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24 septembre 2012 1 24 /09 /septembre /2012 16:38

Monseigneur André Vingt-Trois était l'invité aujourd'hui de Rtl. Interrogé sur le "mariage" homosexuel, il a rappelé que la majorité n'était pas "la source de la morale", et fait le lien entre le PACS et le "mariage" homosexuel.

 

 

 

 Parlant de "la dynamique logique du PACS" (auquel s'était opposé la Conférence des Evêques de France, le 2 mars 1998, le qualifiant d'"inutile" et de "dangereux"), cette "dynamique" a eu effet "d'ouvrir le mariage et de le transformer." ... "Il (le Pacs) a transformé la perception que l'on a de la famille. ... Et dans ce domaine particulièrement important, il aurait été utile d'avoir un débat plus large", a dit Mgr André Vingt-Trois.

 

L'archevêque de Paris, a ajouté cette vérité fondamentale : "Je pense personnellement, comme étant dans ma position de responsable d'Eglise, qu'il n'est pas sain de mettre aux voix de savoir ce qui est bien et ce qui est mal. Je ne crois pas que la source de la morale soit la majorité".

 

En disant cela, Mgr Vingt-Trois pointe du doigt la faille majeure de la démocratie. Nous pensons sur Christroi, qu'effectivement, dans tous les cas, on ne met pas Dieu en balance avec Satan... (De Dieu on ne se moque pas. Galates VI, 7). La "majorité" via la Volonté générale ne peut en aucun cas fonder la légitimité politique, ni la fonder très longtemps d'ailleurs sans que, la "logique dynamique" aidant, des conséquences terrifiantes s'en fassent sentir, comme aujourd'hui.

 

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- De "mariage" homosexuel en polygamie

- Mgr André Vingt-Trois : "On n'a pas vocation à accueillir tous les Roms en France"

- "Mariage" homosexuel: un exemple de conflit entre Volonté générale et droits de l'homme

- Contre le Nouvel Ordre mondial : en finir avec la révolution (IIIe partie)

- Le cardinal Barbarin met en garde contre le "mariage" homosexuel

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24 septembre 2012 1 24 /09 /septembre /2012 10:31
http://2.bp.blogspot.com/-IpT-wS7NX9Q/UF2HK3NxeNI/AAAAAAAAAwY/9__Wh7Flxik/s320/sipa-ap-684462-jpg_469895.JPGLes évènements qui se déroulent depuis le 21 septembre à Benghazi, capitale de la Cyrénaïque, sont d’une extrême importance pour l’avenir de la région et plus généralement pour celui de toute la Libye. Lassés d’être pourchassés par les fondamentalistes islamistes, les fédéralistes soufi semblent en effet avoir décidé de se débarrasser de ces salafistes-wahhabites financés par le Qatar et l’Arabie Saoudite et qui veulent transformer la région en émirat. Qui va l’emporter ? Il est encore trop tôt pour le dire mais, à travers ces évènements, l’essentiel est de voir que les vraies fracturesde la société libyenne apparaissent désormais au grand jour. Et elles sont bien loin des « droits de l’homme » chers aux niaiseux d’Occident…

Clés d’explication :

1) Le 6 mars 2012, à Benghazi, Ahmed Zubair al-Senoussi, parent de l’ancien roi Idriss et membre important de la confrérie senoussiste, fut élu émir par les chefs des tribus de Cyrénaïque. Cet acte politique était un signal fort envoyé aux autorités de Tripoli puisqu’il signifiait que la région se prononçait  pour une orientation très fédérale de la future Libye. Cette revendication fédéraliste récurrente explique d’ailleurs pourquoi la Cyrénaïque s’était soulevée dès le début de l’année 2011 contre le colonel Kadhafi et son pouvoir perçu comme tripolitain.

2) Impitoyablement pourchassés par le régime du colonel Kadhafi, les islamistes, dont le fief était la ville de Derna -aujourd’hui véritable émirat taliban dirigé par  Abdou Hakim Al Assadi-, rallièrent la rébellion de la Cyrénaïque dès les premières semaines de l’année 2011 afin de s’introduire dans le jeu politique local.

3) Une fois le colonel Kadhafi renversé par l’OTAN, ces islamistes ont, par la terreur, cherché à « coiffer » les fédéralistes ; ils furent d’ailleurs tout près de réussir. Mais, comme je l’ai déjà expliqué dans un communiqué en date du 18 février 2012[1], ils ont commis une erreur qui risque de leur coûter cher : ils ont en effet attaqué les confréries soufies dont le poids régional est plus qu’important puisqu’elles constituent l’armature tribalo religieuse de la région.
Dans toute la Cyrénaïque, les fondamentalistes se sont mis à pourchasser les soufis qu’ils considèrent comme des hérétiques. Le 13 janvier 2012, à Benghazi, ils ont ainsi passé un cimetière au bulldozer et profané une trentaine de tombes de saints -les marabouts du Maghreb-, dont ils ont dispersé les ossements. Comme pour les fondamentalistes du Mali qui ont détruit des lieux saints à Tombouctou, les rassemblements autour des tombeaux ne sont rien d’autre que de l’idolâtrie. A travers ces actes insupportables aux habitants de la Cyrénaïque, les fondamentalistes cherchaient à briser les structures traditionnelles d’encadrement des populations afin de prendre le contrôle de ces dernières. L’assassinat de l’ambassadeur américain à Benghazi entrait dans leur stratégie de conquête du pouvoir régional.

Désormais, que peut-il se passer ? Trois grandes options se présentent :

1) Les fondamentalistes l’emportent sur les fédéralistes soufi et la Cyrénaïque entière devient un émirat avec toutes les conséquences que l’on peut imaginer sur la géopolique régionale et sahélienne.

2) Les fédéralistes soufi liquident les fondamentalistes. Ayant renforcé leur pouvoir  ils seront donc en mesure d’imposer à Tripoli la reconnaissance de la très large autonomie de la Cyrénaïque.

3) Il n’y a ni vainqueur, ni vaincu et chaque camp cherche des appuis ailleurs qu’en Cyrénaïque, ce qui peut permettre au « pouvoir central » de revenir dans le jeu et qui, dans tous les cas débouchera sur l’anarchie.

 Les responsables de ce gâchis sont ceux qui, dans l’ignorance bétonnée du dossier, ont, pour des raisons toujours bien obscures, décidé de s’immiscer dans une guerre civile qui ne les concernait en rien et qui ont obstinément refusé d’écouter les sages conseils prodigués par le président Idriss Déby :

« Depuis le début des opérations de l’Otan en Libye et jusqu’à la chute de Kadhafi, je n’ai cessé de mettre en garde quant aux conséquences non maîtrisées de cette guerre. J’ai trop longtemps prêché dans le désert (…) les nouvelles autorités libyennes ne contrôlent toujours pas leur propre territoire (…). Plus généralement, quand je regarde l’état actuel de la Libye, où chaque localité est gouvernée sur une base tribale par des milices surarmées ou par ce qu’il reste des forces fidèles à Kadhafi, ma crainte a un nom: la somalisation » (Idriss Déby, président de la République du Tchad, dans Jeune Afrique, le 23 juillet 2012).

 Le numéro d’octobre de l’Afrique Réelle que les abonnés recevront début octobre contient un important dossier consacré à la question libyenne.

 

Bernard Lugan
22/09/12
   
Source: http://bernardlugan.blogspot.fr/2012/09/a-benghazi-la-guerre-est-ouverte-entre.html
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24 septembre 2012 1 24 /09 /septembre /2012 09:37

Après l'été anticatho avec la série "Inquisitio", voici l'automne anticatholique avec "Ainsi soient-ils". Décidément ils ne s'arrêtent pas !

 

http://fr.novopress.info/wp-content/uploads/2012/09/AINSI-2.jpg

"Une affiche présente un peu partout dans les villes de l’Hexagone ... annonce, "Ainsi soient-ils", un téléfilm diffusé prochainement sur Arte. On peut y voir un prêtre portant un missel avec une liasse de billets. Traduction : l’Eglise est riche et corrompue. On imagine le scandale d’une telle image avec des billets de banque dépassant d’un coran dans les mains d’un imam… (ou dans les mains d'un rabbin... Ndlr.)

 

 

Cette dérision dirigée contre les chrétiens sonne faux quand on sait qu’un prêtre et un évêque gagnent en moyenne 920 euros par mois. Du 11 octobre au 1er novembre, Arte diffusera cette série mettant en scène cinq jeunes candidats à la prêtrise au séminaire des Capucins à Paris, peuplée parfois de nonnettes pimpantes. La chaîne franco-allemande promet une « immersion inédite dans les couloirs de l’Eglise »" Source: http://fr.novopress.info/120404/nouvelles-caricatures-anticatholiques-avec-ainsi-soient-ils/

 

 

http://www.docnews.fr/data/classes/actualite/actu_14311_vignette_bandeaufiche.jpgAdd. 18:30. Les affiches du film ne sont pas anodines. De loin, elles semblent respectueuses, mais si on les observe d'un peu plus près, dans l'une on voit des billets entre les pages de la sainte Bible ou du Bréviaire, dans l'autre, on voit des tatouages sur les mains du prêtre. Et comme tatouage sur la main droite, un oeil illuminati. Comme par hasard, une fois encore, ils associent l'Eglise aux illuminatis. Le but étant toujours le même : la décrédibiliser, l'affaiblir en lui prêtant les intentions et les manigances de ses ennemis.

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23 septembre 2012 7 23 /09 /septembre /2012 19:10

Les gouvernements "français" se succèdent mais ils sont tous autant infiltrés par le Lobby qui n'existe pas.

 

http://referentiel.nouvelobs.com/file/3856982.pngCe beau dimanche 23 septembre, lors d'une cérémonie de voeux du "Nouvel an juif 5773" à la Grande synagogue de la Victoire dans le 9e arrondissement de Paris (voir video Afp), le Ministre de l'Intérieur Manuel Valls, portant lui-même la kippa ..., a répété deux fois : "Oui, les Juifs de France peuvent porter avec fierté leur kippa". Il répondait à la proposition de Marine le Pen faite dans Le Monde du vendredi 21 septembre d'interdire le port du voile et de la kippa dans la rue. 


Manuel Valls a débuté son discours en souhaitant un « amical, chaleureux, laïque et républicain chana tova ».


« Notre modèle républicain reste un modèle de vivre ensemble. La laïcité est un cadre, chaque religion a ses rites et ses traditions. La liberté de croyance c’est la liberté de porter la kippa, de manger cacher, de faire une circoncision » a-t-il expliqué.   

 

http://www.tribunejuive.info/wp-content/uploads/2012/06/valls.jpg« La France a besoin des juifs de France » a-t-il également répété deux fois. Enfin, il a conclu sur l’attachement de la France à la sécurité d’Israël, se situant dans la lignée de Blum, Pierre Mendès-France, Lionel Jospin et François Mitterrand, « toujours aux côtés de l’Etat hébreu. »

 

Etaient présents : le Président du Consistoire Joël Mergui, le Grand rabbin de France Gilles Bernheim et le Grand rabbin de Paris Michel Gugenheim.

 

Le président du Consistoire a tenu à remercier Manuel Valls pour l’attention qu’il porte à la communauté juive de France.(1)

 

Rappelons que lors d’une conférence-débat organisée par l’antenne strasbourgeoise de Radio Judaïca, le 17 juin 2011, Manuel Valls avait déclaré son attachement « éternel » - à l’Etat hébreu, et que député de l'Essonne, il s'était dit hostile à la demande palestinienne d’adhésion à l’ONU... (2)


« Par ma femme, je suis lié de manière éternelle à la communauté juive et à Israël », avait-il très exactement déclaré. Imaginons un responsable français ayant épousé une femme d’origine algérienne ou marocaine et disant « Par ma femme, je suis lié de manière éternelle à la communauté musulmane et à l’Algérie (ou au Maroc). »  (3)

 

 


Jusqu'à présent, en matière d'allégeance d'un "élu" de la République dite "française" envers un Etat étranger, seul Dominique Strauss-Kahn avait osé se dinstinguer de ses confrères.

 

Question: Manuel Valls a-t-il prié aujourd'hui 23 septembre pour l’"arrivée du Messie" des Juifs ?  C'est-à-dire l'Antéchrist  (4) Constitution d'un égrégore juif avant la guerre contre l'Iran ? (5)

 

 

 

Sources:

 

(1) http://blogs.lexpress.fr/crises-de-foi/2012/09/23/manuel-valls-tres-applaudi-lors-de-la-ceremonie-des-voeux-du-nouvel-an-juif/

(2) http://blogdejocelyne.canalblog.com/archives/2012/07/10/24677012.html

(3) http://blog.mondediplo.net/2012-05-16-Vous-avez-aime-Claude-Gueant-Vous-adorerez-Manuel

(4) Source 1 : http://www.les-intransigeants.com/2012/09/les-sionistes-projettent-dinvoquer-le-diable-en-meme-temps-le-23-septembre/

Source 2 : http://911nwo.info/2012/09/15/le-23-septembre-2012-les-juifs-du-monde-entier-tenteront-de-prier-simultanement-pour-la-venue-du-messie/

(5) http://litinerantcitoyen.wordpress.com/2012/09/18/constitution-dun-egregore-juif-avant-la-guerre-contre-liran/

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- Judaïsation : Le Conseil de Paris ne siège pas à l’occasion de Yom Kippour

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23 septembre 2012 7 23 /09 /septembre /2012 13:30

http://i.ytimg.com/vi/aIGp6NvCa5Q/default.jpgLe "mariage" homosexuel est un exemple de conflit entre la Volonté générale (fondement de la légitimité politique moderne issu de 1789) et les droits de l'Homme.

 

Le "mariage" homosexuel enfreint au moins trois droits de l'homme : la liberté de conscience du maire, la liberté de l'enfant, et celle de la société.

 

(1) Le maire contraint de célébrer un "mariage" entre deux personnes de même sexe alors que sa conscience le lui interdit voit sa liberté de conscience annulée, de facto.

 

(2) L'enfant contraint d'avoir deux pères ou deux mères se voit interdit d'avoir un père et une mère. L'enfant est ainsi réduit au rang d'objet, et d'objet de consommation, exactement comme sous l'Antiquité, soit un recul et une régression de deux millénaires... Inutile de le rappeler, l'enfant est une personne humaine. Personne n'a de droit sur une autre personne.

 

(3) Quant à la société, le "mariage" homosexuel empêchant de fait la reproduction contient en réduit le génocide et l'auto-destruction de la société empêchée de se reproduire. Exemple: les "enfants" de couples homosexuels auront plus tendance, quoi qu'en disent certaines études, à devenir eux-mêmes homosexuels par mimétisme avec leurs "parents", donc à ne pas se reproduire. Ce qui est évidemment une perte de naissances dans la courbe démographique. En ce sens, le "mariage" homosexuel est asocial, allant directement contre l'évolution naturelle de la société.

 

Un auteur libéral mais faisant encore partie de l'école du droit naturel (ou école de la loi naturelle), John Locke, rappelle au XVIIe siècle que "Parce que la loi fondamentale de nature est la préservation du genre humain, aucun décret humain ne saurait être bon ni valide s'il y est contraire". (John Locke,  Essai sur l'entendement humain, 1690,  § 135, cité in Lucien Jaume, Les Origines philosophiques du libéralisme, Fayard, 2000, réed. Champs Essais, Paris 2010, p. 153.)

 

Toujours selon John Locke : "L'expression 'commandement de la raison' [dictatum rationis] ... est incorrecte selon moi, car la raison est moins là pour fonder et pour commander cette loi de la nature que pour la rechercher et pour la découvrir en tant que loi consacrée par une puissance supérieure et implantée dans notre coeur" (J. Locke, Essai sur la loi de nature, trad. H. Guianet, Centre de philosophie politique et juridique de l'Université de Caen, 1986, I, p. 7, cité in Lucien Jaume, ibid., p. 129.)

 

Conclusion: Le "mariage" homosexuel est un exemple de conflit entre la Volonté générale et les droits de l'homme. Il explique pourquoi la Déclaration des droits de l'Homme de 1789 (en son article 3 stipulant "le principe de toute souveraineté réside essentiellement dans la nation" via la "Volonté générale") contient une prémisse illibérale et liberticide, la virtualité même de son annulation. C'est comme nous l'avons dit*, que la légitimité politique trouve son fondement non pas dans le nombre (Volonté générale) mais dans le droit naturel (et notamment le respect des droits à la liberté, à la vie, à la propriété). Lire: Contre le Nouvel Ordre mondial : en finir avec la révolution (IIIe partie).

 

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22 septembre 2012 6 22 /09 /septembre /2012 12:13
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21 septembre 2012 5 21 /09 /septembre /2012 22:30

 

 

Nigel Farage: l'euro est une dictature rampante et émergente

 

Pour bien comprendre ce qu'est la "démocratie" en Europe, ce qu'elle recouvre, et comment elle n'est en réalité que le masque d'une oligarchie, il suffit d'écouter Nigel Farage au Parlement "européen" le 12 septembre 2012, critiquer la proposition de l'"union bancaire européenne" faite par José Manuel Barroso, président de la Commission européenne. Barroso, ex-maoïste rallié à l'atlantisme le plus dur pour déclencher la guerre en Irak, a dit que "si l'Etat-nation doit continuer à exister, il ne doit pas avoir de pouvoir démocratique". A ce jour, aucun media français ou homme politique n'a pour le moment réagi à cette volonté de suppression pure et simple de la démocratie en Europe... faite par le président de la Commission dite "européenne", lui-même.

 

Dans ce discours, Nigel Farage critique la pensée de l'ex vice-président de Goldman Sachs, Mario Draghi, président de la Banque Centrale Européenne, qui a lui aussi dit la semaine dernière, qu'il "craignait que les démocraties des Etats-nations puissent mettre par terre l'Union européenne" et que c'était "la raison pour laquelle nous devrions courcircuiter les démocraties de ces Etats-nations", et "donner tout le pouvoir ici"...


http://lejournaldusiecle.files.wordpress.com/2012/09/397158_le-siege-de-la-bce-a-francfort-le-6-septembre-2012.jpg?w=600&h=392Selon un projet de la Commission européenne publié vendredi 7 septembre par le journal italien Il Sole 24 Ore, dans le cadre du projet d'union bancaire, la BCE se verra confier un pouvoir de supervision sur l’ensemble des banques de la zone euro à partir du 1er janvier 2013, soit une prise de contrôle par la BCE des 6000 banques de la zone euro. “Le processus par étapes devrait être achevé au plus tard un an après l’entrée en vigueur de cette loi”, dit le document. “La BCE devrait assumer en intégralité les tâches qui lui sont confiées par cette loi le 1er janvier 2014 au plus tard.” Source : Zone Bourse via http://lejournaldusiecle.com/2012/09/08/la-bce-supervisera-lensemble-des-6000-banques-de-la-zone-euro/#more-1819

 

L'annonce concomitante de la mise en place du dispositif d’intervention sur le marché secondaire des dettes souveraines, désigné sous le nom d’Outright Monetary Transactions (OMT), prévoyant la possibilité pour la BCE de racheter une quantité qualifiée d’«illimitée» de titres de dettes d’une maturité de 1 an à 3 ans, annonce faite par Mario Draghi dans une conférence de presse le 6 septembre dernier, attendue avec beaucoup d'impatience par les marchés et saluée par des records de hausse..., "l'enthousiasme sera de courte durée" a averti l'économiste Jacques Sapir. En effet, ces mesures ne pourront cacher la victoire des partisans des thèses les plus dures de la Bundesbank. Loin de mettre fin à la crise de l’euro elles ne pourront, au mieux, qu’apporter un répit très temporaire. Les pays comme l'Espagne qui voudront bénéficier de l'OMT, devront en faire la demande et accepter les conditions attachées au Fonds européen de stabilité financière (FESF) et son successeur, le Mécanisme européen de stabilité (MES), c'est-à-dire accepter les programmes d'ajustements fiscaux et budgétaires réclamés par Goldman Sachs et consorts, se voir perdre une part non négligeable de leur souveraineté budgétaire et fiscale et dépouillés d'une partie de leurs droits démocratiques... Le fait de déclarer que ces opérations de rachat de dette seront "illimitées" n'empêchera pas la BCE de devoir vendre pour les mêmes montants "illimités". Or, l'actif de la BCE ne contient pas un volume inépuisable de titres... En mettant l’accent sur la question de la liquidité, les mesures présentées par Mario Draghi perpétuent l’erreur fondamentale d’analyse de la crise de la zone euro, l’oubli de la crise de solvabilité. Cet oubli est révélateur d’une question de fond: l’aveuglement quant à la crise de compétitivité relative dans la zone euro. En ne s’attaquant qu’aux symptômes et non à la cause de cette crise, la BCE contribue à la renforcer. Elle nous prépare, pour les mois qui viennent, des effondrements économiques et sociaux qui mettront très vite à mal le dogme de «l’irréversibilité de l’euro». Un nouveau saut qualitatif dans la gouvernance de la zone euro sans doute...


- La déclaration de Mario Draghi, ses limites et ses conséquences (Jacques Sapir)

 

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20 septembre 2012 4 20 /09 /septembre /2012 22:58

La future loi sur le "mariage" homosexuel pourrait avoir des incidences sur la notion juridique de filiation. Le texte à venir, qui semble à première vue ne concerner que les homosexuels, pourrait avoir des conséquences sur toutes les familles.

  

Un point juridique précis ne va pas manquer d'alimenter le débat: la présomption de paternité. Aujourd'hui, quand un enfant naît dans un couple marié, le mari est automatiquement considéré comme le père. C'est l'article 312 du Code civil. Concrètement, cela signifie qu'un père marié n'a qu'à déclarer la naissance de son enfant en mairie mais n'a pas à le reconnaître, comme doivent le faire les concubins ou pacsés. Que devient cette présomption de paternité dans le cadre d'un mariage entre deux personnes du même sexe?

Fondée sur une vision hétérosexuelle de la famille et biologique de la conception de l'enfant, elle ne peut théoriquement pas être étendue aux unions gays. La future loi pourrait cependant remettre en cause cette règle pour l'adapter à tous, homosexuels et hétérosexuels, en la remplaçant par une «présomption de parenté». La filiation ne reposerait alors plus sur la biologie mais sur «l'intention» afin de permettre à deux personnes du même sexe d'être parents ensemble. Les mentions «père» et «mère» pourraient alors être remplacées par celles de «parent 1» et «parent 2» sur le livret de famille. Un bouleversement sociétal et un casse-tête juridique.

 

«Le projet de loi n'est pas encore écrit mais il porte en germe une complète redéfinition du droit de la filiation hérité des Romains et réaffirmé par le Code civil», prévient Jean Hauser, professeur émérite à l'université Montesquieu-Bordeaux IV. «La filiation ne se définit certes pas par la vérité biologique, mais en référence à la biologie, pour offrir à l'enfant une filiation crédible, lui indiquant son origine et sa place dans la chaîne des générations», estime Aude Mirkovic, maître de conférences en droit privé à l'université d'Évry, proche de l'association Alliance Vita, qui redoute un «Tchernobyl de la filiation». Si l'enfant a été fait “à l'ancienne”, avec un tiers, qu'est-ce qui garantit que le parent biologique ne sera pas éliminé contre son gré de la filiation?»

 

La garde des Sceaux, Christiane Taubira, a pour l'instant éludé cet imbroglio. «Le projet de loi ne prévoit pas d'équivalent à la présomption de paternité qui existe aujourd'hui au sein des couples mariés», a-t-elle indiqué à La Croix le 11 septembre. Mais la question devrait revenir dans le débat parlementaire par le biais d'amendements.

 

Une autre hypothèse est encore à l'étude à la Chancellerie et au ministère de la Famille: celle d'écarter toute présomption de paternité ou de parenté pour la remplacer par un acte déclaratif, une reconnaissance volontaire. Les pères hétérosexuels mariés devraient désormais faire la démarche d'aller reconnaître leur enfant. Une nouvelle rupture et un risque supplémentaire de secouer l'opinion, craint-on au gouvernement.

 

Source: http://www.lefigaro.fr/actualite-france/2012/09/19/01016-20120919ARTFIG00603-le-mariage-gay-chamboule-le-droit-de-la-filiation.php

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19 septembre 2012 3 19 /09 /septembre /2012 15:07

Mis à jour le 09-04-2025

"Le bonheur est inséparable de la possession de la vérité" (Saint Augustin, Les Confessions, liv. Xe, chap. XXIII)

 

III - La représentation de la société par corps plutôt que par têtes

 

(1) Le mensonge de la démocratie "gouvernement du peuple par le peuple et pour le peuple" : la démocratie n'a jamais existé nulle part !

 

http://upload.wikimedia.org/wikipedia/commons/thumb/6/67/Pericles_Pio-Clementino_Inv269.jpg/220px-Pericles_Pio-Clementino_Inv269.jpgContrairement à la légende, dans l'Antiquité, à Athènes, la démocratie n'existait pas.

 

Celui qui dirigeait Athènes, Périclès, le pseudo-inventeur de la "démocratie", dirigeait la foule, il ne se laissait pas diriger par elle. L'historien Thucydide écrit: "au lieu de se laisser diriger par elle, il la dirigeait. [...] Sous le nom de démocratie c’était en fait le premier citoyen qui gouvernait.'' (Thucydide, Guerre du péloponnèse, II, 65).

 

"Le despote démocratique est proche des philosophes.

"'Périclès [...] apprit la philosophie d'Anaxagore; et il confia au sophiste Protagoras une charge importante'. (Histoire universelle de la Philosophie, Nagel, Genève, 1962, p. 73, in Alain PASCAL, L'Intelligence du christianisme, tome1, L'Humanité en quête de Dieu, éd. Du Verbe haut 2022, p 356.)

 

Périclès "est issu d'une famille puissante et riche et il devient le chef du parti démocratique. L'argent est ainsi pour quelque chose à l'établissement de la démocratie en Grèce.

 

[...] Les philosophes ont provoqué la chute de la Grèce, mais aussi la Démocratie. [...] Après la victoire des Athéniens sur les Perses (en - 480 à Salamine), Athènes devient la première des cités grecques et Périclès accède au pouvoir, hélas, pour la Grèce. En effet, Périclès inaugure la Démocratie et est à l'origine de la guerre du Péloponnèse, donc est doublement responsable de la disparition de la civilisation grecque.

 

[...] Périclès commence la guerre contre Sparte en - 431 et Sparte triomphera d'Athènes en - 404. [...] C'est après la mort de Périclès, lors de la troisième guerre du Péloponnèse, mais le chef démocrate est responsable d'avoir commencé la guerre, et pas uniquement pour des questions de rivalités citadines, de doctrines politiques aussi. Sous Périclès, la démocratique Athènes attaque une rivale aristocratique. Or, la Démocratie, c'est la fin de la grandeur d'Athènes, et bientôt de la Grèce entière...

Cette démocratie est bien entendu un mensonge, parce que, [...] Périclès est un démagogue et un despote. Ainsi, après la mort de Cimon (450), il frappe l'historien Thucydide d'ostracisme, car il veut que l'on assure sa gloire personnelle et que l'on vante la Démocratie.

[...] La démocratie à Athènes est une ploutocratie, donc déjà l'avènement du Dieu Argent.

La Grèce traditionnelle était une société religieuse et aristocratique, et le Ve siècle est celui de la désacralisation, mais aussi de la décadence, en grande partie par la faute de Périclès, car il substitue la Démocratie à un régime aristocratique qui honorait les héros des guerres contre la Perse. [...] Et le peuple n'y a rien gagné, ni la liberté, ni la paix. Car, hors l'imagerie de l'histoire officielle, la Démocratie n'a jamais offert la liberté au peuple. La Démocratie à Athènes, ce n'est plus le pouvoir de quelques-uns, les aristocrates, mais celui d'une minorité active, quarante mille citoyens mâles qui tiennent sous leur coupe quatre cent mille habitants. Ce ne sont plus des héros guerriers, ce sont des riches qui imposent leur loi et exploitent le peuple. La première Démocratie est une ploutocratie.  La foule des citoyens se réunit sur l'agora. Le pouvoir n'est plus aux chefs valeureux, mais aux hâbleurs. Il n'y a plus de légitimité et la foule abusée s'en remet au plus menteur, à celui qui a gagné le plus de clients par l'argent, mais aussi par le soutien d'artistes et la complicité d'intellectuels. Avec la Démocratie, le grand nombre est soumis au petit nombre qui sert un despote, le plus à même de perpétuer le 'Système', et ce petit nombre n'est plus au service d'une nation sacrée, car le pouvoir est devenu profane.

[...] Au Ve siècle, [...] la guerre part d'Athènes contre Sparte, et elle est perdue par Athènes, car le peuple ne peut pas mourir pour ses exploiteurs. Cependant, la victoire de Sparte n'est pas suivie de lendemains qui chantent parce que le virus démocratique est entré dans les esprits. Partout, c'est déjà la nouvelle 'religion'.

La grandeur de la Grèce était liée à l'Olympe. [...] Quand la philosophie supplante la religion, la décadence et la violence suivent. L'anthropocentrisme privilégie la satisfaction des désirs individuels et exclut le sacrifice de la communauté. [...] Et la Grèce va subir l'invasion macédonienne puis romaine.

[...] La Démocratie s'accompagne d'un monopole culturel d'Initiés (d'Eleusis) qui provoquent la mise à mort de la civilisation occidentale en la rendant apostate de sa religion. La comparaison du Siècle de Périclès avec le Siècle des Lumières s'impose donc plus que jamais !

[...] Le premier à l'illustrer est Eschyle (v. 525 - 456), dans la mouvance de Pythagore (et probablement membre de sa secte). Eschyle naît à Eleusis, donc prédestiné à être initié à l'orphisme, dont ses tragédies se font l'écho. Par exemple, dans son Prométhée enchaîné, il fait un portrait de Prométhée très différent de celui d'Hésiode. Pour Eschyle, Prométhée n'est pas responsable du malheur de l'humanité (celui qui est puni par Zeus pour avoir volé la connaissance aux dieux), mais 'le plus grand héros civilisateur' (Eliade). Eschyle fait de Prométhée l'héritier des initiés aux secrets de métiers et ceux qui possèdent la 'science', donc un Initié, ce pourquoi aussi il l'innocente du Mal. Et si le Mal n'est plus le fait de l'homme, il faut qu'il soit en Zeus. Voilà une accusation qui n'a pas fini de nuire (on la retrouvera portée contre le dieu chrétien dans la gnose avant l'Humanisme)."

 

(Cf. Alain PASCAL, L'Intelligence du christianisme, tome1, L'Humanité en quête de Dieu, éd. Du Verbe haut 2022, p 342, 349-355.)

 

"La démocratie peut bien établir une égalité de droit et d'influence entre les membres du corps politique, elle ne peut supprimer l'inégalité que la nature a établie entre les hommes. ... Athènes considérait ses citoyens si égaux que de nombreuses charges étaient conférées par la voie du tirage au sort, mais le gouvernement réel n'en était pas moins l'affaire de Périclès..." (Patrice Gueniffey, La Politique de la Terreur, Essai sur la violence révolutionnaire, Fayard 2000, réed. Tel Gallimard, Mesnil-sur-l'Estrée 2003, p. 106.)

 

La démocratie athénienne n'avait guère la côte cher les auteurs antiques. Elle était accusée de corrompre les masses (déjà...) en rétribuant les services publics.

 

Les poètes comiques, tel Aristophane se moquaient de l'"Olympien" Périclès.

"La très grande majorité des penseurs grecs ont été hostiles à ce système" (Yves-Marie Adeline, Histoire mondiale des idées politiques,Ellipses, Paris 2007, p. 94.)

 

Dans ses ''Histoires'', dont le motif est de retracer l’origine et le déroulement des Guerres médiques (les deux grandes tentatives d’invasion de la Grèce par les empereurs perses Darius, puis Xerxès), le géographe et historien grec du Ve siècle, Hérodote (484-425 av. J.-C.), l’un des premiers qui mette en scène la typologie classique dans le débat des Perses entre trois aristocrates perses: Otanès, Mégabyze et Darius), y méprise la démocratie comme forme de gouvernement lorsqu'il présente Mégabyze ,le défenseur de l’aristocratie critiquant la démocratie défendue par Otanès, et disant : 

 

"Quand Otanès propose d’abolir la tyrannie, déclara-t-il, je m’associe à ses paroles.

Mais quand il vous presse de confier le pouvoir au peuple, il se trompe: ce n’est pas la meilleure solution. Il n’est rien de plus stupide et de plus insolent qu’une vaine multitude. Or, nous exposer, pour fuir l’insolence d’un tyran, à celle de la populace déchaînée est une idée insoutenable. Le tyran, lui, sait ce qu’il fait, mais la foule n’en est même pas capable. Comment le pourrait-elle, puisqu’elle n’a jamais reçu d’instruction, jamais rien vu de beau par elle-même, et qu’elle se jette étourdiment dans les affaires en bousculant tout, comme un torrent en plein crue? ... Pour nous, choisissons parmi les meilleurs citoyens un groupe de personnes à qui nous remettrons le pouvoir: nous serons de ce nombre, nous aussi, et il est normal d’attendre, des meilleurs citoyens, les décisions les meilleures. (Hérodote, III, 81)

L'aristocratie comme type de gouvernement y apparaît comme "le meilleur des régimes, ou peut-être plutôt le moins pire des régimes, par défaut, parce que ses rivaux ont été disqualifiés..." (Cliosophie). 

 

De même, le philosophe classique Platon, dans Gorgias (qui n'est certes pas le Platon de La République, présentant l'état d'un collectivisme parfait, sorte d'ancêtre de l'Etat totalitaire) met en effet en scène son maître Socrate aux prises avec le sophiste relativiste Calliclès (sorte d'ancêtre de nos actuels francs-maçons) qui tentait de convaincre Socrate de l'illégitimité de la morale. Pour Calliclès, la morale objective n'existait pas, chacun pouvait se constituer sa propre morale, une morale subjective. Socrate, scandalisé par ce relativisme aboutissant à une remise en question de la vérité et à une réduction de la pensée à un simple utilitarisme, lui répondit qu'il avait entendu "dire que Périclès a rendu les Athéniens paresseux, lâches, bavards et avides d'argent, en établissant le premier un salaire pour les fonctions publiques" (Gorgias 515 b-515e), et qu'il avait livré Athènes à la canaille, démoralisé les honnêtes gens et préparé ainsi la ruine de la cité..."

Que de ressemblances avec 1789 !

"Tu vantes, lui dit-il, des hommes qui ont régalé les Athéniens en leur servant tout ce qu'ils désiraient... Mais, ... ils (ces hommes) n'avaient point en vue la témpérance et la justice. ... Quand viendra l'accès de faiblesse, les Athéniens accuseront ceux qui se trouveront là et donneront des conseils, mais ils n'auront que des éloges pour les Thémistocle, les Cimon, les Périclès, auteurs de leurs maux" (Gorgias, 518 e - 519 a.)  

 

Le platonisme définissait de cette manière l'idée du bien comme principe de l'être intelligent par quoi il découvrait Dieu, c'est-à-dire qu'il définissait l'existence d'une morale objective tendant à la ressemblance à Dieu, donc la vérité. Le platonisme constituait la première énonciation d'un système spiritualiste complet, qui devait être aussi le modèle classique antigonien d'une vérité et d'une morale objective à rechercher et à découvrir, sans quoi nous tombons dans la tyrannie. Sur le caractère réellement oligarchique de la démocratie athénienne (d'oligarchia, "gouvernement du petit nombre, gouvernement d'une minorité), voir Mogens H. Hansen, La Démocratie athénienne à l'époque de Démosthène, Structure, principes et idéologies , 1991, trad. S. Bardet et Ph. Gauthier, Les Belles Lettres, Paris 1993, p. 307-330.)

 

Le philosophe et historien Xénophon, autre élève de Socrate, encouragé par l'enseignement qu'il reçut de son maître, s'opposait au démocratisme. La condamnation de Socrate par le régime démocratique ne fit que le confirmer dans ses sentiments. En quoi cette condamnation était-elle juste ? Parce que la démocratie serait juste ?

 

Reprenant la technique socratique du dialogue, Xénophon se paie la tête de Périclès. Dans les Mémorables, il imagine un Périclès vieilli aux prises avec le jeune Alcibiade. Ce dernier lui demande une définition précise de la loi. Périclès répond : 

 

- 'La loi est toute délibération en vertu de laquelle le peuple assemblé décrète ce que l'on doit faire ou non'.

- Alcibiade glisse malicieusement : 'Et qu'ordonne de faire le peuple ? Le bien ou le mal ?'

- Périclès s'indigne de cette insolence: 'Voyons jeune homme! Le bien, naturellement! Voudrais-tu que le peuple ordonne le mal ?'

- Non bien sûr... Alcibiade demande : 'à propos, si l'autorité qui prescrit la loi n'est pas le peuple, mais seulement une oligarchie, est-ce encore la loi ?

- Oui reconnaît... Périclès. Dès que le gouvernement ordonne quelque chose, cela s'appelle une loi.

- Bien. Mais si cette autorité n'est même plus une oligarchie, mais seulement un tyran ? Ce qu'il ordonne mérite-t-il encore le nom de loi ?

Périclès est un peu gêné, mais objectivement il estime que, en dehors de ce que l'on pense du contenu même de cette loi, si c'est le pouvoir, quel qu'il soit, qui a prescrit cette loi, il faut bien l'appeler une loi.

 

Sur le fond, l'auteur (Xénophon) soulève une vraie question : le nombre suffit-il à fonder la raison ? Le nombre suffit-il à garantir que la loi veut le bien ?" (Cf. Yves-Marie Adeline, Histoire mondiale des idées politiques,Ellipses, Paris 2007, p. 107-108.)

 

En 1789, les lointains descendants de Périclès, inventeront l'idée de vertu, sorte de conscience civique rousseauiste, non comme obéissance à une majorité (système électoral) ou à des représentants parlant au nom de la nation ou du peuple (députés), mais comme obéissance à la loi, considérée comme bonne et juste dès lors que partant de tous les individus elle s'applique à tous (peu importe si la loi est juste ou injuste, bonne ou pas. Tel est le vrai sens de la souveraineté populaire chez Rousseau.)

 

"Les principes expliqués par Périclès triomphent au Ve siècle av. J.-C., échouent, disparaissent, connaissent une éclipse de vingt siècles." (Y.-M. Adeline, ibid., p. 464.)

 

patriciens-t3016.jpgÀ Rome, la "république romaine", fondée par les Etrusques, était d'abord une dictature plus oligarchique que monarchique, avec un roi. Suite au coup d'Etat de Pélopidas qui chassa les oligarches, s'instaura une démocratie populaire. La "république romaine" devenait un régime d'assemblée unique (le Sénat de Rome) que dirigeait la caste fermée des patriciens au détriment de la plèbe (le peuple). Cette assemblée se livra à de redoutables combats d'influences aboutissant à des guerres civiles et armées mobilisant les légions des généraux-sénateurs. L'empire y mit un terme...

 

La république romaine qui était théoriquement une démocratie, puisque les lois devaient être approuvées par une assemblée de citoyens, était en fait "organisée en aristocratie, ou oligarchie à base élargie", puisqu'elle était "gouvernée par un assez petit groupe de gens appartenant à une cinquantaine de familles (comme à Athènes, ndlr.), détenant régulièrement toutes les magistratures... Durant toute l'époque républicaine, les plus hautes charges politiques, militaires et religieuses étaient monopolisées par les nobles." (Dictionnaire de l'Antiquité, mythologie, littérature, civilisation, sous la direction de M.C. Howatson, Bouquins Robert Laffont, Turin 1998, p. 857.)

 

Rome demeure [...] une sorte de république oligarchique. [...] Au IIe siècle, un tiers des consuls sont issus de seulement six familles. [...] Ce pouvoir endogame est monopolisé par quelques familles qui sont toutes alliées entre elles. Ces hommes se nomment les optimates - on parlerait aujourd'hui de cartels ; la République, avec tous ses rouages politiques, militaires en quête de pouvoir, d'argent et de gloire. Au début de la révolte de Spartacus, le Sénat de Rome compte 600 membres, mais parmi eux seule une élite très étroite détient la réalité du pouvoir. (Eric TEYSSIER, Spartacus, Entre le mythe et l'histoire, Perrin, Tempus, Paris 2012, p. 19-26.)

 

En 1789, comme sous Périclès, "dans le régime démocratique, ... (e)n théorie, le nouveau citoyen se voit reconnaître un pouvoir de contribuer à la formation des décisions, ... Mais en réalité, il a moins de prise sur la décision qu'il n'en a jamais eu (Voir P. Gueniffey, Le Nombre et la raison, p. 208-213). En effet, la participation démocratique" transfère "le pouvoir théoriquement possédé par les individus à une oligarchie composée de professionnels de la politique. Cette oligarchie trie les problèmes et définit les termes dans lesquels ils peuvent être résolus, médiation indispensable pour transmuer la poussière des volontés individuelles en 'volonté collective'. La toute-puissance de la 'machine', ou du parti, est la réalité de la liberté du citoyen moderne. ...[L]e pouvoir réel se trouve entre les mains du 'cercle intérieur'. ... [L]e peuple est réellement dépossédé de son pouvoir au profit du parti indispensable au fonctionnement de la démocratie. ... [L]e mensonge: la dictature d'une minorité prétendant énoncer la Volonté générale au nom du peuple mais à la place du peuple" (Patrice Gueniffey, La Politique de la Terreur, Essai sur la violence révolutionnaire, Fayard 2000, réed. Tel Gallimard, Mesnil-sur-l'Estrée 2003, p. 206-207).

 

Augustin Cochin a montré en fait que "l'égalité pure - théorique - entre les individus réduits à leur volonté a pour nécessaire contrepartie pratique la transgression du principe (égalitaire), non par la réinstitution subreptice de l'ascendant des supériorités sociales réelles, mais par la formation d'une oligarchie militante et cachée, confisquant la démocratie à son profit.
'La clé secrète du jacobinisme', écrit François Furet, 'c'est la machine cachée à l'ombre du Peuple'; ou encore, pour citer Cochin : le système 'repose sur cette règle essentielle ... que tout vote officiel de la société [de pensée] est précédé, déterminé par une délibération officieuse du cercle intérieur'. tout groupe social est profane par rapport à un groupe initié, plus restreint, plus uni, plus actif, plus clairvoyant'. La machine décide, le peuple opine" (Patrice Gueniffey, Le Nombre et la Raison, La Révolution française et les élections, préface de François Furet, Editions de l'Ecole des Hautes Etudes en sciences sociales, Paris 1993, p. 22.)

 

 

Les "élections" de juin 1791 se traduisirent par une forte abstention. "La participation avait atteint son étiage; elle ne devait plus remonter de façon significative, les consultations organisées les années suivantes,... n'ayant jamais mobilisé plus du cinquième des électeurs. ... En l'absence de votants, le système électif se transforme très vite en un système de cooptation, les uns accédant aux charges que les autres viennent de quitter, et réciproquement. La promotion aux responsabilités se fait en circuit fermé : les fonctionnaires peuplent les assemblées chargées d'élire les fonctionnaires. ...La réalité du système répondait à un besoin, celui de la formation d'une classe politique ... qui soit assurée de la continuité en étant délivrée de l'incertitude inséparable du suffrage universel. Mais l'oligarchie née de ces pratiques n'était pas moins un démenti des attentes. On imaginait en effet avec une certaine ingénuité que la vertu première d'un système électif consistait à assurer le renouvellement permanent du personnel dirigeant et l'élargissement constant de son recrutement. On n'imaginait pas que l'élection puisse conduire à la formation d'une 'classe' politique distincte du reste de la société" (Patrice Gueniffey, Histoire de la Révolution et de l'Empire, Perrin, Collection Tempus, Paris 2011, p. 86-88).

 

"L'exercice du suffrage, quel qu'en fût le régime, censitaire ou universel, a été l'affaire de minorités dont les 'candidats' se disputaient les voix" (François Furet, Mona Ozouf, Dictionnaire critique de la Révolution française, Champs Flammarion, Manchecourt 1992, p. 127.)

 

"Ce qu'il y a de sûr, c'est que le régime représentatif exclut directement l'exercice de la souveraineté, surtout dans le système français où les droits du peuple se bornent à nommer ceux qui nomment; où non seulement il ne peut donner de mandats spéciaux à ses 'représentants', mais où la loi prend soin de briser toute relation entre eux et leurs provinces respectives, en les avertissant qu'ils ne sont point envoyés par ceux qui les ont envoyés, mais par la Nation; grand mot infiniment commode parce qu'on en fait ce qu'on veut. En un mot, il n'est pas possible d'imaginer une législation mieux calculée pour anéantir les droits du peuple. Il avait donc bien raison, ce vil conspirateur jacobin [Ndlr. Gracchus Babeuf 1760-1797, ce révolutionnaire fut arrêté le 10 mai 1796 et guillotiné un an après le 27 mai 1797], lorsqu'il disait rondement dans un interrogatoire judiciaire: Je crois le gouvernement actuel usurpateur de l'autorité, violateur de tous les droits du peuple qu'il a réduit au plus déplorable esclavage. C'est l'affreux système du bonheur d'un petit nombre, fondé sur l'oppression de la masse. Le peuple est tellement emmuselé, tellement environné de chaînes par ce gouvernement aristocratique, qu'il lui devient plus difficile que jamais de les briser (Interrogatoire de Babeuf, juin 1796)." (Joseph de Maistre, Œuvres, Edition établie par Pierre Glaudes, Bouquins Robert Laffont, Paris 2007, p. 222-223.)

 

"Jusqu'au bout, les hommes de la Révolution auront refusé de faire des électeurs, même au second degré, les arbitres de la dévolution du pouvoir" (François Furet, préface in Patrice Gueniffey, Le Nombre et la Raison, La Révolution française et les élections, préface de François Furet, Editions de l'Ecole des Hautes Etudes en sciences sociales, Paris 1993, p. XI.)

 

"Délibérer, légiférer, dire et incarner ... la volonté 'nationale' ... telle est la vaste prérogative donnée par la Révolution - Assemblée constituante, Assemblée Législative, et Convention ensemble - à la représentation nationale, à l'abri de tout contrôle d'en bas; si vaste que Carré de Malberg l'a analysée comme un 'absolutisme parlementaire', et Marcel Gauchet, comme un 'rousseauisme à représentants'" (François Furet, préface in Patrice Gueniffey, Le nombre et la raison, ibid., p. V-VI.)

 

 

Au fil du temps, "les Français voient fleurir de nouveaux partis et de nouveaux sigles qui n'ont pas toujours de sens bien précis et changent au gré des modes. L'art consiste, pour les uns, à maintenir une référence au "socialisme", présenté comme un garant de la justice sociale, des privilèges et des monopoles; pour les autres, à fondre en un seul titre et quel que soit l'ordre plusieurs mots porteurs de grands symboles: Démocratie, Peuple, France ou Français, plus rassemblement ou Union. Ces partis décident de tout et tiennent d'une main ferme les ressorts des scrutins. [N]i le président ni même les députés, représentants du Peuple, ne sont  désignés par les seules élections. Les citoyens n'ont pas le libre choix des candidats; ceux-ci leur sont dictés, imposés, par des instances où ils n'ont pas la parole et par des stratèges que, généralement ils n'ont pas nommés" (Jacques Heers, Un Homme un vote? Editions du Rocher, Monaco 2007, p. 188-189). 
 

http://johanlivernette.files.wordpress.com/2012/08/democratie-bombes.jpg?w=490Ces instances, ces stratèges, les amis du parti sont les actionnaires de grandes compagnies qui attendent un retour sur leurs commandites. Les hommes mis en place ne sont que des guignols, des pantins manipulés par ces groupes. Ce système est dirigé comme standard planétaire et est imposé par la force aux Etats rebelles, au nom de la "démocratie" et de la liberté.
 

"On ne choisit pas, on ne délègue personne: on se borne à approuver un choix déjà fait par d'autres. Un choix fait par qui? Eh bien, par les dirigeants du parti, par le comité central, par le comité directeur, par le bureau, par le centre national... Si bien que ces députés que nous croyons élire, ils sont en réalité sélectionnés, ils nous sont en réalité imposés par la caste gouvernementale déjà en place, laquelle, agissant comme toutes les oligarchies, s'agrège les sujets qui lui conviennent et dont le caractère, les penchants, les alliances ont été soigneusement éprouvés. Nous croyons vivre sous un régime de suffrage universel, en réalité nous vivons sous un régime de cooptation" (Maurice Bardèche,  Les Temps modernes, Editions Les Sept Couleurs, Montargis 1956, p. 25-26).
 
"Cette impuissance du peuple, cette dépossession du peuple, c'est la contradiction fondamentale des démocraties modernes. Elles veulent défendre la démocratie sous prétexte que la démocratie est le pouvoir du peuple. Et elles défendent la démocratie en empêchant qu'il puisse y avoir sur la scène politique autre chose que des partis démocratiques... La démocratie ainsi conçue se retourne contre le peuple. Elle lui assure une liberté qui n'est qu'un mot, elle lui donne un bulletin de vote qui est sans valeur" (Maurice Bardèche, ibid., p. 32-33).  
 
"Les puissances occultes qui dominent la société contemporaine ont parfaitement compris que dans un système politique basé sur la loi du Nombre, seul l'Argent pouvait influencer le Nombre, que l'Intelligence ne gagnerait la masse à ses idées qu'aidée par l'Argent : l'Argent qui signifie le moyen de communication, le véhicule de la pensée" (Jacques Ploncard d'Assac, Les idées qui tuent, Société de philosophie politique, Lisbonne 1971, p. 13-14).

    

La belle "démocratie" issue des principes de 1789 instituant la "Volonté générale" comme le peuple "choisissant" ses "représentants" - eux-mêmes choisis par d'autres instances non-élues triant les problèmes et définissant les termes et les limites dans lesquels ils pourront être résolus - n'est rien d'autre qu'une oligarchie! 

 

La liberté proclamée dans ces conditions confine au ridicule : le peuple déclaré "libre" n'a de liberté que la liberté de l'oiseau dans sa cage, libre d'aller d'un barreau à l'autre, ou celle d'un prisonnier dans sa cellule, libre d'aller d'un mur à l'autre, sans jamais pouvoir sortir de sa cellule. Cette image n'est pas excessive. Ainsi, selon l'article bien nommé "89"... de la Constitution de la Ve république actuellement en vigueur, "La forme républicaine du Gouvernement ne peut faire l'objet d'une révision". C'est la dernière phrase de la constitution de 1958. Le peuple tout en étant déclaré "libre" et source de la loi via la Volonté générale ne peut revenir sur la "forme républicaine du gouvernement", même s'il le voulait, cela ne lui est pas permis. Le peuple n’est donc pas "libre", ni même "souverain".  

 

Un exemple concret de ce refus opéré par les révolutionnaires, de laisser libre le peuple de choisir (entre république ou monarchie) est celui de 1797. Cette année-là, un coup d'Etat opéré par trois directeurs - Barras, Reubell, La Revellière, le 18 fructidor an V, 4 septembre 1797 - avec l'appui de Bonaparte, contre leurs deux collègues Carnot et Barthélemy "annihile... l'écrasant succès des royalistes aux élections législatives, qui pouvait ouvrir la voie à une restauration monarchique" (Frédéric Bluche, Stéphane Rials, Jean Tulard, La Révolution française, Que-sais-je ? Puf, Vendôme 2004, p. 116.) Autrement dit, encore une fois, une minorité refuse le jugement "souverain" du peuple... On verra la chose se reproduire en 2005 par exemple, lorsque le referendum rejeté par le peuple français sur le Traité européen fut malgré tout imposé de force au "Parlement" sur décision de Nicolas Sarkozy.

 

 

Patrice Gueniffey explique en ourtre, que de ce système "représentatif" ... "on ne peut dire qu'un peuple est libre parce qu'il jouit de la faculté d'élire ses gouvernants" (les électeurs sélectionnent ceux qui décideront en leur nom sans réellement les choisir) ou même parce qu'il jouit de la faculté "de choisir une politique plutôt qu'une autre parmi les programmes qui lui sont proposés" (les termes des problèmes sont délimités par d'autres instances non-élues), ... il s'agit là, écrit-il, "de conditions indispensables à la liberté, mais en elles-mêmes insuffisantes. Un peuple est libre lorsqu'il dispose de moyens qui lui permettront d'approuver ou de sanctionner régulièrement" (P. Gueniffey, La Politique de la Terreur, Essai sur la violence révolutionnaire, Fayard 2000, réed. Tel Gallimard, Mesnil-sur-l'Estrée 2003,  p. 210.)

 
Cette approbation et cette sanction impliquent des suffrages réguliers, sans doute, mais aussi et surtout que l'élu suprême de la nation, le président de la République, ne marche pas sur la décision claire des Français exprimée dans un referendum. Elle implique aussi de supprimer une "représentation" par têtes qui n'est que le masque d'une oligarchie. Et surtout elle implique d'instituer à la place de la représentation par têtes une représentation sincère des citoyens, représentés par corps, dotée de mandats impératifs, sans lesquels les élus en gros font ce qu'ils veulent. Cette représentation a en outre l'intérêt de courcircuiter la division des Français et son instrumentalisation par le système des partis politiques.

 

 

(2) Le mépris d'un peuple jugé "stupide", appelé la "populace", est à l'origine de l'adoption du régime "représentatif" par têtes.

 

La représentation par têtes permet la confiscation du pouvoir par une oligarchie "éclairée" - toujours en lien avec la banque - régime représentatif qui incarne le  soit-disant "pouvoir du peuple par le peuple pour le peuple".

 

http://t2.gstatic.com/images?q=tbn:ANd9GcRJ08Rnvmi3Xd46HmfW8mlKbxy3-0odjJFf-tDqvN8eDlGTebtQ&t=1Tocqueville (dans La Démocratie en Amérique) percevait qu'un Etat sans religion devenait lui-même une religion. C'est particulièrement vrai dans la démocratie moderne dite "représentative", où la libre définition du bien et du mal, des valeurs collectives, est laissée au choix d'une 'majorité'" par le jeu de la Volonté générale. La religion devait empêcher l'état démocratique "de tout concevoir", lui défendait "de tout oser" (Tocqueville cité in Yves-Marie Adeline, Histoire mondiale des idées politiques,Ellipses, Paris 2007,p. 372.) Mais très vite, la démocratie représentative, suivant sa pente naturelle du nombre, s'est émancipée de cette exigence morale et du frein représenté par la religion.

 

Le projet de Tocqueville consistant donc à se servir de la religion comme contre-pouvoir, refuge de valeurs stables et antigoniennes (une morale d'obligation, de ob-ligere: lier par le haut), rempart à la tyrannie démocratique  est inopérante quand le régime soit-disant "représentatif" du peuple ne représente que les intérêts de l'oligarchie.

 

 

Pour solutionner ce problème de la confiscation du pouvoir par une minorité ploutocratique (banque) il faut penser et réfléchir à un autre type de "représentation" que le régime "représentatif" qui est issu de 1789.

L'idée est d'affranchir la "représentation" des principes révolutionnaires hérités de 1789 [voir la Ière partie : âge d'or, homme nouveau, volontarisme, constructivisme, volonté humaine, volonté générale, souveraineté nationale] et de permettre à tous les corps de la nation de participer réellement à la vie politique suivant leurs poids réels dans la société. Cette représentation sincère existait sous l'Ancien Régime sous la forme des Etats généraux où les députés étaient dotés de mandats impératifs de sorte qu'ils ne pussent être otages d'intérêts oligarchiques. Dans tous les cas, et quoiqu'il en soit de l'histoire des Etats généraux,  "absolutus, venant du verbe absolvere (délier), ... monarchia absoluta signifie monarchie sans liens, et non pas sans limites" (François Bluche, Louis XIV, Fayard, Paris 2002, p. 186.) La personne du roi était indépendante, elle ne dépendait d'aucune puissance (d'argent), d'aucun parti, d'aucun lobby... Ceci explique pourquoi la banque au XVIIIe siècle a tout fait pour supprimer la monarchie "absolue" de droit divin. Un roi indépendant et souverain est bien plus difficile à corrompre qu'une majorité de députés "représentatifs".

 

Dans ces conditions, il faudra bien cerner le rôle réel des "partis politiques" et analyser de quelle manière leurs dirigeants sont des pantins aux mains de l'oligarchie. 

 

« On aurait donc bien tort de croire que l'ancien régime fut un temps de servilité et de dépendance. Il y régnait beaucoup plus de liberté qu'aujourd'hui. »
(Alexis de Tocqueville, L'Ancien Régime et la Révolution, 1856)

 

Rappelons que dans la rhétorique révolutionnaire de 1789, le "peuple" est tenu comme "toujours prompt à l'erreur". Quantité de textes illustrent le propos.

 

"Citons Condorcet : 'Comme ces Messieurs - il s'agit des parlementaires - ignorent l'opinion ou la méprisent, ils ne seront jamais jaloux que d'avoir les faveurs de la populace', (Correspondance inédite de Condorcet et de Turgot, p. 202). Et encore Condorcet, Réflexions sur le commerce des blés, Londres, 1776, p. 140 : 'Quand on parle d'opinion, il faut en distinguer trois espèces : l'opinion des gens éclairés, qui précède l'opinion publique et finit par lui faire la loi; l'opinion dont l'autorité entraîne l'opinion du peuple ; l'opinion populaire enfin, qui reste celle de la partie du peuple la plus stupide et la plus misérable..." (Condorcet cité in Mona Ozouf, L'homme régénéré, Essais sur la révolution française, Nrf Editions Gallimard, Mayenne 1989, p. 33).

 

"Pour d'Holbach, 'quoiqu'on nous répète tous les jours que l'homme est un être raisonnable, il n'y a qu'un très petit nombre d'individus de l'espèce humaine qui jouissent réellement de la raison ou qui aient les dispositions et l'expérience qui la constituent' (D'Holbach, Système de la Nature, 1770, t. 1, p. 129, cité in  Xavier Martin, Nature humaine et Révolution française, Du siècle des Lumières au Code Napoléon, Dominique Martin Morin, Mayenne 2002, p. 219.)

 

... Pour Voltaire, le peuple français 'sera toujours un peuple ignorant et faible, qui a besoin d'être conduit par le petit nombre des hommes éclairés' (A Chamfort, en 1764; Voltaire, Corr., t. 7., p. 624, cité in X. Martin, ibid., p. 219-220.)

 

... [A]ux yeux de Rousseau, il ne convient pas de dilapider les connaissances auprès d''une populace indigne d'en approcher' (Rousseau, Discours sur les Sciences et les Arts, 1750, dans oeuvres complètes, t. 3., p. 29. Un thème si voltairien (Cf. Par ex. Voltaire, Corr. t. 8, p. 819, en 1767, à Frédéric II, sur la 'canaille qui n'est pas digne d'être éclairée'.); la 'multitude aveugle' avait besoin d'un grand législateur pour faire à sa place le contrat social (Rousseau, Contrat social, 1762, L. II, chap. 6, p. 380, cité in X. Martin, ibid., p. 219-220.) 219-220.)

 

... On comprend dans ces conditions, que Cabanis ait pu saluer dans la constitution du Consultat ce qu'il appelle 'la bonne démocratie', pour cette raison expresse, et sans ambiguïté, que rien ne s'y ferait par le peuple !" (X. Martin, ibid., p. 221.)

 

Ce mépris du peuple explique pourquoi les démocrates républicains ont choisi de limiter l'exercice réel du pouvoir à la désignation de "représentants" choisis par eux-mêmes.

 

"Les sophistes l'ont dit, pour le triomphe de leur égalité et de leur liberté, il faut que les suffrages cessent de se peser par ordre, qu'ils se comptent par têtes." (A. Barruel, ibid., p. 456). Pour le triomphe de l'égalité, sans doute, mais pour le triomphe de la liberté, c'est moins sûr !

 

S'agissant de cette "liberté", il se pose ici un problème d'ordre philosophique. Yves-Marie Adeline se demande si le souci de l'égalité, la représentation par têtes, c'est-à-dire le nombre, suffisent à "fonder la raison" et à "garantir que la loi veut le bien ?" (Cf. Yves-Marie Adeline dans  Histoire mondiale des idées politiques, Ellipses, Paris 2007, p. 108.) Le bien donc la liberté du peuple. Or, le nombre (représentation par têtes) ne fait pas toujours la vérité, et l’erreur ne devient pas vérité en se multipliant. C'est donc que le bien et la liberté du peuple ne peuvent être induits du nombre, mais d'un autre fondement, comme nous le verrons ci-dessous.

 

Dans le régime dit "représentatif", les élus ont des mandats indirects, ils sont indépendants de leurs commettants, et sont transformés en "représentants" de la nation ... "chargés, nous dit François Furet, de la part véritablement royale du procès politique: élaborer par leur délibération collective la volonté nationale. ... Délibérer, légiférer, dire et incarner cette volonté ... telle est la vaste prérogative donnée par la Révolution - Assemblée constituante, Assemblée Législative, et Convention ensemble - ... à la 'représentation nationale', à l'abri de tout contrôle d'en-bas; si vaste que Carré de Malberg l'a analysée comme un 'absolutisme parlementaire' et Marcel Gauchet, plus récemment, comme un 'rousseauisme à représentants'." (F. Furet, préface in Patrice Gueniffey, Le Nombre et la Raison, La Révolution française et les élections , préface de François Furet, Editions de l'Ecole des Hautes Etudes en sciences sociales, Paris 1993, p. V-VI.)

 

Pourquoi nous ne fêtons pas 1789 Vidéo basée sur le poème que Pierre d'Angles fit en janvier 1989, afin d'expliquer son refus de fêter le bicentenaire de la révolution de 1789.

De la continuité à la souveraineté, de la paix favorisée par une paisible dévolution du pouvoir à l'économie d'argent réalisée (une monarchie héréditaire est moins honéreuse qu'une république : chaque élection "démocratique" coûte une fortune), de la vue politique à long terme à la représentation nationale (la monarchie est l'emblème national par excellence), de la mémoire à l'unité nationale, de la compétence à la responsabilité, de la légitimité à la liberté, de la démocratie sincère à la représentation réelle, autant d'arguments en faveur de la monarchie, autant d'arguments qui renvoient définitivement l'"élection" et le régime dit "représentatif" aux rangs d'expériences funestes.

 
Le Livre noir de la Révolution française explique que dans la représentation par têtes, dans le parlementarisme représentatif (en réalité oligarchique) issu de 1791, "c'est le principe de la dictature, de la tyrannie sans bornes, sans entrave, de la majorité parlementaire. ... "Aucune barrière ni droit naturel ni règle constitutionnelle" ne devait s'opposer, selon Mirabeau, à une majorité législative (en l'occurrence issue d'une minorité activiste dans le pays). Ce régime n'est en fait qu'une forme de la tyrannie. Sous l'angle de l'Etat de droit, elle marque une régression par rapport à la pratique, au XVIIIe siècle, de l'Ancien Régime. C'est ce que Hayek appelle une "démocratie illimitée", ce que Benjamin Constant avait stigmatisé comme une "souveraineté illimitée" (Le Livre noir de la Révolution française, Les Editions du Cerf, Paris 2008, p. 14) et Carré de Malberg, un "absolutisme parlementaire" ou un "parlementarisme absolu" (Raymond Carré de Malberg, Contribution à la théorie générale de l'Etat, Editions du CNRS, Paris 1962, vol. 2, chap. 2 : le gouvernement représentatif.) Sur Christroi, nous appelons ce régime, république absolue de droit occulte ou maçonnique, tout simplement.
 
Mais comment sortir de l'absolutisme parlementaire ?
 
La séparation de la franc-maçonnerie et de l'Etat est déjà une première étape nécessaire si l'on veut courcircuiter la menace d'une direction occulte de la "représentation". Cette séparation permettra de retrouver une juste délibération sans qu'une oligarchie cachée y mette son nez. Le souci de transparence démocratique doit être mis en avant, contre le despotisme de l'oligarchie.
 
Dans un deuxième temps on réfléchira à la manière de doter les députés, comme sous l'Ancien Régime, de mandats impératifs. Il s'agit de supprimer les mandats indirects organisés par l'arrêté du 17 juin 1789 qui transformait les Etats généraux composés de mandataires des trois ordres dotés de mandats impératifs, en une assemblée 'représentant' soit-disant la nation et de députés dotés de mandats non-impératifs.
 
Dans cette étape, il s'agit de réfléchir à la manière de revenir à une représentation organique, plus réelle et concrète des Français, réalisée non plus par têtes (représentation individualiste) mais par poids des corps dans la société (poids des cadres, employés, ouvriers, familles, fonctionnaires, artisans, professions libérales, étudiants, etc.). De la sorte la puissance de nuisance des partis politiques, sera circonscrite, la justice et le droit rétablis.
 
(3) La démocratie royale organique ou système de représentation par corps plutôt que par têtes
 
"La démocratie c'est ce que Bonald appelle "la division légale de l’unité du pouvoir. Or Bonald explique que la loi première de toute société, son dogme fondamental, c'est l'unité du pouvoir : tout royaume qui s’écartera donc de cette unité sera désolé : désolé par les factions, désolé par les haines, désolé par les ambitions ; il sera désolé et détruit, car deux pouvoirs forment deux sociétés toujours en guerre l’une contre l’autre" (Bonald Cité par Paul Bourget et Michel Salomon in Bonald, librairie Bloud & Cie, Paris, 1905, p.218.)
 
"Les partis doivent disparaître. Personne n'est jamais né membre d'un parti politique; par contre, nous sommes nés membres d'une famille; nous sommes tous voisins dans une municipalité; nous peinons tous dans l'exercice d'un travail. Or, si ce sont là nos unités naturelles, si la famille, la municipalité et la corporation sont les cadres dans lesquels nous vivons, pourquoi aurions-nous besoin de l'instrument intermédiaire et pernicieux des partis qui, pour nous unir en des groupements artificiels, commencent par nous désunir dans nos réalités authentiques ?" (José Antonio Primo de Rivera in Jacques Ploncard d'Assac, Doctrines du nationalisme, Edition du Fuseau, Meaux 1965, p. 165).

"La France est déchirée parce que ceux qui la gouvernent ne sont pas hommes d'Etat, mais hommes de parti. Honnêtes, ils songent seulement au bien d'un parti; malhonnêtes, à remplir leurs poches. Les uns et les autres sont les ennemis de la France. La France n'est pas un parti" (Charles Maurras, La Dentelle du rempart, Choix de pages civiques en prose et en vers (1886-1936), Préface de Bernard Grasset, Editions Bernard Grasset, Mayenne 1937, p. 120.)

"[S]ous le nom de souveraineté nationale, on aura le régime de l'Anonymat, de l'Irresponsabilité, de l'Election, de l'Argent et de l'Etranger" (Charles Maurras, L'Ordre et le désordre, Les idées positives et la Révolution, Les Îles d'Or Editions Self, Paris 1948, p. 52).

Conférence de Patrice Gueniffey sur la Révolution française et l'Empire aux Jeudi La Procure 28/05/11

Avec la Volonté générale, en 1789, Patrice Gueniffey dans la video ci-dessus (à partir de 18:05) explique que "le peuple est confisqué, on se met à sa place..."

En mettant la volonté du peuple (Volonté générale) au-dessus de la loi pour renverser la loi existante,  les révolutionnaires ont détruit l'idée même de la loi. Par la suite, explique Patrice Gueniffey, on a gardé cette Volonté générale pour renverser la constitution révolutionnaire. A partir de là, dit-il, il n'y a plus de loi qui tienne devant la volonté supérieure du peuple ou de ceux qui sauront incarner le peuple... Dès lors comment fonder la loi ? Comment fonder une nouvelle légitimité politique sur une destruction de l'ancienne ? Les révolutionnaires essaient un peu toutes les formules pour essayer de résoudre une question et une seule: comment refonder une légimité politique sur la destruction de l'ancienne ? Et c'est dans ce problème que s'épuise la Révolution depuis 1789 jusqu'à aujourd'hui d'ailleurs, la France ne va jamais sortir de ce problème. C'est-à-dire que le consensus sur les formes politiques ne se refera plus: il existait sous la forme monarchique du gouvernement et une fois la monarchie décapitée, l'accord sur les formes politiques ne se fera plus. Et comme en plus, en France, il n'y a pas d'accord sur les formes sociales, il y a une impossibilité de refonder une légitimité politique sur cette destruction radicale de 1789. Les révolutionnaires s'épuisent et cherchent toutes les formules, ils expérimentent et cela ne marche jamais...
 
http://upload.wikimedia.org/wikipedia/commons/thumb/d/d4/Karl_Marx_001.jpg/220px-Karl_Marx_001.jpgAu XXe siècle, une expérience similaire consistant à prétendre atteindre la "démocratie" et la liberté par la table rase et le dogme du gouvernement "au nom du peuple, par le peuple" a été entreprise par le communisme sur la base révolutionnaire de la "fin sanctifiant les moyens" (voir Iere partie).
 
Ainsi, "la notion de guerre civile est au coeur du projet communiste, tel qu'il apparaît dès 1848 dans le Manifeste du Parti communiste où Marx, évoquant la lutte des classes, parle de 'la guerre civile plus ou moins latente au sein de la société actuelle, jusqu'au point où elle éclate en révolution ouverte et où le prolétariat jette les fondations de sa domination par le renversement violent de la bourgeoisie'. 
La conclusion du  Manifeste est fort claire : 'Les communistes déclarent ouvertement qu'ils ne peuvent atteindre leurs objectifs qu'en détruisant par la violence l'ancien ordre social'" (Stéphane Courtois, Communisme et totalitarisme, Tempus, Paris 2009, p. 76.)
Le mot "communisme" "prendra tout son sens avec Marx et Engels, auteurs du Manifeste du Parti communiste, datant de 1848. 'Communisme' et 'communiste' deviennent alors synonymes de 'marxisme' et 'marxiste'. (S. courtois, ibid., p. 310.)
 
Dès 1914-1915, Lénine s'empare de cette conclusion de Marx, dans le Manifeste de 1848, "pour inaugurer un slogan appelé à un grand retentissement : 'tranformer la guerre impérialiste en guerre civile'" (S. courtois, ibid., p. 77.)
"Après avoir visé une classe sociale et après l'échec de la révolution de 1848 en Europe centrale, Marx stigmatisa dans son journal, La Nouvelle gazette rhénane, les petits peuples contre-révolutionnaires, qualifiés de 'déchets de peuples'" (S. courtois, ibid., p. 371.)
"Le dernier acte se joue le 18 janvier 1918, d'abord dans la rue, où Lénine, pour la première fois depuis mars 1917, fait tirer sur une manifestation pacifique de partisans de l'Assemblée, provoquant une douzaine de morts et des dizaines de blessés. ... La nuit même l'Assemblée est dispersée par la force. ... L'assassinat prémédité de la première assemblée élue en Russie au suffrage universel - et la dernière avant 1991 - ... officialise la naissance du régime totalitaire" (S. courtois, ibid., p. 86-87.)
 
En fait, il est temps de se pencher sur ce problème, ce n'est pas la Volonté générale qui fonde la loi et la légitimité (article 3 de la Déclaration des droits de l'homme de 1789 stipulant que "'le principe de toute souveraineté réside essentiellement dans la nation'"), ce qui fonde la loi, c'est sa conformité ou non au droit naturel, un droit supérieur aux hommes, un droit que les hommes n'ont pas choisi et auquel ils doivent se soumettre sous peine de tomber dans l'illégimité et la tyrannie.
 
Le gouvernement du nombre ne fonde pas la légitimité (des décisions prises par une majorité ne sont pas toujours justes ni bonnes), mais le droit naturel seul, c'est-à-dire Dieu et le Décalogue... Autrement dit, la démocratie moderne fondant la loi dans le nombre via la Volonté générale est une impasse, dans laquelle continuent de se débattre les démocraties modernes sans jamais trouver la solution, roulant ainsi de révolutions en révolutions, de tyrannies en oligarchies...
 
Dans son livre "Les Origines philosophiques du libéralisme", Lucien Jaume a bien identifié le "conflit possible entre les droits que l'on reconnaît à l'individu (les droits de l'homme) et la loi soupçonnée de potentialités liberticides, étant donné que, bien qu''expression de la volonté générale', la loi (dans le système hérité de 1789, Ndlr.) est concrètement la volonté des majorités, qui peuvent léser la minorité, ou l'individu..." (Lucien Jaume, Les Origines philosophiques du libéralisme , 2000, réed. Champs essais, Paris 2010, p. 122.)
 
Dans son livre Jeanne d'Arc et la Monarchie (1910), l'abbé Vial explique que la représentation par poids suivant la hiérarchie, la logique et le bon sens, c'est la raison, la justice et (l'Etat de) droit qui triomphe, quand dans la seconde, les votes étant comptés au lieu d'être pesés, c'est le triomphe de l'irrationnel, de l'injustice et de la folie: la destruction même de la loi en somme.
En fait, la représentation par poids est toujours juste là où la représentation par têtes ne l'est que par exception. Et cette représentation par poids permet précisément la légitimité politique que recherche en vain les révolutionnaires fondant la loi dans ce dogme funeste et fou de la Volonté générale. Recherche dans laquelle s'épuisent tous les gouvernements depuis 1789.
 
Sur le site "Démocratie royale", on peut lire : "La Démocratie en France avant la révolution française s'exerçait à l'intérieur des corps sociaux corporatifs, une démocratie qui a duré 7 siècles non seulement en France d'ailleurs mais dans la majorité des peuples européens surtout à l'ouest.
 
"Cette démocratie n'arrangeant pas les nouvelles fortunes financières, ils la firent abolir définitivement dans leur schéma le 4 août 1789, en abolissant les corporations par la suppression des privilèges de celles-ci et des provinces, le peuple a plus perdu le 4 août que la Noblesse et le Clergé.
 
"La seule démocratie vertueuse est celle qui s'exerce donc à l'intérieur de corps sociaux car les hommes ont alors à l'intérieur de ceux-ci des intérêts réellement communs pragmatiques et non idéologiques et peuvent ainsi exercer leurs mandats électifs de défense du corps social au mieux."
 
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18 septembre 2012 2 18 /09 /septembre /2012 17:17

http://www.viveleroy.fr/IMG/arton137.jpgContrairement aux artificiels Droits de l’Homme — que l’Occident décadent essaie d’imposer au reste du monde —, le droit naturel apparaît aux civilisations traditionnelles comme la source du droit. En effet, il n’existe qu’une nature humaine et tous les hommes sont soumis à des mêmes lois qu’ils n’ont pas choisies ; des lois physiques et physiologiques bien sûr, mais aussi des lois de bon comportement, ou lois morales, dont le païen Cicéron nous rappelle l’origine : la raison qui nous distingue de l’animal. À l’instar d’un Confucius ou d’un Aristote, il reconnaît lui aussi le droit divin ; la loi naturelle ne saurait provenir que du Dieu auteur de la nature humaine.

 

Source et suite

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18 septembre 2012 2 18 /09 /septembre /2012 16:26

http://img2.maimage.com/Maimage____l_46235696040.png

Les propositions de DSK pour sauver l'euro : partager les points de dette

 

Pour combattre les dettes publiques, et sauver la zone euro, Dominique Strauss-Kahn a une nouvelle idée, il propose de partager de la dette. «Remettre au pot une partie de l'écart de taux d'intérêt».

 

En d'autres termes, une réunion bimensuelle des Etats de la zone euro qui décideraient de partager leurs points de dette. Les pays les mieux notés payant peu de taux d'intérêts pour emprunter de l'argent sur les marchés pourraient faire profiter de leur note aux pays les plus en difficulté.

«La dette des pays les plus solides comme l'Allemagne et la France est de plus en plus recherchée, les investisseurs réclamant les signatures de "qualité", tandis que l'écart se creuse avec les pays les plus fragiles qui s'endettent à des taux de plus en plus élevés. Si on continue comme cela, le système va exploser», a souligné l’ancien ministre.

 

Pour DSK, «il faut du temps aux Etats pour retrouver des finances publiques saines»...

 

Source: http://www.20minutes.fr/economie/1004827-propositions-dsk-sauver-euro

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18 septembre 2012 2 18 /09 /septembre /2012 08:29

Ça ne pouvait pas aussi mal tomber pour l'administration Obama. A deux mois de l'échéance cruciale de l'élection présidentielle. L'attentat meurtrier de Benghazi semble tourner à la catastrophe, avec la cacophonie qui s'installe au sein des instances dirigeantes américaines. Alors que les nouvelles autorités libyennes s'évertuent à répéter urbi et orbi que cet attentat meurtrier était programmé et qu'elles avaient averti les Américains trois jours avant, notamment le Département d’État, la polémique enfle. Qui savait ? La secrétaire d’État Hillary Clinton semble accuser le coup, et certains pensent qu'elle devrait rendre son tablier.

Alors que les autorités libyennes persistent et signent, insistant sur le fait que l’attaque du Consulat américain à Benghazi est un acte prémédité et qu’ils avaient averti les Américains 3 jours avant, la machine bien huilée de la Maison Blanche et du Département d’État semble s’enrailler. L’ambassadeur américain à l’ONU, Susan Rice (photo), a déclaré que l’attaque contre le consulat américain à Benghazi n’était pas préméditée, en contradiction directe avec les hauts responsables libyens qui disent que l’attaque a été planifiée à l’avance.

 

Source et suite : http://www.agoravox.fr/tribune-libre/article/libye-benghazigate-hillary-clinton-122807

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- Benghazi : Washington évoque la thèse d'un complot d'Al-Qaïda

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16 septembre 2012 7 16 /09 /septembre /2012 23:00

Vous connaîtrez la vérité, et la vérité vous rendra libres

Evangile selon S. Jean VIII, 32

II - L'information pour contrer les mensonges de la révolution

 

Les mensonges des droits de l'homme et du citoyen de 1789

 

http://upload.wikimedia.org/wikipedia/commons/thumb/b/b9/Rivarol_Antoine1.jpg/220px-Rivarol_Antoine1.jpgAu début de la Révolution "française", l'un des premiers critiques les plus lucides de la Déclaration des droits de l'homme de 1789, Antoine de Rivarol, se riait de ces méchants philosophes qui à force de s'écrier "Périsse le monde plutôt qu'un seul de nos principes", finissent par perdre à la fois le monde et leurs principes ! (A. de Rivarol, Oeuvres complètes, 2e éd. Paris, Léopold Colin, 1808, t. I, p. 305.) 


La loi dans la culture classique antigonienne jusqu'à l'époque moderne, doit se conformer à l'ordre divin afin d'assurer les bonheurs publics. 

 

Le régime issu de 1789 renverse cet ordre, déclare le Christ hors-la-loi (civile) ainsi que le Décalogue, et proclame les Droits de l'homme et la souveraineté du peuple à la place. Cette inversion a pu faire dire à Joseph de Maistre que "la Révolution française est satanique dans son essence" (J. de Maistre, Du pape, 1820 in Œuvres choisies, Paris : A. Roger et F. Chernoviz éditeurs, 1909, p. 40-41).

Contre le Nouvel Ordre mondial : en finir avec la révolution (IIe partie)

La lettre même de la Déclaration des droits de l'homme de 1789, nouvelle Table de la Loi, est une absurdité sans nom. Mai Satan n'est-il pas le clown de Dieu ?

 

 

 

http://upload.wikimedia.org/wikipedia/commons/thumb/a/aa/Le_Barbier_Dichiarazione_dei_diritti_dell%27uomo.jpg/437px-Le_Barbier_Dichiarazione_dei_diritti_dell%27uomo.jpgQu'est-ce que les Droits de l'homme ? Sont-ils une vérité ou un mensonge ? Toute la question est là.

 

... La réponse est en tête de la Déclaration

 

'Les représentants du Peuple français constitués en assemblée nationale; considérant que : l'ignorance, l'oubli ou le mépris des droits de l'homme sont les seules causes des malheurs publics et de la corruption des gouvernements, ont résolu, etc.' . Ce considérant est unique. ... Or, ce considérant est faux, archifaux ! Non seulement 'l'ignorance, l'oubli ou le mépris des Droits de l'homme' ne sont pas 'les seules causes des malheurs publics ou de la corruption des gouvernements', mais ils n'en sont pas même les principales ! Les causes principales sont:

 

1° 'L'ignorance, l'oubli ou le mépris' des Droits de Dieu et de son Christ ! De ce Christ qui a fait la France.

 

2° 'L'ignorance, l'oubli ou le mépris' de cet unique droit de l'homme qui est de remplir ses devoirs, tous ses devoirs envers Dieu, envers son prochain, envers soi-même. 

 

... Voilà les deux causes principales des malheurs publics et de la corruption des gouvernements.

 

Donc il est vrai que ce considérant est un mensonge ... aussi colossal que celui qui consisterait à dire : deux et deux font cinq ! Donc toute la Constitution des Droits de l'homme qui repose sur ce mensonge, n'est elle-même qu'un mensonge.

 

Mensonge l'article 1er qui dit que 'les hommes naissent et demeurent libres et égaux en droits'. La loi humaine, détermine ces droits (article 4). En fait, les hommes naissent sans raison, donc sans liberté. ... Et quand la liberté lui arrive avec la raison, il a la liberté du bien seulement et le pouvoir simplement de faire le mal; mais il n'en a pas le droit, donc pas la liberté, qui ne peut jamais être que l'exercice d'un droit.

 

... L'homme ne fait jamais ni tout le bien, ni tout le mal qu'il voudrait ! Sa liberté est donc relative, très relative et nullement absolue, ainsi que se l'imaginent de très petits esprits à qui l'orgueil révolutionnaire a bouleversé la cervelle !

 

 Il n'est pas vrai que 'les hommes naissent et demeurent libres' sans autre restriction que celle de la loi humaine, c'est-à-dire de la volonté humaine limitant elle-même sa liberté : cette liberté est limitée par une volonté supérieure à la volonté humaine, la loi de Dieu. (Abbé Vial, Jeanne d'Arc et la Monarchie, 1910, réed. Editions Saint-Rémi, p. 33-40).

 

"Si les hommes naissaient libres, c'est que cela se ferait naturellement et il est donc contradictoire de le décréter par écrit. Ce qui est écrit est justement ce qui n'est pas naturel et a besoin de cet écrit pour exister" (Le Livre noir de la Révolution française, Les Editions du Cerf, Paris 2008, p. 421).

 

Mensonge l'article 2 qui dit que 'le but de toute association politique est la conservation des droits naturels, etc.' C'est son but prochain, non son but suprême qui est d'aider par-dessus tout à la conquête des biens surnaturels de l'autre vie (fin dernière, Ndlr.). Cette thèse est la négation très claire de l'ordre surnaturel; négation d'une vérité, donc, un mensonge.

 

Mensonge l'article 3, qui dit que 'le principe de toute souveraineté réside essentiellement dans la nation'. Il ne réside essentiellement qu'en Dieu : non est potestas nisi a Deo dit saint Paul (Rom. XIII, 1). La souveraineté vient de Dieu et non "de la nation". 

 

"Dans la mentalité des Lumières, ... le grand drame de l'histoire du Salut avait disparu. L'homme était resté seul: seul comme créateur de sa propre histoire et de sa propre civilisation; seul comme celui qui décide de ce qui est bon et de ce qui est mauvais... Si l'homme peut décider par lui-même, sans Dieu, de ce qui est bon et de ce qui est mauvais, il peut aussi disposer qu'un groupe d'hommes soit anéanti... Des décisions analogues furent prises sous le IIIe Reich,... par le parti communiste de l'union Soviétique et des pays soumis à l'idéologie marxiste" (Jean-Paul II, Mémoire et identité, Le testament politique et spirituel du pape, Flammarion, Mayenne 2005, p. 23-24).

 

 

Mensonge l'article 4 qui dit que 'les bornes de la liberté ne peuvent être déterminées que par la loi' humaine. Elles ne peuvent être déterminées que par la loi de Dieu qui seule établit la distinction entre le bien et le mal, le permis et le défendu, le possible et l'impossible. (Ndlr. Par exemple, mensonge la loi qui déclarerait libre le "mariage homosexuel"). Donc mensonge de dire que la loi humaine détermine les 'bornes de la liberté'.

 

Mensonge l'article 5 qui dit que 'tout ce qui n'est pas défendu par la loi (humaine) ne peut être empêché'. Ce qui n'est pas 'défendu' par la loi humaine, peut être 'empêché' par la loi divine. Le paganisme par exemple, non empêché par la loi humaine est formellement interdit par le 7e commandement de Dieu. Le divorce, n'est-t-il pas interdit par les 6e et 9e commandement de Dieu ? Dernier exemple: le vol des biens de l'Eglise en 1905, n'est-il pas interdit par la loi de Dieu ? "Non furtum facies" (Tu ne voleras pas. Exod. XX, 115).

 

Mensonge l'article 6 qui dit que 'la loi est l'expression de la volonté générale', que par conséquent le nombre crée le droit. La loi ne peut être que l'expression de la volonté de Dieu, qui n'a souvent rien de commun avec la volonté générale.

 

Mensonge l'article 10 qui n'admet que des 'opinions même religieuses' et les suppose toutes également respectables. En dehors des opinions toujours discutables, il y a des convictions indiscutables, des vérités certaines, acquises, patrimoine de l'humanité, bases des sociétés qu'un gouvernement digne de ce nom ne doit jamais laisser mettre en discussion. Exemple: l'existence de Dieu, audacieusement niée chez nous par les chefs même du gouvernement.

 

Parcourez tous ces articles, dans tous vous trouverez plus ou moins déguisés le mensonge du considérant fondamental." (Source: Abbé Vial, Jeanne d'Arc et la Monarchie, 1910, réed. Editions Saint-Rémi, p. 33-40, 561).

 

 

La république des voleurs, la république des délateurs et dénonciateurs, la République des génocideurs et des va-t-en guerres : la fin sanctifie les moyens

 

 

L'abbé Barruel qui, en 1797 voit dans la conjuration des Illuminés de Bavière (secte fondée en 1776 par Adam Weishaupt) la source de la Révolution "française" de 1789. "C'est, dit-il, de la secte qu'est venu le serment de dénoncer parents, amis, frères et soeurs, et de regarder, sans exception, comme proscrit, tout homme qui ne partage point les opinions révolutionnaires. Ce serment était celui des loges, avant d'être celui des Jacobins. (Abbé Barruel, Mémoires pour servir à l'histoire du jacobinisme, 1797, réed. Editions de Chiré, Poitiers 2005, tome 2, p. 479).

 

L'abbé Barruel relate ce que Sieyès (abbé franc-maçon) répondit aux reproches de M. Mallet du Pan, horrifié des moyens révolutionnaires : 'Vous nous parlez toujours de nos moyens; eh ! Monsieur, c'est la fin, c'est l'objet et le but qu'il faut apprendre à voir'" (ibid. note a, p. 479).

 

"(Weishaupt). Il avait inventé ce principe : 'La fin sanctifie les moyens', il l'appliquait au vol que ses adeptes pouvaient faire et faisaient dans les bibliothèques des princes ou des religieux. ... Nous verrons la secte en faire des applications bien plus importantes..." (A. Barruel, ibid., p. 102).

 

En attendant, en 1789, Brissot, invoquant l'autorité de Machiavel, rétorqua à Clermont-Tonerre : "Rappelez-vous, l'axiome : 'qui veut la fin, veut les moyens'" (Source: Le Patriote français, n° 201, 25 février 1790, p. 5-8, cité in P. Gueniffey, La Politique de la Terreur, Essai sur la violence révolutionnaire, Fayard 2000, réed. Tel Gallimard, Mesnil-sur-l'Estrée 2003, p. 89).

 

Ce qui est mal sous le régime "despotique" (sous l'Ancien Régime, le délateur était vil et abject) devient un bien dès lors que le peuple devient "souverain". L'inversion générale des valeurs se retrouve ici. "La dénonciation, loin d'être un crime en morale, est devenue une vertu et un devoir" ! (Lucien Jaume, Le Discours jacobin et la démocratie, Fayard, Saint-Amand-Montrond 1989, p. 204.)

 

La terreur révolutionnaire de 1789 trouve son héraut le 12 septembre lorsque Marat publie le premier numéro de son journal intitulé Le Publiciste parisien qui prendra le titre de L'Ami du peuple à partir du n° 6, le 16 septembre 1789.

"Marat n'est pas le seul à s'être donné pour mission la surveillance et la dénonciation des 'complots' (contre-révolutionnaires, Ndlr.). Argus, Surveillants, Dénonciateurs, Sentinelles et même Aveugles clairvoyants: telles sont les publications qui se bousculent aux étalages des libraires. (Patrice Gueniffey, La Politique de la Terreur, Essai sur la violence révolutionnaire, Fayard 2000, réed. Tel Gallimard, Mesnil-sur-l'Estrée 2003, p. 69-71.)

 

 

http://upload.wikimedia.org/wikipedia/commons/thumb/b/b7/Necker%2C_Jacques_-_Duplessis.jpg/220px-Necker%2C_Jacques_-_Duplessis.jpgEn 1789, "Necker affamera ce peuple pour le forcer à l'insurrection; les frères excitateurs enverront de Paris les harpies des faubourgs demander du pain à Louis XVI. ... Louis XVI sera habituellement sous la main des brigands soudoyés par Necker et d'Orléans dans les faubourgs et les carrières. Lafayette proclamera l'insurrection le plus saint des devoirs. ... Mirabeau, Chapellier et Barnave en fixeront l'heure et l'objet; les ordres passeront de leur antichambre aux Jacobins et aux faubourgs" (Augustin Barruel, Mémoires pour servir à l'histoire du jacobinisme, Editions de Chiré, Chiré-en-Montreuil 2005, tome 2, p. 458, 460). 

 

 

Brissot, qui avait des biens à Ouarville dans l'Eure-et-Loir, et qui en bon anglomane, se disait Brissot de Warville, était le stipendié des banquiers et des hommes d'affaires (Source: R. Sédillot, Le Coût de la Terreur, Vérités et Légendes, Perrin, Mesnil-sur-l'Estrée 1990, p. 213, 214), en plus d'être le secrétaire général et trésorier de chancellerie du duc d'Orléans, Grand Maitre du Grand Orient de France (Source: Bernard Faÿ, La Grande révolution 1715-1815, Le Livre contemporain, Paris 1959; p. 183, 345 et suivantes, 367, 369, 407) Brissot appelait à la guerre "révolutionnaire" "pour libérer les peuples".  Jusque-là, Brissot s'était illustré comme "philanthrope", "ami de l'humanité", un grand créateur (et financeur) de sociétés dites "philosophiques", en réalité véritables postes centraux maçonniques dispersés sur l'ensemble du territoire.

 

"La guerre de la liberté, (dit Brissot, Ndlr. ce 16 décembre 1791) est une guerre sacrée, une guerre commandée par le ciel; et comme le ciel elle purifie les âmes. ... Au  sortir des combats, c'est une nation régénérée, neuve, morale; tels vous avez vu les Américains: sept ans de guerre ont valu pour eux un siècle de moralité. ... La guerre seule peut égaliser les têtes et régénérer les âmes" (Jacques-Pierre Brissot de Warville, discours du 16 décembre 1791, cité in L. Jaume, ibid., p. 71.) 

 

La guerre avait également chez Brissot une visée économique : 'Enfin, n'y a-t-il pas un commerce au milieu des guerres ?'..." Il faut cependant signaler que les 'brissotins' ne furent pas les seuls initiateurs de la guerre; comme l'ont signalé F. Furet et D. Richet (La Révolution française), c'est tout le courant d'esprit démocratique en France qui s'enflamma pour elle." (L. Jaume, ibid., p. 73.)

 

Les Brissotins (ou "Girondins")  avaient voulu, en déclarant la guerre à l'Autriche (20 avril 1792), porter un coup fatal à la monarchie, en se réjouissant par avance de la défaite militaire de la France, qui établirait enfin la preuve de la "trahison du roi"... (P. Gueniffey, Histoire de la Révolution et de l'Empire, Perrin, Collection Tempus, Paris 2011, pages 176, 227 et 670).

 

L'abbé Barruel écrit, qu'après la "conspiration du 10 août" 1792, dite "insurrection du 10 août" [journée au cours de laquelle fut envahie l'Assemblée ainsi que le Palais des Tuileries, siège du pouvoir Exécutif, pris d'assaut. Lucien Jaume dans Le Discours jacobin et la démocratie, parle d"insurrection" qui "n'est pas spontanée", d'"une collusion supposée entre Lafayette et les amis de Brissot", d'un "Directoire secret" dont les "manifestants" "ont été préparés politiquement et militairement , "une synthèse a été fournie par G. Maintenant" : Les Jacobins, coll. Que sais-je? PUF, Paris 1984, p. 52-58. L'abbé Barruel parle d'une "conspiration" "ourdie par Brissot"]: "dès lors, on les entend dire dans leur club, ce que Brissot écrivait ensuite aux généraux de sa Révolution: 'Il faut incendier les quatre coins de l'Europe, notre salut est là' (Voyez Considér. sur la nature de la Révol. par M. Mallet du Pan, p. 37).

http://upload.wikimedia.org/wikipedia/commons/thumb/2/2a/Louvet_de_Couvray.jpg/220px-Louvet_de_Couvray.jpg"L'historien pourra trouver toute l'histoire de cette atroce révolution du 10 août, dans les discours du député Louvet (journaliste, conventionnel régicide, député aux Cinq-Cents): 'nous la voulions, nous autres jacobins, parce qu'à coup sûr la paix tuait la république...'" (Jean-Baptiste Louvet, dit Louvet de Couvray, cité in A. Barruel, ibid., p. 473.)

 

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Contre le Nouvel Ordre mondial : en finir avec la "révolution" (Ière partie)

. Contre le Nouvel Ordre mondial : en finir avec la révolution (IIIe partie)

 

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16 septembre 2012 7 16 /09 /septembre /2012 18:28

Benoît XVI : «Chrétiens et musulmans, unissez-vous»

 

http://media.melty.fr/article-1049682-ratio_208/welcome-benoit-xvi.jpgHier samedi, à Beyrouth (Liban), le Pape a lancé un appel sans précédent pour une nouvelle coopération islamo-chrétienne destinée au Moyen-Orient, visant à enterrer l'esprit de « vengeance » pour épouser celui du « pardon ».

 

«J'ai appris également qu'il y a parmi nous des jeunes venus de Syrie. Je veux vous dire combien j'admire votre courage. Dites chez vous, à vos familles et à vos amis, que le Pape ne vous oublie pas. Dites que le Pape est triste à cause de vos souffrances et de vos deuils. Il n'oublie pas la Syrie dans ses prières et ses préoccupations. Il n'oublie pas les Moyen-Orientaux qui souffrent. Il est temps que musulmans et chrétiens s'unissent pour mettre fin à la violence et aux guerres.» Voilà une phrase de Benoît XVI très remarquée qui restera sans doute comme le grand message de ce vingt-quatrième voyage du Pape hors d'Italie.

 

Le matin, au palais présidentiel de Baabda, il avait développé la même idée devant un parterre d'hommes politiques, d'intellectuels, de religieux, de diplomates. Par un geste, tout d'abord, en plantant un jeune olivier en terre, symbole de paix. Ce qui lui inspira cette méditation: «Pourquoi Dieu a-t-il choisi cette région? Pourquoi vit-elle dans la tourmente? Dieu l'a choisie, me semble-t-il, afin qu'elle soit exemplaire, afin qu'elle témoigne à la face du monde de la possibilité qu'a l'homme de vivre concrètement son désir de paix et de réconciliation!» Puis, en prenant à parti le Liban dans un long discours, comme s'il avait voulu provoquer la fierté de ce «pays modèle» de convivialité au Moyen-Orient: «La paix, la société, la dignité de la personne, les valeurs de la famille et de la vie, le dialogue et la solidarité ne peuvent demeurer de simples idéaux énoncés. Ils peuvent et doivent être vécus. Nous sommes au Liban et c'est ici qu'ils doivent être vécus. Le Liban est appelé, maintenant plus que jamais, à être un exemple. Politiques, diplomates, religieux, hommes et femmes du monde de la culture, je vous invite donc à témoigner avec courage.»

 

«Islam et chrétienté peuvent vivre ensemble sans haine»

 

Avant de prononcer cette allocution solennelle en français, il avait illustré cette grande idée en consacrant du temps à une rencontre informelle avec les quatre responsables musulmans libanais, sunnite, chiite, druze et alaouite. Qui l'ont alors remercié, selon le Vatican, pour la «condamnation» émise mercredi par le Saint-Siège à l'encontre du film américain cause d'une fièvre mondiale chez les musulmans. Des responsables religieux qui l'ont également assuré de leur volonté de «maintenir la présence des chrétiens au Liban». Et même «d'aller au-delà de la simple convivialité» vers davantage de «communion». Un rendez-vous jugé «très important» par le Vatican. Benoît XVI - salué à plusieurs reprises par des groupes organisés de femmes chiites dans les rues de Beyrouth - a confirmé cette main tendue vers l'islam en saluant lors de la veillée une importante délégation de jeunes musulmans: «Vous êtes, avec les jeunes chrétiens, l'avenir de ce merveilleux pays et de l'ensemble du Moyen-Orient. Cherchez à le construire ensemble! Et lorsque vous serez adultes, continuez de vivre la concorde dans l'unité avec les chrétiens. Car la beauté du Liban se trouve dans cette belle symbiose. Il faut que l'ensemble du Moyen-Orient, en vous regardant, comprenne que les musulmans et les chrétiens, l'islam et la chrétienté, peuvent vivre ensemble sans haine dans le respect des croyances de chacun pour bâtir ensemble une société libre et humaine.»

 

 

«La soi-disant tolérance»

 

http://media.melty.fr/article-1049681-ajust_614/le-pape-sera-au-liban-jusqu-au-dimanche.jpgBenoît XVI a alors développé une nouvelle fois ce qui est le cœur de son exhortation apostolique, document de synthèse du synode sur le Moyen-Orient, signé vendredi soir à Beyrouth: le passage de la simple tolérance à la vraie liberté religieuse. «La soi-disant tolérance n'élimine pas les discriminations, parfois elle les conforte même.» Il faut donc parvenir à «la liberté religieuse» qui a «une dimension sociale et politique indispensable à la paix» parce qu'elle promeut une «recherche de la vérité qui ne s'impose pas par la violence». Et à ceux qui douteraient du réalisme de la pensée du Pape, il a lancé: «L'artisan de paix est humble et juste.» Mais il agit à son propre niveau, sans faire de commentaires. Car, c'est «l'inaction des hommes de bien» qui peut «permettre au mal de triompher», «il est pire encore de ne rien faire.»

 

Pour argumenter sa position, le Pape, en spirituel, s'est alors lancé dans une démonstration peu courante: «Nous devons être bien conscients que le mal n'est pas une force anonyme qui agit dans le monde de façon impersonnelle ou déterministe. Le mal, le démon, passe par la liberté humaine, par l'usage de notre liberté. Il cherche un allié, l'homme. Le mal a besoin de lui pour se déployer. (…) Mais il est possible de ne pas se laisser vaincre par le mal et d'être vainqueur du mal par le bien.» Il faut alors une «conversion du cœur». «Sans elle, les libérations humaines si désirées déçoivent car elles se meuvent dans l'espace réduit concédé par l'étroitesse d'esprit de l'homme, sa dureté, ses intolérances, ses favoritismes, ses désirs de revanche et ses pulsions de mort.» Mais cette «conversion» est «particulièrement exigeante»: «Il s'agit de dire non à la vengeance, de reconnaître ses torts, d'accepter les excuses sans les rechercher, et enfin de pardonner. Car seul le pardon donné et reçu pose les fondements durables de la réconciliation et de la paix pour tous. Alors seulement peut croître la bonne entente entre les cultures et les religions, la considération sans condescendance des unes pour les autres et le respect des droits de chacune.» (1)

 

http://media.melty.fr/article-1049678-ratio_208/le-pape-benoit-xvi.jpgAujourd'hui, dimanche, ultime jour de sa visite au Liban commencée vendredi 14 septembre, solennité de la Croix glorieuse, et devant quelque 350.000 fidèles, le pape a appelé les pays arabes à agir pour la paix, notamment en Syrie : "Puisse Dieu concéder à votre pays, à la Syrie et au Moyen-Orient le don de la paix des coeurs, le silence des armes et l'arrêt de toute violence", a-t-il ajouté lors de la prière de l'Angelus qui a conclu la messe. 


Les chrétiens ne doivent pas partir mais s'engager pour la paix: "c'est un témoignage essentiel que les chrétiens doivent rendre ici, en collaboration avec toutes les personnes de bonne volonté. Je vous appelle tous à oeuvrer pour la paix. Chacun à son niveau et là où il se trouve".


Le président Michel Sleimane, seul chef d'Etat chrétien du Moyen Orient, et 300 évêques de 17 pays de la région étaient présents lors de la messe, où ont retenti des hymnes en arabe et en latin.

 

Avant de monter à bord d'un avion de la compagnie libanaise MEA, orné du blason de la papauté, le Saint Père a été salué notamment par des représentants de toutes les communautés chrétiennes et musulmanes. Dans son dernier message, il a exhorté les Libanais à refuser tout ce qui pourrait les désunir et à opter pour la fraternité.
"Je prie Dieu pour le Liban, afin qu'il vive dans la paix et résiste avec courage à tout ce qui pourrait le détruire ou le miner", a-t-il dit à l'aéroport, clôturant une visite de trois jours dans ce pays où coexistent 18 communautés reconnues officiellement.
"Je souhaite que ce pays continue à permettre la pluralité des traditions religieuses et à ne pas écouter la voix de ceux qui veulent l'en empêcher", a ajouté le souverain pontife. (2)

 

Sources:

 

(1) http://www.lefigaro.fr/international/2012/09/15/01003-20120915ARTFIG00433-benoit-xvi-chretiens-et-musulmans-unissez-vous.php

(2) http://www.elwatan.com/depeches/au-liban-benoit-xvi-appelle-les-pays-arabes-a-agir-pour-la-paix-notamment-en-syrie-15-09-2012-185521_167.php

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16 septembre 2012 7 16 /09 /septembre /2012 18:03

La journaliste gauchiste, laïque et militante homosexuelle Caroline Fourest a été prise à partie hier à la Fête de L'Humanité puis chassée par des militants qui l'ont contrainte à annuler son intervention sur "Comment faire face au FN".

 

Caroline Fourest et le Parti de gauche (parti fondé en 2009 par le franc-maçon Jean-Luc Mélenchon) ont mis en cause les "Indigènes de la République". La journaliste a mis en ligne une vidéo de l'épisode sur son blog (video ci-dessous).

Caroline Fourest a déclaré : "Des consignes circulaient depuis plusieurs jours, relayées notamment par le site oumma.com, les Indigènes de la République, les Indivisibles et des groupes d'extrême droite comme Egalité et réconciliation" pour empêcher ce débat".

 

"Je suis au courant de cet incident. Comme d'habitude elle ment", a rétorqué dans un entretien téléphonique Houria Bouteldja, du Parti des Indigènes de la République. "Il n'y avait pas, à ma connaissance, d'éléments d'extrême droite dans ce groupe informel de protestataires, parmi lesquels effectivement des militants des Indigènes, des Indivisibles, des militants de gauche ou antiracistes".

 

"Nous considérons que Caroline Fourest est une des principales propagandistes de l'islamophobie en France. Il nous paraît inconcevable que quelqu'un que l'on considère comme islamophobe aille faire la leçon au FN", a poursuivi Bouteldja. Source : http://www.lefigaro.fr/flash-actu/2012/09/16/97001-20120916FILWWW00172-fourest-chahutee-a-la-fete-de-l-huma.php

 

 


 

La journaliste a raconté avoir été "huée" à son arrivée par 30 à 40 personnes, aux cris de "Fourest dégage!".

 

Quoiqu'il en soit, bravo aux musulmans des "Indigènes de la République". Ca fait plaisir de voir Caroline Fourest dégagée par les méchants "fachos" immigrés... Des immigrés de plus en plus conscients d'avoir été instrumentalisés et manipulés par l'oligarchie cachée.

 

Autre moment de plaisir : le vieux militant gauchiste sur l'estrade pleurnichant qu'il n'a "jamais vu ça à une fête de l'Huma" et que cela, dit-il "n'est pas dans notre culture". Non c'est sûr, sous Lénine ou Staline, ces tyrans génocidaires encore encensés par le "Parti communiste français" (PCF) jusque dans les années 80, tu aurais déjà pris une balle dans la nuque...

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15 septembre 2012 6 15 /09 /septembre /2012 18:21

On vous avait dit que la république ne reconnaît ni ne subventionne aucun culte ? Détrompez-vous. Le "département des arts de l'Islam" qui sera inauguré le 22 septembre au Louvre a un coût global de cent millions d'euros, assuré à hauteur de 30 % par l'Etat français. (1) Ce qui fait 30 millions d'euros de votre poche ! Merci qui ? Apparemment la crise de la dette ne frappe pas partout ! Ou bien les nouveaux impôts serviraient-ils à financer ce projet faramineux ?

 


http://www.lefigaro.fr/medias/2012/09/14/f9b59088-fcbb-11e1-beef-d544bffc90d2-493x328.jpgAprès la destruction des Tuileries par les communards, après avoir installé entre les pavillons Denon et Richelieu une pyramide de verre en 1981, pied de nez franc-maçon à ce symbole de l'Ancien Régime, ils ont défiguré le plus grand palais européen en y installant un "toit volant", sorte de tapis volant, flottant au-dessus de la cour Visconti du musée du Louvre.

 

Au rang des donateurs, l'Arabie saoudite (17 millions d'euros), le Maroc, le Koweït, l'Azerbaïdjan, le Sultanat d'Oman, mais aussi Bouygues Construction, Lafarge, Orange, Total...

 

C'est par un décret du 1er août 2003, que le président collabo de l'invasion Jacques Chirac, avait annoncé la création d'un huitième département consacré aux arts de l'Islam...

 


L'inauguration aura lieu le 22 septembre 2012.

 

Sources:

 

(1) http://www.lefigaro.fr/arts-expositions/2012/09/14/03015-20120914ARTFIG00761-l-islam-en-plein-art.php

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- Un toit flottant au-dessus du Louvre pour les Arts de l'Islam (5 janvier 2012)

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15 septembre 2012 6 15 /09 /septembre /2012 17:34

Dans un entretien ce jour au Monde, à la question " Contrairement aux catholiques, les religieux juifs n'ont pas pris position sur le mariage ouvert aux homosexuels. Pourquoi ?" le président du Consistoire central israélite de France, Joël Mergui, a averti : "La religion juive ne reconnaît évidemment pas le mariage homosexuel. Mais, au-delà de l'interdit religieux, je m'interroge sur le sens d'une société qui accorderait la même normalité à des familles où l'enfant aurait deux pères ou deux mères au lieu d'un père et d'une mère, le modèle traditionnel. Le 'mariage homosexuel' changerait le modèle naturel de la famille ; c'est une lourde responsabilité."

 

"C'est pourquoi il ne faut pas se focaliser sur la religion comme un obstacle, mais voir tout ce que cette question remet en cause dans nos repères, nos rapports à la parenté, à la famille, nos modes d'organisation sociale, avant de se prononcer", a-t-il ajouté. 

 

Le reste de l'entretien n'est pas défendable (intégration par la circoncision, l'abattage rituel, etc...) Mais cette remarque sur le "mariage" homosexuel est juste.

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15 septembre 2012 6 15 /09 /septembre /2012 17:00

La conférence de presse de M. Mario Draghi (ex Goldman Sachs, ndlr.) le président de la banque Centrale Européenne du jeudi 6 septembre était attendue avec beaucoup d’impatience. Les mesures annoncées ont favorablement influencé les marchés. Mais cet enthousiasme sera de courte durée. Car ces mesures ne peuvent en effet cacher la victoire des partisans des thèses les plus dures de la Bundesbank. Loin de mettre fin à la crise de l’euro ces mesures ne peuvent, au mieux, qu’apporter un répit très temporaire.

 

Mario Draghi, a donc annoncé la mise en place d’un dispositif d’intervention sur le marché secondaire des dettes souveraines, désigné sous le nom d’Outright Monetary Transactions (OMT). Ce dispositif prévoit la possibilité, pour la BCE, de racheter une quantité qualifiée d’«illimitée» de titres d’une maturité de 1 an à 3 ans. Il appelle cependant les remarques suivantes:

Le pays qui voudrait bénéficier de l’OMT devra en faire la demande et accepter les conditionnalités attachées Fonds européen de stabilité financière (FESF) et son successeur, le Mécanisme européen de stabilité (MES). En d’autres termes, le pays qui voudrait pouvoir bénéficier de l’OMT devra accepter les programmes d’ajustement fiscaux et budgétaires qui ont accompagné le FESF et le MES. Ou bien, il devra accepter un programme similaire, dit «de précaution», le Enhanced Conditions Credit Line, mais sous réserve que ce dernier inclue la possibilité d’intervention du FESF/MES mais aussi leur supervision. En d’autres termes, tout pays demandant à bénéficier de l’OMT doit s’attendre à perdre une part non négligeable de sa souveraineté budgétaire et fiscale, et se voir de ce fait dépouillé d’une partie de ses droits démocratiques…

Les opérations effectuées dans le cadre de l’OMT ne devront pas entraîner de hausse de la liquidité sur le marché. Elles seront accompagnées d’opérations de stérilisation de cette liquidité. Cela signifie que la BCE s’engage à vendre des obligations privées pour un montant égal aux achats d’obligations publiques auxquels elle se livrerait dans le cadre de l’OMT.

Enfin, il y a une évidente contradiction entre le fait de déclarer que ces opérations seront «illimitées», et le fait qu’elles doivent avoir lieu dans une logique de stérilisation de la liquidité. Chaque fois que la BCE achètera des titres, elle sera obligée d’en vendre pour le même montant si elle veut respecter la clause de stérilisation. Or, l’actif de la BCE ne contient pas un volume inépuisable de titres…

 

... En mettant l’accent sur la question de la liquidité, les mesures présentées par Mario Draghi perpétuent ainsi l’erreur fondamentale d’analyse de la crise de la zone euro, l’oubli de la crise de solvabilité. Cet oubli est révélateur d’une question de fond: l’aveuglement quant à la crise de compétitivité relative dans la zone euro. En ne s’attaquant qu’aux symptômes et non à la cause de cette crise, la BCE contribue à la renforcer. Elle nous prépare, pour les mois qui viennent, des effondrements économiques et sociaux qui mettront très vite à mal le dogme de «l’irréversibilité de l’euro».

 

Source: http://fr.rian.ru/tribune/20120910/196000242.html

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14 septembre 2012 5 14 /09 /septembre /2012 18:00

Mis à jour le 15/07/2023

« La contre-révolution ne sera point une révolution contraire, mais le contraire de la révolution »
(Joseph de Maistre,  Considérations sur la France, fin du chapitre X, in J. de Maistre, Oeuvres, Edition établie par Pierre Glaudes, Bouquins Robert Laffont, p. 276). 

 

http://idata.over-blog.com/4/27/14/37/Visuels-Royalistes/1789--coup-d-etat-.JPGComme nos lecteurs le savent, 1789 marque non pas la prise du pouvoir par le "peuple souverain" (mythe républicain), mais un coup d'Etat d'une oligarchie contre un peuple trompé, manipulé et travaillé par des années d'une "opinion publique" induite par les fausses "Lumières" (Lire : "L'"opinion publique" : arme de la "démocratie" depuis 1793"). Aujourd'hui, le génocide (par substitution) n'est que la continuation du génocide vendéen

Nous nous proposons de livrer ici notre réflexion en trois parties, publiées successivement, sous le titre "Contre le Nouvel Ordre mondial : en finir avec la "révolution".

Il nous incombe de trouver les moyens catholiques de circonscrire la menace d'une énième "révolution" qui ne serait en réalité qu'un nouveau succès du Nouvel ordre mondial oligarchique.

 

 L'Âge d'or :

La Révolution, la société nouvelle, le monde nouveau, régénéré et changé, enfin débarrassé du mal: les mythes libéraux issus de 1789, sont toujours à la recherche d'un Âge d'or, sorte de paradis terrestre perdu, Jardin d'Eden qu'il s'agirait de retrouver, par tous les moyens, pour apporter le bonheur à l'homme... Voilà la matrice révolutionnaire à l'origine de tous les génocides. Au départ de belles idées mais aboutissant systématiquement à des massacres de masse et à des génocides. 

Ainsi, "l'Eternel retour (le futur reproduira le passé, modèle ésotérique qui sous-tendra les socialismes) a été revendiqué par les nationaux-socialistes [...] et il est sous-jacent au mondialisme, cosmopolitisme qui est l'aboutissement de la 'ré-volution', retour à un paradis primordial politique, que les philosophes cartésiens ont appelé 'Etat de nature' et ceux des 'Lumières' 'progrès'. Cependant, [...] il s'agit d'une régression aux religions cosmiques." (Alain PASCAL, L'Intelligence du christianisme, tome1, L'Humanité en quête de Dieu, éd. Du Verbe haut 2022, p.400-401.)

Non pas un progrès, mais une Chute dans la folie et l'irrationnel. Un retour au paradis d'Adam et Eve, mais sans passer par Dieu...

 

Jean-Jacques Rousseau, père de l'illuminisme et du communisme (l'abbé Barruel appela Rousseau "'le père de Weishaupt,... sophiste prévenant les leçons du moderne Spartacus" : Augustin Barruel, Mémoires pour servir à l'histoire du jacobinsime, Editions de Chiré, Chiré-en-Montreuil 2005, tome 2, p. 163-164.), nous dit qu'à l'état de nature les hommes vivaient comme le font les animaux. Pour lui, c'était l'âge d'or, un âge de bonheur indépassable, état de liberté et d'égalité, où "les fruits étaient à tous et la terre à personne" (Discours sur l'inégalité, ndlr.), un état "où chaque homme était citoyen de l'univers..." (cité in Mgr Delassus, La Conjuration antichrétienne, Le temple maçonnique voulant s'élever sur les ruines de l'Eglise catholique, 1910, réd. Expéditions Pamphiliennes, 1999, p. 281.)

 

Mais cet âge d'or dans l'idéologie révolutionnaire, où les hommes étaient libres et égaux n'a bien évidemment rien à voir avec le vrai Jardin d'Eden biblique (le croquement de la pomme - fruit défendu - et la Chute originelle qui s'en est suivie). Non, ici, la Chute de l'homme due à sa désobéissance au commandement divin, est ignorée. Et cette ignorance de la Chute motive tous nos "humanistes" et grandes "Lumières" : en quelque sorte Dieu aurait menti, l'homme n'aurait pas désobéi à Dieu, il aurait simplement voulu s'émanciper des lois divines pour se fabriquer son propre paradis à lui... Il s'agit bien évidemment-là de satanisme : l'homme qui se fait créateur et son propre sauveur sans Dieu (matérialisme scientiste), l'homme qui se fait dieu à la place de Dieu et de son Christ, unique Rédempteur.

 

 

Cette vision largement fantaisiste d'un âge d'or où les hommes étaient libres et égaux, le mythe du "bon sauvage" a été réduit à néant par tout ce que la science a enseigné depuis sur la préhistoire (Voir Laurence Keeley, Les guerres préhistoriques, Le Rocher, Paris 2000; Jean Guilaine et Jean Zammit, Le Sentier de la guerre, Le Seuil, Paris 2001).

 

Pourtant, de la Ière "république française" de 1792 en passant par 1917 et le communisme ("selon qu'on lit Le Capital ou le Manifeste, à tous, Karl Marx - auteur du Manifeste du Parti communiste, 1848 - semble donner le secret de la divinité de l'homme succédant à celle de Dieu : François Furet, Le Passé d'une illusion, essai sur l'idée communiste au XXe siècle, Robert Laffont / Clamann-Lévy, Mesnil-sur-l'Estée 1995, p. 41), c'est cette hérésie satanique qui continue d'imprégner l'ensemble de nos institutions et d'inspirer les régimes dits libéraux à prétention universelle, fomantant - avec l'argent de la banque - toutes sortes de révolutions.

 

http://upload.wikimedia.org/wikipedia/commons/thumb/2/2c/Gracchus_Babeuf.jpg/220px-Gracchus_Babeuf.jpgLe but est toujours le même : détruire la petite propriété (obsession illuministe), propager la société nouvelle antiblique sur le modèle de la construction d'une nouvelle tour de Babel contre la volonté de Dieu (d'où le terme de néo-mondialistes), intégrer les nations sous la tutelle de principes universels. Le propre de l'universalisme est au contraire de reconnaitre la diversité des principes et des civilisations dans le monde, mais nos "humanistes" n'en ont cure. Le grand mouvement planétaire vers une intégration toujours plus grande de l'ensemble des nations sous des principes communs se moque de savoir si la nouvelle société se fait au prix de millions de morts. Cette grande destruction a commencé avec le Génocide des Vendéens, prototype de tous les génocides suivants. Gracchus Babeuf, dans sa brochure intitulée "Vendée et le système de dépopulation", écrite en 1794, appela le génocide vendéen "nationicide" (qui tue la nation). (in Stéphane Courtois, Communisme et totalitarisme, Tempus, Paris 2009, p. 370.)

Le même projet nationicide entend tuer l'ensemble des nations. Sur toute la surface du globe, faire un peuple métissé et heureux de l'être (sauf en Israël, qui nous dit-on, doit "conserver son caractère juif et démocratique"). Tel semble être le paradigme indépassable vers lequel nos grands esprits épris d'"humanisme", de "liberté" et de démocratie veulent nous diriger.

 

Alors, c'est le sujet de notre article: devons-nous, nous aussi, aujourd'hui, céder à la séduction révolutionnaire, espérer une "révolution" pour en finir avec l'oligarchie cachée ?

Le risque est que, dans les faits, toutes les révolutions ont eu des meneurs, oligarques, financiers, francs-maçons cachés, sortes de sentinelles de la révolution (maçonnique), qui détournant les authentiques projets de réforme, ont établi le pouvoir de l'oligarchie.

 

Autre question, parallèle, les "révolutions" ont-elles été oui ou non un progrès pour les peuples ou un progrès pour l'oligarchie ?

 

Pour répondre à ces questions, il nous faut retrouver le sens premier de la Loi qui a été perverti par la Révolution (Volonté humaine en dehors de toute norme naturelle et surnaturelle). Et réfléchir au sens antigonien de la Loi comme recherche et conformité de l'ordre public aux commandements divins, sans quoi nous tombons dans la tyrannie et ce risque de voir les "révolutions" se ré-orienter dans le sens oligarchique.

 

"A bien des égards, on peut être convaincus de l'unité du phénomène révolutionnaire dans l'histoire contemporaine, depuis la Révolution française incluse, ... et d'y repérer une essence commune, de la France de 1789 à la Russie de 1917 et des révolutions fascistes des années 1920-1930 à la Chine de Mao" (Patrice GueniffeyHistoire de la Révolution et de l'Empire, Perrin Collection Tempus, Paris 2011, p. 177-178.)

 

L'histoire montre en effet, "de demi-siècles en siècles" (expression de Reynald Secher in "Vendée, Du génocide au Mémoricide",  Cerf politique, Paris 2011, p. 306), que républiques et démocraties (populaires,  représentatives directes ou indirectes) ont toutes été accouchées par la violence, dans des bains de sang, des guerres internationales, des guerres civiles, des génocides de classes ou de races, au plus grand profit de la banque et des financiers. C'est que, nécessairement, il doit y avoir dans la construction de cette chose de tous, la res publica, un génome de la terreur, une caractéristique pouvant conduire au pire.

 

Ce génome de la terreur révolutionnaire, nous le trouvons dans deux principes de 1789 - que Patrice Gueniffey, a parfaitement synthétisé en deux termes  - le "volontarisme" (la Volonté générale) et le "constructivisme", dont la réunion contient la "révolution" et contient virtuellement toute la Terreur révolutionnaire.

Le constructivisme fut par exemple la thématiques de la campagne présidentielle de François Hollande avec le slogan "Le changement c'est maintenant" ou bien encore celle de Nicolas Sarkozy avec la "France d'après" en 2007.

 

En 1789, "'La richesse et la pauvreté étaient destinées à disparaître dans un régime d'égalité', lit-on dans un décret de la ville de Paris en novembre 1793, et : 'Il ne faut plus ni riches ni pauvres. L'opulence est une infamie,' dirait Saint-Just cette même année. Montesquieu et Rousseau - d'accord sur ce point - avaient raison. La démocratie, pour être effective, avait besoin d'une égalité qui dépasse le seul plan des droits, pour arriver à toucher la substance de la vie matérielle des citoyens..." (Aldo SCHIAVONE, Une Histoire de l'égalité, Leçons pour le XXIe siècle" (traduit de l'italien par Giulia Puma, Fayard, L'épreuve de l'histoire, Saint-Amand-Montrond 2020, p. 153.) 

 

Patrice Gueniffey l'explique parfaitement : "L'association du 'volontarisme' et du 'constructivisme' constitue ainsi la première racine de la Terreur révolutionnaire. L'histoire de la Terreur ... ne commence de ce point de vue ni en 1793 ni même en 1791 ni en 1792 : elle est consubstantielle à la Révolution qui, dès 1789, se présente comme une pure aventure de la volonté". (Patrice Gueniffey, La Politique de la Terreur, Essai sur la violence révolutionnaire, Fayard 2000, réed. Tel Gallimard, Mesnil-sur-l'Estrée 2003, p. 50.) Heureusement pour nous, manque aujourd'hui le volontarisme porté à son incandescence, ce qui interdit la jonction des deux principes révolutionnaires et la virtualité du pire.

 

"Je t'aime plus que jamais et jusqu'à la mort", écrivait le rosicrucien Robespierre au conventionnel Régicide Danton, un an avant de la lui faire infliger (Robespierre à Danton, 15 février 1793, in Correspondance de Maximilien et Augustin Robespierre, publ. G. Michon, 2 vol., Paris 1926 et 1941, t. 1, p. 160, cité in Xavier Martin, Voltaire méconnu, Aspects cachés de l'humanisme des Lumières, 1750-1800, Dominique Martin Morin, Mayenne 2007, p. 296-297.) Danton sera exécuté le 5 avril 1794. "Avant de faire couler le sang, les révolutions produisent du verbe, des mots, des discours, un flot de discours. ... [L]a production de ces discours ne peut s'exercer que dans un seul sens, celui d'une surenchère permanente. En effet, la 'révolution' ... offre une promesse vague de liberté et de bonheur qui ouvre un espace sans limites aux spéculations. Toute définition de la révolution s'expose, sitôt formulée, à être concurrencée par d'autres définitions qui en radicaliseront les objectifs. Là réside le moteur de l'hubris révolutionnaire qui, d'outrance en surenchère dans la définition des buts et dans le choix des moyens, conduit inexorablement à la violence à travers une dynamique de radicalisation cumulative du discours. ... Chacun doit produire en permanence ses titres en démontrant par ses discours et par ses actes qu'il est plus révolutionnaire que le plus révolutionnaire de ses concurrents. La surenchère est nécessairement la règle et la violence un aboutissement inéluctable." (Patrice GueniffeyHistoire de la Révolution et de l'Empire, Perrin Collection Tempus, Paris 2011, p. 186-187, 191.) "Il n'y a jamais de retour en arrière durant ces années, mais, comme dans toute la Révolution (faut-il dire dans toute révolution ?), une radicalisation croissante" (Lucien Jaume, Le Discours jacobin et la démocratie, Fayard, Paris 1989, p. 42.)

 

Dans son livre "Le Passé d'une illusion, essai sur l'idée communiste au XXe siècle", dont le titre est une allusion à l'ouvrage de Sigmund Freud, L'Avenir d'une illusion,  François Furet, ancien membre du Parti communiste qu'il quitta en 1959, à qui l'on doit d'être un des premiers historiens de gauche, à avoir cassé le mythe de la Révolution française, explique que "ce que la Révolution française a inventé est moins une nouvelle société, fondée sur l'égalité civile et le gouvernement représentatif, qu'un mode privilégié du changement, une idée de la volonté humaine, une conception messianique de la politique " (F. Furet, Le Passé d'une illusion, Robert Laffont / Calmann-Lévy, Mesnil-sur-l'Estée 1995, réed Malherbes 2007, p. 47). La Révolution se définit par la fin qu'elle se donne : libérer l'homme et les sociétés. 

François Furet établit - ce qui lui vaudra la haine indéfectible des historiens marxisants, jacobins et robespierristes jusqu'à sa mort en 1997 - que la Terreur (la violence révolutionnaire) est en germe dès les débuts de la Révolution française. Il refuse d'expliquer la Terreur par les nécessités et les ciconstances. La révolution n'est plus le "bloc" de Clémenceau (La Révolution française, écrit avec Denis Richet, 1965.) que l'on peut prendre sans nuance et sans critique. Dans la Révolution il y a une part d'indéfendable.

 


Derrière la "volonté humaine" (expression de François Furet), il y a nécessairement son corollaire politique la "Volonté générale", dogme révolutionnaire indéboulonnable qui depuis 1789, organise toutes les sociétés modernes.  

 

Mona Ozouf, dans la préface à l'édition de 2007 de  La Révolution française de François Furet (Quarto Gallimard, Malherbes 2007, p. XXI), expose elle aussi le problème : "Il (Fr. Furet) savait que la démocratie, fondée sur la conviction que le corps politique est le produit des volontés de chacun, et portant jusqu'à l'incandescence l'idée d'une création de l'homme par lui-même, est vouée à étendre sans cesse les droits des individus. Elle contraint les hommes à vivre dans un monde d'individus inégaux, alors même qu'elle a posé en principe leur égalité. Elle se condamne donc à rendre sans cesse moins tolérable l'écart entre les promesses qu'elle fait, les espérances qu'elle suscite et les accomplissements qu'elle offre. Aussi est-elle une idée sans terme prévisible, exposée à la surenchère, et ouverte à toutes les dérives passionnelles. ... François Furet retrouve comment l'espérance d'un monde nouveau à construire peut se retourner en son contraire meurtrier."

... Et François Furet de s'interroger sur "le gouffre entre le bilan de la Révolution française et les intentions des révolutionnaires" : "et s'il n'y avait, dans ce discours de la rupture, que l'illusion du changement ?" (Fr. Furet,  La Révolution française, Quarto Gallimard, Malherbes 2007, p. 30.)

 

La souveraineté populaire qui fait de l'homme-citoyen un dieu refusant toute loi qu'il n'a pas lui-même élaborée et approuvée a également pour conséquence un esprit de révolte contre l'ordre naturel. Cet esprit conduit par exemple aujourd'hui à un projet de légalisation du "mariage" homosexuel et à l'adoption d'enfants par des "couples" homosexuels... Le tout au nom de l'"égalité des droits", alors qu'aucun homme n'a de droit sur son prochain, d'autant plus s'il s'agit d'enfants.

 

Le XXe siècle avec les deux totalitarismes national-socialiste et communiste qu'il a charrié, puis ce début de XXIe siècle avec l'émergence de nouveaux totalitarismes islamiques issus des soit-disant "révolutions" arabes portés toujours sur la même thématique du changement et de la création (Egypte, Tunisie, Libye et la tentative actuelle en Syrie) finissent par convaincre les hommes, pour reprendre l'expression de Reynald Secher, "à partir de leur propre malheur... de demi-siècles en siècles,... que les révolutions détruisent le caractère organique de la société, qu'elles ruinent le cours naturel de la vie, qu'elles annihilent les meilleurs éléments de la population, en donnant libre champ aux pires..." (Reynald Secher dans son dernier ouvrage, "Vendée, Du génocide au Mémoricide",  Cerf politique, Paris 2011,p. 306).

 

La faillite de l'idée révolutionnaire et des principes de 1789 est en train de se généraliser, au point que Patrice Gueniffey, dans un entretien au Point, publié le 16/04/2011, n'hésite pas à dire que "la Révolution est morte comme événement historique et comme marqueur politique", que la Révolution française "est morte et ses mythes avec elle" ( Histoire de la Révolution et de l'Empire, Perrin Collection Tempus, Paris 2011, p. 16-26).  

 

"La Révolution française, n'est plus aujourd'hui ce qu'elle fut longtemps: l'alpha et l'omega de l'histoire de France et même ... de l'histoire universelle. C'est un fait, elle n'occupe plus le premier rang... Tombée de son piédestal, la révolution de 1789 a subi, de ce point de vue, un véritable déclassement." (Patrice Gueniffey, ibid., p. 7)

L'effondrement du communisme, "a frappé de plein fouet l'idée même de révolution, y compris en France où pourtant, la vie politique offre régulièrement des représentations d'une révolution à laquelle, année après année, leurs figurants croient de moins en moins". Effondrement qui a entraîné avec lui l'effondrement de la croyance à un sens de l'histoire (inéluctable triomphe de la Raison, progrès moral, espoir dans une société sans classes: "c'était bien, des Lumières aux libéraux, et de ceux-ci à Marx et à ses héritiers la même foi dans l'Histoire, dans une histoire ordonnée... au progrès.")

 

"La philosophie libérale de l'histoire et son rejeton matérialiste se sont écroulés en même temps. L'histoire continue, comme chacun peut le constater, mais sans qu'on puisse désormais indiquer la direction qu'elle suit..."

 

Patrice Gueniffey, néanmoins, rappelant l'interrogation de l'auteur de la Démocratie en Amérique, se demande si nous ne sommes pas en train d'assister à l'avènement d'un pouvoir "immense et tutélaire, qui se charge seul d'assurer la jouissance d'une "foule innombrable d'hommes semblables et égaux qui tournent sans repos sur eux-mêmes pour se procurer de petits et vulgaires plaisirs, dont ils emplissent leurs âmes", un pouvoir "absolu, détaillé, régulier, prévoyant et doux ... ; il aime que les citoyens se réjouissent, pourvu qu'ils ne songent qu'à se réjouir. Il travaille volontiers à leur bonheur; mais il veut en être l'unique agent et le seul arbitre" (Tocqueville, De la Démocratie en Amérique II, 4e partie, chap. 6, op. cit., p. 648). "On croyait savoir que l'histoire était apparue en Grèce avec la démocratie. On peut vérifier qu'elle disparaît du monde avec elle" (G. Debord, Commentaires sur la société du spectacle, Gallimard, Paris 1992, p. 29.) 

 

Sur Christroi,  contre ce "pouvoir immense et tutélaire", et avec d'autres mouvements issus de l'ensemble de la société, le poids de l'expérience aidant, nous comprenons qu'une oligarchie s'est toujours emparée du pouvoir dès que les peuples s'en sont remis aveuglément à la démocratie pour régler les problèmes. Nous nous interrogeons donc tous, plus ou moins, sur les principes hérités de 1789. Le "bilan" des révolutions nous montre le décalage constant entre les belles déclarations d'intention des révolutions - principes écrits et constitutionnalisés -, avec l'application réelle des "droits de l'homme" sur le terrain. Tous, nous sentons confusément - pour reprendre l'expression de Joseph de Maistre -, qu'il nous faut faire le "contraire de la Révolution", ne pas utiliser ses moyens, si on ne veut pas finir en oligarchie via de nouveaux massacres. Le principe de non-violence dans la résolution des conflits sociaux doit être pensé comme conquête de la civilisation sur la barbarie. "La Révolution étant complètement satanique, explique Joseph de Maistre, dans une lettre de 1818, elle ne peut être véritablement tuée que par le principe contraire. La contre-Révolution sera angélique ou il n'y en aura point" (J. de Maistre, ibid., p. 1153.) Cela ne signifie pas que nous condamnions tout usage de la violence (le concept de guerre juste permet à un Etat injustement attaqué de se défendre par une réponse proportionnelle), par contre nous devons à nouveau réflechir à ce commandement: "tu ne tueras point" (en vue d'une fin et notamment l'édification d'une société que tu auras jugé idéale...)  Seuls les sophistes relativistes et autres révolutionnaires répliqueront qu'ils se moquent de la morale et de ce commandement si la fin est belle et bonne (à leurs yeux).

 

Deux mots d'ordre nous semblent donc ici importants :

- premièrement, l'amour de Dieu (premier commandement), la reconnaissance de sa souveraineté - c'est Dieu qui est souverain, pas l'homme sa créature comme le prétend faussement l'article 3 de la DDH de 1789 ("Le principe de toute Souveraineté réside essentiellement dans la Nation") -, la reconnaissance d'une Création antérieure à l'homme, la reconnaissance de la faillibilité de la volonté humaine et de la raison humaine coupée de toute préoccupation supérieure (amour du prochain, deuxième commandement). La nocivité du principe révolutionnaire de la souveraineté de l'homme sans Dieu (article 3 de la DDH de 1789 sur la "souveraineté nationale") est dès lors circonscrite.

- Deuxièmement, l'information et la recherche de la vérité : "Vous connaîtrez la vérité, et la verité vous rendra libres" (Jn, VIII, 32) doivent être un de nos soucis permanents. Les mensonges de la "révolution" installent l'homme dans la facilité, la sensualité et finalement la passivité qui contrôle les citoyens-électeurs : ces techniques de manipulation, de domination et de conditionnement élaborées par les "Lumières" au XVIIIe siècle, seront exposées un peu plus bas. 

 

Enfin, si l'on souhaite être tout à fait complet (IIIe partie), dans le but d'organiser une représentation sincère et non-oligarchique de la société, on remplacera l'élection (loi du nombre) héritée de 1789, par le poids réel des corps sociaux. Par exemples: poids des cadres, employés, ouvriers, familles, fonctionnaires, artisans, professions libérales, étudiants, etc. Représentation par poids réel des corps de la nation plutôt que la soit-disant "représentation" par têtes, "représentation" parlementaire qui n'est jamais que le masque de l'oligarchie bancaire et marchande, le pouvoir donné à une minorité (grands partis) sur la majorité.

 

Historien, Reynald Secher a apporté des preuves que durant la Révolution la Vendée a été victime d’un génocide programmé. Depuis, il est tenu en quarantaine...  

 

 

I - La reconnaissance du Christ-Roi

 

Quid de la "révolution" émancipatrice et libérant les peuples ?

 

 

Un satanisme niant le péché originel

 

"La Révolution est une 'conspiration générale contre Dieu' (La Légitimité, Casterman, Tournai 1873, p. 50.) : 'A la souveraineté absolue de Dieu, la Révolution a d'abord substitué la souveraineté des rois; à la souveraineté des rois, elle a ensuite substitué celle du peuple ! C'était toujours pour ôter Dieu. Mais aujourd'hui qu'il est absent, nous avons l'homme, autrement dit l'orgueil et son despotisme sans fond' (Antoine Blanc de Saint-Bonnet, La Restauration française, Casterman, Tournai 1872, p. 411.)

 

Comme pour Joseph de Maistre, Blanc de Saint-Bonnet estime que la révolution "possède plusieurs des caractères diaboliques par excellence. Elle se définit par le mensonge, la haine, l'orgueil: la révolution ... s'affirme par la négation. Négation de l'histoire pluriséculaire du pays qui l'a vue naître; négation du christianisme et de toute religion; négation des lois naturelles elles-mêmes: 'La Révolution française ne ressemble à rien de ce qu'on a vu dans le passé. Jamais civilisation n'avait osé s'inscrire contre les lois de la nature humaine et rompre tout lien avec le Ciel' (A. Blanc de Saint-Bonnet, La Restauration française, Casterman, Tournai 1872, p. 6.)

 

"Tandis que l'Eglise continuait à prêcher la déchéance de l'homme, à affirmer sa faiblesse et la nécessité d'un secours divin pour l'accomplissement du devoir, l'humanisme prenait les devants sur Jean-Jacques Rousseau pour proclamer la bonté de la nature; il déifiait l'homme (ou le peuple, ndlr.)

 

Disciples de Rousseau, les Conventionnels de 1792 donnèrent pour fondement au nouvel édifice, ce principe que l'homme est bon par nature. (Source: Mgr Henri Delassus, La Conjuration antichrétienne, Le temple maçonnique voulant s'élever sur les ruines de l'Eglise catholique, 1910, réed. Expéditions pamphiliennes, 1999, p. 25, 32)

 

C'est tout le socle chrétien qui est balayé et remplacé par un mythe originel nouveau, le mythe rousseauiste progressiste de "l'homme naturellement bon" (Discours sur l'origine et les fondements de l'inégalité parmi les hommes, 1755, GF-Flammarion, Paris 1992, p. 184), mythe repris par les révolutionnaires de 1789, 1793, 1917, dans lequel nous continuons de vivre aujourd'hui.

 

 

http://upload.wikimedia.org/wikipedia/commons/thumb/c/c3/Antoine_Blanc_de_Saint-Bonnet.jpg/220px-Antoine_Blanc_de_Saint-Bonnet.jpgLe XVIIIe siècle a dit avec Rousseau que l'homme est né bon (Discours sur l'inégalité, 1755) et que c'est la société qui le rend mauvais et le corrompt, la société, les arts, les gouvernements, le commerce. La nature ne destinait pas l'homme primitif à la vie en société; pendant des milliers d'années il aurait vécu solitaire et c'était un élément essentiel de son bonheur (Discours sur les sciences et les arts, 1750). Antoine Blanc de Saint-Bonnet a répliqué : 'C'est le contraire  de la proposition de Rousseau qu'il faut prendre: l'homme naît méchant, et la société le répare, le civilise ... La révolution qui a tant péroré sur l'homme, naît tout entière d'une erreur sur l'homme' ( A. Blanc de Saint-Bonnet, La Légitimité, Casterman, Tournai 1873, p. 101.)

 

Cette erreur sur la nature de l'homme s'est retrouvée dans le communisme et explique pourquoi l'Urss a fini par s'effondrer en 1991 : même dans un pays communiste, la nature de l'homme ne change pas. Un ouvrier qui voit son patron  rouler en mercedes voudra lui aussi rouler en mercedes. La jalousie, l'envie, l'orgueil ou simplement le désir feront encore partie de sa nature humaine et ne pourront pas être abolis...

 

La révolution est donc un échec catastrophique. Un échec qui expose progressivement la civilisation à s'anéantir et les hommes à s'ensauvager jusqu'à s'exterminer les uns les autres (les uns après les autres pour les révolutionnaires de 1789 !) : c'est 'une abominable imposture' (A. Blanc de Saint-Bonnet, La Restauration française, ibid., p. 211.)

 

En effet, la civilisation occidentale, c'est-à-dire le génie de l'Antiquité et de la chrétienté, avait en somme consisté à domestiquer l'hybris de l'individu. Tout au contraire, la Protestation ruine ce progrès pour restaurer la barbarie qui sommeille par nature au fond de l'orgueil... (Source: Le Livre noir de la Révolution française, Les Editions du Cerf, Paris 2008, p. 547-572).

 

"L'auteur (Blanc de Saint-Bonnet) s'inscrit en faux contre la définition du libéralisme découlant de la négation du péché originel, une définition qui veut voir dans la liberté la capacité de l'homme à faire ce qu'il veut sans en être empêché par qui que ce soit ou par quoi que ce soit. Il lui oppose la philosophie classique qui, postulant que les choses et les êtres ont une nature, considère qu'être libre consiste pour chaque homme à devenir ce qu'il est par nature ou à retrouver cette nature perdue, car les philosophes grecs, comme les théologiens catholiques, pensent que l'homme n'est pas né parfait. Ce que nie la philosophie du moi en écartant l'idée d'un ordre objectif. Blanc de Saint-Bonnet pose alors cette question : l'homme a-t-il une loi ou peut-il la créer lui-même ? ... En une formule thomiste, Blanc de Saint-Bonnet appelle la liberté la capacité de se mouvoir dans le bien. (Le Livre noir de la Révolution française, Les Editions du Cerf, Paris 2008, p. 557-558).

 

 

La "liberté" dans la mentalité des "Lumières"

 

http://royaliste.e-monsite.com/medias/album/images/34285514vend-c3-a9en-des-arm-c3-a9es-catholiques-et-royales-1-jpg.jpgChose étonnante, peu de personnes savent que les "Lumières" du XVIIIe siècle avaient une conception étroite de la liberté humaine, qui se réduisait à une liberté mécanique, celle d'un animal...

"En mars 1794, un rebelle (vendéen) capturé, Ripault de la Cathelinière, à qui l'on fait grief d'avoir 'tout mis à feu et à sang pour la religion et pour le roi', rétorque aux représentants en mission: 'Vous méritez le même reproche, puisque vous sacrifiez le peuple pour la liberté, qui n'est qu'une chimère' (Rapport de Hentz et Francastel, de vendémiaire an III, cité dans Chassin, La Vendée patriote, op. cit., t. 4, p. 338.) A s'en tenir aux catégories de l'historiographie académique de toutes tendances, ... il est normal de voir un noble vendéen, pris les armes à la main, contester comme 'chimère' la liberté de la Révolution... Mais si, on se remémore que par exemple pour Voltaire la liberté est 'de toute façon une belle chimère', qu'à ses yeux elle est même, 'en effet, une chimère absurde' (Voltaire, Corr., t. 3, 1753 à Cideville, et t. 10, p. 314.), que pour d'Holbach 'le libre arbitre est une chimère', et que subséquemment le 'sentiment' que l'homme a 'de sa propre liberté est une chimère' (D'Holbach, Le Bon Sens, op. cit., p. 70., titre même du chapitre LXXX; Système de la Nature, t. 1, p. 234), ... que 'le mot liberté', si l'on en croit Diderot, 'est un mot vide de sens' (Diderot, Corr., t. 1, p. 255, lettre de 1756.), alors n'est-il pas évident que la réplique du captif vendéen s'éclaire d'un jour inattendu ?" 

(Source:  Xavier Martin, Nature humaine et Révolution française, Du siècle des Lumières au Code Napoléon , Dominique Martin Morin, Mayenne 2002, p. 143-144.)

 

"Les Lumières, et pas seulement Rousseau, inclinent à le croire: l'homme, fondamentalement, est surtout bon comme animal, il est un 'animal bon et juste qui veut jouir' (Mirabeau, Essai sur le despotisme, 2e éd.? Londres 1176, p. 63.) et l'exercice de la fonction intellectuelle, Diderot le dit autant que Rousseau, détériore 'la condition animale' ( Xavier Martin, ibid., p. 140) Diderot concède que 'nous ne sommes pas destinés à la lecture, à la méditation, aux lettres, à la philosophie' (A Sophie Volland, 7 novembre 1762: Diderot, Corrs.., t. 2, Paris 1958, p. 212-213) (ibid., p. 106.)

 

http://upload.wikimedia.org/wikipedia/commons/thumb/1/19/Joseph_Lequinio.jpg/200px-Joseph_Lequinio.jpgLequinio en offre une autre illustration. Député à l'Assemblée législative, où le signalent des propositions davant-garde, puis conventionnel, régicide et représentant en mission spécialement pugnace, a offert à la France un livre de doctrine, Les Préjugés détruits, en 1792. Il y démontre avec rigueur que l'homme n'est pas fait pour penser, entendons : pour penser par effort, autrement qu'en délaissant, passive, son intériorité en proie à l'unique jeu des sensations.

'L'homme, dit-il après d'autres, n'est pas né pour penser, mais pour sentir'. ... Lequinio, parlant de la sorte ne s'éloigne guère de la moyenne de ses contemporains les philosophes. Rousseau ... aime mieux ne penser que 'librement et sans gêne en laissant aller à leur gré ses idées sans les assujettir à rien', il préfère 'se laisser gouverner par une imagination riante, que de gouverner avec effort sa tête par la raison', il répugne 'à toute oeuvre où il faut que l'esprit agisse, quelque peu que ce puisse être'. Et c'est de longue date que cela le conduisait à opposer à la pensée (passive) la réflexion (active), laquelle veut un effort dérogatoire aux facultés normales de la nature de l'homme, qui naît, disait-il, 'pour agir et penser, et non pour réfléchir' (Rousseau, Préface de Narcisse, écrite fin 1752, début 1753, dans oeuvres complètes, Pléiade, t. 2, Paris 1964, p. 970.) C'est bien cela que Lequinio veut dire. Jean-Jacques insistait : 'L'étude corrompt ses moeurs, altère sa santé, détruit son tempérament, et gâte souvent sa raison'. Ce n'est donc nullement par inadvertance que Rousseau sertira son prétexte fameux selon quoi méditer déprave la bête humaine, car violentant sa complexion, tout comme, pour un clapier, battre la générale, ou danser pour un équidé" (Xavier Martin, Nature humaine et Révolution française, Du siècle des Lumières au Code Napoléon , Dominique Martin Morin, Mayenne 2002, p. 103-105.)

 

Une liberté qui s'arrête à la tolérance philosophique

 

"Mais alors la tolérance ? Les philosophes des Lumières dont se réclament les révolutionnaires n'ont-ils pas prêché la tolérance ? Oui, certes. Ils ont dit et répété: il faut tolérer toutes les opinions. Mais ils ont dit aussi qu'il ne fallait pas tolérer les intolérants. Or, les catholiques fervents sont des intolérants. Ce sont des 'fanatiques', et comme l'a enseigné Voltaire, 'il faut donc que les hommes commencent par n'être pas fanatiques pour mériter la tolérance' (Voltaire, Traité de tolérance, édition de 1764, p. 172.) 

 

http://t0.gstatic.com/images?q=tbn:ANd9GcS3EHrdsCgHcMUver0NSmPgDLTbP9Eg3_WIC9JlY40y7LfDGOlS&t=1On s'est souvent demandé pourquoi la Révolution qui avait proclamé la liberté religieuse avait aussi persécuté la religion. Car elle l'a proclamée, cette liberté, à plusieurs reprises. Elle l'a proclamée dans la Déclaration des droits de l'homme et du citoyen. Elle l'a proclamée à nouveau le 18 frimaire an II (8 décembre 1793), c'est-à-dire en pleine Terreur et en pleine déchristianisation. Elle l'a proclamée enfin le 3 ventôse an III (21 février 1795). Mais cette liberté si souvent et solennellement déclarée n'est pas la liberté que nous entendons. Elle est d'une autre essence. Elle est imprégnée de l'esprit de la tolérance philosophique, et cet esprit-là est un esprit d'exclusion et de persécution. Ainsi s'explique-t-on fort bien pourquoi la révolution de la liberté persécute la liberté. Ainsi peut-on comprendre pourquoi la Révolution a tué 8000 prêtres, religieux et religieuses, et des milliers de fidèles. Ce n'est pas la liberté ou la mort, c'est la liberté et la mort" (Jean de Viguerie in Le Livre noir de la Révolution française, Les Editions du Cerf, Paris 2008, p. 217-218).

 

 

3/4 La Révolution Française (1789-1799) Révolution Française

Jean de Viguerie sur la tolérance philosophique, la conception de la liberté et de la nature humaine chez les philosophes

 

 

 Il y avait plus de liberté de penser sous l'Ancien Régime que sous le nouveau.

 

Devant le désastre révolutionnaire, "Manon Roland confirme et signe un an plus tard: 'La France n'est plus qu'un vaste théâtre de carnage, une arène sanglante où se déchirent ses propres enfants'. Il faut se rendre à l'évidence : le renversement de la monarchie 'na été que le signal des passions haineuses et du débordement des vices les plus hideux'" (Mme Roland, Mémoires, Paris 1966, p. 234-235., passages datés du 28 août 1793.) La fière idéaliste est alors retenue par la république dans une geôle, qui absurdement ne la vomira que pour l'échafaud : 'Liberté, que de crimes on commet en ton nom', aurait-elle murmuré in fine. ... "La malheureuse avait mal saisi le tour dialectique un peu délicat du Contrat social où Rousseau écrit que le citoyen, 'on le forcera d'être libre'. ... De même entendra-t-on sous la Révolution - c'est Turreau en personne qui l'exprime en Vendée - que l'on fera 'le bien du peuple, malgré le peuple. Il faut le contraindre à être libre'" (Circulaire du Prieur de la Marne et de Turreau, 4 novembre 1793, cité d'après Crétineau-Joly, Histoire de la Vendée militaire, 1840-1842, 4 vol., Paris 1979, t. 1, p. 312, in Xavier Martin, La France abîmée, Essai historique sur un sentiment révolutionnaire , 1780-1820, Dominique Martin Morin, Mayenne 2009, p. 45.)

 

Si l'on compare avec ce que dit Chateaubriand de l'Ancien Régime, la comparaison est déprimante : 'Dans aucun temps, dans aucun pays, sous quelque forme de gouvernement que ce soit, jamais la liberté de penser n'a été plus grande qu'en France, au temps de sa monarchie' (Chateaubriand, Génie du Christianisme, Pléiade, Paris 1978, p. 840, cité in Xavier Martin, La France abîmée, ibid., p. 80-81.)

 

« On aurait donc bien tort de croire que l'ancien régime fut un temps de servilité et de dépendance. Il y régnait beaucoup plus de liberté qu'aujourd'hui. »
(Alexis de Tocqueville, "L'Ancien Régime et la Révolution", 1856)

 


"La plus libérale des démocraties actuelles est bien plus absolue que la monarchie dite absolue. En effet, l’autorité étatique y est beaucoup plus à même d’imposer sa volonté." (Jean-Louis Harouel, L’esprit des institutions d’Ancien Régime, in Le miracle capétien, Perrin, 1987)

 

Et Camille Desmoulins, pris dans la tourmente, de préciser : "'Nous n'avons jamais été aussi esclaves que depuis que nous sommes républicains, si rampants que depuis que nous avons le chapeau sur la tête'. Il sera guillotiné deux mois plus tard, hélant à ses collègues de la Convention : 'Représentant du peuple, oserais-tu parler aujourd'hui au premier commis de la guerre aussi courageusement que tu le faisais il y a quatre ans [sous la Constituante] à Saint-Piest [ministre], à Mirabeau, à La Fayette, à Capet lui-même ?'" (C. Desmoulins, Le Vieux Cordelier, publ. P. Pachet, Paris 1987, 15 pluviôse an II, 3 février 1794, p. 110, cité in Xavier Martin, La France abîmée, ibid., p. 81.)

 

 

La fabrication d'un "homme nouveau" manipulé et heureux d'être manipulé

 

http://upload.wikimedia.org/wikipedia/commons/thumb/b/b7/Jean-Jacques_Rousseau_%28painted_portrait%29.jpg/220px-Jean-Jacques_Rousseau_%28painted_portrait%29.jpgJean-Jacques Rousseau "veut produire une humanité régénérée. Le véritable projet qui sous-tend le Contrat social est 'd'altérer la constitution de l'homme pour la renforcer', de 'changer, pour ainsi dire, la nature humaine' (Du Contrat social, II, 7 cité in Jean-Louis Harouel, Le Vrai génie du christianisme, Laïcité, liberté, développement, Ed. Jean-Cyrille Godefroy, Clamecy 20012, p. 193.)

 

"C'est donc, accotée, à la lecture de Rousseau, la Révolution qui ouvre une carrière à un souhait qui devient un travail : la reconstitution d'une nouvelle innocence, la recréation d'un nouvel Adam. Par là, ils (les hommes de la Révolution) ont exprimé une ambition philosophique illimitée" (Mona Ozouf, L'homme régénéré, Essais sur la révolution française, Nrf Editions Gallimard, Mayenne 1989, p. 118).

 

"[M]odifier l'homme en vue de son bonheur social... Ce n'est pas d'hier que Jean-Jacques 'entrevoit une secrette opposition entre la constitution de l'homme et celle de nos sociétés' (Dialogues). La chose sans doute mérite d'être sue: 'Celui qui ose entreprendre d'instituer un peuple doit se sentir en état de changer pour ainsi dire la nature humaine; de transformer chaque individu; d'altérer la constitution de l'homme pour la renforcer' (J.-J Rousseau, Contrat social, L. II, chap. 7 'Du Législateur', p. 381, cité in Xavier Martin, Nature humaine et Révolution française, Du siècle des Lumières au Code Napoléon, Dominique Martin Morin, Mayenne 2002, p. 68.)

 

"Rousseau dira aussi de 'quiconque se mêle d'instituer un peuple' qu'il 'doit savoir dominer les opinions et par elles gouverner les passions des hommes' (Considérations sur le Gouvernement de Pologne, 1770, in Oeuvres complètes, t. 3, Paris 1964, p. 965-966.) Il se confirme là que la tendance n'est aucunement à une exaltation de volontés individuelles libres et souveraines, mais au pur et simple contrôle des psychismes. Car, notons-le, il ne s'agit pas seulement de 'dominer les opinions', mais au surplus de gouverner par elles, ce qui indique un nécessaire téléguidage des intériorités, donc à leur allégeance sans limite ni relâche à l'omnipotence étatique. 'Il n'y aura pas de bonnes et solides constitution que là où la loi régnera sur les coeurs des citoyens'; et il avait dans sa candeur quelque conscience du caractère anodin de ses propos, puisqu'il enfonçait le clou : il faut, insistait-il, que 'la force législative' aille 'jusque là' (ibid., p. 955), et l'on sait bien à quel modèle d'unanimisme totalitaire ressortissent et contribuent de telles formulations" (Xavier Martin, Nature humaine et Révolution française, Du siècle des Lumières au Code Napoléon , Dominique Martin Morin, Mayenne 2002, p. 69.)

 

"Que cette inclination à encourager la secrète télécommande des 'volontés' n'ait rien d'accidentel, Emile ou de l'Education achèverait au besoin de nous en convaincre. Comment ne pas songer au fameux conseil de la 'ruse' donné au 'gouvernement', lequel, tenant 'à sa merci' l'élève, 'qui ne sait rien, qui ne peut rien, qui ne connaît rien', se trouve donc en puissance de lui fabriquer l'illusion de la liberté alors même que ... il le conditionne, par la disposition souveraine de 'tout ce qui l'environne', où l'on retrouve encore solidement assumée la logique sensualiste et son réductionnisme (Emile, p. 150: "Ne disposez-vous pas, par rapport à lui, de tout ce qui l'environne? N'êtes vous pas le maître de l'affecter comme il vous plaît? Ses travaux, ses jeux, ses plaisirs, ses peines, tout n'est-il pas dans vos mains sans qu'il le sache', à son insu) 'Qu'il croit toujours être le maître, explique Rousseau, et que ce soit toujours vous qui le soyez. Il n'y a point d'assujetissement si parfait que celui qui garde l'apparence de la liberté: on captive ainsi la volonté même' (ibid.) Ces mots pèsent lourd. Utiliser ses propres vices pour mener l'homme et le tenir en laisse, au lieu de l'inciter à s'en défaire et l'aider à s'en libérer, l'idée est bien du siècle,  et les auteurs du Code Napoléon sauront ne pas en disconvenir qu'elle est en effet opportune." (X. Martin, ibid., p. 75, 78.)

 

Or, il importe de savoir qu'à ses yeux, "c'est le Contrat qui est, par rapport à l'Emile, 'une espèce d'appendice'. Rousseau jugera même que son traité d'éducation est non seulement 'son plus grand et meilleur ouvrage' (Premier Dialogue, p. 687), mais celui qui contient les premiers principes 'de son système' (Troisième Dialogue, p. 933), ce qui bien sûr a pour effet de suggéger l'importance fondamentale de l'éducation dans la problématique des Lumières" (X. Martin, ibid., p. 79.)

 

En 1776, Mirabeau définit l'homme comme "un animal bon et juste qui veut jouir" (Essai sur le despotisme, 2e édition, Londres 1776, p. 63.), ce qui suggère l'exacte tonalité d'une certaine bonté naturelle de l'homme, laquelle n'est guère plus dissociable que chez Rousseau d'un rassasiement à dominante animale. [I]l s'agira non certes de libérer les hommes en les aidant à desserer l'étreinte de leurs appétits, mais au contraire de libérer les appétits, de rendre libres les jouissances en les harmonisant" ( X. Martin, ibid., p. 89-90.) C'est si on y réfléchit bien le projet matérialiste, hédoniste, sensualiste de 1789 qui aboutit aujourd'hui en 2012 à l'"homme consommateur", dans le phénomène de la publicité et la société de consommation. Au point que d'aucuns ont pu dire : "Je consomme, donc je suis"...

 

http://upload.wikimedia.org/wikipedia/commons/thumb/2/24/Claude_Adrien_Helv%C3%A9tius.jpg/220px-Claude_Adrien_Helv%C3%A9tius.jpg"Le lien entre sensualisme matérialisant et propagation d'un hédonisme démagogique, ce lien fut fait de très bonne heure, en tout cas on en trouve par exemple mention dès après De l'Esprit, le premier livre d'Helvétius (1758); ce fut sur le mode plaisant, dans une chanson satirique : "

 

Un Législateur habile

Joindra, selon ses désirs,

Un gouvernement utile

Avec l'amour des plaisirs.

Oui, la règle la plus sûre

Pour rendre un peuple soumis,

C'est qu'en suivant la nature,

A ses sens tout soit permis.

 

(Helvétius, Chanson anonyme publiée dans Corr. gén., t. 2, Toronto et Oxford 1984, p. 305. Plusieurs des vingt couplets auraient ici leur place" : X. Martin, ibid., p. 91-92.)

 

"Désentraver l'aspiration à jouir, mais pour rendre un peuple soumis. Voilà qu'ici peut-être on brûle, proche est la clé de quelque faux-semblant, non secondaire, de la Révolution. Et tant qu'on veut elle est une explosion, un feu d'artifice de libérations, auquel Mirabeau a sa large part. Mais ce feu d'artifice est un jeu d'artifices qui nous semble bien demeurer dans le contraire exact d'une logique de libération.

 

A qui douterait encore de ce positionnement de Mirabeau législateur et sensualiste en tout-puissant télémanipulateur de ses compatriotes, sans doute suffirait-il de consulter quelques alinéas de ses discours posthumes, que pieusement édita Cabanis :

 

http://www.christ-roi.net/images/b/b8/Comte_de_Mirabeau.JPG"L'homme, en sa qualité d'être sensitif, écrivait

 

Mirabeau (l'homme qui "à l'ouverture des Etats-généraux, dit en montrant le roi : 'Voilà la victime'" (Source: Mgr Delassus, La Conjuration antichrétienne, Le temple maçonnique voulant s'élever sur les ruines de l'Eglise catholique, 1910, réd. Expéditions Pamphiliennes, 1999, p.92.) est mené par ses sensations, il est donc aisé de le conduire 'par des objets imposants, des images frappantes, de grands spectacles, des émotions profondes'. Par ce moyen, tient-il à souligner, l'homme est tellement manipulable que l'on pourrait lui rendre attractive 'une organisation sociale, entièrement absurde (!), injuste et même cruelle'; et faire qu'il y trouve 'du bonheur'" (Br. Baczko, Une éducation pour la démocratie. Textes et projets de l'époque révolutionnaire, Paris 1982, Deuxième Discours, p. 96, in X. Martin, ibid., p. 93. )

 

 

http://upload.wikimedia.org/wikipedia/commons/thumb/9/9f/14_July_fireworks_in_Paris.jpg/250px-14_July_fireworks_in_Paris.jpg"'L'homme ... obéit plutôt à ses impressions qu'au raisonnement (Mirabeau le 17 août 1789 à l'Assemblée, parlait d'un 'peuple préparé à la liberté par l'impression des faits et non par des raisonnements' : Archives parlementaires 1/8/438.) ... [A]ussi faut-il, pour le rendre docile et heureux collectivement que l'on 's'empare ... de son imagination. Il s'agit donc moins de le convaincre que de l'émouvoir; moins de lui prouver l'excellence des lois qui le gouvernent que de les lui faire aimer par des sensations affectueuses et vives, dont il voudrait vainement effacer les traces, et qui, le poursuivant en tous lieux, lui présentent sans cesse l'image chère et vénérable de la patrie'" (Dans Br. Baczko, op. cit., p. 97, cité in X. Martin, ibid., p. 93.)

 

Cette argumentation... est destinée à justifier la création de fêtes nationales (publiques, civiles et militaires), dont chacun sait que le souci sera une constante au long de la Révolution, et dont le très persistant substrat sensualiste, qui pose le citoyen en passivité que l'on manie et remanie, est dès ici on ne peut davantage explicite. ... Mirabeau ... est philanthropiquement totaliraire, il veut à des fins de bonheur politique, imprimer aux intériorités des marques ineffaçables" (X. Martin, ibid., p. 93.)

 

"Cabanis avait recueilli... un texte de Mirabeau exposant que si la technique de conditionnement des psychismes 'est rigoureusement applicable aux individus, elle l'est bien plus encore aux nations prises collectivement, surtout à la nation française, du fait de sa mobilité' (Mirabeau, Deuxième discours sur l'Education publique, entre 1789 et 1791, op. cit., p. 92-93, publié par Br; Baczko, loc. cit., p. 97, in X. Martin, ibid., p. 167.)

Quand Mirabeau ou Cabanis raisonnent ainsi, demeure mystère ce qui eux-mêmes les distingue du troupeau et leur confère un mandat, sauf si l'on songe, une fois encore, que les hommes éclairés, dans la tradition des Lumières, sont une élite des plus restreintes, ipso facto habilitée à nourrir des projets décidés impliquant le destin de leurs concitoyens, et régentant sans état d'âme leurs intérêts.

Voltaire... parle des 'gens pensants', dont même en s'y comptant il doit convenir qu'ils sont en nombre infime, et qui, se réjouit-il, 'gouvernent à la longue les autres' (A D'Argental, 20 avril 1769, Voltaire, Corr., t. 9,, p. 872.)

Et Rousseau tient que, pour valablement trancher sans prendre peine de consulter ceux qu'on gouverne, il suffit que l'on soit 'bien intentionné'." (X. Martin, ibid., p. 167-168.) 

 

"La fête républicaine. ... Jean-Jacques avait dit qu'à la vue de celle-ci, 'insensiblement on se sent attendrir sans savoir pourquoi' et que 'la voix de la nature amollit nos coeurs farouches' (Rousseau, La Nouvelle Héloïse, 1761, Ve partie, Lettre VII, Paris 1988, p. 589.) Tel est exactement l'objectif affiché de Fabre d'Eglantine, façonneur en chef du calendrier neuf. [A] l'en croire, il s'agit de 'frapper l'entendement', de 'frapper l'imagination' (Fabre d'Eglantine, 24 octobre 1793: Arch. parlem., 1/77/500-502.) C'est donc à leur insu que ses concitoyens seront condionnés, c'est 'insensiblement et sans s'en apercevoir' (Arch. parlem., 1/77/503/1.) 

 

"(Ainsi, en 1796) [L]e procédé de la fête nationale comme entreprise de mise en condition des intériorités par recours calculé à une gamme de sollicitations sensorielles, est-il plus que jamais à l'ordre du jour, même si l'inertie des citoyens à s'y prêter rivalise avec l'empressement des organisateurs à les organiser.

 

L'arrêté du Directoire qui, le 8 juin 1796, fixe les modalités de la fête de l'agriculture, sur le grave motif que 'l'oubli des honneurs publics que mérite l'agriculture, est une marque certaine de l'esclavage et de la corruption d'un peuple (arrêté du 20 prairial an IV pour la fête fixée au 10 messidor, 28 juin 1796: Bull., Lois n° 52, p. 9,10,11.), agence minutieusement défilé, tambours et fanfares." (X. Martin, ibid., p. 148.)

 

"Pour la bonne fin de son projet éducatif de grande ampleur, l'Etat-démiurge doit perpétrer deux violations, transgresser deux écrans qu'ipso facto il nie comme tels: celui de l'intimité familiale et celui de l'intériorité humaine.

 

Le conventionnel Portiez veut faire aux futurs citoyens 'une sorte de violence pour apprendre'"; Chénier, son collègue, 'presser l'âme des enfants et l'environner d'un triple rempart de patriotisme' (cités par M. Ozouf, L'Homme régénéré, Paris 1989, p. 144-145.). "La famille comme obstacle à la programmation de l'harmonie sociale, les parents intrus, comme concurrents abusifs de l'Etat dans la formation des enfants : cette idée est d'époque, elle est conforme au soubassement nominaliste de la pensée moderne" (X. Martin, ibid., p. 109.) 

 

http://upload.wikimedia.org/wikipedia/commons/thumb/1/19/Joseph_Lequinio.jpg/200px-Joseph_Lequinio.jpgLequinio, que nous avons vu à l'oeuvre pour dire que l'homme n'est pas né pour penser, ne craint pas d'imprimer en 1792 : 'qu'il serait heureux pour l'espèce humaine que tous les enfants ne connussent point leur père' (Lequinio, Les Péjugés détruits, Paris 1792, p. 144.) Jean-Jacques avait prêché l'exemple en donnant soubassemement doctrinal à l'abandon néo-natal de ses propres enfants, auquel sa plume offrait statut de pure et simple livraison à l'éducation publique: 'Je me contenterai de dire qu'en livrant mes enfants à l'éducation publique, je crus faire un acte de citoyen et de père; et je me regarderai comme un membre de la république de Platon' (Rousseau, Les Confessions, L. VIII, Paris 1980, p. 423, cité in X. Martin, ibid., p. 111.)

 

Le rose-croix du chapitre d'Arras, Robespierre (Cf. Jean Ousset, Pour qu'Il règne, DMM, Niort 1998, p. 219.) et Danton sont d'accord pour dénoncer l'effet rétrécissant de la famille sur le décor mental de l'enfant. Robespierre parlera d'un 'fédéralisme domestique qui rétrécit les âmes en les isolant' (18 floréal an II, 7 mai 1794, Archives parlementaires, 1/82/138/2.) Et Danton: 'Tout se rétrécit dans l'éducation domestique' (13 août 1793, Arch. parlem., 1/72/126/2.) (Source: X. Martin, ibid., p. 113.)

 

Il faut, disait Robespierre 'saisir les enfants à l'époque où ils reçoivent des impressions décisives, pour préparer des hommes dignes de la République' (13 août 1793, Arch. parlem., 1/72/126/1.) Et de rappeler: 'La patrie seule a le droit d'élever ses enfants' (18 floréal an II, Arch. parlem., 1/82/138/2.) Cependant que Danton avait dit: 'Mon fils ne m'appartient pas, il est à la république' (13 août 1793, Arch. parlem., 1/72/126/2.), application de ce principe, également formulé par lui, que 'les enfants appartiennent à la République avant d'appartenir à leurs parents' (22 frimaire an II, 12 décembre 1793: Moniteur n° 84, 24 frimaire, 14 décembre, p. 339/2.) (Source: X. Martin, ibid., p. 112.)

 

Le pasteur franc-maçon Rabaut Saint-Etienne qui prêta le Serment du Jeu de Paume aux Etats généraux de 1789, "ne craignait pas de conférer à cette éducation nationale un monopole originel exorbitant : 'Toute sa doctrine consiste donc à s'emparer de l'homme dès le berceau, et même avant sa naissance; car l'enfant qui n'est pas né, appartient déjà à la patrie' (Ibid., p. 346/2.) La raison immédiate en est claire. Nourrir la prétention immodérée de bâtir un monde neuf en programmant les nouveaux-nés de la manière idoine". (X. Martin, ibid., p. 116.)

 

http://upload.wikimedia.org/wikipedia/commons/thumb/b/bc/Fronton_ENS_Ulm.jpg/200px-Fronton_ENS_Ulm.jpg"La création, en octobre 1794, de l'Ecole 'normale', c'est-à-dire destinée, on l'oublierait presque, à dicter la norme, lui donne expressément pour tâche, aux dires de Lakanal et de Garat qui rapportent sur elle, de former 'un très grand nombre d'instituteurs capables d'être les exécuteurs d'un plan qui a pour but de régénérer l'entendement humain dans une République de vingt-cinq millions d'hommes que la démocratie rend tous égaux' (cité dans J. Dhombres, dir., L'Ecole normale de l'an III, Leçons de mathématiques, éditions annotée des cours de Laplace, Lagrange, Monge, Paris 1992, p. 125, in X. Martin, ibid., p. 153.)

 

L'Ecole polytechnique, créée en octobre 1794, prévoit bientôt des cours d'anatomie humaine, comme nécessaires 'aux ingénieurs qui ont à déterminer l'action que les moteurs animés exercent sur les machines' (Du Conseil de Perfectionnement de l'Ecole, nivôse an III, janvier 1795: cité par A. Fourcy, Histoire de l'Ecole polytechnique, 1828, reprint Paris 1987 (J. Dhombres), p. 70.)  

Le programme de l'Ecole porte une rubrique 'De l'homme et des animaux considérés comme moteurs' (Laplace, Rapport sur la situation de l'Ecole Polytechnique..., 3 nivôse an IX, 24 décembre Paris 1800, fléréal an IX, avril-mai 1801, p. 51, cité in X. Martin, ibid., p. 155-156.)

 

"Cette réduction de l'homme à un pur cas particulier de l'animé, allège évidemment de tout scrupule éthique la pulsion d'eugénisme, présente, et plus qu'en filigrane, dans ces lignes des Rapports. En cela aussi, Cabanis est fidèle à la haute tradition des Lumières. Après avoir amélioré 'les races des animaux ou des plantes utiles', s'indigne Cabanis, 'combien n'est-il pas honteux de négliger totalement la race de l'homme!' (P.J.-G. Cabanis, Rapports du Physique et du moral de l'Homme, 1802, reprint de l'éd. de 1844, Paris-Genève 1980.)

 

Sieyès avait écrit en 1793, non sans l'aval du Comité d'Instruction publique, qu''après avoir cherché à perfectionner l'individu', il se faudrait soucier d''améliorer l'espèce' (Article de Sieyès dans le Journal d'Instruction sociale, fin juin-début juillet 1793, relativement au plan d'instruction nationale présenté par Lakanal à la Convention au nom du Comité (dont Sieyès était membre), le 26 juin : Arch. parlem., 1/68213/1. Article publié par J. Guillaume, Procès-verbaux du Comité d'Instruction publique, t. 1, Paris 1891, p. 573.) 'Le perfectionnement des races est un des objets les plus dignes de l'attention d'un vrai législateur', ajoute-t-il presque aussitôt, parlant d'animaux domestiques (ibid., p. 573.) Le thème de la régénération physique, à connotation purificatoire, inexplicablement sous-exploité par des historiographes pourtant férus de 'valeurs', même en période de bicentenaire, et de périls racistes menaçants, ce thème est bien au coeur de l'esprit révolutionnaire, en cela fils docile des Lumières.

 

Dans le dossier de la répression vendéenne, par exemple, un agent de Carrier assure vouloir 'régénérer l'espèce humaine en épuisant le vieux sang' (Xavier Martin, Les Droits de l'homme et la Vendée, Colloque de Poitiers, décembre 1993; et Sur l'Homme de la Déclaration des droits, dans Droits, revue française de théorie juridique, n° 8, 1988, p. 83-89.)

 

"Ce texte peut faire figure de plaque tournante de l'histoire moderne et contemporaine. On y voit converger les lignes de force de la pensée du XVIIIe siècle. Et l'on y voit pointer la manipulation des consciences, plus ou moins douloureuse, plus ou moins indolore, par toutes les propagandes étatiques de notre siècle, et pointer, également, les totalitarismes collectivistes, et l'eugénisme, évidemment, du national-socialisme, et jusqu'à l'actuelle floraison des manipulations génétiques dont cet eugénisme a été l'éclaireur, l'expérimentateur de pointe (Voir Benno Müller-Hill, La génétique après Auschwitz, dans Les temps modernes, n° 511, février 1989, p. 52-85, trad. de l'allemand par A.-D. Balmès.) (Source: Xavier Martin, Nature humaine et Révolution française, Du siècle des Lumières au Code Napoléon , Dominique Martin Morin, Mayenne 2002, p. 171-172.)

 

"Léon Poliakov, (dont les travaux ont largement porté sur la Shoah et l'antisémitisme, Ndlr.) reconstituant l'histoire du mythe aryen, n'a pas manqué de souligner la fonction de relais remplie dans cette affaire par le scientisme de Cabanis, n'omettant pas non plus de rappeler... que les idéologues ont 'profondément marqué certaines traditions intellectuelles françaises, spécialement celle du laïcisme militant' (Léon Poliakov, Le Mythe aryen, Paris 1971, réd. Bruxelles 1987, p. 222-224, cité in X. Martin, ibid., p. 172.)

 

Et d'observer, dans ses Mémoires :

 

'Que l'idéologie raciale fût une fille des Lumières n'était pas une révélation pour les spécialistes. Mais en dépit des innombrables travaux qui y ont été consacrés depuis, l'intellectuel moyen continue de n'en rien savoir' (L. Poliakov, L'Auberge des musiciens, Mémoires, Paris 1981, p. 220.)

 

"L'efficacité ou l'ingéniosité des méthodes employées ou conçues s'inscrivent dans le droit fil de la croyance en l'être humain comme passivité pure et substance à modeler. ... les mécaniques individuelles n'arborent, ... laissées à elles-mêmes aucune disposition à l'harmonie sociale. Il y faut une torsion, une rééducation, à quoi va s'employer le génie de la propagande jacobine. ... " (X. Martin, ibid., p. 118-119.)

 

 

http://www.lepsychologue.be/img/articles/marionnette.jpg"On retrouve là le thème accoutumé de la petite élite qui sait, manipule et profite, et du troupeau que l'on observe et téléguide à son insu, et qui, sous la Révolution fut tant utilisé, à Paris notamment, comme masse de manoeuvre. Voltaire parle des 'gens pensants, qui gouvernent à la longue les autres' (A d'Argental, 20 avril 1769 in Voltaire, Correspondance, Coll. Pléiade, éd. établie d'après l'éd. Bestermann, 13 vol., 1977-1993, t. 9, p. 872.), tandis que Robespierre, qui est un démocrate, exalte 'la minorité pure et courageuse', au détriment sévère de la 'majorité imbécile et corrompue' (Cité par Jean-Marie Carbasse, 'Les responsables de la Terreur en Vendée: les hommes et le système', dans La Vendée dans l'Histoire, Actes du Colloque de la Roche-sur-Yond, avril 1993, Paris 1994, p. 341-657, p. 355, note 18.)

Le conventionnel Laignelot - qui vota la mort de Louis XVI, ndlr. - tient que 'c'est à la minorité de faire la loi', et dit, pour s'en vanter, que c'est une petite minorité qui imposa la République (Chassin, La Vendée patriote, t. 4, p. 59.) Voltaire, encore une fois, juge 'à propos que le peuple soit guidé, et non pas qu'il soit instruit. Il n'est pas digne de l'être' (A Damilaville, 19 mars 1766: Voltaire, Corr., t. 8, p. 409.)" (Source: X. Martin, ibid., p. 141-142.)

 

http://upload.wikimedia.org/wikipedia/commons/thumb/f/f2/Atelier_de_Nicolas_de_Largilli%C3%A8re%2C_portrait_de_Voltaire%2C_d%C3%A9tail_%28mus%C3%A9e_Carnavalet%29_-002.jpg/220px-Atelier_de_Nicolas_de_Largilli%C3%A8re%2C_portrait_de_Voltaire%2C_d%C3%A9tail_%28mus%C3%A9e_Carnavalet%29_-002.jpg'Le vulgaire ne mérite pas qu'on songe à l'éclairer' (Voltaire, Corr., t. 3, p. 710.; et t. 8, p. 819, cité in X. Martin, ibid., p. 21). Ou encore: 'La vérité n'est pas faite pour tout le monde. Le gros du genre humain en est indigne' (Corr., t. 7, p. 877, à Damilaville, 1er octobre 1764.)

 

http://upload.wikimedia.org/wikipedia/commons/thumb/b/b7/Jean-Jacques_Rousseau_%28painted_portrait%29.jpg/220px-Jean-Jacques_Rousseau_%28painted_portrait%29.jpgRousseau, du moins, préconise d'éclairer le peuple avant qu'il délibère : "Si, quand le peuple suffisamment informé délibère, les citoyens n'avaient aucune communication entre eux, du grand nombre des petites différences résulteraient toujours la volonté générale, et la délibération (issue du nombre, Ndlr.) serait toujours bonne" (Contrat, II, 3.)

 

L'adhésion aux Club des Jacobins recquérait notamment, la volonté de défendre les droits de l'homme (dont la déclaration est fixée le 26 août 1789 et le souci d'éclairer le peuple pour lui faire connaître ses droits. Paraphrasant le Contrat social de Rousseau (II, 3), une adresse de la Société aux filiales explique : 'De lui-même le peuple veut toujours le bien, mais il ne le voit pas toujours: il faut le guider, éclairer son jugement, le garantir de la séduction des volontés particulières" (Adresse du 10 octobre 1790: A. Aulard, La société des Jacobins, Recueil de documents pour l'histoire des Jacobins, Jouaust Noblet Quentin, 6 vol., Paris 1889-1897, tome I, p. 323, cité in Lucien Jaume, Le Discours jacobin et la démocratie, Fayard, Saint-Amand-Montrond 1989.) 

 

Il restait pour nos amis de l'Humanité de 'faire une Révolution dans les têtes et dans les coeurs comme elle s'est faite dans les conditions et dans le gouvernement' (Rabaut Saint-Etienne, décembre 1792, Arch. parlem., 1/55/346/1.)

 

Le modèle jacobin, dit Lucien Jaume, est 'un projet de visibilité absolue où l'indétermination est insupportable', et l'on y part en guerre contre l'intériorité' (cité in X. Martin, ibid., p. 121.) "C'est un combat total, où tous les moyens sont bons, et c'est par exemple à cette aune qu'il faut comprendre la publicité des délibérations et scrutins. Robespierre insista pour qu'une architecture idoine permît la tenue des assemblées parlementaires devant 12.000 spectateurs (10 mai 1793, Arch. parlem., 1/64/431-432.). ... Ce dont il va s'agir, c'est de manipuler (comme dans une immense pièce de théâtre, ndlr.), ce n'est pas de persuader, mais de procéder par illusionisme. L'éducation que l'on propose au peuple doit être 'enchanteresse' (Rabaut Saint-Etienne), il s'agit de mainmise magique sur les consciences (J. Starobinski, 1789, Les Emblèmes de la Raisonop. cit., p. 45.)  

 

Cette 'autorité la plus absolue ' 'qui pénètre jusqu'à l'intérieur de l'homme, et ne s'exerce pas moins sur la volonté des actions que sur les actions' (Rousseau, Discours sur l'Economie politique, op. cit., p. 251 in X. Martin, ibid., p. 120), 'cet idéal de parfaite visibilité sociale et psychologique est le fond du jacobinisme' (Mona Ozouf, L'école de la France, Essais sur la Révolution, l'Utopie et l'Enseignement, Paris 1984, p. 83.), dont le monde, 'est celui de la déclaration', entendons: de l'aveu, civiquement nécessaire de toute chose; elle (Mona Ozouf) pourrait dire aussi: de la dénonciation, puisqu'on y put aller jusqu'à faire un mérite de la délation anonyme (Lucien Jaume, Le Discours jacobin et la démocratie, Fayard, Paris 1989, p. 203.) (Sur le système de délations et dénonciations érigé en mode de gouvernement, voir notre IIe partie.)

 

  

Quatre génocides : quatre républiques

 

http://johanlivernette.files.wordpress.com/2012/08/democratie-bombes.jpg?w=490

 Quatre républiques, quatre génocides : le Génocide vendéen ("République française"), le génocide des Juifs et l'accession démocratique d'Hitler au pouvoir (république de Weimar), le génocide ukainien ou Holodomor  (Union des républiques socialistes soviétiques) et le génocide des Arméniens (république turque). De ces quatre génocides sont nées quatre républiques.

 

 

Joseph de Maistre s'interroge: "Comment une nation peut-elle se faire le dépositaire de ce qu'elle présente par ailleurs comme un bien commun de l'humanité ? En identifiant les intérêts nationaux à ceux du genre humain, les révolutionnaires français ne se sont nullement élevés à l'universalité d'un principe unificateur: ils ont surtout dévoilé, selon Maistre, les potentialités funestes d'un impérialisme portant en lui les germes de la division et de la violence. Dans l'horreur sans limites de la terreur, puis des campagnes napoléoniennes, Maistre voit donc la conséquence directe de la proclamation de ces droits universels, qui ne sont rien d'autre à ses yeux, que la "guerre civile du genre humain", s'écrie-t-il en 1793 dans la première des Lettres d'un royaliste savoisien. 

 

L'idée même des droits de l'homme, au nom de laquelle la Déclaration est devenue un manifeste insurrectionnel, n'est en effet, pour Maistre, qu'une abstraction maléfique, car il n'existe aucun 'droit naturel' permettant de fixer la légalité dans des termes qui vaudraient en toutes circonstances pour l'humanité. L'homme étant par essence un animal sociable, il n'existe au contraire que des droits du citoyen qui varient dans l'histoire, selon les pays et les formes de gouvernement.

La Déclaration, loin d'avoir rendu les hommes plus libres et plus fraternels, a déchaîné la guerre et son cortège de malheurs dans l'Europe entière. La révolution a provoqué une militarisation de la vie civile au terme de laquelle les combats, par leur ampleur et leur intensité, ont changé d'échelle, en mettant en jeu l'existence même des peuples ou leur dignité. ... C'est pourquoi la Déclaration des droits de l'homme et du citoyen ne saurait représenter un progrès de la civilisation. Tout indique au contraire qu'elle constitue une terrible régression. 

 

Parce qu'il dénonce la violence inscrite dès l'origine dans l'émancipation révolutionnaire, Maistre anticipe sur les catastrophes des deux derniers siècles, faisant ainsi écho au désenchantement postmoderne. (Le Livre noir de la Révolution française, Les Editions du Cerf, Paris 2008, p. 482.)

___________

Contre le Nouvel Ordre mondial : en finir avec la révolution (IIe partie)

 

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14 septembre 2012 5 14 /09 /septembre /2012 15:06

http://francejeunessecivitas.hautetfort.com/media/01/02/2132675025.3.jpgLe cardinal Philippe Barbarin, reprenant l'argument de Civitas, a mis en garde aujourd'hui contre le "mariage" homosexuel, qui ouvrirait la voie à la polygamie et à l'inceste.

 

"Après, ils vont vouloir faire des couples à trois ou à quatre. Après, un jour peut-être, l'interdiction de l'inceste tombera", a déclaré aujourd'hui le cardinal Barbarin, archevêque de Lyon, évoquant le "mariage" homosexuel, dans une interview à la radio RCF et la chaîne TLM.

 

Le cardinal Barbarin avait averti cet été au Figaro que le Parlement, qui examinera ce projet de loi après sa présentation au conseil des ministres le 24 octobre, n'était "pas Dieu le Père".

 

"Pour nous, la première page de la Bible (qui dit que le mariage unit un homme et une femme) a un peu plus de force et de vérité qui traversera les cultures et les siècles que les décisions circonstancielles ou passagères d'un Parlement", a insisté l'archevêque de Lyon. "C'est un choix du gouvernement avec lequel nous ne sommes pas d'accord".

 

Source: http://lci.tf1.fr/france/societe/mariage-gay-les-propos-chocs-de-l-archeveque-de-lyon-7526843.html

 

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- De "mariage" homosexuel en polygamie

- Le Brésil prépare à la polygamie avec un discours identique à celui des partisans du "mariage" homosexuel

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13 septembre 2012 4 13 /09 /septembre /2012 17:22

"Syrie: la légion française d'Assad". C'est le titre d'un article de L'Express qui se lamente : "Bachar el Assad peut compter dans l'Hexagone sur le soutien obstiné d'une coalition hétéroclite. De l'extrême droite aux lobbys proarabes radicaux, revue des troupes éparses mais fidèles du "bacharisme" made in France" et pleurniche : "La fuite en avant meurtrière du tyran syrien aura réuni, en un douteux combat, une bande de lobbyistes que tout oppose. ... Si notre tribu ne compte que peu d'adeptes -quelques dizaines d'activistes-, ... les outils de la planète Web, les réseaux sociaux et les médias dits alternatifs dopent son audience. D'autant que le même militant peut, pseudonymes à l'appui, sévir sous diverses bannières."

 

Suite :  http://www.lexpress.fr/actualite/monde/proche-orient/syrie-la-legion-francaise-d-assad_1160179.html

 

Note de Christroi. L'Express houspille les "Assadolâtres" français. La réalité est que la propagande médiatique occidentale tendant à soutenir le remodelage du Proche et du Moyen-Orient sous l'égide de l'Otan (révolutions arabes en train d'échapper à Washington), sous d'obscurs raisons liées à la guerre du gaz, mais aussi à l'agenda nouvel ordre mondialiste, insupporte de plus en plus de personnes se rendant compte de la manipulation. La dés-information ne fonctionne plus en France, au point de réunir des personnes que tout oppose ! Et ce torchon qui fait office de journal se sent autorisé à cracher sur ceux qui font de la ré-information. Cela énerve les grands medias, pourtant ces mêmes grands medias sont grâcement payés et dotés de larges subventions étatiques. Alors que fait-on ? On se met au garde à vous et on se range gentiment derrière l'oracle médiatique L'Express et consorts, comme aux Heures les plus sombres de notre histoire ?

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13 septembre 2012 4 13 /09 /septembre /2012 17:00

Alors que l'attaque du consulat américain à Benghazi (Libye) qui a coûté la vie à l'ambassadeur américain semble être une énième attaque sous faux drapeau planifiée par la CIA, tant l’affaire de ce film satirique sur et contre Mahomet est caricaturale, Washington inverse l'accusation et dit craindre "une opération planifiée" par des "extrémistes" islamistes libyens proches d'Al-Qaïda CIA une attaque qui ne résulterait pas "d'une manifestation spontanée", mais porterait "les marques d'une opération «complexe»". Motif avancé, accrochez-vous... : "Les violences ont eu lieu le jour du 11e anniversaire des attentats du 11 Septembre" ! Les autorités libyennes ont, elles, pointé du doigt à la fois les partisans de Mouammar Kadhafi et d'al-Qaida. La brigade islamiste Ansar al-Charia avait mercredi matin revendiqué sa participation à la manifestation avant de s'en distancer. (1)

 

Et voilà de nouveau les méchants terroristes d'Al-Qaïda CIA que d'aucuns avaient oublié, soudainement relancés, et arrivant à point nommé, dans cette attaque anti-américaine. Décidément, ça frise la paranoïa à Washington !... Pendant ce temps-là, personne ne se demande si le pauvre ambassadeur tué n'est pas lui-même la victime de son propre pays... Une victime offerte pour la cause sans doute.

 

Sources:

 

(1) http://www.lefigaro.fr/international/2012/09/13/01003-20120913ARTFIG00459-benghazi-washington-craint-une-operation-planifiee.php

 

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13 septembre 2012 4 13 /09 /septembre /2012 07:45

Le banquier soit-disant "russe" Boris Berezovski, à la double nationalité israélienne, ancienne éminence grise d'Eltsine qui s'est enrichi de la libéralisation post-communiste, a financé en 2004 la Révolution orange en Ukraine (« Après avoir soutenu la “révolution orange”, Berezovski veut être remboursé », Le Monde, 3 septembre 2007).

 

http://fr.novopress.info/wp-content/uploads/2012/09/Pussy-2.jpgEn 2006, le 13 avril, n'ayant toujours pas digéré d'avoir été déclassé, dans une interview au journal britannique The Guardian, il appelle à un renversement par la force du gouvernement actuel en Russie.


 Aujourd'hui, nous apprenons dans un article publié sur Novopress.info, que le milliardaire "démocrate" poursuivi par la Russie pour fraude et évasion fiscale et la  justice brésilienne pour blanchiment d’argent..., Boris Berezovski, réfugié à Londres, serait derrière les Pussy Riot dans son combat contre Vladimir Poutine.

 

Dans une émission diffusée par la chaîne Rossia 1, dans la nuit de mardi à mercredi, un ancien employé du milliardaire russe l’accuse d’avoir fomenté l’action dans la cathédrale de Moscou menée par les trois gauchistes de Pussy Riot.

Alexeï Vechniak, ex-conseiller du milliardaire russe, affirme que Boris Berezovski lui a montré en 2011 des images de Nadejda Tolokonnikova (l’une des Pussy Riot) et de son mari, Piotr Verzilov, déclarant qu’ils allaient bientôt « passer à l’action » contre l’Eglise.

« Regarde Verzilov, regarde Tolokonnikova, nous allons bientôt passer à l’action contre l’Eglise », aurait confié Boris Berezovski à son collaborateur en février 2011. Selon Vechniak, le milliardaire cherchait à ébranler l’Eglise orthodoxe et l’Etat russes.

 

Source: http://fr.novopress.info/119407/les-pussy-riot-seraient-instrumentalises-depuis-londres/

 

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- "Pussy Riot" : Frère Nathanael et le sacrilège de Moscou

- Brève histoire de l'oligarchie en Russie

- Brève histoire de l'oligarchie en Russie (2/2)

- La tentative américaine de créer une "révolution de couleur" en Russie

- La mafia (juive) "russe" : Leonid Nevzline en Israël

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12 septembre 2012 3 12 /09 /septembre /2012 22:22

Leçon de Benghazi : Le printemps arabe a définitivement échappé à l’Occident, un 11 septembre

http://www.infosyrie.fr/wp-content/uploads/2012/09/4382171.jpg

 

Christofer Stevens, mort à Benghazi un 11 septembre pour avoir cru pouvoir manipuler indéfiniment les radicaux islamistes (comme en Syrie)

 

Ce n’est sûrement pas très original de l’écrire, mais les événements de Benghazi ont une puissante charge symbolique, voire morale. Essayons de faire simple sans faire superficiel. Depuis l’invasion soviétique de l’Afghanistan, les États-Unis ont joué la carte tactique de l’Islam révolutionnaire ou politique. Après tout, ils s’appuyaient déjà depuis fort longtemps sur les monarchies wahhabites du Golfe, qui constituaient au fond avec Israël leur mâchoire au Proche-Orient, dans un premier temps pour surveiller contenir le régimes arabes « progressistes » et pro-soviétiques, et puis plus tard l’Iran révolutionnaire chiite.

 

Si ça marche avec Addallah et Erdogan…

 

La vague des printemps arabes a obligé les Américains à abandonner leurs vieux obligés comme Moubarak et Ben Ali et à changer de monture en vitesse, au moins en Égypte, en tentant d’apprivoiser les Frères musulmans. Après tout, les stratèges du Pentagone et du Département d’État avaient sous le yeux depuis quelques années l’exemple turc où les islamistes « modérés » d’Erdogan continuaient à se montrer les meilleurs amis de Washington et de l’OTAN. Les Israéliens n’avaient-ils pas montré la voie eux aussi en encourageant discrètement le Hamas contre le Fatah ?

 

Alors pourquoi, en effet, ne pas essayer de s’appuyer sur la force montante du monde arabo-musulman, cet Islam politique conservateur présent et conquérant non seulement en Turquie, en Égypte, au Maroc, en Tunisie, mais aussi en Jordanie, dans toute la péninsule arabique ?

 

La subversion de la Libye de Kadhafi a vu la concrétisation violente de cette stratégie de l’Empire : mettre les islamistes au pouvoir pour mieux les domestiquer, se constituer de nouveaux alliés, de nouvelles clientèles. Et par la même occasion mettre les chiites sous influence iranienne au ban du monde musulman, empêcher tout rayonnement de cet islamisme-là ouvertement anti-américain et anti-sioniste, contrairement à sa version sunnite. On sait que ce sont les mêmes préoccupations géostratégiques américaines qui sont à l’origine du plus gros des malheurs actuels de la Syrie.

 

C’était finement – et cyniquement – joué de la part d’un puissance qui s’était érigée depuis le 11 septembre en chef de croisade anti-terroriste. Mais c’était aussi jouer serré, très serré. Car la frontière entre l’Islam politique plus ou moins modéré à la Frères musulmans et le salafisme-djihadiste à la al-Qaïda est floue, poreuse, dans les sociétés arabes sinon dans leurs état-majors politiques.

 

On a écrit ici que l’Islam politique avait sa légitimité, en tant que populisme dirigé contre les élites corrompues et l’arrogance et l’injustice des puissances occidentales. Le malheur est que cette protestation a été « achetée » bien souvent par l’or du Golfe et de Washington. Et gangrénée par le wahhabisme, le salafisme, le djihadisme.

 

Et il n’a pas fallu attendre longtemps pour voir, selon une loi historique souvent observée, les premiers révolutionnaires confrontés à la surenchère de plus révolutionnaires qu’eux : en Égypte, en Tunisie mais aussi en Syrie, les islamistes classiques faire face à des dissidences salafistes, violentes et influentes. Un homme comme Mohamed Morsi est directement confronté aujourd’hui à ce défi.

 

Les limites du cynisme géostratégique

 

Revenons à la Libye, puisqu’elle fait l’actualité, et quelle actualité : avec l’inconséquence qu’ils maquillent en grande politique impériale, les Américains ont ouvert la boîte de Pandore djihadiste en renversant par obsession symbolique un Kadhafi qui ne les menaçait plus guère. Ils ont oublié que le cynisme a ses limites en géopolitique : les forces qu’ils ont déchaînées ou encouragées dans l’arc arabo-musulman sont fondamentalement hostiles à tout ce qu’ils représentent.

 

L’affaire de ce film satirique sur et contre Mahomet est tellement caricaturale qu’on se demanderait presque – mais nous ne sommes pas conspirationnistes – s’il ne s’agit pas d’une provocation concoctée dans on ne sait quel laboratoire de la CIA – on ne sait à quelles fins : un film dépeignant le Prophète comme un homosexuel libertin concocté par un réalisateur juif israélo-américain, c’est quand même plus « costaud » que les caricatures danoises ou même les « versets sataniques » de Salman Rushdie.

 

C’est que, malgré leurs alliances de revers et de circonstance, les États-Unis demeurent, par leur licence culturelle et leur sionisme politique, leur impérialisme sanglant aussi dont l’Irak et l’Afghanistan ont fait les frais, le Grand Satan de tous les radicaux islamistes et aussi de pas mal de musulmans « lambda ».

 

L’ambassadeur américain en Libye et trois ou quatre autres de ses compatriotes sont morts pour avoir oublié ou feint d’oublier ces incontournables contradictions. La morale se venge parfois du cynisme.

 

Des contradictions qui se retrouvent, avec quelle force, en Syrie : dénoncer al-Qaïda tout en appuyant l’ASL, ça aussi c’est jouer serré, tellement serré que ça peut devenir intenable. On peut toutefois envisager que Washington – et ses suiveurs européens – soient de plus en plus tentés de lever le pied dans leur aide aux barbus de toutes obédiences qui sévissent au pays de Bachar. Parce qu’entre l’Égypte instable et tentée par le radicalisme, la Libye chaotique, la Jordanie coincée entre l’islamisme et l’alliance israélienne, l’ami israélien commence à avoir chaud. Et ne parlons pas du Yémen rongé par al-Qaïda, et de la Tunisie où les salafistes sont des plus offensifs. Et du baril de poudre bahreini, et, et, et…

 

Dans une allocution diffusée aujourd’hui Obama a rendu hommage à son diplomate mort qui s’était tellement investi pour la cause de la « liberté » libyenne. En attendant, son pays est plus détesté que jamais dans ce monde musulman qu’il croyait apprivoiser et instrumentaliser au gré de ses combinazione stratégiques. Le printemps arabe a définitivement échappé à l’Occident, un 11 septembre… Source: http://www.infosyrie.fr/actualite/les-lecons-de-benghazi/

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L’ambassadeur américain tué en Lybie par ceux que les Etats-Unis ont soutenu contre Kadhafi :


Les assassins s'amusant avec le cadavre de l'ambassadeur. Une coutume locale ? Source: http://www.contre-info.com/lambassadeur-americain-tue-en-lybie

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12 septembre 2012 3 12 /09 /septembre /2012 20:16

Dans son entretien à "La Croix", il fut posé à Christiane Taubira une question qui ne manquera pas d’interpeller : "Autoriserez-vous les maires qui le souhaiteront à ne pas célébrer de mariages entre homosexuels ?". Sur ce point précis, la ministre de la Justice rappela avec fermeté la charge qui incombait aux élus de respecter la loi : "Non. Les maires sont des officiers publics qui représentent l’État lorsqu’ils célèbrent un mariage, c’est une mission dont ils sont très fiers. Nous sommes dans un état de droit, le code civil va être modifié, il s’impose à tous, y compris aux maires. Il ne sera pas inscrit dans la loi qu’ils puissent se soustraire au code civil."

Mais consciente que le sujet pouvait froisser certains d’entre eux, elle a tenu à ajouter : "En même temps, je travaille actuellement avec ces élus, notamment l’Association des maires de France. Nous allons systématiser ces contacts, afin que les maires soient étroitement associés au travail de réflexion et d’élaboration du projet de loi."

Qu’on se le dise, les maires seront bien les charnières de ce projet de loi. À la fois indispensables pour la rendre applicable mais aussi les seuls susceptibles chez les élus de faire pression sur le gouvernement, puisque les deux assemblées étant majoritairement à gauche, le vote du projet est majoritairement acquis.

http://francejeunessecivitas.hautetfort.com/media/02/02/1427518794.jpgEt Alain Escada, de l’institut Civitas, le sait plus qu’un autre. Développant les détails du lobbying qu’il entend mettre en oeuvre dans les prochains mois, dans un paragraphe dont le titre annonce la couleur "influencer les élus", il cible en priorité les maires : "Si une telle loi devait malheureusement être votée, les maires seraient chargés de son exécution. Il est donc indispensable que se dessine rapidement parmi les élus municipaux une importante vague de contestation à l’égard de ce projet de loi. Civitas adressera à tous les maires de France une 'Lettre aux élus' rédigée en ce sens."

Et, cette stratégie vis-à-vis des maires ne doit absolument rien au hasard. C’est déjà par eux que le projet du Pacs avait été sévèrement remanié en 1999. En effet, le projet prévoyait que le Pacs fût célébré en mairie. C’est alors que Michel Pinton entra en action. Placé à droite de la droite, ce polytechnicien avait réussi un tour de force en montant une pétition à destination des maires, qui leur demandait de "défendre le mariage républicain" contre le projet du CUS (Contrat d’union sociale qui deviendra le Pacs), qualifié de "véritable mariage homosexuel". (...)  la pétition connut un franc succès puisque plus de 15.000 maires la signèrent ! 15.000 maires, c’est un peu moins de la moitié des maires en France. Le gouvernement de l’époque avait dû reculer devant la fronde, et le Pacs est aujourd’hui signé au tribunal administratif qui règle l’acte juridique en 15 minutes sans autoriser de photographies.

C’est avec le souvenir de ce recul que Civitas entend mener sa croisade. Et déjà, certains maires se font entendre. Parmi eux, le député-maire Jacques Bompard (...) a demandé, lors d'une intervention sur I>télé, "une clause de conscience" si la loi venait à être votée (...).


Source: http://francejeunessecivitas.hautetfort.com/archive/2012/09/12/les-maires-hostiles-au-mariage-homosexuel-derangent.html 

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Dans la video ci-dessous, contre le risque qui se pointe d'un passage de la loi à la hussarde, alors qu'existe une proportion importante de l'opinion publique qui s'oppose à ce projet de loi (79,24% dans un sondage du Figaro), Alain Escada explique que le débat doit avoir lieu afin que les arguments des uns et des autres soient connus, car, "le lobby homosexuel, dit-il, n'a qu'une préoccupation, c'est que le projet de loi soit déposé au plus vite et voté au plus vite pour échapper à ce débat public."

 

 

 

Samedi 8 septembre, Alain Escada, Président de l'institut CIVITAS a donné une conférence de presse pour le lancement de la campagne contre le projet de loi qui sera soumis au parlement.

 

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- Rentrée politique: LA pétition contre le mariage et l'adoption homo!

- L’Eglise catholique aurait l’intention de célébrer des mariages religieux avant toute cérémonie civile

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