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27 septembre 2012 4 27 /09 /septembre /2012 14:03

http://fr.rian.ru/images/19616/38/196163840.jpg"Nos partenaires [occidentaux] n'arrivent pas à s'arrêter. Après avoir semé le chaos dans de nombreuses régions, ils poursuivent la même politique dans d'autres pays, notamment en Syrie", a déclaré le chef de l'Etat.

En visite dans la région de Riazan (200 km au sud-est de Moscou), M. Poutine a été prié de faire connaître sa position sur les événements au Proche-Orient, y compris en Syrie.

"Notre position consiste à encourager les changements pour le mieux dans tous les pays. Il ne s'agit pas d'imposer - surtout par la force - ce que nous croyons juste, mais de stimuler le développement de l'intérieur", a indiqué le président.

"Nous avons prévenu qu'il fallait agir avec circonspection, sans rien imposer par la force pour ne pas provoquer le chaos. Et qu'est-ce que nous voyons aujourd'hui? Nous voyons une situation proche du chaos", a conclu le chef de l'Etat russe.

 

Source: http://fr.rian.ru/world/20120927/196163804.html

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27 septembre 2012 4 27 /09 /septembre /2012 11:52

http://m.ruvr.ru/data/2012/09/27/1287866104/4h_50535207.jpgUn cortège de quelque 70 000 personnes s'est dirigé hier vers le parlement grec. Pour arrêter la foule prête à prendre le bâtiment d'assaut la police a utlisé les gaz lacrymogènes. Les manifestants ont répondu par des jets de pierres et de cocktails Molotov.

 

Les médias grecs font état de plus de 100 interpellations, 20 personnes ont été arrêtées et seront traduites en justice. (1)

 

 

En Espagne, des affrontements sérieux ont eu lieu mardi soir 25 septembre, tard dans la nuit. Là aussi, des manifestants se sont dirigés vers le "Congrès des députés", pour réclamer la démission des élus, la dissolution du parlement, du gouvernement, ainsi qu'une nouvelle constitution...

 

Les printemps arabes, c’est médiatiquement très bien, mais pas question de voir un phénomène identique se réaliser en Europe de l’Ouest. Chez nous, ce n’est 'pas démocratique'…  Confirmation si besoin était que ces révolutions arabes n’ont absolument rien de “spontané”.

Liesi pose cette question : "comment, dans cette situation, espérer humainement un changement concret ? La révolution (comme solution) diront les analystes à courte vue. Mais la Haute finance a déjà ses Lénine, Trotsky et Cie, à portée de main. Il suffit de voir la couleur de leur cravate… c’est celle du sang." (2)

 

Sur ce noyautage des groupes révolutionnaires et la fausse solution de la révolution, sur Christ-Roi, nous avons proposé trois solutions :  

 

(1) premièrement, pour contrer la violence et la dynamique révolutionnaire, noyautée et récupérée par l'oligarchie : l'amour de Dieu (premier commandement), la reconnaissance de sa souveraineté - c'est Dieu qui est souverain (pas l'homme sa créature comme le prétend faussement le niaiseux article 3 de la DDH de 1789, source du pouvoir de l'oligarchie) - et l'amour du prochain (deuxième commandement).

(2)  Deuxièmement, l'information et la recherche de la vérité : "Vous connaîtrez la vérité, et la verité vous rendra libres" (Jn, VIII, 32) .

(3) Troisièmement, la représentation sincère de la société : on remplacera l'élection (loi du nombre, triomphe de l'irrationnel, de l'injustice et de la folie, masque de l'oligarchie) par la représentation par poids des corps (triomphe de la raison, de la justice et de l'Etat de droit).

 

Ce faisant, nous avons réussi à vaincre l'oligarchie et la Révolution, nous avons redonné la liberté qui avait été confisquée aux peuples "au nom du peuple, par le peuple et pour le peuple" !

 

Si les révolutions jusqu'à présent n'ont jamais mené qu'à l'oligarchie c'est qu'il manquait chez les révolutionnaires imbibés d'idées modernes, des idées claires quant à la source du pouvoir, le fondement de la légitimité politique (le droit naturel plutôt que la Volonté générale), et la représentation sincère du peuple... C'est aussi parce que ces révolutions ont toutes étaient financées et noyautées par les oligarches, afin de les rediriger dans le sens des intérêts de l'oligarchie.

 

Si l'on ne veut pas que la révolution "européenne", "grecque", "espagnole", ou autre, mène à une énième république oligarchique (le numéro seul changeant...), ainsi qu'à un renforcement de la gouvernance européenne nouvel-ordre-mondialiste compatible ("afin que jamais plus cela ne se reproduise..."), l'enjeu est donc d'identifier partout les moyens de l'oligarchie. Et une fois identifiés, de les déclarer hors-la-loi... Le reste suivra.

 

Sources:

 

(1) http://french.ruvr.ru/2012_09_27/89474090/

(2) http://liesidotorg.wordpress.com/2012/09/26/la-gouvernance-internationale-a-tendance-a-etre-effective-seulement-quand-elle-est-anti-democratique/

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27 septembre 2012 4 27 /09 /septembre /2012 10:09

L'information alternative sur le web a de quoi s'inquiéter pour son avenir.

 

http://anidom.blog.lemonde.fr/files/2009/04/loeil-qui-voit-tout-180px-dios.1239718179.jpg"Après Hadopi, après Acta, voici venir CleanIT, le nouveau projet européen de réglementation du web. Ce programme de la Commission européenne pour la prévention et la lutte contre la criminalité avait mandaté il y a deux ans un groupe de 'responsables gouvernementaux' et 'représentants du secteur privé' afin de réfléchir aux moyens de 'lutter contre le terrorisme sur internet.

Depuis, ce groupe travaille discrètement, rendant régulièrement des rapports d’étapes qui n’ont jusqu’à présent été que très peu médiatisés. Mais la semaine dernière, l’association de défense des libertés sur internet European Digital Rights (EDRI) a mis la main sur un nouveau rapport jusqu’à présent tenu secret et comportant des propositions assez étonnantes, voire "ridicules" ou "effrayantes" selon certains. Ainsi, pour lutter contre le terrorisme, CleanIT propose tout simplement d’obliger les entreprises du web à "n’autoriser que les vrais noms" des internautes, ce qui reviendrait à interdire tout pseudo, l’obligation de mettre sa vraie photo sur les réseaux sociaux ou encore l’obligation d’inclure dans les navigateurs un "bouton d’alerte" Autant de mesures qui semblent inapplicables à moins de mettre internet sous tutelle des Etats ainsi que sous surveillance généralisée.

Source: http://tempsreel.nouvelobs.com/vu-sur-le-web/20120926.OBS3582/cleanit-le-nouveau-projet-qui-va-faire-bondir-les-internautes.html


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26 septembre 2012 3 26 /09 /septembre /2012 21:56

Le Conseil de Paris ne siège pas à l'occcasion du Yom Kippour, le Grand Pardon, fête la plus importante du judaïsme qui a commencé cette année hier soir, 25 septembre, alors qu'il était prévu initialement que ses travaux durent de lundi à mercredi, a annoncé lundi le maire Bertrand Delanoë, en réponse à une proposition de Jean-François Legaret, chef de file du groupe UMP, qui jugeait "pas opportun" que le Conseil de Paris de septembre siège le jour du Yom Kippour. ... "S'il y a des choses qui ne sont pas urgentes pour les Parisiens, on les repoussera au Conseil du 15 octobre", a-t-il dit. (1)

 

En 2009, les conseillers de la capitale avaient déjà reporté leur conseil, également à l’occasion du Yom Kippour.

 

C’est dans ce contexte que le maire de Paris a annoncé lundi 25 septembre la création d’un Observatoire parisien de la laïcité, présidé par le conseiller d’État Olivier Rousselle.

 

Cet observatoire, composé de deux collèges de sept personnes, est un collège d’élus issus de tous les groupes politiques du Conseil de Paris et un collège de personnalités qualifiées, respectant la parité femmes-hommes. L’Observatoire a pour rôle d’assister l’exécutif parisien dans la mise en pratique du principe de laïcité à Paris. Sa création avait été votée en 2008 par les élus parisiens, sur une proposition du Parti radical de gauche.(2)

 

Sources:

 

(1) http://lci.tf1.fr/politique/le-conseil-de-paris-annule-pour-cause-de-yom-kippour-7544566.html

(2) http://www.la-croix.com/Religion/Urbi-Orbi/France/Le-Conseil-de-Paris-reporte-en-raison-de-la-fete-de-Kippour-_NG_-2012-09-25-857311

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- Judaïsation - Le Ministre de l'Intérieur Manuel Valls en kippa : "Les Juifs de France peuvent porter avec fierté leur kippa"

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26 septembre 2012 3 26 /09 /septembre /2012 18:54

http://fr.rian.ru/images/19615/22/196152241.jpgAlors que de nouvelles mesures d'austérité doivent être annoncées demain en Espagne (1), la manifestation contre la politique de l'austérité s'est transformée en émeute à Madrid, hier soir. Des balles de caoutchouc ont été tirées en direction des marcheurs près du parlement espagnol pour disperser la foule. (2) Video

La police a dispersé à coups de matraque les manifestants qui tentaient de prendre d'assaut le bâtiment du Congrès des députés (3) pour réclamer la démission des élus, la dissolution du parlement, du gouvernement, ainsi qu'une nouvelle constitution (4) aux cris de "démission",  "honte" et "nos mains sont nos armes".

 

Bilan : plus de 60 blessés (5)

 

Sources:

(1) http://fr.euronews.com/2012/09/26/violences-lors-de-manifestations-a-madrid-contre-l-austerite/

(2) http://tvanouvelles.ca/lcn/infos/lemonde/archives/2012/09/20120925-165336.html

(3) Video Ria Novosti : http://fr.rian.ru/video/20120926/196152264.html

(4) Video Bfm-Tv http://www.youtube.com/watch?v=gWOjvFEA-tk&list=UUXwDLMDV86ldKoFVc_g8P0g&feature=plcp

(5)  http://www.lemonde.fr/europe/video/2012/09/26/espagne-des-affrontements-entre-policiers-et-manifestants-font-plus-de-60-blesses_1765710_3214.html

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- Violents affrontements entre police et manifestants à Athènes et Madrid : quelles solutions ?

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26 septembre 2012 3 26 /09 /septembre /2012 16:41

http://upload.wikimedia.org/wikipedia/commons/thumb/9/92/UMP_regional_elections_Paris_2010-01-21_n2_%28cropped%29.jpg/220px-UMP_regional_elections_Paris_2010-01-21_n2_%28cropped%29.jpgCes jours-ci, les Juifs sont à l'honneur dans la surenchère nationaliste. Après Zemmour sur la religion shoatique, "nouveau sacré qui a remplacé l'ancien", voici Copé sur le "racisme antiblanc". Le poids des réalités, sans doute, fait sentir à certains qu'il est temps de retourner sa veste.

Le candidat à la présidence de l'UMP, le juif Jean-François Copé dénonce l'existence d'un «racisme anti-blanc» dans certains quartiers difficiles, dans son livre Manifeste pour une droite décomplexée (Ed Fayard), dont Le Figaro Magazine publie des extraits : "Je sais que je brise un tabou en employant le terme de «racisme anti-Blanc» mais je le fais à dessein, parce que c'est la vérité que vivent certains de nos concitoyens et que le silence ne fait qu'aggraver les traumatismes."

Il est assez audacieux pour un homme politique, héritier d'un parti euro-mondialiste, qui a appelé à voter Maastricht en 1992, la constitution européenne en 2005 et qui appelle aujourd'hui à voter le nouveau traité budgétaire européen (!) de dénoncer dans un livre... le "racisme antiblanc", quand son propre parti a organisé l'immigration massive depuis trente ans, en collaboration totale avec le Parti socialiste. Le Lobby ose tout, c'est à ça qu'on le reconnaît !


Un bon livre sur le racisme antiblanc :

 

http://www.librairiefrancaise.fr/778-886-large/le-racisme-antiblanc-herve-ryssen.jpgDos de couverture :

« Chaque année, en France, des immigrés se rendent coupables de milliers d’agressions physiques, de centaines de viols et de dizaines de meurtres contre des femmes blanches et des hommes blancs, sans que les hommes politiques qui nous dirigent n’élèvent la moindre protestation.

Dans les médias, ces affaires ne sont jamais traitées comme des crimes racistes, mais comme de simples faits divers. Il est en effet entendu que le racisme ne peut être que le fait d’un Blanc, et que la victime du racisme ne peut être qu’un pauvre immigré du tiers-monde, un “homme de couleur”.
Comme dans les films produits à Hollywood, le raciste, le salaud, celui qui agresse les plus faibles, qui pille la planète et qui détruit la nature, c’est toujours le Blanc, qui est le bouc émissaire des véritables prédateurs que sont les mondialistes, les maîtres de la finance et des médias. Ceux-ci travaillent sans relâche, de toutes leurs forces, à instaurer la société multiculturelle et le gouvernement mondial. Leur objectif est clair : ils veulent détruire la race blanche.
Depuis des décennies, leur propagande culpabilisatrice tourne à plein régime. À la radio, dans la presse, au cinéma et sur toutes les chaînes de télévision, c’est toujours le même discours humaniste, égalitaire et moralisateur qui revient, sept jours sur sept et tout au long de l’année. Au nom de l’égalité et de la tolérance, on demande ainsi au “petit Blanc” d’accepter l’arrivée des immigrés du tiers-monde, toujours plus nombreux, sous peine d’être désigné comme “raciste”. Il faut ouvrir son esprit, ouvrir son cœur, ouvrir… tout !
Après quelques décennies de ce matraquage idéologique estampillé aux “droits de l’homme”, le résultat est aujourd’hui bien visible pour tous : en Ile-de-France, les Blancs sont aujourd’hui minoritaires. Et au fur et à mesure que leur nombre grandit, les étrangers commettent sur les Blancs des violences et des crimes toujours plus nombreux. Voilà la vérité. »
En commande ici.

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26 septembre 2012 3 26 /09 /septembre /2012 11:34

Les enfants confiés à des déviants, les grands-parents interdits de contacts avec leurs petits-enfants.

 

Les grands-parents de deux enfants confiés à « l’adoption » par un couple homosexuel se voient interdire depuis 3 ans le moindre contact avec leurs petits-enfants. Auparavant on leur a interdit d’être famille d’accueil. Pour les fonctionnaires écossais ils seraient trop âgés pour pouvoir s’occuper de leurs petits-enfants.

 

 

Le couple des grands parents a élevé ses sept enfants. Il s’est occupé aussi de ses petits enfants- enfants de leur fille ainée – jusqu’à ce que le petit garçon ait atteint les 5 ans et la petite fille 4 ans. Le service social de la ville d’Edimbourg a décidé d’offrir les enfants à l’adoption. Les bureaucrates ont décrété que les grands parents sont trop âgés pour s’occuper encore de leurs propre petits enfants. Les enfants se sont retrouvés chez deux pédérastes vivant en couple.

 

 

Les grands parents ont protesté et le travailleur social a décrété que s’ils n’acceptaient pas cette décision ils ne reverraient plus les enfants. On a officiellement interdit toute rencontre avec les grands parents pendant 3 ans.

 

 

Le porte parole du service de presse invité à commenter cette décision a affirmé : » Les décisions concernant le contact entre les enfants et sa famille n’a d’autre but que de défendre l’intérêt des enfants. Dans ce cas il est évident qu’il n’existera plus aucun contact médiatisé. L’affaire est claire depuis que l’on a confié les enfants aux adoptants ».

 

 

 

Source : hli.org.pl (Human Rigths International - Polska) via http://www.pch24.pl/dzieci-w-rekach-dewiantow--dziadkowie-maja-zakaz-kontaktow-z-wnukami,6063,i.html

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Merci à Truth

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25 septembre 2012 2 25 /09 /septembre /2012 17:17

http://upload.wikimedia.org/wikipedia/commons/thumb/f/f7/Eva_Joly_-_Grenoble_2012_%283%29.jpg/240px-Eva_Joly_-_Grenoble_2012_%283%29.jpgCe mardi matin 25 septembre sur RTL, Eva Joly a appelé les écologistes à voter le traité budgétaire européen. «Nous soutenons le gouvernement, ce traité ne fait pas partie de notre pacte» de gouvernement, a-t-elle tenté d’expliquer. Même si le budget amène à créer 300.000 chômeurs de plus, lui a demandé Jean-Michel Aphatie? «Je soutiens le gouvernement car ce qui est important aujourd’hui, c’est la transition écologique et François Hollande a promis la transition écologique.» Ne pas voter le budget, «c’est la ligne rouge», a-t-elle insisté.

 

Quant à Daniel Cohn-Bendit, qui ne cesse de vilipender les écologistes, Eva Joly a jugé qu’«il n’est pas cohérent avec lui-même, c’est lui qui a changé de position». Elle a affirmé qu’en février 2008, Daniel Cohn-Bendit avait écrit à tous les eurodéputés verts pour dire qu’il était contre ce traité (1). Depuis, Dany "le Rouge"... ex-trotskyste reconverti en adepte intégriste de l'économie de marché a changé d'avis et a appelé à voter le traité... qui n'est rien d'autre qu'une sorte de déification du marché, placé au coeur et au centre de l'institution euro-mondialiste, à la fois enjeu majeur, source de l'investiture du pouvoir, de la justice et de la morale, la fin dernière du libéralisme économique depuis un David Hume... ou un Adam Smith au XVIIIe siècle.

 

Sources:

 

(1) http://www.20minutes.fr/politique/1009953-traite-budgetaire-europeen-eva-joly-defend-position-ecologistes-tacle-cohn-bendit

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25 septembre 2012 2 25 /09 /septembre /2012 12:08

La Douma russe élabore un texte condamnant les profanations de lieux de culte et les atteintes aux sentiments religieux par une peine de trois ans de prison.

http://fr.rian.ru/images/19613/90/196139009.jpg

Russie: la Douma condamne les profanations religieuses.

 La Douma (chambre basse du parlement russe) a adopté mardi une déclaration condamnant les cas "de plus en plus fréquents" de profanation de sites et objets religieux dans le pays.

La déclaration a été soumise à l'examen des députés par le chef de la commission parlementaire pour les organisations sociales et religieuses Iaroslav Nilov (parti libéral-démocrate LDPR).

"Nous en avons tous assez de la situation autour des Pussy Riot [Ndlr: en France, des partisans des "Pussy Riot" ont fait irruption dimanche 23 septembre dans l'église orthodoxe Saint-Nicolas de Toulouse. La petite troupe a été rapidement contenue sur le perron de l’église. Malgré tout, deux manifestants cagoulés ont réussi à s’introduire avant d’être renvoyés vers l’extérieur. Il s'agit d'une église membre de l’Eglise orthodoxe de Constantinople, donc sans lien avec le Patriarcat de Moscou... Source Le mouvement "Voina" auquel se rattachent les Pussy Riot encourage à vandaliser les icônes à coups de hache. Des sympathisantes des Pussy Riot ont passé une Croix catholique à la tronçonneuse en Ukraine (Cette croix avec le crucifix catholique avait été installée en 2004 lors de la « révolution orange » par les uniates de Transcarpathie en mémoire des victimes et personnes torturées et assassinées en 1920-1930 par la Tchéka-NKVD.) Les Pussy Riot et leurs partisans ont dit protester contre la dictature de Poutine, il s'avère à présent qu'il s'agit de profanations religieuses et de profanations de lieux de cultes.]

Tout le long de cette affaire, il y a eu des cas de profanation d'icônes dans plusieurs villes de plusieurs régions russes, on a peint des croix-gammées et des symboles satanistes sur les murs d'églises et de synagogues. Le Tatarstan et le Daghestan ont été frappés par des attentats qui ont provoqué la mort de leaders spirituels musulmans", a indiqué M. Nilov.

http://m.ruvr.ru/data/2012/08/18/1284374752/4h_50487126.jpgSelon lui, "on assiste à une incitation à la haine antireligieuse". "Tout cela revêt un caractère destructeur et provocateur visant à déstabiliser la situation et à semer la discorde au sein de notre société", a affirmé le député.

D'après le texte de la déclaration, la Douma "dénonce de telles actions et juge nécessaire d'opposer une riposte ferme aux forces destructrices faisant l'éloge de l'extrémisme antireligieux, du vandalisme et incitant à la haine envers l'Eglise orthodoxe russe ainsi que d'autres organisations religieuses".

Selon le membre du parti au pouvoir Russie unie Sergueï Popov, les parlementaires envisagent de fixer une peine allant jusqu'à trois ans de prison pour atteinte aux sentiments religieux des citoyens et profanation des lieux de culte. Des amendements ad hoc au Code pénal pourraient être examinés dans les prochains jours.

 

Source: http://fr.rian.ru/russia/20120925/196138882.html

 

 

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- "Pussy Riot" : Frère Nathanael et le sacrilège de Moscou

- "Pussy Riot" : deux poids deux mesures

- "Pussy riot": Elles se sont livrées à un véritable Sabbat (Poutine)

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25 septembre 2012 2 25 /09 /septembre /2012 11:03

Dans l'émission Ça se dispute sur i-Télé, le 22 Septembre 2012, Eric Zemmour a déclaré à propos des caricatures de Charlie Hebdo : "On a remplacé un sacré par un autre. ... Aujourd'hui, ils ne se moqueraient jamais de la Shoah ou du 'mariage' homo. ... Il y a un nouveau sacré qui a remplacé l'ancien".

 

Eric Zemmour sur la liberté d'expression

 

L’émission dans son entièreté : http://youtu.be/48RQtyxNGJc 

 

Source: http://www.agoravox.tv/actualites/politique/article/eric-zemmour-sur-les-caricatures-36420 

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25 septembre 2012 2 25 /09 /septembre /2012 07:20

Marion Sigaut poursuit ses investigations sur les Lumières et l'essor du capitalisme.

 

Marion Sigaut, catholique passée par le gauchisme trotskyste nihiliste, repentie de la "gauche", découvre la "Révolution" dite "française", sans être passée à "droite" pour autant.

 

La droite actuelle n'est effectivement qu'un rameau de la droite libérale d'affaire et d'argent, droite "orléaniste" au pouvoir sous Louis-Philippe Ier, à laquelle s'opposa la droite légitimiste.

 

Hormis la louange de la souveraineté populaire qui comme on l'a vu ne peut en aucun cas être le fondement de la légitimité politique mais le droit naturel seul, cet entretien apporte de nouvelles informations sur la "face cachée des Lumières", la "guerre que les Lumières ont menée contre l'Eglise".

 

Rappelons néanmoins, que la "souveraineté populaire", est elle-même un principe issu des Lumières, et qu'avec la Volonté générale (Rousseau), le volontarisme, le constructivisme, elle contient la virtualité du "totalitarisme", quand elle est associée à ces autres éléments.

 

La réflexion sur "comment le peuple peut récupérer le contrôle sur lui-même" (expression de Marion Sigaut à partir de 0:27), c'est-à-dire comment le peuple peut récupérer le contrôle de sa "représentation" doit mener à une réflexion sur le régime représentatif lui-même. Il s'agit du débat sur les dérives oligarchiques du régime représentatif. Répondre à cette question c'est découvrir que la représentation par corps (poids des corps, poids des idées au regard du droit naturel, toujours juste) est préférable à la représentation par têtes (nombre, parfois irrationnel, souvent injuste).

 

 

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24 septembre 2012 1 24 /09 /septembre /2012 16:38

Monseigneur André Vingt-Trois était l'invité aujourd'hui de Rtl. Interrogé sur le "mariage" homosexuel, il a rappelé que la majorité n'était pas "la source de la morale", et fait le lien entre le PACS et le "mariage" homosexuel.

 

 

 

 Parlant de "la dynamique logique du PACS" (auquel s'était opposé la Conférence des Evêques de France, le 2 mars 1998, le qualifiant d'"inutile" et de "dangereux"), cette "dynamique" a eu effet "d'ouvrir le mariage et de le transformer." ... "Il (le Pacs) a transformé la perception que l'on a de la famille. ... Et dans ce domaine particulièrement important, il aurait été utile d'avoir un débat plus large", a dit Mgr André Vingt-Trois.

 

L'archevêque de Paris, a ajouté cette vérité fondamentale : "Je pense personnellement, comme étant dans ma position de responsable d'Eglise, qu'il n'est pas sain de mettre aux voix de savoir ce qui est bien et ce qui est mal. Je ne crois pas que la source de la morale soit la majorité".

 

En disant cela, Mgr Vingt-Trois pointe du doigt la faille majeure de la démocratie. Nous pensons sur Christroi, qu'effectivement, dans tous les cas, on ne met pas Dieu en balance avec Satan... (De Dieu on ne se moque pas. Galates VI, 7). La "majorité" via la Volonté générale ne peut en aucun cas fonder la légitimité politique, ni la fonder très longtemps d'ailleurs sans que, la "logique dynamique" aidant, des conséquences terrifiantes s'en fassent sentir, comme aujourd'hui.

 

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- De "mariage" homosexuel en polygamie

- Mgr André Vingt-Trois : "On n'a pas vocation à accueillir tous les Roms en France"

- "Mariage" homosexuel: un exemple de conflit entre Volonté générale et droits de l'homme

- Contre le Nouvel Ordre mondial : en finir avec la révolution (IIIe partie)

- Le cardinal Barbarin met en garde contre le "mariage" homosexuel

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24 septembre 2012 1 24 /09 /septembre /2012 10:31
http://2.bp.blogspot.com/-IpT-wS7NX9Q/UF2HK3NxeNI/AAAAAAAAAwY/9__Wh7Flxik/s320/sipa-ap-684462-jpg_469895.JPGLes évènements qui se déroulent depuis le 21 septembre à Benghazi, capitale de la Cyrénaïque, sont d’une extrême importance pour l’avenir de la région et plus généralement pour celui de toute la Libye. Lassés d’être pourchassés par les fondamentalistes islamistes, les fédéralistes soufi semblent en effet avoir décidé de se débarrasser de ces salafistes-wahhabites financés par le Qatar et l’Arabie Saoudite et qui veulent transformer la région en émirat. Qui va l’emporter ? Il est encore trop tôt pour le dire mais, à travers ces évènements, l’essentiel est de voir que les vraies fracturesde la société libyenne apparaissent désormais au grand jour. Et elles sont bien loin des « droits de l’homme » chers aux niaiseux d’Occident…

Clés d’explication :

1) Le 6 mars 2012, à Benghazi, Ahmed Zubair al-Senoussi, parent de l’ancien roi Idriss et membre important de la confrérie senoussiste, fut élu émir par les chefs des tribus de Cyrénaïque. Cet acte politique était un signal fort envoyé aux autorités de Tripoli puisqu’il signifiait que la région se prononçait  pour une orientation très fédérale de la future Libye. Cette revendication fédéraliste récurrente explique d’ailleurs pourquoi la Cyrénaïque s’était soulevée dès le début de l’année 2011 contre le colonel Kadhafi et son pouvoir perçu comme tripolitain.

2) Impitoyablement pourchassés par le régime du colonel Kadhafi, les islamistes, dont le fief était la ville de Derna -aujourd’hui véritable émirat taliban dirigé par  Abdou Hakim Al Assadi-, rallièrent la rébellion de la Cyrénaïque dès les premières semaines de l’année 2011 afin de s’introduire dans le jeu politique local.

3) Une fois le colonel Kadhafi renversé par l’OTAN, ces islamistes ont, par la terreur, cherché à « coiffer » les fédéralistes ; ils furent d’ailleurs tout près de réussir. Mais, comme je l’ai déjà expliqué dans un communiqué en date du 18 février 2012[1], ils ont commis une erreur qui risque de leur coûter cher : ils ont en effet attaqué les confréries soufies dont le poids régional est plus qu’important puisqu’elles constituent l’armature tribalo religieuse de la région.
Dans toute la Cyrénaïque, les fondamentalistes se sont mis à pourchasser les soufis qu’ils considèrent comme des hérétiques. Le 13 janvier 2012, à Benghazi, ils ont ainsi passé un cimetière au bulldozer et profané une trentaine de tombes de saints -les marabouts du Maghreb-, dont ils ont dispersé les ossements. Comme pour les fondamentalistes du Mali qui ont détruit des lieux saints à Tombouctou, les rassemblements autour des tombeaux ne sont rien d’autre que de l’idolâtrie. A travers ces actes insupportables aux habitants de la Cyrénaïque, les fondamentalistes cherchaient à briser les structures traditionnelles d’encadrement des populations afin de prendre le contrôle de ces dernières. L’assassinat de l’ambassadeur américain à Benghazi entrait dans leur stratégie de conquête du pouvoir régional.

Désormais, que peut-il se passer ? Trois grandes options se présentent :

1) Les fondamentalistes l’emportent sur les fédéralistes soufi et la Cyrénaïque entière devient un émirat avec toutes les conséquences que l’on peut imaginer sur la géopolique régionale et sahélienne.

2) Les fédéralistes soufi liquident les fondamentalistes. Ayant renforcé leur pouvoir  ils seront donc en mesure d’imposer à Tripoli la reconnaissance de la très large autonomie de la Cyrénaïque.

3) Il n’y a ni vainqueur, ni vaincu et chaque camp cherche des appuis ailleurs qu’en Cyrénaïque, ce qui peut permettre au « pouvoir central » de revenir dans le jeu et qui, dans tous les cas débouchera sur l’anarchie.

 Les responsables de ce gâchis sont ceux qui, dans l’ignorance bétonnée du dossier, ont, pour des raisons toujours bien obscures, décidé de s’immiscer dans une guerre civile qui ne les concernait en rien et qui ont obstinément refusé d’écouter les sages conseils prodigués par le président Idriss Déby :

« Depuis le début des opérations de l’Otan en Libye et jusqu’à la chute de Kadhafi, je n’ai cessé de mettre en garde quant aux conséquences non maîtrisées de cette guerre. J’ai trop longtemps prêché dans le désert (…) les nouvelles autorités libyennes ne contrôlent toujours pas leur propre territoire (…). Plus généralement, quand je regarde l’état actuel de la Libye, où chaque localité est gouvernée sur une base tribale par des milices surarmées ou par ce qu’il reste des forces fidèles à Kadhafi, ma crainte a un nom: la somalisation » (Idriss Déby, président de la République du Tchad, dans Jeune Afrique, le 23 juillet 2012).

 Le numéro d’octobre de l’Afrique Réelle que les abonnés recevront début octobre contient un important dossier consacré à la question libyenne.

 

Bernard Lugan
22/09/12
   
Source: http://bernardlugan.blogspot.fr/2012/09/a-benghazi-la-guerre-est-ouverte-entre.html
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24 septembre 2012 1 24 /09 /septembre /2012 09:37

Après l'été anticatho avec la série "Inquisitio", voici l'automne anticatholique avec "Ainsi soient-ils". Décidément ils ne s'arrêtent pas !

 

http://fr.novopress.info/wp-content/uploads/2012/09/AINSI-2.jpg

"Une affiche présente un peu partout dans les villes de l’Hexagone ... annonce, "Ainsi soient-ils", un téléfilm diffusé prochainement sur Arte. On peut y voir un prêtre portant un missel avec une liasse de billets. Traduction : l’Eglise est riche et corrompue. On imagine le scandale d’une telle image avec des billets de banque dépassant d’un coran dans les mains d’un imam… (ou dans les mains d'un rabbin... Ndlr.)

 

 

Cette dérision dirigée contre les chrétiens sonne faux quand on sait qu’un prêtre et un évêque gagnent en moyenne 920 euros par mois. Du 11 octobre au 1er novembre, Arte diffusera cette série mettant en scène cinq jeunes candidats à la prêtrise au séminaire des Capucins à Paris, peuplée parfois de nonnettes pimpantes. La chaîne franco-allemande promet une « immersion inédite dans les couloirs de l’Eglise »" Source: http://fr.novopress.info/120404/nouvelles-caricatures-anticatholiques-avec-ainsi-soient-ils/

 

 

http://www.docnews.fr/data/classes/actualite/actu_14311_vignette_bandeaufiche.jpgAdd. 18:30. Les affiches du film ne sont pas anodines. De loin, elles semblent respectueuses, mais si on les observe d'un peu plus près, dans l'une on voit des billets entre les pages de la sainte Bible ou du Bréviaire, dans l'autre, on voit des tatouages sur les mains du prêtre. Et comme tatouage sur la main droite, un oeil illuminati. Comme par hasard, une fois encore, ils associent l'Eglise aux illuminatis. Le but étant toujours le même : la décrédibiliser, l'affaiblir en lui prêtant les intentions et les manigances de ses ennemis.

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23 septembre 2012 7 23 /09 /septembre /2012 19:10

Les gouvernements "français" se succèdent mais ils sont tous autant infiltrés par le Lobby qui n'existe pas.

 

http://referentiel.nouvelobs.com/file/3856982.pngCe beau dimanche 23 septembre, lors d'une cérémonie de voeux du "Nouvel an juif 5773" à la Grande synagogue de la Victoire dans le 9e arrondissement de Paris (voir video Afp), le Ministre de l'Intérieur Manuel Valls, portant lui-même la kippa ..., a répété deux fois : "Oui, les Juifs de France peuvent porter avec fierté leur kippa". Il répondait à la proposition de Marine le Pen faite dans Le Monde du vendredi 21 septembre d'interdire le port du voile et de la kippa dans la rue. 


Manuel Valls a débuté son discours en souhaitant un « amical, chaleureux, laïque et républicain chana tova ».


« Notre modèle républicain reste un modèle de vivre ensemble. La laïcité est un cadre, chaque religion a ses rites et ses traditions. La liberté de croyance c’est la liberté de porter la kippa, de manger cacher, de faire une circoncision » a-t-il expliqué.   

 

http://www.tribunejuive.info/wp-content/uploads/2012/06/valls.jpg« La France a besoin des juifs de France » a-t-il également répété deux fois. Enfin, il a conclu sur l’attachement de la France à la sécurité d’Israël, se situant dans la lignée de Blum, Pierre Mendès-France, Lionel Jospin et François Mitterrand, « toujours aux côtés de l’Etat hébreu. »

 

Etaient présents : le Président du Consistoire Joël Mergui, le Grand rabbin de France Gilles Bernheim et le Grand rabbin de Paris Michel Gugenheim.

 

Le président du Consistoire a tenu à remercier Manuel Valls pour l’attention qu’il porte à la communauté juive de France.(1)

 

Rappelons que lors d’une conférence-débat organisée par l’antenne strasbourgeoise de Radio Judaïca, le 17 juin 2011, Manuel Valls avait déclaré son attachement « éternel » - à l’Etat hébreu, et que député de l'Essonne, il s'était dit hostile à la demande palestinienne d’adhésion à l’ONU... (2)


« Par ma femme, je suis lié de manière éternelle à la communauté juive et à Israël », avait-il très exactement déclaré. Imaginons un responsable français ayant épousé une femme d’origine algérienne ou marocaine et disant « Par ma femme, je suis lié de manière éternelle à la communauté musulmane et à l’Algérie (ou au Maroc). »  (3)

 

 


Jusqu'à présent, en matière d'allégeance d'un "élu" de la République dite "française" envers un Etat étranger, seul Dominique Strauss-Kahn avait osé se dinstinguer de ses confrères.

 

Question: Manuel Valls a-t-il prié aujourd'hui 23 septembre pour l’"arrivée du Messie" des Juifs ?  C'est-à-dire l'Antéchrist  (4) Constitution d'un égrégore juif avant la guerre contre l'Iran ? (5)

 

 

 

Sources:

 

(1) http://blogs.lexpress.fr/crises-de-foi/2012/09/23/manuel-valls-tres-applaudi-lors-de-la-ceremonie-des-voeux-du-nouvel-an-juif/

(2) http://blogdejocelyne.canalblog.com/archives/2012/07/10/24677012.html

(3) http://blog.mondediplo.net/2012-05-16-Vous-avez-aime-Claude-Gueant-Vous-adorerez-Manuel

(4) Source 1 : http://www.les-intransigeants.com/2012/09/les-sionistes-projettent-dinvoquer-le-diable-en-meme-temps-le-23-septembre/

Source 2 : http://911nwo.info/2012/09/15/le-23-septembre-2012-les-juifs-du-monde-entier-tenteront-de-prier-simultanement-pour-la-venue-du-messie/

(5) http://litinerantcitoyen.wordpress.com/2012/09/18/constitution-dun-egregore-juif-avant-la-guerre-contre-liran/

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- Judaïsation : Le Conseil de Paris ne siège pas à l’occasion de Yom Kippour

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23 septembre 2012 7 23 /09 /septembre /2012 13:30

http://i.ytimg.com/vi/aIGp6NvCa5Q/default.jpgLe "mariage" homosexuel est un exemple de conflit entre la Volonté générale (fondement de la légitimité politique moderne issu de 1789) et les droits de l'Homme.

 

Le "mariage" homosexuel enfreint au moins trois droits de l'homme : la liberté de conscience du maire, la liberté de l'enfant, et celle de la société.

 

(1) Le maire contraint de célébrer un "mariage" entre deux personnes de même sexe alors que sa conscience le lui interdit voit sa liberté de conscience annulée, de facto.

 

(2) L'enfant contraint d'avoir deux pères ou deux mères se voit interdit d'avoir un père et une mère. L'enfant est ainsi réduit au rang d'objet, et d'objet de consommation, exactement comme sous l'Antiquité, soit un recul et une régression de deux millénaires... Inutile de le rappeler, l'enfant est une personne humaine. Personne n'a de droit sur une autre personne.

 

(3) Quant à la société, le "mariage" homosexuel empêchant de fait la reproduction contient en réduit le génocide et l'auto-destruction de la société empêchée de se reproduire. Exemple: les "enfants" de couples homosexuels auront plus tendance, quoi qu'en disent certaines études, à devenir eux-mêmes homosexuels par mimétisme avec leurs "parents", donc à ne pas se reproduire. Ce qui est évidemment une perte de naissances dans la courbe démographique. En ce sens, le "mariage" homosexuel est asocial, allant directement contre l'évolution naturelle de la société.

 

Un auteur libéral mais faisant encore partie de l'école du droit naturel (ou école de la loi naturelle), John Locke, rappelle au XVIIe siècle que "Parce que la loi fondamentale de nature est la préservation du genre humain, aucun décret humain ne saurait être bon ni valide s'il y est contraire". (John Locke,  Essai sur l'entendement humain, 1690,  § 135, cité in Lucien Jaume, Les Origines philosophiques du libéralisme, Fayard, 2000, réed. Champs Essais, Paris 2010, p. 153.)

 

Toujours selon John Locke : "L'expression 'commandement de la raison' [dictatum rationis] ... est incorrecte selon moi, car la raison est moins là pour fonder et pour commander cette loi de la nature que pour la rechercher et pour la découvrir en tant que loi consacrée par une puissance supérieure et implantée dans notre coeur" (J. Locke, Essai sur la loi de nature, trad. H. Guianet, Centre de philosophie politique et juridique de l'Université de Caen, 1986, I, p. 7, cité in Lucien Jaume, ibid., p. 129.)

 

Conclusion: Le "mariage" homosexuel est un exemple de conflit entre la Volonté générale et les droits de l'homme. Il explique pourquoi la Déclaration des droits de l'Homme de 1789 (en son article 3 stipulant "le principe de toute souveraineté réside essentiellement dans la nation" via la "Volonté générale") contient une prémisse illibérale et liberticide, la virtualité même de son annulation. C'est comme nous l'avons dit*, que la légitimité politique trouve son fondement non pas dans le nombre (Volonté générale) mais dans le droit naturel (et notamment le respect des droits à la liberté, à la vie, à la propriété). Lire: Contre le Nouvel Ordre mondial : en finir avec la révolution (IIIe partie).

 

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22 septembre 2012 6 22 /09 /septembre /2012 12:13
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21 septembre 2012 5 21 /09 /septembre /2012 22:30

 

 

Nigel Farage: l'euro est une dictature rampante et émergente

 

Pour bien comprendre ce qu'est la "démocratie" en Europe, ce qu'elle recouvre, et comment elle n'est en réalité que le masque d'une oligarchie, il suffit d'écouter Nigel Farage au Parlement "européen" le 12 septembre 2012, critiquer la proposition de l'"union bancaire européenne" faite par José Manuel Barroso, président de la Commission européenne. Barroso, ex-maoïste rallié à l'atlantisme le plus dur pour déclencher la guerre en Irak, a dit que "si l'Etat-nation doit continuer à exister, il ne doit pas avoir de pouvoir démocratique". A ce jour, aucun media français ou homme politique n'a pour le moment réagi à cette volonté de suppression pure et simple de la démocratie en Europe... faite par le président de la Commission dite "européenne", lui-même.

 

Dans ce discours, Nigel Farage critique la pensée de l'ex vice-président de Goldman Sachs, Mario Draghi, président de la Banque Centrale Européenne, qui a lui aussi dit la semaine dernière, qu'il "craignait que les démocraties des Etats-nations puissent mettre par terre l'Union européenne" et que c'était "la raison pour laquelle nous devrions courcircuiter les démocraties de ces Etats-nations", et "donner tout le pouvoir ici"...


http://lejournaldusiecle.files.wordpress.com/2012/09/397158_le-siege-de-la-bce-a-francfort-le-6-septembre-2012.jpg?w=600&h=392Selon un projet de la Commission européenne publié vendredi 7 septembre par le journal italien Il Sole 24 Ore, dans le cadre du projet d'union bancaire, la BCE se verra confier un pouvoir de supervision sur l’ensemble des banques de la zone euro à partir du 1er janvier 2013, soit une prise de contrôle par la BCE des 6000 banques de la zone euro. “Le processus par étapes devrait être achevé au plus tard un an après l’entrée en vigueur de cette loi”, dit le document. “La BCE devrait assumer en intégralité les tâches qui lui sont confiées par cette loi le 1er janvier 2014 au plus tard.” Source : Zone Bourse via http://lejournaldusiecle.com/2012/09/08/la-bce-supervisera-lensemble-des-6000-banques-de-la-zone-euro/#more-1819

 

L'annonce concomitante de la mise en place du dispositif d’intervention sur le marché secondaire des dettes souveraines, désigné sous le nom d’Outright Monetary Transactions (OMT), prévoyant la possibilité pour la BCE de racheter une quantité qualifiée d’«illimitée» de titres de dettes d’une maturité de 1 an à 3 ans, annonce faite par Mario Draghi dans une conférence de presse le 6 septembre dernier, attendue avec beaucoup d'impatience par les marchés et saluée par des records de hausse..., "l'enthousiasme sera de courte durée" a averti l'économiste Jacques Sapir. En effet, ces mesures ne pourront cacher la victoire des partisans des thèses les plus dures de la Bundesbank. Loin de mettre fin à la crise de l’euro elles ne pourront, au mieux, qu’apporter un répit très temporaire. Les pays comme l'Espagne qui voudront bénéficier de l'OMT, devront en faire la demande et accepter les conditions attachées au Fonds européen de stabilité financière (FESF) et son successeur, le Mécanisme européen de stabilité (MES), c'est-à-dire accepter les programmes d'ajustements fiscaux et budgétaires réclamés par Goldman Sachs et consorts, se voir perdre une part non négligeable de leur souveraineté budgétaire et fiscale et dépouillés d'une partie de leurs droits démocratiques... Le fait de déclarer que ces opérations de rachat de dette seront "illimitées" n'empêchera pas la BCE de devoir vendre pour les mêmes montants "illimités". Or, l'actif de la BCE ne contient pas un volume inépuisable de titres... En mettant l’accent sur la question de la liquidité, les mesures présentées par Mario Draghi perpétuent l’erreur fondamentale d’analyse de la crise de la zone euro, l’oubli de la crise de solvabilité. Cet oubli est révélateur d’une question de fond: l’aveuglement quant à la crise de compétitivité relative dans la zone euro. En ne s’attaquant qu’aux symptômes et non à la cause de cette crise, la BCE contribue à la renforcer. Elle nous prépare, pour les mois qui viennent, des effondrements économiques et sociaux qui mettront très vite à mal le dogme de «l’irréversibilité de l’euro». Un nouveau saut qualitatif dans la gouvernance de la zone euro sans doute...


- La déclaration de Mario Draghi, ses limites et ses conséquences (Jacques Sapir)

 

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20 septembre 2012 4 20 /09 /septembre /2012 22:58

La future loi sur le "mariage" homosexuel pourrait avoir des incidences sur la notion juridique de filiation. Le texte à venir, qui semble à première vue ne concerner que les homosexuels, pourrait avoir des conséquences sur toutes les familles.

  

Un point juridique précis ne va pas manquer d'alimenter le débat: la présomption de paternité. Aujourd'hui, quand un enfant naît dans un couple marié, le mari est automatiquement considéré comme le père. C'est l'article 312 du Code civil. Concrètement, cela signifie qu'un père marié n'a qu'à déclarer la naissance de son enfant en mairie mais n'a pas à le reconnaître, comme doivent le faire les concubins ou pacsés. Que devient cette présomption de paternité dans le cadre d'un mariage entre deux personnes du même sexe?

Fondée sur une vision hétérosexuelle de la famille et biologique de la conception de l'enfant, elle ne peut théoriquement pas être étendue aux unions gays. La future loi pourrait cependant remettre en cause cette règle pour l'adapter à tous, homosexuels et hétérosexuels, en la remplaçant par une «présomption de parenté». La filiation ne reposerait alors plus sur la biologie mais sur «l'intention» afin de permettre à deux personnes du même sexe d'être parents ensemble. Les mentions «père» et «mère» pourraient alors être remplacées par celles de «parent 1» et «parent 2» sur le livret de famille. Un bouleversement sociétal et un casse-tête juridique.

 

«Le projet de loi n'est pas encore écrit mais il porte en germe une complète redéfinition du droit de la filiation hérité des Romains et réaffirmé par le Code civil», prévient Jean Hauser, professeur émérite à l'université Montesquieu-Bordeaux IV. «La filiation ne se définit certes pas par la vérité biologique, mais en référence à la biologie, pour offrir à l'enfant une filiation crédible, lui indiquant son origine et sa place dans la chaîne des générations», estime Aude Mirkovic, maître de conférences en droit privé à l'université d'Évry, proche de l'association Alliance Vita, qui redoute un «Tchernobyl de la filiation». Si l'enfant a été fait “à l'ancienne”, avec un tiers, qu'est-ce qui garantit que le parent biologique ne sera pas éliminé contre son gré de la filiation?»

 

La garde des Sceaux, Christiane Taubira, a pour l'instant éludé cet imbroglio. «Le projet de loi ne prévoit pas d'équivalent à la présomption de paternité qui existe aujourd'hui au sein des couples mariés», a-t-elle indiqué à La Croix le 11 septembre. Mais la question devrait revenir dans le débat parlementaire par le biais d'amendements.

 

Une autre hypothèse est encore à l'étude à la Chancellerie et au ministère de la Famille: celle d'écarter toute présomption de paternité ou de parenté pour la remplacer par un acte déclaratif, une reconnaissance volontaire. Les pères hétérosexuels mariés devraient désormais faire la démarche d'aller reconnaître leur enfant. Une nouvelle rupture et un risque supplémentaire de secouer l'opinion, craint-on au gouvernement.

 

Source: http://www.lefigaro.fr/actualite-france/2012/09/19/01016-20120919ARTFIG00603-le-mariage-gay-chamboule-le-droit-de-la-filiation.php

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19 septembre 2012 3 19 /09 /septembre /2012 15:07

Mis à jour le 09-04-2025

"Le bonheur est inséparable de la possession de la vérité" (Saint Augustin, Les Confessions, liv. Xe, chap. XXIII)

 

III - La représentation de la société par corps plutôt que par têtes

 

(1) Le mensonge de la démocratie "gouvernement du peuple par le peuple et pour le peuple" : la démocratie n'a jamais existé nulle part !

 

http://upload.wikimedia.org/wikipedia/commons/thumb/6/67/Pericles_Pio-Clementino_Inv269.jpg/220px-Pericles_Pio-Clementino_Inv269.jpgContrairement à la légende, dans l'Antiquité, à Athènes, la démocratie n'existait pas.

 

Celui qui dirigeait Athènes, Périclès, le pseudo-inventeur de la "démocratie", dirigeait la foule, il ne se laissait pas diriger par elle. L'historien Thucydide écrit: "au lieu de se laisser diriger par elle, il la dirigeait. [...] Sous le nom de démocratie c’était en fait le premier citoyen qui gouvernait.'' (Thucydide, Guerre du péloponnèse, II, 65).

 

"Le despote démocratique est proche des philosophes.

"'Périclès [...] apprit la philosophie d'Anaxagore; et il confia au sophiste Protagoras une charge importante'. (Histoire universelle de la Philosophie, Nagel, Genève, 1962, p. 73, in Alain PASCAL, L'Intelligence du christianisme, tome1, L'Humanité en quête de Dieu, éd. Du Verbe haut 2022, p 356.)

 

Périclès "est issu d'une famille puissante et riche et il devient le chef du parti démocratique. L'argent est ainsi pour quelque chose à l'établissement de la démocratie en Grèce.

 

[...] Les philosophes ont provoqué la chute de la Grèce, mais aussi la Démocratie. [...] Après la victoire des Athéniens sur les Perses (en - 480 à Salamine), Athènes devient la première des cités grecques et Périclès accède au pouvoir, hélas, pour la Grèce. En effet, Périclès inaugure la Démocratie et est à l'origine de la guerre du Péloponnèse, donc est doublement responsable de la disparition de la civilisation grecque.

 

[...] Périclès commence la guerre contre Sparte en - 431 et Sparte triomphera d'Athènes en - 404. [...] C'est après la mort de Périclès, lors de la troisième guerre du Péloponnèse, mais le chef démocrate est responsable d'avoir commencé la guerre, et pas uniquement pour des questions de rivalités citadines, de doctrines politiques aussi. Sous Périclès, la démocratique Athènes attaque une rivale aristocratique. Or, la Démocratie, c'est la fin de la grandeur d'Athènes, et bientôt de la Grèce entière...

Cette démocratie est bien entendu un mensonge, parce que, [...] Périclès est un démagogue et un despote. Ainsi, après la mort de Cimon (450), il frappe l'historien Thucydide d'ostracisme, car il veut que l'on assure sa gloire personnelle et que l'on vante la Démocratie.

[...] La démocratie à Athènes est une ploutocratie, donc déjà l'avènement du Dieu Argent.

La Grèce traditionnelle était une société religieuse et aristocratique, et le Ve siècle est celui de la désacralisation, mais aussi de la décadence, en grande partie par la faute de Périclès, car il substitue la Démocratie à un régime aristocratique qui honorait les héros des guerres contre la Perse. [...] Et le peuple n'y a rien gagné, ni la liberté, ni la paix. Car, hors l'imagerie de l'histoire officielle, la Démocratie n'a jamais offert la liberté au peuple. La Démocratie à Athènes, ce n'est plus le pouvoir de quelques-uns, les aristocrates, mais celui d'une minorité active, quarante mille citoyens mâles qui tiennent sous leur coupe quatre cent mille habitants. Ce ne sont plus des héros guerriers, ce sont des riches qui imposent leur loi et exploitent le peuple. La première Démocratie est une ploutocratie.  La foule des citoyens se réunit sur l'agora. Le pouvoir n'est plus aux chefs valeureux, mais aux hâbleurs. Il n'y a plus de légitimité et la foule abusée s'en remet au plus menteur, à celui qui a gagné le plus de clients par l'argent, mais aussi par le soutien d'artistes et la complicité d'intellectuels. Avec la Démocratie, le grand nombre est soumis au petit nombre qui sert un despote, le plus à même de perpétuer le 'Système', et ce petit nombre n'est plus au service d'une nation sacrée, car le pouvoir est devenu profane.

[...] Au Ve siècle, [...] la guerre part d'Athènes contre Sparte, et elle est perdue par Athènes, car le peuple ne peut pas mourir pour ses exploiteurs. Cependant, la victoire de Sparte n'est pas suivie de lendemains qui chantent parce que le virus démocratique est entré dans les esprits. Partout, c'est déjà la nouvelle 'religion'.

La grandeur de la Grèce était liée à l'Olympe. [...] Quand la philosophie supplante la religion, la décadence et la violence suivent. L'anthropocentrisme privilégie la satisfaction des désirs individuels et exclut le sacrifice de la communauté. [...] Et la Grèce va subir l'invasion macédonienne puis romaine.

[...] La Démocratie s'accompagne d'un monopole culturel d'Initiés (d'Eleusis) qui provoquent la mise à mort de la civilisation occidentale en la rendant apostate de sa religion. La comparaison du Siècle de Périclès avec le Siècle des Lumières s'impose donc plus que jamais !

[...] Le premier à l'illustrer est Eschyle (v. 525 - 456), dans la mouvance de Pythagore (et probablement membre de sa secte). Eschyle naît à Eleusis, donc prédestiné à être initié à l'orphisme, dont ses tragédies se font l'écho. Par exemple, dans son Prométhée enchaîné, il fait un portrait de Prométhée très différent de celui d'Hésiode. Pour Eschyle, Prométhée n'est pas responsable du malheur de l'humanité (celui qui est puni par Zeus pour avoir volé la connaissance aux dieux), mais 'le plus grand héros civilisateur' (Eliade). Eschyle fait de Prométhée l'héritier des initiés aux secrets de métiers et ceux qui possèdent la 'science', donc un Initié, ce pourquoi aussi il l'innocente du Mal. Et si le Mal n'est plus le fait de l'homme, il faut qu'il soit en Zeus. Voilà une accusation qui n'a pas fini de nuire (on la retrouvera portée contre le dieu chrétien dans la gnose avant l'Humanisme)."

 

(Cf. Alain PASCAL, L'Intelligence du christianisme, tome1, L'Humanité en quête de Dieu, éd. Du Verbe haut 2022, p 342, 349-355.)

 

"La démocratie peut bien établir une égalité de droit et d'influence entre les membres du corps politique, elle ne peut supprimer l'inégalité que la nature a établie entre les hommes. ... Athènes considérait ses citoyens si égaux que de nombreuses charges étaient conférées par la voie du tirage au sort, mais le gouvernement réel n'en était pas moins l'affaire de Périclès..." (Patrice Gueniffey, La Politique de la Terreur, Essai sur la violence révolutionnaire, Fayard 2000, réed. Tel Gallimard, Mesnil-sur-l'Estrée 2003, p. 106.)

 

La démocratie athénienne n'avait guère la côte cher les auteurs antiques. Elle était accusée de corrompre les masses (déjà...) en rétribuant les services publics.

 

Les poètes comiques, tel Aristophane se moquaient de l'"Olympien" Périclès.

"La très grande majorité des penseurs grecs ont été hostiles à ce système" (Yves-Marie Adeline, Histoire mondiale des idées politiques,Ellipses, Paris 2007, p. 94.)

 

Dans ses ''Histoires'', dont le motif est de retracer l’origine et le déroulement des Guerres médiques (les deux grandes tentatives d’invasion de la Grèce par les empereurs perses Darius, puis Xerxès), le géographe et historien grec du Ve siècle, Hérodote (484-425 av. J.-C.), l’un des premiers qui mette en scène la typologie classique dans le débat des Perses entre trois aristocrates perses: Otanès, Mégabyze et Darius), y méprise la démocratie comme forme de gouvernement lorsqu'il présente Mégabyze ,le défenseur de l’aristocratie critiquant la démocratie défendue par Otanès, et disant : 

 

"Quand Otanès propose d’abolir la tyrannie, déclara-t-il, je m’associe à ses paroles.

Mais quand il vous presse de confier le pouvoir au peuple, il se trompe: ce n’est pas la meilleure solution. Il n’est rien de plus stupide et de plus insolent qu’une vaine multitude. Or, nous exposer, pour fuir l’insolence d’un tyran, à celle de la populace déchaînée est une idée insoutenable. Le tyran, lui, sait ce qu’il fait, mais la foule n’en est même pas capable. Comment le pourrait-elle, puisqu’elle n’a jamais reçu d’instruction, jamais rien vu de beau par elle-même, et qu’elle se jette étourdiment dans les affaires en bousculant tout, comme un torrent en plein crue? ... Pour nous, choisissons parmi les meilleurs citoyens un groupe de personnes à qui nous remettrons le pouvoir: nous serons de ce nombre, nous aussi, et il est normal d’attendre, des meilleurs citoyens, les décisions les meilleures. (Hérodote, III, 81)

L'aristocratie comme type de gouvernement y apparaît comme "le meilleur des régimes, ou peut-être plutôt le moins pire des régimes, par défaut, parce que ses rivaux ont été disqualifiés..." (Cliosophie). 

 

De même, le philosophe classique Platon, dans Gorgias (qui n'est certes pas le Platon de La République, présentant l'état d'un collectivisme parfait, sorte d'ancêtre de l'Etat totalitaire) met en effet en scène son maître Socrate aux prises avec le sophiste relativiste Calliclès (sorte d'ancêtre de nos actuels francs-maçons) qui tentait de convaincre Socrate de l'illégitimité de la morale. Pour Calliclès, la morale objective n'existait pas, chacun pouvait se constituer sa propre morale, une morale subjective. Socrate, scandalisé par ce relativisme aboutissant à une remise en question de la vérité et à une réduction de la pensée à un simple utilitarisme, lui répondit qu'il avait entendu "dire que Périclès a rendu les Athéniens paresseux, lâches, bavards et avides d'argent, en établissant le premier un salaire pour les fonctions publiques" (Gorgias 515 b-515e), et qu'il avait livré Athènes à la canaille, démoralisé les honnêtes gens et préparé ainsi la ruine de la cité..."

Que de ressemblances avec 1789 !

"Tu vantes, lui dit-il, des hommes qui ont régalé les Athéniens en leur servant tout ce qu'ils désiraient... Mais, ... ils (ces hommes) n'avaient point en vue la témpérance et la justice. ... Quand viendra l'accès de faiblesse, les Athéniens accuseront ceux qui se trouveront là et donneront des conseils, mais ils n'auront que des éloges pour les Thémistocle, les Cimon, les Périclès, auteurs de leurs maux" (Gorgias, 518 e - 519 a.)  

 

Le platonisme définissait de cette manière l'idée du bien comme principe de l'être intelligent par quoi il découvrait Dieu, c'est-à-dire qu'il définissait l'existence d'une morale objective tendant à la ressemblance à Dieu, donc la vérité. Le platonisme constituait la première énonciation d'un système spiritualiste complet, qui devait être aussi le modèle classique antigonien d'une vérité et d'une morale objective à rechercher et à découvrir, sans quoi nous tombons dans la tyrannie. Sur le caractère réellement oligarchique de la démocratie athénienne (d'oligarchia, "gouvernement du petit nombre, gouvernement d'une minorité), voir Mogens H. Hansen, La Démocratie athénienne à l'époque de Démosthène, Structure, principes et idéologies , 1991, trad. S. Bardet et Ph. Gauthier, Les Belles Lettres, Paris 1993, p. 307-330.)

 

Le philosophe et historien Xénophon, autre élève de Socrate, encouragé par l'enseignement qu'il reçut de son maître, s'opposait au démocratisme. La condamnation de Socrate par le régime démocratique ne fit que le confirmer dans ses sentiments. En quoi cette condamnation était-elle juste ? Parce que la démocratie serait juste ?

 

Reprenant la technique socratique du dialogue, Xénophon se paie la tête de Périclès. Dans les Mémorables, il imagine un Périclès vieilli aux prises avec le jeune Alcibiade. Ce dernier lui demande une définition précise de la loi. Périclès répond : 

 

- 'La loi est toute délibération en vertu de laquelle le peuple assemblé décrète ce que l'on doit faire ou non'.

- Alcibiade glisse malicieusement : 'Et qu'ordonne de faire le peuple ? Le bien ou le mal ?'

- Périclès s'indigne de cette insolence: 'Voyons jeune homme! Le bien, naturellement! Voudrais-tu que le peuple ordonne le mal ?'

- Non bien sûr... Alcibiade demande : 'à propos, si l'autorité qui prescrit la loi n'est pas le peuple, mais seulement une oligarchie, est-ce encore la loi ?

- Oui reconnaît... Périclès. Dès que le gouvernement ordonne quelque chose, cela s'appelle une loi.

- Bien. Mais si cette autorité n'est même plus une oligarchie, mais seulement un tyran ? Ce qu'il ordonne mérite-t-il encore le nom de loi ?

Périclès est un peu gêné, mais objectivement il estime que, en dehors de ce que l'on pense du contenu même de cette loi, si c'est le pouvoir, quel qu'il soit, qui a prescrit cette loi, il faut bien l'appeler une loi.

 

Sur le fond, l'auteur (Xénophon) soulève une vraie question : le nombre suffit-il à fonder la raison ? Le nombre suffit-il à garantir que la loi veut le bien ?" (Cf. Yves-Marie Adeline, Histoire mondiale des idées politiques,Ellipses, Paris 2007, p. 107-108.)

 

En 1789, les lointains descendants de Périclès, inventeront l'idée de vertu, sorte de conscience civique rousseauiste, non comme obéissance à une majorité (système électoral) ou à des représentants parlant au nom de la nation ou du peuple (députés), mais comme obéissance à la loi, considérée comme bonne et juste dès lors que partant de tous les individus elle s'applique à tous (peu importe si la loi est juste ou injuste, bonne ou pas. Tel est le vrai sens de la souveraineté populaire chez Rousseau.)

 

"Les principes expliqués par Périclès triomphent au Ve siècle av. J.-C., échouent, disparaissent, connaissent une éclipse de vingt siècles." (Y.-M. Adeline, ibid., p. 464.)

 

patriciens-t3016.jpgÀ Rome, la "république romaine", fondée par les Etrusques, était d'abord une dictature plus oligarchique que monarchique, avec un roi. Suite au coup d'Etat de Pélopidas qui chassa les oligarches, s'instaura une démocratie populaire. La "république romaine" devenait un régime d'assemblée unique (le Sénat de Rome) que dirigeait la caste fermée des patriciens au détriment de la plèbe (le peuple). Cette assemblée se livra à de redoutables combats d'influences aboutissant à des guerres civiles et armées mobilisant les légions des généraux-sénateurs. L'empire y mit un terme...

 

La république romaine qui était théoriquement une démocratie, puisque les lois devaient être approuvées par une assemblée de citoyens, était en fait "organisée en aristocratie, ou oligarchie à base élargie", puisqu'elle était "gouvernée par un assez petit groupe de gens appartenant à une cinquantaine de familles (comme à Athènes, ndlr.), détenant régulièrement toutes les magistratures... Durant toute l'époque républicaine, les plus hautes charges politiques, militaires et religieuses étaient monopolisées par les nobles." (Dictionnaire de l'Antiquité, mythologie, littérature, civilisation, sous la direction de M.C. Howatson, Bouquins Robert Laffont, Turin 1998, p. 857.)

 

Rome demeure [...] une sorte de république oligarchique. [...] Au IIe siècle, un tiers des consuls sont issus de seulement six familles. [...] Ce pouvoir endogame est monopolisé par quelques familles qui sont toutes alliées entre elles. Ces hommes se nomment les optimates - on parlerait aujourd'hui de cartels ; la République, avec tous ses rouages politiques, militaires en quête de pouvoir, d'argent et de gloire. Au début de la révolte de Spartacus, le Sénat de Rome compte 600 membres, mais parmi eux seule une élite très étroite détient la réalité du pouvoir. (Eric TEYSSIER, Spartacus, Entre le mythe et l'histoire, Perrin, Tempus, Paris 2012, p. 19-26.)

 

En 1789, comme sous Périclès, "dans le régime démocratique, ... (e)n théorie, le nouveau citoyen se voit reconnaître un pouvoir de contribuer à la formation des décisions, ... Mais en réalité, il a moins de prise sur la décision qu'il n'en a jamais eu (Voir P. Gueniffey, Le Nombre et la raison, p. 208-213). En effet, la participation démocratique" transfère "le pouvoir théoriquement possédé par les individus à une oligarchie composée de professionnels de la politique. Cette oligarchie trie les problèmes et définit les termes dans lesquels ils peuvent être résolus, médiation indispensable pour transmuer la poussière des volontés individuelles en 'volonté collective'. La toute-puissance de la 'machine', ou du parti, est la réalité de la liberté du citoyen moderne. ...[L]e pouvoir réel se trouve entre les mains du 'cercle intérieur'. ... [L]e peuple est réellement dépossédé de son pouvoir au profit du parti indispensable au fonctionnement de la démocratie. ... [L]e mensonge: la dictature d'une minorité prétendant énoncer la Volonté générale au nom du peuple mais à la place du peuple" (Patrice Gueniffey, La Politique de la Terreur, Essai sur la violence révolutionnaire, Fayard 2000, réed. Tel Gallimard, Mesnil-sur-l'Estrée 2003, p. 206-207).

 

Augustin Cochin a montré en fait que "l'égalité pure - théorique - entre les individus réduits à leur volonté a pour nécessaire contrepartie pratique la transgression du principe (égalitaire), non par la réinstitution subreptice de l'ascendant des supériorités sociales réelles, mais par la formation d'une oligarchie militante et cachée, confisquant la démocratie à son profit.
'La clé secrète du jacobinisme', écrit François Furet, 'c'est la machine cachée à l'ombre du Peuple'; ou encore, pour citer Cochin : le système 'repose sur cette règle essentielle ... que tout vote officiel de la société [de pensée] est précédé, déterminé par une délibération officieuse du cercle intérieur'. tout groupe social est profane par rapport à un groupe initié, plus restreint, plus uni, plus actif, plus clairvoyant'. La machine décide, le peuple opine" (Patrice Gueniffey, Le Nombre et la Raison, La Révolution française et les élections, préface de François Furet, Editions de l'Ecole des Hautes Etudes en sciences sociales, Paris 1993, p. 22.)

 

 

Les "élections" de juin 1791 se traduisirent par une forte abstention. "La participation avait atteint son étiage; elle ne devait plus remonter de façon significative, les consultations organisées les années suivantes,... n'ayant jamais mobilisé plus du cinquième des électeurs. ... En l'absence de votants, le système électif se transforme très vite en un système de cooptation, les uns accédant aux charges que les autres viennent de quitter, et réciproquement. La promotion aux responsabilités se fait en circuit fermé : les fonctionnaires peuplent les assemblées chargées d'élire les fonctionnaires. ...La réalité du système répondait à un besoin, celui de la formation d'une classe politique ... qui soit assurée de la continuité en étant délivrée de l'incertitude inséparable du suffrage universel. Mais l'oligarchie née de ces pratiques n'était pas moins un démenti des attentes. On imaginait en effet avec une certaine ingénuité que la vertu première d'un système électif consistait à assurer le renouvellement permanent du personnel dirigeant et l'élargissement constant de son recrutement. On n'imaginait pas que l'élection puisse conduire à la formation d'une 'classe' politique distincte du reste de la société" (Patrice Gueniffey, Histoire de la Révolution et de l'Empire, Perrin, Collection Tempus, Paris 2011, p. 86-88).

 

"L'exercice du suffrage, quel qu'en fût le régime, censitaire ou universel, a été l'affaire de minorités dont les 'candidats' se disputaient les voix" (François Furet, Mona Ozouf, Dictionnaire critique de la Révolution française, Champs Flammarion, Manchecourt 1992, p. 127.)

 

"Ce qu'il y a de sûr, c'est que le régime représentatif exclut directement l'exercice de la souveraineté, surtout dans le système français où les droits du peuple se bornent à nommer ceux qui nomment; où non seulement il ne peut donner de mandats spéciaux à ses 'représentants', mais où la loi prend soin de briser toute relation entre eux et leurs provinces respectives, en les avertissant qu'ils ne sont point envoyés par ceux qui les ont envoyés, mais par la Nation; grand mot infiniment commode parce qu'on en fait ce qu'on veut. En un mot, il n'est pas possible d'imaginer une législation mieux calculée pour anéantir les droits du peuple. Il avait donc bien raison, ce vil conspirateur jacobin [Ndlr. Gracchus Babeuf 1760-1797, ce révolutionnaire fut arrêté le 10 mai 1796 et guillotiné un an après le 27 mai 1797], lorsqu'il disait rondement dans un interrogatoire judiciaire: Je crois le gouvernement actuel usurpateur de l'autorité, violateur de tous les droits du peuple qu'il a réduit au plus déplorable esclavage. C'est l'affreux système du bonheur d'un petit nombre, fondé sur l'oppression de la masse. Le peuple est tellement emmuselé, tellement environné de chaînes par ce gouvernement aristocratique, qu'il lui devient plus difficile que jamais de les briser (Interrogatoire de Babeuf, juin 1796)." (Joseph de Maistre, Œuvres, Edition établie par Pierre Glaudes, Bouquins Robert Laffont, Paris 2007, p. 222-223.)

 

"Jusqu'au bout, les hommes de la Révolution auront refusé de faire des électeurs, même au second degré, les arbitres de la dévolution du pouvoir" (François Furet, préface in Patrice Gueniffey, Le Nombre et la Raison, La Révolution française et les élections, préface de François Furet, Editions de l'Ecole des Hautes Etudes en sciences sociales, Paris 1993, p. XI.)

 

"Délibérer, légiférer, dire et incarner ... la volonté 'nationale' ... telle est la vaste prérogative donnée par la Révolution - Assemblée constituante, Assemblée Législative, et Convention ensemble - à la représentation nationale, à l'abri de tout contrôle d'en bas; si vaste que Carré de Malberg l'a analysée comme un 'absolutisme parlementaire', et Marcel Gauchet, comme un 'rousseauisme à représentants'" (François Furet, préface in Patrice Gueniffey, Le nombre et la raison, ibid., p. V-VI.)

 

 

Au fil du temps, "les Français voient fleurir de nouveaux partis et de nouveaux sigles qui n'ont pas toujours de sens bien précis et changent au gré des modes. L'art consiste, pour les uns, à maintenir une référence au "socialisme", présenté comme un garant de la justice sociale, des privilèges et des monopoles; pour les autres, à fondre en un seul titre et quel que soit l'ordre plusieurs mots porteurs de grands symboles: Démocratie, Peuple, France ou Français, plus rassemblement ou Union. Ces partis décident de tout et tiennent d'une main ferme les ressorts des scrutins. [N]i le président ni même les députés, représentants du Peuple, ne sont  désignés par les seules élections. Les citoyens n'ont pas le libre choix des candidats; ceux-ci leur sont dictés, imposés, par des instances où ils n'ont pas la parole et par des stratèges que, généralement ils n'ont pas nommés" (Jacques Heers, Un Homme un vote? Editions du Rocher, Monaco 2007, p. 188-189). 
 

http://johanlivernette.files.wordpress.com/2012/08/democratie-bombes.jpg?w=490Ces instances, ces stratèges, les amis du parti sont les actionnaires de grandes compagnies qui attendent un retour sur leurs commandites. Les hommes mis en place ne sont que des guignols, des pantins manipulés par ces groupes. Ce système est dirigé comme standard planétaire et est imposé par la force aux Etats rebelles, au nom de la "démocratie" et de la liberté.
 

"On ne choisit pas, on ne délègue personne: on se borne à approuver un choix déjà fait par d'autres. Un choix fait par qui? Eh bien, par les dirigeants du parti, par le comité central, par le comité directeur, par le bureau, par le centre national... Si bien que ces députés que nous croyons élire, ils sont en réalité sélectionnés, ils nous sont en réalité imposés par la caste gouvernementale déjà en place, laquelle, agissant comme toutes les oligarchies, s'agrège les sujets qui lui conviennent et dont le caractère, les penchants, les alliances ont été soigneusement éprouvés. Nous croyons vivre sous un régime de suffrage universel, en réalité nous vivons sous un régime de cooptation" (Maurice Bardèche,  Les Temps modernes, Editions Les Sept Couleurs, Montargis 1956, p. 25-26).
 
"Cette impuissance du peuple, cette dépossession du peuple, c'est la contradiction fondamentale des démocraties modernes. Elles veulent défendre la démocratie sous prétexte que la démocratie est le pouvoir du peuple. Et elles défendent la démocratie en empêchant qu'il puisse y avoir sur la scène politique autre chose que des partis démocratiques... La démocratie ainsi conçue se retourne contre le peuple. Elle lui assure une liberté qui n'est qu'un mot, elle lui donne un bulletin de vote qui est sans valeur" (Maurice Bardèche, ibid., p. 32-33).  
 
"Les puissances occultes qui dominent la société contemporaine ont parfaitement compris que dans un système politique basé sur la loi du Nombre, seul l'Argent pouvait influencer le Nombre, que l'Intelligence ne gagnerait la masse à ses idées qu'aidée par l'Argent : l'Argent qui signifie le moyen de communication, le véhicule de la pensée" (Jacques Ploncard d'Assac, Les idées qui tuent, Société de philosophie politique, Lisbonne 1971, p. 13-14).

    

La belle "démocratie" issue des principes de 1789 instituant la "Volonté générale" comme le peuple "choisissant" ses "représentants" - eux-mêmes choisis par d'autres instances non-élues triant les problèmes et définissant les termes et les limites dans lesquels ils pourront être résolus - n'est rien d'autre qu'une oligarchie! 

 

La liberté proclamée dans ces conditions confine au ridicule : le peuple déclaré "libre" n'a de liberté que la liberté de l'oiseau dans sa cage, libre d'aller d'un barreau à l'autre, ou celle d'un prisonnier dans sa cellule, libre d'aller d'un mur à l'autre, sans jamais pouvoir sortir de sa cellule. Cette image n'est pas excessive. Ainsi, selon l'article bien nommé "89"... de la Constitution de la Ve république actuellement en vigueur, "La forme républicaine du Gouvernement ne peut faire l'objet d'une révision". C'est la dernière phrase de la constitution de 1958. Le peuple tout en étant déclaré "libre" et source de la loi via la Volonté générale ne peut revenir sur la "forme républicaine du gouvernement", même s'il le voulait, cela ne lui est pas permis. Le peuple n’est donc pas "libre", ni même "souverain".  

 

Un exemple concret de ce refus opéré par les révolutionnaires, de laisser libre le peuple de choisir (entre république ou monarchie) est celui de 1797. Cette année-là, un coup d'Etat opéré par trois directeurs - Barras, Reubell, La Revellière, le 18 fructidor an V, 4 septembre 1797 - avec l'appui de Bonaparte, contre leurs deux collègues Carnot et Barthélemy "annihile... l'écrasant succès des royalistes aux élections législatives, qui pouvait ouvrir la voie à une restauration monarchique" (Frédéric Bluche, Stéphane Rials, Jean Tulard, La Révolution française, Que-sais-je ? Puf, Vendôme 2004, p. 116.) Autrement dit, encore une fois, une minorité refuse le jugement "souverain" du peuple... On verra la chose se reproduire en 2005 par exemple, lorsque le referendum rejeté par le peuple français sur le Traité européen fut malgré tout imposé de force au "Parlement" sur décision de Nicolas Sarkozy.

 

 

Patrice Gueniffey explique en ourtre, que de ce système "représentatif" ... "on ne peut dire qu'un peuple est libre parce qu'il jouit de la faculté d'élire ses gouvernants" (les électeurs sélectionnent ceux qui décideront en leur nom sans réellement les choisir) ou même parce qu'il jouit de la faculté "de choisir une politique plutôt qu'une autre parmi les programmes qui lui sont proposés" (les termes des problèmes sont délimités par d'autres instances non-élues), ... il s'agit là, écrit-il, "de conditions indispensables à la liberté, mais en elles-mêmes insuffisantes. Un peuple est libre lorsqu'il dispose de moyens qui lui permettront d'approuver ou de sanctionner régulièrement" (P. Gueniffey, La Politique de la Terreur, Essai sur la violence révolutionnaire, Fayard 2000, réed. Tel Gallimard, Mesnil-sur-l'Estrée 2003,  p. 210.)

 
Cette approbation et cette sanction impliquent des suffrages réguliers, sans doute, mais aussi et surtout que l'élu suprême de la nation, le président de la République, ne marche pas sur la décision claire des Français exprimée dans un referendum. Elle implique aussi de supprimer une "représentation" par têtes qui n'est que le masque d'une oligarchie. Et surtout elle implique d'instituer à la place de la représentation par têtes une représentation sincère des citoyens, représentés par corps, dotée de mandats impératifs, sans lesquels les élus en gros font ce qu'ils veulent. Cette représentation a en outre l'intérêt de courcircuiter la division des Français et son instrumentalisation par le système des partis politiques.

 

 

(2) Le mépris d'un peuple jugé "stupide", appelé la "populace", est à l'origine de l'adoption du régime "représentatif" par têtes.

 

La représentation par têtes permet la confiscation du pouvoir par une oligarchie "éclairée" - toujours en lien avec la banque - régime représentatif qui incarne le  soit-disant "pouvoir du peuple par le peuple pour le peuple".

 

http://t2.gstatic.com/images?q=tbn:ANd9GcRJ08Rnvmi3Xd46HmfW8mlKbxy3-0odjJFf-tDqvN8eDlGTebtQ&t=1Tocqueville (dans La Démocratie en Amérique) percevait qu'un Etat sans religion devenait lui-même une religion. C'est particulièrement vrai dans la démocratie moderne dite "représentative", où la libre définition du bien et du mal, des valeurs collectives, est laissée au choix d'une 'majorité'" par le jeu de la Volonté générale. La religion devait empêcher l'état démocratique "de tout concevoir", lui défendait "de tout oser" (Tocqueville cité in Yves-Marie Adeline, Histoire mondiale des idées politiques,Ellipses, Paris 2007,p. 372.) Mais très vite, la démocratie représentative, suivant sa pente naturelle du nombre, s'est émancipée de cette exigence morale et du frein représenté par la religion.

 

Le projet de Tocqueville consistant donc à se servir de la religion comme contre-pouvoir, refuge de valeurs stables et antigoniennes (une morale d'obligation, de ob-ligere: lier par le haut), rempart à la tyrannie démocratique  est inopérante quand le régime soit-disant "représentatif" du peuple ne représente que les intérêts de l'oligarchie.

 

 

Pour solutionner ce problème de la confiscation du pouvoir par une minorité ploutocratique (banque) il faut penser et réfléchir à un autre type de "représentation" que le régime "représentatif" qui est issu de 1789.

L'idée est d'affranchir la "représentation" des principes révolutionnaires hérités de 1789 [voir la Ière partie : âge d'or, homme nouveau, volontarisme, constructivisme, volonté humaine, volonté générale, souveraineté nationale] et de permettre à tous les corps de la nation de participer réellement à la vie politique suivant leurs poids réels dans la société. Cette représentation sincère existait sous l'Ancien Régime sous la forme des Etats généraux où les députés étaient dotés de mandats impératifs de sorte qu'ils ne pussent être otages d'intérêts oligarchiques. Dans tous les cas, et quoiqu'il en soit de l'histoire des Etats généraux,  "absolutus, venant du verbe absolvere (délier), ... monarchia absoluta signifie monarchie sans liens, et non pas sans limites" (François Bluche, Louis XIV, Fayard, Paris 2002, p. 186.) La personne du roi était indépendante, elle ne dépendait d'aucune puissance (d'argent), d'aucun parti, d'aucun lobby... Ceci explique pourquoi la banque au XVIIIe siècle a tout fait pour supprimer la monarchie "absolue" de droit divin. Un roi indépendant et souverain est bien plus difficile à corrompre qu'une majorité de députés "représentatifs".

 

Dans ces conditions, il faudra bien cerner le rôle réel des "partis politiques" et analyser de quelle manière leurs dirigeants sont des pantins aux mains de l'oligarchie. 

 

« On aurait donc bien tort de croire que l'ancien régime fut un temps de servilité et de dépendance. Il y régnait beaucoup plus de liberté qu'aujourd'hui. »
(Alexis de Tocqueville, L'Ancien Régime et la Révolution, 1856)

 

Rappelons que dans la rhétorique révolutionnaire de 1789, le "peuple" est tenu comme "toujours prompt à l'erreur". Quantité de textes illustrent le propos.

 

"Citons Condorcet : 'Comme ces Messieurs - il s'agit des parlementaires - ignorent l'opinion ou la méprisent, ils ne seront jamais jaloux que d'avoir les faveurs de la populace', (Correspondance inédite de Condorcet et de Turgot, p. 202). Et encore Condorcet, Réflexions sur le commerce des blés, Londres, 1776, p. 140 : 'Quand on parle d'opinion, il faut en distinguer trois espèces : l'opinion des gens éclairés, qui précède l'opinion publique et finit par lui faire la loi; l'opinion dont l'autorité entraîne l'opinion du peuple ; l'opinion populaire enfin, qui reste celle de la partie du peuple la plus stupide et la plus misérable..." (Condorcet cité in Mona Ozouf, L'homme régénéré, Essais sur la révolution française, Nrf Editions Gallimard, Mayenne 1989, p. 33).

 

"Pour d'Holbach, 'quoiqu'on nous répète tous les jours que l'homme est un être raisonnable, il n'y a qu'un très petit nombre d'individus de l'espèce humaine qui jouissent réellement de la raison ou qui aient les dispositions et l'expérience qui la constituent' (D'Holbach, Système de la Nature, 1770, t. 1, p. 129, cité in  Xavier Martin, Nature humaine et Révolution française, Du siècle des Lumières au Code Napoléon, Dominique Martin Morin, Mayenne 2002, p. 219.)

 

... Pour Voltaire, le peuple français 'sera toujours un peuple ignorant et faible, qui a besoin d'être conduit par le petit nombre des hommes éclairés' (A Chamfort, en 1764; Voltaire, Corr., t. 7., p. 624, cité in X. Martin, ibid., p. 219-220.)

 

... [A]ux yeux de Rousseau, il ne convient pas de dilapider les connaissances auprès d''une populace indigne d'en approcher' (Rousseau, Discours sur les Sciences et les Arts, 1750, dans oeuvres complètes, t. 3., p. 29. Un thème si voltairien (Cf. Par ex. Voltaire, Corr. t. 8, p. 819, en 1767, à Frédéric II, sur la 'canaille qui n'est pas digne d'être éclairée'.); la 'multitude aveugle' avait besoin d'un grand législateur pour faire à sa place le contrat social (Rousseau, Contrat social, 1762, L. II, chap. 6, p. 380, cité in X. Martin, ibid., p. 219-220.) 219-220.)

 

... On comprend dans ces conditions, que Cabanis ait pu saluer dans la constitution du Consultat ce qu'il appelle 'la bonne démocratie', pour cette raison expresse, et sans ambiguïté, que rien ne s'y ferait par le peuple !" (X. Martin, ibid., p. 221.)

 

Ce mépris du peuple explique pourquoi les démocrates républicains ont choisi de limiter l'exercice réel du pouvoir à la désignation de "représentants" choisis par eux-mêmes.

 

"Les sophistes l'ont dit, pour le triomphe de leur égalité et de leur liberté, il faut que les suffrages cessent de se peser par ordre, qu'ils se comptent par têtes." (A. Barruel, ibid., p. 456). Pour le triomphe de l'égalité, sans doute, mais pour le triomphe de la liberté, c'est moins sûr !

 

S'agissant de cette "liberté", il se pose ici un problème d'ordre philosophique. Yves-Marie Adeline se demande si le souci de l'égalité, la représentation par têtes, c'est-à-dire le nombre, suffisent à "fonder la raison" et à "garantir que la loi veut le bien ?" (Cf. Yves-Marie Adeline dans  Histoire mondiale des idées politiques, Ellipses, Paris 2007, p. 108.) Le bien donc la liberté du peuple. Or, le nombre (représentation par têtes) ne fait pas toujours la vérité, et l’erreur ne devient pas vérité en se multipliant. C'est donc que le bien et la liberté du peuple ne peuvent être induits du nombre, mais d'un autre fondement, comme nous le verrons ci-dessous.

 

Dans le régime dit "représentatif", les élus ont des mandats indirects, ils sont indépendants de leurs commettants, et sont transformés en "représentants" de la nation ... "chargés, nous dit François Furet, de la part véritablement royale du procès politique: élaborer par leur délibération collective la volonté nationale. ... Délibérer, légiférer, dire et incarner cette volonté ... telle est la vaste prérogative donnée par la Révolution - Assemblée constituante, Assemblée Législative, et Convention ensemble - ... à la 'représentation nationale', à l'abri de tout contrôle d'en-bas; si vaste que Carré de Malberg l'a analysée comme un 'absolutisme parlementaire' et Marcel Gauchet, plus récemment, comme un 'rousseauisme à représentants'." (F. Furet, préface in Patrice Gueniffey, Le Nombre et la Raison, La Révolution française et les élections , préface de François Furet, Editions de l'Ecole des Hautes Etudes en sciences sociales, Paris 1993, p. V-VI.)

 

Pourquoi nous ne fêtons pas 1789 Vidéo basée sur le poème que Pierre d'Angles fit en janvier 1989, afin d'expliquer son refus de fêter le bicentenaire de la révolution de 1789.

De la continuité à la souveraineté, de la paix favorisée par une paisible dévolution du pouvoir à l'économie d'argent réalisée (une monarchie héréditaire est moins honéreuse qu'une république : chaque élection "démocratique" coûte une fortune), de la vue politique à long terme à la représentation nationale (la monarchie est l'emblème national par excellence), de la mémoire à l'unité nationale, de la compétence à la responsabilité, de la légitimité à la liberté, de la démocratie sincère à la représentation réelle, autant d'arguments en faveur de la monarchie, autant d'arguments qui renvoient définitivement l'"élection" et le régime dit "représentatif" aux rangs d'expériences funestes.

 
Le Livre noir de la Révolution française explique que dans la représentation par têtes, dans le parlementarisme représentatif (en réalité oligarchique) issu de 1791, "c'est le principe de la dictature, de la tyrannie sans bornes, sans entrave, de la majorité parlementaire. ... "Aucune barrière ni droit naturel ni règle constitutionnelle" ne devait s'opposer, selon Mirabeau, à une majorité législative (en l'occurrence issue d'une minorité activiste dans le pays). Ce régime n'est en fait qu'une forme de la tyrannie. Sous l'angle de l'Etat de droit, elle marque une régression par rapport à la pratique, au XVIIIe siècle, de l'Ancien Régime. C'est ce que Hayek appelle une "démocratie illimitée", ce que Benjamin Constant avait stigmatisé comme une "souveraineté illimitée" (Le Livre noir de la Révolution française, Les Editions du Cerf, Paris 2008, p. 14) et Carré de Malberg, un "absolutisme parlementaire" ou un "parlementarisme absolu" (Raymond Carré de Malberg, Contribution à la théorie générale de l'Etat, Editions du CNRS, Paris 1962, vol. 2, chap. 2 : le gouvernement représentatif.) Sur Christroi, nous appelons ce régime, république absolue de droit occulte ou maçonnique, tout simplement.
 
Mais comment sortir de l'absolutisme parlementaire ?
 
La séparation de la franc-maçonnerie et de l'Etat est déjà une première étape nécessaire si l'on veut courcircuiter la menace d'une direction occulte de la "représentation". Cette séparation permettra de retrouver une juste délibération sans qu'une oligarchie cachée y mette son nez. Le souci de transparence démocratique doit être mis en avant, contre le despotisme de l'oligarchie.
 
Dans un deuxième temps on réfléchira à la manière de doter les députés, comme sous l'Ancien Régime, de mandats impératifs. Il s'agit de supprimer les mandats indirects organisés par l'arrêté du 17 juin 1789 qui transformait les Etats généraux composés de mandataires des trois ordres dotés de mandats impératifs, en une assemblée 'représentant' soit-disant la nation et de députés dotés de mandats non-impératifs.
 
Dans cette étape, il s'agit de réfléchir à la manière de revenir à une représentation organique, plus réelle et concrète des Français, réalisée non plus par têtes (représentation individualiste) mais par poids des corps dans la société (poids des cadres, employés, ouvriers, familles, fonctionnaires, artisans, professions libérales, étudiants, etc.). De la sorte la puissance de nuisance des partis politiques, sera circonscrite, la justice et le droit rétablis.
 
(3) La démocratie royale organique ou système de représentation par corps plutôt que par têtes
 
"La démocratie c'est ce que Bonald appelle "la division légale de l’unité du pouvoir. Or Bonald explique que la loi première de toute société, son dogme fondamental, c'est l'unité du pouvoir : tout royaume qui s’écartera donc de cette unité sera désolé : désolé par les factions, désolé par les haines, désolé par les ambitions ; il sera désolé et détruit, car deux pouvoirs forment deux sociétés toujours en guerre l’une contre l’autre" (Bonald Cité par Paul Bourget et Michel Salomon in Bonald, librairie Bloud & Cie, Paris, 1905, p.218.)
 
"Les partis doivent disparaître. Personne n'est jamais né membre d'un parti politique; par contre, nous sommes nés membres d'une famille; nous sommes tous voisins dans une municipalité; nous peinons tous dans l'exercice d'un travail. Or, si ce sont là nos unités naturelles, si la famille, la municipalité et la corporation sont les cadres dans lesquels nous vivons, pourquoi aurions-nous besoin de l'instrument intermédiaire et pernicieux des partis qui, pour nous unir en des groupements artificiels, commencent par nous désunir dans nos réalités authentiques ?" (José Antonio Primo de Rivera in Jacques Ploncard d'Assac, Doctrines du nationalisme, Edition du Fuseau, Meaux 1965, p. 165).

"La France est déchirée parce que ceux qui la gouvernent ne sont pas hommes d'Etat, mais hommes de parti. Honnêtes, ils songent seulement au bien d'un parti; malhonnêtes, à remplir leurs poches. Les uns et les autres sont les ennemis de la France. La France n'est pas un parti" (Charles Maurras, La Dentelle du rempart, Choix de pages civiques en prose et en vers (1886-1936), Préface de Bernard Grasset, Editions Bernard Grasset, Mayenne 1937, p. 120.)

"[S]ous le nom de souveraineté nationale, on aura le régime de l'Anonymat, de l'Irresponsabilité, de l'Election, de l'Argent et de l'Etranger" (Charles Maurras, L'Ordre et le désordre, Les idées positives et la Révolution, Les Îles d'Or Editions Self, Paris 1948, p. 52).

Conférence de Patrice Gueniffey sur la Révolution française et l'Empire aux Jeudi La Procure 28/05/11

Avec la Volonté générale, en 1789, Patrice Gueniffey dans la video ci-dessus (à partir de 18:05) explique que "le peuple est confisqué, on se met à sa place..."

En mettant la volonté du peuple (Volonté générale) au-dessus de la loi pour renverser la loi existante,  les révolutionnaires ont détruit l'idée même de la loi. Par la suite, explique Patrice Gueniffey, on a gardé cette Volonté générale pour renverser la constitution révolutionnaire. A partir de là, dit-il, il n'y a plus de loi qui tienne devant la volonté supérieure du peuple ou de ceux qui sauront incarner le peuple... Dès lors comment fonder la loi ? Comment fonder une nouvelle légitimité politique sur une destruction de l'ancienne ? Les révolutionnaires essaient un peu toutes les formules pour essayer de résoudre une question et une seule: comment refonder une légimité politique sur la destruction de l'ancienne ? Et c'est dans ce problème que s'épuise la Révolution depuis 1789 jusqu'à aujourd'hui d'ailleurs, la France ne va jamais sortir de ce problème. C'est-à-dire que le consensus sur les formes politiques ne se refera plus: il existait sous la forme monarchique du gouvernement et une fois la monarchie décapitée, l'accord sur les formes politiques ne se fera plus. Et comme en plus, en France, il n'y a pas d'accord sur les formes sociales, il y a une impossibilité de refonder une légitimité politique sur cette destruction radicale de 1789. Les révolutionnaires s'épuisent et cherchent toutes les formules, ils expérimentent et cela ne marche jamais...
 
http://upload.wikimedia.org/wikipedia/commons/thumb/d/d4/Karl_Marx_001.jpg/220px-Karl_Marx_001.jpgAu XXe siècle, une expérience similaire consistant à prétendre atteindre la "démocratie" et la liberté par la table rase et le dogme du gouvernement "au nom du peuple, par le peuple" a été entreprise par le communisme sur la base révolutionnaire de la "fin sanctifiant les moyens" (voir Iere partie).
 
Ainsi, "la notion de guerre civile est au coeur du projet communiste, tel qu'il apparaît dès 1848 dans le Manifeste du Parti communiste où Marx, évoquant la lutte des classes, parle de 'la guerre civile plus ou moins latente au sein de la société actuelle, jusqu'au point où elle éclate en révolution ouverte et où le prolétariat jette les fondations de sa domination par le renversement violent de la bourgeoisie'. 
La conclusion du  Manifeste est fort claire : 'Les communistes déclarent ouvertement qu'ils ne peuvent atteindre leurs objectifs qu'en détruisant par la violence l'ancien ordre social'" (Stéphane Courtois, Communisme et totalitarisme, Tempus, Paris 2009, p. 76.)
Le mot "communisme" "prendra tout son sens avec Marx et Engels, auteurs du Manifeste du Parti communiste, datant de 1848. 'Communisme' et 'communiste' deviennent alors synonymes de 'marxisme' et 'marxiste'. (S. courtois, ibid., p. 310.)
 
Dès 1914-1915, Lénine s'empare de cette conclusion de Marx, dans le Manifeste de 1848, "pour inaugurer un slogan appelé à un grand retentissement : 'tranformer la guerre impérialiste en guerre civile'" (S. courtois, ibid., p. 77.)
"Après avoir visé une classe sociale et après l'échec de la révolution de 1848 en Europe centrale, Marx stigmatisa dans son journal, La Nouvelle gazette rhénane, les petits peuples contre-révolutionnaires, qualifiés de 'déchets de peuples'" (S. courtois, ibid., p. 371.)
"Le dernier acte se joue le 18 janvier 1918, d'abord dans la rue, où Lénine, pour la première fois depuis mars 1917, fait tirer sur une manifestation pacifique de partisans de l'Assemblée, provoquant une douzaine de morts et des dizaines de blessés. ... La nuit même l'Assemblée est dispersée par la force. ... L'assassinat prémédité de la première assemblée élue en Russie au suffrage universel - et la dernière avant 1991 - ... officialise la naissance du régime totalitaire" (S. courtois, ibid., p. 86-87.)
 
En fait, il est temps de se pencher sur ce problème, ce n'est pas la Volonté générale qui fonde la loi et la légitimité (article 3 de la Déclaration des droits de l'homme de 1789 stipulant que "'le principe de toute souveraineté réside essentiellement dans la nation'"), ce qui fonde la loi, c'est sa conformité ou non au droit naturel, un droit supérieur aux hommes, un droit que les hommes n'ont pas choisi et auquel ils doivent se soumettre sous peine de tomber dans l'illégimité et la tyrannie.
 
Le gouvernement du nombre ne fonde pas la légitimité (des décisions prises par une majorité ne sont pas toujours justes ni bonnes), mais le droit naturel seul, c'est-à-dire Dieu et le Décalogue... Autrement dit, la démocratie moderne fondant la loi dans le nombre via la Volonté générale est une impasse, dans laquelle continuent de se débattre les démocraties modernes sans jamais trouver la solution, roulant ainsi de révolutions en révolutions, de tyrannies en oligarchies...
 
Dans son livre "Les Origines philosophiques du libéralisme", Lucien Jaume a bien identifié le "conflit possible entre les droits que l'on reconnaît à l'individu (les droits de l'homme) et la loi soupçonnée de potentialités liberticides, étant donné que, bien qu''expression de la volonté générale', la loi (dans le système hérité de 1789, Ndlr.) est concrètement la volonté des majorités, qui peuvent léser la minorité, ou l'individu..." (Lucien Jaume, Les Origines philosophiques du libéralisme , 2000, réed. Champs essais, Paris 2010, p. 122.)
 
Dans son livre Jeanne d'Arc et la Monarchie (1910), l'abbé Vial explique que la représentation par poids suivant la hiérarchie, la logique et le bon sens, c'est la raison, la justice et (l'Etat de) droit qui triomphe, quand dans la seconde, les votes étant comptés au lieu d'être pesés, c'est le triomphe de l'irrationnel, de l'injustice et de la folie: la destruction même de la loi en somme.
En fait, la représentation par poids est toujours juste là où la représentation par têtes ne l'est que par exception. Et cette représentation par poids permet précisément la légitimité politique que recherche en vain les révolutionnaires fondant la loi dans ce dogme funeste et fou de la Volonté générale. Recherche dans laquelle s'épuisent tous les gouvernements depuis 1789.
 
Sur le site "Démocratie royale", on peut lire : "La Démocratie en France avant la révolution française s'exerçait à l'intérieur des corps sociaux corporatifs, une démocratie qui a duré 7 siècles non seulement en France d'ailleurs mais dans la majorité des peuples européens surtout à l'ouest.
 
"Cette démocratie n'arrangeant pas les nouvelles fortunes financières, ils la firent abolir définitivement dans leur schéma le 4 août 1789, en abolissant les corporations par la suppression des privilèges de celles-ci et des provinces, le peuple a plus perdu le 4 août que la Noblesse et le Clergé.
 
"La seule démocratie vertueuse est celle qui s'exerce donc à l'intérieur de corps sociaux car les hommes ont alors à l'intérieur de ceux-ci des intérêts réellement communs pragmatiques et non idéologiques et peuvent ainsi exercer leurs mandats électifs de défense du corps social au mieux."
 
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18 septembre 2012 2 18 /09 /septembre /2012 17:17

http://www.viveleroy.fr/IMG/arton137.jpgContrairement aux artificiels Droits de l’Homme — que l’Occident décadent essaie d’imposer au reste du monde —, le droit naturel apparaît aux civilisations traditionnelles comme la source du droit. En effet, il n’existe qu’une nature humaine et tous les hommes sont soumis à des mêmes lois qu’ils n’ont pas choisies ; des lois physiques et physiologiques bien sûr, mais aussi des lois de bon comportement, ou lois morales, dont le païen Cicéron nous rappelle l’origine : la raison qui nous distingue de l’animal. À l’instar d’un Confucius ou d’un Aristote, il reconnaît lui aussi le droit divin ; la loi naturelle ne saurait provenir que du Dieu auteur de la nature humaine.

 

Source et suite

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18 septembre 2012 2 18 /09 /septembre /2012 16:26

http://img2.maimage.com/Maimage____l_46235696040.png

Les propositions de DSK pour sauver l'euro : partager les points de dette

 

Pour combattre les dettes publiques, et sauver la zone euro, Dominique Strauss-Kahn a une nouvelle idée, il propose de partager de la dette. «Remettre au pot une partie de l'écart de taux d'intérêt».

 

En d'autres termes, une réunion bimensuelle des Etats de la zone euro qui décideraient de partager leurs points de dette. Les pays les mieux notés payant peu de taux d'intérêts pour emprunter de l'argent sur les marchés pourraient faire profiter de leur note aux pays les plus en difficulté.

«La dette des pays les plus solides comme l'Allemagne et la France est de plus en plus recherchée, les investisseurs réclamant les signatures de "qualité", tandis que l'écart se creuse avec les pays les plus fragiles qui s'endettent à des taux de plus en plus élevés. Si on continue comme cela, le système va exploser», a souligné l’ancien ministre.

 

Pour DSK, «il faut du temps aux Etats pour retrouver des finances publiques saines»...

 

Source: http://www.20minutes.fr/economie/1004827-propositions-dsk-sauver-euro

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18 septembre 2012 2 18 /09 /septembre /2012 08:29

Ça ne pouvait pas aussi mal tomber pour l'administration Obama. A deux mois de l'échéance cruciale de l'élection présidentielle. L'attentat meurtrier de Benghazi semble tourner à la catastrophe, avec la cacophonie qui s'installe au sein des instances dirigeantes américaines. Alors que les nouvelles autorités libyennes s'évertuent à répéter urbi et orbi que cet attentat meurtrier était programmé et qu'elles avaient averti les Américains trois jours avant, notamment le Département d’État, la polémique enfle. Qui savait ? La secrétaire d’État Hillary Clinton semble accuser le coup, et certains pensent qu'elle devrait rendre son tablier.

Alors que les autorités libyennes persistent et signent, insistant sur le fait que l’attaque du Consulat américain à Benghazi est un acte prémédité et qu’ils avaient averti les Américains 3 jours avant, la machine bien huilée de la Maison Blanche et du Département d’État semble s’enrailler. L’ambassadeur américain à l’ONU, Susan Rice (photo), a déclaré que l’attaque contre le consulat américain à Benghazi n’était pas préméditée, en contradiction directe avec les hauts responsables libyens qui disent que l’attaque a été planifiée à l’avance.

 

Source et suite : http://www.agoravox.fr/tribune-libre/article/libye-benghazigate-hillary-clinton-122807

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- Benghazi : Washington évoque la thèse d'un complot d'Al-Qaïda

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16 septembre 2012 7 16 /09 /septembre /2012 23:00

Vous connaîtrez la vérité, et la vérité vous rendra libres

Evangile selon S. Jean VIII, 32

II - L'information pour contrer les mensonges de la révolution

 

Les mensonges des droits de l'homme et du citoyen de 1789

 

http://upload.wikimedia.org/wikipedia/commons/thumb/b/b9/Rivarol_Antoine1.jpg/220px-Rivarol_Antoine1.jpgAu début de la Révolution "française", l'un des premiers critiques les plus lucides de la Déclaration des droits de l'homme de 1789, Antoine de Rivarol, se riait de ces méchants philosophes qui à force de s'écrier "Périsse le monde plutôt qu'un seul de nos principes", finissent par perdre à la fois le monde et leurs principes ! (A. de Rivarol, Oeuvres complètes, 2e éd. Paris, Léopold Colin, 1808, t. I, p. 305.) 


La loi dans la culture classique antigonienne jusqu'à l'époque moderne, doit se conformer à l'ordre divin afin d'assurer les bonheurs publics. 

 

Le régime issu de 1789 renverse cet ordre, déclare le Christ hors-la-loi (civile) ainsi que le Décalogue, et proclame les Droits de l'homme et la souveraineté du peuple à la place. Cette inversion a pu faire dire à Joseph de Maistre que "la Révolution française est satanique dans son essence" (J. de Maistre, Du pape, 1820 in Œuvres choisies, Paris : A. Roger et F. Chernoviz éditeurs, 1909, p. 40-41).

Contre le Nouvel Ordre mondial : en finir avec la révolution (IIe partie)

La lettre même de la Déclaration des droits de l'homme de 1789, nouvelle Table de la Loi, est une absurdité sans nom. Mai Satan n'est-il pas le clown de Dieu ?

 

 

 

http://upload.wikimedia.org/wikipedia/commons/thumb/a/aa/Le_Barbier_Dichiarazione_dei_diritti_dell%27uomo.jpg/437px-Le_Barbier_Dichiarazione_dei_diritti_dell%27uomo.jpgQu'est-ce que les Droits de l'homme ? Sont-ils une vérité ou un mensonge ? Toute la question est là.

 

... La réponse est en tête de la Déclaration

 

'Les représentants du Peuple français constitués en assemblée nationale; considérant que : l'ignorance, l'oubli ou le mépris des droits de l'homme sont les seules causes des malheurs publics et de la corruption des gouvernements, ont résolu, etc.' . Ce considérant est unique. ... Or, ce considérant est faux, archifaux ! Non seulement 'l'ignorance, l'oubli ou le mépris des Droits de l'homme' ne sont pas 'les seules causes des malheurs publics ou de la corruption des gouvernements', mais ils n'en sont pas même les principales ! Les causes principales sont:

 

1° 'L'ignorance, l'oubli ou le mépris' des Droits de Dieu et de son Christ ! De ce Christ qui a fait la France.

 

2° 'L'ignorance, l'oubli ou le mépris' de cet unique droit de l'homme qui est de remplir ses devoirs, tous ses devoirs envers Dieu, envers son prochain, envers soi-même. 

 

... Voilà les deux causes principales des malheurs publics et de la corruption des gouvernements.

 

Donc il est vrai que ce considérant est un mensonge ... aussi colossal que celui qui consisterait à dire : deux et deux font cinq ! Donc toute la Constitution des Droits de l'homme qui repose sur ce mensonge, n'est elle-même qu'un mensonge.

 

Mensonge l'article 1er qui dit que 'les hommes naissent et demeurent libres et égaux en droits'. La loi humaine, détermine ces droits (article 4). En fait, les hommes naissent sans raison, donc sans liberté. ... Et quand la liberté lui arrive avec la raison, il a la liberté du bien seulement et le pouvoir simplement de faire le mal; mais il n'en a pas le droit, donc pas la liberté, qui ne peut jamais être que l'exercice d'un droit.

 

... L'homme ne fait jamais ni tout le bien, ni tout le mal qu'il voudrait ! Sa liberté est donc relative, très relative et nullement absolue, ainsi que se l'imaginent de très petits esprits à qui l'orgueil révolutionnaire a bouleversé la cervelle !

 

 Il n'est pas vrai que 'les hommes naissent et demeurent libres' sans autre restriction que celle de la loi humaine, c'est-à-dire de la volonté humaine limitant elle-même sa liberté : cette liberté est limitée par une volonté supérieure à la volonté humaine, la loi de Dieu. (Abbé Vial, Jeanne d'Arc et la Monarchie, 1910, réed. Editions Saint-Rémi, p. 33-40).

 

"Si les hommes naissaient libres, c'est que cela se ferait naturellement et il est donc contradictoire de le décréter par écrit. Ce qui est écrit est justement ce qui n'est pas naturel et a besoin de cet écrit pour exister" (Le Livre noir de la Révolution française, Les Editions du Cerf, Paris 2008, p. 421).

 

Mensonge l'article 2 qui dit que 'le but de toute association politique est la conservation des droits naturels, etc.' C'est son but prochain, non son but suprême qui est d'aider par-dessus tout à la conquête des biens surnaturels de l'autre vie (fin dernière, Ndlr.). Cette thèse est la négation très claire de l'ordre surnaturel; négation d'une vérité, donc, un mensonge.

 

Mensonge l'article 3, qui dit que 'le principe de toute souveraineté réside essentiellement dans la nation'. Il ne réside essentiellement qu'en Dieu : non est potestas nisi a Deo dit saint Paul (Rom. XIII, 1). La souveraineté vient de Dieu et non "de la nation". 

 

"Dans la mentalité des Lumières, ... le grand drame de l'histoire du Salut avait disparu. L'homme était resté seul: seul comme créateur de sa propre histoire et de sa propre civilisation; seul comme celui qui décide de ce qui est bon et de ce qui est mauvais... Si l'homme peut décider par lui-même, sans Dieu, de ce qui est bon et de ce qui est mauvais, il peut aussi disposer qu'un groupe d'hommes soit anéanti... Des décisions analogues furent prises sous le IIIe Reich,... par le parti communiste de l'union Soviétique et des pays soumis à l'idéologie marxiste" (Jean-Paul II, Mémoire et identité, Le testament politique et spirituel du pape, Flammarion, Mayenne 2005, p. 23-24).

 

 

Mensonge l'article 4 qui dit que 'les bornes de la liberté ne peuvent être déterminées que par la loi' humaine. Elles ne peuvent être déterminées que par la loi de Dieu qui seule établit la distinction entre le bien et le mal, le permis et le défendu, le possible et l'impossible. (Ndlr. Par exemple, mensonge la loi qui déclarerait libre le "mariage homosexuel"). Donc mensonge de dire que la loi humaine détermine les 'bornes de la liberté'.

 

Mensonge l'article 5 qui dit que 'tout ce qui n'est pas défendu par la loi (humaine) ne peut être empêché'. Ce qui n'est pas 'défendu' par la loi humaine, peut être 'empêché' par la loi divine. Le paganisme par exemple, non empêché par la loi humaine est formellement interdit par le 7e commandement de Dieu. Le divorce, n'est-t-il pas interdit par les 6e et 9e commandement de Dieu ? Dernier exemple: le vol des biens de l'Eglise en 1905, n'est-il pas interdit par la loi de Dieu ? "Non furtum facies" (Tu ne voleras pas. Exod. XX, 115).

 

Mensonge l'article 6 qui dit que 'la loi est l'expression de la volonté générale', que par conséquent le nombre crée le droit. La loi ne peut être que l'expression de la volonté de Dieu, qui n'a souvent rien de commun avec la volonté générale.

 

Mensonge l'article 10 qui n'admet que des 'opinions même religieuses' et les suppose toutes également respectables. En dehors des opinions toujours discutables, il y a des convictions indiscutables, des vérités certaines, acquises, patrimoine de l'humanité, bases des sociétés qu'un gouvernement digne de ce nom ne doit jamais laisser mettre en discussion. Exemple: l'existence de Dieu, audacieusement niée chez nous par les chefs même du gouvernement.

 

Parcourez tous ces articles, dans tous vous trouverez plus ou moins déguisés le mensonge du considérant fondamental." (Source: Abbé Vial, Jeanne d'Arc et la Monarchie, 1910, réed. Editions Saint-Rémi, p. 33-40, 561).

 

 

La république des voleurs, la république des délateurs et dénonciateurs, la République des génocideurs et des va-t-en guerres : la fin sanctifie les moyens

 

 

L'abbé Barruel qui, en 1797 voit dans la conjuration des Illuminés de Bavière (secte fondée en 1776 par Adam Weishaupt) la source de la Révolution "française" de 1789. "C'est, dit-il, de la secte qu'est venu le serment de dénoncer parents, amis, frères et soeurs, et de regarder, sans exception, comme proscrit, tout homme qui ne partage point les opinions révolutionnaires. Ce serment était celui des loges, avant d'être celui des Jacobins. (Abbé Barruel, Mémoires pour servir à l'histoire du jacobinisme, 1797, réed. Editions de Chiré, Poitiers 2005, tome 2, p. 479).

 

L'abbé Barruel relate ce que Sieyès (abbé franc-maçon) répondit aux reproches de M. Mallet du Pan, horrifié des moyens révolutionnaires : 'Vous nous parlez toujours de nos moyens; eh ! Monsieur, c'est la fin, c'est l'objet et le but qu'il faut apprendre à voir'" (ibid. note a, p. 479).

 

"(Weishaupt). Il avait inventé ce principe : 'La fin sanctifie les moyens', il l'appliquait au vol que ses adeptes pouvaient faire et faisaient dans les bibliothèques des princes ou des religieux. ... Nous verrons la secte en faire des applications bien plus importantes..." (A. Barruel, ibid., p. 102).

 

En attendant, en 1789, Brissot, invoquant l'autorité de Machiavel, rétorqua à Clermont-Tonerre : "Rappelez-vous, l'axiome : 'qui veut la fin, veut les moyens'" (Source: Le Patriote français, n° 201, 25 février 1790, p. 5-8, cité in P. Gueniffey, La Politique de la Terreur, Essai sur la violence révolutionnaire, Fayard 2000, réed. Tel Gallimard, Mesnil-sur-l'Estrée 2003, p. 89).

 

Ce qui est mal sous le régime "despotique" (sous l'Ancien Régime, le délateur était vil et abject) devient un bien dès lors que le peuple devient "souverain". L'inversion générale des valeurs se retrouve ici. "La dénonciation, loin d'être un crime en morale, est devenue une vertu et un devoir" ! (Lucien Jaume, Le Discours jacobin et la démocratie, Fayard, Saint-Amand-Montrond 1989, p. 204.)

 

La terreur révolutionnaire de 1789 trouve son héraut le 12 septembre lorsque Marat publie le premier numéro de son journal intitulé Le Publiciste parisien qui prendra le titre de L'Ami du peuple à partir du n° 6, le 16 septembre 1789.

"Marat n'est pas le seul à s'être donné pour mission la surveillance et la dénonciation des 'complots' (contre-révolutionnaires, Ndlr.). Argus, Surveillants, Dénonciateurs, Sentinelles et même Aveugles clairvoyants: telles sont les publications qui se bousculent aux étalages des libraires. (Patrice Gueniffey, La Politique de la Terreur, Essai sur la violence révolutionnaire, Fayard 2000, réed. Tel Gallimard, Mesnil-sur-l'Estrée 2003, p. 69-71.)

 

 

http://upload.wikimedia.org/wikipedia/commons/thumb/b/b7/Necker%2C_Jacques_-_Duplessis.jpg/220px-Necker%2C_Jacques_-_Duplessis.jpgEn 1789, "Necker affamera ce peuple pour le forcer à l'insurrection; les frères excitateurs enverront de Paris les harpies des faubourgs demander du pain à Louis XVI. ... Louis XVI sera habituellement sous la main des brigands soudoyés par Necker et d'Orléans dans les faubourgs et les carrières. Lafayette proclamera l'insurrection le plus saint des devoirs. ... Mirabeau, Chapellier et Barnave en fixeront l'heure et l'objet; les ordres passeront de leur antichambre aux Jacobins et aux faubourgs" (Augustin Barruel, Mémoires pour servir à l'histoire du jacobinisme, Editions de Chiré, Chiré-en-Montreuil 2005, tome 2, p. 458, 460). 

 

 

Brissot, qui avait des biens à Ouarville dans l'Eure-et-Loir, et qui en bon anglomane, se disait Brissot de Warville, était le stipendié des banquiers et des hommes d'affaires (Source: R. Sédillot, Le Coût de la Terreur, Vérités et Légendes, Perrin, Mesnil-sur-l'Estrée 1990, p. 213, 214), en plus d'être le secrétaire général et trésorier de chancellerie du duc d'Orléans, Grand Maitre du Grand Orient de France (Source: Bernard Faÿ, La Grande révolution 1715-1815, Le Livre contemporain, Paris 1959; p. 183, 345 et suivantes, 367, 369, 407) Brissot appelait à la guerre "révolutionnaire" "pour libérer les peuples".  Jusque-là, Brissot s'était illustré comme "philanthrope", "ami de l'humanité", un grand créateur (et financeur) de sociétés dites "philosophiques", en réalité véritables postes centraux maçonniques dispersés sur l'ensemble du territoire.

 

"La guerre de la liberté, (dit Brissot, Ndlr. ce 16 décembre 1791) est une guerre sacrée, une guerre commandée par le ciel; et comme le ciel elle purifie les âmes. ... Au  sortir des combats, c'est une nation régénérée, neuve, morale; tels vous avez vu les Américains: sept ans de guerre ont valu pour eux un siècle de moralité. ... La guerre seule peut égaliser les têtes et régénérer les âmes" (Jacques-Pierre Brissot de Warville, discours du 16 décembre 1791, cité in L. Jaume, ibid., p. 71.) 

 

La guerre avait également chez Brissot une visée économique : 'Enfin, n'y a-t-il pas un commerce au milieu des guerres ?'..." Il faut cependant signaler que les 'brissotins' ne furent pas les seuls initiateurs de la guerre; comme l'ont signalé F. Furet et D. Richet (La Révolution française), c'est tout le courant d'esprit démocratique en France qui s'enflamma pour elle." (L. Jaume, ibid., p. 73.)

 

Les Brissotins (ou "Girondins")  avaient voulu, en déclarant la guerre à l'Autriche (20 avril 1792), porter un coup fatal à la monarchie, en se réjouissant par avance de la défaite militaire de la France, qui établirait enfin la preuve de la "trahison du roi"... (P. Gueniffey, Histoire de la Révolution et de l'Empire, Perrin, Collection Tempus, Paris 2011, pages 176, 227 et 670).

 

L'abbé Barruel écrit, qu'après la "conspiration du 10 août" 1792, dite "insurrection du 10 août" [journée au cours de laquelle fut envahie l'Assemblée ainsi que le Palais des Tuileries, siège du pouvoir Exécutif, pris d'assaut. Lucien Jaume dans Le Discours jacobin et la démocratie, parle d"insurrection" qui "n'est pas spontanée", d'"une collusion supposée entre Lafayette et les amis de Brissot", d'un "Directoire secret" dont les "manifestants" "ont été préparés politiquement et militairement , "une synthèse a été fournie par G. Maintenant" : Les Jacobins, coll. Que sais-je? PUF, Paris 1984, p. 52-58. L'abbé Barruel parle d'une "conspiration" "ourdie par Brissot"]: "dès lors, on les entend dire dans leur club, ce que Brissot écrivait ensuite aux généraux de sa Révolution: 'Il faut incendier les quatre coins de l'Europe, notre salut est là' (Voyez Considér. sur la nature de la Révol. par M. Mallet du Pan, p. 37).

http://upload.wikimedia.org/wikipedia/commons/thumb/2/2a/Louvet_de_Couvray.jpg/220px-Louvet_de_Couvray.jpg"L'historien pourra trouver toute l'histoire de cette atroce révolution du 10 août, dans les discours du député Louvet (journaliste, conventionnel régicide, député aux Cinq-Cents): 'nous la voulions, nous autres jacobins, parce qu'à coup sûr la paix tuait la république...'" (Jean-Baptiste Louvet, dit Louvet de Couvray, cité in A. Barruel, ibid., p. 473.)

 

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Contre le Nouvel Ordre mondial : en finir avec la "révolution" (Ière partie)

. Contre le Nouvel Ordre mondial : en finir avec la révolution (IIIe partie)

 

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16 septembre 2012 7 16 /09 /septembre /2012 18:28

Benoît XVI : «Chrétiens et musulmans, unissez-vous»

 

http://media.melty.fr/article-1049682-ratio_208/welcome-benoit-xvi.jpgHier samedi, à Beyrouth (Liban), le Pape a lancé un appel sans précédent pour une nouvelle coopération islamo-chrétienne destinée au Moyen-Orient, visant à enterrer l'esprit de « vengeance » pour épouser celui du « pardon ».

 

«J'ai appris également qu'il y a parmi nous des jeunes venus de Syrie. Je veux vous dire combien j'admire votre courage. Dites chez vous, à vos familles et à vos amis, que le Pape ne vous oublie pas. Dites que le Pape est triste à cause de vos souffrances et de vos deuils. Il n'oublie pas la Syrie dans ses prières et ses préoccupations. Il n'oublie pas les Moyen-Orientaux qui souffrent. Il est temps que musulmans et chrétiens s'unissent pour mettre fin à la violence et aux guerres.» Voilà une phrase de Benoît XVI très remarquée qui restera sans doute comme le grand message de ce vingt-quatrième voyage du Pape hors d'Italie.

 

Le matin, au palais présidentiel de Baabda, il avait développé la même idée devant un parterre d'hommes politiques, d'intellectuels, de religieux, de diplomates. Par un geste, tout d'abord, en plantant un jeune olivier en terre, symbole de paix. Ce qui lui inspira cette méditation: «Pourquoi Dieu a-t-il choisi cette région? Pourquoi vit-elle dans la tourmente? Dieu l'a choisie, me semble-t-il, afin qu'elle soit exemplaire, afin qu'elle témoigne à la face du monde de la possibilité qu'a l'homme de vivre concrètement son désir de paix et de réconciliation!» Puis, en prenant à parti le Liban dans un long discours, comme s'il avait voulu provoquer la fierté de ce «pays modèle» de convivialité au Moyen-Orient: «La paix, la société, la dignité de la personne, les valeurs de la famille et de la vie, le dialogue et la solidarité ne peuvent demeurer de simples idéaux énoncés. Ils peuvent et doivent être vécus. Nous sommes au Liban et c'est ici qu'ils doivent être vécus. Le Liban est appelé, maintenant plus que jamais, à être un exemple. Politiques, diplomates, religieux, hommes et femmes du monde de la culture, je vous invite donc à témoigner avec courage.»

 

«Islam et chrétienté peuvent vivre ensemble sans haine»

 

Avant de prononcer cette allocution solennelle en français, il avait illustré cette grande idée en consacrant du temps à une rencontre informelle avec les quatre responsables musulmans libanais, sunnite, chiite, druze et alaouite. Qui l'ont alors remercié, selon le Vatican, pour la «condamnation» émise mercredi par le Saint-Siège à l'encontre du film américain cause d'une fièvre mondiale chez les musulmans. Des responsables religieux qui l'ont également assuré de leur volonté de «maintenir la présence des chrétiens au Liban». Et même «d'aller au-delà de la simple convivialité» vers davantage de «communion». Un rendez-vous jugé «très important» par le Vatican. Benoît XVI - salué à plusieurs reprises par des groupes organisés de femmes chiites dans les rues de Beyrouth - a confirmé cette main tendue vers l'islam en saluant lors de la veillée une importante délégation de jeunes musulmans: «Vous êtes, avec les jeunes chrétiens, l'avenir de ce merveilleux pays et de l'ensemble du Moyen-Orient. Cherchez à le construire ensemble! Et lorsque vous serez adultes, continuez de vivre la concorde dans l'unité avec les chrétiens. Car la beauté du Liban se trouve dans cette belle symbiose. Il faut que l'ensemble du Moyen-Orient, en vous regardant, comprenne que les musulmans et les chrétiens, l'islam et la chrétienté, peuvent vivre ensemble sans haine dans le respect des croyances de chacun pour bâtir ensemble une société libre et humaine.»

 

 

«La soi-disant tolérance»

 

http://media.melty.fr/article-1049681-ajust_614/le-pape-sera-au-liban-jusqu-au-dimanche.jpgBenoît XVI a alors développé une nouvelle fois ce qui est le cœur de son exhortation apostolique, document de synthèse du synode sur le Moyen-Orient, signé vendredi soir à Beyrouth: le passage de la simple tolérance à la vraie liberté religieuse. «La soi-disant tolérance n'élimine pas les discriminations, parfois elle les conforte même.» Il faut donc parvenir à «la liberté religieuse» qui a «une dimension sociale et politique indispensable à la paix» parce qu'elle promeut une «recherche de la vérité qui ne s'impose pas par la violence». Et à ceux qui douteraient du réalisme de la pensée du Pape, il a lancé: «L'artisan de paix est humble et juste.» Mais il agit à son propre niveau, sans faire de commentaires. Car, c'est «l'inaction des hommes de bien» qui peut «permettre au mal de triompher», «il est pire encore de ne rien faire.»

 

Pour argumenter sa position, le Pape, en spirituel, s'est alors lancé dans une démonstration peu courante: «Nous devons être bien conscients que le mal n'est pas une force anonyme qui agit dans le monde de façon impersonnelle ou déterministe. Le mal, le démon, passe par la liberté humaine, par l'usage de notre liberté. Il cherche un allié, l'homme. Le mal a besoin de lui pour se déployer. (…) Mais il est possible de ne pas se laisser vaincre par le mal et d'être vainqueur du mal par le bien.» Il faut alors une «conversion du cœur». «Sans elle, les libérations humaines si désirées déçoivent car elles se meuvent dans l'espace réduit concédé par l'étroitesse d'esprit de l'homme, sa dureté, ses intolérances, ses favoritismes, ses désirs de revanche et ses pulsions de mort.» Mais cette «conversion» est «particulièrement exigeante»: «Il s'agit de dire non à la vengeance, de reconnaître ses torts, d'accepter les excuses sans les rechercher, et enfin de pardonner. Car seul le pardon donné et reçu pose les fondements durables de la réconciliation et de la paix pour tous. Alors seulement peut croître la bonne entente entre les cultures et les religions, la considération sans condescendance des unes pour les autres et le respect des droits de chacune.» (1)

 

http://media.melty.fr/article-1049678-ratio_208/le-pape-benoit-xvi.jpgAujourd'hui, dimanche, ultime jour de sa visite au Liban commencée vendredi 14 septembre, solennité de la Croix glorieuse, et devant quelque 350.000 fidèles, le pape a appelé les pays arabes à agir pour la paix, notamment en Syrie : "Puisse Dieu concéder à votre pays, à la Syrie et au Moyen-Orient le don de la paix des coeurs, le silence des armes et l'arrêt de toute violence", a-t-il ajouté lors de la prière de l'Angelus qui a conclu la messe. 


Les chrétiens ne doivent pas partir mais s'engager pour la paix: "c'est un témoignage essentiel que les chrétiens doivent rendre ici, en collaboration avec toutes les personnes de bonne volonté. Je vous appelle tous à oeuvrer pour la paix. Chacun à son niveau et là où il se trouve".


Le président Michel Sleimane, seul chef d'Etat chrétien du Moyen Orient, et 300 évêques de 17 pays de la région étaient présents lors de la messe, où ont retenti des hymnes en arabe et en latin.

 

Avant de monter à bord d'un avion de la compagnie libanaise MEA, orné du blason de la papauté, le Saint Père a été salué notamment par des représentants de toutes les communautés chrétiennes et musulmanes. Dans son dernier message, il a exhorté les Libanais à refuser tout ce qui pourrait les désunir et à opter pour la fraternité.
"Je prie Dieu pour le Liban, afin qu'il vive dans la paix et résiste avec courage à tout ce qui pourrait le détruire ou le miner", a-t-il dit à l'aéroport, clôturant une visite de trois jours dans ce pays où coexistent 18 communautés reconnues officiellement.
"Je souhaite que ce pays continue à permettre la pluralité des traditions religieuses et à ne pas écouter la voix de ceux qui veulent l'en empêcher", a ajouté le souverain pontife. (2)

 

Sources:

 

(1) http://www.lefigaro.fr/international/2012/09/15/01003-20120915ARTFIG00433-benoit-xvi-chretiens-et-musulmans-unissez-vous.php

(2) http://www.elwatan.com/depeches/au-liban-benoit-xvi-appelle-les-pays-arabes-a-agir-pour-la-paix-notamment-en-syrie-15-09-2012-185521_167.php

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