Religieuse et mystique catholique, appartenant à l'ordre des Augustines, née le 8 septembre 1774 à Coesfeld (principauté épiscopale de Münster) et morte le 9 février 1824 à Dülmen (province de Westphalie). Vénérée comme bienheureuse par l'Église catholique depuis 2004, elle est commémorée le 9 février selon le Martyrologe romain.
"La vie d'Anna Katharina fut caractérisée par une profonde union avec le Christ; les stigmates qu'elle portait en furent la preuve. Elle éprouva également une profonde dévotion à l'égard de Marie. A travers la foi et l'amour elle servit l’œuvre de la rédemption."[1]
"J'ai vu arriver un nouveau pape avec une procession. Il était beaucoup plus jeune et plus austère que le précédent. Il a été reçu avec une grande solennité. (...) Ce devait être une double grande célébration ecclésiastique : un jubilé général... Avant que le pape ne commence la célébration, il avait déjà préparé ses gens, qui ont expulsé sans aucune opposition un certain nombre de nobles et de petits clercs de la foule rassemblée. Et il a pris à son service des personnes complètement différentes, clercs et laïcs". (D'après une vision de la bienheureuse Anna K. Emmerich, 1820)
Dotée du don de connaissance des choses sacrées (hiérognosie), des phénomènes extraordinaires se sont produits dans sa vie. Par exemple, elle pouvait donner le nom de saints dont les reliques étaient contenues dans des reliquaires fermés qu'on lui apportait dans sa chambre, mais qu'elle ne connaissait pas du tout ; elle indiquait également s'il y avait une relique inauthentique parmi elles. [2]
"La bienheureuse Anne-Catherine Emmerick ne nous a laissé que trois lettres dont l’authenticité soit sûre. Les autres écrits, qui lui sont attribués par erreur, ont des origines diverses : les « visions » de la Passion du Christ ont été annotées, réélaborées très librement et sans contrôle par l’écrivain allemand Clemens Brentano et ont été publiées en 1833 sous le titre La douloureuse passion de Notre Seigneur Jésus-Christ. […] Les œuvres en discussion ne peuvent donc pas être considérées comme des œuvres écrites ou dictées par Anne-Catherine Emmerick ni comme des transcriptions fidèles de ses déclarations et de ses récits, mais comme une œuvre littéraire de Brentano qui a procédé à de telles amplifications et manipulations qu’il est impossible d’établir quel est le véritable noyau attribuable à la bienheureuse"[3]. Cela n'empêche pas le pape Jean-Paul II de mentionner La Douloureuse Passion dans le décret officiel de béatification
Elle est béatifiée le par le pape Jean-Paul II.
La fête de Anna Katharina Emmerick a lieu le 9 février, jour de son décès. [4]
Sources:
[1] https://nominis.cef.fr/contenus/saint/10180/Bienheureuse-Anna-Katharina-Emmerick.html
[2] https://x.com/RomanoSace57080/status/1922824321849811244
[3] L'Osservatore Romano du 7 octobre 2004.
[4] https://fr.wikipedia.org/wiki/Anne_Catherine_Emmerich
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