « Tu dois réaliser que, dans la mesure où tu agis dans ma Volonté, tu donnes naissance à autant de fils de ma Volonté que tu as de pensées qui te viennent, de paroles que tu dis, de travaux et d’actes d’amour que tu fais. Ces fils se multiplient sans fin dans ma Volonté. Ils traversent le Ciel et la terre, apportant au Ciel de nouvelles joies, une nouvelle gloire et un nouveau bonheur et, à la terre, de nouvelles grâces. »
Pour les messes c’est pareil. Ayant la Divine Volonté je possède toutes les messes qui se disent, se sont dites et se diront jusqu’à la fin des temps. Je les ai comme propriété et donc je peux faire l’acte de les prendre et les faire miennes. La base des rondes c’est donc la connaissance. Si je sais cela, que me manque-t-il ? Les faire mienne, en les prenant dans mon esprit, dans mon cœur. Il n’y a pas de messe ou je ne peux me rendre à la messe ? C’est dur pour beaucoup car la messe c’est que du bonheur, c’est la Présence physique de Jésus ! J’entrerais donc dans la Divine Volonté en me fusionnant en Elle, je prendrais les messes qui se sont dites, toutes les messes. Ainsi j’assisterais a toutes les messes, et prendrais le fruit de toutes les messes qui se dont célébrées.
Attention ! Cela ne veut pas dire que je n’ai pas besoin d’aller à la messe. Mais dans certaines occasions, ou comme aujourd’hui, je ne pourrais pas, et donc je pourrais faire mes rondes en fusionnant dans la Divine Volonté."
Le Pape François a demandé dans sa messe matinale à Sainte-Marthe le 17 avril de "ne pas virtualiser l’Eglise", "ne pas virtualiser les sacrements", "ne pas virtualiser le peuple de Dieu", parce que "l’Eglise, les sacrements, le peuple de Dieu sont concrets" et "que le Seigneur nous enseigne cette intimité avec Lui, cette familiarité avec Lui mais dans l’Eglise, avec le sacrements, avec le saint peuple fidèle de Dieu." Le confinement oblige à des aménagements, mais il faudra "sortir du du tunnel, pas y rester", a-t-il prévenu.
La suppression des messes et leur remplacement par des messes virtuelles ne peut donc pas durer.
Selon Aleteia, alors que le début du déconfinement a été annoncé hier soir par Emmanuel Macron pour le 11 mai, les évêques de France avaient communiqué hier matin au Premier ministre, Édouard Philippe, une série de propositions concernant la pratique cultuelle.Ce dernier devrait y répondre d’ici une dizaine de jours avec un plan détaillé sur les mesures de déconfinement. Voici les principales propositions commentées pour Aleteia par le père Thierry Magnin, secrétaire général de la Conférence des Évêques de France.
[...] Si l’heure est pour le moment à la réflexion et à la consultation dans les bureaux de Matignon, les évêques de France ont transmis au bureau du Premier ministre leurs propositions pour le déconfinement spirituel, tant attendu par les fidèles.
1
DÉFINIR UN TAUX DE REMPLISSAGE DE L'ÉGLISE
Retrouver les bancs de l'église, une réelle attente des catholiques français.
La Conférence des évêques de France (CEF) souhaite une reprise des messes publiques dès le dimanche suivant le déconfinement, soit le dimanche 17 mai. Pour cela, il est proposé que soit décidé d’un « taux de remplissage » dans les églises plutôt qu’un nombre fixe de personnes pouvant assister aux offices. « Une proposition qui nous semble judicieuse car cela permet de s’adapter à l’ensemble des églises de France qui n’ont pas la même taille », explique à Aleteia, le père Thierry Magnin, secrétaire général de la CEF. « Une église qui accueille habituellement 1.000 paroissiens pourrait ainsi en accueillir 300, si le taux décidé est d’un tiers … ». « Selon les paroisses et les possibilités, les messes pourraient aussi se succéder afin d’accueillir ceux qui n’ont pu venir au premier office ». Si cette idée de « taux » semble avoir été entendue par le gouvernement, il sera ensuite temps à chaque paroisse de s’organiser pour sa mise en place. Lors d’une visioconférence avec les différents représentants des cultes en France qui s’est tenue ce mardi 21 avril, Emmanuel Macron a d’ores et déjà affiché une certaine prudence quant à la date de reprise des cultes qui pourrait intervenir au cours du mois de juin.
2
COMMUNION À LA MAIN ET PAROISSIENS MASQUÉS
Reste encore quelques questions pratiques. Concernant la communion, s’il semble à présent exclu qu’elle soit donnée à la bouche (Ha bon et pourquoi ? Même à la main, la distanciation sociale d'au moins 1 mètre n'est pas possible. Note du blog Christ Roi), les évêques réfléchissent encore à la façon dont pourront procéder les prêtres. « Se laver les mains avant et après ? La présenter d’une autre façon ? », s’interroge le père Magnin. Autre question : l’accueil. Faudra-t-il prévoir masques et lavage de main à l’entrée pour tous ? Ou n’accepter que les paroissiens déjà masqués ? « Si les consignes nationales de déconfinement imposent le port du masque pour tous les Français, ce sera le cas bien évidemment pour entrer dans nos églises », analyse le père Magnin.
Suite : Messes, mariages, pèlerinages… Les propositions des évêques au gouvernement. ALETEIA
***
Quelques propositions aux évêques
Pourquoi la communion dans la main devrait-elle être maintenue si la communion dans la bouche semble, elle, devoir être exclue ? Dans un cas comme dans l'autre, la règle de distanciation sociale d'au moins 1 mètre empêche la communion.
Une solution consisterait à donner la communion en premier dans la main à ceux qui craignent d'être contaminés en prenant la communion, et en dernier, dans la bouche pour les autres.
Dans les deux cas (communion dans la main ou communion dans la bouche), si la règle de distanciation sociale d'au moins 1 mètre est maintenue, la communion est impossible. Et si cette règle n'est pas maintenue on ne voit pas quel argument justifierait la communion dans la main et exclurait la communion dans la bouche.
Les mains et les doigts étant des vecteurs de contagion, il n'est pas prouvé que la communion dans les mains soit plus sûre que la communion directement dans la bouche. Dans un point presse vendredi 28 février, le ministre de la Santé Olivier Véran a recommandé de ne plus se serrer la main, en raison de la diffusion du coronavirus. Une mesure que certains ont jugé excessive, même si tous ont reconnu l'utilité de geste. Olivier Véran avait alors affirmé vendredi 28 février que "l'essentiel des contaminations se faisait par les mains". (Europe 1)
Mgr Schneider, évêque auxiliaire de l’archidiocèse de Sainte-Marie à Astana (Kazakhstan), auteur d'un message sur la réception de la sainte communion en temps de pandémie, dénonçant un "abus d’autorité" et un "manque de foi" dans l'imposition de la communion dans la main le 29 février dernier, prit position pour le maintien de la communion dans la bouche parce que "La Communion dans la main n’est pas plus hygiénique que la Communion dans la bouche" :
"Personne ne peut nous contraindre à recevoir le Corps du Christ d'une manière qui comporte un risque de perte des fragments, et qui entraîne une diminution de la révérence, comme c’est le cas lorsqu’on reçoit la Communion dans la main. [...] La Communion dans la main n’est pas plus hygiénique que la Communion dans la bouche. En effet, elle peut être dangereuse sur le plan de la contagion. Du point de vue de l’hygiène, la main est porteuse d’une énorme quantité de bactéries. De nombreux agents pathogènes sont transmis par les mains. Que ce soit en serrant la main d’autres personnes ou en touchant fréquemment des objets, telles les poignées de porte ou les rampes et barres d’appui dans les transports en commun, les germes peuvent rapidement passer d’une main à une autre ; et les gens se portent alors souvent ces mains peu hygiéniques au nez et à la bouche. En outre, les germes peuvent parfois survivre pendant plusieurs jours à la surface des objets touchés. Selon une étude de 2006, publiée dans la revue “BMC Infectious Diseases”, les virus de la grippe et les virus similaires peuvent persister pendant quelques jours à la surface d’objets inanimés, comme par exemple les poignées de porte ou les rampes et les poignées dans les transports et les bâtiments publics. De nombreuses personnes qui viennent à l'église et reçoivent ensuite la sainte Communion dans leurs mains ont d’abord touché les poignées de porte ou les rampes et les barres d’appui dans les transports en commun ou dans d'autres bâtiments. Ainsi, des virus s’impriment sur la paume et les doigts de leurs mains. Puis, pendant la Sainte Messe, ils se touchent parfois le nez ou la bouche avec ces mains et ces doigts. Avec ces mains et ces doigts, ils touchent l’hostie consacrée, transférant ainsi le virus également sur l’hostie, et ils transporteront ainsi les virus par l’hostie dans leur bouche. La communion dans la bouche est certainement moins dangereuse et plus hygiénique que la communion dans la main. En effet, la paume et les doigts de la main, à défaut de lavage intense, contiennent indéniablement une accumulation de virus. L’interdiction de la Communion dans la bouche n’est pas fondée par rapport aux grands risques sanitaires de la Communion dans la main en temps de pandémie. Une telle interdiction constitue un abus d’autorité. De plus, il semble que certaines autorités ecclésiastiques utilisent la situation d’une épidémie comme prétexte. Il semble également que certaines d’entre elles éprouvent une sorte de joie cynique à propager de plus en plus le processus de banalisation et de désacralisation du très saint et divin Corps du Christ dans le sacrement eucharistique, exposant le Corps du Seigneur lui-même aux dangers réels de l’irrévérence (perte de fragments) et des sacrilèges (vol d’hosties consacrées).
"Il y a aussi le fait qu’au cours des 2000 ans d’histoire de l’Église, on ne connaît pas de cas avéré de contagion due à la réception de la Sainte Communion.
"Dans l’Église byzantine, le prêtre donne même la Communion aux fidèles avec une cuillère, la même cuillère pour tous. Et ensuite, le prêtre ou le diacre boit le vin et l’eau avec lesquels il a purifié la cuillère, qui parfois avait même été touchée par la langue d’un fidèle lors de la réception de la sainte communion. De nombreux fidèles des Églises orientales sont scandalisés par le manque de foi qu'ils constatent chez des évêques et des prêtres de rite latin lorsque ceux-ci mettent en place l'interdiction de recevoir la Communion par la bouche, interdiction faite finalement par manque de foi dans le caractère sacré et divin du Corps et du Sang du Christ eucharistique.
"Si l’Église de notre temps ne s’efforce pas à nouveau avec le plus grand zèle d’accroître la foi, la révérence et les mesures de sécurité à l’égard du Corps du Christ, toutes les mesures de sécurité pour les êtres humains seront vaines.
"Si l’Église de nos jours ne se convertit pas et ne se tourne pas vers le Christ, en donnant la primauté à Jésus, et notamment à Jésus Eucharistique, Dieu montrera la vérité de Sa Parole qui dit : « Si le Seigneur ne bâtit la maison, en vain travaillent ceux qui la bâtissent ; Si le Seigneur ne garde pas la cité, en vain la sentinelle veille à ses portes » (Psaume 126, 1-2)."
Lors de la grippe porcine de juin 2009, un catholique britannique avait demandé à la Congrégation pour le Culte divin quelles étaient lesrestrictions diocésaines contre la communion sur la langue en raison des inquiétudes liées à l'épidémie.
Dans sa réponse, la Congrégation avait alors réaffirmé que LES FIDELES ONT TOUJOURS LE DROIT de recevoir la sainte Communion sur la langue :
Source: Pro Liturgia, Actualité du vendredi 6 mars 2020.
L'Instruction Redemptionis Sacramentum (n° 92) stipule clairement que "Tout fidèle a toujours le droit de recevoir, selon son choix, la sainte communion dans la bouche."
On pourrait également multiplier les messes (des messes basses successives de 15 minutes là où il manque de prêtres) si le nombre fixé ou le taux de remplissage ne permet pas de satisfaire la demande.
Le Pape François a demandé de "ne pas virtualiser l’Eglise", "ne pas virtualiser les sacrements", "ne pas virtualiser le peuple de Dieu" (parce que "l’Eglise, les sacrements, le peuple de Dieu sont concrets"). Des initiatives proposaient d'organiser des messes en respectant les consignes sanitaires mieux que dans les supermarchés restés ouverts. Conclusion méprisante ce soir : Macron annonce qu'il confine les lieux de culte jusqu'en juin :
Coronavirus: les lieux de culte ne rouvriront pas avant le mois de juin
Le chef de l’Etat a également indiqué, au cours d’une audioconférence avec les responsables des grandes religions, qu’il n’y aurait « pas de grand rassemblement jusqu’à la fin de l’été », toujours en raisons de la pandémie.
Les lieux de culte ne rouvriront pas le 11 mai, a indiqué mardi Emmanuel Macron aux responsables des cultes, en prévoyant une évaluation vers début juin ou mi-juin pour étudier la possibilité de réouverture, ont rapporté des responsables de culte et de loges maçonniques ainsi que l’entourage du chef de l’Etat.
« Il ne s’agirait pas de rouvrir les lieux de culte le 11 mai pour deux semaines après les refermer. Le déconfinement propose une injonction paradoxale, retrouver la liberté mais avoir peur du virus. Donc il faut être très prudent dans la construction progressive de cette sortie », leur a-t-il expliqué, selon son entourage.
[...] Pour Eric de Moulins-Beaufort, président de la Conférence des évêques de France, « ce sera extrêmement progressif. On sent que la tendance générale est à une très grande prudence, en particulier dans tout ce qui pourrait être brassage de gens venus de régions différentes ».
[...] Etaient également présents, entre autres, les cultes musulman, bouddhiste, orthodoxe, ainsi que plusieurs obédiences maçonniques, la Fédération nationale de la Libre-Pensée, le Comité Laïcité République, et côté gouvernement le ministre de l’Intérieur Christophe Castaner.
Après avoir dialogué au téléphone avec le pape François (sur l'annulation de la dette des pays pauvres. Ndlr.) Emmanuel Macron s’est entretenu mardi avec des responsables de culte et de loges maçonniques, en audio-conférence, en prévoyant une évaluation vers début juin ou mi-juin pour étudier la possibilité de réouverture.
Nous l'écrivions le 7 avril à propos de l'exemple de l'"immunité collective" et du "confinement intelligent" non obligatoire en Suède qui n'a pas mis à l'arrêt son économie : "la Suède estime qu’un confinement strict est une mesure provisoire qui a trop de répercussions à long terme sur le pays, sans réelle efficacité sur le virus qui reviendra en Octobre et où un second confinement plongerait le pays dans le chaos. Un second confinement en octobre n'est simplement pas envisageable."
« [Le confinement] C'est une construction politique, [...]. Il s’agit d’un système de gestion des épidémies instauré au XIVe siècle dans les grandes villes marchandes italiennes, lors de la grande peste. Devant la panique créée par l’ampleur surprise de la gravité et de la mortalité du Covid-19, l’Italie a reproduit ce qu’elle a connu dans son histoire. Une fois terminé, la crainte du rebond est présente car c’est ce qui s’était produit en 1918 avec la grippe espagnole, puis en 1957 avec la grippe asiatique. Et si la population n’a pas développé d’anticorps… »
Or, aujourd'hui nous apprenons : "On est sur le paradoxe du confinement" : il "fallait désengorger les réa saturées" mais "il nous laisse à la case départ !"
Le déconfinement sanitaire et mental arrive aujourd'hui en France :
Selon une étude de l’Inserm, de Santé Publique France et de l’Institut Pasteur, c’est un niveau trop faible pour éviter une deuxième vague de contamination si les mesures sont levées.
Avec Afp | 21/04/20204k partages Partager Twitter
C’est un chiffre très insuffisant pour éviter une deuxième vague de l’épidémie de Covid-19. Selon une étude publiée mardi par l’Institut Pasteur, moins de 6 % des Français vont être infectés par le nouveau coronavirus d’ici au 11 mai, date de levée progressive du confinement. Selon Simon Cauchemez, auteur principal de l’étude, « pour que l'immunité collective soit suffisante pour éviter une deuxième vague, il faudrait 70% de personnes immunisées ».
Pas assez pour éviter une sortie de confinement sans problème
Le chiffre obtenu pour la population française après des modélisations mathématiques est de 5,7 %. Les auteurs admettent un intervalle d’erreur entre 3 % et 10 %, mais « que ce soit 6%, 10% ou même 20%, ça ne change pas vraiment la nature du problème, qui est que dans tous les cas, on sera très loin des 70% dont on aurait besoin pour pouvoir faire une sortie du confinement sans problème », reprend Simon Cauchemez.
Les chiffres de l’étude varient selon les régions. Dans les Hauts-de-France, entre 5 % et 6 % de la population a été contaminée. Un chiffre qui grimpe à 12 % dans des régions plus touchées comme l’Ile-de-France et le Grand-Est, selon Le Monde.
Après le confinement, retour à la case départ? Telle est la crainte des experts de l’Institut Pasteur. Ces spécialistes ont détaillé devant la presse mardi après-midi les résultats de l’étude de modélisation publiée ce matin sur le site de l'institut Pasteur* (réalisée à partir des données d’hospitalisation et de décès) qui conclut que seulement 5,7% des Français auront été infectés par le coronavirus le 11 mai. 3,7 millions de Français ont contracté le Covid-19, affirme cette étude. La fourchette de contaminations est estimée entre 2.3 et 6.7 millions. Très loin, donc, du chiffre de 70% permettant d’atteindre l’immunité collective.
"En termes d’immunité, on est quasiment comme au début de l’épidémie", a commenté Simon Cauchemez, l'auteur principal de l'étude, responsable de l'unité de Modélisation mathématique des maladies infectieuses à l'Institut Pasteur, selon qui la situation reste "difficile". "Pour que l'immunité collective soit suffisante pour éviter une deuxième vague, il faudrait 70% de personnes immunisées. On est très en-dessous", a également expliqué à l'AFP Simon Cauchemez.
"Il y a un moment où il faut se jeter à l’eau", estime le professeur d’épidémiologie Arnaud Fontanet
Le professeur d’épidémiologie Arnaud Fontanet, directeur du département de Santé globale abonde : "On est sur le paradoxe du confinement" : il "fallait désengorger les réa saturées" mais "il nous laisse à la case départ". D’où le "très très grand défi", selon les mots du Dr Cauchemez, des semaines à venir : "remplacer le confinement par des mesures supportables" mais "tout aussi efficaces" : distanciation sociale forte, mesures barrières, dépistage massif et notamment, détection et isolement des personnes ayant été en contact avec les malades, applications de traçage etc.
Il faut "garder la même pression sur le virus", a résumé Arnaud Fontanet, tout en retrouvant "une vie sociale et économique." Quitte à se retrouver confrontés à une deuxième vague. "Il y a un moment où il faut se jeter à l’eau", a répondu Arnaud Fontanet, un confinement éternel (un confinement général obligatoire. Ndlr.) n’est pas possible."
( Fin de citation )
***
Edit. 21H05. En Suède [pays où il n'y a pas eu de confinement général. Ndlr.], Stockholm a passé le pic de l'épidémie de coronavirus, selon les autorités sanitaires
Les autorités sanitaires suédoises ont estimé mardi que la région de Stockholm, épicentre de l'épidémie de nouveau coronavirus dans le pays, a passé le pic du virus la semaine dernière. Selon un rapport de l'Agence publique de santé, 86.000 habitants de la capitale suédoise et sa région - sur 2,3 millions de personnes - étaient potentiellement porteurs du virus au 15 avril, date à laquelle le pic a été enregistré.
[...] «Selon ce modèle, le pic a été atteint à ce moment-là, nous pouvons ensuite nous attendre à une baisse du nombre quotidien de cas - mais cela ne signifie pas pour autant que l'infection s'est arrêtée», a déclaré Anders Wallensten, épidémiologiste adjoint de l'agence, lors d'une conférence de presse.
***
France Tv Info publié le 20/04/2020
Le gouvernement suédois continue de parier sur la stratégie de l’immunité collective, selon laquelle près de 60% de la population contracte le virus et développe des anticorps, ce qui protégerait mécaniquement les 40% restants.
L’épidémiologiste qui conseille les pouvoirs publics, Anders Tegnell, persiste et signe et demeure confiant dans cette stratégie. Selon lui, la capitale Stockholm, est proche d’avoir atteint cette immunité collective, et le pays tout entier pourrait l’atteindre le mois prochain. La Suède maintient donc ce pari en se disant qu’elle sortira aussi économiquement moins affaiblie de la crise, puisqu’elle n’a pas vraiment mis ses activités à l’arrêt. ( FranceTvInfo )
***
Selon l'outil de suivi du covid-19 de Bing, nous avons vu que, au 12 avril, il y avait en France 0.02079249594% de décès par rapport à la population totale (67 millions), et qu'en Suède il y avait 0.00747572815% de décès par rapport à la population totale (10 millions). Cela faisait alors quasiment trois fois plus de morts en France en confinant qu'en Suède, en ne confinant pas.
Au 21 avril, neuf jours plus tard, alors que la Suède a annoncé que sa capitale a passé le pic de l'épidémie, l'écart a diminué : le nombre de décès du coronavirus en Suède est de 1 765 (soit 0,01765% de la population totale) et le nombre de décès du coronavirus en France est de 20 796 (soit 0.03103880597% de la population totale). Il y a donc, après un mois de confinement, près de 1,8 fois plus de morts en France (pays qui confine et n'a pas d'immunité collective), qu'en Suède (pays qui ne confine pas et qui a développé une immunité collective).
L'autre différence est que l'un a mis son économie à l'arrêt, l'autre non.
Ces chiffres non médiatisés et calculés sur un blog gratuit et non professionnel donnent le vertige.
Sainte-Marthe : attention à une foi « virtuelle » (Traduction complète)
La familiarité avec le Seigneur se vit en communauté et avec les sacrements
AVRIL 17, 2020 15:37ANNE KURIANPAPE FRANÇOIS
En ce temps de pandémie et de confinement, le pape François a mis en garde contre le danger d’une foi « virtualisée », sans la pratique des sacrements et sans la communauté, en célébrant la messe matinale, ce 17 avril 2020.
En directe streaming depuis la chapelle de la Maison Sainte-Marthe, le pape a médité dans son homélie sur « la familiarité » du chrétien avec le Seigneur : mais il s’agit d’une familiarité « toujours communautaire », a-t-il ajouté. « Oui, elle est intime, elle est personnelle mais en communauté. Une familiarité sans communauté, une familiarité sans le Pain, une familiarité sans l’Eglise, sans le peuple, sans les sacrements, est dangereuse. Elle peut devenir une familiarité – disons-le – gnostique, une familiarité seulement pour moi, détachée du peuple de Dieu. »
Le confinement oblige à des aménagements, mais il faudra « sortir du tunnel », pas « y rester », a-t-il prévenu.
Voici notre traduction de l’homélie du pape.
Homélie du pape François
Les disciples étaient des pêcheurs : Jésus les avait appelés pendant leur travail. André et Pierre travaillaient avec leurs filets. Ils laissèrent leurs filets et suivirent Jésus (cf. Mt 4,18-20). Jean et Jacques, pareil : ils laissèrent leur père et les jeunes qui travaillaient avec eux et ils suivirent Jésus (cf. Mt 4,21-22). L’appel s’est fait dans leur métier de pêcheurs. Et ce passage de l’Évangile d’aujourd’hui, ce miracle de la pêche miraculeuse nous fait penser à une autre pêche miraculeuse, celle que raconte Luc (cf. Lc 5,1-11) où il est arrivé la même chose. Ils ont pris du poisson, alors qu’ils pensaient ne rien avoir. Après sa prédication, Jésus a dit : “Avance au large” – “Mais nous avons peiné toute la nuit sans rien prendre !” – “Allez”. “Sur ta parole – dit Pierre – je vais jeter les filets.” Il pêchèrent une telle quantité – dit l’Évangile – qu’il furent saisis d’“un grand effroi” (cf. Lc 5,9), par ce miracle. Aujourd’hui, dans cette autre pêche, on ne parle pas d’effroi. On voit un certain naturel, on voit qu’il y a eu du progrès, un cheminement dans la connaissance du Seigneur, dans l’intimité avec le Seigneur ; je dirais que c’est le mot juste : dans la familiarité avec le Seigneur. Quand Jean vit cela, il dit à Pierre : “C’est le Seigneur !”, et Pierre s’habilla et se jeta à l’eau pour aller vers le Seigneur (cf. Jn 21,7). La première fois, il s’était agenouillé devant Lui : “Éloigne-toi de moi, Seigneur, car je suis un homme pécheur.” (cf. Lc 5,8). Cette fois-ci il ne dit rien, c’est plus naturel. Personne ne demandait : “Qui es-tu ?”. Ils savaient que c’était le Seigneur, la rencontre avec le Seigneur était naturelle. La familiarité des apôtres avec le Seigneur avait grandi.
Nous aussi chrétiens, dans notre chemin de vie, nous sommes en marche, nous progressons dans la familiarité avec le Seigneur. Le Seigneur, pourrais-je dire, est un peu “sans façons”, mais “sans façons” parce qu’il marche avec nous, nous savons que c’est Lui. Ici personne ne lui a demandé “qui es-tu ?”: ils savaient que c’était le Seigneur. Le chrétien a une familiarité quotidienne avec le Seigneur. Ils ont sûrement pris leur petit-déjeuner ensemble, avec du poisson et du pain, ils ont certainement parlé de beaucoup de choses avec naturel.
Cette familiarité des chrétiens avec le Seigneur est toujours communautaire. Oui, elle est intime, elle est personnelle mais en communauté. Une familiarité sans communauté, une familiarité sans le Pain, une familiarité sans l’Eglise, sans le peuple, sans les sacrements, est dangereuse. Elle peut devenir une familiarité – disons-le – gnostique, une familiarité seulement pour moi, détachée du peuple de Dieu. La familiarité des apôtres avec le Seigneur était toujours communautaire, signe de la communauté. Elle allait toujours avec le sacrement, avec le Pain.
Je dis cela parce que quelqu’un m’a fait réfléchir sur le danger de ce que nous sommes en train de vivre en ce moment, de cette pandémie qui nous a conduits à tous communiquer même religieusement à travers les médias, à travers les moyens de communication ;même cette Messe, nous sommes tous en communication, mais pas ensemble, spirituellement ensemble… Il y a un grand peuple : nous sommes ensemble, mais pas ensemble. Le sacrement aussi : aujourd’hui vous avez l’Eucharistie, mais les personnes qui sont connectées avec nous n’ont que la communion spirituelle.Et ce n’est pas l’Eglise : c’est l’Eglise d’une situation difficile, que le Seigneur permet, mais l’idéal de l’Eglise est toujours avec le peuple et avec les sacrements. Toujours.
Avant Pâques, quand est sortie la nouvelle que j’allais célébrer Pâques dans la basilique Saint-Pierre vide, un évêque m’a écrit – un bon évêque : bon – et il m’a réprimandé. “Mais comment cela, Saint-Pierre est si grande, pourquoi ne pas mettre au moins 30 personnes, pour que l’on voie du monde ? Il n’y aura pas de danger …”. Je pensai : “Mais qu’a-t-il en tête pour me dire ça ?”. A ce moment-là je n’ai pas compris. Mais comme c’est un bon évêque, très proche du peuple, il voulait me dire quelque chose. Quand je le verrai, je lui demanderai. Puis j’ai compris. Il me disait : “Attention à ne pas virtualiser l’Eglise, à ne pas virtualiser les sacrements, à ne pas virtualiser le peuple de Dieu. L’Eglise, les sacrements, le peuple de Dieu sont concrets. C’est vrai qu’en ce moment nous devons faire cette familiarité avec le Seigneur de cette façon, mais pour sortir du tunnel, pas pour y rester. Et c’est la familiarité des apôtres : pas gnostique, pas viralisée(la traduction doit être "pas virtualisée". Ndlr.), pas égoïste pour chacun d’eux, mais une familiarité concrète, dans le peuple. La familiarité avec le Seigneur dans la vie quotidienne, la familiarité avec le Seigneur dans les sacrements, au milieu du peuple de Dieu. Ils ont fait un chemin de maturité dans la familiarité avec le Seigneur apprenons à le faire nous aussi. Dès le premier moment, ils ont compris que cette familiarité était différente de celle qu’ils imaginaient, et ils sont arrivés à cela. Ils savaient que c’était le Seigneur, ils partageaient tout : la communauté, les sacrements, le Seigneur, la paix, la fête.
Que le Seigneur nous enseigne cette intimité avec Lui, cette familiarité avec Lui mais dans l’Eglise, avec le sacrements, avec le saint peuple fidèle de Dieu.
Traduction de Zenit, Anne Kurian
AVRIL 17, 2020 15:37PAPE FRANÇOIS
(Fin de citation)
***
Un article de DIAKONOS.BE rapporte la même information :
Les messes du Pape, comme tant de messes dans de nombreuses paroisses, sont retransmises de façon électronique. Celles de François atteignent des indices d’écoute très élevés,
Pourtant, le Pape François a commencé à avoir de sérieuses craintes. Le succès apparent de ces messes télévisées recèle en effet un danger que de nombreux catholiques ont déjà dénoncé. Il s’agit du danger que le sacrement bascule du réel au virtuel et donc qu’il se dissolve.
Et donc, dans son homélie pendant la messe à Sainte-Marthe du 17 avril, le Pape François s’est lâché et a expliqué qu’une Église « virtualisée » n’est plus la véritable Église, faite de personnes et de sacrements. Malheur – a-t-il martelé – si quand cette pandémie cessera, devait demeurer l’idée « gnostique » d’une Église digitale plutôt que réelle.
Un article de Sandro Magister, journaliste et vaticaniste à l'Espresso
Le 12 mars dernier, le Pape François avait fait fermer toutes les Églises de son diocèse de Rome à cause de la pandémie de coronavirus. Mais il s'était tout de suite ravisé et, le jour suivant, il les a fait rouvrir.
L’interdiction n’en est pas moins restée, à Rome et dans toute l’Italie, de célébrer des messes en présence des fidèles. Et le Pape est le premier à s’être plié à cette règle. Depuis plusieurs semaines déjà, ses messes à Sainte Marthe en semaine et à Saint-Pierre lors des solennités sont célébrées en privé, tout comme la mémorable bénédiction avec le Saint-Sacrement du vendredi 27 mars au soir, depuis une place Saint-Pierre déserte et baignée par la pluie.
Après cette homélie du Pape François à Sainte Marthe le 17 avril mettant en garde contre une "familiarité gnostique", les évêques de France, qui avaient anticipé les mesures de confinement du gouvernement, à présent "réfléchissent à la reprise des messes" :
"[L]e conseil permanent de la Conférence des évêques de France, qui regroupe dix évêques, va se réunir ce mardi afin de faire des propositions pour une reprise sans doute progressive des messes publiques."
« Nous allons faire des propositions à l’État pour envisager les différentes phases de déconfinement », a indiqué à Aleteia le père Thierry Magnin, secrétaire général de la Conférence des évêques de France (CEF). Dans cette optique, la CEF rencontre les services de Matignon ce lundi 20 avril et tiendra, en visioconférence, ce mardi 21 avril, son conseil permanent avec dix de ses évêques, afin de faire des propositions concrètes concernant le déconfinement.
S’il y a encore beaucoup de questions sur les modalités à mettre en place, une chose est certaine, « on ne peut plus attendre des mois et des mois, l’attente spirituelle est immense, nous souhaitons reprendre la célébration des messes, par étape », assure le père Thierry Magnin. Pour cela, les évêques proposeront sans doute des adaptions pratiques, par exemple permettre les messes de moins de 100 personnes, ou encore la distance à respecter entre les paroissiens. Reste encore à trouver comment proposer la communion, dans le respect des gestes barrières.
[Note du blog Christ Roi. Une solution consisterait à donner la communion en premier dans la main à ceux qui craignent la contamination, et en dernier dans la bouche à ceux qui ne craignent pas de tomber malade. Sinon, pour respecter les gestes barrières, il reste de ne pas communier du tout, se contenter d'une "communion spirituelle", ce qui ne pourra pas durer non plus : "les personnes qui sont connectées avec nous n’ont que la communion spirituelle.Et ce n’est pas l’Eglise : c’est l’Eglise d’une situation difficile, que le Seigneur permet, mais l’idéal de l’Eglise est toujours avec le peuple et avec les sacrements. Toujours. [...] En ce moment nous devons faire cette familiarité avec le Seigneur de cette façon, mais pour sortir du tunnel, pas pour y rester. Et c’est la familiarité des apôtres : pas gnostique, pas virtualisée, pas égoïste pour chacun d’eux", a dit le Pape François.]
[...] ». Si la CEF se dit admirative de toutes les belles initiatives qui sont nées ici ou là, pour permettre de vivre spirituellement ce confinement, « rien ne remplace nos églises et la possibilité d’y vivre physiquement les sacrements ».
Dans une video publiée hier, de jeunes Autrichiens s'adressent aux évêques :
"Des petits magasins ont le droit d'ouvrir. Des magasins essentiels étaient ouverts pendant tout ce temps de confinement.
Le Pape François dit : l'Eglise est concrète, elle ne peut pas rester virtuelle.
Nous voulons appuyer nos bergers, nous nous mettons à leur disposition.
(En respectant les règles sanitaires) Nous allons rendre les églises plus sûres que quelconque supermarché. S'ils vous plaît, redonnez-nous la Sainte Messe !"
Dans la gestion du coronavirus, les Français ne sont pas contre les mesures sanitaires collectives à condition que celles-ci ne changent pas tous les trois ou quatre jours !
Voici en effet un montage video montrant la succession ininterrompue de déclarations contradictoires venant de ministres du gouvernement ou de diverses personnalités en responsabilité.
A tout le moins ce qui en ressort est soit un amateurisme affligeant dans cette gestion du coronavirus, soit une succession de mensonges plus énormes les uns que les autres. Ce qui est gravissime à l'heure où le gouvernement par la voix de Jérôme Salomon annonce chaque soir le nombre des morts.
Zapping récapitulatif des déclarations du gouvernement sur les masques
Extraits :
"Ce confinement général, il faut bien le comprendre, c'est déjà notre première défaite. Parce que si on avait eu assez de tests, assez de masques et assez de lits avec les appareils de réanimation suffisants, on n'aurait pas eu besoin de confiner toute la population. D'autres pays l'ont fait, la Corée du Sud, Taïwan, on en a parlé hier."
"Pour la population en général, il n'y a aucune indication à porter un masque aujourd'hui. Le masque bleu ne protège de rien. Et par ailleurs, nous avons des dizaines de millions de masques en stock en cas d'urgence de santé publique pour l'émergence d'un virus ou d'une bactérie. Donc, tout cela est parfaitement géré par les autorités et si un jour il fallait porter un masque nous distribuerions des masques. Il n 'y a absolument aucune raison à aller en acheter en pharmacie."
Agnès Buzyn, Ministre des solidarités et de la Santé, Le Grand Jury LCI RTL, 26 janvier 2020
"Sur l'utilisation des masques, d'abord, aujourd'hui comme demain, je l'ai déjà dit, une personne asymptomatique qui se rend dans des lieux publics, qui se déplace en transports en commun, n'a pas à porter de masque... Ce n'est pas nécessaire."
Olivier Véran, Ministre de la Santé et des solidarités, Afp le 26/02 2020
"Personne, et je le dis et le redirai chaque jour parce que c'est important, personne n'a besoin de porter un masque si un médecin ne vous demande pas d'en porter un.
Olivier Véran, Ministre de la Santé et des solidarités, le 29/02 2020
"Le port du masque, en population générale, dans la rue, cela ne sert à rien."
Edouard Philippe, Tf1 le 13 mars 2020
"Tous ceux qui n'étant pas personnel soignant, pourront trouver, avec des masques garantis, une bonne façon de s'équiper."
Edouard Philippe, LCI le 28 mars 2020
"Je ne pense pas que le coup efficacité de la mesure (que tout le monde mette des masques) soit en faveur du masque pour tout le monde."
Karine Lacombe, chef du service des maladies infectieuses à l'hôpital Saint-Antoine à Paris, LCI, 17 mars 2020
"Le fait que tout le monde porte un masque, évidemment cela protège tout le monde."
Karine Lacombe, chef du service des maladies infectieuses à l'hôpital Saint-Antoine à Paris, LCI, 04 avril 2020
"Les Français ne pourront pas acheter de masques dans les pharmacies parce que ce n'est pas nécessairequand on n'est pas malade."
Sibeth Ndiaye, Porte-parole du gouvernement, Conseil des ministres du 17 mars, Bfmtv, le 17 mars 2020
"Nous recherchons tous des masques chirurgicaux, tous des masques FFP2. Et donc, il y a évidemment des tensions d'approvisionnement qui existent. Nous avons fait la transparence pleine et entière. Nous sommes extrêmement attachés à dire les choses telles qu'elles sont, au moment où nous les savons."
Sibeth Ndiaye, Porte-parole du gouvernement, Conseil des ministres du 17 mars, LCI 04 avril 2020
"Le lavage des mains et le port de masques sont très utiles pour éviter la transmission des virus par gouttelettes."
Jérôme Salomon sur LCI 21, janvier 2020
"Il ne faut pas mettre de masque quand on n'est pas professionnel de santé."
Jérôme Salomon sur LCI, 17 mars 2020
"Si nous avons des masques, nous encourageons effectivement le grand public, s'il le souhaite, à porter des masques, en particulier ces masques alternatifs qui sont en cours de production."
Jérôme Salomon sur France 2, 04 avril 2020
"Il y a bel et bien un changement de discours."
David Pujadas, commentant l'actualité sur LCI, le 04 avril 2020.
"Porter un masque toute la journée et partout, c'est une des stratégies qui avaient été proposées par certains pays asiatiques justement pour éviter des mesures de confinement. C'est deux stratégies très différentes. Si effectivement nous étions tous protégés en permanence, si on ne se touchait pas, si on se lavait les mains et si on savait porter un masque, cela pourrait être une stratégie."
Jérôme Salomon sur Bfmtv le 20 mars 2020
"Et vous savez quoi ? Moi je ne sais pas utiliser un masque. Je pourrais dire 'je suis ministre je pourrais porter un masque'. Mais en fait je ne sais pas l'utiliser."
Sibeth Niaye, Porte-parole du gouvernement, Bfmtv 20 mars 2020
"On me dit qu'Emmanuel Macron arrive à l'instant. Emmanuel Macron qui met un masque, et qui arrive à Mulhouse sur ce parking à côté de l'hôpital civil, l'hôpital de campagne militaire qui a été déployé en un temps record."
Bfmtv 25 mars 17h31
"Dire les maques ne servent à rien, en sachant que c'est faux, expose les gens qui font confiance, et expose les gens à des risques immédiats de morts ou de blessures. ... Et l'article 221-6 combiné au 121-3 du code pénal fait que tous ceux qui ont pris cette décision et l'on fait appliquer devraient normalement être poursuivis. "
Cercle Aristote, Entretien avec Régis de Castelnau du 03 avril 2020
"Lorsqu'on engage une guerre, on s'y engage tout entier."
Emmanuel Macron sur Bfmtv le 25 mars 2020
"Il faut rappeler qu'au moment de justifier les élections municipales, il a bien été répété que toutes les dispositions avaient été mises en place, qu'il n'y avait aucun problème (pour organiser ce premier tour d'élection), etc. Et on a appris cinq, six, sept jours plus tard qu'effectivement il y avait des assesseurs qui étaient positifs au covid-19."
Cercle Aristote, Entretien avec Régis de Castelnau du 03 avril 2020
"Quand j'ai quitté le ministère j'avais tout préparé malgré une inertie. ... L'hôpital va avoir besoin de moi. Il va y avoir des milliers de morts."
Agnès Buzyn, candite LREM à la mairie de Paris, citée sur BFMTV le 17 mars 2020, premier jour du confinement
"C'est quand même une ministre de la Santé qui laisse partir le 17 février, 17 tonnes de matériel médical vers la Chine. Alors que le 30 janvier elle sait qu'il y aura un tsunami viral sur la France, et le 19 février elle ne le sait plus ?"
Sud Radio 18 mars 2020
Note du blog Christ Roi. "Cet envoi de matériel a-t-il eu lieu ? Oui, comme en témoigne un communiqué du ministère des Affaires étrangères, daté en effet du 19 février dernier. "La France a décidé de manifester sa solidarité à l’égard du peuple chinois confronté à l’épidémie de Coronavirus", précise le quai d'Orsay.
"Un Airbus A 380 affrété par la France a décollé ce soir de l’aéroport de Paris-Charles-de-Gaulle à destination de Wuhan", précise encore le communiqué. "Cet appareil transporte des équipements médicaux dédiés à la lutte contre le coronavirus destinés aux personnels soignants mobilisés, qui luttent contre l’épidémie de coronavirus." Il s'agissait alors d'un "fret de solidarité", qui comprenait "17 tonnes" de matériel : "notamment des combinaisons médicales de protection, des masques, des gants et des produits désinfectants".
Emmanuel Macron, dans son allocution télévisée lundi 13 avril 2020 :
"Comme tous les pays du monde, nous avons manqué de blouses, de gants, de gels hydro alcooliques. Nous n’avons pas pu distribuer autant de masques que nous l’aurions voulu pour nos soignants, pour les personnels s’occupant de nos aînés, pour les infirmières et les aides à domicile.
... Les commandes sont désormais passées. Surtout, nos entreprises françaises et nos travailleurs ont répondu présent et une production, comme en temps de guerre, s’est mise en place : nous avons rouvert des lignes pour produire et nous avons réquisitionné.
D’ici trois semaines, nous aurons, imaginez-le, multiplier par cinq la production de masques pour nos soignants en France et nous aurons produit 10 000 respirateurs supplémentaires de plus sur notre sol. Ces respirateurs si précieux en réanimation.
Grâce à ces efforts, nous saurons faire face et nous allons continuer à distribuer davantage d’équipements.
Mais comme vous, j’ai vu des ratés, encore trop de lenteur, de procédures inutiles, des faiblesses aussi de notre logistique. Nous en tirerons toutes les conséquences, en temps voulu, quand il s’agira de nous réorganiser."
Sibeth Ndiaye a réuni les plateformes numériques pour faire le point sur la lutte contre les fausses informations et les contenus haineux, en forte hausse durant cette crise sanitaire.
Tweet du 13 avril 2020
[Au vu de ses déclarations contradictoires, Sibeth Ndiaye s'auto-embastillera-t-elle pour ses multiples déclarations contradictoires mettant en danger la santé et la vie des Français ? Nldr.]
"Il (Emmanuel Macron) se met à l'extérieur des critiques : 'J'ai vu comme vous, les ratés', et il se met à l'intérieur de la résolution de ces critiques ('Nous en tirerons toutes les conséquences, en temps voulu'). Il fait comme si les problèmes n'étaient pas de son ressort. Donc il n'est pas comptable des critiques. En revanche, il est comptable de l'amélioration du système après coup. Cela ce n'est pas possible. En termes de rhétorique (c'est un sophisme ! Ndlr.), c'est de la déresponsabilisation. ... Dès qu'il y a eu des difficultés il les as vues, ce n'est pas de sa faute, dès qu'il y a des réussites c'est nous, collectivement,... voire même 'je', puisque la dernière partie du discours est au 'je'."
Analyse de l'allocution télévisée de Emmanuel Macron du 13 avril, par Clément Viktorovitch, Canal + , 13 avril 2020
"Nous avons été plutôt, je crois, dans l'anticipation de ce qu'il s'est passé. Je crois qu'on a pris dès le début la mesure de cette crise. Je crois que l'on ne peut pas dire qu'il y a eu un défaut d'anticipation de cette crise. Bien au contraire."
Sibeth Ndiaye, Porte-parole du gouvernement, RMC Bfmtv, 23 mars 2020
"On ne va pas fermer toutes les écoles de France. Comme quand il y a une épidémie de grippe en France, on ne ferme pas toutes les écoles de France. Il n'y a franchement pas de raison d'annuler ces élections. On ne va pas arrêter la vie de la France."
Sibeth Ndiaye, Porte-parole du gouvernement sur France Inter le 04 mars 2020
Le cardinal Robert Sarah a appelé à des "clarifications" de certaines parties de l'interprétation de Vatican II afin d'empêcher des lectures qui représentent "une rupture avec la foi". L'ancien préfet de la Congrégation pour le Culte Divin et la Discipline...
Cf. https://cardinalnewmansociety.org/lgbtq-affirming-lavender-graduations-persist-at-prominent-catholic-colleges/
7 mai 2026/ par Adam Cassandra Au moins 16 universités catholiques à travers les États-Unis organisent ce printemps des "remises de diplômes...
Le baptême est le sacrement d'entrée dans l'Église catholique, la porte par laquelle une personne entre dans la vie de la grâce et devient membre du Corps du Christ. Institué par Jésus Lui-même lorsqu'Il commanda aux apôtres de faire des disciples de...
Sainte Solange, Patronne du Berry et des enfants, dans Le Petit Livre des Saints, Éditions du Chêne, tome 2, 2011, p. 179.
Jeune et jolie bergère près Bourges (Cher), fille d'un pauvre vigneron, Solange est d'humeur joyeuse. Solongia (ou Solange, comme...
Saint Pacôme, dans Le Petit Livre des Saints, Éditions du Chêne, tome 2, 2011, p. 154
Saint Pacôme, Instituteur des Cénobites , naquit en 292 en Égypte, dans la Haute-Thébaïde, de parents idolâtres, comme une rose au milieu des épines. Ses parents l'élevèrent...
Les fruits de la Messe désignent les bienfaits spirituels et les grâces qui découlent du Sacrifice eucharistique. En tant que réprésentation non sanglante du sacrifice du Christ sur le Calvaire, la Messe possède une valeur infinie en sa source, tout en...
Un document important, rédigé par un prêtre et un avocat canoniste, vient d'être publié sur Rorate. Pour ceux qui suivent la question de la FSSPX, c'est une lecture incontournable.
Introduction En juillet 2026, la Fraternité Sacerdotale Saint-Pie-X (FSSPX)...
L'accumulation de péchés véniels dans l'âme finit par créer une montagne obscurcissant la lumière de la grâce en nos âmes.
Dans la tradition catholique, la confession de dévotion se réfère à la réception fréquente du sacrement de pénitence, même lorsqu'une...
Sainte Gisèle, Épouse de saint Étienne de Hongrie et mère de saint Émeric (+1060) Sainte Gisèle étaient l'épouse du roi saint Étienne de Hongrie, un prince d'une grande bonté et qui, dit-on, était toujours d'humeur joyeuse. Elle participa avec lui à l'évangélisation...
Mise à jour permanente Nous avions vu au mois de juillet dernier que Léon XIV poursuivait la mise en oeuvre du synodalisme. Voici les dernières nouvelles de l'état de nécessité : des évêques choisis de manière ascendante par la grâce démocratique dans...