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23 septembre 2012 7 23 /09 /septembre /2012 13:30

http://i.ytimg.com/vi/aIGp6NvCa5Q/default.jpgLe "mariage" homosexuel est un exemple de conflit entre la Volonté générale (fondement de la légitimité politique moderne issu de 1789) et les droits de l'Homme.

 

Le "mariage" homosexuel enfreint au moins trois droits de l'homme : la liberté de conscience du maire, la liberté de l'enfant, et celle de la société.

 

(1) Le maire contraint de célébrer un "mariage" entre deux personnes de même sexe alors que sa conscience le lui interdit voit sa liberté de conscience annulée, de facto.

 

(2) L'enfant contraint d'avoir deux pères ou deux mères se voit interdit d'avoir un père et une mère. L'enfant est ainsi réduit au rang d'objet, et d'objet de consommation, exactement comme sous l'Antiquité, soit un recul et une régression de deux millénaires... Inutile de le rappeler, l'enfant est une personne humaine. Personne n'a de droit sur une autre personne.

 

(3) Quant à la société, le "mariage" homosexuel empêchant de fait la reproduction contient en réduit le génocide et l'auto-destruction de la société empêchée de se reproduire. Exemple: les "enfants" de couples homosexuels auront plus tendance, quoi qu'en disent certaines études, à devenir eux-mêmes homosexuels par mimétisme avec leurs "parents", donc à ne pas se reproduire. Ce qui est évidemment une perte de naissances dans la courbe démographique. En ce sens, le "mariage" homosexuel est asocial, allant directement contre l'évolution naturelle de la société.

 

Un auteur libéral mais faisant encore partie de l'école du droit naturel (ou école de la loi naturelle), John Locke, rappelle au XVIIe siècle que "Parce que la loi fondamentale de nature est la préservation du genre humain, aucun décret humain ne saurait être bon ni valide s'il y est contraire". (John Locke,  Essai sur l'entendement humain, 1690,  § 135, cité in Lucien Jaume, Les Origines philosophiques du libéralisme, Fayard, 2000, réed. Champs Essais, Paris 2010, p. 153.)

 

Toujours selon John Locke : "L'expression 'commandement de la raison' [dictatum rationis] ... est incorrecte selon moi, car la raison est moins là pour fonder et pour commander cette loi de la nature que pour la rechercher et pour la découvrir en tant que loi consacrée par une puissance supérieure et implantée dans notre coeur" (J. Locke, Essai sur la loi de nature, trad. H. Guianet, Centre de philosophie politique et juridique de l'Université de Caen, 1986, I, p. 7, cité in Lucien Jaume, ibid., p. 129.)

 

Conclusion: Le "mariage" homosexuel est un exemple de conflit entre la Volonté générale et les droits de l'homme. Il explique pourquoi la Déclaration des droits de l'Homme de 1789 (en son article 3 stipulant "le principe de toute souveraineté réside essentiellement dans la nation" via la "Volonté générale") contient une prémisse illibérale et liberticide, la virtualité même de son annulation. C'est comme nous l'avons dit*, que la légitimité politique trouve son fondement non pas dans le nombre (Volonté générale) mais dans le droit naturel (et notamment le respect des droits à la liberté, à la vie, à la propriété). Lire: Contre le Nouvel Ordre mondial : en finir avec la révolution (IIIe partie).

 

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