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25 novembre 2008 2 25 /11 /novembre /2008 08:37

La monarchie comme régime politique conférerait à l’état des qualités que la république ne lui permet pas : mémoire, unité (malgré la pétition de principe – toute théorique et universalisante – d'une république "une et indivisible"…), continuité, indépendance et souveraineté, responsabilité, légitimité, liberté.

- La mémoire
: Trente-six rois capétiens en huit cents ans. Trente de plus de Clovis à Hugues Capet. Quatre encore, si l'on remonte au légendaire Pharamond ancêtre de Clovis... Les Celtes nos ancêtres, eux-mêmes il y a plus de 2000 ans, se sont regroupés autour de Vercingétorix, mettant ainsi fin à leur divisions, première ébauche de notre sentiment national.
Au regard de la continuité profonde des trois races royales françaises (mérovingienne, carolingienne, capétienne), ce n'est pas des "quarante rois qui en mille ans..." dont il faudrait parler, mais des "soixante-dix rois qui en quinze siècles" ont sinon fait la France au pied de la lettre, du moins étroitement façonné notre pays, dans sa géographie, sa langue, sa religion, ses arts, ses mœurs, sa politique au sens le plus noble du terme... L'héritage de la Monarchie apparaît ainsi à tous les Français comme vieille de quinze siècles depuis Pharamond (Ve siècle). Elle appartient indivisément à nous tous.
La  mémoire , la conscience nationale est en crise.
Add. Ceux qui jettent un voile sur notre passé, veulent enfouir la monarchie française ou simplement la cacher (les candidats aux présidentielles de 2007 pour qui la France c'est 1789 et les "valeurs de la république"...), mais ceux aussi faisant oeuvre de grands résistants qui écartent systématiquement la solution royaliste avec ceux et celles qui la défendent, sont autant responsables de la situation que les premiers, voire plus en raison de la tromperie. 

Sauf  à se dissoudre et à disparaître, sans le sentiment aigu de ce passé glorieux et de ce passé commun, les Français manqueront leur avenir.

- L’unité, sans laquelle il ne saurait y avoir d‘autorité véritable et qui est indispensable pour garantir l’indépendance nationale. La démocratie au contraire divise les Français et entretient un état continuel de guerre civile. Dans une démocratie, l'intérêt général, les intérêts supérieurs du pays sont sacrifiés aux luttes partisanes et à influence des lobbys.

Cette unité française elle-même est garantie par le principe de l'hérédité. Pour démontrer la supériorité de l'hérédité sur l'élection, Bernard Faÿ mettait en avant la doctrine classique de l'origine du pouvoir : "La monarchie est héréditaire, ce qui est la meilleure transmission puisqu'elle vient de Dieu, alors que tous les autres systèmes ne reposent que sur la sagesse humaine. (N'est-il pas curieux de voir que, pour des raisons analogues, les Athéniens démocrates, tiraient leurs fonctionnaires au sort ?)" (Bernard Faÿ, Louis XVI ou la fin d'un monde, 1955, réed. La Table ronde, Paris 1981, p. 35.) On peut aussi mettre en avant l'argument de la paix favorisée par une dévolution paisible, du pouvoir; l'argument économique, les élections dites "démocratiques" coûtent une fortune, etc.

 Roland Mousnier mettant en avant l'argument historique : "L’hérédité n’a jamais produit une succession de rois aussi médiocres que celle des présidents de la IIIe République française (à une ou deux exceptions près), ce qui s’est terminé par l’effondrement de juin 1940, la plus grande catastrophe de l’histoire de France" (Roland Mousnier, Monarchies et royautés de la préhistoire à nos jours, Librairie académique Perrin, Paris, 1989.)

- La durée. La monarchie c'est la durée, pas 5 ans...

- La représentation. La monarchie représente la nation française ; elle a historiquement conduit la nation à son plus haut degré de civilisation. Elle est le trésor national que la république n'effacera pas.

- La compétence. Lorsque le pouvoir absolu est entre les mains d'un homme incompétent ou fou, une régence se met en place (cela s'est vu à une occasion). Et à l'objection élevée contre l’hérédité : "Et si le roi devient fou ?", Charles Maurras pouvait tranquillement opposer cette réponse : "si le roi devient fou, c’est en effet à très grand malheur, car la situation alors devient républicaine!"

Le fait s'est produit une fois, en quatorze siècles de monarchie française. Le roi Charles VI devint fou, Henry V (parti anglais) prit la régence en 1420. Le cas de la folie ou de l'incompétence s'est produit une fois aussi, mais en cinquante ans de République... avec le président Deschanel. Et, chose curieuse, en même temps que le président français, deux autres présidents de République avaient perdu la raison : M. Wilson aux Etats Unis et le président d'une petite république du Centre Amérique qui, dans une crise d'aberration, faisait bombarder sa propre capitale.

Plus tard, le chef de la République soviétique, Lénine, est aussi devenu fou. Un autre illustre élu de la démocratie pour sa compétence, un dénommé Adolf Hitler, a pu développer les talents de sa compétence comme il se doit...

Si ce cas de l'incompétence se produit dans une Monarchie une régence est établie, comme pour un roi mineur, et l'institution bienfaisante continue de fonctionner sans problème, alors que dans une démocratie, l'incompétent continue son mandat jusqu'au prochain...

Ce n'est donc pas la personne du chef de l'Etat qui compte, ni même au final son hypothétique "compétence", mais plutôt la bienfaisances des institutions politiques. Cette donnée explique que concrètement, le pire des rois vaut mieux que le meilleur des présidents de la république.

- La responsabilité. Les intérêts dynastiques et personnels du Roi se confondent avec les intérêts nationaux, tandis que le pouvoir démocratique dilue la responsabilité dans les majorités changeantes et les scrutins. ...

Après moi le déluge ne peut être le mode de fonctionnement du roi.

- La continuité. Des successions paisibles conséquences de l’hérédité du pouvoir. Ainsi, des objectifs précis, déterminés, peuvent-ils être atteints au long terme. Ce n'est pas le cas de la république qui change de politique à chaque nouvelle mandature. 
La continuité du pouvoir monarchique sur huit siècles, la lente et patiente ascension au sommet de notre nation est le fruit de la monarchie, non de la république. Tout ce qui existe avant 1792 nous appartient. 
Cette continuité contraste fortement avec l’instabilité institutionnelle des deux derniers siècles. La descente au rang international en est la preuve tangible.

- L’indépendance et la souveraineté. La monarchie est la qualité d’un régime qui ne repose pas sur l’élection, laquelle lie le pouvoir à l’opinion publique, mais aussi aux financiers, l’obligeant à pratiquer une démagogie éhontée pour recueillir des suffrages. Au final, notre nation se trouve enchaînée dans les liens de la haute finance libérale mondialisée.
Pour tenir la base, le régime électif est obligé de centraliser l’administration du pays. Dans les provinces, il détruit les libertés locales, municipales, régionales, professionnelles, toutes ces petites républiques à qui le roi permettait de vivre et de s’organiser librement.
Dégagé des soucis électoraux, indépendant des lobbys (sens latin de l'"absolutisme" = sans liens), le roi serait en situation d'être un arbitre.

- La légitimité, c’est à dire un pouvoir s’exerçant en vue du seul bien commun, indépendant des groupes d’intérêt et des puissances d’argent. L’Etat royal puise sa légitimité dans l’Histoire et les services qu’il a rendus au pays au cours des siècles.

Il n’y a pas de légitimité en démocratie puisque le pouvoir est le fruit des compétitions électorales et que les partis l’exercent selon les caprices de l’opinion. La corruption qui la ronge finit de lui enlever toute légitimité.

L’histoire confirme ces simples vérités politiques. La Monarchie traditionnelle, héréditaire, décentralisée et représentative a fait la France et l’a conduite à son apogée.
Le bilan des régimes démocratiques, républiques ou empire, est autrement lourd : morts par centaines de milliers, cinq invasions armées depuis 1792, une invasion sans arme depuis les années 60, instabilités constitutionnelles, luttes intestines, révolutions, affaiblissement de la France. 
Les royalistes travaillent à changer ces institutions. Ayant condamné le régime "républicain", ils s’emploient à en débarrasser la Nation. Ayant reconnu dans la Monarchie la vérité historique de la France, et son régime gouvernemental naturel, ils s’efforcent de la restaurer.

- La liberté. "La plus libérale des démocraties actuelles est bien plus absolue que la monarchie dite 'absolue'... En effet, l’autorité étatique y est beaucoup plus à même d’imposer sa volonté..." (Jean-Louis Harouel, L’esprit des institutions d’Ancien Régime, Le miracle capétien, Perrin, 1987).

C'est que "la royauté française, marquée par le christianisme (...) était fondée sur la justice, la paix et les vraies libertés qui sont les incessantes aspirations du peuple français" (Alphonse duc d'Anjou et de Cadix, Lettre aux directeurs de "Mémoire", 21 juin 1985).

"Tout bien considéré, ce concept de liberté qu'a imposé la Révolution, n'est rien d'autre que la théorisation du refus de tout ce qui peut de l'extérieur, ordonner l'action de l'homme ; c'est le rejet de toute autorité qui ne provienne pas de soi-même.
Mais si l'on admet qu'une action n'est plus libre dès lors qu'on y est poussé par une quelconque raison extérieure, ne devient-il évident que l'homme n'est plus libre du tout ? Cette fausse conception de la liberté qui débouche nécessairement sur le nihilisme, est une absurdité totale.
Mais il y a une autre conception de la liberté. Dieu a créé l'homme libre non pas libre de faire ce qui lui plaît, mais libre d'agir en fonction d'un choix ou d'un jugement. Passer de la servitude à la liberté, c'est, pour le chrétien, être délivré du joug du maître pour passer sous l'autorité du Père, c'est-à-dire de Dieu qui est "notre Père".
On mesure dans tout cela, combien la conception chrétienne traditionnelle de la liberté est opposée radicalement à l'idée révolutionnaire de liberté.
En utilisant ce concept de liberté - au singulier - nous nous plaçons sur le terrain de la philosophie ou de la théologie. Mais à l'échelon social et politique, cette liberté se manifeste concrètement au pluriel : on parle dès lors des libertés qui sont aussi nombreuses que les divers pouvoirs qu'il est donné aux hommes d'exercer en raison de leurs réelles compétences. Telle était la conception qui prévalait sous l'ancien régime. A l'Etat le soin de la direction générale des affaires, de la paix intérieure et de la sécurité extérieure de la nation - attributs régaliens conformes au domaine de compétence du roi et donc de son autorité - mais libertés partout ailleurs et dans chaque ordre en raison des compétences de chacun.

Des historiens n'ont pas craint de d'écrire que l'ancien régime était "hérissé de libertés" : libertés et autorités, en effet, des organisations professionnelles, des familles, des corps intermédiaires, des provinces, des communes, mais aussi de l'Etat et de l'Eglise. (...) Nous sommes bien éloignés, aujourd'hui, d'une telle conception de la société et des rapports entre les hommes, mais il n'est pas interdit, précisément, d'y réfléchir" (Alphonse duc d'Anjou et de Cadix dans un message du 25 janvier 1987).

"Ces libertés des français sous la monarchie 'absolue' grouillent innombrables, actives, variées, enchevêtrées et souvent confuses, en un remuant fouillis" (Frantz Funck-Brentano, L’Ancien régime, Fayard, 1926).

D'autre part, il faut savoir qu'on votait plus sous l'ancien régime qu'aujourd'hui, et les sujets étaient amenés à donner régulièrement leur avis : votes dans les communes, dans les corps de métiers, cahiers de doléance et états généraux, parlements provinciaux, etc. C'était essentiellement un vote local, provincial, parfois un vote corporatif, un vote par profession, corps de métiers, etc. Les femmes votaient dès le Moyen Âge.
"En fait, lors de la 'nuit du Moyen Âge', les femmes étaient souvent convoquées aux conseils au même titre que les hommes et, de façon toujours active, à la gestion des affaires. ... On les voyait voter lors des assemblées politiques. ... L'exclusion de la femme ne date absolument pas des 'siècles obscurs' mais vint bien plus tard, de 'la modernité'. Au moment où l'on proclamait les droits de l'homme, l'égalité de tous et la libération des opprimés, nos lois françaises ont interdit, et pour de longues années, aux femmes de prendre part aux affaires de l'Etat. Les défenseurs des trois grandes vertus inscrites aux frontons des édifices publics et des temples républicains décidèrent qu'elles devaient rester en leurs foyers. ... De bons esprits disaient tout haut que laisser voter les femmes serait apporter un nombre considérable de voix au 'parti des curés' défenseur des libertés de l'Eglise. ... La France des droits de l'homme fut ainsi le dernier pays dit 'démocratique' à accorder le droit de vote aux femmes. Ce fut une loi de 1944, plus d'un demi siècle après la Nouvelle-Zélande (1893) et l'Australie (1903)" (Jacques Heers, Un homme un vote? Editions du Rocher, 2007, p. 19-21).

Direct, local, ce vote avait beaucoup plus de puissance et d'efficacité que le vote dit "démocratique" d'aujourd'hui. Un vote sain, naturel, sans groupes financiers derrière, les gens connaissaient le sujet du vote et pouvaient donner un avis éclairé.

Une citation pour finir: 

"La Monarchie en France, c'est la Maison Royale de France, indissolublement unie à la nation. Pendant 1300 ans, seuls entre tous les peuples d'Europe, les Français ont toujours eu à leur tête des princes de leur nation et de leur sang." (Henri, Comte de Chambord, 25 octobre 1852, Manifeste de Frohsdorf.)

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commentaires

Clovis 19/01/2015 23:57

Plusieurs prophéties annoncent le retour d'un grand Monarque en France. Marthe Robin en parle, Soeur Yvonne Aimée de Malestroit également, Marcel Vanne " Si vous saviez ce que le Seigneur prépare pour la France, vous en mourriez de joie.....Sr Y-Aimée de Malestroit"
Ce roi ne sera pas celui auquel on pourrait penser, puisque le Seigneur précise qu'Il a préservé des ennemis de la France ce roi en cachant Louis XVII qui n'est pas mort au temple.C'est un descendant direct de Louis XVII qui ignore encore à ce jour son ascendance qui montera sur le trône, et c'est le Pape de cette proche époque qui recevra de l'Esprit Saint cette révélation Divine de la succession Capétienne, à partir de quoi la France retrouvera toute sa splendeur spirituelle et politique et que le monde entier reconnaitra cet évènement.

De FINANCE 12/05/2013 20:56


A qui se joindre pour continuer le mouvement ?

gentle13 25/10/2011 09:36


Bonjour voilà un blog qui me plait et auquel j'adhère: La France comme je l'aime.
Bonne journée


gentle13 25/10/2011 09:18


Bonjour voilà un blog qui me plait et auquel j'adhère: La France comme je l'aime.
Bonne journée


Christophe 18/07/2008 12:06

Article intéressant, qui précise de nombreux points. Cependant, je n'aurais pour ma part pas pu le reprendre à mon compte et le publier, sans certaines modifications.En effet il oppose trop souvent "démocratie" et "monarchie", ce qui est un réflexe hérité de la Révolution et que nous devons nous appliquer à faire disparaître.Tout ce qui est dit sur la mémoire, la continuité, le bien commun, la légitimité, la liberté, etc..., est vrai. Mais il faut ajouter que le Roi est le meilleur garant de la démocratie.Je précise : nous parlons ici de la vraie démocratie, la démocratie équitable, non pas de la démocrassouille qui tient aujourd'hui le haut du pavé.N'oublions pas que nous devons recréer la culture effacée des Français, que nous devons nous adresser à tous nos compatriotes et surtout à ceux qui croient que la monarchie est dépassée ou serait nuisible. La plupart ne sont pas malhonnêtes, ils sont trompés.A cette nuance près, je trouve que nous avons en effet ici un article intéressant.

Jean 16/11/2016 23:30

Aristote disait "la démocratie dans les communes, l'aristocratie dans les provinces et la monarchie dans l'Etat". Je partage pleinement cette vision politique qui me semble justement équilibrée.

Paix_Gloire 15/07/2008 11:59

Merci pour ce bel article. Vous m'avez beaucoup instruit ce matin :)Vive le Roy !

NSJC 22/11/2016 20:36

Oui
Conception très différente de la société d'aujourd'hui.