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23 mai 2014 5 23 /05 /mai /2014 11:01

L'impérialisme de la « démocratie » occidentale et des « droits de l'homme » se met en branle en Thaïlande.

 

Thailande--coup-d-Etat-du-22-mai-2014---Le-chef-de-l-arme.jpg

Le chef de l'armée Prayuth Chan Ocha annonce avoir pris le contrôle du gouvernement, le 22 mai 2014

 

Après sept mois de crise politique et de manifestations  qui a fait 28 morts depuis le début de la crise à l'automne dernier, l'armée thaïlandaise a pris le pouvoir hier 22 mai et a « suspendu la plupart des libertés individuelles ». Jeudi, le chef de l'armée de terre thaïlandaise, le général Prayut Chan-O-Cha, a annoncé à la télévision un coup d'Etat. « Pour que le pays revienne à la normale », les forces armées « doivent prendre le pouvoir à partir du 22 mai à 16h30 ».

 

 

Thailandais-jaunes--royalistes--membres-de--l-Alliance-du.jpg

Thaïlandais en « Chemises jaunes » (royalistes, en signe d'allégeance au roi de Thaïlande Bhumibol Adulyadej, Rama IX) membres de « l'Alliance du peuple pour la démocratie » en action le 26 août 2008.

 

Il s'agit du 18e coup d'Etat ou tentative de coup d'Etat depuis 1932. Le premier putsch a été fomenté, en 1932, par le général Phibun Songkhram – officier artilleur entraîné en France –, qui renversa la monarchie absolue. La 3e république ne semble pas avoir dénoncé à ce moment-là un « coup d'Etat ». La seconde guerre mondiale terminée et l'occupant japonais parti, coups d'Etat et contre-coups d'Etat se sont succédés. Même si l'armée est souvent divisée, les généraux devenaient des dictateurs. Cela jusqu'aux sanglants massacres militaires de 1973 et 1976 où l'armée finit par défendre la monarchie, en laissant le roi Bhumibol Adulyadej, monarque constitutionnel, occuper un large espace politique et devenir le « grand équilibrateur » de la société thaïlandaise, une référence au brahmanisme. L'arrivée au pouvoir de Thaksin Shinawatra, en 2001, que certains officiers soupçonnaient d'être « l'homme qui voulut être roi », provoqua à nouveau l'ire de l'armée. En 2006, elle détrôna l'ambitieux. Elle se rendit compte plus tard qu'elle avait mal « géré » l'après-Thaksin et que son renversement avait fait émerger le mouvement des « chemises rouges », affiliées à l'ex-premier ministre. En 2010, elle délogea les « rouges » occupant le centre de Bangkok en leur tirant dessus à balles réelles. Plus de 90 morts, plus de 2 000 blessés.

 

Les choses se sont accélérées ce mardi 20 mai, lorsque la loi martiale a été proclamée par l'armée. Une intervention pour « mettre un terme au face-à-face entre pro et anti-gouvernement, les Chemises rouges et les Chemises jaunes », selon Sophie Boisseau du Rocher, chercheuse à l'Asia Centre, spécialiste de l'Asie du Sud-Est, interrogée par BFMTV.com.


Si de nombreux meneurs des Chemises rouges, puissant mouvement de partisans du gouvernement civil déchu, ont été interpellés, les principaux leaders politiques des deux camps ont été emmenés sous escorte militaire hors des négociations organisées dans un complexe militaire, peu avant l'annonce du coup d'Etat.


La Constitution de 2007 est suspendue,  « à part le chapitre sur la monarchie ». Le porte-parole de l'armée explique que cette mesure vise à « diriger le pays en douceur ». Et, si l'activité du gouvernement est interrompue,  « le Sénat fonctionne toujours ». Le Premier ministre renversé, Niwattumrong Boonsongpaisan, et son gouvernement se sont vus  « ordonner » HIER de  « se présenter » d'ici à la fin de la journée au nouveau régime, qui a pris le nom de Conseil national pour le maintien de la paix et de l'ordre.

 

En zone France, le président François Hollande, dans un communiqué de l'Élysée, a condamné hier le « coup d'Etat » mené par l'armée thaïlandaise. Dans ce communiqué, François Hollande a appelé à « un retour immédiat à l'ordre constitutionnel » et à « l'organisation d'un processus électoral » dans ce pays. Le président de la République a également demandé que « les droits et libertés fondamentaux du peuple thaï (soient) respectés ».

 

Le même jour,  l'UE et John Kerry ont condamné le coup d'Etat en Thaïlande. L'Union européenne a appelé à un « retour rapide à un processus démocratique légitime » après le coup d'Etat militaire en Thaïlande. L'UE demande la tenue, « le plus vite possible », d'élections « crédibles » et « sans exclusion ». « Il est d'une importance cruciale que la Thaïlande retourne rapidement à un processus démocratique légitime », a déclaré dans un communiqué une porte-parole de la cheffe de la diplomatie de l'UE, Catherine Ashton. L'armée, qui s'est emparée du pouvoir, « doit accepter et respecter l'autorité constitutionnelle du pouvoir civil », a ajouté la porte-parole. « Les standards internationaux des droits de l'homme doivent être maintenus ».

  

Thaïlande : Kerry condamne le coup d'Etat, la coopération militaire en question Du côté de Washington, le secrétaire d'Etat américain John Kerry a condamné avec force « le coup d'Etat militaire » . Il a mis en garde contre les conséquences «négatives» sur les relations entre Washington et Bangkok, deux pays alliés.

 

John Kerry a condamné « le coup d'Etat » en Thaïlande, menaçant de suspendre la coopération militaire historique entre les deux alliés, rapporte l'AFP.

Les Etats-Unis ont rapidement déterminé qu'il s'agissait bien d'un « coup d'Etat militaire », ce qui impose juridiquement à l'administration américaine de couper une partie de son aide bilatérale.

« Il n'y a pas de justification à ce coup d'Etat militaire », a dénoncé M. Kerry dans un communiqué, appelant au « rétablissement immédiat d'un gouvernement civil » et au « retour de la démocratie ». « Cette action aura des implications négatives sur la relation entre les Etats-Unis et la Thaïlande, en particulier pour notre relation avec les forces armées thaïlandaises », a-t-il mis en garde. Comme l'avait annoncé plus tôt le Pentagone, les Etats-Unis « réexaminent » leur assistance militaire avec Bangkok.


L'influente armée thaïlandaise entretient des relations historiques très étroites avec Washington et les deux pays sont liés par un traité militaire de défense mutuelle qui remonte à la Guerre froide.

 

Washington avait interrompu pendant deux ans sa coopération militaire avec Bangkok après le coup d'Etat de septembre 2006. En 2013, les Etats-Unis ont fourni une assistance de 11,4 millions de dollars à la Thaïlande, dont 3,7 millions pour son volet militaire.


Le secrétaire général de l'ONU Ban Ki-moon s'est dit « très préoccupé » par ce coup d'Etat et « demande un retour rapide à un gouvernement constitutionnel, civil et démocratique et un dialogue sans exclusive qui préparera la voie à une paix et une prospérité durables en Thaïlande ».

 

 

Or, il faut préciser que le secrétaire d'Etat américain John Kerry, interrogé par la télévision privée pakistanaise Geo le 1er août 2013, avait jugé que l'armée égyptienne qui avait déposé le président Mohammed Morsi début juillet 2013, l'avait fait non pas par «  coup d'Etat », mais dans le but de rétablir la démocratie (!) : «  Des millions et des millions de gens ont demandé à l'armée d'intervenir. Tous avaient peur d'une descente dans le chaos et la violence », avait-t-il déclaré. Les militaires «  rétablissaient la démocratie », avait ajouté le secrétaire d'Etat américain ! ... Curieuse diplomatie américaine à double standard !

 

En Ukraine comma partout, les Etats-Unis font preuve de doubles standards. Après avoir soutenu les putschistes de Kiev, ils soutiennent l'emploi de la force armée contre le peuple ukrainien. Ainsi, le 15 avril dernier la Maison-Blanche avait déclaré que le gouvernement ukrainien "devait répondre" aux soulèvements de séparatistes anti-Maidan dans l'est russophone de l'Ukraine, qu'il était "approprié" pour le gouvernement de Kiev "de prendre des mesures pour rétablir l'ordre", dans une situation "intenable", et avait jugé les opérations militaires de Kiev contre les anti-Maidan "mesurées"...

Le 19 mars 2014, Kiev avait pourtant autorisé les soldats ukrainiens à tirer ! En réponse à la Maison Blanche le 15 avril à 17h00, le général Valeri Kroutov, numéro deux des services spéciaux ukrainiens (SBU) qui commandait "l'opération antiterroriste" annonça au nord de Slaviansk, que les séparatistes qui ne se rendraient pas seraient "liquidés" ! Préméditation, ordre de tuer, application, tous les éléments du génocide étaient réunis...

 

Pour comprendre ce deux poids deux mesures, il suffit d'expliquer que du coup d'Etat dénoncé par les Occidentaux en Thaïlande peut sortir un nouveau régime fondé sur des bases nouvelles qui élimineront l'oligarchie.

 

Il y a six mois en effet, en décembre 2013, eut lieu en Thaïlande une révolte démocratique qui n'intéressait pas l'Oligarchie. La classe politico-médiatique préférait alors relayer avec complaisance les manifestations pro-UE qui se déroulaient en Ukraine et qui ont abouti au renversement du président Ianoukovitch (qui avait refusé le rapprochement avec l'UE...), à l'installation d'un gouvernement par interim qui lança l'"opération antiterroriste" contre les ukrainiens qui n'acceptaient pas le coup d'Etat... avec à la clé un génocide russe en cours, dont tous les caractères sont similaires au génocide vendéen (création d'une "garde nationale" ukrainienne contre le peuple, envoi de l'armée contre le peuple, désinformations politico-médiatiques, inversions accusatoires...)

 

Cette révolte démocratique en Thaïlande en décembre 2013 visait à dégommer l'oligarchie locale accusée de collusion avec la « finance internationale sans scrupules, étrangère aux valeurs du royaume (thaïlandais) »... « Nous en avons assez de cette politique, nous ne voulons plus d’élections. Nous seuls sommes légitimes pour choisir le prochain gouvernement et le soumettre à l’approbation de notre roi » avait déclaré un manifestant devant un journaliste de l’AFP, le 9 décembre 2013.

 

Ces éléments expliquent sans doute cette condamnation oligarchique unanime des évènements en Thaïlande.

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22 mai 2014 4 22 /05 /mai /2014 10:09

http://www.herodote.net/Images/todd.jpg

Il arrive un moment où ce qui était civique jusqu'à aujourd'hui (le fait de voter pour participer à la vie politique) se retourne totalement pour devenir un signe anticivique lorsque le fait de voter devient une "caution" dont se sert l'oligarchie contre les peuples.
Dans un entretien pour Herodote.net le 12 mai 2014, l'historien Emmanuel Todd, dit son intention de ne pas aller voter le 25 mai aux élections européennes, pour la première fois de sa vie. Un choix raisonné et, de son point de vue, civique.


Todd explique pourquoi "ce parlement (européen) ne sert à rien". "C’est la Commission européenne qui détient le droit d’initiative alors que, dans toute véritable démocratie, il revient au Parlement."

Bien que partisan de l'Union européenne, Todd a voté non à Maastricht qui lançait la monnaie unique. Dans son livre L'invention de l'Europe, en 1990, il explique qu'il avait "pris conscience de l'extrême diversité anthropologique de notre continent" et qu'il y a "vu l'illusion de réduire l'Europe à une construction étatique. Gardons-nous de sacrifier notre diversité car elle est la clé de notre dynamisme." Et dans une réédition de ce livre, il dit s'être hasardé à écrire dans la préface : "Soit la monnaie unique ne se fait pas, et L'Invention de l'Europe apparaîtra comme une contribution à la compréhension de certaines impossibilités historiques. Soit la monnaie unique est réalisée, et ce livre permettra de comprendre dans vingt ans pourquoi une unification étatique imposée en l'absence de conscience collective a produit une jungle plutôt qu'une société."

 

Il explique néanmoins avoir voté oui au référendum sur le Traité constitutionnel en 2005 parce qu'il avait "voulu faire preuve d'optimisme". Mais maintenant que "la réalité nous a rattrapés", il dit avoir été "scandalisé par le viol du suffrage universel qu’a représenté le passage en force du traité constitutionnel sous le nom de Traité de Lisbonne... L’oligarchie s’assoit sur le suffrage universel…"


Todd condamne donc "une institution non démocratique et proprement illégitime" à laquelle il ne veut justement pas apporter sa "caution". Aujourd'hui, "participer aux élections européennes n’a pas plus de sens pour moi que de voter aux États-Unis"...

 

Pierre-Manent--Cours-famililer-de-philosophie-politique.jpgLa réalité est que le mythe lui-même de la "conquête de haute lutte du droit de vote en 1789" dont on nous rabat les oreilles est une imposture. Ce vote existait sous multiples formes au Moyen Âge... et l'Ancien Régime en 1789 a vu les députés être dotés de mandats directs en pleine monarchie absolue...

De sorte qu'aujourd'hui, « dès que nous étudions de plus près le mécanisme de la représentation, dès que par exemple nous considérons le système électoral - loi électorale, organisation et financement des partis - et plus généralement le système politique électif (issu de 1789 Ndlr) - pouvoirs financiers, médias, pouvoirs "idéologiques"-, nous avons des doutes sur la réalité de la démocratie. Et ces doutes sont confirmés par des experts en sociologie politique qui expliquent que sous l'apparence de la démocratie, prospère en réalité une oligarchie : la minorité des détenteurs du capital matériel et culturel, disent-ils, manipule les institutions politiques à son profit. » (Pierre Manent, Cours familier de philosophie politique, Tel Gallimard, Mesnil-surl-l'Estrée 2009, p. 24.).

 

Si Todd poussait plus avant son raisonnement, il pourrait bientôt boycotter ici-même en France les élections pour ne plus être selon ses termes "la caution à une institution non démocratique et proprement illégitime"...

 

Quoiqu'il en soit des affinités d'Emmanuel Todd avec la gauche et donc avec le système oligarchique mis en place en 1789, poursuivi par la "révolution" de 1830, la "2e république" de 1848, la "3e république" de 1870, la "4e république" de 1946 et la "5e république" du nom de 1958..., voici un extrait de l'entretien qu'il a donné à Herodote.net :

 

Herodote.net : Nous y voilà ! Vous avez donc aussi voté Non au référendum sur le Traité constitutionnel en 2005 ?

 

Emmanuel Todd : Eh bien, pas du tout ! Quand la monnaie unique est arrivée, j’ai voulu faire preuve d’optimisme en bon citoyen européen et j’ai voté Oui au référendum. Mais la réalité nous a tous rattrapés…

 

Cela dit, j’ai été scandalisé par le viol du suffrage universel qu’a représenté le passage en force du traité constitutionnel sous le nom de Traité de Lisbonne. J’y vois un tournant historique avec le basculement dans une forme de post-démocratie. L’oligarchie s’assoit sur le suffrage universel… comme en Afghanistan où l’on affecte de prendre au sérieux des scrutins dont on sait pertinemment qu’ils sont massivement truqués. Nos parlementaires sont certes mieux élus mais ils n’ont pas plus de respect pour leurs électeurs et n’ont rien à faire de leur avis. Quand la révolte des Bonnets rouges a éclaté en Bretagne, les élus locaux n’ont rien vu venir et ils ont choisi de détourner les yeux ou de condamner les manifestants. Les discours sur la « fracture sociale » ou le « monde de la finance » ne servent que le temps d’une campagne. Rien à voir par exemple avec les débuts de la IIIe République en France.

 

Ce fossé entre les élus et les électeurs est bien plus grand encore au Parlement européen en raison du scrutin de liste à la proportionnelle, qui fait qu’on ne choisit pas une personne mais une étiquette, et plus encore parce que ce Parlement ne sert à rien !

 

Herodote.net : Le Parlement européen ne sert à rien ? Vous exagérez ?

 

Emmanuel Todd : Pas du tout. Voyez donc. Qu’il s’agisse de la crise financière ou des enjeux géopolitiques en Ukraine ou en Afrique, c’est au Conseil européen des chefs d’État et de gouvernement, à la Banque Centrale Européenne et à la Commission européenne que se prennent toutes les décisions. Et c’est la Commission européenne qui détient le droit d’initiative alors que, dans toute véritable démocratie, il revient au Parlement.

 

Nous avons affaire à un « Parlement Potemkine », un vernis démocratique pour un système qui ne l’est pas. En toute confidence, les députés eux-mêmes ne se font pas beaucoup d’illusions. En réunion autour d’un verre avec d’anciens députés, ceux-ci ne m’ont parlé que de la maison qu’ils avaient pu acheter grâce à leurs indemnités !

 

Je constate que la Nation demeure le seul lieu au sein duquel nous pouvons faire valoir nos opinions par le vote. Et c’est le seul lieu où nos votes peuvent encore peser sur les choix de société.

 

Participer aux élections européennes n’a pas plus de sens pour moi que de voter aux États-Unis… quoique, si l’on me permettait d’échanger mon droit de vote au Parlement de Strasbourg contre un droit de vote aux présidentielles américaines, je choisirai ce dernier car, par son pouvoir de décision, le président américain a plus d’influence sur ma vie que les députés européens !

 

En conséquence, j’ai choisi de ne pas aller voter le dimanche 25 mai. Je ne veux pas apporter ma caution à une institution non démocratique et proprement illégitime.

 

Herodote.net : Comment ? Mais s’abstenir, ce n’est pas un comportement civique ! Et ce n’est pas comme ça que vous ferez bouger les choses ! Au moins, vous pourriez choisir de voter avec un bulletin blanc.

 

Emmanuel Todd : Voter blanc, c’est signifier que l’on croit en ce système et qu’il suffirait de changer le personnel pour l’améliorer et le démocratiser. Mais c’est une illusion. Même Le Monde, porte-parole des européistes, l’admet : tout ce qu’on peut attendre des élections, c’est de passer d’une orientation de centre droit à une orientation de centre gauche ! Que l’on vote ou non, cela ne changera rien au fonctionnement des institutions européennes, de la BCE comme de la Commission. Celles-ci continueront de tourner au-dessus nos têtes en ignorant le Parlement, ses députés et ses électeurs, de quelque parti qu’ils soient.

 

... S’abstenir, c’est signifier que l’on n’est pas dupe de la mascarade. C’est dénoncer l’européisme béat des partis classiques. C’est aussi dénoncer le Front National en mettant en évidence son appartenance au système. L’abstention massive aux élections européennes, si elle se vérifie, aura une conséquence pour le moins positive : elle témoignera de ce que la nation demeure le seul échelon démocratique au sein duquel peuvent s’affirmer les solidarités.

 


Source: http://www.herodote.net/Todd_Non_je_n_irai_pas_voter_-article-1466.php

 

* Emmanuel Todd a prédit la faillite du système soviétique du fait de la hausse du taux de mortalité infantile en URSS depuis le début des années 1960 (il y vit le signe indubitable d'une faillite majeure du régime et de son prochain effondrement : on peut pardonner beaucoup de choses à un régime mais pas de laisser mourir les enfants, de plus en plus nombreux d'une année sur l'autre !...) L'analogie frappante avec l'oligarchie qui en France assassine les enfants dans le ventre de leur mère... cette "culture de mort" devrait s'effondrer aussi rapidement que l'Urss.

 

 

. Pourquoi il est inutile d'aller voter aux élections européennes du 25 mai

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22 mai 2014 4 22 /05 /mai /2014 06:38

Les Editions TEQUI nous communiquent la sortie du dernier livre d'Aude Mirkovic "PMA / GPA la controverse".


http://www.librairietequi.com/I-Moyenne-7312-pma-gpa-la-controverse-juridique.aspx
Présentation :
Après le « mariage pour tous », un autre sujet « sociétal » intervient dans le débat public : la PMA et la GPA. Il est parfois difficile de s’y retrouver dans les arguments avancés de part et d’autre. L’ouvrage d’Aude Mirkovic a le mérite de clarifier le débat. Avec sa rigueur de juriste et son style clair, elle présente les conséquences de la loi du mariage.

Or, les tribunaux sont en face d’un vide juridique quant à l'adoption des enfants par les couples homosexuels. Cependant, cela signifie que l’aide à la procréation ne relève plus de l’assistance médicale mais de la volonté personnelle des couples ne pouvant ou ne pouvant assumer les contraintes de la maternité, de la paternité ou se plier aux barrières naturelles de la fécondité. Cet ouvrage révèle combien ce vide juridique est un levier pour réagir contre la PMA de convenance.

Les techniques reproductives, en désolidarisant l'union conjugale de la procréation, ont en effet libéralisé les pratiques de la PMA, en faisant intervenir des donneurs anonymes extérieurs, embryons congelés, etc. Ainsi, aujourd’hui en France, grâce à ces techniques, des couples hétérosexuels peuvent recourir à la PMA, dans la mesure où ils ne peuvent avoir d'enfants biologiques. Les revendications de certains veulent permettre l'élargissement de cette PMA à des couples de même sexe. Seul un accès à la PMA, et pour les couples d’hommes à la GPA, les mettra en situation d'avoir et d'éduquer des enfants, les mettant sur un pied d'égalité avec les couples hétérosexuels.

Un petit livre pour faire le point et tirer les conclusions de la PMA et de la GPA.

L’auteur :
Aude Mirkovic est maître de conférences en droit Privé à l'université d'Évry, porte-parole de Juristes pour l’Enfance et auteur notamment de Droit civil. Personnes, famille (éditions Studyrama). Chez Téqui, elle est co-auteur de Mariage des personnes de même sexe : la controverse juridique.

Public :
Toute personne désirant comprendre les conséquences réelles et concrètes de ce projet de loi, juristes, responsables d'associations familiales, maires, élus


Plan :
Chapitre 1 – La fabrication d’enfants adoptables
Chapitre 2 – La filiation au cœur d’un imbroglio inextricable
Chapitre 3 – La PMA de convenance ou la généralisation de la procréation artificielle
Chapitre 4 – Les questions pratiques sans issue
Chapitre 5 – La prise en charge : qui va payer ?
Chapitre 6 – GPA : les difficultés supplémentaires
Chapitre 7 – Les enfants issus de PMA réalisées à l’étranger
Chapitre 8 – Les aspects spécifiques du recours à la GPA à l’étranger

 


Résumé

La procréation médicalement assistée (PMA), encore réservée aux couples homme/femme, et la gestation pour autrui (GPA) sont désormais revendiquées par certains couples de même sexe.
Si le gouvernement français a reculé sur la PMA pour les couples de femmes, la Cour européenne des droits de l’homme pourrait l’imposer au peuple français.
Pour la GPA, déjà la circulaire Taubira du 25 janvier 2013 ordonne-t-elle aux greffiers de « fermer les yeux » et d’accorder la nationalité française aux enfants nés de GPA à l’étranger. 

L’auteur, juriste, dresse un état des lieux : aujourd’hui, le droit accompagne le lien affectif et éducatif pouvant exister entre un adulte et un enfant. En revanche, admettre dans le droit français une filiation déconnectée de l’engendrement conduit immanquablement à des contradictions insolubles, à l’émergence d’un marché de la procréation, etc.
Réalise-t-on qu’un enfant né par insémination avec donneur pourrait, légitimement et légalement, demander des comptes à l’État, au médecin, au conjoint qui a laissé faire, à la mère elle-même ?
Savons-nous qu’un enfant de divorcés pourrait se voir imposer, comme troisième parent, le nouveau conjoint de son père ou de sa mère ?
Cet ouvrage s’adresse à tous ceux qui veulent des arguments pour défendre d’abord l’intérêt de l’enfant.

 

http://www.librairietequi.com/A-56440-pma-gpa-la-controverse-juridique.aspx

 

 

. Les contradictions juridiques du "mariage pour tous" (Aude Mirkovic)

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21 mai 2014 3 21 /05 /mai /2014 14:11

Helmut-Schmidt.jpg"Je ne crois pas que Poutine veuille la guerre." Mais,... "le risque que la situation s’aggrave, comme en août 1914, augmente de jour en jour", a déclaré à 95 ans, l’ancien chancelier allemand SPD (parti social-démocrate) Helmut Schmidt (1974-1982), dans un entretien à Bild. Dans cet entretien, Helmut Schmidt a également évoqué la "tentative de la Commission de l’UE d’annexer l’Ukraine".


Extrait : 

 

 

Bild – Quelle devrait être la priorité du nouveau Parlement au lendemain des élections du 25 mai ?

Schmidt – Je l’ai déjà dit il y a plusieurs années : un coup d’État contre la Commission européenne, désormais composée de 28 commissaires et de milliers de bureaucrates. Même si les députés ob-tiennent maintenant de nouveaux pouvoirs, le Parlement a besoin de nettement plus de pouvoir par rapport à la bureaucratie bruxelloise de l’UE. Seule une rébellion du parlement peut y parvenir.

 

Bild – Bruxelles se mêle-t-il trop des affaires des États membres ?

 

Schmidt – Pas seulement, Bruxelles s’impose également trop sur la scène politique mondiale, bien que la plupart des commissaires n’y comprennent pas grand-chose. L’exemple le plus récent est la tentative de la Commission de l’UE d’annexer l’Ukraine. Ainsi que celle d’attirer à elle la Géorgie. Faut-il rappeler que la Géorgie ne se trouve pas en Europe. C’est de la mégalomanie, nous n’avons rien à faire là-bas!

 

Bild – Vous exigez plus de retenue de la politique étrangère de l’UE ?

 

Schmidt – Pas de la part de l’ensemble de l’UE, mais des fonctionnaires et des bureaucrates bruxellois. Ils n’y comprennent pas assez ! Et ils mettent l’Ukraine devant l’obligation de choisir entre l’Ouest et de l’Est.


Bild – L’Europe est-elle au bord de l’abîme comme en 1914 avant la guerre mondiale ?

 

Schmidt – La situation me semble de plus en plus comparable. L’Europe, les Américains et les Russes se comportent exactement comme Christopher Clark le décrit dans son livre que je recommande sur le début de la Première Guerre mondiale : des somnambules.

 

Bild – Voyez-vous vraiment poindre la menace d’une guerre pour l’Ukraine ?

 

Schmidt – Je ne suis pas partisan d’évoquer une troisième guerre mondiale et encore moins les demandes de budget supplémentaire pour équiper l’OTAN. Mais le risque que la situation s’aggrave, comme en août 1914, augmente de jour en jour.

 

Bild – Vous et Gerhard Schröder maintenez donc que Poutine cherche la paix et la réconciliation avec ses voisins ?

 

Schmidt – Je ne crois pas que Poutine veuille la guerre. Et l’Europe doit tout faire pour encourager la Russie dans cette voie plutôt que de parler à la légère de « Troisième Guerre mondiale » comme le gouvernement de Kiev ou de personnes dans l’entourage du président américain Obama.

 

Source: http://www.bild.de/video/clip/helmut-schmidt/helmut-schmidt-ueber-die-europawahl-und-die-ukraine-35991794.bild.html via traductions http://www.les-crises.fr/schmidt-bild/

 

 

. La banque compare Poutine à Hitler

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21 mai 2014 3 21 /05 /mai /2014 13:19

"Le futur système de sécurité authentique et juste doit se fonder sur l'équilibre des mécanismes de la diplomatie bilatérale et multilatérale, en excluant tous les systèmes et blocs fermés et étroits", a déclaré aujourd'hui Vladimir Poutine à Shanghai en Chine. On comprend mieux pourquoi l'Oligarchie mondialiste et unilatérale le compare à Hitler !   

 

Sécurité en Asie-Pacifique: Poutine plaide pour une architecture équilibrée  

 

Sécurité en Asie-Pacifique: Poutine plaide pour une architecture équilibrée

 

La région Asie-Pacifique a besoin d'une architecture de sécurité permettant une interaction d'égal à égal et excluant les blocs fermés, a déclaré le président russe Vladimir Poutine lors de la Conférence pour l'interaction et les mesures de confiance en Asie qui se déroule à Shanghai, en Chine.

 

« La région a besoin d'une architecture de sécurité qui garantisse une interaction d'égal à égal, un véritable équilibre des forces et l'harmonie des intérêts. Nous sommes persuadés que tout ceci doit être basé sur l'indivisibilité de la sécurité. ... Le futur système de sécurité authentique et juste doit se fonder sur l'équilibre des mécanismes de la diplomatie bilatérale et multilatérale, en excluant tous les systèmes et blocs fermés et étroits. Seule une telle approche nous permettra de prévenir l'émergence de nouvelles lignes de fracture politiques ou idéologiques dans la région », a indiqué le chef de l'Etat russe.

 

Source et suite: http://french.ruvr.ru/news/2014_05_21/Securite-en-Asie-Pacifique-Poutine-plaide-pour-une-architecture-equilibree-8939/

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21 mai 2014 3 21 /05 /mai /2014 12:34

Compte-rendu de la procession à Paris samedi 17 mai 2014 en hommage au 800e anniversaire de la naissance de Saint-Louis.


 

 

Reportage réalisé par Vexilla Galliae lors de la procession en hommage à Saint Louis, à Paris, le samedi 17 mai 2014.

 

Présence de Monseigneur Louis de Bourbon, duc d'Anjou, héritier légitime du trône de France.

 

Source: http://www.vexilla-galliae.fr/actualites/divers/829-reportage-commemoration-en-hommage-a-saint-louis

 

 

 

Reportage TV-Libertés

 

http://img.over-blog.com/500x708/0/51/99/49/Mai-2014/Saint-Louis--800e-anniversaire-de-la-naissance-Affiche-proc.jpgSamedi 17 mai, l'association "Oriflamme" ayant pour objet le soutien à l'expression d'une culture chrétienne populaire organisait une grande procession à Paris. Il s'agissait de célébrer et de commémorer le roi de France Louis IX ou Saint-Louis, dont on fête le 800e anniversaire de la naissance cette année. Environ deux mille personnes se sont rendus à pieds de l'église saint Eugène sainte Cécile à Notre-Dame. Six paroisses de Paris et d'Île de France se sont associées à ce pélerinage.

 

Dans le cortège, trois ordres chevaleresques, les chevaliers teutoniques, l'ordre hospitalier de Malte, ainsi que l'ordre du Saint-Sépulcre. Le duc d'Anjou, héritier du trône de France pour les légitimistes était aussi dans le cortège. Les Parisiens ont pu assister à une procession religieuse à la fois festive et fervente animée par la fanfare royale d'Hanzinne, la schola Sainte-Cécile, et le Choeur Montjoie Saint-Denis. Et devant Notre-Dame, les deux prétendants au trône, le comte de Paris pour les Orléanistes et le chef de la Maison de Bourbon se sont salués. C'est la première fois que les représentants des branches royales rivales se sont affichés ensemble à une manifestation publique. Ils ont tenu à entrer en même temps dans la cathédrale.

Les fidèles ont pu se recueillir sur les reliques de Saint-Louis et celles de la Passion du Christ. Un clou de la crucifixion, un morceau de la Croix et la Couronne du Christ étaient exposés.

 

 

. Le 800e anniversaire de la bataille de Bouvines embarrasse l'Oligarchie

. Message de Louis XX aux Français le 25 janvier 2014 : le Prince rappelle la figure de Saint Louis, Roi de justice, le devoir de défendre les faibles, et redit sa "disponibilité" pour la France

. Entretien intégral du prince Louis de Bourbon par Stéphane Bern (Le Figaro du 24 avril 2014)

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21 mai 2014 3 21 /05 /mai /2014 12:32

Dans une belle inversion accusatoire, le prince Charles, dont on connait les liens de sa famille des Hanovre avec la franc-maçonnerie depuis le XVIIIe siècle, la banque, la finance mondiale (banques centrales et privées) et le Nouvel ordre mondial impérialiste, s'est permis de comparer Poutine à Hitler. Rien n'arrête ces gens !

 

Poutine--Entretien-telephonique-sur-les-refere-copie-1.jpgEn visite au Canada, le prince Charles a comparé le président russe Vladimir Poutine à Adolf Hitler, écrit mercredi RBC se référant au quotidien Daily Mail.

 

Commentant dans une conversation privée la politique ukrainienne de la Russie et le rattachement de la Crimée au territoire de la Fédération, le prince de Galles a déclaré: "Aujourd'hui, Poutine fait pratiquement la même chose qu'Hitler.

 

Marianne Ferguson, qui a perdu des proches pendant la Seconde Guerre mondiale, accompagnait le prince Charles au Musée canadien de l'immigration à Halifax: elle a confirmé que le prince avait effectivement prononcé cette phrase.

 

"Il m'a demandé quand j'étais arrivée au Canada. J'ai répondu: en 1939. Il a dit qu'aujourd'hui Poutine se comportait comme Hitler. Je suis du même avis: regardez, il s'empare des pays comme le faisait Hitler. Le prince n'a rien dit de particulier sur la Russie en soi", a déclaré Marianne Ferguson au journaliste de la BBC.

 

Le service de presse du prince Charles a répondu aux journalistes du Daily Mail qu'il ne ferait aucun commentaire sur cette conversation privée du prince.

 

La porte-parole de la résidence des membres de la famille royale de Clarence House a tout de même précisé au quotidien Daily Telegraph: "C'était une conversation privée et profonde avec une dame qui a perdu des membres de sa famille dans l'Holocauste".

 

Daily Mail affirme qu'une rencontre est prévue en France entre le prince Charles et le président Poutine le 6 juin, jour-anniversaire du débarquement en Normandie.

 

Source : http://fr.ria.ru/presse_russe/20140521/201273296.html

 

Aux Etats-Unis, la « démocrate » Hillary Clinton, ex-chef de la diplomatie américaine et le sénateur des Etats-Unis (Arizona), candidat républicain à l'élection présidentielle 2008, John McCain, ont eux aussi comparé Poutine à Hitler. «Si vous avez l'impression d'avoir déjà vu ce qui passe en Ukraine, c'est parce que c'est ce qu'a fait Hitler dans les années 1930», a déclaré  Hillary Clinton, lors d'une collecte de fonds, à Long Beach, en Californie. «on peut comparer la délivrance de passeports russes aux Ukrainiens qui ont des liens avec la Russie aux mesures prises par l'Allemagne nazie avant qu'Hitler n'envahisse des pays voisins», a-t-elle ajouté. John McCain, a lui aussi supporté publiquement Hillary Clinton, en publiant un tweet explicite. «Sa comparaison est bonne» a-t-il posté sur son compte officiel. 

 

Source : http://www.leparisien.fr/international/ukraine-quand-hillary-clinton-compare-poutine-a-hitler-06-03-2014-3649713.php

 

Poutine comparé à Hitler... par le successeur à la Couronne britannique et par les élites oligarchiques occidentales, on devine comment cela peut finir avec une 3e guerre mondiale comme en 1940 si Poutine ne parvient pas déjouer les pièges tendus par l'Oligarchie, notamment en Ukraine.

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20 mai 2014 2 20 /05 /mai /2014 23:00

Saints-Christophe-Magallanes--pretre-et-ses-24-compagnons-.jpgSaint Christophe (Cristobal) Magallanes, prêtre mexicain, né le 30 juillet 1869, fut persécuté ainsi que vingt-quatre de ses compagnons suite à un décret ordonnant la fermeture des églises et l'arrestation des ministres du culte.(1)

Persécutés en haine du nom chrétien et de l’Église catholique et, pour avoir confessé leur foi dans le Christ Roi, saint Christophe Magallanes Jara, et ses 24 compagnons, prêtres et laïcs, martyrs du Mexique, reçurent la couronne du martyre.

 

Devenu prêtre en 1899, Cristóbal est missionnaire parmi les indigènes et très fervent envers la Vierge. Devant le bourreau qui allait le fusiller il eut la force de réconforter son camarade de martyre, le Père Agustín Caloca, en lui disant: "Reste tranquille, mon fils, seulement un moment et puis le ciel". Puis, en se tournant vers la troupe, il s'exclama: "Je meurs innocent et je demande à Dieu que mon sang serve pour l'union de mes frères mexicains."

 

Au Mexique, dès 1913, un décret d'un gouvernement socialiste ordonne la fermeture des églises et l'arrestation des prêtres. On interdit de dire "adios" ou "Si Dieu le veut" ("si Dios quiere"), de sonner les cloches, d'apprendre à prier aux enfants; on détruit les églises, expulse les congrégations religieuses, on met hors-la-loi les organisations professionnelles non gouvernementales, l'enregistrement des prêtres est rendu obligatoire.

 

En 1924-1928, président du Mexique, le général Plutarco Elias Calles, qui a juré de détruire la foi chrétienne, mène une politique anticléricale et provoque le soulèvement des "Cristeros" qui résistent (1926-1929). Ils affrontent les régiments du pouvoir, qui entrent à cheval dans les églises, profanent le Saint-Sacrement, et se déchaînent. Le soulèvement, formé essentiellement de paysans, concerne surtout la région du Centre-Ouest (Jalisco). “Ils s’avancent comme en pèlerinage”, mais sont accueillis par l’armée à coups de fusils et de mitrailleuses, et dispersés sans peine. A plusieurs reprises, ils sont battus en terrain découvert et le gouvernement ne s’inquiète pas, au contraire. Mais, à chaque fois ils se replient dans les montagnes et font de la "guerrilla". Ceux qui sont faits prisonniers sont exécutés par la troupe et ils meurent en criant : "Vive le Christ-Roi!" On les appelle "Cristeros" par dérision, mais ensuite, ils revendiquent ce nom. Parmi eux, il y a des prêtres, non engagés dans le mouvement armé, mais continuant à se prodiguer pacifiquement au soin des âmes. Certains seront béatifiés.

 

Dans ce cadre, l'intolérable oppression et la persécution déclenchée par le gouvernement contre les catholiques réveillèrent une véritable «Vendée mexicaine», disposée même au sacrifice en armes pour défendre le droit de citoyenneté qui revient à la vérité des choses et à cet humanisme authentique, que seule la perspective catholique sur la société et sur la politique garantit pour tous, c'est-à-dire pas seulement aux catholiques.

L'insurrection mexicaine prit un nom devenu - dans un cercle de savants qui n'ont pas renoncé à la mémoire vivante - célèbre. Elle s'appela «Cristiada» presque une croisade, et ses chevaliers de l'idéal, nobles va-nu-pieds, étaient les «Cristeros». C'était en effet ainsi qu'avec arrogance et pédanterie les ennemis les apostrophaient, estropiant les mots "Christos Reyes", c'est-à-dire «Christ-Roi», en d'autres termes ces gens qui persistaient à lutter et à succomber au cri de «Vive le Christ Roi». Du reste, les Cristeros se battaient en endossant l'uniforme du chapelet ou d'un grand crucifix autour du cou, tout comme leurs «ancêtres» de la Vendée. ... En somme, ce petit nom fut un drapeau; et même LE drapeau, l'emblème d'une conception différente de l'action politique et de l'organisation de société, qui s'opposait à celle de ceux qui les persécutaient. (2) 

 

Ce mouvement de résistance, “le movimento cristero”, dure de 1926 à 1929. L’État comprend qu’il n’en viendra pas à bout. Quant à Pie XI, dès le début, il a condamné cette persécution, notamment avec l’encyclique “Iniquitates afflictusque” (1926). Mais pour sauver un minimum de liberté à l’Église, il est prêt, selon sa boutade, à “traiter avec le diable en personne”. Finalement, on aboutit aux accords (‘arreglia’) du 21 juin 1929. Les cloches sonnent à nouveau. Mais les cristeros se sentent oubliés. Les accords ont été traités sans eux. D’ailleurs, les lois anticléricales ne sont pas abrogées, mais leur application est seulement suspendue ; c’est un modus vivendi. Et de plus, la persécution reprend. Beaucoup de cristeros, qui ont rendu loyalement leurs armes par obéissance au Pape, sont alors assassinés. Pie XI proteste contre cette violation des accords par l’encyclique “Acerbo nimis” en 1932, mais il cherche à éviter la rupture avec le gouvernement. Quant à la "guerrilla", elle reprend (1932-1938) mais affaiblie, car l’épiscopat mène une politique d’apaisement et excommunie les catholiques qui reprennent le maquis. Rome et l’épiscopat voient sans doute sur le long terme, mais sur le coup, les cristeros, ne comprennent pas. Pourtant, ils se soumettent. A la veille de la guerre de 1939, une évolution se dessine ; des équipes beaucoup moins teintées de marxisme arrivent au pouvoir et les lois religieuses reçoivent une application plus souple. L’Église mexicaine se réorganise.

Les pauvres cristeros resteront longtemps oubliés, officiellement, même par la hiérarchie catholique. La béatification de 1992 est venue les remettre en lumière. Beaucoup mouraient en criant aussi « Vive le Pape ! » et « Vive Notre-Dame de Guadalupe ! » Aussi, lors de leur canonisation qui a suivi en l’an 2000, Jean-Paul II a-t-il pu déclarer: "Le peuple mexicain s'est toujours distingué par son grand amour pour Dieu, la Vierge, l'Église et le Pape." Le pape Benoît XVI procède à la béatification d’un nouveau groupe en 2005. Ainsi les cristeros entrent-ils glorieusement dans l’histoire de l’Église, et l’histoire tout court ! (3)

 

Vingt-deux des martyrs dont on fait mémoire aujourd'hui étaient des prêtres diocésains, comme Christophe Magallanes, et trois d'entre eux étaient des jeunes de l'action catholique. L'un d'eux, Manuel Morales, âgé de 28 ans, était marié et père de trois petits enfants. Avant d'être fusillé, il s'exclama: "Je meurs, mais Dieu ne meurt pas, il aura soin de ma femme et de mes enfants".

 

Cristóbal Magallanes est béatifié le 22 novembre 1992 et canonisé le 21 mai 2000 à Rome par Jean Paul II. Fête le 21 mai.

 

Le 21 mai au martyrologe romain: Mémoire des saints Christophe Magallanès, prêtre, et de ses compagnons: les saints Romain Adame, Rodrigue Aguilar, Jules Alvarez, Louis Batis Sainz, Augustin Caloca, Matthieu Correa, Atila Cruz, Michel de la Mora, Pierre Esqueda Ramirez, Marguerite Flores, Joseph Isabel Flores, David Galvan, Pierre Maldonado, Jésus Mendez, Justin Orona, Sabas Reyes, Joseph-Marie Robles, Turibio Romo, Janvier Sanchez Delgadillo, Tranquillin Ubiarco et David Uribe, prêtres; Emmanuel Morales, Sauveur Lara Puente et David Roldan Lara, laïcs., martyrs, qui de 1926 à 1928, dans différentes régions du Mexique, furent persécutés en haine du nom chrétien et de l’Église catholique et, pour avoir confessé leur foi dans le Christ Roi, reçurent la couronne du martyre.

 

Le 25 mai au martyrologe romain: À Catatlan, au pays de Guadalajara au Mexique, en 1927, la passion de saint Christophe Magallanès et Augustin Caloca, prêtres et martyrs, victimes de la persécution religieuse en ce pays. Prêtres dans la même paroisse, ils furent fusillés ensemble. Leur mémoire est célébrée le 21 mai avec celle de leurs compagnons.

 

Martyrologe romain (4)

 

Sources:

 

(1) http://levangileauquotidien.org/main.php?language=FR&module=saintfeast&localdate=20120521&id=13876&fd=0

(2) http://benoit-et-moi.fr/2012-I/0455009fcb0e2340d/0455009fef0f5c913.html

(3) http://www.abbaye-saint-benoit.ch/hagiographie/fiches/fg024.htm

(4) http://nominis.cef.fr/contenus/saint/10187/Saints-Crist%F3bal-Magallanes-et-ses-24-compagnons.html

 

 

. Le film "Cristeros", objet d'une cabale laïciste

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20 mai 2014 2 20 /05 /mai /2014 11:39

Mis à jour, 12 juin 2014

L'Histoire, Bouvines 1214, La plus belle bataille du Moyen

La victoire de Bouvines (Nord) est l'une des plus belles batailles du Moyen Âge. Elle sauve le royaume de France au 13e siècle d'une invasion anglo-germano-flamande cimentée par l'argent (40 000 marcs d'argent) du roi d'Angleterre Jean sans Terre (1), et ouvre à la France un siècle de prospérité. Ses retombées en termes culturel, civilisationnel et géopolitique sont considérables. Pourtant, l'Oligarchie a décidé d'ignorer son 8ème centenaire.

La situation, grave, dramatique, vit en juillet 1214 une coalition des rancoeurs et des avidités se former. Le Plantagenêt, l'empereur allemand et des féodaux jaloux de la puissance capétienne, constituèrent un terrible danger national dont l'argent et/ou l'appât du gain constituait le ressort.

Le 27 juillet prochain doit avoir lieu la reconstitution de la bataille à l'occasion du huitième centenaire. Un article de La Croix du Nord mentionne le programme des festivités, quatre temps forts et une ribambelle de rendez-vous tout cet été. Les temps forts :

1 – Le son et lumière Bouvines la Bataille, les 3,4,5 et 6 juillet. Un spectacle écrit par Alain Streck, trente tableaux combinant du théâtre, de la danse, des chants, de la cascade, de l’art équestre et de la pyrotechnie ! Réservations ouvertes sur le site www.bouvines-la-bataille.fr.

2 – Les Médiévales, des campements médiévaux, le samedi 5 et le dimanche 6 juillet, qui racontent la vie des contemporains de Philippe-Auguste.

3 – Bouvines 2014, entre Ciel et Terre : un rassemblement de géants, le dimanche 6 juillet, autour du nouveau venu, le géant Philippe Auguste !

4 – Les commémorations officielles du dimanche 27 juillet 2014 : messe, dépôt de gerbe et concert chorale dans le parc du Château !

 

Timbre-commemoratif-2014-Bataille-de-Bouvines--1214-.jpg

Le 25 et 26 avril 2014, à la salle Jean-Noël à Bouvines  a eu lieu une exposition philatélique pour l'édition d’un timbre commémoratif de la bataille (dans la série des « grandes heures de l’histoire de France »).

 

Le maire de Bouvines et président de Bouvines 2014, Alain Bernard, qui organise de juillet 2013 à juillet 2014 "des manifestations festives et culturelles, d'ampleur au moins régionales, voire nationales, de façon à rappeler au maximum de personnes ce qui s'est passé ici à Bouvines, un évènement important pour l'histoire de la France", a poussé un coup de gueule le 10 juin 2013 : « "Pas de subventions, pas de commémorations. Ou réduites à leur plus simple expression!" pour le jubilé des 800 ans de la bataille de Bouvines, une des dates majeures de l’Histoire de France, qui n'intéresse ni l’État ni les collectivités locales... qui n’ont pour l’heure accordé aucun subside à l’association qui prépare l’événement depuis cinq ans. Philippe Auguste doit se retourner dans sa tombe!».

Georges Duby mentionne qu'en 1914 déjà, à l'occasion du 7e centenaire, « il vint aussi "quelques centaines de socialistes qui sifflèrent sottement vendredi soir à Lille la retraite militaire organisée en souvenir de Bouvines". L'Echo de Paris du 29 juin le déplore. » (2) 

Les socialistes de 2014, moins sots mais plus sournois, pourraient traiter l'évènement par le silence doublé d'un refus de subventionner le jubilé du 800e anniversaire... Cette attitude est emblématique du mépris que l'Oligarchie mondialiste, financière et matérialiste porte pour notre histoire, nos héros, et finalement pour toutes les valeurs-qualités françaises qui ont fait la France (libertés des villes, des communes, des corporations professionnelles, l'égalité chrétienne, etc.), valeurs-droits qui protégeaient le petit face au grand, le faible contre le fort, que l'Oligarchie libérale marchande a détruit en 1791 (Cf. Analyse de La loi Le Chapelier par Marion Sigaut) et n'a depuis de cesse d'éliminer... Bouvines, symbole de cette société de multiples protections sociales doit être abattu !

La Bataille de Bouvines, absente des manuels scolaires, avec ses conséquences pour la France, nous montre une forme d'Etat différente de celle que nous connaissons aujourd'hui, d'une administration centralisée, que l'autorité a pu résider ailleurs qu'à Paris... Bouvines nous montre une société où le fondement des rapports d'homme à homme (féodalisme) résidait ailleurs que dans le rapport du capital et du travail (salariat), une société où l'argent était secondaire, le profit et l'utilité absents ou très secondaires. Une société où le serment vassalique imprégnant les relations d'homme à homme et irriguant toutes les valeurs d'honneur et de fidélités, amicales, familiales, professionnelles (corporations) protégeait l'individu de l'arbitraire des puissants et non l'asservissait pendant les "siècles obscurs"... (3) 

C'est la raison pour laquelle, contre cette manipulation-falsification de l'histoire mise au service de l'idéologie libérale républicaine, face au silence et au mépris oligarchique, la commémoration du 800e anniversaire de la bataille doit être l'occasion pour nous tous de porter plus loin notre réflexion sur l'Etat que nous voulons pour la France aujourd'hui, et cette alternative politique que nous avons vu ne pouvoir advenir que par un changement des institutions !

 

 

 

Par son retentissement formidable, cette bataille menée de face, et remportée grâce à notre cavalerie, est classée parmi les mythes fondateurs de notre nation.   

Régulièrement à partir de 1190, et définitivement à partir de 1204, Philippe Auguste remplace son titre de rex francorum, "roi des Francs" par rex Francie, "roi de France". Le principe héréditaire prenant le dessus sur le principe électif, Philippe II est le premier des Capétiens à ne pas prendre la peine de faire sacrer son fils de son vivant.

 De 1202 à 1206, Philippe unifie son royaume, il reconquit sans grande difficulté le duché de Normandie, les comtés du Maine, Anjou, Touraine, Poitou et Saintonge. De l'immense héritage que Jean sans Terre a reçu de son frère Richard Coeur de Lion, il ne lui reste plus sur le continent que le duché d'Aquitaine, tandis que la Bretagne demeurait hors du domaine royal que Philippe quadrupla.

 

Sortie à Bouvines

Conseil de guerre de Valenciennes : les coalisés ( flamands , Saxons, Allemands ) partagent la France avant la bataille.

 

Sortie à Bouvines

Prière du roi Philippe Auguste au matin de la bataille , dans l'église de Bouvines.

 

http://ecx.images-amazon.com/images/I/51FK8EFF0CL._SY300_.jpgDès le XIIIe siècle, Bouvines se transforme en légende. C'est le mythe de la naissance de la nation et de la royauté réunies comme l'a révélé Georges Duby dans son livre à sensation Le Dimanche de Bouvines. "Le premier sentiment de nation France" pour Max Gallo, la première expression d’une véritable conscience nationale. L’annonce de la victoire provoqua un tel "mouvement d’enthousiasme populaire", une si grande allégresse, qu’on y pourra lire la "naissance d’une nation" (J. Bainville, Histoire de France.)

 

 

« Roger de Wendower qui, dans sa Fleur des histoires, raconta entre 1219 et 1225 les évènements marquants des années 1193-1216, fournit du combat de Bouvines une relation... bien informée et qui au 13e siècle, fut maintes fois utilisée par d'autres historiens anglais. Il a bien vu comme le roi Philippe s'appuyait sur les trois "ordres", sur les comtes, les barons, les chevaliers qui l'entouraient, mais aussi sur les sergents à cheval et à pied, sur les communes des villages et des cités qui lui apportaient le soutien du peuple, les clercs et les moines se tenaient en prière, chantant sans cesse, multipliant les offices "pour l'état du royaume". » (4)

 

Philippe-Auguste--1165-1223-.JPG

Armorial-de-Philippe-II-Auguste--Roi-de-France.gif

 

 Armorial de Philippe II Auguste, D'azur semé de fleurs de lys d'or

 

La bataille a opposé l'ost royal (service militaire que les vassaux devaient à leur suzerain au Moyen Âge), une magnifique cavalerie commandée par des chefs dévoués et unis, renforcée par quelques milices communales et soutenues par Frédéric II de Hohenstaufen, à une coalition hétéroclite beaucoup plus nombreuse mais affaiblie par des rivalités, constituée de princes et seigneurs menée par Jean sans Terre, duc d'Aquitaine, de Normandie et roi d'Angleterre, et soutenue par l'empereur du saint empire Otton IV de Brunswick, les princes de l'empire, le duc de Lorraine, Ferdinand de Portugal comte de Flandre, le marquis de Namur,  le duc de Brabant, un contingent redoutable de mercenaires combattant à pied, en phalange compacte et épaisse, qu'on appelle "Brabançons", ainsi qu'un grand nombre de seigneurs et chevaliers allemands.

Le contingent anglais était commandé par le demi-frère de Jean sans Terre, Guillaume de Longue-Épée, fils illégitime d'Henri II d'Angleterre.

 

Philippe-Auguste-a-la-Bataille-de-Bouvines-1214.jpg

En 1914, dans Le Petit journal, la presse populaire célèbre le 700ème anniversaire d'une "grande victoire française."

 

 

On a vu que d'autres batailles plus anciennes peuvent prétendre à ce titre à la naissance du sentiment national, comme les antiques batailles de Tolbiac sur les Alamans en 496 (qui entraîna la conversion de Clovis et fit de la France la "Fille aînée de l'Eglise"), ou même celle en plein empire romain, du Pont Milvius en 312, une bataille qui vit deux visions du monde s'affronter, le monde païen et le monde chrétien, les légions gauloises - qui avaient déjà été fédérées par Vercingétorix à Alésia- et chrétiennes de Constantin face aux légions païennes de Maxence. Deux batailles qui aux 3e et 5e siècles marquent incontestablement à leur manière, le berceau jusqu'à nos jours, de la civilisation européenne et chrétienne.

http://upload.wikimedia.org/wikipedia/commons/thumb/c/cf/Oriflamme.png/111px-Oriflamme.png

Notons également, qu'en juillet 1124, l'invasion de l'empereur germanique Henri V (qui voulant aider son beau-père Henri Ier d'Angleterre, plus jeune fils de Guillaume le Conquérant, dans le conflit qui l'opposait à Louis VI pour la succession dans le duché de Normandie, envahit la France et avança jusqu'à Reims avec une puissante armée), vit  le capétien Louis VI faire appel à l’ost, lever en hâte une armée et convoquer les grands vassaux du royaume, qui tous envoyèrent des contingents. Pour l'historienne Régine Pernoud, c'est « la preuve la plus convaincante de l'existence du sentiment national ». « [O]n assiste alors à une levée d'armes générale dans tout le royaume; les barons les plus turbulents, parmi lesquels un Thibaut de Chartres, alors en pleine révolte, oublient leurs querelles pour venir se ranger sous l'étendard royal, le célèbre oriflamme rouge frangé de vert que Louis VI avait pris sur l'autel de Saint-Denis. La notion de patrie était donc, dès cette époque, assez ancrée pour provoquer une coalition générale, et l'on avait, à travers la diversité et l'émiettement des fiefs, conscience de faire partie d'un tout. Cette notion devait s'affirmer encore avec éclat, un siècles plus tard, à Bouvines. » (5)

L'oriflamme « que l'on dit avoir conduit les armées de Dagobert ...serait, à ce que laisse entendre la Chanson de Roland (rédigée v. 1100) et que montrera la mosaïque de Latran, la bannière de la Rome antique transmise à Charlemagne par le pape Léon III. » (6)

 

Mosaique-de-Latran--796-798-.jpg

La Mosaïque de l'archibasilique Saint-Jean-de-Latran de Rome, exécutée entre 796 et 798 à la demande du pape Léon III, représente notamment ce dernier et Charlemagne, agenouillés aux pieds de Saint Pierre qui leur remet les clefs et la bannière, symboles de leurs pouvoirs respectifs.

 

 Conservé à la Basilique Saint-Denis, l'oriflamme n'était sorti que lorsque des grands dangers menaçaient le royaume. Hissé sur le champ de bataille, il signifiait aux troupes françaises qu'il ne fallait pas donner de quartier aux ennemis.  

L'armée de Louis VI, réunie à Reims, fit une telle impression qu'à la mi-août 1124 les troupes germaniques rebroussèrent chemin sans livrer bataille. Dans un même élan patriotique, tous les Grands avaient répondu présent : le cousin du roi, le comte de Vermandois Raoul « le Borgne », le duc Hugues II de Bourgogne, le duc Guillaume IX d’Aquitaine, le comte Charles Ier de Flandre, le duc Conan III de Bretagne, le comte Foulque V d'Anjou, le comte de Champagne Hugues de Troyes, le comte Guillaume II de Nevers et même le comte de Blois, Thibaud IV. Après avoir été chercher l'oriflamme à Saint-Denis, Louis VI se retrouva donc à la tête d’une telle armée que l’affrontement que tout le monde pensait inévitable, ne se fit pas. Henri V, certainement impressionné par cette mobilisation prétexta des troubles dans sa capitale de Worms, et se retira sur Metz le 14 août sans combattre. (7)

 

Gisant-de-Louis-VI-le-Gros.jpg

Gisant de Louis VI, grand-père de Philippe Auguste

 

http://upload.wikimedia.org/wikipedia/commons/thumb/0/0c/Lothaire-Face.jpg/220px-Lothaire-Face.jpgEnfin, en remontant au 10e s., nous trouvons un affrontement, moins important certes, mais qui en 978 opposa l'empereur germanique Otton II et le roi de Francie occidentale, Lothaire, lequel aidé d'Hugues Capet (descendant des Robertiens et fondateur onze ans plus tard de la dynastie capétienne) vainquit les impériaux à la "petite bataille de Soissons". À cette occasion, l'empereur Otton II leva une armée germanique de 60000 hommes qui ravagea et incendia les faubourgs de Paris. Une défense ardente de la capitale par Hugues Capet, le vit refluer, et au franchissement de l'Aisne, aux portes de Soissons, entre la rivière, l'abbaye Saint-Médard et le bourg Saint-Waast, être taillé en pièces sur les rives de la rivière qui s'appelle Le Champ bouillant à cause du grand bouillonnement d'eau et turbulences infernales qui emportaient les soldats germains gesticulant sans qu'aucque puisse leur porter secours.

 

 

Philippe-Auguste-prend-l-oriflamme-a-Saint-Denis-le-24-jui.jpg

Philippe Auguste prend l'oriflamme à Saint-Denis, par Pierre Henri Revoil, 2e quart du 19e siècle, Musée national des châteaux de Versailles et Trianon.

Quand Philippe prend l'oriflamme à la basilique Saint-Denis, la situation des Français semble désespérée.

 

C'est derrière l'oriflamme de Saint-Denis que combattirent les troupes communales de Philippe Auguste à Bouvines ce dimanche 27 juillet 1214.

 

La survie de la France, son indépendance, tint alors à peu de choses. Qu'on se rappelle qu'à la suite du partage carolingien de Verdun (843), la France n'était plus au XIIIe siècle qu'un royaume réduit, menacé à l'ouest par l'Angleterre et à l'est par l'Empire. La France ne dut son salut qu'à la volonté tenace de reconquête des Capétiens, dont les efforts continus conduiront la papauté sous Louis IX (dont nous avons fêté le 800ème anniversaire de la naissance le 25 avril) à officialiser son indépendance effective face au saint empire romain germanique.

 

La-France-en-1180.png

La bataille décisive de Bouvines nous rappelle que l'indépendance de notre nation française, fut toujours fragile et mérita tous les efforts de nos rois.

 

 

Les coalisés espéraient broyer la puissance française capétienne alors émergente.

Jean sans Terre devait débarquer en Poitou et marcher sur Paris par le sud.

Au Nord, s'avanceraient Flamands, Allemands et Hollandais.

À l'issue des hostilités, le royaume devait être partagé entre les vainqueurs, dépecé... Paris devait revenir au comte de Flandre.

Averti de ces menaces, Philippe se tourne vers les communes libres du Royaume pour qu'elles lui apportent leur soutien. De nombreuses villes du Nord répondent favorablement à l'appel du souverain et envoient plusieurs milliers de miliciens pour renforcer l'ost royal. Pour la première fois après 1124 et depuis l'époque gauloise, une véritable armée populaire levée par les communes, réveille le sentiment national. C'est une France unie derrière son roi qui avance vers l'armée des Coalisés perçus comme des envahisseurs.

Philippe lève deux armées. Dès le 2 juillet, Jean sans Terre dont l'armée constituait la pointe sud de la tenaille, fut terrassé par le prince Louis, fils de Philippe Auguste (le futur Louis VIII le Lion), à la Roche-aux-Moines en Anjou.

 

http://upload.wikimedia.org/wikipedia/commons/thumb/7/71/John_of_England_vs_Louis_VIII_of_France.jpg/800px-John_of_England_vs_Louis_VIII_of_France.jpg

La bataille de la Roche-aux-Moines. (Miniature du XIVe siècle)

 

Au Nord, Philippe Auguste guettait les coalisés massés à la frontière du Hainaut.

C'est à Bouvines dimanche 27 juillet 1214, qu'eut lieu le choc décisif. C'est  sur un plateau qui domine d'une dizaine de mètres les marécages de Flandre, près de Lille (Nord) que se joua le destin du peuple français et sa liberté. 15000 Français faisaient face à 25000 Coalisés. Le combat engagé vers midi se termina vers 5 heure du soir.

Othon-IV.jpg

 Armorial-d-Othon-IV-de-Brunswick.gif

 

Armorial d'Otton IV de Brunswick

 

Contrairement aux usages du temps, l'empereur Otton qui se tenait là, dans son armure, un dragon surmonté d'un aigle d'or, ne respecta pas la trêve du dimanche (interdiction pontificale de faire la guerre le dimanche) et voulut engager le combat contre l'arrière-garde française. Il avait juré d'en finir avec la France.  

Philippe fit aussitôt faire à son armée une conversion totale et présenta toutes ses troupes rangées en bataille face aux Impériaux.

Avant la bataille, Georges Duby explique que Philippe « entra dans la chapelle » (à quelques distances, en lisière des fonds, un monastère de fondation carolingienne à Cysoing) « et fit une brève oraison à Notre Seigneur. Quand il en sortit, il se fit armer hâtivement, puis sauta au destrier allégrement et en aussi grande liesse que s'il dût aller à une noce ou à une fête où il eut été invité. Alors commença-t-on à crier parmi les champs "aux armes, barons!", aux armes!" Trompes et buccins commencèrent à bondir... Alors fut rappelée l'oriflamme de Saint-Denis. ...[L]e roi retourna tout premier à grande course de cheval et se mit au premier front de la première bataille, si bien qu'il n'y avait personne entre lui et son ennemi. » (8) 

Les Français avaient l'avantage d'avoir derrière eux le soleil, très violent, qui éblouit l'ennemi. (9)

Pour les Français, on comptait mille et trois cents chevaliers, autant de sergents montés qu'avait assemblé Frère Guérin et entre quatre et six mille piétons qui étaient pour la majeure part des milices communales. Pour les alliés, bien trois fois ce nombre. Voici ce qu'en dit un prud'homme anonyme de Béthune :

 

"Tels sont les noms des hauts hommes qui avec le roi de France allèrent à cette bataille: Eudes, le duc de Bourgogne;  Henri, le comte de Bar; Henri, le comte de Grandpré, Jean, le comte de Beaumont; Gaucher de Châtillon, le comte de Saint Pol; Guillaume, le comte de Ponthieu ; Arnould, le comte de Guines; Raoul, le comte de Soissons; Mathieu de Montmorency;  Guillaumes des Barres; Enguerrand de Coucy, et ses deux frères, Thomas et Robert, et maint autres hauts hommes, dont je ne veux pas les noms nommer, car trop j'aurais de peine...

 

Cette bataille de Bouvines fût faite par un dimanche, le mois de juillet, en l'an de l'incarnation mille et deux cent et quatorze.

 

L'armée d'Othon a de son côté perdu soixante et dix chevaliers et un bon millier de fantassins. Le nombre de chevaliers fait prisonniers est remarquable, on en a compté au moins cent trente et au mieux nobles et chevaliers qui ont été pris par nous, Et parmi eux encore sont Renaud de Dammartin,, le comte Ferrand et Guillaume Longuespée, ainsi que des comtes allemands."

 

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Soudain, un silence impressionnant traversa les lignes françaises. Philippe Auguste au centre de nos troupes s'adressa aux combattants : « Seigneurs, barons et chevaliers, en Dieu est notre espoir et notre confiance. Otton et son armée ont été excommuniés… Ils sont les ennemis de la religion !... Et bien que nous soyons pécheurs comme autres hommes, toutefois nous nous soumettons à Dieu et à sa sainte Eglise. Nous la gardons et la défendons selon notre pouvoir, c'est pourquoi nous devons nous fier hârdiment à la miséricorde de Notre Seigneur, qui nous donnera de surmonter nos ennemis [et les siens] et de vaincre." ...Les barons lui demandèrent bénédiction [et lui, la main levée, pria pour attirer sur eux la bénédiction du Seigneur]. Trompes et airains firent sonner, puis firent assaut à leurs ennemis par grande et merveilleuse hardiesse. » (10)

 

Notre général en chef est un chef Hospitalier, Frère Guérin, vêtu de la tunique rouge croisée de noir. Puis les trompettes crachent leur musique de mort. Enfin les deux masses d'hommes se heurtent.

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Armorial de Frère Guérin, Evêque de Senlis, vice chancelier du royaume de France et premier des conseillers de la couronne.

De sable à la croix d'argent.


Le bon évêque, qui sut si judicieusement conseiller notre roi et nous mettre en bataille, portait ce jour une cotte d'arme et un écu qui étaient ceux qu'il avait reçu lorsqu'il avait prononcé ses voeux chez les très bons frères de l'ordre de Saint Jean de Jérusalem que l'on dit de l'Hôpital. Il commandait la bataille de la droite, ensemble avec le duc Eudes de Bourgogne.

 

 

La bataille est longtemps indécise.

 

Après trois heures de combats acharnés, Ferrand, le comte de Flandre est contraint par l'aile droite française de se rendre et ses troupes se débandent.

 

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Gravure Philippe-Auguste désarçonné à Bouvines pour la commémoration du 7e centenaire "d'une grande victoire française".

 

Au centre, Philippe Auguste se précipite dans les rangs ennemis pour désarçonner Otton ; coupé des siens, il manque d'être pris ou tué. « Renversé de son cheval, Philippe Auguste ne doit son salut qu'à la vigoureuse intervention de Guillaume des Barres. … La grande surprise, c'est l'entrée sur le champ de bataille de l'infanterie des communes » (11).

Sauvé in extremis par ses gardes du corps, remis en selle, Philippe lance alors avec Guillaume des Barres une charge massive droit sur l'empereur. Ce qui redouble la vaillance des Français. La violence de la charge brise les défenses impériales. Otton choisit lamentablement de fuir le champ de bataille.

Le sort de la bataille sera finalement dû à la fougue et au courage de la chevalerie franque, qui trace des sillons de sang dans les rangs impériaux. "On les vit à plusieurs reprises, par escadrons massifs, comme un énorme projectile, traverser de part en part les rangs ennemis" (12). L'armée coalisée perd, avec son chef, toute sa fougue. L'aile gauche française a plus de mal à venir à bout du corps de 700 Flamands qui finalement se fait massacrer. 

 

 

 

A l'endroit précis où Philippe a été désarçonné, selon la tradition et la rumeur populaire, a été édifiée la "Chapelle-aux-Arbres", une chapelle qui se trouve encore aujourd'hui au même endroit,  construite sur le chemin de Cysoing à Tournai.

Sur la façade de la chapelle était gravée une inscription en caractères gothiques.

La chapelle régulièrement démolie de siècles en siècles par les différentes troupes qui venaient de l'est, a été démolie en 14-18. Reconstruite dans les années 1930, démolie en 1940, elle a été remplacée par un calvaire qui laisse quelques mots abrégés.

  

Chapelle aux Arbres à Cysoing - Bouvines

Au lendemain de Waterloo, le 11 juin 1816, Marie-Angélique Vigneron-Sigié, très attachée au catholicisme, propriétaire des lieux, décida de faire donation à la fabrique de l’église de Cysoing d’une parcelle de deux ares soixante-six centiares de terres situées à Cysoing héritée de ses parents, « faisant l’emplacement d’une ancienne chapelle dite la chapelle aux Arbres, sous l’obligation que ce terrain sera et restera perpétuellement affecté à l’établissement d’un monument de piété ».

 

Enfin, la victoire tant espérée se profile.  

Otton enfui, esquivant de peu les braves chevaliers qui s'étaient lancés à sa poursuite, les Impériaux sont défaits.

La bataille se termine par l'écrasement complet de la coalition.

Otton perd ses insignes impériaux, son emblème personnel, un dragon, qu'il a fait transporter exhibé sur un chariot sur le champ de bataille, est capturé. L'aigle, le symbole de l'empire, subit le même sort.

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Frédéric II et son faucon représentés dans son livre De arte venandi cum avibus (De l'art de chasser au moyen des oiseaux)

 

Otton sera chassé de son trône et contraint d'abdiquer par les princes l'année suivante. Frédéric II de Hohenstaufen, soutenu par Philippe, lui succède.

Le roi d'Angleterre Jean sans Terre, qui fut l'âme damnée de la coalition, était son oncle. Le nombre de prisonniers est considérable. La plupart des barons sont capturés, dont Guillaume de Longue-Épée.

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Mathieu de Montmorency à Bouvines capture douze étendards ennemis

 

Mathieu II de Montmorency, Blason à 16 aigles après BouviLes Français ont occis 170 chevaliers enemis, dont plusieurs comtes sont capturés. Quant aux pertes de la "piétaille" ennemie, elles se chiffrent en milliers. L'un des grands héros du jour est Mathieu de Montmorency, qui a capturé à lui seul, douze étendards ennemis, selon la chronique de Flandres. Suprême récompense, le roi lui octroiera le droit d'ajouter douze aigles (de l'Empire) à son blason, en souvenir de cet exploit. Le comte de Flandre, Ferrand, est livré à la vindicte populaire, qui inventera un bon mot pour l'occasion : "Ferrand, te voilà ferré !

 

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A l'annonce de la victoire, le peuple de France laisse éclater sa joie et fait un triomphe aux troupes de Philippe Auguste de retour vers Paris.

 
Le peuple accueillit Philippe comme un sauveur qui venait d’affranchir le territoire de l’invasion allemande ; les témoignages d’admiration et de reconnaissance éclatèrent partout sur son passage ; dans toutes les villes qu’il traversait, les maisons étaient tendues de riches étoffes, de courtines, de tapisseries de soie, les rues jonchées de fleurs et de verdure ; le clergé lui adressait des remerciements solennels ; de tous côtés on accourait pour le saluer.

A Paris, l’enthousiasme s’accrut encore : les écoles, le clergé, la bourgeoisie, se rendirent au-devant de Philippe en chantant des hymnes et des cantiques. Les fêtes se prolongèrent durant une semaine, et la nuit même ne les interrompait pas ; de nombreux flambeaux éclairaient les danses et les festins, « si bien, dit Guillaume le Breton, que la nuit paraissait aussi brillante que le jour. »

 

Sortie à Bouvines

A sa rentrée triomphale à Paris , l'armée victorieuse est acclamée par la population. Vitrail, église de Bouvines.

 

Pour commémorer sa victoire et pour remercier la Vierge de l'avoir sauvé, le roi fonde un monastère, Notre-Dame de la Victoire, non loin de Senlis. (13)

 

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Abbaye de la Victoire ou abbaye Notre-Dame-de-la-Victoire-lès-Senlis, fondée par lettres-patentes de Philippe-Auguste datées du 8 mai 1222. 

 

 

Les conséquences de la victoire de Bouvines sont considérables. « Bouvines a fixé pour des siècles le destin de tous les Etats d'Europe » (14)

 

 

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La victoire assure la soumission de la Flandre et l'acquisition d'Amiens, du Vermandois et du Valois. Philippe démantèle à son profit les possessions de Jean sans terre sur le continent qui ne conserve qu'une Aquitaine lointaine et parcellaire.

L'enthousiasme dans le royaume est énorme. On n'oubliera jamais le soleil de Bouvines !

 

Le roi Plantagenêt subit la révolte de ses barons, qui en 1215, le contraignent à signer la Magna Carta (Grande Charte), ce document qui, passe dans l'histoire officielle pour être une des bases du parlementarisme (contrôle de l'impôt), de la "démocratie" britannique, la "grande charte des libertés d'Angleterre" limitant l'"absolutisme" royal, alors qu'il ne marque jamais que l'affirmation de la puissance aristocratique des Barons qui ne représentaient nullement le peuple anglais..., la naissance de la "démocratie représentative" (oligarchique en réalité) et la victoire de la société individualiste et d'argent sur la société communautaire et solidaire féodale. 

Annulée par le pape pour protéger les droits de souverains régnants, la charte désavouée en 1216 par Jean sans Terre (elle sera confirmée par son fils, Henri III en 1265), les barons élisent roi le futur Louis VIII de France, fils de Philippe Auguste ! La mort de Jean la même année sauve de peu la dynastie anglaise. L'influence de la Grande Charte hors d'Angleterre peut se remarquer dans la constitution des États-Unis.

Le pape Innocent III se réjouit de la victoire de Philippe sur Otton qu'il avait excommunié. La France renforce encore sa position de protectrice de l'Eglise.

 

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La bataille de Bouvines, Horace Vernet

 

Les braves de Bouvines offre à la France un XIIIe siècle prospère et glorieux.

Le commerce s'accroît, notamment avec les foires de Champagne, de Brie et d'Île de France (Provins, Lagny, Lendit à Saint-Denis, Bar, Troyes, etc.)

Les arts et la mode française brillent. De nouvelles inspirations arrivent des Etats francs (ou latins) d'Orient.
Avec ses 15 millions d'habitants, la France est - de très loin - le pays le plus peuple et le plus dynamique d'Occident.

Paris est la plus vaste ville d'Europe et son université au XIIIe siècle devient la plus prestigieuse de tout l'Occident médiéval.

http://i18.servimg.com/u/f18/11/21/59/07/roman_10.jpgL'architecture et l'esthétique françaises (plus tard renommées "gothiques") resplendissent et s'étendent par delà les frontières.

Les chevaliers français codifient les tournois et inventent l'"amour courtois", auquel sont rattachés les mots courtois, courtoisie française. Un idéal, "un code d'honneur, une sorte de rituel social qui sont ceux de la chevalerie; une certaine aisance des manières aussi; enfin une attention pleine d'égards que la femme exige de l'homme." (15)

Les droits des femmes connaissent une apogée que la modernité cherchera à réduire et à faire disparaître en ressuscitant le droit romain (Renaissance) où la femme avait un statut de quasi objet, mouvement qui culminera dans le code civil de Napoléon... par l'infériorisation actée du statut de la femme (l'article 1124 stipule que "les personnes privées de droits juridiques sont les mineurs, les femmes mariées, les criminels, les débiles mentaux").

 

« Si le serf ne peut pas quitter sa tenure, on ne peut pas non plus la lui enlever; cette particularité n'était pas loin au Moyen Âge d'être considérée comme un privilège, et en fait, le terme se retrouve dans un recueil de coutumes, le Brakton, qui dit expressément en parlant des serfs : "tali gaudent privilegio, quod a gleba amoveri non poterunt... Ils jouissent de ce privilège de ne pouvoir être arrachés à leur terre" (à peu près ce que serait de nos jours une garantie contre le chômage) » (16) avec le statut de la fonction publique en plus, et le droit de le transmettre à son héritier !...

 

Ainsi « généralement, les serfs se trouvaient satisfaient de leur sort et le plus souvent refusaient d'en changer quand liberté leur était offerte. ... On vit des serfs sortis de servitude faire leurs efforts pour y rentrer. En 1276 le roi Philippe le Hardi déclara "francs" (libres Ndlr.) grand nombre des serfs de ses domaines; mais ceux-ci d'en manifester leur mécontentement. En ce temps c'était la femme qui entraînait la condition du mari: un homme libre, qui épousait une serve, devenait serf; un serf qui épousait une femme libre, s'affranchissait en se mariant. Et l'on vit nombre de serfs affranchis par Philippe III épouser des serves à seule fin de rentrer en servitude. Et voici les rois en leurs ordonnances, les prédicateurs en leurs sermons qui font un point d'honneur à leurs contemporains de rechercher "la noble franchise" et repousser "la chétiveté de servitude"; mais par la séduction de ces belles paroles les intéressés ne se laissaient parfois convaincre que difficilement. Ainsi que l'écrit encore Henri Doniol, les seigneurs s'efforcent de toute manière de faire sortir leurs serfs de servitude pour les faire entrer en condition "vilaine", en faire de francs paysans; "mais ce ne fut qu'avec le temps, quand le servage fut tombé - écrit Doniol - au niveau de la condition des paysans libres, quand il perdit les garanties de sécurité et de calme qu'il avait pu donner, quand il ne parut plus être qu'une inutile et tyannique privation de l'individualité civile, alors seulement la condition libre, l'état de vilain (paysan) fut recherché." » (17)

 

Quoiqu'il en soit, un siècle plus tard, en 1315, Louis X le Hutin ordonnera l'affranchissement de tous les serfs du domaine royal. Le servage n'est plus mentionné lors de la rédaction des coutumes au XIVe siècle que dans celles de Bourgogne, d'Auvergne, de la Marche, du Bourbonnais et du Nivernais, et dans les coutumes locales de Chaumont, Troyes et Vitry; partout ailleurs il avait disparu. Quelques ilôts de servitude très adoucie subsistèrent çà et là, que Louis XVI abolit définitivement en 1779. (18)
 

Bouvines modifiera la situation géopolitique sur le continent pour de nombreux siècles.

 

L'ordalie, au Moyen Age est un jugement de Dieu. Elle somme le Ciel de désigner le bon droit. Elle est une manière de construire la vérité : Dieu arme le bras du vainqueur, qui n'est pas seulement le bras du plus fort mais celui qui a raison.

En ce sens, Bouvines, qui consacre la société féodale des trois ordres, oratores (ceux qui prient, le clergé), bellatores (ceux qui se battent, la noblesse), laboratores (ceux qui travaillent) est une ordalie. Avec Bouvines, Dieu triomphe en imposant l'image idéale d'une société ordonnée. (19) 

 Les vertus chrétiennes et chevaleresques fondent un socle de valeurs communes à toute l'Europe. Après l'Empire romain, Bouvines marque une seconde unification européenne : «Tout était fondé sur des liens personnels tissés d'homme à homme, avec tout ce que cela comportait de diversité, de vitalité et de richesse affective. [...] Tout reposait sur une hiérarchie de communauté dont chacune, fût-ce la plus humble, baignait dans le sacré.» (20)

Plus puissant souverain du continuent, le roi de France s'impose tout au long de ce 13e siècle comme l'arbitre des conflits internationaux. Bouvines lui donne raison, face au ciel, contre tous ceux qui ne savent pas résister à l'insidieux pouvoir de l'argent qui lentement sape les fondations de l'ordre féodal. 

Argent-dette

Le conflit franco-anglais, qui perdurera encore 600 ans, se termine par la victoire de la banque et de l'argent à Waterloo en 1815... L'âge des banques centrales s'ouvre, l'humanité est prête pour l'exploitation la plus subtile et sournoise qui ait été inventée, celle du consentement à l'esclavage au nom de la "démocratie" et des "droits de l'homme".

Quant au conflit franco-allemand issu du partage de l'empire de Charlemagne entre ses fils (Traité de Verdun en 843), il coûtera à l'Europe deux guerres mondiales. Ce conflit né du droit successoral germanique et du partage à égalité entre les descendants, ne fut réglé définitivement qu'à la victoire du principe dynastique héréditaire sous les Capétiens, fin 10e siècle. À cet égard, Bouvines, dernière bataille des lignages, marque l'affrontement de deux Europe, la vieille Europe des lignages incarnée par le saint empire, que les grandes familles germaniques se disputent, et l'Europe des Etats modernes incarnée par la France de Philippe Auguste.

 

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Philippe laisse à ses successeurs un état riche, bien administré et équilibré.

 

Tout pouvoir implique une responsabilité. Le roi lui-même n'est pas à l'abri de cette règle. Henri le Grand, qui définit ses pouvoirs, reconnaît à ses sujets le droit de le déposer s'il leur donne un ordre contraire à leur conscience; le pape peut les délier de leur serment de fidélité, et ne manque pas d'user de cette faculté lorsqu'un roi commet quelque exaction, même dans sa vie privée. Le principe fondamental est que, selon la doctrine de saint Thomas :  Le peuple n'est pas fait pour le prince, mais le prince pour le peuple". (21) 

Le récent ouvrage d'Olivier Christin, Vox populi, Une histoire du vote avant le suffrage universel, montre que si l’élection n’a pas toujours été tenue pour le moyen le plus équitable, le plus efficace et le plus transparent de distribuer les charges et les honneurs publics ou de désigner ceux qui devaient contribuer à la fabrication de la Loi (longtemps, d’autres systèmes ont joui d’un prestige égal sinon supérieur (tirage au sort, hérédité, cooptation ou appel à l’Esprit Saint), les élections existaient pourtant dans d’innombrables lieux et institutions : les villes et les villages, les ordres religieux et les conclaves où agissait justement l’Esprit Saint, les universités et les académies. L'Eglise médiévale fut même le lieu par lequel passa le développement du principe majoritaire, après une longue éclipse commencée avec la fin de la République romaine. Des pontifes comme Innocent III (décrétale de 1199 sur l'élection de l'évêque de Capoue), des princes et des souverains redonnent vie à d'antiques maximes du droit romain, empruntées à Ulpien ou à Mucius Scaevola, comme dans le cas de la célèbre formule Quod Omnes Tangit, ab omnibus approbari debet (QOT); "Que ce qui touche à tout le monde soit approuvé par tout le monde", venue du droit des tutelles et qui finit par servir à la théorisation du nécessaire consentement que tout pouvoir doit obtenir de ceux sur qui il s'exerce (22). Autour de 1200, la règle majoritaire gagne de nouveaux domaines d'application et quelques-unes des institutions les plus importantes de la société médiévale - les universités, les communes, les confréries ou encore les métiers - vont s'édifier sur les fondations juridiques qui sont les siennes et plus précisément sur la notion de persona ficta, de personne collective dont la volonté ne se réduit pas à la somme des volontés individuelles des membres qui la composent. Ce qui se permet de se passer de l'assentiment de tous et de chacun des membres de la personne collective et donc de s'affranchir de l'exigence d'unanimité. (23) Peu à peu, le rôle joué par l'idée de consentement fonde la légitimité et justifie le rôle d'institutions comme les Etats généraux où s'accomplit justement ce consentement, notamment en matière fiscale. (24) Et qui fera qu'un Louis XVI les convoquera en 1789 afin de régler les problèmes de la dette publique. Ainsi, en 1788 le Chef du Conseil royal des finances Loménie de Brienne «au début de juillet... annonce l'imminente réunion des Etats généraux, invitant du même coup tous les Français à faire connaître leurs voeux quand au mode d'élection et à l'organisation de cette assemblée, pour la rendre "aussi nationale et aussi générale qu'elle doit l'être". » (25) Vous voyez un président de la république aujourd'hui convoquer tous les Français en Assemblée générale pour discuter du mode d'élection et de la manière de régler les problèmes financiers de la France ?...

 

Pour le moment, « les progrès de l'autorité royale à partir du XIIIe siècle bousculent traditions et privilèges. Afin de maîtriser le zèle de ses officiers, et pour répondre aux plaintes des populations, Saint Louis entreprend la correction des abus provoqués par l'administration des baillis, des prévôts et des sergents. Le vocable de reformatio d'un usage ancien s'identifie alors à la nécessité de discipliner les agissements d'agents royaux par trop envahissants.

http://upload.wikimedia.org/wikipedia/commons/thumb/1/1d/JeanIIdFrance.jpg/220px-JeanIIdFrance.jpg...A partir des années 1300, c'est par la voix des Etats généraux et des assemblées locales qu'est entretenu l'idéal de réformation. C'est désormais à la demande ou sous la pression des députés des trois ordres que la royauté réforme par ordonnances solennelles et autorise pour leur application la mise en place d'un personnel spécifique. C'est donc la contestation régulière des assemblées représentatives qui provoque la réitération des mesures réformatrices (au 14e siècle, Ndlr.) ...Au total dans le dialogue qui jusque vers 1440 s'installe entre le prince et le pays, (la) royauté... ne peut faire autrement que de réclamer l'assentiment de ses sujets pour faire la guerre et lever des impôts.

...(Sous Jean II le Bon) La dernière assemblée d'Etats, ... de décembre 1355, marquée par l'entente entre la noblesse et la patriciat urbain, aboutit le 28 du même mois à la publication d'une ordonnance dictée au roi en l'échange d'un soutien fiscal. L'impôt consenti sera levé par les élus des Etats. A leur tête, avec tout pouvoir de décision et de justice sur le subside, un collège de neuf "généraux" répartis à égalité entre les représentants des ordres. On prévoit que les Etats se réuniront deux fois dans l'année pour ouïr les comptes. Plusieurs articles limitent les prérogatives du roi et de sa famille, d'autres s'attaquent aux spéculateurs et aux officiers royaux. ...Le roi lui-même ne paraît pas faire de réserves ou tenter de freiner l'action des réformateurs clercs, nobles et bourgeois. Dans les mois qui suivent, il semble même que Jean II laisse l'initiative gouvernementale se déplacer vers les Etats, soit aux séances, soit dans les commissions. Comme si le monarque, comprenant que son intérêt est lié à celui des députés, ne manifestait aucune hostilité à leur égard. ... (Suite à) [l]a nouvelle réunion des Etats... ouverte à Paris le 5 février 1357, ... [l]'ordonnance du 3 mars qui en résulta ne fut pas un texte négocié entre les députés et le dauphin. Il fut imposé par les représentants comme la contrepartie d'un impôt levé par eux pour la poursuite de la guerre (de Cent Ans, Ndlr.) ... Ce texte... prescrit l'épuration de toute l'administration royale, la liberté pour les Etats de se réunir d'eux-mêmes, sans convocation royale. La grande ordonnance de 1357 aboutit ainsi à enlever au dauphin le gouvernement du royaume. ...Bien loin de marquer une réaction antinobiliaire, la réforme imposée en 1357 est même, à l'inverse, patronnée par des nobles, parfois même de très ancienne noblesse. ...Le Journal de 1356 insiste sur la "science", la "sagesse" et l'"autorité" des députés, sur la varité de leur origine géographique aussi, ce qui leur vaut, mieux que quelques créatures du gouvernement, de conseiller "sainement" le dauphin. Asurément, c'est le principe de la major et sanior pars qui transpire ici. Issu du droit romano-canonique, il légitime la prise de décision. ...On remarque aussi ce type d'expression : "Car elle [la levée de l'impôt] se feroit de volunté de peuple et consentement commun". Rien de démocratique ici, au sens actuel du terme, mais bien plus la traduction du principe fondamental, connu de longue date pour justifier la tenue de toutes sortes d'assemblées ecclésiastiques ou laïques, selon lequel : "quod omnes tangit ab omnibus tractari et approbari debet" : "ce qui intéresse tout le monde doit être discuté et approuvé par tout le monde". » (26)

 

Le système politique médiéval, fait de libertés à la base (élections dans les communes, les métiers, les ordres religieux), d'autorité en haut (le roi), et d'élites aristocratiques au milieu (noblesse et clergé) caractérisa le modèle politique français jusqu'en 1793.

Chacune des forces vices du pays sont représentées et participent dans sa sphère propre au bien commun.

Regine-Pernoud--Lumiere-du-Moyen-Age--1981-copie-1.JPG« Il est évident, explique Régine Pernoud, qu'il n'y avait place au Moyen Age ni pour un régime autoritaire ni pour une monarchie absolue. Les caractères de la royauté médiévale en prennent d'autant plus d'intérêt, chacun d'eux apportant la solution d'un problème sur la question toujours épineuse des rapports de l'individu et du pouvoir central. Ce qui est remarquable au premier abord, c'est la multitude d'échelons qui s'interposent entre l'un et l'autre. Loin d'être les deux seules forces en présence, l'Etat et l'individu ne correspondent que par une foule d'intermédiaires. L'homme au Moyen Âge n'est jamais isolé; il faut nécessairement partie d'un groupe: domaine, association ou université quelconque, qui assure sa défense... Une série de contacts personnels jouent ainsi le rôle de "tampons" entre le pouvoir central et le "Français moyen", qui de ce fait ne peut jamais être atteint par des mesures générales arbitrairement appliquées, et n'a jamais affaire non plus à des puissances irresponsables ou anonymes, comme le serait par exemple celle d'une loi, d'un trust ou d'un parti... La coutume est un ensemble d'observances, de traditions, de règlements issus de la nature des faits, non d'une volonté extérieure. Le respect que l'on a pour elle explique pourquoi, pendant toute la durée de l'Ancien Régime, les rois n'ont jamais fait d'ordonnance sur le droit privé. » (27) Cela change de la loi Taubira légalisant le "mariage" gay, dite loi de "réforme de civilisation" !

La loi du roi, dès le Haut Moyen Âge ne pouvait pas aller contre la loi des gens, les coutumes et les traditions du peuple parce que cette loi appartenait au peuple... Sous Charlemagne, la loi est "intangible" parce qu'elle "appartient au peuple", le roi ne peut y "toucher quant au fond" (28). « Le roi n'a rien d'un autocrate. Pour bien des affaires législatives ou politiques, qui ne sont pas dans le champ d'application du ban royal, la rédaction de l'assemblée paraît avoir infléchi ou déterminé la décision royale » (29). « En 792, il (le roi) évoque les nombreuses plaintes de ceux qui "n'ont pas conservé leur loi". Si quelqu'un dit qu'on lui a refusé le bénéfice de sa loi, écrit le roi, les missi (sorte de préfets de l'époque Ndlr.) doivent bien dire que ce n'est ni la volonté ni l'ordre du roi. On punira le missus ou le comte qui aura confondu les lois. Pour limiter les contentieux, le roi prescrit que l'on fasse enquête pour savoir "quelle est la loi de chacun, d'après son nom" ! » Cette conception de la loi et de l'appartenance de la loi est bien éloignée de celle d'aujourd'hui. « Lorsque le roi ajoute aux lois, c'est pour clarifier les ambiguïtés et combler les lacunes, non pour changer le sens de la législation » (30) Encore moins changer de civilisation comme a pu le faire en toute impunité, au nom du "progrès", une "ministre de la Justice" de la Ve république, Christiane Taubira. Ce qui notons-le est du jamais vu dans l'histoire de France et même du monde :

   

Christiane Taubira en juin 2013.

 « C'est une réforme de société et on peut même dire une réforme de civilisation », déclara Christiane Taubira, le 7 novembre 2012 au sujet du projet de loi du mariage et de l'adoption des duos homosexuels, dans un entretien publié dans "Ouest France".

 

Dans le système politique médiéval,  « les pouvoirs s'équilibrent et se font contrepoids sans qu'aucun ne puisse imposer sa volonté à l'ensemble. Ainsi comprise, la démocratie n'est pas étrangère à la république (res publica, chose de tous, Ndlr), qui peut intégrer des éléments démocratiques, aristocratiques, voire monarchiques. » (31). 

 

« La monarchie absolue eut la sagesse de ne pas toucher aux usages locaux, de ne pas imposer un type d'administration uniforme; ce fut l'une des forces - et l'un des charmes - de l'ancienne France. » (32) 

 

Gouverner--c-est-servir--Jacques-Dalarun.jpg"Les premiers seront les derniers, les derniers seront les premiers" (Matthieu, 20-16). C'est ce précepte évangélique qui aux XIIe et XIIIe siècles inspire et anime les Abélard, Héloïse, Dominique de Guzman, François et Claire d'Assise, d'autres encore, qui inventent cette forme de gouvernement renversante où le chef d'une communauté doit se faire le dernier des serviteurs de ceux qu'il guide... Un devoir d'humilité strictement codifié, inspiré directement de l'enseignement du Christ. Les ardents réformateurs du Moyen Age abaissent les puissants pour exalter les humbles, tout en se dépouillant eux-mêmes des emblèmes du pouvoir. Dans le sillage de Michel Foucault et Giorgio Agamben, Jacques Dalarun, dans son livre "Gouverner c'est servir", a fait revivre cette tradition politique contestataire chrétienne différente du modèle gréco-romain, une "puissance de la faiblesse" toujours active dans les démocraties du XXIe siècle.

 

La démocratie comme participation du peuple à la prise de décision politique était plus vivace au Moyen-Age, qu’elle ne le fut depuis la Révolution : c’est la Révolution "française" qui, au nom du "peuple", de la "souveraineté populaire", du "progrès", et autre "république", va éliminer cet ensemble de pratiques démocratiques populaires séculaires : « Au Moyen Age et pendant la Renaissance européenne, des milliers de villages disposaient d’une assemblée d’habitants où se prenaient en commun les décisions au sujet de la collectivité. Les "communautés d’habitants", qui disposaient même d’un statut juridique, ont fonctionné sur le mode de l’autogestion pendant des siècles... Les rois et les nobles se contentaient de gérer les affaires liées à la guerre ou à leurs domaines privés, d’administrer la justice et de mobiliser leurs sujets par des corvées. Les autorités monarchiques ou aristocratiques ne s’ingéraient pas dans les affaires de la communauté, qui se réunissait en assemblée pour délibérer au sujet d’enjeux politiques, communaux, financiers, judicaires et paroissiaux. » (33) 

 

« On discutait ainsi des moissons, du partage de la récolte commune ou de sa mise en vente, de la coupe de bois en terre communale, de la réfection des ponts, puits et moulins, de l’embauche de l’instituteur, des bergers, de l’horloger, des gardes-forestiers, parfois même du curé, des gardiens lorsque sévissaient les brigands, les loups ou les épidémies. On y désignait ceux qui serviraient dans la milice, on débattait de l’obligation d’héberger la troupe royale ou de l’utilité de dépêcher un notable pour aller soumettre à la cour des doléances au nom de la communauté. » (34)

 

Democratie-medievale--un-monde-sans-fin-.jpg

 

Imaginez que, dans votre ville ou votre commune, de nos jours, vous puissiez, par le biais d’une assemblée communale publique, décider en commun de la répartition de la récolte commune ou de sa mise en vente (alors qu’aujourd’hui, les paysans – souvent les « serfs » modernes de l’industrie agro-alimentaire – se voient imposer leurs cotâts de production, les prix de vente, le cahier des charges et jusqu’aux semences qu’ils peuvent utiliser), la réfections ou l’édification des ouvrages d’art (routes, voiries communales, ponts, éoliennes, barrages, écluses, etc.), décider de qui, parmi les habitants, servira dans la police municipale (qui est maintenant un corps centralisé au service de l’Etat, et non du peuple). Impensable, n’est-ce pas ?... 

 

Ainsi, le peuple, au Moyen-âge, parvenait à s’autogérer sur tout un ensemble de domaines considérés non comme « privés », mais comme publiques, car à l’inverse de nous, les « modernes » atomisés par une culture du chacun pour soi (la culture individualiste que nous devons à l’origine aux physiocrates du XVIIIe siècle et à leurs successeurs libéraux et capitalistes du XIXe et du XXe siècle), nos ancêtres « médiévaux » avaient conscience de l’interdépendance mutuelle dans laquelle ils étaient, et la majeure partie des ressources produites par la terre étaient considérées comme un ensemble de richesses communes, non comme des richesses privées. Cela n’empêchait pas le commerce, l’artisanat, ni même une certaine forme d’industrie. Ils parvenaient, en dépit de leurs intérêts individuels, à s’entendre et à gérer eux-mêmes ces ressources en commun, chose qui nous semblent aujourd’hui hors de portée – il suffit, pour s’en convaincre, de voir les commentaires récurrents qui décrient l’apathie populaire et considère, aujourd’hui, la masse comme incapable de débattre et de décider communément de ses propres intérêts. Ainsi, il serait impossible aux hommes « modernes » de ce XXIe siècle de faire ce que les paysans « incultes » du moyen-âge faisaient couramment ? Si cela est vrai, pouvons-nous encore parler de « progrès de la modernité » ? Ne devrions-nous pas plutôt faire le terrible constat de la régression imposée par cette « modernité » ?

Francis-Dupuis-Deri--Democratie--Histoire-politique-d-un-.jpg« La démocratie médiévale, bien vivante alors, mais aujourd’hui si méconnue, permettait au peuple de traverser de longs mois sans contact direct avec des représentants de la monarchie, une institution qui offrait finalement très peu de services à sa population composée de sujets, non de citoyens. En d’autres termes : un territoire et une population pouvaient être soumis à plusieurs types de régimes politiques simultanément, soit un régime autoritaire (monarchie pour le royaume, aristocratie pour la région) et un régime égalitaire (démocratie locale ou professionnelle). » (35)

 

On rêverait, de nos jours, de disposer de cette autonomie et de ce régime égalitaire, rien qu’au niveau local de nos villes ou de nos communes. Or, même cela nous est refusé, et cette simple idée fait se dresser un mur de défit et de mépris qui, au moyen-âge ou à la renaissance, aurait donné lieu à une « jacquerie », une révolte justifiée du peuple contre l’oppression d’un pouvoir par trop dictatorial et jugé tyrannique.... (Les Citoyens constituants)

 

"La féodalité qui assurait la protection du faible par le fort, avec réciprocité de dévouement du protégé à son patron - le mot est également du temps, - n'a pas seulement engendré les fiefs proprements dits, les domaines agglomérés autour d'un château; elle a formé les villes; de la féodalité sont issues les constitutions urbaines; elle a formé les jurandes et maîtrises; au clergé lui-même elle a donné son inébranlable constitution" (36). La richesse elle-même de la paysannerie française et ce n'est pas un paradoxe de le dire, vient tout droit du régime féodal et du servage : "aucune institution n'a davantage contribué à la fortune de la paysannerie française; maintenue pendant des siècles sur le même sol, sans responsabilités civiles, sans obligations militaires, le paysan est devenu le véritable maître de la terre... Si la condition du paysan dans l'est de l'Europe, en Pologne et ailleurs, est demeurée aussi misérable, c'est qu'il n'a pas eu cette attache protectrice du servage.... Si le paysan français a pu jouir jusqu'à ces derniers temps d'une existence aisée, par rapport au paysan d'Europe orientale, ce n'est pas seulement à la richesse du sol qu'il le doit, mais aussi et surtout à la sagesse de nos anciennes institutions, qui ont fixé son sort au moment où il avait le plus besoin de sécurité." (37) Il n'est pas certain que ce qui reste de la riche paysannerie française en 2014 soit épargnée par le traité transatlantique négocié en douce et sans débat par les Oligarques en vue de démanteler ce qui nous reste d'indépendance et de souveraineté.


Jean-Pierre-Poly--La-Mutation-feodale-copie-1.jpg"L'Etat (jacobin) qui nie les corps intermédiaires, peut à présent les dédaigner, ou feindre de dédaigner la soumission d'un homme à un autre (rapports féodo-vassaliques), fiction rituelle d'une paternité toute-puissante. Il n'est pas sûr qu'aujourd'hui encore, il puisse se maintenir sans elle. L'Etat contre la féodalité ? Plutôt, l'Etat par la féodalité" ! (38). 

 

 

Add. 31 juillet 2014. Le Premier ministre Manuel Valls s'est désisté au dernier moment pour les fêtes des 800 ans de la bataille de Bouvines. Il a préféré le Tour de France.

L'association organisatrice de la commémoration « Bouvines 2014 » avait « déjà bouclé » sa version papier, qui annonçait sa venue. Mais « les organisateurs eux aussi ne l’ont appris que le jeudi 24 juillet, soit 3 jours seulement avant l’événement. »

 

On pourrait comprendre que l’actualité exige la présence d’un Premier ministre français, surtout étant donné les drames de l’été. Mais que nenni !

 

Manuel Valls a fait savoir qu’il donnait priorité à la dernière étape du départ du Tour de France à Evry, ville dont il est maire. Ce qui est étonnant, puisqu’il avait déjà donné son engagement ferme à être présent à Bouvines ce dimanche 27 juillet. Le tracé du Tour de France aurait-il changé depuis 3 semaines ? En tous cas, ce n’est que cette semaine que Manuel Valls s’est rendu compte que les cyclistes passaient par sa ville.

 

Il a ainsi donné préférence au Tour de France plutôt qu'aux commémorations de la bataille de 1214 qui célèbrent célébrer la nation France, l’unité de la nation.

 

Plusieurs descendants de Philippe Auguste ont été réunis pour l’occasion. La branche de la Maison des Bourbons sera représentée par le Duc d’Anjou, Prince Louis de Bourbon, le Prince Axel de Bourbon-Parme, le Prince et la Princesse de Bauffremont, le Comte de Beaumont-Beynac et le Baron Pinoteau.

 

La république étant absente lors des commémorations célébrant la bataille qui est considérée comme le berceau du patriotisme, tous les yeux se sont tournés vers les représentants de la monarchie, dont le plus important n’est autre que le prince Louis de Bourbon, descendant et héritier du roi Philippe Auguste, qui, lui, avait honoré sa promesse d’être là.

La République et le socialisme ont, encore une fois, négligé notre Histoire… Décevant, oui ! Étonnant, non ! 

 

Notes

 

(1)  L'Histoire, Bouvines 1214, La plus belle bataille du Moyen Âge, N° 399, Mai 2014, p. 46

(2) G. Duby, Le Dimanche de Bouvines, 1985, Folio Histoire, La Flèche 2002, p. 293.

(3) R. Pernoud, Lumière du Moyen Âge, Grasset, Poitiers 1981, p. 29; et Régine Pernoud, Pour en finir avec le Moyen Âge, 1977, Points Histoire, Mayenne 2001.

(4) G. Duby, ibid., p. 251.

(5) R. Pernoud, ibid., p. 97.

(6) Jean Favier, Les Plantagenêts, Origines et destin d'un empire, XIe-XIVe siècles, Fayard, Poitiers 2004, p. 340.

(7) Dominique Barthélemy, L'ordre seigneurial XIe-XIIe siècle, Éditions du Seuil, Points, Paris, 1990, p. 234-235.

(8) G. Duby, ibid., p. 59, 72, 73.

(9) Le Grand Livre de l'Histoire de France, Sous la Direction de Christian Melchior-Bonnet avec la collaboration de Denis Maraval-Hutin, Maquette Louis-Paul Delplanque, Librairie Jules Tallandier, Paris 1980, p. 68.

(10) Guillaume le Breton, manuscrit latin 5925 de la Bibliothèque nationale cité in G. Duby, Le Dimanche de Bouvines, 1985, Folio Histoire, La Flèche 2002, p. 74.

(11) Jean Favier, Les Plantagenêts, Origines et destin d'un empire, XIe-XIVe siècles, Fayard, Poitiers 2004, p. 711.

(12) F. Funck-Brentano , Le Moyen Âge.

(13) L'Histoire, Bouvines 1214, La plus belle bataille du Moyen Âge, N° 399, Mai 2014, p. 46.

(14) G. Duby, ibid., p. 239.

(15) R. Pernoud, Pour en finir avec le Moyen Âge, 1977, Points Histoire, Mayenne 2001, p. 61.

(16) R. Pernoud, ibid., p. 46-47.

(17) F. Funck-Brentano, La Société au Moyen Age, Flammarion, Paris 1937, p. 55-57.

(18) R. Pernoud, ibid., p. 48-49.

(19)  Revue L'Histoire, Bouvines 1214, La plus belle bataille du Moyen Âge, N° 399, Mai 2014, p. 61.

(20) J. Benoist-Méchin, Frédéric de Hohenstaufen, Librairie Académique Perrin, 1980, p. 19. Source: "L'Europe, notre identité commune".

(21) R. Pernoud, ibid., p. 78-79.

(22) Y. Congar, Quod omnes tangit ab omnibus tractari et approbari debet, Revue historique de droit français et étranger, vol. 35, 1958, p. 210-259, cité in O. Christin, ibid., p. 141.

(23) O. Christin, Vox populi, Une histoire du vote avant le suffrage universel, Collection Liber, Seuil, 2014, p. 141, 142.

(24)  O. Christin. ibid., p. 260.

(25) Frédéric Bluche et Stéphane Rials, Les Révolutions françaises, Les phénomènes révolutionnaires en France du Moyen Age à nos jours , Fayard, Mesnil-sur-l'Estrée 1989, p. 193.

(26) F. Bluche et S. Rials, ibid., p. 92-103.

(27) R. Pernoud., ibid., p. 74-75.

(28) J. Favier, Charlemagne, Texto, Le Goût de l'histoire, Lonrai 2013, p. 334-335.

(29) J. Favier, Charlemagne, Texto, Le Goût de l'histoire, Lonrai 2013, p. 303.

(30) J. Favier, Charlemagne, Texto, Le Goût de l'histoire, Lonrai 2013, p. 347-348.

(31) F. Dupuis-Déri, Démocratie, Histoire politique d'un mot, aux Etats-Unis et en France, Lux Humanités, Québec 2013? P. 75-76.

(32) R. Pernoud, ibid., p. 58.

(33) Henry Bardeau, De l'origine des assemblées d'habitants, Droit romain : du mandatum pecuniae - Droit français : les assemblées générales des communautés d'habitants en France du XIIIe siècle à la Révolution, Paris, Arthur Rousseau, 1893, p. 63.

(34) F. Dupuis-Déri, ibid., p. 42.

(35) F. Dupuis-Déri, ibid., p. 45.

(36) F. Funck-Brentano, L'Ancien Régime, Les Grandes études Historiques, Librairie Arthème Fayard, Paris 1926,p.18.

(37) R. Pernoud, ibid., p. 47-48.

(38) J.-P. Poly, La Mutation féodale, Xe-XIIe siècle, Nouvelle Clio, l'histoire et ses problèmes, PUF, Vendôme 1991, p. 515.

 

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18 mai 2014 7 18 /05 /mai /2014 22:58

Sous la plume de Jean-Yves Riou Le Figaro publie une défense du film Cristeros qui a fait l'objet d'une nouvelle cabale laïciste dans les milieux des informateurs religieux et des critiques de cinéma :

 

http://img.over-blog.com/170x226/0/51/99/49/Mai-2014/Cristeros.jpg

Les cristeros et la grande peur des bien-pensants

 

Le Figaro, Par Jean-Yves Riou Publié le 16/05/2014 à 19:05

 

FIGAROVOX/OPINION- Le film Cristeros, qui raconte la révolte des catholiques mexicains contre le président Calles et ses lois anticléricales a été jugé sevèrement par certains médias. Jean-Yves Riou prend sa défense sur Figarovox.

 

Jean-Yves Riou est directeur d'Histoire du christianisme magazine et directeur des éditions CLD.

 

Plutarco Elias Calles, l'ancien gouverneur du Sonora qui n'aimait ni les Chinois ni les catholiques, devenu président du Mexique en 1924 par la volonté de son prédécesseur, après une purge sanglante et des élections truquées, l'homme qui accepta, en 1927, un don de 10 millions de dollars versé par le Ku Klux Klan pour éradiquer le papisme, l'homme que Mussolini inspirait et que l'ambassadeur américain Morrow traitait de «gangster», vient de trouver de nouveaux alliés dans les milieux des informateurs religieux et des critiques de cinéma. La rencontre s'est tenue dans une salle obscure lors de la projection du film Cristeros.

 

Le Monde du 13 mai qui benoîtement suggère que l'autre nom de l'anticléricalisme mexicain serait la laïcité.

 

Selon eux, Cristeros ferait peu de cas de l'histoire. Admettons. Mais, alors, pourquoi font-ils la même chose? Au palmarès de la désinformation majuscule, deux palmes d'or. Le Monde du 13 mai qui benoîtement suggère que l'autre nom de l'anticléricalisme mexicain serait la laïcité. Lisons donc la constitution «laïque» de 1917: les ordres monastiques sont illégaux (article 5), l'Etat est autorisé à confisquer les biens de l'Eglise (art 27), le gouvernement peut fixer le nombre de prêtres dans chaque localité (article 130). 

 

Il y a pire et c'est dans La Croix du 14 mai. L'auteur écrit: «Mais forçant le trait sur la brutalité des soldats de l'armée fédérale, ce film oublie l'interdit évangélique de toute forme de violence, y compris pour défendre le Christ.» Laissons la fin aux théologiens pour appeler le spécialiste à la barre: «Les vétérans des deux camps, la presse de l'époque, les rapports diplomatiques, les interpellations du Parlement disent tous la même litanie d'horreurs, perpétuées par les photographies, prises par l'armée fédérale. On ne fait pas de prisonniers, on décime les populations civiles prises en otages. La torture est systématique, pour obtenir des renseignements mais aussi pour prolonger le supplice, pour obliger les catholiques à renier leur foi, puisque la mort ne suffit pas […].»* Le contexte de la révolution mexicaine, la nature de la guerre et le recrutement de l'armée expliquent cela.

 

Cristeros, on l'aura deviné, aseptise largement les crimes fédéraux. Il n'oublie pas de montrer celui commis en 1927 par le général cristero Vega, «Pancho Villa en soutane», lors de l'attaque d'un train. Le seul de ce genre commis en trois ans de guerre par l'armée cristera et de surcroît par un prêtre. Nul manichéisme ici.

 

Et franchement, jusqu'à quel point demander à un film d'être historique? Bien sûr, les personnages et leurs itinéraires sont recomposés, des choix apparaissent critiquables, des omissions regrettables, mais le cadre général est suffisant pour un public, journalistes compris, qui découvre une page méconnue de l'histoire mexicaine.

 

Il ne faut pas nier les risques - variés - d'instrumentalisation. Mais quoi de mieux, alors, que les travaux historiques pour les contenir. Si les bien-pensants s'intéressaient aux cristeros, au lieu d'en avoir peur, ils découvriraient que leur cri de ralliement, «vive le Christ-Roi», ne traduit pas un rêve de chrétienté obsolète, que leur dévotion pour Notre-Dame de Guadalupe signe leur appartenance à un Mexique métissé et indien, détesté par Calles. Ils découvriraient que dans les zones «libérées», les cristeros, lassés des excès de la révolution, ont cherché la justice, promu l'égalité et l'éducation, vécu une forme de démocratie participative, découvert les liturgies sans prêtre.

 

Cristeros offre une formidable occasion de se documenter et de chercher à comprendre une aventure humaine et spirituelle, donc universelle. Pourquoi la bouder ?

 

Parce que, les cristeros n'intéressent pas les journalistes qui poursuivent d'autres buts. Ceux de La Croix sont limpides: il ne faudrait pas que les cristeros viennent gonfler les rangs de La Manif pour tous. Pas moins. Mais ces derniers n'en sont pas encore à défiler. Réfugiés dans les salles obscures, ils se demandent surtout combien de temps ils vont pouvoir y rester.

 

Au fond, peu importe les regroupements de populations ordonnés par le ministre de la Guerre, le général Amaro, et les souffrances endurées. Peu importe les victimes. Ce qui compte, c'est l'idéologie. Alors, après tout, pourquoi ne pas réhabiliter l'armée fédérale et la politique religieuse de Calles?

 

Allez, soyons juste, Calles avait la stature d'un homme d'Etat (Meyer) mais reconnaissons aussi que ses fantasmes antireligieux ont conduit son pays dans une impasse. Pour en sortir, il a fallu se débarrasser de lui. C'était en 1935. Il n'y pas si longtemps.

 

Quant aux cristeros, leur épopée magnifique n'a pas fini de nous inspirer.

 

Source : http://www.lefigaro.fr/vox/culture/2014/05/16/31006-20140516ARTFIG00343-les-cristeros-et-la-grande-peur-des-bien-pensants.php

 

 

. Cristeros : "Je veux voir le film près de chez moi" !

. Viva Cristo Rey! (Jean Sévillia)

. Le film "Cristiada" sort en France le 14 mai, sous le titre "Cristeros" (20 février 2014)

. ILS essaient de liquider le film de Dean Wright "Cristiada" : qui sont-ils ? (16 mai 2012)

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17 mai 2014 6 17 /05 /mai /2014 18:52

17/05/2014 par Meriem

LES JRE DEPLORE L’INITIATIVE PRISE A NANTES PAR LA DIRECTION NATIONALE DE LA MANIF POUR TOUS

lebisouUne nouvelle vidéo sur la manifestation de LMPT vient d’être publiée par l’Agence Info Libre (cf vidéo ci-dessous).

On y voit des militants LMPT manifestant à l’initiative de la direction nationale de La Manif Pour Tous devant le lycée Clémenceau pour protester contre la journée de la jupe.

Vouloir agir, c’est bien. Mais fallait-il encore prendre la mesure de l’influence considérable que l’école a sur nos enfants ! La preuve : les malheureux militants de LMPT de Nantes se sont retrouvés dans une situation ingérable et humiliante face à de nombreux lycéens, chauffés à blanc, par la propagande de l’idéologie du genre et la manipulation PS. On notera la présence aux côtés des élèves de représentants adultes du mouvement des jeunesses socialistes. On sait que la stratégie du lobby LGBT est « de s’appuyer sur la jeunesse pour faire changer les mentalités » comme l’a écrit Peillon aux recteurs en janvier 2013.

N’aurait-il pas mieux valu que les parents soient appelés à garder leurs enfants près d’eux ce jour-là pour leur faire entendre la voix de leur famille ?

L’Education Nationale prétend que cette initiative est purement lycéenne. Le gouvernement socialiste ment une fois de plus. Il suffit pour s’en convaincre de lire le dossier de presse de l’académie de Nantes : l’administration scolaire a encouragé cette action typiquement égalitariste pro-gender.

N’aurait-il pas mieux valu que les parents soient appelés à garder leurs enfants ce jour-là pour leur parler de la complémentarité homme/femme, pilier de notre humanité ?

N’aurait-il pas mieux valu organiser ce jour-là une conférence pour ados, avec les parents unis, en collaboration avec toutes les associations locales mobilisées pour bouter la théorie du genre hors de France, avec des personnalités locales, laïques, religieuses (musulmanes, chrétiennes, etc…) ?

Au lieu de cela, cette inconséquence de la direction nationale LMPT a conduit ses militants à se faire copieusement insultés par des gamins
qui auraient mieux fait d’être pris en charge par leurs familles.

Il était prévisible que les adolescents conditionnés par l’école en viennent à proférer des slogans tels que :profsjupe
- « Pas de fachos dans les lycées ! »
- « casse-toi ! casse-toi ! casse-toi ! »
- « La France de Vichy, c’est fini ! »
- « Egalité ! Egalité ! Egalité !  »
- « La manif pour tous, on n’en veut pas ! »

Le discours de Albéric Dumont, coordinateur national, sous les quolibets des élèves était inaudible. N’aurait-il pas mieux valu s’adresser aux parents ?

Le pouvoir socialiste, par ailleurs très impopulaire, a gagné la bataille de l’image sur ce coup-là.

Cerise sur le gâteau : en guise de provocation en direction de nos pauvres militants LMPT dépassés, deux jeunes filles de 15 ou 16 ans, hissées sur les épaules de leurs camarades, pour être vues de tous, échangent un baiser homosexuel sous les applaudissements de la jeunesse possédée par l’Education Nationale.

Conséquence : « contre les fachos », ils ont été plus nombreux que prévu à se rendre en jupe à l’école, y compris des enseignants !

On ne lâche rien, c’est bien ; fallait-il encore tenir quelque chose…

 

 

 

 

Source: http://jre2014.fr/?p=1335

via https://www.facebook.com/jre2014/posts/508955365897934

 

Note de Christ-Roi. Dans la video ci-dessus, pour défendre la "journée de la jupe", une élève bien formatée, répond "on défend l'égalité entre hommes et femmes, nous on veut l'égalité salariale, la fin des discriminations, la fin du sexisme"... Le seul problème c'est que le parti dont elle reproduit le discours (parti socialiste) est le parti dont les "Grands ancêtres", sous la Révolution, ont exclu les femmes de toute participation politique... en France en 1789 comme aux Etats-Unis en 1776, et ont détruit les droits de la femme à la Révolution ! Cf. Francis DUPUIS-DERI, Démocratie, Histoire politique d'un mot, aux Etats-Unis et en France, Lux Humanités, Québec 2013 :  

 

La femme au moyen âge et sous l'ancien régime : l'exclusion des femmes ne date pas des

« La période de la Révolution française marqua même un recul pour les femmes en termes de droits et de possibilités de participer à la sphère publique. Plusieurs féministes considèrent que la sortie du Moyen Âge en Europe est marquée par plusieurs reculs pour les femmes. Voir parmi d'autres, Sivia FEDERECI, Caliban and the Witch: Women, the Body and Primitive Accumulations, Brooklyn, Autonomedia, 2014)" (F. DUPUIS-DERI, ibid., p. 69.) ... Le pouvoir thermidorien va finalement voter une loi qui interdit aux femmes de s'assembler dans la rue et qui les force à "se retirer dans leur domicile et ordonne l'arrestation de celles qui se trouveraient attroupées au-dessus du nombre de cinq." Le directeur Napoléon Bonaparte scellera leur sort avec l'article 1124 de son code civil, où il est précisé que "les personnes privées de droits juridiques sont les mineurs, les femmes mariées, les criminels, les débiles mentaux". ... Mieux informée ou moins hypocrite que le sénateur socialiste (Robert Badinter qui avait déclaré en janvier 1999 au Sénat, que "le contribution la plus précieuse que la France aura apportée à cette idée démocratique, c'est... une république composée de citoyens qui jouissent de droits semblables sans distinction entre eux." Ndlr.), Maria DERAISMES, une féministe française, discutait de la Révolution française lors d'une conférence intitulée "La femme dans la démocratie ?" prononcée le 19 février 1870, et rappelait l'exclusion des femmes qui avait marqué l'histoire du républicanisme français; Maria DERAISMES, Ce que veulent les femmes: Articles et conférences de 1869-1891, Paris, Syros, 1980 [1869], p. 85-85. » (F. DUPUIS-DERI, ibid., p. 266-267.)

 

http://upload.wikimedia.org/wikipedia/commons/thumb/a/a2/Marie-Olympe-de-Gouges.jpg/220px-Marie-Olympe-de-Gouges.jpgLa féministe Olympe de Gouges, qui sous la Révolution dite française était contre l'esclavagisme et avait rédigé une Déclaration des droits de la femme et de la citoyenne qui incluait les femmes dans une perspective réellement universaliste..., se positionnait pour une monarchie modérée. Elle sera guillotinée le 3 novembre 1793... (Cf. F. DUPUIS-DERI, ibid., p. 265.)

 

Autre problème pour cette élève, "l'égalité salariale, la fin des discriminations" est déjà appliquée.

 

« Violences conjugales et inégalités salariales. Ces deux mensonges donnent une idée comment fonctionne nos médias et notre démocratie. Depuis que l'on fait des études sur les violences conjugales, c'est-à-dire depuis les années 70, toutes les études ont toujours trouvé qu'il y a autant sinon plus d'hommes battus que de femmes battues. Toutes les études. Il n'y en a pas d'autres. Si on fait une étude sérieuse en interrogeant hommes et femmes, on trouve qu'il y a autant d'hommes battus que de femmes battues et autant de femmes violentes que d'hommes violents, voire un peu plus. Evidemment vous voyez bien que ce n'est pas du tout ce qui est transmis par les medias et par les gouvernements. Donc il y a des mensonges délibérés sur ce sujet. L'important c'est de montrer que le féminisme radical a raison et que via cette violence les femmes sont opprimées et qu'il faut toujours les avantager puisqu'elles sont toujours opprimées. Le deuxième mensonge c'est celui sur les inégalités salariales qui est continuellement asséné par les medias et le gouvernement. Il existe des disparités salariales mais si l'on cherche les explications on les trouve. Un docteur américain comme Warren Farrel, tout à fait accepté par les "féministes", a listé vingt-cinq raisons, 25 variables qui quand on les introduit dans les analyses des différences supprime toute différence et même révèle que les femmes sont plutôt plus payées que les autres. Et cela même les gens en France qui sont statisticiens peuvent le voir. Alors pourquoi ce mensonge ? C'est pour toujours avoir l'idée que les femmes sont opprimées. Personne ne peut croire à ce mensonge parce qu'il peut le vérifier autour de lui. Et puis même la logique du système capitaliste, si vraiment les femmes étaient payées 20% de moins, à travail égal et à performances égales, tout le monde se précipiterait pour les embaucher ! »

(Cf., Points de vue du docteur Yann Carrière sur la "théorie du genre", une "théorie fascisante").

 

L'action de la LMPT est contre-productive parce qu'elle donne l'impression de s'attaquer à l'égalité entre les hommes et les femmes. C'est en tout cas comme cela que le comprennent les élèves interrogés dans la video ci-dessus... Or nous ne sommes pas contre l'égalité hommes-femmes, mais pour l'interdiction de la théorie du genre à l'école qui détruit la complémentarité des sexes, jette la confusion sur l'identité sexuelle (la confusion étant dans la méthode même du gender). Cela va donc bien au-delà de la simple égalité hommes-femmes... Encore faut-il se renseigner sur les Judith Butler, Christina Sommers et autres Carol Gilligan... pour voir qu'au moins chez ces gens-là le genre existe bel bien...

 

. "Journée de la jupe" oligarchique : que La Manif Pour Tous cesse de faire le jeu du système !

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17 mai 2014 6 17 /05 /mai /2014 08:49
La révolution orléaniste de 1830
Les causes de l’insurrection de 1832
vendredi 16 mai 2014 par Jean-Pierre Brancourt
 

 

En 1830, le roi légitime Charles X est renversé par Louis-Philippe, rejeton de la branche cadette d’Orléans porté par la haute-finance. Si dans la monarchie traditionnelle, le roi tient son autorité de Dieu et l’exerce pour le bien commun, l’usurpateur Louis-Philippe ne peut invoquer cette transcendance, aussi se réclame-t-il de la Révolution dont il revendique l’héritage et poursuit les persécutions contre l’Église et tous les fidèles de la France traditionnelle. Subversion, conscription, assassinats, barbaries, viols des sépultures et autres crimes planifiés par le nouveau pouvoir politique placent alors la population en état de légitime défense et suscitent l’insurrection contre-révolutionnaire de 1832.

La Vendée fidèle subit la haine de l’Usurpateur
Le régime policier instaure la délation

Dès son installation au pouvoir, le gouvernement de Louis-Philippe, dans l’ivresse d’une victoire qui n’avait pas été disputée, avait dardé sur la Vendée un regard malveillant. L’agression contre cette région coupable deux fois d’hostilité envers le jacobinisme, fut préparée attentivement par la mise en place d’un personnel civil et militaire adéquat. Le caractère des actions menées allait le confirmer et situer la volonté gouvernementale dans la ligne de la politique suivie contre l’Ouest royaliste de 1793 à 1795.

Aussitôt qu’il fut en place, le gouvernement issu des trois « Glorieuses » infesta la campagne vendéenne d’une nuée de policiers qui offraient aux délateurs des récompenses alléchantes.

Les nouveaux fonctionnaires arrivèrent portant en croupe la persécution. Ils appartenaient pour la plupart à la génération des fils des terroristes : conspirateurs des sociétés secrètes, fils de prêtres mariés pullulaient dans leurs rangs.

Dans l’armée, les révolutionnaires sont promus

D’anciens officiers de l’Empire que leur qualité de vieux débris républicains, avait rappelés à l’activité faisaient bonne garde sur la côte pour éviter un hypothétique débarquement « carliste ». Le général Dumoustier, protestant et franc-maçon, et d’autres officiers à qui le jacobinisme tenait lieu de compétence, multiplièrent les tracasseries contre les Vendéens.

L’armée était travaillée par des loges auxquelles appartenaient les officiers républicains et bonapartistes. Le gouvernement y distribua les croix et les médailles et procéda à des promotions nombreuses pour remplacer les officiers qui avaient démissionné pour ne pas prêter serment au nouveau régime. La hiérarchie nouvelle qu’avaient grossie les jacobins impénitents considéra l’orléanisme avec plus d’intérêt que l’ancienne. Quant à la troupe, on lui raconta d’horribles légendes sur les tourments que chouans et vendéens faisaient subir à leurs prisonniers.

La haine domina, dès l’été 1830, les rapports du gouvernement avec la Vendée.

L’Église persécutée
L’objectif : détrôner Dieu

La révolution orléaniste qui nourrissait l’espoir de détrôner Dieu et de faire danser la carmagnole au clergé voulut contraindre les prêtres à participer aux mascarades patriotiques dont elle décréta la célébration.

Dans l’Ouest, l’orléanisme fit renverser les croix, briser les calvaires et poursuivre les prêtres. On supprima les cérémonies publiques du culte : la procession de la Fête-Dieu, celle du 15 Août qui consacrait la France à la Sainte-Vierge, furent interdites. Il ne fut possible de porter le viatique aux agonisants qu’à la dérobée.

 

http://upload.wikimedia.org/wikipedia/commons/thumb/a/a7/Eug%C3%A8ne_Delacroix_-_La_libert%C3%A9_guidant_le_peuple.jpg/280px-Eug%C3%A8ne_Delacroix_-_La_libert%C3%A9_guidant_le_peuple.jpg

La nouvelle religion du drapeau tricolore

En même temps, la révolution orléaniste exigeait des vœux et des bénédictions pour son drapeau. L’anticléricalisme légal se fit dévot. L’Orléanisme singeant la piété, fit de l’église Sainte-Geneviève un dépotoir maçonnique pour les invalides de la tribune et les frénétiques de l’insurrection. Des parodies sacrilèges furent organisées par les autorités. Lorsque des émeutes prenaient une direction marquée contre la religion ou les souvenirs de la royauté, lorsque les enfants des complices de Monsieur Égalité pillaient les églises et mettaient à sac l’archevêché de Paris, les feuilles dévouées à la monarchie de 1830 conseillaient : « laissez passer la justice du peuple ».

La Vendée était pieuse. Elle fut outragée dans sa foi. Les paysans de l’Ouest détestaient la Révolution : ils en pressentirent le retour, accompagné des pillages, des proscriptions et des guillotines. L’autorité politique confirma les craintes des Vendéens aussitôt qu’elle fut en place.

La politique orléaniste
La conscription obligatoire

Dans une grande partie de la France, et en particulier dans l’Ouest, certains paysans n’avaient jamais pu s’acclimater au système de la conscription obligatoire. La Restauration avait fermé les yeux : les jeunes paysans vivaient à proximité de leur ferme, où ils prenaient leurs repas et dont ils accomplissaient les travaux saisonniers.

Dès l’été de 1830, les réfractaires de Vendée furent brutalement pourchassés, emprisonnés et parfois même fusillés, dans une atmosphère de guerre civile et de haine populacière qu’encouragèrent sur place les journaux libéraux comme Le Breton et L’ami de la Charte. Des soldats furent envoyés en garnison dans les métairies, avec l’ordre d’être impitoyables.

Subversion par les faux chouans et la presse libérale

L’autorité militaire recruta dans les bagnes, dans les prisons (et dans la gendarmerie), des bandes de faux chouans dont la mission était de multiplier les exactions en criant « Vive Henri V ». Pour déshonorer la chouannerie dont le souvenir était vivace et vénéré, elles répandaient scapulaires et médailles partout où elles commettaient leurs forfaits. L’exemple avait été donné en 1793.

La complicité de la presse libérale fut inconditionnelle et son rôle capital : on décrivit avec un luxe de détails les prétendues atrocités commises par les chouans et on plaignit les victimes en termes émus.

La « chasse aux Blancs »

Entre le mois de juillet 1830 et le soulèvement de juin 1832, la Vendée, victime de la hargne orléaniste, fut le théâtre d’une « chasse aux blancs » dans la meilleure tradition révolutionnaire avec exécutions sommaires, représailles sur les blessés, prises d’otages, etc.

  • Trois mois avant le soulèvement, par exemple, le chouan Secondi fut pris, blessé. En prison il fut mal soigné. On l’amputa. On le condamna à mort et on lui fit une jambe de bois pour marcher au supplice. Louis-Philippe venait de gracier une bande d’assassins : il refusa de commuer la peine de Secondi, qui mourut courageusement.
  • Jamier, le ventre ouvert, fut torturé sous les yeux de sa sœur par ses meurtriers, avec les encouragements du lieutenant qui les commandait.
  • Josselin fut fusillé devant ses parents sur l’ordre du capitaine Picard du 43e de ligne.

La valeur des allégations de la presse a été résumée en termes simples et précis par le Capitaine Galleran du 41e de ligne :

Je dis ce que ma conscience et la connaissance approfondie des localités m’ont suggéré. Ce qui est constant pour moi c’est que les journaux et même les rapports des agents du gouvernement ont trompé l’opinion et n’ont pas été l’expression de la vérité.
L’Orléanisme recourt à la terreur
Humiliation des populations et profanation des tombes

Marie-Caroline--duchesse-de-Berry--1827-.jpgTel était le climat psychologique et politique de la Vendée lorsque se déclencha, en juin 1832, le mouvement armé en faveur de la monarchie légitime. En prenant les armes pour la Duchesse de Berry (mère du Comte de Chambord, dit "Henri V", Ndlr.), les Vendéens se trouvaient, en fait, en état de légitime défense. Les conditions d’une persécution systématique avaient été soigneusement préparées par le régime philippiste. La guerre menée par Louis-Philippe se situa dans le prolongement exact de celle qu’avaient conduite les colonnes infernales.

  • Les préfets dressèrent des chiens de police pour faire la chasse aux suspects.
  • Les officiers firent déshabiller les paysannes par la troupe pour s’assurer qu’elles ne cachaient pas de papiers séditieux sous leurs vêtements.
  • Les gendarmes s’emparèrent des enfants en bas-âge pour amener les parents à se découvrir.
  • On ne respecta pas même les sépultures : la tombe de Mademoiselle de Coulin fut violée. Le Maréchal de Bourmont qui avait conquis Alger à la France avait emmené quatre de ses fils dans son expédition en Afrique du Nord ; l’un d’eux, Amédée, avait été tué à Staouëli en chargeant à la tête d’une compagnie de grenadiers : lorsque son corps eut été ramené en France, le gouvernement fit ouvrir le cercueil sous prétexte d’y chercher des documents secrets. Étrange façon de récompenser les services rendus : il est vrai que Bourmont était royaliste ; contre lui, tous les procédés pouvaient être utilisés.
Assassinats et barbarie

La guerre de 1832 fut une succession d’assassinats de royalistes.
Parmi beaucoup d’autres, Louis de Bonnechose, Mademoiselle de La Robrie, Cathelineau furent tués à bout portant dans des circonstances odieuses.

  • Cathelineau, sans défense, se livrait ; les soldats refusèrent de tirer malgré les ordres, et c’est leur officier qui ouvrit le feu lui-même sur le chef désarmé.
  • Céline de La Robrie fut tuée à bout portant, de dos, par un sergent du 17e léger ; les soldats trouvèrent l’exploit amusant et, sous les yeux de leurs officiers, ils criblèrent de coups de baïonnette le corps de cette jeune fille de seize ans. Aucune sanction ne fut prise.
  • Les vendéens prisonniers furent détenus dans des conditions de barbarie exceptionnelle au Mont St-Michel. Barbes, Blanqui et d’autres républicains partagèrent leur détention. Flaubert et Barbes devaient témoigner de l’horreur de cette captivité, qui dura jusqu’à la visite du prince-président et de son ministre Falloux, en 1849.
Crimes organisés contre les fidèles de toutes classes

La Vendée a été assaillie par le gouvernement de Louis-Philippe parce qu’elle était considérée comme un défenseur ardent de la civilisation chrétienne de l’Ancien Régime. Elle a subi une guerre révolutionnaire menée contre l’ensemble de la population que soudaient encore les fidélités organiques de la France royale : des prêtres et des hobereaux [1] au plus simple des paysans, la persécution a frappé toute la chaîne sociale ; elle n’a pas été le fait d’initiatives isolées et mal contrôlées par les autorités : elle a été le fruit d’une résolution du gouvernement que ses agents ont appliquée.

Les crimes commis par la troupe ont été ordonnés par les officiers qui ont surveillé les exécutions : ce ne sont pas des déserteurs ni des irréguliers qui ont assassiné Cathelineau, Céline de La Robrie ou Charles Bas-cher [2], aveuglé à coup de baïonnette et achevé au sabre alors qu’il était prisonnier.

La trahison de Deutz

Du reste, le 30 janvier 1833, l’Orléanisme légalisait solennellement le crime : la princesse Adélaïde, au grand bal des Tuileries, dansait le premier quadrille avec Simon Deutz qui, après s’être converti à grand fracas du judaïsme au catholicisme, avait gagné la confiance de la Duchesse de Berry pour mieux la livrer à Louis-Philippe [3]. Cette trahison, qui rapporta 500 000 francs à Deutz, avait pourtant provoqué une indignation unanime, à telle enseigne que même Victor Hugo ne craignit pas d’écrire, dans un poème amère :

Ce n’est pas même un juif ! C’est un payen immonde,
Un renégat, l’opprobre et le rebut du monde,
Un fétide apostat, un oblique étranger
Qui nous donne du moins le bonheur de songer
Qu’après tant de revers et de guerres civiles
Il n’est pas un bandit écumé dans nos villes,
Pas un forçat hideux blanchi dans les prisons,
Qui veuille mordre en France au pain des trahisons !
 
Victor Hugo, Les chants du crépuscule , « À l’homme qui a livré une femme », (1836).
Légitime défense des Vendéens
Il est permis de lutter contre le tyran

La riposte a naturellement frappé un système qui, aux yeux des Vendéens, avait combattu leur clergé après avoir évincé la tête de l’édifice social : le Roi.

Le soulèvement s’est d’ailleurs organisé autour des hiérarchies traditionnelles, des chefs connus à qui on était héréditairement lié et qui avaient fait leurs preuves. L’Église elle-même reconnaît la légitimité d’une révolte née de pareilles circonstances. Sans doute Saint Thomas a-t-il expliqué, dans son Commentaire sur les Sentences de Pierre Lombard, qu’il fallait obéir aux puissances séculières parce que la fonction politique est un ordre établi par Dieu ; mais il a aussi affirmé que l’on peut tuer celui qui a pris le pouvoir par la violence s’il n’y a pas d’autre moyen de s’en débarrasser. Quant au tyran d’exercice, l’obéissance ne lui est pas due lorsqu’il commande contre Dieu : il est légitime de résister aux lois injustes. S’il est vrai que la sédition est opposée à la justice et au bien commun, il est également certain, parce que le régime tyrannique n’est pas juste, que ce n’est pas commettre un acte de rébellion que de le renverser.

 

Insurrections-dans-l-Ouest-1793-1832--Musee-Dobree-1935.png

Du devoir de combattre l’oppression révolutionnaire

Un gouvernement issu de la violence révolutionnaire était-il un régime juste ? La politique anti-religieuse amorcée dès 1830 était-elle conciliable avec un exercice paisible de l’autorité ? Des catholiques fervents devaient-ils la tolérer ?
Catholiques et royalistes, les Vendéens avaient appris à connaître la Révolution. Ils virent dans la politique choisie par l’ancien général Égalité la résurrection de celle qui avait ravagé leurs foyers de 1791 à 1802. Leur révolte [4] de 1832 relevait de la légitime défense. Elle fut le dernier sursaut de l’Ancien Régime.

 

[1En 1831, la troupe assaillit le château de Couboureau appartenant au marquis de la Bretesche ; elle assassina le capitaine du Baillet retiré sur sa terre de la Bruffière, elle malmena M. de Clabat, le baron du Chillou, etc.

[2Assassiné le 8 juin 1832 près de la Hautière par une compagnie de la garde nationale commandée par le capitaine Roch. Lors des élections de 1848 Roch rédigea un factum pour affirmer son innocence.

[3Giacinto Gonzagua, connu sous le nom de Simon Deutz, était le fils d’un grand-rabbin de Paris. Comme ce fut parfois le cas ailleurs, il sut, en cette période de philosémitisme, tirer le profit le plus prosaïque et le plus rapide de sa conversion… auprès du pape lui-même : en 1830, il avait reçu de Léon XII, avec une forte somme, la mission d’étudier la situation des juifs d’Amérique. Son passeport était au nom de : Hyacinthe de Gonzague.

[4Voir l’excellent ouvrage de M. Jacques Dinfreville, Le secret de Marie-Caroline Duchesse de Berry, Louviers 1982.

 

Jean-Pierre Brancourt

 

Source: http://www.viveleroy.fr/?La-revolution-orleaniste-de-1830

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17 mai 2014 6 17 /05 /mai /2014 08:27
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17 mai 2014 6 17 /05 /mai /2014 08:11

WASHINGTON DC, 15 mai (C-FAM) Le Friday Fax a appris que le gouvernement Obama allait essayer de contourner l’amendement Helms, et permettre que l’argent du contribuable serve à financer l’avortement à l’étranger.

 Le changement n’a pas encore été fait, alors que l’administration essaie de faire changer le droit américain, une action qui serait très controversée puisque l’amendement existe depuis plus d’un demi siècle.

L’amendement Helms a été voté en 1973, et interdit que l’aide à l’étranger soit utilisée pour financer l’avortement ou en faire la promotion auprès de quiconque. L’Onu débat en ce moment du problème du viol dans les zones de conflit. Les militants de l’avortement prétendent que le droit international humanitaire requiert l’existence d’un droit à l’avortement dans les situations de conflit ou de désastre, et cela même dans les pays où celui-ci est illégal.

Les pressions en faveur d’un tel changement proviennent de l’extérieur du gouvernement, mais il ne fait aucun doute que celui-ci est plein de personnes favorables, qui ont elles-mêmes œuvré pendant longtemps en faveur de la reconnaissance d’un droit à l’avortement par le biais de l’Onu.

Une coalition de militants de gauche, dont Frances Kissling, l’ancienne présidente de l’organisation « Catholiques pour le libre droit de choisir » ou Catholics for a Free Choice,  a publié une lettre cette semaine appelant le président Obama à faire usage de son « autorité exécutive » (sorte de décret exécutif d’urgence) pour annuler l’amendement Helms.

 

Source et suite: http://c-fam.org/en/francais/volume-17/7848-la-maison-blanche-est-prete-a-financer-l-avortement-a-l-etranger

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16 mai 2014 5 16 /05 /mai /2014 12:59

Dans un article publié sur Le Figaro aujourd'hui, intitulé "Journée de la jupe à Nantes : quand la lutte contre les discriminations devient folle", un très bon résumé de la société genrisée, clivée, divisée, façon nouvelle-civilisation (loi Taubira du "mariage" des paires homosexuelles) qui n'est que la continuation du projet oligarchique de destruction de la société, a été fait en quelques lignes par Julie Graziani, porte-parole d'Ensemble pour le bien commun (une association de jeunes laïcs catholiques à l'origine de la supplique présentée au pape François) :

 

Après avoir d'abord cru que la "Journée de la jupe" organisée aujourd'hui par le rectorat de Nantes était un "canular", l'auteur dénonce la Journée de la jupe organisée à Nantes et Angers aujourd'hui qui propose aux garçons de se rendre en classe vêtus d’une jupe et la bouche badigeonnée de rouge à lèvres. La proposition vaut également pour le personnel masculin enseignant.

 

Julie Graziani résume la société genrisée en douze lignes. Elle décrit ce que nous-même avons décrit ici sous le terme de république absolue le jour de l'élection à la présidence de la république de François Hollande :

 

« La logique de lutte contre les discriminations, quant à elle, pense la personne sous l'angle de la catégorie dans laquelle on la range et développe une approche segmentée spécifique pour lui venir en aide. Si on décline l'initiative lycéenne relayée à grand renfort d'affiches et de dossiers de presse par l'Académie de Nantes cela donne: pour lutter contre le racisme se maquiller en blanc si on est noir et en noir si on est blanc, pour lutter contre les inégalités villes - campagnes venir avec une vache à l'école, pour lutter contre l'islamophobie instaurer une journée de port du foulard à l'école (chiche!), pour mieux accepter les personnes en surpoids enfiler un costume de sumo.

 

Julie Graziani déplore que la société soit organisée "par segment" (le "diviser pour mieux régner") :


L'approche par segment de population, inspirée du marketing, entretient la discrimination qu'elle prétend combattre, car elle fait disparaître la personne derrière la catégorie.

 

Julie Graziani propose donc logiquement de remplacer la société d'opposition et de concurrence où l'individu est déresponsabilisé par la société du "respect dû à toute personne à raison, non pas de son appartenance à tel ou tel groupe mais à raison de ma propre responsabilité de créer du lien avec ceux que je côtoie" (ce qui, notons-le, se rapproche des valeurs médiévales relationnelles d'individus à individus et de solidarités communes qui faisaient consensus aux "siècles obscurs"...) :

 

Il serait préférable de lui substituer un principe plus général de respect dû à toute personne à raison, non pas de son appartenance à tel ou tel groupe mais à raison de ma propre responsabilité de créer du lien avec ceux que je côtoie. »

 

Le 6 mai 2012, nous avons défini la république absolue comme le régime où les "citoyens" sont "classés par catégories, mis dans des cases, classés par chiffres, lettres et numéros, selon la race, l'origine ethnique, sociale, le sexe, la religion". Et 21 mai 2013, nous ajoutions : "Nous ne savions pas qu'ils (les citoyens) seraient aussi classés selon l'orientation sexuelle LGBT (lesbien gay bi trans), homos, hétéros !" Ceci est conforme à la méthode oligarchique du "diviser pour mieux régner" (Cf. Principe du moteur de la Révolution)

 

À propos de cette « Journée de la jupe », Farida Belghoul, porte-parole des Journées de Retrait à l'Ecole pour l'interdiction de la théorie du genre à l'école, a épinglé l'imbécilité de la Manif Pour Tous qui n'a pas compris le piège mortel de la division, n'a pas compris qu'il faut être dans le POUR et pas simplement être dans le contre ! :


« La Manif Pour Tous est tombée dans le panneau en allant manifester près de cet établissement le jeudi 15 mai. Elle a été accueillie par des dizaines et des dizaines de lycéens chauffés à blanc par la manipulation du PS, qui viennent discréditer le mouvement LMPT. La LMPT aurait mieux fait de prendre la mesure de l'influence réelle de l'école sur les jeunes et de choisir une action qui s'adresse aux parents, qui ont autorité sur leurs enfants. La présence de La Manif Pour Tous aux abords de l'école a été perçue par les lycéens comme une provocation anti-jeunes, alors qu'une JRE massive sous la responsabilité des parents coupe court à l'emprise de l'administration scolaire sur les adolescents. De surcroît, les médias ravis ont pu, une fois de plus, présenter la LMPT comme de "vieux réacs" face à une jeunesse enthousiaste et déterminée !

 

 

 

 

Résultat de l'opération : tout bénef pour le pouvoir ! Nous venons d'apprendre en dernière minute que cette présence décalée de la LMPT aux abords du lycée Clémenceau a cassé la dynamique autour de la spéciale JRE en réponse à la journée de la jupe pour tous.

 

Bravo pour le discernement ! » Source: https://www.facebook.com/jre2014/posts/508095809317223

 

Si La Manif Pour Tous souhaite être fidèle à son nom, réellement efficace, ne "rien lâcher"..., qu'elle soutienne donc les Journées de Retrait de l'Ecole (JRE) POUR l'interdiction de la théorie du genre à l'école" ! Qu'elle cesse d'être dans le "contre" stérile ! Et de faire le jeu du système !

Vive les JRE ! Et vive les SPECIALES JRE qui devront continuer, coûte que coûte, et retirer les enfants de l'école chaque fois que l'état oligarchique fait la guerre à son propre peuple par ce genre de "journée" !

 

Combat aux proportions cosmiques

. Combat aux proportions cosmiques : Être dans le "pour" et pas seulement dans le "contre" !...

. Réunion et solidarité : Comment nous allons gagner (Henri Hude)

. Mettre de l'amour entre les personnes et cesser de voter

. République absolue : les moyens d'en sortir

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16 mai 2014 5 16 /05 /mai /2014 10:51
Mme Taubira a eu raison de ne pas chanter ce chant génocidaire, symbole du négationnisme des crimes de la République et matrice des totalitarismes (Cf. Stéphane Courtois : La première logique totalitaire apparaît sous la Révolution française). Français, ne chantez plus ce chant de voyous et d’assassins ! 

La Marseillaise ? L’hymne de la Révolution et de la Terreur

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 Il est reproché au ministre de la justice de ne pas avoir chanté la Marseillaise (lors de la journée de commémoration de l'abolition de l'esclavage le 10 mai 2014, Ndlr.) : pourtant la garde des sceaux n’a pas manqué, devant les reproches, de dire son amour de l’hymne national et de ce qu’il représente.
 
Mme Taubira a eu raison de ne pas chanter ce chant, chant de guerre d’une meute de barbares et d’assassins sanguinaires. Cet hymne est une honte pour la France, il est le symbole du négationnisme des crimes de la République.

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C’est la Marseillaise qui accompagna l’extermination de la Vendée, véritable génocide orchestré par les dirigeants révolutionnaires parisiens.
C’est au rythme de ce chant que des femmes furent grillées vives afin que les révolutionnaires en récupèrent la graisse.
C’est aux cris de la Marseillaise que des centaines de personnes furent enfermées dans des cales et noyées dans la Loire, que les prêtres et religieuses furent déportés et exterminés.
C’est accompagné de ce chant inique que les « républicains » assassinèrent des centaines de milliers de personnes, que la République naissante assouvit dans le sang sa haine de la monarchie et de la religion catholique.

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C’est cette même république antichrétienne et contre nature qui aujourd’hui pervertit nos enfants, veut en faire des travestis déracinés manipulables à souhait, les hochets des loges de ces « vénérables frères » qui travaillent à l’établissement du nouvel ordre mondial.
 
Il n’y a rien de « patriotique » à chanter ce chant de voyou : il y a simplement la honte de ne pas vouloir reconnaître l’origine maçonnique, criminelle et génocidaire de cette république née dans le sang du peuple de France et qui dénature aujourd’hui nos enfants.
 
Français, ne chantez plus ce chant de voyous et d’assassins !
 
Xavier Celtillos

Source: http://medias-presse.info/la-marseillaise-lhymne-de-la-revolution-et-de-la-terreur/9878

 

 

  Alain soral évoque la possibilité d'une refondation monarchique

 

 

 

 

Si vous voulez un hymne français, chantez " Grand Dieu sauve le Roy" de Lully (1686), hymne français de 1687 à 1792 . Un hymne pillé par toutes les grandes nations européennes pour devenir leur propre hymne : Angleterre, Allemagne, Russie... quand notre pays l'abandonnait pour le chant génocidaire de "la Marseillaise" !...


 

En 1785 Marc-Antoine Charpentier fit une adaptation de "Grand Dieu sauve le Roy" (Roi Louis XIV) de Lully  (1687). Deux versions différentes à un siècle d'intervalle sur une même musique.

 

Paroles :

 

De notre jeune Roi prends pitié Dieu puissant,
Dieu bienfaisant !
Contre les oppresseurs que ton bras foudroyant
Signale son pouvoir ; c'est l'effroi du méchant.

C'est le fils de Louis, c'est le sang de Henri,
Ce sang chéri
Que ces titres sacrés t'intéressent pour lui,
Dieu juste, des bons Rois tu dois être l'appui.

Il est infortuné ce jeune et faible Roi,
Tu sais pourquoi
Il est fils de ces Rois, protecteurs de ta loi,
Protège un tel enfant, venge le, venge toi.

Grand Dieu, du haut des Cieux écoute tes sujets,
Les vrais Français,
Dans leurs justes douleurs, exauce leurs souhaits
Sauve le Roi, la France et leur donne la paix.

 

 

Cet hymne fut originellement composé par une femme, en 1686. Mme de Brinon, supérieure de la Maison royale de Saint-Louis (futur lycée militaire de Saint-Cyr) le composa pour l'inauguration de son établissement par le roi louis XIV en septembre 1686. Pour les paroles, elle s'inspira du motet traditionnel tiré du dernier verset du psaume XIX de David, verset 10 "Domine, salvum fac Regem et exaudi nos in die qua invocaverimus te" (Seigneur, sauvez le roi, et exaucez-nous au jour où nous vous invoquerons), inclus dans les Te Deum de longue date sur différentes musiques, comme dans celui de Marc-Antoine Charpentier en 1785. L'hymne de Saint Cyr ayant été exécuté en novembre de 1686, Jean-Baptiste Lully le reprit dans son  Te deum, composé en 1687.

 

"Dieu sauve le Roi" fut repris et adapté... par l'Angleterre pour devenir le "God save the queen "... ou "king" selon les règnes (adapté par Haendel pour le roi George Ier 1714-1727, fondateur de la dynastie britannique maçonnique de Hanovre), et actuel hymne britannique;

 

 

 

 

"God Save The King, l'hymne national britannique quand le monarque est un mâle a été chanté et enregistré lors du couronnement du roi du Royaume-Uni George V (1911-1936).

 

 

"Dieu sauve le Roi" fut repris et adapté par la Russie avec "Боже, Царя храни!"  Dieu sauve le tsar! (adapté par Pyotr Ilyich Tchaikovsky)

 

 

"Dieu sauve le Roi" fut repris et adapté par l'Allemagne avec " Gott erhalte Franz den Kaiser ", Dieu sauve l'Empereur Franz (adapté par Haydn en 1797), hymne tant de l'empereur du saint Empire romain germanique dans la version originale Gott, schütze Unser Kaiser !, que du Roi de Prusse, de l'empereur d'Autriche-Hongrie (pays où il était chanté quotidiennement par tous les écoliers jusqu'en 1918), plus souvent connu aujourd'hui comme Chant des Allemands dans sa version de 1841, surtout pour la première ligne de son premier couplet : "Deutschland, Deutschland über alles" (l'Allemagne au-dessus de tout)...

 

Autre idée d'hymne national à la place du chant génocidaire La Marseillaise, "La marche d'Henri IV", alternativement "Vive Henri IV", ou "Vive roi Henri", une chanson populaire française célébrant le roi de France Henri IV, composée vers 1590 qui fait référence au premier roi Bourbon de France, Henri IV (Henri III de Navarre), qui a mis fin à la guerre de religion et restauré la paix en France.

 

 

La Marche d'Henri IV fut un lieu commun pour la royauté française dans plusieurs œuvres du 19ème siècle, par exemple dans l'opéra de Gioachino Rossini Il viaggio a Reims (Le Voyage à Reims), dans la finale, quand Charles X est couronné; ici dans la video ci-dessus, sous le titre Spyashchaya krasavitsa, Act III, N° 30, 2. Apothéose (Apollon en costume de Louis XIV, éclairé par le soleil entouré des fées) par le compositeur russe Pyotr Ilyich Tchaikovsky.

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15 mai 2014 4 15 /05 /mai /2014 21:46

Les forces armées et de sécurité de l'Ukraine tuent trois civils près de Kramatorsk. Pas un mot dans les médias "français".

 

http://vestnikkavkaza.net/sites/default/files/imagecache/252/shikh.jpg

Les forces armées et de sécurité de l'Ukraine tuent trois civils près de Kramatorsk

Trois civils ont été tués et trois autres ont été blessés lorsque les forces armées et de sécurité de l'Ukraine ont ouvert le feu sur des voitures civiles près du village de Starovarvarovka près Kramatrosk
(Oblast de Donetsk, Ndlr.), a déclaré jeudi un représentant de la milice Kramatorsk à ITAR-TASS.

Une famille rentrait chez elle sur une route de campagne dans l'une des voitures quand les tirs ont commencé. Les soldats n'ont pas permis aux gens de sortir de la voiture. Une femme qui a reçu deux blessures par balles dans la tête est décédée.

Deux autres véhicules, dont un minibus et une autre voiture légère, avec les résidents locaux qui reviennent d'un voyage de pêche, a également essuyé des tirs. En conséquence, deux jeunes hommes dans les microbus ont été tués. La voiture légère a également été monté avec des balles tirées par des armes de gros calibre et des armes légères. Après l'attaque, les soldats ukrainiens ont approché le microbus et l'ont conduit loin sur le territoire de leur unité militaire.

Les blessés ont réussi à s'échapper. Les résidents locaux les cachaient dans leurs maisons. Les combattants de la Garde nationale de Kiev furent à leur recherche dans les localités peuplées à proximité pendant plusieurs heures en faisant des irruptions dans les maisons. 


Source: http://en.itar-tass.com/world/731793

 

 

. Ukraine : Bilan humain du génocide russe (actualisé)

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15 mai 2014 4 15 /05 /mai /2014 11:10

Christ-Roi propose à ses lecteurs la transcription littérale du discours d'Alain Escada, président de Civitas, à l'occasion de la fête nationale de Jeanne d'Arc, dimanche 11 mai 2014, fête organisée chaque année le deuxième dimanche du mois de mai, et qui, cette année, a été spécialement organisée en l'honneur du roi Louis IX (Saint-Louis) dont on fête le 800ème anniversaire de la naissance (25 avril 1214).

 

Dans ce discours, Alain Escada a particulièremen bien identifié ce qui oppose le roi Saint-Louis au service du peuple et du Christ, à Hollande, au service de la banque et Mammon.

 


 

 

 

 

Alain Escada : « Nous voulons cette année, rendre également un hommage particulier à Saint-Louis, né il y a huit siècles, et pour lequel Jeanne d'Arc avait un profond respect et une fervente dévotion. Laissez-moi vous montrer quelques différences qui illustrent le fossé entre  Saint-Louis et ceux qui nous gouvernent aujourd'hui.

 


 Saint-Louis, roi de France, assistait chaque jour à la messe, souvent deux à trois fois par jour, pour rester toujours dans un esprit de proximité avec le Christ. En 2014, président de la république et Premier ministre sont plutôt coutumiers des réunions du "Grand Orient" et des dîners du Crif.

 

Le premier devoir de Saint-Louis fut d'assurer l'ordre et la paix dans son royaume. En 2014, malgré les effets d'annonce et les rodomontades de toréador de Manuel Valls, l'insécurité ne recule pas.



Saint-Louis était un roi soucieux des pauvres. Il existe quantité de récits de ses actes de bienfaisance. Ainsi Saint-Louis servait fréquemment à sa propre table de la nourriture à des foules de pauvres. Tout cela était désintéressé. Nous étions loin de la politique spectacle où chaque geste est calculé en fonction des caméras présentes pour filmer le faux intérêt des puissants pour les humbles. Très pieux, Saint-Louis tenait beaucoup le Jeudi saint, à laver les pieds de pauvres, comme le fit le Christ. En 2014, Aquilino Morelle, conseiller de François Hollande, se faisait cirer ses chaussures de luxe entouré des ors d'une pièce réquisitionnée par l'Elysée !

 

http://img15.hostingpics.net/pics/152077NOM.jpgDans le testament qu'il laisse à son fils, Philippe III le Hardi, le roi Saint-Louis recommande d'être juste et écrit: "S'il advient une querelle entre riche et pauvre, soutient plus le pauvre que le riche". Insistant sur l'importance de ne pas dévoyer la justice,  Saint-Louis choisissait lui-même les magistrats, les voulant incorruptibles, afin que nul ne soit au-dessus des lois. En 2014, nous avons vu Manuel Valls faire requérir en extrême urgence, l'arrière petit-neveu de Dreyfus, pour faire interdire un spectacle d'un humoriste et donner ainsi l'impression d'une "justice" de puissants et de copains.

 

Saint-Louis, profondément chrétien , fut un époux et un père exemplaire. En 2014, l'Elysée est occupé par un homme qui n'a pas épousé la mère des enfants. La présidence de la république se donne en spectacle, installe une concubine à l'Elysée, s'en sépare ensuite pour une actrice, et prétend nous expliquer ce qu'est la nouvelle définition de la famille et du mariage.

 


Saint-Louis se faisait un devoir de protéger les libertés, les franchises que les communes avaient acquises au siècle précédent. En 2014, François Hollande et son gouvernement, pris de rage taxatoire ont fait installer des radars, des portiques sur les autoroutes pour rançonner les conducteurs sucitant de nouvelles frondes mémorables en Bretagne.

 

Livre-des-metiers.jpgSous Saint-Louis, on rédige le Livre des métiers, des corporations se développent, des règles sont mises en place pour protéger l'ouvrier et l'apprenti des abus que pourraient commettre leur patron. Des règles sont également mises en place en matière de concurrence. Tous communiaient dans l'intérêt d'une corporation qui faisait office de communauté professionnelle. Et il règnait le goût du travail bien fait. En 2014, c'est la lutte des classes, un système qui oppose les gens, qui encourage les rivalités, qui facilite les concurrences déloyales, dans un climat matérialiste qui entretient les faux besoins, flatte l'appétit des profits, encense l'image de parvenu, comme Mourad Boudjellal, l'arrogant propriétaire du club de rugby de Toulon qui se flatte devant les médias, d'avoir au poignet une montre d'une valeur d'un appartement et veut ensuite donner à la télévision des leçons de morale politique aux électeurs.

 


BCE---Francfort.jpgSaint-Louis a lutté contre l'usure et fait saisir les biens des spéculateurs malhonnêtes pour indemniser les victimes de prêts usuraires. En 2014, l'Etat soutient les banques dont les spéculations mettent en péril les économies des épargants.

 

Saint-Louis par sa réforme monétaire en l'an 1266 crée un instrument monétaire adapté au développement du commerce, dans l'intérêt de la France. En 2014, les gouvernants ont abandonné toute souveraineté monétaire française à des organismes internationaux... oeuvrant aux intérêt d'un "Nouvel Ordre Mondial" et servant les profits d'oligarques apatrides.


Saint-Louis était un roi bâtisseur, qui a fait construire quantité d'édifices militaires, de bâtiments civils, de basiliques, de cathédrales. Saint-Louis venait lui-même régulièrement suivre l'évolution des travaux sur les chantiers. On lui doit une part importante du patrimoine français. En 2014, le patrimoine français est bradé à des émirs du qatar (Cf. ici, ici et Ndlr.), des affairistes chinois, et des oligarques apatrides.


Saint-Louis fit prendre des mesures pour interdire l'offense publique à Dieu. En 2014, la France a un Premier ministre qui est allé fièrement assister à une représentation du spectacle blasphématoire Golgotha Picnic.

 

Sous Saint-Louis, la liberté n'était pas un concept mal compris. La liberté devait être mise au service du bien, dans le respect des commandements de Dieu. En 2014, la "liberté" garantie par l'Etat c'est la liberté pour le vice, la décadence morale, la liberté pour le lobby homosexuel de propager l'inversion des moeurs jusque dans les écoles, la liberté de blasphémer, la liberté d'insulter Dieu. Le règne de Saint-Louis ne régnait pas sur le règne arbitraire de la force mais sur l'adhésion à la justice chrétienne. Le roi Saint-Louis poursuivait le Bien commun de son peuple. En 2014, l'Etat veut tout dicter. Et dans une démarche totalitaire, l'Etat veut même s'emparer des enfants pour les conditionner à sa guise. Et pour imposer ses lois iniques, l'Etat totalitaire fait appel à la force arbitraire.

 

Bataille-de-Taillebourg--par-Eugene-Delacroix-en-1837.png

La bataille de Taillebourg, par Eugène Delacroix en 1837

 

Lorsque le royaume de France était en guerre, Saint-Louis combattait avec ses soldats. Le 21 juillet 1242, il chevauche à la tête de son armée, masse d'arme au poing, et entraine la victoire française contre les Anglo-Poitevins sur le Pont de Taillebourg. Plus tard, en 1248, Saint-Louis

devient le roi Croisé et part en guerre pour libérer les lieux saints. En 1250, à Mansourah, la bataille est perdue. Saint-Louis refuse de fuir et d'abandonner son armée promise à la capture . leur sort est le sien et il sera prisonnier comme ses soldats, et il ne sera libéré contre rançon qu'avec l'ensemble des survivants de son armée. En 2014, le président de la république est un chef de guerre qui ne connait de la réalité des combats que la forme des cercueils de nos soldats sur lesquels il dépose une décoration à titre posthume. Chef de l'Etat, et à ce titre Commandant des Armées, il n'envoie que nos soldats au front pour défendre la France ou la chrétienté, non jamais ! Mais toujours pour contribuer au Nouvel Ordre Mondial. Le 25 août 1270, Saint-Louis meurt au milieu de ses soldats, anéanti par la maladie qu'il a courageusement supporté. Son corps est alors étendu sur un lit de cendres en signe d'humilité, et ses bras en croix à l'image du Christ. En 1214, la notion de sacrifice est incomprise. Aux malades, aux vieillards, aux infirmes, à ceux qui ne sont ni assez consommateur, ni assez producteur, la société moderne veut proposer l'euthanasie.

 

Saint-Louis-a-Mansourah.jpg

 

Durant tout son règne, Saint-Louis, roi de France, se considérait comme le lieutenant de Dieu au service du Christ et du royaume chrétien de France. En 2014, président de la république et gouvernement sont au service du mondialisme, valets des forces occultes.

 

Nous qui sommes rassemblés ici, nous prions sainte Jeanne d'Arc et  Saint-Louis à être forts et vertueux comme ils nous en ont donné l'exemple, à être toujours, d'humbles et fidèles serviteurs de Dieu, comme ils en sont les modèles.

 

En 2014, la forme des combats n'est plus la même qu'aux époques de Saint-Louis et de
sainte Jeanne d'Arc. Mais le combat d'aujourd'hui nous demande encore et toujours, foi en Dieu, courage, persévérance et discernement.

 

Durant les deux dernières années, la Résistance nationale a vu naitre quantité d'initiatives témoignant de l'imagination créatrice de ceux qui ne veulent pas se soumettre aux ennemis de Dieu, aux destructeurs des familles et des patries. L'initiative la plus inattendue est sans conteste celle lancée par Farida Belghoul dont je salue la présence parmi nous, et le mouvement de Journée de Retrait de l'Ecole. Face à l'abomination de la théorie du genre, ce combat pour la protection de l'âme de nos enfants est nôtre. Que les enfants de nos familles soient à l'école publique, sous contrat, hors contrat, ou instruits à domicile, personne ne vit à l'abri des murs d'une forteresse. C'est pourquoi je redis ici mon soutien à la Journée de Retrait de l'Ecole de ce lundi 12 mai à laquelle je vous engage tous à participer et à la faire connaitre autour de vous.

 

Je veux aussi féliciter ici tous ceux qui ont pris part aux élections muncipales et particulièrement, les quelques centaines d'élus authentiquement catholiques qui à l'échelon communal pourront contribuer à servir le Bien commun, de façon discrète mais efficace.

 

Les mois qui viennent seront encore faits d'épreuves et de batailles, et il sera indispensable de garder toujours à l'esprit que la France ne se redressera qu'en retrouvant la ferme volonté d'être fidèle à son rôle de Fille aînée de l'Eglise. Que sainte Jeanne d'Arc et  Saint-Louis nous aident à en trouver la force. »

 


Discours d'Alain Escada à la fête nationale de Jeanne d'Arc, dimanche 11 mai 2014.

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14 mai 2014 3 14 /05 /mai /2014 22:48

APPEL URGENT AUX FAMILLES DE L’ACADÉMIE DE NANTES

JOURNÉE DE LA HONTE EN JUPE ET EN ROUGE A LÈVRES A L'ÉCOLE POUR LES GARÇONS DANS L’ACADÉMIE DE NANTES LE VENDREDI 16 MAI 2014,
UNE SEULE SOLUTION COHÉRENTE : JOURNÉE DE RETRAIT DE L'ÉCOLE CE JOUR-LA.

Manifester, pester, écrire des lettres polies et suppliantes au rectorat... ne sert à rien. Le gouvernement continue de mentir et toute expérimentation de la théorie du genre dans les écoles est assimilée à une rumeur.

http://www.dailymotion.com/video/x1unea7_veronique-louwagie-question-au-gouvernement-sur-la-theorie-du-genre_school?mc_cid=95ace94518&mc_eid=e033f37fd9

Face au mensonge, une seule solution : retirer tranquillement vos filles et vos garçons des écoles de l'académie de Nantes, si la journée de la honte en jupe et en rouge à lèvres, est maintenue !

 

http://eduscol.education.fr/experitheque/consultFicheIndex.php?idFiche=9913

 

Pour préserver l'intégrité de vos fils et protéger l'image de l'homme dans l'esprit de vos filles, faites une JRE à Nantes exclusivement dans les établissements concernés par cette opération de corruption le 16 mai 2014. Vous trouverez la liste des établissements visés par le Ministère dans la photo ci-dessous (document officiel du rectorat).

La première journée de la jupe pour les garçons a eu lieu le 12 avril 2013 dans l'indifférence générale au lycée Rabelais à Fontenay le Comte (Voir le Journal Ouest France dans le post ci-dessous). Cette absence de réaction a eu pour résultat que l'opération de corruption des jeunes est reproduite cette année dans de nombreux établissements de l'académie de Nantes.

D'après le document officiel visible ci-dessous, les prochaines académies sur la liste sont Rennes et Poitiers.


Source et suite: https://www.facebook.com/jre2014/posts/507614572698680

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14 mai 2014 3 14 /05 /mai /2014 20:23

 

 

http://cdn.rt.com/files/news/26/c7/00/00/heli.n.jpg

 

Alors que des videos postées sur youtube hier par Life News et aujourd'hui par RT (ici et ) prouvent que Kiev utilise des hélicoptères aux logos de l'ONU, le ministère ukrainien de la Défense a formellement démenti aujourd'hui dans un communiqué avoir des hélicoptères aux logos des Nations unies. "Les Forces armées de l'Ukraine n'ont pas d'hélicoptères aux logos de l'ONU", stipule le document. Le ministère a reconnu toutefois que "certains hélicoptères" que l'Ukraine avait engagés autrefois dans les missions de maintien de la paix de l'ONU étaient peints en blanc (couleur des Nations unies, ndlr).

 

La chaîne de télévision RT a annoncé que les militaires ukrainiens ont frauduleusement utilisé mardi (13 mai NdCR.) des hélicoptères arborant les couleurs de l'ONU pour réprimer le mouvement de protestation à Kramatorsk, région de Donetsk.

 

Le ministre russe des Affaires étrangères Sergueï Lavrov a appelé mercredi à engager une enquête sur cette situation. A l'heure actuelle, l'ONU est en contact avec Kiev pour faire toute la lumière sur l'incident.

 

Selon Iouri Maleïev, de l'Institut des relations internationales de Moscou, les autorités ukrainiennes ont violé le droit humanitaire international en utilisant à Kramatorsk des hélicoptères portant des logos et insignes des Nations unies. L'expert a rappelé que le droit humanitaire international exigeait que le matériel de guerre et les soldats combattant portent leurs propres marques d'identification. Il a indiqué qu'en règle générale, une telle violation était passible de poursuites judiciaires, mais qu'il était peu probable que Kiev en réponde, les Américains et l'Union européenne se tenant derrière le régime ukrainien en place.

 

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14 mai 2014 3 14 /05 /mai /2014 16:42

Christian Harbulot, "l’un des spécialistes les plus reconnus en intelligence économique depuis les années 1990", "fondateur de l’Ecole de Guerre Economique qui sensibilise et forme les futurs cadres sur ce sujet", a publié un nouveau livre au titre sans équivoque «  Sabordage, comment la France détruit sa puissance ». 

  

 

Dans un entretien au site Theatrum Belli, Christian Harbulot dénonce l'abandon par les élites de l'idée de la puissance de la France. C'est la notion même de puissance qui fait problème en France, la puissance est devenue un tabou, mais pas en Allemagne où le mot est le moteur depuis la réunification en 1991.

L'auteur identifie la date de 1815 comme le début de notre déclassement, par l'adaptation de "notre système de pensée" au modèle britannique du "libéralisme", qui dit-il "a jeté la confusion dans les esprits". 

L'auteur identifie toutefois un danger pour le Français qui est la tentation du "repli sur soi", le fait "de ne pas regarder ailleurs", "de ne pas voir le monde qui nous entoure", qui est "une tendance qui est en train d'émerger en France", et qui est "très dangereuse parce que la France en tant que pays va en subir le contre-coup".

Après avoir constaté que "la matrice créée sous Napoléon" était "à bout de souffle", Christian Harbulot  donne quelques pistes générales pour redresser la France : "des individus qui veulent vivre dans ce pays et qui ont envie de le développer notamment par une volonté d’ancrage territorial", "des acteurs économiques qui ont compris la nécessité de prendre appui sur leur pays d’origine pour faire faire face aux jeux de puissance qui les dépassent", "des citoyens qui ont compris que la France n’est pas un sous produit de l’Europe et encore moins des Etats-Unis d’Amérique". 

L'auteur avertit : "la France est un pays fragilisé dans une Europe elle-même fragilisée et si nous nous reveillons pas, si nous nous prenons pas conscience de ce qui est en train de se passer..., nous allons vers un sabordage collectif assumé".


 

« Sabordage, comment la France détruit sa puissance » (entretien avec Christian Harbulot)

http://theatrum-belli.org/wp-content/uploads/2014/05/sabordage-Harbulot.jpgChristian Harbulot : L’objectif de cet ouvrage est de donner des clés pour comprendre comment la France en est arrivée là. Il s’agit d’une esquisse de grille de lecture sur notre déficit de réflexion par rapport à la notion de puissance. En 2014, la France est devenue l’ombre d’elle-même et découvre que l’Allemagne est en train de prendre le leadership de l’Europe. Cette situation est le résultat d’un processus historique déjà ancien dont j’ai essayé d’extraire les étapes fondamentales pour créer un fil conducteur à la thèse que je défends dans cet ouvrage.

... Une réponse trop facile serait de dire que la France coule depuis que ses élites ne croient plus en elle et donc de renvoyer à la catastrophe de juin 1940. Mais je crois qu’il faut remonter beaucoup plus loin pour cerner les étapes qui aboutissent à la négation de la légitimité du besoin de puissance. Je me suis arrêté dans mon ouvrage sur une période charnière durant laquelle la Grande Bretagne, profitant de notre faiblesse après 1815, détruit par la connaissance notre système de pensée sur la souveraineté économique. Le passage au libéralisme a été l’élément déterminant qui a jeté la confusion dans les esprits. Les Britanniques ont mis en avant un discours d’ouverture des marchés qui servait leur intérêt de puissance du moment. Nous l’avons intégré comme un credo atemporel sans le moindre recul critique par rapport à ses objectifs cachés. Cette manière de voir le monde a fortement pénalisé notre capacité de lire dans le jeu de l’adversaire dans le domaine géoéconomique. En 2014, les défenseurs français du modèle libéral (à droite comme à gauche) n’arrivent toujours pas à dissocier leur lecture « pacifique » de la mondialisation marchande des enjeux de puissance du moment. A ce stade de cécité, c’est ce que les Anglo-saxons appelleraient de la self deception.

 

TB : En l’absence de volonté nationale commune, un réveil est-il encore possible ? Si oui, sous quelle(s) forme(s) ?

 

CH : Je crois que nous n’avons pas le choix. La génération montante sait qu’elle doit affronter l’avenir en reconstruisant les bases d’une cohésion nationale. La plupart des pays responsables (Etats-Unis, Chine, Russie, Allemagne, Japon, Brésil, Inde, Corée du Sud, Suisse… la liste est longue) sont dans cette logique. La question, c’est comment ? Il est illusoire de croire que l’appareil d’Etat français a la capacité de servir d’aiguillon. La matrice créée sous Napoléon est à bout de souffle. La haute administration privilégie sa survie et n’est pas prête à prendre des risques pour donner à ce pays les moyens d’affronter un monde multipolaire rendu incertain par l’affaiblissement des Etats-Unis. Il va donc falloir reconstruire de manière aléatoire, à partir de plusieurs niveaux : d’abord les individus qui veulent vivre dans ce pays et qui ont envie de le développer notamment par une volonté d’ancrage territorial, ensuite les acteurs économiques qui ont compris la nécessité de prendre appui sur leur pays d’origine pour faire faire face aux jeux de puissance qui les dépassent, enfin les citoyens qui ont compris que la France n’est pas un sous produit de l’Europe et encore moins des Etats-Unis d’Amérique.

 

 

Source : http://theatrum-belli.org/a-lire-sabordage-comment-la-france-detruit-sa-puissance-entretien-avec-christian-harbulot/

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14 mai 2014 3 14 /05 /mai /2014 13:19

La presse russe parle de la "saucisse de Conchita", une saucisse vendue à l'effigie du travesti qui a remporté le concours de l'Eurovision en 2014 et qui a provoqué un énorme scandale en Russie. Pas un mot naturellement dans les médias "français"...

 

http://std3.ru/ad/91/1400040462-ad9106a2420aba5a162346ec3fe41495.jpg
 

Comme ils le disent dans les réseaux sociaux, l'image de l'infâme "Saucisse de Conchita" - un travesti, qui a remporté le concours de l'Eurovision en 2014 et a provoqué un énorme scandale en Russie, a été "immortalisée" dans la saucisse.

Maintenant, les Allemands, par exemple, pour 14,9
(environ 711 roubles) peuvent manger un kilo de Conchita, en profitant de la vue de son visage barbu.

 

Nous ajoutons que les médias ont rapporté plus tôt que le ROC a regretté la corruption morale menée en Europe, y compris par la sélection par de Conchita par un jury européen. 

 

Source: http://www.politonline.ru/rssArticle/21416868.html

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14 mai 2014 3 14 /05 /mai /2014 12:34

Que la Russie ait fait pression pour que les accords commerciaux minimisent l'influence du dollar américain depuis le début de la crise en Ukraine (et avant) n'est pas un secret : ce qui a été largement couvert dans les pages de synthèse avant (voir Gazprom prépare l'émission "symbolique" d'obligations en yens chinois ; Alerte pétrodollars : Poutine se prépare à annoncer le "Saint Graal" de l'offre de gaz à la Chine; la Russie et la Chine s'apprête à signer" Saint Graal " offre de gaz ; 40 banques centrales prédisent quelle sera la prochaine monnaie de réserve ;  Du pétrodollar au yengaz, et ainsi de suite).

 ... La Russie pousse activement sur ​​des plans pour mettre le dollar américain dans le rétroviseur et le remplacer par un système de libre-dollar. Ou, comme on l'appelle en Russie , une "dé-dollarisation" du monde.

Citant des sources de presses russes,
La Voix de la Russie rapporte que le ministère des Finances du pays est prêt à donner le feu vert à un plan visant à augmenter radicalement le rôle du rouble russe dans les opérations d'exportation, tout en réduisant la part des transactions libellées en dollars. Les sources gouvernementales estiment que le secteur bancaire russe est «prêt à traiter le nombre accru des transactions libellées en roubles".

 

... Rien de ce que projette la Russie n'aurait concrètement une chance de mise en œuvre si ce n'était pas pour les autres pays de s'engageraient dans des relations bilatérales de libre-échange en USD. La recherche de ces pays cependant existe il ne sera une suprise pour personne que les deux qui ont déjà répondu d'une manière importante ne sont autres que la Chine et l'Iran.

Bien sûr, le succès de la démarche de Moscou pour basculer sur des roubles commerciaux ou d'autres monnaies de la région dépendra de la volonté de ses partenaires commerciaux à se débarrasser du dollar. Les sources citées par Politonline.ru ont mentionné deux pays qui seraient prêts à soutenir la Russie : l'Iran et la Chine. Vladimir Poutine se rendant à Pékin le 20 mai, on peut supposer que des contrats de gaz et de pétrole
seront signés entre la Russie et la Chine, libellés en roubles et yuans, pas en dollars.

En d'autres termes, d'ici une semaine devraient être annoncés non seulement l'accord gazier du "Saint-Graal " décrit précédemment entre la Russie et la Chine, mais également ses termes financiers, ce qui semble maintenant pratiquement certain d'être sréglé exclusivement en roubles russes RUB et en yens chinois CNY, non en dollars USD.

Et comme nous l'avons expliqué à plusieurs reprises dans le passé, plus l'antagonisme de l'ouest contre la Russie sera élevé, avec des sanctions économiques accrues, plus la Russie sera contrainte à quitter un système commercial libellé en dollar américain et dont un seul fait face à la Chine et l'Inde. C'est pourquoi l'annonce de la semaine prochaine, aussi révolutionnaire qu'elle sera très certainement, ne sera que le début.

 

Source: http://www.zerohedge.com/news/2014-05-13/russia-holds-de-dollarization-meeting-china-iran-willing-drop-usd-bilateral-trade

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14 mai 2014 3 14 /05 /mai /2014 12:13

Ukraine: l'Otan exploite la crise pour justifier sa propre nécessité (Moscou)L'Otan se sert de la situation en Ukraine pour justifier sa propre nécessité et obtenir une augmentation des dépenses des alliés pour ses besoins militaires, a estimé le délégué permanent russe auprès de l'Alliance Alexandre Grouchko.

"Ces derniers jours, les représentants de l'Otan ont beaucoup parlé de la nécessité pour l'Alliance de +sortir de sa léthargie+ et ont insisté avec force sur l'apparition d'une nouvelle menace en Europe, ce qui porte à croire que le bloc essaie d'exploiter au maximum la crise en Ukraine pour prouver sa propre nécessité dans le contexte sécuritaire actuel", a écrit mardi le diplomate sur sa page Facebook.

M.Grouchko a rappelé que l'Otan s'était engagée auparavant à ne pas déployer d'armes nucléaires sur le territoire de ses nouveaux membres, à ne pas y créer une infrastructure appropriée et à ne pas y stationner de troupes supplémentaires.

"De toute évidence, l'Alliance entend vouer à l'oubli ces engagements pour avancer son potentiel militaire dans les Etats baltes, en Pologne et en Roumanie, pour y déployer des brigades des Forces armées des Etats-Unis. Si cela se produit, nous adopterons toutes les mesures nécessaires pour garantir notre capacité de défense", a prévenu l'ambassadeur.

 


. L'Otan poursuit ses plans militaires contre la Russie (Rogozine en 2011)

. 30,4 millions d'euros pour l'armée française, 110 pour l'OTAN (novembre 2013)

. Otan : Les promesses non tenues de l'Occident

. Des bombes pour la paix : l'OTAN marque son 65ème anniversaire

. Le président biélorusse Alexandre Loukachenko compare l'Otan aux nazis

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14 mai 2014 3 14 /05 /mai /2014 11:56

Hollande est allé en Géorgie pour accélérer la signature de l'accord d'association Géorgie-Union européenne, évoqué la question de l'adhésion complète de la Géorgie à l'UE, et a promis de soutenir son rapprochement avec l'UE. Il a néanmoins laissé entendre qu'il ne fallait pas compter sur l'adoption d'une feuille de route d'adhésion de la Géorgie à l'Otan lors du sommet de l'Alliance en septembre... On le croira tous sur parole !

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Flanby-passe-a-l-attaque.jpgHollande prédit un avenir européen à la Géorgie

 

Le président français François Hollande a passé quelques heures à Tbilissi pour clore sa tournée dans le Caucase du Sud, écrit mercredi le quotidien Kommersant.

Il a remercié le gouvernement géorgien d'avoir envoyé des casques bleus en Centrafrique, où la France est en mission aujourd'hui, et a promis de soutenir l'aspiration géorgienne à se rapprocher de l'Union européenne (UE). Il n'a pas écarté l'éventualité d'une adhésion complète de la Géorgie à cette institution. Sur les perspectives euroatlantiques de Tbilissi, par contre, Hollande a été moins enthousiaste.

A Tbilissi pour participer au forum économique franco-géorgien, le président français n'a pas parlé que de coopération économique. Le ministre géorgien de l'Economie Gueorgui Kvirikachvili a remercié Hollande pour avoir "préservé la souveraineté de la Géorgie dans le conflit d'août 2008", même si à l'époque c'est Nicolas Sarkozy qui occupait le siège présidentiel.

Gueorgui Kvirikachvili a évoqué les perspectives qui pourraient s'ouvrir à la Géorgie après la signature d'un accord d'association avec l'UE. "Les entreprises européennes s'activeront dans notre pays car il ne sera plus considéré comme un Etat postsoviétique", a déclaré le ministre.

Hollande a noté que l'accélération de la signature de cet accord entre la Géorgie et l'UE était l'un des buts de sa visite (l'autre étant de soutenir l'intégrité territoriale de la Géorgie). Le président français a qualifié la décision de Tbilissi d'envoyer 150 soldats en Centrafrique au sein du contingent français pour participer à l'opération de maintien de la paix de l'UE d'"émotionnellement importante" pour lui. De plus, le président français a réjoui ses hôtes par une déclaration inattendue: il a en effet affirmé qu'en participant à l'opération en Afrique la Géorgie avait montré à tout le monde "quelle utilité elle pourrait avoit pour l'Europe à terme, quand la question de son adhésion complète à l'UE serait à l'ordre du jour".

Dans sa conférence de presse à la sortie d'un bref entretien avec le président géorgien Gueorgui Margvelachvili, Hollande a fait une série de déclarations importantes sur le thème russo-géorgien et ukrainien. Il a déclaré que la Russie n'avait pas rempli les termes de l'accord du 12 août 2008 (accord dit Sarkozy-Medvedev) et que le territoire géorgien "restait occupé". En ce qui concerne la politique de la Russie vis-à-vis de l'Ukraine Moscou, selon Hollande, "profite des opportunités de déstabilisation dans les pays voisins pour acquérir des territoires". Il a également averti que si l'élection du 25 mai était empêchée, "de nouvelles sanctions seraient adoptées contre la Russie".

... Le président français a laissé entendre qu'il ne fallait pas compter sur l'adoption d'une feuille de route pour adhérer à l'Otan lors du sommet de l'Alliance en septembre, ajoutant que "la sécurité de la Géorgie était avant tout l'affaire de la Géorgie elle-même".

 

Source: http://fr.ria.ru/presse_russe/20140514/201207522.html

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